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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 98
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-10-29, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, jeudi 29 octobre 1998 ?:i>* Elections ÉDITORIAL / OPINIONS La Presse 98 PHOTO ROBERT MAJLLOUX, La Prtsse Mario Dumont PQ et PLQ : du pareil au même, soutient Mario Dumont MARIO FONTAINE Libéraux et péquistes sont différents sur papier, mais gouvernent exactement de la même fa-çon.Seule l'Action démocratique offre un véritable changement et une approche constructive, a soutenu hier son chef, Mario Dumont, désireux de se démarquer des deux grands partis.Réagissant au déclenchement des élections au siège de sa formation, à Montréal, M.Dumont a notamment pris de front le chef libéral, Je^n Charest, qui se présente comme l'option du changement.Dans la pratique, libéraux et péquistes, c'est du pareil au même, fait plutôt valoir Mario Dumont.« Le PQ nous a proposé deux milliards de promesses en l'air qui ne tiennent pas debout.Les libéraux ont fait mieux, ils ont proposé trois milliards », d'illustrer le leader adéquiste.Même accusation pour le passé : le PLQ a fait écrire la réforme Rochon, le PQ l'a appliquée.« Le PQ et les libéraux ont toujours gouverné de la même manière, ajou-te-t-il, et ils se scandalisent chacun leur tour de ce que l'autre fait parce que l'autre a continué ce que le premier a commencé.» Il y a tout de même une chose que l'Action démocratique partage avec les deux autres formations : l'utilisation du chef comme élément vendeur.« Avec Mario », disent ses affiches, alors que Lucien Bouchard et Jean Charest servent eux aussi de figures de proue à leurs formations respectives.L'ADQ prévoit dépenser quelques centaines de milliers de dollars au cours du mois à venir, bien en deçà des 2,5 millions auxquels elle aurait droit, faute de fonds.Et, pour la première fois, elle présentera des candidats dans chacune des 125 circonscriptions.Une centaine sont déjà désignés.Un sondage publié mardi dans La Presse indiquait que la formation recueille 7 % des intentions de vote, ce qu'elle avait obtenu au dernier scrutin.Cela ne s'était toutefois traduit que par un seul gain, celui de Mario Dumont dans Rivière-du-Loup.Cette année, le parti vise tout particulièrement la couronne nord de Montréal et la Mauricie, rêvant de faire élire 12 candidats ou d'obtenir 20 % des suffrages, ce qui lui donnerait le statut de parti reconnu à l'Assemblée nationale.« 98 va être une opportunité de croissance majeure pour l'ADQ », prédit Mario Dumont, qui admet travailler sur le long terme.Et de se moquer de Jean Charest qui, plus tôt cette semaine, disait s'engager dans la plus grande bataille politique de sa vie : « Si je ne suis pas premier ministre, je boude.» Pas question pour moi de faire des menaces à la population, assure Mario Dumont, qui s'engage plutôt à donner « le vrai choix, celui de la vérité ».Son parti a adopté une approche positive, constructive depuis quatre ans, il continuera sur cette lancée, promet-il.En se penchant par exemple sur l'économie, la famille, la justice, les jeunes, les travailleurs indépendants.L'Action démocratique ne dispose pas d'un autobus de campagne, comme les autres partis.Le chef tentera de visiter le plus grand nombre de comtés possible, en faisant des arrêts où se trouvent des médias d'information capables de relayer ses messages.La campagne adéquiste est officiellement lancée ce soir à Montréal.Quant aux éléments du programme, ils seront explicités samedi.il dfc Le PQ arrache plus de concessions à Ottawa, soutient Bouchard MARTIN POCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Tout souverainiste soit-il, le Parti québécois est encore mieux placé que le Parti libéral du Québec pour arracher des Concessions « minimales » d'Ottawa, surtout au moment où Jean Charest se « désarme complètement » en refusant de faire peser la menace d'un référendum, dit Lucien Bouchard.« Nous sommes les mieux placés pour aller chercher notre butin à Ottawa », a lancé hier soir le premier ministre, qui présidait, au Hilton de Québec, son premier grand ralliement électoral : un cocktail de financement dont les organisateurs avaient vendu près de 900 billets à 200 $ chacun.Un coup d'envoi plutôt sage où Lucien Bouchard a livré un discours qui ne contenait aucun engagement précis.Alors que Jean Chrétien tente de limiter les dégâts de ses déclarations du week-end en affirmant maintenant que des progrès constitutionnels seraient plus réalisables avec un gouvernement Charest, le chef du Parti québécois s'est plutôt efforcé de démontrer que les souverainistes avaient obtenu plus de succès à Ottawa que les libéraux provinciaux.« Ce n'est pas un gouvernement fédéraliste québécois qui est allé chercher le pouvoir en matière d'immigration, c'est René Léves-que, a lancé M.Bouchard.Ce n'est pas un gouvernement fédéraliste PHOTOPC Lucien Bouchard était songeur, hier, en présidant le dernier Conseil des ministres de son mandat.québécois qui a obtenu le remboursement des 32 millions du coût du référendum de Charlotte-town.M.Bourassa a essayé, il ne l'a pas eu.Johnson a essayé, il ne l'a pas eu.Qui l'a eu ?Jacques Pa-rizeau.» Le premier ministre a poursuivi en rappelant que son propre gouvernement avait rapatrié les pouvoirs dans le domaine de la main-d'oeuvre et obtenu l'amendement constitutionnel qui a permis la création des commissions scolaires linguistiques.Il a aussi attribué à son gouvernement le mérite d'avoir rallié cet été les autres provinces au pacte d'union sociale, qui leur assurerait un droit de retrait avec pleine compensation des nouveaux programmes fédéraux.« Nous sommes les mieux placés pour défendre les intérêts du Qué- PHOTORÉMILEMÉE.LëPmm Jean Charest a participé, Mer soir, au premier grand rassemblement de la campagne libérale, dans le comté d'Anjou.Jean Charest convie les Québécois à une nouvelle Révolution tranquille KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC D'ici un mois, Jean Charest veut convaincre les Québécois qu'il doivent répondre à « l'appel de l'Histoire » en retrouvant l'esprit de changement de la Révolution tranquille.Le chef libéral, après plusieurs jours passés sur la défensive, entamait hier son combat singulier avec Lucien Bouchard, qui constitue, avoue-t-il, l'aboutissement de toute sa carrière politique.Malgré la politique de compressions pratiquée pendant quatre ans par les péquistes, le « choix du changement » présenté par les libéraux a placé Jean Charest sur la défensive depuis une semaine.Mais hier soir, lors du premier grand rassemblement de la campagne libérale dans le comté d'Anjou, M.Charest a tenté, devant un millier de militants, de retourner à son avantage les attaques de ses adversaires, qui l'accusent de vouloir tourner le dos aux acquis de la Révolution tranquille.Lui qui demandait aux Québécois de tourner la page sur cette époque, il y a dix jours, se présente maintenant comme le champion d'une nouvelle Révolution tranquille.