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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-02-22, Collections de BAnQ.

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[" U plus iiitiihl (juondicn jYdfïmh d'Anicvkiuc ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 22 février 1998 114* année No 122 62 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS RÉGION EST DB QUÉBEC 65 C / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,65 $ U.S.AILES LES AILES OE LA MOD^ MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL La Personnalité de la semaine Béatrice Picard W«A14 Livres Profession : lecteur de lanuscrits page Bl Santé % Le régime Hippocrates : est-ce pourvous?page Cl * La supergrille de février pages S20 et S21 Malgré ses vedettes, l'équipe de hockey du Canada a déçu toutes les attentes et a laissé filer la médaille de bronze qui était pourtant à sa portée.PHOTO BERNARD BRAULT.LêPmm et Cie rentrent bredouilles ¦ RÉJEAN TREMBLAY envoyé spécial, NAGANO Dans le fond, ça fait 25 ans qu'on sait que les Européens savent jouer au-hockey.Ça fait 25 ans que les fans du hockey canadien et ses dirigeants tentent de se faire accroire qu'ils sont « les meilleurs » parce que les équipes du Canada ont gagne la Série du siècle par un but et des Coupes Canada disputées sur leurs petites patinoires, devant leurs partisans, dans des matchs arbitrés par leurs arbitres, le tout orchestré par Allan Eagleson qui prévoyait toujours pour le Canada les meilleurs calendriers et les meil-Ji$res conditions.ï*5fca-t-il\" falloir sortir Eagleson de prtson pour espérer gagner une médaille d'or la prochaine fois?> Maintenant, il n'y a plus d'excuses, il rte peut plus y avoir d'illusions.Le Canada produit de très bons joueurs et de bonnes équipes.Il peut se défendre sur la scène internationale/ mais le hockey est de-vfcriu un grand sport international ètTtes Suédois, les Tchèques, les Russes, les Finlandais, les Américains et bientôt les Allemands et les Biélorusses font partie du même groupe.Wr ORETZK Y en A2 1 n Encore de l'or en patinage PHILIPPE CANTIN envoyé spécial, NAGANO ê 1 PHOTO BERNARD BRAULT.Lf En remportant le 5000 mètres, réquipe de relais formée de François Droiet, Derrick Campbell.Éric Bédard et Marc Gagnon a donné au Canada sa 15e médaille des Jeux de Nagano et sa sixième médaille d'or, deux nouveaux records.ïm balayage îèl une dégelée S'il déclenchait des élections maintenant, le Parti québécois balaierait le Québec, avec plus de la moitié des intentions de vote.Mais il échouerait en voulant tenir un référendum, révèle le plus récent sondage CROP-TVA-Lfl Presse.Les intentions de vote au référendum montrent en effet que i'option souverainiste piétine.Elle est revenue à son score de 40 %.Ce sondage, réalisé pendant les audiences de la Cour suprême, indique aussi que la satisfaction à l'endroit du gouvernement Bouchard est appréciable.Informations, page A4 Les colombes de Columbus RICHARD HÉTU collaboration spéciale es experts en marketing et les sondeurs d'opinion américains ont un faible pour la ville de Columbus, dans l'État de l'Ohio.Ils y trouvent une population à l'image de l'Amérique moyenne, plus conservatrice que libérale, mais pas trop.Pour tester leurs produits et leurs idées, l'endroit est parfait.Il n'est donc pas étonnant que l'administration Clinton ait choisi Columbus, mercredi dernier, pour tenir un soi-disant « town meeting » sur la stratégie militaire des États-Unis vis-à-vis de l'Irak.Retransmise en direct et en exclusivité sur les ondes de CNN ( Clinton News Network, pour les blagueurs ), la réunion devait servir à convaincre la population américaine et le reste du monde que les Américains approuvent avec enthousiasme l'idée de larguer de nouveau des bombes sur le pays de Saddam.Or l'exercice de relations publiques a fait fiasco.Parmi les 6000 personnes admises dans un amphithéâtre universitaire de Columbus, environ 200 jeunes ont La Presse à NEW YORK chahuté les trois représentants du gouvernement \u2014Madeleine Albright, secrétaire d'État, William Cohen, secrétaire à la Défense, et Samuel Berger, conseiller à la sécurité nationale.« One, two, three, four! We don't want your racist war! » ont-ils scandé au cours du « town meeting », interrompant à plusieurs reprises les membres du cabinet présidentiel.- Lors de la période des questions, plusieurs membres de l'auditoire ont également posé des questions illustrant un profond scepticisme face à la position officielle de Washington.