La presse, 3 décembre 1997, B. Politique
[" \\ B Montréal, mercredi 3 décembre 1997 La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS A VOIH CHCJ '24 mois, versement mrtiaJ de §2 995 S ou échange equfeft* £lent Tarn, transport et pro- .-'parabon en sus ^\u202220000 ton par année.4305, boul.Métropolitain, Est / (514) 726-9394 S COÏTI subaru L'EXPRESS POLITIQUE Landry se ravise ¦ Après avoir jugé, en fin de semaine, que la proposition d'un référendum sur le peuple et le droit à l'autodétermination était une « excellente idée », le vice-premier ministre Bernard Landry avait changé de ton hier: « Ce n'était pas la trouvaille du siècle », a-t-il concédé à l'opposition libérale, « L'idée n'était pas très bonne », a-t-ii ajouté, mais selon M.Landry, c'est le propre du Parti québécois que de débattre de toutes sortes de propositions.« C'est une différence fondamentale avec le parti d'en face qui a approuvé la proposition de Calgary trois jours avant qu'elle ne soit sur la table », a-t-il rétorqué.Katia Gaynon Réunion «désolante» ¦ Le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale, Daniel Johnson, juge « passablement désolante » la réunion en fin de semaine dernière du Conseil national du Parti québécois, à cause « des vastes manoeuvres de diversion » qui s'y seraient déroulées.« Le Parti québécois continue à faire des bulles avec son option », a déclaré M.Johnson à l'Assemblée nationale.Selon lui, le gouvernement ferait mieux d'axer ses priorités sur la lutte contre le chômage, les problèmes de santé ou d'éducation.Le premier ministre Lucien Bouchard a répliqué que si l'économie va mieux, c'est justement que le gouvernement y a contribué, notamment par son opération d'assainissement des finances publiques.Presse Canadienne Pour une indemnisation ¦ Le Québec devient la première province canadienne à ouvrir la porte à une indemnisation des personnes qui ont contracté l'hépatite C à la suite d'une transfusion sanguine.L'Assemblée nationale a adopté hier, à l'unanimité, une motion en ce sens, présentée par le chef libéral, Daniel Johnson.Le libellé suggère aux gouvernements provinciaux et canadien d'examiner dans les meilleurs délais la mise en place d'un programme d'in-deminisation pour toutes les victimes des produits sanguins contaminés.La Société canadienne d'hémophilie a bien accueilli l'initiative.Selon son porte-parole, Pierre Desmarais, c'est le signal qu'attendait le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, pour s'engager dans un tel processus.Le ministre de la Santé du Québec, Jean Rochon, doit aborder la question, le mois prochain, lors d'une rencontre avec ses homologues des autres provinces.Presse Canadienne Des accusations SVP ¦ La Société canadienne d'hémophilie a officiellement porté plainte auprès de la Gendarmerie royale du Canada, pour demander que des accusations criminelles soient portées contre les responsables « du gaspillage inutile de vies innocentes » dans le scandale du sang contaminé.Les actes posés par ceux qui étaient responsables du système d'approvisionnement en sang, par le passé, et qui ont été identifiés dans le rapport final de la commission, doivent faire l'objet d'un examen en profondeur, affirme la présidente de la société, Durhane Wong-Rieger.Presse Canadienne Problème de drapeaux ¦ Le drapeau du Canada ne flottera pas, du moins avant quatre mois, devant l'hôtel de ville de Québec.Ainsi en a décidé lundi soir le conseil municipal.La majorité du conseil s'est prononcée en faveur d'une motion visant la création d'un comité d'élus qui verra à préciser les critères quant à la présence permanente et occasionnelle des drapeaux face à l'hôtel de ville.Le comité devra étudier les pratiques et les règles existantes dans d'autres villes du Québec et d'autres capitales.Il devra produire son rapport avant le 31 mars.Prisse Canadienne Autres informations pages B4 et B5 Les villes menacent de retenir chèque au gouvernement L'UMQ réclame une loi d'exception pour imposer les 6% de compressions DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les municipalités envisagent de retenir le chèque qu'elles devaient faire à Québec si le gouvernement Bouchard n'adopte pas une loi leur permettant d'imposer la récupération de 6% là où les syndicats ne l'acceptent pas.Dans une série d'interventions hier, l'Union des municipalités et les maires des six villes-centres sont venus augmenter la pression sur le gouvernement pour qu'une loi d'exception soit adoptée avant l'ajournement de l'Assemblée nationale, prévu pour la semaine du 15 décembre.Dans son mémoire sur la loi 173, prévoyant la récupération, par Québec, de 375 millions dans les budgets municipaux, le président de l'Union des municipalités, Mario Laframboise, a soutenu que les villes pourraient ne pas payer leur quote-part au fonds mis en place par le gouvernement si on ne leur donnait pas les moyens de réaliser les compressions de 6% des coûts de main-d'oeuvre.Sans quoi, « il faudra que le gouvernement fasse le deuil d'une partie des sommes auxquelles ils s'attend », a dit M.Laframboise en commission parlementaire.Plus tard, il a été plus nuancé et c'est ce nouveau scénario, dont le ministère des Affaires municipales a eu vent, qui devrait être proposé aux maires samedi à Montréal, à l'assemblée spéciale de l'UMQ.Là Veille, vendredi, lê picnïiëi\" ministre Bouchard devrait avoir pris contact avec l'UMQ pour faire im bilan des négociations.Il en fera autant avec les centrales pour que les négociations s'accélèrent.PHOTO PC Les maires des six villes-centres ont réclamé hier une loi d'exception.Sur la photo on aperçoit, de gauche à droite, Yves Ducharme (Hull)v Jean-Paul L'Allier (Québec), Jean Perreault (Sherbrooke), Pierre Bourque (Montréal) et Jean Tremblay (Chicoutimi).Un défaut de paiement des villes ne l'inquiète guère : « C'est le gouvernement qui verse des subventions, on en verserait moins.C'est nous qui avons la main sur le chéquier », a déclaré M.Bouchard.Mais la stratégie des villes serait une mauvaise nouvelle pour Québec.L'idée d'un fonds auquel contribueraient les villes selon leur budget simplifiait énormément la ponction de 375 millions et permettait au gouvernement d'éviter de s'enferrer dans des compressions Compliquées des subventions qui émergent uc plusieurs ministères.Si le gouvernement n'a pas écarté l'idée d'une loi d'exception, comme l'a rappelé M.Bouchard hier, en coulisses on indique qu'à deux semaines de l'ajournement, Québec ne semble pas se préparer à une telle initiative.\u2022 Villes-centres Avec le maire de Montréal, Pierre Bourque, les maires des cinq autres villes-centres ( Québec, Chicoutimi, Trois-Rivières, Hull et Sherbrooke ) ont aussi réclamé une loi qui permettrait aux villes qui le souhaiteraient de comprimer les salaires ou les conditions de travail de leurs employés.Selon le maire de Québec, Jean-Paul L'Ailier, les négociations progressaient lentement mais le premier ministre Bouchard a provoqué « des crevaisons aux quatre pneus » quand il a annoncé que la date butoir du 25 novembre ne te- nait plus.Dans les villes-centres, 600 employés sur 17 000 sont couverts par des ententes récupérant les 6% attendus ; 450 d'entre eux sont des employés de Hull.Québec pourrait réserver sa loi d'exception aux villes-centres, une proposition qui fait bondir Gilles Vaillancourt, de l'UMQ.Si Trois-Rivières avec 50 000 habitants a droit à un tel levier, Laval et ses 350 000 habitants l'exigera aussi, a affirmé le maire Vaillancourt.A propos des négociations, M.Bouchard soutient «vouloir voir les cas un par un»: certains dossiers stratégiques sont susceptibles de créer des modèles dans toute une région, selon lui.Répartition de la population selon la langue maternelle Ensemble du Canada 1971 1991 1996 Anglais 60,1 % 60,4 % 59,8 % Français 26,9 % 24,3 % 23,5 % Autres Le Québec 13,0 % 1971 15,3 % 1991 16,6 % 1996 Français 80,7 % 82% 81,5 % Anglais 13,1 % 9,2 % 8,8 % Autres 6,2 % 8,8 % 9,7 % Les allonhones en voie de changer le visage du Canada Source: Statrstique Canada Infographie La Presse Langue maternelle et langue d'usage (1996) Canada Langue maternelle Langue d'usage Anglais 17,1 millions 19,3 millions Français 6,7 millions 6,4 millions Autres Québec 4,7 millions Langue maternelle 2,8 millions Langue d'usage Français 5,7 millions 5,8 millions Anglais 622 000 762 000 Autres Reste du Canada 682 Langue maternelle 442 000 Langue d'usage Français 970 khi 619 000 Anglais 16,5 millions 18,5 millions Autres 4 millions 2,4 millions Source: Statistique Canada Infographie Là F/esse CHANTAL HEBERT Les allophones sont en voie de changer du tout au tout les rapports de force linguistiques au Canada, révèlent les données sur la langue recueillies par Statistique Canada à l'occasion du recensement de 1996.À l'échelle du Canada, le poids démographique des allophones est en voie de rattraper rapidement celui des francophones de souche.En 1971, les allophones étaient proportionnellement deux fois moins nombreux que les francophones.Vingt-cinq ans plus tard, ils comptaient pour 16,6 % de la population canadienne contre 23,5 % de francophones de souche, soit un écart d'à peine sept points entre les deux groupes.D'ailleurs, à l'extérieur du Québec, près d'un Canadien sur cinq est allophone alors que seulement un sur vingt est de langue maternelle française.Le nombre d'allophones au Canada a augmenté plus rapidement depuis le début des années 90 que pendant les vingt années précédentes.En tout, cette population a fait un bond de 15 %, c'est-à-dire qu'elle a augmenté sept fois plus vite que celle de langue maternelle française et trois fois plus vite que celle de langue anglaise.Au total, près de cinq millions de Canadiens, soit un peu plus d'un sur six, n'ont ni le français ni l'anglais comme langue maternelle.Cette augmentation résulte d'abord de l'immigration et ensuite de la faible fécondité des francophones et des anglophones de souche.Pendant la même période, le chinois a supplanté l'italien en importance, en marge du français et de l'anglais.Le phénomène est particulièrement marqué en Ontario et en Colombie-Britannique où près d'un citoyen sur quatre est désormais allophone.Le Québec, par comparaison, fait modeste figure avec un citoyen allophone sur 10.Parmi les provinces, le Québec se classe au sixième rang pour sa proportion d'allophones, soit derrière toutes les autres provinces exception faite des provinces de l'Atlantique.