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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-03-28, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal jeudi 28 mars 1996 Politique La Presse EDITORIAL / OPINIONS L'EXPRESS POLITIQUE Six délégations ¦ Le Québec va sabrer durement le réseau des délégations du Québec à l'étranger.Seulement six de la vingtaine de postes à l'étranger survivront aux compressions.Les plus importants» Paris, Londres, Bruxelles, Tokyo, New York et Mexico demeureront, mais tout le reste serait balayé.Le ministère des Relations internationales effectuera dans ce réseau l'essentiel des compressions de 8,5 millions qui lui sont demandées \u2014 10 % de son budget total mais 20 % du budget dévolu à la représentation à l'étranger.Aux États-Unis seulement, les bureaux de Los Angeles, Atlanta, Chicago et Boston fermeront leurs portes, laisse-t-on entendre.Seule la délégation de Dùsseldorf semblait encore en ballottage.Le ministre responsable, Sylvain Simard, a refusé de fournir des détails, hier, mais promettait de préciser les compressions après une rencontre avec le personnel du ministère ce matin.L'agriculture frappée ¦ Les agriculteurs seront durement touchés par les compressions de dépenses annoncées hier.Le budget de transferts du ministère de l'Agriculture est réduit de 42 millions, pour s'établir à 626 millions.L'aide aux entreprises agroalimentaires diminue de 28 millions par rapport à l'an dernier \u2014 à cause d'une ponction de 10 millions dévolus aux courses de chevaux.Les changements aux remboursements de taxes foncières aux agriculteurs diminuent de 13 millions.Le financement agricole diminue de 19 millions surtout à cause des bas taux d'intérêt, mais aussi en raison de modifications aux programmes de prêts.L'UPA critiquait vertement la compression de 6,4 % des budgets de l'Agriculture, proportionnellement deux fois plus importantes que celles de l'ensemble du gouvernement, soit 2,8 %.SQ : budget réduit ¦ Même si les policiers provinciaux obtiendront 1 % de plus en augmentation de salaire que l'ensemble des autres employés de l'État, la Sûreté du Québec voit son budget réduit de 19,5 millions au total, à 368 millions.Les fermetures de prisons et la réduction de l'encadrement à la sécurité publique doivent générer 14 millions d'économies.Pas d'asphalte ¦ Les automobilistes devront se faire aux routes délabrées, les dépenses reliées à l'entretien du réseau \u2014 essentiellement le re-surfacage des couches d'usure sera réduit de 189 millions \u2014 il restera seulement 113 millions pour ce poste.Le premier ministre Bouchard avait soutenu que 1,6 milliard pourrait être investi par Transport Québec, mais il s'agissait de la totalité du budget du ministère, incluant les salaires, les locations.L'assistance financière au transport terrestre est réduite de 75 millions en raison de la fin des travaux de modernisation de la ligne Montréal-Deux-Montagnes et la fin des subventions aux déficits du transport en commun de Montréal et des trains de banlieue \u2014 grâce à une nouvelle agence, financée par une autre taxe sur l'essence.Denis Lessard Les recenseurs ¦ Les deux tiers des recenseurs sélectionnés jusqu'à présent ne figuraient sur aucune liste fournie par les partis politiques, a indiqué hier le ministre de l'Industrie, John Manley.C'est ce qu'il a soutenu en réponse au Bloc québécois, qui l'accuse de vouloir favoriser l'embauche des recenseurs proposés par les députés libéraux.Selon le minisire, ses données démontrent que le favoritisme a eu peu de prise dans le choix des 35 000 personnes qui seront responsables du recensement de 1996.Presse Canadienne Les commissions scolaires auront 350 millions de moins KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUEBEC Plusieurs propriétaires pourraient voir ieur compte de taxes scolaires augmenter à la suite des crédits d'hier, puisque ce sont les commissions scolaires qui absorbent le plus grand choc des compressions à l'Éducation : plus de la moitié des 408 millions de compressions.Au total, en comptant le gel des dépenses qui ne cessent de croître, c'est près de 350 millions qui se retrouveront en moins dans le budget des commissions scolaires.Et comme près de la moitié d'entre elles ne perçoivent pas, auprès des citoyens, le maximum de 35 cents par 100 $ d'évaluation foncière permis par la loi \u2014 c'est le cas de la Commission des écoles catholiques de Montréal \u2014 plusieurs seront tentées de refiler la facture au contribuable.Le propriétaire d'une résidence de 90 000 $ dans la ville de Belle-feuille pourrait voir son compte de taxes scolaires grimper de 27 S par année, illustre la ministre de l'Éducation.« Si chacune des commissions scolaires qui peut augmenter la taxe scolaire le fait, elles iront chercher au maximum 77 millions.Mais plusieurs commissions scolaires n'auront pas à aller jusque-là ».assure Mme Marois.« C'est insultant pour le citoyen, parce que les commissions scolaires haussent son compte de taxes et ne lui donnent pas plus de services », réplique la présidente de la Fédération des commissions scolaires, Diane Drouin, qui prévoit que plusieurs de ses membres, acculés au pied du mur, n'auront pas le choix d'augmenter la charge des citoyens.« Des compressions démesurées », ajoute la présidente de la CEQ, Lorraine Page, qui estime inacceptables ces nouvelles ponctions dans le réseau scolaire.Les étudiants sont également mis à contribution.Pour avoir droit aux prêts et bourses du gouvernement, ils devront désormais terminer un cours de cégep général en cinq trimestres ou un baccalauréat en sept trimestres.S'ils dépassent ce maximum permis, ils devront se passer de bourse.Le ministère prévoit économiser 18 millions à ce chapitre \u2014 6000 étudiants seront touchés \u2014 en plus des compressions de 5 millions dans le budget même des prêts et bourses.« Comment les plus démunis pourront-ils se permettre d'entreprendre les études post-secondaires ?» s'indigne Pascal de Guise, président de la Fédération des étudiants de cégep.Au collégial, les étudiants pourraient aussi se voir accorder, éventuellement, un droit de reprise d'examens si leur note se situe entre 50 et 60 p.cent : c'est un des scénarios envisagés par Mme Marois pour réduire les coûts reliés aux échecs au cégep.Dès cette année, la ministrecompte d'ailleurs lier les subventions versées aux collèges à leur taux d'échec, et ainsi récupérer 20 Points saillants des crédits budgétaires Presse Canadienne QUÉBEC Voici les points saillants des crédits budgétaires 1996-1997 déposés à l'Assemblée nationale par le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard.¦ Compressions additionnelles de 317 millions du budget des écoles, collèges et universités du Québec.¦ Compressions additionnelles de 243 millions du réseau de la santé et des services sociaux dont le budget est ramené à 12,8 milliards.¦ Réduction de 260 millions des crédits de l'assurance-maladie.¦ Implantation prochain d'un régime d'assurance-médicaments qui fera épargner 196 millions au gouvernement.¦ Restrictions dans la gratuité des soins dentaires dont bénéficient les assistés sociaux et les jeunes enfants.Une épargne de 27 millions.¦ Réduction de 47,5 millions du budget de l'aide sociale, même si le nombre de ménages bénéficiaires a augmenté de 13 000.¦ Réduction de 187 millions dans les sommes consacrées au budget de la voirie.