Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2000-05-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 4LP0199A0518 Page A1/18mai 4LP0199A0518 ZALLCALL 67 17:34:57 05/18/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 206, 76 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Les taux d'intérêt remontent Le relèvement du taux d'escompte pourrait ralentir l'économie, prédisent les spécialistes RICHARD DUPAUL En prenant les grands moyens pour freiner l'économie américaine, la Réserve fédérale a déclenché une réaction en chaîne au nord de la frontière.La Banque du Canada augmente de 50 centièmes son taux d'escompte, qui passe à 6 %, alors que les institutions financières relèvent leur taux préférentiel et leurs taux hypothécaires.Le taux préférentiel, soit le taux que les banques offrent à leurs meilleurs clients, passe ainsi de 7 à 7,50 %.La Banque CIBC a aussi amorcé une remontée des taux hypothécaires de 15 à 40 centièmes pour refléter les coûts plus élevés du crédit à court terme et l'augmentation des taux à long terme sur le marché obligataire.Le terme d'un an grimpe de 40 centièmes à 8,30 % ; le trois ans passe à 8,55 %, en hausse de 20 centièmes ; et le terme de cinq ans prend 20 centièmes à 8,75 %.Plusieurs banques lui ont emboîté le pas hier, les autres le feront sous peu.Le taux d'escompte n'a pas atteint ce niveau depuis août 1998, lorsque la banque centrale avait donné un tour de vis de 100 points de base pour freiner la glissade du dollar au beau milieu de la crise asiatique.Depuis le début de l'année, le taux directeur a grimpé à trois reprises pour un total de 100 centièmes.Avec ce dernier relèvement des taux d'intérêt, le coût d'achat d'une maison vient d'augmenter sensiblement.Pour une hypothèque de 100 000 $, amortie sur 25 ans, le versement mensuel pour un terme de cinq ans passe de 798,60 $ à 811,61 $, une hausse de 13,01 $.Les consommateurs devront aussi verser des intérêts plus élevés pour un prêt personnel et pour l'achat à crédit d'une automobile.Par exemple, pour un prêt-auto assuré de 10 000 $, échelonné sur 4 ans, les paiements mensuels passent de 262,83 $, pour un taux de 10 %, à 265,29 $ avec le nouveau taux de 10,5 %.D'après Vincent Lépine, économiste à la Financière Banque Nationale, le dernier geste de la Banque du Canada risque de freiner Voir LES TAUX en A2 Les entarteurs de Stéphane Dion coupables de voies de fait Britney Spears: une ado normale La chanteuse pop la plus cool de la planète est arrivée en ville hier.Véritable phénomène, Britney Spears, qui fait dans la musique pop sucrée, a été accueillie par de jeunes admirateurs délirants.La petite tornade blonde de 18 ans, venue faire la promotion de son deuxième album, Oops!.I Dit It Again, en vente depuis mardi, a confié aux journalistes qu'elle se considère comme une ado normale et non comme une star mondiale.Celle qui a vendu 9,3 millions d'exemplaires de son premier disque aux États-Unis seulement adore le magasinage et la soupe poulet et nouilles.À lire en page A6 ALEXANDRE SIROIS Entarter, c'est criminel, a tranché hier le juge Louis- Jacques Léger, de la Cour municipale de Montréal.Le juge Léger a reconnu coupables de voies de fait Patrick Robert et Benoît Foisy, deux entarteurs qui avaient lancé des tartes à la crème au visage de Stéphane Dion, le 7 mai 1999.Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales avait été heurté par deux pâtisseries au Chic Resto-Pop, un restaurant communautaire situé dans l'est de la ville.« J'arrive à la conclusion que ce n'était pas insignifiant.(.) Que des actes au sens du Code criminel ont été posés et que les deux accusés sont coupables », a déclaré le juge Léger.Il a estimé que les accusés avaient des intentions criminelles et qu'ils avaient fait usage de force lors de l'entartage.Les deux jeunes hommes, qui assuraient seuls leur défense, bénéficient d'un sursis de peine assorti de six mois de probation, c'est-à-dire qu'ils devront garder la paix au cours de cette période.Le juge les a également condamnés à 50 heures de travaux communautaires et leur a interdit de communiquer avec M.Dion.Vers la Cour « sucrème » À l'issue du procès, M.Robert a affirmé que la décision du juge ne l'étonnait pas et qu'il considérait malgré tout avoir remporté une victoire.« Pour nous, ce n'est pas une défaite, en ce sens que, comme on l'a expliqué à plusieurs reprises, notre but PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse Voir LES ENTARTEURS en A2 Difficile de gérer l'incompétence en enseignement ANDRÉ PRATTE Directeur de l'école primaire Le Carrefour, à Lorraine, Serge Larivée a entrepris de s'attaquer à un problème très délicat : l'incompétence de certains enseignants.« Il y a peut-être seulement 5 % des enseignants qu'on pourrait qualifier d'incompétents.Cela fait peu d'individus, mais ces gens-là interagissent avec beaucoup d'élèves », a souligné M.Larivée hier, dans le cadre d'une présentation au congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences.Outre ses fonctions de directeur d'école, M.Larivée fait des études de d o c t o r a t en s c i e n c e s de l'éducation à l'UQAM.C'est à ce titre qu'il a amorcé une recherche sur le phénomène de l'incompétence dans le milieu de l'enseignement.L'administrateur-chercheur s'intéresse en particulier aux façons dont les administrations scolaires gèrent l'incompétence.À l'heure actuelle, dit-il, l'attitude des directions d'école et des commissions scolaires varie selon les milieux.Dans les cas d'enseignants qui ont simplement besoin d'un perfectionnement, plusieurs commissions scolaires offrent l'assistance de conseillers pédagogiques ou de spécialistes externes.Mais dans les cas où l'incompétence persiste, les processus définis par les conventions collectives et par la loi rendent difficile une intervention efficace, surtout si on songe au congédiement.Au point que, parfois, on préfère tolérer l'incompétence.« Avec la tâche qui s'alourdit, les directions d'école peuvent manquer de souffle pour assurer tout le suivi du processus formel, confie Serge Larivée.Il faut monter des dossiers, il faut aller observer en classe.Les plaintes des parents ou des élèves ne suffisent pas, il faut des faits.Et les faits ne sont pas toujours faciles à obtenir.» M.Larivée rappelle que les directions d'école ne peuvent pas choisir les enseignants qui travaillent dans leur établissement, et que l'affectation des enseignants à un groupe ou à une matière dépend de règles indépendantes de leur volonté, fixées par le Voir DIFFICILE en A2 Le sursaut climatique: A8 Acfas Rubriques Arts et spectacles D5 à D10, D16 - horaire spectacles D10 - horaire télévision D10 - télévision D5 Bandes dessinées C4 Bridge D141 Décès D15 Économie E1 à E10 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C3 Feuilleton D14 Foglia Pierre A5 Horoscope C5 Le monde C1, C8 Loteries A2, B7 Mots croisés C6, S10 Mot mystère C7 Opinions B3 Petites annonces C3 - immobilier C3, C4 - marchandises C4, C5 - emplois C5, C6 - automobile C6, C7 - affaires E2 Politique B1, B4 à B7 MÉTÉO Pluie Max.17, min.2 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net La rondelle d'or du jésuite cinéphile MARC CASSIVI envoyé spécial, CANNES Ce n'est pas une palme, mais plutôt une rondelle.De la taille d'un puck de hockey.Une rondelle en or massif.Le critique québécois Marc Gervais tient timidement l'objet, gravé à l'effigie du Festival de Cannes, dans la paume de sa main.Hier, comme une quinzaine de confrères qu'il côtoie depuis 20, 30, 35 ans même, le plus cinéphile des pères jésuites a reçu, des mains du président Pierre Viot et du délégué général Gilles Jacob, cet hommage à sa fidélité au rendez-vous cannois.Depuis plus de 30 ans, ce professeur de cinéma, auteur d'ouvrages de référence sur Pier Paolo Pasolini et, récemment, Ingmar Bergman, réserve une chambre à l'hôtel Molière, à Cannes, à l'occasion du Festival international du film.« C'est comme si j'étais un membre de la f a m i l l e .H i e r , lorsque le personnel de l'hôtel a appris que j'allais être honoré, ils sont tous venus me féliciter ! » dit Marc Gervais, touché, sans aucune fausse modestie.« Il y a une journaliste dans le groupe dont c'est le 45e Festival.Moi, je ne viens ici que depuis 1966 ! » ajoute le correspondant spécial de la CBC, dont les grands yeux bleus ont vu le Festival de Cannes grandir, changer, se transformer \u2014 et pas seulement pour le mieux \u2014 depuis 35 ans.« C'est inévitable pour un « ancien » comme moi de penser que c'était plus agréable à une autre époque, dit-il.C'est très personnel.C'est toujours plus mémorable de rencontrer ses légendes, ses dieux, pour la première fois.À mon avis, il n'y a plus beaucoup de grands auteurs comme dans les années cinquante et soixante.Je me suis souvent demandé si je radote ça parce que je suis trop vieux.Je ne crois pas.» Témoin privilégié de l'évolution du Festival, Marc Gervais regrette en particulier le temps où il était possible, en tant que journaliste, d'échanger avec les cinéastes à Cannes sans qu'ils aient à subir les affres des caméras de télévision.« On les côtoyait, on les connaissait, on les rencontrait dans les cafés et à la plage, dit-il.Certains sont devenus mes amis.Aujourd'hui, c'est impossible.Avec la télévision, tout est programmé d'avance.C'est comme un numéro de cirque.» De ses années au Festival international du Voir LA RONDELLE en A2 Dancer in the Dark, chef-d'oeuvre émouvant: D5 4LP0202A0518 Page A2/18mai 4LP0201A0518 ZALLCALL 67 00:51:50 05/18/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Les taux d'intérêt remontent LES TAUX / Suite de la page A1 sérieusement l'économie.« Les effets de la hausse de taux atteindront leur point culminant au début de l'an prochain », dit le spécialiste en précisant que les secteurs du commerce de détail, de l'immobilier, ainsi que les investissements des entreprises seront les plus touchés.L'autre mauvaise nouvelle, selon les experts, c'est que le loyer de l'argent n'a peutêtre pas fini de grimper.« Je ne serais pas surpris de voir une autre hausse de 25 points de base aux États-Unis et au Canada », dit Josh Mendelsohn, économiste en chef à la CIBC.Des conjoncturistes redoutent même une poussée des taux américains de 50 à 75 points de base d'ici l'an 2001, ce qui placerait les autorités monétaires canadiennes dans une bien mauvaise position.Compte tenu que l'inflation est plus modérée au pays, « la Banque du Canada sera réfractaire à emboîter le pas » à la Fed dans l'avenir, affirme Marc Lévesque, économiste à la Banque Toronto-Dominion.Le cas échéant, le huard risque de perdre encore des plumes.« La perspective des taux plus élevés aux États-Unis est un mauvais présage pour le dollar », prévient Sherry Cooper, économiste en chef chez BMO Nesbitt Burns.Malgré l'intervention musclée de la Banque du Canada, le huard a clôturé en baisse de 51 centièmes à 66,78 cents US hier.« Les marchés savent que la Banque ne pourra suivre la Fed dans l'avenir.Alors le dollar y goûte », affirme un cambiste.Steve Demers, directeur du change étranger à la Banque Nationale, fait aussi remarquer que les spéculateurs ont l'habitude « d'attaquer » le dollar canadien après une hausse de taux aux États-Unis.Selon lui, il est possible que le huard recule jusqu'à 66,50 cents US sous peu.La Banque du Canada justifie la hausse de son taux directeur par « la vigueur fondamentale de la croissance de la demande et le niveau élevé de l'activité ».Cela soulève le risque que « des pressions excessives se fassent sentir sur les capacités de production et, donc, sur l'inflation », indique-t-elle.Tout en rappelant que la Fed a augmenté ses taux de référence de 50 points de base mardi pour ralentir la croissance américaine, la Banque craint que l'inflation aux États- Unis se propage au Canada.Les entarteurs de Stéphane Dion coupables de voies de fait LES ENTARTEURS / Suite de la page A1 était de faire un procès politique avec l'événement », a-t-il déclaré.« Le plaisir que nous a procuré le faciès de M.Dion équivaut à la sentence qu'on a eue aujourd'hui, (y compris) le casier judiciaire, et on conseille encore une fois à tout le monde d'entarter, parce que vous allez faire deux bonnes actions : la première va être d'entarter quelqu'un qui le mérite, et la deuxième d'aller faire des travaux communautaires », a dit M.Robert.Si les deux entarteurs n'ont pas encore décidé s'ils vont porter la décision du tribunal en appel, ils affirment avoir « énormément d'éléments » pour le faire.« S'il le faut, on est prêts à aller jusqu'à la Cour sucrème ! » a lancé M.Robert, modifiant à la blague le nom du plus haut tribunal du pays.L'entarteur iconoclaste a aussi ajouté que le résultat du procès allait pousser son groupe à former un parti politique.