Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1998-05-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" B .Montréal, dimanche 24 mai 1998 Dans la cour des petits Jacques Godbout Ta fait il y a quelques mois.Yves Beauchemin y a pris à ce point goût qu'il a recommencé à quatre reprises.C'est mainte-nant au tour de la romancière et poète Élise T\\ucotte et de l'écrivain François Barcelo de franchir une nouvelle étape dans leur carrière respective.Et de s'adresser aux enfants.page B2 mmr&0.d'Yvon Deschamps laisse transpercer le coté plus réfléchi, parfois plus tragique de ses textes.Et leur formidable intelligence.r - - ïéêt d M, y^^-m-: ¦ \u2022'\" * complètes! ELISABETH BENOIT collaboration spécial e 1 nous a provoqués, il nous a choqués, il nous a fait rire.Il a aussi eu des périodes moins reluisantes la désastreuse émission CTYvon, mais Yvon Deschamps, c'est Yvon Deschamps.Le petit gars de Saint-Henri, que la moitié du Québec a l'impression d'avoir tricoté.Et lui aussi, il nous aime.Il nous l'a dit en 1992 lorsqu'il est revenu sur la scène après huit ans d'absence.«Mais attention! prévenait-il.Je vous aime en tant que masse anonyme! V'nez pas m'écoeurer individuellement, j'veux rien savoir de vous autres! » Yvon Deschamps, il sait tenir son public.«Il faut être fou pour dire ça», rigole-t-il lorsqu'on lui rappelle cette sortie.«C'est ça l'humour», ajoute-t-il après une pause.La Presse l'a rencontré à l'occasion de la parution de son oeuvre intégrale.Tout Deschamps I traite ans de monologues et de chansons, chez Jacques Lanctôt éditeur.Il y a là une soixantaine de monologues, une trentaine de chansons, et une vingtaine de textes inédits.Le tout retranscrit de façon très orale, ce qui était tout à fait de mise - on aurait mal digéré Yvon en «français universel».Content, oui, Yvon Deschamps a l'air content, mais un peu sceptique tout de même.«Là je vais faire deux semaines de promotion pour le livre de Lanctôt! Qu'est-ce tu veux pauvre Lanctôt.Pauvres éditeurs.Ça m'étonne toujours de penser que quelqu'un va publier juste pour le plaisir, parce qu'il trouve que c'est important, et en sachant qu'il va perdre de l'argent.- Vous pensez qu'il va perdre de l'argent?- Oh oui, moi je suis sûr.C'est pas le genre de livre.Tu peux pas vendre 50 000 exemplaires de monologues (il éclate de son grand rire de commande).Mais il aime ça, et il veut! C'est merveil-leux quand même.Moi, je lui ai dit : écoute, j'vais faire tout ce que tu veux comme promotion.Si on en vend 500 tant mieux, si on en vend 1000 tant mieux! » Voir YVON en B2 Richard Carlson Simplifiez-vous la vie! Stenké Muions tu.Les Editions internationales Alain Stanké 615, boul.René-Lévesque Ouest bureau 1100.Montréal H3B 1PF (514) 396-5151 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 Livres JEUNESSE La même plume que pour les grands SONIA SARFATI crire pour les jeunes Eaprès avoir fait ses preuves dans la cour des grands.Jacques Godbout s'y est risqué il y a quelques mois, avec cette Leçon de chasse ( Boréal ) qui lui a valu une nomination aux prix du Gouverneur général du Canada.En 1993, Yves Bcauchemin a récolté semblable honneur pour Antoine et Alfred ( Québec Amérique ), deuxième de ses quatre incursions dans le domaine.François Gravel l'a même remporté, ce prix, avec Une heure et demie avant Jasmine ( Boréal ) et il compte aujourd'hui parmi nos auteurs jeunesse les plus prolifiques.Chez nos voisins du Sud, plusieurs ont aussi tenté l'expérience.William Faulkner a imaginé Les Fantômes de Rowan Oak \u2014 mais c'est sa nièce, Dean Faulkner Wells qui les a mises sur papier en 1993.Ste-phen King a pour sa part dédié Les Yeux du dragon à sa fille Naomi, qui avait 13 ans ( ô chiffre magique ! ) au moment de la rédaction de ce conte fantastique.Chez nos cousins européens, les exemples ne manquent pas non plus.Si Daniel Pennac a emprunté le chemin inverse \u2014ses premiers livres, ceux qu'il a publiés avant que la célébrité ne lui tombe dessus avec la saga des Malaussène, étaient destinés aux jeunes\u2014, les Michel Tournier, Geneviève Brisac, Bernard Clavel et autres Umberto Eco, ont commencé à écrire pour les enfants longtemps après avoir tâté les listes de best-sellers pour leurs romans grand public.Sur la scène littéraire locale, c'est maintenant au tour de la romanciè- tmmf \u2022* f ï % \u2022' Élise Turcotte re et poète Élise Turcotte et de l'écrivain François Barcelo de franchir cette étape.Pour François Barcelo, cette première aventure s'intitule Premier boulot pour Momo de Sinro ( Québec Amérique ).Un titre pas particulièrement génial pour une histoire charmante et amusante, de laquelle il se dégage un p'tit air estival tout à fait de saison.L'histoire : celle de Maurice Mo-nette ( Momo pour les amis ) qui vit à Saint-Romain-des-Champs ( Sinro pour les locaux ) et qui rêve de posséder des patins à roulettes.Pour obtenir l'argent nécessaire à cet achat ruineux, il va peindre la gloriette du voisin \u2014 un vieil artis- François Barcelo te peintre nommé Pacossi ( ! ).Pas évident, de peindre pour un peintre.Surtout quand on a décidé d'économiser peinture, donc, l'argent.Bien que le récit soit quelque peu redondant \u2014 il aurait été si simple d'éviter les longueurs ! \u2014, le personnage de Momo est assez attachant pour éviter que ne se dilue l'intérêt du ( bon ) lecteur.De plus, François Barcelo s'est permis, ici et là, quelques clins d'oeil amusants aux adultes \u2014 au cas où certains se risqueraient à cette lecture.Lorsque, par exemple, Momo affirme que lorsqu'il sera adulte, il ne sera pas comme les « vieux » qu'il connaît.« Il le pense vraiment, mais il n'est pas impossible qu'il Stanley Péan ait l'occasion de changer d'avis d'ici là.» Quant au roman d'Élise Turcotte, Les Cahiers d'Annctte ( La Courte Échelle ), il consiste en une incursion dans les écrits d'une fillette qui a toujours quelque chose à dire ( ne sont-elles pas toutes comme ça ?) et qui possède une imagination débridée.Bref, si elle ne peut voyager en chair et en os, elle le fait en pensées.Filant par exemple au Japon où, découvre-t-elle ( via une encyclopédie ! ) des gardiens de chaussures étaient autrefois engagés par des restaurants.« Ce n'était pas, bien sûr, parce que les chaussures risquaient d'être trop turbulentes.C'est pourtant la première image qui nous est venue à l'esprit, mon frère et moi.Des chaussures en train de jouer et quelqu'un pour s'en occuper.Comme à la garderie ! » On va ainsi, d'anecdotes en anecdotes.Certaines moins intéressantes que d'autres \u2014et c'est peut-être normal : Annette se battant contre la banalité de sa vie, il serait étonnant qu'elle ne vive que mystères et aventures.Notons finalement que Stanley Péan, qui a lui aussi commencé sa carrière de romancier et nouvelliste en publiant pour adultes avant de s'adresser aux adolescents, vient de lancer un premier livre destiné aux tout-petits.Un album intitulé Un petit garçon qui avait peur de tout et de rien ( La Courte Échelle ), illustré, avec la pertinence que l'on imagine, par Stéphane Poulin.L'inquiétude et le mystère se dégagent de chaque page de l'histoire de Popaul le gamin qui craint tout.En particulier son ombre \u2014cette « parcelle d'obscurité qui vous talonne à longueur de journée ».Heureusement, sa Mamie est un peu magicienne.et grâce à elle, la conclusion du récit prend une tournure qui fait que, oui.Un petit garçon.peut être une histoire à raconter avant l'heure du dodo.PREMIER BOULOT POUR MOMO DE SINRO.François Barcelo.Québec Amérique Jeunesse.Montréal.1998.120 p.( a partir de 8 ans ) LES CAHIERS D'ANNETTE.Élise Turcotte ( illustrations de Doris Barrette ).La Courte Échelle.Montréal.1998.58 p.( à partir de 7 ans ) LE PETIT GARÇON QUIA VAIT PEUR DE TOUT ET DE RIEN.Stanley Péan ( illustrations de Stéphane Poulin ).La Courte Échelle.Montréal.1998.25 p.( à partir de 4 ans ) H fut prof, musiden de rue, puis Dupéré DOMINIQUE PAUPARDIN collaboration spéciale Les deux premiers ouvrages de la nouvelle collection «Les grandes entrevues Pierre Maisonneuve » paraissent à la maison d'édition Novalis.Dans le but de donner la parole à des gens qui oeuvrent de manière remarquable dans leur domaine, ils présentent l'entrevue exclusive de Pierre Maisonneuve avec le cardinal archevêque Jean-Claude Turcotte et une autre réalisée avec le compositeur René Dupéré durant un long tête-à-tête à sa demeure de Sainte-Agathe.Journaliste depuis plus de 25 ans à la Société Radio-Canada, Pierre Maisonneuve a créé en 1995 l'émission Maisonneuve à l'écoute au Réseau de l'information où il anime également Point de Presse.Ces entrevues réalisées à l'extérieur des studios de télévision seront publiées au rythme de quatre par année.Le journaliste qui fuit les sujets superficiels comme la peste préfère orienter la discussion autour de la philosophie de la vie, les valeurs morales et les sources de l'engagement ou de l'inspiration de son invité.C'est ainsi que le lecteur découvre l'amour de la création qui anime le compositeur René Dupéré associé pendant plus de onze ans à tous les succès du Cirque du Soleil à travers le monde.Le créateur des musiques de Sal-timbanco.Mystère ci Alegria raconte pourquoi il a choisi de laisser la sécurité d'un poste de professeur qu'il occupait depuis quinze ans pour se retrouver du jour au lendemain dans les rangs d'un groupe de musiciens de rue de Québec, la Fanfafonie.« «J'ignore d'où vient la musique, assure-t-il.Je l'ai toujours eue en moi.Mais je sais une chose importante : je dois être disponible, disponible à tout.Je ne me censure jamais.» Après avoir fait le récit de ses années d'apprentissage \u2014 études classiques au Collège de Chambly, baccalauréat en musique et en philosophie, certificat en enseignement \u2014 Dupéré parle de sa vie familiale et amoureuse, de ses méthodes d'enseignement, de la grande aventure du Cirque du Soleil et de ses réalisations passées, présentes et futures.Il passe rapidement sur sa période syndicaliste, préférant insister sur son travail de compositeur attiré par les métissages musicaux : « Mon rôle, comme musicien de cirque, est d'évoquer des choses.» Il avoue également être un grand solitaire, une personne sociale plutôt que sociable.« Pendant toute une période de ma vie, j'avais peur d'agir, peur de réaliser mes rêves, peur pour mes enfants, peur pour ma femme », explique-t-il sans fausse pudeur.Il y a peu de temps, René Dupéré décidait de quitter le Cirque du Soleil pour voler de ses propres ailes.Il continue de travailler de dix à douze heures par jour à la composition de musique pour la publicité ou des séries télévisées comme L'Ombre de Vépervier .En 1997, il a créé une partie de la musique des cérémonies célébrant le retour de Hong Kong à la Chine.Il prépare actuellement un deuxième disque avec sa compagne, la chanteuse Élise Velle, et il rêve de faire un opéra.« J'ai aujourd'hui l'impression d'avoir réussi cette grande réconciliation avec l'amour, avec l'art, avec tous les aspects de ma vie », explique-t-il en guise de conclusion de ses entretiens.Son témoignage peut être pris comme un message d'espoir.RENÉ DUPÉRÉ.Collection Les grandes entrevues Pierre Maisonneuve, Novalis.Montréal.1998.176 pages.René Dupéré Soyez a votre affaire ! LISEZ LE CAHIER .if» *.\u2022».\u2022 »» .