La presse, 25 octobre 1997, B. Plus
[" B Montréal, samedi 25 octobre 1997 Plus ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / POLITIQUE La révolution Internet .selon Bill Gates B 7 MAIRIE M QUÉBEC L'Allier profitera de la guerre que se livrent ses adversaires Gilles Normand du bureau de La Presse QUÉBEC Deux candidats font la lutte au maire sortant de la capitale, Jean-Paul L'Allier, tandis qu'un troisième opposant tient plutôt un rôle de figurant, utilisant tout au moins sa liberté d'expression.Dans cette conjoncture, Jean-Paul L'Allier, qui sollicite un troisième et dernier mandat à 58 ans, ne peut que tirer profit de la division des votes entre les deux partis d'opposition, le Progrès civique, que dirige Georges La lande, haut fonctionnaire de carrière, et le Parti des citoyens, fondé par l'ex-député libéral de Vanier, Jean-Guy Lemieux.Le quatrième candidat à la mairie, Patrice Fortin, est une figure connue dans les couches populaires de Québec et également à l'hôtel de ville où il assiste depuis des années à toutes les séances du conseil, prenant la parole autant que possible sur tous les sujets.Coiffé d'un tricorne en fourrure qui fait songer à une mouffette.Fortin se déplace à pied ou à bicyclette aux quatre coins de la ville, pour prendra part à tous les débats, comme ce fut le cas au temps des commissions sur la souveraineté du Québec, avant le référendum de 1995.Il dénonce un taux de chômage de 12 %, qui atteint les 20 % dans les quartiers les plus pauvres.On est bien forcé de l'entendre, mais sa voix porte dans le désert.Bref, les trois chefs de parti sont confiants de l'emporter le 2 novembre, malgré un récent sondage SOM publié dans le quotidien Le Soleil et qui plaçait Jean-Paul L'Allier loin en avance sur ses deux principaux opposants avec 55 % des intentions de vote.Jean-Guy Lemieux venait en deuxième lieu avec 25 % des intentions de vote, suivi de Georges La-lande avec 20 %.Ce sondage mené auprès de 650 répondants comporte toutefois une proportion considérablement élevée d'indécis, soit 42 %.Dans les circonstances, le maire se montre prudent à interpréter ce sondage qui l'avantage et tous les candidats redoublent d'efforts en fin de campagne.Il en reste que le maire sortant ne peut que profiter de la division des votes entre ses opposants, d'autant plus que MM.Lalande et Lemieux ont paru changer de cible en se tapant dessus à qui mieux mieux depuis une semaine.Lemieux a d'abord qualifié Lalande de « piètre administrateur », selon son interprétation de l'administration de ce dernier à la tête de sociétés d'État.Lalande lui a répondu qu'il n'avait jamais été qu'un « backbeticher » libéral qui n'a jamais réussi à se faire nommer ministre et qu'il n'avait pas d'affaire dans cette lutte politique puisqu'il n'avait jamais rien administré.La veille de la publication dans Le Journal de Québec d'un document montrant que la Société d'assurance automobile du Québec ( SAAQ ) avait réalisé son unique déficit en 1994, de l'ordre de 115 millions, alors qu'elle était sous la gouverne de M.Lalande, TVA annonçait cette semaine que M.Lalande se retirait du débat télévisé proposé par le télédiffuseur.Le lendemain, M.Lemieux traitait le chef du Progrès civique de « pleutre », rien de moins.Pendant ce temps, Jean-Paul L'Allier regarde aller ses opposants, sourire en coin.Il tient à ajouter une petite chose : « Les deux candidats, MM.Lalande et Lemieux, ont refusé le débat télédiffusé.» Selon M.L'Allier, Jean-Guy Lemieux aurait probablement fait meilleure figure s'il avait accepté de se présenter à la convention du Progrès civique, qui l'avait approché, plutôt que de fonder un troisième parti.Seul Georges Lalande a été élu à une convention.La force d'agir M.L'Allier, qui a pour slogan a La force d'agir », mise sur son expérience comme maire, déjà deux mandats, et comme ministre des Communications et des Affaires culturelles dans le cabinet Bourassa, dans les années 70.Sans parler de ces deux années difficiles où il a eu la presse sportive sur le dos pour avoir tenu tête à Marcel Aubut, à l'époque où le président des Nordiques voulait un nouveau Colisée dont la construction aurait bien sûr nécessité des fonds publics.Il a aussi tenu tête au gouvernement pour que le Centre des congrès ait une vocation internationale et non nationale.« Je plaide mon expérience.C'est un acquis important en prévision des années qui s'annoncent difficiles dans les relations avec le gouvernement du Québec », fait valoir le maire en songeant aux négociations vigilantes que nécessiteront la réforme sur la fiscalité municipale et les fusions de municipalités à prévoir.« Le passé établit la crédibilité », soutient M.L'Allier, qui présente une équipe de 19 candidats dont 12 femmes et qui s'en- Jean-Paul L'Allier, qui les deux partis d'opposition.PHOTOS PC un troisième et dernier mandat à 58 ans, ne peut que tirer profit de la division des votes entre gage à geler le compte de taxes du secteur résidentiel pour les quatre prochaines années.M.L'Allier estime qu'il a réussi, avec l'aide de partenaires privés et publics, à revitaliser un tant soit peu le quartier Saint-Roch, toujours au coeur des préoccupations électorales à chaque appel au peuple.Plusieurs centaines ' d'emplois y ont été créés avec l'avènement au centre-ville d'organismes comme la CEQ, l'École des métiers d'art, la Télé-Université et l'Université du Québec, l'ENAP, FX Drolet, la Fabrique et autres.Ce qui aurait été irréalisable selon lui sans la réfection du boulevard René-Lévesque et l'aménagement du parc Saint-Roch, autrefois un grand trou vide.Pour l'avenir, Jean-Paul L'Allier veut développer davantage l'industrie touristique de la ville et « faire de Québec une destination touristique concurrentielle ».Pour un changement a Capitale » Georges Lalande, 57 ans, propose un changement « Capitale » avec une diminution de l'impôt foncier de l'ordre de 5 %.Un engagement jugé irréaliste par ces opposants.M.Lalande, jusqu'à tout récemment gestionnaire de l'Etat \u2014il a occupé des postes de commande à la CALP, au ministère des Transports ( comme sous-ministre en titre ), à la SAAQ et à la SEPAQ \u2014, se présente comme un gestionnaire qui remet en question les qualités d'administrateur de ses adversaires.La publication cette semaine d'un document montrant que la SAAQ avait connu son seul déficit (115 millions ) sous son administration, a toutefois montré un Georges Lalande dans une maison de verre.Fort de l'appui de l'ex-ministre libéral M M.Georges Lalande, du Progrès chique, et Jean-Guy Lemieux, du Parti des citoyens.Depuis une semaine, les deux ont paru changer de cible en se tapant dessus à qui mieux mieux.Marc-Yvan Côté, qui siège au comité de stratégie du Pan i progressiste, M.Lalande se dit à la tête d'une solide formation qu'il affirme en avance sur celle de M.L'Allier depuis trois mois.Six de ses 19 .candidats sont des femmes.L'ex-fonctionnaire succède à la tête de son parti aux Gilles Lamontagne et Jean Pelletier.Il propose qu'un protecteur des citoyens reçoive et traite les plaintes des citoyens contre l'administration municipale, qu'il voudrait rapprocher du citoyen.À l'instar de l'ex-premier ministre Frank McKenna, au Nouveau-Brunswick, il voudrait remettre en oeuvre une société de développement économique de Québec, dont le numéro de téléphone serait 1-800-La lande.Il reproche à Jean-Paul L'Allier d'être inaccessible pour la population autrement qu'en période électorale et de coûter cher.Il accuse le maire sortant d'avoir accru la dette municipale de 130 millions.Celle-ci se chiffre par 434 millions au 31 décembre 1996 et elle atteint 493 millions si on prend en compte la quote-part de la Communauté urbaine ( CUQ ) et de la Société de transport ( STCUQ ).Changer pour Lemieux Jean-Guy Lemieux, qui s'est surtout fait connaître comme député de Vanier, où il a été élu pour la première fois en 1985 sous la bannière libérale, a aussi été président de la Commission du budget et de l'administration, à l'Assemblée nationale.Le chef du Progrès civique soutient qu'il n'a jamais rien géré, ce à quoi il répond tout de go : « Pour tout l'or du monde, je n'aimerais pas avoir l'expérience de gestionnaire de Georges Lalande.Il n'a pas de leçon à donner à personne.» Il propose une gestion « selon le gros bon sens ».M.Lemieux croit que sa campagne va très bien.Son rôle de député en a fait un homme connu auprès d'une importante proportion d'électeurs.« Je suis sur le terrain depuis 13 ou 14 mois.J'ai une très bonne organisation, je fais beaucoup de porte à porte et rencontre beaucoup de groupes communautaires.De plus, j'ai une mosaïque de candidats de tous les milieux, dont neuf femmes », expose-t-il.Il déplore un manque de synergie entre Québec et les villes de banlieue et croit que Québec ne joue pas vraiment son rôle de capitale ni de pôle au sein de la Communauté urbaine.« J'ai l'intention de geler le compte de taxes pour quatre ans », promet M.Lemieux, qui invite fortement les e,cns à aller voter.Il accuse M.L'Allier d'avoir « oublié la dimension humaine de sa ville » et de «< manquer de sensibilité au niveau des finances publiques ».Il lui reproche de « ne pas avoir amené de concertation régionale ».N B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 Editorial André Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson ! diteur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editorialiste en chef Alain Dubuc Le temps de la confusion es membres du conseil d'administration du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, cette nouvelle entité qui regroupe l'Hôtel-Dieu, Notre-Dame et Saint-Luc, n'ont pas été capables de s'entendre sur un plan d'action qui, entre autres, réduirait, d'ici l'an 2001, le nombre de lits de 1 500 à 985.Cette impasse illustre la confusion qui s'est installée au Québec, où le choc des compressions a provoqué un tel désarroi que tout changement, même positif, comme l'est cette nouvelle configuration du CHUM suscite d'emblée des réflexes de méfiance et des mécanismes de rejet.Trois ans après son déclenchement, il nous semble plus évident que jamais que la réforme lancée par le ministre de la Santé, Jean Rochon, était nécessaire.Il fallait priser l'explosion intenable des coûts de santé, et repenser le système pour offrir des services plus modernes et de meilleure qualité.Dans ce cadre, les fermetures d'hôpitaux et le virage ambulatoire, malgré leur impopularité, sont des réformes souhaitables.Mais le ministre, courageux, est allé trop vite en imposant, en trois ans, des changements qui auraient exigé des délais d'implantation bien plus longs.Il a en outre ajouté aux exigences, déjà ambitieuses, de cette réforme, des commandes de compressions additionnelles qui ont, au bout du compte, dénaturé le processus.Elles ont rendu la transition plus difficile et elles ont envoyé de mauvais messages.