La presse, 22 décembre 2000, Cahier A
[" 5LP0101A1222 a 1 jvendredi 5LP0101A1222 ZALLCALL 67 00:56:47 12/22/00 B MONTRÉAL VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 7e A N N É E > N O 6 4 > 7 0 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Le baptême avant le mariage La pratique religieuse au plus bas chez les Québécois Il pleut sur la Vieille Ville IL PLEUT sur Jérusalem.Dans la Vieille Ville, l'atmosphère est lugubre.Les rues sont désertes, les gouttières pleurent, les souks sont endormis.Des jeunes soldats israéliens, vêtus de gilets pare-balles et armés de mitraillettes, font le guet.Il ne se passe rien.Mais on a l'impression que tout pourrait arriver dans l'enceinte de ces pierres blondes.En principe, c'est fête ici.Non seulement pour les chrétiens, mais aussi pour les musulmans, qui célébreront le Eid el F'tir marquant la fin du ramadan, ainsi que pour les juifs pour qui c'est Hanoukkah, la fête des lumières.Mais qui a vraiment envie de fêter ?Et fêter quoi, au juste ?Un conflit qui reprend de plus belle ?On dit que la ville trois fois sainte rend fous certains pèlerins.Après quelques jours à Jérusalem, il est déjà arrivé à des touristes de se prendre pour Jésus ou pour Moïse, s'enroulant dans les draps de leur chambre d'hôtel, déclamant des psaumes.Des psychiatres appellent « syndrome de Jérusalem » ce mystérieux excès d'exaltation qui frapperait un pèlerin sur 100.Un pavillon de l'hôpital psychiatrique de la ville est d'ailleurs réservé à ceux que la ville plusieurs fois millénaire ensorcelle.L'an dernier, alors que Jérusalem accueillait des millions de pèlerins pour le Grand Jubilé de l'an 2000, les autorités étaient sur le qui-vive, craignant que le fameux syndrome ne perturbe les festivités.Cette année, le problème ne se pose pas, pour une raison toute simple : il n'y a pas de pèlerins.Voir VILLE en A2 FRANÇOIS BERGER La diminution de la pratique religieuse observée depuis longtemps est devenue au Québec un véritable effondrement au cours de la dernière décennie, constatent deux enquêtes que viennent de publier séparément Statistique Canada et l'Institut de la statistique du Québec.Seulement un Québécois sur quatre participe de façon régulière à des services religieux, indiquent les deux enquêtes réalisées en 1998 et dont les résultats ont été publiés à la midécembre par l'agence fédérale et en novembre p a r celle du gouvernement québécois.Bien que les questions posées aient différé, la conclusion e s t l a même : la chute de la pratique religieuse est brutale dans toutes les couches de la société et est même perçue comme un signe d'effritement de la « cohésion sociale ».Selon l'étude québécoise, qui fait partie intégrante de l'Enquête sociale et de santé menée auprès de 30 000 personnes, la fréquentation « plus d'une fois par mois » d'un lieu de culte (église, mosquée, synagogue, pagode ou tout autre temple) est passée de 39 % de tous les Québécois âgés de 15 ans et plus, en 1987, à 26 % en 1998.Plus de 31 % de la population ne va jamais dans un lieu de culte.L'enquête de Statistique Canada, faite auprès de 10 700 personnes au pays, montre de son côté que 29 % des Québécois de 15 ans et plus participent « au moins une fois par mois » à des services religieux réguliers (excluant les occasions extraordinaires comme les mariages, funérailles et baptêmes).En 1986, 48 % des habitants du Québec assistaient à des services religieux au moins une fois par mois.L'étude fédérale note que c'est le Québec qui a connu la plus forte baisse dans la pratique religieuse dans l'ensemble du Canada, où la fréquentation régulière des lieux de culte a descendu de 43 % à 34 % de la population adulte de 1986 à 1998.Désormais, seule la Colombie-Britannique, avec un taux de 27 %, est moins « fervente » que le Québec.Voir PRATIQUE en A2 Photo REUTERS Madonna salue la foule à la sortie de la cathédrale de Dornoch, où elle a fait baptiser son fils Rocco, hier.La pop star américaine doit épouser aujourd'hui le réalisateur britannique Guy Ritchie.L'événement fait évidemment le bonheur des paparazzis, mais aussi celui des parieurs anglais, qui misent sur les tenues que les mariés porteront ou encore sur les événements qui pourraient perturber leur union.La société de paris Ladbrokes propose par exemple de miser sur l'accoutrement de Ritchie le jour de la noce.Portera-t-il un slip sous son kilt ?Un pari difficile, qui se joue à 50/50.Les parieurs estiment par ailleurs à 5 contre 1 que Madonna portera du noir, à 8 contre 1 que la cérémonie sera annulée à cause des intempéries, et à deux contre un que du haggis, un plat traditionnel écossais, sera au menu.Les détails en page C8 Ottawa se trouve un fournisseur de marijuana underground VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Avec quelques mois de retard sur son échéancier, Ottawa a trouvé son fournisseur de marijuana.à plus de trois cents mètres sous terre.Prairie Plant Systems, une entreprise de Saskatoon, s'est vu attribuer hier par Santé Canada un contrat aussi lucratif qu'inusité évalué à 5,7 millions sur cinq ans pour la production de marijuana destinée à de grands malades.Les porte-parole de Santé Canada n'ont pas voulu dire exactement pourquoi ils avaient retenu Prairie Plant Systems parmi les 34 soumissionnaires, mais les questions de sécurité ont certainement pesé lourd dans la balance.L'entreprise spécialisée dans le clonage de plantes indigènes résistantes aux maladies cultivera en effet le cannabis de l'État dans une mine désaffectée de Flin Flon au Manitoba, loin des regards curieux et de la convoitise des amateurs de petits bonheurs artificiels.« Je ne peux pas vous en dire beaucoup pour des raisons de sécurité, mais la marijuana sera cultivée à plusieurs centaines de mètres sous le sol, en dessous d'un lac, dans un environnement parfaitement contrôlé », Voir OTTAWA en A2 La juge Ruffo de nouveau réprimandée Le Conseil de la magistrature lui reproche des ragots indignes d'un magistrat Arts et spectacles C1-C10 - télévision C4 - à l'affiche C2 - spectacles C6 Bandes dessinées E8 Bridge E7 Décès E6 Économie D1-D12 Éditorial A10 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E8 Horoscope E7 Forum A11 Loteries B6 Monde A8 Mots croisés E8 Mot mystère E8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E7 - affaires D2 Politique A7, A12 M É T É O Voir S16 Averses de neige Maximum -4 > minimum -12 CHRISTIANE DESJARDINS LA JUGE ANDRÉE RUFFO a réussi son tour du chapeau.Pour la troisième fois en dix ans, elle se voit réprimander par ses pairs pour des manquements déontologiques.Mme Ruffo est aussi écorchée sur sa propension à se croire victime d'un complot ourdi par des membres de la magistrature.Dans un rapport récent, le comité formé par le Conseil de la magistrature et chargé d'enquêter sur six plaintes à l'encontre de la juge, du temps où elle était au tribunal de la jeunesse de Saint-Jérôme, en rejette quatre et en retient deux.Celles- ci ont trait à la croisade que la juge avait entreprise contre le centre Huberdeau, qu'elle ne jugeait pas adéquat pour les jeunes.Elle mettait notamment en doute les compétences des intervenants.Le vase avait débordé quand, lors d'une séance en novembre 1997, la juge avait exigé qu'on lui fournisse pour le lendemain matin les curriculum vitae de tous les employés du centre Huberdeau, au nombre de 125.Dans son rapport d'enquête, le comité écrit que « les propos de la juge à l'endroit des intervenants sociaux portent le sceau de la colère, s'adressent à tous sans distinction, sont blessants, inutiles à la résolution du dossier et ne sont tout simplement pas permis ».Le comité convient qu'à l'époque il y avait de graves déficiences aux centres jeunesse des Laurentides, et qu'elles pouvaient être dénoncées.Mais Mme Ruffo devait le faire dans les limites de son statut de juge.« Dire le droit des enfants n'est pas nier le droit des autres, y compris les intervenants sociaux d'être traités avec respect et justice », écrivent les membres du comité qui recommandent une réprimande pour des manquements à trois articles du code de déontologie du Conseil de la magistrature, soit : éviter de se placer dans une situation telle qu'un juge ne peut remplir utilement ses fonctions, être impartial et objectif, et faire preuve de réserve, de courtoisie et de sérénité dans son comportement public.Voir RUFFO en A2 Photothèque LA PRESSE Pour la troisième fois en dix ans, la juge Andrée Ruffo est réprimandée par ses pairs pour des manquements déontologiques. 5LP0202A1222 A2 vendredi 5LP0202A1222 ZALLCALL 67 00:57:01 12/22/00 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Le goût exquis du péché Juliette Binoche se dit heureuse de vivre à New York actuellement.Vraiment.La vedette de Chocolat, une comédie Ð délicieuse, il va sans dire Ð pour laquelle elle a obtenu hier une nomination pour un Golden Globe Award, dit en outre préférer la Grande Pomme à la Ville lumière.Pour le moment du moins.Notre journaliste Marc-André Lussier a rencontré à New York l'actrice française, le cinéaste Lasse Hallström, de même que Lena Olin, autre vedette du film.À lire demain dans le cahier CINÉNA.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-1-9 > À quatre chiffres : 2-8-0-6 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: 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de la page A1 Les deux seules provinces où la pratique religieuse régulière attire encore au moins la moitié de la population sont le Nouveau- Brunswick et l'Île-du-Prince Édouard.La désaffection pour la chose religieuse est plus prononcée chez les jeunes de 15 à 24 ans, selon les deux enquêtes, mais elle touche également les retraités de 65 ans et plus, qui sont encore plus de la moitié à participer régulièrement à des services religieux.Les fameux baby-boomers ont quant à eux déserté les lieux de culte deux fois sur trois.L'enquête fédérale montre que, à part les personnes âgées, ce sont les couples mariés ayant de jeunes enfants qui fréquentent le plus les lieux de culte, de même que certains groupes d'immigrants, notamment les Asiatiques.L'étude québécoise comme celle du fédéral soulignent que, à tous les âges, les femmes vont plus souvent que les hommes à l'église ou au temple.Selon Statistique Canada, la pratique religieuse a cessé de décliner dans les grandes villes, où se concentrent d'ailleurs les immigrants récents, mais elle a beaucoup chuté dans les agglomérations de périphérie, constituées de villes de banlieue comptant entre 20 000 et 50 000 habitants où les citadins ont déménagé en grand nombre au cours des dernières années.Bien qu'elle ait aussi fortement diminué dans les petites agglomérations et en milieu rural, la pratique religieuse régulière y reste tout de même la plus forte, avec un taux de 39 %.Inquiétude pour la cohésion sociale L'effondrement de la pratique religieuse, au Québec en particulier, peut être « inquiétante », selon Statistique Canada, à cause de ses effets possibles sur la « cohésion sociale ».L'agence fédérale note que le « sentiment d'appartenance envers la collectivité locale » grandit chez les gens qui assistent régulièrement à des services religieux.Une constatation similaire est faite dans l'enquête québécoise, dont les auteurs écrivent qu'« il y a tout lieu de s'interroger sur les nouveaux comportements des Québécois dans ce domaine (de la religion et de la spiritualité), et sur ce qui a pu remplacer la pratique religieuse traditionnelle ».L'étude faite par le gouvernement du Québec montre que les personnes fréquentant régulièrement un lieu de culte présentent moins de détresse psychologique, ont moins souvent des idées suicidaires et consomment moins d'alcool, de tabac ou de drogue.Mais « il ne faut pas sauter tout de suite à la conclusion que la pratique religieuse adoucit nécessairement la vie et préserve la santé », signale Mme May Clarkson, du ministère québécois de la Santé.Des études plus poussées sont nécessaires afin d'isoler certains facteurs, comme l'effet de l'âge, pour voir par exemple si la bonne santé mentale des pratiquants d'une religion ne serait pas attribuable au fait qu'il s'agit de personnes plutôt âgées qui ne boivent pas, ne fument pas et ne prennent pas de drogue.Néanmoins, la majorité des recherches sur le sujet identifient pour la santé des effets positifs associés à la pratique religieuse ou à la « vie spirituelle ».L'enquête québécoise a d'ailleurs tenté pour la première fois de mesurer statistiquement l'importance accordée par les gens à la « vie spirituelle », définie succinctement comme « des croyances ou des pratiques qui concernent l'esprit ou l'âme ».Les deux tiers des Québécois disent que la spiritualité est de première importance dans leur vie et 37 % croient fermement en « un effet positif des valeurs spirituelles sur l'état de santé physique et mentale ».Même les gens qui disent n'appartenir à aucune religion Ð c'est le cas d'un Québécois sur sept Ð croient aux effets positifs des valeurs spirituelles deux fois sur cinq ! Pour en savoir plus : Enquête sociale et de santé (au Québec) http : www.stat.gouv.qc.ca/publicat/sante/ eÐsoc-sante98.htm La pratique religieuse (au Canada) http : www.statcan.ca/Daily/Francais/001212/ q001212b.htm Depuis le début de la nouvelle Intifada, fin septembre, la peur a vidé Jérusalem de ses touristes, habituellement si nombreux à la veille de Noël.Et pour cause.La Terre sainte vit sa pire flambée de violence depuis la signature des accords d'Oslo, en 1993.En moins de trois mois, on compte déjà plus de 300 victimes, la plupart palestiniennes.Vendredi dernier, sur l'Esplanade des mosquées, de violents affrontements ont fait 33 blessés.Aujourd'hui, dernier vendredi du ramadan, on s'attend au pire.« Nous accueillons Noël, cette année encore, avec son message de paix, alors que nous vivons une grande épreuve et l'absence de la paix », a déclaré, mardi, le patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah, qui accueillait, dans la Vieille Ville, les représentants des médias du monde entier.Dans un message tout aussi politique que religieux, le patriarche, sourcils froncés et regard sévère, a dénoncé le fait que la ville de Bethléem, au centre même de la fête, soit « assiégée ».« Ses habitants ne peuvent en sortir ni ses visiteurs y entrer.Nous nous demandons si la justice de la guerre exige vraiment cela.Nous invitons les dirigeants politiques, à l'occasion des fêtes du ramadan et de Noël, à lever ce siège imposé à Bethléem, comme aux autres villes et villages palestiniens », a dit Mgr Sabbah, qui est à la tête de l'Église catholique romaine en Terre sainte.Les troubles qui agitent le Proche- Orient ne se résument pas à une histoire de « cailloux et d'armes à feu », a insisté le patriarche.