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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-04-30, Collections de BAnQ.

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[" Le plus Ljraihl quotidien français d'Anicrïqiu Montréal, ?vendredi 30 avril 1999 115e année No 187 56 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ VU Nikon- i LA HAUTE TECHNOLOGIE POUR VOS LUNETTES [7000, nu JMfrMm ,-prt» «es tej«t« d-ftajM) http://lapresse.infinit.net i Cyberpresse ï L'envers du commerce électronique page AÏS Economie Imasco songe à transformer Canada Trust en banque page Cl Baseball Baseball McGwire arrive en ville page S4 6 5 La présidente de la CEQ invoque la distraction YVES BOISVERT Lorraine Page ne sait toujours pas comment une paire de gants du magasin La Baie s'est retrouvée dans le sac de vêtements qu'elle tenait, le jour où on l'a arrêtée pour vol à l'étalage.Elle laisse entendre qu'elle a oublié ses gants près du présentoir et aurait gardé les gants neufs par mégarde.Mme Page, présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ) depuis onze ans, témoignait hier après-midi pour sa défense à son procès pour vol, devant le juge Denis Boisvert, de la cour municipale de Montréal.La femme de 51 ans a été arrêtée vers 13 h 55, le 10 décembre 1998, alors qu'elle venait de sortir du magasin La Baie de la Place Versailles, dans l'est de Montréal.L'agent de sécurité Philippe Ar-cand, 20 ans, qui fut l'unique témoin de la poursuite, a dit au juge Boisvert avoir procédé à 250 arrestations en deux ans de travail.Il a affirmé n'arrêter les gens que « si c'est sûr à 100 % »; jamais il n'avait témoigné auparavant, toutes les personnes poursuivies s'étant avouées coupables.Le 10 décembre, M.Arcand aperçoit une femme dans le rayon des gants.Elle attire son attention par sa façon de regarder à gauche et à droite.La femme en essaie plusieurs paires pour finalement en garder une dans sa main gauche.Elle tient également de cette main un sac à poignées du magasin Boca.Elle va dans un autre rayon, suivie par l'agent.C'est alors, dit-il, qu'il la voit mettre les gants dans le sac Boca.Il est alors à quelque cinq mètres d'elle.Elle est ensuite passée devant deux caisses sans s'arrêter.' : ! M.Arcand suit cette femme à l'extérieur du magasin.Là, il l'interpelle, lui montre son insigne d'agent, lui dit qu'elle est arrêtée pour vol et l'informe de ses droits.« Elle disait qu'elle était surprise; elle disait: j'ai rien fait, je comprends pas.Elle a sorti la marchandise achetée chez Boca.J'ai dit: 'Écoutez, madame, il y a une paire de gants du magasin La Baie dans le fond de votre sac, donnez-la moi, s'il vous plaît' » C'étaient des gants noirs en cuir valant 50 $.Ils se sont rendus au bureau de la sécurité, où un autre agent était présent.La dame s'est identifiée.Voir LA PRÉSIDENTE en A2 Cinq personnes assaillies Une démente sème la terreur à Saint-Félix-de-Valois PHOTOS PIERRE McCANN.La Presse « On ne comprenait pas la moitié de ce qu'elle disait, elle parlait bizarre », raconte Mario Arbour, un employé du garage qui a finalement maîtrisé la femme avec l'aide de son patron, après qu'elle eut poignardé un couple de personnes âgées et blessé trois employés, hier après-midi, à Saint-Félix-de-Valois.En mortaise: Jean-Robert Aubin et sa femme Marie-Laure Gravel-Aubin qui ont été poignardés.Leur état était stable hier soir.HUGO DUMAS SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS Une femme de 31 ans, totalement incohérente selon les témoins, a semé la terreur dans la paisible municipalité de Saint-Félix-de-Valois, hier après-midi, en poignardant un couple de personnes âgées après avoir heurté avec sa voiture trois employés d'un garage.Cette histoire a commencé vers 13 h 30 au garage Jacques Ga-doury, situé au 131, de la route 131, à une quinzaine de kilomètres de Joliette.La mystérieuse femme, que personne ne semblait connaître à Saint-Félix-de-Valois, a alors garé sa Sunfire blanche dans l'entrée du petit commerce de réparation d'autos et elle a engagé la conversation avec des employés.