Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

La presse, 2000-12-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101A1202 Page A1/2d c.6LP0101A1202 ZALLCALL 67 01:23:56 12/02/00 B CHAT ALORS ! UNE ÎLE, UNE VILLE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D' AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 4 4 > 2 2 8 P A G E S > 1 3 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Montréal veut partager sa dette avec la banlieue Gangs de rue, gangs qui tuent ÉRIC TROTTIER Déjà passablement acrimonieux dans la région métropolitaine, le débat sur les fusions municipales risque de s'envenimer, la Ville de Montréal ayant révélé hier qu'elle entendait faire rembourser une partie de sa dette de 3,1 milliards de dollars par les 27 villes de l'île qui seront intégrées à la nouvelle mégacité.Depuis le dépôt du projet de loi 170 sur les fusions municipales, le mois dernier, le maire Bourque et la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, ne cessent de répéter qu'après la fusion entre la métropole et les villes de banlieue, chaque municipalité conservera sa dette.Mais le directeur général de la Ville, Guy Coulombe, un bon ami du premier ministre Lucien Bouchard, a révélé hier que l'article 169 du projet de loi permettra au comité de transition chargé de préparer la fusion de la nouvelle ville, d'analyser l'ensemble des dettes des municipalités de l'île de Montréal et de « faire toute recommandation au ministre ».Pour Montréal, cela revient à dire qu'un partage de la dette est possible.Guy Coulombe a même annoncé que la Ville fera des démarches en ce sens dès que le comité de transition sera formé, au début du mois prochain.« Ce sera une de nos premières suggestions », a-t-il dit.L'administration Bourque estime en effet qu'une partie de la dette totale Ð celle qui a servi à construire ou à acquérir les grands immeubles et les principales infrastructures de la Ville Ð devrait être partagée entre tous les contribuables de l'île.La dette de Montréal est divisée en deux parties : 1.la dette actuarielle, résultant d'une mauvaise gestion passée de la caisse de retraite des employés de la ville, et qui totalise 1,6 milliard 2.la dette générale, imputable aux grands investissements de toutes sortes, qui frise le 1,5 milliard.C'est ce dernier morceau que la Ville souhaite, en partie, partager avec les villes de banlieue.Actuellement, plus de 15 % du compte de taxes des Montréalais sert à rembourser ces emprunts, chaque année.« La dette, il ne faut pas prendre ça comme un tout immuable, a Voir MONTRÉAL en A2 La famille.La famille, c'est comme le cercle, l'appartenance, la protection, la sécurité, le clan.À l'adolescence, la famille, c'est le gang.Gang de l'école, gang du weekend, gang de l'aréna ou du terrain de soccer.Le gang du cinéma comme celui du centre commercial.Parfois aussi, c'est le gang de rue.Parfois, le gang qui tue.Un gang qui tue dans les deux sens.Celui, violent, qui va jusqu'à commettre des meurtres, comme on l'a vu à Montréal l'été dernier lors de la guerre sanglante opposant les Bo-Gars de Montréal-Nord au Crack Down Posse de Saint-Michel et leurs bandes satellites respectives.Mais aussi le gang qui tue l'adolescence, l'innocence.Lorsque ceux qui s'y joignent pour le plaisir, le pouvoir et l'argent déchantent au moment de faire face, tantôt à la justice, tantôt aux menaces des autres gangs, tantôt à l'arrogance de leurs anciens alliés le jour où ils décident de se ranger.Contraste saisissant avec ce que le gang, au point de départ, procure à celui ou celle qui y entre.Un noyau familial.Une identité.Et l'impression d'être invincible.« Je me sens comme un guerrier protégé par d'autres guerriers », assure Simon, un adolescent proche d'un gang rencontré dans le nord de Montréal.De l'avis de plusieurs experts, les jeunes s'associant aux gangs de rue cherchent avant tout à combler la solitude qu'ils vivent à la maison ou à l'école.Ils y puisent un sentiment d'appartenance, une façon de se serrer les coudes, quel qu'en soit le prix.« Ce n'est pas sans raison si un des gros gangs qui ont existé à Montréal s'appelait Family », rappelle le psychologue Emerson Douyon, auteur d'une étude sur ce Voir GANGS en A2 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Mélodie a trois ans.De quoi faire peur à un enfant avec cette tête d'extraterrestre, vous dites ?Peut-être, mais sachez que ce siamois colourpoint à poil court est un « Master Grand Champion », le plus grand titre que puisse porter un chat.Toujours pas convaincu ?Plus de 300 autres félins de 35 races vous attendent à la Place Bonaventure, où se déroule durant tout le week-end le Noël des chats.Et, oui, certains ont des poils ! Dilemme à la Cour suprême De quel côté penchera le plus haut tribunal des États-Unis ?RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Les neuf juges de la Cour suprême des États-Unis semblent aussi divisés que le reste des Américains sur le dilemme de l'élection présidentielle.Hier matin, lors d'une audience historique, les magistrats en robe noire ont entendu les arguments des avocats de George W.Bush et Al Gore à propos de la légalité des décomptes manuels effectués dans certains comtés de Floride.Les juges, présidés par William Rehnquist, pourraient rendre leur décision lundi ou mardi prochains, soit un mois après le scrutin.À en juger par leurs commentaires, conservateurs et libéraux semblent s'opposer sur la question en litige : la Cour suprême de Floride a-t-elle « réécrit » la loi en ordonnant la prise en compte des dépouillements à la main dans les résultats de l'État ?Les Américains souhaitent ardemment que la Cour suprême des États-Unis en arrive à une décision Voir DILEMME en A2 Arts, spectacles et Cinéma cahiers C et D - horaire cinémas C4, C6 - horaire spectacles D19, D22 - télévision D2 Avis G8, G9 Bridge-Échecs-Timbres H20 Carrières et Formation cahier I Décès G10, G11 Économie cahier F Éditorial A20 Encans G8 Feuilleton H18 Forum A21 Horoscope H18 Jardiner J14 Le monde A17-A19 Les petits compagnons H20 Loteries A2, F12 Mots croisés H18 Mot mystère H18 Petites annonces - immobilier E1-E5 - marchandises E5 - emplois E5-E11 - automobile E11, E12 - affaires F2 Politique A9-A14 Restaurants D20 Sports cahier G Vacances cahier H Vin D21 M É T É O Voir page F12 Ensoleillé en après-midi Maximum -5, minimum -11 Québec vient en aide au réseau de la santé 265 millions de plus injectés d'ici la fin de l'année DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Après des mois d'âpres échanges au Conseil des ministres, le gouvernement Bouchard va injecter dès cette année 265 millions de dollars de plus dans l'ensemble du réseau de la santé, afin d'éponger une bonne partie des déficits des établissements.Selon les informations obtenues par La Presse, Pauline Marois a finalement obtenu, mercredi, le feu vert du Conseil des ministres.En dépit des réticences des Finances et du Conseil du Trésor, Québec injectera 225 millions de plus, chaque année, pour réduire considérablement les déficits des hôpitaux et des centres jeunesse.Du même souffle, le gouvernement accordera 40 millions de plus, chaque année, aux budgets des CLSC et des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), pour l'amélioration des services Ð cette mise de fonds sera récurrente mais pour l'année en cours, 2000-2001, elle s'appliquera sur la portion qui reste d'ici le 1er avril.Toute la semaine, Mme Marois s'est retrouvée sur la sellette à Voir QUÉBEC en A2 Puerto Plata St Martin Bayahibe Varadero Cayo Largo/Coco T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes R.servez t.t sinon vous allez trouver a haut ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCE S ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de Malaga $ Floride $ Guadeloupe $ Vancouver $ Los Angeles $ Ha.ti $ 1 semaine H.tel 5 Playa Blanca Martinique Varadero Cancun Cancun Riviera Maya Costa Rica Margarita $ San Andres TOUT INCLUS 1 semaine Forffaiitt des ffêttes ttoutt iincllus Cancun D.part le 27 janvier Essayez la classe 1899$$ 6LP0201A1202 Page A2/2d c.6LP0201A1202 ZALLCALL 67 01:23:38 12/02/00 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE La massothérapie dans les hôpitaux La massothérapie n'a pas toujours eu bonne presse, loin de là, sans doute à cause de certains charlatans qui contribuent à ternir l'image de cette forme de traitement.Mais voilà que de nombreuses études ont permis d'en découvrir les bienfaits, plus particulièrement pour les malades qui voient défiler les jours aux soins palliatifs, et qui y trouvent une forme de réconfort, comme vous pourrez le lire sous la plume d'Isabelle Roy.À lire demain dans le cahier Santé.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-2-7 > À quatre chiffres : 0-8-9-7 SUPER 7 > 1-14-17-22-26-33-36 Compl.: 40 > Extra : 501515 SUITES DE LA UNE MONTRÉAL Suite de la page A1 GANGS Suite de la page A1 déclaré M.Coulombe.Je pense qu'il y a une réflexion à faire et nous allons présenter notre réflexion sur les différentes catégories de dettes au comité de transition.On pense qu'on peut obtenir des changements dans la loi qui permettraient des ajustements avec les autres villes.» M.Coulombe, qui comparaissait devant la commission d'étude du budget 2001 de la Ville, a ajouté qu'il ne souhaitait pas « prendre l'ensemble de la dette pour l'étaler sur l'ensemble de la population de l'île de Montréal, parce que ce ne serait pas juste ».Seules les dettes ayant servi à acquérir des actifs qui vont servir à la population de la nouvelle mégacité devraient être partagées, selon lui.Pour l'instant, une équipe du service des Finances de la Ville tente d'identifier cette partie de la dette qui pourrait être considérée comme « commune ».Le président du comité exécutif, Jean Fortier, qui accompagnait M.Coulombe, a donné des exemples : « Nos stations de production d'eau potable sont des équipements collectifs jusqu'à maintenant assumés par les Montréalais mais qui servent à tout le monde, a-t-il dit.C'est possible que ça doive faire l'objet d'un partage.» La Bibliothèque centrale, les grands boulevards, la rue Sherbrooke, les immeubles administratifs comme Chaussegros-de-Léry : « Ce sont aussi des actifs qui ont ajouté à la dette et qu'on pourrait partager », a encore dit M.Fortier.À la limite, même les grands parcs (Lafontaine, Mont-Royal, Maisonneuve) et les infrastructures du centre-ville (trottoirs, rues, tuyaux d'aqueduc et égouts) pourraient faire partie des demandes de la Ville : « Mais on ne veut pas couper les cheveux en quatre, poursuit Jean Fortier.On ne veut pas faire une polémique avec ça ; ce qu'on recherche avant tout, c'est une certaine équité.» Le maire de Westmount et grand opposant à la fusion avec Montréal, Peter Trent, était sidéré en apprenant la nouvelle : « Comment peuvent- ils penser que des décisions prises par cette administration, il y a 5, 10 ou même 15 ans, puissent être mises à la charge des citoyens de la banlieue, sous prétexte que dans l'esprit des gens de Montréal, ces équipements sont régionaux ?C'est incroyable ; c'est contre toute justice naturelle ! » M.Trent ajoute qu'il aurait rigolé si Pierre Bourque avait fait de telles déclarations : « Mais venant de Guy Coulombe, un homme sérieux, respecté, très proche du gouvernement, c'est tout autre chose.Ça veut dire que c'est sérieux.Et ça, ça m'inquiète.» Un autre maire de la banlieue, Yves Ryan (Montréal-Nord), était moins indigné : « Dans un cas de fusion, il est normal que si l'on transfère une bâtisse à la grande ville, le passif l'accompagne.Dans cette seule mesure, le transfert de la dette peut être acceptable », a dit M.Ryan.Le directeur général de l'Union des municipalités de banlieue de l'île de Montréal (UMBM), Marc- André Vaillancourt, estime pour sa part qu'il pourrait être fort complexe de déterminer quelles sont les dépenses effectuées par la Ville de Montréal par le passé qui devraient être assumées par tous les résidants de l'île, après la fusion.« Cela va mettre beaucoup de pression sur le comité de transition, qui devra déterminer ce qui appartient aux arrondissements et ce qui appartient à la grande ville.La tâche est colossale », a-t-il conclu.phénomène.D'autres y trouvent une forme de protection.Victimes, pour plusieurs, de taxage, d'agressions ou de racisme par le passé, ils voient dans le gang un refuge où se mettre à l'abri de la violence physique ou morale.Ces éléments, on les retrouve tous dans la télésérie Tag présentée cet automne sur les ondes de Radio- Canada.Tag, c'est avant tout le surnom d'Eduardo Lasquez, ce jeune Latino de 17 ans, chef des Perros Locos, les PL.Enivré par son rôle de leader, par le pouvoir qu'il détient sur une bande de jeunes, Tag, maître de la rue, cherche à échapper à l'image d'immigrant frappé d'ostracisme que lui renvoie son père.Au point d'en perdre tout contact avec la société.Les personnages de son entourage vivotent dans les mêmes frustrations, les mêmes problèmes, la même détresse.Les parallèles entre le contenu de cette télésérie et ce qui se passe dans les rues de Montréal sont nombreux.Au fil du temps, de jeunes délinquants Ð une minorité Ð s'enivrent aux plaisirs du crime : drogues, vols, proxénétisme, voire agressions armées.Ils affectionnent leurs sentiments de pouvoir, ils ont de l'argent plein les poches, ils exercent à la fois un sentiment de peur et de fascination chez les jeunes de leur quartier.Les autres, conscients de la nature de leurs gestes et des conséquences pouvant en résulter, quittent rapidement le gang ou même l'orbite du gang, pour ne plus y revenir.Qu'est-ce qu'un gang de rue ?Pourquoi et comment les jeunes en font-ils partie ?Quelles sont leurs principales activités ?Quels effets ont leur présence dans un quartier ?Quels sentiments suscitent les membres des gangs chez leurs proches ?Quels sont les germes de l'escalade de violence entre ces gangs ?Et enfin, que font les individus, les autorités et les organismes, publics et communautaires, pour contrôler le phénomène ?Autant de questions auxquelles La Presse a cherché des réponses au fil d'entrevues menées durant les dernières semaines, plus particulièrement dans les quartiers montréalais où les gangs de rue ont sévi au cours de l'été.Nous présentons aujourd'hui en page A23 la première tranche d'une série en quatre volets sur les gangs de rue.DILEMME Suite de la page A1 QUÉBEC Suite de la page A1 qui démêlera une fois pour toutes l'imbroglio présidentiel.Dimanche soir, Bush a été proclamé vainqueur (par 537 voix) en Floride, l'État clé de l'élection présidentielle.Dès le lendemain, Gore a contesté en justice les résultats dans trois comtés floridiens, tentant de renverser le verdict, une démarche sans précédent.La Cour suprême des États-Unis est entrée dans la saga postélectorale à la demande de Bush.Gore pourrait difficilement survivre à une défaite devant le tribunal sis en face du Capitole à Washington.À 10 h, au claquement d'un maillet de bois, l'audience a commencé.« Oyez ! Oyez ! Oyez ! La cour est maintenant en session », a clamé l'huissier.Quelque 400 privilégiés ont assisté à l'audience dans la grande pièce en marbre de la Cour, aux imposantes colonnes grecques et aux tentures de velours cramoisi.C'était la première fois de l'histoire que le tribunal se mêlait d'une élection à la Maison-Blanche.Les démocrates étaient particulièrement bien représentés.Ted Kennedy se trouvait parmi les spectateurs avec sa nièce Caroline, la fille du président assassiné.Les quatre enfants de Gore étaient également présents.Malgré l'intérêt des Américains, les juges de la Cour suprême ont refusé de laisser entrer les caméras dans la pièce.Après l'audience de 90 minutes, cependant, ils ont rendu public un enregistrement sonore de la procédure, une première.Les chaînes d'information continue de la radio et de la télévision l'ont immédiatement diffusé, permettant au public de découvrir le très haut niveau des débats devant les gardiens de la Constitution.Dès le début de sa plaidoirie, l'avocat de Bush, Theodore Olson, a fait face au scepticisme de plusieurs juges.« Vous devez nous convaincre qu'il y a là une question touchant à la loi fédérale », a déclaré la juge Sandra O'Connor, première femme à siéger à la Cour suprême des États-Unis.Olson a affirmé que la Cour suprême de Floride a violé l'article II de la Constitution, en ordonnant la poursuite des décomptes manuels des voix au-delà du 14 novembre, délai fixé par la loi de la Floride.À plusieurs reprises, les juges O'Connor et Anthony Kennedy ont demandé à l'avocat de Gore, Laurence Tribe, si la Cour suprême de Floride n'avait pas « changé les règles du jeu » en faisant fi de la date butoir du 14 novembre.« La date a certainement changé, a déclaré la juge O'Connor.Il semble que la Cour de Floride a effectué un changement majeur.» L'avocat de Gore a répondu en comparant les dépouillements manuels à « une sorte de photo finish ».Selon lui, la secrétaire d'État de Floride avait le pouvoir d'accepter les résultats fournis après la date butoir du 14 novembre.Deux des juges les plus conservateurs, Rehnquist et Antonin Scalia, ont affirmé que la décision du tribunal floridien faisait « problème ».Ces deux-là votent toujours avec un autre conservateur pur et dur, Clarence Thomas.Sept des neuf juges de la Cour suprême des États-Unis ont été nommés par des présidents républicains.Parmi ceux-ci, O'Connor, Kennedy et David Souter, trois centristes, privent parfois les conservateurs de la victoire en s'alliant aux juges plus libéraux du tribunal, John Paul Stevens, Stephen Breyer et Ruth Bader Ginsburg.Nommée en 1993 par Bill Clinton, la juge Bader Ginsburg a dû faire plaisir aux démocrates en défendant la décision de la Cour suprême de Floride.Au cours de l'audition, elle a même pris à partie l'avocat de Bush.« Je ne me souviens pas d'un cas où la Cour suprême d'un État ait été attaquée comme vous le faites », a-t-elle déclaré.L'audience de la Cour suprême s'est déroulée pendant que des centaines de personnes manifestaient devant le tribunal.« Comptez les votes ! » ont scandé les partisans de Gore.« Combien de fois ?» ont répondu ceux de Bush.Hier après-midi, Gore a essuyé un autre revers dans le cadre de sa contestation officielle de l'élection.La Cour suprême de Floride a refusé un décompte immédiat de quelque 14 000 bulletins de vote litigieux dans deux comtés de l'État, comme le vice-président le réclamait.Gore est convaincu qu'il trouvera parmi ces bulletins assez de votes pour renverser la victoire de Bush.Pour continuer sa bataille postélectorale, cependant, il a besoin d'une victoire devant la Cour suprême des États-Unis.l'Assemblée nationale pour les problèmes évidents de budgets dans les centres de personnes âgées.Mme Marois faisait le tour hier des associations d'établissements pour leur signifier l'augmentation de leurs budgets Ð elle devrait donner toutes les précisions sur les sommes débloquées, en conférence de presse, mardi, à Québec.Les hôpitaux devront toutefois continuer à faire des efforts de rationalisation.Le réseau évaluait à 443 millions le total des déficits des établissements de santé.Mais Québec avait prévenu qu'il interviendrait financièrement pour régler trois problèmes précis : la croissance du coût des fournitures médicales, celle des médicaments et l'augmentation du volume des patients.On a aussi isolé les requêtes des hôpitaux universitaires Ð des revendications spécifiques.Une facture de 75 millions attendra les conclusions des vérificateurs mandatés pour scruter chacun des budgets.Sur 358 établissements de santé, environ 170 verront leur déficit complètement épongé ; environ 185 autres devront faire des plans d'équilibre budgétaire.Mais pour 120 d'entre eux, ces compressions représenteront moins de 2 % de leur budget.Une quarantaine d'établissements auront des compressions oscillant entre 2 et 4 % à réaliser.À l'origine, Mme Marois avait présenté une demande d'un peu moins de 300 millions au Conseil des ministres qui lui a accordé 265 millions.Avec cette décision, Mme Marois rafle une bonne partie de la marge de manoeuvre supplémentaire que prévoyait pouvoir engranger le ministère des Finances pour baisser les impôts dans le budget du printemps prochain.La synthèse trimestrielle des opérations financières du gouvernement est presque terminée et devrait être rendue publique dans les prochains jours.L'effort de Québec est d'autant plus douloureux qu'on a intégré aux bases budgétaires ces mises de fonds supplémentaires.Ces sommes seront récurrentes année après année.La voracité budgétaire du réseau de la santé et des services sociaux suscite des tensions avec le reste de l'appareil gouvernemental.L'injection de cette semaine s'ajoute aux annonces du budget de mars dernier ; on épongeait alors 462 millions de déficits accumulés tout en injectant 400 millions de plus dans les bases budgétaires pour éviter qu'ils ne réapparaissent dans l'avenir.Québec a aussi ouvert le robinet pour les centres jeunesse.Ainsi, 15 millions viendront donner un peu d'oxygène à ce réseau pressuré par la croissance de la demande.Pour les réseaux des CLSC et des CHSLD, la couronne de Montréal Ð grosso modo là où l'indicatif téléphonique est le 450 Ð obtiendra la part du lion des fonds destinés à ces établissements.Les CHSLD, qui ont défrayé la manchette dernièrement, obtiendront 12 millions de plus Ð notamment 830 000 $ dans la région de Montréal, et 2,8 millions pour la Montérégie.Pour améliorer les services de première ligne, les CLSC obtiendront 23 millions de plus, dont 8,5 millions iront aux établissements de la Montérégie.Les centres de réadaptation auront 5 millions de plus.C'est avec plaisir que Linen Chest vous offre un adorable bottin Lladró en témoignage de reconnaissance à l'achat de toute figurine Lladró.(Jusqu'à épuisement des stocks.) Place Portobello BROSSARD 671-2202 Les Galeries LAVAL 681-9090 Centre ROCKLAND 341-7810 La Cathédrale CENTRE-VILLE 282-9525 Une figurine Lladró, c'est la joie de donner et le plaisir de recevoir.Un lien invisible, magique.Un cadeau habité par l'esprit de Noël.Ange prieur, $139.95 Ange penseur, $139.95 UNE CÉLÉBRATION ANGÉLIQUE 6LP0301A1202 A3 Samedi 6LP0301A1202 ZALLCALL 67 01:25:23 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 A 3 ACTUALITÉS Hausse de 8,7% du tirage de La Presse en semaine JACQUES BENOIT LE TIRAGE de La Presse a augmenté en semaine de façon marquée, soit de 8,7 %, au cours des six mois qui ont pris fin le 30 septembre, par rapport à la même période il y a un an, montrent les plus récentes données de l'Audit Bureau of Circulation (ABC).D'un tirage moyen de 168 471 exemplaires en 1999, le tirage est ainsi passé à 183 178 cette année.Cette performance en semaine dépasse celle de tous les journaux canadiens qui ont transmis les données voulues à l'ABC, une exception notoire étant le National Post, de Toronto, dont on ignore quel était le tirage il y a un an.« Je nous trouve discrets de ne pas le claironner sur les toits », disait hier Guy Crevier, président et éditeur, au sujet de la performance de La Presse.Les autres quotidiens montréalais ont moins bien fait.Journal de facture semblable à La Presse, The Gazette a vu son tirage reculer en semaine de 1,8 % à 136 463 exemplaires, alors que celui du Devoir a diminué de 4,6 % à 25 589.De son côté, Le Journal de Montréal a enregistré un gain de 0,7 % à 259 081 exemplaires.Pour ce qui est de son numéro du samedi, particulièrement imposant, La Presse a réalisé une hausse de 2,9 % à 273 907 exemplaires.Le tirage du Journal de Montréal est pour sa part resté inchangé à 319 000 exemplaires le samedi.Enfin, les éditions du dimanche de La Presse ont fait aussi des progrès significatifs, l'augmentation atteignant dans ce cas 6,9 %, ce qui a porté le tirage à 191 276 exemplaires.Le quotidien de la rue Saint-Jacques avait deux objectifs en vue, note son président et éditeur : « l'amélioration du produit et la relance du tirage », alors qu'« il y a une tendance à la décroissance dans les journaux depuis les dix dernières années ».Plusieurs facteurs ont joué selon lui dans ce redressement.« C'est multiple.Il y a l'amélioration du produit, l'amélioration de l'impression, une meilleure distribution, etc.C'est un résultat d'équipe.Les gens s'abonnent et demeurent abonnés.On est agressifs, on cogne plus aux portes, on pousse plus chez nos dépositaires.L'objectif est maintenant, d'ici « 18 à 24 mois », de porter le tirage moyen à 200 000 exemplaires en semaine et à 300 000 le samedi, ajoute-t-il.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Paul-Alexis François, 48 ans, habite au Québec depuis 1976.Il dit vouloir amener les immigrants à s'intéresser à la politique en vendant des cartes du Parti québécois à la clientèle démunie qui se procure des sacs de nourriture par l'entremise de son organisme.Entre deux sacs de provisions pour les démunis, une carte du PQ! Merci à nos lecteurs Selon les plus récentes données de l'Audit Bureau of Circulations (ABC), La Presse a connu une augmentation de 8,7% du tirage de son édition vendue en semaine au cours des six mois précédant le 30 septembre 2000.Cette hausse est d'autant plus significative qu'elle vient contredire la tendance de décroissance touchant la majorité des journaux d'Amérique du Nord au cours de la dernière décennie.Elle vient également nous confirmer la pertinence des changements que nous avons faits cette année.Notre engagement à miser sur la qualité de l'information et la diversité des points de vue vise à refléter le désir de notre lectorat d'avoir accès à un contenu amélioré et ouvert sur les nouvelles idées.Depuis plusieurs mois, nos séries de reportages ciblés, notre analyse des phénomènes de société et l'accroissement de notre couverture internationale ont bénéficié d'un appui enthousiaste de la part de nos lecteurs et lectrices.En compagnie de toute l'équipe de La Presse, j'aimerais profiter de l'occasion pour vous remercier tout en vous assurant que nous demeurons toujours à l'écoute afin de pouvoir vous offrir un journal qui soit à la hauteur de vos attentes.Guy Crevier Président et éditeur, La Presse SYLVAIN LAROCQUE PAUL-ALEXIS FRANÇOIS vient en aide aux immigrants depuis plus de 15 ans.En plus de donner des cours d'alphabétisation, il distribue de la nourriture aux démunis dans une école désaffectée du boulevard Crémazie.Mais M.François est aussi un fervent militant du PQ.Tellement qu'il a commencé, le mois dernier, à vendre des cartes de membre du parti à ses « clients ».M.François confectionne les sacs de provision qu'il offre à partir des dons de particuliers et de divers organismes.Il doit aussi acheter certains produits dans des magasins à grande surface et assumer les frais de transport de la marchandise.« Quand on pense à tout ce que ça me coûte, 3,10 $ du sac, ce n'est vraiment pas cher, dit-il.Moi aussi, je suis démuni, comme mes bénévoles.Pas de doute, Paul-Alexis François fait tout pour que sa clientèle ait de quoi manger chaque semaine au plus bas prix possible.Ce qui ne l'empêche toutefois pas de proposer à chacun de ses clients d'acheter une carte de membre du Parti québécois, au coût de 5 $.« Vous le proposez vraiment à tout le monde ?Ð Oui, en voulez-vous une ?Ð N'est-ce pas un endroit un peu incongru pour faire ça ?Ð Je fais ça pour amener les immigrants à s'impliquer dans la politique, répond M.François.Souvent les immigrants, et ils représentent 99 % de ma clientèle, ont peur de devenir membre d'un parti politique parce qu'ils viennent d'arriver au pays.Pour moi, c'est un travail d'éducation.» Paul-Alexis François soutient avoir commencé à vendre des cartes de membre à la demande de sa clientèle.« Il y en a qui voulaient savoir comment faire pour devenir membre d'un parti politique, alors j'ai pensé que ce serait une bonne idée d'en offrir ici », raconte-t-il.L'homme, qui dit détenir un baccalauréat en géologie et trois certificats universitaires, est en fait un membre de l'exécutif du Parti québécois dans la circonscription de Jeanne-Mance.Il participera d'ailleurs au conseil national du parti aujourd'hui.« C'est un comté libéral ici, mais il n'y a que le PQ qui a soutenu mon organisme », dit-il, en précisant que vendre des cartes est pour lui une façon de rendre la pareille.C'est un client de M.François qui, s'étant senti obligé d'acheter la carte « pour bénéficier de la générosité de cet organisme », a contacté La Presse pour dénoncer la situation.« On a dû adhérer à ce parti, sinon pas de nourriture ! » nous a-t-il écrit.« Croyez-vous que certains de vos clients pourraient se sentir obligés d'acheter une carte parce que vous leur offrez de la nourriture à prix modique ?