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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-07-05, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A0705 A1 LUNDI 1LP0101A1 05 ZALLCALL 67 00:49:18 07/05/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 5 juillet 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com 2762623 14K SPÉCIAL 269$ 28 points de diamants Jonc anniversaire à 7 diamants.115e année No 250 48 pages, 4 cahiers La grève continue Un bolide fonce dans la foule aux Régates de Valleyfield MARIE-CLAUDE GIRARD Les 600 délégués de la FIIQ ont décidé hier à l\u2019unanimité de poursuivre la grève générale illimitée sans compromis, en dépit des pénalités de la loi spéciale adoptée vendredi pour forcer leur retour au travail.Chaque syndicat consultera ses membres aujourd\u2019hui sur la poursuite de la grève, non pas parce qu\u2019on doute de l\u2019appui de la base, au contraire, mais parce qu\u2019on veut prouver au gouvernement que la volonté d\u2019obtenir un règlement négocié avant de lever la grève est celle de toutes les infirmières et pas seulement des leaders syndicaux.« La loi, telle qu\u2019elle est libellée, s\u2019attaque directement aux militantes syndicales comme si elles avaient tordu les bras de 47 000 de leurs collègues, comme si elles avaient pris la décision sans l\u2019appui de l\u2019ensemble des infirmières », a expliqué la présidente de la FIIQ, Jennie Skene.Les délégués ont examiné hier matin les répercussions de la loi spéciale.Celle-ci les prive de leur émolument pour libération syndicale pendant 12 semaines pour chaque jour de grève tout en leur imposant les mêmes pénalités qu\u2019aux autres infirmières en grève, soit deux jours de salaire coupé par jour de grève.En après-midi, elles ont discuté des différentes options pour favoriser le retour à la négociation.Trêve, médiation, arbitrage spécial ou autres, toutes ont été écartées sans faire l\u2019objet de proposition.À court terme, la seule stratégie pour ramener le gouvernement à négocier réside dans le durcissement du rapport de force.« Les infirmières nous disent: pas question de trêve.Nous en avons vécu une en 1989 et dans ce cadre-là, nous jugeons que nous avons fait une erreur et nous ne la répéterons pas », a commenté Mme Skene.Elles estiment aujourd\u2019hui qu\u2019elles avaient perdu le rapport de force sans obtenir les résultats désirés.Quant à l\u2019arbitrage, c\u2019est la solution quand on n\u2019a plus le droit de négocier, note la présidente de la FIIQ.« Officiellement, la loi nous donne toujours ce droit.Si le gouvernement considère que les infirmières n\u2019ont plus le droit de négocier pour toutes sortes de considérations, ( .) il devra nous donner des moyens autres, du type de ceux qui sont accordés aux policiers et pompiers.» De son côté, le gouvernement a déjà manifesté son opposition à un processus d\u2019arbitrage qui compromettrait sa stratégie de négociation avec le reste du secteur public.Les résultats du vote seront connus demain midi.Les déléguées se réuniront à nouveau cette semaine pour évaluer la réaction du gouvernement et discuter de stratégie.Voir LA GRÈVE en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse C\u2019est dans le branle-bas que se sont terminées hier les 71es Régates de Valleyfield, lorsqu\u2019un pilote des États-Unis, Thomas Snyder, a perdu le contrôle de son hydroplane qui est allé percuter une estrade en bordure du parc Sauvé, blessant quinze personnes, dont sept enfants.L\u2019hydroplane filait à 190 km/h MARC CASSIVI Le regard effaré, le pilote Thomas Snyder demeurait impassible quelques instants seulement après avoir été à l\u2019origine d\u2019une embardée qui a causé des blessures graves à quinze spectateurs, dont sept enfants, hier après-midi, lors des Régates de Valleyfield.L\u2019accident spectaculaire a interrompu l\u2019épreuve reine de la compétition, le Grand Prix de Valleyfield.L\u2019hydroplane de l\u2019Américain Snyder a heurté de plein fouet une estrade située en bordure du parc Sauvé, avant d\u2019atterrir au beau milieu des spectateurs.Les blessés, certains souffrant de lacérations, d\u2019autres de fractures multiples, ont été transportés d\u2019urgence au Centre hospitalier du Suroît.L\u2019un d\u2019entre eux a été conduit dans un hôpital de Montréal.Tous reposaient en début de soirée dans un état stable.Certains devaient être opérés par des orthopédistes, a indiqué le directeur des courses, Roger Laurin.« C\u2019est vraiment un accident imprévisible, a déclaré quant à lui Jocelyn Rancourt, le président des Régates.Notre parcours a été vérifié par des experts en assurances.Il est sécuritaire.» Thomas Snyder, un pilote de Clarkson, au Michigan, a perdu la maîtrise de son embarcation, le Pontiac Coil 154, peu après le départ de l\u2019épreuve, vers 16 h 45.Le dérapage rapide de son bolide vers la droite avant le premier virage, alors qu\u2019il se déplaçait à environ 190 km /h, aurait été causé par un bris mécanique, peut-être au gouvernail.Snyder s\u2019est tiré indemne de la collision.« Je ne sais pas ce qui est arrivé », a-t-il confié, quelques minutes à peine après sa course malheureuse.Dans les puits, consolé par son entourage, le jeune pilote était en état de choc, incapable d\u2019en dire davantage sur ce qui aurait pu provoquer la catastrophe.Voir L\u2019HYDROPLANE en A2 Prénom: François Etre le fils d\u2019une premier ministre n\u2019est déjà pas évident.Être le fils d\u2019un premier ministre et jazzman à la fois tient presque de l\u2019exploit.Et pourtant, François Bourassa, 39 ans, fils de feu Robert Bourassa, ne trouve rien d\u2019étrange ni de singulier à sa situation.« Les autres voient peutêtre les choses d\u2019un autre oeil, ditil, mais moi, j\u2019ai vécu dans la musique et la politique toute ma vie et je ne vois rien d\u2019anormal là-dedans.» Encouragé dès l\u2019âge de huit ans par sa mère à apprendre le piano classique, attiré par la guitare rock, par Johnny Winter et Led Zeppelin à l\u2019adolescence, puis par le jazz qu\u2019il a étudié au New England Conservatory de Boston, François Bourassa a vécu dans la musique et pour la musique, durant la majeure partie de sa vie.Tant et si bien que les événements qui ont façonné le Québec moderne et auxquels le nom de son illustre père est intimement lié, de la crise d\u2019Octobre jusqu\u2019à l\u2019échec du Lac Meech, en passant par l\u2019élection du PQ en 1976 et par le référendum de 1980, ont été pour lui moins des événements marquants que la musique de fond de ses répétitions de piano.Aujourd\u2019hui encore, celui qui s\u2019est fait un prénom en gagnant le concours du Festival de jazz de Montréal en 1985 avec son trio, n\u2019accorde qu\u2019une oreille très distraite à la politique canadienne ou québécoise.« Une minute par jour au plus, tranche-t-il.Pas parce que je trouve cela sans importance.Plutôt parce que la politique m\u2019apparaît si complexe que pour y comprendre quelque chose, j\u2019ai l\u2019impression que je devrais l\u2019étudier à fond pendant des années.Je n\u2019ai tout simplement pas le temps.» Cet été, François Bourassa aura encore moins le temps puisqu\u2019il fera la tournée des festivals de jazz avec un arrêt obligé jeudi soir à la salle du Gesù, à Montréal.n À lire, l\u2019entrevue en page A7 Nathalie Petrowski rencontre FRANÇOIS BOURASSA PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse François Bourassa 180 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index B9 - immobilier B9 - marchandises C4 - emplois C4 - automobile C4 à C6 - affaires C6 Arts et spectacles A10 à A13 - Festival de jazz A10 et A11 - horaire spectacles A13 - horaire télévision A12 Avis C8 Bandes dessinées C4 Bridge C6 Décès C7 Économie B1, B4 à B7 Êtes-vous observateur?B9 Feuilleton C6 Horoscope C5 Loteries A2 et A4 Monde B3 et C8 Mots croisés C5 et S10 Mot mystère C6 Politique A4 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S3 ÉDITORIAL Le cul-de-sac des infirmières - Claude Masson page B2 MÉTÉO Passages nuageux.Chaud et humide Max.32, min.21 cahier Sports page 16 * Laissez tout tomber pour une GM * Taux de financement à l\u2019achat jusqu\u2019à 48 mois.Taux de 1,9 % également applicable à la location jusqu\u2019à 36 mois sur certains modèles.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.2709818 A2* LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 Suites de la une La grève continue LA GRÈVE / Suite de la page A 1 Rappelons que le mandat de grève a été obtenu avec une majorité de 63 % en avril dernier.Les amendes prévues à la loi 160 s'accumulent pour les représentantes syndicales et la FIIQ.Jusqu'à hier, 25 syndicats, fédération comprise, avaient reçu des amendes variant de 77 000 $ à 125 000 $ chacun par jour de grève.Et 70 autres syndicats pourraient recevoir de telles amendes sous peu.Ainsi, au 11e jour de ^rève, le montant des amendes atteint en théorie les 100 millions, selon Mme Skene.Quand les paiera-t-on?« Quand on aura fini la grève, on fera le bilan.» Elles se disent toujours disponibles pour négocier dans les heures qui viennent.Et les effets de la grève sur les patients?Les infirmières évaluent les cas individuellement et ajoutent du personnel au besoin, a indiqué Mme Skene.Les syndicats comptent recueillir désormais les cotisations de main en main.Puisque les libérations syndicales ne sont plus payées par l'employeur depuis samedi, les cotisations seront augmentées pour assurer certains services des militantes.La solidarité des infirmières s'est accrue de- puis le début de la grève, estime Mme Skene.Des syndicats qui n'étaient pas en grève ont joint le mouvement.C'est le cas du centre hospitalier Gatineau et de la Cité de la Santé de Laval qui débraie pour le première fois aujourd'hui.De plus, les appuis se multiplient « C'est vrai que nous sommes en grève illégale mais nous n'avons pas le pouvoir que le gouvernement détient », a souligné Mme Skene, rappelant que celui-ci n'a pas hésité à adapter la loi quand le projet de ligne Hertel-Des Cantons a été déclaré illégal ou que les méthodes en matière de renseignements confidentiels ont été mises en doute.« Nous ne demandons rien de plus que de négocier de bonne foi.» L'hydroplane filait à 190 km/h L'HYPROPLANE / Suite de la page Al Un enfant au visage ensanglanté, soigné par des bénévoles, une jeune fille au corps tuméfié, transportée sur une civière, beaucoup de gens en pleurs, les abords du parcours des Régates avaient des airs de champ de bataille déserté par les officiers supérieurs.Le vent de panique a eu vite fait d'envahir la plupart des responsables de la sécurité, qui ont eu beaucoup de difficulté à faire évacuer les lieux.Une tente d'accueil s'est cependant rapidement transformée en salle d'urgence, afin d'accueillir les quelques spectacteurs qui avaient été coincés sous les gradins.« J'ai réussi à dégager une jeune fille de peine et de misère, a raconté Gilles Gosselin, de Vau-dreuil.Sa jambe était complètement fracturée.» « Le pilote a totalement perdu le contrôle du véhicule.Il a arraché la clôture qui protégeait le public.Sans la clôture, il y aurait sûrement eu des morts », a dit André Miron, de Saint-Thimothée, qui se trouvait sur l'estrade au moment de l'accident.Les enquêteurs de la Sûreté régionale des Riverains devraient être en mesure de donner davantage d'information, au cours des prochains jours, sur les causes de cet accident qui a conclu subitement de manière tragique une grande fête familiale.En 1991, le pilote Daniel Bros-soit et un spectateur, Jim MacKen-zie, avaient trouvé la mort au cours des Régates de Valleyfield.Pour une consultation GRATUITE ez pas ne manquez pas le cahier £4 \u2022 chaque ^iSr DIMANCHE dans Tous nés un 4 juillet Associated Press PHILADELPHIE Cent douze personnes, toutes nées un 4 juillet, date de l'indépendance des États-Unis, ont posé hier à 7 h 04 pour « la Photo du siècle » devant l'Independence Hall à Philadelphie.Parmi les participants, les différentes facettes de l'Amérique d'aujourd'hui étaient représentées: des Blancs aux côtés de Noirs et d'Amérindiens, une femme née en 1900 à côté d'un bébé né le même jour à.99 années d'intervalle, c'est-à-dire le matin même.Il y avait aussi des jumeaux, des triplés, des quadruplés, un homme et son chien, une mère et sa fille, un mari et sa femme \u2014 tous nés un 4 juillet.Karolyn Grimes, qui jouait la fille de James Stewart ; dans le film de Capra La vie est belle», représentait l'année 1940.Dès janvier 1999, les organisateurs avaient été submergés de photos, envoyées des quatre coins des États-Unis par des personnes souhaitant prendre part à cet événement.« Je suis la plus âgée ici.C'est un instant historique et je suis fière d'en faire partie », a déclaré Betty Marks, née le 4 juillet 1900.« De toute ma vie, je n'ai jamais célébré mon anniversaire avec un si grand nombre de personnes nées le même jour que moi ».Tous ont pris la pose pour cette photo qui représente un siècle des États-Unis et préfigurera l'avenir de l'Oncle Sam: le plus jeune sur le cliché était en effet un bébé né ce dimanche entre minuit et 7 h 04.La photo sera diffusée sur Inter-net et prendra sa place définitive sur les murs de Philadelphie et d'autres villes.GUILDE DES MUSICIENS Précision ¦ Dans le texte de présentation qui chapeautait les lettres du compositeur François Dompierre et d'Emile Subirana, président de la Guilde des musiciens du Québec, publié en page B3 de notre numéro de samedi, nous écrivions que la Guilde des musiciens du Québec boycottait le Festival international de jazz de Montréal.En fait, en raison d'une injonction de la Cour supérieure du Québec, émise le 10 juin et prolongée depuis, la Guilde a dû mettre fin à ses moyens de pression contre le Festival.Nos excuses.Pour faire le point sur l'actualité LISEZ LE CAHIER photo bernard brault.La Preste L'équipe médicale des Régates de Valleyfield a réagi rapidement à l'accident afin de venir en aide aux blessés et aux spectateurs en état de choc.Plus CHAQUE SAMEDI DANS La Presse La Presse Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 G\u2014 -.\u2022 » - X .«- *% m f iuiiul \"> «4 1 iiiki â v v \"» Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée.1, nie Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse ci ici 1rs des services de la Presse Associée et de Reutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.hnvois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650\" Port de retour garanti (USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES L» Quotidienne à trois chiffres : 428 à quatre chiffres : 9793 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Cen!r«* Ht»* Honneurs, rentre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; ¦ à Saint-Eustache: école secondaire des Patriotes, 99, rue Grignon, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 900 donneurs.la fièvre du samedi soir DEMAIN DANS LA PRESSE m MARCHE i ' -f IL CENTRAL L'avenir du Marché central ¦ Le projet de transformation du Marché central métropolitain de Montréal en vaste Mecque du commerce de détail n'est pas mort.Le Marché, succès commercial extraordinaire, mais désastre financier, i onnaîtra un nouvel élan si les Soeurs du Bon-Pasteur, qui y ont déjà englouti plus de 80 millions, réussissent leur pari: le racheter pour mieux le revendre.Une situation ironique pour les soeurs, explique Lisa Binsse dans ce dossier publié dans le cahier Économie de La Presse, demain.QUESTION DU JOUR ^^gii^Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par telephone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infimt.net Le gouvernement devrait-il reprendre les négociations avec les infirmières?