* Economie OU LUNDI AU SAMEDI Oeuvres complètes YVON / Suite de la page B 1_ « Pour moi, ce sont vraiment des choses qui sont écrites pour être entendues, dira encore Yvon Deschamps.Mais, comme le disent Lanctôt et quelques autres, surtout les gens de l'Ecole nationale de l'humour, c'est qu'il y a quand même un public qui veut garder, qui veut lire : la lecture provoque une réflexion, tu peux t'arrêter où tu veux.C'est une approche particulière.Je comprends.Pour les bibliothèques, pour les étudiants, pour les gens du milieu, par exemple, c'est quand même important d'avoir des références.Mais c'est tellement difficile l'édition ici.Il y a tellement pas de public.J'me dis : pourquoi faire perdre de l'argent à un éditeur, bon ! » Comme il le fait souvent, Yvon Deschamps termine à la blague ce qu'il a commencé sérieusement.Ce qui le chicote un peu aussi, c'est qu'il craint qu'on le lise au premier degré.« Si tu commences à me lire au premier degré, j'vais te dire quelque chose : je dois pas être drôle à lire », explique-t-il avant de convenir que, tout de même, certains monologues se lisent bien.Et même lorsqu'il monte sur la scène, dit-il, il y a des gens qui prennent ses textes au premier degré, qui pensent qu'il traite réellement sa femme de *t\" 3?.Le grand livre des fleurs comestibles Jekka McYicar < Les rivières pourpres J.C.Grange Titanic, le livre du film Ed.Vf.Marsh NICOI DEB non LIBRAIRIE RAFFIN Chéri, tu nVécoutes?Nicole de Buron Montréal \u2022 6722, me St-Hubcrt \u2022 274-2870 Laval «2512, boul.Daniel-Johnson \u2022 682-0636 Repcntigny \u2022 Galeries Rive Nord \u2022 581-9892 \\Une quête d'une exigence extrême : n j i»-celle de linspiration et, mieux encore, '*> pages.\u201e2ST\\ QUEBEC AMERIQUE wswv.quebsc-aroerrique.com 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 Livres Assassinat dans la déprime d'une ville TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale Eduardo Mcndoza, c'est cet écrivain qui avait publié un roman intitulé La Ville des prodiges , dans lequel il racontait à travers l'histoire d'un homme d'affaires un peu véreux ( pas mal véreux ) l'histoire d'une ville, Barcelone, dans la période d'avant-guerre comprise entre deux expositions universelles.Ce roman eut le don de vous plaire, ainsi qu'à beaucoup d'autres lecteurs.Vous aviez raison, je crois, car c'était un fameux roman.En voici un second, du même auteur, et cela se passe de nouveau à Barcelone.Mais cette fois, c'est la ville sous la dictature de Franco, après la Guerre civile d'Espagne.Une période durant laquelle il fut interdit de parler le catalan, même dans les lieux publics.Un flic pouvait vous dénoncer, votre voisin aussi, bref, on ne va pas s'éterniser là-dessus, c'est le propre des dictatures de s'attaquer en premier lieu à la langue des peuples soumis.Curieux tout de même, non ?La langue de votre maman considérée comme factieuse, un élément politi-cally incorrect, un cheval de Troie introduit dans un pays pour le désunir.et toute cette sorte de choses que nous connaissons bien, et mal, au Québec .Il vaut mieux parler comme la majorité que comme votre maman.Ce que c'est que de nous.Mais avec Mendoza, il faut aussi s'attendre à autre chose, aussi et surtout, que cette déprime d'une ville.À une histoire, à une fiction, encore une fois superbe de drôlerie un peu distante.À la fin des années 40, donc, se promène dans Barcelone et dans ce roman un certain Carlos Prullàs, auteur fort apprécié de comédies à succès.On imagine sans peine ce que pouvaient être ces comédies, étant données l'époque et la société bourgeoise inculte qui allait les voir \u2014 faute de pouvoir les comparer au vrai théâtre, celui qui se faisait à l'étranger dont ne parvenait en Espagne rien, absolument rien.Le roman nous donne quelques extraits du travail de Carlos Prullàs, qui assiste à la répétition de sa dernière imbécillité intitulée « Arrive-derci, polio ! » N'importe quoi.L'auteur est une sorte de Don Juan de province.Séducteur de réputation ( mais pour quelles femmes ?), nous le voyons à l'oeuvre avec une voisine et amie de sa femme, Marichuli.Cela se passe dans la propriété de campagne de la Costa Brava ( qui est le Deauville local ), parmi les parvenus les plus décadents d'Europe.Je vous signale particulièrement le mari de cette Marichuli, un médecin délirant que l'on ne peut que faire cocu, et au plus vite, voire avec son assentiment.Un bijou, ce médecin.Autre conquête du célèbre Carlos : une théâtreuse, Lili Villalba.Eduardo Mendoza Non seulement tout ceci n'est pas sérieux, cela s'intitule Une comédie légère , mais encore c'est parfois très drôle.On dirait une bande dessinée, Obélix amoureux de Falbala.Et puis, soudain, l'irruption du drame : un assassinat sordide dans lequel notre Carlos Prullàs est pris, c'est-à-dire soupçonné d'avoir participé.Affolement.Carlos le minable entreprend lui-même une enquête, afin de se disculper.Il va falloir qu'il remue le ban et l'arrière-ban d'une ville et qu'il plonge, en notre compagnie effarée, dans des bas-fonds de compromission et de misère qui ressemblent aux pires quartiers de Barcelone, à ce Barrio chino des ouvriers et des noctambules qui avait enchanté Mac Or-lan, Cendrars, Simenon et tant d'autres.(Le barrio chino, quartier chinois, n'a rien de chinois, c'est un nom qui lui vient de loin, c'est là que débarquaient les marins du monde entier, et le monde entier, c'était les Chinois ).La voilà donc, cette Barcelone interlope, corrompue et méprisant les vaincus de la Guerre civile, que Eduardo Mendoza nous ouvre, nous étale, nous décrit \u2014 toujours avec ces pointes de mépris comique qui font le meilleur de son style.C'est brillant, c'est satirique, c'est l'histoire d'une période sombre d'un ville, racontée avec talent, souplesse, élégance et rapidité.UNE COMÉDIE LÉGÈRE, Eduardo Mendoza.Éditions du Seuil Paris, 1998,460 pages.ROMAN Le dernier Brookner plus dur, plus cruel CAROLEANDRÉE LANIEL collaboration spéciale Quand paraît un nouveau roman d'Anita Brookner, on a toujours un peu peur.Que cette fois-ci elle ne soit pas à la hauteur de son étonnante production, qu'elle passe à côté du destin de l'un de ses personnages, si fragiles et si discrets ou pire encore, qu'elle se répète.Chaque année, donc, quand paraît un roman d'Anita Brookner, se mêle chez ses fidèles lecteurs ( ou plutôt lectrices ) un sentiment d'inquiétude et de plaisir.Il est rarement décevant de se retrouver dans l'univers familier de cette dame des lettres anglaises, historienne d'art, spécialiste de la peinture des XVIIIe et XIXe siècles.Avec États seconds, toutefois, on se rendra vite compte qu'il y a dans ce récent roman plus de dureté et que celle-ci se manifeste de façon plus cruelle.Encore une fois, le personnage principal ( cette fois-ci un homme, ce qui arrive à l'occasion dans l'oeuvre de Brookner ) est un petit bourgeois solitaire, menant une vie platement rangée, ordonnée.Il sera lui aussi fasciné par des gens dont le caractère, l'éclat, la personnalité bruyante attirent, fascinent et anéantissent.Alan Shervvood est notaire comme on l'a été dans sa famille.Son destin était donc tracé à l'avance, sans avoir à se poser de question, à déjouer les cartes du sort ou affronter une vie remplie d'imprévus.Il a pris soin de sa Illustration de E.Munch, pour Belfond mère comme elle a pris soin de lui dans un appartement douillet et fermé aux agressions extérieures.Mais parfois le mal vient de l'intérieur et il porte les traits d'une cousine, Sarah, enfant gâtée, vaniteuse et insouciante.Bref, une femme qui n'est pas pour l'homme délicat, responsable et rationnel qu'est Alan Sherwood.Anita Brookner ne se contente pas de suivre l'oeuvre dévastatrice d'un amour impossible, de la déception des coeurs ou de l'abandon amoureux ou même, en fai- sant référence à d'autres titres de Brookner, aux amitiés ratées.Chez Brookner, rappelons-le, on s'entoure « d'êtres à la personnalité plus forte que la sienne afin de se protéger de la brutalité du monde ».Dans États seconds, elle ose poser un regard cru sur la vieillesse, un constat amer qui a de quoi faire frémir.Ce n'est pas tant le corps qui se plie sous le poids de la solitude, de la mort des proches, de la fin des choses, de la grande fatigue, mais l'être entier, fermé sur sa faiblesse, ses peurs, son égoïsme.Menant sa vie de solitaire rangée après un mariage désastreux et une passion non partagée \u2014 évidemment \u2014 avec sa cousine, Alan Shervvood se souvient.Chaque année, il se retire quelques jours dans un coin tranquille de la Suisse, dans une pension où rien ne peut nuire à sa paix chérie.( Mais sur le quai d'une gare, l'ombre d'une femme ressemblant vaguement à sa cousine Sarah le ramène douloureusement en arrière, au moment même où il avait pris conscience « que nous disposons dans la vie d'un laps de temps trop court pour le plaisir.Que même les erreurs sont préférables à une prudente évaluation des avantages ».C'est ce retour en arrière que nous offre Anita Brookner, avec tout le doigté que nous lui reconnaissons.ÉTATS SECONDS, Anita Brookner, traduit de l'anglais par Nicole Tisserand.Éditions Belfond, Paris, 1997,220 pages.Le bonheur et les mots RÉGINALD MARTEL Quand on a cet âge, il faut pour le dire zozoter un peu ou montrer les doigs d'une seule main.La Grosse Princesse en est là, qui dans le nouveau roman de Mario G., aussi connu sous le nom de Marie Auger, nous raconte une histoire de petite fille heureuse, entre des parents heureux.On est loin cette fois des histoires tordues que furent Le Ventre en tête ( 1996 ) ou Tombeau ( 1997 ).Et elle n'est pas si grosse, la fillette, qui se chargera bien de vous en faire la preuve.Princesse ?Si ses parents y tiennent vraiment, son père surtout, pourquoi pas ?Les avantages ne sont pas négligeables et l'élue entend bien en profiter.La famille, c'est une maman qui enseigne, un papa qui ne fait rien : il est écrivain, et cette petite qu'ils adorent et qui d'ailleurs a pour elle-même une très haute estime.Au square Saint-Louis où ils habitent, elle coule des jours presque tranquilles.C'est qu'il lui manque un peu de ceci et un peu de cela.Un peu de santé, car elle est diabétique et sa vision est gravement affectée.Un peu de connaissance de la lecture, car elle ne sait pas encore, et c'est pour l'instant la grande frustration de sa très jeune vie.L'amour de ses parents ne lui manque pas, je vous le jure, même qu'elle le trouve un peu envahissant et c'est le genre de situation qui lui inspire des réflexions hautement philosophiques sur le sens de la vie, qui pourtant n'en a pas.Comme tous les enfants, ou comme son biographe de père qui n'a pas tout oublié de son enfance, la petite réussit ses meilleurs trouvailles quand elle prend les mots un à un, dans leur sens premier, littéral, et leur tord le cou pour leur faire cracher davantage.Deux effets sont possibles, le grave et le comique, mais il arrive que les mots d'enfants participent des deux.Il arrive même qu'ils jettent les parents dans des situations extrêmement délicates, quand la princesse ose asséner des vérités qui ne se disent pas.Que faire de telles énormités ?Faire sourire.Mario G.n'y manque pas.LA GROSSE PRINCESSE, Mario G.XYZ Éditeur, Montréal, 1998,216 pages.LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction ( romans ]\t\t\t 1 Le Roman de Julie Papineau\tMicheline Lachance\tQuébec Amérique\t(2) 2 J'aurais voulu vous dire Williams Ariette Cousture\t\tLibre Expression\t(9) 3 L'Ermite\tDenis Monette\tLogiques\t(4) Essais\t\t\t 1 Marie-Soleil\tLouise Bourbonnais\tStanké\t(2) 2 Le Buffet\tJacques Godbout, Richard Martineau\tBoréal\td) 3 L'Ile d'Orléans\tMichel Lessard\tL'Homme\td ) Éditions étrangères\t\t\t Fiction ( romans 1\t\t\t 1 DejaDead\tKathy Reichs\tRobert Laffont\td) 2 Chéri, tu m'écoutes\tNicole de Buron\tPion\t(5) 3 Renaissance\tDamelle Steel\tPresses de la Cité\t( 10) \u2022 Essais\t\t\t 1 Une Histoire de lecture\tAlberto Manguel\tLeméac / Actes-Sud\t(3) 2 Survivre avec les loups\tMisha Defonseca\tLaffont\t(13) 3 Comment voyager avec un saumon\tUmberto Eco\tGrasset\t(3) \u2022 \u2022 Livres pratiques\t\t\t 1 Je mange, donc Je maigris\tMichel de Montignac\tJ'Ai Lu\t(3) 2 Carrières de l'an 2000\tEn collaboration\tMa Carnère\t(14) 3 Gîtes du passant au Québec\tEn collaboration\tUiysse\t(3) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes : Archambault, Bertrand, Champigny, Le Fureteur ( St-Lambert ), Garneau, Guenn.Hermès.René Martin ( Joliette ).Monet, Le Parchemin, Les Bouquinistes ( Chicoutimi ).Payette ( Sherbrooke ).Guy Poirier ( Trois-Ri-vieres ), Raffin, Sons et Lettres, Librairie Smith ( Promenades de la Cathédrale ).EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat V I ¦> I \u2022\u2022 A V O i ROLLEI 11X431* Sur des roulettes ¦ Le « roller », plus justement nommé en français patin à roulettes, est ici expliqué par le champion mondial Chris Edwards, pour un plaisir toujours plus grand.Grâce aux photographies exceptionnelles et aux explications de cet ouvrage, publié par Libre Expression, le patin à roulettes devient à la fois plus excitant à pratiquer, mais aussi plus sécuritaire.L'ouvrage s'intéresse aussi à l'équipement et aux avantages de réchauffement.