«< Je suis un enfant de la Révolution tranquille », a d'emblée confié M.Charest à ses militants, « C'était des années où on osait sortir des sentiers battus.Ces années-là doivent revenir.Oui, on peut faire différemment.Oui, on peut sortir des sentiers battus », a-t-il lancé.Le changement proposé par le PLQ représente tout de même un risque, a-t-il convenu.« Ce n'est pas vrai qu'on fait une campagne électorale en présentant un choix aussi différent sans que ça dérange.Avouons-le », lance-t-il.« Mais dans le passé, on n'a pas craint, au Québec, de faire les choses à notre façon.Le vote du 30 novembre est en fait un appel de l'Histoire, une nouvelle occasion pour nous de marquer notre différence », a-t-il ajouté, s'employant à présenter ses adversaires péquistes comme les champions des vieilles recettes.« Le Québec n'a pas les moyens de perdre les quatre prochaines années.» Après une semaine d'hésitations, le chef libéral s'est résolument placé en mode attaque, hier soir, en se moquant du slogan des péquistes, qui demandent aux Québécois de leur faire confiance, « Quand on essaie de convaincre quelqu'un et qu'on est à bout d'arguments, qu'est-ce qu'on dit : faites-moi confiance », ironise le chef libéral.« Mais faites bien attention.Une fois l'argument de la confiance passé, il en reste un seul : celui de la peur.» Mais en plus de défendre ce virage à droite économique qu'il impose aux libéraux, M.Charest aura également à composer avec son allié d'Ottawa, le premier ministre Chrétien.Les interventions de ce dernier dans la campagne québécoise n'auront que « peu d'impact », prévoit déjà le chef libéral, qui se félicite toutefois de la volte-face effectuée avant-hier par le premier ministre canadien sur d'éventuels changements constitutionnels.« Il y a finalement une admission que personne ne pourra arrêter le mouvement de changement qui est bien enraciné.On va faire bouger des choses parce que le Québec va retrouver sa place de catalyseur.M.Chrétien n'a pas d'autre choix que de réaliser que le mouvement est irréversible.Irréversible », tranche M.Charest.Le chef libéral a profité hier soir du premier grand ralliement de son parti pour présenter l'ensemble de son équipe de la région de Montréal, dont, bien sûr, le candidat dans Anjou, Jean-Sébastien La-moureux, le fils du président du PLQ, Jacques Lamoureux.Le comté d'Anjou, dont la population est de plus en plus issue des communautés ethniques, une clientèle sympathique au PLQ, est convoité par les libéraux puisque le député actuel, le ministre Pierre Bélanger, ne l'a remporté que par 600 voix en 1994.1 bec parce que nous nous tenons debout », lance Lucien Bouchard, qui reproche en outre à Jean Charest de réduire ses chances à néant en écartant d'emblée le recours à l'arme du référendum, chose que Robert Bourassa n'avait pas faite.« Il se présente devant le gouvernement fédéral en prétendant pouvoir lui imposer des changements, mais il se désarme complètement.» Si le chef du PLQ y renonce, c'est qu'il sait sa cause perdue d'avance, soutient encore Lucien Bouchard, selon qui ni Jean Chrétien, ni aucun de ses successeurs « ne vont jamais proposer quoi que ce soit au Québec, sinon de dire qu'on est uniques comme le saumon du Pacifique et les stupidités du même genre qu'on a entendues au cours des récents mois ».M.Bouchard a aussi décrit Jean Chrétien comme le véritable auteur, « au fur et à mesure de ses déclarations transcendantales », du programme constitutionnel du PLQ.« II a ajouté au programme de Jean Charest le fait qu'il allait reconnaître Calgary et ratifier forcément, c'est implicite, le rapatriement de 1982.» « Est-ce que Jean Charest se propose d'aller mettre la signature du Québec au bas du coup de force de 1982, moyennant la ridicule épi-thète de Québécois \"uniques\"?demande Lucien Bouchard.Il faut le savoir.Il est sommé de nous le dire.Je l'interpelle.C'est mon droit de l'interpeller.» Le chef péquiste passera aujourd'hui son premier jour de campagne à Montréal.Il s'adressera à midi aux étudiants de l'Université de Montréal et rendra hommage en soirée au père de la loi 101, Camille Laurin, qui a annoncé mardi sa retraite politique.Composition l'assemblée LffA NATKMgALE DÉCLENbH Nombre de circonscriptions:\t125 Répartition des sièges au\t déclenchement des élections:\t Parti libéral\t45 Parti québécois\t74 Action démocratique du Qc\t! Indépendants\t2 Sièges vacants*\t3 \u2022 \u2022 Vaudreuii, Lapraihe, Marguerite-Bourgeois 1 !\t Source: PC ~(PC) Le Parti québécois compte actuellemet 74 députés à l'Assemblée nationale, contre 45 libéraux, un adéquiste et deux indépendants.Trois sièges sont vacants.Aux élections de 1994, le PQ avait recueilli 44,7% des voies, contre 44,3% au PLQ.Élections-Québec bilan 1976-1995 parti égailla equality party Parti Québécois y- \" ons du 15 novembre 1976 PQ:71 sièges-41,3% PLQ: 26 sièges - 33,7 % UN: 11 sièges-18,2% Ralliement créditiste: 1 siège Parti national populaire: 1 siège % du 13 avril 1981 PQ: 80 sièges - 49,2 % PLQ: 42 sièges - 46,0 % Élections du 2 décembre 1985 PLQ: 99 sièges - 55.9.0 % PQ: 23 sièges - 38,6 % t du 25 septembre 1989 PLQ: 92 sièges - 49,9 % PQ: 29 sièges - 40,1 % Égalité: 4 sièges - 3,6 % ¦ du 26 septembre 1994 PLQ: 47 sièges - 44.3 % PQ: 77 sièges - 44,7 % Autre: 1 siège - 6.5 % Mtfrenctum du 30 octobre 1995 OUI: 49,4% NON: 50,6 % Source: Bureau des Élections (PC) B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 OCTOBRE 1998 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Pour un vote utile des Montréalais A Claude Masson cmitsson@lapresse.ca près 58 jours, 15 débats publics entre les candidats à la mairie, des centaines de discours et un porte-à-porte de tous les instants de la part des candidats dans les 51 districts électoraux, l'interminable campagne électorale à Montréal prendra fin dimanche.C'est beaucoup trop long : les débats s'enlisent, les basses attaques se multiplient, les messages à la population sont tellement nombreux, diversifiés et même contradictoires qu'ils sèment la confusion plutôt qu'ils n'éclairent les électeurs.L'Assemblée nationale devra amender la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités pour réduire sensiblement la durée de la campagne, dans quatre ans.Les électeurs montréalais ont été laissés sur leur faim.Aucun des quatre candidats à la mairie n'a suscité l'engouement ou offert un programme d'action susceptible de répondre à la morosité actuelle des Montréalais.Ce sera un vote de résignation.On votera pour le moindre mal.Mais il faut que le vote exprimé \u2014 espérons par le plus grand nombre \u2014 soit un vote utile pour l'avenir de la métropole.Michel Prescott, le chef du Ras-semblement des citoyens et citoyennes de Montréal, déjà conseiller de Jeanne-Mance depuis 16 ans et pourtant encore peu connu, a été la révélation de la campagne.De centre-gauche, il a bien présenté ses idées et son programme, par ailleurs trop mince et trop limité pour les défis que représente la gestion d'une grande