Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

La presse, 2000-12-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101D1223 d1 cine 6LP0101D1223 ZALLCALL 67 01:05:09 12/23/00 B FILL10A FILL10 6LP0201D1223 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D1223 ZALLCALL 67 01:00:29 12/23/00 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 23 DECEMBRE 2000 THEATRE Un joli voyage couleur cerise MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration speciale Porter a la scene une emission de television a l'intention des petites personnes de 3 a 6 ans, ce n'est habituellement pas de la tarte.aux cerises.C'est pourtant ce que reussit le delicieux Voyage de Madame Croque-Cerise, inspire de l'emission Bonjour, Madame Croque-Cerise et presente au theatre Saint-Denis 2 du 26 au 30 decembre.A la sortie de la premiere jeudi, les commentaires etaient enthousiastes, meme s'il etait plus de 20 h et que tout notre petit monde commencait a etre serieusement fatigue.Dans un tres joli decor d'ile tropicale aux couleurs de Smarties et en compagnie de ses enfants (Bulle le Poisson, Charlotte la Chatte et Eugene le Tournesol), Madame Croque-Cerise part a la recherche de son ami le Capitaine Archibald, perdu lors d'une tempete.A partir de la, cela devient une serie de chasses-croises entre Madame Croque-Cerise et le Capitaine Archibald, jalonnee de grands petits malheurs : plus d'eau, plus de chaloupe, plus de nourriture, et toujours cette chaleur torride qui met les nerfs de Madame Croque-Cerise dans un etat.proche de l'Ohio ! Au nombre des elements qui font du spectacle 50 minutes agreables pour toute la famille, il faut compter, d'une part, la mise en scene de Sophie Clement, qui a su instiller du rythme a une teleserie qui en manque parfois, et d'autre part, la transformation de certaines marionnettes de la serie en personnages masques et deguises.Ainsi, Eugene le Tournesol, avec ses pieds en pot de fleurs et son temperament d'enfant de 8-9 ans, a une presence comique plus marquee et ses jeux de mots involontaires D il perd les petales devant son amoureuse et voudrait bien se reposer un petit pot quand il est fatigue D font sourire tout le monde.Avec son costume patchwork, Charlotte la Chatte est l'exemple type du petit enfant craintif qui reussit a surpasser ses peurs.Seul Bulle le Poisson demeure une marionnette, mais particulierement attachante, puisque ce joli petit poisson orange a la voix charmante represente en quelque sorte les personnes de 2-3 ans ! Pour les enfants un peu plus ages, on a par ailleurs cree un personnage, celui de Mousse, espece de preadolescent rigolo et maladroit au possible, dont la facon tres personnelle de ramasser du petit bois a fait s'esclaffer toute la salle.Tendre autorite En Madame Croque-Cerise, Catherine Pinard incarne une figure d'autorite tendre qui passe mieux a la scene qu'a l'ecran.Le meme commentaire s'applique au Capitaine Archibald (tres bien incarne par Marc Poulin), dont le jeu un peu gros se prete particulierement bien au spectacle D quand un coup sur la tete le transforme en adulte normal, il est particulierement comique.En outre, le texte de Claude Landry fait gentiment quelques petits clins d'oeil bienvenus aux adultes presents.Enfin, les chansons proposees sont tres jolies et entrainantes, particulierement le tango entre le Capitaine et Mousse.Quelques petits details restent toutefois a mettre au point, notamment l'amplification des voix, vraiment trop forte le soir de la premiere.On pourrait egalement reduire un peu la serie de petits malheurs, qui finissent par lasser.Mais le seul vrai probleme du Voyage de Madame Croque-Cerise demeure un probleme de logique pure: a un moment donne, Mousse apercoit Madame Croque-Cerise et ses amis et les prend pour des monstres.Mon petit invite de trois ans m'a longuement questionne sur la chose : comment se fait-il que Mousse ne connaisse pas Madame Croque-Cerise s'il fait partie de l'equipage du Capitaine ?Voyons donc, ca ne se peut pas!!! Mais ce sont la des details.Les spectacles de qualite pour les tout-petits (a partir de 3 ans) etant plutot rares entre Noel et le jour de l'An, et les enfants un peu plus vieux ayant egalement apprecie la chose, Le Voyage de Madame Croque-Cerise se revele un choix judicieux, tres divertissant et un tout petit peu didactique, qui plaira a tout le monde.meme papa et maman.LE VOYAGE DE MADAME CROQUE-CERISE, texte de Claude Landry, mise en scene de Sophie Clement.Distribution: Catherine Pinard, Marc Poulin, Line Boucher, Sandrine Bisson, Alexandre Gagne.Au Theatre Saint-Denis 2, du 26 au 30 decembre, representations a 13h30 et 15h30.Info: 514 790-1111.Au nombre des elements qui font du spectacle 50 minutes agreables pour toute la famille, il faut compter, d'une part, la mise en scene de Sophie Clement, qui a su instiller du rythme a une teleserie qui en manque parfois, et d'autre part, la transformation de certaines marionnettes de la serie en personnages masques et deguises.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse c Madame Croque-Cerise (Catherine Pinard), dans son joli decor, a la recherche de son ami le Capitaine Archibald.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Arthur H.Sonia Sarfati 20 H 30 K PHILADELPHIE Au mois de mars, Tom Hanks sera probablement parmi les favoris a la course a l'Oscar du meilleur acteur pour son role dans Cast Away.Une habitude pour cet acteur polyvalent qui en a emu plus d'un aux larmes pour sa performance (oscarisee) dans Philadelphie.Il repetait l'exploit l'annee suivante grace a Forrest Gump.Jamais deux sans trois?21 H 15 LA MOUCHE Une sacree horreur que cette horreur- la.C'est-a-dire l'aspect de Jeff Goldblum dans le film de David Cronenberg, pas la production elle-meme, qui tient en haleine et en hoquets (burk!) au fur et a mesure que notre ami le savant, dont les genes se sont meles a ceux d'une mouche au court d'une teleportation, se metamorphose en chainon manque.22 H 3 NAVARRO On l'aime donc, l'inspecteur Navarro! Dans Thomas, l'enfant battu, il enquete sur le meurtre d'un escroc et trouve que le livreur de pizza au passe trouble accuse du crime fait un suspect un peu trop ideal.Decidement, on ne le refera pas.Surtout pas.23 H 30 A ARTS ET SPECTACLES L'Heure H, c'est celle d'Arthur H.Et c'est a cette heure-la (qui dure en fait une heure.et cinq, youppi!) que sont convies les fans, nombreux, de l'auteur-compositeur- interprete qui est parvenu a se faire un prenom en faisant une croix sur son nom.On n'en attendait pas moins du digne fils de Jacques Higelin.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron Hockey / Canadiens - Maple Leafs Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / LE PERE NOEL EST EN PRISON (5) (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / QUAND LE PERE NOEL S'EN MELE (6) avec Hulk Hogan, Don Stark Cinema / NELL (4) avec Jodie Foster, Liam Neeson Le TVA Sports / Lot.