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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-10-15, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mardi 15 octobre ?1996 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS La Presse L'EXPRESS POLITIQUE Eggleton en Pologne ¦ Le ministre canadien du Commerce Art Eggleton a entamé hier matin une visite de deux jours en Pologne par un entretien avec son hôte, le titulaire par intérim du ministère de la Coopération économique avec l'étranger, M.Janusz Koczurba.Arrivé dimanche en privé à Varsovie, M.Eggleton a débuté ainsi un programme officiel très chargé de rencontres avec plusieurs membres du gouvernement et autres hauts responsables.Il devait s'entretenir hier avec les ministres de l'Industrie, des Communications, et des Affaires étrangères et continuer aujourd'hui avec ceux de l'Agriculture et des Privatisations.Agence France-Presse 4 millions au Vietnam ¦ Le Canada s'est officiellement engagé hier à apponer une contribution de 4 millions de dollars canadiens ( près de 3 millions de dollars américains ) au sommet de la francophonie que doit accueillir le Vietnam en novembre 1997.Un protocole d'accord a été signé à Hanoï dans ce sens en présence du tout nouveau ministre canadien de la Coopération internationale et de la Francophonie Don Boudria, et du ministre vietnamien des Affaires étrangères Nguyen Manh Cam.L'enveloppe canadienne concerne essentiellement l'assistance technique et est sensiblement identique à celle des précé-dents sommets de la francophonie, instance qui réunit 49 pays et gouvernements « ayant le français en partage ».La France appone la plus grande contribution au sommet de Hanoi, avec environ 15 millions de dollars.M.Boudria, qui se trouve à Hanoï depuis samedi, devait rencontrer des représentants du gouvernement pour discuter de la coopération bilatérale et des réformes vietnamiennes.Agence France-Presse Au tour de l'essence ¦ Après avoir longtemps mis l'accent sur l'amélioration des moteurs et des systèmes de contrôle de pollution des véhicules automobiles dans la lutte contre le smog, les ministres canadiens de l'Environnement entendent maintenant passer à l'action du côté de la qualité de l'essence.« L'objectif est la réduction des émissions ( des automobiles et des camions ) », a déclaré Roger White, porte-parole pour le ministre fédéral de l'Environnement, Sergio Marchi.« Nous considérons cela comme une question de santé.» Le Conseil canadien des ministres de l'Environnement estime qu'une amélioration de la qualité de l'air pourrait permettre d'économiser des milliards de dollars en soins de santé.Le smog est reconnu pour être l'un des facteurs causant de graves problèmes respiratoires et même le cancer.Des experts estiment qu'il y a des limites aux améliorations qui peuvent être exigées des fabricants d'automobiles, et qu'il faut maintenant se tourner vers les raff \"meurs.« La mécanique est importante, mais la purification de l'essence est aussi un élément important », a déclaré Frank Vena, du ministère fédéral de l'Environnement.Amiante : la guerre des experts Les spécialistes québécois dénoncent le travail de leurs collègues français MARIE TISON de la Presse Canaienne.QUÉBEC La guerre des experts sur l'amiante a commencé.Le gouvernement du Québec a en effet fait appel à des spécialistes pour dénoncer le rapport sur l'amiante préparé par des experts engagés par le gouvernement français.M an if après manif ¦ Alliance-Québec va effectuer cette semaine un blitz publicitaire auprès des francophones du Québec pour qu'ils participent en masse à la manifestation sur l'unité nationale du 25 octobre prochain, à Montréal.L'organisme de pression anglophone veut attirer des milliers de personnes sur la Place du Canada, afin de souligner le premier anniversaire de la manifestation contre la souveraineté du Québec, à la veille du référendum, l'an dernier au même endroit.Le président Michael Hamelin soutient que l'événement n'est pas politique, et qu'il a comme simple objectif de « célébrer le Canada ».Presse Canadienne La France s'est appuyée sur les résultats de ce rapport, rédigé par l'Institut national de la santé et la recherche médicale ( 1NSERM ), pour interdire l'amiante a partir du premier janvier prochain.Les experts du Québec ne se sont pas montrés tendres à l'endroit de ce document.« Nous estimons que le seul rapport de l'INSERM ne peut servir de base suffisamment crédible et complète pour en conclure que la seule façon de protéger la santé des travailleurs et celle de la population générale est le bannissement total, pur et simple de toutes les variétés d'amiante, et de toutes ses applications », indique M.Jacques Dunni-gan, un biologiste et consultant en santé industrielle, dans un rapport que le ministère québécois des Mines, des Terres et des Forêts a rendu public cette semaine.Le directeur de Satefy Health En-vironment International Consultants, M.Graham Gibbs, un docteur en épidémiologie et statistiques médicales, est tout aussi sévère dans un autre rapport.Remplacement Les deux experts du Québec déplorent le fait que les experts français taisent la question des risques pour la santé des matériaux de remplacement.M.Gibbs rappelle que le Centre international de recherche sur le cancer a recueilli suffisamment de preuves pour établir le caractère carcinogène de la laine de verre