La presse, 19 mars 1997, B. Politique
[" B Montréal, mercredi 19 mars ?1997 « Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» 36 mois $* /mois 2475790 \"36 mois, versement initial 1 750 $ ou échange éouivaient Taxes, transport et préparation en sus 20 000 km par année 4305.bout.METROPOLITAIN, Est / (514) 725-9394 EDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE L'EXPRESS POLITIQUE Manque de témoins ¦ Son boycottage par de nombreux témoins clés fera vraisem-' blablement en sorte que la commission d'enquête sur la Somalie manquera de témoins avant de manquer de temps.En fait, un seul témoin reste à être entendu, bien qu'il reste sept journées d'audiences avant l'échéance.Lorsque le ministre de la Défense nationale, Doug Young, a ordonné que la commission mette un terme à ses travaux au plus tard le 31 mars, les réactions ont été vives.Mais tout a coup, il semble que les enquêteurs auront du temps devant eux.Ce n'est pas vraiment le cas, affirment toutefois les avocats de la commission.Lorsque le ministre Young a imposé son nouvel échéancier, l'horaire des audiences a été modifié afin que des témoins cruciaux puissent comparait te, incluant le major Barry Armstrong, le chirurgien militaire dont les soupçons devaient provoquer la tenue de l'enquête.Des douzaines d'autres témoins ont quant eux été écartes.Presse Canadienne Des emplois en jeu O Les Canadiens devront payer davantage pour les medicaments naturels et des milliers d'emplois dans ce secteur en pleine croissance risquent de disparaître si Ottawa décide de resserrer la réglementation, a prévenu hier une coalition.« Nous devons (aire quelque chose, et vite, pour proléger les Canadiens doni la santé dépend des médicaments naturels », a déclaré Valerie Dugale, porte-parole de la Coalition canadienne pour la liberté de la santé.Ce groupe, qui représente les homéopathes, naturopathies et herboristes, souhaite que le ministre de la Santé, David Dingwall, cesse de réglementer les médicaments naturels en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.Presse Canadienne Autochtones B Le gouvernement fédéral ne répondra probablement pas à la Commission royale sur les peuples autochtones avant les prochaines élections, mais la nature de cette réponse dépendra des autochtones eux-mêmes, affirme le coprésident de la commission, George Erasmus.« L'ampleur de l'action ( du gouvernement ) dépendra de l'ampleur ( .) des mesures requises par la communauté autochtone », a déclaré M.Erasmus, hier à Toronto.L'Assemblée des Premières nations a déjà prévu une journée nationale de protestation, le 17 avril, afin de pousser le premier ministre fédéral Jean Chrétien à tenir compte des recommandations de la commission.Presse Canadienne Rae appuie Montfort ¦ L'ancien premier ministre Bob Rae donne son appui à S.O.S.Montfort et fustige le gouvernement Harris.L'ancien premier ministre néo-démocrate de l'Ontario a fait une sortie remarquée, hier midi, à l'hôpital Montfort, lorsqu'il est venu signer la pétition pour sauver l'hôpital et donner officiellement son appui aux organisateurs de la manifestation de samedi.« Je suis ici en tant que citoyen ordinaire.Je suis né à Ottawa et je connais l'importance de l'hôpital Montfort pour la population francophone », a-t-il dit Presse Canadienne Autres informations pages B4 à B6 Les Ils veulent encore négocier malgré les offres «ultimes» de Québec PAUL ROY et DENIS LESSARD Lucien Bouchard risque d'être déçu s'il attend pour ce soir, comme il le laisse entendre, les réponses syndicales à ses propositions « globales et ultimes » d'hier matin.Parce que si de façon générale les syndicats notent des « améliorations » \u2014 le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, parle même de « nets progrès » \u2014 par rapport aux propositions du 5 mars, aucun ne semble croire que les négociations soient terminées.« Le gouvernement a retiré un certain nombre de ses demandes, mais on est encore très loin du compte », a dit hier Gérald Larose, président de la CSN, dont 135 000 membres travaillent dans les secteurs public et parapublic.Et quand on lui signale que le gouvernement affirme avoir « dit son dernier mot », il a celte réplique : h Je pense que le gouvernement ne lèvera jamais le nez \u2014 nous non plus d'ailleurs \u2014 sur une possibilité de règlement.» Dans la santé, le gouvernement a retiré quelques-unes de ses demandes les plus décriées par les syndicats : ainsi, un syndiqué en « sécurité d'emploi » ne sera plus tenu, comme le proposait Québec, d'accepter un poste dans un rayon de 125 kilomètres, ou comportant moins d'heures que celui qu'il occupait.« Mais, de signaler Gérald Larose, il reste dans la santé deux demandes très lourdes avec lesquelles nous ne pouvons pas vivre.» L'une concerne la rémunération des employés à temps partiel en sécurité d'emploi, l'autre une modification dans les mouvements de personnel.Dans l'éducation, sans dévoiler la teneur de la proposition gouvernementale \u2014 on s'est entendu là-dessus avec la partie patronale \u2014 Lorraine Page, présidente de la CEQ, note qu'il y a « moins de pression sur la tâche des enseignants ».De plus, le gouvernement aurait accepté de considérer le « facteur de rajeunissement » dans ses calculs.Elle entend par là la différence entre le salaire d'un enseignant, au maximum de l'échelle, qui part à la retraite, et celui du jeune prof qui entre au bas de l'échelle salariale.