¦ i Comprendre la communauté ¦ On parle beaucoup du comunautaire dans cette fin de siècle.Et si le communautaire servait à fournir une nouvelle légitimité au pouvoir, surtout devant l'éclosion universelle des particularismes de tous ordres.Cet ouvrage, publié dans la collection universitaire de JCL, constitue une interrogation critique et démontre comment l'idéal et les pratiques communautaires demeurent .dans une large mesure une entreprise éminemment politique.Comme une télésérie ¦ Les Québécois adorent les téléséries où ils retrouvent, chaque semaine, les mêmes personnages.Alors pourquoi n'aimeraient-ils pas lire de longs feuilletons où ils retrouvent, pendant plusieurs centaines de pages, voire quelques milliers, les mêmes personnages.C'est ce qu'a compris Libre Expression en publiant la tétralogie de Diana Gabaldon, de grosses briques de 800 pages chacune qui nous promènent dans la tumultueuse Ecosse du XVIIIe siècle.non \u2014 La spiritualité par la chanson ¦ Alors que le Québec amorçait sa Révolution tranquille et remettait tout en question, notamment les valeurs religieuses, Jacqueline Lemay, alors jeune enseignante, amoureuse de liberté et des plaisirs de son temps, faisait la démarche contraire et devenait oblate.Auteure-compositcure-in-terprète, c'est par la chanson qu'elle vivra sa spiritualité.Une aventure peu banale dans le monde de la chanson et du show business qu'elle raconte chez Finies. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 Arts et spectacles New York, paradis des films catastrophes Associated Press NEW YORK ; Envahie par les extraterrestres et les fantômes, terrorisée \u2014 deux fois \u2014par un gorille géant, submergée par un raz-de-marée ou livrée aux loubards du futur, Manhattan n'en finit pas de subir les assauts d'Hollywood.Cette fois-ci, c'est Godzilla le gros lézard qui vient casser les pieds des New-Yorkais.Remake du classique japonais, Godzilla est sorti mercredi à Los Angeles et le lendemain dans le reste des États-Unis et au Canada.Il avait été projeté en avant-première lundi devant 13 000 privilégiés au Madi-son Square Garden, décor de la scène finale du film.Fatigué de dévaster Tokyo, le gros lézard débarque donc à New York en semant la pagaille à Wall Street, Central Park et sur le pont de Brooklyn, s'acharnant au passage sur le gratte-ciel Met Life qui domine Park Avenue.Un nombre record de films a été tourné ces quatre dernières années dans la plus grande ville des États-Unis (213 rien que depuis le début de l'année ), un phénomène qui serait lié au regain d'intérêt pour les films catastrophes en cette fin de millénaire.Mais pourquoi Hollywood veut- Après les extraterrestres, les fantômes et les gorilles, c'est Godzilla, le gros lézard, qui vient cette fois terroriser les New-Yorkais.il détruire Manhattan ?Les New-Yorkais ont dit quelque chose qu'il fallait pas ou quoi ?La cité mythique a en effet déjà subi sur le grand écran tous les ou- trages imaginables.Dès 1933, King Kong fait une entrée remarquée escaladant l'Empire State Building et chassant d'un revers de la main les avions comme de vulgaires mou- ches.Toujours aussi énervé, il remet ça dans le remake de 1976.La Planète des singes a donné une vision apocalyptique de la ville réduite à un tas de ruines, alors que dans New York 1997, Manhattan est transformé en une immense prison, livrée à la loi du plus fort.Plus récemment, le Marshmal-low Man de Ghostbusters a déambulé dans les rues de la ville en écra-bouillant tout sur son passage et la population a dû prendre ses jambes à son cou face aux OVNIS gigantesques d'Independence Day.Dans Men in Black, les extraterrestres font de New York leur point de débarquement.Enfin, la ville est submergée par un raz-de-marée consécutif à la chute d'une comète dans Deep Impact, le dernier film catastrophe à succès outre-Atlantique.« Si vous voulez une covedette de poids, quel autre choix à part New York ?», constate Patricia Reed Scott, responsable des services culturels municipaux.« La ville est par essence spectaculaire.Elle est une créature en elle-même.» « Ce n'est pas que Hollywood ait une dent contre New York », assure Donald Reed, président de l'Académie nationale des films de science-fiction et d'horreur, basée à Los Am\" gelés.« New York, symbole par excellence de la cité moderne, est là pour rappeler que « la nature peut être pervertie et réagir contre l'homme ».Sur un ton plus humoristique, le maire Rudolph Giuliani a profité du battage publicitaire autour du reptile mutant pour vanter la sécurité retrouvée de sa ville.Dans le film, on voit l'animal débarquer par l'East River via le marché aux poissons de Fulton.« Il y a quelques années, il n'aurait pas pu le faire.La mafia l'aurait intercepté.» : 50 millions publicité seulement Agence France-Presse LOS ANGELES .Après le passage de Godzilla, tout n'est que dévastation au coeur de New York.En chemin, il s'est acharné sur le gratte-ciel Met Life qui domine Park Avenue.Godzilla, première aventure hollywoodienne du gigantesque saurien qui a terrorisé les Japonais pendant des décennies, a envahi cette semaine un nombre record de cinémas nord-américains et canadiens, aboutissement d'une campagne de publicité cultivant le mystère.Hollywood n'est généralement pas un endroit idéal pour garder un secret mais les producteurs de ce film au budget de 120 millions de dollars ont voulu éveiller la curiosité du public en ne montrant, jusqu'au jour de la sortie du film, qu'un oeil et une immense patte du monstre « plus haut que la statue de la Liberté ».En même temps que cette campagne publicitaire, qui a coûté quelque 50 millions de dollars uniquement aux États-Unis, les responsables du studio Tristar, filiale de Sony Pictures, ont pris un risque commercial en interdisant totalement la vente anticipée des multiples produits associés au film.Un des rares détails ayant filtré du scénario permet de savoir que le nouveau Godzilla est un être hybride qui sème la terreur et la destruction à New York en allant déposer ses oeufs au célèbre Madison Square Garden de Manhattan.Ses créateurs, le metteur en scène Roland Emmerich et le scénariste Dean De-vlin, équipe qui avait réalisé Inde- pendence Day, ont modernisé l'image du monstre à l'aide de la technologie et des effets spéciaux.Le nouveau Godzilla est le résultat, à 90 %, d'images créées par ordinateur, contrairement à son prédécesseur, créé au Japon en 1954 et baptisé initialement Gojira, combinaison des mots japonais gorille et baleine.Depuis ses débuts internationaux sous son nom actuel dans Godzilla, roi des monstres et dans la vingtaine de films qui ont suivi, le saurien était incarné par un acteur vêtu d'un lourd costume en latex qui écrasait des maquettes de villes japonaises.Le contexte historique a aussi changé.Si Gojira était le produit d'une mutation génétique provoquée par les essais nucléaires américains dans les Bikinis, ce sont aujourd'hui les essais français dans l'atoll de Mururoa qui sortent la bête de sa léthargie.Godzilla a pour interprètes Mat-thew Broderick dans le rôle d'un scientifique qui suit les traces du monstre, le Français Jean Reno dans un personnage d'inspecteur d'assurances ainsi que Maria Pitillo et Hank Azaria dans les rôles d'un reporter de télévision et de son cameraman.Les producteurs qui ont prévu une sortie dans un nombre record de 7363 salles, espèrent établir un nouveau record de recettes pour un seul week-end, détenu depuis l'an dernier par The Lost World de Steven Spielberg, avec 90,2 millions.À en croire les premiers échos d'Hollywood, ils sont loin d'avoir gagné leur pari.Le New York Times concluait sa critique en se demandant « jusqu'où devra aller l'abêtissement du film d'action avant que le public cesse d'acheter des billets.» Le Washington Post estimait pour sa part que si « Godzilla est certain de faire de grosses recettes durant son premier week-end, les spécialistes pensent que le saurien pourrait quitter la scène assez rapidement.» Ce point de vue était partagé par la bible de l'industrie du spectacle, Daily Variety : Godzilla va « être un tueur au box-office au moins au début, mais attendez-vous à une sortie beaucoup plus rapide que pour Independence Day, écrivait le journal selon qui « le problème fondamental » du film est l'absence « de personnalité et de panache » du monstre.En revanche, le Los Angeles Times, selon qui Godzilla fournit « un plaisir sans prétention », pense que le monstre va en avoir pour son argent.Pour que le film soit rentable, il lui faut recueillir quelque 240 millions aux guichets des salles nord-américaines.Les producteurs pourront alors songer aux chapitres suivants de la série.Robert Marien : un passionné de théâtre musical Presse Canadienne SHERBROOKE Enflammé Robert Marien.Toute sa passion éclate au grand jour quand on lui parle du théâtre musical.Ses yeux s'allument à l'évocation des moments magiques vécus dans la peau du Jean Valjean des Misérables.Et si le débat sur la surproduction théâtrale au Québec arrive sur le tapis, notre homme devient un véritable moulin à paroles.Le comédien de 42 ans vit actuellement une « après-extase » que sans doute peu d'acteurs québécois ont vécue.Le 1er mars dernier, il mettait un point final à une extraordinaire année passée à New York.Il y a triomphé dans la production du 10e anniversaire des Misérables, présentée au théâtre Impérial de Broadway.Aujourd'hui, Robert Marien est de retour dans sa maison de Terre-bonne, renouant avec sa famille après un an d'éloignement.L'euphorie a fait place au calme.C'est un temps de bilan et de réflexion.Mais les souvenirs sont encore frais.Celui notamment de la commotion positive qu'il a provoquée quand il a entonné le chant de Jean Valjean sur les barricades non pas en anglais, mais en français.« J'avais d'abord tenté l'expérience à Londres.Je n'avais pas prévenu le chef d'orchestre et je me souviendrai toujours de sa fraction de seconde de surprise.Il y avait un silence merveilleux dans la salle.J'avais vraiment le sentiment d'avoir tout le monde dans ma main.» Il a récidivé le soir de la dernière à New York.La réaction du public a été aussi extraordinaire.« C'était un moment émouvant.J'avais l'impression que toute la poésie de Victor Hugo sortait de ma bouche, que j'apportais cette facette unique que tout le monde imaginait.» Ce qui lui fait dire qu'on n'a pas besoin de taper sur la tête de personne pour faire apprécier notre langue.