Ð Je n'oblige personne, répond Paul-Alexis François.Ils peuvent toujours refuser.Si quelqu'un me dit qu'il n'aime pas le Parti québécois, je lui propose d'acheter une carte du Parti libéral ou d'un autre parti.L'important, c'est que les immigrants s'intéressent à la politique.Se tournant vers des clients qui attendaient d'être servis, M.François a alors demandé : « Vous sentez- vous forcés d'acheter la carte ?» Et la dizaine de personnes, d'origines diverses, de répondre : « Non, non ! » Reste que M.François n'a vendu aucune carte du PLQ jusqu'à maintenant.Mais sur quelque 400 clients, il a déjà réussi à vendre une centaine de cartes du PQ.Quand on lui a demandé pourquoi elle avait acheté une carte, une jeune femme a répondu : « Regardez la situation dans laquelle nous vivons.Je me dis que ça pourrait peut-être changer en achetant la carte.» Un homme qui est lui aussi devenu membre du PQ par l'entremise de M.François a dit l'avoir fait parce qu'il en avait assez que « le Parti libéral prenne tous les immigrants pour acquis ».Le président du comité péquiste dans Jeanne-Mance n'a pas rappelé La Presse, hier.55$ 3495$ Dynamique, le pull rayé à encolure ronde, collection Les Ailes, en 4 couleurs.Authentique, la peau de mouton à poser sur son fauteuil, son lit ou ailleurs.Cette année, Les Ailes de la Mode vous offre un Noël plus que joyeux.Des idées-cadeaux inspirantes, dans une ambiance vraiment chaleureuse.Noël selon Les Ailes POUR COMBLER VOS PROCHES AUX FÊTES, OFFREZ-LEUR UNE CARTE AUX MILLE ET UNE POSSIBILITÉS.La carte-cadeau électronique est offerte en valeurs de 10 $ à 500$ et est échangeable dans tous les magasins Les Ailes de la Mode.HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9 h 30 à 21 h, samedi 9 h à 17 h et dimanche 10 h à 17 h F E M M E mode et accessoires SPORT I F CLASSIQUE CHALEUREUX LA CARTE LES AILES MASTERCARD De notre rayon des montres, le cadeau de l'heure : la montre Guess, à bracelet de cuir noir et boîtier argenté, 89,95 $.André Provencher passe de TVA au Nouvelliste Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Ð André Provencher, un ex-journaliste du journal Le Nouvelliste et jusqu'à tout récemment membre de la haute direction du Groupe TVA, devient président et éditeur du quotidien de Trois-Rivières, à compter du 29 janvier prochain.En faisant part de cette nouvelle, vendredi, le président de GESCA, Guy Crevier, a indiqué que M.Provencher occuperait aussi les fonctions de directeur général de TR Offset et des quatre hebdomadaires du groupe GESCA des régions Mauricie et Centre-du-Québec.André Provencher succédera ainsi à Jean Sisto, qui était en poste depuis près de cinq ans.Il prendra sa retraite dès la fin de janvier.M.Provencher s'est montré ému d'avoir ainsi l'occasion de revenir dans sa région.« C'est un peu un retour aux sources », a-t-il dit, en faisant référence au fait qu'il revenait dans un média qu'il a quitté il y a 25 ans.Voir la chronique de Louise Cousineau en page D2 6LP0401A1202 A4 Samedi 6LP0401A1202 ZALLCALL 67 01:19:19 12/02/00 B «La Presse en fleurs», Les bénéficiaires mettent aussi la main à la pâte une première horticole au Québec STÉPHANIE MORIN collaboration spéciale LA VIE DE Josée Lacharité a complètement basculé l'an dernier.Après un séjour dans un centre d'hébergement, cette jeune femme a dû repartir à zéro.Sans boulot, sans le sou, sans meuble, avec deux garçons à sa charge, elle est allée frapper à la porte de l'Accueil Saint-Vital, un comptoir d'entraide de la Société Saint- Vincent de Paul, à Montréal- Nord, où on vend pour un prix minime vêtements, jouets et nourriture.Un geste désespéré, qui n'en était pas moins humiliant pour Mme Lacharité.«C'est dur pour l'orgueil d'aller demander de l'aide, raconte- t-elle des sanglots dans la voix.Mais j'ai rencontré ici des gens qui me comprennent et qui m'aident.» Annie Hamel, elle, doit veiller à l'éducation de ses trois enfants, âgés de 12, 7 et 5 ans avec des moyens financiers minimes.Partie d'Eastman, en Estrie, il y a 12 ans, elle a parfois dû fouiller dans les poubelles pour meubler son appartement.Comme 135 autres familles de la paroisse, Josée Lacharité et Annie Hamel ont pu passer un beau réveillon l'an dernier grâce aux paniers de Noël que la SSVP leur a remis.«C'est comme une fête pour les enfants quand le panier arrive à la maison», raconte Mme Lacharité.Le 7 décembre, la SSVP invite la population à donner généreusement à sa guignolée, parrainée par La Presse, TVA, CKMF et le Groupe Jean Coutu, afin d'aider une fois de plus ces familles à passer un beau Noël.Comment?En apportant des denrées non périssables ou des dons en argent à La Presse et à TVA.La SSVP organise aussi chaque année une guignolée traditionnelle, qui se tiendra demain, pendant laquelle les bénévoles font du porte-àporte pour recueillir les dons.À Montréal-Nord, Josée Lacharité et Annie Hamel seront du nombre.Pas question pour elles de rester à la maison à attendre qu'on leur livre leur panier.Avec leurs enfants, elles veulent à tout prix mettre la main à la pâte.Parce qu'elles auront l'impression d'avoir en quelque sorte mérité leur panier, mais aussi parce qu'elles tiennent à transmettre «des valeurs de solidarité à leurs enfants», selon Annie Hamel.Devant ces deux femmes fières et énergiques, le mythe des assistés sociaux qui ne font rien pour s'aider en prend pour son rhume.Ceux qui pensent que les pauvres «abusent du système » ne connaissent certainement pas ces deux-là.Annie Hamel essaie de limiter ses demandes d'aide alimentaire à la période des Fêtes: «Le reste de l'année, j'essaie de m'organiser pour en laisser à ceux qui en ont plus besoin de moi.» Comme cette vieille femme qui quêtait à la sortie d'un commerce il y a quelques semaines et à qui la jeune femme a donné un dollar, toute la fortune qu'elle avait en poche.Les deux femmes n'hésitent d'ailleurs pas à donner ce qu'elles peuvent pour la guignolée.D'autres pourraient avoir besoin des vêtements qui ne font plus, des conserves qui ne plaisent pas aux enfants.Elles savent mieux que quiconque combien ces petits gestes sont précieux pour ceux qui n'arrivent pas toujours à manger trois repas par jour.À la paroisse Saint-Vital, près de 70 bénéficiaires participent à la guignolée traditionnelle de la SSVP en passant de porte en porte.«Ils sont moins mal à l'aise de recevoir leur panier», explique Francine Matteau, responsable de l'accueil Saint-Vital.Cette petite femme pleine d'entrain est le coeur et l'âme de l'accueil Saint-Vital.Mme Matteau s'est d'ailleurs donné pour mission d'enseigner aux jeunes la signification du mot entraide : les élèves de l'école primaire René- Guenette et de l'école secondaire privée Marie-Clarac font chaque année du bénévolat au comptoir de la rue Monselet.Les personnes âgées donnent aussi de leur temps lorsqu'elles le peuvent: une femme de 80 ans a passé des mois à tricoter des dizaines de petites tuques et de petites mitaines qui seront ajoutées dans les paniers de Noël.«Il n'y a pas de raison de ne pas donner.Si chaque personne donnait une seule boîte de conserve, on pourrait aider plus de gens», conclut Annie Hamel.PIERRE GINGRAS LE JOURNAL La Presse et la Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie lancent aujourd'hui le concours « La Presse en fleurs », une compétition amicale lancée à tous les amateurs de plantes d'intérieur, du cactus aux orchidées en passant par les plantes vertes, les violettes africaines, les amaryllis ou encore, les bonsaïs.Selon le président de la Fédération, René Paquet, il s'agit d'une première au Québec en matière d'horticulture, notamment par son envergure.Le concours implique tous les comités d'embellissement et sociétés d'horticulture participants qui organiseront pour l'occasion une sélection locale des plantes les plus intéressantes présentées par leurs membres ou le public.« Dans la grande majorité des cas, le concours permettra pour la première fois à de nombreuses sociétés de se familiariser avec ce type de compétition.Et les critères de sélection seront uniformisés dans tout le Québec », fait valoir M.Paquet.Les amateurs de plantes sont invités à remplir un coupon de participation (voir en page J13) qui sera publié à six reprises dans La Presse, ce qui leur donnera le droit d'inscrire jusqu'à trois plantes de leur choix pour une première sélection qui aura lieu au cours de la dernière semaine du mois de mars 2001.Il n'y a aucuns frais de participation.Toutes les plantes primées dans chaque société seront livrées au Jardin botanique de Montréal où les élèves et les professeurs de l'école d'horticulture Louis-Riel les prendront en charge.Le 29 mars, un grand jury formé de spécialistes détermineront les 20 plantes les plus intéressantes dans chacune des catégories, plantes qui seront ensuite exposées du 30 mars au 1er avril au Salon Fleurs, Plantes et Jardins, à la place Bonaventure.Les 240 plantes primées seront alors disposées et aménagées selon leur catégorie par les élèves de Louis-Riel, dans le cadre de leur enseignement.Un voyage en Europe pour deux personnes sera offert par tirage au sort parmi ces gagnants alors que cinq autres circuits horticoles (aux Jardins de Métis et au domaine Joly de Lotbinière) et des volumes d'horticulture seront aussi offerts par tirage à tous les participants au concours.Pour La Presse, l'initiative est une façon de remercier ses lecteurs friands d'horticulture tout en amenant d'autres amateurs à lire le quotidien qui, parmi tous les journaux du Québec, publie le plus grand nombre de textes consacrés au jardinage, a indiqué le directeur de l'information, Yves Bellefleur.« Voilà quelques années que La Presse s'est engagée sur la voie du jardinage, dit-il.Depuis janvier, par exemple, nous avons publié plus de 150 textes et presque 300 photos couleur de fleurs ou de plantes sur le sujet.Et nos lecteurs nous témoignent de leur intérêt.» Selon le président de la Fédération, « La Presse en fleurs » sera l'occasion pour les sociétés d'entrer en contact avec de nouveaux amateurs de plantes et de leur faire vivre l'expérience agréable d'un concours horticole.Il y a fort à parier que plusieurs participants voudront devenir membres de ces organisations, estime M.Paquet.« L'objectif de la Fédération est faire la promotion de l'horticulture ornementale auprès de nos membres et du public.Pour nous, il s'agit à la fois d'une occasion et d'un défi unique », fait-il valoir.La Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie compte 384 organismes affiliés qui regroupent environ 80 000 membres.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Josée Lacharité (à gauche) et Annie Hamel, deux mères de famille qui ont décidé de participer à la guignolée de la SSVP.Jusqu'à épuisement des stocks.Achat en personne seulement.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Pas de revendeurs S.V.P.Les dimensions sont approximatives.Assemblage requis pour certains articles.SUPER PRIX le jeu l'ens.Jeu de 100 lumières à effet de glaçons.Ampoules incolores avec fil blanc ou vert.Ampoules rouges, vertes ou bleues et fil blanc.51-2503X Ruban lumineux Jeu de 150 lumières pouvant être enroulées autour des arbres, balustrades, etc.Choix d'ampoules multicolores ou incolores avec fil vert ou blanc.51-2625X TRÈS BAS PRIX ! Ruban lumineux à 8 fonctions.Ampoules multicolores; fil blanc ou vert.51-2629X.Ens 16,99 Liquidation de lumières de Noël SUPER PRIX LF00-1830g 6LP0501A1202 a5 samedi 6LP0501A1202 ZALLCALL 67 01:19:33 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Ma fille est un cigare aux choux Je sais, c'est un titre étonnant.Mais on vit une époque très étonnante, savezvous, et finalement, vous allez voir, mon titre colle d'assez près à la réalité.Je viens justement de parler à ma fille.Elle est à l'hôpital Sainte-Justine où elle a donné naissance à un bébé fille qui va sans doute s'appeler Louise.J'aime bien Louise.En tout cas pour une fille je trouve que Louise c'est mieux que Lucien.T'as passé une bonne nuit ?Épouvantable ! Des difficultés pour allaiter.Elle ne veut pas que j'en parle, mais je suis obligé pour expliquer.Le bout de ses seins est rentré au lieu d'être sorti.Fait que le bébé regarde ça, pis il se dit merde, c'est pas un sein, c'est un nombril.Je suis tombé sur une conne qui me fait téter son nombril.Et de rage Ð et de faim Ð il part à brailler.Et la mère souffre aussi.Elle a des montées de lait qui lui font paraît-il très mal.Ils t'ont donné des calmants ?Non.Ils m'ont mis des feuilles de chou sur les seins.Des feuilles de chou ?Oui du chou.Le légume.Les premières feuilles, les plus grandes.Ils enveloppent chaque sein dans une feuille.Pis voilà.Tu me niaises ?Pas du tout.J'avais tellement mal que je leur ai demandé de me faire des compresses d'eau chaude.Il y trois ans, à mon premier bébé à l'hôpital Notre-Dame, j'avais eu des compresses d'eau chaude.Quand j'ai demandé ça cette nuit, les infirmières m'ont regardée comme si j'étais une demeurée.Des compresses d'eau chaude ?On ne fait plus ça madame.C'est pas bon.Ça empire le mal.Ici à Sainte-Justine on met des feuilles de chou.Permettez une petite parenthèse.On vit une époque déroutante.Qu'on pense à la médecine au laser, qu'on pense aux avancées de la génétique, c'est fabuleux, fantastique.sauf qu'il y a trois ans on mettait des compresses d'eau chaude sur les seins des parturientes qui avaient des montées de lait alors que c'est pas bon du tout.Maintenant on met des feuilles de chou.Et dans trois ans quand ma fille ira accoucher de son troisième bébé on saupoudrera ses seins de poudre de perlimpinpin.Elle s'en étonnera : plus de feuilles de chou ?Ils la regarderont comme si c'était une demeurée : « Des feuilles de chou ?On n'est pas à Tombouctou ! » Finalement tu vas l'allaiter au sein ou non ?Je vais essayer avec un truc.Un truc ?Une trayeuse ?Si tu veux appeler ça de même.Tu vas en acheter une ?Ça se loue.Est-ce que je peux te donner un conseil, ma fille, même si je ne suis pas infirmière ?Tu vas d'abord prendre les feuilles de choux qui sont sur tes seins, mets-les de côté, on les donnera plus tard aux lapins.Ensuite tu vas mettre tes seins dans un truc qui s'appelle un soutien-gorge.Ça s'attache dans le dos.Tu places bien comme il faut les petites bretelles sur tes épaules, tu passes un pull par-dessus, ton manteau, ta tuque, tu files chez Jean Coutu, et tu dis bonjour monsieur, je voudrais un biberon s'il vous plaît.Le contenu Cette chronique, je parle en général, par forcément de celle-ci, cette chronique pourtant déjà très riche en contenu, s'enrichit d'une nouvelle rubrique qui reviendra épisodiquement et qui s'intitule : Le mot du samedi.Mais des fois ce sera le mardi.Alors ça s'appellera le mot du mardi.Vous me suivez ?Aujourd'hui nous nous intéressons justement au mot CONTENU.On vit une époque formidable pour le contenu.Dans mille ans, quand les historiens parleront de notre époque, ils diront : c'était une époque obsédée par le contenu.Tout le monde voulait du contenu.Les gens cherchaient du contenu avec la même fièvre qu'ils avaient cherché de l'or au début du siècle précédent.Quand Bell qui vend du câble téléphonique a acheté CTV, elle a acheté du contenu.Quand Disney qui fabrique des petits morrons a acheté ABC, elle a acheté du contenu.Quand AOL qui est un espace particulier sur Internet a acheté le Time Magazine, elle a acheté du contenu.Quand General Electric qui fabrique des toasters a acheté NBC, elle a acheté du contenu.Avant, les gens fabriquaient d'abord du contenu et cherchaient ensuite un contenant pour le mettre dedans.C'est comme ça qu'ils ont inventé l'imprimerie, le cinéma, le téléphone, Internet.Maintenant, c'est le contraire.Les gens fabriquent d'abord des grandes boîtes, des grands sacs sans avoir aucune crisse d'idée de ce qu'ils vont bien pouvoir mettre dedans.Mais ils finissent par trouver.Avant le contenu, c'était la substance.Maintenant le contenu c'est ce qu'il y a dans le contenant.Un gagnant J'étais à Jasper quand j'ai entendu à la radio que le Canadien avait remplacé Vigneault.J'étais content pour lui que ce soit fini.La chute des entraîneurs du Canadien tient souvent de la curée, la bête est blessée, la meute le cerne, cela sent le sang et la lâcheté.Bref, voici le nouveau, Michel Therrien.Tout ce que je sais de lui c'est ce que j'ai lu dans La Presse de mercredi.Page deux du cahier des sports, mon collègue Mathias Brunet cite Georges Laraque, un joueur des Oilers d'Edmonton.Laraque a fait sa carrière junior au Québec, il connaît bien Michel Therrien.Il a joué pour lui et contre lui.« J'avais 16 ans.J'arrivais des rangs midgets.C'était un de mes premiers matches dans les rangs juniors.Ce soir-là mon équipe affrontait une équipe que dirigeait Michel Therrien.Pendant l'échauffement il n'a pas cessé de me traiter de peureux, de me crier que je n'oserais pas affronter son dur à cuire Sylvain Blouin qui était la terreur de la ligue.chaque fois que je regardais en direction de son banc il me fixait et continuait de me traiter de peureux.j'en ai eu assez je me suis battu avec Blouin.J'ai reçu toute une correction, J'ÉTAIS ÉTENDU SUR LA GLACE LE NEZ ENSANGLANTÉ.ce jourlà, il a failli mettre fin à ma carrière.» N'importe quel adulte en autorité, prof, moniteur, entraîneur dans un autre sport que le hockey, qui abuserait ainsi d'un adolescent, serait aussitôt envoyé devant les tribunaux.Précisons que Laraque (un jeune homme pourtant brillant) a raconté cette anecdote non pas pour accabler Therrien, mais au contraire pour dire quel gagnant extraordinaire le Canadien vient d'embaucher.Un gagnant ?C'est possible.Ce ne serait pas le premier vigoureux abruti à faire illusion dans cette ligue où il ne pleut guère de génies.Un fonds pour venir en aide à Lorraine Pagé Boutique Lalique chez (514) 843-3000 Presse Canadienne LA CENTRALE des syndicats du Québec (CSQ, auparavant CEQ) a mis sur pied un fonds de soutien pour aider son ancienne présidente, Lorraine Pagé, à payer les quelque 20 000 $ que lui a coûté sa défense contre des accusations de vol à l'étalage.Une lettre, envoyée à la mi-novembre par le Conseil exécutif de la CSQ, appelle à la solidarité des destinataires en leur demandant de contribuer à un fonds de soutien, « compte tenu du verdict d'acquittement rendu par la Cour supérieure (et) des sommes considérables investies par la personne concernée ».La CSQ écrit par ailleurs que « la couronne a agi de façon acharnée et injustifiée » dans cette affaire, estimant qu'« une personne n'exerçant pas une fonction de dirigeante syndicale n'aurait pas eu à traverser toutes ces épreuves ».Le secrétaire-trésorier de la CSQ, M.Alain Pélisssier, a indiqué en entrevue que cette initiative revêtait en fait un caractère familial et volontaire.« Nous avons transmis la lettre à nos syndicats affiliés, à nos employés de Montréal et Québec et à une trentaine de personnes ayant travaillé avec Mme Pagé », at- il précisé.DÉBARRASSEZ LE PLANCHER! Quand Fillion change d'adresse, c'est vous qui débarrassez le plancher! Profitez-en pour partir avec les meilleures marques à des prix qui déménagent.Jusqu'à épuisement des stocks VENTE DE DÉMÉNAGEMENT 5730, rue Sherbrooke Est :::: Près du stade Olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca :::: Dès janvier 2001, à un coin de rue vers l'ouest 6LP0601A1202 A061202 6LP0601A1202 ZALLCALL 67 01:22:30 12/02/00 B UNIVERSITÉS Québec débloque 323 millions additionnels NORMAN D E L I S L E QUÉBEC Ð Le budget des universités augmentera de 323 millions au cours des trois prochaines années, a annoncé hier le ministre de l'Éducation, François Legault.Il s'agit d'une hausse de 25 % en trois ans, qui portera les investissements du gouvernement québécois dans les universités de 1,265 milliard à 1,588 milliard.Le financement des universités sera par ailleurs relié à leur signature avec le ministère d'un contrat de rendement.Déjà 17 des 18 universités québécoises sont en négociation avec le ministère au sujet du contenu de ce contrat.« L'argent sera versé lorsque les contrats de performance seront signés », a dit M.Legault.Seule l'Université du Québec en Abitibi n'a pas encore entrepris ses négociations dans ce dossier.D'autres universités par contre sont sur le point de signer publiquement leur contrat avec l'État.Selon le nouveau plan de financement, le budget des universités augmentera de 120 millions cette année et de 180 millions l'an prochain.La troisième année, l'augmentation atteindra 323 millions.Les effets bénéfiques de ces réinvestissements ont déjà commencé à se faire sentir : des postes d'enseignants universitaires sont régulièrement publiés dans les quotidiens du Québec depuis quelques temps, a signalé le ministre Legault.Les nouvelles modalités des subventions tiendront compte de plusieurs facteurs, dont le poids relatif des programmes d'études.Par exemple, on tient compte qu'un étudiant en médecine coûte plus cher qu'un étudiant en droit.Par ailleurs, des mesures favoriseront les universités installées en région, pour tenir compte de leur vocation régionale.Cinq composantes de l'Université du Québec se partageront ainsi 23 millions.Des mesures plus spécifiques seront mises en place : les subventions pour les étudiants en maîtrise grimperont de 600 $ à 1000 $ et pour le doctorat, de 1000 $ à 7000 $.Un régime de bourses pour la poursuite des études à l'étranger sera instauré.L'enveloppe de 10 millions devrait permettre des bourses pouvant aller jusqu'à 1000 $ par mois.Par ailleurs, pour encourager le financement des fonds de dotation des universités, le gouvernement investira 0,25 $ pour chaque dollar qu'une entreprise ou qu'un individu versera, jusqu'à un maximum d'un million par université.Le ministre Legault a expliqué que la nouvelle politique de financement des universités avait été adoptée par le Conseil des ministres à sa dernière séance régulière.Jusqu'à maintenant, les universités étaient financés par des subventions établies à partir de « bases historiques », c'est-à-dire uniquement sur la base des subventions versées l'année précédente.Heures de magasinage des fêtes Lun- ven 10 h - 21 h Sam 9 h - 17 h Dim 10 h - 17 h AUTOROUTE 440 Chomedey, Laval, en face du Carrefour Laval à côté du Yellow Plus BOUL.DECARIE angle Jean Talon Metro Namur LE FAUBOURG - STE.CATHERINE 11449999$$ $$$ Cour.$459.99 Courant jusqu'à $29.99 3x3 1.99$ 3x6 3.99$ 3x9 5.99$ 4x4 4.99$ 6x6 7.99$ 11449999$$ 77 $$ Rabaiis Des rabais juste au bon moment! Cour.$599.99 Offre de lancement! Obtenez une marmite 16 pintes assortie, à 2244 $$ l'achat d'une batterie Carrera 10 pièces Solde dddeee NNNoooëëëlll Cour.$59.99 Lampe tempête 8 1/2 po en fer forgé et verre Cour.$24.99 Service de vaisselle de Noël 47 pièces pour 8 Avec insemble d'accessoires 5 pièces et Cour.cafetière $249.99 Coutellerie 72 pièces Avec coffret de luxe GRATUITE! MARMITE Batterie Carrera 10 pièces Acier inox lourd 18/10 IMPORTATEURS D'ARTICLES MÉNAGERS DE QUALITÉ Faites vite pour profiter du meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.VALEUR DE $100 Bougies cylindriques ivoires Ens.pour pâtes 5 pièces en acier inox 18/10 Fabriquée à Soligen Service pour 12 Location de 48 mois pour le Pathfinder XE 2001 (5CLG51 AA00).Acompte ou échange équivalent de 4995$.Limite de 24000 km par année avec 0,08$/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit par NCFI.Taux de financement de 4,8% à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.\u2020D'après des comparaisons avec l'année-modèle 2000.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 DOMPTEZ NOS 250 CHEVAUX SAUVAGES MOTEUR V6 DE 250 CHEVAUX \u2014 LE PLUS PUISSANT DE SA CATÉGORIE \u2020 RADIO AM/FM/DC AVEC 6 HAUT-PARLEURS 100 WATTS JANTES EN ALLIAGE 16 PO SYSTÈME ANTIVOL ET ANTIDÉMARRAGE AVEC CLÉ À PUCE DISPOSITIF ANTI-BLOCAGE DES ROUES « TOUT TERRAIN » CLIMATISEUR ENSEMBLE ÉLECTRIQUE DIFFÉRENTIEL AUTOBLOQUANT ARRIÈRE TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 399$ LOCATION 48 MOIS OU FINANCEMENT À PARTIR DE 4,8% PAR MOIS TOUJOURS PLUS LOIN. 6LP0701A1202 a07 actus sam 2 d cembre 6LP0701A1202 ZALLCALL 67 01:23:24 12/02/00 B La mission STS-97 est prête pour l'amarrage MARIE TISON Presse Canadienne CAP CANAVERAL Ð Les membres de la mission STS-97 ont passé la journée d'hier à préparer la navette spatiale Endeavour pour l'amarrage à la station spatiale internationale.Sitôt cette opération effectuée, cet après-midi, l'astronaute québécois Marc Garneau utilisera le bras télémanipulateur canadien pour retirer de la soute une précieuse cargaison : une poutrelle à laquelle sont attachés les premiers panneaux solaires de la station.Il s'agira d'une opération délicate puisque M.Garneau n'aura pas une vue directe : il devra utiliser un système de vision spatiale, de conception canadienne, faisant appel à des caméras et des cibles placées sur la navette et les éléments à déplacer.M.Garneau a profité de sa première journée en orbite pour vérifier le fonctionnement du bras télémanipulateur et du système de vision.Sur Terre, le frère de Marc Garneau, Philippe, a avoué hier qu'il aurait bien aimé être à sa place à bord d'Endeavour.« Je lui envie surtout la chose que personne ne peut partager avec lui, soit ce qu'il voit, a-t-il déclaré au cours d'une entrevue accordée dans un hôtel à proximité du Centre spatial Kennedy.J'aimerais bien avoir ses yeux et ses oreilles.» Philippe Garneau, propriétaire d'une firme de marketing et de publicité à Toronto, a affirmé qu'il avait toujours rêvé d'aller dans l'espace.« Je n'ai pas dirigé mes intérêts vers des études scientifiques parce qu'à l'époque, être astronaute, ce n'était pas une option pour les Canadiens », a-t-il déclaré.Astronaute L'astronaute canadien Bob Thirsk, rencontré jeudi soir immédiatement après le lancement de la navette, a également admis qu'il enviait Marc Garneau.Thirsk, qui a effectué une mission spatiale en 1996, a déclaré que le décollage d'Endeavour, à 22 h 06 jeudi soir, avait été presque parfait.« Chaque fois que je vois cette puissance, cette colonne de fumée et de flammes, je me dis qu'il ne peut pas y avoir d'êtres humains à bord, a-t-il raconté.Mais oui, il y en a, j'ai des amis à l'intérieur et j'aimerais être là aussi.» Philippe Garneau s'est montré tout aussi enthousiaste, même s'il s'agissait de la troisième mission de son frère.« Cette fois, la nuit nous a fait du grand spectacle, a-t-il déclaré.À l'époque des grands shows d'Hollywood et de Steven Spielberg, c'est quelque chose qui les laisse dans l'ombre.» Marc Garneau s'est trouvé aux premières loges puisque qu'il se trouvait dans la cabine de pilotage au lancement.En tant qu'ingénieur de bord, il devait voir à ce que tout se passe comme prévu et être prêt à intervenir en cas de pépin.Seuls deux incidents mineurs ont marqué la journée du lancement.En après-midi, on a découvert qu'une attache métallique mal fixée risquait de se détacher au décollage et d'endommager la navette.Il a fallu l'enlever.Quelques heures avant le décollage, un feu de broussaille, rapidement maîtrisé, a éclaté à proximité de la plate-forme de lancement.Il pourrait avoir été causé par des étincelles provenant de la flamme brûlant l'excès de carburant.Le directeur des lancements de navette du Centre spatial Kennedy, Mike Leinbach, a hasardé une autre explication : un oiseau qui se serait aventuré un peu trop près et qui aurait grillé sur place.Photo ASSOCIATED PRESS Brent Jett, le commandant de la navette Endeavour, en plein travail.2159, rue Sainte-Catherine Est, Montr.al H2K 2H9 M.tro Papineau T.l.: (514) 524-1106 Solde en vigueur jusqu Õau 10 d.cembre 2000 ou jusquÕ.puisement de la marchandise.Les produits peuvent diff.rer des modles illustr.s.PANTALON ISéRE LA CORD.E ¥ Ext.rieur de nylon trs r.sistant .l Õeau et respirant; ¥ fermeture .glissire pleine longueur sur les c.t.s; ¥ taille ajustable avec bandes de velcro; ¥ .lastique .la taille; ¥ gutres int.gr.es; ¥ braguette; ¥ deux poches avec fermeture .glissire; ¥ disponible en noir seulement, dans les tailles TP .TTG.BOTTES ISOL.ES SNOWMONKEY SALOMON (-18OC) ¥ Tige de cuir pleine fleur nubuck avec bandes pare-chocs; ¥ bottes isol.es de Thinsulate, de laine polaire et d Õune membrane Clima Dry; ¥ disponibles pour hommes et femmes.50$ Sp.cial 9995$ R.gulier 149,95 $ .conomisez 10$ Sp.cial 14995$ R.gulier 159,95 $ 6LP0801A1202 a8 samedi 02 d cembre 6LP0801A1202 ZALLCALL 67 10:28:44 12/05/00 B Le nouveau bras canadien, reproduit fidèlement par un artiste, en pleine action sur la Station spatiale internationale.L'astronaute canadien Chris Hadfield aura pour mission de l'y amarrer en avril prochain.Mission délicate pour Chris Hadfield O L I V I E R - L O U I S ROBERT collaboration spéciale LE 22 AVRIL PROCHAIN, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Chris Hadfield et son coéquipier Scott Parazynski, après être sortis dans la soute d'Endeavour, se transporteront sur la paroi du module Destiny, là où aura été accrochée quelques heures plus tôt la palette Spacelab contenant le bras canadien de la station spatiale.Le premier geste Ð crucial Ð qu'ils feront sera de brancher des câbles électriques au bras robotique afin de le réchauffer.Puis le colonel Hadfield, reconnaissable aux bandes rouges sur les cuisses de son scaphandre blanc le désignant comme le chef de la sortie extravéhiculaire, commencera à dévisser les quatre boulons qui retiennent le bras à son berceau.Simple ?C'est pourtant une des tâches les plus délicates qu'il aura à faire, en tout cas celle qui semble le préoccuper le plus.Au lendemain d'un de ses nombreux entraînements dans l'immense piscine du Sonny Carter Training Facility au Centre spatial Johnson, à Houston, celui qui marquera l'histoire spatiale en devenant le premier Canadien à marcher dans l'espace, s'en est ouvert à La Presse.