« Puisque maintenant, on se rend compte que ce n'est peut-être pas possible de lancer des tartes en politique, et bien peut-être que nous, en tant que tartes, on se lancera en politique très prochainement ! » a-t-il précisé.L'avocate de la Couronne, Claudie Bélanger, avait suggéré au juge d'imposer 2000 $ d'amende aux entarteurs, ainsi qu'une probation de deux ans, notamment en raison de l'absence de remords des jeunes hommes.Elle a soutenu qu'une telle peine aurait dissuadé non seulement « les délinquants eux-mêmes », mais tout « les membres de notre société » de se laisser tenter par l'entartage.M.Robert avait pour sa part demandé l'absolution inconditionnelle.Il s'est défendu d'avoir commis un geste violent et a soutenu que l'entartage est l'une des « dernières méthodes qu'il nous reste pour faire passer un message politique ».PHOTO ARCHIVES La Presse Patrick Robert et Benoît Foisy, les entarteurs du ministre Stéphane Dion.Difficile de gérer l'incompétence en enseignement DIFFICILE / Suite de la page A1 contrat de travail des enseignants.« La structure fait qu'on crée de l'incompétence, dit-il.Le processus formel nous amène à placer des individus dans des situations pour lesquelles ils n'ont pas la compétence.» Selon des vérifications préliminaires, les cas de révocation de permis pour incompétence pédagogique sont rarissimes au Canada.En Ontario et en Colombie-Britannique, où le travail des enseignants est régi par un ordre professionnel, il n'y a eu aucune révocation ou suspension de permis pour ce motif dans les deux dernières années, mais une quarantaine de sanctions pour des fautes à caractère sexuel.« Dans certains milieux, les gens vont intervenir seulement sur ce qu'ils ne peuvent pas laisser passer, comme les agressions sexuelles, dit Serge Larivée.Les autres cas arrivent à se faufiler.Pourtant, ces gens-là, on pourrait encore les aider.Et si on ne le fait pas, la situation risque de se dégrader.Un contexte favorable Pourquoi aborder maintenant cette question délicate entre toutes ?Parce que, selon M.Larivée, les réformes en cours dans le milieu de l'éducation risquent d'accroître, au moins temporairement, le nombre d'enseignants « incompétents ».C'est-à-dire d'enseignants qui maîtrisent mal les nouveaux programmes ou les façons d'enseigner qu'ils proposent.De plus, l'implication grandissante des parents dans le fonctionnement de l'école va les placer en meilleure position pour dénoncer les enseignants qui ne font pas leur travail correctement.Par conséquent, les directions d'école ne pourront plus ignorer les cas-problèmes, comme certaines étaient peut-être portées à le faire jusqu'ici.Jointe par La Presse en fin d'après-midi hier, la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Johanne Fortier, a contesté le point de vue de M.Larivée selon lequel la lourdeur des processus empêche les administrations scolaires de sanctionner, voire de congédier un professeur incompétent.« Ce ne sont pas tant les conventions collectives qui sont lourdes.Mais les arbitres exigent que l'autorité compétente ait bien identifié les carences, et qu'il y ait eu une gradation dans les sanctions.Il y a des procédures à suivre qui ne sont pas si complexes, mais qui demandent une certaine rigueur.» De toute façon, Mme Fortier ne voit pas dans ce dossier une priorité : « Il y a tellement d'autres problèmes dont on doit s'occuper ! On est en train de vivre une réforme très importante.Or, plus de la moitié des enseignants ont reçu moins de trois jours de formation cette année sur les nouveaux programmes.C'est bien peu ! » Ici, la syndicaliste et le directeur d'école se rejoignent.Serge Larivée estime en effet que la campagne de formation lancée avec l'implantation des nouveaux programmes fournit une occasion rêvée de combler les carences dont peuvent souffrir certains enseignants.La rondelle d'or du jésuite cinéphile LA RONDELLE / Suite de la page A1 film, « une rencontre du cinéma incomparable », le professeur de l'Université Concordia retient de « grands moments », comme la découverte d'Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola, en 1979, et les événements de mai 1968, qui ont fait avorter le Festival.Ses nombreux séjours sur la Croisette ont aussi été enrichis de rencontres inoubliables, dont la plus marquante reste celle avec Roberto Rossellini, président du jury de 1977, dans sa chambre de l'hôtel Carlton, 15 jours avant sa mort.C'est aussi à Cannes que Marc Gervais a rencontré son ami Jeremy Irons, qui est membre du jury cette année.et qu'il craint de ne pouvoir saluer en raison du nouveau climat « restrictif » de la fête cannoise.« Roland Joffé (Vatel), en préparant The Mission (Prix du Festival en 1986), a longtemps voulu confier le rôle du jésuite à un véritable jésuite.Il m'en a beaucoup parlé, mais a préféré l'offrir à Jeremy Irons.Un an plus tard à Cannes, lorsque j'ai rencontré Jeremy par hasard, je lui ai confié qu'il m'avait fait perdre ma seule occasion de devenir une vedette internationale ! Le plus drôle, c'est que dans le film, Jeremy, très ascète, a beaucoup plus l'air d'un jésuite que moi ! » Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.DEMAIN DANS LA PRESSE Look en 5e vitesse Depuis le début du mois, les compagnies de téléphone et de câblodistribution ne sont plus seules sur le terrain de la haute vitesse Internet : Look communications vient de lancer un service d'accès Internet par modem câble.sauf qu'il n'y a pas de câble.Et justement, c'est ce qui fait de ce service une première bouée de secours pour les abandonnés de la haute vitesse qui n'ont pas encore accès à ce service par câble dans leur quartier ou au service Sympatico Édition Haute vitesse (EHV).À lire demain dans la page Cyberpresse sous la plume d'Éric Bernatchez.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d'accord avec la constitution par le gouvernement fédéral de dossiers informatiques détaillés sur chaque citoyen canadien?Êtes-vous d'accord avec le président du Conseil du Trésor, quand il affirme que la création des régies régionales de la santé a été une erreur?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 69 % Non: 31 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-4-9 à quatre chiffres : 8-9-9-8 6/49: 1-13-23-36-37-48 Comp.16 avec extra: 969760 COLLECTES DE SANG n Chomedey, Laval: Centre Laval, en collaboration avec le Club Lions de Laval et le Club Léo de Laval, cour centrale, 1600, boul.Le Corbusier, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; n à Varennes: organisée par les Chevaliers de Colomb, conseil 3808, sous la Présidence d'honneur de M.France Salesse, Les Galeries Varennes, 2020, boul.René-Gaultier, de 10 h 30 à 20 h 30.Objectif: 250 donneurs; n à Anjou: Ville d'Anjou, Galeries d'Anjou - mail central, 7999, boul.des Galeries d'Anjou, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 225 donneurs; n à La Salle: Club Lions La Salle, Carrefour Angrignon, 7077, boul.Newman, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs. 4LP0302A0518 A3 - JEUDI 4LP0301A0518 ZALLCALL 67 00:50:42 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 R A 3 Le Casino pourrait déménager Loto-Québec considère plusieurs possibilités, dont le Vieux-Port et le centre-ville ISABELLE HACHEY et DENIS LESSARD Loto-Québec envisage de déménager le Casino de Montréal de la paisible île Notre-Dame au centre-ville, une décision qui pourrait attirer davantage de touristes et.de criminels autour du temple des machines à sous de la métropole.En 1993, après de longues tergiversations, le gouvernement a choisi le Palais de la Civilisation, qui avait été le pavillon de la France à l'Expo 67, pour implanter le Casino de Montréal.L'un des arguments qui avaient milité en faveur de l'ancien musée était l'isolement de l'endroit : les policiers pourraient facilement contrôler la criminalité autour d'un casino construit sur une île.Sept ans plus tard, les prostituées, les prêteurs sur gage et les voleurs à la tire, qui gravitent souvent autour des casinos américains ou européens, sont en effet plutôt rares dans l'île Notre-Dame.Un déménagement pourrait-il changer la donne ?Sept ans d'expérience Le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, affirme que les choses ont évolué depuis l'ouverture du Casino.« Nous avons sept ans d'opérations concrètes, du personnel expérimenté, des systèmes de caméra éprouvés, nous pensons que nous sommes mieux organisés pour assurer la sécurité des clients si jamais on déménage », dit-il.Le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Alain Simoneau, ne voit pas les choses du même oeil.« Présentement, il n'y a pas de criminalité au Casino parce qu'il est isolé.S'il déménage au centre-ville, c'est évident qu'on va vivre les mêmes problèmes qu'aux États-Unis.Nous ne sommes pas différents, surtout dans un grand centre urbain comme Montréal.» Le chef du service de police de la CUM, Michel Sarrazin, et le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, n'ont pas voulu se prononcer sur l'éventuel déménagement du Casino.Plusieurs options Plusieurs options sont étudiées par Loto-Québec, dont celle du quai Bickerdike, au Vieux-Port de Montréal, là où les frères Reichmann et la Société générale de financement (SGF) souhaitent construire le Technodôme.Les deux projets ne sauraient coexister, estime toutefois le président de la SGF, Claude Blanchet, en tournée commerciale sud-américaine en compagnie du premier ministre Lucien Bouchard.Le président de Loto-Québec, Michel Crête, a d'ailleurs dit clairement en commission parlementaire il y a quelques semaines qu'à compter du moment où le Technodôme occuperait le Bickerdike, il n'était pas question pour le Casino d'y déménager, rappelle M.Blanchet.« M.Crête a dit que, dès lors, il se retirait du dossier », résume le président de la SGF.Déjà dans le passé, Loto-Québec a eu des réserves quant à la proximité d'autres installations récréotouristiques.On a ainsi mis les freins à des projets d'extension de la Ronde à proximité du Casino.Tout le monde souhaite capitaliser sur les 7,5 millions de personnes qui, chaque année, déambulent dans le Vieux-Montréal, près du port, observe M.Blanchet.À Loto- Québec, des sources sûres indiquent que la décision de déménager le Casino n'a pas encore été véritablement abordée.Aucune étude de faisabilité n'a été amorcée, pas plus qu'on a analysé les retombées économiques d'un tel geste.Un problème de taille Le déménagement pose un problème de taille : Loto-Québec avait déboursé 50 millions donnés à la Ville de Montréal pour acquérir l'ancien Palais de la Civilisation.En outre elle paie encore 120 millions pour les travaux de rénovations qui étaient nécessaires.« Dans les prochains mois », Loto- Québec aura à décider si elle déménage le Casino, un pas qui est loin d'être franchi pour l'instant.Si le Casino actuel était abandonné, il serait pratiquement impossible de recycler l'édifice.De nature temporaire à l'origine, le Casino de Montréal a une espérance de vie réduite.Lors de sa vente à Loto- Québec en 1995, l'entente conclue avec la Ville de Montréal prévoyait sa démolition dans 20 ans.PHOTOTHÈQUE LA PRESSE Qui aurait pu prédire, lors de l'Expo 67, que le pavillon de la France croulerait un jour sous les machines à sous ?200 millions plus tard, le bâtiment est.inadéquat ISABELLE HACHEY Qui aurait pu prédire, lors de l'Expo 67, que le pavillon de la France croulerait un jour sous les machines à sous ?Aujourd'hui, sept ans après avoir converti l'impressionnant bâtiment de l'île Notre-Dame en un clinquant casino, le président de Loto- Québec, Michel Crête, constate les dégâts.Depuis l'ouverture du Casino en 1993, Loto-Québec a investi plus de 200 millions pour rénover et agrandir l'édifice construit en 1967 pour abriter le pavillon de la France lors de l'Exposition universelle.Mais le bâtiment n'était tout simplement pas fait pour accueillir un casino, de l'aveu même de M.Crête.« L'usage qu'on fait de ces équipements- là, avec des achalandages de quelque 15 000 à 17 000 personnes par jour en moyenne, six millions de visiteurs par année, entraîne une forme d'usure prématurée (.).Et le coût d'entretien devient de plus en plus prohibitif », a dit M.Crête, lors des audiences de la Commission des finances publiques, le 20 avril dernier.« On a vécu récemment une situation catastrophique lorsque tous les systèmes d'égouts sous l'édifice ont lâché.Alors, on peut imaginer les problèmes que ça cause, ce genre d'histoire », a poursuivi M.Crête.C'est d'ailleurs ce récent pépin qui a provoqué une « amorce de réflexion » à propos du déménagement du Casino au centre-ville, a expliqué hier le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy.Car le problème d'égouts n'était que le dernier d'une série de coûteux incidents.« Le Casino de Montréal, étant construit à l'intérieur de l'édifice existant qui n'était surtout pas fait pour opérer ce type d'établissement-là, comporte en son sein des éléments qui sont très, très coûteux à opérer », a reconnu M.Crête.« On opère des tables de jeu et des machines à sous sur sept étages (.), ça nécessite des caisses à chaque étage, ça nécessite de la sécurité à chaque étage, ça nécessite plein d'activités qu'on n'aurait pas à faire si on était sur un seul plancher », a poursuivi le président.Et ce n'est pas tout.La salle de spectacle aménagée dans le pavillon du Québec \u2014 un bâtiment retapé au goût de Loto-Québec pour 50 millions et annexé au Casino en 1996 \u2014 est « beaucoup trop petite », a dit M.Crête.