et des fibres céramiques chez les animaux, et a classé la laine de verre, la laine de roche, la laine de laitier et les fibres céramiques comme potentiellement carcinogènes pour l'être humain.Les experts du Québec critiquent également le rapport français parce qu'il ne fait pas suffisamment de distinctions entre les différents types d'amiante, les différentes industries utilisatrices et les usages passes et présents.Les experts français reconnaissent qu'il existe un consensus au sein de la communauté scientifique internationale au sujet du caractère pathogène moins élevé de l'amian- te chrysotile, comparativement à l'amiante de la famille des amphiboles.Les études montrent en effet que le risque de mésotheliome.un cancer lié à l'amiante, est plus élevé chez les personnes exposées aux amphiboles, surtout l'amiante cro-cidolite, que chez celles exposées au chrysotile.Le chrysotile ( le type d'amiante produit au Québec ) ne reste dans l'oganisme que pendant quelques semaines ou quelques mois, alors que les amphiboles y restent presque indéfiniment.M.Gibbs soutient cependant que les experts de France ignorent ces différences lorsqu'ils font des estimations sur les risques de mésotheliome et de cancer du poumon.Il affirme que le même phénomène se produit dans des industries utilisatrices.Les experts engages par Paris généralisent à partir de ce qui se passe dans le secteur (1rs textiles, où le niveau de risque est exceptionnellement élevé.Utilisation M.Gibbls déplore aussi que ces experts mettent l'accent sur les utilisations antérieures de chrysotile, plutôt que sur sa fabrication et son utilisation actuelles, plus sécuritaires.« Dans la plupart des pays, on a cessé, au début des années 1970, PHOTOPC ActueMamgrrt an tournée canadienne, le premier ministre Jean Chrétien était de passage, dimanche, dans la région de Charlevoix.Sur la photo, I examine un produit de la papeterie Saint-Gilles, à Saint-Joseph-de-la-Rive, tous les yeux de son président, M.Cyril Simard.Chrétien dépose un projet de loi sur la protection des espèces menacées Presse Canadienne I Agence France-Presse Le premier ministre du Canada.Jean Chrétien, a annoncé hier avoir déposé à la Chambre des communes d'Ottawa un projet de loi sur la protection des espèces menacées d'extinction, alors que s'ouvrait à Montréal le Congrès mondial de la conservation de la nature qui se tiendra jusqu'au 23 octobre.« Chaque pays doit faire sa part », a déclaré M.Chrétien, soulignant que la protection des espèces menacées d'extinction « est un aspect essentiel de la protection de la biodiversité ».Un peu plus de 5200 espèces animales, dont un quart de mammifères, sont menacées de disparition dans le monde, selon un rapport rendu public hier par l'Union mondiale pour la nature ( UICN ), organisatrice du congrès.Plus de 30 000 plantes, essentielles pour la fabrication de médicaments, seraient également menacées d'extinction, selon l'UlCN.M.Chrétien a évoqué la question de la disparition des stocks de poissons, rappelant les mesures prises par le Canada pour mettre fin à la surpêche au large de ses côtes.* Nous avons travaillé avec acharnement pour que soit conclu un nouvel accord de l'ONU sur les stocks de poissons migrateurs », a déclaré M.Chrétien, ajoutant que les efforts doivent maintenant se concentrer sur les 30 ratifications nécessaires pour mettre l'accord en vigueur.Le gouvernement canadien prépare par ailleurs un projet de loi visant à créer un réseau de parcs marins nationaux de conservation, a indiqué M.Chrétien.Le premier ministre a aussi annoncé la création future de deux nouveaux parcs terrestres de conservation qui seront situés dans l'Arctique canadien ( Territoires du Nord-Ouest ).Le premier sera établi autour de 1 la baie Wager, sur le littoral de la baie d'Hudson, au sud du cercle araique, représentant l'écosystème de la toundra.Le second parc sera implanté sur l'île de Bathurst, près du pôle magnétique, comprenant un lieu de mise bas d'une population menacée de caribous Peary, a indiqué M.Chrétien.Le Canada a annoncé début 1996 la création de deux autres parcs au Manitoba et dans l'Ouest arctique.Le gouvernement canadien aura ainsi, depuis 6 mois, « réservé plus de 60 000 km* en vue de la création de nouveaux parcs nationaux, soit une superficie plus grande que la Suisse », a précisé M.Chrétien.Quelque 2500 délégués de 133 pays participent au congrès dont le thème est « Regard sur la terre » et qui vise à faire le point des grands enjeux environnementaux de la planète, quatre ans après le Sommet de Rio de Janeiro.d'incorporer de l'amiante dans les produits friables comme les isolants », a-t-il fait observer.M.Gibbs ajoute que les experts engages par le gouvernement français n'ont pratiquement aucune donnée qui leur permette d'évaluer les expositions à l'amiante en France.Ils calculent donc leurs risques à partir de populations hypothétiques.Pour évaluer la validité de ces prévisions, M.Gibbs a appliqué ce modèle à un groupe de mineurs québécois qui a fait l'objet d'une élude complète en 1994.Selon le modèle français» 1272 cas de mésotheliome auraient dû se produire.En realité, il n'y a eu que 33 décès dûs au mésotheliome entre 1976 et 1988.Ce nombre pourrait augmenter avec les années, mais il ne représentera jamais plus qu'une petite fraction du taux prévu à l'aide des paramètres de l'étude française.M.Dunnigan s'attaque égale* ment aux méthodes de calcul employées par les experts de la France.