« Et cela montre à quel point Victor Hugo est unique, tellement qu'il dépasse les frontières de la langue.» Toute la passion de Robert Marien éclate quand on lui parle du théâtre musical.Diplômé du collège Lionel-Groulx en 1977, Robert Marien s'est d'abord fait connaître comme comédien.On se rappelle de lui dans Lance et compte ou le téléroman Un Signe de feu de Lise Payette.Plus récemment, il tenait le rôle d'un séropositif dans Sous un ciel variable.Mais c'est avec Les Misérables que sa renommée de chanteur s'est construite depuis 1991.L'acteur a fait la tournée canadienne, Paris et Londres.On l'a rappelé quand, pour le 10e anniversaire à New York, la distribution a été entièrement refaite.En sept ans, Robert Marien aura joué Jean Valjean plus de 800 fois.Il sait donc ce que signifie d'explorer un personnage à fond.La récente sortie du comédien Raymond Cloutier, qui a dénoncé la surproduction théâtrale à Montréal, l'a donc touché en plein coeur.« C'est quelque chose que je disais en sourdine depuis cinq ans.» Raymond Cloutier a notamment crié haro sur la brièveté des productions théâtrales, qui quittent l'affiche après quelques semaines même si elles ont du succès.C'est trop peu pour que les acteurs puissent s'imprégner de leur personnage et pour que les spectateurs voient toutes les pièces dont ils sont submerges.« En 25 représentations, un acteur n'a que le temps de mémoriser son texte, de l'esquisser.Il reste au Stade de ses habiletés naturelles.Pour aller plus loin, il faut du kilo- métrage.Le théâtre est un work in progress.La recette est dans la continuité.C'est la patience du coureur de fond contre le sprinter au talent inné.» Si les théâtres montréalais se contentaient de deux ou trois productions par année, alors peut-être que les gens ne s'abonneraient pas à un seul théâtre, mais « aux » théâtres, estime Robert Marien.« Il faut un peu plus d'air.On ne peut pas bombarder constamment le public de premières, car il s'y perd et démissionne.» Dans un tel contexte, croit-il, le théâtre musical dont il se fait le porte-flambeau, pourrait avoir.des chances -de survie à Montréal.Et qui sait ?Peut-être que Montréal pourrait devenir une capitale du genre ?Cela ne pourra se faire sans l'émergence d'une solidarité entre les gens de la scène du Québec, affirme Marien.« Il n'y a pas de place pour les egos dans une production de comédie musicale.C'est un travail d'équipe.Voilà pourquoi il est Important que les créateurs se rassemblent, partagent leur expertise et évitent de refaire les mêmes erreurs.Des échecs comme / brûlent le capital sympathie pour le genre.» ., 4 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 24 MAI 1998 Les uns et les autres Matt Damon : aux portes de la gloire Né à Boston, ex-étudiant à l'Université d'Harvard, Matt Damon se retrouve à 27 ans en couverture des plus grands mgazines.Remarqué dans Geronimo : an American Legend et dans Courage Under Fire il a confirmé son talent dans Good Will Hunting.Le magazine Max a fait le point avec ce jeune comédien que l'on compare déjà à Marlon Brando.\u2014 Tu as délaissé tes études à Harvard pour te lancer dans une carrière d'acteur.Avais-tu imaginé que tout cela allait t'arriver ?\u2014 Non, en fait, je n'avais jamais imaginé que ma vie allait prendre un jour cette tournure.Mon objectif était de devenir un bon acteur mais je savais que le cinéma, c'était d'abord un vrai métier qu'il fallait apprendre.Beaucoup de jeunes qui rêvent d'être stars ont tendance à l'oublier.Ils ont le tort de croire que c'est l'attitude je-m'en-foutiste à la Brando qui les rendra célèbres.Mais Brando était avant tout un technicien exceptionnel.\u2014 Tu apparais sur les écrans en même temps que toute une bande de comédiens dont la plupart sont tes copains.As-tu l'impression d'appartenir à une nouvelle génération d'acteurs ?\u2014 J'aimerais bien, mais il faudrait pour ça un peu plus de solidarité entre les acteurs de mon âge.Mais bon, quand nous nous retrouvons en compétition pour un rôle, il est parfois difficile de ne pas se haïr ! Combien de fois j'ai eu l'impression de ramasser les miettes derrière Chris O'Donnel ou Matthew McConnaughey ! \u2014 Arriver à vendre son scénario ( Good Will Huntittg ), le faire réaliser par un metteur en scène comme Gus Van Sant tout en se re- trouvant dans le rôle principal, c'est assez exceptionnel ! \u2014 Tout est parti d'une nouvelle d'une cinquantaine de pages que j'avais écrite à Harvard.Quand je l'ai fait lire à Ben Affleck avec qui je partageais un appartement à Hollywood, il a immédiatement adoré l'histoire.Nous avons décidé d'en faire un scénario avec pour objectif de le réaliser.Nous voulions avoir une chance de jouer ces rôles pour lesquels nous étions taillés sur mesure, même s'il s'agissait d'un film à petit budget.On s'est dit que même si notre film ne sortait jamais en salles, nous aurions tout de même réussi à faire notre long métrage en le contrôlant à 100 %.Nous avons fait lire le script à des producteurs et aux responsables des grands studios.On n'avait rien à perdre et nous n'avons fait aucune concession.On nous a même proposé un million de dollars à condition de ne pas jouer dans le film ! if, 1 ./^y-s.y.v^x: FLASH ZOOM Michael Keaton J y Dans la plupart des scénarios que je *L reçois, il y a plus a manger pour un ^ ^ acteur dans le personnage du méchant que dans celui du héros.James Cagney est une de mes idoles.Il a passé la plus grande partie de sa carrière à jouer des rôles de méchant.Aujourd'hui, on ne fait plus de films où l'acteur principal joue le rôle du méchant.Dans L'Enjeu, je voulais qu'au moment où on découvre mon personnage, il ait un petit air militaire.Mais je sentais qu'il lui manquait encore quelque chose.Alors, j'ai demandé des lunettes.Pourquoi n'y aurait-il que les personnages d'enseignant ou de comptable qui en aient ?Première » LES MOTS Faire l'amour ¦ Il y a un certain chic à dire les choses clairement.Pourquoi tourner autour du pot ( si l'on peut dire ) ?Polnareif avait raison : « Je veux simplement faire l'amour avec toi » me semble une invitation tout à fait courtoise.Mais il ne faut en aucun cas vouvoyer la personne, ça rappellerait trop La vie est un long fleuve tranquille ( quand le mari bourgeois dit à sa femme « Chérie, vous me faites bander » ).À éviter, car le rire tue l'érotisme.Frédéric Beigbeder, Cosmopolilan Christina Crawford en remet Christîna Crawford eux décennies après avoir révélé, dans son best-seller 11 Mommie Dearest, la façon dont JB sa mère, Joan Crawford, JB l'avait traitée lorsqu'elle était enfant, Christina Crawford vient de publier une nouvelle version de son livre, dans laquelle elle donne des détails additionnels sur l'enfance qu'elle a vécue dans l'énorme demeure de la célèbre actrice.Christina, qui est aujourd'hui âgée de 58 ans, y précise que Joan était un tyran égocentrique qui, lorsqu'elle était ivre, battait sans pitié sa fille adoptive et a même un jour tenté de l'étrangler.« Mais, conclut Christina, je lui ai finalement pardonné et aujourd'hui, je suis heureuse.» Sans culotte ¦ Alors que Tom Hanks essayait un costume dans un magasin de vêtements new-yorkais, un employé s'empara par mégarde de son pantalon, l'emballa avec la commande d'un autre client et expédia le tout à l'adresse de ce dernier.L'acteur, furieux, a dû patienter une heure en sous-vêtements jusqu'à ce que l'on ait pu récupérer son pantalon, dans lequel il a retrouvé son portefeuille intact.The Rat Pack ¦ Ray Liotta a reçu une fausse tête de cheval après avoir accepté d'incarner Frank Si-natra dans un film portant sur les liens qu'aurait entretenus le chanteur avec la ma- fia.Ce cadeau peu enviable, qui voulait évidemment rappeler l'une des scènes les plus macabres du Parrain, a été envoyé à la vedette de Goodfellas au studio qui doit tourner le film, The Rat Pack.L'inflation ¦ Nicolas Cage vient d'acheter à Beverly Hills une somptueuse demeure de sept millions qui appartenait au chanteur gallois Tom Jones.Celui-ci y a vécu pendant 20 ans, après l'avoir achetée à Dean Martin pour 700 000 dollars.D'un mannequin à l'autre ¦ Billy Zane, le scélérat de Titanic, se cherche une nouvelle amie depuis que Jessica Murphy, un mannequin originaire de Nouvelle-Zélande, a finalement décidé qu'elle ne pouvait plus lui pardonner ses incartades.Le couple s'était réconcilié après une rupture de deux mois et Zane avait même dédié à Jessica son Block-buster Award pour avoir, avait-il dit, cru en lui quand personne d'autre n'y croyait plus.Mais le même soir, lors d'une entrevue au Howard Stem Show, il s'était vanté de s'être consolé avec plusieurs ex-flammes de Leonardo DiCaprio durant sa séparation d'avec Jessica.Cette dernière, furieuse, décida qu'elle en avait assez et retourna dans son pays.Ce qui ne semble pas avoir attristé Zane outre mesure, puisqu'il se rendit dare-dare à New York à l'occasion de la semaine de la haute couture et eut tôt fait de se trouver un nou- veau mannequin pour croire en lui.Bonhomme de neige ¦ Depuis le succès de The Full Monty, l'acteur Mark Addy ( le « gros » de la troupe de stripteaseurs ) est très sollicité.Il a signé pour son premier film de studio américain, Frost de Troy Miller, où il interprétera un certain Jack Frost, tué lors d'une tempête de neige, qui revient parmi les vivants en bonhomme de neige pour voir son fils.Mais celui-ci est bien au chaud entre les mains Mark Addy de sa mère ( Kelly Preston ) et du meilleur ami de son père ( rôle tenu par Michael Keaton ).Les goûts de Madonna ¦ Dennis Rodman, qui vient de se trouver une nouvelle amie en la personne de Carmen Electra \u2014 l'une des beautés de Bay-watch \u2014 avoue que les goûts sexuels de son ex-flamme, Madonna, étaient trop bizarres, même pour lui.« Elle m'a demandé, dès notre première sortie, de faire avec elle des choses auxquelles je me suis énergiquement opposé », explique-t-il sans préciser la nature des choses en question.Woody Allen, fourmi ¦ Woody Allen sera la voix d'une fourmi \u2022 névrosée dans un nouveau dessin anime ] créé par Steven Spielberg.Le petit insecte j y passera la moitié de la journée sur le di-van de son psychanalyste, déplorant l'état j lamentable de sa vie amoureuse.! SOURCES : AP, Movieline, Studio, Globe POP-CORN Paroles de stars ¦ Je me suis toujours entendu à merveille avec les femmes, peut-être parce que si elles disent me trouver à leur goût, je considère cela comme un compliment et non comme quelque chose de tout à fait normal.Michael Douglas ¦ Il est toujours agréable de se régaler de la connerie des autres._ .Thierry Lhermitte ¦ Je n'ai d'idées préconçue sur quasiment rien et ce qui me fascine, c'est de voir comment deux personnes qui ont chacune un argument valide vont essayer d'arriver à se mettre d'accord et à résoudre un problème.Et plus c'est compliqué, plus il est difficile de déterminer qui a tort et qui a raison, et plus ça me plaît.Sydney Pollack ¦ Ça me chagrine d'entendre des gens se plaindre de la longueur d'un film.Pas plus qu'un bon livre, vous ne voulez jamais qu'un bon film se termine.Kevin Costner ¦ Mon fils a neuf ans et il vient de m'appren-dre qu'il ne voulait pas devenir acteur, ce qui m'a fait le plus grand plaisir.Mais lorsqu'il m'a annoncé qu'il voulait être cascadeur, j'ai trouvé cela beaucoup moins rassurant.Burt Reynolds ¦ J'ai vu deux minutes de La Haine en vidéo.Ce jeune homme ( Mathieu Kassovitz ) croit qu'il est en train de filmer quelque chose ?Jean-Luc Godard ¦ J'ai remarqué que tous les scénarios que j'ai refusés, Sharon Stone les a acceptés.D'une certaine façon, je suis assez satisfaite que Sharon récupère mes déchets._ _ B .K Greta Scacchi Un Festival sous le signe de la fête EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale CANNES CB est vraiment l'en-r fer à Cannes