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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-07-16, Collections de BAnQ.

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[" La Presse 16 juillet 2000 Page B1 manquante 7LP0201B0716 b2 dimanche 7LP0201B0716 ZALLCALL 67 00:47:30 07/16/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 Jean-René Dufort et les vies d'anges ANGELA'S ASHES (V.F.: LES CENDRES D'ANGELA) Drame d'Alan Parker.Avec Emily Watson, Robert Carlyle, Joe Breen.Sortie : 18 juillet (VHS et DVD angl./ fr.) HHH Les mémoires de Frank Mc Court, Angela's Ashes, ont valu à leur auteur un prix Pulitzer mérité : cette oeuvre forte s'appuie sur un ton et un point de vue rendus avec une grande justesse, ceux d'un enfant sur son pays (l'Irlande catholique des années 30 et 40) et sur sa famille.Le narrateur d'Angel a ' s Ashes, c'est Frank Mc Court luimême.Frankie, enfant.L ' e r r e u r d'Alan Parker a été de mettre ses mots dans la bouche d'un n a r r a t e u r adulte.Dans cette voix mûre, la candeur du discours passe presque pour de la faiblesse d'esprit.Ce qui n'a rien à voir avec Frank Mc Court, l'homme et l'auteur.Résultat : un film touchant, d'accord, mais qui est loin d'avoir l'authenticité et l'impact du livre.LA FILLE SUR LE PONT Drame de Patrice Leconte.Avec Vanessa Paradis, Daniel Auteuil.Sortie : 18 juillet (VHS) HHH « Vous avez l'air d'une fille qui va faire une grosse bêtise », dit Daniel Auteuil à Vanessa Paradis qui vient d'enjamber le parapet du pont et semble prête pour le grand saut.Le premier est lanceur de couteaux.La seconde, une paumée à qui la vie n'a pas fait de cadeaux.Elle ferait une cible parfaite pour l'homme qui se cherche une cible : plus vite il la ratera, plus vite il l'expédiera là où elle veut aller.Ainsi commence La Fille sur le pont.Un film d'une sensualité déroutante, où l'amour flirte avec la mort \u2014 les scènes de lancer de couteaux ressemblent à des scènes d'amour.Un film aux dialogues tranchants et où les deux acteurs, magnifiquement dirigés, montrent quelles fines lames ils sont.THE NINTH GATE (V.F.: LA NEUVIÈME PORTE) Drame fantastique de Roman Polanski.Avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner, Lena Olin.Sortie : 18 juillet (VHS et DVD angl.) HH Quand elles voient le nom d'Emmanuelle Seigner au générique d'un film, les méchantes langues (soyons-en !) se demandent combien de temps il faudra pour que la dame se déshabille et se fasse filmer, le regard (et le reste) conquérant dans l ' e x t a s e amoureuse.Le Club Dumas d'Arturo Pérez Reverte, qui a inspiré le scénario de The Ninth Gate, n'offrait pas telle chance ( !) à l'époux de la belle, Roman Polanski.Pas de problème : l'intrigue du roman (où un mercenaire du livre ancien doit comparer trois exemplaires d'un bouquin cosigné par Satan) a été modifiée.Et le film, qui promet beaucoup dans sa première partie, s'empêtre dans un magma de bêtise dans la seconde.L'enfer, quoi ! THE WHOLE NINE YARDS (V.F.: LE NOUVEAU VOISIN) Comédie de Jonathan Lynn.Avec Bruce Willis, Matthew Perry, Rosanna Arquette.Sortie : 18 juillet (VHS et DVD angl./fr.) HH 1/2 Première surprise de The Whole Nine Yards : Montréal y sert de toile de fond en tant que Montréal (et non Chicago ou autre ville auxquelles elle sert souvent de prête-image).Deuxième surprise : Matthew Perry, dont les incursions au grand écran avaient jusqu'ici été plutôt ratées, s'y montre particulièrement drôle.Il interprète un dentiste marié à une Québécoise (Rosanna Arquette, dont on cherche encore la nature de l'accent \u2014 du québécois, paraît- il.) et vivant en banlieue de Montréal.Arrive, dans le paisible quartier, un tueur.S'éveille alors l'instinct meurtrier des unes et des autres, dans une multiplication de quiproquos et de rebondissements joyeusement inattendus.À voir avant d'aller souhaiter la bienvenue au nouveau voisin.SONIA SARFATI VIES D'ANGES / Suite de la page B1 « Ça, vraiment, j'ai aimé.Moi, j'aurais fait un livre juste avec ces capsules- là.» Enfin.s'il avait le temps d'écrire.Chose qu'il n'a pas.Ces jours-ci, Jean-René Dufort remplace Normand Brathwaite à Y'é trop d'bonne heure, à CKOI.Puis, du 28 août au 2 octobre, il sera à Sydney \u2014 où, pendant les Jeux olympiques, il préparera une capsule quotidienne de trois ou quatre minutes qui sera diffusée aux alentours de 20 h sur les ondes de la SRC.Son nouveau diffuseur : c'est en effet à la télévision d'État qu'à son retour d'Australie, le vendredi avant La Fureur, sera présenté.tandam ! Infoman.« Infoman, ce sera un mélange de La Facture, du Point, du Téléjournal, d'Enjeux et de Zone libre, résume-til, hilare.Je vais y faire à peu près la même chose qu'à La Fin du monde, avec l'avantage que la formule hebdomadaire me permettra d'aller plus loin, de grappiller davantage.» Une promesse pour les spectateurs.Une menace pour ses victimes ?« « Je ne suis pas Raymond Beaudoin ! s'esclaffe-t-il.J'aime dire que je suis mon propre rat de laboratoire : je me sers de moi-même pour créer quelque chose qui me permet d'observer.» Sauf que Darwin, lui, disait qu'observer, c'est perturber.Jean- René Dufort perturbe donc aujourd'hui plus qu'hier\u2014 et moins que demain.Il le sait.Mais il ne s'en fait pas trop avec ça : il s'en tire plutôt bien, non ?Y'a sûrement un ange gardien derrière tout ça.Les Fourmis, Bernard Werber, Albin Michel, 1991 L'Empire des anges, Bernard Werber, Albin Michel, 2000 PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Jean-René Dufort aura son émission hebdomadaire cet automne à Radio-Canada.Le dernier San-A.SAN-ANTONIO / Suite de la page B1 On étudiera longtemps la prose de Frédéric Dard et les frasques de San-A et de ses acolytes.De savants traités tenteront de nous expliquer pourquoi il a connu le succès phénoménal qui est le sien.Et on finira par découvrir que ce qui plaît le plus dans son oeuvre, ce sont les bras d'honneur et coups de pied au culte de toutes les institutions, organisations dûment patentées, idées reçues et interdits qu'il a si généreusement distribués toute sa vie.L'histoire de base, dans Napoléon Pommier, est celle d'un académicien qui ne sait pas écrire.Il paraît qu'ils sont nombreux.Il y a aussi, comme dans la vrai vie, des bandits, des gens prêts à tout pour s'enrichir, des princes criminels, de grands administrateurs pourris et des journalistes aussi pourris.On s'y moque allègrement de politiciens, de philosophes et penseurs dits nouveaux qu'on reconnaît au passage, et qui sont parfois nommés.Quand Béru finira par se sacrer empereur, sous le nom de Napoléon IV, c'est devant les Invalides, où repose Napoléon 1er, que toute la joyeuse bande va festoyer, dans un pique-nique historique.Et le bref dernier chapitre porte un titre prémonitoire : « Puisque tout a une fin ».Un autre clin d'oeil pour terminer une enquête que San-Antonio lui-même dit avoir « menée Dard-dard, comme dirait le gros con qui me rédige ».Trois semaines après sa sortie, 140 000 exemplaires de Napoléon Pommier avaient été vendus, seulement en France.Les lecteurs ne seront pas seuls à s'ennuyer de San- Antonio et de son père Frédéric Dard.Les libraires aussi.Napoléon Pommier et Béru Empereur San-Antonio, Roman, Fleuve Noir, 319 pages.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Jean Beaunoyer 7:30 ! - GRAND PRIX D'AUTRICHE Si vous ne voulez pas rater le départ de Jacques Villeneuve au Grand Prix d'Autriche, il faut vous lever de bon matin.De plus, les images des montagnes de ce pays sont fabuleuses.18:00 A - CIEL! MON PINARD Il s'agit d'une reprise mais cette émission sur les oeufs m'a semblé particulièrement intéressante.C'est dimanche aujourd'hui et vous pouvez manger des oeufs tant que vous voudrez au brunch ou au souper sans crainte du cholestérol.20:00 r -APOLLO 13 Ce film tourné par Ron Howard en 1995, raconte l'histoire de trois astronautes qui doivent redoubler d'ingéniosité pour retourner sur la terre.Le film, qui est basé sur des faits réels, est rigoureux, bien soigné avec des images spectaculaires et bien joué, surtout par Tom Hanks.21:00 3 - ÉMILE GENEST Une autre biographie intéressante, celle d'Émile Genest qui a connu une carrière internationale.Après avoir joué pendant des années le rôle de Napoléon Plouffe à la télé, Émile Genest a beaucoup tourné à Hollywood pour Walt Disney et autres producteurs.22:51 a - LE SCHPOUNTZ Je sais que ce film a été tourné en 1938 et que tous les acteurs de cette production de Marcel Pagnol sont décédés.Mais cette comédie n'a pas pris une ride.Fernandel interprète le rôle d'un paysan qui se découvre subitement des talents d'acteur.Il est naïf, amoureux et on abuse de lui jusqu'à ce que l'on découvre que c'est un grand comique.