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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-04-24, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, jeudi 24 avril 1997 ÉDITORIAL / OPINIONS Télécommunications.Des solutions faciles.ACC 561-5981 L'EXPRESS POLITIQUE h__ \\h Le Bloc cède ¦ Le Bloc québécois a levé hier ses objections à la pleine participation du chef réformiste, Pres-ton Manning, au débat des chefs en langue française de la prochaine campagne électorale.Cela signifie que, si débat il y a, M.Manning fera ses interventions grâce à la traduction simultanée.« Ce n'est pas satisfaisant et cela signifie que le débat en français perd de son attrait », estime le négociateur du Bloc, Pierre Brien, qui explique cependant qu'à choisir entre saborder l'événement et le voir perdre de son rythme à cause de la traduction, la formation souverainiste préfère encore que le débat ait lieu.Cela dit, la négociation entre les réseaux et les partis n'a pas encore produit d'entente formelle sur la tenue de débats.Hier, le PLC a présenté des objections aussi bien sur les dates à l'étude, à savoir entre le 11 et le 15 mai, que sur la composition de l'auditoire dont des membres poseraient éventuellement des questions aux cinq chefs.Le parti de Jean Chrétien voudrait que les débats aient plutôt lieu la semaine du 19 mai.Une nouvelle séance de négociation aura lieu demain.Gtantal Hébert Prêts de personnel ¦ Chaque ministre fédéral aura le droit d'amener avec lui en campagne un ou deux attachés politiques qui pourront demeurer sur la liste de paie du gouvernement, essentiellement ceux qui l'accompagnent en dehors des périodes électorales.Les règles strictes quant à la participation du personnel politique fédéral à la campagne du Parti libéral ont été légèrement assouplies, car à l'origine quiconque voulait participer à la campagne devait obligatoirement prendre un congé sans solde du cabinet ou il travaillait.À Québec, un autre conseiller ministériel viendra épauler la campagne du Bloc.Alain Leclerc, attaché de presse de Robert Perreault, sera responsable des relations de presse.M.Leclerc était déjà au Bloc sous Lucien Bouchard et prend .un congé sans solde de Québec.Denis Lessard Politique économique repoussée ¦ Prévue au début pour être déposée au moment du budget, le 25 mars, puis préparée en fonction de juin, la politique industrielle et économique du ministre Bernard Landry ne sera pas connue avant l'automne, indi-que-t-on.C'est aussi au budget qu'à l'origine le ministère des Affaires municipales pensait pouvoir détailler sa proposition aux villes pour supprimer 500 millions de dépenses, mais les frictions ont été bien plus fortes que prévu au Conseil des ministres.Denis Lessard Mauvaise foi?\u2022 ¦ La Coalition pour la déconfes-sionnalisation du système scolaire a accusé hier le premier ministre Jean Chrétien et le ministre Stéphane Dion de faire preuve de mauvaise foi quant à l'amendement constitutionnel devant permettre au Québec de déconfessionnal iser son système scolaire.La Coalition juge inacceptable le retard qu'a mis Ottawa à déposer l'avis de motion donnant suite à la résolution unanime de l'Assemblée nationale.Elle est aussi d'avis que la création d'un comité pour étudier la question est une incitation claire à laisser traîner les choses.Presse Canadienne Autres informations pages B4 à BIO Sud se laissera un du bon Les candidats se livrent une lutte très serrée dans ce comté qui n 'a jamais élu de péquiste MARIO FONTAINE SA1NT-GEORGES-DE-BEAUCE Presque tous francophones, ces irréductibles Beaucerons votent pourtant NON aux référendums sur la souveraineté, élisent des libéraux, des créditistes, des indépendants, n'importe qui sauf des péquistes.Cela pourrait peut-être changer lundi prochain, toutefois, lors de la partielle qui se déroulera dans la circonscription de Beauce-Sud.Tous s'entendent en effet pour parler d'une lutte très serrée dans cette élection visant à remplacer le libéral Paul-Eugène Quirion, décédé d'un cancer il y a quelques mois.Le PQ n'a jamais pu faire élire qui que ce soit dans ce comté, et les Beaucerons sont réticents à exprimer publiquement leur opinion.Mais cette année le péquiste, Richard Busqué, ne part pas battu d'avance.Il faut dire que le Parti libéral ne l'avait emporté qu'avec 164 voix de majorité en 1994.Et que son chef, Daniel Johnson, est moins populaire que Lucien Bouchard, lequel vient d'ajouter sa propre petite pierre au folklore électoral en annonçant la mise en oeuvre d'une étude d'impact sur le prolongement de l'autoroute 73 de Sainte-Marie jusqu'à Saint-Georges ultimement.L'attrait d'un vote « du bon bord » compensera-t-il les coupes budgétaires ?La question est peut-être superflue.« Ici, on vote pour l'homme », entend-on partout.C'est vrai que Fabien Roy y a été élu comme créditiste en 1973, date à laquelle Beauce-Sud a été constituée, puis réélu en 1976 sous la bannière du PNP ( Parti national populaire ), avant de se retirer et de voir le comté passer aux libéraux.En 1993, au fédéral, les Beaucerons ont été les seuls au Canada à élire un député indépendant, Gilles Ber-nier, un ex-conservateur que Kim Campbell ne voulait pas dans son équipe.C'est d'ailleurs son ancienne adjointe de comté, Diane Leblanc, qui tente de garder Beauce-Sud dans le giron libéral.La jeune quarantaine, dynamique, bien au fait des problèmes de la circonscription, Mme Leblanc dénonce les coûts de l'as-surance-médicaments, l'augmentation de la taxe de vente, s'inquiète du redécoupage des commissions scolaires.Mais son principal cheval de bataille, c'est la souveraineté.« Dans la Beauce, les gens n'en veulent pas de la séparation.On fait des affaires avec les États-Unis, avec l'Ontario, ce n'est pas pour rien qu'on a voté NON à 57 % en 1995.Je suis la seule candidate fédéraliste dans ce scrutin, la meil- Beauce-Sud Résultats de 1994 Quirion, Paul-Eugène (PLQ) 13 122 Busqué, Paul-André (PQ) 12 958 Turcotte, Marcel (1ND) 1 543 Guay, Berthier (NPD-Q) 856 Lambert, Daniel (Citron) 567 Candidats en 1997 Busqué, Richard (PQ) Lamarche, Richard (ADQ) Leblanc.Diane (PLQ) Francophones Non-francophones 99,2% 0,8% Référendum de 1995 OUI 42% NON 58% Nombre d'électeurs il 337 Infographie La Pressa leure façon pour nous de continuer de faire partie du Canada, c'est de voter libéral.» L'argument doit porter, car on cherche en vain les mots souveraineté ou indépendance dans les brochures du péquiste Richard Busqué.Les gens peuvent faire la part des choses, rétorque M.Busqué, dont le frère avait été candidat en 1994.D'une part, dit-il, il s'agit d'une élection partielle, pas d'un référendum.Et cette partielle sera suivie d'élections générales dans quelques années, avant un nouveau référendum.Autant donc voter, selon lui, pour qui peut faire aboutir un maximum de dossiers.