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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-12-11, Collections de BAnQ.

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[" 6SA0102A1211 PageA1/11d cembre 6SA0101A1211 ZALLCALL 67 01:13:27 12/11/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R samedi 11 décembre 1999 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.Montréal (514) 381-2424 Extérieur 1 888 990-2424 Myopie \u2022 Hypermétropie Presbytie \u2022 Astigmatisme 2812261 116e année No 53 190 pages, 13 cahiers Ottawa édicte ses règles «L\u2019Assemblée nationale est attaquée par Ottawa.La population doit réagir» «Les Canadiens n\u2019auront pas à vivre une scission de leur pays dans la confusion» DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Lucien Bouchard en appelle à « l\u2019union sacrée » de tous les Québécois pour s\u2019opposer au projet de loi fédéral sur les référendums.« Quand le Parlement fédéral attaque l\u2019Assemblée nationale, la population doit réagir », a prévenu hier le premier ministre.Aussi, afin de riposter à l\u2019opération annoncée par Ottawa, le gouvernement du Québec déposera la semaine prochaine un projet de loi, pour réaffirmer, solennellement, la prérogative de l\u2019Assemblée nationale.« Elle est attaquée, elle doit réagir », a-t-il soutenu en soirée.« Nous sommes tous interpellés, nous devons donc réagir ensemble dans la fermeté et la dignité, dans la certitude sereine de nos droits », a déclaré M.Bouchard, qui s\u2019est dit « convaincu que sur une question aussi fondamentale, nous pourrons réaliser l\u2019union sacrée ».Débarquant à Dorval, tout juste de retour d\u2019une rencontre avec son homologue Brian Tobin à Terre- Neuve, M.Bouchard a adopté un ton volontairement dramatique.En mode mineur, quelques heures Voir L\u2019ASSEMBLÉE en A2 GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Les questions posées lors des référendums de 1980 et de 1995 sur la souveraineté du Québec sont irrecevables en vertu de l\u2019avant-projet de loi sur les règles référendaires déposé hier par le gouvernement Chrétien en réponse à l\u2019exigence de clarté formulée par la Cour suprême du Canada.En effet, l\u2019avant-projet de loi parrainé par le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, n\u2019admet pas dans la définition qu\u2019il avance de la notion de « question claire » que cette dernière puisse porter « sur un mandat de négocier » sans qu\u2019il soit fait mention de la volonté des Québécois « de cesser de faire partie du Canada ».Il rejette également toute idée de proposer, dans le cadre d\u2019une sécession, des accords politiques ou économiques avec le Canada.Cela, précise le document, rendrait « ambiguë l\u2019expression de la volonté de la population de la province quant à savoir si celle-ci devrait cesser de faire partie du Canada ».Le projet de loi qui a soulevé une tempête aux Communes et qui sera déposé comme tel officiellement la s e m a i n e p r o c h a i n e , Voir LES CANADIENS en A2 PHOTO PC Le premier ministre du Canada Jean Chrétien a déclaré hier que si Québec mettait à exécution sa menace d\u2019ignorer ces futures règles référendaires, il refuserait tout simplement de négocier avec la province au lendemain d\u2019une victoire du OUI.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Le premier ministre du Québec Lucien Bouchard a réagi en ces termes: « Nous sommes tous interpellés, nous devons donc réagir ensemble dans la fermeté et la dignité, dans la certitude sereine de nos droits ».nLe texte de l\u2019avant-projet de loi d\u2019Ottawa en page B 8 ; les réactions en page B 9 Vies multiples Allez fumer dehors! KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Mine de rien, une petite révolution tranquille se prépare dans les entreprises du Québec.Conséquence directe de la loi québécoise votée il y a un an et demi, l\u2019immense majorité d\u2019entre elles vont désormais interdire à leurs employés de fumer au travail à partir du vendredi 17 décembre.Beau cadeau de Noël pour les fumeurs, qui en seront désormais réduits à aller fumer.dehors.Même si la loi québécoise permet en théorie aux fumeurs d\u2019en griller une dans des fumoirs fermés et ventilés, dans les faits, la plupart des entreprises \u2014 près de 85 %, disent les consultants spécialisés \u2014 ont en effet choisi d\u2019éviter les frais de construction d\u2019un fumoir et la création de nouvelles règles pour les pauses, afin de permettre aux fumeurs de prendre leur dose de nicotine.Résultat : il sera désormais interdit de fumer dans la plupart des 300 000 entreprises québécoises.Déjà, 25 % des travailleurs québécois \u2014 ceux qui travaillent dans les bureaux gouvernementaux, les hôpitaux, les univ e r s i t é s \u2014 étaient, depuis 1987, sous le coup d\u2019une loi semblable.Mais à partir du 17 décembre, la loi s\u2019appliquera à Voir ALLEZ en A2 Autre texte en page B1 MARC THIBODEAU Quartier Saint-Henri, par une quelconque matinée d\u2019automne.Un ouvrier s\u2019affaire à peindre le plafond d\u2019un modeste restaurant situé rue Notre- Dame Ouest tandis qu\u2019un homme, assis à quelques mètres de là, parcourt tranquillement le journal en sirotant un café.Une jeune femme, apparemment droguée, fait irruption dans l\u2019établissement et interpelle l\u2019ouvrier en lui demandant instamment de la conduire en voiture vers une destination imprécise.« T\u2019es fatigante, laisse-moi tranquille », lui lance l\u2019ouvrier en ponctuant ses propos d\u2019un retentissant juron pour clairement montrer son exaspération.La femme lui rétorque en des termes encore plus crus qu\u2019il n\u2019affiche pas une telle hostilité lorsqu\u2019elle lui prodigue des faveurs sexuelles.Son interlocuteur, visiblement désarçonné, se décide finalement à céder à sa demande.La scène, fort révélatrice du tissu social du quartier, laisse de glace le lecteur du journal, Arif Khan, qui est propriétaire des lieux.C\u2019est que l\u2019homme de 46 ans en a vu bien d\u2019autres au cours de son existence mouvementée, qui l\u2019a amené à vivre dans près d\u2019une demi-douzaine de pays.De Moscou, où il a étudié la littérature russe et découvert les « vertus » du communisme, à Saint-Henri, il y a un monde de différence, convient-il d\u2019emblée.« Je suis habitué à la difficulté, alors ça ne me dérange pas.J\u2019ai connu toutes sortes de vie », résume M.Khan.