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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actualité
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-03-26, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mercredi 26 mars 1997 © 1 ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES S COT TJ .SUBARU Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» S* /mois 2475™ 36 mois '36 mois, versement initiai 1 750 S ou échange équivalent Taxes, transport et préparation en sus.20 000 km par année 4305, bout.METROPOLITAIN.Est / (514) 725-9394 L'ancienne maison des frères du Sacré-Coeur, rue d'Orvilliers, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, d'où Luc Jouret a lancé les bases de l'OTS au Québec.PHOTO U Presse L'Ordre du Temple solaire s'est implanté en douce au Québec au début des années 80 MARTIN PELCHAT C'est autour d'un ancien domaine des frères du Sacré-Coeur, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, que l'Ordre du Temple solaire a discrètement tissé sa toile au Québec, au dé but des années 80.saient travailler les gens à bâtir un.abri antinucléaire, où sont toujours emmagasinées les réserves pour les élus, plutôt que de travailler pour rentabiliser la ferme.» L'OTS réussira néanmoins à mener ses affaires à Sainte-Anne sans La ferme de Sainte-Anne servait encore d'école d'agriculture aux frères du Sacré-Coeur quand, au début des années 80, Luc Jouret et ses premiers adeptes québécois s'y sont intéressés.Ils ont commencé par acquérir la terre, se rappelle le frère Pierre Fri-gon, qui était directeur à l'époque de la maison des frères, rue d'Orvilliers.Les religieux et le groupe de Jouret y ont même cohabité pendant plusieurs mois.« On ne pouvait pas savoir ce qui se passait parce qu'ils étaient secrets, fermés, dit le religieux.On mangeait ensemble, mais c'était en silence.Us ne parlaient pas.C'étaient des végétariens.» Le frère Frigon se rappelle que les troupes de Jouret travaillaient très fort sur la ferme.« Je me souviens d'une jeune femme qui s'appelait Thérèse.Elle était venue de Montréal à ses frais.Elle avait travaillé toute la journée, sans rémunération, à sarcler à quatre pattes dans le jardin.» Luc Jouret, lui, trônait parmi ses vaillants disciples.« C'est lui qui faisait la loi un peu partout », se souvient le religieux.En 1984, l'OTS, sous le couvert de la « Société agricole 81 », acquiert officiellement toute la maison de la rue d'Orvilliers et la machinerie agricole.des frères pour 235 000 $.Selon l'acte de vente, le groupe prenait possession d'un cheptel d'une soixantaine de vaches, d'un quota de lait, ainsi que de l'ameublement de la maison des frères, dont.six prie-Dieu, un grand crucifix et une statue du Sacré-Coeur.L'Ordre aménage dans la maison un sanctuaire où il tient ses cérémonies secrètes.Les adeptes européens et antillais viennent y séjourner à l'invitation de Jouret, qui présente la maison à l'étranger comme une « arche de survie », à l'abri des catastrophes qui guettent le monde.On y verra passer tout le « gratin » de l'Ordre, dont la plupart ont péri depuis 1994.Entre-temps, Didier Quèze \u2014 décédé dans le dernier carnage, à Saint-Casimir, à quelques kilomètres de Sainte-Anne \u2014 ouvre avec d'autres membres de l'ordre une boulangerie sur la montée d'Enseigne, toujours à Sainte-Anne.L'agriculture semble toutefois préoccuper assez peu Jouret, et la ferme est loin d'être un succès financier.« La ferme horticole n'était pas rentable autant qu'on nous l'avait promis », racontait en 1992 dans sa procédure de divorce Rose-Marie Klaus, ex-femme de Bruno Klaus, décédé lui aussi à Saint-Casimir.Il avait tout vendu en Suisse et emmené sa famille à Sainte-Anne pour y suivre Luc Jouret, en 1986.« Très tôt, Luc Jouret nous a informés que c'était une ferme de survie », poursuivait Mme Klaus.« Luc Jouret, Robert Falardeau et Cécile Raymond ( tous morts dans le premier carnage ) et les autre fai- attirer l'attention, jusqu'en mars 1993.Là, le ciel tombe sur la tête des adeptes.À Montréal, la Sûreté du Québec arrête deux membres de l'Ordre et lance un mandat contre Luc Jouret dans une sombre affaire d'achat d'armes.Les journalistes découvrent vite que cet ordre a une propriété à Sainte-Anne et convergent en Mauricie.« Dans une secte, on vous dit quoi faire ; ici, vous faites ce que vous croyez devoir faire », assure alors Didier Quèze.Mais Rose-Marie Klaus, toujours en rupture avec l'Ordre, leur exhibe une tunique de son ex-mari Bruno et donne un tout autre son de cloche : « Jouret se prend pour le Christ.» On n'entendra plus trop parler du groupe jusqu'en octobre 1994, En visite à la ferme de Sainte-Anne, Luc Jouret et le policier français Jean-Pierre Lardanchet, qui aurait joué un rôle prépondérant dans le second massacre de TOTS.Cette photo est tirée du livre L'Ordre du Temple solaire ( Édition Libre Expression ).quand le monde entier apprend avec horreur les carnages de Suisse et du Canada.À nouveau, le domaine de Sainte-Anne est pris d'assaut par les médias, qui le trouvent cependant désert.En mars 1995, un couple de Pier- refonds, près de Montréal, mais natif de la région de Trois-Rivières, rachète la propriété de la rue d'Orvilliers pour 122 000 S.Beaucoup, dans la région, croyaient alors en avoir fini avec l'OTS.Thierry Huguenin vit dans la crainte de la vengeance de TOTS « Quant au pseudo 54e, qu 'il sache que le comité d'accueil l'attend », dit la lettre-testament de Saint-Casimir MARTIN PELCHAT Le Suisse Thierry Huguenin et sa mère n'ont pas dormi après avoir appris que l'exmembre de l'Ordre du Temple solaire était visé par des menaces, dans une lettre-testament des victimes du drame de Saint-Casimir.« Quant au pseudo 54*, qu'il sache que le comité d'accueil l'attend », disait la lettre énigmatique, postée la semaine dernière à des médias montréalais.Allusion sans équivoque à M.Huguenin, qui a raconté dans un livre qu'il a failli être la 54e victime du premier massacre, en octobre 1994.« Je ne sais pas ce que c'est que ce comité d'accueil », disait au téléphone hier un Thierry Huguenin secoué.Êtes-yous protégé par la police ?« Je n'ai aucune protection », répond-il laconiquement.M.Huguenin ne veut visiblement pas parler de ça.Ce qui le préoccupe surtout aujourd'hui, c'est que les efforts qu'il a déployés pour éveiller les esprits, depuis la sortie de son livre au printemps 1995, lui semblent avoir été vains.« Que ce soit dans votre pays ou ailleurs, on n'est pas prêts ! » lan-ce-t-il, déçu autant des autorités que du traitement des médias.« Aux approches de l'an 2000, ce livre se veut un appel à la vigilance », écrivait-il dans ce livre, document exceptionnel sur la crédulité humaine.Pour lutter contre l'influence meurtrière des sectes, ajoutait-il, « il faut faire l'effort d'écouter avec beaucoup de sérieux le récit de ceux qui réussissent à s'en sortir ».À l'automne 1995, son livre était déjà publié quand il a été saisi Thierry Huguenin d'informations lui laissant croire qu'un autre drame se préparait.Il en a avisé la justice, qui ne l'a pas pris au sérieux.En décembre 1995, dans le Vercors, en France, 16 autres personnes périssaient.Samedi, à Saint-Casimir, cinq autres vies étaient sacrifiées à l'idéal dément de Jo Di Mambro.« J'ai été le premier à prendre immédiatement conscience de l'ampleur de cette catastrophe, lors du premier massacre, dit Thierry Huguenin.J'y ai été avec lucidité pour faire comprendre les choses aux autorités en général.Mais elles n'ont aucune capacité, intellectuellement ou autrement, pour comprendre ces choses-là.» Amer, Thierry Huguenin conserve le sentiment que c'est justement parce qu'il a fait partie d'une secte, parce qu'il a jadis cru les balivernes du gourou Jo Di Mambro, qu'on ne l'a pas pris au sérieux.Pourtant, poursuit M.Huguenin, « on peut très bien revenir sur terre ».