« Le problème avec ces boulons, c'est que nous ne pourrons pas savoir s'il y en a un de coincé avant qu'il ne soit trop tard.Les conséquences pourraient alors se révéler désastreuses s'il devenait impossible de détacher le bras de cette structure qui le supporte dans la palette Spacelab.» C'est là un des nombreux défis que les deux scaphandriers de l'espace auront à résoudre et qui expliquent pourquoi ils passent tant de temps en entraînement.Parmi leurs autres tâches, ils auront à déplier les éléments du bras robotique, les boulonner les uns aux autres, puis brancher le bras au module Destiny avant qu'il ne soit activé par un des astronautes de l'équipage d'Expédition- 2.Se consacrant entièrement à sa mission, Chris Hadfield a non seulement abandonné ses fonctions de chef des capcoms dans la salle de contrôle de mission, il a aussi transmis ses responsabilités de chef des astronautes canadiens à sa collègue Julie Payette.Au cours du vol d'assemblage STS-100/ISS-6A, le colonel Hadfield et ses six coéquipiers d'Endeavour (le commandant Kent Rominger, le pilote Jeff Ashby, les astronautes américains Scott Parazynski, l'astronaute italien de l'ESA Umberto Guidoni, ainsi que le Russe Youri Lonchakov) auront d'abord pour mission d'installer le télémanipulateur de la station spatiale.Ensuite, ils auront à transférer le contenu du module logistique italien Raffaello dans le laboratoire Destiny.Enfin, ils installeront une antenne UHF pour les communications espace-espace.Le nouveau bras, fierté de l'industrie aérospatiale canadienne O L I V I E R - L O U I S ROBERT collaboration spéciale Dans le grand hall d'intégration de la station spatiale du Bâtiment SSPF au Centre spatial Kennedy, en Floride, il dort, recroquevillé confortablement dans son berceau.Ayant subi une batterie de tests de compatibilité et d'essais environnementaux depuis plus d'un an, le bras télémanipulateur de la station (on y réfère par son acronyme anglais SSRMS - Space Station Remote Manipulator System) peut maintenant se reposer à l'intérieur de la palette Spacelab qui l'abrite.Les derniers essais vidéo des quatre caméras qui l'équipent ont été complétés il y a quelques jours à peine.Le SSRMS, premier élément du Système d'entretien mobile (MSS), la contribution officielle du Canada à la station spatiale internationale, doit être lancé le 19 avril prochain, à bord de la navette Endeavour.Ce Canadarm de deuxième génération, un bras robotique de 17 mètres de long, capable de manipuler dans l'espace une masse de 116 000 kg, est doté d'une caractéristique unique, celle de pouvoir s'attacher ou se détacher par ses deux extrémités préhensiles.Dans la séquence d'assemblage de la station, le SSRMS doit être livré juste après l'arrivée du module-laboratoire Destiny.« Son rôle sera critique puisque tant qu'il ne sera pas à l'oeuvre sur la station, on ne peut continuer d'y assembler les prochains éléments », affirme Alain Dubeau, gestionnaire du Programme canadien de la station spatiale à l'Agence spatiale canadienne.Le laboratoire américain restera le port d'attache du grand bras robotique canadien jusqu'à l'arrivée sur la station, en 2002, du deuxième élément du MSS, la Base d'entretien mobile télécommandée (MBS), une plate-forme mobile qui se déplacera sur des rails fixés le long de la travée centrale.« Le MBS est arrivé au Centre spatial Kennedy au début de septembre et ses essais de compatibilité avec les autres éléments de la station devraient être complétés fin avril, début mai », précise M.Dubeau qui, manifestement, est heureux du développement harmonieux du programme canadien.Quant au troisième élément du segment spatial du MSS, il s'agit du Manipulateur agile spécialisé (SPDM), un robot amovible plus petit, doté de deux mains, pouvant être placé à l'extrémité du grand bras de la station pour l'exécution de tâches plus complexes ou plus délicates.« L'intégration du SPDM est complétée à 90 % et l'Agence prévoit le lancer le robot officiellement l'été prochain.» Il faut noter que l'effecteur de raccordement du robot ainsi que les amplificateurs de puissance qui contrôlent ses 15 articulations ont été conçus et développés par la société EMS Technologie Canada (anciennement Spar Aérospatiale), de Sainte-Anne-de- Bellevue.D'ailleurs, dans des contrats séparés ne faisant pas partie du programme canadien de la station spatiale, EMS fournit également d'autres éléments de la Station spatiale internationale.En octobre dernier, les astronautes de Discovery ont installé la charpente Z-1 avec ses deux systèmes d'antennes de communications construits par la firme montréalaise.Le premier système comprend une antenne en bande Ku de 187 cm de diamètre pour les communications vidéo ou à haut débit de données.Le second est doté d'une antenne-cornet en bande S à gain élevé, destinée aux communications vocales.C'est d'ailleurs ce système, de la taille d'un homme, qui sera déménagé à la main par les astronautes Joe Tanner et Carlos Noriega, la semaine prochaine.Par ailleurs, MD Robotics de Brampton, en Ontario, le maître d'oeuvre industriel du Système d'entretien mobile, a livré à la NASA des postes de travail robotique (RWS).Un premier de ces postes de pilotage du MSS est déjà installé dans le laboratoire Destiny.Plus tard, il y en aura un deuxième dans la coupole d'observation.Le segment terrestre du MSS est logé au Centre spatial John Chapman de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.C'est là, au Centre d'opérations du MSS, que se trouvent la salle de contrôle du système robotique ainsi que les installations d'entraînement et de simulation.« On n'est pas peu fier des compliments reçus par nos partenaires pour la qualité de l'entraînement qu'ont subi jusqu'ici plusieurs équipages de la station », déclare M.Dubeau.Depuis le mois de mars, six astronautes américains et deux cosmonautes russes des équipages Expédition-2, 3, 4 et 5 ont reçu leurs « ailes » qui les qualifient en tant qu'opérateurs du SSRMS.« On peut même dire qu'on a établi de nouveaux standards d'entraînement et ces astronautes, qui sont pour la plupart d'anciens pilotes militaires, en sont enchantés.» Le programme spatial russe manque de fonds O L I V I E R - L O U I S ROBERT collaboration spéciale HOUSTON Ð L'immense site de lancement de Baïkonour, au Kazakhstan, là où se sont écrits certains des chapitres les plus glorieux de l'histoire spatiale des hommes, est en piètre condition.C'est ce que nous avons lors du lancement du module Zvezda en juillet dernier.Tout le long du trajet menant de l'aéroport au site d'où les invités pouvaient observer l'événement, ce ne sont que structures rouillées, véhicules abandonnés, bâtiments aux fenêtres brisées, cheminées à demi-effondrées.Parmi cette désolation, il y a pourtant quelques îlots de modernisme, dont le hall d'intégration ultra-sophistiqué de la fusée Proton ou les installations de la fusée Soyouz.Un spectacle affligeant, à l'image du programme spatial russe qui arrive à faire des miracles malgré un financement anémique.Anatoly Kiselev, patron de la firme Khrunichev, celle qui fabrique la fusée Proton et qui a construit le module de service Zvezda, affirmait récemment que la poursuite des futurs travaux de sa firme en rapport avec la station spatiale dépendraient d'une injection régulière de fonds gouvernementaux.« Maintenant que nous avons livré la marchandise dans des conditions financières incroyablement difficiles, nous espérons que ces fonds se matérialiseront rapidement.Khrunichev travaille actuellement sur trois projets reliés à la station spatiale : un nouveau module d'amarrage, similaire dans ses fonctions au noeud de connexion Unity ; une version améliorée du vaisseau de ravitaillement Progress ; enfin, en collaboration avec Boeing, un module commercial basé sur le design du module Zaria.Même son de cloche du côté d'Energia, la plus importante compagnie spatiale au monde.Son directeur général, Youri Semenov, reconnaît les responsabilités de sa société envers la station spatiale mais craint tout de même que la situation actuelle, alors que le gouvernement russe lui doit plus de 130 millions, puisse avoir un impact négatif sur la contribution d'Energia à l'ISS.C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la récente décision de détruire la station Mir, à la fin de février prochain.Le joyau de la couronne spatiale russe était en quelque sorte une police d'assurance qu'il fallait conserver en orbite au moins jusqu'à l'arrivée du premier équipage permanent de la station spatiale.Et la Russie n'a pas les moyens de financer parallèlement une station qui, de toute manière, a dépassé sa durée de vie utile de plus de dix ans.Qu'arrivera-t-il des projets mis de l'avant par Mir Corp, une société américaine détenue à 60 % par Energia ?Jefferey Manber, son président, est bien branché à Hollywood.En octobre, il concluait un accord avec Mark Burnett, le producteur de la série télévisée Survivor, pour la création d'une émission de même type, intitulée Destination Mir, au cours de laquelle le gagnant d'une sélection éliminatoire se verrait offrir l'entraînement pour se rendre sur Mir.Même si la vieille station russe plonge, comme prévu, dans l'océan Pacifique, le projet de Mir Corp pourrait éventuellement se réaliser sur le segment russe de l'ISS.Par exemple, en incorporant le gagnant de l'émission à l'équipage d'un vol Soyouz-Taxi.Il s'agit de vols conçus pour remplacer le vaisseau Soyouz amarré à l'arrière de Zvezda, et qui ne peut demeurer en orbite plus de six mois.ÐFINÐ Photo AP Le règne de Mir tire à sa fin. 6LP0901A1202 6LP0901A1202 ZALLCALL 67 01:19:44 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 9 FUSIONS MUNICIPALES Pas de répercussions sur les chauffeurs de taxi DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les propriétaires de taxi n'auront pas à subir les contrecoups des fusions municipales : les zones actuelles seront conservées pour s'assurer de maintenir la valeur des permis \u2014 qui fluctue beaucoup selon le secteur d'exploitation.Hier, le ministre des Transports, Guy Chevrette, a promis une série d'amendements importants à son projet de loi 163 sur l'industrie du taxi, essentiellement pour calmer les appréhensions manifestées par les propriétaires.« On va aller mollo sur la redéfinition des territoires.Celui qui a payé 60 000 $ pour un permis ne veut pas perdre cette plus-value », a expliqué M.Chevrette.Comme la veille à l'Assemblée nationale, M.Chevrette n'a pas été tendre envers cette industrie.Dans l'ensemble, les services sont convenables, hormis dans des secteurs comme le centre-ville de Montréal où les véhicules sont souvent inacceptables.« Il y a des poches de résistance où on se fout carrément de la qualité des services, où on fait rouler des minounes en décomposition », a-t-il lancé, pointant le centre-ville de Montréal.« On entend parler de cas où un chauffeur allait louer des pneus neufs pendant deux heures pour aller subir l'inspection, et remettre ses pneus bien unis.(usés) par la suite », de dénoncer M.Chevrette.« Deux choses ne sont pas négociables, la sécurité des passagers et la qualité du service », a dit M.Chevrette.Les propriétaires craignaient \u2014 au sein d'une future association professionnelle \u2014 devoir se plier aux volontés des chauffeurs qui louent les véhicules.Or, l'association qui réunit chauffeurs et propriétaires ne pourra prendre des décisions sur le parc de véhicules qui relèvent uniquement des propriétaires.« On ne laissera pas pour compte 11 000 chauffeurs locataires, mais ils n'auront pas le pouvoir de gérer le business des 7000 propriétaires qui ont acheté leur auto », de résumer M.Chevrette.Aussi M.Chevrette maintiendra le moratoire sur la délivrance de nouveaux permis \u2014 son projet de loi ne prévoyait pas l'abolition.Des exceptions seront possibles pour octroyer des permis dans certaines régions où il manque de véhicules.Les libéraux accusés d'avoir manqué de courage devant les syndicats PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La ministre d'État au Travail et à l'Emploi, Diane Lemieux, a rabroué, hier, les porteparole libéraux aux affaires municipales en les invitant à avoir le courage politique de critiquer ouvertement et en leur présence les chefs des grandes centrales syndicales.Accusée d'avoir fait preuve de trop de bienveillance, jeudi, lorsque les chef syndicaux se sont présentés devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 170, Mme Lemieux a souligné aux députés Roch Cholette (Hull) et François Ouimet (Marquette) que c'est elle et sa collègue des Affaires municipales, Louise Harel, qui ont dû poser les vraies questions et rechercher des engagements.Alors que le député de Hull remettait vivement en doute la bonne foi des syndicats qui, selon lui, appuient les fusions municipales à certaines conditions auxquelles le gouvernement donne l'impression de vouloir se soumettre, Mme Lemieux a répliqué sur le même ton.« Il aurait été fort intéressant, at- elle lancé, que le député de Hull ait eu autant de tonus, hier (jeudi), lorsqu'il était devant les syndicats.« Le député de Hull, a précisé la ministre, était en commission parlementaire avec nous.Il sait très bien qu'il y a plusieurs organisations syndicales qui sont très inconfortables avec le fait que le gouvernement ait décidé que cette démarche de réorganisation municipale devait être encadrée au chapitre des relations de travail.» La ministre du Travail a souligné qu'elle aurait alors aimé entendre le critique libéral appuyer ses propos lorsqu'elle a affirmé devant les chefs syndicaux « que le gouvernement ne céderait pas et qu'il y aura une démarche d'intégration des conventions collectives même si plusieurs syndicats ne veulent pas de tels paramètres ».Lorsque le député de Marquette, François Ouimet, est revenu à la charge en rappelant que ce sont à ces syndicats, qui ont exercé des moyens de pression de nature criminelle depuis 1997, que le gouvernement s'apprête à livrer en pature la nouvelle ville de Montréal, c'est la ministre Louise harel qui, à son tour, a répliqué.« Le député de Marquette, a-telle relancé, ne faisait pas autant le brave hier (jeudi) alors que les vraies questions sont venues des députés du côté ministériel et que j'ai moi-même abordé la question du déficit de confiance que ressent la population à l'égard des pratiques syndicales municipales.» Pour la ministre du Travail, Diane Lemieux, « le vrai courage politique aurait été de poser ces questions devant les bonnes personnes et au bon moment ».« Comment voulez-vous que la population ait confiance, a-t-elle conclu, envers les hommes et les femmes politiques quand elle constate que les choses ne se disent pas au bon moment et devant les bonnes personnes.» QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE C'est un chaud parka avec doublure fausse fourrure rasée amovible.quand on l'enlève, c'est un parka léger.Une valeur vraiment exceptionnelle.Noir.Tailles régulières p.m.g.tg.et petites tp.et p.LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.149.95 RÉG.195.00 59.95 RÉG.85.00 Le détail mode de la saison.De petits clous en métal argent illuminent l'encolure et les poignets d'un pull en fin tricot bouclette.Noir.P.m.g.Un cadeau exclusif dans la boîte Simons, signé La Contemporaine.Une chemise en crêpe fluide imprimée du motif pure mode de la saison.Tons de gris et noir.6 à 16.Le prêt-à-offrir ! D'une valeur de votre choix, c'est le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.Disponible à toutes nos caisses.49.95 RÉG.65.00 GRATUITE ! La boîte-cadeau Simons vous est offerte avec tous vos achats de Noël HEURES D'AFFAIRES: PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE LUNDI AU VENDREDI 9H30 À 21H00, SAMEDI 9H30 À 17H00, DIMANCHE 10H00 À 17H00 SHERBROOKE LUNDI AU VENDREDI 9H30 À 21H00, SAMEDI 9H00 À 17H00, DIMANCHE 10H00 À 17H00 MONTRÉAL LUNDI AU VENDREDI 10H00 À 21H00, SAMEDI 9H30 À 17H00, DIMANCHE 12H00 À 17H00 6LP1001A1202 a10 actus sam 2 d cembre 6LP1001A1202 ZALLCALL 67 01:16:59 12/02/00 B Prochain épisode de la guerre diplomatique: le Sommet des Amériques NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Au Sommet des Amériques d'avril prochain, le premier ministre du Québec Lucien Bouchard devra avoir une occasion de rencontrer les 34 chefs d'État qui visiteront Québec, a réclamé hier la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin.« Il faut une rencontre de M.Bouchard avec l'ensemble des chefs d'État.C'est un minimum de courtoisie », a dit Mme Beaudoin hier, au lendemain d'un autre esclandre Québec-Ottawa en matière de relations internationales.Au Sommet de Québec, « on ne peut pas être à la table avec les autres chefs d'État car on n'est pas un pays souverain », a reconnu la ministre Beaudoin.Mais compte tenu que le Sommet se déroule à Québec, il serait normal que M.Bouchard puisse rencontrer les dirigeants étrangers qui seront sur place, estime la ministre des Relations internationales.Des sujets qui seront discutés à ce Sommet intéressent le Québec : notamment la diversité culturelle, l'éducation et la démocratie, a-telle précisé.Jusqu'à maintenant, les négociations ont échoué entre le gouvernement québécois et le représentant personnel du premier ministre Jean Chrétien, Marc Lortie, concernant la place du Québec à ce Sommet.Mme Beaudoin a accusé hier le gouvernement fédéral de tenter continuellement de mettre le Québec à l'écart des événements internationaux.Elle a cité le récent exemple de la présence du premier ministre Lucien Bouchard à la prestation de serment du nouveau gouvernement mexicain, à Mexico.M.Bouchard avait été personnellement invité par le président Fox mais l'invitation a été retirée subitement jeudi, à la suite de ce que le gouvernement québécois croit être des pressions fédérales.Mme Beaudoin a dit comprendre hier « l'embarras » des Mexicains qui ont nié l'affaire.Cette « attitude diplomatique est normale et compréhensible », a-t-elle estimé.Le premier ministre fédéral Jean Chrétien a nié tout rôle fédéral dans ce dossier mais la ministre Beaudoin estime que les diplomates canadiens en poste à Mexico ont agi en conformité avec les instructions qui leur ont été données dans le « petit catéchisme de M.Axworthy ».Selon la version québécoise, l'invitation mexicaine adressée à M.Bouchard pour participer à la cérémonie de passation des pouvoirs a été retirée 90 minutes après que l'ambassade canadienne à Mexico en a été saisie.« Les faits sont têtus.Je ne peux pas croire à une coïncidence », a dit la ministre québécoise.Québec a dressé une liste récente d'interventions fédérales destinées à nuire aux initiatives québécoises sur la scène internationale.Cette liste comprend, outre l'affaire de Mexico et celle du Sommet des Amériques d'avril prochain, les interventions suivantes : Ð le refus de transmettre une demande de rencontre que M.Bouchard voulait avec l'ancien président du Mexique, Ernesto Zedillo ; Ð l'organisation d'une mission économique fédérale parallèle à celle que menait le Québec dans les pays du Maghreb ; Ð le refus fédéral de collaborer à l'organisation d'une rencontre entre ministre Bernard Landry et la présidente de Panama ; Ð la fixation des dates de la prochaine mission d'Équipe Canada en Chine en février 2001 de façon à ce que le premier ministre Lucien Bouchard ne puisse y participer.Par ailleurs, l'incident mexicain a suscité les commentaires hier du chef de l'opposition aux Communes, Stockwell Day.« C'est une situation difficile parce que c'est une cérémonie qui est significative.J'ai demandé si on pouvait découvrir si c'est Jean Chrétien qui a dit non ou si il y a un un problème avec la délégation, mais je n'ai pas eu de réponse exacte », a déclaré M.Day, qui était de passage à Québec.5,3 L/100 km (53m/g) La SLI 2001 Mexique: Chrétien n'a rien à dire JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Par ses commentaires évasifs, Jean Chrétien a refusé hier de se mêler de la querelle entourant la présence de Lucien Bouchard aux cérémonies d'investiture du nouveau président du Mexique.Le premier ministre s'est borné à affirmer qu'il n'avait « rien à dire » et qu'il n'avait « rien à ajouter ».« Je l'ai dit hier », a-t-il expliqué, après avoir fait une apparition surprise à un colloque international organisé par le Conseil des arts du Canada.Pourtant, jeudi, il avait souligné qu'il n'était pas au courant des doléances de M.Bouchard.« Je viens d'apprendre cela, je ne pouvais pas le savoir.(.) Les accusations sont faciles, mais je suis obligé de plaider l'ignorance.» Vingt-quatre heures plus tard, son ignorance ne s'était apparemment pas dissipée.M.Chrétien n'a pas participé aux cérémonies d'intronisation de Vicente Fox, qui ont eu lieu hier à Mexico.C'est son ministre des Affaires étrangères, John Manley, qui y a pris part.Lucien Bouchard a annulé sa présence à l'événement après avoir été avisé à la dernière minute qu'il n'était plus invité à la cérémonie officielle mais qu'il devrait plutôt assister à sa retransmission en circuit fermé à l'Auditorium national mexicain.M.Bouchard a montré du doigt le gouvernement fédéral en l'accusant d'avoir fait des pressions auprès du gouvernement mexicain, par l'intermédiaire de son ambassade à Mexico, pour qu'il ne puisse pas assister à la cérémonie officielle.Par voie de communiqué, le ministère canadien des Affaires étrangères a nié catégoriquement ces accusations.« À aucun moment les représentants du gouvernement canadien ou de l'ambassade du Canada à Mexico ne sont-ils intervenus auprès des autorités mexicaines pour dénaturer l'invitation qui avait été faite à M.Bouchard », a-t-on écrit.Le Mexique a plaidé, pour sa part, l'erreur malencontreuse.Selon Radio-Canada, on aurait envoyé le mauvais programme des activités à M.Bouchard, celui des chefs d'État, donc celui de la cérémonie officielle.Les autorités mexicaines ont admis qu'elles avaient fait une exception pour le gouverneur de la Californie, qui a été invité par M.Fox lui-même à faire partie du groupe des chefs d'État.Équipe Canada Autre pomme de discorde : le moment choisi pour tenir la prochaine mission d'Équipe Canada, qui aura lieu en Chine du 9 au 18 février.Lucien Bouchard s'est plaint que ce voyage, auquel il est convié, entre en conflit d'horaire avec une Mission Québec qu'il doit effectuer en Europe.Il s'est demandé s'il ne s'agissait pas d'une façon pour Ottawa de l'empêcher de prendre part à la mission d'Équipe Canada.Vérification faite auprès du ministère québécois des Affaires internationales, le voyage de Mission Québec se déroulera du 28 janvier au 4 février, ce qui devrait donner, en théorie, assez de temps à M.Bouchard pour participer à Équipe Canada.Toutefois, on note au ministère que M.Bouchard ne peut pas voyager constamment.« M.Bouchard est aussi premier ministre du Québec, il faut qu'il revienne au Québec de temps en temps », a expliqué le porte-parole Michel Lambert.M.Lambert indique qu'Ottawa avait été clairement avisé que M.Bouchard ne serait pas disponible avant la mi-février pour Équipe Canada.Le premier ministre voudrait participer à mission mais se trouve maintenant placé dans une « fâcheuse position », a dit le porte- parole. La Presse 2 décembre 2000 Page A11 manquante 6LP1201A1202 6LP1201A1202 ZALLCALL 67 01:14:27 12/02/00 B Hommes et femmes non autonomes laissés à eux-mêmes au centre Drapeau- Deschambault JEAN-PAUL CHARBONNEAU DES PATIENTS du centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Drapeau-Deschambault, à Sainte- Thérèse, affirment avoir perdu toute dignité alors que chaque jour des hommes et des femmes non autonomes sont laissés à eux-mêmes.Robert Dean, ancien ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation dans le gouvernement de René Lévesque, soutient que le gouvernement du Québec a la capacité de pouvoir régler le désastreux problème qui ne cesse de faire des ravages.M.Dean est le président du centre local des services communautaires (CLSC) Thérèse-de-Blainville ; sa femme est alitée depuis sept ans au pavillon Hubert-Maisonneuve à Rosemère, affilié au CHSLD Drapeau-Deschambault.« Le gouvernement a réalisé plus que ses objectifs dans le cadre du déficit zéro et il n'a qu'à prendre une partie de son surplus afin de le verser dans les soins de la santé.Je sais très bien qu'il s'agit là d'une chose très faisable, il ne manque que la volonté », a précisé M.Dean.Il soutient avoir vu des personnes incontinentes réclamer d'aller aux toilettes et que faute de personnel, elles ont fait dans leur couche et elles ont dû attendre très longtemps avant qu'on vienne les changer.Hier, La Presse s'est rendue au CLSC Thérèse-de- Blainville et au CHSLD Drapeau-Deschambault.« Il est urgent que le gouvernement fasse disparaître les effets pervers de sa réforme, car tout le monde en souffre, tant chez la clientèle que chez le personnel.La situation se dégrade chaque jour.La liste d'attente pour les cas qui doivent être traités en première priorité est de huit mois », a indiqué le président du Regroupement des CLSC et des CHSLD de la région des Laurentides, Jules Sauvé.Pour le directeur général de ce CLSC, Jocelyn Ouellet, la situation frise la catastrophe.« Alors que la moyenne provinciale allouée par personne dans les CSLC est de 140 $, elle est ici que de 69 $.Tous les CLSC des régions Laurentides, Laval, Lanaudière et Montérégie sont sous-financés.Pour offrir un service acceptable, il nous faudrait au moins un montant de 100 $ per capita.» Une résidante du CHSLD Drapeau-Deschambault, Colette Paradis, affirme que la situation est « affreuse » depuis les trois derniers mois : « Je devrais dire plutôt depuis quatre ans, mais disons que plus récemment les cas qui arrivent ici sont plus graves et ils nécessitent plus d'attention.Le personnel veut bien mais il n'en est pas capable, il n'est pas assez nombreux.Nous les voyons travailler, courir, et il est facile de constater qu'ils sont épuisés.Ceux comme moi qui peuvent s'organiser, la situation est quelque peu moindre.» Le directeur général de ce centre, André Poirier, a précisé que 80 % des résidants ne sont pas autonomes.« Ce sont toutes sortes de petites choses qui font en bout de ligne une situation intolérable portant atteinte à notre qualité de vie, reprend Mme Paradis.Une jeune femme atteinte de paralysie cérébrale vient d'arriver.Il faudrait une personne juste pour prendre soin d'elle.Pour la faire manger, ils sont obligés de se faire remplacer à deux ou trois reprises.Il manque souvent de pots d'eau dans les chambres et de papiers mouchoirs parce qu'il n'y a pas assez de personnel pour les distribuer.Ça fait 15 jours que les contenants de savon dans les chambres n'ont pas été remplis, quand la préposée arrive pour faire notre toilette, elle doit repartir afin d'aller en chercher, voilà encore une perte de temps.Je suis ici depuis 11 ans et vous auriez dû voir la belle qualité de vie que nous avions auparavant.» Pour sa part le président du comité des bénéficiaires de ce CHSLD, Marcel Tamaro, se dit heureux de pouvoir se déplacer dans son fauteuil roulant sans aucune aide.« Par contre, précise-t-il, je constate qu'il y a beaucoup de personnes qui manquent d'affection.C'est important d'avoir un peu de tendresse quand nous sommes dans une maison comme ici, car tu es seul, tes parents ne viennent pas souvent.» Pour rendre la vie quelque peu plus humaine pour les patients du CHSLD Drapeau-Deschambault, il faudrait, dit M.Poirier, une soixantaine de nouveaux employés.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © Marcel Tamaro dans sa chambre causant avec Robert Dean et Colette Paradis.279$ Aller-retour en Orlando Floride Billet Pass Express ouvert Du 30 décembre 2000 au 30 avril 2001 ou Fort Lauderdale Sauf entre le 2 et 11 mars, 2001.Les prix mentionnés étaient les plus bas au moment de l'impression et s'appliquent sur certains vols.NAV Canada, surcharge de carburant et taxes applicables en sus.Aucune réservation en avance ou séjour minimum requis.Les réservations peuvent être modifiées moyennant une surcharge mais ne sont pas remboursables.Réservez votre prochain voyage auprès de votre agent de voyages ou contactez-nous au Le billet ouvert Pass Express de Royal : une idée originale qui vous donnera des ailes.Cherchez-vous l'oiseau rare pour Noël ?Nous l'avons ! billets emballants à déballer Les Cette offre se termine le 17 décembre 2000 Nouvelle réduction des cotisations à l'assurance-emploi JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Les cotisations à l'assurance-emploi seront réduites une fois de plus le 1er janvier, a annoncé vendredi le gouvernement fédéral.Pour les employés, le taux de cotisation sera diminué de 15 % passant de 2,40 $ à 2,25 $ par tranche de 100 $ de gains assurables.Quant aux employeurs, leur contribution passera de 3,36 $ à 3,15 $ par 100 $ de gains assurables.Cette baisse, qui était attendue, représente une économie annuelle de 59 $ pour les personnes qui gagnent 39 000 $ et plus par année Ð 39 000 $ étant le salaire maximum assuré par le régime.Au total, cette mesure représentera une réduction de cotisation de 1,2 milliard $ pour les employés et les employeurs.C'est la septième année de suite qu'on décrète une réduction des cotisations au régime.Le sommet avait été atteint en 1994 alors que le taux s'établissait à 3,07 $ pour les employés et à 4,30 $ pour les employeurs.Toutefois, la baisse annoncée hier, aussi minime soit-elle, ne paraîtra même pas sur les chèques de paye.En effet, elle coïncidera avec une augmentation équivalente des cotisations au Régime des rentes du Québec (RRQ) et à son équivalent canadien, le Régime de pensions du Canada (RPC).De plus, cette mesure était déjà connue puisqu'elle avait dévoilée dans un projet de loi sur l'assuranceemploi, déposé au mois d'octobre juste avant le déclenchement des élections fédérales mais qui n'avait pas été adopté.De son côté, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a tenu à souligner que ce cadeau n'en est pas vraiment un pour les employeurs.qui devront faire face cette année à l'embauche d'un jeune employé et des coûts reliés au prolongement de six mois à un an des congés parentaux de l'assurance-emploi. 6LP1301A1202 A13 Samedi 6LP1301A1202 ZALLCALL 67 01:16:30 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 C ANA D A A 1 3 Malavoy suggère aux fédéralistes de ne pas pavoiser Presse Canadienne QUÉBEC Ð La vice-présidente du Parti québécois Marie Malavoy met en garde tous les fédéralistes contre la tentation de croire que la souveraineté recule au Québec depuis le dernier scrutin fédéral et la réélection d'un gouvernement libéral majoritaire.D'ailleurs, les dirigeants du mouvement souverainiste, le premier ministre, les élus et les militants péquistes ont la ferme intention de profiter du conseil national d'aujourd'hui et demain pour bien démontrer que « l'option » est on ne peut plus vivante et réaliste ».