« Quand on veut faire une production de spectacle qui soit le moindrement rentable, il faut prévoir une salle de 1000 ou de 1200 places, mais on ne peut construire que ce qu'on a construit actuellement », a dit M.Crête.Le président de Loto-Québec a ajouté que l'approvisionnement en nourriture constitue une « contrainte énorme », un autre des « multiples » problèmes du Casino, qu'il qualifie de « vulnérable ».Et M.Crête a conclu : « Dans un édifice neuf, mieux adapté à notre réalité, je pense que cela pourrait être un gros plus pour nous.» Si Loto-Québec confirme être intéressée par l'emplacement du Vieux-Port, comme le journal Les Affaires le rapporte dans son dernier numéro, M.Crête a poliment souligné, lors des audiences, que le projet du Technodôme avait la « priorité » sur cet endroit de plus en plus convoité.Il serait en effet plutôt paradoxal de voir deux sociétés d'État (Loto-Québec et la SGF), se faire concurrence pour obtenir le même terrain.Et il n'est pas question d'emménager à l'intérieur du gigantesque parc d'attractions des frères Reichmann, un projet de plus d'un milliard de dollars qui cible une clientèle jeune.Or, le Casino s'adresse aux adultes.« Je serais un peu mal à l'aise (.) si on mettait le Technodôme et le Casino ensemble.Il n'y a pas forcément complémentarité de clientèle ; je pense qu'il y aurait même une discordance », a affirmé le président de Loto-Québec.Claude Béland veillera à l'implantation du nouveau CHUM JEAN-FRANÇOIS BÉGIN L'ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, sera le PDG de la société d'implantation du nouveau CHUM, qui doit être construit dans la Petite-Patrie d'ici la fin de 2006.La ministre de la Santé, Pauline Marois, en fera l'annonce lors d'une conférence de presse, ce matin à l'Hôtel-Dieu, au cours de laquelle elle dévoilera également d'importants investissements pour la période de transition vers le nouvel hôpital.La société d'implantation aura pour mandat de coordonner les étapes de la construction du mégahôpital de 850 à 900 lits, qui sera situé dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Denis, Rosemont, Saint-Laurent et de Bellechasse.La société d'implantation doit entreprendre ce mois-ci une vaste consultation auprès des médecins du CHUM, afin de déterminer les besoins exacts du nouveau centre, tant pour les soins aux patients que pour l'enseignement et la recherche.« Avant de demander aux architectes de faire des plans, nous devons leur dire ce que nous voulons dans notre nouvelle maison », disait récemment à L'Actualité médicale le directeur général intérimaire du CHUM, Gérard Douville.La société devra aussi suggérer de nouvelles utilisations pour les trois hôpitaux actuels, soit Notre- Dame, Saint-Luc et l'Hôtel-Dieu, qui conserveront une vocation liée au secteur de la santé.En janvier, lors de l'annonce du projet de construction, Mme Marois a donné l'assurance qu'un des trois établissements demeurera un hôpital de soins de courte durée.Un autre pourrait être converti en centre d'hébergement pour personnes âgées, et le troisième pourrait accueillir l'Institut national de santé publique du Québec.Outre M.Béland, la société comptera huit membres, dont quatre seront nommés par le ministère de la Santé.Les quatre autres seront désignés par le CHUM.Mme Marois a promis en janvier que les administrateurs, les médecins et le personnel du CHUM seraient représentés.M.Béland, 68 ans, a quitté la présidence de Desjardins en mars, après un règne de 13 ans, le plus long dans l'histoire du Mouvement.Il a aussi été président du Conseil de la coopération du Québec, de 1990 à 1999, et du Sommet sur l'économie et l'emploi (1996), en plus d'être membre de la commission Bélanger-Campeau, en 1990.La ministre Marois dévoilera aussi, aujourd'hui, l'ampleur des investissements consentis pour la phase de transition vers le nouvel hôpital.À la fin mars, le CHUM avait réclamé 71 millions de dollars au ministère de la Santé, dont 50,8 millions pour l'achat d'équipement médical et informatique et le réaménagement de certaines sections des hôpitaux existants.Le CHUM demandait aussi une augmentation de 20,2 millions de son budget d'exploitation.La conférence de presse sera aussi l'occasion de confirmer la signature du contrat d'affiliation entre l'Université de Montréal et le CHUM.Claude Béland relève un nouveau défi. 4LP0499A0518 a4 jeudi 4LP0499A0518 ZALLCALL 67 09:54:06 05/18/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Trente années dans les chiffres de Montréal Il faut rendre compte de ce qu'on fait des fonds publics, insiste le vérificateur Guy Lefebvre MARIE-CLAUDE GIRARD Le vérificateur de la Ville de Montréal, Guy Lefebvre, compte aujourd'hui exactement 30 ans de service dans l'administration montréalaise.Et il ne songe pas à la retraite avant au moins deux ans, n'en déplaise à ses détracteurs.M.Lefebvre s'attendait à une réplique musclée de la part de la chambre de commerce du Montréal métropolitain à la suite de la publication de son rapport sur Stationnement de Montréal.Mais pas à une attaque qui ne réfute en rien les arguments soulevés.« Je me suis senti gêné pour les membres de la chambre, pour l'institution.C'est lamentable.» Interrogé sur les insinuations de parti pris idéologique contre le partenariat public-privé, il rit doucement.Dans son récent rapport, il note que l'entreprise privée est plus efficace et moins coûteuse que les employés municipaux pour la vidange des puisards bouchés.Il recommande même à Montréal d'évaluer si elle doit continuer à confier ces travaux à ses employés.Lors du premier mandat de Pierre Bourque, il a beaucoup été question de privatisation, rappellet- il.Le vérificateur croit qu'il faut exiger des moyens de contrôle pour s'assurer que tout se déroule bien dans une entente de partenariat.« Partout où vous touchez à l'argent du public, il y a une obligation de rendre des comptes », insiste-t-il.« Il faut travailler à développer cette obligation.» La chambre de commerce assimile « en partie » son rapport sur Stationnement de Montréal à celui réalisé par le professeur Léo-Paul Lauzon pour le compte de syndicats opposés à la privatisation.M.Lefebvre admet qu'il a effectivement demandé au professeur une copie de son rapport.« Il a voulu nous le faire payer.On a refusé.» Guy Lefebvre, 60 ans, a commencé à travailler pour Montréal sous l'ère Drapeau.Il a été engagé en mai 1970 comme conseiller technique au service du contrôle et de la vérification.La boucle est bouclée.« C'était la belle époque », dit-il.Celle où il a découvert sa ville sous l'angle des chiffres, en ratissant les budgets de tous les services.Celle aussi où il a travaillé à l'implantation de l'actuelle présentation des budgets par programmes et activités.Diplômé en sciences comptables et commerciales de l'Université de Montréal, membre de l'Ordre des comptables et de la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec, M.Lefebvre est vérificateur depuis 1987.Il a aussi suivi une formation à l'Université du Michigan sur le « Planning-programming budgeting system » (PPBS).Avant d'être nommé à son poste actuel, il a été tour à tour surintendant au budget, conseiller au service des finances, vérificateur adjoint, directeur adjoint des finances et directeur du service du revenu.Parmi ses responsabilités, il y avait alors la collecte du contenu des parcomètres, se plaît-il à souligner.Aujourd'hui, il fait un bilan plutôt positif de la gestion de Montréal.L'endettement s'améliore, les réserves se reconstituent.« Il faut continuer les efforts en ce sens-là.» Mais des lacunes persistent.Le système de gestion est toujours déficient.M.Lefebvre a bon espoir que la Ville implante bientôt un nouveau système de gestion informatisée.En outre, il déplore le délai qui sépare l'approbation du budget par le conseil municipal, en décembre, du premier compte rendu fait aux élus, 15 mois plus tard.Des bilans devraient être faits chaque semestre, estime-t-il.En 1993, M.Lefebvre a causé tout un émoi en livrant un bilan négatif de l'administration de Jean Doré.« Le contrôle des dépenses publiques s'est relâché depuis que le RCM a pris le pouvoir en 1986 », affirmait-il alors.La présidente du comité exécutif, Léa Cousineau, s'en était scandalisée.« Plus je revois cet épisode-là, et plus je considère que c'était de sa part une manoeuvre de diversion », estime-t-il aujourd'hui.Les relations avec Mme Cousineau sont redevenues cordiales.Elle lui a même envoyé une carte au Noël suivant.En 1997, il a provoqué une « bagarre horrible » en reprochant au service des finances d'agir dans l'illégalité et l'incohérence en empruntant à long terme pour payer les dépenses courantes et en engageant des dépenses importantes sans prévenir les conseillers.Le directeur du service a poussé les hauts cris.Par la suite, l'ancien ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a sommé Montréal de mettre de l'ordre rapidement dans ses finances.Très calme, M.Lefebvre ne semble pas faire grand cas des frictions avec les services ou les élus.Il fait face à deux types de réactions.« Certains directeurs de service disent « on ne peut pas tout voir dans notre service.Merci beaucoup.» Pour d'autres, c'est la panique », explique-t-il.Il n'est membre d'aucun parti politique et se fait un devoir d'être neutre.Sa plus grande qualité est son intégrité, estime-t-il.« Je ne dois rien à personne.» Maintenant qu'il y a un médiateur à la Ville, il se fait un plaisir de lui référer les cas particuliers.Auparavant, le vérificateur avait l'ambition de passer à travers l'ensemble des services de la Ville en quatre ans.Aujourd'hui, son équipe de 29 agents de vérification et trois chefs de division n'arrive pas à le faire.On cible maintenant les sujets.À son arrivée en poste, M.Lefebvre disposait d'un assistant, six chefs de section et une quarantaine d'agents.Il y aurait sûrement du travail pour d'autres employés, admet-il.Mais dans le contexte, ce ne serait pas justifiable.Les services directs au public passent avant le budget du vérificateur, dit-il.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Guy Lefebvre, vérificateur de la Ville, a traversé bien des remous depuis 1987.Marché central: les Soeurs du Bon-Pasteur poursuivent deux banques Presse Canadienne La congrégation des Soeurs du Bon-Pasteur poursuit la Banque Royale et la Banque commerciale italienne pour un montant de 100 millions de dollars, à la suite de la fraude dont elles ont été victimes au Marché central, un centre commercial de Montréal.Selon Radio-Canada, les soeurs reprochent aux deux institutions financières leur négligence dans l'octroi au Marché central de prêts garantis par la congrégation.Les soeurs ont perdu 80 millions dans le projet du Marché central de Montréal.Elles avaient garanti des emprunts de 60 millions, qu'elles avaient ensuite été forcées de rembourser.Soutenant ne jamais avoir été informées des risques qu'elles prenaient, les religieuses poursuivent la Banque Royale pour 61 millions et la Banque commerciale italienne pour 36 millions.Trois ex-conseillers des religieuses font déjà l'objet de poursuites dans cette affaire.L'automne dernier, leur conseiller financier, Denis Schmouth, était arrêté et accusé de corruption.La GRC arrêtait aussi leur avocat, Jean-Pierre Cantin, et un courtier en financement, Jean-Alain Bisaillon, accusés de vol et de fraude. 