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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-10-05, Collections de BAnQ.

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[" Le plus and quotidien fiançais d'Amérique AILES LES AILES 0 E I A M 0 0 f ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 5 octobre 1997 113* année No 341 48 pages, 4 cahiers taxes en sus région est db québec 65 t / îles \u2022 de - la - m adele ine 1 $ Mail Champlain Carrefour Laval Place Ste-Foy, QC Livres L'homme dans le champ des étoiles page Bl Sciences Le «Big Whack» prend du poids page BIO Hockey La personnalité de la semaine Gérard Lebeau page A10 4 page S3 Québec est sur le point de trancher Le rejet par l'UMRCQ du transfert de 500 millions laisse peu de possibilités au ministre Trudel PIERRE APRIL de la Presse Canadienne, QUÉBEC Les 800 délégués de l'Union des municipalités régionales de comté du Québec ( UMRCQ ) ont endossé très majoritairement, hier, une résolution rejetant toute facture de la part du gouvernement, « et cela peu importe l'ordre de grandeur du transfert financier ».Dix minutes après que cette décision fut prise en assemblée générale, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, s'est présenté au Centre des congrès pour donner une conférence de presse dans une petite salle à l'écart.Il a pris acte du refus des élus et a suggéré de se rabattre sur une proposition émanant de l'Union des municipalités du Québec ( UMQ ).Et si jamais rien ne se passe, le ministre a indiqué qu'il ira chercher la solution définitive au conseil des ministres dès mercredi.« Maintenant, a précisé M.Trudel, nous devons prendre une décision au conseil des ministres et j'y ferai mes recommandations.« Nous avons précisé au cours des derniers 15 jours, a-t-il ajouté, que nous étions dans le dernier droit et nous allons conclure avec l'ensemble des informations que nous avons sur la table.» Après avoir réaffirmé la volonté du gouvernement de récupérer 500 millions auprès de l'ensemble des municipalités, le ministre Trudel a indiqué qu'il tiendra compte du fait que les membres de l'UMRCQ ont rejeté une proposition qui émanait de leur propre conseil d'administration et qui représentait à ses yeux une voie de règlement acceptable.« Les propres dirigeants de l'UMRCQ, a-t-il dit, ne nous avaient-ils pas soumis une proposition qui rencontrait nos objectifs ?À partir du moment où il la retire, nous devons, nous aussi, la remettre en question.» M.Trudel a indiqué qu'à partir du moment où l'UMRCQ refuse toute forme de transfert financier, il ne lui reste plus qu'à reconsidérer l'offre de 1TJMQ, qui suggère entre autres de couper dans les subventions, une solution que l'UMRCQ veut à tout prix éviter.« On devra prendre en considération la proposition de l'UMQ ou toute autre qui pourrait nous arriver au cours des prochaines Voir QUÉBEC en A2 La Chambre de commerce veut que le gouvernement s'attaque à la dette publique LAURIER CLOUTIER MONT-TREMBLANT Une fois les déficits gouvernementaux élimines, la Chambre de commerce du Québec aimerait que l'on passe à une deuxième étape : la réduction de l'énorme dette publique plutôt que la création de nouveaux programmes pour dépenser les excédents budgétaires anticipés.En assemblée annuelle dans les Laurenti-des, en fin de semaine, le groupe de 225 chambres de commerce locales comptant 50 000 membres demande que les gouverne-me«its s'engagent « dès maintenant » à réduire leurs dettes de 1 % par année ou d'au moins 50 % de l'accroissement de leurs revenus autonomes.Des gouvernements commencent déjà à faire des promesses sur la façon dont ils vont dépenser les excédents de revenus de leurs prochains budgets.Le gouvernement de Ralph Klein vient de tenir un sommet en Al- berta pour partager ses premiers milliards de dollars d'excédents budgétaires, mais sa dette relative n'est pas très élevée.Par contre, celle d'Ottawa dépasse les 650 milliards et le gouvernement de Jean Chrétien vient de promettre d'affecter la moitié de ses excédents au secteur de la santé.Michel Audet, président de la Chambre du Québec, qualifie toujours la situation de sérieuse, même si la réalisation de l'objectif du déficit zéro semble prochaine.Le service de la dette \u2014 les intérêts à payer sur la somme des emprunts accumulés depuis 30 ans \u2014 gruge toujours une grande part des budgets gouvernementaux.En outre, les dettes publiques \u2014 en particulier celle du Québec \u2014 sont souvent libellées en devises étrangères, mettant des gouvernements à la merci des fluctuations des taux de change.La Chambre Voir La CHAMBRE en A2 ¦ Autre texte en page A5 Tout un programme ! PHOIOSAP Promis* Keepers m réuni hier une foule immense sur le Mail à Washington.Des centaines de milliers d'hommes exclusivement ont chanté et prié ensemble pour affirmer leur engagement solennel à servir Dieu et les valeurs familiales.Meilleurs maris, meilleure Amérique.d'après l'Agence France-Presse WASHINGTON Allongé, le visage dans la poussière, non loin de la Maison-Blanche, Doug prie.Autour de lui, à perte de vue, s'étend une foule d'hommes, à genoux, allongés, ou bras levés vers le ciel.Silencieux.Des centaines de milliers d'hommes, venus de tous les États-Unis se sont rassemblés hier à Washington à l'appel des Promise Keepers ( littéralement « les teneurs de promesse h ), une organisation chrétienne conservatrice au succès phénoménal, pour demander à Dieu pardon pour leurs péchés et I s'engager à devenir de meilleurs maris et meilleurs pères, afin de régler les problèmes de l'Amérique.Aucun chiffre officiel de participation ne devait être rendu public, mais la manifestation pourrait être le plus important rassemblement religieux jamais ¦ Voir MEILLEURS ai A 2 \u2022s.*\u2022 Fléau à Montréal Fléau du commerce de détail, le vol à l'étalage prend à Montréal des proportions industrielles, ce qui incite les propriétaires de magasins à adopter des mesures toujours plus rigoureuses de surveillance pour y mettre un frein.La hausse de 88% de ces délits, qui visent des articles relativement chers, est attribuée surtout à des bandes très bien organisées venues d'Europe de l'Est.À lire en page A3 La mari : une drogue dure ?RICHARD HETU collaboration spéciale La semaine dernière, par voie référendaire, les citoyens de la Suisse ont refusé de mettre fin à un programme gouvernemental de distribution gratuite d'héroïne.La bourgeoisie helvète a fait le calcul suivant : si le gouvernement ne donne pas à l'héroïnomane sa drogue habituelle, l'héroïnomane trouvera l'argent de sa prochaine piqûre en dévalisant nos maisons.Il se fera éventuellement arrêter.Il ira en prison.Il coûtera encore plus cher à l'État.En revanche, grâce à la poudre du gouvernement, consommée dans des dispensaires de l'État, l'héroïnomane est tranquillisé.Il se shoo- La Presse NEWYORK te avec des seringues propres.Il peut diminuer graduellement son dosage, tenir un emploi et même accepter de se faire soigner, de décrocher.Trop beau pour être vrai ?Du moins, c'est le but du programme suisse.La semaine dernière, dans le Washington Post, les citoyens de la capita-le américaine ont été exhortés à classer la marijuana parmi les drogues « dures ».La thèse était défendue par un ex-membre de l'administration Carter, Joseph Califano, aujourd'hui président d'un important centre d'étude sur la drogue à l'Université Columbia de New York.« Aujourd'hui, a-t-il écrit dans un texte d'opinion, une masse critique de données indique que la marijuana crée une dépendance physique et démontre que les adolescents qui jouent avec le feu de la cigarette, de l'alcool et de la marijuana augmentent leurs chances d'être brûlés par les flammes de l'héroïne, de la cocaïne et de l'acide.» Comme l'a si bien dit le magazine britannique The Economisa le mois dernier : « Certaines drogues suscitent la paranoïa par une action Voir LA MARI en A2 818 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX i iwii annonces\t\t\u2022 affaires C10\tÊtes-vous observateur C6\t\tLe bridge\tCIO\tRobrtatte Louis-B\tA9 \u2022 index\tC6\tArts et spectacles B5IB8\tGénies en herbe\t69\tLe monde\tM\tSciences\tB9.B10 \u2022 immobilier\tC8.C7\t- horaire spectacles B7\tFeuilleton\tC9\tLoteries\tA2.A4.A6\tTètes d'affiche\tC5 -marchandise!