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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts, spectacles et cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-06-30, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101D0630 d1 Vendredi 5LP0101D0630 ZALLCALL 67 00:51:34 06/30/00 B www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 Bague anniversaire 50 points de diamants Or 14 K SEULEMENT 879$ Financement disponible FILL152 5LP0299D0630 D2 vendr.5LP0299D0630 ZALLCALL 67 10:25:52 07/04/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Pourquoi les Français aiment ou n'aiment pas Julie Snyder Une chose est sûre : Julie sera toujours à France 2 en octobre, lors de la nouvelle saison.Dans une quotidienne de 35 minutes par jour juste avant le journal de 20 h, ou dans une émission hebdomadaire.Elle penche carrément pour la quotidienne.Elle veut refaire du direct.Mais elle exige que le noyau québécois de son équipe reste autour d'elle, et qu'il soit payé décemment.France 2 lui a offert une quotidienne, et Julie a décidé d'attendre à la fin de sa saison \u2014 il lui reste une dernière émission à faire \u2014 pour prendre sa décision.Bien sûr, son côté frondeur qui adore le défi lui dit de faire une quotidienne en direct.Elle fait des émissions préenregistrées depuis mars.« Je n'avais pas encore d'instinct pour la télévision en France.J'ai beaucoup appris depuis.» Elle a eu une couverture de presse remarquable et très encourageante.Elle a piqué la curiosité des journalistes.Les critiques ont été favorables.Et le public est généralement impressionné.France 2 a fait un sondage en profondeur sur Vendredi c'est Julie.Sur 100 pages, on découvre ce que les téléspectateurs aiment ou détestent chez notre démone.Son attitude décontractée, sa spontanéité, ses questions directes mais sans acidité envers personne plaisent.« Elle ne fait jamais rire aux dépens de quelqu'un, ce qui était toujours le cas des animateurs jusqu'à présent », lit-on On trouve qu'elle casse les tabous de la télé française.Que l'émission dégage un esprit très chaleureux associé à la mentalité québécoise.Quelques réflexions de téléspectateurs sont fascinantes : \u2014 C'est l'esprit québécois, je suis sûr que c'est comme ça là-bas.\u2014 C'est une autre culture qui est retraduite dans cette émission.On a besoin d'une chaleur humaine, comme ça peut exister au Québec, à cause de la vie stressante que l'on mène.\u2014 C'est typiquement le côté amusant que les Français ont peur d'importer, mais en même temps ils ont besoin de ça.On aime la délicatesse de Julie Snyder quand elle pose des questions très personnelles.On comprend comment sont les invités dans la vie courante.On aime l'émotion qui se dégage parfois des rencontres avec les vedettes.On apprécie son exubérance et son côté naturel.Mais il y a des contres.Certains adorent son accent, mais des dissidents le trouvent gnangnan qui fait bébête.Un anti se demande pourquoi on est allé chercher une animatrice si loin.Certains spectateurs plus âgés trouvent l'émission frivole.Ils ont le sentiment qu'on est dans un farfelu gratuit et sans fond.Son exubérance a fait dire à un spectateur : « À force, c'est pas reposant.Elle fait hystérique.» Ce qui me rappelle les premières réactions à L'Enfer c'est nous autres, où bien des lecteurs me téléphonaient pour se plaindre que Julie les énervait.Ce qui ne l'a pas empêchée de faire la carrière que l'on sait.En France comme ici, toutefois, on apprécie les surprises.Et il y en a chez Julie.Une réponse au sondage est révélatrice : « Avec Drucker on est plus tranquille, mais là avec Julie on ne sait jamais ce que va être le défi ».Le rapport déclare que « Vendredi c'est Julie bénéficie d'une image exceptionnelle.Le programe apparaît comme totalement original, aussi bien par la personnalité « nature » de Julie que par sa formule qui favorise l'imprévu, la surprise et la découverte ».On aime que les personnalités se dévoilent via différentes épreuves.On aime le chassé-croisé qui s'installe entre les vedettes et les « gens ordinaires » interviewés à l'émission.Et curieusement, on n'aime pas toujours ses déguisements.Un de temps en temps, mais pas trop.Ils doivent être motivés par un événement ou par le calendrier.Quand j'ai vu Julie la dernière fois à l'hôtel où nous habitons pour Fort Boyard, elle était en robe de chambre et portait une casquette des Yankees.Elle tenait son portable d'une main et une cigarette de l'autre.Justement, elle venait m'emprunter une cigarette.Non, elle n'était pas déguisée.Elle relaxait.Le retour au Québec pour les vacances était pour le 6 juillet.Elle ne pensait qu'à ça.Sans doute, sa décision pour la quotidienne était-elle prise.Pierre Lampron passe de TV5 à TVA n Pierre Lampron a été président de la SODEC pendant plusieurs années et il y a quelques mois, il est devenu président de TV5.L'encre est à peine sèche sur sa nomination qu'on apprend qu'il devient président de TVA International.Il remplace André Provencher qui devient vice-président principal du Groupe TVA.Un nouveau poste où il fera du développement dans les domaines d'avenir de la communication, tant au Canada qu'à l'étranger.M.Provencher fait carrière à TVA depuis 1988.C'est alors qu'il était vice-président à la programmation que le réseau est monté à des sommets inégalés de parts de marché.Julie avec Martin Petit avant de se salir dans les épreuves de Fort Boyard.TÉLÉVISION Louise Cousineau VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION (aujourd'hui vendredi) CHOIX-30 Not Found CHOIX-30 MARTIN-VEN Not Found MARTIN-VEN GRILLE-30 Not Found GRILLE-30 Dan Bigras BIGRAS-VE Not Found BIGRAS-VE Missing files that are needed to complete this page: CHOIX-30 MARTIN-VEN GRILLE-30 BIGRAS-VE 5LP0301D0630 d3-arts vendredi 5LP0301D0630 ZALLCALL 67 00:49:22 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 3 Le Brésil de l'exil ALAIN BRUNET Il y a aussi le Brésil de l'exil.Lilian Vieira, chanteuse de Zuco 103 (venue au début du mois au Montréal Electronique Groove) vit en Hollande.Liliana Chachian du groupe Da Lata enregistre à Londres.La fille de Joao Gilberto, incarnation même de la bossa nova, a quitté le Brésil depuis 1991.Jointe à New York, Bebel Gilberto dit préférer faire la navette entre New York et Londres (ou réside son petit copain) que de créer dans sa patrie.« Je demeure à l'extérieur du Brésil afin de mieux me concentrer sur mon travail.Je crois que c'est préférable dans mon cas.Ainsi, j'évite la pression qui consiste à toujours me comparer à mon père ou à son exfemme, Astrud - qui n'est pas ma mère, soit dit en passant.» Bebel Gilberto est effectivement la fille de Miucha, une des grandes chanteuses brésiliennes (peu connue à l'échelle internationale).L'artiste de 33 ans refuse (évidemment) d'être associée à la bossa nova.« Même si je m'inscris dans cette tradition, même si je bois à cette fontaine, je ne me colle pas cette étiquette.» Jusqu'à maintenant, son périple américain lui a été bénéfique, elle s'est retrouvée dans les studios aux côtés du saxophoniste Kenny G mais s'est plutôt collée sur les milieux branchés, de Thievery Corporation à Towa Tei (jadis DJ de Deelite).Forte de son nouvel album (Tanto Tempo) Bebel Gilberto fait tout son possible pour profiter de la fenêtre mondiale qui s'ouvre de nouveau sur la musique brésilienne.« Le Brésil est à la mode, corrobore-t-elle.Je me considère très chanceuse de pouvoir faire connaître mon disque ; trois ans plus tôt, c'eût été impossible.Il faut ajouter que cette nouvelle explosion arrive peu après la vague de musique latino-américaine en Occident - Buena Vista Social Club, etc.Il est tout naturel que les fans de musique retournent à la musique brésilienne après avoir renoué avec la musique hispanophone.» L'Hexagone est aussi une terre d'accueil pour la chanson brésilienne.Depuis plus d'un demi-siècle, artistes et intellectuels français se passionnent pour la culture brésilienne, et c'est loin d'être terminé.Marcio Faraco, artisan de la musica popular brasileira, réside en France depuis huit ans.Originaire d'Alegrete, dans la partie méridionale du Brésil, il a grandi à Recife comme Lenine et a aussi migré vers Rio (sans compter Brasilia).« Cette nouvelle éclosion de la musique brésilienne, explique-t-il, repose sur deux facteurs.Primo, le Brésil peut compter sur un bassin impressionnant d'artistes.Secundo, jamais autant d'artistes brésiliens ne sont sortis du Brésil.Il y a aussi le fait que les étrangers ne subissent pas les modes qui se succèdent dans mon pays.Un jour, c'est le rock, un jour c'est le funk, puis le reggae ou la musique électronique.Vous savez, notre propre chanson n'est pas toujours à la mode.Un artiste comme Lenine a mis beaucoup de temps avant de percer, idem pour d'autres artistes de la MPB, qui procèdent aussi à une recherche authentique, tels Rosa Passos ou Pedro Luis.J'espère y arriver aussi.» Marcio Faraco sait aussi que le Brésil bénéficie d'un effet de mode, mais peut tabler sur un facteur encore plus importante : la diversité.« Vu que le Brésil s'est construit sur de multiples races et cultures, les gens s'y reconnaissent d'une façon ou d'une autre.Partout dans le monde, on aime la musique brésilienne parce qu'on finit toujours par y trouver un petit bout de sa propre culture.» Lenine et son groupe seront au Spectrum lundi, 18h.Timbalada est le groupe carnavalesque du Grand Événement General Motors, prévu mardi, 21h.Marcio Faraco et son quintet se produisent au Club Soda les vendredi 7 et samedi 8 juillet, 20h, sans compter son apparition dans la série Jazz lounge Musi Max, prévue le dimanche 9 juillet, 21h.Bossatrèsjazz se produit au Club Soda, le samedi 8 juillet, minuit.Bebel Gilberto chantera le dimanche 9 juillet, 22h, sur la scène extérieure Air-Transat Radio-Canada.Vivre à l'étranger permet à Bebel Gilberto de se concentrer sur son travail.Brésil 2000 Brésil 2000 / suite de la D1 Bien entendu, les valeurs sûres de la musique brésilienne font toujours vibrer.C'est pourquoi le grand événement gratuit du FIJM mettra en relief la samba de rue, le carnaval des couleurs.Cliché pour certains, toujours exotique pour une majorité absolue de festivaliers.Cette diversité d'expression peut-elle être circonscrite à l'intérieur d'un mouvement ?«L'idée d'un mouvement est limitative, ghettoïsante à la limite.Je préfère parler de mouvance, c'est-àdire une somme d'individus différents qui émergent actuellement du Brésil » tient à préciser Lenine, (prononcer lénini).Joint au Portugal plus tôt cette semaine, cet artiste exceptionnel (et lusophone unilingue; merci au saxophoniste Jean-Pierre Zanella, indéfectible promoteur de la culture brésilienne, d'avoir servi d'interprète) est à peu près inconnu sur ce territoire.Sa première escale montréalaise est néanmoins attendue des passionnés de musica popular brasileira, car il s'avère un des principaux artisans de la nouvelle chanson brésilienne - exportés au compte-goutte sur ce territoire, ses albums O Dia Em Que Faremos Contato ainsi que Na Pressao en ont renversé plus d'un.D'ores et déjà, les observateurs privilégiés ont mis Lenine dans la même ligue que les plus grands créateurs de chansons toutes nations confondues.Rien de moins ! le cahnteur, lui, n'a que faire de ces considérations.Il préfère résumer les fondements de son art.«Tout ce que je peux dire à ce titre, dit-il, c'est que ma musique repose sur mes racines et mes antennes.Bien que je sois expatrié à Rio depuis 20 ans, mes racines sont à Recife, un milieu très rural qui baigne dans la culture de l'État de Pernambuco (nordeste).Mes antennes, elles, sont déployées sur le monde.Sur la grande littérature moderne (Fernando Pessoa), le fantastique ou a science fiction (Philip K Dick) comme sur le rock, la techno ou le hip hop.» Lenine est un homme de son temps.Ses chansons témoignent de l'ère numérique, comme c'est le cas de ses contemporains.Ce qui explique en partie son impact soudain sur les circuits internationaux de la culture.Et celui de ses contemporains; Lenine, lui, a sa petite hypothèse sur cette nouvelle ouverture à l'échelle internationale.«Depuis les années 80, expliquet- il, les musiques du monde ont permis aux artistes des pays pauvres de s'exprimer.dans les pays riches.Le reggae a surtout été un succès en Angleterre et aux USA, la musique algérienne a mieux fonctionné en France que dans le Maghreb.Vous savez, deux des plus gros marchés musicaux sont le Japon et l'Allemagne, des pays qui ont perdu la guerre.C'est un peu la réponse du colonisé au colonisateur.Est-ce un retour d'ascenseur, l'expression d'un sentiment de culpabilité?«On constate un phénomène similaire à l'intérieur de nos frontières ; le Brésil s'ouvre au Brésil.Il y a aussi ce sentiment de culpabilité au sein des classes ou régions riches par rapport aux plus démunies - qui vivent souvent dans des conditions qui ressemblent à celles du Moyen-Âge.En s'ouvrant (de nouveau) à la musica popular brasileira, les mieux nantis se déculpabilisent un peu.» On imagine bien que Lenine n'est pas de ceux qui célèbrent les 500 ans de la découverte du Brésil.«J'aimerais bien savoir qui a découvert quoi.Les Amérindiens occupaient ce territoire il y a plus de 10,000 ans !» lâche-t-il en toute ironie, avant de poursuivre sur la diversité brésilienne.«En cinq siècles de viol du Brésil, la Portugaise s'est mariée à l'Amérindien, le Français s'est accouplé avec l'Africaine, Hollandais, Italiens et autres nations ou races ont ensemble procréé.Tout ce métissage de races a donné un poids au Brésil en cette époque qui favorise les métissages.Ailleurs dans le monde, il n'y a pas de mélange multiethnique aussi abouti.» Le groupe Timbalada 5LP0401D0630 d4 vendredi 5LP0401D0630 ZALLCALL 67 00:43:31 06/30/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Théâtre Douze hommes en colère, de beaux personnages, en dépit de certaines lenteurs, dans une grande pièce dont les théâtres d'été avaient bien besoin.12 hommes en colère : de la grande classe ! JEAN BEAUNOYER On aura rarement vu autant de comédiens réunis sur la scène d'un théâtre en été.On aura aussi rarement vu autant d'intensité dramatique, de talents réunis et autant de soins apportés à la scénographie pour une pièce de théâtre estival.Le producteur Jean-Bernard Hébert a consenti une fois de plus à parier sur la qualité d'un spectacle et sur l'intelligence des spectateurs et je crois bien qu'à ce jeu-là, il ne peut pas perdre.Il ne doit pas perdre.12 hommes en colère est la plus imposante entreprise de Jean-Bernard Hébert, producteur de Pro Fusion qui célèbre, cette année, son 15e anniversaire.Et c'est devant une salle comble qui a ovationné pendant plusieurs minutes, nécessitant quatre rappels, que la maison de production Pro Fusion, présentait ce spectacle en grande première au Théâtre du Vieux-Terrebonne.Un spectacle de trois heures qui ne laisse aucun répit au spectateur alors qu'un à un, les jurés acceptent l'idée d'un doute raisonnable qui empêchera d'envoyer à la chaise électrique, un présumé innocent.selon les lois du pays.Dommage que l'auteur de 12 hommes en colère, Reginald Rose, n'ait écrit qu'une seule pièce dans sa vie.À l'origine, Rose avait écrit, en 1953, un scénario intitulé Twelve Angry Men, qui a d'abord été joué à la télévision dans le cadre d'un téléthéâtre avant d'être adapté pour le cinéma sur les instances de Henry Fonda.On connaît le succès remporté par le film mais on ignore généralement le succès remporté par la pièce qui a été jouée pendant une dizaine d'années aux États- Unis.Ici, elle a connu autant de succès chez Duceppe et je parierais qu'elle aura une longue carrière chez Pro- Fusion grâce à la vision fort originale du metteur en scène Jacques Rossi.Celui-ci a imaginé un plateau circulaire tournant sur scène, ce qui permet aux spectateurs de voir les jurés de face, lorsqu'ils interviennent.Le mouvement du plateau est cependant si discret qu'on le perçoit à peine.Quant au jeu des comédiens, il faut souligner et reconnaître la formidable prestation de Raymond Bouchard, écrasant de présence et de vérité dans cette production.Je n'ai jamais autant pensé à Jean Duceppe qu'au moment où j'ai vu Bouchard s'effondrer de douleur et découragement à la fin de la pièce.Comme Duceppe, Bouchard peut jouer toutes les peines du monde dans un regard, un simple geste.Comme il peut terroriser les autres personnages et la salle par un accès de colère.À lui seul, ce grand comédien vaut le déplacement.Il campe le personnage du juré no 3.Celui qui fera constamment face au juré no 8 (Jacques Baril), l'idéaliste, le bon gars, interprété sur grand écran par Henry Fonda.12 hommes en colère, c'est l'histoire de l'Amérique moderne, la lutte fratricide entre la gauche et la droite, les conservateurs et les libéraux.Au cinéma, c'est l'idéaliste Fonda qui s'imposait ; sur scène c'est le juré no 3, personnage tordu, de mauvaise foi, prisonnier de son drame personnel.Les 12 personnages de la pièce sont savoureux, bien définis, crédibles et sont souvent remarquablement bien interprétés.Vincent Bilodeau (juré no 7) a évité le cabotinage en jouant avec retenue son personnage comique qui pourrait miner la dimension dramatique du spectacle.Jacques Baril (juré no 8), un acteur prometteur, aurait avantage à mieux projeter, à sortir son personnage de ses réflexions constantes.Le juré numéro 8 n'est pas un être abstrait, c'est un créateur et un homme d'action.Jean Dalmain (juré no 9), c'est le cadeau de ce spectacle.Il fêtait ses 85 ans, le soir de la première, et c'est l'un des comédiens les plus solides sur scène.On ne pouvait imaginer un homme plus heureux de retrouver les planches après une longue absence.Aubert Pallascio est toujours aussi costaud dans son allure et dans ses propos.La surprise de ce spectacle, c'est le jeu de Marel Pomerlo qui a créé un personnage maniéré, précieux et obstiné qui ne se laissera pas facilement convaincre.Même le producteur Jean-Bernard Hébert (juré no 4) qui ne se donne pas habituellement des rôles bien importants, interprète un comptable impressionnant et tout à fait crédible.Son meilleur rôle au théâtre.Jean-Marie Moncelet (juré no 11) s'est vieilli, courbé pour donner la fragilité d'un homme usé par les souffrances et la vie.En somme, de beaux personnages sur une scène, en dépit de certaines lenteurs des Yves Bélanger (juré no 6), Stéphane Perreault (juré no12), Sylvio Archambault (juré no1), et Dany Michaud (juré no 6) qui apprennent leur métier.Dans l'ensemble, une grande pièce dont les théâtres d'été avaient bien besoin.Ne la ratez surtout pas ! 12 HOMMES EN COLÈRE, de Réginald Rose, mise en scène de Jacques Rossi, traduction et adaptation de Claude Maher.Mise en scène de Jacques Rossi ; scénographie et accessoires, Mario Bouchard ; costumes, Mireille Vachon ; éclairages, Claude Cournoyer.Une production du Théâtre Pro Fusion et du Théâtre Français du C.N.A.d'Ottawa.Composition du jury : Sylvio Archambault (juré no 1), Marcel Pomerlo (juré no 2), Raymond Bouchard (juré no 3) Jean-Bernard Hébert (juré no 4), Dany Michaud (juré no 5), Yves Bélanger (juré no 6), Vincent Bilodeau (juré no 7), Jacques Baril (juré no 8), Jean Dalmain (juré no 9), Aubert Pallascio (juré no 10), Jean-Marie Moncelet (juré no 11), Stéfan Perreault (juré no 12).Suspense présenté du 16 juin au 9 septembre, du mercredi au samedi à 20 heures 30 au Théâtre du Vieux-Terrebonne.Information et réservations (450) 964-1220.TRIOMPHE ! on joue le 1er juillet 5LP0501D0630 D-5 ven30 juin 5LP0501D0630 ZALLCALL 67 00:53:21 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 5 Dutoit gagne encore CLAUDE GINGRAS La série « Mozart Plus » de l'OSM a connu un départ extrêmement prometteur hier soir à la basilique Notre-Dame et, une fois de plus, Charles Dutoit est à l'origine de cette réussite que 2 000 personnes ont ovationnée spontanément et avec insistance.La première Symphonie de Brahms, la pièce de résistance du programme, constituait un choix en apparence bien banal.Cette partition revient régulièrement en saison et a été dirigée déjà de nombreuses fois par Dutoit.Que pourrait-il bien en tirer de nouveau, se disait-on.Surprise, encore une fois.Cet homme réussit encore à renouveler une partition dont on pensait avoir fait et refait le tour, et, qui plus est, une partition allemande et ne faisant donc pas précisément partie de ses spécialités.Tout est très beau dans ce Brahms, et ce dès le grand tutti d'entrée où la pleine sonorité de l'orchestre s'installe, majestueuse, dans la vaste nef.Peu importe que la chaleur affecte légèrement l'accord de certains bois.Et Dutoit nous fera oublier son renoncement à la reprise du premier mouvement en jetant un nouveau regard sur un épisode décisif du finale : ce « Più Andante » annonçant le grand thème de l'exposition aux cordes.Dutoit y ralentit légèrement, conformément à l'indication, ce qui a pour effet d'isoler les solos (le cor notamment) et de souligner la grandeur du thème en question.Plus tard, il mènera le finale à une conclusion des plus dramatiques.La pianiste roumaine Ana Mirabela Dina, 24 ans, gagnante du premier Concours Martha Argerich, est la soliste du deuxième Concerto de Beethoven.Elle possède une grande technique et une réelle musicalité ; elle nous reviendra sûrement.Une petite symphonie de Mozart, inconnue, ouvrait le concert.