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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-04-20, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0102A0420 A1 JEUDI 4LP0101A0420 ZALLCALL 67 00:55:34 04/20/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 P 116e ANNÉE, NO 180, 84 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DE QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ / FLORIDE 1,75 $ U.S.Traitements aux É.-U.: encore un an La «commande urgente» d'un accélérateur au CHUM a pris huit mois DENIS LESSARD et JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Ce n'est pas avant une autre année \u2014 au printemps 2001 \u2014 que le gouvernement Bouchard pourra mettre fin à l'envoi de cancéreux aux États-Unis pour subir des traitements de radiothérapie.Au surplus, simplement pour faire face à l'augmentation des cas de cancer, le ministère de la Santé devra d'ici 2008 faire passer son parc d'équipement de 40 à 60 accélérateurs linéaires, tout en ajoutant une centaine de radio-oncologues à ses effectifs actuels de 43.Déjà, l'ajout de quatre appareils au coût de 12 millions, une décision prise en mai 1999, ne s'est pas fait sans problème: un an plus tard, aucun n'est encore en fonction.La ministre Pauline Marois, a-t-on confié, a été estomaquée d'apprendre que pour l'accélérateur destiné au CHUM, un feu vert donné par Québec en mai s'était matérialisé en une commande d'achat formelle.le 14 décembre.« Cela n'a pas été retardé, c'est toujours comme ça, je ne suis pas étonnée de rien », a déclaré Mme Marois, interrogée par La Presse hier.« Pourquoi cela a-t-il pris tant de temps?C'est difficile à comprendre, c'était quelque chose d'urgent », a dit le Dr Carolyn Freeman, du Centre universitaire de santé Mc Gill, présidente du comité de spécialistes formé au printemps 1999 pour régler la crise en radiooncologie.Selon elle, il faudra attendre encore un an avant de voir une réduction des délais pour les traitements.Fin mars, 455 patients cancéreux étaient en attente de radiothérapie depuis plus de huit semaines, le seuil à ne pas dépasser, contre 285 en mai 1999, quand Québec a opté pour l'envoi de patients aux États- Unis.Jusqu'ici, 496 Québécois ont été traités au sud de la frontière, une facture de 6 millions pour Québec.Dans un rapport remis au ministère de la Santé il y a quelques jours et devant être rendu public le 5 mai, le comité constate « une pénurie très importante de ( radio-oncologues ) actuellement et pour le futur », a déclaré hier le Dr Freeman.Voir TRAITEMENTS en A2 Le présumé cyberpirate est un ado de L'Île-Bizard Ça se complique! CHRISTIANE DESJARDINS L'une des plus grandes chasses à l'homme de la jeune histoire du cyberespace a abouti à L'Île-Bizard et s'est soldée par l'arrestation d'un adolescent de 15 ans, samedi dernier.Le jeune anglophone est soupçonné d'être Mafiaboy, le pirate informatique qui aurait paralysé pendant quatre heures, le 8 février dernier, le site du réseau CNN et les 1200 autres sites qui lui sont rattachés dans le monde.Les experts de la GRC et du FBI évaluent les dommages à plusieurs millions de dollars.Lundi, le jeune homme, dont on ne peut dévoiler l'identité en raison de son âge, a comparu en chambre de la jeunesse, à Montréal, où il a été accusé de deux méfaits.La Cour a accepté de le mettre en liberté en attendant son procès, mais lui a fixé de nombreuses conditions dont celle de ne pas toucher à un ordinateur à moins que ce soit à l'école, et sous la surveillance constante d'un professeur.Il reviendra devant le tribunal le 6 juin.Voir LE PRÉSUMÉ en A2 n Autres textes en pages A6 et A7 Le nombre de victimes grandit PHOTO REUITERS La décision d'une cour d'appel fédérale ordonnant qu'Elian Gonzalez reste pour l'instant aux États-Unis accentue la pression sur la ministre de la Justice Janet Reno.« La décision de la Cour d'appel interdit à Elian de quitter le territoire américain, et nous allons obéir à cet ordre.Mais elle ne dit pas que le garçon ne peut pas être rendu à son père dans ce pays », a-t-elle déclaré.Pendant ce temps, le petit garçon s'amusait hier à Miami avec ses cousins Marisleysis et Lazaro.FRANÇOIS BERGER Nos informations en page B9 Des milliers d'usagers de l'Internet à Montréal sont régulièrement victimes des hackers, ces pirates informatiques qui arrivent souvent à pénétrer illégalement dans les ordinateurs d'autrui, selon le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ( SPCUM ).Le nombre de plaintes reçues par la section du SPCUM spécialisée dans les crimes informatiques double chaque année depuis trois ans, selon le sergent-détective Jacques Viau, responsable de cette section.Il y en a eu 262 pour piratage dans l'île de Montréal, l'an dernier, dont une centaine concernait des pirates basés à l'étranger, surtout aux États-Unis.Cela signifie, dans les faits, que des milliers d'internautes montréalais ont été piégés, puisque ce genre de crime n'est pas signalé à la police neuf fois sur dix, explique M.Viau.Qu'il s'agisse de particuliers ou d'entreprises exploitant un site de commerce électronique, la « culture de l'Internet » est telle que les victimes préfèrent « garder cela pour elles ».Voir LE NOMBRE en A2 Les fusions demeurent une voie incontournable, prévient Québec Rubriques Arts et spectacles .D5 à D18 - télévision D8 Bandes dessinées C2 Bridge C5 Cyberpresse B10 Décès C7 Économie E1 à E11 Feuilleton C4 Êtes-vous observateur?.C1 Horoscope C2 Loteries A2 et A16 Maisons de la culture D15 Monde B8 et B9 Mots croisés C3 et S10 Mot mystère C4 Opinions B3 Petites annonces C1 - immobilier C1 à C3 - marchandises C3 - emplois C3 et C4 - automobile C4 à C6 - affaires E3 Politique B1 et B4 Quoi faire D16 MÉTÉO Averses Max.11, min.5 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Maniant la carotte et le bâton, Québec entend plus que jamais favoriser les fusions municipales, et « particulièrement » celles qui regrouperont le « coeur urbanisé » des agglomérations comme Montréal, Québec et Hull, annonce le livre blanc sur la réorganisation municipale, que La Presse a obtenu.« Dans les agglomérations de Québec, de Montréal et de l'Outaouais, les fusions de municipalités demeurent une voie incontournable vers une amélioration de la gouverne municipale », stipule le document de 75 pages.« Le citoyen ne doit plus être désorienté par l'existence d'une multiplicité d'instances dont les territoires se chevauchent, dont les compétences s'entrecroisent et sur les décisions desquelles il n'a que peu de prise, y lit-on.Dans cette perspective, il faut renforcer les municipalités locales en favorisant le plus possible les regroupements.» Le livre blanc rappelle que 85 % des 1306 municipalités du Québec ont moins de 5000 habitants; 552 en ont même moins de 1000.Plus populeux, l'Ontario ne compte que 537 municipalités.Aucun objectif chiffré de réduction du nombre de municipalités n'y est précisé, mais le document annonce des changements qui exerceront beaucoup plus de pression sur les maires.Voir LES FUSIONS en A2 LLE PREMIIER CENTTRE D''APPAREIILL PHOTTO IINSSTTANTTANÉ AU QUÉBEC Appareil photo instantané Simple d'utilisation Flash intégré Prix très économique Appareil photo instantané NOUVEAU et très petit Fait des photos autocollantes ou régulières Disponible en plusieurs couleurs Incluant un film instantané Valide jusqu'au 4 mai 2000 Les photos peuvent différer.Appareil instantané Mise au point automatique Flash et exposition automatiques Utilise le film Polaroid Spectra JOYCAM I-ZONE SPECTRA 2 2299$ 139 BEAUBIEN 2299$ 99$ 4LP0202A0420 A2 JEUDI 4LP0201A0420 ZALLCALL 67 00:55:19 04/20/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Traitements aux É.-U.: encore un an TRAITEMENTS / Suite de la page A1 En fait, a-t-on expliqué au ministère, les spécialistes voudraient voir appliquée ici la norme canadienne de 150 patients pour un médecin.On compte actuellement 450 malades par radio-oncologue.Ce ne sera pas une mince tâche, puisque les universités n'arrivent même pas à combler les postes de résidents en radio-oncologie, faute d'intérêt de la part des étudiants en médecine.Au cours des cinq dernières années, seules 26 des 40 places disponibles ont été comblées.Le groupe recommande aussi d'augmenter le salaire des technologues, essentiels au fonctionnement des appareils.« Ils sont payés un tiers de moins qu'en Ontario, et Québec a fait une offre ridicule d'augmentation de salaire », a tranché hier le Dr Freeman.Des programmes de formation accélérée devraient théoriquement permettre d'avoir suffisamment d'effectifs en 2003, mais rien n'est moins sûr, selon Alain Cromp, directeur général de l'Ordre des technologues en radiologie du Québec.Plusieurs des finissants actuels \u2014 une trentaine en juin \u2014 ont manifesté l'intention de quitter la province.« L'argent est vraiment un problème, considérant que l'écart est de plus de 6 $ l'heure entre le Québec et l'Ontario », a-t-il dit.Il manque présentement 71 technologues au Québec, 16 de plus qu'il y a un an, et une campagne de recrutement en France n'a permis d'en recruter que cinq.Les hôpitaux auraient également besoin d'une dizaine de physiciens médicaux supplémentaires.Québec accordera désormais tous les ans quatre bourses de 17 000 $ à des étudiants intéressés à compléter leur formation dans ce secteur, mais, là encore, rien n'a été fait pour rendre la province concurrentielle sur le plan des salaires: les physiciens ontariens gagnent le double de leurs homologues québécois.Selon le Dr Freeman, le rapport du comité recommande aussi d'ajouter une vingtaine d'accélérateurs, à 2,5 millions pièce, pour faire face à la demande, dont certains seraient installés dans de nouveaux centres, à Charles-Le- Moyne et à Sacré-Coeur, notamment.Beaucoup d'appareils actuels, à basse énergie ou au cobalt, sont désuets et devront être remplacés.Le présumé cyberpirate est un ado de L'Île-Bizard LE PRÉSUMÉ / Suite de la page A1 En conférence de presse, hier, Yves Roussel, responsable des délits commerciaux à la Gendarmerie royale du Canada ( GRC ), a expliqué que plusieurs entreprises américaines avaient été victimes d'attaques de « déni de service » entre le 7 et le 14 février.Dès le premier jour, le département de la Justice a demandé au FBI de mettre en place une équipe d'enquête de crimes cybernétiques, afin de coordonner les efforts et d'assister toutes les unités d'enquêtes du FBI dans les États où des compagnies avaient été touchées, notamment en Californie, à Washington et en Géorgie.Le 14 février, le FBI a demandé assistance à la GRC, puisqu'il avait de bonnes raisons de croire que le suspect se trouvait dans la région de Montréal.Son erreur: se vanter Mafiaboy est le surnom que celui qu'on croit être le pirate utilisait pour communiquer sur Internet, et c'est en grande partie parce qu'il se serait abondamment vanté de ses exploits sur les lignes de « chat », que les policiers ont réussi à remonter jusqu'à lui.Le plaisir des hackers est de faire savoir aux autres qu'ils ont réussi quelque chose, qu'ils sont les meilleurs.Dans une entrevue accordée à ABC News, Michael Lyle, chef des technologies de Recourse Technologies, une entreprise spécialisée en sécurité Internet située en Californie, a expliqué en février dernier qu'il avait eu connaissance des agissements de Mafiaboy.« Où devrais- je frapper maintenant?demandait Mafiaboy.Les gens lui suggéraient des sites et il disait: O.K.CNN », a signalé M.Lyle.Ce dernier aurait lui-même « chatté » avec le pirate et appris comment il procédait.Dès le 15 février, M.Lyle signalait que plusieurs personnes avaient revendiqué l'attentat informatique sur le « chat », mais que seul Mafiaboy semblait crédible.On le décrivait comme un Canadien âgé de 15 ans.Peu familier avec les mystères du cyberespace, le commun des mortels a tendance à voir les pirates informatiques comme des super-génies.Est-ce le cas pour Mafiaboy?« Ce n'est pas un génie, ce n'est pas lui qui a inventé le logiciel, et il a laissé des traces qui nous ont permis de remonter jusqu'à lui.Quand on a le matériel pour le faire, il s'agit de savoir comment, et d'avoir le guts de le faire », dit Yves Roussel.Le policier a indiqué que l'enquête se poursuivait et que d'autres accusations pourraient être portées.Il n'exclut pas que d'autres personnes puissent aussi être arrêtées relativement à cette affaire.Hier, le procureur de la Couronne dans ce dossier, Louis Miville- Deschesnes, a indiqué que l'enquête n'était pas encore terminée, et qu'il y avait déjà des boîtes de documents qui s'amoncelaient.Il faudra tout vérifier, l'affaire ne s'annonce pas simple, dit-il.C'est aussi l'avis de l'avocat du jeune accusé, Yan Romanowski, qui a indiqué par voie de communiqué qu'il prévoyait un procès long et complexe, ainsi qu'une preuve très technique.