À un tel point que, pour bien des gens, le virage ambulatoire n'est qu'un euphémisme pour décrire des « coupures sauvages ».C'est ce qui s'est produit dans le cas du CHUM, où la peur des compressions a mené à voir d'un oeil méfiant la réduction de 1 500 à 985 lits, perçue par certains comme une réduction des services.Une lecture attentive du projet montre toutefois qu'il ne s'agit pas d'un plan de compressions, mais d'un déplacement des ressources où l'on économise sur les lits pour consacrer l'argent à de nouvelles technologies, à des médecins additionnels, pour augmenter le niveau et la qualité des services.Une médecine plus moderne où la qualité ne se mesure plus au nombre de lits.Il est évident que les changements des trois dernières années ont fait mal, qu'ils ont connu des ratés, par exemple l'impréparation des CLSC à accueillir la clientèle postopératoire, qu'il y a eu des effets sur les listes d'attente.Mais ces impacts n'ont aucune commune mesure avec les descriptions apocalyptiques où l'on a décrit le système de santé québécois comme une médecine de guerre.Cette démesure s'explique en partie par l'image déformante du cas par cas, où l'on a monté en épingle les bavures pour oublier les centaines et les milliers de cas sans histoires, le tout amplifié par la logique médiatique mais aussi par le battage des victimes de la réforme, les syndicats et les différents corporatismes du monde de la santé.Résultat : on a tout mis dans le même sac, des effets négatifs de la réforme aux problèmes normaux d'un système de santé, en passant par les effets des décisions du passé.C'est ce message, confus et sans nuances, que le ministre Rochon a reçu dans sa tournée à travers le Québec.Le temps montrera très certainement que la qualité du système de santé a été beaucoup moins affectée qu'on le dit.Mais ces réactions négatives portent un message.Elles montrent que les gens, vulnérables quand il s'agit de santé, ont été ébranlés par cette réforme téléguidée d'en haut.Et c'est à cette crise de confiance, avec ses irrationnalités, que le ministre Rochon devra répondre au plus vite.£ IA \"PECULE^ PÎS ftfi V ¦ m L - - : «il*: ¦ I Si.V Y * ex URom RESEKVlS Ce n'est pas encore le krach Lors de la guerre du Vietnam, un stratège américain avait inventé la théorie des dominos, selon laquelle la chute d'un pays du Sud-Est asiatique aux mains des communistes entraînerait celle des autres à la queue leu leu.Au cours des dernières semaines, des dominos .monétaires sont tombés et, mercredi, on croyait que le tour de Hong Kong était arrivé.mm .¦¦.Le monde entier était nerveux, parce que l'assaut contre la bourse et le dollar de Hong Kong coïncidait, à quelques jours près, avec le dixième anniversaire du mémorable krach de 1987.Mais Hong Kong a tenu bon, et on s'est remis à respirer en Europe et en Amérique du Nord.Jusqu'à nouvel avis, le krach de 1997 n'aura pas lieu.Plusieurs facteurs ont aidé l'ancienne colonie britannique à échapper au sort de ses voisins et concurrents.L'Autorité monétaire de Hong Kong a pris des mesures draconiennes pour défendre le cours de la monnaie, avec quelque 70 milliards de dollars américains dans ses coffres pour appuyer cette politique.Il est aussi important de noter que, contrairement à Bangkok ou Kuala Lumpur, Hong Kong est une place financière mondiale dont l'économie est remarquablement ouverte pour un pays asiatique.Enfin, la Chine, dont les réserves monétaires sont également impressionnantes, n'allait pas assister passivement à la déconfiture de ce nouveau joyau financier qu'elle vient tout juste d'acquérir.Mais Hong Kong n'est pas sortie de l'auberge pour autant.Il sera nécessaire de défendre le cours du dollar de Hong Kong pour rassurer les investisseurs, notamment les étrangers et les Chinois établis à l'étranger, qui ont des Frédéric Wagnière placements dans les marchés financiers ou dans l'immobilier.II ne faudra pas permettre à un vent de panique de défaire le climat de confiance qui a été si patiemment créé autour du retour de Hong Kong à la Chine.À la longue, cependant, le cours du dollar de Hong Kong, par rapport au dollar américain, sera difficile à défendre.Celui-ci est vraisemblablement surévalué par rapport aux monnaies des pays concurrents locaux ce qui fera baisser les exportations et les bénéfices des industries manufacturières de l'ancienne colonie.La tendance à la baisse des actions et du cours de la monnaie persistera et il faudra que l'Autorité monétaire se résigne à dévaluer son dollar, à un moment plus propice qu'en pleine crise financière.Quant à nous, dans les pays industrialisés, nous devons nous demander si le krach boursier avorté n'est pas que partie remise.En dix ans, les hausses boursières ont été généralisées et presque ininterrompues dans le monde.Il est normal de se demander si une baisse toute aussi généralisée n'est pas proche \u2014 une correction comme en 1987, quoique moins violente.Ces corrections arrivent périodiquement lorsque les investisseurs veulent réaliser leurs gains ou, simplement, se débarrasser d'actions qui ne soru plus prometteuses.Elles ont tendance à dépasser les bornes lorsqu'une mauvaise nouvelle soulève un vent de panique.On pouvait croire, il y a quelques jours, que la crise dans le Sud-Est asiatique serait la mauvaise nouvelle qu'on redoutait.Mais, pour l'instant, elle ne semble pas assez grave et elle est trop éloignée pour déclencher le pire à l'échelle mondiale.Une chose demeure certaine : il existe maintenant un élément d'incertitude et d'instabilité dans le monde, qui n'existait pas il y a six mois ou un an.Reste à savoir si ce nouveau danger nous rendra plus prudents ou, au contraire, plus enclins à accepter un risque plus élevé pour sauvegarder nos acquis.LA PRESSE ET VOUS Laval, Longueuil, Rive-Nord et Rive-Sud Le phénomène du fameux « trou de bei-gne », qui a pour effet de déplacer des mi-liers d'habitants des villes-centres vers la banlieue ou la périphérie, préoccupe à juste titre les élus municipaux.Montréal se vide lentement au profit de la banlieue, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.Le phénomène commence même à atteindre Laval.Le même déplacement des populations s'observe dans un grand nombre de villes canadiennes, américaines et européennes.Comme tous ceux qui cherchent à rejoindre la clientèle là où elle se trouve, les médias doivent aussi s'adapter à cette nouvelle réalité.Aussi, plusieurs grands quotidiens américains consacrent de plus en plus de pages, de cahiers, de suppléments aux localités de banlieue, aux villes environnantes des grands centres urbains.Parce que la population est là.Depuis quelques semaines, La Presse a commencé à offrir aux citoyens de Laval-Laurentides-Lanaudièrc, région communément appelée « Bloc nord », et aux citoyens de la Montérégie et plus largement de la Rive-Sud, une ou quelques pages quotidiennes d'informations spécifiques à leur région, du lundi au vendredi inclusivement.C'est dans cette même perspective de rejoindre les gens là ou ils habitent que cette décision a été prise.Bien sûr, Montréal et sa banlieue immédiate demeurent une priorité avec nos pages - Montréal métro ».A preuve, depuis a peine huit mois qu'il est affecté à la «< couverture n de la Communauté urbaine de Montréal .i (tes villes de banlieue, notre Journaliste Martin Pelchat, a lui seul, a publié 281 textes t sur la vie, les événements et les actualités de la CUM et de la banlieue montréalaise.Si ce n'est pas un record, c'est une très bonne moyenne de production.Trois autres chroniqueurs sont affectés à Montréal et aux affaires urbaines de la métropole et des environs : André Noël, Gilles Gauthier et Claude V.Marsolais, qui traitent de tous les aspects de la vie politique, économique, sociale, administrative, environnementale et urbaine.Il est essentiel, pour un quotidien comme La Presse, qui se veut à la fois un grand journal local, national et international, de bien desservir la métropole et les 28 municipalités de la banlieue immédiate.Mais un effort n'empêche pas l'autre.Déjà, notre quotidien consacrait beaucoup d'énergie à refléter ce qui se vit, se dit et se passe aussi bien dans le Bloc nord que sur la Rive-Sud.Les chiffres le démontrent abondamment.En un an seulement, notre journaliste Mar-tha Gagnon, affectée à la Rive-Sud, a publié 304 textes sur ce qui se déroule dans cette région.Pour sa part, notre journaliste Jean* Paul Charbonneau a publié un total de 574 articles en une année, dont plus de 106 sur Laval.Des données impressionnantes qui prouvent la volonté de La Presse de bien desservir ces deux vastes territoires.Afin d'accroître cette « couverture » régionale, un deuxième journaliste a été affecté sur chacune des deux rives.Marc Thibodeau, qui a deja fait bénéficier les lecteurs de quelques exclusivités importantes, travaille en collaboration avec Mari ha Gagnon en Mon-téregie et sur la Rive-Sud, tandis qu'Isabelle Hachey, qui a réussi exceptionnellement son stage d'été, se joint à Jean-Paul Charbonneau dans la région Laval-Laurentides-Lanaudiè-re.Jean-Paul Charbonneau demeure à Laval depuis 26 ans et y a élevé sa famille.Il y travaille depuis 20 ans.Il y est engagé socialement, surtout dans le domaine des loisirs.De son côté, Marina Gagnon habite la Rive-Sud depuis 20 ans.Tous deux connaissent donc très bien le tissu social et les particularités des populations qui habitent leur région respective.C'est ce que nous voulons refléter toujours davantage.L'accroissement rapide des populations de ces deux régions entraîne toutes sortes de phénomènes : l'éclatement de la banlieue ; une nouvelle dynamique pour des localités qui, hier encore, étaient des villages et qui sont devenues des villes moyennes ; l'urbanisation rapide et inattendue des localités ; les problèmes sociaux engendrés par cet éclatement spontané ; la criminalité accrue ; la nécessité pour les municipalités d'offrir des moyens de transport appropriés et des équipements communautaires adéquats ; le développement économique concurrentiel par rapport aux municipalités voisines, etc.Notre « couverture » de Laval-Laurenti-des-Lanaudière et de la Montérégie\u2014Rive-Sud ne se veut pas que municipale ou scolaire.Elle se veut plus large : culturelle, économique, sociale, communautaire.Elle veut traiter des grands débats qui ont cours, elle veut décrire ce que font les institutions publiques et les mouvements démocratiques de pression, elle veut faire partager les préoccupations des personnes qui habitent ces territoires.L'élargissement de la « couverture » offerte par La Presse aux centaines de milliers de citoyens qui habitent les rives nord et sud n'a pas pour objectif de concurrencer les médias locaux qui ont un rôle particulier à jouer dans les communautés locales et qui, pour la plupart des hebdomadaires, remplissent bien leur mandat.