« Il nous apparaît malheureux que le groupe réuni par l'INSERM se soit livré à un exercice non seulement sélectif, mais imprudent, en ce sens qu'il peut conduire à des décisions de gestion de risque inspirées par les résultats douteux d'exercices mathématiques sélectifs », écrit-il.Young annule le contrat accordé au trésorier du PLC Presse Canadienne OTTAWA Le ministère de la Défense a annulé le contrat de 50 000 $ accordé à la firme de consultants en relations publiques du secrétaire-trésorier du Parti libéral du Canada.L'ancien ministre de la Défense David Collenette avait octroyé ce contrat à la firme Thornley Fallis Communications Counsel juste avant la reprise des travaux de la Chambre des communes, en septembre dernier.Mais le nouveau ministre de la Défense, Doug Young, a indiqué au quotidien Ottawa Sun que les contribuables n'auront pas à payer ces 50 000 S au secret a 1 re-1 réso-rier du PLC, Joe Thornley, pour ses conseils en relations publiques et en communications.« Le contrat ne tient plus », a indiqué M.John Williston, consultant au sein de la firme et ancien attaché de presse du ministre Collenette.« Il n'y a plus de contrat car le ministre a démissionné.» Le ministre Young a indiqué au Sun que si le contrat n'avait pas été annulé, il n'aurait de toutes façons pas eu recours à la firme de consultants en communications.« Franchement, non », a-t-il dit.« Nous nous occupons habituellement nous-mêmes de nos communications, à l'interne, par les voies normales.À moins d'imprévus exceptionnels, je continuerai à procéder comme je l'ai toujours fait, a ma façon.* Le contrat stipulait que la firme Thornley toucherait Jusqu'à 50 000 $ si le ministre ou le ministère de la Défense avaient besoin de ses services.Puisque le ministre Collenette a démissionné et que son remplaçant n'est plus intéressé par les services de la firme Thornley, les contribuables viennent de sauver 50 000 $.Le ministre Young, connu pour son franc-parler aussi bien face à ses critiques qu'aux journalistes, a bien l'intention de conserver son style.« Je ne ferai rien de plus que de dire les choses comme elles sont.Dieu sait que je ne fais pas les choses très bien, apparemment, mais j'ai l'intention d'agir à ma façon.Voila tout.» La firme liée aux libéraux fédéraux avait obtenu le contrat a la Défense après l'intervention de M.Williston auprès de David Collenette, dont la femme est responsable des nominations au cabinet du premier ministre Jean Chrétien. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 OCTOBRE 1996 Editorial André Desmarajs président du conseil d administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editokim1stl en chef Un général bien turbulent Frédéric Wagnière Depuis sa nomination comme secrétaire du Conseil de sécurité russe, le général Alexandre Lebed a su faire parler de lui.On pourrait facilement penser que toute la vie politique russe tourne autour de lui et de ses déclarations.¦¦¦BMHaMH La semaine dernière, il a visité l'OTAN, à Bruxelles, et s'est montré sous le jour de l'homme d'État ouvert et généreux, qui croit fermement dans la possibilité de résoudre les conflits de façon amicale.Ce discours tranchait avec la fermeté de ses déclarations à Moscou.« Si le domaine des responsabilités de l'OTAN se déplace jusqu'aux frontières de la Russie, a-t-il dit, alors nous devrons repenser la disposition de nos forces armées, leur regroupement stratégique et leur plan de mobilisation, » Le général sait admirablement ajuster la présentation de ses opinions aux attentes de son auditoire.Ainsi, à Moscou, il s'adresse aux nationalistes russes, qui n'ont pas encore digéré le ravalement de la Russie au rang de puissance de second ordre, et qui ont la hantise de voir des troupes américaines ou allemandes à Tallinn, à Minsk et à Kharkov.À Bruxelles, il voit le problème à la manière des stratèges occidentaux qui ne veulent pas que l'Allemagne soit exposée à des désordres politiques chez ses voisins de l'Est, avec le flot de réfugiés que cela provoquerait.Tout en souhaitant que le problème soit réglé par une nouvelle génération « libérée de la mentalité de la guerre froide », Entre l'idéal et la réalité Il arrive que les bons principes coûtent cher.La Croix-Rouge québécoise en fait présentement l'arrière expérience face aux coûts faramineux résultant de son engagement dans les opérations de secours aux sinistrés du Saguenay.Rapidement désignée par les autorités, en raison de sa vaste expertise en la matière, comme maître-d'oeuvre des programmes mis en place pour venir en aide aux victimes et spontanément reconnue comme mandataire crédible par les millions de donateurs qui lui ont fait confiance, la Croix-Rouge paie aujourd'hui le prix d'un principe valable poussé à l'extrême.¦¦hhm S'étant engagée à verser aux sinistrés la totalité de vingt-six millions recueillis, elle a déjà englouti 500 000 $ dans les frais inhérents à ce type d'opération.Et ce n'est pas fini.Tout ça, à même le budget prévu pour ses autres activités.Résultat : la caisse sera bientôt à sec avec les conséquences qu'on imagine pour les appels à l'aide provenant d'ailleurs.On a souvent dénoncé, avec raison, les abus des organismes qui retiennent pour leurs frais d'administration une part trop élevée des dons du public.On serait mal venu de blâmer la Croix-Rouge d'avoir tenu sa promesse en faisant le contraire.Mais le mieux étant souvent l'ennemi du bien, il serait sage qu'on nuance cette exigence de total désintéressement en fixant des normes décentes pour les sommes pouvant être retenues pour la gestion interne.Et, d'ici la, au moins qu'on s'en souvienne lorsque, un jour ou l'autre, la Croix-Rouge tendra la main.Si on veut qu'elle continue.