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Charles Dutoit.Soliste : Ana Mirabela Dina, pianiste.Jeudi soir, basilique Notre-Dame.Dans le cadre de la série « Mozart Plus ».Programme : Symphonie no 18, en fa majeur, K.130 (1772) - Mozart Concerto pour piano et orchestre no 2, en si bémol majeur, op.19 (1794-98) Beethoven Symphonie no 1, en do mineur, op.68 (1874-76) - Brahms Ana Mirabela Dina Mer.au ven.20 h 30 sam.21 h SUPPLÉMENTAIRES les mardis 25 juillet et 1er août À L'AFFICHE jusqu'au 3 septembre Un triomphe! Un classique toujours d'actualité.Carmen Montessuit, Journal de Montréal Un chef-d'oeuvre et un suspense à la fois éclairé et vibrant.Hervé Guay, Le Devoir Pour réservation (forfaits souper-théâtre disponibles) (450) 964-1220 ou (514) 846-0908 SUPPLÉMENTAIRES LES SAMEDIS 8 JUILLET ET 19 AOÛT À 22 H Du 21 juin au 2 septembre (Forfaits Souper-Théâtre disponibles) 5LP0699D0630 d6-arts vendredi 5LP0699D0630 ZALLCALL 67 10:26:33 07/04/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Erratum.Si vous avez eu un sentiment de déjà vu en lisant les suggestions du cahier Sortir, jeudi dernier, ce n'était pas un miracle, elles avaient en effet été faites le jeudi précédent.Oublier le show de Kiss, il est fini.Oublier la soirée Oyé au Métropolisis, elle est passée date.Pour réparer notre erreur attribuable à ceux qui tiennent toujours à prendre leurs vacances, voici ce que nous vous proposons d'aller voir cette semaine.Célafête n Il est venu le temps de faire la fête.entre autres en compagnie de Bruno Pelletier, qui sera des célébrations de la Fête du Canada au Vieux-Port de Montréal.Des célébrations qui ont commencé dès le lendemain de la Saint-Jean, lorsque le Cirque Célafête, spécialement créé pour l'événement, s'est installé sous son chapiteau du Quai de l'Horloge où, jusqu'au 2 juillet, 38 artistes se démènent deux fois par jour.Pour ce qui est du « gros » spectacle du 1er juillet, il commencera à 20 h 30 et mettra en vedette, outre Bruno Pelletier, les Gino Vannelli, Jodie Resther et Chantal Kreviazuk.D'ici là, ce soir, Soirée latine.Demain et jusqu'à dimanche, des après-midi au son de musiques du monde.Et, en soirée demain, Soirée Symphonique menée par l'Orchestre Métropolitain, The Tea Party, Marc-André Gauthier, Sherri Karam et Percy Canestrari.Ajoutons à cela un jardin du millénaire, des animateurs, le train du cirque, une ménagerie.et beaucoup de drapeaux rouge blanc.Sonia Sarfati Cinéma n Fort heureusement, il n'aura pas fallu attendre que les poules aient des dents avant que la firme anglaise d'animation Aardman ne nous offre un premier long métrage.Les créateurs de Wallace et Gromit font honneur à leur réputation avec Chicken Run (Poulets en fuite en version française), un film d'animation irrésistible dans lequel des poules pondeuses gardées en captivité (et qui ont des dents !) tentent par tous les moyens de briser les chaînes de leur condition de chair à pâtés.Les réalisateurs Peter Lord et Nick Park offrent ici un film à la fois drôle et touchant, traversé par des pointes d'humour britannique proprement exquises.Des trésors d'ingéniosité et quelques morceaux de bravoure, notamment au plan de la direction artistique, parsèment ce film qui, sans contredit, constitue l'un des délices de l'été.Marc-André Lussier collaboration spéciale Exposition n Vous souvenez-vous de ces vulgaires arbustes transformés en chien, en chat, en oiseau, etc., par les mains en sécateurs géants d'Édouard, dans le film Edward Scissorhands ?Vous y songerez certainement à la vue des dragons, cygnes, tortues, papillons et autres étonnantes sculptures florales qui poussent littéralement dans le Vieux- Port, pendant les Mosaïcultures internationales.Est-ce joli ?Ça dépend des goûts.Est-ce fascinant ?Ça ne fait aucun doute ! La maestria des maîtres horticulteurs est indéniable et vaut le détour.Les enfants reconnaîtront avec plaisir quelques personnages de Disney, mais craqueront surtout pour les petits pandas tout en feuilles ! Toutefois, munissez- vous de chapeaux et de crème solaire : s'il y a de la verdure en masse au quai des Écluses, il n'y a pas beaucoup d'ombre ! Infos : 1-888-868-9999.Marie-Christine Blais collaboration spéciale Théâtre n Le Théâtre du Chenail-du-Moine fête son 20e anniversaire en présentant Mes hommes de Derek Benfield, une comédie britannique loufoque, étourdissante, parfois absurde qui nous permet de mesurer l'astuce de deux femmes dans un désordre amoureux.total.Pas moins de trois demandes en mariage dans un même lieu et à peu près en même temps.Presque une pièce féministe avec trois pauvres hommes roses, victimes des plus délicieux mensonges.Un des coups de coeur de l'été.Une pièce magnifique, bien montée par Monique Duceppe et bien jouée, avec une remarquable prestation de Josée Deschênes.À moins d'une heure de Montréal, le Théâtre du Chenaildu- Moine vous offre du théâtre, des restaurants, des croisières à bon prix.(Info : 1 877 224-3624) Jean Beaunoyer La Presse 30 juin 2000 Page D7 manquante 5LP0801D0630 d8-arts-vendredi 5LP0801D0630 ZALLCALL 67 00:43:59 06/30/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Rave La plus grosse sélection de DJ jamais entendue ! PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Une grande aventure, vraiment ?Les ravers s'en frottent encore les yeux d'ébahissement.Sur le dépliant publicitaire du méga-événement électronique A Great Adventure, qui aura lieu dans la nuit de dimanche à lundi, on annonce une vingtaine de grosses pointures du techno, du house, du hip hop et du drum & bass, dispersées sur les quatre scènes extérieures aménagés sur la piste de courses d'accélération de Napierville.De plus, ces étoiles du beat seront secondées par la crème des DJ locaux.Ayoye.L'événement constitue la seule étape canadienne d'une immense tournée nord-américaine organisée conjointement par deux compagnies de production basées à Montréal, Justice et Renaissance, avec un petit coup de main de Coolworld, compagnie basée à San Francisco, qui coordonne la scène principale.Selon la tradition des méga-raves californiens, rien ne sera laissé au hasard pour les fêtards : en plus des quatre scènes, un écran de cinéma sera aménagé, des jeux vidéo, des feux d'artifices, des manèges et sûrement d'autres surprises.Nul doute, A Great Adventure est en voie de devenir le plus gros événement du genre jamais mis sur pied au Québec.Ainsi, le seul problème sera de savoir où et quand aller entendre tous ces DJ.Pour vous aider à ne rien manquer, voici un survol de l'horaire.Coolworld, scène principale : Deux légendes du hip hop chaufferont les planches : KRS ONE, un patriarche du hip hop américain, véritable preacher des foules underground, crachera dans le micro de 22h45 à 23h45.Ensuite, les newyorkais Jungle Brothers (récemment revenus à la surface avec un album produit par le cerveau des Propellerheads) prendront la relève entre 2h30 et 3h30.Entre ces deux performances, les DJ John Kelly (techno, de 1h à 2h30), Johnny Fiasco (hardhouse, 23h45 à 1h) et, dans la matinée, les breaks planants de Gavin Hardkiss (de 5h30 à 6h45).Scène Bombay : Cette scène dévolue au house est sous la supervision de l'excellente étiquette montréalaise Bombay.Au programme : Derrick Carter, Roy Davis Jr.(tous deux de Chicago), Marques Wyatt (de Los Angeles).Plus tard, les Mr.C et Asad Risvi, deux britanniques représentant la prolifique scène UK garage taperont dans le tas.Également, ne manquez pas Miguel Graça, producteur local en voie de se tailler une reconnaissance internationale grâce à son premier album, Shining Stars (sous le pseudonyme Soulnotmind), récemment sorti sur Bombay.Scène Dune : Du drum & bass, en voulezvous, en v'la ! Programmée par les dirigeants du respecté label local Dune, la scène, en plus de nous présenter des talents locaux, proposera des gros noms britanniques.La superstar du drum & bass Goldie revient pour la seconde fois à Montréal, avec MC Rage au micro.Ceux-ci seront suivi de Jumping Jack Frost, un vieux de la vielle de la scène anglaise, ainsi que Brian Gee, directeur du percutant label V Recordings.De Dune, les DJ Double A & Twist et Adam L étaleront leurs breakbeats, nappés de la voix de MC Fuse.Pour la scène Bombay tout comme pour celle-ci, les horaires des prestations n'étaient pas encore confirmés à l'heure de tombée.Scène Motor City/ Detroit : Vous l'aurez deviné, le techno dur et un brin minimal sera à l'honneur sur cette scène qui nous offre notamment une performance exclusive : Derrick May et Kevin Saunderson, ni plus ni moins que les pères de la techno telle qu'on l'entend aujourd'hui, piloteront les tables tournantes en duo, entre 1h et 4h.Impératif.Ce n'est pas tout : Stacey Pullen (de 4h à 6h) et Carl Craig (6h à 8)- ira-t-il ensuite faire un tour au Festival de jazz ?- seront aussi de la partie.Frankie Bones (de New York), les locaux Philgood, Yaz, Alek et les Urbanauts brasseront la sauce à leur façon.Ouf ! Il n'y aura certainement pas assez de 16 heures pour entendre tous ces artistes ! Pour plus de détails, consultez le site Internet de l'événement ou téléphonez au 514 230-1197.Les billets sont en vente sur Admission (514 790-1245) ou à la porte, au coût de 45 $.www.agreatadventurefest.com Avisez votre camelot ou communiquez avec La Presse.(514) 285-6911 Votre abonnement à La Presse sera transféré automatiquement à votre nouvelle adresse.APPELS INTERURBAINS SEULEMENT : 1 800 361-7453 Télécopieur 1 888 254-7272 Télécopieur : (514) 285-7039 FILL08 5LP0902D0630 D09 vendr.5LP0901D0630 ZALLCALL 67 00:53:55 06/30/00 B Expositions LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 R D 9 Une exposition hors du commun SYRIE / Suite de la page D1 Dans une vaste et même salle divisée par des voiles semi-transparents suspendus au plafond et traversés de textes (à la mode qui trotte, ces panneaux didactiques !), l'on a droit à un condensé éloquent des premiers balbutiements de la civilisation telle qu'on l'entend aujourd'hui.C'est-à-dire une organisation sociale complexe qui possède un système de classes géré par une élite politique.Parmi les beiges, bruns et gris, de la pierre et de la terre cuite, parmi les couleurs subtiles du verre soufflé et des tesselles de mosaïque, parmi l'or, le lapis-lazuli et la cornaline des bijoux, l'on sillonne les trois thèmes de l'exposition, soit les processus d'organisation de la société, de l'économie et de la pensée de cette Syrie-creuset-des-civilisations.De cette « seconde patrie de tout homme cultivé aux quatre coins du monde », écrit l'enthousiaste ministre de la Culture de la République arabe syrienne, le Dr Najah Al- Attar, dans le volume, fort beau d'ailleurs, qui accompagne cette expo.Des découvertes archéologiques anciennes et récentes, parmi les plus importantes de la Syrie assure- t-on, nous conduisent depuis la « révolution néolithique », lorsque vers le -IXe millénaire les hommes se mirent la patte à l'agriculture, à la domestication des animaux et à la construction de villages, jusqu'aux combats entre mamelouks et chevaliers européens du temps des croisades.Fameux chapitre qui nous donne droit entre autres à une méchante cotte de mailles incrustée d'or (1400), prêtée par le Musée national de Damas.L'histoire est longue, donc, et fascinante.Elle passe, pour l'occasion, par l'émergence des villes, puis des cités-États ; par la formation de royaumes et d'empires ; par un panthéon des dieux, dont El et son épouse Athirat en sont les suprêmes et prolifiques géniteurs ; par la foi musulmane en la science et, bien entendu, par l'apparition des grandes religions monothéistes, le judaïsme, cependant, en moins ! ?Un détail, apparemment.Quant à l'ensemble, ce n'est pas sans faire effet, une exposition qui vous présente avec égal respect une trappe à rat en terre cuite (-1200) et une imposante et très monarchique statue en diorite (-2200).Une expo qui, dans un même souffle cohérent, vous parle outillage, combats, système monétaire, rites funéraires et habitudes culinaires.Il y a là un petit idéal holiste, une logique sans doute proprement archéologique, qu'il fait bon flairer.D'autant plus qu'il se dégage de toute cette esthétique mésopotamienne une impression de douceur.Une sorte d'humilité et d'assurance tranquille, une simplicité formelle aussi, qui, par comparaison, laissent l'art romain à son orgueil et l'art grec, à son narcissisme.Même cette statue de la déesse Athéna-Allat en tenue de guerre (200), réalisée sous le joug des Romains et témoin de l'occidentalisation, voire ici l'hellénisation, des dieux orientaux, préserve un primitivisme tout doux.Et un soupçon de naturalisme.Comme dans ces jolies rotules qui se devinent à travers des surfaces de pierre poreuse.Dans une salle tout à côté, une exposition didactique et interactive sur la Syrie contemporaine est présentée en complément à ces 400 merveilles venues de loin.Elle en vaut la peine.Notamment pour le court-métrage Mille et un contes d'Alain Saint-Hilaire, tourné récemment en Syrie.Un petit film éclairant, par moments touchant, qui vous raconte le pourquoi et le comment de la Syrie d'aujourd'hui, qui fait image de son passé et souffle quelques mots sur ses aspirations.Dont celles, certainement plus conséquentes que gentillettes, d'ouverture et de rencontre entre l'Orient et l'Occident.Voilà.Un conseil : dites oui à la visite commentée ! Elle défriche, ouvre une voie d'accès et vous laisse ensuite à vos propres linteaux et chapiteaux.SYRIE, TERRE DE CIVILISATIONS, Musée de la civilisation, Québec, jusqu'au 7 janvier 2001.Info : 418 643-2158.Statue de la déesse Athéna- Allat, 200; collection: Musée national de Damas.Casque d'apparat, argent et fer.Vers 100.Homs, ancienne Emès.Musée national de Damas.Bas-reliefs funéraires, de 137 à 240; collection: Musée de Palmyre. 5LP1001D0630 D10 vendr.5LP1001D0630 ZALLCALL 67 00:48:06 06/30/00 B Disques D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Tout pour le punk ! n Il se cuit encore de bien bonnes galettes dans le grand four du punk-rock.À preuve ce Ever Passing Moment, plus récente émanation du trio américain MXPX.Non, ces jeunes hommes de bonne famille n'inventent strictement rien, se contentant de suivre les traces encore fumantes des Clash ou des Stiff Little Fingers sur la route du punk.Mais cette petite tare est rapidement effacée par l'énergie et la fougue du groupe, par cette capacité à cracher des petits bijoux de trois minutes qui font taper du pied sur-le-champ.Dans le garage de MXPX, impossible de souffler : ici, 15 titres sont largués en moins de 40 minutes.Vous avez dit concision ?Avec Lit et Green Day, voici certes l'un des meilleurs groupes du genre en Amérique présentement.HHH1/2 THE EVER PASSING MOMENT MXPX A&M/Universal Richard Labbé The Hip en forme n Le dernier Tragically Hip démarre en force avec My Music At Work, sans doute la plus solide pièce du groupe ontarien depuis fort longtemps.La table est ensuite mise pour une randonnée plutôt mémorable, une randonnée qui nous fait vivre le rock des Hip à fond, un rock qui mène à des passages lourds, à des passages plus doux aussi, petites références sixties en boni.Manifestement, les Hip sont ici en pleine forme, alliant textes savoureux et grooves électriques de très belle façon, au point de nous faire oublier une réalisation parfois brouillonne, qui a tendance à laisser la voix de Gordon Downie loin derrière.Cela dit, voilà un must pour les fans, sans l'ombre d'un doute.HHH1/2 MUSIC@WORK The Tragically Hip Universal Richard Labbé Cool flic n Le nouvel enregistrement de la célèbre chanson thème de Shaft est en tous points identique à l'original des années 70.C'est dire qu'on retrouve ici intacts les arrangements et l'interprétation d'Isaac Hayes, les violons, les cuivres, les riffs d'enfer et les rythmes envoûtants.Pour le reste, cette compilation composée de chansons « tirées de et inspirées de » nous offre un éventail d'oeuvres concoctées par des artistes hip-hop et r&b de la nouvelle génération, lesquels se sont trempés, pour l'occasion, dans l'esprit de l'époque de leurs aînés.Il en résulte un ensemble fort solide, duquel on retient entre autres les deux plages soul de R.Kelly, le Summer Rain de Carl Thomas (inspiré de Summer Soft de Stevie Wonder), le funk de Too $hort (inspiré d'Atomic Dog de George Clinton), et la fièvre latine de Fulatino.HHH SHAFT Music From and Inspired By La Face Records / BMG Marc-André Lussier collaboration spéciale En voiture n Les admirateurs du groupe The Cult se lanceront à l'assaut de cet enregistrement en moins de temps qu'il n'en faut à des pros du vol de bagnoles pour subtiliser une Ferrarri.Pourquoi ?Parce que le groupe bien aimé, dont la sortie du prochain album n'est prévue que l'an prochain, propose Painted On My Heart, une toute nouvelle chanson écrite spécifiquement pour le film.D'assez bonne tenue en plus, même si on y sent les élans typiques de la maîtresse ès rock ballade Diane Warren.On retiendra aussi de cette compilation, musicalement beaucoup plus intéressante que le film, Machismo de Gomez, des participations de Moby (Flower), de The Chemical Brothers (Leave Home), Groove Armada (RAP) ou A3 (Too Sick To Pray).Fort convenable pour prendre la route.Si votre bolide n'est pas disparu bien sûr.HHH GONE IN 60 SECONDS Music From The Motion Picture Island (Universal Music) Marc-André Lussier collaboration spéciale Ashcroft tout seul n Le plus grand problème de Richard Ashcroft réside dans son passé.À titre d'exchanteur du groupe britannique The Verve, Ashcroft devra toujours faire face aux comparaisons, toujours tenter d'égaler les sommets atteints avec ses collègues d'autrefois.Alone With Everybody, son premier compact solo, déçoit donc d'emblée.Parce qu'on n'y retrouve point de Bittersweet Symphony, point de ces petites pointes de pop parfaite jadis repérées sur Urban Hymns, le dernier compact des Verve.Seul, Ashcroft a cette fâcheuse manie d'étirer la sauce, de pondre des titres de cinq minutes qui auraient très bien pu être complétés sous la barre des quatre minutes.Malgré tout, Alone With Everybody n'est pas sans intérêt.Des pièces magnifiques comme A Song For The Lovers, New York, You On My Mind In My Sleep et C'mon People nous rappellent combien Ashcroft peut rayonner.L'ennui, c'est qu'il en fait la preuve peu souvent.HH1/2 ALONE WITH EVERYBODY Richard Ashcroft Hut / Virgin Richard Labbé L'amour, toujours l'amour.ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Avec l'arrivée de l'album Corps & armes, il y a trois semaines, on attendait Étienne Daho aux Franco Folies de Montréal en juillet.Les fans devront toutefois patienter plusieurs mois avant de voir le chanteur dans notre île, la tournée annoncée ne démarrant en France qu'en octobre.Daho pourra d'ici là se faire à l'idée de voyager au-dessus de l'Atlantique pendant six heures interminables.Car il redoute les périples aériens depuis quelques années, autant que les hivers québécois.Depuis 1993, en fait, année de son dernier passage au Québec.C'était en mars.Il venait de chanter au Spectrum de Montréal.Le lendemain, il décollait de Québec en direction de New York.« À bord d'un petit appareil à hélices, se rappelle-t-il au bout d'un fil de téléphone parisien.Il faisait tellement froid et il y avait tellement de neige.C'était la tempête du siècle ! Tout le monde a paniqué et crié dans l'avion.» Le pire n'est pas arrivé, mais le mal était fait.« Aujourd'hui, ma crainte s'est estompée.Mais j'ai hésité pendant des mois avant de reprendre l'avion.» C'est que la sédentarité ne convient aucunement à Daho.L'immobilité l'affaiblit.Il privilégie cependant aujourd'hui les itinéraires plus courts.Depuis 15 ans, le Breton se promène de Paris à Londres à Hybissa, en Espagne, où il réside, par plaisir, pour affaires et par amour.Corps & armes est né d'une histoire d'amour intense qu'il vit d'ailleurs toujours.Les sentiments étaient si forts et la relation si chavirante qu'il n'a mis que neuf mois pour coucher sur papier et sur disque ce qu'il ressentait.La lettre d'amour comprend 11 titres.« Ça a jailli quoi ! C'est une muse magnifique ! S'il ne se passe rien dans ma vie au niveau affectif, il n'y a pas de disque ! L'amour est l'aventure humaine la plus excitante.Celle qui vaut le plus la peine d'être vécue.Même si elle se solde presque inévitablement par un échec.Je suis très heureux d'avoir rendu cette histoire éternelle.» Pas trop loin derrière, viennent les relations d'amitié qu'il désire tout autant immortaliser.Comme celle qui l'unit à Françoise Hardy (ils chantent ensemble sur l'album Clair-obscur de la grande dame).Mais aussi celle qui le soude à la planante Vanessa Daou.Leur histoire d'amitié est née un après-midi d'octobre, lorsqu'en flânant dans un magasin de disques, il a mis la main sur l'album Plutonium Glow de la chanteuse.« En revenant chez moi, je lui ai envoyé un courriel.On se parle tous les jours depuis.» Le résultat de leur communion se nomme Make Believe, une chanson retrouvée sur Plutonium Glow, que Daho a récupérée pour la chanter en couple sur Corps & armes.« Je lui ai donné un air plus soul, plus estival.Un tout joyeux donc ce Corps & armes marqué par des textes qui respirent la joie de vivre (à deux) sur des musiques qui font voyager le corps et.l'âme.Ouverture, le premier témoignage chanté de l'album, traduit à lui seul l'effet déstabilisant produit par la rencontre du chanteur et sa muse.« On trouve tout de même des chansons moins joyeuses sur l'album.Les Mauvais Choix en est un exemple.C'est comme dans tout.On traverse des obstacles dans la vie.On participe continuellement à une espèce de course au bonheur.» Pour conférer une âme aux textes de ce neuvième album en carrière (deux ans après Singles et quatre après Eden), Daho s'est acoquiné avec Les Valentins, groupe français qu'il a découvert en 1987, et l'arrangeur Wil Malone qui a travaillé notamment avec Massive Attack.Les séances avec le maître ont été convaincantes.D'autant plus que l'album a en partie été enregistré à Abbey Road, à Londres.Quartier général des Beatles.« Certains vont enregistrer à Abbey Road, car ça fait bien de l'écrire sur la pochette ! J'ai choisi ce studio pour l'acoustique et non pour le mythe.C'est l'endroit idéal pour enregistrer avec un orchestre de 45 musiciens.Wil Malone a tout saisi ce que je voulais mettre dans ce disque.Il a su rester très sobre.Car, à mon sens, les véritables émotions se retrouvent dans la fragilité et la sobriété.» C'est davantage Londres qu'Abbey Road qui fait palpiter le coeur du chanteur de 44 ans.Il est en amour avec la ville depuis qu'il y a enregistré Pop Satori, en 1985, avec William Orbit (Ray of Light de Madonna), l'album qui l'a fait connaître de ce côté de l'océan.