(23:25) Charlie Brown Cinema / ASTERIX ET LE COUP DU MENHIR (4) Dessins animes Cinema / LA CHAMPIONNE (5) avec Izabela Moldovan, Mircea Diaconu Cinema / MON AMIE MAX (4) avec Genevieve Bujold, Marthe Keller (21:45) Arts et Spectacles Le grincheux qui voulait.Cinema / SAINT-NICHOLAS ET LE NOUVEAU MONDE (5) avec Hume Cronyn, James Earl Jones Cinema / PHILADELPHIE (4) avec Tom Hanks, Denzel Washington Le Grand Journal Lido: 50 ans de bravos Pulse Habs, Week Xmas: Marie Michele Desrosiers Code Name: Eternity Rita Mac Neil's Christmas Special Comedy Now! CTV News Pulse / Sport News .Contact Xmas Angel e Now Twice in a Lifetime News Sat.Report Saturday Night Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Canucks - Avalanche News ABC News Spin City Judge Judy Cinema / MR.HOLLAND'S OPUS (4) avec Richard Dreyfuss, Glenne Headly News Baywatch.CBS News Entertainment this Week The Story of Santa Claus The Nuttiest Nutcracker The District ER NBC.News Stargate SG-1 Cinema / LITTLE WOMEN (3) avec Winona Ryder, Gabriel Byrne Saturday Night Lawrence Welk Christmas Yes Minister .Served?Vicar, Dibley No Place.Ballykissangel City Limits / Tom Waits Cinema / THE GOODBYE GIRL BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo./ Romance (20:45) As Time Goes by (21:15) Red (21:45) Peter, Paul and Mary Holiday Concert City Confidential / Las Vegas Behind Closed Doors.Biography: Hitchcock: Alfred the Great Poirot Arts, Minds .for Variety Send Round the Song Messiah XXI Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde / Texas Familles celebres / Osmond Scandales d'hier et.Navarro / Thomas, l'enfant battu Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Risq 2000 Concordia.ACFAS.Etudes.Du monde.Branche-toi.Quartier latin Documentaire tout court Grammaire Plein Emploi You Asked.Timeslot Storm Warning! / Spring How'd they do that?Vets in.Sex Files Into the Unknown / Stigmata Connection You Asked.Pret a partir D'iles en iles Aqua Planet Travel.Croisieres a la decouverte.Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / IN THE NICK OF TIME (5) Cinema / A MOM FOR CHRISTMAS (5) NFL Football / 49ers - Broncos (16:00) Drew Carey Cops Holiday Music Spectacular The X-Files Mad TV Salvation.Xmas Arctic Santa Claus Parade Timothy Tweedle Solstice Outer Limits A.Hitchcock Sat.Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Grippe meurtriere de 1918 Cinema / L'ARMEE DES OMBRES (3) avec Lino Ventura, Simone Signoret Shogun (17:00) Great Trains Stories Crown and Country Cinema / MISTER ROBERTS (4) avec Henry Fonda, Jack Lemmon TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials: Sound and Fury Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie / ABBA Cinema / VIVE ABBA! (5) avec Anni-Frid Lyngstad Musicographie / ABBA Box Office N'Sync Live Buzze.quiz Fax Concert Plus: MTV Europe Music Awards 2000 Clip Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture The Making of Canada On the Arts Un Canadien Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux Telejournal .artistes Jean XXIII et le Renouveau Ces fans qui aiment trop NFL Football (16:00) Roller Jam Battle Dome (19:45) La Lutte WCW Sports 30 Mag .Canadiens Hors-jeu La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Frequence Crime La Firme de Boston Cinema / FRANKIE (5) avec Anne Parillaud, Corban Walker The Grafters Cinema / DINNER AT FRED'S (4) avec G.Bellows, P.Posey Da Vinci's Inquest Cinema / THE SPANISH PRISONER (3) avec Campbell Scott Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / PIRANHA (6) avec Bradford Dillman, Heather Menzies Cinema / PIRANHA II.(6) Gamenight Sportscentral Figure Skating / NHK Trophy Wrestling: WWF Live Sportscentral Sports Geniuses Linnea.Volt Natalie Choquette.Jessye Norman a Notre-Dame de Paris Cinema / LA MOUCHE (4) (21:15) Terre indigo Air Disaster Air Rage The Ultimate Ten World Records Great Books / Les Miserables Ultimate Ten World Records Dog Challenge Sportsdesk Guys TV NFL Primetime NFL Football / Bills - Seahawks Sportsdesk Casse-noisette en folie Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins et.Journal suisse Journal FR2 Union libre des Ameriques Fous d'humour Gros Plan Journal belge Soir 3 / Invite Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / THE MUPPETS TAKE MANHATTAN (4) .(21:40) Cinema / BORN FREE (4) (21:55) Silent Night .secondes Les Copines.Jeux de societe Coup de coeur Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Eros et Compagnie City Mag Rendez-vous avec.Accueil Bonneau Les mains pour le dire Place publique Traficomm Rudolph Red Nosed Reindeer A Flintstone Christmas Carol Worst Witch Buffy the Vampire Slayer .Addams The Holiday Syst.Crash Radio Active Grand Test Technofolie Invasion Planete Terre Star Trek Cinema / LE VAISSEAU DE L'ENFER (6) avec Matt Frewer Cinema / CYBER.(6) 6LP0302D1223 D-3 samedi - ARTS 6LP0302D1223 ZALLCALL 67 01:08:33 12/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 D3 MUSIQUE Collectionner, Hansel et Gretel : un art contagieux très beau mais.trop fort STÉPHANIE BÉRUBÉ Un Renoir mis aux enchères à Montréal n'a pas trouvé preneur.Idem pour un Chagall et un Riopelle.Tous trois faisaient partie des lots offerts aux Encans Empire, le 12 décembre dernier.Les collectionneurs québécois ne sont pourtant pas rares.Ils collectionnent pour eux-mêmes ou pour leur entreprise, qu'elle soit une société d'État ou un prestigieux cabinet d'avocats.Et ils n'achètent pas n'importe quoi.Le Canada compte peu de collectionneurs d'oeuvres d'impressionnistes principalement parce qu'elles sont extrêmement rares sur le marché et que lorsqu'elles sont offertes, elles coûtent une fortune, explique Paul Maréchal, professeur au département d'histoire de l'art de l'UQAM.Les amateurs se tournent davantage vers l'art canadien.Plus accessible et fiscalement avantageux.Paul Maréchal est aussi le conservateur de la collection de Power Corporation spécialisée dans l'art canadien de 1830 à 1960.C'est Paul Desmarais qui est à l'origine de cette collection, explique M.Maréchal.En 1958, raconte-t-il, Desmarais, jeune homme d'affaires, se rend à la galerie Dominion pour acheter de l'art.Conseillé par Max Stern, il en sortira avec deux tableaux : l'un de Jean-Paul Riopelle et l'autre d'Emily Carr.Quelques années plus tard, il prend le contrôle de Power Corporation.