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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-11-03, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mercredi 3 novembre 1999 Politique La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / CYBERPRESSE Un coup de frein à l'assurance-médicaments Devant la hausse vertigineuse des coûts, Québec envisage défaire payer davantage la clientèle KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour donner un coup de frein aux dépenses du régime d'assurance-médicaments, qui ont connu une hausse vertigineuse de 15 % en un an, la ministre de la Santé, Pauline Marois, envisage de faire payer davantage la clientèle du régime, formée à majorité de personnes âgées et de prestataires de l'aide sociale.Depuis l'an dernier, les dépenses au chapitre de l'assurance-médicaments sont en effet passées de 873 millions à plus d'un milliard, peut-on lire au rapport annuel de la Régie de l'assurance-maladie.Une hausse de 156 millions, soit 15 % du coût total du régime.Et c'est dans la catégorie des personnes âgées qu'on observe la plus forte hausse : depuis l'an dernier, les dépenses sont passées de 491 millions à 561 millions.Pour les prestataires de l'aide sociale, le programme a bondi de 203 à 238 millions.« C'est désastreux », a confié à La Presse une source très au fait du dossier.« C'est une catastrophe pour les finances publiques, puis- que la croissance des coûts qu'on voulait freiner par l'instauration d'un régime d'assurance-médicaments, en particulier pour les personnes âgées, a repris de plus belle.On ne pourra pas garder ce rythme-là longtemps », ajoute-t-on.L'architecte du régime d'assurance-médicaments, Claude Castonguay, avait prévu une croissance annuelle d'environ cinq pour cent.Pour freiner ces coûts croissants, le Conseil du Trésor a demandé à la ministre de la Santé de soumettre divers scénarios de réduction de dépenses pour le gouvernement.Des sources fiables indiquent que Mme Marois présentera donc dès aujourd'hui, au Conseil des ministres, diverses propositions en ce Pauline Marois sens.Au cabinet de la ministre, on insiste cependant pour dire que la présentation de ces scénarios ne se fera pas cette semaine.« Ce n'est pas prévu pour l'instant », indique l'attachée de presse de Mme Marois, Nicole Bastien.Pour réduire les coûts du régime.le gouvernement pourrait jouer sur plusieurs tableaux.D'abord, on pourrait augmenter la prime annuelle maximale de 175 $ que versent les cotisants au régime.Ou alors augmenter la contribution que ces cotisants versent lors de l'achat d'un médicament.À l'heure actuelle, les bénéficiaires doivent payer le quart du coût des médicaments.Un plafond de dépenses de 16,66 $ par mois est cependant appliqué aux clientèles les plus pauvres.Mais une telle augmentation de contribution pour les personnes âgées et les prestataires d'aide sociale, des clientèles défavorisées, serait cependant extrêmement délicate sur le plan politique.Déjà, la ministre Pauline Marois avait dû exclure certaines catégories de bénéficiaires de l'aide sociale du régime d'assurance-médicaments pour limiter les effets pervers du régime soulignés au printemps dernier par un groupe de chercheurs.Autre scénario : le gouvernement pourrait aller à la source et réduire le coût des médicaments achetés par les cotisants au régime.Pour stimuler le développement de l'in- dustrie pharmaceutique sur son territoire, le Québec offre présentement une protection de quinze ans aux médicaments d'origine, beaucoup plus dispendieux que leurs copies, les médicaments génériques.Pour réduire ses dépenses au chapitre de l'assurance-médicaments, Québec pourrait décider de rembourser systématiquement le médicament le moins cher, donnant ainsi priorité aux médicaments génériques.Une telle proposition viendrait cependant heurter directement les politiques de développement économique mises de l'avant par le ministre Bernard Landry et risquerait donc d'encourir l'opposition du tout-puissant ministre des Finances.Vu la complexité du dossier, on ne s'attend cependant pas à une décision politique à court terme chez les sources au fait du dossier.Les scénarios présentés « existent depuis longtemps » et le gouvernement pourrait bien laisser traîner les choses encore pendant plusieurs mois.« Mais tout sera envisagé », confie-t-on.Palais des congrès : Gespro l'emporte DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC L'immense cafouillis entourant le choix d'un entrepreneur pour l'agrandissement du Palais des Congrès de Montréal devrait prendre fin avec le choix, aujourd'hui, du consortium Gespro par le gouvernement Bouchard.Selon les informations obtenues par La Presse, le projet soumis début octobre par le groupe Gespro-Devco-PFC a rapidement remporté l'adhésion du nouveau comité de sept experts, formé en catastrophe par Québec à la fin septembre pour reprendre une procédure d'appel d'offres avec trois soumissionnaires.Le temps presse pour le début des travaux \u2014 l'annonce de l'agrandissement qui double la superficie du Palais date d'il y a un an, et les travaux doivent être entrepris rapidement pour que le Palais respecte ses engagements pour mai 2002.À la fin de l'été, une première évaluation par la Société immobilière du Québec favorisait aussi Gespro, mais cette décision avait soulevé un tollé à Montréal, où le groupe Axor, avec l'appui d'un premier groupe d'expert, soutenait s'être fait flouer.Cette fois encore, a-t-on appris, Axor considérerait la possibilité d'entamer des poursuites légales, forte du verdict d'un premier groupe d'experts.La Société immobilière du Québec n'avait pas retenu cette recommandation car, du point de vue de son « client », la Société du Palais, aucune proposition de cette première ronde ne répondait aux attentes.Dans cette première ronde, Gespro avait soumis un projet à 166 millions, Axor était à 214 millions et le groupe Hervé Pomerleau était troisième à 255 millions.La nouvelle ronde a fourni l'occasion d'améliorer de beaucoup le projet, « on finit avec un bien meilleur projet qu'à l'origine », explique une personne informée de la décision.Le comité de sept personnes comprenait des experts reconnus, comme Guy Desbarat, ex-doyen de la Faculté d'architecture de l'Université de Montréal, Roger Nicolet, président de l'Ordre des ingénieurs, et Marie Lessard, une autre spécialiste universitaire.Le comité est arrivé facilement à identifier le gagnant, et sa recommandation est unanime.« La proposition retenue est largement dominante par rapport aux autres », indique-t-on.Quatre jours ont suffi pour passer à travers les volumineuses propositions.La qualité du produit fut le premier élément considéré, assure-t-on.Comme la Société du Palais avait modifié substantiellement son projet en cours de route, on devait ajouter 45 millions de travaux à un projet qui devait coûter initialement 185 millions.Les trois propositions étaient passablement différentes de celles de la première ronde.En outre, on a précisé tout de suite aux trois groupes qu'ils devaient présenter des propositions conformes aux attentes sous peine d'être automatiquement rejetés.Finalement, on a d'avance mis fin au jeu qui avait compliqué la première ronde \u2014 des crédits qui théoriquement permettaient de réduire les coûts mais en enlevant des parties nécessaires du pro- jet- Gaspésia: Brassard promet « mobilisation générale » PHOTOPC Le ministre des Finances, Paul Martin, a présenté hier la mise à jour des finances du gouvernement fédéral.Opposition et observateurs saluent la nouvelle transparence de Martin VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA La promesse non chiffrée de Paul Martin de baisser les impôts dès l'an prochain laisse froids les observateurs et l'opposition qui saluent toutefois les prédictions de surplus étalée sur cinq ans.« Le côté positif de l'exposé de Paul Martin, indique Marc Lévesque, économiste principal à la banque Toronto-Dominion, c'est que le débat se fera sur l'utilisation et non la taille des surplus.» En fait, souligne M.Lévesque, le simple fait que le ministre des Finances reconnaisse maintenant l'existence de surplus constitue déjà une grande amélioration.Officieusement, les économistes qui ont participé aux consultations du ministère des Finances jugent que les surplus anticipés sont trop bas, mais, officiellement, ils ne rechigneront pas pour deux ou trois milliards.L'important, résume Marc Lévesque, c'est que le ministre des Finances lance le débat sur l'utilisation de ces surplus.