« J'aime Londres pour sa musique mais aussi parce que j'y suis plus anonyme.Je peux faire moins attention ! Comme je suis Breton, je me sens plus proche des Londoniens.Je suis cool et je n'emmerde personne.enfin, je crois.» Corps & armes est né d'une histoire d'amour qu'Étienne Daho vit toujours.En direct de Bruxelles, la lauréate de Dolbeau CLAUDE GINGRAS Quelles que soient les circonstances dites « incontrôlables », on continuera de trouver regrettable qu'aucun de nos organismes, à commencer par les Jeunesses Musicales du Canada, n'ait pris l'initiative de monter un récital autour de Marie-Nicole Lemieux dans la foulée de sa récente victoire au prestigieux Concours Reine-Élisabeth de Belgique.Heureusement, le disque nous permet d'entendre enfin cette jeune voix québécoise à peu près inconnue chez elle mais choisie parmi douze finalistes par un jury où siégeaient Joan Sutherland et José van Dam.La marque belge Cyprès a en effet constitué, à partir des prestations de la demi-finale et de la finale, un coffret de deux compacts qui vient tout juste de paraître et que distribue ici la maison Interdisc, de Lanoraie.Marie-Nicole Lemieux, la grande gagnante, se voit consacrer plus de plages que les autres, soit sept sur un total de 28.Ce qui est normal : elle remporta le premier prix (17 500 $) et le prix spécial du lied (3500 $).On aimerait cependant savoir pourquoi le gagnant du deuxième prix, Marius Brenciu, ténor de Roumanie, ne reçoit que trois plages alors que le troisième prix, Olga Pasichnyk, soprano d'Ukraine, en reçoit six.Et pourquoi, des six autres finalistes, trois seulement sont représentés dans l'enregistrement (en passant, deux de ces trois « élus » sont du Canada).On note encore que l'Orfeo de Monteverdi figure dans le disque « Oratorio et Lied » et que des mélodies de Mahler et de Berlioz (d'ailleurs chantées par Mme Lemieux) se retrouvent sous la rubrique « Opéra ».Certaines plages, enfin, sont bruyamment ovationnées et d'autres sont suivies d'un silence de plomb.Quoi qu'il en soit, l'ensemble paraît assez représentatif du niveau de la participation et confirme la position de Marie-Nicole Lemieux par rapport aux autres concurrents.Les sept plages où on l'entend sont supérieures, bien que parfois de justesse, à toutes les autres.Présentée comme « mezzo-soprano » au Concours national des JMC, qu'elle remporta le 2 mai, la chanteuse de 24 ans, de Dolbeau, était inscrite comme « contralto » deux semaines plus tard à Bruxelles où elle se classa aussi première.C'est un passage un peu rapide, surtout à 24 ans.Si certaines notes graves suggèrent un contralto en devenir, le timbre de la voix reste, pour l'ensemble, celui d'un mezzo.Marie-Nicole Lemieux \u2014 qui, détail intéressant, est passée de 24 à 25 ans le 26 juin \u2014 verra sans doute sa voix se développer, mais, pour l'instant, c'est un magnifique mezzo qu'on écoute : sonore, placé, juste, et, surtout, une interprète profonde, racée, sensible au texte, qui parle à travers cette voix.L'intérêt du disque, c'est donc, pour nous, Marie-Nicole Lemieux.Quelques mots, quand même, sur les autres.Le deuxième prix Brenciu, déjà nommé, chante avec une grande émotion mais d'une voix moins remarquable que le Français Pierre-Yves Pruvot, baryton et quatrième prix.Il se peut qu'un certain choix de programme (l'insipide recueil de Jean Françaix) ait nui à Pruvot.Des deux Canadiens finalistes mais non lauréats, Karen Wierzba pousse une petite voix d'élève.Robert Pomakov, basse, à 19 ans le plus jeune des concurrents, impressionne déjà par sa voix, son autorité et son style.Dommage qu'il rate la note aiguë d'ornement à la fin de l'air de Messiah.Québec vient de l'entendre dans Mozart et Lanaudière l'entendra le 8 juillet au programme Stravinsky-Poulenc.Les neuf concurrents retenus ici sont accompagnés par l'Orchestre symphonique de La Monnaie, dir.Marc Soustrot, l'Academy of Ancient Music, dir.Paul Goodwin, et six pianistes différents.HHH CONCOURS REINE-ÉLISABETH DE BELGIQUE de mai 2000 : extraits de la demi-finale et de la finale Cyprès, coff.2 d., CYP9610 (distribution : Interdisc, Lanoraie) 5LP1101D0630 d11- arts-vendredi 5LP1101D0630 ZALLCALL 67 00:44:34 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 11 Variétés Semaine du 2 juillet 2000 SD CS 3 1 IT'S MY LIFE Bon Jovi 2 2 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 7 3 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt 5 4 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 1 5 THONG SONG SISQO 6 6 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft 10 7 TAKE A LOOK AROUND (THEME FROM M:I 2 Limp Bizkit 9 8 I WILL LOVE AGAIN Lara Fabian 4 9 WHEN Shania Twain 15 10 STRANGE LOVE ADDICTION Supreme Beings of Leisure 16 11 SHA LA LA LA Vengaboys 12 12 BODY ROCK Moby 8 13 THE ONE Backstreet Boys 13 14 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 17 15 NO MAN WOMAN'S Sinead O'Connor 18 16 STEAL MY KISSES BEN HARPER 20 17 BOOM Trinket 26 18 IF ONLY Hanson 22 19 AM I HERE YET?Billie Myers 23 20 FEARLESS Bryan Adams 25 21 IT'S GONNA BE ME N'Sync 26 22 COULD I HAVE THIS KISS FOREVER ?Whitney Houston & Enrique Iglesias \u2014 23 THE REAL SLIM SHADY Eminem 27 24 DANCE TONIGHT Lucy Pearl 28 25 BENT Matchbox Twenty 29 26 SAY MY NAME Destiny's Child \u2014 27 LET'S GET LOUD Jennifer Lopez 30 28 WONDERFUL Everclear \u2014 29 CORAZON ESPINADO Santana \u2014 30 CALIFORNICATION Red Hot Chili Peppers 1 1 MOTEL 117 Éric Lapointe 4 2 MONTRE-MOI LE CHEMIN S.K.O.5 3 SPIN ME 'ROUND 2000 Les Nerds 3 4 L'UNE VA SANS L'AUTRE Venus 3 6 5 ENTENDS-TU MON COEUR Jacynthe 7 6 EMMÈNE-MOI Allan Théo 2 7 JE JOUE DE LA GUITARE Jean Leloup 9 8 THANK YOU Mc Master & James 11 9 NATURELLE Baobab 14 10 NE FAIS PAS ÇA Paul Piché 15 11 JE N'T'AIME PLUS Mario Pelchat 8 12 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 20 13 AFRIKA Tukuleur 10 14 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 18 15 MYSTÈRE AÉROSOL Projet Orange 17 16 S'AIMER SANS LUMIÈRE Roch Voisine 19 17 INFINITÉ Richard Petit 12 18 QUAND ?Martin Deschamps 22 19 IL EST TEMPS Kyo 13 20 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel SD CS Gino ! Gino ! Gino ! Bruno Pelletier rentre de Londres pour fêter le Canada SUZANNE COLPRON Bruno Pelletier n'en demandait pas tant.Mais quand son gérant lui a proposé de chanter en duo avec Gino Vannelli, il a crié : « Gino ! Gino ! Gino ! ».Non, c'est faux.Il n'a pas crié, mais il a quand même sauté de joie.« Je n'aime pas le mot idole, ditil.Mais Gino Vannelli c'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté.Pas seulement moi.Mon band aussi.Pour nous tous, c'est un très gros événement.» Un gros événement qui aura lieu demain soir dans le Vieux-Port, à l'occasion de la Fête du Canada.Le spectacle, présenté gratuitement, commence, à 20h30, avec Jodie Resther, la nouvelle voix R&B québécoise.Il se poursuit avec la prestation de Chantal Kreviazuk, récipiendaire de deux Junos, meilleure artiste et meilleur album pop, à 21h, et de Bruno Pelletier, à 21h40, avec la participation de Gino Vannelli, l'auteur de I Just Wann Stop, qui a grandi à Montréal dans les années soixante.Un gros événement, donc, pour Bruno Pelletier, venu fêter le Canada exprès de Londres, où il incarne le personnage de Gringoire, cinq soirs par semaine, dans la version anglaise de Notre-Dame de Paris, démolie, comme on sait, par la critique britannique.« On joue devant une moyenne de 1000 à 1200 personnes par soir, précise-t-il.C'est pratiquement sold-out à partir du jeudi.Il y a plus de 20 comédies musicales à Londres.Lion King, Vilain Opera, La Cava, Cats, The Miz, The Phantom of Opera.C'est une bataille qu'il faut livrer.Mais ce n'est pas mauvais après le succès qu'on a connu à Paris et à Montréal.On ne peut pas s'asseoir sur nos lauriers.» Son passage à Montréal sera toutefois de courte durée puisqu'il repart à Londres dimanche, un peu plus d'une semaine après son arrivée.Bruno Pelletier a passé les trois derniers mois avec son fils, Thierry, neuf ans, reparti à Montréal la semaine dernière où l'attendait sa mère.Une expérience formidable pour le père comme pour l'enfant dans une grande ville de la taille de Londres, inconnue du chanteur il n'y a pas si longtemps.Depuis la première de Notre-Dame de Paris à Londres, Bruno Pelletier a fait ses devoirs de touriste, il a arpenté les rues de la capitale anglaise, visité ses musées, admiré son architecture et fréquenté ses théâtres.Mais il confesse : « Je préfère Paris ! » « J'ai plus de contacts là-bas.La vie londonnienne ne me fait pas trop tripper.Il y a trop de monde et un gros degré de pollution.C'est plus difficile à prendre qu'à Paris.Puis, j'ai amorcé des choses au Québec et en France que je ne veux pas laisser tomber.Je n'ai pas envie de rester à Londres.Ce n'est pas le lieu où j'ai envie de vivre.» Il préfère Paris, mais il apprécie tout de même l'anonymat que lui procure Londres.« Pour le moment, je me laisse un peu bercer, poursuit-il.Les huit derniers mois ont été infernaux.Il y a eu la tournée de promotion de Notre-Dame de Paris, des spectacles au Québec et en France.J'ai fait 12 allers-retours entre Montréal et Paris.Ça me fait du bien d'être installé à Londres dans un certain anonymat.» Marcher dans les rues sans se faire reconnaître, flâner aux terrasses des cafés, tourner les pages d'un livre dans une librairie sont de petits plaisirs qui finissent par avoir leur importance.Surtout quand on sait que cette vie aura une fin.On n'a qu'à regarder l'agenda de Bruno Pelletier pour s'en convaincre.À peine revenu de Londres, en septembre, après la dernière de Notre- Dame de Paris, qu'il livre le 31 août, il se lancera dans une tournée de spectacles inspirée de son dernier album, D'autres rives, sur lequel il chante « Je veux partir loin de chez moi et en avoir la nostalgie.» Il sera à Longueuil, en septembre, à Paris, en octobre, et à Montréal, en décembre.« C'est très bien Notre-Dame de Paris, mais il faut passer à autre chose », laisse-t-il tomber.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse© Bruno Pelletier : « La vie londonnienne ne me fait pas trop tripper.» 5LP1202D0630 D12 VENDREDI recast 5LP1202D0630 ZALLCALL 67 00:54:01 06/30/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Festival international de jazz de Montréal R AUJOURD'HUI DEMAIN Du pop au jazz GRATUIT GRATUIT Midi Mark Atkinson Trio Complexe Desjardins Sweet Dixie Terrasse Grand Marnier 13 h Les Costards Terrasse Grand Marnier 14 h Bourbon Street Sc.Air-Transat / RC 14 h et 15 h 30 La Petite École du Jazz Complexe Desjardins 15 h Sweet Dixie Terrasse du Casino 17 h Les Costards Terrasse Grand Marnier Bourbon Street Terrasse du Casino 17 h 30 La parade Mardi Gras Sc.Air-Transat- RC 18 h Eduardo Pipman Quartet Scène General Motors 18 h 30 Mel M'Rabet Carrefour General Motors 19 h Rick L.Blues Scène Labatt Blues Le Millenium Jazz Orch.Scène Air-Transat / Radio-Canada 19 h 30 Toby Foyeh & Orch.Africa Scène Bleue Dry Josh White Jr.Terrasse du Casino Coco Robicheaux Scène Louisiane Gangster Politics Scène du Maurier 21 h Juan José Carranza Scène General Motors A.C.Reed Scène Labatt Blues François Carrier et Noemi Carrefour General Motors Sierra Maestra Jazz Lounge Musimax 22 h Coco Robicheaux Scène Louisiane Claudia Acuna Scène Air-Transat / Radio-Canada Jerry Granelli Scène Bleue Dry Gangster Politics Scène du Maurier 23 h Juan José Carranza Scène General Motors Rick L.Blues Scène Labatt Blues The Steve Amirault Trio Hôtel Wyndham Minuit 30 A.C.Reed Spectrum Midi Jazzma Complexe Desjardins L'Esprit de la Nouvelle Orléans Terrasse Grand Marnier 13 h Bourbon Street Terrasse Grand Marnier 14 h L'Esprit de la Nouvelle Orléans Sc.Air Transat/RC 14 h et 15 h 30 La Petite École du Jazz Complexe Desjardins 15 h Sweet Dixie Terrasse du Casino 17 h Sweet Dixie Terrasse Grand Marnier Les Costards Terrasse du Casino 17 h 30 La parade Mardi Gras Scène Air-Transat / RC Djargon Sc.General Motors 18 h 30 Brave Old World Carrefour General Motors 19 h Angel Scène Labatt Blues Stage Band A Éc.sec.Monique Proulx de Warwick Sc.Air-Transat / RC 19 h 30 Joy Anandasivam Scène Bleue Dry Guy Davis Terrasse du Casino Rockie Charles Scène Louisiane Bim Skala Bim Scène du Maurier 21 h Milton Esteban Scène General Motors Jon Paris Scène Labatt Blues T.Von Pranke Quartet Carrefour General Motors 22 h Rockie Charles Scène Louisiane Bet.E & Stef Sc.Air-Transat / RC Erik Truffaz Scène Bleue Dry Bim Skala Bim Scène du Maurier 23 h Milton Esteban Scène General Motors Angel Scène Labatt Blues Steve Amirault Trio Hôtel Wyndham Minuit 30 Jon Paris Spectrum JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Aux dernières nouvelles, il nageait encore dans la grande mare de la variété québécoise.Hier soir, il était sur la scène Air Transat, les deux pieds dans le jazz vocal.La carrière de Léandre fait quand même de drôles de bonds.Ça vous étonne ?Pas lui.Bien avant de faire des flammèches sur nos palmarès, celui qui nous invitait à « prendre le temps » composait des chansons jazzy en anglais.À l'instigation de son ami et désormais agent Michel Laverdière, il est tout simplement revenu à ses premières amours.« L'échec critique et commercial de mon deuxième album m'a ébranlé, raconte-t-il.J'avais écoulé 50 000 exemplaires de mon premier disque et voilà que j'en vendais tout juste 2000.» Avec raison, laisse-t-il entendre, puisque le disque, trop produit et plus rock, ne lui ressemblait pas tout à fait.« On a voulu aller trop à gauche.Mais on cherchait quelque chose qui n'existait pas.Les chansons avaient perdu leur essence.Disons que je suis sorti de là quelques plumes en moins.» Léandre est allé se remplumer loin du showbiz.Pendant quatre ans, il a joué au baby-sitter et élevé ses deux filles.jusqu'à ce qu'on lui propose de reprendre le collier.Strange Eyes & Java Jive, un album de jazz en anglais est finalement paru il y a six mois.Ce qui explique sa présence au Festival de jazz, où le chanteur est par ailleurs en nomination pour le prix GM remis au jazzman canadien le plus prometteur.Entre John Pizzarelli et un Harry Connick poids léger, Léandre offre un croisement de pop adulte et de jazz sentimental.Le virage s'avère au moins aussi réussi que celui de Johanne Blouin.Un producteur japonais aurait apparemment manifesté son intérêt et un nouveau disque déjà en chantier sera bientôt enregistré à New York avec de gros moyens.Histoire à suivre.tout comme celle de la Canadienne Carole Welsman, qui se produisait hier sur l'immense scène Du Maurier, et qu'on nous annonce d'ores et déjà comme la prochaine Holly Cole et Diana Krall.Entre blonde expansive et première de classe, la pianiste- chanteuse propose un cocktail jazz tirant sur le pop adulte sophistiqué.Reprise de Night and Day, version jazzifiée de Every Breath you Take, adaptation \u2014 en français s'il vous plaît \u2014 de Fais comme l'oiseau, le tube de Michel Fugain.Pas de révolution à l'horizon, mais une conjonction d'éléments (personnalité forte, beauté blonde, voix passe- partout mais agréable) qui laisse en effet présager le succès commercial.On en dira autant du groupe cubain Orishas, qui a connu un succès boeuf hier sur la scène Bleue Dry.Mixture festive de rap et de musiques cubaines traditionnelles, le son des Orishas est à la fois sensuel et pesant.Ces gars-là ne sont pas que des rappeurs, ils savent aussi chanter \u2014 chose plus ou moins courante dans le hip hop.Dans la foule, des odeurs de Cohiba flottaient dans les airs, ainsi qu'un drapeau cubain, traîné par quelques jeunes latinos de Montréal.Les déhanchements suggestifs et le plaisir manifeste des trois MC (Yotuel, Roldan et Ruzzo) ont achevé de transformer ce spectacle en fête des sens.Orishas sont-ils à la musique cubaine ce que Manau fut à la musique celtique ?Souhaitons tout le contraire, même si les recettes (fusion rap-musique folk) se ressemblent jusqu'à un certain point.Avis aux intéressés : les Orishas seront au HMV cet aprèsmidi à 13 h.Pour finir, quelques mots sur le trompettiste suisse Éric Truffaz, qui donnait hier soir le premier de ses deux concerts, également sur la scène Bleue Dry.De loin, le spectacle le plus actuel de la programmation extérieure, par son mélange de grooves subtilement hypnotiques, de trompette feutrée typiquement « milesienne », de drum'n'bass et de scansion hip hop.Un résultat proche de la musique atmosphérique, mais non moins adapté à la danse, voire la transe.Une immense fenêtre ouverte sur le jazz d'aujourd'hui et peut-être de demain.À la hauteur de leur réputation, Truffaz et son groupe sont de retour au même endroit ce soir, 22 h.En espérant que le beau temps nous fera un solo, la pluie ayant refroidi les ardeurs des festivaliers, hier en fin de soirée.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Léandre est revenu à ses premières amours.Jay Jay J.: plus sombre, plus fort EN SALLES MARC CASSIVI EN SALLES « C'est un spectacle plus sombre et plus fort, à l'image du nouvel album », dit Jay-Jay Johanson, joint la semaine dernière en Turquie.Le crooner trip-pop suédois le plus populaire à l'est d'Aylmer investit le Métropolis, demain soir, en compagnie de quatre musiciens, dans le cadre du Festival de jazz.Au menu, son troisième album, Poison, toujours aussi mélancolique, enregistré « live » puis modulé par nappes électroniques, disponible chez tous nos bons disquaires depuis une semaine à peine.Le phénomène Johanson avait fait salle comble au Spectrum l'an dernier, toujours au FIJM.« Ce que j'apprécie du Festival de jazz de Montréal, c'est son ouverture d'esprit, dit-il.On y trouve tous les types de jazz et pas seulement du jazz conventionnel, comme dans la plupart des festivals européens.Ici, on offre une vitrine aux musiques modernes avec des influences jazz.» Les airs langoureux de Jay-Jay Johanson peuvent certainement être ainsi qualifiés.Alors que Tatoo, deuxième opus, avait déçu après Whisky, premier album porté aux nues par la critique dans la foulée du succès de So Tell The Girls That I'm Back in Town, chanson veloutée sur rythmes chatoyants, Poison séduit grâce à quelques incursions plus rock.Le fan de Gainsbourg et de Françoise Hardy, qui vit désormais entre Paris et Stockholm, s'est découvert des fidèles au Québec, comme en France, où il est plus populaire qu'en Suède.Les Français ont tout de suite craqué pour ce grand dadais blond à la voix androgyne, les Québécois un peu plus tard, les Anglais pas du tout (il n'est pas encore distribué en Grande-Bretagne, ni aux États-Unis d'ailleurs).Si Jay-Jay Johanson fascine la France, ce crooner chétif et atypique, designer graphique de formation, est lui fasciné par la musique de films.Poison recèle de pièces qui trouveraient sans peine leur place sur une trame sonore de film noir.« Je travaille actuellement sur ma première trame sonore, pour La Confusion des genres, du Français Alain Cohen.J'ai quelques offres pour des rôles dans des films allemands et français aussi.On verra bien ! » Midi The Zion Harmonizers Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier 15h-17h-19h Charlie Haden Cinémathèque Québécoise 16h-18h-20h News Orleans Cinémathèque Québécoise 18 h Arturo Sandoval and Band Théâtre Maisonneuve Rickie Lee Jones Spectrum COMPLET 19 h Ironing Board Sam Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier Charles Papasoff Salle du Gesù Dave Holland Gateway J.Dejohnette et J.Abercrombie Monument-National 20 h John Pizzarelli Trio Club Soda 20 h 30 Wayne Shorter / Herbie Hancock Salle Wilfrid-Pelletier Lullaby Baxter Trio Monument-National 21 h Salif Keita / Angelique Kidjo Métropolis Chick Corea & Origin Spectrum Ray Barretto & New Word Spirit Cinémathèque québécoise 23 h Avishai Cohen Devotion Salles du Gesù Minuit The New Birth Brass Band Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier Nightmares on wax Club Soda Midi The Zion Harmonizers Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier 15h-17h-19h David Murray Big Band joue Ellington Cinémathèque Québécoise, 16h-18h-20h Hallelujah! Cinémathèque Québécoise 18 h Alain Caron \u2014 Call me Al Michel Cusson \u2014 Camino Théâtre Maisonneuve Dianne Reeves Spectrum 19 h Ironing Board Sam Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier Sylvain Lelièvre Salles du Gesù COMPLET Dave Holland Big Band Monument-National 20 h John Pizzarelli Trio Club Soda 20 h 30 Al Dimeola New World Sinfonia Salle Wilfrid-Pelletier Lullaby Baxter Trio Monument-National 21 h Jay-Jay Johanson précédé de Gazelle Métropolis Brad Mehldau Trio Spectrum COMPLET Ray Barretto & New Word Spirit Cinémathèque québécoise 23 h Italian Instabile Orchestra Salle du Gesù Minuit The New Birth Brass Band Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier Blackalicious Club Soda Los Primos restent à Cuba FESTI-NOTES Presse Canadienne HALIFAX Les États-Unis ont placé sous séquestre l'argent tiré d'une vente scolaire de petits gâteaux dont les profits étaient destinés à permettre à un ensemble de jeunes musiciens cubains de venir jouer dans les deux plus grands festivals de jazz du Canada.Los Primos, 12 adolescents cubains devaient jouer mercredi au Festival de jazz de Toronto, mais ils se trouvaient plutôt bloqués à La Havane, attendant de savoir quand ils pourraient s'envoler en direction du Canada.Le groupe devait par ailleurs jouer hier au FIJM et a été remplacé par une formation de.Trois-Rivières.« Ils sont complètement effondrés de ne pouvoir remplir leurs engagements et de ne pouvoir jouer dans ces deux événements musicaux », a commenté Jeff Goodspeed, un musicien de Halifax qui parraine la venue de l'ensemble Los Primos au Canada.Les problèmes ont débuté lorsque M.Goodspeed a tenté de câbler de l'argent de Halifax à La Havane, où vivent les étudiants du conservatoire de musique Amadeo Roldan.La Banque Scotia a alors accidentellement transféré les fonds, générés par une vente de petits gâteaux et la tenue de concerts bénéfice, à son antenne new-yorkaise.Ce faisant, elle a rendu la transaction sujette à de strictes lois américaines, qui exigent que toute somme sortant des États-Unis en direction de Cuba soit saisie pour examen par le Bureau des actifs étrangers.