-H Pierre Gravel ses idées ne sont pas incompatibles avec celles qui ont cours à Bruxelles, selon lesquelles l'élargissement de l'OTAN à la Pologne, à la Hongrie et à la République tchèque se fera dans une refonte des structures de l'alliance, dont l'institutionnalisation des rapports avec Moscou par un traité.Mais où se situe réellement le général Lebed par rapport à ces deux tendances ?C'est bien simple, il veut succéder à Boris Eltsine à la présidence.Sans être crassement opportuniste, le général Lebed veut montrer les multiples facettes de sa personnalité.C'est ainsi qu'il était habile, lors de sa première visite à l'Ouest, de montrer ses talents de diplomate qui s'inspire d'une profonde compréhension des intentions de l'adversaire avant de faire connaître son point de vue.C'est un talent qu'il a démontré lors des pourparlers avec les Tchétchènes, comprenant que le départ rapide des troupes russes était le meilleur moyen d'obtenir la tenue d'éventuelles négociations fructueuses sur le statut de la république indépendantiste.C'est en partie à cause de cette retraite peu glorieuse que le général s'est opposé à l'expansion de l'OTAN dans ses discours en Russie.Pour poursuivre sa carrière politique, il a besoin de l'appui de l'armée qui représentera un bloc de votes important, au moment de l'élection.Or, le moral de l'armée est au plus bas.Elle doute de sa mission et elle n'a pas l'argent dont elle a besoin.Le général Lebed s'est donc chargé de décrire les misères des officiers et des soldats, en plus de redonner de l'importance à la mission de l'armée face à l'OTAN.Tout ce grenouillage a un but bien précis.Le président Eltsine doit subir une opération au coeur avant la fin de | \"DOCTEUS.cj£ COOfcS \\ MOtOSôOFFLEi l'année.Au cas où il serait invalide dans un proche avenir, et que des élections venaient à être déclenchées su- I bitement, le général Lebed veut être prêt à partir en cam- \\ pagne électorale.Ces déclarations pour obtenir les faveurs de l'opinion publique complètent de façon avantageuse ses menées pour réunir des fonds et salir la réputation de ses adversaires dans des scandales de corruption.Le général Lebed est une des vedettes de la démocratie russe, qui passe par une phase plus pittoresque que reluisante, comme toutes les démocraties l'ont fait à un moment ou à un autre.Il fait penser à Boris Eltsine, il y a dix ans, qui avait si bien compris que l'avenir était à celui qui savait sortir du lot et non se tapir dans la sécurité de la collégialité si typique du régime soviétique.Reste à savoir ce que pense réellement Alexandre Lebed.Il a incontestablement du flair pour trancher des problèmes épineux.Toute sa carrière, de l'Afghanistan a la Tchétchénie, est empreinte d'un réalisme qu'il résume en ces termes : « On ne peut pas gagner la guerre contre le peuple.» Si ses déclarations contradictoires au sujet de l'OTAN montrent son côté opportuniste de politicien, elles reflètent tout autant le stratège qui cherche le moyen de concilier des points de vue contradictoires avec le talent d'un homme d'État.Alexandre Lebed fait penser à Boris Eltsine, il y a dix ans, qui avait si bien compris que l'avenir était à celui qui savait sortir du lot.DtocrsRfisnvts OPINIONS Hydro-Québec conteste réaliser des « profits extraordinaires » à Churchill Falls MICHEL GRIGN0N L'auteur est responsable de la Commercialisation chez Hydro-Québec.Au cours des derniers jours, la question de Churchill Falls et de notre contrat avec la Churchill Falls ( Labrador ) Corporation ( CF( L ) Co.) a fait l'objet de plusieurs déclarations publiques.Entreprise commerciale, c'est strictement sur une base d'affaires qu'Hydro-Québec gère le contrat d'approvisionnement qui la lie à CF( L )Co.À cet égard, HydroQuébec reste profondément attachée au maintien de la bonne santé financière de CF( L )Co.Notre objectif en tant qu'actionnaire, obligataire et principal client de CF( L )Co.est simple : c'est de continuer de veiller à la fois au respect des ententes contractuelles existantes et au développement de nouvelles occasions d'affaires avec CF( L )Co.Nous sommes conscients que la question du contrat initial suscite de vives réactions à Terre-Neuve.Nous estimons toutefois que le moyen le plus efficace de régler cette question est de chercher un terrain d'entente dans les domaines où Hydro-Québec et CF( L )Co.trouvent tous deux leur profit.Cela dit, nous aimerions clarifier un certain nombre de points.L'idée a été largement répandue qu'Hydro-Québec n'aurait pas réalisé de bénéfices au cours des vingt dernières années sans le contrat des Churchill Falls.Mais en fait, si Hydro-Québec n'avait pas signé ce contrat, elle aurait simplement devancé la construction d'une de ses propres installations au Québec.Aujourd'hui, nous aurions à notre disposition une autre source d'approvisionnement dont le coût serait sensiblement le même que celui qui est associé au contrat des Churchill Falls.Près de 30 % de notre parc hydroélectrique