« Le gouvernement a été sensible à nos arguments », a même admis Mme Page.Selon des informations obtenues par La Presse, Québec a renoncé à augmenter les rapports professeur-élèves, mais veut éliminer la moyenne maximum d'élèves par groupe.Au secondaire, par exemple, on conserverait un maximum de 32 élèves par groupe, mais on ne serait plus tenu de conserver une moyenne d'élèves pour tous les groupes.Québec propose aussi d'augmenter de 20 à 22 le rapport maître-élèves en maternelle.Pour arriver aux 156 millions d'économies attendues au primaire et secondaire, Québec songe aussi a rogner les jours de congé monnaya- bles et les assurances salaires.Cet après-midi, les représentants syndicaux des enseignants de commissions scolaires et de cégeps se réunissent à Québec.Mme Page s'attend à ce que le gouvernement ait sa réponse ce soir.Mais elle risque davantage de se présenter sous forme de.contre-proposition.Du côté de la FTQ, on semble croire en la possibilité d'un règlement négocié.« On a démontré au gouvernement qu'il n'était pas obligé d'ouvrir nos conventions collectives », signale le secrétaire général Henri Massé.Il n'est d'ailleurs pas réfractaire à des « assouplissements » réclamés.Ainsi, il serait prêt à accepter que les délais d'affichage soient raccourcis temporairement, comme le demande Québec.« Mais le gouvernement est trop gourmand dans sa demande, précise-l-il.11 y va trop tort.» Quoi qu'il en soit, dans les officines gouvernementales, hier, les espoirs de règlement étaient tangibles, et le scénario d'une loi d'exception ne semblait pas dans les cartes pour les prochains jours.: PROGRAMME ÉLECTORAL Points saillants de la plate-forme électorale présentée hier par le chef du Parti conservateur Jean Charest: : PKTO RcUTER Le chef conservateur, Jean Charest, a présenté, hier, le programme dont son parti fera la promotion lors de la prochaine campagne électorale fédérale.créer plus d'un million d emplois dans chacun des deux prochains mandats; faire adopter une loi sur l'équilibre budgétaire et éliminer le déficit en l'an 2000; renouveler la fédération sans négociations constitutionnelles et offrir un rôle ce cogestion aux provinces; reconnaître le Quebec comme société distincte ou par une autre expression décrivant la même réalité; négocier un Pacte canadien sur !a santé, l'éducation postsecondaire et le commerce mterprcvinaal; réduire les impôts des contribuables d au moins 10 co dès !e premier budget; réduire les cotisations à I assurance-emploi de 2.90 $ à 2.20 S par tranche de 100 S de rémunération; réduire le taux d imposition des PME de 12 a 8 co et celui des sociétés de 28 à 24 V !?abolir la Lci sur les armes à feu.9> ¦M I Source: PC (PC) Les conservateurs décréteraient de nouvelles compressions et associeraient les provinces à un plus grand nombre de décisions CHANTAI.HÉBERT du bureau de La Presse, OTTAWA Un gouvernement dirigé par Jean Charest laisserait davantage d'argent dans les poches des Canadiens qui travaillent que les libéraux, mais il n'aurait pas nécessairement plus d'emplois qu'eux à mettre à la disposition des chômeurs.Dans le programme électoral qu'il a dévoilé en grandes pompes hier, le Parti conservateur s'engage à réduire de 10 % l'impôt des particuliers dès son premier budget, à alléger les cotisations pour l'assurance-emploi et à augmenter les sommes qu'Ottawa verse aux provinces pour la santé.En contrepartie, les conservateurs équilibreraient le budget fédéral seulement en l'an 2000 et ils imposeraient, au cours de leur premier mandat, de nouvelles compressions budgétaires de l'ordre d'une douzaine de milliards à l'ap- pareil fédéral.Le budget des Affaires indiennes serait ainsi amputé de presque un milliard et celui de la Culture d'un demi-milliard.Ceux qui cherchent dans ce programme la recette miracle pour remédier au chômage, le problème que les Canadiens identifient actuellement comme le plus criant, vont être déçus : les conservateurs s'engagent à créer un million d'emplois au cours du prochain mandat, soit à peu près la même performance que celle, jugée médiocre, que viennent d'enregistrer les libéraux de Jean Chrétien.« Il s'agit d'un minimum.Notts espérons et nous pensons que nous pourrons faire mieux », a affirmé le chef conservateur Jean Charest en dévoilant cet objectif que le PC a préféré ne pas chiffrer en tenues de taux de chômage.En matière de relations fédérale-provinciales, un gouvernement conservateur associerait les provin- ces à un plus grand nombre de décisions, remplaçant par exemple les transferts pour la santé et l'éducation postsecondaire par des points d'impôt.En contrepartie, le PC se servirait au besoin des pouvoirs constitutionnels fédéraux pour abattre les barrières au commerce interprovincial.Et Jean Charest voudrait bien donner au gouvernement fédéral un rôle de leadership en éducation, une compétence sacro-sainte des provinces, notamment en instaurant des tests nationaux en plusieurs matières.En matière de justice, le Parti conservateur abrogerait la Loi sur le contrôle des armes à feu et abaisserait à 10 ans l'âge où s'applique la Loi sur les jeunes contrevenants.Sur le front constitutionnel, il milite pour la reconnaissance du caractère distinct du Quebec.Dès son dévoilement, ce programme a été accueilli par un tir nourri de boulets rouges.Avec une rare unanimité, libéraux, bloquis-tes et réformistes ont ciblé la crédibilité des engagements conservateurs, rappelant le peu de fiabilité de leurs pronostics sous Brian Mul-roney.