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Découverte / Quand l'esprit domine le corps L'Été de la musique / The Temptations - La Musique.L'Été de la musique / Festival int.de jazz de Montréal - Al Jarreau au Festival Le Téléjournal Sport (22:33) Cinéma / LE SCHPOUNTZ (4) avec Fernandel (22:51) Le TVA Décibel Fort Boyard / Sophie Prégent, Jean Petitclerc Cinéma / PASSAGER 57 (4) avec Wesley Snipes, Bruce Payne Le TVA Sports (23:24) Ciel! Mon Pinard / Les Oeufs En Pleine nature / Quelle aventure - L'architecture.Fête.au coeur Mondial d'impro Juste pour rire Cinéma / DEUX CRIMES (4) avec Damian Alcazar, Jose Carlos Ruiz Hercule La Porte des étoiles Cinéma / SUR LES TRACES DE L'ENNEMI (5) avec Bruce Willis, Sarah Jessica Parker Le Grand Journal La fin du monde Cinéma / FEMME DE DÉSIR (6) avec Bo Derek, Jeff Fahey Pulse Travel, Travel Little Men Touched by an Angel Cinéma / HARD TO FORGET (6) avec Polly Shannon, Tim Dutton CTV News Puse / Sports News Who Wants to be a Millionaire?News Honey, I Shrunk the Kids.Adventures of Jules Verne Calgary Stampede Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections News ABC News Cinéma / THE POOCH AND THE PAUPER avec Fred Willard Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Star Trek.Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / THE LAST DON (5) avec D.Aiello, Joe Mantegna (1/3) ER NBC News Dateline NBC Cinéma / BATMAN FOREVER (4) avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones Cinéma Red Green Anyplace.Stokes Birds Naturescene Nature / Nature of Sex Masterpiece Theatre / A Respectable Trade (2/2) Mystery! An Unsuitable Job.BBC News Religion.Ballykissangel Evening at Pops Great Performances G.Gershwin's Wonderful News Cinéma Cinéma (15:00) Law & Order Biography: Shirley Jones Biography: Shirley Jones Cher Arts, Minds Canvas of Conflict Warsaw.Cinéma / ESCAPE FROM ALCATRAZ (3) avec Clint Eastwood Cinéma / PAPILLON (3) .Animal Juste pour rire Le Goût du monde / France 2 Couples.Scandales! Biographies / Emile Genest Les oiseaux se cachent.Twin Peaks Bénélux.Russian.Focus Grec Télé-série Grèce Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive L'art qui fait boum! Concordia.April-Fortier N.A.S.A.Educational file Mémoire des arts Vision dualiste de l'Hist.can.Documentaires tout court How'd they do that?Summer@.Encounters Discovery Sunday Showcase Discovery Sunday Showcase Deadly Force: Avalanche Summer@.Encounters Prêt à partir Les Plus Beaux Voyages.La Route.postale .romantique Airport Odysseus Visites.Prêt à partir So Weird Mentors Honey.Cinéma / RUDYARD KIPLING'S THE JUNGLE BOOK (4) Cinéma / NIGHT CROSSING (4) avec J.Hurt (21:55) For your Love Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler One on One Heart of.60 Minutes King of the Hill The Practice Special Bet of Montreal Comics Le Grand Jeu USA/URSS Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / L'AFFAIRE AL CAPONE (4) avec Jason Robards, George Segal Châteaux U-Boats / Attack America Piece of Cake Crown and Country Cinéma / ZULU (4) avec Stanley Baker, Michael Caine Fash.Files TV Guide TV Do for Love .Families .Miracles .Homes Life Specials Real World Dogs, Jobs .Miracles .Homes Chic Planète Duo Benezra Ed Sullivan Pop up.Musicographie: Bay City Rollers Spécial: Barry Manilow Live The Tube Musicographie: Bay City Rollers Fax Box-office Groove Concert Plus / David Bowie Live à MP Clip Motown Live BBC News Foreign.Passionate Eye Hot Type Sunday Report Mansbridge the fifth estate Antiques Roadshow OlympiquadO Mémoires.Le Monde.Canadien.Zone libre Journal RDI Culture-choc Jardin d'auj.Sec.Regard Enjeux Monde du sport Sports 30 Mag Moto / ASM Loi du plus fort Sports 30 Mag La Série Cart / Toronto Salle des nouvelles Nash Bridges La Firme de Boston La Loi et l'Ordre Cinéma / AMOURS, FLIRTS ET CALAMITÉS (4) avec B.Stillers Prime Suspect Cinéma / GIANT MINE (4) avec P.Outerbridge, T.Mitchell F/X: The Series Cracker Cinéma / A ZED.(23:03) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinéma / THE BLOB (6) avec Steve Mc Queen, Anita Corseau Cinéma / THE BLOB (5) avec Kevin Dillon, Shawnee Smith Sportscentral Wrestling: WWF Heat Soccer / World Cup Qualifying: Canada - Trinidad & Tobago Sportscentral Wrestling: WWF Heat .Skippy A.Lupin Les Grands Artistes Panorama Branché Mont-Royal Cinéma / ET DU FILS (5) avec Ovila Légaré Déclic! Paramedics / Straight.Trauma / Life Less Ordinary Secrets Revealed Umasked: Exposing.UFO'S & Aliens: Search for.Secrets Revealed F1 (16:30) Sportsdesk That's Golf Tour, France WPBA Women's Pro Billiards Sportsdesk J.Bravo Sabrina.Donkey.Archie.Sam et Max Drôle, voyou Simpson Animania Cap.Star South Park Simpson Splat! 50e avenue Gourmands Journal FR2 A.Lefèvre et l'Orchestre du nouv.millénaire Champ.mondial d'impro.Festival.Journal (22:38) Journal (23:05) Soir 3 (23:35) Undersea.Your Health Centre.Imprint Duos: The Jazz Sessions The View from Here Cinéma / FORBIDDEN LOVE (4) Dialogue Vivre à deux Les Copines.Nous les vrais hommes (2/2) Trauma / Albuquerque .du retour Jeux de.Maigrir.Les Copines.Ça SEX'plique Vivre à deux City Mag Place publique Question Santé Rendez-vous avec.Bonjour Québec Média-zone Au fil de l'eau Parole et Vie Action Emploi My Diary Boy Meets Caitlin's.Story Studio S.Holmes Wolves.Lassie Hometown Anti-Gravity A20 Syst.Crash Radio Active Zone extrême Invasion Planète Terre L'Empire des sciences X Files Technofolie Grand Test Total Recall 2070 Cheers Johnny allume le feu avec Julie Soccer / Coupe du Monde: Canada - Trinidad & Tobago Daniel Pinard La Presse 16 juillet 2000 Page B3 manquante 7LP0401B0716 B-4 DIMANCHE - ARTS 7LP0401B0716 ZALLCALL 67 00:49:59 07/16/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 Festival Juste pour rire AUJOURD'HUI GRATUIT Un spectacle à l'eau bénite 18h Initiatic Car Wash Craven A: Unlimited Makers of America Ruelle Paul-Émile Borduas 18h30 OK on jam ! Angle des rues Berri et de Maisonneuve 18h30 Symposium des arts visuels Rue Émery, entre Saint-Denis et Sanguinet 18h30 Le Cinérama Arts forains Leclerc Le Cinématographe Arts forains Leclerc L'homme idéal Arts forains Leclerc Le marché aux paroles Arts forains Leclerc Marco le magnifique Place Loto-Québec Big Nazo Parc urbain Labatt Bleue 18h45 - 20h15 Par ici la visite Arts forains Leclerc 19h - 20h30 Phénomène paraît normal Place Loto-Québec 19h - 20h30 Eugène, le roi de la frite Arts forains Leclerc 19h15 - 22h Chienne de vie Piste Loto-Québec 6 Concours Rire Vert Sous le chapiteau de la Place Loto-Québec 19h30 Hollywood Sofa Place Loto-Québec 19h30 Génie Génétic Départ angle Saint-Denis et de Maisonneuve 19h45 The Field - Strange Fruit Parc urbain Labatt Bleue 20h - 21h45 Jean-Louis 2000 Arts forains Leclerc 20h Cabin Crew Départ angle Berri et Ontario 20h15 Natural Theatre Départ angle Saint-Denis et de Maisonneuve 20h30 Big Nazo Parc urbain Labatt Bleue 20h45 - 22h30 Marco le magnifique Place Loto-Québec 20h45 Imaginaire - Cirque Éos Parc urbain Labatt Bleue 21h Soirée tzigane - Urs Karpatz Place Loto-Québec 21h30 Les grands événements Loto-Québec présentent: Aquar@ves Départ angle de Maisonneuve et Sanguinet Le Feu - La Salamandre Parc urbain Labatt Bleue JEAN BEAUNOYER L'idée est fabuleuse.Une religieuse bien en chair, autoritaire, imposante, bornée par le catholicisme, enseigne le catéchisme à l'auditoire qui devient par la magie du spectacle, sa classe du soir.La religieuse n'entend pas à rire et impose une amende d'un dollar à tous les retardataires, en plus de demander des explications.Et nous voilà, dès le début du spectacle, replongés dans notre enfance avec les bons et les mauvais souvenirs.La bonne soeur nous fait peur et réveille de vieilles frayeurs.Elle a même conservé des vieilles règles de 18 pouces qu'elle a brisées en frappant les enfants.La fameuse « strappe » qui est maintenant interdite par la loi.C'est du moins ce que nous apprenait la soeur avec regret.L'idée est fabuleuse, mais elle aurait dû être québécoise.Le même tableau noir de nos premières années scolaires, les mêmes lettres de l'alphabet écrites à la main au-dessus du tableau, les mêmes portraits de saints et même le fameux JMJ qu'on écrivait dans la marge de notre cahier (pour Jésus Marie Joseph).Alors qu'on se croyait plongé dans la grande noirceur comme nulle part ailleurs dans le monde, les catholiques du pays voisin vivaient les mêmes angoisses du péché et subissaient le même autoritarisme de notre mère, l'Église toute puissante.Aujourd'hui, c'est drôle.La salle était en fête, mais celle qu'il fallait appeler Sister avant de s'adresser à elle, contrôlait la classe avec toute la rigueur du bon vieux temps.Ce personnage, magistralement interprété par Maripat Donavan, est vêtu comme les religieuses d'une autre époque et nous apprend qu'elle n'entend pas s'embarrasser de la démocratie.Elle exerce un pouvoir total sur les soldats du Christ que nous sommes.Elle gronde et récompense les élèves avec des images saintes et même un crucifix contenant un petit canif intégré.Une merveilleuse invention évidemment.La bonne soeur dresse une liste de saints qu'il faudrait garder ou éliminer parce que les églises sont vides et nous interroge par la suite sur l'Immaculée-Conception et sur l'origine de l'homme en misant énormément, peut-être trop à mon avis, sur la participation du public.Ce qui peut provoquer certaines surprises.Pendant le spectacle que j'ai vu en avant-première, la bonne soeur a dû composer avec un certain Raymond dans la salle, qui connaissait la vie de tous les saints et la théologie puisqu'il est.prêtre.Un prêtre moderne, cool, vêtu de jeans qui semblait s'amuser particulièrement.Il faut préciser que la bonne soeur ne va jamais trop loin contre l'Église, affichant même un grand respect pour la liturgie catholique et pour les hommes et les femmes de Dieu.