La presse, 16 avril 1999, B. Politique
[" B Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / ARTS ET SPECTACLES Montréal, vendredi 16 avril 1999 Lii Presse Le PLQ revoit une fois de plus son programme constitutionnel MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Parti libéral du Québec soumettra d'ici un an à ses militants un nouveau programme constitutionnel qui proposera des arrangements administratifs destinés à améliorer la fédération canadienne et à combler les faiblesses de l'entente sur l'union sociale, mais aussi de nouvelles demandes d'amendements constitutionnels.Le document qui émanera des travaux du nouveau groupe de travail, présidé par le constitu-tionnaliste et député de Cha-pleau, Benoît Pelletier, sera le sixième effort de renouvellement du fédéralisme canadien du PLQ, en incluant l'accord de Charlottetown, depuis le livre beige de 1980.Il y a à peine deux ans, le parti, dirigé alors par Daniel Johnson, accouchait de sa dernière contribution : Reconnaissance et Interdépendance.« Les choses ont beaucoup évolué depuis ce temps-là », plaidait hier Jean Charest en divulguant la composition et le mandat du comité Pelletier.Ce programme ne parlait pas beaucoup de la question des autochtones, dit-il d'emblée, et la nouvelle plateforme devra définir leur place.« L'autre élément, c'est l'évolution dans les discussions sur l'union sociale, qui étaient en gestation et qui ont connu un aboutissement, qui doivent être complétées avec le leadership québécois », précise M.Charest.Le chef du PLQ considère qu'avec un nouveau programme, le parti contribuera à déblayer le terrain en vue d'une éventuelle ronde de négociations.« Le consensus ailleurs au pays, c'est que les gens souhaitent qu'on prépare le terrain avant de se lancer m dans une opération d'amendements constitutionnels », avertit-il.En clair, avant d'asseoir les premiers ministres à la même table, il faudra que les chances de succès soient très élevées.Jean Charest veut entre-temps reprendre le dialogue avec ie reste du Canada, interrompu depuis l'échec de l'accord du lac Meech.« Il faut prendre avantage du contexte où il y a un leadership qui n'est pas exclusivement d'Ottawa, qui est capable de faire avancer les choses, et c'est ce qui m'amène à croire qu'il y aura des ouvertures », dit-il, évoquant l'exemple des gouvernements conservateurs de Ralph Klein, en Alberta, et de Mike Marris, en Ontario.« On pense qu'il y a là pour le Québec une grande opportunité de s'allier à ces nouvelles forces.» Véhément au cours de la campagne électorale envers Jean Chrétien, qu'il décrivait alors comme un obstacle au changement, Jean Charest n'a pas voulu en remettre hier, se bornant à dire que la discussion qu'entame son parti ne sera pas « tributaire et dépendante de la présence d'un parti, d'un gouvernement ou d'un seul individu ».La reconnaissance de la société distincte et le droit de veto figureront encore au menu du nouveau programme libéral.« Le grand défi au Canada est de faiic en sorte que les gens comprennent que l'identité canadienne est fort valable, mais qu'elle est nettement enrichie par la spécificité québécoise », dit M.Pelletier.Dans l'optique du groupe de travail, ajoute-t-il, les rapports fédératifs canadiens devront servir d'exemple à travers le monde, au moment où plusieurs pays et ensembles, comme l'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Union européenne, adoptent à son avis des « traits fédératifs ».« L'exemple de la capacité 3ue possède la structure fédérale 'assurer la cohésion de l'ensemble d'un pays tout en permettant à une société précise en son sein de s'y épanouir pleinement.» Le constitutionnaliste de l'Université d'Ottawa, qui s'est entouré de cinq autres diplômés en droit de cette institution, pourra compter sur l'aide des députés Geoff Kelley, Claude Béchard et Line Beauchamp.ainsi que sur une douzaine de militants dont l'écrivain Roch Carrier et l'avocat Marc-Andre Blanchard.Le rapport du comité sera soumis aux membres lors du congres de l'an 2000, prévu pounle printemps.Une place prépondérante peur les victimes d'actes criminels Anne McLellan présente des amendements majeurs au Code criminel GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA La ministre de la Justice, Anne McLellan, a engagé la justice canadienne sur la voie d'une véritable transformation culturelle en donnant désormais une place prédominante aux victimes d'actes criminels dans le système de justice pénal.« Cela exigera un changement culturel », a déclaré Anne McLellan en présentant hier des amende ments majeurs au Code criminel.À ce jour, a expliqué la procureure générale du Canada, tout se passait dans les cours criminelles entre les juges et les accusés.Avec les amendements proposés, les victimes auront à l'avenir un rôle à jouer et seront traitées avec la courtoisie et le respect qu'elles méritent.Le nouveau projet de loi, déposé hier, visant à modifier le Code criminel, permettra aux victimes, s'il est adopté, de pouvoir exprimer de vive voix devant un tribunal, avant que celui-ci ne prononce sa sentence contre un criminel, les répercussions qu'ont eues sur leur vie et PHOTOPC Anne McLellan sur celles de leurs proches les actes criminels commis contre eux.Père d'un garçon de 16 ans assassiné par un homme en libération conditionnelle, le député réformiste Chuck Camdem de Colombie-Britannique, lui-même cosignataire du rapport du Comité permanent de la justice à l'origine des changements proposés par la ministre, a souligné hier combien il aurait été important pour lui et sa famille de regarder droit dans les yeux le responsable de la mort de son fils pour lui dire toute la dévastation causée par son geste.M.Camdem a affirmé que l'opposition officielle accueillait favorablement les changements proposés par le gouvernement.Le projet de loi donne évidemment le choix aux victimes de s'exprimer elles-mêmes ou de le faire par écrit ou encore de confier cette tâche à la Couronne.Les modifications au Code prévoient aussi que dans le cas d'une libération conditionnelle, les victimes pourront intervenir et présenter par écrit ou verbalement des informations qui devront être prises en considération par les responsables des libérations conditionnelles, par les policiers et par les juges.