« L'élément essentiel est le suivant : le peuple palestinien demande sa liberté.Voilà l'essence de la question.Il est sous occupation depuis trente-trois ans et il dit : rendez-moi ma liberté.» Pour que la paix soit plus qu'un voeu pieux en Terre sainte, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens, il importe de répondre à cet appel, a poursuivi le patriarche.« Nous portons notre regard sur le Palestinien afin qu'il recouvre sa liberté et que l'occupation militaire dont il souffre prenne fin.Nous portons notre regard sur l'Israélien, car la liberté du Palestinien veut dire la sécurité et la tranquillité de l'Israélien.» Les pèlerins, venus par milliers l'an dernier pour assister à la messe de minuit à Bethléem, seront absents en ce Noël 2000.Mais guerre ou pas, le patriarche a dit qu'il célébrera la messe là où, selon la religion chrétienne, est né le Sauveur.Comment Bethléem en deuil se prépare-t-elle à ce Noël noir ?La Presse s'y est rendue et vous en parle demain.RUFFO Suite de la page A1 OTTAWA Suite de la page A1 explique à La Presse Brent Zettl, PDG de Prairie Plant Systems.Santé Canada donne un an à son fournisseur pour lui livrer ses premières cargaisons de drogue, un délai raisonnable, estime M.Zettl, qui ne sait toutefois pas pour le moment où il se procurera les graines.Les délais sont courts, mais les expériences botaniques de M.Zettl et de ses associés dans leur serre située à 365 mètres sous terre (selon leur site Internet) ont démontré que les plantes poussent plus rapidement et à l'abri des parasites.Prairie Plant Systems devra fournir 185 kilogrammes de cannabis à 6 % de THC (la substance active du pot) la première année et jusqu'à 420 kg les quatre années suivantes.On estime à 100 000 le nombre de cigarettes de marijuana vendues à Ottawa la première année et autour de 200 000 à chacune des années suivantes.Santé Canada se chargera par la suite de distribuer la drogue aux personnes ayant obtenu au préalable une exemption du ministère leur permettant de posséder légalement du pot.Il y a actuellement 145 personnes au Canada bénéficiant de cette exemption, un chiffre qui augmente continuellement depuis un an et demi.Santé Canada reste vague sur la méthode de distribution Ð à domicile, à un bureau du gouvernement, chez un médecin ou un pharmacien Ð de même que sur le prix des joints.Chose certaine, les « clients » de Santé Canada devront fournir des renseignements sur leur état et sur l'effet de la marijuana pour avoir droit à leur ration.« Nous possédons pour le moment assez peu de données scientifiques sur l'effet de la marijuana sur de grands malades, explique le Dr Judy Gomber de Santé Canada.Cette production constante et contrôlée nous permettra justement de faire des suivis.» La marijuana à des fins thérapeutiques est de plus en plus utilisée par des gens atteints, notamment, de certains cancers, du sida, de maladies du système nerveux et de maladies dégénératives, de sclérose en plaques ou même de maux de dos aigus.Le pot soulage certains patients des effets secondaires de leur médication en leur redonnant l'appétit ou en apaisant les nausées.Parallèlement à cette approche scientifique, Ottawa devra aussi amender dans les prochains mois sa loi sur l'usage de la marijuana.Cette loi a été jugée inconstitutionnelle en juillet dernier par la Cour d'appel de l'Ontario parce qu'elle ne permet pas la possession de marijuana à des fins thérapeutiques.Le plus haut tribunal ontarien donnait alors un mois à Ottawa pour amender sa loi.Le ministre de la Santé, Allan Rock, a indiqué en septembre dernier que son gouvernement n'en appellera pas de ce jugement et que la loi sera par conséquent amendée.Les conspirateurs Par ailleurs, dès le début de ce rapport d'enquête d'une centaine de pages, le comité signale sa désapprobation face à l'attitude de la juge Ruffo « qui désigne autant la direction de la Cour que certains de ses juges, comme étant des conspirateurs à une entente pour l'éloigner du banc ».Ainsi, dans le cadre de la présente enquête, la juge Ruffo a accusé la juge en chef Huguette Saint- Louis d'avoir pris part à ce complot en refusant de payer ses honoraires d'avocat dans des affaires en évocation et récusation dont elle faisait l'objet.Mme Ruffo a aussi qualifié le comportement du juge en chef adjoint Jacques Lachapelle, de « méprisant et hostile » et lui reproche de ne pas lui avoir fourni tous les éléments de preuve recueillis au soutien des plaintes.Elle a aussi insinué que le juge Denis Saulnier aurait été nommé en récompense pour services rendus dans le cadre de la campagne de dénigrement menée contre elle.Mme Ruffo aurait également fait des commentaires du même acabit sur les juges François Beaudoin, Michel Jasmin et Me Denis Joly, de la DPJ.Ce dernier, selon la juge Ruffo, étant allé s'acheter un « habit neuf » après avoir reçu promesse du juge Beaudoin qu'il serait nommé juge.« L'expression ouï-dire a une connotation trop juridique pour qualifier ce qui n'est que commérage et ragot », écrit le comité à ce sujet.La thérapie génique pour leurrer le virus du sida Air Canada s'apprête à éliminer 3500 emplois et à augmenter ses tarifs P H I L I P P E COSTE Agence France-Presse PARIS Ð Une percée dans la lutte contre le virus du sida pourrait avoir été ouverte par une équipe de chercheurs français qui, pour la première fois, est parvenue, par thérapie génique, à bluffer le virus du sida pour l'empêcher de pénétrer à l'intérieur des cellules qui constituent sa cible privilégiée.Pour le moment, ces travaux Ð publiés vendredi dans la revue américaine AIDS Ð ont seulement porté sur des souris.Mais les chercheurs comptent passer aux singes puis, très vite, aux essais sur l'homme.Et ils n'excluent pas, à terme, de pouvoir ainsi prendre la relève des multithérapies.Les souris sur lesquelles les scientifiques ont travaillé avaient été modifiées génétiquement pour naître dépourvues de défenses immunitaires et ainsi pouvoir recevoir des cellules humaines sans les rejeter.Deux gènes produisant des protéines empêchant le virus de se fixer sur les cellules ont ensuite été injectés dans leur organisme, puis, une semaine plus tard, le virus du sida.« Quand le virus du sida rencontre une cellule humaine, il est attiré par des récepteurs précis, les CD4, sur lesquels il se fixe pour pénétrer à l'intérieur de celle-ci », a expliqué jeudi à l'AFP le Dr Kamel Sanhadji, responsable du laboratoire sur les déficits immunitaires de l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon, qui a mené les travaux.« Nous avons voulu imiter ce processus en fournissant ces récepteurs au virus, mais sous une forme soluble », a précisé le chercheur.Ainsi trompé, le virus se précipite sur les CD4 qui se promènent librement dans l'organisme, s'y fixe, et finit par mourir faute de pouvoir prendre le contrôle de la cellule.Presse Canadienne AIR CANADA annonce l'abolition de 3500 emplois et une augmentation de ses tarifs, tout en précisant que les pertes au quatrième trimestre seront beaucoup plus importantes que ce que les analystes avaient prévu.Dans un communiqué publié en soirée hier, le transporteur attribue la majeure partie de ses problèmes au mauvais temps des dernières semaines.La compagnie aérienne, qui est un quasi-monopole depuis qu'elle a absorbé les Lignes aériennes Canadien International, attribue au coût plus élevé du carburant l'augmentation de six pour cent des tarifs sur ses vols intérieurs, qui seront en vigueur à compter du 1er janvier.Air Canada entreprendra en outre un programme de réduction de huit pour cent de son personnel, ce qui représente environ 3500 emplois, par attrition, par cessation d'emploi volontaire et par d'autres mesures.Le communiqué indique que plus de 700 membres du personnel de gestion et de bureau ont choisi le programme de cessation d'emploi volontaire ; 700 autres membres du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) ont également choisi ce programme.La compagnie aérienne précise que son bénéfice du quatrième trimestre de 2000 n'est pas conforme aux prévisions des analystes.Au lieu d'un bénéfice de 0,38 $ par action, il y aura une perte de 1,50 $.La hausse de six pour cent des tarifs se compare aux augmentations sur les vols intérieurs des transporteurs américains, qui totalisent environ 11 % cette année, souligne Air Canada.Évoquant le mauvais temps et l'augmentation du prix du carburant, le président Robert Milton souligne que les profits d'Air Canada continueront de subir des pressions considérables, au moins au cours du premier trimestre de 2001.Cette année, le transporteur a dû encourir des frais d'environ 300 millions de dollars pour restructurer et intégrer Canadien, et a perdu certains revenus en raison de la menace de grève des pilotes, ainsi que des primes de fusion payées ou payables à plusieurs groupes de syndiqués.Sans ces charges, le bénéfice par action pour 2000 est estimé à 0,75 $ par action.À la Bourse de Toronto, hier, les actions d'Air Canada ont chuté de 0,30 $ pour s'établir à 14,25 $. 5LP0301A1222 a3 actualit s vend 5LP0301A1222 ZALLCALL 67 00:58:17 12/22/00 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2000 A3 ACTUALITÉS Le comté de Mercier divisé sur le sort de Michaud Les résidants sont loquaces, mais ont des opinions divergentes ALEXANDRE S I R O I S L'affaire Yves Michaud n'a pas seulement semé la discorde dans les rangs du Parti québécois, elle divise aussi les citoyens du comté de Mercier, en plein coeur de Montréal, où le controversé militant péquiste tient à se présenter.Ainsi, lorsqu'on tente de prendre le pouls des résidants du comté en recueillant des commentaires sur l'avenue du Mont-Royal, on se rend vite compte qu'un peu tout le monde veut donner son avis sur l'affaire, mais que les opinions divergent.« Je ne pense pas que ce sont des choses qui peuvent être dites », affirme Annie Rioux, lorsqu'on l'interroge sur les propos de M.Michaud au sujet des Juifs et des votes ethniques.En revanche, Mme Rioux, qui travaille à la boulangerie La mie en folie, située au coin de Parthenais et Mont-Royal, pense que Lucien Bouchard va trop loin lorsqu'il veut écarter la candidature de M.Michaud à l'investiture péquiste.« L'appuyer, avec de tels propos, c'est difficile.Mais de là à l'empêcher de se présenter.», ajoute Mme Rioux, qui pense que l'Assemblée nationale devrait recevoir le militant péquiste, comme il le demande et lui laisser la chance de s'expliquer.Un peu plus à l'ouest, tout près de la rue Brébeuf, Stéphane Brodeur, aussi résidant du comté de Mercier, ne dénonce pas aussi vigoureusement les propos de M.Michaud.« Je pense qu'il a droit à son opinion.Qu'il la dise s'il veut la dire, et s'il y a des partis politiques qui ne l'endossent pas, ce sera tant pis pour lui », dit le jeune homme, qui travaille dans la restauration.En revanche, M.Brodeur, ne semble pas voir de mal à ce que le Parti québécois empêche son militant de longue date de devenir candidat péquiste.« Il se présentera comme indépendant et ce sera aux gens de juger de ses paroles », dit-il.Monique Simard, une mère de famille croisée au même endroit, croit au contraire que le premier ministre a tort de vouloir barrer la route au militant.« Bouchard va trop vite.Il ne veut pas le laisser parler, le type peut se défendre.Qu'il lui donne une chance de s'expliquer », ditelle, convaincue que M.Michaud ne voulait pas « blesser les Juifs ».Sylvie Vézina, rédactrice, est beaucoup moins tendre envers le « Robin des banques ».« Ça m'a révoltée, carrément, dit-elle à propos des commentaires de M.Michaud sur la souffrance du peuple juif.C'est complètement raciste.J'avais l'impression de reculer 20 ans en arrière », lance-t-elle.Mercier multiethnique Le Plateau Mont-Royal est en plein coeur de la circonscription de Mercier, que l'on peut sans se tromper qualifier de forteresse péquiste.Le ministre démissionnaire, Robert Perreault, y avait récolté plus de 55 % des voix aux deux dernières élections.C'est aussi dans Mercier que le poète et politicien Gérald Godin avait battu Robert Bourassa, en 1976.Il a représenté la circonscription pendant 18 ans.Délimité au nord et à l'est par le chemin de fer Canadien pacifique, le comté de Mercier s'arrête, au sud, à la rue Rachel, et s'étend, dans l'ouest, à l'avenue de l'Esplanade.C'est dire qu'il comprend aussi le très multiethnique Mile-End, qui fait de la circonscription l'un des comtés péquistes où le nombre d'immigrants, qui frôle les 20 %, est le plus élevé.Pierre Pagé, membre du Comité des citoyens du Mile-End, qui travaille généralement dans le milieu communautaire, connaît bien les diverses communautés de son quartier.S'il pense que « la réaction de l'Assemblée nationale a été un peu exagérée », il estime que les immigrants n'ont pas « trouvé très drôle » les propos de M.Michaud sur les votes ethniques.Dans le cadre des états généraux sur le français, M.Michaud avait entre autres affirmé que dans certains bureaux de vote de Côte-Saint-Luc, où personne n'avait voté pour le OUI au référendum de 1995, il y avait eu « un vote ethnique contre la souveraineté du peuple québécois ».Pour M.Pagé, M.Michaud est carrément « l'anti-Godin ».« Je pense que ce n'est pas du tout un candidat de l'avenir, en ce sens qu'il faut trouver une nouvelle union entre les diverses communautés », dit-il, précisant que « M.Godin avait l'art de tisser des passerelles tout en gardant ses principes ».« Dans le fond, même si les termes n'étaient pas tout à fait les mêmes, ça ressemble pas mal à la déclaration de M.Parizeau lors du référendum, affirme pour sa part Luis Bello, rédacteur en chef du journal La voix du Portugal.Mais c'est sûr que les propos de M.Parizeau ont eu un impact beaucoup plus grand dans la communauté portugaise, parce qu'il était beaucoup plus connu de monsieur Tout-le-Monde.» Un comté fier de son autonomie Or, si les citoyens de Mercier semblent en général divisés à propos des frasques de M.Michaud, les militants du Parti québécois du comté, eux, semblent pour la plupart l'appuyer sans réserve.Mercredi, le président de l'association péquiste de Mercier répétait que les sept membres de son conseil exécutif étaient derrière M.Michaud, à l'instar de la majorité des militants du Parti québécois dans le comté.Des militants auraient d'ailleurs aidé le Robin des banques à vendre plus de cartes de membre que ses adversaires en vue de l'investiture péquiste.Le représentant démissionnaire du comté de Mercier, Robert Perreault, n'a malheureusement pas souhaité répondre aux questions de La Presse sur la polémique actuelle.La politologue et chroniqueure Josée Legault, qui avait tenté de déloger M.Perreault afin de se présenter pour le Parti québécois dans Mercier en 1998, a accepté de donner son avis sur le caractère typique du comté.