À la fin du spectacle, elle acceptait des dons pour les soeurs retraitées.Si l'idée, les intentions de ce spectacle m'ont enchanté, la progression dramatique de ce numéro solo est finalement inexistante.Ce spectacle ne raconte rien et ne va nulle part ; en s'éloignant du théâtre qu'il pourrait être, il se limite à un numéro comique.Un excellent spectacle tout de même qui aurait grandement besoin d'une touche québécoise pour faire un malheur chez nous.LATE NITE CATECHISM, de Vicki Quade et Maripat Donavan, dans une mise en scène de Patrick Trettenero, scénographie de Marc Silvia, avec Maripat Donavan dans le rôle de Sister.Spectacle avec entracte présenté au Théâtre Centaur.À 20 h, jusqu'au 23 juillet.Magistralement interprété par Maripat Donavan, le personnage de la religieuse est totalement crédible.D'entrée de jeu, la soeur avise d'ailleurs son public qu'elle n'entend pas s'embarrasser de la démocratie.EN SALLES Du Michel Boujenah à son sommet Claire Lamarche, Julie Snyder et Robert-Guy Scully font une visite surprise au deuxième gala 13h30 Tout Court ! Programme 1 Cinéma ONF 19h Les 4 Jeudis du groupe Cabaret Musée Juste pour rire 19h15 Comedia Attack the Gas Station Cinéma Impérial 19h30 Tout Court! Programme 1 Cinéma ONF La Symphonie fantastique Monument-National Gala Loto-Québec 4: Martin Petit Théâtre Saint-Denis 20h Anthony Kavanagh Monument-National Gumboots Salle Pierre-Mercure Gad Elmaleh Monument-National Série Craven A Fou Bars en Bars: Dorice Simon Cabaret du Saint-Sulpice 20h30 Série Craven A Fou Bars en Bars: Isabelle Constant, Michel Sigouin, Omar Guechtal Bistro à Jojo 21h Sylvain Larocque Cabaret Musée Juste pour rire Série Craven A Fou Bars en Bars: Les malheurs qui font rire Bar Le Jazzons Les malheurs qui font rire: AkA soulo et DJ Storm & Kurtis C Jello Bar 23h Zone interdite III Cabaret Musée Juste pour rire Série Craven A Fou Bars en Bars: Le cabaret catastrophique Café Chaos C.O.K.E.Usine C Passage World Beat Club 23h30 Série Craven A Fou Bars en Bars: Thierry Samitier et Gilles Détroit Cabaret du Saint-Sulpice PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Michel Boujenah qui était au mieux de sa forme vendredi soir, animait le deuxième gala du Festival Juste pour rire.Cherchant désespérément un coanimateur québécois, il a reçu l'aide de Claire Lamarche, Robert-Guy Scully et Julie Snyder.D'HIER De notre édition finale JEAN BEAUNOYER Nous avons vu, vendredi soir, du Michel Boujenah à son meilleur, en grande forme alors qu'il s'affirmait dans ce qu'il réssit mieux que la plupart des humoristes sur scène : l'improvisation.Avec lui, on ne sait jamais où s'arrête le texte et où commence son monde imaginaire.Vendredi soir, l'animateur du deuxième gala du Festival Juste pour rire, cherchait un coanimateur québécois.C'était le gag de la soirée.François Massicotte a bien tenté de jouer ce rôle mais Boujenah a décidé qu'il était d'origine suédoise.Massicotte a pourtant tout fait pour le convaincre de son authenticité québécoise.Il s'est déguisé en Paul Piché, s'est installé dans la salle, déguisé en spectateur, a revêtu courageusement le costume du bonhomme Carnaval (par une chaleur torride, vendredi).Rien n'y fit, Boujenah ne l'a pas cru.Heureusement, des invités de marque, des poids lourds du showbusiness québécois ont prêté main-forte à Boujenah.D'abord Claire Lamarche qui a taté le pouls de la salle avec l'animateur et par la suite, rien de moins que Robert- Guy Scully lui-même et non pas un imitateur (après vérification) a partagé la scène avec Boujenah.Celui-ci ne connaît pas Scully, mais à notre grand étonnement, Scully ne lui en a pas tenu rigueur et a même répondu : « Pas étonnant, il y a plus de monde dans la salle, ici ce soir, qu'il y avait de gens qui regardaient RDI et Radio-Canada ».Par la suite, l'ancien journaliste a enseigné à Boujenah comment animer un spectacle en joignant les mains et en posant tout simplement des questions.Mais nous n'étions pas au bout de nos surprises.En toute fin de spectacle, Boujenah a trouvé la meilleur coanimatrice qui soit mais qui n'est peut-être plus aussi québécoise qu'elle l'était naguère.Il s'agit de Julie Snyder qui ne pouvait arriver sur scène autrement qu'en glissant sur un câble aux couleurs de la France.Retrouvant son accent québécois qu'elle avait perdu depuis près d'un an à Paris, Julie habillée comme tout le monde cette fois-ci, a improvisé sur les accents de notre langue avec Boujenah avant de présenter le dernier numéro, le numéro tant attendu, celui de.François Massicotte.Non seulement Massicotte est le meilleur stand-up comic, le plus pur dans ce genre, mais il a magnifiquement joué le rôle de la tache de graisse pendant toute la soirée.À ce niveau, il a nettement supplanté Gregory Charles qui ne collait pas assez au premier gala.Ce deuxième gala a été particulièrement sympathique, raffiné avec de bons mots, des numéros bien préparés et originaux.Sylvain Larocque nous a bien raconté ses problèmes de couple en insistant sur l'usure de l'amour avant deux ans et Mathieu Gratton s'est avéré intéressant à ses débuts en solo.Gad Elmalech a présenté un numéro particulièrement efficace avec une très grande maîtrise du sujet et de la scène.Il faut être très fort et éloquent pour faire un numéro sur les avantages de la cigarette de nos jours.Un petit bijou de la part de cet artiste qui travaille en France, mais qui a grandi au Québec.Guy Richer a imité Jean Chrétien et a également chanté des grands classiques de la chanson française devenus des réclames publicitaires.Sa prestation lui a valu la seule ovation debout de la soirée.Jean-Marie Corbiel est un jeune humoriste un peu trop nerveux qui promet mais « Les trois Ménard » est une autre révélation de ce gala.Ce trio qui remplaçait, vendredi, les Trois Ténors, enchaîne à la vitesse de l'éclair une foule de chansons en provoquant un effet comique irrésistible.Numéro plutôt cérébral de Patrick Reymond avec cette mouche allumée qui ne le quitte plus.Numéro prévisible de Bruno Landry déguisé en mentaliste qui lit dans les pensées et numéro typiquement français de Didier Benureau qui chante maladroitement un hommage au militaire Morales. 7LP0501B0716 B-5 DIMANCHE - ARTS 7LP0501B0716 ZALLCALL 67 00:47:19 07/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 B 5 Festival Juste pour rire De la rue à la scène FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Quoi qu'on en dise, le Festival Juste pour rire ne manque jamais de nous surprendre.Voici qu'il nous convie dans l'intimité d'un loft pour nous présenter une danse.de rue ! Avec Passage, le hip hop monte sur scène et se laisse presque docilement encadrer par la danse contemporaine du chorégraphe français Abou Lagraa.Car s'il y a une danse de la résistance, c'est bien celle de la culture hip hop, née du désir d'affirmation des « blacks » dans un monde de blancs.Mais l'amalgame reste discret et efficace : la danse toujours vivante qui en résulte ne manque pas de réjouir son public, qui se relève du spectacle le coeur \u2014 et le corps ! \u2014 légers, prêt à vibrer au son de la musique prolongeant la soirée.L'oeuvre hybride, née en janvier dernier, est en fait le fruit d'une commande du Théâtre Jean Vilar à Suresne en France, qui orchestre depuis huit ans des rencontres tout à fait inhabituelles entre chorégraphes contemporains et danses urbaines.Chacun y trouve son compte : la danse hip hop se donne ainsi une structure lui permettant de repousser les limites de son vocabulaire chorégraphique ; les chorégraphes quant à eux se gavent de l'énergie brute et de l'incroyable richesse technique du hip hop.De cette rencontre naît toutefois un risque, celui d'y perdre un peu la vitalité et la spontanéité propres à la danse de rue.Dans la salle au plafond bas du World Beat Club, ces géants du hip hop semblent un peu coincés.Un ciel ouvert et des murs formés par les foules amassées siéraient mieux à la gestuelle explosive.Les rues du Festival n'offraient-elles pas le meilleur contexte pour préserver l'esprit du hip hop tout en lui servant un nouveau contexte d'éclosion ?