« C'est un changement majeur par rapport aux pratiques des dernières années, reprend l'économiste.Nous avons souvent critiqué les cachotteries de Paul Martin qui cachait les surplus pour les dépenser.» Les partis d'opposition ont aussi applaudi la nouvelle politique de transparence du gouvernement libéral, mais là s'arrêtent toutefois les bravos.Les réformistes et leur chef Preston Manning retiennent surtout que le ministie des Finances n'annonce aucune baisse d'impôts concrète.Avec des surplus de plus de 90 milliards ces cinq pro-ilidines années, critiquent les réformistes, Paul Martin est plutôt tenté de se lancer dans de nouvelles dépenses au détriment des contribuables.« M.Martin n'avait jamais reconnu l'existence de surplus, c'est une bonne nouvelle, indique pour sa part le critique bloquiste Y van Loubier.Ce qui est une moins bonne nouvelle, c'est qu'il traficote encore les chiffres et que ses prévisions de surplus ne reflètent pas la réalité.» Selon le Bloc québécois, Paul Martin sous-évalue volontairement l'ampleur des surplus.M.Loubier affirme que ces surplus seront de 12 milliards dès cette année et de 20 milliards en 2000-2001.Quant aux programmes pour la petite enfance projetés par les libéraux, le critique bloquiste dénonce ce qu'il appelle l'« hypocrisie crasse » de Paul Martin.« Quand les libéraux sont arrivés au pouvoir, indique M.Loubier, il y avait un million d'enfants pauvres au Canada.Il y en a maintenant 1,5 million.On ne peut pas appauvrir les enfants année après année et venir brailler après.» Se faisant l'écho du gouvernement Bouchard, le Bloc condamne à l'avance tout nouveau programme fédéral en santé ou pour la petite enfance, deux champs de compétence provinciale, insiste Yvan Loubier.S'il n'en tenait qu'aux économistes des grandes institutions financières canadiennes, ces programmes ne verraient pas le jour, du moins pas dès l'an prochain.Priorité aux baisses d'impôts, dit la haute finance, « J'aimerais que M.Martin utilise son surplus de 5,5, milliards en 2000-2001 pour réduire les impôts, avance Marc Lévesque.Et s'il n'a pas besoin de son coussin de quatre milliards, j'espère qu'il l'enverra au remboursement de la dette.» Selon l'économiste principal de la TD, une réduction des impôts de l'ordre de 5,5 milliards se traduirait dans les faits par un modeste gain de 450 $ en moyenne par année par ménage.« C'est pas énorme, raison de plus pour l'accorder aux contribuables », conclut Marc Lévesque.Les économistes sont aussi d'avis que le ministre des Finances devrait, de façon urgente, indexer les tables d'impôts pour soulager la dastC moyenne.DENIS LESSARD du bureau de La Presse.QUÉBEC Le gouvernement Bouchard n'accepte pas la fermeture cavalière de la papetière Gaspésia qui a condamné au chômage 600 personnes à Chandler.« Nous ne nous résignons pas à cette fermeture », a assuré hier le premier ministre Lucien Bouchard à l'Assemblée nationale.Hier, il a rencontré le président de la FTQ, Henri Massé, et le maire de Chandler, Jean-Luc Paquin, pour parler de ce dossier.Après ces consultations, le ministre des Richesses naturelles, Jacques Brassard, a promis « une mobilisation générale » pour renverser la décision d'Abitibi-Consolidated de fermer l'usine en dépit d'un engagement écrit le printemps dernier.Mais alors qu'en Chambre M.Bouchard parlait de la « valeur juridique »de « ce contrat », M.Brassard était plus éva-sif.« On n'en est pas rendu là ».a-t-il dit quand on lui a demandé si Québec songeait à prendre la voie des tribunaux.En fait, a-t-on appris, on évalue la portée réelle en cour des ententes si gnées par John Weaver, le président de Consol, le printemps dernier.Il s'agissait davantage de lettres d'intention que de documents contractuels, explique-t-on en coulisses.Aussi, indique-t-on, Québec a rapidement écarté la proposition du maire Paquin d'exproprier l'usine.La ville ne peut le faire que pour des fins municipales, et le gouvernement n'a pas de poignées légales pour forcer la vente \u2014 Consol ne veut pas céder volontairement l'usine craignant qu'un compétiteur ne s'y installe.En Chambre, M.Bouchard a rappelé que la Consol s'était engagée, au printemps, à maintenir à Gaspésia un des deux moulins avec une scierie de copeaux pour alimenter l'atelier de pâte thermomecanique.Le projet de 100 millions d'investissements était assorti d'une subvention de huit millions de Québec et d'une garantie de droits de coupe de 278 000 mètres cubes, une valeur de 28 millions.Hier, M.Brassard a souligné toutefois que ces droits de coupe étaient liés au fonctionnement de l'usine de Chandler.Pour les autres régions, il n'est pas question de se servir des droits déjà accordés pour faire pression sur la Consol.Ce serait désavouer un contrat ; or, c'est précisément ce qu'on reproche à la Consol, a expliqué le ministre.Pour lui, toutes les conditions invoquées par la Consol pour se retirer du projet ne tiennent pas.« Le marche était plus engorgé au printemps, les prix n'étaient pas meilleurs; au contraire, ils se sont améliorés depuis.Au printemps la Consol a pourtant signe l'entente », a relevé M.Brassard.Selon lui, la campagne que peut me ner Québec auprès de l'opinion publi que pour dénoncer la conduite île la Consol sera beaucoup plus efficace qu'une poursuite.Jacques Brassard L'AIDE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive., Elle est si petite et se glisse -'MT^ confortablement dans l'oreille- *l « modèle Hlir trr n'est po3 couvt.rt pat la RAMQ ** * F ** Laflamme & Associés (514) 849-4500 1 800 422-6181 Audioprothésistes MONTRÉAL-1 TT.-LONGUEUIL 525.rue Sherbrooke Est #1 90.place Charles l emoyne.bureau 102 BELOEIL 365.boul Laurier, bureau 101 ST JEAN SOJ 340-1200 boni du Séminaire bure.iu 140 LAVAL.GRANBY 14501 629-9887 I4SOI 378- 1435.boul Sl-Martin Ouest bureau 300 1 320 boul lecJerc Oue: st.bureau 8 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la Régie d'assurance maladie du Québec ? 3LP0201B1103 b2-mercredi-edito 3LP0201B1103 ZALLCALL 67 00:51:38 11/03/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Enfin, un débat sur les surplus Dans l\u2019exposé économique qu\u2019il présentait hier à London, Ontario, le ministre des Finances, Paul Martin, n\u2019a pas annoncé un virage majeur de son gouvernement sur les questions fiscales.La chose aurait été étonnante.Mais il a enfin ouvert la porte à un véritable débat sur les surplus budgétaires canadiens.Cela créera une dynamique qui forcera peut-être le gouvernement Chrétien à changer.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Dans une dynamique carrément surréaliste, les Canadiens ont été incapables, depuis trois ans, d\u2019avoir leur mot à dire sur l\u2019utilisation des surplus, pour la bonne raison que ceux-ci, officiellement, n\u2019existaient pas.Le ministre, par prudence financière, niait leur existence ou les sousestimait, et quand il devait admettre leur présence, en fin d\u2019exercice, il était trop tard, car l\u2019argent avait déjà été dépensé.Dorénavant, ces jeux ne seront plus possibles.Paul Martin, au terme de consultations avec les banques à charte et des organismes de prévision, a rendu publiques des projections consensuelles sur les surplus des prochaines années, sur les hypothèses de calcul et sur les marges de prudence qu\u2019il s\u2019est donné.Cet exercice, d\u2019une grande transparence, permettra à tous de savoir exactement où l\u2019on s\u2019en va, de quoi on parle et de connaître précisément les ressources dont dispose le Canada pour ses choix collectifs.Les surplus budgétaires probables, rappelons-le, seront de 5,5 milliards en l\u2019an 2000, 8,5 en 2001, 12,5 en 2002, 17,5 en 2003, et 23 milliards en 2004-205.Cette mise à jour économique et financière contient un autre outil essentiel au débat public, une liste très complète du coût des diverses mesures de réduction fiscales