La presse, 8 janvier 1999, Cahier A
[" dieu jhiriçaiS'à'Amçrhjuc Montréal, vendredi 8 janvier 1999 115e année No 77 56 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS (LES-DE-LA-MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.\tNikon* Il * - i ink tl j TTl\t VU\tLA HAUTE TECHNOLOGIE POUR VOS LUNETTES \u2022 705C, ntt Jm-Tihw I (ftta ins OilïriM **M*o\\ 1 Politique Le procès Clinton s'ouvre dans la contusion page B4 Économie L'avenir est aux planchers bas page Cl Sports Charles Sirois a aussi sa Formule 1 page Hockey 1 4 page S3 ¦ Pas question de séparer le dossier de l'équité des négociations publiques DENIS LESSARD front commun, comme le réclame la Cette orientation fait écho aux François Legault, ministre de Autre mauvaise nouvelle pour DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC La Centrale de l'enseignement du Québec va frapper un mur, car le gouvernement Bouchard est déterminé à ne pas séparer le dossier de l'équité salariale de l'ensemble des négociations du secteur public.Il n'est pas question en effet de régler d'abord l'équité pour ensuite s?attaquer aux discussions avec le front commun, comme le réclame la présidente du syndicat.Lorraine Page.Selon les informations qui filtrent à Québec, le gouvernement envisage une mise au jeu des négociations, par le dépôt de ses offres, vers la fin du mois de janvier.Et le dossier de l'équité ne sera pas discuté au préalable.« Tout sera réglé en même temps », indi-que-t-on.Cette orientation fait écho aux réactions publiques de la CSN et de la FTQ qui, à la différence de la CEQ, ne souhaitent pas que la question de l'équité soit réglée de façon isolée.M.Bouchard n'aurait pas digéré non plus l'insistance de la CEQ dans ses manifestations, tout le long de la campagne électorale.Le seul nouveau joueur dans les négociations du côté de Québec est François Legault, ministre de l'Éducaâon et aussi membre du Conseîi du Trésor.Il devra occuper le centre de la glace dans l'affrontement prévisible avec la CEQ.Mais, en privé, ses fréquents rappels des négociations « rai sonnées » qu'il avait connues à Air Transat laissent un peu perplexes les vétérans n^r gociateurs du secteur public où cette approche candide est difficilement praticable.Autre mauvaise nouvelle pour la CEQ, le Conseil du Trésor travaille sur des formules pour réduire considérablement la facture de 700 millions que présente la centrale au chapitre de l'équité.Ce scénario a déjà été mis sur la table dans des réunions exploratoires en décembre dernier, confirme-t-on à la CEQ.Voir BOUCHARD en A2 Encore un peu de patience ! Les promoteurs: Angélil ou Savard SOPHIE COUSINEAU La Société immobilière du Canada négocie l'achat de terrains vacants dans la Cité du Havre dans le but de les revaloriser, ce qui a déjà éveillé la convoitise de promoteurs immobiliers.Hôtel de style Las Vegas pour profiter de la proximité du Casino de Montréal, appartements de luxe, stationnement: les projets se multiplient et les noms de René Angélil et de Serge Savard circulent depuis des semaines.Les terrains visés se trouvent dans le Vieux-Montréal, entre l'autoroute Bonaventure et le pont de la Concorde.Il y a le parc de la Pointe de la Cité du Havre, qui offre une vue imprenable sur Montréal.Voir UN HÔTEL en A2 PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Hier,, une trentaine d'autobus à plancher bas ont repris la route à Montréal.Mais les usagers devront continuer à faire preuve de patience jusqu'à lundi, quand le service sera complètement rétabli.Nos informations, page A3 Les maisons neuves coûteront plus cher CLAUDE-V.MARSOLAIS L'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec ( APCHQ ) a dénoncé hier la décision d'un conseil d'arbitrage d'accorder aux travailleurs de la construction résidentielle une hausse moyenne des taux horaires de 10 %, ce qui aura pour effet de hausser de 3000 $ à 5000 $ le coût des maisons neuves.Une porte-parole de l'APCHQ, Me Maureen Flynn, a qualifié d'inconséquente la décision du conseil d'arbitrage, nommé par les deux parties, puisque ses trois membres avaient déjà recommandé que subsiste un écart de 6 % avec les taux horaires moyens payés dans le secteur de la construction commerciale et industrielle.Or, d'après elle, les hausses consenties vont ramener l'écart à 2,2 % entre les deux secteurs.« Nous craignons une recrudescence de l'autoconstruction, ce qui risque de nuire à la rentabilité des entreprises », constate-t-elle.Voir LES MAISONS en A2 Le temps arrêté Alain Sévigny PHOTO DENIS C0URV1LLE.L* Presse Galerie de portraits.Ils se suivent ne se ressemblent pas, sauf pour un truc: ils ne vivent plus pareil depuis le verglas.PIERRE FOGLÎA Elle avait déjà passé une nuit chez Jean avant le verglas.Il savait qu'elle avait un mari et un enfant quelque part, à une heure de route.Le verglas l'a surprise alors qu'elle était venue faire des courses en ville.Elle a retéléphoné à Jean.Ils ont passé une autre nuit.Au matin, l'électricité a manqué.Elle a regardé l'horloge arrêtée, elle a dit que puisque le temps n'existait plus, elle avait le droit.Une autre nuit.Le troisième matin, elle s'est ennuyée de son fils.Jean a eu besoin d'un marteau pour casser la glace sur son auto.Elle est partie.Après le verglas il y a eu le printemps, puis l'été, Jean l'a revue quelquefois.Puis plus du tout.L'hiver est revenu.Jean dit que pour qu'elle revienne aussi, il serait bien prêt à foutre quelques pylônes d'Hydro à terre.LE MAGOT Les vr^is ennemis de Bell, ce sont les écureuils.Ils rongent les câbles, l'eau s'infiltre, font des dégâts qu'on ne soupçonne pas.En 1993 aussi, te réseau de Bell a plus souffert des écureuils que du verglas.Quand même, en janvier et février c'était pas les écureuils.Alain Sévigny a été pas mal occupé à réparer les câbles brisés par les branches.Quarante-cinq jours sans congé, des heures supplémentaires tant qu'il pouvait en faire, Alain s'est ramassé un petit magot.Autour de 8000 $.Vous pensiez pas mal plus?Vous dites?On ne va pas loin aujourd'hui avec 8000 $?C'est encore drôle.Alain est allé au Ver-mont essayer le super vélo qu'il s'est acheté.Il est allé au Guatemala, le lac Atitlan sur les hauts plateaux volcaniques.Il est allé aussi en Thaïlande et en Malaisie.Et il va flamber ce qui reste au printemps dans un trek au Népal.Comme il dit, j'aurais pu m'acheter un char neuf ou des REER, mais là, c'est vrai, je serais allé beaucoup moins loin.Voir LE TEMPS en A2 Des changements.à la Sécurité civile! Dans l'analyse du verglas de janvier 1998, il est devenu assez évident que la Sécurité civile du Québec n'a jamais été en mesure d'assumer le rôle qu'on attendait d'elle.Mais un an plus tard, la Sécurité civile du Québec survit, même si tous ses dirigeants sont partis, y compris le ministre Pierre Bélanger, battu aux élections du 30 novembre dernier.Elle devra redoubler d'ardeur au cours de l'année 1999, en préparant le Québec au passage à l'an 2000 et à la prévention des effets indésirables du fameux bogue.L'événement sera un test crucial pour la crédibilité de cet organisme auprès de ses « partenaires » et, tout particulièrement, des municipalités.Nos informations, page A4 Les leçons verglas 358 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces affaires C2 index -immobilier B134B14 B13 Arts et spectacles B5à B12 \u2022marchandises B14 » horaire spectacles BIP emploie automobile B15 - horaire télévision B6 B5 B15 -télévision Bandes dessinées Bridge\tB14 C10\têtes-vous observateur?\tB13 Cyberpresse Décès\tA10 C11\tHoroscope Laval\tB14 A8 Économie\tC1èC9\tLoteries\tA2etA5 Feuilleton\tB15\tMonde\tB4 Mots croisés B13etS10 Mot mystère Opinions Politique B15 B3 BletBIS Tabloïd Sports RéleanTrenibtoy S5 ÉDITORIAL Les vrais coupables - Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Ennuagement Max.-11, min.0 cahier Sports page 16 en RDI sur La vie -K- Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 A2 la presse, montréal, vendredi 8 janvier 1999 Suites de la une Les maisons neuves coûteront plus cher LES MAISONS / Suite de la page Al Le chef négociateur de la partie syndicale, Yves Paré, donne un tout autre son de cloche en signalant que les travailleurs de la construction résidentielle ont tout simplement obtenu les mêmes salaires, majorés de 1,5 % cette année, qu'ils gagnaient en décembre 1995 ( 20,59 $ l'heure en moyenne ) avant l'abolition du décret dans la construction.En fait, sur trois ans, du 15 décembre 1998 au 30 avril 2001, la progression du taux horaire accusera une hausse de 4,6 %.Selon que le travailleur est manoeuvre, compagnon ou ouvrier spécialisé, le salaire variera de 18 $ à 22 $ l'heure.Bien que la partie patronale soit insatisfaite des hausses de salaire, elle a néanmoins obtenu des concessions majeures de la partie syndicale en ce qui regarde la flexibilité des horaires et la fixation des vacances estivales qui pourraient varier.Les négociations dans le secteur de la construction résidentielle ont duré trois ans.Elles ont été ponctuées de trois grèves et un lock-out pour finalement se terminer par l'arbitrage.Pour une consultation GRATUITE NE MANQUEZ PAS LE CAHIER Santé * *y ****** CHAQU DIM AN DANS Bouchard rabroue la CEQ BOUCHARD / Suite de la page A1 Selon Québec, le problème de l'équité se pose uniquement pour les enseignants du niveau primaire, celui où Ton trouve une nette majorité de femmes.La loi sur l'équité prévoit qu'il faut compter 60 % de femmes dans un corps d'emploi spécifique pour que la question de l'équité salariale puisse être soulevée.Cette approche avait déjà été utilisée par Québec quand le gouvernement avait, fin novembre, défendu son dossier devant la Commission sur l'équité.Mme Page avait dès lors soutenu que cette proposition était « insultante » et que la CEQ n'accepterait pas qu'on strati fie ainsi les emplois des enseignants.La facture de 700 millions, défendue par la CEQ pendant toute la campagne électorale, représenterait une augmentation moyenne de 9000$ pour les enseignants qui gagnent actuellement en moyenne 45 000 $.« Avec cette proposition, un professeur de coiffure gagnerait beaucoup plus que son collègue du privé, autant qu'un diplôme de premier cycle universitaire », fait-on valoir à Québec.Le comité interministériel sur les négociations ne s'est pas réuni encore, mais cela devrait être fait d'ici deux semaines.Le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, et le ministre des Finances, Bernard Landry, y feront le point sur la marge de manoeuvre disponible, un chiffre crucial pour les discussions qui s'amorcent.Le front commun revendique des augmentations salariales de 11,5 % sur trois ans, mais aucune provision ne pouvait être identifiée encore en décembre dans la dernière synthèse des opérations financières.À Québec d'ailleurs, on ne s'at- tend guère à des négociations rapides.Des échanges informels avec les centrales, on perçoit que tout le monde envisage quelques mois de souque à la corde qui n'aboutiront pas avant juin au plus tôt et qui, probablement, déborderont sur l'automne.On prévoit aussi que les centrales miseront sur les surplus davantage prévisibles après le budget du déficit zéro, plutôt que de presser le pas pour un règlement hâtif au printemps.