« Les électeurs veulent un député qui les représente et un gouvernement qui gère, et c'est ce qu'on leur offre.Après, quand ce sera le référendum, je ne suis pas sûr qu'ils vont nous suivre avec un OUI, il faudra travailler fort.Mais on n'en est pas là.» Le thème de l'emploi, omniprésent ailleurs, est presque totalement absent ici : le taux de chômage dépasse à peine 6 %, la moitié de la moyenne québécoise.C'est d'ailleurs parce que sa conjointe a trouvé un emploi dans la région il y a un an et demi que Richard Lamarche se retrouve aujourd'hui candidat de l'Action démocratique à cette élection.Un gros contrat.L'ADQ n'a même pas d'association dans le comté, aucune affiche, une publicité minimale.Mais le chef Mario Dumont vient deux jours par semaine, et M.Lamarche se fixe des objectifs modestes.On a commencé par espérer 10 % des suffrages, mais la campagne est excellente et ce pourrait être plus, croit ce jeune enseignant.Et puis, fait-on valoir à l'ADQ.les Beaucerons ont toujours fait preuve d'une grande indépendance dans l'isoloir, pourquoi l'Action démocratique n'en profiterait-elle pas cette fois-ci ?¦.- \u2022Vt 1 4 Pearson aurait cent ans R On célébrait le centième an- \\ niversaire de naissance de l'ex-premier ministre du Canada Lester B.Pearson, hier, sur la colline parlementaire, à ' Ottawa.Le premier ministre Jean Chrétien a accueilli, à cette occassion, le fils de celui-ci, Geoffery, et son épouse, la sénatrice Lucy Pearson.À l'arrière-plan.on aperçoit la statue érigée à la mémoire ;.de l'homme politique.PHOTOPC Les libéraux sont aussi bien placés que les Devils ANDRÉ PRATTE Si l'on en croit M.BIT, les Devils du New Jersey ont maintenant 98,2 % des chances de remporter la série contre le Canadien.Les derniers sondages laissent croire que, pour ce qui est de notre autre sport national, l'équipe de Jean Chrétien est dans une position semblable : pas absolument certaine de gagner.mais très bien placée merci.D'ailleurs le M.BIT de la politique, le sociologue Pierre Drouilly, a projeté sur la base des plus récents sondages un score allant de 180 à 224 sièges pour les rouges.« Les libéraux gagnent, ça c'est clair, dit M.Drouilly.À moins qu'il y ait un scandale énorme, une gaffe monumentale.» À la fin de mars, la firme Angus Reid donnait au Parti libéral 41 % du vote, loin, loin devant le Parti conservateur ( 18 % ), le Reform ( 17 % ) et le NPD ( 12 % ) ( le Bloc continue de dominer au Québec ).Ces pourcentages sont presque exactement ceux des élections de 1993.Depuis ce temps, la popularité du gouvernement a monté, puis baissé, mais jamais elle n'est descendue sous les 40 %.Malgré la Somalie, malgré la presque défaite référendaire.Et maigre la TPS.« Je m'attendais à ce que ça, ça soit vraiment une mauvaise nouvelle pour M.Chrétien, mais les sondages ont montré que ça a eu un petit effet, qui s'est ensuite résorbé », dit M.Drouilly.Une équipe de la LNH qui tire de Panière 0-3 et finit par remporter la série, ça s'est déjà vu.Mais c'est rare.En politique aussi, ça s'est déjà vu.Bob Richardson, d'Angus Reid, rappelle que le premier ministre ontarien David Peterson de- vançait ses adversaires dans les sondages depuis plus de deux ans lorsqu'il a déclenché un scrutin anticipé en 1990: «Bob Rae est venu de nulle pan pour l'emporter I » Le « facteur Peterson » Le successeur de M.Rae, Mike Harris, a lui aussi réalisé une remontée tout à fait imprévue en 1995.*< Ce que craignent les libéraux fédéraux, c'est le \"facteur Peterson\", fait remarquer Richardson.C'est-à-dire un électoral réagissant avec colère au déclenchement d'élections pour des raisons qu'il juge purement opportunistes, » Cependant, note le sondeur, « les éléments fondamentaux sont très favorables aux libéraux.Depuis trois ans, quand on demande aux Canadiens s'ils croient que le gouvernement va dans la bonne di- rection, 60 % des gens disent oui.La popularité du premier ministre au Canada anglais est restée très grande, aux environs de 60-70 %, ce qui est phénoménal.Quand on demande aux gens qui est le plus compétent pour gérer l'économie, le Parti libéral obtient plus d'appuis que toutes les autres formations combinées.» En outre, aucun des partis adverses n'est en mesure de faire élire des députés dans chacune des régions du pays, comme le sont les libéraux.Dans ce contexte, Jean Charest, qui seul pourrait rêver d'une remontée le portant au pouvoir, s'inspirera peut-être des paroles du capitaine du Canadien, Vincent Damphousse : «< À 0-3, ce sera très difficile, mais personne ne va là-cher.» Agriculture québécoise .- Le tournant cLécïsif \u2022o L'agriculture et l'industrie agroalimentaire occupent 370 000 personnes au Québec, ce qui représente un emploi sur 9.Pour faire face à la mondialisation des marchés, qui n'épargne aucun secteur de l'activité économique, l'agriculture a commencé a prendre un sérieux virage : diversification de la production, conquête de marchés à travers le monde, action agrocnvironnemcntale concertée, protection des sols.Des entrevues exclusives avec les ministres fédéral et québécois de l'agriculture.MM.Ralph Goodale et Guy Julien, font ressortir I*importance primordiale du secteur agroalimentaire québécois.De plus, différents intervenants du milieu agricole font le point sur les défis de l'agriculture d'aujourd'hui.Un cahier spécial à ne pas manquer samedi dans LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1997 ditorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Frédéric Wagnière Des canons, mais pas de beurre es étudiants en économie connaissent l'expression « des canons ou du beurre » pour illustrer le problème qui se pose à un gouvernement qui veut simultanément financer une politique de défense et des dépenses