La presse, 3 mai 1998, Cahier A
[" ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 3 mai 1998 114c année No 190 58 pages, 4 cahiers mail champlain carrefour laval place ste-foy 60 (t TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 Ç / f LES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,65 $ U.S.Stéphane Laporte Le trois fait le mois page A5 J 0m | 'k 1 La Personnalité de la semaine Marguerite et Clément Leclair page A14 - t a'» *v,.«v':wv ;,f:.i: .:v»?.\" Baseball 5 page S9 en Ils feront «grève» le 14 si les négociations ne débloquent pas ERIC TROTTIER Se trouvant dans une « impasse » dans leurs négociations avec le gouvernement Bouchard, les 7200 médecins omnipraticiens de la province vont tenir une demi-journée d'étude, le 14 mai prochain, qui pourrait se prolonger de plusieurs heures dans les régions éloignées.« Devant la position inadmissible et irresponsable du gouvernement, nous devons employer tous les moyens nécessaires afin de le convaincre que la santé doit redevenir prioritaire », a déclaré hier le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ( FMOQ ), Renald Dutil, en sortant d'une assemblée réunissant 125 délégués, à Montréal.M.Dutil a dit que tous les services essentiels seront assurés.« Nous ne voulons surtout pas pénaliser la population, qui l'est déjà suffisamment en raison de la réforme de la santé », a-t-il dit.En gros, a expliqué plus tard à La Presse le porte-parole de la FMOQ, Jean Rodrigue, il faut s'attendre à ce que la plupart des cliniques privées des régions de Montréal et de Québec soient fermées pendant au moins trois heures.Les médecins qui viennent des autres régions et qui devront se déplacer dans la Vieille Capitale ou dans la métropole devront cependant rester fermer, jusqu'à une journée durant.« Dans tous les secteurs, nous allons nous assurer de garder un centre de service en opération », a-t-il dit.« Nous convions tous les médecins à se rendre à ces réunions ( du jeudi 14 mai ) afin de les informer sur la situation actuelle », a pour sa part demandé le Dr Dutil.Voir LES MÉDECINS en A2 Onze pays adoptent euro d'après AFP BRUXELLES Onze pays européens auront l'euro comme monnaie unique au 1er janvier 1999, mais le lancement historique de cette nouvelle monnaie par le Sommet européen de Bruxelles a été assombri par la douloureuse négociation sur la Banque centrale européenne ( BCE ), dont la présidence reviendra finalement au Néerlandais Wim Duisen-berg mais seulement pour quatre ans.Les dirigeants de l'UE ont certes sélectionné la nuit dernière les onze pays qui adopteront la monnaie unique, le 1er janvier prochain.L'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Finlande, l'Irlande et l'Autriche seront ainsi les fondateurs de l'euro.Mais cette décision, qui restera dans l'Histoire, a été éclipsée par le marchandage sur la banque centrale, nouveau psychodrame dans la difficile marche vers la monnaie unique.La France s'est opposée aux Pays-Bas et à l'Allemagne pendant plus de dix heures d'intenses tractations.Sous la pression de Paris, le Néerlandais Wim Duisenberg a finalement accepté d'écourter son mandat, de huit à quatre ans, afin de permettre à son concurrent français Jean-Claude Trichet, actuel Voir ONZE PAYS en A2 m Autres textes, pages A12 et A13 Tout un défi sportif PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Mathieu Parent et Chantai Petitclerc ont remporté l'épreuve du 10 km en fauteuil roulant, hier/ au 15e Défi sportif pour athlètes handicapés, qui comprend également des épreuves de vélo-tandem et, pour la première fois, de cyclisme pour les athlètes ayant la paralysie cérébrale.Champion canadien du 400 m.Parent a dû fournir un effort intense pour devancer, au sprint, Karl Marquis et Mathieu Blanchette.Chantai Petitclerc a quant à elle pratiquement été seule sur le parcours, terminant avec plus d'une 1 min 40 d'avance sur sa plus proche rivale, Diane Roy.Sylvie Potvin, que l'on voit ici félicitée par un de ses proches, Claude Marleau, a pour sa part terminé au troisième rang.Nos informations en page 11 du cahier Sports La Presse new york 2\\ sur les bourgeois RICHARD HÉTU collaboration spéciale n sociologue progressiste chante les vertus de la classe moyenne.Des historiens de gauche remontent aux sources du conservatisme contemporain.La moitié des adolescents âgés de 13 à 17 ans s'entendent « très bien » avec leurs parents, selon un sondage publié la semaine dernière.Décidément, il se passe des choses bizarres aux Etats-Unis en cette fin de siècle.La célébration de la classe moyenne américaine à laquelle se livre l'éminent sociologue Alan Wolfe dans son nouveau bouquin, One Nation, After Ail, contraste prodigieusement avec le pessimisme qui pesait sur le groupe au début des années quatre-vingt-dix.Les États-Unis traversaient alors une récession.La classe moyenne était « oubliée », selon le mot du candidat Bill Clinton lors des présidentielles de 1992, tandis que l'écart entre les pauvres et les riches continuait de se creuser.Le message de Wolfe ne tranche pas moins avec le discours alarmiste du candidat Pat Bucha-nan lors des présidentielles de 1996.Sous la neige du New Hampshire, celui-ci avait lancé un débat national en s'élevant contre les pertes d'emplois causées par la restructuration des entreprises dans un contexte de mondialisation.Qu'était devenu le rêve de sécurité économique cher à la classe moyenne américaine?En plus de soulever cette question, Buchanan se livrait à une critique en règle du féminisme, de l'homosexualité, du multiculturalisme, de l'immigration, bref, de tout ce qui menaçait, à son avis, les valeurs « judéo-chrétiennes » de la classe moyenne des États-Unis.Ainsi, pendant la majeure partie des années quatre-vingt-dix, les médias et les intellectuels ont pu parler d'une classe moyenne fragile, repliée sur elle-même, tentée par les certitudes de la droite républicaine et religieuse.Voir PLEINS FEUX en A2 Un Acadien à la tête du N.-R Le Nouveau-Brunswick a un nouveau premier ministre francophone.Comme prévu, c'est l'Acadien Camille Thériault, âgé de 43 ans, qui a été élu hier à Saint-Jean chef du Parti libéral provincial.U remplace Frank McKenna, qui a quitté son poste l'automne dernier.M.Thériault, auparavant ministre du Développement économique, a été élu au premier tour de scrutin avec 55,6 % des voix, devant Greg Byrne et Bernard Richard.Nos informations, page A8 forcené de l'île-Bizard « remercie les g DENIS ARCAND « M erci de m'avoir tiré, les gars », a dit trois fois Yvan Fondrouge aux SWAT du SPCUM, avant de mourir, tandis que les ambulanciers l'embarquaient sur une civière.Les policiers qui ont géré le siège de jeudi à l'île-Bizard se doutaient bien que Fondrouge voulait être « suicidé » par eux et leur stratégie visait à le sortir de là indemne, selon une source policière impliquée dans l'opération.La stratégie a mal tourné, mais les policiers estiment toujours avoir pris la bonne décision, compte tenu de ce qu'ils savaient.La source a indiqué que toutes les options évoquées par les parents et amis du défunt dans La Presse d'hier avaient été examinées avant que le décideur de l'opération choisisse une charge à pied précédée d'un tir sur l'arme du forcené.Toutes les options étaient compliquées par la distance entre Yvan Fondrouge et les policiers embusqués.La maison devant laquelle se trouvait Fondrouge est isolée et les policiers avaient peu de positions à couvert.« En ville, où la construction est plus dense, on aurait pu s'approcher; nos chances auraient été meilleures.» Selon la source, le profil de Fondrouge permettait d'espérer de le sauver, mais pas à n'importe quel risque: « On avait quand même affaire à un homme armé qu'on avait vu boire, qui avait tiré cinq balles un peu au hasard, et braqué plusieurs fois des policiers.» Si les règles d'engagement du SPCUM avaient été appliquées de façon stricte, dit-il.plusieurs policiers auraient été justifiés d'abattre Fondrouge à plusieurs occasions, bien avant qu'on essaie de le maîtriser.Fondrouge ne voulait pas négocier: « Sa conjointe travaille pour Bell, et il ne voulait rien savoir d'un téléphone.Les SWAT ont même suggéré de lui en apporter un avec un des robots téléguidés utilisés lors des alertes à la bombe.» Le SPCUM a fait venir un policier que Fondrouge connaissait: « Mais il n'a pas voulu lui parler.» L'option la plus sûre pour les policiers aurait été qu'un tireur d'élite lui loge une balle dans une jambe avant que les policiers ne chargent.Mais il n'était pas impossible que Fondrouge soit capable d'utiliser son arme malgré la bles- Voir LE FORCENÉ en A2 608 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces \u2022 index C5 \u2022 immobilier marchandises emplois Arts et spectacles C5àC8 ¦ horaire spectacles B7 _C8 \u2022 horaire télévision B7 C8 C8 Bandes dessinées ¦ automobile C8àC11 Brtdgi Décès B5aB9 Feuilleton Étes-vous observateur Génies en herbe çjo Horoscope Cil Informatique C5 B11 C6 A6 Mots croisés C9 La Jeune Presse C12 Mot mystère La presse d'ailleurs Al3 Politique Livre cahier B Tabloïd Sports Loteries A2 et A5 - Philippe Cantin Monde A11 à A13 Tètes d'affiche 4.B11 C9 A8 S5 B10 SCIENCES À la recherche de la matière manquante page B12 MÉTÉO Pluie intermittente Max.18, min.9 Cahier Sports, page 20 CD Fi 0621924081120 A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MAI 1998 Suites de la une Les médecins en colère LES MÉDECINS / Suite de la page A 1 Les médecins omnipraticiens réclament un nouveau contrat qui bonifierait de 190 millions pour trois ans l'enveloppe budgétaire globale ( 868 millions ) qui leur est accordée.Ils demandent notamment que Québec reconnaisse les frais de pratique' en cabinet privé, qui s'élèvent à plus de 55 millions.Ils exigent également l'abolition du quota de 50 patients par jour et la pénalité salariale de 30 % imposée aux jeunes médecins.Jusqu'à maintenant affirme le Dr Dutil, Québec oppose pratiquement une fin de non-recevoir aux demandes des médecins.