¦ Réduction de 120 millions des subventions aux entreprises.PHOTO PC Le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, a déposé hier les crédits budgétaires à l'Assemblée nationale.Québec se met à l'heure du réalisme financier MAURICE JANNARD Les prévisions de dépenses présentées hier à Québec laissent entrevoir une diminution de recettes de 400 millions dans le budget pour la prochaine année fiscale.Avec des dépenses de 41,1 milliards de dollars et un déficit projeté de 3,2 milliards, cela signifie que les revenus totaux du gouvernement atteindront 37,9 milliards durant l'exercice financier 1996-97 comparativement à 38,3 milliards cette année.Compte tenu que les transferts fédéraux seront en baisse de 1 milliard, les revenus autonomes connaîtront une hausse de 600 millions.« Il faut souligner le réalisme des autorités politiques actuelles qui ont renoncé aux tendances très rosées des administrations antérieures », a déclare à La Presse M.Clément Gignac économiste en chef et strategiste de la firme de courtage Lévesque Beaubien Geof-frion.Les prévisions de recettes sont crédibles, a noté celui-ci, étant don- né l'importance du marché noir et la croissance lente de l'économie.« On ne devrait pas s'attendre à ce que le fardeau fiscal du contribuable soit alourdi et il ne devrait pas y avoir de hausse générale des impôts et des taxes », a affirmé le spécialiste.Québec pourra par contre procéder à certains ajustements et réduire les déductions fiscales.M.Gignac précise que Québec a réduit nettement son budget de dépenses et que la coupe est substantielle à cet égard.Les compressions de dépenses s'élèvent à 1,1 milliard* soit 3 % de moins que le budget de l'an dernier.De son côté, M.Simon Prévost, économiste au Mouvement Desjardins, fait valoir que l'effort de compressions de cette année est un bon début.« Mais la suite va être plus difficile », a-t-il ajouté.Durant l'exercice fiscal 1997-98, le gouvernement devra réduire davantage.« Il faut supposer que la réduction sera au-dessus de 1,2 milliard de dollars », a précisé celui-ci.M.Prévost croit lui aussi qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts.Le fisc va accroître ses revenus de la façon suivante : tarification plus forte de certains services gouvernementaux, recouvrement accru des impôts non payés, versements plus élevés de la part des sociétés d'État et réduction des abris fiscaux.À 5,9 milliards, le service de la dette se situe au même niveau que l'an dernier.« Pour la première fois depuis la Révolution tranquille, nous assistons à une réduction de la taille de l'État », fait valoir le représentant de Lévesque Beaubien Geoffrion.«« Québec est maintenant sur le même fuseau horaire que Washington et Toronto.Il est évident que les marchés financiers et les agences de crédit auront de bonnes dispositions.» Les agences de notation attendront quelques semaines avant de se prononcer, mais ce dernier croit que la cote de crédit du Québec sera maintenue.Les compressions de l'exercice 1996-97 annoncées hier sont plus importantes que celles projetées par l'ex-ministre des Finances Jean Campeau.Ce dernier avait situé les dépenses à 41,7 milliards pour l'an prochain.Le ministre Bernard Landry partait avec deux difficultés majeures devant lui : la baisse de 1 milliard des paiements fédéraux et l'abandon d'une majoration de la TVQ.le privant de 500 millions de dollars supplémentaires de revenus.« Québec met la hache plus fort que prévu dans les dépenses », conclut Clément Gignac.millions.Les budgets des cégeps seront globalement amputés de près de 40 millions.«< D'énormes difficultés sont en vue ».croit la Fédération des cégeps.Pas question d'un retour de la taxe à l'échec, assure-t-elle cependant, une mesure mise en place par les libéraux et abolie lorsque le PQ a pris le pouvoir.« Nous allons au contraire privilégier la réussite », dit-elle.Enfin, après le discours inaugural livré par le premier ministre au début de la semaine, on croyait bien que les écoles privées \u2014 les plus subventionnées au Canada \u2014 leraient les frais des compressions en éducation.Ce n'est pas le cas cette année : elles subissent proportionnellement la même baisse que le secteur public.Mais la hache viendra l'an prochain, prévient déjà Mme Marois.« Nous souhaitons revoir les paramètres l'an prochain.Les efforts demandés au secteur privé seront alors plus considérables », souligne la ministre.Des Inuit participeront à un exercice militaire ANDRÉ NOËL « L'armée canadienne prépare un exercice militaire inusité dans le nord du Québec avec une centaine de rangers inuit.Au même moment, certains de ces rangers parlent d'annexer cette région au futur territoire de Nunavut, en cas de séparation du Québec.L'exercice des rangers se déroulera la semaine prochaine.Les rangers inuit \u2014 des soldats à temps partiel \u2014 partiront de 14 villages en ski-doo et se rejoindront au lac Klotz, en plein centre du nord du Québec.Ils construiront une piste d'atterrissage pour recevoir un avion des Forces armées, érigeront un camp et s'entraîneront au iir.« Les rangers sont les yeux et les oreilles du Canada en région éloignée, explique le capitaine Marc Morin, officier de liaison.En communauté inuit, ils regroupent une bonne partie des maires et des gens influents.Ils agissent pour l'amour du pays.>» « Il s'agit d'un exercice majeur, très important pour la communauté inuit », souligne Steven Handrie.porte-parole de la Corporation Ma-kivik, l'autorité gouvernementale des 8000 Inuit du Québec.Ces grandes manoeuvres commenceront dès la fin de l'Assemblée de la Corporation Makivik, qui se tient cette semaine a Inuk-juak, sur la rive est de la baie d'Hudson.Les débats laissent voir que plusieurs leaders inuit sont l.i vorables à une annexion au territoire de Nunavut, surtout si le Que-bec se sépare.Selon la Presse Canadienne, M.Nungak a précisé qu'on avait retenu deux autres su narios : demeurer au sein du Canada ou encore s'associer avec les voisins Cris pour former une nouvelle entité administrative.Selon certains, l'exercice militai re n'est pas étranger a ces velléités de sécession du Québec et d'an nexion à un autre territoire.Telle est du moins l'opinion de Gérald McKenzie, vice-président de l.i I i gue des droits et libertés, qui travaille avec les Inuit depuis 20 aiis.« Selon moi, les exercices ne sont pas sans liens avec les enjeux constitutionnels, dit-il.Les rangers jouissent d'un grand prestige.L'exercice va renforcer la fierté chez les Inuit, et leur sentiment d'appartenance au Canada, via l'armée canadienne.Cependant, ce ne sont pas tous les Inuit qui endossent l'idée de faire sécession du Québec, en cas de souveraineté.»» Néanmoins, plusieurs dirigeants inuit parlent ouvertement d'une annexion a Nunavut ( Notre Terre, en InuktitUl ), qui sera créée le 1er avril 1999.Celte nouvelle entité sera formée avec la partie est et nord des Territoires du Nord-Ouest, au-dessus de la Saskatcfrc wan, du Manitoba, de l'Ontario et du Québec.Les Inuit y seront majoritaires.\u2022 * \u2022 LA PKESSL, AiOMKhAL, \\Li 01 26 MAKb Editorial La Presse Paul Desmarais PRÉSIOl M DU a tNSED.D'ADMINISTRATION Roger D.Landry PRÉSIDENT ET ÉDITEUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc i ditoriaust1 i n chef Enfin des terres pour les Russes Selon un décret signé par le président Boris Eltsine, tous les Russes recevront le titre de propriété de la terre qu'ils cultivent.Ils pourront acheter, vendre, louer, hypothéquer et léguer la terre comme ils l'entendent.En prenant une telle décision, M.Eltsine a sans doute songé à l'appui qu'elle lui procurera dans les campagnes, lors des élections du 16 juin.Mais il s'agit aussi d'une des décisions les plus importantes depuis la mise au rancart du communisme.Elle devrait élargir l'économie de marché sans entraîner autant de corruption que la privatisation de l'industrie en a causé, ces dernières années.