À mots couverts, Henri Massé, de la FTQ, paraît entériner cette lecture, prévoyant quatre ou cinq mois de discussions avec Québec.Un hôtel près du Casino?UN HÔTEL / Suite de la page Al Ce terrain exigu appartient au ministère fédéral des Travaux publics.Les autres terrains, plus vastes, sont situés au sud de l'avenue Pierre-Dupuy, entre le pont de la Concorde et Habitat 67 ainsi qu'à l'ouest du complexe d'habitation Tropique Nord.Ces terrains appartiennent à la Société canadienne d'habitation et de logement ( SCHL ).La Société immobilière du Canada ( SIC ) négocie actuellement l'achat de ces terrains, a indiqué à La Presse Michael Seaman, directeur, gestion des biens immobiliers, à la SIC.Cette société de la Couronne a pour mandat de tirer profit des immeubles et des terrains fédéraux qui sont sous-utilisés en les revalorisant, ce qui passe le plus souvent par leur vente.À titre d'exemple, la SIC est propriétaire du terrain sur lequel le club de baseball les Expos espère construire son nouveau stade.« Toutes les parties veulent cette transaction, dit Gordon Mclvor, vice-président affaires publiques de la SIC.Il ne reste plus qu'à s'enten \u2022 dre sur le prix.Le transfert des propriétés se fera bien avant la fin de 1999.» Dès que la SIC aura pris possession de ces terrains, elle pourra recevoir les propositions.Si MM.Seaman et Mclvor se font fort de souligner que les résidants de ce quartier friqué seront consultés sur la nouvelle vocation de ces terrains, il apparaît que les pressions des promoteurs seront fortes.La SIC a déjà reçu « quelques dizaines d'appels » au sujet de ces terrains, de promoteurs comme de particuliers, dit M.Mclvor.Celui-ci précise toutefois que cela n'a rien d'inhabituel dans le cas de « propriétés extrêmement bien situées ».Pour Pierre Beaudoin, vice-président, aménagement et construction de la Société du Vieux-Port de Montréal, qui administre le parc de la Pointe de la Cité du Havre, « si la SIC achète le terrain, ce n'est pas pour le garder à rien faire, mais pour le revendre à l'entreprise ».M.Beaudoin est membre du comité informel qui coordonne les projets de développement des acteurs du Vieux-Montréal, dont la Ville de Montréal, le Port de Montréal, Parcs Canada, la SIC et le bureau québécois du Développement régional.« Il y a toujours 56 promoteurs qui proposent 56 bébelles, mais il n'y a rien d'assez solide pour faire une annonce », dit-il.Il reste que les rumeurs de projets résidentiels et d'un hôtel pour tirer profit des visiteurs qui affluent au Casino de Montréal se font persistantes.Le nom qui revient le plus souvent est celui du groupe immobilier Thibault, Messier, Savard 6- associés, qui a 1,7 million de pieds carrés et 600 millions d'actif sous gestion.La société de l'ancien directeur général du Canadien, propriétaire du Château Champlain, est toutefois mieux connue par ses reprises d'hôtels en difficulté que par des constructions neuves.Il a été impossible de joindre les principaux associés, à l'étranger en voyage d'affaires.L'autre nom évoqué est celui de René Angé-111- L'imprésario et mari de Céline Dion est l'un des propriétaires de la chaîne de restaurants Nickel's et du club de golf Le Mirage à Terre-bonne.Un vice-président des Productions Feeling, la boîte d'affaires de M.Angélil, encore fermée pour les vacances des Fêtes jusqu'à lundi, a fait savoir qu'il ignorait tout de ce pro-jet.Chose certaine, l'arrivée d'un hôtel dans ce secteur serait bien accueillie par la Société du parc des îles.« Cela renforcerait notre pôle d'attraction touristique », croit son directeur général, Pierre Bibeau.s*?Galerie de portraits LE TEMPS / Suite de la page A l UNE VRAIE CATASTROPHE Un beau métier, inhalothérapeute.Quand on peut le pratiquer.Depuis sa sortie du cégep, Nathalie Doyon était sur la liste de rappel d'un hôpital de la région de Québec qui ne la rappelait jamais.Arrive le verglas.La régie régionale envoie Nathalie à l'hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean.Elle y découvre la médecine de guerre ou presque.En poste 12 heures sur 24, elle dort à l'hôpital sur un lit de camp de l'armée.Après le verglas, il y a eu l'épidémie de grippe.Deux mois plus tard, Nathalie ne connaissait toujours de Saint-Jean que son hôpital.À son premier jour de congé, elle est allée faire un tour sur la promenade du canal, sur le vieux pont: hé, hé, pas mal.Nathalie est restée.Allez savoir pourquoi la région de Saint-Jean enregistre le plus haut taux de problèmes respiratoires de la province.Un petit paradis pour les inhalos si.s'ils étaient moins nombreux à sortir chaque année des quatre (QUATRE!) cégeps où ils sont formés.Ils seront bientôt plus nombreux que les bronchi-teux! Nathalie est douzième sur la liste de rappel de l'hôpital.Elle travaille quand les autres sont en congé, une ou deux journées par semaine.Pas assez pour payer son loyer.Vingt-cinq ans, un métier, pas de job.Il y a des catastrophes moins amusantes que le ; verglas.DANS LE NOIR, ELLE L'A VU Patricia était mariée depuis trois ans avec un gars.T'sais un gars comme il y en avait « avant », un gars à sa maman.Ramasse rien.Range rien.Lave rien.Fume comme une cheminée.Patricia avait bien essayé de le discipliner: ton T-shirt sale mets-le donc dans le panier à linge sale.Pis tu pourrais vider tes cendriers de temps en temps.Il disait ouais ouais.Au verglas, Patricia et son mari ont été hébergés dans une maison où il y avait déjà beaucoup de monde.Pensez-vous qu'il a fait un effort pour ramasser ses traîneries?Qu'il est allé fumer dehors?Qu'il a aidé pour le feu, la bouffe, le ménage?Rien.Pas ça! Il a même arrêté de se laver et de se raser parce qu'il trouvait trop compliqué de faire chauffer de l'eau.Je me suis demandé ce que je foutais avec ce gars-là, raconte Patricia.C'est drôle, trois ans sans rien voir.Et là, tout à coup, dans le noir, je l'ai vu.On a divorcé.LE DÉCLIC Après les vacances de Noël, Nicole avait docilement repris le chemin de la polyvalente Deux-Montagnes où elle enseignait le français.La retraite?Elle n'aimait pas y penser.Deux jours après la rentrée, la revoilà en congé à cause du verglas.Nicole a entrepris de ranger, de classer, de mettre à jour ses notes de cours.Elle goûtait le plaisir pépère que l'on prend à mettre de l'ordre dans ses affaires quand, soudain, en rangeant une feuille dans un classeur c'est arrivé: la retraite! Comme ça.Même pas en claquant des doigts.La retraite était là dans sa tête.Trente-trois ans d'enseignement, fini.Plus du tout envie.Elle a appelé son mari qui était au travail ( il fabrique des autobus scolaires ): « Devine quoi, je prends ma retraite! » T'écoeures! il a dit.Jaloux! elle a dit.TOUS RISQUES Le modeste cabinet d'assurances Maison-neuve \u2014 feu, vol, auto, maison \u2014 installé à Sainte-Barbe, près de Valleyfield, dessert une clientèle locale qui a été durement éprouvée par le verglas.Une clientèle qui a notamment perdu des quantités incroyables de crevettes dans ses congélateurs en panne.Un rapide relevé des réclamations pour crevettes sinistrées montre que le citoyen moyen de la région de Valleyfield consomme plus de crevettes dans une année qu'une baleine adulte.On a moins rigolé avec les réclamations pour toits qui coulent.Il a fallu expliquer la différence entre une assurance tous risques et une assurance touriste, ordinaire, qui ne rembourse que les « bris subits ».Subit comme dans subitement.À l'évidence, les infiltrations ne sont pas subites.Elles sont graduelles et non remboursables.Entre les experts intraitables des grandes compagnies et les sinistrés éplorés, les courtiers des modestes cabinets se sont imposés comme des conciliateurs indispensables.« Le verglas nous a coûté cher, dit Hubert Maisonneuve, mais la majorité de nos clients ont découvert que nous étions un peu plus que des intermédiaires.Et bien entendu, nous n'avons jamais autant vendu de polices tous risques qu'après le verglas.» TITANIC C'était un dimanche pendant le verglas, Robert propose à Francine d'aller au cinéma: « On est tous les deux très fatigués pourquoi on n'irait pas avec les enfants voir Titanic?» Robert était contremaître à la Ville de Montréal, Francine était en sciences à Lionel-Groulx.Justement elle avait un examen de biologie cette semaine-là: « Faut que j'étudie Robert.On ira demain soir au cinéma, il n'y aura personne, c'est lundi.Je pourrai pleurer tranquille, paraît que c'est triste.» Ce dimanche-là Robert est allé travailler.Francine a étudié sa biologie.Le lundi elle était au cégep quand on l'a demandée à l'entrée.C'était des policiers.« Votre mari s'est tué dans un accident de la route.» « Il était tellement défiguré qu'on ne me Ta pas montré.Le verglas a fini par finir.J'ai abandonné mes études.Je ne sais pas trop ce que je vais faire maintenant.Continuer je suppose.Faut bien vivre.Il y a les enfants.» DEMAIN: Le viol « « Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7h à II h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514)848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 Im Presse est publiée par: La Presse.Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2V 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de I.î Presse Associée et de Router.Tous droits de reproduction des informations particv.,:èresà l.a Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USF5003692) Champlain N.Y.12919-1518.9 t LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 190 à quatre chiffres : 4394 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; ¦ à Montréal: place Ville-Marie, hall d'entrée ( entrée boul.René-Lévesque Ouest ), 1, Place Ville-Marie, de 10 h à 16 h.Objectif: 150 donneurs; ¦ à Repentigny: les galeries Rive-Nord, 100, boul.Brien, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 400 donneurs; ¦ à Boisbriand: église Notre-Dame-de-Fatima, au sous-sol, 305, de la Grande-Côte, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 125 donneurs.?DEMAIN DANS LA PRESSE Le monde en 1999 ¦ Samedi, dans le cahier Plus, La Presse effectue un tour du monde tel qu'il se présente au seuil de cette nouvelle année.L'Asie tente de se sortir d'une méga-crise financière.Au Proche-Orient, les yeux sont tournés vers les Kurdes, l'Irak et la Palestine.L'Europe va vivre sa nouvelle monnaie unique et l'Amérique latine se tourne vers la Colombie et le Pérou.Parmi les grands rendez-vous de 1999: le pape visitera le Mexique et les États-Unis dans quelques semaines; des élections législatives se tiendront en Israël, en Turquie et en Finlande, entre autres.QUESTION DU JOUR îiaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Allez-vous suivre avec intérêt le procès en destitution du président Bill Clinton?La Couronne a-t-elle raison de fermer le dossier des préposés au stationnement dans l'affaire des vignettes VIP?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 23 % Non: 77 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre te pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. _ LA PRFiSSIH.MONTRÉAL.VENDREDI 8 JANVIER 1999_ _?A3 Actualités Les retour Les employés d'entretien croient que le problème n 'est pas réglé mnwT}-trs-~- , > -M ¦ uinHHKflRSBinBDMBsnnnHnai .i,____ ,i PHOTO ARMAND TROTTiER La Presse Le chef de section de l'ingénierie de la STCUM, Jean-Michel Lanoix, explique la source du retard de décélération.« Ils n'ont rien trouvé » Pour le président du Syndicat des employés d'entretien de la STCUM ( CSN ), Gaétan Châteauneuf, les solutions proposées par la STCUM sont de la poudre aux yeux.« Ils n'ont rien trouvé, et comme ils n'ont pas détecté le problème, je suis loin d'être convaincu qu'on a trouvé le bon remède », soutient le président, qui croit que le problème de décélération peut encore survenir « à tout moment ».En septembre, le syndicat a décelé des problèmes importants au niveau du compresseur des autobus à plancher bas.