Évidemment, ces nouvelles dispositions du Code obligeront les gouvernements provinciaux à débourser davantage pour la justice.Mme McLellan a prévu dans le projet de loi des mécanismes qui augmenteront les ressources sur lesquelles pourront compter les provinces afin d'offrir directement ces services aux victimes.Antérieurement, une amende supplémentaire compensatoire était plus ou moins imposée, selon la discrétion des juges, aux délinquants.Le projet de loi rendra cette suramende compensatoire automatique, de telle sorte que les sommes recueillies permettront aux provinces d'améliorer les services offerts aux victimes.D'autres changements ont été proposés par Mme McLellan.¦ Requérir que les tribunaux et les commissions de révision tiennent compte des déclarations de la victime lors de décisions prises après un verdict de non-responsabilité criminell*?en raison de troubles mentaux.¦ Permettre aux victimes d'agression sexuelle ou d'un crime avec violence, âgées de 18 ans ou moins, de bénéficier de la possibilité de limiter les contre-interrogatoires menés par des accusés non représentés par des avocats.¦ Autoriser les victimes et les témoins souffrant d'une incapacité physique ou mentale à se faire accompagner par une personne-ressource lorsqu'ils témoignent en justice.¦ Faciliter la participation des victimes et des témoins au procès en permettant au juge d'interdire la publication de leur identité lorsqu'il considère que c'est dans l'intérêt de la justice.Pékin a décliné une invitation de Québec DENIS LESSARD envoyé spécial NEW YORK Pékin n'a pas donné suite une invitation du gouvernement québécois d'accueillir le premier ministre chinois au cours de son séjour au Ca- _ - j - i Ulll.l .PHOTOPC Le premier ministre chinois, Zhu Rongji, est arrivé, hier, à Ottawa.Sur un ton amical, il a notamment relevé des allusions du premier ministre Jean Chrétien sur les droits de l'homme pour dire qu'il était normal qu'entre amis il y ait de tels désaccords.À New York où elle accompagne le premier ministre Bouchard, Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales, a admis que le Québec avait fait des représentations pour que la délégation chinoise passe aussi par le Québec.Le message avait été transmis par Jean Duval, l'ancien interprète de l'hôtel de ville de Montréal devenu représentant du Québec à Pékin, à l'ambassadeur du Canada en Chine.Hier.Mme Beaudoin minimisait la bouderie des Chinois : « Il était déjà venu en 1993 au Québec.ce monsieur.».Pour elle, encore une fois, on peut se demander si le gouvernement fédéral a aidé la cause du Québec dans ce dossier, « jusqu'à quel point passent-ils nos messages ?Quand il s'agit de nos demandes les fonctionnaires fédéraux ne sont pas d'un zèle excessif ! » Lors de son passage en Chine, à l'automne 1997, M.Bouchard avait demandé à la Chine d'ouvrir un bureau commercial à Montréal.Pékin venait d'en ouvrir un dans l'Ouest canadien.Il semble toutefois que Pékin perçoive avec beaucoup de circonspection les velléités souverainistes du Québec, un projet qui fait écho au problème chinois de Taiwan, expliquait-on.Les hnmmanes d'un milliard rie Chinais aux 311 militons rie Canadiens Jean Chrétien accueille le premier ministre chinois à son arrivée à Ottawa GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA À son arrivée à Ottawa, pour la deuxième étape de sa visite officielle de six jours au Canada, le premier ministre chinois, Zhu Rongji, a été accueilli par son homologue, Jean Chrétien, qui n'a pas manqué de faire allusion, dès la descente d'avion de M.Zhu, aux droits de l'homme et à l'engagement de l'OTAN en Yougoslavie.Le premier ministre chinois, avec un léger sourire en coin, s'est contente pour sa part d'établir un certain rapport de force en transmettant « .m gouvernement canadien et aux 30 millions de Canadiens les hommages de 1,25 milliard de Chinois ».m.Chrétien* dans une allusion .111 problème du Kosovo, a déclaré à Zhu Rongji que les deux hommes avalent beaucoup de travail à faire c nsembl', sur les questions multila- térales.« Nous avons hâte de travailler avec vous, a lancé le premier ministre canadien, sur les problèmes cruciaux de la paix mondiale et de la sécurité.» Plus tard en soirée, lors d'un dîner d'État en l'honneur du premier ministre chinois, M.Chrétien, après avoir fait l'éloge des accomplissements de la Chine dans le domaine économique, après avoir fait part de son admiration pour les réalisations d'ensemble du peuple chinois, a relevé que le prochain grand défi qui attendait les Chinois à l'orée du nouveau millénaire était celui « de bâtir une infrastructure humaine et sociale ».Le premier ministre canadien s est dit fier de OGIIStatCI que Ul Chine étudiait les programmes sociaux du CamuLi nnnr .«.«\u2022«\u2022.I I .».» -» \u2022 ' .f> .\u2022\u2022%ntv.*» .