¦ Le français continue de régresser à l'extérieur du Québec CHANTAL HÉBERT Le français a continué de régresser à l'extérieur du Québec depuis le début de la décennie.Selon les données recueillies par Statistique Canada dans le cadre du recensement de 1996, le nombre de francophones qui ont abandonné le français comme langue d'usage à la maison continue d'augmenter dans sept des neuf provinces du reste du Canada.À l'extérieur du Nouveau-Brunswlck, où 90% des gens qui ont le français comme langue maternelle le parlent encore à la maison, et de la Colombie-Britannique, où le nombre imposant de nouveaux arrivants québécois depuis le début de la décennie n'a pas empêché ce taux de régresser de 73% à 72%, le nombre de francophones qui passent à l'anglais au quotidien a augmenté partout.En Ontario, 39% de ceux qui ont le français comme langue maternelle ne le parlaient plus à la maison en 1996, soit 2% de plus que cinq ans auparavant.Cela constitue quand même un moindre mal en comparaison des provinces du Manitoba ( 53% ), de la Saskatchewan ( 70,8% ) ou de ï'Alberta ( 68% ), toutes en hausse de trois points.Ou encore de la province de Brian Tobin, Terre-Neuve, où le français n'est plus la langue parlée à la maison de 61% de ceux qui ont le français comme langue maternelle, soit une augmentation de plus de 5%.À l'échelle canadienne.Statistique Canada calcule qu'un peu plus d'un francophone hors Québec sur trois avait abandonné le français comme langue d'usage en 1996.En plus, en termes nets, la population de langue maternelle française a diminué de 0,6% dans ,1e reste du Canada depuis le début des années 90.À l'occasion du recensement, elle s'élevait à 970 000 personnes, dont plus des trois quarts vivent au Nouveau-Brunswick et en Ontario.Or, dans ces deux provinces, la proportion de francophones par rapport à l'ensemble de la population a régressé entre les dfùix recensements.r LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI } DÉCEMBRE 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ¦MNwanBnHai La grève a deux faces «N 1 Agnès Gruda ous allons faire mal aux riches entreprises qui dirigent le pays.» Cette subtile menace est tombée de la bouche de Darrell Tingley, président du Syndicat des postiers, en grève depuis deux semaines.Ce bout de phrase en dit long sur la philosophie qui anime leur bataille.Un combat qui se drape dans un discours progressiste qui, à maints égards, sonne faux.Quoi qu'en pense M.Tingley, ce ne sont pas les « riches entreprises » qui souffrent le plus de l'interruption de la livraison du courrier : elles ont les reins assez solides pour survivre à quelques semaines de débrayage.Les vraies victimes, ce sont les PME qui tirent le diable par la queue, les pigistes qui dépendent d'un chèque qui n'arrive pas, les organisations de charité qui dépendent de la générosité des citoyens et, évidemment, leurs bénéficiaires.C'est au nom de ces gens, plutôt qu'en celui de quelque richissimes exploiteurs du peuple, que l'on doit se réjouir de la loi spéciale brandie par Ottawa pour forcer une reprise du service.Cette petite faute d'analyse de M.Tingley serait anec-dotique si elle n'était aussi très révélatrice.La révolte des postiers demeure en effet, à plusieurs égards, une révolte à deux faces, où l'intérêt d'un groupe relativement privilégié est faussement associé au combat de la veuve et de Jl'orphelin.L'un des principaux points en litige est l'exigence de rentabilité imposée à la Société des postes.Le syndicat y voit un méchant virage commercial dans lequel l'État .tiendrait le rôle de bandit de grand chemin prêt à tout ?pour se remplir les poches.Cela alors que les Postes viennent d'enregistrer 112 millions de profits.Une manne qui, selon les postiers, devrait permettre de hausser leurs revenus et de les placer à l'abri des réorganisations douloureuses qu'ont connues la plupart des organisations privées et publiques, ces dernières années.C'est vrai que les services publics n'ont pas à être rentables à tout prix.Mais la Société des postes vit dans un , monde mouvant et hautement compétitif.Assurer sa rentabilité, cela signifie par exemple maintenir des tarifs concurrentiels \u2014ce qui ne peut que profiter à tous, « gros riches » comme pauvres maigrichons.Cela exige cependant des efforts de souplesse de la part des syndiqués.De la même manière, en versant une partie de ses éventuels profits à l'État, la Société des postes retournerait une partie de leur mise à ses « actionnaires », c'est-à-dire à l'ensemble des citoyens.m En protestant contre le virage de la rentabilité ( laquelle, au fait, est loin d'être acquise, la dernière année ayant été exceptionnelle ) le syndicat pense essentiellement aux intérêts de ses membres.C'est son droit.Mais cela ne lui permet pas de se donner des airs de Robin des Bois.11 est compréhensible que les postiers s'inquiètent devant la perspective de pertes massives d'emplois \u2014 la Société des postes a d'ailleurs des points à éclaircir à cet égard.Mais leur révolte va beaucoup plus loin : ce qu'ils contestent, c'est l'idée même que la livraison du courrier soit rentable, avec un retour sur l'investissement pour la société dans son ensemble.S'agirait-il de la vile capitulation idéologique que les postiers y voient ?C'est en tout cas en raison de cette position de fond que le conflit avait peu de chances de se résoudre par des « voies naturelles » et que la loi spéciale, solution peu réjouissante, s'est avérée nécessaire.Entre ombre et lumière Pierre Gravel 1 est des personnages auxquels on regrette de n'avoir pas su rendre hommage pendant qu'il était encore temps.On se dit qu'on aurait dû profiter du moment où ils prenaient une retraite bien méritée pour leur témoigner admiration et gratitude.Avant qu'ils nous quittent.¦¦¦¦¦¦¦¦.Michel Bélanger n'était pas de ceux-là.Non pas que le bilan de sa longue carrière n'eût pas justifié un tel tribut, mais parce qu'on avait l'impression que l'heure n'était pas venue de parler de lui au passé.On .voulait croire qu'il était toujours là, prêt à répondre à l'appel.Résigné à quitter momentanément l'arrière-scène, où il préférait oeuvrer comme gestionnaire privé ou grand commis de l'État, pour affronter les projecteurs d'une actualité où sa compétence, son expérience et sa rigueur faisaient de lui un acteur irremplaçable.Cette alternance d'ombre et de lumière aura été une constante de la précieuse contribution de Michel Bélanger tiu mieux-être de ses compatriotes.Comme son refus tenace de s'engager dans une vie politique partisane et sa fidélité à quelques convictions qui ont orienté toute son ac-4ion.Tant comme pilier de la Révolution tranquille, intervenant de première importance dans la modernisation de l'économie ou encore comme animateur d'une vaste réflexion collective sur notre avenir commun, il aura constamment témoigné de l'importance primordiale qu'il accordait à certaines valeurs.Pour lui, la compétence, le travail tenace et le pragmatisme allaient obligatoirement de pair avec la fierté et la confiance en soi parce qu'à son avis c'était l'unique façon de faire déboucher ces nobles sentiments sur des résultats concrets.A cet égard comme a beaucoup d'autres, le Québec d'aujourd'hui avait encore grand besoin d'un Michel Bélanger.Il est parli trop subitement pour qu'on se prépare à son absence.Et trop tôt pour qu'on puisse au moins lui dire merci d'avoir été là.Mais c'était tellement dans sa manière do faire les choses discrètement.o o 00 SJESSOOS l CAR LE Tfcfl m>S UE £ADPE DE i-'-\"1 1 DROITS RÉSERVÉS LA BOITE AUX LETTRES Moment de réflexion \u2022 ¦ Me questionnant de plus en plus sur la pertinence de la souveraineté-association, du « partenariat » et de l'indépendance dans le cadre d'un mondia-lisme grandissant et d'États-nationaux de moins en moins autonomes au plan économique, politique et social, je tiens à prendre mes distances face à la politique partisane pour réfléchir.Si les réponses de nos politiciens sur les questions d'économie et d'emploi sont toujours « On n'a pas le choix, c'est la mondialisation ! », je ne vois pas à quoi servira un nouvel État.En effet, s'il faut être dans l'ALENA, le GATT et autres grands ensembles pour réussir et si on ne peut plus faire de choix d'investissements collectifs, car les accords mondiaux nous dictent quoi faire et ne pas faire, à quoi me servira un État sans choix réels ?Mieux vaut trouver des moyens de faire fonctionner l'État actuel tant qu'à en sortir pour en recopier la forme sinon l'esprit, c'est-à-dire centraliser les pouvoirs à Québec, alors qu'on en a après la centralisation à Ottawa ; conserver les mêmes ententes internationales ( GATT, ALENA et, tant qu'à y être, la monarchie et le Common-wealth ! ) ; et s'en faire un partenaire par la suite dans une nouvelle entente Québec-Canada ! Aussi bien s'en faire un partenaire tout de suite et travailler à changer les termes de la mésentente actuelle au sein du Canada.On choisit : on veut être un pays ou on veut une nouvelle entente, mais pas un pays au sein du Canada ( même monnaie, citoyenneté canadienne, parlement commun, etc.) ! Peut-être que le nationalisme n'est plus la voie.Mais attention, il en va de même du nationalisme canadien.Doit-on penser une nouvelle forme d'État canadien et faire en sorte que nos demandes soient partagées par les autres provinces ?Pourquoi les provinces canadiennes ne deviendraient-elles pas des États canadiens avec des pouvoirs comparables à ceux des Etats américains ?D'autres modèles peuvent aussi être vus, comme le modèle allemand ou suisse.Nous