« Cela permettra sûrement de mettre en lumière comment un jeune de 15 ans aurait prétendument pu commettre les actes dont il est accusé, auprès d'une multinationale dont tous étaient en droit de s'attendre à ce qu'elle soit équipée des systèmes de sécurité les plus sophistiqués et avant-gardistes », écrit-il.Le nombre de victimes grandit Les fusions demeurent une voie incontournable, prévient Québec LE NOMBRE / Suite de la page A1 Elles considèrent souvent qu'il s'agit d'un incident mineur ou craignent de salir leur réputation, dit-il.Aux États-Unis, on estime que ces crimes informatiques ne sont signalés à la police que sept fois sur.10 000! Les institutions financières sont les plus réticentes à porter plainte, note le policier.La police montréalaise a constaté, au fil de ses enquêtes, que les fournisseurs de services Internet préfèrent eux aussi ne pas porter plainte à la police quand leurs clients leur demandent de mettre fin à un problème provoqué par le piratage.Le fournisseur se contente d'envoyer par courrier électronique un avis au pirate qu'il a identifié, l'enjoignant de « ne plus faire ça ».C'est « donner le mauvais exemple », croit le sergent-détective Viau, parce que le fait de ne pas dénoncer les hackers augmente le risque de récidive.Selon les services policiers américains et canadiens, la plupart des pirates sont des jeunes, âgés entre 15 et 19 ans.Ils disposent de beaucoup de temps, une ressource essentielle à cette activité chronophage.Un homme d'affaires montréalais, Yvon Gilbert, spécialisé dans les produits liés au tennis, n'a pas hésité à porter plainte à la police, le mois dernier, après avoir constaté que des pirates informatiques de Norvège et des États-Unis utilisaient la connexion Internet à haute vitesse ( par câble ) de son entreprise qui exploite un site de commerce électronique.C'est devant l'incompréhension apparente manifestée par son fournisseur de service Internet que M.Gilbert a opté pour la plainte formelle à la police.Chez Vidéotron, qui fournit l'Internet à 137 000 clients dont 64 000 par modem-câble ( haute vitesse ), le responsable des questions de piratage, Éric Vadeboncoeur, rétorque que la sécurité des ordinateurs des usagers dépend justement de ces usagers, qui peuvent notamment se procurer des programmes dits « coupe-feu », destinés à intercepter les éventuels intrus ( voir les adresses Web à la fin de ce texte ).Pour l'agent Sylvain Roberge, de la nouvelle section des crimes technologiques créée l'an dernier au bureau de Montréal de la GRC, c'est bien l'usager qui doit s'occuper de la sécurité de ses équipements.Cela n'empêche pas la prolifération des plaintes contre le hacking, note-t-il.La nouvelle section montréalaise de la police fédérale a traité une centaine de plaintes l'an dernier.Pour en savoir plus sur la protection: http://www.symantec.com http://www.antistore.com/ http://www.zonelabs.com http://grc.com http://www.securityfocus.com http://internet.videotron.ca/intrusion/ LES FUSIONS / Suite de la page A1 Dans cette réorganisation que le gouvernement compte mettre en oeuvre « rapidement », la Commission municipale sera investie d'un nouveau rôle d'intervention en matière de regroupements, qu'elle pourra jouer à la demande de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, ou si elle reçoit une requête appuyée par des municipalités représentant la majorité des villes du territoire visé et la majorité de sa population.La Commission examinera alors les possibilités de fusions, pourra tenir des audiences publiques ou commander des études, avant de soumettre ses recommandations.À Montréal, Québec et Hull, elle devra attendre, avant d'entrer en scène, que les comités de maires formés en mars dernier aient formulé leurs recommandations au gouvernement à propos des regroupements.Elles sont attendues à la fin octobre.La ministre des Affaires municipales et de la Métropole se verra aussi accorder le pouvoir législatif d'exiger que certaines municipalités lui présentent une demande commune de regroupement, dans le délai qu'elle fixera.Si les municipalités refusent de s'exécuter, la ministre pourra demander à un conciliateur de lui faire rapport sur la situation.« Le gouvernement pourra, sur réception d'un rapport d'un conciliateur ou de la Commission municipale recommandant un regroupement, décréter la constitution d'une municipalité issue du regroupement », précise le livre blanc.Avant l'adoption d'un décret, la ministre se réserve toutefois le droit d'ordonner la tenue d'un référendum « consultatif », qui sera considéré favorable à la fusion si elle est approuvée par la majorité simple des votes exprimés par les électeurs de l'ensemble du territoire visé.Si la ministre décide de pareille consultation, les municipalités visées ne pourront tenir elles-mêmes un référendum.Pour dorer la pilule aux maires, le gouvernement annonce des modifications au cadre des relations de travail, dont La Presse faisait état dans son numéro d'hier, afin de s'assurer que l'harmonisation des conventions collectives se fait sans hausse des coûts de maind'oeuvre.C'est le maire de Rosemère et leader des préfets de la couronne nord de Montréal, Yvan Deschênes, qui a obtenu et fourni à La Presse une copie du livre blanc, que la ministre Louise Harel ne comptait rendre public que mardi prochain.« Il est encore plus monstrueux qu'on aurait pu l'imaginer », dénonce-t-il, qualifiant la réorganisation proposée de « réforme conçue par des technocrates déconnectés de la réalité municipale ».Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi 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N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 308 à quatre chiffres : 4277 6/49: 12 16 32 44 47 49 Compl.42 Extra: 4 0 0 2 5 1 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ) de 10 h à 19 h 30; à Saint-Dominique: 548, rue Saint-Dominique, de 15 h à 21 h.Objectif: 125 donneurs; à Trois-Rivières: pavillon Saint-Arnaud, 2850, boul.Royal, de 13 h à 21 h.Objectif: 150 donneurs; à Huntingdon: école Arthur-Pigeon, 1, rue Arthur-Pigeon, de 13 h à 19 h 30.Objectif: 225 donneurs; à Saint-Antoine-de-Lavaltrie: centre communautaire, 49, chemin Lavaltrie, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 140 donneurs; à La Salle: la Brasserie Labatt Ltée, salle Maisonneuve, 50, rue Labatt, de 10 h à 16 h 30.Objectif: 125 donneurs.DEMAIN n à Montréal: centre des donneurs, de 10 h à 17 h; à Montréal: collecte du Vendredi saint, marché Bonsecours, 350, rue Saint-Paul Est, de 10 h à 20 h.Objectif: 650 donneurs; à Saint-Aimé et Massueville: école Christ-Roi, 270, rue Bonsecours, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Saint-Sauveur: chalet Pauline-Vanier, 33, avenue de l'Église, de 13 h à 20 h.Objectif: 175 donneurs.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d'accord avec la décision de Québec de se donner un cadre législatif pour imposer les fusions aux municipalités?Êtes-vous d'accord avec le juge Sansfaçon qui a décidé d'imposer une peine de prison à un père violent en raison de l'absence de contrôle des peines avec sursis?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 90 % Non: 10 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.SANTÉ Appel à nos lecteurs La qualité des soins de santé au Québec est de nouveau sur la sellette.En radiooncologie, le nombre de patients en attente de traitement depuis plus de huit semaines a doublé au cours de la dernière année.Des cardiologues soutiennent que de trois à six patients meurent chaque mois en raison de la lourdeur des listes d'attente.La Presse souhaite vous entendre à ce sujet.Si vous, ou un membre de votre famille, avez vécu une situation pénible en raison de la congestion des services de radio-oncologie ou de cardiologie, vous pouvez laisser vos coordonnées au ( 514 ) 350-4923, ou nous faire parvenir un courriel à general@lapresse.ca.Nous vous contacterons bientôt. 4LP0302A0420 jeu 20 avril /A-3 4LP0301A0420 ZALLCALL 67 12:53:59 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 R A 3 Les nouvelles communautés métropolitaines pourront créer des péages routiers MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Les trois nouvelles communautés métropolitaines que le gouvernement mettra en place en janvier à Montréal, Québec et dans l'Outaouais, pourront imposer des péages routiers ainsi qu'une tarification sur le stationnement.Le livre blanc sur la réorganisation municipale, obtenu par La Presse, suggère le recours à ces moyens pour augmenter le financement du transport en commun, le gouvernement jugeant que les sources actuelles (tarifs aux usagers, subventions etc.) arrivent à « saturation ».« Le recours à de nouvelles sources, comme les péages routiers et la tarification du stationnement, apparaît souhaitable, dit le document.Les communautés métropolitaines seront donc habilitées à y recourir.» Le livre blanc donne à cet égard l'exemple de la Ville de New York, dont la Metropolitan Transportation Authority affecte depuis 30 ans les surplus dégagés par les péages au transport en commun, afin de lutter contre la congestion automobile dans l'île de Manhattan.Québec annonce que les responsabilités de l'actuelle CUM en matière d'inspection des aliments et de contrôle de la qualité de l'air et des déversements industriels s'ajouteront aux compétences de la nouvelle instance à l'échelle régionale, tout comme l'opération d'un centre d'urgence 911.Le contrôle du taxi, la réglementation sur le remorquage, ainsi que le soutien aux arts et à la culture actuellement dévolus à la CUM deviendront aussi des responsabilités partagées par l'ensemble des 107 municipalités de la région.La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devra en outre gérer un programme de partage de la croissance de l'assiette foncière.La création des trois communautés, qui remplaceront les communautés urbaines actuelles, a été annoncée le 3 mars dernier par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel.Avec le renforcement des MRC et des agglomérations, elles constituent le second axe, après les fusions, de la réorganisation municipale.Les communautés métropolitaines verront à la planification de l'aménagement du territoire, du transport en commun, de la gestion des déchets, du logement social et du développement économique.En matière de transport en commun, le conseil de la CMM sera doté d'une commission du transport et il exercera un contrôle sur l'Agence métropolitaine de transport qui survivra, mais dont le président et sept administrateurs sur neuf seront désormais désignés par la CMM.Les sociétés de transport actuelles seront également maintenues.Le Service de police de la CUM demeurera intact, mais deviendra le Service de police de l'île de Montréal et relèvera d'une commission de la CMM.Quant à savoir s'il y aura des regroupements de services hors de l'île ou à Québec et dans l'Outaouais, il faudra attendre les propositions du ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Les communautés hériteront en outre du financement des équipements et services, incluant les parcs et événements culturels et sportifs, qui bénéficient à l'ensemble de la population de l'agglomération.Mais « les municipalités qui détiennent ces équipements devraient pouvoir en conserver la gestion », précise le livre blanc.La CMM aura six mois pour entreprendre la confection d'un nouveau schéma à l'échelle du territoire et trois ans pour voir à son adoption.Québec adoptera cependant l'automne prochain un cadre d'aménagement pour assurer « la cohérence » de ses propres actions, qui ont souvent dans le passé contribué à l'étalement urbain.Le conseil de la CMM sera composé de 30 membres, dont les maires de Montréal, Laval et Longueuil, et 27 représentants désignés par les villes de banlieue et les MRC.Une disposition législative stipulera que « quelle que soit l'évolution démographique, une majorité (16) de conseillers proviendra toujours de l'île de Montréal ».Montréal aura dix sièges.Louise Harel PHOTOTHÈQUE, La Presse Selon le livre blanc sur la réorganisation municipale, les nouvelles communautés urbaines pourront créer des péages routiers, comme il y en a déjà eu sur les ponts.Livre blanc : réaction mitigée des syndiqués municipaux ALEXANDRE SIROIS Les syndiqués du secteur municipal réservent un accueil mitigé aux intentions de Québec en matière de réorganisation municipale énoncées dans le livre blanc du gouvernement, dont certains points saillants ont été rendus publics hier par La Presse.C'est ce que le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Gilles Charland, joint au téléphone, a affirmé hier.« Il y a un certain nombre d'éléments qui, semble-t-il, sont rassurants.Il y en a d'autres qui sont inquiétants, comme l'arbitrage.Pour nous il est toujours hors de question (d'accepter) l'arbitrage de différends », a-t-il tranché.« On nous rebat les oreilles avec la libre entreprise, le libre échange, le libre tout.Et quand arrive le temps pour les travailleurs de négocier leurs conditions de travail, on n'est plus libres », a ajouté M.Charland, dont le syndicat regroupe 32 000 membres, soit 75 % des cols bleus et des cols blancs des municipalités.Gilles Charland Selon les renseignements obtenus par La Presse, le gouvernement Bouchard va déposer sous peu un projet de loi qui lui permettra d'imposer les fusions aux municipalités.La lég i s l a t i o n contiendra des dispositions spéciales sur le plan des relations de travail.Elle introduira notamment un mécanisme d'arbitrage et limitera le droit de grève des employés municipaux.« Il y a quelqu'un qui va déterminer nos conditions, a répliqué M.Charland.Et ça, nous, jamais on ne va accepter ça.Il y a un principe fondamental, reconnu au Québec, c'est le droit à la libre négociation.Le gouvernement aura toujours son pouvoir d'intervention.S'il y avait un conflit, ou s'il trouvait que ça s'éternisait, il aura toujours le pouvoir de légiférer.» Le syndicaliste accueille favorablement le délai de quatre mois prévu pour régler les questions d'accréditation et de représentation syndicale.« On trouve que le processus par rapport à l'encadrement de l'accréditation, la désignation du syndicat qui va représenter les employés, ressemble à ce que le gouvernement a fait dans les commissions scolaires.Alors, c'est un processus avec lequel on est familiers et sur lequel on ne serait pas en désaccord », affirme-t-il.« Quand il y a eu des fusions de commissions scolaires, il y a deux ans, le gouvernement avait fait une loi d'exception de cette nature en disant que si, par exemple, il y a deux ou trois syndicats dans les commissions scolaires fusionnées, il y a un délai pour choisir un syndicat, et c'est supervisé par le ministère du Travail », rappelle M.Charland.Il reproche à Québec de ne pas avoir consulté les représentants syndicaux au préalable.