À lire en pages B6 et B7 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Arif Khan 21 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index E1 - immobilier E1 à E4 - marchandises E4 - emplois E5 à E10 - automobile E10, E11 - affaires F3 Arts et spectacles cahiers C et D - horaire cinémas C4, C5 - horaire spectacles D17 - horaire télévision D2 - télévision D2 Actualités A21 Avis E11, G9, G11 Bridge-Échecs-Timbres H18 Carrières et professions cahiers I et J Décès G10, G11 Économie cahier F Éditorial B2 Encans E11 Êtes-vous observateur?H16 Feuilleton H16 Foglia Pierre A5 Formation J5, J6 Horoscope J6 Jardiner K6 Le monde A28 à A32 Les petits compagnons H18 Loteries A2, A26, C11 Météo C11 Mots croisés J6, H16 Mot mystère H16 Plus cahier B Politique B8 à B12 Restaurants D18 Vacances cahier H Vin D19 Sports cahier G - Piwerre Ladouceur G4 - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Nuageux, quelques flocons Max: -2 Min: -5 page C11 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 ) 858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec 2776682 El Salvador $ Fort Lauderdale $ Honduras $ Orlando $ Panama $ Acapulco $ Puerto Vallarta $ Cancun 3 $ Huatulco $ Manzanillo $ Ixtapa 0 $ Varadero $ Holguin $ Cayo Coco 1 $ Cayo Largo $ Playa del Este $ Sosua $ Vancouver $ Paris $ Los Angeles $ Guatemala $ Hawaii $ Prix à partir de d j 2 p .p d / p 1 s Départs entre le 6 jan.et le 7 fév.2000 Appelez-nous! Nous vous garantissons les meilleurs prix.Mais attention\u2026 les places sont très limitées.Vols seuls Ha.ti Multi sp.ciaux de No.l et du nouvel An Tout inclus LL EE SS M EE II LL LL EE U R SS P R II X Puerto Plata $ Punta Cana 1 $ Santo Domingo $ Margarita $ San Andres $ Carthagene $ 6LP0201A1211 PageA2/11d cembre 6LP0201A1211 ZALLCALL 67 01:11:39 12/11/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 Suites de la une «Les Canadiens n\u2019auront pas à vivre une scission de leur pays dans la confusion» LES CANADIENS / Suite de la page A1 disqualifie ainsi toute question identique ou semblable à celles des référendums de 1980 et 1995.Une question claire, affirme le document, est une question qui demande à la population du Québec de se limiter à dire si elle veut ou non cesser de faire partie du Canada et devenir un État indépendant.« L\u2019Assemblée nationale du Québec pourra poser la question qu\u2019elle veut, a commenté le premier ministre Jean Chrétien, mais c\u2019est à nous de décider si nous allons négocier.» M.Chrétien a rappelé, comme le mentionne le projet de loi, que c\u2019est avant le référendum, soit dans les 30 jours suivant le dépôt à l\u2019Assemblée nationale du texte de la question, que la Chambre des communes déterminera si la question est claire.Quant à la « majorité claire », le gouvernement Chrétien a renoncé à la définir dans la loi sur le plan des pourcentages.« Parce que la Cour suprême nous a dit qu\u2019il fallait une majorité qualitative, a expliqué le premier ministre, nos conseillers juridiques nous ont dit que nous ne pouvions mettre de pourcentage avant que l\u2019on prenne connaissance de cette majorité.C\u2019est donc seulement après le référendum que la Chambre des communes sera en mesure de décider.» Le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a déclaré en conférence de presse que son avant-projet de loi garantira à tous les Canadiens « qu\u2019ils n\u2019auront jamais à vivre une scission du Canada dans la confusion ».M.Dion a ajouté que le gouvernement du Canada aurait préféré que le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, s\u2019engage à ne pas tenir de référendum avant la fin de son présent mandat, « comme le lui avait proposé le premier ministre du Canada » \u2014 ce qui lui aurait évité de présenter son projet de loi.Si les souverainistes remportent une majorité claire à une question claire, la Loi donnant effet à l\u2019exigence de clarté définie dans l\u2019avis de la Cour suprême du Canada sur le Renvoi relatif à la sécession du Québec précise aussi la portée des négociations sur les conditions de sécession.La répartition de l\u2019actif et du passif, la modification possible des frontières de la province, les droits, intérêts et revendications territoriales des peuples autochtones du Canada et la protection des droits des minorités feront aussi l\u2019objet de négociations.Ainsi, le projet de loi ne ferme pas la porte à la question de la partition du territoire.«L\u2019Assemblée nationale est attaquée par Ottawa.La population doit réagir» L\u2019ASSEMBLÉE / Suite de la page A1 auparavant, Jean Charest et Mario Dumont avaient eux aussi réprouvé sans appel la stratégie d\u2019Ottawa.Soulignant ne pas connaître le contenu du projet de loi envisagé par M.Bouchard, M.Charest a voulu garder des réserves sur la position que son parti adoptera la semaine prochaine.Déjà, hier, centrales syndicales et mouvements nationalistes condamnaient Ottawa pour sa stratégie.Hier, M.Bouchard a vite écarté l\u2019idée que Québec puisse répliquer par le déclenchement d\u2019un référendum et est resté vague sur la possibilité que Québec conteste le projet d\u2019Ottawa en Cour.La charge d\u2019Ottawa « sera vaine, infructueuse », prédit M.Bouchard, qui rappelle que « le rejet indéfendable de la règle absolue du 50 % plus 1 voix » allait, sur la scène internationale, constituer « une tache sur la réputation démocratique du Canada ».Une session extraordinaire du Conseil des ministres a été convoquée pour lundi aprèsmidi.Elle sera précédée d\u2019une réunion extraordinaire du caucus péquiste.Le projet de loi sera annoncé au feuilleton de l\u2019Assemblée mardi et vraisemblablement déposé le lendemain.Comme Québec compte le faire adopter avant les Fêtes, l\u2019ajournement des travaux sera probablement reporté au 20 ou au 21 décembre.Québec n\u2019y proposera pas de gestes d\u2019éclat, de nature à défier la Constitution, at- on appris.Le gouvernement se contente d\u2019y réaffirmer de façon plus solennelle que le processus référendaire est la prérogative exclusive de l\u2019Assemblée nationale, garante de la volonté des Québécois, indique-t-on.Aussi, Québec aura des gestes de protestation, manifestera son mécontentement à chaque occasion, mais n\u2019ira pas jusqu\u2019à se retirer des conférences fédérales-provinciales, souligne- t-on dans les officines gouvernementales.« Il nous serait difficile de faire comme si de rien n\u2019était et de continuer à fréquenter nos vis-à-vis fédéraux comme des grands copains », a dit le ministre des Affaires intergouvernementales, Joseph Facal, qui se faisait volontairement évasif hier.Un peu pris de court par l\u2019absence de M.Bouchard en cette journée importante, M.Facal avait eu à donner plus tôt la réplique à Stéphane Dion.Le projet d\u2019Ottawa confère « à la Chambre des communes, à une majorité d\u2019élus de l\u2019extérieur du Québec, un droit de veto sur la volonté démocratique du peuple du Québec », a-t-il relevé hier.Le Québec n\u2019a que 75 des 301 sièges aux Communes, mais les 2,3 millions de Québécois qui ont voté en faveur de la souveraineté en 1995 sont plus nombreux que les électorats réunis de la Saskatchewan, du Manitoba, de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Île-du-Prince- Édouard, a-t-il souligné.Pour lui, le plan fédéral, « d\u2019inspiration soviétique », ne suscitera que de l\u2019opposition au Québec.