« Faut pas pousser les choses au point où tous ceux qui ont fait partie d'une secte étaient des fous.» « Le but du livre n'était pas de faire de l'argent, mais d'informer : d'informer bien et intelligemment », assure-t-il.Mais tout est demeuré « lettre morte », conclut-il maintenant.Les médias n'ont pas mieux fait que les autorités à son avis.« Malheureusement, les journalistes n'ont pas su me traiter normalement.Ce qui était important, c'était de faire des audimats ( cotes d'écoute ).» « Ce qu'il faut, répète-t-il, c'est comprendre les choses, mais au-delà du mot.H faut aller bien au-delà, mais ça prend des heures pour comprendre ces choses-là.« Je me rends compte qu'on n'a pas compris.» B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MI-RCRFiDI 26 MARS 1997 Editori André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson i d1teur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dunuc éditorialiste en chef Derrière l'écran de fumée Alain Dubuc En principe, la tâche qui attendait le ministre québécois des Finances, M.Bernard Landry, dans la préparation de son deuxième budget, était de portée limitée.On connaissait déjà l'objectif de son gouvernement, ramener le déficit à 2,2 milliards, on connaissait aussi l'ampleur des compressions, annoncées la semaine dernière.Restait à savoir où le ministre irait chercher les fonds qui lui manquaient pour atteindre sa cible.i,m,.m m.¦¦mu¦ mi Peut-être pour mettre de l'âme à cet exercice comptable désincarné, mais surtout pour rendre son budget politiquement acceptable, le ministre Landry, comme l'avait fait son homologue fédéral Paul Martin, a toutefois choisi d'habiller son budget, de le gonfler, en proposant, à la surprise générale, une réforme de la fiscalité, qu'il qualifie de « majeure », et un projet d'aide aux investissements, qu'il veut ambitieux.Ces cléments nouveaux peuvent sembler impressionnants au premier abord.Mais, au-delà de l'emballage et des descriptions ronflantes, ces initiatives sont mineures.Elles ne doivent pas nous distraire et nous faire perdre de vue la raison d'être de ce budget, qui est d'expliquer comment le ministre Landry entend ramener le déficit à 2,2 milliards, cette année, et l'éliminer dans deux ans.Or, l'armature du budget, sans toute cette poudre aux yeux, est relativement simple et n'a pas besoin des quelque trois cents pages du document présenté hier.Le budget se résume en effet en quelques lignes.Québec a annoncé, il y a une semaine, des compressions de 2,328 milliards, un effort un peu affaibli par les 196 millions de \u2022nouvelles initiatives annoncées hier.Mais cette baisse des dépenses, associée à la croissance naturelle des revenus, et Un soupçon de politique conj onctur elle Entre l'obligation de réduire le déficit à zéro et la difficulté de comprimer les dépenses de l'État, le ministre des Finances, Bernard Landry, n'avait presque pas de marge de manoeuvre pour stimuler la croissance économique et créer des emplois.¦uni.¦iihimmiim».¦!¦ En manipulant la date d'entrée en vigueur de certaines mesures, il a toutefois cherché à créer un effet de levier.Par exemple, par le biais de l'augmentation de la taxe de vente ( qui n'entrera en vigueur qu'à la fin de l'année ), M.Landry espère que des dépenses, qui auraient normalement eu lieu en 1998, seront effectuées dès cette année.Il en va de même avec des nouveaux investissements qui bénéficieront d'avantages fiscaux importants s'ils sont faits avant la fin de l'année.« Si elle est bien remarquée par tous, une relance des dépenses d'investissement et des achats de biens de consommation durables est davantage susceptible de mieux soutenir la conjoncture que si les mêmes mesures avaient été étalées sur plusieurs années.Il est permis d'espérer que cette hausse des dépenses entraînera la création de nouveaux emplois et de nouveaux investissements, qui maintiendront la conjoncture à un niveau plus élevé l'année prochaine.Ailleurs dans le budget, M.Landry compte sur un effet d'entraînement semblable pour que des dépenses gouvernementales de l'ordre de 250 millions stimulent des investissements privés huit fois plus élevés.Dans le cas de la hausse de la taxe de vente et de l'incitation fiscale à de nouveaux investissements, il y a toutefois danger que l'effet d'entraînement fasse long feu et que le mini-boom, à la fin de 1997, soit suivi d'un ralentissement, au début de l'année prochaine.Et, bien sûr, ce ralentissement pourrait alors exercer son propre effet d'entraînement, mais à la baisse.C'est, du reste, le propre de l'effet levier en économie : on paye pour la hausse plus forte que l'on recherche, par un risque plus élevé d'une forte baisse.Le secret dans ce genre de calcul est de ne jamais trop s'écarter de la tendance fondamentale de l'économie.En l'occurrence, il ne faudrait pas que l'économie se dirige naturellement vers un sommet, en fin d'année, pour croître plus lentement en 1998.En réalité, c'est maintenant que l'économie passe par un mini-boom, qui aura tendance à s'estomper en cours d'année.Le Québec n'est toutefois pas une locomotive économique, même si la croissance y est plus élevée que dans le reste du Canada.Il est surtout en train de rattraper les occasions perdues l'année dernière.Les mesures budgétaires tendent donc à renforcer l'économie au moment ou elle en aura besoin.Mais il est important de souligner l'infime marge de manoeuvre dont dispose le ministre des Finances dans son effort pour influencer la conjoncture.On parle de sommes inférieures à un milliard de dollars, dans un Québec dont le produit intérieur s'approche de 200 milliards.Il est impensable que ces mesures aient un effet déterminant sur le chômage, bien ancré à presque 12 %.M.Landry aurait-il pu adopter une autre tactique budgétaire et exercer un effet plus fort sur la conjoncture ?Tant qu'il cherche à éliminer le déficit, il ne peut guère stimuler la croissance.Et, par la force des choses, il ne veut surtout pas la ralentir.Le jour où il n'y aura plus de déficit et ou l'intérêt sur la dette sera relativement moins important, le gouvernement sera mieux placé pour adopter une politique anti-cyclique.Mais s'il avait voulu, dès maintenant, mener une telle politique en dépit de tout, elle n'aurait pas été crédible et serait demeurée sans effet.Du point de vue conjoncturel, M.Landry a fait son possible avec le peu dont il disposait.Frédéric Wagnière à une lutte contre le travail au noir, qui rapportera 326 millions, ne suffisent pas à ramener le déficit à 2,2 milliards.Pour atteindre sa cible, le ministre a donc choisi d'aller chercher 482 millions en revenus additionnels en ne consentant pas aux grandes entreprises les remboursements de la TVQ auxquels elles s'attendaient.Voilà le budget.La première remarque, qui s'impose, c'est que le gouvernement Bouchard maintient le cap.Parce qu'il a respecté ses prévisions du dernier budget, parce qu'il n'a pas craint de poser des gestes impopulaires pour assainir les finances publiques, le deuxième budget du ministre Landry est crédible.Rien ne permet de croire qu'il n'atteindra pas son objectif d'un déficit de 2,2 milliards.Cependant, parce que le ministre ne dispose pas d'une grande marge de manoeuvre, il suffirait d'un coup dur, par exemple une hausse des taux d'intérêt, pour qu'il soit forcé