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ Le décret est beaucoup plus discret et modeste que le slogan de 1917 ( La terre aux paysans ! ), qui avait si rapidement balayé le tsarisme avant que les soviets nationalisent toutes les terres.Et en 1996, il ne saurait plus être question de placer l'agriculture au rang d'exploitation familiale destinée tout juste à vendre ses excédents au marché local.En réalité, près de deux tiers des nouveaux propriétaires seront des retraités, qui voudront arrondir leurs fins de mois ou vendre leur possession pour avoir de l'argent à la banque.Mais l'existence d'un véritable marché pour les terres agricoles donnera aux agriculteurs privés la possibilité d'exploiter des fermes capables de produire ce que veulent les consommateurs à des prix raisonnables.Pendant des décennies, les lopins de terre individuels ont joué un rôle démesuré dans l'alimentation de l'Union soviétique, surtout en viande et en fruits et légumes, ce que les nouvelles fermes Frédéric Wagnière feront encore mieux.Le décret de M.Eltsine est la dernière rupture avec le marxisme figé à la soviétique qui cherchait à perpétuer artificiellement les structures de la révolution industrielle.l'artisanat.Ce développement risque d'être très lent, car les Russes n'ont pas vraiment l'habitude de l'économie de marché.La création d'une entreprise, agricole ou autre, l'obtention d'un crédit pour l'achat d'équipement, la prospection de marchés souvent éloignés, et l'embauche de personnel sont des domaines tout nouveaux pour eux, et ils seront la proie de fonctionnaires véreux et de criminels.Mais tous les pays d'Europe ont passé par des crises semblables, et pas toujours dans des circonstances plus faciles.Le décret de M.Eltsine est la dernière rupture avec le marxisme figé à la soviétique qui, pour justifier son existence, cherchait à perpétuer artificiellement les structures et les tensions sociales de la révolution industrielle.L'importance du décret de M.Eltsine n'est pas seulement agricole.Quelque 50 millions de bénéficiaires pourront mobiliser une épargne que le système économique avait complètement gelé.Le marché des terres agricoles, qui permettra aux uns de créer des fermes d'une taille rentable, donnera aux autres l'occasion de réaliser un gain pour le réinvestir dans une autre activité économique, que ce soit la construction, les transports, le commerce ou une petite fabrique.Cette mobilisation de l'épargne pourrait créer de nombreuses PME à la campagne et dans les petites villes et combler un vide qui a toujours existé en Russie entre la grande industrie et UKi'mKtMJlVf s Après 3 3 ans, adieu TPQ ! Après une trentième représentation de L'Antichambre, une pièce de Jean-Claude Bris-ville brillamment interprétée par Françoise Faucher, Gérard Poirier et Dominique Leduc, le Théâtre Populaire du Québec ( TPQ ) vient de fermer silencieusement ses portes après 33 ans d'existence.¦BnaHBDow Pour les Montréalais, amants de théâtre, la fermeture du TPQ passera presque inaperçue tellement la métropole bénéficie encore d'un grand nombre de compagnies théâtrales.Contrairement à la fermeture du Café de la Place, de la Place des Arts, qui avait suscité toute une levée de boucliers, il y a quelques années, aucun regroupement d'artistes, d'auteurs, de producteurs, de diffuseurs n'aura marqué la disparition du TPQ.Pourquoi ?C'est en région que l'annulation des pièces du TPQ se fera davantage sentir.Bon an, mal an, le TPQ offrait ses trois représentations au public de 20 à 30 villes, dans toutes les régions, même les plus éloignées, souvent dépourvues d'activités culturelles importantes.Un théâtre de répertoire éclectique, faisant partager à ses auditoires un ensemble d'idées, d'opinions sur les diverses facettes de la vie.La disparition du TPQ symbolise aussi la difficulté actuelle du théâtre en général.Selon des études du ministère de la Culture, le taux de fréquentation a chuté de près de 20 % à Montréal et de plus de 30 % à Québec.Rationalisation oblige ï Les gouvernements doivent faire des compressions, même en milieu culturel.Avec un budget annuel d'exploitation d'un peu plus de un million de dollars, le TPQ s'autofinançait à 50 % environ.Mais le Conseil québécois des arts et de la culture le subventionnait à hauteur de 435 000 S, le Conseil des arts du Canada lui accordait 90 000 $ et le Conseil C'est en région ^es ans (lr 1J Communauté urbaine de Montréal, 15 000 S.Les pou-que l'annulation voirs publics doivent faire! des des pièces du choix t Le TPQ en est victime.Il y en Théâtre aura d'autres.C'est regrettable Populaire du mais inévitable dans le contexte ^ économique actuel.Québec se fera Claude Masson Les diffuseurs, en région, cherchent a présenter de plus en plus de pièces au succès éprouvé d'abord à Montréal, aux dépens d'un répertoire comme celui du TPQ, parfois moins accessible.davantage sentir.Au lendemain de la Journée internationale du théâtre, on ne peut laisser mourir le Théâtre Populaire du Québec sans rendre un dernier hommage à ses artisans d'hier et d'aujourd'hui, à ses auteurs, producteurs, diffuseurs, à la présidente de son conseil d'administration, Françoise Bertrand, ainsi qu'à son équipe, à la directrice générale et artistique, Maryse Pelletier, et à l'ensemble de la troupe.Un théâtre qui disparaît, c'est la culture qui s'amoindrit.Mais grâce au TPQ, depuis 33 ans, le théâtre en région aura connu un grand réveil.LA BOITE AUX LETTRES À quand des I trottoirs à Montréal ?¦ Maintenant que les trottoirs du centre-ville de Montréal sont devenus des pistes cyclables réservées au seul bénéfice des kamikazes urbains que sont les messagers à bicyclette, les rouli-rouleurs, les patineurs et autres débiles à roues, il faudrait songer à construire des trottoirs pour les piétons.Sinon, où déambuleront-ils désormais ?Dans la rue ?Si oui, il faudrait ouvrir de nouvelles rues pour les voitures chassées des rues par les piétons ! Et ces nouvelles rues, où les construire ?On ne peut tout de même pas les mettre à la rue ! Il faudra raser des pâtés de maisons.Imaginez le chaos ! Oui, vraiment, messieurs Bourque et Duchesneau, il serait beaucoup plus simple et moins coûteux de construire dès maintenant des trottoirs pour les piétons ! Paul de GRANDMONT publicitaire Janette la magnifique ¦ Elle doute encore.Se demande si elle n'aurait pas pu « mieux le dire » et s'inquiète de ce qu'on ait bien saisi le sens de ses propos qu'elle souligne pourtant en gros traits.À 71 ans.Jeannette Bertrand continue de déranger et de nous renvoyer le miroir de ce que nous sommes, miroir souvent peu flatteur et parfois même cruel, mais toujours sans complaisance, dans le seul but de nous questionner, de nous faire réfléchir.Ce n'est pas sans un certain in-oonfort que j'ai visionné comme tant d'autres L'Enfer de l'âge d or, sa coûte dernière dramatique présentée en fin de semaine dernière sur les ondes de Radio-Québec.En Ic-\\ant ainsi le voile sur la situation îles personnes âgées en perte d'au- Janette Bertrand tonomie.Madame Bertrand nous a fait entrer dans une réalité qu'on nous sert plus souvent qu'autrement sous forme de capsule dans le téléjournal toujours plus sensationnel qui meuble nos « ptites vies ».