« Elle a dit le mot téléphone.Mais on ne comprenait pas la moitié de ce qu'elle disait.Elle parlait bizarre », raconte Mario Arbour, 29 ans, un employé du garage.La femme aurait ensuite répété à plusieurs reprises qu'un gros véhicule récréatif, stationné devant le garage Gadoury, lui appartenait.Sauf que le vrai propriétaire du véhicule se trouvait encore sur place.« La femme s'est mise à lui donner des coups de pied, des coups de poing.Puis elle l'a jeté par terre.Elle voulait battre tout le monde », raconte M.Arbour.« Elle était totalement incohérente », ajoute la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ann Mathieu.Voir CINQ PERSONNES en A2 Une autre firme de sondages bien renseignée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Une ancienne bénéficiaire de l'aide sociale affirme avoir été victime d'intimidation et de harcèlement de la part d'employés d'une compagnie de sondages de Montréal à qui le ministère de l'Emploi a confié un contrat dans le cadre de l'évaluation de mesures d'incitation au travail.Une employée parmi les trois ayant fortement insisté afin qu'elle réponde au sondage a d'ailleurs été congédiée.« Elle me parlait comme si je n'étais rien, raconte Claudine Bu-jold.Le premier aussi était arrogant.» En vertu d'un contrat la liant au ministère, la firme Écho Sondage, de Montréal, a reçu du gouvernement une liste de 8020 noms et numéros de téléphone de prestataires de l'aide sociale et de l'assu-rance-emploi.C'est ainsi qu'au cours de la dernière semaine de mars, Mme Bujold a reçu un premier appel du sondeur.On lui a posé diverses questions sur les services qu'elle avait reçus à son centre local d'emploi ( CLE ), questions auxquelles elle a répondu.Les choses se sont corsées quand le sondeur lui a demandé pourquoi elle ne recevait plus d'aide sociale depuis décem- bre.« Ça m'a choquée.J'ai dit: ça ne vous regarde pas.Comment faites-vous pour savoir des choses comme ça?Il m'a dit: si vous ne répondez pas, je vais vous appeler au-delà de 30 fois.» Selon Mme Bujold, le préposé a aussi affirmé qu'il détenait son numéro de dossier.« Il a dit: vous être obligée de répondre à ce sondage.Je lui ai raccroché la ligne au nez.» Un jour ou deux jours après, une femme a rappelé au nom de la firme, insistant à son tour pour qu'elle réponde aux questions.Mme Bujold a encore une fois raccroché.Une dizaine de minutes plus tard, soit vers 9 h 45, une autre employée d'Écho Sondage a rappelé.« Elle a dit: vous avez rendez-vous au CLE ce matin.Vous devez répondre avant d'y aller.» Mme Bujold a répliqué qu'elle n'avait aucun rendez-vous, mais la préposée a insisté pour qu'elle réponde immédiatement parce que ce rendez-vous était à 10 h.Mme Bujold a raccroché et appelé au CLE de Lachine, où elle a demandé à la responsable ce qu'il en était de ce sondage.Voir UNE AUTRE en A2 Une guerre justifiée Dans un discours profond et mémorable hier devant les deux chambres réunies du Parlement, le président de la République tchèque, Vaclav Havel, en visite officielle au Canada, a défendu, au nom de la morale et de l'éthique, la lutte de l'OTAN « contre le génocide entrepris par le régime de Slobodan Milosevic ».À ses yeux, à l'heure de la mondialisation, la souveraineté d'un État n'est plus absolue lorsque les droits des citoyens sont en cause, a dit le poète de 62 ans.Nos informations, page B1 La Caisse de dépôt s'ouvre sur le monde pour doubler sa taille Vf- 4Ê.RUDY LE COURS On n'a pas fini de parler de la grosse Caisse, si on en croit son président directeur général, Jean-Claude Scraire.Forte d'un actif net de 68,56 milliards de dollars, la Caisse de dépôt et placement du Québec entend se doter d'ici quelques mois d'un nouveau plan d'affaires axé notamment sur la recherche à l'échelle mondiale de mandats, de partenariats et de toute autre bonne occasion d'affaires.Objectif avoué: entretenir et développer dans la métropole québé- coise une industrie du placement solide et réputée.