« A moins que ce soit le département des miracles, il y a quelque chose qui ne va pas dans la logique du PC », a affirmé la ministre Lucienne Roui l lard en mettant en doute la capacité des conservateurs à livrer toute la marchandise promise.La critique bloquiste Suzanne Tremblay y voit un programme ciblé sur les riches puisque les baisses d'impôt promises par le PC profiteraient d'abord aux nantis.Quant à Preston Manning, il n'a pas manqué l'occasion de souligner qu'à la lumière du programme conservateur, sa formation est la seule qui s'oppose à un « statut particulier » pour le Québec, puisqu'elle est seule à militer contre le concept de société distincte.SUPPLÉMENT NUTRITIF N° Vit DE WAMPOLE - GLUCOSAMINE OA (SANS SEL) Si vos jointures vous font souffrir quand vous tentez de Saisir quelque ckose, c'est qu'il y a une chose que vous n'avez pas saisie.Peut-être souffrez-vous d'osthéoarthrite.Et si c'était le Cas, le Glucosamine OA (sans sel) de Wampole* Peut vous aider en réduisant U douleur des jointures.Et parce que nous dépassons les normes gouvermcntales de fabrication, chaque Vcgicapme 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LA PRESS FI, MONTR I: AL, MERCREDI 10 MARS 1997 Editorial La Presse André Desmarais président ou conseii d'administration Roger d.Landry président et éditeur Claude Masson t diteur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Une Russie très amoindrie a president Boris Eltsine rencontre le président Bill Clinton, demain, à Helsinki, à l'occasion d'un sommet russo-américain.De telles rencontres sont devenues une routine, qui a perdu sa dimension presque surhumaine de l'époque soviétique mais qui est d'une très grande importance pour la Russie.iwïïtti Depuis l'éclatement de l'Union soviétique, la Russie n'est plus une superpuissance.Mais elle reste, malgré tout, la deuxième puissance nucléaire au monde.Dans la plupart des forums internationaux, l'importance de la Russie est très secondaire.Le pays n'a ni la puissance économique ni la capacité de former et de représenter un groupe important de pays pour faire entendre sa voix et pour éventuellement s'opposer aux autres grandes puissances.Lors des tête-à-tête avec le président américain, en revanche, M.Eltsine représente encore une puissance redoutable.En fin de compte, la paix nucléaire et l'avenir du desarmement dans le monde reposent sur leur bonne entente.Seules les visites de travail du chancelier Helmut Kohi, à Moscou, revêtent une importance comparable.Pour sa propre sécurité, l'Allemagne doit pouvoir compter sur le développement dans le calme de la prospérité et de la démocratie en Europe de l'Est, et une Russie mal disposée serait capable de mettre en danger cette évolution.Frédéric Wagnière À Helsinki, la Russie profitera d'une des rares occasions où sa force compte encore pour monnayer la prochaine étape du désarmement nucléaire contre une plus grande retenue dans l'élargissement de l'OTAN.Cette alliance s'apprête, en effet, à examiner les premières candidatures de pays jadis alliés à l'Union soviétique.Les Russes se sont faits à l'idée que la Pologne, la Hongrie et la République tchèque deviennent des pays «atlantiques», mais ils ne sont pas prêts à accepter que l'OTAN s'installe à une centaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg ou s'étende a l'Ukraine, voire dans le Caucase et en Asie centrale.Le président Eltsine voudrait obtenir un traité avec l'OTAN, qui limiterait l'expansion de l'alliance vers l'Est et définirait ses relations avec la Russie.L'OTAN ne veut pas un accord qui limiterait d'avance les pays susceptibles de devenir membres, ainsi que les droits de ces pays, s'ils le deviennent.Le président Clinton, en revanche, voudra le convaincre de souscrire à une sorte de charte entre l'OTAN et la Russie, qui n'aurait pas la même valeur juridique qu'un traité, mais qui encadrerait les relations entre les deux pays.L'argument des occidentaux consiste à souligner que l'OTAN n'a plus véritablement d'adversaire et se consacre de plus en plus au maintien de la paix.La charte serait une puissante garantie pour la Russie, en lui permettant d'assister au fonctionnement de l'OTAN sans, pour autant, lui donner droit de participer aux décisions.À Moscou, on reconnaît que l'idée d'une agression de l'OTAN contre la Russie est peu vraisemblable, mais on craint l'isolement politique et économique.Dans les faits, la Russie est incapable de s'opposer aux projets de l'OTAN et, si l'on tient compte de ses objections, c'est surtout pour ne pas l'humilier inutilement.On a longtemps cru que la démocratie et l'économie de marché se développeraient en parallèle en Russie pour lui permettre de tenir son rang dans le monde.Or, la démocratie s'est développée mieux que prévu, alors que l'économie de marché reste très primitive.On peut même se demander si la Russie est encore une puissance industrielle.D'ailleurs, beaucoup de Russes craignent que ce marasme économique soit le résultat d'un complot occidental visant à faire de la Russie un vaste réservoir de main-d'oeuvre et de matières premières.La crainte des Russes de voir l'OTAN isoler leur pays n'est pas si fausse, sauf que, pour l'instant, c'est la mauvaise gestion de l'économie qui isole la Russie de l'Occident.La politique de M.Eltsine consiste à maintenir les apparences sur la scène internationale, tout en espérant que la situation économique et sociale s'améliore bientôt.Le président Clinton sera complice de cette charade dans la mesure où il est nécessaire de traiter d'égal à égal dans le domaine du désarmement nucléaire.Il offrira peut-être à M.Eltsine de transformer le G7 en G8 pour mieux faire passer l'élargissement de l'OTAN.Mais à part ça, le sommet d'Helsinki ne sera pas une rencontre entre égaux.Il n'y aura qu'une très vague ressemblance avec les sommets historiques de l'époque de Ronald Reagan et de Mikhaïl Gorbatchev.Pierre Grave! D e la naïveté au cynisme 1 y a quelque chose de pathétique dans ce qui