« L'administration américaine a la puissance et les moyens d'attaquer l'État irakien, mais a-t-elle le droit moral d'attaquer la nation irakienne?» a demandé l'un d'eux au secrétaire de la Défense.Voir LES COLOMBES en A2 Le menton relevé, les yeux perçants et les oreilles trouées de cinq anneaux, Marc Gagnon a l'allure d'un dur.Mais il suffit de gratter un peu cette carapace pour découvrir un grand sensible qui, à Nagano, a ressenti en cinq jours des émotions à écorcher le coeur: rage, chagrin et joie.Hier, après avoir mené l'équipe canadienne de relais sur courte piste à la médaille d'or, Marc a pleuré.La course terminée, pendant que les préposés installaient le podium en vue de la cérémonie des médailles, il a étouffé des sanglots sur un petit banc situé en retrait, près de la patinoire.La tète penchée et le visage entre les mains, les épaules tressaillant.Le puissant stress l'ayant envahi dès son arrivée au Japon, deux semaines plus tôt, s'évacuait enfin.Les larmes de Marc reflétaient l'ambiguïté de sa performance olympique.Le sportif originaire de Chicoutimi rêvait de remporter une médaille d'or au 1000 mètres, son épreuve préférée, mais une manoeuvre trop audacieuse a entraîne sa disqualification.Il souhaitait se reprendre au 500 mètres, confiant de vaincre ses démons et toucher la gloire.Encore une fois, une chute a brisé ses espoirs.Ces deux déceptions gravées dans son cerveau, Marc a amorcé la finale du relais le corps rongé par l'inquiétude.Ses muscles étaient tendus comme un fil d'acier, son coeur battait la chamade.Dans sa mémoire, le souvenir des Jeux de Voir ENCORE en A2 \u2022 51 078 JOURS AVANT C'AN 20 INDEX cio mm C10 C7 Mot inytlèff Cl indtx O60IC7 B6àM Èta»-vous C11 LiJtunePftt\u2014 C12 Polttque U tÊÊÊÊÊ (TtAturt A13 A4 C7ttCS \u2022 tofi*ri»-ip»ctadf B7 AS Cl Cl A2«A10 Tabtoid Sporti SCIENCES Déconvenue démographique page B12 MÉTÉO mtomoMt ClàCIO Bandtt attsinéis Cl B11 A11IA13 PtalpptCmUn 85 Ensoleillé Max.3, min.-9 Cahier Sports, page 24 3 MottcroM.B11MS20 T*t»t dtfltehe B10 * wrmm PASIPASIPAS ¦ » ¦ UEPOI.Dm nui si PA\"ÎEN1 AVAru i JANVII R 1999 domori fm**,èmkmL*tm lmmf+mm ******** M ' W»ki\u20144f»m à «, «M liai \u2022 $' iaav av< l»êt* t:\\9\\ tU ?W l* '4M t'»r;e1, le 1 warj f»i, ée 15 Y à * k praftdt: Al AL Ai tïfTrJ \t\t>¦\u2014 u\t- 1 .1 %'t 1\".'.1*\t\t\t CKA à .- LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 FÉVRIER 1998 ?A3 La P Le mot du jour focus et focuser ¦ Focus n'est pas un mot français.On le traduit généralement par accent, attention, centre d'intérêt.Focuser n'est pas davantage français, que ce soit avec un ou deux s.On peut le traduire, selon le contexte, par centrer, focaliser, mettre l'accent sur, porter son attention sur, se concentrer sur, souligner.\u2014 Anne-Marie Pelchat a refusé les interviews dans l'espoir de mieux se concentrer sur sa dernière descente.Paul Roux m Le Lexique .tSf fin il «Il/é« du français _ dam les médias I de l auteur du Mot du jour 1 La Prose (514) 285-7364119.95$ +taxa S L'EXPRESS DU MATIN Meurtre à St-Casimir Un homme de 26 ans, connu par la police comme étant un revendeur de drogue, a été abattu hier après-midi d'au moins un \u2022projectile d'arme à feu, alors qu'il était au volant de sa camionnette sur la route 354, à Saint-Casimir, dans le comté de Portneuf.L'homme a été tué à > moins de 1000 pieds de son domicile de Saint-Casimir.Selon la Sûreté du Québec plusieurs -coups de feu ont atteint le véhicule.Des passants ont appelé la .police en croyant voir un accident de la circulation, le véhicule de la victime ayant heurté un banc de neige et percuté un poteau d'Hydro-Québec après l'attentat.La police croit qu'un ou .plusieurs individus ont ouvert le feu à partir d'une voiture en mouvement.La victime a été identifiée comme étant Stéphane \u2022lAllard, un homme sans travail « connu.Deux incendies ¦ Les pompiers de Montréal ont été appelés dans la nuit de vendredi à samedi à combattre deux incendies qui se sont déclarés dans des habitations.Un premier feu, qui semble d'origine criminelle, a ravagé un appartement situé dans un édifice de huit logements, au 3855, rue de \"Rouen.Deux foyers d'incendie y *ont été découverts.Le feu a forcé l'évacuation de tous les locataires.À l'intersection de la rue Bel léchasse et de la 29e Avenue, dans le quartier Rosemont, un autre édifice à logements multiples a été la proie des flammes.Dans ce cas, il s'agirait toutefois d'un Incendie accidentel.Services modifiés au métro Place-d9Armes À compter de demain, la loge ouest de la station de métro Pla-.ee-d'Armes ( sortie Palais des congrès ), sera fermée à certaines \u2022périodes de la journée, en raison du faible taux d'achalandage.La - fermeture de la loge n'aura aucun effet sur la clientèle possédant des titres à tarif régulier ou une correspondance d'autobus.Toutefois, les autres usagers devront utiliser la loge est, située de l'autre côté.La loge ouest ne ¦sera ouverte du lundi au vendredi que de 7 h à 22 h et de 12 h à 19 h 30 le samedi et dimanche de même que les jours fériés et lors d'événements spéciaux au « Palais des congrès.6000 familles aidées par Jeunesse au soleil ¦ L'organisme de charité Jeunesse au soleil a secouru durant la crise du verglas pas moins de 6000 familles dans 45 municipalités.L'organisme a fourni transport, hébergement, eau potable ainsi qu'un assortiment de commodités mises à la disposition des municipalités et des centres \"d'hébergement à travers la région de Montréal.Au total.Jeunesse au soleil estime sa participation au dépannage alimentaire à 450 000 $.Une évaluation conservatrice des dépenses matérielles excède 640 000 $.L'organisme poursuivra jusqu'à la fin du mois son aide aux personnes affectées par le verglas et tient à remercier tous les donateurs qui lui ont permis de venir en aide à autant de personne.Policiers mécontents ¦ Les anciens membres du service de sécurité de la GRC employés au Service canadien du renseignement de sécurité ( SCRS ) sont mécontents.Forcés de quitter la GRC par la Loi sur le SCRS en 1984, ces ex-policiers s'étaient fait