sociales.On trouve généralement le moyen d'assurer un minimum de chaque option, et certains gouvernements ont réussi à éliminer le gros de leur dépenses de défense nationale.Seule la Corée du Nord dépense encore environ un tiers de son produit national pour la défense et presque rien pour les dépenses sociales.miiwniiiBiiHi ¦» «¦ Le gouvernement de Pyongyang est ainsi doté de la cinquième armée au monde et posséderait des bombes atomiques rudimentaires.Mais pendant ce temps, la famine s'aggrave et des enfants sont déjà morts de faim.La ration alimentaire serait réduite à quelque 100 grammes de céréales par jour, que les gens essayent d'allonger avec de Pécorce, des racines ou des herbes.Privés de combustibles pour cuire ce mélange indigeste, ils accélèrent le déboisement du pays, ce qui expose les prochaines récoltes à un cycle encore plus prononcé d'inondations et de sécheresses.Les organisations onusiennes ou non-gouvernementales qui cherchent à faire parvenir de l'aide se heurtent souvent à un gouvernement borné et imbu de lui-même, capable de lancer une invasion contre le sud de la péninsule pour faire diversion.Cette menace est devenue plus précise et plus effrayante depuis qu'un conseiller du chef nord-coréen, Kim Jong II, s'est réfugié à Séoul.Hwang Jang Yop a confirmé que la Corée du Nord possède la bombe atomique et qu'elle est prête à l'utiliser pour unifier le pays et, au besoin, mettre le Japon à feu et à sang.À écouter le transfuge, Pyongyang serait comme un pit-bull acculé dans son coin, comptant sur sa férocité sans bornes pour survivre.Mais les transfuges ont la fâcheuse habitude d'exagérer leurs propos pour mieux se faire accueillir par leurs nouveaux patrons.Il est, en effet, difficile de croire qu'un pays, ayant atteint un tel stade de délabrement économique et sanitaire, soit capable d'orchestrer une invasion aussi complexe.Il ne faut pas confondre l'inertie et la lourdeur de la tyrannie avec la force et la capacité d'agir intelligemment.Une lueur d'espoir réside dans la reprise de discussions directes entre Pyongyang et Séoul avec la participation des États-Unis et de la Chine.À la longue, cela pourrait mener à un traité de paix et à une forme de coopération entre les deux pays, comme l'établissement de relations diplomatiques entre les deux Allemagnes, bien avant la réunification.Les Sud-Coréens ont longtemps pensé qu'il serait relativement facile de réunir la péninsule.Les difficultés éprouvées par l'Allemagne les ont fait réfléchir, car la division géographique, politique et économique de la Corée est beaucoup plus profonde que ce que l'Allemagne a connu, même aux pires heures de la guerre froide.On pense maintenant que la première étape après la signature d'un traité de paix doit être un vaste plan d'aide à Pyongyang pour lui permettre de développer une économie de temps de paix.Il sera ensuite possible de parler de réunification, lorsque les Nord-Coréens bénéficieront d'un niveau de vie plus proche de celui de leurs voisins du Sud, que de la misère noire des pires pays du tiers monde, comme c'est le cas maintenant.Pyongyang doté de la cinquième armée au monde.a cause 3)0 ^yoprov^e w.tcaocoop t>et*m;a8l pour les pÎt-buLLS oo DROITS RÉSBtVÉS Faut-il tirer sur le pit-bull ?Que faisait donc un pit-bull dans un autobus ?C'est la première question qui vient à l'esprit devant l'incident macabre survenu dans un véhicule de la STCUM, où un chien a arraché un morceau du nez d'un passager.La question est un peu étroite.Car il n'y a pas que les pit-bulls.Et les autobus ne sont pas le seul endroit où ceux-ci risquent de sévir.tBBBBBBBBEBBSBB Ce chien à I'ali urc- peu avenante exerce une fascination sur l'imagination populaire.C'est ce qui explique que ses méfaits soient cités dans les médias plus souvent que ceux, plus nombreux, des bergers allemands.Et que, chaque fois qu'une morsure de pit-bull fait les manchettes, l'idée d'interdire la présence de cet animal, comme l'ont déjà fait d'autres villes, levient à la surface.Voici quelques faits pour démêler les choses.Selon une recherche d'un vétérinaire canadien, la fiche du pit-bull n'est pas si sanglante que ça.Sur plus de 400 incidents répertoriés, 46 p.cent ont été causés par des bergers allemands, 19 p.cent par des dobermans et à peine 7 p.cent par des pit-bulls.Il faut pondérer ces résultats en fonction de la popularité de chacune de ces races.Le Canada compte sept fois plus de bergers allemands que de dobermans.Comme ces derniers s'accaparent une part proportionnellement plus élevée de morsures, il est logique d'en déduire qu'ils sont plus dangereux.Qu'en est-il des pit-bulls ?On ne le sait trop, puisque le Club canin canadien, qui tient les registres des pitous de haute naissance, ne reconnaît pas cette race.On ignore combien de ces bêtes se baladent dans la nature.Sont-ils affublés d'une méchanceté congénitale?D'après les vétérinaires, cet animal fort en gueule possède une prédisposition naturelle à l'agressivité.Encore faut-il qu'elle soit stimulée.Agnès Gruda Et c'est ici le noeud du problème.Plusieurs lignées de pit-bulls sont destinées aux combats de chiens illégaux.Quand leur performance ne répond pas tout à fait aux attentes des parieurs, on les retourne sur le marché domestique, où ils prennent le virage « toutou de salon », avec plus ou moins de succès.Bref, quand ils appartiennent à une lignée pacifique et qu'ils sont dressés convenablement, les pit-bulls peuvent se révéler de gentils pitous.Dans le cas contraire, la pression de leurs mâchoires et leur tendance à ne pas lâcher prise les rend particulièrement féroces.Le problème ne réside donc pas seulement dans la race du chien.Mais la race y est aussi pour quelque chose.N'en déplaise à la SPCA, qui n'est pas très loin de crier au racisme dès que l'on ose critiquer collectivement une espèce.Les crocs des pit-bulls sont toujours plus dangereux que la fumée secondaire.Un instant.Le pit-bull est plus dangereux qu'un caniche.Un berger allemand aussi.Et leurs relations avec les humains requièrent du doigté.Alors, on interdit ou on ne fait rien ?Pour éviter d'inextricables problèmes de définition ( Où commence et où finit le pit-bull ?Quels chiens sont dangereux ?), il vaut mieux s'attaquer au problème à la base.En intensifiant