ressemble à la fin de la carrière de Michel Gauthier à la Chambre des communes.Son dernier souhait \u2014 retrouver son titre de leader parlementaire \u2014 n'ayant pas été exaucé par son successeur, on peut présumer qu'il conclura que son avenir est derrière lui au sein du Bloc et qu'il tirera sa révérence au terme de son présent mandat.mbhhhhb Ce triste baisser de rideau sur un personnage qui a été poussé à l'avant-scène à son corps défendant est d'autant plus pitoyable qu'il découle d'un malheureux concours de circonstances.Et, plus grave encore,, d'erreurs et de maladresses qu'on aurait pu éviter.Sans parler de la blessure infligée à un homme de qualité dont le dévouement et la sincérité sont indéniables.Comme pour tous les leaders politiques appelés à succéder à un géant, il était assez clair, dès le départ, que les circonstances jouaient contre Michel Gauthier.Ne serait-ce que sur le plan de la comparaison pratiquement inévitable avec son prédécesseur.Un jeu cruel dont, avant lui, parmi bien d'autres exemples, les John Turner ou Pierre Marc Johnson ne se sont jamais relevés.Son seul atout, à la différence de ces derniers, était de pouvoir affirmer n'avoir pas nourri l'ambition d'accéder à ce poste qu'il assumait en quelque sorte en service commandé.Mais, pour avoir la chance de réussir, encore lui eût-il fallu un minimum de charisme et une personnalité un peu compatible avec sa fonction.Et, surtout, pouvoir compter sur une loyauté à toute épreuve de la part de ses lieutenants.Or il n'aura eu ni l'un ni l'autre.Sa franchise évidente, à la limite de la naïveté, sa bonne volonté presque émouvante, son touchant désir de bien faire et même sa précieuse expérience de parlementaire à Québec ne lui auront pas été d'un grand secours.Si elles lui ont valu l'estime générale, ces qualités n'ont pas suffi pour amener les membres de son caucus et l'opinion publique à voir en lui plus qu'un frappeur de relève en attendant la venue du «vrai» successeur de Lucien Bouchard.Quant à celle solidarité qu'il était en droit d'exiger de ceux qui l'avaient placé, un peu malgré lui, aux commandes d'un bateau s u - bitement privé de son capitaine, c'esi peu dire que d'affirmer qu'elle lui a fait défaut.Bien peu d'humiliations lui auront été épargnées depuis son arrivée à ce poste et ce n'est certes pas la décision de Gilles Duceppe de le laisser dorénavant dans l'ombre qui arrangera les choses.Même si, dans ce cas précis, ce pauvre Michel Gauthier est beaucoup responsable de sa déconvenue que, là encore, on peut attribuer à sa candeur.Bien sûr, il y a la manière.Le tout nouveau chef aurait dû y mettre des formes et chercher à ménager la fierté d'un homme qui a donné beaucoup à son parti.Mais la façon cavalière et odieuse avec laquelle M.Duceppe a donné l'impression de se débarrasser de son prédécesseur ne change rien au fait que ce dernier aurait dû savoir que, sans égard à son mérite ni à ses états de service, la première qualité d'un ancien leader doit être de s'effacer pour laisser toute la place à la nouvelle équipe.Avec la crise qui mine le Bloc présentement et les maladresses qui ont marqué'son congres du week-end, il est sûr que M.Duceppe aurait pu limiter les dégâts et tirer profil de la sympathie dont jouit maintenant Michel Gauthier dans l'opinion publique en ayant plus d'égards pour lui.Mais ce dernier, en ne comprenant pas que son statut le condamne a la discrétion ou même à la retraite, ne lui a guère laissé de choix.En fait, l'un et l'autre, l'ancien chef avec sa naïveté et le nouveau avec son cynisme un peu brutal, viennent de montrer que, même si les sondages indiquent qu'il a le vent dans les voiles, le Bloc a encore de sérieux problèmes au niveau du gouvernail.Si Même si les sondages indiquent qu'il a le vent dans les voiles, le Bloc a encore de sérieux problèmes au niveau du gouvernail.VtoEL GAOntf POOR SHS LOYAUX SERVICES - .¦ \\ m il \u2022 \u2022 \u2022 ^ 1 -v \u2022 rc-f ' f ih - ~jër% ' ' r ^ .m DROTC Ji il I H \u2022 LA BOITE AUX LETTRES Manque de vocabulaire ¦ À l'émission Montréal ce soir du 3 mars, on a interviewé deux comédiennes d'ici au sujet d'un rallye auquel elles allaient participer dans le descrl de Mauritanie.Ce n'est toutefois pas la nature de l'événement qui a attiré mon attention, mais bien plutôt la qualité très relative de la langue des interviewées.Il m'est apparu évident qu'on voulait faire populaire à tout prix.L'une des jeunes femmes a dit qu'un de ses amis lui avait donné quelques « hints » relatifs ( ou relatives ?) à la mécanique : faut-il connaître l'anglais pour les comprendre ?En plus de nous assurer que c'était « le l'un », on nous a dit que le rallye allait compter vingt « /équipages ».Elles nous ont informés qu'elles avaient suivi un cours intensif de vie dans le désert.Intensif ou pas, dans le desert ou ailleurs, un cours de vie, era ne se donne pas ! Je n'insiste pas davantage.Mais je veux simplement signaler que je déplore beaucoup le fait qu'un trop grand nombre de personnalités connues et populaires n'aient pas le souci d'utiliser une langue de qualité.Même Celine Dion a affirmé en avoir vu la nécessité et a fait des progrès.Florent GAUDREAULT Bécancour Double aveu d'< ¦ Yves Lamontagnc, président de l'Association des psychiatres du Québec, fait évidemment la promotion des électrochocs dont l'augmentation serait inévitable à cause d'une prétendue accentuation de la maladie mentale que, de toute évidence, lui et ses collègues n'arrivent pas à soigner ( La Presse, 3 mars ).Tout en disant éprouver une crainte concernant les électrochocs, il justifie ce traitement toujours aussi barbare* en