« Ce n\u2019est pas en faisant du régime fédéral une prison qu\u2019Ottawa parviendra à convaincre les Québécois d\u2019aimer davantage le Canada », assure-t-il.Le premier ministre Chrétien « a l\u2019air de vouloir en finir avec les souverainistes, mais il fait une lecture terriblement courte, myope et erronée du ressort qu\u2019il peut y avoir au sein du peuple québécois, estime M.Facal.Le paysage politique entre Ottawa et Québec ne sera plus jamais le même.» Allez fumer dehors! ALLEZ / Suite de la page A1 toutes les entreprises privées, comme c\u2019est notamment le cas en Ontario, en Colombie- Britannique et à Terre-Neuve.Mais Québec a donné un délai de grâce aux employeurs qui voudraient installer des fumoirs ventilés : les grandes entreprises auront 18 mois pour l\u2019installer, les PME quatre ans.En attendant, les fumeurs seront cependant confinés à un espace clos.Cette véritable révolution au Québec, une province traditionnellement tolérante face aux fumeurs, n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans causer quelques maux de tête aux patrons et à leurs employés fumeurs.Mario Bujold, du Conseil québécois sur le tabac et la santé, en sait quelque chose.Son groupe a organisé des déjeuners-conférences pour informer les patrons des détails de la loi antitabac.Il attendait 150 participants : 550 se sont bousculés aux portes.Pourquoi ?En partie parce que les compagnies ont réalisé que leurs employés fumeurs leur coûtent cher, dit M.Bujold.Une étude du Conference Board a en effet démontré qu\u2019un employé fumeur coûte 2500 $ de plus par année à son entreprise à cause de l\u2019accroissement de l\u2019absentéisme, de la baisse de productivité, de la hausse des primes d\u2019assurance- vie et du coût des fumoirs.Si certaines compagnies se résignent à accommoder à grands frais les fumeurs \u2014 on leur installe même des abris chauffés pour l\u2019hiver \u2014 la plupart choisissent donc d\u2019aider leurs employés à arrêter de fumer.« C\u2019est tout un incitatif quand les patrons réalisent que 10 employés fumeurs leur coûtent 25 000 $ de plus par an ! » souligne Mario Bujold.Or, des études démontrent que si une entreprise adopte une politique antitabac stricte, un employé fumeur sur trois va arrêter de fumer.« Une bonne partie des fumeurs arrêtent d\u2019eux-mêmes parce qu\u2019ils en ont ras le bol d\u2019aller se geler entre deux portes », souligne Micheline Bail, mandatée par la régie régionale de la santé de Montréal pour aider les entreprises à se conformer à la loi.« Les études ont démontré que les mesures de contrôle environnemental sont extrêmement efficaces », confirme le sous-ministre à la Santé, Richard Massé.Mais ce virage antifumée ne se fait pas en criant ciseaux, surtout dans certains milieux de travail plus ouvriers, où de 50 % à 60 % des employés fument, comparativement à 30 % dans la population en général.Grosso modo, ajoutent les consultants, plus les entreprises sont petites, plus la loi sera difficile à appliquer.« À certains endroits, c\u2019est monotone, il fait chaud.La pause-cigarette est importante.On ne travaille pas dans un beau bureau sur un tapis de Turquie », lance le président de la FTQ, Henri Massé.« Certains employés ne sont pas capables d\u2019arrêter de fumer.Sur un quart de travail de 12 heures, certains vont fumer en cachette, même si c\u2019est interdit », croit-il.Mais certaines règles simples aident la plupart des entreprises à négocier harmonieusement le virage.« Si une entreprise se borne à envoyer un mémo aux employés pour leur dire de ne plus fumer, il y aura des conflits.On peut même prévoir la création de clans, un fumeur, un non-fumeur.C\u2019est que du jour au lendemain, les fumeurs doivent aller fumer dehors.Imaginez ça pour un employé qui est depuis 30 ans dans la même boîte : c\u2019est comme ça qu\u2019on me récompense en m\u2019envoyant fumer dehors ! La cigarette, c\u2019est un sujet très émotif », explique Daniel Lemire, consultant au Centre mieux vivre sans fumée, qui aide 150 entreprises par année à implanter des politiques antitabac.Les entreprises qui veulent à tout prix éviter ces conflits doivent d\u2019abord se doter d\u2019une politique claire et précise, et la communiquer aux employés au cours de réunions d\u2019information, où les fumeurs pourront exprimer leurs craintes, conseille M.Lemire.« C\u2019est paniquant pour les fumeurs.Ils se demandent sincèrement s\u2019ils vont être capables de respecter la politique.D\u2019en parler, ça démolit beaucoup de résistance et ça crée un esprit de collaboration », croit M.Lemire.L\u2019étape suivante, c\u2019est d\u2019aider les employés fumeurs à se passer de nicotine.Certaines entreprises dépensent jusqu\u2019à 500 $ par employé pour les aider à cesser l\u2019usage du tabac.« Ça, c\u2019est la Cadillac », lance Mme Bail.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-8-2 à quatre chiffres : 6-3-9-2 Super7: 5-15-22-24-28-30-47Comp.7 extra: 422053 GRILLE DES MORDUS Précision Voici la solution de la grille des mordus du samedi 4 décembre.À la page H16, on constatera que la solution s\u2019est envolée dans le cyberespace.Nos excuses.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d\u2019accord avec l\u2019avant-projet de loi fédéral pour encadrer les règles d\u2019un référendum sur la souveraineté?L\u2019échec des pourparlers entre Québec et les municipalités en vue d\u2019en arriver à la conclusion d\u2019un pacte fisical vous surprend-il?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 9 % Non: 91 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE Donner la vie malgré le VIH Grâce aux traitements préventifs, le taux de transmission du VIH de la mère à l\u2019enfant a chuté d\u2019une manière déterminante depuis quelques années.Une mère atteinte doit toutefois prendre une déchirante décision en déterminant si elle donnera naissance ou non à l\u2019enfant convoité.Notre collaboratrice Dominique Joly traite de ce dilemme, demain, dans le cahier Santé de La Presse.2781532 6LP0301A1211 A 3 samedi, 11 d cembre 6LP0301A1211 ZALLCALL 67 01:11:47 12/11/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 A 3 Huit meurtres non résolus dans la région Huit fillettes et adolescentes tuées en huit ans, et toujours pas de suspect MARCEL LAROCHE et JEAN-PAUL CHARBONNEAU Entre 1987 et 1995, les cadavres de huit fillettes et adolescentes victimes d\u2019un enlèvement ont été retrouvés dans des secteurs isolés du nord de Montréal et dans six municipalités environnantes.Et dans aucun de ces crimes monstrueux découverts à Laval, Blainville, Rosemère, Mascouche, L\u2019Assomption, Saint-Roch-del\u2019Achigan et dans l\u2019ancienne carrière Miron (Montréal), où il y a souvent eu agressions sexuelles, la police n\u2019a réussi à appréhender un seul suspect à ce jour.Même si les forces policières affirment que rien ne permet de penser qu\u2019il peut y avoir un prédateur sexuel oeuvrant dans cette région, les enquêteurs affectés aux recherches sur la disparition de Julie Surprenant ont soulevé ce point plutôt bizarre lors d\u2019une récente mise à jour de leur enquête.L\u2019adolescente de 16 ans a été vue pour la dernière fois le 16 novembre dernier alors qu\u2019elle descendait d\u2019un autobus à l\u2019île Saint-Jean, à Terrebonne, à une centaine de mètres de l\u2019appartement qu\u2019elle habite avec son père.Géographiquement, Terrebonne est situé juste à côté de Laval et de Mascouche et à quelques kilomètres, par les autoroutes 640 et 25, des autres municipalités, ce qui représente un trajet de quelques minutes en automobile.Un policier assigné à l\u2019enquête sur la disparition de Julie Surprenant a déclaré qu\u2019en ce moment, rien ne démontre qu\u2019il peut y avoir un quelconque lien entre ces crimes survenus entre 1987 et 1995 et la disparition de l\u2019adolescente.