pendant le long week-end de l'Ascension.Même dans le port, il doit y avoir des embouteillages.Nous avons la chance de pouvoir admirer de magnifiques bateaux en marchant le long de la Croisette.j'ai même vu Le France, qui avait retrouvé son nom original lors de son escale dans la baie de Cannes ! C'était émouvant.La baie est belle a voir, les plages aussi et pas seulement «i cause des starlettes.Une dizaine de restaurants de plage sont animés jour et nuit.On y a donné plus de fêtes encore que pendant le 50e Festival de Cannes! Depuis vendredi, on dirait cjue toute la France profonde s'est ruée sur le Festival.L'atmosphère est palpable.Aujourd'hui, alors que tous les festivaliers font leurs malles, la foule se divisera entre les marches du Palais, pour la remise des prix, alors que d'autres vont zapper vers Monaco pour le Grand Prix de Formule 1, à l'instar de Sylvester Stal-lone.Mon palmarès ¦ La Palme d'or de la publicité, je la donnerais au film de clôture : Godzilla, un monstre que la Colum-bia a installé sur la Croisette et qui dépasse la hauteur du Carlton, écrasant les Blues Brothers, Armageddon, et Cie.Le prix Citron de l'affiche, je le donnerais à l'affiche officielle du 51e Festival de Cannes: parsemée de chutes de pellicule.Des rejets ?En sortant du film russe en compétition, j'ai regardé méchamment l'affiche et me suis dit : « C'est vrai qu'on nous sert de la scrap.» Le prix surprise du Festival, la nouvelle qui a rendu tous les producteurs jaloux, je le donnerais à la maison de production canadienne Lions Gâte Films pour avoir signé Leonardo DiCaprio pour tourner Psycho.Quel coup ! Musiques en tête ¦ Je vais sortir du Festival avec plein de musiques en tête.Avec les tangos, les milongas et les valses de Lalo Schifrin du film Tango de Carlos Saura, avec la musique des Blues Brothers 2000, avec letglam PHOTOS AFP Les fêtes et galas de toutes sortes se sont multipliés depuis le début du festival.Et les invitées ont endossé les tenues de circonstance.Amanda Lear ( à gauche ) et la top modèle tchèque, Eva Herzigova, arrivant au gala du film L'Éternité et un jour.rock sauvage de Velvet Goldmine de Todd Haynes et d'autres comme les musiques de llang the D.J.des frères jumeaux Marco et Mauro Lavilla d'autant plus que les D.J.français du film étaient particulièrement survoltés lors du party du film sous le chapiteau et que la plantureuse Mimi Summers, la fille de Donna Summers, et Taihisha Grant, une big marna qui se trouve à être la nièce de Donna Summers, sont venues chanter sur scène avec les D.J.Et dire que j'ai raté la soirée hip-hop du film Slam de Mark Le vin avec MC Solaar et Ophélie Win-ters.Prix des cheminots ¦ En plus du prix Mercedes-Benz au cinéaste français G.ispar Noé pour Seul contre tous, la 37e Semaine-internationale de la critique a décerné deux autres prix, attribués par un groupe de cheminots ! Sans blague, il s'agit de 140 cheminots cinéphiles qui suivent assidûment la programmation de la Semaine de la critique depuis quatre ans î Alors le Petit Rail d'or est allé au Norvégien Erland Overby pour Loddrett, Vannrett/Down, Across et le Grand Rail d'or à Karim Traïdia des Pays-Bas pour The Polish Bride.Sharon bien entourée ¦ Les vedettes se suivent mais ne se ressemblent pas.Le grand réalisateur danois Lars von Triers est arrivé à Cannes en douce dans un mobile home et Sharon Stone est arrivée en grande pompe entourée de onze gardes du corps ( un record, dit-on ).Confession ¦ J'ai fait l'école buissonniere tout un bel après-midi pour aller manger à la Colombe d'or avec ma cousine Ariette à Saint-Paul-de-Vence et voir les roses à Grasse où prendra fin demain la 27e Exposition internationale de roses.Mais nia plus grande surprise fut de voir à Cannes ma cousine de Marseille, qui a fêté ses 66 ans mardi, avec un portable ! Comme tout le monde à Cannes, même moi.Sur ce, je m'en vais assister à la remise des prix.Et après ?Une petite semaine de vacances, ma première de l'année. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 B 7 ¦ - SET ¦'¦ ¦ I PHOTO AFP PHOTO AFP Les acteurs Maria Luisa Mendonca, Walter Quiroz et Xuxa Lopez devant le Palais des festivals lors de la présentation du film Coeur allumé de l'Argentin Hector Babenco.Le réalisateur grec Théo Angelopoulos ( à droite) et sa femme Fivi étaient accompagnés de l'acteur allemand Bruno Ganz lors de la présentation de L'Éternité et un jour.L'Éternité et un jour impose un respect unanime et instantané Luc Perreault CANNES Comme dans un vieux film de cow-boys, le héros arrive à la toute fin.Ce héros a pour nom Théo Angelopoulos.C'est lui hier qui a sauvé Cannes d'une fin de festival quelconque.Après trois jours de cafouillages, la voix calme, imposante et poétique du cinéaste grec s'est fait entendre.Comme point d'orgue, Gilles Jacob n'aurait pu trouver mieux.À la projection du matin, la salle était recueillie, savourant chaque seconde de cette oeuvre au souffle unique, si parfaite qu'elle impose un respect unanime et instantané.Il a eu droit, bien sûr, à une ovation ( et quelques rares sifflets aussi, m'a-t-on dit, mais je ne les avais pas notés ).L'Éternité et un jour livre en deux heures et dix minutes la quintessence de l'art d'Angelopoulos.Un seul personnage, Alexandre, occupe le centre de l'écran.C'est Bruno Ganz, l'ancien alter ego de Wim Wenders.Angelopoulos avait d'abord contacté pour ce rôle Mastroianni.Jusqu'à ce que l'état de santé du comédien se détériore.« J'ai fait un voyage pour dire à Marcello qu'on ne ferait pas le film ensemble, a-t-il indiqué en conférence de presse.Je l'ai vu jouer une dernière fois.C'était vraiment comme si on avait vu la mort.Il m'a dit : Théo, on ne fera pas le film ensemble.» Quant à Ganz, il l'avait entrevu dans un hall d'hôtel, habillé comme dans le film, avec un grand manteau noir.« J'ai dit : qu'il vienne comme il est.C'est seulement après que je me suis rendu compte que ce manteau était signé Armani.» m Se sachant atteint d'une maladie mortelle, Alexandre ( qui est écrivain ) part un matin de chez lui avec son chien qu'il va tenter en vain de confier à sa fille.En route pour l'hôpital, il va croiser un enfant albanais perdu.Cette dernière journée dans la vie d'Alexandre mêle présent et passé, souvenirs et vécu.Ce mouvement dans le temps s'effectue sans heurt.Tout contribue à créer un climat d'incantation, depuis la voix off d'Alexandre jusqu'à la musique d'Eleni Karaindrou qui soutient sans l'écraser chaque minute du film.C'est ainsi que la visite à la mère d'Alexandre alterne avec le souvenir de la femme disparue ( Isabelle Renault ), les déambulations dans la nuit avec l'enfant débouchent sur une fête ensoleillée dans une île grecque.Il suffit d'un contrechamp pour faire surgir le souvenir et d'un raccord pour nous ramener au présent.« Je pense que le film repose sur un principe : un travelling tout le temps, même si le mouvement était léger ou même pas perceptible.J'ai supprimé les liaisons comme dans la narration, les comment et tous les petits mots qui lient une phrase à l'autre.J'ai essayé de composer les scènes pour qu'elles se tiennent debout seules.Il y a aussi un travail dans le temps, présent et passé.Mais ça n'appartient pas à la mémoire collective comme ce l'était dans Le Voyage des comédiens, ça appartient à la mémoire d'un seul homme.J'ai essayé enfin de ne pas être trop mélancolique mais ça m'est resté, finalement.» Conçu comme un road-movie, le film a été tourné dans les rues de Salonique avec des échappées jusqu'à la frontière albanaise où tout à coup le metteur en scène fait surgir l'image insoutenable d'un camp de réfugiés.Comme toujours chez Angelopoulos, le voyage est d'abord intérieur.La niort nous est montrée mais sous forme métaphorique et si subtilement qu'on risque de ne pas la remarquer.À côté d'une telle richesse d'écriture, Corazon iluminado ( Coeur allumé ), le film d'Hector Babenco, m'a paru bien pâlot.C'est dommage pour Maria Luisa Mendonca.Dans le rôle d'Ana, elle était parvenue à imposer un personnage plein de fougue et de passion.Le récit est centré sur Juan qui souffre d'être juif dans l'Argentine d'apès-guerre inondée d'ex-nazis.Profondément instable, Ana est peu à peu terrassée par la folie.Amoureux d'elle, Juan concluera avec elle un pacte de suicide.La croyant morte, Juan qui a survécu devient cinéaste et entreprend de faire carrière à Hollywood.Ce n'est qu'en revenant au pays, vingt ans après, qu'il apprendra la vérité.Intrigué au début, on découvre, à mesure que le film avance, un mélo imbuvable.Je soupçonne ce Juan d'être l'alter ego du réalisateur lui-même.Son style, hélas, m'a paru fort quelconque.Autres textes en B 9 et B 10 PHOTO AFP L'actrice Mia Maestro était tout sourire hier lors que la présentation hors compétition du film de l'Espagnol Carlos Saura, Tango.Les premiers prix décernés hier Hier soir, les premiers jurys commençaient à se manifester et celui de la Fipresci a remis son Prix de la critique ( compétition ) à The Hole.Le Prix de la critique pour les films hors compétition va à Happiness de Todd Solondz dont j'ai déjà dit le plus grand bien.Last Night du Canadien Don McKellar s'est vu décerner un Prix de la jeunesse.Comme The Hole, il a pour thème Tan 2000 ( les deux faisant partie d'une même série ).Il est question de la fin du monde à Toronto.Dans les heures qui précèdent le cataclysme, on voit comment certains s'y préparent.Mal.Le Prix du meilleur long métrage de la Semaine de la critique est allé à Seul contre tous de Gaspar Noé ( France ).Par ailleurs, le prix de la section Un Certain Regard a été remis au film d'un réalisateur du Kazakhstan, Darejan Omirbaev, Le Tueur a gages.Il s'agit d'un récit très noir et très lent dont le héros, un chauffeur en chômage, doit recourir à la mafia pour consolider ses dettes.Pour être quitte avec elle, la mafia lui demandera un petit service : assassiner un journaliste.C'est pas arrivé près de chez nous.PrtOTO AFP Le réalisateur français Erick Zonca et Virginie Wagon, qui a collaboré à récriture du scénario de La Vie rêvée des anges.Mes coups de coeur LUC PERREAULT CANNES Face à une compétition qui a eu ses hauts et ses bas, je ne vois pas comment le jury présidé cette année par Martin Scorsese pourrait hésiter longtemps à décerner sa Palme d'or à L'Éternité et un jour d'Angelopoulos.Ce film qu'on dirait ciselé par un orfèvre tranche tellement du reste de la compétition qu'il se classe dans une catégorie à part, celle réservée aux gourous et aux maîtres du cinéma.Cela ne veut pas dire qu'à part Angelopoulos, il n'y avait rien de valable.Plusieurs films émergent qui mériteraient de figurer, à un titre ou à un autre, au palmarès final.Mon palmarès personnel incluerait donc ( par ordre de préférence ) : Festen du Danois Thomas Vinter-berg, My Naine Is Joe de Ken Loach, La Vie rêvée des anges d'Érick Zonca, Idioteme de Lars von Trier et Aprile de Nanni Moretti.J'ai aime le film de Vinterberg, malgré ses défauts, parce qu'il secoue le cocotier familial avec l'ardeur d'un pit-bull.Sa façon de mettre en scène une fête de famille très nordique a quelque chose de réjouissant.De plus, il aborde de plein fouet un sujet fort à la mode cette année à Cannes, la pédophi-lie, ce qu'on a appelé l'effet Du-troux.Le film de Loach manifeste plus de rigueur formelle mais c'est d'abord et avant tout un film centré sur un magnifique personnage, Joe, ex-alcoolique et chômeur, dans une Ecosse où sévit la misère.Parmi les films récents de Loach, c'est sans doute son plus accompli.Quant à La Vie rêvée des anges, j'ai aimé la fraîcheur de ces deux filles, ses héroïnes, elles aussi aux prises avec le chômage et qui se débattent avec des moyens inégaux.Le personnage d'Isa, la plus saine, devrait à mon avis valoir un Prix d'interprétation féminine à Élodie Bouchez, une actrice bourrée de talent qui est appelée à prendre enfin son envol.L'autre, Marie, une fille mal dans sa peau, emprunte ses traits fins à Natacha Régnier, une actrice elle aussi très douée.La seconde participation du Danemark en compétition, le film de Lars von Trier, pourrait remporter un prix de mise en scène ou un pfcix spécial du jury mais je doute qu'il remporte la Palme d'or.Le mérite du réalisateur danois est d'avoir tourné le dos à la grosse machine du cinéma pour revenir à des méthodes artisanales.Idioteme ( tout comme Festen ) pourrait déclencher une révolution dans le cinéma d'auteur : désormais un filin tourné en vidéo a des chances de se retrouver en compétition à Cannes.