cherchons peut-être un véritable fédéralisme, avec moins de pouvoirs à Ottawa, où seules les questions nationales seraient débattues, et plus de pouvoirs provinciaux, régionaux et municipaux.De nouvelles voies sont à penser et c'est ce que je me propose de faire de façon non partisane.Seul ou en groupe.Que le PQ, le PLQ, le PLC, le NPD ou tout autre parti ou groupe de réflexion m'invite à assister à leurs travaux pour penser un nouvel ensemble national ou régional, je n'y verrai aucun malaise.Je ne serai pas un partisan, mais un citoyen qui pense à son État ! Car c'est de l'association des citoyens que naît l'État ! Mon État.Michel HANDFIELD Montréal SAQ et RAJCQ ¦ Dans son éditorial du 27 novembre dernier, Pierre Gravel a confondu Société des alcools du Québec (SAQ) et Régie des alcools, des jeux et des courses du Québec (RAJCQ).La SAQ a le mandat de vendre des produits alcoolisés (surtout importés ou artisanaux), tandis que la RACJQ a pour mission de contrôler le marché de la fabrication, de la distribution et de la vente de tous les produits alcoolisés au Québec.Les deux organismes relèvent du gouvernement du Québec, mais fonctionnent de façon complètement indépendante l'un de l'autre.Dans toute cette saga néoprohibi-tionniste, c'est la RAJCQ qui nous « protège », nous et nos enfants, contre les réclames « démoniaques » de ces fabricants d'alcool qui nous incitent à boire un produit plutôt qu'un autre.Je suis également convaincu que si la bière de Noél en question avait été offerte dans le réseau de la SAQ, les fonctionnaires de la RAJCQ auraient réagi de la même façon.Il aurait été fort possible toutefois que le dossier ait trouvé une solution « à l'interne », entre les deux organismes, plutôt que d'être lancé sur la place publique.Cela étant dit, je suis tout à fait d'accord avec le fond de l'article de monsieur Gravel.N'oublions pas de mentionner que, dans ce dossier, non seulement la RAJCQ a justifié à sa façon paternaliste son existence, mais elle a surtout failli priver les consom-mateures d'une excellente bière pour le temps des Fêtes.Mario D'EER La Société québécoise pour la défense des animaux s'oppose à toute forme de violence RICHARD CHARTIER et PATRICIA TULASNE Les auteurs sont respectivement directeur général et présidente de la Société québécoise pour la défense des animaux ( SQDA ).La Société québécoise pour la défense des animaux ( SQDA ) voudrait répondre aux spéculations voulant que les attentats perpétrés contre BioChem Pharma, la semaine dernière, soient l'oeuvre de Front de libération des animaux ( FLA ).Tout d'abord, la SQDA voudrait informer la population qu'elle n'est pas d'accord avec les .iciions du FLA puisque nous condamnons toute forme de violence, que ce soit contre les humains ou les animaux.Ensuite, comme ces attentats n'ont pas encore été revend iqués, il est probable que ce ne soit pas l'oeuvre de ce groupe ou d'autres organisations de défense des animaux.Nous désirons profiter de ces événements pour rappeler que les industries pharmaceutiques et cosmétiques utilisent encore beaucoup d'animaux dans leurs recherches.La SQDA souhaite ardemment que les scientifiques dirigent leurs efforts vers des méthodes alternatives : méthode in vilro qui consiste à faire les expériences sur des cultures d'organes, de tissus et de cellules humaines, techniques chimiques, modélisation de molécules par ordinateur, etc.Aussi, on pourrait facilement diminuer le nombre d'expériences sur les animaux en évitant de les répéter.Ainsi, aux Pays-Bas par exemple, on a mis sur pied un centre de références qui permet aux scientifiques de consulter les expériences déjà effectuées et d'éviter ainsi de les recommencer.Au Québec, on utilise plus de 300 000 animaux chaque année dans les laboratoires au nom de la recherche.On calcule à 800 millions le nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires dans le monde industrialisé.Ne serait-il pas possible de développer des recherches alternatives, plutôt que d'expérimenter sur ces millions d'animaux qui n'ont pas la même physiologie que les humains, ni les mêmes réactions aux produits chimiques, ni la même réponse face à leur environnement ?La SQDA croit qu'en informant et en éduquant le public, cela procurerait davantage de résultats que de poser des bombes! Lorsqu'ils prennent conscience de la réalité vécue par les animaux de laboratoires, les gens veulent poser des actions concrètes pour changer cette situation et amener les industries à adopter des méthodes aller-natives.m\t \t \t1 \t f\t ¦* » ¦ t \u2022 1 ¦ ¦\t Un policier examine des fragments projetés par l'explosion d'une bombe, la semaine dernière, qui a arraché la porte d'un garage de BioChem Pharma.\\.\\\\ attendant de commître ses véritables auteurs, souhaitons que l'incident malheureux qui s'est produit h BioChem Pharma puisse être une occasion de réfléchir collectivement sur l'utilisation des animaut en laboratoire. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1997 B3 Opinions Perdre un troisième référendum sur la souveraineté serait un désastre Par contre, les Québécois doivent conserver intact leur « droit de choisir » JEAN-HERMAN GUAY, PIERRE NOREAU, PIERRE-ALAIN COTNOIR et PIERRE DROUILLY Les auteurs sont respectivement professeur à l'Université de Sherbrooke, professeur à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, chercheur à l'Institut de consultation, d'analyse et de recherche et professeur à l'Université du Québec à Montréal.Quand la presse québécoise a diffusé notre document confidentiel intitulé « Dire aujourd'hui ce que nous sommes pour mieux déterminer ce que nous serons demain », nous avons été surpris comme tout le monde, mais surtout déçus au plus haut point.Ce qui était tout simplement une hypothèse de travail dans le cadre d'une réflexion stratégique, devenait contre notre gré et à notre insu, une fois rendue publique, une proposition politique bouleversant du coup l'ordre du jour du Conseil national du Parti québécois.Cette proposition, qui n'avait donc pas été discutée dans les instances, qui n'avait pas préalablement circulé, qui n'était même pas accessible aux personnes présentes autrement que par le compte rendu fait dans les médias, ne pouvait subir fatalement que le son qui lui fut finalement réservé.Si une partie des députés, des ministres et des militants semblent favorables à l'idée, d'autres sont hésitants, certains sont récalcitrants, ce qui se comprend dans le contexte d'une fuite qui a eu pour effet de discréditer la stratégie proposée.Ces réserves s'expliquent aussi parce qu'une série d'arguments complémentaires qui accompagnaient le dépôt du document n'ont pu être débattus publiquement.Il convient donc d'apporter ces ajouts.Les conditions du débat seront dès lors optimales.Pourquoi donc proposer un référendum sur un énoncé du type : « Les Québécois et Québécoises forment un peuple qui a seul le droit de décider de son avenir et dont le territoire ne peut être divisé ou modifié sans son consentement » ?Et pourquoi ce référendum pourrait avoir lieu dans un horizon rapproché ?Trois types d'arguments fondent notre proposition.L'argument démocratique On parle de souveraineté depuis plus de trente ans.Visiblement, les Québécois et les Québécoises ont de la difficulté à faire leur choix.Ils sont tiraillés, hésitants, indécis, comme si notre vie communautaire était déchirée entre deux attaches, l'une québécoise et l'autre canadienne, le lys et l'érable.Accuser les médias, rendre responsable tel ou tel meneur d'opinion, ou encore se dire qu'en n'a pas suffisamment expliqué les choses, est grandement insuffisant.Quand les conjonctures se répètent, il y a une structure stable qu'on aurait tort de ne pas repérer.Devant cette ambivalence, le gouvernement du Québec n'a pas à reculer, ni à abandonner ses convictions.Il doit cependant mesurer là où nous sommes, consolider les acquis, et maintenir la voie ouverte largement vers l'avenir.Le plus court chemin entre deux points, n'est pas nécessairement la ligne droite, en politique du moins.Croire en des solutions simples, c'est oublier la complexité du réel.Or le référendum proposé aurait précisément cet effet : il se trouverait à inscrire les gains des dernières décennies.Depuis la Révolution tranquille, et même avant, les premiers ministres québécois ont toujours inscrit à leur agenda les trois éléments de l'énoncé proposé : nous sommes un peuple ; nous décidons seuls de notre avenir ; et notre territoire n'est pas modifiable sans notre accord.Les fédéralistes, les premiers, ont défendu ces prin- cipes.Le « Maître chez nous », de Jean Lesage, l'« Égalité ou l'indépendance », de Daniel Johnson père, la célèbre déclaration de Robert Bourassa, au lendemain de Meech, se trouveraient, après ce référendum, consacrés hauts et forts par le peuple et invalideraient le jugement de la Cour suprême.Un troisième référendum perdu sur la souveraineté serait un désastre.Et des élections ?Les souverainistes devraient se rappeler que, depuis 27 ans, ils n'ont jamais obtenu plus de la moitié des voix, lors d'élections, et que des élections comportent toujours des risques.Dans la pire des éventualités pour les souverainistes, l'affirmation claire et nette de notre droit à l'autodétermination en tant que peuple verrouillerait tout velléité de rabaisser les revendications du Québec dans l'avenir.Bien des fédéralistes répliquent d'emblée en brandissant la facture de l'opération.Cette argumentation ne tient pas.On oublie que le fédéral envisage un référendum sur le caractère unique du Québec ! Et que le processus de la Cour suprême que le fédéral a déclenché est, lui aussi, très coûteux ! Les fédéralistes, qui dénoncent les coûts, devraient d'abord pointer sévèrement le gouvernement fédéral qui a enclenché le processus en ayant recours à la Cour suprême.Mais surtout, il suffit de regarder ce qui se fait ailleurs, aux États-Unis en particulier, pour imaginer une procédure sans aucune dépense substantielle.Concrètement, cette consultation pourrait avoir lieu en même temps que les élections provinciales, sur un bulletin de vote différent, déposé dans une deuxième urne.On ferait double usage de l'infrastructure électorale et on dissocierait le débat électoral de l'affirmation d'un peuple.