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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-07-07, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche, 7 juillet 1996 Livres ARTS ET SPECTACLES Ln Prcssfî Festival pages 86 et B7 i J : r Le photographe des Kennedy n'a plus qu'une passion le i azz SUZANNE COLPRON Ancien photographe de la Maison-Blanche, l'Américain Jacques Lowe était à Montréal cette semaine.But du voyage : immortaliser le Festival de jazz sur papier glacé.Malheureusement, il a plu trois jours sur quatre.« J'ai besoin de sentir les gens, l'atmosphère.Et pour ça, j'ai besoin de lumière.Un photographe peint avec la lumière et sans lumière, il ne peut pas peindre », disait-il quand nous l'avons rencontré, dimanche dernier, à l'heure du petit déjeuner.Mais ce n'est que partie remise.Jacques Lowe reviendra l'an prochain.Montréal s'inscrit dans une tournée de quelques villes choisies pour la beauté de leur festival de jazz: Montréal, au Québec Montreux, en Suisse, Umbria, en Italie, Sainte-Lucie dans les Caraïbes, Ravinia, à Chicago.Il ne s'agit encore que d'un projet mais le photographe de 64 ans souhaite publier un livre sur le phénomène des festivals de jazz dans le monde.Croyez-le ou non : il y en a 600 ! Bien sûr, ils n'ont pas tous l'envergure du Festival de Montréal.Mais tout de même, 600, c'est beaucoup.En Finlande, pays de cinq millions d'habitants, on en compte sept.« Ici, souligne Jacques Lowe entre deux bouchées de melon et une lampée de café noir, 1,5 million de personnes assistent au Festival de jazz.À Umbria, en Italie, où je dois bientôt me ren- dre, tous les billets de concerts sont déjà vendus.À Montreux, aussi, c'est plein.Il y a une explosion des festivals de jazz dans le monde.» \u2014 Pourquoi avoir choisi Montréal pour illustrer votre livre ?\u2014 Je pense que c'est un merveilleux festival, hormis le temps.La foule est gentille, disciplinée.Et l'organisation est très efficace.Fou de jazz depuis des années, aussi bien dire depuis toujours, Jacques Lowe veut consacrer une dizaine de pages de son livre au Festival de jazz de Montréal.Il a publié un premier ouvrage sur les maîtres de cette musique.Jazz, Photographs of the Master», en octobre 1995, en collaboration avec le journaliste du Boston Globe, Bob Blumenthal.On y retrouve des photos en noir et blanc de Quincy Jones, de Dave Brubeck et de 254 autres jazzmen, auprès desquels Jacques Lowe se sent grand comme ça.Mais le jazz n'est pas la seule passion du photographe.Dans deux semaines, il lance un nouveau livre sur les Kennedy, son troisième, consacré celui-là à l'épouse du président assassiné, Jacqueline Kennedy.Marqué par son passage à la Maison-Blanche, Jacques Lowe est devenu le photographe officiel du président Kennedy à 23 ans.Pendant sept ans, de 1956 à 1963, il a partagé son temps entre Washington et New York, entre les photos de la famille présidentielle et les contrats pour de nombreux magazines auxquels il collaborait et continue de collaborer.Mais à la mort de Kennedy, le Voir LE PHOTOGRAPHE en B 2 Il y a six cents fa»tlvals de Jazz dam le Montréal est l'un des plus intéressants 9 selon Jacques Lowe, et celui de yeux, et aux oreilles, du photographe.Cent mille Québécois suivent James Redfield, le Dmiâhèle des Andes.STÉPHAKCrorVïW collaboration spéciale au Qué- Bien que ta science ait tué Dieu et qu'elle ne réponde plus qu'à des questions pointilleuses, il y a de l'espoir pour ceux et œBès en quête de Sens.Comme l'écrit l'historien des religions, André Couture, dans son livre La Réincarnation : «En réaction contre la complexité de la- science actuelle et son inévitable corn partimentation s'est développée une science seconde, facile, simple et englobante.» Cette nouvelle « science », c'est le Nôwel Age.Et le nouvel évangile de ce mouvement Ce* la Prophétie des Amies de James RedHelcl, dont La Dixième Révélation vient de paraître aux éditions Lafont.D'abord vendu à compte d'auteur, alors qu'aucune maison d'édition ne désirait le publier, ce réck initiatique s'est écoulé à plus de 100 000 exemplaire Devant ce succès inattendu, Warner Books a acheté It livre en 1993, et depuis.Ut toopiiétie c*MdJée plus de 20 foi réédition, a été traduite en plus die 20 tangues, te I s'est vendu dans le inonde, à ce jour, à tout près de cinq millions d'exemplaires, dont 100 bec-Ce succès s'explique bien sûr par un regain de popularité de la spiritualité, mais aussi par la simplicité des enseignements dont regorge le livre.C'est ce que confirme en entrevue à La Presse Francine Boisvert, organisatrice de soirées de discussion inspirées de La Prophétie : « Ce sont des messages qui ont été longtemps véhiculés par des prophètes comme Jésus, Bouddha, Krishna, mais ces messages, qui se résumaient principalement à l'amour, étaient trop codés, » En effet, le style littéraire ( pauvre ) et l'intrigue ( linéaire ) importent peu dans ce roman.Aussi, il saute aux yeux que le héros, parti au Pérou à la recherche d'un manuscrit perdu, dont les révélations sont appelées à changer le monde, agit comme le porte-voix de Redfield.Ainsi guidés, nous apprenons que le monde est cohérent parce que toute chose est composée d'énergie.Aussi, cette force quasi divine, qui se trouve eu chacun de nous, doit être apprivoisée.Pour\\:e faire, i nous invite à explorer nos vies antérieures.Si cha-de nous s'ouvre à ces enseignements, il nous est VwPQUM*HHenB2 « \\ ; KSEUP5 H ¦ I \u2022 .4\" Les BATISSEURS du siècle de Pierre Turgeon i^^y ' Ouvrage publié dans le cadre du centenaire 7^9/ de l'Association de la construction cUi Québec - région Montréal.©\u2014 Un siècle d'histoire de Montréal en images et en mots avec plus de 150 photos.O p H m < û 1 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 Livres « Tout aimer est le secret de me leuneete »9 conclut Marguerite Lescop devant quelque uns dee ivres qui ont laissé leur empreinte dans sa vie.* t Marguerite Lescop : lire pour réfléchir i î c niKi s ni 11 JEAN-BENOIT UOAUT « aime les livres qui me font penser, qui me poussent à la réflexion.Je n'aime pas vraiment lire seulement pour lire.Réfléchir et penser me donnent espérance et amour », dit Marguerite Lescop.La démarche étonnamment alerte pour une femme de son âge, Marguerite Lescop sort de sa cuisine et dépose quelques livres sur la petite table de jardin sur laquelle elle a écrit Le Tour de ma vie en 80 ans.« Attendez, ce n'est pas fini 1 » lance-t-elle en riant, visiblement heureuse d'avoir la chance de partager quelques-uns de ses trésors, avant de redisparaître dans les tréfonds de son appartement du Plateau Mont-Royal.Elle revient quelques instants plus tard, les bras de nouveau chargés de livres, et la collection sur la table prend de l'ampleur.Elle s'assoit et contemple, l'espace d'un moment, le choix qu'elle a fait, se demandant peut-être si elle n'a pas oublié quelque chose.Les autobiographies de Louise Deschâtelets, La Chance était au rendez-vous, et de Denis Monette, Les Parapluies du Diable, côtoient les Pensées de Pascal, Je veux voir Dieu du père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus et La Bible, qui sera la pierre angulaire de son programme estival de lecture.Satisfaite, elle se détend un peu, les traits sereins.Puis, elle tire les Pensées de l'amalgame et commence à en lire des extraits à voix haute.« Les gens pensent que Pascal est inaccessible, mais ce n'est pas le cas du tout », dit-elle d'emblée, sans même attendre la première question.Elle se replonge dans l'ouvrage du philosophe français, perdue dans le dédale des mots et des réflexions que Pascal lui inspire.L'air est parfumé par les fleurs qu'elle entretient minutieusement et un vent frais souffle.Au journaliste qui se risque finalement à l'interroger sur sa sélection, elle avoue candidement qu'il s'agit là d'un choix peu habituel, soit, mais qui s'explique par l'amour de la lecture qui lui fut inculqué par un père éminemment érudit et qui lui est inspiré par l'étape où elle se trouve maintenant dans sa vie.«Je vieillis et je me demande vers quoi je m'en vais », explique celle qui, telle une plante vivace refaisant ses fleurs chaque année, songe à publier prochainement un recueil de ses pensées.« Je n'ai pas d'avenir à bâtir, poursuit-elle, et c'est l'au-delà qui est important.Ma relation avec Dieu est vraiment le moteur de ma vie.» Tout aimer Mme Lescop ne semble pas vraiment enthousiasmée par les ouvrages de fiction.Elle avoue ne pas aimer outre mesure ce qui a trait à l'imaginaire, mais elle jettera quand même un coup d'oeil du côté du nouveau Yves Beauchemin, Le Second Violon, et du classique Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne.le second uniquement pour le titre similaire à celui de son propre ouvrage.« J'ai bien aimé Le Matou mais j'ai peur que le dernier Beauchemin soit un peu trop osé, dit-elle en souriant au sujet du livre d'Yves Beauchemin.Je suis un peu ancienne et il y a certains mots que je n'aime pas.» Et si jamais il lui restait quelques belles soirées d'été à meubler, Mme Lescop n'aura que rembarras du choix entre Le Chemin de Kénoga-mi, de Cécile Gagnon, et Marie Blanc de Jacques Folch-Ribas, « deux récits historiques très bien écrits » qu'elle relira avec plaisir.« Tout aimer est le secret de ma jeunesse, conclut-elle, songeuse.U faut tout développer, le coeur, le corps et l'esprit, tout ensemble.C'est un peu ce que j'essaie de faire avec mes lectures.» Paul Longpré sur le chemin de la spiritualité VENNAT aventure vécue par Paul Longpré pourrait arriver à n'importe qui.U y a une douzaine d'années, cet homme, alors journaliste cadre à La Presse, célébrait son 50e anniversaire de naissance.Il n'était pas devenu le psychiatre qu'il avait rêvé d'être dans sa jeunesse, mais il avait une belle carrière de journaliste derrière lui et croyait être en mesure de relever des défis nouveaux pendant encore plusieurs années, notamment dans la formation de jeunes journalistes.Puis un jour, on le convoque à déjeuner pour lui dire à peu près ceci : « U me semble, Paul, que tu es fatigué, usé.Cela fait neuf ans eue tu relèves défis après défis dans l'équipe de direction.» «Trois mots massue: fatigué, vieilli, usé.Quand je me permets aujourd'hui une petite incursion au pays du ressentiment, ce qui est rarissime, je vis encore l'onde de choc de ces coups en plein ego.» Longpré démissionne donc, se lance à son compte comme journaliste-conseil.