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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-06-07, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0607 Page A1/7juin 3LP0101A0607 ZALLCALL 67 00:50:46 06/07/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 P 116e ANNÉE, NO 225, 84 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Des aînés malmenés par DRHC La morgue du ministère de Jane Stewart condamnée La voiture intelligente s'en vient ALEXANDRE SIROIS Le ministère fédéral du Développement des ressources humaines (DRHC) se retrouve de nouveau sur la sellette, cette fois pour avoir suspendu les pensions d'une demidouzaine d'aînés sans avis préalable.Projet Genèse, un organisme communautaire du quartier Côtedes- Neiges, a révélé hier que cinq aînés avaient été privés de leurs pensions du jour au lendemain, pendant plusieurs mois, alors que leurs dossiers étaient en règle.« Nous trouvons déplorable que le même ministère donne des subventions aux amis du gouvernement, au moment même où il garde les pensions des aînés pauvres », a déclaré Gary Saxe, organisateur communautaire de Projet Genèse, Jane Stewart faisant référence aux problèmes du ministère de Jane Stewart en matière de gestion des subventions et contributions.En conférence de presse, hier, M.Saxe était notamment accompagné par deux des aînés ayant eu maille à partir avec DRHC.Vennie Spence, 68 ans, dont la pension de sécurité de la vieillesse a été suspendue pendant un an, a affirmé que des employés de DRHC Voir DES AÎNÉS en A2 DRHC pourrait être démantelé: B1 PHOTOS AP Testée par Honda sur une autoroute au nord de Tokyo, l'assistance intelligente du conducteur (HIDS) « voit » la route via une minuscule caméra placée sur le parebrise et aide à garder la trajectoire du véhicule au milieu de sa voie de circulation.Au bas du compteur de vitesse, un petit écran indique que la voiture qui précède le HIDS roule à 110km/h.Deux enseignants intoxiqués par leurs élèves sur la Rive-Sud Les Japonais ont une bonne longueur d'avance sur les autres constructeurs GARY SCHAEFER de l'Associated Press, TOKYO Pour construire des voitures plus sûres, les constructeurs japonais tentent de mettre au point des voitures intelligentes à même de remplacer « la pièce » la plus susceptible de provoquer des accidents : le conducteur.Les constructeurs nippons partent d'un constat : les statistiques mettent en cause le conducteur dans la plupart des accidents de la route.La parade serait donc une voiture « intelligente » capable de se conduire presque sans intervention humaine, par exemple d'accélérer d'elle-même ou de rétrograder à l'entrée d'un virage.« Le Japon mène manifestement la course à la voiture intelligente », souligne Morris Kindig, un spécialiste américain.« Ils en ont besoin en raison de la densité de leur trafic routier ».Les constructeurs nippons misent sur des technologies comme le radar laser.Un radar à infrarouge intégré au parechoc est déjà disponible en option depuis août 1997 sur un modèle de luxe de Toyota pour un prix de 70 000 yens (980 $).Grâce à ce dispositif, le système de navigation ralentit et accélère automatiquement pour maintenir une distance de sécurité avec le véhicule qui précède.La même technologie est proposée par des concurrents de Toyota avec des atouts appréciables.Subaru a ainsi dévoilé en septembre dernier une version de son break Legacy avec une assistance active à la conduite (ADA), qui outre l'ajustement de la vitesse, déclenche une alarme si la voiture sort de sa voie de circulation ou entre trop vite dans un virage.Dans ce dernier cas, le système rétrograde, même avant que l'automobiliste ne commence à freiner.L'ADA majore de 550 000 yens (7 700 $ le prix de base de la Legacy de 2,7 millions de yens (37 000 $).Voir LA VOITURE en A2 MARC THIBODEAU Deux enseignants de la Commission scolaire des Patriotes, sur la Rive-Sud, ont été sérieusement incommodés récemment après que des élèves eurent placé à leur insu des produits nocifs dans leur verre d'eau.Un premier incident est survenu en décembre dernier à l'école secondaire Ozias-Leduc, à Mont- Saint-Hilaire.Des élèves ont alors dérobé divers produits d'un laboratoire de sciences, qu'ils ont introduits dans leur cours de mathématiques.« L'un d'eux en a versé dans mon verre alors que j'avais confié la classe à un stagiaire.J'ai pris par la suite une gorgée devant les élèves et je l'ai immédiatement recrachée parce que c'était dégoûtant.Il y avait un silence de mort dans la classe », a relaté hier à La Presse l'enseignante qui a demandé l'anonymat.À l'issue d'une enquête menée auprès des élèves, l'instigateur du méfait, un jeune d'une quinzaine d'années, a d'abord été suspendu.« Les enseignants trouvaient que ce n'était pas suffisant et ils ont fait pression sur la direction.Voir DEUX en A2 Inquiétude chez les maraîchers ontariens Un mécanisme de surveillance de la qualité de l'eau sera créé d'ici à l'automne Rubriques Arts et spectacles .E1 à E4 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 - Nathalie Petrowski E1 Bandes dessinées D17 Boisvert Yves AZ5 Bridge D19 Carrières et profs D6, D7 Cyberpresse D15 Décès E7 Économie D1 à D14 - Pub.-Marketing D22 Feuilleton E5 Êtes-vous observateur.D16 Horoscope D17 Loteries A2, A11 Mode C1 à C7 Monde B4, B5, E8 Mots croisés D18, S10 Mot mystère E5 Opinions B3 Petites annonces D16 - immobilier D16 à D18 - marchandises D18, D19 - emplois D19 à D21 - automobile D21, E5 à E7 - affaires D2 Politique .A20, A21, B1, B8 Vacances/voyage B6, B7 MÉTÉO Passages nuageux Max.18, min.11 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net MARTIN VALLIÈRES du bureau de La Presse, TORONTO Les producteurs ontariens de fruits et de légumes, responsables de près de la moitié de la production canadienne, entendent mieux surveiller la qualité de leur eau dans la foulée de la crise de Walkerton, un village en pleine région agricole.Ces producteurs, qui écoulent beaucoup de leur production au Québec, veulent mettre en place d'ici l'automne un système organisé d'échantillonnage et de tests de l'eau.Il comportera en outre un registre des résultats, ont expliqué hier à La Presse des intervenants de cette industrie ontarienne d'un milliard de dollars par an, maraîchers et serristes confondus.Ce nouveau système sera calqué sur celui qui existe déjà pour la surveillance de l'épandage et de la pulvérisation d'engrais et de pesticides.La plupart des grossistes et des transformateurs d'importance exigent une telle surveillance et la testent même à la livraison des chargements de fruits et de légumes.« Nous n'avons pas encore eu de témoignages de producteurs qui auraient eu des questions particulières sur la qualité de leur eau, en particulier de clients américains.Mais c'est à titre préventif qu'il faut une surveillance mieux structurée, comme c'est le cas pour tout ce qui est pulvérisé sur les récoltes », dit Craig Hunter, directeur de la sécurité alimentaire à l'Association des producteurs de fruits et légumes de l'Ontario.« Les Américains en particulier peuvent décider à tout moment d'arrêter des chargements à la frontière au moindre soupçon d'un risque bactériologique des fruits et légumes frais.» Ce faisant, les producteurs ontariens estiment prendre une longueur d'avance sur leurs concurrents de la Californie, mais aussi du Québec.Un porte-parole de la Fédération québécoise des producteurs maraîchers confirme que la surveillance de la « salubrité agricole », notamment de la qualité de l'eau, revient aux agriculteurs.La Fédération offre néanmoins un guide d'information.Ce guide récent a été conçu par le Conseil canadien de l'horticulture, qui regroupe les membres de toute l'industrie fruitière et maraîchère au pays.Il a entre autres été préparé « pour répondre aux demandes et aux pressions des acheteurs américains », dit Yves Dubois, directeur de la Fédération québécoise des producteurs maraîchers.M.Dubois juge excessive la mise en place Voir INQUIÉTUDE en A2 T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez Royalement avec JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de à partir de 1 sem.Cancun $ Riviera Maya $ Puerto Vallarta $ Punta Cana $ Havane $ Bayahibe $ Puerto Plata $ Varadero $ Cayo Coco $ Cayo Guillermo $ Vols seuls Cancun 1 $ 1 sem.Varadero 2 $ Punta Cana 5 $ Boucanier 4 $ Caravelle 5 $ Carte atout 2 $ 2 repas/jour 3repas/jr Paris Martinique Guadeloupe F.Lauderdale $ Orlando $ Ha.ti $ Toulouse $ Lyon $ Tout inclus Forfaiits tout iincllus Faites vous-mme votre propre r.servation sans interm.diaire.Consultez le www.multivoyages.com 3LP0201A0607 Page A2/7juin 3LP0201A0607 ZALLCALL 67 00:50:53 06/07/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Suites de la une Des aînés malmenés par DRHC DES AÎNÉS / Suite de la page A1 lui ont lu un document qu'il a ensuite signé.Ils auraient toutefois omis de lui dire que, selon ce document, il n'était pas résidant permanent au Canada, ce qui est faux.« Ces inspecteurs m'ont roulé et m'ont fait signer un document plein de faussetés », a déclaré M.Spence, qui a dû faire une demande d'aide sociale avant d'arriver à convaincre les employés du ministère de rétablir sa pension.Pire que l'aide sociale Les déboires de Ionnas Georgantas, 76 ans, sont du même ordre.Il a cessé de recevoir sa pension deux fois, entre 1996 et 1999, sur une période de plus de 20 mois.DRHC n'arrivait pas à lui dire avec exactitude pourquoi ses chèques n'étaient plus émis, et lui a même réclamé 36 000 $ prétendument octroyés en trop.« Le ministère fédéral qui gère ces programmes a mal informé, mal traité et acculé ces gens à la pauvreté », soutient M.Saxe.L'organisateur pense qu'il pourrait y avoir des dizaines de cas semblables à travers le pays.Il avait d'ailleurs été informé, la veille, d'une situation similaire vécue par un aîné d'Edmonton.« On pourrait dire que le gouvernement traite les aînés pire que les prestataires d'aide sociale », a indiqué Richard Goldman, l'avocat de Projet Genèse.M.Goldman a expliqué que le gouvernement doit donner un délai de dix jours s'il veut suspendre les prestations d'aide sociale et dispose ensuite de dix jours pour rendre une décision.Les organisateurs de Projet Genèse ont fait parvenir une liste de 11 recommandations à DRHC.Ils suggèrent entre autres au ministère d'émettre un avis écrit de 30 jours avant une suspension ou une réduction de pension et de mettre sur pied des processus d'appel et de traitement des plaintes.Après plus de 15 mois de pourparlers, M.Saxe estime que DRHC ne souhaite pas effectuer de changements.DRHC se sait coupable Ed Tamagno, porte-parole de DRHC, a admis à La Presse que son ministère avait erré.« Dans quelques-uns des cas présentés par Projet Genèse, c'est clair que nous avons fait des erreurs, et nous voulons être tout à fait honnêtes là-dedans », a-t-il dit, précisant qu'il n'était pas familier avec la totalité des cas.M.Tamagno a maintenu que, parmi les quatre millions de prestations distribuées aux aînés chaque mois, « il y a un très petit nombre de cas où il y a ce type de problèmes ».Il a de plus déclaré qu'un processus de gestion des plaintes était à l'étude « pour assurer un meilleur service et une décision plus rapide que dans les cinq dossiers sur lesquels Projet Genèse se base ».Deux enseignants intoxiqués par leurs élèves sur la Rive-Sud DEUX / Suite de la page A1 Finalement, ses parents ont décidé de le transférer dans une autre école.Un deuxième élève, qui avait transporté les produits hors du laboratoire, a dû expliquer devant la classe pourquoi ce qu'il avait fait était inacceptable », note l'enseignante, qui juge ces sanctions « trop légères ».Elle devait porter plainte quelques semaines après l'incident à la police de Mont- Saint-Hilaire, qui a fermé le dossier en février.Le sergent Michel Lapierre, de ce corps de police, a indiqué hier que cette décision avait été prise notamment parce que l'élève fautif devait changer d'établissement.L'analyse pratiquée par la police sur le contenu du verre n'a permis de relever qu'une faible concentration d'alcool éthylique, qui ne peut, selon M.Lapierre, expliquer les brûlures à la bouche dont dit souffrir l'enseignante depuis l'incident.Mais il est possible, dit-il, que d'autres produits plus nocifs aient été placés dans le verre et se soient évaporés avant l'analyse, survenue plusieurs semaines après l'incident.L'enseignante dit éprouver encore aujourd'hui de sérieux maux, qui l'ont contrainte à quitter son travail pendant quelques mois.La blessure psychologique demeure parallèlement très vive et affecte son travail, note-telle.« C'est sûr que je suis beaucoup plus méfiante qu'avant.Je ne bois plus d'un verre ou d'une tasse en classe.J'utilise plutôt des bouteilles que je tiens bien fermées », dit l'enseignante.Le secrétaire général de la commission scolaire des Patriotes, Clément Page, a indiqué hier qu'il s'agissait à ses yeux d'un cas « très sérieux ».Les élèves, dit-il, n'ont cependant jamais eu l'intention de porter atteinte à la santé de leur victime.« Ils n'étaient pas conscients des risques inhérents à leur mauvais tour », affirme M.Page.Le porte-parole a confirmé qu'un cas similaire, quoique de moindre gravité, était survenu il y a quelques semaines à l'école primaire La Broquerie, de Boucherville.Un élève de 6e année a alors introduit du savon liquide dans le verre d'une enseignante, qui a immédiatement recraché sa première gorgée.« Là, ce n'était pas majeur.On parle plutôt du tour pendable d'un enfant de 12 ans qui cherche à se faire valoir auprès des autres élèves », note M.Page.Le secrétaire général estime que les écoles ont pris les moyens qui s'imposaient pour faire comprendre aux enfants que leur comportement était inacceptable même si, dans ce dernier cas, l'élève mis en cause n'a été suspendu que « quelques heures ».« Les suspensions sont des mesures coercitives qui ne règlent rien en soi, estime M.Page.Les mesures éducatives me semblent bien préférables.» Le président du syndicat de l'enseignement de Champlain, Réjean Parent, qui représente les deux enseignants, a indiqué hier que les cas de cette nature demeurent exceptionnels.Ils témoignent néanmoins éloquemment, juge-t-il, de la violence dont peuvent être victimes les enseignants dans le cadre de leur travail et des sanctions généralement « très limitées » que l'on réserve aux élèves fautifs.La voiture intelligente s'en vient LA VOITURE / Suite de la page A1 Un système encore plus performant a été mis au point par Honda.Cette assistance intelligente du conducteur (HIDS) « voit » la route via une minuscule caméra placée sur le parebrise et aide à maintenir la trajectoire du véhicule au milieu de sa voie de circulation.« L'idée est de rendre la conduite plus sûre et plus confortable en réduisant la tension physique et mentale du conducteur », souligne Shinnosuke Ishida, un ingénieur de Honda.Le HIDS n'est pas encore commercialisé.Honda a obtenu en mars l'autorisation de le tester sur autoroute et devrait le dévoiler dans les salons automobiles dans un avenir proche.Selon l'Association japonaise de renseignements sur la circulation, la route et les véhicules, la généralisation de systèmes intelligents pourrait réduire de moitié les accidents mortels sur 30 ans.Près de la moitié des nouvelles voitures vendues cette année au Japon seront dotées de systèmes de navigation, qui devraient à l'avenir être proposés sur les modèles de base lorsque leurs prix auront baissé.Le reste du monde prend la même direction.Mercedes et Jaguar proposent désormais des systèmes de navigation et des constructeurs de poids-lourds américains sont en train de l'introduire sur des semi-remorques.Toyota propose son radar à infrarouge sur trois modèles commercialisés au Japon, dont elle a vendu plus de 10 000 exemplaires depuis 1997.Il est vrai que c'est encore bien peu par rapport aux 5,1 millions de véhicules livrés par le constructeur l'an dernier.Pour Toyota et peut-être plus encore pour ses concurrents qui ont opté pour des systèmes plus sophistiqués, « le retour sur investissements va être très difficile à réaliser sur le court terme », prédit Howard Smith, un expert du secteur.Les Japonais restent en effet réticents à payer plus pour ces aides à la conduite et les ventes risquent de ne pas être aussi automatiques.Inquiétude chez les maraîchers ontariens INQUIÉTUDE / Suite de la page A1 d'un système de surveillance de la qualité de l'eau, à l'instar de celui qui se met en place en Ontario.L'approche québécoise, dit-il, mise sur « la responsabilité de chaque producteur ».Aux yeux de M.Dubois, « le risque de contamination bactériologique des fruits et légumes est rarissime ».Mais pour Denton Hoffman, directeur des Producteurs de légumes en serre de l'Ontario, qui vendent beaucoup de tomates et de concombres sur le marché québécois, « les producteurs doivent s'attendre à des questions de leurs clients sur l'eau qu'ils utilisent avec l'affaire Walkerton, parce que c'est survenu dans une région agricole où l'eau était réputée sans danger.En tout cas, si j'étais un acheteur, je les poserais ces questions.» Il a rappelé les incidents de contamination bactériologique de fraises au Mexique et de framboises au Guatemala, qui ont presque ruiné les exportations de ces fruits au Canada et aux États-Unis.Le futur système de surveillance de l'Ontario vise surtout à surveiller l'eau qui sert au lavage des fruits et des légumes après leur récolte.C'est durant les étapes de manipulation, de l'agriculteur au détaillant, que le risque de contamination bactériologique est le plus élevé.Les bactéries de type E-Coli, comme celles qui ont frappé à Walkerton, sont d'ailleurs parmi les plus dangereuses pour les fruits et légumes.Le programme de surveillance de l'eau des producteurs ontariens fera appel aux laboratoires de l'Université Guelph en Ontario, réputée en agroalimentaire.Ces laboratoires universitaires ont hérité d'une partie des activités du ministère ontarien de l'Agriculture lors du délestage de services publics entrepris par le gouvernement Harris.Ironiquement, c'est auprès du même ministère que l'Association des producteurs de fruits et légumes dépose ces jours-ci une demande de subvention pour son nouveau programme de surveillance de l'eau.Le programme sera d'abord à participation volontaire, et les producteurs en assumeront les coûts directs d'échantillonnage et de tests.Mais ses concepteurs misent sur la volonté des agriculteurs de montrer patte blanche à leurs clients pour obtenir un ralliement général.