« Nous voulons amener à Montréal de l'argent sous gestion », dit-il lors d'une rencontre sollicitée auprès de l'équipe éditoriale de La Presse.Objectif souhaité: « D'ici quatre, cinq ans, je ne sais pas si c'est possible de doubler de taille mais ce ne serait pas déraisonnable », avance-t-il prudemment, sans trop se faire prier tout de même.La stratégie à laquelle réfléchit actuellement la Caisse est à la fois « ambitieuse et porteuse », souligne M.Scraire.On vise la mettre en place dès l'an 2000.La Caisse y allouera les ressour- ces humaines et techniques nécessaires bien que l'effectif actuel lui permette d'aller chercher les premiers milliards.Pour contrecarrer la quasi-absence de gestion de fonds communs de placement à Montréal, qui entraîne un certain exode de l'épargne vers Toronto, la Caisse entend donc amener ici de l'argent étranger sous gestion.Avant longtemps, si l'opération fonctionne, on peut penser que la Caisse gérera par ses activités commerciales davantage d'actif que celui de l'avoir de ses déposants.Voir LA CAISSE en A2 246 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonce* affaires C2 Bridge A10 index immobilier B10 et B11 BIP Arts et spectacles Cyberpresse A15 B4&B9 Décès Cil marchandises B11 et B12 - horaire spectacles B7 Économie C1aC9 ompiois B12 et C10 - horaire télévision B5 automobile C10 et C12 Bandes dessinées B12 Etes-vous observateur?B10 \t\t\t\tÉDITORIAL Feuilleton\tC10\tMot mystère\tC11\tLa fixation Horoscope\tB11\tOpinions\tB3\tlinguistique - Agnes Gruda Laval\tA9\tPolitique\tB1\t Loteries\tA2etA4\tTabloïd Sports\t\t Monde\tA12et A13\t\u2022 Robert Ouguay\tS5\tpage B2 Mots croisés\tAlOet S10\t\t\t MÉTÉI Ensoleillé Max.18, min.8 cahier Sports page 16 s* CD A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 AVRIL 1999 Suites de la une Cinq personnes assaillies CINQ PERSONNES / Suite de la paae A1_ Ensuite, sans fournir d'autres explications, la femme, qui serait originaire de Saint-Zé-non, est retournée dans sa voiture, l'a mise en marche, puis a foncé sur trois employés qui travaillaient à l'intérieur du garage.Deux d'entre eux ont été coincés entre un camion et des pneus, tandis que le troisième a glissé sous la voiture de la conductrice.Ils ne souffrent que de blessures légères, selon la SQ.En sortant du garage, la conductrice a ac croche une voiture de marque Tempest, puis elle a stationné la sienne devant la petite boutique Chaussures Pétrin, quelques mètres plus loin.« Elle est entrée, m'a traitée de folle puis elle est ressortie en donnant des coups de pied dans la vitrine », se souvient Denise Pétrin.Pendant ce temps, Mario Arbour et son patron, Jacques Gadoury, ont réussi à retirer les clés du contact de la voiture de la forcenée.En retrait, ils n'ont cessé de l'épier.« Elle est allée chercher un couteau dans son auto.Elle a marché sur le bord du chemin jusqu'à la maison des Aubin », poursuit Jacques Gadoury, âgé de 47 ans.Au 50 de la route 131, Marie-Laure Gra- vel-Aubin, 68 ans, effectuait de menus travaux dans son jardin lorsque la femme a surgi, armée d'un couteau de chasse.Une bagarre a éclaté et Mme Gravcl a reçu plusieurs coups de couteau.Son mari, Jean-Robert Aubin, 70 ans, qui s'est immédiatement porté à sa défense, a aussi été poignardé.C'est à ce moment que MM.Arbour et Gadoury sont arrivés et ont réussi à stopper les élans de l'assaillante, qui semblait incohérente et « perdue », selon eux.Jacques Gadoury dit l'avoir frappée avec une pelle à jardin pour lui faire perdre son arme.Mario Arbour s'est ensuite jeté sur elle et l'a maîtrisée jusqu'à l'arrivée des policiers de la SQ.« Ma mère a été poignardée à trois reprises au ventre et mon père a reçu des coups au thorax.Ils étaient tous les deux conscients et leur état est stable », a expliqué Daniel Aubin, le fils du couple.La femme a finalement été arrêtée puis conduite au poste de la SQ de Rawdon pour être interrogée.Elle a ensuite été conduite au Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette, pour y être examinée.Souffre-t-elle d'une maladie quelconque?La S Q ne pouvait l'affirmer hier soir.« Nous ne sommes même pas capables de lui parler.Elle est totalement incohérente.Elle sera sous observation médicale pour au moins 24 heures », a précisé l'agent Pierre Robichaud.La présidente de la CEQ invoque la distraction LA PRÉSIDENTE / Suite de la page A l_ \u2014 Où travaillez-vous?\u2014 À la CEQ.\u2014 Quelle est votre fonction?\u2014 Présidente.