* V \u2022 ( \u2022 i \u2022 \u2022 f \u2022 \u2022 i v \u2022 .Quant à l'épineuse question des droits île la personne, Jean Chu-tien a redit à Zhu Ronghji, comme il l'avilit lait l'année dernière en Chine, qu'il y avait là encore des désaccords entre les deux pays.M.Chrétien a déclaré que ces questions seraient discutées au cours de la séance de travail que les deux hommes auront aujourd'hui.Dans sa réplique, le premier ministre chinois s'est déclaré «< content » d'être au Canada pour une troisième fois.Il n'a pas du tout parlé du problème yougoslave, même si son gouvernement consi- dère l'Intervention de l'OTAN dans les Balkans comme une violation de la souveraineté d'un État.Il a pai ailleurs, sur un ton amical, relevé les allusions de M.Chrétien sur les droits de l'homme pour dire lui aussi qu'il était normal qu'entre amis il y ait de tels désaccords.Pour le reste, Zhu Ronghji a choisi un ton badin, se moquant de l'accenl français de M.Chrétien lorsqu'il parle anglais, lui disant cependant que cela n'avait aucune importance: «Puisque nos deux coeurs communiquent mutuellement ».Les deux hommes auront un entretien en profondeur ce matin avant de donner une conférence de presse.Le premier ministre chinois se rendra par la suite à Toronto où il prononcera un important discours ce soir sur les relations économiques du Canada et de la Chine devant les hommes d'affaires du Conseil commercial Canada-Chine présidé par M.André Desmarais.Zhu Ronghji s'est dit ravi hier de pouvoir visiter pendant six jours entiers les grandes villes du Canada.Après Toronto, il se rendra a Calgary, Victoria et Vancouver.Il s'est excusé de n'avoir pu, cette fois-ei, se rendre au Québec et à Montréal.Il a rappelé qu en 1984.lorsqu'il était maire île Shanghai* il avait séjourne à Montréal, ville jumelle de la sienne, et pris la parole a l'Université McGill.Il a dit qu'il espérait vlvemenl avoir l'o^asion dans le futur de revenir au taiiebcc. je « B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 AVRIL 1999 Editorial La Presse André Dfsmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'informat!! >\\ Alain Dubuc éditorialiste en chef Le silence des Serbes Dans une lettre publiée dans le New York Times, l'historien yougoslave Aleksa Djilas raconte comment Belgrade survit sous les bombes de l'OTAN.Sa propre femme n'arrive plus à dormir, au point d'avoir perdu 12 livres.Ses beaux-parents ont emménage chez lui.Comme des milliers de Bel-gradois, ils ont quitté leur maison, craignant les raids.La lettre traduit bien la frayeur et le désarroi de la population serbe.Cette frayeur et ce désarroi sont réels et ils suscitent la compassion.Il n'en demeure pas moins étonnant que le témoignage de M.Djilas ne contienne pas un seul mot de sympathie, pas un seul, pour les centaines de milliers de Kosovars dont le sort est autrement plus tragique.Quand on voit les images de réfugiés qui arrivent chaque jour en Macédoine ou en Albanie, à bout de force, transportant à plusieurs les plus faibles d'entre eux, les 12 livres perdues de Mme Djilas paraissent bien puériles.Est-il possible que l'auteur de la lettre ne le VOIE pas ?Qu'il soit aveuglé par sa propre souffrance ?Qu'il s'en fiche ou ne le sache pas ?Au lieu de miner le régime de Slobodan Milosevic, les frappes de l'OTAN ont solidifié le soutien dont jouit le dictateur de Belgrade.C'est ce qui explique que même la iragilissime opposition yougoslave s'oppose aux frappes aériennes : celles-ci risquent de prolonger la vie politique de l'ancien apparatchik converti au nationalisme.Mais dans le silence serbe, il y a plus qu'un réflexe de Agnès Gruda aqriidd@liipressexa défense collective devant l'adversité.Dans la lettre de M.Djilas, comme dans la vaste majorité des propos de Serbes, y compris ceux de la diaspora, cites dans la presse occidentale, la question albanaise est réduite à sa plus simple expression : l'exode kosovar est provoqué par l'OTAN.Point.Et les exactions que les Kosovars albanais ont subies sous le régime Milosevic ?Le fait qu'ils aient fait l'objet d'une propagande haineuse pendant plusieurs années, qu'ils aient perdu leurs droits fondamentaux ?Et les villages kosovars réduits en cendres et vidés de leurs habitants ?Et l'organisation systématique et massive du nettoyage ethnique ?Tous ces faits, pourtant documentés et vérifiables, ne semblent pas entrer dans le paysage mental du peuple serbe.Il y a des raisons à cela.Slobodan Milosevic tient d'une main de fer les médias yougoslaves.Quand des médias osent défier la censure, ils risquent de payer le prix : l'assassinat du journaliste Slavko Curuvija, l'un des rares à avoir eu le courage de critiquer le gouvernement yougoslave, montre bien à quoi s'exposent les esprits libres.La population serbe en Yougoslavie est soumise à une propagande féroce, selon laquelle l'OTAN n'a qu'un seul but : détruire la Serbie.La vaste majorité des Serbes ignorent ce qui se passe au Kosovo.Et le mince espace dont disposaient les esprits critiques en Yougoslavie a été anéanti par la guerre.La moindre remise en question risque aujourd'hui de passer pour une trahison.Quelques Belgradois ont été arrêtés pour avoir fait des signaux à l'OTAN afin de localiser des cibles ! Cela tient de la paranoïa.Mais dans la manière dont la majorité des Serbes nient que leur gouvernement ait quelque rôle que ce soit dans le sort que connaît aujourd'hui le Kosovo, il y a plus que l'ef- fet de la censure et de la propagande.Après tout, les communautés serbes établies en Occident ont accès à d'autres données et à une autre lecture des faits.Comment se fait-il qu'on n'entende jamais de Serbes s'inquiétant du sort des Albanais du Kosovo ?Il n'y a là rien de nouveau, affirme, dans une entrevue parue en France, Vidosav Stevanovic, écrivain serbe exilé à Paris, qui est l'un des seuls dissidents non nationalistes à avoir critiqué non seulement Slobodan Milosevic, mais aussi son propre peuple.Il reproche aux Serbes de garder le silence, comme ils l'ont fait quand les bombes tombaient sur Vukovar et Sarajevo.L'imaginaire serbe est peuplé de démons, croit-il.Ces démons, il dit avoir choisi de les refuser.Mais le prix qu'il a dû payer a été lourd : « J'ai perdu ma patrie, ma langue et mes lecteurs.» Il s'est aussi fait tabasser à Paris par des militants nationalistes serbes.Selon M.Stevanovic, le