« Il très ironique qu'un échange culturel entre des étudiants en musique du Canada et des étudiants en musique de Cuba soit remis en question à cause d'une loi américaine », a conclu M.Goodspeed.Une dirigeante de la Banque Scotia a affirmé hier que cette histoire était attribuable à une erreur humaine.La banque a aussi offert d'aider le projet en fournissant toute somme additionnelle qui pourrait s'avérer nécessaire.Trop tard.En magasin.n Le guitariste John Pizzarelli propose ce midi, à la librairie Indigo (1550, Mc Gill College), un avant-goût du spectacle swing qu'il présente ce soir et demain au Club Soda avec Martin Pizzarelli et Ray Kennedy.Trois heures plus tard, à quelques coins de rues à l'ouest, au HMV Megastore (angle Peel et Sainte-Catherine), le pianiste Chick Corea interprétera quelques morceaux de ses nouveaux albums Standards et Originals, qu'il se fera d'ailleurs un plaisir de signer.Original, en effet Pendant ce temps au OFF n Le Off-Festival, manifestation « en marge » du FIJM organisée pour la première fois par le jazzman Normand Guilbeault et consorts québécois, se poursuit ce soir au Lion d'Or, à 23 h, avec le Thom Gossage Group, suivi à 1 h du Quintet de Ben Charest.Info : 845-0556. 5LP1302D0630 d13-arts recast 5LP1302D0630 ZALLCALL 67 00:53:49 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 13 Festival de jazz de Montréal R Alain Simard déplore la réduction des subventions Le FIJM voit son aide financière baisser d'année en année, dit le président MARC CASSIVI Accusé la semaine dernière par un groupe de jazzmen montréalais de ne plus offrir « de bonnes conditions » aux musiciens locaux, Alain Simard, président du Festival international de jazz de Montréal, a porté le blâme hier sur les organismes publics qui réduisent leurs subventions au FIJM.« Je déplore le fait que le ministère du Patrimoine canadien ait coupé de moitié sa subvention et que la Communauté urbaine de Montréal ait complètement retiré la sienne, déjà amputée de moitié », déclarait hier soir Alain Simard, à l'occasion du cocktail d'ouverture du Festival, qui donnait le coup d'envoi à la plus importante manifestation artistique de la métropole (1,5 million de spectateurs, bon an mal an).Malgré un budget qui « approche les 13 millions », le FIJM a de la difficulté à maintenir les séries de jazz local (peu rentables aux guichets) en raison de la réduction globale des subventions, affirme Alain Simard.« Ce n'est pas parce que le Festival semble gros qu'il n'a pas besoin d'aide financière », a tranché son président, en rappelant le rôle de moteur économique de l'événement dans la région montréalaise.Ce discours à thème quasi unique d'Alain Simard s'offrait en réponse aux accusations récentes de musiciens jazz locaux, menés par le contrebassiste Normand Guilbeault, qui reprochent aux organisateurs du Festival leur manque de considération.Jusqu'au 9 juin, au Lion d'or, Guilbeault et consorts ont mis sur pied le premier Off Festival, qui compte faire sa propre promotion du jazz local, en marge des horaires parfois « peu jazz » des scènes extérieures.Cette année, 20 spectacles en salle sur 100 sont présentés par des musiciens québécois, ce qui inclut la série de huit spectacles du Lullaby Baxter Trio.« Je refuse de confiner les musiciens locaux dans des ghettos, se défend Alain Simard.Notre mission, comme organisme à but non lucratif, a toujours été de mettre nos musiciens en valeur.On s'est toujours servi du Festival comme levier pour faire connaître nos artistes à l'étranger.» Le Miles-Davis à Haden En présence de la ministre de la Culture Agnès Maltais, Alain Simard a par ailleurs dévoilé hier une sérigraphie inédite (particulièrement réussie) du chanteur \u2014 et peintre \u2014 Tony Bennett, soulignant le 100e anniversaire de Louis Armstrong.Plus tôt dans la journée, le grand manitou du FIJM remettait en outre le prix Miles-Davis au grand contrebassiste américain Charlie Haden.La statuette, un bronze inspiré d'un autoportrait du célèbre trompettiste, récompense depuis six ans un artiste pour sa « contribution au renouveau du jazz ».On compte parmi les plus récents lauréats Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998) et Herbie Hancock (1997).« C'est tout un honneur, s'est exclamé Charlie Haden, qui ouvrait officiellement hier soir le Festival de jazz en compagnie de la chanteuse Shirley Horn.Surtout de la part de mon festival préféré.J'ai toujours aimé venir ici.Les organisateurs sont passionnés par la musique et traitent les musiciens avec le plus grand respect.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Charlie Haden recevant son prix des mains d'Alain Simard.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © La chanteuse Shirley Horn, qui s'accompagne elle-même au piano, donnait hier soir le spectacle d'ouverture du Festival de jazz.Deux bouddhistes Monuments au Monument de génie ALAIN BRUNET Plusieurs d'entre nous avions l'impression de commencer par le dessert.Herbie Hancock dans un cadre aussi intime, c'était du gâteau au début d'un aussi vaste festival que celui du jazz à Montréal \u2014 qui démarrait hier.De surcroît, la superstar se produisait avec une section rythmique incroyable : Gene Jackson, le génome humain en personne pour reprendre la blague de son pianiste, ainsi que Dave Holland, dont c'était hier la première d'une série de cinq concerts.Monuments au Monument-National, pour ainsi dire.Bizarrement, Hancock, Holland et Jackson ont ouvert le concert avec une version longue et féroce du standard I Love You.Le pianiste était tout simplement méconnaissable tellement son jeu était ébouriffé d'entrée de jeu.Oserionsnous employer le terme free ?Quasiment.Chose sûre, ces grands musiciens donnaient l'impression de s'amuser comme des enfants.Éclats et crampes de rire en prime.La partie de plaisir s'est poursuivie avec une composition à saveur latine de Joe Henderson : Recorda Me.Entre les battements de mains du public suscités par Hancock et les imperturbables tracés de la contrebasse, on pouvait se questionner sur le jeu encore transformé du pianiste.Comme s'il avait voulu faire plus contemporain dans un concert s'adressant à des jazzophiles plus avertis \u2014 ce qui était le cas.Or voilà, la connexion entre l'audace de son jeu d'hier et ce à quoi il nous a habitués depuis 40 ans a fini par se faire à la livraison de la troisième pièce, tirée de l'album The Dream of The Elders.On était alors en voiture, Hancock était redevenu Hancock.Nous étions prêts à siroter deux ballades de haute tenue.La première, Some Other Spring (popularisée naguère par Billie Holiday) était tout simplement suave.La suivante fut lente à démarrer ; on était très loin de la version originale de Maiden Voyage, un classique de Herbie créé en 1965.Hancock a alors cajolé les cordes à l'intérieur de son clavier (l'esprit de John Cage était-il dans la place ?) avant d'amorcer sa délicate (et combien moderne) interprétation.Le problème au fond, c'est que ce grand musicien éprouve encore quelques difficultés à aligner les astres de son univers.C'est là son seul défaut, je crois bien.Au terme du Voyage, donc, un petit jogging s'imposait.Transition réussie à la salle Wilfrid-Pelletier : Shirley Horn y accomplissait de petits miracles d'élégance, de finesse et de volupté.Même le Fever de Peggy Lee, un standard endiablé d'ordinaire, était hanté par un esprit beaucoup plus placide, ô combien subtil.La dame de 65 ans est non seulement une vieille pro capable de maintenir l'attention d'un auditoire important, mais encore sait-elle encore chavirer les coeurs avec ses mouvements lents et sûrs.Autant sa voix comporte un grain absolument unique, autant son jeu pianistique la complète parfaitement.Honnêtement, je ne m'attendais pas à tant de beauté.Direct dans le plexus.Plus tôt dans la soirée, Me Shell Nedegéocello, semblaitpréférer le direct dans la figure.Non pas que sa musique soit devenue inintéressante (souvenez-vous, je fus son premier fan montréalais), mais cette androgyne surdouée ne me semble pas avoir assez réfléchi à l'idée de sa propre représentation sur scène.Elle harangue la foule, grogne, improvise un show qui devrait être huilé au quart de tour.En fait, elle ne semble pas avoir de la suite dans les idées.Que faire avec le son de Bitter, son dernier album réalisé par Craig Street qui ressemble étrangement aux disques de Cassandra Wilson, un son mis au point par le même Street ?Plutôt que d'assumer la transition proposée sur disque, l'auteure-compositriceinterprète est retournée aux grooves funk-jazz-R&B de ses deux premiers disques (Plantation Lullabies et Peace Beyond Passion), une approche que je préfère.à condition que la prestation soit un peu mieux ramassée.Certains moments furent tout de même très réussis, notamment ces échanges entre deux basses électriques \u2014 car elle joue de la basse, la madame ! Au bout du compte, on conclura à un mauvais choix de salle ; le Théâtre Maisonneuve n'est vraiment pas l'amphithéâtre idéal pour Me Shell.ALAIN BRUNET « Wayne se porte très bien », soutient un Herbie Hancock affichant aussi la grande forme.Loquace, rieur, généreux.Ça augure bien pour ce soir ! La conversation aura toutefois débuté sur une note sombre.Une inquiétude, en fait.Wayne Shorter s'est-il vraiment remis de la perte tragique de sa compagne ?C'était en 1996.Quelques jours à peine après avoir reçu le prix Miles-Davis au FIJM, le saxophoniste tournait en Europe ; sa femme et sa nièce devaient aller l'y rejoindre.Par le fameux vol 800 de la TWA.L'appareil a explosé peu après avoir décollé de New York : 230 victimes.« Wayne, conte son grand ami Herbie, a été exemplaire dans cette épreuve.Il a passé plus de temps à consoler ses amis qu'à vivre son propre deuil ! Je dirais même que ça l'a rendu un être humain encore plus fort.Je sais que sa maturité spirituelle y fut pour beaucoup.Nous pratiquons le même bouddhisme, d'ailleurs .» Adeptes de Nichiren, bouddhiste japonais ayant vécu au XIIIe siècle, Wayne Shorter et Herbie Hancock font rarement état de leur spiritualité, dont l'un des fondements consiste à tirer avantage des obstacles de la vie.Trêve de mysticisme, les deux superstars se retrouvent une fois de plus sur scène \u2014 on sait qu'ils furent repêchés par Miles Davis pour faire partie de son fameux quintette des années 60.Il y a trois ans, ils enregistraient 1 +1, duo empreint de créativité , sur étiquette Verve.Lorsque deux récipiendaires du prix Miles-Davis se rencontrent pour jouer, la quête de liberté demeure la règle numéro un.Même sur la scène de Wilfrid-Pelletier.« Nous jouerons probablement plusieurs pièces de ce disque, mais il est fort possible que nous en fassions des nouvelles », annonce Hancock, qui joue à Montréal pour un second soir consécutif.Hier il se produisait avec un autre vieil ami, Dave Holland.À l'égard du contrebassiste, d'ailleurs, le pianiste ne tarit pas d'éloges.« Dave est un instrumentiste si doué, en pleine possession de ses moyens et qui, surtout demeure un esprit curieux.Trop souvent, vous savez, ce genre d'hommage est attribué à des artistes au terme de leur carrière.» Sauf une petite tournée en sextet qui l'amènera en Europe, aux îles Canaries ainsi qu'en Tunisie, Herbie Hancock passera une bonne partie de l'été à New York pour y enregistrer un nouvel album.À 60 ans, le pianiste virtuose, claviériste et compositeur ne compte pas s'enliser dans ses glorieux souvenirs.« Il s'agit d'un disque plus underground, expliquet- il.Contrairement à mes autres disques électriques ou électroniques, ce nouvel album sera moins chargé ; il s'agit d'une combinaison relativement minimaliste de techno, drum'n'bass et de hip hop.» Dans ce contexte plus expérimental, Herbie Hancock admet s'en remettre à la science du réalisateur, bassiste et composisteur Bill Laswell, omnivore musical, iconoclaste devant l'Éternel .« Vous savez, je ne connais pas grand-chose du hip hop ou de la nouvelle musique électronique.Je n'ai jamais suivi cette scène attentivement.Je suppose que j'étais au bon endroit au bon moment lorsque j'ai fait mon tube Rock It sur l'album Future Shock \u2014 au début des années 80.Mais ne pas trop connaître cette scène peut constituer un avantage ; cela peut me permettre de découvrir de nouvelles voies sans être tributaire d'un ordre établi.Il faut aussi dire que j'ai l'avantage de travailler avec Bill Laswell car il est très au fait des nouvelles tendances.N'en demeure que Herbie Hancock retourne régulièrement au laboratoire.Depuis l'inoubliable album des Headhunters (au début des années 70) jusqu'au disque actuellement en chantier, le musicien n'a cessé d'explorer les avenues offertes par la nouvelle lutherie disponible.Vous imaginez un jazzman sexagénaire en train d'hybrider jazz, drum'n'bass et hip hop ?En ce qui a trait à l'avenir du jazz, Herbie Hancock se montre optimiste : « Le genre est devenu une musique classique, souvent redondante.Mais le jazz est encore très jeune si on le compare à la tradition musicale européenne.Je crois donc qu'il y a encore place à l'évolution.Et lorsque j'écoute Wayne jouer, ça me rassure sur l'avenir du jazz.Nous n'avons pas tout dit ! Wayne et moi, par exemple, avons envisagé réévaluer le rôle de la batterie et de la basse au sein d'un ensemble de jazz.» Ce soir, la réévaluation ne sera pas au programme.Deux bouddhistes de génie suffisent amplement.Wayne Shorter et Herbie Hancock se produisent ce soir , 20 h 30, Salle Wilfrid-Pelletier.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Dave Holland amorçait hier une série de spectacles au Monument-National.Les nouveaux standards de Dianne Reeves ALAIN BRUNET Voix légèrement enrouée en direct de Denver, Colorado.Voix chaude.Voix douce.Voix très sympa, tout compte fait.Au bout du fil , Dianne Reeves se montre enthousiaste à l'idée de venir chanter à Montréal pour une première fois.Enfin ! N'est-elle pas la seule vedette consacrée du chant jazz à ne pas avoir fait vibrer ses cordes vocales au FIJM ?« Puisque j'ai tellement entendu parler en bien de ce festival et puisque qu'il s'agit d'une prise de contact, annonce-telle d'entrée, je compte piger dans tout mon répertoire plutôt que de promouvoir exclusivement mon nouveau matériel.La vie m'a menée vers tellement de territoires musicaux qu'il m'importe de témoigner de toute cette expérience avec les gens de Montréal.» Demain soir au Spectrum, les fans sauront à quoi s'en tenir.Née à Détroit, élevée à Denver, Dianne Reeves fut découverte par le vétéran souffleur Clark Terry alors qu'elle chantait dans le stage band de son école secondaire.C'était au milieu des années 70.Au cours de ses études universitaires, elle a commencé à travailler au sein de l'ensemble du vieux trompettiste.Peu après, elle s'est retrouvée aux côtés de moult pointures, telles le batteur Lenny White ou le saxophoniste Stanley Turrentine.Longtemps, son directeur musical fut l'excellent pianiste Billy Childs.En 1987, l'étiquette Blue Note la mettait sous contrat, ce qui l'a conduite à faire évoluer son langage avec des accompagnateurs de choix, de Herbie Hancock à Stanley Clarke.Huit albums ont été réalisés depuis lors, dont le tout récent In the Moment, enregistré en public.Mais Dianne Reeves n'est pas une révolutionnaire ni une grande réformatrice du chant jazz ; quelque part entre le jazz traditionnel et la pop urban, son approche n'est pas aussi marquante que celle de Cassandra Wilson, par exemple.Mais, à l'instar de cette dernière, la chanteuse de Denver tend à s'approprier un répertoire pop de sa génération pour ainsi créer de nouveaux standards.Au fil des dernières années, elle a notamment jazzé In Your Eyes de Peter Gabriel, Morning Has Broken de Cat Stevens, Dark Truths de Joan Armatrading, Suzanne de Leonard Cohen, pour ne citer que quelques classiques de la culture pop.« Le jazz vocal, soulève l'interviewée, doit s'inspirer et témoigner de son époque C'est ce que les grandes chanteuses faisaient autrefois, c'est ce que les nouvelles doivent faire maintenant.Cette forme d'expression, en ce sens, doit rester très ouverte, sans compromis.Et je suis très fière de n'avoir jamais fait de compromis, d'avoir toujours chanté ce qui me semblait approprié et pertinent.» Dianne Reeves se produit demain soir au Spectrum, 18 h. 5LP1401D0630 d14-arts vendredi 5LP1401D0630 ZALLCALL 67 00:50:39 06/30/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION (demain samedi) Cinéma (23:51) Cinéma (23:45) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Téléjournal / Voeux (18:25) L'Aventure olympique Frenchkiss: la génération du rêve Trudeau Canada en fête Le Téléjournal Sport Cinéma / LA JARDIN SUSPENDU (3) (22:48) Le TVA Cinéma / DOUBLE DRAGON (5) avec Robert Patrick, Mark Dacascos Cinéma / LE COBAYE 2 (6) avec Patrick Bergin, Matt Frewer Le TVA Sports (22:55) Cinéma (23:20) Téléscience / Quelle aventure - Les Guépards de Namibie Attendez que je vous raconte Le Tour des mondes / 500 Nations - L'Invasion de.Cinéma / Z (2) avec Yves Montand, Jean-Louis Trintignant Cinéma / REGARDE LES HOMMES TOMBER (4) (23:09) Les Simpson Cinéma / CHUTE LIBRE (5) avec Eric Roberts, Pamela Gidley Cinéma / RAIN MAN (3) avec Dustin Hoffman, Tom Cruise Cinéma (23:45) Pulse The Expos.Star Trek: Voyager Royal Bank's Over Canada Profiler Nikita CTV News Pulse / Sports News .Contact Military Wives FX: The Series The City News Sat.Report Thin Blue.Barrage: The World on Stage Blue Rodeo: The Scenes.Canada Day Special Cinéma / MARGARET'S MUSEUM (4) avec H.Bonham Carter News ABC News Baywatch Hawaii Cinéma / TIDAL WAVE: NO ESCAPE (6) avec Corbin Bernsen NYPD Blue News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Pepsi 400 / Course automobile ER NBC News Jeopardy Wheel of.Cinéma / ACE VENTURA: PET DETECTIVE (5) avec Jim Carrey Profiler Saturday Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping up No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinéma / THE FRESHMAN (4) City Limits / Garth Brooks The Editors Mc Laughlin Allo, Allo A Fine.As Time.The Outside Red Dwarf Sessions at West 54th P.O.V.Investigative Reports Love Chronicles / Love and War Biography / Donald O'Connor The A&E Dancesport Championships Top 10: Romantic Getaways Arts, Minds Yo-Yo Ma, Inspired by Bach The Merry Widow / Opéra Ed Sullivan Sex & the City .Animal Juste pour rire Le Goût du monde Couples.Scandales! Biographies / Jeanne Sauvé Les oiseaux se cachent.Twin Peaks Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Les Amputés de guerre Savoir.Quartier.Idées Repas L'Éducation Mémoire des arts In Focus Capharnaum .Internet .parents Canada Day Great Canadian Parks Marathon / Se poursuit jusqu'à dimanche 6h00.(12:00) Prêt à partir Vidéo Guide Vélo Mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Cécile Dechambre Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Pete & Pete Cinéma / THE ADVENTURES OF HUCK FINN (4) avec E.Wood Cinéma / TOOTHLESS (5) avec K.Alley (21:45) Cinéma (23:15) .(17:30) Popular Drew Carey Cops America's Most Wanted Angel Mad TV One on One Nan's Taxi Flash.Addams.The Dance of the Children Outer Limits PSI Factor Heart of.Saturday Night Artisans de notre Histoire Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / L'ANNÉE DE TOUS LES DANGERS (3) avec M.Gibson, S.Weaver Châteaux Historylands Superior / Under the Shadow of the God Historylands Jewel on the Hill Enchanted Summers TV Guide TV Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: W.Marsalis Rendez-vous des artistes.Les Grands Événements: Archie Shepp Musico.Box-office Clip S Club 7 Fax Groove Concert Plus / Canada 2000 Clip BBC News Culture Shock Voyage of Rediscovery Antiques Roadshow Sat.Report Venture The Passionate Eye Hot Type Undercurrents Canadien.Culture-choc Le Monde.La Fête du Canada Journal RDI .artistes Le Téléjournal Canadien.Zone libre Chiens.Entre, lignes Sports 30 Mag Bateaux: course offshore Qualifications Formule 1 / France Sports 30 Mag Entre, lignes Trial Indoor Salle des nouvelles Nash Bridges Homicide Sexe à New York Mc Callum Cinéma / RIPOFF (4) avec Don Scardino (17:30) Cinéma / PAINT CANS (5) avec C.Lawther (19:35) Cinéma / THE ADJUSTER (3) avec E.Koteas, A.Khanjian (21:40) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / PLANET OF THE APES (3) avec C.Heston, K.Hunter Cinéma (23:15) Sportscentral Equestrian: Spruce Meadows Nascar Winston Cup / Pepsi 400 Sportscentral Pas sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves / Volga Cinéma / SASKATCHEWAN (5) avec Alan Ladd Le Feu sacré Planète Musique Cinéma / PETIT (5) Bermuda Triangle / Secrets.Atlantis - The Lost Continent The Science of Sex / The Aim of the Game; The Matting Game; Why is Sex Sexy?The Science of Sex Euro 2000 Sportsdesk 2000 Senior U.S.Open Golf / 3e ronde LPGA Golf / Shoprite Classic Sportsdesk Cinéma (17:00) Ace Ventura Donkey.Ned.triton Sam et Max Baskerville Simpson Un monde.Rencontre de certains types Splat! Vins.(18:06) Cap Aventure Journal FR2 Le Plus Grand Cabaret du monde: Best of Union libre (21:39) Journal (22:43) Journal (23:11) Soir 3 (23:40) Inquiring.Great Parks Forbidden Places Cinéma / WEDDING IN WHITE (3) avec Carol Kane .(21:50) Cinéma / MON ONCLE ANTOINE (2) (22:15) Gr.Nature Les Copines.Dos Ado / Le Suicide Trauma / Alburquerque Ça SEX'plique Libre ce soir Sortie gaie Les Copines.Vie en vrac Libre ce soir City Mag Chef Michel Reflets.Savoir-faire Peinture.Reflets.Micro-info 2.0 City Mag Reflets.Action Emploi Adams.Big Wolf.Buffy Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams.Goosebumps Beasties Secrets.Revanche.Science@Z Zone extrême X Files Des histoires extraordinaires Cinéma / ROBOFLIC II (6) Le Grand Journal (23:15) Jean Beaunoyer 20:30 K - RAIN MAN L'une des plus belles performances à l'écran de Dustin Hoffman dans le rôle d'un autiste qui retrouve son frère.Tom Cruise interprète le frère qui découvre de nouvelles valeurs dans sa vie en vivant près de lui.21:00 a - CANADA EN FÊTE C'est la fête du Canada et on célèbre l'événement avec Cathy Jones, Luck Mervil, Isabelle Boulay, Gilles Valiquette, Breen Leboeuf, Georges Thurston et Patsy Gallant.21:00 3 - BIOGRAPHIE DE JEANNE SAUVÉ On ne pouvait trouver meilleure biographie que celle de Jeanne Sauvé en cette journée de fête du Canada.Vedette de la télévision, avocate passionnée et première femme à occuper les fonctions de gouverneur général du Canada.21:00 A - Z Un film de Costa-Gavras qui a fait époque.Tourné en 1969 avec Yves Montand qui jouait un des grands rôles de sa carrière, Z raconte le combat d'un juge d'instruction intègre qui enquête sur un assassinat politique.23:09 A - REGARDE LES HOMMES TOMBER Un drame policier de J.Audiard avec Jean-Louis Trintignant et Jean Yanne.Un vieux commis voyageur abandonne épouse et boulot afin de poursuivre à travers la France des truands qui ont agressé son meilleur ami.Une histoire d'amitié.Jeanne Sauvé La Presse 30 juin 2000 Page D15 manquante 5LP1601D0630 D16 vendr.5LP1601D0630 ZALLCALL 67 00:50:46 06/30/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS 11 (1594, St-Denis) Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Luc Durand, Benoît Girard, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent : 20h.Jusqu'au 29 juillet THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine E.) Dès le 3 juillet, 20h, Pop-Corn, de Ben Elton.Trad.de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Guy Nadon, Emmanuel Bilodeau, Suzanne Lemoine, Maude Guérin, Anne Bédard, Benoît Dagenais, Audrey Demers, Catherine Florent et Luc Chapdelaine.THÉÂTRE DE L'ÎLE (1, Wellington, Hull.Tél.