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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-09-23, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, jeudi 23 septembre 1999 115* année No 329 80 pages, 6 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ Ta-z-DOY Sofa, C/UteS Ct GMfftUKS dfc (114) 6955.rue Jean-Talon Tout Pfta du botil.Los Gateftq (T http://lapresse.lnffinit.net Sortir £ Marathon culturel page Dl Cyberprr sse Naviguer sans perdre son temps page BIO Politique Québec relance l'appel d'offres au Palais des congrès page Bl Cinéma 30 ans après L'Homme de Rio, Belmondo refait équipe avec Philipe de Broca Les CLSC devraient Il vit grâce à un « coeur mécanique » disparaître Le rapport Arpin souhaite leur remplacement en milieu urbain par des cliniques privées KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Les CLSC, qui étaient pourtant la clé de voûte du virage ambulatoire de Jean Rochon, remplissent mal leur rôle dans les grands centres urbains et devraient être remplacés par un réseau de cliniques privées, affiliées aux centres hospitaliers, qui assureraient toute une gamme de services, des soins à domicile aux chi-rurgies d'un jour.Si cette recommandation du comité présidé par Roland Arpin était appliquée, elle pourrait changer le visage du réseau de la santé au Québec.« Les hôpitaux deviendraient le centre où on traite les grandes maladies.Les cliniques affiliées pourraient faire les chirur-gies d'un jour et prendre en charge les malades lorsqu'ils quittent l'hôpital.On déplacerait ainsi une bonne partie des soins vers une organisation dirigée vers le privé, mais le citoyen aura un meilleur service et ne paiera pas davantage », explique M.Arpin.C'est que le réseau des CLSC, sacré par l'ex-ministre Jean Rochon « porte d'entrée officielle » du réseau de la santé, ne fonctionne tout simplement pas, constate M.Arpin.«< Les CLSC n'ont pas donné ce genre de services et ne semblent pas être en voie de pouvoir le faire.Ils ne sont pas adaptés aux besoins de la population », tranche le président du comité.Ils devraient donc être relégués aux régions, où ils remplissent mieux leur rôle.Dans les grandes villes, en collaboration avec le privé, le gouvernement devrait donc créer un nouveau réseau de cliniques affiliées aux hôpitaux, qui seraient dotées d'équipements de pointe (payés en partie par Québec), qui seraient soumises à l'autorité des hôpitaux et où les patients pourraient aller faire soigner leurs maux mineurs, mais aussi subir des chirurgies d'un jour.Cela permettrait aux hôpitaux « de se Voir LES CLSC ai A2 ¦ Autre texte en pesé AS PHOTO «BWE CÔTE.Li Toute la vie de Maurice Dumont repose dans ce sac qu'il porte en bandoulière.Grâce à son « coeur mécanique » qui fait tic-tac, ce Néo-Bruns wickois de 51 ans peut vivre normalement, branché à des piles.Avec sa mine réjouie et sa chemise à carreaux, l'homme a l'air d'un vacancier en pleine forme.Il est, en fait, un survivant.Un petit bijou technologique, qui vient d'être implanté pour la première fois au Québec par une équipe de l'hôpital Royal Victoria dirigée par le Dr Benoît de Varen-nes (à droite), lui permet de reprendre des forces en attendant une transplantation cardiaque.À lire en page A6 Le plan d'Onex menace 1400 emplois chez IBM SOPHIE COUSINEAU Orchestrée par Onex, la fusion des deux grands transporteurs aériens du pays menace 1400 emplois chez la filiale d'IBM Canada qui gère la majorité des systèmes informatiques d'Air Canada.La moitié de ces postes se trouve dans la région de Montréal.L'enjeu financier de ce contrat d'impartition est aussi de taille, selon nos informations.Au moment de son octroi, en 1994, ce contrat de sept ans valait 800 millions, soit 115 millions par an.Sa valeur aurait gonflé à près de 200 millions par an avec la croissance du trafic aérien entre le Canada et les États-Unis.Bref, de quoi faire saliver les alliés américains d'Onex qui reluquent cette affaire.En 1994, Air Canada a imparti le développement, l'exploitation et la maintenance de ses systèmes informatiques à un consortium d'entreprises piloté par la Société de gestion des systèmes d'information ISM.Cette entreprise est depuis devenue une filiale à part entière d'IBM Canada.Le contrat d'IBM Voir LE PLAN en A2 m Autres textes en page E2 Amendes salées contre cinq compagnies pharmaceutiques Le Tribunal de la concurrence les condamne à payer 88 millions pour avoir fixé le prix des vitamines Presse Canadienne OTTAWA L'importante société de produits pharmaceutiques F.Hoffmann-La Roche et quatre autres multinationales ont reconnu leur culpabilité à l'accusation d'avoir comploté en vue d'établir le prix des vitamines, et ont été condamnées à des amendes totalisant 88 millions.Cette amende est une des plus élevées à avoir jamais été imposées au Canada.Hoffmann-La Roche devra payer la plus forte amende, soit 51 millions, après avoir reconnu sa culpabilité devant un tribunal fédéral à Toronto.La société de Bâle, en Suisse, a admis que ses cadres supérieurs européens avaient fixé périodiquement les prix et les budgets, entre 1990 et plus tôt cette année, avec ses concurrents BASF, Rhône Poulenc et deux sociétés japonaises, Daiichi Pharmaceu-ticals et Eisai.Ces autres sociétés ont écopé des amendes moins élevées variant de 2 à 19 millions.Les plaidoyers de culpabilité s'inscrivaient dans le cadre d'une entente de règlement avec le Bureau fédéral de la concurrence, qui avait mené une enquête à la suite d'allégations faites aux États-Unis.« Par cette peine, Hoffmann-La Roche reconnaît ses torts et fait de l'incident une chose du passé », indique la société dans un communiqué provenant de Mississauga, en Ontario, où est établie sa division canadienne.Cette dernière n'est pas impliquée dans cette affaire et n'a été accusée d'aucun délit, précise-t-on.L'enquête criminelle menée par les autorités canadiennes n'a porté que sur une division européenne et ses cadres supérieurs, qui ne travaillent plus pour Hoffmann-La Roche, ajoute la société, précisant qu'elle a adopté Voir AMENDES en A2 Washington part en guerre contre l'industrie du tabac La poursuite intentée par VAttorney General pourrait s'élever à des centaines de milliards d'après AFP et A?WASHINGTON Nouveau coup dur pour les fabricants de cigarettes aux États-Unis.L'administration américaine a déclaré la guerre à huit des plus importants industriels du tabac en déposant à leur encontre une poursuite au civil, hier.Elle pourrait leur demander des centaines de milliards de dollars, mais les analystes estiment que la poursuite pourrait être classée ou se terminer par un règlement à l'amiable.Xe gouvernement fédéral accuse les fabricants de s'être entendus depuis les années cinquante pour escroquer et tromper les Américains en dissimulant des informations sur les méfaits du tabac.Il veut obtenir le remboursement des milliards de dollars dépensés pour traiter les maladies liées au tabac.De nombreuses poursuites du genre ont aussi été entamées au Canada.« Dans le pire des cas, ces poursuites coûteront de 200 à 300 milliards » aux fabricants de tabac, a estimé Bill Pecoriello, analyste chez Sanford Bemstein.« Nous étudions l'impact potentiel d'un procès contre les fabricants de tabac, nous n'évaluons pas à ce stade les montants impliqués », a indiqué plus prudente, Nicole Lynch, de Standard and Poor's.L'Attorney General (ministre de la Justice) Janet Reno a annoncé à la presse cette décision qui s'aligne sur les menaces contre les fabricants de cigarettes lancées en février par le président Bill Clinton dans son discours sur l'état de l'Union.Elle a \"accusé les fabricants de cigarettes d'avoir mené des campagnes publicitaires pour « maintenir leurs énormes profits sans tenir compte du prix en vies humaines, en souffrances et en ressources médicales ».« Le tabagisme est la première cause de décès et de maladies évitables de la nation et les contribuables américains ne devraient pas porter la Voir WASHINGTON en A2 Le président BRI Clinton.PHOTO 100 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX rvtiiM annonces\t\t\u2022 affaires E4\tBandes deeeir\tié« C5\tFeu Met on\tC4\tMot mystère C4 1 \u2014 u__ \u2022 mosi\tC2\tArts et spectacles\tBridge\tC4\tr h tJtm **'- rOyM narre\tM\tOpinions B3 \u2022immobilier\tC2.C3\tDSàD12,D16\tDécès\tC8.C7\tHoroscope\tes\tPoJrtioue B1.B4ÉB8 \u2022 marchandises\tC3\t- horaire spectacles 08\tÉconomie\tli à en\tLe monde\tC1.C8\tTabloïd Sports \u2022 emplois\tC3\t\u2022 horaire télévision 09\tÉdrtortai\tB2\tLoteries\tA2.B10\t-*.«- r r \u2022 neyeen iiemwBy do * automobile\tC4àC8\t\"télévision 06\tÊtes vous obi\t\u2022orateur C3\tMots croisés\tC8.S10\t \t\t\t\t\t\t\t ÉDITORIAL Une affaire de plomberie - Mario Ray page B2 MÉTÉO Averses en après-midi Max.17, min.10 Cahier Sports, page 16 AIR C A _________ .- ~ -\tM A D A ®\t1 -__i t ¦ 1 LE PLUS DE VOLS SANS ESCALE DE MONTREAL A CALGARY.2 VOLS CHAQUE JOUR\t\t.www a»i« fitMda x .1 | 4LP0201A0923 Page A2/23sept.4LP0201A0923 ZALLCALL 67 01:06:10 09/23/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 Suites de la une Les CLSC devraient disparaître LES CLSC / Suite de la page A1 concentrer sur les services exigeant des équipements spécialisés et au réseau de disposer d\u2019une plus grande souplesse générale », peut-on lire dans le rapport Arpin.Abasourdie par la recommandation, la directrice générale de la Fédération des CLSC, Andrée Gendron, estime que mettre la hache dans ce réseau serait « une très grave erreur ».