« Cette passion qu'il avait pour l'art, il l'a transmise à sa compagnie », explique M.Maréchal.Un musée caché Maurice Forget est avocat, président du Conseil des arts de la communauté urbaine de Montréal et président de l'Association des collections d'entreprises.Selon lui, une trentaine de sociétés montréalaises possèdent des collections sérieuses.Parmi elles, l'incroyable collection de l'étude Fasken Martineau Du Moulin que gère Maurice Forget.Un vrai musée d'art contemporain caché dans la tour de la Bourse.C'est M.Forget lui-même qui a incité ses collègues à acheter de l'art pour orner les murs des bureaux il y a 25 ans.Le budget d'acquisition annuel était alors de 5000 $.Il faut croire que les associés se sont laissé convaincre : il y a aujourd'hui 350 pièces éparpillées sur les cinq étages de l'étude, toutes choisies par Maurice Forget.De quoi faire pâlir d'envie certains directeurs de musées.Des Molinari, Riopelle, Pellan.Mais aussi des oeuvres de jeunes artistes.Dans le bureau de Maurice Forget, on retrouve, entre autres, une pièce de Karilee Fuglem et une autre d'Emmanuel Galland.Si certains collectionneurs privés conservent l'anonymat, pour des raisons de sécurité et d'assurances, Maurice Forget, lui, ne craint nullement de parler publiquement de son imposante collection personnelle.« C'est de l'art contemporain ! Personne n'en achète, pourquoi voudriez-vous qu'on en vole ?» dit-il, mi-figue, mi-raisin.On connaît tout de même davantage les collections de sociétés importantes, comme celles de la Banque Nationale, du Mouvement des caisses Desjardins ou de Loto-Québec, laquelle dépense annuellement un centième de 1 % de ses revenus bruts pour acquérir des pièces d'art.En 1985, au début de la collection, cela représentait 79 000 $, explique Louis Pelletier, conservateur de la collection pour Loto-Québec.Cette année, son budget atteignait plus de 300 000 $.Il sélectionne des oeuvres au préalable, se procure les originaux et les présente à un comité formé d'employés.Ce sont eux qui ont le mot final.La collection de la société d'État compte aujourd'hui 2250 oeuvres réparties dans les espaces privés de la compagnie, comme dans les espaces publics, tels les casinos.Pourquoi collectionner ?Selon Paul Maréchal, collectionner est un geste tout à fait naturel pour les Occidentaux.« Une personne sur trois collectionne quelque chose en Occident, qu'il s'agisse de boîtes d'allumettes ou de peinture impressionniste », ditil.Sigmund Freud lui-même était un grand collectionneur, ce que peu de gens savent.Paul Maréchal raconte qu'à sa mort, on a retrouvé chez Freud 3000 pièces d'antiquités grecques, romaines et égyptiennes.Selon le professeur, on pourrait regrouper les collectionneurs d'art en trois catégories : ceux qui accumulent, qui en veulent le plus possible ; ceux qui sont organisés, qui ont une collection cohérente qui sera éventuellement léguée à un musée ; et ceux qui achètent des oeuvres par hédonisme.Pour vivre parmi elles, à la maison comme au bureau.Paul Maréchal déplore cependant le peu de soutien offert aux collectionneurs privés.Selon lui, le gouvernement décourage les collectionneurs en ne leur donnant pas de statut particulier.Le collectionneur ne fait de l'argent qu'au moment où il donne ses oeuvres à une institution.À ce moment-là, il a droit à des crédits d'impôt variant selon la valeur de l'oeuvre donnée.Mais avant cela, pas un sou.En 1995, Maurice Forget a donné sa collection entière au Musée de Joliette.Pour ne pas avoir à choisir quelle oeuvre il garderait et quelle il donnerait, il a décidé de remettre ses 400 pièces d'un coup.Il s'était alors promis d'être plus discipliné à l'avenir et de ne pas excéder 100 oeuvres pour une collection : il en a actuellement 115 ! Heureusement, certaines sont pour son chalet en bois rond.La relève des collectionneurs Les collectionneurs engendrent une relève.« Vous seriez étonné de voir l'attachement des employés pour leurs tableaux, dit Paul Maréchal.Les peintures leur parlent, on ne peut pas empêcher ça.» Maurice Forget raconte qu'il a dû remplacer une oeuvre d'Eugénie Shinkle qu'il avait prêtée pour une exposition itinérante.Appréhendant l'ire du personnel, il a acheté une autre oeuvre de la même photographe pour remplacer celle partie en tournée.Chez Loto-Québec, tous les employés qui veulent avoir des oeuvres dans leurs espaces de travail peuvent en faire la demande.Lorsque quelques oeuvres sont disponibles, les intéressés sont convoqués.Ils peuvent poser toutes les questions qu'ils désirent sur l'artiste et son travail, mais pas sur la valeur marchande de l'oeuvre.Ce qui crée des situations plutôt surprenantes.Louis Pelletier se souvient d'une employée qui n'avait même pas de bureau, juste un espace délimité par des panneaux, mais dans lequel se trouvait une oeuvre de Marcelle Ferron qui valait plusieurs milliers de dollars.M.Pelletier considère que les entreprises qui font cet effort de diffusion, comme Loto-Québec, jouent un réel rôle d'éducation.« Amener le grand public au MAC, c'est toute une tâche ; nous, on leur impose de l'art actuel dans leur milieu de travail », dit-il.Les gens sont aussi très conscients du prestige relié à la possession d'oeuvres d'art.Assez pour être sagement conseillés avant l'achat.Car il y a pire que de ne pas posséder d'art : c'est de posséder une croûte payée une fortune.Peut-on penser à pire déconfiture ?Paul Maréchal explique que les collectionneurs investiront davantage dans une grande oeuvre d'un artiste moins coté que dans une oeuvre mineure d'un grand maître.Fût-il Renoir.CLAUDE GINGRAS L'Orchestre Métropolitain a renvoyé son chef d'orchestre mais n'a pas jeté au panier toutes les initiatives de celui-ci.Ainsi, inscrire Montréal dans la tradition anglo-germanique d'un Hänsel und Gretel du temps des Fêtes \u2014 Hansel et Gretel, plutôt, puisque le petit opéra est chanté en français \u2014 était une idée de Joseph Rescigno qui prit forme il y a deux ans, dans une adaptation mi-spectacle mi-concert de dimensions modestes mais d'une touchante poésie.L'OM revient cette année au charmant ouvrage de Humperdinck et l'offre cette fois dans une version nouvelle.Les marionnettes grandeur nature du Théâtre Sans Fil sont maintenant présentes dans les trois actes de l'opéra et les chanteurs (qu'on n'a pas besoin de voir puisque ce sont les marionnettes qui « jouent » les rôles) sont placés au fond, derrière l'orchestre dont les membres portent des costumes de différentes couleurs.Addition majeure à la précédente présentation, l'oeuvre bénéficie désormais d'un spectacle complet, avec décors (très stylisés, mais décors quand même) descendant des cintres ou déplacés manuellement, éclairages très recherchés, spots circulant partout dans la salle, effets lumineux de toute sorte.Bref, cette nouvelle version de Hansel et Gretel en met plein les yeux aux spectateurs \u2014 parents et enfants en majorité \u2014 qui remplissaient la salle Maisonneuve hier soir, à la première.Comme l'an dernier, et plus encore, même, en raison de l'ampleur qu'a prise la chose, on est impressionné par la synchronisation maintenue entre l'orchestre, les voix, les mouvements des marionnettes et tous les autres éléments du spectacle, impressionné aussi par la virtuosité des manipulateurs, presque invisibles dans leurs costumes noirs.Qu'il y ait de légers flottements ici et là, il faut se rappeler que certaines choses sont tout simplement impossibles et que ces objets que sont les marionnettes ne peuvent reproduire les moindres détails des gestes humains.Les marionnettes comme telles ne sont pas toutes des réussites cependant.Ainsi, les parents font bien pitié à côté de leurs enfants joufflus.Marionnette il y a deux ans, comme les autres personnages, la Sorcière est maintenant incarnée par l'interprète même du rôle (et paraît d'ailleurs 45 minutes plus tard que ce qu'on nous avait annoncé).Il me faut donc, dans ce cas-ci, retirer le bien que j'ai dit du Théâtre Sans Fil.Mais ajouter que le costume de la Sorcière est le plus coloré et le plus spectaculaire de tous.