À la lumière de ce qui se passe dans les négociations avec les infirmières, avez-vous l'impression que le Québec va connaître un automne chaud avec les employés de l'État?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 91 % Non: 9 % NDLR: G rowdlgf maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune pretention scientifique.Soirée à l'Hôtel Windsor ou au Ritz Carlton.Monsieur Vachon et sa partenaire avaient rembarras du choix ! Depuis 1938, la musique a changé.Mais Montréal danse plus que jamais.Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du McCord et plongez au cœur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.SimplementMontréat \t\t Musée\t:Mc\t:Cord 690.rue Sherbrooke Ouest.Montréal Metro MrC/ill ou autobus 14 (514)398-7100.poste a3+ mu»» r morord.qc.CJ 1LP0301A0705 A-3 LUNDI 1LP0301A0705 ZALLCALL 67 00:52:59 07/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN L\u2019ambulance a tardé à se rendre sur les lieux d\u2019un meurtre: Urgences Santé fera enquête ANDRÉ DUCHESNE La direction générale d\u2019Urgences Santé a institué une enquête interne afin de déterminer pour quelles raisons des techniciens-ambulanciers sont arrivés dans un délai jugé trop long sur les lieux d\u2019un meurtre commis samedi soir, à Notre- Dame-de-Grâce.« Le délai dans lequel les techniciens ambulanciers sont arrivés sur place a été supérieur à ce qui devrait être, soit autour de huit minutes, huit minutes et demie », a déclaré hier un superviseur de l\u2019organisme, André Turcotte.Comme ailleurs au Québec, les techniciens d\u2019Urgences Santé appliquent actuellement des moyens de pression, tel l\u2019échange de leur véhicule, et songent à déclencher une grève générale afin de forcer la reprise des négociations pour le renouvellement de leur covention collective.« Chose certaine, ce n\u2019est pas lié à nos moyens de pression », plaide Yves Imbeault, président du Rassemblement des employés techniciens- ambulanciers du Québec (RETAQ).Le syndicat a ouvert son enquête afin de déterminer combien il y avait de véhicules disponibles et où ils se trouvaient au moment de l\u2019appel.Afin de protéger les éléments de l\u2019enquête déclenchée très tôt, hier matin, André Turcotte n\u2019a pas voulu préciser l\u2019heure de réception de l\u2019appel et celui où l\u2019ambulance est arrivée sur les lieux du crime, soit le 2015, rue Elmhurst, où une femme d\u2019environ 25 ans a été poignardée.Par contre, plusieurs témoins présents sur les lieux, dont une personne interviewée par La Presse, disent avoir enregistré un délai de 45 minutes.Au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, on se fait très prudent en abordant le sujet.L\u2019agent Ian Lafrenière des relations publiques du SPCUM a toutefois confirmé que deux appels ont été acheminés à Urgences Santé.« Après un premier appel, nous en avons placé un second une dizaine de minutes plus tard afin de confirmer que le message avait été bien reçu », a-t-il indiqué.Signes vitaux La victime était-elle encore en vie à l\u2019arrivée des policiers ?« Selon les policiers, la dame ne semblait plus avoir de signes vitaux et perdait beaucoup de sang lorsqu\u2019ils sont arrivés sur les lieux », indique le porte-parole du SPCUM.Mais, reconnaît-il, les policiers ne sont pas des experts médicaux et, dans des situations semblables, demandent une assistance immédiate des services de santé appropriés.Chez Urgences Santé, André Turcotte indique que tout reste à vérifier, incluant les heures d\u2019appels et l\u2019écoute des bandes d\u2019enregistrement.Pour Yves Imbeault du RETAQ, le délai serait attribuable à un mélange entre deux rues du même nom, à Montréal.C\u2019est à 22 h précisément qu\u2019un individu de race noire s\u2019est présenté au poste de quartier numéro 11 afin d\u2019informer les policiers qu\u2019une dame se trouvait blessée à l\u2019appartement 106 de l\u2019immeuble sis au 2015 Elmhurst dans le quartier NDG.Arrivés sur place quelques minutes plus tard, les policiers ont trouvé une femme de race noire baignant dans son sang.Leur informateur, qui les avait accompagnés, a immédiatement été arrêté comme suspect important dans cette affaire.La victime aurait été poignardée avec un objet pointu, a précisé l\u2019agent Lafrenière.Ce dernier a aussi mentionné que les agents ont dû attendre de recevoir un mandat de perquisition avant de pouvoir fouiller l\u2019appartement puisqu\u2019il s\u2019agissait de celui de l\u2019homme mis en état d\u2019arrestation.Abattu par balles n Karl Kyling, un homme de 58 ans connu des policiers, a été abattu par balles hier, alors qu\u2019il s\u2019affairait à nettoyer sa voiture.Le drame est survenu vers 11 h 30 sur le chemin Pinacle, dans la petite communauté de Frelighsburg, près de Sutton, dans les Cantons-de-l\u2019Est.La conjointe de la victime, qui se trouvait à l\u2019intérieur de la maison, a entendu leur chien aboyer, puis le bruit d\u2019un coup de feu.Elle a vu son époux se diriger jusqu\u2019à la porte d\u2019entrée où il s\u2019est écroulé.Kyling a été transporté à l\u2019hôpital Brome- Missisquoi-Perkins de Cowansville où l\u2019on n\u2019a pu que constater son décès.Aucun suspect n\u2019a été arrêté jusqu\u2019à maintenant.Fait à noter, au début de l\u2019année, les policiers de la SQ avaient effectué une descente au domicile de la victime où ils avaient retrouvé 540 plants de marijuana.Noyade ou malaise ?n Les membres de la famille de Denis Coulombe, un résidant de Rapide-Danseur en Abitibi, se demandent encore si ce dernier est mort noyé ou s\u2019il a eu un malaise à la suite de la découverte de son corps gisant dans deux pieds d\u2019eau, samedi soir, aux abords de la rivière Angle, près de Matagami.L\u2019homme de 45 ans se trouvait à cet endroit pour quelques jours avec un ami afin de pêcher la truite.Samedi soir, alors qu\u2019ils se trouvaient aux abords de la rivière, un troisième pêcheur s\u2019est joint à eux.Les deux compères de M.Coulombe se seraient alors éloignés et, en revenant plus tard en soirée, ont découvert son corps sans vie.« On se demande s\u2019il n\u2019aurait pas eu une crise cardiaque », mentionne un de ses cousins, Fred Coulombe.La victime souffrait également de diabète.Le coroner demandé sur place a ordonné qu\u2019une autopsie soit pratiquée.Détenu retrouvé pendu n Un homme de 45 ans dont l\u2019identité n\u2019a pas été révélée a été retrouvé pendu, tard samedi soir, dans une cellule du poste de la police municipale de Saint- Hyacinthe.Selon les renseignements fournis par la Sûreté du Québec, chargée de faire enquête, l\u2019homme a d\u2019abord été arrêté vers 18 h 55 au domicile de son ex-conjointe, à Saint-Hyacinthe, pour voies de faits et introduction par effraction.Il a été placé en cellule sous surveillance vidéo.Mais vers 23 h 35, on s\u2019est rendu compte qu\u2019il était pendu dans sa cellule.Il aurait semble-t-il utilisé une couverture.Une autopsie sera pratiquée aujourd\u2019hui au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.Cycliste fauché n Un cycliste de 83 ans repose entre la vie et la mort après avoir été fauché par une voiture, peu avant 17 h hier, à l\u2019intersection des rues St-Jacques et Hingston dans le quartier Notre-Dame-de- Grâce.Selon un porte-parole du SPCUM, le cycliste circulait sur la rue Hingston en direction sud lorsqu\u2019un homme de 39 ans, roulant sur Saint-Jacques au volant d\u2019une Nissan Altima, n\u2019a pu l\u2019éviter.Des traces de freinage sur 40 mètres laissent croire que la vitesse pourrait être en cause.Le cycliste a été hospitalisé souffrant d\u2019un traumatisme crânien.Camionneur enfariné n Un camionneur s\u2019en est tiré avec une bonne frousse hier après-midi après avoir été littéralement enterré sous de la farine, dans une usine située au 1375, rue Graham-Bell à Boucherville.L\u2019homme se trouvait à bord de son 10 roues et reculait sous un immense silo de farine servant à fabriquer de la nourriture pour animaux quand le réservoir de celui-ci s\u2019est trop rapidement ouvert.Voyant son véhicule enseveli, le conducteur a eu la présence d\u2019esprit de relever sa fenêtre et.d\u2019appeler la police avec son téléphone cellulaire.Les policiers sont vite intervenus et ont pu dégager ce malheureux prisonnier après dix minutes d\u2019efforts.L\u2019homme a été conduit à l\u2019hôpital Pierre-Boucher de Longueuil pour un examen préventif.PHOTO YVON GAGNON, collaboration spéciale L\u2019homme qui a informé les policiers qu\u2019un drame était survenu dans l\u2019immeuble de la rue Elmhurst a ensuite été arrêté comme suspect important dans cette affaire.Avertissement de chaleur et d\u2019humidité accablantes La route fait sept victimes au cours du long congé de la fête du Canada ANDRÉ DUCHESNE Le long congé de la fête du Canada s\u2019est bien mal terminé hier sur les routes du Québec alors que cinq accidents de voiture ont fait pas moins de sept victimes, en majorité des jeunes.La pire tragédie est survenue hier à 3h47, rue Galt, en plein coeur de la ville de Sherbrooke, où deux femmes dans la vingtaine ont perdu la vie lorsque la voiture dans laquelle elles se trouvaient est allée percuter le mur d\u2019une usine.Julie Blais, 26 ans, d\u2019East Angus, était au volant de sa Plymouth Neon lorsque, pour des raisons inconnues des policiers, elle en a perdu le contrôle.La passagère assise à ses côtés, Dominique Tardif, 24 ans, de Sherbrooke, a elle aussi été tuée sur le coup.« Julie étudiait pour devenir infirmière lorsqu\u2019elle a eu un grave accident en novembre 1996.Un homme en état d\u2019ébriété l\u2019avait alors frappée ; c\u2019était la huitième fois que cet homme conduisait avec les facultés affaiblies.Elle était toujours en réhabilitation et n\u2019avait pas recommencé ses études.Elle passait beaucoup de temps à s\u2019occuper de son filleul », a résumé Jean- Paul Blais, père de la victime.Une autre passagère assise à l\u2019arrière, Véronique Gagnon, 25 ans, de Rock Forest, a subi de graves blessures et a été hospitalisée au pavillon Fleurimont du CUSE.Selon Serge Fournier, porte-parole du Service de police de la région sherbrookoise, il pleuvait et la chaussée était humide au moment de l\u2019impact.« On ne sait pas ce qui est survenu.C\u2019est un endroit achalandé, où la visibilité est bonne », dit-il.Dérapage en moto À Saint-Félix-de-Valois, dans la région de Joliette, un motocycliste de 21 ans, Gino Beaulieu, est mort à la suite du dérapage de sa moto Suzuki GSX.L\u2019accident est survenu vers 4 h 15 sur la route 131.« C\u2019est dur.Il revenait d\u2019aller voir ma fille qui travaille la nuit dans une station-service.Il conduisait des motos depuis qu\u2019il est tout jeune », a mentionné le beau-père de la victime, Mario Boucher.Après avoir perdu la maîtrise de sa moto, le jeune homme est allé percuter les barres de protection du réservoir de propane d\u2019une stationservice, à moins d\u2019un kilomètre de son domicile.Son corps a été retrouvé sous le réservoir.Il y a eu une légère fuite mais le tout a été colmaté rapidement.Un autre motocycliste, Émile Bluteau, 22 ans, de Petite-Rivière-Saint-François est mort, samedi matin, après qu\u2019il eut heurté un véhicule qui entrait dans un stationnement privé le long du boulevard Sainte-Anne, à Château-Richer, près de Québec.Deux morts dans le Nord Deux accidents de la route ont aussi fait deux morts dans le nord de la province, soit près de Mont-Laurier et à Belcourt en Abitibi.D\u2019abord, un homme de 34 ans, Stéphane Bélec, s\u2019est tué vers 1 h 45 sur la route 309 dans la municipalité de Ferme-Neuve, près de Mont- Laurier, lorsque la voiture qu\u2019il conduisait en direction nord a quitté sa voie dans une courbe et a frappé de plein fouet un camion semi-remorque roulant en direction inverse.La victime, demeurant à Mont-Saint-Michel, était seule à bord.La chaussée était mouillée au moment de l\u2019impact.Vers 2 h 20, cette fois sur la route 386 entre Senneterre et Belcourt, en Abitibi, un jeune homme de 18 ans, Dany Cyr, de Belcourt, a perdu la vie dans le capotage d\u2019une voiture dont il était un des passagers.Trois autres personnes se trouvaient à bord et ont toutes été sérieusement blessées ; mais on ne craint pas pour leur vie.Ici, la vitesse pourrait être en cause, rapporte la Sûreté du Québec.Collision mortelle Enfin, l\u2019omission de faire un arrêt pourrait bien être à l\u2019origine d\u2019un accident qui a fait une victime hier matin vers 8 h 35, à l\u2019intersection des routes 217 et 202 à Saint-Bernard-de-Lacolle.Deux voitures sont entrées en collision lorsque l\u2019une d\u2019elles aurait omis de s\u2019arrêter.Un des passagers de cette voiture, un adolescent de Beloeil, Ismaël Auclair-Boucher, 16 ans, est mort, tandis que les conducteurs des deux véhicules ont subi des blessures légères.L\u2019an dernier, pour le long congé de la fête du Canada, la SQ avait rapporté 13 morts et 271 blessés dans des accidents de la route sur son territoire.ANDRÉ DUCHESNE Décidément, le début de l\u2019été se fait chaud et humide ! Hier, Environnement Canada lançait un avertissement de chaleur et d\u2019humidité (avec un taux de plus de 60 %) accablantes pour le sud du Québec, avertissement qui s\u2019applique aussi à aujourd\u2019hui.« Il n\u2019y a pas de record battu, indiquait hier Marc Gélinas, météorologue à Environnement Canada.On prévoit des températures de 30 à 31 degrés alors que les records pour ces jours-ci de l\u2019année sont de 33, 34 degrés.» « Mais nous sommes quand même bien au-dessus de la normale de jour qui est de 25 degrés », ajoutait-il.Pour les résidants de la grande région montréalaise, un avertissement de chaleur et d\u2019humidité accablantes signifie de s\u2019hydrater convenablement, de ne pas entreprendre des travaux exténuants à l\u2019extérieur et de ne pas demeurer en plein soleil.Le temps actuel est la gracieuseté d\u2019une immense masse d\u2019air chaud et humide dont le coeur se trouve au-dessus des États de l\u2019Est américain et qui remonte jusqu\u2019en Abitibi.Cette masse d\u2019air continuera de sévir aujourd\u2019hui, avec un maximum de 31 degrés et des possibilités d\u2019orages et d\u2019orages forts à 30 % en fin d\u2019après-midi.« Des orages forts, cela veut dire des risques de grêle, des vents atteignant 80 à 100 km / h et de fortes pluies pouvant causer des inondations », prévient Marc Gélinas.Ce n\u2019est qu\u2019à compter de demain que ceux et celles qui souhaitent une bonne bouffée de fraîcheur verront leur voeu exaucé avec l\u2019arrivée d\u2019un front froid qui balaiera tout le sud de la province.