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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-07-08, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0708 A 1 samedi - paul 6LP0101A0708 ZALLCALL 67 01:36:37 07/08/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 P 116e ANNÉE, NO 254, 188 PAGES, 10 CAHIERS P 2 $ TAXES EN SUS / ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.L'Afrique au bord du gouffre Les Québécois font leur deuil du Canadien ALEXANDRE SIROIS Montréal peut dire adieu au Canadien ! C'est du moins l'avis d'une majorité de Québécois, selon les résultats d'un sondage SOM-La Presse effectué cette semaine.Ainsi, 60,1 % des personnes interrogées dans le cadre de l'enquête ont dit croire que la mise en vente du Canadien, annoncée le 27 juin, représente un premier pas vers le déménagement de l'équipe hors de Montréal.Seulement 29,5 % des Québécois ne partagent pas cet avis.Les Québécois les moins optimistes se retrouvent dans la région de Québec, qui a connu le départ des Nordiques, où 68,8 % des répondants pensent que le Canadien partira.À Montréal, 57,2 % des personnes interrogées estiment que Montréal perdra son équipe de hockey professionnel.Ce taux est de 61,4 % ailleurs en province.Voir CANADIEN en A2 L'étoile des Glorieux a pâli, en A3 SOM SONDAGE Robert Savard : un shylock près des Hells PHOTO AFP © Seulement en Afrique du Sud, il y aurait 420 000 enfants séropositifs orphelins ou abandonnés par leurs parents.RAYMOND GERVAIS Avec Robert Savard, prêteur usuraire bien connu dans le milieu, c'est un troisième proche de Maurice Boucher, le chef guerrier des Hells Angels, qui tombe sous les balles en peu de temps.Suite de la guerre des motards ?En tout cas, le crime organisé n'a pas fini de r é g l e r s e s comptes, et au plus haut niveau.Avec encore une fois une victime innocente, une serveuse du restaurant Eggstra, qui a été légèrement blessée par une balle des tueurs.Les policiers n'ont en main que des hypothèses, mais l'assassinat de Savard, tué hier matin dans ce restaurant de Montréal- Nord, arrive après ceux du motard Normand Hamel, très près de Boucher, et de l'ex-syndicaliste devenu shylock, André Dédé Desjardins.Et c'est sans compter Louis Melou Roy, Nomad, ancien chef des Hells de Trois-Rivières, disparu depuis le 24 juin.Hier, les deux tueurs cagoulés ont aussi blessé grièvement l'associé de Savard, Normand Descôteaux, 53 ans.Savard était un acteur très important du crime organisé montréalais et sa disparition est une nouvelle de taille dans le milieu.C'était un colosse de plus de 100 kilos à l'assurance apparemment inébranlable, qui ne passait pas inaperçu.Et Dieu sait s'il s'est fait voir ces dernières années dans les alentours du palais de justice de Montréal.Comme sympathisant de Maurice Mom Boucher pendant son procès.Comme accusé.Mais aussi comme accusateur de la police dans une série de dénonciations privées.Voir SAVARD en A2 Le récit du meurtre en page A3 Une conférence pour ouvrir les yeux du monde entier ISABELLE HACHEY envoyée spéciale JOHANNESBURG, Afrique du Sud La brigade spéciale sillonne les rues de Soweto sans relâche.Jeunes, déterminés, entièrement consacrés à leur cause, ses membres frappent à chaque porte, celles des cabanes délabrées comme celles des modestes bungalows, et n'hésitent pas à s'infiltrer dans la vie privée des gens.Surtout dans leur chambre à coucher.Mais rassurez-vous, ces jeunes embrigadés n'ont rien à voir avec les patrouilleurs qui avaient la méchante habitude, sous le régime de l'apartheid, de terroriser les habitants de Soweto en pénétrant dans leur maison au beau milieu de la nuit pour « vérifier » si tout était en ordre.Bénévoles pour le Township Aids Project (TAP), leurs seules armes sont les milliers de condoms qu'ils distribuent aux gens dans l'espoir de freiner l'épidémie du sida qui fait de terribles ravages à Soweto.Et en Afrique du Sud.Et dans tout le continent africain.Plus de 16 millions de morts à l'échelle mondiale.Trente-quatre millions de personnes porteuses du virus meurtrier.Plus de 15 000 autres infectées chaque jour, dont 95 % dans les pays en voie de développement, la grande majorité en Afrique.Des millions d'orphelins laissés à eux-mêmes.Des hôpitaux bondés.Des villages décimés.La maladie incurable, qui frappe les forces vives des communautés, pousse peu à peu le continent noir au bord du gouffre.C'est pour ouvrir les yeux du monde entier sur la catastrophe qui est sur le point de dévaster l'Afrique que les organisateurs de la 13e Conférence internationale sur le sida ont, pour la première fois, choisi une ville africaine pour tenir leurs débats.Dix mille congressistes, provenant de tous les coins de la planète, Voir CONFÉRENCE en A2 Les gens meurent comme des mouches, en page B1 Robert Savard, un proche de Mom Boucher Rubriques Arts, spectacles et cinéma cahier D - horaires-spectacles D16 - Télé-horaire D2 - horaires-cinéma D24 Avis B10, C11 Bridge G19 Carrières cahiers H Décès F10, F11 Échecs G19 Économie cahier C Éditorial B2 Encans B10 Êtes-vous observateur?G17 Feuilleton G17 Grille des mordus G17 Horoscope G16 Jardiner I10 Loteries B10 Monde B8, B9 Mon toit cahier I Mots croisés G16 Mot mystère G17 Ni bête ni méchant! G19 Opinions B3 Petites annonces.cahier E - immobilier E1 à E3 - marchandises E3, E4 - emplois E4 à E10, F8 - automobile F8, F9, F12 - affaires C4 Philatélie G19 Plus B1, B4 à B7 Politique A12, A13 Restaurants D18 Vacances - voyage.cahier G Vin D19 Sports cahier F MÉTÉO Passages nuageux Max.22, min.14 page B10 http://lapresse.infinit.net Nom: Maude Profession: chanteuse DANIEL LEMAY L'affaire s'appelait Spa Romance.Ce n'est pas le titre d'un roman gay, mais le nom d'un band québécois du début des années 80.Peut-être aussi le nom d'un rêve pour qui, comme Maude Grenier, vient de la paroisse Sacré- Coeur-de-Jésus, voisine de Saint-Roch dans la basse ville de Québec, « le quartier des pauvres ».Bons souvenirs néanmoins.« À l'époque, mon père avait son jardin sur le bord de la rivière Saint-François », se rappelait Maude hier matin, quand La Presse l'a rencontrée dans un café du Plateau.Un jardin.Carottes et tomates, assurément, et tout ce qui peut faire pousser une gang de dix enfants.Chanceuse, Maude était la septième.Avec différentes formations, elle écumera vite les bars de Québec et banlieue et au-delà, interprétant les succès du top 40 : ceux de Police, des Pretenders et autres affaires hot du temps.En 1983, avec entre autres le guitariste Luc Fortin (aujourd'hui du duo Fortin-Léveillée), elle fonde Spa Romance.Elle est « la fille dans un band de gars » ; rien d'original là-dedans mais, comme elle dit, « c'est bon pour l'ego ».Spa d'un bord, Romance de l'autre, le quatuor compose et écrit, en anglais.Assez bien en tout cas pour gagner le Voir MAUDE en A2 La journée de jazz en D12 et D13 PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © La chanteuse Maude Grenier T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez Royalement avec Visitez-nous: www.multi-vacances.com www.multivoyages.com à partir de Paris Martinique Guadeloupe F.Lauderdale $ Orlando $ Ha.ti $ Toulouse $ Lyon $ 3 repas par jour ¥ Vin .volont.aux repas.De 10 h .23 h : boissons locales .volont.: bires, liqueurs, Daiquiri, Planteur, Pina Colada, Ti Punch.Serviette de piscine, animation trs l.gre.Navette gratuite pour la plage.JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCESE¥JÕAI BESOIN DE VACANCES¥JÕAI BESOIN DE VACANCES¥JÕAI BESOIN DE VACANCES¥ LA PLANTATION STE-MARTHE HHHH 1169$$ Martinique et Guadeloupe en tout inclus! CALYPSO HHH D.part du 15 juillet Brochure disponible chez votre agence de voyages 2 sem.1569$ 1 sem. 6LP0201A0708 A 2 samedi 6LP0201A0708 ZALLCALL 67 01:38:44 07/08/00 B Suites de la une A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Nom : Maude Les Québécois font leur deuil du Canadien MAUDE / Suite de la page A1 concours L'Empire des futures stars de CKOI \u2014 « des futurs chômeurs » \u2014 en 1983.Et pas contre n'importe qui : The Box, Marie-Denise Pelletier, Madame.Oui, monsieur ! Le déjà célèbre Luc Plamondon préside le jury et la chanteuse lui tombe dans l'oreille : il veut lui écrire des chansons.En français, lui.Entre-temps, parce que « c'est à Montréal que ça se passe », le groupe remonte la 20 avec armes et bagages.Spa Romance a gagné le privilège.de faire un démo ! Mais l'appel du loup est fort et Maude quitte le groupe.En 1987, dans Starmania made in Quebec, Plamondon lui donne le rôle de Sadia \u2014 créé par Nanette : Naziland, Travesti.Les critiques aiment sa fougue.Maude, ça déménage ! Et voilà un contrat avec les Disques Audiogram, la plus grosse et la plus « artistique » des étiquettes québécoises.Le single Sur la ligne de départ (1988) \u2014 paroles de Plamondon, musique de Maude et Jean- Pierre Isaac \u2014 tourne à la radio.Futures stars, Starmania, Audiogram : Maude arrive au firmament ?« Le disque a été une déception.On l'a fait très vite, sans concept.C'est pas comme ça que ça marche ! Il faut dire aussi que, dans ce temps-là, j'avais une tête de cochon.» Déception plus échec.Shlack ! La dernière décade, Maude l'a vécue dans « l'isolement ».Pas d'imprésario, pas de contrat de disque, des amours qui arrivent deuxièmes, après la chanson.« J'ai commencé à enseigner le chant, travaillé ici et là (Granby, Saskatchewan) comme coach ou sur des jurys de concours.Jamais je ne me suis éloignée de la musique.Je fais mes exercices de voix chaque jour.Avant, je trouvais ça kétaine de le dire, plus maintenant : je suis une artiste.Même si je n'ai jamais trouvé ma place dans ce qu'on appelle l'industrie.» Pour s'éloigner de la pop-rock, Maude avait déjà suivi des cours avec Ranee Lee ; plus tard, elle a travaillé pendant deux ans à Casablanca (Maroc).« Duo piano-voix, jazz et blues.» En 1998, elle suit son ami à Bruxelles, se trouve trois musiciens et prend le chemin des petits clubs.« Là-bas, le jazz se joue à longueur d'année.Pas très payant mais on apprend.» Maude l'avoue : elle a « développé beaucoup d'humilité ».« Peut-être je voulais trop mais j'ai toujours assumé mes choix.» Aujourd'hui, en attendant un prochain disque auquel elle travaille avec Christian Turcotte, Maude chante dans des soirées corporatives, des soupers-croisières.Et la grande carrière, la notoriété ?« Aucune amertume, aucun regret : c'est trop lourd.» Son nouveau trip ?Un trio de filles avec Valérie Bouchard au piano et Patricia Deslauriers à la contrebasse.Une rareté.Répertoire : 150 tounes dans les rayons du jazz, du blues, du R&B, du funk.« Juste des filles, c'est une autre énergie.Et maintenant, je mets les chansons au-dessus de moi, je laisse aller et les chansons me portent » Avec ses amies et pour la première fois au Festival de jazz, Maude chantera sur la scène intérieure du complexe Desjardins, aujourd'hui à midi tapant.« C'est un début.L'an prochain, j'aurai peut-être un show le soir sur une grande scène.» Midi donc.Un peu de bonne heure pour les gens de jazz, mais n'ayez crainte, Maude va être debout.CANADIEN / Suite de la page A1 « Je vois difficilement comment je peux interpréter ça, autrement qu'en disant que c'est malheureux parce qu'on a été très clair dans nos propos : une condition sine qua non de la vente, c'est que l'équipe ne déménageait pas », a déclaré hier à La Presse le président du Canadien, Pierre Boivin.« Les gens peuvent être sceptiques, faire un parallèle avec les Nordiques ou avec la peur qu'ils ont pour les Expos, a ajouté M.Boivin.Mais ce qui est évident, c'est qu'il faudra être très clair dans nos communications.Alors, les gens verront bien qu'en bout de piste, ce n'est pas du tout vers ça qu'on s'achemine.» Ce qu'indique aussi le sondage, c'est que si les Québécois sont convaincus que le Canadien partira, ils ne pensent pas que c'est pour tout de suite.En effet, 50,7 % des Québécois pensent que l'équipe sera toujours à Montréal dans 10 ans.C'est donc une minorité (44,3 %) de personnes interrogées qui croient que le Canadien ne sera plus là en 2010.« Ça s'inscrit peut-être dans le cadre de la mondialisation des affaires.Il y a eu au cours des 10 dernières années des fusions d'envergure.Les gens ont vu des entreprises qui ont été achetées, vendues et parfois déménagées », a expliqué Roy Toffoli, professeur au département de stratégie des affaires de l'UQAM, au sujet des prédictions des Québécois quant au départ des Glorieux.M.Toffoli précise que le Canadien est un « capital de marque de très haute valeur », donc, convoité.Mais à ce sujet, les Québécois sont divisés.Lorsqu'on leur demande s'ils pensent que Molson va trouver rapidement des acheteurs pour le club et le Centre Molson, 46,9 % croient que oui, alors que 44,8 % pensent que non.Cela dit, le potentiel du Canadien ne fait aucun doute aux yeux des amateurs, puisque 60,2 % estiment que l'équipe peut devenir rentable pour d'autres propriétaires que Molson, alors qu'uniquement 29,1 % sont d'avis contraire.Et 67,2 % des Québécois soutiennent que le club connaîtra de nouveau des heures de gloire dans l'avenir, un chiffre qui grimpe à 78,5 % chez les partisans.Ce qui est troublant par contre, c'est que de nombreux Québécois demeurent indifférents face à cet éventuel déménagement.Seulement 12,3 % affirment que le départ du Canadien les inquiète « beaucoup », l'inquiétude des Québécois signifiant que « ça leur ferait quelque chose si le Canadien partait », selon SOM.Mais 54,1 % répondent ne pas être inquiets du tout, donc être totalement indifférents face au départ du Canadien, et 33,5 % s'en inquiètent un peu.Des statistiques qui portent à croire que la popularité des Glorieux est à la baisse.Le sondage a été réalisé auprès de 1016 Québécois, du 29 juin au 6 juillet.Sa marge d'erreur est d'au plus 3,7 % à un niveau de confiance de 95 %.Une conférence pour ouvrir les yeux CONFÉRENCE / Suite de la page A1 se réuniront toute la semaine prochaine à Durban, sur la côte Est sud-africaine.Mais avant même qu'ils n'y aient déposé leurs valises, la controverse est déjà bien entamée.C'est le président sud-africain lui-même, Thabo Mbeki, qui a mis le feu aux poudres, il y a quelques mois, en laissant entendre qu'il n'y avait peut-être pas de lien direct entre le VIH et le sida.La théorie, soutenue par une infime minorité de dissidents américains, contredit plus de 20 ans de recherches scientifiques.Pire encore, la position de M.Mbeki pourrait avoir un impact dévastateur si elle réussit à convaincre les plus vulnérables de la société sud-africaine que l'amour sans protection est, aussi, sans risques.Les scientifiques du monde entier sont en colère contre ce politicien effronté qui a osé se mêler de ce qui ne le regarde pas : la science.Plus de 5000 chercheurs éminents ont signé la semaine dernière la Déclaration de Durban.Ils y réitèrent que la preuve établissant un lien entre le VIH et le sida est « claire, exhaustive et non équivoque ».Que M.Mbeki s'en tienne donc à la politique, et tout le monde s'en portera mieux.En Afrique du Sud, pourtant, tout n'est pas si clair.Nombreux sont ceux qui estiment que leur président est tout simplement dépassé par une tragédie qu'il n'avait pas vu venir, et qui prend maintenant des proportions effarantes.Nombreux aussi sont ceux qui pensent que M.Mbeki a bien fait d'ouvrir le débat, aussi controversé soit-il, puisqu'il ne fait aucun doute que les solutions des riches sociétés occidentales ne peuvent être appliquées dans une Afrique presque sans ressources.Reste qu'au moment où les politiciens et les scientifiques se crêpent le