À la direction musicale, Yannick Nézet-Séguin est une fois de plus sensible et efficace, le Métropolitain sonne magnifiquement et les chanteurs sont tous très satisfaisants, quoique l'ouverture paraisse encore bien longue et certains duos, interminables.On apprécierait davantage l'interprétation musicale si l'amplification sonore était adéquate.Hier soir, le son était deux fois trop fort, métallique et assourdissant, ce qui, la plupart du temps, rendait le texte tout à fait incompréhensible.« HÄNSEL UND GRETEL », opéra en trois actes, livret de Adelheid Wette d'après un conte des frères Grimm, musique de Engelbert Humperdinck (1893).Présentation avec les marionnettes du Théâtre Sans Fil.En français, avec surtitres français et anglais.Salle Maisonneuve de la Place des Arts.Première vendredi soir ; reprise samedi et mardi, 14 h et 19 h.Distribution : Hansel : Noëlla Huet, mezzo-soprano Gretel : Denise Pelletier, soprano La Sorcière : Danièle Le Blanc, mezzo-soprano Peter, le Père : Marc Boucher, baryton Gertrud, la Mère : Chantal Lambert, soprano Le Marchand de sable et le Bonhomme rosée : Louise Marcotte, soprano Mise en scène : André Viens.Conception visuelle : Marc Mongeau et Michel Demers.Éclairages : Claude Accolas.Orchestre Métropolitain.Direction musicale : Yannick Nézet-Séguin.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © L'avocat Maurice Forget est ici devant un tableau de Michel Lagacé, l'une des 350 oeuvres de la collection Fasken Martineau Du Moulin qu'il a choisies personnellement.« Vous seriez étonné de voir l'attachement des employés pour leurs tableaux.Les peintures leur parlent, on ne peut pas empêcher ça.» Photo BERNARD BRAULT, La Presse © La Sorcière de Hansel et Gretel et les deux enfants.BOTTINE Suite de la page D1 présente T S U R U de Anne-Marie Théroux « Les enfants sont conquis\u2026 le chroniqueur aussi ! » M.Cassivi, LA PRESSE « Une production remarquable qui touche le coeur des enfants\u2026 et des parents ! » M.Bélair, LE DEVOIR « Un cadeau qu'on souhaite à tous les enfants.» M.Vaïs, SRC à l'affiche dès mardi jusqu'au 6 janv.à 15 h Enfants 10$ / Adultes 15$ Infos, réservations 521.4493 / Admission 790.1245 2915301A « Lorsque j'ai joint La Bottine en 1987, se souvient Michel Bordeleau, il y avait une espèce de vide.Les gens de ma génération avaient rompu le lien.Une génération entière s'était tue.Là, il y a plein de jeunes qui appartiennent à d'authentiques lignées et qui font ressortir un répertoire souvent inédit pour plusieurs d'entre nous.» Yves Lambert se permet d'en remettre d'éloquente façon : « Ça commence à avoir du gras de jambe ! » À la veille de 2001, le folklore québécois n'a rien de monolithique.Certains de ses représentants procèdent à une variété de métissages, d'autres préfèrent s'en tenir à la réitération de la tradition.Inutile d'ajouter que chaque pôle observe l'autre avec une certaine méfiance.« Cette tension est normale.Tu ne peux empêcher un coeur d'aimer.Mais je crois que cette tendance plus puriste ne cesse de nourrir l'autre », pense Yves Lambert, fédérateur devant l'Éternel.Encore faut-il pouvoir découvrir cette génération montante.« Cette musique ne joue nulle part si ce n'est dans le temps des Fêtes.Nous n'avons pas de moyens », déplore Régent Archambault, contrebassiste de La Bottine.« On se promène partout dans le monde.On se produit dans des festivals world de la taille du Festival de jazz de Montréal, on voit bien le potentiel de notre affaire.Alors, pourquoi ne pas favoriser chez nous la diffusion massive d'un travail qui s'apparente au nôtre ?» demande Michel Bordeleau.Et là, on sent Yves Lambert pomper l'air.« Tout ce qui ne fitte pas dans cette industrie de la variété québécoise, dans ce monopole de FM et de télé- variétés, ça existe difficilement.Nous sommes de loin la plus populaire des formations traditionnelles et nous gagnons des salaires de classe moyenne.Imagine le reste de la communauté des musiciens traditionnels ! » Beaucoup de chemin à parcourir, sans l'ombre d'un doute.D'ici là, bonne année ! LA BOTTINE SOURIANTE, en spectacle les 30 et 31 décembre au centre Pierre-Charbonneau.Voir nos entrevues avec La Volée d'castors, Mes Aïeux et La Vesse du Loup, en page 8.2918339A 6LP0401D1223 D4 sam.(Arts) 6LP0401D1223 ZALLCALL 67 17:41:05 12/27/00 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 REVUE DE L'ANNÉE : THÉÂTRE De coups de coeur en coups de théâtre JENNIFER COUËLLE e t SONIA SARFATI Un voyage vieux comme le monde qui n'a pas fini d'avoir le vent dans les voiles, un hôtel qui recueille des coeurs naufragés, un blitz jeune public mariant originalité et accessibilité, un regard sur demain qui pince et déride, un éloquent témoignage de la forme qui fait sens.Quelques coups de coeur éclatés et éclatants de l'année théâtrale qui s'achève.Éblouissant hôtel IL Y A DES HISTOIRES, comme ça, qui vous prennent, qui vous intriguent et vous gardent en haleine jusqu'à leur douloureuse conclusion.Celle que Reynald Robinson a choisi de camper parmi les embruns de la Gaspésie s'est formée et déroulée avec toute la douceur et la fougue de la mer.L'Hôtel des horizons est un fin récit tendre-amer qui, sur les planches d'Espace Go, a fait se rencontrer quatre êtres que le désespoir unit.Dans la lumière.Car malgré la désillusion à laquelle ont été confrontés les personnages livrés parfaitement par Monique Spaziani, Louison Danis, Maxime Denommée et Pierre Collin, la vie n'a jamais cessé de battre dans cette remarquable production où la justesse était de mise jusque dans les éclairages enveloppants d'André Rioux.