ville comme Montréal.Il dirige un parti qui ne mérite pas d'être élu.Le RCM, défait il y a quatre ans, n'a pas suffisamment fait son autocritique ; il s'est reconstruit pour la période électorale à partir de déchirements profonds qui ont laissé des séquelles.Le RCM n'est même pas certain de survivre, au lendemain du 1er novembre.Jean Doré, chef d'Équipe Montréal, a tenté un retour sincère mais trop hâtif à la mairie.Les Montréalais ont encore trop frais à la mémoire les erreurs majeures de son Chine: encore la question des droits rois semaines après avoir signé une convention des Nations unies sur la protection des droits civiques et politiques, le gouvernement de Beijing harcèle de nouveau les groupes qui veulent démocratiser la vie politique chinoise et cherche à les intimider.ii Ces groupes n'ont pas la fougue du mouvement pour la démocratie \\ qui s'est fait écraser sur la place Tia-\\ nanmen, il y a neuf ans.Mais ce ne sont pas leurs tactiques moins impétueuses qui les rendent moins dangereux pour le monopole du pouvoir exercé par le Parti communiste.Les dirigeants de Beijing sont bien conscients que ce sont de petits groupes insistant sur le respect des droits de l'homme et non de puissants partis politiques cherchant à prendre le pouvoir qui ont eu raison de l'hégémonie communiste en Europe de Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca règne à l'hôtel de ville, dont les hausses de taxes, le coût des param un ici pales, le plancher d'emplois accordé aux cols bleus, en plus de son attitude arrogante et de sa tendance verbo-motrice qu'il a tentée de corriger tant bien que mal au cours de la campagne.M.Doré a mis le dernier clou au cercueil de sa tentative de retour lorsqu'il a songé à se retirer de la course et qu'il est revenu sur ses bonnes intentions, 48 heures plus tard.C'était un geste honorable de sa part.Il voulait former une coalition pour éviter à tout prix la réélection du maire Pierre Bourque.U n'est pas allé jusqu'au bout de ses convictions.Il a perdu toute crédibilité.C'est malheureux puisque Équipe Montréal, avec 22 femmes et huit jeunes de moins de 30 ans, présente une assez bonne formation.C'est aussi le seul parti qui annonçait un tandem à la direction de la Ville avec un candidat prometteur, Jean Lamarre, à la présidence du comité exécutif.Des quatre chefs en présence, c'est de loin Pierre Bourque qui a mené la meilleure bataille.Depuis six mois, il serre des mains et visite tous les coins et recoins de la ville.Homme de bonne volonté, simple, chaleureux, il est accueillant et les électeurs le lui rendent bien.C'est l'affection qu'il reçoit des gens qui le nourrit, le stimule, lui donne sa dose quotidienne d'adrénaline.Le contact interpersonnel lui fournit son carburant.Attaqué de toutes parts par ses adversaires, des ministres, des gens d'affaires, des observateurs, des journalistes, Pierre Bourque a une exceptionnelle capacité d'absorption face aux attaques les plus basses.Si sa campagne a été exceptionnelle, elle ne doit pas faire oublier ses quatre années de pouvoir.Démissions fracassantes de 15 conseillers de Vision Montréal, 215 accusations en vertu de la Loi électorale par rapport au financement de son parti, grande improvision des projets et des décisions, manque de confiance de la part des autres ordres de gouvernement et des milieux socio-économiques qui comptent pour le développement de la ville.La crédibilité du maire est presque nulle.Sa capacité de travail en équipe a été un échec.Durant quatre ans, il a agi seul, en « one man show ».Un mégalomane ou un jovia-liste en culottes courtes.Le bilan de son administration n'est pas que négatif : pas d'augmentation de taxes, réduction de 1 300 postes dans la fonction publique municipale, diminution d'un l'Est et en Union soviétique.Quant aux démocraties occidentales, elles doivent continuer à encourager la Chine à ratifier les conventions des Nations unies, puis à les respecter, ainsi que les droits de ses citoyens.Mais, avec leurs agendas politiques et leurs intérêts économiques, elles sont mal placées pour accélérer le processus de libéralisation en Chine.Rien n'est plus néfaste pour un mouvement idéaliste que de pouvoir être confondu avec des intérêts étrangers.Ce sont des individus et des groupes privés qui forment le mouvement en Chine.Leur meilleur appui à l'étranger est, sans doute, un mouvement semblable pour rappeler au monde leur lutte et leurs idéaux.milliard de la dette actuarielle à l'égard des régimes de retraite, annulation du déficit anticipé et même léger surplus envisagé cette année.Mais, pour arriver à de tels résultats, son administration a généreusement puisé dans les surplus de la Ville, en plus de vendre des actifs à rabais au gouvernement du Québec.\u2022 La réélection de Pierre Bourque, avec l'expérience accu* mulée, ne serait peut-être pas la « catastrophe appréhendée ».Mais Montréal a besoin d'un maire avec plus de leadership, plus d'idées, plus de direction, plus d'influence sur les autres ordres gouvernementaux pour obtenir notamment ce fameux pacte fiscal souvent promis mais encore attendu.Réélu, Pierre Bourque pourrait devenir encore plus imprévisible dans son comportement et sa façon de gérer les affaires de la ville.Jacques Duchesneau, chef de Nouveau Montréal, le « sauveur » attendu, a déçu durant la campagne électorale.Il a gaffé à plusieurs reprises.Son message n'a pas très bien passé.L'apprentissage de l'arène politique a été difficile pour lui.Mais, autant l'excellente campagne de Pierre Bourque ne doit pas faire oublier ses quatre années de pouvoir, autant la décevante campagne de Jacques Duchesneau ne doit pas atténuer son bilan positif comme directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Drame de Polytechnique, meurtres en série de motards et descentes majeures dans leurs repaires, crise du verglas, établissement de la police de quartier : autant d'occasions ou de dossiers où Jacques Duchesneau a exercé un véritable leadership.C'est un homme exigeant, impatient face aux résultats, autoritaire même.C'est probablement d'un homme de caractère dont Montréal a besoin pour que la métropole reprenne sa place sur l'échiquier québécois et canadien et redevienne une grande ville concurrentielle en Amérique du Nord.Nouveau Montréal présente une équipe aussi valable que celle d'Équipe Montréal, avec notamment 40 % de candidats en provenance des communautés culturelles.Les Montréalais doivent exprimer un vote utile et non un vote qui perpétuera la division.Jacques Duchesneau est le leader qui pourrait le mieux former une coalition au sein du conseil municipal de Montréal, advenant que son parti ou un autre soit minoritaire.Sa crédibilité comme serviteur public est reconnue.C'est ce dont Montréal a le plus besoin comme prochain maire.son droits réservés serge.chapleau@laprcsse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES Le chat sort du sac ! ¦ Le chat sort enfin du sac ! Et les semblables s'attirant, ils ne peuvent faire autrement que de se