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-3-2 à quatre chiffres : 4-5-8-3 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Saint-Laurent: Travaux publics de Saint- Laurent, en collaboration avec le journal Les Nouvelles Saint-Laurent, la Caisse populaire Desjardins, les restaurants Mc Donald's du Canada Ltée et Pétroles Crevier Inc., 13 001, boul.Cavendish, de 9 h à 20 h 30.Objectif: 625 donneurs; n à Montréal-Nord: 2e collecte des pompiers de Montréal-Nord, en collaboration avec les bénévoles de Montréal-Nord, caserne de pompiers #1, 4240, rue Charleroi, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 325 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Folies Fringe Du 9 au 18 juin, le 10e festival alternatif Fringe proposera, avec beaucoup d'enthousiasme et peu de moyens, son lot de pièces de théâtre weird, de troupes de danse flyées et d'événements crack-pot.Demain dans le cahier Sortir, notre collaboratrice Marie- Christine Blais y va de quelques suggestions, entièrement subjectives, à l'intention des « fringeurs » novices ou chevronnés.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Croyez-vous que Jeffrey Loria présentera une offre d'achat raisonnable aux actionnaires québécois des Expos?Êtes-vous d'accord avec l'affirmation selon laquelle les pompiers de Montréal sont plus efficaces en dépit du fait qu'ils mettent plus de temps à se rendre sur les lieux d'un incendie?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 25 % Non: 75 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 3LP0302A0607 A-3 MERCREDI g n ral 3LP0301A0607 ZALLCALL 67 00:53:11 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 R A 3 La perpétuité pour Marcel Samson MARCEL LAROCHE Reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme, Marcel Samson écope de l'emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de prison.En entendant le président du jury prononcer le mot « coupable » aux trois chefs d'accusations, dont celle de meurtre prémédité entraînant automatiquement une peine de réclusion à vie, Samson est resté sans réaction, comme s'il semblait totalement absent de la salle d'audience.Le verdict est tombé à 17 h 38, hier, à la suite de 12 heures de délibérations des 11 membres du jury (l'un ayant été écarté au début du procès) séquestrés au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.Samson a abattu sa femme, Ginette Roger, de plusieurs coups de feu à l'intérieur de la maison Coup d'Elle, un refuge pour femmes violentées, à Saint-Jean-sur-Richelieu.Il a aussi été reconnu coupable d'avoir incendié sa résidence ainsi que la maison Coup d'Elle.Quelques heures après ce drame survenu dans la nuit du mercredi 10 juin 1999, Samson s'était livré à la police en compagnie d'un avocat.Des militantes de plusieurs organismes sociaux impliqués dans des centres d'hébergement pour fem Marcel Samson mes violentées, qui avaient suivi assidûment le procès de Samson depuis le début, n'ont pu contenir leurs émotions au prononcé du verdict.Pendant que la juge Diane Marcellin, de la Cour supérieure, remerciait les jurés d'avoir accompli leur devoir de citoyens, plusieurs femmes ont manifesté leur joie en poussant de longs soupirs de soulagement tandis que d'autres ont fondu en larmes en se faisant des accolades.À sa sortie de la salle d'audience, Chantale Dufort, une intervenante qui travaillait à la maison Coup d'Elle le soir du drame, s'est dite extrêmement soulagée du verdict prononcé contre Samson.La jeune femme qui a témoigné au procès de Samson a avoué avec des sanglots dans la voix s'être retrouvée sur la CSST à la suite de son aventure qui l'a menée à la dépression.« C'est une bonne démonstration de justice, un espoir et un grand soulagement pour toutes les femmes agressées », de renchérir Céline Coulombe, porte-parole du Regroupement provincial de maisons d'hébergement pour femmes violentées.Par ailleurs, les deux procureures du ministère public, Guylaine Sauvageau et Andrée Vézina, se sont dites satisfaites de la conclusion du procès, ajoutant que leur thèse du geste prémédité de Samson avait sûrement guidé les jurés dans leur verdict de culpabilité.De son côté, l'avocat de Samson, Gilles Daudelin, n'a pas caché sa déception devant l'échec, le jury n'ayant tout simplement pas accordé de crédibilité au témoignage de Marcel Samson, qui prétendait n'avoir pas eu l'intention de tuer sa femme lorsqu'il s'est présenté à la maison Coup d'Elle.« Tout ce que je peux affirmer pour l'instant, c'est que le fond du couloir est loin pour lui », de conclure l'avocat de la défense qui amorcera, à 10 h 30 ce matin, ses représentations sur sentence pour les deux chefs d'accusations de crime d'incendie.La météo contre Internet Quand il a vu les vagues loin au-dessus de son mât, au large de Terre-Neuve en septembre 1998, Georges Leblanc s'est dit qu'il devait y avoir 30 mètres d'eau sur son voilier.« Là, tu te dis que t'exagères.Ça peut aussi bien être 20 mètres.Mais après, j'ai perdu de vue le pétrolier qui venait à mon secours.J'étais sur une crête, mais le pétrolier était dans un creux.Alors je sais que c'était 30 mètres.» Même par grosse tempête, il est rare qu'un voilier soit submergé de plus de 20 mètres par les vagues, selon le capitaine Leblanc.Pas étonnant que son Thriller ait coulé à pic.Un an et demi plus tard, le marin de Lévis est à nouveau prêt pour la course.Hier dans le Vieux-Port, il présentait aux médias montréalais son Bell Mobilité Océan, un monocoque de 60 pieds acquis l'an dernier en Floride.Le 30 juillet, Georges Leblanc se lancera avec quatre coéquipiers dans la Transat Québec\u2014 Saint-Malo.Il a déjà fait la Transat en 1996, en 22 jours contre 11 pour le gagnant.Avec moins de 100 000 $ de budget d'entretien et 100 000 $ pour la course, il faudra jouer au fin finaud.« On mise sur la météo », explique le navigateur Philippe Oulhen.Comme l'Océan ne sera pas le plus rapide, M.Oulhen devra deviner l'évolution des vents, pour éviter les fronts défavorables et suivre les vents d'arrière.Un tour de passe-passe commun sera de rigueur : changer de cap tout juste après que le QG de la Transat aura communiqué leur position aux autres concurrents.« Comme ça, les autres ne pourront profiter de nos décisions qu'après un délai de six heures », dit M.Oulhen, en faisant visiter le poste de pilotage à La Presse.Table des cartes inclinable, pour toujours travailler le torse à angle droit par rapport à la Terre, téléscripteur à ondes courtes de données météos, échange de données trois fois par jour avec un sixième coéquipier resté à terre : M.Oulhen aura presque les conditions idéales pour régler l'allure de l'Océan.« Une connexion Internet satellite aurait été intéressante, mais pour avoir une vitesse décente, ça coûte 45 000 $.Si vous pensez qu'Internet est lent dans votre salon, imaginez au beau milieu des vagues.» Les concurrents de l'Océan n'auront qu'un léger avantage : les budgets vont de 50 000 $ à 200 000 $ pour la Transat, selon M.Oulhen.Depuis qu'il a acheté le voilier de 11 ans, pour un prix situé entre 500 000 $ et trois millions (valeur à neuf), M.Leblanc n'a guère modifié que la coque, pour la rendre conforme aux normes de sécurité.« Les modifications qui se voient le plus sont les nouvelles couleurs du commanditaire.On cherchait un design assez accrocheur, alors on a mis un narval en proue.» Le marin de Lévis tient son capital des économies accumulées avec son entreprise de plomberie.Ces nouvelles normes de sécurité sont notamment apparues après le naufrage de Gerry Roufs, en 1997 dans le Vendée Globe.« Les architectes avaient beaucoup été mis en cause, explique M.Oulhen.Maintenant, il faut plus de courbure dans la coque, pour que le voilier soit plus facile à remettre à l'endroit s'il se retourne.On propose même un test dans le port, sans mât : on chavire le voilier, le pilote rentre dans la cabine et tente de le redresser tout seul.On ne l'a pas fait parce que dans l'Atlantique Nord, il y a une centaine d'avions qui passent chaque trois ou quatre heures.» L'Océan a une fausse proue, un compartiment étanche à chaque coin, et quatre ballasts qui peuvent tous crever sans risque de naufrage.N'empêche, il est impossible d'éliminer tout risque.« Je dirais que c'est moins dangereux que de conduire une voiture dans le trafic », dit M.Oulhen.Les coroners maritimes n'ont pas élucidé pourquoi les balises radar et satellite de Jerry Roufs ont fait long feu.Mais pour Georges Leblanc, tout est possible avec le genre de tempête qu'il a affrontée.« Si le voilier chavire et que la porte défonce, les émetteurs ne servent à rien.De toute façon, il a été une semaine et demie dans la tempête.Déjà, après deux ou trois jours, le bruit et les chocs sont intolérables.T'as juste envie de te jeter à l'eau.» Mathieu Perreault PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Georges Leblanc, Stéphan Rioux et Philippe Oulhen misent sur la météo pour remporter la Transat Québec-Saint-Malo sur leur Océan.La RAMQ découvre un autre hic à son régime d'assurance médicaments: les doubles assurés Plus de 147 000 Québécois pourraient avoir affaire au fisc JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Plusieurs milliers de Québécois ayant profité du régime public d'assurance médicaments sans payer leur prime annuelle risquent d'avoir le fisc à leurs trousses d'ici quelques mois.Selon un document interne de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), dont La Presse a obtenu copie, plus de 147 000 personnes étaient inscrites au régime public en 1998 même si elles avaient indiqué dans leur déclaration de revenus qu'elles bénéficiaient d'une assurance collective privée.Les titulaires d'assurances privées ne sont pas admissibles au régime public d'assurance médicaments.En contrepartie, ils sont dispensés de payer la prime annuelle de 175 $ (qui passera à 350 $ en juillet).Or, en croisant ses fichiers avec ceux du ministère du Revenu, cet hiver, la RAMQ a constaté qu'en 1998, elle avait versé 25,4 millions à des gens qui disaient avoir une assurance privée.Les gens ayant fait des déclarations discordantes à la RAMQ et au ministère du Revenu n'essaient cependant pas tous d'avoir le beurre et l'argent du beurre, selon le porteparole de la Régie, Pierre Boucher.De nombreux cas s'expliqueraient par des erreurs commises de bonne foi dans la déclaration de revenus.« La récupération de 25 millions est potentielle et théorique », dit-il.Près de la moitié de cette somme (12,1 millions) a en effet servi à payer des médicaments consommés par des personnes âgées de plus de 65 ans.« Pourtant, on sait que 97 ou 98 % des personnes âgées ne sont pas admissibles à des régimes collectifs », dit M.Boucher.D'après lui, plusieurs personnes ont sans doute confondu leur assurance complémentaire (qui paie pour les frais non couverts par le régime public) avec une assurance collective privée.De même, 1,1 million a été versé pour des prestataires de l'aide sociale.Or, ceux-ci n'ont aucun intérêt à mentir pour éviter de payer la prime annuelle, puisqu'ils sont déjà exemptés par la loi ! « Mais on ne dégonflera pas tout le ballon, il va rester des gens qui disent au ministère du Revenu qu'ils sont admissibles à l'assurance collective alors que ce n'est pas vrai », reconnaît M.Boucher.Dans l'immédiat, la RAMQ enverra un questionnaire à 600 adhérents au régime public, histoire d'évaluer le « potentiel de recouvrement ».Les résultats seront connus à la fin septembre.Ensuite, si le jeu en vaut la chandelle, on pourrait étendre la campagne aux 147 000 personnes bénéficiant en théorie d'une double couverture.« Même si on ne récupère que quatre ou cinq millions, il n'y a pas de sommes insignifiantes, on ne peut pas fermer les yeux devant ça », fait valoir M.Boucher.« Si on constate des irrégularités qui normalement mènent à des mesures de recouvrement, le ministère du Revenu va prendre ses responsabilités », indique de son côté Caroline Drouin, attachée de presse du ministre, Paul Bégin.Rappelons que le régime public d'assurance médicaments se dirigeait vers un déficit de 142 millions cette année quand la ministre de la Santé, Pauline Marois, a déposé, il y a un mois, un projet de loi qui double la prime maximale versée par les adhérents. 3LP0402A0607 A-4 MERCREDI g n ral 3LP0401A0607 ZALLCALL 67 00:53:03 06/07/00 B A 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Courtage en ligne offshore: une enquête est ouverte Basée aux Caïmans, la firme Tradingoffshore.com passe par le site de Kahnawake MARC THIBODEAU La Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) a ouvert une enquête hier relativement à Tradingoffshore.com, une firme basée aux îles Caïmans, qui propose des services de courtage en ligne « sans taxation directe » par l'entremise d'un site Internet hébergé sur la réserve de Kahnawake.Denis Dubé, porte-parole de la CVMQ, a indiqué que les activités de la compagnie, mise sur pied par une banque suisse de Genève, Omnicorp Trust, semblaient « à première vue » illégales puisque ses représentants n'ont pas obtenu d'autorisation pour exercer des activités de courtage dans la province.Cette autorisation, insiste M.Dubé, est normalement accordée à l'issue d'un processus d'évaluation « très rigoureux » de manière à assurer la protection des avoirs des investisseurs potentiels.La présidente de Tradingoffshore.com, Suzanne Thiessen, a affirmé hier à La Presse que la CVMQ n'avait pas autorité sur son entreprise puisque ses opérations sont basées à l'extérieur du pays.Aucune démarche n'est donc prévue actuellement pour répondre à ses doléances.« Nous sommes aussi préoccupés que la CVMQ par la nécessité de protéger les investissements de nos clients.C'est pourquoi nous nous conformons à la réglementation très sévère en vigueur aux Bahamas (où la firme est enregistrée) ainsi qu'aux îles Caïmans », note Mme Thiessen.Si la CVMQ décide éventuellement d'ordonner l'interruption des services et que la firme refuse d'obtempérer, elle peut s'adresser aux tribunaux et obtenir une injonction en vue de la forcer à le faire.Advenant un nouveau refus, elle doit saisir de nouveau la cour pour outrage au tribunal, a expliqué hier M.Dubé.Reste parallèlement la question du choix de Kahnawake.Selon Mme Thiessen, la firme Mohawk Internet Technologies (MIT), qui héberge le site, a été choisie d'abord et avant tout en raison de la qualité de ses infrastructures.Dans le communiqué émis hier pour souligner le lancement du site, la compagnie fait cependant grand cas du fait que la réserve dispose d'un lien territorial « unique et spécial » avec le Canada qui permet d'assurer la stricte confidentialité des transactions réalisées sur le site.Mme Thiessen soutient que la question de la confidentialité des dossiers est secondaire puisque toutes les données seront conservées dans un serveur basé aux îles Caïmans.En dépit des réserves de la CVMQ, MIT, qui est chapeauté par le conseil de bande de Kahnawake, n'a pas l'intention de suspendre les services offerts à Trading Offshore.com.Son directeur, Michael To bin, faisait valoir hier que la compagnie ne faisait qu'héberger le site et n'était pas responsable de son contenu.Il a précisé que toute décision à ce sujet dépendra de la volonté du conseil de bande lui-même.Hier, l'un des chefs du conseil, Davis Rice, a indiqué que les doléances des autorités québécoises seront prises en compte lorsqu'elles se matérialiseront.