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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-04, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B1104 B1 jeudi 4LP0101B1104 ZALLCALL 67 01:06:31 11/04/99 B B Montréal, jeudi 4 novembre 1999 ÉDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE / PETITES ANNONCES «L\u2019argent pour la santé, on l\u2019a donné» Martin rejette les accusations de Québec relativement à la gestion des surplus fédéraux VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Québec peut accuser Ottawa de tous les maux, Paul Martin ne se sent pas responsable des déboires financiers de la province.L\u2019argent pour la santé, le gouvernement fédéral l\u2019a déjà envoyé à Québec, tranche le ministre des Finances.Moins de 24 heures après la publication de la mise à jour économique et financière annuelle de Paul Martin, le gouvernement du Québec et le Bloc québécois ont vilipendé hier les projets budgétaires d\u2019Ottawa.Paul Martin, accusent-ils, a amassé un impressionnant surplus budgétaire sur le dos des provinces et s\u2019apprête maintenant à lancer de nouveaux programmes dans leur cour.Dans une entrevue accordée hier aprèsmidi à La Presse, le ministre des Finances rejette du revers de la main les accusations de Québec.« Regardez l\u2019argent que l\u2019on vient de leur donner, s\u2019offusque-t-il.L\u2019an passé, on a augmenté de façon substantielle les transferts aux provinces pour la santé et en plus on a donné au Québec un chèque de 1,4 milliard.C\u2019était l\u2019an passé, pas il y a dix ans, ils viennent de le recevoir.Je ne sais pas ce qu\u2019ils font avec l\u2019argent, mais, certainement, l\u2019argent pour la santé, on l\u2019a donné, on vient juste de leur donner.» Refusant de débattre de la question des champs de juridiction respectifs, M.Martin invite plutôt le gouvernement Bouchard à travailler en partenariat avec le fédéral.« Ce que l\u2019on veut, c\u2019est un partenariat pour que les Québécois puissent regarder l\u2019avenir avec confiance », dit-il.Pour Paul Martin, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer dans l\u2019épanouissement de l\u2019économie des provinces, il en veut Montréal pour meilleure preuve.« La croissance à Montréal est due en grande partie à la recherche et au développement financés par le gouvernement canadien », soutient M.Martin.Pour ce qui est des réductions d\u2019impôt promises dans son exposé de mardi, le ministre des Finances confirme son intention, mais n\u2019avance aucun chiffre pour le moment.« Au début, ce sera modeste, mais quand on regarde les projections à long terme, on va pouvoir en livrer beaucoup plus », promet-il.Les Canadiens auront droit à une baisse d\u2019impôts de 10 % l\u2019an prochain, découlant du budget 98-99, mais pour le reste, il faudra attendre le budget de février.Quant à une éventuelle indexation des tables d\u2019impôts, le ministre n\u2019est pas contre, mais il ne faudrait surtout pas prendre cette ouverture pour un engagement formel.« Les effets de la désindexation ont été compensés quatre ou cinq fois déjà en ce qui concerne les impôts personnels, et c\u2019est comme ça que l\u2019on continuera à fonctionner, dit-il.Maintenant, est-ce que l\u2019on va formellement mettre en place une formule de désindexation ?C\u2019est quelque chose certainement à considérer.» Les réductions d\u2019impôts sont prioritaires, répète M.Martin en entrevue, tout comme l\u2019est une diminution du coefficient dette-PIB.De 64 % aujourd\u2019hui, cet étalon de mesure de performance d\u2019un pays sur la scène internationale devra rejoindre la moyenne des pays du G7, soit autour de 40 %, explique-t-il.« Mais il se peut aussi que la meilleure façon de diminuer le ratio dette-PIB, ce soit de baisser les impôts », conclut le ministre des Finances.PHOTO PC Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a répondu hier, aux Communes, aux questions de l\u2019opposition relativement à ses projets budgétaires.«Une honte» Bouchard se scandalise de l\u2019ampleur des surplus fédéraux KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC La montagne de surplus de 95 milliards sur laquelle le gouvernement fédéral est assis est « une honte, un véritable scandale », alors que les provinces se battent quotidiennement pour sauver les services essentiels en santé et en éducation, estime le premier ministre Bouchard.« Quelque chose de très grave est en train de se passer pour le présent et l\u2019avenir du Québec.Quelque chose de fondamental est en jeu », a fulminé Lucien Bouchard devant plusieurs dizaines de militants péquistes réunis pour un cocktail bénéfice.Ces surplus de 95 milliards sont « une honte, un véritable scandale qu\u2019il faut dénoncer », s\u2019est insurgé le premier ministre.C\u2019est qu\u2019au plan provincial, les gouvernements se battent chaque jour pour assurer des services à la population.« Jean Chrétien se vante d\u2019avoir 95 milliards de surplus pendant que dans les provinces, on se bat à tous les jours pour sauver un lit de plus dans les hôpitaux », lance-t-il.« Il y a un déséquilibre fiscal infernal dans ce pays.» Mais les provinces ont-elles un véritable rapport de forces avec Ottawa pour l\u2019inciter à Lucien Bouchard dépenser ces surplus comme elles le désirent ?Lucien Bouchard croit qu\u2019ultimement, l\u2019opinion publique fera pencher la balance.« La population va se rendre compte que ça n\u2019a pas de bon sens.La population veut être soulagée de son fardeau fiscal et que les services lui soient rendus.Le gouvernement fédéral ne pourra plus se réjouir de façon aussi insolente d\u2019avoir fait main basse sur les ressources des provinces », dit-il.Plus tôt en journée, le ministre des Affaires intergouvernementales, Joseph Facal, était lui aussi venu demander au ministre fédéral des Finances d\u2019utiliser rapidement ces surplus pour baisser les impôts et, surtout, rétablir les paiements de transferts aux provinces au niveau qu\u2019ils avaient avant la lutte contre le déficit.« Pour retourner les paiements de transfert au niveau où ils étaient en 1994, il suffirait que le gouvernement fédéral fasse un chèque aux provinces de 3,7 milliards.Ce qui est pour lui de l\u2019argent de poche quand on regarde les montants dont il dispose.Il pourrait le faire demain matin », ajoute le ministre.Mais le discours de Joseph Facal détonnait par rapport à celui de ses adversaires libéraux qui réclament rien de moins que la négociation d\u2019un nouveau pacte fiscal entre Ottawa et les provinces.Pour les libéraux québécois, des changements structurels profonds s\u2019imposent dans la fédération canadienne pour que les provinces aient davantage leur part de l\u2019argent que leurs propres contribuables envoient à Ottawa.« S\u2019il y avait moyen de convenir d\u2019un nouveau pacte fiscal, on s\u2019en réjouirait.Mais nous ne sentons pas une très forte volonté du fédéral pour s\u2019asseoir avec les provinces et limiter ses ardeurs dépensières », rétorque M.Facal.Le Parti québécois souhaite lui aussi ces changements structurels, mais il faudrait d\u2019abord parer au plus pressé, ajoute le ministre.« La priorité, en ce moment, c\u2019est la baisse d\u2019impôt et le rétablissement des paiements de transfert.Pour la suite, on verra.» PHOTOTHÈQUE, La Presse© Guy Chevrette Chevrette cherche des solutions pour mettre fin au blocage des routes DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Exaspéré par les barricades de plus en plus fréquentes sur les routes, Québec examine la manière d\u2019empêcher l\u2019utilisation de ce moyen de pression sans devoir chaque fois demander une injonction devant les tribunaux.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, a confirmé hier les informations de La Presse voulant qu\u2019on examine les leviers juridiques pour freiner la prolifération de barrages routiers.« Si les gens ont le droit de manifester, on peut s\u2019entendre aussi sur le fait que d\u2019autres ont le droit d\u2019être approvisionnés en vivres et en essence », a dit M.Chevrette.L\u2019affrontement récent entre Québec et les camionneurs a fait déborder le vase quand des régions entières ont été privées d\u2019essence ou d\u2019arrivages de produits frais.Mais le conflit avec les camionneurs n\u2019est qu\u2019un exemple où un groupe a pris la voie publique comme champ de bataille.L\u2019an dernier les producteurs de porcs avaient bloqué la transcanadienne.Il y a aussi les blocus autochtones pour protester contre les coupes des compagnies forestières.La semaine dernière, même des syndiqués du secteur public ont bloqué le pont de Québec pendant plusieurs minutes à l\u2019heure de pointe.Dans le cas des camionneurs, Québec avait dû invoquer le Code criminel pour demander une injonction à la Cour du Québec.Hier M.Chevrette est resté évasif sur son projet, sur l\u2019opportunité par exemple de présenter dès cet automne un projet de loi à ce sujet.Clairement toutefois, il a indiqué avoir demandé à ses fonctionnaires au ministère des Transports de lui proposer des solutions pour permettre à Québec de proscrire le recours à ce moyen de pression.PHOTOTHÈQUE, La Presse© L\u2019industrie du taxi de la région de Montréal a fait faire une étude par la firme SECOR pour répliquer aux attaques dont elle est victime relativement à l\u2019état de son parc.1000 taxis en trop à Montréal Un chauffeur devrait travailler 93 heures/semaine pour gagner autant qu\u2019un livreur, selon une étude MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Prises à partie depuis quelques semaines en raison de l\u2019état affligeant de leur flotte, les grandes ligues de taxi contre-attaquent avec en main une étude de la firme SECOR démontrant qu\u2019un chauffeur de la région de Montréal devrait travailler 93 heures par semaine pour obtenir le même salaire qu\u2019un livreur.Si on ajoute aux coûts d\u2019exploitation de 16 000 $ par an le financement des permis, que les nouveaux chauffeurs doivent aussi acquitter, c\u2019est une semaine de 113 heures qui attend celui qui espère gagner autant qu\u2019un conducteur de véhicule léger de livraison au centre-ville de Montréal, explique Daniel Denis, PDG du groupe SECOR.Dans les faits, la semaine de travail d\u2019un chauffeur serait actuellement de 67 à 70 heures.« Il ne faut pas s\u2019étonner si on retrouve des véhicules plus âgés », d\u2019ajouter M.Denis.L\u2019âge moyen des véhicules de taxi au Québec a d\u2019ailleurs doublé depuis 1987 pour passer de 4,5 à 9 ans.Pendant cette période, les coûts d\u2019exploitation ont augmenté de 30 % pendant que le revenu horaire net diminuait de 40 %.« L\u2019étude vient démontrer la précarité de la situation et les conditions difficiles dans lesquelles vivent nos membres », lance le porte-parole du nouveau Regroupement québécois du taxi, Farès Bou Malhab, qui demande au ministre des Transports, Guy Chevrette, de mettre à la disposition des chauffeurs diverses mesures : allégements fiscaux, exemptions de taxes, crédit sur le carburant ou à l\u2019achat de véhicules neufs etc.Le Regroupement, qui représente 80 % des 8000 chauffeurs-propriétaires du Québec, réclame en outre une diminution substantielle du nombre des permis sur le territoire de la CUM, où on en compte 4477.M.Bou Malhab, qui préside aussi la Ligue de taxi de Montréal, estime qu\u2019il y en a encore de 700 à 1000 de trop malgré le programme de rachat qui a retiré 1250 permis du marché de 1985 à 1988.À Toronto, on trouve 1000 taxis de moins qu\u2019à Montréal malgré une population plus grande.« La situation n\u2019est pas très rose, je n\u2019en disconviens pas », a reconnu hier Guy Chevrette, qui met fin aujourd\u2019hui à trois semaines d\u2019audiences en commission parlementaire en vue d\u2019une réforme du taxi dont il livrera des pistes en levée de rideau.« Il y a toutes sortes de folies dans cette industrie qu\u2019il faut corriger.» Le ministre n\u2019écarte pas l\u2019idée d\u2019allégements fiscaux, notamment pour aider les chauffeurs à se doter de véhicules adaptés au transport d\u2019handicapés.Le coût de 50 000 $ n\u2019est certes pas étranger à la rareté de ces véhicules, dénoncée à plusieurs reprises en commission parlementaire.Ces allégements pourraient entre autres être financés par les sommes que permettrait de récupérer l\u2019installation de taximètres mémorisant les données d\u2019exploitation, soumet M.Chevrette.Québec estime que l\u2019évasion fiscale dans cette industrie le prive de revenus annuels de 200 à 300 millions.M.Chevrette entend également s\u2019attarder à la concurrence que livrent aux taxis le bénévolat organisé et les services de limousine.Chose certaine, le Regroupement québécois du taxi est rébarbatif à l\u2019idée de hausser les tarifs, qui font présentement l\u2019objet d\u2019une révision par la Commission des transports.Selon SECOR, il faudrait les augmenter de 39 % pour rendre aux chauffeurs leur pouvoir d\u2019achat de 1987 et de 133 % pour les placer sur le même pied que ce livreur utilisé dans l\u2019étude comme emploi de référence, et qui gagne 36 523 $ par an pour des semaines de 40 heures.« On ne peut pas augmenter les tarifs de 40 %, convient Farès Bou Malhab.On va faire fuir la clientèle.» Une analyse a d\u2019ailleurs évalué que chaque augmentation de 1 % des tarifs réduisait la demande de 1,2 %.Le Regroupement insiste donc sur la nécessité d\u2019une combinaison de mesures, incluant l\u2019accès du taxi à de nouveaux créneaux, comme le transport adapté, le transport écolier et le transport interhospitalier.