\u2022 La présence accrue de La Presse créera une nouvelle dynamique entre médias.Plus il y aura d'informations, mieux servis seront les citoyens, mieux sera la démocratie.Notre couverture dite « locale » se situe dans une perspective nécessairement plus régionale, afin d'intéresser les autres lectrices et lecteurs de La Presse à ce qui se passe autour d'eux.Sou ventes fois, la description de ce qui se vit dans un milieu donné influence les décisions d'un autre milieu.Une initiative à Boucherville ou à Candiac, à Lorraine ou à L'Assomption peut inspirer les dirigeants de Westmount ou Verdun, Anjou ou Saint-Léonard.Les débats seront élargis.Les habitués connaissent déjà les coordonnées de Martha Gagnon et de Jean-Paul Charbonneau.Pour les joindre, le télécopieur de M.Charbonneau est le 669-0759 et celui de Mme Gagnon est le 655-4965.Pour joindre Marc Thibodeau ou Isabelle Hachey, vous pouvez également acheminer vos communiqués de presse, invitations, convocations directement à Ui Presse, au télécopieur n« 285-6808.Citoyens de Laval-Laurcnlides-Lanaudie-re, de la Montérégie et de la Rive-Sud, notre objectif est d'être le reflet de ce que VOUS vivez.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 La police d'assurance 8 N Chantai Hébert La réalité dépasse souvent la fiction en politique.C'est plus que jamais le cas au Parlement fédéral où 44 députés souverainistes tiennent le filet de sécurité d'un exercice risqué de corde raide constitutionnelle entrepris par le gouvernement Chrétien dans l'espoir de dé-montrer aux Québécois la souplesse du fédé-îalismc.Le gouvernement libéral a beau avoir mis son poids derrière l'amendement réclamé par Québec pour créer des commissions scolaires linguistiques, seul l'appui unanime du Bloc québécois lui donne actuellement d'excellentes chances de ne pas se casser la figure et de montrer, par la même occasion, que la Constitution, telle que rapatriée en 1982, n'est pas le carcan que ces mêmes souverainistes s'évertuent à dénoncer en toutes autres circonstances.Au moment où ces lignes s'écrivent, le projet ne remporte pas encore l'adhésion officielle d'une majorité des 256 députés fédéralistes aux Communes.Au contraire, après une semaine d'examen en comité parlementaire, plusieurs des témoignages entendus étaient de nature à transformer des réticences à abroger les garanties confessionnelles de la Constitution en résistance.À première vue, c'est l'opposition officielle réformiste qui menace de donner le plus de fil à retordre au gouvernement.D'emblée, la formation de Preston Manning a signifié que l'amendement québécois lui rebutait, entre autres parce que, contrairement à un projet terre-neuvien du même cru, il n'a pas fait l'objet d'un référendum.Les ténors réformistes disent qu'ils ne sont pas convaincus que la population a mesuré tous les impacts de la réforme à l'étude.S'ils maintiennent cette position, il faudra soustraire leurs 60 votes au projet.Moins tranché dans ses réserves, le Nouveau Parti démocratique n'en est pas moins sibyllin.À la place d'envoyer des vétérans de la chose constitutionnelle, comme Svend Robinson ou Lomé Nystrom, au front du comité, Alexa McDonough y a dépêché une de ses recrues aca-diennes, Yvon Godin.Dès sa première intervention, ce dernier a exprimé de vives inquiétudes face à un projet qu'il voit comme un précédent dangereux pour les droits de ses compatriotes àcadiens.Dans le Parlement précédent, lors d'un vote sur le cas de Terre-Neuve, le NPD s'était divisé entre les deux camps.Cette fois-ci, 21 votes sont dans la balance.À l'époque du débat sur la déconfession-nalisation du système scolaire de Terre-Neuve, le chef conservateur Jean Charest et sa collègue Elsie Wayne avaient voté contre l'amendement proposé.Les sénateurs conservateurs avaient fait de même.Avant de pouvoir inscrire, en tout ou en partie, le bloc des 20 votes conservateurs aux Communes dans la colonne des OUI, il faudra voir comment Preston Manning M.Charest réconcilie les tendances contradictoires qui cohabitent au sein de son cau-cus.Tout cela aurait moins d'importance si le gouvernement libéral n'était pas aux prises avec ses propres dissensions internes.Sur Terre-Neuve, 36 députés libéraux avaient voté contre l'amendement et établi, du coup, un record de dissidence pour le parti au pouvoir.Rien n'indique que cette fronde se soit résorbée.Le gouvernement dispose de 154 voix aux Communes mais au moins une quarantaine d'entre elles sont fragiles ou perdues.Bien sûr, au fil des prochaines semaines, le débat va encore évoluer.Son aboutissement tient actuellement à deux gros grains de sable en puissance, dont ni l'un ni l'autre, en passant, n'a à voir directement avec la question linguistique.Le premier os, c'est celui de la place de la religion dans les écoles québécoises après un tel amendement.L'image d'un consensus a subi un coup, cette semaine, quand des groupes identifiés autant aux catholiques qu'aux protestants et aux anglophones se sont présentés pour dire que les engagements de Québec ne leur suffisent pas et qu'ils tiennent à tout prix à ce que la Constitution continue de protéger leur droit à une éducation confessionnelle.D'ailleurs, sur ce front, s'il y a un groupe susceptible de dissiper les impressions des derniers jours en témoignant devant le comité fédéral, ce n'est pas le gouvernement Bouchard dont certains s'entêtent à réclamer la comparution, mais plutôt les évêques du Québec qu'on voudrait bien, parmi les députés et sénateurs, entendre dire de vive voix que les assurances de Québec en matière de confessionalité sont suffisantes.Lucien Bouchard Et puis, si le gouvernement Bouchard évoque la clause « nonobstant » pour soustraire sa loi électorale à un récent jugement de la Cour suprême, son geste aurait un effet de domino à Ottawa.Aux yeux de l'opinion publique canadienne, ce recours constituerait un tel pavé dans la mare que ni le gouvernement libéral ni le Parti conservateur ne seraient en mesure, même s'ils le voulaient encore,^e livrer les appuis escomptés au projet d'amejh-dement.À cet égard, l'histoire se répéterait puisque la décision de Robert Bourassa de maintenir l'unilinguisme dans l'affichage par la mérne technique avait puissamment contribué à signaler le commencement de la fin de l'Aç> cord du lac Meech.Un mot enfin sur l'image tordue du Québec que véhiculent certains membres du-comité fédéral à l'occasion de ces travaux.Quand un député de la lointaine Saskatche-wan ou encore du fin fond de la Colombie-Britannique débite des sornettes sur le QUÊr bec, on a tendance à se demander dans quel marécage d'ignorance vont se pêcher de fet-les bêtises.À entendre, mardi, le conservateur John Lynch-Staunton affirmer que le Québec se moque des jugements de cour qui ne font pas son affaire, ou encore le libéral Nick Disce-pola déplorer que le Manitoba ou l'Ontario soient plus ouverts envers leurs minorités francophones que le Québec ne l'est avec les anglophones, il ne faut pas chercher plus loin que dans la bouche de certains de ceux qui font office de représentants du Québec a Ottawa.t 4 , Le raisonneur CHRISTIAN DUFOUR Avocat, l'autan enseigne à l'École nationale d'administration publique.« Les Québécois sont plus réalistes ; ils s.avent maintenant que l'indépendance ne sera pas un paradis », se félicitait récemment le premier ministre Jean Chrétien, en en attribuant le mérite à son ministre Stéphane Dion.Trois jours plus tard, celui-ci demandait aux Manitobains d'inscrire « Bienvenue » en français sur les plaques d'immatriculation de la province ; il annonçait le lendemain à Vancouver qu'envisager la sécession de la Colombie-Britannique constituait une « faute morale ».Fort de l'appui enthousiaste du premier ministre, le dérapage du ministre Dion sur le terrain de l'émotion et de l'identité est de plus en plus évident.On espéra un moment que ce spécialiste de la froide efficacité des administrations publiques, supposément réfractaire aux symboles creux et aux grands sentiments, amènerait davantage de réalisme des deux côtés de la barricade : montrer aux Québécois les risques associés à la rupture avec le Canada et aux Canadiens les coûts tout aussi réels du pourrissement de la question du Québec au sein du pays.Deux ans après son arrivée en politique, il est clair que le rôle essentiel du minisire Dion consiste à accentuer ce pourrissement.Déjà, quand il commença à parler de lui à la troisième personne comme sauveur du Canada* on devint songeur.Puis, rapidement, le pattem devint clair.M.Dion était moins un réaliste qu'un raisonneur, un « obstineux » toujours convaincu d'avoir raison, qui se faisait dans les faits l'instrument de ce qu'il y avait de pire dans le nationalisme canadien-anglais dans sa lutte contre le nationalisme québécois.Il ne se limita pas à rappeler la possibilité de la contestation d'un OUI victorieux par les anglophones ri autochtones, il mit son poids de minisire fédéral derrière un partitionnisme louant sur ce qu'il y a de plus fragile dans le tissu multiethnique montréalais.Il n'invita pas la Cour suprême à faire ressortir les parties de la Constitution qui allaient dans le sens des revendications québécoises et de la dualité canadienne, il l'amena sur le terrain colonial déblayé par Guy Bertrand et la formule d'amendement qui a causé l'échec de l'Accord du lac Meech* De plus en plus, le ministre responsable de l'unité\" canadienne joue avec des éléments volatiles qu'il ne maîtrise pas : 1rs symboles, les émotions, la morale même.S'épanouissanl au maximum dans la confrontation* il semble disposer du terrible pouvoir de polariser la question i m ad a Québec sur une base ethnique : Christian Dufour Pierre Trudeau jamais homme politique québécois sur la scène fédérale n'a été autant détesté de ces francophones qu'il veut convaincre, tout en étant apprécié des anglophones.Qu'y a-t-il de sain et de réaliste là dedans ?Où est la modération, ce qui fut toujours à la base du Canada dans ce qu'il eut historiquement de fonctionnel ?On a tendance à s'acharner sur Stéphane Dion parce qu'il excelle à canaliser l'agressivité des francophones.Cela ne saurait faire oublier qu'il est avant tout le fidèle exécuteur des volontés de Jean Chrétien.Pour sa part, le premier ministre est le gestionnaire du système légué par Pierre Elliott Trudeau, dont il a toujours refusé de se démarquer.H croit que le Canada de Trudeau est bon comme il est et que les Québécois n'ont pas d'autre choix que de l'accepter.Ce n'est pas un hasard s'il a aidé Clyde Wells dans sa lutte contre l'Accord du lac Meech, dont le Québec selon Dion pouvait se passer.Leurs discours en anglais sont clairs : leur objectif n'est pas la réconciliation historique du Québec avec le reste du canada, mais la totale défaite de ces séparatistes dont l'existence constitue le seul vrai problème du Canada.Les francophones qui ont voté majoritairement OUI au dernier référendum ?Us ne savaient pas ce qu'ils faisaient.Il y a chez MM.Chrétien et Dion une inquiétante méconnaissance de la dynamique des phénomène nationaux.Ils semblent incapables de voir qu'une aliénation aussi profonde et aussi documentée que celle des Québécois francophones ne disparaîtra pas avec la défaite des souverainistes mais, au contraire, empirera dramatiquement, détruisant alors le pays de l'intérieur.Ces pseudo-réalistes ne voient pas que c'est aujourd'hui un danger encore plus grand que celui de la rupture du Québec d'avec le Canada.Stéphane Dion essaie de convaincre les Manitobains que les Québécois apprécieront du français sur les plaques d'immatriculation de la province.En plus dérisoire, cela rappelle Trudeau et son rêve fou de « bilinguiser » formellement le v Stéphane Dion pays d'un océan à l'autre.