de serrer la vis en cours d'année.Le ministre Landry suscitera sans doute des critiques parce que, pour réduire son déficit, il va chercher presque un demi-milliard dans les coffres des grandes entreprises.Cette ponction, le non-remboursement de la TVQ, n'est pas une hausse d'impôt à proprement parler, mais une baisse qui ne se matérialise pas.Et le mécontentement des entreprises permettra surtout au gouvernement de montrer qu'il a réussi à bien répartir les sacrifices.Il faut noter, qu'en gros, la lutte contre le déficit dépend quatre fois plus de la réduction des dépenses que de l'augmentation des revenus.L'inconnue, sur le plan budgétaire, c'est le pelletage d'activités vers les municipalités, qui constituera le principal véhicule de réduction des dépenses, l'an prochain, soit une somme de 500 millions.Pour que ce pelletage soit acceptable, il ne doit pas se traduire par une hausse des taxes municipales.Le ministre Landry, conscient du problème, promet d'aider les municipalités à absorber ce choc en favorisant la réduction de leurs coûts de main-d'oeuvre.Mais il s'agit là d'un gros morceau, difficile à négocier.Les questions soulevées par le budget \u2014 la fiabilité des prévisions, la réaction des entreprises à la ponction qu'on leur impose, la capacité de refiler une note salée aux municipalités\u2014 sont autrement plus importantes que les débats que suscitera la réforme de la fiscalité annoncée par M.Landry, qu'il qualifie de la plus importante depuis un quart le siècle.Soyons clairs, ce n'est pas une réforme.Tout ce que fait le ministre Landry, c'est d'augmenter la TVQ d'un pour cent et de baisser les impôts sur le revenu d'un montant équivalent.Quatre « trente sous » pour une piastre.Il n'y a pas de passe-passe.Et ce déplacement du fardeau fiscal n'est pas une mauvaise chose.Mais c'est beaucoup de brassage pour pas grand-chose, pour un impact économique qui ne pourra être que mineur.Pourquoi ?Le ministre l'avoue sans hésitation : pour donner de l'espoir.Cela nous rappelle qu'un budget est un document politique, dont le principal défi est de faire accepter l'inacceptable.Paul Martin faisait du saupoudrage, Bernard Landry propose une illusion de baisse d'impôt.Cet habillage politique est également présent dans les mesures de relance économique.Si la baisse des taxes sur la masse salariale pour les entreprises qui créent des emplois doit être saluée, l'autre initative, le programme FAIRE, pour stimuler l'investissement privé, suscite des doutes.Si l'idée de s'attaquer, de façon ponctuelle, à des investissements qui traînent la patte est louable, on a du mal à croire que des fonds de 250 millions puissent vraiment, par la magie de l'effet levier, assurer de trois à quatre milliards en investissements.Mais, au-delà de ces critiques, il ne faut pas oublier l'essentiel.Nous revenons de loin, après l'immobilisme de la fin de règne libéral et les dérapages du début du règne péquiste.Avec ce deuxième budget du ministre Landry, le Québec est sur la bonne voie, pour la première fois depuis plus de vingt ans, pour se débarrasser du fardeau du déficit.IZ, \"ÏDfT I>U BtoX>OK)E\\ : i> : » r V CE QUI \\OO0S 'PERMETTRA SOR SAGE U DRorrs ai-sov » s i LA BOITE AUX LETTRES La vie après les compressions Af.Lucien Bouchard, m Je n'ai pas connu l'apogée de Montréal.Cette époque où la rue Saint-Jacques était le centre financier du Canada et la rue Sainte-Catherine une grande rue commerçante.Par contre, je connais le Montréal d'aujourd'hui.C'est un Montréal dur où les emplois sont rares.L'été dernier, j'ai déniché un job d'étudiant pour une compagnie d'eau de source.Ma tâche consistait à couvrir un territoire géographique et à rencontrer des clients généralement propriétaires de dépanneurs.J'ai découvert des citoyens frustrés et désabusés par le climat économique montréalais.Je termine un bac en administration à l'université Bishop's.Comme beaucoup de mes amis francophones et anglophones, je vais quitter la province après mes études.Dans mon cas, ce sera pour Toronto; d'autres iront à Vancouver où à Calgary.Je crois que si rien n'est fait rapidement le Québec verra la majorité de ses jeunes partir à cause du manque de vitalité de la province.Par vitalité, j'entends condition économique; mais aussi projets de société.Avoir l'impression de participer à la création de quelque chose.Présentement, l'heure est aux compressions et aux sacrifices.Il le faut.Néanmoins, M.Bouchard, vous devez nous faire part de projets ambitieux qui naîtront de ces efforts, mise à part une potentielle souveraineté.Dites-nous ce que sera l'avenir une fois l'équilibre budgétaire revenu.Qu'entrevoyez-vous pour le Québec des années 2000 ?Il vous faut partager votre vision d'un plan stratégique, sinon les jeunes continueront de quitter le Québec parce que le Québec ne sait plus et ne veut plus rêver.Karl VILLENEUVE Montréal Remerciements ¦ Merci aux artistes qui appuient le défi sportif des athlètes handicapés.Quelques artistes québécois se sont impliqués, lors du 13e spectacle bénéfice du défi sportif des athlètes handicapés.Yvon Deschamps, Judy Richards, Patrik Huard et Richard Séguin nous ont offert un spectacle tout en humour et en chansons.Notre présence ou nos dons en argent, lors de tels événements, procurent aux athlètes un grand réconfort.Cela permet de developer la pratique sportive chez les personnes handicapées.Lors des compétitions qui auront lieu du 30 avril au 4 mai, allons encourager ces athlètes en grand nombre.Anne MONGEON CÔTÉ ile Bizard À la recherche de sa mère ¦ La présente constitue un commentaire relatif à l'émission de Claire Lamarchc, diffusée le 11 février dernier sous le titre Retrouver sa mère : une opération risquée ! Un papier collant sur la cassette vidéo indiquait : Émission Je Claire Lantar-che \u2014 Retrouver sa mère : une opération risquée.J'activai donc cette cassette, convaincue d'en retirer la compassion et la motivation nécessaires pour retrouver ma mère biologique.» Mais l'écoute de cette cassette m'a remplie d'une colère et d'une révolte insoupçonnables.Le refus, le second rejet, l'ultime abandon ï Le croiriez-vous, certaines mères refusent de rencontrer le « fruit de leur amour ».Quelle honte, quel égoïsme ! Oser rejeter, et j'écris bien là jeter de nouveau, en leur âme et conscience l'illégitime enfant, le fruit de leurs entrailles maudit ! Cette écoeurante audace a suscité mon mépris, mais surtout mon indignation face à cette indifférence, cette injustice au droit de savoir, au droit de naître une bonne fois pour toutes ! Effectivement, ces femmes souffrent bien trop de nombrilisme.Je sympathise avec Stéphane ; l'attente déçue convertie en espoir latent à la suite du refus de sa mère naturelle ( probablement infirmière et étudiante ) de le rencontrer pour ne pas bousculer son plan de carrière.Quelle empathie ! Et la sereine Lise essuyant un second rejet, un abandon conscient après deux ans de retrouvailles avec Rita, sa mère ! À vous qui lirez peut être cette lettre, ne banalisez pas la pertinence de mes propos malgré les simples exemples précédents.Savoir explique ce que je suis, « ce qui vient de mon fond », ce qui persiste à vivre au-delà des influences légitimement étrangères.Loin de condamner les motivations de ces femmes ayant consenti à l'adoption, je questionne le choix de celles qui refusent de donner une identité biologique, psychologique, culturelle et sociale à leur enfant.Les eflfanls aiment les histoires.De grâce, racontez-nous la vôtre pour qu'on cesse d'inventer la nôtre ! Née le 29 mai 1960, qui suis-je ?C.PARIS LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 MARS 1997 Opinions « Nous entrerons bientôt dans des eaux plus calmes.» Landry prédit que 1997 est la dernière année à requérir d'aussi grands sacrifices La Presse publie ici l'introduction et la conclusion du Discours sur le budget présenté à l'Assemblée nationale, hier, par le ministre québécois des Finances, M.Bernard Landry.Au cours de la dernière année, le Québec s'est engagé dans un effort sans précédent pour redéfinir ses objectifs socio-économiques et les moyens pour les atteindre dans un cadre à la fois progressiste et rigoureux.Deux Sommets nationaux, couronnés de succès, ont réuni les forces vives de notre nation.Entre les deux Sommets, plusieurs chantiers ont conçu toute une série d'initiatives pour améliorer économiquement et socialement les vies individuelle et collective de nos compatriotes.Cet exercice extraordinaire de réflexion nous a permis de dégager les deux grandes priorités du présent budget: Poursuivre l'assainissement des finances publiques et éliminer le déficit budgétaire avant l'an 2000, dans l'équité et sans compromettre notre solidarité; En même temps et avec la même ardeur, mener la bataille pour l'emploi en rattrapant et dépassant le taux de création d'emplois du Canada, d'ici trois ans.Sur le plan du redressement financier, la route est tracée et suivie.Nous étions convenus de réduire le déficit à 3,2 milliards de dollars, au cours de l'année qui vient de s'écouler.C'est fait.Pour la deuxième année de suite, nous atteignons la cible fixée.Depuis des années, le gouvernement était incapable de respecter ses cibles de déficit.Mon prédécesseur, le député de Créma-zie, a mis fin à cette disgrâce.Le cercle vertueux est maintenant amorcé.La crédibilité nouvelle du gouvernement du Québec se consolide, une année à la fois, et cela va continuer.Pour l'année qui vient, la cible maintenant consacrée dans nos lois est de 2,2 milliards de dollars.Avec le budget que je dépose aujourd'hui, nous maintenons le cap et nous allons ainsi franchir une autre étape cruciale en direction du déficit zéro.L'année qui commence est la plus difficile, mais c'est la dernière à requérir d'aussi grands sacrifices: nous entrerons bientôt dans des eaux plus calmes.L'objectif de cette année exige cependant des efforts importants de la part de toute la société québécoise, notamment les employés du gouvernement, puisque c'est d'abord par une compression des dépenses de 2,3 milliards de dollars que nous l'atteindrons.Un effort particulier sera aussi demandé aux grandes entreprises.Une dernière source de réduction du déficit proviendra de la lutte contre le travail au noir et l'évasion fiscale.Sur le front de la croissance économique, nous avons observé plusieurs signes encourageants, au cours des derniers mois.Les prévisions pour 1997 ne sont pas pour autant satisfaisantes, notamment en termes de création d'emplois.C'est pourquoi ce budget contient des mesures majeures pour nous rapprocher des objectifs d'emplois convenus avec nos partenaires des Sommets.Objectifs d'autant plus ambitieux que le Québec ne contrôle pas encore tous les leviers nécessaires à son développement.J'annonce aujourd'hui un plan d'investissements privés et publics de plus de 5 milliards de dollars.Ce budget propose en outre une réforme majeure de notre fiscalité, pour la rendre plus simple, plus compétitive, plus équitable et plus créatrice d'emplois.L'heure n'est évidemment pas venue de diminuer notablement la ponction fiscale globale.Nous allons donc faire autrement avec plus d'efficacité Budget sous le bras, le ministre Bernard Landry s'apprête à se rendre à l'Assemblée nationale.économique et plus de justice sociale.Cette réforme est au départ neutre sur le plan financier, pour l'État comme pour les contribuables.Elle sera en grande partie financée par un relèvement de la taxe de vente, qui passera de 6,5 % à 7,5 %, en janvier prochain.Elle comporte par ailleurs une importante diminution de l'impôt des particuliers et permettra d'alléger le fardeau fiscal des contribuables dès que le déficit zéro sera atteint.Ils y gagneront quelque 280 millions de dollars.La classe moyenne et les travailleurs à faibles revenus en seront les principaux bénéficiaires.J'annonce une baisse moyenne de 15 % de l'impôt sur le revenu des ménages gagnant 50 000 dollars ou moins.qui s'appliquera à compter du 1er janvier prochain.J'annonce que 200 000 contribuables à faibles revenus n'auront plus aucun impôt à payer.Jamais, en 25 ans, notre système fiscal n'aura été refaçonné aussi profondément.Jamais il n'aura été autant simplifié.Au total, j'annonce une réduction d'impôt sur le revenu des particuliers de 850 millions de dollars.Ce budget comporte enfin un allégement des taxes sur la masse salariale, une série d'actions pour aider les jeunes à prendre leur place dans la société et un appui au développement de divers secteurs tels que l'économie sociale, les forêts, les mines, l'habitation sociale et les communautés rurales.Conclusion En conclusion, j'insiste pour dire à quel point j'ai cherché dans ce budget à allier le plus possible, comme trait de gouvernement, les vertus d'audace, de détermination et de ténacité que requièrent des circonstances particulièrement difficiles.Ce budget est un plan d'action exigeant qui a mobilisé tout l'appareil public.(.) L'ensemble du gouvernement peut être fier.C'est un budget qui s'attaque aux vrais problèmes que vit le Québec et qui améliore notre compétitivité sans sacrifier nos idéaux de solidarité.C'est un budget qui met de l'ordre, qui prépare l'avenir et qui rehausse la crédibilité de notre État.Tous ces travaux, longs et difficiles, sont une autre façon d'aimer notre patrie.Ce voyage vers la santé économique et financière recoupe parfaitement le cheminement vers notre destin national.Dans tout ce que nous faisons, nous pouvons dire, comme Gaston Miron dans son vers immortel: « Je n'ai jamais voyagé vers autre pays que toi mon pays.» L'uniformité tue le dynamisme de la radio à Montréal JEAN-YVES GOURD L'auteur est président du conseil et chef de la direction du Groupe Radio Nord inc.Le débat suH'octroi de la dernière fréquence radio MF à Montréal a suscité un vif intérêt de la part des médias.Je voudrais en profiter pour attirer l'attention sur certains enjeu* qui touchent le marché de la radio à Montréal.Bien que je sois président du conseil d'une entreprise qui espère obtenir cette licence, mon objectif est simplement de montrer en quoi le marché montréalais de la radio francophone est différent des marchés de toutes les autres grandes villes du Canada et ne peut être apprécié de la même façon.Tout d'abord, le marché de la radio à Montréal est coupé en deux sous-marchés pratiquement hermétiques : le marché anglophone et le marché francophone.Un sondage BBM, réalisé l'automne dernier, montre que les francophones consacrent plus de 80 % de leur temps d'écoute aux radios de langue française, contre 12,9 % d'écoute aux radios anglophones.Cette proportion est pratiquement identique pour les anglophones écoutant des radios francophones.D'ailleurs, les annonceurs considèrent les marchés francophones et anglophones montréalais comme complètement distincts pour planifier leurs campagnes publicitaires.Lorsque le CRTC étudie le marché montréalais, il devrait donc traiter séparément les marchés anglophone et francophone.Ensuite, le marché francophone de Montréal est celui où les auditeurs sont le moins bien servis.En effet, les anglophones disposent actuellement de trois fois plus de