la lutte contre les combats de chiens.En surveillant mieux les élevages, quitte à éliminer les lignées les plus sanguinaires.Et en réglementant, en général, la possession de molosses potentiellement dangereux.Comme on réglemente la possession d'armes à feu.Et enfin, de grâce, à une époque où la cigarette est bannie de presque tous les lieux publics, sortons-en aussi les pit-bulls et leurs semblables.Le cas échéant, les crocs de ces toutous sont plus dangereux que la fumée secondaire.LA BOÎTE AUX LETTRES Un coeur riche de sentiments et de talents ¦ Dans un article intitulé « Success Story.montréalais » paru en février dernier, j'ai été heureuse d'apprendre toutes les bonnes choses dites sur l'école secondaire Saint-Luc et je veux féliciter à la fois M.Jean Morin, le directeur, ainsi que l'ensemble du personnel et des élèves pour être parvenus collectivement à ce degré d'excellence.Toutefois, une phrase de l'article m'a profondément choquée : « Rien à voir avec l'atmosphère fébrile et survoltée d'Henri-Bourassa ou Lucien-Pagé, deux grosses polyvalentes « heavy » de la CECM.» Si j'ai été choquée, c'est que la polyvalente Lucien-Pagé a été mon lieu de travail comme enseignante de français, du premier jour de son existence, en septembre 1974, jusqu'au début de ma retraite, le 28 juin dernier, c'est-à-dire durant vingt-deux ans.Donc, je connais bien le milieu, les élèves et le personnel.Aussi, je peux affirmer que les élevés ei les enseignants consti-luent le coeur de l'école, un coeur riche de sentiments, de talents, de travail, d'enthousiasme et de sérieux.Pour vous donner une excellente idée de ce qui s'y vit, je vais vous faire le cadeau de la deuxième partie d'un texte sur la polyvalente Lucien-Pagé rédigé collectivement avec mon groupe d'élèves 03 du programme Français « Trait-d'Union », le printemps dernier.« Maintenant, si l'on réfléchit sur le côté humain de Lucien-Pagé.on peut dire que la population de l'école est formée d'un tiers de Québécois francophones, d'un tiers d'Italiens, de Grecs et de Portugais de la deuxième génération et d'un tiers d'immigrants nouvellement arrivés d'un peu partout dans le monde.Étant donné la grande variété de gens présents, une certaine tension ethnique existe, mais le climat général est.malgré tout, dynamique et familial.C'est dans une ambiance assez décontractée que les élevés suivent leurs cours.Toutefois, cela ne les empêche pas d'être travailleurs, participants et désireux de réussir.« La plupart des enseignants de l'école sont préoccupés justement par le succès scolaire et présentait leurs cours avec sérieux et enthousiasme.Ils savent presque tous conserver dans leur classe une bonne discipline : condition essentielle à un travail de qualité.Plusieurs d'entre eux offrent des temps de récupération afin que les élèves trouvent des solutions à leurs problèmes et des réponses à leurs questions.Il est évident que.pour assurer le fonctionnetnent d'un tel milieu, il est nécessaire d'avoir une excellente direction.Et l'école Lucien-Pagé a la chance d'avoir cette excellente direction formée de huit personnes très aimables, exigeantes et respectueuses.« En conclusion, on peut affirmer que le secret du fonctionnement remarquable de l'école se trouverait dans le choix de l'horaire, dans la disponibilité des enseignants, dans l'attitude exceptionnelle de la majorité des élèves et dans la présence de la promotion pédagogique.En effet.les quatre cours quotidiens de soixante-quinze minutes, entrecoupés de longues pauses, permettent de travailler calmement et agréablement.Le lien enseignants-élèves étant très fort, ceci entraine des journées heureuses et satisfaisantes pour tous.L'habitude de récompenser à chaque bulletin les élèves méritants et de célébrer l'excellence au gala du Mérite de juin est stimulante et réconfortante.Finalement, il nous apparaît évident que l'école Lucien-Pagé est un endroit unique pour étudier.Comme le slogan le dit.c'est vraiment «(.) une école branchée sur la réussite scolaire ».Vive la polyvalente Lucien-Pagé ! Monique G RAVE L enseignante retraitée Montréal Incrédulité ¦ C'est avec une grande incrédulité que nous avons pris connaissance de la pétition en faveur du cinéaste Pierre Falar-deau, publiée dans La Presse du 16 avril sous le titre « Autour de Pierre Falar-deau ».Quels que soient les arguments présentés par la pétition, Pierre Falardeau ne dispose pas d'un droit h ce qu'on réalise tous les scénarios Pierre Falardeau qu'il présente.Aucune personne qui présente un scénario n'a ce droit.N'oublions pas qu'au Québec, les personnes âgées ne peuvent même pas recevoir tous les médicaments dont elles ont besoin ; alors, Pierre Falardeau aurait-il plus de droit aux fonds gouvernementaux que d'autres personnes.Que les signataires de cette pétition demandent au gouvernement du Québec de réaliser ce scénario.Après seulement, ils pourront envisager des pétitions.Michel MAILLOUX Sainte-Julie Le silence des agneaux ¦ C'est avec indignation, déception et frustration que j'ai appris l'ajout de 163 millions de dollars de compressions supplémentaires dans le réseau de la santé de la région de Montréal.Après avoir fermé plus de neuf établissements à Montréal, après avoir entrepris un virage ambulatoire chaotique où les patients sont littéralement expulsés à la maison en postopératoire, après avoir multiplié les régies régionales ( de 7 conseils régionaux i.e.CRSSS à 18 régies régionales sans toutefois diminuer le nombre de fonctionnaires oeuvrant dans le réseau de la sajité à Québec ), après avoir augmenté de plus de 70 millions le budget de ces régies, après avoir décidé de façon unilatérale et sans consultation le transfert des greffes pulmonaires de Montréal à Québec, et s'apprêtant remettre plus de 50 millions à l'Hippodrome de Montréal, je me demande qui de nous, médecins, infirmières, patients ou citoyens osera se lever et affronter un gouvernement aussi lamentable, injuste et incompétent ?Qui osera faire réaliser à ce gou vernement qu'un agenda politique ( déficit 0 = référendum gagnant en l'an 2000 ) n'est pas synonyme de justice et d'équité sociale ?Ce qui différenciait un Québécois d'un Américain, depuis 1970, c'est-à-dire la santé, l'éducation et la justice pour tous n'existera plus sous peu.La sociale démocratie québécoise s'approche dangereusement du communisme totalitaire pur et dur de l'Union soviétique d'antan.Qui n'est pas à Québec mourra.François PÉLOQUIN médecin professeur adjoint de clinique service d'urologie CHUM-Pavillon Notre-Dame N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clairet concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse, 7, rue Saint-Jacques.Montréal.H2Y IK9.I . LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 AVRIL 1997 Opinions Pourquoi la campagne gronde elle?Les producteurs agricoles sont non seulement excédés, ils sont exaspérés LAURENT PELLERIN L'auteur est président gênerai de l'Union des producteurs agricoles.