« Si nous avons une demande spécifique de Québec à ce sujet, nous aviserons », dit-il.Finalement, Édith Rochette, porte- parole du ministre responsable des affaires autochtones, Guy Chevrette, a déclaré que le dossier était entre les mains de la CVMQ et que le gouvernement n'avait pas l'intention d'intervenir maintenant auprès du conseil de bande de Kahnawake.Une grève du métro pendant le Grand Prix ferait mal CLEVELAND DETROIT $269$ PHILADELPHIE $269$ PITTSBURGH $269$ CHARLOTTE $329$ MINNEAPOLIS $329$ NASHVILLE $329$ MIAMI $359$ AUSTIN HOUSTON $439$ DALLAS-FORT WORTH $439$ NOUVELLE-ORLÉANS $439$ DENVER $469$ LOS ANGELES $469$ ONTARIO, CA $469$ PHOENIX $469$ SAN DIEGO $469$ PORT-OF-SPAIN $509$ 10 JUIN - 13 JUILL.15 AOÛT - 30 SEPT.SAN FRANCISCO $519$ SAN JOSE $519$ BARBADE $529$ 10 JUIN - 13 JUILL.15 AOÛT - 30 SEPT.HONOLULU $859$ Les vols peuvent être effectués sur des appareils d'Air Canada, des transporteurs Liaison Air CanadaMD, de Canadien InternationalMC ou de Canadien RégionalMC.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 21 juin 2000.Achat quatorze jours à l'avance pour les destinations américaines et achat trois jours à l'avance pour les destinations des Caraïbes.Destinations américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 30 septembre 2000.La dernière date de départ pour les destinations des Caraïbes est le 30 septembre 2000.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Achat à l'avance.Séjour minimal et maximal, restrictions applicables aux itinéraires.D'autres conditions s'appliquent.Montréal aller-retour, à partir des tarifs suivants : ÉTATS-UNIS : POUR DES VOYAGES EFFECTUÉS D'ICI LE 30 SEPTEMBRE 2000.CARAÏBES : LA DERNIÈRE DATE DE DÉPART EST LE 30 SEPTEMBRE 2000.Tarifs d'été spéciaux à destination des États-Unis et des Caraïbes Pour plus de renseignements, communiquez avec votre agent de voyages ou : Air Canada : (514) 393-3333 (sans frais) 1 888 AIR CANADA (ATS) 1 800 361-8071 Canadien : (514) 847-2211 (sans frais) 1 800 363-7530 (ATS) 1 800 465-3611 Réservez par Internet : www.aircanada.ca www.cdnair.ca STÉPHANIE BÉRUBÉ Quelle est la fin de semaine de l'année où l'achalandage est le plus élevé dans le métro de Montréal ?Celle du Grand Prix de Formule 1.C'est exactement le moment qu'ont choisi les employés d'entretien de la STCUM pour déclencher une grève.Le 28 mai dernier, ils ont voté à 98 % en faveur de la grève.Leur syndicat a avisé hier matin la ministre du Travail, Diane Lemieux, qu'il compte commencer une grève de 48 heures à 23 h, le vendredi 16 juin.Si les deux parties n'arrivent pas à une entente d'ici là, il n'y aura pas de service de transport en commun la fin de semaine du Grand Prix du Canada.À la STCUM, on est inquiet.Entre 65 et 70 % des spectateurs qui se rendent dans l'île Notre-Dame durant l'événement sportif utilisent le métro.La journée des qualifications, l'année dernière, il y avait eu plus de 80 000 déplacements sur la ligne 4 qui se rend à l'île Sainte-Hélène.Un samedi d'été régulier, il y en a environ 20 000.Odile Paradis, porte-parole de la STCUM, pense que cette grève peut être hautement problématique pour le Grand Prix.« Les places de stationnement sur l'île sont limitées », mentionne-t-elle.De plus, la STCUM est le transporteur privilégié en cas d'urgence.« Par exemple, s'il y a une tempête de grêle, le métro est la façon la plus efficace et la plus rapide d'évacuer les îles », explique Mme Paradis.Avec son avis de grève déposé hier, le syndicat des employés d'entretien a envoyé la liste des services essentiels qu'il compte offrir durant la fin de semaine.« Il y aura plein service pour le transport des handicapés et plein service jusqu'à 1 h du matin, vendredi », explique Gaétan Châteauneuf, président du syndicat.Outre le transport adapté, aucun service de transport en commun ne sera offert après ce moment.La grève devrait se terminer à 23 h, dimanche soir, soit bien après la fin de la course sur le circuit Gilles-Villeneuve.Les parties patronale et syndicale se rencontrent aujourd'hui et demain en compagnie du conciliateur du ministère du Travail pour une ultime séance de conciliation.La convention collective des employés d'entretien est échue depuis le début de l'hiver.La STCUM et le syndicat affirment avoir trouvé un terrain d'entente sur la plupart des points, sauf en ce qui concerne l'utilisation de la caisse de retraite qui est toujours au coeur du différend.S'il n'y a pas d'accord à l'issue des rencontres, le syndicat des 2000 employés et la STCUM passeront vendredi devant le Conseil des services essentiels pour déterminer quels services seront offerts durant la grève.LES VACCINS SONT-ILS LES PLUS GRANDS TUEURS EN SÉRIE?I I I CONFÉRENCE Docteur Leonard Horowitz Le Dr.Leonard Horowitz est un éminent médecin, diplômé de Havard, investigateur indépendant et source internationale en matière d'éducation de la santé auprès du public.Le Dr Horowitz a fait le tour du monde pour faire part de ce que ses recherches ont mis à jour: le nombre croissant de maladies auto-immunes, de troubles neurologiques et de cancers inhabituels sont de plus en plus liés à des composantes de vaccins.Un menu complet d'agents infectieux, comme le virus du SIDA ont été diffusés dans un public non-méfiant à travers des vaccins contaminées.Venez rencontrer l'un des orateurs des plus captivants dans le domaine de la santé et vous en apprendrez sur les origines du virus le plus mortel de la planète.De 10 h 14 h le 11 juin prochain l amphith tre du Coll ge de Maisonneuve 3800, Sherbrooke Est Informations et billetterie: (450) 699-1102 3LP0502A0607 A5 mercredi 3LP0501A0607 ZALLCALL 67 00:53:32 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 R A 5 Miracle à l'Oratoire Ya-t-il quelque chose de moins montréalais que d'aller à l'Ora toire Saint-Joseph ?Oui, bien sûr : assister à un concert de musique contemporaine.Alors, que 40 000 personnes, samedi dernier, se soient réunies devant le sanctuaire du frère André, pour écouter cette Symphonie du millénaire, est proprement miraculeux.L'avouerai-je ?Si j'y suis allé un jour, je n'en garde aucun souvenir.Aussi ai-je été complètement soufflé par l'architecture intérieure de la basilique, d'un modernisme et d'une sobriété admirables.Oui, oui : admirables.Cela m'a frappé d'autant plus que j'avais en tête une vision folklorique de l'endroit, haut lieu de religiosité superstitieuse, avec ses pèlerins qui crapahutent de marche en marche jusqu'au sommet, avec ses béquilles exposées comme des trophées, avec l'huile « miraculeuse » de saint Joseph et le reste.J'avais oublié combien le lieu est immense, remarquable, aussi bien d'un point de vue spirituel que culturel.C'est encore un des endroits les plus visités à Montréal : deux millions de personnes par année, dont un demi-million aux offices.« Il y a beaucoup plus de visiteurs que dans les années soixante, dit le père Jean- Pierre Aumont, recteur de l'Oratoire.On ne connaît pas la désaffection des paroisses.» Pourquoi ?Une étude commandée par l'Oratoire explique que les gens trouvent ici une « synthèse fonctionnelle entre la tradition et la modernité ».C'est-à-dire qu'ils y trouvent un lieu collectif de prière, mais où ils peuvent conserver l'anonymat, donc sans la pression sociale présente dans une paroisse.« C'est devenu la place des nations, ajoute le père Aumont.Le lieu est ouvert à toutes les religions, même s'il demeure catholique.Plusieurs bouddhistes et hindous viennent ici », dit-il.L'étude montre aussi que tous les groupes d'âge sont à peu près également représentés chez les visiteurs.n n n On a beau être impressionné par les vitraux, la géométrie de la voûte, les sculptures, le fer forgé des portes et du choeur, l'orgue monumental ; va pour la nouvelle spiritualité ; mais la business de l'oratoire \u2014 une entreprise de 250 syndiqués \u2014 demeure ce flirt avec le surnaturel, qui remonte au temps du frère André, le fondateur.La première raison qui amène les visiteurs, selon l'étude, est encore « les demandes de grâce qui peuvent y être exaucées ».La deuxième : « une dévotion particulière à saint Joseph ou au frère André ».En troisième lieu, la beauté du lieu.On ramasse 80 000 billets d'intention chaque année.Des faveurs demandées à saint Joseph et au frère André.La chapelle « votive », où se trouve le tombeau du frère André, vous saisit comme un four, tellement les lampions dégagent de la chaleur.On vend encore diverses breloques, et jusqu'à l'huile de saint Joseph, en souvenir du temps où le frère André frottait les membres des malades avec l'huile à lampe qui se trouvait près de la statue du célèbre menuisier.« Guérison d'un chancre en 18 jours ; Gloire à saint Joseph \u2014 A.M.», peut-on lire sur une plaque du premier oratoire de 1904.« Mme Philippe Gauthier, complètement aveugle, a été guérie spontanément par l'apparition de saint Joseph \u2014 1er avril 1920 », lit-on encore.J'en entends déjà qui se demandent comment Mme Gauthier a pu apercevoir saint Joseph malgré sa cécité, mais il se passe de drôles de chose, les 1er avril.Comment s'arrange l'Église avec ces appels au miracle ?Un miracle n'est-il pas toujours qu'un phénomène naturel en quête d'explication « Parfois, c'est une façon de parler.Mais je serais malvenu de diriger l'Oratoire et de ne pas croire aux miracles », dit le recteur, qui ne connaît personnellement aucun miraculé.J'avais croisé en arrivant un très jeune prêtre, une espèce rare.Je demande à lui parler.Il est en train de peindre et arrive en jeans et t-shirt blanc.Il s'appelle Patrick Vézina et a 28 ans.Que pense-t-il de « ça » ?Il m'explique que, venant de Rouyn-Noranda, il a visité l'Oratoire à 12 ans avec ses parents.Ce n'est pas le frère André et ses guérisons qui l'ont marqué, mais « l'immensité » de l'endroit.Les béquilles et le reste sont des manifestations de la « foi populaire », dit-il.« Ce sont ces gens qui ont bâti l'Oratoire.Des gens qui ont souffert et qui ont trouvé un soulagement, sinon physique, du moins psychologique.Moi je n'attache pas plus d'importance qu'il faut à ça, mais je le respecte.» n n n L'élément le plus mythique de ce folklore est évidemment le coeur du frère André, qu'on conserve précieusement dans une urne de verre rouge.Ce n'était pas n'importe qui, le frère André : son cortège funèbre a été escorté par un million de Montréalais, en janvier 1937.Le Rocket, à côté de ça.Tellement important que quelqu'un a cru, en mars 1973, qu'il ferait un bon coup en volant le fameux coeur, qui s'est retrouvé dans les mains du puissant « gang de l'Ouest » de Montréal.Les voleurs ont exigé une rançon, sans succès.Finalement, un cambrioleur du gang a été arrêté en décembre 1974 et pensait obtenir une réduction de peine en échange du coeur.« C'était un Anglais et il pensait qu'on aurait une promotion si on retrouvait le coeur, vu qu'on est catholiques ! » raconte un ex-enquêteur.« Leur avocat, Frank Shoofey, voulait faire venir des journalistes pour se faire photographier lors de la remise du coeur, mais je ne voulais rien savoir : on ne faisait pas de show avec ça ! Moi, je ne pratique pas, mais il y a en a une gang qui pratiquaient à Montréal.Finalement, on voulait que le gars soit condamné à trois ans ; on lui a dit qu'on pensait réclamer cinq ans, mais qu'avec le coeur, on acceptait trois ans.Il a plaidé coupable.» Encore aujourd'hui, le bandit et le policier pensent que le coeur du frère André leur a rendu service, cette fois-là.Est-ce un miracle Ça vaut bien un petit lampion, allez.yboisver@lapresse.ca Le gel menace la récolte de bleuets Presse Canadienne SAINT-FÉLICIEN Le gel qu'a connu le Lac-Saint-Jean dans la nuit de dimanche à lundi compromet la prochaine saison des bleuets.Certains soutiennent que 50 % de la récolte serait ainsi détruite.« C'est catastrophique, voire désastreux, dit Jean-Eudes Senneville, de Bleuets Senco.Le mercure n'est cependant pas descendu aussi bas qu'en mai 1998 mais ce gel fera mal.La pollinisation était déjà en cours.» M.Senneville est d'autant plus déçu que ce gel compromet une saison qui s'annonçait prometteuse : « Nos prévisions se situaient entre 35 millions et 40 millions de livres de bleuets alors que généralement, notre récolte se situe à environ 25 à 30 millions de livres.» Un homme abattu à Montréal-Nord Un homme d'une quarantaine d'années a été abattu à bout portant, hier en fin de soirée, dans le quartier Montréal-Nord.Vers 22h10, les ambulanciers d'Urgences Santé reçoivent un appel leur indiquant qu'un homme est blessé dans un édifice à logements situé au 6460, rue Tardif.Selon des témoins, six coups de feu ont été tirés; deux à trois suspects auraient été aperçu fuyant dans une petite camionnette.L'intervention a été particulièrement difficile puisque la victime était un homme obèse.Selon ses voisins, il pesait autour de 200kg.Les ambulanciers ont dû demander l'aide des pompiers pour le sortir de son appartement du troisième étage.L'homme a été finalement transporté à l'hôpital; il est mort dans l'ambulance.La camionnette dans laquelle les assassins ont pris la fuite a été retrouvée à quelques rues du lieu du crime.On pense que ce meurtre serait relié au trafic de drogue. 3LP0602A0607 A-6 MERCREDI g n ral 3LP0601A0607 ZALLCALL 67 00:52:58 06/07/00 B Île de Montréal A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Nouveau projet immobilier controversé à Côte-des-Neiges Le caractère familial du quartier s'en trouvera bafoué, estime un groupe d'opposants ÉRIC TROTTIER Une fois de plus, les citoyens de Côte-des-Neiges voient leur quartier menacé par un projet immobilier.Après la First Church of Christ Scientist, qui sera démolie pour faire place à 45 condos, voilà que le Groupe D3 veut raser un duplex et utiliser un terrain vacant adjacent, à l'angle des rues Jean-Brillant et Decelles, pour construire un immeuble de quatre étages qui contiendra 28 logements et un grand stationnement intérieur.Le problème, estiment les résidants de la paroisse Notre-Damedes- Neiges, c'est que cet ensemble fera partie d'un secteur résidentiel composé uniquement de duplex et de cottages deux fois moins élevés.« Non seulement le projet ne respecte pas le règlement de zonage sur la hauteur, mais il bafoue également le caractère familial de notre quartier », déplore Pierre Ramet, coordonateur de la Société d'histoire de Côte-des-Neiges.M.Ramet, qui se trouve à la tête d'un groupe de résidants opposés au projet, rappelle que le terrain vague sur lequel D3 veut ériger son immeuble abritait autrefois la maison Northmount, une belle maison ancestrale \u2014 l'une des premières du quartier \u2014 qui a été incendiée en 1994.« Depuis ce temps, plusieurs projets ont été présentés à la Ville et, chaque fois, ils ne respectaient pas le zonage », dit-il.Les citoyens reprochent au projet actuel non seulement sa hauteur, mais son taux d'occupation au sol qui, à 70 %, va prendre pratiquement tout le terrain.Cela signifie que l'immeuble sera érigé près du trottoir.Et que l'ensemble des arbres matures du terrain seront abattus.Au-delà de ces données, les citoyens notent un phénomène inquiétant dans le quartier, sur lequel les autorités semblent vouloir fermer les yeux.« Certains propriétaires de belles maisons anciennes font tout pour les laisser à l'abandon, de sorte qu'elles finissent par se vider avant d'être démolies pour des constructions neuves », dit Jules- Pascal Venne.Outre le duplex de l'avenue Jean-Brillant, M.Venne signale au moins deux autres cas : la maison Fendall, abandonnée par ses propriétaires depuis plusieurs années et, tout à côté, une maison autrefois occupée par l'école des Hautes Études commerciales, vide depuis deux ans.« Si ça continue, poursuit M.Venne, ce quartier, qui était si agréable à vivre auparavant, va se transformer en ghetto, comme autour de l'université Mc Gill.» « C'est triste de voir la cadre bâti se détériorer de la sorte », soutient Pierre Ramet.« Tout ça fait le jeu des spéculateurs », enchaîne Christiane Gagnon, une autre résidante du secteur.Lundi soir, des dizaines de citoyens se sont présentés au conseil de quartier pour dénoncer le projet du Groupe D3.Une pétition de 500 signatures a été remise au conseiller local, Pierre-Yves Melançon.