services radios que les francophones : chaque radio francophone dessert en moyenne 322 509 personnes, alors que chaque radio anglophone dessert en moyenne 119 875 personnes.La pauvreté de l'offre de services radios aux Montréalais francophones ne s'arrête pas là : la programmation des cinq stations MF francophones de Montréal se ressemble étrangement.Le marché de la radio francophone commerciale de Montréal est le seul, avec le marché francophone d'Ottawa, qui ne propose que deux des six styles reconnus par le CRTC : celui des nouvelles/discussions et celui appelé adultes contemporains.Ailleurs au Canada, on trouve les styles rock, classique, country et autres.Le CRTC devrait profiter de l'occasion qui lui est offerte par 1rs audiences qu'il vient de tenir pour modifier cette situation.Ce serait aller dans l'intérêt du public.Malheureusement, un des trois critères retenus par le CRTC pour prendre sa décision risque de l'empêcher de prendre la solution du bon sens.Ce critère veut que les recettes publicitaires de la radio à Montreal aient été en croissance pendant les cinq dernières années.L'argument est plein de bon sens : faire en» trer un joueur supplémentaire dans un marché en difficulté pourrait nuire aux acteurs qui se débattent déjà pour survivre.Cependant, ce critère perd tout son sens à Montréal en raison de la situation particulière qui prévaut dans la métropole du Québec.Cette situation se reflète dans les éléments suivants : ?Le marché publicitaire à Montréal a profondément changé, depuis cinq ans.Les chiffres du passé ne reflètent pas la situation actuelle ; ?Les radiodiffuseurs de la fréquence MF font d'excellentes affaires ; ?Une plus grande diversité de la programmation améliorera la rentabilité de l'ensemble du secteur de la radio.Reprenons ces trois constatations en détail.Le marché publicitaire a changé Le marché de la radio a fortement évolué à Montréal, pendant les cinq dernières années.Il a connu, comme le reste du Canada, le ralentissement économique du début des années 1990-1995.Cette période n'est pas représentative de l'avenir.Deux éléments justifient cette affirmation.Le premier est le suivant : on a toujours constaté une évolution parallèle des ventes au détail et des dépenses publicitaires, notamment en radio.Or, selon le Conférence Board, les ventes au détail croissent depuis 1995 et cette progression devrait durer jusqu'en 2003 tant au plan national, provincial que dans le Montréal métropolitain.Le marché publicitaire à Montréal est en croissance et le restera pour toute la durée de la licence dont le CRTC débat actuellement.De plus, le marché de la radio a connu des bouleversements qui viennent fausser les statistiques.Je ne parlerai que de la disparition de CJMS qui a occasionné des pertes évidentes de revenus publicitaires.Ces pertes se reflètent clairement dans les chiffres suivants : de septembre 1994 à août 1995, les recettes des radios francophones chutaient de près de 500 000 $ alors que, dans !e marché du Montréal anglophone, elles augmentaient de 1 400 000 $.Seule la disparition de CJMS peut expliquer une telle différence de comportement de deux marchés qui oeuvrent dans la même région, pour des publics semblables et avec des annonceurs à peu près identiques.Je pense donc que, contrairement à ce que semblent indiquer les statistiques des cinq dernières années, le marché de la radio est sain et en croissance à Montréal.Les radiodiffuseurs font de l'argent Le CRTC conformément à son mandat, veut préserver l'intérêt du public en garantissant une rentabilité suffisante pour maintenir des radios capables de proposer une programmation de qualité.Il est donc normal qu'il se préoccupe de savoir si les radios montréalaises sont en bonne sauté.Je pense que, de ce point de vue, les commissaires du CRTC ne doivent pas se faire trop de soucis.Le rapport du CRTC consacré au marché de la radio, en 1995, montre que le revenu moyen par station dans le Montréal francophone est de 7,6 millions contre 5,8 millions à Toronto et 1,6 million dans la province de Québec.Toujours selon le CRTC, les bénéfices avant impôts et intérêts des stations franco-montréalaises sont en moyenne^* de 900 000 $ par station, soit 26 % de plus qu'à Toronto et 125 % de mieux que dans le marché anglophone de Montréal.Je crois donc que l'arrivée d'une nouvelle radio à Montréal ne met pas en danger la rentabilité des radiodiffuseurs existants, surtout si ce nouveau joueur veut développer une programmation d'un type nouveau à Montréal.Il faut diversifier la radio à Montréal Les recettes des médias d'un marché sont étroitement liées au volume des ventes au détail de ce marché.Cette constatation n'étonnera personne.Montréal réalise 12,2 % des ventes au détail canadiennes.Or, 12,2 % des recettes des radios canadiennes représenteraient 90 millions.En réalité, les recettes des radios de Montréal n'ont totalisé que 78,9 millions, en 1995.Où sont passés les 11 millions manquants ?Ils sont allés aux médias plus dynamiques, plus diversifiés, plus ciblés.(.) Pendant que la radio subissait un léger recul, les quotidiens étaient frappés d'une baisse de 12,4 %.Mais que voyait-on du côté des autres médias ?Les magazines augmentaient leurs recettes publicitaires de 26,5 %, l'affichage de 2 % et la télévision de 14,1 %.Deux constatations s'imposent à la vue de ces chiffres.Premièrement, les deux secteurs qui ont connu une décroissance sont ceux où il n'y a pas eu de nouvelle offre.Deuxièmement, les secteurs qui ont connu la plus forte croissance sont ceux où les médias se sont spécialisés et se sont concentrés sur des niches inexploitées.Ceci montre que, pour dynamiser un marché publicitaire sain comme celui de Montréal et pour créer un nouvel attrait à l'égard des annonceurs, il faut di-versfer l'offre.Une offre spécialisée, comme la programmation de musique country moderne et francophone que mon entreprise propose, ne fait pas que satisfaire des annonceurs qui n'arrivent pas à rejoindre un public spécifique : elle suscite aussi la créai ion de nouveaux produits et de nouvelles présentations de produits.C'est pour cela que je pense que, dans l'intérêt du public et de l'économie de Montréal, il faut diversifier l'offre de la radio, offrir aux auditeurs un nouveau type d'émission pour lequel il y a une demande importante.La morosité et l'uniformité ne peuvent pas servir un marche aussi sophistique que celui de la métropole du Québec.Les évêques réaffirment leurs positions ANDRÉ GAUM0ND L'auteur est président de l'Assemblée des é\\'èques du Québec et arche\\fèque de Sherbrooke.Les médias font état, depuis plusieurs semaines, des intentions du gouvernement du Québec de procéder à l'établissement de commissions scolaires linguistiques dans l'ensemble du territore québécois.Les évêques du Québec tiennent à redire qu'ils ne s'opposent pas à l'établissement de telles commissions scolaires linguistiques qui pourraient garder intact le droit de parents à des écoles confessionnelles.Ils l'ont clairement affirmé lors de la présentation de leur mémoire à la Commission des états généraux sur l'éducation, le 3 août 1995, à Québec.Les évêques continuent cependant de demander que les garanties confessionnelles reconnues dans la Loi 107 soient maintenues, car elles correspondent à la volonté d'une grande majorité de la population du Québec.Il s'agit en particulier du droit de l'enfant à l'enseignement religieux confessionnel et à l'animation pastorale, et de la possibilité pour les parents de demander une reconnaissance confessionnelle pour l'école fréquentée