Ça mérite d'être encouragé.Quant à Moretti, il a une de ces gueules, il parle, il parle et on l'aime bien.L'interprétation masculine;?Moretti, justement.À moins que ce soit Brendan Gleeson qui a une tète sympathique de bandit, Martin Ca-hill, dans The General de John Boor-man.Je lui préfère toutefois Peter Mullen, le Joe du film de Ken Loach.Les deux acteurs du film de Hal Hartley m'ont également impressionné.Du côté féminin, outre Élodie Bouchez déjà mentionnée, il ne faudrait pas écarter la paralytique de Dame Me to My Song, Heather Rose, que j'ai déjà signalée.Peut-être aussi Ynak Kwci-mei dans The Hole de Tsai Ming-liang, un film taïvvanais qui pourrait pour sa pan jiious réserver des surprises. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 Frank Sinatra enterré avec quelques objets P m * Bourbon, cigarettes et pièces de 10 cents Associated Press LOS ANGELES Une bouteille de bourbon Jack Daniels/un paquet de cigarettes Came!, un briquet Zippo et des pièces de 10 cents, tels sont les objets avec lesquels Frank Sinatra a été enter-re.Tina Sinatra, là fille du crooner, a indiqué que les pièces de monnaie étaient probablement un souvenir de l'enlèvement ,de son frère en 1963.Frank Sinatra les gardait dans sa poche pour être toujours en mesure de téléphoner.« Je crois que ça vient de l'enlèvement de Frankie, peut-être d'avant », a-t-elle déclaré lors de l'émission Larry King Live, sur CNN.« Il ne voulait jamais être empêché de passer un coup de fil.Ils avait toujours sur lui des pièces de dix cents.» Tina Sinatra a placé les pièces dans sa poche.Sa soeur, Nancy, a fait de même avec la bouteille de bourbon, tandis qu'une autre personne glissait les cigarettes et le briquet.EN BREF Mort du documentaliste Santiago Alvarez ¦ Le documentaliste cubain Santiago Alvarez est mort cette semaine à la Havane à l'âge de 79 ans des suites d'une affection pulmonaire.Ancien typographe, il avait commencé à tourner vers l'âge de 40 ans et a réalisé une centaine de documentaires.Émigré aux États Unis en 1938, il revint à Cuba en 1941.Il a participé à la création de l'iCAie ( Institut du cinéma ) et a tourné dans de nombreux pays, notamment au Vietnam d'où il a rapporté 11 documentaires, dont le plus connu est Hanoï martes 13.Trop commun.¦ La chanteuse et comédienne Cher a commencé à faire effacer les tatouages qu'elle porte depuis quelques années; elle suit un traitement mensuel au laser à cette fin.«Quand je les ai eus, personne d'autres n'en avait.Maintenant tout le monde en porte, alors ce n'est plus si extraordinaire», dit-elle dans une interview.À 52 ans, Cherilyn Sarkisian dit aussi avoir du chagrin depuis la mort récente de Sonny Bono, son partenaire d'il y a 30 ans, élu par la suite représentant de la Californie, à Washington.Michael Jackson et Rio ¦ Le chanteur américain Michael Jackson a l'intention de construire un parc d'attractions à Rio de Janeiro, ont annoncé les autorités lo- cales.Dans une lettre adressée au gouverneur, Marcello Alencar, Michael* Jackson écrit: « J'aimerais créer à Rio un parc d'attractions qui sera un grand succès international et attirera des millions de touristes du monde entier.» Dans la lettre, datée du 27 mars mais qui n'est arrivée que jeudi dans le cabinet du gouverneur, le chanteur ajoute: « Je suis prêt à venir très bientôt à Rio pour vous rencontrer et signer une lettre d'intention préliminaire.» Le gouverneur de Rio, qui a déclaré qu'il fixerait une date pour rencontrer le chanteur, a précisé que le gouvernement local aiderait le chanteur pour la construction du parc.Michael Jackson dit avoir « une tendresse particulière pour Rio et les Brésiliens ».m î Tombez en amour.SPECTACLES ^ (et partez pour Hong Kong LE PRIX DU PUBLIC-LA PRESSE Le participant de la Course qui en fin de saison aura reçu le plus grand nombre de vetes du public remportera une bourse de 3 000 S offerte par le journal La Presse.- « \u2022 Suivez tous les samedis à 17 h les aventures des huit participants de la Course destination monde, série présentée avec la collaboration de l'Agence canadienne de développement international (ACD1).Participez au concours en complétant le coupon et postez à l'adresse indiquée ci-dessous, (un seul coupon par enveloppe).Chaque semaine, un participant au concours gagnera un livre de la Course 1996-1997 et un gaminet de la Course.En fin de saison, vous pourrez aussi gagner un voyage pour deux personnes à Hong Kong sur les ailes d'Air Canada incluant un séjour de sept nuits dans un hôtel de catégorie supérieure, gracieuseté de Club Voyages.Dote de Témission.M.M.Mon reportage «coup de coeur» est :.(titre du reportage) Ce'réportage a été tourné par :.(participant) ¦» Nom: .Adresse:.Code postal :._____.Téléphone :.Retourner à: SOCIÉTÉ RADIO-CANADA La Course destination monde \u2022 C.P.9080 Succursale Centre-ville \u2022 Montréal OC H3C 3P3 AIR CANADA ® M VOYAG\u20acS.ACDI VISA OR Odyssée Desjardins c.te H Salles de répertoire BLUE ANGEL (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19 h.CHARLES DAUDELIN DES MAINS ET DES MOTS Cinémathèque québécoise (salle Femand-Séguin): 20 h.CORPS À COEUR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21 h.DECONSTRUCTING HARRY Cinéma Décarie (1): 21 h 30.FOR EVER MOZART Cinéma Parallèle: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30.GRADUATE (THE) Cinéma du Parc (1 ): 21 h 30.KOYAANISQ ATS Cinéma du Parc (1): 17 h.LA CIUDAD MEDIEVAL Cinéma ONF: 16 h.LOTTE R El NIGER 111 Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17 h.MANHATTAN Cinéma du Parc (1): 15 h.MEN WITH GUNS Cinéma du Parc (2): 14 h 30.19 h.MONDO PLYMPTON Cinéma du Parc (3): 17 h 15.21 h 15.MOTHER DAO: THE TURTLELIKE Cinéma du Parc (1 ): 19 h -15.PRICE ABOVE RUBIES (A) Cinéma Décarie (2): 19 h.PUBLIC ACCESS Cinéma du Parc (3): 15 h 15.19 h.SHALL WE DANCE7 Cinéma Décarie (2): 21 h 15.SPIKE & MIKE'S FESTIVAL OF ANIMATION Cinéma du Parc(1); 17 h.21 h 30.WINGS OF DESIRE Cinéma Décane (1): 19 h 15.IMAX IMAX (Vieux-Port de Montréal) EVEREST et ACROBATES DU CIEL: 10 h 15.12 h 15.16 h 15.18 h 15.22 h 15 (version française); 14 h 15.20 h 15 (version anglaise) IMAX LES AILES (Mail Champlain, 2153, Boul.Lapiniere, BfOSMfd) À TOUTE VITESSE Du mar.au ven.: 13 h.15 h 30.19 h.21 h 15: sam.: 12 h.14 h 15.16 h 30.18 h 45.21 h; dim.: 12 h.14 h 15.16 h 30.18 h 45.21 h.NEW YORK AU FIL DU TEMPS Du mar.au ven.: 14 h 15.20 h.22 h 15; sam.: 13 h.15 h 15, 17 h 30.19 h 45.22 h; dim.: 13 h.15 h 15.17 h 30.19 h 45.Danse TANGENTE (840, Cberrier E.) Chomsky, d'Estelle Clareton.Michel F.Coté.Mise en scène de Luc Dansereau: 19 h 30.Musique ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (chapelle Saint-Louis) Michel Beauchamp.gurtanste.et Yves G.Prôfontaine.claveciniste: 19 h 30.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Semaine de musique québécoise pour le piano.Trio Gagné-Richard (piano, violon, violoncelle).Tnop op.80 (Schumann), Trio op.1 no 3 (Beethoven).Trio op.50 (Granados): 15 h 30.ÉGLISE DE LA VISITATION (1847, boul.Gouln E.) Olga Ranzenhofer.violoniste, et Jean Saulnier.pianiste: 15 h.TRINITY ANGLICAN CHURCH (5220, Sherbrooke O.) Dana Nigrim.soprano, et Paul Jessen.pianiste et organiste.Peeters.Purcell.Rachmaninov, Grieg: 15 h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Les Violons du Roy.Dir.Bernard Labadie.Vivaldi: 20 h.ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER (Verchères) Ensemble vocal Amabilis.Dir.Richard Du cas: 19 h 30.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Trio Adaskin (cordesO.Mozart.Beethoven: 15 h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Cathcrine O.) Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller.Trad.de René Gingras.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Pascale Bussières.Guy Thauvette.Marie Tifo.Normand D'Amour.Jacques Galipeau.Michel Laperrière.Sophie Léger.Albert Millaire.Ginette Morin.Huguette Oligny.Luc Proulx.Guy Provost.Jessica Barker.Chantai Bisson.Isabelle Biais.Isabelle Drainville.Geneviève Lavigne, Pascale Montreuil.Stétan Perreault et Marcel Pomerto.Du mar.au ven.20 h; sam.16 h et 21 h.ESPACE GO (4890, St-Uurent) Le Chant du Dire-Dire, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec François Papineau.Stéphane Simard.Pascale Contamine et Kathleen Fortin.Du mar.au sam.20 h.CENTAUR (453, St-François-Xavier) Angels in America, de Tony Kushner.Mise en scène de Gordon McCall.Avec Steve Adams.Peter Duschenes.James Kidnie.Stéphane Moore.Joanna Noyés.Elizabeth Robertson.Denis Simpson et Glyn Thomas.Du mar.au sam.20 h; mat., sam., 14 h.Variétés_ THÉÂTRE ST DENIS François Léveillée: 20 h.THÉÂTRE ST-DENIS Stomp (percussions).15 h et 19 h.MONUMENT-NATIONAL (salle du M au rie r.1182, St-Laurent) Et Vian! Dans la gueule., collage de textes de Boris Vian, et Ceci n'est pas un Schmûrz!.collage de textes de Bons Vian: 20 h 30.CLUB SODA (5240.av.du Parc) Jerez Por Bolerias: 20 h 30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Tarn Tarn Griffon: 19 h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Bloum et Alex Sohier: dès 20 h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Dcnls) Skip BEY: 20 h.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherme O.) Renaissance.Radical Revox.Terapi.Nitroglycérine et Ergo: 20 h.LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denis) Mat d'improvisation avec la Ligue des Cravates: 20 h 30.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Stephen Barry: dès 21 h.BIDDLE-S (2060, Aylmer) Billy Georgette.Errol Walter.Andrew Shorter et Richard Parris: de 20 h à minuit30.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Groupe Girlie Talk: dès 21 h.KOJI'S KAIZEN (4120, Ste-Catherine O.) Greg Clayton et John Labelie.dès 21 h.2044 (Metcalfo) David Knstian et Sam Shalabi: 14 h.VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Nathalie Petrowski 8h- CES-Grand Prix Le Grand Prix de Monaco mettant en vedette Jacques Villeneuve et ses cheveux bleus.En reprise à minuit à Radio-Canada.19h- CD - Les Mordus Pour la dernière.André Robrtaille réunit Julie Snyder.Benoît Brière.Dominique Michel.Martin Drainville, Yves Pelletier et Stéphane Rousseau qui s attenteront autour de plusieurs jeux.19h30 -HEU-Frank Sinatra Émission spéciale de 90 minutes Consacrée à Frank Sinatra.Témoignage d'amis et de gens qui l ont connu.19h3Q- (D- Hors-Circuit De Wim Wenders à Claude Lelouch en passant par John Boorman et Spike Lee.40 cinéastes tournent chacun un 52 secondes pour célébrer les cent ans du premier tour de manivelle de Louis Lumière.21h3Q- CD - Mobil Masterpiece Théâtre Interview Day.On suit trois familles anglaises le jour de l'entrevue de leurs enfants pour entrer à I Université de Cambridge.