À l'époque, personne au Canada ne trouvait cela réaliste : les Québécois des années 60 ne voulaient que du français dans la capitale fédérale, un meilleur sort pour les Acadiens et le transfert à Québec de certains pouvoirs liés à l'identité québécoise.Ces choses, le Canada anglais de Pearson et de Robarts vint bien près de les leur accorder.Mais ce fut Trudeau qui imposa finalement sa loi ; le pays sombra dans l'idéalisme.Bilinguisme, multiculturalisme, provincialisme, chartes des droits, tout fut poussé trop loin pour ne pas avoir à reconnaître la réalité québécoise.Le drame du Canada et du Québec fut que Trudeau, leur enfant le plus incontestablement doué, faillit à son rôle historique par manque de réalisme quant à la nature réelle du pays.Que Chrétien et Dion ne nous parlent donc pas de réalisme, eux qui ne font que pousser jusqu'à l'absurde un idéalisme qui est en train de détruire le Canada plus sûrement que ne feront jamais les nationalistes québécois.Un peu plus de lucidité aussi quant à la nature de leur rôle.À tout le moins, Trudeau bénéficiait de l'appui de ses compatriotes francophones et il a changé le pays, ne se limitant pas à demander la reddition du Québec au nom du Canada anglais.À Ottawa, ces temps-ci, le réalis te c'est Paul Martin, qui a réussi à sortir le Canada de l'ornière financière où il était enlisé.C'est à regretter de ne pas le voir à la tête d'un pays qui est encore capable de tant de vitalité.La velléité sécessionniste de la Colombie-Britannique, M.Dion, ce n'est pas une faute morale.Une faute morale, c'est votre appui au partitionnisme.Ce qui se passe à Vancouver n'est qu'une étape de plus dans le processus de désintégration du Canada, enclenché en grande partie par l'incapacité a régler le problème québécois.Que voulez-vous, c'est beau les rêves, mais la réalité est tenace.Un conseil enfin, n indisposez pas inutilement les Manitobains à notre égard : la situation est déjà suffisamment pourrie comme cela.Le Sommet de Hanoi: une valeur tout à fait symbolique LUONG TÛYEN NGUYEN L'auteur est président de la Communauté vietnamienne au Canada, région de Montréal.Il est aussi chirurgien en pédiatrie à l'Hôpital de Montréal pour enfants et professeur agrégé de chirurgie pédiatrique à l'université McGill.Le Sommet de la Francophonie se tiendra à Hanoi, au Vietnam, des 12 au 16 novembre prochains, et réunira les dirigeants de 49 pays francophones, dont le Canada.# Le concept de francophonie, de façon générale, çe n'est pas seulement d'avoir le français en partage ; c'est également de respecter les valeurs qui ont fait la grandeur de la culture française : les droits de l'homme, la liberté, la démocratie et la justice.Or, ces valeurs précieuses n'existent pas, à toute > fins pratiques, au Vietnam, un pays non francophone ( seulement 0.01 % de la population de 70 millions comprend le français ).Effectivement, depuis l'arrivée des communistes au pouvoir ( plus de 45 ans au Nord, plus de 22 ans au Sud ), le français a perdu sa place privilégiée, alors que la langue anglaise y est devenue plus florissante que jamais.Presque toutes les lois commerciales ont été traduites exclusivement en anglais.Récemment, Hanoi a exigé que les étiquettes des médicaments soient rédigées uniquement en anglais et en vietnamien.Bref, au Vietnam, la culture française est disparue dans la vie quotidienne en l'espace de quelques'décennies.Des institutions telles que le Centre culturel français, les célèbres lycées Albert-Sarraut ( Hanoi ), Yersin ( Dalat ), Jean-Jacques-Rousseau et Marie-Curie ( Saigon ) ont été obligés de cesser leurs activités, depuis que le pays est tombé aux mains des communistes.Par contre, les écoles de langue anglaise y poussent comme des champignons.Bref, la culture française a essuyé un flagrant recul face à l'anglais et le gouvernement de Hanoi ne fait aucun effort pour préserver et promouvoir la culture et la langue de Molière.Pendant ce temps, le peuple vietnamien souffre énormément, compte tenu du régime extrêmement répressif mis en place : ?Le pays reste l'un des plus pauvres du monde avec un produit national brut de 170 $/habitam/ année ( 280 $ au Burundi, 200 $ au Rwanda ).?4,5 % du budget national est alloué à l'éducation, alors que 34,5 % est attribué à la défense.?La malnutrition frappe plus de 50 % des enfants.?Le chômage touche 20 % de la population active ( taux le plus élevé de l'Asie ).Aucune liberté d'opinion et de religion n'est permise.Le Vietnam a été accuse devant la sous-commissions des Droits de l'homme de l'ONU d'utiliser une nouvelle loi autorisant la détention sans jugement pour mater les opposants politiques, journalistiques et religieux au régime.Le décret sur la dv tention administrative pour réprimer la liberté d'expression a été signe, en avril 1997, par le premier mjnistre Vo Van Kiet.Récemment, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme a fait pression sur le Vietnam pour qu'il liberc Immédiatement et inconditionnellement tous les prisonniers politiques ci religieux, ainsi que les écrivains, intellectuels et artistes emprisonnes.Nous sommes certains que le prochain Sommet de la francophonie de Hanoi n'aura qu'une valeur tout a fait symbolique pour les pays francophones et n'obtiendra pas le résultat attendu, c'est i d re un partage de la langue et une vision fondée sur le respect des Droits de l'homme, ainsi qu'une collaboration durable dans la solidarité et l'amitié. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 Plus Le frisson sécessionniste de la Colombie-Britannique - Chantai Hébert e phénomène sécessionniste en Colombie-Britannique a ceci de particulier qu'il défie une des lois de la nature, c'est-à-dire que, plus on s'en éloigne, plus il grossit.Vue d'Ottawa ou de Montréal, l'attitude belliqueuse qui est en voie de devenir la marque de commerce de la classe politique de cette province peut donner l'impression qu'on assiste actuellement à l'autre bout du Canada à une véritable ruée vers les barricades souverainistes.Certainement, depuis la rentrée politique de l'automne, les frictions entre le gouvernement fédéral et la Colombie-Britannique ont fait au moins autant de tapage médiatique que les duels récurrents entre fédéralistes d'Ottawa et souverainistes de Québec.Dans l'ordre, il y a eu et il y a encore la guerre de mots que se livrent le gouvernement néo-démocrate de Victoria et celui d'Ottawa sur un ton tellement virulent qu'on en oublie que, dans le conflit du saumon qui provoque tant d'éclats, le Canada et la Colombie-Britannique sont des alliés contre les États-Unis.À cela est venue s'ajouter une sortie de l'ex-ministre conservatrice Pat Carney, aujourd'hui sénatrice, qui estime que sa province est tellement mal traitée par Ottawa qu'elle ne devrait plus exclure la sécession parmi ses options pour l'avenir.Et, au beau milieu de cette polémique, le député fédéral néo-démocrate Sven Robinson a trouvé le moyen de se faire expulser des Communes en accusant le ministre fédéral des Pèches, David Ander-son, de trahison pour son comportement dans le dossier du saumon.Et puis un sondage indiquait que sept électeurs sur dix considéreraient la sécession comme une solution de rechange valable s'ils se sentaient lésés dans la fédération.Et pourtant, ce n'est quand même pas demain la veille qu'on verra au Téléjoumal ou au National des foules de Britano-Colombins adapter à la sauce de leur province le « Québec aux Québécois» du mouvement souverainiste d'ici.Un frisson, pas de fièvre Alerté par ce qui pourrait être les symptômes précurseurs d'une grande fièvre sécessionniste, le gouvernement libéral a déployé il y a quelques jours plusieurs de ses ténors sur le terrain de la Colombie-Britannique.À l'évidence de ce qu'ils ont entendu, les frissons sécessionnistes actuels n'ont rien d'épidémique.Témoin, l'échantillon suivant.\u2014 Pas un mot sur la question n'est sorti de la bouche d'un seul de la centaine d'étudiants et d'une poignée de professeurs de l'université Simon Fraser avec lesquels le ministre des Finances, Paul Martin, a débattu pendant une bonne heure à la faveur d'un cours d'économie.PHOTOS PC La guerre de mots entre le gouvernement néo-démocrate de Victoria et celui d'Ottawa se déroule sur un ton tellement virulent qu'on en oublie que, dans le conflit du saumon qui provoque tant d'éclats, le Canada et la Colombie-Britannique sont des alliés contre les États-Unis.Sur la photo, l'arraisonnement d'un navire américain par des dizaines de petits bateaux de pêcheurs canadiens.Jcf\" L'ex-minîstre conservatrice Pat Carney, aujourd'hui sénatrice, estime que sa province est tellement mal traitée par Ottawa qu'elle ne devrait plus exclure la sécession parmi ses options pour l'avenir.À la suite d'un discours sur les vices du «chantage» sécessionniste, le Vancouver Sun a coiffé une photo du ministre Stéphane Dion du titre flatteur Standing on guard for Canada, ce qui équivaut au summum des compliments qu'on puisse faire en Colombie-Britannique à un ministre québécois.\u2014 Pas une inquiétude n'a été formulée sur cette hypothèse au cours d'un échange entre une vingtaine de journalistes dépêchés par les médias ethniques de Vancouver et les ministres Martin et Dhaliwal.\u2014 Pas un son sur le sujet n'a été entendu au fil de la vingtaine de mémoires présentés verbalement par les intervenants aussi bien syn- dicaux que patronaux, universitaires et politiques de la Colombie-Britannique qui se sont succédé pendant deux jours devant le comité parlementaire des Finances pour faire entendre leurs vues sur les choix économiques qui s'offrent à Ottawa.\u2014 Pas un bruit sécessionniste n'est vraiment venu épicer une tribune téléphonique, pourtant animée par Rafe Mair qui compte parmi ce que la province a de plus féroce dans le genre et à qui le ministre Stéphane Dion s'était offert en pâture.\u2014 Pas un éclat de voix discordant n'a retenti au terme d'un discours au cours duquel le même ministre avait fait la leçon à la Colombie-Britannique sur les vices de ce qu'il a décrit comme le « chantage » sécessionniste.Au contraire, son message a été tellement bien reçu qu'à la une du Vancouver Sun du lendemain, on pouvait voir un Stéphane Dion à la mine plutôt avenante coiffé du titre flatteur Standing on guard for Canada, ce qui équivaut au summum des compliments qu'on puisse faire en Colombie-Britannique à un ministre québécois.Des éternuements à répétition Cela dit, ce n'est pas parce que la Colombie-Britannique n'a pas la main sur la poignée de la porte de la fédération qu'on a fini de voir les politiciens fédéraux accourir chaque fois que la province éter-nue.Le contraire va plutôt se produire et cela, d'abord, parce que s'il y a une force politique montante actuellement à Ottawa, c'est cette province.Ainsi, quatre des six députés élus par le PLC en juin sont membres du Conseil des ministres de Jean Chrétien, un record de représentation pour un caucus provincial aussi modeste et tout un changement par rapport au mandat précédent alors qu'on avait entendu le premier ministre déclarer d'emblée que si la Colombie-Britannique voulait plus d'influence dans son cabinet, elle n'avait qu'à voter plus fort pour ses libéraux.La Colombie-Britannique est également la province la plus fortement représentée au sein de la nouvelle opposition officielle réformiste, avec un député de plus que l'Alberta.