\tC7\t-hor aire télévision B7\tHoroscope\tC7\tPolitique\tA5A\tTtbKttd Sports\t \u2022emplois\tC7.ca\tBandes dessinées C8\tLa Jeune Presse\tC12\tMots croisée\tB9\t\u2022Repen Tremblay\tS5 automobile C8àC10 Décès Dit Uporte Stéphane AS Mot mystère C9 SANTÉ L'appétit vient-il en mangeant?- cahier C MÉTÉI Ciel variable Max.20, min.9 Cahier Sports, page 16 s RIEN À PAYER AVANT OCTOBRE 1998*.LE PLUS BAS PRIX GARANTI I** ^ ON REGARDE AILLEURS, ON ACHETE CHEZ Pour tout «chat de 500 S et plu» Aucun paiement ni intérêt avant octobre IMS.\u2022jauJai laa taxe*«ont exMMee à l'achat.Sujet è l'approbation du service de crédit.\u2022* Si dons Sm% M leur» eprèl vetre eefcat, veut trewwa le mèmm article ma mèmm BSeéMee», OH VOUS REMBOURSE LE DOUBLE DE LA MEUBLES \u2022 ÉLECTROMÉNAGERS \u2022AUDIO «VIDÉO MONTREAL 3)|jol*tte I VERDUN I DEUX MONTAGNES ! DORION I LAVAL | LACHINE 1 CHATEAUGUAY j/J3 .Onioriol \u2022 S274J31 S9B7.ov Vrrdon \u2022 f.7M, ; i M 1600.f hi-min Ota «tri 47J27S7 »'/.bout Harw.tod \u2022 Tfil 424 5161 I 1603.boul lr Corbi.t»# 1.1 bSS-1414 I 11b0.rur Notre Oam* \u2022 tel 637 SB?/ I 12.boul Si J*on te***»* te MM ¦ a O A2 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 1997 Suites de la une Québec s'apprête à trancher QUÉBEC / Suite de la page A l heures », a dit M.Trudel.Paradoxalement, les membres de l'UMRCQ, en assemblée pié-nière, ont adopté dans un climat survolté et souvent confus, une autre résolution qui vient contredire celle entérinée plus tôt et qui rejette tout transfert financier.Ils ont demandé à leur conseil d'administration de retourner négocier et de ne rien accepter avant d'avoir fait rapport à chacune des MRC.Pendant qu'on se demande ce que le con- seil d'administration pourra bien négocier, la présidente réélue de l'UMRCQ, Jacinthe Si-mard, a surtout retenu qu'on lui a demandé d'essayer désespérément de trouver une solution.« Dans ces négociations, a-t-elle finalement expliqué, il se pourrait qu'on retrouve des responsabilités qui nous permettraient d'aller chercher des revenus.Mais si ça ne cadre pas avec la résolution adoptée, ça va être non.On va aller voir ce qu'il y a sur la table et on ne perdra pas notre temps.» Les élus ont par ailleurs exigé de leurs di- rigeants qu'ils mettent tout en oeuvre pour refaire l'unité entre les deux unions et présenter un front commun face au gouvernement.Le maire de Rosemère et préfet de la MRC de^ Sainte-Thérèse-de-Blainville, Yvan Deschênes, membre du conseil d'administration de l'UMQ, était présent à cette asemblée générale houleuse.Il a noté que l'UMRCQ vient de vivre la division et la confusion déjà vécues par l'autre union parce que le gouvernement « tente de refiler une responsabilité ( le transport scolaire ) qui ne relève pas du monde municipal ».Il s'est réjoui de voir le ministre Trudel se faire prendre à son propre jeu.« Il croyait prendre quelqu'un au piège» a-t-il dit, en présentant la proposition de l'UMRCQ.Elle a été rejetée et il ne lui reste plus que la proposition de l'UMQ, qu'il avait préalablement repoussée.Maintenant, il devra la considérer.» M.Deschênes a favorablement accueilli l'offre de collaboration et de concertation lancée par les membres de l'UMRCQ à leurs collègues de l'UMQ.La Chambre de commerce veut que le gouvernement s'attaque à la dette publique LA CHAMBRE / Suite de la page A1_ de commerce voudrait de plus que les gouvernements s'astreignent à soumettre, chaque année, des plans de résorption des dettes des organismes qui bénéficient de leur garantie financière.Pour atteindre le déficit zéro \u2014 en l'an 2000 à Québec \u2014 les congressistes de la Chambre ne veulent pas des augmentations des taux de taxation ou des élargissements de l'assiette fiscale mais une véritable réduc- tion des dépenses.La tarification des services à l'utilisateur ne devrait pas servir de prétexte à l'accroissement du fardeau fiscal, mais elle devrait plutôt rendre la taxation plus équitable et réduire la consommation abusive des services publics.Le gouvernement fédéral devrait même examiner la possibilité de se doter d'une loi antidéficit, selon la Chambre.On connaît actuellement une bonne reprise économique, mais on ne sait jamais quand une nouvelle récession nous tombera dessus.La Chambre voudrait qu'on assainisse en profondeur les finances publiques et qu'on allège le rôle de l'État.Que l'État concentre ses efforts sur le financement des services de base, tels la santé et l'éducation, propose le groupe de pression qui, du même souffle affirme qu'il ne faut créer de nouveaux programmes gouvernementaux qu'avec les capitaux récupérés de la réduction ou de l'abandon de programmes existants.Les municipalités devraient aussi revoir leurs services et structures afin de réduire leurs taxes.Les rôles d'évaluation foncière ne devraient pas durer trois ans mais seulement un an, suggère-t-on.Les unions de municipalités UMQ et UMRCQ doivent aussi être mises à contribution, selon la Chambre.Elle devraient ainsi assumer le transfert de 500 millions que leur demande Québec, mais devraient obtenir en retour le droit de lock-out à titre d'outil de négociation pour sabrer leur masse salariale ( flexibilité, abolition des planchers d'emplois ).Meilleurs maris, meilleure Amérique.MEILLEURS / Suite de la page A1_ organisé aux États-Unis, dépassant la messe du pape Jean-Paul II à Denver en 1993 ( 600 000 personnes ).Laissant leurs femmes à la maison, ils étaient venus de partout en bus, en avion, en voiture, certains même à pied de Californie.Pour la plupart en jeans et tee-shirts, casquettes de baseball sur la tête, sous un chaud soleil d'été Indien, ces hommes, noirs, blancs, jeunes et vieux, ont prié pendant six heures, chantant, s'étreignant, brandissant leur bible vers le ciel, certains parfois en larmes, tous unis dans une immense manifestation de repentir masculin.Au total 40 orateurs se sont succédé, appelant les hommes à prendre leurs responsabilités et à travailler à la réconciliation raciale.« Nous ne sommes pas une organisation politique.La réponse aux problèmes moraux de notre société est en Dieu », avait lancé dans la matinée le directeur des Promise Kee* pers, Randy Phillips.« Retournez chez vous, engagez-vous dans votre église », lui a répondu en écho en fin d'après-midi le fondateur de l'organisation, Bill McCartney, affirmant sa volonté d'étendre son mouvement dans les prochaines années.« Je suis là pour prier, pour être là avec mes frères, à genoux pour ma famille et mon pays », expliquait Daryl Velasco, un père de famille venu avec un groupe de Burnsville ( Minnesota ).« Les hommes doivent reprendre la direction de leur famille, comme le dit la Bible », ajoutait Keith Kerstetter, 44 ans.« Les problèmes ne vont pas être réglés par le gouvernement, insistait Quentin Gurney, un Canadien de 34 ans père de trois fillettes, citant pêle-mêle la délinquance, l'avorte-ment, ou le divorce.« C'est la faute des hommes, qui se sont détournés de Dieu », ajoutait-il.Conspue par les organisations féministes qui y dénoncent une tentative de retourner à une société patriarcale, les Promise Keepers \u2014 qui s'en défendent \u2014 ont réussi à Washington le plus grand de leurs rassemblements en sept ans d'existence.Aucun responsable politique n'y a partici- pé, mais le président Clinton, faisant le parallèle avec la marche d'un million d'hommes noirs organisée en octobre 1995 à Washington, a salué la « sincérité » des hom; mes rassemblés sur le Mail, ces immenses pelouses qui vont du Capitole à la Maison-Blanche, et jusqu'au monument de Lincoln.Bill McCartney, est connu pour avoir pris fermement position contre l'avortement et l'homosexualité, et son mouvement bénéficie du soutien de la puissante Coalition chrétienne, groupe de pression conservateur.Des féministes et un petit groupe d'homosexuelles avaient tenu à manifester leur désapprobation sur le Mail, mais aucun incident n'a eu lieu, selon la police.La mari: une drogue dure?LA MARI / Suite de la page A1 chimique ; la marijuana, en revanche, semble y parvenir par une action politique.» Du moins, c'est le cas aux États-Unis.Mais la prose de Joseph Califano, homme de distinction, n'était pas seulement remarquable par son ton apocalyptique.Elle survenait dans le cadre du débat sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales.Le 4 novembre prochain, les citoyens de la ville de Washington ( Distria