« S'il persiste dans son refus de présenter des offres sérieuses ( aux médecins ), le gouvernement se dirige tout droit vers un affrontement majeur, a dit le président de la FMOQ.Les omnipraticiens sont inquiets de voir les conditions de pratique se détériorer sans cesse.» La FMOQ doit rencontrer à nouveau le ministre de la Santé, Jean Rochon, plus tard cette semaine.« Je vais le mettre en face de ses responsabilités de ministre de la Santé », promet Renald Dutil.En cas d'échec de cette ultime rencontre, les 125 délégués de la FMOQ ont accordé à leur bureau un mandat d'utiliser tous les moyens nécessaires pour faire plier le gouvernement.M.Dutil n'a pas voulu commenter ces.moyens.« Nous ne ferons pas notre stratégie sur la place publique, mais rien n'est exclu », dit-il/ ajoutant que les médecins vont toujours respecter les services essentiels.Pleins feux sur les bourgeois Onze pays adoptent l'euro PLEINS FEUX / Suite de la page Al_ Or voici que Wolfe, professeur de sociologie de la Boston University et essayiste réputé, arrive en 1998 avec un portrait profondément différent.Son nouveau livre, One Nation, After AU, est le résultat d'une enquête menée auprès de 200 citoyens de la classe moyenne répartis dans huit banlieues, dont Brookli-ne, au Massachusetts, Rancho Bernardo, en Californie, et Sand Springs, en Okla-homa.Wolfe les a interrogés en profondeur sur Dieu, leur pays, la famille, le racisme, l'aide sociale, l'immigration, l'homosexualité, le travail, la droite, la gauche et leurs concitoyens.Il voulait aller au-delà des sondages habituels afin de déterminer si la classe moyenne, en dépit de ses divisions, ne possédait pas une « moralité » commune, sans laquelle, à son avis, la démocratie ne peut rester stable aux États-Unis.Wolfe a le coeur bien à gauche, mais il se défend d'être un idéologue.Selon lui, le travail d'un intellectuel n'est pas de prêcher, mais de découvrir et d'expliquer les valeurs morales qui guident les gens.Et le sociologue a découvert que les Américains de la classe moyenne sont beaucoup plus ouverts à la différence qu'on ne le pense, l'homosexualité étant l'exception à la règle.Même les conservateurs de la Bible Belt sont opposés aux preachers qui se mêlent de politique.Ils préfèrent leur foi « tranquille » et leur moralité avec un petit « m ».One Nation, After AU brosse le portrait d'une classe moyenne qui croit fortement à la « responsabilité personnelle » sans toutefois renoncer à ses obligations communautaires.Plusieurs des Américains interrogés par Wolfe sont en effet engagés dans les activités de leurs églises, de leurs écoles, de leurs clubs sociaux.Ils se disent inquiets des disparités économiques, mais ils ne croient pas que le gouvernement a la capacité d'aplanir toutes les inégalités.Selon Wolfe, la classe moyenne forme une « majorité raisonnable », unie dans son « adhésion à un ensemble de valeurs assez généreuses pour être inclusives, mais assez exigeantes pour défendre les normes de responsabilité personnelle ».De façon générale, One Nation, After AU a été accueillie comme une bouffée d'air frais par la critique.Certains ont cependant reproché à Wolfe un optimisme « excessif », se demandant ce qu'il adviendra de la tolérance de la classe moyenne à l'occasion de la prochaine récession.Mais il reste que son livre s'inscrit dans une tendance intéressante.Récemment, le New York Times rapportait en effet que plusieurs historiens gauchisants s'étaient mis à l'étude du mouvement intellectuel à l'origine du conservatisme auquel adhère aujourd'hui la classe moyenne des États-Unis.Cette vogue a été lancée en 1994 par la publication, dans YAmerican Historical Review, d'un article intitulé: « Pourquoi y a-t-il autant de conservatisme aux États-Unis et pourquoi si peu d'historiens connaissent-ils le mouvement?» La revue universitaire s'étonnait qu'aucune biographie de Russell Kirk n'ait encore été écrite.En 1953, Kirk a publié The Conservative Mind, un ouvrage classique qui a donné aux conservateurs une identité et une généalogie.Le conservatisme est effectivement incontournable aujourd'hui aux États-Unis.La semaine dernière, par exemple, le New York Times a publié un sondage national réalisé auprès de 1048 adolescents âgés de 13 à 17 ans.Les résultats donnent à penser que la révolution ne viendra pas d'eux.Les adolescents américains accordent leur confiance au gouvernement.Us admirent leurs parents.Et ils estiment possible de devenir riche tout en naissant Dauvre.ONZE PAYS / Suite de la page Al gouverneur de la Banque de France, de prendre sa succession.Officiellement, tout est conforme au traité de Maastricht.M.Duisenberg est désigné pour huit ans, mais il a déjà annoncé qu'il n'irait pas au-delà de quatre années.Officiellement toujours, M.Duisenberg partira « spontanément » en 2002, selon l'expression de plusieurs chefs d'État et de gouvernement.« Nous avons pris bonne note » que le président français Jacques Chirac avait proposé M.Trichet », a déclaré le premier ministre britannique Tony Blair, qui présidait la réunion, ajoutant: « Duisenberg n'a pas l'intention de faire ses huit ans mais de mener à bien la période transitoire de l'euro et la décision de prendre sa retraite sera entièrement la sienne.» M.Duisenberg portera l'euro sur les « fonts baptismaux », avant de se retirer au profit du candidat français, a assuré M.Chirac.Le Néerlandais a indiqué qu'il resterait jusqu'à l'introduction des billets et des pièces d'euro, prévue à la mi 2002.À peine conclu, l'accord a suscité des critiques.« Ce n'est pas bon du tout pour la BCE de commencer comme cela, espérons que le bébé qui est hé dans un si mauvais état de santé va se réta- blir rapidement », a dit le président du Parlement européen, José-Maria Gil-Ro-blès.Le chancelier allemand Helmut Kohi a lui-même avoué que ces pénibles tractations constituaient « un des moments les plus difficiles de la construction européenne », et devrait avoir les pires difficultés à défendre cet accord auprès des médias allemands et de l'opinion.Mais en sa qualité de président en exercice de l'UE, le Britannique Tony Blair a relativisé cette querelle pour la présidence de la BCE.« Pour un moment aussi historique, onze heures ce n'est pas grand-chose », a-t-il dit.Ironie du calendrier des présidences tournantes de l'UE, Tony Blair se retrouvait ainsi à défendre un projet dont il soutient le principe mais auquel le Royaume -Uni ne s'associera pas avant 2002 au plus tôt.En choisissant officiellement la liste des pays participants, les Quinze ont également pris une décision technique très importante: les taux bilatéraux d'entrée des monnaies dans l'euro correspondront exactement aux cours pivots au sein du Système monétaire européen ( S ME ).Selon les responsables européens, ces taux sont en ligne avec les données économiques fondamentales.Ils serviront au passage à l'euro le 1er janvier 1999.Le forcené de l'île-Bizard « remercie les gars » LE FORCENÉ / Suite de la page Al sure, sans parler du risque d'hémorragie massive si la balle touchait une artère.L'usage de balles de plastique a été écarté: pour des raisons de précision, un SWAT aurait dû s'avancer à découvert pour tirer, une option exclue contre un homme doté d'une arme à feu.Et tirer de loin?