« Drôle de façon, pour un gouvernement, de travailler ! » a-t-il lancé.Même son de cloche du côté de l'Union des municipalités du Québec.Son président, Mario Laframboise, s'est dit hier « profondément déçu d'apprendre par les journaux ce que la ministre devrait nous communiquer demain à la rencontre de la table Québec-municipalités ».« C'est devenu pathétique cette fameuse saga du livre blanc.Le gouvernement a tendance à envoyer ses ballons et c'est frustrant dans le sens où, demain, on rencontre Mme Lemieux (.) et notre problème, face aux lois du travail, c'est qu'on voulait en parler avant qu'il y ait un texte qui se ponde et que ce soit écrit dans le livre blanc », a affirmé M.Laframboise.Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Florian Saint-Onge, a joint sa voix à celle de son homologue pour dénoncer l'attitude de Québec.« Quand nous entendons les échos de nos membres qui voient ces orientations gouvernementales, il va sans dire qu'on se sent un peu comme des marionnettes en tant que municipalités.Et je pense que le gouvernement (aurait dû) se faire des partenaires des municipalités, dans un contexte de développement économique où on aurait besoin d'être partenaires », a-t-il dit.« Si le gouvernement veut mettre des mesures pour inciter les élus à se fusionner, on respecte ça.(.) Pourquoi le gouvernement vient-il s'infiltrer dans l'administration municipale alors que ces gens-là ont reçu un mandat de la part de la société », a ajouté M.Saint-Onge. 4LP0499A0420 A-4 JEUDI 20 AVRIL 4LP0499A0420 ZALLCALL 67 12:54:48 04/20/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Nouvelle victime de la guerre des motards Francis Carrière, 30 ans, aurait été abattu mardi soir JEAN-PAUL CHARBONNEAU La guerre des motards a fait une autre victime, Francis Carrière, 30 ans, un sympathisant des défunts Death Riders, qui a été retrouvé sans vie vers 6 h 20 hier, à côté d'un conteneur à déchet près d'une érablière du chemin Avila, à Piedmont.Il était face contre terre et coiffé d'une casquette des Rockers, club affilié aux Hells Angels.Il a été découvert par un employé de la station de ski Avila, située juste à côté.Il aurait été assassiné la veille à l'aide d'une arme à feu.Des résidants de ce secteur de Piedmont ont indiqué à la Sûreté du Québec avoir entendu des coups de feu vers 21 h mardi.Carrière, connu dans la région des Laurentides et dont la dernière adresse est à Saint-Adolphe-d'Howard, a été condamné en 1996 pour vol qualifié.À la suite de la disparition des Death Riders, ses membres se sont joints aux Rockers, ce qui a conduit à la création du chapitre nord de cette bande.Une Sundance bourgogne volée à Montréal a été trouvée vers 8 h 30 hier, dans le terrain de stationnement du centre commercial les Trois Villages, à Saint-Sauveur, et elle a été remorquée au quartier général de la SQ, où des expertises seront réalisées afin de déterminer si elle a servi au meurtre.Moins de deux kilomètres séparent le lieu de la découverte du corps de l'endroit où l'auto volée a été trouvée.D'autre part, les Rockers ont fait courir les policiers de Laval hier matin.Vers 11 h 15, un appel a été fait au 911, disant qu'un membre du chapitre nord de ce gang s'entraînait dans un gymnase près du boulevard Saint-Martin et que son garde du corps armé surveillait les allées et venues des passants.Plusieurs voitures de police ont été dépêchées au gymnase et des agents ont saisi un revolver 30 spécial sur Yannick Lapointe, 25 ans, de Pierrefonds, qui a tenté de s'enfuir.Il sera accusé aujourd'hui de possession d'arme prohibée.Pendant qu'ils le fouillaient, les policiers ont vu sortir un Rocker qui s'est dirigé vers le boulevard Saint- Martin.Quelques minutes plus tard, un appel était reçu au 911 disant qu'une bombe allait exploser au quartier général de la police de Laval qui loge dans un immeuble à bureaux près du gymnase.L'appel provenait d'une boîte téléphonique du coin.Les policiers ont émis l'hypothèse que l'appel à la bombe a été fait par mesure de diversion, afin d'éloigner les policiers du gymnase et des Rockers qui s'y trouvaient.Mais ce sont d'autres policiers qui ont répondu à l'appel à la bombe, laissant le temps à leurs collègues de prélever les numéros des plaques d'immatriculation des véhicules en stationnement devant le gymnase et de demander aux personnes qui sortaient de l'immeuble de s'identifier.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse© Les policiers ont recueilli des indices près du cadavre.Fontaine remis en liberté Même si la Couronne a déposé cinq nouvelles accusations de voies de fait contre Patrick Fontaine, le juge Jerry Zigman, de la Cour supérieure, lui a accordé hier une remise en liberté sous conditions.Fontaine, 25 ans, était incarcéré depuis le 7 avril, soit quelques heures après qu'il eut reculé avec son automobile sur son amie, Anick Forest, la blessant gravement.Cet incident est survenu sur l'autoroute 440, à la hauteur de Repentigny.À la suite d'une dispute, Fontaine, demeurant à Lavaltrie, aurait ordonné à la jeune femme de 19 ans de descendre de la voiture.Mme Forest, de Saint-Sulpice, se remet de ses blessures.Après son arrestation, le ministère public a déposé contre lui des accusations de conduite dangereuse et de négligence criminelle pour cet incident et une autre de voies de fait, encore sur la personne de Mme Forest, mais remontant à une quinzaine de jours.Par la suite, Me Pierre Loranger, procureur de la poursuite au dossier, a déposé cinq nouvelles accusations de voies de fait simples pour des actes que Fontaine aurait commis contre une ex-amie qui habite maintenant dans l'ouest du pays.Et selon la poursuite, une autre ancienne copine de l'accusé aurait aussi été maltraitée.50 ans, ça se fête ! Mariette Clermont voudrait remercier les employé(e)s qui ont contribué au succès de l'entreprise, lors d'une « rencontre amicale » (date à déterminer).Faire parvenir vos coordonnées avant le 30 avril 2000 : Nicole Gravel Télécopieur : (514) 273-8621 4LP0501A0420 jeu 20 avril /A-5 4LP0501A0420 ZALLCALL 67 00:55:26 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 5 Saisie des biens d'un trafiquant de cocaïne ANDRÉ CÉDILOT L'étau se resserre autour du trafiquant de cocaïne Firmino Tavares.Arrêté en Espagne le mois dernier, il s'est fait saisir depuis ce temps des biens estimés à plus de 12 millions à Montréal et outre-mer.Hier, Revenu Canada a saisi trois maisons à Laval, Brossard et Dollard- des-Ormeaux, dont une évaluée à près d'un million, des meubles de grand luxe, de l'argent, trois véhicules et un nombre impressionnant d'objets de valeur.Le tout valant au moins 2 millions.Exceptionnellement, les inspecteurs du fisc avaient obtenu le feu vert d'un juge de la Cour fédérale, à Ottawa, pour s'emparer des biens de Tavares en même temps qu'ils lui réclamaient 3,6 millions en impôts impayés, ainsi que 800 000 $ à sa femme et 525 000 $ à son beaupère.Cette mesure dite d'exécution immédiate a pour objet d'éviter que Tavares et les autres personnes mentionnées dans la réclamation disposent de certains biens avant qu'un règlement n'intervienne.Les enquêteurs de l'escouade spéciale de Revenu Canada se sont intéressés à Tavares à la suite d'une enquête de la GRC qui durait depuis trois ans concernant le trafic de drogue et le blanchiment d'argent.Les recherches ont abouti à la suite de son arrestation à Palma de Majorque, dans les îles Baléares, le 19 mars dernier.Il y est toujours détenu.En attendant son procès pour avoir vécu de l'argent de la drogue, Tavares s'est fait confisquer par les autorités espagnoles 9,6 millions en argent, ainsi qu'une somptueuse villa d'un million située sur le bord de la mer.Au moment de son arrestation à l'aéroport, il était en possession de 80 000 $ en billets de 20, 100 et 1000 $.Dans les documents déposés en cour, les enquêteurs notent que trois des quatre comptes en banque saisis de l'autre côté de l'Atlantique étaient au nom de la conjointe de Tavares, Maria Sanchez, et du père de celle-ci, Alfonso Sanchez.Ceuxci, allègue-t-on, agissent comme paravents.Le quatrième compte était au nom d'un certain Sergio Alejandro Ortiz.D'après l'enquête, il s'agirait d'un nom fictif utilisé par Tavares pour cacher une partie de ses revenus illicites.Il y a deux ans, sentant la soupe chaude, Tavares avait tenté de retirer l'argent en affirmant qu'il possédait une procuration verbale de Ortiz.De même, la gigantesque maison du 115, rue Northview, à Dollarddes- Ormeaux, appartient à la femme de Tavares et à son beaupère à la retraite.Celui-ci possède également un petit bungalow à Brossard.En 1992, une autre de ses filles, Carmen, a acheté pour 1 $ une résidence de Laval que Tavares et sa conjointe avaient payée 119 000 $ cinq ans plus tôt ! Cette modeste maison de la rue Islemere, à Laval, est aujourd'hui occupée par un ami de Tavares, Leonardo Bisagna.Ce dernier, ainsi que trois autres personnes, dont un homme d'affaires de Saint-Laurent, Peter Maccarone, étaient présents à Majorque quand Tavares avait été arrêté une première fois à la demande de la GRC, le 27 mai 1997.Cette opération avait permis l'arrestation d'une vingtaine de trafiquants liés au réseau montréalais de Morris Mayers, soupçonné d'être un important grossiste de haschisch.Tavares, qui fait dans la cocaïne depuis des années, avait été épinglé pour s'être servi du même messager que le gang à Mayers pour blanchir son argent.Selon les documents de la Cour fédérale, c'est Maccarone qui avait présenté Issie Garfinkle, 68 ans, le précieux lessiveur d'argent, à Tavares, en 1996.L'an passé, Garfinkle a écopé deux ans de prison avec sursis et une amende de 780 000 $ pour avoir blanchi 44 millions, de 1992 à 1997.À l'issue de l'opération Cervelle en 1997, la police espagnole avait trouvé dans la chambre qu'occupait Maccarone dans la villa de Tavares huit feuilles sur lesquelles étaient comptabilisées les recettes provenant du trafic de cocaïne.Il y avait aussi les cartes d'affaires de Garfinkle et d'un certain Mike Di Lauro, dont le nom revenait également souvent dans l'enquête de la GRC.AVIS LÉGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS APPEL D'OFFRES TRAVAUX DE MARQUAGE AU SOL POUR LES VOIES RÉSERVÉES Date et heure limites de réception des offres: Le 4 mai 2000 à 10 h Prix du document: 150 $, toutes taxes incluses No d'appel d'offres: AMT-E0-BS-272 Les documents d'appels d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place à partir de 13 h 30 le 20 avril 2000, du lundi au vendredi inclusivement de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: Agence métropolitaine de transport 500, Place d'Armes, bureau 2525 Montréal (Québec) H2Y 2W2 Pour renseignements: (514) 287-7266 Travaux visés par l'appel d'offres consistent: Des travaux de marquage au sol des voies réservées sur les axes Côte-des- Neiges, René-Lévesque, Parc, Sherbrooke, Henri-Bourassa, Newman, Lapinière et Riverside.Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de l'Agence métropolitaine de transport et n'est pas remboursable.Seules les personnes, sociétés ou compagnies qui possèdent l'expérience pertinente à l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'offres directement de l'AMT peuvent présenter une offre.L'AMT n'est pas tenue d'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Francesca Torasso Responsable de l'approvisionnement et de l'informatique PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Les enquêteurs du fisc ont saisi la somptueuse maison de Firmino Tavares à Dollard-des-Ormeaux.Autres avis légaux en page C6 4LP0601A0420 A 6 jeudi Mafiaboy 4LP0601A0420 ZALLCALL 67 00:53:10 04/20/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 L'arrestation de Mafiaboy Les internautes divisés en deux camps Quand un joueur du Canadien fait une bévue, les amateurs de sport se défoulent dans les tribunes téléphoniques ?Eh bien qu'à cela ne tienne : sur le Net, c'est dans les forums de discussion qu'on lave son linge sale.Et à en juger par le ton des conversations qui ont eu cours sur Internet hier, l'heure n'est plus à la rigolade en ce qui concerne les cracks de l'informatique.