« Je ne vois pas comment les résultats peuvent nous laisser croire que la souveraineté recule.J'estime au contraire que la réalité québécoise démontre que la question de notre statut constitutionnel n'est pas réglé », a déclaré Mme Malavoy à La Presse Canadienne.Le plus récent exemple, selon la vice-président du PQ, c'est l'accrochage entre le Canada et le Québec survenu jeudi, qui a contraint le premier ministre Lucien Bouchard à annuler son voyage au Mexique.Elle est d'ailleurs convaincue que ce genre d'incident va se répéter.Cela dit, la vice-présidente invite les militants péquistes à profiter du Conseil national d'aujourd'hui et demain pour redonner la priorité à la souveraineté « d'une façon qui soit intelligente et crédible pour les gens ».« Quand on parle de souveraineté, a-t-elle expliqué, on le fait comme s'il s'agissait d'une espèce de bulle qui flotte quelque part en dehors du monde alors que c'est une question qui traverse tout notre quotitien et toute notre actualité.« On ne peut pas parler, ni d'éducation, ni de santé, ni d'emploi, ni d'autonomie du Québec, a soutenu Mme Malavoy, si on ne se pose pas la question de la souveraineté.La fin de semaine du Conseil national, selon elle, sera l'occasion rêvée « de sonner le réveil de la souveraineté ».« Il faut qu'on se mette à en parler de façon plus vigoureuse, a-telle affirmé, il faut passer à l'attaque et non seulement se défendre de ce que nos adversaires disent de nous.Il faut que nous attrapions la balle au bond.» Mme Malavoy ne s'offusque pas plus qu'il ne le faut de la nouvelle arrogance postélectorale du gouvernement fédéral.Pour elle, une telle attitude risque de « stimuler nos troupes ».Une résolution présentée par les militants de Laurier-Dorion apparaît déjà au programme du conseil national.Elle suggère au gouvernement de rétablir le Conseil de la souveraineté afin de faire contrepoids au Conseil pour l'unité canadienne, « ainsi qu'à l'utilisation massive de fonds publics par Ottawa pour la propagande fédéraliste ».La vice-présidente du PQ sait aussi que les militants ont beaucoup de questions à poser sur les politiques du gouvernement et qu'ils souhaitent que l'aile socialedémocrate reprenne du service après les dernières années de lutte au déficit.« Les militants ont le droit de dire que si le gouvernement a une marge de manoeuvre plus grande, a expliqué Mme Malavoy, on peut s'attendre à ce qu'il réalise plus de choses dans le sens de nos orientations sociales-démocrates.» Mme Malavoy souhaite que la santé demeure en tête de liste des préoccupations du gouvernement et des militants.L'autre priorité, c'est la lutte contre à la pauvreté.D'ailleurs, les militants seront appelés à débattre d'une résolution qui demande au gouvernement de majorer « dans les plus brefs délais, le salaire mimimum de 10,5 % ».Cette offre est valide jusqu'au 15 mars 2001.Certaines conditions s'appliquent.Hébergement Création de site GRATUIT 3 mois d'utilisation (si combiné avec la création de site) 2 mois d'utilisation (individuellement) les frais d'installation l'enregistrement du premier nom de domaine 50% d'économie HÉBERGEMENT / CRÉATION DE SITE Qu'est-ce que vous attendez ?Composez le 1 877 380-4666.www.affaires.videotron.com Confiez votre hébergement et la création de votre site à des professionnels.Optez pour un réseau robuste et fiable, et profitez d'un service de rapports-statistiques complet.ON VOUS FAIT UNE PLACE DANS LE TRAFIC.Photo CP Stockwell Day ne blâme personne pour le peu de succès remporté par l'Alliance au Québec cette année.Il s'en dit l'unique responsable.Pas de référendum dans un avenir rapproché, estime Day Presse Canadienne QUÉBEC Ð La performance mitigée du Bloc québécois aux élections fédérales montre un désir de changement chez les Québécois, estime le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day.Il fait une lecture des événements similaire à celle des ténors du gouvernement Chrétien: un déclin de l'option souverainiste qui amenuise les possibilités de voir le gouvernement Bouchard déclencher un référendum dans un avenir rapproché.Les Québécois, soutient-il, en ont assez d'être forcés de choisir entre les libéraux de Jean Chrétien et le Bloc québécois de Gilles Duceppe.Le défi de l'Alliance canadienne sera de tirer profit de cette situation.«Je pense que les résultats montrent un changement, que les Québécois veulent une solution de rechange.Ils n'ont pas beaucoup de choix entre Jean Chrétien et le séparatisme », a déclaré M.Day, de passage à Québec, hier.M.Day et son épouse passeront la fin de semaine dans la Vieille Capitale.Ils ont déjeuné avec des organisateurs et des candidats alliancistes dans un club privé du Vieux-Québec.L'Alliance n'a pas fait élire un seul député au Québec.Mais les 200 000 votes obtenus réconfortent Stockwell Day, qui rêve déjà d'en découdre avec les libéraux fédéraux.«On n'aura pas 36 jours mais 36 mois pour se préparer pour la prochaine élection.Jean Chrétien a eu une bonne stratégie de déclencher des élections si vite.Contre un nouveau parti, un nouveau chef, il a gagné cette fois, mais il ne gagnera pas la prochaine fois», a assuré M.Day.En vue de cette prochaine fois, l'Alliance se rapprochera du Québec en vantant la notion de «partenariat » dans le cadre constitutionnel actuel.Stockwell Day compte s'imposer comme une alternative à l'affrontement entre libéraux et souverainistes.«Il y aura moins de désir pour un référendum parce que nous proposons un partenariat et une paix constitutionnelle.Il n'y aura pas juste un choix entre Jean Chrétien et le séparatisme.«Quand les Québécois sauront qu'il y a un parti fédéral qui comprend le Québec, qui apprécie le Québec et qui offre un choix de remplacement, je pense que vous continuerez à voir un déclin des appuis pour un référendum», a expliqué le chef de l'Alliance.Il ne blâme toutefois personne pour le peu de succès remporté au Québec cette année.Il s'en dit l'unique responsable. 6LP1401A1202 a14 samedi 6LP1401A1202 ZALLCALL 67 01:24:05 12/02/00 B HUGO BOSS A DU NOUVEAU! Offre de lancement Aujourd'hui, le samedi 2 décembre, avec tout achat de 250$ ou plus de notre nouvelle collection de sous-vêtements Hugo Boss, recevez en cadeau un sous-vêtement de la même collection.Nouveau style, nouveau modèle, nouvelle matière : voilà ce qui vous attend dans la plus récente collection de sous-vêtements Hugo Boss.Les jugements seront diffusés sur Internet Le monopole de la SOQUIJ est du même coup cassé FRANÇOIS BERGER Après des années d'une controverse qui a nécessité l'intervention des cours de justice, le gouvernement du Québec s'est finalement résigné à diffuser sur Internet les 16 000 jugements rendus chaque année par les tribunaux judiciaires, en commençant par ceux de la Cour d'appel qui sont disponibles depuis trois jours sur le Web.C'est justement la Cour d'appel qui avait cassé, en avril dernier, le monopole détenu depuis près de 25 ans par la Société québécoise d'information juridique (SOQUIJ), une société d'État qui reçoit les jugements écrits de tous les tribunaux du Québec.Les éditeurs juridiques s'étaient plaints du fait que cet organisme publiait seulement un jugement sur cinq.La ministre québécoise de la Justice, Linda Goupil, a renoncé à porter l'affaire jusqu'en Cour suprême du Canada, et le gouvernement a plutôt opté pour l'ouverture, en publiant gratuitement via Internet, l'ensemble des jugements motivés des tribunaux.Cette décision représente un changement de cap radical de la part du gouvernement, qui tentait auparavant de conserver une sorte de « copyright » sur les jugements.L'accès universel constitue également une bonne affaire pour les citoyens, qui doivent en ce moment débourser 2 $ par page quand ils obtiennent la copie papier d'un jugement auprès des services de greffe des différents tribunaux.C'est la SOQUIJ qui est chargée de la diffusion par Internet, à partir d'une banque de données créée il y a deux ans par le ministère de la Justice sous le nom d'« entrepôt des jugements ».Son site a publié, dès mercredi, quelque 600 jugements rendus depuis le début de cette année par la Cour d'appel du Québec, y compris le jugement contre elle.En février, ce sont les jugements du Tribunal du travail qui seront mis « en ligne ».Les 5000 jugements rendus chaque année par la Cour supérieure et les 10 000 de la Cour du Québec seront disponibles sur Internet d'ici un an et demi, a indiqué à La Presse le sous-ministre associé à la Justice, Louis Borgeat.Plus tard, pourront être disponibles sur le Web les jugements rendus par une trentaine de tribunaux administratifs, municipaux et spécialisés, y compris ceux des professions, des droits de la personne et d'organismes comme la Commission des valeurs mobilières ou la Commission de protection du territoire agricole, a dit de son côté le directeur général de la SOQUIJ, Claude Paul-Hus.Les internautes pourront aussi consulter, à partir de février prochain, un journal d'information juridique gratuit, destiné aux juristes et au grand public.Ce cyberjournal de la SOQUIJ résumera plusieurs fois par semaine les décisions récentes les plus importantes.Le site de la société d'État présente les jugements par ordre chronologique mensuel, et il n'est pas question de mettre « en ligne » les jugements antérieurs à l'an 2000.Aucun outil de recherche ne permet de trouver un document en fonction d'un sujet ou mot-clé.Si l'internaute ne connaît pas les parties en cause ou la date du jugement voulu, sa quête équivaudra à chercher une aiguille dans une botte de foin.Cependant, des sites Internet d'information juridique font l'indexation des jugements en fonction des sujets soumis aux tribunaux.C'est le cas du site canlii.org, exploité par la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada, regroupant 13 barreaux au pays et la Chambre des notaires du Québec.Déjà, ce site offre gratuitement la jurisprudence de tribunaux québécois, albertains, de Saskatchewan, d'Ontario, de la Cour fédérale, de la Cour canadienne des impôts et de la Cour suprême du Canada.Jugements sur le Web www.soquij.qc.ca www.canlii.org www.lexum.umontreal.ca La Presse 2 décembre 2000 Page A15 manquante La Presse 2 décembre 2000 Page A16 manquante 6LP1701A1202 A17, samedi, MONDE 6LP1701A1202 ZALLCALL 67 01:14:35 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 A 1 7 MONDE Les bons conseils électoraux de l'Oncle Sam.pour les autres Un document de l'USAID dit tout Ð au tiers-monde surtout Ð sur l'art de faire des élections sans bavure CHRISTOPHE de ROQUEFEUIL Agence France-Presse WASHINGTON Ð Promoteur déclaré des valeurs démocratiques, le gouvernement américain a élaboré une série de conseils pour aider les autres pays à tenir des élections débouchant sur un « résultat crédible ».Les précieux avis Ð qui prennent un sel certain à la lumière de la confusion qui règne en Floride Ð figurent dans un manuel intitulé « Gérer l'assistance pour soutenir les processus électoraux et politiques ».Publié par l'USAID, l'agence américaine d'aide au développement (NDLR: l'équivalent américain de l'ACDI), il est destiné aux personnes chargées d'aider à la bonne tenue des scrutins à l'étranger.L'ouvrage, publié pour la première fois en 1995 et réédité depuis, tire les leçons de scrutins de tous types dans des pays récemment venus à la démocratie, de l'Ukraine au Honduras, des Philippines au Nigeria.Une élection réussie doit « produire des résultats fondés et crédibles », est-il souligné, et les partis en lice « doivent avoir confiance dans l'équité du processus électoral pour pourvoir en accepter le résultat ».Les vertus d'un système politique avec deux partis (comme aux États-Unis), pour stabiliser la vie politique, est illustré par un exemple réussi en Mongolie.De longs passages sont également consacrés aux risques de voir la bataille électorale se transformer en guerre de procédure devant les tribunaux.« Si les juges ne sont pas formés à la loi électorale, le résultat de leurs décisions risque d'être controversé et / ou cassé par des cours supérieures », prévient l'USAID, ajoutant que les tribunaux locaux ne sont pas toujours « convenablement formés pour prendre en charge des querelles sur l'orientation des résultats ».« Dans certains pays », ajoute le document, sans préciser lesquels, « la législation électorale est si complexe qu'il est nécessaire d'avoir des spécialistes hautement qualifiés » en cas de recours.Pragmatique, le document souligne « qu'il n'existe pas deux élections semblables », et que « chacune demande une réponse sur mesure ».On ne trouve ainsi pas de recommandation sur le format des bulletins de vote ou l'utilisation de machines à voter, mais il est conseillé d'utiliser des « technologies modernes ».L'ouvrage présente en exemple les élections de 1986 aux Philippines, où la mobilisation de 500 000 volontaires a permis « de mener rapidement le dépouillement », un atout-clé dans la victoire de la démocrate Cory Aquino.Après plus de trois semaines d'un imbroglio électoral inédit sur leur propre sol, certains responsables américains, ardents partisans du combat pour la démocratie, prennent leur mal en patience avec humour ou philosophie.« La démocratie, c'est plus que les élections, comme notre propre expérience en Floride nous le montre justement », a souligné Brady Anderson, le directeur de l'USAID jeudi lors d'un colloque sur « Démocratie et gouvernement ».La secrétaire d'État Madeleine Albright a estimé quant à elle que cette élection à suspense avait obligé les électeurs à avaler une sorte de café électoral particulièrement corsé.« Les Américains ont eu droit à une quadruple tasse d'espresso démocratique », a plaisanté le chef de la démocratie américaine.Recommandé par Hydro-Québec CET HIVER, DÉCOUVREZ LA CHALEUR SUR MESURE.Vivez la précision de l'ISO-THERM 3000.Le thermostat électronique qui vous permet d'obtenir un confort sur mesure dans chaque pièce de la maison, à tout moment et en toute saison.Température constante vérifiée aux 30 secondes et réajustée lors de variations aussi faibles que 0,1 0C Économies substantielles allant jusqu'à 10 % de vos frais de chauffage habituels Facilité d'utilisation Installé par un maître électricien (Grandeur réelle : 11 cm sur 11 cm) Pour commander, appelez dès maintenant.Jean Grenier Électrique inc., Anjou (514) 353-2945 J.M.Comeau ltée, Aylmer (819) 684-1860 Dem-Tech enr., Blainville (450) 437-0378 Électricité Jacques Tessier inc., Crabtree Mills (450) 752-7010 B.Marenger, Gatineau (819) 663-5297 Bernard Gauthier (1985) Inc., Grand-Mère (819) 538-3379 Entr.D'Électr.Gilles Boucher inc., Iberville (450) 347-1219 Brunelle & Sarrazin électr.Inc., Laval (Chomedey) (450) 668-2876 Électricité J.P., (Laval-des-Rapides) (514) 990-4766 Entr.D'électr.J.U.Simoneau inc., Laval (St-Vincent-de-Paul) (450) 661-1046 Maurice Gendron Électricien inc., Lennoxville (819) 837-2103 Distillo Enr., Mascouche (450) 474-5749 Michel Marleau Électrique inc., Mercier (450) 692-0229 Landreville Électrique inc., Montréal (514) 376-4058 Novatek Électr.Inc., Montréal (514) 852-9300 Hamel Électrique Enr., Montréal (514) 768-3755 Inst.Électr.R.Duval Inc., Montréal-Nord (514) 321-3262 Claude Lauzé électr.Inc., Repentigny (450) 581-5584 Anastase Rainville Inc., Repentigny (450) 581-7323 Pierre Désormeaux, Rigaud (450) 451-5507 Tousignant Électrique inc., Rouyn-Noranda (819) 762-5214 J.Y.Moreau Électrique inc., Rouyn-Noranda (819) 797-0088 Roland Veilleux inc., Sherbrooke (819) 564-1313 St-Bruno électr.Inc., St-Basile-le Grand (450) 653-6891 M.Lambert Électr.Inc., St-Christophe d'Arthabaska (819) 357-5126 D.D.T.Électrique, St-Élie d'Orford (819) 821-2940 Électricité A.C.A.Inc, Ste-Marthe-du Cap (819) 372-5445 A.B.A.Électrique Bruno Labadie inc., Ste-Thérèse (450) 435-4913 Entr.Électr.A & R ltée, St-Hyacinthe (450) 774-8690 Les Entr.D'Électr.R.B.M.inc., St-Jean-sur-Richelieu (450) 347-2026 R.Lemaire et Fils Entr.Inc., St-Zéphirin (450) 564-2058 G.S.M.Grondin inc., Thetford-Mines (418) 338-0758 Entr.D'électr.Rial inc., Tracy (450) 746-7349 Entr.G.A.Beaudry & Fils inc., Upton (450) 549-4435 Roger Bernier Électrique inc., Val-D'Or (819) 825-8874 Les Entr.D'Électr.Gélinas inc., Varennes (450) 652-5909 Daniel Bouchard M.El.Inc., Verdun (514) 765-9662 F.X.Ponton ltée, Verdun (514) 768-2534 Lavigne Énergie Confort inc., Victoriaville (819) 357-8718 Marcel Côté enr., Victoriaville (819) 758-0026 Les inst.Électr.Gadi Inc., Ville-Marie (819) 629-2298 6LP1801A1202 A18, samedi, MONDE 6LP1801A1202 ZALLCALL 67 01:14:13 12/02/00 B Mexique: les coffres sont vides, mais Fox fonce Grand étalage populiste pour l'intronisation du président Vicente Fox.Le peuple a aimé; il attend maintenant B R I G I T T E MORISSETTE collaboration spéciale MEXICO Ð Tous les six ans, alors que le président en poste passe l'écharpe tricolore à son successeur, les Mexicains ont droit au spectacle solennel du Congrès réuni avec ses 500 députés et 128 sénateurs.La journée est fériée, et un peuple blasé par un Parlement qui fut longtemps bidon en profite pour aller à la plage.Cette fois-ci, des millions de Mexicains s'étaient plutôt massés devant le téléviseur.Ils n'ont pas été déçus ! La presse avait beaucoup critiqué le candidat à la présidence lorsqu'il s'était présenté à un meeting électoral, en janvier dernier, brandissant l'étendard de la Vierge de la Guadeloupe.Fox a commencé sa journée historique en visitant la fameuse basilique en l'honneur de la Vierge aux yeux bridés que même les Mexicains incroyants vénèrent.Puis il accourait dans le quartier de Tepito Ð siège de toutes les contrebandes, mais symbole de toutes les misères dont M.Fox veut guérir le Mexique.En jeans et chemise bleue, Fox a déjeuné avec les enfants de la rue, démontrant une fois de plus son extraordinaire pouvoir de communication.Sa mère, une octogénaire pleine d'aplomb, soupirait devant un reporter : « J'espère que l'exercice du pouvoir ne le changera pas ! » Les chefs d'État latino-américains qui l'attendaient au Congrès ont eu droit, eux, à un Fox bien solennel Ð un peu ennuyeux même alors qu'il débitait un texte aussi long et compassé que celui de ses prédécesseurs.Néanmoins, l'opération charme déployée depuis le Palais national jusqu'à l'ancien château de l'empereur Maximilien, juché en plein centre de Mexico, a été une excellente opération de relations publiques.N'eût été la mauvaise humeur d'Ottawa, un Lucien Bouchard aurait pu y amorcer de bons contacts pour le futur Sommet de Québec.Sans compter la présence d'hommes d'affaires de la stature d'un Bill Gates et plusieurs grands patrons de maquiladoras (usines de sous-traitance ayant permis au Mexique de tripler ses exportations depuis l'instauration de l'ALENA, en 1994).Le ministre des Affaires étrangères John Manley, arrivé tard la veille, croit que la présence du président Fox aux commandes devrait permettre aux Canadiens d'accroître leur volume d'affaires avec le Mexique.Soit dit en passant, la délégation générale du Québec à Mexico cultive depuis longtemps déjà ses relations avec Vicente Fox, alors qu'il était gouverneur de l'État de Guanajuato.La DGQ a organisé une mission commerciale dirigée par Fox à Montréal en 1996 et entretient les meilleures rapports avec Eduardo Sojo, membre influent du gouvernement à titre de coordinateur des conseillers politiques de Fox.Cela dit, Fox a consacré une importante partie de son discours à la lutte à la pauvreté.» La justice sociale participe d'une économie efficace, a-t-il déclaré devant un Congrès houleux et sceptique.Ce n'est pas un obstacle aux affaires.» Un peu plus loin, il martelait ce message qui reviendra sûrement au Sommet des Amériques, à Québec : « Un vote pour la démocratie, c'est un vote pour l'équité sociale.Car la valeur d'une société ne se mesure pas seulement aux profits qu'elle engendre.L'économie doit récupérer son autorité morale.» Un député a lancé : « Foxjimori », allusion au dictateur péruvien ! Les Mexicains attendaient ce jour du passage des pouvoirs depuis les élections du 2 juillet dernier.Loin de voir sa popularité diminuer dans les sondages, le nouveau président jouit d'un appui de près de 70 % dans l'opinion publique.Il a été élu avec à peine plus de 42 % des suffrages.Ses conseillers sondent régulièrement l'opinion ; le programme d'hier démontre l'habileté du président Fox à nourrir les espoirs du peuple mexicain.À défaut de ressources nouvelles, le président Vicente Fox promet une révolution de l'espoir ! L'espoir ne donne pas à manger, mais ça peut contribuer à sortir les Mexicains de leur proverbiale apathie.À l'étranger, Fox suscite un énorme intérêt depuis sa victoire électorale et a bien l'intention d'en profiter pour attirer les investisseurs au sud du Rio Grande.Belgrade cherche un milliard de dollars expatriés par Milosevic Tunisie: le gouvernement nie toute implication dans l'interdiction de la Ligue des droits L'organisme a été placé sous administration judiciaire AFP et La Presse LES AUTORITÉS TUNISIENNES ont nié hier toute implication dans l'interdiction des activités de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme (LTDH), affirmant qu'elle est en proie à une « crise interne ».Le ministre des Droits de l'homme, de la Communication et des Relations avec le Parlement, Afif Hendaoui, s'est également étonné des accusations prêtant au pouvoir la volonté d'interdire les activités de la Ligue.La LTDH a été placée jeudi sous administration judiciaire après le gel de ses activités et la suspension des compétences de son comité directeur dans le cadre d'un recours pour vices de forme visant l'invalidation du dernier congrès de cette organisation, la plus ancienne du genre dans le monde arabe.Le président de la LTDH, Mokhtar Trifi, avait déclaré que la décision équivalait à une dissolution de fait de la Ligue pour l'empêcher de faire son travail de défense des droits de l'homme en Tunisie.« Il s'agit d'un acte politique sous couvert de décision judiciaire.» Lors de son dernier congrès, à la fin d'octobre, la LDHT s'était dotée d'une direction à tendance autonomiste après avoir évincé tous les candidats membres du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).Quatre canadidats malheureux à la direction, dont deux membres proches du RCD, ont porté plainte.Le juge Ali Maraâoui a nommé Abderraouf Manjour comme administrateur judiciaire.Trois jours plus tôt, les activités et les compétences du comité directeur avaient été suspendues.L'affaire sera examinée le 25 décembre.Cette fermeture par la police permet aux autorités d'avoir accès aux dossiers de ceux et celles qui ont porté plainte auprès de la LTDH, notait Michel Frenette, directeur de la section canadienne francophone d'Amnistie internationale, qui participait hier à une manifestation devant le consulat de Tunisie à Montréal.Cette manifestation, qui a groupé une vingtaine de personnes sur la place d'Armes, dénonçait les conditions de détention dans les prisons de ce pays.Elles ont conduit plusieurs détenus à faire une grève de la faim.Les autorités consulaires ont refusé d'ouvrir leur porte aux représentants des manifestants et de recevoir un lettre adressée au président Ben Ali.Qu'ils nous l'envoient par la poste, ont-elles fait dire par un agent de la GRC.« Nous constatons depuis plusieurs mois que les sévices dont sont victimes les détenus d'opinion n'ont cessés d'augmenter », écriton.« Ils subissent des traitements dégradants, sont systématiquement torturés et sont en plus privés des droits les plus fondamentaux : droit à un procès juste et équitable, respect de l'intégrité physique et psychique, droit à des visites, liberté d'opinion et d'expression.» M.Frenette dénonce également la complaisance des autorités fédérales canadiennes à l'endroit du gouvernement tunisien.Agence France-Presse BELGRADE Ð La Yougoslavie est sur les traces d'un milliard de dollars expatriés par l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, a indiqué hier Mladjan Dinkic, gouverneur de la Banque centrale.« Le Bureau international pour le contrôle des monnaies étrangères nous a informé qu'il était sur la piste d'un milliard de dollars transféré par l'ancien pouvoir, à Chypre et dans d'autres pays », a déclaré M.Dinkic, nommé gouverneur mardi par le Parlement yougoslave sur recommandation du président fédéral Vojislav Kostunica.Il a ajouté que la piste était « très sérieuse » et qu'une délégation de la Banque centrale se rendrait bientôt à Chypre.M.Dinkic, un économiste de 36 ans, anime un groupe d'experts G17, qui est l'auteur du programme économique de M.Kostunica et de ses alliés de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS).Le nouveau pouvoir de Belgrade a accusé M.Milosevic et ses proches d'avoir transféré des fonds de l'État sur des comptes personnels à l'étranger.La Suisse et Chypre ont promis d'aider les nouvelles autorités à retrouver les fonds détournés, selon M.Dinkic.En octobre, le quotidien populaire allemand Bild a fait état de documents secrets, selon lesquels M.Milosevic et ses proches avaient gagné, grâce au crime organisé, des centaines de millions de dollars.Cet argent se trouve aujourd'hui sur des comptes ouverts à Chypre, en Suisse, Russie, Chine, Grèce, Afrique du sud et au Liban.M.Milosevic est soupçonné d'avoir détourné notamment, en les « gelant » en 1991, les épargnes en devises des Yougoslaves, dont le montant est estimé à 4 milliards de dollars. 6LP1901A1202 A19, samedi, MONDE 6LP1901A1202 ZALLCALL 67 01:17:52 12/02/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 1 9 Pinochet inculpé, et assigné à résidence En cause : l'exécution, en octobre 1973, peu après le coup d'État, de 75 prisonniers politiques ENRIQUE FERNANDEZ Agence France-Presse SANTIAGO Ð Paraissant des plus hypothétique il y a peu de temps encore, la perspective d'un jugement au Chili du général Augusto Pinochet s'est précisée hier avec l'inculpation et l'assignation à résidence de l'ex-dictateur.Le général Pinochet a été inculpé et assigné à résidence par le juge Juan Guzman Tapia pour des crimes commis au Chili par la Caravane de la Mort, une unité militaire ayant exécuté 75 prisonniers politiques en octobre 1973, peu après le coup d'État, ont annoncé des sources judiciaires à Santiago.Selon l'avocat Jose Galeano, représentant les proches des victimes, le juge Guzman, magistrat de la Cour d'appel de Santiago, a inculpé le général Augusto Pinochet comme « auteur intellectuel » et « co-auteur » de ces crimes.La Cour suprême du Chili s'était déclaré convaincue, le 8 août dernier, que l'ex-dictateur portait une responsabilité dans l'exécution des 75 prisonniers politiques sans jugement par la Caravane de la mort, peu après le coup d'État du 11 septembre 1973 contre le président socialiste Salvador Allende.La Cour avait alors levé l'immunité parlementaire de Pinochet, acquise en mars 1998 lorsqu'il était devenu sénateur à vie après avoir quitté le commandement de l'armée.Accusé de la disparition ou de la mort de plus de 3000 opposants politiques sous son régime, entre 1973 et 1990, le général Pinochet était rentré le 3 mars dernier à Santiago, après 503 jours de détention à Londres, où il était retenu à la demande de la justice espagnole qui souhaitait le juger pour ses crimes.L'ancien homme fort de la junte militaire fait actuellement l'objet de 186 plaintes déposées au Chili par des proches des victimes, qui sont toutes examinées par le juge Guzman.Avant d'interroger Pinochet, le juge a ordonné qu'il soit soumis à des examens mentaux et neurologiques, qui doivent être réalisés par deux psychiatres, un psychologue et trois neurologues, afin de déterminer s'il se trouve en condition d'être jugé.Bien que ces examens puissent permettre à Pinochet d'échapper à un procès et à un éventuel emprisonnement, sa famille s'y est opposé, affirmant refuser qu'il soit « déclaré fou ou dément ».Comme les trois responsables de la Caravane de la mort déjà emprisonnés à l'initiative du juge Guzman Ð le général Sergio Arellano, le brigadier Pedro Espinoza et le colonel Marcelo Moreno, l'ex-dictateur pourrait être également condamné pour « homicide ».Augusto Pinochet pourrait cependant jouir de l'impunité si les tribunaux décidaient d'appliquer la loi d'amnistie adoptée sous la dictature, en avril 1978, pour absoudre les auteurs de crimes politiques commis pendant les cinq premières années du régime militaire.Selon l'interprétation de cette loi il y a un an par la Cour suprême, l'amnistie est appliquable lorsque le juge enquêtant sur un crime a terminé son enquête, lorsqu'il a identifié les auteurs du crime et éclairci les circonstances dans lesquelles celui-ci a été commis et lorsque toutes les victimes ont été retrouvées.Le ministre de l'Intérieur, José Miguel Insulza, ex-chef de la diplomatie chilienne jusqu'en 1999, a estimé en août dernier qu'il ne croyait pas, dans ce contexte, « que Pinochet irait en prison ou serait condamné dans le temps qui lui reste à vivre ».L'ex-dictateur, qui vient de fêter ses 85 ans, fait également l'objet, depuis le 27 octobre, d'une demande d'extradition de la justice argentine, qui l'estime lié à l'assassinat à Buenos Aires, le 30 septembre 1974, du général Carlos Prats, l'ex-chef de l'armée chilienne sous le gouvernement Allende, et de son épouse.Le double meurtre a été commis à l'aide d'une bombe installée sous la voiture de Prats par des agents de la DINA, la police secrète de Pinochet, selon le tribunal de Buenos Aires.Patricia Verdugo, celle qui a enquêté sur la Caravane de la mort d'après AFP SANTIAGO Ð Une journaliste chilienne, Patricia Verdugo, a joué un rôle important dans la levée de l'immunité parlementaire et l'inculpation du général Pinochet grâce à son enquête exhaustive sur la Caravane de la mort.