« De loin, une balle en plastique, c'est comme un coup de poing, mais sans plus.On aurait pu se retrouver avec un gars en colère, qui tire partout.» Lancer un chien d'attaque vers Fondrouge a été envisagé, mais le maître-chien ne pouvait garantir le comportement de l'animal au delà d'une quarantaine de pieds.Toutes les options étaient compliquées par le risque que Fondrouge en- tre dans la maison ou y mette le feu, ce qui aurait décuplé les risques.Finalement, un tireur d'élite a tiré sur l'arme, qui est tombée au sol.On espérait que l'impact laisse Fondrouge surpris, les mains endolories, et désorienté assez longtemps pour que les policiers embusqués parcourent les 60 m les séparant de lui.Lorsque Fondrouge s'est retourné et qu'il a braqué son fusil 22 vers les policiers, une douzaine de pas les séparaient.Les probabilités étaient que la 22 ait été brisée par la balle du tireur d'élite ( ce qui était le cas), mais personne ne pouvait en être sûr à ce moment.Les règles d'engagement prescrivaient donc de tirer, conclut la source.Un seul des quatre policiers en mouvement a tiré quatre fois, visant les jambes.Le tireur d'élite a tiré un deuxième coup.La balle fatale a touché le thorax.Suicide par policier interposé : des précédents RÉAL PELLETIER « Monsieur l'agent, c'était planifié.Je regrette que vous soyez impliqué.Il me fallait mourir.S'il vous plaît, souvenez-vous que vous avez agi à mon initiative.Vous ne pouviez pas savoir.» Ces notes, griffonnées sur une carte de souhaits Hallmark, ont été trouvées sur le siège de la Honda de Moshe Per-gament, un collégien que l'agent Anthony Sica venait de tuer par balles à Syosset, dans l'État de New York.La chasse a commencé quand Perga-ment, 19 ans, s'est mis a zigzaguer entre voitures et camions sur l'autoroute de Long Island.Sommé par la police d'arrêter, l'étudiant a obtempéré, mais est sorti de voiture en tenant un revolver \u2014 un jouet en plastique, devait-il se révéler.L'agent lui a intimé \u2014 hurlé par moments \u2014 l'ordre de laisser tomber l'arme.Pargament a refusé et continué de s'approcher: 12 pieds, dix pieds, sept pieds.Le policier a tiré.Trois balles ont, selon le coroner, perforé un poumon, le coeur, le foie, l'estomac et l'intestin.Homicide justifiable, de conclure le coroner.Mais dans le jargon récent de la cri- minologie, cela s'appelle aussi « suicide par policier interposé ».Le Los Angeles Times de dimanche dernier rendait compte de cet événement à la une, pour signaler que le phénomène, même s'il n'a pas encore fait l'objet d'études formelles à l'échelle des États-Unis, est courant.Le Los Angeles Times cite trois autres cas analogues à celui impliquant l'étudiant Pergament, en Caroline du Nord, en Arizona et dans le Wisconsin.Personne ne s'était vraiment penché sur la question avant 1996, date à laquelle un policier de Colombie-Britannique du nom de Richard Parent, a découvert qu'à son avis, 10 % des personnes tombées sous les balles de policiers dans cette province de 1980 à 1994 étaient des « suicidés par policiers interposés ».On a tout de suite mis en doute les chiffres de l'agent Parent, jusq'à ce que le Dr H.Range Hutson, directeur de recherche au Harvard Médical School, se penche sur la question et découvre un score encore plus élevé en Californie.Le médecin a analysé 425 cas d'échanges de coups de feu entre policiers et interpellés dans Los Angeles County entre 1987 et 1997, et a découvert que près d'un cas sur six constituait une tentative de « suicide par policier interposé ».Dans les cas relevés, les victimes avaient, soit laissé des notes pertinentes, soit avaient préalablement avisé amis ou parents de leur projet, soit avaient carrément pressé les policiers de les tuer.Et certains d'entre eux avaient déjà fait des tentatives de suicide.Les recherches à cet égard, note le journal, sont d'autant plus difficiles que les policiers ne sont pas particulièrement ouverts aux questions relatives à des situations où ils ont utilisé leur arme.Pour des raisons professionnelles, mais par crainte aussi de poursuites, évidemment.On se confond en hypothèses sur les raisons conduisant à cette forme de suicide.L'agent Richard Parent pense que dans certains cas, la victime se sent coupable et cherche une sanction qui vienne de personnes en autorité.D'autres détesteraient les policiers au point de vouloir les marquer à vie de cette manière.Certains agiraient ainsi pour des motifs d'ordre religieux, le suicide formel leur étant interdit.Enfin, d'autres le feraient pour la gloriole d'avoir été descendus par « un flic ».Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 117/ 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse CSX publiée par: La Presse, Ltée.7, rue Saini-.Jacc)ucs, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 785 à quatre chiffres : 3840 6/49: 5121315 30 49 Compl.22 avec extra: 3 5 0 917 INSOLITE Les brigades du tigre ¦ Une brigade spéciale de police vient d'être créée dans l'est de la Russie, qui se consacrera à la protection du tigre de Sibérie, une espèce menacée.Selon les spécialistes, il ne resterait plus qu'environ 400 tigres de cette espèce en Sibérie, et pratiquement plus en Chine et en Corée, en raison du braconnage.Valéry Vasilenko, procureur de la Région maritime de Russie, a expliqué que la création de cette brigade était nécessaire pour la protection des tigres, les associations de défense de la nature n'ayant pas les moyens légaux et matériels d'agir contre les braconniers.DEMAIN DANS LA PRESSE Enfin une identité ! ¦ La compagnie Honda ne craint pas de nager à contre-courant.Tandis que la plupart des compagnies boudent les versions coupé de leur berline compacte, cette ingénieuse compagnie fait tout le contraire.En effet, la nouvelle Accord Coupé possède une présentation à part qui la distingue clairement de la berline.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR L«i Presse îaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333: au son de la voix, faites le 1.Croyez-vous que les policiers ont agi selon les règles de l'art dans l'affaire de Ille-Bizard?O' 7o Selon un sondage CROP-La Presse-TVA, 91 des électeurs non francophones auraient voté pour le Parti libéral si des élections avaient eu lieu cette semaine.Ce chiffre vous étonne-t-il?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 11 % Non : 89 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement a prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétention scientifique.Les jeunes et les biotechnologies,une combinaison d'avenir! Expo-biotech étudiante Connaught Pour information : (514) 252-3027 #3714 du ta \u2022té* ta tel tel Student Biotechnology Exhibition * \u2014 r Université McGill, Mclntyre Building, 3655, rue Drummond, 5e étage (métro Atwater, autobus 144 ou métro Pool, autobus 107) Dimanche 3 mai, de 13h a 16h; lundi 4 mal et mardi 5 mai, de 9h a 12h et de 13h à 16h Ciné-club «Science ou science-fiction?», dimanche 3 mai, de 13h a 16h.ENTRÉE LIBRE McGill M LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MAI 1998 A 3 Le mot du jour salle de bain(s) ¦ Une « pièce comprenant toilettes, baignoire ou douche » est une salle de bains et non une chambre de bains.On trouve parfois salle de bain sans s à bain, l'usage étant, si l'on peut dire, flottant.Mais le pluriel est préférable.On appelle parfois salle d'eau une « pièce où l'on trouve toutes les commodités reliées à l'eau : lavabo, douche, baignoire, etc.».Paul Roux Le Lexique des difficultés du français \u201e dans les méŒiaS de l'auteur du Mot du jour La Presse : (514)285-7364 /19,95$+taxes L'EXPRESS DU MATIN Nouvelle controverse chez les psychologues Tentative de meurtre ¦ Un homme de 40 ans, Michel Bergeron, alias Katou, a été accusé hier au palais de justice de Montréal de tentative de meurtre, contre un homme de 31 ans qui est tombé d'un balcon situé au 3c étage du 3840, rue Lafon-taine, dans le quartier Hochela-ga-Maisonneuve.Lorsque policiers et ambulanciers sont arrivés sur les lieu* dans la nuit de vendredi, ia victime, Sylvain Veillette, baignait dans son sang.L'homme se trouve depuis à l'hôpital dans un état critique.Selon ce que des témoins ont raconté à la police, les deux hommes, qui étaient en état d'ébrié-té, se disputaient quelques instants avant que l'un d'eux ne passe par-dessus la balustrade du balcon pour plonger dans le vide.L'agression est survenue au domicile de Bergeron.Incendie ¦ Un incendie qui s'est déclaré dans la nuit de vendredi à samedi, dans un édifice commercial de six étages, situé au 3200, rue Saint-Patrick, dans l'ouest de la ville, a été rapidement maîtrisé par les nombreux pompiers dépêchés sur les lieux.Comme l'édifice renferme des teintures industrielles, les pompiers n'ont pris aucun risque pour l'environnement et sont intervenus en grand nombre.Les flammes ont pris naissance dans une section de l'usine qui était en rénovation.Les pompiers ont réussi à limiter les dégâts à cette section de bâtiment.Personne n'a été blessé.Accident mortel H Une grand-mère de 51 ans, Pierrette Therrien, de Saint-Christophe-d'Arthabaska, et son petit-fils, Jonathan Lamarre, 6 ans, sont morts hier matin à Chesterville, dans la région des Bois-Francs, lorsque l'automobile que conduisait la femme est entrée en collision avec une camionnette.La soeur du garçon, une fillette de 4 ans, se trouve dans un état grave à l'hôpital.L'accident s'est produit rue Accueil, à l'intersection de la route 161.Selon la police, la conductrice, qui circulait rue Accueil, n'aurait pas fait son arrêt obligatoire à la croisée de la route 161.La camionnette a alors violemment heurté l'automobile des victimes sur le côté.Un homme et une femme, âgés respectivement de 21 et de 19 ans, étaient à bord de la camionnette.La femme, qui était passagère, a été légèrement blessée, tandis que le chauffeur s'en est tiré indemne.Voleurs recherchés ¦ Deux hommes de 18 ans sont recherchés relativement à un vol par effraction survenu le 3 mars dernier vers 0 h 45, à l'intérieur du 3591, boulevard Gouin Est, à Montréal.Les deux intrus ont été captés sur bande vidéo au moment où ils entraient dans l'édifice à appartements.Ils se sont par la suite rendus au garage, où ils ont volé les roues de deux automobiles.Le premier suspect est un homme de race blanche mesurant 1,70 m.Il est mince et a les cheveux courts.Lors du vol, il portait des vêtements de couleur pâle.Le 2e suspect, mesure 1,72 m, est mince et avait lui aussi des cheveux foncés courts et arborait une moustache.Il portait un coupe-vent foncé.Toute personne possédant des informations sur ce crime ou tout autre crime, est priée de communiquer avec le programme Info-Crime, en composant le 393-1133.Braqueur arrêté ¦ Un braqueur a été arrêté par la police de la CUM hier après-midi, tandis que son comparse court toujours.Vers 14 h 30, les deux hommes, armés d'une carabine, ont fait irruption au marché d'alimentation Métro Che-vrefils, avenue Laurier Est, et ont exigé de se faire remettre le contenu de la caisse.Les voleurs ont ensuite pris la fuite en automobile sur l'avenue Laurier.Ils ont été repérés par la police à l'intersection de la rue Dandu-rand et de la 10* Avenue.Une courte chasse à l'homme s'est alors engagée.La voiture des fuyards a terminé sa course dans une clôture à la suite d'une perte de maîtrise du conducteur.Un des suspects a été appréhendé sur place, tandis que le deuxième a réussi à s'enfuir.