À la suite de l'arrestation, hier, de Mafiaboy, un Montréalais de 15 ans soupçonné d'être l'auteur des cyberattaques ayant paralysé plusieurs sites Internet en février dernier, le ton général se divisait en deux camps : ceux qui disaient en substance « Qu'on l'enferme ! » et les autres, qui avaient plutôt tendance à disculper le jeune pirate.Sur Yahoo, une des compagnies victimes de l'attaque, on ne faisait pas dans la douceur.Certains militaient pour qu'on l'enferme définitivement, dont un usager qui suggérait qu'on le force à lire un livre par jour « pour qu'il apprenne qu'il y a autre chose à faire de son talent que des attaques ».Un autre semblait résigné : « L'enfermer ?De qui se moque-t-on ici ?Il touchera sans doute bientôt un demi-million en vendant les droits de son histoire pour un film ou un livre.» Seuls quelques-uns se risquaient à faire valoir des points de vue édulcorés, soulignant entre autres que ce genre d'attaque nous aide à connaître la vulnérabilité de nos systèmes.C'est sur le site de la chaîne d'information continue américaine CNN, autre victime présumée de Mafiaboy, que la discussion la plus interactive a eu lieu.Sur cnn.com, on avait organisé un chat à 14 h hier, mettant en vedette Ian Hopper, responsable des technologies interactives à CNN.La vingtaine de personnes présentes ont surtout posé des questions sur les peines que risquait le jeune homme, et les moyens de le mettre sous surveillance.M.Hopper semblait vouloir se faire rassurant en précisant que la GRC et le FBI n'avaient pas, selon lui, l'intention de tenir compte de l'âge du prévenu.En réponse à une question du public, Hopper a dit : « Je suis certain qu'il se doutait qu'il allait être attrapé.Et puisqu'il s'en est vanté, peut-être même qu'il n'attendait que ça.» Le reste de la discussion, où plusieurs questions n'ont pas trouvé réponse, portait sur les méthodes pouvant servir à contrôler ce genre de contrevenant et les moyens que pourraient prendre des sites comme cnn.com pour se protéger, ce sur quoi M.Hopper a été plutôt vague.Au terme du chat de CNN qui a duré à peine 40 minutes, un visiteur manifestement déçu de voir que Ian Hopper s'en était tenu essentiellement à relayer des informations déjà fournies par les médias d'ailleurs, lui a lancé sur un ton ironique : « Merci, c'était très informatif ».pour ajouter ensuite : « Au fait, êtes-vous Canadien ?» faisant sans doute référence à la moquerie dont les Canadiens sont l'objet dans la série humoristique populaire South Park.La conversation sera affichée sur le site de CNN d'ici quelques jours.Chez ZDnet.com, le site de la maison d'édition de magazines Ziff-Davis, on recueillait des commentaires sous la forme de messages affichés à la suite d'un article général relatant l'arrestation.Le ton était plus conciliant, presque ironique.Un internaute canadien a lancé la discussion en disant : « Nous sommes meilleurs pour tout, incluant les cyberattaques », expliquant par la suite qu'il voulait avant tout se moquer des compagnies qui se lancent trop vite sur le Web, négligeant la sécurité de leurs systèmes et les tests, pour ensuite se plaindre d'être victimes des hackers.Un autre a fait remarquer que puisqu'il est notoire que la plupart des sites de commerce électronique perdent de l'argent chaque minute qu'ils passent en ligne, peut-être Mafiaboy devrait-il être tout simplement remercié de les avoir débranchés ainsi pour quelques heures.Un programmeur californien s'est joint à eux pour ajouter qu'à son avis, ce sont plutôt Yahoo et CNN qui devraient être arrêtés, puisqu'ils ne sont même pas capables de protéger leurs systèmes contre un jeune de 15 ans qui n'est « pas si brillant que ça ».« Je suis déçu de voir l'argent de mes impôts se perdre dans des projets aussi farfelus que d'emprisonner un adolescent », a-t-il ajouté.Mais, dans l'ensemble, les commentaires avait une saveur d'amertume et un parfum de fin du monde.« Il n'est qu'un reflet de nous-mêmes », a lancé l'un d'eux.Comme si une bande d'adultes se réveillaient soudainement, désemparés de constater qu'ils ont eux-mêmes mis au monde une bande rivale : les jeunes cracks de l'informatique.Et dire que c'est des robots dont on avait peur ! Éric Bernatchez collaboration spéciale Sur les traces de Kevin Mitnick?RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK Kevin Mitnick, le plus célèbre des hackers, n'a pas une haute opinion de Mafiaboy.En février dernier, il a traité de « vandale » celui qui avait paralysé certains des sites les plus importants d'Internet, dont ceux de CNN, Yahoo et Amazon.com.Mais le Californien de 36 ans, qui vient de passer cinq ans en prison pour cyberpiratage, a peutêtre lui-même contribué à enflammer l'imagination de l'adolescent de Montréal.S'il y a un hacker qui a incarné le côté Bonnie & Clyde du piratage de l'informatique, c'est bien Kevin Mitnick, dont les méfaits (certains diront les exploits) ont fait l'objet d'au moins trois livres et d'un film qui prendra bientôt l'affiche.À l'ère d'Internet et de la rébellion de salon, rien n'est plus hot (ou cool) qu'un hacker.D'ailleurs, Mitnick, à peine sorti de prison, a été invité le mois dernier à témoigner devant une commission du Sénat des États-Unis pour dire ce qu'il pensait de la sécurité des systèmes informatiques.C'est bien pour dire où peut mener le cyberpiratage.Mitnick, qui a commencé sa carrière de hacker à l'adolescence, reconnaît aujourd'hui ses « crimes ».Mais, devant les sénateurs, il a accusé la justice et les médias américains d'en avoir exagéré la gravité, faisant de lui un terroriste plutôt qu'un nerd obsédé par la technologie.« J'étais en quête de connaissances, de défi intellectuel, de sensations et de fuite face à la réalité, a dit Mitnick en s'adressant aux sénateurs.Je me sentais comme un explorateur par l'entremise de ces ordinateurs.» En mars 1999, après avoir passé quatre ans en prison, Mitnick a reconnu sa culpabilité dans le piratage des systèmes informatiques de plusieurs grandes sociétés internationales, dont NEC, Motorola, Nokia et Sun Microsystems.Le 21 janvier dernier, il a été remis en liberté après être devenu un héros et un martyr pour plusieurs hackers et autres férus de l'informatique à travers le monde.Sa légende est aujourd'hui entretenue sur plusieurs sites Internet, dont l'un se targue d'être le Temple de la renommée des hackers, où Mafiaboy aboutira peut-être.Kevin Mitnick est devenu en 1994 le premier hacker à se retrouver sur la liste des criminels les plus recherchés du FBI.En 1981, à l'âge de 17 ans, il avait eu ses premiers démêlés avec la justice.D'autres avaient suivi en 1983, 1987, 1988 et 1992.Le truc de Mitnick, c'était de se faire passer pour un autre afin d'obtenir les mots de passe et les codes d'accès menant aux systèmes informatiques des plus grandes compagnies.Il n'était pas un génie de l'informatique, mais un excellent acteur et un fin psychologue.Il a piqué ainsi des logiciels et des informations valant plusieurs millions.Le 4 juillet 1994, le New York Times a joué un rôle crucial dans la création du mythe Kevin Mitnick, alias Condor.Sous la signature de John Markoff, le grand quotidien a publié à la une un texte racontant les efforts infructueux du FBI pour mettre la main sur Mitnick, qui était entré dans la clandestinité après avoir violé les conditions de sa dernière probation.Markoff en mettait dans son article, soutenant notamment que le cyberpiratage de Mitnick avait inspiré les créateurs de War Games, un film mettant en vedette Matthew Broderick dans le rôle d'un ado utilisant son ordinateur pour pénétrer dans le système informatique de la NORAD (North American Aerospace Defense Command), passant proche de déclencher une explosion nucléaire.L'information était fausse.Classé peu après parmi les criminels les plus dangereux des États- Unis, Mitnick a été arrêté le 15 février 1995, à Raleigh, en Caroline du Nord, où il continuait à se livrer au cyberpiratage.À la fin de son procès, le juge a soutenu que Mitnick souffrait de computer addiction.En le remettant en liberté, il lui a interdit de s'approcher d'un PC ou d'un modem pendant trois ans.La justice américaine aura fait de Mitnick un martyr en le gardant en prison pendant quatre ans en attendant son procès.Elle aura cependant tenu compte de ces années en relâchant le hacker un an après son plaidoyer de culpabilité.Mafiaboy n'aura peut-être jamais la notoriété de Kevin Mitnick, mais il a déjà des défenseurs éloquents en Amérique du Nord, dont Naomi Klein, la diva canadienne de la lutte contre les multinationales et la mondialisation.Dans un texte publié le mois dernier dans The Nation, une revue américaine de gauche, Klein a écrit : « Mon Mafiaboy mythique n'est pas un vandale, mais un soldat libérateur luttant contre les grosses compagnies à l'ère du commerce électronique.» Photothèque PC Le hacker Kevin Mitnick, 36 ans, à sa sortie de prison, le 21 janvier dernier.Adresse électronique (e-mail) Elle vous permet de recevoir du courrier électronique.Elle se présente généralement sous la forme utilisateur@site.pays, où utilisateur représente votre nom d'utilisateur ; site, le nom du système sur lequel est ouvert votre compte utilisateur ; et pays, un code de deux lettres (ex : .ca=Canada).Le site peut lui-même être composé de plusieurs noms séparés par des points.Adresse IP L'adresse Internet Protocol est un code secret au moyen duquel Internet identifie tous les ordinateurs branchés.Il s'agit d'une série de quatre nombres entre 0 et 255 séparés par des points qui identifient une machine sur Internet.Adresse url (Uniform Resource Locator) Système d'adressage universel permettant d'accéder à un site du World Wide Web (www).L'ensemble des données comprend la méthode d'accès, le nom du serveur et le chemin.Chat (bavardage) Session interactive de correspondance en temps réel entre internautes, pratiquée à l'aide d'un programme appelé IRC.Cheval de Troie (Trojan Horse) Logiciel (application) destiné à détruire des données, à espionner ou à prendre le contrôle d'un ordinateur ou d'un réseau, introduit dans un ordinateur sous un déguisement anodin comme des programmes de gestion de fichiers, des fichiers compressés, des petits programmes « exécutables », etc.Communication de paquet (Packet Switching) Technique de transmission dans laquelle on divise le message à transmettre en paquets ; ceux-ci sont envoyés et réassemblés à la réception par le système.Compression numérique Ensemble des techniques (jpeg, gif, stuffit, etc.) servant à compresser les données inutiles ou les moins significatives des signaux d'origine, après échantillonnage, afin d'occuper le moins de place possible dans les espaces mémoires ou les inforoutes.Elles permettent de diffuser une plus grande quantité d'informations sur une moins grande largeur de bande.Coupe-feu (Firewall) Logiciel de protection placé entre un réseau et Internet pour maintenir les utilisateurs non autorisés hors de ce périmètre.FTP (File Transfer Protocol) Protocole permettant le téléchargement de dossiers.Hacker Aussi mordu, cyber-branché, technofriand, cracker, braqueur, cyberpunk, pirate, bidouilleur.Passionné des inforoutes et des nouvelles technologies de l'information et des communications.Parfois, une personne qui se procure illégalement des informations en pénétrant dans les fichiers sans y être autorisée (dans ce sens : cracker).HTML (Hypertext Mark-up Language) Langage informatique définissant la syntaxe des pages du Web.Il donne à un document une forme constante quel que soit l'ordinateur utilisé pour le consulter, et permet d'y introduire des liens.Inforoute (Knowledge highway, information network, electronic highway, information highway, i-way, infobahn, autoroute électronique, autoroute de l'information, Net, Web, matrix, datasphere, metaverse, electronic frontier, i.s., multichannel multipoint distribution systems ou mmds, infopike, digital information network) Au point de vue technologique : un réseau de réseaux à haut débit.Au point de vue économique : une place de marché internationale formée de diverses sphères de distribution où des clientèles consomment des contenus.Au point de vue sociétal : un nouveau circuit se plaçant entre les fournisseurs et les consommateurs.Internet (Net, réseau de réseaux, La Toile, The Matrix) Un réseau mondial de réseaux utilisant les protocoles de transmission TCP/IP reliant des millions d'ordinateurs, situés principalement dans les universités, les ministères et les entreprises, pour l'échange d'informations.IP (Internet Protocol) Protocole de transport spécifique à Internet.Fonctions : définition de l'unité de base de transfert de données ; routage (voir routeur) et correction d'erreurs de transmission.IRC (Internet Relay Chat) Radio amateur version Internet permettant de bavarder (chat) en temps réel avec d'autres utilisateurs.Navigation (Browsing, navigation aids, software agents, personal agents, interactive dialogue.) Dans une base de données, méthode de recherche qui permet de localiser les informations désirées en passant d'une donnée à une autre, le plus souvent d'une image-écran à une autre.Page d'accueil (Home Page) Première page qui apparaît sur l'écran lorsqu'on accède à un service ou à une application www en ligne.PDF (Portable Document Format) Format reproduisant et transmettant en réseau une publication telle quelle, peu importe le logiciel de mise en page utilisé au départ.Ping Programme de niveau IP destiné à tester la présence d'une adresse sur le réseau.Routeur Désigne un équipement qui assure la fonction d'acheminement (routage) d'une communication à travers un réseau.Serveur (server, host, hôte) Ordinateur fournissant des informations à la demande et accessible par une inforoute.Ordinateur qui permet aux autres machines d'utiliser ses ressources.Ressource informatique capable de délivrer une information ou d'effectuer un traitement à la requête d'autres équipements.TCP/IP (Transmission Control Protocol et Internet Protocol) Deux protocoles qui transportent des données sous forme de paquets portant l'adresse d'un expéditeur et celle d'un ou de plusieurs destinaires.WWW (World Wide Web, 3W, W3) Logiciel de navigation de balayage aidant les utilisateurs à s'orienter dans Internet.Il repose sur trois idées : la navigation par hypertexte, le support multimédia et l'intégration des services préexistants.C'est un sous-ensemble d'Internet.On consulte les pages Web comme un dictionnaire indexé.Pour en savoir plus : sos-informatique.qc.ca/glossaire.htm www.mmedium.com/lexique www.discovery.com/area/technology/ hackers/glossary.html earthspace.net/jargon/jargon\u2014toc.html www.jargon.net/jargonfile/submitjargon.html Petit lexique d'Internet 4LP0701A0420 A 7 jeudi Mafiaboy 4LP0701A0420 ZALLCALL 67 00:53:46 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 7 L'arrestation de Mafiaboy Un adolescent comme les autres.HUGO DUMAS Son histoire a fait le tour de la planète plusieurs fois.Les journalistes l'ont traqué pendant toute la journée.Il a même fait réagir la ministre de la Justice américaine, Janet Reno.Pourtant, le jeune Mafiaboy a continué hier de vaquer à ses petites occupations d'adolescent et il est retourné à l'école.Comme si de rien n'était.Mafiaboy, un anglophone de 15 ans, fréquente une polyvalente de Pierrefonds.Un de ses copains de classe a dit hier à la Presse Canadienne qu'il n'avait pas du tout l'air nerveux.Selon ce témoin, l'adolescent, soupçonné de piraterie informatique, est intelligent, populaire, sportif, sociable et il n'y a rien de bizarre en lui.Bref, un ado comme les autres, qui aime le basketball et surtout, les ordinateurs.C'est ce qu'ont confirmé hier les voisins du jeune Mafiaboy.La famille de l'ado s'est installée dans une maison cossue de l'Île-Bizard il y a quelques années, selon des voisins.