\u2014 Vous êtes LA Lorraine Page?Revenus de leur surprise, les agents ont appelé la police.L'avocate de la CEQ, Claudine Morin, est venue s'entretenir avec Mme Page qui était en pleurs.Elle a cherché un mouchoir dans son sac.Elle réalise alors que ses gants n'y sont pas; elle comprend, selon son témoignage, qu'il a pu y avoir confusion.Elle avait sorti ses vieux gants de son sac pour en comparer la taille avec ceux qu'elle essayait, a-t-elle expliqué à la cour.Quoi qu'il en soit, son avocate lui a dit de ne pas tenter de s'expliquer sur-le-champ et de garder le silence.Hier, donc, sur un ton très calme, Mme Page a expliqué au juge que c'est entre deux activités, un jeudi midi, à la fin de cet automne très chargé, qu'elle s'est retrouvée à ce centre commercial pour acheter des cadeaux de Noël pour des dirigeants de la centrale syndicale.Elle a mangé une soupe à la sauvette, acheté une chaîne en or pour la première vice-présidente, puis des « leggings » chez Boca pour elle, utilisant par mégarde la carte de crédit de la CEQ \u2014 une erreur que lui a signalé la comptabilité et qu'elle a corrigée.Chez La Baie, elle va voir des gants, les siens étant usés et pas assez chauds.Si elle regardait de gauche à droite, c'était pour voir les différents modèles.Elle a aussi cherché une vendeuse, en vain.« Trouver une vendeuse sur l'heure du midi chez La Baie, c'est pas mal compliqué! » a-t-elle dit à la cour.Après plusieurs essais, elle conclut qu'aucun n'est à son goût.Elle va plus loin dans le magasin.Devant le présentoir des foulards, elle fait différentes manipulations pour trouver ses clés de voiture.Elles ne sont pas dans son sac à main, ni dans son sac Boca.Ah! Les voici dans sa poche de veston.Elle sort et se fait arrêter.Elle a signalé au juge qu'elle porte des pointures 7 alors que les gants retrouvés dans son sac sont des 6,5.En contre-interrogatoire.Me Normand La-belle, de la poursuite, s'est demandé comment les gants pouvaient être au fond du sac Boca, dessous les leggings, s'ils étaient tombés là par mégarde.« Je suis incapable de comprendre ce que les gants faisaient là », a dit Mme Page.Mme Page a fait entendre l'avocate Morin avant son témoignage.La preuve est maintenant complétée.Me Label le et l'avocat de Mme Page, Jean-Claude Hébert, plaideront ce matin.Une autre firme de sondages bien renseignée UNE AUTRE / Suite de la paye A1 « Elle m'a répondu qu'elle n'était pas au courant.Ça m'a fait peur, parce que je me suis dit: qui peut faire ça?» La dame du CLE a toutefois rappelé un peu plus tard pour lui dire qu'elle avait eu confirmation du sondage.Inquiète que la firme ait pu avoir en sa possession des informations pointues, Claudine Bujold a alerté un organisme de Pointe-Saint-Charles qui vient en aide aux assistés sociaux.Elle a aussi porte plainte au Bureau des renseignements et plaintes du ministère.Une semaine plus tard, elle a reçu un appel d'un superviseur d'Écho Sondage, qui lui a présenté des excuses.On lui a aussi précisé que la dernière préposée avait été congédiée.Un des associés d'Écho Sondage, Robert Delisle, reconnaît qu'une employée a été congédiée pour sa conduite.« Ce n'est pas notre façon de faire », dit-il.Mais la quarantaine de préposés affectés à ce sondage ne disposent que du nom et du numéro de téléphone des gens qui ont participé aux programmes, affinne-t-il.« Pas le numéro de dossier, c'est impossible.» Robert Delisle précise que sa firme a obtenu le contrat du sondage en répondant à un appel d'offres public.Il s'agit d'évaluer la satisfaction des usagers par rapport à huit mesures d'incitation à l'emploi en vigueur depuis quelques mois.Les noms ont été fournis par le ministère sous réserve d'une clause de confidentialité.Le sondage est encore en cours.« Que la personne ait pu être appelée trois fois, c'est dans le domaine du possible », explique M.Delisle, car les préposés ont la consigne de ne renoncer que quand le refus est « catégorique ».« On a une pression.Il faut avoir de bons taux de réponses.» Le propriétaire remarque qu'il y a eu peu de plaintes.Le Bureau de renseignements et plaintes du ministère n'a reçu qu'une trentaine de « demandes d'information », dit-il, en ajoutant qu'il s'agissait de personnes qui vérifiaient si la compagnie était bien mandatée par le ministère ou si cela avait un impact sur leurs chèques.