« Mercier, et je sais de quoi je parle, est un comté qui est particulièrement fier de son autonomie, et qui choisit ses candidats », explique celle qui a dû battre en retraite à la fin des années 1990.Quant à la polémique actuelle, Mme Legault croit que c'est la motion de blâme, votée la semaine dernière par l'Assemblée nationale contre M.Michaud, qui a brouillé les cartes.« Je ne sais pas si, dans Mercier, les gens sont divisés ou pas, mais je pense que dans le mouvement souverainiste en général, beaucoup de gens sont mal à l'aise avec la motion », estime-t-elle, précisant que l'affaire aurait dû se régler au Parti québécois, à l'interne.Selon Mme Legault, « la dynamique a changé » depuis la motion.« M.Michaud a beaucoup d'appuis, pas pour sa candidature comme tel, mais pour sa liberté d'expression, dit-elle.Ça devient donc beaucoup plus délicat pour M.Bouchard.C'est le moins qu'on puisse dire.» Photo PC Si les citoyens de Mercier semblent en général divisés à propos des frasques de M.Michaud, les militants du Parti québécois du comté, eux, semblent pour la plupart l'appuyer sans réserve.Janvier sera chaud dans les universités, préviennent les chargés de cours MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC Ð La rentrée dans les universités québécoises risque d'être perturbé en janvier par le conflit des chargés de cours qui demandent de meilleures conditions de travail et un redressement de leur rémunération.S'estimant victimes d'iniquité, les 10 000 chargés de cours fourbissent leurs armes dans l'éventualité d'une grève générale.Seule une intervention du ministre de l'Éducation, François Legault, pourrait désamorcer la crise, a fait savoir l'Intersyndicale des chargés de cours, hier.« Janvier sera chaud », préviennent- ils.Les chargés de cours de l'Université du Québec à Trois-Rivières sont en grève depuis le début de novembre, tandis que ceux de l'Université du Québec à Rimouski et de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), à Montréal, ont voté en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève.« On a encore espoir d'éviter des mouvements de grève importants, on espère que, dans la période des Fêtes et à la rentrée immédiate, il y aura des progrès substantiels aux tables de négociation.Dans le cas contraire, on prendra les moyens nécessaires », a déclaré François Cyr, de l'Intersyndicale.Les pourparlers sont bloqués à la plupart des tables, en particulier sur le rattrapage salarial.M.Cyr rappelle que l'Institut de la statistique du Québec a constaté un écart salarial moyen de 71,5 % au détriment des chargés de cours de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Alors qu'un enseignant régulier reçoit 8000 $ pour donner un cours, l'université n'en verse que 5000 $ à un chargé de cours.La plupart gagnent entre 25 000 $ et 30 000 $ par année (en donnant cinq ou six cours), alors qu'un professeur en titre gagne souvent trois fois plus.Si on leur versait, pour donner un cours, la même somme qu'aux professeurs en titre, leur rémunération passerait à 40 000 $.Mais le véritable enjeu, soutient François Cyr, c'est la reconnaissance.« Ce que veulent les chargés de cours, c'est de cesser de camper à la périphérie de l'institution, d'être pleinement intégrés, d'être reconnus par l'institution, a-t-il dit.Le mot clé du mouvement actuel, c'est la reconnaissance.On donne la moitié des cours de premier cycle depuis plus de 20 ans et on est là pour rester, c'est un phénomène structurel.On veut être reconnus, sur le plan salarial bien sûr, mais aussi sur tous les autres aspects de la reconnaissance.» Photo DENIS COURVILLE, La Presse© C'est la fête.La communauté juive de Montréal a commencé à célébrer hier la Hanoukkah, la fête des lumières qui commémore la victoire militaire et spirituelle des juifs il y a plus de 2000 ans, en 164 avant l'ère chrétienne.Cette tradition est une fête ponctuée de chants et de danse qui dure huit jours.Hier, les juifs ont allumé la première des huit chandelles de la memorah devant leur lieu de rassemblement de la rue Peel et un défilé de voitures a suivi dans les rues de la ville.« Il est important pour nous de nous rappeler notre histoire vieille et de l'enseigner à nos enfants.La célébration de la lumière vise la paix et l'harmonie dans le monde », a déclaré le rabbin Yossi Kassler, accompagné de sa fille de cinq ans, Rivkah. 5LP0401A1222 b2 vendredi 5LP0401A1222 ZALLCALL 67 00:53:22 12/22/00 B Sophie Brodeur: la Couronne en appelle de la décision du juge Bellavance ANDRÉ CÉDILOT Quatre ans après les événements, le ministère public n'entend pas laisser tomber si facilement les accusations de conduite en état d'ébriété portées contre Sophie Brodeur, la fille d'un policier de la Sûreté du Québec de Cowansville.Dans un communiqué, le procureur- chef de la Couronne de Longueuil, Claude Chartrand, a annoncé hier qu'il portait en appel la récente décision du juge Paul-Marcel Bellavance, de la Cour supérieure, d'empêcher la tenue du procès de Sophie Brodeur pour une raison de délais inadmissibles.« Les études et consultations ont permis de déterminer que certains points de droit méritaient d'être soumis à l'appréciation du plus haut tribunal du Québec », écrit Me Chartrand, en invitant les journalistes à communiquer avec lui pour avoir plus d'explications.Ni lui ni personne à la Couronne de Longueuil n'ont pourtant rappelé La Presse.Le 24 novembre dernier, siégeant au palais de justice de Granby, le juge Bellavance a libéré Sophie Brodeur des accusations portées contre elle parce qu'il estime déraisonnable qu'elle subisse un procès 46 mois après l'accident survenu à Sutton, le 1er janvier 1997.Trois personnes avaient été blessées, dont une sérieusement.En rendant sa décision, le juge Bellavance a dit que la jeune femme de 22 ans avait subi « un préjudice important » à cause du temps écoulé entre la dénonciation et la tenue de son procès.Il a aussi « pris note » que Marcel Brodeur, son père, a écopé neuf mois d'emprisonnement pour avoir tenté, avec un autre policier de la SQ, de maquiller son état d'ébriété.De l'avis de la Couronne, ce sont justement les interminables procédures, aussi complexes que multiples, ayant conduit l'an passé à la condamnation de Marcel Brodeur et Pierre-Yves Deragon (un troisième a été acquitté) qui ont retardé la tenue du procès de Sophie Brodeur.À lui seul, le procès s'est échelonné sur près de dix mois.En apprenant l'appel de la poursuite, l'avocat de Sophie Brodeur a vivement réagi.« Ça n'a pas de bon sens, c'est de l'acharnement, du gaspillage de fonds publics », a dit Me Jocelyn Grenon à une journaliste de Granby.Un policier et la CUM condamnés à 6000$ pour arrestation illégale 2910576A CHRISTIANE DESJARDINS Le policier Jean-François Rivard et la Communauté urbaine de Montréal viennent d'être condamnés par la Cour du Québec à payer 6000 $ en dommages moraux et exemplaires à un homme fouillé, arrêté et détenu illégalement.La victime dans cette affaire, Réjean Mongeau, est musicien et curateur à la faculté de musique de l'Université Mc Gill.Le soir du 4 août 1997, il marchait avec un ami sur un terrain où se trouve l'emprise nord du pont Jacques-Cartier pour se rendre au métro, quand une voiture de patrouille est arrivée à leur hauteur, gyrophares allumés.Les policiers recherchaient un individu à la suite d'un appel qu'ils venaient de recevoir.Pendant que l'autre agent s'entretenait avec l'ami de Mongeau, l'agent Rivard a demandé à Mongeau d'où il venait.Ce dernier a refusé de répondre, en signalant qu'il n'avait commis aucune infraction.« M'a t'en faire un chef d'accusation.Intrusion de nuit sur un terrain privé », de répondre le policier.Ce dernier a alors fouillé Mongeau, mais n'a trouvé aucun papier qui indiquait son adresse.Le policier a insisté pour obtenir l'adresse de Mongeau, qui a refusé net et a défié le policier de l'amener au poste.Ce qui fut fait.Rendu au poste, le policier Rivard aurait dit à des collègues présents dans le poste : « En v'là un autre qui pense qu'il va me faire perdre ma job.» Ce à quoi un autre agent aurait répondu : « Si tu vas en cour, tu me citeras, je vais aller parler pour toé.» Mis en cellule, Mongeau devait être libéré un peu plus de trois heures plus tard, sur une promesse de comparaître.On l'accusait de flânage et d'entrave pour refus de s'identifier.Le 24 avril 1998, au terme du procès qui s'est déroulé devant la cour municipale, Mongeau a été acquitté.La Couronne n'avait présenté aucune preuve sur la plainte de flânage, et celle d'entrave a été balayée par le tribunal parce que le policier n'était pas dans son droit.Mongeau s'est adressé à la chambre civile de la Cour du Québec pour obtenir réparation.Il réclamait 29 999 $ du policier Rivard, conjointement avec la Communauté urbaine de Montréal.Le juge Paul Mailloux n'en accorde pas tant, puisque Mongeau n'a pas subi de perte financière, ni de stress sérieux.Mais il convient que Mongeau a subi des inconvénients à cause de cette arrestation illégale, et condamne le policier Rivard et la CUM à payer conjointement 4000 $ à Mongeau, et ajoute une somme de 2000 $ en dommages exemplaires que devra payer seul le policier.« Le rôle des policiers est de protéger les citoyens, non de les harceler », écrit le juge.Un présumé kidnappeur d'enfant reste incarcéré et un accusé de meurtre est remis en liberté BI RKS D I A M A N T S .depuis 1879 Des fêtes à jamais inoubliables! Alliances à diamants, en or 14 carats ou 18 carats, ou en platine.À partir de 975 $.Alliance à rubis et diamants, or 18 carats, 900 $.Alliance à saphirs et diamants, or 18 carats, 825 $.La sélection illustrée peut varier selon nos magasins.Informez-vous sur les modalités spéciales de paiment de notre plan de crédit BIRKS.1240 Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno.1 800 682 2622 www.birks.com 2917197A CHRISTIANE DESJARDINS UN HOMME en attente de son procès pour le meurtre de son ex-conjointe a obtenu sa liberté provisoire, hier, tandis qu'un autre homme, accusé de complot d'enlèvement d'un enfant, s'est vu refuser le même avantage.À quelques jours de Noël, le juge de la Cour supérieure, Pierre Bilodeau, avait à se prononcer sur ces deux cas délicats de remise en liberté.Le magistrat a finalement accepté hier matin d'élargir Michel Forget, 38 ans, à condition qu'il aille résider à la Maison L'Issue, un organisme qui accueille des personnes en attente de procès.Forget est accusé du meurtre non prémédité de Nancy Lebreux, 28 ans, poignardée à mort en mars 1999.La femme avait été retrouvée dans le logement de Forget qui lui, s'était enfui.Sa fugue avait duré plusieurs jours, mais il s'était finalement rendu à la police.Le juge s'est toutefois montré beaucoup moins clément avec Robert De Santis, un homme accusé d'avoir ourdi, avec des complices, un complot d'enlèvement dans le but d'obtenir une rançon.La victime désignée dans cette affaire était un enfant de six ans.L'accusé avait tenté sans succès d'obtenir sa liberté sous cautionnement après son arrestation, au printemps dernier.Il n'a pas eu plus de chance lors de son second essai, hier, devant la Cour supérieure.« C'est un crime crapuleux.Il pourrait aller au Vatican, le pape ne le lui accorderait pas plus », a dit le juge en rendant sa décision.Un condamné à mort se voit refuser un nouveau procès malgré un test ADN favorable Associated Press GREENWOOD Ð Un tribunal américain de Caroline du Sud a refusé d'accorder un nouveau procès à Edward Elmore, condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une dame de 75 ans, malgré un test ADN pouvant l'innocenter.Les avocats de M.Elmore ont expliqué que leur client ne pouvait être le meurtrier, puisque le test ADN effectué sur un cheveu retrouvé sur le lieu du crime ont déterminé qu'il appartenait à un Blanc.Edward Elmore est noir.« Un cheveu ne suffit pas », a pourtant conclu le juge Ernest Kinard Jr.M.Elmore, 41 ans, avait été condamné à mort pour le meurtre de Dorothy Edwards, assassinée en 1982.Elmore a annoncé qu'il allait faire appel de sa condamnation devant la Cour suprême de Caroline du Sud. 5LP0501A1222 b2 vendredi 5LP0501A1222 ZALLCALL 67 00:55:09 12/22/00 B La FTQ presse Québec d'intervenir dans le conflit de la PdA « Il est temps de mettre fin à la saga judiciaire », soutient Henri Massé SYLVAIN LAROCQUE Au lendemain d'une décision de la Cour supérieure qui donne raison, une fois de plus, à la section locale de l'Association internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST), affiliée à la FTQ, le président de la centrale, Henri Massé, somme le gouvernement d'intervenir dans le dossier du conflit de travail à la Place des Arts (PdA).« Il est maintenant grandement temps que cesse cette saga judiciaire, a affirmé M.Massé.J'invite le premier ministre Lucien Bouchard et la ministre du Travail, Diane Lemieux, à intervenir vigoureusement afin de faire entendre raison au conseil d'administration de la PdA et plus particulièrement à son président, Clément Richard.» Au cabinet de la ministre Diane Lemieux, on s'est refusé à tout commentaire, en soulignant que l'affaire est toujours devant les tribunaux.De fait, comme prévu, la Société de la Place des Arts en a appelé du jugement hier.Le juge de la Cour d'appel a mis la cause en délibéré et pourrait se prononcer la semaine prochaine, a indiqué la porte-parole de la PdA.La décision du juge Réjean F.Paul, rendue mardi, confirme un jugement du Tribunal du travail du 22 mars qui avait reconnu coupable la Société de la PdA d'avoir utilisé un briseur de grève pour remplacer un technicien en grève (le 24 novembre 1999).Le juge Paul a écarté les arguments de la Société, qui justifie une telle action par l'annonce le 8 novembre 1999 qu'elle mettait fin aux services des techniciens de scène.« L'on ne peut décider unilatéralement, à cause d'une impasse dans les négociations, que l'on cesse de fournir les services de techniciens de scène qui se prévalent des dispositions de la loi et qui sont en grève légale », a-t-il écrit.Dans sa requête en appel, la Société de la PdA rétorque qu'« aucune disposition législative ou réglementaire n'interdit, même durant une grève, à un employeur de mettre fin en tout ou en partie à ses activités ou de modifier le mode de gestion de son entreprise ».Quoi qu'il en soit, Henri Massé croit dur comme fer au bien-fondé de la position de la FTQ dans le dossier.