(.) Si d'après nos premiers sondages faits en début octobre, cet énoncé recueille plus des deux tiers d'appuis, ce n'est pas parce qu'il est banal ou anodin, mais parce qu'il est au coeur de là où nous nous trouvons, sans présumer des directions de demain.Cet énoncé pourrait être enchâssé dans la Constitution interne du Québec.Nul ne pourrait alors remettre en question cette déclaration constitutionnelle.À partir de là, nous pourrions tous dire tout haut : si nous demeurons dans ce pays, c'est parce que nous le voulons encore ; nous le quitterons quand nous l'estimerons nécessaire.Voilà pourquoi une large part des fédéralistes l'appuieraient, parce qu'ils sont démocrates, parce qu'ils ne veulent pas que le Québec demeure au Canada à contrecoeur.(.) Or le gouvernement fédéral, en présentant son plaidoyer, demande à la Cour suprême de limiter ce droit.Voilà pourquoi, en toute logique, cet énoncé obtient plus de soutien que la souveraineté elle- Le premier ministre Lucien Bouchard, lors du Conseil national du Parti québécois, le week-end dernier.même.En 1995, nous avons décidé de rester dans le Canada.Soit ! Mais ce choix doit demeurer un choix libre.L'argument juridique Depuis plus de trente ans, le débat sur la souveraineté se déroule dans un vide juridique, ou du moins dans un flou au plan constitutionnel.À la limite, les acteurs politiques se sont comportés comme si ce droit était acquis.Ce fut aussi le cas pendant fort longtemps du supposé droit de veto du Québec.Mais attention ! Quand la Cour suprême rendra son jugement, il n'y aura plus de vide.Et, dans une société de droit, on ne pourra faire fi de ce jugement.Toute ambition référendaire sur la souveraineté exigera de se plier aux conditions établies par la Cour suprême.Et l'on aurait tort de s'en moquer : faire un pied de nez à la Cour suprême placerait les souverainistes dans une position pour le moins inconfortable au lendemain d'un référendum gagné sur la souveraineté, lorsqu'ils évoqueront l'argument juridique de la légalité du résultat devant des groupes récalcitrants ou des municipalités rebelles.Si la Cour suprême donne raison au Québec, on ne pourra que s'en réjouir.Le référendum proposé serait alors inutile et superflu.Cependant, si la Cour suprême \u2014 hypothèse fort probable\u2014 limite d'une manière ou d'une autre le droit de l'Assemblée nationale de fixer les conditions de réalisation de la souveraineté, nous devrons nous plier à ce jugement, tout comme depuis 1982 le Québec doit se plier aux jugements rendus par cette même Cour suprême.En fait, dans une société libérale, il n'y a qu'une autorité qui puisse invalider un jugement, c'est l'autorité directe et manifeste du peuple.D'autres branches de l'État, le pouvoir législatif ou le pouvoir exécutif, n'en ont pas la faculté, ni la compétence.11 n'y a que le peuple qui transcende le pouvoir des juges, des députés ou des ministres.Voilà pourquoi la stratégie proposée n'est pas un choix, ni une étape, mais un passage obligé.Montesquieu avait raison : « Le peuple qui a la souveraine puissance doit faire par lui-même tout ce qu'il peut bien faire ; et ce qu'il ne peut pas bien faire, il faut qu'il le fasse par ses ministres.» La grande difficulté du contexte politique actuel tient au fait que le gouvernement du Québec a perdu l'initiative du débat sur notre avenir collectif pour devenir dépendant d'un argumentaire sur les conséquences annoncées de la souveraineté plutôt que sur sa raison d'être.Ainsi, la grande force des déclarations récentes de Stéphane Dion tient moins dans leur contenu qu'au fait que l'initiative politique nous échappe complètement et que ce qui touche le fond de nos droits politiques ne repose plus sur les principes qui fondent les sociétés politiques dans l'ensemble des démocraties libérales, mais uniquement sur leur mise en forme dans le contexte du droit constitutionnel canadien.On ne fait plus place à la communauté de destin et à l'élection mutuelle des membres de chaque collectivité dans laquelle on peut reconnaître un peuple.Or, on est ici au fondement du pouvoir politique : le droit des gens, tel que le définit Grotius, puis John Locke, dès le 17e siècle, et tel que la communauté internationale le reconnaît dans le cadre de nombreuses déclarations depuis 1945.L'exercice du droit à l'autodétermination tient ainsi largement à la capacité d'une collectivité de se définir en tant que peuple.Cette qualification implique la reconnaissance internationale d'un certain nombre de caractéristiques fondées sur une citoyenneté commune, celles par lesquelles tous les habitants du Québec sont inclus.On pourrait considérer que l'exercice référendaire a été suffisant dans le contexte politique actuel.Mais une éventuelle décision par laquelle la Cour suprême refuserait la reconnaissance du droit du peuple du Québec à disposer de lui-même, viendrait remettre en question cette posture fondamentale.Elle obligerait au préalable la réaffirmation de l'existence même du peuple québécois par la seule instance qui puisse se réclamer d'une autorité supérieure à celle de la Cour suprême : c'est-à-dire le peuple du Québec lui-même.Car en dernière instance, en effet, au-delà des caractéristiques qui fon- dent l'existence des peuples au regard du droit international, l'expression du vouloir vivre collectif est le critère déterminant dans le contexte politico-juridique dans lequel nous nous retrouverions collectivement plongés au lendemain d'une décision négative de la Cour suprême.Cette nécessité s'impose d'autant plus qu'une éventuelle décision de la Cour suprême, où serait remis en question le droit du peuple Québécois à disposer unilatéralement de son propre avenir politique, risque d'enrichir indéniablement le patrimoine des conventions constitutionnelles d'une disposition nouvelle \u2014 limitant le droit du Québec à disposer de lui-même \u2014 qu'n ne pourra dépasser sans faire appel à la volonté populaire.Un éventuel référendum sur cette question n'a ainsi rien à voir avec une étape intermédiaire entre le dernier référendum et le prochain.Ce n'est pas l'expression d'un étapisme extraordinaire auquel certains commentateurs ne manquent pas de référer, mais la condition politique et juridique nécessaire à l'exercice même du droit à la sécession.S'il advenait qu'une telle décision de la Cour suprême ne trouve aucune réponse politique, le Québec se trouverait à reconnaître indirectement la légitimité \u2014 et en matière constitutionnelle, la légalité \u2014 des conclusions de notre Cour constitutionnelle.Et l'existence même du peuple québécois aura alors cessé de constituer une évidence.Comme le soulevait le premier ministre Bouchard, nous n'avons pas de permission à demander à personne pour devenir souverain, mais nous devons nous donner à nous-mêmes ce droit d'exister.Or, ce n'est peut-être pas l'évidence que l'on croit, car ici, le politique et le juridique rejoignent et dépassent la réalité sociale observable.L'argument de l'avenir Qu'adviendra-t-il après ce référendum ?Cette affirmation de notre droit de choisir provoquera peut-être une prise de conscience dans le reste du Canada : à savoir que nous avons plus qu'un caractère unique, que nous sommes plus qu'une société distincte, mais que nous formons un peuple libre de ses choix et détenteur d'un territoire inviolable.Si le reste du Canada devait rejeter une fois de plus cette affirmation solennelle, dont le porteur serait cette fois le peuple et non un leader ou un parti politique, bien des Québécois, jusque-là hésitants, verraient peut-être d'une manière plus nette que jamais que la place du Québec dans la fédération canadienne demeure inconfortable et profondément problématique.Et lorsque nous serons moins fatigués par la question de la souveraineté, moins saturés par le débat constitutionnel, dans quelques mois ou dans quelques années, on pourra encore en discuter parce qu'on aura pris soin de préserver notre droit de choisir.Voilà donc pourquoi même les gens las du débat, écoeures d'entendre parler de constitution, souhaiteront malgré tout qu'on agisse maintenant avec efficacité et respect des institutions pour maintenir intact ce droit de nous interroger à nouveau sur la place du Québec dans la fédération canadienne.Et si cet impératif ne leur apparaît pas nettement aujourd'hui, il s'imposera lorsque la Cour suprême aura rendu un jugement limitant le droit du Québec.L'exode doit cesser.L'attrait américain est grand pour les médecins diplômés en dehors du Canada STANISLAV PONOMARENKO L'auteur est médecin et s'exprime ici au nom de l'Association des médecins diplômés hors Québec et Canada.Monsieur Hugh Scott directeur.Collège royal des médecins du Canada C'est avec un grand intérêt que nous avons lu votre interview du 29 octobre, publiée dans le journal La Presse.Dans le cadre de cette interview, vous avez soulevé le problème de l'Intégration des médecins diplômés hors Canada en suggérant que les médecins spécialistes puissent pratiquer en régions.Nous représentons l'Association des médecins diplômés hors Canada et nous aimerions exprimer notre opinion à ce sujet.Le problème de l'intégration de ces mede-1 dos dans le système de santé est vieux'de plusieurs années.Afin d'avoir le droit de pratiquer la médecine, nous avons passé la plupart des examens prévus à cette fin.Mais à cause de la politique rigoureuse du gouvernement du Québec vis-à-vis des médecins diplômés hors Québec et Canada, il nous a été impossible de surmonter tous les obstacles.Et cela, en dépit du grand manque de médecins dans les régions éloignées du Québec.Finalement, le gouvernement du Québec a décidé cette année d'abolir l'examen prévu pour entrer en médecine, ce qui ne nous laisse plus