(J.C.) Le futur manière Michel Monty L'APPART ÉTAIT micro, un demi sous-sol sur le boulevard Jean- Chrétien Est.C'était demain, en 2020.Le jeu était tonique ; la mise en scène, allumée ; le texte, grinçant, drôle, perspicace.Un tandem de protagonistes techno-grano, s'est antagonisé avec forme à travers la soupe aux pois d'une sacrée cyberfraude.L'ère de la biotechnologie, Michel Monty en a cogité une vision apocalyptique tapie d'humour.noir.Il l'a intitulée Cyber Jack et lui a donné chair en dirigeant sur la scène de La Licorne deux superbes comédiens, Michel André Cardin, le dinosaure aux shakes germés et Stéphane Demers, le branché à en mourir.Un duo vitaminé qui avait pour acolytes de suaves et burlesques apparitions via écrans télé, le tout ficelé par une ingénieuse scéno d'Olivier Landreville.(J.C.) Heureux qui comme Ulysse.LE DITHYRAMBE a plu sur L'Odyssée comme la malédiction des dieux sur Ulysse.L'adaptation du texte d'Homère réalisée par Alexis Martin et Dominic Champagne (qui a aussi signé la mise en scène de la production qui, en début et en milieu d'année, a brûlé d'un feu d'enfer et de paradis les planches du Théâtre du Nouveau Monde) a suscité tous les éloges, provoqué tous les émois.Et, surtout, a levé le rideau sur le théâtre : attirés par les hourras, ils sont combien à avoir, pour la première fois dans leur vie, les portes du TNM ?Beaucoup.Portée entre autres par François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel et Sylvie Moreau, qui évoluaient dans une scénographie fabuleuse de Stéphane Roy (laquelle devenait grotte ou bateau, île ou palais) et sur des musiques et des mots de Pierre Benoit, cette Odyssée- là était un grand et beau voyage.Heureux qui, comme Ulysse, l'a fait.(S.S.) Straight flush royale aux Coups de théâtre LES COUPS de théâtre, soit le Rendez- vous international de théâtre jeune public, célébraient cette année leur 10e anniversaire.Bon an mal an ?Non.Très, très bon an.Un cru exceptionnel que ce cru-là, en ce qui concerne les productions étrangères : originalité de la démarche et accessibilité pour le public étaient de l'événement.Deux atouts qui ne sont pas toujours abattus en même temps.Parmi les grands moments de cette partie, donc, l'exceptionnel La Jeune Fille, la maman et la poubelle de la non moins exceptionnelle Suzanne Osten \u2014 surnommée la Peter Brooks du théâtre jeune public, qui livre ici avec une intelligence fulgurante le drame d'une enfant élevée par une mère schizophrène ; Le Petit de la chèvre de la tendre et subversive compagnie Stella den Haag ; le Hansel et Gretel (presque) simplement raconté par la conteuse admirable \u2014 de celles qui savent tenir une salle au creux de leur voix \u2014 qu'est Bodil Alling ; le ludique et magique Portofino Ballade de cet illusionniste des objets qu'est Peter Rinderknetch ; les fabuleuses Histoires de visages de Horta van Hoye, entre les mains de laquelle émergent par miracle hommes, femmes et enfants de papier ; le jubilatoire Voyage au centre de la terre \u2014 ou Jules Verne revu et visité par les artistes de La Troppa de Santiago ; et les deux Éric, c'est-à-dire la version néerlandaise (Eric in the Land of the Insects) et la version bruxelloise (Éric Pervenche) d'un même conte.Bref, ces Coups-là ont sonné au mois de mai, mais ils résonnent encore dans la tête de ceux qui les ont entendus \u2014 et vus.(S.S.) Le feu de la forme LA SAISON en fut une également de la forme.De la forme farfouillée, palpée, étirée jusqu'à ses plus élégantes limites.Soufflante, comme dans ce Petit Köchel de Normand Chaurette qui, au Théâtre d'Aujourd'hui, a bénéficié d'une remarquable et très musicale mise en scène de Denis Marleau, lequel a suivi au petit geste près une distribution de reines.Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin et Christiane Pasquier ont fait preuve d'un contrôle tout en demitons qui frise la perfection.Un peu plus tard, à Espace Go, la visite éclair du Français Laurent Poitrenaux en domestique automate a mis tout un visage, tout un corps élastique aussi, sur le monologue tissé de dérision (Le Colonel des zouaves) que son compatriote Olivier Cadiot a écrit pour lui.(J.C.) HOTEL-SA Not Found HOTEL-SA Monique Spaziani, Maxime Denommée, Louison Danis et Pierre Collin, dans L'Hôtel des horizons, l'un des coups de coeur de l'année théâtrale qui s'achève.Le célèbre Concert du Nouvel An de Vienne recréé L'ORCHESTRE STRAUSS DE MONTRÉALMC CHRISTIAN SCHULZ, chef (Vienne) CLAUDIA EMÀ CAMIE, soprano ( Vienne) OTONIEL GONZAGA, ténor (Vienne) Danseurs de LES GRANDS BALLETS CANADIENS Lundi, 1er janvier 2001 14h30 Place des Arts 514-842-2112 Admission 514-790-1245 ou 1-800-361-4595 MC Concert du Nouvel An à Montréal Attila Glatz Concert Productions Inc.Renseignements 514-790-ARTS ou 1-800-203-ARTS www.salutetovienna.com Le programme et les artistes peuvent changer sans préavis.Christian Schulz chef Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Attila Glatz Concert Productions Inc.® I www.salutevienna.com.Le programme et les artistes peuvent changer sans préavis.où le cheval et l'homme deviennent les acteurs d'un nouveau théâtre.Une création de Gilles Ste-Croix POUR NOËL ! Adultes 35 $ - 45 $ / Enfants 25 $ - 35 $ OFFREZ LA NOUVELLE LÉGENDE (514) 790-1245 1 800 361-4595 ADMISSION.COM SOUS CHAPITEAU À MONTRÉAL DÈS LE 16 MAI 2001 BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT www.chevaltheatre.montrealplus.ca 2915968A André Viens Une présentation de Un spectacle chanté en français (with English supertitles ).Pour toute la famille ! Direction musicale : Yannick Nézet-Séguin Mise en scène : André Viens À la Place des Arts, les 22, 23 et 26 décembre 2000 Billets: 514 842 2112 ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN E [ Une super production de L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN avec les marionnettes géantes du THÉÂTRE SANS FIL d'après les frères Grimm Missing files that are needed to complete this page: HOTEL-SA 6LP0501D1223 D5 sam.(Arts) 6LP0501D1223 ZALLCALL 67 00:57:12 12/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 D 5 DISQUES Les hauts et les bas de Fischer-Dieskau CLAUDE GINGRAS Deutsche Grammophon souligne les 75 ans de Dietrich Fischer-Dieskau avec une parution de 20 compacts disponibles séparément et regroupant des enregistrements du célèbre baryton allemand, considéré à juste titre comme le plus grand interprète du lied de l'après-guerre.Pour la moitié environ de ces enregistrements, il s'agit d'une première réédition en compact.Exceptionnellement, il y a là un inédit : un Die schöne Müllerin (« La Belle Meunière ») de 1968 avec Jörg Demus au piano.Ce qui pourra causer une certaine confusion, car il existe déjà deux versions F.