fait que les Serbes continuent de soutenir leur président relève d'une « maladie mentale », c'est un « suicide collectif ».Il y a bien eu en Yougoslavie un bref moment d'espoir, à l'hiver de 96, quand l'opposition avait exigé que le régime Milosevic reconnaisse sa victoire à des élections locales.Les opposants ont vu leur victoire confirmée.mais progressivement, ils se sont ralliés au régime.Faudra-t-il attendre la chute de Slobodan Milosevic pour mettre fin à cette folie autodestructrice ?Possible.Le jour venu, croit l'écrivain, le dictateur deviendra le bouc émissaire : « Chaque Serbe dira que tout est sa faute, sans se demander ce qu'il aurait pu faire à son niveau pour empêcher le pire.» Ce courage n'est pas donné à tout le monde.Mais se montrer sensible au drame des Kosovars, ce serait déjà un début.Bonsoir! Même s'il travaillait surtout dans l'ombre.Rosaire Morin ne laissait personne indifférent chez ceux qui le connaissaient.À commencer par les gens qui, le recontrant pour la première fois, étaient souvent désarçonnés par son retentissant « Bonsoir ».Même en plein jour.« Parce que le soleil ne s'est pas encore levé sur le Québec ! » expliquait-il.¦^¦¦¦¦¦¦¦¦HHHi C'était, chez lui, bien plus qu'une .jac£tje £tajt devcnue 53 « marque \\ I de commerce » depuis des décennies, même en présence des personnalités ^ I les plus impressionnantes.Cette façon de provoquer ses interlocuteurs en précisant d'entrée de jeu à quelle enseigne il logeait illustrait tout à fait l'homme déroutant qu'il était.Un nationaliste sans cesse sur la brèche, bien sûr.Mais surtout, un esprit curieux, indépendant, ouvert.Bien servi par une intelligence remarquable, une phénoménale capacité de travail et une profonde sensibilité \u2014 soigneusement camouflée sous des dehors bourrus \u2014, Rosaire Morin avait également un atout précieux qui lui assurait une entière liberté d'opinion: son total désintéressement personnel.C'est cette intégrité sans conteste et cette absolue fidélité à quelques valeurs de base \u2014 qui n'excluait pas une évolution de sa pensée \u2014 qui lui auront mérité le profond respect de tous ceux qui l'ont connu.Y compris de ceux, nombreux, qui voyaient en lui un adversaire tenace et dangereux qu'ils auraient bien aimé faire taire.C'est pourquoi, aujourd'hui même, ces derniers n'ont aucune hésitation à s'unir à ses parents, collaborateurs et amis pour lui dire, à son tour, un chaleureux « merci et bonsoir ».Pierre Gravel p$ravel@lapresse.ca Deux colonnes de réf ufliés bomttarfèes m DRorrs RESERVES serge.chap!cau@ laprcssc.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lopresse.ca Un extraterrestre ! ¦ Sur quelle planète peut bien vivre le Dr Jules Hardy avec son délirant projet d'hôpital (La Presse, 14 avril) dans l'un des rares parcs de Montréal, précisément là où deux cents personnes jouent au volley-ball et à la pétanque chaque soir.Et son stationnement attenant, dans le parc Jeanne-Mance, là où les arbres sont particulièrement beaux, et où les mères et leurs bébés peuvent respirer un peu d'air a l'ombre des grands cimes ?Le Dr Hardy semble ignorer qu'à Montréal, la montagne, il ne faut plus la grignoter, et que les arbres, il ne faut plus les couper.Quant aux espaces verts, c'est pas touche ! Ne regarde-t-il pas en bas, avant de poser sa soucoupe volante, pour s'apercevoir qu'il y a du monde qui bouge, et la vie qui bat à Montréal ?Qu'il aille plutôt se poser au sud de l'hôpital Saint-Luc, sur l'autoroute Ville-Marie, et panser cette plaie ouverte dans le visage de Montréal.Claire MORISSETTE Eh Doc ! Allô ! ¦ C'est avec étonnement que j'ai lu dans votre numéro de mercredi les propositions du Dr Jules Hardy pour la construction d'un nouveau CHUM ! Comment peut-on être aussi « déconnecte »\u2022 de son mi-iieu ?Raser une grande partie d'un pari très fréquenté, en prendre une »«fre partie, pour faire un stationnement, ériger une masse de rf°uzc étages sur un plateau devant le mont Royal, détruire les « taudis » qui l'entourent pour faire de la place à d'autres édifice.Vraiment, où habitez- /ous, Dr Hardy ?On peut s'en douter.Après, on dira que le bon peuple nourrit des préjugés contre les disciples d'Esculape.Pierre DESROCHES De la fiction à la réalité ¦ Une lettre signée par Mme Marie-Claude Hansenne a été publiée dans La Presse du 23 mars dernier sous le titre « Donnez-moi des cornes ou un groin ! » Elle y parlait de la dégradation des services à la STCUM.Mme Hansenne se disait excédée par le métro « qui est devenu une foire d'empoigne chaque jour Elle parlait aussi de son expérience \u2014 « une pure horreur >» \u2014 alors qu'elle a dû laisser passer quatre voyages sur la ligne orange et qu'elle n'a pas pu monter dans une rame de la ligne verte à Berri-UQAM.Puis, avec cynisme, elle concluait! « nue la STCUM a san* doute beaucoup appris en regardant des films d'archives sur les convois de train organises par les nazis durant la dernière guerre ».La lettre de Mme Hansenne est empreinte d'émotion, ce qui explique probablement son manque d'objectivité* Qu'elle n'apprécie pas la qualité de nos services, c'est son ciroii, mais qu eiie public des informations sur la STCUM qui relèvent de la fiction, c'est autre chose.En effet, à l'heure de poipte du matin, la fréquence de passage des trains est d'environ trois minutes et le taux de charge se situe aux alentours de 70 % dans les voitures les plus achalandées et de 50 % dans les voitures de queue.L'achalandage est vérifié à la station où le taux de charge est maximal ; si celui-ci dépasse la norme, un train de réserve est ajouté au service régulier afin de répondre aux besoins de notre clientèle.Il arrive, en outre, qu'à la suite VI C11IV.I | I l V I » v \u2022 I l I \u2022 » I ¦ IIIVUIUIIV.