qui pourraient être envisagées.Le ministre Martin exprime aussi avec beaucoup de fermeté sa volonté de réduire le fardeau fiscal, en promettant un plan pluriannuel de réduction d\u2019impôts, qui ciblerait d\u2019abord et avant tout les impôts personnels.La prudence la plus élémentaire nous suggère d\u2019attendre le budget de février prochain pour voir comment ses intentions se traduiront en action.Mais entre-temps, par la transparence de sa démarche et par les questions qu\u2019il soumet aux Canadiens, le ministre Martin amorce très clairement un débat public sur la réduction du fardeau fiscal.Cela lui permet sans doute de gagner du temps et de désamorcer le mouvement de colère fiscale qui commençait à s\u2019amplifier.Mais plus fondamentalement, cela permet au ministre des Finances, sans aller directement à l\u2019encontre de la philosophie qui se dégageait du récent Discours du trône, avec ses multiples projets de dépenses, de créer une dynamique qui empêchera le gouvernement Chrétien de créer des situations de fait accompli et de se lancer dans d\u2019irréparables et excessifs projets de dépenses.Cela empêchera aussi les pires dérives du débat fiscal, par exemple cette façon de présenter, comme l\u2019a fait le premier ministre Chrétien pas plus tard que lundi, les baisses d\u2019impôts comme une affaire de riches.Le ministre Martin réussit, dans son exposé, à situer cette question de la réduction du fardeau fiscal dans une juste perspective.« C\u2019est tout simplement, dit-il avec beaucoup d\u2019à propos, que les Canadiens ont le droit de conserver une plus grande part de l\u2019argent qu\u2019ils gagnent.Après tout, les Canadiens travaillent pour cet argent.Il est à eux.» DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca À la suite du décès tragique de Claude Masson et de sa femme, Jeannine Bourdages, La Presse a reçu un très abondant courrier autant de ses simples lecteurs que de dirigeants d\u2019une multitude d\u2019organismes qui les ont connus d\u2019une manière ou d\u2019une autre.Nous publions ici quelques-unes de ces lettres, représentatives de toutes les autres.Nous remercions nos lectrices et nos lecteurs qui ont pris le temps de nous exprimer ainsi leurs sympathies et de nous manifester leur solidarité.La même humilité que son père n J\u2019ai fait mes études avec Philippe, le fils de Claude.Jamais je n\u2019aurais pensé vivre pareilles émotions.En entendant les témoignages des collègues de travail de M.Masson au téléjournal, j\u2019ai compris d\u2019où émanait l\u2019humilité de son fils.Vous savez, il est souvent facile d\u2019être impressionné par l\u2019origine des parents de nos compagnons d\u2019études universitaires, surtout lorsque nous sommes issus du milieu ouvrier.J\u2019ai toujours eu du plaisir à rêver, à discuter avec Philippe, à faire la fête, du ski et bien d\u2019autres choses.Je tiens à assurer tous les membres du personnel de La Presse que M.Masson vit toujours, car il laisse deux fils.Je pense en particulier à Philippe que j\u2019ai connu et qui sera, j\u2019en suis sûr, à même de perpétuer les valeurs d\u2019engagement, d\u2019humilité, de générosité que Claude lui a enseignées.Yvan BOUTIN Montréal La part des choses n C\u2019est véritablement avec tristesse qu\u2019ici, dans la région de Trois-Rivières, nous avons appris le décès accidentel de monsieur Claude Masson et de son épouse.Depuis longtemps abonné à La Presse, et aussi au Nouvelliste, le point de vue de Claude Masson nous manquera.Il ne faisait pas partie des « flambloyants », ils faisait plutôt partie de ceux qui savent toujours assez justement faire la part des choses.Une qualité plus rare encore.Lucie LAMOTHE et Christian ROCHEFORT Un exemple à suivre n Mes condoléances pour la perte de votre leader tenace.La Presse est en deuil d\u2019un pilier du monde journalistique.Votre patron, Roger D.Landry, a tracé un excellent portrait de cet homme aimable aux talents remarquables, qui fut très généreux en partageant ceux-ci avec son prochain.Dernièrement, il invitait les lecteurs à partager leurs avis et faire connaître leurs suggestions sur « La route de l\u2019an 2000 ».C\u2019était sans doute un de ses nombreux projets qui rend La Presse si intéressante et instructive.Dans sa dernière chronique, celle du samedi 30 octobre, il souhaitait Bonne fête d\u2019Halloween à tous ceux et celles qui se sentent jeunes et qui vont célébrer ce week-end.Il n\u2019en aura pas eu l\u2019occasion.Continuez à suivre la route qu\u2019il vous a tracée.Cet homme qui aimait tant la vie est un exemple à suivre.Michel GUITÉ Boisbriand Assurance surprenante n Mon nom est Luis Ibarra.Je travaille pour le service de l\u2019immigration des États-Unis à l\u2019aéroport de Dorval, comme inspecteur de l\u2019immigration.Samedi, j\u2019avais parlé au vice-président de La Presse, M.Claude Masson, et à sa conjointe avant leur départ pour Le Caire.En rigolant, je leur avais demandé s\u2019ils n\u2019avaient pas peur d\u2019aller en Égypte avec tout ces problèmes de terrorisme au Caire et en Israël.M.Masson et son épouse m\u2019avaient répondu avec une assurance surprenante qu\u2019ils n\u2019avaient pas peur de mourir et qu\u2019il fallait bien mourir un jour ou l\u2019autre.J\u2019espère que ce témoignage vous réconfortera, sachant qu\u2019ils n\u2019avaient pas peur de mourir.Luis IBARRA Grande courtoisie n Sincères condoléances à votre équipe à la suite du décès tragique de M.Masson.J\u2019ai eu la chance de partager un déjeuner-conférence avec lui et sa grande courtoisie m\u2019avait frappé.Luc Le SAUTEUR Une grande perte n L\u2019Association des retraités de La Presse (ARLAP) a appris avec consternation la nouvelle de la dispariton de monsieur Claude Masson et de son épouse.La coopération entre Claude et notre association était très cordiale et sincère.C\u2019est une grande perte, d\u2019un grande homme qui, dans quelques années, aurait joint nos rangs.À l\u2019occasion de la messe anniversaire de nos retraités décédés durant l\u2019année, qui aura lieu aujourd\u2019hui à midi en la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, nous aurons une pensée toute spéciale pour sa mémoire.Sincères condoléances à toute sa famille et à la grande famille de La Presse et à son président, Roger D.Landry.Claude PANNETON président Association des retraités de La Presse Bon voyage, monsieur Masson n Il y a de ces personnes, de ces personnages, devrais-je dire, dont la disparition provoque spontanément un élan de tristesse, non seulement à cause de ce qu\u2019ils sont, mais surtout à cause de leur influence qui nous a permis d\u2019être un peu plus.Claude Masson incarnait ce modèle d\u2019homme qui a apporté sacontribution, sa vision, pour améliorer le mieux-être de tous.À ces hommes, ces femmes avec qui on a grandi, avec qui on a appris, qui nous ont fascinés et dans une certaine mesure, façonnés, que des hommages vous soient rendus.Yves DESLAURIERS Lafontaine Exemple professionnel n À la lecture des témoignages sur l\u2019héritage laissé par monsieur Masson et grâce à une lecture assidue et passionnée de La Presse, nous constatons et prenons conscience de l\u2019ampleur de l\u2019influence de notre rédacteur en chef et éditeur adjoint.