« Le compresseur n'est pas assez performant pour l'usage qu'on en fait, il y a i!ne usure prématurée qui entraîne de la condensation et de l'huile clans le système », explique M.Châteauneuf.La STCUM elle-même demandait à NovaBus de corriger ce « défaut systématique », le 21 octobre.« Avec l'arrivée de la période hivernale, les bris du système d'air ( comprimé ) auront un impact certain sur notre service à la clientèle.Une solution, permanente ou transitoire, est requise le plus rapidement possible », a écrit David Brazeau, directeur des projets à la STCUM, à la société NovaBus.Le 17 novembre, l'ingénieur Serge Carignan, de la STCUM, a souligné que le cycle de travail du compresseur était beaucoup plus élevé ( 48 % ) que ne le recommande le manufacturier ( 25 % ).« Sur un bon nombre d'autobus, on retrouve de l'eau, de l'huile et des impuretés dans le circuit pneumatique en quantité importante ».écrivait-il, une « contamination » qui peut notamment engendrer de la corrosion et des bris de pièces.NovaBus nie Un ingénieur de NovaBus, Serge Bilodeau, a pourtant soutenu hier que « le compresseur sur le véhicule n'a pas de problème de conception ».NovaBus travaille toutefois avec le manufacturier afin d'augmenter la longévité de ces composantes.« Mais elles ne causent aucun problème de fonctionnement du véhicule », a-t-il soutenu.Le chef de section de l'ingénierie et de la maintenance de la STCUM.Jean-Michel Lanoix, a affirmé que les experts n'avaient retrouvé ni saleté ni condensation dans les conduites des autobus lors des analyses des derniers jours.Quoi qu'il en soit, la STCUM ne compte pas en rester là.« Il n'y a pas de raison pour qu'on prenne plus de temps pour l'inspection des systèmes pneumatiques de ces véhicules-là que pour les autres et on va travailler avec NovaBus pour améliorer les systèmes, ça c'est clair », a tranché Jacques Fortin.Le Syndicat des chauffeurs d'autobus de la STCUM ( FTQ ), quant à lui, est satisfait des solutions apportées par les ingénieurs.Des chauffeurs ont testé les autobus défectueux, et le problème ne s'est pas représenté.« Les essais ont été concluants, et les chauffeurs sont prêts à retourner sur la route avec-ces véhicules », a dit le président du syndicat, Serge Lavoie.Vignettes VIP: les policiers s'en tirent .J maire a accepté de discuter avec le représentant des cadres congédiés L'EXPRESS DU MATIN Sabotage chez les pompiers ¦ De nouveaux incidents liés au conflit de travail entre les pompiers et la ville de Montréal ont eu lieu hier.Selon le Service de prévention des incendies, des filtres à carburant de deux camions situés dans la caserne 13, dans l'est de la ville, ont été perforés.Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ( SPCUM ) a ouvert une enquête.Par ailleurs, les camions qui avaient été bariolés par des pompiers mécontents de leur convention collective ont tous été nettoyés.Les rencontres de conciliation dans ce dossier se poursuivent aujourd'hui.Blé dans le soja ¦ L'Agence canadienne d'inspection des aliments avise les consommateurs allergiques au blé de s'abstenir de consommer de la farine de soja fermen-tée »ie marque Wang, importée de la Corée.Ce produit contient du blé alors qu'il n'en est pas fait mention sur l'étiquette.La farine Wang est vendue en emballages de 453 g (16 oz ) et porte le code CUP 0 87703 00289 0.Le produit est retiré du marché sous la supervision de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Sa consommation ne pose un risque que pour les personnes allergiques au blé ; aucun cas de maladie n'a été signalé.Mère psychotique ¦ Lyne Bijeau, mère de famille de 40 ans, a été dégagée de toute responsabilité criminelle, au palais de justice de Valleyfield, concernant la mort de sa fillette de quatre ans, Marie-Marguerite Boulet, étouffée le 28 mai 1997, à Châteauguay.Les experts médicaux qui ont évalué l'état de santé de l'accusée sont unanimes à dire que Mme Bijeau souffrait de psychose lorsqu'elle a provoqué la mort de la cadette de ses trois enfants.Aide aux Inuits ¦ Le président de la société Ma-kivik.Pita Aatami, a annoncé hier qu'un fonds d'aide pour les Inuits de Kangiqsualujjuaq sera mis sur pied à Kuujjuaq et a louange les démarches entreprises par les Inuits d'autres territoires de l'Arctique pour la création de fonds semblables.Les personnes souhaitant faire un don peuvent communiquer avec Willie Makiuk, au bureau de Makivik à Kuujjuaq, au ( 819 ) 964-2925.Entre-temps, la société Makivik prend part à l'assistance offerte aux victimes de l'avalanche hospitalisées dans la région de Montréal, et à leur famille.Boule de neige ¦ Tous les propriétaires et les conducteurs de camion de déneigement seront étroitement surveillés cet hiver par le Service du contrôle du transport routier de la Société de l'assurance automobile du Québec et le Service de police de la CUM.Les deux organismes ont décidé d'unir leurs efforts dans l'opération Boule de neige afin de diminuer le nombre d'accidents impliquant les véhicules de déneigement, qui ont causé l'hiver dernier cinq décès sur le territoire de la CUM.Fraude fiscale ¦ Giuseppe Pétosa, de Saint-Léonard, a plaidé coupable à l'accusation d'avoir, par l'entremise de la société Pétro Prix, omis de déclarer à Revenu Québec un montant de TVQ perçu de 106 137 $, du 1er juin 1992 au 3) mars 1993.M.Pétosa a également plaidé coupable d'avoir permis à la société 2955-6990 Québec inc.de réclamer des faux remboursements de taxe sur intrants, pour un montant de 133 848$.En conséquence, M.Pétosa devra payer des amendes totales de 299 982 $.Négos chez Bell ¦ Une importante négociation a débuté entre Bell Canada et ses 12 000 téléphonistes et techniciens, au Québec et en Ontario.La négociation, qui doit reprendre lundi prochain, s'annonce laborieuse.« On a des problèmes majeurs.La compagnie recherche des concessions sur loute la convention collective »».s'est plaint un représentant syndical.ISABELLE HACHEY La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ( STCUM ) a annoncé hier le retour graduel sur les routes de ses 360 autobus à plancher bas.Si tout va bien, le service devrait revenir à la normale lundi prochain.Les ingénieurs de la STCUM et de NovaBus affirment avoir trouvé une solution au retard de décélération des véhicules, mais le Syndicat des employés d'entretien de la STCUM n'en croit pas un mot.La STCUM soutient que le délai de quatre secondes avant la décélération constaté à bord des autobus défectueux était causé par la fragilité du système de tringlerie, un dispositif reliant la pédale d'accélérateur au moteur des autobus.La STCUM a élaboré une procédure d'entretien préventif en trois étapes.Un ressort d'appel plus puissant sera aussi disposé sur les cylindres des 360 autobus, par « simple mesure de sécurité supplémentaire », selon le directeur général de la STCUM, Jacques Fortin.L'opération devrait être terminée lundi.D'ici là, les usagers devront faire preuve de patience.Hier, une trentaine d'autobus ont repris du service sur les routes de Montréal.Les dix lignes d'autobus hors service depuis lundi le demeurent toutefois ce matin, puisque les véhicules inspectés hier et aujourd'hui seront affectés à des lignes déjà débordées, afin de soulager le réseau.ÉRIC TROTTIER et GILLES GAUTHIER À l'instar des 75 préposés au stationnement de la Ville de Montréal, les 117 policiers de la CUM trouvés en possession de vignettes VIP cet automne ne seront pas accusés de fraude devant une cour criminelle.Telle est du moins la conclusion du procureur de la Couronne Maurice Galarneau, à qui la police a demandé un avis juridique.Le patron de M« Galarneau, André Vincent, a confirmé l'information, hier après-midi.« La police nous a soumis son dossier en nous demandant de vérifier s'il y avait des possibilités de porter des accusations contre les policiers détenteurs de vignettes.Mais il n'y avait pas suffisamment de preuves.Je dirais même qu'il y avait absence totale de preuve », a déclaré Mc Vincent en entrevue avec La Presse.« Au pire, a-t-il ajouté, on aurait pu démontrer que certains avaient posé de telles vignettes sur leur vé- PH0T0THÉ0UE La Presse Pierre Vallières Dernier hommage à Pierre Vallières Un dernier hommage sera rendu à Pierre Vallières, aujourd'hui à 19 h, en l'église Saint-Pierre-Apôtre ( à l'angle du boulevard René-Léves-que et de la rue de la Visitation ), à Montréal.La cérémonie, non religieuse, se veut une manifestation d'amitié et d'amour à sa mémoire.Quelques compagnons de route, tels l'ancien camarade de lutte et de cellule Charles Gagnon, l'ancienne rédactrice en chef du Devoir et nouvelle présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec Lise Bissonnette, le cinéaste Jean-Daniel Lafond, le poète Paul Chamberland et plusieurs autres rendront témoignage de la vie de ce grand militant, écrivain et homme de conviction, mort le 22 décembre à l'âge de 60 ans.hicule, mais qu'est-ce que ça aurait voulu dire ?Une vignette, ce n'est pas illégal.» Le dossier a donc été retourné à la direction de la police ( à la section de l'éthique professionnelle ), où les responsables ont refusé d'émettre le moindre commentaire.Sanctions disciplinaires Les policiers impliqués dans le scandale des vignettes ne sont pas tout à fait sortis du bois.Ils font toujours face à des sanctions disciplinaires.Parmi eux, cinq policiers sont soupçonnés d'avoir instauré le système des vignettes VIP ( lesquelles, apposées sur la plaque d'immatriculation d'un véhicule, permettaient à leur propriétaire d'éviter les contraventions de stationnement ), ou encore d'avoir distribué de telles vignettes dans leur entourage.Un porte-parole du Service de police, Michel Gagnon, a dit hier que la procédure disciplinaire ne sera pas mise en branle avant le mois de mars.Le maire entendra les cadres Par ailleurs, le maire Pierre Bourque a accepté de rencontrer le président de l'Association des cadres municipaux de Montréal, Gilles Lachance, qui veut plaider la cause du surintendant et des neuf gérants mis à la porte à cause de l'affaire des vignettes VIP.La Commission municipale du Québec commencera à entendre lundi prochain l'appel de ces dix cadres, qui contestent leurs congédiements.M.Lachance a expliqué hier que l'administration « n'avait pas tout le dossier » lorsqu'elle a mis ces cadres à la porte.Il veut rencontrer M.Bourque, le président du comité exécutif, Jean Fortier, et le directeur général, Gérard Divay, pour demander la réintégration des personnes congédiées et « voir s'il y a des possibilités d'entente ».Il rappelle que les suspensions des proposés au stationnement impliqués dans le scandale des vignettes ont été interrompues après des discussions entre l'administration et le syndicat des cols blancs.M.Fortier a confirmé hier que le maire rencontrera les représentants de l'Association après son retour de Chine, ajoutant toutefois : « Cela ne changera pas notre attitude.» Interrogé sur la décision de la Couronne de ne pas porter d'accusation de fraude contre les préposés au stationnement, le président du comité exécutif a déclaré, en ce qui a trait aux décisions disciplinaires à l'endroit des cols blancs et des cadres : « Ça ne change rien.Nous continuons de croire qu'ils se sont rendus responsables de fautes graves.» L'appel des cadres congédiés sera entendu par deux commissaires et les procédures pourraient s'étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.Les requêtes des neuf gérants seront groupées.Celle du surintendant sera entendue séparément.La Ville a le fardeau de la preuve et devra démontrer que les congédiements étaient justifiés.\u2022 \u2022 \u2022 o.