« Avant de se lancer dans l\u2019hypothèse qu\u2019un ou des maniaques sont à l\u2019oeuvre dans cette région, il faudra étudier chacun des cas afin de déterminer s\u2019il y a des ressemblances dans la façon dont les victimes ont été enlevées et assassinées par la suite.Il faut aussi prendre en considération que les tueurs auraient pu penser qu\u2019il y avait moins de risques de se faire prendre en allant déposer le corps de leur victime dans cette région », ajoute le policier.Les cadavres de trois fillettes et d\u2019une adolescente ont été retrouvés pas très loin de l\u2019endroit de leur disparition à Blainville, Laval et Sainte-Thérèse.Dans ces huit dossiers de meurtres qui s\u2019échelonnent du mois d\u2019octobre 1987 au mois de juin 1995, les victimes ont toutes été enlevées dans la rue, plusieurs ont été agressées sexuellement, tandis que d\u2019autres ont été battues, étranglées ou poignardées.La disparition de Lyette Gibb, 19 ans, domiciliée dans le quartier Chomedey, à Laval, a été signalée par ses parents adoptifs, le 26 avril 1987.Les restes squelettiques de la jeune femme ont été retrouvés au pied d\u2019un arbre, dans un bois de L\u2019Assomption, le 25 octobre 1987.Sophie Landry, 16 ans, a quitté le domicile de ses parents, à La Prairie, sur la Rive-Sud, le soir du dimanche 23 août 1987, pour se rendre en autobus au métro de Longueuil, puis prendre un autre autobus qui devait la conduire à Saint-Hyacinthe.Son cadavre affreusement mutilé \u2014 elle avait reçu 171 coups de couteau, en plus d\u2019avoir été agressée sexuellement \u2014 a été découvert le lendemain matin dans un petit sentier traversant un champ de maïs, à Saint- Roch-de-l\u2019Achigan.Chantal Rochon, 17 ans, a disparu de son domicile familial de Blainville, le 10 juin 1988.Son corps en état de décomposition a été retrouvé le 23 juin suivant dans un bois à Blainville.La disparition de Valérie Dalpé, 13 ans, de Saint-Léonard, municipalité de la banlieue nord-est de l\u2019île de Montréal, a été signalée à la police de la CUM le 18 octobre 1989.Son corps dépecé à la scie et dissimulé dans des boîtes à ordures devait être découvert le lendemain par des éboueurs à la carrière Miron.Marie-Ève Larivière, 11 ans, de Laval, était en visite chez des amis de ses parents lorsqu\u2019elle a disparu le 7 mars 1992.Son cadavre a été retrouvé le lendemain, abandonné près de la voie ferrée longeant le boulevard Saint-Martin, à environ cinq kilomètres des lieux de sa disparition.L\u2019enfant avait été agressée sexuellement et tuée par strangulation.Mélanie Cabay, 19 ans, de Montréal, a été enlevée le 22 juin 1994.Le corps de la jeune femme a finalement été découvert le 5 juillet suivant, dissimulé sous des matériaux de construction, à Mascouche.Elle avait été battue et étranglée.Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, domiciliée à Sainte-Thérèse, manquait à l\u2019appel depuis quatre jours lorsque son corps a été trouvé le 20 juillet 1994 dans un bois situé derrière le centre commercial Place Rosemère, à une dizaine de minutes de l\u2019endroit de sa disparition.La fillette, qui gisait à côté de sa bicyclette, avait été agressée sexuellement et étranglée.Joleil Campeau, 10 ans, de Laval, était allée faire une course pour sa mère lorsqu\u2019elle a été enlevée dans la rue, le 12 juin 1995.Le corps de la fillette a été retrouvé quatre jours plus tard, enfoui dans un marais, à quelques mètres seulement de son domicile du quartier Auteuil, à Laval.Ces assassinats odieux risquent fort bien de demeurer impunis à tout jamais, à moins que l\u2019un des auteurs, pris de remords, se confesse.Il est presque impossible dans ces cas qu\u2019un informateur \u2014 souvent utile pour élucider des crimes \u2014 puisse aider les policiers.De l\u2019avis de plusieurs enquêteurs, un individu qui tue un enfant ou une femme ne s\u2019en vantera jamais, contrairement à ce qui se produit souvent à la suite de la commission d\u2019autres crimes.Lorsque l\u2019auteur d\u2019un crime parle de ses prouesses, il arrive en effet souvent que des connaissances ou toute autre personne qui l\u2019entend alerte la police.640 440 40 15 125 Saint-Rochde- L\u2019Achigan L\u2019Assomption Mascouche Blainville Rosemère Montréal-Nord Joleil 10 ans, de Laval, trouvée à Laval Campeau Chantal 1988 17 ans, de Blainville, trouvée à Blainville Rochon Sophie 16 ans, enlevée au métro de Longueuil, trouvée à Saint-Rochde- L\u2019Achigan Landry Lyette 19 ans, de Laval, trouvée à L\u2019Assomption Gibb Mélanie 19 ans, de Montréal, trouvée à Mascouche Cabay Valérie 13 ans, de Saint-Léonard, trouvée dans la carrière Miron, au nord de Montréal Dalpé Marie-Ève 11 ans, de Laval, trouvée près de la voie ferrée, à Laval Larivière Marie-Chantale 10 ans, de Sainte- Thérèse, trouvée à Rosemère Desjardins Infographie La Presse 1987 1994 1995 1992 1989 1994 1987 2806419 Julie Surprenant est disparue depuis près d\u2019un mois, et toujours pas d\u2019indices.Un portrait-robot d\u2019un des deux hommes vus près d\u2019elle le soir de sa disparition a cependant pu être réalisé.Julie Surprenant : la police se perd en conjectures JEAN-PAUL CHARBONNEAU Depuis les 72 dernières heures, le nombre d\u2019appels du public à la police au sujet de Julie Surprenant, disparue depuis le 16 novembre, est presque tombé à zéro.Et le nombre d\u2019enquêteurs affectés en permanence à ce dossier a été réduit à six.Au cours du week-end dernier, la direction de la Sûreté du Québec avait décrété que l\u2019enquête menée sur la disparition de l\u2019adolescente de 16 ans habitant l\u2019île Saint-Jean, à Terrebonne, était une opération spéciale, c\u2019est-à-dire dotée d\u2019un budget autonome.La SQ agit de la sorte pour une intervention du groupe tactique, lors de la présence de dignitaires (comme la venue du président Clinton à Mont-Tremblant) ou toute autre opération policière qui sort de l\u2019ordinaire.Dès la disparition de l\u2019adolescente, un grand nombre de policiers en civil et en uniforme ont été affectés à l\u2019enquête afin de passer l\u2019île Saint-Jean au peigne fin.Dans les jours suivants le 2 décembre, journée de la publication de portraits-robots de deux hommes ayant été vus dans l\u2019abribus et en retrait quand Julie est descendue de l\u2019autobus, pas moins de 25 enquêteurs spécialisés ont été affectés à cette enquête afin de répondre à tous les appels du public et de les valider.Un poste de commandement a même été ouvert dans les anciens locaux du détachement de Lachenaie de la SQ, juste à côté de Terrebonne.La police intermunicipale de Terrebonne a elle aussi participé à l\u2019enquête.Mardi matin, près de 335 appels avaient été reçus depuis la publication des portraits-robots.Et hier, le caporal Ronald Boudreault, des affaires publiques, a indiqué que le nombre n\u2019avait presque pas bougé depuis.Il a ajouté que 90 % des appels reçus avaient été vérifiés par les policiers, même ceux provenant de l\u2019extérieur de la région métropolitaine.Rien n\u2019a été négligé ; des plongeurs ont même été mis à contribution.