À la suite de son passage parmi nous et face à cette tragédie, nous ne pouvons que rendre grâce à notre Créateur et le remercier pour l\u2019héritage qu\u2019il nous a laissé à nous tous et nous inspirer de son exemple professionnel, communautaire et social pour contribuer, à notre façon, à la qualité du monde qui nous entoure.Pierre-Luc BEAUVAIS Saint-Léonard De grandes valeurs morales n Dans la nuit de samedi à dimanche, j\u2019ai été réveillée par des bourrasques de vent qui tourbillonnaient sur le toit de la maison de campagne de mon ami, au lac Champlain, dans l\u2019État du Vermont.Le vent sifflait avec une telle intensité que j\u2019ai eu peur.Je me suis levée et j\u2019ai regardé le lac en me disant que ce vent ne présageait rien de bon.Dimanche, à mon retour à Montréal, j\u2019ai appris par les nouvelles de LCN la mort de M.Masson.J\u2019ai été atterrée comme si je le connaissais « personnellement ».Certains sont des « fans » de Foglia ; moi, j\u2019étais une lectrice de Claude Masson.Je lisais toujours avec bonheur ses écrits.La justesse de ses propos, sur des sujets qui m\u2019interpellaient, m\u2019aidait à voir la situation sous un autre angle parfois et me démontrait que M.Masson était un homme avec de grandes valeurs morales.Merci M.Masson et « Bon Voyage vers l\u2019Éternel ! » Monique TRUDEL Un ami lointain n Nous apprenons avec effroi la nouvelle de la disparition de Claude et de son épouse.Est-il besoin de vous dire le traumatisme que celle-ci a causé chez nous ?Même si peu d\u2019entre nous avaient effectivement rencontré Claude, son nom était depuis des années devenu celui d\u2019un ami lointain, dont ni le temps ni la distance ne sauraient nous éloigner vraiment.J\u2019avais, quant à moi, appris à le connaître et à l\u2019apprécier, retrouvant lors de nos trop rares rencontres et de nos échanges écrits une réelle complicité.J\u2019avais bien souvent apprécié son ouverture d\u2019esprit, sa très grande rigueur éditoriale et son pragmatisme qui avaient permis à La Presse de jouer un rôle prépondérant dans notre réseau.Laurent MUNNICH directeur World Media Network Claude Masson La «guéguerre» Il faut se croiser les doigts.Les élections municipales de dimanche prochain, déjà enclenchées avec le vote par anticipation du week-end dernier, n\u2019ont pas, jusqu\u2019à maintenant, déclenché des problèmes trop complexes exigeant une intervention personnelle du directeur général des élections.Même si, pour la première fois, on y applique cette nouvelle disposition de la loi permettant de demander à un électeur de prouver son identité.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Heureusement, parce que, en dépit du fait qu\u2019on sait depuis un bon moment qu\u2019il faudrait procéder à une nomination, ce poste n\u2019a toujours pas de titulaire permanent.Plus incroyable encore, il y a maintenant deux semaines qu\u2019il est totalement vacant, le mandat de six mois de celui qui en assurait l\u2019intérim étant expiré le 21 octobre.Pour l\u2019instant, c\u2019est un « comité de gestion » qui voit au fonctionnement courant des opérations.Cette vacance s\u2019avère aussi inacceptable que dangereuse parce qu\u2019elle compromet la crédibilité d\u2019une des rares fonctions dont le titulaire doit être nommé par l\u2019ensemble des députés.Et non uniquement par le gouvernement.Et le plus inquiétant, c\u2019est que cette carence n\u2019est pas due à la négligence mais plutôt à un jeu mesquin entre le gouvernement et l\u2019opposition qui n\u2019arrivent pas à se mettre d\u2019accord sur une nomination qui, idéalement, devrait refléter un réel consensus, à défaut d\u2019une unanimité totale.Cette « guéguerre » n\u2019a pas comme unique effet de réduire cette fonction prestigieuse au rang de vulgaire enjeu dans un guerre entre deux clans incapables de subordonner leurs buts partisans au profit de l\u2019intérêt général.Elle se trouve à alimenter chez bien des citoyens cette forme de cynisme qui est en voie d\u2019éroder même les institutions publiques les plus essentielles.En ce sens, si libéraux et péquistes veulent qu\u2019on les croit quand ils affirment avoir à coeur la qualité de la vie démocratique, ils ont intérêt à s\u2019entendre.Et vite. 3LP0302B1103 b3-mercredi-edito 3LP0301B1103 ZALLCALL 67 00:51:29 11/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1999 B 3 Opinions R BNQ et GBQ: les incidents de parcours sont réglés PHILIPPE SAUVAGEAU L\u2019auteur est président et directeur général de la Bibliothèque nationale du Québec.Radio-Canada a diffusé le 20 octobre dernier un reportage de Julie Miville-Deschêne sur la Grande Bibliothèque du Québcc, au cours de l\u2019émission Le Point.J\u2019ai accordé une entrevue de près d\u2019une heure à la journaliste dont elle n\u2019a gardé que quelques minutes qui ne reflètent pas l\u2019esprit du message que j\u2019ai voulu livrer.J\u2019ai en effet répété à maintes reprises, lors de cette entrevue, que si les négociations entre la BNQ et la GBQ avaient connu des incidents de parcours, ceux-ci sont maintenant réglés à la satisfaction des deux parties, et j\u2019ai affirmé clairement qu\u2019un grand pas avait été franchi, ce qui ne transparaît guère dans cette émission.En effet, j\u2019ai précisé plusieurs fois que les deux conseils d\u2019administration, celui de la GBQ et celui de la BNQ, ont adopté à l\u2019unanimité le dernier projet de protocole d\u2019entente, qui respecte les missions et les mandats dévolus aux deux institutions.Soulignons entre autres que, par ce protocole, la Bibliothèque nationale « prête de façon permanente » à la GBQ sa collection de diffusion, constituée de tous les documents qu\u2019elle possède en double.J\u2019ai rappelé aussi qu\u2019une solution de compromis avait été acceptée par les membres du conseil d\u2019administration de la GBQ concernant l\u2019aménagement de ces collections.Cette solution tient partiellement compte des préoccupations des trois bibliothécaires membres du conseil d\u2019administration de la GBQ, qui craignent d\u2019expérience qu\u2019en isolant les livres québécois de la BNQ et de la Ville de Montréal, les usagers soient moins tentés de les consulter.Enfin, dans ce reportage, madame Miville- Deschêne affirme que j\u2019ai convoité le poste occupé par madame Bissonnette.Lorsque la question m\u2019a été posée, j\u2019ai répondu que je ne l\u2019avais pas convoité, puisqu\u2019il aurait été problématique pour le gouvernement de me désigner à la tête de cette institution, à l\u2019instar de mon collègue de la Ville de Montréal, monsieur Jacques Panneton, dans la mesure où les deux institutions sont parties prenantes de la Grande Bibliothèque.J\u2019aurais toutefois accepté de mettre à contribution mon expertise en matière de construction de bibliothèques, tout en continuant à présider aux destinées de la Bibliothèque nationale du Québec.En définitive, un projet aussi complexe et totalement inusité, où l\u2019on retrouve les collections de diffusion d\u2019une bibliothèque nationale fusionnées avec celles d\u2019une bibliothèque municipale, \u2014 il n\u2019existe aucun modèle de ce genre au monde \u2014 devait susciter des commentaires et des interrogations.Des ajustements se sont ainsi avérés nécessaires entre les partenaires, tout d\u2019abord au sein du Comité Richard, puis du Conseil provisoire et enfin avec l\u2019actuelle administration de la GBQ.Au cours des derniers mois, la BNQ et la GBQ ont réglé les questions en litige.Je trouve donc extrêmement dommage que le reportage du Point puisse avoir donné l\u2019impression que les différents partenaires sont incapables de s\u2019entendre afin que la population de Montréal et de ses environs bénéficie des services d\u2019une bibliothèque digne d\u2019une métropole.Manifeste pour un autre monde On n\u2019arrête pas le progrès ?Oui, s\u2019il conspire contre la dignité, la sécurité et les besoins de l\u2019homme YVES MICHAUD Ancien député à l\u2019Assemblée nationale et ami de longue date de l\u2019ancien premier ministre René Lévesque, l\u2019auteur a surtout fait parler de lui, ces dernières années, comme Robin des banques, un titre qu\u2019on lui a décerné en raison de son combat pour redonner aux petits actionnaires des institutions financières leur pouvoir et leur droit de parole.Nous sommes entrés dans une époque radicalement transformée où la mondialisation des marchés ouvre les portes des échanges économiques à l\u2019échelle de la planète.Ce que nous vivons à la fin de ce millénaire, lequel soit dit en passant aura été l\u2019un des plus barbares de l\u2019histoire de l\u2019humanité, est une véritable révolution.Le capitalisme industriel du début du siècle aura été, malgré ses tares et ses bavures, générateur d\u2019emplois par le biais de la production de biens de consommation.Réglementé, tempéré, surveillé, il aura permis en fait la création de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler l\u2019État-providence dans les pays industrialisés, assurant en fait à chaque citoyen un minimum de sécurité sociale.Dans le capitalisme industriel, on vénérait les bâtisseurs