« On verrait bien si le vieux était fini.» On était alors en 1988, il avait 53 ans.Malheureusement pour lui, deux ans plus tard arrive la crise économique.« Partout les comptables au pouvoir.Exit l'imagination.Faire toujours plus avec moins: fumisterie.» Trois mois d'angoisse.Puis un coup de téléphone d'un ami de l'Université du Québec à Hull où.Paul Longpré raconte « voyage Intérieur » très depuis, Paul Longpré donne un cours de linguistique.Jusque-là, donc, une histoire assez semblable à celle que vivent malheureusement des dizaines et des dizaines de Québécois de plus de 50 ans qui se voient indiquer la porte de sortie cinq ou dix ans avant la date qu'ils s'étaient fixée pour la retraite.Ils s'en retrouvent meurtris dans leur orgueuil quand ce n'est pas, en plus, dans leur portefeuille.«?Longpré s'en est tiré.Mais les moyens qu'il a pris pour y arriver sont particuliers.Car il se sentait vidé dans son âme aussi.II s'est donc laissé attirer par un groupe de discussion à Longueuil, qui appliquait à ce qu'on pourrait appeler des meurtris de la vie ou des gens à la recherche d'eux-mêmes la méthode des AA ( Alcooliques anonymes ).Ce qui l'obligea à se raconter en public.Puis attiré par la spiritualité, Paul Longpré se laisse amener, un peu sceptique au début, à l'abbaye des Cisterciens de Rougemont, qù il rencontra un moine extraordinaire.C'est là que le livre devient un peu gênant à lire, du moins pour ceux qui ont connu Paul Longpré.Car le « voyage intérieur » qu'il raconte est très personnel et nous fait entrer dans sa vie la plus intime.On se sent transformé en voyeur.Que l'auteur ait lui-même ouvert la fenêtre sur son intimité pour que tout le monde connaisse ce qu'il a vécu n'y change rien : le voyage intérieur de Paul Longpré n'est pas nécessairement d'intérêt public.C'est malheureux.Tous ceux qui ont connu l'homme se réjouiront qu'il soit sorti d'une mauvaise passe.Mais en même temps, ils trouveront sans doute très embarrassant cet étalage de confidences que l'on aurait peut-être préféré igno-ner.DANS LE JARDIN DU MONDE ; CHRONIQUE D'UN VOYAGE INTÉRIEUR, Paul Longpré, Fides, Montréal, 1996.235 pages.Cent mille Québécois suivent James Redfield POURQUOI / Suite de la page B 1 promis rien de moins que l'avènement d'une ère nouvelle et magique.Malgré ce mysticisme et cet uto-pisme, il ne faut pas s'affoler.Parce qu'au fond, Redfield insiste simplement sur l'importance de la connaissance de soi.La répétition Seulement, on se demande bien pourquoi Redfield revient à la charge avec un deuxième roman: The Tenth Insight dont la traduction française vient de paraître sous le titre de La Dixième Révélation de la Prophétie des Andes.Parce que ce livre répète abondamment ce qui se trouve déjà dans La Prophétie.La dixième révélation consiste uniquement à mieux comprendre les enseignements originaux.Qui sait, Redfield s'apprête peut-être à publier une suite, où il s'assurera que nous avons vraiment bien compris les révélations initiales ! Soyons franc : Redfield capitalise sur son succès et vit à fond son « fifteen minutes of famé ».Toutefois, les répétitions de l'auteur ne semblent pas nuire aux ventes, comme en témoigne la popularité de la version originale anglaise, qui occupe la deuxième position au palmarès des best-sellers du New York Times.On peut donc s'attendre au même raz-de-marée dans nos librairies.Ce nouveau succès est probablement redevable au fait que l'auteur étouffe encore une fois toute angoisse face au monde moderne technologique sous un optimisme spiritualiste triomphant, alors qu'il écrit : « Nous pouvons choisir de languir sous la peur, croyant que le monde évolue vers un style d'automatisation, de décadence sociale et de destruction à la Big Brother.ou nous pouvons suivre l'autre voie et croire en nous, qui pouvons sur- H'chsîroloGjle indicée W.*>-.,.-.I Il r \u2022>7r 2394702 INITIATION À L'ASTROLOGIE INOIENNE Samir Azar ÉDITIONS DE MORTAQNE tnétz-vous à l'Mtroiogto de rtnde, le Jyobsh.Découvrez-en la richesse, la sagesse et les principes qui la font s'inscrire parmi les plus grands trésors culturels, philosophiques et spirituels d'une tradition millénaire.En plus d'excellents outils de travail, cet ouvrage comporte un programme informatique que vous pourrez installer sur votre ordinateur personnel.Une passion : le jazz LJK PHOTOGRAPHE / Suite de la page B l_ photographe a rangé ses appareils pendant plusieurs années.Tout lui est soudainement apparu superficiel, futile.Incapable de rester plus longtemps aux États-Unis, il est parti en France où il a vécu pendant 18 ans.Jacques Lowe, né en Allemagne, d'une mère Juive d'origine russe, avait 16 ans quand il a quitté l'Europe pour émigrer aux États-Unis.U y est revenu beaucoup plus tard, à 53 ans.« Je suis très désillusionné de la polique », affirme-t-il en repoussant de la main ses lunettes d'écaillé qui lui tombent sur le front, un geste qu'il répète souvent.Il porte des adidas, des Jeans et la traditionnelle veste kaki des photographes sur un chemisier blanc.Aujourd'hui, Jacques Lowe photographie presque exclusivement des gens connus, des artistes, et collabore à 17 magazines dans le monde, dont Time, Life, Paris Match et Sette, en Italie.Faire des clichés des présidents de compagnies ne l'intéressent plus.Les Bill Clinton, Jacques Chirac et John Major non plus.Il préfère le jazz et sa vie de New-yorkais, père de cinq enfants, aif tumulte de la politique et des affaires/ James Redfield capitalise sur son succès.passer ce nihilisme et qui pouvons nous ouvrir aux vibrations supérieures de l'amour, où nous sommes épargnés de l'apocalypse et où nous pénétrons à l'intérieur d'une nouvelle dimension dans laquelle nous invitons l'esprit, à travers nous, à créer l'utopie envisagée par les prophètes scripturaux.» L'individualisme Ce livre s'inscrit dans un certain air du temps.Alors aue la réalité se fragmente, certains cherchent à l'intérieur d'eux-mêmes les vérités qu'ils ne trouvent plus à l'extérieur.Poussant plus loin cette logique propre à la psychologie populaire, le Nouvel Âge fait de l'être humain une parcelle divine.C'est la victoire de l'individu sur le dogme directif des églises.La spiritualité épouse alors la logique du commerce.Chacun achète selon ses besoins spirituels particuliers.Comme l'explique l'anthropologue Bernard Arcand en entrevue à La Presse, le Nouvel Âge se moule à la tendance occidentale à l'individualisation, qui, elle, se prépare depuis 400 ans.Il en retrace certaines causes : « C'est la réforme protestante, c'est la découverte de l'Amérique, c'est la chute de l'Ancien Régime, c'est l'autorité qui nous file entre les doigts, c'est l'industrialisation.» Le jugement dernier ! La Dixième Révélation a les qualités de ses défauts : Redfield apporte des réponses très limpides à des questions essentielles ( comme le sens de la vie ) sans prendre toutefois le temps de bien les fprmuler.U tue ainsi l'oeuf dans la poule.Malheureusement, cette hâte caractérise de plus en plus les publications du Nouvel Âge.Cela fait contraste avec le mouvement au cours des années 1960 : il avait alors une valeur contestataire et parfois même une prétention scientifique, similaire aux approches ho-listes.Devenue la nouvelle spiritualité de masse, le Nouvel Âge chavire plus souvent qu'autrement dans le mysticisme.C'est pour ces raisons que Jacques Languirand a décroché du mouvement.Traduisant une profonde déception, il dit, en entrevue à La Presse, ces mots de la marquise Dudeffand : « Une grande idée lorsqu'elle tombe dans un petit esprit, elle en prend le contour.» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 Livres ,es aventures faramineuses le l'exilé chilien Sepûlveda NT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale 1 faut sans doute vous parler de la remarquable écriture de cet écrivain d'origi-ne chilienne.Luis Sepûlveda.Mais je l'ai déjà fait comme tant d'autres.Son premier roman.Le vieux Ïiii lisait des romans d'amour, m'avait ittéralement transporté.Sidéré, comme bien des lecteurs.Et je viens de vous signaler, il y a peu de temps, qu'on avait réédité en petit format son troisième.Un nom de torero.Voilà que je reçois ce quatrième : Le neveu d'Amérique.J'aime ces coïncidences qui me font reprendre d'un plat beaucoup aimé et y retrouver avec d'anciennes saveurs encore avivées par l'attente, des parfums nouveaux.Mais j'ai surtout envie de vous parler d'exil, de mal du pays quand on ne sait plus très bien quel est le pays, d'amour pour les pauvres, de solidarité, de prolétaires-unissez-vous, de bouts du monde où l'on partage une grillade bavante de graisse, de déserts de vent où l'on retrouve soudain d'anciens compagnons de cellule .Bref : de politique.Sepûlveda, donc, fut Chilien.Guérillero.Résistant.Enfermé, déporté, torturé.Puis enfin libéré, par miracle.Fuyant une dictature comme seule l'Amérique du Sud peut en inventer de pareille.Quoique : la saloperie historique est elle aussi internationale, comme la solidarité des opprimés.Il courut d'un pays à l'autre, Argentine, Bolivie, Pérou, faisant force boulots, avec au coeur une promesse faite à son grand-père, Pépé, le vieil anarchiste qui obligeait son petit-fils à boire plein de liquides afin qu'il aille ensuite pisser à la porte des églises.La promesse?Aller un jour à Martos, en Espagne, d'où ils étaient tous venus.\u2014 C'est où, Martos?demande l'enfant.\u2014 Ici, dit Pépé en se frappant la poitrine.Alors, Luis Sepûlveda qui maintenant réside à Hambourg, Allemagne, a écrit le roman de son périple, et cela vaut tous les romans d'amour \u2014 parce que c'est un roman d'amour.Chaque chapitre montre une aventure.