À près d\u2019un mois de cette disparition, les policiers ne savent plus quoi penser.« Toutes les hypothèses émises sont aussi bonnes les unes que les autres », a dit l\u2019un d\u2019eux.Quand un dossier est sous la responsabilité de l\u2019escouade des crimes contre la personne, il est confié à une équipe de six enquêteurs.« Pour le moment, a expliqué le caporal Boudreault, cette enquête suit le même traitement que les autres.Mais si jamais il y a une nouvelle piste, tous les effectifs nécessaires seront déployés, peu importe le moment où elle nous parviendra.» 6LP0499A1211 a04 actus sam 11 d cembr 6LP0499A1211 ZALLCALL 67 18:25:14 12/12/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 Île de Montréal Montréal International vise la transparence Mais son PDG ne réussit pas à dissiper les craintes de Vera Danyluk MARIE-CLAUDE GIRARD Le PDG de Montréal International, Jacques Girard, a beau s\u2019engager à faire preuve de transparence, il ne dissipe pas les craintes de la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, qui a réclamé en vain cette semaine que l\u2019organisme financé en grande partie par des fonds publics soit soumis à la loi d\u2019accès à l\u2019information et à une certaine obligation de résultats.M.Girard et le président du conseil d\u2019administration, Francis Fox, ont assuré hier que l\u2019organisme, où dominent les représentants du secteur privé, fera preuve de la plus grande transparence possible, ce qui exclut à leurs yeux la publication des comptes de dépenses des « démarcheurs » économiques ou des salaires précis des employés.MI ne pourra se conformer entièrement à la loi d\u2019accès à l\u2019information, disent-ils, parce que certaines informations doivent rester confidentielles pour des raisons commerciales.« Leur publication nous mettrait en position de faiblesse par rapport à nos concurrents qui rencontrent également ces grandes entreprises », a fait valoir M.Girard lors d\u2019une rencontre de presse précédant l\u2019assemblée annuelle faisant le bilan de l\u2019année 1998.Les maires de la CUM ont confié cette semaine un mandat de quatre ans à MI, qui devient ainsi le grand responsable de la prospection économique à l\u2019étranger pour la région métropolitaine.Mme Danyluk prend bonne note des propos de M.Girard, mais n\u2019est pas rassurée pour autant.« Je suis là maintenant comme un soldat pour m\u2019assurer que cette transparence est là », dit-elle.Elle n\u2019a toutefois pas accès au comité exécutif, le seul élu y siégeant étant pour l\u2019instant le maire de Montréal, Pierre Bourque.Le conseil d\u2019administration a reconduit hier le comité exécutif sans remplir un des quatre postes réservés au secteur public, laissé vacant en juin dernier.Les deux autres membres du secteur public sont des représentants des gouvernement fédéral et provincial.Cinq représentants du privé sont présents au comité exécutif, en plus du PDG.Le quatrième poste devrait être comblé lors de la prochaine réunion du conseil d\u2019administration, selon M.Girard.Un comité de régie interne doit d\u2019ailleurs se pencher sur la composition du conseil d\u2019administration.En quoi les salaires des employés de Montréal International sont-ils des secrets commerciaux ?Dévoiler des chiffres précis faciliterait le travail des chasseurs de têtes à la recherche de professionnels, soutient M.Fox, ajoutant que les fourchettes de salaire à l\u2019intérieur desquelles les employés sont payés seront rendues publiques.« C\u2019est tout à fait conforme aux pratiques des administrations publiques tant au niveau provincial que fédéral », dit-il.De même, la publication des comptes de dépenses des démarcheurs pourrait, selon lui, nuire aux visées de MI.« Ça serait un peu ridicule de notre part.Ça serait ouvrir la porte à des offres provenant d\u2019autres régions du monde.» M.Fox dit s\u2019être inspiré de la loi d\u2019accès à l\u2019information fédérale qu\u2019il avait lui-même parrainée.« Il y avait toute une série d\u2019exceptions pour les secteurs où l\u2019intérêt commercial est en jeu.» À l\u2019Office de développement économique de la CUM, les dossiers d\u2019investissement ont toujours été confidentiels, mais la gestion, elle, était toujours publique, souligne pour sa part Mme Danyluk.Les dirigeants de MI ne peuvent pas garantir que la répartition des investissements correspondra à la contribution des villes, une autre préoccupation de Mme Danyluk.En revanche, deux représentants des couronnes nord et sud, Jean- Marc Robitaille, maire de Terrebonne, et Francine Gadbois, mairesse de Boucherville, siégeront au conseil d\u2019administration à titre d\u2019observateurs, en attendant que leur membership soit entériné lors de la prochaine assemblée générale, au printemps.Ainsi, le nombre de membres du conseil passera de 25 à 27.Désormais, MI cherchera des investisseurs étrangers pour la couronne nord et ses 300 000 personnes, l\u2019île de Laval (350 000), l\u2019île de Montréal (1,8 million), et six villes de la Rive-Sud, ce qui selon M.Girard, « représente un très large pourcentage des habitants de la Rive-Sud ».D\u2019autres villes de la Rive-Sud adhéreront au cours des prochains jours, dit-il.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Le PDG de Montréal International, Jacques Girard, et le président du conseil, Francis Fox, ont assuré hier que leur organisme fera preuve de la plus grande transparence possible, sans pour autant se conformer à la loi d\u2019accès à l\u2019information.La banlieue tient à la fiscalité d\u2019agglomération MARIE-CLAUDE GIRARD L\u2019Union des municipalités de la banlieue sur l\u2019île de Montréal espère que l\u2019échec du pacte fiscal ne mettra pas fin aux discussions sur une fiscalité d\u2019agglomération entreprises dans le cadre de la proposition de l\u2019Union des municipalités du Québec.« C\u2019est la première fois que le gouvernement reconnaissait dans les ententes la fiscalité d\u2019agglomération.Pour la première fois, on disait : « Il n\u2019y a pas que les gens de l\u2019île qui vont payer.C\u2019est le Grand Montréal.