d\u2019empire, les entrepreneurs, les créateurs de richesse.Henry Ford faisait travailler des centaines de milliers d\u2019ouvriers, les payait assez cher pour qu\u2019ils puissent acheter une voiture que crachaient à la minute ses chaînes de montage.Ce système n\u2019était pas sans défaut : taylorisation, travail à la chaîne, abrutissement des travailleurs, mais il avait au moins le mérite de créer des emplois bien rémunérés.De nos jours, on accordera 40 millions de dollars US en guise de prime au président d\u2019une grande compagnie américaine (AT&T) pour le haut fait d\u2019armes d\u2019avoir mis à la porte 40 000 employés! L\u2019on pourrait citer des milliers d\u2019exemples de cette nature.Le Figaro, journal de la droite française, porte-parole du patronat et des chefs d\u2019entreprise, écrit sous la plume de son rédacteur en chef: « Les patrons seraient bien inspirés de prendre quelque distance avec un système qui, aujourd\u2019hui, asservit l\u2019économie à la finance en réclamant des taux de profit exorbitants : les entrepreneurs sont condamnés à licencier et à dégraisser toujours plus pour faire monter les cours de Bourse.Il y a quelque chose d\u2019amoral dans cette haine des marchés contre l\u2019emploi.Aux États- Unis, la baisse du chômage donne toujours des vapeurs à Wall Street, ce qui donne à penser que ce capitalisme-là est l\u2019ennemi de l\u2019homme, un ennemi avide et cynique.» De tous les groupes du Québec qui ont ouvert leur coffre à outils en prévision du sommet économique d\u2019il y a quelques années, pas un seul n\u2019a abordé de plein le fouet, non pas l\u2019un mais LE vrai problème de notre époque, celui de la nouvelle religion du capitalisme qui est en voie de s\u2019implanter partout dans le monde.Une religion dont ont baise amoureusement les pieds des nouvelles saintes : Sainte Compétivité, Sainte Privatisation, Sainte Déréglementation, Sainte Mobilité, Sainte Mondialisation, Sainte Libéralisation, Sainte Restructuration, Sainte Rationalisation.On avait réussi jusqu\u2019à nos jours à contrôler les excès pervers du capitalisme par des lois anti-trusts, anti-monopoles, anti-concentration financières ou industrielles, au paradis même du système capitaliste, les États-Unis.Il y avait une sorte d\u2019équilibre entre le profit \u2014 qui n\u2019est pas mauvais en soi \u2014 et des exigences de justice sociale, d\u2019un minimum de solidarité entre les hommes et les femmes appelés à vivre en société.« La justice sociale, dit Galbraith, n\u2019est pas seulement juste, elle remplit une vraie fonction économique.» Or, cet équilibre est en voie de s\u2019écrouler comme un château de cartes avec une nouvelle religion de l\u2019économie capitaliste appelée à régenter le monde entier et à l\u2019entraîner vers une dérive libertaire néfaste au fonctionnement démocratique.Au rythme où vont les choses, nous sommes précipités à une vitesse folle dans l\u2019enfer du chômage, de la pauvreté, de l\u2019exclusion, des sans-abris et des sans-domicile, quand ce n\u2019est pas des crève-la-faim.Nous sommes désormais dans l\u2019ère de la « financiérisation » du monde géré par des prédateurs anonymes en bretelles qui peuvent en quelques heures détruire l\u2019économie des nations avec le risque que disparaissent les fondements sur lesquels se sont bâties nos démocraties modernes : patrie, langue, culture, frontières, valeurs sociales, sont en voie de se dissoudre dans le creuset de la globalisation des échanges et d\u2019un néocapitalisme sauvage et sans contrôle.« La firme transnationale, écrit André Gorze, dans Misères du présent et richesses du possible, s\u2019assure une sorte d\u2019extra-territorialité dépossédant l\u2019État national de cet attribut de souveraineté qu\u2019est le pouvoir de lever les impôts et d\u2019en fixer le taux.Le capital est désormais le seul détenteur de la souveraineté, capable de décider directement par un acte régalien, le destin des nations et de dicter ses propres règles à l\u2019ancien souverain.Jamais le capitalisme n\u2019avait réussi à s\u2019émanciper aussi complètement du pouvoir politique.» À quoi diable! auront servi nos luttes si nous devons expédier nos rêves au charnier de nos illusions crevées et assister, impuissants, à la transformation de nos gouvernements en descentes de lit de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) de la Banque mondiale ou de l\u2019Organisation de coopération et de développement économique ( OCDE) ?N\u2019aurions-nous donc tant vécu que pour voir le Canada et le Québec entrer dans le XXIe siècle avec les attributs d\u2019une commission scolaire ?On n\u2019arrête pas le progrès ?Oui, s\u2019il conspire contre la dignité, la sécurité et les besoins de l\u2019homme.Le libre-échange et certains aspects de la mondialisation ont certes des vertus comme l\u2019ouverture des grands marchés à des petites nations, mais il ne faut pas qu\u2019ils se traduisent par l\u2019éclatement des cadres nationaux, des références culturelles et historiques qui leur sont propres et qui entendent préserver leur unité et leur singularité.Verrons-nous demain des Étatsnations serviles à la mémoire interdite, composés de citoyens atomisés entrant dans « l\u2019ère du vide »?Décriées par les déracinés, les apatrides du « fric », les hâbleurs de la société marchande, les nations sont nécessaires à l\u2019équilibre du monde.Au nom de quel obscurantisme, de quel « multiculturalisme » de ghettos, de quel « communautarisme » dévoyé, de quelle divinisation de la « corbeille » perdrions- nous l\u2019héritage des suites de nos pères?Parce qu\u2019ils sont notre unique rempart contre l\u2019effacement de notre mémoire et l\u2019abandon de notre souveraineté, nos gouvernements doivent s\u2019opposer avec force à une mondialisation financière obsédée par le rendement à court terme en lieu et place des investissements productifs.Nos gouvernements ne sauraient tolérer que le marché aboutisse à une remise en cause, au pire à la disparition tout court de leur pouvoir de réglementation, seule protection contre l\u2019affaiblissement des plus faibles, le chômage massif, la paupérisation grandissante.Qui plus est, ce sont les retraités et les salariés qui risquent d\u2019écoper en première ligne du fait qu\u2019ils sont à la fois travailleurs et rentiers, propriétaires des fonds de pension où se retrouve désormais la plus grande partie de la richesse du monde : comme salariés, il supportent les conséquences de la flexibilité exigée par la recherche effrénée du profit maximal immédiat ; en tant qu\u2019épargnants, ils assument en première ligne les risques liés à l\u2019instabilité des marchés financiers.Cela se fait sous la coupe réglée non plus des grandes fortunes personnelles, mais d\u2019employés gestionnaires de caisses de retraite ou de fonds de pension, de chefs de direction de banques ou de sociétés ouvertes, grassement rémunérés par des conseils d\u2019administration en état avancé « d\u2019ébriété économique » ! Refiler l\u2019addition aux salariés et aux retraités des rémunérations grotesques à même l\u2019avoir des actionnaires, de même que transférer vers eux les risques financiers autrefois supportés par les États et les entreprises, revient à instaurer une « désécurité » délibérée, organisée et planifiée, nuisible sur le plan social et économique.Le cri d\u2019alarme vient d\u2019un organisme aussi conservateur à la botte des gouvernements des pays les plus économiquement avancés de la planète, l\u2019Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) : « L\u2019augmentation des investissements étrangers des caisses de retraite à l\u2019avenir risque d\u2019accroître les risques de crise financière internationale systémique.Les caisses de retraite vont disposer de montants de plus en plus importants à investir étant donné le vieillissement des populations, alors que ce type de placement représente un énorme pouvoir financier.Le défi principal pour les responsables de la politique financière est de savoir comment gérer les périodes de turbulences financières, sans susciter d\u2019occasions où les gouvernements compenseraient les pertes du privé.» Retraités ou salariés