promettre que l'ensemble de leurs bénéfices continuerait de refléter ceux de la GRC.Toutefois, depuis 1990, ces employés ont assisté à une érosion constante de leurs droits acquis, en plus de se voir refuser les ajustements promis.Ces membres auraient perdu plus de 14 000 $ en salaire, comparativement aux membres de la GRC.Les agents du SCRS profiteront demain d'un colloque portant sur le terrorisme chimique et bactériologique, qui se tiendra à Ottawa, pour rappeler au public que le SCRS est devenu un service de renseignement efficace et qu'ils exigent le respect des engagements pris envers eux par l'ancien directeur, TdriFinn.Michel Leblanc est enfin opéré ! C'est l'Hôpital général juif qui a payé la note YANN PINEAU Après avoir été prisonnier du système hospitalier pendant plus de 16 mois et avoir été victime d'un imbroglio administratif, Michel Leblanc, un charpentier-menuisier de 34 ans, a finalement reçu lundi dernier le neuro-stimulateur dont il avait besoin.M.Leblanc avait besoin qu'on lui implante cet appareil afin de soulager les douleurs chroniques dont il souffre à l'épaule et au bras depuis un accident d'auto survenu en 1987.Il a attendu en vain une opération à l'hôpital Notre-Dame pendant plus d'un an avant d'être transféré à l'Hôpital général juif de Montréal, le mois dernier.Quelques jours avant l'opération prévue pour le 27 janvier, M.Leblanc s'est fait dire que ni l'hôpital, ni la Régie de l'assurance-maladie ( RAMQ ), ni la Société de l'assurance automobile ( SAAQ ) ne voulait payer les 7000 $ que coûte le neuro-stimulateur.« Lundi dernier, j'étais à mon cours au cégep du Vieux-Montréal quand j'ai vu la tête de ma femme dans la porte, a raconté hier M.Leblanc.Elle avait les yeux grands comme des trente sous.Elle m'a dit : « C'est maintenant.L'hôpital a appelé, ils ont annulé une opération, ils veulent te voir tout de suite.» Ça, c'était à 10 h.À 13 h, j'étais sur la table d'opération.» Le Dr Line Jacques a pratiqué une incision dans le cou de M.Leblanc et a inséré une électrode entre deux vertèbres.« C'était un peu malcommode, se souvient M.Leblanc.Tu es allongé sur le ventre, tout ce que tu vois c'est des souliers roses et des souliers mauves, et le médecin se sert de ton dos comme table de travail ! » Mais Michel Leblanc n'a que des photo alain r08erge.La Emilie, 9 ans, et Mathieu, 7 ans, sont bien contents de retrouver leur père après la semaine qu'il a passée à l'hôpital.éloges pour le personnel de l'Hôpital juif qui a pris soin de lui pendant presque une semaine.« La seule affaire bizarre, c'est la bouffe, dit-il.Le vendredi, par exemple, il n'y a pas de lait avec le café.» Jeudi dernier, après avoir subi des tests pour s'assurer que l'électrode donnait les résultats escomptés, M.Leblanc s'est fait implanter dans la poitrine tout le reste de l'équipement qui constitue le neuro-stimulateur.Avec une télé- commande, il se donne lui-même au besoin les petits chocs électriques qui soulagent ses douleurs.Ironiquement, mercredi dernier l'hôpital Notre-Dame l'appelait pour lui dire qu'on avait finalement trouvé du temps opératoire pour lui.Quand Michel Leblanc a rappelé, le lendemain, on lui a répondu que c'était une fausse alerte, qu'on avait dû annuler l'opération ! Quant à la facture du neuro-stimulateur, c'est finalement l'Hôpital juif qui va l'assumer.« On m'a dit que la Régie de la santé s'était arrangée avec l'hôpital », a dit M.Leblanc.Hier, au lendemain de son retour à son domicile de Rivière-des-Prai-ries, Michel Leblanc retrouvait peu à peu les plaisirs de la vie quotidienne avec la perspective de voir ses douleurs diminuer considéra-blement.Il espère être suffisamment en forme demain pour retourner à ses cours.Bourque se fait le champion d'Hochelaga-Maisonneuve YANN PINEAU Le maire Pierre Bourque s'est présenté comme un valeureux défenseur de l'économie du quartier Hochelaga-Mai-sonneuve, hier, lors de son troisième « samedi du maire », un exercice préélectoral de prise de contact avec la population de chacun des 16 quartiers de Montréal.M.Bourque a admis que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est un cas particulier et que des efforts sont faits pour revitaliser son tissu économique.Devant une centaine de citoyens réunis dans un buffet de la rue Ontario, M.Bourque a admis que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est un cas particulier ( lire un quartier pauvre ), mais que des efforts étaient faits pour revitaliser son tissu économique.Il a notamment évoqué l'installation du siège social de Vidéotron Télécom sur le boulevard Pie-IX, près de la rue Ontario, de l'arrivée du siège de la boulangerie Au Pain Doré rue de Rouen et de ses efforts pour tenter d'éviter la fermeture de Sucre Lantic, rue Notre-Dame.