ÉRIC TR0TTIER Coincé dans une crise politique qui n'en finit plus, l'Ordre des psychologues du Québec ( OPQ ) se retrouve une fois de plus dams une gênante controverse: les administrateurs de l'Ordre viennent en effet de décerner le Prix professionnel 1998, habituellement remis à un psychologue pour sa contribution exceptionnelle à la profession, aux quatre membres du comité de redressement de la corporation professionnelle, Rose-Marie Charest, Yves Vaugeois, Jean Garneau et Pierre Lefebvre.Or, Mme Charest est candidate à la présidence de l'OPQ et un des membres de son équipe, Pierre Foucault, faisait partie du comité de sélection qui a choisi les lauréats, a appris La Presse.Deuxième hic, Yves Vaugeois, lui-même honoré, faisait également partie du comité de sélection ! « Ces gens-là dénoncent depuis plus d'un an les conflits d'intérêts des anciens administrateurs de l'Ordre.Mais il n'y a jamais eu autant de conflits d'intérêts qu'en ce moment, alors qu'une poignée de personnes se sont attribué le prix le plus prestigieux de notre profession.C'est inadmissible », a déclaré hier le psychologue Martin Courcy, lui-même candidat à la présidence de l'Ordre, en guerre ouverte contre ses adversaires.Une série de résolutions du bureau réunissant les 24 administrateurs de l'Ordre, dont La Presse a obtenu copie, montre bien comment Yves Vaugeois et Pierre Foucault ont eux-mêmes proposé, lors d'une assemblée tenue au mois de février, la nomination du comité de sélection pour le Prix professionnel 1998.Le 24 avril, le comité formé par MM» Vaugeois et Foucault, ainsi que par Linda Gold-Greenberg, ont annoncé aux administrateurs de l'Ordre leur décision d'accorder le prix aux membres du comité de redressement de l'OPQ, soit à M.Vaugeois, Mme Charest, Jean Garneau ( vice-président démissionnaire de l'Ordre ) et Pierre Lefebvre, « en reconnaissance de leur implication, de leur dévouement et de leur immense dépense d'énergie au service de l'Ordre », peut-on lire dans le document classé « confidentiel ».L'OPQ prévoit remettre une plaque à chacun lors d'une cé- rémonie spéciale, au début du mois prochain.Rappelons que le comité de redressement de l'OPQ avait été mis sur pied l'année dernière à la demande de l'Office des professions qui voulait que cessent certaines pratiques douteuses dans la gestion de la corporation professionnelle des 6500 psychologues du Québec.Le président de l'Office, Robert Diamant, avait notamment dénoncé des cas de conflits d'intérêts et de favoritisme.Joint par La Presse, le président sortant de l'Ordre, Jean-Pierre Deschênes, a dû admettre toutes nos informations, non sans un certain embarras : « Mais c'est arrivé par surprise, à la dernière minute, a-t-il plaidé.Et c'est Mme Greenberg qui a fait la proposition.Et en plus, M.Vaugeois s'est retiré au moment de prendre la décision.» \u2014 Mais il n'en demeure pas moins que, parmi les trois membres du comité de sélection, on retrouve un candidat à l'élection qui fait partie de l'équipe de Mme Charest ( lauréat du prix ) et Yves Vaugeois ( autre gagnant ), non ?\u2014 Hmm, oui, a dit M.Deschênes.Mais je vous le demande, quel est l'intérêt de tout ça ?.- «*s ¦¦¦y.ï-< PHOTO MAURICE THiBODEA'J.cottaboraton spécule Véliplanchiste secouru Un véliplanchiste âgé d'une vingtaine d'années, François Maillé,, qui était en difficulté hier après-midi sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Repentigny, a été secouru par Alfred Bouffard, un riverain qui avait remarqué que l'amateur de planche à voile dérivait avec le courant, incapable de revenir vers la rive.C'est en chaloupe que l'homme s'est porté au secours du planchiste exténué.Mfllyré 16 dornior Bourque reste confiant DENIS ARCAND Comme il fallait s'y attendre, le maire Bourque a minimisé l'importance du sondage publié hier dans Lu Presse, qui le place troisième dans les intentions de vote, avec un score de 19 %, à peine plus de la moitié des 36 % promis à l'ex-mai-re Jean Doré et à l'ex-chef de police Jacques Duchesneau.« Le vrai sondage, il est dans la salle, il y a plus de 300 personnes ici cet après-midi », a lancé le maire en montrant les partisans et citoyens du quartier Nouveau-Rose-mont conviés au 13e samedi du maire.M.Bourque a refusé de commenter le sondage : « Je suis enraciné ici, je livre la marchandise et je vais gagner les élections, a-t-il promis.Je n'ai aucune inquiétude, il n'y a aucun problème.» Il a cependant donné un coup de matraque partisan à M.Duchesneau : « Son programme, c'est celui de Vision Montréal réchauffé.» Il a rappelé qu'il vient de garantir des économies de 160 millions et une paix sociale de trois ans avec les syndicats : « Et la dette de Montréal est réduite.N'oubliez pas que ce sont les propriétaires qui votent le plus lors d'élections municipales.» Étonnamment, le conseiller municipal Jacques Charbonneau \u2014 qui a quitté Vision Montréal avec la cohorte des révoltés de Blue Bonnets\u2014 se trouvait dans la salle au début du dîner-conférence de son ancien patron.Il est parti juste après les petits sandwichs et la salade aux patates, avant le discours de M.Bourque.« Je suis ici pour remercier le maire de ce qu'il a fait pour le quartier », a dit M.Charbonneau.Lorsqu'on lui a demandé s'il allait rentrer au bercail de Vision Montréal, il a répondu : « Pas pour le moment.» Il lui reste encore tout l'été.M.Bourque, qui aime travailler les fins de semaine, a fait une annonce hier: après les samedis du maire.Vision Montréal lancera dans un mois.les dimanches du maire.« C'est un nouveau concept.Le maire va continuer de se rapprocher des contribuables, qui fréquentent beaucoup les parcs durant la belle saison », a dit le maire Bourque, qui parle souvent de lui à la troisième personne du singulier.« Il y aura des activités de midi à 16 h, une tente, avec une petite scène, du maquillage pour les enfants, des danseurs et de la nourriture des communautés culturelles.» \u2014 Pensez-vous avoir du mal à obtenir les permis municipaux ?lui a-t-on demandé.\u2014 Non, non, c'est déjà fait.Qui sait ?Après les samedis et les dimanches >du maire, pourquoi pas les lundis aussi ?En attendant.Vision Montréal est sur le pied de guerre.Les meubles doivent entrer dès demain au quartier général électoral, au coin u'Amherst et de René-Lévesque.Le maire a présenté un nouveau candidat dans Maisonneuve, l'imprimeur Richer Dompierre, qui n'avait pas l'air de s'en faire non plus du sondage d'hier.« Écoutez, je y\\e dis pas que M.Bourque est Dieu le père, mais il reste que les résultats sont là pour Montréal.El dans le quartier, ici, il a fait une sacrée bonne job.» M.Dompierre tentera de reprendre Maisonneuve, un district que Vision Montréal avait gagné lors des dernières élections, mais qui est passé à l'opposition lorsque la conseillère Nathalie Malépart est partie en claquant la porte, avec un des premiers groupes de transfuges.On raconte qu'elle fait actuellement l'objet d'une opération charme de l'ex-chef Duchesneau et du parti Nouveau Montréal.\u2014 Il ne vous est pas venu à l'esprit que certaines personnes pourraient avoir des doutes sur l'honnêteté du processus d'attribution du prix ?