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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-08-29, Collections de BAnQ.

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[" Le plus arand quùlidièù français d'Àinêriqùé Montréal, jeudi 29 août 1996 lilt année No 306 56 pages, 4 cahiers ll.ES \u2022 DE - LA - MADELEINE.1 $ TAXES EN SUS GRBCHE &SCAFF OPTOMÉTRtSTHS\t50% \tSUR IfS VERRES DE PRESCRIPTION* A l'ocfxit d'une pairs complète de lunettes * Traàomsnts en sus.% Nopemé*9vmei* icfïm puJ pmncà* hn son ptéom 336-4444\t » \u2022 s T3 Divorce Le prince Charles et la princesse Diana divorcent après 15 ans de mariage pas* A12 à Mines Découverte d'un important gisement de cuivre et de nickel sur la Côte-Nord page B 5 Sortir Les passions de Syl /ie Potvin P cahier C 7 'HL m page S 3 Kenworth: les négociations achoppent Paccar veut plus que le montage financier qui a été mis sur la table DENIS ARC AND Les négociations sur l'hypothétique réouverture de l'usine Kenworth de Sainte-Thérèse viennent de frapper un écueil important et en sont à une étape cruciale, difficile et dangereuse, affirment plusieurs parties au dossier.Paccar a fait savoir vendredi dernier que la proposition échafaudée par le Fonds de solidarité et le gouvernement du Québec n'est pas assez rentable.Joint hier à Seattle, le président de la direction de Paccar, David Hovind, n'a pas voulu commenter la nature du récent recul dans les pourparlers : « Je ne sais pas si j'emploierais le mot 'recul', mais je peux vous dire que les discussions ne font aucun progrès en ce moment.Et je n'ajouterai rien d'autre », a déclaré à La Presse M.Hovind.Au syndicat, hier, on affichait une grande préoccupation : « Au niveau financier, Paccar a soumis de nouvelles demandes qui font qu'on est à peu près revenus à la case départ », a déploré le négociateur Serge Porte-lance, des Travailleurs canadiens de l'automobile, affiliés à la FTQ et proches du Fonds de solidarité.« Paccar veut plus que le package financier mis sur la table, dit-il.Qu'est-ce qu'on fait avec ça ?Je ne sais pas.Mais nous gardons espoir de contribuer à une solution.» Une solution qui pourrait impliquer de nouvelles concessions.Le directeur de l'usine de Sainte-Thérèse, Pierre St-Onge, a confirmé qu'une embûche importante était survenue, mais a apporté des nuances : « Le discours de base de Paccar n'a pas changé, a-t-il soutenu.L'analyse comptable de la proposition ( du Fonds de solidarité) par Paccar n'est pas à la hauteur du critère de la rentabilité.» Même son de cloche de la part du princi-Voir KENWORTH en A2 Pllllding Chômeur : Une orgie de tomates! du Gilles Carie à son meilleur HUGUETTE ROBERGE Au Méridien hier midi, Gilles Carie rayonnait, comblé par la réception faite à son irrévérencieuse comédie sociale Pudding chômeur, seul film québécois parmi les 21 de la compétition.Les commentaires redondants à la sortie : « Génial ! », « Le meilleur film de Carie » et « Un film qui arrive à point ! » , 4 ™ i .Pudding chômeur fait en effet oublier les demi-succès que le cinéaste a connus ces dernières années, pour se hisser dans la catégorie A de sa filmographie ( La Mort d'un bûcheron, La Vraie Nature de Bernadette, Les Mâles ).Vrai aussi qu'il tombe bien, non seulement dans la programmation du FFM, juste au milieu, comme pour nous offrir la vitale dose d'oxygène dans l'attente du deuxième souffle, mais aussi dans l'actualité de la récession, qui a permis l'émergence chez nous d'une nouvelle classe d'assistés sociaux : les chômeurs instruits.L'action, qui se déroule aujourd'hui dans le Centre-Sud de Montréal, présente une galerie de personnages colorés ( créés par autant de comédiens connus, dont le fan- FESTIVAL DES.FILMS taisiste François Léveillé qui fait ses débuts à l'écran et, bien sûr, Robert Grave! dans une scène hilarante.que sa mort récente rend émouvante._ j iÔij 'w\\T* Parmi eux, Yo-Yo, nfllTN lf Pule au coeur no-IflVIleVL ble, mène une sainte croisade contre l'injustice et la misère ambiantes ( Chloé Sainte-Marie, dans le meilleur rôle de sa carrière à ce jour ).Avec la complicité d'Alphonse