par leurs enfants.Ce qu'il faut savoir : ?OUI, les évêques du Québec sont d'accord avec le fait qu'on instaure des soumissions scolaires linguistiques en autant que les garanties prévues dans la loi 107 soient maintenues; ?NON, le fait que les commissions scolaires deviennent linguistiques ne signifie pas que les écoles doivent cesser d'être confessionnelles.Quelles sont ces garanties exigées?60 heures d'enseignement religieux par année par élève au primaire et 50 heures au secondaire; ?la possibilité pour les parents de choisir à chaque début d'année entre un cours d'enseignement religieux catholique ou d'enseignement moral; Ll la possibilité pour les élèves du secondaire de niveau III, IV et V de choisir s'ils veulent un cours d'enseignement religieux ou un cours d'enseignement moral; J le maintien dans les écoles du service d'animation pastorale; J la presence du conseiller d'éducation chrétienne dans chaque commission scolaire pour un encadrement efficace îles services confessionnels; ?la possibilité pour le parent de choisir le statut de l'école, qui peut être confessionnel ou non. B4^ LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 MARS 1997 A rts bsbobs Juliette Binoche et Lauren Bacall.inoche, troisième Française à recevoir un Oscar Associated Press Ce fut l'une des rares surprises de la soirée : en l'emportant sur la grande Lauren Bacall pour l'Oscar du meilleur second rôle, Juliette Binoche est devenue, à 33 ans, la troisième actrice française distinguée à Hollywood, après Claudette Colbert (1934) et Simone Si-gnorct (1960).« Je ne m'y attendais vraiment pas.Je pensais que Lauren l'aurait.Et je pense qu'elle le méritait », s'est exclamé lundi soir l'actrice française en montant sur la scène du Shrine Auditorium de Los Angeles pour recevoir son Oscar.Juliette Binoche a donc réussi là où Isabelle Adjani, Catherine Deneuve et Gérard Depardieu ont échoué ces dernières années.À cela deux raisons : il ne s'agit que de l'Oscar du second rôle, pour lesquels les Américains sont plus ouverts ; mais surtout, il s'agit d'un rôle en anglais, ce qu'ils apprécient.Car sa maîtrise de la langue de Shakespeare'a valu à Juliette Binoche, en quelques années, d'acquérir une notoriété internationale dom peu d'actrices françaises peuvent se prévaloir.Pour beaucoup, elle est l'un des symboles du charme féminin français depuis L'insoutenable légèreté de l'être de Philip Kaufman (1986) et Fatale de Louis Malle (1993), deux films tournés en anglais.Après une enfance dans le Loiret-Cher, des études au Conserva- toire de Paris, quelques pièces de théâtre et quelques petits boulots, c'est Jean-Luc Godard qui lui donne son premier petit rôle au cinéma dans Je vous salue Marie.La légende raconte que c'est au BHV, où la jeune fille était vendeuse, que le réalisateur remarque ce visage lumineux de future star.Après La Vie de famille de Jacques Doillon, André Téchiné lui offre pour ses 20 ans son premier rôle important dans Rendez-vous : le Festival de Cannes découvre alors un nouveau talent, qui va pendant plusieurs années partager la vie et la carrière du jeune réalisateur Léos Carax.Ce sera Mauvais Sang, premier film français des années-sida, et Les Amants du Pont-Neuf (1991), ambitieuse histoire d'amour mais catastrophe financière.Fatale et son rôle de passion physique aux côtés de Jeremy Irons achèveront de lui donner la notoriété internationale auprès du public avant un remake des Hauts de Hurleveni en compagnie déjà de Ralph Fiennes, son « patient anglais » d'aujourd'hui.Les professionnels du cinéma, eux, la consacreront pour son rôle de Julie, la femme fragile et blessée qui renaît peu à peu à la vie dans Bleu, de Krzysztof Kieslowski : César et meilleure actrice à Venise.Pour tourner ce film, elle en avait refusé un autre, et non des moindres : Jurassic Park, de Steven Spielberg.aux Oscar TELEVISION Louise Cousineau Lm objet était brillant, un * collier duquel pointait une étoile.Le bijou qui ornait le cou j de Céline Dion n'était | pas du toc.Il s'agissait d'un Chanel, d'une valeur de 658 000 S.L'objet a été prêté par la maison Chanel, a dit le bureau de Francine Chaloult, ajoutant que Céline était en Chanel de la tête aux pieds.Or, des gens du milieu de la mode affirment que la robe diaphane était bien de Christian Dior, comme l'ont dit les agences de presse lundi soir.Allez donc trancher.L'essentiel, c'est que Céline a fait un doublé de qualité aux Oscars, remplaçant, avec une préavis de seulement 24 heures, Natalie Cole, victime de la grippe.Pourtant Bar-bra Streisand, auteure de la chanson, était dans la salle.Mais les organisateurs des Oscars se sont méfiés des sautes d'humeur de Streisand et ont préféré confier la tâche à Céline.Qui a donné une très belle performance.Barbra a commenté : « Céline va être excellente.Autant que ce soit elle plutôt que moi qui ait le trac ».Céline est revenue à 23 h 30 faire Because you Loved Me, la seule bonne idée du film fort médiocre Up Close and Personal.Aucune des deux chansons n'a gagné l'Oscar.Il est allé en prix de consolation à la chanson & Evita.Madonna a fait une prestation pitoyable : un filet de voix tremblotante.On s'ennuyait de ses sou-liens-gorges à armature, de son band rock et de l'énergie des grands jours.Ça été un très bon show, avec un numéro d'ouverture de Billy Crystal qui évoquait ceux de Normand Brathwaite aux Gémeaux.Un montage délicieux montrait Crystal dans la peau de différents person- Céline et son collier Chanel de 658 000 $.nages des films de l'année.Et, quel bon flash, on a vu David Letterman s'écraser dans l'avion du Patient anglais.Il criait Oprah-Uma comme lorsqu'il a animé les Oscars il y a deux ans.Là aussi, il avait crashé.Puis Crystal est revenu en direct raconter l'histoire des cinq films en nomination.C'était brillant et fort drôle.Pour Shine, il a raconté l'histoire sur l'air très rapide du Vol du bourdon, et encore plus vite que la musique.Parlant du Vol du bourdon, le pianiste David Helfgott qui a inspiré Shine l'a joué tellement mal que c'était pathétique.Il a été fort applaudi.C'est l'homme qui s'est sorti de la maladie mentale qu'on », poursuit-elle.Plusieurs études historiographiques, en particulier celles d'un officier de renseignement britannique et d'un cartographe hongrois, permettent de dresser un portrait plus ambigu de l'explorateur.Né en Hongrie en 1895, entré à 20 ans dans l'année de l'air austro-hongroise, Laszlo Almasy participe en 1921 à Budapest à une tentative de restauration de la monarchie hongroise.Le neveu de l'empereur François-Joseph le fera comte.Dans les années 30, les Britanniques, qui le soupçonnent d'être un agent double, puis les Italiens, refusent ses offres de service.En 1936, le roi Fahd d'Egypte rejette son projet de musée du désert, après avoir été averti qu'il pourrait s'agir d'une couveriure pour mm Interprété par Ralph Hennés dans Le Patient anglais, le comte Almasy a réellement existé.Mais, comme l'attestent plusieurs études biographiques, loin d'être le noble héros et l'amant fou dépeint dans le film, il était un espion opportuniste et homosexuel, un monarchiste convaincu et collaborateur nazi de la première heure.des activîtes d'espionnage.En 1940, ce connaisseur hors pair du désert nord-africain rallie l'Afrika Korps du maréchal Rommel.Dans son livre En Libye avec l'armée de Rommel ( 1943 ), Almasy saluera l'invincibilité de l'armée du Reich et les qualités humaines du « Renard du désert », qui le décorera de la Croix de Fer.Les Britanniques l'interpellent en 1942 au Caire et trouvent dans son attaché-case une liste des personnes à arrêter, une fois l'Egypte occupée.Après la guerre, Almasy travaillera pour les Soviétiques, avant de s'éteindre en Autriche, à l'âge de 55 ans, victime d'une dysen-trie.On retrouvera 80 lettres d'amour passionnées écrites à un jeune officier allemand, à qui il tenta d'éviter l'envoi sur le front russe.Dans une interview récente au New York Times, Anthony Minghella reconnaît qu'en adaptant le roman du Canadien Michael On-daatje, il connaissait le passé d'« espion ou d'agent double » du vrai Almasy.Mais, explique-1-Il aussitôt, ses opinions politiques n'ont pas été retenues car elles n'apportaient rien au mécanisme émotionnel de l'intrigue.Ce n'est pas la première fois \u2014 de Malcom X ( Spike Lee ) à JFK ( Oliver Stone ) ou de Larry Flint ( Milos Forman ) à Evitai Alan Parker ) pour ne prendre que des exemples récents \u2014 que le cinéma prête le flanc à des ac-cusations de « révisionnisme cinématographique », en mythifiant, pour les besoins bien compris d'un scénario, des personnages historiquement plus complexes et ambigus.