of Co-lumbia ) tiendront un référendum sur cette question controversée, à laquelle les électeurs de la Californie et de l'Arizona, par de fortes majorités, ont dit oui l'an dernier.Or l'épure de Califano aux citoyens de Washington ne comportait pas un seul argument contre la légalisation de la marijuana à des fins médicales.Des médecins et des pa- tients croient que la marijuana peut aider les victimes du cancer, du sida, de la sclérose en plaques?Califano n'a même pas essayé de contredire cette opinion.Si les électeurs de Washington doivent dire non au référendum, a-t-il écrit, c'est que le pot est une drogue « dure » menant plusieurs adolescents à l'héroïne, à la cocaïne, au LSD.Dans ce débat, Califano dit la même chose que l'administration Clinton et son « drug czar », le général Barry McCaffrey.Selon eux, la légalisation de la marijuana à des fins médicales est un leurre, une étape vers le but caché de ses promoteurs : la légalisation pure et simple du pot et des autres drogues.Le 4 novembre prochain, les citoyens du District of Columbia exprimeront, par leurs votes, leur accord ou leur désaccord avec la position de Califano et cie.Ils seront imités en cela par les électeurs de l'État de Washington, sur la côte Ouest, où la question référendaire ne portera pas seulement sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales, mais aussi sur une certaine décrimina-lisation des drogues.En votant oui au référendum, les électeurs de l'État de Washington permettraient aux médecins de prescrire de la marijuana à certains patients et aux juges d'envoyer les petits criminels en cure de désintoxication plutôt qu'en prison ( quant aux individus reconnus coupables de possession simple de drogue, la prison leur serait épargnée, mais pas les programmes d'éducation ou de désintoxication ).Si les initiatives de la ville et de l'État de Washington sont approuvées, elles feront sans doute l'objet de litiges, comme c'est le cas actuellement en Californie et en Arizona.Mais elles attestent d'un mouvement important aux États-Unis.L'an prochain, au moins une demi-douzaine d'États tiendront d'autres référendums sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales.Ce mouvement est financé en bonne partie par le milliardaire américain George Soros, dont la philanthropie s'étend aux pays de l'Asie et de l'ancien bloc de l'Est.D'origine hongroise, Soros nie mener une campagne secrète en faveur de la légalisation de la drogue.Mais il admet vouloir changer l'attitude de son pays d'adoption à l'égard du problème de la drogue.Il a déjà donné près de 20 millions à cette cause.Et en août dernier, un de ses millions a servi à l'achat et à la distribution de seringues afin de réduire les risques de contamination auxquels s'exposent les héroïnomanes.Les Américains sont encore très loin des Suisses.Mais 70 millions d'entre eux ont fumé du pot.Ils ne sont pas tous brillants, mais ils savent sans doute faire la différence entre une drogue dure et une drogue douce.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à ï 7 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7h à 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse cs\\ publiée par: La Presse.Lice.1.nu- Saim-JatqiKs.Montréal H2Y 1K9.Si'ulr la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse soni également réservés.«Envois de publication canadienne \u2022 Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) Champiain N.Y.12919-1518.00407 Cod# du Jour 40-7 Dimanche, 5 octobre 1997 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-8-0 à quatre chiffres : 9-2-4-6 6/49: 23-26-29-31-33-42 Comp!.44 avec extra: 968856 INSOLITE ¦ Qu'on l'aime pour son usage courant, son mécanisme perfectionné ou sa fonction d'objet d'art, le lire-bouchon rend « accro ».Venus des États-Unis, Danemark, Allemagne, Canada ou France, les 50 membres de l'Association internationale des « accros » du tire-bouchon se sont réunis pour leur 23e congrès annuel en France pour y parler ventes aux enchères, dernières acquisitions et collections.d'après AFP 101Û0 275 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 493 rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 1B6 tel (514) 288-1261 Centraide vise à dépenser judicieusement l'argent des donateurs.Ainsi, pour recevoir du financement, les organismes doivent répondre à des critères solidement établis.JE DONNE.JE CHANGE DEMAIN DANS LA PRESSE Camionnette Mazda: de plus en plus civilisée ¦ Les camionnettes étaient jadis des outils de travail robustes et solides mais offrant un minimum de confort.Déjà plus solides et plus puissantes que leurs homologues d'il y a 20 ans, les camionnettes d'aujourd'hui possèdent en sus un comportement routier et un confort qui peuvent rivaliser avec plusieurs voitures.C'est notamment le cas de la nouvelle Mazda Série B, comme nous le dit Denis Duquel dans le cahier Auto de demain.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333: au son de la voix, faites le I.Le Canada devrait-il prendre des mesures énergiques contre Israël pour éviter que les services se* crets de ce pays utilisent des passeports canadiens dans leurs missions à l'étranger?Êtes-vous d'accord avec Louise Cousineau pour dire que «Paparazzi» est une oeuvre accrocheuse, cynique, effrayante mais remarquablement construite et réalisée» ?A cette question posée hier, le pourcentage des réponses a été: Oui: 21 % Non: 79 % REPORTAGE PUBLICITAIRE asm êûÊ présente le A L O L'EDUCATION T D L A FOR h 1ATION Un cahier spécial à ne pas manquer mercredi dans La Presse 4 39?0 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 OCTOBRE 1997 A 3 La P ! N RITRISP Le mot du jour déportation L'EXPRESS DU MATIN Fugitif atteint d'une balle par la SQ ¦ Un homme de 39 ans, souffrant de problèmes psychiatriques et qui s'était enfui du cen-ire psychiatrique des Laurentides, a été atteint, en fin de soirée vendredi, par un projectile d'arme à feu tiré par un policier de la Sûreté du Québec qui tentait de le raisonner et de le ramener à l'hôpital.L'homme, armé d'un couteau et qui s'était barricadé dans une pièce de sa résidence à l'Annonciation, a foncé, couteau en main, sur deux agents ainsi que sur un préposé de l'hôpital de l'Annonciation.L'homme a été atteint d'une balle à un mollet et les médecins ne craignent pas pour sa vie.Raymond Gervais Motocycliste tué ¦ Un motocycliste âgé d'une vingtaine d'années qui circulait à vive allure sur la montée Mas-son, dans le quartier Saint-François à Laval, a perdu la vie hier soir vers 19 h 30, après avoir heurté une camionnette qui sortait d'une entrée de garage.Le conducteur ne possédait pas de papier d'identification et la poli-& ignorait si le propriétaire de la moto était le conducteur.Autre accident de moto ¦ Une jeune femme qui circulait à\" vive allure au volant d'une motocyclette, dans la nuit de vendredi à hier, a percuté une automobile à l'intersection du boulevard Léger et de la rue Roland à Montréal-Nord.La motocycliste a subi un traumatisme crânien, mais les médecins ne craignent pas pour sa vie.Soupçonnant que l'alcool puisse être en cause, la police a démandé que la conductrice soit soumise à des analyses du sang.Perdues en forêt ¦ Deux adolescentes de 14 ans sont disparues en forêt hier dans la région du lac Canard à Sainte-Lucie-de-Doncaster, dans les Laurentides.Les deux jeunes filles ont quitté le chalet appartenant à la famille de l'une d'elles vers les 11 h hier matin pour une randonnée en forêt.Comme les* deux adolescentes n'étaient pas revenues en après-midi, les parents ont avisé la Sûreté du Québec de leur disparition.Des recherches ont été entreprises afin de tenter de localiser les disparues.Un hélicoptère doté d'un détecteur de chaleur a été dépêché dans la région et la police a entrepris de patrouiller les chemins forestiers des environs dans l'espoir de retrouver les jeunes filles.Des recherches en forêt seront entreprises au lever du jour si les adolescentes ne sont pas retrouvées.Fleurimont revit ¦ Le Comité des mesures d'urgence municipales de Sherbrooke a informé la population de Fleurimont hier après-midi au sujet de la réintégration des personnes qui avaient dû être évacuées de leur demeure.