\\'lt d'un bris majeur d'équipement, nous devions interrompre le service pendant plus de 20 minutes.Dans ces cas, il se peut que nous laissions des usagers sur les quais à la reprise du service pour un ou deux trains.Par contre, môme dans ces situations, il reste toujours des places disponibles dans les voitures de queue du train.Mme Hansenne a omis de nous indiquer la journée et l'heure de son expérience, ce qui nous aurait permis de vérifier ses dires.Par contre, lorsque nous consultons les plaintes des usagers des mois de i»'1 |LAC0R0AtRE 11 ?] [DES SOUWCE8 10 ?| Wa-VIAU 16 ?[tASCMIRÉAU 18 ?] I STE-ADÉH ?CONSULTEZ LES QUfPES-»M>«» Stern reproche aussi à PTC ses « tactiques à la (Joe) McCarthy », ce sénateur qui pourchassait les communistes il y a un demi-sice le.Son mari a ajouté que Shirley Jones, qui jouait la mère dans le vieux feuilleton The Par-tridge Family, vient de revoir les notes négatives attribuées par PTC et a constaté, tout bien réfléchi, qu'elle était en désaccord dans plusieurs cas.Votre Site culturel LE CAHIER tous les DIMANCHES dans Plein ia vue i dans le cahier Ciném tous irs SAMEDIS oans PHOTO ARMAND TROTTIER.Le Presse 0 Une photo de René Simard, comme on l'a connu il y a 20 ans.« Je crois que les gens (au Canada anglais) se souviennent du René Simard Show que je faisais quand j'avais 18 ans », dit-il aujourd'hui.Mais le Simard du Fantôme est un autre chanteur.et un autre homme.Etonnant Fantôme, ce René Simard ! JEAN BEAUNOYER TORONTO Les Québécois qui se rendront au théâtre Pantagts à Toronto pour assister au spectacle The Phantom of the Opéra, auront bien du mal à reconnaître René Simard qui interprète le rôle-titre.Non seulement à cause du masque et du maquillage qui transforment son visage mais aussi en raison de l'image qu'il projette ici à Toronto et surtout à cause de son jeu dramatique.J'ai découvert, à Toronto, un comédien que je ne connaissais pas.Le René Simard souriant, gentil, pas méchant pour deux sous que nous connaissons au Québec, se transforme en un monstre déchire par la douleur et la rage, qui gémit, tempête et sanglote sur scène.« Chaque acteur voit le personnage du fantôme d'une façon différente, me confiait Simard pendant la séance de maquillage.Moi, je le voyais plus discret, plus retenu dans ses mouvements.Parfois un petit geste a plus d'impact qu'un éclat ou une crise sur scène.Je ne veux pas me contenter de chanter, je veux vivre mon personnage.Je n'ai eu aucune difficulté «î l'assimiler puisque je m'entraîne vocale-ment depuis six ou sept ans avec le Fantôme.Mais c'est un grand défi parce que le personnage est tellement loin de ma personnalité.Je dois rendre le reflet de la rage, de la frustration.Moi, j'ai été aime quand j'étais tout petit; lui, a été rejeté.» René Simard a été fort bien accueilli à Toronto.Dans une récente édition du Globe and Mail, on le \\ftW9k\\\\ ***** n * Hliinlli Hll Util' tu juii f-' ~~çt ~ \" \u2022-^ - boutique de vêtements et soulignant sa présence au Pantages Théâtre.Le genre de réclame qu'on réserve aux artistes de prestige.a Je n'ai pas le même traitement ici, m'expliquait René Simard.Je crois qu'on se souvient du Rcne Simard Show que je faisais quand j'avais 18 ans.Au Québec on SC connaît trop pour faire des manières.» Et puis, l'artiste québécois a obtenu de Ires bonnes critiques et a conquis un nouveau public à Toronto.aoîc» ral.» \u2014 cy- Sans m'ètre livre ,i un sondage Scientifique, je reliens le commentaire d'une spectatrice qui me disait avoir vu trois interprétations différentes du fantôme et que celle de Simard étall la meilleure jusqu'à présent.ï tonnant de voir une telle performance après seulement une semaine d'expérience sur scène.Parce qu'il s'agit d'une magistrale performance.Jouer îles émotions avec le Vifige cache par un OMS* que* n'oi pas donne à tous Ici co médiens.Simard y parvient, après avoir manifestement travaillé la véritable dimension humaine du fantôme.Il a choisi de jouer la vulnérabilité de ce personnage déformé, hrnlp .in viwgp.«M nui a été rejeté par la société.Jouer le personnage principal du Phantom of the Opéra, c'était le rêve d'une vie pour René Simard.Les producteurs lui auront permis de réaliser son rêve mais pour des raisons qui dépassent les impératifs de la mise en marché.Tout d'abord, il s'agit à l'origine d'une oeuvre française, dans un contexte français et René Simard donne cette image de vitalité francophone au public canadien hors Québec.Je crois aussi que le caractère du personnage rejeté, mal aimé, peut être fort bien rendu par un Québécois pour les raisons que l'on sait.On peut comprendre également l'empathie de Simard pour son personnage quand on sait qu'il est le père de deux enfants handicapés qui souffrent de surdité depuis leur naissance.C'est un père qui a appris à communiquer avec des signes et je dirais que ça se reflète même dans son jeu alors que le fantôme masqué s'exprime surtout avec ses mains.Du jeu très physique, adapté à l'immense scène du théâtre Pantages qui a permis à René Simard d'obtenir une très longue ovation à la fin du spectacle.On a apprécie le jeu mais également la voix fort nuancée de Simard.Même sa voix a changé.Comme si son registre s'était élargi avec des nuances qu'on ne lui connaissait pas chez nous.Ce n'est plus la belle voix d'enfant» la voix amusée, c'est une voix qui exprime maintenant des sentiments qui vont du grave de la colère à la délicatesse d'un amour impossible.Évidemment cette production qui réunit Elizabeth De Grazia (Christine Daaé).Laird Mackintosh (Raoul, vicomte de Chagny) et Lyse Guerin (Carlotta) autour de René Simard est colossale et vaut le prix d'entrée.Pas moins d'une quarantaine de comédiens sur scène et des changements de décor qu'on ne pourrait se permettre à Montréal.Il faut bien dire cependant que The Phantom of the Opéra en est à sa dixième année a Toronto et que des équipes de tournée se préparent déjà «i prendre la route pour traverser le Canada.René Simard interprète, ici à Toronto, le personnage du fantôme jusqu'à la fin de mai.