La presse, 1 juin 1998, B. Économie
[" Miche! Girard Les aurifères sont de moins en moins précieux Page B 4 ÉDITORIAL / RÉPLIQUES / FONDS COMMUNS DE PLACEMENT / QUOI FAIRE L'entreprise propose une structure tarifaire basée sur le prix de vente de cette électricité aux Québécois et non sur ses véritables coûts USA BINSSE Hydro-Québec défendra cette semaine devant la Régie de l'énergie du Québec une proposition sur les modalités pour déterminer les tarifs de fourniture d'électricité, mesure qui semble faire l'unanimité contre la société d'État.L'Hydro propose une structure tarifaire basée sur le prix de vente de cette électricité aux Québécois et non sur ses véritables coûts de production, comme le réclament à cor et à cri la plupart des groupes qui présenteront des mémoires devant la Régie de l'énergie du Québec.Dans le cadre de son mandat, la Régie doit établir les modalités d'établissement et d'implantation des tarifs de fourniture d'électricité et donner avis au gouvernement vers la mi-août.Les audiences publiques s'ouvrent mercredi et doivent s'échelonner jusqu'à la fin du mois.La décision de la Régie ne prendrait toutefois effet qu'en 2002 puisque les tarifs sont gelés d'ici là.« Connaître les coûts pour faire le projet Sainte-Marguerite ( 6 cents/kWh) n'est pas pertinent pour le client, avance Thierry Van-dal, vice-président planification stratégique et développement.Tout ce que le client veut savoir c'est combien on lui vend l'électricité.Ce qui importe c'est à quel coût on la vend au distributeur, pas le coût à laquelle on l'a produite.Il y a des gens qui veulent entrer dans la gestion d'Hydro pour stopper des projets.» Si la formule proposée par la société d'État reçoit l'aval de la Régie, le coût de fourniture serait de 2,81 cents le kilowattheure.Comment arrive-t-elle à ce prix ?Hydro a choisi comme point de départ le prix de vente de son électricité aux grandes entreprises directement branchées sur le réseau.Ce prix, connu dans le milieu comme le tarif L, comprend deux composantes, la production et le transport.Au premier mai, ce tarif était de 3,65 cents/kWh.Grosso modo, Hydro en soustrait le coût du transport qu'elle fixe à 1,15 cents/kWh ( la Régie doit déterminer ce tarif à l'automne ) et l'ajuste pour tenir compte notamment du facteur d'utilisation.La Régie doit s'assurer que les tarifs sont établis dans l'intérêt des consommateurs, dit M.Vandal.Il rappelle que les tarifs sont bas et, qu'après un ajustement pour l'inflation de 1,6 % en mai, ils sont gelés jusqu'en 2002.De plus, le gouvernement, par le biais de la commission parlementaire, a demandé à Hydro de ne pas toucher à l'interfinancement en faveur du client résidentiel et a exigé un tarif stable.Cette formule, précise M.Van- dal, satisfait à ces exigences.Elle préserve l'avantage compétitif et les acquis de l'ensemble de la clientèle.« Qu'est ce qu'il y a de mal à une approche qui nous assure ces acquis-là et qui est facile et simple à gérer ?Dans un marché de plus en plus ouvert, on veut se donner une structure simple qui ne va pas compromettre les acquis du Québec.» Mais tout le monde n'est pas du même avis.Certains voient dans cette formule une façon indirecte de soustraire la production au regard de la Régie ou un moyen pour Hydro de cacher sa véritable marge dé manoeuvre.D'aucuns parlent de « camisole de force réglementaire ».L'opposition, dont les motifs diffèrent, provient de groupes variés, en passant par Option Consommateurs, l'Association des industries forestières du Québec, l'Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité, le Regroupement des organismes environnementaux en énergie et même Gaz Métropolitain ( dans laquelle Hydro est actionnaire principal par l'entremise de Noverco ).Tous veulent connaître les vrais coûts de production pour pouvoir analyser les nouveaux projets mis de l'avant par la société et le tarif L ne leur permet pas de faire cela.La règle pour les entreprises réglementées, explique-t-on, veut qu'on tienne compte des coûts de toutes les étapes, dont la production, le transport, la distribution et le service à la clientèle, pour établir une base tarifaire.Si Hydro ne suit pas cette règle c'est qu'elle ne veut pas révéler ses coûts de production en prétextant l'ouverture des marchés.La formule « savante » proposée, n'aurait aucun précédent en Amérique du Nord et plusieurs s'inquiètent qu'une fois agréée, elle ne puisse être modifiée.Tout au plus, la Régie pourra statuer une baisse ou une hausse de tarif de fourniture.CETTE SEMAINE Lundi ¦ Statistique Canada rend compte aujourd'hui du produit intérieur brut canadien pour le mois de mars.L'économie canadienne a vite repris un rythme vigoureux après la crise du verglas qui l'a ralentie au début de Tannée.Le produit intérieur brut a rebondi à un taux de 0,9 % en février, ramenant l'activité à son taux de progression d'avant la tempête qui a paralysé l'Est du Canada.¦ L'Association des courtiers d'assurance de la province de Québec rencontre ses membres en assemblée générale extraordinaire au Palais des congrès de Montréal.Les courtiers s'inquiètent d'une adoption précipitée du projet de loi 188 sur la distribution des produits et services financiers d'ici la fin du mois.Ils entendent faire connaître avec énergie leur mécontentement face à ce projet qu'ils considèrent « totalement inéquitable et rétrograde ».Mercredi ¦ C'est la journée mondiale de la petite et moyenne entreprise, ou PME.À cette occasion, quelque 3000 dirigeants d'entreprises, dont 357 exposants, sont attendus au Club 737 et ses terrasses de la Place Ville-Marie.Les délégués viennent du Canada, des États-Unis, d'Amérique du sud, d'Europe, d'Asie, d'Afrique et de l'Australie.Lancée à partir d'une idée, d'une innovation ou d'une nouvelle façon de faire les choses, la PME, constitue la base incontestée du tissu industriel québécois.C'est, nous rappelle-t-on régulièrement, la principale source de création d'emplois ici comme ailleurs au Canada.Jeudi ¦ Statistique Canada nous prépare à la mise à jour mensuelle sur le marché du travail avec les derniers chiffres sur les offres d'emploi en mai.L'indice des offres d'emploi est basé sur les annonces publiées dans les 22 principaux quotidiens du Canada.Cet indice est considéré comme un excellent baromètre pour le marché de l'emploi.Or, les .journaux canadiens n'ont jamais \u2022mitant regorgé d'offres d'emplois depuis le mois de novembre 1990.Vendredi M Statistique Canada livre en-^ijluite sa mesure officielle du taux de chômage au pays pour le mois de mai.La création d'emplois est actuellement très forte au Canada, et plus particulièrement au Québec.Le taux de chômage au Canada a baissé de 0,1 % en avril pour atteindre 6,4%.Paul Dttrivagc ¦ I PROFIL BOURSIER Un virage prometteur Richard Dupaul La vente de pièces et d'accessoires automobiles est une activité considérable qui vaut deux à quatre milliards de dollars au Canada, selon différentes sources.Toutefois, ce marché est mature et offre un potentiel de croissance limité, de l'avis même des gros joueurs de l'industrie.Principal distributeur de pièces de véhicules dans ce pays, la société UAP a amorcé un virage important il y a quelques années afin de réduire sa dépendance envers ce secteur et ainsi accélérer sa croissance que son président, M.Jean Douville, qualifiait récemment d'insatisfaisante.La vente de pièces d'automobiles compte pour les trois quarts du chiffre d'affaires de la compagnie.Néanmoins, la hausse de la rentabilité d'UAP dans l'avenir passe par ses divisions de pièces pour véhicules lourds et par sa division de pièces industrielles, déclarait la direction lors de la récente assemblée annuelle.Une décision sage, affirment des analystes, qui voient maintenant d'un bon oeil les perspectives boursières d'UAP.M.Ari Berberyan, de la firme Groome Capital, estime que l'action de catégorie A d'UAP, qui s'échangeait aux alentours de 17,75 $ la semaine dernière, est susceptible d'atteindre les 22 $ d'ici deux ans, ce qui donnerait un rendement d'environ 25 %.Le virage Mais quels sont les résultats à ce jour de ce virage ?C'est en 1994 qu'UAP a mis sur pied sa division des pièces véhicules lourds et déjà, elle génère 15 % des revenus de la compagnie.Cette division a vu ses ventes passer de 42 millions à sa première année à 162 millions en 1997, soit une croissance annuelle moyenne de 54 %.En trois ans, UAP est devenu le plus important distributeur de pièces pûui Camions au Canada.Secteur énorme mais fragmenté, dont on connaît mal l'ampleur, le marché des pièces pour véhicules Activités : fondée en 1926, cette société est le leader canadien de la distribution et du réusinage de pièces et d'accessoires de remplacement pour les automobiles, les camions et la machinerie industrielle.Défis : diversifier ses activités dans les marchés plus prometteurs des véhicules lourds et des produits industriels.Nombre d'employés : 5300 Siège social : Montréal Rétrospective financière Revenus (en millions s > Bénéfice net (en mutions s ) 25 20 15 10 5 0 1993 1994 1995 1996 1997 1993 1994 1995 1996 1997 Capitalisation boursière : près de 270 millions S Actif (au 31/12/97): 46ô millions Avoir net (au 31/12/97): 220.2 millions Dette à long terme (au 31/12/97): 90,9 millions Volume 250000 5 mai 1996 26 nov.1996 20 mai 1997 24 nov.1997 15 mai 1998 lourds atteindrait les deux milliards de dollars, sans les pneus, estime UAP.