« M.Richard s'est dit « déçu » du jugement.Il aurait dû se dire « battu » et reconnaître l'échec total de sa stratégie d'affrontement et de guérilla devant les tribunaux », a ironisé M.Massé, en précisant qu'au moment du déclenchement de la grève, il n'y avait plus que quatre points de négociation en litige.La section locale 56 de l'AIEST se réjouit de la décision du juge Paul, même si elle a été portée en appel.« Peut-être pourronsnous enfin reprendre la négociation et arriver à une entente, espère son président, Eddy Kreutzer.Nos membres veulent reprendre le travail honorablement et surtout contribuer au redressement de la gestion de la Place des Arts, dont le rayonnement n'a cessé de décliner au cours des quatre ou cinq dernières années.PHOTOTHÈQUE La Presse © Henri Massé PHOTOTHÈQUE La Presse © Diane Lemieux Les chiropraticiens s'opposent aux manipulations vertébrales par les physiothérapeutes Malade ébouillanté: un employé est congédié Presse Canadienne QUÉBEC Ð La direction de l'hôpital Saint- Julien à Bernierville, dans la région des Bois-Francs, a congédié l'employé qui était responsable du bénéficiaire mort après avoir été gravement brûlé en prenant un bain.Louis Huard n'avait jamais été suspendu pour indiscipline ou négligence par le passé en 13 ans de service.La présidente du Syndicat des employés de l'hôpital Saint-Julien, Rita Fortier, considère hâtive la décision de congédier M.Huard.« Je trouve que la décision est raide ! Plusieurs employés pensent comme moi et certains m'ont même dit qu'il leur était arrivé de poser les mêmes gestes sans qu'il y ait de conséquence grave.Vous savez, il peut se produire une erreur lorsqu'on donne 15 bains en ligne le matin », a commenté Mme Fortier.Celle-ci estime aussi que la médiatisation du drame a probablement joué un rôle important dans la décision prise par la direction.Marcien Paulin, 43 ans, qui était sourd, muet et éprouvait de graves problèmes de mobilité a été brûlé au deuxième degré dans une baignoire le 9 décembre dernier.Il est décédé neuf jours plus tard.Le directeur de l'hôpital Saint-Julien, Jean-Jacques Camera, a annoncé jeudi que l'employé avait commis une faute grave et n'avait pas respecté le protocole.M.Paulin avait été placé dans la baignoire alors que l'eau y coulait toujours.Selon M.Camera, le protocole stipule qu'il ne faut jamais laisser un bénéficiaire seul dans une baignoire et qu'il faut absolument vérifier physiquement la température de l'eau avant d'y plonger un patient.« J'ai été très ébranlé par cet événement, car je peux m'imaginer les souffrances de cette personne.On ne travaille pas dans le réseau pour faire souffrir les gens », a-t-il déclaré.Le 9 décembre, Louis Huard aurait déposé M.Paulin dans sa baignoire avant de faire couler l'eau, tout en prenant quand même soin d'en vérifier la température.Il aurait ensuite quitté les lieux pour aller chercher un vêtement et en aurait profité pour mettre fin à une querelle entre deux autres bénéficiaires.Ce n'est qu'à son retour, deux minutes plus tard, qu'il aurait constaté que M.Paulin était rouge et que l'eau de la baignoire était bouillante.Par ailleurs, l'enquête menée par la Sûreté du Québec a permis d'apprendre que le système de chauffe-eau de l'établissement était défectueux le jour du drame.MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les chiropraticiens vont talonner le gouvernement du Québec pour qu'il change la loi et interdise aux physiothérapeutes de faire des manipulations vertébrales, une pratique qu'ils considèrent comme leur étant exclusivement réservée parce qu'elle est potentiellement dangereuse.« S'il y a une ambiguïté au niveau de la loi, il faut la modifier.Sinon, c'est un recul pour la protection du public.On ne peut pas permettre des manipulations sans diagnostic et sans radiographie », a déclaré hier le Dr Normand Danis, président de l'Ordre des chiropraticiens du Québec.L'Ordre réagissait à une décision de la Cour suprême, qui vient de rejeter sa demande d'en appeler d'une décision de la Cour d'appel du Québec, favorable aux physiothérapeutes.La Cour d'appel a en effet écrit que les physios peuvent eux aussi procéder à des massages et manipulations de vertèbres, puisque le Code des professions leur permet expressément d'utiliser la « thérapie manuelle ».Dans un jugement unanime rendu le 25 février 2000, la juge Louise Otis conclut que les activités des chiropraticiens et des physiothérapeutes peuvent parfois « converger », même si leurs approches thérapeutiques visent des choses différentes (soit corriger la colonne pour les chiros et « améliorer le rendement fonctionnel maximum » pour les physios).Les chiropraticiens s'opposent aux physiothérapeutes depuis 13 ans.Tout a commencé en 1987, quand le syndic de leur ordre, Claude Pilon, est allé jouer les espions chez Philippe Thomas, physiothérapeute et acuponcteur montréalais.Le syndic se plaint alors de douleur à la hauteur des omoplates.M.Thomas l'examine, diagnostique une dorsalgie de posture et fait des manipulations des hautes vertèbres thoraciques et à un massage profond du dos.Après deux autres visites, le syndic dépose des accusations d'exercice illégal de la chiropratique.M.Thomas a été condamné par la Cour du Québec et la Cour supérieure avant d'être acquitté par la Cour d'appel.Multitude de billes de verre ou de plastique enfilées et assemblées en 12 petits rangs colorés, un cadeau idéal pour Twik dans une boîte-cadeau bijou Simons.Rouge, violet, vert.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Un cadeau Twik exclusif, une chemise de coupe cintrée, boutonnage sous patte, mini pochette zip appliquée en brassard.Sable, olive, marine, framboise, rouge.P.m.g.LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.19.99 Douce texture du tricot tout en côtes pour un pull près du corps, manches longues, encolure pure mode pour Twik.Coloris chinés de gris, lime, kaki, rouge.P.m.g.L E T E E - S H I R T PAT C H WO R K Assemblage de pièces tout en zigzag, un tee-shirt microfibre stretch, encolure bateau, à offrir en combinaisons dominantes de rouge ou noir.P.m.g.19.99 GRATUITE ! La boîte-cadeau Simons vous est offerte avec tous vos achats de Noël HEURES D'AFFAIRES: PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE LUNDI AU VENDREDI 9H30 À 21H00, SAMEDI 23 DÉC.9H30 À 17H00, DIMANCHE 24 DÉC.10H00 À 17H00 SHERBROOKE LUNDI AU VENDREDI 9H30 À 21H00, SAMEDI 23 DÉC.9H00 À 17H00, DIMANCHE 24 DÉC.10H00 À 17H00 MONTRÉAL LUNDI AU VENDREDI 10H00 À 21H00, SAMEDI 23 DÉC.9H30 À 17H00, DIMANCHE 24 DÉC.10H00 À 17H00, LUNDI 25 FERMÉ 19.99 RÉG.40.00 RÉG.25.00 RÉG.40.00 4.99 Un officier des Forces canadiennes meurt en Croatie Presse Canadienne ZAGREB Ð Le lieutenant-général à la retraite et ex-commandant de la force terrestre canadienne Gord Reay est mort, jeudi matin, des suites de ses blessures après un accident de voiture à Zagreb.L'accident est survenu le 13 décembre, a rapporté le ministère des Affaires étrangères.Il a été impossible de connaître les détails de l'événement.M.Reay était conseiller spécial de l'ambassadeur du Canada en Croatie.Il coordonnait l'action contre les mines pour le compte du Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est.Le ministre des Affaires étrangères, John Manley, a présenté ses condoléances à la famille du défunt, louant son engagement quant à l'application du traité d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel.« Le dialogue qu'il entretenait avec des dirigeants militaires et civils concernant une doctrine militaire qui se dispense de l'emploi des mines antipersonnel a contribué aux progrès réalisés récemment dans le sens d'une interdiction mondiale des mines antipersonnel », a dit le ministre par voie de communiqué.Le ministère croate des Affaires étrangères s'est dit attristé par cette « lourde perte pour la Croatie et la communauté internationale ».Le lieutenant-général Reay est né en 1943 en Angleterre.Enfant, il a suivi ses parents qui se sont installés au Canada.Il a fait ses études primaires et secondaires à Montréal.Le lieutenant-général Reay laisse dans le deuil son épouse et son fils, Brendan. 5LP0603A1222 A6 vendredi 5LP0603A1222 ZALLCALL 67 00:58:12 12/22/00 B Un tour du monde pour trouver un emploi MARIE-FRANCE LÉGER TROIS-RIVIÈRES Ð Ils avaient vu l'Eldorado sur Internet.À Trois-Rivières plus précisément.Il fallait vouloir.Le soir du 7 décembre, une petite famille ukrainienne en provenance d'Odessa s'est donc retrouvée dans un centre commercial de Cap-de-la-Madeleine, là où l'autobus en provenance de Dorval débarque ses passagers.Frigorifiés, chargés de six valises Ð dont trois bourrées de livres Ð la jeune femme, Lyubov Lafi, 37 ans, son mari, Vitaly Molokopoy, 33 ans et leur fille Violetta, 5 ans, se sont aperçus qu'il n'y avait pas d'hôtel à la ronde.Ils espéraient voir arriver un taxi.Un tour du monde de quatre jours qui les a menés à Kiev, Varsovie, Amsterdam et Montréal tirait à sa fin.Lyubov, docteure en électrochimie et son mari Vitaly, ingénieur en télécommunications, n'ont pas hésité à quitter le climat tempéré d'Odessa, située sur les bords de la mer Noire, pour traverser l'Europe et survoler l'Atlantique afin de trouver une vie meilleure.Ils sont d'ailleurs restés pris une trentaine d'heures das le train entre Kiev et Varsovie, bloqués par une tempête de verglas.Point de découragement.Les voyant désemparés, Thérèse Boutin, une Ontarienne qui vient à peine d'emménager à Cap-de-la- Madeleine, leur a demandé s'ils avaient besoin d'aide.Dans un français hésitant, Lyubov a expliqué leur situation.Qu'à cela ne tienne, Mme Boutin les accueillera chez elle le temps qu'ils se trouvent un logement.« Comme tout le monde, on a décidé de changer notre vie en mieux », a indiqué la jeune femme à La Presse.Les parents de Violetta ont fait une demande d'immigration en bonne et due forme pour le Canada, pour le Québec, pour Trois- Rivières, convaincus que là, elle et lui, trouveraient un travail bien rémunéré dans leurs cordes.La jeune femme travaillait à l'Université d'Odessa mais n'était pas payée.À peine de quoi payer les coûts du transport.«Il y a un port à Trois-Rivières », dit Vitaly, qui se spécialise en navigation maritime.Mais il y a surtout les alumineries, les laboratoires d'électrochimie d'Hydro- Québec et des petits laboratoires privés, l'Institut de recherches de l'UQTR.Enfin, Lyubov était certaine de trouver un emploi où elle aurait la possibilité d'exercer ses compétences.Tout convergeait vers Trois-Rivières.« Ils ont choisi leur destination eux-mêmes.Leur demande d'immigration a pris 18 mois, à peu près le temps normal.Ils sont entrés comme résidents permanents », a signalé Michèle Hudon, agente au ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, qui considère que certainement « le fait qu'ils soient très scolarisés a pu être pris en considération.» Une grande chaîne de solidarité s'est constituée.Thérèse Boutin a bien fait les choses.Grâce au bouche à oreille, la famille Molokopoy a reçu des meubles, des vêtements d'hiver et même un petit sapin de Noël.Vitaly a travaillé deux ans sur un bateau afin d'économiser pour le grand voyage, mais ils ne veulent pas tout flamber.« Un papa est venu avec son petit garçon de 6 ans et ils nous ont amenés au centre commercial voir le père Noël.Violetta est montée dans un petit train », a souligné la jeune maman qui s'en réjouit encore.Depuis une semaine la petite famille a son propre appartement.Le moral est bon.Le froid n'a pas l'air de les déranger.« Le climat de la conversation est chaud ici.Les gens ont les yeux ouverts », constate Lyubov.Après les Fêtes, ils feront un blitz de rendez-vous de travail.Déjà le directeur d'un petit laboratoire privé a indiqué que la candidature de Lyubov l'intéressait, a-ton appris hier.Nos Ukrainiens ont le sourire aux lèvres.Jusqu'ici, ils ont fait confiance à leur bonne étoile.Lyubov a parlé à sa mère, mais les parents de Vitaly n'ont pas le téléphone.« Je lui ai dit de ne pas être nerveuse et je lui ai écrit une belle lettre », indique Lyubov, l'air ému.photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Lyubov Lafi, son mari Vitaly Molokopoy et leur fillette de 5 ans Violetta.À gauche, leur hôtesse, Thérèse Boutin.Zone d'exclusion autour du Popocatépetl ANDRÉ BIRUKOFF Agence France-Presse MEXICO Ð Les autorités mexicaines maintenaient hier une zone d'exclusion de 13 km autour du volcan Popocatépetl de crainte de nouvelles éruptions après celles enregistrées en début de semaine tandis qu'un risque d'avalanche subsiste.Même si depuis 24 heures l'activité du Popocatépetl a considérablement diminué, l'alerte maximum, décrétée il y a près d'une semaine, est restée en vigueur.« L'activité du volcan a été stable au cours des dernières 24 heures et il n'y a pas eu de mouvement sismique significatif avec seulement des petites émanations de vapeur d'eau et de gaz », a indiqué le ministre de l'Intérieur, Santiago Creel.Le ministre n'a toutefois pas écarté la possibilité d'exhalations plus fortes et les autorités n'ont pas autorisé les personnes évacuées à regagner leurs demeures.Cette décision a provoqué un certain découragement auprès des habitants concernés qui avaient accepté avec beaucoup de réticences d'être évacués, craignant qu'en leur absence leurs maisons ne soient pillées.« On nous a emmenés de force.Je ne voulais abandonner ni ma maison, ni mes bêtes, ni mes cultures », a raconté Antonio Gallego un habitant de San Nicolas de los Ranchos, un village situé à une douzaine de km du cratère.« Je suis désespéré.Je dois rentrer au plus vite parce que je risque de tout perdre », a-t-il ajouté.« Il faut absolument que je rentre chez moi.Je suis sûr que l'on a déjà commencé à voler mes biens », a dit de son côté Arturo Cantero, 30 ans, un autre habitant de San Nicolas de los Ranchos.Le président Vicente Fox est intervenu personnellement pour rassurer les villageois, soulignant que leurs biens seraient protégés par l'armée.Mais les déclarations du chef de l'État ont été accueillies avec un certain scepticisme, les Mexicains n'ayant généralement qu'une confiance très limitée envers les forces de l'ordre.Pour calmer les esprits les autorités ont autorisé les habitants de San Nicolas de los Ranchos et de Xalitzintla Ð les deux villages les plus proches du volcan Ð a passer la journée chez eux les obligeant toutefois à regagner à la tombée de la nuit les refuges installés à Puebla ou Cholula, deux des principales villes de la région.Une spectaculaire éruption du Popocatépetl qui culmine à 5230 m, a eu lieu lundi dernier, avec jets de pierres et matières incandescentes jusqu'à environ 2 km au-dessus du cratère et des pierres en fusion se sont abattues jusqu'à 10 km alentour.Plusieurs dizaines de milliers de personnes d'une vingtaine de villages situés dans un rayon de 10 à 16 km du cratère, ont alors été évacuées et le volcan est à nouveau entré en action 24 heures plus tard. 5LP0702A1222 A7 vendredi 5LP0702A1222 ZALLCALL 67 00:58:23 12/22/00 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 · Q U É B E C A 7 Bouchard est en partie responsable de l'affaire Michaud, soutient Charest KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Les divisions internes au Parti québécois auront inévitablement un impact sur l'ensemble de la société québécoise, croit le chef libéral, Jean Charest, qui estime que Lucien Bouchard est en partie responsable de l'ampleur de la crise que provoque l'affaire Michaud.