Voir PUDDING en A2 \\ PHOTO On défend aux enfants de jouer avec leur nourriture.Mais hier, à la Tomatina \u2014 le Festival annuel de la tomate de Bunol, en Espagne, créé en 1932 \u2014 environ 20 000 personnes s'en sont donné à coeur joie en réduisant en bouillie 132 tonnes de fruits en moins d'un heure.Aussitôt après avoir reçu leurs munitions, un million de tomates valant 16 000 S, les participants ont commencé à se lancer joyeusement les curieux projectiles et rapidement, chacun s'est retrouvé dégoulinant de jus rouge.Le hockey n'est plus l'affaire des Canadiens.En conclusion à cette série sur le hockey, François Béliveau raconte à quel point les dirigeants canadiens ont eu tort de ne pas participer à l'expansion de ce sport maintenant pratiqué dans plus de 50 pays.Mais il n 'est pas trop tard.FRANÇOIS BELIVEAU quelques heures du \u2014 premier match de la Coupe du monde de hockey que se livreront ce soir à Vancouver le Canada et la Russie, un fait saute aux yeux : le hockey sur glace n'appartient plus totalement aux Canadiens.Ce sport est devenu mondial, après être né à Montréal il y a 121 ans.Le hockey a été prêté ou vendu à des intérêts étrangers et ça ne date pas d'hier.Les exploits des ex-Soviétiques peuvent en témoigner, surtout ceux de 1972, sans parler de leurs 20 victoires en 25 championnats du monde de 1963 à 1990.On se console en pensant que les Canadiens sont les plus nombreux et les meilleurs à pratiquer cette discipline chez les profes- sionnels, les femmes, les juniors, les seniors, les midgets, les amateurs.Le Canada en reste le berceau, Montréal le temple, et Québec, avec son tournoi pee-wee, la Rome, le rêve de tout enfant du monde voulant pratiquer ce sport.Québec a perdu ses Nordiques, comme il a perdu il y a 95 ans son premier club de l'université Laval, puis son Québec Hockey Club, et plus tard ses Citadelles, ses As, ses Remparts.Mais à chacune de ces étapes, Québec et ses amateurs ont, malgré eux, largement participé a l'évolution du hockey.Leur dernière contribution, faite à reculons, même dans la douleur, fut de laisser partir les Nordiques, devenus l'Avalanche du Colorado.et les nouveaux champions de la Coupe Stanley.Voir LE HOCKEY en A2 La politique américaine au temps d'Oprah Winfrey RICHARD HÉTU collaboration spéciale.CHICAGO Six pâtés de maisons seulement séparent le United Center des Studios Harpo, dans le Near West Side de Chicago.Dans le premier building, les démocrates tiennent leur convention nationale.Dans le second, Oprah Winfrey entame une 1 Ie saison a titre de reine des talk-shows d'après-midi à la télévision américaine.Mais leur voisinage n'est pas que géographique.Le congrès démocrate, qui prendra fin ce soir avec le discours d'in-vcsiiiure de Bill Clinton, fournit en LES PRESIOENTÏÉLLI S effet un autre exemple de la dérive de la politique américaine vers le « vécu », tel que défini par l'anima* trice vedette et ses invités.Dans cet univers riche en confessions publiques, où tout un chacun gratte se$ bobos et brandit ses triomphes, les politiciens ne se distinguent plus par leurs idées, mais par leurs expériences personnelles.Aucun des deux principaux partis politiques aux États-Unis n'échappe au phénomène.À San Diego, lors du congrès républicain, Elizabeth Dole a parlé de l'homme qu'elle aime, comme si le sort des Américains dépendait de l'affection Voir LA POLITIQUE en A2 4 INDEX Annonces clsssoet \u2022Inoei affaires B4 Notaires spectacles C9 Étes-vous observateur ÉDITORIAL MÉTÉO B12 Arts et spectacles Bandes dessinées C13 B12 C12 i ¦¦¦ i ii in ¦ i B12.C12.C13 marchandises C13 Festival des Mms du C6.C7 C6 à CIO Bridps C14 HOTOOCOpS C12 Décès Économat as Le monde B1.B4ÉB11 Loteries A2,A9 Politique A7,A10,A11 Tabloïd Sports_ * Rejsen Tremblay SS Le fédéralisme musclé - Alain Dubuc Ciel variable Max.22, min.14 Cahier Sports, page 16 emplois C14 Télé-horaire automobile C14àC16 Çl° Éditorial B2 Mots croisés C14 NefcJitK JMMri Cet ete.vous en entendrez i Obtenez le nouveau Nokia couleur, d'une wileur de \\m \\ sans supplée**! avec Les loisirs Aatigo*.Pour toute Intimation :J 800 397-99M.CAkfT de toutes les couleurs ! am*go On a toujours besoin (TunAmfeo! A 2 LA PRESSE.MONTRÉAL JEUDI 29 août 1^96 Suites de la une Kenworth: les négociations achoppent KENWORTN / Suite de la page A1 pal conseiller politique au gouvernement du Québec, André Desroches.