\u2022 La division est rentable depuis ses débuts et elle contribuerait de façon proportionnelle au bénéfice d'UAP qui a atteint 17,2 millions Tan passé contre 20,5 millions en 1996.Ces résultats tiennent compte d'une provision de 2,2 millions découlant de l'abandon des activités déficitaires d'assemblage et de reconstruction de moteurs diesel, à Toronto.La division des pièces pour véhicules lourds a ses propres points de vente, 40 jusqu'à récemment, incluant les quatre qu'UAP vient d'acquérir dans les Maritimes.Selon la firme Groome Capital, ie secteur des pièces et des équipements industriels offre aussi un bon potentiel parce qu'il est mal desservi.C'est pourquoi UAP a dé- Infographie La Presse cidé d'accroître sa présence dans ce marché.Le Groupe Industriel d'UAP, qui distribue des produits de roulement, de mécanique industrielle et autres produits destinés au secteur des ressources naturelles et de la fabrication, a conclu l'an dernier un partenariat important avec Motion Industries ( Canada ), une filiale de Motion Industries, de Birmingham, en Alabama.Le 1« janvier, UAP fusionnait sa division Premier Industriel e* ses succursales dans l'Est du pays aux activités de Motion Canada dans l'Ouest.UAP détient 49 % de la nouvelle entité, qui exploite un réseau de 18 succursales dont les revenus a'feindraient les 65 millions.UAP veut devenir le chef de flle dans ce marché par l'expansion interne, par des alliances stratégiques et par des acquisitions.Quant au secteur des pièces d'automobiles, l'accroissement des ventes d'UAP passe surtout par des acquisitions.Le Groupe UAP/NAPA exploite 14 centres de distribution au Canada, 653 grossistes, dont le tiers environ sont détenus par la compagnie.Ceux-ci approvisionnent près de 4800 garages sous bannière et des installateurs indépendants dans tout le Canada.Après s'être stabilisé à 15,7 millions en 1995, le nombre de véhicules légers au Canada a quelque peu augmenté depuis trois ans et les Canadiens conduisent plus qu'avant, selon des études.Cependant, les automobiles sont mieux construites qu'il y a dix ans et elles sont plus durables.La proportion des véhicules âgés de six à dix ans dans le parc automobile, devrait aussi diminuer et le nombre d'automobiles plus jeunes devrait augmenter.À la lumière de ces tendances, les analystes prévoient que le marché des pièces de remplacement devrait croître à un rythme plus modéré au cours des prochaines années.De même, le marché des bricoleurs devrait diminuer car les véhicules sont de plus en plus complexes.UAP a élaboré des nouvelles initiatives de marketing pour accroître la visibilité de ses bannières, mais il est clair que la compagnie devra étendre son réseau par des acquisitions pour maintenir un rythme de croissance supérieur à la moyenne.Sous-évaluées Pour le premier trimestre de 1998, UAP a enregistré des ventes de 185,5 millions, en hausse de 6 %, et la société est passée d'une perte nette de 870 000 $ à un bénéfice net de 2,1 millions ( 14 cents par action ).Les divisions industrielles et des pièces d'automobiles ont amélioré leur performance, ce qui est de bonne augure pour le reste de l'exercice.Selon la firme Groome Capital, l'action d'UAP est sous-évaluée.Le titre s'échange à 1,2 fois la valeur aux livres de la compagnie et à 4,6 fois le bénéfice avant intérêt, impôt et amortissement de 1997.De tels ratios sont inférieurs à la moyenne de l'industrie.M* Christian Godin, de Midland Walwyn, souligne par ai Heurs dans une récente étude que la soçjéfé UAP fait l'objet de rumeurs d'urie mainmise par l'un de ses aaionjFùi-res minoritaires, l'américain Genuine Parts, y Dans un pareil scénario, l'action d'UAP vaudrait de 25 à 26 S, selon lui.J§SLï W/rUN VIRAGE en B 7 Service L ÏSÔfl Commentaires aux chroniqueurs 285.7343 L* Service Lktiion eit rapide.GHATVTT' et occeaible 14 heurts sur 24, 7 Jours par semaine, à Cetât d'un téléphone Touch-tone\".Compose/ le numéro Je téUphom du Sortie» Liaison choisi, puis au tonds ta voix, composez le numéro de la rubrique désiré*.-1- * tens la rone d'appel locale seulement Questions du jour 285.7333 Question du jour 1 Question sportive du jour 2 Claude Picher Réjean Tremblay Pierre Foglia Claude Masson Nathalie Petrowski 8204 8205 8206 8207 8208 \u2022 Michel Girard \u2022 Alain Du bue \u2022 Michel Blanchard \u2022 Louise Cousineau 8209 8210 8211 8212 Bulletins météorologiques d'Environnement Canada 285.7353 Région de Montréal Prévisions à long terme (Montréal) Estrie, Québec, Laurentides en ligne avec vous choque four MM i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1\" JUIN 1998 André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Les risques du métier Agnès Gruda a Presse publiait, récemment, un reportage saisissant sur l'escalade de la violence envers les enseignants dans les écoles de la CECM.Il en ressortait, en gros, que le nombre d'élèves qui présentent des troubles de comportement a plus que doublé en dix ans.Qu'ils manifestent leur agressivité de plus en plus tôt.Et que leur violence prend des formes de plus en plus brutales.i m m ¦ ¦ i ii Les professeurs sont démunis de- vant ce phénomène.Les écoles jouent au ping-pong avec les « cas lourds ».Quant à la commission scolaire, elle se contente de regarder ailleurs.Évidemment, ce problème ne concerne pas seulement la CECM.Il est peut-être exacerbé dans certaines écoles urbaines, mais l'hostilité envers les enseignants se manifeste, à des degrés divers, dans tout le réseau scolaire.L'école n'en est pas la première responsable.Elle n'est pas non plus la seule concernée.Quand des élèves estiment qu'une enseignante mérite de se faire taper dessus, parce qu'« est grosse pis laide » et que c'est « rien qu'une vache », on comprend que le relâchement disciplinaire qui autorise ce genre d'excès n'a pas commencé entre les murs de la classe.Avant les professeurs, des parents incapables d'imposer leurs limites ont dû y goûter eux aussi.Bref, on se trouve devant un phénomène de société.Mais peu importe les causes de cette agressivité incontrôlée/ l'école ne peut se permettre de lui donner libre cours.Les petits caïds ont beau n'être qu'une minorité, une poignée d'entre eux suffit pour empoisonner la vie de toute une polyvalente.i Que peut-on faire ?D'abord, reconnaître le problème.La stratégie de l'autruche en vigueur à la CECM n'a rien donné.Au contraire.L'une des initiatives les plus réussies contre la violence \u2014 le projet Intervalle, qui permettait de sortir temporairement les élèves les plus menaçants et de tenter de corriger leur comportement \u2014 a été abolie, sans explication aucune.Si la CECM avait pris les mesures de la violence et en avait fait sa priorité, c'est clair qu'elle aurait plutôt multiplié les expériences du genre.Mais comme officiellement, le problème n'existe pas.De la même manière, la CECM a pu fermer discrètement les portes de son Bureau d'aide aux employés, où les enseignants en difficulté pouvaient trouver du soutien professionnel.Pourtant, pour plusieurs d'entre eux, à défaut d'un appui de leur propre direction, c'était le seul endroit où trouver de l'aide.Actuellement, les tabous sont énormes.Les écoles hésitent à parler de leurs problèmes de crainte d'être identifiées comme des repères de bums, de faire fuir les bons élèves et d'aggraver leur cas \u2014 sans qu'aucune ressource supplémentaire ne vienne les aider à soigner le mal.Cette ignorance du mal ne peut avoir qu'une conséquence : de mauvais traitements.C'est ainsi que les écoles les plus explosives ne reçoivent pas plus d'attention ni de ressources que d'autres, pas si mai en point.Les règles budgétaires font en sorte que le nombre \u2014 officiel \u2014d'enfants difficiles est plafonné.Et tant pis pour vous si votre situation ne correspond pas à la moyenne.C'est absurde.Cela dit, ne nous faisons pas d'illusions : même mieux dirigées, même mieux adaptées aux besoins particuliers de chaque école, les ressources actuelles ne suffiraient pas.Dans un avis récent portant sur les « services complémentaires » disponibles dans les écoles, le Conseil supérieur de l'Éducation dressait un tableau désolant de l'état des lieux.Les professeurs \u2022 \u2014* sont démunis devant le » » phénomène de la violence dans les ¦écoles.« Il n'y a plus qu'un psychologue dans une commission scolaire et aucun psychoéducateur dans une autre, on attend un an et demi pour voir l'orthophoniste ailleurs (.) Ici, les services d'orthopéda-gogie ne sont accessibles qu'aux élèves de premier cycle, là l'orthophoniste n'intervient qu'auprès des élèves de quatre ou cinq ans.», constate le document.On a beaucoup discuté, dans le foulée du débat soulevé par le reportage de La Presse, de la diminution du nombre de professionnels dans les écoles.Globalement, il semble que les effectifs n'aient pas diminué tant que ça, tout dépendant des professions.Peu importe : ils n'arrivent pas à répondre aux besoins de plus en plus grands des écoles.Oui, il existe des moyens de stopper l'inflation de la violence.Entre autres : la détection précoce des problèmes d'apprentissage; l'aide professionnelle pour les enfants en difficulté; une attitude intolérante face à certains comportements extrêmes; des séjours temporaires hors des murs de l'école pour les « cas lourds »; des institutions pour les irrécupérables.Et, par-dessus tout, une analyse lucide, courageuse et cohérente d'un phénomène qui fait dresser les cheveux sur la tête.Au lieu de cela, les écoles se jettent sur la pilule-mira- v \u2022 »- \u2022 \u2022 w «»!«.«\u2022¦«.\u2014» » vaâav.ivwvikw \u2022 v.» » v.\u2022 » \u2022 «- v« \u2022.«.¦w « ^ .» prescriptions de ce médicament destiné aux enfants hyperactifs ont presque quintuplé depuis huit ans ! Pas parce que l'incidence de l'hyperactivité a augmenté d'autant.Mais parce que, de plus en plus, l'agitation et la turbulence sont tenus pour pathologiques.Et que, pour soigner le mal, on se tourne vers la pharmacologie.Attribuer cette tendance à la seule diminution de ressources professionnelles dans les écoles, comme plusieurs l'ont fait la semaine dernière, c'est un peu court comme explication.Il n'en demeure pas moins qu'il y a de grosses questions à se poser sur une société incapable de ramener ses enfants à l'ordre autrement qu'en les gavant de petites pilules.Qui ne sont bien souvent qu'une solution de facilité e| de désarroi.fr* HA?\"\" n.%> D«orrs RÉSERVÉS EN RFIRJSF LA BOÎTE AUX LETTRES Lucien Bouchard Faisons flotter nos cerfs-voianis dans ie ciei ¦ Quand on a le coeur gros, il faut bien aller pleurer quelque part.Où, sinon dans le petit coin des journaux réservé à la boîte aux lettres ?Quand j'ai entendu Lucien Bouchard souhaiter la bienvenue à Jean Charest en disant qu'il avait besoin d'une forte opposition, je me suis dit : enfin !, l'époque de la morosité est terminée, des petites lumières vont s'allumer dans les esprits et briller dans les yeux ! On va faire voler nos cerfs-volants.