« Ce ne sont pas les gens les plus sympathiques du monde, mais on se salue quand on se voit.C'est tout », explique un voisin.Mafiaboy et son grand frère jouent souvent au basketball avec des amis.« Il y a beaucoup de va-et-vient chez eux, ils ont souvent des amis qui viennent les voir.Mais personne ne leur parlait vraiment.On ne les connaissait pas beaucoup », confie un jeune homme qui habite en face de chez Mafiaboy.« Tout ce que je sais, c'est qu'ils changent souvent de voiture », dit un voisin.« Ce sont des gens tranquilles.Ils ne sont pas très bruyants », ajoute un autre voisin, estomaqué d'apprendre qu'il demeure tout près d'un présumé pirate informatique.Le père et la belle-mère de Mafiaboy ont refusé de parler à La Presse hier soir.Idem pour son grand frère.Un des amis de la famille a même crié aux journalistes : « Allezvous en d'ici, allez-vous en d'ici, vous tous ! » Un peu plus tard dans la soirée, ce même jeune homme est sorti de la maison, est monté dans sa Mercedes, en compagnie du frère de Mafiaboy, puis a crié : « Vous perdez votre temps.Vous ne le verrez jamais, jamais ».Il a quitté prestement en faisant crisser les pneus de sa belle voiture.Mafiaboy a utilisé une technique répandue FRANÇOIS BERGER Le jeune pirate informatique de Montréal répondant au surnom de Mafiaboy a vraisemblablement utilisé une technique fort répandue parmi les hackers qui veulent lancer des attaques virtuelles contre des sites Internet, selon les informations qui ont filtré de l'enquête policière sur la paralysie en février du site de CNN et d'autres grands sites connus, dont Yahoo, Amazon.com, eBay, Buy.com, e Trade et Excite.Il s'agit du « refus de service distribué », ou « déni de service coordonné » comme l'appelle la Gendarmerie royale du Canada dans sa propre traduction de « Distributed denial of service ».Cette technique consiste à multiplier à très grande échelle le nombre de requêtes faites auprès d'un site, de telle sorte que les ordinateurs ainsi sollicités passent tout leur temps à tenter de répondre à ces fausses demandes pendant que la clientèle légitime reste exclue.Il en résulte une paralysie du site, comme cela est arrivé à CNN ainsi qu'aux 1200 sites du monde entier hébergés par celui de CNN.Le blocage a duré quatre heures, le 8 février.Le « refus de service distribué » est un programme informatique dont les différentes versions sont librement accessibles sur les sites de hackers.Ce programme dispose d'une liste d'adresses IP (voir le lexique en page A6) d'ordinateurs mal protégés un peu partout sur le Web, de telle sorte que le pirate \u2014 qui n'a pas besoin de posséder de grandes connaissances en informatique \u2014 obtient l'accès à ces ordinateurs.Seul ou avec des complices \u2014 la police est restée imprécise à ce sujet, hier \u2014, Mafiaboy a d'abord pénétré illégalement, en déjouant les éventuels dispositifs de sécurité, dans des réseaux d'ordinateurs assez puissants, pour y installer une sorte de « commandement » permettant de transmettre des ordres à d'autres ordinateurs (ceux dont le pirate possède les adresses IP).Le FBI a déjà identifié un ordinateur d'un laboratoire de recherche de l'Université de Californie à Santa Barbara, d'où le pirate aurait lancé l'« ordre » d'envoyer au même moment des milliers de requêtes au site de CNN.Selon la GRC, d'autres puissants ordinateurs situés aux États-Unis auraient aussi été mis à contribution.Les techniques d'attaque utilisant le « refus de service distribué » sont appelées Smurf et Syn Flood.L'une comme l'autre consistent à inonder de demandes de connexions l'ordinateur qui gère un site Internet.Dans la technique du Smurf, le programme informatique pirate envoie à l'ordinateur ciblé, en recommençant perpétuellement, une requête de type ping (voir le lexique) qui suscite une réponse adressée à nul autre que ce même ordinateur (comme un écho qui revient à sa source).Dans la technique du Syn Flood, chaque fausse requête fait en sorte que la connexion avec l'ordinateur attaqué n'est jamais accomplie parfaitement, de telle manière que la cible cherche à compléter cette connexion, pendant une durée illimitée, ce qui empêche du même coup l'entrée des demandes légitimes.La technique du Syn Flood est probablement celle retenue par Mafiaboy contre le site de CNN, parce qu'elle permet d'utiliser une connexion téléphonique ordinaire à Internet (et non une connexion à haute vitesse) pour attaquer un ordinateur faisant partie, lui, d'un réseau à haute vitesse.Pour le site attaqué par des techniques de type « refus de service distribué », la seule solution serait de filtrer les requêtes de connexion, mais le volume de ces dernières peut être tellement élevé que le site n'a d'autre recours que de fermer temporairement.C'est ce qui s'est passé chez CNN et vraisemblablement dans les attaques survenues entre le 7 et le 14 février contre d'autres sites très populaires.Selon un expert en sécurité informatique proche de l'enquête du FBI, Michael Lyle, de Palo Alto en Californie, le jeune pirate montréalais a pu utiliser un logiciel appelé Tribal Flood Network, permettant de transformer des dizaines d'ordinateurs en « zombies » à son service.M.Lyle, qui s'est entretenu avec Mafiaboy sur Internet, a indiqué hier que l'adolescent avait pu s'introduire dans plusieurs ordinateurs grâce à une faille existant dans un vieux programme informatique encore utilisé par les ordinateurs d'universités.Avec la contribution de l'AFP et de ABC News Pour en savoir plus sur les hackers : www.2600.com www.newslinx.com/newstopics/ hacking.html www.antionline.com PHOTO PC L'agent William Lynn (assis à g.), du FBI, et les inspecteurs Yves Roussel et Jean-Pierre Roy (au c.et à d.), de la GRC, ont été les vedettes de la conférence de presse la plus courue à Montréal, hier.Ils faisaient le point sur l'enquête qui a mené à l'arrestation de Mafiaboy.Les policiers fiers du coup porté au cyberpiratage Agence France-Presse WASHINGTON L'arrestation de Mafiaboy témoigne de la détermination du FBI américain et de la GRC de ne pas laisser impunie cette nouvelle criminalité électronique.Les attaques en ligne dont Mafiaboy est soupçonné avaient fait plusieurs millions de dollars de dégâts en février.Cette arrestation « démontre notre capacité à traquer ceux qui abusent de cette technologie remarquable où qu'ils se trouvent », s'est félicité l'Attorney General (ministre de la Justice américain), Janet Reno.En l'espace de trois jours début février, plusieurs sociétés de service sur Internet avaient été la cible d'attaques massives.Au nombre des victimes, les portails Yahoo et ZDnet, les sociétés Amazon.com (distribution), Buy.com (commerce en ligne), e Bay (enchères), CNN.com (information), E-Trade et Datek Online (courtage boursier).Avec le développement économique d'Internet aux États-Unis, les autorités américaines avaient alors clairement laissé entendre que la priorité serait d'assurer, coûte que coûte, la sécurité du commerce en ligne.Mais en l'absence de revendications, l'enquête s'avérait des plus ardues, en raison des astuces employées par le ou les pirates.Fruit d'une coopération entre le FBI et la police canadienne, l'enquête s'est concentrée sur la moindre « empreinte digitale électronique » laissée involontairement par le ou les pirates : connexions téléphoniques, transferts de données numériques, bravades dans les forums de discussion en ligne, etc.Les enquêteurs ont réussi à retracer l'origine d'attaques menées contre le site de la chaîne de télévision CNN via les réseaux d'ordinateurs de l'Université de Californie à Santa Barbara et sont remontés jusqu'à Sympatico, le service Internet de la société téléphonique Bell Canada.De nombreuses zones d'ombre planent encore.Les experts doutent en effet que Mafiaboy, s'il est bien l'auteur des attaques, ait agi seul.L'enquête « se poursuit activement », a indiqué un porte-parole du FBI à Washington, Paul Bresson, laissant entendre que de nouvelles arrestations étaient possibles. La Presse 20 avril 2000 Page A8 manquante 4LP0901A0420 jeu 20 avril /A-9 4LP0901A0420 ZALLCALL 67 00:45:25 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 9 Les élus dans la rue en Gaspésie JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale Depuis mardi soir, une vingtaine d'élus des municipalités de la MRC Rocher-Percé en Gaspésie et près de 200 sympathisants bloquent la route 132 à Chandler.Ils exigent que le premier ministre Lucien Bouchard ou le vice-premier ministre Bernard Landry aille les rencontrer en Gaspésie, sinon, ils continueront leur manifestation.Les élus ont décidé de ce geste mardi, lors d'une réunion des maires de la MRC Rocher-Percé.Ils demandent à Québec d'agir dans une région qu'ils disent sinistrée économiquement.« Quand il y a des inondations au Saguenay, ou des avalanches ailleurs au Québec, le premier ministre Bouchard se déplace.Eh bien ! en Gaspésie, nous sommes des sinistrés économiques depuis la fermeture de la Gaspésia et de la mine de Murdochville.Le dialogue ne fonctionne plus.Alors on considère que le premier ministre devrait se déplacer pour venir constater la situation dramatique que nous vivons », déclare Claude Cyr, préfet de la MRC.Pendant que maires et citoyens manifestaient, des dizaines d'automobilistes attendaient pour traverser le blocus de la route nationale, la seule qui ceinture la péninsule.Certains ont patienté pendant près d'une heure, les manifestants laissant passer des voitures de temps à autre.Cette démonstration pacifique a été appuyée par plusieurs organismes de la région dont le syndicat des ex-travailleurs de la Gaspésia.L'usine d'Abitibi-Consolidated, qui donnait du travail à 500 personnes, est fermée depuis octobre.La question de la relance de la Gaspésia est au coeur des demandes des maires.« Nous venons appuyer les élus dans cette manifestation, car le développement de la Gaspésie et la réouverture de la Gaspésia nous tiennent à coeur, mais ce n'est pas nous qui sommes à la tête de cette manifestation », a expliqué Denis Luce, représentant syndical de la Gaspésia.Pour plusieurs maires, la patience que demande Québec aux Gaspésiens a assez duré.« On voit Bernard Landry travailler comme un forcené pour sauver Kenworth dans la région de Montréal, raconte le préfet Claude Cyr.On veut qu'il rassure la population sur le terrain.Il ne vient pas ici, il nous demande d'être patients.Mais pour nous, c'est fini la patience.On veut des gestes concrets.On est déçu par M.Bouchard, car il n'a pas livré la marchandise.On ne bougera pas tant que le premier ministre ou vice- premier ministre ne viendra pas nous voir.» « Le premier ministre doit nous expliquer pourquoi le dossier de la Gaspésia n'avance pas.On aimerait des réponses de M.Bouchard », dit de son côté Ghislain Anglehart, maire de Gascons.Le taux réel de chômage de la Gaspésie se maintient au-dessus de 20 % depuis plusieurs années.La députée libérale de Bonaventure, Nathalie Normandeau, croit qu'il faut résoudre la crise le plus tôt possible « sinon il y aura d'autres manifestations comme celle d'aujourd'hui.Le premier ministre a la responsabilité de se rendre sur les lieux tout de suite.Il faut éviter des scénarios où le blocus se prolonge trop longtemps avec les préjudices que ça cause à la région.» Cette manifestation des élus n'est pas sans lien avec la présence dans la région d'une équipe de télévision de Radio-Canada Québec qui a couvert, en direct mardi soir, le début de la pêche au crabe en Gaspésie.Du côté de la Sûreté du Québec, l'agent Claude Ross explique que les autorités policières n'interviendront pas pour l'instant puisque l'événement est pacifique.« Ils laissent passer des gens, nous n'avons donc pas à intervenir.Nous devons d'abord négocier avec les manifestants.On ne croit pas intervenir en force dans un bref délai.Les manifestants prévoient protester encore aujourd'hui et peutêtre même investir des locaux des ministères du gouvernement du Québec à Chandler.PHOTO JEAN GUÉNETTE, collaboration spéciale Près de 200 manifestants bloquent la route 132 à Chandler.Les maires de la région et les citoyens demandent la présence de Lucien bouchard ou de Bernard Landry sur le terrain afin de constater que la région est sinistrée économiquement.Le prix des tapis persans grimpe après 20 ans d'embargo américain.Le 20 mars 2000, le secrétaire d'État américain, Mme Albright, a annoncé la levée de l'embargo commercial sur certains produits de luxe iraniens tels que les tapis.Au Bazar de Téhéran, le prix d'un tapis persan de qualité moyenne a triplé depuis cette annonce.Les États-Unis ont déjà représenté le plus gros marché car les consommateurs y consacraient jusqu'à 500 000 000 $ par année à l'achat de tapis persans noués main.Heritage Auctionneers a reçu le mandat de vendre une incroyable sélection de superbes tapis et carpettes de soie et laine qui avaient été saisis pour défaut de paiement.Tous les articles ont été dédouanés et les taxes et droits d'importation ont été acquittés.Chaque article est adéquatement étiqueté, conformément aux lois et règlements régissant l'importation au Canada, avec une description complète de chacun pour faciliter l'inspection par le public.Une belle sélection de bijoux préalablement saisis sera mise aux enchères, notamment des bagues, colliers, solitaires, bracelets et montres suisses telles que Rolex, Cartier, Piaget, Patek, et bien d'autres encore.Ventes finales seulement.Commission d'achat de 15 % en sus.L'acquéreur sera responsable de la TPS et le TVQ.Paiement par : Visa, Master Card, American Express, argent comptant ou chèque visé.Date : le dimanche 23 avril 2000 - Encan à 14 h Inspection publique et inscription à 13 h Lieu : Port de Montréal, entrepôt de fret maritime 285, rue Prince (Mc Gill vers le sud, à droite sur William) Tapis persan Tabriz en laine et soie Blocus routier : Bouchard ne cédera pas MICHEL HÉBERT Presse Canadienne, QUÉBEC Le premier ministre Bouchard ne cédera pas devant les élus municipaux de la Gaspésie qui bloquent la route 132 depuis mardi soir.