« M.Melançon nous a dit qu'il fallait trouver une solution au duplex abandonné et au terrain vague, mais il n'a rien à proposer autre que le projet de D3.J'aimerais bien qu'il se souvienne qu'il n'a pas été élu par les promoteurs, mais par les citoyens.C'est nos intérêts qu'il doit défendre ! » a déclaré l'un des participants, James W.Tremain.Selon toute vraisemblance, le comité exécutif de la Ville devrait étudier le projet en août, avant de le transmettre à la Commission du développement urbain (CDU).Ironiquement, la Ville doit présenter ce soir, à une assemblée spéciale du conseil à l'hôtel de ville, une nouvelle formule de consultation publique qui devrait remplacer la CDU, l'organisme qui est de toutes les controverses à Montréal.Les citoyens de la paroisse Notre-Damedes- Neiges qui ont rencontré La Presse hier ont promis de s'y présenter en grand nombre.« Nous sommes déterminés, a conclu M.Ramet.On ne va pas se laisser faire comme ça.» La Presse a tenté en vain de parler au conseiller Melançon.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Pierre Ramet, coordonateur de la Société d'histoire de Côte-des- Neiges, soutient que le nouveau projet viole le règlement sur le zonage.Les 15 000 commerçants de Montréal invités à recycler leurs déchets ÉRIC TROTTIER Après avoir remporté la guerre aux « petits sacs blancs » et incité les Montréalais à recycler leurs déchets, Montréal veut maintenant s'attaquer au problème des commerçants \u2014 encore nombreux \u2014 qui ne remplissent pas leurs bacs verts et qui jettent tout à la poubelle.C'est ce qu'a indiqué hier la vice- présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan, qui présentait en grande pompe le lancement de la campagne Recycler, un jeu d'enfant.« On veut donner le goût aux commerçants de se doter d'un bac vert afin qu'ils participent, eux aussi, au projet de se donner collectivement un environnement sain », a déclaré Mme Eloyan au cours d'une conférence de presse qui se déroulait dans un restaurant végétarien de la rue Saint-Denis.Durant tout l'été, Montréal va inviter les 15 000 commerçants de la métropole à utiliser des bacs verts pour récupérer papier, carton, plastique et verre, des matières qu'il est interdit de jeter aux ordures depuis le 15 novembre dernier.Associée à diverses entreprises privées, la Ville souhaite que les commerçants achètent de gros bacs roulants, vendus 150 $ pièce, mais subventionnés à 50 % pour les 3000 premiers.On ne sait pas si cet incitatif aura un effet positif sur les commerçants.Chose certaine, une tournée effectuée par La Presse dans une douzaine de restaurants, pubs et autres magasins de la rue Saint-Denis hier midi n'a pas été couronnée de succès : personne ne s'est dit intéressé à payer 75 $ ou 150 $ pour un bac vert, fut-il roulant, certains allant même jusqu'à dire qu'il s'agissait d'une forme de taxe déguisée.« On paie déjà suffisamment de taxes à la Ville ; je veux bien récupérer mes ordures, mais pas à mes frais », a dit l'un d'eux.« La collectivité n'a pas à payer les coûts servant à débarrasser les commerçants de leurs déchets, a répliqué le porte-parole du service des travaux publics de la Ville, Jacques Tremblay.Les commerçants font des profits et la récupération devrait faire partie de leurs coûts de production.» Plusieurs commerçants ont indiqué à La Presse qu'ils récupéraient de toute façon déjà une bonne partie de leurs déchets.mais comme on pouvait le constater hier, jour de cueillette des ordures rue Saint-Denis, les trottoirs étaient souvent jonchés de boîtes de carton, et ce n'était pas pour la récupération.Quoi qu'il en soit, selon Mme Eloyan, la collecte sélective résidentielle a fait un bond de près de 26 % durant les six derniers mois, après l'entrée en vigueur du nouveau règlement sur les services de collecte, qui interdit, notamment, le dépôt à la rue de petits sacs d'épicerie emplis de déchets.Entre le 1er novembre et le 30 avril, les Montréalais ont recyclé 23 200 tonnes de matières, comparativement à 18 300 à la même période, il y a un an.Mme Eloyan dit qu'il reste des poches de résistances dans certains secteurs \u2014 les 12 000 billets de courtoisie émis par les 17 inspecteurs de la Ville en font foi \u2014 mais, que dans l'ensemble, l'opération est un succès.« On note partout d'importantes améliorations, a-t-elle déclaré.Les gens ont recommencé à utiliser la poubelle traditionnelle et les sacs verts réglementaires.Je dirais que dans une proportion de 75 %, les citoyens ont bien compris le nouveau règlement.» Avec la phase commerciale de la campagne de recyclage, la Ville espère récupérer 52 000 tonnes de matières cette année.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Pour sauver le vieux cimetière juif de Prague Environ 200 personnes se sont réunies hier, sur l'avenue des Pins, devant le consulat tchèque, à l'invitation du Comité pour la préservation des cimetières juifs d'Europe.Les manifestants souhaitaient faire pression sur le gouvernement tchèque pour que cesse la destruction du « plus vieux cimetière juif connu d'Europe », à Prague.Ce cimetière daterait de l'an 1200.Selon le Comité, une compagnie d'assurances s'apprête à y construire ses bureaux.Bien que les policiers soient intervenus à plusieurs reprises pour aviser les manifestants de libérer la rue, tout s'est déroulé dans le calme.Harel contraint la Ville de Montréal à plus de transparence Les citoyens pourront se faire entendre devant deux nouvelles instances lors de projets de développement MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Contraint par Louise Harel à plus de transparence dans le traitement des projets de développement, Pierre Bourque annoncera aujourd'hui une nouvelle politique de consultation qui permettra aux citoyens de se faire entendre devant deux nouvelles instances, en plus de la Commission de développement urbain : un comité local impliquant les conseils de quartier et un nouveau comité consultatif d'experts.Condition posée par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole : la nouvelle politique, dont La Presse a obtenu copie, sera elle-même soumise à une consultation publique avant son adoption par le conseil municipal.Par cette réforme, la Ville entend « clarifier la procédure de consultation et la rendre plus objective, sans pour autant en alourdir le processus », et encourager les échanges entre citoyens et promoteurs publics et privés.Elle promet notamment d'accorder plus de temps aux citoyens pour s'informer et émettre leur opinion sur les projets, qui seront divisés en trois catégories.Ainsi, Montréal allonge de 36 jours la procédure des « grands projets », des projets dits d'intérêt métropolitain « dont la vocation, le caractère unique, la notoriété ou le rayonnement est destiné à desservir une clientèle régionale ou nationale » \u2014 comme le nouveau CHUM.On compte cinq de ces projets par an à Montréal.La procédure d'« avant-projet », réservée aux projets de zonage et de développement comportant des dérogations à la hauteur maximale, à la densité, à l'usage ou affectant un immeuble significatif, sera allongée de 21 jours.La Ville traite une cinquantaine de ces projets \u2014 marchés d'alimentation, etc.\u2014 par an.Enfin, la procédure « courante », qui concerne environ 150 projets de zonage ou programmes de développement par an qui ne comportent pas de dérogations à la hauteur ou à la densité, durera 14 jours de plus.La nouvelle politique n'apporte pas beaucoup de changements dans ces derniers cas et continue de s'appuyer sur leur étude en assemblée publique par la CDU, qui a un pouvoir de recommandation auprès du comité exécutif.C'est dans la procédure d'avantprojet et de grands projets qu'apparaîtront les deux nouvelles instances, qui interviendront avant l'étape de la CDU.Le « comité mixte CDU-Quartier » sera composé de membres de la CDU et des conseils de quartiers.Chacun des 17 quartiers en sera doté.Il aura la responsabilité d'une assemblée publique d'information et de consultation au cours de laquelle le promoteur viendra présenter son projet et répondre aux questions des citoyens.Un avis annonçant la tenue de cette assemblée devra être publié au moins dix jours avant dans un journal local et les propriétaires et résidants de la zone touchée recevront une invitation par la poste.« Ceci signifie que le projet est suffisamment défini pour être présenté et discuté publiquement, mais qu'il est encore en phase d'élaboration et que, par conséquent, il est possible d'y apporter des modifications ou des ajustements », précise la Ville.Le comité mixte fera rapport au comité exécutif.La CDU étudiera le projet à une étape ultérieure.Si la première assemblée fait ressortir « des enjeux particulièrement complexes », comme un changement de vocation du secteur ou des incidences sur la protection des espaces naturels, le comité exécutif peut aussi référer le projet à la seconde nouvelle instance : le « comité consultatif d'experts ».Mais ce comité intervient dans l'étude de chacun des « grands projets », après l'étape de l'assemblée publique d'information et de consultation dans les quartiers.Il est formé de deux membres indépendants permanents nommés pour deux ans par le conseil et de trois membres indépendants spécialisés nommés pour la durée de la consultation publique.Le comité d'experts convoque une audience publique au cours de laquelle il reçoit les mémoires des citoyens, associations et professionnels.Dans un rapport qui sera rendu public, il donne ensuite son avis au comité exécutif, qui achemine le projet à la CDU pour étude publique.Le comité exécutif statue ensuite sur son sort et le cas échéant, soumet le projet au conseil.Si les projets sont substantiellement modifiés, les deux nouveaux comités peuvent refaire la consultation publique.La Ville entreprendra aussi cette année la révision de son plan d'urbanisme, adopté en 1992.Cette opération s'échelonnera sur cinq ans et débutera par un bilan du plan actuel.La CDU sera consultée, de même que des « groupes intéressés ».La commission Jacques- Viger, instance consultative, continuera de se prononcer sur la qualité des projets au plan de l'urbanisme, de l'aménagement, de l'architecture et du design.Après son élection en 1994, Pierre Bourque a mis la hache dans les mécanismes de consultation de son prédécesseur Jean Doré, vus comme des obstacles au développement.En novembre 1995, il a cependant créé la CDU.Mais la renaissance économique de Montréal a ranimé les promoteurs et mis au jour les faiblesses de la CDU.Sensible aux critiques des groupes de citoyens dans les dossiers Parmalat et Redpath notamment, Louise Harel a imposé en décembre à la Ville un comité de travail conjoint dont les fruits ont inspiré la nouvelle politique.Québec demeure toutefois sourd à la demande du RCM d'imposer à Montréal, comme dans les autres villes, des référendums locaux sur les changements de zonage. 3LP0702A0607 A-7 MERCREDI g n ral 3LP0701A1 07 ZALLCALL 67 00:53:18 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 R A 7 Les parents québécois sont moins violents que les Américains avec leurs enfants Les bébés et les garçons de milieu pauvre sont toutefois beaucoup plus exposés ANDRÉ NOËL Les parents québécois sont moins violents avec leurs enfants que les Américains, montre une nouvelle étude.Les auteurs estiment néanmoins qu'ils le sont encore trop.Ils s'inquiètent notamment des agressions contre les bébés.La violence grimpe dans les milieux pauvres, qui subissent plus de stress.Une enquête nationale menée aux États-Unis en 1995 a révélé que 5 % des parents américains avaient eu recours à la violence physique sévère ou très sévère pendant l'année.En appliquant les mêmes critères, ce taux est de 2,8 % au Québec.« La culture américaine est plus violente », a rappelé Camil Bouchard, chercheur principal d'une enquête produite par l'Institut de la statistique du Québec et le ministère de la Santé, et dont les résultats ont été présentés hier.« Les Québécois sont moins influencés par les films américains violents.Nous avons des programmes sociaux plus développés.Mais des groupes d'enfants continuent de courir des risques importants, notamment les bébés et les garçons de milieu pauvre.» L'enquête montre que 4,3 % des parents secouent durement les bébés de moins de deux ans.Les conséquences peuvent être tragiques, constatent les pédiatres.« C'est alarmant, a dit M.Bouchard, professeur à l'Université du Québec à Montréal.Il faut absolument qu'on s'occupe de ce problème.» L'équipe dirigée par le chercheur a mené une enquête téléphonique auprès de 2469 mères, au printemps 1999.On leur a posé 71 questions.À première vue, les résultats sont contradictoires.Une très large majorité des familles québécoises (98 %) déclarent avoir recours à des stratégies pacifiques lorsqu'un problème se présente avec un enfant.Pourtant, 79 % des enfants ont vécu de « l'agression psychologique » au moins une fois pendant l'année, et 44 % au moins trois fois, ont reconnu les mères.Qu'est-ce que l'agression psychologique ?« Crier contre l'enfant, jurer à son endroit.tout recours à la menace, à l'humiliation, au rejet, aux invectives », répond M.Bouchard.Mais n'est-il pas normal, et même souhaitable, de crier contre un enfant qui s'obstine à désobéir Non, selon le chercheur, selon qui il vaut mieux expliquer ce qu'il faut faire et ne pas faire, retirer des privilèges, distraire les enfants, etc.Les agressions psychologiques, ditil, peuvent laisser de graves séquelles, surtout si elles consistent à mépriser l'enfant en lui répétant qu'il n'est bon à rien.La moitié des parents ont eu recours à la « violence physique mineure » au moins une fois pendant l'année précédant l'entrevue.Cela consiste à taper sur les fesses, pincer ou secouer un enfant de plus de deux ans.M.Bouchard s'oppose à la fessée et rappelle que celle-ci est désormais criminelle en Suède.Enfin, 7 % des enfants ont subi de la violence physique sévère au moins une fois pendant l'année.Ce chiffre tombe à 2,8 % si on exclut, comme les Américains, le fait de frapper l'enfant sur les fesses avec un objet et de lui donner une claque au visage, sur la tête ou sur les oreilles (les Américains estiment que ces gestes rentrent dans la catégorie de la violence mineure).En général (79 %), les mères trouvent que les parents québécois sont trop mous avec leurs enfants.Plus des deux tiers s'opposent à une loi qui interdirait le recours à la punition physique.M.Bouchard souligne les risques de dérapage.Un parent commence par invectiver son enfant, puis lui donne une fessée, et, enfin, le frappe.En revanche, il est très rare qu'un parent qui s'abstient de crier contre son enfant, se mette à le frapper.Les risques d'agression sont plus fréquents dans les familles pauvres.Ils augmentent pour les enfants jeunes, surtout les garçons, ainsi que dans les familles de grande taille.Il y a plus d'agressions dans les familles non francophones que francophones.Comme on pouvait s'y attendre, les parents qui ont été agressés dans leur enfance ont plus souvent recours à la violence avec leurs enfants.L'International Benson & Hedges compte sur les grands magiciens GEORGES LAMON « Le plus grand concours pyrotechnique dans le monde », selon Giovanni Panzera, dont la 16e saison s'ouvrira dans dix jours, se compare au Festival de jazz et au Festival Juste pour rire en terme d'achalandage.C'est ce que révèle un sondage CROP mené à l'été 1999 pour le compte de la Société du parc des îles, auprès de 1729 répondants, au cours des neuf soirées de feux d'artifice de 1999.Les résultats de ce sondage ont été dévoilés hier, en conférence de presse, par Pierre Bibeau, directeur général du parc Jean-Drapeau.Plus de 2,3 millions d'amateurs ont assisté aux feux de 1999.De ce nombre, 900 000 personnes, soit près de 37 %, proviennent de l'extérieur de la grande région métropolitaine (80 km et plus de Montréal), dont 7 % (165 000) sont des visiteurs venant des autres provinces et même de l'extérieur du Canada.Le sondage CROP révèle également un taux de satisfaction de 92 % auprès des répondants.Selon Pierre Bibeau, la tenue de ce festival d'art pyrotechnique de Montréal est « un élément majeur pour l'industrie touristique de la métropole ».Ce concours le plus convoité par les plus grands artificiers du monde, l'International Benson & Hedges, est aussi « une autre belle façon de nous distinguer comme culture à travers le monde ».Giovanni Panzera estime que ce concours demeure un laboratoire extraordinaire pour plus de 300 artificiers passionnés venus à Montréal depuis les débuts, leur permettant « d'innover et de se dépasser dans leurs conceptions pyrotechniques ».Pléiade de Jupiter La saison des feux s'ouvrira le 17 juin, avec seulement une nouvelle firme parmi les huit en lice cet été à La Ronde.Il s'agit de la Canadienne, BEM Feux d'artifice, de Coteau-du-Lac, qui en sera à ses premières armes à Montréal.Le coup d'envoi et la clôture de ce festival d'art pyrotechnique du nouveau siècle seront, une fois encore, donnés par la firme de Giovanni Panzera, mais le feu d'ouverture sera l'oeuvre d'une association Panzera-Tucker.L'Américain Eric Tucker, grand gagnant des deux derniers Jupiter, se charge de la trame musicale.L'agencement musical du feu de clôture sera l'oeuvre du Suisse Pierre Walder.Pour offrir à un public d'amateurs de feux d'artifice toute la gamme des émotions et du ravissement, le Parc Jean-Drapeau, qui produit ces commandités par Benson & Hedges pour la dernière année, a invité les plus grands magiciens du feu, pour la plupart lauréats de Jupiter depuis l'ouverture de cette compétition en 1985 et à laquelle La Presse est associée.Le feu d'ouverture sera lancé un samedi tandis que les neuf suivants alterneront tantôt un dimanche tantôt un mercredi.