( Romain Gary) Mais non ! Nos souverainistes reculent au lieu de nous parler d'amour.Ils répondent aux provocations de Jean Charest, au lieu de rendre public le prix que nous coûtent chaque année les négociations avec Ottawa et les passages à tabac devant la Cour suprême.Au lieu d'exposer plus clairement que jamais les demandes traditionnelles du Québec, et de vérifier les positions de Jean Charest sur chacune d'elles.histoire de voir s'il est prêt à danser avec nous la danse de l'identité québécoise au lieu de nous parler pour ne rien nous dire, comme il le fait depuis son arrivée sur la scène québécoise.Mais non ! il n'y a pas de danse.Ni d'un côté ni de l'autre ! Il n'y a pas d'encouragement au courage ! Ni d'un côté ni de l'autre.D'un côté, on oublie ses projets de société, de l'autre côté, et c'est plus démoralisant, on essaie de nous rassurer avec de fausses prophéties.Dixit Jean Charest : « On n'éliminera jamais l'identité francophone, la présence francophone.» Franchement ! C'est mal connaître la vie.ON assimile les « autres » partout sur la terre, y compris dans l'ouest de Montréal, et cela avec un tel appétit qu'on a le droit de parler de « glottophagie » ( la consommation des langues mineures par les langues majeures ) et d'ethnocide, procédé qui « consiste, tout en maintenant une population en place et en vie, à l'entraîner résolument dans un processus d'acculturation qui efface les marques de sa culture d'origine.» ( Ran-ka Bijeljac et Roland Breton, Du langage aux langues, Découvertes Gallimard ) Si nous étions des baleines, je ne dis pas ! Nos chances de survie ne seraient pas négligeables.tout le monde aime les baleines ! On aime moins les francophones au Canada, à moins qu'ils ne parlent en anglais.Mal comme Jean Chrétien, ou bien comme Jean Charest.Ce n'est pas ia qualité qui compte, c est la quantité.En essayant de nous rassurer comme il le fait, Jean Charest nous ment.Il nous ment, mais ses vis-à-vis ne nous enthousiasment pas ! Bien qu'ils le pourraient ! S'ils ne le font pas, ils sombreront et tous nos beaux projets avec eux ! C'est pas Charest qui défendra le français, la politique du livre, les pauvres, les femmes, la Coalition nationale sur l'aide sociale, les concerts, L'Itinéraire, le rapatriement de l'assurance emploi, le théâtre, nos lois électorales, en un mot les manifestations de l'identité québécoise ! Jean Charest Si les souverainistes en poste ne r-î I 1 .»»\u2022» » ôiro! 11 nnr.nniir I C\"»icr»nc flotter nos cerfs-volants dans le ciel.Emma LAJOIE Montréal Le plus grand pollueur du lac Saint-Pierre ¦ Lors des audiences du BAPE, à Ya-machiche, concernant ie dragage des quais 14 et 15 du port de Sorel, les participants ont été consternés d'apprendre que le plus grand pollueur du lac Saint-Pierre est le ministère de la Défense nationale, à cause de ses activités au Centre d'essais et d'expérimentation de Nicolet, qui contaminent plus de la moitié du lac depuis plus de 45 ans.En effet, un représentant du ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec a présenté une carte qui démontrait la « virginité » de toute la partie sud du lac à cause du manque d'échantillonnage et d'identification des contaminants en métaux provenant des obus, fusées, mortiers.qui explosent régulièrement dans le lac Saint-Pierre.Les éclats des munitions, qui ont explosé ou non, jonchent le fond du lac Ainsi, pour la seule journée du 12 mai, plus d'une quarantaine d'obus ont éclaté au milieu du lac, ce qui a surpris l'ensemble des participants de l'audience du BAPE réunis à Yamachi-che le soir même ! Aucune personne ressource invitée aux audiences n'a pu répondre aux interrogations des commissaires et de deux intervenants concernant la teneur et la quantité de ces contaminants dans la partie sud du lac.L'ignorance extraordinaire des représentants des ministères de l'Environnement du Québec et du Canada, de Pêches et Océans et de la Garde côtière canadienne, devant cet état de fait, fut remarquée par l'assistance ! Le public souhaite que la « virginité » factice de l'état du fond du lac Saint-Pierre \u2014 en son entier \u2014 soit dénoncée dans le futur rapport du BAPE et que des recommandations soient faites pour opérer tous les échantillonnages nécessaires, imposer au ministère de la Défense nationale une décontamination du secteur incriminé et, par la suite, obtenir la réappropriation de cette partie du lac pour le bénéfice des pêcheurs commerciaux et sportifs et des plaisanciers.Les actions pour la protection de l'environnement que les gouvernements devraient entreprendre immédiatement rejoindraient ainsi la volonté mondiale de léguer une biosphère régénérée dans l'optique du développement durable pour le bénéfice de la génération actuelle et surtout des générations futures.Philippe GIROUL De l'espoir.¦ Je veux redonner ici de l'espoir à ceux et à celles qui craignent d'être obligés d'appeler Urgences Santé et d'aller dans les urgences des hôpitaux.Le 11 mai dernier, je fus prise d'un malaise près de la Maison de la culture Frontenac.Des bons samaritains ont appelé le 911 qui a dû faire suivre l'appel à Urgences santé.En moins de 10 minutes, les ambulanciers étaient près de moi et m'ont prodigué les premiers soins avec beaucoup d'égards et d'efficacité.Vu la situation, ils ont opté pour m'amener à l'hôpital, même si je ne voulais pas y aller, craignant d'y passer la n*:it dans un corridor.On m'a transportée à l'hôpital près de chez moi, au Centre Angrigon, pavillon Verdun, où l'on m'attendait et où je fus prise en charge immédiatement.Là aussi, les W .W *# W », » # V- X.« w * v - v - .x_ # « v , A m v \u2022 I \u2022 .> | | - efficacement.Et tous ces gens étaient tellement gentils et rassurants.Ai-je été chanceuse?Ou était-ce parce qu'il faisait tellement beau, ce soir-là, que l'hôpital était désert ?Je n'en sais rien.Mais, encore une fois, je dis merci et bravo à tous ces soignants qui m'ont aidée à me remettre sur pied.Irène BLAIN Verdun Le courage de ses opinions i Je suis indignée de constater que les médias et les analystes politiques parient constamment de manque de maturité et d'inexpérience en ce qui concerne le geste d'éclat posé par Stephan Tremblay, il y a quelques semaines.Ce n'est pas son âge qui est responsable de ce geste symbolique.Ce n'est pas de « sympathiques facéties de carnaval d'étudiants » que nous avons vues.Simplement de la colère, de la frustration et, oui !, de l'impatience face à l'inertie d'un système obnubilé par la pensée unique de la globalisation.Les chiffres, les statistiques, la lutte quotidienne que livrent les organismes communautaires contre la pauvreté et la faim ne trompent pas : nous faisons face à un problème grave et nous devons le régler ou, du moins, nous en occuper de toute urgence.Il en va de notre avenir collectif.Je vous le concède : le geste avait de quoi faire sourire.Je souhaite pourtant le voir se répéter, puisque rien d'autre ne semble être en mesure de faire sourciller et bouger les mégalomanes passifs qui hantent la Chambre des communes depuis trop longtemps.Les jeunes sont marginalisés, en politique comme ailleurs.L'État veut notre vote, notre argent, notre avenir et notre participation.Mais en se moquant de notre façon de faire, en ridiculisant les moyens que nous prenons pour redonner aux gens le goût de se battre pour l'essentiel, en nous humiliant avec ses sourires condescendants, la vieille garde nous dit qu'elle n'a pas besoin de notre opinion, qu'elle n'a que faire de nos idées et de notre dynamisme.Oui, j'ai souri quand le député Tremblay est parti avec sa chaise.Parce qu'enfin, l'un de nous avait le courage de ses opinions.Parce qu'enfin, quelqu'un démontrait qu'il était prêt à tout pour ceux et celles qui l'ont élu.J'ai souri parce que j'ai envie de me battre avec lui pour les bonnes raisons, les justes causes.Le bien-être collectif et individuel des citoyens de ce pays devrait être la priorité numéro un.Quand les gens ont faim et froid, il est impensable, voire obscène, d'essayer de les endormir avec l'indépendance, les contrats économiques avec la Chine et les droits de l'homme à Cuba.Monsieur Tremblay, ne laissez pas les « messieurs sérieux » détruire vos idéaux.Et patientez encore un peu : la relève s'en vient.Karine PRÉMONT finissante au bac en sciences politiques Université du Québec à Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner sott nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Les textes peuvettt égale-niait être acheminés par fax au 285-4816 ou par email à l'adresse: editoÇflapresse.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1\" JUIN 1998 B3 Répliques Pavillon Saint-Henri: une visite trop rapide ?COLETTE TARDIF L'auteure est soeur grise de Montréal Mme Marie-France Léger, En lisant votre texte paru sous le titre « Pas jolie la vie de personne âgée au pavillon Saint-Henri » dans La Presse du samedi 5 mai dernier, j'ai été plutôt stupéfaite I Je suis une infirmière à l'âge de la retraite qui accomplit au pavillon Saint-Henri un service bénévole deux après-midi par semaine.J'aimerais ajouter à votre description de ce pavillon quelques renseignements susceptibles de fournir aux lecteurs de La Presse une vision plus éclairée de la situation.Disons, en premier lieu, que le pavillon Saint-Henri est un centre pour soins de longue durée accueillant 240 personnes, hommes et femmes, qui présentent un très grand nombre de problèmes gé-riatriques affectant leur état de santé physique et/ou mentale.Avez-vous une idée des problèmes vécus par les personnes du 4e âge qui viennent terminer leurs jours en centre d'hébergement ?Et les problèmes des membres de leurs familles ?Et ceux du personnel qui leur prodigue des soins ?On ne peut certes découvrir tous ces problèmes, même au minimum, à l'occasion d'une visite d'une heure ou deux.Je me réfère maintenant à votre texte.Vous écrivez en sous-titre : « Nourriture douteuse, ni loisirs, ni sorties ».Selon ma connaissance du milieu, le service alimentaire, fonctionnant sous la direction de spécialistes en nutrition, n'offre pas une « nourriture douteuse ».Mais les résidantes/résidants à qui on la sert n'ont pas le même appétit que vous ou moi pouvons avoir.A cause de leur vie moins active et parce que leur existence se déroule dans un milieu non toujours accepté des bénéficiaires.Cette vie en hébergement de groupe, pour les personnes âgées en perte d'autonomie, est un choix de société qui a été fait.Et ce mode de vie risque de devenir le sort d'un grand nombre d'aînés dans les années prochaines.Peut-être que c'est là aussi un point à investiguer.Vous dites, dans le sous-titre de votre article, « ni loisirs, ni sorties ».Peut-être que votre visite à l'heure du midi ne vous a pas permis