chignon, c'est sur une armée de bénévoles comme ceux du TAP de Soweto que repose le salut de l'Afrique du Sud et des pays africains où le sida demeure, malgré l'urgence d'agir, un sujet tabou.Ces bénévoles sont partout, dans les églises, les ONG, les fondations, les organismes de soutien.Ils n'ont pas le temps, eux, de se perdre en d'interminables discussions.Chaque jour, des malades dans la force de l'âge meurent dans leurs bras.Et ils n'ont qu'un seul message pour les autres, la jeune génération sur laquelle ils fondent tous leurs espoirs.Un message simple, mais qui sauve des vies : l'amour, ça se protège.Robert Savard : un shylock près des Hells SAVARD / Suite de la page A1 Car il était devenu une sorte de relationniste anti-police, les dernières années.Savard était lié aux Hells Angels au plus haut niveau.Proche de Maurice Boucher, le leader du groupe de motards, Savard a fait son argent comme prêteur usuraire majeur dans l'est de la ville.La police l'avait à l'oeil et il a fréquemment été arrêté, mais pas souvent condamné.Considérant l'importance que la police lui accorde, Savard a somme toute été condamné à peu de chose : trois ans pour intimidation et tentative d'extorsion en 1985.Depuis 1976, il a été régulièrement accusé de complot, menaces, extorsion, même trafic de drogue.Mais presque systématiquement, les accusations tombaient faute de preuve.En 1995, dans un geste policier spectaculaire, Savard avait été accusé en compagnie de l'avocat criminaliste Gilles Daudelin et de son associé dans le prêt, Gilles Giguère (qui allait être assassiné en 1996), pour une affaire de complot pour meurtre.Il a été incarcéré une semaine.L'escouade antimotards Carcajou pensait avoir fait un gros coup de filet.Mais avant même l'enquête préliminaire, toutes les accusations sont tombées contre Savard et Cie, tant le témoin de la police était peu crédible.L'avocat Daudelin et Savard voyaient dans cette arrestation une vengeance de la SQ, qu'ils avaient souvent dénoncée publiquement avec l'ancien policier Gaétan Rivest dans les mois précédents.Savard s'était notamment plaint d'avoir été menotté pendant plus de deux heures sur le plancher de sa cuisine, en 1994, lors d'une perquisition chez lui, tandis que sa femme et son fils de 15 ans étaient eux aussi menottés tout ce temps.Savard s'était rendu jusqu'au bureau du ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, en compagnie de l'ex-député Guy Bélanger, de Rivest et de Daudelin, pour dénoncer les méthodes de la SQ.Le ministre Ménard avait fait des déclarations critiques envers la SQ après cette rencontre, pour ensuite reconnaître qu'il avait probablement été « piégé » par les Hells dans une tentative de déstabilisation du corps policier.Savard, en tandem avec Rivest, a été de fait une sorte de relationniste anti-police, diffusant plusieurs informations défavorables à la SQ et au SPCUM.Il a, apparemment avec l'encouragement des motards, aidé à financer un journal, Le Juste Milieu, qui visait à attaquer les corps de police et les avocats de la Couronne et à faire circuler des rumeurs du milieu judiciaire et politique.Le journal, dirigé par Savard et Rivest, a fait paraître quelques numéros avant de fermer ses portes.Depuis l'an dernier, Savard était à nouveau accusé, cette fois avec son ami et présumé partenaire Gaétan Rivest, d'avoir malmené un client qui ne payait pas ses dettes.Le procès n'a pas encore eu lieu.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 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quotidienne à trois chiffres : 1-0-9 à quatre chiffres : 8-7-8-9 INSOLITE Un orignal chez le gouverneur général La représentante de la reine Elizabeth II au Canada, Adrienne Clarkson, a reçu hier à l'aube la visite inopinée d'un orignal qui a réussi à pénétrer dans les jardins de sa résidence officielle à Ottawa.L'animal, un mâle de deux ans et demi, est entré par la porte arrière des jardins, où étaient postés des gardes d'honneur en tunique rouge qui, fidèles au cérémonial, sont restés stoïques.« Il aurait été bien difficile de lui demander ses papiers », a déclaré en riant le porteparole Stewart Wheeler.Le cervidé a finalement été neutralisé à l'aide de fléchettes tranquilisantes par des gardes qui l'ont ensuite relâché dans une réserve naturelle du Québec.Ironie de l'histoire, au moment des faits, Mme Clarkson faisait route vers sa maison de campagne, où elle était partie admirer la nature.DEMAIN DANS LA PRESSE Les tests maison sont-ils valables ?Les autotests, ces petites trousses d'analyse avec lesquelles on peut soi-même doser son taux de cholestérol, son taux de sucre, ou même son taux d'antigène prostatique (un indicateur de cancer), arrivent dans nos pharmacies.Quel impact auront ces tests sur les habitudes des consommateurs et sur la santé publique ?Dans le cahier Santé, Carole Thibaudeau se pique de curiosité pour cette tendance en émergence.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les États-Unis ont procédé au troisième essai de leur bouclier antimissile.Approuvez- vous ces essais ?Gilbert Rozon estime que le Festival des films du monde remplit mal son rôle.Êtes-vous d'accord avec lui ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 60 % Non: 40 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.à partir de 169 $ ensemble 299 $ à partir de 199 $ ensemble 399 $ à partir de 299 $ ensemble 489 $ à partir de 449 $ ensemble 799 $ 6LP0301A0708 a03 samedi 6LP0301A0708 ZALLCALL 67 01:38:17 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 3 Un proche de Mom Boucher abattu La police ignore s'il s'agit d'un autre épisode de la guerre des motards RAYMOND GERVAIS Robert Bob Savard, 49 ans, a été abattu hier matin au restaurant Eggstra, situé au 6150, boulevard Henri-Bourassa Est, à Montréal-Nord, d'une manière qui n'est pas sans rappeler le meurtre d'André Dédé Desjardins, survenu en avril dernier à Saint-Léonard.Tous les deux étaient des proches de Maurice Mom Boucher, un des leaders des Hells Angels.Savard était même considéré par les policiers comme le bras droit de Boucher.En avril, Savard avait été rencontré par les enquêteurs du SPCUM, mais pas interrogé relativement au meurtre de l'ex-syndicaliste survenu le 27 avril dernier, a tenu à préciser hier le commandant André Bouchard, responsable de l'unité des crimes majeurs du SPCUM.Les policiers se posent donc encore une fois la même question.Savard et Desjardins ont-ils été victimes d'une purge au sein des Hells Angels ou d'une guerre de gangs ?S'il s'agit d'une purge interne, l'ordre d'exécution est venu d'en haut.Savard entretenait des relations au plus haut niveau avec les motards et brassait trop d'affaires pour que la décision de l'éliminer vienne d'en bas.Si la commande vient de l'extérieur, les Rock Machine sont les plus susceptibles d'en être les auteurs.Il ne faut pas perdre de vue non plus le fait que Savard \u2014 comme Desjardins \u2014 oeuvrait dans le domaine du prêt usuraire et que le meurtre pourrait être lié à cette activité.C'est peu après 9h30 hier que deux inconnus portant cagoules et armés de revolvers ont fait irruption dans le restaurant.Ils se sont approchés des deux hommes qui étaient attablés et ont ouvert le feu en leur direction.Savard a été atteint à la tête tandis que son ami Normand Descôteaux, 53 ans, a été atteint au thorax.Hier soir, ce dernier se trouvait toujours dans un état critique à l'hôpital.Une serveuse de 32 ans a quant à elle été blessée à une jambe après avoir reçu un projectile.Sa vie n'est toutefois pas en danger.Les deux tireurs ont quitté les lieux et ont pris la fuite en automobile.Lors de la fusillade, une quinzaine de personnes, dont une dizaine de clients, se trouvaient dans l'établissement.Une arme de poing a été retrouvée sur le plancher du restaurant.Le commandant Bouchard ne pouvait préciser hier si elle appartenait aux agresseurs ou aux victimes.Un des témoins rencontré par La Presse a expliqué avoir entendu plusieurs détonations.« Lorsque j'ai réalisé ce qui se passait, je me suis penché sous la table, j'ai tout juste eu le temps de voir les bandits.Après les coups de feu, des gens criaient dans le restaurant.C'est tout ce dont je me souviens, a dit le client qui a demandé que son identité ne soit pas révélée.Selon le commandant Bouchard, Savard allait souvent déjeuner dans ce restaurant.Hier matin, il avait donné rendez-vous à Normand Descôteaux comme il le faisait plusieurs fois par semaine.Les deux hommes sont arrivés chacun dans leur véhicule.Savard conduisait une rutilante Cadillac Escalade 2000 de couleur blanche, un 4X4 haut de gamme, qu'il faisait laver tous les matins.Les véhicules ont été passés au peigne fin par les limiers.Impliqué dans les prêts sur gages En plus d'être connu dans le monde du prêt usuraire, Savard, qui habitait Pointe-aux-Trembles, possédait des commerces de prêts sur gages.Il était aussi connu des milieux policiers pour ses activités de financement au sein du crime organisé.Quant à Descôteaux, il est lui aussi connu des policiers pour oeuvrer dans le domaine du prêt usuraire et avoir des liens avec les Hells.Savard avait été arrêté le 28 juin 1999 par l'escouade régionale mixte de Montréal en compagnie de Guy Lepage et Ronald Leduc.Le trio avait été accusé d'avoir battu, séquestré, enlevé et extorqué un certain Carl Gagnon.Les accusations devaient toutefois être retirées pour des raisons qu'on ne peut dévoiler.Leduc a quant à lui été retrouvé mort le 6 avril dernier dans les Cantons-de-l'Est.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse© Le véhicule de la victime, Robert Bob Savard, posté devant le restaurant où s'est produit le drame.L'étoile des Glorieux a pâli ALEXANDRE SIROIS « Lorsque Molson a annoncé la vente du Canadien, on s'est demandé pourquoi.Là, on a une réponse ! » s'est exclamé hier l'adjoint du président de la maison de sondage SOM, Guy Larocque.La réponse, selon M.Larocque, ce sont les résultats du sondage SOM-La Presse effectué cette semaine, qui démontrent notamment que moins d'une personne sur deux, au Québec, se considère actuellement comme un partisan du Canadien de Montréal.L'étude indique que 46 % des Québécois s'estiment « partisans du Canadien ».Un résultat qui ne varie pas beaucoup si on n'interroge que les hommes, puisqu'il se chiffre à 48,1 %.Étonnamment, si on sollicite l'avis des Montréalais, la réponse est, encore-là, sensiblement la même : 51 % des habitants de la métropole se disent partisans des Glorieux.« Si on veut que le Canadien soit notre véhicule publicitaire, il faut que les gens soient partisans », explique M.Larocque, qui juge les chiffres actuels faibles et qui est certain que Molson avait déjà réalisé et analysé plusieurs sondages de ce type avant de décider de se départir du Canadien.« C'est tout à fait faux.C'est une interprétation qui n'est pas fondée, a sèchement répliqué le président du Canadien, Pierre Boivin.Si Molson pensait que le Canadien avait perdu de sa valeur, elle ne se serait pas engagée pour une période de 20 ans à des montants plus élevés que ce qui est en place aujourd'hui.» M.Boivin a affirmé que la vente n'avait aucun lien avec la popularité du hockey à Montréal ou les récentes performances de l'équipe.« Ça a un certain rapport avec l'économie du sport aujourd'hui, mais c'est très secondaire par rapport à une stratégie d'entreprise qui veut que Molson se concentre sur ses activités dans le domaine de la bière », a-t-il dit.Le président du Canadien admet cependant que l'étoile du Canadien a pâli au cours des dernières années.« Je pense que oui, a-t-il affirmé lorsqu'il a été interrogé à ce sujet par La Presse.Dans le sport professionnel, tout est lié à la performance.Alors, c'est inévitable quand on manque les séries éliminatoires deux ans de suite.Et, à Montréal, on a un défi encore plus grand, parce qu'on a une telle dynastie que ça créé des attentes.» Le sondage SOM-La Presse démontre aussi que ce sont les Québécois les plus âgés qui sont les plus nombreux à se considérer comme des partisans.Il y a donc 49,7 % des personnes âgées de 55 ans et plus qui se disent partisans du Canadien, un chiffre qui chute à 45,3 % chez les 18 à 34 ans.Ce sont les anglophones qui semblent avoir le plus d'attachement pour l'équipe, 54 % d'entre eux s'estimant partisans contre 44,1 % des francophones.M.Larocque affirme cependant que ce phénomène pourrait s'expliquer par la situation géographique des Anglo- Québécois.« Les anglophones (interrogés) sont plus souvent à Montréal, donc ce sont des partisans naturels », dit-il.Par ailleurs, l'ensemble des Québécois, au même titre que les partisans avoués du Canadien, souhaite que les nouveaux propriétaires de l'équipe gardent M.Boivin et le directeur général du club, Réjean Houle, à leurs postes respectifs.Plus précisément, 41 % des Québécois veulent que M.Houle reste alors que 35,1 % désirent qu'il quitte l'équipe.Il fait aussi l'affaire de 46 % des partisans, contre 40,2 %.M.Boivin est pour sa part très apprécié.Même si, questionnés à son sujet, 43,5 % des Québécois n'ont pas offert de réponse, les autres ont été presque catégoriques.Ainsi, 41,9 % désirent qu'il demeure à la tête du Canadien, contre seulement 14,6 %.Chez les partisans, l'appui qu'on lui accorde grimpe à 55,8 %, contre 15,2 %.« Il ne faut pas s'emballer avec ces choses- là.Il faut beaucoup d'humilité, parce c'est une responsabilité énorme.Et il faut surtout livrer la marchandise, parce que les cotes d'amour, ça peut être éphémère », a affirmé M.Boivin.Lynda Lemay poursuivie pour 1130000$ par son ex-agent CHRISTIANE DESJARDINS Les lendemains du divorce de Patrick Huard et Lynda Lemay ne semblent pas plus heureux qu'au beau milieu de la tempête.Sortie 22, une agence d'artistes fondée en 1994 par François Flamand, Patrick Huard et François Massicotte, vient d'intenter une poursuite de 1 130 000 $ contre la chanteuse pour bris de contrat.C'est parce qu'elle ne pouvait supporter l'idée que François Flamand, président de Sortie 22 et parrain de l'enfant qu'elle a eu avec M.Huard, continue d'entretenir des relations d'affaires et d'amitié avec son ex-mari, que Mme Lemay a mis fin à son contrat, en août 1999, allègue Sortie 22 dans sa poursuite déposée hier au palais de justice de Montréal.« La position de Lynda Lemay était qu'elle en avait déjà assez de devoir partager son enfant avec son ancien mari et qu'elle ne voulait pas aussi partager son gérant », liton aussi dans les documents.C'est devant l'insistance de Lemay que Sortie 22 aurait commencé à représenter la chanteuse en 1996.Il a d'abord fallu racheter le contrat de gérance au précédent imprésario de la chanteuse, et c'est Sortie 22 qui s'en est occupé.En raison de l'exclusivité que la chanteuse demandait, Sortie 22 aurait cessé progressivement de s'occuper d'autres artistes (à l'exception de Patrick Huard) pour gérer à plein temps la carrière de Mme Lemay et y investir beaucoup de temps et d'argent.Des liens très profonds se sont tissés entre le couple et Flamand, et ce dernier a même assisté à l'accouchement de leur enfant.Il est devenu le confident de la chanteuse lorsqu'elle a eu des problèmes de couple et des ennuis de santé.Mais Mme Lemay aurait très mal vécu son divorce, qui s'est échelonné de septembre 1998 à septembre 1999.Dans la foulée de ces événements, elle aurait sommé Sortie 22 de choisir entre Patrick Huard et elle.Sortie 22 allègue que le fait de s'occuper des deux artistes ne nuisait aucunement à la carrière de Lemay, puisque 80 % de ses ressources financières et humaines étaient consacrées à la chanteuse.Quoi qu'il en soit, le 25 août 1999, Lemay met fin à son contrat par une lettre que Sortie 22 qualifie d'agressive, vindicative, et contenant des reproches gratuits à l'endroit de son président François Flam correspondances entre les deux parties ont suivi (dans lesquelles Lemay aurait posé des ultimatums et demandé des délais irréalistes), jusqu'à la poursuite déposée hier.La chanteuse aurait également refusé de faire des spectacles qui avaient été planifiés avant le 25 août.Sortie 22 s'estime extrêmement lésée par ce bris de contrat, d'autant plus que la carrière de Lemay a pris un formidable envol.