« L\u2019industrie est prête à redorer son image, conclut M.Bou Malhab.L\u2019amélioration du service à la clientèle doit passer par une amélioration des conditions de vie de nos membres.» 4LP0201B1104 b2-jeudi-edito 4LP0201B1104 ZALLCALL 67 01:06:39 11/04/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Les records du disque Si l\u2019événement mondain et télévisuel a, en luimême, été jugé plutôt ordinaire, c\u2019est néanmoins à une sorte de triomphe de la musique populaire québécoise qu\u2019a donné lieu, en début de semaine, le gala annuel de l\u2019ADISQ, au Capitole de Québec.Au cours de la dernière année et demie, les ventes de disques québécois francophones ont en effet atteint des sommets records : quelque trois millions d\u2019exemplaires ont été écoulés, révélait Alain Brunet dans notre parution de samedi dernier.Il s\u2019agit d\u2019une véritable manne sous laquelle ont été ensevelis une vingtaine de grands noms oeuvrant dans des genres qui, au surplus, ne se limitent pas au pop-rock de grande diffusion.Le palmarès inclut des productions s\u2019écartant à divers degrés du mainstream musical constituant la nourriture ordinaire de la radio FM.Il fait ainsi de la place à Jean Leloup et au groupe Okoumé, à Richard Desjardins, aux Colocs, à La Chicane et à Dubmatique, tous ceuxlà ayant réalisé des ventes excédant les 50 000 disques.Qu\u2019est-ce que tout cela dit sur la santé de la musique populaire québécoise ?En ce domaine, rien n\u2019est jamais définitivement joué, on le sait pour avoir assisté au fil des décennies à ces hauts et ces bas spectaculaires qui ont affecté une industrie culturelle ayant toujours eu chez nous une dimension socio-politique de première importance.De toute évidence, ces succès illustrent d\u2019abord la fidélité d\u2019un public qui, cultivant son statut particulier en Amérique du Nord, se montre toujours sensible à une création locale dans laquelle il se reconnaît.On peut certainement constater ensuite que la palette de nos créateurs s\u2019élargit, qu\u2019ils se montrent capables d\u2019adopter des accents particuliers \u2014 pas toujours aisément relayables par les radiodiffuseurs, justement \u2014 sans nécessairement aller jusqu\u2019à l\u2019hermétisme et en ayant l\u2019habileté de développer des réseaux plus ou moins parallèles susceptibles d\u2019assurer leur diffusion.Les vieilles méthodes fonctionnent encore \u2014 pour Desjardins, par exemple, qui s\u2019est lentement créé un public par le bouche à oreille \u2014 et on en expérimente de nouvelles : Internet, bien sûr, quoi d\u2019autre ?n n n Reste cette chose qui, aujourd\u2019hui, crève les yeux : le Québec s\u2019accroche désormais griffes et ongles à la France qui, dans le domaine du pop et du rock, a parcouru en quelques années, et de toutes les façons imaginables, un chemin littéralement hallucinant.Finie l\u2019époque où le Québec défrichait le terrain en ce domaine.Où un Robert Charlebois s\u2019envolait à Paris pour, a\u2019 soir, (faire) peur au monde.Où un Gerry Boulet, présidant aux destinées d\u2019Offenbach, présentait un rock en français fraîchement inventé aux zonards parisiens dégoûtés des mièvres ritournelles dans lesquelles les jeunes adultes de l\u2019Hexagone se complaisaient alors.Ils ont appris vite, les Français.Et bien.C\u2019est nous qui, aujourd\u2019hui, allons faire assembler en France les musiques de Notre-Dame de Paris (Richard Cocciante).En France aussi que Céline Dion trouve son inspiration la plus profonde et la plus authentique : chez Jean-Jacques Goldman à qui elle doit les albums D\u2019eux et S\u2019il suffisait d\u2019aimer, Goldman qui a poussé l\u2019audace jusqu\u2019à faire prendre à notre diva, dans On ne change pas, les accents de ce monstre sacré \u2014 et interprète de très haute qualité \u2014 qu\u2019est là-bas France Gall.Et on parle ici des deux plus gros succès ayant récemment déferlé sur le Québec : à eux seuls, les albums de Plamondon-Cocciante (485 000 exemplaires) et de Dion (400 000) ont compté pour près du tiers du volume des ventes enregistrées ici au cours des 18 derniers mois ! Peut-être avait-on oublié que la France possède de formidables ressources.Économiques, techniques, artistiques.Et qu\u2019elle occupe une position géographique la plaçant, au moins autant sinon plus que nous, à un carrefour des cultures qui ne peut être qu\u2019enrichissant.Ainsi, la France s\u2019est tournée vers l\u2019étranger (Afrique, Angleterre, États-Unis) pour y puiser des ressources, des inspirations et des méthodes \u2014 depuis Véronique Sanson, le pli a été pris de travailler fréquemment avec des étrangers, ce qui est encore inusité au Québec.Elle a donné une voix aux minorités présentes sur son sol ainsi qu\u2019aux « provinciaux » \u2014 nous y venons, mais lentement.Elle a revampé sa réalisation et ses techniques d\u2019enregistrement de façon telle qu\u2019elle produit aujourd\u2019hui un « son » qui n\u2019a rien à envier à ce que font les Américains et les Britanniques \u2014 peut-on jurer que le Québec est à jour en cette matière ?Cela peut être déplaisant à entendre, mais il n\u2019est pas impossible que ce soit à nous, maintenant, d\u2019aller prendre là-bas des leçons.L\u2019année électorale la plus longue plus d\u2019un an des élections américaines, les premiers débats publics entre les candidats ont déjà eu lieu à l\u2019Université Dartmouth, dans le New Hampshire.Il s\u2019agissait davantage de town meetings, qui ont offert aux citoyens l\u2019occasion de poser des questions, que de véritables débats.Il a été surprenant de voir à quel point tous les candidats \u2014 tant républicains que démocrates \u2014 ont pris leurs distances par rapport à Washington.Chez les Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca démocrates, l\u2019ancien sénateur Bill Bradley l\u2019a fait avec aisance.Lorsqu\u2019on lui a demandé quelles étaient les qualités qu\u2019exigeait un leadership efficace, il a répondu : « La première est une intégrité absolue, l\u2019honnêteté.» Bien entendu, le vice-président Al Gore ne pouvait pas se permettre une allusion aussi cinglante au président Bill Clinton.En raison du comportement scandaleux du président, cette attitude est compréhensible.Mais peut-on passer sous silence le bilan d\u2019un président qui a réussi à remettre en ordre les finances du gouvernement et qui a ainsi contribué à assurer une période exceptionnelle de croissance noninflationniste.Même un des candidats républicains l\u2019a reconnu.Et lors du débat entre les candidats républicains, il n\u2019a jamais été question de leurs chefs au Congrès.C\u2019était comme si les Newt Gingrich, Trent Lott, Dick Armey, Richard Gephardt et Jesse Helms n\u2019avaient jamais existé, ni pour soutenir le président dans le redressement des finances, ni pour essayer de le destituer.Il est normal qu\u2019un candidat à la présidence cherche surtout à faire connaître sa vision de l\u2019avenir et la façon dont il conçoit son gouvernement.Dans les deux débats, il a amplement été question de l\u2019organisation des soins de santé, de l\u2019éducation, du financement des campagnes électorales, de la politique étrangère des États-Unis, de la sécurité dans les écoles et, chez les républicains, de l\u2019impôt sur le revenu à taux unique et, dans des termes voilés, du droit à la vie.On comprend que des candidats, à un an des élections, veuillent avoir une grande liberté de manoeuvre et ne pas être gênés aux entournures par les gaffes et les erreurs des autres, dans le passé.Mais, lorsqu\u2019il s\u2019agira de vraiment marquer des points, lors des élections primaires dans le New Hampshire, puis dans l\u2019État de New York et en Californie, ils se mettront à laver le linge sale en public et le débat poli et presque académique risquera alors de tourner à l\u2019invective.Les Américains n\u2019auront guère l\u2019occasion d\u2019entendre un débat franc sur les erreurs du passé et les grandes questions à résoudre au cours des quatre prochaines années.Il arrive parfois que les candidats, lors de la campagne qui commence pour de bon en août, s\u2019affrontent sur les véritables enjeux politiques.On avait pu espérer que le vice-président Al Gore et le gouverneur George W.Bush aient une telle avance sur leurs rivaux dans les primaires qu\u2019ils puissent chacun présenter la ligne politique réunissant le plus grand nombre d\u2019adhérents de leur parti.Les électeurs auraient ainsi eu un choix clair entre deux politiques.Mais M.Bush n\u2019a pas participé au débat de Dartmouth, sentant probablement que le vrai défi pour lui vient de la droite qui a déserté le Parti républicain, comme Pat Buchanan.Lui qui prônait les vertus de la modération dans la poursuite des idéaux républicains, mais qui n\u2019a jamais vraiment précisé sa pensée, semble donc déjà être passé au stade où la tactique passe avant les idées.Et chez les démocrates, un Bill Bradley, sûr de lui, pourrait obliger M.Gore à adopter une attitude plus polémique très tôt dans la campagne.Ces aléas font partie du processus démocratique, mais ils expliquent pourquoi, après une campagne trop longue, le choix des électeurs pourrait être déterminé par des considérations très différentes des soucis très élémentaires et très légitimes qu\u2019ils ont exprimé par leurs questions à Dartmouth.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Équité : oui, mais.n Certains fonctionnaires ont raison de jubiler car ils vont recevoir entre 30 000 $ et 60 000 $ de rattrapage.Moi, je trouve que c\u2019est une injustice vis-à-vis d\u2019autres groupes de travailleurs.Je suis d\u2019accord avec le principe du « à travail égal, salaire égal ».Toutefois, je suis opposée à cette décision d\u2019un rajustement salarial rétroactif pris à même nos impôts, alors que nous venons à peine d\u2019atteindre le déficit zéro, grâce à des coupes dans la chair vive de la santé et de l\u2019éducation.Les fonctionnaires du gouvernement fédéral étaient des victimes du temps.Ils et elles étaient consentants à travailler à ce tarif-là.Sinon, ils n\u2019avaient qu\u2019à quitter leur emploi, alors que d\u2019autres les auraient allégrement remplacés à la vitesse de l\u2019éclair.La même situation est arrivée à des milliers d\u2019autres gens qui n\u2019ont jamais reçu d\u2019indemnité.Il n\u2019y a pas si longtemps encore, les épouses travaillant pour leur mari n\u2019avaient droit à aucun salaire, donc ni rente, ni assurancechômage, ni REER, ni autres bénéfices.Le passé est le passé.Les victimes de ces temps révolus sont légion et ne peuvent réclamer réparation, sans encourir la faillite de notre avenir financier collectif.Suzanne RAYMOND Abus de pouvoir n Je souhaite féliciter la Commission municipale du Québec pour son idée de créer un poste d\u2019ombudsman, entre autres pour intervenir lorsqu\u2019un citoyen a un grief à l\u2019égard de sa municipalité.Dans ma municipalité, je constate qu\u2019il y a abus de pouvoir et manque de communication, de compréhension et de respect.Les administrations passées et actuelles accordent des privilèges à quelques individus qui vont à l\u2019encontre des règlements municipaux, au détriment du bien-être et de la sécurité des résidants du quartier.Il y a eu beaucoup d\u2019incidents fâcheux qui ont été rapportés aux maires et conseillers sans aucun résultat ni solution à ce jour.Je souhaiterais une intervention immédiate de l\u2019ombudsman pour supprimer ces abus afin que l\u2019on puisse vivre en paix et en sécurité dans nos quartiers.Pierre B.COHEN Côte-Saint-Luc Cherchez l\u2019erreur ! n Les pays souverains disposent de moyens puissants pour empêcher leur population d\u2019être submergée par une autre population plus nombreuse.Ce n\u2019est pas pour rien que l\u2019on voit en ce moment des navires de guerre canadiens intercepter des bateaux pleins de Chinois, pour empêcher leurs occupants de s\u2019établir au Canada.Même les États-Unis, le pays le plus puissant du monde, n\u2019ouvre pas ses frontières à qui veut entrer.Ces pays n\u2019agissent pas ainsi par xénophobie.Ils veulent simplement que l\u2019immigration soit contrôlée à un rythme qui permet l\u2019intégration des nouveaux citoyens.Personne ne va les critiquer de chercher à maintenir le caractère et l\u2019identité de la population.C\u2019est la raison principale pour laquelle ils existent.Supposons maintenant qu\u2019une grande puissance décide qu\u2019un peuple doit cesser d\u2019exister.Elle peut se donner des raisons : « C\u2019est un peuple sans histoire.dépourvu de tout ce qui peut vivifier et élever un peuple.» En fait, la raison n\u2019a pas grande importance.Quand on veut tuer son chien, on dit qu\u2019il a la rage.Ladite grande puissance unit donc de force le peuple condamné à un autre plus nombreux.En espérant que le petit peuple, submergé par le nombre, abandonnera ses rêves de nationalité.Le petit peuple se débat, passe des lois, pour empêcher que le sort qui a été décidé pour lui se réalise.Alors des professeurs d\u2019université et des étudiants bien intentionnés s\u2019indigneront : il ne faut pas passer de telles lois, c\u2019est antidémocratique ! Cherchez l\u2019erreur.Claude BOULAY Trois-Rivières-Ouest Liberté de choix n Loablaw vient d\u2019ouvrir ses portes dans mon quartier.J\u2019y suis allée, mais je n\u2019ai pas aimé le concept « magasin général » ainsi que les produits offerts.Je suis donc retournée chez Maxi, mon épicier depuis plus de deux ans.Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver chez.Loblaw.La même disposition du magasin et des allées, mais, surtout, les mêmes produits jaunes.Les produits « Sans nom » et « Choix du président » sont partout mais surtout, sans concurrent.Je n\u2019ai plus la liberté de choisir la marque des produits que j\u2019achète.Même si ces produits sont moins chers, j\u2019exige d\u2019avoir la liberté de choisir.Parce qu\u2019il n\u2019y a pas que le prix, il y a aussi la qualité.De plus, ces produits jaunes sont fabriqués en Ontario.Au moins, « Génération Zel » créait des emplois au Québec.Dès la semaine prochaine, j\u2019irai chez Métro ou chez IGA.J\u2019espère que d\u2019autres consommateurs feront comme moi, qu\u2019ils iront là ou ils ont le choix (et pas celui du président).Geneviève BEAUCHAMP NDLR n C\u2019est par erreur que nous avons changé le nom de M.Yves Michaud en celui de Claude Michaud, hier, sous sa photographie en page B3.Nos excuses. 4LP0301B1104 b3-jeudi-edito 4LP0301B1104 ZALLCALL 67 01:06:48 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 B 3 Avec 3,6 milliards de dollars.Qu\u2019est-ce qu\u2019on pourrait faire si l\u2019on avait, d\u2019un seul coup, 3,6 milliards de dollars à consacrer aux femmes de ce pays ?Avec cet argent-là, on pourrait allonger les congés de maternité pour toutes les jeunes mères pendant trois ans ; ou offrir des garderies gratuites à toutes les familles canadiennes pendant sept mois ; ou verser un crédit d\u2019impôt supplémentaire de 500 $ par année à tous les parents ; ou encore procurer à chaque enfant de milieu défavorisé un petit déjeuner chaud et substantiel, chaque matin, jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne l\u2019âge adulte.Telles sont les idées lancées par Margaret Wente, chroniqueuse au Globe and Mail , mais la liste pourrait s\u2019allonger : avec 3,6 milliards, on pourrait offrir des cours de recyclage et d\u2019informatique à toutes les travailleuses au chômage ; ou aménager des centres d\u2019accueil agréables et bien tenus pour des milliers de femmes âgées sans moyens ; ou injecter des sommes fabuleuses dans la recherche sur le cancer du sein ; embaucher des centaines de nouvelles infirmières ; transformer des milliers d\u2019emplois précaires en emplois plein temps ; relever les conditions de travail désastreuses de tant de salariées du secteur privé, etc.Où iront ces 3,6 milliards que le gouvernement fédéral vient de débloquer ?Dans les poches de 230 000 fonctionnaires du gouvernement fédéral qui comptent, par définition, parmi les travailleurs les plus favorisés du pays : un job « steady » de commis ou de bibliothécaire, un salaire convenable, un formidable régime de retraite.Les membres et ex-membres du puissant syndicat de l\u2019Alliance de la fonction publique empocheront en moyenne 30 000 $ par personne, certain(e)s autant que 60 000 $ ! Et au lieu de bénéficier aux jeunes, une partie de ce gigantesque transfert d\u2019argent ira à des retraité(e)s qui bénéficient de l\u2019un des meilleurs régimes de retraite au Canada ! L\u2019opération, bien entendu, se pare du noble manteau de l\u2019équité salariale.On sait que le gouvernement fédéral s\u2019est trouvé quasiment forcé, par deux jugements successifs, de compenser ses syndicats à prédominance féminine pour le manque à gagner résultant du fait que les emplois dits féminins ont été traditionnellement souspayés par rapport aux emplois dits « masculins ».Le syndicat réclamait cinq milliards à titre rétroactif, on a réglé pour 3,6 milliards.C\u2019est donc dans la poche d\u2019une des catégories de travailleurs qui en a le moins besoin que s\u2019en va l\u2019équivalent de près de la moitié des surplus fédéraux de l\u2019an prochain.Selon le chroniqueur Jeff Simpson, ce coûteux cadeau coûtera 500 $ à chaque famille de quatre personnes au Canada.Et la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, la tête dans les nuages, prétend que cette ponction dans les fonds publics n\u2019aura aucun effet sur le reste des contribuables ! On prendra l\u2019argent, dit-elle, dans les « provisions » du gouvernement et personne ne s\u2019en apercevra.Tiens, voilà une curieuse découverte : il y a donc des milliards de dollars qui dorment dans les coffres gouvernementaux, et dont on peut se défaire sans que cela paraisse, bref, des milliards de dollars qui ne « comptent » pas ?La CEQ, on le sait, a des revendications du même ordre et voudrait mettre la main sur quelque 700 millions de fonds publics sous prétexte que l\u2019enseignement est un corps d\u2019emploi traditionnellement défavorisé par rapport à des professions comparables et qu\u2019elle a été exclue (à sa propre demande d\u2019ailleurs, car elle voulait faire cavalier seul) des réaménagements salariaux que Québec a consentis il y a quatre ans à ses employés au titre de l\u2019équité salariale.À l\u2019instar de l\u2019Alliance de la fonction publique, d\u2019autres syndicats, comme chez Bell, ont choisi la voie judiciaire et les tribunaux leur donneront probablement raison, en vertu d\u2019une disposition de la Constitution qui entraîne une confusion entre le principe du salaire égal pour un travail égal et celui de l\u2019équité salariale, soit l\u2019égalité salariale pour un travail de « valeur » égale.n n n Entendons-nous bien : le principe de l\u2019équité salariale est parfaitement légitime.Il n\u2019y a aucune raison pour que la secrétaire, la réceptionniste, l\u2019institutrice du primaire et l\u2019infirmière (toutes des professions majoritairement féminines) soient moins payées que, disons, les chauffeurs d\u2019autobus, les plombiers, les policiers, etc.Ici même, dans cette chronique, nous avons souvent plaidé en faveur de l\u2019équité salariale.Mais il y a un « hic » : en plaidant pour l\u2019équité salariale, jamais nous n\u2019aurions imaginé que des syndicats en viendraient à réclamer, en bloc, de faramineuses compensations rétroactives pour la simple raison que leurs membres sont en majorité des femmes.À ce compte-là, la société n\u2019en finirait plus de payer pour ses vieux péchés.S\u2019il fallait compenser tous les gens qui ont été victimes d\u2019injustices il y a 30 ou 50 ans, l\u2019État n\u2019aurait plus d\u2019argent pour maintenir des écoles et des hôpitaux ! Nous croyions, naïvement, que l\u2019équité salariale, cela voulait dire augmenter progressivement, sur une période de plusieurs années, les échelles salariales des catégories défavorisées, tout en réclamant \u2014 histoire de ramener l\u2019équilibre et de ne pas gonfler indûment la masse salariale \u2014 des augmentations un peu moins substantielles pour les catégories naguère favorisées.Autrement dit, la masse salariale n\u2019allait pas doubler ou tripler.C\u2019est l\u2019équilibre interne qui serait graduellement changé.On répartirait autrement un gâteau légèrement enrichi.Ce n\u2019est pas du tout ce qui s\u2019est passé.Les syndicats les mieux organisés ont simplement utilisé le principe de l\u2019équité salariale pour aller chercher du fric, encore du fric, toujours plus de fric.La CEQ a atteint des sommets dans le cynisme en utilisant l\u2019argument de l\u2019équité salariale pour les enseignants du secondaire (qui ont toujours été en bonne partie des hommes) et du collégial (qui ont toujours été en majorité des hommes).Non contente de ce tour de passe-passe, la CEQ en ajoute un autre : sous prétexte qu\u2019enseigner c\u2019est le même travail quelle que soit sa formation, elle dévalue la scolarité de ses membres qui ont prolongé leurs études et acquis des diplômes supérieurs, en réclamant pour tous le même statut salarial.C\u2019est une autre manière d\u2019aller chercher quelques millions de plus.D\u2019où le phénomène, à vrai dire assez scandaleux, d\u2019un syndicat d\u2019enseignants qui dévalorise l\u2019instruction et pénalise ses membres les plus qualifiés.Nombre de membres de la CEQ ont protesté, et protestent toujours contre cette opération.Dans la bonne tradition du totalitarisme soviétique, certains d\u2019entre eux ont été traduits cet été devant le comité de discipline de leur syndicat pour déviation idéologique et manque de solidarité ! Dans ce dossier, on aura vraiment tout vu.Lysiane Opinions Caisses Desjardins: une couverture biaisée de la SRC?Improvisation et incohérence Le gouvernement du Québec n\u2019a pas et n\u2019a jamais eu de vision pour sa métropole BERNARD DAGENAIS L\u2019auteur est professeur au département d\u2019information et de communication de l\u2019Université Laval.Lorsqu\u2019une entreprise a mauvaise presse, elle a trop souvent tendance à accuser les médias de s\u2019acharner contre elle, de la dénigrer, de lui chercher des poux et somme toute d\u2019essayer de lui nuire.Lorsque quelques entreprises, ayant en commun d\u2019être profondément québécoises, ont l\u2019impression qu\u2019un média en particulier, qui est de vocation fédérale, leur cherche noise, on peut soit s\u2019interroger sur leur paranoïa, soit mettre en doute la bonne foi du média.Mais, lorsque l\u2019on sait que les relations entre une entreprise et les médias sont nécessairement conflictuelles en période de crise, on comprend mieux la dialectique qui s\u2019instaure et surtout la difficulté de trancher le débat.Lorsque, comme professeur de relations publiques, nous sommes interpellés à plusieurs reprises sur une telle situation, on s\u2019interroge et on est amené à formuler certaines hypothèses.L\u2019une d\u2019elle consiste à présumer que les entreprises qui n\u2019acceptent pas la critique font porter sur le messager la mauvaise couverture qu\u2019elles reçoivent.Une autre, s\u2019appuyant sur une série d\u2019études, privilégie le fait que tout média pratique une certaine forme d\u2019encadrement de la réalité et, de ce fait, porte un jugement sur la réalité en prétendant tout simplement la décrire.La première hypothèse est vérifiée par le nombre de plaintes reçues au Conseil de presse et rejetées.Dès qu\u2019un partenaire social se sent malmené par les médias, il crie à l\u2019abus.C\u2019est devenu un lieu commun au lendemain des élections : celui qui perd rend presque systématiquement les médias responsables de sa défaite.La deuxième hypothèse est fortement étayée par de nombreuses études.Violette Morin (1969) a démontré que chaque média imprègne son discours d\u2019une certaine idéologie.La façon de privilégier la température pour amenuiser un événement, la description du menu à un banquet plutôt que du discours prononcé pour s\u2019éloigner d\u2019un contenu indésirable ou les emprunts à la presse étrangère n\u2019en sont que quelques exemples.(.) De nombreuses autres analyses de contenu effectuées par des chercheurs de tous les continents en arrivent à la même conclusion : tout média biaise d\u2019une certaine façon l\u2019information et trahit une certaine forme de parti pris.Le cas qui nous préoccupe ici est la façon dont le téléjournal de Radio-Canada traite quelques grandes institutions québécoises qui se sentent victimes d\u2019une guerre de dénigrement, uniquement parce qu\u2019elles sont québécoises.On pourrait y voir une espèce de complot ourdi par des éminences grises qui hantent les couloirs de la télévision d\u2019État, dictant des consignes et des mots d\u2019ordre pour abattre l\u2019ennemi, ce qui semble assez improbable.Ou alors, on peut croire qu\u2019il existe un cadre de référence, comme ceux que nous avons illustrés plus haut, qui teinte la couverture de presse de certains événements ou de certaines institutions.Ce cadre de référence peut être aussi bien institutionnel que particulier à un journaliste donné.Pour en savoir davantage, nous nous sommes interrogé sur la couverture de presse que les Caisses Desjardins ont reçu de la télévision d\u2019État à ses bulletins d\u2019information télévisés pendant une période de six mois, de mars à septembre 1999, période qui correspond aux remous suscités par la réorganisation de l\u2019entreprise.Et nous nous sommes demandé si les reportages de Radio-Canada sur les Caisses populaires relevaient d\u2019un bon journalisme d\u2019enquête ou témoignaient plutôt d\u2019un certain parti pris.Nous avons donc analysé 25 reportages.Deux constats s\u2019en dégagent.Le premier, c\u2019est que Desjardins traverse actuellement une crise de maturité évidente : bénéfices à la baisse, réformes contestées, pratiques de gestion discutables, recours au secret systématique.Il est toujours désagréable pour une entreprise de se voir critiquer sur la place publique par les médias.