La presse, 22 septembre 1999, Cahier A
[" te plus t//i///t)//c//c7/ français J%iwrûHie Montréal, mercredi 22 septembre 1999 115* année No 328 84 pages, 6 cahiers 60 C taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ Aw votre logo & compagnie ¦ bijouterie le roy fn* s«L'fe adresse 71â9,rue ST-HUBERT W s (coin Jean-Talon) (514)2T7-3127 www.bijouteneleroy.com http://lapre88e.lnTinH.net .es empires» première des 12 cartes l'Atlas À compter d'aujourd'hui, et tous les mercredis/ dans La Presse du XXe siècl D'abord des élèves.Ensuite des policiers.\t\t \t\t m-.H.HWi»wtiiii»i' ,_¦\t\tEw1 \" ^^^^^ i PHOTOS PIERRE McCANN.LêPmm Des élèves ont tenté en matinée de paralyser la circulation sur le pont Champlain avec moins de succès que leurs collègues sur le pont Jacques-Cartier.En après-midi, les policiers ont bloqué l'accès au pont Jacques-Cartier pour éviter que le scénario ne se répète.La course est ouverte aux Caisses La BN prolonge le mandat de son président jusqu 'en 2002 PAUL DUR1VAGE Deux postes de grande envergure dans le monde financier québécois se sont ouverts en même temps hier.Claude Béland quitte Desjardins dans la tempête pendant que Léon Courville lève l'ancre et quitte la Banque Nationale.En revanche, l'incertitude entourant la présidence de la Banque Nationale n'a plus de raison d'être pour un certain temps: André Bé-rard reste à la barre jusqu'en 2002.Claude Béland aura été à la tête du Mouvement Desjardins pendant 13 ans, soit plus que n'importe quel autre président.Il quittera ses fonctions le 25 mars 2000.Il aura alors 68 ans.Sa décision, annoncée hier \u2014 plus d'un mois plus tôt que prévu \u2014 déclenche du même coup une longue campagne présidentielle, à laquelle participera sans doute Jocelyn Proteau, président de la Fédération Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec, le plus grand des 11 réseaux de caisses.Voir LA COURSE en A2 ¦ Autres informations en page Cl PHOTO lâPmsse Claude Béland part dans la tempête.PHOTO La André Bérard garde la barre la BN.PHOTO Lm Presse Léon Courville décide de lever l'ancre._ Des élections serrées au Manitoba : s'alourdit le gouvernement sera minoritaire Le bilan Au lendemain du séisme le plus violent depuis près d'un siècle, qui a fait plus de 1700 morts et plus de 4000 blessés à Taiwan, une nouvelle réplique d'une magnitude de 6,8 a secoué 111e ce matin.L'épicentre était situé dans une région montagneuse, à quelque 200km de la capitale de l'ancienne Formose, où un bâtiment de 12 étages s'est effondré mardi comme un château de cartes.Plus de 2000 personnes étaient encore hier prisonnières des décombres.Nos informations, p.A12 et A13 GÉRALD LEBLANC WINN1PEG Deux heures après la fermeture des bureaux de scrutin, on ne savait toujours pas lequel des deux Gary, le conservateur Filmon ou le néodémocrate Doer, l'avait emporté hier au Manitoba.Au moment de mettre sous presse, les résultats indiquaient 29 néo-démocrates et 28 conservateurs, avec un seul libéral qui détiendrait ainsi la balance du pouvoir, comme ce fut le cas la semaine dernière en Saskatchewan.Les conservateurs ont conservé leur part du vote populaire, 43 % comme en 1995, mais le vote libéral, glissant de 24 % à 13 %, s'est déplacé vers les néo-démocrates, qui grimpent de 33 % à 41 % cette année.Un gouvernement minoritaire, conservateur ou néo-démocrate, ou même encore un gouvernement majoritaire, tout était encore possible tellement les élections étaient serrées dans une bonne douzaine de circonscriptions.Les élections ont donc été chaudement disputées et il a fallu attendre deux heures pour que Radio-Canada, sans doute échaudé par l'erreur de jeudi dernier en Saskatchewan, ne déclare un vainqueur.Une victoire précaire, puisque le parti conservateur obtient plus de votes que le parti néo-démocrate qui formera peut-être quand même le gouvernement.Pour Gary Filmon, ce serait alors le début de la fin d'une longue carrière au cours de laquelle il a marqué sa province d'une gestion serrée des finances publiques.Il faut aussi souligner le paradoxe de la possible élection de deux gouvernements néo-démocrates dans les Prairies, en Saskatchewan jeudi et au Manitoba hier, alors que ce parti tire de la patte partout ailleurs au Canada.Voir DES ÉLECTIONS en A2 C'était le chaos sur les ponts MARC THIB0DEAU Des milliers d'élèves de niveau secondaire outrés par la remise en cause de leurs activités parascolaires ont pris d'assaut deux des principaux ponts de la métropole hier, plongeant du coup le réseau routier dans le chaos, sous le nez des policiers.Leur initiative préoccupe la Fédération des syndicats de l'enseignement ( FSE-CEQ ), qui presse les élèves de rester en classe.L'organisme tient ce matin une réunion d'urgence pour « faire le point » sur l'impact de ses moyens de pression.Dans le cadre des négociations avec Québec, les membres de la FSE, qui regroupe les 75 000 enseignants des commissions scolaires francophones de la province, boycottent les activités parascolaires au grand dam des jeunes.À Québec, le premier ministre Lucien Bouchard s'est dit « inquiet » que les élevés du secondaire fassent des gestes aussi « dangereux ».« Je comprends que les jeunes sont mécontents du fait que les activités parascolaires ont été réduites considérablement, dit-il.Je leur demande de rester à l'école et de ne pas se livrer à ce genre d'activité.» Il a enchaîné en lançant un appel aux professeurs, leur demandant de comprendre « que dans le contexte actuel, c'est très important que ces services soient rendus, que les élèves ont besoin de ces services et qu'ils doivent les rendre ».Les enseignants doivent plutôt miser sur la négociation, a dit M.Bouchard.Voir C'ÉTAIT en A2 Un projet attrayant ! À peine trois mois après avoir opposé une fin de non-recevoir au projet a une île, une ville » du maire Bourque, le premier ministre Lucien Bouchard convient aujourd'hui qu'il mérite d'être reconsidéré.« À première vue, c'est simple, c'est attrayant », a-t-il dit hier soir à l'entrée d'un caucus spécial de l'aile parlementaire de son parti, convoqué à la suite des sorties de députés contre le projet de superstructure de Louise Harel.Nos informations, page B1 101 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petite! annonces\t-affairée\t02\tBandes dessinées DIT\t\tÊtes*vous\t\tMonde B6.B7etC8 \u2022 index D16\tArts et spectacle*\t\tBridge\tE7\tobservateur?\tD21\tMots croisés D20etS10 \u2022 immobilier Dl6etD17\tm\tES\tCarrières\tD8etD9\tFeuilleton\tD21\tMot mystère D20 - marchandise» 017 et 016\t- horaire spectacles\tE4\tCyberpresst\tC7\tHoroscope\tD21\tPolitique B1.B4etB5 -emplois D18aD20\t-horaire télévision\tE3\tDécès\tE6etE7\tLaval\tA18\tTabloïd Sports \u2022 automobile 021.E6\t- télévision\tEl\tÉconomie\t01 àC15\tLoteries\tA2etA15\t* Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Des drapeaux de trop - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.15, min.8 cahier Sports page 16 Î2 Si Cnisiètê smx 'Prix à partir dr i # r \u2022 ' * Nombrc dcp,accs Hmr.^111013110 Permis du Québec incluant vol aller retour, tous les repas, taxes et frais portuaires Mercury Costa RomantJca Z 9, 16 pur.1 699 $* Nocway 11249$* 16 73, 30 fm*.13fév 2000 1 559 $* Spéciaux vols aller retour* Paris 899 Cancun 78$ Floride 39$ Vancouver fâp Costa Rica 69$ Californie 469s Spéciaux dernière minute Hôtel Formule tout compris, 1 sem.I partir de Cayo Coco \u2022 Tryp Cayo Coco 598* l Varadero \u2022 iuilh osta 698* à (aucun \u2022 o ims Cumui! 119©1 m Punta Cana \u2022 Bavant »u»ch 10501 Puerto Vallarta \u2022 Hptfdtao inn 998$ Voyagez et courez lo chance de gagner une © MIBCEDES BENZ * q achët (k 400$.À partir de 8397, rue St-Denis uonttin tao Tel:(SU) 8S8-0011 1 888 302-6221 3LP0202A0922 A2 MERCREDI 3LP0201A0922 ZALLCALL 67 00:55:48 09/22/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 La course est ouverte aux Caisses LA COURSE / Suite de la page A1 M.Béland a fait savoir qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de se croiser les bras pendant les derniers mois de son règne.En fait, il s\u2019attaquera à la révision des structures de la Confédération des caisses populaires et d\u2019économie Desjardins du Québec, une lourde tâche.Actuellement, le Mouvement Desjardins compte une confédération et 11 fédérations régionalea.Au cours d\u2019un congrès tenu à Montréal en mars 1999, les dirigeants des caisses populaires Desjardins se sont prononcés en faveur d\u2019une fédération unique, à laquelle seraient affiliées toutes les caisses.De nouvelles règles régissent depuis mars 1998 l\u2019élection du président du Mouvement Desjardins.La période de candidature se tiendra du 29 novembre au 13 décembre.L\u2019élection aura lieu le 19 février 2000 et le nouveau président entrera en fonction après les assises annuelles de l\u2019organisation, en mars 2000.D\u2019autre part, le conseil d\u2019administration de la Banque Nationale a prolongé jusqu\u2019en mars 2002 le mandat d\u2019André Bérard, président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale, qui aura alors 61 ans, même si l\u2019âge habituel de la retraite est de 60 ans chez les dirigeants de la Banque Nationale.Le conseil a du même coup accepté la décision de Léon Courville, président, Banque des particuliers et des entreprises et chef des opérations, de quitter son poste à la fin de l\u2019exercice financier, le 31 octobre.M.Courville aurait compris au cours des dernières années qu\u2019il ne serait pas choisi par le conseil d\u2019administration pour succéder à M.Bérard.La Banque Nationale a l\u2019intention de conserver la structure bicéphale actuelle.Le choix du remplaçant de M.Courville donnera de meilleures indications sur les candidats à la succession de M.Bérard dans deux ans et demi.PHOTO PC Le chef conservateur et premier ministre manitobain sortant, Gary Filmon, a déclaré hier soir qu\u2019il quitterait la politique.PHOTO PC Le chef néo-démocrate, Gary Doer, a rempli son devoir de citoyen en famille, accompagné de sa femme Ginny et de ses enfants, Emily ( 9 ans ) et Kate ( 4 ans ).Les Manitobains élisent de justesse un gouvernement néo-démocrate LES MANITOBAINS / suite de la page A1 Le scandale des élections de 1995, alors que les conservateurs avaient payé des candidats autochtones « indépendants » pour enlever des votes aux néo-démocrates, a sans doute fait mal à M.Filmon, même s\u2019il ne fut pas personnellement blâmé par le juge Monnin qui a enquêté sur cette affaire et trouvé nombre de menteurs au sein du parti conservateur.D\u2019après les sondages, qui avaient cette fois-ci vu juste sur les tendances du vote, la majorité des électeurs ne croyait pas non plus M.Filmon quand il promettait de réduire les impôts de 500 millions, tout en consacrant 500 millions de plus à l\u2019éducation et aux soins de santé.Quant à M.Doer qui avait aussi promis de se retirer si son parti ne remportait pas les élections, il a fait preuve de la plus grande modération dans ses promesses électorales, insistant surtout sur la nécessité d\u2019améliorer la qualité des soins de santé.Il faut aussi souligner le paradoxe de l\u2019élection de deux gouvernements néo-démocrates dans les Prairies, minoritaire en Saskatchewan et majoritaire au Manitoba, alors que ce parti tire de la patte partout ailleurs au Canada.La campagne électorale de 35 jours fut menée sans grand éclat, à l\u2019image des deux principaux leaders, sauf dans les derniers jours alors que Ed Schreyer, ancien premier ministre du Manitoba et ancien gouverneur général du Canada, a accusé les conservateurs de tricherie dans le comté d\u2019Interlake, en diffusant un faux rapport sur les antécédents judiciaires du candidat néo-démocrate.Comme il s\u2019agissait justement de la circonscription où l\u2019on