« On peut s\u2019attendre à des journées agréables mercredi et jeudi », prévoit M.Gélinas. A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 Les travailleurs forestiers retournent au travail « le couteau sur la gorge » Presse Canadienne VAL-D'OR Les 200 travailleurs forestiers en arrêt de travail forcé depuis la fin mai, en Abiti-bi-Témiscamingue, reprendront le travail aujourd'hui, et ce, malgré l'absence d'une entente entre les Algonquins et le gouvernement du Québec sur la gestion de la ressource forestière.« Rien n'est signé entre les autochtones et Québec.Nous rentrons le couteau sur la gorge », a déclaré Gilles Barrette, porte-parole de ces travailleurs.Dans une lettre adressée à la compagnie Domtar, le ministère des Ressources naturelles confirme que « les travaux forestiers pourront reprendre le 5 juillet conformément aux permis émis ».M.Barrette n'a pas caché son inquiétude quant à la réaction possible des Al- gonquins et aussi quant à un éventuel affrontement avec les travailleurs, qui sont exaspérés devant l'absence d'un accord entre les autochtones et le gouvernement québécois.Le député d'Abitibi-Est à l'Assemblée nationale, André Pelletier, en a eu plein les bras la semaine dernière quand un groupe de travailleurs forestiers ont manifesté devant son bureau de Val-d'Or.Malgré ses appels au calme, ces travailleurs menaçaient d'occuper le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or.Ils ont finalement choisi de faire pression sur leur employeur, Domtar, en empêchant la livraison d'arbres à l'usine valdo-rienne.Les négociations entre Québec et les Algonquins ont pris l'allure d'une véritable saga.Après avoir reçu des autochtones une proposition qualifiée de finale.le ministre délégué aux Affaires autochtones, Guy Chevrette, a écrit au porte-parole des Algonquins, Steeve Mathias, qu'il lui semblait clair « que vous et vos représentants avez choisi dès le départ de ne faire aucun compromis ».Le ministre ajoutait que « devant un tel résultat, vous conviendrez que nous n'avons d'autres choix que de constater l'échec des discussions ».M.Chevrette précisait ne pas pouvoir empêcher les travailleurs forestiers de reprendre leurs activités, tout en invitant le chef Mathias à « rejeter toute forme d'intolérance et de confrontation et que, tout comme moi, vous les condamnerez publiquement ».Cette lettre a incité les chefs des conseils de bande à boycotter une réunion qui devait se tenir la semaine dernière avec le premier ministre Lucien Bouchard.Neuf fusiliers de Sherbrooke mis au pilori Presse Canadienne SHERBROOKE Neuf officiers des Fusiliers de Sherbrooke ont été reconnus coupables et mis à l'amende en rapport aux actes disgracieux survenus lors d'un dîner régi-mentaire, le 12 septembre 1998 au manège militaire.Leur procès « sommaire », selon 13 chefs d'accusation, a eu lieu hier au même endroit sous la présidence du colonel Marc-André Préfontaine, commandant de formation de la 34e Brigade.La plupart des officiers, accusés selon l'article 129 de la Loi de la Défense nationale, concernant des « actes préjudiciables au bon ordre et à la discipline », ont reconnu leur culpabilité.D'autres ont tenté de convaincre le président du procès qu'ils n'étaient pas directement impliqués, que « la tradi- tion » veut qu'on fasse une blague aux officiers sortant.Mais le colonel Préfontaine n'a pas été ému et a décrété des amendes allant de 75 $ à 300 $ selon la gravité des cas.Les faits reprochés ont eu lieu lors d'une cérémonie de passation des pouvoirs à une nouveau commandant.La projection d'un film à caractère sexuel et des défilés en tenues légères avaient eu lieu devant la table d'honneur.Un seul jour Le mardi 6 juillet 1999 pour 15 % de rabais1 sur des centaines derticies à prix de vente, à prix courant ou en liquidation.Mode, linge de maison, articles de la Solderie des manufacturiers et autres.(Et 15 % de rabais sur meubles et matelas à prix courant**) Rabais de 7% équivalant à la TPS sur le prix courant des fours à micro-ondes, appareils de soins personnels et appareils confort foyer, petits appareils électriques, articles sur roulettes et meubles pour bébés et serviettes Eaton Home.De plus, 15 % de rabais supplémentaire sur tenues mode TanJay, Alia, Alia Sport, Koret et Cricket Lane pour femmes ainsi qu'une sélection de sous-vêtements, chaussettes et bagages pour hommes.Heures de magasinage estivales Eaton Centre-ville à Montréal Lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi, 10h à 21 h; samedi, 8 h 30 à 17 h; dimanche.12 h à 17 h.Brunch du dimanche de 10 h 30 à 15 h.Entrée portes centrales rue University.Eaton Anjou, Pointe-Claire, Laval, Saint-Bruno et Rockland Lundi, mardi-et mercredi, 9h 30 à 18 h; jeudi et vendredi, 9 h 30 à 21 h; samedi, 8 h 30 à 17 h; dimanche, 12 h à 17 h.EATON Les temps changent.WTnXZMJTZXUWD* AUTOMOBILE 1999 L'automobile, des origines à nos jours chez Eaton Centre-ville Les amateurs de voitures anciennes ou récentes seront comblés par La Grande Exposition Automobile qui a lieu jusqu'au 30 septembre chez Eaton Centre-ville, au 8e étage.Prix d'entrée : Adultes 9,75$ Étudiants et 3e âge 6,50$ Enfants de 12 ans ou moins 3,50$ 'Certaines restrictions s'appliquent Détails en magasin Ces offres ne peuvent être jumelées à d'autres offres de rabais correspondant aux taxes.Offres en vigueur pour les personnes de 66 ans et plus.Achats en personne seulement.Les centres de liquidation ne font pas partie des offres do la vente pour les aines \"Vous trouverez meubles et matelas chez Eaton Centre-vite a Montreal ainsi qu'à Race d'Orléans et au Centre Rideau à Ottawa.Les employés d'Hydro entendent intensifier leurs pressions Presse Canadienne # En grève depuis deux mois, les employés d'Hydro-Québec entendent poursuivre, et même intensifier leurs moyens de pression, ont fait savoir leurs délégués syndicaux, hier.Réunis en assemblée extraordinaire à Laval, en banlieue de Montréal, afin de faire le point sur le conflit de travail, quelque 750 délégués de la société d'État ont donc décidé de poursuivre la grève, a confirmé Charles Paradis, conseiller au sein du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).« À partir d'aujourd'hui, on va intensifier les moyens de pression tout en restant dans la légalité et en continuant à donner les services essentiels à 100 % à la population du Québec », a-t-il déclaré sur les ondes de la chaîne d'information RDI.M.Paradis s'est toutefois refusé à préciser la nature des mesures qui seraient prises.« Le débarquement de Normandie n'a pas été annoncé trois jours à l'avance », a-t-il expliqué.L'utilisation des surplus de la caisse de retraite constitue le principal point en litige, selon M.Paradis.« Hydro-Québec veut nous voler 100 millions par année dans la caisse de retraite », a-t-il déclaré.« Ces 100 millions-là appartiennent aux travailleurs et doivent servir à améliorer la caisse de retraite », a ajouté le conseiller syndical.En ce qui a trait aux augmentations salariales, l'employeur offre 1 % pour 1999 et 2 % pour les quatre années subséquentes, a par ailleurs indiqué M.Paradis.Le syndicat réclame quant à lui 7 % la première année et 6 % lors de la suivante.« II faut comprendre que ce 13 % avait été promis par Hydro-Québec si elle redevenait rentable », a déclaré M.Paradis, estimant « raisonnables » les demandes syndicales.Vendredi, les employés d'Hydro-Québec ont rejeté l'offre finale de la société d'État.Le syndicat représente quelque 14 000 employés de bureau, techniciens, employés de métier et monteurs de ligne.LES PLUS BAS PRIX A MONTREAL ! (CLAVIER ERGONOMIQUE §1 104 I compatible Microsoft Windows 98 avec : poignet Logiciel Corel WordPerfect 8.0 Fr.comprenant : WordPerfect 8.0.Quattro Pro 8_.Corel Présentation 8.0, etc.100 % compatible Word et Excel 98 pINFOMONTREAL | ¦ 2400, rue Ste-Catherine Est ¦ o\\.^TR^ErnATIOrTDUCCnJp'ÔN loto-québec Tirage du 99-07-03 2 5 11 15 31 36 GAGNANTS 6/6 2 5/6+ 9 %* 1 -T LOTS 930 571,60$ 62 038,10$ Numéro complémentaire»: 41 4/6 16668 51,30$ 3/6 300086 10,00$ Ventes totales: 14 040 326$ Prochain gros lot (appr.) 2 000 000 $ Tirage du 99-07-03 5 17 21 23 24 49 GAGNANTS 6/6 o 5/6+ o 5/6 13 4/6 1238 3/6 22 947 LOTS 1 000 000.00$ 50 000.00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ Numéro complémentaire: 43 ventes totales: 561 984,50 $ Tirage du 99-07-04 JL J.JL JL 11 21 22 30 34 36 38 46 48 4g.51 56 57 60 62 65 A1 nnirll mjTiTiV Tirage du 99-07-04 3 4 428 9793 Egtra Tirage du 99-07-03 NUMÉRO: 623878 E|tra Tirage du 99-07-04 NUMÉRO 543779 TVA, le réseau des tirages de Loto-Qucbec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste omelette, cette derrière a priorité.Ifamninn?! r Laissez-vous ten i \u2022 Très grande salle d'exposition \u2022 Choix Incomparable de tentes \u2022 À des prix d'entrepôt Andrë Jac Sport 5520, bout, des Laurentides, Laval (450) 022-2410 Cataloaue aratuit 1 800 997-2410 1LP0501A0705 A-5 LUNDI 1LP0501A0705 ZALLCALL 67 00:55:54 07/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 A 5 L\u2019affaire Redpath Imaginez un projet de développement qui répond aux souhaits formulés, voilà à peine quelques mois, par les trois niveaux de gouvernement.Un projet qui correspond aux recommandations d\u2019un consortium d\u2019architectes et d\u2019ingénieurs ayant rédigé un volumineux rapport sur la question.Un projet qui suscite l\u2019enthousiasme et l\u2019espoir des groupes communautaires du quartier, un des plus défavorisés de Montréal.Un projet qui est vigoureusement appuyé par Daniel Langlois, fondateur de Softimage et d\u2019Ex-Centris, et Phyllis Lambert, sommité en matière de protection du patrimoine urbain.Imaginez maintenant ce projet mobilisateur, jetant un pont entre l\u2019industrialisation de Montréal au XIXe siècle et son entrée dans l\u2019économie du savoir au XXIe siècle, écarté comme une vieille chaussette par des bureaucrates répondant à l\u2019administration Bourque, elle-même encouragée par le silence de Québec et d\u2019Ottawa.Imaginez tout cela et vous découvrirez un autre des fabuleux mystères qui président au développement socio-économique de Montréal.Aujourd\u2019hui, je vous raconte l\u2019affaire Redpath.Mais d\u2019abord, un peu d\u2019histoire.n n n En 1853, six ans après l\u2019épidémie de typhus ayant semé l\u2019émoi à Montréal, l\u2019industriel John Redpath acquiert un terrain en bordure du canal de Lachine, dans le quartier Pointe-Sainte-Charles.Il confie à un architecte renommé, John Ostell, le soin de dessiner les plans d\u2019une raffinerie de sucre.Un an plus tard, celle-ci ouvre ses portes.La Redpath marquera à jamais notre développement.En devenant la première entreprise montréalaise à utiliser massivement la vapeur comme source d\u2019énergie, elle révolutionne l\u2019industrie montréalaise.Très vite, elle exporte une grande partie de sa production et sa renommée dépasse largement nos frontières.Au fil des décennies, l\u2019histoire de la Redpath est marquée de périodes fructueuses.et de graves ennuis.En 1979, elle ferme ses portes.L\u2019équipement est vendu à des Sud-Américains.Pour permettre la sortie des immenses machines, il faudra trouer les murs.La Redpath est ensuite laissée à l\u2019abandon.En 1990, une société paramunicipale \u2014 devenue depuis la Société de développement de Montréal (SDM) \u2014 en fait l\u2019acquisition.La valeur patrimoniale du complexe, une douzaine d\u2019immeubles érigés autour d\u2019une cour intérieure, est reconnue par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.Hélas ! la récession freine les investissements et la Redpath tombe lentement en ruines.Parfois, lorsque des cinéastes de Hollywood sont à la recherche d\u2019un décor évoquant une ville rasée par les bombes durant la Deuxième Guerre mondiale, ils viennent tourner dans ces immeubles rougeoyants de la rue Saint-Patrick.Depuis près de 20 ans, la Redpath n\u2019a été le théâtre d\u2019aucune autre activité économique.Aujourd\u2019hui, à l\u2019entrée de la cour intérieure, une pancarte prévient les squatters : l\u2019endroit est l\u2019objet d\u2019une surveillance spéciale des policiers de la CUM et son accès est strictement interdit.Le mauvais état des édifices pose d\u2019ailleurs un risque à la sécurité.n n n L \u2019 é t é d e r n i e r , conscients que la sauvegarde de la Redpath ne pouvait attendre très longtemps, les trois niveaux de gouvernement ont demandé à un groupe d\u2019architectes et d\u2019ingénieurs de soumettre un rapport sur la conservation et la mise en valeur du complexe.Le document, déposé en mars dernier, propose une vocation multifonctionnelle fondée sur le commerce, la petite industrie et le volet récréo-touristique.La transformation en condos est exclue, les édifices se prêtant mal à ce type de développement.Jusque-là, tout baigne.Le gouvernement fédéral a manifesté son intention de verser trois millions pour créer un musée de l\u2019histoire industrielle.De son côté, la Ville de Montréal, en annonçant en 1997 le projet de revitalisation du canal de Lachine, a soutenu que la Redpath vaudrait à une vingtaine de PME une nouvelle et prestigieuse adresse.À Québec, le ministère de la Métropole a aussi fait part de son intérêt.C\u2019est dans ce contexte que la SDM, propriétaire du complexe, a lancé un appel d\u2019offres, curieusement doté d\u2019un court délai pour un projet de cette envergure.Les responsables d\u2019un organisme communautaire, le RESO (Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest), ont convaincu Daniel Langlois et Phyllis Lambert de soutenir activement leur proposition.Celle-ci est fondée sur la création d\u2019emplois, notamment en imagerie numérique, une technologie en plein essor.Afin d\u2019attirer des touristes, on propose aussi d\u2019établir ce fameux musée industriel, même si Ottawa se fait désormais tirer l\u2019oreille.Oui, jusque-là, tout baigne.Sauf que la semaine dernière, la SDM a rendu sa décision.Le projet du RESO est écarté au profit de celui soumis par des promoteurs de condos.Et cela, même si les ingénieurs et architectes ayant étudié à fond le dossier ont déconseillé la transformation de la Redpath en résidences.Un porte-parole de la SDM a expliqué que la proposition du RESO avait été rejetée parce qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un « concept » et non pas d\u2019une « offre d\u2019achat concrète ».En clair, parce que le plan appuyé par Daniel Langlois, Phyllis Lambert et le RESO ne répond pas aux normes bureaucratiques, et que son ampleur nécessite forcément une plus longue préparation, on le balaie bêtement du revers de la main.Pour sauver la face, on demande aux promoteurs de condos « d\u2019explorer la possibilité » d\u2019intégrer à leur projet le centre d\u2019imagerie numérique.Ouf ! Mieux encore : Pierre Paquin, le conseiller municipal responsable du dossier, a déclaré à une collègue du Devoir que le projet du RESO constituait du « pelletage de nuages ».Cet obscur politicien suggère donc qu\u2019un Montréalais visionnaire comme Daniel Langlois n\u2019est qu\u2019un pauvre hurluberlu.On ne savait pas M.Paquin spécialiste de l\u2019imagerie numérique, ni des collaborations transdisciplinaires dans l\u2019art interactif.Heureusement que M.Paquin ne connaissait pas Daniel Langlois à l\u2019époque où celuici a fondé Softimage.Il lui aurait sûrement déconseillé pareille aventure, tout juste bonne pour les pelleteux de nuages.