« Quand Vidéotron a voulu déménager, j'ai appelé M.Chagnon ( le président de la compagnie ) et ils sont venus dans le quartier », a dit le maire, visiblement fier de son coup.Lors de la période de questions qui a suivi les allocutions des deux conseillers de Vision Montréal du quartier ( Luc Larivée et Benoît Parent ) et le discours de Pierre Bourque, les préoccupations exprimées par les citoyens ont été plus terre-à-terre que les propos du maire sur son bilan et sur le budget de la Ville.Certains ont parlé de leur mécontentement face aux mendiants « de plus en plus nombreux », d'autres de leurs problèmes avec les parcomètres ou encore avec les taxes foncières.Jean-Claude Lapone, organisateur du Comité de base pour l'action et l'information sur le logement social ( BAILS ), s'est indigné que des quartiers plus aisés que Hochelaga-Maisonneuve, comme Ahuntsic aient plus de logements sociaux que son quartier cette année dans le cadre d'un programme du gouvernement québécois auquel la Ville participe.Selon M.Lapone, il est urgent que la Ville fasse des pressions afin que Hochelaga-Maisonneuve ait davantage que les 12 logements en coopérative d'habitation qui sont prévus pour cette année.Le maire Bourque a indiqué qu'il verra si le gouvernement peut accorder davantage de fonds à son programme.Par ailleurs, Suzanne Kearns, résidante de la rue Saint-Clément, a vigoureusement interpellé Pierre Bourque au sujet d'un problème de bruit « infernal * causé par la circulation incessante de poids lourds et de nombreuses voitures dans sa rue.Mme Kearns estime qu'il est tout à fait possible de détourner ce flot de véhicules par d'autres voies publiques et ainsi redonner une certaine quiétude aux résidants de la rue Saint-Clément.Le maire Bourque l'a invitée à former un comité de citoyens afin de voir avec l'administration municipale ce qui peut être fait.Saint-Victor a échappé de peu à la catastrophe L'effondrement du toit de l'aréna aurait pu être meurtrier RAYMOND GERVAIS Le président du club de hockey Saint-Victor, de la Ligue de hockey junior Rive-Sud, Mario Vachon, n'en revient pas encore de la chance qu'il a eue, avec son ami Michel Bernard, de sortir vivant de l'aréna Saint-Victor de Beauce, dont la toiture s'est effondrée sur la patinoire, vendredi soir.MM.Vachon et Bernard se trouvaient au beau milieu de la patinoire lorsque l'effondrement s'est produit, entre la première et la seconde période, peu avant 22 h, au moment où environ 150 personnes se trouvaient dans l'aréna situé au 130, rue du Parc, à Saint-Victor.« Nous étions en train de gratter la ligne bleue lorsque nous avons entendu deux craquements et un gros boom.On a d'abord pensé que quelqu'un venait de faire éclater un pétard ou de donner un coup de pelle ou de bâton sur de la tôle ou sur la baie vitrée.On s'est alors approchés de la bande*pour voir ce qui se passait.C'est à ce moment que le toit s'est écroulé et que nous nous sommes retrouvés sous les décombres.» M.Vachon ne se souvient pas exactement quelle a été sa réaction lorsqu'il a entendu un autre craquement et que le toit de l'édifice s'est écroulé.« Tout ce que j'ai vu, c'est que ça devenait noir et que ça tombait sur nous.Nous nous sommes retrouvés couchés sur la glace entre les décombres, dans un espace d'environ un pied et demi carré en forme de tunnel sur le bord de la bande.Comment avons-nous fait pour nous retrouver là?Je l'ignore », a confié hier après-midi M.Vachon, encore sous le choc.Il s'estime extrêmement chanceux d'être sorti vivant de l'édifice.Ses blessures se résument à une égratignure à la figure, à des muscles étirés dans une épaule et dans un genou ainsi qu'à trois vertèbres déplacées.C'est en rampant dans le tunnel jusqu'à une source de lumière, à six mètres d'eux, que les deux hommes ont réussi à sortir de l'amas de matériaux.Ils ont même aidé six autres personnes qui se trouvaient dans les gradins à quitter l'aréna.Tout le monde est ensuite sorti par la porte du restau- rant où se trouvait la majorité des personnes.Durant un certain temps, une vent de panique a soufflé parmi les spectateurs.Tout le monde cherchait quelqu'un et personne ne voyait rien.M.Vachon a expliqué que c'est le centre de la toiture qui s'est effondré sur la glace ainsi que sur le banc des joueurs de l'équipe adverse.Plusieurs panneaux de mur de l'édifice se sont aussi effondrés, soufflés par le déplacement d'air de la chute du toit.« Si la toiture s'était effondrée deux minutes plus tard ou dix minutes plus tôt, tous les joueurs du BSRN (Bernière-Saint-Rédempteur-Saint-Nicolas) auraient peut-être été tués », a-t-il précisé.Mais lors de l'effondrement, tous les joueurs étaient dans les vestiaires, situés sous les gradins.Aucun n'a été blessé, mais ont tous eu la frousse de leur vie.Quant aux spectateurs, ils étaient au restaurant, situé à une extrémité de l'édifice et séparé de la patinoire par une porte.Sept des huit blessés ont pu réintégrer leur domicile après avoir été traités à l'hôpital de Saint-Ge^ges-de-Beauce.Seul un des b levés, demeuré coincé sous les décombres dans les gradins, a été gardé à l'hôpital durant la nuit pour observation, mais a pu rentrer chez lui hier.Le maire de la municipalité, Jean-Paul Bernard, a expliqué hier que rien ne laissait présager qu'une telle chose pouvait se produire.« Il y avait bien une couple de pieds de neige sur le toit, mais d'en bas, il ne semblait pas que cela pouvait représenter une menace.D'ailleurs, on nous avait dit qu'il fallait monter sur le toit de tôle le moins souvent possible afin d'éviter les infiltrations d'eau », a confié le maire qui attend le rapport de spécialistes en structure avant dt se prononcer sur la cause de l'effondrement.Il a de plus affirmé qu'une vérification avait été faite dernièrement et qu'il ne semblait pas y avoir de problème.