À la lecture de ces reportages, nous avons réalisé que la Société d\u2019État soulevait plusieurs failles dans la façon de faire de Desjardins.Un peu comme la mouche du coche, Radio-Canada a certainement été l\u2019aiguillon poussant l\u2019entreprise à mieux se définir sur la place publique.Le second constat, et c\u2019est ce qui est intéressant pour nous, démontre que la trame de fond qui entoure tout reportage sur Desjardins, est articulé autour d\u2019un filtre qui tient lieu d\u2019un véritable parti pris : tout ce que fait cette société est sujet à caution.S\u2019il est vrai que les médias ne traitent que des écarts à la norme et ne parlent pas, par nature, de ce qui est normal, dans le cas qui nous concerne, à de rares exceptions près, tous les reportages de Radio-Canada sont teintés d\u2019une suspicion gratuite.Par exemple, on veut donner l\u2019impression que les dirigeants mentent en juxtaposant leurs déclarations avec des spéculations ; on insiste aussi souvent qu\u2019on le peut pour parler de documents ou de pourparlers secrets, posant comme prémisse que le secret est abusif alors qu\u2019il peut être légitime ; on insiste pour expliquer que les profits de Desjardins diminuent, mais en même temps, on présente les mesures de correction comme des abus de pouvoir ; les résultats d\u2019un sondage découvrent qu\u2019il y a une résistance au changement, ce qui est la norme, mais ceci est présenté comme une forme de désaveu de la réforme proposée ; la réforme est acceptée par une majorité, mais on nous la présente par la bouche de ses opposants.Il ne nous appartient pas de savoir si Radio- Canada a raison ou tort dans ses jugements, mais nous constatons qu\u2019il y a un déséquilibre évident dans sa façon de présenter l\u2019institution Desjardins.Comme praticien et professeur de relations publiques, nous enseignons une règle d\u2019or dans les relations avec les médias : ne jamais se mettre à dos un journaliste car on ne s\u2019en relève pas facilement.Il aura toujours le dernier mot pour taper sur le clou qui lui déplaît.(.) CHRISTOPHE CARON Ancien président du Groupe d\u2019intervention urbaine de Montréal, l\u2019auteur est consultant en communications.Le cafouillis entourant le projet d\u2019agrandissement du Palais des congrès illustre encore une fois l\u2019incompétence, sinon la malfaisance, du gouvernement du Québec en ce qui a trait au développement de la métropole.Ce dossier témoigne aussi, et éloquemment, de l\u2019un des traits les plus marquants du dit État québécois : son paternalisme.À moins que ce ne soit le mépris du peuple qu\u2019il est sensé gouverner.Une bonne partie des problèmes du projet de Palais découle de deux faits : 1.L\u2019hypertrophie de la bureaucratie provinciale, illustrée par la multiplication des instances, organismes, « corporations », comités et autres (supposés) « chiens de garde ».« Qui est le chef ici ?Et qu\u2019il se lève », comme dirait un certain Desjardins.2.L\u2019attitude d\u2019omniscience et d\u2019autosuffisance dont font preuve nos élus et nos fonctionnaires.Symptôme de paternalisme aigu, elle illustre la croyance dure comme fer que peu importe ce que nous disent les gestionnaires d\u2019entités telles le Palais des congrès, peu importe ce que nous disent les municipalités, les chambres de commerce, les experts et groupes de citoyens (qui, à l\u2019évidence, connaissent mieux leur milieu que des apparatchiks éloignés), c\u2019est toujours le gouvernement provincial et ses mandarins qui ont raison.La conclusion logique à en tirer, c\u2019est que pour les politiciens provinciaux et les fonctionnaires, personne à Montréal n\u2019a les compétences et le jugement nécessaires pour gérer la seule métropole du Québec.Une telle attitude me donne des frissons.Si l\u2019on se fie aux agissements de la SIQ, défendue par le gouvernement, la Société du Palais est incapable de se gérer elle-même, nos firmes d\u2019architectes sont sans dessein, et les plus grandes firmes de construction ne sont que des magouilleurs.Non, mais.Pourquoi l\u2019État doit-il se mêler de tout en tout temps ?La question se pose de façon sérieuse, à la lumière de la succession de monstruosités que Québec a léguées à la métropole : l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie, l\u2019autoroute Ville-Marie, le Palais de justice, la prison Parthenais, le Palais des congrès, et j\u2019en passe.Et que dire des processus entourant la Bibliothèque nationale, et la confection, par trois ministres successifs, de plans de restructuration métropolitaine ?Que dire aussi de l\u2019indifférence de Québec par rapport au patrimoine urbain et à la démocratie municipale ?Tout ce qui précède amène inévitablement à la cacophonie, à la confrontation, et à l\u2019inertie.Tout devient scandale, tout est toujours à reprendre, tout s\u2019éternise, rien ne se fait dans des délais le moindrement raisonnables.Par contre, ça tient un paquet de fonctionnaires occupés, ça justifie les budgets des ministères.La bureaucratie essaie de donner l\u2019impression qu\u2019elle s\u2019occupe de notre plus grand bien.Eh, qu\u2019il est bon, l\u2019État ! Eh, qu\u2019il est fin ! On nous prend tous pour des caves ?Le gouvernement du Québec n\u2019a pas, n\u2019a jamais eu, de vision pour son unique métropole.Ceci se manifeste sur plusieurs plans, mais se traduit de façon plus tangible dans les gestes qu\u2019il pose sur le plan de l\u2019aménagement urbain.C\u2019est la logique du plus bas dénominateur commun qui règne à Québec.(.) Dans le dossier du Palais des congrès, nous venons de vivre un chapitre plutôt rock\u2019n roll, pour ne pas dire kafkaien-rocambolesque.Il faut maintenant sauver les meubles et redonner crédibilité au projet et au processus suivi.Le gouvernement doit respecter la décision du jury nommé pour sélectionner le meilleur des trois projets soumis.Il doit se rendre à l\u2019évidence qu\u2019il faut revoir à la hausse le budget à octroyer au projet.Un brin de réalisme, s\u2019il vous plaît.Le gouvernement devrait revoir le mandat de la SIQ, notamment en laissant aux seuls dirigeants du Palais des congrès la responsabilité de faire le travail qui leur est propre.En général, Québec devrait réorienter l\u2019ensemble de ses pratiques en ce qui concerne la métropole.Il faut qu\u2019il mette un terme à son « second guessing » chronique des instances locales, et à son penchant pour jouer au Moïse qui descend de la montagne, colportant ses vérités absolues et ses commandements.Québec pourrait aussi, tant qu\u2019à y être, faire un examen de conscience et \u2014 estce imaginable ?\u2014 admettre, ne serait-ce qu\u2019à l\u2019occasion, qu\u2019il fait des erreurs, qu\u2019il est capable de comprendre la frustration des professionnels et du milieu montréalais en général, qu\u2019il est en mesure d\u2019apprendre des leçons.Le gouvernement est-il psychologiquement capable de se fier au jugement, à l\u2019intelligence et au discernement des gens en place ?Parce que, de toute évidence, il manque grandement de gens possédant ces qualités à l\u2019Assemblée nationale et dans les officines de l\u2019État tout-puissant.Finalement, le gouvernement devrait présenter ses excuses aux firmes d\u2019architectes et de construction ayant participé jusqu\u2019ici au processus dans des conditions que je ne souhaiterais à personne.Mais avant qu\u2019un gouvernement présente des excuses, il faudrait probablement attendre fort longtemps.L\u2019urbanité \u2014 le respect d\u2019autrui \u2014 n\u2019est apparemment pas dans les moeurs de ceux qui nous gouvernent.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le Palais des congrès de Montréal.Tout média biaise d\u2019une certaine façon l\u2019information et trahit une certaine forme de parti pris. 4LP0401B1104 B4 jeudi 4LP0401B1 04 ZALLCALL 67 00:57:30 11/04/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Politique CHUM: Côté se bidonne Un projet de loi bloquiste pour attirer les femmes en politique DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Ridiculisé et politiquement malmené pour son projet avorté de déménagement de l\u2019Hôtel-Dieu vers l\u2019est de Montréal, l\u2019ancien ministre libéral Marc- Yvan Côté ne peut s\u2019empêcher de sourire quand il voit les difficultés qu\u2019éprouve Québec à mettre en place un nouveau Centre hospitalier universitaire (CHUM) à Montréal.« Si on était parvenu à déménager l\u2019Hôtel-Dieu, on l\u2019aurait notre centre hospitalier universitaire en- Marc-Yvan Côté tièrement neuf, on n\u2019aurait pas les chicanes actuelles entre Saint- Luc, Notre-Dame et l\u2019Hôtel- Dieu », observe M.Côté.L\u2019abandon de ce projet controversé « nous a fait perdre dix ans », tranche l\u2019ancien ministre de Robert Bourassa.Et il est sceptique quant aux chances de la ministre Marois de pouvoir un jour annoncer un nouveau CHUM, tant les rivalités paraissent ancrées dans les trois hôpitaux existants.Le dossier de la construction d\u2019un nouveau CHUM était un engagement explicite du premier ministre Bouchard le printemps dernier.Mais les chicanes internes entre les trois pavillons du CHUM ont tout bloqué et l\u2019annonce du projet que devait faire Mme Marois en juin fut d\u2019abord retardée au début de l\u2019automne, puis maintenant encore repoussée de plusieurs mois.« Je suis ce dossier avec une attention particulière ; il doit y avoir des médecins qui s\u2019opposaient à l\u2019époque au déménagement et qui se pincent aujourd\u2019hui en se demandant comment ils ont pu ainsi manquer le bateau », a commenté M.Côté.À l\u2019époque, le ministre de la Santé avait provoqué une levée de boucliers générale à Montréal en proposant de fermer l\u2019Hôtel-Dieu pour le reloger dans un édifice entièrement neuf, dans l\u2019est de l\u2019île, près du boulevard Henri-Bourassa.Même des collègues de M.Côté, Daniel Johnson et Claude Ryan, avaient contribué à saborder le projet qui avait été endossé à trois reprises pourtant au Conseil des ministres.Devenu premier ministre, Daniel Johnson avait annoncé la fin du projet de déménagement au printemps 1994.« Tous les intellectuels, tous les journaux de Montréal faisaient partie d\u2019une coalition pour sauver l\u2019Hôtel-Dieu.Quand un ministre vient de Québec, on présume qu\u2019il ne connaît rien à Montréal, il n\u2019a même pas le bénéfice du doute », lance-t-il ironique.« On avait un beau projet, cela aurait été la première fois qu\u2019on aurait bâti de toutes pièces un centre hospitalier universitaire ; déjà, on savait que les anglophones s\u2019en venaient avec un projet et ils vont finir par le réaliser », observe M.Côté.Et au CHUM, « ils sont encore tout éparpillés dans les chicanes de médecins entre Saint-Luc, Notre-Dame et l\u2019Hôtel-Dieu, des querelles de clochers », lance l\u2019ancien ministre.On aurait réglé en partie le problème de l\u2019Hôtel-Dieu en le transformant en centre ambulatoire, or Mme Marois vient de repousser ce projet.GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Pour remédier à la faible représentation des femmes à la Chambre des communes, une députée du Bloc québécois a déposé un projet de loi qui ferait en sorte qu\u2019un parti politique qui aurait fait élire 30 % de candidats féminins aurait droit à un remboursement de dépenses électorales du même pourcentage, jusqu\u2019à un maximum de 55 %.Caroline Saint-Hilaire, députée de Longueuil et critique pour son parti en matière de condition féminine, avait déjà présenté un tel projet de loi l\u2019année dernière, mais il est mort au feuilleton avec la fin de la précédente session.Elle a dû reprendre à zéro tout le processus.« Actuellement un parti politique a un remboursement électoral de 22,5 %, explique- t-elle.Suite à des rencontres avec des groupes de femmes, on me disait qu\u2019il fallait encourager et inciter les partis politiques à travailler davantage à trouver des candidats femmes.Dans mon projet de loi, il est précisé qu\u2019un parti politique qui fera en sorte d\u2019avoir au moins 30 % de candidates élues aura droit à un remboursement de 30 %, jusqu\u2019à concurrence de 55 %.» La députée de Longueuil estime que son projet de loi a un caractère incitatif.Il n\u2019est pas contraignant.« Ce que j\u2019aime dans ce projet de loi, ditelle, c\u2019est qu\u2019il incite les femmes à se lancer en politique.Il ne les oblige pas.Si un parti politique dit : \u2018\u2018Moi ça ne m\u2019intéresse pas\u2019\u2019, bien il ne le fait pas.C\u2019est tout.Par contre, un parti politique qui va se donner les moyens pour le faire sera encouragé par les nouvelles mesures.» Mme Saint-Hilaire souligne qu\u2019il y a des corps policiers qui font de la discrimination positive pour engager des femmes et qu\u2019il est inconcevable que le Parlement ne fasse pas la même chose.« Il me semble qu\u2019actuellement le Parlement ne reflète pas la société dans laquelle nous vivons, c\u2019est-à-dire une population qui compte 52 % de femmes.» Ce projet de loi privé est déposé alors que déjà une polémique a été engagée la semaine dernière entre les tenants d\u2019une telle loi et ses opposants.C\u2019est que le leader du gouvernement en Chambre, le ministre Don Boudria, avait suggéré devant le Comité des procédures qu\u2019il serait pertinent d\u2019étudier cette idée d\u2019une majoration des remboursements des dépenses électorales pour les partis qui font l\u2019effort d\u2019attirer davantage de femmes dans l\u2019arène politique.L\u2019idée de M.Boudria avait suscité plusieurs appuis, mais elle avait entraîné aussi quelques dénonciations passionnées de certaines parlementaires qui voyaient dans la manoeuvre un traitement de faveur dont les femmes n\u2019avaient pas besoin.Elsie Wayne notamment, députée du Parti conservateur pour St.John, avait fait une sortie contre le ministre Boudria, affirmant que les femmes n\u2019avaient pas besoin de telles mesures pour prouver leur valeur.Celle qui fut élue première mairesse de St.John, en 1983, a déclaré que si une femme démontrait qu\u2019elle était attentive à ses électeurs, « ceux-ci seraient là pour elle ».Caroline Saint-Hilaire avoue qu\u2019elle a tendance à être d\u2019accord avec Mme Wayne.