é Jacques Villeneuve CANAUX 2 t CD (23 SS Hercule News CBC ABC CBSGD Sunday News NBCL5 A & E BRAVO CABLE 9 V.CANAL D CNN DISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL HISTORY UFE MM MP MMAX NW ROI RDS 8H0WCASE TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE YTV CANAUX 18 h 00 éléjournal e TVA ignon sur ue 18 h 30 Découverte (sous réserves) 19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30 22 h 00 La vie est un sport dangereux Cinéma / LES MISÉRABLES DU XXe SIÈCLE (4) avec Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah Les Mordus - Spécial artistes Cmôma / FRANKENSTEIN (4) avec enneth Branagh.Robert De Niro Expédition - Wayu - Sur te chemin des rêves Hors-circuit / Lumière et Compagnie 22 h 30 Téléjoumal (22:20) 23 h 00 23 h 30 Le TVA Sport (2251) / Grands Prix de Formule 1 1998 (2315) Sports (22 55)/ Loteries (2314) Cinéma / MERCI LA VIE (3) avec Charlotte Gainsbourg, Anouk Grinberg (21:10) ulse Travel Travel Nonderful World of Disney (17 oo) World News.ub Animais.World Focus M'A-S-H Seinfeld NBC News Lost Animais.Religion.Ethics reasure/Hunt.Sunken Edinburgh Don Simpson: Death m Hollywood Up for Debate M'A-S'H World View Se.municipale .juste pour rire Moneyweek Wings Accès interdit Cinéma / LES APPRENTIS COVYBOYS (4) avec Billy Crystai.Daniel Stem Le Grand Journal (22 27) Touched by an Angel / Dernière Due South No Price too High America s Funniest Home Videos Cinéma / HARR1S0N BERGERON (4) avec Sean Astin, Miranda de Pencier Cinéma / THE WAR 8ETWEEN US (4) avec M.Oucbi, S.Lawson Cméma/ANORE (5) avec Ketth Carradlne, Tina Majorino 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / BEETHOVEN \"S 2ND (6) avec Charles Grodirt Bonme Hunt Sunday Report Undercurrents Cinéma / A DANGEROUS AFFAJR (6) avec C.Se-fecca.G.Hanison Minisérie / Titanic avec Peter Gallagher, George C.Scott (1/2) Cinéma / GUARDiNG TESS (5) avec Sferfey MacUIne, Nicolas Cage Birdwatch Naturescene Ballykissangel Ancient Mystenes / Tattooing 51 st Cannes Film Festival Closing Entourage Les Châteaux./ Age de la chimie Sports Sunday Sports Tonight Sunday ©discovery.ca Muppets.Spellbinder Beverly Hills.90210 Sportsline Historylands Talking Heads Witness to.Design / Ask the Intenor Designer MuchMegaHits M.vidéo (1600) Cimetière Wmniethe Pooh National Mémorial Day Concert 1998 Masterpiece Théâtre / Interview Day Great Performances Kidnap! Arts & Minds Testament Vies de travail Le Goût du monde / Allemagne CNN Perspectives Vins et.(23-21) /Pub (23 51) Québec plein écran (23.16) Pub (22:57) CTV News Sunday Report Puise News Sports The Entertainers Mad About You Pensacola Viper Mystery / Unsuitable Job (1/2) Cinéma / THE KIUERS (A) American Justice / Godfathers v.The Law Dnéma / AFTER HOURS (3) avec 6nf8n Durcie, Rosanna Arquette Evénements spéciaux Biographies / Michael Caine Spécial Report.One Digital Day Discovery's Sunday Showcase Cinéma / UTTLE NEMO: ADVENTURES.(5) The Wortd's Funniest 60 Minutes War Stories Real Life with Erica Ehm Combat des clips Fax The Simpsons King of the Hill Monde et Mystères Impact Untamed Amazonia Cinéma /CAPTAINS COURAGHXJS (4) avec R.Uricn Dick V.(22:35) The X-Files The X-Files Captain Cook Renovator L.Jennings Rock and Roll: The Wild Side Homes.Design Fax Our Lady Peace Cdn Gardening Sliders War Stories Mari h a Stewart A Day in.MuchMusic Countdown Musique vidéo Maximax / Numéro un: Serge Lama - Les Triples Performances John Pizzarelli Trio World News Cdn à Lisbonne Sports Journal Entrée.Golf SPGA / Ronde finale ci7 30> Ray Bradbury Le Diable.Kurt Vonnegut's Yogi l'ours Trauma / Fractured Fantasies Golf/SPGA - Dern.(17 30) L Ecole des fans / Tounsme iwsj Croque la vie Percy s Park 18 h 00 My Hometown 18 h 30 On the Line Monde ce soir Sports 30 Mag The Passionate Eye Frank Sinatra 100% rebelle Le Journal RDI Schlesinger Sculty RDI Onerna/THE KING OF C'est comme ça Municipal Aff.Cméma / L'EAU CHAUDE.(3) Sports Tonight Week in the NBA Sunday ©discovery.ca Cinéma / MAGIC TOWN (5) NYPD Blue Sportsline Historylands Craftscapes Newsweek Witness to.L Jennings MuchEast Québec Plus Musimax Collection / Se poursuit jusqu'à 2h00.Sunday Report Point de presse Antiques Roadshow Second Regard Baseball / Padres - Astros Ûnôma / A CRY IN THE NI6HT (5) anc Carol Higglns Clark.Perry King Fifi Bnndacier Bètes à craquer Extrême Machines / Tanks Sportsdesk Journal FR2 Méd d'enquête Lassie 19 h 00 Wk Baseball Drucker & Co Santé en vedette Rugrats 19 h 30 Capitaine Star Ned et son triton How'd They Do/Swat Mission Due South Les Simpson Thief Takers Big Life.Enjeux Plus Sports 30 Mag Génération.CANAUX @4) gs m CBC ABC ES CBSQD NBCGD A & E BRAVO CABLE 9 V.CANAL O CNN DISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL HISTORY LIFE MM MMAX NW ROI RDS Image par image Highlander Sideshow Baseball / Padres - Astros Stars & Co Bouillon/Comment ça va la France?L'Hôpital Chicago Hope Flipper 20 h 00 Victoire 20 h 30 Small Talk 21 h 00 Bons Baisers d'Amérique (2t 35) Histoires/Arnvée Cun autre enfant Jake the Kid 21 h 30 Journal belge Guérir.\u202210 Super Dave's.22 h 30 Cinéma / THE PLOUGRMAN'S.Les Simpson Ned et son tnton How'd They Do/Swat Mission Sportsdesk Signé / Alice Viva(23 40) Ailleurs / Vaudou blanc en Floride Dunk Street 23 h 00 'Must Be Mad' 23 h 30 TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE YTV CANAUX CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN « NOUVELLES - DCSC.« DtSCOVEFTY - MM = MUCH MUStC - MP * MUSIQUE PLUS - MMAX = M U SI MAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L IN FORMATION RDS * RÉSEAU DES SPORTS - TLC * THE LEARNNG CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 * TÉLÉVISION NTERNATIONAŒ - YTV « YOUTH TV Le Molinari : éclatante fin de saison CLAUDE GINGRAS Le Quatuor Molinari a connu vendredi soir une éclatante fin de première saison.Tout d'abord, le programme.Illustrant bien la vocation que s'est donnée le nouvel ensemble, soit la diffusion de la musique du XXe siècle, celle d'ici comme celle d'ailleurs, l'affiche faisait voisiner avec Bartok et Chostakovitch deux compositeurs québécois dont l'un est bien connu, Denis Gougeon, et l'autre encore à ses débuts, la jeune Ana Sokolovic, d'origine yougoslave.Par ailleurs, ce programme final de la saison inaugurale du Molinari témoignait, comme les deux précédents, du soin que les animateurs apportent au choix des oeuvres.Bien sûr, Bartok a signé, avec ce troisième Quatuor qui couronnait idéalement le programme, une oeuvre d'une maîtrise indiscutable, mais les deux pièces québécoises faisaient très bonne figure dans cet entourage, et d'autant plus que le septième Quatuor de Chostakovitch n'est pas le plus remarquable des quinze du compositeur.Enfin, le niveau des exécutions fut continuellement très haut.Deux ou trois très brefs moments d'imprécision sont tout à fait négligeables devant le résultat, qui fut prodigieux à tous les plans : coordination des mouvements, précision rythmique, richesse des sonorités, établissement même d'un certain climat.Les Jeux de cordes bien nommés, de Gougeon, créés en Suisse en 1996 par le Quatuor Erato et non encore entendus ici, sont en fait cinq pièces dont chacune a, à la fois, le mérite de bien faire sonner le quatuor comme tel et l'originalité de le faire sonner chaque fois d'une façon très différente.Il y a là de l'imagination, comme souvent chez Gougeon.La partition de l'élégiaque septième Quatuor de Chostakovitch, que le compositeur écrivit à la mémoire de sa première femme, indique de jouer les trois mouvements d'affilée.Bien que le Molinari ait manqué à la règle ( il fit une pause après le premier mouvement ), il nous donna une interprétation toujours expressive débouchant sur un finale tumultueux.Après l'entracte, le Molinari créait l'oeuvre qu'il avait commandée à Ana Sokolovic pour cette fin de première saison.Sous le titre Blanc dominant, la jeune compositrice en fit un délicat hommage au peintre qui a donné son nom au nouvel ensemble.Certains effets sonores figurant déjà dans le Bartok de 1927 qui suivra incessamment, on se dit que la jeune compositrice aurait dû se méfier du rapprochement.Mais elle va aussi plus loin que le modèle dans l'exploration des sonorités d'une inhabituelle finesse et, à cet égard, montre une certaine personnalité.Pour finir, c'est « la vraie chose » : ce troisième Quatuor, le plus court et, selon certains, le plus audacieux des six de Bartok, regorgeant d'effets de toutes sortes aux quatre instruments isolés ou réunis, et traduit par le Molinari avec toute la densité et la couleur souhaitées.L'ovation qui suivit fut tout à fait digne de ce qu'on venait de vivre.Le groupe était privé vendredi soir de son deuxième-violon.Souffrante, Ingrid Matthiessen était remplacée par Jonathan Crow.Récemment entré à l'OSM comme deuxième-violon associé, le jeune Crow s'intégra parfaitement au groupe.Les compositeurs Gougeon et Sokolovic étaient présents, de même que le peintre Guido Molinari.Une deuxième saison aura lieu, mais ailleurs : le Molinari quitte la lointaine Unitarian Church de Westmount pour s'installer au centre-ville et, comme d'autres, à Redpath Hall de McGill.Les Prix du Conservatoire de musique de Québec Presse Canadienne QUÉBEC Six élèves ont reçu le Prix du Conservatoire de musique de Québec, vendredi, lors de la présentation des lauréats de la promotion 1998.Ces lauréats sont : Véronique Biais, claveciniste; Heather Wal-ker, corniste ; Jenny Grégoire et Christian Tremblay, tous deux violonistes ; Michel Simard, tubiste ; et Daniel Tardif, tromboniste.Trois autres élèves ont obtenu le Prix du Conservatoire de musique de Québec avec grande distinction : Dominique Gagnon et Dany Wise-man, tous deux organistes, et Yannick Plamondon, compositeur. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MAI 1998 Les nouvelles technologies veulent s'imposer Agence France-Presse CANNES Le marché des techniques et de l'innovation du cinéma ( MITIC ), nouveau venu à Cannes, cherche à s'implanter dans le cadre du Festival du film, alors même que les effets spéciaux s'imposent sur les écrans du monde entier.Avec une trentaine de sociétés présentes, ce premier MITIC réunit des sociétés déjà connues et de nouvelles sociétés de haute technologie.Discreet logic par exemple, a réa-IjSçfdes effets spéciaux pour sept desliims nommés aux derniers Oscars américains.La société canadienne, qui a notamment travaillé s'il* Titanic, entend profiter du Marché pour « vulgariser une technolo- gie qui peut sembler très froide » auprès des producteurs et réalisateurs.La fameuse scène du traveling autour du Titanic avec Leonardo Di-Caprio et Kate Winslet à la proue du paquebot a ainsi été travaillée avec le logiciel Infemo de Discreet, à partir d'un modèle de 15 mètres \u2022du navire et d'une prise des acteurs installés sur une plate-forme.Le mouvement de caméra a été numérisé pour pouvoir le retravailler par la suite, tandis que la mer est entièrement en images de synthèse.« Le tout dure plus de 30 secondes, alors qu'il y a encore deux ans, un effet semblable de deux ou trois secondes, c'était déjà grand », explique Jean-Pierre Trudel, de Discreet.