( Cette supériorité numérique est cependant sujette à confirmation lors d'une élection partielle puisque récemment, la députée Sharon Hayes a dû démissionner pour des raisons familiales.) Le NPD, avec un gouvernement de son parti au pouvoir à Victoria, a également des raisons impératives de véhiculer le point de vue de cette province au Parlement fédéral.Malgré tout, comme l'Alberta pendant les années 70, la Colombie-Britannique juge qu'il y a un déficit criant entre sa contribution à la fédération et le dû qu'elle en rétine.Cette frustration risque d'aller en s'exacerbant.Au moment où le reste du Canada, en particulier l'Ontario; connaît un vent de relance économique, la Colombie-Britannique s'engage, selon tous les pronostics, dans une période prolongée de vaches maigres, accentuée notamment par un fléchissement de son industrie forestière.Ce mouvement à contresens de la tendance économique ambiante est d'autant plus préoccupant pour le gouvernement fédéral qu'il pourrait contribuer à élargir le fossé qui sépare déjà Ottawa de Victoria sur le front de l'unité canadienne.Or.le succès de la stratégie fédérale en matière de reconnaissance formelle du Québec dépend de sa capacité d'amadouer la Colombie-Britannique.Enfin, ce n'est pas parce que le débat sur l'avenir politique de la province ne fait pas une large place à la sécession dans le contexte actuel qu'il en serait ainsi dans toutes les circonstances.Si le Québec votait OUI à la souveraineté, tous les avis, y compris celui du premier ministre Glen Clark, concordent pour dire que l'hypothèse de la sécession de la Colombie-Britannique de ce qui resterait du Canada se déplacerait de la marge au centre du débat politique local.Ce qui signifie, assez ironiquement, que le moteur sécessionniste de la Colombie-Britannique carbure jusqu'à nouvel ordre au Québec.Grèce: la prison.sur le bout de la langue ?FRED A.REED * bllaboration spéciale En Grèce, parler sa langue maternelle \u2014si elle est minoritaire \u2014 peut conduire à la prison.Du moins, tel risque d'être l'impact du procès explosif qui débutera le 14 octobre dans la ville de Florina, dans le nord de la Grèce.Quatre citoyens se retrouvent devant les tribunaux poux avoir utilise publiquement une langue que l'acte d'accusation refuse d'identifier.Décrit tomme outrancier par loNG athénienne Droits des mino-nus.le procès a déjà soulevé un tollé en Europe.L'organisation de Surveillance des droits humains r Helsinki Watch vient d'y dépêcher une importante délégation multinationale d'observateurs.L'affaire remonte au 6 septembre 1995, quand les quatre accusés posent un tableau près de la porte du quartier général de leur formation politique, l'Arc-en-ciel.Ce parti est voué à la promotion des intérêts de la minorité macédonienne qui habite la région, et son nom y est inscrit en grec et en macédonien, en caractères cyrilliques dans ce dernier cas.Quelques jours plus tard, la police, sur l'ordre du procureur,, fait enlever le tableau offensant sous prétexte qu'il incite les citoyens à la violence et trouble la paix.Le lendemain une foule menée par le maire saccage, puis incendie le bureau.Des poursuites sont intentées aussitôt.Fait cocasse : se ne sont pas les casseurs qui sont visés, mais les victimes.Tout se passe à Florina sous le signe de l'unanimité.Sont venus témoigner de leur indignation les représentants dis cinq grandes formations politiques grecques, ainsi que plusieurs associations professionnelles, dont le Barreau et le synode local de l'Église orthodoxe.Dans leurs dépositions, certains témoins traitent les accusés d'ami-grecs et d'agents à la solde de Skopje ( c'est ainsi, par le nom de sa capitale, que la République de Macédoine voisine est appelée en Grèce ).Manifestement, de vieux démons hantent toujours la Grèce, qui se targue d'être l'État le plus homogène de la région.Pour Athènes, il n'y «i pal de minorités nationales.et à plus forte raison de minorité macédonienne, sur son territoire.Dans la région de Florina ainsi qu'ailleurs dans le nord de !a Grèce, il existe une population minoritaire qui s'identifie de plus en plus ouvertement comme macédonienne, et qui s'exprime dans une langue qui ressemble à s'y méprendre à celle parlée au pays voisin du nord.Le procès de Florina est d'autant plus étonnant qu'il a lieu à trois heures de route de Salonique, capitale culturelle de l'Europe en 1997.Un verdict de culpabilité pourrait faire renaître de vieilles inquiétudes et creuser à nouveau le fossé entre Athènes et Skopje.On se rappelle qu'avec la dissolution de l'ancienne Yougoslavie, en 1991, la République fédérée de la Macédoine, ayant vote a 90 % en faveur de l'indépendante, choisit pour nom la Macédoine.Ce qui n'a guère plu à Athènes, qui insiste pour y voir la subtilisation d'une partie de sa propre identité, sinon de son patrimoine historique.La Macédoine a toujours été grecque, et elle le sera toujours », clama-i - on lors d'une manifestation monstre tenue à Salonique en 1994.Un mois après, le gouvernement d'Andréas Papandréou, fraîchement élu, décrète le blocus économique.Mais la Macédoine, forte de l'appui américain, a tenu le coup.Avec l'arrivée au pouvoir à Athènes d'un gouvernement néolibéral dirigé par Costas Simitis, le litige semblait avoir trouvé la voie de solution.La Grèce a mis fin au blocus, et certains ressortissants macédoniens nés en territoire grec avant la Deuxième Guerre mondiale ont pu, après plus de 40 ans, rendre visite à leurs villages natals.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 Plus NOUVEAU-BRUNSWiCK Les Acadiens propulsés à l'avant-scène Gérald LeBlanc Il a suffi d'une semaine pour transformer le paysage et propulser les Acadiens à l'avam-scène politique du Nouveau-Brunswick.Lundi, le très populaire Frank McKenna, démissionnait de ses postes de chef du Parti libéral et de premier ministre.Samedi, un tout jeune Acadien, Bernard Lord, devenait chef du très anglophone Parti conservateur de la province.Et un autre Acadien, Raymond Frenette, assure l'intérim jusqu'au choix d'un nouveau chef libéral, le printemps prochain.De nouveaux acteurs et un tout nouveau match en perspective, surtout pour nos voisins acadiens.Lors des prochaines élections, les Néo-Brunswickois n'auront probablement d'autre choix que d'élire un Acadien à la tête de leur province.Comme leurs grands frères fédéraux, les libéraux du Nouveau-Brunswick pratiquent en effet la règle de l'alternance franco-anglo pour le choix de leur chef.Une règle non écrite mais suivie depuis le passage de Louis Robichaud dans les années 60.Le choix se fera alors entre des Acadiens ( Thériault, Blanchard, Richard, Mersereau.) qui représentent de toute façon les poids lourds du parti.Microcosme du Canada, le Nouveau-Brunswick l'est avant tout dans l'arène politique: les Acadiens dominent la scène provinciale comme les Québécois ont longtemps dominé la scène nationale.Le Gérard D.de l'Acadie Lors de l'élection de Frank McKenna comme chef du parti libéral en 1985, un de ses adversaires, Raymond Frenette, avait déclaré qu'il était trop jeune pour diriger la province.C'est finalement ce Gérard D.Lévesque de Les Acadiens dominent la scène provinciale comme les Québécois ont longtemps dominé la scène nationale.l'Acadie qui devient premier ministre pour quelques mois, après un quart de siècle de loyaux services et de présence assidue à l'Assemblée législative.Tout en savourant sa récompense, cet homme de parti et d'expérience veillera à la bonne marche de l'État pendant que ses jeunes collègues se disputeront le droit de succéder à la vedette McKenna.On compte déjà quatre ministres sur les rangs de la succession ; deux députés et un ministre se sont déjà prononcés en faveur de l'un d'eux, Camille Thériault, ministre du développement économique et vétéran de trois élections, l'homme à battre dans cette course au leadership.M.Thériault est le fils de Norbert, ministre de la Santé sous Louis Robichaud et sénateur jusqu'à sa retraite l'an dernier, le frère d'Aurèle, ancien président de la Société des Acadiens, le frère de la femme d'un juge et le frère de Ginette, la femme de notre collègue journaliste Jean-Claude Leclerc.Bref, un homme branché sur le pouvoir acadien.À moins d'une alliance pour lui barrer la route, en raison de son trop grand empressement, ce sera donc Camille Thériault contre Bernard Lord, un match acadien entre deux diplômés de l'Université de Moncton.Le tout sans vouloir offenser Eli-zabeth Weir, la valeureuse chef et seule élue du NPD, qui fait oeuvre de titan dans l'opposition mais qui ne peut espérer supplanter les deux vieux partis.D'un Bernard à l'autre * Si l'hiver s'annonce mouvementé pour les libéraux, le pire est passé pour les conservateurs qui ont connu leur bonne part de malheur depuis le départ de Richard Hatfield en 1987.Bernard Val court, l'ancien ministre acadien de Brian Mulroney, avait reconquis l'opposition officielle pour les conservateurs en 1995, mais ce ne fut pas assez pour assurer son emprise sur le parti.En démissionnant au début de l'été, M.Valcourt avait carrément accusé les anglophones de ne l'avoir jamais accepté, « francophone et Acadien par surcroît », pour diriger « leur » parti conservateur.C'est donc à la surprise générale que le parti vient de se donner un nouveau chef acadien, Bernard Lord, un jeune loup de 32 ans qu'on décrit comme le McKenna de l'an 2000.Ce fut en effet assez surprenant de voir, après le premier tour de scrutin, deux candidats anglophones se rallier non pas à l'autre anglophone, Norman Betts, mais à son rival acadien, Bernard Lord.M.Betts a revécu le brutal réveil de John Crosbie, écarté du lea-derphip conservateur fédéral en 1983 parce qu'il avait mis sur le même pied sa méconnaissance du français et du mandarin.« Il était impensable, pour un unilingue francophone d'aspirer à diriger la province.C'est maintenant également impossible pour un unilingue anglophone », soutient le politologue Roger Ouellet.M.Ouellet, tout autant que Michel Doucet, doyen de la faculté de droit de l'Université de Moncton, estime que la lutte pourrait être chaude à nouveau, après les balayages libéraux de la dernière décennie.