« On a fait 70 000 appels pour ce contrat.» Au cabinet de la ministre de l'Emploi, Diane Lemieux, on affirme que tous les contrats de sondage respectent la loi d'accès quant à la protection des renseignements personnels et à la confidentialité.Selon la porte-parole.Marjolaine Perreault, le ministère a fourni les renseignements suivants à la firme: le nom des personnes, leur numéro de téléphone, leur adresse, le nom de la mesure à laquelle elles étaient inscrites et la date de la fin de leur participation à cette mesure.Il pouvait s'agir de prestataires d'aide sociale ou d'assurance-emploi, expli-que-t-elle.Les sondeurs indiquaient en fin de conversation aux répondants qu'ils pouvaient appeler au Bureau des renseignements et plaintes, note Mme Perreault, en ajoutant que le bureau n'a reçu que 20 appels.LA CAISSE / Suite de la paye Al M.Scraire constate que l'institution qu'il préside et dirige se porte bien: ses rendements sont parmi les meilleurs de Pindus-î rie depuis quatre ans; ses équipes de gestionnaires sont stables, efficaces et capables à moindres coûts de gérer davantage de valeur.Déjà, elle accepte des mandats de l'extérieur comme un amendement à sa loi constitutive lui en donne le droit depuis décembre 1997.Il y a bien la Curatelle publique et les Fonds mutuels Cartier, mais la prospection coulissant* avac 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Nouveaux espoirs pour les victimes de la drépanocytose BRUCE SCHREINER Associated Press, LOUISVILLE Des chercheurs américains espèrent améliorer le traitement de la drépanocytose, une anémie d'origine génétique très grave qui touche en priorité les Noirs dont elle précipite la mort.Des malades, dont les jours sont comptés, vont prochainement recevoir à titre expérimental une radiothérapie et une greffe de moelle osseuse.Espérant rompre le cercle de la souffrance et de la mort, le Dr Suzanne Ildstad, de l'Université de Louisville (Kentucky) a annoncé détenir un traitement sans risque.L'essai qu'elle conduit aura lieu à l'hôpital pour enfants Kosair de Louisville et au St.Jude Hospital de Memphis (Tennessee).« La radiothérapie doit détruire une petite partie de la moelle du patient », a-t-elle déclaré mercredi devant la presse.Dans un deuxième temps, « un greffon de moelle provenant d'un donneur et préalablement traité pour éviter tout rejet sera transplanté chez les sujets.Notre objectif est de rendre le traitement moins risqué.« « A l'opposé des traitements spécifiques de la leucémie, qui consistent à irradier la moelle du malade pour la détruire totalement, avant de procéder à une autogreffe de moelle, nous voulons cette fois essayer de mélanger la moelle du malade à celle du donneur », a poursuivi le Dr Ildstad.Dans un essai précédent mené à Seattle (Washington), au cours duquel les chercheurs avaient procédé à la destruction totale de la moelle, quatre des 43 malades traités étaient morts des suites de complications.Dans ce nouvel essai, les médecins sauront rapidement si le traitement fonctionne.« Les globules rouges seront produits par la nouvelle moelle bien plus tôt, un mois ou deux après la transplantation », a-t-elle ajouté.« Ils auront un avantage sur les globules rouges malades que fabrique le patient lui-même.« Motivée par les terribles souffrances qu'endurent les patients, le Dr Ildstad a d'ores et déjà obtenu l'accord de la FDA, l'agence de régulation américaine, pour commencer son essai sur une douzaine de patients.La drépanocytose provoque l'arrêt de la ciruclation sanguine dans les capillaires.L'hémoglobine des globules rouges forme un gel ou des cristaux à l'origine de la forme en faucille des hématies devenus fragiles.La maladie peut provoquer des douleurs importantes et être à l'origine d'accidents vascu-laires.La crise peut aussi provoquer douleur thoracique, septicémies, insuffisance rénale.Maladies cardiaques : la situation des femmes pire que celle des hommes Presse Canadienne OTTAWA Près de 345 000 Canadiens étaient atteints de maladies cardiaques en 1996-1997, mais même si