« Il est question que je fasse par- ne ii une toutiicc civil i m rridnurm en l'an 2000 mais je ne songe pas a m'éloigner du Québec pour autant, précisait Simard.Il va un avenir brillant pour la comédie musicale chez nous.Ça peut se faire avec du Molière.Apres les sucées de Grcase, de Starmania et (Je Notre-Dame de Parle, on a la preuve que ca peut se faire dans la langue française* Et dans mes vieux jours, je pense que je ne ferai rien d'autre que de monter des « musicals » au Québec.Ça, c'est un autre rêve.» LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 AVRIL 1999 B 7 Un quinzième rendez-vous avec l'Afrique On rendra hommage au réalisateur Djibril Diop Mambety, mort Van dernier MARIE-EVE GÉRIN Le programme des Nations unies pour le développement (PNUB) nous le rappelle chaque année.Quelque 20 % des individus les plus pauvres de la planète se partagent 1 % du revenu mondial.Gérard Le Chêne, président de Vues d'Afrique, souligne quant à lui que 2 % de l'humanité se partage plus des trois quarts des écrans de cinéma du monde.C'est dans cet esprit que, depuis maintenant 15 ans.Vues d'Afrique s'ingénie non seulement à donner de la visibilité au cinéma africain et créole mais aussi à faire connaître tous les autres aspects de ces cultures.Fort de cette ambition, l'événement propose au grand public un festival de cinéma \u2014 probablement l'activité la plus connue de Vues d'Afrique\u2014 une série d'expositions et un salon africain et créole.À compter de vendredi prochain, plus de 150 films \u2014 répartis dans cinq catégories \u2014 sont présentés jusqu'au 2 mai.On rendra notamment hommage à Djibril Diop Mambety, réalisateur sénégalais mort l'an dernier, et au comédien burkinabé Sotigui Kouyaté.Les films sont diffusés au Centre Pier-re-Pcladeau, à la Cinémathèque québécoise, à l'Office national du film du Canada, à la maison de la culture Frontenac et à l'Université Concordia (pour les films en anglais), autant d'endroits où on peut se procurer le programme complet de l'événement.Les billets sont vendus 5,50 $ chacun et 22 S pour un livret de cinq billets.Quant au catalogue du festival, il est disponible au Centre Pierre-Péladeau et dans les bureaux de Vues d'Afrique \u2014 67, rue Sainte-Catherine Ouest \u2014 au cout de 5 $.Côté expositions.Vues d'Afrique met en valeur, jusqu'au 17 mai, des photographes, des peintres et des céramistes qui nous font découvrir la vie dans les Caraïbes et sur le continent africain.Un « Rallye-Expos » nous mène dans des cafés, des galeries et des maisons de la culture.En tout, dix lieux et douze expositions.Enfin, dans le cadre du Salon africain et créole (de lundi à samedi prochain), le complexe Guy-Favreau fait place à des stands internationaux, des spectacles-midis de danse et de musique, des dégustations culinaires et un défilé de mode.Un espace sera aussi consacré à la littérature.L'événement Vues d'Afrique est parrainé cette année par le chef cuisinier Jean-Louis Thémis, originaire de Madagascar, et par la comédienne Geneviève Rochette (Omerîà llï), dont le père est Québécois et la mère est Guadelou-péenne.Pour de plus amples informations, on peut téléphoner au (514) 284-3322, ou consulter le site www.vuesdafriqiM.org fi JULIEN P0ULIN \u2022 SERGE H0UDE \u2022 MICHEL G0YETTE LINDA SINGER \u2022 L0RNE BRASS UNinoournoNotCLAUDE VE1LLETn JACQUES BONIS «Un thriller diablement efficace un film qui a de la gueule.» \u2022 Marc-André Luaaivr, La P «.Coup de maître.» - Louis* Blanchard, L* Journal d« Montréal «Très bon polar» \u2022 Mari «-Franc* Baxxo, Indic«Hf-Pr***nt R -c «Une intrigue captivante, un polar efficace.» _ - Mari*-diri«tin* Trortier, Montréal c* soir R.-C.V | S N 4 \tA L'AFFICHE 1 A^^*^.t* mm r Ommt \u2014 - -_____^_ mm ml fmm C w rmTmt t~mm\\» ^mmmma^m^^^ mmmmmm ¦ * mm ê~ ¦.mm* à^-M A\\ à%\\ étm\\ iTIM ^^^H [SùaStSer lattnTI f~~\tDAUPHIN ILASALLE (Plaça) 1[ LANQEUER 6 ?| [st-BRUNO ?! ILAVAL (OaUrlM)] [ST-EUSTACHE ?| BOUCMERV1LLE |\t RROSSARD 11\tST-JEAM |[CARREFOUR DOMONI | PLAZA DELSON | P-MNWNOUONBU\u20141 r \u2014 CIHtMA» || OW*MW_*_ |fTifif £5*iJflifiScf\" 71 1 SHERBROOKE ?] | OAT1NEAU ?1 ! ROCK FOREST ?11 STE-TMtUfcSC B ?|\t [tERREBONNE s ?! ITROtS-MVttRES 0.?! IST-HYACINTHE 11 ST-JÉRÔME\t |p«uinioi«,vniE71 [joliette ?JHshawinioan 1 CONSULTEZ LES GUIPES-HORAIRES DES CINÉMAS?un film « ERIC ROHMER À L'AFFICHE! g™1 ?tous »*»Joor» 20 \u2022 3 45 \u2022 7 00 \u2022 9.20 THIERRY LHIRMiïïE JACQUES VlLURn UN FILM écrit et réalisé par FRANCIS VEBER À L'AFFICHE! [qÛawtctuotn^I flSoS^won *i CONSULTEZ LES OUI DES-HORAIRES DES CINÉMAS! ET AO*T E* Dr\\WAf\\Hrr#,.A L'AFFICHE! ?SKDStTAl KM VERSION FRANÇAISE ^«aîWAV^^1' CINEMA IMFERIAL^E] [çjyTO£ £ffS l«* \"i I i v« 5 il i.*-ixcAiiic* il l ! » .11 \u2022 \u2022 \u2022 W .11 .MU I A f.il C'était Tété de Woodstock.l'été où elle est devenue la femme qu'elle avait toujours voulu être.| AWalkOn The Moon V.0>.ANGLAISE Diane Lanc Vjggo Mortensen Lkv Schreiber Anna Faquin [FAUBOURG ?! |CÔTE-DES-NEI0ES| [ POIrVmE-CLAIRE ?! -fioTTÀL CONSULTEZ LES QUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS L'AFFICHE! 1111 v.f.de TWIS DRABONS viva^SS i QUARTIER LATIN ?VfRtION FRANÇAIS! \u2014 CMC »nx» oocon \u2014 mtPt I If Kl III | f\u2014 CMtPltXOOQCM\u2014-\\ f\u2014CMKUOOfOK y p\u2014\u2014 CMftPvCX OOAON \u2014 LASALLE gagej 1 ILOWaUfcUIL \\rmC9l | | ai-PWUWU V | | LÂVÀ*. la iwnlli etattit CimiHu lu Niiu taras lis ciriiis.1 AURENCE I (Version françai^^é JHE MATRIX) A -13 a/iqlence tirmtnm www.whatisthQmatrix.com Fimwisniiiiiiilai \u2022 m ¦wm ¦ m m\\ m m» ¦ mm ¦ mm QUARTS^ LATH^l |L^NQEUER 6^ | LASALLE^ | ILAVAIP**\"^**^] | ST.EUSTACHE7| [TASCHBŒAU 18«/| i f | omémmio .:: \u2022 ONCLCxaixoN ONCCl£X O0KM« U*CXJ»*« MA' Ipont-viau 16»/l L'RPFI QHE! VERSAILLES ?Il LOEWS ?