une observation adéquate sur ce point.N'avez-vous pas remarqué le tableau affiché dans les corridors où l'on indique les activités et sorties hebdomadaires offertes aux bénéficiaires ?Vous auriez pu y lire, à titre d'exemple, que des bénévoles viennent parfois offrir des programmes musicaux et que d'autres organisent des rencontres de bingo.Et j'ai vu personnellement les membres du personnel faire jouer au ballon des bénéficiaires en chaise roulante, ou leur offrir d'autres jeux pour les animer physiquement et/ou mentalement.Vous mentionnez aussi, dans votre texte, qu'une dame a souhaité « sortir prendre l'air, mais ( que ) personne n'a le temps de s'en occuper ».C'est à l'heure du midi que vous avez fait votre visite, à l'heure où l'on doit servir les repas à la clientèle et accorder également une pause aux membres du personnel pour leur permettre d'aller manger.Il y a ici un principe de réalité à considérer; avec ou sans manque de personnel, on ne peut certes pas répondre sans délai à tous les désirs de tous les bénéficiaires, à toute heure du jour et de la nuit.Et vous avez observé, avez-vous dit, un manque de propreté des locaux assez catastrophique.Vous auriez peut-être dû, à ce sujet, observer la situation pendant 24 heures, pour nuancer votre jugement.Le personnel préposé à l'entretien ne peut être partout en même temps.Avec des bénéficiaires qui ont souvent des problèmes d'incontinence et qui ont besoin d'assistance pour leurs soins de propreté, ce n'est pas anormal, je pense, qu'une mauvaise odeur existe parfois en certains lieux.Si cette odeur « suit le visiteur bien après son départ », c'est peut-être qu'il a le nez trop fin pour visiter un centre de soins de longue durée hébergeant des personnes du 4e âge ! La directrice des services pour les trois pavillons, à qui vous avez parlé au téléphone après votre visite impromptue, vous a d'ailleurs mentionné que, pour les Résidences Mance Décary, ( regroupant les trois pavillons, dont Saint-Henri ), « on a quand même obtenu l'agrément pour trois ans ».Je crois bien que si la situation était aussi mauvaise que vous l'avez décrite, un organisme extérieur d'accréditation n'aurait pas donné une cote positive.Mais on peut toujours obtenir une amélioration en toute situation humaine.La totalité des personnes soignantes, dans les centres d'hébergement, pourrait avoir une meilleure formation en géronto-gériatrie ; certains bénéficiaires auraient avantage à recevoir plus d'attention de leurs proches ; et quand il n'y a plus de famille ou d'amis pour les visiter, il faudrait obtenir plus de bénévoles pour suppléer.Et les budgets gouvernementaux existant pour les centres d'hébergement pourraient aussi être plus adéquats.Que de travail d'amélioration encore à faire ! Un enjeu de société Au cours d'une visite de deux heures, accompagnée par la conjointe d'un résidant, La Presse a pu constater un manque flagrant de personnel pour subvenir à tous les besoins des pensionnaires du Pavillon Saint-Henri, comme l'aide aux repas, les loisirs et les sorties.Les compressions dans le domaine de la santé se traduisent aussi, on le sait aujourd'hui, de plus en plus par une réduction des heures consacrées à l'entretien ménager.Quant à la nourriture, La Presse n'a fait que transmettre les commentaires des résidants : une nourriture sans aucun goût ou mal assaisonnée.Mais là n'est pas le problème principal.L'enjeu ici, commme vous le dites si bien, est un enjeu de société.« Ce mode de vie, dites-vous, tisane de devettir le choix d'un arand nombre d'aînés dans les années prochaines.» Nous n 'avons jamais critiqué la façon dont on soigne les « bétîéfîciaires » au Pavillon Saint-Henri ni remis en cause la réelle amabilité du personnel.Ce que nous constatons, en revanche, c'est que notre société oriente tous ses efforts vers les soins physiques des résidants en centres d'accueil en oubliant de leur procurer un milieu dévie.M.-F.L.Au-delà d'un simple procès-verbal.JOHN BROCKMAN L'auteur est agetit de liaison au Comité des usagers des Centres jeunesse de Montréal.En tant que membres du comité des usagers des Centres jeunesse de Montréal ( représentant des parents et des jeunes ) nous avons été choqués par la publication d'un article, dans La Presse du 19 mai sous la signature de Marc Thibodeau, intitulé « Sexe à domicile au Mont St-Antoine ?» Nous déplorons que des informations anecdotiques ainsi que des rumeurs maintes et maintes fois démenties viennent stigmatiser et étiqueter sans distinction l'ensemble des jeunes qui sont aidés par les Centres jeunesse de Montréal.Cela pourrait même avoir un effet dissuasif auprès des parents et des jeunes en difficulté qui ont ou auront besoin du type d'aide et de support offerts par les Centres jeunesse.Nous sommes très conscients des difficultés que reprér sente le passage d'une clientèle unisexe à une clientèle mixte dans des sites de réadaptation et nous travaillons en collaboration avec les Centres jeunesse de Montréal à trouver des solutions qui répondent aux besoins des jeunes en difficulté.Cela dépasse largement le « sexe » et demande un traitement journalistique qui dépasse le coulage d'un procès-; verbal, si croustillant soit-il.Un procès-verbal au con ten u irritan t M.Brockmon, Les auteurs du procès-verbal ett question, qui sont membres du comité chargé d'étudier les problèmes posés par la mixité, indiquent qu 'ils ont « de sérieuses raisons de croire qu 'un réseau de prostitution est en train de se créer au Mont Saint-Antoine », tel que le rapportait La Presse sans tirer aucune conclusion à ce sujet.Commetit concilier les « sérieuses raisons » que ces employés bien renseignés invoquent avec des « informations anecdotiques » et des « rumeurs » ?Diverses sources ont confirmé par ailleurs que des difficultés importantes étaient causées par l'arrivée des filles àu sein de ixi établissement Cela dit, je citais longuement dans mon article le directeur des services jeunesse des Centres jeunesse de Montréal qui donnait le point de vue de la direction à ce sujet.Le traitement journalistique, contrairement à ce que vous suggérez, « dépassait » donc largement le « sexe » et le coulage d'un procès-verbal dont le contenu, visiblement, vous irrite.Finalement, je ne vois pas en quoi les problèmes vécus au mont Saint-Antoine « viennent stigmatiser et étiqueter sans distinction l'ensemble des jeunes qui sont aidés par les Centres jeunesse de Montréal ».// n'y avait certainement aucune généralisation de ce type dans l'article.M.T.École Rudolf-Steiner: lorsque le blanc nous est décrit en noir.RICHARD SCHILLER L'auteur est président de la Commission scolaire Mont-Fort.La Commission scolaire Mont-Fort juge très surprenant, à plus d'un titre, le reportage écrit par Agnès Gruda dans La Presse du 19 mai.D'abord, le titre « L'école 'ésotérique' Steiner » nous a semblé pour le moins teinté de sensationnalisme.Il ne reflète en aucune façon la réalité de cette école, ni celle des parents qui ont choisi d'y inscrire leurs enfants, ni celle des élèves eux-mêmes qui y vivent quotidiennement.La différence ne plaît pas à tous.Pourtant, nombreux sont ceux qui affirment que la société actuelle a besoin de diversité pour répondre à la réalité d'aujourd'hui.La réforme de l'enseignement, parrainée par la ministre Pauline Marois, vise justement à offrir des services éducatifs qui sauront mieux répondre aux besoins particuliers des élèves, à l'intérieur de balises qui garantissent cependant l'atteinte des objectifs fondamentaux poursuivis par le ministère de l'Éducation.Les parents et les éducateurs sont d'ailleurs appelés à jouer, dans chaque école, un rôle accru au sein des conseils d'établissement qui se voient accorder des pouvoirs supplémentaires.Dans le cas présent, des parents ont proposé à la Commission scolaire Mont-Fort, il y a environ deux ans, la création d'une école fondée sur des principes d'apprentissage qui mettent les arts davantage en valeur, et qui propose aux élèves un cheminement plus respectueux des habiletés spécifiques de chacun.S'amorce alors un long processus de recherche et d'enquête afin de bien évaluer le sérieux et les impacts d'un tel projet, en vertu de ses principes autant que de ses applications dans les programmes d'enseignement.Aucun moyen n'a été négligé, notamment pour vérifier le bien-fondé de certaines craintes, formulées devant cette « différence » pédagogique.De telles écoles existent au Québec et sont reconnues par le ministère de l'Éducation depuis plusieurs années.Ce sont cependant des écoles privées.Y a-t-il une opposition de principe à ce qu'une telle école puisse fonctionner dans le secteur public, dès lors que les parents acceptent d'y inscrire leurs enfants sur une base volontaire?Nous n'en avons trouvé aucune.Le corps enseignant affecté à ces écoles étant constitué uniquement de personnes formées par nos universités et reconnues par le ministère, nous croyons qu'il y a là une garantie minimale de confor-.mité avec le régime pédagogique défi- ni par le MEQ et régi par la commission scolaire.C'est donc après avoir complété cette démarche que la commission a accepté d'encourager la création d'une école publique Steiner, en tenant compte des commentaires formulés par le ministère de l'Éducation sur certains éléments reliés au programme pédagogique, qui ont déjà été implantés pour la plupart ou sont en voie de l'être.L'enseignement minimal des langues secondes dès les premières années, proposé dans le cadre de l'approche Waldorf et que le ministère voudrait voir retardé à plus tard dans le cheminement des élèves, en est un exemple.La nouvelle Commission scolaire des Patriotes, qui a elle aussi endossé unanimement ce projet, il y a quelques semaines, poursuit les échanges avec le ministère à ce sujet.C'est donc dans un souci constant de qualité de l'enseignement que la commission scolaire encadre ce projet d'école à vocation particulière.C'est d'ailleurs pourquoi le directeur général de la commission scolaire a joué, dans la phase d'implantation, le rôle de directeur de l'école.L'article y indique là une situation de conflit d'intérêts.La commission scolaire y voit plutôt une mesure volontaire adoptée avec le souci de bien encadrer le projet pour s'assurer qu'il réponde en tous points aux attentes de la commission et aux exigences du ministère de l'Éducation.Par ailleurs, des critiques ont été soulevées à l'égard d'agissements de certains professionnels qui travaillent en collaboration avec les enseignants.La commission scolaire dispose de règles d'éthique et de fonctionnement qui lui permettent d'intervenir lorsque des situations anormales lui sont soumises.Dans le cas présent, elles s'appliqueront sans délai, le cas échéant, comme dans toute institution sous sa responsabilité.Enfin, on fait souvent référence aux positions de nature philosophique exprimées, il y a fort longtemps, par Rudolph Steiner.Bien que l'évolution contemporaine nous ait \u2022 »'\u2022\u2022\u2022¦«\u2022 viv.l viv mvilt » VJHI IIUU9 pV.MUV.tH.III d'évaluer maintenant ces prises de position sous un angle différent, un certain nombre de fondements éducatifs demeurent valables.Les écoles Steiner s'efforcent de les utiliser dans le contexte moderne et à bon escient, et n'en font pas un dogme pour autant.Ils sont davantage l'objet d'inspiration, non pas de religion, et encore moins de sectarisme.Les parents tiennent à ce qu'un minimum de spiritualité soit intégré à l'enseignement et nous y souscrivons.N'y voyons pas là un prétexte pour agiter des épouvantai 1s et entretenir une polémique peu constructive.