moins de la moitié du groupe était composé de femmes, leur situation était pire que celle des hommes, a révélé hier Statistique Canada.Plus du tiers de ces malades \u2014 surtout des femmes\u2014 ont dit devoir composer avec au moins deux autres problèmes de santé im- LE BRIDGE André Trudelle lin rinça* La main qui suit a été jouée dans un tournoi par équipes de quatre.Une paire Est-Ouest a demandé la manche à Co.Elle a été contrée.Les partenaires, en Nord-Sud, ont défendu à 5 Pi et ils ont été contrés.Les deux déclarants ont réussi leur contrant, infligeant un revers de 17 IMPs à leurs adversaires.Voici comment la main a été jouée dans les deux cas.Donneur: Ouest Vulnérabilité: tous NORD é R10 8 7 4 S?aucun 0 RIO 4RV10542 OUEST EST * V2 S?ARD972 0 83 *973 * A3 9V8543 0 A2 4AD86 SUD * D96S S?106 0 DV976S4 * aucun Les enchères: OUEST NORD EST SUD ICo contre passe 2Co passe passe 2R 5Co passe 4R centre Entame: As de Co Infographie La Presse Contre 5 Co, joué par Ouest, Nord a entamé du 7 de Pi.L'As gagne.Deux fois Co d'As et de la Dame par le déclarant.Le 9 de Tr est dirigé vers le mort.Nord couvre du 10 et la Dame gagne.Sud ne fournit pas.Retour Co vers la main fermée et le 7 de Tr est couvert du Valet et l'As gagne.Le 6 de Tr déloge le Roi de Nord qui encaisse le Roi de Pi et attaque les K.Trop tard.L'as gagne et sur le 8 de Tr affranhi.Ouest se défait de son petit K.Il a concédé un Pi et un Tr.En Sud, le contrat de 5 Pi est relativement aisé à réussir.L'As de Co est coupé.Petit atoui vers la main fermée.Est prend de l'As et rejoue Co.Le mort coupe, cueille les derniers atouts adverses.Le déclarant déloge l'As de K.Malgré ses quatre As, la défense est limitée à deux levées, l'As de Pi et l'As de K.Un désastre pour l'équipe qui a contré les deux contrats ! portants, alors que c'est le cas pour seulement 6 % des personnes non cardiaques.En 1996-1997, la proportion de personnes de 35-64 ans vivant dans un ménage à faible revenu était d'environ 22 % pour celles qui étaient cardiaques, mais de 12 % seulement pour celles qui ne l'étaient pas.Les femmes cardiaques étaient aussi, toutes proportions gardées, beaucoup plus nombreuses que les hommes à vivre seules et dans un ménage à faible revenu.Presque 16 % des femmes cardiaques ont dit avoir vécu un épisode dépressif majeur Tannée qui a précédé l'enquête, comparativement à 5 % seulement de celles ne souffrant pas d'une maladie cardia- i que.En 1996-1997, quelque 200 400 hommes et 144 000 femmes ont dit souffrir d'une angine de poitrine, d'insuffisance ou de rhumatisme cardiaque.La prévalence de la maladie cardiaque augmente fortement avec l'âge, selon Statistique Canada.En 1996-1997, à peine 1 % des hommes et des femmes de 35-44 ans ont dit être cardiaques, mais la proportion atteignait 7 % pour le groupe des 55-64 ans.Maladies du cœur Prévalence de la maladie cardiaque chez les personnes de 35 à 64 ans vivant à domicile 1996-1997 _ Total milliers $ % Total 35-44 ans 45-54 ans 55-64 ans 344,9 56,4 112,9 175,6 3 1 3 7 Hommes 200,4 26,9 69.8 103.7 % 3 1 4 8 Femmes % 144,5 3 29,6 1 43,1 2 71,9! 5 \"ituation professionnelle des per-Dnnes de 35 à 64 ans vivant à Dmicile selon la présence d'une aiadie cardiaque, Canada, territoires non compris, 1996-1997 % ¦ Maladie cardiaque rn Pas de maladie \u2014 cardiaque Occupé(e) Prend Malade/ Retraité(e) soin de la en état famille d'incapacité I\u2014 Non occupé(e) parce que.- J Source: Statistique Canada -PC MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Secrètes.2 Qui dénote la mauvaise humeur \u2014 Festin qui accompagne un mariage.3 Informé \u2014 Il déambule.4 Qui ne laisse pas de place à l'hésitation \u2014 Pierre fine transparente \u2014 Participe passé.5 Très fatiguée \u2014 Parfois elle ne tient plus qu'à un fil.6 Qui a perdu son éclat \u2014 Château des princes de Guise.7 Placée de telle façon \u2014 Marque une liaison \u2014 Pascal.8 Marque la manière \u2014 Donne des indications à.9 Convoi \u2014 Sans diversité.10 Très médiocres \u2014 Partie d'une viande.11 Incroyant \u2014 Plante potagère \u2014 Sans fringues.12 Se divise par trois \u2014 Ciboulette.VERTICALEMENT 1 Qui se montre prétentieuse \u2014 A des aiguilles.2 Enlever des taches \u2014 Cité en justice.3 Secouées en tous sens \u2014 Plus affamé.4 De naissance \u2014 Répété plusieurs fois.5369 5 Femme qui était chargée, en Espagne, de veiller sur la conduite d'une jeune femme \u2014 République d'Irlande.6 Te trouves \u2014 Roi de Hongrie.7 Promesses solennelles \u2014 Capucin.8 Oublie \u2014 Obtenu \u2014 Quatre.9 Plus de 800 millions d'habitants \u2014 Pris.10 Patriarche biblique \u2014 Produire un effet.11 Ensemble des chevaux de course d'un même propriétaire \u2014 Ce qui n'a pas encore d'existence.12 Qui inspire confiance \u2014 Est en eau.