« Le débat qui a lieu actuellement dans le Parti québécois va avoir des répercussions dans la société québécoise.Ça envoie un très mauvais message sur l'acceptation de ceux qui ne favorisent pas l'option que préconise M.Michaud », fait valoir M.Charest.« Vivre dans une société où les citoyens se font reprocher l'exercice d'un droit fondamental parce qu'il ne va pas dans le sens des souhaits d'un mouvement, c'est inquiétant pour l'avenir du Québec », ajoute-t-il.Ces propos sur les groupes ethniques sont récurrents au Parti québécois et viennent de haut, observe le chef libéral.« Plusieurs personnes au sein du PQ ne cessent de revenir à ces questions et ce ne sont pas des gens ordinaires », dit M.Charest, qui refuse cependant d'étendre ce jugement à l'ensemble du Parti québécois.Jean Charest refuse également d'aller au bout de sa logique et de conseiller à Lucien Bouchard d'expulser carrément de son parti les militants qui s'associent à de tels propos.« Sur ces questions de principe, il faut parler haut et fort et avec fermeté », se borne-t-il à dire.« Je n'ai pas de conseils à donner à M.Bouchard.» Mais une chose est sûre, Lucien Bouchard est en partie responsable de l'ampleur qu'a prise l'affaire Michaud, estime M.Charest.Le premier ministre aurait dû, tout de suite après le vote sur la motion, annoncer clairement qu'Yves Michaud ne pourrait pas être candidat du Parti québécois.« Ça lui a pris plusieurs jours pour laisser tomber ces paroles.Et ce qui devait arriver est arrivé : il a gardé la porte ouverte et il y a des gens à qui ça faisait plaisir de traverser le seuil.Il a choisi de retarder et le débat s'est envenimé.Au Parti québécois, l'onde de choc de l'affaire Michaud se faisait encore sentir hier.Le vice-premier ministre, Bernard Landry, en entrevue à Radio-Canada, a réitéré que son ami Yves Michaud avait tenu des propos inacceptables.Il fallait tuer la controverse dans l'oeuf, estime-t-il, sans quoi « on aurait traîné ça à l'interne et dans le monde encore pendant des décennies ».Le Comité des jeunes du Parti québécois s'en est pris à des propos qu'Yves Michaud a tenus à TVA mercredi soir.Soulignant le peu de succès que connaissait le mouvement souverainiste dans la communauté juive, M.Michaud a déclaré : « Ou c'est un phénomène de rejet, ou c'est un phénomène de haine, ou ils ne nous ont pas compris.Moi, je choisis la troisième.Ils ne nous ont pas compris parce que nous ne parlons pas la même langue.D'où la nécessité de les intégrer, de les assimiler, afin qu'ils comprennent.» « C'est épouvantable de dire cela », lance Jonathan Valois, le président des jeunes péquistes, qui fustige la « faction » de militants péquistes qui tiennent ce type de discours « réactionnaire ».« Je ne peux pas accepter ce genre de propos.Je suis un enfant de la loi 101 et je ne peux pas accepter qu'on essaie d'écarter des gens avec lesquels j'ai grandi », dit M.Valois.D'autres intervenants ont manifesté leur embarras, hier, à la suite des propos d'Yves Michaud.« Je suis membre du conseil d'administration de la Fondation de la tolérance qui réunit des gens de la communauté juive et de la communauté québécoise francophone.Je trouve ça un peu embarrassant d'aller m'asseoir là en ce moment », a déclaré pour sa part l'ex-premier ministre Pierre Marc Johnson.De son côté, dans une lettre adressée à Lucien Bouchard, le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) exprime son appui pour avoir dénoncé « les déclarations envenimées et discriminatoires de M.Michaud à l'endroit de la communauté juive et des autres minorités raciales et ethnoculturelles du Québec ».« Depuis quelques jours, nous avons pu constater qu'il ne s'agit plus d'une question d'opinions et d'attitudes préjudiciables à un organisme ou à l'ensemble de la communauté juive, mais plutôt d'une philosophie qui repose sur des fondements d'un ethnocentrisme insulaire qui frôle le racisme et qui comporte des risques réels de compromettre la paix sociale ainsi que la réputation internationale du Québec, écrit le directeur général Fo Niemi.« Les déclarations de plus en plus condescendantes et discriminatoires à l'endroit des membres des minorités raciales et ethniques du Québec ainsi que les attitudes récalcitrantes et provocatrices de M.Michaud ont bel et bien prouvé qu'il est peu digne pour le Parti québécois de l'accepter comme un candidat officiel pour l'élection partielle dans Mercier », conclut M.Niemi.Avec la collaboration de la PC PHOTOTHÈQUE, La Presse © Jean Charest Les Mohawks de Kanesatake signent un accord de gestion avec Ottawa Charest réaffirme qu'il permettra les « défusions» municipales s'il est porté au pouvoir PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le chef de l'opposition, Jean Charest, a répété, hier, qu'il remettrait en question les acquis de la loi 170 en permettant aux citoyens touchés par les fusions municipales de tenir des référendums et de « défusionner ».Profitant de son bilan de la dernière année parlementaire, le chef libéral a affirmé qu'il se sentait très à l'aise avec cette décision « puisqu'elle est basée sur le principe qui veut que le citoyen qui paie puisse décider ».Dans un premier temps, un gouvernement libéral qu'il dirigerait accorderait aux municipalités touchées par les récentes fusions l'opportunité d'ouvrir un registre municipal où les citoyens pourraient signer et remettre en question les fusions forcées.Dans un deuxième temps, il rendrait publiques toutes les informations pertinentes aux fusions, qu'elles soient favorables ou non, « ce que, selon M.Charest, le gouvernement de Lucien Bouchard a refusé de faire ».« La troisième étape, a ajouté le chef libéral, serait un référendum où le citoyen qui paie serait appelé à décider, en toute connaissance de cause.» Cela dit, M.Charest est tout à fait conscient qu'il peut arriver que des citoyens qui ont combattu les projets de fusions prévus dans la loi 170 se rendent compte qu'un retour en arrière serait trop laborieux et peu profitable.« Si tel devait être le cas, a-t-il dit, ce sera leur décision à eux.» Le chef de l'opposition a en outre rappelé que la vague des fusions était encore loin d'être terminée et qu'il fallait s'attendre à ce que, dès le printemps prochain, le mouvement se poursuive dans toutes les régions du Québec par une réorganisation autour de toutes les grandes villes-centres.« Il y a d'autres actions qui seront entreprises du côté municipal, a-t-il souligné.Je n'ai pas l'intention de commenter longuement làdessus sauf pour dire que les citoyens pourront exercer leur droit de parole.» D'ici à ce que les grandes villes de Montréal, Québec et Hull-Gatineau deviennent réalité, soit en janvier 2002, M.Charest a promis de placer sous haute surveillances tous les acteurs des fusions.« Du côté du Parti libéral, a-t-il ajouté, on va continuer à surveiller de très près les comités de transition qui vont être mis en place, qui auront des pouvoirs extraordinaires et qui se rapporteront directement à la ministre d'État aux Affaires municipales et à la métropole.« Parce que, a-t-il conclu, les citoyens ne seront pas les seuls qui seront mis en tutelle.Les municipalités le seront aussi.On va continuer de surveiller de très près et de répéter que le principe fondamental qui doit nous guider c'est le droit du citoyen de décider de l'avenir de sa communauté.» JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Le gouvernement fédéral et la communauté mohawk de Kanesatake ont signé, hier, une entente permettant à ces autochtones de gérer le territoire sur lequel ils vivent.Les Mohawks avaient approuvé de justesse l'accord au mois d'octobre dernier.Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Robert Nault, n'a pas hésité à comparer la signature finale de l'entente à un « moment historique ».« Cet été a marqué le 10e anniversaire de la crise d'Oka.La violence et la méfiance de crise qui a duré tout l'été ont été remplacées par du dialogue et de la négociation, et une compréhension plus grande », a-t-il dit à l'occasion d'une cérémonie qui a eu lieu au parlement fédéral.Toutefois, les Mohawks avaient failli dire non à cet instant historique.Le scrutin avait été très serré : 239 personnes avaient voté en faveur de l'entente et 237 contre.Le taux de participation avait été d'un peu moins de 50 %.Selon le grand chef James Gabriel, qui était présent à la cérémonie, un résultat aussi serré témoigne d'un débat vigoureux dans sa communauté, ce qui, à son avis, est bon pour la démocratie.En outre, le faible taux de participation s'explique, estime-t-il, par la réticence traditionnelle des autochtones à prendre part à des votes.L'entente, qui devra être avalisée par le Parlement, fournira de nouveaux outils juridiques aux autochtones.« Pour la première fois, la communauté aura le pouvoir de gérer ses affaires et cela va clarifier les questions de juridiction entre les gouvernements fédéral, provincial, le village (d'Oka) et les Mohawks », a expliqué pour sa part le négociateur fédéral Eric Maldoff.« Le but de l'exercice, c'est d'établir la loi, la paix et l'ordre dans la région, et je pense que c'est un très bon début », a-t-il ajouté.L'entente offre une assise territoriale temporaire aux Mohawks, dont ils sont responsables.Temporaire parce qu'elle prévoit l'ajout éventuel de nouvelles terres pour la communauté.Mais il ne s'agit pas d'une réserve, précise-t-on.Ottawa a commencé à acheter des terres pour les Mohawks dans le secteur dans les années 20.Depuis la crise d'Oka en 1990, le processus d'achat s'est accéléré.C'est l'incertitude juridique au sujet des terres de Kanesatake qui avait été l'une des causes principales de la crise de 1990.On se rappellera que c'est la construction d'un terrain de golf sur des terres réclamées par les Mohawks qui avait mis le feu aux poudres.Interrogé à savoir si l'accord signé hier ouvrait la porte à la construction d'un casino à Kanesatake, le négociateur Eric Maldoff a répondu que la mise en place d'un établissement de la sorte exigeait des approbations du gouvernement fédéral et de la province.PAR Les stylos Porsche Design sont dotés du motif tissé \u201c tec flex \u201d en acier high-tech, exclusif au programme automobile de Porsche.Tandis que d'autres stylos peuvent, avec le temps, devenir inconfortables, les stylos et crayons Porsche Design conservent un excellent coefficient d'élasticité.Les plus grandes marques aux meilleurs prix \u0001 977, rue Sainte-Catherine Ouest \u0001 Montréal (niveau métro à la Maison Simons) \u0001 Carrefour Laval, Promenades Saint-Bruno \u0001 Place Laurier (Sainte-Foy) Tél.: (514) 284-1295 w w w.s t y l o .q c .c a À partir de 180$ chacun.Grand stationnement .Ouvert tout les jours 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place de gouverneur à son adjoint Rick Perry, un républicain de 50 ans réputé moins consensuel que M.Bush ne l'a été, notamment dans ses rapports avec les démocrates.La larme à l'oeil, « W » a fait des adieux émus à son État chéri.« Une seule chose pouvait me forcer à partir prématurément : c'est de devenir votre président », a déclaré le futur locataire de la Maison-Blanche devant une audience réunie dans les locaux du Sénat texan à Austin.La résidence du gouverneur, que lui et son épouse Laura ont occupée pendant six ans, « ne sera plus notre maison, mais le Texas le sera toujours », a-t-il lancé sous les applaudissements du public.Malgré sa démission, Bush a précisé qu'il lui faudrait quelque temps encore avant de déménager de sa résidence de gouverneur.L'ex-gouverneur du Texas sera investi président des États-Unis le 20 janvier prochain.Après avoir annoncé plusieurs nominations au cabinet cette semaine, on s'attend à ce qu'il dévoile de nouveaux noms d'ici Noël.En principe, un démocrate devrait en faire partie.Parmi les incertitudes figurait encore le nom du futur secrétaire à la Défense.M.Bush, selon la presse, est pris entre deux puissants spécialistes Ð son vice-président Dick Cheney, ancien titulaire de la Défense et Colin Powell, ancien chef d'état-major des armées.L'ancien sénateur de l'Indiana Dan Coats tient la corde depuis plusieurs jours.Ce conservateur, qui veut transformer l'armée américaine, a été critiqué à gauche pour son opposition à l'avortement et au droit des homosexuels à endosser l'uniforme.Deux proches de M.Cheney étaient aussi mentionnés : Paul Wolfowitz et le très conservateur Richard Armitage.Selon les médias, on s'attendait à la nomination aujourd'hui à l'Agence pour l'environnement (EPA) de Christine Whitman, gouverneur républicain du New Jersey.Un autre gouverneur républicain modéré, Marc Racicot (Montana) a en revanche renoncé mercredi soir au portefeuille de la Justice.Photo AFP Le président Clinton (à droite) en compagnie du président désigné, George W.Bush.E XPRE SS INTERNA T IO - NAL YOUGOSLAVIE Annan renvoyé LES PARTIS POLITIQUES des Albanais du Kosovo ont rejeté hier la proposition du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan en faveur d'une confédération qui regrouperait la Serbie, le Monténégro et le Kosovo.Les représentants de la communauté albanophone ont au contraire réaffirmé leur exigence d'indépendance totale de la Serbie, principale composante de la République fédérale yougoslave (RFY).Ð d'après AP CHILI Pinochet interrogé LE GÉNÉRAL Augusto Pinochet sera interrogé mercredi prochain par le juge Juan Guzman Tapia, chargé d'instruire près de 200 plaintes déposées contre l'ex-dictateur chilien pour des crimes commis pendant son régime.Le juge a également décidé hier, qu'après l'interrogatoire, Augusto Pinochet, 85 ans, devra se soumettre à des examens mentaux et neurologiques le 22 janvier prochain.Ces examens, destinés selon la loi à démontrer si un accusé âgé est ou non en état d'affronter un procès, seront réalisés à l'hôpital militaire de Santiago.