-î-j AILES LES AILES DE LA MODE | MAIL CHAMPLAIN [450j 672-4537 CARREFOUR LAVAL |450) 682-453/ , PLACE STE-POY j.'.ri - .V \\ V A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 JANVIER 1999 Actualités Entre verglas et bogue.La Sécurité civile face à un sort incertain Voici la sixibtie tranche de notre série sur le verglas qui a frappé le Québec il y a un an.Bruno Bisson Un an après le grand verglas de 1998, et un an avant le bogue de l'an 2000, la Sécurité civile du Québec ( SCQ ) peut être sûre que « quelque chose va changer » dans ses méthodes d'intervention, ses relations avec les municipalités et, sait-on jamais, son budget.Mais, outre cette certitude, seulement une hypothèse peut être confirmée hors de tout doute raisonnable quant à l'avenir de cet organisme, le plus houspillé des intervenants majeurs du sinistre de janvier 1998 : la Sécurité civile survivra à la crise du verglas, même si pour cela elle doit changer de nom \u2014 ce qui est d'ailleurs déjà fait.Depuis le terrible sinistre de l'hiver dernier, aucun de ceux qui dirigeaient cet organisme n'est encore en place.Le ministre Pierre Bé-mmmm^ÊmmmmmÊ langer n'a pas seulement été battu aux élections du 30 novembre dernier, il a également été le seul des ministres du gouvernement sortant à ne pas bénéficier d'un nouveau mandat de la population.Les haut fonc-tionnaires ( sous-ministre, sous-ministre associé et directeur général, ainsi directeurs régio- PHOTO ARMAND TROTTIER .La Des refuges municipaux tels ce ui-ci, à Saint-Hyacinthe, étaient ouverts depuis déjà huit jours quand les premiers agents de la Sécurité civile ont commencé à débarquer en Montérégie, même si la région était en black-out complet depuis le 7 janvier.Selon les experts, en cas de sinistre, il faut un agent par municipalité, alors que dans le cas du verglas, on n'a jamais eu plus de 20 conseillers sur le terrain pour près de 200 municipalités sinistrées.Les leçons du que plusieurs naux ) qui l'entouraient sont tous partis, eux aussi, pour d'autres deux.Le projet de refonte de la Sécurité civile présenté par Pex-ministre Bélanger, après le verglas, est probablement déjà rangé sur une tablette où l'opposition générale qui lui a été faite le destinait de toute façon.En attendant, bien sûr, la Sécurité civile du Québec continue d'assumer les fonctions qu'elle remplit généralement de façon on ne peut plus adéquate en intervenant sur le terrain de sinistres locaux ( inondations, avalanche de Kangiqsualuj-juaq, incendies de forêt, etc.) L'heure du bogue La Sécurité civile devra aussi redoubler d'ardeur au cours de l'année 1999, en préparant le Québec au passage à l'an 2000 et à la prévention des effets indésirables du fameux bogue qui, lors de la prochaine nuit de la Saint-Sylvestre, pourrait affoler systèmes de gestion et ordinateurs.Il est fort peu probable que le nouveau ministre, Serge Ménard, propose quelque changement que ce soit au mode de fonctionnement ainsi qu'au rôle et aux ressources humaines et matérielles de la SCQ avant le dépôt du rapport final de la commission Nicolet sur le verglas, attendu à la fin février.Il ne restera alors que 10 mois avant que sonne l'heure du bogue.La préparation aux effets du bogue de l'an 2000, que la SCQ a amorcée il y a déjà plusieurs mois, sera un test crucial pour la crédibilité de cet organisme auprès de ses « partenaires » et, tout particulièrement, des municipalités.Des lacunes Dans l'analyse du verglas de janvier 1998, il est devenu assez évident que la Sécurité civile du Québec n'a jamais été en mesure d'assumer le rôle qu'on attendait d'elle.Il s'est écoulé une semaine entre le moment où Hydro-Québec a perdu une première ligne à haute tension importante, près de Drum-mondville, et celui où la Sécurité civile a orienté ses opérations en fonction d'une panne électrique hivernale prolongée, le 13 janvier.Des refuges municipaux étaient PHOTO ROBERT SKJNNER LiPr\u2014ê La petite municipalité de Sairrt-Pauf-de-ITle-aux-Noix ( 1800 habitants ), dans le Haut-Richelieu, ne pouvait toujours pas compter sur la Sécurité civile pour être approvisionnée en bols de chauffage, le 15 janvier, dix jours après le début de la tempête ! ouverts depuis déjà huit jours quand ses premiers agents ont commencé à débarquer en Monté-régie même si la région était en black-out complet depuis le 7 janvier.Selon la Sécurité civile, ce n'est qu'après le terrible vendredi noir du 9 janvier qu'Hydro-Québec a confirmé que les réparations allaient prendre des semaines.Il fallait pourtant être aveugle, ce jour-là, pour ne pas se rendre compte qu'il faudrait « plus de 48 heures » pour relever la banlieue sud de Montréal.Dans le rapport qu'il a soumis à la commission scientifique et technique sur le verglas, l'automne dernier, le professeur Pierre Cazalis, de l'École nationale d'administration publique ( ENAP ), spécialiste en gestion des mesures d'urgence, a fait remarquer que les lacunes observées deux ans plus tôt, lors du déluge du Saguenay, s'étaient confirmées lors de l'opération de la Sécurité civile, durant le verglas.L'information nécessaire à la gestion de la crise ( l'état du terrain ) n'était pas rigoureuse et le contact avec les citoyens était inexistant.La coordination des intervenants était déficiente, le partage des responsabilités pas clair.Les agents de liaison Une anecdote révélatrice : devant la commission Nicolet sur le verglas, Maurice Langlois, maire de la petite municipalité de Saint-Paul-de-l'île-aux-Noix ( 1800 habi- tants ), dans le Haut-Richelieu, raconte qu'il ne pouvait toujours pas compter sur l'organisme de secours provincial pour être approvisionné en bois de chauffage, le 15 janvier, dix jours après le début de la tempête ! Il a alors pris contact avec une municipalité jumelée dans la région de Rimouski, à des centaines de kilomètres de Saint-Paul.Douze heures plus tard, Sainte-Blandine ( 2000 habitants ) livrait une cargaison de bois dans la municipalité.Dans la région de Vaudreuil, les municipalités « oubliées » des environs ne pouvaient même pas joindre un agent de liaison de la Sécurité civile.Le premier qui s'y rend après 10 jours de crise n'a aucune connaissance du territoire.Dans la région de Saint-Hyacinthe, ces agents ( presque jamais les mêmes ) sont si soucieux de bien remplir leurs formulaires que l'un d'entre eux est quasi expulsé par un maire de village impatient.et épuisé.Selon le professeur Cazalis, « au stade de l'intervention, il faut disposer au minimum d'un agent de liaison par municipalité.Dans le cas du verglas, on n'a jamais eu plus de 20 conseillers opérationnels sur le terrain alors que près de 200 municipalités sont restées sinistrées pendant près d'un mois.» Petit budget Cette réalité en révèle une plus troublante, particulièrement dans le contexte d'un sinistre potentiel « global » comme celui du bogue de l'an 2000.Selon le professeur Cazalis, le ministère de la Sécurité publique « n'a pas les moyens de mettre en oeuvre ses propres politiques et objectifs ».Malgré le rôle important qui lui était dévolu lors du déluge du Saguenay et du verglas de janvier dernier, la Sécurité civile du Québec dispose d'un budget annuel de 4,1 millions, en 1998-1999, accaparé à 88 % par les salaires de ses 75 employés répartis dans cinq directions régionales, pour desservir plus de 1300 municipalités, couvrant un territoire de 500 000 kilomètres carrés ( excluant l'immense Grand Nord québécois ).Quand le bogue de l'an 2000 frappera le Québec \u2014 s'il frappe, on ne peut pas en être tout à fait sûr \u2014 la Sécurité civile aura depuis longtemps sensibilisé les municipalités à la nécessité de prévoir des lieux d'hébergement d'urgence, munis d'une cafétéria.Des réserves de bois de chauffage, de denrées non périssables et d'eau potable assurant une autonomie de quelques jours sinon une semaine, devront être constituées.Le seront-elles ?Car il apparaît tout de même de plus en plus clairement qu'en janvier 1998, une majorité des 700 municipalités frappées par le verglas n'étaient pas en position de jeter la pierre à qui que ce soit.En temps de sinistre, mieux vaut vivre en ville P / BRUNO BISSON a planification des mesures d'urgence dans les municipalités du Québec, à moins d'un an du prévisible bogue de l'an 2000, est en elle-même un désastre.Selon un sondage réalisé trois mois après le sinistre de Tan dernier, seulement une municipalité sur quatre, au Québec, s'est dotée d'un plan de mesures d'urgence opérationnel.Et si plus de la moitié des 1372 municipalités québécoises possèdent un comité de sécurité civile local, seulement 46 % de ceux-ci sont « actifs ».Or, dans l'éventualité où le bogue de l'an 2000 causerait des pannes de systèmes informatisés, dont on ne peut pas prévoir la nature exacte et les impacts, ce sont les municipalités de la province qui auront la responsabilité de mettre leurs citoyens à l'abri des problèmes survenant sur leur territoire respectif, en plein hiver.Ascenseurs coincés, systèmes de chauffage en panne, perte des services téléphoniques, véhicules d'urgence qui ne démarrent pas, problèmes d'approvisionnement électrique ou en eau potable, sont parmi les conséquences les plus fréquemment mentionnées quand il est question du bogue.Mais elles pourraient être différentes et très variées: évacuation forcée d'hôpi- t taux, ou d'autres édifices publics privés de ventilation, accidents industriels graves dus à un arrêt de production soudain et non préparé, etc.On sait quand le bogue de l'an 2000 frappera, s'il frappe.On peut s'y préparer et mobiliser d'avance le personnel de sécurité et de gestion de crise nécessaire même si on ne sait pas comment il se manifestera.Toutefois, à la différence d'autres types de sinistres, il ne peut être localisé ou limité dans l'espace.Il est déjà partout, égrenant les secondes dans le coeur même de presque tout produit de la technologie moderne.Le bogue est global.Il pourrait donc frapper n'importe où, même s'il ne frappe pas partout d'égale façon.Dans cette perspective, il vaudrait mieux habiter en ville et ce, pour de nombreuses raisons.Car dans le sondage réalisé en avril dernier, la disproportion entre la situation des villes de plus de 5000 habitants et celles qui en comptent moins de 5000 est effrayante quant au niveau de préparation des responsables municipaux.Des 199 villes de plus de 5000 habitants que compte le Québec, 99 % sont dotées de plans d'urgence.Théoriquement donc, 78 % de la population de la province est couverte par un plan.Comme presque rien n'est jamais parfait, près de 20 % des plans en question sont considérés comme désuets.