« Les cabinets privés existent depuis très longtemps et ça ne s\u2019est jamais présenté comme une solution.Alors que le réseau des CLSC a 25 ans et fait l\u2019envie du reste du Canada et de plusieurs autres pays.C\u2019est grâce à lui que le virage ambulatoire a pu se faire », plaide-t-elle.Mais outre ce grand changement, le comité présidé par Roland Arpin refuse d\u2019ouvrir toute grande la porte à l\u2019implication du privé dans le réseau québécois de la santé.Le système public financé par l\u2019État demeure encore la « formule gagnante », croit M.Arpin.Malgré les ratés du système de santé, le Québec ne manque pas de lits, ni de places en centres d\u2019hébergement, affirme le rapport.Et quant aux listes d\u2019attente, elles sont inévitables, estime Roland Arpin.Mais la formule a beau être gagnante, elle « s\u2019approche tout de même des limites de ses possibilités », constate le comité Arpin, qui n\u2019envisage visiblement pas un réinvestissement massif de l\u2019État dans les prochaines années.On lance en conséquence des pistes de réflexion pour une implication balisée du privé, qui contribue grosso modo pour le tiers de toutes les dépenses en santé au Québec.Au chapitre de l\u2019hébergement des personnes âgées, par exemple, le comité Arpin recommande à l\u2019État, plutôt que de construire de nouveaux centres d\u2019hébergement publics, d\u2019acheter des places en centres privés en corsant la réglementation à laquelle ils sont soumis.« En plus d\u2019être coûteux, (les centres publics) ne constituent pas la meilleure façon de répondre aux besoins des personnes âgées », note-t-on.Plus largement, le financement des hôpitaux ainsi que le mode de rémunération des médecins \u2014 toujours payés à l\u2019acte \u2014 devraient être revus.En accordant des budgets aux hôpitaux, Québec devrait tenir compte de la lourdeur des cas traités.Les services parallèles \u2014 administration, soutien \u2014 devraient être plus performants.Quant aux médecins, leur rémunération devrait davantage tenir compte de l\u2019ampleur de la tâche exigée dans certaines spécialités.Le plan d\u2019Onex menace 1400 emplois chez IBM LE PLAN / Suite de la page A1 vient à échéance en 2001.Et il est assorti de clauses de renouvellement permettant de l\u2019étirer sur trois ans, a indiqué Nicole Couture- Simard, porte-parole d\u2019Air Canada.Au début, plus de 500 personnes travaillaient pour ISM et ses partenaires, des anciens employés d\u2019Air Canada et de Gemini, le défunt système de réservations partagé par Air Canada, Canadien et United Airlines.Cette histoire vaut la peine d\u2019être racontée.Gemini s\u2019est effondré en 1993 après le retrait de Canadien.C\u2019est American Airlines, la deuxième compagnie aérienne aux États- Unis, qui a forcé ce retrait, une condition à son investissement de 246 millions dans le transporteur de Calgary.American Airlines a ainsi exigé que Canadien confie ses systèmes informatiques aux soins de Sabre, une autre entreprise texane dont elle détient 83 % du capital.Aujourd\u2019hui, ils sont près de 1400 à travailler chez IBM pour Air Canada : 400 à Dorval, 300 au centre-ville, à la Place Ville- Marie, 300 à Winnipeg, 150 à Toronto, autant à Vancouver, et une centaine répartis dans les aéroports du pays.Si l\u2019expérience de Gemini est garante de l\u2019avenir, il y a fort à parier que, advenant une mainmise d\u2019Onex sur Air Canada, une offre d\u2019achat hostile financée en partie par American Airlines, le contrat IBM Canada ira à Sabre.Son siège social se trouve à Dallas, et son centre de traitement des données est situé à Tulsa, en Oklahoma.Le conglomérat torontois Onex aborde cette question dans le document d\u2019une centaine de pages qui détaille son offre d\u2019achat.Il y est écrit que la nouvelle entreprise issue de la fusion d\u2019Air Canada et de Canadien dégagera des « économies par le regroupement des infrastructures, y compris l\u2019adoption d\u2019un seul système de technologie de l\u2019information ».Plus loin, le document indique que Sabre proposera ses services à la nouvelle Air Canada.« La nouvelle Air Canada, précise-t-on, n\u2019est pas tenue de conclure une entente avec Sabre.» Des analystes financiers qui suivent le titre de Sabre, inscrit à la Bourse de New York, croient toutefois que c\u2019est marché conclu.Le plan d\u2019Onex, s\u2019il se concrétise, « représente des nouveaux revenus significatifs pour Sabre », selon l\u2019analyste Candace Browning-Platt, de la firme de courtage Merrill Lynch, citée par l\u2019agence de presse Dow Jones.Qu\u2019en pensent les premiers intéressés ?Mme Couture-Simard refuse de conjecturer sur le sort du plus gros contrat de gestion informatique d\u2019Air Canada advenant une prise de contrôle par Onex.Question de ne « pas jeter encore plus d\u2019huile sur le feu », dit-elle.Même prudence du côté d\u2019IBM Canada.« Nous ne voulons pas spéculer sur le résultat de la transaction Onex », dit Marc Rochette, directeur des affaires publiques.La perte appréhendée de 1400 emplois chez IBM Canada, un fournisseur de services d\u2019Air Canada, est distincte des 5000 licenciements prévus chez les deux transporteurs.Ce chiffre, avancé par Onex, est au demeurant jugé beaucoup trop conservateur par Robert Milton, président et chef de la direction d\u2019Air Canada.Amendes salées contre cinq compagnies pharmaceutiques Washington part en guerre contre l\u2019industrie du tabac WASHINGTON / Suite de la page A1 responsabilité de ses coûts vertigineux », a déclaré Janet Reno.Selon des données du département de la Justice, la cigarette tue chaque année quelque 400 000 Américains, tandis que le gouvernement fédéral dépense tous les ans plus de 20 milliards pour traiter les maladies liées à la cigarette et tandis que le coût total annuel pour l\u2019économie américaine s\u2019élève à plus de 100 milliards.Les principaux groupes visés par cette action intentée devant le tribunal fédéral de Washington sont Philip Morris, Brown and Williamson, Reynolds American Tobacco Company, Lorrilard, Liggett, ainsi que des compagnies britanniques comme British- American Tobacco, basée à Londres.« Cette plainte n\u2019a aucun fondement juridique ou factuel », s\u2019est défendu le groupe Philip Morris par la voix de l\u2019un de ses avocats, Bill Ohlmeyer, qui a qualifié la démarche de Janet Reno « d\u2019absurde ».Selon lui, le gouvernement et l\u2019industrie du tabac « travaillent ensemble depuis une dizaine d\u2019années » dans l\u2019intérêt du consommateur.Dans un communiqué, le groupe Brown and Williamson fait valoir que la Maison- Blanche attaque l\u2019industrie du tabac « à des fins politiques ».« Le gouvernement gagne déjà plus que l\u2019industrie sur chaque paquet de cigarettes.La taxe fédérale est de 24 cents par paquet et augmentera de 10 cents le 1er janvier 2000 et encore de 5 cents début 2002 », a protesté Reynolds dans un communiqué.Le prix du paquet de cigarettes a pratiquement doublé depuis un an aux États-Unis et se vend entre 3,75 et 4,50 $.Cette flambée du tabac a suivi l\u2019accord à l\u2019amiable passé entre les fabricants de tabac et une quarantaine d\u2019États américains qui renonçaient aux poursuites en justice contre des centaines de milliards de dollars.Mme Reno a en outre accusé les industriels du tabac de tenter d\u2019encourager les moins de 18 ans à fumer en lançant régulièrement des campagnes attractives.Selon elle, chaque jour, près de 3000 jeunes américains fument leur première cigarette.« Les compagnies ont toujours su ce qu\u2019elles faisaient, elles ont propagé de fausses informations incitant les gens à continuer de fumer », a pour sa part déclaré à la presse David Ogden, haut fonctionnaire au département de la Justice.Le président Clinton a justifié dans la foulée ces poursuites, estimant qu\u2019elles constituaient « une bonne ligne de conduite ».Le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart, a de son côté affirmé que ces poursuites ne signifiaient pas que le gouvernement ait renoncé à obtenir de la majorité républicaine au Congrès une législation plus sévère contre le tabagisme et qu\u2019il continuerait à demander de nouvelles augmentations des taxes sur le tabac.D\u2019autres experts ont souligné que le gouvernement a agi trop tard car un procès ne s\u2019ouvrira pas avant la prochaine administration, qui pourrait être républicaine.George Bush, un des républicains les mieux placés pour la course à la Maison- Blanche, avait souligné récemment que « beaucoup de procès avaient déjà été intentés contre cette industrie », laissant penser que les fabricants de cigarettes pourraient échapper à ces poursuites.L\u2019Association pulmonaire américaine s\u2019est néanmoins félicitée de cette décision.