À la limite du supportable, parce que criante de vérité, cette dramatique était un concentré douloureux du sort que nous reservons aux « vieux » dans nos sociétés qui valorisent à outrance l'image de la beauté parfaite ou d'une longévité sans ride.Une dramatique qui faisait mal à voir parce qu'on y constatait aussi combien nos âmes sont malades de nombrilisme et combien nos petits bonheurs tranquilles ont préséance sur des valeurs qu'on doit « légiférer » pour être sûr de ne pas les oublier.Robert CAMPEAU Montréal En attendant le parler québécois a Simon Durivage, à l'émission Montréal ce soir, fustige ( à bon droit ) les abracadabrantes traductions de l'anglais relevées sur des étiquettes de modes d'emploi de produits importés d'Orient, que lui soumettent des téléspectateurs indignés.N'y aurait-il pas lieu de saisir l'occasion pour nous regarder courageusement dans la glace afin de voir si, dans la vie de tous les jours, nous manifestons nous-mêmes pour cette langue, dont nous prétendons être si fiers, la haute i considération que nous réclamons des autres à cor et à cri?Ainsi, quand peut-on espérer que nos universitaires, cadres et professionnels ( ceux-là, à tout le moins.) cesseront d'évoquer ces réunions qui ont duré un heure et auxquelles toutt les chefs de services étaient présents pour supporter des projets, finaliser des dossiers et en débuter d'autres, et pendant lesquelles certains ont indiqué avoir des troubbles ( de l'anglais trouble ) plutôt que des problèmes.Quand les reporters de Radio-Canada, traitant du conflit de la construction ( à l'émission de monsieur Durivage, d'ailleurs ), cesseront-ils d'appeler un entrepreneur un centracteur ?Finira-t-on, un jour, d'attendre une maudite autobus ou une maudite ascenseur ( quand ce n'est pas une élévateur ) qui est bien langue a arriver ?Les chars, tires et tune ups, de Daniel Lemire, qui m'auraient peut-être lait rire en 1960, me désolent 35 ans plus tard.Mais le pire du pire, que l'on entend maintenant, hélas ! partout, partout, partout ( comme dirait l'icône de Bell à la télé ), au bureau, dans la rue, au cinéma ( québécois ) comme dans les telcro-mans de Tremblay-Larouchc.ce sont les ineffables i est quiqui, c est quoi qui (ou que), c'est comment qu'on comme dans le consternant message publicitaire de Rona où l'on vous demande: Savez-VOUS .est comment que ça fait.* Existe-t-il encore lies questions, chez nous, qui débutent autrement que par un triste i est quoi ou c'en qui * Daniel Lemire Cela dit, c'est quoi qui faut Jane?demandez-vous spontanément ou plutôt, je l'espère bien.Que faire?11 faut, comme le suggèrent Lysian-ne Gagnon et Gilles Proulx, mettre en veilleuse l'obsession de la quantité de français parlé au Québec et s'attaquer résolument à sa qualité.On ne pourra pas indéfiniment clamer notre amour du français et notre attachement à cette belle langue internationale tout en continuant, du matin au soir, à parler anglais avec des mots français, quand ce n'est pas l'inverse.Ou alors, si c'est ce que l'on souhaite vraiment, cessons de nous raconter ( et de raconter aux autres ) des histoires et adoptons, officiellement, une langue sui genetis, le québécois, dont on enseignera dans les écoles les règles gramma-tricales propres ( si quelqu'un parvient un jour à les définir ).Richard VERDON Montréal Péage autoroutier : oui à la qualité.a En pensant à rétablir le péage autoroutier, le ministre Bernard Landry entend suivre certains usages américains et européens.Toutefois, en Europe par exemple, les autoroutes à péage sont non seulement en général très bien entretenues, mais encore ( selon un article de Jean Chartier publie dans Le Devoir.« Une solution en béton contre les nids-de-poule » ) solidement construites en béton pour cinquante ans.En outre, elles présentent l'aspect de pistes complètement fermées et conçues pour la grande vitesse.Ainsi, les autoroutes allemandes, d'ailleurs gratuites, ne connaissent même pas de limitation de vitesse.En France, la \\itesse sur autoroute est limitée a 130 km/h.mais il y a unc'tolérance tacite jusqu'à 160 km/h sur route sèche.Moralité : à condition d'avoir toujours le choix entre la route et l'autoroute, pourquoi ne pas payer pour des autoroutes de qualité ?Alain CERRI Montréal La politesse a des limites a A partir d'aujourd'hui, il nous faudrait arrêter de cautionner tous les propos de M.Lucien Bouchard, cet impénitent séparatiste du Québec.Libéral, néo-démocrate, conservateur, bloquiste, péquiste, au cheminement politique plutôt contradictoire pour arriver à ses fins, monsieur Bouchard mérite-t-il pareil envoûtement gratuit?Il nous faudrait le plus rapidement possible ouvrir les yeux et scruter attentivement ses comportements.Récemment, il se dissociait plutôt cavalièrement de son prédécesseur, M.Jacques Parizeau, quand il a affirmé sans aucune gêne qu'il comprend bien les Anglais qui votent fédéraliste.C'est une curieuse diversion, s'il espère en faire des séparatistes.S'imagine-t-il qu'à répéter sans cesse que ses décisions politiques feront mal, nous les avalerons comme un verre d'eau fraiche ?Pense-t-il qu'à décrier les tenants de la partition du Québec, advenant la séparation, il nous fera ou-bller qu'il désire a tout prix la partition du Canada ?Brandissant la menace d'un y référendum, espere-t-il augmenter sa crédibilité ?Il continue toujours a parler de partenariat auprès des fédéralistes qu'il méprise pourtant assez ouvertement.Pouvons-nous encore le prendre au sérieux ?Femand G.LEFEBVRE Montréal LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 28 MARS 1996 Une idée pour M.Bouchard Nicole n'est pas snob pour deux sous, mais quand même, elle en a marre de se faire tutoyer partout où elle « Je vais à la banque, la caissière me tutoie.Hier j'allais renouveller mon permis de conduire, le préposé me tutoyait.Ma mère vit dans une résidence.Elle a 80 ans, elle est hyper-lucide, on lui parle comme à un bébé : « As-tu pris tes médicaments ?» « L'autre jour, j'étais dans un grand magasin.Ma vendeuse était anglophone mais parlait très bien français.Elle aussi me tutoyait.C'était une belle fille, gentille, polie, et ça me faisait mal au coeur de la voir acquérir une habitude dont elle ne mesurait pas la portée.« Je lui ai dit.le plus doucement possible : Vous savez, en français on dit vous aux gens qu'on ne connaît pas.Elle m'a repondu que c'était son professeur qui lui avait dit qu'au Québec, on tutoie tout le monde.» À vrai dire, je n'en finis plus d'entendre des histoires comme celles-là.ou pires.Ainsi, celle de ce jeune ami untarien, venu au Québec expressément pour apprendre le français.Il s'inscrit dans un programme offert par une université québécoise.et apprend, entre autres choses, qu'au Québec, on dit non pas « cuisinière », mais « poêle ».( Faut-il préciser que le mot « poêle » désigne un appareil à chauffage ou le « poêle à bois » de l'ancien temps, et que « cuisinière » est depuis depuis longtemps passé dans la langue usuelle du Québec ?C'est le mot qu'on utilise, depuis au moins 25 ans.dans la publicité et les médias ! ) Bien entendu.l'ami ontarien apprend aussi, de la part de l'enseignante qui tutoie tous ses élèves, y compris les adultes qui pourraient être ses parents, qu'au Québec, le vou- voiement est tombé en désuétude.