« Le moment choisi par Lemay était particulièrement bien choisi, puisqu'elle s'apprêtait à récolter les fruits du travail et des efforts consacrés pendant plus de trois ans par la chanteuse et François Flamand, sur le développement de sa carrière, notamment en France.Elle voulait être seule à récolter », dit la poursuite.Sortie 22 réclame donc 1 130 000 $, dont 900 000 $ sur ses droits dans les trois albums déjà publiés chez Warner, mais se réserve le droit d'amender sa déclaration, selon l'évolution de la carrière de la chanteuse. 6LP0401A0708 A 4 samedi, 8 juillet 6LP0401A0708 ZALLCALL 67 01:33:41 07/08/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Emprisonné pendant plus de huit ans à Bangkok, Alain Olivier poursuit la GRC pour 27,5 millions CHRISTIANE DESJARDINS Emprisonné pendant huit ans et demi à Bangkok dans des conditions infectes, Alain Olivier vient d'intenter une poursuite de 27,5 millions contre le gouvernement canadien et neuf agents de la GRC, qu'il accuse de l'avoir précipité dans un traquenard.Olivier est ce Montréalais qui a fait l'objet d'une série d'articles que le chroniqueur de La Presse, Pierre Foglia, a écrits après être allé le rencontrer dans la prison Bangkhen, à Bangkok, en 1990.Celui que Foglia surnommait Max a été rapatrié au Québec en 1997, où il a fini de purger sa peine dans le « luxe » de la prison de Sainte-Anne-des- Plaines.Maintenant libre, cet homme dans la quarantaine cherche à obtenir réparation pour les années d'enfer qu'il a vécues.Le « traquenard » Toute l'affaire a débuté au milieu des années 80 alors qu'Olivier, originaire de Drummondville, avait développé une dépendance à l'héroïne.Il s'était installé dans un petit port près de Vancouver, où il a connu Glen Barry, qui se disait pêcheur.En réalité, il s'agissait d'une source qui travaillait pour la GRC.Après une macabre mise en scène (on lui aurait fait croire qu'un homme avait été exécuté en mer parce qu'il en savait trop), Olivier aurait été amené à se rendre en Thaïlande pour aider des types à conclure une transaction de drogue.Les types en question étaient des agents doubles de la GRC, qui cherchaient à coincer de gros trafiquants, les « internationaux ».Sans le savoir, le « trippeux » qu'était Olivier venait d'embarquer dans l'opération « Déception » \u2014 vraiment nommée ainsi par la GRC \u2014, qui allait changer le cours de sa vie.Sur place, à Chiang Mai, il y aurait eu tout un cafouillage qu'Olivier détaille abondamment dans sa poursuite.Lors de la transaction, un des agents de la GRC est mort.Il serait tombé d'un camion ou aurait été tué par erreur par un de ses coéquipiers, \u2014 ce n'est pas encore clair, même aujourd'hui.Olivier, lui, a été arrêté lors de la transaction et condamné à mort pour trafic de stupéfiants.Pour avoir la vie sauve, il a plaidé coupable, ce qui a commué sa peine en prison à vie.Le chauffeur de taxi qui avait été arrêté en même temps que lui, père de trois enfants, est pour sa part mort en prison au bout de quelques années.Les années d'enfer Pendant huit ans et demi, Olivier a vécu les horreurs des prisons thaïlandaises : 50 détenus dans une petite cellule sans installations sanitaires et sans lit, des chaînes rouillées qui lui ont causé des infections, des repas infects, des soins médicaux inexistants, la maladie des uns, la folie des autres, l'extorsion des gardiens, les exactions, les meurtres qui se sont déroulés sous ses yeux.Pendant toutes ces années, il a été privé de contacts avec sa famille.Il aurait peut-être croupi en prison pour le reste de sa vie si un journaliste du Globe and Mail, Victor Malarek, ne s'était lui-même rendu en Thaïlande après avoir flairé l'arnaque dans cette affaire.Une plainte a été déposée à la Commission des plaintes de la GRC, qui a d'abord dressé un rapport incriminant pour les policiers impliqués.Ce rapport serait toutefois resté secret et c'est un autre, plus favorable aux policiers, qui a été divulgué.La poursuite déposée hier au palais de justice de Montréal vise le solliciteur général du Canada, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, le gouvernement du Canada, le procureur général du Canada, la GRC, ainsi que les policiers suivants : Jean-Marie Leblanc, alias Glen Howard Barry, agent civil ; l'agent Barry Ruben Bennett ; l'agent Jack Dop ; le gendarme Jim Stephen Girdlerstone ; l'inspecteur D.E.Massey ; le caporal R.Peach ; le surintendant à la police des drogues Neil Pouliot ; le sergent d'état-major Ken Kelly, ainsi que le superintendant Frank Palmer.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Alain Olivier veut obtenir réparation pour l'enfer de huit ans et demi qu'il a vécu dans une prison thaïlandaise.Myriam Bédard et Wrigley Canada règlent à l'amiable ANDRÉ DUCHESNE La championne de biathlon Myriam Bédard, la compagnie Wrigley Canada et l'agence de publicité BBDO de Toronto ont réussi à s'entendre à l'amiable au sujet de la poursuite de 725 000 $ intentée en janvier dernier par l'athlète à la suite de l'utilisation de sa photographie sans son consentement.Les deux compagnies intimées dans cette cause ont fait savoir dans un communiqué laconique hier qu'elles « s'excusent de tout inconvénient ou dommage qui a pu être causé à madame Bédard par l'utilisation sans son autorisation de son image dans une campagne publicitaire au Québec l'automne dernier ».Quant à Mme Bédard, 30 ans, elle s'est dite satisfaite du règlement, a tenu à remercier tous ceux qui l'ont soutenue dans sa cause et a indiqué qu'elle désire maintenant tourner la page.Les parties en sont venues à une entente le 29 juin, mais ce n'est qu'hier que la nouvelle a été rendue publique.Les modalités du règlement demeureront confidentielles.L'histoire remonte à l'automne dernier lorsque la compagnie a lancé une publicité affichée dans les autobus et les wagons de métro où l'on voyait un biathlète chauve ressemblant étrangement à la double médaillée des Jeux olympiques de Lillehammer (1994).La poursuite a été intentée en janvier dernier.L'avocat de l'athlète avait avancé que cette photo constituait en fait une transformation d'une photographie de Mme Bédard prise en pleine action par la Presse Canadienne quand elle participait aux Jeux de Nagano en 1998.La jeune femme avait de son côté déclaré que cette campagne publicitaire entachait son image en plus de la faire mal paraître.« Je me suis sentie attaquée, blessée, insultée et humiliée, avait-elle dit.J'ai toujours pris soin de rester féminine dans un sport qui est très exigeant et très masculin.Sur la photo altérée, je ressemble à un homme.» Le dépôt de cette poursuite avait été rapporté dans plusieurs journaux et magazines.En mars, l'Association olympique canadienne accordait son appui à la biathlète.La Presse Canadienne a également entrepris un recours de 278 500 $ contre Wrigley et BBDO pour violation de droits d'auteur et bris de contrat.« Notre poursuite, liée à celle de Mme Bédard, vise à défendre une question de principe : les droits d'auteur.Nous serions plus qu'heureux de régler à notre tour cette question avec Wrigley », a fait savoir le vice-président, service de langue française, de la Presse Canadienne, Claude Papineau. 6LP0501A0708 a-5 sam 8 juillet 6LP0501A0708 ZALLCALL 67 01:38:23 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 5 Les dauphins ne jouent pas au bowling AUSTIN (Texas)- Avec cette extrême lenteur des sprinters qui font tout paresseusement, Bruny Surin jogge au ralenti sur la piste du Memorial Stadium de l'Université du Texas.Nous sommes à Austin, capitale du Texas.Plein midi.102 à l'ombre, mais il n'y a pas d'ombre.Le stade, désert, est une marmite oubliée sur le feu.Bruny a gardé son survêtement.T'as peur de prendre froid, Bruny?L'idée c'est de suer, mon vieux.Eh bien c'est très réussi comme idée.J'ai suivi Bruny Surin jusqu'ici pour tirer son portrait.Mais pas aujourd'hui.Aujourd'hui, je vous parle du Texas, d'Austin, d'une lettre que madame Rimbaud écrivait à son fils Arthur, d'une jeune femme de Sainte-Éméliede- l'Énergie, athlète elle aussi- qui m'a fait visiter Austin hier soir, et là tout de suite, je vous parle du drôle de petit bonhomme à moustache qui vient d'arriver sur la piste du Memorial Stadium et que Bruny me présente en blaguant, mais pas tant que ça: «Je te présente Dan, mon gourou!» Dan Pfaff, l'entraîneur de Bruny.Mais aussi entraîneur de Donovan Bailey.De Boswell, le sauteur en hauteur.Dans le milieu de l'athlétisme, un nom qui impose le plus grand respect.Un nom qui ne traîne aucune casserole, aucune rumeur.En 1993, au bord d'une piste d'entraînement, Pfaff lance à Donovan Bailey -à cette époque obscur membre du relais canadien: «Si t'arrêtais de faire l'imbécile et si tu venais t'entraîner avec moi, je ferais de toi un champion du monde.» Bailey est devenu champion du monde, champion olympique, et recordman du monde.Après sa déconvenue d'Atlanta, Surin se tourne lui aussi vers Pfaff.Et grâce à lui, le 22 août dernier à Séville, Bruny devient vice- champion du monde et du même coup, le deuxième homme le plus rapide de tous les temps.Je m'étais fait tout un cinéma de ce Pfaff, mais d'abord de son université, ville de 50 000 étudiants, immensément riche.Propriétaire de champs pétrolifères, l'Université du Texas est milliardaire.Et de grande tradition sportive.Ses équipes de football et de basket se déplacent en jet privé et je m'imaginais Pfaff régnant sur une sorte de centre spatial sportif, des labos, des souffleries, des aides en blouse blanche.Dieu que j'étais loin de la réalité.Pfaff est un petit prof d'éducation physique, futé et rigolard.Pas de labo.Même pas de chrono autour du cou.Pfaff bricole des champions du monde au noir, entre deux cours, dans le couloir qui mène à son bureau.Ses boss bougonnent: «C'est pas pour ça qu'on te paie.» La presse le talonne: «Tu entraînes des Canadiens qui plantent les Américains.» Il n'a pas de secret.Pas de recette magique.Tout ce qu'il a, c'est un doctorat en biomécanique (quand même!) et du nez.Juste à te regarder marcher, Pfaff sait comment tu cours.Jusqu'à il y a deux semaines, Bruny était en Europe sur le circuit des Grand Prix d'athlétisme, ça allait moyen, des chronos moyens, des petits bobos, il a appelé Pfaff: Dan, je peux venir?Les sprinters sont des mécaniques extrêmement fragiles.Bruny avait besoin d'une mise au point.Je me sens comme le mécanicien de Jacques Villeneuve, dit Pfaff en rigolant.Bruny aimerait mieux qu'il se sente comme le mécano de Schumacher.n n n T'en as encore pour combien de temps avec Bruny, aujourd'hui?Deux heures, m'a dit Pfaff.T'as pas une idée où je pourrais aller sur le campus, un truc où il y a de l'ombre?La bibliothèque.Vous devriez consulter notre collection de manuscrits et d'originaux de la littérature française du XIXe, m'a conseillé le monsieur qui gardait l'entrée de la bibliothèque.Invraisemblable trésor, 250 000 manuscrits et autographes, la deuxième collection du monde de poésie et de littérature française du XIXe en plein milieu du Texas! J'ai consulté la liste qu'on me tendait et commandé un Rimbaud comme on commanderait un cappuccino.Pas trop de mousse s'il vous plaît.I'm sorry?Je plaisantais.On m'a apporté un dossier.Dedans, une lettre de Mme Rimbaud à son fils Arthur, «Je t'envoie 35 francs, je regrette de ne pouvoir plus.» L'encre trop pâlie ne permet pas de lire la suite, on reprend plus loin pour apprendre que «les pommiers ont fleuri d'un coup», puis l'encre s'évanouit encore et revient pour des effusions finales sans intérêt.J'ai rapporté le dossier, un peu trop vite sans doute, montrant par là mon inculture.Le monsieur m'a toisé de biais: «Vous désirez autre chose?» Une bière, mon prince.I'm sorry?Je plaisantais encore.Je plaisante beaucoup.C'est culturel.Là d'où je viens nous n'avons pas de collection de poésie et de littérature, mais nous avons un très prestigieux festival de l'humour qui déteint un peu sur tous les citoyens.n n n J'ai passé la soirée avec Ariane, une jeune femme de Saint-Émélie-de-l'Énergie.Il se trouve que son père est plus ou moins mon ami, enfin bref.Ariane étudie à l'Université du Texas depuis trois ans et demi.Elle étudie en biologie.Mais c'est pas pour ça qu'elle est là.C'est pour nager.Elle a obtenu une bourse comme nageuse.Elle nage quatre heures par jour, plus le jogging, plus la musculation.Elle défend les couleurs de UT dans les grandes compétitions interuniversitaires.Elle espérait bien représenter le Canada à Sydney, sauf qu'elle s'est plantée aux essais olympiques qui se sont tenus à Montréal récemment.Il lui reste une toute petite chance de se qualifier lors des nationaux à Winnipeg, début août, mais vraiment une toute petite.Elle était dans cet esprit-là hier soir.Contente de me montrer sa ville d'adoption, de parler français.Contente sur le dessus.Mais sur le fond, en marmelade.Comme un renversé aux fraises.Vingt-trois ans.Elle nage depuis toujours.Quatre heures par jour.Et voilà que c'est la fin.C'est comme si vous retiriez un dauphin de l'eau et que vous lui disiez allez viens on va aller jouer au bowling, tu vas voir c'est le fun le bowling.Ils se construisent dans l'effort depuis qu'ils sont tout petits.Ils quadrillent leur semaine, leurs années de programmes d'entraînement.Ils se conditionnent à la pression des grands rendez-vous.Et puis on leur dit: allez, allez, c'est pas grave de ne pas aller à Sydney.Il y a tant d'autres choses à faire dans la vie.Ariane avait l'air de cela hier soir: d'un dauphin qui s'en va jouer au bowling en essayant de se faire accroire que ça va être le fun.Pierre Claude Poirier poursuivi par.D'Artagnan ANDRÉ DUCHESNE Le journaliste spécialiste des affaires judiciaires Claude Poirier a trouvé un drôle de mousquetaire se faisant appeler D'Artagnan sur sa route au cours des derniers mois, étant même poursuivi par ce dernier à deux reprises cette semaine dans les rues de Montréal.L'homme a finalement été arrêté par les policiers de la CUM au cours de la nuit d'hier.L'homme de 41 ans, qui s'appellerait en fait Jacques Michaud, a été épinglé par les policiers après une poursuite d'une quinzaine de minutes qui s'est amorcée à 2h45 à l'intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Rodolphe-Forget, à Rivière-des- Prairies.Il avait plusieurs armes en sa possession, dont un arc et des flèches, un sabre et une scie mécanique.«Cet homme me reproche d'être à l'origine des problèmes qu'il a pour la garde de ses enfants.Au contraire, j'ai essayé de l'aider et de lui trouver un avocat dans la région de Mont-Laurier», plaide M.Poirier.Les deux hommes se sont parlé à quelques reprises par le passé.Selon M.Poirier, D'Artagnan aurait déjà proféré des menaces à son endroit, mais allait toujours s'excuser par la suite.Mardi, les choses ont dégénéré.Le journaliste se trouvait sur les lieux d'une campagne de promotion de la station de radio CKOI où un homme tentait de battre un record Guinness lorsque le D'Artagnan en question l'a agressé.Dans la nuit d'hier, l'homme est revenu sur place, visiblement dans le but de faire à nouveau un mauvais parti à M.Poirier.Mais ce dernier n'était pas présent.Sauf que l'homme montrait quand même des signes d'agressivité et la police a été appelée.Les agents l'ont intercepté à l'angle des rues Pontoise et Deslierres.