au Québec ( environ 8 000 MW ) permet de livrer l'électricité à nos marchés à un coût unitaire de 1,02 c/kWh, production et transport compris.Ce montant équivaut au coût unitaire de l'électricité des Churchill Falls, qui est de 1,05 e/kWh, achat et transport compris.Ces coûts très concurrentiels tiennent surtout à l'âge de nos centrales, qui ont été construites en même temps que le complexe Churchill, sinon bien avant pour certaines d'entre elles.Par rapport aux équipements récents, les centrales plus âgées ont coûté moins 4 cher à construire et leur dette afférente est amortie en bonne partie.Nous achetons un peu plus de 15 % de notre capacité hydroélectrique totale des Churchill Falls.Quel que soit le profit découlant de ce contrat, nous en réalisons près du double avec les 30 % les moins chers de notre parc hydroélectrique, dont les coûts sont comparables à ceux des Churchill Falls.Il est important de noter que ces chiffres excluent la distribution de l'électricité jusque chez le client, dont le coût est très élevé, ainsi que le service à la clientèle et les taxes.Nous contestons vigoureusement, par conséquent, l'idée selon laquelle nous réalisons des profits extraordinaires avec les Churchill Falls.Le fait est que nous exploitons un réseau électrique intégré, formé de composantes d'âges différents qui, ensemble, nous permettent d'appliquer le même prix à nos clients québécois, où qu'ils habitent, et à des tarifs qui sont parmi les plus bas en Amérique du Nord.Le complexe Churchill n'est qu'un des nombreux éléments de ce système.Par ailleurs, nous sommes persuadés que sans le soutien d'Hy-dro-Québec, le projet des Churchill Falls aurait été considérablement retardé, sinon écarté.Lorsque Hydro-Québec s'est engagée aux Churchill Falls, en 1966, des acheteurs de l'Ontario et de I New York avaient déjà refusé d'investir dans ce projet ou d'en partager le risque en raison surtout des coûts de transport élevés.Hydro-Québec a assumé à peu près tous les risques en optant pour l'hydroélectricité à l'heure où l'énergie nucléaire était en vogue et en acceptant d'acheter pratiquement toute l'électricité produite, quels que soient ses besoins.Sans cet engagement d'achat ferme, CF( L )Co.n'aurait jamais obtenu le financement nécessaire, car les bailleurs de fonds étaient prêts à appuyer le projet à la condition expresse qu'il y ait un acheteur ferme pour l'électricité.Hydro-Québec a aussi acheté 15 millions de dollars d'actions et 100 millions de dollars d'obligations, fourni de nombreuses garanties relativement au financement ( taux de change, taux d'intérêt ) et à l'achèvement des travaux.En retour, nous avons acheté l'électricité à un prix et à des conditions qui étaient conformes au niveau élevé de risque et qui comportaient des avantages globaux équivalents à ceux que nous aurions obtenus en mettant en valeur des ressources hydroélectriques situées au Québec.Pour sa pan, CF( L )Co a touché régulièrement des revenus conformes aux prévisions établies par ses propres conseillers financiers, la firme Morgan Stanley, au moment 4 de la signature du contrat.Depuis 1977, en effet, ses bénéfices nets moyens ont été de près de 33 millions de dollars par année et le taux moyen de rendement sur l'avoir propre, de 11 %.Encore une fois, nous tenons à réaffirmer notre ferme engagement vis-à-vis de la santé financière de CF( L )Co.Le contrat d'exploitation signé avec CF( L )Co.en 1990, qui est distinct du contrat principal, constitue un bon exemple d'entente conclue entre les deux partenaires.11 a procuré à Hydro-Québec divers avantages d'ordre technique, dont des garanties sur la disponibilité de puissance pendant les mois d'hiver, en contrepartie de paiements qui ont rapporté à CF( L )Co.des revenus additionnels de 75 millions de dollars au cours des six dernières années.Le renouvellement de ce contrat est actuellement en cours de négociation.Il y a à peine une semaine, nous avons inauguré une nouvelle interconnexion avec le Labrador.New-foundland and Labrador Hydro l'utilisera pour remplacer de la production diesel très coûteuse par de l'énergie à faible prix provenant du Québec, et abaisser ainsi ses tarifs d'électricité dans cette région desservie par un réseau isolé. i v i tM >M MOMKI.AL MAKHi IHH L'UBRI 1990 Répliques Le « Silence des fusils » : À la recherche d'une accusations gratuites MONICA HAÎM L'auteure est pré dente de l'Association québécoise des critiques de cinéma.La lettre adressée par M.Rock Demers, « cinéaste », à M.Luc PerreauIt, critique de cinéma à La Presse ci publiée dans ce même journal le 24 septembre, nous fait découvrir un rhetoricien de grande classe et nous laisse, en même temps, quelque peu perplexes.\u2014 Gênés d'abord, par son identification comme cinéaste, car M.Deniers n'est pas cinéaste mais producteur de films.L'un des plus prolifiques et des plus respectes au Canada et, en l'occurrence, le producteur du Silence des fusils.Ce « deiail » éclaire sa lettre d'un autre jour : il n'est plus le collègue désintéresse du réalisateur Arthur Lamothe : il est le pourvoyeur forcément intéressé, puisque c'est irr.j-cc aux conditions matérielles qu'il a fournies que ce film a pu être realise.Toutefois, cette « erreur »» pourrait s'expliquer comme suit : m.Deniers, dans l'original de sa lettre, n'identifie pas sa profession, il y parle au nom des - créateurs, artisans, producteurs, distributeurs d'ici Comme les artisans prennent rarement la parole et.comme il est éthiquement douteux d'être juge et partie, les producteurs et les distributeurs sont, en principe, élimines.