« Ici, leur dit-elle, nous sommes plus égalitaires, plus démocratiques.» Ici, évidemment, nous sommes les seuls à avoir l'heure juste.Et qu'importe si, dans le reste de la francophonie \u2014 les 55 millions de Français, la Belgique, la Suisse, l'Afrique francophone, les Antilles, sans compter les nombreux pays où le français est couramment parlé \u2014 l'on utilise le vouvoiement dans certaines circonstances.Qu'importe si cela se fait partout et dans tous les milieux des paysans des hameaux les plus reculés aux ouvriers de Renault en passant par les fonctionnaires de Dakar.En fait, les seuls francophones, hors du Québec, qui ne connaissent que le tutoiement, sont les illettrés des anciennes colonies.Ceux qui parlent « petit-nègre », comme on disait à l'époque coloniale du racisme ordinaire.Je ne compte plus les cas où le tutoiement résonnait, incongru.Un exemple entre mille, l'écrivain Alain Finkielkraut, conférencier invité à l'UQAM, tutoyé pendant deux heures par un auditoire d'étudiants et de profs.Au moins, Finkielkraut n'était pas trop vieux.La politologue Carolle Simard a vu pire : le conférencier qu'on tutoyait comme un copain était René Dumont.qui avait alors près de 90 ans ! ( 1 ).Lysiane GAGNON Ridicule, l'idée qui veut que l'usage systématique du tutoiement soit particulièrement démocratique.Ce peut même, a la limite, être assez méprisant.L'usage abusif du tutoiement est plutôt, tout simplement, l'une des nombreuses manifestations de l'angli-cisation de la langue.En anglais, il n'y a qu'une tonne : le « you ».Idem dans la nouvelle langue qui se développe au Qtiebec : on dira indistinctement « tu » au grand-père de la voisine, à son meilleur ami, au passant inconnu, au bébé de deux ans ou à l'archevêque.Je parle du Québec, mais c'est le même phénomène qui existe, à l'état endémique, chez les francophones des autres provinces ; même les secrétaires de direction, dans les bureaux d'Ottawa, vous appellent par votre prénom en vous tutoyant.Cela prouve bien à quel point cette habitude est un calque de l'anglais.En soi.cette tendance serait une évolution linguistique neutre, ni bonne ni mauvaise, si elle s'était produite dans l'ensemble de la francophonie.Mais ce n'est pas le cas.C'est nous qui sommes hors norme.Or.on ne le répétera jamais assez, le français n'est un atout, pour le Québec, que s'il nous relie au reste de la francophonie.Si jamais l'on devait s'enfermer dans une langue de ghetto, incompréhensible à qui n'est pas d'ici, alors il serait plus simple, plus efficace, et franchement plus intéressant, de passer tout de suite à l'anglais.Nous garderions au moins les ponts ouverts sur le reste du monde.Nicole, l'autre jour, m'a donné une idée.Plus précisément, une idée a transmettre au premier ministre Bouchard.Pourquoi le gouvernement ne lancerait-il pas, à l'intérieur de toute la fonction p»Clique et parapuhlique, une directive ferme et impérative destinée à faire en sorte que tous les employés qui ont affaire au public vouvoient la clientèle ?Dans les centres d'accueil aussi bien qu'au comptoir, dans la police aussi bien que dans les officines du BS.et évidemment dans les écoles, où il faudrait que l'on réapprenne, à commencer par la direction, l'usage du « vous ».Pas le «< vous » tout le temps ni avec tout le monde, le « vous » quand c'est indiqué par l'usage commun de la francophonie.Voilà une mesure facile à mettre en oeuvre, et qui en plus ne coûterait rien du tout.( Si cela devait poser de graves difficultés, alors ce serait le signe que le gouvernement est congénitalement impotent et qu'il n'arrivera jamais à faire passer l'ombre d'une réforme dans quelque domaine que ce soit.) Compte tenu de l'importance, au Québec, du secteur public et parapublic, voilà une mesure qui aurait un puissant effet d'entrai-nement.La rehabilitation du vouvoiement pourrait précéder d'autres reformes plus importantes concernant, par exemple, l'enseignement du français.Cela, en tout cas, lancerait un message clair et annoncerait que le gouvernement se donne comme priorité de ramener la langue québécoise au niveau du français international.( 1 ) Cette impolitesse qui nom tue, Boréal.Opinions Comme langue de culture, l'anglais aussi doit être protégé Malgré certains dérapages, nous ne sommes pas loin de Véquilibre linguistique JULIUS H.GREY L auteur est un avocat montréalais bien connu.Dans un article intitulé « Des vérités à démolir », publié le 5 décembre 1995 dans Le Devoir, je proposais trois conclusions concernant la loi 101 : 1 ) La loi est efficace et n'a pas été affaiblie par les modifications apportées par les tribunaux ; 2 ) Il subsiste néanmoins un certain niveau de danger pour le français, notamment en matière d'intégration des immigrants et dans le domaine de l'informatique, ce qui peut empêcher beaucoup d'employés de travailler en français ; 3 ) Il n'y a lieu ni d'atténuer ni de renforcer les dispositions coerci-tives de la loi, mais il est essentiel que toutes les couches de la société, y compris les anglophones, acceptent sa légitimité et sa permanence ; L'article se voulait surtout une analyse juridique et, sauf pour vérifier le nombre de bénéficiaires de la clause-Canada, je n'avais pas entrepris de recherche empirique dans ma préparation.J'étais donc soulagé d'apprendre, le 23 mars, que le rapport final du Conseil de la langue française proposait des conclusions très semblables et que, à la suite du rapport, l'opinion des éditorialistes, notamment Agnès Gruda, de La Presse, et Michel Ven-ne.du Devoir, allait largement dans le même sens.Il paraît évident que, malgré certaines voix dissidentes et très légitimes dans une démocratie, la loi 101 telle que modifiée peut répondre aux besoins et aux désirs de la majorité des citoyens.Il existe cependant un problème épineux qui n'a pas fait partie du rapport du Conseil à savoir le rôle de l'anglais.Les auteurs du rapport ne sont pas à blâmer : leur mandat était d'examiner la situation du français seulement.Bien sûr.les analyses de la place des deux langues sont enchevêtrées mais il serait utile d'aborder nos débats linguistiques de l'autre façon aussi, c'est-à-dire par un examen direct du statut de l'anglais et de son avenir.Cet examen peut nous révéler de nouvelles perspectives.Nous devons trouver des moyens de protéger le français, qui ne mettent pas en péril la survie de l'anglais comme instrument de culture.Dans les deux groupes linguistiques, on peut trouver des individus allergiques à l'autre langue.Heureusement, il s'agit d'une infime minorité de part et d'autre.Chez les francophones, souverainistes ou non, il existe un très grand consensus que la minorité anglaise et ses institutions doivent demeurer et pouvoir s'épanouir au Québec.On nous présente cepen- dant deux visions très différentes de cet épanouissement.D'une part, il y existe un courant qui perçoit le français comme la seule langue du Québec.Les institutions anglophones constituent uniquement une expression de respect des droits d'une minorité vénérable.Malgré mon désaccord profond avec cette conception, je dois reconnaître qu'elle n'est ni raciste ni immorale et qu'elle pourrait être acceptée sans violation des droits fondamentaux.Le deuxième courant considère l'anglais comme partie intégrante de la culture québécoise.H ne s'agit pas de bilinguisme : le français doit demeurer la seule langue officielle.Cela dit.peut-on nier l'influence positive sur tous les Québécois et sur notre environnement de la présence depuis deux siècles d'une des grandes cultures de l'Occident ?N'est-ce pas une des différences principales entre le Québec et la France ?Peut-on qualifier l'anglais de langue étrangère chez nous ?Tous les Québécois et non seulement les anglophones sont bénéficiaires des institutions de langue anglaise telles que les universités et les hôpitaux.Tous peuvent profiter des théâtres et d'autres facilités culturelles.D'ailleurs, nos lois reconnaissent cette intégration, par exemple en obligeant à juste titre les institutions de santé anglophones à rendre leur services en français aussi.Dans le contexte nord-américain, cet élément anglais dans notre culture nous offre la possibilité de jouer un rôle central dans la vie du continent sans devoir sacrifier le français sur l'autel de l'économie.Ne serait-il donc pas recommandable de prévoir la protection des deux langues et i équilibre linguistique de Montréal quand nous formulons nos politiques linguistiques ?Le détracteurs répliqueront que l'anglais ne peut jamais disparaître à cause de sa prédominance mondiale.Il est vrai que l'anglais serait utile en commerce international même si la minorité disparaissait complètement.Il y aurait cependant une nuance à apporter.Partout au monde, les gens baraguinent un peu l'anglais pour fins commerciales et parfois des membres des élites le maîtrisent assez bien.Il s'agit de l'anglais-outil et non pas de l'anglais, langue