À croire, avec Passage, que le renouveau du hip hop passe inévitablement par une scène et un public qui lui fait face.Pourtant, au-delà du format scénique, la danse contemporaine se mêle étonnamment bien à la danse urbaine.Le chorégraphe Abou Lagraa a su se faire assez discret pour laisser s'exprimer cette danse rebelle tout en en rehaussant quelques aspects dans des formes contemporaines.La répétition et le ralentissement de séquences gestuelles permettent de s'y attarder et d'en aprécier toute la complexité et la souplesse.Aussi peut-on assister à des solos, des duos et des trios, véritables chaînes humaines où se propage l'électrisante mouvance ondulatoire propre au break dance.Celle-ci ne perd donc pas de sa qualité technique et de sa puissance, bien au contraire, elle s'en trouve même plus forte.On sent aussi l'apport contemporain dans la mise en scène de la danse.Les trois danseurs évoluent d'abord chacun dans un espace circonscrit par la lumière bleu, verte ou rouge, pour finalement se réunir dans un espace commun et dans une danse qui évoque tour à tour l'affront, la méfiance et la réconciliation.Se faisant, le chorégraphe a judicieusement sauvegardé l'essence du combat compétitif dans lequel s'est développée la danse de rue.Récupération subtile puisqu'intégrée à l'expression artistique et scénique à laquelle aspirait le hip hop dans cette audacieuse rencontre avec la danse contemporaine.Pour les amateurs de hip hop, la confrontation entre deux cultures et deux expressions artistiques mérite le détour, si ce n'est que pour la mettre en question.Quant à ceux qui ne connaissent pas, vous resterez certainement bouche bée devant l'intensité des acrobaties.Arrivez plus tôt pour profiter de l'ambiance « lounge privé » de cette soirée chaude.PASSAGE, du chorégraphe Abou Lagraa, au World Beat Club jusqu'au 19 juillet, 23 h.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Les membres de la troupe Strange Fruit, venus d'Australie, s'élèvent dans le ciel de Montréal tous les soirs durant le Festival Juste pour Rire.Surveillez les horaires.Quand la poésie et le génie se conjuguent SUZANNE COLPRON Leur troupe s'appelle Strange Fruit.À bien y penser, c'est vrai que ces artistes perchés au sommet de tiges flexibles ont l'air de fruits étranges.Un peu artificiels, certes.Mais étranges, assurément.J'ai vu deux représentations de la comédie aérienne qu'ils présentent à Montréal, The Field, à l'occasion du Festival Juste pour rire.La première avant la tombée du jour, mercredi, la deuxième, entre chien et loup, jeudi.Des deux, j'ai de beaucoup préféré la dernière.Le soleil qui se couche sur la ville ajoute à la performance de ces huit Australiens une note de magie et de poésie.Comment décrire leur spectacle, une sorte de ballet naïf et amoureux Les artistes arrivent deux par deux en marchant dans le sable qui recouvre le « parc urbain », aménagé au coin des rues Ontario et Berri, là où s'élèvera dans quelques années la Grande Bibliothèque du Québec.Puis, ils se hissent au sommet de tiges métalliques, retenues au sol, et fixent leurs jambes dans des harnais.Les quatre femmes de la troupe revêtent ensuite des jupes noires qui les font paraître très très longues, sur lesquelles elles font glisser leurs robes.Elles sont rose, rouge, mauve et orange.Les cheveux aux couleurs assorties et les visages peints en blanc comme des clowns.Les quatre hommes, eux, portent le chapeau et le smoking sur des chemises agencées aux robes de leurs compagnes.Voilà pour le tableau.Ainsi juchés, à quatre mètres du sol, semblables à des fruits qui ont mûri sur leurs tiges, ils se balancent lentement, plongent vers le public et tournent sur eux-mêmes.On dirait qu'ils se laissent porter par le vent comme des herbes folles dans un champ.La tige plie mais jamais au point de se rompre.D'histoire, il n'y en a pas vraiment, sinon celle de couples qui s'amusent, dansent ensemble sur différentes musiques, et se frôlent.Présentée à des heures différentes, tous les soirs, durant le festival, The Field est l'une des deux productions en tournée de la troupe Strange Fruit.L'autre s'intitule Flight et obéit aux mêmes principes de génie.« Le directeur artistique, Roderick Poole, est ingénieur de formation », explique Jullian Judges, manager.C'est la première fois que ces étranges fruits mettent les pieds en Amérique du Nord.Juste avant de venir à Montréal, ils ont visité Chicago, aux États-Unis.Des agents signent en leur nom des engagements partout dans le monde, en Amérique du Sud, en Asie et en Europe.« On voyage presque toute l'année », souligne Jullian Judges.La création présentée à Montréal est la plus ancienne de la compagnie, mais aussi celle qui connaît le plus grand succès populaire.Pourquoi ?La réponse tient en une phrase, selon la directrice de tournée : « Le spectacle parle d'amour, son langage est universel.» Après Montréal, où les spectateurs semblaient émus jeudi soir devant la performance de ces athlètes, la troupe ira jouer au Mexique, dans le cadre du Festival de Cancun.« Les spectateurs rêvent en les regardant flotter dans le ciel, dit Mme Judges.Observez leur regard, vous verrez qu'ils sont ailleurs.» Tous les soirs, donc, au parc urbain.À 19 h 45, 20 h, 20 h 15, 20 h 45.Vous avez tout intérêt à surveiller les horaires.Public en fête! SUZANNE COLPRON Depuis quelques années déjà, Gilbert Rozon et sa gang de Juste pour rire parlent de virage.Si l'humour est toujours présent, ce n'est plus qu'une épice, répètent-ils.La première, jeudi, du méga-spectacle gratuit de la compagnie française Malabar en donne la preuve éclatante.Véritable party rave, appuyé de musique techno, de pétards et de confetti, Aquarêve fait plus appel au sens de la fête qu'au sens de l'humour.Après une heure de performance déambulatoire, rue Saint-Denis, la foule considérable \u2014 plus de 125 000 personnes selon les organisateurs, parmi lesquels beaucoup d'enfants \u2014 en redemandait.Mais où sont passés nos humoristes chéris Sur quelles scènes se donnent-ils en spectacle Si Juste pour rire programme encore des artistes dans certaines salles, le Quartier latin, lui, se consacre tout entier à l'animation de rue.Cette année comme jamais par le passé.On est bien loin des shows d'humour traditionnels et des comiques à sketches.La compagnie Malabar et son spectacle, Aquarêve, présenté jeudi, hier et ce soir, appartient à la tradition du théâtre de rue, fort populaire en Europe, mais encore méconnue de ce côté-ci de l'Atlantique.Une occasion unique de faire la fête.Aquarêve met en scène d'étranges créatures ailées, montées sur des échasses à ressorts, qui s'agitent et qui bondissent dans les rues pour amuser les spectateurs.« C'est la première fois que j'assiste à un spectacle comme ça », lance Line Savoie.Jeudi, le cortège de saltimbanques s'est mis en branle, à 21 h 30, au coin des rues Ontario et Sanguinet.Il comptait un immense bateau blanc, la nef des Aquarêves, animé par des musiciens, des comédiens et des danseurs.Dans la rue, les échassiers, une vingtaine, venus d'Europe et du Québec, vêtus de blanc, invitaient le public à les suivre en déployant leurs larges ailes.Ne vous trompez pas : ce n'est pas un défilé comme il s'en organise chaque année à la Saint-Jean.C'est plutôt ce qu'on appelle un spectacle de théâtre de rue destiné à faire participer le public.Résultat ?Ça fonctionne très bien.Du moins, était-ce le cas jeudi.Partie de Sanguinet, la nef des Aquarêves \u2014 nom donné aux passagers du bateau \u2014 s'est frayée un passage au milieu des spectateurs jusqu'à la rue Saint-Denis, puis elle a tourné, lentement, pour se diriger vers la rue Ontario.La performance a pris fin dans un immense bain de mousse au « parc urbain », aménagé par Juste pour rire.« C'est vraiment spécial », a commenté Jacques Laplante, accompagné de sa femme et de sa petite fille.Cette performance et toutes les autres inscrites au programme de rue de l'événement nous font dire que Juste pour rire a définitivement changé de visage.La rue prend de plus en plus d'importance au sein de la programmation et la foule, enthousiaste, se fait de plus en plus nombreuse.