| |«IMUgPUYBS8arvl | DORVAL4^| | ANGRIGNON ?| [CENTRE LAVAL ?] \u2022 FAMOU8 PlAVCWS ¦ FAMCX.3 PvAtCn.l \u2022 [AMOU6 PLA v r H*.1 |CÂfiRdiLSTBE,**\"r|f^TEDCSNBGES^I| CAVENDISH?1 lLACOROA«£ 1V|[DES SOURCES 10^ CARNAVAL ¦ OHW> OOCON.CMtKO OOCON 1X8 CMCMA& ou2zo LC8CMCMAS0UZZO \u2014i I J.W.QMOUM MATHCRS \u2014t 1 CMC MA hnc i .[ST.ENTACHE?! | STE.ADELE?CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS ^$0H OWfT^ PRESENTATION SPECIALE ITE1VLA.IN À 19 1» « VKKsh j\\< >m< ;i\\\\u: \\n M Ci \u2022« Al .1* i 34 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 AVRIL 1999 B 1] Le « Théâtre ouvert » passe par l'Allemagne et l'Italie avant d'arriver au Québec Agence France-Presse PARIS Le Centre dramatique national de création -« Théâtre ouvert », qu'anime à Paris le critique français Lucien Attoun, sera en mai à l'heure des échanges internationaux et se déplacera en Allemagne, en Italie et au Québec.Du 21 au 25 avril, cette institution sera l'invitée à Berlin de la Baracke du Deutsches Teater, pour la 3e Semaine consacrée aux jeunes auteurs de langue française dans cette ville.Ce moment d'échanges entre professionnels français et allemands sera ponctue de lectures scéniques en allemand, notamment de textes des Français Hervé Blutsch et Jean-François Caron.Du 3 au 9 mai dans sa salle du Jardin d'hiver à Paris, « Théâtre ouvert » accueillera l'opération « Théâtre allemand des années 90 », menée à l'instigation du Goethe Institut.En mai, « Théâtre ouvert » sera également l'invité d'honneur des Rencontres internationales de théâtre de Taormina en Italie et y interprétera, le 6 mai.Fiction d'hiver de Noëlle Renaude, dans une « mise en espace » (sans décor) de Robert Cantarella.Les deux lauréats du Prix Europe pour le théâtre 1999 de Taormina, sont la chorégraphe allemande Pina Bausch et le Royal Court de Londres.Du 21 au 23 mai, « Théâtre ouvert » sera enfin présent au Festival du théâtre des Amériques à Montréal, avec quatre pièces d'auteurs francophones sélectionnées par son équipe : Inacessibles amours du Belge Paul Emond, Opéra savon du Suisse Jean-Daniel Magnin, Chambres du Français Philippe Mi-nyana et Badier Grégoire d'un jeune Français, Emmanuel Darley.Des Québécois sont chargés des lectures de ces pièces.Gagnants des Django d'or Agence France-Presse PARIS Le contrebassiste français Henri Texier, le pianiste américain Her-bie Hancock, sa compatriote la chanteuse Shirley Hnrn figurent notamment au palmarès des huitièmes Django d'or, les « oscars du jazz », qui ont été proclamés cette semaine à Paris en clôture du 15e salon Musicora.Les Django \u2014 ainsi baptisés en hommage au guitariste de jazz gitan Django Reinhardt\u2014 récompensent les musiciens et professionnels de jazz de l'année.Les lauréats sont choisis par un jury composé de professionnels et connaisseurs du jazz (musiciens, producteurs et journalistes spécialises).Fondés en 1992 par le producteur Frank Hagège \u2014 qui vient de lancer la Fondation européenne du jazz, qui sera basée à Bruxelles\u2014 les Django d'or existent également en Belgique et en Suède depuis cinq aiib.Parmi les autres gagnants qui figurent au palmarès 1999, on retrouve Joachim Kuhn, Daniel Hu-mair et François Jenny Clark pour Triple entente, l'espoir français pour un premier disque Franck Avita-bile, de même que Olu Dara et Philippe Adler.Par ailleurs, un « Django d'or » spécial a été attribué pour sa carrière au pianiste de jazz Michel Petrucciani qui est mort cette année à l'âge de 36 ans.STEVE MARTIN GOLDIE IIAWN Banlieusards \\m\\ mm -EN- « Une Comédie Romantique Pleine D'aventures! MARTIN ET HAWN SONT UN SUCCÈS.UN DUO MA6NIFIQUL HIIARANT! » Hrvin Rw.m.i% \">v ANdtltS tlMls www.outoftowncrs.com VERSAILLES^ PARISIEN?j|BWFWPHgr>W|[aNQRIQWON 11CENTWELAVAt^] T.aBTACME^llBOUCHERVMf ?!! ST.BRUNO»' ; [DELSONPlAZA?r«t^À5^f»-il7ir \u2022t,'icd/-,»*c i CONSULTEZ LES guides |BT-nTWCf twe*'H 51 .ItHOW | HORAIRES DES cinémas rcSSBSBû] a L*AFFICHEI *V*mM.10 RAISONS D'ALLER VOfR LE RLM « 10 CHOSES QUE JE DÉTESTE DE TOI CHOSES QUE JE DÉTESTE DE TOI mm muas* itMBiminaim X> DIABOLIQUEMENT H«BMIICHÉ, FRANC 1-IMLHJfTET DRÔLE!» & CHARMANT.» ORKMAU» 2 «CAPTIVANT 6 WTELUGEKTIn 3 «REMARQUABLE & DRÔLE!» 3]«^AD0RÉCE FILM.¦MMtan h«iimpijhi § \"ASTUCIEUX, FRANC & TOUCHANT!.[5}«H&ARAJfT& PLEiN PESPIOT.» [S«DE L'AMUSEMENT PUR! - V X I * /v r\u2014- f\u2014 i /¦\u2014*»» ¦_ir-i consuitit' lls guides A\\ I_ MrriOri t! horaires des cinémas SANDRA BULKXK BENAFRECK « COMPLÈTEMENT IRRÉSISTIBLE.» NEW YCRKOALY NEWS « Un film romantique intelligent.Des performances étincelantes! » LOS ANGELES TIMES « Un film à la fois romantique et amusant.» Ywtn ùwg NEWSWEEK UN VENT DE FOLIE iffcaMa/tarant**»* inMliRHMi MMM ftn* »l mm -vit' I L A L'AFFICHE! UQNKULTmZ les quioes i M De «Lemê».à Puccino Et au chapitre des découvertes, on retiendra Sawa Alain Brunet BOURGES On zappe.On fait trempette.Il arrive qu'on plonge.D'abord une incursion chez la chanteuse du quotidien, pas tout à fait représentative du virage branché que prétend négocier le Printemps de Bourges.Branchons l'applaudissomètre, Lynda Lemay (prononcer Lemê de ce côté de l'Atlantique) s'apprête à le faire marcher la pédale au fond.Au bout d'une demi-heure d'escalade, le constat est clair : elle jouit du même accueil, récolte les mêmes ovations, exotisme en prime.Même public adulte, mêmes réactions enthousiastes aux « vraies valeurs » mises en rimes, émotions efficacement dirigées vers les plexus.La chanteuse réaliste passera (bien entendu) en revue son accouchement, elle réitérera le respect de l'identité de sa progéniture (« ceux qu'on met au monde ne nous appartiennent pas »), elle servira son discours larmoyant sur