À l'inverse, dans les 1173 municipalités comptant moins de 5000 habitants, seules 317 (27 % ) possèdent des plans opérationnels, et pas moins de 340 ( 29 % ) n'ont pas de plan du tout.En avril, 58 de ces municipalités disaient avoir l'intention d'en préparer un.Toutes tailles confondues, 75 % des municipalités du Québec ont un plan, conclut le sondage, mais 45 % sont considérés désuets.Et dans certaines régions, ce pourcentage est encore plus important: 55 % dans le Bas-Saint-Laurent ; 57 %, en Mauricie\u2014Bois-Francs ; 60 %, en Montérégie.Dans le Centre du Québec, 69 % ! Et selon un rapport commun de deux spécialistes en gestion de mesures d'urgence, les professeurs Pierre Cazalis et Thierry Pauchant, respectivement de l'ENAP et des Hautes Études commerciales, les plus grandes municipalités comme Montréal, Lava! et Québec « ne sont pas les mieux dotées » surtout pour faire face à des sinistres de grande envergure, en raison de l'insuffisance des ressources accordées et d'une mauvaise intégration de leurs plans d'intervention sur une échelle régionale.Les premiers de classe : Charles-bourg, Sainte-Foy, Chicoutimi, Jonquière, Aima, Gatineau, Bou-cherville, Saint-Laurent, Beloeil.DEMAIN : Le réseau oublié de la Montérégie LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 JANVIER 1999 Fera-t-on condamner un juge avec un délateur?demande l'avocat de Flahiff Le fait de placer de Vargent n 'est pas un crime, plaide la défense Venant d'un délateur, il y a grand danger d'erreur judiciaire si on le croit sans corroboration.YVES BOISVERT Qu'il s'agisse d'un chef de gang, comme Maurice Mom Boucher, ou d'un juge de la Cour supérieure, comme Robert Flahiff, il est très dangereux de se fier sur la seule parole d'un délateur pour faire condamner un accusé.Or, selon les avocats du juge Flahiff, sur la seule question litigieuse du procès, il n'existe comme preuve que la parole du délateur Paul Lame, trafiquant de drogue d'envergure et témoin « taré » par définition.Flahiff, 51 ans, est d'accusé d'avoir blanchi 1,7 million pour Larue.Le témoignage de Larue est corroboré par une preuve indépendante, mais uniquement sur les questions qui ne sont pas contestées, de dire Me Christian Desrosiers.En effet, la défense ne nie pas que Flahiff, alors qu'il était avocat, a reçu plus d'un million en.petites coupures et l'a apporté lui-même à la banque en échange de traites bancaires.La défense ne nie pas non plus que cet argent a été placé en Suisse par Flahiff et l'avocat Gérald Lavoie, pour Larue.Mais placer de l'argent, même l'argent d'un trafiquant de cocaïne, n'est pas un crime.Cela devient un crime ( et seulement depuis le 1er janvier 1989 au Canada ) si celui qui place l'argent effectue un quelconque transfert dans l'intention de cacher ou de convertir cet argent ET s'il sait que l'argent provient de la vente de drogue.Or, sur la connaissance de Flahiff que l'argent provient de la vente de drogue, la seule preuve est le témoignage de Larue, dit la défense.La CSN à la CSDM Les 1415 employés de soutien cols bleus, soit le personnel d'entretien de la Commission scolaire de Montréal ( CSDM ), ont choisi d'être représentés par la CSN.Le vote d'allégeance syndicale s'est déroulé, entre la CSN et le local 800, il y a deux jours.Ainsi, la CSN représente l'ensemble du personnel de soutien de la CSDM puisque la centrale représente également les 3669 employés de soutien cols blancs, soit le personnel administratif, technique et para-technique.Ce vote s'est tenu dans le cadre de la restructuration des commissions scolaires.Avec l'adhésion de ces nouveaux membres, la CSN représente 19 771 membres dans les nouvelles commissions scolaires répartis dans 33 syndicats.Les votes d'allégeance syndicale dans les nouvelles commissions scolaires se dérouleront jusqu'au 31 janvier.Larue dit qu'il a payé Flahiff pour défendre deux hommes de son organisation, entre 1986 et 1988, que Flahiff l'appelait « le poudrier » et qu'il lui avait également dit « C'est payant, la poudre ! » Mais aucune autre preuve, estime la défense, n'appuie ces dires.Venant d'un délateur, il y a grand danger d'erreur judiciaire si on le croit sans corroboration, comme l'a souligné le juge Jean-Guy Boilard au jury dans l'affaire Boucher.Les délateurs, tarés par définition parce que « intéressés » et témoignant pour sauver leur peau, sont tolérés parce qu'ils permettent de faire accuser des membres du crime organisé.Mais «jamais je n'aurais cru un jour voir un de ces mercenaires de la justice faire accuser un juge, a dit Me Desrosiers.Maintenant, aucun avocat de la défense nommé juge n'est à l'abri d'une forme de chantage d'un ancien client ».PHOTO ROBERT SKINNER, Lb Presse ft le cahier i culturel tous les dimanches dans AFFAIRES Â FAIRE a ^O/Vfj BAIN TOURBILLON > IASSAI FOB FA îj^ occupation doublo Au cœur \u2022 Chambres de catégorie supérieure incluant 1, 2 ou 3 repas \u2022 Stationnement intérieur à titre gracieux \u2022 Salle de réunions \u2022 2 pauses-café par jour \u2022 Équipement audio-visuel de base \u2022 Frais de service Aussi disponible: Autres forfaits animation poui groupe \u2022 service de secrétariat HÔTEL Mnnolr c?oaint-bauveur www manoir-samt-sauveur com 1 800 361 -0505 î L'an dernier, le Code criminel a été modifié sur la question du blanchiment, pour faciliter la preuve.Il suffit que l'accusé sache ou croie qu'il a entre les mains le produit de la criminalité.À l'époque du crime reproché à Flahiff ( de janvier 1989 à juin 1991 ), la loi exigeait que l'accusé « sache ».Autrement dit, il faut dans ce cas-ci que la Couronne démontre qu'il y a vraiment eu un trafic de drogue.Or, la Couronne n'a jamais prouvé de quels trafics exactement provenait les 1,7 million de dollars blanchis par Flahiff.Larue s'est contenté de dire à la cour que, depuis 1979, tous ses revenus viennent de la vente de cocaïne.Cela n'est pas suffisant, affirme la dé- Robert Flahiff fense.Autre argument : les actes de dépôt et transfert d'argent commis par Flahiff ont eu lieu à partir de février 1989, donc tout juste après la « création » du crime de recyclage des produits de la criminalité au Canada.Mais cet argent recyclé par Flahiff et Lavoie, ces « produits de la criminalité », eux, ont été obtenus par Larue.en 1988, lors de ventes de coke.Selon Me Desrosiers, avant le 1er janvier 1989, le concept de « produit de la criminalité » n'existait pas en droit canadien.Une vente de coke avant cette date ne peut être assimilée à cela, car ce serait donner une portée rétroactive à la loi.Or, il est reconnu depuis fort longtemps qu'on ne peut rendre criminel un comportement passé par une nouvelle loi.Pour toutes ces raisons \u2014 et quelques autres \u2014 la défense réclame l'acquittement de Flahiff.Me Bruno Pateras prononcera son réquisitoire ce matin.Le juge Serge Boisvert, de la Cour du Québec, mettra dès aujourd'hui l'affaire en délibéré.: : : :vô.«W.w> \u2022:- ¦ Et ¦ SUR LES ARTICLES SÉLECTIONNÉS Vêtements et accessoires de luxe pour hommes 1472.rue Sherbrooke Ouest (angle Mackay) Tél.: (514) 937-7456 Lundi au vendredi : 9 h à 18 h Samedi : 9 h à 17 h Venez Nous Rendre Visite Et Coûtez A Notre Nouveau Cacao Chauq (Braver Les Grands Froids Mérite Une Recompense.) jusqu'au 17 janvier, nous vous invitons à vous réchauffer dans n'importe quelle boutique Codiva Pour trouver une boutique Codiva près de chez vous, appelez notre boutique du Centre Rockland au (514) 7383766 ou rendez-nous visite à \\v\\s\\vCODIVA.com ou AOL (Keyword: CODIVA).GOD1VA Chocolatier Rockland Centre 8 OgiNvs £ Verglas : Québec ne joue pas franc jeu avec les agriculteurs PIERRE GINGRAS Québec ne joue pas franc jeu au sujet des indemnités qui doivent être versées aux producteurs agricoles victimes du verglas, indiquent plusieurs fonctionnaires fédéraux.La loi fédérale sur les accords d'aide financière en cas de catastrophes est très claire, fait-on valoir, et il est impossible de la contourner.Par exemple, la législation mentionne que dans le cas des producteurs agricoles qui tirent leur revenu principal de l'agriculture, les dommages couverts peuvent être compensés à 100 %, la note étant payée dans une à 90 % par Ottawa.Par contre, dans le cas des producteurs agricoles considérés comme à « temps partiel », la contribution fédérale ne peut dépasser 50 % de l'indemnisation totale accordée.D'ailleurs, en février dernier, le ministre fédéral de l'Agriculture, Lyle Vanclief, avait rappelé à son homologue provincial cette particularité de la loi.< À la suite du déluge du Sague-nay\u2014Lac-Saint-Jean, tous les producteurs à temps partiel ont été indemnisés en totalité, mais Québec a assumé 50 % de la facture, comme le prévoit la loi fédérale.C'est la même entente qui a prévalu récemment entre le gouvernement Harris, en Ontario, et ses producteurs de l'est de la province eux aussi victimes du verglas.La province a aussi payé la moitié de la facture.L'Union des producteurs agricoles ( UPA ) réclame depuis des mois que Québec traite les producteurs à temps partiel sur le même pied que les producteurs à temps plein.La situation affecte surtout les pomiculteurs et les acériculteurs, de même que les producteurs forestiers pour qui il n'existe encore aucun programme d'aide.Hier, au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries çt de l'Alimentation, un porte-parole du nouveau ministre Rémy Tru-del a affirmé que les négociations étaient toujours en cours entre le gouvernement fédéral à ce sujet, mais dans la perspective où Ottawa paierait 90 % de la facture.Or, la loi ne le permet pas.« Si Québec veut indemniser les temps partiel à 100 %, il devra assumer la moitié de la note, a indiqué pour sa part Bernard Gravel, le responsable du programme d'aide fédéral au Québec.» M.Gravel a cependant ajouté que la loi était encore plus restrictive pour les producteurs de pommes.En effet, le programme d'indemnités fédéral ne couvre paé tes pommiers si une assurance était disponible où si cette assurance pouvait être offerte par la province.Or, au Québec, les producteurs pouvaient se payer cetteïas-surance.Mais curieusement, même si elle prévoit des indemnisations contre les dégâts provoqués par les excès de vent, de pluie, de chaleur, ou par le gel dans le sol ou la grêle, les dommages attribuables aux verglas ne sont pas couverts.Comme le verglas aurait pu être couvert, les producteurs ne recevront aucune compensation fédérale à ce sujet.La situation s'est aussi présentée lors du déluge du Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean, et dans ce cas, c'est le Québec qui a payé la note, ce que la province refuse aujourd'hui.Selon M.Gravel, indemniser les « temps partiel » coûterait globalement 14 millions.loto-quêbec Tirage du 99-01-06 6 11 30 36 37 48 Numéro complémentaire: 24 GAGNANTS 6/6 o 5/6+ 8 5/6 240 4/6 13 209 3/6 265 687 LOTS 5000 000.00$ 94 553.10$ 2 521.40$ 87.80 S 10.00$ Ventes totales: 17110 454$ Prochain gros lot (appr.): 10 000 000$ Tirage du 99-01-06 15 26 32 34 39 41 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Numéro complémentaire: 1 0 17 866 15713 LOTS 1 000 000.00$ 50 000.00$ 500.00$ 50.00$ 5.00$ Ventes totales: 533 182.50$ Tirage du 99-01-07 J- JL -L 2± JZ 18 19 24 32 36 SI 42 éâ §1 Sâ 55 57 61 68 69 Tirage du 99-01-07 3 4 190 4394 EHfro Tirage du ILICL 99-01-06 NUMÉRO: 792392 ER&f-m Tirage du KfitlUi 99-01-07 NUMÉRO 204399 -» » i 4 «t «\u2022^\u2014 r \u2022A * TVA.le réseau des tirages de LotOrQuébec.»: Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.Ef» cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.ï REGION DE MOBTEOL l GRANDE LIQUIDATION DE TAPIS PERSANS Embargo commercial États-Unis / Iran Un grossiste local a irr porté récemment plusieur cargaisons de tapis pe/sans de qualité afin de les mettre sur le marché au Canada.En raison de l'EMBARGO COMMERCIAL ETATS-UNIS/IRAN, les tapis persans venant d'Iran ne peuvent être vendus aux États-Unis, ce qui a permis à un grossiste local d'acheter ces tapis a prix spécial.Cependant, comme les objectifs prévus n'ont pas été atteints et que plusieurs commandes en gros ont été annulées, cette société éprouve des problèmes.Afin de respecter ses obligations financières envers ses fournisseurs de l'étranger et pour minimiser ses pertes, elle nous a confie le mandat de liquider sans délai ces lots de tapis par VENTE PUBLIQUE TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX entièrement tissés main Tapis de grandes et moyennes dimensions de 5* x 3' à 12' x1ô', qui Çlairont aux plus exigeants.Cette vente comprend: Qum en soie, abnz, Nagghasheh laine et soie.Tabriz Mahi.Kashan, Nain lame/ sole, Mashad, 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du Grand Montréal\ttr 527-1375 24 hres\\7 jrs\tAgression sexuelle (aiiîT.