retrouver ! Le public pourra juger.Madame Daviau, qui a presque réussi à démolir le RCM lors de sa compagne à la chefferie suivie rapidement de sa démission, en avril, rejoint maintenant celui qui ne sait pas équilibrer un budget de campagne électorale ! Imaginez-le maintenant à l'administration municipale en compagnie de Mme Daviau.De grâce, toyens et toyennes Montréal, vous laissez pas berner.En tant que directeur de police de Montréal, sachez que cet administra-teur « chevronné » a mis, dit-on dans certains milieux.Jacques Duchesneau plus d'argent de son budget dans les bureaux de la police de quartier que dans les effectifs de police, privant ainsi les citoyens d'une meilleure sécurité et d'une plus grande présence des policiers dans les rues.Comme pour les annonces de sa campagne électorale, beaucoup de dollars dans la parure, mais rien sur le fond.Bien des promesses mais peu en terme de véritables réalisations.Roger SAGEANT Montréal Révoltée et indignée Monsieur Jean Chrétien, m Je suis tombée, ce matin, sur un article en première page d'un de nos quotidiens qui nous parle de la guerre au Kosovo, avec en prime une photo d'une grand-mère en pleurs à côté de sa petite fille qui dort bêtement.L'innocence et la tragédie captées sur pellicule.On nous parle dans le journal de massacres perpétrés par les Serbes qui tuent les adultes dans les villages en laissant les enfants en vie.Quelle gratitude ! On nous dit que ces enfants sont tellement traumatisés d'avoir vu leur famille anéantie qu'ils ne peuvent plus parler.Tout ce qu'ils font, c'est pleurer et crier.Je lis ces lignes et j'en suis révoltée et indignée.Nous sommes à la fine pointe de la technologie, nous savons tout ce qui se passe sur notre chère planète et que faisons-nous ?Nous n'avons plus d'excuses.Que fait le Canada devant ces massacres ?Qu'est-ce que la communauté internationale attend pour intervenir ?Nous nous faisons complices en gardant le silence.Jean Chrétien Pendant que j'écris ces lignes, je pense à ma petite fille qui saute à la corde dans la cour et qui s'amuse du haut de ses cinq ans.Elle a une chance inouïe de vivre dans un pays paisible.Ces enfants traumatisés que l'on voit à la télévision n'ont rien fait pour mériter leur sort.Quelle injustice flagrante I Que peut-on faire devant de telles atrocités ?Je me sens démunie face à tout cela.Au nom de la vie et au nom des enfants, je veux dénoncer publiquement ces tueries inutiles et demander au gouvernement canadien d'intervenir au niveau mondial pour que cessent ces massacres.La vie d'un enfant n'a pas de prix I Manuela BANFI ^val Les garderies à 5 $ : est-ce une aubaine ?¦ En apprenant, lors de la réorganisation du cabinet du gouvernement Bouchard, que madame Nicole Léger devenait ministre de la Famille, j'avais espéré qu'elle redresserait la réforme de la politique familiale si mal engagée par madame Pauline Marois.Mais en vain ! Je constate aujourd'hui que madame Léger ne fait que poursuivre la destruction de la famille.Et cela, en avouant que c'est pour répondre à une demande de la population depuis la Révolution tranquille.Quel dommage pour notre société 1 L'aubaine des garderies, que ca-che-t-elle ?Un véritable service de la famille ?Non ! Je crois, au contraire, qu'elle cache la négation ou encore l'usurpation de la plus belle des carrières : celle de maman.Une carrière que d'autres récupèrent avec un salaire dans notre monde devenu de plus en plus socialiste.À l'heure où notre société a besoin de redécouvrir le sens du mariage et de la famille, et d'approfondir les besoins essentiels de l'enfant afin de favoriser l'épanouissement de son être tout entier, je comprends mal qu'on s'acharne à tout prix à vouloir don- ner pour cadeau aux familles des garderies à 5 $.Les parents qui ont la responsabilité, plus encore l'obligation, dé veiller sur leurs enfants et de bien les éduquer, que sont-ils en droit d'attendre du ministère de la Famille ?À mon avis, ils ont à attendre le respect et le soutien.Ce n'est pas en doublant le nombre de places disponibles dans les garderies québécoises qu'on y arrivera, mais en aidant les mères à assumer leur rôle.Et pourquoi pas en leur offrant un salaire familial.Là, m'ap-paraît l'urgence des urgences en matière de politique familiale.Solange lefebvre-pageau Centre de recherche et d'éducation à la vie familiale N.Ba ¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.Les textes peuvent également être acheminés par fax au 285-4816 ou par email à l'adresse: edi-io@lapresse.ca f LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 OCTOBRE 1998 B 3 Le scrutin de dimanche Grosse pluie de reproches \u2014 venant évidemment du clan Bourque \u2014 au sujet de ma chronique de samedi, où je parlais des répercussions électorales de la sous-scolarisation.Oui, parce que Montréal a été abandonnée par ses élites et une grande partie de sa classe moyenne, une proportion démesurée de Montréalais est sous-scolarisée.Et c'est dans ce milieu que M.Bourque trouve une grande partie de ses appuis, comme le montrait éloquemment le dernier sondage SOM.Je ne ferai pas amende honorable pour avoir énoncé ce qui est une évidence.Il n'y a pas une seule grande ville, où que ce soit au monde, qui n'ait en son sein une solide classe moyenne et ce qu'il faut bien appeler des élites, quel que soit le sens que Ton donne à ce mot.C'est le cas de Paris, Londres, New York, San Francisco, Berlin, Mexico, Tokyo, que sais-je.et, pour prendre un exemple à notre échelle, c'est le cas de Toronto et de Vancouver.- Qu'on aime cela ou non, c'est une réalité.Montréal dépérit, et la qualité de son personnel politique s'en ressent, parce qu'une trop grande partie de ses élites naturelles l'ont abandonné au profit de la Rive-Sud et des petites enclaves qui devraient normalement faire partie du territoire montréalais ( Outremont, Westmount, Saint-Laurent, etc.).Annexez à Montréal les villes de sa périphérie immédiate, notamment celles qui font partie de son territoire géographique naturel, et vous changez instantanément le paysage politique de la ville.Évidemment, jamais la banlieue n'acceptera cela.Tout amalgame devrait être imposé par Québec.C'est un projet si périlleux, élec-toralement, qu'aucun gouvernement n'aura le courage politique de s'y attaquer.Mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.\u2022 Cela dit, je voudrais apporter deux petites précisions à l'intention de ceux qui m'accusent de mépriser les non-instruits et les Montréalais.Premièrement, je ne suis pas loin d'être moi-même « non-instruite » : j'ai commencé à travailler à temps plein à 18 ans et je n'ai pour tout diplôme qu'un bachot de « cours classique ».Certes, ce n'est pas parce qu'on est allé à l'université qu'on vote intelligemment ( le grand philosophe Heidegger était un partisan d'Hitler ! ) mais de là à dire que la sous-scolarisation n'a rien d'anormal.Deuxièmement, il n'y a pas plus Montréalaise que moi : non seulement mes parents ( et mes grands-parents paternels ) viennent de Montréal, mais je n'ai jamais habité ailleurs qu'à Montréal.Bref, quand je déplore les carences de Montréal, je ne pose pas un regard extérieur sur la ville et ses habitants.Je parle de l'intérieur.Bon.Et alors, comment est-ce que je vais voter?Dans mon distria, pour Jean Lamarre.Sans hésitation.