« Mais, s\u2019interroge-t-elle, pourquoi alors sommes-nous seulement 20 % à la Chambre des communes.Voter cette loi, ne serait-ce pas une belle occasion de dire que la Chambre des communes doit refléter ce qu\u2019est la société, c\u2019est-à-dire une population composée de 52 % de femmes ?Ne peut-on pas se donner des moyens comme l\u2019on fait d\u2019autres pays, dont la Suède, pour atteindre justement une certaine parité ?C\u2019est sûr que ça dérange.Mais je ne pense pas que c\u2019est admettre que les femmes sont inférieures aux hommes.» Si rien n\u2019est fait pour changer les choses dès maintenant, affirme Caroline Saint-Hilaire, il est prévu qu\u2019en l\u2019an 2040 nous n\u2019aurons pas encore atteint cette parité.La députée bloquiste précise que son approche est différente de celle de M.Boudria sur un point majeur.Le ministre parle d\u2019une majoration des remboursements de dépenses électorales pour les partis qui présenteraient davantage « de candidates ».Caroline Saint-Hilaire, à la différence, parle de « candidates élues ».« Je crains, dit-elle à propos de l\u2019approche de Don Boudria, que l\u2019on se serve de cela pour installer des femmes un peu partout \u2014 des poteaux \u2014 qui ne seraient pas élues et qui permettraient aux partis politiques de profiter de remboursements de dépenses électorales.Les partis auraient des remboursements, mais il n\u2019y aurait pas plus de femmes à la Chambre des communes.» Caroline Saint-Hilaire «Voter cette loi, ne serait-ce pas une belle occasion de dire que la Chambre des communes doit refléter ce qu\u2019est la société, c\u2019est-à-dire une population de 52% de femmes?» 2792863 4LP0501B1104 B5 jeudi 4LP0501B1104 ZALLCALL 67 01:06:55 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 B 5 Politique La France invite le Canada à assouplir ses règles de séjour Assurance-médicaments: le trou est plus profond que prévu «Nous sommes victimes de notre succès», dit la ministre VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Agacée par les contrôles trop tatillons des douaniers canadiens envers ses ressortissants, la France demande à Ottawa d\u2019assouplir ses règlements de séjours temporaires.Créé à la demande du gouvernement français à la suite de nombreuses affaires impliquant des Français à l\u2019aéroport de Mirabel, le groupe de travail sur la mobilité des personnes s\u2019est réuni une première fois en mai à Ottawa et remet ça aujourd\u2019hui à Paris.Selon les informations recueillies par La Presse, il s\u2019agira vraisemblablement de la dernière rencontre du groupe, les deux parties étant très proche d\u2019une entente.La France a déposé une série de demandes très précises visant à faciliter l\u2019entrée de ses citoyens en sol canadien.En résumé, explique une source française proche du dossier, Paris trouve trop « lourds » et trop « compliqués » les contrôles imposés à l\u2019entrée du Canada.Diplomatie oblige, le gouvernement français se garde bien de reprocher ouvertement au Canada sa rigidité, mais il demande néanmoins la « réciprocité de mesures de contrôles plus souples, plus libérales ».« Il n\u2019y a pas de volonté du Canada de harceler les Français, reprend notre source.Ce n\u2019est pas une question de citoyenneté, mais plutôt de lois en vigueur.Nous avons des contrôles plus souples et nous demandons la réciproque.» Selon les Français, « la lourdeur des formalités ne traduit pas la convivialité des échanges entre le Canada et la France ».Les histoires de Français bloqués à la porte d\u2019entrée de Mirabel et renvoyés chez eux par l\u2019avion suivant ont fait couler beaucoup d\u2019encre ces derniers mois, indisposant les deux pays.En visite à Ottawa en décembre, le premier ministre français, Lionel Jospin, avait d\u2019ailleurs soulevé la question avec Jean Chrétien.Par la suite, le gouvernement français a identifié six catégories problématiques : les stagiaires, les étudiants, les enseignants, les scientifiques, les artistes et les jeunes qui participent à des échanges.Pour les stagiaires, rémunérés ou non, les Français souhaitent l\u2019annulation du processus de validation du Canada.Les étudiants qui souhaitent venir ici travailler en « périphérie » de leurs études ont aussi des problèmes avec l\u2019Immigration, soulignent les Français.Pas question, affirme Immigration Canada, d\u2019exempter les Français de l\u2019obligation d\u2019obtenir un permis de travail, mais des assouplissements sont possibles.« Il pourrait y avoir des ententes réciproques qui font en sorte que les Français n\u2019auront plus besoin d\u2019aller chercher une autorisation au ministère du Développement des ressources humaines attestant que cet étranger ne prend pas la place d\u2019un Canadien dans un travail », explique Huguette Shouldice, porte-parole du ministère.Quant aux professeurs de lycée, ils sont victimes de tracasserie parce que la période de leur contrat d\u2019enseignement, habituellement de dix mois, ne correspond pas aux délais des visas de travail délivrés par Ottawa.Un problème mineur, celui-là, qui est apparemment réglé.C\u2019est toutefois plus compliqué pour les scientifiques et les artistes.Ces derniers se plaignent des tracasseries administratives et de l\u2019ampleur de la paperasse d\u2019Immigration Canada.La France demande l\u2019exonération réciproque des permis de travail pour les artistes en tournée au Canada ou en France.Pour ce qui des scientifiques français, de plus en plus nombreux à séjourner au Canada, Paris demande à Ottawa de dresser une liste d\u2019établissements reconnus dans les deux pays afin de faciliter la circulation des chercheurs.KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Le trou à l\u2019assurance-médicaments est encore plus profond que ne le laissaient présager les chiffres de la Régie de l\u2019assurance-maladie : au total, le régime coûtera au gouvernement 210 millions de plus que l\u2019an dernier, soit une augmentation de dépenses de près de 20 % en l\u2019espace d\u2019un an seulement, a précisé hier la ministre de la Santé.Pourquoi une augmentation de dépenses aussi fulgurante ?D\u2019abord, la clientèle du régime a augmenté, répond Pauline Marois.« Nous sommes victimes de notre succès.Le régime était prévu pour assurer la couverture de 1,2 million de personnes.Or, on est à 1,5 million et peut-être davantage.Plus de personnes se sont inscrites au régime parce que leur régime privé est plus coûteux, moins avantageux », explique-t-elle.Il en a coûté 80 millions de plus au gouvernement à ce chapitre.En plus, non seulement les coûts des médicaments ont-ils augmenté, mais les usagers du régime, après avoir diminué leur consommation de médicaments lors de l\u2019instauration de l\u2019assurance-médicaments, ont repris leur niveau initial de consommation.« Les gens ont calculé les coûts dans leurs budgets et ont recommencé à consommer des médicaments comme ils consommaient dans le passé », dit Mme Marois.Coût pour le gouvernement : 130 millions.Placée devant une situation budgétaire littéralement hors de contrôle et pressée par le Conseil du Trésor de trouver rapidement une solution, la ministre Marois envisage de hausser les contributions des usagers du régime, a-t-elle indiqué hier, confirmant les informations publiées par La Presse.« Rien n\u2019est exclu, parce qu\u2019il faut trouver des solutions à ce problème », a-telle commenté.Reste que la hausse des coûts à l\u2019assurance-médicaments est loin d\u2019être une surprise pour le gouvernement.Dès juillet 1998, on envisageait un déficit important pour l\u2019année suivante.Déjà, à cette époque, les spécialistes prédisaient que Québec devrait changer les règles du jeu.L\u2019architecte du régime, Claude Castonguay, avait même plaidé pour une hausse de la prime maximale de 175 $ que versent les usagers.Mais l\u2019éventualité d\u2019une telle hausse de la contribution des usagers a cependant fait sortir de leurs gonds les représentants des associations de personnes âgées, la principale clientèle du régime avec les assistés sociaux.« Le gouvernement devrait arrêter de regarder du côté des consommateurs et examiner plutôt les privilèges consentis à l\u2019industrie pharmaceutique, ainsi qu\u2019une certaine pratique médicale », lance Lilianne Lecompte, de l\u2019Association québécoise des retraités.« Même si elle était ténue, toute hausse de contribution ferait mal à des gens qui ont 15 000 $ et moins de revenus et qui doivent payer toutes leurs factures », renchérit Martine Langlois, de la Fédération de l\u2019âge d\u2019or du Québec, qui se demande comment Québec a pu commettre de telles erreurs dans ses prévisions de coûts du régime.« N\u2019importe quelle compagnie privée est capable de prévoir l\u2019évolution de son assurance.Comment se fait-il que le gouvernement, lui, n\u2019en est pas capable ?» Et les prestataires de l\u2019aide sociale ne pourront pas non plus encaisser une nouvelle hausse de contribution, ajoute Yves Desgagnés, de la Coalition nationale sur l\u2019aide sociale.« Ce serait un véritable bris de contrat.On a prétendu que ce serait un régime qui rendrait l\u2019accès plus facile aux médicaments.Et là, une fois les gens assurés, on change les règles du jeu.Les gens vont se sentir piégés », dit-il.Une hausse de contribution est « totalement inacceptable », acquiesce Jennifer Auchinlek, de la Coalition sur l\u2019assurance-médicaments.« Ce qu\u2019on demande comme contribution, à l\u2019heure actuelle, c\u2019est déjà trop.Le problème n\u2019est pas chez les usagers, mais dans le coût des médicaments.C\u2019est ça la vraie question.» PHOTO PC Pauline Marois Nouvelle mésentente sur les Bourses du millénaire Presse Canadienne, QUÉBEC Le plan fédéral de bourses du millénaire créerait un programme « à deux vitesses » de prêts et bourses pour les étudiants, a accusé hier le ministre de l\u2019Éducation, François Legault.En effet, le système proposé par Ottawa excluerait plusieurs étudiants du remboursement de l\u2019endettement accumulé, a soutenu hier M.Legault.Ces exclus seraient les étudiants en formation professionnelle, ceux de la première année du collégial, et ceux des niveaux universitaires de maîtrise et de doctorat.Le ministre de l\u2019Education propose plutôt le maintien d\u2019un régime universel de prêts et bourses, avec possibilité de réduire, grâce aux bourses du millénaire, l\u2019endettement non pas de certaines catégories d\u2019étudiants, mais de tous les étudiants.2789057 4LP0601B1104 B6 jeudi 4LP0601B1104 ZALLCALL 67 01:04:44 11/04/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Politique Vendredi 5 novembre - 13 h à 19 h Samedi 6 novembre - 11 h à 18 h 2800766 Le Fonds de lutte contre la pauvreté nécessiterait une gestion plus souple PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Fonds de lutte contre la pauvreté, principale retombée du Sommet sur l\u2019économie de l\u2019automne 1996, ne peut être administré comme un autre programme gouvernemental.C\u2019est ce qu\u2019est venu dire hier aux membres de la Commission de l\u2019administration publique le sous-ministre Alain Deroy, du ministère de la Solidarité sociale, de qui relève ce programme de 250 millions de « réinsertion au travail ».« L\u2019approche et les grands principes de la gestion par résultats présentés par le vérificateur général, quoique très adéquats pour la vérification des programmes gouvernementaux, ne peuvent s\u2019appliquer intégralement à la vérification de la gestion du Fonds de lutte contre la pauvreté », a indiqué M.Deroy à des parlementaires dont certains ont paru sceptiques.Le printemps dernier, le vérificateur général du Québec, Guy Breton, avait sévèrement critiqué l\u2019administration du Fonds, y constatant un certain nombre d\u2019incongruités : financement d\u2019emplois déjà existants, substitution à d\u2019autres programmes gouvernementaux, etc.Sans parler de « gaspillage », M.Breton avait alors signalé : « C\u2019est un peu comme si Bruny Surin faisait une course sans qu\u2019elle soit chronométrée.» Hier, M.Deroy, tout en énumérant une série de mesures mises en place à la suite des critiques du vérificateur général, a indiqué que le caractère transitoire (trois ans) et expérimental du Fonds faisait qu\u2019il ne se prêtait pas à un type de gestion conventionnel.Il importe de conserver aux comités d\u2019approbation la souplesse et la marge de manoeuvre que permet le Fonds, a dit M.Deroy, « afin que les projets retenus (.) soient ceux qui répondent le mieux aux besoins des personnes dans leur milieu et qui offrent les meilleures retombées ».La députée péquiste Rita Dionne-Marsolais s\u2019est montrée étonnée que la gestion par résultats ne puisse s\u2019appliquer intégralement dans le cas du Fonds.« Vous allez mesurer quoi ?» a-t-elle demandé au sous-ministre Deroy.Plus tôt, celui-ci avait présenté aux parlementaires un rapport d\u2019activités montrant « les résultats très positifs obtenus par les interventions du Fonds ».Ainsi, en moins de deux ans, soit de juin 1997 à mars 1999, le Fonds a accepté de financer plus de 2000 projets générant 17 000 postes en emploi et places en formation, en insertion ou en stage.Ces engagements totalisant près de 170 millions ont permis à des milliers de personnes d\u2019acquérir une expérience de travail ou de cheminer vers l\u2019emploi, a indiqué M.Deroy.Son collègue Yvon Boudreau, sous-ministre adjoint au ministère de la Solidarité sociale, a évoqué un programme de stages en entreprises destiné à des immigrants, quand la députée Dionne-Marsolais lui a demandé de décrire la plus belle réussite, à ses yeux, du Fonds.Ce programme s\u2019adressait à des immigrants qualifiés qui végétaient, à la sécurité du revenu dans plusieurs cas, faute d\u2019avoir été mis en contact avec la réalité du travail au Québec.