« Toutes les familles qui restaient à réintégrer ont été avisées du moment de leur réintégration », disait hier la ville par voie de communiqué.Lors de la réintégration des maisons, chaque propriétaire est accompagné d'un policier et d'un pompier, et ce dernier procède à l'installation d'un détecteur à gaz et donne toutes les informations requises sur son utilisation.Collision : un mort ¦ Une collision frontale survenue au lever du jour hier entre deux camions sur la route 55 à l'Avenir, en Estrie, a fait un mon.La victime a été identifiée comme étant Clément Moreau, 32 ans, de Sherbrooke.L'accident s'est produit lorsque l'un des véhicules a quitté la voie pour se retrouver face à l'autre qui venait en sens inverse.Le conducteur du second véhicule n'a pas été blessé.Attaqué au couteau ¦ Un homme a reçu des coups de couteau au thorax et à une épaule au cours d'une bagarre qui a éclaté aux petites heures de la nuit vendredi, à l'extérieur du bar O'Toole, 885, boulevard de Maisonneuve Est.L'homme a été transporté à l'hôpital où les médecins ne craignent toutefois pis pour sa vie.» \u2022 ¦ En français, déporter quelqu'un, c'est le condamner à l'exil.\u2014 Les Acadiens furent déportés par milliers.Quand une personne est chassée du pays où elle a demandé l'asile, c'est le verbe expulser qu'il faut employer, déporter étant un anglicisme en ce sens.Les mêmes distinctions valent pour déportation et expulsion \u2014 Menacés d'expulsion, 25 Zaïrois ont alerté les médias.Paul Roux Voler à l'étalage devient une industrie Hausse de 88 %, attribuée surtout à des gangs d'Europe de l'Est CHARLES GRANDMONT Même s'il paraît que le crime ne paie pas, on peut dire qu'il crée de remploi.Michel Malo, gérant de la boutique Excellence Sports du complexe Desjardins, le reconnaît sans se faire prier.« Je mets souvent un ou deux employés de plus sur le plancher juste pour contrer le vol à l'étalage.Les 50 $ de salaires que je dépense me sauvent beaucoup de pertes.» C'est que le vol à l'étalage, déjà considéré comme la plaie principale du commerce au détail, prend des proportions industrielles à Montréal en raison de la montée en puissance des mafias de l'Europe de l'Est.Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal rapportait cette semaine que les vols à l'étalage avaient augmenté de 88 % au cours des sept premiers mois de l'année dans le centre-ville de Montréal comparativement à la même période l'an dernier.Une hausse qui ne surprend pas André Lachapelle, gérant du magasin Aventure Electronique à la Pla- ce Montréal-Trust.Chaque année, ses pertes liées au vol à l'étalage augmentent de « quelques milliers de dollars », dit-il, sans dévoiler toutefois le montant total des pertes.« Tu peux avoir le meilleur système de surveillance, les voleurs réussissent toujours à trouver le moyen de le déjouer, surtout qu'on a de plus en plus affaire à des réseaux professionnels.» Avec l'effondrement de 1TJRSS en 1991, la pègre rouge a vu le monde s'ouvrir devant elle, et elle ne s'est pas gênée pour se servir.Selon le SPCUM, une bonne partie de la hausse de 88 % des vols à l'étalage s'explique par l'arrivée d'escrocs est-européens qui travaillent en bandes très bien organisées.À côté de ces chapardeurs professionnels, les petits junkies du centre-ville qui dérobent quelque disques compacts pour se payer une dose font maintenant piètre figure.Ainsi, en juillet dernier, le SPCUM a arrêté trois dirigeants d'un florissant réseau de vol à l'étalage.En 18 mois, la dizaine de citoyens de l'ex-URSS impliqués dans le réseau ont volé pour plus de 100 000 $ de marchandises dans des grands magasins.L'an dernier, les policiers ont écroué 27 Roumains qui avaient dérobé pour 100 000 $ de marchandises en moins d'un an.Certains des magasins qu'ils ont visités perdaient plus de 15 000 $ de matériel par semaine, aux dires du SPCUM.M.Duchesneau évoquait cette semaine les activités d'un gang de la filière russe qui empochait jusqu'à 340 000 $ par jour grâce à un stratagème tout simple.Un individu se présente dans un grand magasin et achète un micro-ondes.Il revient peu après avec l'étiquette et la facture et se choisit un deuxième micro-ondes, avant de filer en toute impunité.« Ce n'est pas tant le nombre de vols qui a augmenté, mais plutôt la quantité et la valeur des articles volés », fait valoir un gérant du magasin Eaton du centre-ville.À l'échelle de l'île de Montréal, le SPCUM indique que le vol à l'étalage entraîne des pertes évaluées à 40 millions par année pour les commerçants, qui commencent toutefois à bien connaître les habitudes de leur nouvelle « clientèle » est-européenne.« On essaie de s'ajuster, mais ce n'est pas facile.Certains fonctionnent même en famille, avec les enfants qui attirent l'attention du personnel pendant que les parents remplissent leurs poches », dit le gérant du magasin Eaton, qui a eu maille à partir avec une famille de chapardeurs russes pas plus tard qu'avant-hier.De l'avis général de la trentaine de commerçants visités hier par La Presse, le meilleur moyen de lutter contre ce fléau ne réside pas tant dans des systèmes antivol coûteux, mais plutôt dans une meilleure formation du personnel.« J'estime que de 20 % à 30 % de mes pertes sont dues à un manque de vigilance de mes employés, dit le gérant d'Aventure Électronique.Ma meilleure arme contre le vol à l'étalage, il faut que ça soit les 16 paires d'yeux que j'ai sur le plancher, les miens y compris.» PHOTO BERNARD BRAULT.La Emmêlé dans des fils Un camionneur l'a échappé belle hier après-midi,, lorsque la benne de son lourd véhicule a accroché au passage des fils électriques à l'intersection Saint-Rémi et Caze-lais, dans le quartier Saint-Henri.Une équipe d'Hydro-Québec est rapidement intervenue afin de couper le courant avant d'enlever les fils sur le camion.- - ¦ - , -¦-\u2014^- ._ .- _ .- , , | ¦ | \u2014 - -.- Des Lavallois à la défense du Parc des Prairies Manifestation pour pouvoir allaiter partout, n'importe quand MARIE-CLAUDE GIRARD Une quinzaine de mères et leurs poupons ont fait la tournée des boutiques de vêtements pour dames et enfants du carrefour Laval hier avec un message qui rencontre encore bien des réticences : « Bienvenue au bébé allaité n'importe où n'importe quand.» Les membres du groupe Maman, une association lavalloise qui prône l'allaitement maternel et l'accouchement naturel, ont choisi de visiter le carrefour Laval parce que le centre commercial a réservé un espace particulier pour l'allaitement dans les toilettes des dames.« C'est bien mais ce n'est pas l'endroit idéal pour s'alimenter, en retrait du reste de la famille », note Lysane Grégoire, la présidente du groupe.« Iriez-vous manger dans les toilettes ?» Les mamans ont obtenu un accueil froid efl poli de la part des commerçants à qui elles ont suggéré d'apposer leur autocollant à l'intérieur des boutiques.Les passants, en revanche, leur étaient plutôt sympathiques.« Je n'ai pas eu de problème à allaiter en public mais j'essayais de le faire discrètement.Les gens sont parfois gênés ».commente Nathalie Bromley, une jeune maman qui passait faire ses courses avec ses petits.Malgré les avantages importants pour la santé du bébé, moins de la moitié des Québécoises allaitent leur nourisson en sortant de l'hôpital, rappelle Mmc Grégoire.De toutes les Canadiennes, ce sont celles qui nourrissent le moins au sein.Les partisanes de l'allaitement admettent qu'elles doivent être convaincues pour continuer.Il faut passer par-dessus la douleur, les saignements; mettre une croix sur l'alcool, le café, le chocolat, les légumineuses et tout ce qui peut changer le goût du lait.« Dans notre culture, l'allaitement n'est pas la façon la plus normale de nourrir un enfant.Il y a encore une pudeur face aux seins », dit Hélène Plante, de Montréal.« Souvent on entend : « tu allaites encore ?, ça va le rendre douillet »>.confie une maman.« On a sauté une génération ».avance une autre.« Nos mères ne nous ont pas allaités.On leur vantait les vertus du biberon.I « Ah oui, c'est très bien d'avoir un endroit pour allaiter.Éviter de faire cela devant tout le monde », a déclare à une militante une passante d'âge mûr, ne comprenant visiblement pas le message du groupe Maman.MARIE-CLAUDE GIRARD Profitant de la campagne électorale, des citoyens de Laval ont manifesté hier devant le parc régional des Prairies dans l'espoir d'obtenir l'assurance que le parc sera préservé de tout développement immobilier.Us souhaitent que la commission scolaire transfère à la ville les terrains en friche qu'elle possède à proximité du parc.Du même coup, ils espèrent aussi obtenir des éclaircissement sur le sort réservé à une portion de terrain passé à l'entreprise privée après qu'un organisme sans but lucratif s'en soit porte acquéreur.