À la mairie, j'ai dû procéder par élimination.Je ne voterai pas pour Pierre Bourque parce que je ne veux pas d'un maire « nouvel âge ».J'aurais trop peur qu'il se mette à faire tourner des tables d'ici la fin de son deuxième mandat.M.Bourque nous a déjà confié qu'il parlait aux arbres.Tout à coup s'il se mettait à parler aux esprits ?Je ne voterai pas pour Michel Prescott, parce qu'il n'a pas fait ses preuves dans l'administration et qu'il n'arriverait pas tout seul à l'hôtel de Ville.Il traînerait le RCM derrière lui.Or, le RCM, qui a connu de belles années dans l'opposition contre Jean Drapeau, est devenu une coquille vide, groupus- Lysiane GAGNON culaire, et pour tout dire, archaïque.Je ne voterai pas pour Jean Doré, malheureusement.Il y a une semaine, j'étais sur le point de lui donner mon vote, pour toutes sortes de raisons.Spontanément, j'ai plus d'affinités avec lui qu'avec les autres candidats, peut-être simplement parce que je le con-nais mieux.Il est intelligent, cultivé, il a de la prestance, de la dignité.Il parle trop, certes, mais au moins il parle bien, en anglais comme en français, et il dit rarement des bêtises.En plus, il a quitté le RCM ( ou le RCM l'a quitté ), ce qui, à mes yeux, lui apporte des points supplémentaires.Mais le psychodrame de la semaine dernière \u2014 ce retrait inopiné, ces excuses improvisées, la suffisance avec laquelle il a tenté de promouvoir une coalition dont il aurait été l'unique gagnant, la débandade qui a suivi \u2014 tout cela m'a fait changer d'idée.En plus, il y a un facteur capital : si l'on veut voter contre Pierre Bourque, il faut voter pour celui qui a le plus de chance de le détrôner.Or, c'est Jacques Duchesneau qui est le mieux placé pour ce faire.Les récents cafouillages de Jean Doré lui ont certainement fait perdre des points dans l'opinion publique, et M.Duchesneau est probable* ment, aujourd'hui, bon deuxième dans la course.Que M.Duchesneau ait été chef de police ne me dérange pas du tout.Je n'aurais pas dit la même chose en 1968, ni en 1971, mais tout a changé depuis, et la police n'est plus ce qu'elle était, exception faite de déplora- bles bavures dont M.Duchesneau n'est pas personnellement responsable.Les quelques policiers du SPCUM que j'ai eu l'occasion de rencontrer, dans ma vie, m'ont plutôt favorablement impressionnée par leur bon sens et leurs qualités humaines.Et puis, à l'instar de l'ancien chef Gilbert devenu criminologue, voilà un groupe de travailleurs qui n'a jamais cessé de s'instruire et de perfectionner ses techniques.Je ne m'inquiète pas trop du fait que M.Duchesneau ait glissé sur des pelures de banane, ou réagi maladroitement à des événements imprévus.Il n'y a rien d'anormal à ce qu'un homme qui n'a pas d'expérience en politique active commette quelques maladresses à sa première campagne électorale.Ce qui m'inquiète est d'un autre ordre : on a parfois eu l'impression qu'il manquait de jugement.Sa dernière promesse \u2014 cette histoire abracadabrante d'investisseurs étrangers prêts à déverser des millions ici s'il est élu \u2014 n'a rien de rassurant.En outre, son grand projet de mairies de quartiers est ridicule.Montréal n'est pas Paris et n'est ni asr sez peuplée ni assez riche pour être divisée en arrondissements.M.Duchesneau se rachète, cependant, quand il dit que sa priorité sera de fournir des services.J'aime ce côté simple et concret, qui correspond à la nature d'une administration municipale.Des maires visionnaires, on en a eu assez.Ils ne nous ont laissé que des dettes et des éléphants blancs.Autre considération importante : M.Duchesneau est le seul candidat qui semble disposé à tenir tête à Québec et à s'opposer aux politiques qui défavorisent Montréal dans tant de domaines, de la santé au transport en passant par la fiscalité.Cela constituerait un changement bienvenu par rapport aux administrations précédentes.Opinions - À la défense Il est temps qu'un chef nous propose de Pierre Bourque de nouveaux défis DENIS GAUTHIER et RENÉE THIVIERGE Les auteurs président les deux comités de sélection des candidats d'Équipe Bourque/ Vision Montréal.Mesdames Agnès Gruda et Lysiane Gagnon Les éditorialistes des journaux de la fin de semaine dernière se sont unis pour déconseiller aux électeurs montréalais de réélire le maire actuel, Pierre Bourque.Certains de ces journalistes sont demeurés dans la limite de la décence et ils ont exprimé leurs choix à partir de critères rationnels tout autant que subjectifs ; nous respectons leur préférence.Mais, lorsqu'on s'attaque de votre manière à la personne d'un candidat à la mairie et à la qualité des électeurs ( voir l'éditorial de madame Agnès Gruda, « Battre Bourque », du 23 octobre et la chronique de madame Lysiane Gagnon, « Montréal la tragi-comédie », du 24 octobre ), nous croyons nécessaire de remettre certaines pendules à l'heure.« Battre Bourque » Vous dites, madame Gruda : « Dans les milieux influents, personne \u2014 PERSONNE\u2014 ne prend Pierre Bourque au sérieux.» Votre « don d'ubiquité » peut-il nous expliquer quels sont ces « milieux influents » ?Et pourquoi, et surtout « pour quoi ?», voudraient-ils influencer ?Un peu plus loin, vous affirmez que « des tas de personnes se posent des questions sur son équilibre mental.» Pierre Bourque \u2014celui avec lequel nous travaillons et non pas la somme des racontars à son sujet \u2014 est pourtant au contraire un être profondément équilibré.Nous pourrions peut-être lui reprocher de ne pas assez remettre les coups.Mais nous le connaissons assez bien pour comprendre que sa façon de penser et d'agir est aictée beaucoup plus par de l'humanisme et par une grande compassion pour les êtres humains que par un manque de combativité.