avait payé un faux candidat autochtone indépendant en 1995, les accusations de M.Schreyer, pris à parti pour avoir abusé de son statut et de ses anciennes fonctions, ont sans doute ramener à la surface les odeurs de scandale entourant les conservateurs.C\u2019est finalement le candidat néodémocrate qui l\u2019emporté dans le comté empoisonné d\u2019Interlake.C\u2019était le chaos sur les ponts C\u2019ÉTAIT / Suite de la page A1 Le premier ministrea souligné qu\u2019une rencontre de la table centrale de négociation, prévue pour vendredi, permettra de faire le point sur l\u2019état d\u2019avancement des travaux et de faire en sorte que rapidement, les questions normatives cèdent le pas à la « discussion finale ».Hier matin, en pleine heure de pointe, quelques centaines d\u2019élèves de l\u2019école Saint-Jean- Baptiste, à Longueuil, ont ouvert le bal en se précipitant pêle-mêle sur le tablier du pont Jacques- Cartier.L\u2019agent Gérard Carrier, porte-parole de la SQ, a indiqué que les autorités avaient été « prises par surprise ».Faute de pouvoir renvoyer les élèves d\u2019où ils venaient, les policiers les ont repoussés sur la voie de droite et les ont escortés à l\u2019aide de voitures jusqu\u2019à Montréal.Réunis dans un parc, ils ont ensuite été ramenés à leur école en autobus.Deux élèves ont été arrêtés pour entrave.Plusieurs ont ensuite repris la clé des champs en se joignant aux élèves de deux autres écoles secondaires de la région.Un groupe restreint a tenté par la suite de revenir sur le pont, mais la SQ veillait au grain.D\u2019autres élèves essayaient parallèlement, en vain, de bloquer le pont Champlain.Le directeur de l\u2019école Saint-Jean-Baptiste, Michel Bégin, a indiqué que son établissement ignorait tout de la décision des élèves, qu\u2019il juge « spontanée ».Plusieurs d\u2019entre eux s\u2019inquiétaient particulièrement de la tenue du bal de graduation, dit-il.En début d\u2019après-midi, plus d\u2019une centaine de jeunes, provenant cette fois d\u2019écoles secondaires de Montréal, se sont approchés de l\u2019autre extrémité du pont.Ils ont été accueillis par un important barrage policier.« C\u2019est con, man.On vient pour fermer le pont et c\u2019est eux qui le ferment », a lancé l\u2019un des élèves en arrivant sur place.Le groupe s\u2019est finalement dispersé sans heurt, mais non sans avoir suscité l\u2019ire des automobilistes détournés, qui étaient nombreux, en quittant les lieux, à faire crisser leurs pneus pour souligner leur insatisfaction.Une représentante de la Fédération étudiante collégiale du Québec, appelée par « un élève du secondaire » pour assurer la sécurité des jeunes, a précisé que les manifestations indiquaient clairement la nécessité de réinvestir dans le réseau de l\u2019éducation.Plusieurs des élèves interrogés par La Presse près du pont se bornaient à réclamer le rétablissement de leurs activités parascolaires et, particulièrement, le maintien du bal de graduation.Environ 800 élèves de l\u2019école secondaire Vaudreuil ont par ailleurs paralysé l\u2019autoroute 20 pendant deux heures en après-midi.Les autorités ont dû détourner les automobilistes vers l\u2019autoroute 40.La directrice de l\u2019école, Sophie Proulx, a indiqué hier que les élèves souhaitaient « clairement » par ce geste apporter leur soutien aux enseignants.Les manifestations d\u2019hier s\u2019ajoutent au débrayage de milliers d\u2019élèves la semaine dernière partout au Québec.Pour le moment, seul un élève aurait été sérieusement blessé lorsqu\u2019un automobiliste lui a roulé sur le pied.Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, estime que les choses sont allées trop loin.« Les élèves prennent des risques inutiles et mal calculés, dit-il.Il faut que les enseignants revoient leurs moyens de pression.» La présidente de la FSE, Johanne Fortier, préoccupée par la tournure des événements, prie les élèves de rester en classe « pour leur propre sécurité ».Elle fustige l\u2019attitude du gouvernement qui, dit-elle, refuse de régler le problème en reconnaissant la pleine durée du travail des enseignants pour déterminer la compensation à verser dans le dossier de l\u2019équité salariale.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 058 à quatre chiffres : 3995 DEMAIN DANS LA PRESSE Marathon culturel Réchauffez-vous! Vendredi, samedi et dimanche, les Journées de la culture prennent tout le Québec d\u2019assaut.Quelque 800 activités seront proposées aux athlètes de la culture, toutes gratuites.Le mot d\u2019ordre est diversité: du chien Macaroni qui convie les enfants à un atelier de création théatrale jusqu\u2019au Musée des beaux-arts qui propose une nuit cosmique costumée en passant par un spectacle multidisciplinaire inspirée de légendes mongoles! Comment s\u2019y retrouver?En lisant le cahier Sortir de demain qui propose pas moins d\u2019une trentaine d\u2019activités.À vos marques.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, les manifestations à répétition des élèves du secondaire sont-elles justifiées?La succession de catastrophes naturelles vous faitelle craindre l\u2019arrivée de l\u2019an 2000?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 20 % Non: 80 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Ville-Marie: l\u2019Olympia de Ville-Marie, 27, rue Saint-Gabriel Sud, de 13 h à 20 h 30.Objectif: 475 donneurs; à Montréal: Maison de la culture Mercier, 8105, rue Hochelaga, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs; à Vaudreuil-Dorion: caserne des pompiers No 2, 11, boul.Jeannotte, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; à Montréal: École polytechnique, hall d\u2019entrée, 2500, chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif: 125 donneurs. 3LP0301A0922 A-3 MERCREDi 3LP0301A0922 ZALLCALL 67 00:51:36 09/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 A 3 Urgences-Santé devrait être placé sous surveillance Intervention exceptionnelle du coroner Gilles Perron Panne dans le métro NATHALIE NOLIN Il n\u2019y a pas que les automobilistes qui ont subi des retards hier.En fin d\u2019après-midi, les usagers du métro ont été privés de service pendant deux heures sur la ligne 1, soit entre Honoré-Beaugrand à Angrignon.Une panne du moteur d\u2019un train qui ne voulait plus redémarrer après avoir été arrêté a forcé l\u2019évacuation de plus de 1000 personnes par le tunnel entre la station Lionel-Groulx et Atwater.Le courant avait été coupé automatiquement vers 17 h à la suite d\u2019un suicide survenu à la station Lionel-Groulx.En raison de la pente ascendante vers la station suivante, Atwater, le train aurait eu de la difficulté à redémarrer.Les passagers ont dû attendre plus longtemps que prévu avant de pouvoir sortir des wagons puisqu\u2019on tentait de connaître la raison de cette panne avant de procéder à l\u2019évacuation.Au bout de 15 à 20 minutes, les passagers ont pris le chemin du tunnel sous la surveillance des agents du métro.Bien que la pente soit assez abrupte et longue entre ces deux stations, personne n\u2019a été incommodé.Avant qu\u2019on ait pu réalimenter le réseau, un troisième incident a contribué à perturber le service peu de temps après.Des passagers ont rapporté la présence d\u2019un individu qui se serait promené dans le tunnel près du métro Langelier.Les agents ont dû vérifier ces informations \u2014 ils n\u2019ont trouvé personne \u2014 avant de réalimenter le circuit en électricité.Ces événements ont provoqué mécontentement et impatience chez les usagers de la Société de transport de la CUM qui sont particulièrement nombreux à cette heure.Les autorités annonçaient toutes les 20 minutes la reprise du service, alors qu\u2019il aura fallu près de deux heures pour que cela se produise, vers 19 h.Et vers 20 h, la ligne fonctionnait encore au ralenti en raison d\u2019un problème de fermeture des portes.Le train à l\u2019origine du problème sera examiné aujourd\u2019hui.ROLLANDE PARENT Presse Canadienne, MONTRÉAL Fait inhabituel, le coroner présidant l\u2019enquête sur la mort d\u2019Isabelle Brûlé, juge impératif de faire connaître, sans délai et publiquement, ses recommandations pressantes aux dirigeants d\u2019Urgences-santé de la région de Montréal et de demander au ministère de la Santé d\u2019avoir à l\u2019oeil ce service d\u2019ambulances.Après avoir entendu les témoignages de gestionnaires d\u2019Urgences- Santé, le coroner Gilles Perron a jugé que son geste s\u2019imposait.Dans le cas d\u2019Isabelle Brûlé, le temps de réponse d\u2019Urgences-Santé a été de 12 minutes 32 secondes alors que le délai ministériel est de moins de huit minutes.Même si cet écart n\u2019a pas été conséquent sur l\u2019évolution de la situation de détresse de Mme Brûlé, comme le signale le coroner, celuici juge que les explications fournies par les gestionnaires d\u2019Urgences- Santé démontrent qu\u2019ils ne se conforment pas à l\u2019objectif ministériel.« Des gestionnaires d\u2019Urgences- Santé ont expliqué que l\u2019objectif corporatif est de répondre à 65 pour cent des appels urgents en moins de huit minutes et à 80 pour cent en moins de dix minutes ; ils ont toutefois convenu qu\u2019actuellement Urgences-Santé répondrait à ces appels en moins de neuf minutes dans 70 pour cent des cas », rapporte le coroner.« Urgences-Santé devrait fixer la barre à la hauteur de l\u2019objectif ministériel de manière à répondre à une situation d\u2019urgence à l\u2019intérieur de huit minutes dans 90 pour cent des cas », dit le coroner Perron.Il rappelle aux gens d\u2019Urgences- Santé qu\u2019ils ont pris l\u2019engagement de faire une priorité absolue de la réduction du temps-réponse.Le coroner considère que pour assurer une meilleure protection de la vie humaine, la Corporation d\u2019urgences-santé de la région de Montréal Métropolitain doit régler au plus tôt ses problèmes d\u2019intérim, considérer des primes de rendement comme incitatif de performance et réduire le nombre d\u2019appels de soutien et le temps passé en centre hospitalier par des directives écrites et serrées.Le coroner recommande également à la Corporation d\u2019urgencessanté de tenir un registre des situations de secteurs dégarnis d\u2019ambulances avec les commentaires appropriés des chefs d\u2019équipe et des superviseurs ainsi que des statistiques révélatrices sur l\u2019évolution du temps-réponse des ambulanciers.Finalement, le coroner invite le ministère de la Santé et des Service sociaux à suivre la situation de très près en exigeant d\u2019Urgences-Santé des rapports détaillés sur l\u2019évolution du temps-réponse aux appels d\u2019urgence.Isabelle Brûlé est morte des suites d\u2019une thrombose de la grande veine mesantrique (région de l\u2019intestin) après qu\u2019on eut diagnostiqué successivement les 1er et 3 février 1999 une bronchite et une gastro-entérite à la Clinique du Boulevard, dans le quartier Rosemont.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le coroner Gilles Perron juge nécessaire d\u2019intervenir immédiatement auprès du gouvernement.Urgences-Santé avait mis 12 minutes 32 secondes à répondre à l\u2019appel d\u2019urgence d\u2019Isabelle Brûlé.La grippe bientôt de retour Une nouvelle arme contre le virus de l\u2019influenza pourrait être disponible 2782503 JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Comme tous les ans, plusieurs milliers de Québécois vont devoir prendre le lit, endurer des maux de tête d\u2019enfer et tousser à répétition, mais la saison grippale promet malgré tout d\u2019être relativement clémente.