de chances de pratiquer dans cette province.Face à cette situation désespérée, presque tous les médecins demeurant au Québec ont pris la décision de passer les examens américains.Ces derniers sont aussi difficiles/ mais une fois passés, ils permettent la possibilité d'entrer en résidence et de travailler comme médecin.» Maintenant, nous allons analyser la question financière.Savez-vous combien coûte la formation d'un médecin au Québec ?Réponse : des centaines de milliers de dollars.Vu la politique du gouvernement québécois qui coupe à vif dans la santé, nous nous demandons s'il est acceptable de faire chaque année de nombreux cadeaux à notre « pauvre » voisin, car les États-Unis acceptent les immigrants sans leur demander d'où ils viennent.Il s'agit là de centaines de médecins qui n'ont pas coûté un sou aux contribuables canadiens.Et nos pauvres ( dans le sens de manque de médecins ) régions, qui payent les même taxes que les grandes villes, souffriront encore plus parce qu'une nouvelle tendance est apparue dans le milieu des jeunes médecins qui terminent leurs études au Québec.L'instabilité dans le domaine de la santé au Québec fait partir certains de ces médecins pour pratiquer aux USA.Et c'est notre « pauvre » voisin, fier de son « esprit ouvert », qui y gagne encore une fois.En conclusion, nous voudrions vous suggérer, monsieur le directeur, de prendre partie sans trop attendre.Rappelez-vous que, chaque jour, des médecins se dirigent vers le Sud.Chaque jour, dans les régions, le nombre de patients qui attendent leur tour chez les médecins augmente.Le médecin formé à l'étranger ne coûte rien à la société.Nous sommes prêts à aller travailler n'importe où au Québec et au Canada.Si vous voulez garder ces médecins qui ne sont pas encore partis pour les États-Unis, faites votre offre.C'est le temps de réagir, monsieur Scott ! Personnellement, je ne veux pas partir aux USA.Mes racines sont au Canada, â B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1997 Politique Environnement : de très mauvaises notes à Ottawa Le vérificateur n 'accorde pas même la note de passage au gouvernement fédéral VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Au moment même où le premier ministre Chrétien s'apprête à engager le Canada dans un nouveau plan de lutte contre les gaz à effet de serre, le vérificateur général a remis hier de très mauvaises notes au gouvernement libéral en matière d'environnement.Jacques Brassard Si le Canada décroche un A pour ses efforts en ce qui a trait la protection de la couche d'ozone, Denis Désautels ne lui accorde même pas la note de passage pour l'élimination des CFC des BPC des déchets radioactifs et des sites contaminés.La lutte pour le rétablissement de la couche d'ozone a réussi a mobiliser la population et bon nombre de grandes entreprises, mais provoque indifférence et même je-m'en-foutisme au sein des ministères.« Ce qui m'inquiète, a indiqué M.Desautels en déposant le tome 2 Renseignements .ersonnels : ia SQ enquête sur la SAAQ PIERRE APRJL de la Presse Canadienne.QUÉBEC Le ministre des Transports, Jacques Brassard, a confirmé; hier en «Chambre, que la Sûreté du Québec faisait enquête à la Société d'assurance automobile du Québec ( SAAQ ) dans l'affaire du trafic des renseignements personnels.À une question du porte-parole de l'opposition Robert Mid-dlemis, le ministre a simplement confirmé l'information sans ijouter aucun autre détail avant que le débat ne se poursuive sur l'affaire qui a touché directement l'entourage du premier ministre.Hier, l'opposition a tenté de démontrer qu'il y a deux sortes de justice dans cette affaire : une pour les fonctionnaires des ministères du Revenu, de la Société Hydro-Québec et maintenant de la SAAQ qui font l'objet d'une enquête policière et l'autre, pour les proches du premier ministre qui sont soumis à une enquête de la Commission d'accès à l'information.Le ministre de la Justice, Serge Ménard, a expliqué qu'il n'était pas opportun de divulguer les noms de tous les organismes qui font présentement l'objet d'enquêtes de la SQ « pour ne pas nuire au travail des policiers ».Il a cependant rappelé que le gouvernement était tout à fait conscient de la nécessité de protéger les renseignements personnels et de poursuivre au criminel tous ceux qui .participent à un trafic d'informations confidentielles.« Ce qui est important pour les citoyens, a-t-il dit, c'est qu'ils sachent que nous sommes conscients qu'il est possible chez-nous comme ailleurs dans le monde qu'il y ait de pareils crimes qui sont commis, que nous les enquêtons et que nous cherchons à les poursuivre dès que nous les décelons.» Quant au ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, il a précisé que le Procureur général et ministre de la Justice avait déjà en main un rapport d'enquête de la SQ et que d'ici quelques jours au plus tard « on pourra voir quelles seront les accusations qui seront portées ».M.Bélanger a tenu à souligner que le mandat confié à la SQ « était très large et visai! l'ensemble des allégations ».Pour ce qui est de l'implication de certains membres de l'entourage du premier ministre dans un échange spécifique d'informations sur le député blo-quiste Ghislain Lebel, M.Bélanger a tenu à rappeler que l'enquête menée par la Commission d'accès à l'information était pour l'instant suffisante et beaucoup plus appropriée.«?Pour ce qui est du cas de l'information confidentielle qui touche la cabinet du premier ministre, a-t-il répété, le mandat a été donné à la Commission d'accès.Attendons de voir quel sera son rapport et nous verrons .i ce moment-là.Nous saurons exactement ce quis'est passé.>» de son rapport, c'est que le gouvernement fédéral ne respecte pas son engagement de donner l'exemple en \"écologisant\" ses propres opérations.Des ministères ont assez de CFC pour entretenir du matériel pendant des dizaines d'années, l'un d'eux a même proposé d'augmenter les stocks existants, » En fait, note M.Desautels, l'élimination des « substances qui appauvrissent la couche d'ozone » ( SACO ) n'est tout simplement pas un impératif pour la plupart des ministères.Le gouvernement fédé- ral ne leur a fixé aucune échéance, aucun plan d'élimination.Le Canada est souvent perçu, à juste titre, comme un chef de file mondial de la lutte contre la pollution, mais son gouvernement central serait plus crédible s'il respectait ses engagements, ajoute Denis Desautels.« On a toujours plus de crédibilité quand on prêche par l'exemple », dit-il avec sa réserve habituelle.Denis Desautels promet de faire de l'environnement une priorité de ses prochains rapports.Selon lui, les dirigeants politiques doivent rendre des comptes dans le domaine de la protection de l'environnement.On n'en est toutefois pas là, dit-il, précisant qu'en ce moment, il est déjà difficile de savoir qui est chargé des programmes au sein de l'appareil d'État.Faute de directive claire ou de volonté politique.Environnement Canada n'est pas en mesure d'inspecter les grandes entreprises qui pourraient utiliser des SACO, comme les CFC.Ainsi, au Québec et en Ontario, seulement 24 entreprises susceptibles d'utiliser des SACO ont été inspectées au cours des trois dernières années, note le vérificateur général.Il n'y a pas que les CFC qui préoccupent le vérificateur général.Les stocks de BPC entassés par le gouvernement fédéral ont aussi de quoi soulever quelques inquiétudes légitimes.Après des années de tergiversation dans les programmes de destruction des BPC, il reste encore 227 lieux d'entreposage de déchets fédéraux contaminés aux BPC à travers le pays.Aux stocks de BPC, qui ont au moins l'avantage d'être contenus et isolés, s'ajoute le problème des sols contaminés, un problème qui pourrait coûter près d'un milliard à Ottawa.Environnement Canada s'est engagé à remettre au Parlement un rapport précis de cette situation, rapport qui se fait toujours attendre.La gestion des déchets radioactifs, des déchets faiblement radioactifs et des résidus de mines et d'usines d'uranium n'est guère plus rassurante, conclut-on à la lecture du rapport.Enfin, le bulletin du gouvernement fédéral en matière d'environnement montre aussi un piètre résultat au chapitre de la prévention.Cinq ans après avoir soulevé ce problème dans un rapport précédent, le vérificateur général s'étonne toujours de ne pas trouver l'assurance que le Canada est bien préparé à lutter contre un grave déversement de pétrole ou de produits chimiques.Points saillants .Le vérificateur général, Denis Désautels, a présenté hier son rapport trimestriel.Presse Canadienne OTTAWA Voici les points saillants du rapport trimestriel du vérificateur général, Denis Desautels : ¦ Les délais concernant le traitement des demandes des réfugiés sont inexplicables ; ¦ Les dépenses du Conseil canadien des relations de travail sont excessives.¦ La santé des Canadiens est menacée par l'amincissement de la couche d'ozone ; ¦ Les habitats du saumon du Pacifique sont menacés.¦ Revenu Canada perd des millions de dollars par année en intérêts non perçus.¦ Le programme de prêts aux petites entreprises a perdu 210 millions; ¦ Revenu Canada n'a pas respecté les règles lors de l'octroi d'une boutique hors-taxes L'inefficacité règne toujours à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Lent, coûteux et inefficace, le traitement des demandes de réfugiés laisse passer les imposteurs et ne protège pas adéquatement les revendicateurs qui ont vraiment besoin de l'aide du Canada.De plus, une proportion importante de demandeurs restent au pays après s'être vu refuser le statut de réfugié, ajoute le vérificateur général.Malgré une refonte majeure, en 1989, l'inefficacité règne toujours à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, comme en témoignent les délais de traitement des demandes.Il faut en moyenne deux ans et demi pour traiter une demande de statut de réfugié au Canada, ce qui explique en grande partie la liste des cas « non finalisés » de quelque 29 000 personnes.Une fois la décision de ne pas accorder le statut à un demandeur rendue, cela ne signifie pas pour autant que le dossier est clos.En effet, la Commission admet que seulement 22% des 31200 personnes refusées entre 1993 et 1997 ont indiqué avoir quitté le pays.Ces gens sont au Canada depuis deux ans et demi en moyenne en situation illégale.Le fort taux de roulement des commissaires, le manque de rigueur dans certaines pratiques et le manque de coordination entre le ministère et la Commission expliquent ces ratés, selon Denis Desautels.