\u2022 Un peu plus loin, vous affiniez : « Les défaillances de Pierre Bourque (.) sont susceptibles de faire un tort énorme à Montréal.» Vous semblez avoir une idée bien arrêtée sur ce que devrait être la ville et sur celui qui devrait la diriger.Votre moule théorique et intellectuel doit s'appliquer et vous n'acceptez pas d'essayer de comprendre.Comme si la ville avait arrêté de progresser pendant les quatre années de mandat du maire actuel et comme si sa réélection faisait reculer Montréal vers des limites que seule votre imagination peut inventer.Madame Gruda, vous auriez intérêt à revenir en ville ! Un peu plus loin, vous parlez de l'association de Pierre Bourque avec le candidat du Plateau Mont-Royal, Bé-ranger Lessard, un homme « au passé m-bilieux et à la pensée opaque ».Vf Pierre Bourque Nous avons assisté comme vous à cette conférence de presse, et nous nous doutions bien que vous n'auriez pas le temps d'écouter et d'entendre, étant beaucoup trop occupée à vous tordre de rire.Si vous n'aviez pas tant ri, vous auriez peut-être pu comprendre vraiment les explications de monsieur Lessard sur la nature de ses infractions aux lois de l'habitation.Vous auriez peut-être écouté plus attentivement lorsqu'il a raconté qu'il achetait des bâtiments où s'étaient installées des piqueries.Il les rénovait et il les transformait en logements convenables et même attrayants, débarrassant ainsi les résidants voisins d'une proximité peu souhaitée.Monsieur Lessard est un homme coloré, impétueux, et peu à l'aise devant les journalistes.Beaucoup d'équipes auraient refusé de le compter parmi les leurs.Mais, à notre avis, comme une famille ou comme une communauté, une équipe politique forte doit être capable d'intégrer un candidat comme lui, qui ne maîtrise peut-être pas les mots, mais qui nous est apparu en comité de sélection comme étant un homme de grand coeur et d'une grande simplicité.Nous croyons que les électeurs de son district seront capables de l'évaluer beaucoup mieux qu'une éditorialiste.Madame Gruda, votre jugement sur notre candidat nous semble logique si nous nous référons à l'un de vos édi-toriaux du mois d'octobre, « Le candidat du vide », où vous évaluiez les équipes des partis en liste au moyen de.leur curriculum vitae sur papier.À propos des autres formations, vous parlez de gens plutôt instruits.Notre équipe comporte aussi une pléiade de diplômés et de professionnels, mais ce n'est pas notre seul critère pour bâtir un regroupement politique.Le rôle d'un conseiller, même dans une grande ville comme Montréal, en est un d'écoute du citoyen et de recherche de solutions pour celui qui réclame des trottoirs sécuritaires, des rues bien déneigées, un compte de taxes aminci, La formation universitaire doit être un complément et non pas le principal critère.On peut passer beaucoup d'années à l'université, apprendre comment discourir et comment écrire, et n'avoir jamais \u2014car malheureusement, ça ne s'apprend pas là \u2014 l'ombre des qualités humaines de notre candidat.Les diplômes ne sont jamais aussi et plus importants que l'être humain qui les reçoit.C'est du vernis.Le vernis voilera, cachera les carences d'une poutre de bois pourri, mais nous n'aimerions pas que notre maison soit construite sur ce genre de fondation. y * : 82 Une pub axée sur les chefs photos uPmm La publicité électorale de la présente campagne sera axée sur la personnalité des chefs.Les premières affiches qui ont été installées en donnent d'ailleurs un net aperçu, tant du côté du PQ que du PLQ.C'est parti! Chantai Hébert Officiellement promise à finir en lion le 30 novembre, la 35e élection québécoise a entre-temps commencé en mouton hier.Après des semaines de campagne officieuse, son déclenchement était devenu une formalité.Sans être mémorable, l'événement a quand même commencé à donner le ton à l'élection.D'abord la forme : les Québécois avaient rarement vu Lucien Bouchard aussi nerveux.Il faut dire que, dans sa courte mais spectaculaire vie politique, M.Bouchard a davantage eu l'habitude des conditions gagnantes que de l'adversité électorale.Ministre vedette derrière lequel le premier ministre Mulro-ney avait mis tout son poids en 1988, chef d'un parti fédéral hyper-populaire en 1993, sauveur attitré du camp du OUI au référendum de 1995, M.Bouchard n'avait jamais jusqu'à hier été celui sur les épaules duquel repose le poids du choix du moment d'une élection.Et puis, tous les premiers ministres tiennent à faire valider leur bilan par l'électorat, histoire de prouver qu'ils ne sont pas le résultat d'un accident de parcours.À plus forte raison M.Bouchard, qui n'a jamais été élu dans ce poste.Plus accoutumé aux raidillons électoraux, le chef libéral semblait également plus sûr de lui que son adversaire.L'affaissement de la formidable avance que son arrivée avait donnée au PLQ aura au moins eu l'avantage de donner des coudées très franches à M.Charest.l'entendre, on sent qu'il pense qu'il n'a rien à perdre et tout à gagner à foncer dans la campagne.Ensuite, le fond : le plus exceptionnel, c'est qu'il a été davantage question du programme de l'opposition que du bilan du gouvernement au cours du point de presse du premier ministre.Ce n'est pas un accident.Et d'emblée, Lucien Bouchard a invité les Québécois à participer nombreux au suffrage, ce qui n'est pas un voeu pieux.Avec une lutte serrée en vue, le PQ craint l'abstention de ceux de ses membres que la lutte au déficit zéro et le flou de l'engagement référendaire auraient désabusé.Mais il compte sur la teneur du programme Charest pour les galvaniser.Il faut également attribuer à un appel aux drapeaux souverainistes la grande place faite à Jacques Pari-zeau dans la campagne péquiste.Après avoir maladroitement laissé son programme économique se faire caricaturer par ses adversaires, Jean Charest tenait également à en reparler.Pour recentrer sa plate-forme à deux égards.D'abord en la situant dans le contexte québécois, en affirmant d'emblée qu'« on a jamais eu peur au Québec d'inventer, de créer, de faire des choses à notre façon ».Ensuite, en lui donnant des lettres de noblesse sociale, le grand oubli de la stratégie libérale des dernières semaines.À défaut de produire des politiques précises, M.Charest a fait une large place à la santé et à la pauvreté dans son discours de lancement et c'est dans l'est de l'île de Montréal qu'il a démarré sa tournée.Quoi dire de Mario Dumont sinon que, pris au dépourvu par l'heure du déclenchement et forcé d'improviser ses premiers commentaires à partir d'un studio de télévision d'Ottawa, le chef de l'ADQ a quand même juré qu'il avait toujours su que les élections seraient déclenchées pour le 30 novembre.Enfin, le grand oublié de ce lancement aura été le premier ministre ontarien Mike Harris, qui ne s'en plaindra pas après avoir vu son nom utilisé à toutes les sauces depuis que Jean Charest a mis son programme électoral sur la place publique.Les chefs aujourd'hui ¦ Le chef du Parti québécois Lucien Bouchard fera campagne dans la région de Montréal.Il prononcera une allocution à l'Université de Montréal à midi, visitera le Centre de formation des métiers de l'acier à Anjou à 14h30, prendra la parole au lancement de la campagne nationale du PQ à la permanence du parti à 17h00 et se rendra à une assemblée publique dans le comté de Bourget à 19h00.¦ Le chef du Parti libéral Jean Charest fera campagne dans la région de Montréal.Il doit préciser là politique de son parti dans le secteur de la santé lors d'une conférence de presse en matinée.Il pro;-cédera ensuite à l'ouverture officielle des comités électoraux des comtés d'Iberville et des Mille-Îles-, \u2022 ¦ Le chef de l'Action démocratique Mario Dumont fera campagne dans la région de Montréal.Il sera à l'assemblée d'investiture du candidat Jacques Hébert dans Deux-Montagnes à 15hl 5 et procédera au lancer ment officiel de la campagne de l'ADQ au comité électoral du parti à Montréal à I9h.EN BREF Réformiste et adéquiste ¦ Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, ne voit aucun problème à ce que son candidat dans la circonscription de Hull, Mark Buzan, soit à la fois un employé et un militant du parti de la Reforme de Preston Man-ning, à Ottawa.De passage en Outaouais hier.Mario Dumont a même avoué que plusieurs personnes voient des similitudes entre les politiques réformistes et celles de son propre parti.