« Le gouvernement fédéral dépense aujourd\u2019hui 22 milliards pour les maladies liées au tabac », a-t-elle souligné.AMENDES / Suite de la page A1 plusieurs mesures afin de rectifier la situation et prévenir d\u2019autres problèmes.Au cours de la dernière année, Hoffmann- La Roche a mis sur le marché deux produits importants.Le Herceptin, le premier médicament contre le cancer du sein à agir au niveau des gènes, a été autorisé en août au Canada.Au début de l\u2019été, le fabricant a lancé un produit contre l\u2019obésité, le Xenical.Le Tamiflu, un comprimé contre la grippe, fait actuellement l\u2019objet d\u2019une étude à Santé Canada.$ PHOTO AP Gregory Little, un des avocats de la compagnie Philip Morris, a déclaré que l\u2019industrie mettait en doute la crédibilité des poursuites du gouvernement.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d\u2019accord avec le comité Arpin, qui préconise le remplacement des CLSC en milieu urbain par des cliniques privées?Selon vous, les manifestations à répétition des élèves du secondaire sont-elles justifiées?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 45 % Non: 55 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-0-5 à quatre chiffres : 9-0-3-4 6/49: 2-11-24-29-42-46compl.23 extra: 964192 COLLECTES DE SANG n à Montréal : Hôpital Sainte-Justine, salle Marcelle-Lacoste, 9e étage, 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, de 9 h à 16 h 30.Objectif : 100 donneurs ; n à Granby : Les Galeries de Granby, 40, rue Évangéline, de 10 h à 20 h 30.Objectif : 150 donneurs ; n à Saint-Canut : Club Optimiste de Saint- Canut, centre culturel Patrick-Lepage, 9950, boul.de Saint-Canut, de 14 h à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Sainte-Rose, Laval : Église Chrétienne Évangélique de Sainte-Rose, 85, boul.Jeme- souviens, de 14 h à 20 h.Objectif : 80 donneurs ; n à Waterloo : Maire de Waterloo, organisée par le Service des incendies de Waterloo, église Saint-Bernardin de Waterloo, 5005, rue Foster, de 14 h 30 à 20 h.Objectif ; 175 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE La marche au Lac-Monroe À l\u2019automne, beaucoup de gens ont le pied « marcheur ».En fait de randonnée familiale, on ne trouve pas mieux que le secteur du Lac-Monroe du parc du Mont-Tremblant.Les sentiers sont de petits classiques dans le genre qui offrent une vue panoramique sur une spectaculaire vallée glaciaire.Simon Kretz, de l\u2019équipe Géo Plein Air, est allé explorer ce coin des Laurentides.À lire, demain, dans le Week-end sportif du cahier Sports.2784155 4LP0301A0923 A3 jeudi 4LP0301A0923 ZALLCALL 67 01:06:20 09/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 A 3 Adolescents ordinaires ou monstres?Au moins un des cinq accusés du meurtre crapuleux d\u2019une octogénaire connaissait la victime MARTHA GAGNON « Des enfants ou des monstres ?» C\u2019est la question que se posait un couple de retraités en quittant la salle d\u2019audience hier après la comparution des cinq adolescents, de 13 à 15 ans, accusés de l\u2019horrible meurtre de Pearl Rushford-Lamarre, 81 ans, de Chambly.Devant leurs parents visiblement médusés et une salle bondée, les jeunes ont défilé, à tour de rôle, certains ayant l\u2019allure de gamins.Rien dans leur apparence qui puisse laisser soupçonner une attitude rebelle et violente.Cheveux très courts, épaules voûtées et tenue sportive, ils n\u2019ont manifesté aucune réaction devant le tribunal, cherchant un visage familier dans la salle.Même les avocats semblaient étonnés de constater que leurs clients paraissent encore plus jeunes que leur âge.Tous sont accusés de meurtre et de complot.À cela s\u2019ajoutent, dans certains cas, des accusations de vol qualifié, de possession d\u2019armes et de complicité après le fait.Il semble qu\u2019un ou deux des jeunes connaissaient bien la victime qui a été tuée de plusieurs coups de couteaux dans sa résidence, lundi après-midi.Le vol serait le motif.Un seul des accusés, celui de 13 ans, a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.Le juge, Constant Cordeau, a précisé que, contrairement aux autres plus âgés, il ne pouvait être déféré devant le tribunal des adultes.L\u2019enquête sous caution a été fixée pour la forme au 27 septembre.Les procureurs de la Couronne, Jacques Diamant et René De Repentigny, analyseront les dossiers des quatre autres adolescents, dont trois sont âgés de 15 ans et un de 14 ans, pour déterminer s\u2019il y a lieu de présenter une demande de renvoi afin qu\u2019ils soient jugés devant le tribunal des adultes.Plusieurs critères, dont le profil psychologique du jeune, son milieu familial, ses possibilités de réhabilitation et les antécédents, doivent être pris en considération.Les avocats de la défense de ces quatre adolescents ont reporté les plaidoyers de leurs clients, ainsi que l\u2019enquête sur mise en liberté, à des dates ultérieures en septembre et octobre.Ils préfèrent attendre de connaître les intentions de la poursuite quant à la suite du processus judiciaire.L\u2019un d\u2019eux a cependant demandé une évaluation psychiatrique afin de savoir si le jeune souffre de troubles mentaux et s\u2019il est apte à subir son procès.Après une analyse plus approfondie, les accusations pourraient être modifiées, selon des avocats de la défense.« Le degré de gravité n\u2019est pas le même pour chaque accusé, a expliqué Me Harold Gagnon.Mon client n\u2019était pas armé et n\u2019a pas poignardé la dame.Chaque cas devra être réévalué.» Trois des jeunes auraient été armés.Est-ce que ces jeunes avaient un plan commun et un rôle précis ?Quel était le leader ?Est-ce qu\u2019il y a eu un effet d\u2019entraînement ?Voilà quelques-unes des interrogations qui sont posées.Réactions de colère et d\u2019incompréhension La nature du crime et le jeune âge des accusés ont suscité de nombreuses réactions dans le public, allant de la colère à l\u2019incompréhension en passant par la peur.Pierre Poupart, coordonnateur de l\u2019institut universitaire des centres jeunesse de Montréal, affirme que c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg.« On voit là ce qu\u2019on ignore tous les jours », a-t-il expliqué au cours d\u2019une entrevue, hier.Selon lui, « il y a de plus en plus de manifestations de violence chez les jeunes.Le taxage en est un exemple.C\u2019est inquiétant de voir au primaire des élèves qui en obligent d\u2019autres à leur donner de l\u2019argent pour pouvoir manger en paix.Si on ne met pas fin à ça immédiatement, ils deviendront de vrais délinquants.» Il ajoute que les crimes contre les biens ont diminué par rapport aux crimes contre la personne chez les jeunes.« On a l\u2019impression que la personne humaine n\u2019a plus une grande valeur pour certains.On commet des crimes pour bien peu de choses.La violence gratuite augmente.» Selon M.Poupart, le meurtre crapuleux dont les cinq adolescents sont accusés doit nous alerter.« Ce drame nous interpelle individuellement et socialement, dit-il.C\u2019est un signal.Les jeunes sont bombardés de stimulis de violence.Notre société de consommation privilégie le paraître plus que l\u2019être.Ce sont peut-être des clichés, mais il faut s\u2019attarder à ces questions.On a raison d\u2019être horrifiés et inquiets à la suite de ce qui vient de se produire.Il n\u2019y a pas de tels drames chaque jour, mais la violence, elle, est présente sous différentes formes.Et on ne doit pas l\u2019ignorer.» D\u2019après le psychiatre Louis Morissette, de l\u2019institut Pinel, le nombre des adolescents accusés de meurtre est demeuré stable au Canada depuis de nombreuses années.PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse © Pearl Rushford-Lamarre, 81 ans, connaissait vraisemblablement au moins un de ses cinq présumés assassins.L\u2019octogénaire a été tuée dans sa maison, au 2425, rue Bourgogne, à Chambly.Selon un expert, c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg : « On voit là ce qu\u2019on ignore tous les jours.» L\u2019affrontement entre Québec et les flics de la SQ semble inévitable 2782505 MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC L\u2019affrontement semble maintenant inévitable entre le gouvernement et les policiers de la Sûreté du Québec, une semaine après la rupture des négociations par l\u2019Association des policiers provinciaux.Selon les renseignements obtenus par La Presse , l\u2019APPQ consulte actuellement ses instances afin de mettre en oeuvre des moyens de pression qui s\u2019inspireraient de la stratégie de la grève du zèle.Ces mesures devraient être annoncées au cours des prochaines heures.Le syndicat a quitté la table de négociations jeudi dernier après que les représentants patronaux eurent confirmé le refus du gouvernement de consentir au rattrapage salarial de près de 7 % qui mettrait les policiers de la SQ sur le même pied que ceux de la CUM.L\u2019APPQ faisait de ce rattrapage une condition à la poursuite des pourparlers sur le renouvellement de la convention collective.Les policiers réclament, en plus de ce 7 %, une augmentation de 7,5 % étalée sur trois ans.Le gouvernement offre pour sa part 5 %, comme aux autres syndiqués de la fonction publique.La Presse a tenté en vain hier de joindre le président de l\u2019APPQ, Tony Cannavino.Du côté patronal, on confirme que les pourparlers n\u2019ont pas repris depuis que les négociateurs syndicaux ont quitté la table en colère, jeudi dernier.L\u2019APPQ affirme que le gouvernement s\u2019était engagé à négocier un rattrapage salarial dans une lettre d\u2019entente de septembre 1996.Cette lettre avait été rédigée après que les policiers de la SQ eurent appris que leurs confrères de la CUM obtenaient des augmentations salariales.Les agents de la SQ venaient alors de s\u2019astreindre à l\u2019effort de 6 % réclamé par le gouvernement aux employés de l\u2019État.