«A priori, si on se fie à ce qui a été observé en Australie et en Nouvelle-Zélande, dans l\u2019hémisphère sud, ça sera une saison modérée, semblable à celle de l\u2019an passé», indique le Dr Yves Robert, du Laboratoire de santé publique du Québec.L\u2019épidémie annuelle de grippe s\u2019étend habituellement du début de décembre à la fin mars et peut affecter jusqu\u2019à 300 000 Québécois, selon le médecin.En général, le virus fait sentir ses effets pendant cinq à sept jours.Une nouvelle arme dans la lutte contre le virus de l\u2019influenza pourrait toutefois contribuer à écourter les souffrances des malades.Un médicament actuellement en attente d\u2019homologation par Santé Canada, le zanamivir \u2014 ou Relenza, de son nom commercial \u2014, a en effet démontré au cours d\u2019essais cliniques qu\u2019il pouvait réduire de 24 à 48 heures la durée des symptômes et la période de contagion.Fabriqué par Glaxo-Wellcome, ce médicament, qui se consomme par inhalation orale, inhibe un enzyme de la surface du virus de la grippe, la neuraminidase, et empêche la réplication du virus et donc sa propagation dans l\u2019organisme, explique le Dr Robert.«Il faut toutefois qu\u2019il soit pris tôt après l\u2019infection, si possible le jour même», ajoute le médecin, ce qui peut s\u2019avérer difficile, car le Relenza \u2014 s\u2019il est approuvé par Santé Canada, bien sûr \u2014 ne sera disponible que sur ordonnance médicale.«Or, comme tout le monde attrape la grippe vers la même période, il risque d\u2019y avoir des délais pour voir un médecin», croit le Dr Robert.Compte tenu des délais habituels de traitement des dossiers par le Conseil consultatif de pharmacologie, le Relenza risque fort de ne pas être inscrit à la liste des médicaments remboursables cet hiver.Le médicament coûte de 35 à 40 $ par traitement.Mais la meilleure façon de se protéger contre le virus demeure de se faire vacciner.Les gens les plus à risque, soit les personnes de plus de 65 ans et les malades chroniques, de même que les personnes les côtoyant \u2014 le personnel soignant, par exemple \u2014, ont droit à la vaccination gratuite.Ce ne sont toutefois pas toutes les personnes visées qui se prévalent de la possibilité d\u2019être immunisées.«Le taux de vaccination reste relativement faible», admet le médecin.En fait, selon le Rapport statistique sur la santé de la population canadienne, le Québec figurait en 1996-97 au dernier rang de toutes les provinces pour la proportion de personnes âgées vaccinées, avec 34 %.Les autres provinces se situaient toutes entre 48 % et 60 %.Selon le Dr Robert, la tendance est à la hausse, avec des augmentations du nombre de doses administrées de près de 10% par année depuis trois ans.De 750 000 personnes vaccinées, dit-il, on est passé à près d\u2019un million.L\u2019objectif est toutefois d\u2019environ un million et demi de personnes.Le vaccin de cette année sera composé de deux souches qui figuraient déjà dans celui de l\u2019an dernier, soit les souches A-Sydney- 1997 et A-Beijing-1995, et d\u2019une souche B apparue en 1998, celle de Yamanichi.PHOTOTHÈQUE, La Presse © La grippe frappe à nos.nez ! Mais les malades pourraient bénéficier bientôt d\u2019un nouveau médicament qui pourrait réduire la durée des maux qui les affligent. 3LP0401A0922 a4-mercredi 3LP0401A0922 ZALLCALL 67 00:46:39 09/22/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 «Nous vivons entourés de cours à scrap » À la suite de l\u2019incendie de Sainte-Catherine, une résidante rêve d\u2019expropriation MARTHA GAGNON « Nous vivons entourés de cours à scrap qui polluent et dérangent.» De retour dans sa maison, rue Garnier, à Sainte-Catherine, Line Davidson, mère de six enfants, rêvait hier midi d\u2019être expropriée et de changer d\u2019environnement.« Quand je regarde autour, je me dis que l\u2019expropriation serait la seule solution.On ne peut pas avoir de qualité de vie dans un milieu aussi malsain.Nous sommes encerclés d\u2019entreprises de recyclage : montagnes d\u2019autos usagées, batteries et vieux réservoirs.C\u2019est de pire en pire.» Mme Davidson était parmi les 200 résidants de Sainte-Catherine évacués à la suite du spectaculaire incendie qui s\u2019est déclaré dans une cour de recyclage de véhicules usagés, propriété des Industries associés de l\u2019acier, près de Kahnawake, lundi.Il s\u2019agissait du deuxième incendie à survenir à cet endroit en deux mois.Tous les citoyens sont retournés dans leur demeure hier après avoir obtenu l\u2019assurance des responsables de l\u2019environnement qu\u2019il n\u2019y avait plus de danger pour la qualité de l\u2019air.En raison des substances toxiques contenues dans l\u2019épaisse fumée produite par l\u2019incendie, les autorités avaient demandé aux résidants habitant près du centre de recyclage de quitter leurs demeures.Selon les premières évaluations, l\u2019incendie aurait été causé par les vapeurs de carburant provenant de certains réservoirs de véhicules usagés empilés les uns sur les autres.Tout comme en juillet d\u2019ailleurs.D\u2019après Daniel Perron, directeur du service d\u2019incendie de Sainte-Catherine, le feu serait accidentel et non criminel.La mairesse de Sainte-Catherine, Jocelyne Bates, affirme que la sécurité des citoyens est une préoccupation majeure et que la municipalité veillera à s\u2019assurer que toutes les mesures seront prises pour éviter la répétition de tels incidents.« En collaboration avec le ministère de l\u2019Environnement et les dirigeants de l\u2019entreprise concernée, nous allons analyser les causes et voir s\u2019il y a lieu d\u2019améliorer certaines choses », précise-t-elle.Pierre Robert, chef du service industriel à Environnement Québec en Montérégie, explique que des tests pour évaluer la qualité de l\u2019air ont déjà été effectués, en collaboration avec le gouvernement fédéral, à la demande des résidants de Kahnawake.« Ces tests ont eu lieu durant l\u2019été et les résultats devraient être connus en décembre, dit-il.Les gens se plaignent que l\u2019entreprise de recyclage produit de la fumée et des mauvaises odeurs.L\u2019école primaire de la réserve étant située tout près, ils veulent savoir s\u2019il y a des effets nocifs.» Les Industries associés de l\u2019acier sont soumises aux normes générales sur l\u2019environnement.Il n\u2019y a pas de réglementation spécifique comme dans le cas de l\u2019entreposage des pneus.« Nous essayons cependant de développer une collaboration avec les centres de ferrailleurs pour améliorer la sécurité, souligne M.Robert.Un guide de bonne pratique est d\u2019ailleurs en préparation.» À l\u2019exception des inquiétudes soulevées par les résidants de Kahnawake, l\u2019entreprise de Sainte-Catherine n\u2019a jamais fait l\u2019objet de plaintes au MEF.« Nous n\u2019avons observé aucune infraction lors de nos inspections ; l\u2019entreprise respecte les normes, affirme M.Robert.Concernant les réservoirs d\u2019essence, ils doivent être nettoyés, mais il peut toujours rester des vapeurs.L\u2019entreprise s\u2019est pourtant dotée de règles sévères pour faire la vidange.» Le propriétaire de l\u2019entreprise, Gordano Botinelli, a refusé hier de rencontrer les médias en compagnie des représentants de l\u2019environnement, de la municipalité et du service des incendies.Selon Mme Bates, ce refus ne doit pas être interprété comme un refus de collaborer avec les autorités.« C\u2019est une entreprise avec laquelle nous avons de bons rapports.J\u2019ai croisé le propriétaire sur les lieux de l\u2019incendie et il était disposé à venir nous voir pour discuter de la situation », ajoute-t-elle.Loin d\u2019être rassurée, Line Davidson songe à faire signer une pétition pour réclamer des mesures de sécurité plus adéquates.« Il est plus difficile d\u2019éteindre un incendie dans le secteur industriel », ditelle.Ce que reconnaît la mairesse.« Nous avons déjà demandé des subventions pour améliorer nos infrastructures qui datent de 30 ans, mais cela a été refusé.Nous avons donc installé une borne sèche dans le parc industriel afin de puiser l\u2019eau du fleuve.» Comble de malheur lundi, un bris imprévu s\u2019est produit sur la conduite majeure de l\u2019aqueduc au moment de l\u2019incendie.Les pompiers de Sainte- Catherine et de plusieurs municipalités ont également éprouvé des difficultés à combattre l\u2019incendie en raison des montagnes de ferraille sous lesquelles se propageait le feu.Le combat a duré de 15 h 30 à 3 h 30.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Évacuée de sa résidence, Line Davidson, mère de six enfants, trouve pénible de vivre parmi des entreprises de recyclage.Découvrez un autre côté de Sears MD Un jour seulement.venez vite! Le jeudi 23 septembre 1999 Rabais 30% Vêtements d\u2019extérieur pour la famille Un vaste choix de vêtements d\u2019extérieur à prix ordinaires et de liquidation pour hommes, femmes et enfants.À l\u2019exclusion des modèles La mode essentielleMC.L\u2019offre ne peut être combinée à une autre offre.Dans la limite des stocks Rabaisadditionnel de50% sur les prix de liquidation des bottes pour toute la famille 2778666 3LP0502A0922 A-5 MERCREDI g n ral 3LP0501A1 22 ZALLCALL 67 00:55:33 09/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 R A 5 Lorsque Tally raconte Warshaw Philippe En 1962, époque où peu de jeunes femmes brassaient des affaires, Helen Levy approche son père.Pour hausser sa clientèle, le magasin familial doit proposer de nouveaux produits, lui explique-t-elle.Les fruits et les légumes ne suffisent plus.Pourquoi ne pas vendre des articles de cuisine, des meubles, des plantes, des tapis, des balais et des jouets ?Il suffirait d\u2019acheter les édifices voisins et d\u2019augmenter la surface de l\u2019établissement.Le papa, un immigrant polonais du nom de Florkevitch, approuve la suggestion de sa fille.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019il prend une décision significative en se fiant à son flair.Trente ans plus tôt, devinant que les horreurs du nazisme déferleraient bientôt sur l\u2019Europe, il avait quitté à contrecoeur sa Varsovie natale pour rejoindre son frère, déjà établi à Montréal.Pour gagner sa vie dans sa ville d\u2019adoption, M.Florkevitch ouvre un petit commerce de fruits et légumes, boulevard Saint- Laurent.Un jour, un artisan lui signale qu\u2019il ferait de meilleures affaires s\u2019il affichait en grosses lettres son nom au-dessus de la porte d\u2019entrée.Excellente idée, convient M.Florkevitch.L\u2019ennui, c\u2019est que ne sachant ni lire ni écrire, il est incapable de l\u2019épeler.\u2014 D\u2019où êtes-vous originaire ?s\u2019enquiert l\u2019artisan.\u2014 De Varsovie, répond M.Florkevitch, en anglais.L\u2019artisan suggère alors de nommer ainsi l\u2019échoppe.En anglais, Varsovie s\u2019écrit « Warsaw ».Mais il commet une erreur et ajoute un « h ».Voilà pourquoi le magasin Warshaw, devenu au fil des ans une institution montréalaise, s\u2019appelle ainsi.Aujourd\u2019hui, Helen Levy est âgée de plus de 70 ans.Les jambes solides et les yeux brillants, elle travaille encore au magasin fondé par son père, stockant dans les étagères les dizaines d\u2019articles hétéroclites qu\u2019elle a sélectionnés.Warshaw, c\u2019est l\u2019endroit où on peut remplir son panier d\u2019épicerie de légumes et de céréales, mais aussi de chandelles dorées célébrant l\u2019an 2000 et de collants à l\u2019effigie du bossu de Notre- Dame.Le prix régulier de 25 cents est d\u2019ailleurs réduit à 15 cents cette semaine ! \u2014 Mais où trouvezvous ces objets, Madame Levy ?De son sourire enjôleur, la vieille dame aux cheveux blonds platine m\u2019explique : « Des fournisseurs nous appellent.Lorsque de nouveaux produits tombent entre leurs mains, ils veulent se débarrasser des anciens.» Et chez Warshaw, on est disposé à vendre de tout.n n n La première fois qu\u2019elle a fait ses emplettes chez Warshaw, Tally Abecassis a été fascinée.