« Avec Frank McKenna c'était un one-man show, une sorte de régime présidentiel qui laissait peu de place aux autres ministres.En plus d'avoir à se faire connaître, les lieu- C'est à la surprise générale que le Bernard Lord, un jeune loup de 32 PHOTOS PC conservateur vient de se donner un nouveau chef acadien, qu'on décrit comme le McKenna de Pan 2( À la suite de la démission du très populaire Frank McKenna (à gauche) des postes de chef du parti libéral et de premier ministre» c'est VAcadien Raymond Frenette (à droite) qui assure l'intérim jusqu'au choix d'un nouveau chef libéral, le printemps prochain.À l'arrière, le lieutenant gouverneur Marityn Trenholme Counsell.tenants de McKenna devront porter les mauvais côtés de ses réformes draconiennes », explique le professeur Doucet.« Robichaud, Hatfield et McKenna \u2014 en poste de 1960 à 1997 \u2014 n'avaient pas 40 ans lorsqu'ils sont devenus premier ministre.Cette tradition de jeunes leaders pourrait favoriser Bernard Lord, qui semble vraiment vouloir le poste », ajoute son collègue Ouellet.L'effritement du vote ethnique On pourrait écrire un livre sur l'opportune identité de Bernard Lord \u2014 prononcé comme dans Lord Beaverbrook \u2014 candidat bilingue et biculturel, fruit de mariage exogame, né dans le village loyaliste de Me Adam et vivant dans le fief acadien de Dieppe.Aux écoles que fréquentent ses enfants, à l'Université de Moncton où il a fait ses études et à Shippa-gan d'où vient sa femme, tout le monde pensait qu'il était un Acadien pure laine.« Un politicien en kit, fait sur mesure.Si on veut être accepté, il faut gommer son identité acadien-ne et surtout ne manifester aucun penchant nationaliste.Seul le ministre Bernard Richard véhicule ouvertement les aspirations nationalistes des Acadiens.Comme pour les Jeux de la francophonie que revendique le Nouveau-Brunswick, il faut prendre soin de ne jamais mentionner le nom Acadie », commente Martin Pitre, rédacteur en chef du magazine acadien Vcn'd'cst.Sans aller aussi loin, tous signalent le champ miné dans lequel doivent évoluer les Acadiens du Nouveau-Brunswick, une province profondément marquée par le vote ethniqe.« Les anglo-protestants votaient conservateur tandis que les Irlandais et les Acadiens votaient libéral : un vote polarisé et un électoral captif », explique Roger Ouellet.Déjà en 1971, Jean-Guy Finn avait cependant prévu, dans son mémoire de maîtrise à l'Université d'Ottawa, que ce vote ethnique s'effriterait.Les Acadiens formaient une société homogène et votaient en conséquence.Au fur et à mesure que-leurs situations allaient se se diversifier, leurs votes aussi se disperseraient, avait alors soutenu M.Finn, neveu du lieutenant-gouverneur Gilbert et sous-ministre à la Santé et aux Services sociaux à Frederic-ton.Richard Hatfield et son lieutenant Maurice Simard avaient réussi à percer le mur séparant les conservateurs des Acadiens.Et Frank McKenna, avec son austérité fiscale, a séduit bon nombre d'anglo-p rot estant s.Aux élections fédérales de juin, ce fut la dispersion totale du vote populaire : conservateurs 35 %, libéraux 33 %, néo-démocrates 18 % et réformistes 13 %.L'ombre du Reform Il ne faudrait cependant pas oublier qu'aussi récemment qu'en 1991, le ressac antifrancophone avait permis au COR ( Confédération of Régions ) de faire élire une douzaine de députés et de former l'opposition officielle à Fredericton.L'élection d'un autre francophone à la tête du Parti conservateur pourrait-elle faire revivre le COR ?Conde Grondin, politologue de Fredericton, estime que c'est plutôt du Reform Part y de Monning dont il faut se méfier.« Moins radical que le COR, surtout depuis que Manning a poli son image, le Reform \u2014 13 % du vote au Nouveau-Brunswick aux élections de juin \u2014 pourrait faire d'importantes percées, surtout dans la région de Fredericton.L'argent et l'organisation sont déjà là.II ne manque que le feu vert pour lancer une formation provinciale, décision qui sera prise au congrès d'orientation du printemps prochain >», explique M.Grondin.« Il y avait, ajoute-t-il, d'anciens coristes ( membres du COR ) au dernier congrès conservateur, dont un ancien député, mais un grand nombre demeurent orphelins et prêts à appuyer un vrai parti de droite.» Les fruits du french powrr On sait que les Franco-Québécois sont loin d'être unanimes sur les bienfaits du french power de Pierre Elliott Trudeau à Ottawa.Que pensent les Acadiens de la nouvelle donne où les leurs occupent les principaux postes de l'avant-scène politique ?« On peut s'attendre à une oreille plus attentive, mais ça ne veut pas dire que les réformes réclamées seront mises en place du jour au lendemain », estime le juriste Michel Doucet.Ronald Brun, le président de la Société des Acadiens, va dans le même sens : « On bénéficiera d'une plus vive conscience des retards de la communauté acadienne \u2014gestion des écoles et des hôpitaux, développement économique dans les régions rurales \u2014 et plus de sensibilité à nos revendications.» Il insiste cependant sur le danger de se croiser les bras en se disant que « nos leaders s'occupent maintenant de nos problèmes.» « Il ne faut pas oublier, précise-t-il, que la majorité insistera pour que les leaders acadiens ne nous avantagent pas trop.C'est à nous de continuer à mettre la pression, de ne pas nous endormir comme on l'a fait durant les premiers mandats de McKenna.» Quant à Martin Pitre, il fait valoir l'ambivalence de la présence acadienne à l'avant-scène.« Dans le premier gouvernement McKenna, la plupart des postes clés étaient aux mains des Acadiens.Pourtant, et on a moins avancé que durant les derniers mandats de Hatfield.» B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 Plus Le « grand casino » pétrolier de la Caspienne La Caspienne sera-t-elle le nouveau Koweït du XXIe siècle, ou un Bre-X aux proportions gigantesques ?Gilbert Grand Oubliez les mines du Congo, les diamants sud-africains, l'affaiblissement des « Tigres » asiatiques, la croissance des fonds communs de placement ou l'introduction de l'euro.Ce qui actuellement \u2014 et sans doute pour les années, voire décennies à venir \u2014 fait courir les hommes d'affaires occidentaux, ce qui attire les investissements faramineux de consortiums internationaux, ce qui mobilise les chancelleries et apparaît en filigrane dans plusieurs conflits ( Caucase, Afghanistan ), se résume en une formule quasi incantatoire : le pétrole de la Caspienne.Il s'agit en fait de la vaste zone qui s'étend des rives de cette mer intérieure jusqu'aux steppes désolées des républiques avoisinantes d'Asie centrale et dont le sous-sol recèlerait la plus grande concentration de richesses naturelles encore non exploitées de la planète.Ces réserves dépasseraient les 200 milliards de barils de pétrole ( soit trois fois moins que celles du golfe Persique mais assez pour satisfaire les besoins américains jusqu'en 2030 ) d'une valeur de 4 000 milliards de dollars au cours actuel.Et les réserves de gaz naturel de la région seraient tout aussi importantes.Investissements nécessaires : plus de 50 milliards de dollars que la cinquantaine de compagnies étrangères et de pays se pressant à Bakou ou Almaty par l'odeur du péûrole alléchés, semblent prêts à débourser.Que ne ferait-on pour ajouter quelques millions de barils à la production journalière mondiale ( 70 millions de barils ), réduisant d'autant la dépendance du monde industrialisé envers 1 OPEP?Le «Grand Jeu» Un seul hic, et il est de taille: aucun réseau véritable de pipelines modernes ne relie cet Eldorado enclavé aux voies maritimes traditionnelles, à l'exception de l'oléo-duc russe Bakou-Novorossisk et de sa bretelle Uzen-Novorossisk.La porte est dès lors ouverte à tous les marchandages, toutes les convoitises^ tous les scénarios autour des tracés potentiels.Chaque pays entend bien profiter de la manne des droits d'exploitation ou de passage tandis que les grandes puissances ( États-Unis surtout ) y voient l'occasion unique de marquer des points.Tout cela annonce une reprise \u2014 mais à une échelle exponentielle vu le nombre de nouveaux acteurs impliqués \u2014 du « Grand Jeu » que l.i Russie tsariste et l'empire britannique se sont livré tout le long du XIXe siècle dans cette région qualifiée en 1904 de « pivot géographique de l'Histoire » par Sir Halford MacKinder.Rappelons qu'à cette époque le premier boom pétrolier de la Caspienne était orches-tié par les Rotschild de France et les frères Robert et Ludvvig Nobel.Fn concurrence avec | ccndeori a%haai 2562730 FOURNIER n\t\t m 514-666-1251\t¦\tI3S ENCAN TEUf 23é->M'ée Maison, Laval, Oc M7E4P2 \u2022\tF»r: 514^66-0562\t ^¦BJBJBJBJHflHBajHàVHKfl ^¦PI^I^^^BlBBliHBaalHII^a^H^BlHHaBBSBBBaBBaaHBBr Selon les mandats d'institutions financières urne / part a ktw i vi TMXSffWT chevaux / CAMMS / CHABOTS eley./ tm.umi DUTES / bureau / «VUS.\u2014root vendu» Le mercredi 29 octobre 1907 à 11 h Au: 2380.Montée Masson, Duvemay, Levai (AuL Lave* EU (440) ou AuL 25 ou Ptt O, tore* 16 i gauche) INSPECTION: Lamardi 28 octobre 1997 de 9 h a 17 h COHOmOHêi 25% à I admdcatwn.balança comptant ou chaque certifie, sujet aux concttion» «rti-cnees, 10% pnme d'acheteur FOURNIER fH 514-666-1251 ENCANTEUR « >M!aaMeucn Levât, Oc H7E4P2 \u2022 fax 514-6S6-OS62J ENCAN PUBLIC DANS LA FAJLLITE DE : CENTRE POUR LA FORME 5800 QUE.INC.CENTRE DE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE EN LOTS DETAILLES, SANS RESERVE POUR NOTRE COMPTE ET / OU AI/TRES PARTIES INTERESSEES O LE: JEUDI 30 OCTOBRE 1997 À 10 H 30 Vf x ENDROIT : 5800, RUE ST-DENIS, SUITE 604, MONTRÉAL (QUÉBEC) icoin rosemond x INSPECTION : MERCREDI 29 OCTOBRE 1997 DE 10 H A 18 H HT (2) STAIRMASTERS 4000PT \u2022 (2) STAJRMASTERS 3000CE \u2022 GRAVTTRON 2000 \u2022 (2) STAJRMASTERS \u2022 RAMEUR CT2400 \u2022 DOUBLE LAT PULL DOWN \u2022 (2) ABDUCTOR CT6100 \u2022 (2) BENCH PRESS CT2300 \u2022 (2) PULL OVER MACHINE CT2500 \u2022 NAUTILUS STAlR CUMBER \u2022 NAUTILUS VELO ALLONGE 500 \u2022 (8) VELOS STATIONNAIRES MONARK \u2022 TRICEP MACHINE CT3350 \u2022 LOT DE SUPPORT EN METAL AVEC BARRES D'EXERCICE \u2022 (50) POIDS / HALTERES AVEC SUPPORTS \u2022 BENCH DECK CT2310 \u2022 SHOUL-DER MACHINE CT2210 \u2022 BICEPS MACHINE CT3100 \u2022 SUPER LEGS EXT CT5000 \u2022 LYQNS LEGS CURL \u2022 LEG PRESS CT5500 \u2022 HACK MACHINE \u2022 DOUBLE LAT MACHINE \u2022 EXEROSEUR DE MOLLETS \u2022 (2) BANCS INCLINES \u2022 (2) LEGS CURL \u2022 EXERClSEUR ABDOMINAUX \u2022 (2) PECK DECKS \u2022 RAMEUR \u2022 hip MACHINE \u2022 (3) PLANCHES ABDOMINALES \u2022 VERTICAL KNEE RAlSE \u2022 PLANCHE ABDOMINALE YORK \u2022 (3) BARRES OLVMPrC \u2022 (5) BENCH PRESS \u2022 BACK PULLER \u2022 PUNCHING BAG \u2022 EXERCISEURS DE COU.BRAS.ETC \u2022 (4) OLYMPIC WE'GHT TREES \u2022 LOT DE POIDS / HALTERES \u2022 TOTAL HANCHES MAC H \u2022 (30) MARCHES AEROBIC \u2022 (65) AEROBIC HEIGHTS \u2022 PRESSNECK \u2022 DlP MACHINE \u2022 LOT DE MIROIRS \u2022 LOTS DE RACKS BANCS.POIDS.MATELAS \u2022 (60) TAPiS \u2022 BALANCE \u2022 (50) CASIERS EN METAL \u2022 (3) TABLES A MASSAGE \u2022 LOTS D EQUIPEMENTS DIVERS \u2022 ETC ÉQUIPEMENT OE BUREAU : (4) 486 ORDINATEURS / COULEUR.ETC \u2022 LOTS D'ETAGERES \u2022 14) CLASSEURS \u2022 (19) CHAISES \u2022 (4) BUREAUX \u2022 (2) REFRIGERATEURS \u2022 RADIO \u2022 (4) HAUT-PARLEURS -AEROBIC- \u2022 MICRO-ONDES \u2022 CAFETIERE \u2022 SÉCHOIRS \u2022 VENTILATEURS \u2022 CABINETS \u2022 BANCS \u2022 TABLES.ETC.REEBOK W-1000 SKY WALKER \u2022 (4) TAPIS ROULANTS CONrjmONS : 25% COMPTANT A L'ADJUDICATION \"SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHEQUE CERTIFIE.FRAIS 0'ACHETEUR 10%.2562s62 ENCAN VOX (514) 594-1160 ENCANTEURS * ÉVALUATEURS É LIQUIDATEURS w 4 BROSSEAU ENCAN PUBLIC Dans l'affaire de 2978695 Canada Inc.GROUPÉ PHOTO CONCEPT INC.