À partir du 9 juillet, les feux seront tirés deux fois par semaine.On retrouvera ainsi par ordre de participation, le Japon (Marutamaya), la Suisse (Bugano), l'Italie (Ipon), les États-Unis (Rozzi), l'Australie (Syd Howard), l'Espagne (Caballer), l'Allemagne (Weco) et le Canada (BEM).Si la France, dépitée d'avoir été écartée du podium ces deux dernières années, a décliné ce rendezvous montréalais, la firme Pirotécnia Caballer, de la famille Caballer, revient après une absence de sept ans (Jupiter d'or en 1993), ainsi que la firme Syd Howard dont la dernière visite couronnée du Jupiter d'argent, remonte à 1994.Commanditaire recherché Rappelons qu'il s'agit de la dernière année de contrat liant le Parc Jean-Drapeau au fabricant de cigarettes Rothmans, Benson & Hedges, commanditaire de ce festival depuis le début.Des pourparlers sont amorcés pour trouver un remplaçant aussi prestigieux.Il n'est pas exclu que l'on fasse ap pel à une pluricommandite.Même si La Ronde passait en des mains étrangères, le concours de feux d'artifice devrait demeurer.Il s'agit là, selon Pierre Bibeau, d'une condition sine qua non qui sera incluse dans l'éventuel contrat de vente du parc d'attraction.En ce qui concerne les tarifs pour les sièges réservés, incluant les taxes, ils sont majorés d'environ 1 $ pour chacune des quatre catégories : 17,50 $ pour les enfants de 11 ans et moins, et respectivement 31 $, 32,50 $ et 41,50 $ pour les sections bronze, argent et or.Ils incluent l'usage des manèges.Les mordus des feux d'artifice pourront opter pour des forfaits-séries de trois (60 $) ou quatre feux (80 $) sans accès aux manèges.PHOTOTHÈQUE ARMAND TROTTIER, La Presse © La saison des feux s'ouvrira le 17 juin, avec seulement une nouvelle firme parmi les huit en lice cet été à La Ronde.Il s'agit de la Canadienne, BEM Feux d'artifice, de Coteau-du-Lac, qui en sera à ses premières armes à Montréal.L'International Benson & Hedges aurait attiré 2,3 millions d'amateurs l'an dernier, selon un sondage CROP AU PROGRAMME Ouverture (Panzera) : 17 juin Japon (Marutamaya) : 25 juin Suisse (Bugano) : 2 juillet Italie (Ipon) : 9 juillet États-Unis (Rozzi) : 12 juillet Australie (Syd Howard) : 16 juillet Espagne (Caballer) :19 juillet Allemagne (Weco) : 23 juillet Canada (Bem) : 26 juillet Clôture (Panzera) : 28 juillet 3LP0801A0607 a8 mercredi 3LP0801A0607 ZALLCALL 67 00:50:35 06/07/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 La femme de ménage congédiée du Reine-Elizabeth: la CSN réplique Des millions pour la culture à Laval CLAUDE-V.MARSOLAIS Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a soutenu que l'article d'hier de The Gazette selon lequel une employée de l'hôtel Reine-Elizabeth congédiée pour vol de chocolat aurait été mal défendue par la CSN était sans fondement, puisque le syndicat local avait déposé un grief cinq jours après qu'elle eut été congédiée, le 10 juin 1999.L'affaire de Sharon Brown a fait la manchette du quotidien The Gazette.Le journal soutenait qu'elle n'avait pas été convenablement défendue par son syndicat puisqu'aucun conseiller ne pouvait communiquer avec elle dans sa langue, l'anglais, et en raison d'un léger handicap mental.« L'année dernière, nous étions en négociation dans le secteur hôtelier.Lorsqu'est survenu le congédiement de Mme Brown, nous avons déposé un grief cinq jours plus tard et nous avons porté dès le début de l'automne le cas en arbitrage.Ce n'est que le 2 février qu'un arbitre, Jean-Yves Durand, a été désigné dans ce dossier et ce dernier a fixé deux journées d'audition, les 18 et 22 septembre prochains, pour entendre la cause », a expliqué M.Lortie.Selon lui, la journaliste de The Gazette ne l'a jamais contacté pour obtenir ces précisions.« Je me demande si ce journal n'a pas un agenda politique pour discréditer notre organisation syndicale.Pourtant, le cinquième de nos membres qui se recrutent autant dans les milieux scolaire, hospitalier ou hôtelier sont anglophones et nous prenons toutes les dispositions pour qu'ils puissent être défendus par des représentants bilingues.Nous avons même été critiqués dans le passé par l'Office de la langue française pour avoir défendu en anglais des salariés bilingues », signale-til.Sharon Brown, une unilingue anglophone, avait été embauchée à l'hôtel en 1973 dans le cadre d'un programme d'intégration au travail des handicapés mentaux légers parrainé par le Centre de réhabilitation Constance Lethbridge.Pendant 25 ans, elle a eu la responsabilité de l'entretien d'une quinzaine de chambres du 7e étage jusqu'à ce qu'on la congédie, l'accusant d'avoir volé des barres de chocolat dans les paniers de courtoisie mis à la disposition des clients.« Aucun officier syndical ne l'a défendu dans cette affaire et personne n'a pris le temps de lui parler.Il n'y a pas eu d'enquête effectuée par le syndicat », dit l'avocat André Royer, qui a été engagé par la famille en avril pour défendre les intérêts de Sharon Brown.Me Royer a déposé une requête au Tribunal du travail pour représenter sa cliente en arbitrage puisqu'il pense que le syndicat n'a pas fait ses devoirs.Il attend une décision du juge en chef.Fait inusité, il représente normalement des employeurs devant le Tribunal du travail par des mandats que lui confie la firme Borden, Ladner et Gervais.Selon lui, les motifs de congédiement invoqués par la direction de l'hôtel sont vagues et imprécis.« Habituellement, on congédie un employé avec solde tant qu'il n'a pas été reconnu coupable du délit qu'on lui reproche.Dans le cas de Mme Brown, on l'a congédié sans solde, ce qui a été pénalisant puisqu'elle n'a pu se qualifier à l'assurance- emploi pendant une certaine période », souligne-t-il.À ce sujet, M.Lortie réplique que bien peu de conventions collectives au Québec disposent d'une clause de statu quo ante qui protègent les employés contre une mesure disciplinaire.« Toutefois, lorsque la preuve est faite qu'un grief a été déposé, l'employé congédié a le droit d'obtenir des allocations d'assurance- emploi », précise-t-il.Enfin, le président de la Fédération du commerce déplore que les milieux syndicaux n'aient pas développé des mécanismes d'entraide pour venir en aide aux employés qui sont confrontés à la misère morale comme celle de Sharon Brown.« Ces gens sont isolés et deviennent vulnérables puisqu'ils sont profondément attachés à leur milieu de travail.Et particulièrement au Reine- Elizabeth où les relations de travail ont toujours été tendues avec la direction », conclut-il.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Laval et le ministère de la Culture et des Communications ont renouvelé une entente d'une durée de trois ans dans laquelle les deux parties s'engagent à investir 5,1 millions de dollars dans le développement culturel de la ville.La ministre Agnès Maltais a indiqué que son ministère consacrera 1 635 000 $ alors que la part de la Ville s'élèvera à 3 540 000 $.L'entente supportera notamment des projets d'enrichissement des collections des bibliothèques et du Centre de ressources documentaires (CRD), de même que les projets d'éducation artistique et d'accès à la Maison des arts.La ministre Maltais a annoncé le renouvellement de l'entente alors qu'elle participait, lundi, avec le maire Gilles Vaillancourt, à l'ouverture officielle de la salle André-Mathieu.La rénovation de cette salle de spectacles située au cégep Montmorency a coûté 4,4 millions et 70 % des coûts ont été payés par le gouvernement.Ouf! Une compagnie de gaz propane quitte un quartier résidentiel JEAN-PAUL CHARBONNEAU Près de 1000 résidants du secteur du boulevard Lévesque, dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul, à Laval, y compris ceux qui habitent le centre pour personnes âgées Fernand-Larocque, vont respirer mieux à compter du 15 septembre alors que la compagnie de gaz propane Monin déménagera dans le parc industriel centre, Montée Saint-François, près de l'autoroute 440.En septembre dernier, un camion de gaz propane avait explosé dans la cour de cette entreprise située en plein coeur d'un secteur résidentiel et commercial forçant ainsi l'évacuation urgente de centaines de personnes.« Nous vivons dans la crainte depuis des années », avait déclaré plusieurs personnes à la suite de l'explosion.Il avait fallu l'intervention de la presque totalité des pompiers de Laval pour empêcher les flammes de se propager à des immeubles voisins.Cette explosion suivie d'un incendie n'avait fait aucun blessé sérieux.Cette firme, appartenant maintenant à Daniel Coulombe, est située au même endroit depuis plusieurs décennies, et lors de son implantation il n'y avait presque pas de résidences dans ce secteur.Le conseiller municipal du quartier, Maurice Clermont, a indiqué, hier, à la suite du début des travaux du futur emplacement de cette compagnie, que dans les jours qui ont suivi l'incendie, plusieurs résidants lui avaient exprimé leurs inquiétudes.« Je les avais rencontrés avec le maire Gilles Vaillancourt, dit-il.Et finalement, grâce à la collaboration de la Ville et du propriétaire, nous sommes arrivés à une entente afin de relocaliser l'entreprise.Laval Technopole a aussi joué un important rôle dans ce dossier.» Le nouvel immeuble qui va nécessiter un investissement de 1,5 million de dollars entraînera la création de dix emplois.Il sera situé non loin d'autres entreprises qui seront construites sur des terrains appartenant autrefois au gouvernement fédéral et qui se trouvent dans le secteur du complexe du pénitencier Saint-Vincent- de-Paul.L'inquiétude règne chez les personnes intoxiquées à l'arsenic Presse Canadienne QUÉBEC Pendant que la fameuse machine à café ayant servi à intoxiquer à l'arsenic 28 personnes prend le chemin de Montréal pour analyses, et que l'antidote arrive des États-Unis, l'inquiétude règne au département des Sciences animales de l'Université Laval.« C'est peut-être une bombe à retardement », avance François Pothier, professeur en sciences animales.Il fait partie des personnes intoxiquées à l'arsenic au mois de mai.« On va peut-être être atteints d'un cancer dans cinq ans », s'inquiète-t-il.En bons scientifiques, les étudiants et professeurs empoisonnés ont vérifié la littérature concernant les effets de l'arsenic.Ils ont découvert que le poison peut causer différents types de cancer comme celui de la peau et des poumons.« En allant dans les tissus, l'arsenic crée des mutations, explique M.Pothier.Ça constitue une prédisposition pour le cancer.» Selon M.Pothier, les médecins et surtout l'Université ont eu tendance à minimiser l'empoisonnement.« Pendant un bout de temps, on ne nous a pas pris au sérieux », déplore le professeur.Il rapporte que le climat au département de Sciences animales est tendu.« On sent beaucoup de détresse.Les gens sont fatigués et fâchés.» Le Dr René Blais, du Centre anti-poison, se fait plus rassurant : « Ils n'ont pas eu une intoxication dite sévère, dit-il.La plupart n'auront probablement pas de problèmes.» Le médecin soulève tout de même le risque de neuropathie.Il s'agit d'une maladie qui atteint les nerfs et cause des problèmes de sensibilité.Normalement, les effets à long terme de l'arsenic se font sentir de trois à quatre semaines après l'intoxication, explique le Dr Henri Prud'Homme, de la direction de la Santé publique de Québec.Cette échéance approche pour les gens intoxiqués, qui ont consommé le café empoisonné les 19, 22 et 23 mai.« Ce qui nous rassure, c'est que ces gens-là n'ont pas eu de réaction si forte qu'ils auraient dû consulter, à l'urgence ou au CLSC par exemple », mentionne le Dr Prud'homme.Il considère donc que l'administration d'un antidote se fait à titre préventif. 3LP0902A0607 A-9 MERCREDI 3LP0901A0607 ZALLCALL 67 00:51:36 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 R A 9 Simulation d'attaque terroriste à Montréal MARIE-CLAUDE GIRARD La Gendarmerie royale du Canada a choisi le port de Montréal comme théâtre d'une simulation d'attaque terroriste aux agents chimiques et biologiques, bien que l'endroit soit peu susceptible d'être visé par ce genre de menace.En mettant en place l'Opération Centauri 2000, prévue depuis 1998, la GRC voulait éviter de nuire à la population, ce qui aurait été inévitable dans le métro ou au centreville.On voulait tester le Plan national de lutte contre le terrorisme sans interrompre la circulation ou créer un sentiment de panique.Les officiels craignent aussi de compromettre l'opération en précisant le déroulement de l'exercice, qui doit se terminer en fin de journée aujourd'hui.Selon le scénario, un groupe de terroristes aurait pris en otage hier matin un ou des diplomates d'un pays inconnu à bord d'un navire accosté au quai 44, près du boulevard Pie-IX.Les terroristes feraient peser sur la population des menaces d'attaque chimique et d'intoxication alimentaire, probablement par la toxine du bacille botulique répandue dans la nourriture d'un service de traiteur.Ils auraient des complices au centre-ville.Pour compléter le tableau, le bateau assiégé est un navire de la Garde côtière.Peu de temps après l'annonce de la menace, des civières étaient déjà installées dans des tentes de l'armée et les cuisiniers militaires préparaient la soupe du midi à proximité du quai 44.S'il semble peu réaliste à première vue, le scénario doit malgré tout permettre d'atteindre les objectifs de l'exercice, selon la GRC.On veut développer une bonne collaboration et tester les communications entre les différents organismes et ministères responsables de l'application des mesures d'urgence.Le personnel bénéficie du même coup d'une formation théorique et pratique.Pour permettre à la direction de la santé publique et aux pompiers de participer à l'opération, on a ajouté une menace chimique et biologique, explique le caporal Léo Montbourquette, de la GRC.Avec les ambulanciers d'Urgences-Santé, les spécialistes en produits chimiques du SPIM devront procéder à des mesures de décontamination massive avant de transporter les victimes à l'hôpital.Pour sa part, la régie régionale devra déterminer la nature de la contamination et s'assurer de la disponibilité d'antidotes, à Montréal et ailleurs au pays.Des centaines de policiers, pompiers, employés municipaux et responsables des services d'urgences sont mis à contribution.Le service de police de la CUM a été invité à participer à l'exercice, mais a refusé.Pour y déployer des effectifs, on aurait dû réduire le service à la population ou payer des heures supplémentaires aux agents, indique le commandant André Durocher, responsable des communications.Le service des affaires publiques du service de protection des incendies de Montréal a rédigé plusieurs faux communiqués de presse (qui n'ont pas été transmis aux médias).Le premier, vers midi, annonçait un état de pré-alerte des mesures d'urgence et la mise en place d'un périmètre de sécurité autour du quai 44, dans le quartier Hochelaga- Maisonneuve.Le second informait de l'évacuation de 800 foyers à l'intérieur de ce périmètre.Le troisième indiquait que quatre écoles du secteur avaient été évacuées et les élèves relogés dans un centre communautaire.Les autorités devaient aussi trouver un moyen d'héberger et nourrir temporairement quelque 4000 personnes.Les détails du scénario sont fournis au compte-gouttes.Selon les informations qui avaient été transmises au milieu de l'aprèsmidi au lieutenant Sylvain Losier, du SPIM, il y aurait eu au moins un mort et une vingtaine de malades soignés dans sept hôpitaux.Les sources de contamination seraient multiples.