\" pour lixtmtf)\ttr 934-4504 24hres\\7|rs\tJeunesse J'écoute\ttr 1-800-668-6868 24 h res \\ 7 1rs\tJeu: aide et référence\ttr 527-0140 (Ext.: 1-800-461-0140) ' 18-23hrw\\7irs\tGai Écoute\t* 866-0103 (Ext: 1-888-505-10101 5 lours \\sem.\tCLSC de votre quartier ou votre région\t 24 h res \\ 7 Jrs\tCLSC Info-Santé de votre quartier ou votre région 2714567\t \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 JANVIER 1999 Montréal métro Conflit des négociations sabota GILLES GAUTHIER Hier midif le président du comité exécutif, Jean Forties se réjouissait de ce que l'administration ait réussi à inculquer aux pompiers des notions de « respect de l'autorité ».Trois heures plus tard, le Service de prévention des incendies diffusait un communiqué pour faire savoir que deux véhicules du poste 13 avaient fait l'objet d'actes de sabotage.« Le respect de l'autorité, c'est quelque chose qui est essentiel pour la sécurité des citoyens et celle des pompiers eux-mêmes », a déclaré M.Fortier lors de sa rencontre de presse hebdomadaire.Selon lui, les gestes récents de l'administration, dont les suspensions, ont fait en sorte que « nous sommes plus près de cette notion de respect aujourd'hui que nous Tétions il y a deux ou trois semaines.Il arrive à l'occasion qu'on doive faire preuve d'autorité, qu'on doive se comporter de cette façon-là ( en imposant des suspensions ) pour en arriver à des résultats ».Selon le Service de prévention des incendies de Montréal ( SPIM ), les filtres à carburant diesel de deux autopompes ont été percés pendant la nuit de mercredi à hier.« Ces nouveaux gestes de vandalisme totalement irresponsables auraient pu avoir des conséquences graves si les deux camions avaient été utilisés pour une intervention.» Des ouvriers de l'entreprise privée ont été embauchés \u2014 aux frais des Montréalais \u2014 pour nettoyer les dégâts causés par les pompiers.lors du conflit qui s'est terminé en 1997.M.Fortier ajoutait que « l'autre principe, c'est qu'on pouvait régler nos différends autrement que de cette façon-là ».« C'est ce qui est en train de se passer.La situation n'est pas parfaite, mais je pense que pour ce qui est de la sécurité des citoyens, d'un retour à la normale et à un plus grand climat de confiance dans nos relations avec nos employés, nous avons grandement progressé depuis deux semaines.» Les échanges en présence du conciliateur Fernand Matteau du ministère du Travail reprennent ce matin.M.Fortier a par ailleurs tenté de minimiser l'importance d'une proposition de la direction générale visant « une transformation de la Ville » pour en arriver à « une administration plus proche des citoyens et plus performante ».« Rien n'a été présenté au comité exécutif et je n'ai pas de plan de transformation de l'appareil municipal », a-t-il déclaré.Le document porte un jugement sévère, affirmant entre autres que l'organisation municipale est « mal en point ».Il estime par ailleurs que même un nouveau « partenariat fiscal » ne permettra pas d'accroître les revenus suffisamment pour donner à Montréal la capacité financière d'investir pour poursuivre son développement.Quant à l'embauche de Guy Coulombe, M.Fortier a laissé entendre qu'elle était probable.Le haut fonctionnaire de carrière est encore en vacances.La décision finale sera officiellement annoncée au cours de la troisième semaine de janvier.« Je vais vous confondre comme je vous ai souvent confondus », a déclaré le maire Pierre Bourque aux journalistes lorsqu'on l'a interrogé au sujet de cette embauche avant son départ pour la Chine.Manifestation chez Aqmont CLAUDE-V.MARSOLAIS Des employés de la société Ag-mont, de Pointe-Saint-Charles, des représentants de groupes communautaires et des étudiants de l'Université McGill ont manifesté devant l'usine de la compagnie hier après-midi afin de protester contre le congédiement du président du syndicat local, affilié au Syndicat du vêtement, textile et autres industries (SVTI-FTQ), Roderick Car-reon.Ce travailleur d'origine philippine a été le principal leader d'une campagne de syndicalisation des 185 employés de l'usine, qui a connu son aboutissement par le dépôt en mars 1998 d'une requête en accréditation.Selon Anouk Collet, porte-parole du SVTI, Roderick Carreon a subi de nombreuses menaces de l'employeur depuis le dépôt de la requête en accréditation.Il a été suspendu pendant plusieurs jours et finalement congédié pendant la période des Fêtes.Selon une autre source, des dirigeants lui ont même offert une somme de 26 000 $ pour qu'il cesse ses activités avant de procéder à son congédiement.Or, c'est aujourd'hui que se tiennent les auditions du Commissaire du travail afin de reconnaître le nouveau syndicat.Le SVTI s'attend à une dure lutte puisque la compagnie a appointé les services de Me Guy Sirois, celui qui a réussi à contrer les tentatives de syndicalisation dans les restaurants McDonald's.Dans ses deux usines situées côte à côte le long du canal de Lachine, Agmont fabrique des tissus et des tricots haut de gamme qu'elle destine à des fabricants de vêtements comme Louis Garneau, Calvin Klein, LL Bean, Brooks et Christina.Les dirigeants n'ont jamais dévoilé le chiffre d'affaires de la compagnie puisqu'ils le considèrent comme un secret industriel.centrale Pas question de payer l'eau potable plus cher GILLES GAUTHIER La compagnie Rolls-Royce, la Ville de Montréal et Hydro-Québec ont conclu une entente préliminaire prévoyant l'installation d'une mini-centrale d'une puissance de 50 mégawatts pour garantir l'approvisionnement en électricité des deux usines de production d'eau potable de la municipalité advenant une autre panne majeure et prolongée du réseau de la société d'État.L'investissement total serait de l'ordre de 50 millions.On a frôlé la catastrophe pendant la tempête de pluie verglaçante de janvier 1998 lorsque les usines d'épuration Atwater et Desbaillets ont été privées de courant.Le président du comité exécutif.Jean Fortier, a déclaré hier que le coût pour la Ville serait minime.Elle fournirait le terrain, à l'usine Atwater, où serait installée la turbine fonctionnant au gaz naturel ( ou au mazout ) et paierait un ou deux millions pour l'achat d'une turbine de un mégawatt qui servirait à mettre les installations en marche lors d'une panne de courant majeure.En temps normal, Rolls-Royce utiliserait la mini-centrale comme banc d'essai pour ses turbines de grande puissance et vendrait l'électricité produite à Hydro-Québec.Elle pourrait y tester les turbines vendues à ses clients ou procéder à des travaux de recherche et développement, explique Michel Gagné, responsable des deux usines d'épuration de la Ville.Il n'y aurait donc pas une turbine installée en permanence à l'usine Atwater, mais, précise M.Gagné, Rolls-Royce s'est engagée dans l'entente de principe à ce qu'une turbine soit disponible à 14 heures d'avis, soit le temps nécessaire au démontage et à l'installation d'une telle machine.Autre précision : l'usine Desbaillets serait reliée à la mini-centrale par une installation électrique indépendante de celle d'Hydro-Québec.Rolls-Royce, poursuit le responsable, demandera les autorisations nécessaires, dont celle de procéder à l'investissement, à son siège social.Parmi les autres solutions envisagées si elle se retire : l'installation de 50 petites génératrices pour fournir le courant aux deux usines.ÉRIC TR0TTIER Une quinzaine de municipalités de la région métropolitaine qui s'approvisionnent à Montréal pour leur consommation d'eau viennent d'en appeler d'une décision de la Commission municipale du Québec, qui a imposé en octobre une augmentation des tarifs basée sur un nouveau « taux de fuite ».« Tout repose sur la question des fuites du réseau d'aqueduc, a expliqué hier l'un des maires plaignants, Robert Libman, de Côte-Saint-Luc.Par le passé, nous avons toujours payé à Montréal un surplus pour compenser des pertes d'eau évaluées à 10 %.Cette année, la Ville de Montréal affirme que son taux de fuite est à 25 % et elle nous impose des hausses de tarifs qui correspondent à ce nouveau taux.7 a Commission municipale a trouvé ça raisonnable ; nous ne sommes pas d'accord.» Dans leur requête, Anjou, Saint-Léonard, Montréal-Nord, Verdun, Outremont, LaSalle et une dizaine d'autres villes qui s'approvisionnent à Montréal pour leur eau, font valoir que la décision de la Commission municipale ne respecte pas les principes de justice naturelle, notamment parce que les villes n'ont pu obtenir les données complètes qui ont permis à Montréal d'en arriver à son nouveau taux de fuite de 25 %.En outre, les municipalités plaignantes n'ont pu procéder à une contre-expertise, puisque les allégations de la Ville de Montréal ont été faites après le début des auditions de la Commission.Par conséquent, la Commission n'aurait jamais dû admettre en preuve les données de Montréal, affirment les 15 municipalités qui demandent à la Cour supérieure de ramener le taux de fuite à 10 %, et baisser d'autant la facture d'eau que leur a envoyée la Ville de Montréal pour 1999.Les dates d'audition n'ont pas encore été fixées.Têtes d'affiche ¦ La Société Alzheimer de la Rive-Sud attribue à la participation de nombreux commerces et entreprises, le succès de son activité Pause-café, qui a permis de recueillir 8000 S en plus de mieux informer la population au sujet de cette terrible maladie degenerative.Cet argent servira à financer les services offerts aux familles dont un membre souffre de I'Alzheimer.¦ Le président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale André Bé-rard, a eu l'agréable tâche en fin d'année de remettre des dons à des organismes charitables.Il a ainsi entre autre remis des dons de 25000 $ à soeur Nicole Fournier, directrice de l'accueil Bonneau, tout comme à Fernand Roberge, directeur de la fondation Butters pour les centres Butters-Savoy et Horizon.¦ ¦ Line dégustation-bénéfice com- André Bérard manditée par les caisses populaires Desjardins nord-est et du centre de Montréal a permis à la Fondation des centres jeunesse de Montréal et au Programme d'initiation au travail région Est de Montréal de se partager les profits de 33 000 $.Cet argent permettra d'offrir des stages de travail en entreprise à des jeunes.¦ L'engagement d'Henri L'Africain comme solliciteur pour la Fondation du centre hospitalier Fleury l'a mené a recueillir à ce jour quelque 50 000 $ auprès du milieu des affaires, ce qui lui a valu d'être nommé gouverneur de la fondation hopitalière.M.L'Africain est directeur de la caisse populaire Saint-Paul-de-la-Croix.¦ L'École polytechnique est en fête, la célébration de son 125* anniversaire donnant lieu à diverses manifestations dont la désignation Henri L'Africain de huit Grands polytechniciens.Forment le génial aréopage : Micheline Thibodeau-DeGuire ( Cen-traide ), Claudette Mackay-La-sonde ( Enghouse System ), Bernard Lamarre ( SNC-Lavalin ), Suzanne Laçasse ( Norvegian Geo-technical Institute ), Camille Dage-nais ( SNC ), Raymond Cyr ( Télé-sat ).Micheline Bouchard ( Motorola ), et Khalil Barsoum ( IBM Europe ).¦ Voulant expressément souligner son rôle alors qu'il parcourait le monde comme journaliste pour la Société Radio-Ca-n a d a , la fondation Édouard-Mont-petit a choisi comme lauréat 1998 de sa médaille Édouard-Montpetit, Roméo LeBlanc, aujour'hui gouverneur général du Canada.