ÉQUIPEMENTS DE DÉVELOPPEMENT DE FILMS seront vendus en lots détaillés DATE DE L'ENCAN LE MARDI 28 OCTOBRE À 10 H 30 _AU 8190, rue Champ d'Eau, St-Léonard_ \\VZ\\TI KS ACTIFS : U «tét 27 eeteect astre 11 a ai 17 k aa H», rat Chatap 4 Un à Si lassera.liste perte** : (1) Posterlab France \u2022 (1) Leader LAB II.50 HZ 135 X \u2022 (1) Print Leader FR 50 HZ \u2022 (1) Self 4c couleur verHon française monneyeur à fêtons Plv CONDITIONS : Dépôt 25% comptant ou chèque certmé \u2014 Balance comptant ou chèque certifié \u2014 Frais d'encan, 10% \u2014 Autres termes et conditions affichés sur les lieux.> BROSSEAU' MONTRÉAL I QUEBEC 7077 ajtSaa*a»t»tt^?tSAf*rjuHiM7Y?I ?31.rmrjBBorrJaeui.Si-AuguttnQuêter.G3A 1V9 Tel Cb14|3bf>19»-fsx ftM)3fe.rm I TU (418) 87S4aBl-f as (418)878-1460 EMCANTEUR.LIQUIDATEUR.ÉVALUATEUR w AVIS D'ENCAN Dans l'affaire de la faillite de WILLY-LAM et autres intérêts.seront vendus par ENCAN PUBLIC En lots détaillés, sans reserve.Le mercredi 29 octobre 1997 à 10 h 30 sur les lieux 7250, Mile-End #510, à Montréal (Québec) DEPARTEMENT DE COUTURE (3)mod B55n/(2)mod 062- B705-5Û3/ mod 062-8715-103/(2)mod £\u2022 4Û/(2)Mach a boutons moa LH4-B814-2 ¦ BMua2) moQ DDL-555 / mod.DOL-555-4 automatique / 0 toc* S Ns moa MO-816 / Tache* lk 982 \u2022 Bouton automatique / (2) Macn a boutons mod MB-372 et MBK-18C ¦ 3 Druon SoecteJ ; Overtocfc / ?aouèes / Macranc a gance \u2022 2 Kanaai Soeoal ; mod W-842 ' Macr, pour etastioue \u2022 2 Consaw : mod 221 et 230 \u2022 Mac* a coudre automatique Mitsu \u2022 Bt*x) shen Treesurt mod BS-20 \u2022 Suoetteuet [mod SlM-SS^SuTreReus^WIfcflaJLÛito^wd 515-E32j45l»Ete.DEPARTEMENT DE PRESSAGE Cornpresaeur AH.S h P mod AHS-K118-811 \u2022 Asprateur Rama Dr»-Vac Corp.Mod RP-12 \u2022 Presse AJas Praiiii.mod 0C45 \u2022 Presse a vapeur New York.mod.: 1-AA-45 \u2022 Presse New Yorkar mod.42\" \u2022 2 Presses drjamssm.mod.: Aqua-4 \u2022 2 Fers a repasser »,mod SA-3Et3Persareoaer plastique pour emoa!ier \u2022 Support pour omt)étape \u2022 Boutons assort» \u2022 Bobmes de W \u2022 Réfrigérateur Osnarsl Electric, etc Inspection : U mardi 26 octobre 1997 de 9 h è 16 h.Conditions : Prime d*acheteur de 10 %.dépôt 25% comptant solde payable en comptant ou chèque certifié.fg[ EBcaateori Ltéc ENCANTEURS e ÉVALLATFl 1 SliMHaMHH lf«, boaL Sl-Hsear O.Uni (Québec) H7L 4A8| Auctioneers Ltd TéL:(5l4)6S2-il47aFaJc(5U)682-8S5e DANS L'AFFAIRE DES FAILLITES DE SYSTÈME DE PRÊTSPECTRUM LTÉE ET MEUBLES CHAMPAGNE SERONT VENDUS PAR : IM N LE: AU: INSPECTION Mardi 28 octobre 1997 A 10 h 30 10200.St-Laurent à Montréal (Québec) Le lundi 27 octobre 1997 de 9 h 30 à 16 h 30 ÉQUIPEMENT n MOBILIER DE BUREAUX - INFORMATIQUES MEUBLES - MATERIEL ROULANT bureaux : Tables de conférence avec chaises executives en cuir \u2022 Suites executives en acajou \u2022 Chaises d'attente \u2022 Bureaux 30 x 60 \u2022 Bureaux secrétaires \u2022 Filrères latérales 2/3/4 tiroirs \u2022 Photocopieur Komca \u2022 MITA - CANON - NASHUA etc.\u2022 Fax CANON, KONICA.etc.meubles : Ensemble de salon \u2022 Ensemble de chambre \u2022 Salle à manger \u2022 Tables en granité \u2022 Pendule s -pieds \u2022 Lampes \u2022 Commodes en bots \u2022 Chaises \u2022 Vaisseliers \u2022 Bibelots antiques \u2022 Vases \u2022 Peintures \u2022 Miroirs \u2022 Etc.informatiques : 3 Pentium 200 MMX.32 MEG.2.1 GlG.CdRom.etc.\u2022 3 Pentium 200.16 MEG.2 1 GlG.CdRom.etc.\u2022 Pentium 166 MHZ.16 MEG.12 GlG.CdRom.etc \u2022 Pentium 100.16 MEG.850 MHD.CdRom.etc.\u2022 496 / 66.8 MEG \u2022 Compacq Presano CDS 920 professionnel.24 MEG.500 MB HD.etc.\u2022 Macintosh IVCX.16 MEG RAM.540 MHD.etc \u2022 Macintosh LC.8 MRam.80 HD.etc.\u2022 Okidata OL 600.rmpnmante laser \u2022 Okidata OL400 \u2022 OMS810 \u2022 Apple Laser \u2022 COMF Wrrter II \u2022 Scanner Relisys 9612 Pro \u2022 Epson Lq 1500 note book pentium 120 \u2022 mac 5300 note book.etc materiel roulant : 93 NISSAN ALTIMA IPACQ 90 NISSAN STANZA \u2022 93 THUNDERBIRD LX 94~£AVAUER Z22 \u2022 94 TOYOTA CAMRY LE \u2022 90 CHRYSLER DYNASTY.conditions : 25 % comptant à l'adjudication Solde payable comptant ou par chèque visé Frais d'acheteur : 10 % ENCAN ENCAN W AUCTION ENCAN encan public Gouvernement du Québec ConsaM du trésor Direction Dossier : 97-0100 Le Directeur général des achats tiendra un encan public afin de mettre aux enchères un grand nombre de véhicules et d'équipement lourd appartenant au gouvernement du Québec, à Urgence Santé (Montréal) et à la Société immobilière du Québec.CATÉGORIES DE VÉHICULES ET D'ÉQUIPEMENT : Automobiles, fourgonnettes, fc^rgonnettes tronquées (diesel), carreonnettes.charrues en V.balance Howe-Richardson.embarcation avec moteur intérieur et equipememt agricole divers.automobile saisie : Cadillac Sévrlle 1990 (couleur manne) 84,576km.date ET LIEU DE L'encan Le samedi 1-rwvernbre 1997 à 10 h 30.625.boul Henrt-Bourassa Ouest Montréal inspection DES biens Il vous sera possible d inspecter ces biens les 30 et 31 octobre, de 8 h 30 â 16 h et le 1\" novembre, de 8 h 30 â 10 h 30 OBTENTION DES DOCUMENTS Vous pouvez obtenir les documents concernant le dé ta H des biens mes aux enchères et les conditions de vente à l'adresse suivante : Bureau des appets d'offres 1500-H.rue Jean-Talon Nord.1* étage Sainte-Foy (Québec) GIN 4T5 Tél.: (418) 643-5438 CONDITIONS DE VENTE ,_.Pour enchenr sur un ou des lots mis en vonte.vous devez vous Inscrire sur las lieux le jour môme de l'encan Un numéro d enchénsseur vous sera remis sur présentation de votre permis de conduire.Le paiement totalisant le coût des biens acquis, les frais d'encan de 5 %.las (rais de la TPS et de la TVQ devra être effectue avant le 5 rx>vembre à 11 h Ce rjaèenient peut être effectué en.amant ^T^jg^SSSjP^ fin chèque vise chèque de voyage, mandat poste OU SuSdat ol banque: fait l l ordre: du fonds des services gouvernementaux ou par cartes de crédit visa OU mastercard ou par paiement direct (interac).Le drrrjrteur général des achats.Michel Gagnon.ing.Québec ss ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC PrirKipalemeiM pour notre compte et / ou autres parties intéressées.IBŒEHHISa 29 OCTOBRE À 11 H PRECISES (inspection le mardi de 10 h à 17 h) au: 2111-D, ST-REGIS.Dollard-des-Ormeaux (Direction: Transcanadienne sortie Des Sources nord, droite Brunswick, droite Deacon et gauche St-Régis) MOBILIER DE BUREAU ACAJOU MOBILIER DE BUREAU NEUF : 4 et 5 tir sténo pneumatiques.(5) suites présidentielles acaiou (bu-ensembles executifs avec huches \u2022 aussi 8\" et 6' \u2022 (6) stations en U et L \u2022 classeurs latéraux 2.3.(3) stations ordinateur \u2022 plusieurs chaises d operateur et PHOTOCOPIEURS CANON NP 4O50 \u2022 TOSHIBA 1210 \u2022 MINOLTA EP 4300 a /aJtmenteur et tneuse \u2022 MITA DC 5685.7085.1755 ?255 \u2022 IflMiŒBl Télécopieurs laser NASHUA P343 et GESTETNER 9662 \u2022 copieur laser couleur CANON CJ-10 \u2022 Refrotdtsseur d eau CORDLEY / TEMPRITE.SYSTÈMES TELEPHONIQUES 1OSHI0A SIR AT A DK 280 avec 15 téléphones, boite contrôle et boite I o vocale VP100 \u2022 MERLIN II avec 30 téléphones et boite contrôle.\u2022 MATÉRIEL ROULANT BMW 325 LS.1990, blanche, automatique, équipée.LES ENCANS ELEC AUCTIOWSINC \u2022 A ETRE VENDU ITEM PAR m M arton las condftéaa \u2022 DÉPÔT 2SS COMPTANT OU CHÈQUE VISE rvqut \u2022 SOLDE AU COMPTANT OU CHEQUE VISE \u2022 Pfl'ME D ACHETEUR 10S Tél.! 683-0661 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : AUTOTECH J.R.C.INC.ET DANS L'AFFAIRE DE : COURTIER SERVICE AUTOMOBILES SERONT VENDUS PAR : 1er ENCAN: LE: JEUDI 30 OCTOBRE 1997 A10 h 30 AU : 70.BEAU VAIS, DELSON (QUEBEC) INSPECTION : LE MERCREDI 29 OCTOBRE 1997 DE 9 h 30 À 16 h » SYSTEME DIAGNOSTIC ALLEN TRONIC \u2022 BASSIN POUR VERIFIER CHAMBRES ET ENSEMBLE DE REPARATION \u2022 VERIN 1V| T \u2022 VERIN A TRANSMISSION \u2022 CUVE POUR NETTOYER PIECES \u2022 MEULE \u2022 ETABU DE TRAVAIL \u2022 RÉSERVOIR \u2022 - BOSCH - AJUSTEUR DE LUMIERES \u2022 LOTS DE PIECES NEUVES ET USAGEES \u2022 COMPTOIR DE RECEPTION \u2022 2 ORDINATEURS PENTIUM 133 \u2022 2 IMPRIMANTES \u2022 PHOTOCOPIEUR \u2022 BUREAU MODULAIRE \u2022 FILIERE ANTI-FEU 3 TIROIRS \u2022 CHAISE EXECUTIVE \u2022 SYSTEME TELEPHONIQUE MERiOlON NORTHSTAR 3 APPAREILS frein o mètre muller 7500 écran et télécommande 2e ENCAN : LE: JEUDI 30OCTOBRE 1997 À 14h30 AU: 11S2.CHEMIN DU GOLF.ILE DES-SOEURS (QUEBEC) INSPECTION : LE MERCREDI 29 OCTOBRE 1997 DE 9 h 30 A 16 h 30 SYSTEME A VERIFIER REFROIDISSEUR \u2022 OUTILS ET TECHNIQUE \u2022 VÉRIN A TRANSMISSION \u2022 PRESSE \u2022 COMPRESSEUR A RESSORT \u2022 BASSIN DE LAVAGE AVEC ÉTABLI \u2022 2 CHARGEURS A BATTERiE CANADiAN \u2022 POSTE DE SOUDAGE \u2022 RÉSERVOIR POUR CHANGEMENT D'HUILE \u2022 VERIFICATEUR SYSTEME DE CHARGE \u2022 SYSTEME AUTOMATIQUE A / C \u2022 CHEVRE A MOTEUR 3 ufts rotary cap 7 000 lb comme neufs CONOmONS : 25 % COMPTANT A L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISE FRAIS D ACHETEUR 10% _ i\\ fN I ENCAN ENCAN _#8 AUCTION (514) 949-6677__ ENCAN ENCAN PUBLIC ÉQUIPEMENT DE BAR LAITIER à l'état neuf Bail disponible, 600 pi car.r.-ct plus sous-sol, 625 $ par mois Mercredi 29 octobre 1997.10 h 30 au 2360.Beaubien Est, Montréal IQUIPEMÊNT: Machine à crame glacée triple COL DELITE UF 253P \u2022 Machine a yogourt BIO-OOURT BM 500 \u2022 Présentoir a gâteaux TEC FRIGO 150.compr.intègre \u2022 Fontamette réfrigérée 48 en a / i DIAMOND F48SC.2 portes.9 compartiments et touches \u2022 Congélateur a crème glacée 8 saveurs GENERAL DOC 5-G \u2022 Machine à barbottine WILCN 55C \u2022 Mélangeur à lait fouette DYNAMICS 31DM37 \u2022 Mélangeur a blizzard en a / i ASTRO-BLENDER AM-2 \u2022 Réfrigérateur 2 portes McCLARY YRFW 1865 W Si \u2022 Congélateur horizontal moa.44170-1B \u2022 Rechaud a fudge SERVER FS-82500 \u2022 Rechaud double SERVER D1.2 \u2022 Réchaud a soupe APYV mod RW-2V \u2022 Caisse enregistra oe CASIO tk 1200 touches programmables \u2022 Enseigne lumineuse intérieure 38\" x 30 .3 sections, pour menu crème glacée \u2022 Réchaud a café 2 ronds BLOOMFIELO 8852 \u2022CutaMèrl électrique 2 ronds DANBY 310 \u2022 CuiSTMére électrique 2 ronds BUFFET RANGE SR232GD \u2022 Mi cro-ondes TOSHIBA ERS 6849Ç \u2022 Flaque électrique 4 ronds \u2022 Récipient a nourriture 10 ' x 12\" en a / i \u2022 Evier sur p*d en PVC \u2022 Calculatrice CANON P- 25D \u2022 Système d'alarme, etc AMEUBLEMENT: Ensemble de saton.fer forgé et rotin, compr 2 tables à café 24\" vitrées.2 chattes visiteurs.2 causeuses, coussins, lampe métal sur pied \u2022 Tabouret pivotant en métal avec appuie-pieds, siège cuir \u2022 Tabouret en métal, appuie-pieds, siège cuir \u2022 Ensemble de patio en PVC compr table ronde 40\".table ronde 25 10 chaises \u2022 Ventilateur de plancher AIR KINQ CML 20P-3 \u2022 Comptoir de rangement 32\" x 48\".mélamine \u2022 Comptoir mural meiamme compr section 11 section 10'.retour 3 \u2022 Comptoir de service 7' rneiarrwne, en forme de U \u2022 Bureau en bois \u2022 Chaise pliante \u2022 Lampe de bureau extensible \u2022 Banc de parc \u2022 Patène \u2022 Décorations telles que porte-(oumaux en bots, tableaux, statuettes, lumières de vitrine, pâmer en osier, etc.RapesaJeaj Conditions.Mardi 2» octobre 1f»7.