(595-7455).Chat en poche, de Georges Feydeau.Mise en scène de Jean Herbiet.Avec Evangelos Alexiou, Éloi Archam Baudoin, Richard Bénard, Geneviève Couture, Réjean Guénette, Hedwige Herbiet, Marie- Josée Lapratte et Jean-Guy Roy.Du mar.au ven., 20h ; sam., 18h et 21h30.Jusqu'au 26 août.THÉÂTRE DES ÉRABLES (870, montée Laurin, St-Eustache.Tél.(450) 473-3357.L'amour compte double, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Thibodeau.Avec Gilbert Turp, Gabriel Sabourin et Serge Thibodeau.Du mer.au ven., 20h30 ; sam., 21h.Jusqu'au 26 août.THÉÂTRE LE CHANTECLER (Hôtel Chantecler, Ste-Adèle.Tél.(450) 229-3591.La Surprise, de Pierre Sauvil.Mise en scène de Louis Lalande.Avec Christine Lamer, Louis Lalande, Marianne Moisan Fernand Gignac et Arlette Sanders.CABARET-THÉÂTRE (Ste-Margueritedu- Lac Masson.Tél.(450) 228-8808).Une chance sur un million, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Avec Marie- Chantal Perron et Stéphane Jacques.Du mer.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h.PATRIOTE DE STE-AGATHE (Ste-Agathedes- Monts.Tél.1-888-326-3655) Les Girls Re Clémencent, de Clémence Des Rochers.Avec France Castel, Andrée Lachapelle, Nathalie Gadouas, Monique Richard et Sylvie Ferlatte.Du mar.au sam., 20h30.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne.Tél.(450) 964-1220) 12 Hommes en colère, de Réginald Rose.Trad.et adapt.de Claude Maher.Mise en scène de Jacques Rossi.Avec Raymond Bouchard, Aubert Pallascio, Vincent Bilodeau, Jean Dalmain, Sylvio Archambault, Jean-Bernard Hébert, Jean-Marie Moncelet, Yves Bélanger, Jacques Baril, Marcel Pomerlo, Dany Michaud et Stéfan Perreault.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 9 septembre.CABARET-THÉÂTRE DE LA MONTAGNE COUPÉE (204, rue Montagne Coupée, St-Jean-de-Matha.Tél.(450) 886-3845) Olivier Guimond, revue comique produite et mise en scène par Gilles Latulippe.Avec Gil Tibo, Marielle Léveillé et Pierre Jean.Mer., jeu., ven., sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE DES GRANDS CHÊNES (Kingsey Falls.Tél.(819) 363-2900) Clone-Moi, de François Archambault.Mise en scène de Normand Chouinard.Avec Normand Lévesque, Marcel Leboeuf, Christian Bégin et Julie Perreault.Du mer.au ven., 20h30 ; sam., 18h et 21h30.CENTRE CULTUREL DE DRUMMONDVILLE (175, Ringuet, Drummondville.Tél.(819) 477-5412) Peinturés dans le coin, de D.Scott.Trad., adapt.et mise en scène de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Roger Giguère, Marie-Josée Longchamps, Jenny Rock, Serge Christiaenssens, Diane St-Jacques et Louise Matteau.Du mer.au sam., 20h.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE (190, Lareau, Iberville.Tél.(450) 348-5312 ou (514) 877-6011) Pour Hommes seulement, comédie de Raymond Villeneuve.Mise en scène de Denis La Rocque.Avec Gaston Caron, Sylvain Carrier, Caroline Claveau, Luc-Martial Dagenais, Pierre Drolet et Denis Trudel.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont.Tél.(450) 469-3006) Marie-toi Maman !, de Stephen Levi.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Suzanne Champagne.Avec Pascale Desrochers, Suzanne Champagne, Jacques Girard, Raymond Legault et Patrice Coquereau.Du mer.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h.CENTRE CULTUREL VANIER (Châteauguay.Tél.(450) 698-3127).Entre-deux, de Steve Laplante.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Patrice Godin, Valérie Le Maire, Bertin Savard et Anick Lemay.Du jeu.au sam., 20h30.Jusqu'au 12 août.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR (611, rang de la Carrière, Upton.Tél.(450) 549-5828) La route des étoiles, d'après une idée originale de Richard Blackburn.Scénario de José Babin, Hélène Ducharme, Richard Blackburn, René Charbonneau et Bernard Vandal.Du mer.au sam., 21h (en juin et juillet) ; 20h30 (en août) Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Cornerstone Chorale and Brass.Dim., 13 h, Hélène Gagné, violoncelliste, et Pamela Reimer, pianiste.Mamiya, Mac Donald, Strauss.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13 h 30, 14 h 30 et 15 h 30, Isabeau et Mélisande Corriveau (duo harpe-violoncelle-flûtes).Pachelbel, Bach, Pergolesi, Satie, Britten.GRAND SÉMINAIRE (Chapelle) Dim., 15 h, Yves G.Préfontaine, organiste.Bruhns, C.P.E.Bach, Tallis, Raison.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15 h 30, Wiener Klaviertrio.Trio op.1 no 2 (Beethoven), Trio op.99 (Schubert).Ladies' Morning Musical Club.Mer., 19 h 30, Stéphane Lévesque, bassoniste, Theodore Baskin, hautboïste, Jean Saulnier, pianiste, et Les Vents de Montréal.Janacek, Zelenka, Previn.Jeu.et ven., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Joseph Rescigno.Ani Kavafian, violoniste.Prélude à l'après-midi d'un faune (Debussy), Concerto pour violon (Barber), Symphonie en ré mineur (Franck).CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Alexander Michael Dobson, baryton.Beethoven, Vaughan Williams, Head, Ravel, Mozart.Au piano : Michael Mc Mahon.Série Début.Lun., 18 h 30, conférence de Richard Turp : Poulenc.Jeu., 20 h, Céline Dussault, soprano.Au piano : Michael Mc Mahon.Poulenc, Lully, Massenet, Debussy.Ven., 22 h, Jazz nocturne.Mireille Proulx, violoniste, et Frédéric Brunelle, pianiste.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Denis Brott, violoncelliste.Schubert, Elgar, Tchaïkovsky, Chostakovitch.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Lun., 20 h, Vilma Vitols, mezzo-soprano, et Tara Morton, pianiste.Brahms, Schumann, Fauré, Cardy, Oliver, Hawkins.Ven., 12 h 15, Luc Beauséjour, organiste.Bach, Couperin, Scarlatti.SALLE PIERRE-MERCURE Jeu., 20 h, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault, claveciniste.Isabelle Bozzini, violoncelliste.Concerto pour clavecin BWV 1052 (Bach), Concerto grosso op.6 no 10 (Handel), Concerto pour violoncelle en sol mineur (Vivaldi).THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, Saint-Dominique) Jeu.et ven., 20 h, Plein la vue : musique pour instruments et bande.René Lussier, guitariste, Jacques Drouin, pianiste, et Julien Grégoire, percussionniste.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Jeu., 20 h, Duo Ôsmoz.Prokofiev, Beethoven, Brahms.FESTIVAL CORD'EN FÊTE Musée Juste pour Rire : auj., 20 h, Darol Anger, Matt Glaser et John Blake, violonistes, Eugene Friesen, violoncelliste ; dim.et lun., 20 h, Orchestre du Festival ; jeu., 20 h, Quatuor Djelem.Salle Claude-Champagne : mar., 20 h, Quatuor Alcan.ÉGLISE DE LA PURIFICATION (Repentigny) Auj., 19 h 30, Suzelle De Grâce, soprano, et Sylvain Huneault, organiste.Donati, Pergolesi, Bach, Couperin, Mozart, Laurin.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse-Sing, avec la troupe de Sophye Nolet : 21h, sauf lun., mar.Jusqu'au 24 septembre.CENTRE MOLSON (Amphithéâtre) Lun., 20h, Diana Ross et The Supremes.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj.et sam., 22h, les Malentendus.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj.et sam., 20h, John Pizzarelli Trio.Dim.Ranee Lee.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Child : 20h30 KOLA NOTE (4372, St-Laurent) Sam.Afripalooza Comedy Night : 20h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj.Dany Pouliot et Noctambule.Sam., Felix Leroux : dès 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj.et sam., Michel Durocher et Daniel Blouin : dès 22h.LA PLACE À COTÉ (4571, Papineau) Auj.North of Soul, 21h.Sam.Contes Inuit avec Manngumajuq, 20h.BAR SHEENA (5386, St-Laurent) Auj.et sam., Richard Eusanio : 22h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 21h, Troïka ; sam., Trio Jean Archambault, 21h.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Jeff simon et Skip Bey ; sam., 22h, No Name Band.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj.et sam., 22h, Chango Family.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, hommage à Plume avec les Flancs Mous ; sam., 22h, Léandre.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O) Auj.et sam.Raphaël Torr chante Joe Dassin : 21h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Bonnie and Clyde chante Gainsbourg ; sam., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau ; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel.P'TIT CAFÉ DU VIEUX (153, St-Amable) Auj.21h30, Léandre ; sam., 21h30, Pat Lebel.L'ÎLE NOIRE (342, Ontario E) Auj.et sam., Quatuor JF Girard : 22h.JAILHOUSE ROCKS (30, Mont-Royal O.) Auj., Demolition : 21h.Sam., Rocket Man : 21h.SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h., Hummer ; Sam., 22h, Crazy Rhythm Daddy.MCKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., Sona ; sam., Fine Mess : 21h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj.et sam., Jeff Johnston Group : dès 21h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj.et sam., Groupe Bolero : dès 22h.BISTRO DE L'ÉTOILE (107, Rachel E.) Mer., 21h30, spectacle flamenco.LE VELVET (420, St-Gabriel) Dorothée Berryman et son trio : 22h.Jusqu'au 2 juillet.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj.et sam., 21h, Mai Laurier et The Blues Drivers.CENTRE DE LA NATURE (Laval) Auj., 19h, Kevin Parent et en première partie Laymen Twaist.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Sam., 21h, Mike Ward et Michel Sigouin.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Mar.au sam., 20h30, Jean-Michel Anctil.Du 27 juin au 15 juillet.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, André Martin - mes modèles-autoportrait et Marcelle Ferron.Du mar.au dim., de 11h à 18h ; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Boucher à Vuillard : dessins de maîtres française de la collection de Mme Marjorie Bronfman.Du mar.au dim., de 11h à 18h.De Renoir à Picasso : chefs-d'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du lun.au dim., de 10h à 19h ; mer., jusqu'à 21h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam., dim., de 11h à 17h ; jusqu'à 18h en juillet et août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE Exposition A.Laliberté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 septembre.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles) Exposition L'Empreinte du temps.Du mar.au dim., de 10h à 17h.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30 ; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal : coup d'oeil sur une ville unique et Play- Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Rêver en couleurs, Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et Trois pays dans une valise.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBÉEC (535, av.Viger E.) Exposition Fleuve, île, montagne : Montréal vu des Archives nationales du Québec.Jusqu'au 1er octobre.BORDUAS (207, Laurier O.) Encres et fusains d'Adrien Hébert.Sérigraphies de Carl Heywood.Du lun.au ven., de 9h à 18h ; sam., de 10h à 17h.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Ch.Côte-Ste-Catherine) Phase one : 1999 North American Tour, Live Painting Series, exposition du collectif Heavyweight Art Installation.Lundi au jeudi, 9h à 19h ; ven., 9h à 16h ; dimanche 10h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Les lieux de la couleur et L'Idée de la grande ville : l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; jeu., de 11h à 21h ; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Linda Covit et Janet Logan.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Devoir de Mémoire, oeuvres de Gilles Rieu.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 31 juillet.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition L'Espace grec.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 13 juillet.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Lévin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Oeuvres d'Eva et Milan Lapka.Du mar.au ven., de 11h à 17h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 15 juillet.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Exposition Rythmes arborescents, oeuvres de Lili Richard.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de C.Y.Bates, D.Beauchamp, A.Fink, H.W.Jones, L.Rivière, S.Rudman et D.Sorensen.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de James Lahey, Jacques Payette et Joe Fafard.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de 11h30 à 17h.Voir À L'AFFICHE en Suite à la page D 17 5LP1701D0630 D17 vendr.5LP1701D0630 ZALLCALL 67 00:53:15 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 17 À l'affiche À L'AFFICHE / Suite de la D 16 Galeries GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Photographies de Cathy Mullen.Du mar.au ven., de 14h à 17h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 9 juillet.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Exposition L'Espoir sans hypothèque, oeuvres de Pierre Breault, Michèle Drouin, Richard Lantôt, Sophie Lantôt, Frank Lipari, Louise Masson, Guido Molinari, Elisa Nucci, Jean-Paul Riopelle, Sue Rusk et Susan G.Scott.Jusqu'au 13 juillet.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Bas-reliefs de Normand Hamel.Jusqu'au 8 juillet.GALERIE F.52 DIFFUSIONGALERIE (4933, de Grand-Pré) Auj.Oeuvres de Vincent Vanoli.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Guy Boudro, Pierre Duhamel (I.A.F) et Pauline Deslauriers.Du Mardi au dimanche, de 11h à 21h.À partir du 6 juillet.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O.) Oeuvres récentes de Rodney Denne.Mar.au sam., de 13h à 18h.Du 4 au 22 juillet.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Stanley Cosgrove, Jean-Paul Riopelle et Théo Tobiasse.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes, Nicole St-Pierre et Jose Cuenca.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Corno, Johanne Cullen et Janusz Migacz.Jusqu'au 3 juillet.GALERIE LEONARD ET BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Expo des étudiants de 1er cycle, faculté des Beaux-arts de l'université Concordia.Lun.au jeu.; 11h à 19h.; sam.; 13h à 17h.Jusqu'au 22 juillet.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Peintures de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Jocelyne Coderre et sculptures en bois de Jean- Louis Slézak.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drake et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Diane Brunet, Jean-Pierre Lafrance et Marcel Ravary.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 7 juillet.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Photographies de Guy Le Querrec et une sélection de la collection Mistral.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 22 juillet.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Auj.Oeuvres de Dominic Besner.GALERIE SCHORER (5686, Monkland) Rétrospective d'Anne Gargestein.Jusqu'au 11 juillet.GALERIE SOUS LE PASSEPARTOUT (3857, boul.Décarie) Oeuvres de Guy de Malherbe.Jusqu'au 27 août.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Auj.Exposition Montréal-Madrid, oeuvres de Juan Pablo Villalpando, Txuma Sanchez, Susana Murias, Marc Séguin, Harlan Johnson et Ludmila Armata.Du mer.au ven., de midi à 18h ; sam., de midi à 17h.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Fleurimond Constantineau.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Sculptures et peintures d'artistes contemporains canadiens.Du mar.au ven., de 10h à 17h30 ; sam., de 10h à 17h.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Auj.Oeuvres d'Alexander, Bellefleur, Borduas, Dallaire, Hughes, Hurtubise et Knowles.Jusqu'au 30 juin.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Gilles Pelletier, Léandre Proulx et Phyllis Mendell.Jusqu'au 3 juillet.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Tyroir, oeuvres d'Ève Cadieux.Jusqu'au 20 août.MONTREAL TELEGRAPHE (206, de l'Hôpital) Oeuvres de Jocelyne Alloucherie.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 2 juillet.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Bernard Gamoy.Jusqu'au 8 juillet. 5LP1801D0630 d18 vendr.5LP1801D0630 ZALLCALL 67 00:44:43 06/30/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Le design pour le plaisir de tous La nostalgie RESTAURANTS a bon goût Françoise Kayler LIVRES Françoise Kayler C'était un restaurant grec typique d'une époque.Rue Duluth, il servait une cuisine italienne et l'on y apportait son vin.Toujours grec et servant encore une cuisine italienne, toujours rue Duluth on continue à y apporter son vin.Le fond n'a pas changé.Le cadre est transformé.Si le changement est spectaculaire il est, surtout, réconfortant.Dans son édition du mois de mai dernier, dans un éventail d'exemples de réussites architecturales, de transformations par le design, la revue Wallpaper a retenu, pour le Canada, le restaurant L'Académie.Un incendie avait soufflé les trois étages.Ils sont revenus à la vie, méconnaissables.Un immense escalier en spirale relie les deux derniers dans une envolée spectaculaire.D'immenses fenêtres aux cadres dégagés laissent entrer la lumière du jour.Le soir, l'éclairage semble flotter, créant une atmosphère particulière.Nets, en briques douces, les murs s'élancent très haut, jusqu'au plafond.La revue parle d'une impression Art Déco donnée par le designer Dimarco Ferrao et salue cette réussite.Quel est le sentiment de la clientèle ?Elle semble se sentir fort à l'aise, et tout à fait chez elle, dans cet établissement où les services roulent.On y croise des amoureux, des groupes d'amis, des collègues de bureau, des amateurs de planche à roulettes.Jeunes et beaucoup moins jeunes s'y retrouvent autour de tables animées.À L'Académie, le design n'est pas exclusivement réservé, le plaisir est pour tous.Le service aux tables est bien fait.Mais, à l'accueil, l'amabilité n'est pas le point fort.Le restaurant a opté pour la présentation de portions énormes.Il faut le prévoir si l'on choisit des pâtes en entrée.Avec une salade, la portion comblerait un appétit normal.Les penne arrabiata correspondaient à ce que l'on attend généralement de ce type de préparation.Les pâtes cuites parfaitement al dente retenaient ce qu'il fallait d'une sauce nappante, piquante sans excès.Présentés dans un beau plat de cuisson, les cannelloni étaient savoureux, grâce surtout au gratin, sauce et fromage liés.La pâte était correctement choisie.La farce de viande avait beaucoup moins d'intérêt.Le choix des viandes, d'ailleurs, ne semble pas être de première qualité dans ce restaurant.Le porc était d'un rouge surprenant.Le goût de la viande était parfaitement masqué par une sauce moutarde bien faite.Mais le plat n'était pas agréable pour autant.Le plat de veau avait les mêmes caractéristiques.La viande était de médiocre qualité.La sauce était de belle tenue et suffisamment savoureuse pour masquer les défauts des escalopes.Les deux assiettes étaient largement garnies de légumes bien choisis et bien préparés.Au dessert, L'Académie propose une coupe de crème glacée généreuse qui flatte le palais.La crème caramel était d'une bonne facture.L'Académie 4051, rue Saint-Denis 849-2249 Restaurant où l'on apporte son vin Ouverture : tous les jours de 11 h à 23 h Fumée : deux sections Penne arrabiata Cannelloni al forno Scallopini pepe rosso Tournedos de filet de porc, sauce moutarde Crème caramel Coupe glacée Café Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 44,10 $ Pour souligner l'Année internationale des personnes âgées, la Fédération des aînés franco- albertains a eu l'idée de rassembler des souvenirs particuliers en éditant un livre de recettes.Le lancement de ce recueil, à Edmonton, marquait le dixième anniversaire de la Fédération.Je cuisine avec amour est un livre sympathique, un gros livre à reliure spirale, où chaque recette est signée puisque l'ouvrage est un collectif.Il ressemble à ceux que l'on a édités au Québec lorsque l'on faisait régulièrement des recensions de recettes anciennes.C'est dans leur mémoire que les auteurs ont fouillé pour retrouver les plats que préparaient leurs ancêtres.Ce livre fait revivre la tradition culinaire des pionniers.On y retrouvera de nombreuses recettes à saveur québécoise, des tourtières, des cipâtes, des ragoûts de pattes de porc, de nombreuses versions de sucres à la crème et de poudings.À une époque où l'on ne parle plus de cuisine traditionnelle au Québec, ce livre a une saveur particulière.La Cuisine des mémés est, aussi, un livre de souvenirs culinaires.Un livre de contes savoureux écrits dans une langue que l'on entend en la lisant.L'auteur parle d'un monde disparu, de la vie qui se déroulait au tout début du siècle dans une ferme.