¦ André Caillé, PDG d'Hydro-Québec; Ben Weider, président du groupe de nutrition Weider ; Thérèse Poitras-Bazinet et Jean Bazi- Roméo LeBlanc net, vice-président du conseil de loisir Immaculée-Conception, sont* les premiers membres intronisés au sein de l'Ordre de la Sablonnière en reconnaissance de leur adhésion au programme de dons planifiés du Centre Immaculée-Conception.¦ Le premier tournoi de tennis organisé par Leucan ( Association pour les enfants atteints de cancer), qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Richard Legendre, directeur de Tennis Canada et Yves Filion, directeur général adjoint d'Hydro-Québec, a permis de recueillir plus de 12000 S.¦ Ex-ministre de la Culture Liza Frula, converti en animatrice de télévision, continuera d'être présente dans le domaine des arts, le Conseil des arts du Maurier l'ayant appelé à siéger sur son conseil d'administration.Cet organisme privé est l'un des plus important au Ci- Richard Legendre nada, ayant déjà consenti des millions de dollars pour des projets artistiques.¦ Le spectacle-bénéfice de la compagnie de danse La la la Human Steps du 11 février au théâtre Mai-sonneuve de la Place des arts a été placé sous la présidence d'honneur de Monique Leroux, directrice générale pour le Québec de la Banque Royale, et Pierre Karl Péla-deau, chef de l'exploitation des imprimeries Québécor et président du CA de La la la Human Steps.Coût : 150$.Renseignements : 277-9090.¦ L'heure est aux loteries-voyages, au rêve de fuir l'hiver, et l'Auberge communautaire du Sud-Ouest ( 5947, boulevard Monk ), une maison d'hégergement pour jeunes sans-abri, met donc en vente des billets pour le tirage de voyages vers six destinations.Coûts ; 35 $ , quatre billets pour 100$.Renseignements : 768-4774.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse.7.rue St- Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE / i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 JANVIER 1999 A 7 Actualités Peur de mourir assassiné ?Sortez de chez vous ! La victime et Vassassin se ressemblent habituellement PAUL ROY Vous avez peur de mourir assassiné ?Alors sortez de chez vous ! Et ne fréquentez que des étrangers, des femmes de préférence.C'est du moins ce qu'on serait tenté de suggérer au sortir d'une entrevue avec Georges-André Parent, criminologue au Service de police de la CUM et auteur d'un bilan des meurtres survenus au Québec en 1998.Ce bilan paraît dans le numéro d'aujourd'hui de l'hebdomadaire Allô Police.Z « Quand tu regardes ce dont les gens ont peur et que tu examines les homicides qui se commettent, ça ne correspond pas du tout », a expliqué hier M.Parent à La Presse.« On dit à nos enfants de faire attention aux étrangers.Or, les 15 à 20 enfants tués chaque année au Québec le sont très rarement par des étrangers.En 1998, il n'y en a pas eu un seul.Tous les enfants tués l'ont été par leurs parents, dans leur résidence.Même chose pour les gens âgés : ils ont peur d'être victimes d'une agression meurtrière dans la rue ou le métro alors que c'est dans leur résidence qu'ils vont se faire tuer.Par leur conjoint.Ou par un petit-neveu ou un petit-fils venu les voler.» Quant aux femmes, si elles sont moins souvent victimes de meurtre que les hommes, elles sont encore moins souvent les meurtrières.« Les femmes qui tuent leur mari, c'est exceptionnel, souligne M.Parent.C'est presque toujours le mari qui tue sa femme.Et toujours pour la même raison : la femme annonce qu'elle s'en va et le gars ne le prend pas.» Le criminologue dit rêver d'un mécanisme, d'une ressource à laquelle une femme en instance de séparation pourrait s'adresser si elle se sent menacée.« Quand une femme décide de se séparer, il n'y a aucun soutien, et c'est à ce moment-là que c'est le plus dangereux.» Cela dit, 1998 fut une année presque banale côté meurtres.« Un petit peu plus de drames familiaux que l'année précédente, un peu plus de meurtres.Mais globalement la tendance marquée à la baisse, observée depuis le début des années quatre-vingt-dix, se poursuit.» Selon M.Parent, de 1965 à 1975 environ, on a assisté à « une montée de fou de toute la criminalité de violence et des meurtres » dans toute l'Amérique du Nord.Le Canada et le Québec n'ont pas fait exception.Les années 1975 à 1985 ont constitué un plateau.Et à partir de 1985, on a constaté « une certaine baisse ».« Avec les années quatre-vingt-dix, on a commencé à assister à une baisse significative.Et c'est comme ça partout à travers l'Amérique du Nord.» L'explication ?« Tout bêtement la démographie : les baby-boomers sautent de moins en moins pardessus les comptoirs pour aller faire des hold-up à 50 $.Ils se sont recyclés dans d'autres formes de crimes, ou ils ont tout simplement décroché.» La démographie, mais aussi la civilisation.Au 17e siècle, rappelle le criminologue, marcher seul dans Paris était une entreprise autrement plus risquée qu'aujourd'hui.« Dans le monde anglo-saxon, la première police publique, ça re- Un homme de Saint-Faustin accusé d'agression sexuelle JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un homme de 59 ans qui a agressé sexuellement à plusieurs reprises les deux filles de sa conjointe a été condamné hier à Saint-Jérôme à cinq ans de prison par le juge Jean La Rue, de la Cour du Québec.Les agressions, qui ont commencé alors que les deux victimes étaient mineures, se sont échelonnées sur 11 ans pour l'une et sur deux ans pour l'autre.Cette horrible histoire, pour laquelle l'accusé a reconnu sa culpabilité à cinq chefs d'accusation allant de l'attentat à la pudeur au viol, s'est déroulée dans la région de Saint-Faustin, dans les Hautes-Laurentides.Elle a pris fin en 1998.Le désaxé a commencé à toucher les parties intimes de la plus vieille de ses deux victimes, Bernadette ( nom fictif ), alors qu'elle avait neuf ans, pour se rendre graduellement jusqu'à des relations complètes qui ont pris fin alors qu'elle avait 21 ans.Dans le cas de son autre « fille », qui avait 11 ans lors des premières agressions ( nous l'appellerons Henriette ), il n'y a pas eu pénétration.Le triste sire a prétendu qu'il avait agi de la sorte afin d'éduquer les deux filles, qu'il considérait comme ses propres enfants.L'accusé a même convaincu sa femme de participer à des jeux sexuels qu'il qualifiait d'éducatifs.À ce sujet, Bernadette a dit aux policiers : « Lui et ma mère sont venus me chercher pour m'enseigner la sexualité.Ils m'ont amenée dans leur chambre, il a demandé à ma mère de le masturber devant moi, je me fermais les yeux pour ne pas voir.Ma mère était soumise, ça duré deux soirs.» Dans sa décision, le juge La Rue écrit : « Vous n'avez pas l'excuse d'être d'une pathologie ou déviance quelconque.Ni l'intoxica-ttôn, ni la détresse psychologique, ni la raison médicale ne peuvent vous servir de bouclier.Vous étiez éduqué.Vous étiez lucide.Vous avez agi en prenant soin de miner tout instinct de résistance chez vos victimes.Votre crime était minu- tieusement planifié et vous avez même pensé à vous faire vasecto-miser pour éviter une grossesse à Bernadette.Et surtout, vous agissiez dans les faits comme le père de ces deux enfants.Vous avez choisi d'exercer votre pleine autorité et à tous les niveaux.» Le magistrat note aussi que l'homme a répété ses gestes régulièrement, de trois à quatre fois par semaine et parfois tous les jours, malgré une première intervention des services sociaux à la suite d'une dénonciation d'Henriette en 1997.Malgré aussi l'intervention de sa femme qui lui demandait d'arrêter de prendre sa douche avec Bernadette et qui l'a surpris dans la remise, en train de pénétrer la plus âgée de ses filles.Le juge La Rue en vient à la conclusion que l'agresseur a manipulé les enfants et sa conjointe et qu'il a voulu en faire autant avec l'agent de probation.Le tribunal se montre choqué par le peu d'empathie que l'accusé a démontré malgré les séquelles importantes qui ont marqué ses victimes.Bernadette a envisagé le suicide après avoir souhaité la mort de son père adoptif pour ensuite souffrir d'insomnie.Encore aujourd'hui, elle fait des cauchemars.« Elle a perdu toute estime d'elle-même », note le juge La Rue.Dans sa décision, le magistrat cite Bernadette qui a avoué aux enquêteurs : « Je me sentais un sac de vidange.J'ai cru qu'il me disait que je n'étais pas bonne à rien, pas fine, laide.» Quant à la plus jeune, le tribunal souligne qu'elle a cherché refuge dans la consommation de narcotiques.« Vous leur avez volé, en somme, leur jeunesse.La période cruciale de formation a été pour elles un cauchemar de démolition systématique.Vous avez compromis, de façon maintenant verifiable, l'épanouissement de ces deux jeunes femmes.Une société qui tolère qu'on abuse de ses enfants est une société qui se suicide lentement mais sûrement », selon le juge.RECTIFICATIF Une erreur s'est malencontreusement glissée dans l'annonce de John Scottl Volvo publiée dans La Presse du 7 Janvier 1999 è la page A 5.Le texte aurait dû se lire comme suit : S-TO MWO Sedan avec l'ensemble spécial Touring Location 36 mois, 20 000 km annuel, 7 740 S comptant ou échange équivalent.Transport et livraison indus.Taxes en sus./mois Familiale cross country nwo avec l'ensemble spécial Touring location 86 mots, 20 000 km arsuef, [M 7 740 9 comptant ou 6 en ange ecpjnnwwii.transport et Rvn /mois 0 Nous nous excusons des Inconvénients que cette erreur a pu causer.\u2014 0^- SCOTTI 4330, nie Jarry Est (514) 725-9394 't.monte à 1824.Avant, c'était les polices privées, c'était l'anarchie.» Plus proche de nous, M.Parent se souvient que la violence était beaucoup plus présente qu'aujourd'hui dans les années cinquante, dans le petit village de Beauce où il a été élevé.« Les maris qui rentraient saouls et qui battaient leur femme, le samedi soir, c'était courant.Le seul recours de ces femmes, c'était de le dire au curé.qui leur suggérait d'offrir ça au bon Dieu.Heureusement, le mouvement des femmes a brisé ça.» Les enfants n'étaient pas en reste.En 1967, alors qu'il était journaliste, M.Parent avait publié un reportage sur les enfants maltraités.Il dit se souvenir d'un enfant mort de faim, à Laflèche, près de Montréal.Et d'enfants morts enfermés dans un placard à Shawini-gan.« Des Aurore l'enfant martyr, il y en avait comme ça ! » Quand on lui demande de tracer le portrait-robot d'une victime de meurtre, M.Parent commence par sourire.Puis il avance : « Un homme de 20 à 35 ans; il habite Montréal ou la périphérie ; il vit ou non du crime ; il meurt par balles ; chez lui ; n'importe quel jour de la semaine, mais avec une probabilité un peu plus forte le jeudi ( avant c'était le vendredi soir ou le samedi ) ; il connaît son assassin.» \u2014 Un mois en particulier ?\u2014 Aucun.Et je peux vous dire que la pleine lune n'y est pour rien.Et il ajoute : « Tout ce qu'on peut dire pour la victime, on peut le dire pour l'accusé.Les deux se ressemblent habituellement.Des jeunes tuent surtout des jeunes, des vieux tuent surtout des vieux.» Et des motards tuent surtout ( ouf ! ) des motards.