« Et on concrétisait un peu la RMR (région métropolitaine de recensement), le Grand Montréal », regrette Georges Bossé, maire de Verdun et président de l\u2019Union des municipalités de la banlieue sur l\u2019île de Montréal.« C\u2019est là le plus gros de nos défis.J\u2019espère que ça ne mettra pas de côté ces discussions-là.On a en mémoire 1993 et 1996, où on a mis le travail sur le Grand Montréal sur les tablettes.» Cela dit, l\u2019UMBM trouvait curieux qu\u2019on règle à la fois les questions du pacte fiscal et de la fiscalité d\u2019agglomération sans que les responsabilités de chacun soient encore définies.M.Bossé voit à tout le moins dans le report de la décision un délai supplémentaire pour poursuivre les discussions sur la fiscalité régionale.« Pour nous, en même temps, si la ministre va de l\u2019avant avec son projet de créer un comité de travail qui devra d\u2019ici la mi-avril faire rapport, ça nous permettra de définir le qui fait quoi avant de dire comment on va payer les factures, comment on va voir au financement du Grand Montréal.» Contrairement au président de l\u2019UMQ, Mario Laframboise, qui prévoit plus de hausses de taxes dans les budgets qui seront dévoilés dans les prochains jours, M.Bossé ne croit pas que les villes de l\u2019île de Montréal augmenteront davantage leurs taxes.Dans l\u2019ensemble des municipalités, la facture était déjà prévue dans les budgets municipaux, dit-il.« Dans les dossiers déposés, la majorité se dirige vers un gel de taxes.» Lorsqu\u2019on leur a présenté lundi les dernières propositions, les maires de la banlieue de l\u2019île étaient prêts à soulager les contribuables d\u2019un montant équivalent à l\u2019augmentation des taxes scolaires qui aurait résulté du transfert de la facture du transport aux commissions scolaires, note M.Bossé.2802200 2811953 2811402 2812860 6LP0501A1211 a05 actus sam 11 d cembr 6LP0501A1211 ZALLCALL 67 01:11:58 12/11/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 A 5 À irresponsabilité partagée Le fils d\u2019un de mes amis est en train de se séparer de la plus regrettable façon qui soit, dans les cris, les reproches, les histoires d\u2019argent, les trois enfants qui servent d\u2019otage, et des moments de pure hystérie comme l\u2019autre jour, le fils de mon ami venait de ramener les enfants, le ton a monté très rapidement, et soudain son ex l\u2019a giflé.Il aurait pu rendre la gifle, cela n\u2019eût rien changé à mon histoire, mais il ne l\u2019a pas fait, il l\u2019a vivement repoussée en la traitant de crisse de folle et il est parti.Notez, je vous prie, qu\u2019il n\u2019y a pas de batteur de femme ici, ni de batteuse d\u2019hommes d\u2019ailleurs.On est devant une violence conjugale à irresponsabilité partagée, un homme et une femme en état de crise, leur sensibilité exacerbée par le ressentiment, un cas de figure extrêmement courant, et qui pourtant n\u2019existe pas ! Je dis bien qui n\u2019existe pas.Le discours sur la violence a été si vigoureusement instrumentalisé par les féministes que, dans nos contrées, la violence suppose toujours un agresseur et une agressée, un coupable et une victime.Le lendemain après-midi, le fils de mon ami a reçu un coup de téléphone de la police qui lui demandait de se présenter au poste après son travail, il était accusé de voies de fait pour avoir « poussé vivement sa femme contre le comptoir de la cuisine et lui avoir causé un bleu au-dessus de la fesse gauche ».« Violence tolérance zéro », disent-elles.D\u2019abord il n\u2019est pas de projet plus violent que zéro de tolérance dans quoi que ce soit.Et de toute façon, dire « violence, tolérance zéro » est aussi surréaliste que de dire cancer tolérance zéro, ouragan tolérance zéro, tremblement de terre tolérance zéro.Les cancers, les ouragans et les tremblements de terre se contrecrissent de ce que vous pouvez dire.Si au moins vous disiez oppression tolérance zéro, on agirait sur du possible.Pour ce qui est de la violence, on ne la démêlera jamais de la vie à laquelle elle est inextricablement enchevêtrée.Elle est bouillonnement, éruption, et pas toujours de rage, parfois de désir.Les féministes des années soixante-dix avaient à moitié raison, l\u2019homme bandé est violent.Mais pas plus que la femme bandée.La violence n\u2019est pas réductible à la violence faite aux femmes, je veux dire même la violence qui surgit entre un homme et une femme.Il n\u2019y a pas toujours un agresseur et une agressée.Il y a souvent deux personnes également agresseur(e)s et agressé(e)s.Mais c\u2019est toujours le même foutu problème avec les féministes, leur cible est très accessoirement les batteurs de femme, c\u2019est l\u2019homme qui est visé.C\u2019est l\u2019homme, dans sa queue dressée, qui porte le germe de la violence.J\u2019ai dit « féministes » ?Me suis trompé.Je voulais dire curées avec un « e ».C\u2019est toujours le même foutu pattern quand on veut faire le bien par la morale : on commence par décréter que le mal est partout.On refait le coup du péché originel.Pourquoi, pensez-vous, cet acharnement à prétendre que non, Marc Lépine, le tueur de Poly, n\u2019était pas fou ?Eh bien, parce que s\u2019il est fou, il n\u2019y a plus de cause.Si Marc Lépine est fou, il n\u2019y a plus qu\u2019un drame épouvantable, une douleur immense, mais intime, mais privée.Et dix ans plus tard, un sobre devoir de mémoire.Si Marc Lépine n\u2019est pas fou, allez donc justifier la récupération politique et idéologique de ce massacre.Il fallait absolument faire de Lépine un homme normal, déviant, mais normal, pour culpabiliser les hommes à travers lui.Il fallait pouvoir direqu\u2019un petit Marc Lépine sommeille en chacun de nous.Là on avait un combat.Là on avait une cause.Là on pouvait faire des discours à tolérance zéro.Et même de la poésie.Comment deuiller ( !! !) sans dérailler, se demandait M.Plamondon, directeur général de Polytechnique, lors des cérémonies du dixième anniversaire.Et de s\u2019empresser de dérailler justement avec un petit pouème en hommage aux 14 absaintes nous exhortant à vivre à la hauteur des pleurs que nous ne voulons plus verser, et à nous inspirer des symboles éternels pour affronter la quotidianitude de nos espoirs en file d\u2019attente.Deuiller ?Quotidianitude ?Absaintes ?Espoirs en file d\u2019attente ?