« Le système actuel n'est pas à l'abri des abus et ne protège pas ceux qui en ont vraiment besoin, dit-il.Il faut d'urgence adopter une stratégie d'ensemble et améliorer les mécanismes de coordination et de contrôle.» Des changements seront apportés, a assuré la ministre Lucienne Robillard : un comité chargé de revoir le fonctionnement de la Commission doit justement déposer son rapport avant la fin de cette année.Passant de l'aide aux réfugiés à l'aide aux entreprises, le vérificateur général pointe un autre programme coûteux et inefficace, soit les prêts aux petites entreprises d'Industrie Canada.Selon M.Desaultels, ce programme de garantie de prêt aux petites entreprises ne correspond plus aux besoins du marché d'aujourd'hui.La gestion du programme devrait être resserrée, poursuit-il, de façon à réduire les pertes du gouvernement fédéral, forcé de rembourser les institutions prêteuses en cas de coup dur.Ottawa perdra 210 millions pour les prêts consentis entre 1993 et 1995, des prêts qui ne cadrent pas nécessairement dans le programme.« Si les risques avaient été mieux évalués par les banques, certains projets n'auraient pas été approuvés dans ce programme », indique M.Desautels, qui ne remet toutefois pas en cause les taux d'intérêts exigés par les banques.Par ailleurs, le gouvernement gonfle le nombre d'emplois créés à l'aide de ce programme, affirme Denis Desautels, qui estime à sept le nombre d'emplois pour chaque million garanti, et non pas à 37 comme le fait le gouvernement.Un grand party Comme il le fait chaque fois, le vérificateur général révèle dans le deuxième tome de son rapport annuel des histoires de gaspillage, de laxisme et de mauvaise gestion.Rarement, toutefois, aura-t-on vu pareille affaire de dilapidation de fonds publics que celle survenue entre 1989 et 1997 au Conseil canadien des relations de travail.Le président de cet organisme, Ted Weatherill, s'est payé un véritable party aux frais de ses concitoyens, violant allègrement toutes les règles de conduite des hauts fonctionnaires fédéraux.M.Weatherill a ainsi réclamé 70 700 S pour les frais de 1400 repas pris en Amérique du Nord de 1989 à 1997.Menant apparemment grand train, le président du CCRT exigeait en moyenne des remboursements de 16,S6 S pour le petit déjeuner, de 35,56 $ pour le dîner et de 91,13 S pour le souper, le triple, voire le quadruple que ce que réclame normalement un fonctionnaire.En Europe, c'était plus cher encore, soit 180$ pour le dîner et 195 S pour le souper.Le ministre du Travail, Lawrence MacAulay, a annoncé hier que Ted Weatherill serait remercié de ses services prochainement.Claude Laf rance subira son procès en janvier DENIS LESSARD du bureau de La Presse.QUÉBEC Claude Lafrance, l'homme d'affaires de Bros-sard accusé de fraude au terme de l'affaire entourant l'attribution des contrats au ministère de Richard Le Hir sous le gouvernement Parizeau, subira un procès devant juge seul, et la cause sera entendue fin janvier.M.Lafrance a fait savoir cette semaine par son procureur qu'il renonçait à la tenue d'une enquête préliminaire, une étape destinée à permettre à la Couronne de démontrer qu'elle a suffisamment de preuves pour qu'un procès s'enclenche.Au palais de justice de Québec, la Cour entendra aujourd'hui les deux parties pour la forme, pour renvoyer l'affaire à la fin janvier.M.Lafrance est accusé sous sept chefs en vertu de l'article 122 du Code criminel, qui porte sur « l'abus de confiance », et l'article 121c, « fraude envers le gouvernement ».L'ensemble des sept chefs portent sur des contrats totalisant 400 000$, octroyés par le ministère de la Restructuration dans les premiers mois de 1995.S'il était reconnu coupable, M.Lafrance serait passible d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.Selon la Couronne, M.Lafrance était un employé contractuel du gouvernement, avec comme mandat de superviser la réalisation d'études sur la souveraineté commandées par le gouvernement Parizeau.M.Lafrance ne pouvait donc avoir des liens avec les firmes qui réalisaient ces études \u2014 dans plusieurs cas, il était actionnaire des sociétés retenues pour réaliser les travaux.Le vérificateur général, Guy Breton, avait, fin 1995, levé le voile sur ce qui constituait selon lui un « réseau » pour l'attribution de ces contrats, un cercle au centre duquel se trouvait M.Lafrance.Aucune accusation n'avait été portée contre le sous-ministre et ami de Richard Le Hir, Pierre Campeau, qui avait toutefois dû démissionner après l'enquête du Vérificateur.Aucune accusation n'avait été portée contre le ministre Le Hir, devenu depuis député indépendant d'Iberville.La loi sur le droit de produire doit être respectée, affirme le président de l'UPA Presse Canadienne QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard doit se portei personnellement à la défense du droit de produire des agriculteurs et forcer le ministère de l'Environnement à respecter la Loi 23 votée par l'Assemblée nationale en 1996.Hier, le président de l'UPA, M.Laurent Pellerin, a été limpide sur ce qu'il espère retrouver dans le discours du chef du gouvernement lorsqu'il prendra la parole, aujourd'hui, devant les congressistes de l'UPA réunis dans la Capitale.« Si le premier ministre a décidé de venir nous rencontrer demain (aujourd'hui), a-t-il affirme j'ose espérer que c'est pour nous dire que son gouvernement va enfin respecter sa propre loi.« Pour nous c'est clair : tant que les gestes n'auront pas rejoint significativement et de façon concrète le discours, a-t-il poursuivi, comment pourrions-nous avoir des discussions constructives entre parties dans un contexte où nos membres ne peuvent reconnaître, dans leur quotidien, les effets de la Loi 23 cîdes orientations gouvernementales ?» LA PRESSE MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1997 B5 « On n'accompagne plus les sidéens vers la mort, on essaie de leur réapprendre à vivre » BRUNO BISSON Le ministre fédéral de la Santé, Al-lan Rock, a répondu aux voeux de nombreux groupes communautaires de lutte contre le sida et de soutien aux sidéens en privilégiant la « flexibilité » lors de son annonce vie lundi sur la poursuite de la Stratégie canadienne sur le sida.Cette décision s'est justifiée par un éclatement sans précédent des questions qui se posent aujourd'hui sur le VIH et le sida, en raison notamment des succès inattendus de la trithérapie, un gros cocktail de médicaments incluant l'AZT et le 3TC.Si la trithérapie est « la meilleure nouvelle qu'on a eu sur le sida depuis l'apparition de l'épidémie », elle soulève de nombreux doutes quant à l'évolution de l'épidémie et des nouveaux services que les patients traités vont demander aux groupes communautaires dans un proche avenir.« Nous nous étions habitués à accompagner des gens vers la mort alors que maintenant, nous nous retrouvons avec une clientèle qui veut réapprendre à vivre », résume Roger Le Clerc, porte-parole de 37 organismes formant la Coalition des organismes communautaires de lutte contre le sida au Québec ( COCQ-Sida ).«.Dans cette perspective, expli-que-t-il, nous sommes satisfaits de voir que les règles ne sont pas coulées dans le béton pour les cinq prochaines années.La trithérapie transforme déjà la demande de services des personnes qui vivent avec le VIH et ce qui va se passer d'ici cinq ans, personne ne peut le prévoir.» M.Le Clerc insiste sur le fait que même si les ressources qui hébergent des sidéens mourants perdent beaucoup moins de patients à cause de la trithérapie, il serait infiniment risqué de prévoir qu'elles ne seront plus aussi utiles dans cinq ou dix ans, si les « miracles » de la trithérapie s'épuisent avec le temps.« Mais comment soutiendra-t-on les porteurs du VIH qui veulent retourner sur le marché du travail.maintenant qu'ils se sentent mieux, après l'avoir abandonné durant cinq ans ?Est-ce qu'on va devenir des centres d'emploi ?« S'il faut transformer nos ressources en soutien aux personnes en trithérapie pour qu'elles observent une scrupuleuse régularité dans leur consommation de médicaments, faudra-t-il concentrer nos ressources sur les visites à domicile, comme le font des CLSC ?Et qui le fera, le cas échéant ?» se demande M.Le Clerc.Pour sa part, le Dr Christian Fortin, du Centre de santé publique du Québec, se pose des questions sur cette Stratégie qui a obtenu un financement avant même que son programme soit défini, alors qu'il tente depuis longtemps de faire démarrer un programme d'intervention auprès des jeunes mésadaptés sociaux, sans pouvoir obtenir le financement nécessaire.« La lecture des dernières données épidémiologiques nous dit ce que nous savions depuis des années : que la propagation du VIH est en progression auprès des autochtones, des toxicomanes, mais aussi des jeunes homosexuels, qui en sont à leurs premières expériences sexuelles et qui se protègent moins que leurs aînés sensibilisés à la réalité du sida », fait-il remarquer.Ôr, dit-il, une équipe de chercheurs de Québec qui a bénéficié de subventions de recherches pour bâtir un programme a obtenu des résultats encourageants, auprès de jeunes qui étaient référés par les centres jeunesse du Québec.