« Bâtis plutôt des condos, mon gars.» philippe.cantin@lapresse.ca Philippe 27659848 Une main-d\u2019oeuvre énergique et disponible La Coopérative Jeunesse du Plateau Mont-Royal existe depuis déjà cinq ans NATHALIE NOLIN Des jeunes du Plateau Mont-Royal ont créé leur propre emploi d\u2019été en proposant leurs services comme jardiniers, peintres en bâtiments, gardiens d\u2019enfants, laveurs d\u2019automobiles, etc.Une main-d\u2019oeuvre dont les résidants du Plateau peuvent bénéficier dès maintenant.tout en encourageant des jeunes à se prendre en main.Appuyée par des commanditaires locaux, la Coopérative Jeunesse de travail du Plateau a été fondée il y a cinq ans.L\u2019organisme permet à une quinzaine de jeunes âgés entre 14 et 17 ans de gagner un salaire, d\u2019acquérir une expérience de travail, d\u2019apprendre à travailler en équipe et d\u2019assumer des responsabilités durant l\u2019été.D\u2019autres objectifs sur le plan de la formation personnelle des jeunes sont tout aussi importants.« C\u2019est une façon de prendre confiance en eux et de socialiser », affirme Mylène Gaudreau, l\u2019animatrice de cet été, qui a déjà fait partie de la COOP.Shang Zhu Zhang, 14 ans, explique le projet : « Nous sommes payés 7 $ l\u2019heure sauf pour le gardiennage qui est à 4,25 $ l\u2019heure.Nous avons aussi des comités pour les finances, la publicité et le personnel.» Ce dernier concerne les relations de travail et l\u2019évaluation de chacun.Ce sont les jeunes euxmêmes qui ont la responsabilité des comités.Pour Marie-Hélène Roy, 17 ans, ce projet tombe à point : « Je voulais avoir de l\u2019argent pour m\u2019acheter des choses.Mais parfois, c\u2019est difficile parce que mes amis ne travaillent pas.» Pour rejoindre leur clientèle, les jeunes distribuent des dépliants, placent de la publicité dans les journaux locaux et appellent les clients des années précédentes.Pour le ménage, l\u2019entretien des plantes, la tonte des gazons, les courses, ils sont également disponibles.(Info: 918-3439) 2764985 2767735 1LP0601A0705 A 6 Lundi 1LP0601A0705 ZALLCALL 67 00:56:02 07/05/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 Actualités La Russie entre communistes et opportunistes L\u2019année électorale qui s\u2019amorce sera mouvementée Le spectacle de la politique russe, avec ses intrigues de palais, ses rebondissements et ses pratiques parfois douteuses, tient à la fois de la farce et de la tragédie.Cependant, les enjeux sont bien réels, à commencer par les plus riches réserves en pétrole de la planète et 5000 missiles nucléaires.Malgré l\u2019importance de ces enjeux, huit ans après la chute de l\u2019Union soviétique, et à l\u2019orée d\u2019une année électorale cruciale, la Russie ne compte que deux partis dignes de ce nom : Yabloko, parti réformateur, et le Parti communiste, réactionnaire.« La plupart des partis politiques sont faibles institutionnellement, explique Alex, un avocat de formation et consultant en matière électorale.Il y a 139 organisations qui prétendent au statut de parti.Y en a-t-il un capable de rivaliser avec le Parti communiste ?Non.Ils vont être aussi forts que la dernière fois, parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019alternative sur le spectre politique.» « La force du Parti communiste, c\u2019est que les gens qui en sont membres ne sont pas là pour l\u2019argent, mais à cause de leur idéal, affirme Alex.À part les communistes, seulement Yabloko a des antennes dans les régions, surtout des jeunes dans les universités.» Cependant, ni les communistes, ni Yabloko ne sont assurés de prendre le pouvoir lors des prochaines élections à la Douma, le parlement fédéral, qui doivent avoir lieu en décembre.Et encore moins aux élections présidentielles de l\u2019été 2000, les plus importantes dans le système politique russe, qualifié de « super présidentiel ».Le parti du pouvoir Une troisième force se lèvera immanquablement d\u2019ici les élections, un « parti du pouvoir » appuyé par les fameux oligarques russes, au budget apparemment illimité.Certains estiment à 1 milliard $US le coût de la campagne qui a permis une victoire inespérée de Boris Eltsine en 1996, contre le communiste Guennadi Ziouganov.En comparaison, aux États-Unis, la même année, la campagne à la réélection de Bill Clinton avait coûté un peu plus de 200 millions US.À la tête de ce futur « parti du pouvoir », on retrouvera un politicien disposant d\u2019un capital de respect, et surtout de notoriété.Il pourrait s\u2019agir du maire de Moscou, Youri Loujkov, qui tente de forger une coalition avec des politiciens régionaux.Ou encore d\u2019Evgueny Primakov, le premier ministre congédié par Eltsine parce que trop populaire et trop indocile.Pour sa part, Elstine a dilapidé son capital politique.La population serait soulagée d\u2019apprendre son départ.Il semble condamné à la retraite, mais il est impossible de prévoir ce que lui et son entourage \u2014 un groupe de conseillers et de mystérieux milliardaires dirigé par la fille du président Tatiana Diatchenko et surnommé « la Famille » \u2014 pourraient tenter pour lui conserver son poste, y compris un coup d\u2019État constitutionnel favorisé par une aggravation de la situation économique.Un vrai dédain La population russe affiche un réel dédain pour la politique et ses acteurs, dédain qu\u2019une partie la classe politique lui rend bien en se comportant en bandits de grands chemins.Cependant, l\u2019exercice électoral approche et on s\u2019attend à ce qu\u2019entre 60 et 70 % des électeurs exercent leur droit de vote.« Je vais voter, mais je ne sais pas pour qui.Jusqu\u2019à maintenant, tous les candidats se ressemblent.Il y a longtemps, nous votions aussi et ça ne changeait rien », dit Tatiana, 42 ans, de Podolsk, au sud de Moscou.Aux prochaines élections, Alek, électricien de 37 ans et père de deux enfants, compte appuyer Vladimir Jirinovski et son parti libéral démocratique (extrême droite).« Il connaît bien les problèmes du peuple et il est un bon politicien.» Pavel Sudyin, un étudiant de 20 ans, résume sa pensée en deux mots : « Eltsine dehors ! .Et tous ceux qui ont travaillé avec lui.» Il ne sait pas encore pour qui voter.« J\u2019aimais bien Primakov.Il semblait se soucier de ce qui arrive au pays.» « Le résultat des prochaines élections est très imprévisible, dit Alexandre Stenaïev, 50 ans, de Moscou.En ce moment, le pays est comme une bombe.» Il dit appuyer le nouveau premier ministre Andreï Stépashine, mais il votera pour Yabloko, parti réformateur dirigé par Grigori Yavlinski.« Je l\u2019aime parce qu\u2019il s\u2019en tient à une seule politique.Il me semble être un homme confiant, fort, qui sait ce qu\u2019il veut faire avec le pays.» Même s\u2019il sait que les communistes sont en avance dans les sondages, Alexandre estime que les Russes ne veulent pas retourner en arrière.« Les gens sentent la liberté d\u2019entreprise, la liberté de parole.Ce serait difficile de revenir en arrière.» Il verrait d\u2019un mauvais oeil l\u2019élection de Ziouganov et des communistes.« Ils ne peuvent pas faire beaucoup de mal, mais ils ne feront pas de bien non plus.» Équilibre précaire Pour le peuple russe, l\u2019enjeu le plus important de l\u2019année électorale qui s\u2019amorce est peut-être la survie de l\u2019équilibre précaire entre les institutions et les régions russes.« La faiblesse du parlement fédéral est telle que si les régions élisent des représentants aux intérêts strictement régionaux, le pays va se désintégrer », craint Alex, un consultant politique de Moscou.« Les politiciens des régions vont se dire : « Pourquoi perdre notre temps et notre argent ici à Moscou ?On a assez de pétrole, on peut créer notre propre devise ».La population ne verra pas d\u2019amélioration, mais les politiciens vont ouvrir des ambassades partout dans le monde et voyager gratuitement.» De son côté, Andreï A.Davidov, directeur du service international de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie, voit des signes encourageants dans la façon dont le pays a traversé sa dernière crise.« Nous sommes en voie d\u2019édifier la société de droit malgré les zigzags.La crise politique (du mois de mai), avec la combinaison d\u2019une motion de censure contre le président et la déposition du cabinet des ministres, a eu le mérite de montrer la solidité des institutions.Tout s\u2019est fait dans le respect de la Constitution.» Charles Côté MOSCOU PHOTO MARION PIEKAREC, collaboration spéciale Après l\u2019échec du vote sur la destitution de Boris Eltsine, le 15 mai, les opposants du président se sont adressés aux journalistes et à la foule de quelques centaines de personnes.Sur l\u2019affiche, une «Monica russe» injecte de l\u2019«impeachment» au président alité.PHOTO MARION PIEKAREC, collaboration spéciale Alek, 37 ans, électricien, est un partisan de Vladimir Jirinovski et son parti libéral démocratique (extrême droite).La politique à la cosaque CHARLES CÔTÉ MOSCOU Des politiciens qui vendent du parfum, des disques ou de la vodka, des employés de l\u2019État enrôlés par centaines pour la réélection de leur patron, des figures inquiétantes qui tirent les ficelles, le tout apprêté par une presse largement partisane et discréditée, sans parler des assassinats, voilà quelques caractéristiques de la politique à la sauce russe.Aux dernières élections, il y avait en moyenne 11 candidats par siège et seulement deux ou trois avaient assez d\u2019argent pour faire campagne.Pour espérer être élu à l\u2019un des 480 sièges de la Douma, le parlement fédéral, il faut compter des dépenses d\u2019un million $US environ, selon les estimations d\u2019organismes qui surveillent les élections.Pour la région de Moscou, c\u2019est encore plus cher.Paradoxalement, la crise financière qui a frappé la Russie pourrait avantager les candidats moins riches lors des prochaines é l e c t i o n s à la Douma, en décembre.« Les prochaines élections fédérales vont se jouer à armes plus égales, affirme Alex, un consultant politique de Moscou qui a préféré garder l\u2019anonymat.Il y a moins d\u2019argent, moins d\u2019entreprises pour influencer le vote.Des services \u2014 imprimerie, personnel \u2014 qui coûtaient très cher vont coûter moins cher cette foisci.» Alex et d\u2019autres observateurs seront très occupés au cours des prochains mois.Les élections à la Douma, en décembre, et le scrutin présidentiel en juillet 2000 seront chaudement disputés entre groupes très puissants.« La lutte politique implique les oligarques, le crime organisé, affirme Aslambek Aslakhanov, ancien major-général de police fédérale et président de l\u2019Association des forces de l\u2019ordre de la Fédération de Russie.Et les organisations criminelles ne regardent pas à la dépense quand il s\u2019agit de placer leurs candidats aux bons endroits.» Le crime organisé Peut-on se faire élire en Russie aujourd\u2019hui sans le crime organisé ?« Oui, répond tout de même M.Aslakhanov.Dans la Douma il y a beaucoup de gens talentueux qui ont été élus sans l\u2019aide du crime organisé.» « Des sommes colossales sont dépensées sur des candidats, mais c\u2019est loin d\u2019assurer la victoire », affirme de son côté Youri Shchekochikine, député du parti réformiste Yabloko à la Douma pour la région de Moscou.Ce qui avantage le plus un politicien, c\u2019est d\u2019être déjà en poste.Les politiciens sortants partent avec une longueur d\u2019avance s\u2019ils contrôlent une administration régionale.Voici une de leurs méthodes, racontée par quelqu\u2019un qui connaît bien le milieu politique : « Les concierges des édifices publics d\u2019habitation dans lesquels habitent la majorité des Moscovites sont chargés de distribuer les tracts du parti au pouvoir et de jeter ceux des autres candidats à la poubelle.Les patrons utilisent l\u2019intimidation avec les récalcitrants.Ils leur disent : « Si tu ne le fais pas, tu peux dire adieu à ta paie d\u2019il y a trois mois que j\u2019avais promis de t\u2019obtenir.Je vais la donner à quelqu\u2019un d\u2019autre.» Dans d\u2019autres cas, les forces de l\u2019ordre peuvent être enrôlées.« À l\u2019approche des élections, les corps de police deviennent très politisés, dit le major-général Aslakhanov.Le gouverneur leur paie un supplément de salaire et leur fournit des logements.Alors les policiers commencent à faire tout ce que le gouverneur leur dit : recueillir des données sur ses rivaux, monter la garde à ses assemblées.» Le parti de la vodka Sans administration locale sous sa botte, Vladimir Jirinovski, chef du parti libéral démocratique (extrême droite), bien connu pour ses frasques, a trouvé des moyens originaux de se faire valoir et se financer.Il a lancé sa propre marque de vodka et un disque de chansons patriotiques, et a le projet d\u2019ouvrir des magasins de vêtements qui porteront sa griffe.Jirinovski n\u2019a pas le monopole de cette tactique plutôt folklorique.En 1997, le respecté maire de Moscou, Youri Loujkov, a associé son nom à une eau de Cologne baptisée « Mer » (le mot « maire » en russe).Il en avait choisi lui-même le parfum, qu\u2019il décrivait comme « fort et masculin ».En mai dernier, une nouvelle vodka faisait son apparition, sous le nom Otechestvo, (la Patrie de nos pères), le même nom que le nouveau parti politique associé à la candidature du maire Loujkov à la présidence russe.M.Loujkov a d\u2019autres tours dans son sac.Il en a surpris plus d\u2019un récemment lors d\u2019élections locales.Il prétendait dans certains cas que son parti présidentiel avait reçu 30 % d\u2019appuis, mais selon Alex, c\u2019était de la poudre aux yeux.« Il débarquait dans la région la veille du vote, consultait les sondages et se déclarait l\u2019allié d\u2019un candidat, souvent sans même le consulter.» « Il est tout à fait clair que la Russie est une démocratie nouvellement née, donc la crise de croissance nous accompagne dans toutes nos activités », reconnaît Andreï Davidov, de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie.Il s\u2019en prend particulièrement aux médias.« Les changements doivent se faire au niveau de leurs propriétaires.Ce n\u2019est un secret pour personne qu\u2019en Russie, les grands moyens d\u2019information sont répartis entre les oligarques.» Il affirme que les électeurs russes savent malgré tout s\u2019y retrouver entre les divers médias.Pour Alex, le consultant politique, les moeurs vont changer petit à petit.