Était-ce bien le moment et l\u2019endroit pour le numéro du phoque qui fait tourner des métaphores sur son nez ?Le lieutenant-gouverneur du Québec, Lise Thibault, a dit souhaiter, quant à elle, qu\u2019« avant la fin de (sa) vie, l\u2019on rouvre la Charte des droits et libertés pour que l\u2019on y inclue une liste de devoirs et de responsabilités ».Cela existe déjà madame, cela s\u2019appelle la Bible et cela n\u2019a jamais rien empêché.La preuve.C\u2019est bien pour dire que l\u2019on trouve de tout au libre-service de l\u2019Histoire.On trouve des phoques et des lieutenants-gouverneurs qui disent n\u2019importe quoi.On trouve aussi des chroniqueuses dont je ne dirai rien par solidarité syndicale, mais Dieu que je me retiens.Au libre-service de l\u2019Histoire, on trouve des causes et des lobbies, comme la coalition contre les armes à feu, la coalition contre la violence à la télé et tous les autres lobbies de merde qui militent pour une saloperie de morale publique.On trouve des raisons de discourir, de militer, de prophétiser.Au libre-service de l\u2019Histoire, on trouve assez de malheur pour en rendre responsable tous les hommes.Cependant, ce que l\u2019on trouve de moins en moins au libre-service de l\u2019Histoire, c\u2019est du silenc.Pourtant bien indispensable pour se recueillir.C\u2019est assez ! Cela n\u2019arrêtera donc pas ?Il y a eu M.Masson.Il y a eu Bob.L\u2019autre, jour j\u2019arrive au bureau, on me dit que Mariane Favreau est très malade et qu\u2019elle va mourir.Comment cela, Mariane va mourir ?C\u2019est impossible, je l\u2019ai vue à la cafétéria tout récemment.Je m\u2019arrêtais souvent à son pupitre, nous parlions de ses lectures, et ces dernières années, de ses petites-filles qu\u2019elle vénérait.Elle mettait parfois mes chroniques en page, ne se gênait pas pour me suggérer une correction, me disait : « Tu m\u2019énerves quand tu fais un paragraphe avec un seul mot.» Bon, bon.Je lui ai téléphoné, attendez, c\u2019était l\u2019autre jeudi, on a parlé de livres comme d\u2019habitude, elle était en train de terminer le dernier Beauchemin ; j\u2019ai pris mon courage à deux mains pour lui demander, mais enfin Mariane, c\u2019est pas vrai que tu vas mourir ?Si, si, je te jure, elle m\u2019a répondu.Elle était sereine comme pour m\u2019annoncer qu\u2019elle s\u2019en allait passer les Fêtes au Mexique.Elle est morte lundi de cette semaine.Et là, il faut que je vous le dise un truc : je suis un peu tanné de la mort.M.Masson.Bob.Mariane.C\u2019est assez.Je lance un appel à tous, mais en particulier à mes collègues de La Presse : ça vous embêterait beaucoup d\u2019arrêter de mourir pour quelque temps ?Merci.Pierre 2805893 6LP0601A1211 A06 samedi 6LP0601A1211 ZALLCALL 67 01:12:04 12/11/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 Vingt-neuf villes dans l\u2019île de Montréal : une situation typique aux États-Unis La merveille municipale des États-Unis prône la compétition Le maire d\u2019Indianapolis a éliminé les monopoles et redonné aux cols bleus l\u2019envie de travailler GÉRALD LEBLANC Si le maire Goldsmith avait beaucoup à dire sur les moyens d\u2019améliorer l\u2019administration municipale, il fut de peu d\u2019utilité sur l\u2019épineuse question de la fusion des municipalités.\u2014 Êtes-vous surpris d\u2019apprendre qu\u2019il y a, dans l\u2019île de Montréal, une grande ville d\u2019un million d\u2019habitants et 28 autres petites municipalités regroupant 800 000 autres Montréalais ?\u2014 Pas vraiment, car c\u2019est une situation typique aux États-Unis.On trouve 850 000 habitants à Indianapolis et à peu près le même nombre dans la vingtaine de municipalités de banlieue.« Aux États- Unis, ajoute-t-il, le vent n\u2019est pas aux fusions comme ici, particulièrement en Ontario.Chez nous, l\u2019accent est plutôt mis sur la revalorisation des vieilles villes-centres qui retrouvent le chemin de la compétition avec la banlieue.» Évitant soigneusement de trancher dans le débat montréalais de la fusion, M.Goldsmith se contente de dire qu\u2019il y a certes des avantages à fusionner mais qu\u2019il ne faudrait pas y voir une panacée.« Il est évident que 15 chefs de police pour deux millions d\u2019habitants, c\u2019est trop, mais il n\u2019est pas certain qu\u2019un seul chef ne s\u2019entourerait pas d\u2019une trop lourde bureaucratie.Il semble impossible d\u2019établir le seuil optimal de la rentabilité ; ça dépend des situations et des secteurs.Il est clair, par exemple, que l\u2019on n\u2019a pas besoin de multiplier les services d\u2019eau potable, mais c\u2019est bien différent pour les parcs de quartier.» Il est convaincu qu\u2019il serait inutile d\u2019essayer de convaincre les villes de banlieue de fusionner avec Indianapolis.Il faut donc, selon lui, trouver une autre manière de partager équitablement les frais encourus par la seule ville-centre, que ce soit pour les sansabri ou les réceptions officielles.« Si la banlieue n\u2019accepte pas de le faire volontairement, il faudra que l\u2019État prenne ses responsabilités et aide la ville-centre à demeurer concurrentielle », ajoute le maire Goldsmith.Il fait aussi valoir l\u2019intérêt d\u2019offrir à la banlieue, en faisant un profit, des services trop onéreux à supporter pour une petite ville.Indianapolis en tire déjà, selon lui des revenus, qu\u2019il veut augmenter.GÉRALD LEBLANC En bon républicain, Stephen Goldsmith avait fait campagne pour la mairie d\u2019Indianapolis sur des airs de privatisation.Élu en 1991, l\u2019ancien procureur de la capitale de l\u2019État d\u2019Indiana, petit État de six millions d\u2019habitants du Midwest, savait que les syndicats démocrates l\u2019attendaient de pied ferme.Il décida donc de commencer avec un tout petit projet : les taxes sur les égouts, dont la collecte coûtait trois millions et ne rapportait que 40 millions.Une entreprise privée offrait de réduire les dépenses de seulement 5 %.Le miracle de la privatisation venait de se dégonfler, mais le maire Goldsmith fit une importante découverte : il ne servait à rien de remplacer le monopole public par un monopole privé.Revenant à la charge, il lança un appel d\u2019offres et la même compagnie lui offrit une réduction non plus de 5, mais de 30 %.Le maire poussa son raisonnement un peu plus loin et offrit aux employés de la Ville d\u2019entrer dans le jeu et de soumissionner pour la réfection des trottoirs.Le syndicat finit par accepter de jouer le jeu, en posant cependant certaines conditions, notamment le renvoi de la moitié des 32 cadres supervisant 94 employés.Le maire Goldsmith se trouva dans la délicate position d\u2019avoir à remercier des cadres républicains pour satisfaire les leaders syndicaux démocrates.Jouant franc jeu, il accepta la condition et les fonctionnaires remportèrent le contrat devant les soumissionnaires du privé.Le maire Goldsmith apprit à cette occasion une autre vérité.On dit que les cols bleus sont paresseux et incompétents ; c\u2019est plutôt le monopole dans lequel ils évoluent qui les rend non productifs.« Les employés de la Ville n\u2019ont plus besoin de laisser leur cerveau à l\u2019entrée en venant au travail », a conclu le président du syndicat, qui a travaillé pour la réélection du maire en 1995.Une merveille nationalem La coqueluche du monde municipal est devenue une véritable merveille nationale qui ne cesse d\u2019aligner les exploits et les médailles : réduction de taxes à quatre reprises, investissement massif dans les infrastructures, arrêt de l\u2019exode vers la banlieue, amélioration sensible des quartiers les plus dévastés, prix de la fondation Ford et du magazine Fortune.