« Mais personne n'a d'argent pour démarrer le programme, malgré ces résultats, dit-il.On tombe toujours entre deux chaises quand on s'adresse aux organismes subventionnâmes publics.La réalité, c'est qu'il n'y a pas de financement disponible pour sensibiliser une clientèle aussi à risque que celle-là.Va-t-on laisser tomber la prévention auprès de nouvelles clientèles à risque parce qu'on n'arrive pas à les atteindre par les moyens traditionnels ?» IrM/itatio* spéciale à tout le public à la pré-ouverture du 42e Salon des métiers d'art, en compagnie du porte-parole, monsieur Marc Favreau.La ckaffe de/^ai*i Le jeudi 4 décembre, à 18 h, dans le hall d'exposition ouest de la Place Bonaventure Le vernissage se fera * h au son de la musique du trio formé de Jean-Pierre Zanella, ;is ii Michel Donato et James Gelfand.?*l 8 5oS ï Venez visiter en primeur l'exposition CIRQUE DU SOLEIL SOCltTt oc Dee«»4tKT Québec as Musée McCordI La Presse Canada Une présentation du Conseil des métiers d'art du Québec 20 % des toxicomanes seraient séropositifs à Montréal Les succès de la lutte contre le sida masquent des faits inquiétants sur V épidémie au Canada BRUNO BISSON Les succès éclatants de la trithérapie et les 211 millions que le gouvernement fédéral injectera dans la lutte contre le sida d'ici 2002 tendent à reléguer dans l'ombre des faits qui demeurent très inquiétants quant à cette maladie.Le nombre de porteurs du VIH n'a jamais cessé d'augmenter, au Québec comme au Canada, même si on en meurt moins qu'avant ; et on réalise aujourd'hui que le virus se propage à un rythme affolant dans des groupes peu réceptifs à des programmes de prévention, en raison même de leur situation économique ou sociale, tels que les autochtones et les usagers de drogues par injection.\u2022 À Montréal, 20 % des toxicomanes ont contracté le VIH, selon des estimations de terrain et des données cliniques recueillies auprès des usagers de drogue connus dans les services de santé.Aucune étude approfondie n'a encore confirmé la gravité de la situation, mais les donnée rendues publiques lundi par Santé Canada indiquent très clairement un phénomène en croissance aussi spectaculaire qu'alarmante.Bombe à retardement « Le problème avec les études, précise le Dr Jean Robert, actif dans la lutte contre le sida depuis 15 ans, c'est qu'elles nous révèlent le portrait de la situation qui prévalait il y a deux, cinq ou 10 ans.Elles sont toujours très en retard Le nombre de porteurs du VIH n'a jamais sur ce qui se passe dans la réalité.» Pour sa part, le Dr Réjean Thomas, de la clinique L'Actuel, ne comprend même pas qu'on s'en étonne.Il y a deux ans, il écrivait dans une lettre ouverte : Une bombe à retardement menace Montréal, en parlant de la situation de la croissance du nombre des cas de VIH dans cette population.Aujourd'hui, ii n'est pas loin de dire que la bombe a explosé.« Et la difficulté avec les toxicomanes, c'est qu'il n'est pas possible de les traiter sans qu'ils cessent leur consommation de drogues », fait-il remarquer.« Cela fait \u2014et les résultants ne sont pas très probants \u2014, la trithérapie impose au patient une régularité sans faille dans la consommation de ses médicaments ( jusqu'à 20 pilules par jour ) et le taux de rejet peut atteindre 30 % des patients.On voit même que se développent des souches résistantes du virus.» d'augmenter, au Québec comme au Canada.Le virus se propage à un rythme affolant dans des groupes tels que les autochtones et les usagers de drogues par injection.Quelle répartition ?« En cas d'abandon du traitement, le patient qui retombe dans la drogue a toutes les chances de transmettre une souche du virus résistante aux traitements actuels », ajoute le Dr Thomas qui ne partage pas l'optimisme qui domine depuis peu le discours sur le sida.Lundi dernier, le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a annoncé que 211 millions seront consacrés d'ici 2002 à la lutte contre le sida au Canada, dans le cadre de la Stratégie nationale sur cette maladie.On ne sait pas encore comment ces fonds seront dépensés, le ministère ayant opté pour une approche « flexible » et n'ayant pas encore toutes les données nécessaires pour décider de la répartition des sommes.Le bilan statistique révélé du même souffle par Santé Canada,; s'il est réjouissartt sous plusieurs aspects, a aussi révélé que plus de 10 % des nou-; veaux cas de contamination par le VIH en 1996 avaient pour origine l'injection de stupéfiants à l'aide d'une seringue contaminée.En 1990, à peiné 1,5 % des nouveaux cas provenaient de cette source.Ces données montrent aussi que l'épidémie a pris une ampleur inquiétante chez les autochtones.Bien que le nombre recensé ne s'élève qu'à 300 cas, les nouveaux porteurs identifiés du virus en Colombie-Britannique sont des autochtones dans une proportion de 15 à 26 %, depuis 1993.UN JEEP, ÇA TIENT BIEN LA ROUTE.MÊME S'IL N'Y EN A PAS! par mois Transport indts iKotion.1er me de 24 mots Comptent intiol de 3 960 S.JEEP GRAND CHEROKEE LAREDO 1998 4X4 L'ensemble 26E + GEG + LSA comprend : \u2022 Système de sécurité antivol \u2022 Moteur 6 cylindres de 4 litres 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pn» mondre et avew a commander t f B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1997 Greyhound et Adirondack crient à la concurrence déloyale Les Haïtiens s'offrent des voyages taillés sur mesure entre Montréal et New York MARIE-CLAUDE MALBOEUF Tous les mois, ils sont des milliers d'Haïtiens à faire la navette entre Montréal et New York, chantant et bavardant en créole à bord d'autocars loués par des gens de leur communauté.L'initiative réjouit les familles dispersées de chaque côté de la frontière, mais irrite beaucoup les compagnies Greyhound Lines et Adirondack, qui ne savent trop comment freiner cette concurrence un peu spéciale.Convaincus qu'on leur « vole » plusieurs passagers par semaine, les deux géants américains viennent même de déposer 7une demande d'injonction contre cinq locateurs d'autocars québécois vet 11 de leurs fidèles clients.II faut dire que les Haïtiens de Montréal offrent des voyages taillés sur mesure pour leurs parents et omis.Que ce soit à bord des luxueux autocars de transporteurs reconnus ou dans de simples camionnettes archi-bondées, leurs passagers se retrouvent dans une ambiance conviviale, où résonne [leur musique et embaument les bons mets traditionnels.Sans compter que les chauffeurs retenus ne ménagent pas leurs efforts.Avant de quitter Montréal, ils zigzaguent sans relâche de stations de métro en centres commerciaux, vquand ils ne s'arrêtent pas carrément au coin d'une rue pour reçu1 pérer un retardataire.Et 600 kilomètres plus loin, ils démontrent photo LaPœsse Des milliers d'Haïtiens vont et viennent entre Montréal et New York.toujours le même zèle, en déposant leurs voyageurs presque au pas de la porte, dans les boroughs de Queens et Brooklyn, où sont installés bon nombre d'Haïtiens new-yorkais.« Nos clients sont souvent des gens âgés ou peu lettrés qu'on ne peut abandonner au beau milieu de Manhattan, explique Claude Ra-beau, de l'agence Performance Voyages.Ils veulent visiter leurs familles, mais auraient peur de prendre un autobus qui ne leur est pas adapté et n'auraient même pas assez d'argent pour le faire.» Aux yeux de Greyhound et d'Adirondack, les Haïtiens montréalais leur opposent néanmoins une concurrence déloyale.Car s'ils peuvent vendre leurs billets deux fois moins cher ( souvent 50 $ plutôt que 92 S ), c'est parce que rien ne les oblige à suivre un horaire précis ou à prendre la route avec un véhicule à moitié vide.Sans compter que, de l'aveu même de Duken DornevaL responsable de Ken Tours, les transporteurs improvisés n'offrent pas un service cinq étoiles.Depuis, quelques têtus continuent leur exploitation artisanale au nez et à la barbe de la Commission des transports.D'autres, comme M.Rabeau, prennent soin de louer les véhicules de compagnies détenant des permis de transport nolisé.Mais pour Greyhound et Adirondack, dans un cas comme dans l'autre, l'image de l'industrie se retrouve ternie.C'est que leurs concurrents collectent l'argent à bord, déplorent-ils, qu'ils cordent des passagers debout dans l'allée et ne les conduisent pas toujours à bon port.Tous les organisateurs visés par la demande d'injonction font-ils preuve du même amateurisme ?Peut-être que non, mais au moins deux d'entre eux, Canus et Alternative Express, viennent d'être sérieusement éclaboussés par l'émission J.E.C'est que TVA a retrouvé des clients laissés en plan à New York après avoir dûment payé leur billet de retour.D'autres n'ont jamais été remboursés après avoir refusé de se serrer dans une camionnette pleine à craquer.Un jeune voyageur a même raconté qu'on lui avait demandé de conduire si jamais le chauffeur se sentait trop fatigué I Devant cette avalanche de , plaintes ( qui ne visent pas toutes des Haïtiens ), même la Société d'assurance automobile a ouvert une bonne trentaine d'enquêtes.Quant à Greyhound et Adirondack, elles ne se satisferaient pas de voir leurs adversaires écoper d'une amende.Elles exigent carrément qu'on leur interdise de leur faire concurrence, en rappelant qu'elles sont les seules à détenir un permis de transport régulier.Les défendeurs ne devraient pas échapper au règlement grâce à leurs « manigances » et « subterfuges », se plaignent les deux compagnies à la Cour.Du côté des Haïtiens, M.Rabeau s'étonne qu'on s'en prenne aux siens alors que les Juifs, les Chinois ou les Italiens organisent leurs voyages sans être importunés.Mais les autres sont sans doute mieux organisées, tente d'expliquer Michel Galland, qui a déjà loué quelques véhicules aux défendeurs.Et elles ne vendent sans doute aucun billet à l'extérieur de leur communauté, ce qui est déjà moins fâchant pour Greyhound.» « On ne peut quand même pas empêcher les Québécois de voyager avec nous s'ils en ont envie, rétorque M.DornevaL Même si notre service est conçu en fonction de nos besoins, on se ferait accuser de discrimination.» Le commentaire fait toutefois sourire Marie-Ève Gérin, qui a déjà voyagé à bord d'un autobus réservé par une agence du même genre : « J'ai trouvé leur annonce dans l'hebdomadaire Voir », souligne-t-elle.L'injonction sera débattue, demain.\u20224 rl ¦ i L\\ kl ?