-^- Georges-André Parent PHOTO ARMAND TRQTT1ER.L3 Presse Plus de 130 homicides au Québec en 1998 PAUL ROY Le Québec a connu 133 homicides en 1998.C'est cinq de plus que l'année précédente ( 128 ), mais 82 de moins qu'en 1989 (215).De 1984 à 1988, 180 personnes ont été assassinées en moyenne par année.En tout, 93 hommes et 40 femmes ont été tués en 1998 et 77 hommes et 11 femmes ont été accusés de meurtre.Quatorze suspects se sont suicidés et 47 homicides n'étaient pas résolus au 31 décembre dernier.Les drames familiaux, conjugaux et passionnels sont responsables de 48 meurtres.Les règlements de comptes ont résulté en au moins 33 meurtres ( bon nom- bre des 16 meurtres dont le mobile n'a pas été déterminé pourraient être des règlements de comptes ).Les bagarres et vengeances personnelles comptent pour 14 meurtres.Les homicides à l'occasion d'un vol sont au nombre de 14; deux personnes ont été tuées lors d'une agression sexuelle et trois meurtres résultent d'un drame de folie.Plus de la moitié ( 54,2 % ) des meurtres sont survenus dans une « maison d'habitation ».Celle de la « victime seulement » dans 32,3 % des cas, celle de « l'accusé seulement » dans 3 % des cas, et celle des deux dans 23,3 % des cas.C'est le jeudi ( 17,3 % des homicides ) qu'on se fait le plus trucider.Suivent le mardi (16,5 % ), le vendredi ( 12,8 % ).Le plus grand nombre de meurtres ( 27,8 % ) surviennent entre 18h et minuit.Suivent les périodes de minuit à 6h ( 19,6 % ), de 6h à midi ( 17,3 % ) et de midi à 18h ( 13,5 % ).Dans 21,8 % des cas, l'heure du meurtre est indéterminée.Au total, 86 homicides ( 64,7 % ) ont été élucidés et 47 ne l'ont pas été ( 35,3 % ).Dix-sept victimes avaient moins de 14 ans ; 18 avaient plus de 60 ans.Une arme à feu a été utilisée dans 46,6 % des meurtres, un couteau dans 25,6 % des cas ; 9 % des victimes sont mortes par strangulation et 6,8 % à la suite de coups de pied et de coups de poing.Le comptable Schmouth sera sanctionné HUGO DUMAS Denis Schmouth, l'ex-comptable des .Soeurs du Bon-Pasteur de Québec, connaîtra sa sanction « déontologique », à la fin de janvier, pour avoir notamment menti à des gens qui lui vouaient une confiance sans borne.À la fin novembre, M.Schmouth a été déclaré coupable.par le comité de discipline de l'Ordre des comptables agréés du Québec, de quatre infractions déontologiques graves.« L'intimé ( M.Schmouth ) a participé à l'arnaque des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec.Il a agi avec fourberie et mensonge, a abusé grossièrement de la confiance totale que les soeurs avaient en lui et a fait fi des responsabilités professionnelles qui lui incombaient », ont tranché les trois membres du comité de discipline de l'Ordre.Le comité doit d'ailleurs se réunir bientôt afin de fixer la sanction, qui pourra aller de la simple réprimande à la radiation ou à la révocation de son permis.BOTTES IMPERMÉABLES EN CUIR DOUBLE DE MOUTON VERITABLE Semelles de caoutchouc pour une grande flexibilité et une robustesse adaptée à notre climat.Pointures 7 à 13.Ord.145$ PRIX PROMO 115$ T te, old.ca ¦ r.Galeries d'Anjou 353.5050 \u2022 Promenades St-Bnmo 653.1220 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troisième volume de patients cardiaques après les deux Instituts de cardiologie de Montréal et de Québec, le CHR de Lanaudière ne dispose même pas d'équipement d'hémodynamie qui permettrait les coronographies détectant les artères bloquées ou les problèmes de valves.C'est sans compter l'absence d'équipement de résonance magnétique et l'appareillage d'échographie « à la limite du décent », estiment les médecins.¦ Avec une population plus pauvre, moins scolarisée, plus âgée que la moyenne provinciale et qui, dans la partie nord, a des besoins de santé 16 % plus importants que dans le reste du Québec, la région est la plus dépourvue en effectifs médicaux : 15« sur 15 pour le rapport des omnipraticiens ( un pour 1532 personnes ) et 14e sur 15 pour le rapport des spécialistes ( un médecin pour 2707 habitants ).¦ Un cheminement typique pour un problème de calculs ( pierres ) biliaires tient du cauchemar: de deux à trois mois d'attente pour voir un médecin de famille.De trois à six mois pour subir une échographie.Quatre mois pour voir le chirurgien général qui devra opérer, puis une autre attente de ois bleus : la situation vient critique à Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU La situation entre la Ville de Laval et ses cols bleus frise l'anarchie ! À cause du comportement de certains employés manuels, les camionneurs artisans ont cessé le chargement de la neige, ce qui cause de sérieux inconvénients aux automobilistes et aux autorités scolaires ; des hommes masqués ont étendu du sel sur quatre patinoires d'arénas municipaux, privant ainsi des enfants de la pratique de leur sport favori.Après une tempête de neige, les préposés au déneigement profitent normalement de la nuit pour dégager les alentours des écoles, mais plus de trois jours après la dernière neige, seulement 30 % des rues près des écoles ont été déblayées.Par contre, les camionneurs artisans qui effectuent normalement presque deux voyages à l'heure n'en ont fait qu'un ou deux en quatre heures r ~e de la lenteur des cols bleus < ilisent la machinerie servant u arger leurs véhicules.Pendant l'attente, les moteurs des véhicules tournent, ce qui fait brûler le carburant, et les propriétaires de camions doivent quand même payer leurs chauffeurs.Devant cette lenteur, les propriétaires ont décidé mercredi de se retirer, par souci d'économies.Cette situation fait que plusieurs grandes rues ne sont pas encore déblayées, ce qui cause de multiples problèmes aux résidants et aux livreurs.Le surintendant général de la division voie publique et parcs de Laval, André Lirette, a indiqué à La Presse qu'il était impossible dans les conditions actuelles de donner un service normal à la population.Il a dit avoir reçu plusieurs plaintes de directions d'écoles.Et c'est pour cette raison qu'en fin d'après-midi hier, les autorités municipales sont retournées devant le Conseil des services essentiels.« Il ne faut pas oublier que la météo annonce une bordée de neige pour le week-end », a ajouté M.Lirette.Des individus ont pénétré dans les arenas Chomedey, Samson, Cartier et Dagenais, hier matin, pour y mettre une grosse quantité de sel sur les patinoires, faisant fondre la glace.À l'aréna Dagenais, les dommages ont été moins importants, ce qui a permis la réouverture en fin d'après-midi.Le surintendant général de la division bâtiments et services de Laval, Richard Plouffe, a mentionné qu'aucune effraction n'avait été commise aux arenas touchés, ce qui signifie que les vandales avaient les clés pour entrer.« Je peux cependant affirmer, a-t-il poursuivi, que ces gestes n'ont pas été faits par les employés manuels affectés à l'entretien des patinoires.» Le litige entre la Ville et le syndicat des cols bleus dure depuis des mois.Croyant avoir le meilleur, ce syndicat s'est retiré en 1997 de la coalition formée des autres fonctionnaires municipaux de Laval.Mais, depuis ce temps, policiers, pompiers et employés de bureau ont signé des ententes avec la Ville.huit à dix mois pour l'intervention elle-même.Évidemment, il n'est pas garanti que la condition restera statique et l'infection et les blocages se mettant de la partie, on peut fort bien devoir régler un problème beaucoup plus grave de jaunisse, de pancréatite.¦ En orthophonie et en audiologie, les enfants de zéro à cinq ans aux prises avec des troubles vocaux attendent jusqu'à 24 mois avant d'obtenir des services, alors que les délais ne devraient pas dépasser trois à cinq mois.¦ Depuis 15 ans, la région de Lanaudière ne réduit pas son taux de mortalité aussi rapidement que l'ensemble du Québec, et l'espérance de vie y est moindre, tant pour les hommes que pour les femmes.¦ Plus de 1000 personnes sont en attente afin d'obtenir une chirurgie d'un jour telle une simple cure de hernie, et 50 % des cas de chirurgie choisissent finalement d'être soignés à Montréal.¦ Des médecins sont partis pour des horizons plus prometteurs et trois autres risquent de suivre cet exemple prochainement.¦ Avec 763 lits, dont 308 de courte durée, le CHR de Lanaudière est l'un des plus gros du Québec.Pour les docteurs Michel Dun-berry, chef du département de chirurgie, et Claude Gauthier, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens, il est impensable de songer à une solution comme la mise en place de corridors d'accès avec Montréal comme c'est le cas pour certaines municipalités de banlieue.« On ne peut pas se considérer comme une banlieue de Montréal.Comment demander à une dame de 70 ans de Saint-Michel-des-Saints, qui n'a pas accès à un transport en commun ou à un transport adapté, de franchir plus de 400 kilomètre^ afin d'obtenir une chirurgie pour une hernie alors que son hôpital devrait disposer de suffisamment de ressources pour assurer ces services ?» Malgré de nombreuses rencontres avec la régie régionale, la sir tuation ne semble pas débloquer;, déplorent les médecins.« Avec un budget global de 100 millions qui représente 45% des dépenses du réseau de la région, le CH a contribué pour 80 % de l'ensemble de}> compressions du territoire et doit survivre, depuis 1991, avec 15 millions en moins.« Les intervenant^ du réseau doivent composer avep un manque à gagner de l'ordre de 176 millions dans Lanaudière comparativement aux autres régions », disent les médecins qui estiment avoir fait leurs devoirs et qui attendent maintenant des autorités qu'ils corrigent une situation intOr lérable pour leurs patients.Accidents à Laval PHOTO PASQUALE DEL B0CCI0.collaboration spécial Les secouristes sont intervenus deux fois à quelques minutes d'intervalle, hier après-midi, dans le secteur de l'autoroute 440 et du boulevard Industriel, à Laval, pour aider des personnes blessées dans des accidents.Le plus spectaculaire s'est produit quand deux autos, l'une arrivant du boulevard Industriel et l'autre circulant sur la voie de service de l'autoroute 440, sont entrées en collision.Les pompiers ont utilisé leurs pinces de décarcération pour dégager l'un des conducteurs ( notre photo ), souffrant apparemment de graves blessures à l'abdomen.Quelques minutes plus tard, sans doute à cause de l'embouteillage formé à la suite du premier accident, quatre véhicules ont été impliqués dans un carambolage.Une femme enceinte se trouvait dans l'un d'eux et une ambulance a rapidement été dépêchée sur les lieux.Le feu « dormait » entre les cloisons t, Guy Monette, 58 ans, ignorait sûrement qu'un incendie menaçait son logement situé au 377, rue Beauséjour, à Saint-Eustache, lorsqu'il y est revenu mercredi après-midi.Le sergent-détective Pierre Lemay, de la police locale, a indiqué que l'incendie « dormait » entre le plancher et le plafond de l'étage.Lorsque M.Monette a ouvert la porte, les flammes ont pris de la force et quand il a posé le pied sur le plancher, celui-ci s'est effondré, le faisant ainsi tomber aù sous-sol.; M.Monette est mort calciné.Ne voulant rien négliger, le coroner a de!-mandé au sergent-détective Lemay de fair£ une enquête complète sur les circonstances de cet incendie.! IWCIBORMOU \u2022 LA CASA \u2022 SOUtiEN \u2022 PWTM0X .CHWA PEARl \u2022 RCfl CRïSTW.SIVEPSTOME \u2022 CUSSAORKS HT.FATOtRWAtt «BUIETTI.MR DUDŒY \u2022 PWW CHEF \u2022 R0YM.J.I.^Bffi BE3MX.IMPORTATEURS D'ARTICLES MÉNAGERS QE QUALITÉ NGP0flCflJl*_: I Solde de livraison d'entrepôt ! | DU NOUVEL AN! I Une seule fois par année! \\ VAISSELLE z.10H dportïi C; FAIT EH ITALIE **« sa KABIN 4 commode Ord.119* Offre en vigueur ce samedi seulement.Limite d'une par client, jusqu'à épuisement des stocks.Assemblage requis.LES SOLDES D'HIVER PRENNENT FIN DIMANCHE CHEZ IKEA.Épargnez jusqu'à 50% sur des articles choisis à travers tout le magasin.IKEA Montréal, 9191, boul.Cavendish, Ville Saint-Laurent H4T 1M8 (514) 738-2167 Ouvert ta 8, de 10 h à 21 h; le 9, de 9 h à 17 h; et le 10, de 10 h à 17 h.Les soldes prennent fin le 10 janvier.
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