« Une structure comme celle-là est capable de résister à nos conditions climatiques et il n'y a pas de recommandation pour enlever la neige.De plus, affirme le maire, Saint-Victor n'a pas été fortement touché par le verglas.» Construit en 1991, l'aréna de Saint-Victor de Beauce, appelé aussi ,Stade des bâtisseum^renferme unç'glace naturelle.^ A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 FÉVRIER 1998 Politique Elections : péquiste Référendum : toute une dégelée Sondage CROP-TVA-Ldi Presse sur les intentions de vote DONS LESSARD Avec plus de la moitié des intentions de vote, le Parti québécois balaierait le Québec s'il déclenchait des élec-tions maintenant.En revanche, il subirait toute une dégelée s'il tenait un référendum.La satisfaction à l'endroit du gouvernement Bouchard est appréciable, mais la cote personnelle de Lucien Bouchard l'est encore plus.Depuis l'automne passé, Lucien Bouchard a vu ia satisfaction des Québécois à son endroit revenir aux niveaux enregistrés lors de son entrée en politique provinciale.\u2022Le plus récent sondage CROP-TVA-La Presse révèle que 52 % des Québécois auraient appuyé le Parti québécois si des élections avaient été déclenchées la semaine dernière, pour une avance de 14 points sur les libéraux de Daniel Johnson.L'ADQ de Mario Dumont prend 6 %, un peu plus qu'Égalité avec 4 %.Dans la région de Montréal, le PQ et le PLQ sont presque au coude à coude, à respectivement 46 et 43 %, mais dans le reste du Québec, tout comme chez les francophones, l'avance du Parti québécois est très nette, ce qui entraînerait un quasi-balayage péquiste à l'extérieur de la grande région métropolitaine.Le PQ renoue avec ses scores des sondages de la première année du gouvernement Bouchard en 1996.En septembre 1997, il avait glissé à 4£ % selon CROP \u2014jamais le PQ n'a eu plus de 50 % du vote à des élections.Le meilleurs score a été obtenu par René Lévesque en 1981, avec 49,3 % du suffrage exprimé.Le Parti libéral de Daniel Johnson, à 38 %, perd cinq points par rapport au sondage CROP de septembre dernier.L'ADQ reste stable.Les libéraux obtiennent 43 % des intentions de vote à Montréal, contre 46 % au PQ.En revanche, les libéraux obtiennent 30 % seulement des intentions de vote des francophones, contre 59 % au PQ.Référendum : le score de 1980 -Les intentions de votes au référendum montrent toutefois que l'option souverainiste piétine, ramenée à son score de 40 %, avec 60 % d'intentions de votes fédéralistes.CROP répartit les 14 % indécis en en donnant les deux tiers au NON.Avec une répartition au prorata des indécis, le score du OUI ne serait que de 41 %, le niveau le plus faible depuis le référendum de 1995, en dépit du fait que le sondage a été réalisé durant la semaine des audiences de la Cour suprême.Un électeur péquiste sur cinq, soit 22 %, a l'intention de voter NON au référendum.« Une hirondelle ne fait pas le printemps.Le regain de popularité du PQ ne préfigure aucune remontée de l'option souverainiste », affirme CROP.En matière de réponses brutes obtenues, 51 % des gens ont dit vouloir voter NON, et 35 % ont assuré leur intention d'appuyer le OUI.En octobre 1995, le OUI avait fait 49 % et le NON, 50,6 %.La.satisfaction à l'endroit du gouvernement Bouchard s'aligne sur les intentions de vote dans des SONDAGE CROP / LA PRESSE S'il y avait des élections provinciales aujourd'hui au Québec, pour lequel des partis suivants voteriez-vous?PQ PLQ ADQ PÉ Autot \t52\t38\t6\t4\t1 Montréal métro\t46\t43\t6\t4\t1 Québec métro\t56\t32\t8\t3\t1 Autres régions\t56\t33\t6\t4\tmmmmm Francophones\t59\t30\t*6\t4\t Non-francophones\tn\t76\t6\t7\t1 Hommes\t53\t34\t7\t5\t1 Femmes\t49\t41\t6\t3\t1 18-34 ans\t58\t31\t7\t4\t 35-54 ans\t55\t33\t5\t5\t1 55 ans et plus\t36\t55\t8\t2\t\u2014* Inf ographte Lê Pnssê SONDAGE CROP / LA PRESSE Diriez-vous que vous êtes très satisfait (e), plutôt satisfait (e), plutôt insatisfaite) ou très insatisfait (e) de la performance de Lucien Bouchard comme premier ministre du Québec?\tTrès/P1ut6t satisfaits\tPlutôt/Très insstlstiits\toflflS OptfilOfl Totale\t57%\t39%\t5% 23-30 septembre 1997 21-28 octobre 1996\t40 53\t50 41\t10 6 Montréal métro Québec métro Autres régions\t53 60 60\t41 36 36\t6 S 4 Francophones Non-francophones\t62 31\t33 64\t5 6 Hommes Femmes\t60 54\t37 40\t3 6 18-34 ans 35-54 ans 55 ans et plus\t61 61 44\t35 35 49\t4 4 7 Intentions de vote an provincial PQ PLQ ADQ NVP/NSP/PR*\t90 33 43 35\t8 66 56 48\t2 1 17 *Ne votepas/Ne saitpas/Pas de réponse\t\t\t SONDAGE CROP / LA PRESSE Si un référendum avait lieu aujourd'hui sur la même question que celle qui a été posée lors du dernier référendum de 1995, c'est-à-dire sur la souveraineté assortie d'une offre de partenariat au reste du Canada, voteriez-vous OUI ou voteriez-vousNON?Oui Non NVP/N3P/PR* 35% 51% 15% ' Totale\t\t\t Montréal métro\t31\t53\t16 Québec métro\t38\t49\t13 Autres régions\t39\t49\t13 Francophones\t41\t46\t14 Non-francophones\t8\t76\t16 Hommes\t40\t50\t11 Femmes\t31\t52\t17 18-34 ans\t44\t48\t8 \u201e 35-54 ans\t38\t48\t13 55 ans et plus\t19\t59\t22 Vots provincial PQ PLQ ADQ 72 6 19 22 92 76 6 2 5 'Ne vote pas/Ne sait pas/Pas de réponse Infographie UPrxm \t\t\t\t\t.i 1JHK>\t: SONDAGE CROP / i\t\tLA PRESSE\t\t ¦ Si des élections fédérales avaient lieu\t\t\t\t\t\u2022» aujourd'hui au Canada, pour lequel des partis\t\t\t\t\t suivants voteriez-vous?