raison des « limites de la médication actuellement disponible ».Bref, nous constatons qu'il s'agit d'un double aveu d'échec de la psychiatrie qui ne mérite pas la confiance de la population ni les subventions annuelles de centaines de millions de dollars perçues au Quebec.Des études oni démontré que l'électrochoc est une forme de lobotomie électrique qui cause des dommages permanents au cerveau.Pertes de mémoire, confusion, perte du sens de l'orientation dans l'espace et le temps en résultent.La psychiatrie postule que le patient ne sera plus déprimé s'il perd la mémoire ou s'il ne veut plus se souvenir de moments pénibles associés à la douleur du choc électrique.Comment une telle violence aiderait-elle la guérison de ceux qui éprouvent des problèmes moraux ou existentiels ?Monique DENEAULT Montréal Les syndicats au coeur des choix du gouvernement ¦ À plusieurs reprises, l'an dernier, le premier ministre Bouchard insistait sur l'intention gouvernementale d'adopter une série de mesures pour aider la famille québécoise, lui simplifier la vie et la soutenir.Or, le Livre blanc traitant des nouvelles dispositions de la politique familiale, présenté le 23 janvier dernier par la ministre de l'Éducation et de la famille, Pauline Marois, s'avère un net progrès.pour la CEQ et la CSN ! Trois mesures majeures devaient cimenter les valeurs les plus importantes de notre société : le sens de la famille et l'amour des enfants.1\u2014 L'instauration de l'allocation unifiée pour enfants ; 2\u2014 Le développement de services éducatifs et de garde à la petite enfance ; 3\u2014 L'instauration d'un nouveau régime d'assurance parentale.Tout cela afin de mieux répondre aux réalités de notre « belle » société en changement.U est vrai que le visage de la famille s'est beaucoup transformé, depuis les trois ou quatre dernières décennies.Il y a de plus en plus de familles monoparentales, qui ont très souvent une femme à leur tète, et de familles recomposées.Le grand gagnant de cette nouvelle politique familiale demeure sans contredit le milieu syndical.L'établissement d'un réseau public et unique de garderies à 5 $ par jour, dont les travailleurs seraient syndiqués à la CSN, fera disparaître à court terme les services de garde à but non lucratif, prives et en milieu familial.73 000 nouvelles places en garderie en quatre ans, cela équivaut à une étatisation déguisée.À partir de septembre prochain, les 85 000 enfants de cinq ans pourront assister aux classes de maternelle à temps plein, nécessitant l'embauche de 3 000 professeurs.Sans oublier les pré-maternelles à temps partiel pour les quatre ans.On réclamait cela depuis fort longtemps à la CEQ.Enfin de l'emploi pour les professeurs.Finalement, la portée de la nouvelle allocation unifiée est très limitée.( e programme, qui entrera en vigueur des le ltr juillet prochain, éliminera les allocations familiales et les primes à la naissance, telles qu'on les connaît actuellement.On prend une fois de plus un virage important : la démographie n'est plus alarmante.On ne s'alarme plus de la baisse de la natalité ( 1,5 enfant/femme ), Québec créera plutôt (1rs emplois pour ses professeurs et ses ira*, vailleuses de garderies, s'assurani du même coup de leur appui politique.Les grands perdants de celte réforme sont évidemment les familles biparcn-taies avec la mère qui, de surcroît.,m rail osé choisir d'élever trois ou quatre enfants à la maison.Alain SENÉr.Al Granb) LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 MARS 1997 Opinions Un véritable défi pour la communauté internationale mpératif qu DON BOUDRIA L'auteur est ministre de la Coopération internationale et ministre responsable de la Francophonie.Un coopérant du Centre canadien d'étude et de coopération internationale ( CECI ), Serge L'Archer, est enlevé par des rebelles au Niger.Ce travailleur de l'aide internationale consacrait ses journées aux démunis de la région de Bil-ma, dans le nord du pays.Le père Guy Pinard est assassiné en pleine église au Rwanda, au moment même où il donne la communion à ses paroissiens, des gens que cet homme doux sert et aime depuis 35 ans.Chez lui, à Shawini-gan, au Québec, et partout au Canada, un pleure le départ de cet homme'qui a donné sa vie pour une cause à laquelle il croyait profondément.Quelques jours plus tard, cinq travailleurs des Nations unies tombent dans une embuscade.Ces gens qui oeuvrent pour le respect des droits de la personne sont abattus à bout portant au bord d'une roule boueuse.Pourtant, leurs véhicules sont clairement identifiés comme des véhicules des Nations unies.Quelques semaines auparavant, trois bénévoles médicaux, de nationalité espagnole, sont victimes d'une attaque dans leur camp.Ces assassinats ont été commis par des miliciens sans scrupules qui par leurs actions prennent une population en otage.Loin de là, en Tchétchénie, Nancy Malloy est tuée dans son sommeil avec cinq autres de ses collègues à l'hôpital de la Croix-Rouge où elle travaille.Nancy ne cherchait qu'à soulager les souffrances engendrées par la guerre civile.Dans sa ville, Vancouver, comme dans le reste du Canada, tout le monde déplore le meurtre d'une femme qui ne vivait que pour aider les autres.Pourquoi tous ces deuils ?C'est la question qu'on se pose.Pourquoi ces médecins, infirmières, chauffeurs, prêtres et administrateurs qui luttent pour sauver des vies sont-ils de plus en plus exposés au danger?Pourquoi les jeunes travailleurs de l'aide internationale, du Canada et d'ailleurs, sont-ils traités comme des ennemis, alors même qu'ils distribuent du riz, du blé ou administrent des vaccins ?Beaucoup se demandent aussi pourquoi