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Pour qui se promène dans le Quartier latin, l'animation de rue, dynamique et variée, est impressionnante.C'est à se demander où sont passés les humoristes ?Savoureuse bouillabaisse au Cabaret ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Sylvie Tremblay, humoriste, rappeuse et séductrice ?Vendredi et samedi soir, la douce chanteuse a dévoilé tous ses drôles d'atouts au public réuni au Cabaret Juste pour rire.L'interprète de Béline Bérubé dans Bouscotte nous a montré qu'elle pouvait non seulement émouvoir, mais aussi faire rigoler, en courtisant notamment un pompier, vêtue d'une robe en velours trop ajustée.Oui, tout se peut lorsqu'on joint sur scène la bande de filles des Jeudis du groupe ! Depuis novembre 1999, le premier jeudi de chaque mois, l'humoriste Johanne Doré et ses copines prennent d'assaut la scène du Zest pour dérider au féminin les filles, mais aussi les garçons.Dans le cadre du Festival Juste pour rire, elles nous invitent, à une autre adresse, à un Jeudi du groupe bien spécial : une bouillabaisse des meilleurs gags perpétrés dans la petite salle de spectacles de l'est de la ville.Au menu, cette fois, les performances de Nathalie Lafond (diplômée de l'École nationale de l'humour en 1997), Nathalie Raymond et Danielle Robert (de la cuvée 1989 de l'École nationale de l'humour).Plutôt fade en entrée \u2014 le numéro d'ouverture frôle l'amateurisme et celui de Johanne Doré sur les produits de beauté manque d'épices \u2014 le spectacle prend vite des couleurs.Le crédit revient à Nathalie Lafond, tordante en Marrrgo, 78 ans, qui aime le sexe et qui a un faible pour le body piercing.Danielle Robert, en alcoolique « qui a fait des études en communications, un mariage en blanc et un burn-out en janvier » amuse tout autant, sans qu'on s'esclaffe à tout coup cependant.Car on ne rit pas tout le temps aux 4 Jeudis du groupe.Pas que les filles ne sachent dilater des rates.Au contraire.Mais la bande tient autant à causer des crampes qu'à émouvoir, en alternant monologues, sketches et chansons.Ironiquement, c'est l'hommage chanté à Clémence Des Rochers (à qui on a emprunté le thème de ses soirées) qui risque de rester en mémoire.Portées par les chaudes voix de Sylvie Tremblay et Monique Fauteux, les chansons nous rappellent à quel point la Clémence est une auteure hors pair.Dommage que le dernier tour de chant de Sylvie Tremblay, accompagnée des girls, à la toute fin du spectacle ait moins de saveur.Étrangement, le spectacle perd en consistance lorsque les filles se regroupent (en intro et en conclusion du spectacle).Comme les biscuits Oréo, le meilleur est au milieu.Les 4 Jeudis du groupe, au Cabaret Juste pour rire, ce soir et demain, à 19h. 7LP0699B0716 Sport s8-9 18 juillet 7LP0699B0716 ZALLCALL 67 10:05:56 07/20/00 B 7LP0701B0716 b7 dimanche 7LP0701B0716 ZALLCALL 67 00:42:23 07/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 B 7 Par-delà le rideau déchiré raîchement revenu d'une tournée en Europe de l'Est, Billy Crystal expliquait un soir à l'animateur fantaisiste David Letterman à quel point les villes tchèques, polonaises et hongroises lui avaient paru tristounettes.« Là-bas, tout est à ce point gris qu'on a presque hâte que Ted Turner fasse l'acquisition de ces cités et entreprenne la colorization du paysage ! » avait ironisé le comédien, donnant voix aux idées reçues de l'Amérique jeune et triomphante sur ces « vieux » pays dévastés par la guerre.À cette époque, la locution « derrière » le rideau de fer n'était pas encore tombée en désuétude, le mur de Berlin ne s'était pas écroulé et les Balkans ne s'étaient pas à nouveau embrasés sous l'effet de ces braises qui avaient couvé sous le manteau de l'URSS.Encore jeune, Camus avait visité Prague la mort dans l'âme, vraisemblablement attiré là-bas par son admiration pour Kafka.Il en avait ramené un récit de voyage et aussi un fait divers qu'il évoqua d'abord dans les pages de L'Étranger avant de le porter à la scène dans Le Malentendu : ayant fait fortune à l'étranger, un homme revient dans son village après des années avec le désir d'arracher à leur misère sa mère et sa soeur aubergistes qui, ne l'ayant pas reconnu, l'assassinent durant son sommeil pour lui voler son argent.Absurde à souhait, l'anecdote exprimait bien la philosophie camusienne.De toute façon, pour citer Meursault qui en lisait la relation dans sa cellule, l'homme avait eu tort : il ne faut pas jouer.Ne pas jouer.Propagé par les idéologues anticommunistes, le lieu commun selon lequel on ne s'amuse guère en Europe de l'Est a sans doute entretenu quelque vague rapport avec une réalité vérifiable des pays slaves.On songe à ces héritiers contemporains de Kafka (à commencer par Kundera) dont les écrits témoignent d'une atmosphère de désolation, rendue plus étouffante encore par l'écrasant joug de Moscou.Pourtant, bien naïfs aurions-nous été de penser que l'effritement du bloc soviétique suffirait à imposer notre démocratie à l'occidentale et faire de cette région un paradis terrestre.Et puis, il ne faut surtout pas prendre les enseignes de Mc Donald's et de Burger King pour des étendards garants de justice et de liberté.Professeur de philosophie et photographe à ses heures, Yves Vaillancourt a sillonné la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, etc., à l'automne et en hiver, au lendemain de la chute du régime communiste.De ces pérégrinations, il a tiré les récits qui constituent le coeur de son deuxième livre, Winter.Sur un ton laconique, ces histoires évoquent des rencontres entre des personnages esseulés.Une virée trop bien arrosée à Prague (L'orgie aux pieds de Staline), l'irruption de contrôleurs peu accommodants dans la voiture d'un train entrant en République tchèque (Le Contrôle) ou l'aventure sans lendemain d'un voyageur fatigué avec la séduisante agente de tourisme à Kesthely en ex-Yougoslavie (La Rencontre), les récits est-européens de Winter restituent avec justesse l'ambiance splénétique que l'on prête volontiers à l'âme slave.À ces textes s'ajoutent le récit éponyme, de facture similaire quoique campé dans l'arrière-pays étasunien, et une poignée d'autres encore relevant davantage de la fiction, voire de l'allégorie, radicalement différentes des dérives esteuropéennes.Cette rupture m'a d'ailleurs un peu étonné ; la plupart des recueils de récits publiés au Québec ces dernières années témoignent d'une cohérence thématique plus manifeste.Heureusement, la sobre élégance du style assure au bouquin une unité certaine et un charme indiscutable.Parmi les textes de la deuxième veine, on retiendra plus particulièrement la dernière et la plus réussie, La porte étroite, une histoire vaguement fantastique qui évoque le délire à froid des meilleurs des textes de Kafka \u2014 en cela, pourrait-on dire, le texte se rattache aux récits de voyage en territoire slave.Tiens, tandis que j'y suis, je m'en voudrais de passer sous silence la récente parution dans La Pochotèque (cette « Pléiade à prix modique ») des Récits, romans, journaux de Kafka, un imposant volume qui réunit quasiment l'intégrale des écrits du visionnaire de Prague.On y trouve donc l'essentiel de Kafka, des chefs-d'oeuvre d'horreur et de paranoïa que sont La Métamorphose et La Colonie pénitentiaire jusqu'aux romans envoûtants en dépit de leur inachèvement (Amerika, Le Procès, Le Château) en passant par ses innombrables fragments narratifs.« Saint de notre temps » ou « penseur religieux » (selon deux expressions chères à son ami, exégète et exécuteur testamentaire Max Brod), poète halluciné ou chantre de la déshumanisation institutionnalisée, Kafka fut à la fois tout cela et bien plus.Il s'affirme de plus en plus comme le prophète qui annonce notre époque, l'annonciateur de notre ère de mécaniques bureaucratiques bien huilées dont les régimes est-européens n'ont pas le monopole, hélas pour nous.Préfacé par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, ce pavé privilégie de nouvelles traductions des textes plutôt que celles pourtant fort honorables du regretté Alexandre Vialatte, luimême écrivain et grand maître de l'absurde, qui révéla le génie tragi-comique de Kafka au lectorat francophone.Quoi qu'il en soit, la puissance de cet imaginaire tordu transcende les questions de langue.