« La ville et la commission scolaire s'obstinent et, pendant OC temps, des terrains sont vendus ».déplore Pierre Lamarche, président du Comité des citoyens de Laval- des-Rapides, un groupe qui travaille depuis une quinzaine d'années à la préservation de la végétation du secteur.« Cela fait des années qu'on nous tient dans l'ignorance.» La porte-parole du maire Vail-lancourt, France Hamel, a toutefois indiqué hier que si quelque chose devait être construit sur la portion de terrain appartenant à une compagnie privée, ce devait obligatoirement être une résidence pour personnes âgées.« C'est dans les lettres païen -tes », dit-elle.Pour ce qui est de l'achat des autres terrains, elle a continue que la ville était toujours en attente d'une réponse de la commission scolaire.Le chef du parti Élan et aspirant a la mairie de Laval, Daniel Lcteb vre, et son candidat Jean Polini, ont saute sur l'occasion pour faire saloir leur plan d'aménagement du parc et surtout, pour souligner les circonstances entourant la vente d'une partie des terrains de la commission scolaire.En 1988, le Manoir des Prairies, un organisme sans but lucratif dont Gilles Vaillancourt était président, a fait l'acquisition d'environ 226 000 pieds carrés de terrain au coût de 1,90 $ le pied carre.Le Manoir avait alors des projets d'e\\ pansion et voulait profiter d'un programme de subvention provincial, explique M\"* Hamel, soulignant que le prix de vente était conforme au certificat d'évaluation.L'organisme, qui gère une maison pour personnes âgées, a alors emprunté 444 000$ à une compagnie appartenant à un proche de M.Vaillancourt, Gilles Longpré.« Entretemps, le programme de subven- tion a été élimine soutient la porte-parole du maire.« La corporation n'a pas fait ses remboursements.Les terrains sont retournes au créancier ».retient de son côté M.Lefebvre.En 1995.le groupe de M.Longpre a revendu les terrains pour 1 million $ aux Placements Les Giraudieres, dont son propre fils est secrétaire.Entretemps, en 1994, le maire Vaillancourt a demandé un changement de ZOnage.La ville voulait alors prolonger la 15e rue au milieu du parc soutient M.Letcbvre.Les citoyens ont protesté et le changement n'a pas eu lieu, ajoute Pierre Lamarche, du comité des citoyens, il raconte qu'un promoteur s'était même installe à l'entrée du parc, prêt à vendre îles terrains.Le Manoir des Prairies a remis défini?tivement les terrains au créancier en novembre 90. A4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 5 OCTOBRE 1997 Le synode diocésain 15 000 Montréalais veulent rajeunir leur Église PHCTOP'ERRECÔTE LaPvsse L'église Saint-lrénée du quartier Petite-Bourgogne accueille chaque jour une cinquantaine de passants, souvent des travailleurs du centre-ville qui y font un saut le midi.« Ce n'est pas nécessairement la grande dévotion, dit le curé Gilles Savoie, mais les gens ont besoin de silence et de paix.» Déverrouillez-moi ces églises, demande le cardinal Turcotte SOPHIE BROUILLET Comme plusieurs centaines de foyers montréalais, la petite maison de John For-bes a retenti durant quelques soirées des opinions contradic toires et des histoires personnelles de voisins, de collègues et même d'étrangers, tous recrutes ici et là pour discuter des moyens de changer l'Église de Montréal.Le temps de cinq soirées .imitées, ce printemps, les idées avant-gar-distes ont heurté les points de vue traditionnels, les esprits rationnels ont affronté les mystiques et la bonne humeur a côtoyé la révolte.Au centre de la table, dans la lumière tamisée, le café et le gâteau maison signaient une atmosphère somme toute conviviale.« Je crois que ça aura donné quelque chose >».conclut John Forbes.Réunis chez M.Forbes dans le cadre du synode diocésain de Montréal, vaste mouvement de consultation lancé par le cardinal Jean-Claude Turcotte pour « bâtir l'Église montréalaise des années 2000 », les sept équipiers plus ou moins pratiquants ont fini par s'entendre, à l'instar de quelque 2000 groupes, sur une recommandation à acheminer au diocèse de Montréal : parents relativement jeunes, ils demandent que les catholiques aient comme les protestants leurs « écoles du dimanche », qui remplaceraient un enseignement religieux à l'avenir incertain dans le milieu scolaire.Leur suggestion devrait en rejoindre quelque 5000 autres, émises par environ 15 000 participants.Elles seront regroupées en une cinquantaine puis discutées, l'automne prochain, par une assemblée qui devra formuler sur leur base les politiques pastorales montréalaises des années à venir.« C'est une première à Montréal en termes de portée de la consultation », estime le professeur André Charron du département de théologie de l'Université de Montréal, qui voit dans l'événement l'occasion de SOPHIE BROUILLET Le cardinal Turcotte est clair : « J'ai demandé à tous mes prêtres de faire rouvrir leurs églises.» Souhaitant voir ces dernières accessibles à longueur de journée comme autrefois, le cardinal a formulé sa requête dans le cadre de diverses assemblées ecclé-siales au cours des derniers mois.Sans parler de besoins spécifiquement religieux, il invoque l'importance de mettre à profit « les quelques rares lieux de silence qui restent dans notre monde Si le nombre de curés qui répondront à la demande de l'archevêque de Montréal demeure incertain, ce dernier estime son projet » et « unité » sont synonymes, mais il vaut mieux enterrer ce mythe immédiatement », a-t-elle dit.Le conseil fédéral, qui assume la direction du parti entre les congrès bisannuels, fera également le point CC week-end sur la performence du NPD lors de la dernière élection générale et tentera d'établir une stratégie qui permettra de faire encore mieux à la prochaine occasion.Le NPD a remporté 21 sièges le 2 juin dernier, en hausse par rapport aux neuf qu'il détenait auparavant.La Chambre de commerce veut devenir un guichet unique Elle assumera des services gouvernementaux LAURIER CLOUTIER La Chambre de commerce du Québec \u2014 regroupant 225 chambres locales \u2014 veut devenir un guichet unique de services au développement.Elle assumera ainsi des servi ces assurés jusqu'ici par le gouvernement, bénévolement ou à peu de frais.Déjà 60 chambres affiliées peuvent garder des contacts constants avec leurs membres, clients et la Chambre du Québec, grâce à Internet.En outre, plus de 100 chambres ont déjà du personnel pour appuyer le développement économique régional.La Chambre du Québec peut maintenant passer à une nouvelle ronde, soit l'offre de services aux gouvernements, dit son président, Michel Audet.D'abord, le groupe offre au gouvernement d'assumer la gestion de tous les stages en entreprise.Le coût ?« Pas cher.La chambre dispose déjà de ce service », dit Michel Audet.La Chambre peut en faire autant dans le tourisme et plusieurs autres secteurs, ajoute le président.Par le système informatique de la Chambre du Québec mis en place depuis deux ou trois ans, la Chambe de Montréal \u2014 qui gère le stationnement municipal \u2014rend disponible dans tout le réseau les services du Centre Info Entrepreneur sur les programmes gouvernementaux et l'aide diverse au lancement d'une PME.« Tout ça se fait par les chambres de commerce privées, misant sur le bénévolat, sans obtenir aucune subvention du gouvernement », souligne M.Audet.Le président estime devoir contribuer à dégrossir la machine gouvernementale plutôt que d'assister à la création de nouvelles structures.La Chambre du Québec a d'abord approuvé la démarche du ministre du Développement régional, Guy Chevrette, dans la création des centres locaux de dévelop- pement ( CLD ), qui devraient mettre de l'ordre dans les nombreux programmes d'aide.Mais elle s'y oppose maintenant avec vigueur car le projet des CLD a mal tourné.La mission que veulent se donner les CLD est déjà celle des chambres de commerce.Michel Audet demande donc une rencontre avec le premier ministre, Lucien Bouchard, et le ministre Chevrette, afin que les chambres puissent devenir des véritables partenaires de ces CLD.