« Le journalisme chilien peut s'enorgueillir de ce qui se passe », avait déclaré Patricia Verdugo, auteur du livre Les griffes du Puma, après la levée de l'immunité de l'ex-dictateur.Son ouvrage d'investigation, publié avant même la fin de la dictature, retrace l'expédition sanglante de la Caravane de la mort, qui a sillonné le Chili à bord d'un hélicoptère Puma et abattu sans procès 75 opposants.En juin 1998, lorsque le magistrat convoque Patricia Verdugo, elle craint un moment pour ses trois enfants.En entrant dans son bureau, elle aperçoit Les griffes du Puma.« Le juge Guzman avait le livre dans les mains.Chaque page avait des passages soulignés et des marques », se souvient la lauréate du Prix national de journalisme 1997 et du prix Maria Moors Cabot 1993, la plus importante distinction décernée à un journaliste étranger aux États-Unis.En fait, le magistrat voulait seulement connaître les détails de son enquête sur la Caravane.« Nous avons examiné tous les dossiers et après plusieurs heures de travail, quand nous avons pris congé, il m'a dit : Merci, je vous félicite, vous avez fait une très bonne enquête.J'ai quitté le tribunal, respiré profondément et rendu grâce à Dieu », se souvient-elle.Vendu à 140 000 exemplaires en 1989, tandis que 500 000 autres ont été diffusés sous le manteau, le livre de Verdugo démontre que Pinochet a, en tant que chef du régime militaire et de l'armée, ordonné en personne la mission de la Caravane.C'est cet élément qui a conduit le juge Guzman à demander la levée de son immunité et son inculpation, requise par sept avocats d'organisations de défense des droits de l'homme et de proches de victimes.Verdugo ajoute que d'autres journalistes ont affronté la censure en publiant des livres tels que Le jour où est mort Allende d'Ignacio Gonzalez Camus, Histoire secrète du régime militaire d'Ascanio Cavallo, Peur au Chili de Patricia Politzer ou Bombe dans une rue de Palermo de Monica Gonzalez.« Nous avons pris part à des enquêtes qui permettent aux juges de reconstituer la vérité et de faire justice », déclare-t-elle, estimant que la Caravane de la mort, ayant opéré alors que le calme était revenu dans le pays, a été « l'acte fondateur de la dictature ».Dans un autre de ses livres publié il y a deux ans, Interférence secrète, elle retranscrit des messages radio entre Pinochet et les militaires.Selon ces messages, enregistrés « par un citoyen anonyme », certains voulaient arrêter et juger les partisans du président socialiste Salvador Allende, mort pendant le coup d'État.« Si nous les jugeons, nous leur donnons du temps », entend-on répliquer Pinochet, qui suggère que les prisonniers soient embarqués dans un avion.« Mon opinion est que ces messieurs soient pris et jetés n'importe où.En chemin, on les abat », ajoute-t-il.Pinochet ne marche plus dans les rues de Santiago.En revanche Verdugo, les yeux vifs et la voix douce, mais ferme, parcourt la ville sans crainte.« Les gens m'adressent des gestes de complicité, de solidarité », admet cette femme menue, dont le père, Sergio Verdugo, technicien de la construction, a été retrouvé mort dans le Mapucho, torrent qui traverse Santiago, le 22 juillet 1976, deux jours après son arrestation.Morts par violation des droits de l'homme Morts par violence politique Chili: les victimes d'Augusto Pinochet En 18 ans la répression a fait 3 197 victimes : 2 095 morts et 1 102 disparus Source : CODEPU - Nizkor Conseil de guerre Manifestations \"Délit de fuite\" Exécutions et torture Détenus disparus Autres Pendant le coup d'Etat Affrontements Manifestations (officiel) TORONTO 1Sauf avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, des transporteurs Liaison Air CanadaMD ou des Lignes aériennes Canadien International ltée.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Tarif de 399$: achat trois jours à l'avance.Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2001.Tarif de 158 $ : achat sept jours à l'avance.Le tarif peut différer selon l'heure, le jour, les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal.2Doit répondre à toutes les exigences, incluant l'achat trois jours à l'avance.3Du 18 novembre 2000 au 28 février 2001, obtenez le double des milles Aéroplan ou des points Canadien Plus pour les classes de réservation J, Y, M ou B d'Air Canada, des Lignes aériennes Canadien International ltée ou d'Air Ontario, pour les vols assurés entre Toronto et Montréal.Les vols pour ou depuis Toronto sont assurés à l'Aéroport international Lester B.Pearson de Toronto et à l'Aéroport du centre-ville de Toronto.Boni Canadien Plus en vigueur du 18 novembre au 31 décembre 2000 seulement.4Tarif par chambre en occupation simple ou double, basé sur une disponibilité limitée.Le tarif n'inclut pas les taxes ni les frais de service.Des périodes de restriction s'appliquent.Les membres Aéroplan doivent également être membres du programme Priority ClubMD pour profiter de l'offre de 500 milles Aéroplan de base et de 1000 autres en boni.D'autres conditions s'appliquent.©2000 Bass Hotels & ResortsMD, Inc.tous droits réservés.La majorité des hôtels Crowne PlazaMD sont détenus et administrés par des propriétaires indépendants.5Offre de surclassement valide jusqu'au 20 décembre 2000 pour une seule et même location au centre de location Avis à l'aéroport de Toronto.Les véhicules sont sous réserve des disponibilités.Certaines conditions s'appliquent.MDAéroplan et Liaison Air Canada sont des marques déposées d'Air Canada.MCCanadien International et Canadien Plus sont des marques de commerce des Lignes aériennes Canadien International ltée.MDAvis est une marque déposée de Aviscar Inc.Choisissez entre l'utile et l'agréable ! Bénéficiez des nombreux tarifs plus qu'avantageux de RAPIDAIR ! Réservez sept jours à l'avance pour faire un séjour éclair de trois jours ou encore prolonger le plaisir jusqu'à trente jours.Profitez du choix de vols et du confort auxquels vous vous attendez d'Air Canada.Appréciez les repas et les divertissements offerts à bord.Sélectionnez votre place à l'avance.Accumulez des milles Aéroplan ou des points Canadien Plus admissibles sur tous nos vols.Voici le tout nouveau tarif RAPIDAIR qui vous simplifie la vie: faites votre réservation trois jours à l'avance et choisissez parmi plus de 60 vols, chaque jour d'affaires, entre Montréal et Toronto.Aucuns frais additionnels pour les changements de réservations2.Aucun séjour minimal ou maximal exigé.Double des milles AéroplanMD ou points Canadien PlusMC, du 18 novembre 2000 au 28 février 2001.Accumulez des milles Aéroplan ou des points Canadien Plus admissibles sur tous nos vols.Voici des offres de Crowne PlazaMD et de AvisMD exclusives aux passagers de Rapidair.Pour en profiter, vous n'avez qu'à présenter votre billet ou votre carte d'embarquement.CROWNE PLAZA: voyagez avec Rapidair entre le 25 novembre 2000 et le 28 février 2001, enregistrez-vous le jour même4 à l'hôtel Crowne PlazaMD ci-dessous indiqué et profitez de ce tarif réduit.Restez deux nuitées consécutives et accumulez le triple des milles Aéroplan.Location avec AVIS: voyagez avec Rapidair entre le 25 novembre et le 20 décembre 2000 et obtenez gratuitement5 un surclassement pour la catégorie de voiture suivante au comptoir de location Avis à l'aéroport de Toronto.D'autres conditions s'appliquent.Pour réserver, composez le 1 800 TRY-AVIS et mentionnez le code UCNA002.Pour plus de renseignements, appelez votre agent de voyages ou Air Canada/Canadien InternationalMC au 1 888 247-2262 (ATS: 1 800 361-8071).Réservez par Internet au www.aircanada.ca Toronto/Centre-ville 159 $ (416) 597-1400 6LP2001A1202 a20 samedi 6LP2001A1202 ZALLCALL 67 01:24:12 12/02/00 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 FORUM Table rase m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Tout le monde le sait : la politique de consultation à Montréal n'est pas crédible et l'administration Bourque, qui salive au moindre coup de marteau, se plie en quatre pour faire plaisir aux promoteurs, quitte à passer sur le corps des citoyens.Poussé dans le dos par la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, le maire Bourque s'est résigné à revoir sa politique de consultation en matière d'urbanisme.En juin, il a mis sur pied une commission présidée par l'ex-ministre, Gérald Tremblay.Mine de rien, le maire Bourque s'est fait passer un savon par la Commission Tremblay qui a remis cette semaine un rapport d'une centaine de pages.Enrobé dans un langage poli, évitant diplomatiquement toute critique directe envers l'administration Bourque, Gérald Tremblay fait table rase et propose une toute nouvelle approche pour consulter la population lorsqu'un projet immobilier arrive dans le décor.La Commission de consultation a.consulté et lors de ses 14 séances publiques, elle a vite compris que les Montréalais voulaient se débarrasser de l'incompétente Commission du développement urbain (CDU).Au fil des dossiers controversés Ð les déchets à Saint- Henri, le théâtre Rialto transformé en discothèque, les condos construits sur le flanc du mont Royal Ð , la CDU a démontré non seulement son incompétence, mais aussi Ð et c'est pire Ð sa partisanerie.Dominée par des conseillers du parti au pouvoir, la CDU se comporte en béni-oui-oui devant l'administration Bourque qui réussit à faire approuver à peu près tous ses projets.Le rapport Tremblay met tout cela à la poubelle.Il propose plutôt de créer un Office de consultation publique (OCP) indépendant, formé d'experts et dirigé par un président nommé à l'unanimité par le conseil municipal.L'existence de l'Office serait enchâssée dans la charte afin de mettre celui-ci à l'abri des changements d'humeur des politiciens.La Commission a opté pour une structure légère afin d'éviter que le moindre projet immobilier s'enlise dans une « consultationite » aiguë.Les projets seraient donc divisés en trois catégories : une première pour les petits projets, une deuxième pour les projets d'envergure moyenne, comme les Loblaws ou le Rialto, et une troisième pour les grands projets qui ont un impact régional, tels le CHUM et la Grande Bibliothèque.Les Montréalais auraient enfin le droit d'exiger la tenue d'un référendum, comme c'est le cas actuellement dans toutes les villes du Québec.Mais ce droit est restreint aux projets de 2e catégorie.Une décision discutable.Pourquoi les grands projets, comme la construction du CHUM, ne seraient pas soumis au vote populaire si plusieurs aspects sont contestables ?On n'a qu'à se rappeler le projet de déménagement de l'hôpital Hôtel- Dieu à Rivière-des-Prairies, un projet concocté par l'ex-ministre Marc-Yvan Côté.La consultation pour les projets intermédiaires serait pilotée par un comité consultatif d'urbanisme du quartier, qui remplacerait en quelque sorte la CDU, et dont les membres seraient nommés par les conseils de quartier, donc par des politiciens.Drôle d'idée.Même si la consultation serait encadrée par deux experts de l'OCP, ce choix reste hasardeux.Les conseillers municipaux du quartier nommeront- ils des gens compétents ou des personnes qui s'imaginent en connaître un rayon sur l'urbanisme parce qu'ils ont rénové leur soussol à temps perdu ?Ou pire encore, désigneront-ils des amis du régime ?L'idée de donner du pouvoir aux citoyens est louable, mais elle nécessite un solide encadrement.Malgré quelques points obscurs, le rapport de la Commission Tremblay a le mérite de faire table rase des médiocres outils de consultation de la Ville de Montréal.Le maire Bourque a réussi à se créer une image de politicien crédible et respecté en vendant son projet d'une île, une ville, mais ses errements en urbanisme lui ont nui.Les maires de banlieue brandissent souvent la longue liste de ses dossiers ratés pour contester les fusions.Si Pierre Bourque veut rassurer les citoyens de banlieue sur les vertus de son administration, il a l'occasion de le faire en étudiant sérieusement les avenues proposées par le rapport Tremblay.Mais le maire Bourque, par la voie de son fidèle lieutenant, Saulie Zajdel, s'est contenté d'improviser un point de presse pour expliquer qu'il ne se prononcera pas avant les Fêtes.Mauvais signe.Il y a fort à parier que le rapport Tremblay finira ses jours sur une tablette.Et l'exercice « suggéré » par la ministre Harel, n'aura finalement rien donné.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés BILLET Chronique d'une mort assistée Le cas des Pays-Bas montre que l'euthanasie est tout sauf anodine a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Au moment même où les parlementaires hollandais débattaient d'un projet de loi légalisant l'euthanasie, un tribunal des Pays-Bas était saisi d'une affaire apte à soulever le doute chez les adeptes les plus convaincus de la « mort douce ».Un vieillard de 86 ans était las de vivre.Il avait essayé de se suicider mais a raté son coup.En désespoir de cause, il s'est tourné vers un médecin qui a accepté de lui donner le coup de pouce nécessaire pour l'envoyer dans l'audelà.Le tribunal a jugé que le médecin avait respecté une série de conditions en vigueur depuis le milieu des années 90 et qui ouvraient une première porte à la dépénalisation de la mort assistée.Le médecin a été acquitté, mais ce verdict a créé toute une commotion.Et la cause s'est retrouvée en appel.Cette semaine, les Pays-Bas sont devenus le premier pays au monde à avoir voté une loi qui légalise officiellement l'euthanasie.Celle-ci est permise si le patient a pris une décision « volontaire et réfléchie », et si sa situation est « sans issue et insupportable ».Il faut au moins deux avis médicaux.Un patient encore lucide peut demander par écrit qu'on lui règle son cas lorsqu'il ne le sera plus.Et chaque dossier est examiné par une commission qui référera le tout à la justice si jamais elle a un doute sur la légalité de l'intervention.L'Espagne a récemment réduit les peines encourues par les médecins coupables d'euthanasie.En Oregon, une loi autorise les médecins à aider des patients à mettre un terme à leurs jours s'ils sont condamnés à mourir dans un horizon de six mois.Mais la loi hollandaise est la seule législation nationale à ouvrir aussi généreusement les portes à la mort assistée.Jumelée à l'acquittement du médecin qui a tué son vieux patient, cette loi approuvée par la majorité des Néerlandais laisse perplexe.Il faut savoir qu'elle est le fruit d'un long processus qui a fait avancer, petit à petit, la tolérance face à la mort assistée.De projet de loi en jugement de Cour, l'élastique de la tolérance a été passablement étiré.Si bien que la nouvelle loi ne s'applique pas seulement aux agonisants.Des personnes souffrant de douleurs psychiques pourraient aussi s'en prévaloir.De même que des patients atteints de maladies dégénératives telles que l'Alzheimer.C'est la ministre de la Santé qui l'a dit.Ainsi, une personne pourrait en toute lucidité demander de se faire « suicider » lorsqu'elle sera frappée par la sénilité.Mais peut-être que le jour venu, cette sénilité lui sera tout à fait supportable ?Comment être certain ?La pente est glissante.Qui peut dire quand une souffrance est intenable ?Le dépressif au plus creux de la vague devant qui la médecine se sent impuissante mérite- t-il un aller simple pour l'éternité ?Et si la médecine devait découvrir dans trois, cinq ou quinze ans une nouvelle thérapie susceptible de le soulager ?La souffrance physique est-elle moins tolérable que la douleur psychique ?Où est la limite ?n n n Aux Pays-Bas, il se pratique déjà quelque 4000 euthanasies par an.Dans 90 % des cas, il s'agit de patients cancéreux en phase terminale.Mais il y a aussi tous les cas limites.Et ce sont eux qui définissent, justement, les limites de tolérance d'une société.Au Canada, quatre cas récents illustrent toutes les nuances du débat.Il y a eu Sue Rodriguez, atteinte d'une maladie dégénérative et qui, souffrant de paralysie, était physiquement incapable de se suicider.La Cour suprême a jugé que dans son cas, la préservation de la vie était plus importante que son droit à l'autodétermination.Le cas de Robert Latimer, qui a tué sa fille dont les souffrances continuelles lui étaient insupportables, n'a pas encore été définitivement tranché.Il y a aussi eu Nancy B., cette femme qui a réclamé Ð et obtenu Ð le droit d'être débranchée de son respirateur.Le refus de traitement, même mortel, ça va.Le coup de pouce volontaire pour accélérer la mort, non.Nancy Morrison, cette médecin accusée d'avoir provoqué la mort d'un patient à l'agonie, n'a finalement pas eu de procès, faute de preuves suffisantes.Et enfin, un médecin torontois qui a prescrit des barbituriques à deux patients séropositifs Ð l'un d'entre eux s'est suicidé Ð a été condamné à la prison.Dans la foulée de l'histoire de Sue Rodriguez, un comité du Sénat s'est penché sur les différents avatars de l'euthanasie.Dans son rapport, il recommande que l'interdiction d'aider un malade à se suicider soit maintenue.Mais qu'une nouvelle catégorie de meurtre par compassion soit ajoutée au Code criminel.Comme c'est généralement le cas au Canada dans les débats mettant en cause des questions de morale et de conscience, le rapport s'empoussière depuis dans une bibliothèque du Sénat.Cela ne signifie pas que nous soyions à l'abri des questions déchirantes que pose ce débat.Tous les jours, des médecins font face à des choix difficiles sans aucune ligne de conduite pour les guider.La décision d'augmenter la dose de morphine est souvent prise sans être dite.L'euthanasie se pratique entre les lignes.Et les médecins s'exposent aux poursuites.Le cas des Pays-Bas montre qu'une société peut sortir de cet état d'hypocrisie et nommer les choses par leur nom.Mais il montre aussi que cette démarche est tout sauf anodine.Qu'elle ouvre la porte à toutes sortes d'interprétations et d'abus.Et qu'elle nous confronte à notre propre refus de la souffrance et à nos définitions de ce qui donne Ð ou ne donne pas Ð sa pleine valeur à la vie.King : un « échec » plein de promesses Svend Robinson était au chevet de Sue Rodriguez lors du suicide assisté de cette femme atteinte d'une maladie dégénérative, en 1994.m r o y @ l a p r e s s e .c a Stephen King a mis fin à son expérience consistant à publier un roman en feuilleton sur Internet, contre paiement volontaire de la part des lecteurs appelés, au fil des mois, à télécharger les chapitres successifs, offerts à un ou deux dollars chacun.La fiction The Plant demeure ainsi inachevée, suspendue dans l'espace virtuel.Cela va certainement réjouir les éditeurs, distributeurs et libraires qui, dans leurs pires cauchemars, se voyaient déjà écartés de la chaîne du livre.Mais, outre le fait que seul un géant comme King pouvait se permettre une telle fantaisie, on concédera que cet échec en dit fort peu sur le commerce électronique en général, sur le développement de la distribution numérique du livre en particulier ; mais beaucoup sur la nature humaine, son honnêteté, sa fidélité et sa vaillance.Sur le premier point, l'honnêteté : ne comptez pas trop sur les consommateurs de culture pour acquitter des droits d'auteur s'ils n'y sont pas contraints Ð comme l'a déjà démontré l'hallucinant trafic de fichiers musicaux en format MP3 qui a cours sur la grande Toile.Ainsi, entre le premier et le cinquième chapitre de The Plant, mis en ligne de juillet à novembre, la proportion de mauvais payeurs est passée de 24 à 54 %, en dépit du fait que certains admirateurs éperdus aient pris sur eux de verser double indemnité afin de compenser pour les resquilleurs ! Sur les deuxième et troisième points, la fidélité et la vaillance : il ne faut pas non plus trop miser sur le fait que l'humain consentira l'effort de se rappeler d'une échéance littéraire puis de télécharger, mois après mois, les chapitres d'un roman, quel que soit l'intérêt conçu pour la chose au départ.À preuve, 150 000 personnes s'étaient virtuellement procuré le chapitre premier de The Plant dans la semaine suivant sa mise en ligne, mais seulement 40 000 en ont fait autant pour le cinquième Ð et il est douteux que cela tienne aux déficiences de la prose de King, qui n'a jamais déçu ses lecteurs.Malgré cela, cet « échec » ouvre plutôt une avenue qui pourrait devenir un intéressant créneau littéraire sur le Net.L'auteur américain a en effet ressuscité le principe du feuilleton, un mode de publication à l'ancienne ainsi servi à la moderne, qui faisait le bonheur des lecteurs de journaux du siècle dernier en leur servant la production romanesque d'Alexandre Dumas, notamment.Lors d'une prochaine expérience, il faudra seulement ajuster la logistique de l'affaire : par exemple, vendre l'abonnement en un bloc, au départ, et expédier au fil du temps les chapitres par courriel.Ce qui permettrait de vaincre quelques faiblesses humaines se manifestant même dans son mode de fréquentation de la culture, la rouerie, l'inconstance et la paresse. 6LP2102A1202 a21 samedi 6LP2102A1202 ZALLCALL 67 01:27:19 12/02/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 · A21 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a FORUM Pourquoi les libéraux ont-ils gagné ?Le plus grand atout du Parti libéral a peut-être été d'occuper seul le centre de l'échiquier politique Le bâillon de la demoiselle Le texte suivant est cosigné par Richard Nadeau (Université de Montréal), Neil Nevitte (Université de Toronto), Elizabeth Gidengil (Université Mc Gill) et André Blais (Université de Montréal).Les données proviennent de l'Étude électorale canadienne de 2000, dont les auteurs sont coresponsables.L'étude a été financée par Élections Canada, l'Institute for Social Research, l'Institut de recherches en politiques publiques, l'Université de Montréal, l'Université Mc Gill, et l'Université de Toronto.Le sondage a été réalisé par l'Institute for Social Research de l'Université York et par Jolicoeur (pour les entrevues au Québec).Un total de 3631 entrevues téléphoniques d'une durée de 30 minutes ont été complétées pendant la campagne (à partir du 24 octobre) à raison d'environ 110 entrevues par jour.Le taux de réponse est de 60 %.La marge d'erreur (au seuil de confiance de 95 %) est de 2 points de pourcentage.Nous remercions Agnieszka Dobrzynska et Éric Bélanger pour leur précieuse aide.Le 27 novembre dernier, les libéraux réussissaient à décrocher une troisième majorité parlementaire consécutive.Pourquoi ont-ils gagné ?Les données de la plus récente Étude électorale canadienne (ÉÉC) suggèrent trois explications.Les libéraux semblent d'abord avoir largement profité de la bonne tenue de l'économie.Ils paraissent ensuite être parvenus à éviter le blâme sur certaines questions comme la santé où ils auraient pu être vulnérables.Mais le plus grand atout du Parti libéral a peut-être été l'immense avantage d'occuper sans partage le centre de l'échiquier politique sur la scène fédérale.Quand l'économie va.Le fait que la santé ait défrayé la manchette durant la campagne a peut-être fait oublier que la question de l'emploi reste prioritaire pour les Canadiens ; 69 % des répondants de notre enquête ont affirmé qu'ils attachaient une très grande importance à cet enjeu.Malgré l'intérêt des électeurs, le débat sur l'économie, contrairement à ce qui s'était produit en 1997, a peu porté sur l'emploi et a plutôt été axé sur l'utilisation des surplus budgétaires du gouvernement fédéral.Ce contraste entre la nature du débat économique au cours des deux dernières élections est frappant et reflète le contexte très différent dans lequel se sont déroulés ces scrutins.En faisant de l'emploi leur priorité en 1993, les libéraux avaient créé des attentes qu'ils n'avaient que partiellement comblées durant leur premier mandat.Au moment de l'élection de 1997, le taux de chômage était d'environ 10 % et seulement un Canadien sur cinq croyait que le chômage avait diminué depuis l'élection des libéraux en 1993.Trois ans plus tard, le chômage était à 7 % et près de la moitié de la population canadienne pensait maintenant que le pourcentage de sous-emploi avait diminué.L'amélioration de la situation de l'emploi a amené les Canadiens à réévaluer leur jugement à propos de la gestion de l'économie par les libéraux.En 1997, seulement 29 % des Canadiens croyaient que le Parti libéral avait fait un bon travail en matière de création d'emplois.Ce nombre avait pratiquement doublé au moment de l'élection de 2000 ; 59 % des électeurs portaient maintenant un jugement favorable sur la performance du gouvernement Chrétien sur cette question.Les perceptions des Canadiens à propos de la performance du gouvernement en matière de création d'emplois avaient nui au Parti libéral à l'élection de 1997.Ces mêmes perceptions semblent plutôt avoir eu l'effet contraire trois ans plus tard.Mais il n'y a pas que la création d'emplois qui ait bénéficié aux libéraux.Les évaluations d'ensemble des citoyens concernant l'économie sont aussi devenues plus positives entre les deux élections.Un indicateur souvent utilisé pour résumer ces évaluations est la différence entre la proportion de répondants ayant une évaluation positive et celle ayant une évaluation négative de la performance de l'économie nationale au cours des douze derniers mois.Cet indicateur est passé de 12 à 28 entre 1997 et 2000, son plus haut niveau depuis plusieurs années.De nombreuses études ont montré qu'une bonne performance économique assure plus souvent qu'autrement la réélection des gouvernements sortants.L'élection du 27 novembre dernier ne constitue manifestement pas une exception à cette règle générale.De l'art de limiter les dégâts Durant la campagne, 84 % des Canadiens ont indiqué que la santé était un enjeu très important pour eux personnellement.Plus de 70 % des électeurs ont émis l'opinion que la qualité des soins de santé s'était détériorée au cours des cinq dernières années et trois électeurs sur quatre ont estimé que la performance des libéraux dans ce domaine n'était pas très bonne ou pas bonne du tout.Ce mélange de pessimisme et d'insatisfaction aurait pu nuire considérablement au gouvernement de Jean Chrétien.Comment expliquer que cela ne semble pas avoir été le cas ?Les données de notre enquête suggèrent trois explications.Les électeurs ont paru divisés quant à la responsabilité des gouvernements fédéral et provinciaux dans la détérioration des soins de santé.Ils se sont montrés aussi très partagés sur les causes de cette dégradation, un premier groupe d'électeurs l'attribuant à un financement insuffisant et l'autre à des problèmes de gestion.Finalement, aucune solution de rechange ne semblait en vue.Le NPD a certes tenté de s'imposer sur cette question en faisant de la santé l'enjeu quasi unique de sa campagne.Cependant, seulement 35 % des Canadiens ont estimé qu'il était le parti le plus compétent dans ce domaine, à peine davantage que ceux ayant opté pour les libéraux (32 %).Les Canadiens ont exprimé une confiance encore plus limitée à l'égard de l'Alliance canandienne (22 %) et du Parti conservateur (11 % ; voir le tableau 1).Le certain attrait du NPD sur l'enjeu de la santé a été plus que compensé par son manque de crédibilité sur à peu près tous les autres enjeux.Dans ce contexte, plusieurs électeurs ont hésité à punir les libéraux pour leur mauvaise performance dans le domaine de la santé.Les enquêtes sur la gestion du ministère des Ressources humaines ont jeté une ombre sur la réputation des libéraux en matière de comportement éthique.Les révélations sur le rôle de Jean Chrétien dans le processus ayant mené à l'octroi de subventions dans son comté ont avivé le débat.Stockwell Day, Joe Clark et Gilles Duceppe ont multiplié les attaques à l'endroit du premier ministre sur cette question.Pour établir les conséquences électorales de cet enjeu, la question suivante a été incluse dans notre enquête : « Croyezvous qu'il y a eu beaucoup, assez, peu ou pas de patronage du tout sous l'actuel gouvernement libéral ?» Le croisement des réponses à cette question avec les intentions de vote a permis de constater que 70 % des répondants de l'extérieur du Québec qui croyaient qu'il y avait eu beaucoup de patronage ont voté pour l'Alliance et que 65 % des répondants du Québec partageant cette appréciation ont appuyé le Bloc québécois.Ces chiffres suggèrent que la question du patronage aurait pu être très dommageable pour les libéraux.Cependant, le fait que seulement 13 % des électeurs aient estimé qu'il y avait eu beaucoup de patronage sous les libéraux suggère fortement que cet enjeu a finalement affecté relativement peu le résultat de l'élection.Les libéraux auraient pu être vulnérables aussi en raison de l'impopularité de leur chef.Plusieurs observateurs ont avancé l'idée que le déclenchement hâtif des élections visait d'abord et avant tout à barrer la route à Paul Martin.Jean Chrétien a souvent été dépeint comme un leader dépassé, un problème qui aurait pu potentiellement devenir encore plus sérieux avec l'arrivée de Stockwell Day sur la scène fédérale.Le chef libéral a-t-il, en fait, été un handicap pour son parti ?Peut-être, mais sans doute pas beaucoup et peut-être pas du tout.Sa popularité, mesurée sur une échelle de 0 à 100, a légèrement fléchi par rapport à 1997, passant de 53 à 50, mais est tout de même restée la plus élevée parmi les chefs de parti fédéraux (46 pour Stockwell Day, 49 pour Joe Clark).Ces données suggèrent que la faible popularité des chefs des partis d'opposition a limité considérablement l'impact qu'aurait pu avoir sur le vote des Canadiens le peu d'enthousiasme suscité par Jean Chrétien.