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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-15, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0515 Page A1/15mai 1LP0101A0515 ZALLCALL 67 00:35:34 05/15/00 B Les Pays-Bas sous le choc après l'explosion d'Enschede page A15 Que veulent les criminels du Web page A15 Le plus grand quotidien français d'Amérique page S3 Hyundai Accent GSi: un véritable parti.prix page C1 1 3 4 6 MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 203, 68 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DE QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ L'expertise québécoise à la rescousse du fisc argentin Entre la strap et l'enfant roi ANDRÉ PRATTE Des spécialistes de l'éducation se réunissent ce matin pour lancer un débat sur un sujet presque tabou dans le milieu de l'enseignement au Québec : la punition.« Dans le milieu scolaire, il n'y a pas de consensus sur ce qu'on fait quand un enfant ne répond pas aux attentes ou aux n o r - mes, a expliqué La P r e s s e M a r - g o t Kaszap, professeure à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval.Par contre, au hockey, quand il y a une inconduite, tout le monde connaît la règle.On connaît d'avance la conséquence, et elle est appliquée de façon automatique et sans appel.C'est clair pour les enfants qui jouent et c'est clair pour ceux qui appliquent les règles.» Mme Kaszap sera parmi la douzaine de conférenciers participant au colloque « Enseigner et punir », présenté dans le cadre du 68ème congrès de l'Association canadienne- française pour l'avancement des sciences (ACFAS).Ce congrès, grand rendez-vous annuel des chercheurs universitaires francophones, s'ouvre aujourd'hui à l'Université de Montréal.La Révolution tranquille a, on le sait, bouleversé nos valeurs, notamment en ce qui a trait à l'éducation des enfants.La punition corporelle, qu'il s'agisse de la légendaire strap, du coup de baguette sur les doigts ou des tapes derrière la tête, a été bannie des écoles.On a glissé, à l'école comme dans les familles, dans le règne de l'enfant roi.Les règles sont devenues beaucoup moins contraignantes.Lorsque se produisaient des comportements indésirables, il fallait moins punir qu'expliquer.La discipline fut même laissée aux élèves eux-mêmes, réunis en conseil de classe.Cette approche rationnelle et généreuse n'a toutefois pas produit tous les résultats attendus.« Certes, il faut expliquer les choses, dit Mme Kaszap.Mais l'enfant doit aussi comprendre qu'il y a des règles, des normes.La vie en société n'est pas négociable, on doit s'ajuster.« Il est temps de revenir à une Voir ENTRE en A2 DENIS LESSARD envoyé spécial, CORDOBA Un consortium de six entreprises québécoises, avec le groupe conseil DMR à sa tête, va signer demain un contrat dont la valeur atteindra 60 millions sur cinq ans, l'un des plus gros coups de filet de la tournée de Mission Québec en Argentine.Vice-président à la gestion du territoire chez DMR, Claude Paradis soulignait dans une entrevue à La Presse hier que des éléments importants du contrat qui sera signé avec la province de Misiones et sa capitale, Posadas, avaient été conçus grâce aux contrats accordés par le gouvernement Bouchard lors de l'informatisation du cadastre et du bureau de l'enregistrement foncier, à travers le Québec.La rentabilité rapide du contrat pour les Argentins est évidente : une part importante des taxes foncières échappe actuellement aux Voir L'EXPERTISE en A2 Hydro-Québec International n'atteindra pas son objectif: A6 Les mères contre les armes à feu Plus de 500 000 personnes ont manifesté hier à Washington, réclamant une réglementation plus stricte des armes à feu aux États-Unis.La « Marche d'un million de mères », qu'ont appuyée le président Bill Clinton et son épouse, a pris l'allure d'un grand rassemblement au centre de la ville.Les participants ont demandé au Congrès des contrôles accrus tels l'octroi de permis et l'installation de verrous de sécurité.On voit ici une manifestante, Latisha Bailey, tenant dans ses bras Alexis, sa fille de six mois, à côté de son mari Thaddeus, qui porte sur son chandail une photo d'une jeune victime des armes à feu, Ricardo Bailey.À lire en page C8 Acfas PHOTO AP Le long métrage de Liv Ullmann s'impose à mi-parcours MARC CASSIVI envoyé spécial, CANNES À mi-parcours du Festival, le temps déjà d'un bilan.Des 11 longs métrages présentés en compétition (sur 23), le magnifique Trolösa (Infidèle), de la Norvégienne Liv Ullmann, sur un scénario d'Ingmar Bergman, s'impose sans conteste comme l'oeuvre la plus maîtrisée.Ce film brillant et dur, librement adapté d'un épisode réel de la vie du réalisateur suédois, raconte de façon émouvante et captivante une histoire de rupture sur fond d'infidélité.Marianne, une actrice dans la quarantaine, se rend sur une île isolée rencontrer son mentor, un metteur en scène du nom de Bergman (Erland Josephson).Elle lui raconte le tumulte de sa vie amoureuse, déchirée entre son mari chef d'orchestre et son amant metteur en scène.« Ingmar a écrit les dialogues, les monologues et le scénario, puis j'ai ajouté ma vision à la mise en scène.Je voulais m'approprier cette histoire qui commence lentement, va ensuite plus vite puis nous prend dans un volcan », expliquait Liv Ullmann, vive et élégante, hier en conférence de presse.Cette histoire de passion, de rage et de jalousie est bien sûr celle du cinéaste du Septième Sceau et de Fanny et Alexandre, qui a longtemps hésité avant d'en confier le scénario à son excompagne, il y a deux ans.« Il attendait de trouver l'actrice parfaite », dit Liv Ullmann, 60 ans.Lena Andre, éblouissante dans le rôle de cette femme meurtrie qui livre ses douloureux secrets, pourrait bien mériter le prix d'interprétation féminine pour sa prestation remarquable d'intensité et de subtilité.« Je n'ai pas souffert du fait que ce personnage était réel, ni qu'il s'agissait d'une histoire vécue par Bergman.J'y ai mis toute mon expérience personnelle et j'en ai rajouté », confiait hier la comédienne de théâtre.Cannes nous a offert, jusqu'à présent, une sélection de films qui, sans être exceptionnelle, reste de grande qualité.Dans le lot des oeuvres « palmables », on compte déjà, outre Trolösa, un bijou de film chinois, Guizi Lai, du réalisateur et acteur Jiang Wen, déjà censuré par Beijing.Voir LE LONG en A2 Baptême décevant pour Guylaine Dionne: C9 Rubriques Arts et spectacles .C9 à C13 - horaire spectacles C12 - horaire télévision C10 - cinéma maison C13 Bandes dessinées C16 Boisvert Yves A5 Bridge C19 Cyberpresse A21 Décès C21 Économie B1, B4 à B8 Éditorial B2 Êtes-vous observateur.C15 Feuilleton C19 Horoscope C18 Le monde C8 Loteries A2, A17 Mots croisés C17, S10 Mot mystère C19 Opinions B3 Petites annonces C15 - immobilier C15, C16 - marchandises C16 - emplois C17 - automobile C17 à C19 - affaires B5 Politique A6, A7 Quoi faire C14 MÉTÉO Ciel variable Max.16, min.5 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net Femme orchestre L'été dernier à Paris, il a fait tellement chaud que des alertes rouges sonnaient à tout bout de champ.Le ciel était lourd, l'air irrespirable et Madeleine Careau étouffait dans tous les sens du mot.Venue à Paris dix ans plus tôt pour aider Gilbert Rozon à ouvrir son bureau parisien, restée pour aider Luc Plamondon à vendre Notre- Dame de Paris, la femme orchestre de la culture populaire québécoise commençait à sérieusement s'ennuyer de ses racines.Elle avait pourtant rêvé de vivre à Paris, s'était merveilleusement adaptée à la vie parisienne, avait ses entrées partout à la télé et au théâtre, n'était pas dépourvue d'amis, mais plus le temps passait, plus le Québec lui manquait.Le coup de grâce est arrivé à la fin de l'été dernier quand elle a réalisé qu'elle n'avait réussi à passer qu'une courte semaine de vacances au Québec.Dans l'avion qui la ramenait à Paris, elle fut envahie d'un immense cafard.Trois mois plus tard, l'offre de l'OSM est tombée comme un cadeau du ciel.D'autant plus que même si Careau a passé la majeure partie de sa vie professionnelle dans l'univers de la musique populaire, elle a fait ses débuts dans le monde symphonique.Aujourd'hui, c'est un retour aux sources dans tous les sens du mot qu'elle entreprend.À lire, l'entrevue en page A9 Nathalie Petrowski rencontre MADELEINE CAREAU PHOTO ROBERT MAILLOUX La Presse Madeleine Careau 238$ 1,9% /mois Lo c a t i o n 3 6 m o i s Transport et préparation inclus L'Événement Maxi Mini Venture.La maxi mini van.Comptant Mensualité 0 $ 350 $ 4 625 $ 218 $ 3 924 $ 238 $ à l'achat ou à la location 0U LES CONCESSIONNAIRES CHEVROLET OLDSMOBILE DU QUÉBEC Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux Venture 2000 neuves en stock.Sujet à l'approbation du crédit.Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Versement ou échange équivalent requis (voir tableau).Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km.Taux de financement de 1,9 % à l'achat disponible jusqu'à 48 mois et aussi disponible jusqu'à 36 mois à la location.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails. 1LP0201A0515 Page A2/15mai 1LP0201A0515 ZALLCALL 67 00:35:39 05/15/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Suites de la une L'expertise québécoise à la rescousse du fisc argentin L'EXPERTISE / Suite de la page A1 municipalités et aux provinces, à cause d'une connaissance trop approximative du territoire.L'informatisation permettra d'aller chercher jusqu'au dernier peso possible en taxes, d'expliquer M.Paradis.Sur cinq ans, ce contrat devrait avoir créé 200 emplois biens rémunérés au Québec.L'évasion fiscale est un problème lancinant en Argentine, où l'économie au noir draine environ 45 % des taxes auxquelles les gouvernements national, provinciaux et municipaux ont droit.Aussi, la province de Cordoba, qui accueillait hier M.Bouchard, a demandé qu'on élargisse une entente cadre signée en 1997 avec le Québec pour y ajouter des échanges sur la lutte au travail au noir et l'évasion fiscale \u2014 un secteur qui a, depuis trois ans, reçu passablement d'attention du gouvernement québécois.« C'est un besoin qui a été exprimé par les Argentins, ils veulent des technologies pour lutter contre le travail au noir.Nous, on a eu une campagne réussie dans ce domaine il y a quelques années », de rappeler le premier ministre Lucien Bouchard.Venu « livrer » un Regional Jet de Bombardier à la compagnie aérienne Southern Winds, qui a loué douze appareils à la firme montréalaise, M.Bouchard a souligné qu'aucun de ses interlocuteurs argentins n'avait soulevé, depuis vendredi soir, de questions sur le projet souverainiste de son gouvernement.Les préoccupations du gouverneur de Cordoba, José Manuel de la Sota, étaient plus concrètes.Ce dernier a été ébahi, a-t-on appris, par la capacité de Loto-Québec à générer des recettes pour le gouvernement québécois.La loto nationale de la province de trois millions d'habitants n'a produit que 60 millions de profits \u2014 une goutte d'eau par rapport au milliard généré par Loto- Québec.Comble de l'absurdité, le casino national de la province est.déficitaire, illustration frappante du laxisme de l'administration publique.La femme du gouverneur de la Sota, qui est aussi la patronne de tous les fonctionnaires de la province de Cordoba, s'est dit fort intéressée par la possibilité de combattre l'évasion fiscale par le recoupement de fichiers informatiques, une opération devenue banale au Québec.Pour Jacques Léonard, le président du Conseil du Trésor, il est clair que les contrats accordés par Québec à des firmes québécoises leur ont permis de développer de l'expertise qu'elles sont désormais capables de vendre à l'étranger.D'autres annonces, faites par Mission Québec hier, étaient plus modestes : deux contrats totalisent 20 millions d'investissements.Ayant monté un consortium de firmes québécoises de matériaux de construction, Jean Des Lauriers était en mesure hier d'annoncer la signature d'un contrat pour la construction de 1104 maisons préfabriquées modestes \u2014 autour de 40 000 $ CDN \u2014 et d'une tour d'habitation de 10 étages.Le contrat a une valeur d'environ 15 millions pour les partenaires québécois.Il implique une firme de Princeville, Demtec, qui construit les structures de bois auxquelles il faut ajouter de la brique, pour les adapter au goût argentin.Une autre firme, L.Martin incorporé, de Rivière-du-Loup, fournit les portes et fenêtres, et une troisième, de Charny, produit le bois d'oeuvre.Le produit fini sera québécois à environ 30 %, et on estime que le contrat créera 120 emplois.M.Des Lauriers annonçait aussi sa participation à un projet de six hôtels totalisant 60 millions, et trois projets immobiliers totalisant 40 millions.Éventuellement, M.Des Lauriers compte rééditer le coup au Brésil, « mais on n'aura pas le temps d'ici deux ans ».« D'autres pays sont intéressés, mais ils ne sont pas aussi prêts que l'Argentine », explique-t-il, lui qui, depuis trois ans, aura passé près de 300 jours en Argentine.Un autre protocole d'entente a été signé hier : Saco Smartvision va vendre un écran modulaire pour le Stade de Cordoba, ville choisie pour les Jeux olympiques d'Amérique du Sud en 2002.Avant ce contrat de 5,1 millions pour un écran d'équipement sportif, la firme de Montréal avait déjà produit l'écran pour Nasdaq situé à Times Square, à New York.Saco s'était fait connaître avec ses écrans LED \u2014 plus lumineux et moins énergivores que les tubes cathodiques \u2014 produits pour les spectacles de U2, des Spice Girls et de Céline Dion.Entre la strap et l'enfant roi ENTRE / Suite de la page A1 position plus nuancée, plus pragmatique, plus près de la réalité, soutiendra dans sa présentation l'un des organisateurs du colloque, le professeur Denis Jeffrey, de Laval.L'enfant n'est ni un monstre, ni un ange, mais peut être extrêmement violent à son égard et à l'égard des autres.Il en va de la mission civilisatrice de l'éducation de bien contrôler la violence quotidienne dans l'école et hors de l'école.» Les enseignants se retrouvent aujourd'hui dans une sorte de no man's land, entre la strap et l'enfant roi.Faut-il punir ?Quand punir ?Comment punir ?Chacun fait de son mieux, ne cessant de s'interroger et de se remettre en question.La tenue d'un débat sur le sujet est d'autant plus essentielle, selon Mme Kaszap, que des milliers de nouveaux enseignants ont envahi les écoles au cours des dernières années.De plus, les nouveaux programmes mis au point par le ministère de l'Éducation sont fondés sur un enseignement coopératif et sur le travail en équipe, ce qui rendra la gestion de classe à la fois plus difficile et plus importante.Un sujet tabou Les spécialistes interrogés par La Presse confient que les enseignants n'abordent pas le sujet de la punition aisément.Le mot luimême, punition, est prononcé avec réticence.On lui préfère intervention, sanction, conséquence.« Je pense qu'on a peur du mot, dit Adèle Chéné, professeure d'histoire de l'éducation à l'Université de Montréal.On n'aime pas employer l'expression \u201cpunition\u201d parce que ça renvoie à la punition corporelle.» Les organisateurs du colloque espèrent qu'une large discussion dans le milieu de l'enseignement permette de dégager, non pas une uniformité, mais un consensus sur les approches punitives appropriées.Les professeurs sauraient ainsi mieux ce qu'ils doivent et ce qu'ils peuvent faire.Personne ne souhaite, évidemment, revenir aux abus de pouvoir d'antan.Par ailleurs, l'enfant doit comprendre qu'il y a des règles, et des sanctions pour ceux qui les violent, comme il le comprend fort bien quand il joue au hockey.« Punir, dans la classe, ne signifie pas battre, rosser, gifler, brutaliser.La punition pédagogique est un rappel à l'existence des règles, de l'autorité et des autres élèves », note le professeur Jeffrey.Selon Jean-François Desbiens, professeur en gestion de classe à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), la punition doit être mise « sous examen » de sorte qu'on puisse définir des balises.La recherche montre bien que, mal employée, la punition peut avoir des effets pervers.Des colères à l'emporte-pièce, des critiques méchantes, peuvent blesser l'enfant.Des punitions illogiques ou excessives peuvent susciter la colère et l'hostilité.L'enseignant doit donc penser à la place de la punition dans son enseignement, et réfléchir avant d'infliger une sanction.« L'erreur qu'on fait souvent, dit le professeur Desbiens, c'est d'utiliser la punition comme réponse spontanée à un problème.Or, la punition, c'est un moyen d'intervention tellement délicat qu'il faut l'introduire à l'intérieur d'un plan d'intervention cohérent.Il faut établir une progression du degré de sévérité des conséquences punitives et non punitives qui devraient être infligées.» Selon M.Desbiens, la punition doit, d'abord et avant tout, viser des fins pédagogiques : aider l'enfant à mieux se contrôler, lui permettre d'apprendre les comportements adaptés.