« À partir de 1973, plus d'un million de Chiliens laissèrent derrière eux leur long pays maigre et malade (.) Ils découvrirent que l'Amérique du Sud est gigantesque (.) Et ils restaient au milieu du monde comme des bateaux à la dérive, sans présent, sans avenir, * Le chapitre de Mâchai a, ville de bananes qui pourrissent.Un Canadien qui veut écrire un livre et prend des notes avec frénésie, finit par choisir une femme pour la vie, Dona Evarista, tenancière de bordel.Le chapitre de Patagonie.La Terre de Feu, le détroit de Magellan, la solitude où quelques bergers châtrent les moutons à coups de dents, « sans perdre une goutte de sang ».Le chapitre de la Cordillère.Les gauchos se racontent des histoires à dormir assis, autour du feu.Cela Luis Sepûlveda » * O C ' M \\ T.Al I.J I! s'appelle le concours de mensonges.Par exemple, l'histoire d'Isido-ro et du pou qu'il élevait sous son aisselle, qui le quitta pour cause de grande maigreur et manque de nourriture, et qu'il retrouva un jour, beaucoup plus tard, en parfaite santé.Celle-là, malgré la présen- ce d'une énorme faute d'orthographe, je vous la recommande : elle finit bien, et elle a gagné le concours de mensonges.Le chapitre de Los Antiguos, où l'on a coupé tous les arbres.Certains avaient huit cents et mille ans.Butch Cassidy et Sundance Kid y passèrent, et préparèrent en ce lieu désolé l'attaque de plusieurs banques.Vrai, ou inventé ?.Il y en a, des aventures.Ce que font les hommes lorsqu'ils sont au désespoir.Lorsqu'ils cherchent une sortie, gardée par des soldats, des prêtres et des politiciens.Le tout raconté avec humour, précision et jubilation.Ces choses-là sont très communicatives.On se sent très heureux d'avoir connu ces gens, ces aventures, ces délires, ces drôleries.Décidément, le roman permet tout \u2014 ici de faire rire et d'émouvoir avec un sujet comme l'exil, et la recherche des racines de Pépé : Martos, en Andalousie.« Je compris que, dans cette région, les hommes prenaient tôt ou tard le chemin de la côte et ne revenaient jamais.Et si l'un d'eux le faisait, c'était toujours en vaincu.» LE NEVEU D AMÉRIQUE, par Luis Sepûlveda, roman, 167 pages, éditions Métai-lié, Paris, 1996.Après la philosophie, la patience par Gaarder STÉPHANE POTVIN collaboration spéciale ans un grand élan d'autoaffir-mation, une certaine élite a créé une expression fourre-tout, la notion de « culture de masse », par laquelle elle désigne les manifestations les plus communes de la culture.Cette étiquette, parce qu'elle englobe des faits culturels de tous les niveaux, n'a sou-veflt aucun sens.On ne peut définitivement pas regrouper sous un même toit les albums ; de Julio Iglesias et le film Schindler's List.Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder appartient à cette deuxième catégorie.Best-seller vendu dans plus de trente pays et à tout près de cinq millions d'exemplaires, ce quatrième roman de l'ex-professeur d'histoire des idées doit sa popularité à une audace et à une intelligence peu communes.Gaarder s'y propose de vulgariser rien de moins que l'histoire de la philosophie, d'Aristote à Voltaire, en passant par Kant et Marx.Depuis quelque semaines, la traduction du troisième roman de Gaarder, Le Mystère de la 1 patience, est en vente dans les librairies.Ce li-vre avait fait connaître le philosophe dans ¦ son pays, la Norvège.Publié par les éditions du Seuil, il ne risque toutefois pas de casser ; la baraque.Parce que la trame romanesque sert cette fois de support à renonciation de principes simples.L'auteur vante ainsi les vertus de la réflexion, de l'authenticité, de l'indépendance d'esprit, et bien sûr, de la pa- -lîehce.Cette dernière leçon, on la tire malheureusement surtout de la longueur du livre.MYSTER ATIENCE tiri 1 Le Mystère de la patience n'est pas aussi chargé de substance que Le Monde de Sophie.Cela dit, il n'est pas dépourvu d'esprit, comme en témoigne ce passage : « Un cosmonaute russe et un chirurgien du cerveau russe parlaient du christianisme.Le chirurgien était chrétien, le cosmonaute non.Je suis souvent allé dans l'espace, se vanta le cosmonaute, mais je n'y ai jamais vu d'anges.» À quoi le chirurgien répondit : « Eh bien, moi, j'ai souvent opéré des cerveaux très intelligents et je n'y ai jamais vu la moindre pensée.» Malgré le fait que Le Mystère de la patience ait remporté un prestigieux prix littéraire en Norvège, il déçoit.Aussi, c'est plutôt le phénomène Jostein Gaarder que l'on retient.Il nous rappelle l'avantage qu'a la philosophie sur la plupart des arts : elle peut être vulgarisée.En effet, que fait-on pour rendre plus accessible l'écoute d'une ouverture démoniaque de Rachmaninov?On la joue au ralenti ?LE MYSTÈRE DE LA PATIENCE, Jostein Gaarder, Éditions du Seuil, Paris, 1996,379 p.en collaboration avec COMMUKiCATIONS présente .S\" Les Bouquinistes du Saint-Laurent ¦M» À Montréal, sur les quais du Vieux-Port du 5 au 21 juillet de llh à 23h LU 2 O LU ce CL LU a O 50 boites de livres à ciel ouvert ! Des livres anciens, neufs ou d'occasion, gravures, estampes, à tous les prix, pour tous les goûts.Théâtre, musique et jeux concours.Accès gratuit.Projections en plein air de films de Marcel Pa&nol LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL ovs atcoots du «Je vais me mettre à acheter des billets de loterie ! » Roy Patterson et son quartette remportent le Prix de jazz du Maurier ALAIN BRUNET « C'est la première fois de ma vie que je gagne quelque chose.Je vais me mettre à acheter des billets de loterie ! » blaguait hier le guitariste, dont le quatuor porte le nom.Le Roy Patterson Quartet venait de gagner le Prix de jazz du Maurier.Le groupe a d'ailleurs célébré cette victoire en se produisant à deux reprises hier: sur la scène du Maurier ainsi qu'en première partie du concert de clôture mettant en vedette les trompettistes Al Hirt et Pete Fountain.Originaire de Nouvelle-Ecosse, Roy Patterson est actif sur la scène du jazz canadien, et ce depuis plusieurs années.Outre The Corning of Angels, son dernier disque enregistré en quatuor, il a lancé The Release et The Acadiana Suite \u2014 tous sur étiquette Unity.« Mes premières influences, explique le musicien, ont été Wes Montgomery, John Coltrane et le Miles Davis Quintet des années 60.J'étais alors adolescent, je jouais du rock'n'roll.Par la suite, ily a eu des gens comme John Abercrombie, Kenny Wheeler, Richie Beirach.« J'ajouterais que ma musique est plus proche du folk que d'un bebop à saveur de blues.Ce que je fais maintenant est en quelque sorte un prolongement de ces influences.Sauf la guitare, le reste de l'instrumentation est acoustique dans mon groupe.» Diplômé des universités York et McGill, Roy Patterson dit avoir surtout appris en jouant, en se frottant aux impros et compositions d'autres musiciens de la Ville reine.« Puisque faire du jazz L \\ PHOTO BERNARD BRAOLT.UPlMM Le guitariste Roy Patterson et deux des membres de son quartette qui se produisait hier sur la scène du Maurier après avoir remporté le Prix de Jazz du même nom.n'était pas chose facile dans les Maritimes, j'ai dû déménager à Toronto, une ville propice à la musique.Pour chaque instrument, on peut y trouver plusieurs représentants de calibre international, un beau défi en soi.Mais Toronto est davantage une ville d'affaires que de culture.Ça change lentement.» Appelé à circonscrire « l'angle Roy Patterson », le principal intéressé esquisse une réponse.« Je ne suis pas sûr d'être précis.Mais je vous dirai tout de même que certains ont relevé une dimension spirituelle ( quête d'énergie, contemplation, etc.) dans mes compositions.Ce que j'essaie toujours de cultiver, effectivement.J'ai, dans cette optique, étudié les arts martiaux ainsi que le zen.» Créé en 1982, le Prix de jazz a pour objet de procurer un maximum de visibilité aux musiciens canadiens.Invités à se produire dans le cadre des concerts gratuits au Festival international de jazz de Montréal, les jazzmen et jazz-women sélectionnés pour la compétition sont tous actifs d'un océan à l'autre.Outre les statuettes évoquant le prix du Maurier, une bourse de 5000 $ a été octroyée à Roy Patterson.La bourse Socan D'autre part, une bourse Socan fut attribuée hier au guitariste Éric Saint-Laurent, du groupe Life on Mars, pour sa pièce Canals of Mars.Un montant de 1000 $ était associé à ce prix.« C'est tout un honneur de recevoir un prix de composition pour une pièce de jazz, a déclaré Saint-Laurent.Parce qu'une pièce de jazz, c'est en grande partie improvisé.Donc, je ne peux m'en tirer sans remercier les autres membres du groupe : le batteur Greg Smith et le contrebassiste Mike Milligan, sans compter le saxophoniste David Binney, qui a participé à certains de nos enregistrements et concerts.La vie jazz de Lise Curry SONIA SARFATI ^mm ' ^ ous habite/ à // m / New York ?\\\\ m # Vraiment?/ Vous ne vou-(iriez pas ^ m'épouser ?», a lancé le jeune homme à Lise Curry, tandis qu'ils couraient, vendredi soir, entre le Théâtre Maisonneuve où ils venaient de voir Kenny Barron et la Salle Wilfrid-Pelletier où ils allaient assister au spectacle de Sonny Rollins.« Des choses comme ça, il m'en arrive tout le temps », fait en riant cette Montréalaise d'origine mais New-yorkaise d'adoption.Veuve du chanteur de jazz Ed Curry, décédé en 1987 du cancer du poumon, elle revient année après année au Festival International de Jazz de Montréal.Son point d'ancrage ?Le lobby du Méridien.Elle y prend l'apéro avec Pierre Béluse, Walter Bacon, Spike McKendry et autres jazzmen avec lesquels son mari chantait autrefois.Puis, elle va assister aux spectacles, avant de retourner à l'hôteLJusqu'aux petites heures du matin, ses amis et elle parlent jazz et refont le monde.« Quand je rentre chez moi, à Brooklyn, je n'ai plus de voix et mes joues traînent sur mes genoux ! », s'exclame-t-elle, dans un français qui au fil des ans, dans les inflexions plus que dans les mots, s'est coloré à l'américaine.' Il faut dire que Lise Curry s'est installée à Brooklyn peu après son mariage avec Ed Curry, en 1967.Ils s'étaient rencontrés au Black Bottom, à Montréal.Il chantait.Elle assistait au spectacle avec des amis.Elle était collégienne.Il avait 25 ans de plus qu'elle.Elle était petite et blonde.Il était grand et noir.Ce fut le coup de foudre.Le début d'une grande histoire d'amour, menée sur air de jazz.« Eddy a chanté avec Dizzy Gillespie, Chico Hamilton, Nelson Symonds.U connaissait Miles Davis, John Coltrane, Duke Ellington, Elvin Jones et tellement, tellement d'autres, raconte Lise Curry.Il me les a présentés, mais j'étais tellement jeune à ce moment-là ! En fait, je n'ai vraiment réalisé qui ils étaient et compris ma chance que des années plus tard.» Sauf dans certains moments, magiques.Comme cette soirée où elle a rencontré Duke Ellington, dans sa loge tapissée de roses.Le compositeur et chef d'orchestre lui a offert une des fleurs.Et, Curry durant le spectacle, il a dédié une chanson « à Ed Curry et à sa charmante compagne ».Le guitariste Nelson Symonds est, lui aussi, à l'origine de beaucoup de souvenirs.