« C'est pas parce qu'il y a un barrage routier, qu'on va obéir au doigt et à l'oeil.C'est pas comme ça que ça marche.C'est pas comme ça qu'on développe le Québec », a lancé Lucien Bouchard, agacé par les critiques du chef de l'Action démocratique Mario Dumont, qui l'accusait hier de ne pas livrer les emplois promis à la Gaspésie.M.Bouchard a rappelé qu'il avait rencontré à son bureau une trentaine d'élus et de leaders gaspésiens à la mi-mars mais que les projets alors discutés ne pouvaient être mis en oeuvre en un mois.Le gouvernement a débloqué 50 millions pour activer une soixantaine de projets devant créer 1 300 emplois.Mais les Gaspésiens soutiennent que rien n'a bougé depuis mars.M.Bouchard s'est dit prêt à en discuter à nouveau mais pas dans les circonstances actuelles.Le député libéral Claude Béchard a insisté en plaidant pour les Gaspésiens que « tout ce qu'ils demandent, pour lever le barrage, c'est que vous alliez les voir en Gaspésie ».« J'irai en Gaspésie avec plaisir mais je n'irai pas parce qu'on me fait des menaces ou parce qu'on bloque une route », a répondu M.Bouchard.La relance économique de la Gaspésie passe par la réouverture de la papetière Gaspésia.M.Bouchard a indiqué hier que des promoteurs s'étaient entendus avec Abiti-Consolidated Inc.pour y développer un produit autre que le papier journal.Ce qui reste à régler, c'est la vente de l'usine.Denis Luce, un représentant syndical gaspésien, disait hier que la multinationale en demanderait 100 millions.TOUT DOIT TRE VENDU Jeudi27 Avril de11hà19h Lundi24 Avril de11hà18h Mercredi26 Avril de11hà18h Mardi25 Avril de11hà18h Dimanche23 Avril de11hà17h Samedi22 Avril de10hà17h 4LP1099A0420 jeu 20 avril /A-10 4LP1099A0420 ZALLCALL 67 09:51:40 04/20/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Île de Montréal Montréal contre-attaque avec « Une île, une ville » 250 000 $ dans une nouvelle campagne de publicité EN BREF La CUM s'oppose au passage du MOX dans le fleuve n Le conseil de la Communauté urbaine de Montréal a mandaté hier la Commission de l'environnement et le service du même nom pour lui faire des recommandations dans le dossier de l'importation au Canada de plutonium russe et américain.La présidente de la CUM, Vera Danyluk, s'est déjà prononcée il y a deux ans contre l'importation du combustible de type MOX et son transport sur le fleuve Saint-Laurent lors d'une conférence des maires des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.Le comité exécutif devra faire son rapport au prochain conseil.« L'objectif de la résolution est d'éviter le transport de matières dangereuses à travers des zones à forte densité de population et de faire pression auprès du gouvernement pour qu'il n'importe pas ces matières-là », explique Mme Danyluk.« On ne veut pas que le Canada devienne le lieu où on envoie ses matières dangereuses.» La Communauté urbaine de Québec et plusieurs villes ontariennes ont déjà fait savoir leur opposition au gouvernement fédéral.Contribution politique illégale au parti du maire de Verdun n Le parti du maire de Verdun et quatre de ses membres ont été reconnus coupables d'avoir sollicité ou recueilli des contributions financières sans autorisation lors de la campagne électorale de 1997, a fait savoir hier le Directeur général des élections.Les actes reprochés remontent aux environs du 12 août 1997.Lors d'une réunion politique tenue à l'école Mgr-Richard, le représentant officiel du parti Action municipale de Verdun, Serge Parent, a demandé à John Gallagher, Claude Ravary et Alain Tassé de recueillir ou solliciter des contributions sans les désigner par écrit pour faire ce travail.Il « savait ou aurait dû savoir que son acte aurait comme conséquence probable » de les aider à commettre un acte illégal, souligne le DGE.Le parti du maire Georges Bossé, le représentant officiel, les conseillers Gallagher et Ravary, ainsi que l'ancien candidat Tassé ont été condamnés à payer des amendes totalisant 950 $.Seul le représentant officiel d'un parti peut solliciter ou recueillir des contributions.Il peut toutefois désigner par écrit d'autres personnes pour le faire.MARIE-CLAUDE GIRARD La Ville de Montréal contre-attaque la campagne antifusion orchestrée par les villes de banlieue en lançant en fin de semaine une nouvelle campagne de publicité en faveur du projet « Une île, une ville ».Le comité exécutif a en effet autorisé de nouvelles dépenses de 250 000 $ qui s'ajoutent à celles de 215 000 $ faites entre mars 1999 et la fin avril 2000 dans la promotion de la fusion des villes de l'île de Montréal.« Il se dit des choses qui objectivement n'ont ni queue ni tête », soutient Michel Ouellet, chef des communications à la direction des communications corporatives de la Ville de Montréal.Hausse faramineuse du compte de taxes, baisse de la valeur des maisons, appauvrissement de la démocratie, toutes choses que Montréal tentera de rectifier.L'administration commencera par de la publicité dans 17 hebdos couvrant les autres villes de l'île.Coût : 75 000 $ pour huit semaines de publication.Sur un ton qu'on souhaite « informatif », on expliquera que le compte de taxes baissera pour 77 % des gens de l'île, et ce sans tenir compte des économies espérées de la fusion.Des espaces publicitaires seront également achetés dans des journaux des communautés culturelles au coût de 6000 $.De la fin mai au début juin, des publicités radiophoniques en français et en anglais prendront la relève sur les ondes de CKAC et CJAD (40 000 $).Jusqu'à la fin juillet, cinq panneaux géants situés à des endroits choisis pour attirer l'oeil des banlieusards arboreront un seul message : « Nous sommes tous Montréalais » (77 000 $).En prime, l'administration a obtenu sans frais des messages sur les écrans électroniques près de l'échangeur Turcot, à l'entrée de Saint-Laurent et ailleurs.Les frais de production des publicités s'élèveront à 10 000 $, rapporte M.Ouellet.Quant aux 40 000 $ restants, ils sont gardés en réserve pour permettre à Montréal de réagir à de nouveaux événements ou de relancer la campagne à l'automne.Ils pourraient aussi de pas être dépensés, note le chef des communications.La direction des communications corporatives de Montréal estime que les villes de banlieue ont dépensé ensemble près d'un million pour s'opposer au projet du maire Bourque.« D'après moi, on aurait dû être en campagne intensive depuis le début et jusqu'à la fusion », commente M.Ouellet, qui estime que les moyens de Montréal restent malgré tout limités.Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Michel Prescott, croit de son côté que l'argent des contribuables sera gaspillé dans cette nouvelle campagne.« Si M.Bourque avait mis autant d'énergie sur le pacte fiscal, on l'aurait déjà » et les Montréalais en tireraient des bénéfices, dit-il. 4LP1101A0420 jeu 20 avril /A-11 4LP1101A0420 ZALLCALL 67 00:50:05 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 11 Île de Montréal Les Montréalais vont financer les hausses de salaire accordées par Québec MARC THIBODEAU Les contribuables de l'île de Montréal devront faire face en 2000-2001 à une hausse de plus de 5 % du taux de la taxe scolaire, qui passera de 32,2 à environ 34 cents par 100 dollars d'évaluation, a appris hier La Presse.Cette hausse servira d'abord et avant tout à financer les augmentations de salaire accordées récemment au personnel de direction des écoles par le ministère de l'Éducation, a indiqué hier Afifa Maaninou, qui préside le Conseil scolaire de l'île de Montréal, chargé de prélever la taxe au profit des cinq commissions scolaires situées sur son territoire.Mme Maaninou note que les contribuables de la quasi-totalité des autres régions du Québec échapperont à toute ponction additionnelle puisque le taux de la taxe scolaire a déjà atteint le plafond de 35 cents par 100 $ d'évaluation pour 62 des 69 commissions scolaires de la province.Le gouvernement assumera dans leur cas les coûts additionnels par l'entremise de la péréquation.« Les contribuables montréalais sont encore laissés pour compte », dit la présidente de la CSIM.Son organisme, déplore-t-elle, est obligé de hausser le taux de la taxe scolaire puisque c'est essentiellement le ministère qui l'établit par l'entremise des paramètres budgétaires qu'il définit.Pour chaque commission scolaire, il est obtenu en multipliant le nombre d'élèves par un montant prédéterminé et en divisant par la valeur du parc immobilier.Dans l'île de Montréal, le gel du rôle d'évaluation à une valeur trop élevée a pour effet de limiter le taux de la taxe, qui reste en deçà du plafond de 35 cents, ce qui prive les commissions scolaires de dizaines de millions en péréquation, note Mme Maaninou.Le CSIM entend revenir à la charge auprès du ministre de l'Éducation, François Legault, qui refuse pour le moment d'intervenir pour corriger l'iniquité existante.Le directeur des opérations budgétaires et financières du ministère, Jean Bouchard, a indiqué hier que les « paramètres » budgétaires liés au calcul du taux de la taxe scolaire pour l'année scolaire 2000-2001 avaient effectivement été revus à la hausse, pour prendre en compte les hausses de salaire consenties, mais aussi la croissance des coûts énergétiques.La révision des grilles salariales et la progression du personnel dans ces mêmes grilles entraînent pour l'année prochaine une hausse de « 4 ou 5 % » de l'enveloppe salariale réservée aux directions d'écoles, explique-t-il.Seuls les contribuables de l'île de Montréal et ceux qui vivent sur les territoires des commissions scolaires des Laurentides et des Découvreurs, à Sainte-Foy, où le taux de la taxe est inférieur à 35 cents par 100 $ d'évaluation, seront appelés à puiser plus encore dans leurs poches, convient M.Bouchard.« Dans ces régions, ce seront les contribuables eux-mêmes qui vont payer pour les hausses consenties.Dans les autres régions, ce sera l'ensemble des contribuables de la province (par l'entremise de l'argent versé à l'État en taxes de toute nature et en impôts) », résume- t-il.« Des risques accrus pour les citoyens » Le syndicat des pompiers s'oppose à la transformation de la rue Notre-Dame ANDRÉ PRATTE L'Association des pompiers de Montréal, le syndicat qui regroupe les 1500 pompiers de la ville, compte s'opposer au projet de modernisation de la rue Notre-Dame piloté par le ministère des Transports.À l'oeil, l'Association croit que la transformation de Notre-Dame en quasi-autoroute attirera une circulation accrue dans le voisinage, qui ralentira les camions se rendant sur les lieux d'un incendie.« Ça va augmenter la circulation rue Sainte-Catherine, dans les rues avoisinantes qui amènent les gens à partir de Sherbrooke vers la rue Notre-Dame, a soutenu le vice-président de l'Association, Jean Henrichon, dans une entrevue à La Presse.S'il y a plus de circulation, notre temps de réponse va augmenter.D'où une augmentation des pertes matérielles, et des risques accrus pour les citoyens.C'est d'autant plus grave que dans ce secteur, beaucoup de résidants ne sont pas assurés.» L'Association s'est jointe il y a quelques mois à la Table d'aménagement du quartier Hochelaga- Maisonneuve, qui regroupe divers organismes locaux opposés à la modernisation de Notre-Dame.Ces organismes proposent plutôt la construction d'un tunnel de 3,5 kilomètres, option que favorisent aussi les pompiers.« Si on construit un tunnel, ça ne nous nuira pas, puisque nous circulons en surface », dit M.Henrichon.L'opinion du syndicat n'est pas partagée par le Service de prévention des incendies de Montréal.Après analyse, le Service a accordé sa bénédiction à la première phase du projet, allant de De Lorimier au parc Bellerive.Les spécialistes du Service estiment que la modernisation de Notre-Dame offrira aux pompiers un meilleur accès au sud de Notre-Dame, notamment au port de Montréal.Plus de sirène Pour ce qui est de l'achalandage accru dans les rues du quartier, le chef de la division de la prévention, Michel Champagne, rejette l'argument du syndicat du revers de la main.« On vit dans une grande ville et c'est l'apanage d'une grande ville en Amérique du Nord.Quand il y a un incendie en plein milieu de l'heure de pointe, nous sommes quelque peu retardés, c'est évident.Mais il n'y a pas de catastrophe là.» « Il faut faire plus de sirène, plus de klaxon à l'heure de pointe, mais il n'y a jamais un camion qui est resté pris, poursuit M.Champagne.Nos camions viennent toujours de plusieurs casernes, et s'il y en a un qui est un peu retardé, les autres arrivent rapidement.» Au ministère des Transports, on s'en remet au jugement du Service de protection des incendies, et on affirme se plier aux normes internationales en la matière.De toute façon, le grand responsable du projet, l'ingénieur Pierre-André Dugas, conteste l'assertion de l'Association des pompiers voulant que le nouveau boulevard augmente l'achalandage dans les rues avoisinantes.