«Je n'ai pas porté plainte et je ne le ferai pas, a insisté Claude Poirier.J'ai été souvent menacé dans ma vie et je n'ai jamais porté plainte à la police.Je veux plutôt rencontrer les gens et me justifier en leur présence.» Il croit de plus que son agresseur a besoin de soins, d'être encadré.Du côté du SPCUM, un porte-parole a indiqué que le suspect comparaîtra ce matin en cour et fera face à deux accusations, soit celles de possession d'armes dans un dessein dangereux et d'avoir incité une poursuite policière.L'agent n'a toutefois pas confirmé la nature des armes saisies ni l'identité du suspect. 6LP0601A0708 A6 samedi 6LP0601A0708 ZALLCALL 67 01:36:46 07/08/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 EN BREF Renseignements insuffisants n Jugeant insuffisants les renseignements de conformité qu'elle avait demandés à la compagnie Beaver, la Commission de la construction du Québec (CCQ) a entrepris hier la seconde étape d'une procédure devant mener à la suspension des travaux effectués sur les chantiers de l'autoroute 15 et du boulevard de la Concorde à Laval et du viaduc de la route 116 à Saint-Hubert.Plus tôt cette semaine, la CCQ a fait parvenir aux compagnies Devesco, Beaver, Jeskar et London Garantie ainsi qu'à la Ville de Laval et à Transports Québec un avis les enjoignant de démontrer la conformité des personnes et entreprises effectuant ces travaux.Baignade interdite à Saint-Gabriel n La baignade est interdite à la plage municipale de Saint-Gabriel, dans Lanaudière.Les prélèvements réalisés à cet endroit mercredi et jeudi ont indiqué une contamination bactériologique élevée.PHOTOTHÈQUE, La Presse En 1995, Jean et Huguette Jolicoeur terminaient leur déménagement.Leur belle résidence a été cédée par le gouvernement fédéral à une famille mohawk d'Oka.Un exproprié d'Oka dénonce Québec et Ottawa sur Internet JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un exproprié d'Oka, Jean Jolicoeur, a créé un site Web de 2000 pages où il raconte ce qui a fait éclater, selon lui, la crise amérindienne de l'été 1990.Il soutient que la population civile a été prise en otage par les deux gouvernements qui sont selon lui les seuls responsables de cette grande période de noirceur.Il explique dans ses mots que la crise abondamment médiatisée d'Oka a duré 78 jours, mais qu'en réalité elle s'est étendue sur 2301 jours, soit jusqu'en 1995, à cause de confrontations avec les gouvernements, notamment à propos des expropriations.C'est aussi durant cette année-là qu'il y a eu réellement une ouverture dans les négociations entre le fédéral et le conseil de bande de Kanesatake.Des expropriés ont dû attendre cinq ans avant que le gouvernement fédéral fasse l'achat de leur maison.Au total, entre 1992 et 1995, quelque 125 maisons et terres ont été expropriées pour être ensuite cédées à la communauté de Kanesatake.Lors de l'érection des barricades face à la pinède et au terrain de golf le 11 juillet, M.Jolicoeur et sa famille habitaient une belle résidence située route 344, avec vue superbe sur le lac des Deux-Montagnes, à environ 300 mètres à l'ouest de l'immeuble du conseil de bande.Il a été l'un des derniers expropriés à conclure une entente avec le fédéral.« Imposer la raison d'État pendant cinq ans, à des sinistrés que l'on prend en otage, c'est de l'assassinat politique », affirme M.Jolicoeur, président du Mouvement d'aide aux victimes de la crise d'Oka (MAVCO).Dans la présentation de son ouvrage qui a nécessité plus de six mois de travail intensif, il écrit : « L'aspect le plus méconnu de la crise d'Oka et des cinq années qui ont suivi est encore le fait que toute une population civile a été prise en otage par les gouvernements pour satisfaire à des stratégies et opportunisme politiques dans certains cas et par laxisme et insouciance gouvernementales dans d'autres cas.» Il rappelle que pour préserver le climat économique et social de toute la région, la Corporation de développement économique de Deux-Montagnes (CDEDM), considérant qu'il ne fallait pas négliger la revendication territoriale des Mohawks de Kanesatake, avait, le 12 avril 1989, soit 15 mois avec l'assaut du 11 juillet, fait parvenir une résolution de son conseil d'administration demandant aux gouvernements ce qu'ils entendaient faire pour remédier à la situation.Aucun n'avait daigné envoyer un accusé de réception.M.Jolicoeur, qui a déposé des mémoires à l'enquête du coroner Gilbert et à la commission Poitras, écrit aussi dans son introduction : « Dans une crise politique, comme la crise d'Oka, les gouvernements canadiens et québécois ont démontré qu'ils agissaient uniquement par opportunisme politique au détriment des droits de la personne humaine et à la faveur de l'état-nation, c'est donc sans sentiment, sans coeur et sans âme que les gouvernements ont pris les sinistrés en otage.» Hier, La Presse a pu prendre connaissance du contenu du site Web de M.Jolicoeur qui sera accessible sur Internet à compter du 11 juillet à l'adresse : http : criseoka.ca.D'ici quelques mois 2000 nouvelles pages seront ajoutées. 6LP0701A0708 a07 actus sam 8 juillet 6LP0701A0708 ZALLCALL 67 01:36:54 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 7 Crise d'Oka: Ciaccia n'a pas prisé l'attitude de la SQ ANDRÉ DUCHESNE « Sam, que diras-tu à la veuve du policier qui aura été tué à cause de l'agrandissement d'un terrain de golf ?» « Ne t'en fais pas, John, ce sont des tireurs d'élite.» Ces paroles ont été échangées le soir du dimanche 8 juillet 1990, moins de quatre jours avant le raid avorté des policiers de la Sûreté du Québec aux barricades érigées par les Warriors à Oka, entre le ministre québécois des Affaires autochtones, John Ciaccia, et son homologue à la sécurité publique, Sam Elkas.Dix ans après la crise d'Oka, l'ancien ministre Ciaccia a décidé de briser le silence et d'apporter sa version des événements dans un livre intitulé La crise d'Oka, miroir de notre âme, qui paraîtra le 12 juillet aux éditions Leméac.Rapportée dans l'ouvrage, la question de John Ciaccia à son homologue allait s'avérer prémonitoire.Car le raid, en plus de plonger le Québec dans la crise autochtone durant 78 jours, aura coûté la vie au caporal Marcel Lemay, 31 ans, de la Sûreté du Québec.L'ancien ministre ne mâche d'ailleurs pas ses mots à l'égard de la SQ et de ses hauts dirigeants qui, selon lui, ont bien mal évalué la capacité de résistance des Mohawks à un assaut armé et qui avaient soif de répression, quitte à accentuer la crise en guerre ouverte.Le raid du matin du 11 juillet d'abord.Ciaccia écrit : « À la télévision, les scènes du raid donnèrent une image pitoyable de la SQ.Apparemment, la police ne savait pas que, sous le vent, il vaut mieux éviter de lancer des bombes lacrymogènes : les policiers couraient pour se soustraire aux émanations produites pars leur propres cartouches.Puis, quelques jours plus tard, alors que des négociations étaient entamées dans la Pinède (le fameux terrain boisé que la Ville d'Oka voulait acquérir pour agrandir son terrain de golf au grand dam des autochtones), les policiers de la Sûreté du Québec abusaient de leur autorité lors de fouilles des négociateurs désignés par les Indiens.« La fouille physique devint de plus en plus inconfortable à chaque fois.Les policiers utilisaient des matraques pour détecter tout renflement susceptible de dissimuler une arme.Leur course s'accélérait brusquement lorsqu'ils remontaient dans l'entrejambe des hommes où la matraque butait avec une certaine force.Les hommes grimaçaient de douleur.Les policiers souriaient.» Fantasmagorie policière Mais Ciaccia a vu bien pire au cours des nombreuses rencontres auxquelles il a participé durant cette crise.L'une d'elles, convoquée par le Comité stratégique mis sur pied par le premier ministre Robert Bourassa, mettait en présence le directeur général de la Sûreté du Québec, Robert Lavigne, et un de ses proches collaborateurs, Robert Therrien.Selon John Ciaccia, Therrien aurait alors présenté un plan visant à traiter la crise comme une prise d'otages.Il proposait rien de moins que de mobiliser 5000 hommes afin d'encercler les territoires de Kahnesatake, Kahnawake (là où étaient érigées des barricades) et d'Akwesasne (plaque tournante du trafic de cigarettes entre le Canada et les États-Unis) et de resserrer l'étau jusqu'à ce que les Indiens se rendent.La SQ se proposait de diriger les opérations qui auraient inclus.des membres de l'armée canadienne.« Nous étions tous sans voix, écrit M.Ciaccia.Sous le choc, Benoît Morin, le secrétaire du Conseil exécutif, me murmura à l'oreille : « Ils sont fous.Faites-les sortir d'ici afin que nous puissions parler.» L'auteur n'est pas tendre non plus à l'endroit de différents acteurs plus ou moins impliqués dans cette longue crise et ne se gêne pas pour décocher quelques flèches à leur endroit.Parmi eux, le maire du village d'Oka, Jean Ouellette, qui tenait mordicus à l'agrandissement du terrain de golf qui incluait un projet domiciliaire d'importance.Manipulateur, Ouellette aurait demandé au ministre Elkas d'envoyer les policiers démanteler la barricade sans lui faire part du projet domiciliaire.Pas plus tendres sont ses souvenirs à l'égard du ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, qui s'est longuement entêté à ne pas vouloir acheter la Pinède pour ensuite la remettre aux autochtones.Ce geste aurait mis un terme définitif à la convoitise des élus municipaux et aurait rapidement désamorcé la crise, croit John Ciaccia.D'autres passent à la même moulinette, Ciaccia se gardant cependant de s'attribuer de graves erreurs.Si, une tout de même.L'affaire du quai.Qu'on se souvienne, M.Ciaccia avait aménagé un quai au bord du lac baignant l'une de ses propriétés à Dorval afin de faire parvenir nourriture et médicaments aux résidants de Kahnawake par les voies fluviales.« Politiquement, c'était une erreur », admet Ciaccia qui s'est fait chauffer les oreilles par les politiciens et les médias dans cette affaire.Il ajoute toutefois que son fils était le responsable du domaine et lui avait donné son accord pour faire cette installation.Souvent découragé, abattu, tout au long de ces négociations, le ministre a cependant essuyé une de ses pires gifles politiques ce jour du dimanche 12 août où il dut s'asseoir à la même table qu'un Warrior masqué pour signer un accord négocié par le juge Alan B.Gold (médiateur nommé par le gouvernement fédéral) jetant les bases des négociations sur la levée des barricades.Personne ne l'avait averti à l'avance de cette mascarade, jure-til.« La pensée de ne pas signer m'a traversé l'esprit.La situation était trop dangereuse.Qui sait ce qu'une autre étincelle aurait allumé.» Devant les caméras de télévision, Ciaccia signa.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © John Ciaccia MARCHANDISES SAISIES POUR D FAUT DE PAIEMEN ENCAN PUBLIC PORT DE MONTRÉAL MARCHANDISES DE VALEUR SAISIES PAR LES DOUANES Tapis orientaux neufs importés, noués à la main en Iran, Turquie, Russie et Inde, en plus de: ROLEX - CARTIER - PIAGET - TAPIS PERSANS SUPERBES BIJOUX ROLEX PRESIDENT POUR HOMME, OR JAUNE 18 CARATS, AVEC DIAMANTS Articles import s ad quatement tiquet s, suivant les lois r gissant l importation au Canada Taxes et droits d importation acquitt s Date: Le dimanche 9 juillet 2000 \u2014 Encan à 14 h Inspection publique et inscription à compter de 13 h Lieu: Entrepôt de fret maritime de Montréal 285, rue Prince - Prendre Mc Gill vers le sud, tourner à droite sur William puis à gauche sur Prince.Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Commission d'achat de 15% en sus.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Paiement: argent comptant ou chèque visé, Visa, Master Card, American Express, Interac.Heritage Auctioneers C.A.G.A., 1-800-396-9236. 6LP0801A0708 a8 samedi 6LP0801A0708 ZALLCALL 67 01:30:05 07/08/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Carifiesta Les deux solitudes Le fossé à combler entre les Anglo-Antillais et les Haïtiens demeure important De jour comme de soir, la rue Victoria dans le quartier Côte-des-Neiges est rarement silencieuse.Tous les jours, en fin d'après-midi, un groupe d'hommes d'âge mûr, des habitués pour la plupart, discutent avec fougue.De musique et de femmes, comme on le fait dans leur coin du monde, les Antilles anglaises.Chaque soir, au même endroit, c'est la fête.Une foule compacte et joyeuse joue des steel pans, une sorte de tambour en métal.En retrait, deux femmes accompagnent les musiciens en chantant.La musique se répand jusqu'aux bouches du métro Plamondon.C'est cette atmosphère, multipliée par 10, qu'on retrouvera aujourd'hui à la Carifiesta, le carnaval antillais de Montréal qui met en vedette les costumes, la danse et la musique des Antilles, de Trinité-et- Tobago à la Barbade, en passant par la Jamaïque et Haïti.Haïti ?La Carifiesta demeure l'un des rares événements qui rassemblent les Antillais de toutes les origines et de toutes les langues : les Haïtiens, qui parlent français et créole ; les Jamaïcains, les Barbadiens, les Trinidadiens et les Guyanais, qui parlent anglais.Puis les Dominicains, qui parlent espagnol et français.Mais malgré la participation continue des Haïtiens à la Carifiesta au fil des ans, l'événement demeure surtout anglophone.« Il est vrai que la plupart des participants proviennent des Antilles britanniques, mais nous voulons impliquer davantage les francophones cette année », explique Evelyn Houston, présidente de l'Association des festivités culturelles des Caraïbes (AFCC), qui organise la Carifiesta.Or, l'organisme fonctionne presque exclusivement en anglais, au point même de n'envoyer des pochettes de presse qu'aux médias anglophones Effort concret pour attirer les francophones, l'Association a recruté pour la première fois cette année un groupe haïtien, Kayimit, qui fera partie de l'un des 25 chars que comptera le défilé d'aujourd'hui.Dans la vie de tous les jours, le fossé à combler entre les Anglo- Antillais et les Haïtiens demeure toutefois important.La vaste majorité des gens que La Presse a rencontrés, de part et d'autre, ne connaissent pas d'Antillais qui parlent l'« autre langue ».« Les plus âgés d'entre nous, ceux qui ont plus de 40 ans, ne parlent toujours pas français », reconnaît Noel Alexander, président de l'Association jamaïcaine de Montréal.Selon des données datant de 1991, 70 % des gens originaires des Antilles anglophones ne connaissent que l'anglais.À l'inverse, la proportion est sensiblement la même chez les Québécois d'origine haïtienne.Il n'y a pas de réel conflit entre les Haïtiens et les Anglo-Antillais, tiennent toutefois à préciser les intervenants contactés par La Presse.« Nous essayons de bâtir des ponts au-dessus d'une séparation que je considère artificielle, c'est-à-dire la langue, explique Egbert Gaye, éditeur du Community Contact, un mensuel destiné à la communauté anglo- antillaise du Québec.Depuis quelques mois, le journal publie une chronique francophone rédigée par Sophie Dieumercy, qui est d'origine haïtienne.Tous les leaders antillais \u2014 francophones et anglophones \u2014 s'entendent pour dire qu'ils auraient à gagner d'une plus grande collaboration entre les deux groupes linguistiques.