4LP0501A0518 A 5 jeudi, 18 mai 4LP0501A0518 ZALLCALL 67 11:42:32 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 A 5 Flagrant délit de bonté Pierre Odile est correctrice d'épreuves aux Éditions du renouveau pédagogique.Son mari est prof.Deux enfants.On vient de trouver au petit dernier un cancer très rare : le cancer des reins.La nouvelle les a pétrifiés au point qu'Odile a cessé de travailler et son mari aussi.Ils veillent le petit à plein temps, le mènent à Sainte-Justine pour la chimio ; ils n'ont pas, de toute façon, la tête au travail.Je suis sûr que vous entrez bien dans leurs raisons.Pas l'assurance-chômage.Pour l'assurance-chômage, que t'arrêtes de travailler pour aller en vacances à la Barbade ou parce que ton petit a le cancer, c'est la même chose : c'est un arrêt de travail volontaire et t'as pas droit aux prestations.Anyway, c'est pas un article sur la méchanceté de l'assurance-chômage.J'allais au contraire vous parler de la bonté des gens.Les 125 employés des Éditions du renouveau pédagogique, les boss et les cadres de cette maison spécialisée dans le livre scolaire où la maman est correctrice depuis six ans, de même que les collègues du mari (cégep Ahuntsic), ont passé le chapeau.La somme ramassée est assez importante ; mais, plus réconfortant encore : le civisme montré en cette occasion par les collègues des deux parents.J'emploie civisme de préférence à solidarité parce qu'on n'est pas ici dans une cause, on est dans le « vivre ensemble ».Dans l'urbanité.Dans le va-sans-dire.Mais je le dis quand même.Autant la charité organisée, les rassemblements caritatifs et les pognés de Noël me font chier, autant ce genre de truc me réjouit.Et même me fait pleurer.Ploc, ploc, ploc, des grosses larmes qui tombent dans ma soupe.Au fond, je suis très humain.Ah si ! Un rien m'émeut, mon vieux.Ai-je dit un rien ?Ce n'est pas rien de surprendre l'Homme et sa fiancée en flagrant délit de bonté alors que la télé n'est même pas là pour montrer combien ils sont bons.Bons comme avant, quand c'était le Bon Dieu qui dictait notre comportement.Le Bon Dieu n'existe pratiquement plus, comme vous le savez .Il est parti, mais le bien est resté.C'est fabuleux, non ?Qui donc disait qu'il n'y a jamais de bonnes nouvelles dans ce journal Mustapha le terroriste n Il s'appelle Mustapha Madarchahi et vous vous doutez bien qu'il n'est pas chrétien.Les officiers d'immigration aussi ; fins finauds comme ils sont, ils se doutent de quelque chose.Mustapha a beau être canadien comme vous et moi (comme vous surtout), il ne passe pas les douanes comme vous et moi.Vous faites-vous fouiller chaque fois que vous revenez au pays ?Fouiller tout nu ?Photographie-t-on vos lettres, vos notes ?Vous demande-t-on les adresses des gens chez qui vous êtes allés en Europe ?Mustapha, si.Chaque fois.Iranien d'origine, Mustapha est ici depuis sept ans.Chauffeur de taxi et agent de voyages, la cinquantaine assez prospère, célibataire.Sa compagne travaille pour une compagnie aérienne ; il voyage beaucoup, pas cher.Casier judiciaire vierge.Jamais de problème avec les autorités.Sauf quand il revient au pays.Chaque fois un interrogatoire interminable.Chaque fois la fouille minutieuse de ses bagages et de sa personne.Il a fini par en prendre son parti.Un jour, un douanier le lui a confirmé en toute naïveté : « Mustapha, c'est un nom terroriste.» Sur la petite fiche qu'on remplit dans les avions et qu'on présente à la guérite d'entrée avec le passeport, chaque fois, l'officier des douanes écrit le code qui envoie Mustapha à la fouille.C'était une semaine avant Pâques.Mustapha arrivait du Mexique à l'aéroport de Toronto.Il avait juste une heure pour sa correspondance avec Montréal.Quand l'officier de la guérite s'est lancé dans le minutieux interrogatoire réservé aux Canadiens qui n'ont pas un prénom chrétien, Mustapha a cru accélérer les choses en demandant très poliment à l'officier de l'envoyer tout de suite à la fouille.Pourquoi ?s'est étonné l'officier des douanes.Parce que j'ai l'habitude, a répondu Mustapha.Ajoutant imprudemment : « Quand on est musulman, on est automatiquement soupçonné d'être un terroriste ou un trafiquant de drogue.» Êtes-vous terroriste ?a demandé l'officier.If you want, a répondu Mustapha, impatienté par l'imbécillité de la question.Avez-vous des explosifs dans votre sac ?a vicieusement dérivé l'officier, sachant très bien comment la conversation allait se terminer.Mustapha est tombé dans le piège.Il en a mis.Des explosifs dans son sac ?Mets-en, chose ! Des bombes, des missiles intercontinentaux et plein d'autres machins effrayants.Le douanier a répété sa question une seconde fois : Avez-vous des explosifs dans votre sac ?Mustapha a continué sur sa lancée.Il a parlé pour toutes les fois qu'il s'était tu.Le douanier a alors déclaré à Mustaphaqu'en vertu de la loi, il était en état d'arrestation.La nuit en prison.Accusé le lendemain de méfait public.Le juge a fixé la caution à 1000 $.On l'a empêché d'appeler à Montréal.C'était le Jeudi saint.Passe le congé de Pâques en prison.Le mardi, un nouveau juge a doublé la caution.Nouveaux délais.Finalement, Mustapha fera 10 jours de prison.Il affirme avoir été battu, insulté, traité de sale Québécois et d'indépendantiste.« Moi ! Je ne m'étais jamais senti très québécois avant cette journée ! » Procès en juillet.Mustapha risque une amende et quelques jours de prison ; mais c'est comme s'il attendait dans l'aile des condamnés à mort.Il est comme un zombie.Hébété.Démoli.Il ne comprend pas.Dans son ancien pays, oui, mais au Canada ?Pourquoi, dans son rapport, l'officier d'immigration oublie-t-il de préciser qu'il a luimême induit l'idée des explosifs ?Pourquoi présente-t-il Mustapha comme un excité, alors que tout s'est déroulé calmement comme pourraient le montrer les caméras qui ont filmé l'incident ?Sans cris.Sans que les autres voyageurs se doutent même de ce qui se passait.L'officier lui a demandé de le suivre dans une salle voisine où il lui a passé les menottes.C'est tout.Pourquoi pas d'avocat ?Pourquoi 10 jours en prison ?Pourquoi des coups et des insultes ?Mustapha ne comprend pas.Et moi non plus.IMPORTANT \u2014 Le site que je vous ai envoyé visiter sur Internet dans ma chronique de mardi a été retiré hier matin par son auteur, sans doute effarouché par votre soudaine et nombreuse affluence.Ce n'était pas le but visé de ce petit exercice anthropologique.Nous en reparlerons.Je voulais seulement, pour l'instant, vous avertir de ne plus le chercher : il n'est plus là.Voilà.Sal Ami change les noms de rue au long de René-Lévesque Presse Canadienne Hier midi, au centre-ville de Montréal, la rue Stanley est devenue « Nike Street », le boulevard René- Lévesque, « Wall Street boulevard », et Peel est devenue « Microsoft Street ».Le danger de l'américanisation plane sur Montréal.C'est ce que voulait démontrer ainsi l'Opération Sal Ami, qui a réussi un coup d'éclat, hier , ralentissant durant deux heures la circulation sur le boulevard René-Lévesque, au centre-ville de Montréal, par sa manifestation contre la mondialisation.Ils n'étaient qu'une cinquantaine, mais ils en ont causé des maux de tête et provoqué des coups de klaxon.L'escouade anti-émeute a d'ailleurs dû intervenir pour repousser les manifestants vers le trottoir, avant le début de la marche, mais ce, avec les matraques à l'horizontale, sans porter de coups.Les manifestants se sont d'abord rassemblés devant l'hôtel où se déroulait une conférence sur la mondialisation des économies.Jusquelà, la manifestation se voulait traditionnelle : échassier costumé d'un drapeau américain, fanfare, distribution de pamphlets politiques, récitation de slogans, de discours contre l'accord de libre-échange et l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI).Spontanément, une dizaine de manifestants se sont mis à obstruer trois voies du boulevard René-Lévesque, suscitant la colère des automobilistes qui klaxonnaient à tout rompre, certains s'avançant même dangereusement vers les manifestants au centre de la chaussée.Après quelques minutes, l'escouade anti-émeute s'est pointée, tassant les manifestants en les poussant fermement, mais sans violence, vers le trottoir.Et tout est rentré dans l'ordre.C'est ensuite que la marche s'est mise en branle.La cible : le complexe Guy-Favreau, où on voulait remettre un « ultimatum » au gouvernement du Canada, lui demandant de se retirer de toutes les tables de négociation sur une éventuelle zone de libre-échange des Amériques, tant qu'il n'aura pas l'assurance hors de tout doute que les dispositions contestées de l'Accord multilatéral sur l'investissement ne s'y retrouveront pas.Le long d'une dizaine de rues, à chaque coin de rue, les manifestants interrompaient la circulation des quatres côtés, montaient dans une échelle et apposaient une banderole par-dessus le nom de la rue, changeant son nom légitime en celui d'un symbole américain.La rue Stanley est ainsi devenue « Nike Street », Peel est devenue « Microsoft ».Les manifestants n'ont pu entrer au complexe Guy-Favreau, les portes ayant été verrouillées.Ils se sont simplement assis par terre, attendant quelques minutes, puis ont fini par se disperser d'eux-mêmes.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © L'escouade anti-émeute a dû intervenir pour repousser les manifestants vers le trottoir avant le début de la marche, mais ce avec les matraques à l'horizontale, sans porter de coups.Not Ready 2857322 Not Ready 2851809?+ 03X075.0 4LP0601A0518 A-6 jeu 18 mai 4LP0601A0518 ZALLCALL 67 00:49:28 05/18/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Actualités La tornade Britney frappe Montréal HUGO DUMAS Britney Spears est la chanteuse pop la plus cool de la planète actuellement.Sa belle chevelure blonde, son sourire craquant, ses dents blanches parfaitement alignées, son bronzage uniforme et ses courbes voluptueuses font l'envie d'une horde de jeunes filles, et de quelques ados en pleine puberté, qui tapissent les murs de leur chambre du joli minois de la « Teen Queen » de 18 ans.« C'est bien simple.Tous les petits gars veulent sortir avec elle et toutes les petites filles veulent être comme elle », résume Anne- Marie Withenshaw, animatrice à Musique Plus.Britney Spears, qui verse dans la musique pop sucrée, est un phénomène.Ses admirateurs, en majorité dans la tranche d'âge des 7 à 18 ans, l'ont carrément élevée au rang d'idole.En un an, son premier disque Baby One More Time s'est écoulé à 9,3 millions d'exemplaires aux États-Unis seulement.« Je l'aime beaucoup.Elle est belle, elle chante bien, c'est mon idole », dit Alexandra Silvano, 11 ans, qui attendait, hier après-midi, devant l'hôtel où logeait la jeune vedette.Princesse des écoles secondaires américaines, la petite tornade blonde a soufflé hier sur Montréal pour faire la promotion de son deuxième album, Oops !.I Did It Again, qui a atterri mardi chez les disquaires.Une importante troupe de journalistes d'un peu partout au Canada se mourait d'envie de mitrailler Britney Spears de questions hier, elle qui est une source intarissable de potins pour les tabloïds de supermarchés.Vers 16h30, orgie de flashs.Britney apparaît devant la presse, vêtue d'un chemisier rose et fuchsia, d'un pantalon ajusté et de sandales à semelles compensées.Un petit bijou discret pendait à son cou.Douce, très polie, un tantinet gênée, l'adolescente, tout sourire, n'a jamais haussé le ton ou fait la moue, même quand un journaliste lui a demandé si elle était bisexuelle.Britney Spears se considère comme une ado normale et non une star mondiale.« Je suis moi, une jeune fille comme les autres.Je n'aime pas être vue comme un modèle pour les jeunes.Je fais des erreurs comme tout le monde.J'essaie seulement d'être une bonne personne », raconte l'adolescente.Et elle s'ennuie parfois de son anonymat perdu.« Au début, c'est flatteur, les gens te demandent ton autographe, c'est cool.Après un certain temps, ça peut devenir difficile juste d'aller magasiner avec des copains et de lâcher son fou », confie la jeune vedette, tout en sirotant un thé.Dernièrement, la pop star de 18 ans a troqué sa jupette de collégienne, ses lulus et ses bas aux genoux, pour des costumes de vinyle rouge, des décolletés plongeants et d'autres tenues plus sexy.Malgré l'image sexuée qu'elle projette, l'Américaine affirme être toujours vierge, en raison de ses convictions religieuses \u2014 elle est baptiste \u2014 et s'abstiendra de relations sexuelles avant son mariage.« C'est quelque chose en quoi je crois vraiment : attendre et être certaine que c'est la bonne personne », dit Britney, de sa petite voix.Britney a un copain.C'est Justin Timberlake, le petit blond frisé qui chante dans le groupe populaire N'Sync.Ils s'embrassent, parfois.Avril 1999.Après une séance de photos pour la couverture du magazine Rolling Stone, où Britney Spears apparaît en soutien-gorge push-up et en shorts très courts, l'American Family Association, basée au Mississippi, a lancé un boycott contre la jeune vedette.Sa réaction : elle dit ne pas trop porter attention aux critiques.Elle a aussi balayé les rumeurs voulant qu'elle ait subi récemment une augmentation mammaire.« Ici, mes fans sont presque toutes des filles, alors qu'aux États-Unis, il y a plus de garçons », remarque-t-elle.Les admirateurs canadiens de la chanteuse sont d'ailleurs beaucoup plus bruyants qu'ailleurs dans le monde.On a facilement pu le constater à Musique Plus, hier soir, où ils étaient plusieurs centaines à hurler le nom de Britney et à taper dans les fenêtres de la station de télévision pour attirer son attention.Plusieurs ont fait des pieds et des mains pour pénétrer dans le studio survolté et surchauffé.Les moins chanceux ont dû se coller le nez sur les fenêtres extérieures pour entrevoir leur idole, dont les moindres mouvements déclenchaient une série de cris stridents.« C'est très flatteur », dit la chanteuse.Britney Spears ramasse elle-même le caca de son chien.Elle raffole du magasinage et a un petit faible pour les tartines de confiture et de beurre d'arachides.Elle craque pour les sandwiches au thon.Pour ceux à la dinde aussi.Par-dessus tout, elle aime bien la soupe poulet et nouilles.Son idole ?La chanteuse Madonna.Ancienne joueuse de basketball, Britney Spears est l'exemple parfait de la prom queen que tout le monde aime à l'école.Elle a grandi à Kentwood, une petite ville de 2700 habitants, en Louisiane, entourée de son grand frère, sa petite soeur et ses deux parents.Quel est donc le secret de son succès ?« La musique de Britney est facile à apprendre, elle est aussi facile à écouter et à chanter.Son look est également facile à adopter.Et les jeunes trippent sur ce qui est à la mode », remarque Marie-Claude Bonneau, rédactrice en chef du magazine Cool !, publication de Trustar destinée spécialement aux ados.La dernière tournée de spectacles de Britney Spears a été commanditée par la compagnie de vêtements Tommy Hilfiger.Dans l'autobus qui la voyage en tournée, elle dispose d'un lit de bronzage personnel.Selon les rumeurs, elle a récemment flirté avec le prince William par courriel, ce dont elle a refusé de parler hier.L'an prochain, Britney aimerait bien faire le saut au grand écran.Elle a été pressentie pour jouer dans Grease 3 et dans une suite éventuelle à Dirty Dancing.Dans quel type de long métrage aimerait-elle se retrouver ?