« Preston Manning offre quand même au Québec quelque chose de plus intéressant que ce t que Jean Charest et les libéraux demandent à Ottawa », a souligné le chef de l'ADQ, après avoir présenté trois des cinq candidats qui porteront les couleurs de son parti en Outaouais, au cours de la campagne électorale.Mark Buzan, qui est âgé de 24 ans, est un employé politique au bureau du député réformiste Jason Kenney.La Santé suspend sa pub ¦ Le ministère de la Santé a suspendu toutes ses activités publicitaires sur la transformation du système de santé pour la durée de la période électorale.« Même s'il n'y a pas de règle précise qui régisse l'action des ministères et organismes du gouvernement en période électorale, les autorités du ministère tiennent à respecter l'es- A prit de la Loi électorale », a indiqué le ministère de la Santé par voie de communiqué.Le Parti libéral du Québec avait porté plainte devant le Directeur général des élections, estimant que cette publicité faisait partie intégrante de la stratégie électorale du PQ.« Depuis 1995, le Ministère réalise diverses activités de communicatioo visant à rassurer et informer la population sur la transformation du système de santé et de servi* ces sociaux en diffusant, entre autres, des mes> sages publicitaires sur le service téléphonique infn-Santé CLSC, la chirurgie d'un jour, etc.Pour éviter que ces activités de communication se transforment en éléments de débat entre les partis politiques pendant la période électorale, elles sont donc reportées à plus tard », dit le ministère dans son communiqué. ^ Rétroactif au I\" septembre 199S ! Du premier septembre au ¦ 30 novembre 1998, faites trois allers-retours admissibles à bord de Canadien''\", d'Inter-Canadien ; d'American Airlines, de British .Airways ou de Qantas et vous obtiendrez une prime de 15 000 points Canadien Plus à \u2022.\u2022;.-.:/\u2022 ;.utiliser comme vous le désirez.RETROACTIF EN PLUS ! ¦ ¦ Si vous avez voyagé avec nous depuis le premier septembre, ¦ \u2022¦ .-* .'.\u2022\u2022*\u2022\u2022,¦ *.*'> '.'\u2022\".\u2022*\\ ' vous vous rapprochez du but.\u2022 FACILE! Pour profiter de cette offre, il suffit de donner votre numéro de membre Canadien Plus au moment des réservations ou de l'enregistrement.Pour chaque trio d'allers-retours admissibles, nous vous accorderons .automatiquement une prime de 15 000 points\" en plus de vos points habituels.Si vous n'êtes pas membre de Canadien Plus et désirez le'devenir, veuillez consulter les conditions ci-dessous.Reservez dès maintenant! N'hésitez pas, composez le 1 800 665-1177 ou communiquez avec votre agent de voyages.\u2022 \u2022 ' \u2022 \u2022 \u2022 Encore mieux, obtenez 500 points supplémentaires en réservant par l'intermédiaire de notre site Web au www.cdnair.ca ¦ ».- LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 OCTOBRE 1998 3 allers-retours et 15 000 points en prime l Vous ne ferez pet trois allers-retours?Même si vous n'en faites qu'un ou deux, vous doublez vos points !n AmericanAîrfnes' british airways /jrç/er Canadien\" Vous devez ôtre membre de Canadien Plut pour participer.Si et n'est pas le cas, composez le 1 800 665-1177 pour vous inscrire, ou passez par notre site Web (www.cdnair.ca).Les nouveaux membres doivent faire parvenir leur carte d'embarquement et le reçu de leur billet à Canadien Plus, \" Trois vols C.P.7737, Suce.Terminal, Vancouver (CB) V6B 5W9.T0u nos partenaires régionaux.*Le seuil de points-primes Canadien Plus sera porté au compte du client en nombre différentiel en fonction du nombre d'allers-retours admissibles effectués entre le 01/09/98 et le 30711/96 (par ex.: deux vola « seuil de points non atteint de 3 à 5 vols * prime de 15 000 points, 6 vols = prime de 30 000 points).\"Si vous faites moins de trois allers-retours entre le 01/09/98 et le 30711/96 (soit 1 é 5 tronçons), obtenez le double des points pour chaque tronçon effectué.Sont admissibles les vole réservés et effectués dans les catégories suivantes: Canadien ou ses partenaires régionaux: F, J, C, Y, B, H, Q; American Airlines: F, P, C, Y, B; British Airways: F, J, C, Y, S; Qantas: P, J, Y.Tous les règlements et les conditions du programme Canadien Plus s'appliquent American Airf/tes est une marque déposée de Americ^ Airlines Inc.Canadien et Canadien Plus sortîmes marques déposées des Lignes aôrienne?\\Canadien International Itéa, B6* LA PRESSE, MONTRÉAL JEUDI 29 OCTOBRE 1998 La CEQ promet des moyens de pression LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Pas de moyens de pression du front commun pendant la campagne électorale ne veut pas dire pas de moyens de pression de la CEQ pendant cette même campagne.La CEQ dissocie en effet la négociation du secteur public, en front commun, de sa négociation à elle sur l'équité salariale.Ainsi, si le front commun, lui, n'adopte pas de moyens de pression pendant la campagne électorale, la CEQ, elle, en adoptera pendant la campagne pour obtenir l'équité salariale pour ses membres.Journée d'étude, caravanes des partis politiques suivies par un autobus de la CEQ, campagne de publicité, lettres expédiées aux candidats.C'est finalement tout un arsenal que déploiera la Centrale de l'enseignement du Québec, a prévenu la présidente Lorraine Page, hier, en conférence de presse à Montréal.Politique Les fédéralistes voteront massivement MICHEL HÉBERT Presse Canadienne.QUÉBEC Même si les sondages indiquent une remontée du PQ dans les intentions de vote, le fort taux de participation des fédéralistes au scrutin risque de jouer un mauvais tour aux stratèges péquistes.Encore sous le « choc » du résultat référendaire de 1995, ils profiteront de ce scrutin pour régler leurs comptes avec Lucien Bouchard et voteront massivement.« Même si la tendance est favorable au PQ, les libéraux ont un avantage.Pour les fédéralistes, c'est une élection référendaire alors que pour les souverainistes, c'est une élection sur la gestion du gouvernement », explique Jean-Marc Léger, président de la firme de sondages Léger et Léger.« Les fédéralistes vont se déplacer en plus grand nombre le jour du scrutin.Les non-francophones vont voter à plus de 85-90 %.Ils sont encore sous le choc du référendum.« Les souverainistes, eux, avec un gouvernement qui a fait des compressions importantes, seront désavantagés par ça, et le taux de votation risque d'être moins élevé.S'il y a à peine 75 % des souvrain-sites et plus de 85 % des fédéralistes qui vont voter, il risque d'y avoir un avantage ( pour les libéraux ).« C'est ce qu'on appelle la prime de l'urne qui peut être importante dans ces élections-ci », précise M.Léger.Or donc, l'avantage que donne la tendance favorable au PQ pourrait être neutralisé.