de culture et de littérature que nous avons la chance d'accueillir chez nous.Non seulement notre forme d'anglais nous enrichit, mais Julius H.Grey elle sert à nous intégrer dans le continent.Par exemple, on peut légitiment s'attendre à ce que le Québécois moyen atteigne un niveau de bilinguisme personnel qui, ailleurs, est limité à quelques individus privilégiés.S'il est vrai que l'anglais rudi-mentaire comme langue de commerce ne peut disparaître, l'anglais comme langue de culture est fragile et dépend de la présence constante de cette langue dans la vie quotidienne des Québécois.Nous devons trouver des moyens de protéger le français, qui ne mettent pas en péril la survie de l'anglais comme instrument de culture.Quelles sont les conséquences de cette double préoccupation ?La création d'un statut spécial pour Montréal serait une erreur.Si le souffle même de l'anglais dépend de sa santé à Montréal, c'est également dans la métropole une le français affronte des dangers.Il est important de pouvoir garder une majorité francophone a Montréal, même si c'est la grande légion et non pas l'île de Montréal qu'il faut prendre en considération.La prééminence du français à Montréal ne devrait donc pas être remise en question.Par contre, nous pourrions sans risque réévaluer le niveau de francisation qui nous par-mettrait de conclure que les buts de la 101 ont été largement atteints.Le rapport du Conseil de la langue française indique que beaucoup de francophones continuent à travailler en anglais, au moins en partie.Dans certains cas, notamment quand le patron impose sa langue ou quand un programme d'informatique n'est pas offert en français, il reste effectivement beaucoup de chemin à faire.Cependant, il est contradictoire de songer a préserver l'anglais langue «le culture, d'une part, et essayer de garantir au\\ Québécois le droit de travailler uniquement en français.Une langue vivante est présente dans beaucoup de domaines, même quand elle ne jouit pas du statut de langue officielle.En particulier, les secteurs des ventes, des services publics tels que la police et des professions devront garder pour toujours leur caractère en partie bilingue, ce qui obligera tous ceux qui oeuvrent dans ces secteurs a s'adapter à leur clientèle et à la realite.Bien sûr.la loi 101 continuera de garantir la prédominance du français.Force est cependant de reconnaître qu'il n'est ni réaliste ni souhaitable de mesurer le succès de la loi 101 par le critère de francisation totale «lu travail.Par conséquent, il faudra veiller à ce que tous nos enfants, francophones ou anglophones, jouissent de l'occasion de bien apprendre les deux langues puisque le bilinguisme personnel seia toujours un atout indispensable.Une autre remarque s'impose.Pour que le Québec demeure un pays d'accueil des immigrants, nous devons continuer a leur ollrir une égalité totale, sinon ils iront ailleurs.Bien qu'il faille redoubler les efforts pour les intégrer surtout en français, les immigrants aussi ne doivent pas être prives de la chance d'acquérir le bilinguisme personnel que nous encourageons chez les francophones et chez les anglophones.Ainsi, leur niveau d'intégration au Québec ne doit pas eue évalué en fonction de leur incapacité de parler anglais.Si l'anglais a un rôle bénéfique et permanent à jouer dans la vie de* tous les Québécois et si notre politique linguistique doit tenir compre de ce rôle, il faudra bien évidemment nuancer quelque peu les conclusions du Conseil de la langue française.La conclusion pratique demeure la même : la loi 101 ne doit pas être modifiée dans un sens ou dans un autre, sauf sur des questions non* contentieuses ou administratives.Par contre, les conclusions plus théoriques sur les succès et les échecs de la loi devraient désormais devenir plus positives.En effet, en éliminant le but à la fois irréaliste et indésirable de la francisation totale du travail, nous constatons qu'en dépit de certains dérapages, nous ne sommes pas si loin d'un équilibre acceptable.Et que les grandes injustices envers le français» qui datent d'avant 1970, ont ete corrigées de façon relativement efficace.Cette réalisation devrait à son tour induire les Québécois de toutes les origines à passer a d'autres préoccupations plus urgentes et surtout a affronter ensemble nos grands défis économiques et sociaux. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MARS 1996 Politique 41 millions de moins à Réduction de 669 millions à la l'aide sociale Santé et aux Services sociaux DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le budget dévolu aux assistés sociaux diminuera de 47 millions cette année et devra en plus éponger une facture supplémentaire de 104 millions liée à l'arrivée de 23 000 nouveaux ménages prestataires au cours de l'année prochaine.Les budgets de dépenses du gouvernement pour la prochaine année contenaient un lot de mauvaises nouvelles pour les bénéficiaires de l'aide sociale \u2014dont le nombre atteindra le nouveau record de 494 783 au cours de l'an prochain, prévoit-on.Hier, le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, soulignait que les barèmes n'allaient pas être diminués, mais bien des avantages offerts aux prestataires, pour les soins de santé, par exemple, seront comprimés.Québec attend pas moins de 27 millions de compressions des budgets de la Santé, tirés du programme de soins dentaires gratuits aux assistés sociaux.Les enfants de moins de dix ans resteront totalement couverts.Québec souhaite que la fréquentation des dentistes par les bénéficiaires soit ramenée au niveau du reste de la population.La même révision se fera pour les services d'optométrie gratuits.Pour l'ensemble de la population, on resserrera les critères pour l'obtention de prothèses auditives.Faisant face aux nombreuses questions de l'opposition hier, à l'Assemblée nationale, la ministre Louise Harel a souligné que son budget d'aide sociale serait réduit de 1% seulement \u2014à 4 milliards, contre 4,1 milliards l'an dernier.En proportion, c'est trois fois moins que les compressions pour l'ensemble des dépenses gouvernementales, soit trois pour cent.L'allongement de la liste des prestataires est une conséquence directe de la réforme fédérale de l'assurance-chômage, plaide-t-elle.De nombreuses compressions ont été annoncées en décembre \u201468 millions viendront de contrôles accrus et 29 millions de l'abolition du barème de disponibilité.Une inconnue de taille, 38,6 millions d'économies sont attendues « d'autres mesures de rationalisation » que n'a pas voulu préciser hier Mme Harel.Pour la libérale Nicole Loiselle, on est devant « une hémorragie de compressions » à l'aide sociale.Les mesures d'employabilité passent de 140 millions à 75 millions, a souligné M.Johnson.Pour Louise Harel, toutefois, l'essentiel des compressions à ce chapitre viendra du programme PAIE, qui passera de 85 millions à 40 millions environ.GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministère de la Santé et des Services sociaux, qui gruge la plus forte part ( 31,2 % ) du budget de l'État, subit une réduction des crédits qui lui sont alloués de 669,3 millions en 1996-1997.Ajoutée à la réduction budgétaire de 546 millions réalisée pour 1995-1996 dans ce secteur, en incluant des réallocations de l'ordre de 139 millions, c'est en fin de compte des compressions de 1,2 milliard que le réseau de la santé et des services sociaux aura assumées en deux ans, gel des dépenses et réduction budgétaire confondus.Qualifiant cet effort de très important, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a tenu à souligner que « c'est grâce au fait qu'on a déjà entrepris, depuis un an, toute une opération de transformation et de réorganisation de ce réseau que nous