(.) La bataille pour le centre La plupart des Canadiens se considèrent comme des centristes.Les libéraux l'ont bien compris et ont réussi avec succès à projeter l'image d'un parti modéré, offrant une approche équilibrée sur la plupart des enjeux.Les avantages électoraux de ce positionnement sont évidents et les partis d'opposition ne peuvent laisser le Parti libéral occuper tout le centre de l'échiquier politique s'ils aspirent à s'emparer à leur tour du pouvoir.La création de l'Alliance canadienne se voulait une tentative en vue de repositionner le Reform Party vers le centre.Ces efforts ne semblent pas, à première vue, avoir été couronnés de succès puisque l'Alliance canadienne reste perçue comme un parti solidement ancré à droite.La présence des conservateurs, à mi-chemin entre l'Alliance et les libéraux sur l'axe gauche-droite, ne fait que compliquer les choses pour le parti de Stockwell Day.Les néo-démocrates paraissent également écoper de leur positionnement idéologique.L'érosion de leurs appuis électoraux depuis une décennie compromet de plus en plus la possibilité pour ce parti de remplir le rôle dans lequel il s'est cantonné, celui d'être la conscience sociale du Parlement canadien.En abandonnant le centre aux libéraux, les néo-démocrates risquent fort d'avoir de moins en moins les moyens de cette ambition.Forts, mais pas invincibles Les libéraux disposent d'avantages importants mais ne sont pas invincibles.Ils ont affiché des faiblesses au cours de la récente campagne que les partis d'opposition auraient pu exploiter plus efficacement.Les résultats des trois dernières élections soulignent d'ailleurs la faiblesse et la fragmentation de cette opposition.Lors de chacun de ces scrutins, deux Canadiens sur cinq ont appuyé les libéraux alors que trois d'entre eux sur cinq leur ont refusé leur soutien mais, à chaque fois, en rangs dispersés.Cette donne politique peut-elle changer d'ici la prochaine élection ?Le premier facteur qui pourrait modifier les choses est l'évolution de la situation économique.Le Parti libéral a bénéficié depuis 1993 d'une conjoncture économique exceptionnellement favorable qui ne durera pas toujours.Un ralentissement de l'activité économique apportera éventuellement de l'eau au moulin des partis d'opposition.Il faudra peut-être plus qu'un retournement de la conjoncture économique pour chasser les libéraux du pouvoir.Un renouvellement du leadership politique pourrait s'avérer nécessaire.Il convient de rappeller à cet égard que les élections ayant transformé le plus profondément le paysage politique coïncident souvent avec l'arrivée de nouveaux chefs comme le montre par exemple l'élection de 1993.Le fait qu'aucun des chefs politiques fédéraux actuels ne suscitent l'enthousiasme des électeurs laisse croire que les Canadiens assisteront à de nombreux changements à la tête des partis fédéraux d'ici la prochaine élection.Cependant, l'expérience de l'Alliance canadienne montre qu'un nouveau chef et même un nouveau nom de parti ne sont pas suffisants en soi pour modifier significativement la dynamique politique.Les partis politiques de chaque côté du spectre politique devront également repenser leurs stratégies et leurs positionnements.Trois questions devront trouver réponse.Quel sera l'avenir du Bloc après le départ de Jean Chrétien ?Quelle sera la stratégie du NPD pour élargir sa base électorale ?Et quel sera le dénouement des tentatives visant à unir la droite canadienne ?Il est possible, et clairement souhaitable, que l'arrivée de nouveaux chefs et les réponses qui seront données à ces questions ravivent l'intérêt des Canadiens pour le processus politique et mettent fin à la chute inquiétante de la participation électorale observée récemment au Canada.Il vaut la peine de s'arrêter devant l'étrange couverture du petit livre par lequel l'ex-député bloquiste Daniel Turp voulait fustiger, l'automne dernier, « l'offensive d'Ottawa contre le Québec » (il s'agissait bien sûr de la loi sur la clarté référendaire).En couverture donc, une très jeune fille, la bouche recouverte d'un bâillon orné d'une feuille d'érable, vous lance un regard sibyllin où affleure un brin de soumission et une once de défi.La demoiselle incarne, on le devine, la province violée et martyrisée par les abominables hommes des neiges que sont les Chrétien et les Dion, mais Ð comment dire Ð elle n'a pas l'air d'avoir été particulièrement violentée, et pour tout dire, elle semble plutôt consentante.Telle n'était certainement pas l'intention de l'auteur, mais finalement, cette photo préfigurait à merveille le vote du Québec aux dernières élections fédérales.Les souverainistes qui ont passé cinq semaines à attaquer Jean Chrétien en le décrivant comme l'ennemi numéro un du Québec auront fort à faire pour accréditer l'idée que la mission du Bloc est d'aller « défendre le Québec » contre les « attaques » et les « aggressions » du gouvernement Chrétien.Il se trouve en effet que le PLC est devenu le premier parti fédéral au Québec.Alors que le Bloc est sur une pente déclinante depuis sa fondation en 1993, perdant des plumes d'une élection à l'autre, les libéraux, malgré l'impopularité de leur chef, ont remonté la côte.Ils ont 11 comtés de plus qu'en 1997 Ð autant que le Bloc Ð, et une plus grande part du vote populaire (44,2 % contre 39,9 pour le Bloc).C'est une victoire indéniable, d'autant plus que le Bloc avait d'extraordinaires atouts dans son jeu.Contrairement à ce qui s'était passé en 1997, son chef Gilles Duceppe avait fait une bonne campagne.Il disposait, comme à toutes les élections, des renforts du PQ, qui reste le parti le mieux organisé au Québec.Contre un chef libéral discrédité dans nombre de milieux, le Bloc avait comme allié Lucien Bouchard, le politicien le plus populaire au Québec.Le Bloc avait enfin, sur les autres partis, l'avantage de ne faire campagne qu'au Québec, auprès d'un électorat captif et ultra-homogène ; il pouvait concentrer toutes ses forces, qui étaient considérables compte tenu de son alliance quasi organique avec le PQ, sur un territoire beaucoup plus petit : 75 comtés plutôt que 301.n n n Selon les savants calculs du sociologue Pierre Drouilly, le PLC ne représente qu'un peu plus du tiers des francophones, alors que le Bloc en représente un peu moins de la moitié.On le croit sur parole, mais le Québec, ce sont tous les Québécois, non ?On parlera aussi du taux d'abstention Ð un record Ð qui vient effectivement ternir la victoire des libéraux, lesquels ont reçu l'appui de seulement 28,1 % des électeurs inscrits sur la liste électorale.mais les abstentions ont aussi nui au Bloc, qui représente encore moins d'électeurs (25,3 %).Certes, ces élections ne portaient pas directement sur la souveraineté, mais si les Québécois souhaitaient la souveraineté avec autant d'ardeur que le prétendent les ténors du Bloc et du PQ, ils se seraient quand même dérangés pour aller voter, ne serait-ce que pour donner un appui symbolique à leur camp et pour permettre au père du Bloc, Lucien Bouchard, de sauver la face.Les péquistes pourront toujours essayer de se consoler avec le sondage bidon commandité par la Société nationale des Québécois, lequel sondage affirme que 41 % des Québécois (54 % des francophones) préfèrent l'indépendance pure et dure au statu quo.Ce résultat stupéfiant, qui tranche avec tous les sondages réalisés depuis 30 ans, est dû à la question tordue concoctée par Pierre Drouilly, qui pour l'occasion a troqué la toge du chercheur pour la tuque du militant.La question, donc : « Si le Canada anglais se montrait complètement fermé aux demandes traditionnelles du Québec en matière constitutionnelle, le Québec devrait-il devenir un pays indépendant ou accepter d'être une province comme les autres ?» Notez bien les mots porteurs d'une charge émotionnelle : « anglais », « complètement fermé », « demandes traditionnelles », « devenir », « accepter », « comme les autres ».Autrement dit, si l'on vous fermait la porte au nez en vous crachant dessus, seriez-vous assez lâche pour vous écraser ?Un autre sondage sortait en même temps cette semaine, également commandité par un organisme partisan (le Conseil pour l'unité canadienne), mais à la différence du premier, l'opération avait été pilotée par un universitaire sérieux, Maurice Pinard.Aussi les résultats réservent-ils moins de surprise.Le quart des Québécois seulement veulent l'indépendance sans partenariat ; 39 % répondraient OUI à la question de 1995 ; 11 % sont plus souverainistes qu'avant, mais 29 % le sont moins.Si 48 % souhaitent la souveraineté-association, près du tiers voteraient dans le sens contraire s'ils n'étaient pas absolument certains que le partenariat suivrait.Et que dit le peuple de l'infâme bâillon que représenterait la loi sur la clarté ?Le même sondage indique que seulement 30 % des Québécois y sont opposés.Une substantielle majorité de 60 % Ð dont 53 % des souverainistes ! Ð est « fortement ou plutôt d'accord » avec une loi qui définirait « les conditions selon lesquelles Ottawa accepterait de négocier après une victoire du Oui ».Ainsi se termine l'histoire d'un viol qui n'a pas eu lieu.On croit même deviner le pourquoi du bâillon qui orne le menton de la demoiselle qui fait la couverture du bouquin de M.Turp.La vérité, la voici : c'est elle-même qui s'est mis ce bâillon sur la bouche, pour ne plus avoir à répondre aux sondages.En 1997, seulement 29 % des Canadiens croyaient que le Parti libéral avait fait un bon travail en matière de création d'emplois.Ce nombre avait pratiquement doublé au moment de l'élection de 2000 ; 59 % des électeurs portaient maintenant un jugement favorable sur la performance du gouvernement de Jean Chrétien.'e Lxpérience de All'liance canadienne montre qu'un nouveau chef et même un nouveau nom de parti ne sont pas suffisants en soi pour modifier significativement la dynamique politique. 6LP2201A1202 a22 samedi 6LP2201A1202 ZALLCALL 67 10:29:29 12/05/00 B PACTE FISCAL 1740, boul.René-Lévesque Ouest, Montréal sortie Guy, autoroute 20 Tél.: (514) 931-8841 LIQUIDATION TAPIS PERSANS L'embargo Commercial É.-U.Iran a été levée.Les grossistes en tapis transigent directement avec les É.-U.Les marchandises excédentaires de tapis seront vendues à rabais à des prix les plus bas possibles.Seulement 3 jours Prix imbattables Vendredi 17 novembre, 10 h 30 à 20 h Samedi 18 novembre, 10 h 30 à 20 h Dimanche 19 novembre, 10 h 30 à 18 h 30 Comptant ou chèque 50% de rabais Tabriz Nagsha laine et soie 7'x10' 4500$ 1 999$ Tabriz Mahi laine et soie 7'x10' 2990$ 1 495$ Nain laine et soie 7'x10' 1990$ 950$ LIQUIDATEUR TAPIS HERAWI Nouvel Hôtel Une perte de 6 $ pour la Ville ÉRIC TROTTIER EN DÉPOSANT son budget 2001, il y a une semaine, Pierre Bourque était particulièrement fier d'annoncer que le pacte fiscal de cinq ans conclu avec le gouvernement allait entraîner un gain net de 8,4 millions pour la Ville de Montréal.Or, dans les faits, il n'en est rien.On peut même penser que le pacte fiscal, au total, occasionne une perte de 600 000 $ pour la Ville.C'est le directeur général de la Ville, Guy Coulombe, qui a admis hier devant la commission d'étude du budget de la Ville qu'un montant de neuf millions de dollars placé dans la colonne des revenus provenant du pacte fiscal était, pour le moment du moins, virtuel : « Ce n'est pas réglé », a-t-il dit en faisant référence à ce montant.Ð Vous en avez beaucoup, dans votre budget, des montants « pas réglés » comme celui-là ?-Non, c'est le seul.Le directeur des finances de la Ville, André Delisle, a précisé plus tard que le gouvernement du Québec et la Ville ont conclu un « accord de principe » sur cette somme de neuf millions, mais que « rien n'est signé ».Au bureau de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, on a précisé qu'il avait été convenu que le gouvernement verse une somme supplémentaire de 60 millions aux villes de la province, et que les villes et Québec avaient jusqu'au 1er avril pour trouver une façon de répartir la somme.Mais rien n'est déterminé encore pour Montréal : « On peut penser que, de cette somme, Montréal recevrait neuf millions ; ça peut correspondre », a dit l'attachée de presse de la ministre.Quoi qu'il en soit, ces neuf millions, Montréal n'en a pas la confirmation écrite.S'il fallait que Québec décide de ne pas envoyer la somme au maire Bourque, ce dernier devrait donc modifier son « gain net » de 8,4 millions en une perte de 600 000 $.« Cette technique des approximations et des évaluations jovialistes est devenue une pratique courante à la Ville de Montréal, déplore le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand.À des fins politiques et de communication, on présente des budgets faussement équilibrés.» M.Rotrand rappelle que ce n'est pas la première fois que la Ville « traficote » ses budgets avec des sommes plus ou moins réelles.En 1999, la Société de développement de Montréal a présenté un budget contenant un montant d'argent pour la vente d'un terrain pour le futur super-hôpital de Montréal.« Un mois après, on apprenait que ce montant Ð qui ne correspondait pas à la réalité Ð avait servi à camoufler un déficit de 12 millions à la SDM ! » 6LP2301A1202 A23 actu-serie 6LP2301A1202 ZALLCALL 67 01:11:20 12/02/00 B ACTUALITÉS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 A23 Derrière la violence médiatisée Les activités criminelles des gangs de rue conduisent parfois à des affrontements sanglants entre bandes rivales.Mais toute cette violence s'explique également par des querelles de territoire ou des tensions entre groupes de jeunes.C'est ce que nous abordons aujourd'hui dans le premier volet de notre série sur les gangs de rue.Comme chaque vendredi d'une semaine scolaire normale, les élèves de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau quittent dans un joyeux brouhaha leurs classes en ce vendredi d'automne.Il est 16 h.Par petits groupes, des dizaines d'ados marchent sans hâte vers le boulevard Saint- Michel.Soudain, des cris fusent.Les têtes se tournent.Plusieurs jeunes courent à toutes jambes.L'attroupement se forme.La bagarre a commencé.En un éclair, une demi-douzaine de travailleurs de rue, deux policiers du SPCUM et un dirigeant de l'établissement convergent vers les belligérants pour les séparer et évacuer les spectateurs dans l'espoir de refroidir les esprits.Tout rentre dans l'ordre.Pour cette fois.Car tout le monde est conscient qu'une simple étincelle peut remettre le feu aux poudres la semaine suivante.« La violence entre gangs commence comme ça, explique Harry Delva, coordonnateur des travailleurs de rue de la Maison d'Haïti, un centre communautaire du quartier fondé en 1972.Aujourd'hui, l'événement est mineur.Un jeune Haïtien a reçu des coups de pied d'un hispanophone et un de ses cousins a voulu le venger.Mais le petit garçon agressé sera peut-être tenté d'aller chercher la protection d'un gang.» Les tensions et les querelles de territoire entre groupes peuvent effectivement conduire à une escalade d'événements de plus en plus violents.Aux coups à mains nues succèdent les attaques à l'arme blanche et dans le pire des cas, aux armes à feu.Ces actes de violence entre gangs sont plus souvent spontanés que planifiés selon plusieurs experts, ce qui rend les membres des gangs plus dangereux que d'autres criminels, car ils sont imprévisibles.De là à conclure que les conflits entre gangs de rue sous-tendent toujours des tensions de nature purement ethnique est un pas.à ne pas franchir.« Depuis quelques années, les gangs de rue ne sont plus homogènes, soutient Chantal Fredette, criminologue et agent de formation dans le dossier « Gang » aux centre jeunesse de Montréal.Il peut y avoir un noyau formé d'une majorité de jeunes de la même origine, mais on va retrouver par exemple des Blancs, des Latinos-Américains dans un gang d'Haïtiens.» Il est vrai qu'au départ, des gangs montréalais se sont formés pour se défendre contre des actes racistes.Un cas bien connu est celui des Bélanger, groupe de jeunes Haïtiens faisant la pluie et le beau temps dans le parc du même nom durant les années 1980.Le problème est qu'on est vite passé de la « noble cause » aux actes criminels.« Ce gang visait à défendre les Noirs contre les abus des Blancs mais cette philosophie, qui n'aurait été qu'une stratégie de recrutement, se serait vite transformée au profit des activités criminelles comme le taxage, le vol à main armée, le proxénétisme », écrit Michel Chéry dans un rapport sur la délinquance dans la communauté haïtienne de Montréal rédigé en 1997.Un territoire La réponse ne s'est pas fait attendre, poursuit ce criminologue.D'autres bandes, tel le Master B, sont nées pour entreprendre elles aussi des activités criminelles.La guerre entre gangs venait de s'amorcer.Même s'ils ont tenu la manchette des médias au cours des derniers mois, il n'y a pas que des gangs de rue haïtiens à Montréal.Il y en a eu chez les Blancs, les hispanophones, les Italiens, les Asiatiques, les Arabes, etc.Ils sont actifs dans différents quartiers de l'île, du nord au sud, d'est en ouest.« Si les gangs haïtiens sont davantage identifiables, c'est d'abord parce que leurs membres sont noirs et ensuite parce qu'ils sont démonstratifs, ce qui est dans les racines de la culture haïtienne », affirme le psychologue Emerson Douyon, auteur d'une étude sur ces organisations.Bien avant l'identité ethnique, les gangs de rue défendent un territoire.Ils s'y s'implantent, en prennent le contrôle et règnent en maître absolu.« Pour moi, le gang est un groupe de personnes qui veulent défendre leur territoire.Ils sont racistes.entre quartiers », laisse tomber Simon (nom fictif), un adolescent de 15 ans proche d'un gang.À l'image des groupes de motards criminels, ces gangs possèdent leurs signes particuliers, leurs codes, leur structure interne bien organisée.Les principaux membres des noyaux durs ont un surnom.Les rituels d'initiation sont particulièrement violents pour ceux et celles désirant se joindre au gang et deviennent de plus en plus intenses à mesure qu'on grimpe les échelons.Les « candidats » seront par exemple passés à tabac par les membres en règle, de façon à tester leur résistance.D'autres devront commettre des braquages pour montrer qu'ils ont du nerf.Et bien entendu, les gangs ont leurs couleurs.Des couleurs que l'on défend farouchement.Des couleurs que l'on affiche même en dehors du cercle des gangs.Dans Saint-Michel/Pie-IX, c'est le bleu.Dans Montréal-Nord/ Riviè-re-des-Prairies, c'est le rouge, le vert et le noir.Mieux vaut ne pas arpenter les rues d'un de ces quartiers le front ceinturé d'un bandeau de la mauvaise teinte.La haine qu'entretiennent les bandes rivales est si aiguë qu'à l'image des motards, les membres des gangs sont séparés dans les prisons, comme à Bordeaux, où il y en a présentement une vingtaine.« On loge les groupes belligérants dans des secteurs différents.Nous sommes prudents », assure Guy Samson, porte-parole des Services correctionnels du Québec.D'un gang à l'autre Au cours de l'été 2000, deux gangs de rue parmi les plus connus, les Bo-Gars de Montréal- Nord et les Crack Down Posse (CDP) de Saint- Michel, se sont livrés une guerre sans merci, faisant sept morts.Derrière toute cette violence médiatisée se cache toutefois une autre réalité, moins connue, celle de toutes ces bandes de jeunes ayant des liens plus ou moins serrés avec les « vrais » gangs de rue.« Il y a ceux que j'appelle mes « voleurs de caps de roues », des jeunes qui vont faire de petits délits, et des groupes très organisés comme les CDP ou les Bo-Gars.Entre ces deux extrêmes, on retrouve tout un spectre de gangs », explique Chantal Fredette.Les vrais gangs de rue, les noyaux durs comme on les appelle parfois, sont formés d'une poignée d'individus, de jeunes adultes fortement criminalisés et ayant des liens avec la pègre et les motards.« Sur tout le territoire du SPCUM, on compte une vingtaine de gangs regroupant quelque 500 membres actifs », précise Michel Roussy, commandant à la Section moralité, alcool, stupéfiants du Centre opérationnel Est de la police.On retrouve ensuite des gangs qu'on peut qualifier d'intermédiaires, formés d'adolescents, souvent en possession d'armes blanches.Dans ce bassin de sympathisants, les noyaux durs recrutent les éléments de la relève.Ces exécutants commettent divers délits comme du taxage, des vols ou le recrutement des danseuses nues qui travailleront à leur profit.« Lorsque les plus vieux vont être partis, nous allons prendre leur place.Il y en a qui ont ça dans le sang », assurent trois adolescents, membres d'un gang, rencontrés par La Presse.À leur tour, les bandes intermédiaires vont tenter d'attirer des jeunes de 12, 13, 14 ans à la recherche de sensations fortes ou de protection.La très grande majorité d'entre eux sentent la soupe chaude et se rangent rapidement après avoir commis un délit.Quant aux autres, ils mettent le doigt dans l'engrenage.Ils sont prêts à prendre tous les risques pour obtenir ce qu'ils veulent.Sans regarder aux conséquences.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Harry Delva, coordonnateur des travailleurs de rue de la Maison d'Haïti, estime que la violence entre gangs de rue commence souvent par de banales altercations à l'école.Bien avant l'identité ethnique, les gangs de rue défendent un territoire.Quand les filles servent les intérêts des gangs Toronto en a plein les bras ANDRÉ DUCHESNE VALÉRIE A FAIT sa place dans un gang avec ses poings.Un jour, elle a confronté un garçon de son âge qui, après l'avoir droguée, a abusé d'elle pour ensuite répandre la rumeur qu'elle était une fille facile.« Ça s'est réglé dans les cases à l'école, raconte-t-elle, le regard frondeur.Je lui en ai « crissé » toute une.Il a voulu porter plainte à la police mais il s'est dégonflé en se rendant compte qu'il serait la risée de ses amis.» Mais Valérie (nom fictif) a aussi plongé dans l'univers des gangs de rue en s'amourachant d'un hispanophone, membre d'une de ces organisations.Très vite, ses faits et gestes ont commencé à servir les intérêts du gang.C'est bien souvent la fonction qui attend les filles dans ces organisations.« On passait les armes dans les discothèques en les démontant en pièces, se souvient-elle.On livrait de la drogue dans les appartements, les ruelles, les cafés, et on rapportait l'argent.À d'autres occasions, on faisait des épiceries par téléphone, ce qui veut dire qu'on prenait les commandes.» Par contre, il y a des moments, durant une fête notamment, où les gars du gang lui disaient : « Valérie, y'é temps que tu t'en ailles.» Valérie comprenait très bien.C'était l'heure du « gang bang », un rituel consistant à perpétrer le viol collectif d'une fille ciblée par le gang.Vivant dans la peur, la victime va par la suite travailler pour ses agresseurs, en dansant ou en se prostituant en retour d'une protection.Il y avait aussi l'argent.« J'ai mené la vie de millionnaire durant un an et demi.La palette dans les poches, on allait aux danseurs.Pour ne pas éveiller les soupçons de ma mère, j'achetais des vêtements que je jetais aux vidanges quand ils étaient sales », poursuit Valérie qui n'était même pas une adulte.La fréquentation d'un ami ne faisant pas partie d'un gang, le fait de voir une copine tombée dans la consommation d'héroïne et des amis incarcérés les uns après les autres l'ont fait s'éloigner de cette poudrière.Aujourd'hui âgée de 24 ans, Valérie travaille auprès des jeunes, dans la prévention des maladies transmises sexuellement et de la violence dans les relations amoureuses, grâce au programme Rap-VIH.Pour Chantal Fredette, agent de formation au dossier « Gang » des centres jeunesse de Montréal, ce programme permet de bien canaliser les forces d'une personne.« Ces jeunes-là sont bourrés de talents, mais pendant des années, ils les ont utilisés à l'intérieur des gangs.Valérie par exemple, est une leader-née.Dans Rap-VIH, ont fait appel à ces mêmes qualités afin qu'elle fasse des interventions dans les écoles.» Valérie assure que ce projet lui a apporté une confiance et une estime de soi qu'elle n'avait pas auparavant.Aujourd'hui, elle veut devenir travailleuse de rue.ANDRÉ DUCHESNE LE SAMEDI 21 octobre dernier, deux jeunes hommes de 23 ans étaient tués par balles dans une embuscade tendue dans le stationnement d'un complexe immobilier d'Etobicoke, un quartier du nordouest de Toronto.Les deux hommes étaient les cinquième et sixième victimes d'une escalade de violence impliquant des gangs de rue, observée au cours des six derniers mois dans la capitale ontarienne.Il s'agissait en fait d'une « exécution planifiée » indiquait le quotidien Toronto Star.Comme Montréal, la Ville-reine est aux prises avec un sérieux problème de gangs de rue.Pis encore, les policiers sont convaincus que ces gangs prêtent maintenant allégeance aux Crips et aux Bloods.Or, ces deux bandes sont les toutes premières à avoir sévi aux États-Unis, plus précisément dans les rues de Los Angeles, durant les années 1960.Depuis, elles ont ouvert des « franchises » dans tous les États américains.Les policiers du SPCUM suivent la situation de près.Ils se sont d'ailleurs rendus à Toronto.Les six assassinats perpétrés à Toronto au cours des derniers mois seraient cependant reliés à des règlements de comptes entre membres d'un même gang (affilié aux Crips) croit la police torontoise.L'enjeu : contrôle de territoire, transaction de drogue et autres délits souvent associés aux gangs.« Il y a déjà plusieurs années, les écoles, les tribunaux, le service de police et l'ensemble de la communauté auraient dû mettre le pied à terre et réaliser que nous nous dirigions vers un problème grave », a expliqué un policier torontois au Star.Un de ses collègues a ajouté : « Les gens qui soutiennent que le problème des gangs de rue n'existe pas devraient simplement venir se promener dans les quartiers chauds un soir.» DEMAIN : Pourquoi le gang ? 6LP2401A1202 a24 actus sam 2 d cembre 6LP2401A1202 ZALLCALL 67 01:21:40 12/02/00 B Des milliers de sites Web disparus Bien plus que du café CAFÉ UNION 1 4 8 , r u e J e a n - Ta l o n O u e s t , M o n t r é a l 5 1 4 2 7 3 5 5 5 5 CAFÉ EN GRAIN ACCESSOIRES Voici le cadeau idéal pour mettre en dessous de votre arbre de Noël FRANÇOIS BERGER L'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), l'organisme chargé d'enregistrer les adresses Internet dont le nom se termine en .ca (pour Canada), considère que la simple négligence des entreprises et des institutions est la principale cause de la « disparition », depuis hier matin, de milliers de sites Web et d'adresses de courriel dont les noms de domaine n'ont pas été inscrits au registre officiel dans les délais.Les détenteurs de noms de domaine (ou adresses électroniques) portant le suffixe .ca avaient jusqu'à minuit jeudi soir pour enregistrer de nouveau les appellations, qui permettent de retrouver un site Web ou d'atteindre une messagerie sur le gigantesque réseau Internet.Hier matin, plus de 45 000 de ces noms restaient dans les limbes, selon l'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), basée à Ottawa.Le directeur général de l'ACEI, Bernard Turcotte, estime que 25 000 noms restés sans enregistrement correspondent à des adresses valides sur le réseau, les autres étant des « épaves » abandonnées par leurs détenteurs qui n'en voient plus l'utilité.Les milliers d'adresses valides non enregistrées ont été « désactivées » hier matin, les rendant inopérantes tant que leurs propriétaires n'auront pas demandé leur réinstallation, ce qu'ils peuvent faire jusqu'au 31 janvier prochain.Après cette date, les noms qui n'auront pas été réinscrits deviendront périmés et pourront être attribués à des nouveaux demandeurs, a indiqué l'ACEI.M.Turcotte croit que, souvent, la gestion des noms de domaine « n'est pas prise au sérieux par les entreprises aussi longtemps que le système marche ».De « gros sites » Internet et des « marques très connues » se trouvent affectés par la négligence ou le manque de suivi, selon lui.L'exploitant d'un site Web ou d'un système de courrier électronique associé à un nom de domaine doit décider s'il s'agit d'un « jouet » ou d'un « outil de promotion », d'une marque de commerce par exemple, explique le directeur de l'ACEI, qui a chargé 63 registraires de lui acheminer les demandes d'enregistrement à travers le pays.Parfois, les entreprises confient la gestion Internet aux mauvaises personnes, à un niveau hirarchique inadéquat, note M.Turcotte.C'est comme si une grande firme confiait la responsabilité de sa marque de commerce au concierge, illustre-t-il.Quelque 98 000 noms de domaine portant le suffixe .ca ont été enregistrés depuis 12 ans sous la supervision d'une équipe bénévole de l'Université de Colombie- Britannique, qui a transféré en septembre dernier son registre à la nouvelle ACEI.LIQUIDATION RADICALE ! L'EMBARGO AMÉRICAIN SUR LES TAPIS PERSANS EST LEVÉ Depuis la levée de l'embargo commercial américain, la plupart des tapis persans sont expédiés sur le marché des États-Unis.Nous voulons offrir à nos clients l'occasion d'acheter leurs tapis pendant cette vente spéciale, avant que les prix des tapis soient multipliés par quatre ou même cinq.Nous avons tous les genres de tapis, Qum en soie, Tabriz laine et soie, Heriz, Isfahan, Kashan, Mashad, etc., dans toutes les dimensions, jusqu'à 16' x 12' et des tapis de passage jusqu'à 22' de longueur.TOUS NOS TAPIS VONT DE 100$ À 2 200$ Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 20 octobre 2000 Ð 13 h à 19 h Samedi 21 octobre 2000 Ð 11 h à 18 h Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 CHÈQUE Heriz Persian Rugs Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 1er décembre 2000 Ð 13 h à 19 h Samedi 2 décembre 2000 Ð 11 h à 18 h CHÈQUE Heriz Persian Rugs Échecs: Lesiège éliminé YVES BOISVERT LE CHAMPION canadien des échecs, Alexandre Lesiège, a été éliminé hier à New Delhi, en Inde, lors de la deuxième ronde du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs (Fide).Lesiège, avec les blancs, a concédé la nulle après seulement 14 coups au Français Vladislav Tkachiev.Comme il s'agissait d'un match de deux parties et que Tkachiev avait remporté la première la veille, Alexandre se trouve éliminé (0,5-1,5).Le Montréalais avait remporté les deux parties de la première ronde contre le Chilien Vasquez, plus faible que lui.Le tournoi « officiel » de championnat du monde se poursuit jusqu'à ce qu'il ne reste que deux finalistes, qui s'affronteront à la fin du mois à Téhéran.Les observateurs s'accordent toutefois pour dire que le championnat officieux entre Garry Kasparov et Vladimir Kramnik (remporté par ce dernier) réunissait les deux meilleurs joueurs au monde.Les deux boudent la Fide.L'actuel champion de la Fide est le Russe Alexander Khalifman, qui participe au tournoi.Il a fait deux fois la nulle avec l'Allemand Christopher Lutz et une partie de prolongation a lieu pour déterminer un vainqueur aujourd'hui.Pour les résultats : (ne faites pas les 3W) wcc2000.fide.com.Réfection du rond-point à Kahnawake Le ministre des Transports et ministre délégué aux Affaires autochtones, Guy Chevrette, a annoncé hier Ð en compagnie du chef mohawk Joseph Norton Ð le début des travaux de réaménagement du rond-point Kahnawake et la construction d'une voie multifonctionnelle sur la route 132Ð138 à l'approche du pont Honoré-Mercier.Le projet, de l'ordre de 20 millions, comprend la réfection complète de la chaussée à six voies, soit deux voies de circulation dans chacune des directions, une voie pour usage multifonctions et une voie pour virage à gauche dans les deux sens.Les travaux débuteront dans les prochaines semaines et se poursuivront jusqu'à l'automne prochain.Mettez la main sur 100 ans d'histoire! « Desjardins, au coeur de notre histoire et de notre économie » Encart spécial dans votre journal d'aujourd'hui La Presse 2 décembre 2000 Page A25 manquante 6LP2601A1202 a26 samedi 6LP2601A1202 ZALLCALL 67 01:12:28 12/02/00 B LAURENTIDES Des résidants veulent empêcher le passage de motoneiges dans «leur cour» JEAN-PAUL CHARBONNEAU LA COUR SUPÉRIEURE a été saisie au palais de justice de Saint-Jérôme d'une requête visant à autoriser la Coalition pour la protection de l'environnement du parc linéaire à réclamer un recours collectif.Cet organisme regroupe quelque 1200 résidants des municipalités Saint-Faustin/Lac-Carré jusqu'à Labelle, habitant des maisons riveraines à l'ancienne voie ferrée du P'tit Train du Nord (sur une distance de 38 kilomètres).Ils protestent contre le passage de motoneiges pratiquement dans leur cour.Le porte-parole de la Coalition, Yvan Bélanger, soutient que ce regroupement avait tout tenté, mais en vain, pour en arriver à un accord avec la municipalité régionale de comté (MRC) des Laurentides et les clubs de motoneiges Ð les deux organismes visés par le recours Ð avant de s'adresser à la Cour supérieure.On a même suggéré l'aménagement d'un autre tracé pour les motoneiges.Dans le but de trouver une solution, la Coalition a fait parvenir deux lettres au premier ministre Lucien Bouchard, ce qui a entraîné deux rencontres avec le ministre des Transports, Guy Chevrette, sans qu'il y ait toutefois des débouchés.