ont du pain sur la planche pour des années à venir.Apathiques à ce jour, il est temps qu\u2019ils se réveillent au titre de prestataires, de propriétaires de leur caisse de retraite, et d\u2019actionnaires des sociétés dans lesquelles sont investies leurs épargnes.Cela implique une surveillance constante et minutieuse des gestionnaires des fonds de pension et des investisseurs institutionnels, qui ont eu jusqu\u2019à ce jour la vie un peu trop belle en raison du désintéressement des propriétaires que nous sommes des milliards entassés dans nos régimes de retraite.Si nous n\u2019y prenons garde, la mondialisation déchaînée, sans foi ni loi, sans frein et sans garde-fou ne sera ni plus ni moins que l\u2019homogénéisation du monde, la pensée totalitaire, le discours totalitaire, la robotisation de l\u2019humanité aux réflexes conditionnés par une seule puissance.Les nouveaux maîtres du monde ne sont plus les grands bâtisseurs d\u2019hier mais les employés grassement rémunérés que sont les chefs de direction des grandes institutions financières et leurs pourvoyeurs que sont les gérants de fonds communs de placement, des caisses de retraite, de l\u2019épargne des citoyens.Nous préparons pour nous-mêmes et nos enfants des « lendemains qui pleurent » si nous regardons passer le train, les bras croisés, chloroformés par les discours vantards des chantres d\u2019une nouvelle économie, agenouillés devant le veau d\u2019or d\u2019une mondialisation sauvage et débridée.Il faut réagir vite si l\u2019on veut éviter que le monde du siècle à venir ne se transforme en une jungle dans lequel une ploutocratie, c\u2019est-à-dire le gouvernement des hommes par une poignée de financiers, dicteront notre avenir.« Il y a urgence à jeter des grains de sable dans les mouvements de capitaux dévastateurs, écrit le directeur du Monde diplomatique.Quotidiennement, quelque 1500 milliards de dollars font de multiples allers et retours, spéculant sur des variations des cours des devises.Les paradis fiscaux sont autant de zones ou règne le secret bancaire, qui ne sert qu\u2019à camoufler des malversations.Des milliards de dollars sont soustraits à toute fiscalité au bénéfice des puissants et des établissements financiers.Toutes les grandes banques de la planète ont des succursales dans les paradis fiscaux et en tirent des profits qui échappent à l\u2019impôt des sociétés.» Que dire de Business Week, influent hebdomadaire américain qu\u2019on ne saurait taxer d\u2019être le haut-parleur de la gauche militante: « Le temps d\u2019agir est venu.Le marché est de plus en plus perçu comme l\u2019ennemi de la croissance.Les nations s\u2019en retirent pour réagir à l\u2019une des plus grandes richesses jamais connues.» Jusqu\u2019au président Clinton qui déclare: « Une transition économique douloureuse entreprise sans un filet de protection sociale adéquat peut sacrifier des vies au nom d\u2019une théorie économique.» La force économique des épargnants et des investisseurs est colossale, mais elle est inutilisée.Les actionnaires de BCE INC.sont restés muets comme des carpes, en 1997, lorsque leur conseil d\u2019administration en crise d\u2019hébétude a accordé une rémunération de 17 millions de dollars au chef de direction d\u2019une de ses filiales ! Ce montant équivaut à 600 ans de travail d\u2019un employé de base de Bell Canada ! La même attitude prévaut dans les banques où les conseils d\u2019administrationsconstitués par les « copains d\u2019abord » nourrissent la spirale indécente des rémunérations grotesques et pharaoniques de leurs dirigeants.Mais les choses commencent à bouger.Il y a quelques mois, une Alliance des retraités voyait le jour au Québec, qui pourrait peser pour près de 100 milliards de dollars dans les régimes privés de retraite.Cette formidable coalition entend s\u2019assurer une présence aux comités de gestion des caisses de retraite, dire son mot dans la répartition des surplus des fonds de pension et suivre de plus près les gestionnaires de leurs avoirs en leur indiquant la voie à suivre vers une meilleure régie des entreprises comprenant l\u2019imputabilité, la transparence et le respect des droits des actionnaires par la direction et le conseil d\u2019administration.Oui, un autre monde est possible.C\u2019est par notre indifférence, notre apathie, notre inconscience de nos droits, qu\u2019un club restreint de financiers cupides administrent nos affaires n\u2019ayant souvent, comme dit Ruy Blas aux grands d\u2019Espagne, « d\u2019autres intérêts que de remplir leurs poches et de s\u2019enfuir après » ! Claude Michaud N\u2019aurions-nous donc tant vécu que pour voir le Canada et le Québec entrer dans le XXIe siècle avec les attributs d\u2019une commission scolaire ?À quoi diable! auront servi nos luttes si nous devons expédier nos rêves au charnier de nos illusions crevées et assister, impuissants, à la transformation de nos gouvernements en descentes de lit de l\u2019OMC et du FMI ? 3LP0401B1103 B4 mercredi 3LP0401B1103 ZALLCALL 67 00:59:04 11/03/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1999 Politique Enseignement religieux: un rapport prématuré, selon les écoles privées Schwartz «renversé» qu\u2019Air Canada n\u2019ait pu surpasser l\u2019offre d\u2019Onex GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Gerry Schwartz s\u2019est dit peu impressionné hier par la nouvelle offre d\u2019Air Canada tout en n\u2019écartant pas la possibilité que sa société, Onex Corporation, revienne à la charge avec une autre proposition qui lui permettrait une fois pour toutes de gagner sa bataille pour l\u2019acquisition des deux plus gros transporteurs aériens au pays.La réaction du président d\u2019Onex était évidemment une « réaction à froid » et préliminaire puisqu\u2019il n\u2019avait pas encore eu le temps d\u2019examiner l\u2019offre d\u2019Air Canada dans tous ses détails.M.Schwartz témoignait devant le Comité des transports de la Chambre des communes au moment où Robert Milton rendait publique sa nouvelle proposition.C\u2019est à la sortie de cette séance, vers 18 h hier, qu\u2019il a fait ces déclarations.« À 16 $ l\u2019action pour 36,4 % des actions, a commenté Gerry Schwartz, il me semble que cela fait moins de 6 $ l\u2019action.Nous, nous avons offert à chacun des actionnaires d\u2019Air Canada un minimum de 6 $ l\u2019action.Je ne peux répondre autre chose que de dire que je suis renversé qu\u2019ils n\u2019aient pu présenter une offre meilleure que la dernière que nous avons mise sur la table.» M.Schwartz a déclaré que si Onex décidait de présenter une nouvelle offre, il reporterait la réunion prévue le 8 novembre pour obtenir l\u2019approbation des actionnaires d\u2019Air Canada sur sa dernière contre-offre.« Nous pouvons reporter ce vote, c\u2019est notre réunion, a-t-il lancé.S\u2019ils (NDLR : la direction d\u2019Air Canada) essaient de gagner du temps, comme ils ont essayé de faire précédemment en tentant de tenir cette réunion le 2 janvier 2000, nous retournons devant les tribunaux pour les en empêcher.Je pense qu\u2019ils ne tomberont pas dans ce genre de non-sens.J\u2019espère du moins.» Par ailleurs, le président d\u2019Onex estime qu\u2019il ne sera peut-être pas nécessaire de reporter la réunion du 8 novembre \u2014 « si nous pensons que l\u2019offre d\u2019Air Canada n\u2019est pas assez bonne », a-t-il précisé.Enfin, Gerry Schwartz se dit nullement inquiété par la perspective de devoir poursuivre la bataille pour acquérir Air Canada et Canadien après la date fatidique du 10 novembre.On sait que la suspension pour 90 jours de la Loi sur la concurrence qui a permis les discussions entre Canadien et Air Canada se termine à cette date.Schwartz affirme que le retour en scène du Bureau de la concurrence, chargé de faire appliquer la loi, ne présente aucun problème pour lui.