À défaut, la Chambre s'opposera vigoureusement à la création des CLD parce qu'on ajoutera inutilement une structure gouvernementale plutôt que de réduire la taille de l'Etat.La stratégie de la Chambre est de devenir un centre entrepreneurial et de services, comme dans d'autres pays.Dans le tourisme, les chambres locales jouent un rôle de plus en plus grand parce que, des années après leur formation par Québec, les Associations touristiques régionales donnent des services mais ne font toujours pas de promotion.Les chambres tentent donc d'améliorer le produit touristique, l'information et la promotion.Air Canada enquête sur les plaintes d'un passager handicapé CHARLES GRANDMONT Air Canada effectue présentement une enquête pour vérifier les allégations d'un passager handicapé qui dit avoir été forcé de baigner dans son urine au cours d'un vol de Londres vers Montréal parce que le personnel d'Air Canada n'a pas voulu l'aider.« Dès la réception de la lettre de M.Gilles Daoust au mois d'août, nous avons ouvert une enquête », a précisé la porte-parole d'Air Canada, Nicole Couture-Simard.M.Daoust, atteint de paralysie partielle aux quatre membres, reproche notamment à Air Canada d'avoir entraîné le bris de son cathéter urinaire lors du transfert de son fauteuil roulant à son siège de passager.Les agents de bord auraient refusé d'aider un autre employé à effectuer le transfert et, M.Daoust étant assez corpulent, la manoeuvre a dérapé.Toutefois, selon Air Canada, le règlement fédéral sur les transports aériens est très clair : les agents de bord n'ont pas la responsabilité de veiller aux besoins hygiéniques des handicapés à bord, qui doivent faire appel à leur accompagnateur pour ce faire.Les agents ne peuvent être blâmés M.Daoust, qui a uriné sur ses pantalons durant tout le voyage parce que son cathéter était brisé, ne peut donc blâmer les agents de bord pour cet état de fait, puisque c'est son accompagnateur qui aurait dû corriger la situation, estime le transporteur.M.Daoust soutient pour sa part qu'Air Canada ne lui a jamais fait mention de la nécessité d'un accompagnateur, même lors d'une conférence téléphonique avant son voyage avec son médecin et le service médical de la compagnie.« Ils m'ont dit que ma condition ne posait aucun problème et que je n'avais rien à prévoir de spécial ».dit-il.Par ailleurs, la porte-parole d'Air Canada a précisé que la compagnie n'avait pas eu le choix de demander accès au dossier médical de M.Daoust après le dépôt de sa plainte puisque ce dernier disait avoir été blessé lors du transfert dans l'avion.M.Daoust s'était opposé à toute divulgation de renseignements personnels, ce qu'Air Canada avait interprété comme un refus de collaborer.Mme Couture-Simard a ajouté que l'enquête d'Air Canada devrait être terminée sous peu, le temps que tous les agents de bord et les agents au sol impliqués aient donné leur version des faits.Inauguration du parc Robert-Bourassa, à la Baie James Prisse Canadienne kADISSON Hydro-Québec a officiellement inauguré hier le parc Robert-Bourassa, à la Baie James, rendant ainsi hommage à l'ancien premier ministre du Québec qui a apporté une contribution exceptionnelle au développement hydroélectrique du nord québécois.À la suite du décès (le M.Bourassa.survenu il y a tout juste un an, l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité une motion décrétant que la centrale, le barrage et le réservoir de La Grande 2 porteraient le nom d'Aménagement hydroélectrique Robert-Bourassa.« Si Hydro-Québec est réputée et respectée en dehors de nos frontières, a souligné le chef des Services financiers d'Hydro-Québec, Yves Fi lion, c'est en bonne partie en raison de l'aménagement du complexe La Grande.Nos prédécesseurs, ceux, comme Robert Bourassa, que l'on a appelés les bâtisseurs, nous ont laissé une entreprise qui produit de l'électricité à un coût concurrentiel.À nous de (aire fructifier ces atouts pour, à notre tour, léguer une entreprise encore plus rentable aux générations à naître.» Rendant hommage aux qualités de Robert Bourassa qu'il a eu plu- \\ sieurs fois l'occasion de rencontrer, l'ancien président d'Hydro-Que-bec, Robert Boyd a pour sa paît souligné que jamais, à sa connaissance, celui-ci « ne s'est enorgueilli de cette réalisation hors du commun.Je crois qu'il préférait la porter au crédit du Québec et de ses travailleurs ».Situé au pied de l'évacuateur de crues, aussi appelé « l'escalier de géant », le nouvel aménagement du parc Robert-Bourassa offre aux visiteurs, en plus de l'aire de repos déjà présente, un site d'interprétation où sont mis en valeur des matériaux que l'on retrouve dans l'environnement immédiat.Une séquence de cinq panneaux d interprétation permet aux visiteurs de retracer les interventions de Robert Bourassa dans la réalisation du complexe La Grande, de prendre connaissance de témoignages faisant ressortir la pertinence de ce choix énergétique, et de « prendre la mesure » de l'oeuvre impressionnante que représente cet aménagement hydroélectrique.Ce nouveau point d'intérêt sur l'itinéraire touristique de la Baie James s'inscrit dans la volonté d'Hvdro-Quebec de procurer aux v isiteurs de la région tous les outils dont ils ont besoin, souvent sous la forme d'éléments visuels dissémines a des endroits stratégiques sur le territoire, pour mieux apprécier \\ la richesse et la diversité de la tanne et de la flore du moyen nord québécois, se familiariser avec la culture des communautés autochtones qui habitent le territoire ou pour découvrir les caractéristiques des aménagements hydroélectriques du Complexe La Grande.Depuis 1975 jusqu'à aujourd'hui, la Baie James a attiré près de 180 000 visiteurs, provenant de nombreux pa\\s et de toutes les régions du Québec.Le parc a été inaugure en présence de nombreuses personnalités et de membres de la Iami lie de M.Bourassa.qui a ele premier nuois-tie du Québec de 1970 à 1976.paie de 1985 à 1994.> A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 OCTOBRE 1997 Du Goulag au Spoutnik: il y a 40 ans, les Russes se lançaient dans la conquête de l'espace Il y a eu 40 ans, le 4 octobre, l'URSS procédait au lancement de son Spoutnik, et prenait l'avance dans la conquête de l'espace.Notre collaborateur Olivier-Louis Robert publiera bientôt LA CITÉ DANS LES ÉTOILES - Une odyssée russe dans le cosmos, aux Éditions Pierre-Tisseyre.LA PRESSE présente aujourd'hui des extraits de cet ouvrage pour raconter comment les Russes passèrent du Goulag au Spoutnik.Ofvtor-Uub Robert ( .) Après la Deuxième Guerre mondiale, tant en Amérique qu'en URSS, l'heure n'est pas encore à la recherche spatiale.Il s'agit plutôt de mettre au point des missiles de longue portée toujours plus performants.Ironiquement, c'est un événement à caractère militaire qui va accélérer l'arrivée de l'âge de l'espace.Le 31 octobre 1952, les Etats-Unis procèdent à l'explosion, sur l'atoll d'Eniwetok dans le Pacifique, de la première bombe thermonucléaire \u2014 la bombe H.Cette nouvelle arme, cent fois plus puissante que la bombe atomique, se révèle par contre lourde et encombrante.Justement, la première bombe H soviétique qui, elle, explose le 12 août 1953 à Se-mipalatinsk, est si lourde qu'elle n'est pas transportable à bord d'un bombardier, encore moins à bord d'une fusée de l'époque.( .) Dès le mois de décembre 1950, le bureau d'études de Sergueï Pavlovitch Korolev, « celui qui deviendra le père du programme spatial soviétique », s'était penché sur l'étude des caractéristiques optimales que devrait posséder un missile balistique intercontinental de quelque 200 tonnes, capable initialement de transporter une ogive nucléaire de trois tonnes sur une distance de 8500 km.Le 20 mai 1954, Korolev reçoit le feu vert pour procéder à la mise au point et à la construction de ce qui sera son chef d'oeuvre, la fusée R-7 Semiorka.Programme ambitieux Dès le début (.), Korolev a une idée bien claire dans sa tète : il SAIT que sa fusée pourra être utilisée pour lancer des satellites dans l'espace ! D'ailleurs, dans un rapport envoyé le 29 août 1955, il recommande officiellement un programme prévoyant le lancement de satellites artificiels, de sondes vers la Lune, et de vaisseaux habités.