« La valeur d'une punition se définit en fonction des objectifs que tu vises, affirme ce professeur de l'UQAT.Si ton objectif, c'est d'avoir la paix, c'est clair qu'envoyer l'élève à l'extérieur de la classe va te permettre d'atteindre ton objectif.Mais tu n'auras peut-être pas atteint tes objectifs sur le plan éducatif.» Le long métrage de Liv Ullmann s'impose à mi-parcours LE LONG / Suite de la page A1 Tout en contrastes sonores, cet excellent long métrage d'époque (1945) en noir et blanc, qui s'étire cependant indûment (2 h 44), raconte avec force humour l'arrivée impromptue de deux prisonniers dans un village chinois, près de la zone d'occupation japonaise.De l'autre côté du prisme, versant « pas fort fort », Estorvo, du Portugais Ruy Guerra, un exercice de style lourd et prétentieux sur fond de paranoïa schizophrénique qui ne rend pas justice à l'acteur cubain Jorge Perugorria (Fresa y chocolate).Golden Bowl, de l'Américain James Ivory, une épopée d'époque sans charme tirée d'un roman de Henry James, met par ailleurs en vedette Uma Thurman, pitoyable dans le rôle d'une jeune bourgeoise qui épouse le père milliardaire de la femme de son ex-amant.Des Américains à Londres au début du dernier siècle, qui jouent faux du début à la fin.On se console avec La Noce, du Russe Pavel Lounguine, dont on vous parle demain.Un Français sur six a déjà eu une relation avec une prostituée 52 % des citoyens estiment en outre qu'il est impossible de faire reculer la prostitution Agence France-Presse PARIS Un Français sur six reconnaît avoir déjà eu au moins une fois des relations sexuelles avec un(e) prostitué( e), selon un sondage SOFRES publié dans le quotidien populaire Le Parisien d'aujourd'hui.Commandé à l'occasion d'un colloque organisé à Paris par l'UNESCO, ce sondage révèle que 16 % des Français ont déjà fait appel aux services d'une prostituée.74 % affirment le contraire et 10 % ne donnent pas de réponse.Le journal précise que cette question n'a été posée qu'aux hommes, via une enveloppe cachetée.Par ailleurs, 52 % des Français estiment qu'il est « pratiquement impossible de faire reculer la prostitution qui a toujours existé dans toutes les sociétés », contre 43 % qui jugent possible de la combattre.67 % des Français citent la pauvreté et les difficultés économiques comme principales causes du phénomène, suivies par la toxicomanie (59 %), la liberté des moeurs dans la société actuelle (21 %), et l'éclatement de la famille (21 %).L'action des pouvoirs publics dans ce domaine est jugée insuffisante à 73 % et excessive à 2 %.Enfin, pour 68 % des personnes sondées, « il faut réprimer les proxénètes mais pas les personnes prostituées que l'on doit aider à se réinsérer ».Ils sont 22 % à estimer que la prostitution est « un fait de société qu'il vaut mieux essayer d'organiser et de contrôler plutôt que de le réprimer », et 8 % à souhaiter une punition pour les proxénètes comme pour les prostituées.Ce sondage a été réalisé sur un échantillon national de 1000 personnes, représentatives de l'ensemble de la population de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile.C'est la première fois depuis les années cinquante qu'un sondage est effectué sur ce thème, affirme le quotidien.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous surpris de la révélation du troisième secret de Fatima, qui annonçait prophétiquement l'attentat contre le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981?Joe Clark réussira-t-il à surmonter les obstacles qui se dressent devant le Parti conservateur?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 29 % Non: 71 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-3-3 à quatre chiffres : 1-2-1-6 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Hull: Place Cartier, 425, boul.St-Joseph, de 10 h 30 à 18 h 30.Objectif: 300 donneurs; n à Laval: Club Optimiste Les Orchidées de Laval, en collaboration avec le Club Optimiste Duvernay Saint-Vincent, pavillon du Bois Papineau, 3235, boul.St-Martin Est, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs; n à Prévost: Municipalité de Prévost, école Champ-Fleuri, 1135, rue du Clos Tourmalin, de 14 h à 20 h.Objectif: 150 donneurs; n à Farnham: Chevaliers de Colomb, conseil 1051, Farnham, église Saint-Romuald (soussol), 500, rue Saint-Hilaire, de 14 h à 20 h.Objectif: 150 donneurs; n à Mont-Saint-Grégoire: avec la collaboration du Club Optimiste, Centre des aînés, 45, rang de la Montagne, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 125 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE La guerre des bouteilles Ce ne sera pas la guerre des tuques, ni des boutons, mais la guerre des bouteilles! Même si les belligérants refusent de le reconnaître.La LCBO vient d'inaugurer, le jeudi 4 mai, sa toute nouvelle et somptueuse succursale du 215, rue Rideau, à Ottawa, à deux pas du Parlement fédéral, taillée sur mesure pour attirer (entre autres) la clientèle du Québec, De l'autre côté de l'Outaouais, à Hull, la SAQ fourbit elle aussi ses armes, comme nous le raconte à délicieuses lampées, Jacques Benoit, demain dans le cahier Économie. 1LP0301A0515 A 3 (lundi) 1LP0301A0515 ZALLCALL 67 00:35:43 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Triste journée, rue du Prince ANDRÉ DUCHESNE SOREL Martin célébrait ses 17 ans hier.Mais il n'avait pas du tout l'esprit à la fête.« J'ai le coeur sur la flotte », laisse- t-il tomber en rajustant sa casquette rouge.Nous sommes rue du Prince à Sorel, face au salon funéraire Yves Houle et frère.C'est ici que la dépouille d'André « Dédé » Fortin, le chanteur des Colocs retrouvé mort mercredi, était exposée.Avec ses soeurs Mélanie et Stéphanie et avec Julie, une amie, Martin est venu lui rendre un dernier hommage.Comme bien d'autres jeunes, il a fait une courte visite au salon avant de ressortir, ébranlé.Pour lui, le chanteur des Colocs était plus qu'une idole.C'était un phare.« C'est après avoir écouté la chanson Tassez-vous de d'là que j'ai arrêté de prendre de la drogue.Ses paroles m'ont fait comprendre à quel point la drogue peut détruire une vie », lance-t-il avec beaucoup de conviction.« Je vais toujours me rappeler de ma rencontre avec Dédé après un spectacle des Colocs à Limoilou, raconte Julie.Il m'avait demandé comment je m'appelais et quand je le lui ai dit, il m'a chanté Julie en s'accompagnant à la guitare.On a parlé quelques minutes.Je trouvais ça tellement le fun de pouvoir lui parler.» Martin, Julie, Mélanie et Stéphanie ont gravité une bonne partie de l'après-midi autour du salon funéraire qui a ouvert ses portes à 13 h pour la famille et une heure plus tard pour le public.Plusieurs dizaines de fans de tous les âges se sont présentés.Par contre, on a aperçu très peu d'artistes ou de musiciens.Des membres du groupe sont passés avant de se retirer, tranquilles, dans un bar situé à deux coins de rue.Le maire de Sorel, Marcel Gauthier, est venu offrir ses sympathies.Un grand ami de Dédé, Richard Petit, qui vient tout juste de lancer un album, faisait partie d'un groupe d'amis arrivés en motos.Les membres de la grande famille de Dédé Fortin (le 10e de 11 enfants) sortaient de temps à autre griller une cigarette ou prendre un peu d'air, s'étreignaient au fil des arrivées et des départs.Tous portaient une photo du chanteur, surmontée d'un ruban blanc, à la boutonnière.Il suffisait d'un regard pour comprendre qu'ils n'avaient pas du tout la tête aux entrevues.Les funérailles auront lieu aujourd'hui à 14 h, à l'église Notre- Dame, située tout près du salon.De l'autre côté de la rue, Mathieu Beauchemin, Jonathan Péloquin et Pierre-André Paillé, trois jeunes musiciens de 18 ans, discutaient à voix basse.« Dédé, c'était le meilleur modèle chez les musiciens québécois, soutient Jonathan, un bassiste.Il ne collait pas aux grandes tendances américaines comme les autres artistes.» « On se reconnaissait tous en lui, en lisant ses textes, opine Mathieu, guitariste.On n'avait pas besoin de le connaître davantage pour comprendre ses états d'âme.Et la popularité ne lui est jamais montée à la tête.» Les trois jeunes hommes ne font pas partie de la même formation musicale, mais ils se promettaient déjà de préparer un concert hommage aux Colocs.À Sorel, où une partie de la famille de Dédé Fortin réside, un peu tout le monde se rappelait hier du concert donné par les Colocs, l'an dernier, au Festival de la gibelotte.En fin d'après-midi, la famille a autorisé les médias à prendre quelques images d'un « coin-hommage » installé dans le hall du salon.Il y avait beaucoup de messages, des bouquets de fleurs, quelques cartes à jouer, un béret, un drapeau du Québec et une grande photo d'André Fortin.Griffonné sur une feuille blanche, ce message résumant tous les autres : « Dans nos coeurs à jamais.Bon voyage Dédé.» La route fait cinq victimes n Les routes du Québec ont fait au moins cinq victimes au cours de la fin de semaine.Un accident survenu à Poltimore, à 40 km au nord d'Ottawa, a fait un mort, samedi.La victime, un homme de 38 ans d'Ottawa, roulait en direction sud sur la route 309, quand elle a perdu la maîtrise de son véhicule dans une courbe et frappé une automobile qui venait en sens inverse.Un autre automobiliste a perdu la vie lors d'un accident survenu vers 9h30, hier, à Gatineau.Sa voiture a percuté deux véhicules avant de frapper un poteau et de capoter sur un terrain de stationnement.Le conducteur, dont on ignore l'identité, aurait été victime d'un malaise.À l'Ange- Gardien, en Montérégie, un jeune homme, Richard Desmarais, 17 ans, de Farnham, a perdu la vie lorsque son véhicule a effectué une sortie de route et terminé sa course contre un poteau.À Saint-Ambroise, au Saguenay, un automobiliste est décédé après avoir perdu la maîtrise de sa voiture qui a heurté un garde-fou.La victime est Frédéric Renaud, 17 ans, de Saint-Ambroise.Roch Hamilton, 36 ans, a péri dans une embardée survenue durant la nuit de vendredi à samedi, à Pointe- Lebel, sur la Côte-Nord.Les gazelles en deuil n Les gazelles et l'organisation du 10e Trophée Aïcha des gazelles, qui se déroule présentement dans le désert marocain, ont subi un coup dur samedi, lorsqu'un membre de l'organisation a perdu la vie en installant des balises devant servir à la troisième étape.La victime est Yvon Bedague, un Français.Il a perdu le contrôle de son véhicule dans le désert et a fait plusieurs tonneaux.La victime ne portait pas de ceinture de sécurité.Son coéquipier, qui était attaché, s'en est tiré indemne.M.Bedague s'est endormi au volant du véhicule.Cadet de l'air blessé n Un cadet de l'air âgé de 18 ans de l'Aviation royale du Canada a été blessé légèrement hier matin lorsque le planeur qu'il pilotait s'est écrasé dans une forêt limitrophe à une piste d'atterrissage, à Saint-Jean-sur-Richelieu.Selon ce que le jeune aviateur a raconté à la police, il aurait mal évalué son altitude et l'appareil a touché la cime des arbres au moment où il effectuait son approche.Le planeur a alors piqué du nez et s'est écrasé.Le jeune cadet s'en est tiré avec des blessures légères.Il se trouvait seul à bord de l'appareil lors de l'écrasement et possède son brevet de pilote de planeur depuis trois ans.Piéton renversé n Un piéton a été heurté mortellement par un camion hier soir vers 19 h 30 à Saint-Constant, sur la Rive-Sud de Montréal.L'accident est survenu à l'intersection de la route 132 et de la rue Saint-Pierre.L'identité de la victime n'a pas été révélée.Disparu retrouvé n Un jeune homme de 20 ans qui s'était égaré en forêt samedi après-midi dans la région de Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie, non loin du parc régional de la Mauricie, a été retrouvé sain et sauf hier matin.Le jeune homme, qui souffre d'une légère déficience intellectuelle, était porté disparu depuis samedi soir.Originaire de Saint-Rémi, il était en visite avec ses parents dans la région et était sorti prendre l'air vers 14 h samedi.Comme il n'était pas de retour pour le souper, ses parents se sont inquiétés et ont entrepris des recherches.Ils ont communiqué avec la police régionale de Shawinigan vers 20 h 45.Assistés par des gardiens du parc de la Mauricie, des policiers et des bénévoles ont effectué des recherches durant toute la nuit, mais sans résultat.Tôt hier matin, un hélicoptère de la Sûreté du Québec s'est joint à eux et le jeune homme a été retrouvé vers la fin de l'avant-midi.Selon le capitaine Jean-Guy Laterreur, de la police Régionale de Shawinigan, le disparu a été localisé à quelque 4 km des lieux de son départ, près du lac Jackson.PHOTOS ROBERT SKINNER, La Presse Les parents de André «Dédé» Fortin, Gisèle et Alfred Fortin, à leur arrivée au salon funéraire, hier.Quelques amis d'André « Dédé » Fortin sont arrivés en motos.Un agent du SPCUM subit une fracture du crâne RAYMOND GERVAIS Un patrouilleur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, âgé de 32 ans, a subi une fracture du crâne vers 1 h dimanche, après avoir été victime d'un chauffard sur l'avenue du Parc.Le policier a été heurté par l'automobiliste au moment où il pourchassait à pied un fuyard et traversait la rue.L'agent a été frappé par le miroir gauche du véhicule et projeté au sol après l'impact.Un chauffeur de taxi, témoin de l'accident, a pris le véhicule du suspect en filature.Avant même que les policiers interviennent, il a réussi à intercepter le fuyard à l'angle des rues Kelvin et Dunlop.Le chauffeur a ensuite remis le suspect entre les mains des policiers avisés par le répartiteur de la centrale de taxi.Le suspect, un étudiant en droit âgé de 28 ans, a été arrêté et sera accusé de délit de fuite ayant causé des lésions corporelles.La boisson ne serait pas en cause dans cette affaire.L'homme a pu reprendre sa liberté après avoir signé une promesse de comparaître.La voiture du suspect a été endommagée du côté droit.L'agent de police a été transporté à l'hôpital, où les médecins ont diagnostiqué une légère commotion cérébrale.Quelques points de suture ont été nécessaires pour fermer la plaie.Le policier a toutefois pu regagner son domicile en matinée hier.Il sera absent du travail durant deux semaines.Lors de l'accident, le policier s'était lancé à la poursuite d'individus qui buvaient de l'alcool dans le parc du Mont-Royal et qui tentaient de se soustraire aux agents.Le policier est à l'emploi du SPCUM depuis six mois seulement.La victime aurait fait partie d'un gang de rue Patrick Mac Nicoll, 19 ans, ce jeune homme qui a été tué de plusieurs coups de couteau dans la nuit de vendredi à samedi en bordure d'une piste cyclable à Verdun, pourrait avoir été victime d'un règlement de compte au sein d'un gang de rue.C'est du moins ce que prétend la mère de la victime, qui affirme que son fils était membre d'un gang qui se nomme CAD.Toutefois, les enquêteurs de la section des homicides de la police de la CUM tentaient toujours hier de vérifier cette hypothèse, le gang CAD étant inconnu.Néanmoins, l'information voulant que le jeune Mc Nicoll fasse partie d'un gang pourrait être juste : les policiers sont à la recherche de trois ou quatre autres jeunes qui auraient été vus en compagnie de la victime avant le meurtre. 1LP0499A0515 A04, lundi, G N RAL 1LP0499A0515 ZALLCALL 67 09:12:35 05/15/00 B A 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Un été plein de promesses au Vieux-Port de Montréal GRÉGORY LEMAY collaboration spéciale L'année dernière, le Vieux- Port de Montréal a connu un achalandage record : plus de sept millions de visiteurs ont foulé son pavé.Cette année, ses dirigeants n'en attendent pas moins.« Une programmation estivale qui propose pas moins de 25 activités et excursions, une quarantaine d'événements ponctuels, sans oublier une dizaine de nouveautés que le public pourra découvrir d'est en ouest », a révélé Pierre Émond, président et chef de la direction de la Société du Vieux-Port de Montréal.En tête de liste des nouveautés, on retrouve le centre i Sci, le fameux complexe interactif de sciences et de divertissements qui abrite le cinéma Imax.Les autres nouveautés sont Mosaïcultures internationales Montréal 2000, une impressionnante exposition de sculptures florales en 2 et 3D ; la pièce de théâtre interactive et multimédia pour jeune public (MTL 2000), une vulgarisation de phénomènes scientifiques d'actualité ; Les Grands Voyageurs, une activité de contrôle à distance de voiliers télécommandés au Bassin Bonsecours ; Le Chapiteau 2000, une scène où se produira l'École nationale du cirque avec son spectacle Cocktail, ainsi que les trois super chanteurs de Du rock à l'opéra ; Les vendredis Labatt Blues, selon ce que le nom suggère ; le Circuit des fantômes, une activité à caractère historique ; et Montréal 2000 et un visages, une série de manifestations culturelles incluant Caillou et le Gala de l'automobile.Mentionnons aussi que les Bouquinistes du Saint-Laurent seront présents toutes les fins de semaine de l'été, en plus de leur présence temporaire du 29 juin au 16 juillet.Ces nouveaux éléments s'ajoutent bien évidemment aux classiques du Vieux-Port, tels les diverses croisières sur le fleuve (Saute- Mouton, l'Amphi-Bus, le bateaumouche, etc.) ; les randonnées en pédalo ; les promenades à vélo, quadricycle compris ; le circuit historique le long de la Promenade ; ou la tour de l'Horloge.Le tout arrosé d'événements ponctuels ou de longue durée : la journée de la Police, le Mondial de la Bière, la course de canards Ovide, l'Expo-technologique, la fête du Canada, Aire de jeux Mégabloks, la Semaine italienne, Pow Wow, HIP HIP HOURRA, Un tour la nuit.et le Vieux-Port en fête, les célébrations d'inauguration de la saison estivale, les 20, 21 et 22 mai.Renseignements : ( 5 1 4 ) 496-PORT ou 1-800-971-PORT.www.vieuxportdemontreal.com PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse De la visite dans le port Le Rembrant, le premier des neuf palais flottants qui rehausseront de leur élégance les quais de Montréal cette année, a accosté hier à la gare maritime Iberville, dans le Vieux-Port.D'une capacité de 1074 passagers, le navire, propriété de la Premier Cruise Lines, fera 24 voyages à destination et au départ de Montréal.Le navire de 38 000 tonnes fera des escales à Québec, Sydney, Portland et Newport avant d'atteindre New York.Au retour, il s'arrêtera à Bar Harbour, Halifax, le fjord du Saguenay et Québec, avant de se rendre à Montréal.Une importante saisie de marijuana à Trois-Rivières Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Une faute d'inattention pourrait bien être à l'origine de la plus importante saisie de cannabis de l'année, à Trois-Rivières.Les policiers ont mis la main sur 810 plants de marijuana, hier, dans un logement de la rue Saint-François-Xavier.Leur valeur est estimée à 810 000 $.Les policiers se sont présentés à cet endroit à la suite d'un appel pour une porte ouverte.Les policiers s'attendaient à trouver des voleurs mais finalement, c'était une plantation de plants de pot.De plus, environ 1000 grammes de marijuana, prêts à être vendus, ont été découverts dans des contenants en plastique, placés dans le congélateur. 