( .) A la lecture de cette lettre, nous avons été surplis que M.Deniers.malgré sa grande expérience, n'hésite pas a reconduire le mythe de la critique toute puissante et son pendant : l'impuissance de ceux au nom desquels il parle.Sans entreprendre une analyse élaborée îles stratégies déployées par M.De-mers, cette mystification lui permet, a la fois, de mettre en scène une situation d'affrontement dangereux et de s \\ donner le rôle du juste excède, pousse par l'exaspéra-lion a dénoncer, a ses risques et périls, les abus des puissants ( voir Beaumarchais.Zola, etc.) \\ ri l'occurrence, le «\u2022 puissant »» serait Luc Perreault et deux OU trois autres «« assassins »» de films, il écrit : «< Comment accepter indéfiniment que cous (car tu n'es pas seul : il y en a deux OU trois autres ) puissiez assassiner nos films sans réagir.» \\ i il réagit.Il reproche a M.Perreault d'avoir rédigé une critique malhonnête du Silence des fusils : ( Une cause mais pas de film »>, La Presse.7 septembre 1996 ).La première preuve de la malhonnêteté de M.Perreault résiderait dans son manque a souligner les vertus esthétiques du film, qualités qui sont ensuite enunierees par M.Deniers et garanties par d'autres critiques cites a l'appui.La seconde serait le caractère manichéen attribué au film, bien a ton.selon M.Demers.Quoiqu'cn pense ce dernier, les Inquiétudes de M.Perreault à ce sujet ne sont peut-être pas gratuites.Mais la question de fond est ailleurs : Quel intérêt le critique d'un grand quotidien aurait-il à être malhonnête alors qu'il n'a pour capital que sa seule crédibilité ?Inversement, quel est l'intérêt d'un producteur a pourfendre un critique et a défendre son produit ?La réponse est évidente et M.Demers.qui doit la connaître, poursuit en lançant un dernier reproche indigné a M.Perreault : « Comment peux-tu dire que Lamothe ( le réalisateur du film ) a cherche à donner mauvaise Conscience aux Québécois ?Il nous semble que c'est cette conclusion, plus qu'autre chose, qui a procoque l'ire du producteur, l'a incite a accuser m.Perreault d'avoir « .le crâne bourre de préjuges.\u2022» et l'a mené a conclure que sa critique travestit le film en témoignant « .de parti pris, de racisme, île préjuges »».Ces accusations sont graves et elles sont d'autant plus graves qu'elles n'ont aucun fondement dans le texte en cause.Allant directement aux enjeux du récit.M.Perreault lit le film a la lois dans le sens dichotomique de sa structure narrative et dans le sens du point de eue qui conduit la narration.Ce point de vue étant celui d'un «¦ Blanc »» français.M.Perreault analyse a la fois la représentation qu'il fait des Innus et des ».c'est-à-dire aux 17«* et 18* siècles.Les historiens n'ont pas l'habitude de faire référence aux événements des années quarante comme la «« vieille Europe »>.J'ai personnellement présente mes excuses aux représentants du Congres juif canadien pour tout malentendu a ce sujet et, pour ma part, je n'ai pas coutume d'amoindrir la tragédie de l'holocauste et son importance en appliquant improprement celle terminologie a la société québécoise contemporaine.Troisièmement, je comprends mal le sens de la liste établie par M.Leblanc de juifs qui n'ont pas grand-chose en commun, si ce n'est leur confession.Où sont alors les Paul Unterbcrg, David Levine ou Henry Milner, supporters présents et passes du Parti québécois ?M.Leblanc nous Foumira-t-il également une liste des lederalistes francophones ?Finalement, j'aimerais préciser que, dans le mémoire que nous avons soumis dans le cadre des audiences publiques sur le projet de loi 40, B'nai Brith montrait son respect quant a la prédominance du français dans la société québécoise* ainsi que l'importance de sa promotion et notre critique a été bien accueillie par les membres de la Commission de la Culture.Nous avons toujours compris l'insécurité d'un Québec français au sein de l'Amérique du Nord anglophone et nous demandons seulement nue soient comprises et respectées tout également les Inquiétudes de ceux qui sont venus au Canada a la recherche d'une société démocratique et pluraliste.Réponse Ce sont les leaders du Congres juif et de la Communauté séphara-de qui ont qualifié vos réactions «< d'allégations irresponsables ?» et « pisse-vinaigre ».Jack Jedwab, le directeur du Congrès, a dit que « le B'nai Brith avait effectivement encourage l'utilisation des analogies na/ies en les utilisant durant ses propres conférences téléphoniques », lit-on dans le Canadian Jewish News du 19 septembre.Je n'ai fait que rapporter, pour le profit de nos lecteurs, ce qui s'était écrit dans les publications anglaises ( Canadian Jewish Mne*, Jewish Tribune.The Gazette et The Suhurban ) sur la polémique opposant le B'nai Brith au Congres et a la Communauté sepharade, au sujet de l'entente sur l'étiquetage des produits cachets.G.LcBlanc Merci, M.Galganov! M.Gérald l eBlanc, Je tiens a vous féliciter de l'initiative que vous ave/ prise de présenter dans de récents articles un aperçu du contexte social et politique dans lequel vivent les francophones hors Québec.Ces articles m'ont surprise et déçue de me rendre compte que les droits linguistiques des francophones ne sont pas respectes, que ces derniers sont de plus en plus isolés comme minorité et qu'ils n'osent affirmer leurs désirs de peur de soulever l'intolérance de leurs concitoyens anglophones.Je croyais bien naïvement, comme bien des Québécois je pense, qu'il existait un minimum décent du respect de leurs libertés d'expression en dehors du foyer familial et que le bilinguisme, tant publicisé a travers le monde.