\u2014 Pour nous, il s'agissait de reconnaître le travail du comité de redressement, qui marque les changements à l'Ordre.Comme nous adhérons entièrement au travail du comité, et comme nous voulions marquer le changement, il était naturel d'appuyer la proposition.La Presse a tenté en vain de joindre M.Vaugeois, hier.Quant à Mme Charest, elle ne semblait pas au courant de la nouvelle : « Nous avons remporté le prix 1998, dites-vous ?Je ne suis pas au courant puisqu'on nous a demandé de sortir de la réunion ( du 24 avril ) quand le sujet est venu sur le tapis », a-t-elle d?t.Les 6500 psys de ia province ont leur bulletin de vote entre les mains, en ce moment, et ils doivent les remettre à l'OPQ avant jeudi.Trois candidats s'affrontent pour ces élections : Rose-Marie Charest, Martin Courcy et François Leduc.Mme Charest et M.Leduc se présentent chacun avec leur équipe, tandis que M.Courcy est seul.Adolescent disparu depuis une semaine RAYMOND GERVAIS Les recherches pour retrouver Samuel Maynard, un adolescent de 16 ans disparu il y a une semaine à Lambton, dans les Canton de l'Est, ont été abandonnées en fin de journée vendredi par la Sûreté du Québec.Depuis sa mystérieuse disparition, près de 200 personnes, policiers et bénévoles, ont ratissé le secteur où Samuel Maynard, qui habite Saint-Martin-de-Beauce, a été vu pour la dernière fois, mais sans succès.Les recherches en forêt, en bordure des routes et de la rivière Sauvage, qui coule non loin du lieu de sa disparition, n'ont pas révélé le moindre indice pouvant aider les policiers à élucider le mystère.Vendredi, en désespoir de cause, après avoir utilisé un hélicoptère muni d'un appareil de détection thermique et avoir littéralement quadrillé le secteur, des plongeurs de la SQ ont scruté les alentours du vieux pont de fer, dans le secteur de la rivière Sauvage.L'adolescent a été vu pour la dernière fois vers 23 h samedi dernier, dans un bar de Lambton où il s'était rendu avec des amis.Ne se sentant pas bien, il avait dit à ses copains qu'il attendrait leur retour dans la fourgonnette du père d'un des jeunes.Lorsque ses amis sont sortis, l'adolescent n'était plus là.On n'a pas retrouvé de note et selon des informations obtenues par la SQ auprès de ses parents, Samuel n'a pas le profil d'un fugueur ou d'un suicidaire.Toutefois, comme les policiers ne possèdent aucun indice, toutes les hypothèses doivent être étudiées, soit la fugue, la noyade à la suite d'un malaise, le suicide et même l'enlèvement.Vendredi, pas moins de 150 bénévoles, dont des jeunes provenant de diverses écoles de la région, ont participé avec une cinquantaine d'agents de la SQ aux recherches.Celles-ci pourraient toutefois reprendre au début de la semaine, selon les développements de l'enquête policière.Si l'adolescent s'est noyé, son cadavre pourrait remonter à la surface cette semaine avec le réchauffement de l'eau.Chapleau est le meilleur Le caricaturiste de La Presse, Serge Chapleau, a obtenu hier soir le Grand Prix national de la caricature, pour l'année 1997, lors du gala dévoilant les noms des gagnants du Concours canadien de journalisme qui se déroulait à Toronto, devant une foule record de plus 500 gens du métier, journalistes et éditeurs.Le jury a reconnu dans les caricatures de Chapleau « le meilleur travail dans sa catégorie au niveau national ».Deux autres caricaturistes de réputation, Brian Gable du Globe and Mail et Malcolm Mayes, du Udmon-ton Journal étaient sur les rangs.Le caricaturiste de La Presse s'est distingué avec une caricature publiée dans le numéro du 3 septembre 1997 de La Presse qui disait : 300 Algériens observent une minute de silence à la mémoire de Lady Di., Sçrge Chapleau A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MAI 1998 Des oiseaux pas ordinaires Tout le long des 20 minutes de leur spectacle, les neuf pilotes des Snowbirds multiplient les cabrioles aux commandes de leurs Tutory traçant dans ie ciel des arabesques colorées.Les acrobates du ciel seront à Mirabel les 16 et 17 JEAN-FRANÇOIS BÉGIN MOOSE JAW, Saskatchewan Qu'ils volent en formation serrée, leurs ailes distantes de trois ou quatre pieds à peine, ou qu'ils se lancent dans d'audacieux face-à-face à plus de 300 milles à l'heure, les Snowbirds ont depuis longtemps démontré qu'ils ne sont pas des oiseaux ordinaires.Histoire de voir ce qui fait la popularité de cet escadron « aérobatique » des Forces armées canadiennes \u2014 que l'on pourra voir à Mirabel les 16 et 17 mai \u2014 La Presse a récemment fait une visite-éclair à la base aérienne de Moose Jaw, dans le sud de la Saskatchewan, où les Snowbirds s'entraînent depuis leurs débuts, en 1971.Et pour voir, on a vu.Manoeuvrant dans un ciel sans nuage, à des vitesses variant entre 140 et 350 noeuds ( 260 à 650 km/h ), les neuf pilotes ont habilement enchaîné chandelles, loopings et tonneaux \u2014 faisant parfois frémir les observateurs, aux pieds pourtant bien calés dans le sol uniformément plat de la zone d'entraînement.Mais l'apparente facilité du ballet aérien des Snowbirds n'est qu'un leurre.« Vous seriez surpris de voir la somme de travail que l'on doit accomplir dans le cockpit, affirme Derek Miller, 28 ans, pilote de l'avion numéro trois.Quand on atterrit, on est vidés et complètement trempés, parce qu'on a dû maintenir constamment une pression de 20 à 50 livres sur le manche pour préserver la stabilité de l'avion.» Un entraînement rigoureux En fait, derrière les cascades vertigineuses se cache un programme d'entraînement rigoureux qui ne laisse aucune place à l'improvisation \u2014 et qui sert de prélude à une saison ponctuée cette année de 66 spectacles dans 45 villes du Canada et des États-Unis, entre le début du mois de mai et la mi-octobre.La formation blcu-blanc-rouge compte neuf avions.Neuf pilotes, donc, plus deux qui assument des tâches administratives et veillent à l'animation lors des spectacles.Âgés de 28 ou 29 ans en moyenne, tous ont le grade de capitaine, sauf le leader de la formation, le major Darryl Shyiak.Tous les ans, quatre nouveaux pilotes sont choisis à l'issue de deux semaines de qualifications intensives, immédiatement après la saison de spectacles.La formation est donc toujours composée d'un mélange de recrues et de jeunes vétérans.Car, c'est la règle, personne ne passe plus de deux ans chez les Snowbirds.La préparation du spectacle, qui commence dès que la* sélection des pilotes est terminée, se fait progressivement.« Tu ne fais ja- mais quoi que ce soit tant que tu ne sens pas à l'aise pour le faire, explique Derek Miller.C'est une approche par étapes : on commence en formations de deux ou trois appareils, puis de quatre, de cinq, jusqu'à ce qu'on puisse voler en formation complète.» De novembre à la fin avril, les pilotes s'envolent deux fois par jour, cinq jours par semaine, répétant leur numéro d'une vingtaine de minutes, qui varie légèrement d'année en année.Au sol, un des mécaniciens filme toutes leurs performances, qui sont ensuite décortiquées lors d'une séance de debriefing, immédiatement après l'atterrissage.« Ça peut être dur pour l'ego, mais les remarques sont toujours constructives », fait remarquer le capitaine Miller.Plusieurs membres actuels des Snowbirds ont succombé très jeune aux charmes de cette équipe d'acrobates du ciel.C'est le cas d'Emmanuel Manu Bélanger, 26 ans, un des coor-donnateurs de l'escadron et un des rares francophones, qui a grandi dans la région de Québec.« J'habitais à côté de l'aéroport à Sainte-Foy et j'allais au spectacle aérien tous les ans, se souvient-il.Dès l'âge de 12 ans, j'avais un poster des Snowbirds sur le mur de ma chambre.» Pour les Forces armées canadiennes, les Snowbirds sont en effet l'outil de relations publique par excellence.À travers eux, ce sont les idéaux du service militaire \u2014 travail d'équipe, professionnalisme et dévouement \u2014 que l'on souhaite promouvoir.« Notre travail avec les Snowbirds, c'est 95 % de relations publiques et 5 % de vol, commente Derek Miller.Notre raison d'être, c'est le recrutement.» Les exploits des pilotes ne doivent par ailleurs pas faire oublier ceux des mécaniciens qui les accompagnent, eux aussi choisis pour deux ans.« En 27 ans, les Snowbirds n'ont jamais manqué une performance à cause d'un bris mécanique », souligne non sans fierté le chef mécanicien, le caporal-chef Marco Asselin.Les mécaniciens ne chôment pas, ajoute-t-il, car les appareils, des monomoteurs CT-114 Tutor, les mêmes qu'on utilise dans les cours de pilotage des Forces armées, sont apparus il y a plus de 35 ans.« Ils ont toujours des petits bobos », dit-il.Malgré leur âge, les avions sont fiables et le demeureront pour une quinzaine d'années, nuance toutefois le caporal-chef Asselin.En 27 ans, cinq appareils se sont écrasés, causant la mort de trois pilotes.Le dernier crash mortel s'est produit en 1989, à Toronto.Mais ce ne sont pas ces souvenirs malheureux qui vont arrêter les pilotes.« Comme j'ai coutume de dire, la vie commence aux limites du confort », conclut Derek Miller.La Presse était invitée à Moose Jaw par la Fondation aéronautique de Montréal, organisatrice du Spectacle aérien de Montréal.Les mécaniciens des Snowbirds se font une gloire de souligner qu'en 27 ans d'histoire, jamais un spectacle de l'escadron n'a dû être annulé à cause d'un problème technique.« Notre travail, c'est 95 % de relations publiques et 5 % de vol, indique Derek Miller, pilote de l'avion numéro trois.Notre raison d'être, c'est le recrutement.» PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse 4 LA PRfcSSfc, MONTRÉAL, DIMANCHli 3 MAI 1998 Le trois fait mois Stéphane Laporte collaboration spéciale Nous sommes le trois du mois.Et comme tous les mois, une chose est sûre et certaine : je vais entendre durant la journée quelqu'un dire «Le trois fait le mois ».C'est inévitable.Cela viendra peut-être de la bouche d'un animateur de radio, d'un chauffeur de taxi, de ma conjointe ou même de moi.On n'y échappe pas.C'est ainsi.Lorsque l'humain ne sait pas quoi dire, il dit des proverbes.C'est plus fort que lui.