1LP0501A0515 A5 - LUNDI 1LP0501A0515 ZALLCALL 67 00:33:36 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 5 Un juge politique Jules Deschênes, mort la semaine dernière à 76 ans, n'a pas seulement été un de nos meilleurs juristes ; il a aussi été le juge le plus politique de son époque.Mais politique au sens le plus élevé : un contrepoids aux autres pouvoirs, un acteur de premier plan dans la cité qui allait prendre sa place, et un peu plus, sans demander pardon.C'est que le juge Deschênes occupait un poste stratégique dans la magistrature québécoise.Après un an et demi à la Cour d'appel, où il s'est ennuyé à périr, il a accepté de devenir le juge en chef de la Cour supérieure, inférieure dans la hiérarchie, mais beaucoup plus importante par son activité.Le juge Deschênes ne se contentait pas d'administrer la Cour.Pendant la période où il a été juge en chef (1973-1983), il a entendu quelques-unes des causes les plus explosives.Il devait, disait-il, « donner le bon exemple » aux collègues.De fait, ses jugements, superbement écrits, fouillés, rendus rapidement, étaient exemplaires.Même avant la Charte (1982), qui permet aux juges d'annuler les lois qui limitent de façon déraisonnable un droit fondamental, le métier de juge a toujours eu une composante politique.Ce ne sera jamais aussi clair que dans le cas de Jules Deschênes.Il avait le loisir de choisir les causes qu'il entendrait, comme juge en chef.Et il ne prenait pas les plus faciles.Cela a fait de lui, à proprement parler, un acteur politique de premier plan dans cette période particulièrement trouble.Ses jugements ont fait crier alternativement patrons et syndicats, anglos et francos, politiciens d'Ottawa et de Québec.Signe assez infaillible que Jules Deschênes était un esprit authentiquement indépendant.n n n En 1976, une commission scolaire anglophone a attaqué la constitutionnalité de ce qu'on a appelé la Loi 22, du premier gouvernement Bourassa, qui faisait du français la langue officielle au Québec.Le juge Deschênes a rejeté les arguments de la commission scolaire, même si la Constitution de 1867 ne parlait nulle part de langue officielle.Faisant un long historique, le juge Deschênes allait conclure qu'il fallait faire évoluer le vieux document.Il écrivait notamment : « Nous vivons à un tournant majeur de l'histoire du Canada et du Québec.Il n'y a plus de vainqueurs ni de vaincus, plus de conquis ni de conquérants, mais deux peuples appelés par un accident de l'histoire à partager en permanence un même coin de l'Amérique.Ils possèdent tous deux leurs tradition et leur culture qu'ils sont tous deux décidés à préserver.Tour à tour majoritaires et minoritaires, ils connaissent tous deux la volupté de l'autorité et la crainte de l'intolérance.La seule différence c'est que, chez le peuple francophone, cette crainte date d'une plus longue expérience tandis que cette volupté possède encore l'attrait du neuf, presque de l'inconnu.Pas très orthodoxe, judiciairement parlant.Mais s'il est une chose qu'il fuyait, c'étaient les lieux communs.Il allait aussi donner raison aux pilotes d'Air Canada, qui voulaient obtenir le droit de parler en français avec les contrôleurs aériens francophones.En 1978, il invalidait une première partie de la Loi 101, qui faisait du français la seule langue pour les lois de l'Assemblée nationale.Cela contredisait la Constitution de 1867 (Québec plaidait pouvoir la modifier sans l'accord d'Ottawa).Cette fois, plusieurs nationalistes l'ont dénoncé.Ils seront surpris, trois ans plus tard, lorsqu'il déboutera des députés libéraux d'Ottawa qui s'étaient fait traiter de « traîtres » par la Société Saint- Jean-Baptiste, pour avoir voté en faveur du rapatriement de la Constitution de 1867 sans l'accord du Québec.Ces députés voulaient une injonction pour empêcher la distribution d'une affiche de la SSJB contenant cette accusation.Le juge Deschênes refuse.Encore une fois, il place le débat dans un cadre plus large que celui de la stricte légalité ; il trouve dans la tradition politique canadienne l'emploi relativement fréquent du mot « traître » dans les débats les plus chauds de l'histoire.« Ce serait un triste jour pour la liberté que celui où l'on déciderait que les seuls commentaires admissibles pour publication sont ceux avec lesquels les membres d'un jury ou le président d'un tribunal peuvent être d'accord », écrit-il.Il ajoute que la SSJB avait des « motifs sérieux » pour défendre son pamphlet.Dans l'affaire Notre-Dame-des-Neiges, portant sur la confessionnalité d'une école, il ne se contente pas d'interpréter les textes ; il a recours à l'histoire et ne se gêne pas pour dire que la législation scolaire est « dépassée par les événements ».Il a confirmé la constitutionnalité de la cour des petites créances, malgré l'attaque féroce du barreau et de la multinationale Nissan.Il avait confirmé, quand il était en Cour d'appel, l'emprisonnement des chefs syndicaux qui avaient défié une loi d'exception.Mais en 1974, il allait prendre par surprise le monde patronal.La direction de la STCUM avait obtenu une injonction contre le syndicat des employés d'entretien, pour forcer le retour au travail.Le syndicat décide de défier l'ordonnance.La direction s'adresse donc immédiatement à la Cour pour demander que le syndicat soit condamné pour outrage au tribunal.Le juge Deschênes rejette la demande pour une question technique mais surtout pour ce qu'il appelle « un motif d'ordre social » : « La Commission (maintenant la STCUM) a déjà obtenu contre le syndicat une condamnation à une amende de 50 000 $.Elle revient à la charge et, théoriquement, pourrait demander une semblable condamnation pour chaque jour où la grève se prolonge (elle avait duré six semaines).Mais, quand même elle ruinerait financièrement le syndicat, contribuerait-elle pour autant au règlement du conflit ?« Et que dire des syndiqués eux-mêmes ?Aujourd'hui, la Commission en assigne devant la Cour une centaine ; demain, elle pourra en assigner le double et, finalement, elle pourra demander contre tous ses employés en grève une condamnation à l'amende et à la prison.Devra-t-on bâtir des installations spéciales pour ces quelque 1600 prisonniers et, surtout, pense-t-on remettre le métro et les autobus en service par ce moyen draconien ?« (.)Les requêtes de la CTCUM sont socialement, politiquement et judiciairement inopportunes dans leur conception et dangereuses dans leurs conséquences.» C'était un moyen coup de marteau.Plusieurs ont réclamé après cela la démission du juge Deschênes.« Jamais une cause ne m'a empêché de dormir », me disait-il l'an dernier.« J'ai un devoir à remplir et je le fais.» Après un passage au Tribunal pénal international (1993-97), il s'intéressait encore vivement à la justice internationale.Tourné vers le progrès, sans nostalgie, il en mesurait les avancées avec optimisme, malgré ses limites.« C'est ainsi que l'humanité progresse, disait- il : à petits pas.» Les siens, mis bout à bout, forment un impressionnant sentier.yboisver@lapresse.ca Tenez les enfants loin des cellulaires CLSC: une prise d'otage bien gérée MARTINE ROUX La direction du CLSC des Faubourgs décline toute responsabilité quant à la prise d'otage survenue jeudi dans ses locaux de la rue Sanguinet.Les mesures d'urgence et de sécurité ont été appliquées efficacement, soutient-elle en rejetant les récents blâmes des employés syndiqués.Réunis hier en conférence de presse, la directrice générale de l'établissement et le président du conseil d'administration, Renée Spain et Fernand Matteau, ont répété que « tout s'est bien déroulé malgré le caractère dramatique de l'incident.Le plan des mesures d'urgence a été très bien appliqué et selon les procédures prévues ».Au lendemain de la prise d'otage, au cours de laquelle une forcenée armée a séquestré une infirmière pendant quatre heures, le syndicat a pourtant accusé la direction d'incurie au chapitre de la sécurité.Selon la présidente du syndicat, Nicole Mercier, le CLSC des Faubourgs tarde à appliquer des consignes de sécurité recommandées par la CSST.Faux, réplique Mme Spain, qui jure que la sécurité du personnel est au coeur des priorités de la direction.« Nous avons pris des dispositions depuis plusieurs mois pour resserrer la sécurité.Un comité ad hoc a été formé à l'automne.Un comité paritaire où siège un représentant de la CSST s'est mis en place en février, à la suite d'un incident au cours duquel un gardien a été menacé au couteau par un usager.Depuis, nous avons poursuivi les mesures que suggérait la CSST.» Le rapport de la CSST, émis le 2 février, suggère de restreindre les déplacements des usagers, d'assurer une présence double des gardiens, d'installer un détecteur de métal à l'entrée, de créer une ligne d'intervention d'urgence avec les policiers et de former un comité paritaire.« Le processus d'embauche d'un autre gardien de sécurité est en cours : le poste a été affiché deux jours avant l'incident, affirme Mme Spain.Nous avons doté le poste téléphonique du gardien d'une ligne d'urgence.Nous avons aussi commandé des walkietalkie pour les gardiens.Nous allons aussi voir à ce que les directives pour restreindre les déplacements soient appliquées avec un peu plus de suivi.» Quant au détecteur de métal, Mme Spain a soulevé le scepticisme des membres du comité avec cette mesure.« Je ne veux pas transformer le CLSC en forteresse.Il y a toujours un élément de risque.Il faut trouver l'équilibre entre l'accessibilité des services et la sécurité du personnel et des usagers.» ANDRÉ PRATTE Un comité d'experts britanniques vient de recommander que l'usage du téléphone cellulaire soit découragé chez les enfants.Ces spécialistes s'inquiètent des risques que pourraient poser les radiofréquences émises par cet appareil pour la santé des jeunes.« Dans l'hypothèse où les téléphones cellulaires auraient des effets néfastes qu'on n'a pas encore découverts, les enfants pourraient y être plus vulnérables parce que leur système nerveux est en plein développement, parce que les tissus de leur tête absorbent davantage d'énergie, et parce qu'ils seront exposés sur une plus longue période de temps », écrit le comité dans un rapport publié à Londres.« Nous croyons, conformément à l'approche prudente que nous préconisons, que l'usage répandu des téléphones mobiles par des enfants devrait être découragé sauf pour les appels essentiels.De plus, l'industrie du téléphone mobile devrait éviter de faire la promotion de l'usage de leurs produits par les enfants.» L'Independent Expert Group on Mobile Phones (IEGMP) a été formé par le gouvernement de Grande-Bretagne pour faire le point sur la recherche scientifique portant sur les effets des téléphones cellulaires sur la santé.Il est composé d'une douzaine de chercheurs de haut niveau, dont le docteur Michael Repacholi, un des grands spécialistes de la question dans le monde.Au cours des dernières années, les médias ont fait largement écho à certaines études indiquant que les radiofréquences émises par les appareils cellulaires pourraient avoir des effets délétères, à commencer par des maux de tête, allant jusqu'au cancer, en passant par des troubles de mémoire.« La recherche tend à montrer que l'exposition aux radiofréquences à des niveaux respectant les normes ne causent pas d'effets néfastes pour la santé de la population en général », concluent pour leur part les experts britanniques, qui ont passé au peigne fin des centaines d'études.Certes, quelques travaux ont laissé croire que des effets négatifs pouvaient exister, mais selon le comité d'experts, certaines des études les plus souvent citées par les médias comportent des failles méthodologiques importantes.De plus, leurs résultats n'ont pu être reproduits par d'autres chercheurs.Reste qu'un certain nombre de recherches indiquent que les radiofréquences émises par les téléphones mobiles provoquent des réactions biologiques chez les animaux, notamment au niveau des cellules.Qui dit réaction biologique ne dit pas nécessairement conséquence négative pour la santé (l'exercice physique, par exemple, provoque aussi des réactions biologiques).Mais ces résultats amènent les experts britanniques à recommander une approche prudente, autant aux usagers qu'à l'industrie et au gouvernement.« Il n'est pas possible pour l'instant de dire que l'exposition aux radiofréquences, même à des niveaux inférieurs aux normes nationales, ne comporte aucun risque potentiel pour la santé », soulignent- ils.Une clientèle prometteuse L'industrie canadienne a accueilli avec scepticisme la recommandation de l'IEGMP relative aux enfants.Le vice-président exécutif de l'Association canadienne des télécommunications sans fil, Roger Poirier, souligne que le comité britannique n'a pas précisé de quel groupe d'âge il parle.« Ils disent children, mais est-ce que ça veut dire 10 ans, 12 ans, ou 16 ans ?» M.Poirier concède que les adolescents représentent une clientèle prometteuse pour l'industrie.« Les prix baissent, la technologie devient abordable pour les adolescents, et ils ont un mode de vie qui se prête très bien à l'usage de la technologie sans fil.» Un sondage Léger & Léger réalisé l'automne dernier pour Bell Mobilité a révélé qu'à peine 2 % des Québécois âgés de 15 à 17 ans sont propriétaires d'un téléphone cellulaire.Des vendeurs interrogés par La Presse confirment que les adolescents ne représentent encore qu'une minuscule partie de leur clientèle.À Santé Canada, le responsable du dossier, Robert Bradley, a souligné qu'il n'y a pas de preuve scientifique quant aux effets des cellulaires sur la santé des jeunes.« L'approche proposée par le comité britannique est pleine de bon sens, et elle peut certainement inspirer les décisions des individus.Un comité peut faire ce type de recommandations, mais à Santé Canada, nous ne pouvons pas le faire parce qu'il s'agit de simples suppositions.» Selon l'IEGMP, un danger des téléphones mobiles a été bel et bien établi : le risque d'accidents de voiture.À cet égard, il souligne que les systèmes mains-libres ne semblent pas réduire les probabilités d'accident : le conducteur a peut-être les deux mains sur le volant, mais il reste tout aussi distrait par la conversation.« On devrait dissuader les conducteurs d'utiliser leur téléphone cellulaire lorsque leur voiture est en mouvement, et ce même s'ils possèdent un système mains-libres », soutient le comité.Des spécialistes s'inquiètent des risques que pourraient poser les radiofréquences émises par cet appareil pour la santé des jeunes. 1LP0699A0515 A6 LUNDI 1LP0699A0515 ZALLCALL 67 09:13:37 05/15/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Politique Hydro-Québec International va rater sa cible Tout est possible à Saint-Jean DENIS LESSARD envoyé spécial, BUENOS AIRES Hydro-Québec ne parviendra pas à atteindre la cible qu'elle s'était donné quant aux investissements à l'étranger.Hydro, qui promettait 1,2 milliard d'investissements en cinq ans, n'a même pas atteint 300 millions à mi-parcours.« Les premiers mois d'Hydro- Québec international ont été très laborieux », soulignait hier le président de la Société, André Caillé.« On visait 500 millions environ d'investissements par année, on en a fait 300 en deux ans.on n'est pas là, on a pris un retard », déplore le grand timonier d'Hydro.L'objectif du plan stratégique de 1998-2002 ne sera donc pas atteint.Le chiffre a été maintenu lors du dernier programme mais « il faudrait ramer passablement pour y arriver », prédit M.Caillé.M.Caillé avait décidé de refaire complètement, il y a six mois, la structure du bras international d'Hydro, constatant qu'il ne portait pas suffisamment de fruits.Jusqu'à l'an dernier, Hydro-Québec international montait complètement ses dossiers, du financement jusqu'aux questions techniques, ce qui entraînait un chevauchement de la structure existante d'Hydro-Québec.« Dans tous les domaines, cela demandait la même expertise que les unités d'affaires d'Hydro, on avait tout en double et c'était très laborieux », résume M.Caillé.Sur plus de deux ans, HQI n'a dégoté que six projets, d'une valeur de moins de 300 millions.« On prenait clairement du retard », dit M.Caillé, qui sera à Lima mardi, pour inaugurer l'un de ces projets \u2014 la construction d'une ligne de transmission dans les Andes.« On avait une compétition internationale féroce pour ce projet et on a tout de même soumissionné à 30 % moins cher que nos compétiteurs », lancet- il.Pour l'occasion, et comme il fait froid près de Lima, M.Caillé compte porter à nouveau un de ses fameux « cols roulés » marqués du sigle d'Hydro, auxquels il n'avait pas retouché depuis le grand verglas de 1998.Une cinquantaine d'employés québécois travaillent actuellement sur le chantier.Ce contrat péruvien risquait de ne pas être livré à temps.Il doit être en opération le 30 juillet, et cette échéance sera respectée, pour éviter de coûteuses pénalités.« HQI, j'ai décidé de m'en occuper moi-même », lancera le président d'Hydro.Il nie les rumeurs voulant que le torchon brûle entre lui et le président de HQI, l'ex-ministre Michel Clair, devenu depuis vice-président aux « projets spéciaux ».Depuis que le couperet est tombé, le nombre des employés de HQI est passé de 100 à 10, essentiellement des « démarcheurs » qui ont pour mission de dénicher des marchés à travers le monde.« Maintenant, on a la même structure que SNC ou d'autres grandes firmes.Même dans d'autres pays, les producteurs d'énergie fonctionnent comme la nouvelle structure de HQI », explique M.Caillé.La survie de HQI est déterminante pour le Québec, croit-il.« La pérennité de l'électricité au Québec passera par l'international », prédit M.Caillé.HQI est actuellement dans six pays, avec des projets d'une cinquantaine de millions.Elle produit de l'hydro-électricité en Chine, en Amérique centrale et au Sénégal.Elle a des contrats de transport en Australie et au Pérou.Tout au plus deux autres endroits peuvent être considérés : on examine l'Inde, et on veut un projet en Europe de l'Ouest.Pas question de se disperser davantage, promet M.Caillé.Pour lui, Hydro doit dépasser le réflexe traditionnel, soit de se contenter d'injecter des fonds dans un projet et de créer des filiales dans des pays.Hydro pourrait, en s'appuyant sur des actifs tangibles, devenir « courtier » en énergie.En Argentine par exemple, « même si on s'alignait avec d'autres pour faire des turbines on ne serait pas avancés », laisse-t-il tomber.Dans l'axe de Sao-Paolo du Brésil et de Buenos Aires en Argentine, le potentiel est extraordinaire, expliquet- il.En Argentine, où on achève de privatiser le réseau d'hydro-électricité, des opportunités sont évidentes.Une réserve pompée de 700 mégawatts, comme celle de Buenos Aires, peut être intéressante.Elle permet d'avoir de l'énergie à vendre au moment précis où les prix sont bons.Accablée par les dettes, l'Argentine a été forcée par le Fonds monétaire international de privatiser son réseau électrique, à partir du début des années 1990.