\t\t\t\t\tm m \u2022 \u2022\tBQ\tPIC\tPC M PO\t\tP.Réf.Total\t38\t43\t14\t3\t1 Montréal métro\t32\t50\t13\t3\t1 ' Québec méjro\t37\t36\t18\t6\tm Ailleurs au Québec\t45\t36\t15\t3\t\u2022 \u2022 \u2022 Francophones\t45\t35\t16\t3\t1 Anglophones, autre\t5\t84\t5\t4\t2 Hommes\t40\t42\t14\t2\t1 ¦ Femmes\t37\t43\t15\t5\tK 18-34 ans\t47\t36\t12\t3\t1 35-54 ans\t42\t38\t15\t4\t1 .55 ans et plus\t21\t59\t16\t2\t2 : Infographie LaPnssê élections : 52 % des Québécois se disent très ou plutôt satisfaits, tandis que 42 % sont insatisfaits et que 6 % n'ont pas d'opinion.C'est encore à Montréal qu'on est le plus partagé.Le gouvernement Bouchard a clairement la cote chez les jeunes ( 61 % de satisfaction ), mais pas chez les 55 ans et plus ( 39 % seulement ).Curieusement, 15 % de ceux qui ont l'intention de voter péquiste sont insatisfaits mais surtout, 27 % des électeurs libéraux sont satisfaits du gouvernement Bouchard.La cote de Lucien Bouchard atteint un sommet.En octobre 1996, 53 % des Québécois étaient satisfaits de lui comme premier ministre, mais ils étaient 40 % en septembre dernier.Maintenant, 57 % des répondants se disent satisfaits, contre 39 % d'insatisfaits.Infographie La Presse À Montréal, M.Bouchard est clairement plus populaire que son parti.Moins d'un anglophone sur trois ( 31 % ), toutefois, est satisfait de sa performance.Chez ceux qui ont l'intention de voter libéral, 33 % se disent très ou plutôt satisfaits de M.Bouchard.Au fédéral : le PLC dépasse le Bloc Si des élections fédérales avaient été déclenchées, le Parti libéral du Canada de Jean Chrétien aurait recueilli 43 % du vote, sept points de plus qu'aux élections de juin 1997, et son niveau le plus élevé depuis trois ans.Cette remontée se fait aux dépens du Parti conservateur de Jean Charest qui voit les 22 % de suffrages des élections fondre à 14%.Méthodologie Les résultats du sondage CROP reposent sur 927 entrevues téléphoniques effectuées par CROP du 12 au 19 février pour le compte du réseau de télévision TVA et du quotidien La Presse, auprès d'un échantillon représentatif de Québécois âgés de 18 ans et plus.Un tel échantillon comporte une marge d'erreur statistique de 3,3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Mais surtout, cette montée fait que les libéraux de Jean Chrétien auraient coiffé le Bloc québécois qui reste stable avec 38 % des intentions de vote, son score des élections de juin 1997.C'est dans la région de Montréal que le Parti libéral fait son meilleur score, 50 % des intentions de vote, contre 32 % au Bloc.Le PLC obtient 59 % d'appuis chez les 55 ans et plus.Une majorité de 52 % des Qué- bécois se dit satisfaite du gouvernement Chrétien tandis que 42 % se disent plutôt ou très insatisfaits.Les francophones sont clairement partagés sur cette question, satisfaits et insatisfaits comptant pour 47 % des répondants.La satisfaction à l'endroit de Jean Chrétien est de 49 % dans l'ensemble du Québec, un peu moins que pour son gouvernement.I ' Les militants péquistes piaffent d'impatience DENIS LESSARD Obnubilés par les sondages qui prédisent un balayage du Parti québécois, les militants péquistes piaffent d'impatience dans l'espoir d'un déclenchement rapide des élections générales.Mais au sein du gouvernement, bien des signes donnent à croire que Lucien Bouchard est moins pressé et que, surtout, il n'a encore pris aucune décision.Dès ses premiers mots devant le conseil national hier, Lucien Bouchard s'est fait crier .« élections, élections » par quelques-uns des 400 militants réunis pour la fin de semaine.Après le rassemblement souverainiste de vendredi soir.Il n'y avait plus qu'un sujet dans les couloirs du conseil général hier, l'opportunité ou non de déclencher des élections.Une vidéo, clairement destinée à fouetter l'organisation, donnait aux militants l'occasion de dire qu'ils étaient déjà prêts pour des élections.Des tTO* milliards de surpfhs dans les coffres d'Ottawa, les Qué- bécois ont payé en taxes 750 millions.Or, ces surplus servent à des intrusions fédérales dans les champs de compétences des provinces comme la santé et l'éducation.À l'approche du référendum, « ce qui importe pour eux, c'est de multiplier le nombre de drapeaux du Canada sur les chèques, les immeubles, les panneaux publicitaires », a dit M.Bouchard.Pendant que Jean Rochon parvenait à aiguiller 15 millions pour aider à désengorger les urgences, Ottawa dépensait 30 millions pour qu'au Québec, la Société des postes retrouve son nom de Postes Canada, a-t-il rappelé.M.Bouchard n'a pas donné d'indices sur la tenue d'un scrutin hâtif, bien au contraire.Il a rappelé que « l'automne prochain, il y aura quatre ans que le gouvernement du Parti québécois a été élu ».avant d'ajouter : « Nous allons être fiers de présenter notre bilan aux électeurs.» Dans cinq semaines, a-t-il relevé, le gouvernement aura atteint le déficit zéro pour les opération courantes.