l'euthanasie, elle conversera avec son crayon, « compagnon de vie », on en passe et des meilleures.Et les Berruyers marcheront, on ne peut plus ravis.En Europe francophone, Lynda Lemay atteint un public relativement voisin du nôtre, celui-là même que les populistes qualifient de « vrai monde » en guise d'argument d'autorité, ceux-là qu'une autre sorte de (vrai) monde qualifie péjorativement de beaufs \u2014diminutif de beau-frère chez les cou- Le Printemps de BOURGES sins.La belle Lynda est donc à devenir une star de la variété française.Grand bien lui fasse.Or, là-bas comme chez nous, on en arrivera tôt ou tard à la même polarisation des perceptions.Pour les uns, elle sera une artiste douée et charismatique, qui dépeint avec justesse les beaux et grands sentiments de la p'tite vie.Pour d'autres, la facture Lynda Lemay sera à la chanson dite « à texte » ce que la peinture en bâtiment (mettons le design, pour être plus poli) est à l'art visuel.Et la belle Lynda renforcera cette idée que tant de Français se font encore des chanteurs québécois : spontanés, sympathiques, exotiques, en voix.Mais surtout, confinés à l'art naïf.Chanson réaliste Dans une salle pas très loin de celle où triomphe la Québécoise, la nouvelle chanson française s'expose sans prétention.Les Ogres de Barback s'appliquent à ciseler avec grande rigueur une chanson réaliste s'inspirant des fréquences tziganes ou autres folklores est-européens.Fort joli.Dans un tout autre ordre d'idées, on fait escale chez Oxmo Puccino.Le Notorious B.I.G.du dix-neuvième arrondissement (parisien) est, selon plusieurs, le rapper qui monte dans l'Hexagone.Oxmo Puccino fait plus ou moins dans le gangsta, façon française.L'imposant personnage (tout un pan de mur !) véhicule les mêmes paradoxes que charrient ces bad boys de talent (et de race noire) qui occupent des places de choix sur les palmarès américains.L'homme surgit sur scène en grande pompe, verres fumés, air menaçant, biceps gonflés dans un t-shirt trop serré.Oxmo Puccino est flanqué de faire-valoir qui complètent son rap et d'un dj, ma foi, inspiré.Notre caïd témoigne d'un flow singulier, à la fois souple et costaud.Il sait séduire les jeunes blacks et arabes, canalise leur révolte vers des valeurs à tout le moins paradoxales.Comme tous les tribuns du sec- Unda Lemay a séduit son public.tarisme racial, comme tous les chefs de clan mafieux, Puccino sait exprimer la douleur de sa communauté, témoigne éloquemment de l'exclusion sociale dont il a été victime, cause avec coeur de la violence urbaine qui marque les cités françaises.Mais il évoque le gangstérisme comme passage (presque) obligé.S'il faut choisir entre toi et moi tu sais c'que j'peux t'faire, black mafia.Ben cout'donc.On fera gaffe.Et on ira s'hyperventiler au groove du Lutin, réputé dj toulousain.Parmi les plus signifiants du genre jungle, assure-t-on.Avec raison d'ailleurs.Aux côtés d'un MC Youthman carrément déchaîné.Le Lutin est en quête de paroxysmes.Tonifiant, je Au chapitre des découvertes (impossibles à faire en Amérique), on retient aujourd'hui Sawa.Le leadership de ce groupe parisien est tunisien, les références sont puisées dans tout le spectre de la pop arabe moderne.Mais voilà, nous n'en sommes plus à Faudel ni à Khaled.Encore moins à la sophistication rock de Rachid Taha.La musique de Sawa annonce plutôt la fusion de l'approche maghrébine et de la mouvance électronica.Les machines numériques émettent des sons costauds, un redoutable big beat est généré, le chant reste pur.Encore quelques ajustements et nous assisterons au déferlement d'une nouvelle vague de musique arabe.Alain Brunet est au Printemps de Bourges à l'invitation de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).Alain Goldman PRESENTE cl IfiH MUSIQUE ORIGINALE UNE COPRODUCTION Légers AVEC LA PARTICIPATION de CANAL ?et OES S'OFICAS pooi détente «If «1 ¦ SRD (MCI *ff*cetmter F-' Mort DécamÊé ourjMftti MAINTENANT À L AFFICHE! Consultez le guide-horaire des Cinémas FAMOUS PlAYERS FAAAOUS PLAYERS -, ,- FAMOUS PLAYERS -, ¦- FAMOUS PLAY PARISIEN CENTRE LAVAL fAMOUS «A«RS 8ÏSS™ B 12 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 AVRIL 1999 Le charme puissant de Lilison Di Kanara NORA BEN SAÂDOUNE collaboration spéciale Lilison Cordeiro a l'audace des timides.Dans la salle bien remplie du Cabaret hier (formule assise), on sentait une impatiente curiosité de voir enfin le phénomène louange par les critiques, « la morna rencontre Ry Cooder à Montréal ».Face à ce public attentif, Lilison Cordeiro s'installe tranquillement, allume des bougies et se lance dans un solo de calebasse de plusieurs minutes.Pour céder ensuite la place à Nathalie Dussault (de Ta-kadja), qui enchaîne avec un solo de kora.Ce ne sera donc qu'à la troisième pièce que son groupe arrive, et que Lilison Di Kinara attaque véritablement le show.Le message est clair : prenez-moi comme je suis.C'est donc cela, l'audace des timides ; faire à sa manière, sans chercher à plaire mais soucieux de donner le meilleur, séduire sans en avoir l'air.C'est ce qu'ont fait avec aisance Lilison et son groupe hier soir, et referont très certainement ce soir.Le public était certes conquis d'avance, mais le défi de Lilison Cordeiro et de ses musiciens était de taille : livrer sur scène un album aussi intimiste, aux touches si délicatement mélancoliques que Bam-batulu.Surmonter sa légendaire réserve qui l'a fait accompagner pendant huit ans différents groupes montréalais (Boubakar Diabate, Paulo Ramos, Zekuhl) à son arrivée PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND.La Presse C Lilison Cordeiro accompagné de la danseuse Sara Rénélique de la Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'Ouest.Huit ans avant de se décider enfin à se jeter à Peau, avec
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