« Nous avons tellement de problèmes en commun qu'il vaut mieux les régler ensemble », dit Evans Desmangles, du bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.Le taux de chômage, qui peut atteindre plus de 50 % chez les jeunes des communautés antillaises, et le racisme sont les préoccupations majeures.« Se faire juger et se faire regarder de façon arrogante et hautaine est tellement commun qu'on s'y habitue et qu'on laisse passer, explique un jeune Jamaïcain qui n'a pas voulu être identifié.Faut juste pas qu'on me traite de Nigger ! » La perception qu'ont les gens des communautés antillaises préoccupe également.« Malheureusement, on a encore tendance à nous associer à la drogue et à la violence », déplore M.Desmangles.L'espoir des jeunes Pour briser l'isolement des « deux solitudes » antillaises, les leaders comptent sur les jeunes et sur leur « bilinguisme massif ».« Les jeunes se rencontrent, ont du plaisir ensemble et amènent du positif dans nos communautés », croit M.Gaye.Bref, ils se parlent, ce que leurs parents ne faisaient pas.Dans la Petite-Patrie, Heinchler Paul et ses amis du groupe Red Mass font du breakdancing dans un gymnase adjacent au bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.Ils ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire plus tard, mais ils sont sûrs d'une chose : le breakdance, c'est leur « trip ».Comme leurs parents, ils sont fortement attachés à leur identité haïtienne, au créole et au français.Mais ils sont aussi très attirés par la culture anglophone, la musique reggae en particulier.« C'est important de parler anglais, parce que ça ouvre des portes partout », dit Thunderblast, 20 ans.« Regarde juste ici, dans notre groupe, il y a des anglophones à qui il faut parler chaque jour, poursuit Heinchler.Et puis le breakdancing et la musique sur laquelle nous dansons est américaine.« Une bonne quantité de jeunes Haïtiens parlent aisément en anglais », dit M.Desmangles.Des vedettes mondiales comme les Fugees chantent en anglais et en créole, et les jeunes s'associent à ça.» Pour cette raison, mais aussi parce que la communauté haïtienne est plus dispersée que la communauté anglo-antillaise, concentrée dans l'ouest de la ville, les jeunes Haïtiens ont tendance à aller davantage vers leurs cousins anglophones que l'inverse, selon Kettly Beauregard, conseillère municipale à Montréal, d'origine haïtienne.À titre indicatif, les jeunes Antillais anglophones que La Presse a rencontrés étaient beaucoup moins bilingues que les jeunes Haïtiens contactés, même s'ils le sont davantage que leurs parents.Parallèlement, les jeunes Antillais anglophones s'intéresseraient moins à la culture haïtienne.« Les Haïtiens viennent souvent à nos partys pour la musique reggae, dit un jeune Jamaïcain.Mais nous, nous essayons de nous tenir loin d'eux.» Certains jeunes Haïtiens vont même jusqu'à s'identifier comme anglophones, affirme Mme Beauregard.« Dans un sondage que nous avons fait dans Côte-des-Neiges, des jeunes haïtiens nous ont dit qu'ils parlaient plus l'anglais que le créole ou le français, raconte-telle.Certains recherchent la présence des anglophones, sans qu'onsache trop pourquoi.» Heinchler et ses amis connaissent de jeunes Haïtiens qui « se font passer pour des anglos ».« Ils vont au cégep Dawson et se mettent à dénigrer la culture haïtienne, qu'ils voient comme inférieure et insignifiante », explique Heinchler.« Ce sont des vendus », s'entendent pour dire les quatre membres haïtiens du groupe.Toutefois, aux yeux de la conseillère, l'intérêt de certains Haïtiens pour la culture anglophone « ne constitue pas une menace ».« Ils ne renient pas leur identité, et leur communauté demeure importante », estime-t-elle.Le lien entre les différentes communautés antillaises est « très serré », selon Mme Beauregard.« Les Haïtiens, comme les autres Antillais, éprouvent un grand attachement à l'égard de l'Afrique, qu'ils considèrent comme leur origine commune.» M.Alexander, de l'association jamaïcaine, approuve.« Nous avons plus de choses en commun qu'il y a de choses qui nous différencient.» Ainsi, les Anglo-Antillais, comme les Haïtiens, sentent qu'ils ont un rôle à jouer dans la société québécoise.« Nous devons penser à ce que nous pouvons apporter au Québec », estime Sylvan Inniss, propriétaire d'une boutique et d'un salon de coiffure, rue Victoria.« J'ai fait un barbecue pour la Saint-Jean, dit-il.Je sentais que je devais redonner quelque chose aux gens de ma communauté.» Sylvain Larocque La Carifiesta demeure l'un des rares événements qui rassemblent les Antillais de toutes les origines et de toutes les langues PHOTO ROBERT NADON, La Presse© Même s'il habite en banlieue depuis quelques années, Sylvan Inniss fait toujours des affaires dans le quartier anglo-antillais de Montréal, rue Victoria.Assis devant son commerce, il salue tout le monde qui passe.Normal, il connaît toute la communauté.Se sacrifier pour la Carifiesta SYLVAIN LAROCQUE Il faut être profondément motivé, voire un peu fou, pour concevoir des costumes en vue du défilé de la Carifiesta qui se met en branle aujourd'hui à 12h30.Ou être prêt à faire des sacrifices.« À cause de notre trop petit budget, nous ne pouvons verser aucune aide financière aux concepteurs de costumes, pas même pour payer leur matériel ou leur fournir un local », déplore la présidente de l'Association des festivités culturelles des Caraïbes (AFCC), Evelyn Houston, qui organise la Carifiesta.Chaque costume coûte plusieurs centaines de dollars en tissus et matériaux divers, certains valant plusieurs milliers de dollars.C'est sans compter le temps de conception et de fabrication qui peut totaliser des centaines d'heures de travail minutieux.Les costumes peuvent représenter toutes sortes de choses, que ce soit un papillon, une méduse ou un personnage mythologique.Ils font en général plusieurs mètres de haut.Cette année sera marquée par la première participation d'un groupe d'origine haïtienne au défilé, Kayimit.« La tradition du carnaval n'est pas la même en Haïti que dans les Antilles britanniques, indique Mme Houston.Pour les Haïtiens, la musique est plus importante que les costumes.» En général, les costumes des Haïtiens à la Carifiesta sont moins flamboyants que ceux des Anglo-Antillais.On pourra également voir parmi les 1300 participants deux « invités spéciaux » : un char du groupe brésilien Amazon et un autre du groupe Moko Jumbie de Saint-Kittset- Nevis.Grâce à une nouvelle subvention de 25 000 $ du ministère de la Métropole, l'AFCC a pu faire, pour la première fois, la promotion de la Carifiesta à l'extérieur du Québec, à New York et à Toronto.Ces deux villes présentent depuis quelques années de gigantesques défilés dont l'ampleur dépasse celle de la Carifiesta.Pour renverser la vapeur, le maire Bourque a l'intention de faire du défilé de 2001 le plus gros jamais tenu à Montréal.Pour ce faire, il a effectué un voyage controversé à Trinité-et-Tobago en mars dernier pour s'inspirer du Mardi gras de Port of Spain.La Ville finance actuellement la Carifiesta à hauteur de 25 000 $ par année.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse© Les membres du groupe de breakdancing Red Mass, Dingo Star, Rocket Chief, Bambino et Thunderblast voient comme des « vendus » les Haïtiens de leur âge qui se prennent pour des anglos.Mais ils reconnaissent qu'ils sont eux-mêmes fortement attirés par la culture anglo-saxone. 6LP0901A0708 A 9 samedi, 8 juillet 6LP0901A0708 ZALLCALL 67 01:36:16 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 9 Les opposants obtiennent un sursis au projet d'agrandissement du Métro Chèvrefils L'HORMONOTHÉRAPIE PEUT-ELLE RÉDUIRE LES RIDES?Recherchons femmes ménopausées de 45 à 60 ans, en bonne santé, pour une étude de recherche sur l'efficacité possible de l'hormonothérapie de remplacement (oestrogène/progestérone) sur le contrôle des rides au visage.Conditions requises: - Absence de menstruation depuis au moins 6 mois - Aucune chirurgie des rides depuis au moins 10 ans - Aucun implant au visage Communiquez avec Mme Richard Au (514) 521-3851 MARTINE ROUX Les citoyens du Plateau Mont-Royal opposés à l'agrandissement du supermarché Métro Chèvrefils viennent d'obtenir un sursis : alors que les premiers camions étaient attendus prochainement à l'intersection de l'avenue Laurier et de la rue de Brébeuf, la Cour supérieure a ordonné jeudi à l'épicier de ne pas entreprendre de travaux avant le 1er août.Le projet de l'épicier, qui ferait passer la superficie du commerce de 7500 à 13 800 pieds carrés, prévoit notamment la démolition de cinq bâtiments, l'aménagement de 21 condos et la déviation d'une ruelle.Arguant que la Ville de Montréal n'a pas respecté le processus de consultation, les citoyens ont déposé au tribunal une requête visant à faire annuler le règlement municipal autorisant le projet d'agrandissement.La requête des citoyens sera entendue à compter du 18 juillet.Mais d'ici là, la Cour a demandé hier au promoteur de s'engager à ne pas entreprendre de travaux.« Pour nous, c'est un grand pas », a commenté Marie-Françoise Lalande, requérante membre de l'Association des citoyens et citoyennes du Plateau.Selon les citoyens, le règlement municipal permettant le projet d'agrandissement est invalide parce que la Ville n'a pas appliqué les procédures prescrites par sa charte quant aux droits des propriétaires riverains de la ruelle.« Les deux tiers des riverains doivent consentir à la fermeture d'une ruelle publique, ce qui n'était pas le cas, avance Nora Bednarski, une autre requérante.La Ville a adopté le règlement en faisant fi de cet article de la Charte.» Les pics des démolisseurs devaient marteler les premières pierres dès 7 h ce matin.Mais les citoyens les attendront de pied ferme, histoire de créer une chaîne humaine autour du marché d'alimentation pour signifier leur désaccord.« Si l'épicier va de l'avant et commence à démolir, il risque de se retrouver plus tard avec un terrain vague, ironise Mme Bednarski. 6LP1001A0708 A10 samedi 6LP1001A0708 ZALLCALL 67 01:35:34 07/08/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 La relève des évêques québécois difficile à trouver ÉRIC PLOUFFE L'évêque de Valleyfield, Mgr Robert Lebel, vient tout juste de prendre sa retraite.Le pape Jean-Paul II a accepté sa démission le 29 juin.D'ici 2005, cinq évêques québécois remettront leur démission parce qu'ils auront atteint l'âge obligatoire de la retraite, soit 75 ans.Mais le recrutement n'est pas facile.L'évêque de Mont-Laurier, Mgr Jean Gratton, estime qu'il est difficile de constituer une liste de candidats au Québec.Il a partagé cette crainte avec son homologue de Rouyn-Noranda, Mgr Jean-Guy Hamelin, qui doit présenter sa démission en octobre.« Il y a moins de prêtres et beaucoup de défis à relever, explique Mgr Gratton.Il faut retrouver le sens de la foi chrétienne dans la vie.L'époque pendant laquelle on comptait sur le Seigneur pour régler tous nos problèmes et bobos n'existe plus.Autrefois, on parlait de Dieu comme d'un être menaçant qui surveillait tout le monde.Aujourd'hui, on le voit comme quelqu'un qui nous aime.» Selon Mgr Gratton, la question de l'âge pèse lourd dans la balance lorsque vient le temps de prendre la décision d'accepter le titre d'évêque.Il indique que, généralement, il ne reste qu'une dizaine d'années à l'évêque pour remplir ses fonctions.L'emprise des évêques sur la population est beaucoup moins importante.À une certaine époque, ils faisaient trembler les fidèles.« Le rôle de l'évêque est d'aider ceux qui travaillent autour de lui, a expliqué Mgr Gratton.L'autorité ne s'impose pas à coups de marteau, mais plutôt en favorisant les échanges et les rencontres.» La retraite à 75 ans Le code canonique, le livre de loi de l'Église, prévoit que les chefs de diocèse doivent remettre une lettre de démission au souverain pontife le jour de leur 75e anniversaire de naissance.Pour que cette retraite entre en vigueur, le pape doit donner son aval.Il ne reste qu'à trouver un successeur.Dans certains cas, cela peut prendre jusqu'à un an et demi.Au Québec, 24 évêques sont chargés d'assumer la direction des 25 diocèses, le remplaçant de Mgr Lebel n'étant toujours pas connu.L'évêque de Mont-Laurier, Mgr Gratton, a servi sa communauté pendant 22 ans.Il a remis sa démission en décembre, mais le pape ne l'a pas encore acceptée.« J'attends une réponse.Je suis toujours en poste, mais j'ai tout de même une bonne santé, a-t-il déclaré avec un rire léger.Le nonce m'a demandé de remettre ma démission et un état de la situation dans mon diocèse.J'ai suggéré le nom de quelques personnes qui pourraient me remplacer et j'ai demandé aux gens près de moi de lui en donner.Situé à Ottawa, le bureau du nonce apostolique joue un peu le rôle d'une ambassade de la Cité du Vatican au Canada.C'est le nonce, Paolo Romeo, qui s'occupe de constituer une liste de candidats potentiels.Une liste secrète.La Presse n'a pas réussi à obtenir de renseignements sur cette banque de prêtres qui pourraient assurer la relève des évêques au Québec.Il n'a pas été possible non plus de connaître l'âge moyen des évêques québécois.L'ancien secrétaire francophone du bureau du nonce apostolique, Pascal Ducharme, n'a pas été très loquace sur l'avenir des évêques et la banque de candidats.« C'est un secret pontifical, a-t-il dit.Le nonce apostolique enquête sur les candidats et transmet les résultats au pape.» 6LP1101A0708 A11 eaux sam 08 juillet 6LP1101A0708 ZALLCALL 67 01:37:26 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 11 Malgré la pluie, la qualité de l'eau s'est légèrement améliorée Malgré la pluie, la qualité de l'eau autour de l'île de Montréal s'est légèrement améliorée au cours de la semaine, indiquent les résultats des dernières analyses menées par le Réseau de suivi du milieu aquatique de la CUM.Ainsi, 11 des 101 stations d'échantillonnage décrochent une mention d'excellence tandis que la moitié recensent une eau de bonne qualité.Six stations méritent néanmoins l'étiquette polluée (plus de 1000 coliformes fécaux par 100 ml d'eau) et l'eau baignant 22 autres stations est qualifiée de mauvaise.Après les données navrantes de la semaine précédente, « on note une certaine récupération du milieu », explique le biologiste Guy Deschamps.Détails à l'adresse www.cum.qc.ca/rsma H O NUMÉRO COMPLET 100 000 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 1 000 $ 4 DERNIERS CHIFFRES 100 $ 3 DERNIERS CHIFFRES 30 $ 2 DERNIERS CHIFFRES 20 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.100 000$ chaque jour du 1er au 30 juillet 2000 (numéros décomposables) 2000-07-01 238948 2000-07-02 000347 2000-07-03 407305 2000-07-04 873024 2000-07-05 432630 2000-07-06 593376 2000-07-07 657845 Numéro du 2000-07-08 169578 Démo 31 juillet et 5 septembre 6LP1201A0708 a12 polit sam 8 juillet 6LP1201A0708 ZALLCALL 67 01:38:09 07/08/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Politique L'armée fait appel aux civils La bloquiste Francine Lalonde à JOHN WARD l'Alliance canadienne à son insu Presse Canadienne, OTTAWA L'armée canadienne prévoit bientôt confier au secteur privé diverses tâches de soutien normalement accomplies par ses soldats, dans le cadre de sa mission en Bosnie.La direction des Forces armées canadiennes souhaite ainsi alléger le fardeau des soldats, qui croulent sous l'énormité de leur tâche et bénéficient de trop courtes périodes de repos entre deux missions à l'étranger.Les Forces verront donc dans les prochains mois à embaucher quelque 170 personnes, des Canadiens et des Bosniaques, pour accomplir certaines tâches.D'ici septembre, l'entreprise ATCO Frontec, d'Edmonton, enverra là-bas des experts en divers domaines : électriciens, cuisiniers, plombiers, pompiers, etc.Les civils embauchés par l'armée devront notamment faire l'épicerie, assurer l'entretien des campements et des véhicules militaires.C'est la première fois qu'on fait appel à des civils en aussi grand nombre pour assurer le bon fonctionnement d'une mission.Le Canada a présentement quelque 1600 soldats en Bosnie.ALEXANDRE SIROIS La députée bloquiste de Mercier, Francine Lalonde, est venue gonfler les rangs des supporters de l'Alliance canadienne cette semaine.