« Ils sont clairement un peu tristes maintenant.Ils se rendent compte que s'ils n'avaient pas vendu, la valeur de ces actifs aurait probablement doublé ou triplé depuis », résume M.Caillé.Presse Canadienne SAINT-JEAN, Terre-Neuve Les électeurs de Saint-Jean- Ouest seront témoins aujourd'hui d'une situation jamais vue en 24 ans : une élection fédérale complémentaire qui, dans leur circonscription, ne soit pas gagnée d'avance.Ce comté est d'ordinaire une moisson facile pour le Parti conservateur.Les conservateurs ont en effet occupé le siège au cours de 37 des 51 dernières années.Mais alors que la campagne électorale prend fin, avec un Joe Clark qui se dépense pour préserver ce qui reste d'unité à un parti ébranlé, de nombreux électeurs envisagent un changement.Ce sont normalement les libéraux qui devraient bénéficier de cette allégeance conservatrice vacillante.Mais ce n'est pas le cas cette fois-ci.Une récente enquête téléphonique, menée auprès de 800 résidants du comté, révèle que la conservatrice Loyola Hearn est en tête avec 27 % des suffrages, mais qu'elle est chauffée par le libéral Anthony Sparrow (25 %) et le néo-démocrate Greg Malone (19 %).Seul Frank Hall, de l'Alliance canadienne (2,3 %), n'aurait aucune chance de l'emporter.Ce sondage, dont la marge d'erreur est de plus ou moins 3,4 % 19 fois sur 20, a toutefois été administré il y a deux semaines \u2014 ce qui, en situation d'élection partielle, représente de l'histoire ancienne.Ainsi, selon des commentateurs de la scène politique, l'ancien comédien Greg Malone (NPD) aurait quelque chose qui fait défaut aux autres prétendants.Dans la mesure où les élections partielles suscitent généralement de faibles taux de participation, cette organisation pourrait faire la différence.En 1976, date de la dernière élection partielle dans Saint- Jean-Ouest, John Crosbie, l'a emporté et a dominé le comté au cours des 17 années suivantes.PHOTO AP Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, en compagnie du gouverneur de Cordoba, Jose Manuel de la Sota. 1LP0701A0515 A7 - LUNDI 1LP0701A0515 ZALLCALL 67 00:35:49 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 7 En attendant le 24 juin.Les déclarations de Joe Clark n'ont rien pour revigorer des troupes inquiètes et découragées VINCENT MARISSAL QUÉBEC Joe Clark aime bien rappeler qu'il compte parmi ses plus fidèles supporters l'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa, Jacques Martin, son beau-frère.Le coach d'Ottawa lui a retourné la politesse, la semaine dernière, lors d'un dînerbénéfice du parti dans la capitale fédérale, comparant sa carrière à celle du chef conservateur.Ténacité, leadership et honnêteté, a martelé Jacques Martin pour décrire les deux carrières.Il aurait pu ajouter que, comme ses Sénateurs, les conservateurs ne sont pas assurés de rester toujours à Ottawa.Et que, comme celle de plusieurs équipes au moment critique d'une saison, la destinée du parti de Joe Clark dépend d'abord de la défaite de ses adversaires.L'adversaire, pour le moment, c'est l'Alliance canadienne (AC), le nouveau parti de la droite dont l'ombre a plané au-dessus du congrès conservateur tout au long de la fin de semaine, à Québec.Tous les conservateurs présents à Québec ont tracé un X sur le 24 juin de leur calendrier, la date du premier tour de l'élection à la chefferie de l'AC, en priant pour que Preston Manning obtienne plus de 50 % des voix.Sinon, tout peut arriver au deuxième tour, deux semaines plus tard, le pire scénario pour les Bleus étant le couronnement de Tom Long.Le jeune stratège ontarien a déjà démontré tout le mal qu'il peut faire aux conservateurs en leur soutirant militants et bailleurs de fonds.Il est vrai que les « mercenaires » de l'Alliance canadienne envoyés en service commandé à Québec, Tom Long et Stockwell Day, n'ont pas fait les ravages appréhendés par les conservateurs eux-mêmes.Riche et bien organisée, l'équipe de Tom Long a installé sa cour dans une suite d'hôtel située à quelques mètres du congrès conservateur.Mais elle a surtout démontré qu'elle attire davantage les journalistes que les militants de Joe Clark.Quant à Stockwell Day, il a bien envoyé son attachée de presse, mais son organisateur au Québec, Gérald Latulippe, se trouve actuellement à l'autre extrémité du continent, en mission économique avec Lucien Bouchard en Argentine et au Chili.Pas de quoi effrayer la garde rapprochée de M.Clark.Mais il ne faudrait pas conclure pour autant que la menace est passée.D'autres rameurs conservateurs quitteront le bateau de Joe Clark dans les prochains jours, peut-être même leur seul député ontarien, Jim Jones.Les défections viendront aussi de Chicoutimi, où de vieux organisateurs bleus imiteront cette semaine leur député André Harvey et quitteront le PC.« Ce n'est pas l'exode dont parle les médias », ont répété toute la fin de semaine les fidèles conservateurs, peut-être plus pour se rassurer eux-mêmes que pour convaincre les médias.« Il vente, il vente fort, mais on a des racines profondes », ajoute avec philosophie le sénateur Pierre-Claude Nolin.Comme pour contredire ses aînés, un jeune délégué tentait de se faire élire à l'exécutif de la commission jeunesse, jeudi, en hurlant dans le micro que la « saignée » doit prendre fin.Les déclarations de Joe Clark à ce propos ne sont pas de nature à rassurer des militants déjà inquiets, parfois même franchement découragés.Demandez-lui s'il est satisfait de l'état de l'organisation dans les comtés, il vous répondra : « Non, il nous reste beaucoup de travail à faire » avec sa franchise désarmante.Pourtant, il admet lui -même que des élections pourraient avoir lieu dans moins de six mois.Il vous dira aussi que son parti est désuni, que l'argent manque, qu'il perdra peut-être l'élection partielle dans Saint-John (T.- N.) aujourd'hui et que d'autres députés pourraient se joindre à l'AC.M.Clark avait une chance en or de remotiver ses troupes et d'attirer sur lui les projecteurs en annonçant qu'il se présentera bientôt dans une élection partielle, gracieuseté de l'un de ses députés prêt à lui céder son siège.Il ne l'a pas fait, loin de là, cultivant plutôt l'ambiguïté en disant que, d'une façon ou d'une autre, il a l'intention de siéger aux Communes à l'automne.Les hésitations et les questions existentielles du chef déteignent sur les troupes.Bien sûr, les anciens ministres John Crosbie, Sinclair Stevens, Monique Landry ou Bernard Valcourt sont venus appuyer M.Clark au cours du week-end, mais on ne peut pas vraiment parler de relève en vue de la prochaine élection.Sans compter que plusieurs d'entre eux traînent avec eux des relents des pires années des gouvernements Mulroney.Parlant de Brian Mulroney, son fils Ben a fait une visite très remarquée et même digne d'une vedette dans la famille conservatrice, mais ce n'est pas lui non plus qui relancera le parti.Le congrès de la fin de semaine aurait aussi pu être l'occasion de présenter des recrues, une relève de la génération de Tom Long et de Stockwell Day.Un Michael Fortier, par exemple, ce jeune avocat de Montréal parfaitement bilingue et doté d'un indéniable talent politique.M.Fortier s'est présenté à la chefferie conservatrice en 1998, mais il ne semble pas prêt à replonger dans l'arène d'une élection générale.En fait, aucun des jeunes candidats qui se sont présentés avec Jean Charest en 1997, certains avec brio, n'est prêt aujourd'hui à replonger.« Je ne veux pas être une looser toute ma vie », résume l'une d'elle.C'est là le principal problème de Joe Clark, à moins d'un an de l'élection : tout le monde l'aime et le respecte, mais personne ne veut aller à la guerre pour lui.Jacques Martin, qui a déjà connu des heures sombres derrière le banc des Sénateurs, pourrait sûrement l'entretenir de l'art de relancer une attaque.Pour le moment, Joe Clark semble plutôt être sur le point de confirmer la théorie selon laquelle en politique, comme au hockey, les bons gars finissent toujours derniers.PHOTO PC Joe Clark se gagne plus de sympathies que d'appuis.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 FONT 1LP0801A0515 a08 lundi 15 mais 2000 1LP0801A0515 ZALLCALL 67 00:31:59 05/15/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Actualités Dayron, qui vit dans Centro Habana, n'a que trois ans mais sait fort bien qui est Elian Gonzalez.PHOTOS RIMA ELKOURI, La Presse © Du rhum, des femmes, du rêve Voici la dernière tranche de notre série sur Cuba, le pays du naufragé le plus célèbre du monde.Quand Juan se promène sur le Malecon, la promenade de bord de mer de La Havane, il déshabille du regard toutes les femmes.L'opération n'est pas très ardue.La moitié du travail est déjà fait.La mode sur ce boulevard à la sensualité débridée, c'est court, moulant, sexy.« La seule chose qui me plaît dans ce pays, ce sont les femmes », dit-il, d'un ton sérieux.Juan a 28 ans.Il vit dans un taudis du quartier populaire de Centro Habana, tout au bout d'un escalier en colimaçon casse-cou.Il a une femme, deux enfants, on ne sait combien de maîtresses.Deux chats, aussi, et un chien.Juan se dit révolutionnaire.« Mais à ma façon », dit-il.Il n'est pas de ceux qui ont agité avec fébrilité le drapeau cubain le 1er mai, jour de la Fête du travail.Il n'a plus de travail.Plus rien à fêter.Il a déjà décroché un boulot dans un hôtel de Playas del Este.Il a déjà fait du vélotaxi, trimbalant à la sueur de son front des touristes aux quatre coins de cette Havane à la fois décolorée et charmante.Les « bonnes journées », il empochait cinq ou six dollars US.Mais il a dû laisser tomber, le coût du permis étant trop élevé.Sur le toit de son taudis, Juan élève des pigeons et un cochon qu'il compte engraisser jusqu'au jour de l'An.Comme ces gamins de La Havane qui jouent au baseball, sport national, avec un vieux bout de bois et n'importe quel objet, rond ou pas, en guise de balle, Juan se débrouille avec deux fois rien.Cadet d'une famille de neuf enfants, la Révolution lui a permis d'aller à l'école.Comme son fils de 10 ans, qui enfile tous les matins ses pantalons rouges, son chemisier blanc et son foulard rouge pour aller à l'école, il a appris de José Marti, héros de l'indépendance, qu'un enfant doit travailler, étudier, être fort pour aider sa patrie.Aider sa patrie, c'est bien beau, mais il faut d'abord manger, dit-il.Quand il a épuisé les vivres auxquelles lui donne droit sa libreta, son carnet de rationnement, il se tourne vers les dollars de secours, gracieuseté de la tante de sa femme qui habite en Floride.Ce genre d'aide de la part de familles cubaines en exil, rendue possible depuis que Fidel Castro a légalisé, en 1993, la devise américaine, est monnaie courante.On l'estime à 900 millions US par année.« Ce qu'on nous donne avec la libreta, ça suffit à peine pour quinze jours », soupire Juan, en tournant avec dépit les pages jaunies de son carnet.Après deux semaines, il faut donc se débrouiller.Le marché noir prospère.En plus de faire parvenir des sous à ses proches, la tante floridienne envoie tous les mois, si la poste cubaine le veut bien, des photos, avec toujours des gros becs à l'endos.« Me voilà au sommet de l'Empire State Building », écrit-elle au verso d'une photo prise lors d'un voyage à New York.« Je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour monter si haut », ajoute-t-elle.Juan regarde à l'horizon.Il hume l'air du large auquel se mêlent des vapeurs de diesel du grouillant boulevard Malecon.De l'autre côté, à moins de 140 km, la Floride.Il dit comprendre ceux qui risquent leur vie sur une balsa (un radeau) pour atteindre les côtes américaines.« C'est la preuve que le système ne fonctionne pas », dit-il, en évoquant l'affaire Elian.Les seules qui peuvent vivre bien, ici, ce sont ceux qui ont accès à la divisa, aux dollars US.Et encore, dit-il.Et l'école gratuite pour tout le monde, alors ?Et le système de santé, un des plus efficaces selon les données de l'Organisation mondiale de la santé ?« À quoi ça sert d'avoir des hôpitaux gratuits, s'il n'y a pas de médicaments quand mon fils tombe malade ?demande-t-il.Pour les opérations compliquées, pas de problème ici.Mais les petits problèmes de tous les jours.Aye ! » N'est-ce pas en partie à cause de l'embargo américain ?Juan hausse les épaules.« La politique, ça ne m'intéresse pas.Ce que je sais, c'est que le système ne fonctionne pas.» « Je te le dis.La seule chose que j'aime ici, ce sont les femmes », répète-t-il, en fixant les vagues qui viennent saluer les remparts lézardés du Malecon.Rima Elkouri envoyée spéciale, LA HAVANE La chasse à l'étranger RIMA ELKOURI envoyée spéciale, LA HAVANE « Beau Cubain cherche étrangère, prête à se marier.But : quitter Cuba.» Cette annonce n'est certainement pas le genre de truc qu'on lirait dans le Granma, le journal officiel du Parti communiste à Cuba.Mais dans les yeux de bien des Cubains et Cubaines, on le voit écrit noir sur blanc.On fait tout pour séduire l'étranger et surtout l'étrangère.On lui offre deux gardénias, trois s'il le faut.On lui sussure des mots doux.On s'amourache.Tous les prétextes sont bons pour entamer une discussion et, qui sait, gagner un passeport vers l'étranger.« Vous êtes Italienne ?Ah ! J'ai un ami en Italie.Vous êtes Canadienne ?Ah ! J'ai un ami au Canada.Vous êtes des îles Moukmouk, ah.» Souvent, on ne s'encombre pas de supercherie romantique et on met tout de suite cartes sur table.On négocie.« Je m'occupe de tout : le séjour à Cuba, le mariage.Elle n'a qu'à venir.Et nous repartirons ensemble », dit Ernesto, 38 ans, qui est cuisinier dans un hôtel de Centro Habana.« Je travaille dans le tourisme.J'ai un job parmi les mieux payés à Cuba.Mais je n'arrive même pas à joindre les deux bouts.Je veux partir », insiste-t-il.Parfois, des étrangers flairent là une bonne occasion d'amasser un magot.« Un Espagnol a déjà voulu me faire payer 4500 $ US pour me permettre de l'épouser et de partir avec lui, confie Matilda, une architecte de La Havane, dans la quarantaine.Pour lui, c'était comme une business.Ça paraît bizarre.Mais à Cuba, il n'y a rien de plus normal.» « Si tu as des aspirations, tu ne peux vraiment t'épanouir ici », poursuit celle qui dit étouffer à Cuba.Pourquoi ?« Il n'y a pas de libertés individuelles.Tout est politique.Il y a une double morale.On ne peut rien critiquer.Je dois toujours dire à ma fille de 10 ans : « Ne répète surtout pas à l'école ce que maman dit à la maison.Dans l'île de Fidel Castro, on ne badine pas avec la dissidence.Selon la Constitution cubaine, la « trahison de la patrie » est le plus grave de tous les crimes.Le code pénal prévoit entre un et sept ans de prison pour qui manifesterait un manque de respect à l'égard des autorités.Parfois, un simple commentaire peut avoir de fâcheuses conséquences.Une bibliothécaire de la Casa de las Américas \u2014 une institution fondée par Che Guevara et dédiée à l'étude et à la promotion des cultures latino-américaines et des Caraïbes \u2014, a perdu son emploi parce qu'elle a recommandé à quelqu'un Tres Tristes Tigres, un roman de l'écrivain Guillermo Cabrera Infante, qui a été forcé de quitter Cuba en 1963.Oui, c'est vrai, remarque Matilda, tous les enfants cubains apprennent gratuitement à lire et à écrire, ce qui est formidable en soi.En revanche, ils ne peuvent pas lire ce qu'ils veulent.Seulement ce que le parti veut.Oui, c'est vrai, le système de santé est excellent, les médecins, parmi les meilleurs au monde.« Mais va essayer de trouver une aspirine à la pharmacie.» dit-elle.Matilda veut partir.Et elle partira.Non, elle ne va pas se marier avec un Espagnol.Non, elle n'est pas prête à risquer sa vie et celle de sa fille sur un radeau.Elle a trouvé mieux, du moins, elle l'espère.En mars, elle a gagné à la fameuse loterie américaine (chaque année 20 000 visas sont délivrés au hasard à des Cubains désirant faire le saut aux États-Unis).En octobre, Matilda a rendez-vous à la Section des intérêts américains, tout près de la nouvelle tribune anti-impérialiste de La Havane, face à la mer.Elle se croise les doigts.\u2014 FIN \u2014 « Messieurs les impérialistes, nous n'avons absolument pas peur de vous ! » crie à l'oncle Sam un soldat cubain, sur cette célèbre affiche du boulevard Malecon, à La Havane. 1LP0901A0515 A09, lundi, entrevue 1LP0901A0515 ZALLCALL 67 00:32:52 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 9 Entrevue avec.Madeleine Careau Notre-Dame de l'OSM Dans le milieu artistique québécois, Madeleine Careau, la nouvelle directrice de l'OSM, a longtemps eu deux surnoms.D'abord miss Gala, pour tous les galas qu'elle a organisés et parrainés, dont le tout premier gala de l'ADISQ, celui des Gémeaux et le gala d'ouverture de TQS, où elle a conçu la première grille de variétés du maestro Guy Fournier.À miss Gala s'ajoute l'Affaire culturelle, utilisé principalement par son ami André Gagnon en référence au séjour de Careau au ministère des Affaires culturelles, à titre de chef de cabinet de Clément Richard.En prenant les commandes administratives de l'OSM, Madeleine Careau a hérité d'un troisième surnom : madame Plamondon, surnom chuchoté par les mauvaises langues qui refusent d'oublier que la directrice vient du monde pop et non symphonique et qu'avant d'« épouser » Charles Dutoit, elle était « mariée » professionnellement avec Luc Plamondon.Ces surnoms font évidemment rigoler Madeleine Careau, qui s'empresse de rappeler qu'avant d'être madame Plamondon ou miss Gala, elle était miss Orchestre de Québec.