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © La GRC et une cinquantaine d'organismes sont sur le qui-vive pour une simulation d'attaque terroriste aux agents chimiques et biologiques dans le port de Montréal.Grève des employées de bureau des TCA CLAUDE-V.MARSOLAIS La direction régionale du Syndicat national de l'automobile, de l'aérospatiale, du transport et des autres travailleurs du Canada, communément désigné sous le nom de TCA-Canada, a déserté ses bureaux de l'édifice de la FTQ, boulevard Crémazie, depuis le déclenchement d'une grève des 100 employés de bureau de ce syndicat à la grandeur du Canada.Le directeur québécois, Luc Desnoyers, et ses adjoints en sont réduits à travailler à leur domicile.Les six employées de bureau de Montréal, membres du Syndicat international des employés professionnels et de bureau (SIEPB), ont déclenché la grève le 19 mai à minuit et tiennent depuis un piquet quotidien devant l'édifice de la FTQ.Selon une porte-parole du syndicat, Nicole Pitchen, le litige concerne la caisse de retraite.Les employées revendiquent le même régime que les travailleurs et travailleuses de bureau des géants Ford et Chrysler de l'industrie automobile.« Buzz Hargrove ne nous a pas laissé la chance de négocier.Il est arrivé avec son projet en nous demandant de le signer », affirme Mme Pitchen en expliquant que les clauses relatives à la caisse de retraite ne se renégocient que tous les six ans dans l'industrie automobile.Selon Luc Desnoyers, les employées de bureau ne revendiquent pas des conditions similaires à celles des employés de bureau des deux grands de l'automobile, mais bien celles des techniciens de production de cette industrie.Cela se traduit par un écart de 10 $ par mois par employé.Le contrat de travail est échu depuis le 31 janvier.Les travailleurs de Mométal retournent à l'usine CLAUDE-V.MARSOLAIS Une vingtaine de travailleurs sont retournés au travail au début de la semaine dans la nouvelle usine de Mométal à Varennes, après un long conflit de travail de sept mois qui a connu son dénouement le 1er juin alors que les 150 travailleurs, membres de la CSN, ont entériné à 89 % une nouvelle convention collective.« Les autres travailleurs devraient être rappelés graduellement d'ici la mi-juillet, le temps d'installer tous les équipements de la nouvelle usine », a dit Joseph Cicarelli, l'un des propriétaires, en se disant soulagé par le règlement qui ouvre une nouvelle ère dans les relations de travail dans cette entreprise.« Nous allons passer de la petite à la moyenne entreprise très bientôt », d'ajouter M.Cicarelli en faisant référence à l'annonce prochaine d'une subvention gouvernementale pour la création d'emplois.Du côté syndical, c'est un sentiment de fierté qui prédomine, surtout après des mois de lutte pour la reconnaissance du syndicat CSN qui prend la place du Syndicat des métallos (FTQ).D'une durée de trois ans, la convention accorde à tous les travailleurs des augmentations de 10,5 % sur trois ans (3-3,5- 4 %), la reconnaissance de l'ancienneté de service, l'affichage obligatoire des postes, des vêtements de travail fournis par l'employeur, deux pauses-santé de 15 minutes, une prime annuelle de 70 $ pour les travailleurs qui fournissent leurs outils, et un local pour le syndicat.Les parties se sont entendues pour créer de nouvelles classes d'emploi pour les travailleurs de métier comme les ajusteurs, les opérateurs et les soudeurs qui gagneront 17 $ l'heure.Les employés de production de catégorie B verront leur salaire passer de 12 $ à 16 $ l'heure en deux ans.Le négociateur syndical, Jean Grenier, a indiqué que les travailleurs avaient marqué des points sur des demandes historiques qui avaient toujours été ignorées.« Les travailleurs de l'usine ont fait le ménage dans leur ancienne convention archaïque qui les a maintenus cinq ans au même salaire et qui avait permis à l'employeur d'instaurer un certain arbitraire au niveau de l'avancement.Ce fut une lutte difficile où il a fallu arracher chaque concession.Il est à espérer que la nouvelle convention va instaurer un nouveau climat de relations de travail maintenant que l'entreprise est en mesure de grandir », commente-t-il.Pour sa part, Joseph Cicarelli, le patron de la nouvelle usine de structures d'acier et de fer ornemental, a dit qu'il avait quelques commandes à remplir en provenance des États-Unis et qu'il espérait se repositionner sur le marché local avec le boom immobilier. 3LP1099A0607 A10 merc 7 juin 3LP1099A0607 ZALLCALL 67 08:54:45 06/07/00 B A 10 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Un cadavre dépecé est identifié EN BREF Barrages routiers n Depuis le 18 mai, 306 barrages routiers ont été érigés par les services policiers à travers le Québec pour contrer l'alcool au volant.Sur les 32 471 conducteurs interpellés, 490 ont dû passer un test d'alcoolémie et 107 dépassaient la limite permise, soit 0,3 % de tous les conducteurs interceptés.Parmi les fautifs, 11 étaient titulaires d'un permis d'apprenti conducteur ou d'un permis probatoire et étaient donc soumis au zéro alcool.L'âge moyen des conducteurs dépassant la limite légale est 35 ans.Il s'agit, dans 88 % des cas, de conducteurs masculins et le taux d'alcool moyen de tous les conducteurs fautifs est de 135 mg d'alcool par 100 ml de sang.Les contrôles policiers intensifs se poursuivront jusqu'au 18 juin.Les conducteurs doivent toutefois s'attendre à voir des barrages policiers tout au cours de l'été, période propice à de nombreux déplacements, à la surconsommation d'alcool et aux accidents de la route.Femme recherchée n Les enquêteurs de la police de la CUM sont à la recherche de la femme apparaissant s u r l a p h o t o .Elle aurait utilisé une f a u s s e i d e n t i t é pour ouv r i r un compte à la succursale de la Banque Scotia située au 1002, rue Sherbrooke Ouest.Une fois le compte ouvert, elle aurait déposé deux chèques falsifiés d'une valeur totale de plus de 30 000 $.La suspecte est âgée entre 25 et 30 ans et s'exprime en anglais.Toute personne ayant des informations à propos de cette affaire est priée de communiquer avec Info-Crime au (514) 393-1133.Météo n Après un mois de mai où il est tombé deux fois plus de pluie qu'à l'habitude dans la région de Montréal et un début juin assez maussade, on craignait le pire pour l'été.Les météorologues d'Environnement Canada se sont faits rassurants hier : on prévoit un été normal pour les températures et moins pluvieux que la moyenne.Et ce n'est pas parce que toute la pluie est déjà tombée : on assure qu'il n'y aucun lien entre le temps d'une saison et celui de la suivante.Les températures pour juin, juillet et août 2000 devraient donc se situer autour de la normale dans toute la province, et même un peu au-dessus de la moyenne dans les régions situées près de la frontière ontarienne.De plus, l'est et le sud du Québec devraient être relativement épargnés par la pluie, car on y annonce des précipitations sous la normale saisonnière.ANDRÉ CÉDILOT La police de la CUM devra se tourner du côté de la communauté russe dans son enquête sur le meurtre d'un homme dont le corps putréfié a été trouvé il y a une semaine dans le coffre d'une voiture, dans l'ouest de la ville.Les résultats de l'autopsie révélés hier indiquent que la victime, Jacques Louis Belda, 35 ans, un trafiquant de drogue, est morte par strangulation.Belda, qui était en libération conditionnelle, a été retrouvé mercredi dernier dans le coffre d'une auto garée au coin des rues Mac- Donald et Isabella, dans le quartier Snowdon.Le corps était enveloppé dans des sacs de poubelle.Le concierge d'une tour d'habitation située tout près a appelé la police après avoir senti l'odeur nauséabonde qui se dégageait du véhicule.C'est lui qui, la veille, était allé chercher l'auto sur la rue Groulx, à Saint-Laurent.Pas moins de sept contraventions pour interdit de stationnement décoraient le pare-brise.C'est la propriétaire de la voiture qui avait demandé au concierge de ramener la Chrysler Le- Baron 1992 dans le quartier Snowdon.Ce dernier l'avait d'abord remisée dans le garage de l'immeuble de huit étages qu'il habite avant de la déplacer à l'extérieur à cause de l'odeur.Détails non négligeables pour la police, Belda fréquentait assidûment la fille de la propriétaire de l'auto.D'origine russe, celle-ci demeure dans le quartier Côte-des- Neiges.L'amie de coeur de Belda travaille comme effeuilleuse de cabaret.D'après le plumitif du palais de justice, Belda était connu des services de police.En 1996, notamment, il a été condamné à quatre années de pénitencier pour des affaires de trafic de cocaïne et de haschisch.Reste maintenant aux enquêteurs de la brigade des homicides de la police de la CUM à dénicher le mobile de cet assassinat et, si possible, épingler ses auteurs.Deux policiers étaient descendus in extremis de la voiture de Marc Saint-Germain CHRISTIANE DESJARDINS Les policiers Stéphane Godard et Luc Nault auraient sans doute péri comme quatre de leurs collègues, s'ils n'étaient descendus in extremis de la voiture conduite par Marc Saint-Germain, la nuit du 27 octobre 1994.Hier, au procès de Saint-Germain, accusé de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort de quatre policiers, Godard a raconté que le party s'est terminé vers les 2h15, au restaurant Le Louisiane, à Trois-Rivières.Godard se cherchait un « lift » pour rentrer à l'Institut de police de Nicolet.Il a demandé à Raymond Cloutier, visiblement ivre, de le laisser conduire.Il a refusé.En désespoir de cause, Godard monte dans la voiture de Saint- Germain, même s'il n'a pas apprécié sa façon de conduire pour revenir de la discothèque l'Utrek.Ils s'apprêtent à partir quand Godard demande encore une fois à Raymond Cloutier, qui se trouve tout près dans le stationnement, s'il veut le laisser conduire.Ce dernier agite ses clés et répond oui.Nault et Godard changent de voiture.Quelques minutes plus tard, la voiture de Saint-Germain manquait une courbe dans une sortie de l'autoroute 40.Seul le conducteur, Saint-Germain, en est sorti vivant.« Vous n'avez pas pensé à demander à Saint-Germain de vous laisser conduire », a demandé l'avocat de la défense, Eric Downs ?« C'était inutile de le demander encore.Je l'avais déjà demandé pour revenir de l'Utrek, et on me l'avait refusé », a répondu Godard.Godard, qui n'avait pratiquement pas bu, a admis, hier, qu'il était toujours nerveux en voiture.Me Downs lui a demandé pourquoi « En janvier 1992, j'avais passé la journée avec mon frère.J'ai débarqué du véhicule et il a eu un accident.Il est mort.» Hier, le dernier témoin de la poursuite, Manon Paquin, a raconté qu'elle a quitté le restaurant à 22 heures, avec Sylvain Arès, après que Serge Arsenault eut refusé de revenir avec eux.Dans la journée, tous deux avaient été nommés responsables d'Arsenault, qui avait servi de cobaye et avait ingurgité de l'alcool dans le cadre du cours de formation d'alcootest à l'Institut de police de Nicolet.Après l'accident, la première chose que l'enquêteur lui avait dite était « tu dois te sentir coupable de la mort d'Arsenault, parce que tu en étais responsable ».« J'étais responsable à l'Institut, mais pas dans la soirée », a répondu Mme Paquin en pleurant, hier.La Couronne a annoncé que sa preuve était close.Aujourd'hui commence la preuve de la défense. 3LP1101A0607 A11 merc 7 juin 3LP1101A0607 ZALLCALL 67 00:51:00 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 A 11 Nouvelles accusations contre Mafiaboy STÉPHANIE PERTUISET Agence France-Presse Mafiaboy, un adolescent de 15 ans déjà accusé d'avoir paralysé en février le site Internet de la chaîne américaine CNN, devra répondre à de nouvelles accusations, a annoncé hier le procureur de la Couronne Louis Miville-Deschênes.Lors d'une audience à Montréal, le procureur a précisé que ces «autres accusations » seraient «de même nature» et concernaient «des attaques contre d'autres sites» Internet.Il n'a donné aucune précision sur les sites concernés.Outre CNN, une série d'attaques informatiques avaient paralysé pendant plusieurs heures en février plusieurs portails ou sites Internet, notamment Yahoo, Amazon.com, Buy.com, e Bay, Excite et e- Trade.La date du procès de Mafiaboy, qui n'était pas présent à l'audience, sera décidée le 3 août par le juge Jean-Paul Braun, les parties ayant demandé mardi un délai supplémentaire.La décision aurait dû être prise mardi devant la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, mais le procureur a fait valoir que l'enquête était «longue et à peine entamée» et a demandé au juge deux mois de plus pour étudier le dossier.Le procureur a dit s'attendre à «des mois» de procès.«La preuve matérielle est de nature technique, lourde et difficile à résumer», a-t-il précisé.Elle repose sur 50 jours d'écoutes électroniques et chaque journée d'écoutes nécessite une quarantaine d'heures de travail, a ajouté M.Miville- Deschênes.L'identité de Mafiaboy ne peut être dévoilée en application des lois canadiennes sur la protection des mineurs.Le juge a demandé qu'il assiste à l'audience du 3 août.Arrêté en avril, Mafiaboy s'était vanté de ses exploits dans des forums de discussions sur Internet.Il n'a été pour le moment mis formellement en accusation que pour les attaques qui avaient visé le site principal de CNN et les quelque 1 200 sites vers lesquels celui-ci renvoie.Mafiaboy serait un anglophone demeurant à l'île Bizard.Il risque au maximum deux ans de détention et 1000 dollars d'amende.Un adulte qui serait reconnu coupable des mêmes accusations pourrait écoper 10 ans de prison.Premiers témoignages au procès Gagnon Suicide à la SQ n Un policier de la Sûreté du Québec qui a longtemps travaillé au poste de Maniwaki s'est suicidé avec son arme de service samedi dernier.Le corps de Jean-Yves Saulnier, âgé de 41 ans, a été retrouvé dans son bureau du quartier général de la SQ, à Montréal, dimanche soir.L'autopsie a déterminé que le sergent Saulnier avait mis fin à ses jours, la veille, en se tirant une balle dans la tête avec son magnum ,357.« Il a laissé une lettre dans laquelle il explique son geste », a déclaré le commandant André Bouchard, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Le sergent Saulnier revenait d'un voyage en Europe où lui et un lieutenant à la retraite de la SQ avaient aidé la police belge à inculper trois présumés meurtriers.Presse Canadienne MONTMAGNY Deux premières victimes alléguées, Maxime et son cousin Jérôme (noms fictifs) sont venus expliquer en cour hier ce qui les a poussés à dénoncer leur ancien employeur André Gagnon, 45 ans, qui subit actuellement son procès pour agression sexuelle, homicide involontaire et avoir administré une drogue à 13 victimes alléguées.Les premiers incidents auraient eu lieu en 1995, alors que Gagnon embauche le jeune Maxime, alors âgé de 15 ans, son cousin et un ami pour vendre du chocolat.Entre septembre et novembre, Gagnon leur propose d'aller vendre du chocolat à Rivière-du-Loup.Avant d'arriver à destination, il a offert des sous-marins à saveur de pizza aux jeunes tandis qu'il se réservait un sous-marin régulier.« Je trouvais que le sous-marin avait un goût amer », a raconté Maxime.En arrivant au motel où ils devaient passer la nuit, ils se sont sentis très étourdis, et « on marchait comme si on était soûl ».Maxime dit avoir été drogué et agressé le juin 1996.Gagnon est venu le chercher et est allé lui acheter un Big Mac.« Je trouvais qu'il avait un goût amer.J'ai soulevé le pain et j'ai vu une poudre verte.J'ai arrêté de manger en disant que je n'avais plus faim ».Il a ensuite accepté ce qu'il croit être de la vodka-jus d'orange et est allé se coucher.Il se réveille dans la nuit et voit l'accusé « en train de jouer avec mon pénis ».Il a repris ses esprits le lendemain, après qu'il l'ait reconduit chez lui.Il n'a plusjamais reparlé à Gagnon.LES BARRETTE RIGENT UN MONUMENT Ë L ANC TRE GUILLAUME (1633-1717) Invitation à tous les Barrette et apparantés Le dimanche 25 juin 2000 (8 h 30 à 21 h 30) à Trois-Rivières et au Cap-de-la-Madeleine Une journée de plaisir, de chansons et de découvertes : I Visite de la terre ancestrale et pèlerinage au Cap I Conférence et diaporama sur les Barrette, constructeurs et commerçants de fourrures I Dévoilement du monument commémoratif I Visites guidées du Trois-Rivières historique et musées I Banquet à la Marina et hommage aux «Personnalités Barrette 2000» I Mini-récital Félix-Leclerc Réservations (avant le 15 juin): (450) 622-1611 ou (819) 537-7380 Tirage du 2000-06-06 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-06-06 Tirage du 2000-06-06 NUMÉRO: 937714 La Presse 7 juin 2000 Page A12 manquante 3LP1399A0607 A13 merc 7 juin 3LP1399A0607 ZALLCALL 67 08:55:23 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 A 13 Il faut choisir avec prudence son conseiller financier 2849082A Not Found 2849082A Aujourd'hui 7 juin de 16 h à 20 h VÉRONIQUE MARTIN Presse Canadienne Une enquête réalisée par l'organisme Option consommateurs sur la qualité des conseils des vendeurs de produits financiers révèle que leur compétence serait plutôt inégale d'un vendeur à l'autre.Pour son enquête non exhaustive, publiée dans le magazine Consommation printemps-été 2000, Option consommateurs a retenu une vingtaine de succursales d'institutions de dépôt, parmi d'autres, comme les Caisses populaires, la Banque Nationale, la Banque Royale, la Banque de Montréal et la Banque Laurentienne.