« N'importe lequel avec Brad Pitt dedans », lance l'adolescente aux yeux rieurs.Postée à l'extérieur de Musique Plus, Mélanie, 18 ans, n'a pas voulu révéler son nom de famille au journaliste de La Presse.« Ça me tente pas que mes amis sachent que j'aime Britney, car ils rient toujours de nous autres.Ils trouvent qu'elle danse mal, qu'elle chante mal.C'est mal vu de l'aimer quand on est trop vieux », souligne-t-elle.Plusieurs sites Internet anti-Britney Spears ont fait leur apparition sur la Toile, dont un qui s'appelle « Hit Britney One More Time ».En français, c'est frappe Britney encore une fois.Décidément.PHOTOTHÈQUE, La Presse Britney Spears lors de la présentation du Billboard Music Awards, à Las Vegas, en décembre dernier.Britney Spears ramasse elle-même le caca de son chien.Elle raffole du magasinage et a un petit faible pour les tartines de confiture et de beurre d'arachides.Elle craque pour les sandwiches au thon.Pour ceux à la dinde aussi.Par-dessus tout, elle aime bien la soupe poulet et nouilles.Son idole ?La chanteuse Madonna.L'univers rose bonbon de Britney Spears HUGO DUMAS Au royaume de la gomme balloune rose, des barrettes multicolores en forme de papillons, des feuilletons à la Dawson's Creek, des vêtements du Château, des centres commerciaux, des histoires d'amour qui éclosent et des magazines d'idoles comme Cool !, Adorable et Filles d'aujourd'hui, l'étoile de la musique pop Britney Spears est la reine incontestée.Britney séduit surtout les tweens, ces préadolescents de 7 à 14 ans, dotés d'un pouvoir d'achat colossal.Et d'une influence considérable sur les habitudes de consommation de leurs parents.« Aujourd'hui, toutes les jeunes filles sont habillées à l'américaine.Elles portent des camisoles à bretelles spaghetti, des mini-jupes, des sandales plates-formes, bref des vêtements qui montrent de la peau.C'est une vague amorcée par Britney », raconte Hélène Barbeau, directrice du magazine pour adolescentes Adorable.Dans son numéro de juin, la revue Adorable donne à ses lectrices un mode d'emploi, en quatre étapes faciles, pour avoir une superbe coiffure.semblable à celle de Britney Spears, 18 ans.La repousse de trois semaines est très tendance, ajoute-t-on.« Les jeunes filles aiment les looks glamour », dit Mme Barbeau.Marie-Claude Bonneau, rédactrice en chef de Cool !, fait remarquer que le phénomène des idoles n'est pas nouveau.Il y a bien eu, jadis, les Sultans et, plus récemment, les New Kids on the Block et les Backstreet Boys.« Britney Spears n'a rien inventé, car chaque génération a glorifié une vedette », souligne Mme Bonneau.Sauf qu'aujourd'hui, les tweens et les ados consomment en plus grande quantité.Et leurs coeurs semblent d'ailleurs bien volages.« Souvent, les chanteurs font long feu.Ce sont des vedettes-étincelles.Les jeunes prennent ce qui passe et changent ensuite », souligne Mme Barbeau.Et la pop de Britney, c'est du pur bonbon.Un bonbon bien sucré.« On ne peut pas dire à un enfant : « Aime pas le chocolat », ajoute Mme Barbeau.Les ados d'aujourd'hui zappent et surfent continuellement, à la recherche de LA nouveauté.« Ces jeunes sont difficiles à cerner et à joindre », remarque Mme Bonneau.Déjà, les aspirantes au trône de Britney Spears se bousculent au portillon.Plusieurs clones viennent d'apparaître sur les palmarès américains, dont Mandy Moore (16 ans), Jessica Simpson (19 ans) et Christina Aguilera (19 ans).Toutes sont blondes, américaines et quasi parfaites.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Les admirateurs canadiens de la chanteuse sont beaucoup plus bruyants qu'ailleurs dans le monde.On a facilement pu le constater à Musique Plus, hier soir. 4LP0701A0518 A7 - JEUDI 4LP0701A0518 ZALLCALL 67 00:48:11 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 A 7 Actualités L'EXPRESS DU MATIN Famille décimée par le feu La mère et ses deux enfants périssent ; le père est blessé JEAN-PAUL CHARBONNEAU « Voir deux belles petites poupounes étendues inertes dans le gazon à côté de leur mère, c'est épouvantable.Ça fait mal au coeur ! J'ai tenté de rentrer dans l'appartement pour les sauver, j'ai été incapable de le faire à cause de la fumée.Je me suis étouffé et je suis tombé.Je m'en veux de ne pas avoir été capable de les aider.» Raymond Laurin pleurait hier matin en racontant comment il n'a pu éviter le drame qui a coûté la vie à deux fillettes d'un an et demi et deux ans et demi ainsi qu'à leur mère.Elles ont péri dans l'incendie qui a détruit leur logement du 917, Papineau, à Joliette.Sur le balcon de l'appartement, on pouvait voir des jouets qui se trouvaient parmi divers objets calcinés.Le père est le seul survivant de cette famille décimée, et il souffre de brûlures sur 45 % de son corps.Il a été transféré au centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Les trois victimes sont Anne Laflamme, 30 ans, et les petites Camille et Laurence.Le blessé est Richard Chevalier, 30 ans.Selon le directeur du Service d'incendie de Joliette, Robert Pépin, un article de fumeur pourrait être à l'origine de l'incendie qui a débuté dans le salon.Dans l'appartement occupé depuis trois semaines par cette famille, il n'y avait pas d'avertisseur de fumée.M.Pépin est convaincu que s'il y avait eu un avertisseur, il n'y aurait pas eu de décès.« Lorsque nous arrivons, il est souvent trop tard.Regardez, il n'y a pas de dommages sur l'immeuble, c'est un feu qui est très violent qui se concentre, mais qui se combat facilement.Avec un avertisseur de fumée, les occupants peuvent évacuer rapidement », a-til précisé.Le propriétaire de l'immeuble de la rue Papineau construit au début des années 70, Jean-Marc Grégoire, a indiqué que la famille était en transit dans cet appartement.« Elle était ici en attendant et l'appartement était à louer pour le 1er juillet », a-t-il précisé.Il soutient que ses logements sont équipés d'avertisseurs de fumée, mais qu'il arrive fréquemment que les locataires enlèvent les piles et partent avec.L'immeuble était muni de détecteurs de chaleur et c'est leur déclenchement qui a réveillé M.Laurin vers 4h20.« Quand je suis sorti de mon logement, j'ai cogné dans la porte pour les réveiller, je l'ai ouverte et j'ai fait face à un nuage de fumée.Je suis tombé dans les marches en arrière, je me suis relevé.J'ai réveillé l'appartement deux, Nathalie avec ses petites jumelles et son gars, après ça, j'ai appelé le 911 », a ajouté M.Laurin qui s'est blessé à un poignet dans sa chute.La mère aurait réussi à faire le 911 avant de perdre connaissance.Un autre locataire de l'immeuble, David Daigle, est sorti par la fenêtre de son balcon quand il a entendu l'alarme.Il a lui aussi vainement tenté de porter secours aux victimes emprisonnées dans leur logement.« Lorsque nous sommes arrivés, raconte l'ambulancier Alain Lévesque, des pompiers et des policiers faisaient de manoeuvres sur les corps de l'homme, de la femme et d'un enfant.Une fois à l'hôpital avec l'homme, nous avons appris que les pompiers venaient de trouver un autre enfant et nous sommes revenus rapidement.» Dès qu'elle a su qu'il y avait des morts, la police municipale de Joliette a confié le dossier à la Sûreté du Québec et, en après-midi, toutes les pièces de l'appartement ont été scrutées à la loupe par les spécialistes des escouades des crimes contre la propriété et de la personne avec les experts du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.Un homme dépressif délogé par les policiers n Un homme qui s'était barricadé dans son appartement du 3250, rue Barclay, dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal, a tenu les policiers en haleine pendant plus de quatre heures, hier, avant d'être délogé sans violence.L'incident a commencé par un appel au 911, vers 9h hier, pour un homme dépressif qui refusait de sortir de son logement.Après des pourparlers avec des policiers négociateurs du SPCUM, l'homme de 54 ans s'est finalement rendu sans résistance, à 13h30, pour ensuite être transporté à l'hôpital pour y subir des examens psychiatriques.Silahian et Bitchoka cités à procès pour meurtre n Au terme de leur enquête préliminaire, Jacques Silahian et Yves Bitchoka, tous deux âgés de 22 ans, ont été cités à leur procès.Ils devront répondre à une accusation de meurtre non prémédité.Après une querelle pour une place de stationnement près d'un dépanneur, la victime, Liviou Barna, 28 ans, avait été pourchassée sur trois kilomètres et frappée à coups de batte de baseball, le 20 mai 1999.Les accusés, qui sont en liberté provisoire, reviendront devant le tribunal le 5 septembre pour connaître la date de leur procès.Victime identifiée n La police de la CUM a dévoilé hier l'identité de l'homme trouvé sans vie mardi aprèsmidi dans son logement du Jean-Gérard Saint-Louis 7826, avenue Lévesque, à A n j o u .I l s'agit de Jean- Gérard Saint- Louis, un professeur suppléant de 58 ans, divorcé et père de trois enfants.L'autopsie pratiquée sur le corps de l'enseignant a démontré qu'il a été atteint de projectiles d'arme à feu à la tête.Les sergents-détectives Yves Beaulieu et Marc Pelletier, de la section des homicides du SPCUM, sont chargés d'élucider ce 22e meurtre commis depuis le début de l'année dans l'île de Montréal.Pas d'autobus devant la basilique n Il est dorénavant strictement interdit à tout autocar touristique de circuler et de stationner devant la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.Pour les autocars en provenance de la rue Notre-Dame Ouest, le virage à gauche est maintenant obligatoire sur la place d'Armes.De nouvelles règles d'accessibilité et de débarquement des passagers sont maintenant en vigueur jusqu'au 31 octobre pour ce projet pilote.Le cortège d'autocars, plus de 100 certaines journées, qui déposaient directement les touristes sur le parvis de la basilique, créait un problème d'accès et de sécurité.Ces autocars obstruaient également une perspective visuelle complète sur deux immeubles patrimoniaux de première importance, la basilique et le plus ancien immeuble de Montréal, le séminaire des Sulpiciens.De plus, afin d'assurer la quiétude des résidants du quartier, les autocars ne pourront plus utiliser la rue Saint-Sulpice, ni la rue Notre- Dame à l'est de la rue Gosford.Cette initiative de la Ville de Montréal va dans le sens des recommandations de Tourisme Québec et de Tourisme Montréal pour l'amélioration des infrastructures touristiques.L'objectif de CIBL est dépassé n CIBL FM a atteint son objectif en amassant 54 000 $ dans le cadre de son radiothon qui s'est déroulé les 5, 6 et 7 mai derniers.L'objectif de 50 000 $ a ainsi été dépassé, à la grande satisfaction du directeur général, Jean Tremblay.CIBL compte maintenant près de 1400 membres et se veut le chef de file des radios communautaires de la grande région montréalaise.Raymond Laurin a tenté en vain de sauver les enfants.L'ambulancier Alain Lévesque a transporté les victimes.David Daigle a fui son logement par le balcon arrière.PHOTOS ROBERT NADON, La Presse L'arrière du logement de la famille permet de comprendre l'intensité de l'incendie.L'agresseur a-t-il sauvé sa victime ?MARCEL LAROCHE Après avoir frappé une femme d'un coup de couteau au thorax, un homme a communiqué à quatre reprises avec la police en affirmant que sa victime était en danger de mort.En dépit du peu de renseignements fournis par l'agresseur, les policiers de la CUM ont finalement réussi à retrouver la pauvre femme gisant dans une mare de sang, à l'intérieur d'un appartement de la rue Saint-Urbain, sur le Plateau Mont-Royal.Sans l'intervention providentielle des agents, elle serait morte au bout de son sang.Cette sauvage agression dont les circonstances restent nébuleuses est survenue un peu avant 1h mercredi.Un premier appel a été fait au 911 à 0h59, pour une femme poignardée.L'interlocuteur, qui ne s'est pas identifié, a tout simplement demandé à la police de se rendre rue Saint-Urbain, sans fournir plus de détail.Des agents patrouilleurs avaient déjà amorcé des recherches rue Saint-Urbain lorsque le même individu a de nouveau appelé quelques minutes plus tard en disant craindre pour la vie de sa victime.Il a appelé deux autres fois à quelques minutes d'intervalle, les deux à partir de téléphones publics situés dans le secteur des boulevards Saint-Laurent et de Maisonneuve, en tenant les mêmes propos.Les policiers se sont finalement présentés à l'appartement 607 d'un immeuble à logements situé au 3777, rue Saint-Urbain, où ils ont découvert une femme étendue sur le plancher, blessée au thorax.Des techniciens d'Urgences Santé lui ont prodigué les premiers soins pour ensuite la transporter dans un hôpital de la métropole, où les médecins considèrent son état de santé comme extrêmement critique.Quant à son agresseur toujours en fuite, il s'agirait d'un homme âgé de 40 à 45 ans aux cheveux grisonnants, peut-être d'origine arabe, qui a été aperçu dans une cabine téléphonique située au coin de Saint-Laurent et Saint-Antoine. 