« Il est de la responsabilité des réalisateurs d'être exacts », estime le réalisateur américain Rob Reiner.« Les gens, soulignent-ils, apprennent l'histoire à travers les films, alors je considère que notre responsabilité effectivement est énorme.» À moins que l'industrie cinématographique n'ait décidé de souscrire à la devise du reporter qui, dans la scène finale du western culte de John Ford, L'Homme qui tua Liberty Valance, déçu en apprenant la vérité, jette son carnet de notes et lance : « Quand la légende devient un lait accompli, il iaul diffuser la légende.» o Nouveaux venus et étrangers donnent une spontanéité nouvelle aux Oscars Aqcncc France-Presse LOS ANGELES De nouveaux venus, des talents étrangers et des cinéastes indépendants ont raflé la mise à la 69^ cérémonie des Oscars et donné à un spectacle généralement réglé comme du papier à musique une inhabituelle spontanéité.« Alleluia », « Je suis ici et je suis heureux », s'est exclamé le premier acteur couronné, Cuba Gooding Junior, Oscar du meilleur second rôle masculin pour Jerry Maguire.Il était tellement heureux qu'il semblait ne jamais vouloir quitter la scène, malgré la musique lancée par les producteurs pour le forcer à partir.L'acteur australien Geoffrey Rush, Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du pianiste David Helfgott, dont la carrière a tourné court à cause d'une maladie mentale, a partagé sa gloire avec son modèle.« Vous êtes vraiment une source d'inspiration », a-t-il dit en évoquant David Helfgott, qui effectue actuellement à travers les États-Unis une tournée de récitals souvent qualifiée de « numéros de cirque » par les critiques musicaux.« À ceux qui disent que c'est un numéro de cirque, eh bien, avec votre célébration de la vie, vous me montrez que le cirque est un endroit où l'on prend des risques et où on travaille sans filet de sécurité », a lancé Geoffrey Rush.Dans la salle d'interviews où se succèdent les lauréats, les Oscars étaient polyglottes.On entendait parler français et allemand et lorsque l'anglais était parlé, c'était avec un accent australien ou britan-nique.Volker Engel, un des lauréats de l'Oscar des meilleurs effets spéciaux pour Independence Day, s'exprimait en allemand et Juliette Binoche, Oscar du meilleur second rôle féminin pour son interprétation d'une infirmière soignant un « patient anglais », s'est fait rabrouer par la presse anglophone lorsqu'elle a répondu en français à un journaliste français.Elle a répété en anglais ce qu'elle venait de dire en français. David Sanchez : de loin Sa meilleur concert de Saison Jazz Montréal ALAIN BRUNET Hier soir, les esprits de la musique n'en avaient que pour David Sanchez, qui a livré le plus grand concert de cette quatrième Saison Jazz Montréal \u2014 jusqu'à maintenant, du moins.Ni Joshua Redman, ni Craig Handy, ni James Carter ne m'ont autant impressionné au saxo ténor.L'histoire nous dira si ce crack portoricain ( un peu moins impressionnant au soprano, cependant ) dominera ses pairs, s'il acquerra la notoriété d'un Branford Marsalis ou d'un Joe Lovano, s'il se joindra au club sélect des Gordon, Coltrane, Rollins, Henderson, Shorter.Pour l'instant, contentons-nous de clamer que David Sanchez a mis sur le cul la totalité des jazzophiles présents hier au Gesù \u2014 à peu près plein, soit dit en passant.Non seulement ce musicien de 28 ans nous a-t-il ravis par sa maîtrise technique, c'est-à-dire la singularité de son timbre, ses effets spéciaux ( spirale de motifs, descentes impromptues dans les graves, escalades dans les suraiguës, ultra-rapidité, etc.) ou son sens extraordinaire du rythme, mais encore par sa capacité à nuancer son discours, à varier les climats, à toujours rester relax, à éviter l'étiquette « jazz latin », à choisir le moment opportun pour nous en mettre plein la gueule.Superbe technicien, d'abord musicien.Ses collègues complétaient fort bien le tableau : le pianiste Edsel Gomez aura aussi été capable de faire se succéder fougue et placidité, jazz latin et jazz tout court.La section rythmique aura fait preuve d'un lu-disme et d'un musicianship exemplaires.Il faudra retenir le jeu original du jeune batteur Adam Cruz, dont le « bilinguisme » rythmique ( jazz moderne et latin ) ne se limite pas à un étalage de connaissances.On se souviendra aussi de la rondeur des notes de contrebasse, émises par l'excellent John Beni-tez, sans compter le travail plus discret du percussionniste Pernel Saturmino.Qui plus est les structures des compositions ( généralement contemporaines, sauf quelques ballades ) sont demeurées ouvertes tout au long de la rencontre, les parenthèses n'ont jamais été superflues.Nombreux sont les concerts corrects, moyens ou médiocres, rares sont les bons, très rares sont les mémorables.Hier soir, nous assistions à un événement de cette dernière catégorie.Madeleine Peyroux : une naturelle La première trempette montréalaise de Madeleine Peyroux m'a plutôt plu.Cette jeune dame n'a ni l'expérience ni le charisme des stars affirmées, mais tout laisse croire qu'elle brillera sous peu.Lundi soir, pour tout vous dire, la gelée a mis un peu de temps à prendre au Jello Bar \u2014 il ne restait que trois chansons au répenoire de l'Américaine lorsque la salle a vraiment décollé.En plus de nous servir du Bessie Smith, du Fats Waller ou du Billie Holiday, Peyroux nous a chanté La Vie en rose, et même Que reste-t-il, grand classique de Claude Blanchard comme on le sait ( tchip ! ).La banquise a fini par casser au terme de sa courte prestation \u2014 un seul disque et quelques classiques en prime, ça ne fait pas des shows très longs.Mais bon.Cette fille a beaucoup de talent.Cette «< naturelle » ne force rien.Pulpeuse, sans artifice, peu encline au racolage ou à l'exhibitionnisme, elle n'a rien d'une vedette sulfureuse pour branchés de cocktail lounge.Et quelle voix fascinante ! Elle ne force rien et rappelle formidablement Lady Day.Il faut dire que son groupe n'avait à peu près rien à voir avec l'alignement spectaculaire réunis par le producteur Yves Beauvais ( qui a mis Peyroux sous contrat pour l'album Dreamland ).Plus guitare, plus blanc, un peu trop revivaliste.Osons prédire néanmoins que Madeleine Peyroux aura tôt fait d'effacer toute suspicion à son endroit.Qu'elle se dégagera aussi de l'influence de Lady Day, encore dominante chez elle.Fort beau prospect, en somme. B 6 WW V4 ¦- PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 MARS 1997 \"PUISSANT ET CAPTIVANT! ^RD-ET PITT SONT-SUPERBES-DANS~CE THRILLER DES PLUS DIVERTISSANTS!