« On a réussi un maillage fort intéressant, on a débloqué des horizons bloqués », a dit M.Boudreau, signalant que ce programme avait obtenu un taux de 77 % de rétention en emploi.Le Fonds de lutte contre la pauvreté est financé par une cotisation spéciale de 0,3 % inscrite dans la déclaration de revenus des contribuables québécois.2797696 EN BREF Subvention douteuse n Une somme de quelque 1,6 million destinée à la création d\u2019emplois a été affectée à une firme de la circonscription du premier ministre Jean Chrétien, à l\u2019encontre des dispositions régissant les dépenses fédérales, révèlent des documents gouvernementaux.Ces fonds faisaient partie de subventions de plus de 2 millions versées à Aerospatial Globax en vertu du Fonds transitoire pour la création d\u2019emplois, un programme fortement critiqué par l\u2019opposition depuis plusieurs mois.Toujours l\u2019impasse n Les entrepreneurs ontariens pourront soumissionner sur les travaux de contruction du casino de Hull lorsque le Québec et l\u2019Ontario auront signé une entente globale sur la main-d\u2019oeuvre, pas avant, a affirmé le premier ministre Lucien Bouchard, hier.Le premier ministre a formellemnt nié qu\u2019une entente soit intervenue avec l\u2019Ontario, comme l\u2019avait annoncé mercredi le ministre du Travail ontarien, Chris Stockwell.S\u2019cusez-nous, on recommence n Les frontières du droit parlementaire ont reculé cette semaine.Première à l\u2019Assemblée nationale, les députés ont été appelés à révoquer une loi qu\u2019ils venaient à peine d\u2019adopter en troisième lecture.La ministre de l\u2019Emploi, Diane Lemieux a dû demander qu\u2019on annule l\u2019adoption du projet de loi 50 votée le 21 octobre, parce qu\u2019elle n\u2019avait pas déposé alors la bonne copie du projet.Une version avec les amendements définitifs à ce projet de loi sur le travail des enfants était restée à son bureau.DGE: encore six mois n Comme l\u2019avait indiqué La Presse, le Conseil des ministres a décrété hier la nomination de Me Francine Barry comme directeur général des élections intérimaire pour six mois.Pour le ministre responsable Guy Chevrette, il faut s\u2019interroger sur le processus de nomination pour cette poignée de grands commis de l\u2019État qui nécessitent l\u2019approbation d\u2019un vote des deux tiers de l\u2019Assemblée nationale.Depuis deux ans, à quatre reprise, l\u2019opposition libérale s\u2019est opposée aux candidats proposés par le gouvernement Bouchard.Un choix prudent n Les députés libéraux ont fait preuve de prudence au moment de choisir le nouveau président de leur caucus, hier, désignant un sérieux supporter du premier ministre Jean Chrétien au détriment d\u2019un rival déclaré ayant publiquement remis en question certaines initiatives gouvernementales.Paul DeVillers, député d\u2019arrière-ban depuis deux mandats, représentant la circonscription ontarienne de Simcoe North, l\u2019a emporté au terme d\u2019un scrutin secret auquel étaient conviés ses collègues du parti.Son rival, Nick Discepola, également simple député, de la région de Montréal, s\u2019est fait remarquer par ses prises de position en ce qui a trait à la stratégie référendaire fédérale ainsi qu\u2019à la tentative de prise de contrôle d\u2019Air Canada par Onex. 4LP0701B1104 B7 jeudi 4LP0701B1104 ZALLCALL 67 11:04:09 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 B 7 Politique Un autre document démontre qu\u2019Onex avait ses contacts à Ottawa GORD MCINTOSH Presse Canadienne, OTTAWA Un autre document révèle qu\u2019Onex a tenté d\u2019obtenir des assurances du gouvernement fédéral avant de présenter son offre d\u2019achat des deux grands transporteurs aériens du pays.Le conseil d\u2019administration d\u2019Onex a appris en juillet que des pressions seraient exercées auprès d\u2019Ottawa pour éviter l\u2019examen du Bureau de la concurrence ou à tout le moins pour en accélérer le processus.Dans une note adressée aux membres de son conseil d\u2019administration, la haute direction d\u2019Onex indique que la société avait d\u2019abord souhaité déposer son offre d\u2019achat d\u2019Air Canada début juillet et obtenir à l\u2019avance des garanties de la part d\u2019Ottawa.Le document, soumis en preuve avec la requête d\u2019Air Canada déposée la semaine dernière en Cour supérieure du Québec, révèle aussi qu\u2019avant de déposer son offre, Onex entendait convaincre le gouvernement fédéral de modifier la loi limitant à 10 pour cent la participation de chaque actionnaire d\u2019Air Canada.Invoquant la clause 47 de la Loi canadienne sur le transport, le ministre des Transports, David Collenette, a annoncé le 13 août dernier la suspension pour 90 jours de la Loi sur la concurrence dans l\u2019industrie aérienne.Onze jours plus tard, Onex annonçait son intention de mettre la main sur Air Canada et de la fusionner avec Canadien International.Le cas échéant, Onex se serait porté acquéreur du transporteur montréalais.« Avant de déposer son offre, Onex tentera d\u2019obtenir d\u2019Ottawa l\u2019assurance que son offre sera acceptable pour le gouvernement et les instances réglementaires canadiens, peut-on lire dans la note de service datée du 2 juillet.Nous chercherons particulièrement à obtenir du gouvernement l\u2019assurance qu\u2019il appuiera la fusion (d\u2019Air Canada et de Canadien) en invoquant la clause 47 de la Loi sur le transport, laquelle accorde au cabinet certains pouvoirs lorsqu\u2019une situation critique surgit dans le transport national (.) Un tel geste permettrait au cabinet d\u2019approuver la fusion des deux transporteurs aériens, exemptant (Onex) de l\u2019examen du Bureau de la concurrence.» Si le gouvernement avait refusé de suspendre la loi sur la concurrence, Onex se serait « assuré de la célérité du Bureau de la concurrence et aurait cherché à comprendre l\u2019opinion du gouvernement face à son offre avant de la déposer ».Le 26 octobre dernier, le ministre Collenette s\u2019est dit prêt à examiner la possibilité de rehausser la limite de la participation individuelle dans Air Canada.Lors de sa comparution, mardi, devant le comité des Communes sur les transports, le président du conseil d\u2019Onex, Gerald Schwartz, a soutenu que c\u2019est Canadien, favorable à l\u2019offre d\u2019achat d\u2019Air Canada, qui a eu l\u2019idée d\u2019invoquer la clause 47.Le vice-premier ministre, Herb Gray, a pour sa part répété mardi que le gouvernement n\u2019était nullement de connivence avec Onex.Quant à M.Schwartz, il a été impossible d\u2019avoir ses commentaires.Les actionnaires d\u2019Air Canada doivent trancher lundi prochain entre l\u2019offre de 13$ l\u2019action déposée par Onex et celle de 16$ l\u2019action soumise par la direction du transporteur.Des organismes montréalais craignent les gestes d\u2019Ottawa 2798770 ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Une vingtaine de porte-parole d\u2019organismes de la grande région montréalaise pressent le gouvernement fédéral de ne pas modifier à la sauvette les lois actuelles régissant le transport aérien au Canada.« Changer les règles du jeu en cours de route n\u2019est pas correct.Que le gouvernement énonce sa nouvelle politique et les parties (Onex, Air Canada et Canadien) feront leurs plans à partir de ça, et non l\u2019inverse », a réclamé M.André D.Godbout, président du Groupe de soutien au développement des aéroports de Montréal (GSDAM), hier, en conférence de presse.Le GSDAM considère que les gouvernants et les parlementaires devraient laisser le soin à des experts en matière de transport aérien de faire des recommandations sur certains éléments, comme cela s\u2019est fait pour le projet de fusion des banques.« Il faut un débat non partisan, qui échappe à la pression d\u2019offres financières.Il faut une nouvelle politique de transport aérien au Canada plus viable que celle que nous avons connue au cours des dix dernières années », a fait valoir M.Godbout.Celui-ci croit que les experts pourraient se demander, entre autres, s\u2019il est souhaitable pour les Canadiens que soit modifiée la règle imposée au moment de la privatisation d\u2019Air Canada voulant que nul ne peut contrôler plus de 10 pour cent du transporteur.Ils pourraient en outre préciser comment véritablement mesurer la limite du contrôle étranger d\u2019un transporteur fixée à 25 pour cent.Pour illustrer son propos, M.Godbout a mentionné que si quelqu\u2019un prête à « X » quelque 200 000 $ pour l\u2019achat d\u2019une maison qui en vaut 203 000 $, « X » est propriétaire mais, dans les faits, il est contrôlé par celui qui lui a prêté la presque totalité du montant.D\u2019où la nécessité que cette notion soit précisée.Pour sa part, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Pierre Laferrière, s\u2019est dit très intéressé à savoir ce qu\u2019il arrivera, en cas de fusion, à l\u2019emplacement du siège social, au bilinguisme dans les services, à la l\u2019emplacement des bases d\u2019entretien, au personnel des deux compagnies.LE CRTC VEUT VOS COMMENTAIRES Le CRTC sollicite les observations du public relatives à un projet d\u2019ordonnance d\u2019exemption portant sur les systèmes de messagerie d\u2019urgence de faible puissance sur les ondes FM utilisés par la police, les services d\u2019urgence, les militaires et les services d\u2019incendies aux fins d\u2019alerter le public en cas de catastrophe naturelle, de conditions routières dangereuses et d\u2019accidents majeurs, de menaces industrielles, d\u2019évacuations et de recherche et sauvetage.Pour de plus amples renseignements veuillez consulter l\u2019avis public.Les observations écrites sur l\u2019ébauche d\u2019ordonnance d\u2019exemption établie dans l\u2019annexe de l\u2019avis public doivent parvenir au bureau du Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2, au plus tard le 17 novembre 1999.Vous pouvez également soumettre vos observations par courrier électronique au: procédure@ crtc.gc.ca.Pour plus d\u2019information: 1-877-249- CRTC (sans frais) ou Internet: http://www.crtc.gc.ca.Document de référence: Avis public CRTC 1999-169.2800331 2801053 2799003 4LP0801B1104 B-8 JEUDI cyber 4LP0801B1104 ZALLCALL 67 01:02:39 11/04/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 2789910 technologie@lapresse.ca Recherche et oeuvres littéraires en ligne J\u2019ai entendu parlé d\u2019un logiciel qui s\u2019installe sur son ordinateur et qui permet d\u2019interroger tous les moteurs de recherche à la fois.Est-ce que ca existe vraiment ?Et si oui, quel est le nom du logiciel et où peut-on le trouver ?Sylvain Lachapelle Oui ça existe ! Et en fait, plusieurs logiciels offrent cette possibilité.Mais du nombre, c\u2019est sûrement le logiciel Copernic qui détient la tête du peloton.Ce logiciel, conçu au Québec, a remporté depuis ses tout débuts, tout ce qu\u2019il y avait de prix à gagner et de reconnaissance à obtenir de la part des experts et grands magazines informatiques américains.En fait, c\u2019est probablement un des logiciels les plus primés que je connaisse.Mais ce qui importe ici, c\u2019est vraiment le fait qu\u2019il soit efficace et trouve des éléments de réponses à vos requêtes.Et c\u2019est ce qu\u2019il fait admirablement bien.Alors pour répondre à votre question, je vous recommande la toute dernière version du logiciel, le Copernic 2000.Passez télécharger gratuitement la version de base et si vous trouvez que le logiciel a ce qu\u2019il faut pour répondre à vos besoins, vous pourrez toujours bonifier l\u2019outil de recherche en téléchargant l\u2019une des deux versions payantes qui peut-être répondra encore plus précisément à vos besoins.Chose certaine, Copernic est devenu l\u2019outil de référence incontournable pour ceux qui veulent faire de la recherche sur Internet.Et cela, de facon efficace.Copernic www.copernic.com n n n Je cherche des textes de grands écrivains français sur Internet pour un travail scolaire.Est-ce que ça existe et sur quel site Web puis-je trouver ça ?Simon Lambert Il y a eu quelques expériences par le passé mais, la plupart n\u2019ont pas survécu.Cependant, il existe quelque chose de fort intéressant qui va sûrement répondre à vos besoins et c\u2019est une initiative de la radio publique française Radio France et le groupe Bibliopolis.Biblionet, c\u2019est plus de 30 000 pages, 101 oeuvres, 64 auteurs et surtout un moteur de recherche qui permet de retrouver un lieu, un personnage ou une citation.C\u2019est un outil qui a justement été mis en ligne pour venir en aide aux étudiants et aux professeurs.Vous y trouverez des oeuvres de Balzac, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Lafontaine, Maupassant, Molière, Proust et bien d\u2019autres.Quant aux oeuvres littéraires elles-mêmes, on parle ici de l\u2019intégrale du Bourgeois gentilhomme , de Du côté de chez Swann , des Fables de Lafontaine , de Germinal de Zola, de Madame Bovary de Flaubert et j\u2019en passe.Et puis pour ceux qui voudraient se mettre à imprimer les manuscrits pour économiser quelques dollars, sachez que l\u2019impression de l\u2019oeuvre intégrale vous coûtera 15 fois plus cher que l\u2019achat du livre en format de poche.Biblionet http://minotaure.bibliopolis.fr:7999 n n n Je suis découragé d\u2019essayer de télécharger sans succès.Ma ligne coupe toujours avant la fin de la session.Est-ce qu\u2019il existe des versions sur CD des logiciels de navigation de Netscape ou Explorer ?Daniel Deschampeaux Oui ça existe.Et vous êtes chanceux parce que ce mois-ci vous pourrez trouver les deux logiciels de navigation réunis sur un seul et même CD-ROM.Le magazine Guide Internet récidive avec un deuxième numéro qui nous offre en plus du magazine, un CD-ROM rempli de logiciels incontournables pour l\u2019utilisation de l\u2019Internet.En fait, comme je l\u2019ai déjà dit à la radio le mois dernier, juste pour le CDROM et tout ce qu\u2019on y trouve, juste pour ça, vous devriez courir acheter une copie du magazine.Ce mois-ci, en plus des fureteurs, on retrouve également d\u2019autres logiciels dont ICQ99, RealPlayer G2, RealJukeBox et WinAmp 2.50, Shockwave, Flash et même la version gratuite du logiciel de recherche Copernic.Alors voilà, avec le CD-ROM, vous économiserez des heures de téléchargement et puis, en plus, vous aurez un excellent magazine à lire.Pour communiquer avec Bruno Guglielminetti : question@guglielminetti.com Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Internet: mille milliards de dollars! 