À l'école Rudolf-Steiner, de Chambly, un élève allume tous les matins une bougie avant la prière au soleil.L'État n'a pas à payer pour ce genre de «différence» 1 ) Les« balises » pédagogiques dont parle M.Schiller ne sont pas respectées à l'école Rudolf-Steiner, de Chambly, malgré les demandes répétées et on ne peut plus claires que le ministère de l'Éducation a adressées à la commission scolaire.Résultat : à plusieurs égards, les objectifs fondamentaux poursuivis par le ministère ne sont justement pas atteints par les élèves qui fréquentait cet établissement.C'est la principale raison qui a incité la ministre Pauline Marois à ne pas approuver cette école à vocation particulière, du moins dans sa forme actuelle.2) La volonté d'un groupe de parents ne suffit rt/tc n %%tttifit*r n%irtl\\ri*S /ftffivtfo %»%\u2022 jet aussi peu conforme à ce que l'on attetid d'une école publique.3) Les diplômes des enseignants de Rudolf-Steiner ne garantissent pas la conformité pédagogique de l'école.D'autant plus que, pour au moins deux d'entre eux, l'allégeance première va à la Société d'anthroposophie dont ils sont membres.Et qui enseigne, entre autres, que l'apprentissage de l'écriture et de la lecture ne doit pas commencer avant l'âge de sept ans, parce que c'est à ce moment que s'incarne « le corps éthérique » de l'enfant.Il y a une facture à payer pour ces croyances et ce sont hélas ! trop souvent les enfants qui passent à la caisse.Ainsi, un élève qui doit changer d'école après avoir fait sa première année à Rudolf-Steiner a toutes les chances de redoubler : il ne sait ni lire, ni écrire.Si les paretits veulent sciemment prendre ce risque, il y a des écoles privées pour ça.L'État n 'a pas à approuver et à payer pour ce genre de « différeti-ce ».4) La commission scolaire promet d'appliquer ses règles d'éthique, qui interdisent à ses professionnels de recruter de la clientèle privée à l'intérieur de ses écoles.Bravo.Ces règles étaient joyeusement trans-arasée?om moment de lit publication du reportage.5 ) Les théories de Rudolf Steiner ne sont peut-être pas atscignées comme telles dans les écoles qui portent son nom, mais de nombreux enseignants y référait sans le crier sur les toits.Ils tiennent compte, par exemple, du « cheminement karmique » de leurs élèves, ou de leur appartenance à tel ou tel autre type psychologique, tel que défini par Steiner, il y a près d'un siècle.De telles approches ont-elles une place dans une école publique ?La ministre de l'Éducation n'a pas voulu se prononcer à ce sujet.Mais ce n 'est pas une raison pour ne pas poser la question.a:g. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er JUIN 1998 Economie Les fonds aurifères sont de ?i moins en moins précieux PROSPECTEURS Michel Girard L'or de Bakoudou, le lithium de Shawinigan essources Search-gold, de St-Eusta-che, va bientôt se lancer dans une campagne d'exploration aurifère au Gabon.La compagnie au nom.prédestiné va essayer de découvrir de nouvelles réserves sur la propriété Bakoudou, au Gabon.Fort d'une levée de fonds de l'ordre de 750 000 S, la direction de Searchgo!d est convaincue que les réserves en or de Bakoudou peuvent être augmentées de façon significative par des travaux de terrain additionnels.Il faut dire que le gîte de Bakoudou renferme déjà des réserves intéressantes.La compagnie française Comilog, un producteur de manganèse au Gabon, a déjà défini un dépôt économique aurifère sur la propriété.Le dépôt reste ouvert dans l'axe nord-sud, vers l'est, ainsi qu'en profondeur, de préciser la direction de Searchgold.« Les réserves toutes catégories de cette zone sont partiellement évaluées à 7 millions de tonnes à 3 grammes d'or la tonne dans les alentours immédiats du dépôt de Bakadou.» Cela donnerait des réserves estimées à quelque 675 000 onces d'or, dont 101000 onces prouvées.De plus, précise-t-on chez Searchgold, sept sondages effectués le long de l'anomalie pédo-géochimique en or associé au gîte Bakoudou couvrant 2,2 kilomètres ont tous intercepté des filons de quartz minéralisés en or.» Production de lithium ¦ Limtech, filiale de Coporation Lithos, a complété avec succès la première phase de son projet de production de carbonate de lithium.« Cette première phase, d'expliquer le président de Lithos, Guy Goulet, avait pour objectif l'aménagement d'une usine pilote opérant en « batch », capable de produire du carbonate de lithium purifié en petite quantité.» L'usine pilote est basée à Shawinigan.Le niveau de pureté a atteint un taux de 99,99 %, ce qui en fait le lithium le plus pur jamais produit en usine dans le monde.Encouragée par ces résultats, Limtech a décidé d'entreprendre la seconde phase du projet.Celle-ci est évaluée à 1,9 million de dollars.Cette phase permettra de purifier du carbonate de lithium de façon continue au taux de 2,5 li-logrammes à l'heure, soit un peu plus de 1,5 tonne par mois.M.Goulet prévoit que l'usine pilote sera opérationnelle de façon continue à partir du mois d'août.À quoi sert le carbonate de lithium de haute pureté ?Il est utilisé dans la fabrication de piles au lithium ions.Il s'agit d'un marché qui connaît une forte croissance.La production de cette catégorie de piles a doublé en un an, passant à 200 millions d'unités en 1997.D'ici l'an 2000, soit dans deux ans à peine, le Cobalt Development Institute prévoit que la consommation de piles au lithium ions atteindra les 600 millions d'unités.Michel Girard Les titres aurifères se font « tabasser » de nouveau ces derniers temps.Résultat : les fonds communs spécialisés dans les métaux précieux traversent eux aussi une période.creuse.C'est la chute du prix de l'or qui est responsable de cette autre dégelée du cours des actions des compagnies aurifères.Depuis un peu plus d'une semaine, le cours de l'or a perdu quelque 14 $ US l'once.Il gravite actuellement autour des 293 $ US.On est donc très loin du sommet atteint lors des 12 derniers mois, soit 345 $ US.En janvier dernier, le prix du métal précieux est allé toucher le seuil des 278 $ US.Il s'est redressé par la suite.En avril dernier, le prix de l'or a fait un bref saut à 312 S US.Mais depuis, il en arrache.Par rapport à son sommet des 12 derniers mois, le prix de l'or accuse 16 % de baisse.Les grandes compagnies aurifères, elles, ont vu leurs cours chuter de 27 % pendant ce temDS-là.Chez les petites sociétés aurifères la situation est encore plus dramatique.Les actions des mines juniors ont vu leur valeur fondre dans bien des cas entre 50 et 80 %.Passons maintenant aux fonds communs spécialisés dans les titres aurifères.Comme vous pouvez le constater d'après le tableau ci-contre, ils présentent un rendement fort négatif pour la période des 12 derniers mois.Nom\tRend.\tRend.\tRend.\tRend.\tRend.\tRend.du fond\t3 mois\t98\t1 an\t2 ans\t3 ans\t5 ans Aitamira métaux précieux et slrat.\t2.1\t6.9\t-24.1\t-27,2\t-3.4\t\u2014 CIBC métaux précieux\t4.6\t8.3\t-21.3\t\u2014\t.\t\u2014 Cambridge métaux précieux\t-10.3\t-12.8\t-38.9\t\u2014\t\u2014\t\u2014 Dynamique métaux précieux mondicl\t6.5\t14.6\t-28.5\t\u2014\t\u2014\t\u2014 Dynamique métaux précieux\t7.7\t15.0\t-29.8\t-26.9\t-8.1\t3.4 Première Can.métaux précieux\t0.4\t4.5\t-32.9\t\u2014\t\u2014-\t\u2014 Friedberg Double Gold Plus\t-3.6\t-6.6\t-17.0\t-5.1\t-5.7\t0.2 Stratégie Globale or plus\t2.6\t3.7\t-30,5\t-29.0\t-4.4\t\u2014 Goldfund Ltd\t25\t8.4\t-23,0\t-24.7\t-13.1\t0.1 Goldtrust\t0.9\t7.3\t-21.7\t-19.8\t-10.3\t-0.5 Ligne Verte métaux précieux\t5.0\t8.0\t-22,6\t-17.4\t4.3\t MAXXUM métaux précieux\t7.3\t9.2\t-28,0\t-25.2\t2.7\t7.9 NCE croissance de métaux précieux\t11.2\t22.5\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014 O'Donnell mondial de méf3ux précieux\t6.6\t12.2\t-30,3\t\u2014\t\u2014\t\u2014 Royal métaux précieux\t3.7\t7.5\t-19.1\t-20.6\t13.4\t13.1 Scotia Excelsior métaux précieux\t2.6\t6.2\t-26.7\t-21.0\t-1.7\tmmm Universal métaux précieux\t2.4\t9.1\t-21.1\t-20.6\t-0.8\t- Source : BeilCharts inc.Le « meilleur » des fonds aurifères, Friedberg Double Gold Plus, affiche un recul de 17 % sur un an.Le deuxième moins contre-performant est le Royal métaux précieux, avec un rendement de -19,1 %.La contre-performance des 15 autres fonds aurifères va de -21,1 % à-38,9 %.On notera également une contre-performance assez marquée pour la période de deux ans.Reprise et rechute La plupart des fonds aurifères, soit 15 sur 17, ont réussi à boucler les quatre premiers mois de l'année en cours en enregistrant une performance relativement bonne, soit de 4 à 22 %.Ce qui est fort respectable pour une si courte période.Malheureusement, le mois de mai vient de jeter une douche d'eau froide sur le dos des investisseurs.En l'espace de seulement deux semaines, les titres aurifères ont perdu environ 10 % de leur valeur.Que se passe-t-il ?Eh bien ! encore une fois c'est une banque centrale qui est res- Infograpbie La Presse ponsable de la chute du prix de l'or et partant de là, de la chute des titres aurifères, des mines juniors et de la valeur des unités des fonds communs de placement.Cette fois, il s'agit de la Banque nationale de Suisse.On s'attend à ce que le gouvernement suisse lui autorise de vendre jusqu'à 1300 tonnes d'or.C'est beaucoup, beaucoup d'onces ! Rien de moins que 41,6 millions d'onces d'or.La Suisse est l'un des pays qui détient les plus grandes réserves d'or au monde.Devant une vente potentielle aussi massive, on comprendra facilement pourquoi les investisseurs se montrent particulièrement prudents.Et comme i! y a énormément d'anticipation en Bourse, il va sans dire que les investisseurs n'attendront pas que la Suisse liquide ses millions d'onces pour réduire leurs positions.C'est ce qui explique pourquoi et le cours de l'or et le prix des actions des sociétés aurifères ont reculé de quelque 10 % depuis un peu plus d'une semaine.Au cours des mois précédents, le cours du métal jaune avait subi le contrecoup des ventes massives en provenance de la Belgique.Sa banque centrale a liquidé quelque 299 tonnes d'or.Ce qui représente 9,6 millions d'onces d'or.Auparavant, d'autres pays avaient également réduit de façon importante leurs réserves d'or.Le Canada est l'un de ceux-là.