-D.du cycle de Schubert, toutes deux avec Gerald Moore : l'une de 1961, chez EMI, l'autre de 1971, chez DG également.Les 20 disques de la présente « Fischer- Dieskau Edition » constituent un panorama complet de la longue carrière du chanteur.On le retrouve principalement comme interprète de lieder, sa spécialité, mais on l'entend aussi dans des mélodies françaises, des cantates baroques et des airs d'opéras français et italiens.Tous ces enregistrements (sauf celui déjà mentionné) sont connus depuis leur parution en 33-tours et leur report en CD peut se justifier à partir du principe voulant qu'on réédite tout aujourd'hui en « disque blanc ».Le discophile a déjà opéré sa propre sélection dans cette énorme production, j'en ai fait autant, de même la DG qui a réduit son service de presse à cinq disques, mais cinq disques bien représentatifs de l'ensemble.On ne dit pas pourquoi le Müllerin de 1968 est resté inédit et toute explication serait superflue devant cette version trop théâtrale et inférieure aux deux autres.Parlant de celle de 1961, l'annotateur rappelle que « certains la considèrent comme la meilleure », mais il se garde bien de dire qu'elle est chez le concurrent EMI et non chez DG.Quatre lieder, de Schubert encore, complètent le disque, dont une Ständchen qui n'est pas la Sérénade que l'on pense mais une autre, d'après Shakespeare.Nettement décevant, le programme Debussy- Ravel-Ives.Bien qu'il soit évident que le chanteur comprend chaque mot des textes mis en musique par les deux compositeurs français, sa dramatisation de ces textes paraît excessive et finalement inutile.Personne ne chante Debussy et Ravel ainsi.Pourquoi F.- D.aurait-il raison ?Quant aux 19 songs de Ives (dont une Élégie sur le même texte que celle de Massenet), elles offrent peu d'intérêt.Le programme de cantates, comprenant les deux de Bach pour basse, Ich habe genug et Ich will den Kreuzstab gerne tragen, est un produit des creuses années 50 et 60 où l'on faisait du baroque sans posséder les connaissances musicologiques d'aujourd'hui.Si le hautbois est lumineux, les cordes sont anémiques et F.- D.déroule ses mélismes comme de simples vocalises.Et les cantates de Buxtehude sont d'un petit maître, après celles de Bach.Le seul mérite du disque d'airs d'opéras réside dans les accompagnements d'orchestre du génial Ferenc Fricsay.F.-D.n'a ni une voix française, ni une voix italienne ; ses placements vocaux sont souvent erronés et sa diction, dans les deux langues, agressive et même brutale.Finalement, de ces cinq disques, un seul est à retenir : celui qui s'intitule « Lieder grosser Interpreten » (c'est-à-dire « Lieder de grands interprètes »).On y retrouve F.-D.dans son élément, le lied, et dans un programme original groupant des pages signées d'interprètes qui firent aussi de la composition.Mahler, Reznicek et Busoni sont passés à l'histoire comme compositeurs, mais ils firent aussi du concert et sont placés ici sous la bannière d'interprètes dont la composition était une activité accessoire, soit le célèbre chef d'orchestre Bruno Walter, le pianiste Wilhelm Kempff, le violoniste Adolf Busch et le violoncelliste Enrico Mainardi.Les pièces de Busoni et de Mainardi sont les plus modernes ; l'influence de Brahms et des post-romantiques marque les autres.Kempff accompagne ses propres mélodies et les trois de Busch sont toutes avec alto (on ne dit pas qui joue cependant).Disque fascinant par son programme, il l'est aussi, et surtout, par l'art profond et raffiné qu'y montre, comme nulle part ailleurs, l'unique Fischer- Dieskau.DIETRICH FISCHER-DIESKAU, baryton : rééditions, sous étiquette Deutsche Grammophon H H Schubert : 463 502-2 Debussy, Ravel, Ives : 463 514-2 Bach, Buxtehude : 463 517-2 Bizet, Gounod, Rossini, Verdi, Giordano, Leoncavallo, Puccini : 463 520-2 H H H H Mahler, Reznicek, Busoni, Kempff, Busch, Walter, Mainardi : 463 515-2 REPRISE EXCEPTIONNELLE DU 12 DÉCEMBRE AU 6 JANVIER Conception et mise en scène : Louise Forestier Direction musicale et arrangements : Jean-François Groulx Avec Louise Forestier, Jacques Godin, Kathleen Fortin, Lynda Johnson, Hélène Major, Louis Gagné et Serge Postigo Assistance à la mise en scène et régie : Manon Bouchard Musiciens : Jean-François Groulx et Jean-Bertrand Carbou Concepteurs : Claude Goyette, François Barbeau, Michel Beaulieu et Edward Freedman (514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca - 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier Un spectacle magnifique.Un cadeau de coeur.Solange Lévesque - Le Devoir Le bijou de notre de fin de saison.Payez-vous ça.Valérie Letarte - C'est bien meilleur le matin, CBF La chanson dans sa splendeur théâtrale.Winston Mc Quade - Multimédi'Art, CBF C'est fait avec minutie, avec tendresse, avec émotion! C'est un grand coup du Rideau Vert.Chantal Lamarre - Flash, TQS \u2026warmly seductive\u2026 velvety voices\u2026 Pat Donnely - The Gazette N'attendez plus, allez vous faire plaisir au Rideau Vert.La chanson, c'est contagieux.Claude Deschênes - Montréal Ce Soir, SRC À voir avec ceux que vous aimez, toutes générations confondues.Marie-Christine Blais - La Presse UN CADEAU DES FÊTES 2919154A Nouvelle série au St-Denis I 28 FÉVRIER , 1-2-3 MARS POUR UNE 13e SEMAINE À MONTRÉAL 6400 NOUVEAUX BILLETS EN VENTE Lemire au St-Denis I avec la complicité de Michel Côté et Jean-Pierre Plante Réservation : (514) 790-1111 DU 27 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2917968A 6LP0601D1223 D-6 samedi - ARTS 6LP0601D1223 ZALLCALL 67 01:05:51 12/23/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 LE MARIAGE DE MADONNA ET GUY RITCHIE La presse tenue à bonne distance.IAN P H I L L I P S Associated Press DORNOCH, Grande-Bretagne Ð Contrairement à ce qui a fait d'elle une star mondiale, Madonna a réussi l'exploit hier d'attirer l'attention maximale de ses contemporains en se dévoilant au minimum.Il faut dire que ce jour était celui de ses noces avec le réalisateur britannique Guy Ritchie, un événement célébré « dans la plus stricte intimité » au château de Skibo en Écosse.La veille, les fiancés les plus en vue du moment avaient fait baptiser leur fils de quatre mois, Rocco, en la cathédrale de Dornoch, voisine du manoir réquisitionné pour leur mariage.