« Au moment de payer, j\u2019ai eu l\u2019impression de déranger les caissières, m\u2019explique-telle.Elles discutaient de leur vie personnelle comme si je n\u2019avais pas été là.Un jour, l\u2019une d\u2019elles a même rompu avec son chum en poinçonnant le prix de mes achats ! Il était là, penaud au bout du comptoir, pendant que je tendais mon argent pour régler la note.Je me suis alors dit que ce magasin n\u2019était vraiment pas comme les autres.» Diplômée en communications de l\u2019Université Concordia, cette jeune femme de 26 ans souhaitait réaliser des documentaires.Comme premier sujet, elle a choisi l\u2019univers de Warshaw.Dans une vidéo de 52 minutes, présentée dès ce soir et jusqu\u2019à dimanche au cinéma de l\u2019ONF rue Saint- Denis, Tally immortalise à sa façon ce magasin.Il s\u2019agit d\u2019une version originale anglaise, sous-titrée en français.« Le magasin possède un charme vieillot, ditelle, avec raison.Rien de commun avec de grandes surfaces comme Wal Mart ou Loblaws, où la mise en marché représente une priorité.Chez Warshaw, si madame Levy décide de placer des petits ballons de football à 1 $ dans un panier près de la porte d\u2019entrée, personne ne rouspète.C\u2019est comme ça, un point c\u2019est tout.» Le documentaire de Tally est construit autour de quatre caissières dans la jeune vingtaine.Deux d\u2019entre elles ont comme langue maternelle l\u2019italien, et deux autres le portugais.Leur boulot chez Warshaw leur permet d\u2019arrondir leurs fins de mois.Et la clientèle bigarrée de la Main leur fait découvrir la vie.n n n Curieusement, les moments les plus forts de Warshaw sur la Main ne mettent pas en vedette les caissières, mais plutôt deux clients et un vieil employé du magasin.Tally nous fait ainsi découvrir une dame qui, chaque jour, vient effectuer de modestes achats.Elle choisit inévitablement la caisse d\u2019Elda.Lorsqu\u2019un jour, celle-ci quitte son emploi, la peine de la dame est lourde.Et le portrait de la solitude, puissant.« Durant le tournage, je lui ai demandé pourquoi elle payait toujours ses emplettes à cette caisse, raconte Tally.Elle m\u2019a expliqué qu\u2019Elda ne commettait jamais d\u2019erreur.Mais ce n\u2019était pas la véritable raison, bien sûr.L\u2019essentiel, c\u2019est qu\u2019Elda prenait le temps de discuter avec elle.» Kowalski, lui, est un sans-abri que les habitués du boulevard Saint-Laurent connaissent bien.Lorsque ses poches sont pleines de petit change, il s\u2019achète du Bellini.Pour lui éviter des ennuis, une caissière en transfère le contenu dans une bouteille de plastique.Quant à Spiro, le chef du département des légumes, il tire une grande fierté de ses étalages.« Regardez-moi ces beaux comptoirs.» Hélas ! Spiro sait bien que la démographie du quartier a changé, que Warshaw doit se battre pour assurer sa survie.« Avant, nous servions plein de familles, dit-il.Aujourd\u2019hui, elles sont plus rares.» Madame Levy, elle, ne semble pas inquiète.« Les clients reviennent parce que nous travaillons avec amour.» Tally Abecassis a réalisé son film de la même façon.CARREFOUR Un reportage « en direct » d\u2019un champ de bataille du Turkestan où Genghis Khan martèle ses ennemis ; un topo en provenance des funérailles de Richard Coeur de Lion ; le point sur une épidémie de peste en France.Dans le cadre de son émission du matin, la radio de Radio-Canada nous propose un petit bijou.Le Bulletin de l\u2019histoire , diffusé peu après les nouvelles de 8 h 30, raconte certains des grands événements du dernier millénaire.Une idée originale a guidé le réalisateur Jean Dussault, également animateur du Midi Quinze : et si les nouvelles radio existaient depuis mille ans ! Voilà de la radio nouvelle et stimulante.Le Bulletin de l\u2019histoire constitue une bouffée d\u2019air frais sur nos ondes.philippe.cantin@lapresse.ca Trois blâmes pour le policier de la SQ qui se prenait pour la loi ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Un policier de la Sûreté du Québec qui tonnait à un citoyen qu\u2019il était « la loi » alors qu\u2019il est plutôt chargé de la faire respecter, vient d\u2019être blâmé par un comité de déontologie policière.En avril 1997, l\u2019agent Denis Brochet a eu une violente prise de bec, au beau milieu d\u2019un boulevard, à Entrelacs, avec un citoyen pour une histoire de stationnement.Quand l\u2019épouse de ce citoyen a voulu s\u2019en mêler, le policier l\u2019a vertement rabrouée.Pour ces façons de faire, le comité de déontologie policière présidé par Me Gilles Mignault, a servi, hier, trois blâmes au policier Brochet qui devrait connaître la sanction qui lui est réservée dans quelques semaines.Devant le comité, le citoyen en cause a finalement reconnu avoir été impoli et avoir proféré des injures à l\u2019endroit du policier Brochet.Par contre ce dernier a généralement nié s\u2019être mal conduit, avoir perdu son calme et clamé qu\u2019il était la loi.Pour sa part, le président du tribunal a dit accorder beaucoup d\u2019importance au fait qu\u2019un collègue de travail de l\u2019agent Brochet ait constaté à son arrivée sur les lieux de l\u2019incident que le policier Brochet s\u2019engueulait avec le citoyen et que, de toute évidence, il avait perdu son calme.« Cette perte de contrôle était à ce point importante que l\u2019agent en question a dû mettre son bras entre les deux afin de les calmer et parvenir à apaiser une situation tout particulièrement tendue », signale le président du comité.« Un policier qui perd son calme et s\u2019engueule de cette façon avec un citoyen manque de politesse et contrevient au code de déontologie des policiers du Québec », écrit Me Mignault.« Se comporter ainsi, c\u2019est également se placer dans une situation telle qu\u2019il devient impossible de se souvenir avec justesse des paroles », ajoute-t-il.Le comité retient qu\u2019après avoir perdu son calme, l\u2019agent Brochet a effectivement dit de « fermer sa c.de gueule » et de se « mêler de ses c.d\u2019affaires » à l\u2019épouse du citoyen en cause et qu\u2019il a également bel et bien crié à ce citoyen qu\u2019il était « la loi ».« Dire à quelqu\u2019un qu\u2019on est la loi alors que notre métier consiste plutôt à l\u2019appliquer, c\u2019est se comporter avec excès et partant, c\u2019est abuser de son autorité », soutient Me Mignault.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Pearl Lamarre-Rushford, la victime de ce sauvage assassinat, photographiée lors de son 81e anniversaire de naissance en avril dernier.L\u2019enquête permet d\u2019élucider le meurtre de l\u2019octogénaire de Chambly MARCEL LAROCHE Quatre suspects ont été arrêtés hier soir relativement au meurtre de Pearl Lamarre-Rushford.Deux d\u2019entre eux, des mineurs de 15 ans et 14 ans, comparaîtront ce matin devant le Tribunal de la jeunesse de Longueuil.Le vol serait le mobile du meurtre de cette vieille dame de 81 ans dont le cadavre transpercé de plusieurs dizaines de coups de couteau a été découvert avant-hier dans sa résidence de Chambly, sur la Rive- Sud.L\u2019enquête policière a révélé que différents objets ont été volés dans la maison de la victime.Des plaies de défense observées sur le corps démontrent que Mme Lamarre-Rushford a farouchement résisté à ses assaillants.L\u2019autopsie pratiquée hier au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal a aussi révélé que l\u2019octogénaire était morte depuis environ deux heures lorsque son corps ensanglanté a été trouvé dans la cuisine de son logement du 2425, rue Bourgogne.La macabre découverte a été effectuée vers 15 h 30 lundi par le gendre de la victime, Norbert Gonthier, qui rentrait à la maison après sa journée de travail.Mme Lamarre- Rushford vivait avec son gendre et sa fille Linda.Les premiers policiers municipaux de Chambly accourus sur les lieux du drame, en même temps que les services ambulanciers, ont fait transporter la victime au Centre hospitalier de Saint-Jean, où les médecins n\u2019ont pu que constater son décès.L\u2019enquête a aussitôt été référée aux policiers de l\u2019Unité des crimes contre la personne de la SQ de Montréal qui ont passé de longues heures à scruter l\u2019intérieur de la maison.Comme ils n\u2019ont relevé aucune trace d\u2019effraction, tout porte à croire que la femme aurait probablement ouvert la porte à des individus qui s\u2019y seraient présentés, vers 13 h 15 lundi.L\u2019enquête qui a permis l\u2019arrestation de ces suspects a été menée par les enquêteurs de la Sûreté du Québec de l\u2019escouade des crimes contre la personne, en étroite collaboration avec les policiers de la Sûreté municipale de Chambly.L\u2019agent Manon Gaignard, de la direction des communications de la SQ a souligné la précieuse collaboration des citoyens dans cette enquête.Au moment de mettre sous presse, la SQ interrogeait les deux autres suspects et n\u2019avaient pas encore décidé si des accusations seraient portées contre eux également.2785974 L\u2019automne préfère le 23.MATHIEU PERREAULT L\u2019automne commence officiellement demain matin à 7 h 32.En retard ?Pas du tout.Ça fait au moins 400 ans que l\u2019été finit le 22 ou le 23.Le ralentissement estival de la Terre dans sa course elliptique autour du Soleil est responsable de ce « retard » par rapport au 21.En plus, 1999 précède une année bissextile, une tradition instituée par le pape Grégoire XIII en 1682 pour corriger la dérive du calendrier de Jules César par rapport aux saisons.En 1996, l\u2019automne est arrivé le 22 à 14 h, en 1997 à 19 h, l\u2019an dernier le 23 à 1 h du matin et l\u2019an prochain, le 22 à 13 h 28, indique Pierre Chastenay, astronome au Planétarium.« On ne peut pas revenir au 21 parce que l\u2019été a cinq jours de plus que l\u2019hiver.L\u2019hiver, la Terre est plus près du Soleil et va plus vite.» Le Soleil est l\u2019un des deux foyers de l\u2019ellipse décrite par l\u2019orbite terrestre ; la Terre le contourne quand la bise vient.Les deux mois de 31 jours se suivant sont placés l\u2019été, et le mois de 28 ou 29 jours, l\u2019hiver, relève M.Chastenay.Les dates moyennes des changements de saison sont le 20 mars, le 21 juin, le 23 septembre et le 22 décembre, selon la Société royale d\u2019astronomie du Canada.Les équinoxes qui signent le début du printemps et de l\u2019automne marquent le moment où le jour et la nuit ont une durée égale, alors que les solstices qui mènent à l\u2019été et à l\u2019hiver marquent la durée maximale et minimale du jour.Les années bissextiles sont nécessaires parce qu\u2019une année a environ 365 jours et un quart.En 1582, selon M.Chastenay, l\u2019équinoxe d\u2019automne est survenue le 13 septembre.Le pape a inséré les années bissextiles et fait disparaître 10 jours, au grand dam des associations de locataires, qui ont manifesté dans les rues pour réduire leur loyer du mois amputé.Pour affiner encore plus le calendrier, les siècles ne se divisant pas par 400 ont été déclarés non bissextiles.« Avec les modifications récentes au calendrier grégorien, il faudrait 8000 ans pour qu\u2019un décalage d\u2019un jour apparaisse.» M.Chastenay ne se souvenait pas hier du calcul des modifications apportées voilà 10 ans au calendrier, mais sait qu\u2019il ne faudra pas s\u2019en soucier avant 2400 ou 2500. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 C onsommation Moins de 3 mois pour «écraser» Les fumeurs ont de multiples ressources à leur disposition ROUANDE PARENT de hi Presse Canadienne Les travailleurs oeuvrant dans des entreprises de juridiction provinciale et qui devront cesser de fumer dans les aires de travail à compter du 17 décembre doivent savoir qu'il y a de nombreuses ressources disponibles pour les soutenir dans leurs efforts.Le Conseil québécois sur le la-bac et la santé vient en effet de constituer un répertoire donnant la liste de plus de 450 ressources réparties dans les diverses régions du Québec et prenant la forme d'une aide individuelle ou de groupe.Le Conseil en assure la distribution.On y trouve également des informations sur les différents produits pouvant soutenir les efforts du fumeur qui veut se défaire de cette habitude de même qu'une liste de ressources téléphoniques et internet visant la réduction du tabagisme.Par exemple, dans la région de Montréal, la Clinique du traitement du tabagisme du Centre Epie organise des rencontres de groupe deux fois par mois jusqu'à ce que les participants n'en ressentent plus le besoin.Sont fournis notammant des conseils et des stratégies pour éviter les pièges et le gain de poids.Un des grands batailleurs contre le tabagisme, le Dr Marcel Boulanger, y oeuvre.À l'issue de la conférence de presse d'hier, le Dr Boulanger a invité les fumeurs de bonne volonté à se prendre en main et à ne pas s'attendre que le Conseil du patronat et les différentes directions syndicales soient, dans ce dossier, « des forces travaillantes ».Aux employeurs, il recommande de ne pas sortir la férule au départ mais de signifier clairement à leurs employés qu'ils appuient le programme gouvernemental.Il estime également que l'employeur, après s'être informe, doit dédramatiser la loi, qui ne constitue pas « un crime contre l'humanité », et laisser à ses employés une période d'adaptation.Diminuer dès maintenant Dès à présent, suggère M.Boulanger, les fumeurs devraient commencer à diminuer leur consommation.Comme les fumeurs ne goûtent généralement que les premières bouffées, il leur conseille de s'installer face à un mur quand ils estiment qu'ils ne peuvent plus résister et qu'ils doivent fumer.Il leur recommande également de ne pas ranger le paquet de cigarettes au même endroit que les allumettes ou le briquet de façon à ce qu'il s'écoule du temps entre le moment où monte l'envie de fumer et la satisfaction de ce besoin.Après des décennies de travail auprès des fumeurs désireux de s'en sortir, M.Boulanger constate que l'obsession, l'irritabilité ou les sueurs froides qui accompagnent le sevrage varient grandement en fonction des individus.« La sensation d'être en bataille peut durer trois jours comme elle peut durer jusqu'à trois mois », a-t-il dit.L'accoutumance au tabac ¦ Chaque année, au Canada, plus de 45 000 décès sont attribuables au tabagisme.Les coûts annuels reliés à ce problème sont évalués à 15 milliards $.¦ 35 % des fumeurs canadiens disent qu'ils arrêteront de fumer au cours des six prochains mois.Au Québec, la proportion est de 48 %.¦ 87 % croient que le principal bienfait de l'abandon du tabac serait «l'amélioration de leur santé».¦ 92 % des fumeurs canadiens ont déjà fait une tentative pour arrêter de fumer.Raisons pour lesquelles ils n'avaient pas réussi à abandonner leur habitude: N'avoir pas pu 39% surmonter le besoin de _ fumer 21% Le stress Pas assez décidé ou 20 /o prêt mentalement Le fait de côtoyer des 16% gens qui fument \u2014- régulièrement Source: Groupe Angus Reid \"(PC) La facture du garagiste a-t-elle un sexe?Les moeurs ont évolué, mais les femmes payent encore parfois plus cher que les hommes MARTINE ROUX collaboration spéciale Mieux vaut être un homme lorsqu'on se présente chez le garagiste pour faire réparer sa voiture.C'est la conclusion à laquelle est arrivée Jeannine Pcllerin, une résidante de Montréal-Nord, qui se dit convaincue d'avoir hérité d'une facture moins salée parce qu'elle a dépêché son beau-frère au garage à sa place.Fin août, alors qu'elle constate un bruit anormal provenant visiblement du silencieux, Mmc Pellerin décide de faire une brève tournée des garagistes.Elle demande d'abord à son beau-frère, qui s'y connaît en mécanique, de téléphoner chez GMS, boulevard Pie-IX, à Montréal.Il décrit le problème, décline la marque et l'année de la voiture.Montant de l'estimation par téléphone : 184 S.Mmc Pellerin décide tout de même d'obtenir une estimation écrite.Elle se rend chez GMS, où un employé examine son véhicule.Montant de l'estimation en personne : 260 S i Surprise, elle visite un compétiteur.Minute Muflier, où on évalue le montant de la réparation à 315 S.tout en lui précisant qu'on est prêt à lui consentir une réduction de 16 S.Elle opte pour GMS, qui lui a offert le meil- leur tarif.Mais plutôt que de se rendre elle-même faire réparer la voiture, elle y dépêche son beau-frère.Montant total de la facture : 160 S î Elle n'en revient pas.Le gérant du garage GMS, M.Luc Di Pardo, se défend toutefois de s'adonner à de telles pratiques.« 11 est difficile de donner les prix au téléphone.Les gens appellent souvent pour connaître le prix du silencieux pour leur voiture, mais il arrive qu'il faille changer une autre pièce », dit-il.Comment expliquer que le montant de l'estimation soit de 100 S plus élevé que le coût de la réparation ?Le gérant explique cette différence par le fait que les clients refusent fréquemment de faire changer toutes les pièces du système d'échappement que le mécanicien proposait de remplacer lors de l'estimation.« On ne veut pas voler les clients ! Nous fonctionnons au volume.Au lieu de faire une fortune sur chaque véhicule, on n'effectue que les réparations nécessaires ou celles que demandent les clients.» Des nuances de l'APA S'il fut un temps où les garagistes voyaient venir de loin les femmes avec leurs talons hauts, cette tendance est beaucoup moins ré- pandue de nos jours, juge M.Georges Iny, de l'Association pour la protection des automobilistes (APA).Lors d'enquêtes visant à dépister la fraude, l'organisme dépêche régulièrement des équipes formées de femmes ou d'hommes dans les garages.« Les résultats sont aussi lamentables pour les hommes que pour les femmes ! Il n'y a pas de différence marquée selon le sexe.Il y a vingt ans, des études américaines ont démontré que le risque de fraude augmentait lorsque les clients étaient des femmes, mais les moeurs ont changé depuis », ajoute M.Iny.Il y a souvent des divergences de prix dans les ateliers de silencieux, explique-t-il : les garagistes ont tendance à inclure dans l'évaluation un maximum de pièces à changer afin de prévenir d'éventuels problèmes.« Le même garage, selon les employés, peut donner des estimations différentes », dit-il.Selon M.Iny, même la façon de s'habiller peut influencer le montant de la facture ! « Il vaut mieux donner l'impression qu'on est plutôt fortuné î Les mécaniciens sont tous un peu psychologues : ils cultivent des préjugés «i l'endroit de certaines catégories de clients.Mais ça ne veut pas dire que les femmes paient nécessairement plus cher que les hommes.» Nouvelle mouture de l'achat chez nous MARIE-ANDRÉE AMI0T Si vous préférez acheter un tournevis fabriqué au Québec plutôt qu'ailleurs lorsque vous magasinez chez votre marchand préféré, mais que vous ignorez comment vous y prendre, rassurez-vous, le gouvernement a pensé à vous.Dès aujourd'hui, les articles fabriqués ici seront identifiés dans la plupart des grands magasins de la province.L'initiative vient du gouvernement et de l'entreprise privée qui lancent conjointement une campagne de promotion de produits québécois en plaçant des signets affichant le logo « Québec en vitrine » i côté de chaque article fabriqué ici.Dix-huit partenaires majeurs dont Wal-Mart, Zellers, Sears et Rona, ont investi 250 000 S dans la campagne pendant que Québec injectait le même montant.C'est la deuxième année que le ministère de l'Industrie et du Commerce et le Conseil québécois du commerce de détail prennent part à cette initiative.La campagne, qui a pour thème « Qui me cherche me trouve », vise à encourager les consommateurs à acheter des produits faits au Québec.Elle débute aujourd'hui et prendra fin le 11 octobre.En 1998, le commerce de détail au Québec a généré 57 milliards de vente et a fait travailler plus de 400 000 personnes.Le commerce de gros a employé près de 108 000 personnes et a produit 67 milliards.Ensemble, ces deux secteurs représentent 12 % du PIB du Québec, selon le ministre de l'Industrie et du Commerce, Guy Julien.Mais les consommateurs ne doivent pas voir dans cette campagne un sceau de qualité de la part du gouvernement.« Notre but est d'identifier les produits québécois et de les départager des autres, explique Gaston Lafleur, PDG du Conseil québécois du commerce de détail.Ce sont des moyens pour le consommateur de faire un choix plus éclairé quand il choisit un article.» Selon plusieurs sondages, indique le ministre Julien, les consommateurs sont très sensibles à la provenance des produits qu'ils achètent et sont fiers de contribuer au développement des entreprises québécoises.AUJOURD'HUI EXPORTATION - INTERNET - COMMERCE ÉLECTRONIQUE Trois jours pour profiter de la plus grande période de prospérité de l'histoire! SALON LE NOUVEAU MONDE DES AFFAIRES Les 22, 23 et 24 septembre 1999 PLACE B0NAVENTURE-M0NTRÉAL mercredi et jeudi: 10 h à 21 h, vendredi: 10 h à 18 h Venez vite chercher les outils et les stratégies qui propulseront votre entreprise dans le futur! Commerce électronique, marketing sur Internet, financement.tout est là, sous le même toit, durant trois jours ! 300 exposants et consultants spécialisés vous ouvrent les portes du Nouveau Monde des Affaires.Entrez.et faites le plein d'idées neuves avant de partir à la conquête de nouveaux marchés, ici et à l'étranger.\u2022 Rencontrez des délégations de 25 pays.\u2022 Visitez les zones franches de Cuba, Lomé, Dubaï et Battle Creek, USA \u2022 Dénichez des produits à fort potentiel dans la vitrine des Nouveaux Exportateurs \u2022 Voyez le nouveau Pavillon de New York I Le Salon vous offre un accès unique \u2014 et ultra-rapide! \u2014 à une information pointue.C'est votre rendez-vous avec la prospérité.Soyez-y I www.lemondedesaffaires.com Québec W'1 , ,.t uunét '^praireS 3LP0701A0922 A-7 MERCRED 3LP0701A0922 ZALLCALL 67 00:47:47 09/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 A 7 Actualités Un message radio envoyé à l\u2019otage Sabine Roblain Ses parents espèrent ainsi aider la coopérante québécoise à garder le moral RIMA ELKOURI À défaut de pouvoir la serrer dans leurs bras, les parents de Sabine Roblain, cette coopérante québécoise enlevée en Équateur, ont enregistré un message d\u2019encouragement à son intention qui est diffusé depuis lundi soir sur les ondes de 60 stations de radio d\u2019Amérique du Sud.« Salut Sabine, c\u2019est papa.Je t\u2019aime très fort et je t\u2019embrasse.Je sais que tu arriveras à passer à travers.Je t\u2019embrasse.» Après ces quelques mots, la voix du père de la disparue, Jean Roblain, est étouffée par l\u2019émotion.Il ne peut rien dire de plus.Sa femme, Christine, prend à son tour la parole.« Sabine chérie, c\u2019est maman qui te parle.Nous sommes tous proches de toi à tout instant.Prends tout ce qu\u2019il y a de bon et de beau un jour à la fois.(.) Ici et en Belgique, tout le monde t\u2019envoie beaucoup de force et d\u2019amour ainsi qu\u2019à tes compagnons.Nous t\u2019aimons.Je t\u2019embrasse bien fort.» Sabine Roblain pourra-t-elle entendre ces messages ?C\u2019est ce que souhaite de tout coeur le directeur de la région des Andes du Centre canadien d\u2019étude et de coopération internationale (CECI), Jean-Jacques Larocque, joint par La Presse hier après-midi à Quito.