« Il voulait toujours que mon mari interprète avec lui Polka Dots and Moonheams, se souvient Lise Curry.Aujourd'hui encore, quand il sait que j'assiste à un de ses spectacles, il la joue.Pour moi.» Et elle, elle entend presque la voix d'Eddy.Il est parti si vite.« Le médecin a posé le diagnostic au mois de février 1987.En mai, tout était fini », souffle-t-elle.Ed Curry est toutefois parti heureux.Son épouse en est persuadée : « Il avait demanda à son ami Bill Hartley ( réalisateur du bulletin d'information Puise ) d'essayer de le booker pour le.Festival de jazz de Montréal, car Bill connaît certains organisateurs de l'événement.Nous savions qu'Ed ne tiendrait pas jusque-là.Et nous avons décidé de lui dire que ça fonctionnait.Qu'il serait .à Montréal en juillet.» U s'est éteint deux mois avant.Heureux, répète Lise Curry.Mais pourquoi voulait-il tant être du FIJM ?La question étonne Lise Curry.« Quand ils y participent une fois, les musiciens tt les interprètes de jazz ne veulent qu'une chose : y revenir, affirme-t-elle.J'ai rencontré Kenny Barron il y a plusieurs mois, alors que l'entente n'était pas encore conclue avec le Festival, pour cette année.Et, vraiment, il espérait que ça fonctionne ! » C'est qu'à New York, dit-elle, une rumeur court.Selon laquelle le Festival International de Jazz de Montréal est le meilleur du genre au monde.On ne la contredira pas.i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 PHOTO BERNARD BRAULT.Lâ Pressé Le Bernard Primeau Jazz Ensemble a attiré une des grosses foules du 17\u2022 Festival de jazz de Montréal», hier à la grande scène du Maurîer.De quoi faire sourire le pianiste Jean Beaudei.juillet.Archambault, Sam et Music World \u2022 * Vendent plus de disques de jazz en 10 jours que dans le reste de l'année SONIA SARFATI S'il y avait du monde hier devant les scènes du Festival international de jazz de Montréal, il y en avait aussi dans les magasins de disques situés sur le site et à proximité ! « Nous allons vendre davantage de disques de jazz durant la seule durée du Festival que nous n'en avons vendu depuis notre ouverture, en octobre », note Jean-François Ménard, assistant-gérant chez Music World, dont l'entrée donne sur Sainte-Catherine \u2014 entre les scènes Nescafé et du Maurier.Mieux placé que ça.« C'est un peu comme un autre Noël », indique Gilbert Soupras, gestionnaire du département de jazz d'Archambault / centre-ville.Département qui, pour une deuxième année, a été partiellement et temporairement installé sous une u-nte plantée en plein sur la place du FIJM.Autant dire que ça roule là-dessous : « Nous devrions vendre entre 10 000 et 12 000 disques compacts de jazz pendant le Festival », fait M.Soupras.Disons que le sourire qui accompagne ces quelques mots est loin d'être feint.« Exceptionnel ! » Le mot jaillit spontanément de la bouche de Bill MacEwen, assistant-gérant chez Sam the Recordman, lorsqu'on fait allusion à l'impact que pourrait avoir sur les ventes de disques de jazz l'événement qui se déroule à quelques centaines de mètres du magasin.« Vraiment exceptionnel », répète-t-il en hochant la tête.Reste que derrière ces caisses qui encaissent et ces visages satisfaits se cachent des semaines de planification, de remplissage de listes de commande et de réaménagements des lieux.Dernier point particulièrement évident chez Music World, où le client qui entre se retrouve habituellement face aux nouveautés et aux spéciaux \u2014 du style « achetez-en trois, le quatrième est gratuit ».Depuis le 27 juin, ce sont les Char-lie Haden, Sonny Rollins, Horace Silver, Chick Corea et autres Bud Powell qui trônent à l'avant-plan.« Mais notre surprise, c'est Jesse Cook.Les huit spectacles qu'il a donnés au Spectrum en haut ont eu un impact énorme sur la popularité de son disque », note Jean-François Ménard.Que doit-il en être, alors, des re- tombées provoquées par l'hommage à Louis Armstrong ?Hé bien, pas plus impressionnantes que ça, selon Gilbert Soupras : « Ces grands événements promotionnels déplacent les foules, d'accord.Mais pas nécessairement des gens qui achètent », fait-il.Le reste du temps, par contre, le lien entre les ventes et les spectacles est on ne peut plus direct.Ainsi, sous la tente tenue par l'équipe d'Archambault, la caisse se trouve à côté d'un comptoir portant les mots « En spectacle aujourd'hui ».« De plus, on étudie le programme et juste avant que les spectacles ne se terminent à la Salle Wilfrid-Pelletier ou au Théâtre Maisonneuve, on sort les disques des artiste* que les gens viennent d'entendre On sait que ce sont eux qui vont partir », dit M.Soupras.Phénomène identique chez Music World qui, à l'occasion du Festival, est ouvert de 9 h à minuit tous les jours et où travaillent 15 personnes de plus qu'à l'accoutumée.À noter tout de même qu'hier, que les disques n'étaient pas les seuls à s'envoler \u2014et le vent n'avait rien à voir avec ça ! Bière, casquettes et cornets de crème glacée étaient aussi en demande.Chaleur oblige.crooner canadien Densil Pinnock a tout pour lui ALAIN BRUNET D'origine torontoise, ex-résidant Montréalais, résidant de Vancouver, Densil Pinnock n'est certes pas un révolutionnaire.Ni un réformateur.Minuscules, les pointes d'originalité.Excellent crooner au demeurant, le jeune homme de 30 ans s'applique à faire revivre le répertoire d'une autre époque.Bon pianiste ( il devrait jouer davantage ! ), excellent chanteur, très beau gosse, du charisme en prime.Imaginez ce Pinnock qui vous entonne Stardust, Mena Lisa, The Look of Love ou Les Feuilles mortes ( en français, s'il-vous-plaît ).Qui fait siens les classiques de Cole Porter, Nat King Cole, Burt Bacha-rach, Kurt Weill, Joseph Kosma et autres génies de la chanson pop.Nous ne parlons pas de bebop, de jazz sérieux, mais bien de vieille pop à saveur jazzy.Les ressources muséologiques sont infinies, est-on tenté de soupirer.On aura aussi droit à un intermède instrumental de l'associé Bill Coon ; guitariste et arrangeur émé-rite, il nous servira Careful, classique de Jim Hall ; correctement joué, sans plus.L'orchestre du tandem Pinnock / Coon est un combo montréalais ( Steve Kaldestad, saxophones, Dave Lang, batterie, Daniel Lessard, contrebasse ) auquel on a greffé une section de cordes.Concept intéressant, bien livré, mais pas assez rodé pour que l'on puisse conclure à une grande soirée.À constater le réaction enthousiaste de l'auditoire, on doit réaliser l'ampleur du marché potentiel d'un tel concept.D'autant plus qu'aucun crooner noir ne marche fort aux USA.Depuis Harry Con-nick Jr, il y eut John Pizzarelli, deux visages pâles.Qui d'autre ?Aucun black, en tout cas.Natalie Cole, de son côté, est limitée à des duos virtuels avec son défunt père.Vous me voyez venir ?Bien distribués et vantés par une puissante étiquette de disques, Pinnock et son associé Coon pourraient faire la grande passe aux USA.Hier au Spectrum, des représentants de l'étiquette Verve étaient sur place.Il n'étaient pas là que pour se distraire.r Oliver et Donato En fin d'après-midi, j'assistais à une tranche de la prestation offerte par le Roy Patterson Quartet, livrée à l'extérieur \u2014 scène du Maurier, 16 h.Composé du pianiste Brian Dickinson, du contrebassiste Mike Downes, du batteur Ted Warren et du guitarioste Patterson, le groupe gagnant du Prix de Jazz du Maurier livrait des impros, fluides, coulantes, fort bien exécutées.Fidèle l'esprit de Patterson, ce jazz quasi méditatif ( que l'on dit « de chambre » ) était joué sans éclat.Guitare dénouée d'effets, piano acoustique, section rythmique impeccable.La cohésion ne fait pas de doutes.J'ai ensuite fait un saut au Monument National, où se produisait l'ensemble de Jan Jarczyk, pianiste montréalais d'origine polonaise.De redoutables improvisateurs l'accompagnent : Rémi Bolduc à l'alto, Kelly Jefferson au ténor, Alec Wal-kington à la contrebasse, André White à la batterie.Catalysées par ces musiciens de talent, les architectures de Jarczyk s'avèrent intellectuellement élevées, mais aussi musclées, vigoureuses, reposant sur des bases rythmiques plutôt viriles \u2014 la patte d'André White n'est pas de velours, on l'a déjà écrit-Dernière escale au menu, un concert à guichets fermés.Qui d'autre que Michel Donato et Oliver Jones ?Rencontre éminemment sympathique au Monument National, mettant en relief la virtuosité proverbiale des deux compères.J'aurai eu droit à un premier « set » de standards.À la fois prévisible, rigoureux et inspiré, tout plein de swing.Derrière un Oliver Jones toujours aussi étincelant, un contrebassiste heureux d'être là, prêt, à donner la réplique de brillante façon.Le public aura adoré.\u2022a » i' PHOTO BERNARD BRAUIT.LaPrm» Densil Pinnock et Bill Coon Nelson Symonds avec les grands Le guitariste Nelson Symonds est devenu le huitième gagnant du Prix Oscar-Peterson avant le concert de clôture du Festival de jazz, hier soir, joignant ainsi les rangs d'un club sélect où Ton compte déjà les Oliver Jones, Vie Vo-gel et Paul Bley.Originaire de la Nouvelle-Ecosse, Symonds est devenu Montréalais d'adoption à la fin des années 50 et il a joué avec les Roland Kirk, Pepper Adams, Thad Jones et Benny Golson.Le vice-président à la programmation David Jobin a remis à Symonds le Prix Oscar-Peterson attribué chaque année à un musicien ayant apporté une contribution exceptionnelle au jazz canadien.L'an dernier, le gagnant était Michel Donato.FESTIVAL INTERNATIONAL F'; VA* DE MONTREAL IllJlillllJllJl.lJUI PHOTO BERNARD BRAUIT.tf Dimanche 7 juillet 1996 Midi Place du Complexe Desjardins Bezzù Terrasse Salute Italia L'Orkestre des Pas Perdus 1*1 Terrasse Salute Italia Streetnix 14h (et 15h30) Place du Complexe Desjardins La Petite École du Jazz Terrasse Nescafé Heavy Steel Pan Ensemble 15h Terrasse Air Canada Streetnix 16h (et 22h30) Cinéma Impérial Ciné-Jazz La musique de Kansas City Scène du Maurier Tony Romandini Quartet 17h Terrasse Nescafé La Bande à Jazz Terrasse Salute Italia The Rhythm & Truth Brass Band Terrasse Air Canada Ceux qui marchent debout 18h Scène du Maurier Vie Vogel Big Band 19h Place du Maurier Bèvinda Scène Labatt Blues Bob Harrisson « Unplugged » Terrasse Nescafé John Labelle Quartet 20h Scène Labatt Bleue Dry Walle Larsson Group Terrasse Air Canada Sexteto Canyengue Place d'Animation Sweet Dixie 21h Spectrum de Montréal Maceo Parker et son orchestre Scène du Maurier The Hellecasters Place du Maurier Chelsea Bridge Tentet Scène Labatt Blues Nathan and the Zydeco Cha Chas 22h Scène Labatt Bleue Dry Virunga Place d'Animation Joaqun Daz Terrasse Nescafé Sweet Dixie 23h Scène du Maurier The Hellecasters Scène Labatt Blues Bob Harrisson « unplugged » Minuit Tente Du Maurier Bob Milne Terrasse Nescafé Joaqun Daz 0h30 Spectrum de Montréal Nathan and the Zydeco Cha Chas B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 7 JUILLET 1996 Les uns et les autres » Ai.