« L'hiver dernier, indique M.Bélanger, nous avons compté jusqu'à 700 motoneiges par jour qui passaient à 28 mètres de notre maison.Une chance que nous n'avons pas connu un gros hiver avec beaucoup de neige.» Le recours collectif vise au total le versement de 5,6 millions de dollars (environ 5000 $ par résidant) pour les torts subis par chaque résidant des 600 maisons riveraines au parc linéaire depuis 1997.« Pour nous, reprend M.Bélanger, ce n'est pas l'argent qui nous préoccupe, mais plutôt la tranquillité de notre environnement.Si jamais la MRC et les clubs de motoneige acceptent officiellement de faire un autre tracé pour les motoneiges, nous allons abandonner notre recours.Le recours collectif demande une compensation pour les inconvénients et la dévaluation importante des propriétés.Il vise aussi à conserver aux Laurentides son attrait touristique traditionnel et à protéger la qualité de vie des citoyens.Nous n'avons absolument rien contre les motoneigistes.La Coalition doit toutefois s'adresser aux tribunaux pour faire respecter les droits et les intérêts de ses membres.» Au cours des prochaines semaines, les avocats des deux parties se rencontreront afin de discuter des modalités et tenter d'arriver à une entente à l'amiable avant que le débat de fond ne s'engage devant la chambre civile de la Cour supérieure.idomoINTERNATIONAL www.idomo.com Comprend: Lit 2 places, commode triple, commode à 5 tiroirs et 1 porte, 1 table de chevet (matelas en sus) Fabio Pin massif Mobilier de chambre à coucher Reg.1159,80 Extra.Table de nuit additionnelle VILLE ST-LAURENT 9090 Cavendish (Autoroute 40) (514) 735-6425 i d o m o , le magasin du temps des Fêtes Lundi au Mercredi 10h-18h Jeudi et vendredi 10h-21h Samedi 9h-17hPM; Dimanche 12h-17h 6LP2701A1202 6LP2701A1202 ZALLCALL 67 01:17:20 12/02/00 B FAILLITE I FAILLITE I FAILLITE I FAILLITE I FAILLITE I FAILLITE I BARCANA (GRANBY) La Corporation Commerciale Crescent (encanteurs liquidateurs) dispose de plus de 2 500 000 $ (prix de gros) d'arbres, de boules et de décorations de Noël.C'est le temps de faire vos achats pour les fêtes.N'attendez pas le «Boxing Day».SAPINS: Plusieurs modèles disponibles dans différentes grandeurs (2' à 12'), faciles à installer.BOULES: Plus de 3 000 000 de boules, incassables, fabriquées au Canada, dans toutes les grandeurs (60 mm à 25 cm) et toutes les couleurs.FIGURINES ET ACCESSOIRES: Grand choix de guirlandes, couronnes, Père Noël en fibre de verre, etc.2 LOCATIONS 382, boul.des Laurentides LAVAL Heures d'ouverture Lun.au merc.10 h à 18 h jeu.et vend.10 h à 21 h Sam.9 h à 17 h - Dim.11 h à 17 h 905, boul.Industriel GRANBY Heures d'ouverture Lun.au vend.10 h à 18 h Sam.9 h à 17 h - Dim.12 h à 17 h Vente dirigée par Corporation Commerciale Crescent ENCANTEURS LIQUIDATEURS ÉVALUATEURS cartes acceptées PHOTO PC Kim Louie et sa mère Grace Louie, après la conférence de presse qu'ils ont donnée à Toronto, hier.Les présumés fils de Mel Lastman ne veulent pas lui causer d'embarras.Presse Canadienne TORONTO Ð Les deux présumés fils illégitimes du maire Mel Lastman affirment qu'ils n'ont jamais voulu lui causer d'embarras en intentant des poursuites de 6 millions contre lui.Le maire de Toronto a reconnu publiquement, jeudi, avoir eu une liaison avec une femme mariée, il y a 40 ans, alors que lui-même était marié.Les deux fils présumément nés de cette liaison, Todd Louie, âgé de 38 ans, et son frère Kim, âgé de 42 ans, ont donné hier une conférence de presse en compagnie de leur mère, Grace Louie.Le plus jeune des frères a lu une brève déclaration précisant que s'ils avaient voulu nuire au maire, ils auraient intenté les poursuites avant les élections municipales du 13 novembre.« Nous ne voulions pas causer d'embarras à M.Lastman », indiquent-ils.Le maire Lastman a été réélu pour un nouveau mandat de trois ans.Les frères expliquent qu'ils n'avaient pas réalisé que M.Lastman était leur père avant que Kim ne le voie à la télévision pendant la campagne électorale municipale de 1997, et se rende compte de sa ressemblance avec le maire.« Nous avons appris récemment que M.Lastman est notre père, a déclaré Todd Louie, mais il connaissait notre existence depuis le début.Il connaissait aussi l'état de grande pauvreté dans lequel nous vivions.« Nous croyons que les pères doivent subvenir aux besoins de leurs enfants, même s'ils ne souhaitent pas créer de liens avec eux.La position de M.Lastman ne le dispense pas de ce devoir.» La déclaration ajoute qu'en 1974, M.Lastman a versé à Mme Louie une somme de 25 000 $, plus les frais judiciaires, pour qu'elle renonce aux allégations selon lesquelles il était le père de ses enfants.Les frères disent qu'ils ont tenté récemment de conclure une entente à l'amiable avec Mel Lastman, mais que leur demande a été rejetée.Ils affirment que c'est le maire qui a décidé de rendre les poursuites publiques.À Québec, été comme hiver, avec vue! 1100, boul.René-Lévesque Est, Québec Réservations : 1-800-447-2411 1-418-647-2411 On se baigne sous la neige Quelle belle façon de voir Québec! L'hôtel Hilton sur Vieux-Québec, fraîchement rénové au coût de $18 millions surplombe le quartier latin et tous les points de vue intéressants de la Vieille Capitale.Informez-vous des forfaits saisonniers et familiaux ainsi que de nos attentions particulières pour vos enfants.Toutes les activités sportives et culturelles majeures sont à votre portée.Quel plaisir de se baigner en plein hiver dans notre piscine extérieure chauffée ! Une sensation inoubliable avec vue s'il vous plaît.Forfaits et tarifs familles.Famille à 30 0 sous l'eau.-20 0 à l'extérieur 6LP2801A1202 a281202 6LP2801A1202 ZALLCALL 67 01:17:08 12/02/00 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2000 GROUPE I.C.M.Toutes les meilleures marques des manufacturiers de France et d'Europe.Ouvert au public I.C.M.GROUP 960, av.Outremont Entrée du côté gauche de l'édifice sur Manseau jusqu'à de rabais VENTE D'ENTREPÔT GRANDE Cristals, verreries, vaisselle, porcelaine de limoges, acier inoxydable, argenteries, coutelleries, étain.Tout pour une belle table et des cadeaux.Directement de l'importateur au public.Bienvenue Restaurants et Hôtels.DÉCEMBRE 9h à 17h DIMANCHE VENTE FINALE www.ulaval.ca/dgfc formation continue Direction générale de la Formation à distance Choix de neuf programmes Microprogramme de 1er cycle en entrepreneuriat et PME Certificats en : distribution et marchandisage alimentaires horticulture et gestion d'espaces verts informatique planification financière personnelle sciences et qualité des aliments Diplôme en assurance et produits financiers Diplôme de 2e cycle en administration des affaires (par Internet) Maîtrise en gestion agroalimentaire, M.B.A.(par Internet) Aussi plus de 100 cours dans un large éventail de disciplines RENSEIGNEMENTS Téléphone : (418) 656-3202 ou sans frais au 1 877 785-2825 poste 3202 Télécopieur : (418) 656-5538 dgfc@dgfc.ulaval.ca ALIMENTATION Trois cents contrevenants aux normes d'hygiène en quatre mois RAYMOND GERVAIS Pas moins de 332 contrevenants aux normes élémentaires d'hygiène en alimentation, ont écopé d'un total de 140 850 $ d'amendes entre le 28 avril et le 23 août dernier à la suite de poursuites judiciaires intentées par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.La restauration et la vente au détail des aliments sont les secteurs de l'alimentation les plus touchés.Les infractions les plus courantes portent sur la température inadéquate de conservation des aliments, l'insalubrité et la présence de rongeurs ou de leurs excréments, ainsi que la présence d'aliments impropres à la consommation.Les infractions ont été relevées aux quatre coins de la province.À Montréal, deux restaurants, trois pâtisseries, une charcuterie, un centre d'accueil, un distributeur en gros de fruits et de légumes ainsi qu'une poissonnerie ont été condamnés.La Boulangerie Prima, 4711, boulevard Couture, à Saint-Léonard, a écopé une amende de 500 $ après avoir été reconnue coupable d'avoir eu des rongeurs, des insectes ou de leurs excréments.La boulangerie a aussi été reconnue coupable d'avoir conservé un produit altérable à la chaleur, sans le maintenir à une température interne et ambiante ne dépassant pas 4 degrés jusqu'à la livraison au consommateur.Les infractions avaient été constatées le 8 mai dernier.La boulangerie Achtaroute, 9256, boulevard de L'Acadie, a été condamnée à une amende de 500 $ pour avoir eu des rongeurs, des insectes ou de leurs excréments, en plus de ne pas avoir eu d'eau chaude sous pression à une température minimale de 60 degrés.Les infractions ont été constatées le 18 mai 2000.La boulangerie La Cuisine libanaise, 10398, boulevard Gouin Ouest, à Roxboro, a écopé pour sa part une amende de 250 $ pour avoir eu elle aussi un établissement non exempt de rongeurs, d'insectes ou de leurs excréments.L'infraction remonte au 3 mai 2000.La Boulangerie Andalos, 266, boulevard Lebeau, à Saint-Laurent, a été condamnée à une amende de 500 $ pour avoir offert en vente un produit alimentaire sans en indiquer la composition ni les ingrédients en plus d'avoir conservé des aliments à une température inadéquate.Les infractions ont été constatées le 7 avril 2000.Le restaurant Chez Jonathan, 2400, de Rouen, a écopé une amende de 500 $ pour avoir fonctionné sans être en possession des permis nécessaires.L'infraction avait été commise le 27 novembre 1998.Le restaurant Tug Bar, 350, rue Berri, a écopé une amende de 500 $ pour avoir exploité un établissement sans permis.La faute remonte au 16 mars 1999.La Boucherie charcuterie Benito, 7900, Provencher, à Saint-Léonard, a été condamnée à une amende de 500 $ pour avoir conservé des aliments à une température inadéquate, ainsi que pour avoir offert en vente un produit conditionné en vue de la vente ne portant pas sur le récipient ou l'emballage la description des ingrédients servant à la composition du produit.Les infractions ont été signalées le 30 mai 2000.Le Manoir le Normand, 3373, rue Hochelaga, à Montréal, un centre d'accueil, a écopé une amende de 500 $ après avoir été reconnu coupable d'avoir exploité un restaurant sans détenir les permis nécessaires.L'infraction a été constatée le 28 avril 1999.Un distributeur de fruits et de légumes en gros, Bastourma Orientale Yervant, 905, Marché Central, a été condamné à une amende de 250 $ pour avoir, le 24 août 1999, offert des pommes en vente au marché sans en indiquer la variété.Finalement, la poissonnerie Waldman Plus, 76, rue Roy Est, a écopé une amende de 750 $ pour avoir conservé des aliments périssables à une température inadéquate ainsi que pour ne pas avoir pourvu son établissement d'un évier et de serviettes individuelles jetables.Les infractions remontent au 4 avril et au 10 mai 2000.Heures de magasinage des fêtes SAMEDI 8 h 17 h LUNDI 8 h 21 h JEUDI 8 h 21 h MARDI 8 h 21 h DIMANCHE 9 h 17 h MERCREDI 8 h 21 h VENDREDI 8 h 21 h DÉCEMBRE NP1212400 Copyright 2000.Sears Canada Inc.LES RABAIS S'EMPILENT, PAS LA VAISSELLE! PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 327$ LAVE-VAISSELLE CAPRIMD 24 PO N° 77309.Rég.Sears 499,99.RIEN QUE 13,08 PAR MOIS rabais 50 $ LAVE-VAISSELLE KENMORE N° 77319.Rég.Sears 499,99.RIEN QUE 18 $ PAR MOIS rabais 100 $ LAVE-VAISSELLE GEMD N° 91432.Rég.Sears 569,99.RIEN QUE 18,80 $ PAS MOIS rabais 30 $ LAVE-VAISSELLE WHIRLPOOLMD N° 92902.Rég.Sears 529,99.RIEN QUE 20 $ PAR MOIS rabais 130 $ LAVE-VAISSELLE MOBILE KENMORE N° 17722.Rég.Sears 829,99.RIEN QUE 28 $ PAR MOIS rabais 200 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE N° 16822.Rég.Sears 899,99.RIEN QUE 28 $ PAR MOIS rabais 120 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE MAYTAGMD N° 97232.Rég.Sears 849,99.RIEN QUE 29,20 $ PAR MOIS rabais 50 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE BOSCH N° 99912.Rég.Sears 999,99.RIEN QUE 38 $ PAR MOIS rabais 100 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE JENN-AIRMD N° 90412.Rég.Sears 1099,99.RIEN QUE 40 $ PAR MOIS rabais 50 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KITCHENAIDMD N° 94102.Rég.Sears 1099,99.RIEN QUE 42 $ PAR MOIS rabais 70 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE BOSCH N° 99732.Rég.Sears 1269,99.RIEN QUE 48 $ PAR MOIS rabais 200 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE ELITEMC N° 15952.Rég.Sears 1299,99.RIEN QUE 44 $ PAR MOIS rabais 30 $ LAVE-VAISSELLE FRIGIDAIRE N° 98312.Rég.Sears 579,99.RIEN QUE 22 $ PAR MOIS rabais 110 $ LAVE-VAISSELLE KENMORE N° 15622.Rég.Sears 679,99.RIEN QUE 22,80 $ PAR MOIS rabais 30 $ LAVE-VAISSELLE WHIRLPOOL N° 92952.Rég.Sears 629,99.RIEN QUE 24 $ PAR MOIS rabais 160 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE N° 15632.Rég.Sears 779,99.RIEN QUE 24,80 PAR MOIS TOUS LES LAVE-VAISSELLE SONT EN SOLDE! Plus de 150 modèles au choix.Lave-vaisselle KenmoreMD: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité Avec la carte Sears, pas d'intérêt avant janvier 2003 pour tous les gros appareils ménagers Offre \u2018Pas d'intérêt': payez en 25 mensualités égales, sans intérêt, jusqu'en janvier 2003.Avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.Des frais de crédit s'ajouteront au solde de votre compte pour toute portion impayée d'un montant porté sur votre compte Sears, à compter du mois suivant.Les mensualités indiquées ont été arrondies au cent près.À l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 10 décembre 2000.Renseignez-vous.Sears.Les beaux côtés de votre vie.MC rabais 230 $ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE N° 15862.Rég.Sears 879,99.RIEN QUE 26 $ PAR MOIS Marque déposée de Kitchen Aid USA.Kitchen Aid Canada usager inscrit au Canada 6LP2901A1202 a29 samedi 6LP2901A1202 ZALLCALL 67 01:18:03 12/02/00 B Un aspirant policier poursuit la CUM et le SPCUM EN BREF 12 000 condoms pour les défavorisés Si le tribunal accepte la suggestion de la Sûreté du Québec, quelque 12 000 condoms seront remis gratuitement à différents organismes communautaires qui oeuvrent dans les milieux défavorisés.Ces préservatifs ont été saisis lors de perquisitions effectuées mercredi soir dans ce qui semble être des lupanars aménagés dans des endroits très passants de la Rive-Sud et à Sainte- Julienne.Une fois les procédures judiciaires terminées, la SQ fera la suggestion de remettre l'ensemble des condoms à différents groupements.Incendie dans un HLM Un incendie a nécessité hier matin l'évacuation de 125 résidants d'une habitation à loyers modiques appartenant à la Ville de Montréal située au 7950, rue Jacques-Rousseau.Les flammes qui n'ont fait aucun blessé, ont débuté dans une chambre de l'appartement 210, au deuxième étage de l'édifice de huit étages.Les pompiers ont rapidement maîtrisé les flammes.Toutefois, en raison de la fumée, ils ont procédé à l'évacuation de tous les locataires.Un article de fumeur pourrait être à l'origine du sinistre.CHRISTIANE DESJARDINS UN JEUNE HOMME qui veut faire carrière dans la police vient d'intenter une poursuite de 105 000 $ contre le SPCUM qui le refuse dans ses rangs.La raison invoquée pour ce refus, est que le jeune homme aurait déjà fait partie du gang de rue Les Master B.Le principal intéressé allègue que c'est faux et qu'il s'agit de toute façon d'une conduite discriminatoire.Dans la requête pour dommages et intérêts déposée cette semaine au palais de justice, l'homme, que nous ne pouvons identifier, raconte qu'il est agent de surveillance depuis 1994 pour une compagnie de transport.Il dit avoir gagné le respect et l'estime de ses employeurs, et a mérité à plusieurs reprises des lettres de félicitation.Il affirme aussi avoir suivi avec succès une formation de technique policière au Collège de Maisonneuve, de même que son stage et sa formation à l'Institut de police de Nicolet.Il aurait aussi fait un stage à la police de Brossard.En 1997, il faisait une demande d'emploi au Service de police de Laval.Selon lui, c'est une intervention « illégale, abusive et malveillante » des représentants du Service de police de la CUM auprès de la police de Laval, qui aurait fait que ces derniers ont refusé sa candidature.En 1999, le jeune homme faisait une demande d'emploi, cette fois au SPCUM, qui finissait par un refus d'embauche.Il aurait finalement su que c'est l'enquête de réputation qui l'avait coulé.Or, ditil, cette enquête de réputation contient des propos mensongers, illégalement divulgués, et diffamatoires.On y signale notamment qu'il aurait fait partie des Master B.Tout en affirmant que ces renseignements sont faux, le jeune homme allègue que les informations concernant ses antécédents juvéniles auraient dû être détruites, avant qu'il atteigne ses 18 ans, cela conformément à la Loi sur les jeunes contrevenants.Outre des dommages moraux et exemplaires de 60 000 $, il réclame 30 000 $ pour atteinte à sa réputation, et 15 000 $ pour troubles et inconvénients.La poursuite vise la CUM, le SPCUM, ainsi que quatre policiers qui ont eu rapport avec l'enquête de réputation.Le jeune homme n'exclut pas la possibilité de poursuivre aussi l'avocat de la CUM, Pierre-Yves Boisvert.mais il ne dit pas pourquoi. 6LP3001A1202 a30 samedi 6LP3001A1202 ZALLCALL 67 01:18:35 12/02/00 B Le témoignage de Paradis s'achève sur une tentative de meurtre filmée CHRISTIANE DESJARDINS TRAFIC DE DROGUE, meurtres, tentatives de meurtre, explosions et vengeance sur fond de guerre des motards.Après six jours de témoignage, Peter Paradis, ancien leader des Rock Machine devenu délateur, a conclu hier midi le récit de cette longue litanie de crimes ses compagnons et lui ont commis pendant des années.Pour la fin de cet exercice, la salle d'audience s'est transformée en cinéma maison.L'une des vidéos présentées montrait une tentative de meurtre filmée par les caméras de surveillance du bar Miami Vice, à Saint-Henri, où s'est déroulé l'attentat le 31 juillet 1998.On voit d'abord les gens vaquer à leurs occupations, dont plusieurs femmes qui jouent au vidéopoker.Trois hommes entrent.À un certain moment, l'un d'eux sort une arme et la pointe en direction d'un homme derrière un bar, en l'occurrence Marc Dextrase, 24 ans.Dextrase réalise ce qui se passe, il se met à marcher vite derrière le bar pour s'enfuir.Le gunman le suit en tenant toujours l'arme pointée, il fait feu.La victime sort du champ de la caméra, et le gunman sort prestement du commerce, du moins on le suppose.Le tout se déroule en quelques secondes.Dextrase s'en est tiré avec du plomb dans une fesse.Quant à celui qui a tiré, Jean Joncas, il a évidemment été identifié, et a écopé de six ans de pénitencier.Jimmy Larivée et Daniel Dufort, qui l'accompagnaient, ont été acquittés.Tous trois étaient acoquinés avec les Rock Machine.Hier, la procureure de la Couronne, Hélène Morin, a demandé à Paradis quelle était la raison de cette tentative de meurtre.« Moi, je connaissais un Michel Dextrase, qui avait affaire au bar Champlain que j'avais fait sauter.Il y avait des rumeurs sur la rue à l'effet que Marc Dextrase fréquentait l'autre bord, les Rockers », a-t-il dit.Haut-de-forme et Rock Machine Autre vidéo présentée hier, celui du mariage d'Alain Williamson, membre en règle des Rock Machine de Québec.Comme c'est son habitude, la police filmait les invités.Hier, on demandait à Paradis de les identifier un à un.Il était assez cocasse de voir les motards en chapeau haut-de-forme et en complet- cravate sous la veste de cuir identifiée aux Rock Machine.« Lui, c'est Fred Faucher.Lui, avec le chapeau, c'est Mario Brunet.Lui, avec la couette, c'est un Asiatique, je suis pas capable de dire son nom.On l'appelle Sun, c'est un prospect.Lui, c'est Gilles, celui qui s'est fait tuer, le beaufrère à Alain Brunet.Celui-là, c'est Denis Huneault, c'est lui qui s'est tué.Lui, c'est Tony Duguay, il était en prison, je sais pas où y est rendu.Ben tiens, je vas te le mettre de même : c'est lui qui s'est fait tirer en même temps que Denis Boucher.Ce qu'on retient du témoignage de Paradis, c'est l'image d'un gang qui était submergé par les ennuis de la guerre des motards.Un meurtre commis par l'autre clan appelait une vengeance, et vice-versa.Ainsi, quelques jours après la tentative de meurtre raté contre Paradis, en août 1998, trois proches des Rockers ont sauté dans leur voiture : Jean- Claude Saint-Pierre et Pierre Hébert, le 4 septembre, et Pierre Doré, le 8 septembre.Tous ont survécu.Quant aux Rock Machine de Verdun, la police semble leur avoir porté un coup fatal, en mars 1999, lors d'une série de perquisitions et d'arrestations, qui ont mené aux présentes accusations.Contre-interrogatoire, lundi En fin de semaine, c'est au tour des cinq avocats de la défense de fourbir leurs « armes », en prévision du contre-interrogatoire de Paradis, qui commencera lundi matin.Me Jacques Bouchard, « leader » des avocats, a dit hier au juge Robert Sansfaçon, qu'il « savait très bien où il s'en allait », avec ce contre- interrogatoire.Il a toutefois signalé qu'il préférait attendre à lundi pour commencer, parce qu'il voulait consulter ses collègues en fin de semaine.Rappelons que Paradis, qui était au départ accusé de trafic de stupéfiants avec dix de ses acolytes, a plaidé coupable, écopé 12 ans de pénitencier, et a décidé de se mettre à table contre ses anciens compagnons.Nul doute que la défense tentera d'attaquer la crédibilité de Paradis qui, il faut bien l'avouer, a fait « bonne impression ».si on peut se permettre l'expression.L'homme de 36 ans, s'est tenu debout tout le long de ce témoignage, au sens propre comme au figuré.Jamais il n'a manifesté d'impatience, et il a répondu à toutes les questions apparemment avec franchise, même quand c'était à son désavantage.CANADA CDN Alberta The Westin Calgary 95 $ Sheraton Cavalier, Calgary 119 $ Sheraton Suites Calgary Eau Claire 125 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Calgary West 95 $ Four Points by Sheraton Canmore 99 $ The Westin Edmonton 85 $ Sheraton Grande Edmonton 89 $ Colombie-Britannique The Westin Bayshore Resort & Marina, Vancouver 119 $ The Westin Grand, Vancouver 149 $ Sheraton Suites Le Soleil, Vancouver 135 $ Sheraton Vancouver Wall Centre 139 $ Four Points by Sheraton Vancouver Airport 95 $ Sheraton Guildford, Surrey 85 $ Four Points by Sheraton Kamloops 85 $ Manitoba Sheraton Winnipeg 79 $ Four Points by Sheraton Winnipeg International Airport 89 $ Nouveau-Brunswick Sheraton Fredericton 89 $ Nouvelle-Écosse The Westin Nova Scotian, Halifax 99 $ Sheraton Halifax 113 $ Ontario The Westin Prince, Toronto 135 $ The Westin Harbour Castle, Toronto 165 $ Sheraton Gateway, Toronto 95 $ Sheraton Centre Toronto 159 $ Sheraton Parkway Toronto North 125 $ Four Points by Sheraton Toronto Airport 119 $ Four Points by Sheraton Toronto Lakeshore 121 $ Sheraton Hamilton 125 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Kingston 95 $ Four Points by Sheraton Kitchener 99 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites London 95 $ Sheraton Fallsview Hotel & Conference Centre, Niagara Falls 89 $ Sheraton On the Falls, Niagara Falls 149 $ Four Points by Sheraton Niagara Falls By-the-Falls 59 $ The Westin Ottawa 139 $ Sheraton Ottawa 109 $ Four Points by Sheraton St.Catharines Niagara Suites 105 $ Québec Le Centre Sheraton, Montréal 149 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Montréal centre-ville 119 $ Four Points by Sheraton Dorval 99 $ Four Points by Sheraton Hull/Ottawa 85 $ Sheraton Laval, Montréal 109 $ Saskatchewan Sheraton Cavalier, Saskatoon 85 $ USA USD Alabama Sheraton Birmingham South 79 $ Sheraton Birmingham 85 $ Four Points by Sheraton Huntsville Airport 49 $ Four Points by Sheraton Tuscaloosa Capstone 79 $ Alaska Sheraton Anchorage 75 $ Arizona Sheraton Mesa Hotel & Convention Center, Phoenix 79 $ Sheraton Crescent, Phoenix 99 $ Sheraton Phoenix Airport, Tempe 99 $ Sheraton San Marcos Golf Resort, Phoenix/Chandler 99 $ Four Points by Sheraton Phoenix Metrocenter, A Barceló Hotel 75 $ The Westin La Paloma, Tucson 159 $ Four Points by Sheraton Tucson 59 $ Sheraton Tucson Hotel & Suites 109 $ Sheraton El Conquistador Resort & Country Club, Tucson 195 $ California The Westin Los Angeles Airport 89 $ Sheraton Gateway Hotel Los Angeles International Airport 79 $ Four Points by Sheraton Los Angeles International Airport 75 $ The Westin Bonaventure, Los Angeles 95 $ The Westin Long Beach 109 $ The Westin Century Plaza Hotel & Spa, Los Angeles 205 $ Sheraton Cerritos 75 $ Sheraton Universal, Los Angeles 119 $ Industry Hills Sheraton Resort & Conference Center 89 $ Sheraton Los Angeles Harbor, San Pedro 99 $ The Westin Palo Alto 169 $ Sheraton Palo Alto 129 $ Sheraton Pasadena 99 $ Sheraton Suites Fairplex, Pomona 105 $ Sheraton Ontario Airport 75 $ Four Points by Sheraton Culver City, A Barceló Hotel 79 $ Four Points by Sheraton Monrovia, A Barceló Hotel 95 $ Four Points by Sheraton Santa Monica 159 $ The Westin Horton Plaza, San Diego 139 $ Sheraton San Diego Hotel & Marina 139 $ Four Points by Sheraton Rancho Bernardo 105 $ The Westin San Francisco Airport 99 $ Sheraton Gateway Hotel San Francisco International Airport 89 $ The Westin St.Francis, San Francisco 349 $ Sheraton Fisherman's Wharf, San Francisco.165 $ Four Points by Sheraton San Francisco Bay Bridge 89 $ Four Points by Sheraton Bakersfield 55 $ The Westin Santa Clara 109 $ Sheraton Concord 69 $ Sheraton Sunnyvale 69 $ Four Points by Sheraton Sunnyvale 79 $ Sheraton San Jose, Milpitas 85 $ Four Points by Sheraton Pleasanton 65 $ Four Points by Sheraton San Rafael, A Barceló Hotel 119 $ The Westin South Coast Plaza, Orange County 99 $ Sheraton Sacramento Rancho Cordova 85 $ The Westin Mission Hills Resort, Rancho Mirage 179 $ Four Points by Sheraton Ventura Harbortown 85 $ Colorado Sheraton Colorado Springs 59 $ The Westin Tabor Center, Denver 119 $ Sheraton Denver Tech Center 65 $ Sheraton Denver West 75 $ Four Points by Sheraton Denver West 65 $ Four Points by Sheraton Denver South East, A Barceló Hotel 75 $ Four Points by Sheraton Denver Cherry Creek 75 $ Sheraton Tamarron Resort, Durango 129 $ Sheraton Steamboat Resort 89 $ The Westin Westminster 95 $ Connecticut Sheraton Hartford 65 $ Sheraton Bradley Int'l Airport, Hartford/Windsor Locks 99 $ The Westin Stamford 99 $ Sheraton Stamford 99 $ Sheraton Waterbury 89 $ Delaware Sheraton Dover 85 $ Sheraton Suites Wilmington 79 $ District of Columbia The Westin Fairfax 119 $ The Westin Grand 125 $ Four Points by Sheraton Washington, D.C.Downtown 89 $ D.C.Area Sheraton National, Arlington 75 $ Sheraton Crystal City, Arlington 85 $ Sheraton Premiere at Tysons Corner 95 $ Florida Sheraton Boca Raton 105 $ Sheraton Sand Key Resort, Clearwater Beach 149 $ The Westin Fort Lauderdale 119 $ Sheraton Suites Cypress Creek, Ft.Lauderdale 109 $ Sheraton Ft.Lauderdale Airport 119 $ Sheraton Yankee Clipper Beach Hotel, Ft.Lauderdale 139 $ Sheraton Yankee Trader Beach Hotel, Ft.Lauderdale 139 $ Sheraton Suites Plantation 109 $ Four Points by Sheraton Pompano Beach 109 $ Four Points by Sheraton Fort Walton Beach 69 $ Sheraton Gainesville 89 $ The Westin Beach Resort, Key Largo 139 $ Sheraton Suites Key West 225 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Lakeside 55 $ Sheraton Biscayne Bay, Miami 125 $ Sheraton Bal Harbour Beach Resort 245 $ Walt Disney World Swan, A Westin Hotel 209 $ Walt Disney World Dolphin, A Sheraton Hotel 209 $ Sheraton Studio City, Orlando 89 $ Sheraton World Resort, Orlando 89 $ Sheraton Suites Orlando International Airport .95 $ Four Points by Sheraton Orlando International Airport 69 $ Four Points by Sheraton Orlando Kissimmee 55 $ Four Points by Sheraton Orlando Downtown 59 $ Four Points by Sheraton Panama City Beach 49 $ The Westin Innisbrook Resort, Tampa Bay 169 $ Sheraton Suites Tampa Airport 89 $ Georgia The Westin Atlanta Airport 85 $ Sheraton Gateway Hotel Atlanta Airport 89 $ The Westin Atlanta North at Perimeter 89 $ The Westin Peachtree Plaza, Atlanta 89 $ Sheraton Atlanta, Downtown 85 $ Sheraton Suites Galleria, Atlanta 85 $ Sheraton Colony Square, Atlanta 89 $ Sheraton Buckhead, Atlanta 99 $ Sheraton Augusta 69 $ Four Points by Sheraton Columbus Airport 65 $ The Westin Savannah Harbor 155 $ Illinois Sheraton Arlington Park 85 $ The Westin O'Hare, Chicago 89 $ Sheraton Gateway Suites Chicago O'Hare 85 $ Four Points by Sheraton Chicago O'Hare Airport 79 $ Sheraton Suites Elk Grove Village 79 $ Sheraton North Shore, Northbrook 89 $ Four Points by Sheraton Oakbrook, A Barceló Hotel 85 $ Four Points by Sheraton Rock Island 49 $ Indiana The Westin Indianapolis 109 $ Sheraton Indianapolis Hotel & Suites 95 $ Four Points by Sheraton Indianapolis East 65 $ Iowa Four Points by Sheraton Cedar Rapids 65 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Des Moines North 65 $ Sheraton Iowa City 119 $ Kentucky Sheraton Suites Lexington 79 $ Four Points by Sheraton Lexington, A Barceló Hotel 55 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Louisville East 69 $ Louisiana Sheraton New Orleans 79 $ Four Points by Sheraton New Orleans Sheraton Shreveport 79 $ Maine Sheraton South Portland 69 $ Maryland Four Points by Sheraton Aberdeen 79 $ Sheraton Barceló Hotel Annapolis 95 $ Sheraton International Hotel at BWI Airport 89 $ Sheraton Baltimore North 99 $ Sheraton Inner Harbor, Baltimore 129 $ Sheraton Columbia 109 $ Four Points Hotel Bethesda 75 $ Sheraton College Park, Beltsville 89 $ Massachusetts The Westin Copley Place, Boston 229 $ Sheraton Boston 169 $ Sheraton Ferncroft Resort, Danvers 99 $ Sheraton Framingham 99 $ Sheraton Lexington 99 $ Sheraton Needham 100 $ Sheraton Braintree 105 $ Sheraton Colonial Hotel & Golf Club Boston North, Wakefield 105 $ Sheraton Newton 119 $ Sheraton Commander, Cambridge 155 $ Four Points by Sheraton Norwood 65 $ Four Points by Sheraton Burlington, A Barceló Hotel 79 $ Sheraton Hyannis Resort 99 $ Four Points by Sheraton Eastham Cape Cod 85 $ Four Points by Sheraton Leominster 89 $ Sheraton Springfield 89 $ The Westin Waltham-Boston 119 $ Four Points by Sheraton Waltham, A Barceló Hotel 95 $ Michigan The Westin Southfield-Detroit 75 $ Four Points by Sheraton Detroit Metro Airport 69 $ Sheraton Lansing 75 $ Four Points by Sheraton Saginaw 65 $ Minnesota Four Points by Sheraton Minneapolis Metrodome 85 $ Missouri The Westin Crown Center, Kansas City 89 $ Sheraton Suites Country Club Plaza, Kansas City 149 $ Four Points by Sheraton Kansas City Country Club Plaza, A Barceló Hotel 95 $ Sheraton West Port Hotel Lakeside Chalet, St.Louis 55 $ Sheraton West Port, St.Louis 55 $ Four Points by Sheraton St.Louis West 55 $ Sheraton Hawthorn Park, Springfield 79 $ Nebraska Sheraton Omaha 85 $ Four Points by Sheraton Omaha 59 $ New Hampshire Sheraton Nashua 95 $ Sheraton Harborside, Portsmouth 125 $ Four Points by Sheraton Manchester 79 $ New Jersey Sheraton Atlantic City West 89 $ Sheraton Atlantic City Convention Center 99 $ Four Points by Sheraton Cherry Hill 75 $ Sheraton Eatontown Hotel & Conference Center 105 $ Sheraton Edison Hotel Raritan Center 89 $ Sheraton Meadowlands, East Rutherford 99 $ Sheraton Newark Airport 109 $ Four Points by Sheraton Newark Airport, A Barceló Hotel 85 $ The Westin Morristown 75 $ Sheraton Parsippany 79 $ Four Points by Sheraton Piscataway, A Barceló Hotel 65 $ Sheraton Suites at Lincoln Harbor, Weehawken 149 $ Sheraton at Woodbridge Place 99 $ New Mexico Sheraton Old Town, Albuquerque 75 $ New York Four Points by Sheraton Buffalo Airport 85 $ Four Points by Sheraton Dunkirk 45 $ Sheraton Long Island, Smithtown 115 $ Four Points by Sheraton Niagara Falls 59 $ Sheraton Civic Center, Poughkeepsie 99 $ Four Points by Sheraton Rochester Riverside 79 $ Sheraton Syracuse University Hotel & Conference Center, Syracuse 85 $ Sheraton Saratoga Springs Hotel & Conference Center 85 $ North Carolina Sheraton Atlantic Beach Oceanfront 59 $ Sheraton Charlotte Airport 65 $ Sheraton Imperial Hotel & Convention Center, Durham 69 $ Four Points by Sheraton Fayetteville 49 $ Sheraton New Bern Hotel & Marina 89 $ Sheraton Raleigh Capital Center 79 $ Sheraton Chapel Hill 105 $ Four Points by Sheraton Raleigh Crabtree 49 $ Four Points by Sheraton Wilmington 55 $ Ohio Four Points by Sheraton Akron West 69 $ Four Points by Sheraton Canton 79 $ The Westin Cincinnati 85 $ Four Points by Sheraton Cincinnati Northeast .75 $ Sheraton Airport, Cleveland 79 $ Sheraton Cleveland City Center 99 $ Four Points by Sheraton Cleveland South 59 $ Four Points by Sheraton Cleveland East 85 $ The Westin Columbus 105 $ Sheraton Suites Columbus 95 $ Four Points by Sheraton Columbus East 69 $ Oklahoma The Westin Oklahoma City 75 $ Four Points by Sheraton Oklahoma City Airport 69 $ Sheraton Tulsa 69 $ Oregon The Westin Salishan Lodge & Golf Resort, Gleneden Beach 99 $ The Westin Portland 99 $ Sheraton Portland Airport 85 $ Four Points by Sheraton Portland East 69 $ Four Points Hotel Portland Downtown 89 $ Pennsylvania Four Points by Sheraton Chambersburg 59 $ Four Points by Sheraton Harrisburg 79 $ Sheraton Suites Philadelphia Airport 89 $ Four Points by Sheraton Philadelphia Airport 75 $ The Westin Philadelphia 145 $ Sheraton Great Valley, Philadelphia/Frazier 89 $ Sheraton Bucks County, Philadelphia 99 $ Sheraton University City, Philadelphia 105 $ Sheraton Society Hill, Philadelphia 109 $ Sheraton Rittenhouse Square, Philadelphia 179 $ Sheraton Park Ridge Hotel & Conference Center, Valley Forge 89 $ The Westin William Penn, Pittsburgh 105 $ Sheraton Station Square, Pittsburgh 89 $ Four Points by Sheraton Pittsburgh Airport, A Barceló Hotel 65 $ Four Points by Sheraton Greensburg 59 $ Sheraton Reading 85 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites York 75 $ Rhode Island The Westin Providence 179 $ Sheraton Providence Airport 129 $ South Carolina The Westin Francis Marion, Charleston 139 $ Sheraton North Charleston 65 $ Sheraton Columbia Hotel & Conference Center 99 $ The Westin Resort Hilton Head Island 155 $ Four Points by Sheraton Hilton Head Island 65 $ Four Points by Sheraton Myrtle Beach Oceanfront 55 $ The Westin Poinsett, Greenville 89 $ South Dakota Sheraton Sioux Falls & Convention Center 79 $ Tennessee Four Points by Sheraton Jackson 55 $ Sheraton Music City, Nashville 85 $ Sheraton Nashville Downtown 109 $ Texas Sheraton Austin 105 $ Four Points by Sheraton Brownsville 79 $ The Westin Park Central, Dallas 89 $ Sheraton Park Central, Dallas 79 $ The Westin Stonebriar Resort, North Dallas 109 $ The Westin Galleria, Dallas 139 $ Sheraton Dallas Brookhollow 65 $ Sheraton Suites Market Center, Dallas 75 $ The Westin Galleria, Houston 79 $ The Westin Oaks, Houston 89 $ Sheraton Houston Brookhollow 59 $ Sheraton North Houston 79 $ Sheraton Suites Houston near the Galleria 79 $ Four Points by Sheraton Lubbock 59 $ Four Points by Sheraton Mc Allen 69 $ The Westin La Cantera Resort, San Antonio.149 $ The Westin Riverwalk, San Antonio 159 $ Sheraton Gunter, San Antonio 129 $ Four Points by Sheraton San Antonio Riverwalk North 95 $ Utah Sheraton City Center, Salt Lake City 85 $ Vermont Sheraton Burlington Hotel & Conference Center 89 $ Virginia Sheraton Suites Alexandria 99 $ Four Points by Sheraton Harrisonburg 69 $ Sheraton Park South, Richmond 75 $ Sheraton Richmond West 85 $ Sheraton Norfolk Waterside 79 $ Four Points by Sheraton Hotel & Suites Williamsburg Historic District 55 $ Washington The Westin Seattle 139 $ Sheraton Seattle Hotel & Towers 129 $ Wisconsin Sheraton Madison 85 $ Sheraton Milwaukee Brookfield 65 $ Four Points by Sheraton Milwaukee Airport 59 $ USVI The Westin Resort, St.John USVI 189 $ Réservez un Preferred Weekend SM pour un séjour du jeudi au dimanche.Vous profiterez d'un repos bien mérité, d'un service chaleureux et d'un départ tardif à 16 heures, tout en accumulant des points Starwood Preferred GuestSM.preferredweekends.com 877-822-2222 L'offre des Preferred Weekends n'est valable que dans les hôtels participants jusqu'au 25-02-01, mais les tarifs pourraient changer après le 07-01-01.Lors de la réservation, vous devrez demander le tarif Preferred Weekend.Les tarifs Preferred Weekends sont en vigueur du jeudi au dimanche avec un séjour le vendredi et/ou le samedi soir.Ces tarifs ne pourraient être disponibles que pour une nombre limité de chambres.Cette offre ne peut être combinée à une autre.Les tarifs sont valables du 01-11-00 au 07-01-01, s'appliquent aux chambres standard et n'incluent pas les taxes ou les pourboires.L'offre est sujette à disponibilité et pourrait ne pas être possible du 29 décembre au 1er janvier.Cette offre ne s'applique pas aux groupes.Certaines restrictions s'appliquent.Le départ à 16 heures est sujet à disponibilité et pourrait ne pas être possible aux villégiatures.Les enfants de moins de 17 ans peuvent partager gratuitement la chambre des parents en utilisant les lits existants.Qui veut s'évader pendant un w e e k - e n d ?SHERATON.COM WESTIN.COM FOURPOINTS.COM Membres du programme Starwood Preferred GuestSM. La Presse 2 décembre 2000 Page A31 manquante 6LP3201A1202 sam 2d c 6LP3201A1202 ZALLCALL 67 01:19:58 12/02/00 B Conditions : Les prix aller-retour pour nouvelles réservations seulement sont par personne.Prix aller seulement disponible sur demande si applicable.Les prix incluent les taxes sauf (la taxe de départ de Cuba) et la surcharge de carburant.Les prix sont sujets aux disponibilités.Les prix sont sujets à changer sans préavis et représentent les prix les plus bas disponibles pour les date indiqués.Pour autres conditions qui peuvent s'appliquer, consultez la brochure Canada 3000 en vigueur.Les vols sont opérés par Canada 3000 et commercialisés par Consultation Voyage Vacances Ltée.Le monde à votre portée.Avantageux ! CANADA Horaires des départs : novembre à janvier 2001 Période 27/1-29/1 28/11-30/1 29/11-31/1 30/11-25/1 1/12-26/1 Toronto 09h35 09h35 09h35 09h35 09h35 20h40 172$ 21h25 20h05 20h05 20h05 22h50 18h35 18h35 Période 29/11-31/1 25/11-27/1 327$ Vancouver 09h15 08h10 Période 26/12-30/1 2/12-31/1 30/11-25/1 511$ Winnipeg 18h35 18h35 09h35 Montréal (Dorval) à: Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim Vols aller-retour Prix & dates FLORIDE Horaires des départs : novembre à février 2001 Période 27/11-28/2 28/11-27/2 29/11-28/2 1/12-23/2 Ft-Lauderdale 14h55 14h55 14h55 14h55 269$ Période 07/2-28/2 Orlando 14h25 399$ Montréal (Mirabel) à: Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim Vols aller-retour Prix & dates EUROPE Horaires des départs : décembre à mars 2001 Paris Les lundis du 27 novembre au 26 mars 2001 à 11h45 $579 Londres Les mardis du 28 novembre au 27 mars 2001 à 11h59 $489 Prix et dates pour vols aller-retour aux départs de Mirabel Départ Retour Prix Date de CARAÏBES & MEXIQUEHoraires des départs : décembre à mars 2001 Puerto Plata Les vend.du 22 déc.au 30 mars 2001 à 06h20 699$ Varadero Les vend.du 22 déc.au 30 mars 2001 à 17h00 599$ Cancun Les sam.du 23 déc.au 31 mars 2001 à 06h00 699$ Santo Domingo Les sam.du 23 déc.au 31 mars 2001 à 16h25 699$ Prix et dates pour vols aller-retour aux départs de Mirabel Départ Retour Prix Date de départ 17 nov - 15 déc.retour avant le 17 déc.départ 6 déc.retour le 12 déc.départ 09 - 25 jan.retour avant le 31 jan.départ 11 - 12 déc.retour 18, 19, 20 déc.départ 07 fév.retour 14 fév.1 jan.23 jan.22 déc.29 déc.Centre de service COMPOSEZ : 514-866-3333 SANS FRAIS : 1-866-377-3030 (Extérieur de Montréal) Mar & Mer.: Départs à 18h35 ou 20h05 selon la période 05 déc.13 déc.22 déc.29 déc.23 déc.30 déc.23 déc.30 déc.Québec modifie le Code de la route 2200 | Le Corbusier | Laval | 450 687-7760 Le haut lieu de la mode vous propose son SOLDE FIN DE SAISON pour elle et lui 20.60 CORT I G I A N I TORRAS Rabais de Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le gouvernement du Québec modifie le Code de la route pour respecter une recommandation du coroner sur la tragédie de Nicolet.Dorénavant, un véhicule de promenade fabriqué après 1973 ne pourra pas transporter plus de passagers que le nombre de places munies de ceintures de sécurité installées par le fabricant.Un projet de loi en ce sens a été déposé hier à l'Assemblée nationale par le ministre des Transports, Guy Chevrette.M.Chevrette agit ainsi tel qu'il s'y était engagé lors du dépôt du rapport du coroner Gauthier sur l'accident de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, indique un communiqué émis par son ministère.Cette tragédie avait causé la mort de huit jeunes enfants, quand un minibus transportant les enfants d'une garderie avait été impliqué dans une collision en mars 2000.Le projet de loi, qui vise à modifier le Code de la sécurité routière, va « clarifier aux yeux de la population et de tous les intervenants concernés qu'il est interdit de transporter plus de personnes que le nombre de places munies d'une ceinture », a expliqué le ministre.M.Chevrette en a profité pour demander à l'Assemblée nationale d'adopter la loi avant la fin de la présente session parlementaire, même si le texte législatif n'a pas été déposé dans les délais normaux pour son adoption avant Noël.« Si l'on veut donner suite rapidement au rapport du coroner Raynald Gauthier et clarifier l'article du Code mis en cause à la suite de l'accident de Saint- Jean-Baptiste-de-Nicolet, ce projet de loi doit être adopté avant Noël », a déclaré M.Chevrette.Par ailleurs, diverses autres modification du projet de loi renforceront la sécurité routière.On accentue la sécurité dans les zones scolaires en clarifiant les vitesses permises.De plus, le projet de loi contient des modifications permettant de simplifier le processus d'approbation des limites de vitesse en territoire municipal, d'autoriser la circulation de véhicules hors normes à une vitesse inférieure à 60 km/h sur les autoroutes, de faciliter la vérification avant départ de certains véhicules lourds tels les minibus et les ambulances.Saturn Saab Isuzu de Blainville! 249, boul.Seigneurie Ouest\u000f Blainville\u000f (450) 437-6317\u000f www.saturndeblainville.saturncanada.com\u000f (Autoroute 15, sortie 25) Gravel Saturn Saab Isuzu! 1, Place Ville-Marie, # 11 180\u000f Montréal\u000f (514) 861-2000\u000f www.gravelauto.com\u000f (Angle Cathcart et Mc Gill College)\u000f Bourassa Saturn Saab Isuzu! 1615, boul.St-Martin Est\u000f Laval\u000f (514) 385-9191\u000f www.bourassaauto.com\u000f Mondial Saturn Saab Isuzu! 9415, Papineau\u000f Montréal\u000f (514) 385-7222\u000f www.mondial-ssi.com\u000f Saturn Saab Isuzu de Brossard! 5950, boul.Marie-Victorin\u000f Brossard\u000f (450) 672-2500\u000f www.gravelauto.com\u000f (Route 132 et pont Champlain) Saturn Saab Isuzu de Terrebonne! 705, boul.des Seigneurs\u000f Terrebonne\u000f www.saturndeterrebonne.saturncanada.com\u000f (Autoroute 25 nord, sortie 22 est)\u000f (450) 964-1374\u000f Décarie Saturn Saab Isuzu! 6100, boul.Décarie\u000f Montréal\u000f (514) 342-2222\u000f www.decariesaturn.com\u000f (Angle Van Horne)\u000f West Island Saturn Saab Isuzu! 9775, route Transcanadienne\u000f Ville Saint-Laurent\u000f (514) 332-4424\u000f www.westislandsaturn.com\u000f (Autoroute 40 à l'ouest de l'autoroute 13) Les sports extrêmes ont trouvé un défi à leur mesure.Une voiture qui offre à la fois performance et sécurité.Affichant un moteur turbocompressé de 185 HP et un couple de 263 Nm (194 lbf-pi) à 210 tr/mn, la nouvelle Saab 9-3 est vive comme l'éclair.Du même souffle, elle a été acclamée meilleure de sa catégorie en matière de sécurité lors des essais Euro NCAP.C'est aussi la seule voiture intermédiaire à offrir une protection complète pour les enfants.De plus, comme toute la gamme Saab 2001, la Saab 9-3 est équipée du système On Star.Bienvenue à bord! Faites-en l'essai routier dès aujourd'hui chez votre détaillant SAAB.Exaltante et sécuritaire.Turbo Taux de financement à l'achat de 1,9% PDSF à partir de 34740$\u2020 1 888 888-SAAB www.saabcanada.com ® Volume du coffre à bagages lorsque la banquette arrière est repliée.\u2020PSDF basé sur une Saab 9-3 2001 1SA incluant la taxe d'accise, la préparation à la route et les frais de transport.Saab 9-3 2001 Moteur 2L turbo Ecopower 4 cylindres Système On Star Sièges avant et miroirs chauffants Traction asservie (TCS) Appuis-tête actifs Saab (SAHR) à l'avant Climatisation Coffre à bagages de 1303 litres (46,0 pi cu) Groupe électrique Prêtre d'origine québécoise acccusé d'agression sexuelle en France d'après AP et PC ÉVREUX, France Ð Un prêtre du diocèse d'Évreux, en France, le Québécois Denis Vadeboncoeur, a été accusé, hier, d'agressions sexuelles après s'être livré à la justice sur les conseils de l'évêque d'Évreux, Mgr Jacques David.Le père Vadeboncoeur avait été reconnu coupable et condamné à une peine de 20 mois de prison, en 1985, pour une affaire semblable alors qu'il était vicaire de la paroisse Saint-Benoît, à Sainte-Foy.Cette fois-ci, le père Vadeboncoeur, membre de l'ordre de Saint- Vincent-de-Paul et vicaire épiscopal du diocèse d'Évreux, est inculpé pour « viols sur mineur de moins de 15 ans ».Le prêtre québécois, âgé maintenant de 60 ans, est également poursuivi pour « viols sur mineur de plus de 15 ans par une personne ayant abusé de la qualité que lui confère ses fonctions », a précisé au cours d'une conférence de presse le procureur de la république d'Évreux, Jean Karni.Denis Vadeboncoeur, installé en France depuis 10 ans, s'est livré jeudi matin à la justice, a ajouté le procureur.« Il était accompagné de son avocat et il a aussitôt été placé en garde à vue.Le 23 novembre dernier, j'avais également reçu par écrit la plainte de la victime, aujourd'hui majeure », un jeune homme victime de viols commis lorsqu'il était mineur et une fois devenu légalement adulte.« Ce qui me paraît important, c'est que des faits de telle nature, qui laissent des plaies béantes pour la vie sur ces victimes qui étaient des adultes en devenir, soient dénoncés et jugés », selon M.Karni.Durant la soirée d'hier, le juge chargé de l'enquête devait placer le prévenu en détention provisoire.Interrogé par l'Associated Press, l'évêque d'Évreux, Mgr Jacques David, a expliqué qu'il avait conseillé au prélat de se confier aux autorités.Selon Mgr David, la jeune victime, dont l'identité n'a pas été révélée, a 25 ans aujourd'hui.Lors de son procès au Québec, il y a environ une quinzaine d'années, le prêtre avait reconnu sa culpabilité à sept chefs d'accusation de grossière indécence, deux d'agressions sexuelles et à une accusation de sodomie.Ces actes avaient été commis sur quatre adolescents âgés entre 12 et 17 ans, à Sainte-Foy, et à la résidence privée du prêtre, à Donnacona.Le prêtre avait alors recruté des jeunes pour organiser avec eux un voyage en Europe.Ce projet avait été nommé « Les Oies blanches ». 6LP3301A1202 A33 Samedi 6LP3301A1202 ZALLCALL 67 01:25:06 12/02/00 B L'appétit de Loblaw fait peur à ses futurs voisins MARTINE ROUX S'ils n'ont pas l'intention de se faire avaler par le géant Loblaw, les épiciers du Plateau et du Mile- End dorment un peu moins bien depuis qu'ils connaissent les visées du géant de l'alimentation sur le terrain qu'occupait jadis l'ancien aréna Mont-Royal.Loblaw a sollicité et obtenu un permis de construction pour ériger un supermarché Ð Loblaws, Provigo ou Maxi, rien n'est encore décidé Ð à l'angle de la rue Saint-Urbain et de l'avenue du Mont-Royal, rapportait hier La Presse.Mais à deux pas de là, le propriétaire d'Inter- Marché, une bannière affiliée au même groupe d'alimentation, tombait des nues en apprenant les intentions de Loblaw.« C'est sûr que ça ne va pas nous aider, se désole Correa Remiro.Avant, j'étais avec IGA.Je viens juste de m'affilier avec ce groupe, mais personne ne m'a dit qu'ils avaient l'intention de s'établir à côté.» Plus loin, la propriétaire de Marché Richelieu, Huong Dang, ne baisse pas les bras.« Je pense que ça va sûrement nous toucher, ditelle.Mais les gens qui viennent ici ne font généralement pas de très grosses épiceries.Ils viennent acheter des petites affaires tous les jours.Ça va sûrement continuer.» Avenue du Parc, à quelques rues de son futur rival, le propriétaire du Supermarché P.A.en est déjà à évaluer les dommages.Il faut dire que son commerce, l'une des rares épiceries du quartier Mile-End, ratisse large.« On va chercher des clients angle Saint-Urbain et Mont- Royal, ça c'est sûr, fait valoir Sam Erimos.Loblaws va nous déranger, mais j'espère que ce ne sera pas excessif.On va continuer à offrir de bons services et de bons produits.» De son bureau niché en haut de l'épicerie s'échappe un irrésistible fumet de boeuf biologique à l'ail.Et sur les tablettes, le tofu côtoie le café équitable.« C'est vrai qu'on peut se démarquer avec les produits biologiques, mais ils ne représentent qu'environ 10 % du chiffre d'affaires.Pour le reste, on essaiera de concurrencer Loblaws sur les prix, car on fait affaire avec une vingtaine de distributeurs.» Le problème dans ce quartier, dit-il, c'est la circulation, déjà difficile à l'intersection de Mont-Royal et Saint-Urbain.« Il faudra aussi voir s'ils vont construire des appartements au-dessus de l'épicerie.Tant qu'il n'y a pas d'exception au règlement d'urbanisme, je n'ai rien contre Loblaw.Mais que la Ville ne lui accorde pas une faveur particulière.Les commerçants spécialisés, eux, ne se préoccupent pas le moins du monde de l'arrivée de Loblaws et compagnie.« Mes fruits et légumes sont bien plus beaux que ceux de Loblaws, plaide Louis Di Vito, de la fruiterie du même nom.Je les choisis moi-même au marché, je négocie les prix.Eux, ils les commandent par téléphone.» Ce ne sont pas tant les petits acteurs ou les artisans qui souffriront du voisinage de Loblaws, soutientil.Les commerces de taille moyenne Ð comme Marché Richelieu ou Inter-Marché Ð risquent bien davantage.Mais selon Magistrale Vito, patron de la boucherie familiale Vito, même ces petits acteurs sont appelés à disparaître à moyen terme.« Les grandes chaînes, ce sont les magasins du millénaire, ironise-til.La jeune génération est attirée par ces concepts-là.Je suis dans le quartier depuis 35 ans, j'ai des clients fidèles qui viennent de partout à Montréal.Mais un jour, ce sera fini.» Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Sam Erimos, du supermarché P.A.de l'avenue du Parc, se prépare déjà à concurrencer son futur voisin, le géant Loblaw.ENCAN PUBLIC CARRGAISON LIBÉRÉE PAR DOUANES CANADA Pour vente aux enchères publiques, article par article, conformément aux lois et règlements du Québec.Afin d'éviter une faillite nous avons le mandat de liquider, à tout prix, les biens d'un des plus grands grossistes en art du Canada.DATE: le dimanche 3 décembre 2000 Encan à compter de 14 h Inspection à compter de 13 h ENDROIT: Holiday Inn Salon Ambassador, 2e étage Centre-fille de Montréal 420, rue Sherbrooke Ouest Tél.: (514) 499-7777 TAPIS - Tapis persans entièrement noués main; chefs-d'oeuvre exclusifs neufs, antiques, laine et soie; dimansions, teintes et motifs variés; sélection complétée par d'autres oeuvres d'art.OEUVRES D'ART - Sélection d'huiles sur toile célèbres des États- Unis et d'Europe, des 18e et 19e siècles: Richardson G., Rossini, G.Smith, Giovanni Francesco Caroselli, Cardava, collection anniversaire de A.J.Casson (édition limitée de 100), Mc Donald Tom Thompson, Carr et plusieurs autres artistes du Groupe des Sept.MONTRES ROLEX, CARTIER ET PIAGET ORIGINALES - Pour hommes et femmes avec diamants Bezel, montres Genève, Longines, etc., avec diamants.Rubis, émeraudes, saphirs et plus encore.BAGUES À DIAMANT- jusqu'à 3 carats.Pour liquidation immédiate au plus offrant aux enchères publiques.Conditions: Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les taxes et tous les droits d'importation ont été acquittés sur la dite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription, sans frais.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Commission d'achat de 10 % en sus.Certificat d'exonération de taxe exigé au besoin.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.ENCAN MENÉ PAR NATIONAL ART AUCTIONS OF CANADA Encanteurs et liquidateurs établis en 1965 Veuillez faire votre chèque payable à : LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale A, Dépt.51259 Montréal, QC H3C 2V8 Situé au : 1490 Saint-Antoine Ouest www.mbawhm.com 6LP3402A1202 a341202 6LP3402A1202 ZALLCALL 67 01:26:46 12/02/00 B Tirage du: 2000-12-01 5 Cadillac ESCALADE 4X4 (numéros non décomposables) Chaque lot est échangeable contre un chèque de 70 000 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.5 autres Cadillac le vendredi 8 décembre 2000 Le jeu doit rester un jeu.655B138 173E713 352H127 786K879 990K855 FUSIONS DE LA RIVE-SUD Les maires progressent Robuste, fiable et la plus connue de la gamme avec son porte-filtre pressuris.- Vous tes s.r d Õobtenir un caf.trs cr.meux ind.pendamment de la mouture du caf.Son bec fouetteur vous garantie un excellent cappuccino ou caf.au lait.Disponible en diff.rentes couleurs : noir - blanc - bleu - inox - graphite 8145, boul.Saint-Laurent, Montr.al (Angle Jarry) Stationnement disponible Tél.: (514) 385-5551 ou 1 888 272-6601 Disponible chez les meilleurs détaillants Communiquez avec nous pour avoir l'adresse du magasin le plus près de chez vous.Aroma Vienna de luxe Noël Pour VOUS NÕAIMEZ PAS FAIRE LE CAF.VOUS-MæME?Optez pour une automatique.Rien de plus facile.Gr.ce .son moulin incorpor.et en appuyant seulement sur un bouton, la machine moud le caf., fait l Õinfusion et vide le marc dans un bac.VOUS D.SIREZ UN CAPPUCCINO OU UN CAF.AU LAIT?CÕest si simpleÉ et si d.licieux.Mettez le bec fouetteur dans votre bol de lait pos.sur la machine et le lait mousse tout seul.Disponible sous diff.rents noms : Vienna noir - Vienna de luxe - Caf.Grande et Tr.vi Aroma noir Le cadeau idéal qu'on offre seulement aux êtres chers MARTINE ROUX BIEN QU'ILS soient parvenus à certains consensus, les maires de la Rive-Sud sortent divisés de l'exercice de médiation qui visait à rapprocher leurs positions sur la réorganisation municipale.Tel est du moins le constat qui se dégage du rapport qu'a remis hier le médiateur nommé en novembre dernier par Québec, le notaire Jacques Goyette.Alors que huit villes avaient été invitées à participer aux rencontres au début de novembre, seuls les maires de Longueuil, Boucherville, Saint-Lambert et Saint-Hubert ont pris place à la table de médiation.Les villes de Brossard, Greenfield Park et Le Moyne ont choisi de s'exprimer en commission parlementaire tandis que Saint-Bruno demande le retrait du projet de fusions.La suggestion avancée par le projet de loi 170, soit 42 conseillers municipaux et sept conseillers d'arrondissement, est loin de faire l'unanimité : si Longueuil y est favorable, Saint-Lambert trouve la formule inéquitable, Boucherville souhaite davantage de conseillers d'arrondissement et Saint-Hubert propose 29 conseillers et trois conseillers d'arrondissement.Malgré les tiraillements, le médiateur estime qu'il a accompli sa mission.« On aurait souhaité que les huit maires soient présents mais en contrepartie, toutes les positions ont été discutées », note M.Goyette.Les quatre maires se sont notamment entendus pour demander à Québec de ne pas augmenter les taxes pendant quatre ans.Ils suggèrent aussi la création d'une seule corporation de développement économique pour la future grande ville.Enfin, ils souhaitent que Québec établisse un statut particulier pour les artères traversant plusieurs municipalités, tels le boulevard Taschereau ou le chemin Chambly.La ministre des Affaires municipales, Louise Harel, entend s'inspirer du rapport de médiation afin de modifier le projet de loi sur les fusions, faisait hier valoir son cabinet dans un bref communiqué.Les maires de Boucherville, Longueuil et Saint- Lambert ont néanmoins réitéré leur opposition aux fusions forcées, lit-on dans le rapport.Cliniques de fartage Vêtements et accessoires Rabais sur équipement complet 5520, boul.des Laurentides, Laval 4 km au nord de la 440 / 6 km au sud de la 640 (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 ski de fond Le spécialiste du au Québec Touring Course Hors piste Grand choix de raquettes à neige TUBBS - MSR - ATLAS "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.