À Québec, mercredi dernier, plus de 11 400 producteurs et productrices agricoles sont allés, telle une force tranquille, manifester leur mécontentement et leur ras-le-bol vis-à-vis la façon dont le gouvernement traite l'agriculture et les 46 000 Québécois et Québécoises qui en ont fait leur gagne-pain.Les agriculteurs ne « sortent » pas souvent de cette façon pour brandir l'étendard de la protestation.Chaque fois qu'ils l'ont fait dans le passé, c'est que la situation avait atteint un point limite : pour la reconnaissance de la profession de producteur agricole, en 1972 ; pour l'instauration d'une assurance-stabilisation des revenus agricoles, en 1974; et pour des mesures d'urgence pour faire face à la crise, en 1982, à cause des coûts exorbitants du crédit.S'ils ont marché sur Québec, tous ces agriculteurs de partout en province et de toutes les productions agricoles, c'est pour réclamer la mise en vigueur de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles ( la loi 23 ), une loi qu'on leur promet depuis trois ans pour garantir le « droit de produire » en milieu rural.Une loi rendue nécessaire parce qu'on oublie trop souvent au Québec que Pagricultlire doit être une activité prioritaire en zone verte.Le monde agricole est excédé par toutes les promesses jamais tenues sur le droit de produire et refuse encore plus longtemps ce qui a deja beaucoup trop tarde a venir.On a tort de croire par ailleurs que les agriculteurs s'opposent .i une réglementation visant une meilleure cohabitation entre « urbains »> et c< ruraux » quand ils refusent un cadre de gestion irréaliste et invivable sur les bruits, les poussières et les odeurs comme ils l'ont fait, la semaine dernière, en commission parlementaire.Ils revendiquent seulement le droit de pouvoir continuer à pratiquer l'agriculture à l'intérieur de limites raisonnables, un point c'est tout.Ils refusent la camisole de force territoriale que certains voudraient imposer à l'agriculture.Les producteurs agricoles sont partisans du bon voisinage.Pourquoi, cependant, devraient-ils faire les frais de toutes ces concessions en se retranchant sur les dernières parcelles de terre qu'on voudra bien leur laisser ?Qu'on se mette à leur place sur une terre léguée de génération en génération et qui a nourri tous leurs aïeuls et leurs descendants ( les vôtres également ), et alors on les comprendra mieux.On confond tout, d'autre pan, si on croit que les agriculteurs sont opposés à l'environnement.L'agriculture a des torts vis-à-vis du patrimoine environnemental ; le milieu agricole en est conscient.Mais les choses ont changé.Au Québec, aujourd'hui, on utilise 17 % moins de pesticides qu'il y a cinq ans, et l'utilisation des engrais chimiques a diminue de 100 000 tonnes en six ans ! Les agriculteurs se sont donné une stratégie agro-environnetnen-tale et travaillent a l'intensifier.La production porcine a mis de l'avant les premiers jalons d'une démarche Laurent Pellerin d'autoréglementation qui fera modèle avant longtemps.Les producteurs réclament depuis des mois la mise en place d'un nouveau règlement sur le contrôle de la pollution agricole, qui rendra obligatoire l'utilisation de plans de fertilisation intégrée plus soucieux de l'environnement.Il n'en demeure pas moins qu'on persiste à les voir comme la cause de tous les maux.Que faudrait-il alors qu'ils fassent ?Les producteurs sont non seulement excédés, ils sont exaspères.Le contrat social qui a mis l'agriculture du Québec sur la carte tombe en lambeaux.A commencer par l'assurance-stabilisation, pourtant essentielle pour garantir la stabilité et le maintien à long terme de l'agriculture sur le territoire.L'Htai se désengage de plus en plus, et il n'y a plus de vision de l'agriculture à Québec.D'un côté, on encourage les agriculteurs à « semer le Que-bec à travers le monde » en faisant de l'exportation.De l'autre, on lus-tige certains d'entre eux parce qu'ils exportent des produits de choix qui compromettraient la qualité de vie du monde rural.Après le désengagement, voilà donc venu le désaveu.La « démission » de l'État envers l'agriculture serait-elle consommée ?Il v avait en tout c is é 11 400 producteurs et productrices agricoles sur la colline parlementaire pour le penser mercredi der nier.Certains ont eu raison de dire parlant de la grogne des agriculteurs, que le point de rupture avait été atteint sur la scène agricole.C'est un fait que le gouvernement doit corriger le tir s'il veut rétablit un bon voisinage en milieu rural.Bon voisinage entre contraintes agricoles et exigences environnementales.Bon voisinage entre urbains et ruraux.Bon voisinage en-ire agriculture et politique d'Etat.Bon voisinage entre gouvernements et administrés.C'est la tout l'esprit du droit de produire et de la loi 23.Et c'est la aussi la meilleure façon de retrouver la fierté de notre agriculture et de pouvoir, pour elle, repartir a la conquête des marchés, les mains déliées et sa réputation retrouvée.Le monde agricole exige maintenant des signaux clairs.Autrement, la force tranquille et contenue des agriculteurs risque de se transformer avant longtemps en une colère irrépressible par-delà toutes les campagnes québécoises.Les sourds parmi les sourds Ces deux solitudes, ces deux cultures, sourde et entendante, doivent enfin arriver à dialoguer MARGUERITE BLAIS L 'auteure est animatrice et finissante au programme de maîtrise en communication a ÏUQAM.Le monde de la surdité est parcouru par un courant d'émotivité à haut voltage divisé qu'il est en deux clans principaux: celui des sourds, celui des entendants.Les SOURDS