à son insu ! La Presse a obtenu copie hier d'une « fiche d'information personnelle » qui lui a été expédiée par la poste, par le nouveau parti fédéral de droite.Sur cette lettre figurent son nom et un numéro d'identification personnel (NIP) grâce auquel elle peut voter par téléphone, dans le Francine Lalonde cadre de la course au leadership de l'Alliance canadienne.L'octroi de ce NIP signifie qu'elle a au préalable été enregistrée comme membre du parti.« C'est toute une surprise », a déclaré hier le député bloquiste de Portneuf, Pierre de Savoye, invité à commenter l'affaire puisque Mme Lalonde n'a pu être contactée.M.de Savoye était d'ailleurs en route pour Toronto, où il agira aujourd'hui en tant qu'observateur du Bloc québécois pour le deuxième tour de scrutin de l'Alliance canadienne.« J'ai, d'une part, la ferme conviction que jamais Mme Lalonde n'aurait signé une carte de l'Alliance.D'autre part, ça fait loufoque et ça démontre le peu de contrôle que l'organisation semble avoir sur la manière dont onrecrute et sollicite les gens pour qu'ils votent », a affirmé le député.Il s'agit de la plus récente d'une longue série d'irrégularités constatées au cours de la course à la direction de l'Alliance canadienne.Des centaines de Québécois ont été recrutés frauduleusement au cours des dernières semaines, souvent sans le savoir.La députée conservatrice de Shefford, Diane St- Jacques, est du nombre.L'un des candidats, Tom Long, a même dû s'excuser lorsqu'il a constaté que son organisation avait recruté plus de mille Gaspésiens à leur insu.« Mme Lalonde a peut-être des racines gaspésiennes », a lancé hier, à la blague, M.de Savoye.« Moi, je n'ai rien reçu.Je n'ai pas de racines gaspésiennes ! » Plus sérieusement, le député bloquiste a estimé que ces irrégularités donnent « un arrière- goût très désagréable » à cette course au leadership.« Le processus de vote qui a été mis en place est loin d'être satisfaisant au niveau de l'ensemble des contrôles qu'on est en droit d'attendre de la part d'un organisme qui veut que le vote s'exprime d'une façon sérieuse et crédible », a déclaré M.de Savoye.Et si quelqu'un avait simplement voulu faire une blague à Mme Lalonde ?« Si ce type de blague-là est possible, est-ce qu'il est fort répandu ?Si oui, ça démontre que les capacités de contrôler qui demande des adhésions et comment elles se réalisent sont très faibles », a précisé le député, ajoutant que son parti assure un contrôle nettement plus strict en la matière.Shorts pour hommes et femmes à partir de 999$ T-shirts pour femmes 999$ 3/25$ T-shirts pour hommes 1499$ 2/25$ Jeans pour femmes à partir de 1999$ 2/35$ Shorts DOCKERS® 2999$ Chemises pour hommes 1999$ 2/35$ De l'argent pour les chevaux, pas pour la santé, déplore le PLQ LIA LEVESQUE Presse Canadienne L'Opposition libérale reproche au gouvernement du Québec de ne pas injecter davantage d'argent en santé, alors qu'il en trouve pour les courses de chevaux.En conférence de presse hier à Montréal, le porte-parole de l'Opposition pour les questions de santé, le député libéral de Vaudreuil Yvon Marcoux, a utilisé cette image-choc pour dénoncer les problèmes qui s'accumulent dans le secteur de la santé et qui sont dûs, selon lui, à un manque d'argent et à une mauvaise planification de la main-d'oeuvre.Le député Maroux reproche au gouvernement de trouver de l'argent pour la Cité du commerce électronique et les courses de chevaux, alors qu'il n'en a pas pour ouvrir davantage de lits dans les hôpitaux et les centres d'hébergement, ni pour dispenser davantage de soins à domicile.Pendant ce temps, déplore-t-il, les listes d'attente s'allongent ou restent trop élevées pour les traitements de radio-oncologie.Et, dans les urgences, le nombre de patients qui attendent croît désespérément.Certains équipements dans les hôpitaux sont si désuets qu'on ne trouve plus les pièces pour les réparer.Et le nombre de patients en attente d'une chirurgie cardiaque demeure trop élevé.Le député libéral demande donc au gouvernement d'appliquer « un sérieux coup de barre », ce qui veut dire nécessairement plus d'argent, selon lui.M.Marcoux admet que tout n'est pas qu'une question d'argent et en attribue aussi le blâme aux décisions passées du gouvernement, comme les mises à la retraite d'employés par milliers et la fermeture de sept hôpitaux.Le gouvernement a déjà adopté une série de mesures pour tenter de corriger la situation \u2014 Forum sur les urgences, achat d'accélérateurs linéaires, traitement de patients aux États-Unis, ententes plus généreuses avec les médecins \u2014 mais leurs effets tardent à se faire sentir.Aussi, il a accéléré la formation de technologues en radio-oncologie et a annoncé la mise en fonction prochaine d'accélérateurs linéaires, ces appareils servant aux traitements de radiothérapie.Mais M.Marcoux se dit « très méfiant vis-à-vis des annonces faites par la ministre » de la Santé et des Services sociaux Pauline Marois, puisque celles-ci tardent à se concrétiser. 6LP1301A0708 A 13 sam., 8 juil.POL 6LP1301A0708 ZALLCALL 67 01:37:58 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 13 Politique Un nouveau chef pour une nouvelle droite ANALYSE C'est le grand soir pour la droite canadienne.Après deux années de remue-ménage et de remise en question, voilà que les membres de l'Alliance canadienne, le parti de l'opposition officielle, seront fixés sur celui qui sera à leur tête lors du prochain affrontement électoral.Si, comme tout semble l'indiquer, Stockwell Day, ancien ministre des Finances de l'Alberta, poursuit son ascension et l'emporte ce soir à Toronto, le paysage politique du pays ne sera plus le même.Le premier ministre Jean Chrétien aura à faire face à un homme dont les talents de communicateur surpassent considérablement les Stockwell Day siens.Il aura devant lui un politicien aguerri et jeune, dynamique, charismatique, ayant fait ses preuves après 14 années à la Législature albertaine (dont huit en tant que ministre) et capable de faire tourner le vent politique de manière inattendue, comme le démontre sa victoire surprise sur Preston Manning lors du premier tour à Calgary, le 24 juin.Manning a fait campagne en affirmant qu'il était le seul capable de rassembler les divers courants conservateurs qui animent le parti, qu'ils soient de souche sociale ou fiscale.Il a tenté de discréditer son adversaire en début de semaine en affirmant que ses positions tranchées sur des questions morales, telles l'avortement ou l'homosexualité, allaient faire éclater la coalition qu'il a mis tant d'années à bâtir.Il a même clamé qu'il était le seul à pouvoir aller chercher le vote ontarien, celui-là qui fait la différence entre former ou ne pas former le gouvernement au Canada.Pourtant, celui qui a terminé premier en Ontario le 24 juin, ce n'est pas Preston Manning, c'est Stockwell Day.Et ce n'est pas Preston Manning qui a terminé second dans la province la plus peuplée du pays, c'est Tom Long.Certes, M.Long, le petit gars du coin, s'est rallié à Manning.Mais il n'en est pas moins demeuré presque toute la durée du second tour chez lui à Sarnia.Son équipe \u2014 celle qui a fait élire Mike Harris et qui jouit de l'appui financier de Bay Street, le fameux comité bleu conservateur \u2014 a préféré miser sur du sang neuf, sur un homme politique dont l'image n'est pas associée à l'échec.En sept années à la direction du Parti réformiste et maintenant de l'Alliance, Manning n'a pas réussi à faire élire un seul des siens au pays conservateur de Mike Harris.Certes, il y a eu division du vote de la droite en 1997 entre le Parti réformiste et le Parti conservateur.Peu importe, estime-t-on chez les Preston Manning bleus ontariens, le mal est fait et l'image de Manning dans la province ne saurait retrouver le vernis nécessaire pour renverser les libéraux de Jean Chrétien, toujours bien en selle et toujours favoris pour gagner les prochaines élections.À Nepean, mercredi, lors du débat télévisé, Manning a tenté de déstabiliser Day en insinuant que certains « faux pas » de son jeune rival pouvaient causer un tort considérable au parti.Comme pour tout le reste de la campagne, Stockwell Day a été imperméable à ce genre de tactique et de dénigrement.Il a paré les attaques et il a su les retourner à son avantage, obligeant même Preston Manning devant les caméras de télévision à lui dire qu'il prenait sa parole à propos des faits entourant une accusation d'antisémitisme lancée contre lui.S'il gagne ce soir, Stockwell Day aura mené une campagne sans faille.Il se sera comporté un peu comme l'équipe italienne en finale de l'Euro 2000, verrouillant le terrain, neutralisant toute tentative de percée.Et, contrairement aux Italiens, il aura réussi à tenir jusqu'à la fin.Manning n'est pas la France, il est vrai, et les attaques de son camp n'auront pas su trouver la faille dans la défensive de Stockwell Day, cette faille qui aurait peut-être permis d'égaliser avant la fin et de vaincre en prolongation.À moins d'un revirement miraculeux mais toujours possible, la victoire de Stockwell Day ce soir sera \u2014 surtout dans la manière \u2014la démonstration que ses futurs adversaires libéraux ont bien tort de le prendre à la légère et de crier sur tous les toits qu'ils ont bien hâtes d'en découdre avec lui.Gilles Toupin envoyé spécial TORONTO AVIS PUBLIC Pour éviter la dissolution Nous sommes sous séquestre et avons une grande quantité de tapis persans de grande qualité.Pour éviter la dissolution, nous devons les vendre à tout prix! 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l'homme finissait de purger sa peine le jeudi 6 juillet.Sa mise en liberté était prévue pour la veille, soit mercredi à 5 h.« Nous avons obtenu un mandat d'un juge à 16 h et nous nous sommes immédiatement rendus au centre de détention », a-t-il précisé.Des échantillons prélevés sur l'homme, dont la loi interdit de dévoiler l'identité, seront envoyés à la banque de données génétiques.Ils seront comparés à des taches de sang ou tout autre prélèvement provenant de crimes non résolus.La SQ deviendra aussi au cours des prochains jours le premier corps de police à remplir une ordonnance d'un tribunal pour effectuer des tests d'ADN, quand des policiers iront rencontrer un homme soupçonné d'un crime sexuel.« Je viens de recevoir un appel d'un procureur de Calgary qui a demandé d'envoyer des policiers prélever des tests d'ADN sur un homme qui habite maintenant Montréal et qui aurait commis un crime en Alberta », a expliqué hier le capitaine Laguë à La Presse.L'officier a rappelé que lors du meurtre d'une infirmière, Monique Gaudreau, à Sainte-Agathe, un policier de sa section avait vu sous le perron de la résidence de la victime des taches brunes et avait fait des prélèvements.« Quand William Fyfe a été arrêté à la suite du meurtre d'une femme à Baie-d'Urfé, des tests d'ADN ont été prélevés et les résultats ont démontré que les taches brunes trouvées à Sainte-Agathe étaient en réalité de son sang », a-t-il précisé.Par la suite, les policiers ont appris que Fyfe se serait coupé avec le couteau qui lui aurait servi pour commettre son crime.En vertu d'une loi adoptée il y a 18 mois, des échantillons de sang seront prélevés sur toute personne condamnée pour des crimes graves : inceste, infanticide, meurtre, agression sexuelle, enlèvement, séquestration et voies de fait graves.Un juge peu aussi ordonner qu'un test soit effectué pour des crimes moins graves, dont vol qualifié et incendie.Cette banque va aussi servir à garder les empreintes génétiques prélevées sur les lieux de crimes non résolus.La SQ veut s'en servir afin de les comparer avec des prélèvements effectués sur les lieux d'une cinquantaine de meurtres qui demeurent sans accusé.Les spécialistes qui travailleront à la banque de données de la GRC ne sauront jamais l'identité des individus sur qui les prélèvements ont été effectués.Premiers tests au Canada sur la pilule abortive RU-486 Presse Canadienne TORONTO La pilule abortive RU-486 est l'objet d'essais cliniques à Vancouver et le sera d'ici deux semaines à Québec, Sherbrooke et Toronto, rapportait hier soir la télévision anglaise de Radio-Canada.La pilule RU-486, mise au point en Europe, où elle est facilement disponible, permet aux femmes d'interrompre une grossesse sans subir un avortement en clinique.« Il est très important que les femmes disposent du meilleur médicament possible », a expliqué à CBC le docteur Ellen Wiebe, de Vancouver, qui a amorcé les premiers essais cliniques au pays.Depuis 10 jours, on a administré la pilule abortive à 13 femmes de Colombie-Britannique ; on souhaite l'administrer à au moins un millier de Canadiennes.Les femmes peuvent prendre la pilule dès le lendemain de la conception, et jusqu'à cinq semaines plus tard.Sous la supervision d'un médecin, trois pilules sont administrées au début, puis deux autres de 36 à 48 heures plus tard.La pilule provoque des contractions de l'utérus, des saignements et une fausse couche.Jusqu'à maintenant, le taux de réussite est d'environ 95 %.La RU-486 est disponible en France depuis 1989 ; on la retrouve aussi dans plusieurs autres pays, notamment en Grande-Bretagne, en Suède et en Chine.On estime que 500 000 Européennes l'ont déjà prise.Rappel de poupées Presse Canadienne La société Jouets Galoob inc., de San Francisco, rappelle volontairement près de 277 000 poupées volantes « Sky Dancers » vendues au Canada.Galoob a reçu un rapport canadien qui indiquait qu'un adulte avait subi une blessure à un oeil après avoir été heurté par une poupée.Galoob a avisé Santé Canada du rappel, précise-t-on dans un communiqué.Les poupées «Sky Dancers» de Galoob ont été distribuées en 1996. La Presse 8 juillet 2000 Page A17 manquante 6LP1801A0708 a-18 sam 8 juillet 6LP1801A0708 ZALLCALL 67 01:37:02 07/08/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Meurtre en Mauricie: un suspect recherché EN BREF Ward accusé de conduite dangereuse n Un jeune homme de 18 ans, Jason Ward, de Brossard, a été accusé, hier, de conduite dangereuse causant la mort.La juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec, a accepté que l'accusé, qui s'est rendu au palais de justice de Laval après avoir appris qu'un mandat d'arrestation avait été lancé contre lui, reprenne sa liberté.Il reviendra devant le tribunal le 22 août.C'est lui qui était au volant de l'automobile qui a fait une embardée sur l'autoroute des Laurentides, mardi matin, causant la mort de Simon Pelaez.La victime a été éjectée de l'auto et son corps a été retrouvé de l'autre côté de l'autoroute.Un corps repêché à Port-Cartier n Les policiers ont repêché hier le corps d'un homme de 56 ans qui se serait noyé dans la baie de Port- Cartier, sur la Côte-Nord.L'individu serait un itinérant de la région, connu des Port-Cartois.Une enquête a été instituée pour connaître les circonstances du drame.L'affaire Mugesera est ajournée n La révision en Cour fédérale de l'ordre d'expulsion contre Léon Mugesera a été ajournée, hier, au 3 octobre, sur un plaidoyer de Me Guy Bertrand, pressant instamment le juge Marc Nadon de mettre fin «au supplice et à la torture» de cette famille rwandaise et de rendre «la plénitude de sa liberté» au docteur Mugesera.L'attitude la plus vivement dénoncée par Me Bertrand est le rejet par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) de tous les témoignages susceptibles d'aider la cause de M.Mugesera.Le bungee inversé interdit en Ontario n Les installations de bungee inversé comme celle qui a coûté la vie à Jérôme Charron à la Super Ex d'Ottawa en 1998 ne seront plus permises en Ontario.Le ministre de la Consommation et du Commerce de l'Ontario, Robert Runciman, en a fait l'annonce en apportant des changements à la réglementation des normes de sécurité des manèges.Désormais, seules les installations permanentes de saut à l'élastique seront approuvées.L'Ontario compte présentement une seule installation permanente de ce type., située à Beachburg.Corps empaqueté n Des enfants s'amusant sur la rivière du Nord à Saint-Canut ont fait la macabre découverte d'un corps ficelé dans une espèce de bâche verte hier après-midi.Les jeunes sillonnaient la rivière à bord d'une chaloupe lorsqu'ils ont aperçu ce qui leur a d'abord paru comme un sac de déchets.Constatant que l'objet était lourd, ils l'ont traîné au bord de la rivière.C'est là qu'ils ont aperçu des pieds sortant de l'enveloppe plastifiée.Ils ont alerté les policiers de Mirabel qui, après constatation, ont transmis le dossier à la Sûreté du Québec.Le corps a été transporté à Montréal où une autopsie sera pratiquée lundi.Presse Canadienne SAINT-LOUIS-DE-FRANCE Une jeune fille de Cap-de-la-Madeleine a été retrouvée morte, hier matin, dans un boisé à Saint- Louis-de-France, au nord-est de Trois-Rivières.