« Pour la premEre fois en 20 ans, le gouvernement n'aura plus besoin d'emprunter pour payer l'épicerie.» Les péquistes ont donné le feu vert à leur campagne de financement 1998, dont l'objectif est de 2,8 millions $, 100 000$ de plus que l'an passé.L'opération se terminera en mai et sera présidée par Jocelyne Caron, députée de Tcrrebonne.Des élections, «4 une possibilité h Pour le directeur général du PQ, Bob Dufour, l'organisation sera prête pour la tenue d'élections avant l'été, bien que l'échéancier à mettre en place sera « passablement serré », convient-il.Aucune assemblée d'investiture n'est encore convoquée.Ce processus prend environ six semaines et pourrait s'amorcer à la prochaine réunion de la direction péquiste, à la mi-mars.Avec 77 députés, et plusieurs comtés anglophones où le PQ présente des candidatures plutôt symboliques, seulement de 20 à 30 assemblées risquent d'être de véritables concours, explique-?-on dans ^es coulisses.Les sondages internes du PQ montrent que les Québécois ne sont pas pressés d'aller aux urnes et penchent pour un scrutin automnal.Mais plusieurs élus péquistes, les yeux rivés sur les sondages publics, tous favorables au PQ, prédisent un appel aux urnes plus rapide.« J'étais partisan du printemps 1999, mais avec ce que je vois, le plus tôt sera le mieux », a dit Rosaire Bertrand, député de Charle-voix.Responsable de l'organisation de la campagne électorale, le ministre Guy Chevrette a fait sa rentrée politique, mettant fin à trois semaines de réflexion sur son avenir.11 a été ovationné par les militants.Plus tard.Il a précisé que son médecin lui avait conseillé de ne pas prendre les bouchées doubles d'ici Pâques.Selon lui, à compter du 1er mai, tout sera en place pour des élections, tandis que M.Dufour parlait plutôt du 1\" avril.Du point de vue parlementaire, la fenêtre électorale est assez réduite.Québec doit amender la loi électorale et tiendra en avril deux se- maines de consultations sur le rapport de Pierre-F.Côté.Par la suite, il faudra rédiger, déposer et faire adopter un projet de loi, au plus tôt quelque part en mai, ce qui, avec une campagne de 33 jours, reporterait les élections en juin.Se posent alors d'autres problèmes, la période des examens dés université et des cégeps mobilisant une base d'organisation importante pour le PQ.Pour Bernard Landry, « le PQ est prêt, mais la question est de savoir si c'est dans l'intérêt public de tenir ou non des élections ».Il est évident que « l'opinion publique cfct assez portante pour le gouvernement, mais ce n'est pas le seul critère, observe-t-il.On a vu que lès électeurs n'aiment pas les élections inutiles », souligne M.Landry'.' Quand on lui rappelle que, selon un sondage, 54 % des gens souhaitent des élections au printemps, if constate «< qu'il y en a un certain* nombre ( 38 % ) qui sont sceptiques ».Pour le minisire Jacques Brassard, l'organisation péquiste est prête. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 FÉVRIER 1998 A5 Stéphane Laporte collaboration spéciale e boude.C'est dimanche matin.On est en train de déjeuner.Titi a dit quelque chose qui m'a froissé.Alors je boude.Depuis un gros dix minutes.Mais elle ne s'en est pas aperçue encore.Elle lit sa revue.Moi, je ne dis pas un mot.Quand on boude, on ne parle pas.Je mange ma rôtie.Le visage au neutre.Quand on boude, il ne faut pas avoir le visage choqué, ni enjoué.Il faut maintenir un faciès sans aucune expression.Comme la face de Daniel Johnson.J'ai hâte que Titi arrête de lire parce que pour l'instant, je boude dans le beurre.J'attends.Finalement, elle baisse sa revue et me pose une question.« Pis, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?» Voilà ma chance.Il ne faut pas que je réponde trop vite.Quand on boude, il faut toujours, avant de parler, laisser passer un silence.Le silence du malaise.Un coup que le malaise est bien installé, je peux le rompre en m'exprimant avec un petit ton sec.En étant le plus succinct et le plus vague possible.« la st.ition CirrcfnurL.iv.il.¦ 9m Ji \\1 / ^ ( ).N.imur (4) à côte dr Ycllow Plus IMPORTATEURS D'ARTICLES MENAGERS DE QUALITE LUN.-MERC.10H \u2022 U H JlU.-VEND.10 h \u2022 îl H SAM.9 H -\"»7 M.DW.10 H -17 H.i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 FÉVRIER 1998 A 9 Le G7 annonce un plan de prêts à court terme pour les économies asiatiques ; d'après AP LONDRES À l'initiative des États-Unis, un programme de plusieurs millions de dollars de crédit commercial à court terme au bénéfice des économies asiatiques a été annoncé hier lors de la réunion des ministres des Finances du G7 à Londres.Pour la première fois depuis ie début de la crise qui frappe depuis sept mois les pays du Sud-Est asiatique, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays membres du G7 ( États-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada, et Italie ) s'étaient réunis pour évoquer la situation financière en Asie.Pour pallier le refus des banques privées Dans un communiqué publié après la rencontre, les membres du G7 ont estimé que les effets de la crise asiatique sur la croissance mondiale en 1998 devraient être « gérables », mais « tant que les pays asiatiques concernés se lancent dans les réformes et que le res-fe du monde leur réponde de façon appropriée ».Le plan a été annoncé par James H.Harmon, président de la Banque d'import-export du gouvernement américain, et Fuminiko Kato, chef dé l'agence japonaise de crédit à l'exportation.Il s'agit de pallier le refus des banques privés d'octroyer des prêts à court termes aux économies asiatiques atteintes par la crise, qui affecte de ce fait leurs perspectives de reprise ainsi que le commerce avec l'Occident.James Harmon n'a pas donné de chiffre global pour ce programme mais précisé que la Banque d'import-export avait accepté de relever le crédit commercial à court terme de 50 millions de dollars à 750 millions, peut-être un milliard de dollars.