« J'ai parlé à M.Hovind vendredi ( le 23 août ).Il m'a dit qu'il existe encore un différentiel de rentabilité par rapport aux coûts de production des usines américaines de Kenworth.» Dans l'état actuel du dossier M.Hovind ne pourrait défendre avec succès la réouverture de Sainte-Thérèse devant le conseil d'administration de Paccar, ont dit MM.Desroches et St-Onge lors d'entrevues distinctes.D'autant plus, affirme M.St-Onge, que Kenworth connaît des difficultés : « La compagnie devrait annoncer la suppression d'un quart de travail à l'usine de Renton ( non loin de Seattle ) ».Kenworth avait déjà fermé une autre usine, à Seattle, plus tôt cette année.M.Desroches dit avoir contacté hier le syndicat dans le but « de l'inviter à réfléchir à des moyens d'améliorer l'offre ».Interrogé à savoir si le Fonds de solidarité devra mettre plus d'argent, M.Desroches a préféré parler d'un « ré-engineering de l'offre pour la rendre plus rentable aux yeux de Paccar ».M.Desroches dit toutefois avoir reçu l'assurance de M.Hovind que le dossier de Sainte-Thérèse n'était pas mort : « Il m'a invité à revenir la semaine prochaine avec une proposition améliorée.» Ces dernières difficultés surviennent au moment où Kenworth a vu sa part de marché baisser de 11,7 % à 10,7 % entre juillet 1995 et juillet 1996.En juillet dernier, Kenworth a vendu 1 550 camions, une baisse de 24,1 % par rapport à juillet 1995, rapporte la revue spécialisée américaine Transport Tapies, l'organe de presse de l'American Trucking Association.Paul Latta, un analyste financier qui suit Paccar pour la firme de courtage Raglan-McKenzie, de Seattle, croit que toute l'industrie connaîtra des mises à pied d'ici peu, pas seulement Kenworth.« Les commandes pour toutes l'industrie du camion de classe huit devraient rester autour du niveau de juin, soit 11 500 camions par mois.Mais la production totale des compagnies oscille entre 14 000 à 15 000 camions par mois, ce qui veut dire que l'érosion du carnet de commande se poursuit.Les commandes totales des compagnies sont passées de 224 000 unités en mars 1995 à seulement 67 625 en juin dernier et continuent à décroître.» L'action de Paccar continue à bien se comporter et a terminé la journée à 47 l/i $ hier à Wall Street.La compagnie est réputée pour sa gestion extrêmement serrée et a affiché des profits à tous les semestres, sans interruption depuis 61 ans.M.Latta ne voit pas de reprise avant 1998 et prévoit que 1997 sera encore moins rentable que 1996 pour Paccar, à cause de la contre-performance de la division Kenworth ( l'autre marque exploitée par Paccar, Peter-bilt, a amélioré ses ventes ).Le syndicat craint aussi qu'un changement récent à la tête de Paccar ait un impact négatif sur la survie de Sainte-Thérèse.La compagnie a annoncé le 23 juillet que Mark Pigott, 42 ans, succédera à son père, Charles Pigott, le 31 décembre.Dans les faits, l'héritier Pigott a pris le contrôle de la compagnie cet été.Certains syndicalistes ont décrit le nouveau PDG comme « hautain >» et « n'aimant pas Sainte-Thérèse ».M.St-Onge a tempéré ces propos : « Contrairement à son père ( Charles ), qui semblait éprouver de la fierté d'avoir des usines pas seulement aux États-Unis, mais aussi au Canada, en Australie, en Angleterre et au Mexique, Mark Pigott se fie uniquement au critère rentabilité.