pensons que ça va être possible de continuer à absorber ce qu'il est nécessaire d'absorber comme compressions sans risquer d'aucune façon de mettre en péril ce système de santé et de services sociaux qui est un des acquis qu'on veut protéger ».Trois secteurs Le budget du ministère atteint 12,9 milliards répartis dans trois grands secteurs : plus de 400 millions qui vont au ministère lui-même et à ses organismes-conseils ; 9,5 milliards pour le réseau des établissements de santé et services sociaux ; et les programmes de l'assurance-maladie du Québec qui bouffent 3 milliards.Des 669,3 millions amputés, 320,3 mil- lions proviennent de l'ensemble des fonctions régionales, ce qui comprend 290 millions dans le réseau même de la santé et des services sociaux.La Régie de l'assurance-maladie du Québec ( RAMQ ) perd 339,4 millions, tandis que 9,6 millions seront retranchés à l'Office de protection des handicapés ( OPHQ.) et aux activités nationaicâ.Le ministre estime à 10 millions les com- Jean Rochon pressions qui seront faites essentiellement dans les dépenses administratives et du côté du personnel.M.Rochon a indiqué que son ministère poursuivait trois priorités : la poursuite des plans de transformation, la rationalisation des fonctions administratives et la gestion des ressources humaines, et en troisième lieu, le réaménagement de plusieurs programmes de la RAMQ.Il explique en revanche que la réforme du système de la santé qu'il a engagée portait déjà fruit et qu'elle avait permis une réallocation des ressources salutaire.Par exemple, la réorganisation des services comme le virage ambulatoire permet de transférer des ressources et d'augmenter de 57,3 millions les crédits destinés aux CLSC et au maintien à domicile.Plus aux bénévoles Le budget en soutien aux organismes bénévoles est majoré de 26,4 millions, pour atteindre 123,2 millions.Les services des centres de réadaptation pour personnes ayant une déficien-^| j«| ce intellectuelle ou physi- pour les toxicomanes, obtiennent une augmentation de 11,1 millions.Les services des centres d'hébergement et de soins de longue durée ont une augmentation de 26,5 millions de leurs ressources, tandis que les crédits alloués à la recherche sont élevés de 1,7 million.Diverses mesures seront annoncées au cours de l'année pour réduire les crédits de la RAMQ de 3,2 milliards ( 1995-1996) à 2,9 milliards.Enfin, l'établissement d'un régime universel d'assurance-médicaments entraînerait des économies de 196,4 millions.Garderie à l'école : l'État ne paie plus KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC Conséquence des crédits présentés hier, les parents qui font garder leur enfant à l'école en dehors des heures de classe n'auront désormais plus droit à un remboursement de l'État, a annoncé la ministre de l'Éducation, Pauline Marois.« La formule d'exonération faisait en sorte que nous versions de très petites sommes.C'était des frais d'administration importants pour de bien petits montants.On a pensé que c'était là que ça blessait le moins », explique Mme Marois.Au total, l'Office des services de garde devra réaliser des économies de 36 millions : en supprimant les services de garde en milieu scolaire, la ministre économise neuf millions.Les parents qui versaient deux ou trois dollars par jour pour la garde de leur enfant le midi ou le soir devront donc payer cette somme de leur poche.« Nous sommes conscients de l'impact que ça peut avoir sur un petit budget », souligne la ministre.Les nouvelles garderies qui verront le jour seront également soumises à de nouvelles normes, qui défavorisent considérablement les garderies à but lucratif.Le gouvernement vise ainsi à encourager les coopératives et les garderies communautaires, partie prenante de l'économie sociale.« Ces garderies à but lucratif seront réglementées différemment par un projet de loi qui sera présenté bientôt », indique Mme Marois, qui explique que les garderies à but lucratif qui sont présentemen* ouvertes ne subiront aucune modification dans les budgets qui leur sont alloués.On économise également un million en mettant fin aux programmes de soutien aux organismes de loisirs et aux camps de jour.VOTRE MONDE à la radio AM de Radio-Canada LES ACTUALITÉS avec Gisèle Lalande Lundi au vendredi -17 h 40 à 18 h 30 Pour bien comprendre les grands enjeux de l'actualité, Gisèle Lalande et une solide équipe de journalistes vous proposent des analyses rigoureuses, des reportages, des entrevues et des témoignages sur les événements importants de la journée survenus au Canada et dans le monde.Réalisation : j occ ly n e Capano et lean-Pierre Ricard MONTRÉ AL-EXPRESS avec Jean Dussault Lundi au vendredi - 15 h 30 à 17 h 40 Avant et après le grand Radio journal de 17 h, Jean Dussault et son équipe vous livrent l'actualité politique, sociale, culturelle et économique de la région métropolitaine.Au menu : des reportages en direct des points chauds de la journée, ainsi que l'état de la circulation, la météo et les nouvelles du sport.% LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MARS 1996 Politique Renseignements demandés sur un espion russe Presse Canadienne OTTAWA Le solliciteur général du Canada, Herb Gray, a demandé au Service canadien du renseignement de sécurité de lui fournir de plus amples informations au sujet de la possible infiltration du SCRS par un espion russe.M.Gray a déclaré hier qu'il devrait recevoir une réponse rapidement et qu'il allait répondre par écrit à la demande d'information de la députée réformiste Val Meredith.Mmc Meredith a soutenu mardi que le service d'espionnage canadien avait tenté d'étouffer la présence d'une taupe dans ses rangs.Elle a enjoint à M.Gray de répondre à ses allégations d'ici 15 h, aujourd'hui, sinon elle allait s'adresser aux médias.Le solliciteur général a indiqué qu'il allait probablement répondre à la députée avant l'échéance fixée, « dans la mesure où je peux le faire », a-t-il dit.Pénalités accrues pour les fraudeurs du chômage Le droit aux prestations sera lié à une période de travail plus longue., et plus longue encore en cas de récidive de la part du fraudeur ¦ GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse, OTTAWA Les personnes reconnues coupables d'avoir fraudé l'assurance-chômage devront, en plus de payer les amendes déjà prévues, travailler plus longtemps que les autres pour avoir droit de nouveau aux prestations.Et encore plus longtemps si elles récidivent.C'est ce qu'a annoncé hier le ministre fédéral du Développement des ressources humaines, Doug Young, après avoir rappelé que de 100 000 à 125 000 personnes ( 109 000 en 1995 ) ont été reconnues coupables de fraude au cours de chacune des cinq dernières années.« L'abus ne sera pas toléré », a-t-il déclaré.Elles devront se qualifier de nouveau « à la sueur de leur front », a ajouté le ministre, qui estime que les amendes n'ont aucun effet dissuasif et ne sont considérées que comme une taxe additionnelle, l'an passé, a précisé M.Young lors de sa comparution devant le comité de la Chambre qui étudie le projet de loi C-12 créant Passurance-emploi, les coupables ont été condamnés à verser 100 millions en amendes et à rembourser 100 millions de prestations.S'il faut, a-t-il expliqué à titre d'exemple, travailler pendant 16 semaines pour toucher des prestations, le fraudeur devra en accumuler 24 après une première offense et 32 après une deuxième.« Cela n'a rien de révolutionnaire.Celui qui conduit trop vite se fait enlever des points par l'assurance automobile et il est puni.» Les compagnies fautives ne s'en tireront pas, surtout les 200 à 300 « coquilles vides » qui n'ont été créées que pour frauder l'assuran-ce-chômage et d'autres programmes.Dorénavant, la responsabilité ' \u2022 K.T.