« Je vois une amélioration dans le fait que les gens, surtout les plus jeunes, ne croient plus tout ce que les politiciens disent.Pour les plus vieux, c\u2019est plus difficile.Ils obéissent généralement à leur patron \u2014 ou leur ancien patron.Ils savent que tout l\u2019argent qu\u2019ils peuvent espérer recevoir jusqu\u2019à leur mort, comme salarié ou retraité, passe par tel ou tel officiel.Alors ils obéissent.» FIN PHOTOS AP © Vladimir Jirinovski a sa vodka, et le maire de Moscou Yuri Loujkov, son eau de Cologne.«La lutte politique implique les oligarques, le crime organisé.Et les organisations criminelles ne regardent pas à la dépense.» 1LP0701A0705 a07 petro lun 05 juillet 1LP0701A0705 ZALLCALL 67 00:53:31 07/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 A 7 Entrevue avec.François Bourassa On fera pas de politique, juste de la musique Un air de piano mél a n c o l i q u e s\u2019échappe de la fenêtre du salon.La maison est une maison typique d\u2019Outremont sur une rue tranquille bordée de grands arbres centenaires : pas trop grande ni trop petite, avec des murs de brique rouge et des escaliers peints gris souris qui mènent à la porte vitrée en chêne.La maison ressemble à la demeure d\u2019un auteur de télévision, d\u2019un publicitaire ou d\u2019un avocat mais pas à celle d\u2019un jazzman qui enseigne la musique au cégep de Drummondville et à l\u2019UQAM pour gagner sa vie entre une poignée de concerts dans les festivals de jazz.Et pourtant le propriétaire des lieux est bel et bien un jazzman révélé en 85 par le Festival de jazz de Montréal où depuis, et cette année encore, il joue régulièrement avec son trio.Il est aussi le fils d\u2019Andrée Simard et de Robert Bourassa, des parents qui se sont assurés que la carrière aléatoire de leur fils ne l\u2019empêche jamais de manquer de rien.Le piano se tait un instant, le temps que François Bourassa, grand, mince et pâle, m\u2019ouvre la porte avec le sourire gêné d\u2019un gars qui essaie de se donner une contenance sans y parvenir.On m\u2019avait bien prévenue : faire parler François Bourassa de luimême, de sa famille et de son enfance dans l\u2019eau trouble de la politique québécoise est aussi difficile que de faire parler la Muraille de Chine.On avait raison.François Bourassa est par définition un musicien.Entendez qu\u2019il s\u2019exprime d\u2019abord et avant tout par les notes de son instrument.Les mots, pour lui, sont des accessoires encombrants qui sortent difficilement de sa bouche.Quant aux émotions dont ces mots peuvent se charger, il les écoule au piano.François Bourassa ne s\u2019échappera qu\u2019à trois reprises.La première en me racontant qu\u2019avant que son père ne tombe malade, il venait quatre fois par semaine jouer avec ses petit-fils Mathieu et Simon.« Quatre fois par semaine, il était à quatre pattes ici sur le plancher », dit-il en visant le salon jaune et framboise où les divans confortables côtoient le piano à queue noir et une suite de sérigraphies de Pellan.\u2014 QUATRE FOIS PAR SEMAINE ! je répète en feignant l\u2019incrédulité.Dans les faits, les aventures de grand papa Bourassa ont défrayé les manchettes à plusieurs reprises.Tout le monde a vu les photos de Bourassa avec ses petits fils dans les journaux à potins.Tout le monde par contre ignore la suite.« Il venait tous les jours, c\u2019est vrai, mais il ne restait qu\u2019une heure par jour.Une heure, pas une minute de plus et jamais à l\u2019heure du souper ni pendant la fin de semaine », raconte-t-il en révélant malgré lui le caractère un tantinet comptable des épanchements paternels.François Bourassa me confiera aussi que les deux premières années après la mort de Robert Bourassa, il pensait à son père tous les jours.Tous les jours sans exception.« Cette année je pense à lui moins souvent mais j\u2019y pense quand même parce que, oui, il me manque.» Et enfin, il avouera que le fait d\u2019être le fils d\u2019un premier ministre quand on est musicien est presqu\u2019une bénédiction.« Disons que si j\u2019avais eu Bill Evans(le pianiste) comme père, j\u2019aurais eu plus de misère.Peutêtre même que j\u2019aurais fait d\u2019autre chose que la musique.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Parce que ce n\u2019est jamais bon de jouer dans les plates-bandes de son père », se contentera-t-il de répondre sans élaborer d\u2019avantage.Dire que François Bourassa est le portrait craché de son père serait mentir.Sur une photo bien en évidence dans la salle à manger, on voit le petit François âgé de 7 ans tourné vers son père tandis que maman le couve du regard.La ressemblance avec cette dernière est frappante.Même sourire timide.Même façon effacée de se tenir en retrait des choses et des gens.Le seul trait de caractère paternel dont François Bourassa a hérité est la monomanie : ne faire qu\u2019une chose dans la vie et la faire de façon aussi obsessive que passionnelle.Pour Robert Bourassa, il n\u2019y avait que la politique 24 heures par jour.Pour son fils, c\u2019est la musique depuis plus de 30 ans.Dès les premières heures du matin, il s\u2019assoit à son piano pour improviser ou composer, complètement sourd au monde extérieur.Il ne s\u2019arrête parfois que lorsque les enfants rentrent de l\u2019école et encore.Sa femme, Louise Allaire est auteur-compositeur, de sorte qu\u2019il est rare que la maison soit silencieuse.Quand ce n\u2019est pas le piano qui retentit, le tourne-disque prend le relais en diffusant du Coltrane (son jazzman préféré), du Bill Evans ou même du Jimi Hendrix.La terreur des gardes du corps Né un 26 septembre 1959, sept ans avant sa soeur Michelle, François Bourassa a été initié à la musique par sa mère qui, elle-même, a joué du piano pendant douze ans.Entre la deuxième année à l\u2019école Saint-Clément de Mont- Royal et l\u2019entrée à Brébeuf au se condaire, il étudie le piano classique qu\u2019il a abandonné à l\u2019adolescence pour la guitare rock.L\u2019architecte Louis Lemay est unami de François Bourassa depuis Brébeuf.À l\u2019époque où il l\u2019a connu, Bourassa était un élève sage, silencieux et poli mais qui acceptait mal les consignes des profs.Il n\u2019aimaitpas le sport par crainte de la souffrance physique, n\u2019aimait pas se mettre en vedette, se mêlait rarement aux autres élèves et tirait de sa condition de fils de premier ministre plus de malaise que d\u2019agrément.« Son passe-temps préféré, raconte Lemay, c\u2019était d\u2019agacer ses gardes du corps.Le matin quand son chauffeur venait le mener à l\u2019école, il faisait exprès de manger une gousse d\u2019ail avant d\u2019embarquer dans la voiture.» Son intérêt grandissant pour la musique où il se réfugie comme dans une bulle réconfortante le protège contre les soubresauts de l\u2019actualité politique.Il se souvient de la crise d\u2019Octobre parce qu\u2019il a cessé d\u2019aller à l\u2019école pour vivre chez les Simard de Sorel, où un tuteur privé venait lui faire les classes tous les jours.Pour le reste, la défaite de son père en 76, le référendum de 80, le beau risque, la mort de René Lévesque, Meech, son intérêt est aussi vacillant que sa mémoire.« J\u2019avais la musique, mes amis,mon monde à moi quoi.Le reste ne me concernait pas vraiment.C\u2019est d\u2019ailleurs encore le cas aujourd\u2019hui.Si ce n\u2019était de Louise, ma femme, qui lit les journaux tous les jours, je ne serais au courant de rien.» François Bourassa ne s\u2019excuse pas de son ignorance.Tout comme il ne s\u2019est pas excusé lorsqu\u2019il a annoncé à son père après avoir complété un DEC en administration qu\u2019il voulait faire une carrière dans la musique.« Mon père craignait pour mon avenir au plan financier.En même temps comme je voulais continuer à étudier à McGill puis au New England Conservatory de Boston et que j\u2019étais sérieux, ça le rassurait.» François Bourassa admet qu\u2019il n\u2019a jamais eu d\u2019ambition au plan de la carrière.Son ambition n\u2019était que musicale.« Le but, ce n\u2019était pas d\u2019être connu et je ne voulais rien prouver à personne.Je voulais être un musicien.Point.\u2014 Un bon ou un grand musicien ?» François Bourassa est pris de court par la question.Manifestement il ne conçoit pas les choses en ces termes-là.En même temps il a dû un jour réfléchir à la question puisqu\u2019il finit par répondre.« Idéalement un grand musicien mais ça ce ne sera pas à moi de le dire.Moi tout ce que je sais, c\u2019est que je suis passionné par ce que je fais et que je m\u2019y donne à cent pour cent.» Mais encore.Peut-on être un grand musicien de la trempe de Bill Evans quand on mène une vie de famille paisible et confortable à Outremont ?Quand on n\u2019a pas vraiment de soucis d\u2019argent et qu\u2019on ne travaille jamais entre Noël et le Jour de l\u2019An pour aller dans le Sud ou à la campagne avec les enfants ?Cette fois, François Bourassa n\u2019est pas pris de court.Pour lui, ce qui compte avant tout, c\u2019est la sensibilité.Et la sensibilité n\u2019a rien à avoir avec l\u2019argent ou le manque d\u2019argent.« On peut être riche et sensible tout comme on peut être dans la misère et insensible, dit-il.Et même si on ne souffre pas soi-même, on peut très bien comprendre la souffrance des autres.C\u2019est une question de sensibilité avant tout.» Un peu plus et François Bourassa ajouterait qu\u2019il en sait quelque chose.Mais ce serait révéler trop de lui-même.Ce n\u2019est pas dans les habitudes de la maison.Nathalie Petrowski PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse François Bourassa est par définition un musicien.Il s\u2019exprime d\u2019abord et avant tout par les notes de son instrument.Les mots, pour lui, sont des accessoires encombrants.«On peut être riche et sensible tout comme on peut être dans la misère et insensible, ditil.Et même si on ne souffre pas soi-même, on peut très bien comprendre la souffrance des autres.C\u2019est une question de sensibilité avant tout.» 2760083 Les hôpitaux fonctionnent normalement Les infirmières délaissent les piquets de grève pour enfiler l'uniforme PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse Les déléguées de la FIIQ ont décidé hier de consulter leurs membres sur la poursuite de la grève, convaincues que le vote démontrera la détermination de toutes les infirmières.Cette décision unanime a été accueillie avec enthousiasme, comme l'indique la photo.Pharmaciens : la loi ne peut empêcher les démissions MARIE-CLAUDE GIRARD La loi spéciale adoptée vendredi ne peut empêcher les pharmaciens de démissionner en bloc le 7 septembre prochaine, estime l'Association des pharmaciens d'établissements de santé.La loi 72, qui devait forcer le retour au travail des infirmières, oblige aussi le Conseil des services essentiels à enquêter en cas de plainte sur toute grève, ralentissement d'activités ou autre action concertée des pharmaciens.On ne peut pas empêcher les gens de démissionner, c'est une décision individuelle, estime Pierre Grenier, porte-parole des négociations pour l'APES.« Si la loi vise les démissions, elle serait inconsti-mtionnelle ».avance-t-il, soulignant que si la majorité des pharmaciens ont signé la lettre de démission sans être obligés de le faire.Il prédit toutefois que le gouvernement jugera que la menace de démission constitue une « action concertée ».lui-même d'enquêter sur les moyens de pression des pharmaciens.Pourquoi imposer une loi aux pharmaciens alors qu'ils avaient cessé tous leur moyens de pression ?, s'étonne Manon Lambert, directrice générale de l'APES.Hormis la menace de démissionner massivement \u2014 les lettres de démission ont déjà été envoyées \u2014, les pharmaciens ont cessé leurs moyens de pression.On ne peut invoquer l'urgence, estime-t-elle, car « il reste 60 jours pour négocier.» Le plus étonnant, c'est que les pharmaciens ont répondu à toutes les exigences demandées aux infirmières pour la reprise des négociations, souligne Mme Lambert.Or, les négociations sont au point mort depuis le 11 juin.Les porte-parole disent attendre un signe pour recommencer les négociations.« Mépris suprême », selon Mme Lambert, le eouvernement n'a nas nris la peine d'aviser les pharmaciens qu'ils seraient touchés par la loi.Pour sa part, elle l'a appris la veille par des journalistes.Les pharmaciens ne sont maintenant soumis qu'à une petite portion de la loi sur les services essen- possibilité de soumettre des listes de services essentiels au Conseil pour approbation, explique M.Grenier.Par contre, ils devront se soumettre aux ordonnances du Conseil.L'APES est une association de professionnels et n'est pas reconnue de la même façon qu'un syndicat dans le Code du travail.Jusqu'à samedi, elle n'était donc pas soumise à la Loi sur les services essentiels.L'association négocie avec le ministre de la Santé en vertu de dispositions de la loi sur les services de santé.Elle n'a pas non plus à suivre les étapes de négociations habituelles dans le reste du secteur public.Actuellement, on discute de l'entente de travail de 1995 à 1998, souligne Mme Lambert.Techniquement, les dernières négociations ont eu lieu en 1992 et l'entente conclue alors avait été pioiuugée jusqu'en i995.« ii y a eu un assez grand nombre de rencontres depuis 1995 », dit-elle, rappelant que trois exercices de relativité salariale ont été réalisés.Les pharmaciens réclament aujourd'hui un redressement de 17 % pour rétablir la parité avec les biochimis- MARTINE ROUX Débordés, les hôpitaux ?Que non : loin de ressembler à des capharnaùms, leurs salles d'urgence sont vides et les malades affirment être traités aux petits oignons.À l'hôpital Saint-Luc, hier matin, la salle d'urgence était presqu'aussi déserte qu'un ciné-parc un soir de pluie.« La grève n'a rien changé, remarque l'agente de sécurité Geneviève Loyer.D'ordinaire, il y a entre trois et six heures d'attente.C'est beaucoup moins que ça aujourd'hui, malgré la chaleur.» Les infirmières délaissent régu lièrement les piquets de grève pour enfiler l'uniforme.À l'hôpital Maison neuve-Rosemont, par exemple, elles disent couvrir l'urgence, les soins intensifs, la chimiothérapie, l'hémo-dialyse, l'oncologie, la pédiatrie, les soins périnataux et la psychiatrie.Selon elles, le bloc opératoire est fonctionnel à 100 % pour les chirur-gies urgentes, et à 50 % pour les chirurgies dites « électives ».Même s'il campe dans le corridor de l'urgence depuis deux jours, François Groulx se montre très clément à l'endroit des infirmières.« Le service est impeccable.Elles ne sont pas là pour faire plaisir au gouvernement mais parce qu'elles ont vraiment l'intérêt des patients à coeur.» Cinquième étage, la famille d'un patient qui a reçu une greffe de moelle osseuse le matin même où les infirmières déclenchaient la grève soulignait la qualité du travail de ces professionelles.« Rien n'a paru, affirme Johanne Monag-han.Mon conjoint a des prises de sang tous les jours, on vient régulièrement prendre sa pression, sa température, lui apporter des mcuH-caments contre la douleur.Les infirmières s'arrangent pour que les patients ne souffrent pas.» Même son de cloche à l'Hôtel-Dieu, où Nicole Lajeunesse était arrivée à 5 h du matin avec son con «C'est la profession d'infirmière qui se joue sur les lignes de piquetage.Nous n'avons plus rien à perdre.» joint souffrant.