« Il y avait un engagement d\u2019examiner, non pas un engagement de résultats », disait de son côté hier le porte-parole du Conseil du Trésor dans le dossier des négociations du secteur public, Jacques Wilkins.La convention collective des 3750 policiers de la SQ est échue depuis juin 1998.La police saisit de la mari La Presse Les enquêteurs de l\u2019escouade du crime organisé de la région nord de la Sûreté du Québec sont intervenus depuis le début de la semaine dans trois endroits où ils ont saisi des stupéfiants en plus de procéder à des arrestations.Lundi, avec leurs collègues de Sainte- Adèle, ils se sont présentés dans un motel désaffecté du boulevard Sainte-Adèle où ils ont saisi 551 plants de cannabis en séchage et 14 kilos de cannabis en vrac.Puis, avec des policiers de la régie intermunicipale de la Rivière-du-Nord, ils ont fait irruption dans une résidence de la rue Monte- Pente, à Prévost, où ils ont trouvé 454 plants et 34 kilos de cannabis en vrac.Cinq hommes de trouvaient sur place.Mardi, à Sainte-Émélie-de-l\u2019Énergie, dans Lanaudière, les agents de la SQ ont arrêté un Montréalais et un Sherbrookois et saisi 1200 plants et trois kilos de cannabis en vrac en plus d\u2019une petite quantité de haschisch.Jeunes arrêtés après la découverte d\u2019une bombe Presse Canadienne GATINEAU Trois élèves de Gatineau, dans l\u2019Outaouais, ont été arrêtés hier à l\u2019école secondaire de l\u2019Érablière, après qu\u2019une présumée bombe artisanale eut été retrouvée dans leur casier.Ce sont des agents de sécurité de l\u2019école secondaire qui ont fait cette découverte, peu avant 13 h 30, mettant immédiatement la main sur les présumés propriétaires de l\u2019engin avant de contacter la police de Gatineau.Après enquête, les agents ont arrêté un troisième adolescent.Également dépêchés sur les lieux, des artificiers de la Gendarmerie royale du Canada ont pris possession de l\u2019engin, duquel sortait une mèche.Les experts en explosifs de la GRC procéderont sous peu à des analyses, question d\u2019établir s\u2019il s\u2019agit d\u2019une véritable bombe.Si l\u2019engin est bel et bien explosif, des accusations pourraient être portées contre deux adolescents de 15 ans et un autre de 16 ans.Jugeant que la présumée bombe ne posait pas de danger immédiat, les artificiers n\u2019ont pas procédé à l\u2019évacuation de l\u2019école afin d\u2019éviter la panique. f A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 MF-} » i .il B - ¦ * ROLICE \\ \u2022 ¦ \u2022 PHOTOS ROBERT MAILLOUX.La Presse 0 Plusieurs centaines d'élèves se sont réunis devant l'école secondaire Lucien-Pagé, au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Jarry, où un long face-à-face avec les membres du SPCUM a eu lieu en début d'après-midi.Les débrayages tournent au vinaigre MARC THIBODEAU Les débrayages spontanés menés par les élèves en réaction au boycott des activités parascolaires par les enseignants ont tourné au vinaigre hier dans la métropole, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) ayant dû procéder à l'arrestation d'une quarantaine d'élèves.La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), qui avait convoqué une réunion « extraordinaire » des membres de son conseil fédéral à Mirabel pour faire le point sur l'impact du boycott, annonçait parallèlement qu'elle maintenait le cap même si elle est « très préoccupée » par la sécurité des élèves.La présidente de la FSE, Jo-hanne Fortier, a expliqué qu'il était normal que les moyens de pression utilisés par les enseignants pour faire valoir leurs revendications aient « des conséquences >».Elle a invité encore une fois les jeunes à demeurer en classe en soulignant que des sanctions étaient prévues pour ceux qui s'absentent sans raison valable.Mme Fortier souhaite que les élèves canalisent leur insatisfaction en écrivant des lettres aux députés ou en signant des pétitions à rencontre du gouvernement, qui, dit-elle, est le véritable responsable de la situation actuelle.« Il suffirait que le gouvernement reconnaisse la durée réelle de nos tâches de travail pour régler le problème », note Mme Fortier.Elle convient que la résolution de cette question n'a rien de simple puisqu'il s'agit du coeur du litige oppo- sant les enseignants et le gouvernement dans le dossier de l'équité salariale.Selon le SPCUM, ce sont des élèves des polyvalentes Jeanne-Mance et Père-Marquette qui ont d'abord semé la pagaille en matinée en cheminant jusqu'à l'école secondaire Lucien-Pagé, au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Jarry, après avoir fait mine de se diriger vers le pont Jacques-Cartier, où des policiers étaient sur le qui-vive.« Ils ont brisé des vitres de voitures, de commerces et de résidences en marchant.Plusieurs projectiles ont été lancés sur des agents », a expliqué un porte-parole du SPCUM, Stéphane Banffi.Les jeunes, à l'issue d'un long face-à-face avec les policiers en face de la polyvalente Lucien-Pagé, se sont dispersés.Un groupe d'élèves qui s'est réfugié dans le parc Jarry a refusé par la suite de se dissoudre.Au moins 36 jeunes \u2014 des mineurs à une exception près \u2014 ont alors été arrêtés, expliquait hier M.Banfi.Des accusa- tions d'attroupement illégal et de méfait seront notamment portées.Près d'un millier d'élèves ont par ailleurs tenté en matinée de bloquer tour à tour la circulation sur les autoroutes 20 et 40.Jean-Guy Goulet, directeur adjoint de la Sûreté municipale de Vaudreuil-Dorion, a indiqué qu'ils avaient été refoulés vers leur établissement après avoir brièvement perturbé la circulation.Des centaines d'élèves de la polyvalente Curé-Mercure, à Sainte-Jovite, ont aussi débrayé en matinée.Selon le directeur de la sûreté municipale, Pierre Bernaquez, ils souhaitaient bloquer la route 117, mais les policiers ont pu les refouler vers le centre-ville avec l'aide de la Sûreté du Québec.Les élèves manifestaient pour la troisième fois en moins d'une semaine.À Longueuil, quelques centaines de jeunes se sont par ailleurs réunis devant l'école pendant quelques heures.Un noyau dur d'une cinquantaine d'élèves s'est réfugié temporairement dans la cafétéria de l'école.À gauche, des employés s'affairent à ramasser les débris de la vitrine d'une pharmacie de la rue Jarry, fracassée lors du passage des jeunes, tandis qu'à droite, une boîte à lettres renversée témoigne de leur passage.Cégeps: les profs perturbent la machine CLAUDE-V.MARSOLAIS Les enseignants de cégep ont commencé hier à perturber le fonctionnement administratif de leur collège en occupant soit les bureaux de la direction, soit d'autres bureaux administratifs afin de faire pression sur les représentants patronaux à la table de négociation pour que l'on aborde les vrais problèmes.Ces actions doivent se poursuivre aujourd'hui et demain dans les 34 collèges représentés par des syndicats affiliés à la FNEEQ-CSN.La porte-parole de la Fédération des cégeps, Viviane Fiedos, a indiqué que 11 collèges avaient été affectés par les actions syndicales hier.Dans la plupart des cas, les enseignants se sont contentés d'occuper les locaux administratifs une heure ou deux le matin ou le midi et dans une minorité de collèges, l'action syndicale a duré toute la journée.Les services aux étudiants n'ont pas été touchés et les cours ont été donnés normalement.Le président de cette fédération, Pierre Patry, qui participait hier à une occupation au collège de Baie-Comeau, a indiqué que les négociations piétinaient sur les principaux enjeux importants tels la pré-carité de l'emploi, la reconnaissance de l'expertise professionnelle, l'ajout des ressources et la récupération salariale de 3,57 % effectuée par le gouvernement il y a deux ans.« Les représentants patronaux à la table de négociation ne nous parlent que de décentralisation et d'abolition du plancher d'emplois alors que le gouvernement Bouchard a réalisé son objectif du déficit zéro, un an avant terme », cla-me-t-il.M.Patry soutient que le réseau collégial a absolument besoin de 600 nouveaux professeurs dont 400 pour des tâches d'encadrement afin de répondre aux nouvelles réalités du programme d'enseignement.De plus, il estime que le corps enseignant est tout à fait justifié de récupérer les deux semaines non payées consenties en 1996.La FNEEQ, qui représente 14 000 des 20 000 enseignants du secteur, se dit satisfaite du calendrier de négociations qui prévoit deux jours et demi de discussions par semaine.Elle compte amplifier , les moyens de pression s'il n'y a pas de déblocage significatif à la table de négociation.i X EXPORTATION - INTERNET - COMMERCE ÉLECTRONIQUE Trois jours pour profiter de la plus grande période de prospérité de l'histoire! SALON LE NOUVEAU MONDE DES AFFAIRES Les 22, 23 et 24 septembre 1999 PLACE BON AVENTURE-MONTRÉAL mercredi et jeudi: 10 h à 21 h, vendredi: 10 h à 18 h Venez vite chercher les outils et les stratégies qui propulseront votre entreprise dans le futur! Commerce électronique, marketing sur Internet, financement.tout est là, sous le même toit, durant trois jours ! 