^ - >\u2022 » POUR UN TEMPS LIMITE Transmission automatique Climatiseur sans CFC Régulateur de vitesse 2 coussins gonflables Vitres et portes électriques AM/FM stéréo cassette Sièges et miroirs chauffants Roues mag Freins ABS QUANTITÉ LIMITEE Les mensualités de 399$ s'appliquent à la Legacy 1996 modèle Outback en vertu d'un contrat de location de 24 mois moyennant un versement initial de 2 600 $ ou échange équivalent.Transport, préparation et taxes en sus.Allocation 20 000 km par année.Sujet à l'approbation du crédit.J2357370 SU8AR0 »UI0 CENTRE SUBâRU REPEIT1CNT CARREFOUR SUBARU AUTO SI-JE AU SUBARU Monireal.5l4iS37.4735 rtei«nhCnT .5 14, 515 89 50 Si e-R oie.La, al Si-Jean (S 14) 347 6555 « ¦ nuii .r r un i mi (514)825-1114 .,i,,,.,ÉÉe CRISTOF ARO SUBARU lACHU IF SUBARU ,- ' MaatraaM514) 778-1158 Immtkarj (514) 512-074?CWM $»¦!¦¦ AUTOMOBILE LA VIGNE Stf-Anne-de-êelle»ne (514) 457-5371 JULIETTE SUBARU SUBARU STE AGATHE Sle Ar.athe-de* Mont-.(\u2022Il)376 1600 SUBARU l DAGUE Ull A.B.M.4HT0M0MLE CARON SUBARU S«B*RU 8E UUL ValltTfteld (514) 371-1511 , 5 ,4 , 668 6041 tSL iùé \"««\" \"»\"\u2022«»« SI Jet orne (514) 431-7414 rf Jtli,ril 1M1 M.lri.l (514) 437-51U s (5U) 37?î007 SUBARU S T-HT ACIn IMF VatTraction intégrale .:_ ç>ei du Mmtfie MONT A L C\"TS ROCK \u2022 DÉTENTE 2 WHATS A WOMAN / VAYA CON DIQ5 3 L'AtGLE NOIR / MARIE CARMEN_ ww w rock d détente com Conservez cette onnonce et notez bien I heure à laquelle vous avez entendu l'une de ces 3 chansons Appelez-nous le jour même au 790-1000.Vous avez jusqu'à minuit pour vous inscrire.Bonne chance ! RÈGLEMENTS DtSPOMBLES A LA STATION \\ LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 28 MARS 1996 Des aubaines qui valent leur pesant d'or! Politique ra ba is 25 % sur les séries Trevi\", Treillis et Sienne\", plus la collection Terrasse Trevim Du métal doré à l'ancienne, à base de ton cinabre; plateaux de verre biseauté.Consoles, guéridons, banquettes* chaises et plus encore.Cour.129$ à 249$ solde 89$ à 179$ Étagère de la série Siennem À cadre de métal doré soutenant des tablettes de bois fini acajou.Faîteaux compris.Tablette : 15pohx24polx 12pop cour.119$ solde 89$ Base : 4 po h x 24 po I x 12 po p cour.79$ solde 59$ Prix spécial d'ensemble Quatre tablettes et une base cour.499$ solde 369$ Série Treillis doré™ De magnifiques piètements en «X» soutiennent les plateaux à motif de croisillons.Consoles, tables de bout, tables de salon et têtes de lit.Cour.269$ à 399$ solde 199$à299$ Terrasse Des bases de métal fini étain avec un choix de plateaux : en grès ivoire ou safran ou en bois fini à l'ancienne.Consoles, guéridons, table d'appoint et de bout.Cour.99$ à 229$ solde 69$ à 169$ Ne s'applique pas aux achats antérieurs.Solde en vigueur jusquau 10 avril 1996.Demandez notre catalogue gratuit.Nous acceptons MasterCard, Visa, American Express et les cartes de débit.Le centre Eaton de Montréal 844-8498 Ville Mount-Roval Centre Rockland 344-4688 m Centre Fairview Pointe Claire 694-4266 \u2022 Le Carrefour Laval 978-5362 Les Galeries d'Anjou 352-7696 \u2022 Les Promenades Saint-Bruno 441-0987 Chicoutimi Place du Royaume 543-9089 Ville de Québec Les Galeries de la Capitale 624-0805 \u2022 Place Scc-Foy 651-7664 i i l \u2014 î mm Compagnie Bombay L'assurance automobile fraudée de 61 millions MATHIEU PERREAULT Les réclamations frauduleuses coûtent de 30 à 61 millions chaque année aux compagnies d'assurance automobile au Québec, selon une étude réalisée au Centre de recherche sur les transports de l'Université de Montréal.Selon les professeurs Georges Dionne et El-Bachir Belhadji, la fraude réelle pourrait atteindre 120 millions sur des réclamations de près de un milliard, si l'on tient compte de certaines études selon lesquelles les enquêteurs ne perçoivent que 50 % de la fraude.L'étude ne concerne en effet que la fraude observée ou suspectée.Si tous les assurés étaient honnêtes, les primes reliées à leurs automobiles pourraient donc diminuer jusqu'à 12 %, soit une soixantaine de dollars sur une prime moyenne de 492 $.Pour les compagnies, une lutte plus efficace contre la fraude serait profitable, selon les auteurs, étant donné que le passage d'une fraude soupçonnée à une fraude établie soustrait environ 1500$ à une réclamation.Par ailleurs, la proportion de fraudes établie par l'étude est inférieure aux 10 % observés dans des recherches américaines.La différence s'explique par le fait que les réclamations américaines incluent des dommages corporels, où la fraude peut être plus élevée, et par l'utilisation exhaustive des centres d'évaluation par les assureurs québécois.Entre avril 1994 et mars 1995, les auteurs ont approché 18 compagnies représentant 70 % du marché québécois de l'assurance automobile.Parmi 2509 réclamations reliées à des voitures de tourisme, à l'exception des bris de vitre, 123 cas de fraude suspectée et 19 de fraude établie ont été constatés.Alors que le montant moyen des réclamations payées s'élevait à 2487 $, celles où des fraudes étaient suspectées ou établies affichaient des réclamations de 3171 $ et de 1671 $.En outre, les enquêteurs interrogés estimaient que les réclamations payées dans les cas de fraude établie contenaient encore 18,5 % de trop.Pour expliquer l'absence de poursuite en cas de soupçons, les enquêteurs avancent l'insuffisance des preuves ( 59 % des cas ) et le petit montant impliqué ( il % des cas ).Les fraudes les plus courantes sont les sinistres non avenus ou intentionnels ( 34 % ) et le gonflement des réclamations ( 32 % ).Les garagistes sont à l'origine de la fraude dans 21 % des cas.300 touristes seront rapatriés du Chili L'Office de la protection du consommateur ( OPC ) va rapatrier au Québec quelque 300 touristes qui se trouvent encore bloqués au Chili, au Pérou et au Salvador à la suite d'un différend commercial entre les autorités chiliennes et le grossiste en voyages Tours Amigo de Montréal.L'Office a déjà rapatrié, mardi soir, 330 vacanciers qui étaient bloqués depuis une semaine dans ces trois pays.« C'est dommage que la compagnie n'ait pas pris ses responsabilités.Nous avons dû nous rendre à notre ambassade et nous plaindre avant que la compagnie nous donne de l'argent pour nous loger et nous nourrir pendant le délai », a déploré Johann Dumont-Baron.Le jeune homme de 17 ans de Drum-mondville s'était envolé avec un copain vers le Pérou le 4 mars et devait revenir le 20.Il a raté une semaine d'école.La mère du jeune voyageur, Gaé-tane Baron, et son conjoint Marc Desrosiers ont fait le pied de grue pendant de longues heures mardi soir à l'aéroport de Mirabel, le vol ayant trois heures de retard.« Tout ce qui les intéresse, c'est notre argent.C'est un manque flagrant de respect et de professionalisme », a souligné Mme Baron manifestement en rogne contre Tours Amigo.Le gouvernement chilien n'avait pas autorisé le transporteur Air Club International, qui agissait pour Tours Amigo, à atterrir à Santiago, le 20 mars.La famille des C0R0LL ÇONSTRUITESAU A C0R0LLA SD PLUS C0R0LLA DX PLUS C0R0LLA LE PLUS d'équipements «Plus» sans frais M.d'équipements «Plus» sans frais d'équipements «Plus» sans frais' C0R0LLA SD PLUS partir de par mois/ 48 mas C0R0LL A CK PLUS » par mois/ 48 mots + radiocassette AM-FM + volant inclinable + direction assistée* enjoliveurs de roue complets + tapis protecteurs + climatiseur* régulateur de vitesse + tachymètre* siège intégré pour enfant + siège arrière à dossier rabattable 60/40 CORaLAŒPIIJS^JI/^« f climatiseur + glaces, verrous de portières et rétroviseurs assistés* coussins gonflables + moteur 1,8 litre Trois choix intelligents chez votre concessionnaire ®> TOYOTA Modèles différents de ceux présentés.o4»*\\^ Votre concessionnaire Toyota 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