Éric Néron, de Cap-de-la-Madeleine, aurait été parmi les dernières personnes vues en compagnie de la jeune fille, la veille du drame.Ce témoin important est activement recherché par les policiers.Vers 7h, hier matin, la Sécurité publique du Cap-de-la-Madeleine a reçu un appel d'une personne dont les policiers refusent de dévoiler l'identité.Celle-ci leur a indiqué qu'un corps inerte gisait dans un boisé, près d'un endroit où aiment se rassembler les jeunes fêtards noctambules.Des policiers municipaux se sont rendus sur les lieux et ont découvert le cadavre de Joëlle Delage, 19 ans.Ils ont alors aussitôt fait appel à l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.Pendant plus de cinq heures, les forces de l'ordre ont inspecté les lieux, colligeant les divers éléments susceptibles de nourrir leur enquête.Diverses bouteilles vides qui traînaient sur les lieux auraient été saisies par les policiers, qui ont fait appel à une escouade canine.Le corps, qui gisait au pied d'une falaise d'une vingtaine de mètres surplombant le Saint-Maurice, comptait plusieurs lacérations et ecchymoses.Les policiers, qui rejettent à première vue l'hypothèse d'une mort par balles, se montrent prudents sur la nature possible de ces blessures.Seule l'autopsie pratiquée à Montréal lundi permettra de le déterminer.L'enquête se poursuit et, pour l'instant, les policiers sont à interroger la famille de la victime, qui aurait été vue dans un bar de Capde- la-Madeleine dans la soirée de jeudi.Expire le : 16 juillet 2000 code 1830 Expire le : 16 juillet 2000 code 1830 Expire le : 16 juillet 2000 code 1830 Expire le : 16 juillet 2000 code 1830 Expire le : 16 juillet 2000 code 1830 4999$ 6999$ Dimanche 2 juillet Fermé le samedi 1er juillet pour les jeunes de 9 à 13 ans et 14 à 17 ans anglais, français et espagnol dates des sessions 31 juillet (jour intensif) 9 septembre (cours du samedi) Centre-ville (514) 849-8393 poste 709, 719 1450, rue Stanley Hochelaga-Maisonneuve (514) 255-4651 4567, rue Hochelaga Peel Viau CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants: I Saint-Ambroise de Kildare I Saint-Liguori I Sainte-M lanie Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.Pierre Henri composez le (450) 589-4967 Courriel : phenri@lapresse.ca La Presse 8 juillet 2000 Page A19 manquante 6LP2099A0708 A20 samedi 6LP2099A0708 ZALLCALL 67 14:46:07 07/10/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Parapluie et petite laine pour les prochains jours L'ours: plus impressionnant que dangereux ANDRÉ DUCHESNE Le croiriez-vous ?Le Québec entre dans la période la plus chaude de l'année, correspondant, à quelques poussières près, à ces bonnes vieilles « vacances de la construction ».Mais bien sûr, vous ne le croyez pas.À 16h hier, le bureau d'Environnement Canada à Dorval indiquait une température de 20 degrés alors que la normale de jour est de 26, ou 25,9 pour les puristes.Le plus bas minimum record pour un 7 juillet (16,7) fut enregistré en 1963.Le problème, selon le météorologue Patrice Courbin, vient d'une perturbation assez forte qui nous affectait récemment et qui se trouve sur la mer du Labrador.« Elle est plus au sud que les perturbations qui, à cette saison-ci, passent habituellement beaucoup plus au nord.Et elle circule de façon anti-horaire, ce qui nous apporte des vents du Nord, donc des vents froids », analyse-t-il.Heureux soient ceux qui prennent toutefois leur mal en patience, car les programmes de simulations atmosphériques du ministère prévoient que l'air redeviendra normal à compter de demain.Aujourd'hui d'ailleurs, on prévoit qu'il fera beau avec un maximum de 25 et un ennuagement graduel en soirée.Il faudra quand même apporter son parapluie, car les nuages domineront le ciel montréalais à compter de dimanche et pour quelques jours, avec des probabilités d'averse oscillant entre 60 et 70 % pour dimanche, lundi et mardi.Et puis, apportez donc une petite laine pour la soirée car, après la pluie, la température a la mauvaise habitude de chuter.MARTINE ROUX Environ 60 000 ours se baladent dans les forêts du Québec.Mais que les vacanciers se rassurent : même s'il défraie les manchettes, l'animal sauvage s'en prend très rarement aux humains.« À l'exception des Îles-de-la-Madeleine et de l'extrême nord du Québec, les ours sont répartis sur l'ensemble du territoire, explique le biologiste Gilles Lamontagne, du Service de développement de la faune de la Société de la faune et des parcs du Québec.Mais ils affectionnent particulièrement les forêts calmes et abondantes de l'ouest du Québec, comme celles de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais, où on a constaté de fortes densités.» Hier matin, un ours égaré dans un quartier résidentiel de Trois-Rivières a été abattu après que des agents de la conservation de la faune eurent vainement tenté de l'endormir.Mais s'il s'aventure parfois en ville, l'ours s'éloigne peu des espaces boisés, poursuit le biologiste.« Il passe parfois à proximité des milieux habités, mais il vit toujours dans des forêts d'une certaine superficie.» Il y a quelques années, un ours s'est pointé en pleine nuit dans un centre commercial de la banlieue de Québec, rappelle le spécialiste.« C'est normal, le parc des Laurentides est aux portes de la ville.Mais avant qu'il y en ait un qui se fraye un chemin jusqu'à la Place Ville-Marie.» Au Québec, l'ours noir n'est pas menacé, mais l'espèce jouit d'une protection accrue depuis 1998.En restreignant le piégeage et la chasse, Québec a voulu stopper les ambitions de chasseurs gourmands qui écoulaient les vésicules biliaires des mammifères \u2014 apparemment prisées par les Asiatiques \u2014 sur les marchés internationaux.« Il n'y a pas trop d'ours, estime le biologiste.Nous avons simplement ramené les récoltes à des niveaux normaux, soit de 2000 à 3000 ours par année.» Directeur de la réserve faunique Rouge-Matawin, au nord du parc du Mont-Tremblant, Pierre Bédard ne compte plus les fois où il s'est trouvé face à face avec un ours noir.L'animal s'en prend rarement aux humains, remarque-t-il, mais les fascine tellement que certains en perdent le nord.« Les gens sont curieux, mais il ne faut pas aller le voir et encore moins lui donner à manger.Dès qu'on nourrit un ours, il devient effronté et tentera de défoncer des tentes ou des chalets pour trouver de la nourriture.» Pour cette raison, la réserve faunique n'enfouit plus ses déchets et s'est même munie de conteneurs « anti-ours » à portes coulissantes.Stocker la nourriture dans un véhicule, faire du bruit en marchant et porter des vêtements de couleurs claires sont autant de conseils utiles au randonneur.Et surtout, rebrousser calmement chemin lorsqu'on rencontre un ours, conseille M.Bédard.« Dès qu'un animal sauvage a une certaine corpulence, il peut être dangereux pour l'homme.On ne peut pas aller le flatter comme un nounours ! Ces animaux agissent par instinct.» La fête de la fierté gaie bien accueillie à Ottawa Presse Canadienne HULL Alors qu'à Rome les autorités mettent les bâtons dans les roues aux organisateurs du Festival des gais et lesbiennes, la région d'Ottawa-Carleton et la Ville d'Ottawa ont souligné le début des festivités en levant le drapeau arc-en-ciel devant leur édifice respectif.« La région a beaucoup évolué depuis 10 ans », a souligné Alex Munter, le conseiller régional qui a affiché publiquement son homosexualité.« Il n'y a pas si longtemps, les gouvernements locaux étaient réticents à proclamer une journée de la fierté.Aujourd'hui, nos gouvernements reconnaissent notre contribution à la société.« Le Festival de la fierté, qui se déroule jusqu'au 14 juillet, devrait attirer plus de 50 000 personnes, dont 15 000 juste au défilé dans les rues d'Ottawa, dimanche.Au fil des ans, ce Festival de la fierté est devenu une grande fête plutôt qu'une manifestation politique.« Le Festival c'est avant tout une grosse fête, même si on passe quand même un message », d'ajouter le conseiller Munter.Bob Chiarelli, le président de la région d'Ottawa-Carleton, a indiqué qu'il y avait consensus dans la population concernant la reconnaissance de la diversité.« La nouvelle ville d'Ottawa va continuer à reconnaître tous les éléments de la société afin qu'elle soit plus juste et équitable », a dit le président.Not Ready Not Ready 287139980 03X030.00 au.v La Presse 8 juillet 2000 Page A21 manquante 6LP2201A0708 A 22 samedi, 8 juillet 6LP2201A0708 ZALLCALL 67 01:37:20 07/08/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Évasion fiscale : 100 000 $ d'amendes Une compagnie de la Rive-Sud de Montréal et son président ont été reconnus coupables d'évasion fiscale : ils devront verser 50 000 $ chacun pour avoir volontairement caché des revenus au fisc.Selon l'Agence des douanes et du revenu du Canada, le président de la compagnie Bouilloire et soudure Rive-Sud, René Simoneau, se servait d'une compagnie fictive pour gérer des commandes qu'il ne déclarait jamais au gouvernement.Bouilloire et soudure Rive-Sud est une compagnie qui existe depuis 1983.Elle se spécialise dans la fabrication et la réparation de chaudières utilisées en usines, ainsi que dans la soudure industrielle générale.L'entreprise familiale a aussi plusieurs filiales qui offrent des produits et des services connexes.D'après l'enquête de l'Agence, M.Simoneau interceptait des commandes passées à Bouilloire et soudure Rive-Sud et les détournait vers la fausse compagnie.Il encaissait personnellement les chèques des clients et payait des salaires au noir à ses employés qui avaient participé au contrat.Au total, 385 000 $ auraient ainsi été versés en salaires non déclarés entre 1995 et 1998.M.Simoneau et son entreprise ont plaidé coupable aux accusations d'évasion fiscale qui pesaient contre eux.EN BREF Échangeur Turcot n Le ministère des Transports doit faire des travaux d'urgence en fin de semaine dans l'échangeur Turcot, ce qui entraînera la fermeture des bretelles d'accès de l'autoroute 15 Nord pour les autoroutes 20 Ouest et 720 Est.Les travaux consistent à réparer la dalle de béton.Ils sont réalisés la fin de semaine (avec fermetures des bretelles jusqu'à demain midi) pour donner le temps au béton d'atteindre sa résistance et ainsi ne pas perturber le trafic en semaine.Pour en savoir plus sur les travaux exécutés sur le réseau routier, composez le (514) 284-2363 ou consultez le site Internet http://www.mtq.qc.ca/ travaux Autoroute des Laurentides n Deux nouvelles bretelles seront aménagées à l'échangeur du kilomètre 86 de l'autoroute des Laurentides afin de permettre d'accéder directement au centre-ville de Sainte- Agathe et de permettre un accès immédiat à cette voie rapide aux usagers en provenance du centreville de cette municipalité, ainsi qu'à ceux arrivant de Val-Morin et de Val-David.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, a indiqué hier que les travaux, qui devraient se réaliser durant l'été 2002, nécessiteront un investissement de 1,7 million.Avant de les entreprendre, le ministère doit se porter acquéreur des espaces visés pour ces aménagements. 6LP2302A0708 a23 actus sam 8 juillet 6LP2301A0708 ZALLCALL 67 01:39:24 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 R A 23 PHOTO PC Mme Leslie Porter ne peut retenir ses larmes en posant des fleurs devant la résidence des Luft; ses enfants étaient des compagnons de jeux des quatre enfants assassinés.Kitchener : le père a tué sa famille Presse Canadienne KITCHENER, Ont.La police de Kitchener, en Ontario, a indiqué, hier soir, que c'est le père de la famille Luft, décimée jeudi matin, qui a tué ses quatre enfants et sa femme avant de s'enlever la vie.L'autopsie des parents a révélé que Bill Luft, âgé de 42 ans, est mort d'une décharge de carabine de calibre 22 qu'il s'est lui-même tirée.Sa femme, Bohumila, âgée de 27 ans, a été poignardée à l'aide d'un couteau de cuisine.Les deux armes ont été retrouvées sur les lieux du crime.Les autorités médico-légales pratiqueront aujourd'hui à Hamilton les autopsies sur les corps des enfants Luft \u2014 Daniel, 7 ans, Nicole, 5 ans, Peter, 2 ans, et David, deux mois et demi.La police avait précisé plus tôt hier qu'aucune ordonnance du tribunal n'avait été émise pour interdire à un membre de la famille de communiquer avec les autres, comme c'est souvent le cas avec un homme violent.Les grands-parents Vilem et Mirka Luft, qui sont propriétaires de la maison mais habitent un véhicule de plaisance garé dans l'entrée, avaient été interrogés jeudi par la police mais relâchés plus tard.Selon des voisins, la famille Luft aurait émigré d'Europe de l'est il y a quelques années, et elle aurait emménagé dans la maison des grands-parents à la suite de difficultés financières.Les dirigeants des services d'aide à l'enfance ont reconnu hier qu'en avril, ils avaient été avisés que les enfants ne recevaient peut-être pas tous les soins requis, mais qu'après s'être entretenus avec des proches de la famille, ils avaient conclu qu'ils ne couraient aucun risque.Des amis, des membres de la famille et des inconnus ont défilé en silence, hier, devant le domicile de la famille.Plusieurs ont laissé des messages, des fleurs et des oursons devant la maison. 