« Dans les années 1900, à la borde du Bastar, en Haute-Lande girondine, on vivait pauvre comme les chemins mais pas mécontent pour autant.» Dans ce pays « pauvre » on cuisinait : brochette d'alouette-pipi, sauté de lapereau de garenne, salmis de sarcelle d'hiver, matelote de poisson chat, pigeons farcis, pluviers rôtis à la braise.Chaque recette est racontée d'une façon inimitable, presque comme du Pagnol.Les ingrédients sont donnés.comme dans une vraie recette.On peut passer au fourneau, mais on peut, tout simplement, déguster le livre, dans le confort d'une bonne chaise longue.Petit traité romanesque de cuisine, c'est, comme le précédent ouvrage, de la « littérature à manger, ou de la nourriture à lire ».Chacun peut écrire ses souvenirs.Marie-Rouannet, qui en a publié beaucoup d'autres, s'est attachée dans ce livre à retrouver les odeurs et les saveurs de chaque saison.Sans oublier un détail, par le menu, elle décrit, un peu comme savait si bien le faire Colette, les mille et une petites opérations qui marquent la vie quotidienne dans ce Languedoc où elle est enracinée.Même si ce livre parle parfois de choses disparues et, parfois aussi, de choses que nous ne connaissons pas ici, il « se lit comme on écoute des histoires », se lit même si on ne fait pas de cuisine.C'est la vie, au fil des jours, qu'il raconte.JE CUISINE AVEC AMOUR, Fédération des aînés franco-albertains, Éditions Félix (tél.: 418 545-0962 ; télécopieur : 418 698-0966), 365 pages LA CUISINE DES MÉMÉS, Alain Pujol, Éditions Sud-Ouest, 215 pages PETIT TRAITÉ ROMANESQUE DE CUISINE, Payot, 355 pages, réédité en poche dans la collection J'AI LU.À propos de fromages À Warwick, comme chaque année, les fromagers du Québec se sont donné rendez-vous le temps d'un festival.Plusieurs sont venus y recevoir des prix.Ceux du deuxième concours les Sélections Caseus organisé par l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.Les grands prix, les Caseus d'or, d'argent et de bronze, ont été décernés respectivement au cheddar extra-fort de la Fromagerie Albert Perron inc., à Saint- Prime, à La P'tite Chevrette de la fromagerie Les Fromages Ruban bleu, à Saint- Isidore, au Vacherin des Bois-Francs de Fromage Côté inc., à Warwick.La Maison d'affinage Maurice Dufour inc.a reçu le prix de l'Industrie pour le Migneron de Charlevoix.Douze catégories avaient été proposées aux fromageries pour inscrire leurs produits, faits de laits de vache, de chèvre ou de brebis.Les gagnants : Délicrème aux fines herbes (Agropur), Saint-Honoré (Groupe Saputo inc., Saint-Raymond de Portneuf), Mozarella Beatrice (Parmalat Canada, à Marieville), Vacherin des Bois-Francs ( Fromage Côté inc.à Warwick), Cheddar extra-fort (Fromagerie Albert Perron à Saint-Prime), Chalibert, fromage suisse (Laiterie Chalifoux inc.à Sorel, Le Capri.Cieux, chèvre frais (Ferme Mes Petits Caprices à Saint-Jean-Baptiste), La P'tite Chevrette (Les Fromages Ruban bleu à Saint-Isidore), Le Memphré, fromage de brebis à pâte ferme (L'Abbaye de Saint- Benoit-du-Lac), le Cheddar extra-fort, (fromagerie Albert Perron inc.à Saint- Prime), dans la catégorie fromage au lait cru ou thermisé le Migneron de Charlevoix ( Maison d'affinage Maurice Dufour inc., de Baie-Saint-Paul), dans la catégorie fromage artisanal, le Capri.Cieux, chèvre frais (Ferme Mes Petits Caprices à Saint-Jean-Baptiste) dans la catégorie fromage fermier.Le Prix du public était divisé en trois catégories : le prix des consommateurs en boutiques de spécialités, qui a été décerné au Cantonnier (Fromage Côté à Warwick) ; le prix du public au Salon des fromages fins de Warwick, attribué, lui aussi, au Cantonnier ; le prix de la presse, décerné au fromage le Mi-Carême (société coopérative agricole de l'Île-aux-Grues).Fromage et bière On a beaucoup écrit sur le mariage du fromage et du vin.Entre les deux les affinités sont nombreuses, comme si l'un ne pouvait aller sans l'autre.Les pays riches en vignobles ne sont-ils pas, aussi, riches en pâtes fromagères ?Et ceux où la vigne ne pousse pas ne produisent que peu de fromages.la bière prend la relève.Le livre que vient de publier Mario D'Eer, pour qui les bières du monde entier n'ont pas de secret mais qui semble moins à l'aise dans le domaine fromager, montre bien la difficulté qu'il peut y avoir à réussir des épousailles bières et fromages.Malgré tous les efforts de l'auteur, on reste peu convaincu.ÉPOUSAILLES BIÈRES ET FROMAGES, Mario D'Eer, Trécarré, 255 pages GASTRONOMIE Françoise Kayler LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 Le chef « Tri Du» (Osez la nouvelle cuisine Tokyo-Style) Spécialités Treehouse I I I I Tataki au thon (thon mijoté dans une sauce Treehouse légèrement épicée) Filet mignon Kole Cow (Tendre boeuf épicé, grillé et accompagné de légumes) Morue noire d'Alaska (Poisson mariné dans une sauce Treehouse et accompagné de légumes) Délices des dieux Tempura d'oursin de mer Tempura de foie gras Tartares de thon et caviars Sushi, Sashimi et Maki préparés majestueusement Soirée live jazz (dimanche, mardi, mercredi) I I I I Pour réservation voir notre annonce dans cette section 5LP1901D0630 d19 vendredi 5LP1901D0630 ZALLCALL 67 00:53:35 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 19 Cépage noble (c'est l'expression consacrée), le Riesling donne des vins blancs qui comptent, dans les meilleurs des cas, parmi les plus complexes et les plus grands sur terre.Ce sont aussi des vins de garde, certains pouvant tenir la route dix, vingt, trente ans.parfois même davantage dans les millésimes exceptionnels, tout en conservant leur fraîcheur et leur attrait.Or, histoire sans doute de prouver que le Grüner Veltliner est lui aussi en mesure de produire des vins de qualité supérieure, et de garde, les organisateurs du plus récent Salon des vins de Vienne (Vie Vinum), tinrent, début juin, une dégustation comparative de vins de Riesling et de Grüner Veltliner.remontant jusqu'à 1961 ! Les deux cépages, faut-il dire, ont certains traits communs.Car le Grüner Veltliner, qui est une variété propre à l'Autriche, est lui aussi susceptible de vieillir en beauté, et acquiert avec le temps des arômes assez semblables à ceux du Riesling.Par exemple de fruits jaunes et blancs confits, de citron, de cire d'abeille, etc.Il a rarement, toutefois, la classe du Riesling.Enfin, il est très cultivé, c'est même le cépage d'Autriche le plus cultivé (plus du tiers du vignoble autrichien), alors que le Riesling l'est très peu (3 %).(Lequel, soit dit en passant, donne entre les mains de ses vignerons les plus réputés, tels Franz Hirtzberger, Emmerich Knoll et F.X.Pichler, de très grands vins, comme le furent leurs 97, de style comparable aux plus grands vins de Riesling d'Alsace.) Finalement, et tout comme avec le Riesling, les vignerons d'Autriche produisent avec le Grüner Veltliner soit des vins secs ou sucrés, soit les deux à la fois selon les années et le degré de maturité auquel peut parvenir le raisin, comme cela se pratique également en Alsace et en Allemagne.Ce jour-là, donc, la dégustation réunissait 20 vins, tous des deux appellations autrichiennes d'où proviennent, selon les Autrichiens, les meilleurs vins de Grüner Veltliner, à savoir Kamptal et Kremstal, au nord-est du pays.Le plus jeune était.le Kremstal 88 Hermann Moser, légèrement sucré, toujours jeune, mais sans rien de particulièrement remarquable HH(H).Suivait un Riesling 89, le Kamptal 89 Hiedler, très Riesling, compact, magnifique, digne du titre de grand vin, et qu'à l'aveugle la plupart des dégustateurs auraient sans doute pris pour un grand Riesling d'Alsace HHHH.Venait tout de suite après le Kremstal 82 Grüner Veltliner Malat, un vin aux riches odeurs de fruits confits et de botrytis (les arômes particuliers des Sauternes), corsé, de type vendanges tardives et donc assez sucré, à l'après-goût persistant un long moment, et méritant lui aussi, à mon sens, de figurer parmi les grands vins HHHH.La vedette absolue de la dégustation fut toutefois le Kremstal 61 Riesling Mantlerhof, d'une ampleur incroyable, très légèrement sucré , auquel succédait, comme dernier vin de la dégustation, et du même producteur, son Kremstal 61 Grüner Veltliner, complexe, sec celui-là, resté frais malgré ses 39 ans, très beau également HHH.Quelques vins d'Autriche Il y a très peu de vins d'Autriche sur le marché québécois.Sans doute parce qu'on n'a pas encore oublié le scandale qui a terni, au milieu des années 80, la réputation de sa viticulture (quelques viticulteurs avaient « enrichi » leur vin d'antigel pour le rendre plus onctueux.), mais aussi, de toute évidence, parce que l'Autriche est avant tout productrice de vins blancs, lesquels représentent un peu plus de 75 % de sa production.Or, au Québec comme partout ailleurs, ce sont les rouges qui ont désormais la cote et tiennent le haut du pavé.Veut-on quand même s'initier aux vins de ce pays, on goûtera par exemple le Riesling 97 Wachau Smaragd Freie Weingärtener, de l'appellation (Wachau) la plus réputée pour le Riesling, et qui est un vin jugé de qualité supérieure (smaragd) pour le Wachau, au bouquet expansif, intense, très aromatique et rappelant presque les vins de Muscat.Doté de saveurs très affirmées et de toute l'acidité requise, sans qu'il soit très corsé, il tiendra tête à des plats aux saveurs marquées.Mais, bien sûr, on peut le boire également en apéritif.883694, 17,60 $, HHH $ $ 2-3 ans.Ou encore, du même millésime jugé exceptionnel pour l'Autriche, goûter le Pinot Blanc 97 Neusiedlersee- Hügelland Prierler, délicat, peu corsé, aux belles saveurs nettes, bien Pinot blanc, et dont il a déjà été question précédemment dans cette page.863878, 20,25 $, HHH $ $ 3-4 ans.(Les Pinots blancs de ce producteur vieillissent très bien, comme j'ai eu l'occasion de le constater lors d'un précédent voyage dans ce pays, à l'invitation, comme cette année, des services de marketing de son industrie viti-vinicole, Österreichische Weingmarketingservices Ges.m.b.H).Un vin rouge Autre découverte à faire, et pour en rester à des produits qui tranchent sur la plupart, celle de ce nouveau venu maintenant disponible dans la plupart des succursales qu'est le Monica di Sardegna 98 Argiolas, d'Italie.Élaboré avec le cépage (Monica) de Sardaigne qui lui donne son nom, c'est un vin bien coloré, aux riches arômes de fruits rouges et noirs rappelant à la fois les vins du Rhône et du Languedoc, charnu, relativement corsé, avec un bon goût de fruits et des tannins fermes quoique sans agressivité.Un délice Et à goûter sans faute, puisqu'il est digne de figurer dans la trop courte liste des vins rouges de qualité vendus à prix doux.12,50 $, HH(H) $( $) 2-3 ans.Un cidre.Malgré la petite taille du vignoble du Québec (250 hectares), ses viticulteurs manquent rarement d'idées, comme le prouve à l'évidence le Cidre liquoreux 99 Pomme de glace, qui est le deuxième millésime de ce produit très particulier élaboré par ce domaine viticole de Saint-Denis-sur- Richelieu, situé au 1149, Chemin des Patriotes, au téléphone (450) 787-3766.D'une belle couleur vieil or, soutenue, mais sans rien de brunâtre, son bouquet est très proche de celui des vins de glace par ses riches et beaux arômes de fruits confits (genre abricots, pêches, etc.), tout en s'en distinguant par ses notes faisant concentré de pommes.Onctueux en bouche, bien sucré, mais avec toute l'acidité voulue pour lui conférer équilibre et harmonie, ses saveurs sont pénétrantes, et sa longueur en bouche \u2014 le temps que persiste l'après-goût \u2014 remarquable.Savoureux, et du niveau de bien des vins de glace ontariens.868810, 18,95 $ les 375 millilitres, à la SAQ ou au vignoble même, HHH(H) $ $ $( $) 3-4 ans ?On le boira par exemple avec du foie gras, comme un Sauternes, ou simplement en digestif.DU VIN Jacques Benoit D'Autriche, de Sardaigne et un cidre 2872530 LIQUIDATION O E U V R E S D'A R T I C.Carete I S.Cosgrove I A.Dumas I L.Gervais Plus de 100 oeuvres 30 juin, 1er et 2 juillet de 10 h à 17 h Local de la Maison d'art Fra-Angelico 1320, rue Wolfe, Montréal métro Beaudry Pour info.: (514) 598-1737 5LP2001D0630 d20-cine vendredi 5LP2001D0630 ZALLCALL 67 00:50:27 06/30/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 FILL54 5LP2101D0630 D-21 ven 30 juin 5LP2101D0630 ZALLCALL 67 00:46:44 06/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 D 21 THE PATRIOT Divertissant.Mais pour l'Histoire, on repassera MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale En apparences, The Patriot (Le Patriote en version française) a toutes les allures du grand film historique ambitieux.En réalité, cette superproduction réalisée par Roland Emmerich (Independence Day, Godzilla) n'est qu'un simple film d'action qui utilise un contexte historique pour servir à la clientèle estivale sa ration de chair sanguinolente.L'ensemble ne tient pas la route une seule seconde sur le plan historique mais n'en reste pas moins divertissant pour autant.Pour peu qu'on sache d'avance à quoi s'attendre.Écrit par Robert Rodat, celui-là même qui a signé le scénario de Saving Private Ryan, The Patriot relate le parcours d'un vétéran soldat, devenu pacifiste et père de sept enfants, qui joindra les rangs d'une milice patriote à partir du moment où sa famille a été attaquée.C'est dire qu'en cette période agitée, au cours de laquelle les Américains espèrent voir naître leur pays, le personnage n'est pas ici motivé par une cause, l'indépendance des États-Unis, mais plutôt par un sentiment de vengeance.La guerre devient ainsi personnelle.Tous les coups sont permis.À voir la violence effroyable des combats et l'acharnement obsessif que mettent les belligérants, on ne s'étonne aucunement que leurs distingués descendants adoptent d'emblée la culture du « Let's Kick Some Ass » qui a pratiquement contaminé aujourd'hui tous les aspects de l'american way of life.On trouve peut-être d'ailleurs là l'aspect le plus dérangeant de The Patriot.Rodat a en effet conçu son récit de telle sorte qu'aucune zone un peu plus grise ne soit tolérée.Dessinant à gros traits ses personnages, il nous offre des ennemis Britanniques fourbes et cruels, et des Américains plus blancs que neige qui, bien sûr, possèdent les meilleures raisons du monde de vouloir étancher leur soif de vengeance.Ces raisons relèvent bien entendu de l'ordre familial.Veuf depuis peu, Benjamin Martin (Mel Gibson, qui a touché un cachet de 25 millions pour ce rôle) s'occupe avec attention de sa progéniture.Le jour où son fils aîné (Heath Ledger) est mis sous arrêt par l'infâme colonel Tavington (excellent Jason Isaacs), Benjamin n'a d'autre choix que de joindre les rangs des forces indépendantistes pour défendre les siens.Une scène de carnage au cours de laquelle notre héros s'acharne désespérément sur le corps d'un soldat anglais déjà mort en dit long sur l'état d'esprit du bonhomme.D'autant que ses tout jeunes fils l'ont accompagné dans sa mission et se disent heureux au retour d'avoir tué des hommes.Yeah ! Le scénariste a aussi cru bon intégrer au récit une ribambelle de clichés hollywoodiens.Le fils aîné tombera amoureux d'une jeune villageoise aux yeux de biche, tandis que Benjamin, de son côté, croisera le regard invitant de la belle-soeur.L'histoire est aussi orchestrée de telle sorte qu'elle mène à une ultime confrontation entre Benjamin et Tavington.Et bien sûr, celuique- tout-le-monde-croyait-mortmais- qui-ne-l'est-pas-vraiment viendra brouiller les pistes dans un sursaut de fureur.Les (nombreuses) envolées patriotiques sur fond de bannière étoilée sont quant à elles soulignées par la musique grandiloquente du chef pompier John Williams.Cela dit, Mel Gibson offre une excellente prestation et Roland Emmerich mène le bal avec assurance.Les scènes de combat sont particulièrement bien réglées et la distribution est solide dans l'ensemble.Mais le grand film contemporain sur la réalité historique de la Révolution américaine reste encore à faire.D'autant que le sujet n'a pas souvent été exploré au cinéma.Le dernier essai, Revolution de Hugh Hudson (avec Al Pacino), a mordu la poussière il y a quinze ans.THE PATRIOT de Roland Emmerich.Scénario : Robert Rodat.Images : Caleb Deschanel.Montage : David Brenner.Direction artistique : Kirk M.Petrucelli.Avec Mel Gibson, Heath Ledger, Joely Richardson, Jason Isaacs, Chris Cooper, Tcheky Karyo, Rene Auberjonois.2 h 44.Mel Gibson 5LP2201D0630 D-22 ven30 juin 5LP2201D0630 ZALLCALL 67 00:49:43 06/30/00 B D 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Michel Côté: «C'est pas vrai que ce n'est pas sérieux quand c'est drôle» LUC PERREAULT Le 25 juin dernier, Michel Côté a eu 50 ans.Ne le cherchez pas cet été en ville.Il parcourt le Québec avec, par ordre décroissant, sa femme, son auto et son vélo.« J'ai décidé de me faire un cadeau, nous confiait-il quelques semaines avant son départ.Ça fait plusieurs étés que je travaille.Je voulais aussi faire un cadeau à ma femme.Ce que je remettais d'année en année, j'ai enfin décidé de le faire.» En guise de consolation, on pourra l'applaudir à l'écran dans le film de Gabriel Pelletier, La Vie après l'amour.Le producteur Roger Frappier lui promettait depuis longtemps un rôle à sa mesure.Le scénario de Ken Scott semblait tout à coup écrit expressément pour lui.On se souvient de Cruising Bar où il explorait les coins les plus éclatés de sa persona.Cette fois, on le retrouve dans le rôle de Gilles Gervais, un dentiste pour qui la vie tout à coup bascule parce que sa femme l'a quitté.« Ce qui était merveilleux avec ce film, affirme le comédien, c'est que ça nous permettait de délirer tout en restant réalistes, étant donné que le gars fait une dépression nerveuse.Sous médication, il peut avoir des réactions bizarres.Au début, on ne sait pas trop s'il est vraiment déprimé ou s'il fait un fou de lui quand il attend sur sa valise devant sa maison que sa femme revienne.J'aimais cette ambiguïté.Il fallait éviter les dérapages.Des séparations comme celle-là, rappelle Côté, dégénérent parfois en violence conjugale.« Ce que j'aime dans ce scénario, c'est son aspect positif.C'est un beau film d'amour.Ce gars-là, il l'aime, sa femme.Il a beau aller voir ailleurs, sa Sophie, il n'arrive pas à l'oublier.» Tout le film repose sur le jeu de l'acteur.Pathétique par moments, il devient comique à d'autres.Une hilarante séquence se déroule, naturellement, dans le cabinet du dentiste.On le voit alors sous l'effet de calmants s'en prendre à un innocent patient, une scène digne de Jim Carrey.« C'était, techniquement, tellement compliqué à tourner qu'on déconnait un peu.J'ai même fait quelques blagues qu'on n'a pas gardées au montage.J'étais en train de le fraiser au complet.» Un poisson dans l'eau Le film s'attarde aux problèmes de Gilles.Sa Sophie disparaît après quelques minutes.Côté souligne avec quelle générosité Sylvie Léonard, qui endosse ce personnage, a accepté de jouer les faire-valoir.« J'espère que ses fans ne seront pas trop déçus.Son rôle est important : on parle d'elle tout le temps.Mais elle n'a pas autant de jours de tournage que moi.» La carrière de Côté qui a débuté au théâtre \u2014 Broue en est à sa 22e saison après plus de 2 300 représentations \u2014 se concentre depuis quelques années à la télévision.« J'ai toujours mis le théâtre en premier, le cinéma en deuxième et la télé en troisième.La télé c'est un accident : c'est à cause d'Omertà.Je trouve ça extraordinaire comme cadeau, pour un comédien, de jouer une grande folle dans La Petite Vie à 7h30 et un policier super straight à 9h dans Omertà.» Il dit aimer tout jouer, faire tous les personnages.Mais la comédie garde sa préférence.« C'est l'idéal, pour moi.J'y suis comme un poisson dans l'eau.On peut passer plein de messages avec l'humour.La vie déjà est assez sérieuse.C'est pas vrai que c'est pas sérieux quand c'est drôle.Je suis tanné d'entendre dire que dès que c'est drôle c'est niaiseux ou pas vrai.» Broue lui a permis d'explorer les mécanismes du rire.« Le rire n'est pas cérébral.Il est viscéral.T'as pas à expliquer une demi-seconde.Il faut que, quand ça arrive, tu ries.Et souvent, on a besoin de références socio-culturelles qu'on n'a pas le temps d'exposer.C'est pour ça qu'une comédie c'est local.Même en Chine.» L'accent d'Alma Il rêve du jour où un film québécois intelligent déclenchera un succès monstre.« J'ai toujours pensé qu'en étant le plus local possible \u2014 ce qui ne veut pas dire faire des films sur le sirop d'érable et les ceintures fléchées \u2014 c'est à ce moment- là parfois qu'on devient le plus universel.Quand on essaie tout le temps de raccoler, de faire des coprods, bien sûr, on a plus de sous mais ça fait des produits bâtards.Il y a la moitié de la distribution qui parle avec un accent et l'autre avec un autre.Ça ne mène jamais nulle part.Regardez La Vita è bella : c'est italien, point.C'est intelligent, beaucoup.On pleure deux fois et c'est bon.C'est un film qui a fait le tour du monde.» Naturellement, il manifeste une certaine déception à l'égard de la critique.« Souvent, on est très durs pour nos films ici.On dirait qu'actuellement c'est indissociable : si c'est un succès populaire, les critiques sont épouvantables et si c'est un succès critique, on dirait que le peuple est débranché.Il y a un divorce entre les deux.Il faudrait que, des deux côtés, on fasse un effort.Je sais qu'on est supposé juger tous les films artistiquement sur le même plan et c'est tout à fait normal.Mais des fois, il faudrait se supporter un petit peu plus.On n'est pas dans le même contexte que les Américains.» Aujourd'hui, estime Côté, toute la publicité d'un film est basée sur le cachet des vedettes.On ira voir un film parce que l'actrice a été payée vingt millions.« Si le monde connaissait nos salaires, je pense que ça leur ferait une raison de plus pour ne pas venir nous voir.» Tourner en anglais ?« Ça ne m'intéresse pas.On m'appelle pour passer des auditions pour les Américains.Mais, heureusement, je me paye un luxe : j'y vais pas.D'abord, j'ai un gros accent d'Alma.Ça ne m'intéresse pas du tout de faire carrière du côté anglophone.Qu'est-ce que ça me donnerait d'aller jouer dans un film où il y aurait Robert De Niro ?Je ne suis pas fétichiste à ce point-là.J'admire son travail mais, de toute façon, il ne me regarderait même pas.Je serais un deux de pique à côté de lui.Je suis trop fier, trop bleuet.» Un des meilleurs souvenirs de sa carrière reste Au clair de la lune.« Dans mon c.v., c'est un film dont je suis très fier, à cause de la façon dont on l'a tourné : sans moyens, sans effets spéciaux.Quand je vole dans les airs, je suis accroché à une grue à cent pieds au-dessus du Plateau Mont-Royal.Je chie dans mes culottes.J'ai tellement peur que tout lâche : si tout d'un coup, le crochet cassait, je me disais.Une heure et demie de temps en l'air à moins vingt degrés.On voulait être des héros du cinéma, tu sais, ce côté un peu maso.En plus, tu prends ton chèque, tu l'endosses, tu le retournes, il t'en revient une petite partie.Ils appelaient ça réinvestissement.Intarissable Michel Côté.Indispensable aussi.