« On a été servis très rapidement.Je n'en reviens pas ! » « La grève ?Les patients n'en souffrent pas, estime Micheline Ga-gnon, préposée à la salubrité à l'Hôtel-Dieu.Les étages sont propres, les patients sont lavés, soignés et reçoivent leurs trois repas par jour.» Chirurgies annulées Les principales victimes du conflit sont les personnes en attente de chirurgie.Le 29 juin dernier, l'Association des hôpitaux du Québec rapportait l'annulation de 10 300 chirurgies depuis le début du débrayage.Mais les infirmières refusent de porter l'odieux de l'engorgement du réseau de la santé.« Le gouvernement nous dit qu'on tient la population en otage, s'indigne l'infirmière Myriam Poirier, de l'Hôtel-Dieu.Mais ce qu'il oublie de dire, c'est que ce sont d'abord les effets du virage ambulatoire qui ont retardé les chirurgies.» « C'est une grève illégale mais civilisée, estime Francine Montpetit, infirmière à Maisonneuve-Rose-mont.On assure les services essentiels à 100 %.L'été, le réseau tourne déjà au ralenti.Notre grève aurait fait beaucoup plus mal pendant l'hiver.» Sa collègue Lise Champagne croit même que les patients sont mieux servis qu'à l'ordinaire.« Alors qu'on ferme parfois des lits aux soins intensifs, l'administration de l'hôpital n'a pas le choix de les maintenir afin d'assurer les services essentiels.» La loi spéciale n'a pas éteint leurs ardeurs : elles se disent plus solidaires que jamais.Leurs revendications ne sont pas uniquement d'ordre salarial, jurent-elles, mais visent à améliorer les conditions de travail et à assurer une relève.« C'est la profession d'infirmière qui se joue sur les lignes de piquetage, avance Martine Ostiguy.Nous n'avons plus rien à perdre.» Et si Lucien Bouchard se pointait à l'urgence de l'hôpital ?« On le soignerait de notre mieux, parce que c'est un être humain.» Un tracteur est en cause dans la moitié des 100 accidents mortels qui surviennent chaque année dans les fermes canadiennes RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Dimanche dernier, Johan Michel, 17 ans, est mort écrasé lorsque le tracteur qu'il conduisait a glissé dans un ravin, sur la terre familiale, à Kinsey Falls.« Ses parents étaient sous le choc, raconte l'agent André Lemay, de la Sûreté du Québec.Le père m'a dit que son garçon conduisait un tracteur depuis l'âge de huit ans et qu'il n'était jamais rien arrivé.» Le malheur qui frappe ces jours-ci la famille Michel, plusieurs autres familles d'agriculteurs le vivent chaque année.Selon la compilation publiée au cours de la semaine dernière par des chercheurs de l'Université Queen's, une centaine d'accidents mortels se produisent annuellement sur les fermes canadiennes. Malgré les règlements et les campagnes de sensibilisation, ce nombre n'a pas diminué depuis 1990.Dans la moitié des décès survenus entre 1990 et 1996, un tracteur était en cause.Souvent, comme dans le cas de Johan Michel, le conducteur a été écrasé lorsque le véhicule est tombé dans un fossé ou s'est renversé vers l'arrière.Plusieurs morts auraient pu être évitées si le tracteur avait été équipé d'une cabine protectrice ou d'un arceau de sécurité.« Je ne pense pas qu'il serait mort si le tracteur avait été muni d'une cabine », nous confiait d'ailleurs l'agent Lemay, au sujet du jeune Michel.Au Québec, un règlement impose que tous les tracteurs soient munis d'une structure de protection.Cependant, plusieurs tracteurs n'en sont toujours pas équipés, soit que les fermiers refusent d'en installer une sur un véhicule acheté il y a plusieurs années, soit qu'ils l'aient enlevée d'un véhicule récent.« Us nous disent que la cabine est trop haute pour entrer dans les serres ou dans les granges.Les pomiculteurs se plaignent que ça accroche dans les branches », a rapporté à La Presse François Fontaine, inspecteur de la CSST en Montérégie.Les campagnes de sensibilisation se heurtent à l'obstination du milieu agricole.« Traditionnellement, écrivent les auteurs de l'étude publiée hier, les agriculteurs et leurs familles tiennent à diriger leurs fermes à leur manière (.) D'où une résistance très répandue à l'application de la réglementation sur la santé et la sécurité.» Le taux de mortalité est particulièrement élevé parmi les agriculteurs âgés.Alors que seulement 13 % de la population agricole a plus de 60 ans, 36 % des personnes mortes dans un accident sur une ferme faisaient partie de ce groupe d'âge.Le cas du Québec Selon les calculs des spécialistes de Queen's, le taux d'accidents mortels est plus élevé au Québec que dans la plupart des autres provinces canadiennes.La différence est petite par rapport à l'Ontario, au Manitoba et à la Colombie-Britannique.Mais les fermes québécoises ont apparemment un taux d'accidents mortels deux fois plus élevé que l'Al-berta et la Saskatchewan.« Est-ce parce que les productions ne sont pas les mêmes ?Est-ce que certaines provinces font plus de sensibilisation ?Y a-t-il un problème avec les statistiques ?Nous n'avons pas d'explications pour ces différences », dit le docteur Benoît G ingras, de la Direction de la santé publique, qui a collaboré a l'étude pancanadienne.L'Union des producteurs agricoles (UPA) a fait parvenir à La Presse des données montrant une diminution du taux d'accidents mortels au Québec entre 1991 et 1995.Cependant, des chiffres plus récents obtenus des chercheurs de Queen's indiquent que cette tendance à la baisse a été interrompue en 1996.En 1991, 21 personnes sont mortes dans des accidents de travail survenus sur des fermes au Québec.Ce nombre a glissé à 15 en 1995, pour remonter à 18 en 1996.LTJPA, de concert avec la Commission de la santé et la sécurité du travail (qui a juridiction sur le tiers des travailleurs agricoles), a mené des campagnes de sensibilisation auprès de ses membres.Des assemblées d'Information ont été tenues, des brochures ont été distribuées, notamment une portant le titre : « Un renversement de tracteur.c'est sJ vite arrivé.» Tout en saluant ces efforts, le docteur Gin-gras, de la Direction de la santé publique, déplore que l'organisme n'ait pas fait de cette question une priorité.« L'UPA parle beaucoup des intérêts économiques des agriculteurs, mais oublie que leur santé, c'est leur premier outil.» Selon le médecin, il serait inutile de resserrer la réglementation en ce domaine.« Ça ne serait pas faisable, on n'a pas de police qui va aller sur les fermes vérifier si les agriculteurs portent leur ceinture ou non.» 1LP1001A0705 A 10 (LUNDI) ARTS 1LP1001A0705 ZALLCALL 67 00:53:22 07/05/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 Festival de jazz Mille raisons d\u2019apprécier l\u2019ambiance JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Il y a du monde sur le terrain du jazz.Toutes sortes de monde.Venus pour toutes sortes de raisons.Et pas toujours pour la musique.C\u2019est l\u2019avantage des concerts en plein air : ils sont gratuits, on les écoute d\u2019une oreille, on cause avec son voisin.Ici, personne n\u2019est spécialiste.Mais on reste à l\u2019affût des bonnes surprises.Pendant le week-end, nous avons posé la question à quelques festivaliers : qu\u2019est-ce qui vous amène ici ?À grand public, réponses multiples.Daniel et Sophie de Montréal (avec bébé dans la poussette) : « Quand t\u2019es nouveau parent, t\u2019as pas souvent l\u2019occasion de voir du monde.Ça donne une occasion de sortir.Le jazz ?On préfère peutêtre en écouter à la maison.Ici on vient surtout pour l\u2019ambiance.» Robert, de Québec (qui a perdu sa gang) : « Chaque année, je me sauve une fin de semaine avec mes chums.J\u2019aime tout, surtout le dixieland.Mais si je peux faire un commentaire, je trouve qu\u2019il manque de places pour s\u2019asseoir près de la grosse scène.Ça serait plus simple pour la circulation.» Sue et Peter, du New Jersey (assis près de la fontaine) : « Nous, c\u2019est un accident.Nous sommes montés au nord un 4 juillet, comme les loyalistes.et on a trouvé un festival ! On n\u2019est pas particluièrement amateurs de jazz, mais c\u2019est une façon agréable de passer l\u2019après-midi.L\u2019événement semble bien organisé.» Patsy, du West Island (pendant que son mari est allé acheter des hot-dogs) : « Depuis que les enfants ont quitté la maison, on est plus libre.Alors on vient au festival.C\u2019est notre cinquième année et chaque fois, on se réserve une journée.On arrive en début d\u2019aprèsmidi et on finit ça le soir au restaurant.Le jazz, c\u2019est surtout mon mari.Moi, je viens pour faire partie de la gaieté et profiter de la belle température.» Claudine, de Montréal (qui voulait faire découvrir le festival à sa soeur d\u2019Alma) : « Nous on veut voir la parade.On en a entendu parler à la télé.Non, j\u2019aime pas particulièrement le jazz.Aujourd\u2019hui il fait beau.À choisir entre les deux, j\u2019aurais préféré une balade de bateau sur le lac Champlain.» Joanne de Montréal (festivalière depuis 15 ans) : « Moi, c\u2019est la musique.Mais je trouve que des concerts comme « Souvenirs » sont vraiment loin du jazz.Si je venais de l\u2019extérieur de Montréal, je serais déçue.Pas que ce soit méchant, mais on leur a donné quatre spectacles et ça prend beaucoup de place.» Carole et Roger, de Québec et Montréal (enlacés et amoureux) :« Nous, on vient depuis 10 ans.Elle pour les spectacles en salle.Moi exclusivement pour les spectacles extérieurs.C\u2019est mieux : on peut se laisser aller beaucoup plus qu\u2019en salle.Hier, on est venu prendre un verre sans voir de spectacle.Mais on avait le concert de Dorothée Berryman en fond sonore.Pas le spectacle de l\u2019année, mais c\u2019était agréable.» Martin, de Brossard (chemise ouverte jusqu\u2019au nombril) : « Je viens surtout pour les femmes.C\u2019est ici qu\u2019elles sont les plus belles.Pour la contrebasse aussi.C\u2019est ça mes fréquences, si tu vois ce que je veux dire.AUJOURD\u2019HUI (G) = Spectacle gratuit Midi Place du Complexe Desjardins (G) Michael Kaeshammer Terrasse Grand Marnier (G) Bourbon Street 13 h Terrasse Grand Marnier (G) Streetnix Amphithéâtre de l\u2019Hôtel Wyndham Conférence au Basilaire 2 (G) Joe Lovano 14 h et 15 h 30 Place du Complexe Desjardins (G) La Petite École du Jazz 14 h Scène Air Transat\u2014SRC (G) Hot Pepper Dixie 15 h Chapiteau du Casino (G) Bourbon Street 15 h 30, 17 h 30, 19 h 30, 21 h 30 Cinémathèque québécoise John Coltrane 16 h, 18h, 20h Cinémathèque québécoise Ah ! Quel Équipe 16 h Scène du Maurier (G) Hot Antic Jazz Band 17 h Terrasse Grand Marnier (G) Hot Pepper Dixie Chapiteau du Casino (G) Streetnix 17 h 30 Départ, scène Air Transat\u2014SRC (G) Parade de la Louisiane 18 h Olympia Jazz en Clave Spectrum The Mike Stern Band Scène du Maurier (G) Stan Tracey Jazz Quartet 18 h 30 Place du Maurier (G) François Marcaurelle Quartet 19 h Théâtre du Gesù Steve Amirault Trio Le bateau Nouvelle-Orléans Vieux-Port de Montréal Quai Jacques-Cartier Wanda Rouzan Scène Labatt Blues (G) Johnny Blue et Marjo Scène Air Transat\u2014SRC (G) C.J.A.D.All City Big Band 19 h 30 Monument-National Joe Lovano Scène Bleue Dry (G) Madacascar Slim 20 h Chapiteau du Casino (G) Mimi Blais Scène du Casino (G)Louisiana Red 20 h et 22 h Scène de la Louisiane (G) The Original Pin Stripe Brass Band 20 h 30 Théâtre St-Denis Dave Brubeck Quartet et le Big Band Diva 21 h Métropolis La Nuit de la Louisiane avec Henry Butler, Clarence Gatemouth Brown et Buckwheat Zydeco Scène du Maurier (G) Robert Michaels Place du Maurier (G) Vivienne Deane Scène Labatt Blues (G) Joanna Conno Studio Musimax (G) Patricia Barber 22 h Scène Air Transat\u2014SRC (G) Rita Di Ghent Cinémathèque québécoise My first name is Maceo Scène Bleue Dry (G) Lavay Smith 23h Théâtre du Gesù Louis Sclavis Trio Scène du Maurier (G) Robert Michaels Scène Labatt Blues (G) Johnny Blue et Marjo Minuit Le bateau Nouvelle-Orléans Vieux-Port de Montréal Quai Jacques-Cartier (billets) Balfa Toujours Savoy du Métropolis Frédéric Galliano Minuit 30 Spectrum de Montréal (G) Joanna Connor PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Clown sérieux, Alexandre Dussault, quatre ans, de Saint-Sulpice, n\u2019en avait que pour le gros monsieur avec la grosse flûte.Des nuits sages JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Si on en juge par son premier week-end, le 20e Festival de jazz ne passera pas à l\u2019histoire pour sa vie de nuit.Parce que le bar de l\u2019hotel Wyndham est actuellement en plein chantier (rénovations, rénovations) les traditionnels jam sessions de fin de soirée ont été supprimés.Plutôt bâclée l\u2019an dernier, cette informelle série avait connu de beaux moments il y a deux ou trois étés, quand les meilleurs musiciens du festival allaient y terminer la nuit.Passé minuit, le Festival propose quand même sa part de spectacles, à savoir l\u2019incontournable « Blues en reprise » du Spectrum, et la série DJ du Savoy.Avec quatre concerts annulés, cette dernière ne s\u2019avère cependant pas aussi dominante que prévu.Du reste, il faut bien dire que ces deux séries n\u2019attirent pas prioritairement les amateurs de jazz.Pour les « night cats » purs et durs, mieux vaut sortir dans les différents bars du centreville, qui génèrent une vie nocturne hautement plus recommandable, d\u2019un point de vue « jazzistique » à tout le moins.Chaque soir à 20 h et 22 h 30, le Cabaret du Saint-Sulpice propose des spectacles aux prix d\u2019entrée variable.Le trio de Dorothée Berryman y sera à partir de mercredi, celui de Rémi Bolduc prendra la relève, le samedi 10 juillet.Pour 7 $, les soirées au Jazz Bar Concorde, présentent notamment André Leroux et Frédéric Alarie en trio, ce soir, ainsi que le quartette de Jean-Pierre Zanella, avec Michel Donato les 9 et 10 juillet.Dans le Vieux-Montréal, L\u2019Air du Temps accueille le quartette du guitariste Benoît Charest (les 6 et 7), Daniel Lessard le 8, Magella Cormier le 9.Un party jam avec des musiciens du festival est également annoncé le 10 juillet.Sinon, il y a toujours les jams sessions du Upstairs avec Jeff Johnston Group ; l\u2019incontournable Biddles, qui roule tous les soirs jusqu\u2019à 2h ; le Jello-Bar, le Wax Lounge pour les jeunes gens branchés.Et le Swimming qui présente le jeune groupe groovy Jazz Pharmacy, valeur montante du jazz montréalais, trois soirs la fin de semaine prochaine.PHOTOTHÈQUE La Presse Le 5 juillet 1987 : Ella Fitzgerald Bien que diminuée par la maladie, la grande diva du jazz avait livré une mémorable performance, en clôture du huitième FIJM.Au dernier rappel, « pour les organisateurs » (qui le lui avaient demandé), elle avait chanté Summertime de George Gershwin dont on soulignait, cette année-là, le 50e anniversaire de la mort.Frissons.