- ur grand écran, les déclarations d'amour sonnent plus juste.Surtout quand le dialoguiste est inspi-ré et les partenaires bien assortis.De Gabin à Keanu Reeves, ils ont tous une façon bien à eux de dire « Je t'aime.» En voici quelques exemples relevés par le magazine Jeune et Jolie.m « Je me sens tarte en disant ça.Je te connais depuis hier seulement et même si je suis une call-girl, je crois que je t'aime.» ( Patricia Arquette à Christian Slater dans True Romance) m « Belle, vous n'êtes pas faite pour être une servante, même le parquet veut devenir votre miroir.Je vous arracherai de force à cette vie stupi-de.» ( Jean Marais à Josette Day dans La Belle et la Bête ) m « Tu es beau, tu es mon amour.Je t'ai toujours connu, je n'ai connu que toi.» ( Jeanne Moreau dans Les Amants ) m « Je t'aime.Faut-il que je t'aime pour que tu me fasses te le dire.» ( Louis Jou vet dans Hôtel du Nord ) ¦ « Tu me tues, tu me fais du bien.Comment me se-rais-je douté que cette ville était faite à la taille de l'amour?Comment me serais-je doutée que tu étais fait à la taille de mon corps même ?Tu me plais, quel événement.» ( Emmanuelle Riva dans Hiroshima mon amour ) m « Avant de vous voir, je n'avais éprouvé que le désir, l'amour jamais.» ( John Malkovich à Michelle Pfeiffer dans Les Liaisons dangereuses ) ¦ « Si j'étais aveugle, je passerais mon temps à caresser ton visage, et ton corps aussi.Et si j'étais sourd.Patricia Arquette et Christian Slater dans True Romance.j'apprendrais à lire sur tes lèvres avec mes doigts.Même si tout ça doit finir mal, je suis enchanté de vous connaître, madame.» ( Belmondo à Deneuve dans La sirène du Mississippi ) ¦ « Tu es belle Héléna, si belle que te regarder est une souffrance.C'est une joie et une souffrance.» ( Depardieu à Deneuve dans Le Dernier Métro ) ¦ « Je vous aime, j'étouffe, je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop.Et ton nom dans mon coeur a l'écho d'un sanglot.De toi je me souviens de tout, j'ai tout aimé.» ( Depardieu à Anne Brochet dans Cyrano ) ¦ « Je veux qu'on parle de mon univers.Mon univers c'est toi.Je t'aime toi.Je veux vivre avec toi, je veux faire un bébé avec toi.» ( Rosanna Arquette à Jean-Marc Barr dans Le Grand Bleu ) m « Je vous aime plus que tout.Jamais je n'ai autant désiré une femme.C'est un soldat qui vous aime.Embrassez-le, Scarlett.Qu'il s'en souvienne au combat.Faites semblant.J'irai me faire tuer avec un beau souvenir.\u2014 ( Clark Gable à Vivien Leigh dans Autant en emporte le vent ) m Vous trouvez pas qu'on est bien assortis ?On est faits l'un pour l'autre, comme le petit pois et sa cosse, comme une serrure et sa clé.» ( Al Pacino à Michelle Pfeiffer dans Frankie et John-ny) ¦ « Je vous offre la vie éternelle, l'amour hors du temps, le pouvoir des tempêtes et des bêtes de la terre.Accompagnez-moi, soyez mon épouse à jamais.» ( Gary Oldman à Winona Ryder dans Dracula ) ZOOM Enya Elle parcourt le monde appelée par ses fans et, au Japon, en Allemagne, à Taïwan, en Suède, en Corée, au Québec la lancinante mélancolie de sa musique est chaque fois reçue comme une impression intérieure.J J Cette ligne mélodique, née \\\\ de mes racines, fait A \\ réfléchir les gens.Ces gens qui vivent avec le bruit et qui ne prennent jamais le temps.Tous me racontent des histoires différentes mais toujours ma musique les touche.Un jour, on m'a dit que j'avais sauvé un mariage.Le couple ne se parlait plus, mais l'homme et la femme ont communiqué à nouveau dans l'amour de cette musique.Mon idée est qu'il faut que le temps soit présent et passe dans ma musique.Quand je reviens dans mon pays, je parle gaélique.J'adore les histoires sur l'Irlande mythologique.Les druides restaient magiques en conservant entre eux leurs secrets scientifiques ; ils communiquaient d'ailleurs avec une langue incompréhensible pour les autres.Ils détenaient leur pouvoir de leur savoir.» Femme POP-CORN ¦ Ma mère pensait que tout le monde avait des qualités, même si elles n'existaient pas.Nous avons tous hérité de cette attitude, la capacité de déceler la beauté que chacun a en soi.John Tra vol ta ¦ N'importe qui peut se dire brave, mais le vrai courage consiste à savoir ce qui est en jeu et à aller de l'avant quoi qu'il advienne.MegRyan ¦ Si je dois renoncer à passer mon temps à jouer avec mes petits-enfants pour réaliser un film, il faudra d'abord que je sois convaincu qu'il en vaut la peine.Alan Aida LES MOTS Qui s'y frotte s'y pique ¦ Celui qui s'attaque à quelqu'un doit en mesurer les risques.Ce qui est maintenant un proverbe était à l'origine la devise de Louis XI à laquelle était jointe l'emblème d'un fagot d'épines.On ne tpuve pas de traces écrites du passage de la devise personnelle à sa généralisation en proverbe avant le début du XIXe siècle.FLASH Référence Ile a déjà été accusée d'inciter à l'anorexie à cause de son extrême minceur.Aujourd'hui, Kate Moss se voit reprocher de favoriser le risque de cancer par son vice tabagique.Playboy ayant ressorti de ses archives une vieille photo d'elle, seins nus, cigarette aux lèvres, la Haute Autorité de l'éducation pour la santé, en Grande-Bretagne, ainsi qu'une Ligue antitabac américaine lui sont tombées dessus.« Les top models représentent une référence pour des mil-lions d'adolescents, estiment ces organismes, et ne peuvent donc pas promouvoir une image positive de la cigarette.» La polémique ne semble pas avoir im-pressionné Kate Moss.Réaction : « Stallone ou Schwartzenegger massacrent des centaines d'individus dans leurs films, et c'est à moi que l'on s'en prend parce que je fume, c'est ridicule.» Diva : bis ¦ Diana Ross sera la vedette d'un remake du film de Jean-Jacques Beineix, Diva.La société de production de l'actrice-chan-teuse a acquis les droits du film au terme d'une année de négociations.Dans la version originale, le rôle était tenu par Wilhelmenia Fernandez.Illustre inconnu ¦ Robert Redford est l'une des stars les plus connues à travers le monde, sauf au Con-necticut.Le Sundance Kid ayant voulu encaisser un chèque dans une banque de Westport, la caissière a insisté pour qu'il produise une pièce d'identité avant de lui remettre son argent.Le modèle Sofia ¦ Le maire de Dino Marina, en Italie, offre huit jours de vacances tous frais payés dans sa charmante station balnéaire à toutes celles qui peuvent se prévaloir des mensurations de Sophia Loren : 90-60-90.À deux centimètres près.Deux stars, une ville ¦ Bruce Willis et Demi Moore s'offrent une ville entière : Hailey, dans l'Idaho, où ils ne feront projeter, dans l'unique cinéma, que leurs propres films.Les deux stars ont déjà réussi à faire l'unanimité des habitants contre eux en voulant moderniser la rue principale, qui perdrait son cachet western.Robert Redford Kiefer - : Sutherlarid Victor et Hugo ¦ Dans Notre-Dame de Paris, le nouveau dessin animé de Waflt Disney, les deux gargouilles de Quasimodo s'appellent Victot et Hugo.Kief er tourne ¦ C'est en Ut ah que Kiefer Su-therland vient d'entamer .son premier film de cinéma en tant que réalisateur Truth or Conséquences, qui raconte la fuite au Mexique de trois criminels.Il y tient le rôle principal, entouré de Den-nis Hopper et Rod Steiger.Kiefer avait déjà réalisé en 93 un téléfilm Lâst light.Hello, Barbra ¦ « Hello, Gorgeous ! »: c'est le nom du dernier lieu branché de San Francisco, loufoque musée-galerie-boutique exclusivement consacré à Barbra Streisand.\\ \\ Madame la baronne ¦ Jamie Lee Curtis est devenue baronne à la cour d'Angleterre non pas pour les besoins d'un film mais dans la réalité.Le décès de son beau-père a transmis le* titre de lord Haden-Guest à son mari.Christopher Guest.Jumeaux du silence ¦ L'héroïne sourde-muette des Enfants du silence, Mariée Matlin, a eu une petite fille, Sarah Rose, exactement au moment où, à la télévision, son personnage dans la série Picket Pences accouchait d'un petit garçon ! Ustînov et l'amour ¦ Peter Ustinov sera l'un* Ides principaux interprètes de Stijf Up-per Lips, une comédie située au début du siècle et prenant pour cible la haute société anglaise et sa morale sexuelle répressive.L'histoire est centrée sur une jeune héritière dont la quête désespérée d'amour l'amènera d'Angleterre jusqu'en Inde après un saut par l'Italie.Grippe-sou ¦ Sylvester Stallone n'est pas très populaire auprès des serveuses du Mirage, à Las Vegas.Il y joue ( et perd le plus souvent ) plus que celles-ci gagnent en toute une année, mais il se fait sans cesse servir à boire par les malheureuses sans même daigner les: remercier, ce dont elles se passeraient s'il leur donnait au moins un pourboire, ce qu'il ne fait'pas non plus.SOURCES : AP, Globe, Studio, Enquirer Sylvester Stallone Pas de répit pour les festivaliers EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale as le temps d'avoir les bleus même si le Festival de jazz de Montréal prend fin ce soir.Je voudrais avoir le don d'ubiquité ou posséder un hélicoptère.Je voudrais ne pas manquer une note de jazz ni le feu d'artifice de l'Australie à La Ronde ce soir et j'irais bien à Québec aussi pour voir le mégashow rock Lollapaloozza ( le groupe Metallica jouera à 21 h 30, soit dit en passant ) et ce, en plein Festival d'été de Québec ! L'atmosphère doit être électrisante.Tiens, il y a aussi plus paisible : si vous êtes sur la route des vacances, arrêtez-vous à Drummondville pour vous réconcilier avec le monde, au Festival mondial de folklore ! Toutefois, pas de répit pour les festivaliers à Montréal, même pas une journée « Off Festival ».Dès demain, le son des klaxons aura remplacé celui des trompettes sur la Sainte-Cal', mais on changera de quartier et de beat ( pour le World Beat ) avec le Festival des Nuits d'Afrique.Et comme dit si bien Jean Rafa, c'est pas fini.Est-ce bien lui ?