\" '.vy:.v.\u2022 \u2022\u2022 * Lî.».y \u2022 \u2022 \u2022 -r-f»*u» Wonder.WHAt-;-\u2014 \"INTENSE ET DYNAMIQUE!\" Bobbie Wy.j.int.KXASTV/NOC \"UNE HISTOIRE POIGNANTE DE DUPERIE ET DE TRAHISON!\" Joe Lcydon, KPRC-TV/NBC .\u2022 \u2022\u2022 \u2022 * HARRISON FORD BRAD PITT LA RAGE AU COEUR ,.«.w r VERSION FRANÇAISE DE THE DEVIL'S OWN .COLUMBIA PICTURES n UWRENCE GORDON PfsiSOtfTGVf m RM K RAKUIA \"lÀ RAGE AU COEUR\" MARGARET COLIN RUBEN BLADES TREAT WILLIAMS GEORGE HEARN M JAMES HORNBIWWSM LiOYD LEVW n DONALD LMNTHALi .KTOK K KEVIN JARRE SCLVK3 M DAVID AARON COHEN n É8R PATRICK n KEVIN JARRE MOT PAR IMNCE GORDON :-sony.com n ROBERT E C0LES8ERRY WffM J.PAKULA rTOîfï .www.sony.com CINEPLEX OOEOH BERRI .\\ © CINEPLEX OOCON C^ÉPLCX OOÉON ULSALLE (Place) * k LES CINCMAS OUZZO ' 1AWGEUER \u2022 a.CmÉPVCX OOCON UVAL (Carrttowr) ?a, CINEPLEX OOEON CINEPLEX OOÉON PLAZA DELSOH^a CJNCPLEX OOCON LMCtlCTl (Ftact) >«>^ LES CINÉMAS OUZZO TERREBONNE \u2022 k LES CINÉ*4A£ GUE STE-THERE5E \u2022 OUZZO CINEPLEX OOCON CUTLWGUAT ECOtt * & CINÉMA 9 GAT1NEAU *Sh FLEUR oc LYS.GRANBY .CAPITOL ST-JEAN * & CINÉMA (HERMAN SHAWINIGAN *\\ CINEMA CAPITOL SHERBROOKE le paris ST-HYACINTHE * cinema capitol DRUMWONÛVILLE .cinéma PLAiA WEPEHTIGNY.^ cinéma dc par 13 VALLEYFIELD * ?JDO/CŒT *i cinema 3 t-bas ile ST-BASILE *&\tcinema st-laurent 1 SOREL TRACY * | cinéma chj cap CJL?K LA HIÛELEM * \\\tfleur qje lys .TROIS-RIVIERES * k CAftRSrpURJHI nord ST-JEROME * LE CARREFOUR \u2022 JOHETTE » I DÈS AUJOURD'HUI! vimiom OmOXAU anqlait CINEPLEX OOEON AT WATER * 6.CINEPLEX OOCON LASAlUfflact)»^ LES CINÉMAS OUZZO LAC0R0A1RE 11»*.CjHÇPLEX OOCON CÔTt-OB-KEJGES * 9 y VERSAILLES * k ?\\ CINEPLEX OOÉON POINTE-CLAIRE * 9 \\ CINEPLEX OOCON CARREFOUR OOHOfl cineplex ooéon CAVTïOtSH (Malî) * & 9 cineplex ooeon LAVAI (Galeries) « cineplex oocon BROSSARDsa^ \"famous players DORVAL * k CINEPLEX OOÉON PLA2A0ELS0NSA VBÛESESê chItiaucuw CHATEAUGUAY * è.cinéma e GATIHEAU .-k cinCmapine STE-ADELE ?consultez les guides-horaires des cinémas L'activité physique stimule, guérit, ravigote, nourrit, renforce, reconstitue, donne de l'énergie Choisissez votre activité.Défi santé : notre responsabilité à tous 1^ _.avec pattnapaenan Elton John, miraculé de tous les excès, a Agence France-Presse LONDRES Elton John a rejoint hier les rangs des quinquagénaires du rock, la tête enfin chevelue et le corps délivré de ses appétits démesurés de nourriture, d'alcool et de drogue suscités par 30 ans de succès ininterrompu.Après Mick Jagger, les Who ou David Bowie, Elton John, né Reginald Kenneth Dwight, aborde la cinquantaine avec l'esprit d'un miraculé.Alcool, cocaïne, drogue : « J'ai été un boulimique en tout », aime à répéter le chanteur qui croyait à ses début, quand il s'appelait encore Elton Hercules John, combattre ainsi son extrême timidité.a Ma carrière était un succès.Mais ma vie était franchement misérable », reconnaît aujourd'hui le chanteur quj enchaîne les tubes depuis 1970, quand Your song a fait le tour du monde, scellant son association, parfois orageuse, avec son parolier Bernie Taupin, complice de 28 ans.Les albums et les succès \u2014 Crocodile Rock, Bennie and the Jets, Empty Garden, Sad Songs, Nikita, The Last Song, les bandes musicales du dessin animé de Disney Le Roi Lion ou GRAND PRIX Dtl JURY, CAWK.N ISS* (is\\r iss7 nu mhiihk film itram.kr K1HILY WATSON -EN NOMINATION POUR l'OSCAR DR d.\\ Ml III Cl \u2022«!\u2022: ACTRIC'K ISS7 LAMOUR EST l\\ POUVOIR SACRÉ ri I >*:\u2022 gflifi PV\"'- ;\".r r\".r;: IinHk|!V(« THE WAYt-S iklÊlïÉ El! >: V.i v':.::i:.V.i iULl .!.:\u2022; fMlVK S.iTSO\\ \u2022 smiA\\SK.tWG.lM \u2022 U.Yni\\ CIITUtGR il.\\VM \\Kr BIIR et ISOkIBR OOTcnoN oc uk rworooKAMMi ROSSV Ml Ltm s IC(NARK) n MAUIATWN 01 I.XX.S \\ 0> TRIES consultez les guides^orajre5 des cinemas du film Quatre mariages et un enterrement \u2014 s'enchaînent, avec toujours la même réussite due à son talent de compositeur.Elton John a enregistré plus de 40 albums et vendu plus de 200 millions de disques.Célèbre pour sa musique, il l'est aussi pour ses implants capilaires \u2014 qui lui permettent enfin aujourd'hui d'abandonner les chapeaux \u2014 ses lunettes extravagantes, son bref mariage avec l'Allemande Re-nate Blauel, ses variations de poids, ses costumes de scène déments, comme une apparition en Donald Duck, ou encore sa présidence du club de football de Watford.Mais le tournant de sa vie, et de sa carrière, intervient au début des années 90.Il rencontre un jeune adolescent hémophile contaminé par le sida.Bouleversé, il l'accompagne jusqu'à sa mort et décide de changer sa vie.« C'était ou me désintoxiquer, ou mourir », a-t-il dit.« Je voulais vivre, je voulais me donner encore une chance, être fier de moi et de ma vie encore une fois ».Il se soigne, arrête de boire, de se droguer, de manger n'importe comment.Il se bat contre la légende qui voudrait que la drogue inspire les artistes.« J'ai cru que la dope était la clé qui ouvrirait mon âme, elle ne faisait que la détruire ».Mario Saint-Âmand g J \u2022 ^ | | J -:\"v p'^^gj | j ¦ 0 Michel Daigle Reynold Robinson \u2022vr fir* Gabriel Sabourin Rosa Zacnane \u2022*V«L .H ¦s- DERNIÈRE CHA ' \" ~\" et DEMAIN \"8-3 25 février au 22 mars réservations : 844-1793 NATIONALE groupes: 527-3644 844-1793 C'EST PAS TOUS LES JOURS QU'UN CONCESSIONNAIRE VOUS OFFRE LE CHOIX ! 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Merci beaucoup.» Québec lance une campagne de pub «anti-sornettes» Presse Canadienne QUÉBEC Le Québec va lancer une campagne de publicité à l'étranger pour contrer les « sornettes » qu'on y colporte à son sujet, a annoncé hier le premier ministre Lucien Bouchard.« J'ai consacré du temps dans ma journée à la préparation de la campagne qui va nous permettre de redresser ces sornettes à l'étranger », a dit M.Bouchard à l'Assemblée nationale.C'est la députée de Lapinière, Fatima Houda-Pépin, qui a soulevé un article publié dans le journal américain Boston Globe, où on traitait Montréal de « ville éclatée » parce que « les séparatistes font fuir les anglophones et chuter l'économie ».Le premier ministre Bouchard a qualifié ces propos de « hargneux, arriérés injustes et fielleux », reprochant à l'opposition libérale d'y faire écho.Déjà certains contribuent à rétablir à l'étranger la réputation de la Métropole et du Québec, a noté le premier ministre.Il a cité à cet égard le groupe de gens d'affaires dirigé par Brian Levitt, l'analyste financier new-yorkais du Wall Street Journal Jack Dempsey « qui conclut que Montréal refait surface avec ses grands avantages », ou encore la récente décision de la papetière Abitibi-Consol d'installer son siège social à Montréal.Un budget «prudent» en C.-B.Presse Canadienne VICTORIA Échaudé par les secousses causées par deux déficits budgétaires consécutifs, le ministre des Finances de la Colombie-Britannique a déposé, hier, un budget conservateur, conçu pour redonner de la crédibilité à son gouvernement néo-démocrate.Le ministre Andrew Petter, travaillant à partir de prévisions de revenus qu'il a qualifiées de prudentes, a indiqué que le déficit pour l'exercice 1997-98 serait de 185 millions.C'est moins de la moitié du déficit de 395 millions de l'an dernier.Il a affirmé que le gouvernement injecterait davantage de fonds dans l'éducation et la santé, tout en réduisant légèrement l'impôt sur le revenu des particuliers et en maintenant le gel des frais d'assurance-auto, d'électricité et d'éducation supérieure."]
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