À redécouvrir pour le plaisir du dépaysement que procure cette excursion dans cet univers familier, trop familier parce que cousin du nôtre.Winter, Yves Vaillancourt, Triptyque, 99 pages.Récits, romans, journaux, Franz Kafka, La Pochotèque, 1518 pages.Le jeu de la science et de la fiction Histoires de baisers n peut le décrire comme un « lèchement de flamme » (Victor Hugo), « un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer » (Edmond Rostand) ou parler de « mouvements de circumdiction et de plongées laryngiennes ».Comme toute chose, le baiser a une histoire, et « lorsque les Thonga virent pour la première fois des Européens s'embrasser, ils rirent et s'exprimèrent : « Regardez-les, ils se mangent la salive et la saleté ! » Denise Medico-Vergriete est étudiante en sexologie (elle termine une maîtrise).Elle vient de consacrer un livre au baiser, écrit en collaboration avec Joseph J.-Lévy.On y apprend plusieurs petites choses drôles ou intéressantes sur le baiser.Les nobles au Moyen Âge se saluaient par exemple d'un baiser sur les lèvres.Mais Le Baiser, après un survol très rapide et très généralisant de l'histoire du baiser à travers le temps, les cultures et différentes approches du sujet (primatologie, psychanalyse.) est d'abord et avant tout une étude sur la façon dont les individus font « l'expérience concrète du baiser ».Une étude faite à partir d'enquêtes menées auprès d'étudiants suisses et québécois sous forme d'entretiens, de questionnaires, de textes qu'ils ont eu à rédiger.Le texte foisonne de statistiques, on ne cesse de découper les choses en catégories, en registres de représentation, en étapes, etc.Bref, c'est aride, l'information est traitée de façon statistique et généralisante et l'écriture est peu intéressante, bien que plusieurs témoignages d'étudiants soient amusants à lire.Le Baiser, Denise Medico-Vergriete et Joseph L.Lévy, Stanké, 161 pages près avoir fait remonter la préhistoire jusque dans le présent, Michael Crichton joue le jeu inverse et envoie des gens d'aujourd'hui dans le passé.Prisonniers du temps, son nouveau roman, est donc dans la même lignée que Jurassic Park.De la même trempe.Et aura le même avenir \u2014 c'est-à-dire qu'il sera prochainement porté au grand écran, où il « blockbustera » sûrement en masse.Tous les ingrédients sont là pour ça : action, suspense, amourette et immense possibilité d'effets spéciaux.Après le richissime homme d'affaires qui voulait créer un parc à dinosaures pour amuser petits et grands bien nantis, voici un milliardaire de 38 ans bedonnant et qui affiche des manières caustiques et désagréables \u2014 même si, dans ses complets marines, « il a l'air emprunté d'un petit garçon que ses parents ont forcé à s'endimancher ».Il aurait pu donner dans l'informatique et s'appeler Bill Gates.Il est un physicien de génie et se nomme Robert Doniger.Son dada : la théorie des quanta, qui rendrait la téléportation possible.Pas à la manière de Star Trek mais à celle du télécopieur, en juste un peu plus sophistiquée.Et à un détail près : l'exemplaire original de l'être « faxé » est détruit avant de se rematérialiser à l'autre bout de la « ligne ».L'autre dada de Doniger : la théorie des plurivers, selon laquelle il existerait simultanément d'autres univers \u2014 certains, contemporains au nôtre et d'autres, d'une époque antérieure.D'où la possibilité, pour qui aurait les moyens de faire passer ces théories à la pratique, d'envoyer des touristes du temps au Moyen Âge ou ailleurs dans le passé.Ces moyens-là, Robert Doniger les a.De même qu'une totale absence de scrupules.Les essais et les erreurs ont en effet un prix.Celui de plusieurs vies (les futurs effets spéciaux sont là, dans ces animaux et êtres humains « déchirés » par la téléportation).Mais le multimilliardaire n'est pas à ce détail près.Comme Jurassic Park, Prisonniers du temps se déroule en deux temps.Premièrement, la mise en place \u2014 donc, les explications « scientifiques » des théories qui ont servi à la mise au point des technologies dont les « invités » auront par la suite un avant-goût.Deuxièmement, l'aventure à la Indiana Jones où héros et méchants s'affrontent \u2014 ici, dans la Dordogne du 14e siècle où trois jeunes historiens sont envoyés pour aller récupérer leur mentor coincé là-bas.L'imprévu se mêle alors de la science et des livres d'histoire, dans un compte à rebours implacable : la machine à voyager dans le temps revient à son point de départ après 37 heures.Le tout est porté par des personnages assez stéréotypés et manichéens, des situations assez convenues et des rebondissements assez prévisibles pour qui visite régulièrement Crichton, son temps et son espace : bref, Prisonniers du temps pourrait n'être qu'un des romans de l'été parmi tant d'autres.Il est quand même plus, parce que le romancier maîtrise l'art de faire croire à l'incroyable.Pas à la manière de Stephen King qui, lui, fait sortir ses personnages des pages de ses livres tellement, avant de déraper, ils nous ressemblent.Non, l'art de Crichton est autre : il parvient à broder si habilement sur des données scientifiques que ses conclusions, autrefois sur la génétique et aujourd'hui sur la physique quantique, semblent plausibles \u2014 à part, probablement, à ceux qui jonglent avec ces principes- là comme d'autres avec des balles rouges.Ces derniers pourront sûrement se retrouver (et s'amuser ?) dans les quelques feuillets de science et de fiction où sont livrées les théories « crichtoniennes ».En tout, une dizaine de pages lourdes, denses et hermétiques pour le commun des mortels.qui, pour sa part, surfera là-dessus, ne demandant qu'à être convaincu.Des volontaires pour un séjour à Camelot ?Prisonniers du temps, Michael Crichton, Robert Laffont, 2000, 503 pages (HHH) 7,1 millions pour le manucrit d'un grand patron n Le groupe Time Warner a décroché les droits sur un ouvrage très convoité de l'industriel américain John Welch, patron de General Electric, pour un record de 7,1 millions de dollars, selon la presse new-yorkaise.Cette avance, qui illustre la course des éditeurs américains aux best-sellers, dépasse celles versées pour des livres de Jean-Paul II ou du général et « vétéran » américain de la guerre du Golfe, Colin Powell, a souligné hier le New York Times.Le pdg de General Electric, qui doit prendre sa retraite l'an prochain, est un manager culte aux États-Unis.Sous sa houlette, General Electric, dont l'activité s'étend des moteurs d'avions à la télévision (chaîne NBC), est devenu, avec une capitalisation boursière de 520 milliards de dollars, une des plus grandes compagnies du monde.Time Warner va devoir vendre 1,5 million d'exemplaires au prix de 29,95 $ l'unité pour amortir son avance, selon le Daily News.L'ouvrage doit paraître en 2001. 7LP0801B0716 B-8 DIMANCHE - ARTS 7LP0801B0716 ZALLCALL 67 00:45:13 07/16/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 Jouer sans se faire prendre e point commun entre Isabelle Huppert et Madame de Maintenon qu'elle incarne dans Saint-Cyr ?L'absence de peur.Comme elle l'a prouvé cent fois tout au long de sa carrière.Le magazine Ciné Live en a parlé avec elle.\u2014 En vous voyant à l'écran, on a le sentiment que vous aimez « jouer sans vous faire prendre », avec une dimension ludique, presque espiègle.\u2014 C'est vrai, encore plus avec Chabrol, qui joue lui aussi sans se faire prendre : il a une ironie formidable, une distance, il tourne comme le chat autour de la souris.C'est pour ça que je m'entends si bien avec lui.Et puis cette distance me correspond, indépendamment de lui, c'est comme ça que j'aime jouer, ce qui n'empêche pas l'émotion et la profondeur.Disons qu'il y a une stylisation ; je trouve que c'est intéressant de ne pas tomber dans un naturalisme qui ne veut pas dire grand-chose.Il y a de toute façon un noyau dur de soi, quand on est acteur, qui résiste à toute stylisation ; de film en film, on se répète, alors s'il n'y a pas cette petite mise à distance, il n'y a plus de renouveau.N'être à chaque fois que soi-même, ce serait ne pas avoir conscience de changer d'univers, de metteur en scène.\u2014 On a justement l'impression que de rôle en rôle, c'est une variation autour d'un thème central.Par exemple, on n'a jamais évoqué, à votre égard, le cliché de contreemploi.\u2014 C'est vrai, j'aime cette idée de variation, ou de résonance comme pour un instrument : les graves, les aigus, les accélérations, les ralentis, je joue à l'infini de ces possibilités qui me sont données et qui sont en chacun.C'est peut-être aussi parce que je ne sais pas m'y prendre autrement ; jouer, c'est le plus souvent se confronter à soi-même, cela évacue l'idée de contre-emploi.\u2014 On sent dans la majorité de vos rôles, que vous aimez ceux qui sont à la limite d'être antipathiques, mais que l'on peut néanmoins sauver.