« Nous devons remplir le vide quand le secteur privé n'est pas disponible », a-t -il déclaré en ajoutant « mais c'est une chance, car la région va se remettre ».La déchéance de l'économie japonaise Auparavant, le secrétaire américain au Trésor Robert Rubin avait rencontré son homologue japonais Hikaru Matsunaqa auquel il avait fait part de ses préoccupations face à la défaillance de l'économie japonaise.M.Matsunaqa a ensuite rapporté à la presse qu'il avait présenté à M.Rubin le plan de relance économique annoncé la veille par le gouvernement japonais, y compris des réductions fiscales, et que le secrétaire américain n'avait pas demandé de mesures supplémentaires.Le ministre japonais du Travail, Takuji Yanagimoto, à gauche, et le ministre des Finances, Matsunaqa, ont dû unir leurs efforts pour ouvrir une bouteille d'eau, hier, à Londres.PHOTO AP Hikaru L'anthrax saisi à Las Vegas n'est pas mortel d'après AP LAS VEGAS L'agent bactériologique saisi sur deux militants d'extrême droite interpellés jeudi à Las Vegas n'est pas mortel et n'a rien à voir avec de l'anthrax à usage militaire, a annoncé hier le FBI.Des tests pratiqués dans un laboratoire de l'armée américaine situé -à fort Dietrick ( Maryland ) prou- vent qu'il s'agit d'une forme d'anthrax utilisée dans des vaccins pour animaux.Le produit saisi à Las Vegas « n'est pas capable de produire les toxines que l'anthrax normal produirait », a expliqué un responsable fédéral interrogé à Washington.Cependant, l'armée américaine continue de tester d'autres matériaux saisis dans l'Ohio dans des maisons appartenant à Larry Way- ne Harris, un des deux hommes arrêtés à Las Vegas.Ces expériences ne seront pas terminées avant demain.Harris et son complice présumé, William Leavitt, ont tous les deux été inculpés pour possession d'agents bactériologiques, ils resteront en détention au moins jusqu'à leur comparution demain devant un tribunal de Las Vegas, a annoncé Bobby Siller, agent du FBI chargé de l'enquête.Apprenant cette « très bonne ^nouvelle », l'avocat de William Leavitt a annoncé qu'il engagerait une procédure dans la journée pour faire libérer son client.« Légalement, cela signifie que cette affaire va finir dans la poubelle », a estimé l'avocat.Harris et Leavitt ont été arrêtés jeudi sur dénonciation alors qu'ils arrivaient à Las Vegas à bord d'une Mercedes blanche.Les deux hommes appartiennent à un groupe d'extrême droite raciste, la Nation aryenne.Harris revendique même le grade de lieutenant-colonel dans cette milice.Cette affaire a provoqué une véritable psychose aux États-Unis, en ravivant l'inquiétude des Américains quant aux risques d'attaques bactériologiques perpétrées par des sectes ou des milices d'extrême-droite.En deux jours, les surplus militaires ont vendu tous leurs stocks de masques à gaz.ans de bagne au « roi de l'évasion » VENTE Agence France-Presse ;ANGOULÊME François Besse, 53 ans, le « roi de l'évasion », qui fut un temps lieutenant du truand Jacques Mesrine, a été condamné hier à huit ans d'emprisonnement par la 'cour d'assises d'Angoulême.Besse a été reconnu coupable d'un vol avec armes et d'une attaque de banque avec prise d'otages.L'avocat général avait requis une peine de vingt ans à l'issue d'un réquisitoire qui visait à « briser l'image du mythe Besse ».Un imposant dispositif de sécurité avait été mis en place à l'intérieur et autour du palais de justice, eu égard sans doute au record de Besse en matière d'évasions : six en 20 ans de carrière, en France mais aussi en Belgique et en Espagne.Besse comparaissait pour deux vols à main armée avec prise d'otages, commis fin 1993 et début 1994 en France, qui avaient permis aux policiers de retrouver sa piste après une longue cavale.Arrêté en novembre 1994 au Maroc, puis extradé, il purgeait déjà une peine de cinq ans de prison pour association de malfaiteurs.Marie-Ange Besse, 32 ans, qui comparaissait libre aux côtés de son mari, et pour laquelle une peine de six ans d'emprisonnement avait été demandée, a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ans avec sursis.Les deux autres coaccusés, considérés par l'accusation comme « des exécutants », Thierry Augeard, 33 ans, et Christophe Denis, 25 ans, ont été condamnés respectivement à cinq ans et deux ans de prison.La défense avait plaidé l'acquittement des quatre accusés et avait notamment estimée excessive la peine requise à rencontre de François Besse.Vous voulez \u2014- MA M gfi VA Autos, camions.4 x 4, WHIINIP ¦ ¦ ¦ fourgonnettes, motoneiges, motocyclettes, véhicules tout terrain.et même le covoiturage.FAILLITE FAIMS IH-KSAYS Al TIIKWU|t'EN ACHETÉS DE SCHWMTZ, LEVITSXY, FELDMAN INC.SYNDIC DE FAILLITE 70% «Des actions pour c hanger le monde Le Banquet de la Faim ¦ m mus m m tues bis nn pe tous les jours Weaver & weaver vend tout son stock de tapis.Apportez vos coussins, vos échantillons de couleurs et les dimensions de vos pièces.C'EST UHI OCG*SiON ABSOLUMENT UNIQUE! 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