« L\u2019idée était d\u2019envoyer des courts messages de solidarité d\u2019une minute (.) qui seront répétés plusieurs fois par jour, avec un peu de musique.C\u2019est pour donner aux otages un peu de confiance et d\u2019espérance.» Les Roblain, des agriculteurs d\u2019origine belge vivant à Saint-Anicet, tout près de Valleyfield, ont enregistré leur message par téléphone avec l\u2019aide de l\u2019Association latino-américaine d\u2019éducation radiophonique (ALER).Il s\u2019agit d\u2019un réseau de radio populaire pour lequel leur fille de 26 ans travaillait, en collaboration avec le CECI.Elle a été enlevée le 11 septembre, près de la frontière de la Colombie, alors qu\u2019elle se rendait visiter une réserve écologique.Des hommes armés, vêtus d\u2019un uniforme militaire et le visage peint en noir, ont arrêté l\u2019autobus à bord duquel elle se trouvait.Trois touristes espagnoles qui voyageaient avec elle ont aussi été kidnappées.Forcées de s\u2019engouffrer dans la jungle amazonienne, elles y ont rejoint sept travailleurs canadiens d\u2019une compagnie pétrolière albertaine enlevés le même jour.« Ce qui est arrivé après, c\u2019est vraiment un mystère », rapporte M.Larocque, soulignant que l\u2019histoire fait la manchette tous les jours dans les médias équatoriens, mais qu\u2019on n\u2019en apprend guère plus qu\u2019au lendemain de l\u2019enlèvement.Pour les parents et les collègues de Sabine Roblain, l\u2019attente est pénible.« La famille a vraiment beaucoup d\u2019espoir, confie M.Larocque.Je les trouve très forts, malgré l\u2019ampleur de l\u2019épreuve qu\u2019ils vivent en ce moment.» Ébranlés par l\u2019enlèvement de leur amie, les coopérants reprennent leurs activités « même s\u2019ils ont la tête ailleurs », note M.Larocque.Ils ne peuvent s\u2019empêcher de penser à la jeune femme décrite comme étant enthousiaste, sociable et très attentionnée.« Un geste par exemple de sa part, c\u2019était de mettre des fleurs tous les matins sur les bureaux de ses collègues chez ALER.» Une dizaine d\u2019autres messages de solidarité ont été enregistrés par des collègues et amis.« Si les parents des autres Canadiens qui ont été enlevés veulent transmettre des messages, il y a une ouverture pour le faire », dit M.Larocque.Reynald Doiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa, a indiqué que les recherches se poursuivent en Équateur.Même si les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) jusqu\u2019ici soupçonnées d\u2019être les ravisseurs ont démenti cette information, la piste colombienne n\u2019est pas exclue, précise M.Doiron.« On prend ça avec un léger grain de sel », dit-il, soulignant que les FARC ont déjà nié des enlèvements dont ils étaient responsables.Sabine Roblain Individus recherchés Profitez de rabais exceptionnels partout en magasin tout le mois de septembre ! 2781945 Les policiers de la Sûreté du Québec à Montréal recherchent trois homme qui se sont évadés de la prison de la Montée Saint-François, à Laval, depuis le 11 septembre en matinée.Mario Fournier, 31 ans, Marcel Doiron, 29 ans et Sylvain Lemay, 32 ans, avaient passé par-dessus la clôture pour monter à bord d\u2019un véhicule non identifié et filer vers une direction inconnue.Ils pourraient se trouver dans la région de Québec et sont considérés comme dangereux.Toute personne ayant de l\u2019information concernant ces trois individus, peut le transmettre aux enquêteurs (514) 598-4043 ou au superviseur au (514) 598-4242.2785038 3LP0801A0922 A 8 mercredi 3LP0801A0922 ZALLCALL 67 00:54:47 09/22/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 Île de Montréal Le virus de l\u2019hépatite B largement répandu parmi les jeunes marginaux L\u2019EXPRESS DU MATIN ANDRÉ NOËL Les jeunes marginaux qui errent dans les rues de Montréal sont gravement infectés par le virus de l\u2019hépatite B (HBV), vingt fois plus que la population dans son ensemble, signale une étude publiée hier dans le Canadian Medical Association Journal.Les auteurs, dont la plupart sont associés à la direction de la santé publique de Montréal-Centre, mettent en cause l\u2019utilisation très importante de drogues intraveineuses, les rapports sexuels non protégés et, dans une moindre mesure, les tatouages effectués par des non-professionnels.« L\u2019injection de drogues a été rapportée par 46 % des sujets de notre étude, écrivent-ils.Ce taux est le plus haut rapporté parmi les jeunes de la rue au Canada.» L\u2019hépatite B est une cause majeure de maladie chronique du foie et de cancer du foie.Elle précède souvent d\u2019autres infections, notamment celle au virus d\u2019immuno-déficience acquise, qui provoque le sida.Le taux de prévalence s\u2019élevait à 9,2 % parmi les 434 jeunes marginaux de Montréal qui ont participé à l\u2019étude, la plus importante réalisée à ce jour au Canada.Par comparaison, une enquête faite parmi 1200 enfants âgés de huit à dix ans au Québec n\u2019a décelé aucun enfant infecté par le virus de l\u2019hépatite B.Néanmoins, le risque augmente avec l\u2019âge.Une autre enquête faite dans une petite ville du nord de l\u2019Ontario montrait que le taux d\u2019infection variait entre 0,4 % et 0,8 %.Cela demeure 20 fois moins élevé que parmi les jeunes de la rue de Montréal.Les auteurs affirment qu\u2019il est urgent de vacciner ces derniers et de leur offrir des services sociaux et médicaux conçus spécialement pour eux.« Des programmes innovateurs sont nécessaires pour éduquer les jeunes de la rue à propos de la prévention des infections sanguines et pour leur fournir des soins appropriés, qui comprennent la vaccination.Les comportements sexuels risqués et l\u2019injection de drogues accroissent les risques, chez ces jeunes, de contracter l\u2019hépatite B et plusieurs autres maladies que l\u2019on peut pourtant prévenir.» La direction de la santé publique a offert 10 $ pour encourager 437 jeunes à participer à l\u2019enquête.Leur âge moyen était de 19,5 ans ; la plupart \u2014 69 % \u2014 étaient des garçons.Presque tous étaient nés au Canada de parents canadiens.Plus de la moitié des jeunes (56,5 %) ont dit qu\u2019ils avaient de un à 30 tatouages.Dans la majorité des cas, ils avaient été effectués par des non-professionnels.De surcroît, 40 % des jeunes s\u2019étaient fait percer une autre partie du corps que les oreilles, généralement par des non-professionnels.Ces pratiques ont peut-être contribué à l\u2019infection au HBV, mais cette hypothèse demeure à être vérifiée.Presque 25 % des participants ont affirmé s\u2019être déjà prostitués.Ils demandaient en échange de l\u2019argent, des cadeaux, de la drogue ou un endroit pour dormir.Très peu de jeunes utilisent des condoms lors de rapports hétérosexuels (2,3 % des filles et 15 % des garçons).Seule une minorité de jeunes utilise des condoms lors de rapports homosexuels et anaux, qui sont pourtant les plus dangereux.Plusieurs d\u2019entre eux sont conscients qu\u2019ils ont des rapports sexuels non protégés avec des partenaires à risque.Presque la moitié des jeunes ont utilisé des drogues intraveineuses, parfois dès l\u2019âge de dix ans.Un peu plus de la moitié de ceux-là ont emprunté une seringue usagée au moins à une reprise.Un programme de vaccination vise tous les élèves de quatrième année du primaire depuis 1994, au Québec.Cependant, la vaccination est loin d\u2019être complète dans certains quartiers.Plusieurs jeunes ne sont toujours pas vaccinés.La police aura moins d\u2019heures supplémentaires n Le directeur du Service de police de la CUM, Michel Sarrazin, a annoncé que les heures supplémentaires ne seraient désormais autorisées que dans les situations « où il y a danger pour la sécurité des gens ».M.Sarrazin fait valoir que si les frais occasionnés par les heures supplémentaires continuent à évoluer au même rythme, la facture globale sera de 32 % supérieure au budget prévu à cette fin.Le budget 1999 prévoit 10,4 millions pour les heures supplémentaires.Si on ne met pas le holà, le nombre d\u2019heures dépassant les prévisions atteindra 65 925, ce qui correspond à une facture de 3,3 millions.Relance des travaux au théâtre Outremont n Le conseil municipal d\u2019Outremont a procédé avant-hier à l\u2019adjudication des contrats de relance des travaux du théâtre Outremont et d\u2019acquisition d\u2019équipements techniques.Au total, c\u2019est un budget de 5,5 millions qui sera investi pour achever le travail et livrer le théâtre à la population pour le printemps 2000, à l\u2019intérieur de l\u2019enveloppe budgétaire prévue.Le contrat de construction est de type clés en main et sera exécuté par la firme Buesco Construction.Poursuites abandonnées par Oxfam-Québec n Le conseil d\u2019administration d\u2019Oxfam-Québec a décidé de mettre fin aux poursuites prises à l\u2019encontre de ses anciens dirigeants, Jean O\u2019Keefe et Gaston Truchon.Cette décision implique aussi la fin des poursuites de ces derniers contre Oxfam-Québec.Ce règlement n\u2019implique aucune compensation financière de part et d\u2019autre et survient après plus de sept ans de démêlés judiciaires.Considérant la mission d\u2019Oxfam-Québec, la présidente de l\u2019organisme, Nicole St- Martin, a tenu à souligner que la décision de mettre un terme à la démarche entreprise au début des années 90 ne visait qu\u2019à permettre à l\u2019organisme de se concentrer sur sa mission première de coopération internationale et d\u2019intervention en actions humanitaires.Conciliation à la Banque Nationale n Les 200 employés des services de la télécommercialisation, du recouvrement et de la téléphonie à la Banque Nationale ont l\u2019impression de faire du surplace dans leurs négociations pour un premier contrat de travail et ont décidé de demander la conciliation au moment jugé opportun.Les trois groupes de syndiqués affiliés à la CSN ont tenu 13 séances de négociations depuis le dépôt de leurs demandes le 16 février dernier.Benoît Boucher, conseiller syndical, affirme que la banque fait tout pour étirer le temps, allant même jusqu\u2019à refuser des libérations syndicales pour les négociateurs.La présidente du syndicat, Monique Loiseau, soutient de son côté qu\u2019elle a été l\u2019objet de différentes tactiques déloyales depuis l\u2019obtention de l\u2019accréditation syndicale.Alerte aux arachides n Les consommateurs allergiques aux arachides doivent s\u2019abstenir de consommer la compote de pêches à l\u2019amande de marque Fruits & Passion.Ce produit contient en effet des arachides alors que l\u2019étiquette ne l\u2019indique pas.À l\u2019origine, le numéro de lot GC179 a fait l\u2019objet d\u2019un rappel à l\u2019échelle nationale le 9 septembre.Mais ce rappel est maintenant étendu à tous les numéros de lots distribués au Canada.La compote de pêches à l\u2019amande est vendue en pots de 220 ml.Le distributeur montréalais Fruits & Passion a retiré du marché tous les lots visés.Les consommateurs peuvent rapporter le produit où ils l\u2019ont acheté.Salon de l\u2019emploi n Le Salon de l\u2019emploi de l\u2019Ouestde- l\u2019Île 1999 se tiendra vendredi, de 10 h à 19 h, et samedi de 10 h à 17 h, au Holiday Inn Pointe-Claire, situé au 6700, route Transcanadienne.Plus de 600 emplois disponibles, plus de 150 compagnies représentées, plus de 35 exposants et plusieurs conférenciers y seront.Des condos à la place d\u2019un temple GILLES GAUTHIER Le temple First Church of Christ Scientist, sans valeur patrimoniale mais stratégiquement situé à la jonction du chemin de la Côte-des- Neiges et de l\u2019avenue Docteur- Penfield, sera démoli pour faire place à un bâtiment résidentiel de 46 logements dont la hauteur sur rue variera, à cause de la dénivellation importante, de sept à neuf étages, soit une hauteur de 21 à 27 mètres.Le zonage prévoit à cet endroit des équipements collectifs et institutionnels et une hauteur maximale de deux étages ou 16 mètres.Le projet de la compagnie Gestion Tri inquiète Dinu Bumbaru, d\u2019Héritage Montréal.