« Lady Scat » n\u2019allait plus revenir ; elle a quitté la « planète jazz » le 15 juin 1996, à l\u2019âge de 78 ans.La fusion à froid de Natacha Atlas NORA BEN SAÂDOUNE collaboration spéciale Dans un festival qui met les voix à l\u2019honneur, celle de Natacha Atlas est un point d\u2019intérêt particulier.Symbole très crédible de la fusion Orient-Occident, où l\u2019électronica rencontre le traditionnel arabe, Natacha Atlas générait pas mal d\u2019attentes autour de son spectacle de samedi soir au Spectrum.Eh bien ! Ceux qui s\u2019attendaient à une explosion du goût de la magnifique fête offerte par Rachid Taha l\u2019an dernier aux Francos ont été sérieusement refroidis.Sur disque, pourtant, tout est là.Sur Gedida surtout, son troisième album solo, la magie de la fusion opère, grâce à la science de Transglobal Underground, le groupe ethno- techno qui l\u2019hébergeait et qui produit l\u2019essentiel de l\u2019album.Avec sa voix chaude et vibrante, Natacha Atlas sait faire naître l\u2019émotion ; on est emporté.Cela, c\u2019est sur disque, parce que sur scène, on se heurte à un mur, celui de la froideur de la dame ; elle a l\u2019air morne de celle qui regarde vaguement une sitcom un lundi après-midi en se gavant de loukoums.Dans la première partie, complètement réfrigérante, forcée, Atlas se la joue grande dame de la chanson arabe.Suivez mon regard vers Oum Khalsoum, référence incontournable, surtout depuis qu\u2019Atlas s\u2019est installée en Égypte et espère bien conquérir le marché arabe (juive sépharade, elle s\u2019est même convertie à l\u2019islam pour mieux y parvenir).Certaine constipation aussi du côté des huit musiciens, qui oeuvrent sans reproche mais sans ferveur.Du coup, la fusion apparaît comme un collage.Est-ce parce que Natacha Atlas est un produit de studio, ou que son inexpérience de scène passe pour de la froideur ?On a l\u2019impression qu\u2019elle ne donne rien, et ne forme pas un vrai groupe avec ses musiciens.Précision majeure : le spectacle était filmé pour la télévision.On avait donc la désagréable impression d\u2019être dans un studio géant de Radio-Canada, et que les musiciens jouaient pour les caméras.Parterre sagement assis, tentatives de circuler strictement policées par un service d\u2019ordre toujours aussi zélé : il était bien clair qu\u2019on n\u2019était pas là pour rigoler, ni pour danser, mais pour faire la claque entre deux morceaux, ce que le public a d\u2019ailleurs fait chaudement.Surtout en deuxième partie, quand la température est montée d\u2019un cran.Pour cette deuxième heure, c\u2019est la sensuelle Natacha, danseuse de cabaret, qui surgit, vêtue d\u2019une robe argent, aussi moulante qu\u2019une feuille d\u2019alu.Un foulard ceint ses hanches : elle va danser.Elle, au moins, en a le droit.Le public, sans doute en mal d\u2019exotisme (peu de membres de la communauté arabe étaient présents), s\u2019enthousiasme pour ses ondulations de bassin, vision dont il pourrait d\u2019ailleurs se repaître à loisir dans quelques restos arabes en ville, avec un couscous en prime.Mais revenons à la chanteuse : après le spectacle de samedi, on attend encore que Natacha Atlas prouve qu\u2019elle a la stature d\u2019une diva.Tout ce qu\u2019on sait pour le moment, c\u2019est qu\u2019elle en a l\u2019ambition.C\u2019est même trop évident.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Natacha Atlas : belle voix, mais aucun charisme.FILL251 1LP1102A0705 A 11 (LUNDI) ARTS 1LP1101A0705 ZALLCALL 67 00:49:08 07/05/99 B Festival de jazz LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 R A 11 La renaissance de Shakti ALAIN BRUNET Cette fois, tous les esprits de la musique, Orient et Occident confondus, étaient là au Théâtre Saint-Denis pour élever les virtuoses.Ces derniers étaient là pour nous émouvoir, nous éblouir, nous impressionner.Dès la première pièce de Shakti, nouvelle mouture, l\u2019auditoire ne se pouvait plus.Ovation ! Shakti, à mon sens ce que John McLaughlin a accompli de plus grand, faisait hier état de sa nouvelle vie.Supérieure au disque double auquel on a eu droit il y a quelques mois (étiquette Verve), la performance d\u2019hier témoignait de cette rencontre fabuleuse entre jazz et musique classique indienne.Les cordes sont occidentales (d\u2019origine arabe, on en convient), les percussions sont indiennes, l\u2019esprit est à dominante indienne.Sur une plate-forme à peine décorée, quatre musiciens recueillis sont assis par terre, de basses fréquences (pré-échantillonnées) envahissent l\u2019atmosphère (l\u2019effet de pédale en langage musical).On nous sert alors de fascinantes variations d\u2019intensité, de la lenteur méditative aux paroxysmes de rapidité.Et tout se passe avec le sourire, sans que l\u2019on ait l\u2019impresson que ces bonnes gens jouent à 300 milles à l\u2019heure ! De la formation initiale (fin des années 70) restent John McLaughlin et Zakir Hussain.Deux maîtres incontestés qui ont su transcender leurs immenses habiletés au fil du temps.Hier soir, en prime, on avait droit à la fougue et à la fraîcheur de la jeunesse.Il y avait de quoi se pâmer devant le génie du mandoliniste Uppalapu Shrivinas et du perc u s s i o n n i s t e Selvaganesh Vinayakram, deux jeunes sorciers de la musique classique indienne.Comme Zakir Hussain, ces virtuoses sont issues de familles de musiciens dont la science se perd dans la nuit des temps.Et ce formidable Shrivinas finit par nous faire oublier (enfin.) le violoniste L.Shankar, dont les réparties avec McLaughlin consituaient une variable essentielle au « vieux » Shakti.Dans ce nouveau contexte, Shrivinas se montre absolument capable de dialoguer avec le guitariste britannique, et ce à des vitesses qui dépassent l\u2019entendement.Espérons que McLaughlin et ses collègues indiens feront évoluer ce qui a été d\u2019abord imaginé comme un simple projet de retrouvailles.Il fallait malheureusement quitter à l\u2019entracte, et se rendre au Spectrum afin de prendre le pouls de l\u2019auditoire, pâmé sur Patricia Barber.Comme prévu, l\u2019artiste de Chicago s\u2019éclate davantage sur scène qu\u2019en studio.Beaucoup plus expansive au piano (fort bonne pianiste, malgré une main gauche un tantinet amorphe), étonnantes envolées vocales, et un band de fort bon niveau (en particulier le guitariste John McLean).Ajoutons à ces qualités la pertinence des textes signés Barber, fait rare pour une auteure- compositrice-interprète qui doit faire valoir ses chansons dans un contexte où les standards techniques sont nettement plus élevés que ceux de la pop.Plus tôt dans la soirée, on groovait au Spectrum sur les échanges entre le batteur Leon Parker et le guitariste Charlie Hunter.Les deux musiciens sonnaient comme un trio sinon un quartet ! Intrigué depuis longtemps par le jeu de Charlie Hunter, je me suis installé au bord de la scène afin d\u2019en examiner la technique inédite.Sa guitare comporte huit cordes dont trois assurent le rôle de la basse.Et, par je ne sais trop quel truchement, certains accords émettent des sons qui ressemblent à de l\u2019orgue Hammond ! De son côté, Leon Parker génère des rythmes des plus imaginatifs ; mains nues, balais, congas et autres procédés sont exploités en alternance avec le jeu « norma » de batterie.Des tonnes d\u2019imagination au programme du tandem, un lien direct avec le jazz bop, le funk, le blues, le latin jazz.Pour vous en assurer, procurez-vous le disque Duo paru récemment sur Blue Note.Et que dire de Tim Hagans, qui jouait au révolutionnaire dans la nuit de samedi à dimanche ?Mmmmmmm.Plutôt décevant, malgré quelques moments d\u2019excitation.L\u2019album Animation Imagination (sur Blue Note itou) m\u2019avait beaucoup plu.Le concert n\u2019était pas à la hauteur des attentes crées par ce disque.Dans un contexte qui n\u2019était pas sans rappeler les albums de Miles Bitches Brew et In A Silent Way, le trompettiste Tim Hagans et le saxophoniste Bob Belden avaient eu l\u2019excellente idée de renforcer des grooves très « jazz fusion » par des rythmes synthétiques repiqués à la jungle et au drum\u2019n\u2019bass.De puissants musiciens étaient au rendezvous fixé au Gesù, mais ces artilleurs manquaient visiblement de direction.Les impros de Hagans et Belden allaient souvent nulle part, manquaient d\u2019autorité, et les bases harmoniques de ces compositions étaient trop restreintes pour qu\u2019on y trouve notre compte.Même le DJ Kingsize, censé donner une nouvelle dimension à ce jam résolument fusion, était littéralement enterré par ce dynamo qu\u2019est le batteur Billy Kilson.Faudra retourner au laboratoire.En moins de quelques jours, le clarinettiste et saxophoniste lyonnais Louis Sclavis aura joué à Vancouver et à Montréal où il se produira au Gesù ce soir.Un concert unique dans Pour Louis Sclavis la basilique Notre-Dame l\u2019important c\u2019est d\u2019être juste avec soi-même ALAIN DE REPENTIGNY Le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, un habitué des scènes montréalaises, est un touche-à-tout notoire.En 1993, sous l\u2019impulsion du grand patron de la compagnie de disques ECM, la curiosité naturelle de Garbarek l\u2019incita à s\u2019associer au Hilliard Ensemble, un quatuor vocal britannique qui donne dans le chant ancien.Ces messieurs s\u2019attaquèrent à un répertoire de chants d\u2019auteurs inconnus du 12e siècle jusqu\u2019à des oeuvres de Christobal de Morales, compositeur espagnol du début du 16e siècle.L\u2019album qui en résulta, Officium, enregistré dans le monastère de Saint-Gerold en Autriche, devint contre toute attente le meilleur vendeur de l\u2019histoire de ECM.Garbarek et le Hilliard Ensemble ont donné quantité de concerts et, forts de cette expérience concluante, ils renouaient l\u2019an dernier dans le même monastère avec un programme beaucoup plus éclectique, couvrant 22 siècles de chant depuis la Grèce antique jusqu\u2019aux compositions récentes de Garbarek, en passant par des chants folkloriques d\u2019Amérique du Nord et du Sud, un psaume russe, une berceuse d\u2019Estonie et une ballade écossaise du 16e siècle.Le très beau concert qu\u2019ils ont donné hier soir à la basilique Notre- Dame puisait donc surtout dans ce nouvel album intitulé Mnemosyne (mémoire en grec ancien).Superbe décor pour un événement musical qui ne l\u2019était pas moins.Garbarek s\u2019est pointé seul dans le choeur avec son saxophone ténor et quelques instants plus tard, une voix s\u2019est manifestée depuis l\u2019entrée de la basilique.Trois chanteurs du Hilliard Ensemble se sont avancés dans les allées pendant que leur quatrième acolyte arrivait derrière Garbarek.Pendant l\u2019heure et demie qu\u2019a duré le concert, les chanteurs et le musicien allaient se promener de temps en temps dans la nef, créant ainsi pour les spectateurs une perpective sonore différente selon l\u2019endroit où ils étaient assis.Ce qui frappait surtout, outre l\u2019apaisante beauté de la musique, c\u2019était cette unité qui se dégageait de l\u2019ensemble pourtant constitué de pièces de diverses époques et origines et rendu par un quatuor vocal accompagné d\u2019un saxophoniste de jazz.Vers la fin, le haute-contre s\u2019est éclipsé, Garbarek s\u2019est emparé de son saxophone ténor et on nous a offert un psaume russe du 16e siècle.Ce fut probablement le seul moment de la soirée où Garbarek s\u2019est permis une incursion en territoire jazz, à la limite du free.L\u2019instant d\u2019après, Garbarek reprenait son saxophone soprano pour l\u2019Agnus Dei d\u2019Antoine Brumel, un compositeur français du 15e siècle.La transition d\u2019une culture à l\u2019autre s\u2019est faite en douceur, sans que rien n\u2019y paraisse.Pendant une composition plus « rythmée » de Garbarek, Loiterando, le saxophoniste et les quatre chanteurs se sont mis à battre la mesure en tapant du pied, constituant ainsi une section rythmique que pouvaient même apprécier les spectateurs des dernières rangées dans la grande église où la musique se déployait dans un silence respectueux que n\u2019a pas brisé la sonnerie d\u2019une montre sur le coup de 22 h.Vous vous en doutez, la sueur perlait au visage des spectateurs qui agitaient le programme du festival de jazz tel un éventail.On avait installé un ventilateur de chaque côté de la « scène » dans le choeur, mais Garbarek et les chanteurs du Hilliard Ensemble (le haute- contre David James, les ténors Rogers Covey-Crump et John Potter et le baryton Gordon Jones) s\u2019épongeaient eux aussi le front dès que l\u2019occasion se présentait.Pourtant, plus le concert progressait, plus l\u2019auditoire était recueilli et semblait moins affecté par l\u2019humidité accablante de cette chaude soirée de juillet.C\u2019était le seul et unique concert de Garbarek et du Hilliard Ensemble en terre d\u2019Amérique.La veille, ils étaient à Istamboul et aujourd\u2019hui, ils seront en Allemagne.Si vous l\u2019avez raté, vous pouvez toujours vous rabattre sur les disques Officium et Mnemosyne, sous étiquette ECM.Et espérer qu\u2019ils nous reviennent par une belle soirée.d\u2019hiver.ALAIN BRUNET Ceux qui veillent la nuit, pour reprendre le titre d\u2019un album créé par le Louis Sclavis Trio, seront au Gesù ce soir, sur scène comme dans les gradins.En moins de quelques jours, le clarinettiste et saxophoniste lyonnais ainsi que sa section rythmique (le contrebassiste Bruno Chevillon et le batteur François Merville) auront joué ici et maintenant aux deux extrémités du continent : au Gesù ce soir ainsi qu\u2019au festival de Vancouver.Vraiment pas le temps de construire sa cabane au Canada.Sclavis, 46 ans, a toujours été associé au jazz contemporain.Ses fréquents passages au Québec (trois fois au FIJM, deux à Victo) le placent parmi les plus appréciés d\u2019un genre de plus en plus difficile à circonscrire.Ceux qui veillent la nuit auront donc les oreilles alertes, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse leur demander.Sur scène comme dans les gradins.Le Louis Sclavis Trio a été formé en 1994.« Une formation avec laquelle on a fait beaucoup de choses différentes, indique son leader.Plusieurs musiciens ont été invités à s\u2019y joindre.C\u2019est devenu une base.» « L\u2019orientation générale de ce trio ?Je serais bien en mal d\u2019en donner une.» laisse tomber Sclavis, joint en Europe il y a quelques jours.« Maintenant qu\u2019on est rendu à une certaine maturité, on essaie chaque soir d\u2019exploiter les compositions de façons différentes.Enfin, pour moi c\u2019est un des grands intérêts du trio, c\u2019est très souple.Et, quand on se connaît bien, on peut vraiment se surprendre avec les mêmes points de départ.» Le travail présenté à Montréal sera constitué d\u2019un nouveau répertoire imaginé par Sclavis au cours de la dernière année.Ce matériel sera ensuite enregistré en quintette sur le label ECM \u2014 avec le trompettiste Jean-Luc Capozzo et le violoncelliste Vincent Courtois.« Souvent, poursuit le musicien, je compose des choses assez courtes, pas trop importantes, mais qui chaque fois me donnent l\u2019occasion d\u2019exploiter l\u2019instrument d\u2019une certaine manière.Je compose parfois après avoir improvisé dans un système d\u2019improvisation qui me plaît.« Par moments, j\u2019ai des accès où j\u2019ai besoin presque de chansons.Mais il peut aussi m\u2019arriver de ressentir le besoin d\u2019inverser le processus : je préconise alors un cadre très abstrait.Et je crois que mes compositions les plus réussies intègrent ces deux pôles.Une abstraction lyrique, quoi.» Faut-il en déduire que Sclavis n\u2019adopte pas de ligne dure ?