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Michel Côté a appris les mécanismes du rire avec Broue, qui tourne toujours à sa 22e saison.Guylaine Tremblay et Michel Côté dans une scène du film La Vie après l'amour.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © « On m'appelle pour passer des auditions pour les Américains.Mais, heureusement, je me paye un luxe : j'y vais pas », explique le comédien, qui préfère visiblement être maître chez lui plutôt que d'être un « deux de pique » aux côtés de Robert De Niro.Le flambeur magnifique Agence France-Presse ROME Surnommé affectueusement « le M'as-tu-vu » par les Italiens, le comédien Vittorio Gassman, qui vient de mourir à l'âge de 77 ans, restera à jamais le séducteur flamboyant de Parfum de femmes de Dino Risi.Flambeur magnifique et amoureux aux éclats de rires tonitruants, sa silhouette de matamore a traversé toutes les scènes sous le signe d'une formidable longévité.Fils d'un Autrichien et d'une championne de basket, né à Gênes (nord) le 1er septembre 1922, poussé par sa mère qui devine son tempérament d'acteur, il abandonne ses études de droit et entre à l'Académie d'Art dramatique de Rome.En 1943, il fait ses premiers pas au théâtre à Milan.Son amour des planches ne le quittera plus.Il fondera sa propre compagnie, Il teatro d'Arte italiano, en 1948.Après des débuts dans le théâtre tragique (Un tramway nommé désir, Hamlet, Oedipe-roi), le cinéma fait appel à lui en 1946.A quelques exceptions près, comme Riso Amaro (Riz amer), ses 35 premiers films furent « horribles », selon ses dires.C'est Mario Monicelli, le plus drôle des réalisateurs italiens, qui le révèle en 1958 avec I soliti ignoti (Le pigeon).Cambrioleur pitoyable, Gassman crève l'écran.Peu à peu, il va imposer un personnage de mâle cynique et égoïste, veule et vantard, le type même du fanfaron (un de ses films porte ce titre), beau parleur mais incapable.D'une filmographie abondante se détachent des films tournés sous la direction de Dino Risi, comme Il Mattatore (Le Matamore, 1959), Il Sorpasso (Le Fanfaron, 1962), I Mostri (Les Monstres, 1963).Toujours avec Risi, dont il devient l'inséparable complice, il tourne dans Profumo di donna (Parfum de femme) en 1974, suivi trois ans plus tard d'Anima persa (Ames perdues) et de Caro papa (Cher papa) en 1978.Celui qui, à l'écran, a su s'imposer dans tous les registres décroche au passage un prix d'interprétation pour Parfum de femme à Cannes en 1975.Une de ses interprétations les plus savoureuses restera celle d'un chevalier partant aux croisades (L'armata Brancaleone - Brancaleone - 1965) de Monicelli ou encore celle d'un cardinal intégriste reprenant en mains une paroisse ouvrière (I nuovi mostri - Les Nouveaux monstres - 1977).Ettore Scola, l'un des réalisateurs avec lequel il a le plus tourné, lui offre le nostalgique C'eravamo tanto amato (Nous nous sommes tant aimés) en 1974, puis La Terrazza (La Terrasse) en 1979 avant La Famiglia (La famille) en 1986.Vittorio Gassman, qui a à son actif quelque 140 films dont cinq comme réalisateur, a également tourné aux États-Unis, où il a été quelques temps marié à Shelley Winters.La crise italienne du cinéma ne réduit pas l'activité de ce menteur professionnel et cabotin.Il participe ainsi à des séries de télévision, où il déploie son plaisir d'incarner des personnages en tous genres.Son talent est également recherché à l'étranger : aux États-Unis par Robert Altman (Un mariage, 1978), en France par Alain Resnais (La vie est un roman, 1983), en Belgique par André Delvaux (Benvenuta 1984).En Italie, il partage naturellement avec son ami Marcello Mastroianni la faveur des plus grands metteurs en scène.Malgré une intense activité cinématographique, il trouve le temps de diriger un cours d'art dramatique, de reprendre à la scène les pièces qui l'obsèdent, comme Kean et Othello, et d'écrire quelques ouvrages tels que Un grand avenir derrière moi, et Mémoires dans une soupente, qui décrit ses trois longues années de dépression.En février 1999, il avait fait ses adieux au théâtre lors d'un spectacle bouleversant au théâtre Sistina de Rome où il avait lu Pirandello, Shakespeare et Edmund Kean avant de réciter des poésies et de parler de la mort.« Elle ne m'obsède pas, elle me dégoûte », avait-il lancé en récitant le poème de Boris Vian Je ne veux pas crever.S'adressant aux journalistes, il ajoutait : « Écrivez ce que vous voulez de moi.Il suffit que vous commenciez en disant : c'était le meilleur ».Cet homme de spectacle complet, qui parlait et jouait en quatre langues, était aussi un solitaire qui avait eu trois femmes et quatre enfants.PHOTO AP Gassman a reçu un Molière honorifique à Paris en mai 1999.PHOTO AFP Vittorio Gassman sur le tournage du film Le Dîner, en 1999.Vittorio Gassman meurt à 77 ans Agence France-Presse ROME Les funérailles religieuses du comédien italien Vittorio Gassman, décédé hier à l'âge de 77 ans à la suite d'un malaise cardiaque, auront lieu demain à Rome, a annoncé la famille de l'acteur.Une chapelle ardente sera dressée à partir de vendredi matin à la mairie de Rome afin que puissent se recueillir ceux qui souhaitent rendre hommage au comédien disparu.Le corps de l'acteur devrait être incinéré, a indiqué l'agence de pompes funèbres chargé d'organiser les obsèques du comédien.De nombreux metteurs en scène et comédiens, des amis, ont commencé à se rendre hier au domicile romain de l'acteur afin de présenter leurs condoléances à sa femme Diletta D'Andrea et ses quatre enfants issus de trois mariages différents : Paola, Victoria, Alessandro et Jacopo.Parmi les premiers à rendre hommage au « mattatore » figuraient le cinéaste Marco Risi et l'actrice Francesca D'Aloja.La comédienne Monica Vitti qui avait eu Gassman comme professeur à l'académie d'art dramatique est arrivée à son domicile vers 13h.« Nous sommes tous effondrés de douleur », a dit l'actrice.« Travailler et étudier avec lui était magnifique, c'est une chose que l'on ne peut oublier.C'était un homme différent des autres, quelqu'un d'extraordinaire, cultivé, chargé d'humanité ».« Il semblait immortel », a pour sa part dit Claudia Cardinale en évoquant « Vittorio, l'homme-théâtre d'Italie, un artiste extraordinaire ».La comédienne qui vit à Paris avait tourné son premier film (I soliti ignoti - Le pigeon) avec Vittorio Gassman.« C'était un grand homme, d'une grande sensibilité.Sa plus grande qualité fut d'affronter la vie avec intelligence, sensibilité et culture », a affirmé de son côté le metteur en scène Francesco Rosi venu également se recueillir au domicile du comédien.Un des plus fameux metteurs en scène de Gassman, Mario Monicelli, 85 ans, a préféré ne pas faire de commentaires. La Presse 30 juin 2000 Page D23 manquante 5LP2401D0630 D-24 cin ma vendredi 5LP2401D0630 ZALLCALL 67 00:43:22 06/30/00 B D 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 HORAIRES ADVENTURES OF ROCKY & BULLWINKLE Brossard : 12h40, 14h50, 17h, 19h05, 21h15.Cavendish : 12h35, 14h40, 16h45, 189h50, 20h55.Colisée, Kirkland : 12h10, 14h30, 16h45, 19h10, 21h30.Galeries Laval : 12h, 14h30, 17h, 19h30, 21h50.Lacordaire : 13h, 15h, 17h, 21h.ven, sam., mar.: 23h.Langelier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h ; ven., sam., mar.: 23h.Place Lasalle : 12h55, 15h, 17h15, 19h25, 21h35.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h30 ; jeu.: 19h20, 21h30.AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Ven., sam., dim., mar., mer.: 16h45.AMERICAN PSYCHO V.F.Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 21h30.AVENTURES DE ROCKY & BULLWINKLE Boucherville.Ven.au jeu.: 12h50, 15h, 15h15, 19h20, 21h30.Carrefour Dorion : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Carrefour Laval : 12h45, 15h, 17h05, 19h10, 21h15.Cinéma Carnaval : 12h25, 14h20, 16h10, 19h, 20h50.Ciné-Parc Laval : 19h.Faubourg : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Mega-Plex Taschereau : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Place Lasalle : 12h35, 14h40, 16h50, 19h, 21h05.Quartier Latin : 12h10, 14h30, 17h, 19h20, 21h40.St-Bruno : 12h50, 15h, 17h, 19h10, 21h20.St-Hyacinthe : 13h20, 15h30, 19h15, 21h30.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.BATTLEFIELD EARTH Cinéma Impérial.Ven., sam., dim., mar., mer.: 19h.BEYOND THE MAT Centre Eaton : 19h30, 21h50 ; mer.: 21h50.BIG MOMMA'S HOUSE Brossard : 12h30, 14h40, 16h50, 19h, 21h10.Cavendish : 18h55, 21h20.Côte-des-Neiges : 19h20.Galeries Laval : 13h, 15h40, 18h30, 21h10.Lacordaire : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20 ; ven., sam., mar.: 23h20.Mega-Plex Spheretech : 19h25, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h35.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 14h, 16h30, 19h, 21h40 ; jeu.: 19h, 21h40.BOYS AND GIRLS Brossard : 12h50, 15h10, 17h20, 19h25, 21h35.Cavendish.Ven.au mer.: 19h, 21h25 ; jeu.: 19h.Centre Laval.Ven.au mer.: 20h45.Colisée, Kirkland.Ven.au mer.: 21h15.Côte-des-Neiges.Ven.au mer.: 21h50.Des Sources : 19h05, 21h05 ; ven., sam., mar.: 23h05.Faubourg : 13h45, 15h50, 19h10, 21h05.Lacordaire : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05 ; ven., sam., mar.: 23h05.Mega-Plex Spheretech : 19h05, 21h05 ; ven., sam., mar.: 23h05.Place Lasalle : 19h20, 21h30.BUTTERFLY Égyptien : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.CENTER STAGE Galeries Laval : 21h05.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h45, 16h15, 18h50, 21h ; jeu.: 18h50, 21h.CHEZ BIG MOMMA Châteauguay.Ven.au mer.: 17h10, 19h10, 21h10 ; jeu.: 19h10, 21h10.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Langelier : 19h, 21h20.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Mega-Plex Taschereau : 19h25, 21h25 ; ven., sam., mar.: 23h25.Place Longueuil.Ven.au dim.; 13h30, 16h10, 19h15, 21h25 ; lun., jeu.: 20h20 ; mar., mer.: 13h30, 16h10, 20h20.Quartier Latin : 19h 35, 21h55.St-Eustache : 18h55, 21h10.CHICKEN RUN Angrignon : 12h45, 14h45, 16h50, 19h40, 21h40.Centre Laval : 12h15, 13h05, 14h20, 15h10, 16h25, 17h10, 18h50, 19h25, 21h, 21h35.Colisée, Kirkland : 12h30, 15h, 17h10, 19h25, 21h45.Côte-des-Neiges : 13h35, 15h15, 17h, 19h10, 20h50.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h, 14h50, 16h45, 19h15, 21h35.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h20 ; mer., jeu.; 19h10, 21h10.Lacordaire : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05 ; ven., sam., mar.: 23h05.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h ; ven., sam., mar.: 23h.Paramount Montreal : 12h10, 13h, 14h20, 15h05, 16h20, 17h10, 18h25, 19h40, 20h15, 21h40 ; ven., sam.: 23h ; jeu.: 12h10, 13h, 14h20, 15h05, 16h20, 17h10, 18h15, 19h40, 21h40.CLAN DES SKULLS (LE) Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.: 18h45.COMMÉRAGES Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.COWBOY DE SHANGHAI (LE) Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Mega-Plex Pont-Viau : 19h20, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h40.DERRIÈRE (LE) Brossard : 12h20, 14h30, 16h40, 18h50, 21h.Quartier Latin : 12h05, 14h25, 16h55, 19h25, 21h50.DES GARS, DES FILLES Boucherville.Ven.au jeu.: 18h50.Carrefour Dorion : 18h50, 21h30.Carrefour Laval.Ven.au mer.: 12h30, 14h45, 17h10, 19h20, 21h35 ; jeu.: 12h30, 14h45, 17h10, 19h20.Châteauguay : 19h, 21h.Cinéma Carrefour Joliette : 13h55, 16h25, 19h10, 21h40.Cinéma St-Basile : 17h30, 19h30, 21h30.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20 ; ven., sam., mar.: 23h20.Mega-Plex Pont-Viau : 19h25, 21h25 ; ven., sam., mar.: 23h25.Mega-Plex Taschereau : 19h15, 21h15 ; ven., sam., mar.: 23h15.Place Lasalle.Ven.au mer.: 12h45, 14h50, 17h10, 19h15, 21h25 ; jeu.: 12h45, 14h50, 17h10, 19h15.Quartier Latin.Ven.au mr.: 12h30, 14h45, 17h15, 19h30, 21h55 ; jeu.: 12h30, 14h45, 17h15, 19h30.St-Bruno : 19h.St-Eustache : 12h05, 14h20, 16h35, 19h, 21h15.St-Hyacinthe : 19h10, 21h20.St-Jérôme : 21h40.Ste-Thérèse : 21h20.Terrebonne : 21h20.Versailles : 13h, 16h, 19h10, 21h30 ; jeu.: 13h, 16h, 19h10.DINOSAUR Angrignon : 13h, 15h05, 17h15, 19h35, 21h30 ; dim.; 13h, 15h05, 17h15, 21h30.Colisée, Kirkland : 12h, 14h, 16h, 28h45 ; dim.: 12h, 14h, 16h.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h30, 15h25, 17h20, 19h25, 21h20 ; mer., jeu.: 19h25, 21h20.V Mega-Plex Pont-Viau : 13h25, 15h20, 17h15, 19h10.Mega-Plex Spheretech : 13h20, 15h15, 17h10, 19h05.Mega-Plex Taschereau : 13h, 15h, 17h, 19h.DINOSAURE (LE) Centre Laval : 12h10, 14h10, 16h35, 18h45.Cinéma St-Basile : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Famous Players 8 - Greenfield Park : 12h50, 15h, 17h10, 19h25, 21h25 ; dim.; 12h50, 15h, 17h10, 21h25.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; mer., jeu.: 19h15, 21h15.Parisien : 12h30, 14h30, 16h30, 18h50, 21h.St-Eustache.Ven.au mer.: 12h40, 14h40, 16h40, 19h50, 21h05 ; jeu.: 12h40, 14h40, 16h40, 19h05.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50.Ste-Thérèse : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20.Terrebonne : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20.Versailles : 12h30, 14h30, 16h30, 18h45, 21h.EMPEREUR (L') ET L'ASSASSIN Quartier Latin : 13h05, 16h45, 20h30.EMPEROR (THE) AND THE ASSASSIN Atwater.Ven.: 20h ; sam : 16h30, 20h ; dim.: 16h30 ; lun.au jeu.: 19h45.ERIN BROCKOVICH Brossard : 12h10, 18h45.FANTASIA 2000 Angrignon : 13h20, 15h15, 17h05, 18h55.Cavendish : 13h05, 14h45, 16h50.Centre Eaton : 14h10, 15h50, 17h40.Centre Laval : 12h40, 14h40, 16h40.Colisée, Kirkland : 12h50, 14h50, 16h40.Des Sources : 13h, 17h, 17h.Mega-Plex Taschereau : 13h25, 15h15, 17h25.FANTASIA 2000 V.F.Châteauguay.Ven.au mer.: 13h, 15h, 17h.Mega-Plex Pont-Viau : 13h25, 15h25, 17h15.Mega-Plex Taschereau : 12h30, 14h, 15h30.Parisien : 12h50, 14h50, 16h45, 19h, 21h10 ; jeu.: 12h50, 14h50, 16h45, 21h10.FILM DE PEUR Boucherville.Jeu.: 22h.Carrefour Laval.Jeu.: 22h.Place Lasalle.Jeu.: 22h.Quartier Latin.Jeu.: 22h.St-Bruno.Jeu.: 22h.St-Eustache.Jeu.: 22h.Versailles.Jeu.: 22h.FRÉQUENCES Galeries Laval : 12h50, 15h50, 18h45, 21h15.Place Longueuil.Ven.au dim.: 13h20, 16h, 19h, 21h30 ; lun., jeu.: 20h ; mar.mer.: 13h20, 16h, 20h.GLADIATEUR (LE) Boucherville.Ven.au mer.: 21h10.Carrefour Laval : 21h45.Mega-Plex Jacques-Cartier : 19h, 22h.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 16h, 19h, 21h ; ven., sam., mar.: 23h, minuit.Mega-Plex Taschereau : 13h, 16h, 19h, 21h, 22h ; ven., sam., mar.: minuit.Parisien : 12h40, 15h40, 18h40, 21h45.Place Lasalle : 19h15.St-Bruno.Ven.au mer.: 21h10.St-Eustache : 12h, 15h05, 18h15, 21h20.GLADIATOR Angrignon : 20h50.Centre Eaton : 14h30, 17h30, 20h45.Centre Laval : 12h20, 15h40, 19h, 22h.Colisée, Kirkland : 18h50, 22h10.Des Sources : 13h, 16h, 19h, 21h ; ven., sam., mar.: minuit.Famous Players 8 - Greenfield Park : 12h45, 15h55, 19h10, 22h10.Lacordaire : 19h, 21h55.Mega-Plex Spheretech : 13h, 16h, 21h35.Paramount Montreal : 12h20, 15h35, 18h50, 22h10.GONE IN 60 SECONDS Angrignon : 13h10, 16h, 19h25, 22h05.Centre Laval : 12h, 15h, 19h, 21h40.Colisée, Kirkland : 13h30, 16h15, 19h15, 22h.Côte-des-Neiges : 13h50, 16h20, 19h, 21h20.Des Sources : 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h55.Lacordaire : 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h30, 19h, 21h30.; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Taschereau : 13h, 15h50, 19h, 19h20, 20h30, 21h50 ; ven., sam., mar.: 23h55.Paramount Montreal : 12h50, 15h50, 18h40, 21h20 ; ven., sam.: minuit05 ; dim., 12h50, 15h50, 21h20.St-Eustache : 13h25, 15h55, 18h55, 21h25.HAMLET Égyptien : 14h10, 16h30, 19h, 21h15.I DREAMED OF AFRICA Brossard : 15h, 21h30.JE RÊVAIS DE L'AFRIQUE Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.: 19h, 21h30 ; dim.: 13h30, 16h, 19h, 21h30.Place Longueuil.Ven.au dim.: 13h55, 16h30, 19h05, 21h35 ; lun., jeu.: 20h05 ; mar., mer.: 13h55, 16h30, 20h05.KADOSH Cavendish : 12h30, 15h, 18h30, 21h15.KID (THE) Angrignon.Dim.: 19h.Cavendish : 12h55, 15h25, 18h40, 21h10.Colisée, Kirklandé.Dim.: 19h.Famous Players 8 - Greenfield Park.DIim.: 19h.Mega-Plex Pont-Viau.Dim.: 19h.Mega-Plex Spheretech.Dim.: 19h.Paramount Montreal.Dim.: 19h.LAURA CADIEUX Place Longueuil.Ven.au dim.: 13h45, 16h20, 19h20, 21h20 ; lun., jeu.: 20h10 ; mar., mer.: 13h45, 16h20, 20h10.LOVE'S LABOUR LOST Égyptien : 13h40, 15h40, 17h40, 19h40, 21h40.ME, MYSELF AND IRENE Cinéma Carnaval : 13h05, 15h25, 19h10, 21h30 ; ven., sam.; 23h40.Colisée, Kirkland : 13h, 14h, 16h, 16h50, 19h05, 19h35, 21h55, 22h30.Côte-des-Neiges : 13h30, 16h, 19h05, 21h40.Faubourg : 13h35, 14h, 16h, 16h25, 18h45, 19h10, 21h15, 21h40.Galeries Laval : 13h, 15h30, 18h50, 21h25.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Spheretech : 13h05, 13h20, 15h30, 15h45, 19h05, 19h25, 21h30, 21h45 ; ven., sam., mar.: 23h55, minuit05.Mega-Plex Taschereau : 13h15, 13h35, 15h40, 16h, 19h15, 19h35, 21h40, 22h ; ven., sam., mar.: minuit.Place Lasalle : 12h, 14h25, 16h45, 19h10, 21h40.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h30, 13h50, 15h50, 16h10, 18h45, 19h05, 21h, 21h20 ; jeu.: 18h45, 19h05, 21h, 21h20.St-Eustache : 13h35, 16h05, 19h10, 21h40.MISSION IMPOSSIBLE 2 Angrignon : 12h50, 15h30, 19h05, 22h.Cavendish : 12h50, 15h30, 18h35, 21h05.Centre Eaton : 14h, 16h30, 19h, 21h30.Centre Laval : 13h20, 16h15, 19h15, 21h50.Colisée, Kirkland : 13h15, 16h10, 19h, 21h50.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h15, 19h20.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h, 15h50, 19h05, 21h45 ; mer., jeu.: 19h05, 21h45.Lacordaire : 13h, 15h45,19h, 21h45 ; ven., sam., mar.: minuit15.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h45, 19h, 21h45 ; ven., sam., mar.: minuit15.Paramount Montreal : 13h10, 16h15, 19h05, 21h40 ; ven., sam : minuit35.Versailles : 13h20, 16h20, 19h20, 22h.MISSION IMPOSSIBLE 2 V.F.Angrignon : 13h35, 16h25, 19h15, 21h55.Boucherville.Ven.au jeu.: 13h35, 16h20, 19h05, 21h45.Carrefour Dorion : 12h20, 15h40, 19h10, 22h.Centre Laval : 13h, 16h, 19h20, 22h.Cinémac Carrefour Joliette : 13h35, 16h05, 18h50, 21h20.Ciné-Parc St-2/3Eustache : 19h.Dauphin.Ven.au mer.: 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; jeu.: 19h45.Famous Players 8 - Greenfield Park : 16h10, 22h05.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h20, 16h, 19h20, 21h55 ; mer., jeu.: 19h20, 21h55.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 15h35, 19h, 21h35 ; ven., sam., mar.: minuit05.Parisien : 13h20, 16h20, 19h10, 21h50.Plaza Repentigny.Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.St-Bruno : 13h05, 16h, 19h, 21h40.St-Eustache : 13h15, 15h55, 19h10, 21h40.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h, 15h45, 19h, 21h45.Terrebonne : 13h, 15h45, 19h, 21h45.MISSION SUR MARS Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.: 18h45.MOI, MOI-MÊME ET IRÈNE Boucherville.Ven.au jeu.: 13h20, 16h, 19h15, 21h50.Carrefour Dorion : 12h, 14h25, 16h45, 19h20, 21h45.Carrefour Laval : 13h10, 16h, 19h05, 21h30.Châteauguay.Ven.au mer.: 12h35, 14h55, 17h15, 19h35, 21h55 ; jeu.: 19h35, 21h55.Cinéma Carrefour Joliette : 13h50, 16h20, 19h05, 21h35.Cinéma St-Basile : 13h30, 26h, 19h, 21h30.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Langelier : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h ; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Pont-Viau : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h ; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Taschereau : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h ; ven., sam., mar.: 23h55.Paradis : 19h05, 21h30 ; sam., dim.: 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Place Lasalle : 13h15, 15h50, 18h40, 21h15.Plaza Repentigny : 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.Quartier Latin : 12h35, 13h05, 13h30, 15h15, 15h45, 16h15, 18h15, 18h50, 19h15, 21h10, 21h30, 21h55.St-Eustache : 13h35, 16h05, 19h05, 21h35.St-Hyacinthe : 13h10, 15h45, 18h50, 21h35.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Terrebonne : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.NEW WATERFORD GIRL Centre Eaton : 14h20, 16h20, 19h20, 21h20.OEUVRE DE DIEU (L'), LA PART DU DIABLE Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.: 15h30, 18h45.PARTIS EN 60 SECONDES Boucherville.Ven.au jeu.: 13h25, 16h10, 18h40, 21h25.Carrefour Dorion : 12h40, 15h20, 18h40, 21h20.Cinéma Carnaval : 13h15, 15h30, 19h05, 21h25.Cinéma Carrefour Joliette : 13h40, 16h10, 18h55, 21h25.Cinéma St-Basile : 13h30, 16h, 19h, 21h30.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h55.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam., mar.: 23h55.Parisien : 13h45, 16h50, 19h30, 22h.Plaza Repentigny : 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.St-Bruno : 13h15, 16h, 19h10, 21h45.St-Eustache : 13h15, 15h45, 19h, 21h35.St-Hyacinthe : 13h25, 15h55, 19h, 21h45.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35.Terrebonne : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35.Versailles : 13h45, 16h55, 19h40, 22h10.PATRIOT (THE) Brossard : 12h, 13h, 15h15, 16h30, 18h30, 20h, 21h45.Cavendish : 13h, 16h40, 20h30.Cinéma Carnaval : 12h45, 15h45, 18h50, 21h50.Colisée, Kirkland : 12h55, 16h30, 20h15.Côte-des-Neiges : 11h30, 14h40, 17h50, 21h.Des Sources : 13h, 13h30, 14h, 16h10, 16h40, 18h, 19h20, 20h, 21h, 22h30 ; ven., sam., mar.: minuit15.Galeries Laval : 12h, 13h, 15h20, 16h30, 18h40, 20h, 22h.Lacordaire : 13h, 16h10, 19h20, 22h30.Mega-Plex Spheretech : 13h, 14h, 16h10, 17h30, 19h20, 21h, 22h30 ; ven., sam., mar.: minuit05.Paramount Montreal : 12h45, 13h30, 16h30, 17h15, 20h15, 21h ; ven., sam.: 23h55, minuit30.Place Lasalle : 12h05, 15h25, 18h40, 21h40.St-Bruno : 14h30, 20h30.St-Eustache : 13h, 16h15, 20h.PATRIOTE (LE) Boucherville.Ven.au jeu.; 12h25, 13h40, 15h35, 18h30, 18h45, 21h35, 21h55.Carrefour Dorion : 12h, 15h15, 18h35, 22h.Carrefour Laval : 12h, 15h20, 18h40, 22h.Châteauguay.Ven.au mer.: 12h30, 15h35, 18h40, 21h45 ; jeu.: 18h40, 21h45.Cinéma Carrefour Joliette : 14h05, 18h25, 21h30.Cinéma St-Basile : 12h45, 16h, 20h.