d'urgence on porte des secours là où les risques sont trop grands.Ne serait-il pas plus facile d'oublier les images que nous présentent les médias ?Il n'y a pas de solution simple.Mais il y a des conclusions et des principes directeurs que le Canada aimerait que la communauté internationale adopte.La nature des crises humanitaires a changé.Nous avions l'habitude d'intervenir lors de sécheresses, d'inondations et de famines.Aujourd'hui, nous devons faire face à des conflits violents, à l'anarchie et à des gangs armés jusqu'aux dents.Ces crises, qualifiées de complexes, qui n'épargnent aucune région, perturbent l'Afrique, l'Europe de l'Est, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Amérique du sud.Nous assistons à la désintégration d'institutions légitimes de gouvernements, ainsi qu'à des « épurations » ethniques et à des déplacements importants de population.Au Rwanda, un petit pays comptant à peine plus de huit millions d'habitants, plus d'un demi-million de personnes ont été tuées et deux millions ont fui le pays.Dans le monde, il y a maintenant plus de 44 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l'intérieur de leur propre pays.Le nombre a presque doublé en l'espace de trois ans.La communauté internationale est forcée de constater qu'elle a été lente, et ses actions n'ont pas eu les résultats escomptés au Rwanda.Le Canada appuie les principales conclusions figurant dans un rapport international publié l'an dernier sur la réponse de la communauté internationale face au génocide de 1994 au Rwanda et aux événements qui ont suivi.Ce qui en est ressorti est que l'aide humanitaire ne suffit plus.On ne peut régler les problèmes avec des vivres et des médicaments, alors que le pays se morcel- Le Canada, estime le ministre Boudria, a eu du succès en Haïti grâce à une combinaison d'interventions.le et que des bandes armées sèment la terreur dans les rues.L'aide humanitaire n'est qu'un élément de ce qui devrait être un ensemble de mesures concertées.Voici quelques mesures envisageables : ?La communauté internationale doit faire face à ces crises qui sont, dans certains cas, prévisibles.Les signes précurseurs du conflit au Rwanda étaient brutalement évidents.En dépit des efforts de certains pays, il n'y a pas eu d'intervention collective efficace.La mort de centaines de milliers de personnes aurait pu être évitée.Pendant longtemps, on s'est contenté d'apporter une aide humanitaire, et cela était insuffisant.?Les organisations régionales et mondiales doivent intensifier leurs efforts diplomatiques et coordonner les mesures prises pour résoudre les conflits.?L'intervention d'une force policière internationale avec des pou- voirs accrus pour répondre aux attaques s'avère souvent nécessaire.Le Canada voudrait que la communauté internationale s'entende sur un mécanisme d'intervention rapide qui empêcherait la dégradation de la situation.?Lorsque la paix est maintenue et qu'une aide humanitaire est fournie, on a en place les conditions qui permettent de déployer les efforts nécessaires pour rebâtir la société civile, c'est-à-dire renforcer des institutions comme le système judiciaire.Il s'agit non seulement de reconstruire les palais de justice, mais aussi d'aider à établir des lois, former des avocats et faire régner la justice.?Outre l'aide d'urgence, il existe des mécanismes d'aide traditionnelle à long terme.C'est ce que nous faisons aujourd'hui pour aider les pays à bâtir leur économie, leurs propres systèmes éducation-nels, agricoles et financiers.Dans tous ces domaines, le Ca- nada a fait beaucoup.Il est fier de participer aux opérations de maintien de la paix, d'être un chef de file de l'aide au développement et, souvent, un intermédiaire hautement respecté autant dans les pays francophones qu'anglophones.Nous avons fait beaucoup et nous n'avons pas l'intention de nous arrêter maintenant.J'ai présidé, par exemple, des conférences internationales au Rwanda et à Genève, conferences où les donateurs convenaient d'appuyer la réintégration des réfugies et les efforts de réconciliation.Depuis 1994, le Canada a consacré 75 millions de dollars à l'aide au Rwanda.Nous construisons des maisons et des systèmes d'approvisionnement en eau potable, et formons des magistrats et des enquêteurs.Nous formons également des spécialistes pour venir en aide aux femmes traumatisées, nous mettons en place des services sanitaires et finançons les services de 40 travailleurs canadiens dans le domaine des soins de santé.Nous appuyons le travail d'un tribunal international chargé de traduire en justice les responsables des massacres.Nous avons eu du succès en Haïti grâce à une combinaison d'interventions.Le Canada a joué un rôle prépondérant au niveau diplomatique pour aider Haïti à restaurer la démocratie.Nos troupes et nos agents de la GRC y maintiennent la paix, mais forment également les corps policiers.Nous apportons d'autres formes de soutien à la démocratie, en formant des agents électoraux et des juges, par exemple, et fournissons une aide plus traditionnelle sous forme d'instruments aratoires et de semences.Le Canada continuera de donner son appui à l'aide d'urgence et aux centaines de travailleurs canadiens dévoués oeuvrant au sein de nombreuses organisations très efficaces.Cependant, ces organisations ne peuvent continuer d'assumer une aussi large part de responsabilités face aux crises actuelles.Afin qu'elles puissent accomplir leurs tâches, il est impératif que leur sécurité soit assurée avec la collaboration active du Canada.Faut-il continuer l'expérience des Jeux de la Francophonie ?Dans le cadre de la semaine de la francophonie.La