avec des majuscules, pour ceux et celles qui se réclament de leur langue et de leur culture, et les entendants qui veulent à tout prix réparer l'oreille brisée cl faire des sourds des entendants.Mais, entre ces deux extrêmes, se retrouvent involontairement sur un conti-nuum: des devenus sourds, des malentendants, des sourds gestuels et des sourds oralistes.Des entendants qui adhèrent à la culture sourde et des sourds qui réfutent cette culture et qui endossent celle de la majorité.Aussitôt que Ton parle ou écrit sur le sujet, il y a débats, controverses et coeurs en déroute.L'unanimité n'est pas au rendez-vous et les discussions pour le moins enflammées aboutissent souvent dans une impasse, comme si deux mondes fonctionnaient en parallèle.Le phénomène n'est pourtant pas nouveau.Le père du téléphone, Alexan-der Graham Bell, dont la mère était malentendante et qui avait épousé une devenue sourde, était farouchement opposé aux mariages entre sourds.Il craignait la formation d'une race d'handicapés et préconisait leur stérélisation.C'était avant les découvertes de Mendel sur la génétique.Nous savons aujourd'hui que 90% des enfants sourds sont issus de parents entendants.H n'est donc pas étonnant.que ces derniers, apprenant que leur enfant est sourd, le perçoivent comme étant hors norme, handicapé.Force est d'admettre que nous vivons dans une société majoritairement entendante et que ces enfants sourds possèdent un handicap de la communication.Les parents, débouso-lés, se tournent vers la médicalisation et la réparation dans l'espoir que les aides techniques et les nouvelles technologies réussiront à faire le pont entre le son et la surdité.Comment peuvent-ils même penser qu'un jour leur enfant pourrait adhérer à une autre culture?Evidemment, cela est un élément inconnu, déroutant et intrusff dans leur vie.Les sourds, surtout les sourds profonds prélinguaux, ne se perçoivent pas comme handicapés, mais s'identifient à un groupe homogène caractérisé par une culture, une identification qui ressemble d'ailleurs à celle des individus a un groupe ethnique et qui s'articule autour d'une langue, de valeurs et croyances propres.Surprenant pour les néophytes de constater qu'il y a autant de langues gestuelles que de communautés sourdes ! Même si, pendant près d'un siècle, à la suite du congrès de Milan Marguerite Biais tenu en 1880 qui rassemblait des éducateurs d'enfants sourds, on a banni les signes des écoles et endigué les langues gestuelles en forçant exclusivement l'apprentissage de l'oralisme pur et dur, les sourds, entre eux, n'ont cessé de communiquer.Dans leur langue naturelle, ils ont développé des clubs et associations sportives, publié leurs journaux silencieux, multiplié les congres internationaux et organisé des festivals culturels autour du théâtre, de la poésie et de l'humour.Les sourds possèdent une histoire et une culture pleines de richesses.D'ailleurs, les linguistes découvrent, depuis les années 1960, que les langues gestuelles sont des langues a part entière aussi complexes que les langues orales.Le plus étonnant, c'est que nos concitoyens sourds québécois ont développe une langue à partir de la Langue des signes de France et de l'American sign language.Ils sont par le fait même doublement minoritaires puisque leurs homologues anglophones du Canada utilisent l'American sign language.Minoritaires, les sourds parmi les sourds ou les devenus sourds ou les malentendants le sont.On peut évaluer la population du Québec atteinte de surdité profonde ou sévère à 43 279 personnes et il y aurait environ 10 000 signeurs au Québec.Les sourds reclament de la part du gouvernement du Québec la reconnaissance de la Langue des signes québécoise (LSQ) comme langue d'enseignement officielle pour les enfants sourds protonds.Mais les résistances sont loues.La plupart des parents préfèrent ren- forcer les restes audit ils, mettre l'accent sur l'apprentissage île la parole al in de tavoriser l'intégration île cette jeune personne à la société entendante.Même en sachant que la Langue des Signes québécoise est une langue complète, aussi articulée qu'une langue orale, cette langue gestuelle fait peur et trouble-la quiétude.Les parents entendants craignent pour leur enfant un effet d'entraînement vers une ghettoïsation sourde, alors que plusieurs spécialistes tentent d'expliquer qu'il est nécessaire de développer le potentiel linguistique de l'enfant sourd par sa langue naturelle visuo-gestuelle.Mais tous les spécialistes ne s'accordent pas au même diapason.II n'y a même aucun consensus.Au m Québec, dans certaines écoles, on enseigne aux enfants sourds soit uniquement l'oralisme, soit l'oralisme et le français signé, lequel est un code inventé par les entendants, qui est en fait un calque de notre grammaire française et qui sert d'outil pédagogique pour enseigner le français oral, la lecture et l'écriture.Mais ce français signé n'est pas une langue naturelle et l'enfant sourd n'est peut-être pas en mesure avec cet outil pédagogique, du moins selon certains, d'atteindre la base de son développement cognitif et émotif.Face à ces divergences d'opinions et d'approches, on comprend que l'éducation des sourds se présente comme un problème majeur qui est même devenu politique.Difficile pour le gouvernement du Québec de reconnaître une langue qui identifie un groupe minoritaire.Mais, bizarrement, ce groupe est francophone.Puisqu'en matière d'éducation, depuis la désinstitutionnalisa-tion, les échecs scolaires sont flagrants (à la polyvalente Lucien-Page, de la CECM, qui accueille tine centaine d'étudiants sourds, 75 % d'entre-eux sont en cheminement particulier), pourquoi le ministère de l'Éducation ne mène t-il pas une expérience avec à la base la LSQ comme langue première d'apprentissage de la maternelle à la fin du secondaire pour les enfants sotirds dont les parents en auraient fait le choix ?Si la LSQ est la langue naturelle des sourds québécois, peut-être sera-t-il plus facile pour ces enfants sourds d'apprendre une deuxième langue, en l'oc-curence le français, ne serait-ce que pour la lecture et l'écriture.On pourrait même songer à l'apprentissage de la parole si l'enfant sourd possède le potentiel nécessaire pour la développer.Pour y arriver, les professeurs doivent être (ormes à un niveau avancé en LSQ à l'Université du Québec, afin de connaître suffisamment la problématique de la surdité et celui de la culture sourde.Les enfants sourds doivent être en contact avec des modèles sourds et apprendre dès le jeune âge à naviguer entre les deux cultures.Ces deux solitudes, ces deux cultures, sourde et entendante, doivent enfin arrive! a dialoguer.