À sa sortie de la faculté de sciences politiques de l'Université Laval, Careau a en effet été pendant cinq ans directrice des communications à l'OSQ, et a même travaillé avec le jeune Charles Dutoit.Malgré cela, la directrice de l'OSM n'est pas assez folle pour clamer que le classique n'a plus aucun secret pour elle.« Je suis sensible à la musique classique.J'en écoute régulièrement.J'aime le calme et la paix qu'elle m'apporte.Par moments, j'ai l'impression que cette musique essentiellement acoustique m'enlève 400 livres de pression.Mais je ne m'aventurerai jamais à dire que je connais ça.Non.Je n'ai pas cette prétention.» Qu'est-elle venue faire à l'OSM alors ?La réponse tombe, nette et précise.Elle est venue vendre un produit culturel auquel elle croit.La réputation internationale de l'OSM a beau être acquise, Madeleine Careau veut tout faire pour que cette réputation se maintienne et qu'elle ne décline pas avec l'usure et le temps.Elle veut surtout que l'OSM, le dernier orchestre nordaméricain qui enregistre encore des disques, continue à collectionner année après année des Grammys.Pas question par contre de négliger le mandat montréalais de l'orchestre.Madeleine Careau insiste sur ce dernier point.Son arrivée à l'OSM en février dernier, à la suite du départ de Michelle Courchesne, a été plutôt bien accueillie.Seul un journaliste de la Gazette a qualifié sa nomination de politique.Le reste du milieu n'a rien trouvé à redire sur une femme qui, sans être une exégète de Beethoven ou de Brahms, a fait ses preuves en tant que gestionnaire culturelle.Et s'il est vrai que Careau est proche du Parti québécois \u2014 proche au sens idéologique, insiste-telle \u2014 et que sa longue amitié avec Clément Richard, le président de la Place des arts, a dû peser dans la balance lors de sa nomination, elle était sans doute, par sa vaste expérience et par ses succès dans la gestion de produits culturels, la meilleure candidate pour l'OSM, peu importe l'idéologie et le parti.Il n'en demeure pas moins que dans le demi-monde de la musique classique, ceux qui ne la connaissent pas la perçoivent comme une redoutable femme de carrière, prête à imposer sa loi et à se débarrasser de tous ceux qui ne pensent pas comme elle.Pour la femme de carrière, on comprend.N'étant ni mariée, ni mère de famille, Madeleine Careau a consacré la majeure partie de sa vie à travailler et à se réaliser en travaillant.Au sujet du côté redoutable et autocrate, ceux qui la fréquentent depuis 30 ans, comme l'animatrice Anne-Marie Dussault, protestent.« Madeleine est avant tout une femme d'équipe, qui sait s'entourer, déléguer et motiver.Elle n'est pas autoritaire.Elle est directe, nuancée.Et c'est surtout quelqu'un qui crée un esprit de famille partout où elle passe.» J'aurais tendance à donner raison à Anne-Marie Dussault.Pour avoir côtoyé Careau pendant mes années pop, j'ai gardé le souvenir d'une fille calme, consciencieuse, qui n'élève jamais la voix, qu'elle a douce et flûtée, une femme de l'ombre, réfractaire aux réflecteurs, très maternante et protectrice de ses « artistes » et amis.C'est exactement la même fille qui s'est amenée au café du Ritz où je lui avais donné rendez-vous en me disant que le lieu allait bien avec ses nouvelles fonctions, mais aussi avec son tempérament.Avant de s'exiler à Paris, elle venait souvent déjeuner ou luncher au Ritz.Et elle adorait ça.« Je n'ai jamais eu de période granole.J'ai toujours aimé les belles choses.Même à l'université, en 68, j'avais les cheveux attachés et des petites boucles d'oreilles bcbg », raconte- t-elle sans snobisme aucun.Elle raconte aussi qu'en visitant le cegep de Sainte-Foy où elle avait décidé d'étudier, elle fut proprement affolée par le relâchement de la faune étudiante, qu'elle découvrit affalée dans les couloirs.« Même si j'en avais marre des frères des écoles chrétiennes, je suis partie m'inscrire au Collège des Jésuites en courant.» Née le 11 avril à Cap-de-la-Madeleine, dans une famille de cinq enfants, elle est l'aînée des deux filles de Robert Careau, un entrepreneur en construction, et de Berthe Leblanc, une institutrice au primaire.Très vite, elle s'est sentie à l'étroit à Cap-de-la-Madeleine.L'une de ses soeurs lui a d'ailleurs rappelé qu'un jour, elle avait pris ses deux cadettes à témoin et leur avait déclaré d'un air magnanime : « Ne vous inquiétez pas les filles, je vais vous sortir d'ici, je vous le promets.En fin de compte, ce furent ses parents qui sortirent la famille du Cap et l'entraînèrent à Québec.À la fin du cegep, Careau sentit monter en elle l'appel de la médecine.Elle se voyait bien en docteur Careau, courant à droite et à gauche à l'urgence, ou alors en cavale avec Médecins sans frontières.Pour se préparer, elle décrocha même un emploi d'été à la faculté de médecine.Mais le conservatisme à outrance des étudiants et leurs protestations contre l'implantation du régime d'assurance-maladie, qui était en gestation, la firent déchanter.L'automne suivant, elle opta plutôt pour les sciences politiques à l'Université Laval.Avec des professeurs comme Claude Morin, Vincent Lemieux et Léon Dion, celle qui passait déjà pour une meneuse aurait dû normalement avoir la piqûre pour la politique.Il n'en fut rien.Au bout de trois ans de cours qu'elle trouva néanmoins passionnants, elle ne savait toujours pas ce qu'elle allait faire dans la vie.Une rencontre fortuite dans un couloir de l'université l'amena à recruter bénévolement pour les Grands Ballets canadiens.Elle travailla l'été suivant à l'Expo-théâtre pour eux.Elle fit si bien que son nom commença à circuler dans les milieux culturels à Québec.C'est ainsi qu'elle décrocha le poste de directrice des communications de l'Orchestre symphonique de Québec.Elle y resta cinq ans, tout comme elle semble être restée cinq ans partout où elle est passée.À l'exception d'un séjour de deux ans au cabinet de Clément Richard et de huit mois à TQS, Madeleine Careau a marché par cycles quinquennaux, que ce soit à l'OSQ, au Festival d'été de Québec, à la présidence de l'ADISQ, aux productions Gilbert Rozon ou aux productions Plamondon.« Dans le fond, je suis quelqu'un d'infidèle, dit-elle.Je n'ai jamais signé de contrat avec quiconque, même pas avec l'OSM.C'est pas dans ma nature.J'aime être libre de partir quand je sens que ça ne va plus.» Et à Paris l'année dernière, ça n'allait plus.Plus du tout.Pas avec Luc Plamondon, qui est toujours un ami et qui ne voulait pas qu'elle parte.Avec tout le reste.« Il y a dix ans, quand j'ai quitté Montréal, vivre à Paris était un rêve.Je m'en allais vers la mère patrie en étant convaincue que j'étais française.Quand je m'y suis installée, j'ai découvert à quel point j'étais nord-américaine.J'avais un appartement spacieux et lumineux, des amis et tout, mais je travaillais à la vitesse grand V.Paris, je l'ai surtout vue à la noirceur, le matin en partant travailler et le soir tard, en rentrant.À la fin, Paris pour moi n'était plus qu'une ville stressante, surpeuplée et paralysée par des grèves constantes.» Du côté de Notre-Dame de Paris, tout allait pour le mieux, d'autant plus que Careau venait de négocier la vente des droits mondiaux au producteur Charles Tala.« De sorte, poursuit-elle, que je n'avais plus rien à faire tant que Luc n'écrivait pas une nouvelle comédie musicale.Dans tous les cas de figure, j'étais en attente de l'artistique, et attendre en me tournant les pouces ou en me faisant les ongles, ce n'est pas mon genre.» L'offre de l'OSM est arrivé au bon moment.Parce que Careau s'ennuyait du Québec mais aussi parce qu'elle voyait poindre ses 50 ans et qu'elle avait subitement besoin d'un grand changement dans sa vie.Aujourd'hui, Madeleine Careau clame qu'elle n'a jamais été aussi heureuse.Tous les matins, elle se lève avec l'entrain qu'elle avait perdu à Paris.Elle n'est toujours pas mariée, ni en ménage avec quelqu'un.Elle n'a toujours pas d'enfants mais elle a de bons amis, des neveux et des nièces, et surtout elle a Montréal, cette ville qui, entre Cap-de-la-Madeleine, Québec et Paris, représente pour elle un modèle urbain idéal.Évidemment, dans cinq ans, l'infidèle en elle sera peut-être tombée en amour avec une autre ville, une autre musique, un autre orchestre.En attendant, la directrice de l'OSM est en lune de miel.Nathalie Petrowski PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Madeleine Careau veut surtout que l'OSM, le dernier orchestre nord-américain qui enregistre encore des disques, continue à collectionner année après année des Grammys.La réputation internationale de l'OSM a beau être acquise, Madeleine Careau veut tout faire pour que cette réputation se maintienne et qu'elle ne décline pas avec l'usure et le temps. 1LP1001A0515 1LP1001A0515 ZALLCALL 67 00:33:22 05/15/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 technologie@lapresse.ca Que veulent les criminels du Web?Deux fois au cours des dernières semaines, le réseau Internet a été la cible d'attaques majeures.En février, un adolescent\u2014 connu sous le pseudonyme de Mafiaboy \u2014a stoppé pendant quelques heures les activités de sites consacrés au commerce électronique.Le virus ILOVEYOU a ensuite contaminé le courriel de millions d'utilisateurs aux quatre coins du globe.La cybercriminalité fait désormais partie de nos vies.Aujourd'hui, à Paris, s'ouvre une conférence sur la sécurité et la confiance dans l'utilisation des technologies de l'information.Organisée par le G8, elle réunira durant trois jours des diplomates, des policiers et des représentants des entreprises privées.Tous ces gens seront à la recherche de solutions afin d'améliorer la sécurité dans le cyberespace.À cette occasion, La Presse vous propose un dossier sur cet enjeu.Adresse http://www.beausite.com xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xx xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xx x xxxx x xxx xxx xx xx x xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xx x xxxx x xxx xx xxx xxx xx xxx xxxx x x dresse http://www.banque.net/ Banque.Net x x x x x x x x x xx xx x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x xxx x xxx xxx xxx xxx xx Adresse http://www.Achat.fr Enter your code : x x x x x x x x x xx xx x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x xxx x X X Va l i d Laurence Saubadu Coucou, .c'est EXPIRE A FIN 01/05 carte bleue moi Montrer qu'ils savent \"casser\" les codes d'accès Laisser une trace de leur passage Vandalisme ou opération idéologique Acte de malveillance (contre un concurrent) Intercepter des numéros de cartes bancaires S'emparer de listes de clients Modifier les barèmes pour acheter à bas prix Chantage à la destruction L'exploit technique La destruction Le profit Cyberpirates leurs motivations Éric Bernatchez collaboration spéciale La semaine dernière, il suffisait de taper « www.fbi.org » dans son navigateur pour tomber sur une page Web étonnante : « Le site du FBI a été attaqué le 15 avril, nous faisons enquête », pouvait-on y lire.Le FBI lui-même victime des pirates informatiques ?Et pourtant, il s'agissait de farceurs qui se sont appropriés ce nom, qui porte à confusion.La « www.fbi.gov ».Le FBI fait actuellement enquête sur ce canular, mais cette anecdote illustre bien à quel point l'univers informatique est vulnérable.Tout n'est qu'information qui circule et, dès que quelqu'un trouve le moyen de mettre un boulon dans l'engrenage, il peut passer à l'attaque, qu'il soit un multimillionnaire ou un simple adolescent de l'Île-Bizard.C'est en partie cela qui motive les cybercriminels : le pouvoir que leur ordinateur met entre leurs mains.Par exemple, une des plus sérieuses attaques de 1999 serait l'oeuvre d'un farceur qui avait mal mesuré les conséquences de son geste.Ikenna Iffih, un étudiant américain de 28 ans, ne croyait peut-être que s'amuser quand il a envahi le système informatique de la NASA, s'en servant ensuite comme plate-forme pour attaquer celui du ministère de la Défense et y causer des dommages.Mais s'il est reconnu coupable, il risque 250 000 dollars d'amende et jusqu'à 10 ans de prison ! Heureusement, tous les cyberpirates ne poursuivent pas les mêmes objectifs.Dans la semaine du 1er mai, un crack a fait irruption dans le système de la compagnie Apache serveurs, le chef de file des serveurs Web basés sur Linux.Même s'il avait la possibilité de tout chambouler, l'intrus s'est contenté d'insérer une publicité de Microsoft sur la page d'entrée d'Apache : une sacrée farce puisque, en fait, les utilisateurs d'Apache conspuent généralement les produits de Microsoft.Devant un crack aussi modeste, le président de la compagnie était presque heureux, et soulignait que cet épisode lui avait fait découvrir de nouvelles failles dans son système : une sorte d'avertissement.Les Français ont d'ailleurs aussi leur sonnette d'alarme : l'équipe de Kitetoa.com, une bande de professionnels de l'informatique.Leur dernière proie a été le site Web du Réseau santé sociale, qu'utilisent les médecins pour accéder à des données sur leurs patients, et dont les failles ont permis à Kitetoa d'accéder entre autres à des comptes rendus de réunions classés confidentiels.Plutôt modestes au sujet de leur dernier exploit (1), les auteurs de Kitetoa se présentent surtout comme des bidouilleurs informatiques « chiens de garde », qui aboient quand la sécurité d'un site manque de sérieux.En fait, les cracks de l'informatique sont si différents les uns des autres qu'il y a même une terminologie pour les catégoriser : on appelle les plus pacifiques des cracks à « chapeau blanc » et les plus dangereux héritent du « chapeau noir ».Ils ont en général des buts moins politiques que pratiques.Certains, par exemple, piratent des systèmes pour y entreposer des logiciels et en faire une distribution illégale.L'Université de Sherbrooke a même été victime d'une attaque du genre.Comme il faut agir vite et que des logiciels, ça prend beaucoup d'espace, les pirates ont besoin d'une importante largeur de bande, une caractéristique qui les a attirés vers le système informatique de l'Université de Sherbrooke en février dernier.Mais le rôle des pirates pourrait devenir tout autre à mesure que les entreprises mal intentionnées réaliseront qu'elles peuvent affecter un compétiteur en détruisant ses données ou en provoquant une panne de ses serveurs.Nous sommes à l'aube d'un déplacement du crime.Les affaires passent de la rue au Web, le crime fait de même, et les forces de l'ordre doivent s'adapter.« Nous ne cherchons plus de policiers, nous cherchons des techniciens », déclarait l'an dernier le secrétaire général d'Interpol.Les cyberpirates ne garderont plus longtemps leur auréole folklorique et les crimes informatiques seront traités comme tous les autres crimes, car les gouvernements n'entendent plus à rire.Entre 1998 et 1999, les attaques recensées par le FBI ont plus que doublé, passant de 547 à 1154 cas ! (1) http : www.kitetoa.com/Pages/Textes/ Les\u2014Dossiers/Admins/cegetelZ.htm Protéger le Web contre les attaques L'évolution des technologies ne rend pas la partie facile BANK Patrice Deré Cybercriminels Criminel Intermédiaire Argent subtilisé, informations interceptées Paradis fiscal Falsification Détournement Transfert leurs procédés Falsification de moyens de paiement, de codes d'accès, comptes bancaires et adresses électroniques pour opérer de manière anonyme Intrusion dans des systèmes informatiques pour détourner des fonds ou des données confidentielles qui peuvent se monnayer Utilisation du cryptage et des réseaux informatiques pour échapper aux contrôles (police ou douane) DE/FROM : ARSENE.LUPIN @ ARNAQUE.COM Message ÉRIC BERNATCHEZ collaboration spéciale Au Canada, la Gendarmerie Royale (GRC) a constitué une unité spéciale d'enquête sur les crimes informatiques.Aux États- Unis, une institution complète, le National Infrastructure Protection Center a été mise sur pied en 1998 pour protéger les sites gouvernementaux.Les cybercriminels seront de plus en plus attendus avec une brique et un fanal.Mais l'évolution des technologies ne rendra pas la partie facile, reconnaît Jean-Pierre Roy, chef de l'unité des crimes informatiques de la GRC.« Avec des outils de navigation anonymes comme Freedom et les fournisseurs d'accès gratuits auxquels on peut s'abonner sans révéler sa véritable identité, il sera plus difficile que jamais de retracer les cybercriminels.» Cyberarchéologie Une fois un suspect appréhendé, l'ordinateur tombe entre les mains des enquêteurs, mais ceux-ci se retrouvent aux prises avec une bonne séance de cyberarchéologie.« Nous examinons actuellement l'ordinateur de Mafiaboy et, évidemment, il ne va pas nous dire où nous pouvons trouver des traces de ses méfaits », dit M.Roy.L'unité des crimes informatiques est composée essentiellement de policiers de la GRC qui s'intéressaient déjà à l'ordinateur, et ils en apprennent chaque fois qu'ils abordent un nouveau cas.« Nous voulons prendre de l'avance, être avant-gardistes sur cette question car il nous faut au moins deux ans pour former un enquêteur spécialisé dans le cybercrime », ajoute M.Roy.Si on tient compte du fait que, selon un rapport récent du ministère de la Défense, c'est du Canada que viennent (ou par où transitent) 80 % des attaques informatiques vers les États-Unis, les enquêteurs de la GRC auront du pain sur la planche ! Il faudra aussi apprendre à prévenir les attaques.Les nombreux trous révélés au cours des dernières années dans les logiciels populaires utilisés par les entreprises tracent un portrait sombre de la situation.« La sécurité est ignorée par les fabricants de logiciels », déclarait un expert universitaire au Congrès américain en mars dernier, soulignant que les fabricants mettent davantage l'accent sur le marketing.Cette absence de sécurité fait émerger de nouveaux gourous : eTrust, Recourse Technologies, Cyber Guard, Watch Guard ou Check- Point sont autant de « .com » qui offrent des logiciels de protection.Certains ont d'ailleurs vu leurs actions exploser au lendemain de l'attaque de février dernier sur CNN et d'autres sites.Après la préparation à l'an 2000, une nouvelle brèche dans la sécurité de l'univers informatique est en train de s'ouvrir.