* Spoutnik étonne le monde 4 octobre 1957 Spoutnik 1 Une sphère d'aluminium remplie d'azote Lancement : de BaïKonour (Kazakhstan) Nationalité : soviétique Mission : étudier la densité et les températures de la haute atmosphère Diamètre : 58 cm Poids : 83.6 kg Désintégration : 4 janvier 58 /A il 3 novembre 1957 Spoutnik 2 La chienne Laika dans une cabine pressurisée Mission : étudier les effets d'un vol orbital sur un organisme vivant Poids: 508kg Désintégration : 14 avril 58 Lanceur de Spoutnik denve dun missile nucléaire 450 satellites répertoriés 997 Uj 200 km orbite minimale 36 000 km en orbite géostationnaire : les satellites de télécommunications et de télévision directe \\J Entre 200 et 800 km \\ en orbite polaire : les satellites espions AFP infographie - FredGaret Quelques mois plus tard, le gouvernement soviétique, retenant la première recommandation de son constructeur principal de fusées, ordonne le développement d'un satellite scientifique, appelé Objet D, ainsi que d'une version de la R-7 capable de le lancer.Cet Objet D sera la principale contribution soviétique à l'Année géophysique internationale ( AGI ), une initiative des Nations unies qui doit s'étendre sur 18 mois, de juin 1957 à décembre 1958.Les organisateurs de l'AGI avaient recommandé, le 4 octobre 1954, le lancement de satellites scientifiques dans le but d'étudier les couches supérieures de l'atmosphère.Le 29 juillet 1955, le président américain.Dwight D.Eisenhower, annonce officiellement que les États-Unis vont mettre en orbite un satellite artificiel.Deux jours plus tard, au VK Congrès astronautique international, l'académicien soviétique Leonid Sedov relève le défi au nom de l'URSS.La course à l'espace, du côté soviétique, est clairement engagée, mais les Américains n'en ont pas vraiment conscience.Les chevaux sont prêts Les travaux sur l'Objet D n'avancent pas au même rythme que les progrès accomplis sur la R-7.Aussi, Sergueï Pavlovitch décide-t-il en décembre 1956 de lancer d'abord un petit satellite, « le plus simple possible ».Ce sera le PS-l.mieux connu sous le nom de Spoutnik-1 ( Camarade voyageur).Il s'agit d'une petite sphère de 83 kg ( en comparaison, l'Objet D, qui sera lancé sous le nom de Spoutnik 3, est un satellite de 1,3 tonne ) équipée simplement d'un émetteur radio, d'un thermomètre ainsi que d'une batterie électrique.(.) Après trois essais infructueux au tout nouveau cosmodrome de Baikonour ( Kazakhstan ), la fusée R-7 effectue son premier vol avec succès, le 21 août 1957.L'ogive que transporte le premier missile intercontinental au monde se sépare, entre dans l'atmosphère, puis est détruite à 10 km d'altitude.Sergueï Pavlovitch exulte car il sait que le missile d'aujourd'hui servira demain à lancer des humains dans l'espace : « Voilà, les chevaux sont prêts, il ne manque plus que l'équipage.» « C'est ainsi que » le 4 octobre 1957, une fusée R-7 s'élève dans la nuit de Baikonour, à 22 h 28, heure locale.La fusée, qui transporte à son bord le petit satellite Spoutnik, s'élance à la perfection selon la trajectoire prévue.Une bonne part de l'âme de Korolev anime les 500 tonnes de poussée de l'engin.L'ancien proscrit de la Kolyma, l'organisateur talentueux à la forte personnalité, observe, émerveillé, l'envol majestueux de son oeuvre, dans un tonnerre de feu et de flammes.C'est un triomphe La nouvelle est confirmée 96 minutes après la séparation de la partie supérieure de la fusée : Spoutnik a bel et bien effectué une orbite.Pour la première fois, un objet construit par la main de l'homme tourne autour de la Terre ! Le petit satellite se met à vivre, envoyant vers la Terre un « bip-bip » régulier.Une ère nouvelle vient de s'ouvrir : celle de l'Espace.Pendant trois semaines ( la durée de vie des batteries ), le monde entier pourra écouter les signaux émis par la radio de Spoutnik-1.À Ottawa, les scientifiques attachés à l'Installation de recherche en télécommunications de la Défense ( DRTE ) étaient pleinement conscients depuis quelques semaines que l'URSS planifiait un tel lancement.Mais c'est avec une excitation non dissimulée que John Chapman, un jeune chercheur du DRTE, poursuit les signaux du satellite soviétique dans les heures qui suivent sa mise en orbite.Déjà, celui qui deviendra le père du programme spatial canadien comprend l'avantage qu'il y a de placer un satellite en orbite pour mieux étudier les phénomènes de l'ionosphère.Avant un an, John Chapman aura initié avec les États-Unis des négociations qui viseront à doter le Canada de son premier satellite.Alouette, lancé en 1962.Aux États-Unis, le lancement de Spoutnik provoque toute une onde de choc.Wernher Von Braun supplie pour qu'on le laisse agir rapidement, en utilisant la fusée JupiterC qu'il a conçue pour le compte de l'Armée .mais qu'on a écarté au profit de la Vanguard, défendue par la Marine.Le 31 janvier 1958, quatre mois après Spoutnik, les Américains connaissent enfin le succès avec la mise en orbite du satellite Explorer l.Le petit satellite, qui ne pèse que 14 kg, permettra néanmoins de découvrir l'existence de ceintures de radiations autour de notre planète ( les ceintures de Van Allen ).Oui.la course à l'espace entre les deux géants vient de démarrer.Pour l'instant, la li-gne d'arrivée est située à quelques centaines de kilomètres au-dessus de la Terre.Bien \u2022 vite, elle sera déplacée sur la Lune, autour de .Vénus et de Mars, puis toujours plus loin sur la route des Étoiles ( .) 20à50% [ de rabais Belle collection de manteaux de cachemire, de laine vierge, d'angora, etc.Aussi Très beau choix de \u2022 visons, castor rasé, etc.\u2022 agneau renversé \u2022 cuir d'agneau \u2022 pelisses Manteaux recyclés ou reprise de finance (vison, renard, raton laveur, etc.) a partira 495$ M MARCEL| M jadain Établi depuis 1946 2 ?1228, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3J6 (514)288-1683 FOURRURES INC.208, rue Aberdeen Sherbrooke (Québec) J1H 1W3 (819) 562-0429 loto-québec MILLIONNAIRES Tirage du 97-10-04 1 lot de 25 000 $ 224A497 (numéros non décomposâmes) 97-09-12 305A058 97-09-13 431B068 97-09-14 879B490 97-09-15 826B132 97-09-16 790B924 97-09-17 398A890 97-09-i8^§46B212 97-09-19 891A915 97-09-20 651A359 97-09-21 296BQ12 97-09-22 495B952 974)9-23 440A739 97-09-24\t546B484 97-09-25\t325A416 97-09-26\t171B273 97-09-27\t417A267 97-09-28\t368B394 974)9-29 217A193\t 97-09-30\t_504B538_ 97-104)1\t587A5tl_ 97-10-02\t407A101 97-10-03 Im modaMes \u2022 qui vient de remporter le prix Chalmers 1997 de créativité et d excellettce dans le domaine des Arts, catégorie atwma.Le pape défend, au Brésil, le caractère sacré du mariage d'après AFP RIO DE JANEIRO Jean-Paul II a défendu le caractère sacré de la famille, « espérance de l'humanité », samedi à Rio de Janeiro au troisième jour de sa visite pour la lime rencontre mondiale des familles, et s'est dit « très content » d'être au Brésil.Dans la matinée, lors d'une messe oecuménique qu'il a célébrée dans la cathédrale ultra moderne, le pape a prêché en faveur de * l'unité et l'indissolubilité du mariage ».En fin de journée, devant quelque 115 000 fidèles réunis dans le stade de football du Mara-cana, il a appelé les catholiques à lutter pour « la cause de la famille qui donne sa dignité au monde ».Le mariage est « le principe sur lequel repose* l'institution de la famille et toute la vie familiale ».Il est « à la base de tout l'ordre social », a déclaré kl?pape aux 5000 fidèles conviés à la messe parmi lesquels, quelques enfants des rues mais aussi beaucoup de VIP.La doyenne du Brésil, une ancienne esclave qui affirme être âgée de 126 ans.Maria do Carmo Jerô-nimo, s'est fait bénir par le pape.Prise d'un malaise, elle a été évacuée, puis est revenue espérant se faire bénir une seconde fois.