« Au signal de départ, c'est égal, mais la tendance pour le gouvernement Bouchard est contrée par le fait que le taux de votation des libéraux est plus élevé.Alors les paris sont ouverts », ajoute-t-il.Les experts Pierre-Alain Cotnoir et Pierre Drouilly avançaient en septembre dernier que si l'avance du Parti libéral passait sous la barre des 4 %, « il risquerait fort de se retrouver dans l'opposition par effet de concentra- tion de son vote dans un certain nombre de circonscriptions ».Le sondage Léger et Léger de la mi-octobre accordait une mince avance de 3,8 % au PLQ dans les intentions de votes.Et cela après une généreuse répartition des indécis en faveur des libéraux.En revanche, l'avance du PQ chez les francophones était de presque 15 points.« Trois ou quatre points de différence entre les deux partis, c'est une victoire pour le Parti québécois », dit Claude Gauthier, de chez CROP.« C'est parce qu'une grande portion des votes du PLQ vient d'un petit nombre de comtés.Cela gonfle artificiellement son pourcentage de votes et lui donne un nombre limité de comtés.La règle, c'est que ça lui prend plus de quatre points pour gagner », ajoute-t-il.« Ce n'est pas le 3,8 qui compte, ce sont les 14 points d'avance chez les francophones », confirme Jean-Marc Léger.L'expert Pierre Drouilly a fait connaître ses prédictions : 69 sièges aux péquistes et 56 aux libéraux.Qui aurait pu prédire un tel scénario au printemps dernier ?L'arrivée de Jean Charest à la tête du PLQ a catapulté les libéraux dans les sondages.Ils recevaient l'appui de 52,8 % des Québécois en mars, selon un sondage Léger et Léger.Un sondage CROP indiquait six mois plus tard que cette formidable avance avait fondu comme neige au soleil.À la mi-octobre, la maison Son-dagem donnait une mince avance de 3,2 % aux libéraux.Un écart confirmé une semaine plus tard par CROP.L'ADQ de Mario Dumont continuait à vivoter sous 5 %.Après avoir été déviée, la tendance favorable au PQ a donc repris sa trajectoire originale.Si bien que certains estiment que le PQ pourrait devancer le PLQ à la mi-novembre.Voilà pourquoi le premier ministre aurait opté pour des élections à l'automne.Il profite du vent favorable et balaie du paysage les difficiles négocations dans le secteur public, toujours impopulaires auprès de la population.Il évite aussi de subir les contre-coups politiques d'un éventuel ralentissement économique.« C'est quand même un pari risqué », dit Claude Gauthier.Se préparer à l'arrivée des fantômes et des lutins n'est pas de tout repos.vendredi Le super samedi débutera octobre .pour simplifier votre magasinage! ET PROFITER D'AUBAINES EXTRA lïïïïFr te S SUR LES ÊTEMENTS, LES ARTICLES POUR LE FOYER, LES ÉLECTROMÉNAGERS ET BIEN PLUS. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 OCTOBRE 1998 B7 Politique Joe Clark propose sa propre union de la droite Le candidat Brian Pallister se retire de la course à la direction du Parti conservateur \u2022y GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA L'ancien premier ministre Joe Clark a décidé de damer le pion au chef réformiste, Preston Manning, et de proposer sa propre union de la droite comme solution de rechange au Parti libéral du Canada.M.Clark, qui a terminé au premier rang samedi dernier du premier tour de la course à la direction du Parti progressiste conservateur, avec 48,51 % des voix, parlait déjà hier comme s'il était déjà couronné.« L'union de la droite telle que proposée par le Parti réformiste, a déclaré Joe Clark, est limitée.Sa seule raison d'être serait de sauver la vie d'un parti qui est au prise avec de graves problèmes.» M.Clark faisait ses déclarations quelques instants après que le candidat manitobain Brian Pallister eut annoncé son retrait de la course.Ce dernier avait terminé au troisième rang avec seulement 12,2 % des voix.Le deuxième tour du scrutin à la direction du PC doit cire normalement tenu le 14 novembre prochain, si les deux autres candidats en lice, Hugh Segal et PHOTOPC Joe Clark David Orchard, ne se retirent pas d'ici là.Celui qui fut chef du PC à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt n'a pas caché hier qu'il préférait que cette course \u2014 où la victoire lui est pratiquement assurée \u2014 finisse le plus tôt possible.M.Clark se dit des plus fébriles à vouloir se mettre au travail et à reconstruire un parti qui a mordu la poussière lors des deux PHOTOPC Brian Pallister dernières élections.Quant à Hugh Segal, second avec 18,9 % des voix, tout indique qu'il se retirera à son tour ce matin de la course, laissant l'outsider et intraitable David Orchard seul devant Joe Clark.Le président de l'aile jeunesse du PC, Patrick Brown, qui est un partisan de M.Segal, a d'ailleurs annoncé hier qu'il se rangeait aux côtés de M.Clark.M.Brown a exhorté MM.Segal et Orchard à laisser le champ libre à l'ancien premier ministre.« Le temps est venu, a-t-il affirmé, de nous rallier à notre nouveau chef et de joindre nos forces contre nos véritables cibles politiques, le gouvernement libéral et le Parti réformiste.Le parti ne retirera aucun bénéfice en prolongeant la course à la direction de trois semaines, surtout lorsque l'on constate la performance convaincante de M.Clark lors du vote de samedi dernier.» Le projet réformiste d'union de la droite sera débattu en février prochain lors d'un grand rassemblement où plusieurs conservateurs ont déjà décidé d'être présents.Le premier ministre albertain notamment, Ralph Klein, a accepté d'être l'un des principaux conférenciers de cette rencontre exploratoire.M.Clark a communiqué hier avec Ralph Klein pour lui faire part de sa surprise.« Je lui ai dit qu'aussitôt la course à la direction du parti terminée, a confié l'ancien premier ministre, ma grande priorité sera de mettre au point ma propre solution pour unifier la droite.Je lui ai dit que nous avions un base plus large que celle des réfor- mistes.M.Klein m'a dit qu'il était intéressé à examiner ma proposition.>» Joe Clark a insisté à plusieurs reprises sur le fait que son projet d'union de la droite était plus viable que celui des réformistes qui n'avaient aucun appui au Québec et dans les Maritimes.Preston Manning a réagi aux propos de M.Clark en disant que ce dernier arrivait trop tard.« Je suis déçu que Joe ait dit cela, a lancé le chef de l'opposition officielle.Notre projet est une tentative sincère pour créer une solution de remplacement aux libéraux.Je ne crois pas que l'on puisse créer une véritable solution de remplacement aux libéraux en ayant l'esprit fermé et en fermant la porte.Joe ne devrait pas faire cela.» M.Manning rejette l'argument de la faible base électorale du Parti réformiste.« La vérité, dit-il, est que nous n'avons ni l'un ni l'autre de grandes bases électorales.L'union de la droite vise justement à attirer le plus grand nombre de personnes autour d'une seule plate-forme au contenu le plus solide possible.» Profitez de ces économies vendredi soir de 17 h à 21 h seulement! 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