\u2014 C'est quasiment un réflexe.Par exemple, sur Merci pour le chocolat, Chabrol m'a présenté, en rigolant, le rôle comme celui d'une « vraie méchante », mais, évidemment, c'est contredit à la lecture du scénario.Isabelle Huppert Travolta en quelques traits e magazine Examiner a dressé un petit portrait intime de John Travolta.Voici un peu ce que ça donne.1 ) Il regarde régulièrement la télévision espagnole, même s'il n'entend rien à cette langue.2 ) Lui et sa femme Kelly Preston ont bien l'intention d'avoir un autre enfant pour élargir la famille qui comprend déjà Jett, huit ans, et la toute petite Ella.3 ) Il est un père très permissif.Une fois que les mesures ont été prises pour éviter aux enfants de se blesser, il n'y a à peu près plus de restrictions.4 ) Jett n'a vu que trois films de son père : Grease, Look Who's Talking et Michael.5 ) Son livre préféré : Airport, d'Arthur Hailey.Son film préféré : Un homme et une femme, de Claude Lelouch.Une réserve mal placée n Mel Gibson s'est faufilé le plus discrètement possible dans un théâtre de Chicago pour voir jouer un de ses amis, Gary Sinise, dans One Flew Over the Cuckoo's Nest.Ça assez bien marché jusqu'à l'entracte ; lorsqu'il se leva, il attira bien malgré lui les regards.L'affichette RÉSERVÉ qui avait été apposée sur son siège était restée collée dans son dos.Hors-la-loi n Bruce Willis et Billy Bob Thornton seront- ils les nouveaux Redford et Newman ?C'est en tout cas l'ambition de Barry Levinson, qui tente de les réunir dans Outlaws.Une comédie romantique sur un triangle amoureux entre deux braqueurs de banque et la jeune femme qu'ils enlèvent ( Cate Blanchett ).Des rats et des hommes n De retour de voyage, Woody Harrelson a été outré de constater que les exterminateurs auxquels sa femme avait fait appel utilisaient des pièges à mâchoire pour capturer les rats dans le grenier.Il exigea qu'on utlise d'autres pièges qui ne blesseraient pas les rongeurs qui furent par la suite libérés dans un bois.Le couple de Traffic n À la suite du désistement de Harrison Ford.c'est Michael Douglas qui tiendra le rôle du juge dans Traffic, un film sur la drogue que va réaliser Steven Soderbergh.Douglas jouera ainsi pour la première fois aux côtés de sa compagne Catherine Zeta- Jones qui incarne l'épouse d'un trafiquant envoyé en prison.Le couple est également en pourparlers pour Crime Law, qui se situerait au croisement de Basic Instinct et de Wall Street Portrait contesté n Barbra Streisand a vu rouge en lisant le dernier ouvrage de Rachel Abramowitz Is That A Gun In Your Pocket ?et elle lui a fait toute une scène au téléphone.Entre autres, elle n'a pas du tout apprécié être décrite dans l'ouvrage comme « Une fille à l'air comique, juive sans père de New York, qui se trouvait jolie et qui a réussi grâce à la chutzpah ».E X P R E S S n La femme de Sylvester Stallone lui impose un couvre-feu : la sonnerie de sa montre a été réglée pour lui rappeler qu'il doit rentrer à la maison au plus tard à 1 h du matin.Après le flop en salles de Oui, Alexandre Jardin, l'écrivain-qui-voulaitêtre- cinéaste, connaît une nouvelle déconvenue avec Le Prof.On est loin du succès de Fanfan ; le magazine Le Nouveau Cinéma se demande si Jardin ne devrait pas se consacrer exclusivement à l'écriture.Tori Spelling estime que les produits de beauté les moins chers sont généralement les meilleurs.Et ce n'est pas une question d'argent.SOURCES : Studio, Globe, Enquirer, People Pierre Arditi «Ma mère a toujours eu l'élégance de penser que l'homme que je serais serait le bon.Moi, j'ai toujours pensé que l'homme que je serais devrait ressembler à cette femme.Depuis que ma mère est morte, il n'est pas de jour sans que je lui parle.Elle me répond à sa manière.D'ailleurs, ma mère n'est pas morte.Je ne l'ai jamais vue morte.Je ne suis pas allé à la levée du corps.Elle est enterrée au cimetière Montparnasse mais je ne sais pas où est sa tombe.Je n'irai jamais.L'image de ma mère morte n'existe pas.Ooccultée.Je suis persuadé que je la croiserai un jour à un coin de rue.Le Nouveau Cinéma John Travolta C'est draconien Formule se rapportant à l'histoire de l'organisation sociale.Avant Dracon, les Athéniens ignorent les lois écrites, rappelle Patrice Louis dans Du bruit dans Landerneau.Vers 621 avant J.-C., il rédige un code pour mettre fin à l'anarchie et aux déchirements.À l'arbitraire et à la vengeance privée, Dracon substitue les textes de l'État, qu'il veut très sévères.Il prescrit la mort pour les crimes comme pour les moindres fautes, de la paresse au sacrilège, du vol de fruits à l'assassinat.Les plus petites fautes m'ont paru dignes de la mort, statue-t-il, et je n'ai pas trouvé d'autres punitions pour les plus grandes.Il faut attendre Solon, à son tour archonte en 594 avant J.-C., l'un des Sept Sages de la Grèce, pour atténuer leur rigueur.Les gens à l'Ouest pensent que la vie est géniale, avec quelques moments difficiles.Les Russes, c'est l'inverse.Pour eux, la vie est difficile avec quelques moments heureux.Ces moments-là, il ne faut pas les gâcher et les fêter dignement à la vodka ! ( rires ) Jude Law \u2014 Enemy at the Gates ( La bataille de Stalingrad ) Trouvez-moi un seul « mec » de 40-50 dans le cinéma français.La couille est en voie de disparition nationale.Aux États-Unis, nous avons messieurs Gibson et Willis qui donnent beaucoup de leur personne, mais ici, où sont les virilités triomphantes à la Gabin, Ventura, Delon et Belmondo ?Josiane Balasko Cheb Dino, mémoire vive du chant algérien Omar Sosa: révélation! Vendredi soir au Kola Note, le pianiste cubain Omar Sosa a pris une sérieuse option sur le statut de révélation des quatorzièmes Nuits d'Afrique.Son quintette nous a carrément mis sur le cul ! Latin jazz de pointe, jazz moderne (très modal), hip hop, musique populaire cubaine, musique classique et autres styles ont été puissamment malaxés par des instrumentistes aussi inspirés que spectaculaires.Distribuant les consignes à des complices visiblement habitués à son langage éclaté, Omar Sosa peut inciter son orchestre à changer de direction au moment où l'on s'y attend le moins.C'est qu'il peut faire tourner son band sur un 10 cents ! D'autant plus que ce maître improvisateur peut compter sur une équipe d'excellents musiciens issus pour la plupart de la Bay Area (région de San Francisco) où il a résidé quelques années \u2014 le contrebassiste Geoff Brennan, le batteur Elliot Kavee, le saxophoniste-clarinettiste Sheldon Brown, le rapper Will Power, sans compter l'invité surprise de Montréal, le percussionniste Ganesh Anandan.Ce flamboyant Sosa n'est peutêtre pas un technicien aussi accompli que certains de ses géniaux compatriotes mais sa singularité, l'efficacité de ses riffs et, surtout, son imagination si fertile font de lui un créateur absolument unique.Vivement son retour ! Amampondo Aujourd'hui aux Nuits D'Afrique ?Amampondo, groupe sudafricain absolument spectaculaire, se produit au Kola Note, 21 h.Au Balattou, 22 h, on accueille la formation guadeloupéenne Van Lévé, qui s'applique à actualiser la tradition du gwo-ka \u2014 fameux tambour folklorique des Antilles françaises.A.B.ALAIN BRUNET Raï, reggae-raï, châabi, hawzi, malouf, andalou.Nommez le style, il vous le chante illico après avoir fouillé dans sa mémoire vive.Cheb Dino, fin de trentaine (25 ans et de l'expérience, se plaît-il à corriger), n'est pas tout à fait un cheb comme on l'entend dans le raï.Il n'est pas cet artiste du peuple algérien incarnant cette soif des jeunes générations pour la libéralisation des moeurs puritaines et coincées.Ni rebelle ni traditionaliste, ce Montréalais s'applique tout simplement à chanter l'Algérie.Ce qu'il fera volontiers demain, 20h, au Kola Note.Après avoir quitté la capitale de son pays natal où il avait grandi, bourlingué un tantinet en Europe, il débarquait à Montréal.C'était en 1989, peu après les émeutes ayant préfiguré une Algérie ensanglantée.tout au long de la décennie suivante.Sa famille restera là-bas, subira ce climat de violence extrême, vivra dans l'angoisse.Deux de ses cousins seront assassinés dans la rue.Comme ça, gratuitement.Le début de l'embrasement algérien coïncidait avec l'érection d'une pop nationale corrosive, exportable de surcroît : le raï.Né dans les bars et cafés d'Oran (ville portuaire située à l'ouest du pays) dès les années 30, le raï s'est avéré un style musical plutôt direct, jugé rustre par l'élite nationale.Au moment où chebs et chabas (Khaled, Mami, Zahouania, Fadela, Sahraoui, feu Hasni) ressuscitaient le raï et le rénovaient en profondeur (au plan de l'instrumentation), Dino devenait timidement Cheb Dino.