À cette occasion, la future mariée avait gratifié d'un geste et d'un sourire les centaines de fans massés aux abords de l'édifice.Secret oblige, il aura fallu attendre hier matin pour que filtrent les premières indications sur la robe que porterait la Madone du disque à ses secondes épousailles.Tenue à l'écart par un imposant service d'ordre, la presse n'a su que la cérémonie allait commencer que grâce à une apparition fugace du chanteur Sting aux grilles du château en milieu d'après-midi.C'était ensuite au tour de Trudie Styler, l'épouse de Sting qui fut à l'origine de la rencontre entre les deux fiancés, de se montrer à l'entrée de la demeure gothique du XIXe, ancienne résidence de vacances du baron de l'acier Andrew Carnegie, suivie de la styliste Donatella Versace.L'entourage de Madonna a continué d'observer un mutisme de rigueur, mais quelques détails ont néanmoins percé à la faveur d'indiscrétions dans le milieu de la mode.Le bijoutier londonien Susy Lauder a ainsi révélé que la mariée avait choisi un bracelet français incrusté de 19 carats de diamants « pour aller avec la robe de style gothique ».Un bijou de 49 000 livres (environ 112 000 $ CAN) sélectionné par la styliste Stella Mc Cartney, fille de l'ex-Beatle et conceptrice présumée de la toilette nuptiale de la pop-star.De son côté, la maison Alfred Dunhill a fait savoir que Guy Ritchie serait vêtu d'une veste verte en tweed de Shetland, avec cravate et chaussettes assorties, et d'une chemise en coton blanc ornée d'un col cassé « années 30 ».La tenue du marié devait également comporter un kilt Mackintosh, comme le rappelait à l'envi une presse tabloïd qui s'interrogeait sur ce que porterait Ð ou ne porterait pas Ð le réalisateur sous cette pièce de tissu éminemment écossaise.Avant de recueillir le « oui » des deux époux, le révérend Susan Brow, femme pasteur de l'Église d'Écosse chargée de consacrer ce mariage, avait reconnu le caractère « spécial » de cette cérémonie dans son sermon matinal en la cathédrale de Dornoch.Là même où Madonna Louise Ciccone, 42 ans, et Guy Stuart Ritchie, 32 ans, avaient fait baptiser leur petit Rocco.Pour l'occasion, l'édifice religieux avait été transformé en camp retranché pour protéger non seulement la famille, mais aussi les célébrités invitées à partager ce moment intime, parmi lesquelles l'actrice américaine Gwyneth Paltrow et le comédien anglais Rupert Everett.Cela n'a pourtant pas empêché un homme de 51 ans, chômeur du sud de l'Angleterre, d'être découvert dans l'enceinte de la cathédrale et arrêté.La police a ensuite admis que sa présence n'avait en rien gêné le baptême.Un autre homme, âgé lui de 33 ans, a été interpellé hier matin, sans que l'on sache pour quel motif.Selon la police, ni lui ni l'intrus de jeudi ne travaillait pour la presse.Photos AP À peine quelques indiscrétions! Journalistes et photographes n'ont pu déjouer l'imposant service d'ordre mis en place pour assurer toute l'intimité voulue aux nouveaux mariés et à leurs invités.Retranchés derrière les grilles du château de Skibo, c'est à peine s'ils ont vu passer le chanteur Sting en milieu d'après-midi à l'entrée de la demeure gothique de Dornoch, en Écosse.Si on a pu voir que Sting avait revêtu son kilt pour assister à la cérémonie de mariage, il reste que tout l'entourage de Madonna a continué d'observer un mutisme de rigueur de sorte que très peu de détails ont été révélés aux médias.Photo AP Vue d'une chambre à l'intérieur du château de Skibo, une demeure gothique du XIXe.Photo AP La veille de leurs épousailles, Madonna et Guy Ritchie ont fait baptiser leur petit Rocco.Julie Snyder anime sa dernière quotidienne en France MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS Ð Se disant « soulagée », Julie Snyder a tiré un trait sans regret sur son émission quotidienne sur France 2.« Je ne suis pas traumatisée, a-t-elle dit cette semaine juste avant d'enregistrer sa dernière émission, diffusée hier.Ça fait du bien d'arrêter.Je suis bien contente.J'ai beaucoup appris.Maintenant, j'ai hâte de commencer mon émission hebdomadaire.Le soulagement de Julie Snyder est compréhensible : 11 semaines, c'est long quand l'audience stagne à 11 % de parts de marché (pour un peu plus de deux millions de téléspectateurs).Malgré cette mauvaise performance à l'Audimat, l'animatrice s'en tire plutôt bien.En acceptant de relever au quotidien le difficile défi d'animer une émission placée juste avant les heures de grande écoute, elle a conforté sa réputation de « fille gonflée » et gagné l'estime des professionnels et des médias.Même le quotidien Le Monde a vanté son travail et ses qualités d'intervieweuse.« J'ai été soutenue par les artistes.Ils ont été très généreux », souligne-t-elle.Pour sa dernière émission, Julie Snyder a choisi de s'asseoir dans le fauteuil des invités, laissant la chanteuse Liane Foly faire l'animatrice à sa place.Fidèle à son personnage, elle a dansé le cancan et s'est déguisée en danseuse du Moulin-Rouge, tournant la page sur cette aventure, sans état d'âme et sans larmes.« Je n'ai eu envie de pleurer qu'une seule fois, at- elle raconté.Mais juste après l'enregistrement, quand les gens dans le public m'ont chanté une petite chanson qu'ils avaient préparée, j'avais les yeux humides.Julie Snyder passe une partie des Fêtes au Québec.À la mi-janvier, elle commencera à élaborer le concept de sa nouvelle émission avec ses producteurs et France 2.Si tout se passe bien, elle reviendra à l'antenne en avril, en deuxième partie de soirée, un créneau qui convient mieux sans doute à un « talk-show ».« Je pourrai davantage être moi-même, souligne-t-elle.Depuis dix mois, j'ai eu droit à un cours intensif de télé française.J'ai moins peur qu'avant.» 6LP0701D1223 D7 sam.(Arts) 6LP0701D1223 ZALLCALL 67 00:58:49 12/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 D7 Roland Arpin quitte la direction du Musée de la civilisation Deux prix prestigieux à un jeune Québécois UN JEUNE QUÉBÉCOIS de 15 ans, le violoniste Jing Wang, a remporté deux prix dans la catégorie Violon pour la première fois depuis la création du concours Concertino Praga 2000, qui en est à sa 35e édition.Parrainé par la Chaîne culturelle de Radio-Canada, Jing Wang a remporté le 1er prix ex aequo avec une violoniste espagnole, Leticia Munoz, ainsi que le Prix spécial de la meilleure interprétation de l'oeuvre imposée.Concertino Praga est un concours international organisé chaque année à Prague par la radio tchèque pour les très jeunes musiciens âgés de 18 ans et moins.Les pianistes Jean- Philippe Sylvestre et Louis Lortie, ainsi que le trio Hoebig-Moroz, se sont déjà classés à ce concours prestigieux.Les lauréats de cette année ont été invités à jouer avec l'Orchestre philharmonique de la radio tchèque à Prague le 4 juin 2001.JENNIFER COUËLLE LE MUSÉE de la civilisation va perdre son directeur général.Plus tôt cette semaine, Roland Arpin a annoncé au conseil d'administration du Musée qu'il n'avait pas l'intention de renouveler son mandat.Son contrat prend fin le 25 mai 2001.Depuis deux mois, M.Arpin, qui est natif de Montréal, préside les destinées de la toute nouvelle Société des fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec, qui sera célébré en grande en 2008.« Une présidence opérationnelle », précise M.Arpin, joint à son domicile hier après-midi.Il estime que ce poste, créé conjointement par le gouvernement provincial et la municipalité de Québec, va progressivement occuper la moitié de son temps.En ce qui concerne ses projets « dans la marmite », comme il dit, Roland Arpin préfère, pour le moment, rester coi.M.Arpin dirige le Musée de la civilisation depuis 1987, soit depuis environ un an avant l'ouverture de l'institution qu'il a aidé à fonder.Ouvert officiellement en octobre 1988, ce musée est aujourd'hui l'un des plus fréquentés de la province.Cette année, environ 700 000 personnes ont visité l'établissement de la Vieille Capitale, dont près de 500 000 pour la seule exposition Syrie, terre de civilisations.