¦ SOLUTION AU PROCHAIN NUMÉRO 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 5368 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO 1 . LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 AVRIL 1999 A 11 De: Fido À: Vous Objet : FidoPro avec Courriel Fido gratuit pendant 3 mois ! : Le bureau portable idéal Courriel FidoMC Messagerie vocale Performance*10 avec Réponse éclairMC Afficheur Messagerie texte PRO UTILISEZ GRATUITEMENT FIDOPRO PENDANT 3 MOIS ! Ne ratez plus aucun courriel important ! Avec FidoProMC, votre bureau vous suit partout où vous allez.L'écran de votre appareil vous prévient lorsque vous recevez un message, que vous pouvez ensuite consulter dans le site Web Fido®.Une Messagerie vocale hors du commun ! FidoPro ne s'arrête pas là : il vous offre également la Messagerie vocale Performance avec Réponse éclair.Plus besoin de chercher papier et crayon pour noter un numéro.L'Afficheur et la Messagerie texte sont aussi compris ! 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Monde L'OTAN égare un missile en banlieue de Sofia PHOTO REUTERS Les pompiers tentent de maîtriser l'incendie qui achève de détruire la grande raffinerie de Novi Sad, bombardée hier.L'autre grande raffinerie serbe, celle de Pancevo, a aussi été anéantie.Ballet diplomatique Tchernomyrdine entre VUE et Belgrade à la recherche d'une solution politique d'après AFP et AP BELGRAD L'émissaire russe Viktor Tchernomyrdine retourne à Belgrade aujourd'hui pour tenter de faire progresser la recherche d'une issue diplomatique.La Yougoslavie, dont la télévision officielle a été réduite au silence hier, rejette toujours la présence d'une force armée au Kosovo.L'ancien premier ministre russe, qui avait annoncé avant son départ être porteur de « propositions concrètes », a rencontré hier le chancelier allemand Gerhard Schroeder, président en exercice de l'Union européenne, puis le président du Conseil italien, Massimo D'Alema.Il doit s'entretenir aujourd'hui avec le président yougoslave, Slobodan Milosevic, et le chef modéré des Albanais du Kosovo, Ibrahim Ru-gova.« Nous devons surtout trouver les moyens de suspendre les bombardements et de trouver une solution politique », a déclaré M.Tchernomyrdine à Rome, avant de souligner : « À Belgrade, ils doivent aussi comprendre notre position : les réfugiés doivent rentrer dans leur patrie et leur sécurité doit être assurée.» À Bonn, l'émissaire russe a évoqué « un grand pas » accompli avec l'accord de Belgrade au « principe d'une présence internationale (civile) sous l'égide des Nations unies (.) avec une participation de la Russie ».Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en visite à Moscou, a appelé quant à lui les Occidentaux « a travailler le plus vite possible pour trouver une solution politique ».Les efforts de MM.Annan et Tchernomyrdine ont suscité un « mouvement vers un règlement politique » du conflit au Kosovo, a estimé M.Schroeder, estimant qu'il y avait un « certain rapproche ment » des positions depuis le sommet de l'OTAN à Washington le week-end dernier.Un « arrêt temporaire des attaques aériennes » pourrait intervenir « après des signes vérifiables de l'amorce d'un retrait » des forces serbes du Kosovo, a-t-il dit.M.D'Alema, après sa rencontre avec M.Tchernomyrdine, a estimé qu'il y avait « des motifs d'espoir » et que la situation était « en mouvement ».Parallèlement, le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, a averti Moscou des « conséquen- ces politiques et économiques », sans plus de précision, si la Russie violait