« C'est le contraire, dit M.Dugas.Seule la circulation locale va rester dans ces rues.On le voit aujourd'hui : depuis qu'on a ouvert Souligny (transformée en lien rapide entre la 25 et Dickson), il y a eu une chute assez importante de la circulation dans Hochelaga et sur les autres artères.» PHOTOTHÈQUE La Presse © L'Association des pompiers de Montréal craint pour la sécurité des citoyens du quartier Hochelaga-Maisonneuve.L'achalandage provoqué par la modernisation de la rue Notre-Dame risque d'augmenter leur temps de réponse en cas d'incendie. 4LP1299A0420 a12 jeudi 4LP1299A0420 ZALLCALL 67 09:52:17 04/20/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Les Québécois largement favorables à la cause des orphelins de Duplessis SOPHIE BROUILLET Les Québécois sont largement favorables à la cause des orphelins de Duplessis : une forte majorité croit qu'ils ont été victimes de mauvais traitements dans les orphelinats des années 40 et 50, près des trois quarts estiment que l'Église catholique devrait leur présenter des excuses, et près des deux tiers les appuient lorsqu'ils exigent d'être dédommagés.C'est ce qui ressort d'un sondage SOM réalisé au début d'avril pour Radio-Canada, qui en a diffusé les résultats hier soir.Quatre-vingt-un pour cent des répondants ont dit croire que les orphelins avaient été maltraités, 71 % que l'Église devrait s'excuser et 64 % qu'elle devrait contribuer à les dédommager.Selon Guy Larocque, analyste chez SOM, l'homogénéité de ces positions est assez remarquable.Si on répartit les indécis, on peut dire que les deux tiers des répondants s'entendent à la fois pour parler de mauvais traitements et pour prôner des excuses et un dédommagement, évalue-t-il.Seule exception à la tendance générale, souligne M.Larocque, « les personnes âgées se montrent indulgentes à l'endroit de l'Église ».Effectivement, seulement 66 % des 65 ans et plus parlent de mauvais traitements et une minorité (40 %) croient qu'une compensation financière s'impose.Les jeunes de 18 à 24 ans forment au contraire le groupe le plus sévère face à l'attitude du clergé, prônant notamment des excuses dans une proportion de 83 %.Informé par La Presse des données du sondage, le président du Comité des Orphelins de Duplessis, Bruno Roy, a dit y réagir de façon « extrêmement positive ».« La vérité va probablement finir par s'imposer, prédit-il.Ces informations- là sont importantes pour nous parce qu'elles accréditent tout ce qu'on dit.L'Église et le gouvernement devraient être sensibles au message de la population, qui n'est plus aveugle aux discours centrés sur la discipline de l'époque et sur certains cas d'agression sexuelle.» M.Roy a indiqué que les Orphelins continueraient de faire entendre leurs revendications au cours des prochains mois.La première question du sondage portait sur le pardon récemment demandé par le pape pour les fautes des chrétiens au cours de l'histoire, une démarche que 57 % des gens ont dit approuver.Selon Guy Larocque, très peu de répondants étaient en fait défavorables au repentir de l'Église, l'absence de réaction et l'ignorance (21 % et 7 %) contribuant beaucoup à faire baisser la proportion de réponses positives.Le sondage a été mené auprès de 1116 répondants de toutes les régions du Québec et de tous les groupes d'âge.Sa marge d'erreur est de 3 points de pourcentage, 19 fois sur 20. La Presse 20 avril 2000 Page A13 manquante 4LP1499A0420 A14 JEUDI 20 AVRIL 4LP1499A0420 ZALLCALL 67 11:06:41 04/20/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Il faudra payer pour circuler dans les parcs Chevrette confirme le principe de l'utilisateur-payeur PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Le ministre responsable de la faune et des parcs, Guy Chevrette, a confirmé, hier, que son ministère et le gouvernerment avaient définitivement retenu le principe de l'utilisateur-payeur québécois et que des frais de circulation et d'utilisation seraient effectivement prélevés dans tous les parcs québécois.Au cours d'une conférence de presse, hier, où il a annoncé des investissements de 45 millions pour le développement des parcs, dont 30 millions dans les infrastructures, le ministre a tenu à préciser que les sommes recueillies auprès des utilisateurs seraient totalement réinjectées dans l'amélioration des parcs et dans la mise en valeur des ressources fauniques.« Par cette mesure, a expliqué M.Chevrette, je veux tout simplement donner un réseau de parcs québécois qui aura fière allure et je suis sûr que, si je me fie sur l'ensemble des groupes concernés, le principe de l'utilisateur-payeur est accepté en autant que les tarifs ne soient pas versés au fonds consolidé mais qu'ils soient plutôt dépensés expressément dans les parcs.» Le ministre a aussi reconnu que cette politique de faire payer les utilisateurs n'est pas nécessairement accepté par une minorité, mais que le bien public et la majorité des québécois doivent surtout être conscient qu'il y va de leur intérêt que les parcs soient bien aménagées.« On aura des parcs et des sentiers pédestres, a-t-il dit, avec des postes d'observation, des centres d'accueil, où on recevra des gratuitement des groupes d'élèves, des familles monoparentales à tarifs réduits.M.Chevrette a aussi insisté pour rappeler que des tarifs moyens envisagés de 4 $ par adulte et de 2 $ par enfant, « gelés pour une période de cinq ans » seraient les moins élevés de tout le Canada.Les revenus anticipés à la suite de l'adoption de cette mesure seraient, selon le ministre, de 2,5 millions la première année et « à l'échéance du cinq ans lorsqu'on aura payés tout le matériel requis, l'amélioration des barrières, on pourra réinjecter pas moins de 4 millions chaque année ».Mélanie Turgeon Dans l'enveloppe de 45 millions consacrée aux parcs le ministre a réservé une somme de 15 millions à la création de nouveaux emplois pour les jeunes diplômés dans la mise en valeur de la faune.Une autre somme de 5 millions proviendra des différentes fédérations et employeurs qui évoluent dans le secteur du plein air, des parcs et de la faune.Cette conférence de presse a aussi permis au ministre Chevrette d'annoncer que le porte-parole de la faune et des parcs du Québec pour la prochaine saison sera l'athlète québécoise championne de ski Mélanie Turgeon.Mme Turgeon, qui s'est engagée à parcourir le Québec pour intéresser les gens à développer le goût du plein air, a récemment remporté la médaille d'or sur le circuit de la Coupe du monde de ski alpin, à Innsbruck.« Elle est la candidate toute désignée pour assurer la promotion de la faune et des parcs tant au Québec que sur le plan international, a soutenu M.Chevrette, en invitant les jeunes ainsi que leurs familles à découvrir notre réseau québécois d'une qualité exceptionnelle.» PHOTO CP Mélanie Turgeon fera la promotion de la faune et des parcs. 4LP1599A0420 a15 jeudi 4LP1599A0420 ZALLCALL 67 09:53:30 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 15 Santé L'Institut de cardiologie augmente la cadence L'hôpital Laval pourrait bientôt faire de même pour réduire les listes d'attente JEAN-FRANÇOIS BÉGIN et DENIS LESSARD Devant l'ampleur démesurée des listes d'attente en chirurgie cardiaque, dénoncée de toutes parts depuis quelques jours, l'Institut de cardiologie de Montréal a augmenté depuis peu la cadence dans ses blocs opératoires, et l'hôpital Laval, dans la région de Québec, pourrait bientôt faire de même.« Depuis le 1er avril, on opère à un rythme de trois cas supplémentaires par semaine et à partir de la semaine prochaine, on va en faire encore deux de plus, pour un total de 200 chirurgies additionnelles par année », a indiqué hier le directeur général de l'ICM, le Dr Raymond Carignan.Cet accroissement coûtera environ 2,2 millions, le ministère de la Santé ayant déjà donné l'assurance, il y a une dizaine de jours, que l'ICM recevrait au moins 1,3 million, a dit le Dr Carignan.Dès le début janvier, le comité sur la cardiologie tertiaire formé à l'automne par Pauline Marois avait souligné la nécessité d'investir à l'ICM de manière prioritaire pour diminuer les listes d'attente, a confirmé la porte-parole de la ministre, Nicole Bastien.Mais l'argent s'est fait attendre et la situation s'est détériorée.Au cours du dernier mois, le nombre de personnes en attente d'une chirurgie est ainsi passé de 168 à 192 à l'ICM, et de plus en plus de patients doivent attendre plus de trois mois \u2014 le délai raisonnable maximal déterminé par le Collège des médecins \u2014 avant d'être finalement opérés.« En en faisant cinq de plus par semaine, on devrait rentrer à l'intérieur du trois mois en l'espace de quelques semaines », croit le Dr Carignan, qui avoue que les médecins de l'ICM commençaient à être inquiets.« Il n'y a toutefois pas d'évidence que des patients sont morts sur la liste d'attente », dit-il.L'Association des chirurgiens cardiovasculaires et thoraciques du Québec (ACCT), rappelons-le, a causé toute une commotion cette semaine en affirmant, sur la base d'études réalisées en Ontario et en Nouvelle-Zélande, que de trois à six patients meurent chaque mois sur les listes d'attente des hôpitaux québécois qui comptent désormais plus de 1000 noms.Difficile de dire toutefois si ces données sont réellement applicables à la situation québécoise.Certains chirurgiens cardiaques consultés hier, tout en dénonçant les délais inacceptables imposés aux patients atteints de maladies coronariennes \u2014 jusqu'à sept ou huit mois \u2014, semblaient en douter.« Il y a toujours des gens qui meurent sur la liste d'attente, mais notre expérience, c'est que le taux de mortalité n'est certainement pas aussi élevé, en raison de notre politique d'admission et de notre manière de prioriser les cas urgents », a expliqué le Dr Normand Poirier, chef du service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique du CHUM.Les problèmes en chirurgie cardiaque ont par ailleurs continué à soulever la controverse à l'Assemblée nationale.Pour le chef libéral, Jean Charest, 10 des 34 chirurgiens cardiaques du Québec sont proches de la retraite, un constat inquiétant quand on sait que la liste des patients en attente atteint 1200 cas.Le premier ministre Bouchard a pour sa part été particulièrement dur à l'endroit du président de l'ACCT, le Dr Daniel Doyle, qui avait soutenu la veille que ses collègues « en avaient marre, étaient écoeurés de pratiquer une médecine de guerre comme au Vietnam ».Ces 34 spécialistes « vivent de crise en crise depuis 15 ans et sont tannés de prendre des risques, de jouer avec le feu », avait lancé le Dr Doyle.« Il faudrait être responsable, ce n'est pas parce qu'on est chirurgien qu'on peut dire n'importe quoi et alarmer la population », a répliqué hier M.Bouchard.Pour le premier ministre, les décisions du dernier budget \u2014 dont l'octroi de 30 millions pour la réduction des diverses listes d'attente \u2014 permettront de réduire d'au moins 800 cas les listes d'attente en chirurgie.La ministre Marois a quant à elle indiqué qu'en plus des budgets impartis à l'ICM, l'hôpital Laval recevrait l'argent nécessaire pour effectuer une centaine de chirurgies cardiaques supplémentaires par année.PHOTO PC Le premier ministre Bouchard s'en est pris assez durement au Dr Daniel Doyle, président de l'ACCT, qui la veille avait parlé d'une médecine de guerre comme au Vietnam.Il l'a invité à se montrer responsable et à ne pas dire n'importe quoi.Nouvelle technique de dépistage des entérocoques résistants LIA LEVESQUE Presse Canadienne Les bactéries entérocoques résistantes aux antibiotiques pourront désormais être dépistées beaucoup plus rapidement, réduisant ainsi les risques d'épidémie.Un médecin chercheur du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) vient en effet de mettre au point une technique de dépistage rapide, qui permet d'obtenir les résultats d'analyse en 24 heures, plutôt qu'en trois à quatre jours.Le Dr Michel Roger, microbiologiste- infectiologue, a mis au point cette technique, après que le CHUM eut traversé une épidémie d'entérocoques résistants à la vancomycine (ERV), entre novembre 1998 et janvier 1999.À partir d'un seul patient porteur de la bactérie, le CHUM s'était retrouvé avec huit pour cent de ses patients hospitalisés porteurs de la bactérie.Plusieurs patients avaient dû être placés en isolement, ce qui avait entraîné un important problème de gestion des lits au CHUM, rapportait le Dr Roger, au cours d'un entretien téléphonique.Ces entérocoques résistants à la vancomycine vivent dans les intestins et prolifèrent rapidement.La bactérie peut survivre sur une poignée de porte, un barreau de lit, ce qui fait que le personnel de l'hôpital peut la transmettre d'un patient à l'autre sans le savoir.Et un patient dont le système immunitaire est déjà affaibli \u2014 parce qu'il a le sida, par exemple, ou qu'il a une plaie ouverte ou qu'il est atteint du cancer \u2014 et à qui la bactérie ERV est transmise, peut alors développer une infection plus grave.Des décès ont même déjà été rapportés.Ces entérocoques sont résistants à tous les antibiotiques commercialisés, même la vancomycine, qui est pourtant « l'antibiotique de dernier ressort », expliquait le Dr Roger.Le fait que les résultats de la technique puissent être désormais connus en 24 heures atténuera donc les inconvénients, tant pour les patients que le personnel de l'hôpital.La mise au point de la technique « aide à contrôler l'épidémie », note le Dr Roger, et, en plus, permet des économies, puisque les résultats sont connus plus rapidement.