« De toutes les entreprises que nous avons évaluées, nous n'en avons jamais trouvé une qui soit parfaitement sécuritaire », dit Simon Perry, viceprésident sécurité chez Computer Associates, qui vend e Trust, un ensemble de logiciels de sécurité.Ce logiciel et ses compétiteurs permettent entre autres de détecter certaines intrusions illégales ou d'en pourchasser les auteurs au moment même de l'attaque, pour les retracer le plus tôt possible.eTrust travaille aussi à resserrer les critères internes d'accès aux données.« 70 % des attaques où des gens consultent des données sans permission impliquent en fait des employés », dit Simon Perry.On voit même apparaître des solutions matérielles plutôt que logicielles.Des fabricants lancent en effet des puces spéciales qui, couplées à un serveur Web, permettent de filtrer en temps réel des dizaines de milliers de demandes de connexion.Selon eux, cette ressource aurait pu empêcher l'attaque de déni de service de février dernier.Comment fonctionnent les cyberattaques L'attaque dont ont été victime Yahoo, CNN et d'autres grands sites Internet en février dernier porte un nom particulier dans l'univers du cybercrime : le « denial of service », ou « déni de service » en traduction littérale.Cette attaque, présumément menée par le Montréalais Mafiaboy et d'autres complices, est particulière entre autres parce qu'elle ne vise pas à tripoter l'information qu'il y a sur le site de la compagnie, ou à glaner de l'information confidentielle.Elle ne vise qu'à le faire tomber en panne.C'est du vandalisme.Pour provoquer une panne de « déni de service », il faut utiliser des ordinateurs qui envoient en même temps des tonnes de demandes de connexion, comme votre navigateur le fait chaque fois que vous vous connectez, par exemple, sur Yahoo ! Mais dans le cas d'une attaque, les demandes de connexion sont accompagnées d'une adresse de retour intentionnellement erronée.Le site Internet tente alors de confirmer la connexion mais le demandeur ne répond pas, et comme le site garde un trop grand nombre de connexions ouvertes en attendant une réponse, il est surchargé et tombe en panne.Les attaques plus conventionnelles fonctionnent tout autrement.Les pirates misent alors sur les failles connues du système UNIX ou LINUX ou des serveurs basés sur Windows, pour lesquelles des administrateurs de système d'entreprise ont oublié d'installer les logiciels de correction nécessaires.Certaines entreprises, faute de budget, n'ont même pas d'administrateur de système.Difficile donc de se tenir à jour.Le but des cracks : entrer par la porte d'en arrière ou obtenir frauduleusement un code d'accès pour pouvoir bidouiller les données, ou se servir de l'ordinateur comme « slave » ou « zombie », selon le jargon du milieu.Les zombies servent alors de plate-forme pour attaquer d'autres ordinateurs. 1LP1199A0515 A11 - LUNDI 1LP1199A0515 ZALLCALL 67 09:15:36 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 11 technologie@lapresse.ca Se brancher sur la vie urbaine Le Net, pratique pour l'exploration du village planétaire, rend aussi de fiers services pour visiter sa localité.Pour les sorties, le Web se révèle une source d'informations intarissable, plus faciles à trier que celles des quotidiens ou des magazines.Mais la vie urbaine, ce ne sont pas que les restos, le cinéma et le théâtre.C'est aussi une façon de vivre tous les instants.Le fonctionnement en mode citadin a des effets sur l'environnement et la santé que l'on croit, à tort, insurmontables.Par ailleurs, les activités sportives, les visites de musées, les promenades et l'appréciation du patrimoine urbain sont quelques-unes des activités à portée de souris.L'environnement urbain s'affiche en gros plan sur la Toile.Montréal Plus www.montrealplus.ca Annuaire des sorties à Montréal et dans ses environs, ce portail propose un moteur de recherche pour planifier des escapade dans la grande région métropolitaine.Avec les guides restaurants, bars, cinémas, musique, culture, magasinage, sports et hébergement, on a la prétention d'offrir toutes les informations pertinentes pour une sortie en ville.Les rubriques ont leurs propres fonctions de recherche multicritères, où chaque information est présentée selon des besoins personnalisés.Par exemple, le cinéma est répertorié selon le genre, les salles et les horaires.La sélection d'un restaurant vous permet de choisir en plus un bar, théâtre ou cinéma dans les environs.De multiples fonctions, comme la localisation géographique d'un resto ou d'un théâtre, l'achat de billets par l'entremise d'Admission et les horaires, donnent du relief à la recherche.Le ton manque un peu d'esprit critique et les pubs alourdissent le chargement, mais c'est un bon détour pour vivre l'urbanité comme Épicure l'aurait aimée.Le Guide restos Voir www.guiderestos.com On dénombre 4600 restaurants sur le territoire de la région métropolitaine et 3560 à Montréal, où 50 types de cuisine différentes sont offertes.Bref, les éléments pour faire de la ville un paradis gastronomique sont en place.Mais avec toutes ces tables, un peu de tri est de mise.La version Web du guide préparé par Voir recense plus de 600 tables à travers le Québec, dont 409 à Montréal seulement.Le site se démarque du guide papier à certains égards, par exemple par une fonction de recherche et en offrant des ajouts hebdomadaires à la liste des restaurants.Les coups de coeur des chroniqueurs sont publiés, ainsi que les récentes chroniques gastronomiques de l'hebdo culturel.Avec des clés de recherche comme les prix, l'origine de la cuisine, les quartiers ou le nombre d'étoiles accordées, on trouve rapidement un bon endroit pour s'exercer la fourchette.On indique les endroits où il est possible d'apporter son vin.En prime, bien sûr, les guides culturels de Voir.Un peu lourd comme site, par contre.La page Montréal www.pagemontreal.com Répertoire qui recense tout ce que la Toile compte, à Montréal et aux alentours, de sites sur les arts, la culture, les commerces, l'enseignement, la vie communautaire, l'immobilier, l'informatique, les musées, etc.Plus de 6500 sites répertoriés \u2014 les bons comme les mauvais \u2014, des calendriers d'événements et des suggestions de sorties sont parmi les ressources offertes.Montréal (1642-.) www.chez.com/montreal Petit site très propret qui fait la promotion de l'architecture historique de l'île de Montréal.À l'aide d'index de bâtiments publics, résidentiels, industriels ou religieux, on découvre ce que nos quartiers recèlent au plan de l'architecture historique.Musée des beaux-arts de Montréal www.mbam.qc.ca Que voilà un site complet pour apprécier les expositions et les collections.La Galerie virtuelle ne propose pas moins d'une vingtaine de collections.Un tour d'horizon des expositions permanentes et temporaires permet, quant à lui, d'obtenir une foule de renseignements sur les oeuvres et les artistes qui les produisent, le tout à l'aide de nombreux liens complémentaires.Les démarches artistiques, le contexte de la création, sa signification et maints autres sujets sont abordés.De plus, toutes les activités du musée sont décrites, des visites thématiques aux ateliers pour enfants.On peut ainsi préparer sa visite au musée en fonction de ses goûts et de ses besoins.Les graffitis de Montréal www.absolute.qc.ca/graff-514 Les employés d'entretien de la ville n'apprécieront guère cette affirmation, mais les graffitis font partie du paysage urbain.En marge des gribouillis qui polluent les espaces publics, il se trouve tout de même des artistes de la peinture sous pression qui étonnent.Les oeuvres d'une vingtaine de graffiteurs montréalais sont exposées dans cette galerie virtuelle.Vous serez étonnés de constater à quel point une murale peut embellir un coin de rue.De quoi remettre un peu de perspective dans ce qui est vu, souvent avec raison, comme du vandalisme.Équiterre www.equiterre.qc.ca Vivre en ville \u2014 ou en banlieue \u2014 impose une consommation de produits qui ont des incidences sur l'environnement et la justice sociale.Pour vivre l'urbanité autrement, Équiterre propose une consommation « équitable ».Le café, par exemple, est produit par des cultivateurs des pays du Sud dans des conditions qui bafouent souvent la dignité humaine et environnementale.En facilitant l'achat de café directement des coopératives, Équiterre fait la promotion d'un commerce qui profite aux cultivateurs, et non aux multinationales.Le projet de l'Agriculture soutenue par la communauté, à saveur plus locale, permet de se procurer des produits frais en saison.En achetant des parts de récoltes biologiques, on assure un soutien aux petites entreprises familiales.Il y a aussi les projets de développement de zones vertes en milieu urbain, des programmes d'efficacité énergétique et une campagne pour le transport écologique.En prime, des discussions de sensibilisation qui ne pèchent pas par excès de zèle gauchisant.Rafraîchissant.Le monde à bicyclette www.cam.org/3/8lemab Il n'y a pas que pour la santé que le vélo a des bienfaits.Pour l'environnement urbain aussi.Le monde à bicyclette propose des stratégies d'aménagement pour que le vélo ait, finalement, la place qui lui revient.En s'appuyant sur des articles, des mémoires et des ressources Internet de toutes sortes, on discute des avantages du vélo et de projets de cohabitation avec les voitures en milieu urbain.Et il n'y a pas que des écolos barbus qui prônent une utilisation plus rationnelle de la voiture au profit du vélo.Des citoyens qui veulent mettre un terme aux courses des voitures dans leur rue, ou des urbanistes qui déplorent la trop grande place faite à l'automobile, comptent parmi les revendicateurs.Ne se contentant pas de critiquer, on veut aussi construire.Le monde à bicyclette agit pour créer des conditions favorables à l'utilisation sécuritaire et efficace du vélo, notamment avec un réseau de piste cyclables et d'infrastructures d'accès entre le centre-ville de Montréal et la banlieue.En terminant, je vous rappelle que la présente chronique fera relâche le lundi 22 mai, jour de la fête de la Reine, le 22 mai.jfparent@total.net Jean-François Parent collaboration spéciale 1LP1201A0515 A12, lundi, G N RAL 1LP1201A0515 ZALLCALL 67 00:34:23 05/15/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Les archives civiles sont à l'abri des virus informatiques FRANÇOIS BERGER Quand l'une des plus importantes alertes au virus informatique a été lancée à l'échelle de la planète la semaine dernière, Guy Lavigne n'a pas hésité : « On tire la plogue, il n'y a pas de chance à prendre », at- il ordonné à son personnel, qui a dû se passer de messagerie électronique pendant plusieurs jours.En tant que directeur de l'état civil du Québec, M.Lavigne a la garde de quelque 17 millions d'actes de naissance, de mariage et de décès couvrant tout le vingtième siècle et consignés dans un registre unique, sous forme d'images numériques stockées sur ordinateur.Même si le virus appelé « Love Bug » s'attaquait justement aux fichiers d'images, la grosse banque informatique des actes de l'état civil n'a jamais été menacée, assure M.Lavigne.Problèmes seulement pour l'administration Tout au plus, le virus, ou l'un de ses avatars apparus depuis son lancement le 3 mai, aurait-il pu causer des problèmes dans les services administratifs, pas dans la banque d'images, dit-il en expliquant que les archives sont stockées dans un serveur (ordinateur fournissant des informations à la demande) complètement séparé du site Internet exploité par le directeur de l'état civil.Le virus se propageait par le réseau Internet en s'infiltrant dans le système de courrier électronique Outlook de Microsoft.Complètement étanche par rapport à Internet, le système abritant la banque d'images de l'état civil utilise de toute manière un langage informatique différent de celui en usage sur Internet.En fermant le service de courriel de son site Internet \u2014 qui permet aux citoyens de commander directement des actes \u2014 le Directeur de l'état civil a eu simplement un « réflexe de sécurité », commente Jean- Pierre Gagnon, chef de la Direction des inforoutes au ministère des Relations avec les citoyens.Cette direction exploite le portail d'accueil du gouvernement québécois sur Internet, où logent 222 sites des ministères et organismes gouvernementaux.Le virus « Love Bug » ne pouvait pas causer grand dommage aux systèmes du gouvernement, car les logiciels de courrier électronique y sont généralement tout autres que celui visé par ce germe cybernétique, explique M.Gagnon.N'empêche que de nombreux services gouvernementaux ont quand même fermé leur service à la clientèle sur Internet (c'est-à-dire leur courriel) par mesure de sécurité.Service isolé Chez le directeur de l'état civil, le service de courriel a été rétabli lundi dernier, mais on l'a relogé sur un ordinateur-serveur « isolé » du reste du site Internet.Cette mesure d'exception pourrait devenir permanente, dit M.Lavigne.L'agence gouvernementale reçoit chaque jour par Internet 180 demandes d'obtention d'actes de naissance, de décès ou de mariage.C'est un peu plus de 6 % des demandes totales (plus de 600 000 par an), les autres étant faites par la poste ou directement aux comptoirs de service à Montréal et Québec.Le service virtuel ne représentait que 2,5 % des demandes, en septembre dernier.L'achalandage via l'Internet augmente de manière constante ; il ne s'agit pas d'une « mode », signale M.Lavigne.Quant à la sécurité informatique, « nous plaçons la barre le plus haut possible, technologiquement », affirme M.Lavigne.Systèmes très sûrs Le responsable de la Direction des inforoutes, Jean-Pierre Gagnon, assure lui aussi que les services Internet du gouvernement et ses systèmes informatiques sont très sûrs, avec la multiplication notamment des « murs coupe-feu », ces logiciels et configurations de systèmes qui les rendent quasiment « imperméables » aux intrusions.Malgré cela, un pirate (hacker) a réussi à s'introduire, le 17 mars dernier, dans le site où sont hébergés tous les communiqués de presse publiés par le gouvernement et ses organismes (le « Fil de presse » dans le portail du gouvernement).Le pirate en a profité pour modifier la page d'accueil, mais il n'y a pas eu de véritable dommage, indique Sylvain Sénéchal, responsable de l'hébergement de ce site chez le fournisseur privé CNW.Cette attaque, vraisemblablement perpétrée par un internaute québécois membre d'un groupe international de hackers, selon M.Sénéchal, semblait liée au sommet de la jeunesse tenu quelque temps auparavant, événement qui a été le théâtre d'émeutes et d'interventions policières musclées.À la suite de cette intrusion, qui a été déjouée en quelques heures, la firme CNW a changé les appareils hébergeant le site des communiqués du gouvernement, au prix de plusieurs dizaines de milliers de dollars, une mesure plutôt radicale pour se défaire d'un hacker.Gouvernement du Québec http : www.gouv.qc.ca/ Directeur de l'état civil http : 199.84.128.167/index.htm 1LP1399A0515 A13 - LUNDI 1LP1399A0515 ZALLCALL 67 09:16:13 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 13 Sept policiers de la CUM décorés pour bravoure et actions méritoires Les centres d'éducation populaire en difficulté RAYMOND GERVAIS Sept policiers de la Communauté urbaine de Montréal ont été décorés la semaine dernière par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, pour des actes de bravoure et pour des actions méritoires posés alors qu'ils étaient en fonction.Le sergent André Perrin et l'agent Gaston Soucy, du poste de quartier 48, ont reçu la Croix de bravoure pour avoir sauvé de la noyade une femme qui tentait de mettre fin à ses jours.L'agent Éric Lemay, du poste de quartier 49, a quant à lui reçu une médaille pour actions méritoires pour avoir assisté ses deux confrères.Le 26 septembre 1998, une femme désespérée tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans le fleuve Saint-Laurent.Les trois policiers arrivent sur les lieux et localisent la dame qui s'éloigne de la rive, emportée par le courant.Le sergent Perrin enlève son ceinturon et se jette dans les eaux froides du fleuve.Quelques instants plus tard, l'agent Lemay lui lance une bouée de sauvetage, tandis que l'agent Soucy se jette à l'eau à son tour.Pris d'une crampe, il doit revenir vers la rive.Son confère Lemay prend la relève.Attaché à un câble que retient l'agent Soucy, l'agent Lemay se dirige vers le sergent Perrin qui tente d'atteindre la désespérée.Les deux policiers réussiront finalement à rejoindre la femme et recevront l'assistance d'un plaisancier.Le 15 février dernier, un jeune garçon qui s'amusait sur la glace, face au parc Bellerive, tombe dans l'eau glacée.L'agent Claude Gauthier (intervention est) qui patrouille le secteur, localise l'enfant à 15 m de la rive et se jette à l'eau.Il réussira à le rejoindre et à le ramener avec l'aide de confrères.L'agent Gauthier a reçu une croix de bravoure pour son geste.Le 27 août dernier, un homme qui a été expulsé d'un bar se jette dans le Saint-Laurent.Le sergent Yves Miron, qui n'est pas de service, entend des cris de détresse en provenance de la marina.Muni d'un gilet de sauvetage, il se lance à l'eau et réussit à agripper l'homme, qui est inconscient et qui s'est enfoncé.Il le ramènera à la rive avec l'aide d'un voisin.Le sergent Miron s'est vu remettre une croix de bravoure.Le 14 novembre 1998, l'agent Éric Vecchio, de l'unité alcool, moralité, stupéfiants division sud, et sa consoeur sortent de l'Hôpital de Montréal pour enfants quand un citoyen les informe qu'un incendie a éclaté dans un maison de chambres voisine.Le policier crie et actionne la sonnette, et réussit à attirer l'attention de deux personnes qui sortent de la maison en flammes.Malgré une épaisse fumée, il parvient à atteindre la chambre du fond, où il retrouve une femme.Il l'entraîne à l'extérieur.M.Vecchio a reçu une médaille pour action méritoire.Finalement, l'agent Christian Gilbert, des services techniques, a reçu une Croix de bravoure.Le 1er février 1999, alors qu'il patrouille avec un confrère, il aperçoit un individu qui sort d'un édifice et qui fracasse la fenêtre d'un appartement.Les policiers constatent alors qu'un incendie fait rage au sous-sol.L'agent Gilbert réussit, à l'aide d'extincteurs, à circonscrire les flammes.La fumée se répand toutefois dans l'édifice.Les deux policiers tentent de procéder à l'évacuation, mais doivent rebrousser chemin.Des cris provenant du deuxiême étage amènent l'agent Gilbert à se porter au secours des locataires en détresse.Il parvient, à l'aide de sa lampe de poche, à les guider vers l'extérieur.Une locataire demeure toutefois prisonnière des flammes et le policier doit la transporter sur son dos à l'extérieur.MARTINE ROUX Victimes de sous-financement chronique, les six centres d'éducation populaire montréalais terminent l'année financière avec 120 000 $ de moins en poche et des lendemains remplis d'incertitudes.