« Finalement, tout ça ressemble ECHOS DE LA CROISETTE Gong Li remettra la Palme d'or * - * B C'est Gong Li qui remettra la Palme d'or ce soir sur la scène du Palais des festivals.L'actrice chinoise est sous contrat avec une grande marque de cosmétiques, pour laquelle elle fait de la publicité dans toute l'Asie et qui est cette année partenaire officielle du Festival.Une autre star également sous contrat ^era là, Andie Macdowell.Gong Li portera une robe chinoise et réserve une « très belle surprise » pour cette cérémonie de clôture.Scorsese reçoit la Légion d'honneur ¦ Sigourney Weaver est arrivée en retard à la remise de la Légion d'honneur à Martin Scorsese, le président de son jury.Elle est arrivée à la grande tente sur la plage derrière le Palais des festivals au moment où Jes derniers invités partaient : « Oh ! C'est déjà fini ?» a-t-elle demandé en français à un de ses cojurés, MC Solaar, qui attendait sa voiture en compagnie d'Ophélie Winter.Deux autres femmes du jury, Wi-nona Ryder et Chiara Mastroianni, étaient au contraire arrivées parmi les' premières/Tout ce beau monde est ensuite allé dîner au Carlton, où fêtaient la vingtaine d'étudiants en écoles de cinéma qui avaient participé au concours Cinéfondation, par lequel le Festival récompense le meilleur court métrage de fin d'études.Le prix est revenu à un Polonais, Adam Guzinski, pour Jakub, dont le premier long métrage a reçu la promesse d'une sélection officielle au Festival.Jeanne Moreau à la présidence d'Uni!rance ?¦ La rumeur courait la Croisette pendant ce Festival : Jeanne Moreau briguerait la place de Daniel Toscan du Plantier à la présidence d'Uni-france, l'organisme public chargé des intérêts du cinéma français à l'étranger.« Je n'ai pas demandé ce poste à Mme Trautmann.Je ne brigue rien, je ne demande rien », a assuré l'actrice dans une interview au Film Français, expliquant que cette rumeur était venue de sa participation récente à une pétition critiquant la fermeture des bureaux d'Uni-france à New York et Munich.Toutefois, « si on me le proposait, je prendrais la peine d'y réfléchir », ajoute Jeanne Moreau.lan Holm dans le rôle de Freud ¦ lan Holm ( l'avocat de De beaux lendemains ) jouera le rôle de Sig-mund Freud dans Hysteria, premier film de l'Anglais Terry Johnson tiré de sa pièce.Helena Bonham-Carter interprétera le rôle de Jessica, une femme mystérieuse qui sait des choses compromettantes sur le passé de Freud.Le rôle de Salvador Dali n'est pas encore attribué.LES CINÉMAS FAMOUS PLAYERS 1 ECRAN GEANT! QUALITÉ DU SON! GRANDE DIFFÉRENCE! /?*f?EIU MATINÉE H>J REPRESENTATIONS AVANT 1 8h00 samedi dimanche et jours fériés HORAIRES INFO-FILM: 866-0111 PARISIEN 480 rue Ste-Catr>\u20acf me 0 866-385 L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES CHEVAUX (G) dm mar 1 15 1 304 305008 00 8 30 un mêr pu 8 00 8 30 LES RANDONNEURS (G) dm.msrl 20 3 50 7 20 9 40 lun mêr pu 7 20 9 40 LE COEUR AU POING (13*) dm.mêr T 10 3 30 7 10 930 lun.mêrpu 7 10 9 30 TITANIC V.F.(G)dmmêr200 8 15 lun mer pu 8 15 ?L'IMPACT iGi dm mtr 1001 453 204 106 30 705 9 00 9 35lun mêr pu6307 059009 35 F.P.8-GREENFIELD PK /> I 5000 boul Tascneef»neo (Se étage) 985-5730 HE GOTGAME 113*) 12 353 356359 35 ?PAUUE (G) 12 20 2 40 4 50 THE TRUCE (G) 12 453 35645935 PREACHING TO THE PERVERTED (18*) 12 30 6 35 TANGO LESSON (G) J 45 9 45 ?TITANIC .'G) «45 ?DEEP IMPACT (G) 12 003006 15 72090010 00 ?QUEST FOR CAMELOT (G; 12 102 154 15620 ?THE HORSE WHISPERER (G) dm 1 30 5 00 8 30 lun-pu 8 30 L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES CHEVAUX (G) Otm 100 1 104 304408008 10 lun-pu 8008 10 ?paulie (G) dm 1 50 3 55 ?TITANIC V.F.(G) 9 00 ?deep IMPACT (G) dm 1 154 15 7 15 10 00 lun-pu 7 15 10 00 ?L'IMPACT (G) dim 105 1 304 004 30 700 7 309 50 10 I5lun-jêu700 7 30 9 50 10 15 ?OUEST FOR CAMELOT (G) dm 1 45 3 45 6 45 hin-pu 6 45 CENTRE LAVAL\t-us | 1600 toJ LeComusief\t688-7776 LOEWS 9*^4 rue Ste-Catnef ne O yf] ® 861-7437 ?THE HORSE WHISPERER (G) 1 00 1 30 4 30 5 00 8 00 3 30 TITANIC (G) 12 15 4 15 8 15 ?OEEP IMPACT (G) 12 50 4 00 7 00 9 50 .1 CITY OF ANGELS (G) 1240 3 30 7 10 9 40 : N II PALACE 6 W6 rue Ste-Catne'ine 0 866-6991 TOUS LES FILMS «TOUS LES JOURS 2.50$ I LES BOYS (Sout-titr»* anglais) (13*) 12 20 3 30 6 20 9 10 ?ASGOOOASITGETS'G) 12 30 3 20 6 10 9 00 WEDOING SINGER tG) 12 15 2 50 5 10 7 30 9 50 ?MAN IN THE IRON MASK (G) 12 50 3 4 0 6 30 9 20 ?SP£ClESIIff3.) 12 10 2 30 4 50 7 10 9 30 ?U S MARSHALS ( 13*) 12 40 3 50 6 40 9 40 ?THE HORSE WHISPERER tfffl m*r mer 1 05 1 30 3 35 4 15 6 55 7 159 35 9 55lun pu 6 56 7 15 9 35 9 55 ?L'IMPACT (G) dm mêr mêr 1 25 1 404004 20 700 720 9 40 10 00 lun /eu 7 00 7 20 9 40 10 00 ?CITY OF ANGELS (G) dm mer mer 1053 30 705930 lun pu 7 05 9 30 ?OUEST FOR CAMELOT (G) dm mer mer t 10 3 15 6 50 lun /eu 6 50 DORVAL t.'y'J ave Dorva; 631-8586 ANGRIGNON 7077 boul Newman I Q 366-2463 ENTREE GENERALE 6.00$ \u2022 MATINEES 4.25$ mardi & MERCREDI 4.25$ ¦_ ENFANTS & AGE D'OR 4.25$ ?THE HORSE WHISPERER (G; dm 1 00 4 30 6 00 lun-pu 900 06 JECT OF MY AFFECTION (G) dm 1 10 7 00 lun-pu 700 TITANIC (G) dm 2 00 7 X lun-pu 7 30 OEEP IMPACT (G)dm 1 304207 10950lun-pu 7 10 9 50 8LACK DOG (13*) dm 4 10 9 30 lun pu 9 30 I F.P.8-POINTE CLAIRE (Pointe-Cia iMi'Ari* I-KU'HIS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINEMAS beaucoup à ce que faisait Méliès il y a 100 ans, sauf que lui filmait en surimpresssion sur la même pellicule.Nous en faisons un peu plus mais les spectateurs sont toujours aussi épatés par cette magie », poursuit-il.Aujourd'hui, les « artistes de la postproduction » comme ils aiment à s'appeler, sont impliqués de plus en plus tôt dans les films par des réalisateurs sensibilisés au nouvel outil.Mais ils veulent aussi démontrer aux autres qu'ils peuvent les aider à résoudre des problèmes simples \u2014 et faire des économies\u2014 comme en multipliant quelques centaines de figurants pour arriver à reconstituer une foule de plusieurs milliers de personnes.À côté de sociétés installées ( Discreet est cotée au Nasdaq, Bourse américaine des sociétés de haute technologie ), le MITIC permet à des petites sociétés de se faire connaître.Ainsi la française BW, qui n'a que quelques mois, est spécialisée dans la capture d'image ( enregistrement et numérisation de mouvements ) et l'animation en trois dimensions.« Nous apprenons énormément de choses ici, on prend des contacts.Pour nous qui sommes tout nouveaux et tout frais, ça permet de chercher des partenaires et des financiers », explique Guillaume Noblet de BW.« Le MITIC est la reconnaissance d'une réalité objective », souligne de son côté Yves Louchez, coorga-nisateur.« Le programme du Festival lui-même, avec Le Cinquième élément l'an dernier ou Godzilla cette année le démontre, mais la place des nouvelles technologies était jusqu'à présent quasi inexistante.» Avec quelque 3000 visiteurs ( sur 25 000 accrédités au Festival ), le MITIC a rempli son contrat malgré quelques problèmes de démarrage, estime M.Louchez.Et le deuxième MITIC devrait avoir lieu l'an prochain.Claude-Henri Grignon a pratiqué journalisme littéraire » SOUVENIRS SOUVENIRS Pierre Vennat Claude-Henri Grignon, pamphlétaire sous le pseudonyme de Valdombre, ex-maire de Sainte-Adèle, est surtout connu comme l'auteur de Un homme et son péché, qui battit des records de longétivi-té à la radio, puis à la télévison et même au cinéma.Mais il a écrit bien d'autres choses.Il avait fait ses débuts en 1928, avec Le Secret de Lindbergh.C'est en 1938 qu'il lança son roman Un homme et son péché, mettant en vedette ses célèbres personnages Séraphin Poudrier et sa femme Donalda.Puis en 1934, il publia un recueil de nouvelles.Le Déserteur.Mais ensuite, écrivant pour la radio, il avait peu publié.Le 22 mai 1948, on annonçait dans La Presse la parution d'un recueil de nouvelles, L'Arsenic du silence.Grignon, affirmant faire « du journalisme littéraire », disait que ses nouvelles, dans le genre paysan, étaient basées sur des faits authentiques.Grignon avait ajouté ne croire qu'en ce genre de littérature « qu'ont illustrée d'ailleurs les plus grands écrivains, Balzac, Flaubert, les romanciers russes.» Grignon en avait profité pour faire remarquer que « tandis que les journalistes canadiens s'en tiennent toujours à la lettre du fait divers et ne sont par conséquent que des reporters, les journalistes français écrivent sur ces incidents et accidents de véritables nouvelles et se préparent ainsi au métier d'écrivain.Le journalisme compris et pratiqué de cette façon remplit son rôle principal qui est de servir d'école de littérature.» Montréal a mis bien du temps à avoir sa propre compagnie d'opéra, mais cela lui a permis d'accueillir les plus fameuses compagnies.Comme le Metropolitan de New York, la plus grande maison d'opéra des deux Amériques, à laquelle Claude Gingras consacrait sa chronique musicale du 24 mai 1958, à l'occasion de son retour au Forum, au début de juin.Selon son habitude depuis quelques années, c'était en effet à Montréal que le Metropolitan terminait sa tournée canado-américaine.« L'opéra, semble-t-il, se porte mieux que jamais, écrivait Gingras.Le Metropolitan n'a parlé cette année ni de déficit, ni de menace de fermer les portes, ses litanies des précédentes années, et le seul fait de présenter quatre spectacles au lieu de l'habituel groupe de trois confirme notre optimisme.» Enfin, à ceux qui craignaient l'acoustique dans ce temple du hockey, Gingras écrivait que « dans le Forum transformé en théâtre d'opéra, on ne voit pas bien de partout, certes, surtout dans les hauteurs, ou l'on est infiniment loin de la scène et où les lumières du plafond nuisent à la vue.Mais je répète aux incrédules que les améliorations acoustiques des dernières années ont produit des miracles au Forum et que le rendement des voix et de l'orchestre y est maintenant très satisfaisant.» Marcel Valois commentait, le 25 mai 1947, le 10e anniversaire des concerts d'été au Chalet de la montagne.« Il semble qu'il y a beaucoup moins de dix ans que M.Wilfrid Pelletier dirigeait le premier concert d'été au Chalet de la montagne.Cet événement, dont le succès semblait en 1937 problématique, fut un triomphe dont les auditeurs d'alors conservent le souvenir intact.À cause de la pluie, l'audition avait été donnée à l'intérieur du Chalet devant une foule qui débordait dans le restaurant d'à côté et encerclait littéralement les instrumentistes.Dès le deuxième concert, par une soirée clémente, chacun s'émerveilla du site grandiose et personne ne s'effraya plus de se rendre au sommet du mont Royal et d'en redescendre.Depuis cette première saison, nombre de chefs d'orchestre se sont succédé au pupitre du Chalet.Le public réserva cependant une faveur particulière à M.Pelletier ainsi qu'à M.Désiré Defau qui y dirigea son premier concert en Amérique, en août 1940.Aussi souvent que cela était posible les programmes furent composes en tenant compte de l'atmosphère particulière de l'endroit.Car il existe une musique de plein air qui s'écoute mieux sous les étoiles et dans le voisinage des grands arbres.» Alors que le Salon du livre de Québec de cette année devra passer son tour, à la suite de la bisbille entre ses organisateurs et les éditeurs et qu'il n'est pas encore certain qu'on pourra en tenir un au printemps 1999.il n'en fut pas toujours ainsi.Ainsi au printemps de 1973.il y a donc 25 ans, une partie de l'équipe de dessinateurs de la maison Dargaud qui, entre autres, publiait le journal Pilote, Astérix et Lucky Luke débarquait dans la Vieille Capitale pour le Salon international du livre de Québec, accompagné du grand patron, Georges Dargaud lui-même.Jean-Claude Trait leur avait fait l'honneur d'une pleine page le 19 mai 1973.Il y avait là notamment René Goscinny, coauteur d'Astérix et Lucky Luke, Albert Uderzo, coauteur de Astérix le Gaulois, Morris, créateur de Lucky Luke et neuf autres que Spirou et Hara-Kiri, entre autres, avaient rendu célèbres.Le Salon du livre de Québec de cette année-là avait également comme invité vedette Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, qui avait publié 114 romans, s'étant vendus à 14 millions d'exemplaires.il r au i t ihiii ¦ JOLIETTE ?cinC-parc ooCom CIKfTMAHC O n U M M 0 H D ATWATER ?k | cinIpixiooCom ST-BRUNO ?y h cinema* I OflTIHEAU ?y k IN» ClNfMÂltr STE ADELE ?viw1iow o^WIWH *woiAnr i .CIHt PÏYjToÔCOH 11 c»NlPlt¦ OOCON ÊPVPTIEN ?
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.