« Il s\u2019agit d\u2019un emplacement qui jouit d\u2019une très grande visibilité et il ne faudrait pas y planter un gros blé d\u2019Inde avec six pieds de gazon tout autour.Ce ne serait pas mieux que l\u2019église, dont la disparition ne pose pas de problème.» La densité proposée par le promoteur dans sa demande de dérogation est supérieure au maximum autorisé.Outre la volumétrie, M.Bumbaru se demande quel sera le traitement architectural du bâtiment, qui sautera aux yeux, principalement dans l\u2019axe de la montée Côte- des-Neiges.« Il ne faudrait pas qu\u2019on voie une forêt de balcons en béton armé ».Le bâtiment original, de deux étages, construit en 1928, présentait, selon le Service du développement économique et urbain de la Ville, une architecture classique avec parement de pierre et il était mieux intégré à l\u2019environnement que l\u2019édifice actuel.Ce dernier est le résultat de travaux d\u2019agrandissement, menés en 1957 et qui ont fait perdre son caractère à l\u2019ancienne construction.Le nouveau bâtiment se composera d\u2019un corps principal près de la rue et d\u2019un volume additionnel en retrait de deux étages où seront aménagés des « penthouses ».Un parking intérieur de 49 cases est prévu.La demande de dérogation fait l\u2019objet d\u2019un affichage sur le site jusqu\u2019au 18 octobre et le projet sera éventuellement étudié par la Commission du développement urbain (CDU) du conseil municipal.Loblaw dans Ahuntsic Par ailleurs, la CDU devra se pencher sur le projet de construction d\u2019un supermarché Loblaw sur le côté sud du boulevard Henri- Bourassa, à l\u2019ouest de la rue Meilleur.La voie ferrée du CP touche à une partie du terrain visé du côté ouest.Le zonage prévoit une utilisation « équipement de transport et de communication et grandes infrastructures ».L\u2019épicerie proposée aura une superficie de 8380 mètres carrés et 533 cases de stationnement alors que la réglementation autorise des maximums de 4000 mètres carrés et 112 cases.Le fait que le parking et les quais de chargement soient situés à l\u2019avant, sur Henri-Bourassa, contrevient également.Devant l\u2019emplacement visé, le boulevard Henri-Bourassa s\u2019enfonce en tunnel sous la voie ferrée.Ce qui interdira un accès direct à ses voies est-ouest.Une étude de l\u2019impact sur la circulation a été effectuée par la Ville, mais elle n\u2019est pas encore publique.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Le temple First Church of Christ Scientist, situé à la jonction du chemin de la Côte-des-Neiges et de l\u2019avenue Docteur-Penfield, sera démoli pour faire place à un bâtiment résidentiel de 46 logements.Rénovations au chalet du mont Royal GILLES GAUTHIER L\u2019administration Bourque-Fortier dépensera 1,9 million au cours des trois prochaines années pour retaper le chalet du mont Royal.On veut notamment redonner à la grande salle, souvent louée pour des événements spéciaux, sa « noblesse d\u2019origine ».Le ministère de la Culture et des Communications du Québec contribuera au financement des travaux par le versement d\u2019une subvention d\u2019au moins 500 000 $.Le service des immeubles de la Ville explique entre autres que le mauvais état de certaines composantes architecturales confère au bâtiment une apparence négligée, qu\u2019il faut déplacer les machines distributrices installées dans la grande salle, que les corridors du sous-sol, où se trouvent les vétustes toilettes, ont un caractère « sinistre » et n\u2019inspirent pas un sentiment de sécurité, etc.Les investissements ne régleront toutefois pas complètement le problème du conflit d\u2019usage : faut-il donner la priorité aux citoyens qui utilisent le parc de la Montagne et les services offerts au chalet (cantine et toilettes) ou à la location de la salle ?Les Immeubles affirment que les travaux qui seront entrepris n\u2019empêcheront pas de choisir une orientation ou l\u2019autre.Construit en 1931 et également appelé le chalet du belvédère, le bâtiment abrite aussi les archives municipales dans une partie importante du sous-sol et, au deuxième étage, les bureaux de surintendants du service des Parcs, Jardins et Espaces verts.Ce service veut donner la priorité aux utilisateurs du parc et se dit insatisfait du plan proposé.Il voudrait entre autres qu\u2019une deuxième salle de toilettes soit construite afin de séparer les clientèles des espaces verts de celle des organisateurs d\u2019événements.Le Service des Immeubles n\u2019a pas d\u2019objections.si la Ville est prête à dépenser 200 000 $ de plus.Le service des Sports, Loisirs et Développement social, responsable de la location, « dont les revenus ont connu une croissance de 43,6 % de 1996 à 1998 », se réjouit des travaux.Un appel d\u2019offres a été lancé pour la première phase, évaluée à 400 000 $ et comprenant, au soussol, la réfection des toilettes et des espaces de circulation ainsi que l\u2019amélioration des entrées destinées au public.La prochaine étape, qui coûtera un million, dont la moitié viendra de Québec, permettra la restauration des portes, des balcons et des fenêtres.La troisième phase : restauration des finis de la grande salle, remise du foyer en état de fonctionnement, amélioration de la cantine, déplacement des machines distributrices.L\u2019évaluation est de 500 000 $ et la Ville espère que Québec fournira 200 000 $.Sylvie Guilbault, des Amis de la montagne, demande que la priorité d\u2019utilisation du chalet soit accordée « au citoyen qui se promène dans son parc » et déplore que la grande salle soit louée pendant les périodes de plus grande fréquentation de l\u2019espace vert.Elle n\u2019accepte pas que le belvédère ou le parking soient inaccessibles au public comme ce fut le cas lors de certains événements et demande que la vocation du bâtiment fasse l\u2019objet d\u2019une discussion publique.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © La Ville dépensera 1,9 million au cours des trois prochaines années pour retaper le chalet du mont Royal. 3LP0901A0922 A-9 MERCRED 3LP0901A0922 ZALLCALL 67 00:46:59 09/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 A 9 Île de Montréal Un mur antipollution projeté au Technoparc Des polluants s\u2019en échappent et se retrouvent dans le fleuve BRUNO BISSON La Ville de Montréal projette de construire un mur étanche de 1,1 kilomètre en bordure de l\u2019autoroute Bonaventure pour contenir les huiles et d\u2019autres contaminants qui suintent sous les terrains actuels de son Technoparc jusque dans le fleuve Saint-Laurent.Cette solution technique à un vieux problème de la Ville et du Canadien National a été mise au point par un comité de dix experts au cours des derniers mois et adoptée en principe.La réalisation de cet ouvrage, qui devrait être mis en chantier en 2001, coûtera 2,9 millions, selon les estimés présentés par la Ville dans des documents soumis au conseil municipal la semaine dernière.De plus, l\u2019entretien des équipements à mettre en place coûtera 280 000 $ par année à la Ville de Montréal, à partir de 2002.Des puits de récupération des hydrocarbures qui suintent des terrains du Technoparc devront malgré cela être maintenus durant plusieurs années, de même que la présence d\u2019estacades flottantes en bordure du fleuve.Enfin, la division environnement du bureau d\u2019ingénieur-conseil SNC-Lavallin a obtenu un contrat de 559 808 $ pour faire la caractérisation des sols et des contaminants qu\u2019il contient et vérifier quelle devra être la profondeur du mur étanche sur toute sa longueur projetée, pour s\u2019assurer d\u2019intercepter la plus grande partie possible des contaminants de cet ancien dépotoir.L\u2019emplacement actuel du Technoparc fut un grand dépotoir (le dépotoir Saint-Charles) pendant un siècle, de 1866 à 1966.On y jetait des résidus domestiques, mais aussi des matériaux secs et des déchets industriels.Des relevés de terrain révèlent que la couche de détritus, enfouie sous deux à huit mètres de terre, est elle-même d\u2019une épaisseur d\u2019environ dix mètres.L\u2019eau s\u2019écoule sous le Technoparc en direction de l\u2019autoroute Bonaventure tandis que sous l\u2019autoroute elle-même, l\u2019enrochement du sous-sol crée un écoulement préférentiel vers l\u2019est, au pied du pont Victoria.En 1989, lorsque la Ville de Montréal a acheté les terrains des gouvernements provincial et fédéral, elle connaissait le problème et s\u2019est engagée à trouver des remèdes aux infiltrations d\u2019huiles usées coulant vers le fleuve.Ces exigences étaient imposées par le ministère de l\u2019Environnement du Québec (MEQ) et inscrites dans l\u2019acte de vente.Entre 1991 et 1997, des mesures temporaires pour récupérer les hydrocarbures provenant des terrains furent mises en place.Comme on ne pouvait préciser à l\u2019époque si les contaminants proviennent des terrains municipaux ou de ceux du Canadien National, qui sont ses voisins, le CN et la Ville de Montréal ont partagé durant des années les coûts pour maintenir les estacades flottantes près des berges du Saint-Laurent.En 1996, le CN a toutefois fait installer 122 puits de pompage à la limite de sa propriété, et s\u2019est retiré des autres travaux à réaliser.L\u2019an dernier, faute de budget, la Ville de Montréal a cessé de récupérer les eaux de lixiviation de l\u2019ancien dépotoir, malgré le fait que ses consultants y signalaient des concentrations élevées de BPC, entre autres.Le ministère de l\u2019Environnement du Québec a exigé, quelques mois plus tard, la reprise du pompage des eaux de lixiviation et la réinstallation de l\u2019estacade sur le fleuve pour bloquer toute contamination.Le MEQ devra également approuver la construction du mur de 1,1 kilomètre que la Ville entend construire le long de la limite sud des terrains du Technoparc.Le mandat confié la semaine dernière à SNC-Lavallin vise d\u2019ailleurs à documenter avec le plus de précision possible l\u2019étude d\u2019avant-projet que la Ville présentera au ministère de l\u2019Environnement d\u2019ici la fin de 2000.PHOTOTHÈQUE La Presse © Pendant un siècle, le site de l\u2019actuel Tecnoparc a servi de dépotoir.Déchets domestiques, matériaux secs mais aussi déchets industriels y ont été ensevelis jusqu\u2019en 1966.Perron réticent quand il s\u2019agit de sa «maîtresse» YVES BOISVERT Gilles Perron s\u2019est montré évasif et réticent à plusieurs reprises, hier, lorsqu\u2019on l\u2019a interrogé au sujet de celle qu\u2019il refuse d\u2019appeler sa « maîtresse ».M.Perron, 59 ans, est au palais de justice de Montréal depuis une semaine.Il y a traîné les policiers de Laval et le Procureur général qui, d\u2019après lui, ont eu tort de l\u2019accuser d\u2019avoir assassiné sa femme le 15 décembre 1987 \u2014 meurtre dont il a été acquitté après un deuxième procès.Il leur réclame 1,2 million.Hier, M.Perron subissait une deuxième journée de contre-interrogatoire, cette fois par l\u2019avocat de la police de Laval, Me Claude Mageau.Plusieurs questions ont porté sur cette femme, cette « relation », comme dit Gilles Perron.M.Perron a menti à cette femme du début à la fin \u2014 et même après \u2014 de leur relation de 12 ans (1976-1988).Il l\u2019a connue dans un bar d\u2019une ville de province où il était allé tourner comme réalisateur de Radio-Canada.Il lui a fait croire qu\u2019il était un agent secret de haut niveau travaillant pour la GRC et constamment à la recherche de criminels à travers le monde.Il lui disait qu\u2019il était sur le point de divorcer.Il racontait qu\u2019une de ses deux filles était malade et cachait l\u2019existence de son garçon.Il la voyait périodiquement et passait parfois des mois sans lui donner de nouvelles \u2014 l\u2019alibi de l\u2019agent secret lui permettait de contrôler l\u2019agenda.En novembre 1987, quelques semaines avant l\u2019assassinat de sa femme, Gilles Perron dit à cette femme qu\u2019elle devrait quitter la province et s\u2019installer à Montréal.Il serait bientôt libre, allait avoir divorcé et n\u2019aurait aucune pension à payer, disait-il.Ils pourraient se prendre un appartement ensemble.Le 23 décembre, huit jours après le meurtre de sa femme, Perron rencontre sa maîtresse à l\u2019hôtel Roussillon à Montréal.Il avait emmené de la nourriture et de l\u2019alcool.Ils ne se sont vus qu\u2019une heure ou à peu près, dit-il.Gilles Perron dit aujourd\u2019hui que bien avant le meurtre de sa femme, il voulait cesser sa relation avec cette femme.Mais elle était tellement émotive qu\u2019il n\u2019y arrivait pas.Les choses se sont compliquées après le meurtre, car elle a su que son James Bond était réalisateur à Radio-Canada et vivait dans un bungalow de Laval.Dans les mois qui ont suivi, M.Perron a été en contact avec cette femme, mais de moins en moins.Il faut dire que dès février 1988, il faisait la connaissance de sa nouvelle flamme, Claire Léger, vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert.Deux mois plus tard, il allait habiter chez Mme Léger et la maîtresse de province allait être éconduite peu après.Toujours est-il que le samedi 4 juin 1988, une des filles de M.Perron, à qui la maîtresse avait écrit, l\u2019a appelée pour l\u2019informer de certains faits que lui avait cachés Perron.La maîtresse a appelé Perron à Radio-Canada le lundi.