« Il n\u2019y a pas un système qui ait plus de valeur, qui soit plus moderne qu\u2019un autre, affirme l\u2019artiste.L\u2019important, c\u2019est d\u2019être juste avec soi-même.Le principal travail que je fais en musique, c\u2019est trouver la justesse entre les gens qui sont là à jouer.» Pour un musicien européen de réputation internationale comme Louis Sclavis (British Jazz Award au Midem, Prix Django-Reindhard remis au meilleur musicien de jazz français, Grand Prix national de la musique en France, bande originale pour un film de Bertrand Tavernier, collaborations avec de multiples pointures, on en passe, le marché du jazz contemporain est davantage situé en.Europe.« Pour les musiciens américains aussi ! tient à préciser Sclavis, non sans humour.Nous, on vit comme des musiciens américains sauf qu\u2019on est sur place (rires).» Sauf le Québec et quelques destinations canadiennes, l\u2019Amérique du Nord persiste donc à se suffire à elle-même.et occulter le jazz des vieux pays.Même dans cette ville, Louis Sclavis ?« Moi, j\u2019ai une vision du Festival de Montréal qui est très américaine.Les médias, par exemple, rendent compte essentiellement des musiciens américains.J\u2019ai encore cette impression qu\u2019un Européen doit y prouver sa légitimité, démontrer qu\u2019il est quand même pas trop mal même s\u2019il fait du jazz en Europe.Je n\u2019ai aucun problème avec les musiciens américains (avec qui je joue régulièrement), remarquez.» Puis Sclavis ajoute quelques nuances.« Il ne faut pas tirer sur ces très gros festivals avec de très grosses vedettes.Simplement, il faut encourager les alternatives.Elles deviennent alors d\u2019autant plus fortes parce qu\u2019elles se situent par rapport à autre chose.En même temps, un festival ne peut tout digérer.Mais c\u2019est bien que, par doses homéopathiques, on puisse progresser un peu de temps en temps.J\u2019espère, être une de ces doses homéopathiques.Si c\u2019est ça, c\u2019est déjà bien.» LE LOUIS SCLAVIS TRIO se produit ce soir à 23 h au Gesù, dans le cadre de la série Jazz dans la nuit.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse D\u2019entrée, Jan Garbarek s\u2019est pointé seul dans le choeur avec son saxophone ténor.Quand le jazz sent le swing JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La vague swing qui déferle sur l\u2019Amérique depuis deux ou trois ans est en train de connaître son apogée montréalaise.Vous savez sans doute que le Festival de jazz propose chaque soir à 22 h une série swing qui est on ne peut plus dans l\u2019air du temps.Ce choix de programmation peut paraître opportuniste.En ce qui me concerne, la résurrection du swing a déjà connu ses meilleurs jours.Que le groupe américain Big Bad Voodoo Daddy se soit produit au dernier SuperBowl en dit même assez long sur la nature de cette mode.Il reste que cette série swing est en train de connaître un franc succès auprès du public montréalais.Suffisait de se promener au pied de la scène Bleue Dry vendredi et samedi soir pour constater l\u2019engouement, pendant que the Ray Gelato Giants faisaient scintiller leurs cuivres en roulant des biceps.Quelques couples en profitaient pour mettre à profit leurs leçons de jive ou de jitterbug.Un grande salle de danse en plein air ! Succès assez considérable d\u2019ailleurs pour qu\u2019on décide de réinviter la formation britannique au Spectrum ce soir à 20 h 30, dans la série Voix du monde, en remplacement de Ruth Brown.Avis aux interessés, les billets sont gratuits et dans tous les kiosques d\u2019information.La fête swing se poursuivait hier soir avec Lavay Smith & her Red Hot Skillet Lickers, un petit big band de San Francisco.Nous avons rencontré la chanteuse et son directeur musical Chris Siebert au cours de l\u2019après-midi.Charmants personnages.Amoureux de leur musique.La mode ?Connais pas.Les Skillet Lickers existent depuis 1989.«Ce n\u2019est pas un trip nostalgique, avance Siebert.Le swing et le jump blues font partie de la culture américaine.Nous voulions simplement y mettre notre grain de sel.» Deux mots sur le (relativement) vieux bluesman Louisiana Red, qui se produisait hier à la petite scène Blues coin Saint-Urbain Sainte-Catherine : imprévisible et incontournable.Digne descendant du Delta Blues, émule de Lightin\u2019Hopkins, Louisiana Red a une façon très personnelle de maltraiter sa guitare.Le monsieur avait la réputation de vivre ses tounes sur scène.Jugezen vous mêmes, il est de retour au même endroit, ce soir à 20 h. 1LP1201A0705 A 12 (LUNDI) ARTS 1LP1201A0705 ZALLCALL 67 00:55:04 07/05/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 Patricia Racette: moyen «Posh Spice» épouse David Beckham CLAUDE GINGRAS Même si le résultat ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes attentes, je dois reconnaître que l\u2019initiative de Lanaudière était bien dans l\u2019esprit d\u2019un festival.Le nom de Patricia Racette s\u2019ajoutait à tant d\u2019autres qui y firent leurs débuts ici et le programme offrait une première locale, la scène finale de cette Emmeline de Tobias Picker qu\u2019elle créa en 1996 à Santa Fe et qui la fit connaître.Détail sympathique par ailleurs, la jeune chanteuse franco-américaine, vedette à New York et à Paris mais inconnue ici, se produisait pour la première fois au pays de ses ancêtres.Un programme entièrement d\u2019opéra et une importante participation chorale lui avaient assuré un auditoire substantiel : 3000 personnes, qui lui firent un triomphe.Mes applaudissements seront plus modérés.Patricia Racette possède d\u2019indéniables qualités : un soprano lyrique ample et bien timbré et, malgré les limites du concert, un jeu d\u2019une grande sincérité.Mais elle a une légère tendance à détonner, change des notes ici et là, et manque de personnalité.Ses interprétations demeurent finalement assez primaires et même un petit peu ennuyeuses.Et les huit minutes d\u2019Emmeline furent décevantes.En fin de compte, les m e i l l e u r s moments de la soirée nous sont venus de ce qui l\u2019entourait.Ce qui revient à dire que Joseph Rescigno, qui pourtant lui assurait un soutien de tous les instants, éclipsa la chanteuse, et certainement sans le vouloir.Que de contorsions et grimaces, oui, mais quelle passion aussi chez « papa Jos », et quelle attention à tout ce qui se passait autour de lui dans l\u2019orchestre et là-bas dans le choeur.L\u2019acoustique de l\u2019Amphithéâtre, plus sensible qu\u2019à Maisonneuve, souligne de légers défauts dans l\u2019articulation très rapide des violons mais reproduit aussi la netteté de leur legato ainsi que la rondeur sonore de tout l\u2019orchestre et nous rend finalement conscients des progrès que l\u2019Orchestre Métropolitain continue de faire depuis qu\u2019il le dirige.Avec le même zèle, Rescigno amena le Choeur du Festival, formé de professionnels et surtout d\u2019amateurs, à se surpasser dans des prestations spontanées, nuancées et bien senties, principalement de Wagner.Le chef de l\u2019OM devrait cependant surveiller certains gestes familiers : on n\u2019invite pas une dame à entrer en scène en tournant le doigt, comme si on faisait signe à un enfant de s\u2019approcher.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN et CHOEUR DU FESTIVAL.Chef d\u2019orchestre : Joseph Rescigno.Soliste : Patricia Racette, soprano.Samedi soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 22e Festival international de Lanaudière.Programme : airs, choeurs et pages d\u2019orchestre d\u2019opéras de Wagner, Verdi et Puccini Associated Press, DUBLIN Victoria Adams, l\u2019une des Spice Girls, « Posh Spice » pour ses fans, a épousé hier en Irlande, le footballeur anglais David Beckham.La noce avait pour cadre un château du 15e siècle.Victoria Adams portait, dit-on, un diadème d\u2019or et de diamants qui confirmait sa position de reine du jour, faisant de l\u2019ombre à la famille royale britannique, selon le Sunday Times.Le journal estime la valeur du bijou à environ 250 000 $.Ont été autorisés à assister à la cérémonie seulement 29 membres des familles et amis proches des époux, dont les trois autres Spice Girls, « Baby Spice » Emma Bunton, « Sporty Spice » Melanie Chisholm et « Scary Spice » Melanie Brown.En revanche, Geri Halliwell, qui a quitté le groupe britannique il y a 13 mois, n\u2019était pas de la fête.Elle chantait hier dans un concert en plein air à Hyde Park, dans le cadre d\u2019un concert de charité pour la Fondation du prince Charles devant 100 000 personnes et sous une pluie diluvienne.Parmi les invités d\u2019honneur à la noce, figurait Brooklyn, le bébé de quatre mois du couple, On pouvait aussi reconnaître Sir Bobby Charlton, patron de Manchester United où joue l\u2019heureux mari.Son coéquipier Gary Neville était témoin.Patricia Racette 2766903 Pierrette Robitaille sauve la pièce JEAN BEAUNOYER Il faut d\u2019abord établir que Les Papillons de nuit, n\u2019est pas la meilleure pièce de Michel Marc Bouchard.Les Papillons de nuit ressemble trop à la première pièce qu\u2019il a imaginée pour le théâtre en été, Les Grandes Chaleurs, pour se laisser surprendre et suivre le déroulement de l\u2019histoire jusqu\u2019au bout avec autant d\u2019intérêt.Bouchard semble se limiter au chalet d\u2019été avec la mère et ses enfants qui vivent différentes intrigues amoureuses autour d\u2019elle.Généralement, il s\u2019agit d\u2019une relation romantique entre un homme et une femme et toujours plus compliquée entre deux hommes.Quand il écrit pour le théâtre institutionnel, Bouchard voit beaucoup plus large.Parfois trop.En été, ce n\u2019est pas assez.Il pourrait même se permettre de fouiller dans l\u2019histoire de notre peuple qu\u2019il connaît bien et raconter un fait inconnu qui pourrait amuser et nous passionner.Pourquoi pas ?Heureusement, Les Papillons de nuit, est magistralement défendue par Pierrette Robitaille.Une performance suffisante pour faire un énorme succès de la pièce.Les Papillons de nuit, n\u2019est sûrement pas la meilleure pièce de l\u2019été, mais Pierrette Robitaille est la meilleure comédienne de la saison.Elle interprète le rôle d\u2019une mère de famille, Bernadette, ex-concierge à la retraite, qui veut absolument faire le bonheur de sa fille, Carmen.Elle décide donc de louer un chalet et d\u2019y amener sa fille, policière de son métier, en vacances.Bernadette ne lâche pas facilement prise dans tout ce qu\u2019elle entreprend.Surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de ménage.Elle époussette, nettoie, lave tout ce qui lui tombe sous la main, même les fleurs et les arbres.C\u2019est une acharnée, une envahissante qui veut faire le bonheur de sa fille, célibataire chronique, en lui cherchant un amoureux par le biais des petites annonces.Les choses se compliquent quand un entomologiste, protecteur de tous les insectes de la terre, se présente.C\u2019est l\u2019affrontement entre l\u2019exterminatrice d\u2019insectes et le collectionneur de « bibittes ».Deux voleurs apparaissent par la suite.L\u2019un d\u2019eux tombe amoureux de la policière et on imagine un autre type d\u2019affrontement.Tous les éléments d\u2019une comédie étaient réunis en première partie, mais n\u2019ont pas été développés suffisamment en deuxième partie du spectacle, décevante.Tout s\u2019arrange trop bien et trop vite.Le rythme est parfois lent, on entend assez mal les répliques et la pièce ne semble pas vraiment achevée à la fin de ce spectacle inégal.Mais Pierrette Robitaille sauve les meubles, maintient l\u2019intérêt et contente ses joyeux admirateurs qui ont bien ri et bien mangé au restaurant des Arpents verts, considérablement amélioré depuis quelques années.LES PAPILLONS DE NUIT, de Michel Marc Bouchard, mise en scène de Fernand Rainville, décor de Mario Bouchard, éclairages de Mathieu Gourd, costumes de Pascale Turgeon avec Pierrette Robitaille, Geneviève Brouillette, Patrice Godin, Louis-David Morasse et David Savard.Spectacle présenté au Théâtre des Hirondelles à Saint-Mathieu-de-Beloeil jusqu\u2019au 4 septembre.Pierrette Robitaille 2766650 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir La Tête de l'emploi Un gars, une fille Cinéma / DRÔLE DE NUMÉRO (5) avec Ellen DeGeneres, Bill Pullman Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Cinéma / LE BAL.(5) (23:27) Le TVA Scènes de rue / Marjo 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QUELLE EQUIPE Cinematheque quebecoise (salle Claude-Jutra): 16h, 18h et 20h.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Ex-Centris (3): 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.CHAT NOIR, CHAT BLANC Ex-Centris (1): 12h45, 15h15, 17h45, 20h15.COOKIES FORTUNE Cinema du Parc (3): 17h15.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (2): 13h30, 15h30, 17h30, 21h30; ven., sam.23h30.EVERYTHING YOU ALWAYS WANTED TO KNOW ABOUT SEX Cinema du Parc (2): 17h30, 21h15.FELLINI 8 1.2 Cinema du Parc (1): 21h30.JOHN COLTRANE Cinematheque quebecoise (salle Fernand- Seguin): 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.LE TROU (THE HOLE) Ex-Centris (2): 19h30.LUCKY PEOPLE CENTRE INTERNATIONAL Ex-Centris (1): 22h40.MY FIRST NAME IS MACEO Cinematheque quebecoise (salle Claude-Jutra): 22h.NIGHTS OF CABIRIA Cinema du Parc (1): 17h, 19h15.PUSHING TIN Cinema du Parc (3): 19h, 21h10.THE MAZE 3-D Cinema Imperial: 19h.WITHNAIL & I Cinema du Parc (2): 19h30.Musique UNIVERSITE McGILL (Pollack Hall) Quatuor a cordes Kumho Asiana.Quatuor K.156 (Mozart), Quatuor no 8 (Chostakovitch), Quatuor no 5 (Yun), Quatuor (Ravel): 20 h.MAISON TRESTLER (Dorion) Anne Robert, violoniste, Guylaine Lemaire, altiste, Julian Armour, violoncelliste, et Stephane Lemelin, pianiste.Trio a cordes (Rivier), Quatuor op.66 (Widor), Quatuor op.47 (Schumann): 20 h.CAMP MUSICAL DES LAURENTIDES (Saint-Adolphe-dfHoward) Alain Trudel, tromboniste: 20 h.- FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIERE EGLISE DE SAINT-JACQUES Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Pauline Vaillancourt, soprano.Gubaidulina, Schnittke, Gougeon, Vivier: 20 h.Theatre pour enfants THEATRE DE LA TOUR DU PARC OLYMPIQUE (situe sous un chapiteau exterieur entre le Biodome et la Tour de Montreal) Le Grand Cirque populaire, spectacle pour les jeunes de 5 a 14 ans.Varietes BISTRO A JOJO (1627, St-Denis) Roots 66: des 21h.LfOURS QUI FUME (2019, St-Denis) Marc Deschenes et Paul Deslauriers: 22h30.les fac-similes ne sont pas acceptes 2766981 2766578 2766493 A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1999 OFFRE D'UNE DURÉE LIMITÉE LOIN! 169 b ACCENT L 3 PORTES 1999 $COMPTANT DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT, PRÉPARATION INCLUS Une voiture économique des plus agréables à conduire.\u2022 Moteur 1,5 litre multisoupape de 92 chevaux \u2022 Coussin gonflable côté conducteur \u2022 Transmission manuelle surmultipliée à 5 rapports \u2022 Deux rétroviseurs extérieurs télécommandés \u2022 Siège arrière à dossier rabattable \u2022 Télécommande d'ouverture du volet d'essence \u2022 Et beaucoup plus! 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