Économie: le rôle des médias demeure crucial La Forum des politiques publiques a remis récemment à ( laude Picher.columnisi en économie a La Presse, le prix Hyman-Solomon pour l'ex cellei i ce je untalistiqu e.Nous reproduisons ici des extraits de l'allocution prononcée à Toronto par M.Picher à cette occasion.( .) Lorsque l'on jette un coup d'oeil sur la situation économique et financière du Canada, actuellement, on trouve plusieurs bonnes raisons d'être optimiste.Les exportations sont à la hausse ; en fait, elles explosent littéralement.Les gouvernements, à Ottawa comme dans les provinces, sont en train de relever avec succès l'énormne défi d'assainir des finances publiques cancéreuses.La compétivité des entreprises augmente rapidement : le dernier rapport île l'Institut international île management confirme ce que l'on voit sur le terrain depuis quelques mois-: le Canada, classe l'an dernier au 16e rang des principaux pavs industrialises, s'est hisse cette année au 9e rang.Les chiffres les plus récents de Statistique Canada indiquent que le taux île chômage commence a reculer.Les prix sont sous contrôle.Et.pour la première fois en «24 ans, le compte courant du Canada affiche maintenant un surplus.Maigre ces bonnes nouvelles, il est hautement prématuré île déboucher le Champagne.Les gouvernements ont sans doute réussi à éliminer leurs déficits ou sont sur le point d'y parvenir, mais leur dette demeure monstrueuse.Cette année.Ottawa devra engloutir 46 milliards en intérêts seulement.Nos programmes sociaux, nos reseaux publics d'éducation et île saute sont soumis a d'énormes pressions.Les gains du Canada sur le Iront île la compétitivité demeurent fragiles ; nous demeurons encore très loin derrière notre premier partenaire commercial ( et prenne» concurrent ).les États-Unis.Notre fardeau lis».al demeure beaucoup trop élevé, surtout dans le von texte nord-américain.Et je ne m'étendrai pas sur notre interminable psychodrame constitutionnel.( .) Le fait est qu'en dépit de tous les sacrifices imposes aux contribuables, employés de l'État, retraites, entreprises, chômeurs, nous avons encore des moments bien difficiles à tra-\\ erser.Une des raisons pour lesquelles nous .wons tous tant soutien, ces dernières années, c'est que les gouvernements ont attendu trop longtemps pour passer a l'action.C'est unique ment lorsqu'ils se sont ren-d u s c o m p i e* qu'ils n'avaient plus de marge de manoeuvre sur le plan ti nancier qu'ils se sont enfin décides.Pourquoi avoir tant tarde ?Parce que les dirigeants politiques pensaient que l'opinion publique tic suivrait pas.Ut ce sentiment était tonde.Jusqu'à tout récemment, qui se préoccupait vraiment île la dette, du déficit, du compte courant ?Le rôle des médias, a cet égard, est crucial.Je suis fier de travail Ici pour La Presse, dont le leadership en matière d'ml«>' mation économique et fi nancière est incontesté au Québec.Au Canada anglais, un journal comme le Globe Mail fait un travail Formidable.De façon gén« raie, l'information écono inique et financière au c 1 n a d a est certes d < meilleure qualité qu il y a quelques années, mais il \\ a encore beaucoup de place pour l'améliorât ion.( .) Les médias ne doivent pas hésiter a consacre! plus île ressources et o démon trer encore plus île rigueut dans leur traitement de la vie économique, des mai ches financiers des lin.m ces publiques des enjeux île la mondialisation et .m ties ddis qui attendent la société canadienne.On blâme souvent nos gouvernent* rus poui tout ce qui va mal.mais s ils se sen-leill appuyés par une opinion publique bien ml niée, 11* prendront les bonnes det isions LA PRESSE, MONTREAL.JLUDI 24 AVRIL 1997 Politique Un poste d'ombudsman sera créé au sein de la Société des postes GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse.OTTAWA Le gouvernement Chrétien a annoncé hier un « gel » des tarifs postaux au moins jusqu'au 31 décembre 1998.Cette décision préélectorale va à rencontre d'une recommandation de la firme TD Securities, qui avait suggéré, dans un rapport préparé à la demande du gouvernement, une augmentation dès le début de l'an prochain.Habituellement, le gouvernement annonce à l'automne si le prix du timbre augmentera ou demeurera le même pour l'année suivante.Les PME ne pourraient assumer une telle hausse, a expliqué la ministre responsable de la SCP, Diane Mari eau, qui a par ailleurs annoncé que le gouvernement ne demandera pas à la SCP de vendre sa filiale Purolator et de se retirer des services qui font concurrence au secteur privé.L'organisme devra inclure dans son rapport annuel une déclaration de son vérificateur attestant qu'elle ne subventionne pas ses services concurrentiels au moyen de ses services d'envoi de lettres.Le maintien des services qui sont également offerts par le privé est, selon la ministre, « essentiel si nous voulons éviter de revenir à une régime de subventions » et il permet d'offrir un service d'envoi des lettres à un prix raisonnable.D'ici à deux mois, des autocollants seront fournis par la SCP aux citoyens qui ne voudront pas recevoir les feuillets publicitaires sans adresse distribués par les facteurs.On créera au sein de la SCP un poste d'ombudsman, qui se rapportera directement au président du conseil d'administration et qui aura « l'autorité et l'autonomie voulues pour faire enquête au sujet des plaintes et surveiller l'application des mesures correctives ».Le gouvernement s'attend non seulement à ce que « le rendement financier de la SCP soit soumis à une plus grande rigueur » mais aussi à ce que l'organisme verse éventuellement un dividende à son propriétaire.On prépare un « cadre stratégique et financier » qui sera établi pour une période de cinq ans.Il fixera des objectifs pour le service à la clientèle et établira les paramètres pour les futures augmentations du prix du timbre, le rendement des capitaux propres et la politique des dividendes.Le respect des normes de service fera l'objet d'une surveillance qui sera sous la responsabilité directe de la ministre.La vente de Purolator et le retrait des services concurrentiels avaient été recommandés par un universitaire, George Radwanski, à qui le gouvernement avait demandé, en novembre 1995, de lui faire des recommandations au sujet de la SCP.Il avait soumis, l'an passé, le rapport de M.Radwanski à la firme TD Securities.' 