300 exposants et consultants spécialisés vous ouvrent les portes du Nouveau Monde des Affaires.Entrez.et faites le plein d'idées neuves avant de partir à la conquête de nouveaux marchés, ici et à l'étranger.\u2022 Rencontrez des délégations de 25 pays.\u2022 Visitez les zones franches de Cuba, Lomé, Dubaï et Battle Creek, USA \u2022 Dénichez des produits à fort potentiel dans la vitrine des Nouveaux Exportateurs \u2022 Voyez le nouveau Pavillon de New York! 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Revenons à votre problème d\u2019immigration.Parce que c\u2019est une histoire d\u2019immigration.Mme Alexandra Pottinger a 57 ans.Elle est française.Depuis 1995, elle vit pratiquement toute l\u2019année au Québec.Elle va faire un tour en France de temps en temps, quand elle revient, pas de problème, on lui retamponne son passeport pour six mois.L\u2019an dernier, par exemple, elle est partie en juillet, revenue en août, repartie en octobre, revenue en décembre, repartie en janvier, revenue en mars.Elle se plaît chez nous bien sûr, mais la vraie raison de ses séjours ici, c\u2019est d\u2019être près de son fils et sa bru, immigrants reçus et leurs deux petites filles.La bru est tombée gravement malade, une forme virulente de sclérose en plaques, et Mme Pottinger aide beaucoup à la maison, s\u2019occupe des petites et tout.Puisqu\u2019elle passe plus de temps ici que chez elle, Mme Pottinger a vendu sa maison sur la Côte d\u2019Azur et en mars dernier, s\u2019est acheté un condo à Rosemère.Elle vit relati vement confortablement de ses rentes, ne demande rien à personne, quand elle est malade \u2014 une pneumonie l\u2019année dernière \u2014 elle va se faire soigner gratuitement en France.Je veux dire \u2014 même si la précision manque d\u2019élégance, et dieu sait que l\u2019élégance n\u2019est pas notre première vertu nationale \u2014 je veux dire que Mme Pottinger ne coûte rien au contribuable canadien.Là, vous voilà rassurés.Immigrer ?Pour des raisons qui la regardent, elle refuse de passer par le parrainage de son fils.Elle a fait une demande « normale » d\u2019immigration qui traîne d\u2019autant plus qu\u2019elle s\u2019est fait voler ses papiers, son passeport, le passeport ça va, on lui en a remis un nouveau, mais les autres paperasses, les certificats de naissance, de mariage, de divorce, les diplômes, ça prend des siècles pour s\u2019en faire refaire des copies.Bref, son permis de séjour expirait fin juillet et pour la première fois en quatre ans, elle a oublié.Elle était persuadée d\u2019être revenue au Canada en mai, mais c\u2019était en mars.Elle a appelé à Citoyenneté et Immigration Canada où une jeune femme l\u2019a aimablement rassurée.Pas de panique madame, on n\u2019est pas des sauvages, on ne vous expulsera pas, passez à nos bureaux, ou si vous allez aux États-Unis prochainement, en revenant, l\u2019officier vous donnera une extension, peut-être pas de six mois, mais assez longue pour vous permettre de régulariser votre situation.Justement, Mme Pottinger projetait un petit voyage sur la côte du Maine avec sa voisine du dessus.« Il pleuvait ! Il pleuvait ! L\u2019essuie-glace de droite ne marchait pas, on a dû s\u2019arrêter à Plattsburgh dans un motel qui n\u2019acceptait pas les chiens, ma voisine traîne ses deux petits chiens partout, au restaurant non plus ils ne voulaient pas de chiens.» Madame ! MADAME ! Donc vous n\u2019êtes pas allées dans le Maine balayé par Floyd.Vous avez repassé la frontière le lendemain à Lacolle et là.Et là rien.On leur a fait signe de passer.« Ben alors ?a lancé la voisine à l\u2019officier des douanes, vous n\u2019étampez pas le passeport de mon amie française ?» Puisqu\u2019elles y tenaient, l\u2019officier les a envoyées à l\u2019intérieur du bâtiment, où elles ont passé six heures.Mme Pottinger a été interrogée par l\u2019agente matricule 1168 qui, au bout de six heures de tracasseries, est revenue lui faire signer une formule de départ volontaire : « Vous signez ou je vous fait expulser tout de suite », a-t-elle menacé.Mme Pottinger a signé.Elle doit quitter le Canada au plus tard le 8 octobre.Elle ne pourra pas revenir au Canada, même pas en touriste.Elle est accusée de deux crimes : 1 - N\u2019avoir pas respecté les délais de son permis de séjour.2 - Avoir effectué un travail non rétribué pendant son séjour.Ayant entendu à la radio que le centre de soins prolongés Drapeau-Deschambault de Rosemère, juste à côté de chez elle, cherchait des bénévoles, et ne sachant pas que le bénévolat est un crime grave au Canada puni d\u2019expulsion, Mme Pottinger s\u2019est criminellement portée volontaire pour aller faire chanter et danser, tous les samedis après-midi, les vieux Alzheimer du centre.Je vous disais en commençant que c\u2019était une histoire sans intérêt, je voulais dire sans intérêt avec un « I » majuscule comme dans Information ou Immigration.Ce n\u2019est pas une histoire qui questionne les politiques d\u2019immigration du Canada.C\u2019est une histoire de petite merdouille qui n\u2019aurait jamais dû se retrouver dans les colonnes d\u2019un journal.Quelqu\u2019un aurait dû la régler, bien avant.En trois coups de téléphone.Un au médecin qui soigne la bru de Mme Pottinger.Estce vrai qu\u2019elle souffre de sclérose en plaques ?Un autre à Mme Jocelyne Trudel, directrice du service de bénévolat et des loisirs au centre de soins longue durée Drapeau-Deschambault.Est-ce vrai que Mme Pottinger fait du bénévolat chez vous et qu\u2019elle est payée en sourires ?Un troisième aux institutions financières gardiennes des biens de Mme Pottinger : estce vrai qu\u2019elle a suffisamment de ressources pour se suffire à elle-même ?Trois coups de téléphone.Et l\u2019affaire est réglée.Pierre Le rapport Arpin fait des heureux et des malheureux JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Même si les médecins spécialistes lui réservent un accueil enthousiaste, le rapport Arpin laisse sur leur faim plusieurs autres acteurs importants du réseau de la santé, quand il ne les déçoit pas carrément.Le porte-parole de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Jean Simard \u2014 lui-même actionnaire de la polyclinique Concorde, à Laval \u2014 ne cachait pas sa satisfaction, hier, les spécialistes souhaitant depuis longtemps un accroissement du rôle des cliniques privées.« Sur cette question, ça reprend presque mot pour mot ce que nous disions dans le mémoire que nous avions présenté au comité Arpin », a-t-il dit.Selon lui, l\u2019hôpital est « un plateau technique sophistiqué et dispendieux », où « le coût de revient est trop grand pour des interventions mineures qu\u2019on peut faire en clinique privée ».Dans certaines spécialités, comme la radiologie, les cliniques occupent déjà une place prépondérante, et rien, juget- il, ne les empêcheraient de faire de même pour les tests diagnostiques ou les chirurgies d\u2019un jour, à meilleur coût que les établissements publics.Avocat de longue date des partenariats public-privé, le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, est d\u2019accord pour dire qu\u2019avec le vieillissement de la population, l\u2019alourdissement des pathologies et le développement des technologies de la santé, le réseau public ne pourra plus assumer toutes les responsabilités financières.« Mais il faut structurer ça, mettre des balises et s\u2019assurer que le privé va travailler conjointement avec le public », dit-il.Le cheval de Troie du privé Comme on pouvait s\u2019y attendre, les représentants des travailleurs et des organismes sociaux se sont montrés particulièrement critiques.« Il y a un paradoxe dans le rapport : on dit non à la privatisation, mais en même temps, on dit oui au privé », a commenté Marie Pelchat, porte-parole de la Coalition Solidarité Santé, un regroupement comprenant notamment les trois centrales syndicales et la Fédération des infirmières du Québec.Si elle se réjouit que le groupe de travail ait fermé la porte à un système médico-hospitalier parallèle, Mme Pelchat n\u2019en qualifie pas moins le rapport de « cheval de Troie ».Elle se demande qui « va accepter que nos impôts servent à rentabiliser des cliniques privées qui doivent faire des profits et ont des frais de gestion plus élevés ».Même genre de réaction de la part du président de la CSN, Marc Laviolette, qui s\u2019interroge sur l\u2019imputabilité des cliniques.Contrairement aux hôpitaux, note-t-il, elles sont redevables à leurs actionnaires plutôt qu\u2019au public.