« Si David Hovind le convainc de garder Sainte-Thérèse ouverte, ce sera uniquement en démontrant que c'est rentable.» L'usine de Sainte-Thérèse a été fermée par Paccar le 9 avril dernier, au terme d'une grève déclenchée le 8 août 1995 par ses 900 employés.Pudding chômeur: du Gilles Carie à son meilleur PUDDING / Suite de la page A1_ ( Louis-Philippe Davignon Daignault ), le petit futé qu'elle a pris en famille d'accueil, cette grande prêtresse de l'espoir a décidé de donner aux gens du quartier ce dont ils ont désespérément besoin : des miracles.Quitte à forcer un peu la main du Très-Haut! Satire sur le commerce du bonheur qui s'exerce sur le dos des démunis.Pudding chômeur froissera quelques susceptibilités, mais il déborde de clins d'oeil, de joie de vivre, de tendresse, de tolérance et d'ouverture à l'autre ( dans sa différence ethnique, religieuse, sexuelle, etc ).Bref : j'ai aimé ! Malgré le chapelet de jurons qui pimente le tout et qui, tout justifié soit-il par le désir d'authenticité, n'en produit pas moins une musique dont plusieurs se seraient volontiers passés.La politique américaine au temps d'Oprah Winfrey LA POLITIQUE / Suite de la page A l_ qu'elle porte à son mari.Le lendemain, celui-ci s'est souvenu de son père, de sa jeunesse au K an sas et de son expérience lors de la Deuxième Guerre mondiale.Jamais, dans son discours d'investiture, il n'a prononcé un mot sur ses 35 années de vie politique à Washington.Cachez ce politicien.Mais les démocrates vont encore plus loin dans la personnalisation de la politique à Chicago.Lors de la première soirée de leur congrès, ils ont tout simplement banni les politiciens de la tribune.Ceux qui ont pris la parole devant les délégués étaient des citoyens soi-disant ordinaires, qui ont témoigné de l'impact ( positif ) des politiques de Bill Clinton sur leur vie.Le discours de l'acteur Christopher Reeve a constitué le clou de la soirée.Non pas nécessairement à cause de son contenu, mais à cause de l'image saisissante offerte par l'interprète de Superman au cinéma, aujourd'hui confiné à une chaise roulante à la suite d'une chute de cheval.L'émotion, à défaut de la politique, était au rendez-vous, comme dans les meilleures émissions d'Oprah Winfrey.Et les cotes d'écoute des trois réseaux nationaux \u2014 ABC, NBC et CBS \u2014 étaient à la hausse.Selon la maison Nielsen, l'ouverture du congrès démocrate à Chicago a en effet attiré un plus grand auditoire que la première soirée de la convention républicaine à San Diego, au cours de laquelle l'ex-général Colin Powell a prononcé le discours principal.Le plus beau pour les démocrates, c'est que la tragédie de Reeve interdit tout cynisme.Une mère dévouée Il n'en est pas de même pour la deuxième soirée du congrès démocrate* consacrée à la « famille ».Le sujet se prêtait de façon admirable à la réhabilitation de Hillary Clinton qui, à cause de son rôle à la Maison-Blanche, a été décrite comme une féministe assoiffée de pouvoir par ses ennemis.Les téléspectateurs ont ainsi pu partager les joies et les frayeurs d'une mère et d'une épouse dévouée.« Notre famille a été chanceuse d'avoir été choyée par un enfant en bonne santé, a déclaré la première dame des États-Unis.Chel-sea n'a passé qu'une nuit à l'hôpital après s'être fait enlever les amygdales, mais Bill et moi n'en avons pas dormi de la nuit.» Il faut sans doute avoir des enfants pour comprendre l'insomnie des Clinton.Mais les effons des politiciens pour partager leur vécu avec les citoyens sont loin d'être toujours pertinents ou même convaincants.« Pour Bill et moi, il n'y a pas eu d'expérience plus exigeante, plus enrichissante et plus authentique que celle d'élever notre fille, a déclaré la femme du président.Quand on connaît l'ambition dévorante nécessaire à la conquête de la Maison-Blanche, on est un peu sceptique.Mais passons.Le coeur et les émotions Car les démocrates nous promettent encore mieux ce soir.Avant le discours du prési- dent, ils nous présenteront en effet un vidéo de 16 minutes qui ouvrira une rare fenêtre sur la vie affective des Clinton.On verra notamment la mère de la première dame des États-Unis témoigner de la solidité du couple.Encore une fois, on aura l'impression de regarder une émission d'Oprah Winfrey.Ironiquement, Winfrey a décidé de ne pas inviter de politiciens à son émission au cours de la semaine du congrès démocrate à Chicago.