« Je crois que le Bureau de la concurrence est déjà là, a commenté le président d\u2019Onex.Il va faire une étude complète de l\u2019offre qui sera retenue.Et il est déjà en train de la faire depuis 90 jours.L\u2019avantage que nous avons à faire affaire avec le Bureau de la concurrence, c\u2019est qu\u2019ils ont déjà eu du temps pour travailler là-dessus, faire leurs études, rassembler le matériel ; ils sont très efficaces, très intelligents et ils n\u2019ont pas perdu de temps.» Hier, M.Schwartz a résisté aux assauts des parlementaires de l\u2019opposition des comités des transports du Sénat et des Communes qui l\u2019ont littéralement bombardé de questions pour savoir s\u2019il n\u2019avait pas eu des rencontres avec le ministre David Collenette préalablement à la suspension de la Loi sur la concurrence.L\u2019opposition soupçonne en effet qu\u2019Onex avait eu très tôt des garanties d\u2019Ottawa pour réviser à la hausse le plafond de propriété d\u2019Air Canada qui se situe à 10 % des actions par actionnaire unique, ce qui rendrait ainsi légale son offre qui présuppose un plafond de 31 %.Gerry Schwartz a nié toute collusion avec le ministre des Transports.Québec veut des garanties écrites La lutte entre Onex et Air Canada pour le contrôle du principal transporteur aérien au pays a déjà des répercussions au Québec, où une dizaine de petites compagnies aériennes privées ont annoncé hier la création d\u2019une toute nouvelle coopérative.Onze transporteurs régionaux se sont en effet regroupés au sein de la nouvelle «Coopérative de producteurs en transport aérien du Québec» (CAQ) dans le but de réduire leurs coûts de fonctionnement et le prix du transport pour les consommateurs.Par ailleurs, le premier ministre Lucien Bouchard exigera des garanties écrites d\u2019Air Canada et d\u2019Onex avant d\u2019appuyer l\u2019un ou l\u2019autre des projets de transformation de l\u2019industrie aérienne au pays.Selon le premier ministre, il est essentiel que tous les emplois existants au Québec soient sauvegardés, autant ceux du transport aérien régional que ceux reliés au siège social, à l\u2019entretien et à l\u2019informatique d\u2019Air Canada, tous concentrées dans la région métropolitaine.Avec la collaboration de la PC KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Le rapport du groupe dirigé par l\u2019universitaire Jean-Pierre Proulx est « quinze ans en avance sur la société québécoise », estime le président de la Fédération des associations de l\u2019enseignement privé, Yves Lemire.Si les conclusions du rapport Proulx, qui propose de remplacer l\u2019enseignement confessionnel actuel par un enseignement culturel des religions, étaient appliquées intégralement, « une bonne partie de la population se sentirait doublement dupée », estime M.Lemire.Dupée, parce que le gouvernement a assuré aux gens, lorsque les commissions scolaires sont devenues linguistiques, que l\u2019enseignement religieux serait maintenu.Et ces cours de religion sont encore choisis majoritairement par les parents, observe Yves Lemire.Ce qui fait dire à M.Lemire que le rapport Proulx est venu « quinze ans trop vite ».Le président de la FAEP, qui venait témoigner en commission parlementaire hier, plaide donc pour une école sans statut confessionnel, mais où des cours de religion seraient offerts aux élèves qui le désirent.Pour éviter le recours à la clause dérogatoire, des cours pourraient être offerts aux différentes confessions présentes dans une école.Afin qu\u2019une telle proposition puisse s\u2019appliquer concrètement sans cafouillis administratif, la Fédération propose qu\u2019on offre ces cours aux différentes confessions seulement « là où le nombre le justifie ».Si une quinzaine d\u2019élèves demandaient un cours sur la religion musulmane au sein d\u2019un même établissement, l\u2019école serait tenue de leur offrir, illustre M.Lemire.Le Mouvement national des Québécois, qui a aussi témoigné hier, s\u2019est cependant inscrit en faux quant à cette analyse.Pour Bruno Viens, deuxième viceprésident de l\u2019organisme, les Québécois sont prêts pour les changements proposés par le rapport Proulx.« Je pense que la société québécoise est prête.Dans la mesure où on va lui expliquer des choses fondamentales, par exemple qu\u2019il n\u2019est pas question de sortir la religion des écoles, mais qu\u2019il faut arrêter de l\u2019imposer », a-t-il expliqué.Bien qu\u2019il se déclare résolument en faveur des changements proposés dans le rapport Proulx, le MNQ propose tout de même une transition de deux ou trois ans entre la situation actuelle et le scénario Proulx.« Il y a une évolution de la société qu\u2019on doit respecter.Pour le législateur, il serait intéressant de procéder par étapes.C\u2019est sûr que si, du jour au lendemain on abolit tout, cela va insécuriser les parents », souligne Chantale Turcot, première vice-présidente de l\u2019organisme.En vertu de la proposition du MNQ, les écoles québécoises perdraient immédiatement leur statut confessionnel, mais, pendant deux ou trois ans, le gouvernement pourrait soutenir les communautés religieuses dans l\u2019organisation d\u2019un enseignement religieux qui serait désormais de leur responsabilité.Des plages horaires consacrées à l\u2019enseignement religieux pourraient même, pendant cette période de transition, subsister au curriculum des élèves.« Ce serait une transition intéressante », conclut Mme Turcot.PHOTO REUTERS Le président d\u2019Onex, Gerry Schwartz, salue à sa façon deux pilotes de Canadien avant son entrée au Comité des transports.Québec prévoit accueillir une majorité d\u2019immigrants parlant français d\u2019ici 2002 L\u2019EXPRESS POLITIQUE MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Pendant qu\u2019Ottawa rate ses objectifs en matière d\u2019immigration, le gouvernement Bouchard atteint les siens, claironne le ministre responsable de l\u2019Immigration, Robert Perreault, selon qui le Québec sera même en mesure d\u2019ici 2002 d\u2019accueillir une majorité d\u2019immigrants connaissant le français.L\u2019objectif du plan triennal 1998-2000 du Québec était de porter à 40 % en l\u2019an 2000 la proportion d\u2019immigrants connaissant le français, qui s\u2019intègrent plus facilement.« On est déjà à 44 % et on sera sûrement à 50 % en 2002 », affirme M.Perreault.Le Québec ne sélectionne qu\u2019environ la moitié de ses immigrants, Ottawa choisissant les autres parmi les réfugiés et en vertu du principe de réunification des familles.C\u2019est donc dire que pour atteindre son objectif, Québec devra porter à 80 % la proportion de francophones parmi les immigrants qu\u2019il sélectionne lui-même.L\u2019admission de personnes connaissant le français passerait ainsi de 12 600 actuellement à 17 000.« Évidemment, on ne peut pas viser 100 %, explique le ministre Perreault.Nous avons nos obligations de solidarité internationale.» Les efforts seront évidemment dirigés vers la France, d\u2019où vient la majorité de l\u2019immigration francophone, mais aussi vers la Roumanie, les pays du Maghreb, le Moyen-Orient et certaines régions d\u2019Amérique latine.« En matière de réfugiés, nous allons faire des efforts pour aller davantage du côté du Maghreb et de l\u2019Afrique francophone, notamment de la région des Grands Lacs, où il y a des besoins importants », souligne le ministre.Québec prévoit accueillir l\u2019an prochain jusqu\u2019à 2200 réfugiés.Parallèlement à ces efforts, le ministre annonce une réforme des services d\u2019intégration et de francisation du ministère visant notamment à faire passer de 60 % à 75 % le bassin de nouveaux arrivants qui se prévaudront des cours de français.La durée d\u2019admissibilité au cours de français passera de trois à cinq ans pour les nouveaux arrivants et le nombre d\u2019heures de cours maximum de 800 à 1000.Dès juillet prochain, les services de francisation seront redéployés dans l\u2019île de Montréal dans quatre « carrefours d\u2019intégration », à Saint-Laurent pour l\u2019ouest, Saint- Léonard pour l\u2019est, et dans Ville- Marie et la Petite-Patrie ou Villeray pour Montréal.« De la même façon à Hull, Québec, Sherbrooke, Laval et Longueuil, ce qui étaient nos COFI deviendront des centres d\u2019intégration qui assureront la relève de ces COFI », explique M.Perreault.Le ministère demeurera maîtred\u2019oeuvre de la francisation, mais travaillera plus avec les cégeps et les organismes communautaires, par des contrats de services.C\u2019est ainsi que 70 % des cours se donneront désormais ailleurs que dans les locaux du ministère.Cette proportion n\u2019est actuellement que de 30 %.Près de 30 000 immigrants En 1999, clame M.Perreault, le Québec a atteint son objectif en recevant 29 200 immigrants.Les prévisions annoncées l\u2019an dernier visaient entre 28 300 et 29 300.