ûm 10 h a 1S h Frais d'encan 10V D*oo< 23% \u2022rooot comptant ou choqua vta* laianct: argent comptant ou choqua via*.GESTION BARIL INC.Commissaire-poseur Tél.: (514) 397-0114.fax: (514) 766-1883 Autres Encans en page F11 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 B 11 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS LITWIN BOYADJI AN INC Syndic de faillite AVIS AUX CRÉANCIERS l ).ins ! nfl aire de la faillite de PATRICIA GABAY.domiciliée au 2282.rue St-Antoine Ouest.Montréal.Province de Québec.Débitrice AVIS est par les présentes donné que Patricia ( > injy.a déposé une cession le 21* jour d'octobre.1997, et que la première assemblée des créanciers «.i.i icnue le 10* jour de novembre 1997.à I4h.au bureau du Syndic.1.Place Ville Marie, suite 2720.Montréal.Province de Québec.Daté de Montréal, le 23* jour d'octobre 1997.NOUBAR BOYADJIAN.c.a.c.i.p.Syndic Responsable de l'actif I.Place Ville Marie.Suite 2720.Montréal.Québec 750.boul.Henn-Bourassa Est.Suite 3.Montréal.Québec (514)875-4000 Ville de Saint-Jérôme APPEL D'OFFRES La ville de Saint-Jérôme requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Assurances générales (I.A.R.D.) Les soumissions seront reçues jusqu'au lundi 24 novembre 1997 à 11 h au 10 rue Saint-Joseph, bureau 301.Saint-Jérôme (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant cet appel d'offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans frais du lundi au vendredi, de 9 h a 21 h, en spécifiant le titre du dossier.Union | des municipalités du Québec 1-800-256-7774 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : Guy Sanscartier.Commis-comptable, domicilié au 1909.rue Théodore.Montréal.Québec.AVIS est par la présente donné que Guy Sanscartier a fait cession de ses biens le 15* jour d'octobre 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 4* iour de novembre 1997 à 10 h 30.au bureau du Syndic.1, Place Ville-Marie, bureau 3825, Montréal.Québec.DONNÉ à Montréal.ce 20* jour d'octobre 1997.ABERBACK LAPOINTE ^ .& ASSOCIÉS /I g SvNdicsck fajUrff lï (4IStl«»\\NAIRlS /1^ 1.Place ViHe-Mane.¦ # bureau 3825 Montréal (Québec) H3B4MÔ Tél.: (514) 395-0570 Téléc.: (514) 395-0571 Pubfcc Woma a»d Gov*f rtm«o4 S«rv>c\u2014 Canada LETTRES D'INTÉRÊT Lieux loués Des lettres d'intérêt, pour louer des locaux dûment identifiés, adressées au Gestionnaire régional.Politique et administration des marchés.Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC).région du Québec.Complexe Guy-Favreau.200, boul.Rene-Lôvesque Ouest.Tour Est.6' étage, bureau 702-14, Montréal (Québec) H2Z 1X4.seront reçues jusqu'à 14 h, à la date limite déterminée.N de la demande : N\" d'appel d'oftres : N* de projet Superficie : Description Date limite : Endroit : Occupation Durée : TPA 33PW1-7-B0O2/0007A 3971-46Ô-1 673548 935 nV utilisables Bureaux.Être à proximité du transport en commun ou offrir une capacité de 50 places de stationnement.5 novembre 1997 Laval (Québec) 1* janvier 1998 Trois (3) ans et quatre (4) options de six (6) mois.Instructions Il ne sera tenu compte que des immeubles situés à l'intérieur du secteur délimité par les périmètres suivants : NORD: autoroute440 SUD: boulevard du Souvenir EST: autoroute 15 OUEST: boulevard Labelle A moins d'avis contraire, les emplacements visés couvrent les deux côtés de la rue.Seuls les immeubles de bureaux seront considérés.Les édifices ayant un usage industriel ne seront pas retenus pour analyse.Les locaux offerts seront idéalement localisés sur un (1) seul étage ou répartis sur un maximum de deux (2) étages conth gus.Les sous-sol ne seront pas retenus.NOTE : Accès facile aux immeubles et leur utilisation doivent être adaptes aux personnes handicapées.Pour Information : Michel Robert Téléphone : (514) 496-3342 La présente n'est qu'une demande de renseignements qui n'engage le Ministère d'aucune taçon et aucun document d'appel d'offres n'est distribué pour cette demande.Depuis le 3 janvier 1994.TPSGC a élargi son service de publication électronique des appels d'oftres pour inclure les marchés de location concurrentiels dont la valeur annuelle dépasse 60 000 S au moyen du Service des invitations ouvertes a soumissionner (SIOS).Pour s'abonner au SIOS.composer le 1 800 361-4637 ou le (613) 737-3374 (région de la Capitale nationale).Renseignements : (819) 956-3440 (ligne d'information sur les soumissions ouvertes).Canada Autres Avis légaux, Appels d'offres, et Soumissions en pacje F11 Politique Doutes sur le consensus au sujet lu projet de laïcisation scolaire Rembourrage Les Ateliers Baribeau Presse Canadienne, OTTAWA Le doute commence à s'installer dans l'esprit de quelques sénateurs et députés au sujet du consensus entourant le projet de laïcisation des écoles du Québec.Hier encore, un comité mixte de la Chambre des communes et du Sénat étudiant la question a été témoin des sérieuses réserves de plusieurs groupes.Sur la nécessité de créer des commissions scolaires linguistiques, les groupes sont d'accord, mais on ne s'entend pas sur les moyens d'y arriver.La Fédération des associations québécoises des foyers-écoles a ajouté sa voix à de nombreux groupes qui s'opposent à l'abrogation de l'article 93 de la Constitution canadienne sur les droits confessionnels.C'est la voie qu'a choisie la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, pour éviter un labyrinthe d'écoles catholiques et protestants, françaises et anglaises, un réseau qui créerait une superposition des structures.En fait, on pourrait facilement prévoir six systèmes scolaires au Québec.( En Ontario, il y en a quatre.) Les témoignages devant le comité parlementaire hier à Ottawa laissent quelques députés et sénateurs perplexes quant à nécessité d'abroger l'article 93, mais le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, tient bon.« Il y a un consensus assez ferme au Québec sur cette question, parce que si on maintient l'article 93, ce sera le fouillis parce qu'il faudra avoir une superposition de structures.» Malgré une forte résistance à l'abandon de l'article 93 chez les groupes religieux, M.Dion rappelle l'appui des évéques du Québec.La position de ceux-ci demeure toutefois vague quant à la portée de cette disposition.Toutes ces interrogations commencent à ébranler le député libéral d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger.« Je commence à me poser des questions sur l'étendue du consensus dont on parle pour la modification de l'article 93 de la Constitution.La loi 109 sur l'éducation prévoit l'enseignement religieux et la création de comités confessionnels, mais plusieurs groupes ne sont pas rassurés.Rembourrage et décapage réparation meubles en rotin Choix de tissus pour vos tentures et meubles dans notre salle de montre.Service en français et en anglais Spécial pour âge d'or \u2022 Vente et pose de tapis | Service à domicile gratuit 5^ L ELARGISSEMENT DE LA CONSIGNATION À D'AUTRES CONTENANTS DE BREUVAGES est un non-sens Le gouvernement du Québec étudie présentement un projet d'élargissement de la consignation à d'autres contenants de breuvages et emballages alimentaires que ceux déjà consignés.collecte sélective JUJÊ>4 « » La collecte sélective municipale de matières recyclables (qui est associée au bac de récupération vert ou bleu) est un système éprouvé et implanté depuis huit ans partout au Québec.Il représente la solution opti maie en matière de gestion de nos résidus domestiques recyclables, et 5 600 000 Québécois y participent Alors que plusieurs millions de dollars ont été investis pour l'implantation de la collecte sélective municipale par quelque 900 municipalités et par, entre autres, l'industrie des boissons, de l'eau, du jus et du lait, l'élargissement éventuel de la consignation aurait les effets suivants: compliquer le rôle des consommateurs qui seraient impliqués dans deux systèmes parallèles de récupération de produits similaires > ¦ ?i * * \u2022 \u2022 \u2022% récupérer des contenants et emballages déjà récupérés par la collecte sélective municipale (une duplication coûteuse et inutile) diminuer le volume de matières recyclables dans le bac en conservant le même coût de cueillette (transport, main-d'oeuvre, etc.) C'EST UN NON-SENS ! ASSOCIATIONS MEMBRES: ASSOCIATION DES DETAILLANTS EN ALIMENTATION DU QUEBEC (ADA) \u2022 ASSOCIATION DES EMBOUTEILLEURS D'EAU DU QUÉBEC (AEEQ) \u2022 ASSOCIATION DES FABRICANTS DE CIDRE DU QUEBEC (1971) - ASSOCIATION DES LAITERIES DU QUEBEC \u2022 ASSOCIATION DES MANUFACTURIERS DE PRODUITS AUMENTAIRES DU QUÉBEC (AMPAQ) \u2022 ASSOCIATION DES NEGOCIANTS EN VINS DU QUEBEC \u2022 ASSOCIATION DES PATES ET PAPIERS D'AMERIQUE (AFPA) \u2022 CONSEIL CANADIEN DE LA DISTRIBUTION ALIMENTAIRE (CCDA) \u2022 CONSEIL DE L'INDUSTRIE LAITIERE DU QUEBEC (CILQ) \u2022 COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DU QUÉBEC \u2022 FABRICANTS DE PRODUITS ALIMENTAIRES ET DE CONSOMMATION DU CANADA (FPACO \u2022 REGROUPEMENT VISION DE L'INDUSTRIE POUR UNE SOLUTION ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE (VISEE) \u2022 UNION DES PRODUCTEURS AGRICOLES (UPA) ENTREPRISES MEMBRES: A.LASSONDE INC.\u2022 AGRODOR \u2022 AGROPUR \u2022 ALIMENTS AULT LTEE \u2022 BREUVAGES SWEET RIPE \u2022 BOISSONS QUAKER DU CANADA \u2022 CADBURY BEVERAGES CANADA INC.\u2022 COMPAGNIE MINUTE MAID CANADA INC \u2022 CREMERIE DESTROIS-RIVIERES LTEE \u2022 EAU DE SOURCE LAURENTIENNE ET LABRADOR INC.\u2022 EMBALLAGES DUOPAC INC.\u2022 EMBALLAGES PORTOLA \u2022 FAIRLEE DISTRIBUTION (QUÉBEC) LTEE \u2022 GRANDES MARQUES D'EUROPE INC (EVIAN) \u2022 GROUPE LACTEL \u2022 GROUPE PERRIER DU CANADA LTEE \u2022 LAITERIE CHAGNON LTÉE \u2022 LAITERIE CHALIFOUX INC \u2022 LAITERIE DALLAI RE \u2022 LAITERIE DE LA BAIE LTEE \u2022 LAITERIE LAMOTHE A FRÈRES LTÉE \u2022 LAITERIE MONT ST-HILAIRE LTEE \u2022 LAITERIE NEILSON LTEE \u2022 LAITERIE ROYALA INC \u2022 LES BREUVAGES NORA INC (NAYA) \u2022 LES JUS BESSEY INC \u2022 LES MARQUES FB! LTÊE \u2022 MCCAIN FOODS CANADA \u2022 NABISCO LTEE \u2022 NATREL \u2022 NESTLE CANADA INC \u2022 NUTRINOR \u2022 PAPIER INTERNATIONAL DU CANADA INC \u2022 TETRA PAK \u2022 TROPI-CANA-SEAGRAM Vision de l'Industrie pour une Solution Ecologique et Economique.BOISSON - EAU - JUS - LAIT VISEE 1 B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 25 OCTOBRE 1997 En exclusivité à la Baie ! 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