« Quand je suis arrivé à Montréal, conte-t-il, il n'y avait pas de chanteurs de raï.Alors j'ai chanté du raï.Mais pas sur une base exclusive ; j'ai toujours chanté la musique algérienne dans son ensemble.Car cette musique est très riche.Et ne cesse de se moderniser », tient à préciser cet homme affable, modeste et courtois.Une belle âme à n'en point douter.Mais pas un chanteur pur raï.Pour Cheb Dino, fier Algérien arabophone (et francophone, vous vous en doutez bien), les considérations d'ordre ethnique importent peu ; être berbère ou arabe ne l'emporte pas sur l'identité nationale.Ce « fédéralisme » algérien est assorti d'humanisme de base ; notre interlocuteur souhaite que toutes les communautés et peuples du monde entier s'accommodent de leurs différences.« Comment, questionne-t-il, peut-on encore prôner la violence pour régler des différends religieux ou raciaux ?On est en l'an 2000, non ?Prenons l'exemple de mon ami juif marocain.J'ai ma religion, il a la sienne, il me respecte, je le respecte.Il vient manger chez moi, il m'invite chez lui.On travaille ensemble, on s'aime quoi.Là-bas, on serait peut-être en train de s'entretuer.Pourquoi ?» En 1991, l'Association socioculturelle algérienne de Montréal a mis Cheb Dino en valeur au sein de sa communauté.Rapidement, l'artiste s'y est taillé une petite place, multipliant les apparitions dans les événements culturels d'ici, publics ou privés.Et notre homme se défend bien d'être une star communautaire.« Je chante pour les Algériens mais je dirais que mon public est composé à 60 % de Québécois non arabes », tient-il à préciser, non sans fierté.« Je me sens très bien ici, renchérit le chanteur.Mon intégration y a été rapide et facile.Les gens n'ont pas érigé cette petite barrière anti-arabe comme j'ai pu l'observer dans certaines villes européennes.J'ai le sentiment d'avoir été accepté chaleureusement, sans préjugés.Je me suis tout de suite senti chez moi, et j'ai été très touché par ces Québécois qui ont partagé ma douleur lorsque ça allait vraiment mal en Algérie.» Son actuelle formation est à l'image de son intégration ; Algériens d'origine, Québécois angophones et francophones l'accompagnent.Cela étant dit, Cheb Dino n'évolue pas au paradis.« Je sais, souligne-t-il, qu'il n'est pas évident de faire carrière ici lorsqu'on est musicien maghrébin.Le Marocain Saïd Mesnaoui, par exemple, a quitté le Québec déçu après avoir tenté d'y faire décoller sa carrière \u2014 ses affaires vont mieux en France.Pour moi, ça s'est mieux passé car le raï attire plus de gens que le folklore d'Afrique du Nord.D'autres chanteurs marocains, remarquez, essaient de faire leur place sur la scène montréalaise \u2014 Salaam et Hassan El Hadi, également programmés aux Nuits d'Afrique.Mais ce n'est pas facile.» On comprendra que Cheb Dino a dû faire moult petits boulots afin d'assurer sa subsistance dans cette île \u2014 plongeur, serveur, représentant pour une compagnie de bijoux, aidecuisinier, on en passe.Mais ses efforts n'ont pas été vains, puisqu'il gagne désormais sa vie en chantant, d'autant plus qu'il compte mettre de l'avant un répertoire original dès l'automne prochain.Inutile d'ajouter que tous les styles algériens seront évoqués.Dans le cadre des Nuits d'Afrique, Cheb Dino se produit demain soir, 21h, au Kola Note.Les 22 juillet, 5 août et 26 août, il chantera aux Bobards.« Je chante pour les Algériens mais je dirais que mon public est composé à 60 % de Québécois non arabes.» PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Il aura fallu beaucoup de persévérance à Cheb Dino pour se faire valoir au Québec.Mais demain, au Kola Note, c'est avec beaucoup d'émotion et de fierté que ce Montréalais d'adoption chantera l'Algérie.Missing files that are needed to complete this page: La Presse 16 juillet 2000 Page B9 manquante 7LP1001B0716 B-10 DIMANCHE - ARTS 7LP1001B0716 ZALLCALL 67 00:45:36 07/16/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 Les ciné-parcs, trente ans déjà PIERRE VENNAT Il y a trente ans cet été, le premier ciné-parc du Québec ouvrait ses portes, à Saint-Mathieu dans le comté de Laprairie.Un mois plus tard, le 18 juillet 1970, plusieurs autres étant entrés en opération, Luc Perreault dressait un premier bilan de l'opération.« Personnellement, écrivaitil , je m'explique mal les raisons profondes du soudain et soi-disant engouement des Québécois pour cette nouveauté.Je n'ai rien à redire contre la qualité de la projection qui dans les deux cas était irréprochable.Mais pour ce qui est de l'ambiance, je dois admettre que rien n'a encore été inventé de mieux qu'une bonne salle de cinéma où le spectateur est placé directement en contact avec l'écran et où il peut communiquer avec toute la salle pour ses réactions.Dans un ciné-parc, vous êtes assis plus ou moins confortablement sur votre siège d'auto et le spectacle qu'on vous offre ne diffère pas sensiblement du film que vous pourriez voir en famille à la télévision.On m'a même dit que certains parents préparaient leurs enfants pour dormir avant de les amener au cinéparc.On ne m'a pas dit s'ils dormaient pendant la projection.Mais il se peut que ce système permette à une famille dont les enfants n'ont pas douze ans d'économiser le prix d'une gardienne tout en passant la soirée au cinéma.» La mort de Luis Mariano n Il y a trente ans aussi (18 juillet 1970) s'éteignait Luis Mariano, l'un des rois de l'opérette française, à la veille de son 50e anniversaire de naissance.Il avait conquis ses galons de vedette dès le début de sa carrière et en quelques jours, avec La Belle de Cadix.Ce succès ne devait pas se démentir pendant vingt-cinq ans.Deux mois avant sa mort, il avait fait encore salle comble avec La Caravelle d'or.Très attaché au pays basque, il avait consacré à son foklore le dernier disque qu'il ait enregistré.Il avait fait ses débuts au cinéma à l'âge de 5 ans, alors que monté sur un âne, il figurait dans un film.Chassé avec sa famille par la guerre civile espagnole, puis réfugié en France, il s'était inscrit à l'École des beauxarts de Bordeaux, pour devenir architecte-décorateur.En 1944, il décida de changer de carrière et s'inscrivit au cours de chant du conservatoire de Bordeaux.Monté à Paris, il débuta dans l'opérette en 1945, au lendemain de la Libération.Et en 1945, il créa à Montparnasse La Belle de Cadix.Il y remporta un vrai triomphe, révélant du même coup le ténor à la voix chaude, colorée par l'accent espagnol, qu'il sera ensuite pendant un quart de siècle.Germaine Guèvremont publiée en anglais n Il y a cinquante ans paraissait The Outlander de Germaine Guèvremont, chez Mc Graw Hill-Whittlesey House.Comme l'écrivait Raymond Guérin, le 15 juillet 1950 dans nos pages : « The Outlander, n'est-ce pas tout simplement la traduction anglaise d'un classique de chez nous, écrit par une compatriote, dont le juste mérite a été dûment établi dans le passé ?À cette objection, répondons tout de suite que, même dans sa forme originale, l'oeuvre de Germaine Guèvremont, c'est-à-dire Le Survenant et Marie Didace ne sera jamais suffisamment appréciée dans le Québec pour qu'on se lasse d'en parler.Autant nous sommes fort heureux de la parution de cette oeuvre en anglais \u2014 qui nous permet de la commenter à nouveau.Et complétons en disant que Germaine Guèvremont a créé des personnages d'une telle vérité, posé des problèmes d'une telle universalité, que son roman ne peut certes être considéré comme une simp l e pe i n t u r e de moeurs provinciales, dont l'intérêt serait purement particulier.» Le succès de Jaws n On disait, avant Jaws, que l'été n'était pas une période propice au lancement de nouveaux films.Lancé le 20 juin 1975 dans 55 cinémas à travers le Canada et dans plus de 400 autres aux États-Unis, Jaws, écrivait-on le 18 juillet 1975, avait rapporté, en trois semaines seulement, des recettes brutes évaluées à 3,8 millions au Canada et à 30 millions de dollars aux USA.En trois semaines seulement, le film avait été vu par un million de personnes, au Canada seulement.Tandis que durant sa première semaine, aux États-unis, il avait déjà rapporté 4 millions de plus que le record précédent établi par The Godfather.L'impact était tel qu'au Québec, où il n'avait pourtant été présenté jusqu'alors qu'en anglais, il avait réussi à faire salles combles dans des lieux traditionnellement réservés à une programmation en français, le public francophone jugeant qu'il était tellement visuel que la question des dialogues n'embarrassait personne. 7LP1199B0716 APAGESudi - paul 7LP1199B0716 ZALLCALL 67 09:52:33 07/20/00 B 7LP1201B0716 B12dimanche 7LP1201B0716 ZALLCALL 67 00:40:56 07/16/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JUILLET 2000 www.academieculinaire.com 393-8111 Apprendre la cuisine pour le plaisir ! Techniques de base, cuisine italienne, cuisine asiatique, fines sauces, sushi, poisson, tofuÉ 360, rue du Champ-de-Mars, Montr.al ¥ M.tro Champ-de-Mars ¥ Stationnement public tous Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 Pour "]
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