Ça le démange.Il ne se passe pas une journée sans qu'un politicien, un entraîneur de hockey ou un philosophe de tribune téléphonique ne ponctue ses propos de quelques bons vieux dictons apprêtés à leur façon.Ça donne ces sages réflexions : « Il faut laver son linge sale par les deux bouts », « À cheval donné, on ne regarde pas un évêque », « Un tien vaut mieux que deux lièvres à la fois », « C'est en forgeant qu'on devient cordonnier », « // ne faut pas être plus catholique que César », « Qui va à la chasse revient au galop », « Qui sème le vent n'amasse pas mousse », « Les murs affamés n'ont pas d'oreilles », « Il n'y a pas de fumée sans casser des oeufs », « La vérité sort de la couche des enfants ».Des énoncés profonds.Dans le sens de creux.Le pire, c'est que vous et moi abusons aussi des proverbes.Sans même nous en rendre compte.Supposons que votre nouvelle flamme vous rejoint au restaurant une demi-heure plus tard que prévu, vous allez lui dire pour qu'elle se sente bien à l'aise : « Mieux vaut tard que jamais ! » C'est sûr.Si plus tard, rendu à votre appartement, la nouvelle flamme s'étonne devant la taille lilliputienne de votre appendice sexuel, vous allez lui dire pour la rassurer : « Dans les petits pots, les meilleurs onguents ! » C'est certain.Si le lendemain, vous appelez votre meilleur ami en pleurant parce que la nouvelle flamme, déçue de votre onguent, vous a quitté pour toujours, il va vous dire pour vous remonter le moral : « Une de perdue, dix de retrouvées ».C'est inévitable.Nous sommes tous des Jean Perron de la vie, commentant chacun de nos gestes à grands coups de proverbes.Toujours les mêmes.Qui reviennent jour après jour, du trois du mois d'avril au trois du mois de mai au trois du mois de juin.Ainsi de suite.Plus ça change, plus c'est pareil.Ça aussi, c'est un proverbe ! Et j'ai même pas fait exprès.À l'aube de l'an 2000, il est plus que temps que l'humanité renouvelle son stock de proverbes.Inventons-nous de nouveaux dictons qui nous permettront de meubler les silences du XXIe siècle.Voici un bouquet de nouveaux proverbes tout frais : Après la pluie, vient le baseball.Il ne faut pas vendre la peau de l'ours à Brigitte Bardot.L'appétit vient en mangeant, la pizza vient en l'appelant.C'est l'intention qui compte assistée de Gretzky.L'amour rend aveugle, mais le mariage rend la vue.11 ne faut jamais dire « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau » à moins d'être au Mexique ! Le malheur des uns fait le bonheur de Claire Lamarche.Ventre affamé n'a pas d'oreilles de crisse.La modération a bien meilleur goût que le Harfang des neiges.L'habit ne fait pas le moine mais ça le cache, m Quand on habite\" une maison de verre, ça coûte cher de Windex ! Si partir, c'est mourir un peu, mourir, c'est partir beaucoup.On a souvent besoin d'un plus petit que soi, sauf si c'est Guy Chevrette.Il ne faut pas mettre la charrue devant les boeufs, parce qu'ils risquent de vous donner une contravention.Les absents ont toujours tort sauf à un match des Expos.Chat échaudé craint les restaurants chinois.Rien ne sert de courir, il faut partir du Point.( proverbe de Jean-François Lépine ) Vaut mieux être riche et joueur de hockey que pauvre avec l'hépatite C.( proverbe de Jean Chrétien ) Tant qu'il y a de la vie, il y a des référendums.( proverbe de Lucien Bouchard ) Il faut battre le fer pendant qu'on est chaud.( proverbe de Jacques Parizeau ) Les derniers seront les derniers.( proverbe de Felipe Alou ) La fin justifie les joueurs moyens.( proverbe de Claude Brochu ) À beau mentir qui vient d'Ottawa.( proverbe de Jean Charest ) Jamais deux sans stagiaire.( proverbe de Bill Clinton ) Il ne faut pas avoir le ventre plus gros que les yeux.( proverbe de Jean-Luc Mongrain ) Qui aime bien, chante-t-il bien ?( proverbe de Michel Louvain ) Les paroles s'envolent, les écrits restent invendus.( proverbe des éditeurs de livres québécois ) La foi peut déplacer des montagnes, mais elle a de la misère à tasser Jagr devant le net.( proverbe d'Alain Vigneault ) Il ne faut pas remettre à demain ce qu'on.ah pis j'vous dirai la suite demain ! Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche.N'oubliez pas, le trois fait le mois mais le cinq le défait si le six a une petite barre en dessous.Les Expos attirent tellement peu de spectateurs que ce n'est pas dans un nouveau stade qu'ils devraient déménager, mais à la Licorne.! Fondaction réalise ses eux premiers investissements MIVILLE TREMBLAY Grâce à la performance exceptionnelle de son gestionnaire d'obligations et malgré des dépenses de démarrage relativement élevées, le Fondaction de la CSN a dégagé un rendement de 9,89 % en 1997, contre 10,86 % en 1996.Toutefois, les gouvernements n'accordent pas d'avantages fiscaux aux fonds de travailleurs pour qu'ils placent tous leurs capitaux dans les obligations d'État, mais pour investir au moins 60 % de leur actif moyen de l'année précédente dans des entreprises.Fondaction, après deux ans d'existence, a donc annoncé ses deux premiers investissements : 500 000 S dans l'usine de crevettes de Matane, établissement qui répond aux normes européennes et que Clearwater voulait fermer; et une garantie de prêt de 100 000 $ à Plateforme CPT, entreprise d'insertion de la région de Québec qui fabrique des tapis à base de caoutchouc recyclé.Hier, à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires, le président du conseil de Fondaction et président de la CSN, Gérald Laro-se, a soutenu que de « confier ses fonds pour la retraite à des tiers, sans garder une véritable prise sur la finalité de l'entreprise, c'est leur donner notre pouvoir économique, c'est confier notre avenir aux autres ».Le PDG de Fondaction, Léopold Beaulieu, a dit qu'« il est nécessaire de s'assurer que la richesse créée ici ne soit pas pompée par le capital spécultaif étranger et que la dette québécoise devienne vulnérable aux fluctuations des marchés étrangers ».N'empêche que Fondaction a fait ses choux gras de la fluctuation des faux d'intérêt sur les obligations du Québec, grâce aux habiles opérations de Carmand Normand, président d'Addenda Capital, la firme qui l'an dernier a géré 94 % de l'actif.M.Normand a obtenu un rendement spectaculaire de 16,41 %, soit 6,78 % de plus que les 9,6 % l'indice Univers de Scotia Capital Markets, qui indique le rendement de l'ensemble du marché obligataire canadien.À titre de comparaison, la Caisse a dégagé 11,2 %, une performance relative jugée très bonne pour les obligations.À la fin de l'exercice, le 31 décembre dernier, l'actif de Fondaction atteignait 42,7 millions, \u2014 y compris une participation de 10 millions provenant de Québec, contre 12,8 millions en 1996.Cet actif atteint aujourd'hui 50 millions.Le Fonds de solidarité de la FTQ, qui en est à sa quinzième année d'existence, est beaucoup plus gros avec son actif de 2,5 milliard.Son exercice financier se terminera le 30 juin.D'ici l'an 2000, M.Beau-lieu vise un actif de 100 millions et des investissements dans 75 à 100 entreprises totalisant 50 millions.L'étude des projets d'investissement en entreprises débute et une douzaine de dossiers sont examinés.M.Larose précise que Fondaction privilégie les sociétés qui ont une philosophie de gestion participative et un souci pour l'environnement.Les placements dans les coopératives et les organisations à but non lucratif se feront par l'entremise de fonds spécialisés.Les frais de gestion ont été de 8,7 % de l'actif l'an dernier et devraient se situer entre 3 et 4 % cette année.:.^pyv ; ?\u2022., y .¦ , ¦ V.' .V.\u2022 vi + .\u2022 \u2022 .\u2022/! ¦Mi.- .m* k.PHOTO BERNARD BRAULT LaPreise Un dernier hommage L'ex-premier ministre du Canada, Brian Mulroney, André Desmarais, président du conseil d'administration de La Presse et Paul Desmarais, président du comité exécutif de Power Corporation, ont rendu hier, à la basilique Saint-Patrick de Montréal, un dernier hommage à Arthur Frank Knowles, ex-président de Power Corp, qui s'est éteint mercredi à l'âge de 75 ans.M.Knowles était reconnu pour ses grandes compétences comme administrateur et avait contribué grandement à l'essor de la Financière Power.Suicide en direct : les télés de Los Angeles font leur mea culpa Associated Press LOS ANGELES Les hélicoptères des chaînes de télévision de Los Angeles tournoient au-dessus du camion arrêté sur le bas-côté d'une bretelle de l'autoroute.Depuis près d'une heure, les caméras ne lâchent pas cet homme qui, à deux reprises, est sorti de son véhicule pour dérouler une banderole critiquant une organisation médicale, « Vivez libre, aimez en sécurité ou mourez .» Et puis tout s'accélère.Un incendie se déclare à l'intérieur du camion.Daniel V.Jones enlève ses vêtements en flammes, se dirige vers la rambarde et fait mine de sauter.Il se ravise, sort un pistolet et se tue.C'est trop tard.La scène a été retransmise en direct sur plusieurs chaînes, dont certaines avaient interrompu les dessins animés de l'après-midi pour rejoindre l'autoroute.L'image de cet homme qui se faisait littéralement exploser la cervelle est ainsi venue s'intercaler en plein milieu d'émissions pour enfants.Devant l'indignation des téléspectateurs, plusieurs chaînes ont présenté vendredi leurs excuses à l'antenne, sans parvenir à apaiser la polémique.