2800072 Agence France-Presse FRAMINGHAM L\u2019Internet devrait peser pour plus de 1000 milliards de dollars dans l\u2019économie mondiale en 2001 et s\u2019approcher à grands pas des 3000 milliards de dollars en 2003, selon une étude publiée hier par le cabinet d\u2019analyse International Data Corporation (IDC).Les investissements en technologie ont représenté 52 % des dépenses mondiales liées à l\u2019Internet en 1998.Mais IDC prévoit qu\u2019en 1999, les dépenses autres qu\u2019en technologies devraient prévaloir pour la première fois, comme notamment celles liées au contenu ou aux services commerciaux.D\u2019ici 2003, le pourcentage des investissements en technologie devrait tomber à 39 %.« Dans les premières années de l\u2019économie Internet, les investissements étaient centrés sur les produits et services technologiques pour renforcer l\u2019infrastructure, atteindre une masse critique et introduire les utilisateurs en ligne au commerce électronique », a indiqué Anna Kerr, analyste de la division Stratégies Internet et de commerce électronique d\u2019IDC.« Maintenant, les dépenses non directement technologiques remontent lentement.Les fonctions marketing et commerciales, ainsi que la création de contenu vont être essentielles pour améliorer l\u2019expérience Internet et stimuler le commerce en ligne », a ajouté Mme Kerr.Pour chaque dollar de chiffre d\u2019affaires généré par le commerce en ligne en 1998, 93 cents ont directement été investis dans l\u2019infrastructure correspondante, selon l\u2019étude.IDC prévoit que les entreprises devraient augmenter de façon significative leurs investissements pour améliorer ce ratio d\u2019ici 2003.L\u2019Internet dans les voitures GM Agence France-Presse LAS VEGAS Le constructeur automobile américain General Motors a présenté hier la première voiture équipée de l\u2019Internet, que le conducteur pourra consulter en toute sécurité grâce à un logiciel de reconnaissance de la voix.Les utilisateurs auront accès à l\u2019actualité, les résultats sportifs, la Bourse, ainsi qu\u2019au courrier électronique, grâce à une connection mobile.Il n\u2019y pas écran ou d\u2019affichage susceptible de distraire le conducteur, souligne GM dans son communiqué publié à Las Vegas.Le système, présenté sur une Cadillac Seville modèle 2000, exploite les capacités du service d\u2019ordinateur de bord Onstar de GM.Onstar a près de 100 000 abonnés et plus d\u2019un million de véhicules équipés de ce système seront fabriqués annuellement.GM prévoit de développer les services Internet disponibles dans ses véhicules, notamment la possibilité de télécharger de la musique et d\u2019écouter des radios avec une connexion satellitaire. LA PRESSE, MONTRÉAL JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 B9 Un bond dans la traque aux gènes du cancer MATHIEU PERREAULT La chasse aux gènes du cancer subit une accélération subite.Une équipe américano-japonaise a utilisé pour la première fois une technique permettant d'identifier 100 fois plus rapidement les gènes susceptibles de causer la leucé-mie.L'arrivée de médicaments s'attaquant directement à l'effet de ces gènes est rapprochée d'autant.La police se dit fort intéressée par le film sur les gangs de rue MARCEL LAROCHE Loin d'être offusqué que le réalisateur du documentaire sur un gang de rue de Montréal l'ait ignoré pour le tournage, le commandant Michel Gagnon, de la section des communications du Service de police de la CUM, s'est dit vivement intéressé à visionner ce film.Sans connaître le contenu du document choc Gan$s : la loi de la rue, qui doit être présenté la se- maine prochaine à l'antenne de TV5, l'officier de police croit même que ce reportage peut apporter une autre vision sur la violence omniprésente à Montréal.C'est en lisant La Presse hier que le commandant Gagnon a appris que le cinéaste Isaac Isitan avait suivi pendant un an les activités des principaux membres du gang de rue des Bad Boys.« Il a fallu un an de discussion et un an de tournage pour réaliser ce film.Il y a là un élément de profondeur qui montre que ça été fait sérieusement », de dire le policier.« Le cinéaste qui a préparéjce documentaire a agi en toute litycjté et on n'a pas d'affaire à censurer son travail », a clairement indiqué le commandant Gagnon.Sans blâmer le réalisateur qui a préféré faire son film sans l'aide ou le support policier, Michel Gagnon a cependant précisé que son personnel a l'habitude de collaborer régulièrement avec des scénaristes de séries policières ou d'émissions de télévision.L'approche décrite cette semaine dans Nature Genetics génère « une grahde variété de candidats », indique le docteur Guy Sauvageau, hématologiste à l'hôpital Maisonneu-ve-Rosemont et à l'Institut de recherches cliniques.« Avec le même effort, ils ont augmenté d'un à deux ordres de grandeur » \u2014 de 10 à 100 fois \u2014 la récolte d'oncoge-nes potentiels.Les oncogènes sont des gènes qui donnent le cancer.Il s'agit de la première jonction entre génomique et génétique en oncologie, note un commentaire publié dans la même livraison du journal scientifique.La génétique se penche sur la collaboration entre deux oncogènes, alors que la géno-mique fait une analyse à grande échelle.Les chercheurs ont inséré un ré-trovirus qui accélère l'apparition de la leucémie chez une espèce de souris plus susceptible de contracter la maladie.Le génome de cette dernière a été brisé en morceaux par une enzyme, puis les morceaux contenant le rétrovirus ont été amplifiés pour faciliter leur examen : c'est la réaction en chaîne polymé-rase inverse (IPCR), une technique couramment utilisée en génétique.Les morceaux amplifiés sont comparés à une « bibliothèque virtuelle » de gènes, informatisée.« Depuis dix ans, on cherche des sites oncogènes collaborateurs qui peuvent comprendre plus d'un gène, explique le Dr Sauvageau, un spécialiste de la leucémie.Un premier groupe d'anomalies récurrentes dans les chromosomes avait avant cela été identifié ; ces anomalies ont besoin de collaborateurs pour déboucher sur le cancer.Voilà deux ans, le même groupe de chercheurs a identifié deux collaborateurs chez l'homme avec une approche plus standard : ils avaient comparé le génome après la muta-génèse sans IPCR.» La comparaison avec la bibliothèque génétique est alors plus longue, chaque portion du génome devant être clonée séparément.L'un des deux gènes identifiés en 1997 se nomme OX-A9.Le mois dernier, un chercheur américain a annoncé dans Science que le OX-A9 était un gène pronostic du cancer ; il avait examiné 6800 gènes chez une quinzaine de patients atteints de leucémie myéloïde aiguë.« Depuis trois ans, notre équipe met beaucoup d'efforts sur le gène OX-A9.Ces résultats nous font plaisir.» Pour vérifier si les candidats de Nature Genetics sont effectivement collaborateurs, les chercheurs devront infecter de la moelle osseuse de souris avec le site oncogène, par le biais d'un rétrovirus, ou inactiver cette portion du génome du cobaye s'il s'agit d'un suppresseur de tumeur ; d'autres méthodes plus sophistiquées sont aussi envisagées.Ensuite, le cycle recommencera : un rétrovirus provoquera des mutations chez un nouveau modèle de souris susceptible à la leucémie, et de nouveaux candidats seront identifiés.L'une des surprises de la recherche, qui était dirigée depuis l'Institut national du cancer au Mary-land, est que certaines des mutations provoquées par le rétrovirus sont très faiblement récurrentes.« Avant, on ne pouvait faire la différence entre les mutations récurrentes à faible fréquence et les mutations dues au hasard, non récurrentes », dit l'hématologiste Sauvageau.Ces sites collaborateurs seraient restés dans l'ombre sans amplification, note le commentaire de Nature Genetics .- \\ ans SIET3ÏT?nif p tliUBtJiIili Mb Un livre unique qui retrace les faits marquants de l'actualité de 1900 à 2000 Du naufrage du Titanic à la conquête de l'espace, de la Première Guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, de Sarah Bernhardt à Céline Dion, près de 400 pages Illustrées tant sur les grandes manchettes mondiales que sur les faits divers et les actualités locales qui ont eu lieu de 1900 à nos jours.Tout le siècle vu par La Presse Pour seulement 29 95$ frais et tps én s UX \" MM Près de 400 pages Format: 10\" x 13 1/2 Homme d'affaires abattu à la manière des motards Postez ce bon de commande a\t100 ans d'actualité s-Za Presse \tC.P.11031.Su ce.Centre-Ville \tMontréal (Québec) H3C 4W8 Ecrire en caractères d imprimerie\t \tPrençm Adresse\tApp Ville\tCode oostal Tel (trav ) ( )\tTe' (rçs ) ( ) Les quantités étant limitées, commandez dès maintenant (514) 285-6945 Interurbains (sans frais): Télécopieur: 1 877 299-6299 (514) 285-6988 OUMiTHE ?LIVRE\tTPS\tFRAIS POSTAUX\tCHACUN\t\tTOTAL\t¦ ! 29.95 $\t2.10$ |\t3.00$ |\t| 35.05 $\t\t\t I \u2014 t I I \u2022 Je pns mon chèque ou mandat-peste à I ordre de La Presse.Ltee au montant de_ Je souhaite etlectuer mon paiement par carte de crédit D Visa [ZI MasterCa Numéro de carte :l I 1 1 1\"! I 1 I I\" I I I M \" 1 | 1 | |i Date d'expiration Signale (Prévoir un deiai de Quatre à su semants pour la livraison) No d enreg.strement de la TPS de U Presse R102972338 I i t l i l \" l Presse Canadienne SAINTE-FOY Rien ne permettait encore de relier officiellement, hier soir, le meurtre de Jean-Marc Émond au monde des motards, bien que le modus ope-randi leur ressemble de près.Émond, âgé de 44 ans, de Lac-Bëauport, n'avait aucun dossier judiciaire.Trappeur de profession, il gérait depuis quelques années l'entreprise créée par son père, un ancien coordonnateur du service de développement économique chez les autochtones pour le ministère I dé-ral des Affaires indiennes et du Nord canadien au Québec.Émond a été abattu d'au moins une balle à la tête, hier matin, juste en face de la petite société familiale, les Entreprises Loudrey, située dans le parc industriel de Sainte-Foy.Cette compagnie se spécialise dans la vente de pièges et d'équipements pour les trappeurs.L'arme utilisée pour le meurtre, un revolver Magnum de calibre .357, a été retrouvée plus tard à quelques mètres du lieu du drame.Selon l'animateur de télévision Claude Roy, qui connaissait la victime, Émond gérait l'entreprise de son pere.« À ce que je sache, il n'a jamais fréquenté les milieux criminels.La dernière année n'a pas été facile sur le plan financier et plusieurs personnes lui devaient de l'argent.Mais jamais je n'aurais pense .1 une telle fin.» Selon certaines informations, deux personnes étaient présentes sur les lieux de l'assassinat.Elles ont pris la fuite à bord d'une voiture Neon de couleur Bourgogne, a fait savoir le porte-parole de la sûreté municipale de Sainte-Foy, le lieutenant André Fillion.SS0044-FQMC21 Des placements garantis à 100 °/t OBLIGATION D'EPARGNE DU CANADA Émission 61 4.40 % An 1 OBLIGATION A PRIME DU CANADA 5,00% 5,40% An 1 An 2 5,80% An 3 Émission 10 boom 10.ta mmI composé de 5J9\\ s* roofigiboji C ottom portât 3 «s.L ¦ AT if \u2022 NOUVELLES OBLIGATIONS D'tPAftGNt.OJ 1 800 575-5151 «1 www.oec.gc.ca CanadS Pour une consulta GRATUITE \u2022 s NE MANQUEZ PAS LE CAHIEIgJV*»^ Santé ' CHAQUE DIMANCHE DANS La Presse M Mille excuses aux grandes salles de cinéma John Banks Grande vente Cinéma maison chez AudoCemre! 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m\u2019applique », a poursuivi le président américain.« Je pense que nous devons reconnaître que nous avons été prêts à tolérer un niveau de violences bien plus élevé que celui que nous aurions dû .Nous ne devons pas tolérer un tel niveau de violence ».