l'embargo pétrolier de l'Union européenne et de l'OTAN à rencontre de la Yougoslavie.Sur le terrain, les avions de l'OTAN ont poursuivi leurs bombardements, attaquant notamment la région de Belgrade, et frappant lourdement l'aéroport de Podgo-rica, capitale du Monténégro, pour tenter de clouer au sol la chasse yougoslave.La diffusion du journal du soir de la télévision officielle serbe RTS, a été interrompue sur toutes les chaînes qui relayent ses programmes hier soir lorsque son principal émetteur, situé sur le mont Avala, à 15 km au sud de Belgrade, a été touché par l'aviation de l'OTAN.Les bombardements ont aussi détruit huit ponts et des émetteurs, selon des médias serbes, ainsi que l'important complexe métallurgique de Glogovac, près de Pristina, « pilier » de l'économie du Kosovo.Une femme et trois enfants ont été tués dans leur maison lors d'un bombardement mercredi soir à Pri/ren (sud du Kosovo), selon les Serbes.Selon Belgrade, les bombardements de l'OTAN auraient jusqu'à ce jour tué un millier de civils et blessé 5000 personnes.L'économie yougoslave va reculer de 50 ans VESELIN T0SHK0V Associated Press, BELGRADE Après cinq semaines de bombardements de l'OTAN, l'économie yougoslave est bien partie pour reculer de cinq décennies.Des économistes indépendants du pouvoir estiment que les dégâts provoqués par les bombes de l'OTAN dépasseront ceux de la Seconde Guerre mondiale, quand la Yougoslavie avait été bombardée par les Allemands puis par les Alliés.Chaque missile qui tombe affaiblit un peu plus l'économie yougoslave, déjà exsangue après huit années de sanctions internationales et 50 ans de communisme.Selon une estimation gouvernementale, les dégâts se montent à 40 milliards de dol- La guerre du 1 lars.Des dizaines d'usines sont détruites, ainsi que la plus grande partie de l'infrastructure pétrolière.Personne ne risque pourtant de mourir de faim.La Serbie est autosuffisante en produits alimentaires.Ni la viande, ni les produits laitiers, ni les fruits et légumes ne manquent dans les magasins de Belgrade.Mais les Yougoslaves sont de moins en moins nombreux à pouvoir se permettre d'acheter autre chose que des produits de première nécessité.Le pire semble à venir : les rations d'essence ont été réduites de moitié mardi, les automobilistes devant désormais se contenter de 20 litres par mois.Depuis le 24 mars et le début de l'opération alliée, environ 500 000 salariés ont été licenciés, et le taux de chômage approche les 50 % de la population active.Les usines, les écoles et les universités ont fermé.Pour la quasi-totalité des Serbes, .le système D est devenu la règle.« Mon seul espoir pour me nourrir, ce sont les membres de ma famille qui vivent à la campagne », explique Milan Stojanovic, 37 ans, qui a perdu son emploi d'ouvrier chimiste après le bombardement de la raffinerie de Pancevo, dans les environs de Belgrade.L'autre grande raffinerie de pé- ' irole du pays, celle de Novi Sad, dans le nord de la Serbie, est également en ruines.\u2022 Autre objectif « stratégique » détruit par l'OTAN, l'usine Zastava de Kragujevac, à 80km au sud-est de Belgrade.Ce fleuron de l'industrie yougoslave, qui employait 15 000 personnes, produisait la voiture Yugo mais aussi des armes, selon les renseignements alliés.Plusieurs raids ont aussi détruit l'usine de Krusevac, le plus important centre de construction mécanique des Balkans.Les bulldozers, excavateurs et autres machines produites à Krusevac seront indispensables pour la reconstruction, mais il faudra d'abord relever l'usine.Économiste indépendant, Mlad-jan Dinkic estime que le Produit intérieur brut yougoslave sera divisé par deux lorsque les bombardements de l'OTAN cesseront.La lettre confidentielle « VIP » rapportait mercredi que les sanctions internationales avaient ramené l'éco- > nomie serbe à son niveau de 1968., Les frappes la font reculer encore-davantage.L'EXPRESS INTERNATIONAL GEORGIE Bilan de guerre ¦ iPlus de 1600 personnes au total sont portées disparues depuis I » guerre d'indépendance de l'Ahkhazie, une province de cjtroigie, eu i77A-i77j, d annonce hier Otar Kakalia, chargé d
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