« Et ce qui nous inquiète énormément, c\u2019est que tout le développement de nouveaux services attribuable au vieillissement de la population, comme les soins à domicile ou l\u2019hébergement des personnes âgées, serait confié au privé », dit-il.Là-dessus, le vice-président à la direction de la Conférence des régies régionales de la santé, Paulin Dumas, s\u2019est montré plus ouvert, soulignant que des achats de places d\u2019hébergement dans des établissements privés étaient déjà faits depuis quelques années à Laval et en Montérégie, avec des résultats très satisfaisants.Trop vague pour Claude Castonguay L\u2019ancien ministre de la Santé, Claude Castonguay, qui a récemment multiplié les interventions médiatiques en faveur d\u2019un accroissement du rôle des cliniques médicales, juge pour sa part qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un rapport « prudent ».Comme d\u2019autres, il déplore toutefois avec insistance le flou qui baigne certaines recommandations.« Le rapport est très vague quant à la mission, à la composition et au financement des cliniques », souligne-t-il, ajoutant qu\u2019il aurait voulu voir des suggestions plus précises sur l\u2019encadrement qui leur serait imposé.Il aurait aussi souhaité que le comité Arpin, compte tenu du débat en cours devant les tribunaux sur la pertinence de créer un système de santé privé parallèle, pousse plus loin la discussion sur ce sujet.Les médecins spécialistes sont d\u2019accord avec lui.« Je trouve ça dommage qu\u2019ils aient rejeté ça du revers de la main : il y a à peu près trois pays dans le monde où il n\u2019y a pas de système parallèle », a dit le Dr Simard.Ce dernier déplore aussi que le comité rejette l\u2019utilisation de la « capacité excédentaire » des hôpitaux pour offrir des services médicaux à des résidants étrangers.« On perd une belle occasion d\u2019affaires », a-t-il dit.L\u2019Association des hôpitaux du Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens réservent leurs commentaires pour plus tard.Les points saillants Le système de santé québécois n\u2019est pas en voie de se privatiser : la hausse de contribution du privé, soit 30 % des dépenses totales en santé, n\u2019est due qu\u2019au ralentissement des dépenses publiques dans les dernières années.Le réseau de la santé ne devrait pas être privatisé : Québec devrait limiter la création de services de santé privés parallèles.Mais comme ses ressources sont limitées, l\u2019État devrait permettre une implication balisée du privé dans certains secteurs.Le réseau des CLSC ne fonctionne pas dans les grands centres urbains.Il devrait être relégué en région et remplacé, dans les grandes villes, par un réseau de cliniques affiliées aux hôpitaux, qui feraient des chirurgies d\u2019un jour.Le gouvernement devrait acheter davantage de places dans les centres d\u2019hébergement privés pour les personnes âgées plutôt que de construire de nouveaux centres d\u2019accueil publics.La formule de financement des hôpitaux devrait être revue : on devrait davantage tenir compte de la lourdeur des cas qu\u2019ils soignent.Le mode de rémunération des médecins devrait être modifié pour tenir compte des exigences de certaines spécialités, ainsi que de la nouvelle réalité des équipes multidisciplinaires.2785975 La thèse du Dr Chaoulli prend du plomb dans l\u2019aile JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Un système public de santé à payeur unique et à gestion publique est lourd et n\u2019obéit pas toujours à la logique, mais il demeure la meilleure garantie d\u2019équité pour les malades.C\u2019est en substance ce qu\u2019a indiqué hier en Cour supérieure le premier témoin du gouvernement dans la cause du Dr Jacques Chaoulli, le Dr Howard Bergman, qui poursuivait son témoignage pour la deuxième journée.Selon le Dr Bergman, de la faculté de médecine de l\u2019Université McGill, la littérature scientifique démontre que l\u2019instauration d\u2019un système privé parallèle n\u2019améliore pas la qualité des soins et affaiblit le réseau public, en plus de rendre plus ardu le contrôle des coûts.Mais surtout, il est faux de prétendre qu\u2019un tel système garantit une meilleure accessibilité.« L\u2019amélioration de l\u2019accès grâce au privé est en bonne partie une illusion, du moins après un certain temps, parce que le privé doit contrôler ses coûts, souvent de façon encore plus brutale que le public », a-t-il dit.Aux États-Unis, par exemple, des médecins de première ligne qui restreignent le nombre de patients référés à des spécialistes reçoivent des primes de la part des HMO (Health Maintenance Organizations).« C\u2019est un mythe de croire que si j\u2019ai une assurance privée, je vais avoir ce que je veux, quand je le veux », a dit le médecin.En contre-interrogatoire, le Dr Bergman, souvent de manière humoristique, a défendu pied à pied le système public actuel, bien qu\u2019il ait reconnu que celui-ci a parfois « des problèmes de logique » et présente certaines faiblesses, dont le fait qu\u2019une forme de médecine à deux vitesses existe déjà pour les soins dentaires ou la physiothérapie, par exemple.« Quand une personne âgée est hospitalisée dans un hôpital universitaire et peut y recevoir de la physiothérapie gratuite, c\u2019est un incitatif à la garder à l\u2019hôpital même si elle coûte de 300 à 500 $ par jour, parce qu\u2019à l\u2019extérieur, la physiothérapie n\u2019est pas assurée », a-til reconnu.Mais plutôt que de tout confier au privé, il y aurait lieu de réallouer les ressources financières vers la communauté, ce qui libérerait des lits et permettrait de traiter la personne dans un milieu plus adéquat médicalement, humainement et financièrement.« Réinjecter de l\u2019argent dans le système n\u2019est pas nécessairement la solution.Ma préoccupation, c\u2019est plutôt de regarder l\u2019organisation du système et de voir comment on répartit les ressources », a-t-il déclaré, plaidant pour une plus grande efficience. 4LP0602A0923 a6 jeudi 4LP0602A0923 ZALLCALL 67 01:09:33 09/23/99 B Île de Montréal A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 L\u2019EXPRESS DU MATIN Ogilvy Renault condamné à verser 300 000 $ à une succession Un associé « senior » du bureau d\u2019avocats bien connu écorché par la Cour supérieure YVES BOISVERT Ogilvy Renault, le plus grand bureau d\u2019avocats au Québec, vient d\u2019être condamné à dédommager une famille à hauteur de 300 000 $ pour la « faute lourde » d\u2019un de ses associés, Me Richard J.F.Bowie.La juge Hélène Poulin, de la Cour supérieure, conclut que Me Bowie a été très négligent et s\u2019est placé en conflit d\u2019intérêts dans une affaire de succession.L\u2019avocat de 35 ans d\u2019expérience avait été désigné comme exécuteur testamentaire de M.Kenneth Marsden Ainley, mort en mai 1990.Le défunt laissait des actifs d\u2019environ 450 000 $ à neuf héritiers.Me Bowie avait de très vastes pouvoirs et pouvait, sans permission, investir l\u2019argent de la succession en attendant de la liquider.C\u2019est ce qu\u2019il a fait le 30 avril 1991.Sans faire aucune vérification sérieuse, Me Bowie a prêté 300 000 $ de la succession à un avocat, Graham Nevin, qui trempait dans des affaires immobilières douteuses.Nevin, qui est maintenant ruiné et n\u2019est plus membre du barreau, était un ami de Me Bowie.L\u2019avocat Bowie faisait également du travail juridique pour Nevin.Me Bowie avait donc toutes les informations à sa disposition, ou aurait pu les avoir facilement, pour voir que cet homme était en sérieuse difficulté financière : il était en défaut de paiement sur sa maison personnelle à Notre-Dame-de- Grâce, maison qui fut saisie en 1992.Me Bowie a prêté les 300 000 $ sur la foi d\u2019une promesse de Nevin voulant qu\u2019il touche sous peu un million.L\u2019emprunt était garanti par une hypothèque au taux de 18 % sur la résidence secondaire de Nevin, dans les Laurentides.Mais voilà, il y avait déjà deux hypothèques totalisant 200 000 $ sur cette propriété.Elle avait été acquise pour 275 000 $ en 1989.Des évaluations peu sérieuses prétendaient qu\u2019elle valait en 1991 plus de 700 000 $, sans aucune preuve.Me Bowie aurait dû s\u2019en méfier.Quoi qu\u2019il en soit, Nevin n\u2019a jamais remboursé et Me Bowie a dû faire part à la succession en 1992 de la perte sèche de 300 000 $.La Banque de Montréal a saisi la résidence secondaire, qui fut vendue en justice pour.180 000 $.La succession n\u2019a donc rien pu toucher et a poursuivi l\u2019avocat et sa firme.Ogilvy Renault comme Me Bowie ont nié toute responsabilité.Il semble clair aux yeux de la juge que les liens professionnels et personnels unissant Bowie et Nevin ont fait en sorte que l\u2019avocat a perdu tout sens critique.Me Bowie avait fait la connaissance de Nevin en 1975, alors que Nevin était stagiaire au cabinet Martineau Walker, où travaillait à l\u2019époque Me Bowie.En 1989, Me Bowie agit même comme président d\u2019une société de Nevin et prête-nom de celui- ci dans des transactions.Une de ces transactions orchestrées par Nevin a « été faite en fraude des droits d\u2019un tiers » qui tentait d\u2019acquérir un terrain.Ces activités professionnelles faisaient en sorte, aux yeux de la succession, que Me Bowie devait savoir que Nevin était un personnage dont il fallait se méfier, ayant été impliqué « dans des transactions immobilières douteuses ».Me Bowie, lui, se retranchait derrière le mandat écrit qu\u2019on lui avait donné, et qui le protégeait même de toute poursuite en cas mauvais jugement ou de négligence.La juge Poulin rappelle qu\u2019une telle clause d\u2019exonération de responsabilité n\u2019a aucune valeur en cas de grossière négligence ou de faute lourde.Or, c\u2019est