4LP0899A0518 a8-jeudi 4LP0899A0518 ZALLCALL 67 09:54:39 05/18/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Actualités Le sursaut climatique Le Québec connaît depuis deux ans le climat qu'on prévoyait pour l'an 2050 ANDRÉ PRATTE Voulez-vous savoir à quoi ressemblera la température à Montréal, disons en 2050, après plusieurs années de réchauffement climatique ?Selon le climatologue Alain Bourque, d'Environnement Canada, ça pourrait bien ressembler au temps qu'il a fait.en 1998 et 1999.Dans une présentation au congrès annuel de l'ACFAS, à l'Université de Montréal, M.Bourque a fait état des études menées récemment par Environnement Canada sur le climat du sud du Québec depuis 1940.Ces analyses montrent que de 1957 à 1997, la température moyenne des différents mois de l'année est restée stable, outre les variations naturelles.Autrement dit, pas de tendance à la hausse.Puis, depuis janvier 1998, les moyennes mensuelles ont sursauté de deux degrés, deux degrés et demi, en tenant compte des particularités de chaque mois (la température fluctue toujours plus l'hiver que l'été).« Les Québécois pensent que le climat se réchauffe graduellement depuis 20 ans, mais au Québec, on constate que ce n'est pas ça qui se passe.Il y a plutôt eu des changements brusques », a fait remarquer M.Bourque au cours d'un entretien avec La Presse.Cette hausse impressionnante des températures \u2014 le Québec a connu 23 mois consécutifs de températures au-dessus des moyennes \u2014 a porté le mercure aux niveaux prévus pour l'année 2050 par certains scénarios régionaux de réchauffement climatique.D'autres scénarios, pessimistes, prévoient des hausses encore plus importantes, de l'ordre de cinq à six degrés.Les spécialistes ne savent pas si le sursaut de 1998 et 1999 résulte du réchauffement climatique attribué à l'accumulation des gaz à effet de serre, ou s'il s'agit simplement d'une manifestation de la variabilité naturelle du climat.Chose certaine, ils ne s'en plaignent pas, dans la mesure où ces températures chaudes confirment leurs hypothèses.« Quand les gens en climatologie regardent ces données, en quelque sorte ils sont satisfaits.On prévoyait un réchauffement climatique, et il y a un sursaut vers le haut.Si ça avait été un sursaut vers le bas, ils se seraient gratté la tête », dit M.Bourque.De la même façon, les climatologues craignent, si l'on peut dire, que les températures reviennent à un niveau proche des moyennes historiques cette année.« Une de mes grandes peurs, confie Alain Bourque, c'est qu'on connaisse un hiver très froid l'année prochaine, et que là tout le monde escamote le problème des changements climatiques en se disant que finalement, ça n'était pas vrai.La variabilité naturelle du climat nous réserve toujours des surprises.Le mois de janvier le plus froid dans les 100 dernières années au Québec, c'est janvier 1994.C'est donc tout récent.Est-ce qu'on devrait écarter l'idée des changements climatiques parce qu'en 1994, il a fait extrêmement froid ?La réponse est clairement non.» Entre-temps, souligne le climatologue, 1998 et 1999 offrent une occasion en or d'étudier l'impact que pourrait avoir d'ici quelques décennies le réchauffement climatique sur l'environnement québécois.« Ces deux années de temps doux ont probablement eu des impacts.On constate par exemple que les niveaux d'eau du fleuve Saint-Laurent sont très bas.Si la végétation a à réagir à des variations de deux ou trois degrés, elle l'a sans doute déjà fait.Si jamais le climat revient à la normale, ces deux années-là vont nous avoir donné un échantillon de ce qui pourrait arriver plus tard.» Acfas PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Côté climatique, en 2050, ces patineurs ne se sentiraient pas du tout dépaysés.Sous des apparences d'égalité, la femme de la pub reste soumise ANDRÉ PRATTE Sous des apparences d'égalité, la femme montrée dans la publicité des magazines féminins reste subtilement subordonnée à l'homme.C'est du moins ce qu'a soutenu hier, au congrès de l'ACFAS, la chercheuse Marie-France Cyr.« De prime abord, quand on regarde ces publicités, on se dit que l'égalité est acquise.Donc, on ne se méfie pas.Sauf que c'est insidieux, le message de subordination féminine passe quand même », a expliqué Mme Cyr après sa présentation, dans une brève entrevue accordée à La Presse.Spécialiste de la psychologie de la communication, chargée de cours à l'UQAM, Marie- France Cyr connaît bien le monde des magazines féminins pour y avoir oeuvré comme mannequin et journaliste.Pour sa thèse de doctorat, récemment complétée, elle a scruté à la loupe toutes les publicités publiées durant une année (1993) par quatre magazines du Québec et mettant en scène un couple.En considérant l'espace occupé par chaque personnage, sa position par rapport à l'autre, les gestes faits, l'expression du visage, elle a calculé que 52 % des annonces montraient des couples dont la femme est dominante ou égale à l'homme.« La subordination féminine n'est donc plus majoritaire », s'est d'abord réjouie la chercheuse.Mais en y regardant de plus près, elle a constaté que dans les 32 % de publicités où la femme semblait dominante, cette domination s'exerçait selon des modèles traditionnels.Soit par la séduction \u2014 une femme fait des avances sexuelles à un homme apparemment indifférent, par exemple.Soit par un rapport quasi maternel \u2014 dans une publicité, un homme pose sa tête sur la poitrine de sa conjointe « comme s'il se réfugiait dans les bras de sa maman », selon Marie-France Cyr.Le même phénomène se produit, prétend la chercheuse, dans les publicités où la femme paraît égale à l'homme.Ainsi, dans une publicité de parfum, l'homme et la femme occupent le même espace, et à première vue rien n'indique la domination du premier sur la seconde.Sauf que cette dernière sourit \u2014 « le sourire est parfois un rituel de subordination » et a les mains derrière le dos \u2014 « elle est offerte.Si un agresseur arrive, elle est à sa merci, et seul l'homme peut la sauver.» Un tantinet tatillon, comme analyse ?« C'est sûr que c'est de la microanalyse, répond Mme Cyr.Il s'agit de micro-comportements, de communication non verbale.Mais si c'est toujours l'homme qui tient la femme par les épaules ou par la main, ça envoie le message que c'est lui qui protège la femme.À la longue, le fait d'être exposé à des images comme celles-là a certainement des effets, bien qu'on ne sache pas lesquels.» 4LP0999A0518 a9-jeudi 4LP0999A0518 ZALLCALL 67 09:55:33 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 A 9 Actualités Spaghettis et plats de maman Dix pour cent des étudiants sautent des repas MATHIEU PERREAULT Des spaghettis, des macaronis, des rigatonis, sauce Métro ou Gattuso.Des biscuits.Des petits plats congelés de maman.Voilà le menu dans les résidences universitaires de l'Université de Montréal.Pas étonnant que 10 % des étudiants sautent des repas et que plusieurs perdent du poids.« La stratégie gagnante la plus fréquente, c'est d'aller voir maman la fin de semaine et de ramener dix petits plats : cinq dîners, cinq soupers », affirme la nutritionniste Marie Marquis, qui est à mi-chemin d'une enquête sur les habitudes alimentaires dans les résidences universitaires de l'UdeM, où elle enseigne.« Ce qui revient le plus souvent, c'est les spaghettis.Souvent, c'est la seule chose que les étudiants savent faire : quand c'est mou, on mélange avec une boîte de sauce.J'ai eu des anecdotes de gars qui payaient quelqu'un pour leur faire des sandwiches, pour cuire des pâtes.» Pour le moment, Mme Marquis n'a analysé que les 24 entrevues qu'elle a faites à l'automne.Cet hiver, elle a distribué 900 questionnaires dans les résidences \u2014 qui ont 1200 chambres \u2014 et en a reçu 350 remplis.Deux des 24 sujets sautaient régulièrement des repas \u2014 un verre de lait pour souper \u2014, les excès de biscuits et la perte de poids étaient fréquents.« Je pense que les questionnaires vont montrer que beaucoup plus d'étudiants sautent des repas.» Souvent, c'est le repas du soir qui saute.Couper des légumes assis sur le bord de la fenêtre, ce n'est pas très inspirant, dit Mme Marquis.En théorie, les étudiants n'ont droit qu'à un frigo, mais les petits poêles sont tolérés.Il n'y a pas de cuisine commune.Un micro-ondes commun est installé au salon, mais les files sont longues pour réchauffer les plats de maman, selon Mme Marquis.« Un steak, ça sent pendant deux ou trois heures sur tout l'étage.L'ail, ça imprègne les vêtements, les draps, les livres.» Geneviève Froment se souviendra toujours de son voisin d'en face, qui cuisinait son repas du ramadan dans le couloir.« Je lui ai dit qu'il ferait mieux de cuisiner dans sa chambre, mais il m'a dit que ça sentait trop mauvais », relate- t-elle, 10 ans après ses deux ans de « camping ».Mme Froment, aujourd'hui ingénieure stagiaire, rapportait elle aussi des plats de papa.« Je mangeais souvent à Poly, je mangeais des sandwiches et du Kraft Dinner à la planche.» Les plus débrouillards vont faire leurs courses en groupe, pour partager les gros formats et le taxi, relate Mme Marquis.« Ça me surprend que les épiceries du voisinage n'aient pas du marketing spécifique pour les résidences, des formats de légumes comme des choux-fleurs coupés en quatre, des minibus gratuits un soir par semaine.Mille deux cents étudiants, c'est un bon marché de consommateurs.Les résidences de l'UdeM sont au beau milieu de rénovations de 11,4 millions, les premières depuis 30 ans.Deux cuisines seront aménagées dans l'une des quatre tours, pour un essai, explique la directrice des résidences, Lyne Mc Kay.Une hausse des loyers est-elle à prévoir ?On verra dans un an, dit Mme Mc Kay, qui souligne qu'à 200 $ par mois, les résidences de l'UdeM sont beaucoup plus économiques que celles de l'UQAM, de l'ETS ou de Mc Gill, qui tournent autour de 300 $.Les étudiants rencontrés par Mme Marquis étaient tièdes à l'égard des cuisines communautaires.« Si elles ne sont pas à tous les étages, ce n'est pas pratique.Si en plus elles occasionnent des hausses de loyers, ça ne va plus du tout.» Acfas PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse L'heure du goûter, à l'ombre de la « Tour des vierges », la résidence de l'Université de Montréal qui est réservée aux femmes.Moins de médicaments pour réduire la durée aux soins intensifs Agence France-Presse WASHINGTON En supprimant de temps à autre chaque jour les produits tranquillisants administrés aux patients sous ventilation artificielle dans les unités de soins intensifs, des médecins ont constaté qu'ils pouvaient réduire d'un tiers le temps de séjour des malades dans ces centres de traitement.Dans cette étude, à paraître aujourd'hui dans le New England Journal of Medicine (NEJM), des chercheurs de l'Université de Chicago, en Illinois, ont réduit pour certains patients les doses de sédatifs utilisés pour éliminer leur anxiété et leur agitation, jusqu'à ce qu'ils se réveillent et soient capables de répondre au médecin.Ils se sont rendus compte que non seulement cela facilitait les examens réalisés par les médecins, mais que cela permettait également au malade de récupérer beaucoup plus vite.Les recherches ont été réalisées sur 128 malades adultes.Les 68 patients dont les tranquillisants avaient été arrêtés de temps en temps dans la journée se sont remis beaucoup plus vite que les autres en étant capable de respirer seuls 33 % plus tôt (4,9 jours en moyenne au lieu de 7,3 pour les autres).Ils ont pu également quitter l'unité de soins intensifs plus rapidement, après une moyenne de 6,4 jours contre 9,9 jours pour les autres.« Nous avons maintenant un moyen d'intervention simple, pratique et bon marché pouvant être suivi par une infirmière (.) qui accélère la guérison et économise de l'argent », souligne l'un des auteurs de l'étude, le Pr Jesse Hall.En limitant la période sous respiration artificielle, cette méthode réduit aussi les risques pour les patients de « développer des complications liées à leur maladie et à son traitement », note pour sa part un autre auteur, le Dr John Kress, en rappelant que la ventilatiion artificielle « accroît les risques d'infection, de saignements ou de formation de caillots de sang ». La Presse 18 mai 2000 Page A10 manquante 4LP1199A0518 4LP1199A0518 ZALLCALL 67 11:43:35 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 A 11 Actualités L'abbé Pierre, apôtre de la justice sociale SOPHIE BROUILLET La paix sociale au cours des prochaines décennies dépendra du soin que prendront des pauvres les classes dirigeantes, a soutenu mardi l'abbé Pierre, de passage à Montréal dans le cadre de ce qu'il dit être son dernier voyage au Canada.Sans un tel engagement, l'explosion démographique des pays du tiers-monde, leur exploitation par les multinationales, et une toute nouvelle conscience de la misère, risquent d'entraîner des conflits inédits.Le prêtre de 87 ans, venu au Québec à l'invitation de l'émission Évangélisation 2000 diffusée au réseau TVA, est apparu fragile mais lucide, et a manifesté la même sollicitude concrète qu'à l'habitude à l'endroit des démunis lorsque La Presse l'a reçu à la Old Brewery Mission, qui accueille des sans-abri.Interrogeant dans le détail le directeur associé de la Mission, puis se montrant réticent à être photographié avec un sans-abri, de peur de le singulariser, l'abbé Pierre a ensuite longuement discouru des nouveaux visages de la pauvreté.