Ð d'après AFP ALGÉRIE Enquêtes demandées AMNISTIE INTERNATIONAL a appelé hier les autorités algériennes à s'assurer que des enquêtes « approfondies, impartiales et indépendantes » sont menées sur les derniers massacres en Algérie.L'organisation de défense des droits de l'homme estime qu'il ne faut pas permettre que ces tueries viennent allonger encore la liste des crimes jamais élucidés dans ce pays.Depuis samedi dernier, une vague d'attentats attribuée aux groupes armés islamistes secoue l'Algérie, avec un bilan de plus de 110 morts.Ð d'après AFP ESPAGNE Non à l'ETA QUELQUE 150 000 personnes ont participé hier soir à Barcelone, sous la pluie, à une manifestation silencieuse destinée à réprouver le meurtre, la veille, d'un policier municipal par l'organisation séparatiste basque ETA.En fin de matinée, plusieurs milliers de personnes avaient participé à des rassemblements silencieux devant les mairies de la plupart des villes d'Espagne, comme il est d'usage après chaque attentat mortel de l'ETA.L'ETA a assassiné 23 personnes depuis janvier dernier, dont quatre dans la région de Barcelone.Ð d'après AFP TURQUIE Répression brutale LE BILAN DE l'assaut par les forces de sécurité contre les prisons turques où quelque 200 militants d'extrême-gauche sont en grève de la faim, s'élevait hier soir à 23 morts, selon l'agence Anatolie.La 23ème victime Fahri Sari est décédé à l'hôpital de Canakkale après l'intervention de la gendarmerie dans la prison de cette ville dont le contrôle n'a été repris qu'à la mi-journée.D'après le ministre de la Justice, la « plupart » des détenus décédés sont morts de brûlures occasionnées par leur immolation par le feu.Ð d'après AFP ZIMBABWE Opération illégale LA COUR suprême du Zimbabwe a renouvelé hier sa condamnation des occupations par des squatters noirs de fermes appartenant à des Blancs et donné l'ordre au gouvernement d'y mettre fin.Elle avait déja dans le passé jugé ses occupations illégales, notamment à cause des violences qui les accompagnent et des violations de droits fondamentaux, comme celui de la propriété privée.Le gouvernement a toujours refusé d'expulser les anciens combattants de la guerre d'indépendance qui occupent depuis février quelque 1600 grandes fermes appartenant à des Blancs.Ð d'après AFP CUBA Mort suspecte ME SERGE Lewisch, avocat des trois ressortissants cubains qui avaient été renvoyés chez eux par la France le 18 septembre dernier, a affirmé hier que deux d'entre eux ont été victimes d'un accident de la route « plus que douteux » au cours duquel Yoandra Villavicenzio est morte et son fiancé Osmani Cardenas a été grièvement blessé.Cet accident serait survenu fin novembre sur l'autoroute conduisant à La Havane, alors que le couple tentait de se rendre à l'ambassade d'Espagne pour y faire une demande de visa, a précisé Me Lewisch.Ð d'après AP Fête de la lumière Le président de la Russie Vladimir Poutine a allumé hier le chandelier de la Hanoukkah en compagnie du rabbin en chef de son pays Berel Lazar.Les deux hommes inauguraient ainsi la fête de la lumière au Centre culturel juif de Moscou.Photo AFP Israéliens et Palestiniens planchent sur un projet d'accord d'après AFP et AP WASHINGTON Ð Israéliens et Palestiniens ont poursuivi hier à Washington leurs pourparlers à huis clos avec la participation active des États-Unis qui, selon les Israéliens, ont soumis aux parties les grandes lignes d'un accord de paix.Une chape de béton entoure ces discussions, qui se tiennent depuis mardi dans un bâtiment de la base aérienne de Bolling à Washington.Un porte-parole adjoint du département d'État, Philip Recker, s'est contenté d'indiquer que le secrétaire d'État Madeleine Albright allait rejoindre les négociateurs hier en fin d'après-midi.À peine plus prolixe, le chef de la délégation israélienne, le ministre des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami, a affirmé que le président américain Bill Clinton avait présenté mercredi aux négociateurs les « paramètres » d'un accord final.« Nous abordons les questions les plus sensibles, autrement dit les principes sur lesquels reposera un accord définitif avec les Palestiniens », a indiqué un haut responsable israélien à Washington.« Cela ne veut pas dire que nous dessinons les frontières (d'un futur État palestinien), mais que nous parlons des principes qui (en) dicteront les contours », a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.Selon lui, « les divergences de vues sont importantes mais pas insurmontables ».« Nous parlons très sérieusement, mais il est encore trop tôt pour évoquer la signature d'un accord », a-t-il estimé.Comme à Camp David, en juillet, les pourparlers sur un accord définitif portent sur trois dossiers épineux : Ð Les réfugiés : Israël est disposé à accepter un retour limité de plusieurs dizaines de milliers d'entre eux dans le cadre d'une réunification des familles séparées depuis les guerres de 1948 et de 1967.Les Palestiniens réclament le retour de quelque 3,7 millions de personnes dont un dixième vivent au Liban.Ð Un retrait israélien de la quasi-totalité des territoires occupés depuis 1967.Ce point englobe une solution au problème des colons juifs.Ð Jérusalem, revendiquée par les deux parties comme leur capitale, et plus particulièrement le secteur de l'Esplanade des mosquées.Pour le professeur Mary-Jane Deeb, spécialiste du Proche-Orient à l'American University, « seul un accord sur la création d'un État palestinien est envisageable ».« Yasser Arafat veut son État.Les violences dans les territoires étaient destinées à faire pression sur Israël pour qu'il accepte sa proclamation.Il semble que le chef de l'Autorité palestinienne ait réussi à le négocier », a estimé l'universitaire.Selon elle, une proclamation d'indépendance des Palestiniens se traduirait immédiatement sur le terrain par un arrêt des violences en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, qui ont fait près de 350 morts en onze semaines.Pendant ce temps, en Israël, le Meretz, parti de gauche laique, a écarté hier l'ancien premier ministre israélien par intérim Shimon Peres de la course au poste de chef du gouvernement en refusant de lui apporter son soutien, indispensable à sa candidature.Après son échec, M.Peres a indiqué à deuxième chaîne privée de la télévision israélienne : « Je continue de soutenir le processus de paix et je demeure membre du parti travailliste.Je voulais empêcher la victoire d'Ariel Sharon.» Blanchiment: un fils de Mitterrand devant les juges Agence France-Presse PARIS Ð Après plus de huit heures de garde à vue, Jean-Christophe Mitterrand, fils de l'ancien président français, a été présenté hier soir à Paris aux juges d'instruction dans une affaire de blanchiment et de vente d'armes entre la France et l'Afrique.Jean-Christophe Mitterrand, conseiller pour les Affaires africaines à l'Élysée de 1986 à 1992, pourrait être inculpé dans ce dossier dans lequel l'écrivain Paul-Loup Sulitzer était également interrogé depuis hier matin par la police.Les enquêteurs soupçonnent les deux hommes d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent pour faciliter la conclusion, en 1993 et 1994, de contrats de ventes d'armes au régime du président angolais José Eduardo dos Santos en proie à la rébellion de l'Unita, dirigée par Jonas Savimbi.Jean-Christophe Mitterrand est soupçonné d'avoir reçu plusieurs centaines de milliers de francs de Pierre Falcone, dirigeant de fait de Brenco International, une entreprise de vente d'armes, inculpé et écroué le 1er décembre dans cette affaire.Brenco aurait vendu sans autorisation des armes russes à l'Angola.La justice soupçonne Pierre Falcone d'avoir tenté de profiter des relations en Afrique de Jean- Christophe Mitterrand, conseiller pour les Affaires africaines à l'Élysée.« Si Jean-Christophe Mitterrand a touché de l'argent, je ne peux pas imaginer que cela soit pour des choses illégales.Le fait de toucher de l'argent n'est pas délictueux », a indiqué un des avocats du fils aîné de François Mitterrand, Me Jean- Pierre Versini-Campinchi.« Il n'a pas compris ce qu'on lui reprochait dans cette affaire », a ajouté l'avocat, précisant que son client avait fait la connaissance de Pierre Falcone il y a une dizaine d'années.Le 1er décembre, une perquisition avait été menée au domicile de Jean-Christophe Mitterrand dans le cadre de cette enquête.Il avait à cette occasion été interrogé comme témoin par les enquêteurs.Le même jour ou les jours suivants des perquisitions avaient également été menées dans les bureaux ou domiciles de Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, Jean-Charles Marchiani (RPF, droite) ainsi qu'au siège du Rassemblement pour la France (RPF) à Neuilly et au Conseil général des Hautsde- Seine, présidés par l'ancien ministre de l'Intérieur de droite Charles Pasqua.La semaine dernière, l'ancien directeur général de la Sofremi (Société française d'exportation du ministère de l'Intérieur), Bernard Poussier, a été mis en examen et écroué.Les noms de Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali, Jean-Charles Marchiani, Jean-Noël Tassez et de Paul-Loup Sulitzer apparaissent sur des disquettes informatiques, saisies par les enquêteurs, comportant une liste de personnes et de sociétés rémunérées par Brenco International en marge de contrats d'armement.Un mandat d'arrêt international a en outre été délivré contre Arcadi Gaydamak, présenté comme un industriel milliardaire né en Russie mais disposant de quatre nationalités, israélienne, française, angolaise et canadienne.L'homme aurait été le partenaire de Pierre Falcone dans diverses opérations en Angola.EXPRESS INTERNATIONAL La Presse 22 décembre 2000 Page A9 manquante 5LP1001A1222 a10 jeudi 5LP1001A1222 ZALLCALL 67 00:53:14 12/22/00 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2000 Une soupe à l'ancienne servie à la moderne m r o y @ l a p r e s s e .c a L'affaire Michaud va vraisemblablement placer une nouvelle fois le Parti québécois face à la contradiction inscrite dans sa nature même depuis l'instant de sa création, il y a plus de trois décennies : celle d'une grande institution vouée à une cause unique, l'indépendance, et à la maîtrise d'un outil nécessaire, le pouvoir.Cause et outil qui, en dernière analyse, s'excluent mutuellement.À ce dilemme, il n'y a jamais eu d'issue.Il n'y en a toujours pas.Même les purs et durs du parti le savent.Et cela les tue.D'où le drame.Bourgault et Lévesque, Lévesque et Parizeau, Parizeau et Bouchard, Bouchard et Michaud.de toute évidence, on se trouve à devoir avaler une soupe à l'ancienne servie à la moderne.Cependant, ce bouillon se caractérise aujourd'hui par la mise en lumière de ce qui constitue le moteur unique de tous les nationalismes exacerbés.Lequel, partout dans le monde et sans exception aucune, inscrit ceux-ci dans une mouvance de droite (plus ou moins extrême) avec laquelle la majorité des citoyens éclairés sont inconfortables : l'appel du sang, la solidarité ethnique, le fétichisme de la patrie, qui peut aussi prendre la forme du messianisme religieux là où le ciment social n'est pas de nature linguistique ou raciale, mais théologique.Il ne s'agit pas d'excommunier les partisans de ce combat, qui sont en général d'une grande dévotion.Ni de les ensevelir sous le poids d'une condamnation ubi et orbi, ce qui a été une grave erreur de l'Assemblée nationale dans le cas d'Yves Michaud.Mais bien de comprendre la mécanique qui les meut.Pour l'essentiel, les militants souverainistes purs et durs font partie d'une génération vieillissante dont l'idéal a motivé le combat d'une vie.Entièrement tournés vers la mère- patrie, la France, et totalement dépendants d'elle pour leur nourriture intellectuelle (fut-ce par la médiation des vieilles élites canadiennes- françaises et cléricales, tel le chanoine Groulx), ils sont mystifiés et terrorisés par la mondialisation et le brassage humain qu'elle entraîne, en particulier dans les métropoles comme Montréal.Méfiants vis-à-vis de ce qu'il est convenu d'appeler le grand capital, surtout étranger, ils ont un grand sens de l'État, cette incarnation de la patrie dont il faut assurer la puissance et la pérennité.Dans le cas du Parti québécois, ce portrait apparaissant aujourd'hui dans toute sa clarté a souvent été brouillé par deux réalités, idéologique dans un cas, pratique dans l'autre.Idéologique : l'aile ultra du PQ est aussi constituée de militants dits de gauche en raison de leur engagement social.Or ce type d'alliance n'est pas inédit.Outre que les deux extrêmes se rejoignent dans leur attitude face au capital et à l'État, on a fréquemment assisté à leur union ponctuelle.Il y a eu mariage, dans certains dossiers, entre féministes radicales et fondamentalistes religieux ; dans d'autres, entre environnementalistes radicaux et extrême-droite « survivaliste ».Pratique : la force de frappe du PQ dans les joutes électorales repose en bonne partie sur ses militants les plus dévoués, qui sont évidemment ceux dont la ferveur s'explique par la poursuite désintéressée d'un idéal, celui de l'indépendance.Yves Michaud est particulièrement dérangeant parce que, dans toute sa personne et jusqu'au bout des ongles, dans ses idées et même dans son langage et sa gestuelle, il représente l'archétype de l'arrièregarde indépendantiste, qui engage aujourd'hui son ultime combat.Face à une situation où Michaud persiste et signe (comme on l'a répété ad nauseam), le premier ministre et chef du PQ, Lucien Bouchard, doit demeurer ferme ; se montrer fidèle aux convictions qu'il a exprimées depuis 48 heures ; rester aussi intransigeant qu'il l'a été face au surréaliste débat sur la communauté juive qu'on a, comme il le dit lui-même, jeté sur son bureau.S'il faut en venir là, mais c'est peu probable, Lucien Bouchard devra assister stoïquement à une scission et demeurer à la tête de son parti et de son gouvernement.Il a plusieurs raisons de se comporter ainsi.La première est simple : il a l'appui de la population.Si on met de côté l'agitation verbale qu'il continue d'entretenir en rapport avec l'article premier de son programme, le Parti québécois gouverne aujourd'hui, et promet de gouverner demain, à peu près au centre avec de sporadiques incursions à droite et à gauche.C'est-àdire dans la travée que la majorité des Québécois veulent voir leur gouvernement emprunter.On ne laisse pas tomber toute une population qui place encore largement ses espoirs dans un gouvernement dont elle est à peu près satisfaite.