« Steve Goldsmith a transformé sa ville en un modèle de bonnes idées pour le renouveau urbain », a-t-on écrit dans The Economist.Indianapolis est effectivement devenue la Mecque urbaine, qu\u2019on vient visiter de partout aux États- Unis et même de l\u2019étranger : plus de 4 000 élus et administrateurs municipaux depuis cinq ans.Et huit ans après sa première élection, l\u2019étoile ne semble pas pâlir, selon Henry Olsen, directeur du Center for Civic Innovation du Manhattan Institute, qui avait incité le maire Goldsmith à raconter par écrit son expérience à Indianapolis.Paru en 1997, La ville du 21e siècle \u2014 Résurrection du tissu urbain est vite devenu un succès de librairie et demeure une référence obligatoire aux États-Unis.« La force du maire Goldsmith est d\u2019avoir appliqué sans parti pris idéologique ses engagements de réduire la taille de son gouvernement tout en améliorant la qualité des services », résume le professeur Olsen.De passage à Montréal vendredi, la merveille américaine a charmé les quelque 150 convives au dîner-causerie de l\u2019Institut économique de Montréal, à l\u2019hôtel Delta du centre-ville.Il a repris les grands thèmes de son livre : rétablir la compétition dans les services municipaux, réduire la taille du gouvernement et les taxes, se concentrer sur les infrastructures, impliquer les familles, les églises et les organismes communautaires.Un petit incident de parcours a failli tout gâcher.On apprenait hier matin que l\u2019avion à bord duquel devait venir le maire Goldsmith était retardé d\u2019au moins deux heures.Ne pouvant se permettre de rater ce premier événement d\u2019importance du nouvel institut, on décida de noliser un jet privé, au coût de 900 $US l\u2019heure, et le conférencier put se présenter au rendez-vous à 13 h, tel que prévu au programme.Auteur à succès, conférencier payé avec des cachets de 3 000 $US, professeur à Harvard, le maire Goldsmith est déjà une étoile au firmament politique américain.Il pourrait bientôt scintiller d\u2019un éclat encore plus vif car George W.Bush, le probable candidat républicain aux prochaines élections présidentielles, en a fait son principal conseiller aux affaires intérieures.MICHEL GRAVEL, La Presse © L\u2019étoile du maire Stephen Goldsmith brille très fort dans le firmament politique américain.AUBAINE AUBAINE AVIS D\u2019ENCAN Suite à la fermeture de la SUCCURSALE de AMEUBLEMENT LIDA INC.SITUÉE AU 9281, BOUL.ST-MICHEL, MONTRÉAL seront vendus en lot détaillés par ENCAN PUBLIC LE SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 À 11 H VISITE DES ACTIFS MERCREDI 15 - JEUDI 16 - VENDREDI 17 D CEMBRE 1999 DE 10 H Ë 21 H.MOBILIER HAUT DE GAMME STYLE ITALIEN ET AM RICAIN TOUT DOIT ÊTRE VENDU SANS RÉSERVE SANS MISE À PRIX Seront vendus : MOBILIERS DE SALLE À MANGER I MOBILIERS DE CHAMBRE À COUCHER I MOBILIERS DE SALON I DIVANS I CAUSEUSES I FAUTEUILS I BUFFETS ET HUCHES I TABLE À CAFÉ I CONSOLES I CURROIS I LAMPES SUR PIED I LAMPES DE TABLE I UNITÉS MURALES I GRANDE QUANTITÉ DE CHAISES POUR SALLE À MANGER I TÊTES DE LIT I MATELAS I ACCESSOIRES I ETC.CONDITIONS : Dépôt 30% comptant, chèque certifié, Visa ou Mastercard - Balance comptant, chèque certifié, Visa ou Mastercard - Autres termes et conditions affichés sur les lieux.2812694 7077, rue Beaubien Est, suite 215 Anjou H1M 2Y2 Tél.: (514) 355-1909 - Fax: (514) 355-7785 231, rue de Bordeaux, St-Augustin, Québec G3A 1V9 Tél.: (418) 878-4881 - Fax: (418) 877-2510 2811724 2801962 A 8 ?LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 11 DÉCEMBRE 1999 Le clochard malmené: une enquête «délicate» FRANÇOIS BERGER Le Bureau du coroner a qualifie de « délicate », hier, l'enquête qu'il a ouverte sur la mort suspecte de Jean-Pierre Lizotte, un sans-abri qui s'est retrouve à l'hôpital après avoir été malmené par deux policiers du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).L'altercation survenue dans la nuit du 5 septembre entre M.Lizotte et les policiers, et qui impliquait également le portier d'un bar du boulevard Saint-Laurent, n'a été divulguée que mercredi dernier, à l'occasion d'une séance du conseil de la CUM.Le clochard, âgé de 45 ans, est mort le 16 octobre à l'hôpi- tal Notre-Dame, six semaines après y avoir été transporté pour subir une intervention chirurgicale à la suite de son arrestation par les policiers.C'est l'indignation d'un témoin oculaire, présent au moment de l'incident, qui a obligé le Service de police à en faire état au conseil de la CUM et par voie de communique, 53 jours après la mort du prévenu.Expulsé d'un bar pour y avoir fait des gestes indécents, M.Lizotte s'était encore, peu après, fait expulser d'une terrasse du boulevard Saint-Laurent pour la même raison.C'est à ce moment qu'une bagarre a éclaté avec un portier et que les policiers sont intervenus et ont présu- mément battu M.Lizotte avec l'aide du portier.Gravement blesse, le prévenu a été transporté aux urgences de l'Hôtel-Dieu puis à Notre-Dame.Avant la mort de M.Lizotte, une enquête interne de la Division de l'éthique professionnelle du SPCUM a abouti à un rapport remis le 4 octobre au substitut du procureur général, mais dont le contenu n'a pas été révélé.Après le décès, la Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête spéciale sur le drame impliquant les deux policiers mont reniais, comme le prévoit la politique du ministère de la Sécurité publique sur la transparence et l'impartialité des enquêtes en pareilles circonstances.Le coroner Jean-Noël Goupil, qui a ouvert sa propre enquête des le signalement du décès de M.Lizotte, attend le rapport de la SQ et surtout les résultats d'une autopsie pratiquée au Laboratoire de médecine légale.Ces résultats ne seront pas connus avant le mois de janvier, un délai normal, selon le coroner.La SQ soumettra aussi son rapport au procureur général, qui décidera s'il y a matière à poursuite contre les policiers, en vertu du Code criminel.Entre-temps, les policiers impliqués dans l'incident restent en poste.Quant au coroner, dont l'enquête n'est pas publique, il ne fera aucune déclaration sur cette affaire es pirates èréHnternet.Optez pour les services d'accès dédié et de sécurité Internet Vidéotron.Adhérez à ces services pendant 1 an et obtenez: \u2022 1 mois d'accès dédié à Internet gratuit \u2022 2 mois gratuits pour les forfaits Sécurité Premium ou Sécurité Maximum Branchez-vous dès aujourd'hui au plus important réseau 100% fibre optique au Québec.Composez le 1 877 380-WEB6 www.affaires.videotron.com Vidéotron Réseau d'affaires L a fibre des affaires Certaines conditions s'appE LOCATION* OU MM .AUCUN PAIEMENT, AUCUNINTÉRET pour les premiers 90 jours, lors de rachat rcxiJOuw^vuetOK \u2022Surapprocebonce ALTIMA 2( LOUEZ POUR AUSSI 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