« Le mariage, être parents, la maternité, la paternité, la famille, tout ceci appartient à l'ordre de la nature depuis que Dieu a créé l'homme et la femme », a déclaré le souverain pontife au lendemain de son discours en faveur de la défense des valeurs traditionnelles de la famille devant 2500 ecclésiatiques réunis dans un congrès apostolique.Les Invités à la messe, 3500 religieux et 1500 laïcs, de confessions catholique, protestante, orthodoxe Judaïque et musulmane, ont ete soumis à des contrôles drastiques et ont dû passer sous un détecteur de métaux.Sur le parvis, protégé par des grilles pour l'occasion, de nombreux policiers armés de revolvers et de matraques avaient été disposés dès l'aube.Un cordon serré de soldats sans armes a maintenu à 300 mètres les quelques centaines de fidèles venus souvent de loin pour voir le pape.Jean-Paul II, après la messe, a rapidement parcouru le centre historique de Rio de Janeiro dans une papamobile fermée protégée par des agents de sécurité juchés sur le pare-chocs arrière du véhicule.Il s'est brièvement arrêté devant la plus grande prison de la ville et devant l'Institut national du Cancer pour bénir leurs pensionnaires.La foule des fidèles était nombreuse mais sans plus.Après s'être reposé près de cinq heures dans la résidence de l'Archevêque, le pape s'est rendu au stade de football du Maracana pour présider la grande fête des « Familles Témoins ».Revenant dans son intervention sur le thème de la famille, au centre de sa visite pastorale à Rio, il a demandé aux catholiques de « lutter pour la cause de la famille pour assurer l'avenir de l'humanité ».Le pape, qui s'est exprimé en espagnol et en portugais dans un discours particulièrement offensif, a lancé « encore une fois un cri d'espoir et de libération ».« Défendez vos familles en tant que don précieux et irremplaçable, protégez-les par des lois justes qui combattent la misère et la plaie du chômage », a-t-il lance à la foule massce sur les gradins.Jean-Paul II a longuement Insisté sur les problèmes sociaux.« Comment les jeunes peuvent-ils créer une famille s'ils ne peuvent l'entretenir?La misère détruit la famijle.» Le pape est également revenu longuement sur les questions de murale, dénonçant « le manque de respect la pornographie et toutes les tonnes d'exploitation, dont les enfants paient le prix le plus élevé ».« Comment ne pas dénoncer ces comportements ( .) qui conduisent à traiter les êtres humains comme de simples objets, instruments du plaisir vain et passager », s'est-il exclamé.Il a en!in condamné à nouveau et fermement Pavortement dont il a estimé qu'il était « un crime abominable », une «< honte pour l'hu-manite ».Alors que le Brésil s'apprête à voter une loi autorisant l'avorte-inent en cas de viol et de danger pour la vie de la mère, Jean-Paul 11 a lancé aux milliers de lamilles présentes : « Ne condamne/ pas les êtres conçus à la plus injuste lies exécutions, celle des êtres humains les ?plus innocents.» A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 OCTOBRE 1997 La personnalité de la semaine II n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorial^te en chep OCTOBRE PHOTO PiEFWEMcCANN.La Presse «Je n'ai jamais été du genre intellectuel, mais j'ai fait beaucoup de relations publiques, j'étais toujours près de mes clients.Les autos changeaient, mais les gens aussi.Il faut évoluer avec eux » * \u2022 * « JEAN-PAUL SOULIÉ y'Tl^ Ëf on métier, en France, JJ 1^ /¦ ils appellent ça \"sel-\\\\ I m / ¦ lier\".Je l'ai appris I ¦ très jeune, en travail- I M lant dans les ateliers .JL .?de mes oncles.Ils fai- saient le rembourrage des sièges de boghei et la réparation des capotes des anciennes voitures à chevaux.Ils me faisaient balayer l'atelier de la rue Dufresne.J'aimais les odeurs, les matériaux.» Gérard Lebeau, président et fondateur de Gérard Lebeau Vitres d'auto, n'a pas seulement un grand talent de conteur.Il a aussi énormément de choses à raconter, et il le fait avec un grand luxe de détails, une extraordinaire précision dans les dates, et une chaleur qui témoigne de son amour de la vie.Né sur la rue Frontenac, entre Hochelaga et Rouen, il passe son enfance à Rosemont, va à l'école primaire Saint-François Solano, à Rosemont, et quitte l'école pour travailler, à seulement quinze ans.« C'était la guerre, les jeunes partaient dans l'armée à dix huit ans et demi, la main-d'œuvre manquait.J'étais sérieux, je mesurais 5 pieds 9 pouces.J'ai ensuite suivi les cours du soir du O'Sullivan Business Collège ».Cinquante cinq ans plus tard, l'apprenti sellier Gérard Lebeau est à la tête de l'empire Autostock, dont Lebeau Vitres d'auto est un des maillons, et qui compte deux cent quatre vingt sept succursales ou franchises, emploi 1000 personnes et a un chiffre d'affaires de plus de 130 millions de dollars.« Les temps ont bien changé, constate Gérard Lebeau, j'ai été chanceux, je me suis adapté, et j'ai été persévérant.» Les bogheis ont été remplacés par les automobiles, presque toutes décapotables au début, puis dotées de parebrises bombés.Gérard Lebeau avait tout juste vingt ans quand il a fondé sa première compagnie : « C'était le 11 novembre 1947.Ça s'appelait Leheau Seat Covers & Auto Tops Reg'd.Tout en anglais, à cette époque là ! » Deux ans plus tard, il épouse sa première blonde, Denise, le 3 septembre 1949.Une union qui durera quarante trois ans et lui * donnera quatre enfants.C'est avec sa seconde épouse, Michelle, que Gérard Lebeau, toujours en grande forme, participait en juin dernier à un lave-o-thon destiné à ramasser des fonds pour Opération Enfants Soleil.« Nous avons été dans six succursales de Québec avec Michelle, en jeans, pour laver des autos avec les employés.C'était une affaire d'équipe.Nous avons bien travaillé ! Nous avons ramassé 45 000 $ et la compagnie ajoute 5000 $ ».Hier, au cour d'une grande fête donnée en l'honneur de son demi siècle de réussite en affaires, Gérard Lebeau a remis un beau chèque de 50 000 $ à Enfants Soleil.La Presse souligne cet événement en nommant Gérard Lebeau la Personnalité de la semaine.Quand il tente de se décrire, Gérard Lebeau parle de persévérance, d'adaptation, mais surtout de tous ceux qui l'ont entouré.Des classeurs de son bureau du Boulevard Pie IX, il extrait les photos des gens qui ont marqué sa vie.« J'ai joué au hockey au parc Jarry, en 1944, avec Jean Bruneau.Aujourd'hui, il est Juge, mais nous patinons encore ensemble.Regardez ! Ici je suis au Pôle Nord, avec Michel Perron, l'homme d'affaires d'Abitibi greffé d'un rein.Et là, je fais du deltaplane à Courchevel, en France.J'avais cinquante huit ans ».Au mur, il montre la photo de groupe de ses quatre enfants, qui ont tous travaillé un temps avec lui, puis ont fait leur propre chemin.Lucie est com-pable agréée.Son fils Claude \u2014 « un garçon calme, très intellectuel, l'inverse de son père », dit-il en riant \u2014 est agent de voyages.Mireille, l'historienne, travaille aujourd'hui à la défense de la francophonie à travers le monde.Elle vient d'adopter une petite vietnamienne adorable, dont la frimousse voisine dans son portefeuille avec le portrait de son épouse, Michelle.Sa fille Monique, mariée à Éric, un Martiniquais, lui a donné elle aussi une petite-fille.« Je suis quatre fois grand-père, dit fièrement Gérard Lebeau ».« Quand on parle de cinquante ans, c'est long, constate -t-il.Les temps ont changé, et moi aussi j'ai évolué.» Ses meilleurs coup ?Avoir su sentir que la qualité des tissus de recouvrement des banquettes avait fait d'énormes progrès et qu'il fallait se réorienter vers les parebrise bombés, que seuls des spécialistes pouvaient poser.« Surtout, préparer une liste complète des prix de tous les parebrises de tous le modèles d'auto.J'ai été le premier à faire ça, et ça m'a permis de travailler facilement avec les compagnies d'assurance ».« Je n'ai jamais été du genre intellectuel, mais j'ai fait beaucoup de relations publiques, j'étais toujours près de mes clients.Les autos changeaient, mais les gens aussi.Il faut évoluer avec eux ».Gérard Lebeau, président et fondateur de Gérard Lebeau Vitres d'auto, a % contribué de son temps et de son argent à la cause d'Enfants Soleil.Il a notamment participé à un lave-o-ton organisé par son entreprise et remis à l'organisme un chèque de 50 000 $ 4r m > ?3 Ni ¦ ¦¦l Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort.Hydro Québec BANQUE NATIONALE autrement ALCAN A LiA PERSONNALITÉ Tous les dimanches à 8 h 15 Daniel Mathieu reçoit la personnalité La Presse de la semaine.Réveille-Matin, un magazine fait sur mesure pour découvrir des gens extraordinaires, connaître les dernières nouvelles et ce qu'en disent les journaux, savoir ce qui se passe sur la scène culturelle de la grande région montréalaise.Réveille-Matin, une émission ensoleillée aux odeurs de bonne bouffe, aux accents des différents quartiers de la métropole où il fait bon flâner et y découvrir de petits trésors.RÉ\\ IEILLE MA Réalisation : Isabelle Tanguay
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