À la fin de la semaine, il l\u2019a rappelée et cette fois, il a mis fin à la relation en se déclarant homosexuel.Hier, M.Perron se disait convaincu d\u2019avoir mis fin à cette relation lors d\u2019un face à face.Mais cette femme, qui a tout consigné dans un journal intime, a dit que c\u2019était au téléphone.Plus : quand elle a demandé à le rencontrer pour une dernière fois, Perron a dit que son « chum », avec qui il était depuis sept ans, était un homme fort jaloux et que cela serait difficile.Pendant ce temps, Jean-Pierre Léger, frère de Claire, s\u2019inquiétait fort de la présence de Perron dans le cercle familial.Il le croyait coupable du meurtre de sa femme.Il a fait savoir à sa soeur que, selon ce qui n\u2019était alors qu\u2019une rumeur, Perron avait une maîtresse dans une région X du Québec.Claire Léger confronte Perron le 20 octobre 1988.Celui-ci répond alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une « folle qui a sorti avec des gars de Radio-Canada et qui est du genre harcelante ».Mais de maîtresse, il n\u2019a jamais eu, dit-il, car il s\u2019est fixé des règles de conduite strictes dans la vie.Ce même 20 octobre, M.Perron appelait son ex-maîtresse et lui disait que si quiconque entrait en contact avec elle, de dire qu\u2019ils n\u2019avaient été que « des amis ».Pourquoi cette précipitation, de demander Me Mageau ?Avait-il peur ?« Je ne comprends pas le mot peur.», de répondre Perron.« Je voulais tout simplement m\u2019assurer qu\u2019elle avait bien compris et que la relation était finie ; j\u2019ai essayé d\u2019avoir le plus de respect possible pour elle ; elle méritait que je la voie une dernière fois », a-t-il expliqué.À la même époque, Jean-Pierre Léger offrait 100 000 $ dans les journaux pour quiconque permettrait d\u2019élucider le meurtre de Michelle Perron.C\u2019est ainsi que s\u2019est révélée officiellement la maîtresse, l\u2019hiver suivant.Gilles Perron a été arrêté le 15 février 1989.Il venait tout juste d\u2019annuler son projet de mariage avec Claire Léger.M.Perron a presque terminé son témoignage.Un de ses avocats criminalistes, Daniel Rock, sera maintenant entendu.La police et le Procureur général feront ensuite entendre leurs témoins.2783956 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 L«4 -ySJfiF'^f.¦ 7 i ¥ J www .lircarwida r à 3LP1101A0922 a11 mercredi 3LP1101A0922 ZALLCALL 67 00:47:37 09/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 A 11 2778891 Les centrales syndicales ont besoin de temps pour s\u2019entendre Le front commun dans une position boiteuse LIA LEVESQUE Presse Canadienne Après avoir prévu se rencontrer lundi soir, puis hier, c\u2019est finalement ce soir que les trois centrales syndicales qui forment le front commun du secteur public réuniront leur instance élargie en vue de tenter de dégager une position unique face à leur plan d\u2019action.La rencontre commune des comités de coordination de la CSN, de la FTQ et de la CEQ devait initialement avoir lieu dans les heures qui suivaient la rencontre des trois chefs, lundi après-midi.Mais elle a été reportée à hier soir, puis à ce soir, parce que les parties «veulent se donner plus de temps pour travailler» et tenir les consultations requises, expliquait-on hier à la CSN.Cette instance élargie réunira 150 personnes provenant des trois centrales syndicales.Le front commun se trouve dans une position boiteuse depuis dimanche dernier, alors que le conseil général de la CEQ a rejeté un volet du plan d\u2019action déjà approuvé par les instances des deux autres centrales syndicales.Coup de semonce Ce plan d\u2019action visait à tenir un débrayage de 48 heures, soit les 25 et 26 octobre, soit les 26 et 27 octobre, en guise de coup de semonce.Devait suivre un débrayage général illimité le 18 novembre.Le conseil général de la CEQ a accepté de suivre le mot d\u2019ordre de grève illimitée, mais pas celui de la grève de deux jours.Les présidents des trois centrales, Monique Richard (CEQ), Marc Laviolette (CSN) et Henri Massé (FTQ), avaient discuté de la situation, lundi, pour en venir à la conclusion qu\u2019il valait mieux réunir une instance élargie de 150 personnes \u2014 les comités de coordination des trois centrales\u2014pour dégager une solution.C\u2019est cette instance élargie qui devait trouver une façon d\u2019harmoniser les deux positions des trois centrales, en respectant l\u2019autonomie de chacune et la volonté des trois de maintenir prioritairement l\u2019unité du front commun.Les trois centrales en étaient venues à arrêter un tel plan d\u2019action à cause du «piétinement » de la négociation avec les représentants du gouvernement.La CSN, la CEQ et la FTQ revendiquent des augmentations de salaire de 11,5% sur trois ans, en plus de formuler des demandes touchant l\u2019organisation du travail, la précarité d\u2019emploi, la pénurie de personnel, la surcharge de travail.Le gouvernement offre 5% d\u2019augmentations sur trois ans.Les conventions collectives du secteur public et parapublic sont échues depuis le 30 juin 1998.La FTQ, la CEQ et la CSN représentent ensemble 302500 travailleurs oeuvrant dans les services sociaux, la santé, l\u2019éducation et certains organismes gouvernementaux comme la Régie des installations olympiques et Loto- Québec.2783389 2784240 y A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1999 Tremblement de terre à Taïwan Après la Turquie et la Grèce, Taïwan Un violent séisme fait plus de 1700 morts et des milliers de blessés Associated Press TAÏPEH \u2022 Après la Turquie et la Grèce, Taïwan.L'île a été frappée, tôt hier matin, par un séisme particulière* ment violent, d'une magnitude de 7,6.Encore une fois, le bilan humain risque d'être lourd: moins de 24 heures après la catastrophe, le nombre de victimes était déjà estimé à plus de 1700 morts.Malgré les efforts des secouristes, le bilan s'alourdissait d'heure en heure.Selon un dernier décompte annoncé tôt aujourd'hui par Je ministère de l'Intérieur, 1712 personnes avaient péri et près de 4000 autres étaient blessées.Quelque 3000 seraient par aîHètirs prisonnières des décombres et 216 autres portées disparues.Surpris dans leur sommeil au beau milieu de la nuit (lh45 du matin), des milliers de Taïwanais ont été jetés dans les rues, ha* gards, la plupart seulement vêtus de sous-vêtements.Ils ont alors découvert un paysage d'apocalypse.Ce séisme est le plus violent à avoir frappé ifcïwan depuis 1935.La puissance de ce tremblement de terre est équivalente à celui qui a dévasté l'ouest de la Turquie le 17 août dernier, faisant plus de 15 000 morts.Pourtant, cette fois, les dégâts semblaient nettement moins importants, peut-être grâce à l'existence de nombreuses constructions anti-sismiques.La ville de Taichung et la localité voisine de Natou, à 220 km au sud de Taïpeh, près de l'épicentre du séisme, ont été les plus durement touchées.Plus de 700 corps ont été extirpés hier des décombres dans le seul comté de Taichung et 500 dans le comté voisin de Nantou.Le président Lee Teng-hui et le vice-président Lien Chan se sont rendus sur place pour surperviser les secours.Les hôpitaux des villes du centre de l'île étant remplis de blessés, les chaînes de télévision ont appelé toutes les personnes ayant une formation médicale à se joindre aux secours.Le responsable.de la province de Nantou, Peng Pai-hsien, a également lancé un appel aux donations de bulldozers, voitures, et nourriture.Il a estimé le nombre de sans-abri à 100 000 personnes.Selon lui, les morgues sont déjà pleines et le comté manque de sacs pour les cadavres, La capitale taïwanaise, peuplée de 2,7 millions d'habitants, a été relativement épargnée.Le séisme a cependant détruit l'hôtel Sungshan, un bâtiment de onze étages situé dans la partie est de la capitale.Une tren- PHOTO REUTER Malgré les efforts des secouristes» le bilan s'alourdissait d'heure en heure.Selon un dernier décompte annoncé tôt aujourd'hui par le ministère de l'Intérieur, 1712 personnes avaient péri et près de 4000 autres étaient blessées.taine de personnes seraient encore prisonnières de l'hôtel de 78 chambres, et une centaine d'autres ont été conduites à l'hôpital.Environ 50 personnes ont également été blessées dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation de 12 étages à Hsinchuang, une banlieue de Taïpeh.Environ 100 autres pourraient encore être sous les décombres.Le président chinois Jiang Zemin a présenté ses condoléances et offert d'aider les victimes.La Croix-Rouge chinoise a annonce qu'elle allait débloquer quelque 160 000$ pour venir en aide aux victimes de la catastrophe.Taïwan a exprimé sa gratitude à Pékin mais repoussé l'offre.Taïpeh a également refusé l'aide du Corps suisse d'aide en cas de catastrophe (ASC), qui avait proposé ses services.Une équipe de 76 secouristes russes se préparait, hier, à partir pour l'ancienne For-mose.Nouvelle secousse de 6,8 Associated Press TAÏPEH Au lendemain du violent séisme qui a fait plus de 1700 morts, une nouvelle réplique d'une magnitude de 6,8 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué l'île ce matin à 8hl4.L'épicentre de la secousse était situé dans une région montagneuse, à 15,3 km à l'est de Sun Moon Lake, dans le comté de Nantou.Nantou, une ville située à 200 km au sud de Taïpeh, la capitale.La réplique a également été ressentie à Taïpeh, ébranlant des immeubles et faisant sortir dans les rues nombre d'habitants apeurés.Des volontaires effrayés sont sortis en courant du stade de Nantou, utilisé comme centre de sauvetage, selon la radio publique.Ils y sont revenus peu de temps après.Le séisme est l'une des quelque 2000 répliques du tremblement de terre d'hier.Une autre secousse d'une magnitude de 5,1 sur l'échelle de Richter s'est produite aujourd'hui à 6hl7, selon le bureau météorologique.Son épicentre était situé dans la mer à une dizaine de kilomètres à l'est de Hualien, à 150 km à l'est de Taïpeh.voici d'autres Suggestions de V3.C3I1CGS bon marché à partir de Montréal » 166 Toronto 339* Winnipeg 379* Vancouver 379 Calgary 379* Ldmontun 390 Halifax Pour le» voyages effectués d'Ici au 10 décembre 1999.Appelez votre agent de voyages, le service des Réservations de Canadien au 1 800 363 75jo ou encore réservez par Internet.Numéro de l'atme : 1 80046s j6ii.Canadbn www.cdnair.ca an toncoo 1 aStr-f Hrxx offre ne recr»et
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.