3 PHOTOPC Le président de l'Union canadienne des travailleurs des Postes, Darreil Tingley, a présenté hier, à Halifax, la première d'une série d'affiches destinées à attaquer le gouvernement libéral durant la campagne électorale.De semblables affiches seront disposées dans 17 villes à travers le pays.Ncurr pQurb COMPT BONS la vérité sur l'harmonisation de la TVQ avec la tps- Dans son dernier budget le gouvernement du Québec exigeait du fédéral une compensation de deux milliards de dollars.Pourtant depuis l'harmonisation de la TVQ avec la TPS, le gouvernement du Québec n'a pas subi de pertes de recettes qui justifieraient une compensation selon la formule établie.Au contraire! Depuis l'harmonisation de la TVQ avec la TPS en 1990, les recettes de TVQ du gouvernement du Québec ont été chaque année supérieures ù ce qu'elles étaient avant l'harmonisation.C'est d'ailleurs ce qu'indiquent les chiffres des Comptes publics du gouvernement du Québec.RECETTES DE tvq DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC ANNEE RECETTES 19H9-90 milliards $ 1990-91* 1991-92 5,4 milliards $ 6,2 milliards $ Trudel reconnaît que les villes devront se serrer la ceinture PIERRE APR1L de la Presse Canadienne, QUÉBE< Le ministre des Affaires municipales, Remy Trudel, a reconnu que les municipalités du Québec devront se serrer la ceinture, « faire face à un défi important qui devra être réalisé à coups de courage, de détermination, d'efforts et de travail » pour réduire leurs dépenses de 500 millions en 1998.Interpellé par la critique libérale Margaret Delisle qui a noté l'urgence de donner tous les outils nécessaires aux administrations locales pour gérer une diminution de leurs ressources sans pour autant être forcées d'augmenter les taxes des contribuables, M.Trudel a répliqué qu'il ne dirigeait pas « le département des miracles, mais celui du travail pour atteindre les résultats recherchés ».Le premier ministre Lucien Bouchard a affirmé que le gouvernement songe à mettre en place « un certain nombre de mesures qui vont permettre aux municipalités d'absorber à tout le moins une partie de ce montant de 500 millions ».De son côté, M.Trudel a annoncé des mesures de rationalisation des services municipaux en plus d'une obligatoire réduction de leur main-d'oeuvre avant la fin de l'année.« Les gouvernement municipaux, a-t-il dit, seront évidemment appelés à rationaliser leurs activités pour réduire leurs coûts de fonctionnement et tout cela ne saurait s'effectuer sans détermination, sans courage, sans une somme importante de travail et d'énergie.» Au moment même où le président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Laval, Gilles Vaillancourt, prédit des jours difficiles, d'éventuelles réductions des services municipaux, de privatisation, de nouvelles sources de revenus et, en désespoir de cause, d'augmentation du fardeau fiscal des contribuables, le ministre a rappelé que l'objectif budétaire demeure immuable.1992-93 1993-94 6,0 millîards $ 5,5 milliards $ 1994-95 5,4 milliards $ 1995-96 5,6 milliards $ (source Comptes publics.Gouvernement ,.v J*?* >^»4.'w »'tv*>\" 26 95$ par mois Une technologie humanisée**0 www.microtec.net Montréal (514)388-1144 0UéBEC (418)683-2523 b 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1997 1 S ù ¦ fi - .v v X; ht: à< : - i ¦ *\u2022 - v.r v ^ .1* AUJOURD'HUI, ON PEUT CONDUIRE UN VÉHICULE SÉCURITAIRE SANS METTRE TOUT SON ARGENT DEDANS.LA LUMINA DE CHEVROLET 20 597$* Transmission automatique électronique à 4 vitesses Freins antiblocage aux quatre roues Moteur 3,1 litres de 160 HP Deux sacs gonflables Portes à verrouillage électrique Essuie-glace à balayage intermittent «e*wr.; \" Tuyau d'échappement en acier inoxydable Système antivol PASS-KeyMC II Radiocassette AM/FM Volant inclinable Climatiseur Ouvre-coffre électrique 3,9 %\" Via du neuf! Financement à l'achat/48 mois 289 $7mois sur location de 36 mois, plus paiement initial de 1 915$ ou échange équivalent, dépôt de sécurité de 350 S et transport de 785 $.Moteur HP Consommation d'essence ville/aut.(L/100 km) INA 1 SA=, ' ' V6 3,1 litres 160 11,9/7,5 TAURUS'.GI.INTRER1D.V6 3 litres 145 11,9/7,8 V6 3.3 litres 161 12,4/7,9 Freins antiblocage Verrouillage du levier de vitesses au démarrage Antivol PASS-KevMC II Phares à fonctionnement automatique Ceintures épaulières avec guides de confort pour enfants Serrure antivol Theft LockMC ENTRETIEN- MINIMUM Transmission lubrifiée à vie Liquide de refroidissement DEX-COOLMC^ Bougies longue durée à électrodes platinées^ Tuyau d'échappement durable en acier inoxydable Indicateur de durée d'huile moteur Détecteur de bas niveau d'huile Détecteur de bas niveau du liquide de refroidissement De série\tDe série\tOpt.De série\tDe série\tND De série\tND\tND De série\tND\tND De série\tND\tND De série\tND\tND \t\t De série\tND\tND De série\tND\tND De série\tDe série\tND De série\tDe série\tDe série De série\tND\tND De série\tND\tND De série\tDe série\tND iflDONFORT Protège-tissu ScotchgardMC\tDe série\tOption\tOption \t\tconcess.\tconcess.Radiocassette AM/FM\tDe série\tDe série\tDe série Préréglage de tonalité\tDe série\tND\tND Volume autoréglable\tDe série\tND\tND Climatiseur\tDe série\tDe série\tDe série Climatisation deux zones\tOpt.\tND\tND L'Association des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec i FC^ A^sistxinCe' y *' *°**rc ^iinc duris «!¦ 81 pour chaque IcilomJ tre excédentaire.\\L'Assistance Routière et la < .»r.ntK* GM rOTAL** sont offertes sur tous li s véhicules neufs ( hevrolet Oldsmobile I5Î97 pour une durec de i ans ou 60 000 km M Ion la ptcmicrc éventualité.tS ans ou lbO 000 km entre cli.umc Lhanr.rmt-nt, sous «Us «.nttJitions norrn.iKs.Voya votre concessionnaire participant pour tous les détails.fi t.* Vf* GM "]
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