À chaque fois ou presque que le cours de l'or a subi des baisses importantes ces dernières années, c'était à cause d'une des ventes massives d'or de la part d'une des banques centrales.Ajoutons aux malheurs du cours de l'or la déconfiture économique et financière du Japon et de nombreux autres pays asiatiques.Cette déconfiture joue contre le cours de l'or à cause de son effet déflationniste.Et comme vous savez sans doute, le meilleur « partenaire » du prix de l'or c'est l'inflation.Le fait que le président de la Fédéral Reserve, Alan Greenspan, réussisse à mater les pressions inflationnistes est un autre facteur qui joue à court terme contre une hausse du cours de l'or.Mais si vous avez du nerf.Comme on peut le constater, beaucoup de facteurs négatifs jouent présentement en défaveur du prix de l'or.Cela dit, comme la demande industrielle pour l'or dépasse actuellement la production, cela procure un certain support au prix du métal jaune.Remarquez qu'en dessous des 300 $ US l'once, les chances sont fortes que plusieurs mines aurifères soient obligées de fonctionner au ralenti, ou même de fermer leurs portes.Bien entendu, si vous détenez des actions de sociétés aurifères ou des unités de fonds aurifères, il est trop tard pour s'en départir.Ils gravitent probablement autour de leur prix plancher.Les gens qui ont du nerf pourraient par ailleurs commencer à accumuler des valeurs aurifères.Le risque de les voir s'écraser davantage demeure faible.Avez-vous les moyens de mourir ?VOS IMPOTS Michel Lanteigne collaboration spéciale Tout a un prix, même la mort.Cette semaine et la semaine prochaine, nous ferons donc un rapide survol des règles d'imposition au décès afin que vous sachiez à quoi vous en tenir lorsqu'un de vos proches mourra ou afin de planifier votre propre succession.Ces règles comportent plusieurs choix dont peuvent se prévaloir les exécuteurs testamentaires d'un défunt afin de minimiser les impôts sur le revenu exigibles au décès et qui peuvent donner lieu à des occasions de planification fiscale avantageuses.Règles de base Le décès d'un particulier met évidemment fin à son assujettissement à l'impôt.Le fisc, à.tort ou à raison, exige toutefois un dernier effort de ce particulier et réclame une comptabilisation complète de toutes les augmentations non encore imposées de sa richesse et, en général, le paiement des impôts s'y rapportant avant le transfert des biens aux bénéficiaires de sa succession.Cette comptabilisation de dernière instance se fait habituellement en supposant que le défunt s'est départi de tous ses biens à leur juste valeur marchande, immédiatement avant son décès, et a reçu tous les montants à recevoir auxquels il avait droit.Actif\t Argent en banque\t4 000$ Assurance-vie\t10 000 Résidence\t60 000 Actions dans le salon de coiffure\t265 000 Passif\t339 000 $ Comptes relatifs au décès\t2 200$ Solde à payer sur auto et hypothèque\t29 800 \t32 000 Capital du décès\t307 000 \t339 000 $ En outre, tout impôt reporté par voie de réserve devient aussi payable.Pour certains, cette dernière purge fiscale a des effets dramatiques sur la liquidité de leur succession.Prenons l'exemple de Marguerite, propriétaire d'un salon de coiffure, dont le testament prévoit le legs de l'ensemble de ses biens à son fils, Robert.Le tableau ci-contre présente la situation financière de Marguerite à son décès.La succession de Marguerite a peu de liquidités, soit 14 000 S, pour régler ses dernières dettes, fiscales et autres.Puisque le coût du salon de coiffure est minimal pour Marguerite, les impôts sur le revenu au décès pourraient s'élever jusqu'à 100 000 S.Cet impôt sur le revenu de 100 000 $ résulte du gain en capital présumé sur les actions du salon de coiffure au décès de Marguerite.Ainsi, la succession devra vendre la résidence ou les actions dans le salon de coiffure pour régler les dettes.Dans ces circonstances, il est Infographie La Presse même possible que l'ancien associé de Marguerite dans le salon de coiffure en profite pour racheter à rabais les actions du salon, puisque Robert doit vendre à tout prix et récupérer des liquidités afin de régler la dette fiscale de 100 000$ de Marguerite.Il ne faut pas penser que l'exemple de Marguerite et de Robert n'est qu'une fiction et que de telles choses sont impossibles.Malheureusement, ceux qui sont insouciants leur vie durant imposent bien souvent à leurs héritiers des surprises fort désagréables.Mesures d'allégement Heureusement, il est possible de se servir d'un certain nombre de déductions et de mesures d'allégement pour réduire la charge fiscale, trop souvent écrasante, dans l'année du décès.Certaines de ces mesures sont fondées sur les liens entre les bénéficiaires et le défunt, d'autres sur le type de biens et d'autres encore sur une combinaison des deux.Les principales mesures d'allége- ment ont trait au legs de biens à un conjoint ou à une fiducie testamentaire créée en faveur du conjoint.De tels legs ont comme résultat le report des impôts sur les augmentations non encore imposées de la richesse du particulier décédé jusqu'au moment du décès du conjoint.De même, jusqu'à une certaine limite, des économies d'impôt peuvent aussi être réalisées sur les actions d'une société exploitant une entreprise admissible à la déduction pour gains en capital.Dans le cas de Marguerite, si son compte de pertes nettes cumulatives sur placements est peu élevé, elle pourra léguer les actions du salon de coiffure à Robert et éviter la charge fiscale dévastatrice grâce à cette déduction.Enfin, les lois fiscales contiennent de nombreuses dispositions permettant de réduire le fardeau d'impôts d'un défunt, comme les dispositions permettant d'exclure du revenu les montants reçus à titre de remboursement de primes d'un REER, la possibilité de produire des déclarations distinctes à l'égard des droits et des biens et les dispositions de roulement à l'égard du transfert d'un bien agricole à un enfant ou à un parent.Comme on peut le constater, il existe des moyens légitimes de réduire les impôts au décès.Encore faut-il les connaître et organiser ses affaires en conséquence.À cet égard, nous verrons plus en détail la semaine prochaine certaines techniques de planification successorale, tel le gel successoral.Michel Lanteigne, FCA, est associé-directeur national de la fiscalité, Caron Bélav ger Ernst (9 Young.Quand l'assureur se porte-t-il à la défense du client ?VOS ASSURANCES -î -*t -; \u201e v>mniiaii i\"*.i/unian collaboration spéciale Il y a encore beaucoup de gens qui ignorent quand entrent en jeu les assurances de responsabilité, à moins qu'ils n'y aient déjà eu recours : elles ont pour but de les protéger des conséquences de leurs activités.Elles permettent donc d'indemniser les victimes et aussi \u2014 c'est ce qui compte pour l'assuré \u2014 de voir à défendre- celui qui est poursuivi.Mais cette obligation de défendre a ses limites puisque les polices d'assurance offrent des garanties limitées.C'est notamment ie cas quand les réclamations font état de fraude ou de faute intentionnelle puisque des exclusions aux garanties d'assurance ou des restrictions fixées par la loi sont prévues dans ces circonstances.Les allégués de la réclamation La Cour suprême du Canada avait établi un principe avec sa décision dans l'affaire Nichols c.American Home en 1990.Un avocat poursuivi pour fraude ne pouvait compter sur son assureur de res- ponsabilité professionnelle pour le défendre parce qu'on ne pouvait retrouver dans les procédures, des aiiégations qui entraîneraient pour l'assureur l'obligation d'indemniser la victime.Ainsi, si l'action contre l'avocat était accueillie, c'est qu'on aurait prouvé la fraude et l'assureur aurait été en droit de refuser de prendre la défense de son assuré en se rabattant sur l'exclusion prévue à la police.On donnait foi aux allégations d'une poursuite puisque c'est elle qui déclenchait le processus de règlement d'une réclamation dont la première étape est de déterminer si l'assureur doit prendre charge de l'affaire.La preuve de la réclamation Juste avant ce jugement capital, la Cour d'appel du Québec avait plutôt donné le bénéfice du doute aux assurés.Il fallait attendre la preuve au procès et présumer de la bonne foi de l'assuré plutôt que se fier aux seules allégations de la poursuite pour décider de l'obligation de défendre.Dans cette affaire de La Sécurité c.Filion, la poursuite contenait à la fois des allégués de fraude et d'autres allégués qui eux ne faisaient l'objet d'aucune exclusion dans le contrat d'assurance ; la poursuite contre Nichols portée en Cour suprême ne parlait que de fraude ; puisque l'affaire Filion n'a pas été portée en Cour suprême, on peut uonc se demander quelle est l'étendue de l'obligation de défendre selon la Cour suprême au cas de pluralité d'allégations, certaines exclues par l'assurance, d'autres non.Dans certains cas, les compagnies d'assurance conviennent d'une entente avec leur assuré sur un partage des frais de défense quand les poursuites font état d'allégations couvertes et d'autres qui ne le sont pas.Voir QUAND L'ASSUREUR en B 7 B 6 news\\i\"'vj-.:.g .'.yçju:'\".r;?v^^?