¦ * était le reflet d'un Canada respectueux des libertés.Malgré un scepticisme certain, ce choc me rend fi ère de vivre dans une société démocratique qui respecte les droits de sa minorité anglophone qui peut s'exprimer en toute quiétude, travailler, étudier, obtenir tous les services possibles et vivre dans sa langue.Merci, M.Galganov d'avoir déclenché ce débat et de m'avoir permis toute cette réflexion.Grâce a vous, j'ai une idée plus juste des réalités canadienne et québécoise.Marie-France D.LAFLAMME Longueuil Howard Galgavov Sortez vite vos calculatrices, i ça presse ! ANDRÉ SIMARD Je viens de lire la « Lettre aux travailleurs Glad » signée par Nicole F.Bernier dans votre édition du 27 septembre.Je vous expédie ce que je pense être un texte complémentaire tendant a confirmer que les actuaires du RRQ auraient besoin de suivre un cours de rattrapage « Arithmétique 101 ».Au cours des 14 dernières années, les gains cotisables annuels maximums sont passés de 13 300 S, en 1981, à 31 500$, en 1995, une augmentation foudroyante.Pendant la même période, la cotisation maximale d'un employé au régime passait de 239.40$, en 1971, à 850.50$, en 1995, une progression encore plus délirante.On semble trouver pourtant que ce n'est pas suffisant.Cependant, si je suis un «« jeune >» et que je calcule la valeur finale de MES SEULES CONTRIBUTIONS à la Caisse pendant 35 ans, à un taux moyen de rendement de 10 % ( rendement de la Caisse pendant les 20 dernières années ), la valeur finale de mes seules contributions se situerait à 230 502$ et à 461 100$ en y ajoutant la partie payée par mon employeur.( La valeur capitalisée d'une annuitée de 1,00$ à un taux de rendement de 10 % pendant 35 ans est de 271,02 $ ).Si l'espérance de vie d'un jeune homme est de 75 ans, il recevra donc sa rente du RRQ pendant 10 ans.Si je calcule bien, la rente annuelle payable, en 1995, était d'environ 8 560 $.Or le rendement de 10 % basé sur les seules contributions de l'employé serait de 23 050 $ ( 10 % X 230 502 $ ).Ce rendement serait de 46 110 $ si les contributions de l'employeur sont utilisés dans le calcul.Ce n'est pas ce que je pourrais appeler une aubaine ! Ce n'est pas tout ; à la mort de ce jeune homme, la Caisse va empocher le 461 000$, auxquels se seront ajouté les 10 ans d'intérêts à 10 % sur le solde, soit environ 600 000$.(La valeur capitalisée de 37 550 $ ( 46 1 10 $ - 8 560 $ ) pendant 10 ans au taux de rendement de 10 % ).N'allez pas penser qu'il léguera ce magot a ses enfants.Non, il laissera ce magnifique cadeau de plus de $1 million à la Caisse.Messieurs les actuaires, sortez vos calculatrices, ça presse ! B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 OCTOBRE 1996 HP CHEROKEE COUNTRY 6 cylindres Boîte automatique Climatiseur Select-trac Vitres teintées foncées AM-FM cassette Volant inclinable Intérieur de luxe Roues alliage léger Console Galerie de toit Garantie 60 000 km.SUPER SPÉCIAL PAR MOIS échange de 3 000 $ Taxes en sus Location clef d'or Chrysler Politique La manif de «l'amour»: la défense entend contester la légitimité des accusations Presse Canadienne OTTAWA L'avocat représentant des individus ou associations de la région d'Ottawa contre lesquels des accusations ont été portées en rapport au rassemblement sur l'unité nationale tenu à Montréal trois jours avant le dernier référendum entend faire valoir devant le tribunal, cette semaine, que la loi québécoise sur les référendums n'a pas de portée extra-territoriale.L'avocat montréalais Marc-André Boivin alléguera de plus que la loi sur le référendum contrevient aux chartes canadienne et québécoise des droits, puisque les accusations déposées vont à l'encontre des articles de ces chartes sur les libertés d'expression et d'association.Me Fabien devra se présenter en cour demain matin pour défendre ses clients, qui sont au nombre des 15 individus, entreprises ou associations étudiantes du Québec ou de l'extérieur contre lesquelles des accusations ont été portées.Les accusations, déposées en mai par le directeur général des élections.Pierre F.C«>u allèguent que les défendeurs ont enfreint Ij loi référendaire qui stipule que toutes les Repenses doivent être laites sous la supervision des comités organisateurs du OUI ou du NON.La cause sera entendue presque un an après le rasssemblement du 27 octobre a Montréal, auquel plusieurs milliers de personnes de l'extérieur de la province avaient pris part.Elles avaient voyage a boni d autobus, de trains et d'avions ailretes hors Que bec.Me Fabien a indiqué que ses six clients, parmi lesquels figure Aurele Ger\\ais, le di recteur des communications du Paru libéral du Canada, ne vont pas enregistrer de plaidoyers, puisqu'il entend contester la légitimité des accusations.Les accuses sont passibles d'amendes va-riant de 100$ a 10 000 S.Le Parti libéral du Canada a accepte d'assumer les Irais légaux pour la défense de M.Gervais.Une dizaine de Québécois reçoivent la Légion d'honneur et l'Ordre du mérite