« On en refuse au moins le double », observe le ministre, en insistant sur la nécessité de conserver une approche « prudente ».« Il y a eu des sondages récemment qui indiquaient qu\u2019entre des villes comme Vancouver, Toronto et Montréal, c\u2019est à Montréal que l\u2019ouverture de la population à l\u2019égard de l\u2019immigration est la plus grande.Il faut préserver ça, c\u2019est un bien précieux.» Un imprévu de 1999 : la guerre au Kosovo, qui a amené 1445 Kosovars.À peine 25 % ont décidé de retourner dans leur pays d\u2019origine, comparativement à 40 % ailleurs au Canada, a souligné Robert Perreault, qui y voit la preuve d\u2019un « modèle québécois » de l\u2019immigration.En l\u2019an 2000, Québec veut porter le nombre total d\u2019immigrants à entre 30 900 à 33 400 personnes, notamment en augmentant sensiblement le nombre des travailleurs, une catégorie où on trouve la plus forte proportion d\u2019immigrants francisés.Leur nombre a été de 14 300 en 1999 et Québec désire en recevoir plus de 18 000 l\u2019an prochain.Québec devra par ailleurs éliminer en 2000 un retard de 3000 dossiers pris dans le traitement des demandes inscrites \u2014 surtout à Hong Kong \u2014 dans le cadre du programme des investisseurs en valeurs mobilières.L\u2019imminence de nouvelles règles fédérales a suscité l\u2019hiver dernier une recrudescence des demandes qui explique, selon M.Perreault, ces retards.Le ministre se plaint par ailleurs des délais de traitement des demandes d\u2019asile par le gouvernement fédéral.« Ça porte préjudice aux familles, ça porte préjudice au gouvernement du Québec, ça coûte énormément d\u2019argent », dit-il.DGE : Barry par intérim n N\u2019arrivant pas à s\u2019entendre avec l\u2019opposition libérale, le gouvernement Bouchard décrétera la nomination de l\u2019avocate Francine Barry comme directeur général des élections.Ce sera un nouvel intérim de six mois.Pourtant Québec était confiant que cette avocate de 50 ans, qui depuis deux décennies travaille à la loi électorale, remporterait rapidement l\u2019adhésion de l\u2019opposition.Le choix d\u2019un DGE est soumis à un vote des deux tiers à l\u2019Assemblée nationale, et en l\u2019absence de consensus, on a choisi de repousser à nouveau ce débat de six mois \u2014 recours exceptionnel pourtant utilisé pour la quatrième fois en deux ans.Internet : Cliche est déterminé n Le gouvernement Bouchard est déterminé à prendre tout le temps nécessaire pour que son projet d\u2019adresse électronique respecte la protection des renseignements personnels prévus par la Loi d\u2019accès à l\u2019information, a soutenu hier le ministre David Cliche.À la demande de la Commission d\u2019accès, Québec a suspendu ses deux projets pilotes à Baie-Comeau et dans Hochelaga- Maisonneuve visant à fournir à tous les résidants une adresse Internet.Selon Mario Dumont, qui a soulevé la question à l\u2019Assemblée nationale, Québec sous-estime dramatiquement l\u2019importance du développement d\u2019Internet qu\u2019on considère encore comme un gadget.« Selon lui, Québec traîne la patte en matière de branchement à Internet par rapport aux autres provinces.Selon M.Cliche en revanche, le Québec est dans le peloton de tête.Denis Lessard Robert Perreault Léonard prend avec un grain de sel l\u2019étude du Travail DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, prend avec un grain de sel le constat récent du ministère du Travail relevant que, depuis le début de l\u2019année, les travailleurs du secteur privé au Québec ont reçu des augmentations salariales moyennes de 2,7%, soit près du triple de ce qu\u2019offre Québec aux employés du secteur public.Pour M.Léonard, l\u2019étude du ministère du Travail porte uniquement sur des employés syndiqués dans des entreprises de 100 employés et plus.En outre, on retient un échantillon de 38 000 personnes, dans 90 entreprises.« C\u2019est un échantillon restreint », observe le ministre Léonard, qui préfère la lecture « beaucoup plus vaste » de l\u2019IRIR. 3LP0501B1103 B5 mercredi 3LP0501B1103 ZALLCALL 67 00:53:45 11/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1999 B 5 Politique 2800070 Le déficit des hôpitaux atteindra 350 millions KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Malgré les investissements massifs du gouvernement pour régler les déficits chroniques qui affligent les hôpitaux du Québec, il demeurera tout de même, à la fin de cette année, un déficit global de 350 millions dans l\u2019ensemble des établissements du Québec, soit 100 millions de plus que prévu.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a confirmé hier, à la suite de questions de l\u2019opposition libérale, que les hôpitaux québécois finiraient l\u2019année dans le rouge, d\u2019environ 350 millions.« Le plan officiel, c\u2019était qu\u2019il resterait, en fin d\u2019année, un déficit de l\u2019ordre de 250 millions dans l\u2019ensemble des établissements.Il s\u2019avère que la somme est un peu plus élevée », a indiqué Mme Marois.Au total, c\u2019est 100 millions de plus que les hôpitaux afficheront à leur colonne des dettes.« Ce n\u2019est pas catastrophique.Nous partions d\u2019un déficit considérable », a souligné Mme Marois.Les hôpitaux québécois avaient, avant le budget de l\u2019an dernier, un déficit accumulé qui dépassait le demi-milliard de dollars.Le ministre des Finances, en mars dernier, avait indiqué que le gouvernement épongerait cette dette à la hauteur de 700 millions.Mais, visiblement, cette somme ne suffira pas.Mme Marois a d\u2019ailleurs laissé planer la possibilité de nouvelles compressions dans les services pour régler ces dépenses imprévues.« Nous travaillons actuellement avec les régies et les hôpitaux pour trouver des solutions à ces problèmes, qui, si nous ne les réglons pas, risquent évidemment de venir gruger notre marge de manoeuvre sur les services.Et je ne crois pas que c\u2019est ce que nous voulons.» D\u2019ici peu, la ministre devrait dévoiler l\u2019ensemble du plan auquel elle compte soumettre les hôpitaux québécois, une série de critères de performance auxquels les établissements devront se conformer, cela afin d\u2019éviter que la spirale des déficits ne reprenne une fois la dette des hôpitaux épongée par Québec.L\u2019Ontario dépose un projet de loi anti-squeegees Presse Canadienne TORONTO Le gouvernement de l\u2019Ontario a déposé hier à Queen\u2019s Park un projet de loi visant à interdire le lavage des pare-brise de voitures pratiqué par des jeunes aux intersections urbaines, moyennant rétribution.S\u2019il est adopté, ce projet de loi interdirait également aux mendiants d\u2019être trop insistants envers les personnes à qui ils demandent de la monnaie.Ils n\u2019auraient pas le droit de solliciter les gens alors qu\u2019ils sont en état d\u2019ébriété ou sous l\u2019influence de drogues.Les mendiants et les laveurs de pare-brise se verraient refuser l\u2019accès aux aires d\u2019attente pour les autobus et les taxis, aux guichets automatiques et aux stationnements.Enfin, ce projet de loi veut amender la Loi ontarienne sur la circulation routière pour interdire à toute personne de s\u2019approcher d\u2019un véhicule dans l\u2019intention d\u2019offrir ou de vendre tout produit ou service.Acompte3995$ / 495$*par mois *Offre de durée limitée valable sur les Volvo de l\u2019année, modèle 2000, livrées avant le 30 novembre 1999.Bail de 48 mois, allocation de 18 000 km par année, 15 ¢ par kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.2801333 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1999 L'AN 2000 TIENT DEJA J SES PROMESSES ( I I K Y S I I K m.\\ Nos modèles 2000 débarquent en ville ^Profitez de ces offres de lancement irrésistibles t Si» 1 » t»' CHRYSLER 300M 2000 Une silhouette ultramoderne et l'âme d'une championne 399* S S par mots Location, terme de 36 mois.Comptant initial 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