« Dès que j'ai vu l'arme sortir de l'arrière du camion j'ai hurlé au pilote de l'hélicoptère « Va-t-en, va-t-en !, mais il n'a pas pu partir aussi vite que je l'aurais voulu », se défend Jeff Wald, le directeur de l'information de KTKA.KTKA diffusait elle aussi un dessin animé quand elle a commencé à retransmettre ce qui se passait sur l'autoroute cet après-midi-là.Elle a seulement fait précéder l'interruption d'un écran avertissant du changement.Jeff Wald se justifie en expliquant que l'événement valait d'être retransmis en direct, mais il a reconnu que beaucoup de téléspectateurs avaient appelé la chaîne pour se plaindre, dont sa femme.Certains font tout de même valoir la valeur d'enseignement de ce dérapage.« C'est un événement qui fait réfléchir (.) et ce n'était pas la première fois que nous couvrions une information urgente qui avait une fin tragique », rappelle le directeur des informations de la chaîne KCAL Dennis Herzig.« Après chaque événement, et donc après ce qui s'est passé hier soir, chaque membre de la rédaction à Los Angeles s'arrête pour réfléchir à ce que nous faisons », a-t-il expliqué.« Et on engrange cette expérience et le reste des connaissances, et la prochaine fois que l'on part en reportage, on s'appuie sur ce savoir .» Malgré la polémique, la mort de Daniel V.Jones a peu de chances de faire changer les méthodes de la télévision américaine.Des perroquets d'origine mexicaine rentrent au pays Agence France-Presse VANCOUVER Quatorze perroquets « Amazone » élevés dans un sanctuaire pour oiseaux de Colombie-Britannique vont repartir au Mexique, la terre de leurs ancêtres, aux termes du premier accord du genre intervenu entre le Canada et le Mexique, indique le Vancouver Sun.La plupart des perroquets sont nés en captivité dans le sanctuaire pour oiseaux de Kelowna, un ayant été saisi par la police il y a six mois dans le cadie d'une opération d'importation illégale.Le Service de protection de la vie sauvage doit transférer dans les prochains jours les perroquets à Vancouver, d'où ils seront transportés par avion à Mexico.Le Mexique s'est félicité que ces perroquets puissent permettre d'accroître le nombre de spécimens de cette espèce en danger.loto-québec Tirage du 98-05-02 5 12 13 15 30 49 Numéro complémentaire: 22 PBHZBB GAGNANTS Tirage du 98-05-02 7 18 19 24 33 49 Numéro complémentaire: 38 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 17 1 245 21 797 1 LOTS 100 ooo 00 s 50 000!00 $ 500,00 S 50,00$ 5,00$ Ventes totales: 569 337,50 S Prochain gros lot (approx.): 1 il ni il ',00$ 11 -[ ' 1 Tirage du 98-05-02 3 7 9 9 10 12 14 21 32 aS 37 39 42 43 44 55 58 62 65 67 Titsge du 98-05-02 3 4 785 3840 EUtra viNontot NUMÉRO: 149835 Tirage du 98-05-01 EStra Tirage du 98-05-02 MMM NUMÉRO: 350917 SUPER Tirage du 98-05-01 GAGNANTS 5 10 15 17 27 28 32 Numéro complémentaire: _2 Ventes totales; 6 562 152,00 $ Prochain gros lot (approx): 4 000 000,00 $ 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 0 0 38 2 770 56 575 51 675 3/7 462564 LOTS 2 500 000,00 $ 116 332,80$ 2 678,70 $ 131,20$ 10,00$ 10,00$ partie, grat.TVA, te réseau des tirages de Loto-Québec Lo modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de dispanto entre cotto listo ot la listo o*»»ciollo.cette dernière a priorité. < LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MAI 1998 Votre page Web de t~ \u2022 faokmarts Oplloni Orrctory Wmdow Mrip rgyaCTKWaJLffa:*i *»m api- : lourse BftlNO* /-Vtt/U ir Un f luh rv.o 1H» 1 EU1BEEU FiET 1138 l» f en Oub fl* M Court» ¦ Li f ANULBOff KHI tnscrtvFi-vows au f *n Club ofl»rlrt de la Courir tMVOOCZ-VOlM nrmplltir-i rr petit formulaire rt recevez r *i)uiicrmrnt des nouvrtlrt frtKhes tur ir v équipes,leur» états d'àmet.le» PBDDJ.If t plut rnaudt.les derniers itflirj.un résumé des étapes.etc.Vote» peur votre eau >r r.favoritei Owelle éDMpe.par ton eût é tympamiqur.ta personnalité ou ton humour particulier, te ne nt r r tr.« elon vout, le pni du public I four une toit, c'est vous le juqel Votre nom:__ Vatrr courrier eiectron.Quc: r Votre équipe favnrtfc; [ 1rs '«tonir «gnons | Soumcttrv II ftrcomrwrnc rr l a lauc a txontolC »«\" fera un plaisir de lire vos commentaire t.U-in« est la pierre angulaire du DHTML sous Netscape.Le DHTML ( Dynamic HTML ) permet de créer des pages vraiment interactives à la façon des cédéroms multimédias sans plug-ins comme Macromedia Shockwave ou Flash.Le JavaScript permet plusieurs choses.Mais on s'intéresse ici aux formulaires.Les scripts écrits en JavaScript permettent de traiter l'information quand on ajoute l'option NAME aux balises.Ils deviennent de cette façon des objets utilisables par le script.Fanatique de Basic comme on le sait, Bill Gates décida de copier l'initiative JavaScipt et créa VBScript.Le VBScript fait à peu près les mêmes choses que JavaScript.Toutes ces choses demandent une certaine expertise, mais il est bon d'ensavoir quelques rudiments.Les chroniques de « Votre page Web deAàZ » sont présentées dans le cadre de la Course BRANCHEZ-VOUS ! une compétition sur Internet qui amène les participants à créer et animer un site Web pendant quatre mois sur le thème : « Les métiers du XXh siècle ! ».Cette année, neuf équipes formées d'étudiants du niveau collégial de tout le Canada, prennent part à la compétition.i L Parions Web w.\u2022 DHTML Dynamic Hyper Text Markup Language.Une variante du HTML qui donneplus de vie à une page Web.Java Langage inventé pour une utilisation universelle sur toutes les plates-formes informatiques.Visual Basic Langage de programmation basé sur un vieux langage nommé BASIC qui servait surtout à l'apprentissage de la programmation, en version graphique.Où aller Un exemple de DHTML sur le site du HTML deVOutaouais http://www.coll-outao.qc.ca/ course/ DevEdge Online ( JavaScript, Java, Netscape DHTML.) http://developer.netscape.com/ tech/index.html Site Builder Network ( Microsoft DHTML, ASP, Scripplets.) http://www.microsofft.com/ sitebuilder/ ActiveServerPages ( ASP ) httpx//www.actSveserver pages.com/ The Common Gateway Interface ( CGI et formulaires ) http://hoohoo.ncsa.uiuc.edu/cgi/ Célébrités.50« ANNIVERSAIRE Monsieur Roger Fortin et Madame Gertrude (Ouimet) Fortin, domiciliés à Anjou, rue Des Roseraies, ont célébré leur 50e anniversaire de mariage le 1er mai 1998.Félicitations pour votre grande réussite d'un mariage exemplaire et pour nous avoir fait partager votre belle vie d'amour.De toute la famille, enfants et petits-enfants.m B 1F 50* ANNIVERSAIRE Il y a cinquante ans, le 1er mai 1948, Jeannine Déry et Léo Dubrûle unissaient leur destinée à Montréal.Deux enfants (Marie-Andrée et Jean) sont issus de cette union ponctuée de joies et d'épreuves mais remplie d'amour, de tendresse et surtout d'un extraordinaire don d'eux-mêmes.Félicitations! Composer le 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 800 361-5013 Ifl MU LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 3 MAI 1998 EN BREF i Le tirage grimpe kl Sept des 10 principaux quotidiens américains ont vu leurs tirages augmenter au cours des six derniers mois, selon le Bureau de vérification des tirages.La plus forte hausse est celle de USA Today, en progression de 3,2 % en octobre-mars par rapport à la même période un an auparavant, avec 1,72 million d'exemplaires.Les autres journaux en hausse sont le New York Times, le Los Angeles Times, le Daily News ( New York ), Newsday ( New York ), le Houston Chronicle et le Chicago Sun-Times.Mais trois seulement dépassent une hausse de 0,6 %.Un hydroglisseur heurte une épave ¦ Un hydroglisseur transportant 244 personnes à bord a heurté hier ce qui semble être l'épave d'un bateau alors qu'il reliait Hong Kong à Macao.Cent dix passagers et cinq membres d'équipage ont été blessés, selon les autorités.Celles-ci n'ont pas précisé la gravité des blessures occasionnées lors de l'accident survenu au large de l'île de Lantau qui abrite le nouvel aéroport international de Hong Kong.Alors que certains ont été évacués par hélicoptère, la radio hongkon-gaise a précisé qu'il y avait quatre blessés graves.Test réussi ¦ Un Boeing 747 de la compagnie de Hong Kong Cathay Pacific a effectué hier le premier essai \u2014 réussi \u2014 d'atterrissage d'un gros porteur au nouvel aéroport de Hong Kong.Ce nouvel aéroport, dont la construction a coûté plus de 20 milliards de dollars et qui fonctionnera 24 heures sur 24, sera inauguré le 6 juillet.Il sera capable d'accueillir au départ 35 millions de passagers par an et, à terme, 87 millions par an.Situé dans l'île de Chek Lap Kok, il remplacera l'actuel aéroport international de Kai Tak, situé sur la péninsule de Kowloon, non loin du centre-ville.Trois semaines d'écart ¦ Michael et Kenneth Abbott sont frères jumeaux, mais ils fêleront leur anniversaire avec trois semaines d'écart.Michael est né le 9 avril, et Kenneth n'est venu au monde que jeudi à la Clinique universitaire d'Irvine ( Californie ).Le Dr Manuel Porto, directeur de l'unité grossesses à risque de la clinique, explique ce délai exceptionnellement long par le traitement reçu par la mère des deux garçons, Lori Abbott, pour éviter la naissance de bébés trop prématurés et augmenter leurs chances de survie.Cette femme de 35 ans a en effet ressenti ses premières contractions après seulement 24 semaines de grossesse.Né dix jours après, Michael pesait seulement 730 grammes.Trois semaines plus tard, Kenneth, 915 grammes, arrivait à Tson tour.Malgré leur très faible poids, les deux bébés se portent bien.Ministre volé ¦ Peut-être les voleurs l'ignoraient-ils, mais ils ont réussi à cambrioler la voiture du chef de toutes les polices de la République tchèque : le ministre de l'Intérieur.