Agence France-Presse Le général Gilbert Forray, grand chancelier de la Légion d'honneur et chancelier de l'Ordre national du mérite, a remis les décorations de ces ordres a diverses personnalités, pour la plupart canadiennes, au cours d'un séjour de cinq jours au Canada.Le général Forray était venu au Canada à la tête d'une imposante délégation de l'Ordre du mérite français, pour remettre le drapeau de l'Ordre à la section canadienne.L'Ordre national du mérite a été créé en 1963 par le général de Gaulle pour les civils, les militaires étant les seuls a l'époque a pouvoir recevoir la Légion d'honneur.Le général Forray a fait savoir aux récipiendaires que le président de la République Jacques Chirac, en tant que grand Maitre des deux Ordres, lui avait demandé d'être « porteur d'un message de chaleureuse sympathie ».Martial Asselin, ancien lieutenant-gouverneur ( représentant de la Reine ) du Québec, a été fait officier de la Légion d'honneur, tandis qu'étaient faits chevaliers Pierre John, directeur de la direction France au ministère des affaires internationales du Québec.Serge Joyal, ex-ministre d'Etat, et Charles Denis.ex-PDG de la Société générale des industries culturelles du Québec.Par ailleurs René Simard, recteur de l'université de Montréal, et le colonel Ja*.qu< s Michel, attache de défense a l'Ambassade de France, ont été faits officiers de l'Ordre national du mérite, tandis que quatre autres personnalités du monde des affaires ou de la politique étaient faites chevaliers.À l'occasion de ce séjour, le gênerai Forra\\ a également rencontré hier le premier ministre du Canada, Jean Chrétien.Il devait (initier le Canada dans l'apres-midi.a destination de New York.PRÉSENTE ___.*â/é ta « plafond et Uerdne c.^, uPlMM -^- LE DINER y fièrement çuébéco .1 2 heur** et L^veilli.\u2022 des amis emamc.et sur /ts voiture* de catégorie économique a standard.Vous pour ru : également rci eivir jusqu a jO \" de rabais dan* des centaines d'hôtels renomme* a travers le Canada '.Certaines propositions sont difficiles a refuser '.Budget vous 'end la vie agréable et abordable Mot -\u2022 joignez l'utile à l'agréable ».jusqu'au 31 janvier 1997.V- Doublez vos miles Aéroplan V v-v* AEROPLAN -.A v*x?s * -.ju, .-j.-r : -.- *iK*t* M \u2022 .\u2014.»-*«r w*J*^»-*rr.V«WMa*Wr « -v -V : > ;< .N# ta ni \u2022< m im ss>nw n» a» sswèa m w* m nul m «re ir tow m ers» et**?j» :#*\u2022» i \u2022 .«wc/«i *j *mcf* j* «i#vxot* s* mv '.c MU \u2022 0*4 «-«\u2022 ¦ -W -»- M ¦.MM *\u2022 DfW i \u2022 -.-4- N - .x\\ .«^.v ; WtCM m - t \u2022\u2022.\u2022 «\u2022 .» ¦ » \u2022.\u2022 .- - \u2014 ., r 2.\u2022\u2022 ¦ v* \u2022 »\u2022 » - j» «\u2014 » «v \u2022 - \u2022 V ;-¦ \u2022- \u2022 » \u2022\u2022er.-i.\u201e.^ \u2022 Xjr»r-v x v m> «¦ *>.Réservations 1-800-268-8970 Budget Le Canada n'entend pas raviver sa coopération nucléaire avec l'Inde Presse Canadienne OTTAWA Le Canada n'entamera pas de discussions pour raviver sa coopération nucléaire avec l'Inde, interrompue il a 22 ans.Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères.John Bell, a déclare hier que le gouvernement » ne reprendrait pas sa coopération en matière de technologie nucléaire avec l'Inde a moins que ou jusqu'à ce que l'Inde ait signé le traité de non-prolifération nucléaire ».Plus tôt.dans un reportage en provenance de New Delhi, on avait cité le ministre indien des Affaires étrangères qui aurait déclaré qu'un officiel canadien visiterait « bientôt >» l'Inde pour discuter de « coopéra-tion en matière d'énergie nucléaire dans un but pacifique ».Le Canada a suspendu sa coopération nucléaire avec l'Inde après que New Delhi eut procédé a une explosion nucléaire en 1974.Les experts nucléaires croient que le plutonium utilisé dans le test provenait des réacteurs nucléaires fournis par le Canada.L'Inde n'a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire, qui 3 ét« paraphé aux Nations unies le mois dernier par plus de 70 pays.C'est un des pays qui doit signer le traité pour qu'il devienne loi.Mais l'Inde a lancé une campagne visant a faire que le traité comprenne un engagement de la part des puissances nucléaires qui admettent posséder l'arme nucléaire de se débarrasser de leurs arsenaux nucléaires.«« Si l'Inde acceptait de signer le traité .alors peut-être que cela ouvrirait la porte a des discussions >», a soutenu M.Bell.Le ministre indien des Affaires étrangères.Inder Kumar Gujral.a visité le Canada le mois dernier et s'est entretenu avec les leaders canadiens.Le premier ministre Jean Chrétien s'est pour sa part rendu en Inde en janvier dernier, sa visite étant la première effectuée par un premier ministre canadien au cours des derniers 25 ans.Une délégation de gens d'affaires accompagnant M.Chrétien a signe 31 accords commerciaux d'une valeur de 328 millions S avec des compagnies indiennes.Bill Robinson.un porte-parole du groupe pacifiste « Project Ploughshares », a affirmé hier que l'Inde utilise encore des réacteurs Candu pour produire du plutonium pour son programme d'armes nucléaires.«« Le message de non-proliferation est : \"Oui.nous apporterons notre coopération a des programmes d'énergie nucléaire mais seulement si on ne s'en sert pas pour la fabrication d'armes nucléaires\" », a précise M.Robinson.Mb Offres de nettoyage de tapis Prix garantis Jusqu' au 19 octobre 1996! 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