À la limite, il faudrait donc que le chef péquiste laisse partir la frange ultra de son parti ?Certainement.Il y aurait même à cela plusieurs avantages.Pour le PQ.Et pour la santé de la vie démocratique.D'abord, les Québécois, même en ne tenant pas compte du vote « ethnique » (ce qui est extrêmement inélégant, pour dire le moins), ne veulent pas de l'indépendance.C'est-à-dire de la transformation du Québec en un véritable pays doté de tous les pouvoirs et de toutes les responsabilités.Leur adhésion ne grimpe qu'en proportion directe de la quantité d'enluminures dont on orne le projet Ðassociation économique, monnaie commune, passeport commun, assemblée élective commune, frontières communes, second référendum, cage à homards Ð mais sans jamais atteindre la majorité absolue.Politiquement, il n'y a donc pas d'avenir de ce côté pour un parti qui entend être réélu.Ensuite, pour le bien de la nation, il est préférable que les choses soient claires.L'indépendance est un idéal légitime, comme toutes les options politiques qui s'offrent de façon démocratique, en excluant la violence, la coercition et la fraude.Dans presque tous les pays, il existe des formations essentiellement tournées vers des « causes » ou s'éloignant parfois de façon notable du centre de l'échiquier politique, dans un sens ou dans l'autre.Partis d'union nationale ou socialistes.Ultra- conservateurs ou Verts.Théocratiques ou libertaires.Il ne serait donc pas malsain que ressuscite une sorte de RIN, qui aurait certainement le mérite de présenter franchement son programme, de n'en pas dévier, de le défendre griffes et ongles, d'aller chercher l'adhésion de l'exacte proportion de citoyens gagnés à la cause de l'indépendance du Québec.Peu après les Fêtes, il y aura : conseil national au Parti québécois, désignation d'un candidat péquiste dans le comté de Mercier (où Yves Michaud compte toujours se présenter), poursuite des audiences de la commission Larose sur la situation du français.Dans les trois cas, le premier ministre et chef du Parti québécois va devoir faire preuve de courage et de vision.Lucien Bouchard devra résister à la réaction qui se manifeste bruyamment depuis une semaine à l'intérieur du PQ, et montrer dans quelle direction il estime que se trouve l'avenir de son parti, de son gouvernement et du Québec.FORUM Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Vu de Toronto.PERCHÉ DU haut de la tour du CN, c'est avec amusement que j'ai observé toute cette commotion autour de la fusion des municipalités au Québec et surtout à Montréal.Ici en Ontario, nous avons vécu le même phénomène lors de la fusion des municipalités du Grand Toronto : protestations, manifestations, pétitions, crainte de perte d'identités urbaines, etc.Mike Harris ne démord pas ; la fusion se fait.Trois ans plus tard, au lieu de cent politiciens municipaux, nous en avons quarante-quatre, la ville fonctionne toujours et personne n'en parle plus.Alors Montréal, la fusion, c'est quoi le problème ?Une île, une ville, ça sonne bien, non.MARCEL PAULIN Toronto Trafic d'adresses ?LE CHEF syndical des cols bleus de Montréal, Jean Lapierre, organise des manifestations devant des résidences personnelles.Par exemple, La Presse du 14 décembre parle d'une manifestation devant la résidence d'un député provincial à Lachine.Comment Lapierre trouve-t-il les adresses de ses cibles ?A-t-il des informateurs au sein des Hells Angels ou des Rock Machines ?R.PRINGLE Élémentaire bon sens LA DÉCISION du gouvernement fédéral de ne pas donner trop d'argent à Mosel Vitellic repose sur le plus élémentaire bon sens.Quand un projet doit être financé à 90 % par les fonds publics, cela indique au mieux un projet à la rentabilité douteuse.Il y a eu suffisamment d'argent gaspillé dans trop d'éléphants blancs ; qu'ils soient fédéraux, provinciaux ou municipaux.CLÉMENT MARCOTTE Amos Quel sens civique ?PIERRE GRAVEL, dans son article intitulé « Au-delà de l'anecdote », le 17 décembre, vantait le sens civique et le respect que les représentants politiques américains s'étaient porté entre eux aux dernières élections américaines.Je me demande bien de quoi il parle.Les 35 jours qui auront été nécessaires pour déterminer le nouveau président américain n'auront été qu'une longue bataille juridique, les deux grands partis se chamaillant jusqu'au désintérêt du public américain.Pendant 35 jours, démocrates et républicains se seront combattus, et il ne faut pas croire que tous les coups auront été portés au-dessus de la ceinture.Pierre Gravel écrivait que c'est grâce au sens civique des politiciens américains que le pays n'était pas tombé dans la guerre civile, sûrement qu'il ne réalise pas que toute démarche en ce sens d'un parti aurait été suffisant pour lui enlever toute chance d'accéder à la présidence.Ce ne sont pas les bulletins de vote qui auront décidé du nouveau président américain, mais bien les avocats.Même le retrait de Al Gore n'était pas fait sincèrement, mais bien parce que le clan démocrate calculait qu'il en était plus avantageux ainsi en vue des prochaines élections.Désolé pour tous les illusionnés, mais le sens civique des politiciens, américains ou autres, ne réside que dans le calcul et la stratégie.PIERRICK DUPONT Victoriaville Les bons Samaritains RÉCEMMENT, l'émission Enjeux de Radio-Canada diffusait un reportage sur « Le civisme et les mauvais Samaritains » ou des gens s'étonnaient qu'on ne leur vienne pas en aide dans des situations d'urgence.Ces gens, est-ce qu'ils interviennent quand leur voisine sur l'aide sociale, n'a plus d'argent pour nourrir ses enfants le 20 de chaque mois ?Pourtant nourrir un enfant est un besoin et une urgence quotidienne.Il y a beaucoup d'argent dans notre pays mais le pouvoir politique a décidé que les plus démunis ne pourraient combler leurs besoins de base.Et la collectivité se tait.Sur sont site Internet, Enjeux pose la question : « La société estelle malade, égoïste, confite dans son individualisme forcené ?» Poser la question, c'est y répondre.Il y a divers motifs à jouer l'indifférent mais on ne peut exiger le meilleur de deux mondes : si on veut la solidarité envers soi, il faut commencer par l'exercer envers l'autre.ROYAL DU PERRON Montréal À la limite, il faudrait que le chef péquiste laisse partir la frange ultra de son parti.Pour l'essentiel, les militants souverainistes purs et durs font partie d'une génération vieillissante dont l'idéal a motivé le combat d'une vie.Coup dur à la vie culturelle en Mauricie C'EST AVEC grande consternation que j'ai appris l'intention de Mme de la Durantaye, rectrice de 1'UQTR, de fermer le département Arts et Musique de cette institution.En tant qu'artiste lyrique, j'ai eu l'honneur et le bonheur de chanter à plusieurs reprises en Mauricie et j'ai toujours été impressionnée par les efforts déployés dans cette région pour garder la culture vivante et à la portée de tous.La Mauricie a la fierté d'avoir, entre autres, un orchestre de haut calibre, l'OSTR, un festival d'art vocal florissant, des producteurs indépendants qui mettent tout leur coeur à partager leur amour de la musique avec la population, sans parler des professeurs de musique hautement qualifiés qui transmettent la passion de ce grand art à la relève.Je me pose alors la question « Pourquoi ?» Pourquoi choisir d'appauvrir culturellement une région qui ne cesse de prouver son dynamisme culturel ?Pourquoi couper les ailes aux jeunes musiciens qui rêvent de contribuer à la vie artistique du pays et de la planète ?Pourquoi les forcer à fuir vers Québec ou Montréal alors que la Mauricie a tout ce qu'il faut pour leur assurer des bases solides qui feront d'eux de grands artistes ?Pourquoi les priver de la compétence des chargés de cours et des professeurs du département Arts- Musique qui sont menacés de perdre leur emploi Moi qui demeure à Montréal et qui fais une carrière internationale, c'est à Trois-Rivières que j'envoie ma fille aînée chaque semaine pour suivre des cours de chant avec ma collègue Odette Beaupré qui possède l'énergie, le dévouement et la compétence nécessaires pour transmettre le goût de l'art à quiconque a le bonheur de le chercher.Par cette lettre, je veux appuyer les vingt-huit personnes qui se battent pour ne pas laisser mourir le pouls si fragile de la vie culturelle en Mauricie, car elles sont les mieux placées pour savoir que la culture est l'âme d'un peuple.Ne laissons pas des questions administratives étouffer l'âme de la Mauricie.Ne permettons pas la fermeture du département Arts-Musique de 1'UQTR.NATALIE CHOQUETTE Natalie Choquette 5LP1101A1222 a11-jeudi 5LP1101A1222 ZALLCALL 67 00:53:04 12/22/00 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2000 A 1 1 FORUM L'affaire Michaud Un affront à la société québécoise COMME ÇA, Monsieur Parizeau trouve qu'il n'y a rien de condamnable dans les déclarations d'Yves Michaud.Ce n'est pas très surprenant quand on sait ce qu'il a dit après sa défaite au dernier référendum.À mon avis, la crédibilité de M.Parizeau dans cette histoire à peu de valeur.Même si certains ont dit que MM.Michaud (dernièrement) et Parizeau (en 1995) ont dit tout Jacques Parizeau haut ce que plusieurs pensaient tout bas, cela ne cautionne en aucune façon leurs propos.Si de telles déclarations reflètent la pensée de plusieurs personnes (ce qui reste à confirmer), nous avons un grave problème en tant que société.Lorsqu'on diminue la valeur d'un vote d'un groupe ou de certains individus, c'est tout le principe de la démocratie qu'on remet en question.Il y a une limite à la liberté d'expression.La liberté de parole ne nous permet pas d'affirmer n'importe quoi, encore moins lorsqu'on est une personnalité publique ayant une grande influence sur les gens.Les récentes déclarations de M.Michaud sont hautement condamnables et le fait de maintenir sa candidature à l'investiture du PQ dans Mercier est un affront aux valeurs de la société québécoise et aux communautés ethniques.FRÉDÉRIC DYOTTE Montréal Politiquement infect IL FAUT remercier vivement le groulxiste Yves Michaud et ses très nombreux amis d'avoir montré de manière éclatante ce qu'est le prétendu nationalisme civique, ouvert, inclusif dont on nous rebat les oreilles : un mouton à cinq pattes, une fable cousue de fil blanc, une fruste cage à électeurs- homards.Le nationalisme Ð on le verra sans doute mieux désormais Ð ne peut être que ce qu'il a toujours été partout : une culture rétrograde et dangereuse du « nous », nécessairement allergique aux « autres ».On percevra dès lors la contradiction dans les termes que recèlent les expressions « nationalisme progressiste » et « nationalisme de gauche ».Et on évitera d'apprêter à la sauce nationaliste la légitime volonté d'indépendance.LUIS CARLOS FERNANDEZ Montréal Convaincre les « Québécois de souche » UN CONSEIL à tous les indépendantistes de la province.Plutôt que de s'en prendre continuellement aux juifs et aux autres communautés ethniques pour expliquer les ratés de la « grande marche vers l'obtention d'une nation », ils devraient essayer de convaincre les « Québécois de souche » qui n'appuient pas leur option.Or, c'est le propre du nationalisme de toujours trouver un bouc émissaire.MAXIME L.POULIN Sillery Le PQ en période de démolition CETTE FOIS-CI, bon gré mal gré, l'entrepreneur en démolition se nomme Yves Michaud.Et il s'est adjoint de la firme d'ingénieurs conseils Parizeau et Associés.Au PQ, plus ça change, plus ça se ressemble.Est-ce toujours ce même vent revanchard ou cette asepsie qui déstablisent le parti ?Ouvrons une parenthèse.Quelle coïncidence ! Dans notre petite terre du Québec, nous venons de vivre, coup sur coup, deux crises mettant en cause la liberté d'expression.Revenons à la démolition.Les commentaires glanés ici et là témoignent d'un certain consensus autour des paroles de M.Michaud.Assiste-t-on à l'éclosion d'une exacerbation xénophobe latente qui s'est soudainement activée sous l'effet Michaud ?Espérons que le pic des démolisseurs ne creuse pas plus creux ! Démolissez-vous entre vous si ça vous chante, mais n'éveillez pas des querelles stériles ! Et puis, cela dit avec un profond détachement et sans mesquinerie, au dernier référendum, la ville toute québécoise de Québec n'a-t-elle pas voté en faveur du non ?YVES DESLAURIERS Prévost Une réaction bien timide IL ME SEMBLE que la réaction du gouvernement Bouchard est bien timide dans l'affaire Michaud si on la compare à sa réaction pour une affaire semblable, mais d'une importance beaucoup moindre, celle de Jean-Louis Roux, qui lui a valu la perte de son poste de lieutenant-gouverneur CLAUDE A.COSSETTE Saint-Laurent On n'en sort pas MON NOM a été mêlé à celui d'Yves Michaud (dépeint en « Michomifrette » dans mon roman « Maman-Paris ») dans l'affaire en cours par les commentateurs des quotidiens, dont à La Presse.Il faudrait faire d'amusantes nuances concernant Jacques Parizeau face à moi, alors aspirant député d'Outremont à l'automne de 1994.Voyant du tiraillement à mon sujet au bureau central du PQ, j'avais démissionné et vite.Claude Jasmin Le chef du PQ de ce temps plastronnait aux journaux télévisés.