le cas ici.Me Bowie était un avocat expérimenté et connaissait bien le genre d\u2019individu qu\u2019est Nevin pour avoir incorporé plusieurs de ses sociétés et vu sa façon d\u2019agir.Sa faute est d\u2019avoir prêté une somme aussi importante sans vérification, se sachant en conflit d\u2019intérêts.Un avocat raisonnable de son expérience, dans les mêmes circonstances, n\u2019aurait jamais prêté l\u2019argent.Quant à Ogilvy Renault, elle est responsable solidairement des dommages : le dossier de la succession était ouvert au bureau d\u2019avocats et celui de Nevin aussi, d\u2019ailleurs.Aux 300 000 $ s\u2019ajoutent les intérêts depuis six ans et les dépens.Me Bowie, qui peut inscrire un appel d\u2019ici le 10 octobre, n\u2019a pas rappelé La Presse hier.Aucune plainte déontologique n\u2019a été déposée au Barreau contre lui.Languette de canette transformée en clé n Deux gardiens du palais de justice de Montréal ont réussi, hier matin, à mettre la main au collet d\u2019un détenu qui avait réussi à enlever ses menottes en arrivant devant la clinique L\u2019Actuel, boulevard de Maisonneuve.Patrick Tremblay, 32 ans, a raconté par la suite à des gardiens du centre de détention de Rivière- des-Prairies qu\u2019il avait réussi à se faire une clé avec la languette qui sert à ouvrir les canettes de boissons gazeuses.Tremblay avait un rendez-vous à la clinique et ce sont des agents de la paix du palais de justice qui ont été chargés de l\u2019y conduire.Après avoir stationné leur véhicule le long du trottoir, les deux agents, dont l\u2019un était armé, ont ouvert la portière pour laisser descendre leur passager.C\u2019est alors qu\u2019ils ont constaté qu\u2019il n\u2019avait plus de menottes.Ils ont réussi à le maîtriser avant qu\u2019il ne prenne la fuite.C\u2019est la deuxième fois en trois mois qu\u2019un détenu tente de prendre la fuite alors qu\u2019il est conduit à cette clinique.Le vice-président du Syndicat des agents de la paix, Daniel Legault, considère que les gardiens qui vont à cette clinique escorter des détenus ne sont pas assez protégés.Quebecor: enquête demandée n La Fédération nationale des communications (CSN), qui représente le Syndicat des travailleurs de l\u2019information du Journal de Montréal (STIJM) et les syndicats de TQS, presse le Comité de surveillance d\u2019enquêter relativement aux faits dénoncés par le STIJM.La FNC estime que les faits rapportés hier dans La Presse, sont troublants.Quebecor, selon les informations révélées par le syndicat, contrevient aux engagements pris devant le CRTC et dans son propre code de déontologie.Dans ce code, TQS, propriété de Quebecor, affirme reconnaître l\u2019importance de préserver une diversité de voix médiatiques et s\u2019engage à assurer l\u2019indépendance éditoriale de TQS vis-à-vis des journaux publiés par Communications Quebecor, notamment le Journal de Montréal.La FNC tient à rappeler que la décision du CRTC du 22 août 1997 relative à l\u2019acquisition de TQS par Quebecor était formelle et contraignait Quebecor à respecter ses engagements visant à protéger l\u2019indépendance et l\u2019étanchéité des salles de nouvelles de Quebecor et de TQS.Campus Longueuil n L\u2019Université de Montréal a inauguré hier son Campus Longueuil.Présente en Montérégie depuis plus de 20 ans, entre autre par sa Faculté de médecine vétérinaire établie à Saint-Hyacinthe, l\u2019Université ouvre son Campus Longueuil en offrant 17 cours issus de 12 programmes de la Faculté de l\u2019éducation permanente.Le nombre d\u2019inscriptions s\u2019élève à près de 500 ; Robert Leroux, doyen de la faculté de l\u2019éducation permanente, a indiqué que deux programmes additionnels seront offerts en janvier.Le Campus Longueuil de l\u2019Université de Montréal est installé au Complexe Saint-Charles, où l\u2019Université de Sherbrooke et l\u2019UQAM ont aussi leurs locaux.Poursuites à haute vitesse n Les poursuites à haute vitesse de la police ont fait les manchettes récemment parce que plusieurs d\u2019entre elles se sont terminées tragiquement.L\u2019institut Gallup a demandé aux Canadiens si ces poursuites pouvaient être permises dans certaines circonstances.Soixante-cinq pour cent d\u2019entre eux croient que oui, tandis que 30 % pensent le contraire.Cinq pour cent n\u2019ont pas d\u2019opinion sur la question.Les trois quarts des résidants de la Colombie- Britannique pensent que la police peut s\u2019engager dans des poursuites à haute vitesse dans certaines circonstances.Soixante-six pour cent des résidants des Prairies sont d\u2019accord, tout comme 64 % des Ontariens, 63 % des Québécois et 59 % des résidants des Maritimes.Parmi ceux qui sont d\u2019accord, 30 % disent qu\u2019une poursuite serait acceptable lorsque la police est aux trousses d\u2019un individu soupçonné de meurtre.Elle pourrait aussi être indiquée pour un criminel recherché (24 %), des conducteurs imprudents ou en état d\u2019ébriété (17 %) ou quiconque impliqué dans un vol de banque (17 %).Les Canadiens sont plus divisés quant au risque associé à une telle poursuite.Ainsi, 52 % croient que les risques ont plus d\u2019importance que le fait de capturer un suspect.Quarante pour cent croient le contraire.La marge d\u2019erreur de ce sondage, mené auprès de 1014 personnes de 18 ans et plus, entre le 13 et le 21 août derniers, est de 3,1 points de pourcentage.PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © « Ça a été dur au début.Mais maintenant, je me sens très bien », confie l\u2019homme au « coeur mécanique », Maurice Dumont, qu\u2019on voit ici en compagnie de sa femme, Marie-Andrée.Une première québécoise: un «coeur mécanique» qui sauve des vies RIMA ELKOURI Un étrange tic-tac se fait entendre quand on s\u2019approche de Maurice Dumont.Avec sa mine réjouie, sa chemise à carreaux et son sac porté en diagonale, l\u2019homme de 51 ans a l\u2019air d\u2019un vacancier.En fait, ce patient de l\u2019hôpital Royal Victoria est un survivant.L\u2019insolite tic-tac est celui de son « coeur mécanique ».Et c\u2019est sa vie, rien de moins, qu\u2019il porte en bandoulière.La petite merveille technologique, alimentée par des piles, a été implantée pour la première fois au Québec cet été par des chirurgiens du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Déjà utilisée en Europe depuis six ans et aux États-Unis depuis un an, la pompe cardiaque artificielle permet d\u2019assurer la survie de patients risquant de mourir en attente de la greffe d\u2019un coeur compatible.Grâce à ce dispositif, la vie de deux patients de l\u2019hôpital Royal Victoria qui souffraient d\u2019insuffisance cardiaque en phase terminale a pu être sauvée, a déclaré fièrement le Dr Hugh Scott, directeur du CUSM, au cours d\u2019une conférence de presse soulignant cette première québécoise.Le système est introduit dans la paroi abdominale du patient, a expliqué le Dr Benoît de Varennes, directeur de la chirurgie cardiothoracique à l\u2019hôpital Royal Victoria.Il est rattaché au ventricule gauche du coeur ainsi qu\u2019à l\u2019aorte ascendante.Un fil électrique relie le système à des piles pouvant tenir le coup de six à huit heures.Le patient peut aussi se brancher à une source de courant externe.Tout ce dont il a besoin pour activer son « coeur mécanique » repose dans un petit sac porté en bandoulière.Grâce à la pompe qu\u2019on lui a « installée » le 31 août, M.Dumont, qui souffre de cardiomyopathie ischémique depuis plusieurs années, pourra bientôt être replacé sur la liste d\u2019attente d\u2019une transplantation cardiaque.« Ça va très bien maintenant », confie, tout sourire, l\u2019homme originaire du Nouveau-Brunswick.Il n\u2019aurait pu en dire autant il y a quelques mois.Durant l\u2019hiver, une hypertension pulmonaire a aggravé son cas.Son état s\u2019est détérioré à un point tel qu\u2019il fallait songer à une greffe coeur-poumon.Vu la rareté du groupe sanguin du patient et la pénurie d\u2019organes, il aurait eu à attendre quelques années avant de recevoir une telle greffe.« Il n\u2019aurait pas survécu », croit le Dr de Varennes.En plus d\u2019améliorer l\u2019état de santé des patients et de leur permettre d\u2019être autonomes, le système d\u2019assistance ventriculaire augmente les chances de succès d\u2019une transplantation, car il permet de ranimer les autres organes.Plus de 1000 personnes dans le monde vivent grâce à cette pompe, en attendant leur transplantation.Deux patients ont pu garder leur coeur mécanique plus de trois ans.