« Je n'ai fait que subir ce que beaucoup d'autres avaient subi avant moi », a commenté, résigné, le ministre Cyril Svoboda.Le cambriolage a eu lieu jeudi soir dans une rue du centre de Prague.Les voleurs ont forcé les portes de la voiture officielle du ministre et ont dérobé l'autoradio, le lecteur de CD et la roue de secours.M.Svoboda a cependant eu plus.de chance que son prédécesseur Jan Ruml \u2014dont la voiture avait été volée en 1993.Gaétan Boucher et son fils, porte-parole des enfants asthmatiques Gaétan Boucher et son fils Marc-Antoine, 10 ans, ont accepté l'invitation de l'Association pulmonaire du Québec et sont devenus les nouveaux porte-parole du concours de dessin pour enfants asthmatiques intitulé \"C'est quoi ton asthme?\" \" Comme Marc-Antoine est lui-même asthmatique, je comprends ce qu'un jeune asthmatique peut ressentir \", de déclarer Gaétan Boucher.Le concours \" C'est quoi ton asthme\" se fient dans toutes les écoles primaires du Québec depuis maintenant 7 ans et vise, entre autres, à démystifier l'asthme par l'éducation.L'Association pulmonaire du Québec tient à remercier le commanditaire de l'événement, la compagnie Brault & Martineau qui y investira plus ae 15000 $ au cours des deux prochaines années.M.Gaétan Boucher, Marc-Antoine Boucher, porte-parole, M.Robert Gauthier, vice-président des opérations Brault & Martineau et M.Jocelyn Cormier, directeur générai par intérim, Association pulmonaire du I: Québec rse il Tires Un cinéaste engagé qui voulait voir ailleurs s'il y était CHARLES GRANDMONT Yves-Christian Fournier est peut-être en train de boucler un tour du monde de cinq mois, mais ne lui demandez surtout pas s'il fait beau à Djakarta.De ses films, il pourrait discuter pendant des heures.Mais pour savoir ce qu'il fait entre deux nuits de montage, il faudra repasser.« Je ne suis pas là pour voyager, je suis là pour faire de la création », établit-il d'entrée de jeu.La plupart des êtres de 24 ans normalement constitués n'auraient pas assez d'yeux pour voir tout ce qu'un tel voyage recèle de merveilles.À cet égard, Yves-Christian est vraiment l'exception qui confirme la règle.« Je n'ai pas de misère à m'enfermer dans ma chambre d'hôtel pour travailler parce que l'aspect voyage est vraiment secondaire », dit-il, quelques heures avant de quitter l'Indonésie pour terminer sa Course au Japon.Bien sûr, quand il croise un couple d'amoureux en safari au coeur de l'Afrique, il aimerait bien que sa copine apparaisse à ses côtés.« Je m'arrangerai pour repartir avec elle une fois que tout ça sera fini », dit-il, comme si de telles aventures pouvaient se vivre chaque semaine.Diplômé en cinéma de l'Université du Québec à Montréal, Yves-Christian est une bête de travail intraitable, encore assez jeune pour croire que tout est possible, mais « La Course, c'est encore plus dur que mon service militaire », avoue Yves-Christian Fournier.assez vieux pour ne plus se conter d'histoires.« Si je me suis entêté pendant quatre ans à présenter mon dossier à la Course, c'est parce que je voulais vérifier l'adage « quand on veut, on peut ».» Jusqu'à présent, le proverbe n'a pas menti et ce jeune cinéaste engagé mène une Course sans compromis, au risque de dérouter son lot de téléspectateurs avec des films pas toujours faciles.« Quand je suis parti de Montréal, je me suis dit que je ne ferais pas la Course comme un vendu, comme un gars qui est tombé sous la pression du show.Je voulais fai- re des films expérimentaux qui marchent peut-être moins bien, mais qui sont plus trippants à faire.» « Pour comprendre mes films, il faut les regarder deux ou trois fois.Quand les gens regardent la télévision, ils ne voient que le prenne r n i -veau, alors que moi je travaille au deuxième et troisième niveaux.» Dès le début de son voyage, il a essayé d'oublier la pression venant des studios de Montréal.Celle qu'il se mettait lui-même sur les épaules lui suffisait amplement.« J'ai décroché du rythme de la Course parce qu'il est futile », dit celui qui accumule des retards depuis qu'il a mis à la poubelle un film sur la catastrophe de Bhopal, en Inde.« Je n'apportais rien de nouveau sur le sujet », s'excuse-t-il.Ses cinq ans de service militaire dans les forces de réserve de l'ar- mée canadienne lui ont forgé une discipline de fer et l'ont préparé à visiter des coins de la planète parmi les moins confortables.En établissant son itinéraire l'été dernier, cet ancien fantassin qui déteste la guerre a inclus des pays torturés comme le Liban ou l'Ouganda pour le simple fait de pouvoir se balader en zone de guerre.« J'avais comme objectif d'être très dur physiquement avec moi-même et je voulais me foutre dans la merde juste pour voir à quel point c'était inutile de le faire.» Malgré son esprit de bravade.Yves-Christian concède qu'il en a bavé un coup.« La Course, c'est encore plus dur que mon service militaire! Tu n'as pas idée des souffrances qu'on endure sur le plan créatif, en plus des problèmes bureaucratiques qui nous tombent dessus.Par contre, quand tu réussis à passer au travers, la satisfaction esthétique est merveilleuse.» De retour au Québec, une fois qu'il aura repris son boulot d'assistant monteur, Yves-Christian prévoit qu'il sera un peu plus calme.« Je voulais faire la Course parce qu'il fallait que je me prouve quelque chose.Je pense que j'étais aveuglé par le syndrome du jeune prodige.J'avais besoin de partir pour revenir et prendre conscience de ce que j'avais.» Maintenant qu'il est rassasié, il pourra passer à son prochain défi, des plus modestes encore une fois : devenir réalisateur de cinéma ! MJQJ& Location, terme de 36 mois.Comptant initial de 3 650$.Taxe sur le climatiseur, transport et préparation inclus.JEEP GRAND CHERCHEE LARED0 1998 4X4 Ensemble 26E + GEG + LSA : \u2022 Système de sécurité antivol \u2022 Moteur 6 cylindres de 4 litres \u2022 Transmission automatique à 4 rapports \u2022 Freins à disque et antiblocage aux 4 roues \u2022 Select-Tracv:.à mode 4 roues motrices permanent \u2022 Climatiseur \u2022 Lève-glaces et verrouillage électriques \u2022 Volant inclinable gainé de cuir \u2022 Réaulateur de vitesse \u2022 Radio-cassette AM/FM stéréo \u2022 Roues en aluminium \u2022 Porte-bagages au toit \u2022 Console au plancher \u2022 Filet à bagages \u2022 Télédéverrouillage \u2022 Glaces teintées en verre pare-soleil \u2022 Deux sacs gonflables S' Tr; TJ SE 1098 4X4 Ensemble 23R* ' : \u2022 Moteur de 2.5 litres \u2022 Transmission manuelle à 5 rapports \u2022 Capote rigide et capote souple \u2022 Marchepieds latéraux \u2022 Deux sacs gonflables \u2022 Command-Trac^.à mode 4 roues motrices temporaire \u2022 Suspension Quadra-Coïr \u2022 Arceau sport \u2022 Roues stylisées de 15 po \u2022 Radio-cassette AM/FM stereo \u2022 Console au plancher \u2022 Moquette au plancher \u2022 Direction assistée JEEP GHEROKEE SPORT 1998 2 PORTES Ensemble 26J ?GAF ?TBB + WJW : \u2022 Deux sacs gonflables \u2022 Moteur 4 litres de 190 chevaux \u2022 Transmission automatique à 4 rapports \u2022 Command-Trjc\\ à mode 4 roues motrices temporaire \u2022 Console au plancher \u2022 Radio-cassette AM.FM stéréo \u2022 Climatiseur et Qiaces teintées foncées \u2022 Roues en aluminium \u2022 Porte-bagages au toit \u2022 Volant inclinable gainé de cuir \u2022 Ensemble éclairage \u2022 Lève-glaces et verrouillage électriques \u2022 Telédéverrouillage \u2022 Pneu de secours, pleines dimensions mm location, terme de 36 mois.Comptant initial de 2 900 3 - Taxe sur le climatiseur, transport et préparation inclus.l ' - > \u2022 I : Association publicitaire dis concessionnaires Chrysler inc.' Tarif mensuel établi (Tapies la description du véhicule ci-haut Comptant initial ou échange I'* équivalent.' Immatriculation, assurances et taxes en sus\\ Sous réserve de i'approbation de Crédit Chrysler Canada Ltée -Le premior versement ot un dépôt de Sécurité seront exigés.Location pour usage personnel1 Rachat non requis Le locataire est responsable de rexcedent de kilométrage après 61 200 km.au taux de 9 c le«km.*T Prix établi d'après un modèle 1998.avec l'ensemble 23R* AQC vAEM ?CLC.-f MRJ tTRN.transport (70Q $/_rmmatncuiatÉOiV: taxes et assurances en sus £T*!- ¦;¦ .' \u2022 »\u2022/,.«* \u2022\u2022¦ ' -v Y.Rabais du fabricant Inclus.Offre.d*uno durée limitée Chez 105 cox^ssionnaires participants.Le concessionnaire peut vendre/louer a un prix moindreet avoir à commander.; ¦ ¦ cl 4A; {vur l»fmr«fcfchu>r»fcr »«$«\u2022;\u2022 « h l'WrrJrw il« iS,4i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.