¦ En vadrouille, il m'arrive souvent de croiser la vaillante équipe de 10-07 qui filme dans différents endroits en ville avec Gildor Roy, Patrick Labbé, Gilbert Sicotte, etc.L'autre soir, j'ai fait ralentir mon taxi pour saluer un technicien en passant et je n'ai même pas reconnu Michel Barrette qui était assis à côté du motorisé ! Il m'a envoyé la main, mais ce n'est qu'après, en voyant une nouvelle photo de lui en sergent-détective, dans L'Affaire Kafka que je l'ai reconnu : très beau, très « monsieur » avec moustache, barbichette, costume sombre et cravate ! Aurait-il pris le goût de l'horreur ?¦ Le beau Roy Dupuis semble prendre goût à l'horreur ! Ou vice-versa.Après avoir été la vedette robotique de Screamers de Christian Duguay, il sera la vedette du film Hemoglobyn de Peter Svatek ( Sci-Fiyhters ) avec l'imposant Rytger Hauer ( Blade Runner, Night Hawks ) dont ce sera le deuxième film d'affilée avec ce réalisateur canadien.En mai dernier, ils tournaient ensemble Call of the Wild à Saint-Michel-des-Saints et Rawdon, pour le même producteur.Peter Kroo-nenberg ; et pour ce nouveau film d'horreur, ils se retrouvent avec la même productrice déléguée, Hélène Boulay, qui est aussi la directrice de production.Elle a d'ailleurs eu beaucoup de difficulté à trouver l'île où se déroule la majeure partie de l'action d'Hemoglobyn, mais elle a finalement trouvé un endroit hallucinant : Grand Manan, une petite île au milieu des grandes marées dans la baie de Fundy, à la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine.Il y a un village sur pilotis, un phare et de l'espace pour construire le décor ( dont un château et des grottes sous-terraines ).L'équipe logera chez l'habitant.L'action d'Hemoglobyn commence en 1652 en Hollande.Vermeer peint le portrait d'Eva Van Daam, une litre aristocrate des plus narcissiques.En dehors d'elle-même, elle n'aime qu'une seule personne au monde : son frère jumeau ! Lorsque le roi interdit le mariage consanguin entre aristocrates, Eva quitte le pays et vient s'installer, avec son besson évidemment, dans une île du Nouveau Monde.Les Van Daam s'y construisent un château et s'y terrent.Pour toujours.On ne les a jamais revus.Roy Du- puis arrive dans l'île en 1996.Enfant adopté, il est à la recherche de ses ancêtres et de descendants de sa famille car il est atteint d'une mystérieuse maladie du sang, qui peut être héréditaire.Le Dr.Marlow ( Rutger Hauer ) n'a pas l'air rassurant, mais il connaît l'histoire des Van Daam : 300 ans de dégénérescence.C'est l'horreur : les descendants des Van Daam sont devenus des monstres.Ils se sont fait une vie sous-terraine.Ils ont perdu l'usage de leurs jambes.Aujourd'hui il sont culs-de-jatte, ils ont des yeux tout le tour de la tête, deux ou trois nez, des crochets aux mains, enfin voyez le genre ?Hélène Boulay ratisse les centres de conditionnement physique pour handicapés pour trouver de vaillants culs-de-jatte qui se servent de leurs mains pour marcher et qui pourront supporter de longues séances de maquillage et de longues heures de tournage dans des tunnels au mois d'août.Le tournage d'Hemoglobyn commencera le 15 juillet.C'est une production Blood-line Films.» Un party très, très « gai ¦ Auparavant, Roy Dupuis terminera cette semaine le tournage d'un autre film, en français celui-là, sa toute première comédie : J'en suis de Claude Fournier avec Patrick Huard, Albert Millaire, Charlotte Laurier, France Castel ( qui joue la mère de Roy ), Nanette Workman ( Eh oui ! Elle joue Sandy, l'amie de France Castel ), aussi Sophie Faucher, Normand Lévesque et d'autres qui se retrouveront le jeudi 11 juillet pour le tournage d'une scène de party très « gai » en rouge et noir à l'occasion d'un vernissage.En l'occurrence, ce sont des tableaux de Daniel Barkley qui seront exposés et Claude Fournier espère pouvoir filmer de vrais critiques à l'oeil, pardon : à l'oeuvre, ce jour-là.Nanette à La Rochelle ¦ Nanette ira ensuite participer aux FrancoFolies de La Rochelle en France.Un festival dont je garde un merveilleux souvenir.La délégation québécoise comprend Jean-Pierre Ferland, les Colocs, Kevin Parent et Paul Piché.Du 12 au 17 juillet, ils côtoieront les Dick Ri-vers, Johnny Hallyday, Francis -Cabre!, Maxime LeForestier, Lokuo Kanza, Zachary Richard, etc.etc.Kevin Parent à Spa ¦ Kevin Parent ira ensuite participer aux FrancoFolies de Spa en Belgique (du 18 au 21 juillet).Dans le cadre de ce festival, la soirée Bruxelles / Wallonie-Québec mettra en vedettes le crooner belge Roland Dacos et.Robert Charle-bois I Sur ce, bon dimanche et bons festivals ! > LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 ?B9 Ying Huang : triomphe mérité CLAUDE GINGRAS Celle qu'on appelle « la petite Chinoise du film » \u2014 lire Ying Huang, la jeune vedette de la récente version cinématographique de Madama Butterfly, signée Frédéric Mitterrand \u2014 avait attiré près de 5000 personnes hier soir à Lanaudière.Après Wilhelmenia Fernandez et Julia Migenes, le Festival a donc eu beaucoup de flair en allant chercher du public au cinéma et, indirectement, en amenant ce nouveau public à la musique sérieuse.La partie couverte de l'Amphithéâtre, contenant 2000 sièges, était entièrement remplie et on avait ajouté des chaises partout où il était possible de le faire.Quant à la pelouse, elle s'était tout simplement transformée en un immense tapis de chaises pliantes.21 Souriante, très simplement vêtue d'une robe noire moulante accrochée à une seule épaule et découvrant une taille d'insecte, la petite Chinoise a occupé presque à elle seule la première moitié du programme, au milieu des cameramen d'un futur Beaux Dimanches.On ne connaît la voix que par le cinéma, bien sûr, et par la bande sonore du film.Sans amplification, cette voix possède-t-elle du volume ?Je réponds que oui.Peut-être aurait-on quelque difficulté à l'entendre partout à la salle Wilfrid-Pelletier, mais dans ce miracle acoustique qu'est l'Amphithéâtre, où j'ai voulu l'écouter à l'arrière tout à fait, je ne perdais absolument rien de la voix : rien du timbre lui-même, rien des détails d'ornementation et des notes piquées.et rien des quelques petits écarts de justesse.Car Ying Huang est un soprano léger, avec des ressources de coloratura, et elle avait choisi un programme à sa mesure.On aura remarqué qu'elle n'avait rien programmé de l'opéra qui l'a fait connaître.Le cinéma est une chose, la salle de concert une autre.Son Exsultate, jubilate, couronné par YAlle-luja célèbre, fut un peu trop gracieux et quelque peu monotone.Mais toutes les no- tes étaient là, et même davantage car la chanteuse ornemente au passage.L'air de Barbiere révéla son agilità, celui de Turandot, son legato, et les deux, un réel sens dramatique.Beaucoup de virtuosité aussi dans Semiramide.Et, de nouveau, une grande sensibilité dans le rappel, l'air « O mio babbino caro » de Gianni Schicchi de Puccini.Ovationnée sans fin par le public, debout, la petite quitta la scène en envoyant des baisers et en faisant des révérences.J'ai voulu aussi écouter sur les hauteurs de la pelouse, parmi le grand public \u2014 et les maringouins, et les bruits d'avion, et le chien qui aboie\u2014 la Symphonie fantastique que Dutoit dirige maintenant sans partition.On entend là-haut des détails d'orchestre et des contrechants qui sont perdus à W.-P.Tel un immense haut-parleur, la conque de l'Amphithéâtre les transmet jusqu'aux endroits les plus reculés du site.L'interprétation elle-même était celle d'un orchestre qui joue pratiquement cela tout seul, bien que, vers la fin, l'humidité affecta l'accord et l'émission chez quelques cuivres.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Charles Dutoit.Soliste : Ying Huang, soprano.Samedi soir.Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 19e Festival international de Lanaudière.Programme : Ouverture de l'opéra « Giovanna d Arco » ( 1845 ) \u2014 Verdi Motet « Exsultate, jubilate », K.165 ( 1773) \u2014Mozart Intermezzo (2e\u20143e actes ) de l'opéra « Manon Lescaut » ( 1893 ) \u2014 Puccini Air de Rosina : « Una voce poco fà », au 1er acte de l'opéra « H Barbiere di Siviglia » ( 1816 ) \u2014 Rossini Air de Liù : « Signore, ascolta », au 1er acte de l'opéra « Turandot » ( 1926 )\u2014Puccini Air de Semiramide : « Bel raggio lusinghier », au 1er acte de l'opéra « Semiramide » ( 1823 ) \u2014 Rossini « Symphonie fantastique », op.14 ( 1830 ) \u2014 Berlioz POUR FAIRE CONNAISSANCE.TOUT SIMPLEMENT Trait Ecoutez pour voir.Trait d'union de la Presse vous donne accès à des centaines de messages de gens intéressants.\u2022 Pour rwfcatif régnai 514, «apaiwlt 1 514976-7111.\u2022 fwrUs ootrts fafcgftrigkwow, cowposcltl 900 451-7U1.(ê wrvki es?ofttrt 24 bturss sw 24.Pour h'iymr un messooe dans une ouïr» bote vocote ou pour écouter vos messogst don» voir* bode vocal», des (rois de 1,98 $ lo minuta seront portés à voire compte de téléphone pour les oppets de I W«caiif 5 M ; ils seront de 2.29 $ la minute pour le* outres indicatif* régionaux.Que vous cherchiez l'amour ou I Wdié, écoutez Trait d'union Vous devez êtreôgé(e} de 18 ans «fplw.Pour plw dan a> pour «nregnlrer votre amont* qui sera publiée Winan* ia ftw comoo*z le (514) 761-7111 GRATUITE Romancière mêlée à une histoire dépassant la fiction Associated Press MANASSAS, Virginie Affaire de divorce explosive où la réalité dépasse la fiction : aux États-Unis, Patricia Cornwell, un des auteurs de polars les plus célèbres du pays, apparaît dans une sombre histoire de rapt et de tentative de meurtre sur fond d'amour sulfureux.Eugène Bennett, un ancien agent du FBI de 42 ans, qui a été écroué pour avoir enlevé un prêtre et qui est soupçonné d'avoir tenté d'assassiner sa femme, déclare que la romancière entretenait avec son épouse une relation homosexuelle.Il y a quelques années encore, les Bennett présentaient toutes les apparences d'un couple heureux.Travaillant tous les deux pour le FBI, ils avaient été promus en 1990 en Virginie du Nord.M.Bennett travaillait comme agent près de Washington et sa femme était instructrice spécialiste des prises d'otages à l'académie de Quantico.Selon M.Bennett, le début de ses malheurs conjugaux a commencé en 1991 lorsque l'auteur de Post-Mortem s'est rendue dans l'académie où travaillait sa femme pour y rechercher un roman.Selon lui, les deux femmes se sont éprises l'une de l'autre et ont commencé à se donner des rendez-vous galants en secret.Le couple engagea une procédure de divorce.Mme Bennett, qui obtint la garde de leurs deux filles, accusa son mari d'avoir profité de ses fonctions au FBI pour falsifier des documents administratifs, ce qui coûta à ce dernier son emploi et.semble lui avoir fait perdre la raison.Selon la police, le 23 juin dernier, il a rete- nu contre son gré le révérend Edwin Clever à l'église Prince of Peace.Après lui avoir mis un sac sur la tête, l'avoir enchaîné à^Jjne chaise et lui avoir scotché des explosifs autour de la poitrine, il a forcé l'ecclésiastique à appeler sa femme pour lui demander de venir sous un faux prétexte.J Mme Bennett qui semble s'être doutée de quelque chose est arrivée armée.Découvrant le piège tendu par son mari, elle parvint à s'échapper, non sans lui avoir tiré dessus a plusieurs reprises.M.Bennett est alors rentré chez lui et a appelé la police pour se plaindre que sa femme avait cherché à le tuer.