« On assiste à une explosion de vie dans le tiers-monde », soulignet- il d'abord, en prédisant qu'au train où vont les choses, la population d'une poignée de pays arides du nord de l'Afrique sera bientôt, à elle seule, le triple de celle de la France.« Est-ce qu'on croit que ces gens se tiendront tranquilles ?Qu'on pourra installer des barbelés autour de la France ?raisonne-t-il.On va se casser la figure si on ne va pas au devant de cette couche de population miséreuse qui grandit.» Pauvreté plus douloureuse Hormis leur croissance démographique, les pauvres d'aujourd'hui ont aux yeux de l'abbé certains traits distinctifs inquiétants, même si, insiste-t-il, on ne peut comparer la misère d'aujourd'hui à celle des premiers temps des Chiffonniers d'Emmaüs, la communauté qu'il a fondée en 1949 pour porter secours aux sans-abri.D'abord, les démunis sont bien plus conscients qu'avant de leur situation, et désormais, « ils souffrent aussi de souffrir ».« La pauvreté, ce n'est pas nouveau, mais aujourd'hui on est condamné à tout savoir, ce qui rend les choses d'une certaine façon plus douloureuses », observe-t-il.Il fait ainsi allusion au développement des communications, à l'existence dans le tiers-monde d'une élite intellectuelle formée à l'étranger, et à la montée du chômage, qui créée « d'anciens petits riches », « des pauvres avec la télévision ».« Il y a ceux qui sont nés dans la misère, et il y a ceux qui y tombent », résume-t-il.La pauvreté du début du troisième millénaire est ensuite moins spécifique, plus invasive qu'au début des années 50, où elle n'affligeait que des handicapés ou des alcooliques.« N'importe quel travailleur qui laissait son emploi avait 10 offres le lendemain, se rappelle le prêtre octogénaire.Aujourd'hui, bien des jeunes en santé n'ont plus de rêves, plus de perspectives de travail ni de logement pour soutenir, par exemple, un projet de mariage.» Qui peut contrer une telle désolation dans le contexte de la mondialisation, où les gouvernements perdent de leur emprise sur l'économie au profit des multinationales ?L'abbé Pierre croit toujours au rôle de l'État, incontournable selon lui à moyen terme.« Pour lutter contre la pauvreté dans son ensemble, il faut une réforme de la donne économique actuelle, par laquelle des entreprises colosses se délocalisent, créant du chômage dans les pays qu'ils quittent et s'enrichissant au détriment de ceux dans lesquels ils s'installent », affirme-t-il.Selon lui, de tels déplacements entraîneront « une réaction à l'intérieur même de la classe dirigeante » ainsi que chez les ouvriers, qui ont déjà commencé à faire des grèves dans des pays où elles n'existaient pas, comme le Japon.L'apôtre de la justice sociale se refuse toutefois à diaboliser la mondialisation comme telle et estime que, derrière ce terme fourretout, se cache une réalité susceptible d'amener dans l'avenir « le pire comme le meilleur ».Même dans un univers sans frontières, les petits gestes humains faits au quotidien gardent toute leur importance dans la lutte contre la misère, conclut l'abbé Pierre.Car la pire pauvreté est de se sentir de trop, une souffrance que vivent bien des sans-abri d'aujourd'hui, désormais « intégrés » au paysage urbain.« Dans le métro de Paris, ils me disent qu'ils ne sont plus qu'une vitrine, qu'ils font partie du décor.C'est déjà important qu'ils voient qu'ils sont vus, ça finit même par avoir une portée politique.À l'avant-veille du 80e anniversaire du pape, qui a lieu aujourd'hui, le fondateur des Chiffonniers d'Emmaüs s'est servi de l'oeuvre de Jean-Paul II pour illustrer cet impact des « petits gestes », en récitant une partie de la lettre de voeux qu'il lui a fait parvenir.« Je retiens de vous votre coopération discrète à la libération de l'Europe de l'Est, votre bonté envers vos contradicteurs et l'image inoubliable, ces derniers temps, de vos deux mains crispées sur la croix dans une extrême fatigue, une grande intensité de courage.» L'abbé Pierre sera au Palais des sports de Sherbrooke, 350, rue du Parc, samedi à 13 h, à l'occasion du cinquième anniversaire d'Évangélisation 2000.L'événement est ouvert au public.PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse L'abbé Pierre, 87 ans, est venu au Québec à l'invitation de l'émission Évangélisation 2000 diffusée au réseau TVA.Le fondateur des Chiffonniers d'Emmaüs est fragile mais lucide.« Pour lutter contre la pauvreté dans son ensemble, il faut réformer la donne économique actuelle.» « Il y a ceux qui sont nés dans la misère, et il y a ceux qui y tombent » La CSDM dénonce la hausse de la taxe scolaire Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a dénoncé hier soir l'augmentation de la taxe scolaire de 17 millions pour les contribuables de l'île de Montréal.Québec impose ce nouveau fardeau au moment même où la CSDM établit son budget pour la prochaine année.Or, selon les commissaires, les citoyens de l'île seraient les seuls Québécois à subir une telle augmentation de leurs taxes scolaires.Une situation d'autant plus paradoxale que la CSDM compte la plus importante concentration de pauvreté au Québec, déplorent- il. 4LP1201A0518 A12 jeudi 4LP1201A0518 ZALLCALL 67 00:47:38 05/18/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Têtes d'affiche n C'est sous la présidence d'honneur du lieutenant-gouverneur Lise Thibault et de Laurent Lemaire, président de Cascades, que se tient demain la soirée de gala marquant le 25e anniversaire du Centre québécois de la déficience auditive, célébration organisée en collaboration avec l'Association du Québec pour enfants avec problèmes auditifs.Plusieurs activités seront offertes en langage gestuel, dont une pièce de théâtre et une chanson interprétée par Judi Richards.L'événement se déroulera à l'hôtel Sheraton Laval, en présence de représentants des différents paliers de gouvernement.n n n Pierre Parent n La campagne de financement de la fondation Palli-ami (soins palliatifs) a été placée sous la responsabilité de Pierre Parent, président et chef de la direction de Promexpro et président du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec.Il s'est fixé pour objectif de recueillir 250 000 $, pour accroître la qualité des services professionnels et bénévoles offerts à l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Notre-Dame, que soutient la fondation Palli-ami.C'est pour soutenir cette réputation de qualité de soins aux personnes atteintes de cancer à la veille de mourir, que M.Parent a accepté de présider cette campagne de souscription.Renseignements : 843-2371.n n n n Succès assuré du tournoi de golf pro-am de la fondation Cité de la santé, car on affiche complet pour les 36 quatuors d'amateurs qui bénéficieront (aspect caractéristique de ce golf-bénéfice) de l'accompagnement d'un membre de l'Association des golfeurs professionnels du Québec, dont son champion Adrien Bigras.Les profits de l'activité permettront d'acheter de l'équipement pour l'hôpital lavalois Cité de la santé.n n n Jean-Pierre Charbonneau n Un manoir de rêve, sur les berges de la rivière R i c h e l i e u , grand prix d'un tirage de l'organisme de coopération internationale Terre sans frontières, au bénéfice d'une dizaine d'organism e s communautaires qui cherchent à soulager la pauvreté au Québec.Sous la présidence d'honneur de Jean-Pierre Charbonneau, député de Borduas et président de l'Assemblée nationale, ce tirage aura lieu le 25 septembre et offre des chances de remporter d'autres prix.On peut visiter la maison constituant le grand prix (ou 400 000 $ comptant) les jeudis et vendredis de 14h à 20h, les samedis de 14h à 18h et les dimanches de 14h à 16h, au 943, rue Richelieu, à Beloeil.Billets : 10 $.Renseignements : 873-2433, ou, 1-877-TSF-AIDE.n n n Eddy Savoie n C'est sous la d ' h o n n e u r d'Eddy Savoie, (Résidences soleil, du groupe Savoie) que se tiendra le 23 mai au club de golf Hillsdale de Mirabel, le tournoi de golf de l'Association pulmonaire du Québec.En vedette au terme du tournoi, le tandem d'humoristes Dominic et Martin.Coût : 250 $, 100 $ pour le souper-spectacle seulement.Renseignements : 287-7400, poste 228 ou 1-800-295-8111.n n n n Le Regroupement québécois du parrainage civique a consacré Hélène Leblanc, des Bois-Francs, et Ghislaine Marcil, du Haut-Richelieu, bénévoles de l'année, à l'occasion de la Journée québécoise du parrainage civique (formule de jumelage avec une personne atteinte de déficience intellectuelle).On a profité de l'occasion pour souligner l'exportation en Belgique de ce « modèle québécois » pour l'intégration sociale avec l'aide d'une personne bénévole pour participer à des activités récréatives et autres.Un organisme similaire y existe en effet depuis quatre ans.n n n Jean-Pierre Sauriol n C'est des mains du président et chef de la direction de Dess e a u - S o p r i n , Jean-Pierre Sauriol, que les représentants du collège Montmorency (Laval), Michel Belliveau (président du CA du collège) et Gérard Proulx (président de la fondation collégiale) ont reçu le don de 25 000 $ de cette entreprise.M.Sauriol est membre du cabinet de campagne, présidé par Michel Charbonneau.n n n L'Ordre de Saint-Jean (mieux connu sous l'appellation d'Ambulance Saint-Jean) a rendu hommage à ses héros, des personnes sachant pratiquer des méthodes de secourisme enseignées par la brigade de l'Ambulance Saint-Jean (parrainée par l'Ordre de Saint- Jean) et qui ont ainsi pu sauver des vies.Ces secouristes qui ont reçu un certificat de mérite sont : Michel Dubois et Michel Éthier, respectivement de Laval et du quartier Ahuntsic à Montréal, qui ont sauvé de la noyade (réanimation cardiorespiratoire) un garçon de 15 ans ; l'enseignant Athanasios Bitzakidis, de Sorel, qui a pratiqué la respiration artificielle sur une élève qui avait perdu connaissance ; Catherine Morin, de Laval, et Annick Lajoie, d'Ahuntsic, qui ont sauvé une personne victime d'un arrêt cardiaque.n n n n C'est sous la présidence d'honneur de Jean-Jacques Beldié, président du conseil d'administration de la Société de transport de Laval, que se tiendra, le 21 juin au club de golf de Lachute, le tournoi de golf de la maison Le Prélude, organisé en collaboration avec le club Lions de Laval.Les profits permettront de venir en aide aux enfants et femmes victimes de violence conjugale qui cherchent refuge dans cette maison d'hébergement de Laval.Renseignements : (450) 682-5085.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 Les émissions nocives de diesel radicalement réduites d'ici 2006 Agence France-Presse WASHINGTON L'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a présenté hier un projet de réduction drastique des émissions nocives de carburant diesel, qui a été aussitôt critiqué par l'industrie pétrolière comme étant irréaliste et trop coûteux.« Le plan va réduire les émissions d'oxyde d'azote de 95% et les rejets de particules solides, ou suies, de 90% », a expliqué la directrice de l'EPA, Carol Browner, lors d'une conférence de presse.Pour y arriver, l'EPA propose de réduire la quantité de souffre actuellement présente dans le carburant diesel de 97% d'ici à l'été 2006.La teneur en souffre passerait de 500 parties par million (ppm) à 15 ppm.« Les camions et autobus pourraient ainsi utiliser les techniques de contrôle de la pollution (pots catalytiques, filtres à suie) leur permettant de se conformer aux standards d'émission », a-t-elle expliqué.Cette mise à niveau des véhicules devrait être complétée avant 2010.Le standard proposé par l'EPA, qui va être soumis à discussion avant adoption d'ici la fin de l'année, serait encore plus strict que celui adopté par l'Europe. 4LP1301A0518 A-13 jeu 18 mai 4LP1301A0518 ZALLCALL 67 00:50:05 05/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 A 13 881 000 $ à un Père Blanc victime d'un accident CHRISTIANE DESJARDINS Un Père Blanc, qui a vu sa carrière de missionnaire se terminer abruptement à cause d'une malheureuse baignade, sera indemnisé à hauteur de 881 000 $, vient de trancher la Cour d'appel.Malgré le voeu de pauvreté.Le triste incident est survenu le 25 juillet 1992, au Petit-Lac-Nominingue, alors que le père Réal Tardif, membre des Pères Blancs missionnaires d'Afrique, prenait quelques jours de vacances chez les Clercs de Saint-Viateur.Alors qu'il se baignait avec des palmes et en combinaison de plongée, le père Tardif, alors âgé de 58 ans, a été heurté par un yacht qui filait à vive allure et à la barre duquel se trouvait un adolescent de 14 ans.Au lieu de regarder vers l'avant, le jeune Olivier Ouellette regardait vers l'arrière, parce qu'il tirait son père en skis nautiques.Voyant venir le bateau, le prêtre a essayé d'attirer l'attention du conducteur en se hissant le plus possible hors de l'eau et en agitant les bras.Voici le récit de l'accident, tel que raconté par le père Tardif devant le tribunal.