Presse poursuit ici la publication d'articles de fond sur le sujet.Ci-dessous, une entrexme de notre collègue Réal Pelletier avec le journaliste sportif Richard Garneau.B RÉAL PELLETIER, La Presse: Vous avez fait les Jeux de la Francophonie ?Qu'en pensez-vous ?RICHARD GARNEAU: Il y a eu deux fois des Jeux de la Francophonie, mais je n'étais plus à Radio-Canada pour les deuxièmes.Ils ont envoyé une équipe très restreinte là-bas et ça n'a pas eu beaucoup de répercussions.Les premiers Jeux se sont tenus à Casablanca, au Maroc.C'était en 1989.Les deuxièmes se sont tenus en banlieue de Paris, je ne me rappelle plus exactement où.Les Jeux de Casablanca étaient les premiers.Il y avait un volet sportif et un volet culturel.Mais il a fallu trouver un volet sportif qui puisse convenir aux pays impliqués.Parce que la Francophonie, c'est fait de quelques pays européens, mais de pays africains aussi et d'îles comme La Réunion où on ne pratique pas nécessairement le hockey sur glace.Alors il y avait le problème de trouver des sports communs.On s'est arrêté au foot-bal \u2014ou soccer\u2014 et il y avait un peu d'athlétisme.C'était très limité, ce n'était pas de grandes compétitions.¦ La Presse: Rien à voir, par exemple, avec les Jeux du Commonwealth.?GARNEAU: Ça n'avait rien à voir avec les Jeux du Commonwealth.¦ La Presse : II existe des Jeux à contours géopolitiques précis comme les Jeux du Canada, les Jeux du Québec, mais est-ce qu'il vous paraît valable de tenir des Jeux sous le rapport d'une langue par exemple, comme ceux du Commonwealth, ou de la Francophonie ?GARNEAU : Pour ce qui est des Jeux du Commonwealth, ça c'est tout à fait différent.Les pays du Commonwealth sont des pays sportifs.Ce sont des pays qui pratiquent tous les sports olympiques, d'été du moins, alors que les Jeux de la Francophonie étaient une formule parfaitement hybride.C'étaient d'une certaine façon des Jeux politiques.Je* ne sais pas si vous vous en souvenez : avant qu'on décide d'envoyer des représentants là-bas, le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois se livraient une petite guerre froide.Le gouvernement canadien disait : il faut qu'on soit là.Le gouvernement québécois disait la même chose.On a fini par envoyer une équipe du Canada, une équipe du Québec et aussi une équipe du Nouveau-Brunswick parce qu'il y a des Acadiens francophones là-bas.À mon avis, c'a été un peu ridicule comme formule.Et le stade.Imaginez un stade de 60, 70 000 personnes où vous aviez peut-être 2 000 spectateurs.Et parmi les 2 000 spectateurs, c'étaient probablement des parents ou d'autres athlètes qui assistaient aux compétitions.¦ La Presse : Dans les pays, même africains, du Commonwealth, on a le sentiment que les sports olym-piques sont beaucoup plus développés.On pense aux coureurs du Kenya entre autres.?GARNEAU: C'est vrai des pays anglophones.Mais les coureurs des pays francophones \u2014 qu'il s'agisse du Sénégal ou du Mali par exemple\u2014 sont beaucoup moins forts.Les Kenyans, les Ougandais, ce sont des puissances dans le monde de l'athlétisme, dans la course de fond.¦ lui Presse ; Quand même : des Jeux de la Francophonie ne sont-ils pas une occasion de per- Richard Garneau former pour les athlètes des pays africains francophones, qui souvent ne peuvent même pas compter sur des Jeux nationaux ?GARNEAU: Il faut savoir que tous les pays participent aux Jeux olympiques maintenant, même les moins importants.Il y a même aujourd'hui plus de pays qui participent au monde olympique qu'il y a de pays membres de l'ONU.Un pays qui n'aurait qu'un seul athlète peut participer et quand ils n'ont pas les moyens, le Comité international olympique ( CIO ), qui est maintenant une entreprise multi-milliardaire, a la grâce \u2014 et c'est la moindre des choses \u2014 de payer les dépenses des athlètes d'un certain nombre de ces pays-là.Évidemment c'est toujours une excellente chose que des athlètes du monde entier puissent se rencontrer.Mais il reste que moi, il m'a semblé que ça avait tourné à vide que cette histoire des Jeux de la Francophonie.C'a n'a eu absolument aucune répercussion.J'étais aux Jeux de Casablanca; quant à ceux de Paris, je ne me souviens même pas d'avoir vu des images de ça.S'il y en a eu, on a dû passer ça à des heures.soit tard, soit tôt.Quant à nous à Casablanca, il faut dire que les caméras marocaines étaient à peu près à longueur de journée au service du roi Hassan.Et je me souviens que, pour les cérémonies d'ouverture, il n'y avait même pas de caméras sur les lieux.Finalement, il y a en a qui sont arrivées à toute vitesse.Je ne veux pas utiliser le mot catastrophe pour ces Jeux, parce que je ne veux pas déplaire à personne, mais ça n'a pas été un succès.Bon!, on peut dire que le Maroc, à part le roi et sa suite, n'est pas un pays riche.Mais les seconds Jeux ont eu lieu en France et ça n'a pas eu de lendemains.Il y a un autre problème aussi, c'est la situation ici.Quand vous arrivez aux Jeux de la Francophonie avec une équipe canadienne formée d'anglophones, ça tait quand même étonnant.Francophonie et monde des affaires : l'expérience d'Alcan JACQUES BOUGIE L'auteur est president et chef de la direction chez Alcan.Alcan représente l'une des grandes sociétés industrielles dont les activités sont déployées dans la plupart des régions du monde ; à l'heure de la mondialisation des marchés, cela va de soi.Présente dans 30 pays, elle a su s'intégrer harmonieusement à de nombreuses communautés différentes.Ses employés, ses clients, ses actionnaires et ses fournisseurs traitent avec Alcan, sachant très bien qu'elle est la plus internationale des entreprises