^rj%^';zx;^ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1\" JUIN 1998 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 »- - Les prix des Compaq Deskpro commencent à t 1189* Ecran vendu séparément.Il n'est jamais trop tard pour une e i ¦ i Que diriez-vous une uction Qui n'aime pas faire de petites économies?Nous savons, par contre, que l'argent à lui seul ne suffit pas à vous simplifier la vie.Voilà pourquoi nous vous offrons des ordinateurs extensibles, fiables et dotés de fonctions standard en industrie.Et s'il se trouve une idée emballante quelque part dans le monde de la technologie, nous allons vous la proposer.Y compris le concept inattendu illustré plus haut: un ordinateur commercial Compaq Deskpro offert à un prix qui vous laissera de petites économies en poche.Le Compaq Deskpro 2000 présente un équilibre parfait entre rendement et valeur, avec un traitement graphique évolué, une gamme complète de caractéristiques » et des processeurs d'Intel.Ou encore, si vous êtes à la recherche d'une solution de réseautage puissante, vous trouverez dans le Deskpro 4000 une intégration transparente et des disques durs Ultra ATA assurant une performance maximale à un prix abordable.Pour un aperçu des ordinateurs les plus vendus dans le monde, visitez le site www.compaq.ca ou appelez au 1800 567-1616.nilthimtll 0,998 Compaq Computer Corporation, Tous droits réserves Compaq et Deskpro vont de* marques de commerce de Compaq Computer Corporation le logo Intel Invde et ftnt.um sont des marques drposées de Intel Corporation \u2022Pru courant \u2022tWtMH\"71 11 suqqe>é (cran en sus le dét*Hlft1 petf verdir a un pm inférieur COMPAQ.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1\" JUIN 1998 Les 5000 employés d'Abitibi menacent de faire la grève Presse Canadienne Abitibi Consolidated, la plus importante entreprise de pâtes et papier au pays, pourrait être touchée d'ici deux semaines par une grève de ses 5000 employés, ce qui interromprait une grande partie de la production de papier en Amérique du Nord.Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier a fixé au 15 juin la date d'une grève éventuelle dans les 11 usines appartenant à Abitibi Consolidated, qui contrôle à elle seule 16 % du marché nord-américain du papier journal.Au moins deux analystes croient que non seulement Abitibi Consol pourrait soutenir une grève, mais qu'en plus elle serait profitable à l'industrie, qui se porte bien cette année mais doit composer avec des prix peu élevés.Un porte-parole du syndicat précise qu'on est prêt à tenir bon sur la question des augmentations, et de maintenir sa tradition de négocier pour toutes les usines.Le contrat sert habituellement de modèle aux autres papeteries de l'Est du Canada et à leurs 25 000 employés.Abitibi Consolidated tient pour sa part à rompre avec la tradition et à négocier avec chacune des papeteries.Don Roberts, de CIBC Wood Gundy à Ot- tawa, ne croit pas que les employés fassent la grève.Sans donner de précisions, il soutient que l'écart entre les deux parties n'est pas tellement important.Abitibi Consolidated, croit-il, pourrait soutenir une grève.Elle dispose dans trois de ses papeteries canadiennes d'une clause qui empêche ses employés de faire la grève, et les usines des États-Unis et du Royaume-Uni ne seraient pas affectées.« Une grève ne paralyserait pas l'entreprise », soutient-il.Fonds communs Fonds VAHPA ChgAChg.$ 1ra.%1m% Fonds VAKPA OgAChg-S 1m.%1m\\ Fonds VANPA ChgACfcg.* 1m.M«nS Fonds VANPA Chg.%Chg.$ 1mMw% Suite de la page B 5 A'pm Actions Alpm Asia Aipn Pess Sommet Act Etr Sor-me: Actons Sommet Cr&Dtv Sommet Cr & Rev Sup Amencaai S'jp Croissance Sup Diversifie Sup Internat I Su?Mar Emerg SûpOMg Sup Pia: Hyp SupSécurrîe y Bond y Can Eqisty y Drversified y imi Equîy y MMF ' yMortoago yUSEqufr/ MU AGFAmGGtF MU AGr Cc3 GIF MU AGF CdE GIF MU AGF Dr.rJGrF MJ AGF G il GIF MU AGFGSdG'F MU AGF HlxG'.F MUÇdnindGiF MUÔynD'vG'.F MU Dm GB GIF MU Dyn PU GIF MU ESPAmerG'F MU ESP Bal 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\u2022090 .130 \u2022070 \u2022050 \u2022070 _ -200 ?10 ?010 NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO NO ND NO NO NO ?2+102 ?0 .322 .4 .21.9 ?M .137 ?3 +25 ?6 .7.5 ?22 .468 ?52 .471 ?3 .106 .23 .169 \u20223 NO ?£?116 MUTnSGGJF MUUSIndGIF y NAl-Acc Acôore y NAL-Accr EquJ y NAL-Act Amer y NAL-Act Urav y NAL-Acr>ons Can y NAl-DrvefS Can y NALMM Can yNAL-OûbgCan yVistaCTl yV.sta CT2 yV.staAciMon1 yVistaActMon2 y VistaActA.'ner 1 y Vi£aActAm«r 2 y ViSaOïvTSl y VistaDivrs 2 y VrsîaGnsCap 1 yViotaGnsCap2 yVistaOWMoni y VfîtoO«Mon2 y VisttOtX'Q 1 y VctaOK^ 2 yV.staPtace 1 y VistaPlace 2 12 16 - 49 - 060 1163 -152 -.180 UANUVIE(n) 1914 +31 + 1744 ?27 .047 22 66 +.12 .027 16S3 .29 .048 22 82 .39 .088 25 24 .43 ?107 1805 .06 .OU 2612 .28 .074 MANUVTE(n) 1715 .07 .012 1604 .06 .009 14 55 .103 .148 14 19 .102 .143 19 74 -125 -250 1925 -127 -247 2083 -10 -021 19 51 -.11 -022 1800 -28 -050 1683 -29 -049 11 66 41.45 ?.169 11 55 +1.43 .163 2162 .32 .069 20 24 .31 .062 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9 .20 0 yRavDrv 1339 -31 -042 yS5P500 1195 -154 -186 METROPOLITAINE (n) yAGFDrvjdendeo 1089 -149 -164 y Ad Amer y Act Mondiales v^Act RER Pac- y^Ad non RER P- y Actions yCrcs&ance y Eqy.iibf è y FkJ Cr Europe v FkI Pet Cap Am y Otigat-oru 27 35 1274 \u2022 102 \u2022100 \u2022282 123 ?2 ?aïs ?1 0 +371 -4 ND ?26 .470 ?31 +208 15 31 -136 -220 1002 \u2014 -1631 -06 - 010 9 73 -4 79 -490 12 03 ?50 .060 SSQVIE(n) 940 -135 -123 -22 -116 ?13 ?14 ?13 .32 ?31 \u20221 \u20222 ?12 ?1.1 M'NT SAGE y Actions y Adions Go y Efiuihé y Revenu Fixe 1014 -68 -069 2145 -203 -444 27 63 -129 - 360 23 00 -87 -201 12 63 -62 -.078 1141 -121 -139 2284 .25 .0S5 MlOOLEFiELO (n) 917 -193 -180 715 -246 -160 NATION AIE-VIE (n) 558 58 -145 -3 23 1698 -176 -303 2238 -68 -152 13 52 ?Oô .008 235 13 .39 .904 NN FINANCIERS (n) ?1 ^24 5 ?17 .22 7 ?14 NO ?12 *175 ?38 ?230 -35 -23 9 ?4 *34 3 ?7 -.437 8 27 23 1273 1194 3163 31 50 2145 2140 17 86 1783 22 87 -120 \u2022102 \u2022CF2 ?020 .014 ?25 ?osa ?24 .051 \u202231 -056 \u202232 -056 \u2022153 -356 -.44 \u202280 \u202261 .07 .04 ?8 .181 \u20225 *208 NO .24 .19 .103 .100 .316 .314 yAsselAJJoc 1540 - 37 - 057 y Bond 9 54 .27 ?027 yCan-Am 1188 -154 -186 yCan-Asian 6 93 -4 41 -320 yCan-DaqlOO 1337 -.97 - 131 yCan-Euro 14 87 - 40 - 059 y Can-Global Ccx) 1076 ^52 ^056 yCan-Emefoo 719 -121 -C83 yCoox 2110 -194 -413 yCdnGrowtt 9 47 .1.11 .106 yOvxJend 1300 ?.» *039 y NN Elite 1267 -.67 -085 ?3 ?3 .2 ?4 ?4 ?2 .2 \u2022 10 .010 \u202245 - 050 \u202283 - 090 .19 ?5 « 1 ?2 9 .2 3 .1 2 ?11 .2 \u20222 -10 ND ND ND ND ND ND .9 6 .7 4 y Accrois yActBassPac y Ad Can y Ad Divers y Ad D,t.3m»çue y Act Mond y Crocs Rev Amer y Cocojverte y Equàbr* y Eu'As*o y Europe y Cl ¦¦r.ziyi MARÎTIV!E-0 (n) .1 0 .371 11 42 664 1127 10 97 1063 12 44 14 26 1054 1055 1263 1152 940 187 \u20225 73 -103 \u2022 143 -207 \u2022123 \u2022 114 \u20222 37 \u202244 60 60 217 \u2022403 \u2022117 -153 \u2022225 \u2022161 \u2022 164 \u2022255 \u2022046 \u2022 101 070 .1 \u202235 ?17 ?14 ?12 .24 3 -23 9 .22 7 ND ?176 ?25 .023 ?38 .230 .4 .34 2 .43 6 .180 .20 9 ND .100 ?7 .8 -.5 ?3 ?.4 y Ecflx ONU Dtv y Ecflx A Ad y Ecflx ANL Ad yEcfliBOW y Ecflx BNL 0»>g y Ecfii D Divef y Ecflx E Emer yEcfxGCOGI y Ecf x H Hypot yEcïxIAdlti y Ec*:x M FMM yEcAxNCCnAîtv y Ecflx R Revenu y Edîx S Ad US y Ecflx T Sel Ccn y Ecflx U US A5v y Ecflx V Drv Actons Actcns Amer Ad«g Can y Transam R»c,v-V'-:^ PHOTO R05ERT MAILLOUX.La Presse Une retraite sur mesure Découvrir de nouvelles façons qu'ont les aînés de mettre à profit leurs connaissances, leur créativité et leur sagesse dans la recherche d'un nouveau rôle social en adoptant une attitude d'ouverture aux autres, voilà l'essentiel du propos de Mme Marguerite Charlebois lors d'une conférence sur la retraite cette semaine au Centre Berthiaume-du-Tremblay.Voir sous la section Conférences.Montréal recherche des bénévoles pour tisser une relation amicale avec des adultes qui ont un problème de santé mentale ou une déficience intellectuelle.Disponibilité de quelques heures par semaine demandée.Suivi et formation offerts par l'organisme aux bénévoles.Le Parrainage civique est situé au 5797, rué Hochelaga.Rens.: 255-1054.¦ Accompagnateurs.Le Service bénévole de Châteauguay recherche des accompagnateurs-transporteurs pour les rendez-vous médicaux des bénéficiaires.Les frais d'essence sont remboursés.L'organisme rercherche également des bénévoles pour des visites à domicile et des compagnons de sortie.Le Service est situé au 45, boul.d'Anjou, à Châteauguay.Rens.: 691-6003.¦ Spectacle de la Fête nationale.Le Comité de la Fête de la Saint-Jean recherche des bénévoles pour l'accueil et l'encadrement du public lors du spectacle de la Fête nationale, présenté le 24 juin au parc Maisonneuve.Il faut être âgé de 16 ans et plus, en bonne forme physique, mûr et responsable.Rens.: 849-2560.¦ La ligne Info-Abus aux Aîné(e)s, parrainée par le CLSC René-Cassin, recherche des bénévoles responsables d'une ligne téléphonique d'écoute, d'informations et de références offertes aux personnes âgées victimes d'abus.Parler anglais est un atout.Une formation est offerte gratuitement.Rens.: 488-9163, poste 360.¦ Le Centre Tel-Écoute et Tel-Aînés est à la recherche de bénévoles disposés à offrir quatre heures par semaine pour faire de l'écoute téléphonique afin d'offrir réconfort et soutien moral à toute personne dans le besoin.Ce service gratuit et confidentiel est disponible sept jours par semaine de 10 h à 22 h.Une soirée d'information se tiendra le mardi 9 juin à 19 h et une fin de semaine gratuite de formation aura lieu les samedi 13 et dimanche 14 juin prochain.Rens.: 493-4512.¦ Résolidaire, un organisme qui offre aide et assistance aux aîné(e)s du quartier Hochelaga-Maisonneuve, recherche des bénévoles pour effectuer des visites à domicile, faire des appels téléphoniques d'amitié, prendre en charge certaines activités, etc.L'organisme est situé au 3760, rue Sainte-Catherine Est.Rens.: 598-9670.\u2022 ¦ Le Parrainage civique de Chomedey, Laval, recherche une bénévole pour aider une femme haïtienne âgée de 79 ans.La bénévole doit parler créole.Le Parrainage civique de Chomedey teur-bénévole, une formation aura lieu les mercredi 10 et jeudi 11 juin de 9 h 30 à 16 h 30 et le vendredi 12 juin de 9 h 30 à 12 h.L'organisme est situé au 2155, rue Guy.à Montréal.Rens.: 846-8840 ou 1-800-321-1433.GROUPES D'ENTRAIDE ¦ Dépression et maniaco-dépress-sion.L'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs présente une conférence sur la dépression et la ma-niaco-dépresssion, par le Dr Jean Leblanc, psychiatre, le mardi 2 juin à 19 h.Coût: 5 $.Réservation nécessaire: 529-3081.