6LP2401A0708 A 24 samedi 6LP2401A0708 ZALLCALL 67 01:36:31 07/08/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Pont Champlain En direction nord 2 voies ouvertes - Vendredi 20 h à 23 h 59 - Samedi 7 h à 23 h 59 - Dimanche 9 h à 12 h 1 voie ouverte - Samedi 0 h 01 à 7 h - Dimanche 0 h 01 à 9 h En direction sud 2 voies ouvertes - Vendredi 22 h à samedi 2 h - Samedi 9 h à dimanche 12 h - Lundi 0 h 01 à 5 h 45 1 voie ouverte - Samedi 2 h à 9 h Pont de l'Île-des-Soeurs En direction sud - Fermeture de 1 voie en tout temps jusqu'à dimanche midi - Fermeture d'une 2e voie - Vendredi 23 h 30 à samedi 9 h - Dimanche 0 h 01 à 9 h Autoroute des Cantons de l'Est Entre le boul.Milan et le viaduc de la voie ferrée Dans les 2 directions Circulation à 2 voies par direction dont 2 à contresens jusqu'en novembre Possibilité de fermeture de 1 voie le soir et la nuit Autoroute Chomedey Entre les ponts Bisson et l'A-440 à Laval - 3 voies ouvertes par direction - Fermeture partielle le soir et la nuit Autoroute Décarie Montréal Entre le tunnel Notre-Dame-de- Grâce et l'A-40 En direction nord Fermeture de 2 voies sur 3 - Samedi 0 h 30 à 7 h En direction sud Fermeture de 1 voie sur 3 - Vendredi 23 h à samedi 7 h - Fermeture de 2 voies sur 3 - Samedi 0 h 30 à 7 h Échangeur Turcot Montréal Bretelles 15 Nord/720 Est et 15 Nord/20 Ouest Fermeture complète - Samedi 0 h 01 à dimanche 12 h Détour par l'A-15 Sud via la sortie Queen Mary/Côte-St-Luc Bretelles de l'échangeur fermées en alternance - Dimanche 22 h à lundi 5 h 30 Échangeur Saint-Pierre Lachine Bretelles de l'échangeur fermées en alternance - Dimanche 22 h à lundi 5 h 30 Tunnel La Fontaine Montréal, Longueuil Dans les 2 directions Fermeture de 2 voies sur 3 - Samedi 0 h 01 à 8 h Autoroute Félix-Leclerc Pont de l'Ile-aux-Tourtes Vaudreuil-Dorion, Senneville Dans les 2 directions 2 voies ouvertes - Vendredi 22 h à dimanche 22 h Autoroute Ville-Marie Tunnels Ville-Marie et Viger En direction est Entre de la Montagne et Amherst incluant l'entrée Bonaventure Fermeture complète - Samedi 21 h 30 à dimanche 9 h - Dimanche 20 h à lundi 5 h 30 Détour par le réseau local - La sortie Berri fermée, samedi de 6 h à 18 h En direction ouest Fermeture complète entre Panet, incluant les entrées Sanguinet et Saint-Antoine - Dimanche de 20 h à lundi 5 h Pont Jacques-Cartier Dans les 2 directions - Fermeture complète - Dimanche de 20 h à 23 h Sous le pont Jacques-Cartier En direction est Fermeture complète - Samedi 7 h à 14 h En direction ouest - 1 voie ouverte - Samedi 5 h à 11 h du 8 au 10 Les du week-end juill.2000 grands chantiers La Presse 8 juillet 2000 Page A25 manquante 6LP2601A0708 A 26 samedi, 8 juillet 6LP2601A0708 ZALLCALL 67 01:35:20 07/08/00 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Les corridors du service des urgences de l'hôpital Notre-Dame se sont presque vidés de leurs patients au cours de la dernière semaine.Notre-Dame : la situation s'est de beaucoup améliorée MARTINE ROUX Alors que 38 personnes attendant depuis plus de 48 heures occupaient les urgences de l'hôpital Notre-Dame il y a huit jours, le nombre de ces patients a fondu à 13 au cours de la dernière semaine.Jeudi, La Presse rapportait l'histoire pathétique de Josée Duclos, cette patiente atteinte d'une maladie inflammatoire chronique qui a poireauté plus d'une dizaine de jours dans le corridor du service des urgences.Depuis, non seulement Mme Duclos a trouvé une chambre, mais plusieurs autres patients sont aussi montés aux étages.Un hasard ?« Petit à petit, nous pouvons donner congé à des patients alités aux étages, ce qui libère des lits pour les patients des urgences, explique une porte-parole du CHUM, Judith Laurier.Cette semaine, nous avons aussi détourné les ambulances vers l'hôpital Saint-Luc, ce qui a réduit la pression sur les urgences de Notre-Dame.» Les patients qui ont quitté le service des urgences ont été hospitalisés, ont obtenu un congé ou ont été transférés vers un autre établissement, indique-t-elle.« Il reste toujours 13 patients attendant depuis plus de 48 heures, ce qui n'est pas rien, poursuit la porteparole.Mais c'est moins dramatique que la semaine dernière.» Quant à Josée Duclos, elle se remettait hier de la biopsie à un ganglion du cou, qu'elle attendait depuis près d'une semaine avant de la subir, jeudi.« Elle ne va pas très bien, mais au moins on s'occupe d'elle », constatait son conjoint, José Larramendi.Il trouve néanmoins étrange qu'au moment de la parution de l'article de La Presse, le directeur des services professionnels de l'établissement ait affirmé que l'administration n'avait pas été mise au courant du cas de Josée Duclos.« J'ai porté plainte lundi dernier à l'administration.» Stratégie pour combattre les MTS Presse Canadienne QUÉBEC La ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois, a lancé hier une vaste campagne visant à combattre les maladies transmises sexuellement (MTS) .La stratégie retenue vise à mobiliser le personnel du réseau de la santé et des services sociaux autour d'un projet commun de prévention des MTS.« Je souhaite notamment que soient consolidées les mesures ayant prouvé leur efficacité et que l'on puisse adapter les services aux caractéristiques des populations les plus vulnérables », a expliqué la ministre en annonçant un budget de 1,7 million pour mener à bien son combat au cours des deux prochaines années.De 1994 à 1998, pas moins de 46 655 cas de MTS (chlamydia, infection gonococcique et syphilis) ont été déclarés au système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire, soit 40 % de toutes les maladies déclarées.Pour ce qui est des MTS virales, qui n'ont pas été dénombrées, elles seraient encore plus fréquentes et même en forte progression.Qu'elles soient bactériennes ou virales, ces maladies peuvent causer des complications pouvant aller jusqu'à l'infertilité.Elles favorisent aussi la transmission du VIH.Les MTS frappent plus particulièrement les jeunes de 15 à 19 ans et les femmes sont plus sujettes que les hommes à présenter des complications pouvant aller jusqu'à l'infertilité.L'intervention de prévention annoncée par la ministre s'adressera à l'ensemble de la population et présentera des messages adaptés aux différentes clientèles.Pour améliorer l'accessibilité aux services, le ministère de la Santé a par ailleurs décidé de favoriser une utilisation plus ciblée des tests de détection, de généraliser l'utilisation des technologies les plus performantes, intensifier la transmission de renseignements aux partenaires de personnes infectées, accentuer l'information aux professionnels de la santé et renforcer la recherche et l'évaluation.« Quant aux groupes les plus vulnérables, a noté Mme Marois, il faut viser à développer une attitude d'ouverture et de tolérance, rendre les services plus souples et mieux intégrés et chercher à rejoindre les gens dans leur milieu de vie ».Les principaux objectifs de la nouvelle stratégie seront d'offrir des services de dépistage du VIH, des hépatites A, B et C et des différentes MTS aux personnes vulnérables, même les plus difficiles à joindre, et de rendre les traitements plus accessibles. 6LP2701A0708 A27 SAMEDI 6LP2701A0708 ZALLCALL 67 01:34:10 07/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 A 27 Futures infirmières au boulot dans les hôpitaux JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Les nouveau-nés et leurs mamans, Julie Bellavance commence à bien les connaître : depuis le début de mai, cette étudiante de 21 ans les côtoie tous les jours à l'unité mèreenfant de l'hôpital Saint-Luc du CHUM.Mais contrairement à l'an dernier, elle n'est pas préposée aux bénéficiaires : elle participe au programme d'externat en soins infirmiers, mis sur pied au printemps par l'Ordre des infirmières du Québec (OIIQ).« C'est une chance extraordinaire de travailler dans notre domaine, dit Julie, qui vient de terminer la deuxième année de son baccalauréat en sciences infirmières à l'Université de Montréal.Et c'est un bon job d'été, surtout pour l'expérience que ça nous procure.Selon l'OIIQ, elles sont 556 externes comme Julie Bellavance cet été, réparties dans 26 hôpitaux et centres d'hébergement et de soins de longue durée de neuf régions différentes.Ce sont les hôpitaux universitaires qui ont accueilli le gros de cette main-d'oeuvre : le Centre universitaire de santé Mc Gill en a embauché une centaine, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal, 56, et le CHUQ et l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, 44 chacun.« On est très content, compte tenu du fait que c'est la première année et que le règlement autorisant le programme n'a été adopté par le gouvernement qu'à la fin avril », dit l'attachée de presse de l'OIIQ, Sylvie Vallières.Les externes, qui doivent toutes avoir terminé deux ans de cours, ne sont pas des infirmières en bonne et due forme, loin de là.Elles doivent faire l'objet d'un encadrement serré et la vingtaine d'actes qu'elles peuvent faire \u2014 prise des signes vitaux, administration d'oxygène et de certains médicaments, etc.\u2014 doivent être effectués sous la surveillance d'une infirmière à qui elles sont jumelées.« C'est très clair, on sait ce qu'on n'a pas le droit de faire et on ne se met pas dans l'eau chaude pour rien », dit Julie Bellavance.Certains secteurs de l'hôpital sont interdits aux externes : soins intensifs, urgences, bloc opératoire, salle de réveil, hémodialyse, néonatalogie, soins ambulatoires et psychiatrie de courte durée.Le projet d'externat a fait l'objet de critiques, principalement de la part de l'Ordre des infirmières auxiliaires du Québec, qui juge que l'on devrait commencer par employer pleinement ses 16 200 membres, dont plus de 40 % travaillent à temps partiel ou sur appel, avant de recourir à des étudiantes sans expérience.Les syndicats représentant les infirmiers auxiliaires ont également exprimé publiquement leur désaccord.Mais pour l'OIIQ, l'externat a d'abord pour objet d'améliorer la formation des infirmières, tout en créant des liens entre les étudiantes et leurs employeurs éventuels.L'Ordre espère également que l'expérience permettra de retenir davantage de jeunes dans les programmes de soins infirmiers et de sciences infirmières.Sur le terrain, la réception semble plutôt bonne, même si certaines infirmières ont refusé d'assumer la responsabilité des nouvelles.« Ça semble très bien se dérouler et ça allège un peu le fardeau des infirmières, une fois que la période d'orientation est terminée », dit Éric Simard, du bureau syndical des infirmières de l'hôpital Saint-Luc.« Ce n'est pas un simple stage, elles viennent vraiment pour nous aider et elles apprennent très vite », dit pour sa part Lucie Gagnon, responsable de l'externat au CHUM.Mais ce n'est pas une solution à court terme à la pénurie d'infirmières, note Ro Licata, présidente du syndicat des infirmières de l'hôpital Royal Victoria (CUSM).« Pour ça, ce que ça prend, c'est que nos infirmières soient contentes et restent ici au Québec », dit-elle.Il est déjà certain que le programme d'externat sera de retour l'an prochain.« C'est sûr que ça va revenir, c'est là pour rester, le programme ne pourra que s'améliorer avec les années », dit Mme Vallières, de l'OIIQ.À cette fin, l'Ordre évaluera le programme dès cet automne, en interrogeant les externes, les infirmières responsables de l'externat dans chaque hôpital et les professeurs de collèges et d'universités dont les étudiantes ont participé au programme.Pour Julie Bellavance, il y a longtemps que ce programme aurait dû être créé.« Je n'ai pas l'impression d'être un poids, je me sens utile, dit-elle.Ça me confirme vraiment que c'est ça que je veux faire dans la vie, être infirmière.» PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © L'externat permettra à Julie Bellavance, qui s'occupe ici d'un nourrisson sous le regard attentif de son père, d'améliorer sa formation d'infirmière, dans un contexte différent de celui d'un stage. 6LP2801A0708 A28 SAMEDI 6LP2801A0708 ZALLCALL 67 01:32:57 07/08/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUILLET 2000 Le fils de Tony Blair « réprimandé » par la police Agence France-Presse LONDRES Le premier ministre Tony Blair et son épouse Cherie ont discrètement accompagné hier leur fils aîné Euan, 16 ans, dans un commissariat de Londres, où l'adolescent a Euan Blair reçu une simple « réprimande » deux jours après son interpellation en état d'ivresse, a annoncé Downing Street.Le couple et leur enfant se sont rendus dans l'après-midi au commissariat de dans le sud de Londres, plutôt qu'à celui de Charing Cross, où le jeune homme avait été conduit mercredi soir, pour éviter toute publicité médiatique, a reconnu un porte-parole du premier ministre.Ils ont passé environ une demiheure dans les locaux du commissariat, où ils ont été entendus par un inspecteur, a-t-il précisé.Le premier ministre avait prévenu jeudi soir dans une émission télévisée qu'il veillerait à ce que son fils acquitte toute éventuelle amende qui lui serait infligée.La police londonienne a finalement décidé de lui adresser une simple « réprimande », selon Downing Street.Euan, l'aîné des quatre enfants des Blair, avait été interpellé mercredi soir dans le centre de Londres, gisant sur le sol, visiblement très ivre.L'adolescent, sorti en ville fêter avec des amis la fin d'examens scolaires, avait d'abord tenté de mentir à la police quant à son identité et son âge.Il avait finalement été confondu et ramené à Downing Street par les services de sécurité du premier ministre.Cherie Blair, qui passait quelques vacances au Portugal, était revenue à Londres tard jeudi soir.La presse britannique dans son ensemble a traité avec une certaine sympathie l'événement, estimant que Tony Blair devrait même y gagner en popularité, en apparaissant comme un père de famille confronté aux mêmes problèmes que des milliers d'autres.Affaire Euan Blair : la presse britannique s'en donne à coeur joie Associated Press LONDRES Déjà, la gueule de bois d'Euan, 16 ans, arrêté en état d'ivresse à Londres, devait être difficile à digérer.Mais il doit également faire face à l'euphorie de tabloïds britanniques s'en donnant à coeur joie et aux commentaires publics de son père, le premier ministre Tony Blair.La nuit d'ivresse de l'aîné des enfants Blair, qui, ayant trop arrosé mercredi soir la fin de ses examens, a été interpellé en train de vomir par la police et a décliné une fausse identité, fait en effet hier la Une du Sun et du Mirror, mais aussi des journaux dits sérieux et de la télé.Certains se sont montrés plutôt compréhensifs.« Souviens-toi, Euan, ce n'est que de la politique, ton père ne sera pas au pouvoir pour toujours », conseillait Carol Thatcher, dans les colonnes du Mirror, qui avait 20 ans quand sa Dame de Fer de mère devint premier ministre en 1979.Jeudi soir, Tony Blair n'était pas très à l'aise sur les ondes de la BBC.« Je crois que si quiconque viole la loi, il doit en subir les conséquences, que ce soit mon fils ou le fils de qui que ce soit », a-t-il dit en réponse à une question du public.Très applaudi, le premier ministre a poursuivi : « Disons que ce n'a pas été une très bonne journée, mais mon fils est plutôt un bon gamin et nous surmonterons cela ».Tony et Cherie Blair retourneront bientôt à la police avec leur fils, pour voir ce qu'il encourt, a fait savoir hier le 10, Downing Street.Poursuivez votre but.avec la carte qui vous permet de voyager gratuitement\u2020.Faites comme plus de 1 400 titulaires de la Carte Aéro OrMD CIBC-VISA qui voyagent gratuitement chaque jour avec Air Canada et ses partenaires.Chaque dollar d'achat réglé avec la Carte Aéro Or CIBC-VISA vous rapporte un mille AéroplanMD\u2020\u2020.Vous pouvez 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d'Advantex Marketing International Inc.MDDes milles en avance est une marque déposée de la Banque CIBC.VISA Int./Banque CIBC et Air Canada : usagers lic.Faites votre demande maintenant.Vous serez automatiquement inscrit au programme Aéroplan et vous recevrez 5 000 milles-bonis AéroplanÆ.Composez le 1 888 359-2422 "]
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