À l'arrivée des forces de l'ordre, il se barricada dans son domicile avant de se rendre quatre heures plus tard.M.Bennett a été écroué pour enlèvement et pourrait également tomber sous le coup de plusieurs chefs d'inculpation liée à la possession d'explosifs.Il n'a cependant pas été accusé de tentative de meurtre.L'homme, qui semble souffrir d'un dédoublement de la personnalité, affirme que c'est son alter égo « Ed » qui a commis ces forfaits.« C'est une affaire très, très étrange », a déclaré le procureur Paul Ebert, qui a pourtant de l'expérience en la matière: i! avait déjà plaidé dans le procès de Lorena Bobbitt, une femme accusée d'avoir coupé le pénis de son mari.Mme Comwell, une ancienne assistante médico-légale s'est rendue célèbre en écrivant des romans dont le héros, un expert en médecine légale, mène de front une carrière de détective amateur et une vie amoureuse agitée.Son agent et Mme Bennett n'ont fait aucun commentaire sur les allégations d'Eugène Bennett.Les oeuvres d'art saisies aux nazis ne sont pas près d'être restituées Reuter MOSCOU La Douma a approuvé vendredi un projet de loi réduisant fortement la possibilité de restitution d'oeuvres d'art et autres objets, saisis aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.Le préambule du texte précise qu'il vise à jeter les bases juridiques pour que ces objets puissent être considérés comme un dédommagement partiel, pour les dommages de guerre ( 1941-45 ) infligés à la Russie par l'Allemagne nazie.Toute restitution devra faire l'objet d'une loi qui, chaque fois, devra être votée.En 1995, le musée Pouchkine, de Moscou, a exposé 63 tableaux saisis aux nazis parmi lesquels des Goya, El Greco et Renoir.Selon le musée, cette exposition ne représentait que le sixième du butin de guerre.L'Ermitage, de Saint-Pétersbourg, a montré 74 autres peintures de Van Gogh, Gauguin, Degas et autres peintres impressionnistes.Dans sa dépêche rapportant le vote du projet de loi, l'agence Itar-Tass note qu'il touchera les relations surtout avec l'Allemagne et l'Italie.Voté par 302 députés avec seulement deux abstentions et aucun vote contre, le texte doit encore être approuvé par la chambre haute et signé par le président Boris Eltsine, pour entrer en vigueur.M.Eltsine a restitué certaines oeayjjs d'art lors de visites à l'étranger, à la consternation des parlementaires.En 1990, Moscou a signé un traité avec l'Allemagne, prévoyant la restitution mutuelle des oeuvres d'art.Mais une commission germano-russe chargée du dossier n'a guère progressé.Une vedette de la télévision mexicaine * \u2022 Vf\" est victime du frère de Carlos Satinas Reuter MEXICO Un journaliste vedette de la télévision mexicaine est la première victime d'un scandale grandissant qui implique une nouvelle fois le frère de l'ex-président Carlos Salinas, incarcéré pour meurtre et corruption.Deux quotidiens de Mexico ont rapporté que la chaîne de télévision Télévisa avait licencié son présentateur fétiche de l'après-midi, Abraham Zabludovsky, après la révéla- tion de ses relations d'affaires avec Raul Sali- nas.Tard dans la soirée.Télévisa a démenti ce renvoi, dont l'annonce était intervemjgâpj lendemain de l'ouverture d'une enquêtÇUÇ-lementaire sur la privatisation en 1993 3e la principale rivale de Télévisa, la chaînSaEy Azteca, motivée par les relations d'ajQtSé qu'entretenait son propriétaire avec RauQ|~ linas.Abraham Zabludovsky n'a cependant pas assuré son émission jeudi après-midi.VOS SOIRÉES DE TÉLÉVISION par Suzanne Colpron 14h00O LA CENERENTOLA Enregistrement de l'opéra comique de Rossini, produit pour la première fois en 1817, à Rome.19h00 O L'ODYSSÉE BAROQUE Documentaire, réalisé en 1994, sur les 10 ans du Cirque du Soleil.19h00 DD MEILLEURS MOMENTS DU FESTIVAL DE JAZZ Extraits des prestations d'Ellls Marsalis et de son fils, Brandford.de Chariie Watts, Hoïy Coie et Gavin Frktay.20*00 OD JOAN MANUEL SERRAT: CONCERT D'UN TEMPS, D'UN PAYS Le chanteur Joan Manuel Serrât présente une anthologie des meilleures chansons catalanes modernes.20H30 O FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Spectacle du guitariste brésilien Gilberto Gil.présenté le 27 juin, à la Place des Arts.20*30 QD BOUILLON DE CULTURE Internet pour le meilleur ou pour le pire?Avec Dominique Nora.Arnaud Dufour, Paul Vin lo et Jean-Marie PelL 21WO GD 52 SUR LA UNE Rencontre avec de futurs athlètes olympiques soumis aux pressions de l'excellence.2?h30 CD LES COUSINS Ce film tourné en 1958 par Claude Chabrol met en vedette Gérard Blain et Jean-Claude Brialy.23h45 O LE DÉCAL0QUE: TU NE SERAS PAS LUXURIEUX Sixième d'une série de 10 films réalisés par le polonais Krysztof Kieslowski.CANAUX (33 18 h 00 | 18 h 30 19 h 00 19 h 30 | 20 h 00 | 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 | 22 h 30 23 h 00 23 h 30 151 17 ra (SB abc EB cbs (33 NBCQD A4 E BRAVO CANALD DISC.FOX FOX(Ont) NW RDI ROS SE TMN tsn TV6 ytv CANAUX Le Téléjournal Le TVA Découverte (1815) Beaux Dimanches / L'Odyssée baroque Fort Boyard / Anne Bédard, Michaôl Rancourt Cinéma / LES MISÉRABLES (5) Dessins animée Écoute-moi / La Spiritualité: croire ou se faire avoir?Disney / Spies (2/2) Puise Newsline ABC News CBS News Pub Travel, Travel Family Play.Funniest Videos M'A*S*H NBCNews Nat I Geo.: China Beyond.(17.00) Wine Course C.Sandiego Global Family .Across Am.Shlak Inqumng Minds Bob Vila's Morne Again Songolo: Voices of Change Destination Danger Beaux Dimanches / Festival international de jazz de Montréal 96 Le Téléjournal Cinéma / POMPIERS EN ALERTE (4) avec William Baidwto.Kurt Russeil L'Afrique de toutes façons Joan Manuel Serrât concert d'un temps, d'un pays Cinéma / LE CHASSEUR: LA CAVALE INFERNALE (5) mec Christopher McDonald, Dan Hedaya Vivement dimanche! Voyage Grandeur Nature Le Point/Le Dopage (22:20) Le TVA/Sports / Loteries (22:54) Sport (23:16) Complètement marteau fl&M Cfoéma/TUNE SERAS.123:45) Tête-à-tête/Jean Coumoyer (23 45) Cinéma / LES COUSINS (3) avec Gérard Blain.Jean-Claude Brialy Cinéma / COEUR DE TONNERRE (4) avec Val Kilmer, Sam Shepard The Road to Avonlea Funniest Home Videos Muppets.Home Videos 60 Minutes Dateline NBC Wild America Naturescene Ail Créatures Great & Small Panorama Taï Chi Journeys Ancient Mystenes / Rites of Death Cinéma & Apartheid En rappel: Véronique Sanson Wings of the Red Star Baywatch Cinéma / LEGEND (5) (1 tvq) Fax World News L'Accent franco.Superbike(i7 30) Déception (16 55) Box-office Ignatietf D'ici Sports 30 Summer O.Int.Olympic Funniest Wedding Disasters Cinéma / SPIASH (4) avec Daryl Hannah.Tom Hanks The New Adventures of Superman Cybill MadAbout You Sunday Report Venture (22:29) Cinéma / A CHANGE 0F PLACE (6) avec Andréa Ross, Rick SpringfleW Cinéma / FAR AN0 AWAY (4) avec Tom Cruise.Nicole Kidroan (1/2) Star Trek: Next Génération Cinéma / AWAKENINGS (3) avec Robin Williams.Robert De Ntro NewsRadio Nature / Nature of Sex (6/6) Evening at Pops Portraits d'artistes / Joe Bocan Heartbeat / Bad Blood Cinéma / ROBIN COOK'S VIRUS (5) avec N.Shendan, W.Devane Weekend News Sunday Night Le Grand Journal The Country Beat (23:44) CTV News Puise Nightiine News/Seinfeld Outer.(23:45) Sightings Masterpiece Théâtre / Middlemarch (1-2/6) Mystery American Cinéma Cinéma / LE DANSEUR DU DESSUS (4) Inside the Line American Héritage Présents / The Lincoln Assassination Mondo Bravo! - South Africa Le Goût du monde Chariot.(2215) From the Heart Am.'s Castles / Gr.Adirondack.CWma/LDST IN THE STARS (5) avec 8rock Beters.fctefca Moon Biographies / Ella Fitzgerald Discovery s Sunday Showcase The Simpsons Meilleurs .du Festival de jazz On the Line with Patrick Conlon Monde ce soir Griffe Atlanta 96: profils olympiques Married.with Children Musique vidéo The Passionate Eye Les Jeux olympiques (2/3) Le Téléjournal Scully RDI Sports Extrêmes .Naufrage du Edmund Fitzgerald Kingdoms of Survival Swift Justice Seinfeld Cheers VJ invitée / Denise Filiatrault The National Entrée.Fukuoka Danger immédiat The Outer Umits: The Heist (17)45) Triathlon (17 30) Sports desk L'École des fans / C.Jérôme .a Hamster Rupert Kissinger and Nixon m 4b) Motorcycle.Journal FR2 Canadian Superbike Faut pas rêver / Dernière 18 h 00 18 h 30 Flipper 19 h 00 19 h 30 Small Talk 20 h 00 Life as a Dog Indy Lights Prêtre The Indian in the Cupboard Ignatietf Honzons franco.Mag.olym.Cinéma / DIVORCE Of LADY X (4) Haute Fidélité B.C.Wine Cellar Vital Signs A&E's An Evening at the Improv Annie Sprinkle Cinéma Concert Jazz: Ben Harper Summer Int.Olympic Pub Week onDIRT Pub Musique vidéo Antiques Roadshow Éd.Week-end Sports 30 Simplement.Vélo montagne Les Veufs(22 40) Mad Dogs and Englishmen(2245) Atlanta: A 96 Preview Bouillon de culture Anti-Gravrty 20 h 30 Hypemauts 21 h 00 b2 sur la une Félix the Cat 21 h 30 Journal belge Rough Guide 22 h 00 Sportsdesk Visions.22 h 30 Streetnoise 23 h 00 Cocktail (23.15) Dog House 23 h 30 CANAUX CE) i g® abc \u20acD cbsCÏD NBCQD 12] 89 A4 E BRAVO CANAL D disc.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV 5 v rv CANAUX CABLE: A & Ec ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D s ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.« DISCOVERY \u2022 MP s MUSIQUE PLUS - NW ¦ NEWSWORLD - RDI ¦ RÉSEAU DE L'INFORMAIICN - RDS r RÉSEAU DES SPORTS - SE s SUPER ÉCRAN - TMN « THE MOVIE NETWORK - TSN s THt SPORT NETWORK - TV5 s TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTM TV B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 SPECTACLES VIDEOCLIPS Palmarès Musique Plus Cette semaine Semaine dernière Artiste/Titre BRYAN ADAMS, The Only thïng that looks.TRACY CHAPMAN, Give me one reason iffinv 1 A.CLAYTON & L.MULLEN JR, Thème from mission: _Imposs.