Ça mange quoi en hiver, un centre d'éducation populaire ?C'est un atelier d'alphabétisation, une halte-garderie, une popote roulante, une cuisine collective.On y apprend tantôt à superviser les devoirs des enfants, tantôt à apprivoiser l'ordinateur, bref, à organiser un quotidien parfois échevelé.Un centre d'éducation populaire, c'est surtout « un moteur, un noyau de référence pour les gens du coin », résume Normand Robert, directeur du Pavillon d'éducation communautaire d'Hochelaga- Maisonneuve.C'est là qu'on vient pour savoir où aller quand le petit est malade et comment nourrir la famille avec 75 piastres par mois.» Le hic, c'est que les six centres d'éducation populaire de Montréal \u2014 tous situés dans des quartiers défavorisés \u2014 mangent maigre depuis trois ans.Entre 1995 et 1997, l'ancienne Commission des écoles catholiques de Montréal, leur principale nourrice, a considérablement rogné leurs budgets.Une aide exceptionnelle de 324 000 $ des ministères de l'Éducation, de la Métropole et de l'ex-ministère de l'Emploi et de la Solidarité a permis d'éponger les dégâts en 1998-1999.Ce soutien a été partiellement renouvelé pour l'année qui se termine : InterCEP, l'alliance qui chapeaute les six centres, a reçu 204 000 $ des deux premiers ministères.Restructuration oblige, la contribution du troisième est tombée dans l'oubli.« C'est 20 000 $ de moins pour chacun des centres, explique Chantal Grandchamp, présidente d'InterCEP et directrice du Centre éducatif communautaire René-Goupil.Chacun a différentes sources de revenus mais la contribution de la commission scolaire et des ministères, c'est notre financement de base.Sans cette colonne vertébrale, toute la structure est menacée.» Les centres ignorent ce qui leur pend au bout du nez à partir de maintenant, ajoute-t-elle.« Un comité de travail formé de représentants des ministères et de la commission scolaire devait identifier des solutions à long terme pour assurer la survie des centres.Aucun scénario n'a été développé.» Faute de beurre, les centres entreprennent la nouvelle année financière en déficit d'opération.Pourtant, tous chantent les louanges des centres d'éducation populaire.« Mais quand vient le temps de parler d'argent, personne ne veut fouiller dans sa poche, constate Mme Grandchamp.Nous souhaitons être reconnus dans la politique de formation continue du ministère de l'Éducation et avoir un financement de base qui corresponde à nos interventions, soit environ 1,4 million.» « Tant qu'il n'y a pas d'entente, on est pris dans un nowhere, déplore Normand Robert.Notre clientèle vit suffisamment d'insécurité au plan personnel, il serait temps qu'on arrête de se demander si on va survivre ou non.» 1LP1401A0515 A14 - LUNDI 1LP1401A0515 ZALLCALL 67 00:34:49 05/15/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 Les libéraux ne craignent pas la droite Les provinces atlantiques étouffent leurs désaccords Presse Canadienne OTTAWA Pour les libéraux fédéraux, la guerre que se livrent le Parti conservateur et l'Alliance canadienne pour le contrôle de la droite ressemble à une dispute de ménage chez les voisins : on ne peut s'empêcher d'écouter, même si on ne saisit pas le sens de tout ce qui se dit.Jusqu'à maintenant, la plupart des élus libéraux affirment \u2014 en public du moins \u2014 n'avoir aucune crainte quant à leurs chances d'obtenir un troisième mandat majoritaire aux prochaines élections.La pierre d'assise du succès du premier ministre Jean Chrétien, lors des deux dernières élections fédérales, a été l'impressionnante moisson ontarienne de 99 et 101 sièges, en 1993 et 1997.L'ambition principale de l'Alliance canadienne, une coalition d'ex-réformistes et de conservateurs mécontents, est justement de mettre un terme à ce monopole libéral en Ontario et à la division du vote de droite qui profite aux libéraux.Mais les libéraux ne se laissent pas démonter par cette nouvelle coalition et ce, même si l'Ontarien Tom Long devait finalement succéder à Preston Manning comme chef du principal parti de droite au pays.« Peu importe que ce parti se nomme Reform ou Alliance, il ne correspond pas au courant politique traditionnel de l'Ontario », a fait valoir le ministre des Transports, David Collenette, qui est aussi le responsable politique de la région de Toronto.« C'est un parti aux vues extrémistes.Il sera difficile de changer cette perception et ce, peu importe qui le mène, peu importe son programme et peu importe son nom », a-t-il ajouté.Officiellement, les libéraux croient que l'Alliance ne réussira même pas à évincer le Parti conservateur de Joe Clark, avec qui elle est en concurrence à la droite du spectre politique.Presse Canadienne MONCTON Étouffant leurs désaccords, les premiers ministres des provinces atlantiques ont décidé de former une nouvelle alliance politique.Les premiers ministres de Terre- Neuve, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau- Brunswick se réunissent à Moncton aujourd'hui pour lancer le Conseil des premiers ministres de l'Atlantique, un organisme qui, ils l'espèrent, leur donnera davantage de poids politique sur la scène canadienne.« Je ne m'attends pas à ce que nous soyons toujours d'accord \u2014 c'est presque une chose impossible, a déclaré l'hôte de la rencontre, le premier ministre du Nouveau- Brunswick, Bernard Lord.Mais quand nous serons d'accord, alors le Conseil renforcera notre voix commune.» La signature du protocole d'entente par les membres du nouveau conseil viendra solidifier ce qui a souvent été une relation tumultueuse entre les quatre provinces de l'Est du pays.Dans le passé, nombre de premiers ministres de la région atlantique ont préféré se faire concurrence pour obtenir investissements et emplois, plutôt que d'unir leurs forces, comme l'ont recommandé des générations d'experts politiques.Un des plus importants désaccords est survenu il y a quelques années quand le précédent gouvernement libéral de la Nouvelle Écosse a décidé de se dissocier de la Corporation des loteries atlantiques et de créer sa propre loterie.Or, l'organisme en question était rentable et était considéré comme un symbole de l'unité régionale des quatre provinces atlantiques.Cette décision fut renversée par le premier ministre conservateur, John Hamm, après son élection, l'été dernier.« L'esprit de coopération a fait défaut au cours des dernières années entre les premiers ministres des maritimes, a déclaré M.Hamm.Mais je pense qu'il y a aujourd'hui une détermination commune d'oeuvrer pour le bien des quatre provinces.» L'espoir d'une nouvelle richesse apportée par le pétrole et le gaz n'est pas étranger à cette amélioration des relations entre les quatre premiers ministres de l'Atlantique.Pesticides : mieux informés, pas mieux protégés Presse Canadienne OTTAWA La nouvelle loi fédérale sur les pesticides facilitera l'accès aux informations sur les produits chimiques qui sont répandus dans l'environnement, mais elle ne permettra pas de protéger les plus vulnérables \u2014 les enfants et les animaux.La révision de l'actuelle loi sur les pesticides, qui date de 1969, fait l'objet de discussions depuis la fin des années 1980.Certains considèrent que les règles actuelles sont désuètes et qu'elles ne permettent plus d'évaluer les risques liés à l'utilisation de certains pesticides.Le commissaire à l'environnement a blâmé le gouvernement fédéral, l'année dernière, parce qu'il n'exerce pas de suivi systématique sur les résidus de pesticides dans les aliments et parce qu'il ne possède pas de données sur plusieurs produits toxiques répandus dans l'environnement.Le projet de loi qui doit permettre de remédier à ces lacunes est prêt.Il ne reste plus qu'à savoir quand il quittera le bureau des fonctionnaires pour se retrouver à la Chambre des communes.« Nous avons une nouvelle loi toute prête », a déclaré Joan Butcher, porte-parole de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, la division du ministère fédéral de la Santé responsable de la réglementation sur les pesticides.« Nous y travaillons depuis 1995-96.Nous sommes satisfaits du résultat », a-t-elle ajouté.Mais avant de déposer le projet de loi, le ministre de la Santé Allan Rock attendra la présentation du plus récent rapport sur l'état de la réglementation des pesticides au Canada.Ce rapport doit être rendu public demain par le comité parlementaire sur l'Environnement.Le président de ce comité, le député libéral Charles Caccia, a dit souhaiter que ce rapport marque le début d'une nouvelle ère en matière de réglementation des pesticides au pays. 1LP1599A0515 A 15 (lundi) 1LP1599A0515 ZALLCALL 67 12:09:07 05/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 15 PHOTOS AP La déflagration a provoqué d'énormes dégâts.Dans un rayon de 500 mètres, toutes les habitations ont été dévastées et les voitures transformées en carcasses fumantes.Spectacle de désolation à Enschede Associated Press ENSCHEDE, Pays-Bas Spectacle de désolation à Enschede après l'explosion dévastatrice qui a ravagé samedi un entrepôt de feux d'artifice et tout un quartier environnant dans cette ville de l'est des Pays-Bas : le bilan s'établissait hier à 20 morts et 562 blessés dont 62 atteints sérieusement.Quatorze corps, dont ceux de quatre pompiers, avait été dégagés en fin d'après-midi mais les autorités confirmaient le décès de 20 personnes.Onze personnes étaient en soins intensifs hier soir.Quatre cents maisons ont été détruites, un millier ayant été endommagées : ce quartier situé dans le nord de la ville a été dévasté comme après un bombardement.La reine Beatrix des Pays-Bas et le premier ministre Wim Kok se sont rendus sur les lieux et se sont efforcés de consoler les survivants.M.Kok s'est dit « très choqué », tandis que l'on pouvait voir la reine embrassant des survivants en sanglots.La déflagration a dispersé des particules d'amiante dans les environs, entraînant un élargissement du périmètre de sécurité.Les secouristes ont d'ailleurs dû prendre des mesures de protection particulières.Selon Jan Mans, le maire d'Enschede, ville située à 135 km au nord-est d'Amsterdam, tout près de la frontière allemande, une centaine de tonnes d'explosifs ont sauté après le déclenchement d'un incendie d'origine indéterminée et qui s'est déclaré vers 14h locales samedi dans les locaux de la société S.E.Fireworks.Il semble que les premiers pompiers à se rendre sur place n'ont pas pris la mesure du danger, de nombreux habitants du quartier ignorant même qu'il s'agissait d'une usine de feux d'artifice, certains croyant qu'il s'agissait d'une papeterie.Après la principale déflagration, des dizaines d'engins de pompiers et d'ambulances en provenance de toute la région et de l'Allemagne voisine ont convergé vers le lieu de l'explosion pour se porter au secours des blessés.Un hôpital de campagne été installé sur une base aérienne locale de l'armée de l'air néerlandaise.Toute la nuit, à la lumière de projecteurs, les secouristes néerlandais et allemands ont recherché des survivants au milieu des ruines et décombres.Un survivant a été sorti samedi soir et les secouristes n'excluaient pas d'en trouver d'autres.Des chiens ont été mis à contribution.Le maire a déclaré sa ville « zone sinistrée » et demandé aux non-résidents de ne pas s'y rendre.Pour tenter d'établir un bilan définitif, les autorités ont demandé aux 150 000 habitants d'Enschede de signaler leur présence à la mairie.Sur les 2000 personnes vivant dans le pâté de maisons détruit, 400 n'avaient pas été retrouvées en fin d'après-midi mais les autorités estimaient qu'il n'y avait probablement rien à craindre pour l'immense majorité d'entre elles, certaines ayant pu partir pour la fin de semaine et n'ayant pas nécessairement songé à se signaler depuis lors.Un témoin, Freek Tonis, raconte qu'au départ, les gens se sont précipités vers le lieu de l'explosion, croyant à un spectacle de feux d'artifice.« Il y avait des foules de gens », dit cet habitant.« Les policiers ont presque dû sortir leurs armes pour faire reculer les gens.» La déflagration a provoqué d'énormes dégâts.Dans un rayon de 500 mètres, toutes les habitations ont été dévastées et les voitures transformées en carcasses fumantes.Les rues étaient recouvertes de cendres grises, des bicyclettes ont été tordues, un cratère géant et fumant s'est ouvert en lieu et place de l'entrepôt.Une épaisse fumée noire était visible jusqu'à 40km de la ville.Poussé par le vent, l'incendie s'est ensuite propagé à la brasserie Grolsch voisine qui brûlait toujours hier soir.Jusque dans le centre de Enschede, des blocs de béton et des morceaux de verre brisé jonchaient la chaussée.Il s'agit de la catastrophe la plus meurtrière aux Pays-Bas depuis l'accident d'un avion cargo israélien qui s'était écrasé le 4 octobre 1992 sur un quartier près d'Amsterdam faisant 43 morts.PHOTO REUTERS Une épaisse fumée noire était visible jusqu'à 40 km de la ville. 1LP1601A0515 A16 LUNDI 1LP1601A0515 ZALLCALL 67 00:33:47 05/15/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 La réconciliation entre catholiques et luthériens expliquée aux Montréalais SOPHIE BROUILLET Catholiques et luthériens montréalais ont tenu samedi une conférence commune pour expliquer au public le pas important vers la réconciliation fait par les deux confessions au sujet de la doctrine du salut, en octobre dernier à Augsbourg.L'Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale se sont entendues à l'automne 1999 sur la question théologique de la « justification », qui avait déclenché la réforme protestante il y a près de cinq siècles.Les catholiques soutenaient que de « bonnes oeuvres » pouvaient obtenir aux fidèles d'être sauvés, tandis que, pour Luther et ses disciples, le salut ne pouvait être qu'un don gratuit de Dieu.La déclaration d'Augsbourg, fruit de longues discussions entre théologiens amorcées après Vatican II, a mis fin au différend séculaire en statuant que « par la foi dans le Christ sauveur et non en raison d'un quelconque mérite de notre part, nous sommes acceptés par Dieu et recevons l'Esprit saint ».« C'est un accord d'une portée très importante, mais qui n'est pas encore très connu dans les paroisses et chez les croyants », estime le pasteur luthérien de l'église Saint- Jean, Eric Dyck, en expliquant que la conférence de visait à permettre à tous les intéressés de se familiariser avec la nouvelle donne.Pour bien mettre l'auditoire dans l'esprit de l'événement, on n'a pas ménagé les symboles : en matinée, des exposés ont eu lieu à l'église luthérienne Saint-Jean, mais les ateliers d'après-midi ont pris place à l'église catholique voisine, Notre- Dame-de-la-Salette.Deux théologiens, l'un luthérien et l'autre catholique, ont tenté d'expliquer l'impact de la déclaration d'Augsbourg sur la vie quotidienne des fidèles, et des répondants de chacune des confessions leur ont renvoyé la balle.Selon le dominicain Emmanuel Lapierre, du Centre canadien d'oecuménisme, l'entente d'Augsbourg met fin non pas à un véritable désaccord, mais à un immense malentendu.« On s'était mal compris, soutient-il.Les luthériens nous accusaient de prétendre gagner notre salut, et nous croyions qu'ils abolissaient tout ordre moral.En réalité, ils reconnaissent qu'on coopère au salut, et nous admettons que ce ne sont pas nos mérites qui nous assurent ce dernier.» Comme le pasteur Eric Dyck, M.Lapierre voit dans l'accord d'octobre le ferment d'un grand rapprochement entre les deux Églises, et croit qu'elle devrait se traduire à moyen terme par davantage de collaboration sur le terrain des paroisses.« Il va falloir continuer à faire des choses ensemble, comme on a déjà commencé à le faire, dit-il, évoquant des déclarations communes sur des sujets comme la justice sociale.La fusion de comités paroissiaux comme ceux de la Saint- Vincent de Paul, déjà réalisée dans certains quartiers de Montréal, est aussi à favoriser, ajoute-t-il.Eric Dyck souligne de son côté que le 31 octobre dernier, jour de la signature de la déclaration d'Augsbourg et jour anniversaire de la réforme protestante, un prêtre catholique est venu célébrer cet anniversaire avec les luthériens à l'église Saint-John.Les possibilités de rapprochement ont toutefois toujours leurs limites, admettent MM.Lapierre et Dyck, mentionnant la question de l'« hospitalité eucharistique », (la possibilité de communier dans une église de l'autre confession), à laquelle se refusent les catholiques.« Mais c'est le désaccord sur la justification, pas sur l'eucharistie, qui était à la base de la rupture entre catholiques et luthériens », fait remarquer Eric Dyck.Une soixantaine de personnes, dont deux tiers de catholiques et un tiers de protestants, ont pris part à l'événement, et les réactions recueillies par La Presse étaient très favorables. 