« j On prévoit une forte accumulation de rabais au Centre de liquidation as mode de la Baie! i - Mercredi 3 décembre seulement CONGÉ DE TPS ET DE TVQ sur tous les articles du Centre de liquidation Nous vous donnerons ^ / un rabais équivalant v ^ à la TPS et la TVQ.v 40 % de rabais Tous les coordonnés pour femme « Alfred Dunner ¦ Kari ¦ Liz Claiborne 60 % de rabais Toutes les jupes pour femme Sauf les collections.1 70 % de rabais Tous les vêtements en velours Tailles courantes, petites et fortes, pour femme.r Tous les pulls pour femme 19,99 $ ou moins.Liquidation 4,99 $ ch.De 20 $ à 34,99 $.liquidation 7,99 $ ch.De 35 $ à 54,99 $.Liquidation 10,99 $ ch.Sauf les collections.Toutes les robes % 19,99 $ ou moins.Liquidation 7,99 $ ch.De 20 $ à 39,99 $.Uquidatîon 11,99 $ ch.De 40 $ à 59,99 $.Liquidation 19,99 $ ch.De 60 $ à 79,99 $.Liquidation 28,99 $ ch.80 $ et plus.Liquidation 50 % de 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Gaulle, la province ou l'étranger.La compagnie aérienne Air Liberté ( groupe British Airways ) a protesté contre la fermeture de l'aéroport, estimant que le déneigement avait été mis en oeuvre trop tardivement.Un porte-parole d'Aéroports de Paris a indiqué que des moyens de déneigement des pistes avaient été mis en place à Orly « dès les premières chutes de neige ».Dans la région parisienne, la neige a affecté le trafic ferroviaire sur le réseau de banlieue jusqu'en fin de matinée.Sur les routes la neige a provoqué les plus fortes perturbations avec 271 kilomètres de bouchons au plus fort des encombrements.Le trafic des poids lourds a été interdit, en milieu de matinée, sur plusieurs autoroutes ( A6, A10 ) menant à Paris.Fortes chutes de neige dans les Maritimes Presse Canadienne HALIFAX Il ne servirait à rien aujourd'hui de dire aux habitants des Maritimes que l'hiver arrivera dans trois semaines : pour la deuxième fois en moins d'une semaine, les cieux leur ont balancé le pire de l'hiver sur la tète, déréglant les activités économiques et les transports et forçant les autorités à fermer les écoles.Entre 30 et 40 centimètres de neige sont tombés dans le sud du Nouveau-Brunswick et dans certains secteurs de la Nouvelle-Ecosse.D'autres régions ont également été plus ou moins ensevelies sous la neige.Selon Ivan McSwain, d'Environnement Canada, les chutes de neige précoces ne sont pas habituelles en Nouvelle-Ecosse.Plusieurs accidents ont été rapportés, dont un impliquant un camion-remorque qui a quitté la route près de Sackville, au Nouveau-Brunswick.De nombreux tamponnages mineurs sont survenus.On ne rapporte cependant pas de blessés graves.Par ailleurs, une violente tempête s'est abattue lundi sur le sud-ouest du Yukon, provoquant de longues coupures d'électricité et empêchant toute circulation, ont annoncé hier les services de météorologie.Les chutes de neige, qui ont atteint jusqu'à 80 cm en certains endroits, ont provoqué des ruptures de lignes électriques.Les équipes de réparation ont eu le plus grand mal à rejoindre les zones touchées, balayées par des vents de 120 à 140 km/h.Vous voulez vendre.AUTOS CAMIONS, 4X4, FOURGONNETTES, MOTONEIGES, MOTOCYCLETTES, VÉHICULES TOUT TERRAIN .et môme le covoiturage 3 2 7 pour (8.33S par additionnelle) Ê\\B.\u2014~ Vïï Am 999û^fff9Mt Ë)Mlti§90éf9$ et 9êftt êffrO, Êêém 9àiÊjêm§tH\u2014f Htê àfêwfH aa HxH arigiaalaa t\u2014rt éê fékUêêfhë.Ma paai, à'aaîr* péri, m pré ni tir 4a privilèga é'aanalsUaa §§ la ai ta mat i partk 4% la prtmlèro parât la a, m ait a ma hèfê atÊmÊÊÊM a'ëèién m rtaa la têifmëUêm mmi t'à t m kl ira aaligatakêmnt ,sr 7 J*ar$ da pcbtlaatlaa.285-7111 Les petites annonces de *w!t IsHnrbêhi tant frète 1 600 361 r5013 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1997 B 7 La Petite-Bourgogne veut garder son petit CLSC La population du quartier craint d'être laissée à elle-même UUANNE LACROIX Une quarantaine de citoyens du quartier Petite-Bourgogne et des représentants locaux de garderie ont manifesté hier contre la fermeture du point de service du CLSC Saint-Henri qui les desservait jusque-là, rue Saint-Jacques Ouest.« On a donné 48 heures au conseil d'administration pour trouver une solution autre que la fermeture sauvage et précipitée.On comprend les impératifs économiques qui ont sûrement présidé à cette décision mais on veut trouver, avec la direction du CLSC, des solutions alternatives », explique Mme Yolande Breton, présidente de la coalition Petite-Bourgogne / Quartier en Sîinté, qui se dit confiante de réussir.Pas facile de crier à l'aide IlUANNE LACROIX Alors que la pression se fait de plus en plus forte sur les familles aux prises avec un aîné en perte d'autonomie, qui doivent maintenant prodiguer des soins infirmiers et spécialisés en plus des soins de base, ce sont ceux qui vivent le plus de détresse et dont le parent est le plus fragile qui hésitent le plus à demander de l'aide, qu'il s'agisse du recours à un centre de jour, de répit à domicile ( gardiennage ) ou même simplement d'aide ménagère.Pire encore, ce sont justement ces aidants naturels dont le besoin est le plus criant qui repoussent les offres d'aide en prétendant n'en avoir tout simplement pas besoin.C'est du moins ce que révèle une recherche de Louise Lévesque, de l'Institut de gériatrie de Montréal, qui oeuvre au centre hospitalier Côte-des-Neiges, dans le cadre de la 7e Conférence pancanadienne sur le maintien à domicile qui se déroule à Montréal sous le thème : « Un réseau à construire ».Contrairement à ce que Ton aurait pu imaginer, son étude lui a aussi fait découvrir que les barrières personnelles placées par le malade lui-même ou par sa famille constituent une entrave aussi importante que les barrières structurales, comme le coût trop élevé, la non-disponibilité de certains services, etc.Pourquoi refuse-t-on de l'aide dont on a désespérément besoin ?Mario Paquet, de la direction de santé publique de la régie régionale de Lanaudière, s'est penché sur cette question.La majorité des personnes sont réticentes, admet-il.Pour mériter la confiance de la personne malade et de son entourage, l'intervenant doit s'appliquer à comprendre la dynamique familiale.Qui est réticent ?Pourquoi et jusqu'à quel point ?« Les hommes, pour qui le rôle d'aidant est culturel-lement moins naturel, vont solliciter de l'aide plus facilement, tout comme les gens de moins de 50 ans et les familles de milieu urbain.En milieu rural, l'anonymat est plus difficile à conserver.Par contre, un peu partout, on hésite beaucoup à solliciter de l'aide pour son conjoint.» Alors que les Québécois vont naturellement avoir recours aux services médicaux, ils hésitent beaucoup à recourir aux soins à domicile, qu'ils entrevoient comme l'intrusion dans leur intimité d'un appareil bureaucratique inquisiteur.En cas de réticence, il faut manifester beaucoup de délicatesse, suggère M.Paquet : « Mieux vaut éteindre des feux que d'imposer des services non voulus.En soins à domicile, la relation de confiance est essentielle.Sinon, on ne réussira qu'à alimenter les réticences.» Dans une recherche menée en Estrie, le Dr Réjean Hébert, du Centre de recherche en gérontologie et en gériatrie de Sherbrooke, insistait sur l'importance de valoriser l'apport des familles naturelles et des familles d'accueil : « Dans un premier temps, on pourrait songer à des mesures fiscales plus intéressantes pour les aidants naturels.Éventuellement, l'État pourrait en arriver à donner directement de l'argent au malade qui choisirait lui-même les services qu'il désire.Mais nous parlons là d'un immense changement d'attitude qui, pour l'instant, semble presque relever de la science-fiction ».Selon le gériatre, le monde de l'emploi pourrait en arriver à garantir son poste à la personne qui s'absente pour prendre soin d'un proche mourant ou en perte d'autonomie.De la même façon, le gouvernement doit absolument, sous peine de perdre ces ressources uniques et précieuses, financer plus adéquatement les familles d'accueil, dit-il.« On a calculé que les responsables de familles d'accueil ne touchent pas plus de 4,65 S l'heure.C'est moins que le salaire minimum.Si on veut que ces ressources-là se maintiennent et même augmentent, il faut absolument reconnaître leur importance.Elles sont essentielles, surtout si l'on considère qu'une place en famille d'accueil coûte 40 $ par jour contre 90 $ pour une place en centre hospitalier.» SORTEZ |M de Vordinaire avec le cahier Sortir « Quand les responsables du CLSC nous disent qu'il ne s'agit que d'une réorganisation qui ne nous enlèvera rien en termes de services, on ne les croit pas, dit Mme Breton.Le ministre Rochon a fermé des hôpitaux et choisi de donner plus de pouvoirs aux CLSC.Comment peut^on alors songer à fermer un point de service essentiel aux citoyens de notre quartier pourtant mal desservi par le système d'autobus et qui compte 1440 HLM, sans doute la plus grosse concentration au Québec ?» Selon Mme Breton, la décision de fermer le point de service risque de miner 20 ans d'efforts en matière de prévention des maladies.Leader de la communauté noire du quartier, Elizabeth Vargas considère que « la fermeture de cette clinique confirmerait, pour l'ensemble des communautés, la mé- connaissance des réalités de noire quartier par les technocrates du secteur de la santé ».Pour le curé Raoul Garcia, de la paroisse Sainte-Cunégonde, « la population du quartier serait laissée à elle-même si celte décision était maintenue.Cela se traduirait, à court terme, par une augmentation des coûts sociaux qui risquent d'être beaucoup plus élevés que les économies escomptées.» Lallure qui lui plat.à la boutique Le Président m® *3 lirai Sx;*- SB K>I> > - MB ¦ NT\" \"v s.I Obi jâyetuu Iwm de magasinage \u2022 Du lundi au vendredi, jusqu'à 21 h \u2022 Samedi, de 8 h 30 à 17 h \u2022 Dimanche, de 9 h à 17 h La Baie vous propose une foule d'idées-cadeaux séduisantes pour celui qui vous est cher.Offrez-lui une chemise de ville tout coton, une cravate 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