__ 5 MYLENE FARMER, California_ 7 DEF LEPPARD, Work it out 6 9 LUCE DUFAULT, Soirs de scotch THE CRANBERRIES, Salvation 8_ 9 6 NXB, Il était 2 X 10 COMA, Une araignée au plafond 10 13 GEORGE MICHAEL, Fastlove 11 12 SOUL ATTORNEYS, Thèse are the days 12 8 HOOTIE & THE BLOWFISH, Old man and me 13 15 KÉ, Strange World 14 17 GROOVY AARDVARK, Dérangeant 15 19 ALANIS MORISSETTE, You learn 16 20 MARIANNE, Dormir avec toi 17 FUN LOVIN' CRIMINALS, Scooby snacks 18 METALLICA, Until it sleeps 19 GILDOR ROY, Lolita 20 THE THAGICALLY HIP, Ahead by a century GUIDE H O R AIRE C I N t P L E X O D E O N MATINEES TOUS LES JOURS A A^9< tout os roproscntotidns .iv.mi ih»»oo Pour informations, appeler 849-?el de 1 1 hOO à 22h00 DU 5 AU 11 JUILLET 1996 ATWATER PV COMPLEXE DESJARDINS fcsioff 1-2S8-3!!! PV 03 ami fi 1 BAT (va (13 an) 12:45-145-6 «5-9* Coud» ta** Via et Iwl 1245 i«I»a 130-4:15-7» MO [(va 1JD-4fl0-7O)-9J0 nia»*» (va 1* (G) 535-7:30 \u2022*» (VA \\M \u2022 4flO-6:45-9:00 |0J* COTE-DES-NEIGES ¦700'N:IMPOSSiBLE V.P.(G)17 - LE FANTOME (Gr 1215-2 30-4 50 LE BOSSU OE NOTRE DAME (G)* 12 30-2 45-5 00-7 00-915 MON HOMME * 1 20-4 00-6 45-900 a/THE ROCK (13*r 1 00-4 30-7 35-1010 HARRIET THE SPY (Gr mer jeu 12 45-3 45-7 05-9 35 ?ERASER (1**r 1 45-4 15-7 00-945 ?MISSIONIMPOSSIBLE (Gr 1 10-4 35-7 15-950 THE PHANTOM (Gr 12 30-2 45 aTvVtSTER (Gr 500-7 30-10 00 lun 1000 _ LOEWS 954 rue Ste-Catnerme O 861-7437 ?ERASER (1»>r 11 45-2 15-4 45-7 30-10 30 THE ROCK (1>r 1 15-4 00-7 00-1000 ?PHENOMENON (G)* 12 00-2 30-5 00-7 40-10 15 MOLL FLANDERS (Gr 1 05-3 40-7 20-9 50 WELCOME TO THE OOLLHOUSE (13*)' 1 30-3 30-5 30-7 50-9 45 _ PALACE 6 698 rue Ste-Cetherme O 866-6991 2S MATINEES (avaM I 2.50S EN SOIREE ) PRIMAL FEAR (1f*r 12 30-3 05-6 50-9 30 THE QUEST (13*)* 1 00-3 10-510-710-910 OEAO MAN WALKING (13.)* 12 45-7 20 MULHOLLAND FALLS (13*r 3 30-9 50 BIRDCAGE (Gr 1 10-3 55-7 30-10 00 THE CRAFT (13*r 12 50-3 20-7 00-9 20 FEAR (13*r 1 30-3 40-525-740-940 DORVAL 260 ave Dorvai 631-8586 ENTREE GENERALE 6.005 - MATINEES 4.25S MARDI A MERCREDI 4JSS ENFANTS A AGE D'OR 4.25$ INDEPENDENCE DAY (13*r 1 00-3 50-7 00-10 10 HUNCHBACK OF NOTRE DAME (Gr 1 30-4 00-6 45-900 THE ROCK(1>r 1 15-4 30-7 15-1015 CABLE GUY (G)* 1 45 ERASER (18*r 4 15-7 30-1000 GREENFIELD PARK 3620 bout Tascftereau 671-6129 Ht ENTREE GENERALE é.OOS - MATINEES 4.25S MARDI A MERCREDI 2.99S ENFANTS A AGE D'OR 4J3S _ MlSSJON:IMPOSS«BLEV.F.(0) 2 00-4 45-7 20-1000 lun Jeu 7 20-10 00 MISSK3fe:IMPOSS4BLE (G) 1 45-4 30-7 00-930 lun Jeu 7 00-9 30 THE ROCK (1» dbrvmar 1 35-4 50-7 35-1035 lun 7 35-10 35 HARRIET THE SPY (G) mer 1 30-4 00-7 30-1015 Jeu 7 30-10 15 r d*n lun mar 7 00-945 ?ERASER (ie*r 11 45-215-4 45-7 30-10 30 F P 8-GREENFIELD PK 5000 boul Taachereau ___ 672-2229 t/ERASER (10>r 1 45-4 15-7 3O-10 30 ?PHENOMENON (Or 1 10-4 10-7 05-9 30 THE ROCK (13*r 1 25-4 40-7 25-10 25 LE ROCHER (13*r 1 15-4 30-7 15-1015 HUNCHBACK OF NOTRE DAME (Gr 1 00-3 30-6 30-845 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 1 30-4 00-6 45-900 ?PHENOMENE (Gr 1 20-4 20-7 10-940 ?MISSIONIMPOSSIBLE V.F.(Gr 2 00-4 45-7 20-10 00 LAVAL S) 1600.LeCorbufaK ?LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 11 15-1 20-3 30-6 30-8 45 \u2022PHENOMENON (G)* 12 00-2 30-4 50-7 10-955 ?HUNCHBACK OF NOTRE DAME (Gr 11 10-1 15-3 40-640-6 55 t/THE ROCK (13*r 1 15-4 30-7 15-10 10 PHENOMENE (Gr 11 50-2 20-4 40-7 00-945 LE FANTOME (Gr (Jim lun mar 4 00 HARRIET THE SPY (Gr mer jeu 11 20-1 40-7 15-9 30 TWISTER (Gr dan.lun.rrw 7 05-9 30 ?MISSIONIMPOSSIBLE V.F.(Gr 2 10-4 55-7 30-10 10 ?ERASER (1§>r 11 45-2 15-4 45-7 3O-10 » ?ERASER (1**r 1 45-415-700-945 ?MISSION IMPOSSIBLE (Gr 2 00-4 45-7 20-10 00 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 1 30-4 00-6 45-9 00 mer.jeu 1 30-4 00 TWISTER (Gr mer.jeu 7 05-9 30 LE ROCHER (13*r 1 25-4 10-7 10-950 CINEMA ANGRIGNON 7077 boul Newman 366-2463 HUNCHBACK OF\" NOTRE DAME (Or1 dan.iun mar 1 20-3 50 HARRIET THE SPY (Gr mer jeu 1 25-4 05-7 05-9 30 ERASER (1e>r dm,lun,mar 7 05-945 THE ROCK (1>r 1 15-4 10-7 15-1020 LE ROCHER (13*T 1 05-4 20-7 25-10 25 HUNCHBACK OF NOTRE DAME (Gr mer.jeu 1 20-3 50-6 35-8 50 MISSION.IMPOSS1BLE V.F.(Gr dan.lun.mar 5 00-7 35-10 10 THE PHANTOM (Gr dan.lun.mar 210 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 12 45-3 00-8 30-8 45 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 12 45-3 00 MISSION IMPOSSIBLE (Gr 5 10-7 45-10 30 PHENOMENE (Gr 1 30-4 15-7 1 0-9 50 ?ERASER (1«>r 2 15446-7 30-10 15 HUNCHBACK OF NOTRE DAME (Gr 1 35-4 30-6 45-900 ?PHENOMENON (G)' 1 10-4 00-7 00-9 40 Cet espèce de souffle magique qui a rendu FOftRESIGWP si populaire revit dans «MÈVET i Gond -Jetterai SIXTY SECOND PREV1EW JOHN TRAVOLTA phënomEn VC-RSION FRANÇAISE DE: PHENOMENON PARISIEN 86Ô-3856 480Ste Catherine0\" * ANGRIGNON 366-2463 7077 boul.Newman * & CENTRE LAVAL 688-7776 l600leCorbu$ier XO 6^ LACORDAIRE 11324-3000 5410 boeiDes CnaJei-Prainei \u2022 6- TERREBONNE ««« 1071 Chemin du Coteau \u2022 o.S T-JEROME «365W4 Carrclour du Nord * MAISON DU CINEMA 63KirrqO.Sherbrooke Ciné-Parc ST-HILAIRE Route 20|sortie 1151467 0402 o i \u2022 i r a i ht m VERSAILLES 353-7800 Place Versailles * 06 FAMOUS PLAYERS 8 672 2229 PLAZAREPENTIGNÏ S57W2 iTSMtTe-OaaalaaaVauiiHel X6.STE-THERESE 9794444 Pla/aSte-Therese \u2022 O- JULIETTE 756-1001 Le Carrefour 8 X Ciné-Parc LAVAL Route 15(sortie 14)849 film Ciné-Parc 0RF0RD Roule 10et 55hortie t?3»kU3 9575 VERSION ORIGINALE ANGLAISE ANGRIGNON 366-2463 7077 boul Newman X Cx VERSAILLES 353-7880 Place Versailles * CENTRE LAVAL 688-7776 1600 Le Corbusier XO FAMOUS PLAYERS 8 672-2229 GfldHU mi SOM WuWrtea +0& VERSAILLES Ptaca varaaeaaa_SS3-7880 UMBÊmWW 1 1W5Ô ?INDEPENDENCE OAY(1J*r 10 06-12 55-3 50-7 00-1005 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 12 00-2 00-4 154 45-9 00 PHENOMENON (Or 1 45-4 40-7 20-1000 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Of 11 15-1 30 ?MiSSlON IMPOSSIBLE V.F.(G)* 4 00-7 30-10 20 LE ROCHER (1J*f MM 30-7 15-10 15 COTEDESNEIGES M9-FiLM S70OC6te-4es»lei9es ® * \u2022J STE-ADELE 229-7655 Cinéma Pine X \"MISSION ACCOMPUEI UNE SUPERBE MACHINE A ÉMOTIONS FORTES.\" ¦ Jack Kr oïl.NEWSWEEK g* T0MCRUISE i iiinninii- iunnnnini « m «me»* * wimirfi»f GREENFIELD PARK : mmntenmi ouvert en matinée le mardi et mercredi Sean C0KNERY Nicolas CAGE Ed HARRIS ROCK PARISIEN \u2022 ANGRIGNON \u2022 VERSAILLES \u2022 GREENFIELD PARK CENTRE LAVAL ¦ F.P8 GREENFIELD PARK \u2022 CARREFOUR DE L'ESTRiE LACORDAIRE 11 \u2022 C HÂTE AUGUAY \u2022 STHHÉRÉSE \u2022 JULIETTE TERREBONNE - ST-8ASILE \u2022 REPENTIGNY \u2022 VALIEYFIELD \u2022 DRUMMONDViLLE \u2022 GRANBY \u2022 TROtS-RIVIÉRES \u2022 C P EUSTACHE \u2014\u2014 VERSION 0.AWGLAISI \u2014\u2014\u2014\u2014 CENTRE EATON \u2022 ANGRIGNON - F PB POINTE-CLAIRE GREENFIELD PARK - CENTRE LAVAL \u2022 DCCARIE LACORDAIRE I Y (g) - v.f.de: PARISIEN kmm« 4M >f Callwiwi a » ANGRIGNON CARREFOUR drlIUf.r SNfMROOel # «oaitEPiNDcrr mm JULIETTE 7s.viooi I >¦ C if r r f nui H X GRANBY nMlg llruitfvLy* M Ciné-parc ST-EUSTACHE nomu f*\\t«i»» ?«\u2022 i»»?Mao o i a i f a i VERSAILLES LACORDAIRE 11324-»M mm* tntim*n*mw\\ 96 STBASILE 441-tjs2 COWANSVILLE 2m-»« frincew * Cine-Parc JULIETTE m i«*ri\"w ir»m CENTRE LAVAL TERREBONNE471 j**1 ST-JEROME *3*-5»« VALLEYFIELD 371 iooj SHAWINIGAN S31I7W C-ePircDRUMMONOVILLE » \u2022 i 1 .i i FAMOUSP.AYERS3672 22a WHMjfiM iiwv«>'i»i a>Qo STETHERESE l\"ijiJSI.\u2022 STHYACINTHE \"3-W2 l«f>MI% _X SOREL-TRACY ^fMg si i mmmH X TROIS-RIVIERES 37>'00i ImpciKtl X^ C^'-Parc TROIS-RIVIERES et en ongtois aux LOEWS \u2022 (ENTRE EATON \u2022 ANGRIGNON \u2022 f.P.8 POINTE-CLAIRE CENTRE LAVAI \u2022 GREENFIELD PARK \u2022 DORVAL \u2022 F.R8 GREENFIELD PARK COîE-OES-NEIGES \u2022 LACORDAIRE 11 \u2022 CAVENDISH - STE-ADELE - MONT-TREMBLANT PARISIEN 5*«»5* VERSAILLES Wff DAUPHIN MJJUI TERREBONNE471**\" IQM OcmnoCetro m ?«15 |Rtn*r \"- ',l PLA1A REPENT1GMY 6:7 £452 LAISSEZ PASSER REFUSES JtUJL^^^sJ 2èt*T) - VERSION ORICUNALE ANGLAISE LANGELIER 255 5551 Candeur lanaelier \u2022 & STETHERESE 979 4444 Pta/s Sle THere** * (x STJEROME 436 5944 Caiielauf du Bord drummouoville 474 6926 Capital \u2022 VALLEYF1EL0 371-1003 0e Pan» _ .: * ùne-Parc CHATEAUGUAY i« im*i Lïf*.Me>t«t «ti Ht» Cme-Parc JULIETTE \u2022¦r Siao « Ambreivf TSS -Oth UE CARS OU CABL£ ATWATER 935-42461 LASALLE (Place) 849 film!POINTE-CLAIRE 630-72861DECARIE 849-fhh Htm l*ir»EAaaS»*Jai»ej ¦»\u2022* OamtilutltfOWnw* **l»Çi liawCaaaet\u2014> lOétgrjav c»m Vextn-» * CAVEKOISH (Mail) 485-71111 BOUCHER VILLE 449-64041BR0SSARD 465-59061 LAVAL (Galeries) M LE MIRAGE 324-Cine IGATINEAU 568-6070|STE-ADELE 229-7655 9410 btul Uc»'d*.ir \u2022 s |Ci»»b.j1 \u2022 b- y I Cinéma Piae \u2022 Cor su riez les GUIDES HORAIRE Cinéplex Odeon et Famous Players \"HILARANT, GÉNIAL ET DRÔLE.EDDIE MURPHY EST BRILLANT.\" km FvgMon.«£Vl»£ CHANN6L \"ABSOLUMENT HVSrÉMQUE- oa i: DRÔLE, DRÔLE DRÔLE DRÔLE!\" ¦Cm«lUep.WCW 'UNETONNE DE RIRES\" \u2022 Gmm Wntm.WSVHtJ \"UN | SUCCES HILARANC Ko»» MthWWI POrCO*N Ow*#l - EDDIE MURPHY NIGAUD DE PROFESSEUR \u2022V frooço» ! MUTTY PROFESSOft iMAliINi INfIRIAiNMINI PRISINIS A BRIAN GRA/IB PROflOCiiON k I0M SHAOYAC110 (DDK MURPHY \"1« NUÏIY PROIISSnK' JAOA PINKUIJAMIS COBIJHN OAVf CHAPPllll \"\"ÏVDAVID NtVYMAN sii-tivSOANNY BHAMSON rttHJlRRYLtWIS KAR1N K1HIIA MARK UPSKY .ttimiiriH JAMIS 0 BHUBAKIK m».\u201e.n i-,r\u201ewr^,?,11,«.IIHHYl[Wlî; m Bill HICHMDND ^iNKft;BAy,0 sWHIUO-ft BARRY W BlAUSIfIN Ml IflM SHADYAC » SIIVI OfDIKtRK \u2022\"\"ow\".yBRIAN GRA/IR RtISSILL S1MM0NS suunuïhai:k avahabuoh^ m*Vm SHAOYAC A UfMVJP PICJURj www.mca.com Consultez les QUIPCS HORAIRE Qnéptglj Odéon VERSION FRANÇAISE BERRI 2182ns 17E0 tue SI Oent* \u2022 9 BROSSARO 465 5906 MOOkaal IaMit>caa \u2022 TERREBONNE 471 6644 1071 Clteima K* CAlrm ?6> TROIS-RIVIERES 375 3277 (Irui de \u2022 K CENTRE-VILLE 849 fiM ILANGEL1ER 255 555i|LASALLE (Place) 849-fiiw mir««p< nrMMctai ©î» lotrelam lMartin v1 S«»N* OaV* .t\u2022»-.»»\u2022\u2022 S LAVAL (Galeries] m «m IB0UCHERV1LLE «s 1Mb ban! leCaibutiri \u2022 li s, i [V MitliJMfiini'i *» STE-THERESE^9 4444|SHERBR00KE 566 87« IST-JEROME 436-5944 Plua Ste TkeivM ?S ¦ M»\\«e*C««ai »t InO I Canelom du Nord ¥ drummok0ville 474 6926IGRANBY 776-6908 IGATINEAU 561507' Capilal *¦ |l rti-1.» » ICaemiS \u2022
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