« Ca a eu un impact considérable au niveau de l'hôpital, de l'administration », admet le chercheur microbiologiste et infectiologue.Le nouveau test porte l'appellation scientifique de PCR pour réaction en chaîne par polymérase.Depuis sa mise au point, le PCR a permis au Centre hospitalier de l'Université de Montréal d'analyser quelque 20 000 échantillons, à raison de 120 par jour.La technique n'est « pas très coûteuse », aux dires du Dr Roger.Son coût est équivalent à celui de la méthode conventionnelle de la culture bactérienne. 4LP1601A0420 A16 JEUDI 20 AVRIL 4LP1601A0420 ZALLCALL 67 00:55:09 04/20/00 B IA 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 Le policier Bourassa a rencontré sa présumée victime en faisant du bénévolat Chantal Daigle vivait dans la peur et la violence avec Tremblay Presse Canadienne SHERBROOKE C'est le bénévolat et l'amour de la musique qui a permis au policier Pierre-Paul Bourassa de rencontrer sa présumé victime d'agression sexuelle, dans un centre commercial, en 1994.C'est ce qu'il a déclaré, hier, au juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, à Sherbrooke.Robert Morin, un homme d'affaires bien connu dans la région est également accusé dans cette affaire.D'une voix calme, posée, M.Bourassa a raconté qu'il était membre du Service de police de la région sherbrookoise depuis octobre 1973 et policier dans l'unité des motards depuis une dizaine d'années.Dans ses heures libres, il fait du bénévolat au sein de l'organisme Pirates International dont les membres donnent des spectacles dans les centres d'accueil pour personnes âgées et dans des hôpitaux.M.Bourassa a raconté à la cour que la plaignante venait de finir de chanter quand il a entamé une conversation avec elle.Il lui a demandé si elle était intéressée à se produire pour l'organisme.Par la suite, il a continué à la voir lors de rencontres généralement associées au mouvement des pirates ou pour lui rendre des services.M.Bourassa a également confirmé que Robert Morin avait rencontré pour la première fois la jeune femme lors d'un garden party au domicile de ce dernier, le 17 août 1997.Il a ajouté que M.Morin la trouvait gentille et « cute ».Le décès de son père, la maladie de sa mère puis de longues vacances ont fait que M.Bourassa n'a pas vu ni eu de nouvelles de la jeune femme entre septembre 1998 et le 25 mars 1999.M.Bourassa a raconté au juge Réjean Paul que Robert Morin l'avait rejoint ce jour-là pour lui dire que la jeune femme désirait le voir, lui parler et avoir des nouvelles.Le trio a donc convenu de se rencontrer le lendemain au restaurant Le Vieux Duluth, à Montréal.C'est à la suite de cette rencontre que la situation a dégénéré et que les deux hommes l'ont agressé sexuellement, affirme la plaignante.Presse Canadienne CALGARY Chantal Daigle a déclaré qu'elle s'est fait avorter parce qu'elle ne voulait pas que son bébé soit élevé dans l'atmosphère de violence et de peur qui avait été celle de sa relation avec Jean-Guy Tremblay.Mme Daigle, dont le témoignage s'est déroulé en français, avec l'assistance d'un interprète, a raconté en pleurant que Tremblay, qui se montrait dominateur, l'avait poussée ou empoignée à plusieurs reprises lorsqu'elle vivait avec lui, en 1989.La jeune femme témoignait à l'audience par laquelle la Couronne souhaite faire déclarer Tremblay « délinquant dangereux », ce qui entraînerait son emprisonnement pour une durée indéterminée.Chantal Daigle avait fait les manchettes, en 1989, quand Tremblay avait obtenu une injonction l'empêchant de se faire avorter.La Cour suprême devait renverser l'injonction, mais la jeune femme s'était déjà rendue à Boston, où elle avait obtenu une interruption de grossesse.Mme Daigle réside au Québec, mais n'a pas voulu dire dans quelle ville.Les larmes aux yeux, Mme Daigle a déclaré au tribunal que lorsqu'elle a rencontré Jean-Guy Tremblay, en novembre 1988, celui-ci s'était d'abord montré doux, gentil et attentionné.Mais lorsque le couple a emménagé ensemble, trois mois plus tard, Tremblay est devenu possessif.Il lui téléphonait ou lui rendait fréquemment visite à son travail pour lui demander ce qu'elle faisait, à qui elle parlait.Cela a engendré des disputes, et Mme Daigle a finalement demandé à Tremblay de partir, en mars.Il l'a alors empoignée par les bras et l'a secouée, a raconté Mme Daigle, qui a dit qu'elle s'est mise à pleurer.Ils se sont par la suite réconciliés, mais ce genre d'épisode s'est répété.Tremblay lui frappait le bras, la poussait contre un mur, et a déjà menacé, au cours d'une promenade en voiture, de l'abandonner sur la route.Quand Mme Daigle a déclaré que Tremblay avait fini par la convaincre que leurs disputes étaient de sa faute à elle, la plus récente ex-petite amie de Tremblay, Tamara Monilaws, de Calgary, s'est effondrée en pleurs en pleine cour.Au cours d'un procès tenu l'an dernier, Mme Monilaws avait déclaré que Tremblay l'avait agressée, qu'il contrôlait les vêtements qu'elle portait, ce qu'elle mangeait et à quel moment elle pouvait se rendre à son travail.Tremblay a été reconnu coupable en décembre dernier sous plusieurs chefs d'accusation - séquestration, voies de fait, menaces, harcèlement criminel \u2014 relatifs à des actes commis contre Mme Monilaws et une autre femme.Le juge Scott Brooker, de la Cour du banc de la reine, doit décider s'il décrétera Tremblay criminel dangereux, ce qui lui vaudrait un emprisonnement d'une durée indéterminée, ou criminel « à long terme », un statut encourant une peine minimale de 10 ans de prison avant toute révision de peine, ou encore, s'il lui imposera simplement une peine.Tremblay a été reconnu coupable de 14 infractions à caractère violent.Plus tôt cette semaine, Lucia Cariolato avait raconté en cour qu'en 1994, Tremblay l'avait obligée à poursuivre une grossesse, alors qu'elle souhaitait plutôt se faire avorter.Policier blâmé pour avoir incité un citoyen à rouler vite Daigle choisit de subir son procès Presse Canadienne Le policier Claude Gagnon de la Communauté urbaine de Montréal a reçu un blâme d'un comité de déontologie policière pour avoir enjoint à un citoyen dont il détenait les papiers de le suivre dans la poursuite d'un autre automobiliste.La situation est d'autant plus ironique que le citoyen en question venait d'être arrêté par le policier Gagnon pour vitesse excessive.Il attendait dans son véhicule qu'on lui remette ses papiers quand le policier Gagnon lui a dit : « Suis moi, j'ai un autre call ».Comme la voiture de police roulait vite, à 110 kilomètresheure dans une zone de 50, l'automobiliste en a fait autant.Il a même dû brûler un feu rouge.Devant le comité de déontologie policière présidé par Me Jean- Marie Blais, le procureure du commissaire à la déontologie, celui qui porte la plainte, a fait valoir qu'à l'heure de la nuit où l'incident s'est produit il n'y avait pas beaucoup de circulation et que la route était droite et bien éclairée.Ce même procureur a également indiqué qu'il n'avait pu en venir à la conclusion que le policier Gagnon avait eu un comportement malicieux.Il y voyait plutôt un manque de discernement.Pour ce manque de jugement, le président du comité impose un blâme au policier Gagnon.Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Serge Daigle, cet individu accusé d'avoir agressé un septuagénaire lors d'un incident qui s'apparente à un cas de rage au volant, a renoncé hier matin à la tenue de son enquête préliminaire.Compte tenu des preuves dans ce dossier, il a choisi de subir son procès.Sa cause a donc été reportée au 7 août, date d'ouverture du terme des assises.À ce moment, la date du début de son procès pourrait être fixée.D'ici là, son avocat, Me Roger Bellemare, compte bien déposer une requête en cour supérieure pour demander la révision de son cautionnement.La juge Dominique Saler avait en effet refusé la remise en liberté du prévenu en raison de la gravité objective et subjective du crime commis, de la probabilité élevée d'une condamnation et du bris de six engagements par le passé.Serge Daigle, 39 ans, de Trois- Rivières, est accusé de voies de fait avec lésions sur un homme de 74 ans.Le 30 mars dernier, à Trois-Rivières, il aurait foncé avec sa voiture sur un piéton qui traversait la rue au point de le faire tomber par terre.Il lui aurait également asséné quelques coups de poing au visage.Tirage du 2000-04-19 Tirage du 2000-04-19 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Ces 3 numéros gagnants sont décomposables 1er numéro 25 000 $ 2e numéro 50 000 $ 3e numéro 100 000 $ NUMÉRO Numéro complémentaire: 21 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 26 500,00 $ 4/6 1 605 50,00 $ 3/6 27 206 5,00 $ Ventes totales: 585 887,00 $ Tirage du 2000-04-19 Tirage du 2000-04-19 Tirage du 2000-04-19 Tirage du 2000-04-19 4LP1701A0420 A17 JEUDI 20 AVRIL 4LP1701A0420 ZALLCALL 67 00:51:00 04/20/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 AVRIL 2000 A 17 Écrasement aux Philippines: série noire pour Boeing Davao Davao Davao GOLFE DE DAVAO Samal Samal Samal Babak 0 20 km Boeing 737-200Boeing 200 CHINE INDE PHILIPPINES MANILLE MINDANAO Accident d'avion Agence France-Presse PARIS Série noire pour Boeing, après l'écrasement hier d'un Boeing 737 de la compagnie Philippines Airlines, qui s'ajoute à plusieurs accidents impliquant des appareils du géant américain de l'aéronautique ces derniers mois.Les causes de la pire catastrophe aérienne qu'ont connue les Philippines ne sont pas encore déterminées, l'enregistreur des communications du cockpit ainsi que la boîte contenant les données du vols n'ayant pas été retrouvés.Selon Lea Sison, responsable du département clientèle de Air Philippines, aucune anomalie sur l'avion n'a été signalée par le pilote.Mais les accidents de Boeing, avec des origines qui n'ont pas toujours été clairement définies, se sont multipliés ces derniers mois.En septembre dernier, un Boeing 737-200, un modèle de bi-réacteur à couloir unique identique à celui qui vient de tomber aux Philippines, s'écrase en Argentine, faisant 80 morts et vingt trois blessés.La compagnie Lapa, qui louait l'appareil, indique alors que l'avion avait raté son décollage.Selon des témoignages, le B737/200 n'aurait pas pu décoller en raison de la défaillance d'un de ses deux réacteurs.En octobre, un gros porteur B767 de la compagnie Egypt Air s'abîme dans l'Atlantique, entraînant la mort de 217 personnes.Les hypothèses d'un suicide du pilote, mais aussi d'une explosion dans la queue de l'avion sont évoquées.Fin décembre, un avion B747 cargo de la Korean Airlines possédant un élément de système de navigation défectueux s'écrase à Londres, tuant quatre personnes.Le 31 janvier, un Boeing MD-83 d'Alaska Airlines tombe au large de la Californie.Bilan : 88 morts.Le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) américain indique par la suite que la compagnie aérienne avait renoncé à changer des pièces usagées dans le mécanisme actionnant les stabilisateurs de l'avion.Le Boeing 737, l'avion le plus vendu et le plus utilisé dans le monde avec plus de 3630 exemplaires produits, a fait ces dernières années l'objet de nombreuses controverses sur sa sécurité, après deux accidents inexpliqués aux États-Unis en 1994 et 1991, ayant fait 132 et 25 morts respectivement.Un rapport du NTSB en mars 1999 estimait que ces deux accidents avaient probablement été causés par un mauvais fonctionnement des commandes de gouvernail, ayant provoqué un mouvement abrupt qui avait surpris les équipages et plongé leur avion dans une spirale incontrôlable.Tout récemment, l'administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) aurait recommandé des modifications dans le système de gouvernail de l'appareil, afin d'éviter des dysfonctionnements en vol, rares, mais potentiellement catastrophiques, affirmait le Washington Post dans son édition de dimanche.Dans un rapport préliminaire du 12 avril, le département d'ingénierie de la FAA indiquait avoir détecté 30 possibilités d'incidents dangereux sur le système gouvernail de l'avion.Les enquêteurs estimaient toutefois alors que la probabilité de ces pannes était si faible qu'aucune modification mécanique immédiate n'était nécessaire.PHOTO AFP Des secouristes arrosent les débris de l'appareil qui s'est écrasé à Samal Island, aux Philippines.Piqueteur renversé par un camion Un délégué syndical des camionneurs de la compagnie de transport SGT 2000 de Montréal a été blessé légèrement hier, après avoir été heurté par un camion conduit par un employé de la firme dont les activités sont perturbées par un conflit de travail.L'accident est survenu vers 9h, au moment où Clément Deschênes, 51 ans, faisait du piquetage avec d'autres grévistes devant le terminal de la compagnie, au 10 525, chemin de la Côtede- Liesse Ouest, à Saint-Laurent.LE CRTC VEUT VOS COMMENTAIRES Le CRTC invite le public à lui faire part de ses points de vue sur un projet de politique dont le but est de tirer parti de la technologie numérique pour offrir aux abonnés du câble, dans toutes les régions du Canada, plus de services de télévision spécialisée.Il s'agit, entre autres, d'un moyen d'accroître la disponibilité de ces services en français dans les marchés majoritairement anglophones et, inversement, pour les services en anglais dans les marchés où le français est la langue de la majorité.Pour de plus amples renseignements veuillez consulter l'avis public.Les parties intéressées peuvent présenter leurs observations écrites ou en version électronique au plus tard le 10 mai 2000.Les observations écrites doivent parvenir à la Secrétaire générale, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2.Les parties qui veulent présenter leurs observations en version électronique peuvent le faire sur disquette ou par courriel : procedure@crtc.gc.ca Pour plus d'information : 1-877- 249-CRTC (sans frais) ou Internet : http://www.crtc.gc.ca Document de référence : Avis public CRTC 2000-38. La Presse 20 avril 2000 Page A18 manquante "]
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