1LP1701A0515 A 17 (lundi) 1LP1701A0515 ZALLCALL 67 00:35:01 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 17 Les directeurs de police sont impatients JEAN-PAUL CHARBONNEAU L'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) a mis sur pied des comités stratégiques qui entreprendront au cours des prochains jours une consultation dans chacune des 10 régions de la province afin d'établir comment doit se faire la réforme de la carte policière.L'ADPQ a pris cette position lors de son colloque annuel, qui vient de se terminer à Laval.Elle tente ainsi d'exercer une pression sur le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, pour qu'il procède à la mise en place de la carte policière avant que la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, mette de l'avant la réforme contenue dans son livre blanc.Devant la lenteur du gouvernement à procéder à la réforme de la carte policière \u2014 il en est question depuis 30 ans \u2014, l'impatience a gagné les directeurs de police et ils ont décidé de passer à l'action.Après avoir déterminé de quelle façon devrait se faire la réforme, qui se traduira par la disparition d'une soixantaine de corps de police municipaux, un directeur de police de chaque région viendra rencontrer les membres du conseil d'administration de l'ADPQ pour établir un plan global.Afin d'avoir l'opinion de tous, le SPCUM et la Sûreté du Québec travailleront avec le nouveau président de l'ADPQ, Jean- Pierre Larose, à finaliser le document, qui sera présenté au ministre en juin.Les directeurs de police croient que Québec peut procéder à des regroupements sans nécessairement fusionner des villes.Un congressiste a mentionné à La Presse qu'il est nécessaire de presser le ministre Ménard pour qu'il n'attende pas la mise en place du projet défendu par sa collègue Harel.« Si le ministre attend trop, il risque de passer deuxième et de donner ainsi la chance aux maires de se préparer et de s'entendre avec la ministre Harel », a-t-il précisé.De son côté, le ministre Ménard a déclaré en entrevue qu'il tenait à avoir l'opinion des directeurs de police et des syndicats.« C'est certain que l'opinion des maires a une très grande importance, mais le point de vue d'experts est aussi nécessaire parce que les élus et moi pourrions concocter des plans policiers dans lesquels il y aurait beaucoup de gaspillage et pas l'efficacité requise pour lutter contre la criminalité.» Il dit espérer commencer à discuter avec les élus des municipalités de la refonte au cours de l'été ou à l'automne.Au conseil d'administration de l'ADPQ, M.Larose, directeur de la police de Greenfield Park, sera secondé par Jean-Pierre Gariépy, de Laval, Christian Harvey, de Chicoutimi, et Jean-Maurice Normandin, de Boucherville.Le directeur général de l'ADPQ, Lorrain Audy, demeure en poste.Les ingénieurs-conseils invités au partenariat JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les relations entre les firmes de génie-conseil et les municipalités doivent évoluer rapidement afin que les deux deviennent des partenaires.Le fait de travailler ensemble sera une condition fondamentale pour utiliser les capitaux disponibles de façon optimale dans l'intérêt de la population.C'est l'avis exprimé, samedi, par le président de la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec, Gilles Vaillancourt, devant l'Association des ingénieurs-conseils du Québec.Également maire de Laval, le conférencier croit aussi que les villes doivent pouvoir sélectionner les ingénieurs-conseils en tenant compte de paramètres comme la capacité d'innover et de considérer les besoins d'ensemble des municipalités.« Ce sont là des critères beaucoup plus importants que la base du plus bas prix », a précisé M.Vaillancourt.Il pense que les ingénieurs-conseils sont les mieux placés pour faire connaître, dans l'ensemble du Québec, les technologies les plus performantes et aller chercher à l'étranger, lorsque nécessaire, les solutions les plus efficaces à long terme.« De fournisseurs de solutions, les ingénieurs-conseils doivent devenir des partenaires à long terme.Il faut utiliser au maximum leur créativité, leur vision et leur capacité de partenariat et pour ce faire, on doit pouvoir les sélectionner sur la base de leurs compétences.Les municipalités devront-elles aussi faire preuve d'une vision à long terme et d'un grand souci d'efficacité », croit-il.Devant ces professionnels réunis à l'occasion d'un colloque, dont le thème était le génie-conseil en mutation, M.Vaillancourt a également indiqué qu'il était nécessaire de remettre les infrastructures municipales à un niveau qui garantisse le bien-être de la population du Québec.Tirage du 2000-05-13 Tirage du 2000-05-13 GAGNANTS LOTS 6/6 1 11 485 830,80 $ 5/6+ 10 113 173,10 $ 5/6 516 1 754,60 $ 4/6 28 248 61,40 $ 3/6 523 570 10,00 $ Ventes totales: 28 401 273 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 07 Numéro complémentaire: 23 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 25 500,00 $ 4/6 1 265 50,00 $ 3/6 24 378 5,00 $ Ventes totales: 770 814,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-05-14 Tirage du 2000-05-14 Tirage du 2000-05-13 Tirage du 2000-05-14 NUMÉRO: 259951 NUMÉRO: 092867 FILL34 La Presse 15 mai 2000 Page A18 manquante 1LP1999A0515 A19 LUNDI 1LP1999A0515 ZALLCALL 67 09:17:40 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 19 Laval L'Université de Montréal a maintenant un campus à Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU L'Université de Montréal a depuis le début du mois un campus à Laval qui offre 12 programmes des facultés d'éducation permanente et de théologie.Trois cent quarantehuit étudiants y sont déjà inscrits.En septembre, le campus, situé au 2572, boulevard Daniel-Johnson, offrira des cours dans cinq programmes additionnels, dont certains relèveront de la faculté de musique et de la faculté des sciences infirmières.Même si elle ne possédait pas de campus à Laval jusqu'à maintenant, l'Université de Montréal est tout de même présente dans la couronne nord depuis 20 ans avec des cours donnés dans différents endroits, dont le Centre hospitalier de Saint-Eustache, la Maison des jésuites, à Lafontaine et le pavillon Nouveau Point de vue, à Lanoraie.Le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, a souligné que cette ouverture, qui survient six mois à peine après celle du campus de Longueuil, témoigne de la volonté de l'Université de Montréal de se mettre au service d'une population avide de formation mais de plus en plus soumise aux contraintes du temps.« La localisation de notre campus au carrefour des grands axes de Laval, des Basses-Laurentides et de la région de Lanaudière a pour but de permettre aux étudiants de se rendre rapidement chez nous le soir ou la fin de semaine, où nous offrons également des cours », a indiqué M.Lacroix lors de l'ouverture officielle de ce campus.Il a précisé qu'avec les 250 programmes de premier cycle, les 120 programmes de maîtrise et les 71 de doctorat, l'Université de Montréal offre un éventail de programmes de formation des plus complets en Amérique du Nord.Avec ses écoles affiliées, cette université compte près de 6000 professeurs, chercheurs et chargés de cours, et accueille 46 000 étudiants.« Nous offrons à Laval, a poursuivi M.Lacroix, des programmes pertinents de grande qualité qui s'ajustent aux besoins de formation professionnelle des individus et des institutions.Nous voulons continuer d'attirer et de retenir les meilleurs professeurs, chercheurs et étudiants.» La grille des cours donnés a été établie selon les besoins du marché du travail.Les étudiants déjà inscrits au campus lavallois le sont dans les domaines suivants : criminologie, droit, gestion appliquée à la police et à la sécurité, intervention auprès des jeunes, petite enfance et famille, publicité, relations publiques, santé communautaire, santé et sécurité au travail, théologie et toxicomanies.Le doyen de la faculté de l'éducation permanente, Robert Leroux, a pour sa part mentionné que le campus de Laval comptera sur les Belles soirées de l'Université de Montréal, un programme culturel qui offre des conférences et des ateliers au grand public.« Pour vous mettre l'eau à la bouche, a indiqué M.Leroux, disons qu'il y aura un atelier de dégustation prestige consacré au porto, des conférences sur les grands penseurs de l'Occident, l'histoire du vêtement, l'art de vivre en Toscane, etc.» Dans le cadre des activités des Belles Soirées, les conférences suivantes seront présentées : La Table ou propos des gourmandises (la table des riches et des puissants, les tabous alimentaires), les mardis 26 septembre, 3 et 10 octobre, de 13 h 30 à 15 h 30 ; La Mémoire du temps, (l'histoire du vêtement), les mercredis 11, 18 et 25 octobre, de 13 h 30 à 16 ; La Philosophie (les grands penseurs de l'Occident), les jeudis 12, 19 et 26 octobre, de 13 h 30 à 16 h ; L'Art de vivre (art de vivre en Toscane), les mardis 17, 24 et 31 octobre, de 13 h 30 à 15 h 30 ; et dégustation de prestige de porto, le vendredi 24 novembre, de 19 h à 22 h.PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse, © Robert Lacroix, recteur de l'UdeM en compagnie de Robert Leroux, doyen de la faculté de l'éducation de l'Université de Montréal. 1LP2001A0515 A20 - LUNDI 1LP2001A0515 ZALLCALL 67 00:36:22 05/15/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 L'aéroport de la Macaza jette un froid sur le lac Chaud ANDRÉ DUCHESNE « Le développement durable contre le développement pas endurable.» Résidant du lac Chaud à La Macaza, dans les Hautes-Laurentides, Gilles Rondeau résume avec cette phrase aigre-douce tout le débat entourant le projet de réouverture de l'ancien aéroport du ministère de la Défense nationale situé dans ce village de quelque 1000 habitants.Le conseil municipal, le maire Richard Therrien en tête, caresse le projet d'ouvrir l'aéroport \u2014 acquis par la municipalité il y a plusieurs années \u2014 pour accueillir des vols nolisés de touristes en route pour le mont Tremblant.À l'autre bout du spectre, les villégiateurs demeurant autour du lac Chaud hurlent à la destruction de leur qualité de vie.Les deux parties se crêpent le chignon depuis l'annonce d'un référendum qui se tiendra le dimanche 4 juin.« Si ce référendum a lieu, c'est bien parce que les habitants du lac Chaud ont forcé le conseil municipal à promettre qu'il y aurait une consultation publique en janvier 1999 », soutient le président de l'Association des propriétaires du lac Chaud, Pierre Payer.En substance, les opposants disent que le projet du conseil municipal est trop flou, que la question n'est pas claire (air connu), qu'on leur demande un chèque en blanc et que le lac se trouve exactement dans le prolongement de la piste, ce qui se traduira par une épouvantable pollution sonore.Faux, répond le maire Therrien.« Il y a trois semaines, on a fait des tests avec un Regional Jet de Bombardier.Il est passé trois fois près de l'aéroport et personne n'a signalé sa présence.Quant au manque de clarté, il affirme que les résidants du lac Chaud reprennent l'argument utilisé il y a 25 ans lorsque le projet de pénitencier de La Macaza a vu le jour.« Sauf que ce projet a créé 200 emplois dans la région », rappelle-t-il.M.Therrien va plus loin, traitant les partisans d'égoïstes.« Ils ne veulent pas qu'on vienne jouer dans leur terrain de jeu de fin de semaine.En semaine, ils demeurent en ville et se foutent complètement du développement régional de La Macaza.» Les opposants disent de leur côté que le projet aura l'effet inverse de celui recherché.Le passage des avions au-dessus de leur tête fera baisser la valeur des maisons et des chalets autour du lac et il en résultera une baisse des revenus de taxes, disent-ils.Les villégiateurs représentent entre le tiers et la moitié (les deux camps ne s'entendent pas sur les chiffres) de la population apte à voter au scrutin du 4 juin.Le maire Therrien concède que leur poids pourrait faire pencher la balance.Par contre, il se montre confiant, affirmant avoir l'appui des députés provincial et fédéral, de la MRC et du Centre local de développement.159$ maison au complet INCLUS: I CONDUITS PRINCIPAUX I NOMBRE ILLIMITÉ DE BOUCHES ASSAINISSANT OFFERT CETTE SEMAINE SEULEMENT 49 $ Ord.79 $ Le traité Nisga'a remis en question Presse Canadienne VANCOUVER Quelques jours à peine après l'entrée en vigueur du traité historique avec les Indiens Nisga'a, qui leur donne le contrôle sur leur territoire ancestral, le Parti libéral de Colombie- Britannique entreprend aujourd'hui de contester en cour la validité de l'entente.Les libéraux veulent que la Cour suprême de Colombie-Britannique déclare que le traité crée un troisième palier gouvernemental, ce qui constitue une violation de la Constitution, et requiert donc, pour qu'il soit valide, un amendement constitutionnel.En vertu de la loi provinciale, un tel amendement exige la tenue d'un référendum provincial, ce à quoi l'actuel gouvernement du Nouveau Parti démocratique s'est toujours refusé.Les plaignants identifiés dans la demande sont le leader du Parti libéral, Gordon Campbell, le critique pour les affaires autochtones Mike de Jong et le critique du Procureur général Geoff Plant.S'ils ont gain de cause, l'affaire sera sûrement portée en appel et pourrait se retrouver en Cour suprême du Canada. 1LP2101A0515 A21, lundi, RIVE-SUD 1LP2101A0515 ZALLCALL 67 00:33:41 05/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MAI 2000 A 21 Rive-Sud/Montérégie PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Après le référendum sur la fusion, trois équipes politiques se font la lutte à Mont-Saint-Hilaire, où des élections auront lieu le 28 mai.La passion politique renaît à Mont-Saint-Hilaire avec le départ de l'invincible maire Sur le point de fêter ses 80 ans, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Honorius Charbonneau, cède le gouvernail qu'il a tenu fermement durant 32 ans.Réélu par acclamation à chaque mandat, sauf en 1995, l'invincible politicien a découragé bien des aspirants à la mairie au cours de son long règne.La place est maintenant libre et convoitée par trois candidats qui ont formé des équipes politiques.Après des années de stabilité, les élections municipales du 28 mai suscitent un nouvel intérêt dans la population qui souhaite un renouveau.Contrairement à ce qui se passe dans d'autres villes, les élections n'ont pas eu lieu en novembre en raison du référendum sur la fusion avec Otterburn Park.Cette situation en avait déçu et irrité plusieurs qui étaient pressés de changer les choses à l'hôtel de ville.Pour Honorius Charbonneau, le résultat du référendum a été une grande déception.La population s'est fortement opposée au regroupement avec sa voisine, que le maire souhaitait réaliser avant son départ.La dernière année de son mandat aura été particulièrement difficile.Les trois candidats à la mairie, Paul Sofio, Claude Piché et Gilles Larouche, considèrent que le débat sur la fusion est clos à moins que la population ne change d'avis et que la réforme municipale de la ministre Harel ne suscite une nouvelle réflexion.MM.Larouche et Piché se sont opposés au regroupement, tandis que M.Sofio y était favorable.Le nouveau conseil devra toutefois se prononcer sur la création d'une régie de police avec les villes de Beloeil, Mc Masterville et Otterburn Park.Une étude a été réalisée et des discussions ont été entamées.Bien qu'elle soit animée, la campagne électorale suscite moins de tensions et d'émotivité que le référendum, qui a laissé des marques.Trois équipes se font la lutte dans la municipalité de plus de 13 000 habitants.Seulement deux conseillers sortants sur six reviennent dans la course.Le Parti hilairemontais est dirigé par M.Sofio, un comptable agréé de 51 ans, qui s'est déjà présenté à deux reprises comme conseiller mais n'a jamais été élu.Selon lui, le contexte politique actuel est bien nouveau et il espère que cette élection sera la bonne.M.Sofio se définit comme un « bon rassembleur, capable d'effectuer une transition harmonieuse et de rétablir un climat positif à l'hôtel de ville ».Il y a aussi l'Équipe du printemps de Gilles Larouche, 56 ans, gestionnaire retraité d'Hydro-Québec, qui a été grandement impliqué dans la fondation de la Maison des jeunes.« Je suis un administrateur avant d'être un politicien », précise- t-il.Lui aussi promet l'harmonie et une nouvelle vision.L'autre équipe est celle de Claude Piché, 53 ans, consultant en développement économique, qui propose une plus grande transparence.Il se défend bien d'avoir été opportuniste en dirigeant le comité du NON lors du référendum, comme certains l'affirment.« Mes adversaires essaient de me donner des jambettes.Durant la campagne référendaire, j'ai affirmé n'avoir aucune intention de me présenter à la mairie.C'était la vérité.Mais le résultat du vote et la réaction des citoyens m'ont incité à réfléchir et à faire le saut.Cette fonction m'a donné une certaine visibilité qu'on ne peut qualifier d'opportunisme.» Selon M.Piché, la population désire être mieux informée et davantage consultée.« Le projet de fusion a été un exemple de manque de transparence de l'administration.Les citoyens veulent un changement d'attitude et un meilleur dialogue avec les élus.Mon équipe s'engage à présenter dès septembre un avant-projet du budget 2001 pour permettre aux citoyens de s'exprimer.» Le candidat doit également faire face aux critiques de ceux qui appuient la Maison de la culture amérindienne (dont l'ouverture est prévue pour bientôt) et désapprouvent son attitude négative dans le dossier.Lui et d'autres citoyens sont poursuivis par le promoteur du musée, qui leur reproche d'avoir tenté d'ébranler la crédibilité de sa fondation.« Si j'ai contesté la démarche de la Ville dans ce projet, je n'ai jamais tenu de propos racistes et malveillants », précise M.Piché.Dans cette municipalité qui conserve un caractère champêtre et où l'aménagement de pistes cyclables est au coeur des préoccupations, le développement futur suscite bien des craintes.« On veut bien grossir, mais pas n'importe comment et à n'importe quel prix.Il faut trouver le bon équilibre entre le développement et le maintien de la qualité de vie », souligne M.Sofio.« Mont-Saint-Hilaire doit demeurer une ville désirable où la pression du développement est bien contrôlée », dit M.Piché.Quant à M.Larouche, il explique que la municipalité « possède un bassin artistique et culturel unique sur lequel il faut miser encore davantage ».Martha Gagnon Avec le départ du maire Honorius Charbonneau, la politique revit à Mont-Saint-Hilaire. La Presse 15 mai 2000 Page A22 manquante "]
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