« Éventuellement, de telles pompes remplaceraient les transplantations cardiaques », a indiqué le Dr de Varennes.Le bijou technologique a cependant un prix : 90 000 $.Au CUSM, son implantation a été rendue possible grâce à un fonds privé de 400 000 $.Le CUSM a demandé au ministère de la Santé de lui verser les sommes nécessaires pour que le programme puisse se poursuivre.On estime qu\u2019une vingtaine de patients de la province pourraient y avoir recours chaque année.Le coroner Perron étonne Urgences Santé PIERRE GINGRAS Urgences Santé s\u2019étonne de l\u2019attitude du coroner Gilles Perron à son endroit dans l\u2019affaire du décès d\u2019Isabelle Brûlé en février 1999.D\u2019autant plus, fait-on valoir, que la mort de la victime n\u2019a rien à voir avec le temps de réponse de ses ambulanciers, au dire même du coroner, et que ses recommandations ne sont qu\u2019une répétition de celles publiées en mars dernier par le vérificateur général du Québec .Urgences Santé estime d\u2019ailleurs que les recommandations du Vérificateur sont en voie d\u2019être satisfaites.On se dit surpris que devant une telle situation, le coroner se permette de faire des commentaires sur son organisation avant même que l\u2019enquête sur la mort de Mme Brûlé ne soit terminée.Le coroner Perron a recommandé que le délai de réponse des ambulanciers dans une situation urgente soit d\u2019au plus huit minutes dans 90 % des cas, comme l\u2019exige l\u2019objectif du ministère de la Santé.À Urgences Santé, on rétorque que cet objectif n\u2019est pas réaliste et qu\u2019aucune ville importante en Amérique Nord ne réussit à l\u2019atteindre.La corporation indique qu\u2019elle a d\u2019ailleurs fait des progrès à cet égard à la suite du rapport du vérificateur général.Selon le coroner, le délai de réponse d\u2019Urgences Santé est de huit minutes dans 65 % des cas et cela ne respecte pas l\u2019objectif ministériel.Il recommande aussi à la corporation de régler rapidement ses problèmes d\u2019intérim, de considérer des primes de rendement comme incitatif à la performance et de réduire le nombre de déplacements inutiles.Urgences Santé rappelle au coroner par voie de communiqué que la corporation n\u2019a pas le pouvoir de nommer son président ou son directeur général, ce rôle revenant au gouvernement, que ce sont les conventions collectives réglées à l\u2019échelle provinciale qui dictent les conditions de salaire des ambulanciers et que le nombre de déplacements inutiles a diminué sensiblement.Le coroner demandait aussi de réduire le temps passé par les ambulanciers dans les centres hospitaliers.Urgences Santé a indiqué que des discussions avec son personnel et les hôpitaux sont en cours à ce sujet. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 A 7 Ile de Montréal Jean Lapierre se dit victime d'un complot Le président du syndicat des cols bleus se vide le coeur après sa sortie de prison GILLES GAUTHIER Sa peine de prison à la suite des événements survenus à l'hôtel de ville en septembre 1993 ayant légalement pris fin dimanche dernier, le président du syndicat des cols bleus de Montréal, Jean Lapierre, s'est vidé le coeur hier et a affirmé qu'il avait été victime d'un procès politique visant à « bâillonner le mouvement ouvrier ».« Je ne suis coupable d'aucun des chefs d'accusation pour lesquels j'ai été condamné », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.« J'accuse la Couronne, les policiers et la Ville de Montréal de collusion politique.»> Des cols bleus avaient, le 13 septembre 1993, défoncé avec un bélier les portes de l'hôtel de ville donnant sur la place Vauquelin.M.Lapierre et son adjoint Denis May-nard ont été condamnés à six mois de prison le 14 octobre 1997.La Cour d'appel a maintenu la condamnation et la sentence en mars dernier.Les deux chefs syndicaux ont été conduits à Bordeaux le 23 mars et en sont sortis le 20 avril.Selon le président du local 301 PHOTO RÉMI LEMÉE.La Presse O Dans Tordre habituel, Denis Maynard, Jean Lapierre et Michel Fontaine, trois dirigeants du syndicat des cols Meus de la Ville de Montréal.du Syndicat canadien de la fonction publique, des preuves ont été fabriquées « comme dans l'affaire Matticks », d'autres ont été détruites ou perdues, des éléments ont été cachés à la défense, des rapports ont été fabriqués après les événements, etc.Quant au juge Serge Boisvert, qui a imposé la sentence, « il a fait un choix social parce qu'il fait partie de l'establishment et il était d'accord avec le procureur de la Couronne qui voulait mettre au pas le mouvement syndical à cause des négociations et des conflits qui apparaissaient partout a l'échelle provinciale.11 a été un instrument aveugle en n'agissant pas en juge impartial.» M.Lapierre a affirmé que l'administration Doré avait organisé un complot (en 1993) parce que le syndicat des cols bleus s'opposait farouchement aux projets de privatisation du système de production et de distribution de l'eau potable qu'elle caressait.« Tous les moyens ont été mis en oeuvre pour tenter de neutraliser notre syndicat.On a créé les conditions propices à l'émergence d'une certaine violence qui pourrait par la suite être sanctionnée de façon exemplaire.» Une des stratégies utilisées, a-t-il soutenu, consista à demander à l'escouade anti-émeute de rester dans l'hôtel de ville plutôt que de former un cordon devant les portes.« Ce qui nous a piégés.C'était quasiment une invitation à ce que la manifestation dégénère.» Il a par ailleurs affirmé qu'il existait un système de « deux poids, deux mesures » défavorisant les chefs syndicaux et il a rappelé le cas de Gilbert Rozon, qui a selon lui été traité moins sévèrement.« Une agression sexuelle, est-ce moins grave que de briser une porte ?» « Pour des crimes identiques, la peine est plus sévère pour un dirigeant syndical.» Pendant que les cols bleus protestaient contre la loi 102, qui permettait à la Ville de réduire leurs salaires.Peter Sergakts et ses partisans dénonçaient la surtaxe et faisaient des dommages dans l'hôtel de ville.« Sergakis n'a écopé que d'une amende de 500 $, alors que Denis Maynard et moi avons été condamnés à six mois.» Une crise de désespoir a mené Gaétan Girouard au suicide MARCEL LAROCHE Ignorant les conseils de son médecin qui, une semaine avant sa mort, lui suggérait de ralentir ses activités professionnelles pour refaire ses forces, Gaétan Girouard a plutôt sombré dans un profond désespoir qui l'a irréversiblement entraîné vers le suicide.C'est à cette conclusion qu'en arrive la coroner Louise Nolet, qui a enquêté sur les circonstances entourant la mort du journaliste vedette de la station de télévision TVA, survenue le 14 janvier 1999.Au sommet de sa popularité, Gaétan Girouard n'avait que 33 ans quand il a mis fin à ses jours dans le hall d'entrée de sa résidence de la rue de la Promenade, à Sainte-Foy.Personnage public qui a animé pendant plusieurs années des émissions d'affaires publiques à TVA, dont J.E.et J.E.en direct, le journaliste avait quitté Montréal quelques mois avant sa mort pour aller poursuivre sa carrière à Québec.Dans son rapport de quatre pages rendu public cette semaine, la coroner Nolet écrit qu'il ne se sentait plus bien dans sa peau et souf- PH0T0 La Pressée Le journaliste vedette Gaétan Girouard avait ignoré les conseils de son médecin.frait d'un profond sentiment d'insécurité, ce qui l'avait incité à consulter son médecin de famille à deux reprises en 1998.Le journaliste était encore plus anxieux, même angoissé, quand il a été vu le 26 octobre 1998 par son médecin qui lui avait suggéré de revenir en décembre pour subir un bilan physique plus approfondi.Après avoir omis de se présenter comme prévu à son rendez-vous de décembre, Girouard a de nouveau consulté son médecin, le 7 janvier 1999.Il paraissait alors fatigué (il avait co-animé la soirée des élections provinciales du 30 novembre 1998) et son état de santé semblait précaire.Comme son patient affichait des symptômes de plus en plus évidents \u2014 sentiments de panique et de désespoir, troubles de concentration et diminution importante de l'intérêt à son travail \u2014, le médecin lui a fortement suggéré de s'arrêter pour mieux prendre soin de sa santé.Exactement une semaine plus tard, Gaétan Girouard était retrouvé sans vie dans sa résidence par un collègue de travail qui s'inquiétait de son absence à la réunion de production de J.E.en direct.Le journaliste avait rédigé une lettre d'adieu de deux pages qui n'a jamais été publiée.Enfin, la coroner Nolet mentionne dans son rapport que le journaliste-animateur se voulait le défenseur des intérêts publics, ce qui lui avait occasionné des problèmes et des soucis, dont plusieurs poursuites intentées au cours des derniers mois précédant sa mort.« Toutes ces actions, dont celle du 13 janvier 1999, arrivèrent ue 4&COOKCO Audk>teONic Q I i A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 SEPTEMBRE 1999 L'idée derrière le réseau Star Alliance était simple: nous vivons sur une grande planète.Trop grande pour un seul transporteur aérien.Voilà pourquoi Air Canada s'est jointe à une équipe de transporteurs partageant la même philosophie pour former une alliance mondiale de transporteurs aériens - la première au monde.Aujourd'hui, neuf* transporteurs membres comptant parmi les plus appréciés sont réunis, chacun d'importance égale et avec un même objectif: des déplacements harmonieux dans le monde entier.Les clients d'Air Canada profitent de services partagés, de réservations simplifiées, et chaque mille accumulé sur des vols d'un des membres du réseau Star Alliance les rapproche d'un niveau AéroplanMO supérieur.Avec le réseau, Air Canada vous ouvre les portes de plus de 760 villes dans 112 pays.Somme toute, le monde est petit.Air Canada et les membres Star Alliance en font la preuve chaque jour, www.aircanada.ca *À compter du 31 octobre 1999.T AIR CANADA < A ~ "]
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