« Des déclarations publiques de Claude Jasmin, disait- il, ne pouvaient s'accorder avec la pensée du Parti québécois ».Médecine abrupte pour moi ! Or, au référendum de1995, M.Parizeau avait osé reprendre mes déclarations ! On lui a servi sa propre médecine et l'homme s'en alla.Les déclarations récentes de l'aspirant député de Mercier, M.Michaud, nous ramenaient « au fait têtu ».On en sort pas.Tout cela se résume à une réalité gênante qui est le fond de la question actuelle et dont il ne faut pas parler : pourquoi les Juifs québécois, la majorité des allophones (avec 40 % des nôtres certes) luttent-ils à presque 100 % contre l'installation d'une patrie québécoise ?C'est une anomalie en démocratie.Pourquoi donc ce presque 100 % ?Les explications sont peu claires et la peur commande.Alors ceux qui refusent la langue de bois menteuse, qui dénoncent cet unanimisme malsain se font vite taxer de racisme, d'antisémitisme, etc.Je n'ai pu batailler démocratiquement dans Outremont, j'ai démissionné, M.Parizeau n'a pas pu garder son poste, il a démissionné, M.Michaud devra- t-il, lui aussi, démissionner dans Mercier ?C'est ce qu'on va voir maintenant.Et le fait têtu du « vote ethnique » est toujours là.A-t-on le droit de le questionner sans passer, tous les patriotes, pour des xénophobes, des intolérants ?Shakespeare dirait : « That is the question ! » CLAUDE JASMIN Outremont Tolérance zéro à l'intolérance Louis-Joseph Papineau et René Lévesque auraient été fiers de la position prise par l'Assemblée nationale DOROTHY ZALCMAN HOWARD L'auteure est présidente du Congrès juif canadien, Région du Québec.EN 1808, les bons citoyens de Trois- Rivières élirent Ezekiel Hart à titre de représentant à l'Assemblée législative du Bas-Canada.Premier juif élu à une fonction officielle au sein du Commonwealth, Hart ne put siéger à cause d'une loi britannique archaïque qui empêchait tout non-chrétien de prononcer le serment d'entrée en fonction.Une nouvelle élection eut lieu, Hart se présenta à nouveau et fut réélu.Encore une fois, il fut rejeté par le corps législatif.L'affaire Hart déclencha une série d'incidents qui aboutirent à l'adoption d'une loi extraordinaire en 1832.Promue par le grand Louis-Joseph Papineau, la Loi de 1832 accordait de pleins droits et privilèges aux juifs québécois.Bien qu'il y ait eu plusieurs écueils sur notre route depuis ce temps, les Québécois qui s'interrogent sur les conséquences de l'affaire Michaud pourraient se pencher sur le rôle historique du Québec dans la lutte en faveur de la liberté religieuse.En effet, la Loi de 1832 fut la pierre angulaire de la législation pour la protection des droits de la personne.Au cours des années suivantes, des lois semblables furent adoptées dans le Haut-Canada et au Royaume-Uni, et en 1851, la province-unie du Canada proposa des amendements constitutionnels pour garantir les droits et libertés d'expression et de pratique religieuse de tous les citoyens.Le Royaume-Uni suivit cet exemple huit ans plus tard.De telles initiatives ont permis de lever les restrictions à la liberté religieuse pour tous les citoyens, quelle que soit leur confession, y compris les chrétiens qui auparavant ne jouissaient pas du même statut que les membres de la majorité religieuse.Lorsque le Parti québécois forma son premier gouvernement en 1976, le regretté René Lévesque affirma que, bien qu'il ne s'attendait pas à ce que toutes les minorités adhèrent au projet d'indépendance, un chef politique était jugé selon ses relations avec les minorités, et qu'il comptait bien avoir une place de choix dans l'histoire.L'adoption unanime par l'Assemblée nationale de la motion présentée conjointement par le Parti libéral et le Parti québécois, pour dénoncer les propos malveillants et xénophobes prononcés par Yves Michaud sera consignée dans l'histoire comme un témoignage de tolérance, de dignité et de respect de la diversité dont, à long terme, tous les Québécois pourront s'enorgueillir.Peu importe que les commentaires de M.Michaud et son refus de reconnaître leur caractère offensant trahissent son ignorance ou son intransigence.Lorsqu'une personnalité publique s'attaque à des citoyens juifs et d'origine ethnique et à des organisations légitimement établies comme le B'nai Brith, la société ne peut l'exonérer de toute responsabilité ou censure.Il y a quelques années, lors d'une conférence que je donnais devant un public de cégépiens, une dispute éclata au fond de la salle.Un jeune Québécois francophone issu d'un milieu familial cultivé avait lancé une attaque virulente contre une jeune femme issue d'une famille d'origine libanaise tout aussi distinguée.L'objet de la dispute était le port du hijab, une coutume pratiquée par les femmes musulmanes d'obédiance orthodoxe, qui constituait un anathème aux yeux du jeune homme et qu'il dénonçait comme une tradition antisouverainiste et antiquébécoise.Tandis que la jeune femme défendait le respect mutuel, le jeune homme affirmait qu'elle et ses coreligionnaires étaient des immigrants indésirables dont le but néfaste était d'imposer leur culture et de détruire la société québécoise.En tant qu'observatrice neutre, j'interrompis la dispute en soulignant que j'étais tout à fait prête à permettre un débat constructif mais non des échanges violents et xénophobes.Faisant appel au pouvoir de leur jeune imagination, le jeune homme et quelques-uns de ses amis me qualifièrent d'« amie des Arabes », un épithète que j'accueillis comme un grand compliment, étant moi-même une bonne jeune fille juive de Côte Saint-Luc.Plus tard le même jour, je relatai l'incident à un collègue universitaire non-juif qui réagit en pensant que j'avais dû être très troublée.Je répondis que j'étais déçue de constater de telles manifestations d'intolérance viscérale de la part de jeunes étudiants.« Non, rétorqua mon brillant collègue, réputé pour son ouverture d'esprit, je veux dire que vous avez dû vous sentir mal à l'aise, personnellement.« Pour quelle raison aurais-je dû me sentir mal à l'aise ?», demandai-je.« Eh bien, répliqua-t-il, un peu gêné, parce que vous êtes une immigrante.» Avec un léger sourire, je rappelai à mon collègue mal informé que j'étais née à Montréal.« Je sais, répondit-il, mais vous êtes juive, n'est-ce pas ?» Cette anecdote prouve qu'Yves Michaud n'est pas le seul à penser et à s'exprimer comme il le fait.Il a des émules partout dans le monde, quel que soit leur âge, leur race, leur forme, leur taille, leur sexe, leur origine ethnique ou religieuse ou leur affiliation politique.La semaine dernière, il n'y avait pas d'émules d'Yves Michaud à l'Assemblée nationale.Nous avons pu y entendre les appels éloquents, passionnés et articulés des Bouchard, Charest, Landry, Bergman, Boulerice et Simard qui nous représentent.Lorsque la poussière politique retombera, le véritable héritage que l'histoire reconnaîtra à l'Assemblée nationale sera sa politique de tolérance zéro à l'intolérance, une position honorable pour tous les Québécois, et dont Louis-Joseph Papineau et René-Lévesque auraient été fiers.Lucien Bouchard Langue de bois et hypocrisie ! ANDRÉ KAHLÉ L'auteur est un ingénieur de Brossard.JACQUES PARIZEAU et Yves Michaud n'ont fait que constater ce que de nombreux chefs de file des communautés allophones avaient déjà annoncé : « Nous, les allophones, ne serons jamais indépendantistes ! », a déjà dit la députée libérale Fatima Houda- Pépin.Parler de « votes ethniques contre la souveraineté », c'est malheureusement énoncer une réalité incontournable.Le Parti libéral, c'est connu, utilise ses liens étroits avec certains membres influents des nombreuses communautés ethniques du Québec pour leur faire prendre des positions anti-souveraineté et, par la suite, accuser les souverainistes de racisme quand ceux-ci osent protester ou tout simplement décrire cette réalité ! Qualifier d'extrémiste antiquébécois l'organisme juif B'nai Brith se justifie quand on sait que le gouvernement fédéral mène actuellement une guerre à coup de centaines de millions de dollars de notre argent contre l'identité québécoise en faveur de l'identité canadienne et que cet organisme ethnique y participe pleinement, avec d'autres, en accusant de racisme tous ceux qui osent prendre la parole pour défendre le français et la souveraineté du Québec.De même, cet organisme at- il tenté de discréditer le père des historiens modernes du Québec, Lionel Groulx, dans le but évident de créer un sentiment de culpabilité chez les francophones et d'affaiblir ainsi l'identité québécoise que tente d'affirmer un nombre grandissant de citoyens du Québec.C'est ainsi qu'il a mené une lutte farouche pour débaptiser la station de métro Lionel-Groulx.Et tout cela en se remplissant les poches des subventions fédérales destinées à promouvoir l'unité canadienne et à démoniser l'affirmation du peuple québécois.Yves Michaud, comme Jacques Parizeau, mérite notre admiration.Il a osé dire les choses comme elles sont.Il a osé souligner la solidarité du bloc fédéraliste de Côte-Saint-Luc où, au référendum de 1995, on n'avait compté absolument aucun vote pour le OUI sur 12 bureaux de votes, ce qu' il a relevé comme un exemple de « vote ethnique ».Il a osé se questionner sur la capacité d'intégration des immigrants à ce Québec qui se construit.Ses propos étaient nuancés et ils n'auraient jamais eu comme effet de créer un quelconque sentiment antisémite si le B'nai Brith n'était intervenu de cette façon.Je crois plutôt que la réaction impitoyable et démagogique du B'nai Brith face à la constatation de monsieur Michaud risque de faire naître un sentiment de colère contre ces représentants de la communauté juive.L'attitude méprisante de monsieur Libman et de ses amis ne peut leur attirer de bons sentiments.Et ensuite, ils seront les premiers à se plaindre du racisme des autres, en se drapant euxmêmes dans le manteau de la tolérance On ne peut que regretter la précipitation avec laquelle l'Assemblée nationale a blâmé les propos de monsieur Michaud, engouffrée toute entière dans le piège tendu par les libéraux qui doivent être morts de rire ! Ce blâme n'a pas humilié que la personne d Yves Michaud, mais aussi tous ces fiers Québécois qui, comme lui et bien d'autres, travaillent d'arrache-pied à se donner un pays.La blessure des militants et la division des forces souverainistes, quel beau cadeau de Noël le Parti libéral s'est-il offert sur un plateau d'argent ! Yves Michaud 5LP1201A1222 A12 vendredi 5LP1201A1222 ZALLCALL 67 00:54:49 12/22/00 B A 1 2 O T T AWA L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 2 D É C EMB R E 2 0 0 0 EN BREF Armes à feu: six mois de grâce pour Hausse des prestations de la Sécurité de la vieillesse les propriétaires qui auront respecté les délais LE MINISTÈRE fédéral du Développement des ressources humaines a annoncé, hier, que les prestations de Sécurité de la vieillesse seraient majorées à compter du 1er janvier 2001.La pension de base de la sécurité de la vieillesse, qui est versée aux Canadiens de 65 ans et plus, sera dorénavant de 431,36 $ par mois.Il s'agit d'une augmentation de 0,6 % par mois.Les pensions alimentaires indexées LES PENSIONS alimentaires seront indexées de 2,5 % à compter du 1er janvier 2001, a annoncé hier le ministère de la Justice.Le Code civil du Québec prévoit l'indexation automatique des pensions alimentaires, au 1er janvier de chaque année, suivant l'indice annuel des rentes établi en vertu de la Loi sur le régime de rentes du Québec.L'indexation automatique s'applique à tous les jugements accordant une pension alimentaire, sauf si le juge le précise autrement dans son jugement.Les libéraux opposés au projet de loi sur le taxi LA VOLONTÉ du ministre Guy Chevrette de regrouper tous les chauffeurs de taxi propriétaires (qui possèdent un permis) et locataires (qui le louent) au sein d'une même association professionnelle ne vise qu'à ouvrir la porte à la FTQ, soutiennent les députés libéraux.« En voulant créer cette association, le gouvernement veut tenir une promesse vis-à-vis de la FTQ, qui souhaite syndicaliser le milieu du taxi », soutient Jean- Claude Gobé, porte-parole de l'opposition officielle en matière de transport métropolitain.Or, dit-il, une telle association « ne fonctionnera pas » parce que les propriétaires et les locataires n'ont pas les mêmes intérêts.Le Bloc «actualise» l'option souverainiste À LA SUITE des résultats électoraux décevants de novembre, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a créé un comité de stratégie souverainiste chargé « d'actualiser » l'option souverainiste.Présidé par le président du parti, Pierre Paquette, député de Joliette, ce comité veut « pousser plus loin » les éléments de réflexion émanant des quatre chantiers de réflexion entrepris par le Bloc en 1999.PIERRE GINGRAS LES PROPRIÉTAIRES d'armes à feu qui auront fait leur demande de permis de possession dans les délais requis auront droit à une période de grâce même s'ils n'ont pas encore le précieux document entre les mains le 1er janvier.Si la date limite pour faire parvenir sa demande de permis au Centre canadien des armes à feu ou à la Sûreté du Québec reste le 31 décembre, les changements décrétés hier par le ministère fédéral de la Justice éviteront à des centaines de milliers de Canadiens de se retrouver dans l'illégalité à partir du Nouvel An.La période de répit s'échelonnera jusqu'au 30 juin, le temps qu'un permis officiel ou temporaire soit délivré.Selon la loi, tout propriétaire d'armes qui ne détiendra pas son permis de possession sera passible de 2000 $ d'amende par voie de procédures sommaires, mais la peine pourrait atteindre cinq ans de prison si le propriétaire est appelé à comparaître par voie de mise en accusation.Cependant, les policiers ne feront pas la chasse aux contrevenants, fait-on valoir.Devant l'engorgement de la machine bureaucratique, il était devenu évident que le gouvernement devait accorder une période de grâce.Les nombreuses campagnes de publicité du Centre canadien des armes à feu, notamment depuis septembre, ont incité des centaines de milliers de propriétaires à compléter leur formulaire ces derniers mois.Si bien que devant un tel afflux, le Centre canadien des armes à feu a décidé de délivrer des permis temporaires au début de novembre.Mais l'accumulation de formulaires est telle qu'il devenait impossible de délivrer ces permis pour le 1er janvier.À l'échelle nationale pas moins de 700 000 demandes sont encore en attente, dont environ 100 000 au Québec.Jusqu'à maintenant, environ 300 000 permis temporaires ont été délivrés.Les frais sont de 10 $ et le permis est renouvelable à tous les cinq ans au coût de 60 $.Si on inclut toutes les demandes en attente, environ 1,8 million de Canadiens ont rempli leur formulaire sur environ 2,2 millions de propriétaires d'armes, selon les estimations du Centre canadien des armes à feu (CCAF).Toutefois, l'opposition officielle à la Chambre des communes estime plutôt ce nombre entre 3 et 7 millions.Au Québec, le seul endroit au pays où le contrôle des armes à feu n'est pas directement exercé par le CCAF, environ 445 000 permis ont été demandés jusqu'à maintenant.Selon le capitaine Guy Côté de la Sûreté du Québec, le nombre estimé de propriétaires dans la province est de 535 000, mais il pourrait plafonner autour de 500 000, croit-on.Selon la SQ, la totalité des permis temporaires devrait être délivrée d'ici la mi-février.À partir du 1hterjanvier, tout propriétaire d'armes qui voudra légaliser sa situation devra se procurer un permis d'acquisition et de possession au coût de 60 $.Dans ce cas, la procédure est beaucoup plus complexe.Elle exige notamment l'accord du conjoint et la signature de deux garants.La réglementation entre maintenant dans sa seconde et dernière étape : l'enregistrement des armes à feu.Les propriétaires ont jusqu'au 31 décembre 2002 pour s'y conformer.Selon le ministère de la Justice, la loi sur les armes à feu a coûté 327 millions aux contribuables canadiens depuis 1998, mais ce chiffre ne comprend pas les budgets considérables de l'an 2000, des données qu'Ottawa refuse de rendre publiques avant la fin de l'année fiscale, le 31 mars prochain."]
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