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Dauphin.Ven.au mer.: 13h, 16h30, 20h ; jeu.: 20h.Langelier : 13h, 16h10, 19h20.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 14h, 16h10, 17h30, 19h20, 21h, 22h30 ; ven., sam., mar.: minuit05.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h30, 14h, 16h10, 16h40, 17h, 19h20, 20h, 21h15, 22h30 ; ven., sam., mar.: 23h.Mega-Plex Taschereau : 13h, 14h, 16h10, 17h, 18h, 19h20, 20h, 21h15 ; ven., sam., mar.: 23h.Paradis : 19h20 ; sam., dim.: 13h, 16h10, 19h20.Place Lasalle : 12h, 15h20, 18h30, 21h45.Plaza Repentigny : 12h45, 16h, 20h ; ven., sam.: 23h.Quartier Latin : 12h, 12h45, 13h15, 15h20, 16h30, 17h10, 18h40, 20h15, 21h10.St-Bruno : 12h, 15h15, 18h30, 21h45.St-Eustache : 12h, 13h, 15h10, 16h15, 18h20, 20h, 21h30.St-Hyacinthe : 13h15, 16h30, 20h.St-Jérôme : 15h, 18h50, 22h.Ste-Thérèse : 13h, 16h10, 19h20.Terrebonne : 13h, 16h10, 19h20.PERFECT STORM (THE) Angrignon : 12h55, 13h30, 15h45, 16h30, 19h, 19h30, 21h45, 22h15.Cavendish : 12h40, 15h20, 18h20, 21h.Centre Laval : 12h30, 13h10, 15h30, 16h10, 18h30, 19h10, 19h45, 21h15, 21h55, 22h25.Cinéma Carnaval : 13h10, 15h35, 19h05, 21h30 ; ven., sam.: 23h50.Colisée, Kirkland : 12h40, 13h20, 15h40, 16h20, 19h20, 19h50, 22h10, 22h40.Côte-des-Neiges : 13h20, 16h10, 18h50, 21h30.Des Sources : 13h10, 13h30, 13h50, 15h45, 16h05, 16h25, 19h10, 19h30, 19h50, 21h45, 22h05, 22h25 ; ven., sam., mar.: minuit15.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h05, 13h45, 15h50, 16h25, 19h, 19h30, 22h, 22h30.Lacordaire : 13h10, 15h45, 19h10, 21h45 ; ven., sam., mar.: minuit15.Mega-Plex Spheretech : 13h10, 13h20, 15h45, 16h05, 19h10, 19h30, 21h45, 22h05 ; ven., sam., mar.: minuit15.Paramount Montreal : 13h15, 14h, 16h10, 17h05, 19h, 19h30, 20h, 22h, 22h30, 23h ; ven., sam.: minuit50 ; sam., dim., lun.; 13h15, 14h, 14h50, 16h10, 17h05, 19h, 19h30, 20h, 22h, 22h30, 23h.St-Eustache : 13h05, 15h45, 18h50, 21h30.PIERRAFEU À VIVA ROCK VEGAS (LES) Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.: 19h05 ; dim ; : 13h35, 16h05, 19h05.Ciné-Parc Laval : 19h.12h30, 16h, 18h35.Place Longueuil.Ven.au dim.: 13h40, 16h15, 19h10, 21h15 ; lun., jeu.: 19h55 ; mar., mer.: 13h40, 16h15, 19h55.POULET EN FUITE Boucherville.Ven.au jeu.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h20.Carrefour Dorion : 12h30, 14h30, 16h30, 18h30, 20h30.Cinéma Carnaval : 12h30, 14h15, 16h, 19h, 20h45.Cinéma Carrefour Joliette : 14h, 16h30, 19h15, 21h45.Cinéma St-Basile : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Mega-Plex Jacques- Cartier : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h ; ven., sam., mar.: 23h.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25 ; ven., sam., mar.: 23h.Mega-Plex Taschereau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25 ; ven., sam., mar.: 23h.Place Lasalle : 12h30, 14h30, 16h30, 18h35, 20h45.Plaza Repentigny : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; ven., sam.; 23h15.Quartier Latin : 12h15, 12h45, 14h30, 15h, 16h55, 17h20, 19h05, 19h40, 21h20, 21h45.St-Bruno : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.St-Eustache : 12h30, 14h25, 16h20, 19h, 21h.St-Hyacinthe : 13h05, 15h10, 19h20, 21h25.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Terrebonne : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Versailles : 12h45, 14h45, 16h45, 19h, 21h15.RÈGLES D'ENGAGEMENT (LES) Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 15h30, 21h30.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.REVIENS-MOI Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.: 15h30, 18h45.ROAD TRIP Centre Eaton : 14h50, 16h50, 18h50, 21h10.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h40, 15h45, 19h30, 21h30 ; mer., jeu.: 19h30, 21h30.ROMÉO DOIT MOURIR Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 21h30.RULES OF ENGAGEMENT Cinéma Impérial.Ven., sam., dim., mar., mer.: 21h20.SCARY MOVIE Cavendish.Jeu.: 22h.Centre Laval.Jeu.: 22h.Colisée, Kirkland.Jeu.: 22h.Côte-des-Neiges.Jeu.: 22h.Paramount Montreal.Jeu.: 22h.Pointe-Claire.Jeu.: 22h.SHAFT Angrignon : 13h45, 16h20, 19h10, 21h35.Centre Laval : 13h40, 16h30, 19h30, 21h45.Colisée, Kirkland : 13h40, 16h25, 19h45, 22h20.Côte-des-Neiges : 13h10, 15h20, 17h30, 19h35, 21h45.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h30, 16h, 19h30, 21h50.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h50, 16h30, 19h35, 21h50 ; mer., jeu.: 19h35, 21h50.Mega-Plex Spheretech : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Paramount Montreal : 12h30, 13h40, 15h, 16h10, 17h30, 19h20, 19h50, 21h50, 22h20 ; ven., sam.: minuit15, minuit40.SHAFT V.F.Angrignon : 13h25, 15h50, 19h20, 21h50.Boucherville : 13h30, 16h30, 19h, 21h15.Centre Laval : 12h50, 15h50, 19h05, 21h30.Cinéma Carrefour Joliette : 16h15, 19h, 21h10.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h35, 16h05, 19h05, 21h40.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam., mar.: 23h10.Parisien : 13h10, 16h10, 19h20, 21h30.St-Bruno : 13h50, 16h15, 19h05, 21h25.St-Eustache : 12h30, 14h30, 16h45, 19h15, 21h25.St-Hyacinthe : 13h30, 15h50, 19h25, 21h50.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h10, 15h10, 19h10, 21h10.Terrebonne : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Versailles : 13h10, 16h10, 19h30, 21h50.SHANGHAI NOON Centre Eaton : 14h40, 17h, 19h10, 21h40.SMALL TIME CROOKS Atwater.Ven.: 18h50, 21h10.Atwater.Sam.: 16h05, 18h50, 21h10 ; dim.; 16h05, 18h50 ; lun.au jeu.: 20h.TEMPÊTE (LA) Boucherville : 13h05, 15h50, 18h55, 21h40.Carrefour Dorion : 12h10, 15h30, 19h, 21h50.Carrefour Laval : 13h15, 16h10, 19h, 21h40.Châteauguay.Ven.au mer.: 12h45, 15h45, 18h45, 21h50 ; jeu.: 18h45, 21h50.Cinéma Carrefour Joliette : 13h30, 16h, 18h45, 21h15.Cinéma St-Basile : 13h15, 16h, 19h, 21h35.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 13h35, 16h15, 19h, 21h40 ; mer., jeu.: 19h, 21h40.Langelier : 13h10, 15h45, 19h10, 21h45.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h10, 13h30, 15h45, 16h05, 19h10, 19h30, 21h45, 22h05 ; ven., sam., mar.: minuit15.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 13h30, 15h45, 16h05, 19h10, 19h30, 21h45, 22h05 ; ven., sam., mar.: minuit15.Mega-Plex Taschereau : 13h10, 13h30, 15h45, 16h05, 19h10, 19h30, 21h45, 22h05 ; ven., sam., mar.: minuit15.Paradis : 19h10, 21h45 ; sam., dim.: 13h10, 15h45, 19h10, 21h45.Place Lasalle : 12h15, 13h10, 15h15, 15h55, 18h30, 18h45, 21h15, 21h35.Plaza Repentigny : 13h15, 16h, 19h, 21h35 ; ven., sam.: 23h45.Quartier Latin : 12h, 12h30, 13h, 15h10, 15h30, 16h, 18h15, 18h45, 19h15, 21h15, 21h45, 22h.St-Bruno : 13h20, 16h15, 19h, 21h50.St-Eustache : 13h10, 15h50, 18h55, 21h35.St-Hyacinthe : 13h, 15h50, 18h55, 21h40.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h10, 15h45, 19h10, 21h45.Terrebonne : 13h10, 15h45, 19h10, 21h45.TITAN A.E.Cavendish : 12h45, 14h50, 16h55.Côte-des-Neiges : 13h40.Des Sources : 13h, 15h, 17h, 19h.Galeries Laval : 12h15, 14h25, 16h30, 18h40, 21h.Lacordaire : 13h15, 15h10, 17h05.Mega-Plex Spheretech : 13h25, 15h25, 17h25.Mega-Plex Taschereau : 13h15, 15h15, 17h15.Paramount Montreal : 12h15, 14h30, 16h45, 19h, 21h10 ; ven., sam.: 23h30.Place Lasalle : 12h55, 15h05.TITAN : APRÈS LA TERRE Boucherville.Ven.au jeu.: 13h, 15h20.Carrefour Dorion : 12h50, 14h50, 16h50.Carrefour Laval : 13h, 15h45, 19h30.Châteauguay.Ven.au mer.: 13h10, 15h10.Cinéma Carrefour Joliette : 13h45.Cinéma St-Basile : 13h15, 15h15.Langelier : 13h, 15h, 17h.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h20, 15h15, 17h10.Mega-Plex Pont-Viau : 13h20, 15h20, 17h20.Mega-Plex Taschereau : 13h20, 15h20, 17h20.Place Lasalle : 13h, 15h05.Quartier Latin : 12h05, 12h35, 14h25, 15h05, 17h, 17h25, 19h10, 21h25.St-Bruno : 13h45, 16h10.St-Eustache : 12h15, 14h20, 16h25.St-Hyacinthe : 13h20, 15h30.St-Jérôme : 13h.Ste-Thérèse : 18h10.Terrebonne : 17h10.U-571 Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h40, 16h, 19h10, 21h25 ; jeu.: 19h10.U-571 V.F.Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.; 19h10, 21h40 ; dim.: 13h40, 16h10, 19h10, 21h40.Cinéma St-Léonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 15h30, 21h30.UNE POUR TOUTES Parisien : 13h, 16h, 19h05, 21h40.28 JOURS Cinéma Joliette : 21h25.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.VIRGIN SUICIDES (THE) Atwater.Ven.: 19h, 21h20 ; sam.: 15h55, 19h, 21h20 ; dim.: 15h55, 19h ; lun.au jeu.: 21h10.Voir HORAIRES en D 26 EN PRIMEUR CETTE SEMAINE LA TEMPÊTE (The Perfect Storm) Film américain (2000) de Wolfgang Petersen.Scénario : Bill Wittliff.Images : John Seale.Montage : Richard Francis-Bruce.Musique : James Horner.Avec George Clooney, Mark Wahlberg, Diane Lane, William Fichtner, Karen Allen, Allen Payne, Bob Gunton, Mary Elizabeth Mastrantonio.128 minutes.\u2014V.O.: Paramount, Colisée Kirkland, Carrefour Angrignon, Cinémas Laval, Famous-Players Greenfield, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, \u2014V.F.: Famous Pointe-Claire, Le Paradis, Langelier, Terrebonne, Spheretech, Pont-Viau, Taschereau, Centre Jacques-Cartier, Quartier Latin.n Drame.En octobre 1991, le chalutier Andrea Gail quitte le village côtier de Gloucester avec à son bord six pêcheurs.Bien décidé à remplir ses cales d'espadons, le capitaine Billy Tyne met le cap sur une région poissonneuse très éloignée des côtes.La pêche s'y révèle abondante, mais un bris mécanique dans le système de réfrigération force Tyne et ses hommes à faire demi-tour.Ils doivent alors affronter une gigantesque tempête provoquée par la convergence de deux ouragans et d'un courant d'air froid venu du Canada.Pendant ce temps, à Gloucester, amis et parents espèrent un miracle.LE PATRIOTE (The Patriot) Film américain (2000) de Roland Emmerich.Scénario : Robert Rodat.Images : Caleb Deschanel.Montage : David Brenner.Musique : John Williams.Avec Mel Gibson, Heath Ledger, Joely Richardson, Jason Isaacs, Chris Cooper, Tcheky Karyo.158 minutes.\u2014V.O.: Paramount, Colisée Kirkland, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, \u2014V.F.: Le Paradis, Langelier, Terrebonne, Ste- Thérèse, Taschereau, Pont-Viau, Centre-Jacques- Cartier, Dauphin.n Drame.Vétéran des guerres contre les Français et les Indiens, le colon Benjamin Martin n'aspire désormais qu'à une vie paisible sur sa plantation de la Caroline du Sud, entouré de ses sept enfants.Mais en cette année 1776, la rébellion des colons américains contre l'autorité britannique annonce un nouveau conflit sanglant.Benjamin refuse cependant de prendre les armes, malgré les récriminations de son fils Gabriel qui croit fermement à la cause des patriotes.Mais lorsque les troupes anglaises, sous le commandement du cruel colonel Tavington, menacent la sécurité de sa famille, Benjamin abandonne ses scrupules et se joint à la cause des indépendantistes.LES AVENTURES DE ROCKY ET BULLWINKLE (The Adventures of Rocky and Bullwinkle) Film américain (2000) de Des Mc Anuff.Scénario : Kenneth vonergan.Images : Thomas Ackerman.Montage : Dennis Virkler.Musique : Mark Mothersbaugh.Avec Pieper Perabo, Rene Russo, Jason Alexander, Robert De Niro, Randy Quaid, June Foray.90 minutes.\u2014V.O.: Faubourg, Colisée Kirkland, Lacordaire, Spheretech.\u2014V.F.: Langelier, Pont-Viau, Taschereau, Centre Jacques-Cartier, Quartier Latin.n Comédie fantaisiste.Trois criminels diaboliques parviennent à s'évader de leur univers de cartoon et deviennent, dans notre monde, des personnages en chair et en os.Ils projettent alors de conquérir le monde en hypnotisant tous les humains au moyen d'émissions de télévision bêtifiantes.Pour contrer ce projet funeste, le FBI demande à l'agent Karen Sympathy de recruter l'écureuil Rocky et l'orignal Bullwinker, deux héros en dessins animés ayant déjà dans le passé contrecarrer les entreprises du redoutable trio de malfaiteurs.LOVE'S LABOUR'S LOST Film anglais (1999) de Kenneth Branagh.Scénario : K.Branagh, d'après la pièce de William Shakespeare.Images : Alex Thomson.Montage : Neil Farrell, Dan Farrell.Musique : Patrick Doyle.Avec Alessandro Nivola, Alicia Silverstone, Kenneth Branagh, Natascha Mc Elhone, Timothy Spall, Nathan Lane.93 minutes.\u2014Égyptien.n Comédie musicale.En 1939, le roi de Navarre se retire dans un château avec ses amis Berowne, Dumaine et Longaville, en jurant solennellement de renoncer aux femmes durant les trois prochaines années, pour se consacrer à l'étude de la philosophie.Mais peu après, la reine de France et trois de ses suivantes arrivent au château pour une mission diplomatique.S'ensuit de secrets chasséscroisés amoureux, qui mettent à mal le voeu initial.Ces agréables divertissements sont cependant interrompus lorsque la reine apprend la mort de son père, peu avant le déclenchement de la guerre en Europe. La Presse 30 juin 2000 Page D25 manquante 5LP2601D0630 D-26 cin ma vendredi 5LP2601D0630 ZALLCALL 67 00:52:54 06/30/00 B D 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 HORAIRES LOVE'S LABOUR'S LOST Peu de substance Salles de répertoire BARBARELLA Cinéma du Parc (1).Ven.: 22h50 ; sam.: 22h30.BETTER THAN CHOCOLATE Cinéma du Parc (1).Sam.: 17h10.BIG KAHUNA (THE) Cinéma du Parc (1).Ven.: 19h10 ; sam.: 21h.BLACK CAESAR Cinéma du Parc (2).Ven.: 23h20 ; sam.: 23h30.CENTER STAGE Cinéma du Parc (1).Ven.: 17h ; sam.: 15h.CHARLIE HADEN Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin).Ven.: 15h, 17h, 19h.CINÉMA PARADISO Cinéma du Parc (2).Sam.: 21h10.DAVID MURRAY BIG BAND JOUE ELLINGTON Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin).Sam.: 15h, 17h, 19h.GRASS Cinéma du Parc (3).Ven.et sam.: 23h.HALLELUJAH ! Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Sam.: 16h, 18h, 20h.INVASION OF THE BODY SNATCHERS Cinéma du Parc (2).Ven.: 21h05 ; sam.: 17h10.JUDY BERLIN Cinéma du Parc (3).Ven.: 17h, 19h, 21h ; sam.: 15h, 17h, 19h, 21h.KADOSH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 14h30, 16h45, 19h15, 21h30.NEW ORLEANS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Ven.: 16h, 18h, 20h.PARTY (THE) Cinéma du Parc (2).Ven.: 19h10 ; sam.: 19h20.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.SEX PISTOLS (THE) : THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 21h45.SMALL TIME CROOKS Cinéma du Parc (1).Ven.: 21h ; sam.: 19h10.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 15h, 17h, 19h, 21h.UP AT THE VILLA Cinéma du Parc (2).Ven.: 17h ; sam.: 15h.IMAX : À TOUTE VITESSE Paramount Montreal : 13h40, 18h15.IMAX : INTO THE DEEP Paramount Montreal.Ven., mar.au jeu.: 15h50.IMAX : PARADIS SOUS LA MER Paramount Montreal.Ven., du mar.au jeu.: 14h50.IMAX : SUPER SPEEDWAY Paramount Montreal : 12h30, 17h15.IMAX IMAX (Vieux-Port de Montréal) CIRQUE DU SOLEIL - PASSAGES - VOYAGE AU COEUR D'UNE VIE Du lun.au ven.: 10h15, 12h15, 13h15, 14h15, 16h15, 17h15, 18h15, 19h15, 20h15, 22h15, 23h15 (version française) ; 11h15, 15h15, 21h15 (version anglaise) ; sam., dim.: 10h15, 12h15, 13h15, 14h15, 16h15, 17h15, 18h15, 19h15, 20h15, 22h15, 23h15 (version française) ; 11h15, 15h15, 21h15 (version anglaise).IMAX LES AILES (2153, boul.Lapinière, Brossard) DUEL AU CANYON Tous les jours : 12h, 14h, 16h.SPORTS EXTRÊME Tous les jours : 13h, 15h.Programme double : 12h, 13h, 14h, 15h, 17h, 19h, 21h.MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Reconnu pour ses adaptations fidèles des pièces de William Shakespeare, Kenneth Branagh propose cette fois une approche pour le moins différente.Après avoir filmé Hamlet dans son intégralité (une première au cinéma), l'acteur-cinéaste anglais s'est en effet lancé dans une entreprise beaucoup plus légère, une adaptation d'une pièce mineure du répertoire du grand Will sur le mode de la comédie musicale des années 30.Love's Labour's Lost ne manque certes pas de charme, notamment en regard des numéros musicaux, mais tout ça est si frivole, si inconséquent, que l'ensemble ne distille pratiquement aucun impact dramatique.Branagh a beau situer l'action à la veille de la Seconde Guerre mondiale pour accentuer le sentiment d'urgence qui les anime, les personnages ne s'en trouvent guère plus étoffés ou mieux dessinés.Respectant tout de même la trame de la pièce, l'acteur-cinéaste met en scène les quiproquos découlant d'un pacte qu'ont accepté de faire ensemble le Roi de Navarre (Alessandro Nivola) et trois gentilshommes (Kenneth Branagh, Adrian Lester, Matthew Lillard).Les quatre amis ont juré de se retirer du monde pour une période de trois ans afin de consacrer toutes leurs énergies aux études.Toute liaison charnelle ou sentimentale avec la gent féminine est d'office interdite.Le jour où la princesse de France (Alicia Silverstone) leur rend visite en compagnie des trois jeunes beautés qui l'accompagne à sa suite, le pacte en prend bien sûr pour son rhume.En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, quatre couples sont formés.Et pour que chacun ait l'occasion de bien exprimer ses sentiments, on pousse la note de temps à autre, le temps de livrer ses états d'âme à l'aide d'une chanson ou de quelques pas de danse.Des standards de Cole Porter, Irving Berlin, ou George Gershwin viennent ainsi remplacer des pans de dialogues que Shakespeare avaient écrits.Dix numéros musicaux sont ainsi inscrits au programme.Bien que la distribution soit pour le moins éclectique (un mélange d'acteurs anglais et américains - certains ont l'expérience de la comédie musicale, d'autres pas), Branagh a quand même su donner à l'ensemble une belle unité de ton.Bien appuyés par les très beaux arrangements de Patrick Doyle, les interprètes défendent leur numéros avec aplomb.Jusqu'à tout récemment, Peines d'amour perdues avait rarement été monté sur scène et n'avais jamais fait l'objet d'une adaptation cinématographique non plus.Peut-être fallait-il y voir là le signe que cette pièce, dut-elle porter la signature du barde anglais, n'en valait peutêtre tout simplement pas la peine.Telle que présentée ici par Branagh, elle manque à tout le moins de substance.LOVE'S LABOUR'S LOST.Écrit et réalisé par Kenneth Branagh d'après la pièce de William Shakespeare.Images : Alex Thompson.Montage : Neil Farrell, Dan Farrell.Direction artistique : Tim Harvey.Musique : Patrick Doyle.Avec Alessandro Nivola, Alicia Silverstone, Natascha Mc Elhone, Kenneth Branagh, Adrian Lester, Carmen Ejogo, Matthew Lillard, Nathan Lane.1 h 33.Une comédie musicale où tout le monde chante et danse, avec des résultats inégaux.Au premier plan, Kenneth Branagh et Natasha Mc Elhone. La Presse 30 juin 2000 Page D27 manquante 5LP2801D0630 D-28 ven 30 juin 5LP2801D0630 ZALLCALL 67 00:48:24 06/30/00 B D 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 2000 Germaine Montero meurt à 90 ans Associated Press PARIS La comédienne et chanteuse Germaine Montero est morte hier à Orange, à l'âge de 90 ans, a-t-on appris auprès du service funéraire de la ville d'Orange (Vaucluse).Née le 22 octobre 1909, Germaine Heygel a grandi dans le quartier de Montmartre à Paris.Mais c'est à Madrid qu'elle fera ses premiers pas sur les planches à 18 ans, dans le théâtre de Federico Garcia Lorca.Elle y interprète des classiques espagnols et crée, en Espagne puis en France, de nombreuses pièces du poète et dramaturge fusillé par les Franquistes en 1936.Parmi elles figurent notamment Noces de sang, Yerma ou la Maison de Bernarda.Au cinéma, elle a joué notamment dans Monsieur Ripois de René Clément (1953), Le masque de fer d'Henri Decoin (1962), Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil (1963) ou plus récemment Robert et Robert de Claude Lelouch (1978).Celle qui fut une des pionnières de la troupe du Théâtre national populaire de Jean Vilar considérait par ailleurs la chanson comme son « violon d'Ingres ».Elle a ainsi créé de nombreuses chansons et poèmes, entre autres de Henri Michaux, Prévert et Mac Orlan, et interprété des chansons écrites par Bruant, Béranger ou Léo Ferré.PHOTO AP Après 10 ans.Les acteurs Dennis Quaid et Meg Ryan \u2014 on les voit ici aux Golden Globes, en 1994 \u2014 ont annoncé cette semaine qu'ils se séparaient, après 10 ans de mariage.Leur relationniste a refusé de dire si le divorce suivra.Gagez qu'on le saura bientôt.Jazz, les films MARC CASSIVI C'est pour ceux qui n'auront pas l'occasion de voir Brad Mehldau ou le grand duo Hancock-Shorter en chair et en os, mais qui tiennent malgré tout mordicus à «vivre l'expérience ».Pendant la durée du Festival de jazz, tous les soirs (sauf mardi) jusqu'au 8 juillet, la Cinémathèque québécoise présente Jazz à l'écran, une série de films très portés sur le jazz.De longs métrages aux effluves jazz (ou aux saveurs blues) et des documentaires sur les grands du jazz, Ellington, Parker, Shorter et.Guy Nadon, alias Buddy Poor, notre propre «Roi du drum».Beaucoup de captations de spectacles, des biographies légèrement romancées et des longs métrages comme New Orleans, d'Arthur Lubin, seul rôle offert au cinéma, en 1947, à la grande Billie Holiday, et Paris Blues, de Martin Ritt (1961), avec Louis Armstrong et le trompettiste Paul Newman (le trompettiste, pas le commerçant de sauces à spaghetti).Au coeur de la programmation, le spécialiste français du cinéma jazz, Frank Cassenti - qui sera sur place pendant le FIJM \u2014, propose entre autres dix films tournés l'an dernier au Festival de jazz de Marciac, en compagnie des Roy Hargrove, Wynton Marsalis, Charlie Haden, David Murray, Scott Hamilton, Buddy Guy, Herbie Hancock, Wayne Shorter et Brad Mehldau de ce monde.«Il joue la musique des anges, celle qui ne sort pas des instruments, comme on serait porté à le croire, mais de l'âme, directement», dit Frank Cassenti de sa voix grave et posée à propos de Wayne Shorter, filmé sur le vif en France lors de son spectacle avec Herbie Hancock, dans le documentaire Marciac Sweet.Frank Cassenti, lauréat du Django d'Or de l'Académie française du jazz pour cette série de concerts-portraits, propose de formidables moments en coulisses, pimentés par un Wynton Marsalis qui joue au basket, un Buddy Guy déchaîné de paroles et un Scott Hamilton qui tonne: «Il n'y a que deux sortes de musique, la bonne et la mauvaise».Une programmation qui fera du bien pendant les inévitables heures de pluie du Festival."]
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