« Ne l\u2019oublions pas, treize de nos enfants sont abattus chaque jour, sont tués chaque jour » lors d\u2019incidents à travers le pays, a poursuivi le président Clinton.Il est nécessaire d\u2019augmenter le nombre des policiers, d\u2019agir davantage dans le cadre des écoles pour « apprendre aux enfants à ne pas avoir recours à la violence et vous devez faire plus pour empêcher que les armes tombent entre de mauvaises mains », a-t-il dit.Le président américain a cependant souligné que le taux de la criminalité aux États-Unis était actuellement le plus faible de ces trente dernières années.Agence France-Presse SEATTLE Un homme vêtu d\u2019un long manteau couvrant une tenue de camouflage a ouvert le feu sans dire un mot mercredi dans un immeuble de Seattle, dans le nord-ouest des États-Unis, tuant deux hommes et en blessant deux autres, dont un grièvement.Mercredi en fin d\u2019après-midi, la police de Seattle était toujours à la recherche du tueur présumé, décrit par une des victimes comme un homme d\u2019une trentaine d\u2019années, avec une barbe et une moustache hirsutes, vêtu d\u2019un manteau sombre, au-dessus d\u2019une tenue de camouflage, et portant une casquette et des lunettes de soleil.Cette fusillade est la deuxième en deux jours à ensanglanter les États-Unis.Mardi, à Honolulu (Hawaï), un employé mécontent avait tué sept personnes dans un immeuble de la société Xerox.Le chef de la police de Seattle, Norm Stamper, a mis en garde les résidants du quartier rentrant chez eux à l\u2019issue de leur journée de travail et leur a demandé de « prendre des précautions supplémentaires ».« Il est possible qu\u2019il pénètre dans un appartement ou une maison et peut-être est-il en train de nous regarder à la télévision », a-til dit.« Nous n\u2019avons pas d\u2019indication qu\u2019il ait quitté le secteur », a-t-il ajouté.« Nous présumons qu\u2019il est toujours à pied et coincé dans ce secteur ».La fusillade s\u2019est produite vers 10h30 locales dans un immeuble situé sur un chantier naval de Seattle, une ville portuaire dans l\u2019État de Washington.Une des victimes est morte immédiatement et une seconde, atteinte de trois balles à la poitrine et à l\u2019abdomen, est décédé à l\u2019hôpital où elle avait été admise.Les mobiles du tueur demeurent totalement inconnus.« Il est entré et a commencé à tirer.C\u2019est tout ce que nous savons », a déclaré un porte-parole de la police, Pat McCammon.Il n\u2019a pas prononcé un mot et il n\u2019y a « aucune indication de la part des survivants qu\u2019ils connaissaient cet individu », a indiqué pour la part Norm Stamper.Le chef de la police de Seattle a précisé que l\u2019homme était armé d\u2019un pistolet, peut-être un 9 mm semi-automatique.PHOTO AP La police enquête sur les lieux de la fusillade survenue dans un chantier naval à Seattle, hier.2798644 PHOTO AP Un agent de sécurité se tient près de l\u2019entrée principale de l\u2019immeuble de la compagnie Xerox où sept employés ont été tués mardi.Le tueur d\u2019Hawaï semblait aimable et paisible Agence France-Presse HONOLULU L\u2019auteur de la pire tuerie jamais enregistrée à Hawaï, archipel du Pacifique surtout connu pour ses paysages idylliques, est décrit comme un homme réservé et apparemment paisible, amoureux des poissons Byran Uyesugi, 40 ans, a été technicien chez Xerox pendant 15 ans.Mardi, il est entré tranquillement dans l\u2019immeuble abritant le siège de la compagnie, un pistolet de 9 mm à la main, et a tué sept de ses collègues.Né en 1959 dans cette ville touristique, Byran Uyesugi, petit-fils d\u2019immigrants japonais, a montré très tôt son intérêt pour les armes.Dès le lycée, où l\u2019on s\u2019en souvient comme un élève « studieux » et « intelligent », il rejoint un club de tirs.Sa passion pour les armes à feu le pousse à se constituer un petit arsenal : 17 fusils et armes de poing étaient inscrites à son nom.Uyesugi a dû se limiter là, les autorités lui ayant refusé la licence pour en acquérir davantage après une condamnation pour atteinte à la propriété dans l\u2019immeuble même où il a perpétré mardi la tuerie.Il a également déjà été arrêté pour conduite en état d\u2019ivresse.Byran Uyesugi, célibataire, vivait avec son père Hiroyuki, un employé de la poste à la retraite et son frère Dennis, un fonctionnaire de l\u2019État de Hawaï, dans une maison de Nuuanu Valley, un quartier résidentiel sans problème.Ses voisins ignoraient son penchant pour les armes, ne lui connaissant d\u2019autre passion que celle de collecter des poissons par centaines qu\u2019il gardait dans quatre aquariums à l\u2019arrière de la maison.Byran Uyesugi construisait également des aquariums pour les vendre, tout comme il fabriquait des meubles.Pour ses voisins, stupéfaits par son geste, Byran est une personne « très aimable », « normale » et « très paisible ».Ses collègues en parlent comme d\u2019un employé « actif » et « travailleur ».Les fusillades aux É.-U: la routine?Agence France-Presse WASHINGTON Avec deux tueries en moins de 24 heures, « couvertes » minute par minute par les télévisions, les Américains paraissent s\u2019installer dans une certaine routine des fusillades.Avec une sérénité constrastant avec la gravité du drame, les présentateurs des journaux télévisés ont annoncé mercredi « une nouvelle fusillade dans les rues de Seattle », dans l\u2019État de Washington (ouest).Un bilan faisait état en fin de journée de deux tués et de deux blessés, dont un grièvement atteint.La veille, à Honolulu, dans l\u2019archipel d\u2019Hawaï, ils avaient relaté sur le même ton qu\u2019un employé mécontent avait tué sept personnes à coups de pistolet dans un immeuble de la société Xerox.En tout, près de 60 personnes ont été tuées dans des fusillades au cours des six derniers mois, depuis la tuerie de Littleton (Colorado) le 20 avril.« Nous sommes frappés par un coma collectif », s\u2019insurge Josh Sugarmann, directeur du Centre contre la violence et les armes à feu.Pour le professeur Priscilla Ferguson, de l\u2019Université Columbia à New York, les Américains sont « imprégnés par l\u2019idéologie du revolver » et « brandissent leur constitution pour se convaincre qu\u2019ils disposent du droit de se défendre ».2798409 4CL1101B1104 CLASSEES DU 4 NOVEMBRE 4CL1101B1104 ZALLCALL 67 01:10:56 11/04/99 B LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 B 11 101 ILE DE MONTREAL AHUNTSIC, 10,187 Berri.3x51.2.514-337-3830.AHUNTSIC, duplex 2x51.2, boiseries, bachelor, Jeanne- Mance-Beauharnois,159 000 $.Par proprietaire 381-7011 AHUNTSIC super split pres riviere, 4 ch.336-7872 AU COEUR Plateau, magnifique cott., 12 pces sur 3 etages, 275 000 $ Alain 598-2362 BORDEAUX, cott.recent, bachelor, 130 000$.337-0038 MERCIER, 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presse les représentants du Conseil québécois du théâtre (CQT), de Théâtres Unis Enfance Jeunesse (TUEJ), du Conseil québécois de la musique (CQM) et de l'Union des artistes (UDA).Concrètement, la Maison Théâtre ne donnera qu'une des 21 représentations scolaires prévues de Partie de quilles chez la dame de coeur de Jean-Frédéric Messier tandis qu'au Théâtre Denise-Pelletier, la distribution de Tit-Coq de Gratien Gélinas montait sur scène devant une salle au tiers ou aux deux-tiers vide.Si la crise dure, Nicole Doucet, directrice générale de la Maison Théâtre, craint de ne rejoindre cette saison que 14 000 enfants au lieu des 41 000 prévus en représentations scolaires.« Heureusement, le nombre de spectateurs de nos représentations familiales, les week-ends, est à la hausse », estime-t-elle.Mais ce public ne représente que 24 000 des 65 000 personnes que la Maison Théâtre rejoint chaque année.Rémi Brousseau, directeur général du Théâtre Denise-Pelletier, anticipe à ce jour une perte de revenu de 300 000 $ en billetterie : « Cet argent-là, il nous faudra le récupérer.Sur une saison ?Sur trois saisons ?C'est à voir.Mais cela va se refléter sur nos prochaines programmations.Nous n'aurons peut-être pas les moyens d'engager 45 comédiens comme nous le faisons cette année.» Actuellement, a résumé le président de l'Union des Artistes, Pierre Curzi, quelque 800 personnes (comédiens, techniciens, musiciens et employés permanents des troupes) subissent de grandes pertes de revenus.Et de faire un parallèle avec une « prise en otage » par la CEQ et la FSE, « dont nous avons rencontré les présidentes le 18 octobre ».Sans résultat.« Nous réclamons la fin du boycott.Nous réclamons une compensation financière à la CEQ et au gouvernement du Québec », a laissé tomber Lorraine Vail-lancourt, présidente du Conseil québécois de la musique.Impossible toutefois, aux intervenants présents hier, d'évaluer à combien cette compensation se chiffrerait.Chose certaine, en 1997-1998, les 31 compagnies membres de l'association des producteurs de théâtre et de musique jeune public au Québec et des diffuseurs spécialisés tels la Maison Théâtre et l'Arrière-Scène, ont réalisé un chiffre d'affaires total de près de 11 millions.Elles emploient 170 personnes à temps plein et quelque 500 pigistes.Au cours de la saison dernière, environ 3000 représentations devant jeune public ont été données par ces compagnies, rejoignant près de 800 000 jeunes au Québec et à l'étranger.PHOTO STÉPHANE BRUNET cci'jboraton speoale L'ex-garde du corps de Pierre Trudeau honoré Le sergent Guy Quintal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui s'est occupé de la sécurité de plusieurs politiciens dont Pierre Elliott Trudeau, Brian Mulroney, John Turner et Joe Clark, a été honoré, hier, lors du premier gala des Prix policiers du Québec, qui s'est tenu dans un hôtel du centre-ville de Montréal.Le travail du sergent Quintal et de deux de ses collègues du SPCUM a parmi d'écrouer les chefs de la bande du West End, au début des années quatre-vingt.On le voit ici en compagnie de M.Trudeau.Nos voitures le « Après plus de 30 années ethuitchjnpioniatsèi monde, la course a toujoursétépoufei source d'mspiraùoaunlaborMiîmiB ingénieurs deHondayd^-dopptakisèaoç avant-gardistes aies Màkqrai; passant des voitures de L'Accord EX vous seneet ccnpontroircfl|te En quoi 1 Accordizssadietd dissimule deux de ses grandes qualités.systèneMKqaiaÉKkpÉ Délit de fuite mortel à Pierrefonds hugo dumas Une résidante de Pierrefonds, âgée de 47 ans, a perdu la vie hier soir après avoir été fauchée par une voiture à l'angle du boulevard Pierre-fonds et de la rue Richmond, dans l'ouest de l'île.Le présumé chauffard a cependant quitté les lieux de l'accident.Vers 19h05, la piétonne traversait le boulevard Pierrefonds, quand un véhicule, roulant vers l'est, l'a happée de plein fouet, à l'intersection de la rue Richmond, entre la bibliothèque et la polyvalente de Pierrefonds.Son décès a été constaté plus tard en soirée, à l'hôpital du Lakeshore.Hier soir, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) ne disposait que de très peu d'informations sur les circonstances entourant l'accident, car un témoin, encore secoué, n'avait toujours pas été interrogé.Le SPCUM sollicite donc l'aide de la population pour retracer la personne qui se trouvait derrière le volant au moment de la collision.Toute information peut être transmise, de façon confidentielle, en signalant le (514) 280-0103.(teakr: r:::.L'Accord EX V6 est maintenant équipée de deux coussins gonflables latéraux.31 300 $.* Iruvii LAccord EX V6 est ultraperfectionnée et elle manifeste avec éclat certaines de ses grandes dans toutes les condi LesnioteœVIKèty, moteurde 135chev2axdchffi, d'innovanonsisixsdeh qualités comme, par exemple, son puissant moteur suspension indépendante à deux leviers triangulés.y 30 V6 VTEC et sa soupli deux éléments directement issus des réussites de Honda en course automobile.Aujourd'hui, nous ajoutons, de série, un nouveau raffinement à tous les modèles EX 2000 : des coussins gonflables harmonique ntttksi c>Tlindres), injection mulspoonac combustion à quatre soupapcs,t maximiser lefficaati De plus, ! toutes les Accord sont conçus poisitiHH norme californienne sévère surksrcH faibles émissions polluantes.ï Pour une robustesse et une durabà latéraux (SRS) souhaitons-le.AVIS LEGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS \u2022 ENCANS Hydro v^, Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionntz ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 M01019 avant gauche et droit.Voilà une caractéristique qui, demeurera dissimulée pendant toutes vos grisantes promenades en Accord.Mais quel réconfort de savoir qu'elle existe.Une voiture qui a du pouvoir.POUR OBTENIR UNE BROCHURE OU L'ADRESSE DU CONCESSIONNAIRE LE PLUS PRÈS, COMPOSEZ LE 1 888 9 H0NDA-9.le vilebrequin et les bielles de moteur sonSQfH^Hp forgé.Enfin, le bloc-cylindres et les culass, en alliage d'aluminium pour réduire k po augmenter la performance.Un seul essai et vou: comprendrez que l'Accord est un véhicule hautement perfectionné.Conçue et construite sans concession \u2022in l ni i trv «nu r tuz virtfco*IHr.,tM«>n!i.iifi* MISE AU POINT Pour notre cahier publicitaire Magasinez ! 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Gagnez ! de 16 pages.Page 7, prix no 18 -Ëau de toilette Doulton en vapo.50 mL.L'orthographe de « Doulton » est incorrecte à cause dune erreur de publicité.Notre cahier publicitaire « Noël en famille » de 24 pages (en vigueur du 1 au 14 novembre).Page 3 - Rabais de 25 % sur accessoires « Collation - Rég : 5.99 -19.99 $ ch.ou le ieu.Solde 4.49 - 14.99 On devrait lire Rabais de 50 % sur accessoires - Collation ».Service à trempette no 15036.rég.: 29.99 solde 14.99 $ Plat de service no 15037.rég.29.99 solde 14.99$ Plat de service divise no 15034.rég.: 29.99 solde 14.99 $ Aussi en solde, pas ¦ Collation»: ensemble pour mais soufflé comprenant grand bol.salière et 2 petits bols no 15020.Rég : 39.99 solde 19.99 $.Page 23 \u2022 Ut bateau -Florence «\u2022: on devrait liru rabais de 300 $.Nous présentons nos excuses à notre clientèle "]
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