« J'essaie de rester en dehors de la politique, a-t-elle confié dans une entrevue publiée lundi dans le Chicago Sun-Times.On n'en sort jamais gagnant.Au cours des années, j'ai réalisé que les entrevues avec des politiciens sur des questions d'intérêt public ne marchaient pas avec mon auditoire.J'essaie d'aborder des questions que les gens peuvent comprendre avec leur coeur et leurs émotions, de sorte qu'ils puissent prendre des décisions concernant leur vie.C'est drôle.Si Oprah suivait un peu plus la politique, elle se rendrait compte que les politiciens font désormais la même chose.Le hockey n'est plus l'affaire des Canadiens.LE HOCKEY / Suite de la page A l Fait surprenant, bien que l'Association canadienne de hockey ( ACHA ) ait été créée il y a 110 ans, en 1886, le Canada n'était pas présent quand fut fondée, plus de 20 ans plus tard la Fédération internationale de hockey.Le Canada a aussi été passablement absent, même jusqu'à ce jour, dans la direction des affaires mondiales de hockey : un seul Canadien, Robert LeBel ( de Chambly ), dans les années 50, fut président de l'Association internationale de hockey sur glace.D'ailleurs, si le hockey est maintenant répandu dans plus de 50 pays et sur les cinq continents, le Canada s'intéressa peu à son expansion autour de la terre.Ce n'est qu'assez récemment qu'on accorda une attention équitable au développement du hockey.Pendant des années, en effet, on laissa les Soviétiques accumuler les championnats du monde, ne déléguant à ces grands tournois et aux Jeux olympiques que des équipes d'amateurs, généralement très anglophones, parce que les professionnels de la LNH, concentrés sur leur Coupe Stanley, ne pensaient même pas à se libérer.Après la Deuxième Guerre mondiale, on assista à l'éclosion du hockey en Europe, quand les soldats canadiens occupèrent certains pays.Ils érigèrent des patinoires couvertes et formèrent des équipes, des ligues, partageant leur sport avec les populations.L'URSS, qui avait envahi l'Allemagne de l'Est et la Tchécoslovaquie, entre autres, a vu dans ce sport l'occasion de mettre en évidence la valeur de son régime en accentuant le développement des joueurs.Elle fut imitée par d'autres pays de son giron, tandis que la Finlande, la Suède, la Norvège, la Suisse, et plus tard la France, l'Italie, l'Autriche et plu- sieurs autres, s'impliquèrent graduellement, jusqu'à devenir des forces.À l'heure d'une campagne publicitaire Longtemps, le Canada a été le seul possesseur d'une immense richesse dont ont profité des milliers de joueurs canadiens qui, ne pouvant faire carrière chez eux, ont traversé les frontières.La richesse est maintenant partagée.Il est temps de canaliser, d'intervenir avec Anglos-Saxons.Ils possèdent surtout un certain droit acquis sur le hockey.\u2014 FIN \u2014 La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi et dimanche de 7 h à midi Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes Annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annnonces : 285-6892 Annonces classées : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Liée.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de 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Centre communautaire de l'île-Perrot, 150, boul.Perrot, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 200 donneurs.Jeudi, 29 août 1996 DEMAIN OANS LA PRESSE Des hydroplanes sur le fleuve ¦ Le cirque des Grands Prix d'hydoplanes se produira au beau milieu du fleuve, en face du parc Marie-Victorin à Longueuil, samedi et dimanche.Un rare spectacle pour les résidants de la région de Montréal qui pourront se rendre sur les lieux des compétitions en empruntant les transports en commun.Les détails, demain, dans le Week-end sportif du cahier Sports.QUESTION DU JOUR InfoBrefmi Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.La Cour d'appel vient de permettre au gouvernement du Québec d'effectuer des ponctions dans les surplus de 2,2 milliards de la Société de l'assurance automobile.Êtes-vous d'accord avec ce jugement ?Les aînés ont-ils raison de relancer la bataille contre l assurance-médicaments?À cet-te question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été : Oui: 53 % Non: 47 % LE DRAME MUSICAL DE JEANNE D'ARC Avn Kror KunanJ dan» Ir ru
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