« Nous sommes aussi allés voir deux succursales du Canada Trust », ajoute un avocat spécialisé en droit bancaire qui travaille pour Option consommateurs, Jacques Saint-Amant.Les quatre enquêteurs, un homme et trois femmes, ont rencontré au total 36 conseillers financiers.Le profil du client déterminé par l'organisme était le suivant : une personne dans la mi-trentaine, n'ayant pas d'actifs importants, pas de placements, pas de dettes et qui, dans les dernières années, a travaillé à la pige.Depuis l'automne dernier, le client avait un bon emploi et un salaire annuel de 53 000 $, mais aucun avantage qui lui aurait permis de bénéficier d'assurances collectives.Le client venait également de recevoir un héritage de 50 000 $ et élevait seul un jeune enfant.Enfin, le personnage avait comme projet de s'acheter une maison dans deux à trois ans.Il désirait être justement conseillé sur la façon d'investir son héritage.Après son enquête, l'organisme a conclu que les consommateurs ont environ une chance sur trois de rencontrer un conseiller compétent.Parmi les 36 personnes rencontrées, 12 ont été jugées adéquates, 9 ont obtenu la note de passage et 15 ont enregistré des résultats médiocres.Journaliste pour le magazine Consommation, Isabelle Rivest a rencontré neuf conseillers financiers.« Je voulais faire fructifier mon argent.Je leur disais que je ne connaissais absolument rien en matière de placement et que j'avais peur des risques », ajoute Mme Rivest.Elle soutient qu'elle a été bien reçue dans la majorité des cas.Toutefois, les explications des conseillers seraient restées vagues et confuses.Vu la situation de la personne, il était opportun de lui suggérer des produits d'assurance sur la vie ou en cas d'invalidité afin d'assurer l'avenir de son enfant.« La plupart des représentants ne nous ont pas posé de questions et ne savaient pas que nous étions chefs de famille monoparentale, soutient Isabelle Rivest.Pourtant, ils se doivent de mieux nous connaître.» D'ailleurs, seulement trois conseillers sur 36 ont suggéré à leur client de se constituer un fonds d'urgence en cas de malheur.Même si elle a dit ne pas être tolérante au risque, Mme Rivest s'est vue conseillée de faire des placements risqués sous prétexte que cela était largement plus rentable que de s'acheter une maison.« Les risques de perte de mon emploi ou de correction boursière ne semblaient pas préoccuper le conseiller », commente-elle.En guise de recommandations, Option consommateurs affirme que les gens doivent bien s'informer et faire DES efforts pour que leurs investissements correspondent à leurs besoins et à leurs attentes.Il est également préférable de rencontrer plusieurs personnes et de vérifier leur formation.Enfin, le client peut s'assurer que le conseiller possède un certificat émis par le Bureau des services financiers.Un nouveau médicament pour lutter contre le cancer du sein VÉRONIQUE MARTIN Presse Canadienne Santé Canada a approuvé un nouveau médicament pour combattre le cancer du sein, qui se nomme Arimidex et qui serait plus efficace que le tamoxifène, utilisé depuis longtemps pour le traitement de cette maladie.Le fabricant du médicament, la compagnie pharmaceutique Astra Zeneca, et le Dr Pierre Dubé, chirurgienoncologue et chimiothérapeute à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont, en ont fait l'annonce hier.L'Arimidex est un médicament qui bloque les effets des oestrogènes, hormones féminines jugées responsables de la croissance des tumeurs cancéreuses.Santé Canada l'a approuvé en traitement de première ligne pour les femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein à un stade avancé.Astra Zeneca explique que le mode d'action d'Arimidex et celui du tamoxifène sont différents.Le tamoxifène se fixe aux canaux d'entrée à la surface des cellules cancéreuses.Ainsi, il empêche les oestrogènes de pénétrer dans les cellules.Toutefois, la tumeur cancéreuse serait parfois en mesure, selon le Dr Dubé, de se constituer d'autres canaux d'entrée.Arimidex exerce son action à une étape précoce de la fabrication des oestrogènes.Il arrête la production d'aromatase, une enzyme essentielle à la production d'oestrogènes, entraînant une baisse de ceux-ci.Les cellules cancéreuses sont ainsi privées de la substance dont elles ont besoin pour se multiplier et la croissance de la tumeur est bloquée.« Quand on ne stimule pas la tumeur à croître, le système immunitaire a un peu le temps de faire son effet, de détruire la tumeur », précise le Dr Dubé.La compagnie soutient que l'homologation du produit, obtenue plusieurs mois plus tôt que prévu, repose sur les résultats d'un essai qui s'est déroulé en Amérique du Nord et auquel participaient 353 femmes atteintes du cancer du sein à un stade avancé.Le tiers de ces femmes était composé de Canadiennes et un quart de ces dernières étaient Québécoises.Cet essai aurait révélé que les patientes ayant reçu Arimidex avaient 31 % plus de chances de voir la propagation de leur cancer retardée par rapport à celles à qui on avait administré le tamoxifène.En outre, dans le premier groupe, la croissance des tumeurs s'est arrêtée pendant une période deux fois plus longue que dans le deuxième groupe, soit 11,1 mois par rapport à 5,6 mois.De façon générale, Arimidex était très bien toléré mais il est déconseillé aux femmes hypersensibles à ce médicament ou à l'un de ses ingrédients et est contreindiqué pendant la grossesse et l'allaitement.26ième Anniversaire PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL Jeudi 8 juin 11 h - 21 h Vendredi 9 juin 11 h - 21 h Samedi 10 juin 11 h - 18 h Dimanche 11 juin 11 h - 18 h Adultes 7,00 $ I Âge d'or 6,00 $ I Enfants 1,00 $ Une réalisation Obsession Antiques Ltée (514) 933-6375 Missing files that are needed to complete this page: 2849082A La Presse 7 juin 2000 Page A14 manquante 3LP1599A0607 A15 merc 7 juin 3LP1599A0607 ZALLCALL 67 08:58:06 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 A 15 Le milieu universitaire prend à partie le ministre Legault ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Le progrès des discussions entre les recteurs des universités québécoises et le ministre de l'Éducation François Legault, désireux de lier une partie du budget à l'atteinte d'objectifs de performance, mécontente on ne peut plus les représentants de plusieurs groupes du milieu universitaire.Au point où les représentants des étudiants, professeurs et chargés de cours ont convoqué les médias, hier, en conférence de presse, pour dire tout le mal qu'ils pensent de cette avenue.La principale crainte du président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Christian Robitaille, est de voir la proportion de 20 % liée à la performance, comme il est envisagée actuellement, augmenter considérablement avec les années.« Que l'État intervienne sur la façon de dépenser des universités, c'est un problème », a soutenu M.Robitaille.Au nom de la FEUQ, M.Robitaille réclame avant toute chose que le ministre réinvestisse 600 millions dans les universités et qu'ensuite seulement il lie la performance à un financement additionnel.Au nom des 8000 chargés de cours des universités, Pierre Patry, de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (CSN), a déploré le manque de transparence démontré par le ministre Legault et la mise à l'écart, dans les discussions, des chargés de cours.Tout en disant s'opposer à ce qu'une partie du financement des universités soit lié à l'atteinte d'objectifs de performance, M.Patry a déploré être tenu à l'écart.Recteurs blâmés Quant à la représentante de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU), Arpi Hamalian, elle a dénoncé le fait même que les recteurs discustent avec le ministre.« Ils sont en train de négocier à quel prix se fera le réinvestissement dans les universités », a-t-elle dit.Mme Hamalian estime que les recteurs qui manifestement cherchent « à sauver les meubles » et qu'ils s'apprêtent dans les faits à se soumettre à « une politique dirigiste ».Pour sa part, M.Roland Côté du Conseil provincial du soutien universitaire (CPSU) qui représente le personnel de soutien, s'est dit opposé au plan gouvernemental qui, craint-il, pourrait constituer « une porte à la privatisation des universités ».Il s'est dit déçu de constater que les recteurs n'avaient opposé aucune force de résistance à « cette spirale infernale dans laquelle certaines universités n'arriveront pas à assurer leur développement ».De son côté, le porte-parole de la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente, Robert Martin, s'est demandé si le projet du ministre Legault n'annonce pas « la mort de l'éducation permanente dans les universités ».Il a peur qu'avec les nouvelles règles du jeu les universités perdent intérêt à offrir des programmes d'éducation permanente, comme les certificats. 3LP1699A0607 a16 mercredi 3LP1699A0607 ZALLCALL 67 08:58:46 06/07/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Têtes d'affiche Le Dr Michel Bergeron, directeur de la division de microbiologie et fondateur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval, vient de recevoir le prix Medec (medical device, Instruments médicaux du Canada), en reconnaissance des 25 ans de sa vie consacrés à la compréhension des maladies infectieuses et la création de tests diagnostiques rapides qui vont sauver des vies.La compagnie fondée par le Dr Bergeron mettra en marché l'an prochain une technologie permettant d'effectuer les tests à base d'ADN les plus rapides au monde à ce jour.Il a également dirigé l'équipe qui a mis au point le « condom invisible », un gel thermoréversible.n n n Macha Grenon Marraine de l ' H ô p i t a l de Montréal pour enfants, la comédienne Macha Grenon animait la semaine dernière la remise des premiers Prix d'excellence de l'hôpital et de sa fondation, destinés aux personnes qui se sont dévouées au service de cet hôpital pédiatrique.Sept lauréats dans autant de catégories ont été sélectionnés.Le prix de l'engagement communautaire est allé à Arnold Steinberg, bénévole et philanthrope depuis 40 ans.Les autres lauréats sont : le Dr Charles Scriver, mérite en recherche ; Gwen Olivier, soins infirmiers ; le Dr Bruce Williams, excellence médicale ; Kathy Clark, personnel de soutien ; Margaret Ann Smith, prix de distinction du personnel professionnel ; et Kimberly Richard, prix de la jeunesse Nicolas Matossian.n n n Marina Orsini L a c o m é - dienne Marina Orsini, qui tient le rôle-titre du film Dr Lucille, a accepté d'être la d'honneur d'un concert présenté pour recueillir des fonds pour l'oeuvre de Lucille Teasdale (décédée) et son mari le Dr Piero Corti.Le concert aura lieu le 18 juin, au sanctuaire Marie-Reine-des-Coeurs.Coût : 20 $.Renseignements : 254-5376, ou 351-6718.n n n L'artiste et architecte Melvin Charney, de Montréal, a été choisi pour représenter le Canada à l'Exposition internationale d'architecture de la biennale de Venise.Il présentera une exposition intitulée Un dictionnaire, composée d'images diffusées à la une des journaux de la presse internationale, images de villes et bâtiments faisant partie de l'actualité du moment et illustrant des positions morales et éthiques.n n n Pierre Gabrièle Le Curateur public du Québec, Pierre Gabrièle, a remporté le prix Orange de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec, en reconnaissance pour son intervention à l'hôpital Rivière-des- Prairies.Le rapport accablant du Curateur public a entraîné des changements majeurs dans la gestion et la prestation de services à cet hôpital psychiatrique.Ce prix est remis annuellement pour un engagement dans la promotion et la défense des droits des personnes vivant avec un problème de santé mentale.n n n Marguerite Lescop C'est sous la présidence d'honneur de l'auteure Marguerite Lescop, que se tiendra le 15 juin à 19 h 30 au Centre Jean-De La Lande (4255, avenue Papineau), la soiréecasino de la Fond a t i o n d e s CHSLD du Plateau Mont-Royal.Cette fondation recueille ainsi des fonds pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées résidant au Centre Jean- De La Lande et au Centre Chevalier De Lorimier.Coût : 50 $.Renseignements : 526-4981.n n n Tirage d'une automobile au profit de la fondation Miriam, de Mont-Royal, qui vient en aide à quelques centaines de personnes affectées d'une déficience intellectuelle.Le tirage aura lieu le mercredi 14 juin, au nouveau local de l'organisme, le Lori Black Community Centre (8160, chemin Royden, Mont-Royal).Coût : 100 $.Renseignements : 345-1300.n n n La Société de bienfaisance du Canadien Pacifique vient de remettre 10 000 $ aux représentants du cégep Lionel-Groulx pour soutenir le projet de rénovation de la salle de spectacle du collège.Ce sont Denyse Nepveu et Michel De Bellefeuille, respectivement responsable des affaires publiques et gouvernementales et chef de service des trains de banlieue, chez Canadien Pacifique, qui ont présenté le don.n n n Mise en garde du Club des petits déjeuners, victime de personnes qui font de la sollicitation de dons auprès de la population.Cet organisme ne fait pas de sollicitation auprès du public.L'organisme se finance par des dons d'entreprises, des commanditaires et l'organisation d'activités-bénéfice.Renseignements : (450) 641-3230.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 La Presse 7 juin 2000 Page A17 manquante 3LP1899A0607 a18 mercredi 3LP1899A0607 ZALLCALL 67 08:59:26 06/07/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Les hôpitaux n'appliquent pas la loi sur les dons d'organes MICHEL HÉBERT Presse Canadienne, QUÉBEC La perte de six organes vitaux d'une patiente d'un hôpital de Montréal force la ministre de la Santé, Pauline Marois, à « vérifier » si la loi sur les dons d'organes est correctement appliquée dans les centres hospitaliers.Accusée de laxisme dans ce dossier par l'opposition libérale, Mme Marois a demandé à son ministère « de faire le point sur l'ensemble de cette question ».Une directive en ce sens a récemment été adressée aux hôpitaux afin « d'intensifer » les dons d'organes.« Si la directive n'est pas suivie, je m'assurerai qu'elle le soit », a-t-elle promis, à Québec, hier.Selon le député libéral William Cusano, peu d'hôpitaux (80 sur 125) se sont conformés à la loi les obligeant à créer un comité ou à nommer une personne chargée d'informer Québec-Transplant des organes susceptibles d'être transplantés.La majorité des centres hospitaliers s'en remettent plutôt aux médecins ou aux directions des services hospitaliers mais leur charge de travail ne leur permette pas d'assumer adéquatement ces tâches additionnelles.Le député Cusano a cité en exemple hier un reportage du Journal de Montréal qui faisait part samedi d'une histoire dramatique.Une femme de 41 ans, jugée cliniquement morte à la suite d'un anévrisme cérébral, a été débranchée par les autorités de l'hôpital Santa-Cabrini sans que l'on puisse faire don de ses organes vitaux.La dame avait pourtant signé sa carte de don d'organes.Lui-même transplanté du coeur en 1992, M.Cusano soutient que si le ministère faisait appliquer la loi, aucun organe ne serait perdu.« Ce serait le déficit zéro et plus de vies seraient sauvées », a-t-il déclaré hier.Québec Transplant plaide auprès du ministère pour que soient débloqués des budgets additionnels pour développer les dons d'organes dans les hôpitaux régionaux.L'organisme bénéficie en 1999-2000 d'un budget de 704 000 $, soit presque 50 pour cent de plus que l'an dernier.Année après année, il y a toujours presque six fois plus de demandeurs que de donneurs d'organes.Un récent relevé de Québec Transplant indique qu'au 31 décembre 1999, il y avait 131 donneurs pour 764 personnes en attente d'un organe. 3LP1901A0607 A 19 mercredi 3LP1901A0607 ZALLCALL 67 00:51:29 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 A 19 Le Canada a besoin d'une loi détaillée sur l'eau potable I Publisher I Frontpage Aujourd'hui 7 juin Presse Canadienne TORONTO Les provinces canadiennes ont besoin d'une loi détaillée et complète, comme celle entrée en vigueur il y a 26 ans aux Etats-Unis, pour garantir la qualité de l'eau potable, affirment des environnementalistes.D'ici là, l'Ontario devrait faire oeuvre de pionnière pour améliorer la qualité de son eau, dans la foulée de l'épidémie de bactérie E.coli qui a frappé la ville de Walkerton, a soutenu hier l'Association canadienne du droit de l'environnement.