« Le bateau venait directement vers moi.Il m'aurait fendu en deux.Je l'avais en plein entre les deux yeux.Au dernier moment, je me suis rendu compte que c'était inutile, je ne pouvais plus m'échapper.Je me suis retourné sur le côté, et j'ai eu tout l'impact du bateau dans le côté.» Il a été gravement blessé au bassin, au thorax et a eu un bras pratiquement déchiqueté par l'hélice.Il a subi de multiples interventions chirurgicales, mais est resté handicapé au point où il ne peut plus travailler.Ce fut tout un drame pour cet homme qui maîtrise six langues et qui était missionnaire depuis 1960.Depuis les événements, il a tenté à deux reprises de reprendre ses activités de professeur en Afrique, mais a dû y renoncer à cause de son piètre état de santé.Devant le tribunal, il a avoué qu'il se sentait déraciné au Québec, puisque son pays, maintenant, c'est l'Afrique.Un moteur de 80 forces Au terme d'un premier procès qui s'est déroulé devant la Cour supérieure, le juge avait accordé une somme de 285 000 $, plus les intérêts, au père Tardif.Il avait estimé à 75 % la faute du jeune conducteur imprudent et de sa famille.Olivier Ouellette conduisait une embarcation dotée d'un moteur de 80 forces et il n'y avait pas de vigie.Le magistrat avait également conclu que le missionnaire avait 25 % de part de responsabilité, car sa combinaison de plongée était bleu foncé, et qu'il n'était pas accompagné lors de sa baignade.Quoi qu'il en soit, la famille Ouellette a porté ce jugement en appel.L'un de leurs arguments était que le Père Blanc n'avait pas droit à un dédommagement financier, parce qu'en entrant dans les ordres, il avait fait voeu de pauvreté.Les juges de la Cour d'appel, Jacques Chamberland, André Forget et André Denis, estiment pour leur part que la responsabilité de l'accident incombe totalement à la famille Ouellette.Ils donnent raison au juge de première instance qui avait souligné que le voeu de pauvreté prononcé par le père Tardif ne comporte pas l'abandon de ses droits civils et de propriété envers les tiers.Ils soulignent que le père n'a aucun régime de retraite et dépend entièrement de la charité de sa communauté.La Cour d'appel ordonne donc à la famille de verser près de 522 000 $ au père Tardif, ce qui, avec les intérêts et l'indemnité additionnelle, donne une somme de 881 000 $.L'avocat du père Tardif, Alain Gutkin, s'est déclaré très heureux de ce jugement, d'autant plus que la partie adverse misait beaucoup sur le voeu de pauvreté et le fait que le père n'était pas rémunéré comme tel pour son travail.« Ce jugement devrait avoir un impact sur les personnes qui ont une activité, mais qui ne sont pas nécessairement rémunérés, comme les mères au foyer par exemple, dit Me Gutkin.Que serait-il arrivé si la victime avait été un chirurgien du cerveau ?» Quant au père Tardif, il se trouve actuellement au Rwanda.« Il est resté ici tout le temps de l'appel.Mais en décembre, il est parti, en disant qu'il n'était pas très utile, et que tant qu'à échapper la vaisselle ici, il pourrait tout aussi bien le faire là-bas », conclut l'avocat.Arrestation d'un « voleur araignée » ANDRÉ CÉDILOT Après avoir fait courir les policiers depuis près d'un an, « l'homme araignée », auteur d'une série de cambriolages dans des immeubles à logements, a finalement été épinglé, dans la nuit d'hier, à Saint-Laurent.Selon la police, Yvon Pleau, 37 ans, était en train d'escalader l'un des trois immeubles du complexe Les Châteaux de Casson, vers 3h20, quand des agents du poste de quartier 7 sont arrivés sur les lieux à la suite de l'appel d'un citoyen qui l'avait vu en pleine ascension.Tapis dans l'ombre, trois agents de police ont vu le cambrioleur passer du 4e au 7e étage en grimpant d'un balcon à l'autre avec une agilité déconcertante.Sommé de se rendre, il a fracassé la fenêtre d'une porte-fenêtre à l'aide de la bonbonne d'un poêle BBQ, puis s'est glissé dans l'immeuble.Dans un couloir, il a ensuite déjoué l'agent François Lavigne en s'esquivant par un escalier de secours.Le policier à ses trousses, il a dévalé les sept étages à grandes enjambées avant d'être arrêté et menotté dans le hall par les agents Luc Beaucage et José De Los Rios.À la surprise des limiers montréalais, le casse-cou ne fait que 1m60.Il est toutefois tout en muscles, avec des mains « larges comme ça », a précisé l'agent sociocommunautaire du poste 7, André Cournoyer.Depuis 10 mois, le prévenu est soupçonné d'avoir commis plusieurs vols à Saint-Laurent et peutêtre ailleurs dans l'île de Montréal.La plupart auraient été perpétrés tôt le matin, dans des immeubles en hauteur.Il entrait généralement dans les logis en forçant une fenêtre, puis s'emparait d'objets faciles à emporter, tels argent et bijoux.Dans le building de 18 étages où il a été arrêté, au 795, rue Muir, on parlait de lui comme du « voleur araignée ».Seulement à cet endroit, on avait signalé plus de 10 vols en trois jours, les 20, 21 et 22 juillet dernier.Deux des victimes demeuraient au 11e étage et au 14e étage ! En fin de journée hier, les détectives de la CUM vérifiaient dossier par dossier pour savoir combien il a pu commettre de vols.Pleau, qui réside rue Berri, à Montréal, a quand même été mis en accusation en Cour du Québec, en attendant la fin de l'enquête. 4LP1401A0518 A-14 jeu 18 mai 4LP1401A0518 ZALLCALL 67 00:50:53 05/18/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Un autre criminel du Web montréalais L'adolescent J0n s'est attaqué à la NASA et à Harvard MARTINE ROUX Avant Mafiaboy, un autre cyberpirate montréalais avait poussé la souris trop loin : l'adolescent de 17 ans a plaidé coupable lundi à huit accusations de piratage informatique contre plusieurs entreprises, dont les vénérables NASA, l'Université Harvard et le Massachusetts Institute of Technology (MIT).Sur le site de la NASA, le jeune pirate utilisant le sobriquet de J0n a créé des dossiers d'usagers bidon en plus d'effacer des données, indique l'enquêteur Michael Mc Crory, de la Gendarmerie royale du Canada.Il a aussi bousillé le système téléphonique du MIT, détruit des serveurs du fournisseur de services Internet canadien Trends et perturbé ceux d'un fournisseur norvégien.Le Collège Dawson et le fournisseur PSI figurent aussi à son tableau de chasse.Trois plaintes déposées en décembre 1998 par des victimes canadiennes ont permis aux enquêteurs de mettre le grappin sur le cyberpirate cinq semaines plus tard.Lors de son arrestation, les policiers ont surpris J0n, alors âgé de 15 ans, en flagrant délit de piratage.dans le système de l'Université de Californie ! « Les entreprises qui ont porté plainte étaient situées dans trois villes différentes, explique M.Mc Crory.Mais le pirate a utilisé le même nom, le même « modus operandi » et le même fournisseur de services lors de ses méfaits.» L'adolescent a utilisé des scripts et des sniffers, des « outils communs » pour les hackers permettant d'obtenir les mots de passe des usagers légitimes, poursuit le policier.Pirate cabotin plutôt que véritable professionnel, J0n passait une quinzaine d'heures par jour devant l'écran.Il a plaidé coupable à des accusations « d'utilisation non autorisée d'ordinateur », et le juge Isabelle Fontaine de la Chambre de la jeunesse l'a condamné à 240 heures de travaux communautaires et l'a soumis à une période de probation d'un an au cours de laquelle il devra s'abstenir d'accéder aux sites Internet où les infractions ont été commises.Le sniffer est en quelque sorte l'équivalent informatique d'un système d'écoute électronique, précise Jean-François Dumas, président de Groupaxion et professeur de commerce électronique aux HEC.« Ça permet de lire des données échangées sur le réseau informatique.C'est un outil normalement utilisé par les gestionnaires de réseaux, mais ça tient sur une disquette et c'est facile à utiliser.» Les infractions du jeune pirate ne sont pas sans rappeler celles de Mafiaboy, cet adolescent de l'ouest de Montréal accusé en avril d'avoir notamment congestionné les sites de Yahoo, CNN et Amazon.Selon Michael Mc Crory, « il y a des similitudes entre les deux, notamment pour l'utilisation de scripts ».Montréal serait-elle devenue la capitale du piratage informatique ?« Je ne sais pas ! répond le cyberpolicier.Chose certaine, les pirates nous tiennent occupés.» Qu'on se rassure, le piratage informatique n'est pas un indicateur de la vulnérabilité des organisations, affirme M.Dumas.« Ce n'est pas la NASA qui a été piratée, mais son site Internet, qui ne contient pas nécessairement d'information hautement confidentielle.Or, pour des raisons d'image, le piratage nuit à l'entreprise.Mais de plus en plus, les victimes d'attaques cybernétiques portent plainte.On a l'impression qu'il y a plus de méfaits, mais ce n'est pas le cas.» Les employés négligents qui s'échangent un mot de passe par courriel, par exemple, sont une mine d'or pour les pirates.« C'est encore bien plus facile de voler un numéro de carte de crédit au restaurant que sur Internet.» Un alpiniste canadien atteint le sommet de l'Everest d'après AP, Reuters et PC KATMANDOU, Népal Après une éprouvante ascension, un alpiniste canadien et son confrère pakistanais ont pu savourer une pause méritée de quelques minutes au sommet du mont Everest, hier, avant d'entreprendre la descente.Benjamin Webster, un photographe de presse âgé de 38 ans originaire de Toronto, et Nazir Ahmad Sabir, un grimpeur professionnel et agent de voyage d'Islamabad, âgé de 54 ans, ont réussi la conquête du sommet de 8850 mètres, a indiqué le ministère du Tourisme du Népal, citant un message de l'expédition Everest 2000.M.Webster devient ainsi le 13e Canadien à réussir l'ascension du plus haut sommet au monde, selon l'agence Reuters.Les deux hommes étaient accompagnés au sommet de quatre guides sherpas népalais.Les autres membres de l'équipe Everest 2000, dont trois Québécois, ont suivi leur progression depuis le camp de base.Les trois Québécois, François Bédard, Claude Bérubé et Benoît Robitaille, ont dû se résoudre à ne pouvoir tenter l'ascension à leur tour, en raison de l'épuisement des réserves d'oxygène de l'expédition.Le premier ministre, Jean Chrétien, a félicité l'équipe Everest 2000, affirmant que les alpinistes étaient « de vrais aventuriers qui se sont tenus au sommet du monde ».Depuis la toute première ascension de l'Everest, qui remonte à 1953, la montagne a été gravie à plus de 800 reprises, et près de 180 personnes ont perdu la vie sur ses pentes imprévisibles. La Presse 18 mai 2000 Page A15 manquante 4LP1699A0518 4LP1699A0518 ZALLCALL 67 11:44:19 05/18/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MAI 2000 Peu de ressources pour les victimes d'Alzheimer membres de communautés ethniques STÉPHANIE BÉRUBÉ Au début des années 1990, Helen Fotopulos remarque que le comportement de sa mère change.Elle a des pertes de mémoire et des épisodes d'égarement qui ne peuvent être uniquement liés à la vieillesse.La dame est atteinte de la maladie d'Alzheimer.Sa fille doit alors faire face à une cruelle réalité : peu de services existent pour les personnes atteintes de cette maladie particulièrement difficile pour les membres des communautés ethniques.Helen Fotopulos, conseillère municipale du quartier Mile-End, est la présidente d'honneur de la Conférence provinciale sur la maladie d'Alzheimer qui se termine aujourd'hui à Montréal.Elle veut profiter de l'événement pour mettre en lumière ce fait que la population, en général, ignore.Les petites communautés sont désemparées face à l'Alzheimer parce qu'elles n'ont ni services adaptés ni informations adéquates.« Les plus petites communautés sont les plus touchées », expliquet- elle.Selon elle, à Montréal, les communautés grecque, chinoise ou italienne se sont créé des réseaux de communication qui facilitent la transmission d'informations.Ainsi, les membres de ces communautés connaissent la maladie d'Alzheimer et peuvent consulter des professionnels de la santé qui répondront à leurs besoins, bien souvent dans leur langue maternelle.« Mais lorsque des Laotiens découvrent qu'un membre de la famille est atteint, la situation est plus difficile », explique Mme Fotopulos.Non seulement, certains immigrants doivent vivre avec la barrière linguistique, mais plusieurs sont arrivés au Québec il y a plus de 20 ans, avant que la maladie d'Alzheimer soit connue du grand public par l'intermédiaire des médias.Résultat : ils ignorent l'existence de la maladie et pensent reconnaître chez une personne atteinte des signes de vieillesse normaux.Lorsqu'un diagnostic juste est finalement établi, la maladie est avancée.Or, plus on diagnostique cette maladie dégénérative tôt, plus le patient pourra bénéficier de traitements adaptés.« Dans le quartier Mile-End, il y a 3000 personnes qui ne parlent ni français ni anglais.Et ce ne sont pas des jeunes qui viennent d'arriver ici », dit la conseillère municipale, qui s'avoue très inquiète de cette situation puisque la prévalence de la maladie augmente après 65 ans.Actuellement, 75 000 Québécois souffrent d'Alzheimer ; il y en aura 187 000 en 2031 à cause du vieillissement de la population.« Le gouvernement du Québec doit élaborer le plus tôt possible un plan d'action stratégique à l'égard de la maladie d'Alzheimer qui tiendra compte des diverses réalités culturelles », affirme Mme Fotopulos."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.