¦ Relations père et enfants.RePère, un organisme s'adressant aux pères désireux d'améliorer leur façon d'être avec leurs enfants et partager, avec d'autres pères, leurs expériences lors d'étapes difficiles, organise une rencontre le mercredi 3 juin à 18 h 30, au CLSC Ahuntsic (1165, boul.Henri-Bourassa Est, local S-49).Un avocat répondra aux questions des participants; suivi d'un échange entre les pères sur leur vécu.Entrée libre.Rens.: 384-0089.¦ Stomisés.L'Association des stomi-sés des Basses-Laurentides, Lanaudière et de Laval présente une conférence de Luce Bertrand intitulée Est-ce que je veux avoir raison ou avoir la paix?, le samedi 6 juin à 9 h, à la Cité de la Santé, 1755, boul.René-Laennec, Vimont, Laval.Entrée libre.Rens.: 625-0266.¦ L'aphasie.L'Association québécoise des personnes aphasiques présente une conférence animée par Lise Talbot, intitulée Les conséquences de l'aphasie sur la vie des proches: éléments de solution, le dimanche 7 juin à 10 h, au 4565, chemin de la Reine-Marie, Montréal.Entrée libre.Rens.: 340-1424, poste 3724.¦ Jumelage entre citoyens et immigrants.Le Centre d'appui aux communautés immigrantes de Bordcaux-Car-tici ville offre le projet Jumelage qui vise, par des rencontres et sorties culturelles les fins de semaine, à rapprocher les nouveaux arrivants et les citoyens québécois pour soutenir l'intégration linguistique et sociale des immigrants, et sensibiliser les Québé-cois(ses) aux autres cultures.Le CACI est situé au 4915, rue de Salabery, Montréal.Rens.: 856-3511.¦ Séparation, divorce, violence.Repartir, centre d'écoute et d'accompagnement en droit matrimonial qui des-sert la Rive-Sud de Montréal, offre des services de rencontres, d'accompagne- pique-nique hot-dog, le mercredi 3 juin de 11 h 30 à 15 h 30, au 5095, 9e avenue, local 203.Coût: 3 S.Rens.: 525-3138.¦ La maternité à travers différentes cultures.Le Service aux femmes immigrantes du Centre des femmes de Montréal tient un café-rencontre interculturel portant sur la maternité à travers différentes cultures, le mercredi 3 juin à 13 h 30, au 3585, rue Saint-Urbain.Entrée libre.Rens.: 842-0814.¦ Aborder la vie en gagnante.Le Centre des femmes de Montréal présente une conférence de Nicole Richard, psychothérapeute, intitulée Aborder sa vie en gagnante, le mercredi 3 juin à 18 h 30, au 3585, rue Saint-Urbain.Entrée: 5 S.Réservation obligatoire: 842-4780.¦ Littérature.Le Centre Info-femmes offre un atelier intitulé E! si on parlait de nos livres préférés, le jeudi 4 juin de 14 h à 16 h, au 2185, rue Des Ormeaux.Entrée libre.Rens: 355-4529.CULTUREL ¦ La vidéo suisse.La Galerie Clark présente Coup d'oeil sur la vidéo suisse, le mardi 2 juin à 20 h, au 1591, rue Clark, 2e étage (métro Saint-Laurent).Treize oeuvres composent cette rétrospective des divers style de production vidéo de l'école Schule fur Gestaltung de Bâle.Thèmes: structure et perception, liaisons sensuelles et vidéo/musique.Entrée libre.Rens.: 288-4972.¦ Récital de piano.La Faculté de musique de l'Université de Montréal présente un récital de Jean-François La-tour, piano, le mardi 2 juin à 20 h, à la salle Claude Champagne, 220, av.Vin-cent-d'Indy (métro Edouard-Montpe-tit).Au programme: Bach, Franck, Liszt et Ravel.Entrée libre.Rens.: 343-6427.¦ Richter, l'insoumis.La Cinémathèque québécoise présente Richter, l'insoumis de Bruno Monsaingeon, le mardi 2 juin à 20 h, au 335, boul.de Maison-neuve Est.Première partie d'un documentaire sur le grand pianiste russe, Sviatoslav Richter.Deuxième partie le 3 juin à 20 h.Production ARTE.Entrée: 4 $.Rens.: 842-9763.¦ Récital de saxophone.l NOVARTIS s I I 1 i J I ,» 1 i i I I ii«iWj.riM.ri.ri.i*;.'bk.'«'ii.l.'u'j les entreprises victimes du verglas Faites vite avant qu'il ne soit trop tard Plus de 4500 entreprises ont déjà présenté une demande en vertu du Programme d'aide pour les entreprises victimes du verglas.Vous avez subi des dommages lors de cette tempête, le ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST) tient à vous rappeler que ce programme se termine le 30 juin et que vous avez intérêt à présenter votre demande dans les meilleurs délais.Le programme comporte deux volets : VOLET 1 Remboursement des dépenses de location et de fonctionnement de génératrices \u2022 Carburant, branchement, entretien et surveillance VOLET 2 Indemnisation des dépenses encourues pour réparer ou limiter les dégâts causés par la tempête \u2022 réparation de dommages aux immeubles et aux équipements ; \u2022 pertes d'inventaires ; \u2022 deglaçage, surveillance et déplacement des stocks ;.Pour être admissible, votre entreprise doit compter moins de 100 employés et ne pas faire partie de l'un des groupes suivants : les institutions financières, les fermes, les érablières, les entreprises d'utilité publique, les organismes publics ou parapublics, ou encore les filiales d'entreprises de 100 employés ou plus.Les dossiers des entreprises de plus de 100 employés dont la survie a pu être menacée par la tempête sont analysés individuellement.Pour obtenir d'avantage d'information ou un formulaire de demande d'aide, communiquez avec le centre de traitement ou le bureau du MICST le plus près : LISTE DES CENTRES DE TRAITEMENT DU MICST Centre-du-Québec Drummondviile Victoriaville (819) 475-8774 (819) 758-7269 Monté-régie Longueuil Saint-Hyacinthe Saint-Jean-sur-Richelieu (514) 928-7626 (514) 778-6763 (5î4) 349-i5i7 ?Granby Salaberry-de-Valleyfield (5i4) 370-6828 Longueuil (514) 928-7456 BUREAUX RÉGIONAUX DU MICST Victoriaville (819)752-9781 Sherbrooke (819) 820-3205 Information accessible en tout temps FAX-MICST : (514) 873-8335 ou le 1 800 565-6428 (sans frais) Internet : http://www.micst.gouv.qc.ca Gouvernement du Québec Ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie Québec i B 12 LA PRESSE MONTRÉAL, LUNDI 1\" JUIN 1998 Le prix est déjà négocié.Maintenant, à vous de négocier les virages PHOTOPC Le jeune Matt Gray, de Sarnia, s'amuse à sauter d'un érable du Maniioba déraciné par la tempête soudaine qui s'est abattue tôt hier matin, sur le sud de l'Ontario.Une tempête soudaine cause le nombreux dégâts en Ontario ¦ ! \\ Presse Canadienne TORONTO Une tempête a'causé hier matin des dommages importants dams le sud de l'Ontario.On ne signale cependant aucun blessé.Des vents forts et des pluies torrentielles ont fait tomber les arbres et les fils électriques dans plusieurs régions du sud et du sud-ouest de la province, notamment à Sarnia, Brantford, Caledon, Orangeville, Une tornade fait six morts dans le Dakota du Sud Associated Press SPENCER, Dakota du Sud Une tornade a dévasté dans la nuit de samedi à hier la petite ville de Spencer, dans le Dakota du Sud ( centre-nord des États-Unis), faisant au moins six morts et quelque 150 blessés.Cinq autres personnes ont par ailleurs été tuées dans des tempêtes dans les États du Minnesota, du Michigan et du Wisconsin.D'après des témoins, la tornade d'environ 400 m de large, qui a balayé Spencer, a partiellement détruit des habitations, ainsi que la banque, les églises et le bureau de poste de cette bourgade de 300 habitants située à 70 km à l'ouest de Sioux Falls.Une vingtaine d'habitations auraient été épargnées.« La ville entière est en ruines.Il y a des morts et un grand nombre de blessés », a confirmé le gouverneur de l'État du Dakota du Sud, Bill Janklow.Selon la chaîne de télévision locale KELO-TV, quelque 150 habitants de Spencer ont été blessés par le passage de cette perturbation atmosphérique.De violentes tempêtes ont également été signalées dans les Etats du Minnesota, du Wisconsin et du Michigan au cours de la nuit, avec des vents atteignant 80 km/ h.Cinq personnes ont péri dans ces trois États, à la suite d'incidents provoqués par les intempéries.Et 900 000 maisons et commerces ont été privés d'électricité.Les premiers secours arrivent dans le nord de l'Afghanistan Associated Press FAISABAD, Afghanistan Les premiers secours ont commencé hier à parvenir dans le nord de l'Afghanistan, secoué la veille par un puissant tremblement de terre qui a fait plus de 5000 morts, selon le Comité international de la Croix-Rouge.En février dernier, un vicient séisme avait fait 2300 morts et plusieurs milliers de sans-abri dans cette même région, contrôlée par la ï n.iliiinn anti-talibans.Le séisme de samedi a touché la région montagneuse du Badakhs-han, située près de la frontière du Tadjikistan.Les glissements de terrain qui.ont suivi cette secousse de 6,9 sur l'échelle de Richter ont détruit des dizaines de villages.L'épi-centre était situé à 70 km à l'ouest de Faisabad, la capitale de cette province.Le bilan de la catastrophe n'a pas été établi avec précision.Selon le bureau de l'ONU au Pakistan, entre 2000 et 3000 personnes ont péri, 2000 autres ont été blessées, 30 villages sont touchés et plus de 4100 maisons ont été fV*trniî«»*.Aurora, Newmarket et Holland Marsh.Plusieurs résidants ont affirmé avoir vu des nuages en forme d'entonnoirs, mais ces informations n'ont pas été confirmées.La tempête s'est rapidement déplacée vers l'est de l'Ontario, où elle a déraciné des arbres et provoqué la chute de fils électriques dans les régions de Picton et Napanee.Pour un temps limité, la sportive BMW 328i est à seulement 499$ par mois.Dans les droits comme dans les virages, aucune berline de sa catégorie ne surpasse la BMW 328L Moteur 6 cylindres de 2,8 litres, suspension indépendante, système antipatinage.Avec une accélération 0-100 km/h en 7 secondes et un prix aussi sensationnel, la BMW 328i n'a pas fini de vous donner des sensations fortes.Faites-en l'essai sans tarder, chez un concessionnaire BMW du Grand Montréal.Montréal BMW Canbec 4090.rue.Jean-Talon Ouest Montréal 731-7871 Laval Boulevard St-Martin Auto inc.1430, boul.St-Martm Ouest Chomedey.Lavai 667-4343/Mtl 343-3412 Banlieue Ouest Automobiles Jalbert inc.16710.Route Transcanaaienne Kirkland 695-6662/343-3413 Rive Sud Park Avenue BMW 8755.boul.Tascnereau Ouest Brossa'd 445-4555 Montréal 875-4415 Lè plaisir de conduire.Offre va'ab'e sur te modèle 328i 1998 neuf.4 portes.5 vitesses.Les taux de location sont ceux offets exclusivement par 'es Services financiers BMW fil sont rtiRponihlAR awprpç cinn rnnçA«iS'0'\">nnirp
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