productrices d'aluminium au monde L'histoire d'Alcan remonte à 1928, alors qu'une nouvelle compagnie était créée poour acheter certains éléments d'actif d'Alcoa.Dès sa naissance, la Société s'est distinguée par son caractère multinational.Au cours de son histoire, elle a encouragé une identité culturelle nationale forte partout où elle s'est implantée en même temps qu'un sentiment d'appartenance à une grande (amilie industrielle.Cette harmonie s'appuie sur des valeurs fondamentales : le respect des individus et de leur culture acompagné de l'encouragement au développement de leur plein potentiel.En retour, Alcan bénéficie de l'immense richesse inhérente au large éventail de connaissances et de cultures qui se retrouvent parmi ses ressoures humaines Les Québécois ne font pas exception à ce phénomène.Leur sentiment d'identité culturelle avec Alcan est d'autant plus grand que le siège social mondial de l'entreprise est situé chez eux, à Montréal, et que, tant pour des raisons reliées à son développement qu'à la disponibilité de ressources naturelles, Alcan y exploite d e n o m b reuses installations, fille y compte en fait plus de 8 000 employes et la 1res grande majorité d'entre eux sont francophones.Alcan est aussi présente dans de nombreux autres pays francophones.Ainsi on retrouve Alcan en France, en Suisse, en Guinée et au Ghana.L'histoire et les circonstances ont voulu que le siège social mondial d'Alcan soit situé à Montréal.De nombreux Québécois y travaillent mais aussi des représentants de plusieurs autres pays où Alcan est établie, ce qui reflète le caractère multinational de la compagnie.Les employés d'Alcan apportent ainsi une richesse culturelle variée au milieu montréalais.Alcan favorise la mutation de Québécois vers les autres pays où elle est présente; c'est un enrichissement pour les employés, pour l'entreprise et pour les collectivités concernées.Tous ces échanges contribuent au rayonnement de la culture francophone dans le monde des affaires tout en accroissant l'influence réciproque des cultures, la croissance des individus et celle de l'entreprise.Alcan est fière de tous ses employés à travers le monde et elle encourage l'esprit de solidarité qui les unit.Ils ont maintes fois démontré cet esprit et l'aide apportée par tous les employés d'Alcan mondialement, lors des inondations de l'été dernier au Saguenay, en a été une illustration spectaculaire.On peut conclure de ce survol de la situation culturelle d'Alcan au Québec et dans le monde que l'influence francophone dans le milieu des affaires est tributaire du dynamisme des francophones ainsi que de leur respect et ouverture à toutes les cultures de la planète.Alcan est fière de contribuer à l'influence francophone.Durant cette semaine internationale de la francophonie, je me fais le porte-parole de tous mes partenaires au sein de la compagnie pour saluer et présenter nos hommages à tous les francophones. 1S4 LA ni PAt u h'*M TOST CDMPlClfOClMWW a I.\u2022 .I \u2022 mm j semaine seulement! ?À f I » \u2022 .| \u2022I \u2022 1 Choisissez parmi des centaines de nouveaux modèles ! une ene '585, RUE STE-CATHERINE 281-4707 PLACE ROSE WERE \u2022433-0923 .CARREFOUR LAVAL ^ 687-8801 CENTRE FAIRVIEW 697-3122 MAIL CHAM PLAIN 465-4505 PROMENADES ST-BRUNO 653-8372 PLACE VERSAILLES 354-4968 GALERIES D'ANJOU 353-3249 CENTRE ROCKLAND 739-8453 v, * Rabais sur nos prix onEMkm.Les montures Boutique, les forfaits à lunettes completes, et les verres oe contact letabtes.bi-focaux et £ toriques sont exclus.Certaines restrictions s'appliquent.Ne peut-être combiné a aucune autre offre et prend fin le ?mars.1907.La ^unettene la Baie est exploitée par Tris Coffm Opticiens.PHOTO REUTER Emeute dans une prison mexicaine Morts et blessés gisaient pêle-mêle sur le sol après la violente émeute qui a éclaté lundi dans une prison d'Oaxaca, dans le sud du Mexique.L'émeute, qui a fait sept morts et 55 blessés, est le résultat d'une lutte entre gangs rivaux pour le contrôle de la prison.Les combats à coups de cocktails Molotov et d'armes à feu ont fait rage pendant une bonne partie de la journée avant que la police ne rétablisse l'ordre.Une femelle orana-outa a iiiii amoureuse cientifique Agence France-Presse LONDRES Une femelle orang-outan de la forêt de Borneo est tombée amoureuse d'un scientifique venu l'étudier, qu'elle a tenté de séduire, a rapporté le journal The Express aujourd'hui.Le Dr Gary Shapiro était devenu très proche de Rinnie, une femelle orang-outan à qui il tentait d'enseigner le langage des signes.« Au moment de mon 27« anniversaire, elle est venue vers moi et m'a accueilli alors que je traversais la rivière à la nage.Elle m'a pris par la main, m'a conduit à travers un marais asséché puis derrière un arbre », a raconté M.Shapiro, vice-président de la Fondation internationale de l'Orang-Outan, dont le siège se trouve à Los Angeles.« Là-bas, sur le sol, elle avait construit le nid d'un jour qui était plus grand qu'à la normale.Elle s'est étendue sur le lit, a écarté les jambes et a cornmené à m'aitirer vers elle », a-t-il poursuivi.« C'était une proposition très claire.Je lui ai fait signe que 'non' et elle m'a regardé avec ses grands yeux.Elle savait que je l'avais reje-lée.À partir de ce moment elle a été beaucoup plus froide, pas aussi affectueuse, seulement sérieuse, bien qu'elle s'en soit remise », a-t-il ajouté.M.Shapiro a qualifié Rinnie des « jolie et d'un caractère accomnio; dant comme les orang-outans le sont ».\u2022s.VïVv.-'-v- ' '\u2022 \u2022 \u2022\u2022 -.- \u2022 \u2022 \u2022 * » .V.\".l.V.«J «»»» .«£ «-.' 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