« Nous n'avons pas de normes exécutoires en matière d'eau potable dans cette province, a déploré Richard Lindgren, avocat pour l'association.Nous avons un mélange plutôt confus et incohérent d'objectifs, de directives, de politiques et de critères, dont aucun ne peut être imposé par un tribunal.» L'association souhaite que l'Ontario mette en oeuvre « une loi de la qualité de l'eau potable », qui reconnaîtrait aux citoyens un droit clair à de l'eau potable propre.Le projet de loi en question obligerait aussi le ministre de l'Environnement à instituer des normes provinciales pour l'eau potable et des mécanismes de contrôle, et inclurait des recours légaux en cas d'infraction.M.Lindgren juge « stupéfiant » le fait que la province ne dispose pas d'une telle loi, surtout à la lumière de la crise de l'eau contaminée à Walkerton.Celle-ci a fait au moins sept morts, et on estime maintenant à 2000 le nombre de personnes qu'elle a rendu malades, soit le double de ce qu'on croyait initialement.Les États-Unis se sont dotés pour la première fois de normes de qualité de l'eau potable en 1974 et, selon M.Lindgren, cela a réussi à réduire le nombre d'épidémies dues à la contamination de l'eau.À Ottawa, pendant ce temps, le premier ministre Jean Chrétien s'est dit réticent à s'impliquer, affirmant que le sujet n'est « de toute évidence pas une responsabilité fédérale ».« Il s'agit de la gestion de l'eau des municipalités, qui est supervisée par le gouvernement provincial », a-t-il fait valoir.Mais de l'avis de M.Lindgren, Ottawa dispose de la marge de manoeuvre constitutionnelle nécessaire pour agir et pourrait au moins décréter des normes nationales minimales, puisqu'aucune des provinces n'a de législation adéquate.« Nous sommes tous dans le même bateau.Personne n'a de loi spéciale sur l'eau potable.C'est pratiquement le Moyen Âge », a-t-il lancé.Le ministre de l'Environnement de l'Ontario, Dan Newman, n'a pas donné l'impression hier qu'une législation complète et détaillée sur l'eau était en préparation.Il a cependant annoncé l'adoption de nouveaux règlements destinés à assurer que les laboratoires chargés des tests de qualité de l'eau sont accrédités, et à clarifier les circonstances dans lesquelles ils sont tenus de signaler des problèmes de qualité de l'eau \u2014 des mesures que M.Lindgren a qualifiées de solutions de fortune.La transplantation de cellules dans le pancréas fait grand bien à des diabétiques Presse Canadienne EDMONTON Bradley Prout avait maigri de 70 livres en trois semaines et demie en raison de son diabète.Chaque matin, il mettait une heure à se lever de son lit pour se traîner péniblement jusqu'à son déambulateur.Il devait ensuite procéder à un test de glycémie ainsi qu'à la première de ses cinq injections quotidiennes d'insuline.« Je me réveillais chaque matin en remerciant Dieu d'être toujours en vie, raconte M.Prout, âgé de 39 ans.Je m'accrochais dans l'espoir qu'il y ait une chance, que quelque chose survienne dans le futur.» Ce quelque chose est survenu ce printemps, quand il est devenu le 10e diabétique au monde à recevoir avec succès une transplantation dans le foie de cellules productrices d'insuline provenant du pancréas d'un donneur décédé.Hier, M.Prout rencontrait les journalistes en compagnie des neuf autres diabétiques qui ont subi le traitement expérimental ainsi que des chercheurs de l'Université de l'Alberta.Le 28 avril, M.Prout recevait dans le foie une injection de cellules tirées des îlots de Langerhans, qui produisent l'insuline.Le soir même, il notait une amélioration de son état.Il a déjà repris 10 livres du poids qu'il avait perdu.Les diabétiques sont incapables de produire leur propre insuline, une hormone essentielle pour réguler le taux de sucre dans le sang.Jusqu'à trois millions de Canadiens souffrent d'une forme plus ou moins grave de diabète, et 200 000 d'entre eux ont besoin d'injections d'insuline plusieurs fois par jour.Les chercheurs tentaient depuis plus de 20 ans de transplanter des cellules des îlots de Langerhans, mais sans succès.« Les chercheurs avaient perdu espoir », a raconté le docteur James Shapiro, l'un des responsables de cette équipe de chercheurs d'Edmonton, dont les résultats des travaux ont été publiés hier dans le New England Journal of Medecine.Le Dr Shapiro avait lui-même lancé l'éponge et se trouvait à Baltimore pour apprendre à effectuer des transplantations du pancréas quand il a reçu l'appel de chercheurs de l'Université de l'Alberta.Il a accepté de tenter l'expérience une dernière fois, à la condition toutefois que l'approche soit différente.« Il pleuvait à Baltimore et je me trouvais dans mon bureau en attendant une opération du pancréas, a-t-il dit.J'ai alors rédigé ce qu'on appelle maintenant le protocole d'Edmonton.» La réussite de l'équipe d'Edmonton est attribuable à plusieurs nouvelles techniques.Premièrement, les cellules ont été transplantées directement du pancréas du donneur plutôt qu'à partir de cellules réfrigérées, ce qui signifie que les cellules étaient plus vigoureuses et exemptes de contaminants.De plus, l'amélioration considérable des techniques utilisées pour isoler les cellules permet de les transplanter en plus grand nombre.Finalement, la combinaison de trois nouveaux médicaments a permis aux chercheurs de neutraliser temporairement le système immunitaire (pour éviter le rejet) sans avoir recours à des stéroïdes, qui détruisent les cellules.Une association américaine, The Immune Tolerance Network, vient de fournir 5 millions $ pour que le protocole d'Edmonton soit utilisé par des équipes médicales à Minneapolis et Miami.D'autres demandes en ce sens sont également venues des États-Unis, de la Suisse, de la France et de l'Allemagne.Le nombre de diabétiques qui pourront profiter de l'opération sera toutefois limité par le nombre de pancréas disponibles.Deux pancréas sont actuellement nécessaires afin de produire assez de cellules pour un patient.Le pancréas ne peut être utilisé qu'après le décès du donneur.Jane Stewart fait des excuses Presse Canadienne OTTAWA La ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, a fait des excuses à une veuve âgée, hier, après qu'un fonctionnaire de son ministère eut retiré par erreur près de 8400 $ directement dans le compte bancaire de la dame, sans l'en avertir.« Je regrette sincèrement tous les inconvénients que cela a créés pour la famille en question, a dit Mme Stewart aux Communes.La façon appropriée de faire aurait été de communiquer directement avec la famille.» Des fonctionnaires ont envoyé une lettre d'excuses à la femme de 78 ans.Mme Irene Parry, d'Ottawa, a appris que le ministère avait prélevé de l'argent dans son compte, pour récupérer les paiements de sécurité de la vieillesse versés en trop à son défunt mari, seulement lorsque la banque CIBC lui a fait parvenir des copies des formulaires gouvernementaux et du bordereau de retrait au montant de 8399,68 $.La somme due était en réalité de 839,68 $, soit l'équivalent de deux mois de paiements en trop. 3LP2001A0607 A20 mercredi 3LP2001A0607 ZALLCALL 67 00:47:28 06/07/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 Politique «Une autre affaire de copinage» au BIC GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Bloc québécois a dénoncé hier aux Communes ce qu'il a appelé « une autre affaire de copinage » dans les contrats octroyés par le Bureau d'information du Canada (BIC).Cette fois, il s'agit d'un avocat connu et proche des libéraux, Me Richard G.Mongeau, nommé juge au début de l'année à la Cour supérieure du Québec, et qui aurait reçu en 1997 et 1998, selon le Bloc, quelque 160 000 $ à titre de conseiller juridique du BIC.Selon des documents obtenus par le Bloc grâce à la Loi d'accès à l'information, Me Mongeau a aussi occupé à titre bénévole le poste de directeur exécutif adjoint des Services de l'information du BIC.Il travaillait aussi pour une boîte spécial i s é e en communications, Administration Leduc et Leblanc, qui obtenait un contrat de 50 000 $ sans appel d'offres du même BIC.La firme montréalaise a d'ailleurs versé 15 000 $ à la caisse du Parti libéral du Canada.Aux Communes, les élus bloquistes ont donné quelques exemples des services rendus par Me Mongeau au BIC.Dans une note du 1er décembre 1997, Richard Mongeau informait le BIC que « l'analyse de la revue de la presse des hebdomadaires du Québec rapporte que le député de Verchères a, à nouveau, critiqué la décision du gouvernement fédéral de retirer sa contribution annuelle de 7,2 millions de dollars au projet Tokamak de Varennes.» « Est-ce que de telles analyses, a demandé Gilles Duceppe, valent 50 000 $, sans parler de la somme de 160 000 $ qu'a reçue ce juge nommé par le gouvernement à la même période, et ce à titre de conseiller juridique ?» Dans une autre note, celle-là du 4 novembre 1997, Richard Mongeau signale au BIC que son analyse de la presse régionale lui a permis de découvrir la liste des entreprises du Saguenay qui participeront à la mission d'Équipe Québec en Chine.Le 22 décembre 1997, Richard Mongeau signale au BIC qu'il a « procédé à une révision de l'orthographe et de la ponctuation des dossiers régionaux du Québec ».« Quel besoin, a demandé le leader en Chambre du Bloc, Michel Gauthier, avait le BIC de payer 50 000 $ à Richard Mongeau pour des notes de ce genre ?N'y a-t-il pas suffisamment de professionnels agents de dépouillement de la presse écrite au Québec ?» « Comment expliquer, a aussi demandé le député bloquiste de Chambly, Ghislain Lebel, que le BIC sente le besoin d'engager un avocat de la trempe de Richard Mongeau pour corriger l'orthographe et la ponctuation de ses documents ?» Gilles Duceppe a rappelé à la sortie des Communes que Richard Mongeau gagnait par ailleurs fort bien sa vie avec les causes qu'il plaidait devant les tribunaux.Sa victoire dans l'affaire Lizotte notamment, cet homme qui s'est battu de 1993 à 1999 contre la Dominion Security Bonds, lui avait acquis une fière réputation.« On se demande, a lancé Gilles Duceppe, c'est quoi ça au juste ?Un conseiller juridique au BIC qui en même temps signe des papiers comme conseiller responsable de l'information ?Ça nous semble être du copinage une fois de plus.» Le ministre des Travaux publics et responsable du BIC, Alfonso Gagliano, a répété maintes fois en Chambre hier que tous les contrats du BIC avaient été donnés dans le respect « des lignes directrices du Conseil du Trésor ».Il a assuré la Chambre que le bureau avait engagé « des professionnels ».«M.le président, j'ai entendu crier cheap !» Charest et Bouchard ont une altercation sur les orphelins de Duplessis PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Lucien Bouchard a fort mal pris hier que Jean Charest mette en doute la solidarité du caucus péquiste dans le dossier des orphelins de Duplessis.« Je trouve que le chef de l'opposition s'aventure sur un terrain très miné pour lui quand il se préoccupe de la solidarité du caucus ministériel.Je crois qu'il aurait intérêt à s'occuper du sien.» Mais le premier ministre a rapidement dû interrompre sa riposte, indigné : « J'ai entendu crier cheap ! M.le président, j'ai entendu le chef de l'opposition crier le mot cheap à mon endroit ! » Il avait bien entendu.Et bientôt, d'autres cris lui sont parvenus des banquettes libérales : « Cheap ! Cheap ! » Il faut dire que M.Bouchard venait de tourner le fer dans une plaie assez sanguinolente merci.Ces dernières semaines, à peu près tous les commentateurs ont évoqué la fragilité du leadership qu'exerce M.Charest sur les troupes libérales.Alors piqué au vif \u2014 parce que, oui, le caucus péquiste semble divisé sur la question des orphelins de Duplessis \u2014, M.Bouchard en a remis : « Le chef de l'opposition vient de se permettre de s'immiscer dans le caucus ministériel pour tenter d'y introduire une division qui n'existe pas (.) et qui se plaint qu'on lui renvoie la balle en lui disant de s'occuper de son caucus, dont je ne m'occupe pas, mais dont lui, devrait s'occuper.» L'altercation verbale a débuté après que le chef de l'opposition soit une fois de plus revenu à la charge pour demander au premier ministre de reconsidérer son refus d'indemniser individuellement les 1500 orphelins de Duplessis, ces enfants internés illégalement dans des hôpitaux psychiatriques, sur la foi de faux certificats médicaux, dans les années 40 et 50.Jean Charest a invoqué « des développements récents » dans ce dossier, dont le dépôt à l'Assemblée nationale, par un député péquiste, d'une pétition de 20 000 signatures à l'appui des orphelins de Duplessis.Il a également mentionné « la précision accrue des demandes des victimes » \u2014 on ne parle plus maintenant de tous les orphelins mais uniquement de ceux qui ont été internés illégalement et à qui on a fabriqué de faux dossiers médicaux \u2014 et « l'intérêt marqué de la communauté internationale ».Mais c'est quand le chef libéral a prétendu « parler au nom d'une majorité de députés de l'Assemblée nationale » \u2014 donc, d'une partie de la députation péquiste \u2014 que M.Bouchard est sorti de ses gonds.Il devait toutefois refuser, quelques instants plus tard, le défi que lui lançait Jean Charest de soumettre au vote une motion lui demandant de réviser sa position.Le dépôt de la motion libérale fut refusé.« Il n'y a pas de consentement, ni pour en discuter, ni pour voter », a tranché Jacques Brassard, leader du gouvernement en Chambre.Les orphelins de Duplessis réclament des indemnités moyennes de 30 000 $ à 40 000 $ pour avoir été internés illégalement, plusieurs pendant plus d'une dizaine d'années.Ces derniers mois, des publications prestigieuses, aux États-Unis et en Europe, ont dénoncé le sort qui leur fut fait.Ici même, plus récemment encore, plusieurs éditoriaux ont pris fait et cause pour les orphelins de Duplessis.Et d'autres organismes, comme la Fédération des femmes du Québec (FFQ) \u2014 adoptant une résolution présentée par quatre religieuses de la communauté des Soeurs auxiliatrices \u2014 et le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) viennent d'ajouter leur voix au chapitre.Chez les représentants des orphelins de Duplessis, on mentionne qu'une quinzaine de députés péquistes seraient favorables à des indemnisations individuelles, comme le réclame l'opposition libérale.Mais hier, ces 15 députés péquistes \u2014 s'ils existent \u2014 se faisaient discrets.Pour sa part, le député péquiste Roger Paquin (Saint-Jean), celui-là même qui a déposé la pétition de 20 000 signatures la semaine dernière, n'a pas retourné l'appel de La Presse.« Peut-être vous rappellera-t-il demain », a suggéré un attaché.\u2014 Pourquoi demain ?\u2014 Parce qu'il y a une réunion du caucus ce soir (hier).PHOTO PC Les couteaux ont volé un peu bas, hier, entre le premier ministre Lucien Bouchard (notre photo) et le chef de l'opposition, Jean Charest. 3LP2101A0607 A21 mercredi 3LP2101A0607 ZALLCALL 67 00:47:36 06/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUIN 2000 A 21 Politique Le bilinguisme laisse à désirer dans les bureaux fédéraux en Ontario HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne, OTTAWA En dépit d'une légère amélioration, les services bilingues laissent toujours à désirer dans les bureaux de la fonction publique du Canada en Ontario, constate la commissaire aux Langues officielles Dyane Adam.La commissaire a rendu public hier un volumineux rapport pour faire suite aux recommandations de 1994 visant à doter les bureaux désignés bilingues de services de bonne qualité.De façon globale, la capacité bilingue des bureaux désignés a augmenté de 2 pour cent, passant à 66 pour cent des bureaux visités par les enquêteurs du commissaire (76 sur 752 bureaux bilingues à l'extérieur de la capitale nationale).La commissaire note à regret que l'accueil bilingue au téléphone n'est constant que dans 52 pour cent des cas.En revanche, la documentation et les formulaires sont largement disponibles dans les deux langues, soit une amélioration par rapport à 1994.Dans une large mesure, les citoyens francophones qui se présentent en personne dans un bureau fédéral restent sur leur faim.Ils seront accueillis dans les deux langues dans moins d'un bureau sur quatre, soit 22 pour cent, comparativement à 12 pour cent en 1994.« Nos études démontrent que l'accueil bilingue en personne et au téléphone fait défaut dans toutes les provinces et tous les territoires et malheureusement, l'Ontario ne fait pas exception, signale Mme Adam.L'absence d'accueil bilingue de la part des fonctionnaires ne peut que dissuader les clients d'expression française d'exercer leurs droits linguistiques.» Le commissaire rappelle que les fonctionnaires fédéraux doivent faire une « offre active » de services.« D'après notre expérience, lorsque le public n'est pas encouragé clairement à choisir la langue de service, le niveau de la demande dans la langue minoritaire diminue de façon importante.» Le rapport rappelle que des mesures temporaires « boîteuses » remplacent souvent des services bilingues. La Presse 7 juin 2000 Page A22 manquante "]
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