« Nous avons connu un de nos meilleurs étés depuis longtemps », constate M.Arpin.Pédagogue, communicateur et administrateur public notoire, Roland Arpin a été secrétaire du Conseil du Trésor, sous-ministre à l'Éducation et aux Affaires culturelles et directeur général du cégep de Maisonneuve avant de diriger en 1991 la commission de définition de politique culturelle pour le Québec.La même année, la Direction des musées de France lui confiait le mandat de préparer un plan de relance pour le Musée national des arts et traditions populaires, à Paris.Récemment, à la demande de la ministre Agnès Maltais, M.Arpin pilotait un groupe de travail responsable de proposer une politique sur le patrimoine culturel du Québec.Le rapport Un présent du passé a été déposé en novembre dernier.En ce qui concerne sa décision de quitter le Musée de la civilisation au printemps, Roland Arpin dit n'avoir aucune raison particulière pour ce départ.« C'est Noël, rappelle-til, et quelque part dans l'Évangile c'est marqué « le temps est venu ».alors, c'est comme ça.Il y a bientôt 14 ans que je suis au Musée, je pense que j'ai donné le meilleur de moi-même dans ce dossier-là.Tout est en place, tout fonctionne bien, le Musée a une notoriété enviable.Puis, à vrai dire, c'est parfois sage de partir quand tout va bien.» Pour le moment, aucun candidat n'est pressenti pour succéder à M.Arpin.Il est prévu que le conseil d'administration du Musée de la civilisation se réunira à cet effet après la période des Fêtes.LES EXPOSITIONS SCIENTIFIQUES INTERACTIVES Venez jouer avec la science et défiez vos connaissances ! Assistez virtuellement un chercheur en génétique, créez une page Web, gérez un réseau électrique\u2026 en tout, plus de 27 heures d'activités surprenantes pour toute la famille ! Découvrez le Centre des sciences du Vieux-Port de Montréal ! www.isci.ca Quai King-Edward, Vieux-Port de Montréal INFOS ET ACHATS DE BILLETS (514) 496-ISCI 1 877 496-ISCI Stationnez au Vieux-Port et profitez d'un rabais de 5 $ à l'achat de deux activités et plus.Valable pour une personne jusqu'au 14 janvier 2001 inclusivement.5$ DE RABAIS RESTAURANTS ET BOUTIQUE THÉMATIQUE LE CINÉ-JEU IMMERSION Un tout nouveau jeu d'arcade interactif ! Sur une station spatiale en 2020, prenez le contrôle d'un outil médical virtuel et voyagez à l'intérieur du corps humain ! LE CINÉMA Le monde fascinant des dauphins sauvages.Une production de Mac Gillivray Freeman Films.Et en prolongation, CIRQUE DU SOLEILTM PASSAGES en 2916201A 6LP0801D1223 D-8 samedi - ARTS 6LP0801D1223 ZALLCALL 67 00:57:20 12/23/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 MUSIQUE TRADITIONNELLE Les Castors prennent leur envolée P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Imaginez, ça leur a pris deux heures pour se rendre de Joliette au café Porté disparu, avenue du Mont-Royal, où nous nous étions donné rendez-vous en ce matin frisquet.« Habituellement, ça nous prend trois quarts d'heure pour monter à Montréal », fait remarquer Mathieu Lacas, violoniste de La Volée d'castors, les deux mains jointes sur sa tasse de café fumant.Quand même, ce n'est pas une encombrante bordée de neige qui va les arrêter ! En février prochain, par exemple, le sextet de jeunes folkloristes se rendra à Whitehorse pour participer au Frostbite Festival (j'espère qu'ils font du bon café.), l'un des plus gros festivals du nord du pays.Avant la sortie de leur troisième album (VDC) en octobre, les musiciens de Joliette ont pris part à un festival de musique du monde en Espagne, en plus d'avoir fait la tournée des folkfests de l'Ouest canadien : Victoria, Vancouver, Calgary.Le printemps prochain, La Volée d'castors s'envolera pour la Suède, l'Angleterre et l'Écosse.Bref, nos Castors volent en supersonique.« Ce qui est bien dans des festivals de musique traditionnelle, indique le violoniste, c'est que le public sait à quoi s'attendre.Et puis, le Québec commence à être reconnu en Europe, surtout grâce à la Bottine Souriante ; ça nous ouvre la voie.Le public est curieux de découvrir ce qui se fait chez nous.» Certes, Lanaudière est d'emblée une pépinière de talents traditionnels.Mais pour La Volée d'castors, comme pour plusieurs autres, la légendaire Bottine Souriante a été un véritable moteur.« Moi, j'ai un parcours musical assez éclectique, raconte Martin Mailhot, accordéoniste.Ado, je n'écoutais pas de musique traditionnelle.Que de la musique pop genre U2, Genesis.Mais j'avais des amis qui dansaient avec les Petits Pas Jacadiens.Ils m'ont attiré dans la troupe en me parlant des voyages.C'est là que j'ai rencontré les membres de La Volée d'castors (quatre d'entre eux dansaient dans la troupe).» La passion de la musique s'empara de lui lorsque les Petits Pas Jacadiens furent invités à faire la première partie de La Bottine Souriante.Révélation : Martin décide qu'il veut devenir.accordéoniste ! « À partir de ce moment-là, explique Mathieu, les membres du groupe se sont acheté des guitares, des accordéons, une mandoline.On a commencé par jouer des chansons de La Bottine et quelques reels très connus du répertoire.» En presque huit ans, trois albums et une multitude de concerts, La Volée d'castors s'est imposée comme l'une des valeurs sûres de la relève traditionnelle en peaufinant sa musique, son jeu (très acoustique et énergique) et ses influences.« On prend des textes traditionnels, dit Martin, les plus inédits possible (Benoît Therrien et Gaston Lepage, leurs sources pour VDC, possèdent des recueils de textes de tradition familiale centenaire).Parfois, on reprend l'air original, mais la plupart du temps, on crée nos propres mélodies et arrangements.On a un style à nous : dynamique, rythmé, avec des influences des pays de l'Est, de la musique latine, etc.On essaie surtout de faire de la musique qui s'écoute bien en famille ou dans un party.» Or, ne leur parlez pas de « tape la galette » et autres clichés du bon vieux folklore.La Volée d'castors veut s'éloigner de la ceinture fléchée : « On espère insuffler un esprit plus jeune, original et dynamique à la musique traditionnelle, dit Mathieu.On veut qu'elle évolue.» Pour palper les nouvelles saveurs de notre répertoire traditionnel, rendez-vous au Café Campus le 27 décembre, 21 h.Les six musiciens de La Volée d'castors (ne manquez pas le podorythmiste et sa planche-prototype, qui a demandé à son inventeur Ð également informaticien Ð d'innombrables heures de mise à l'épreuve : sonorité, durabilité.) sauront vous montrer sur quel bois ils se font les dents.LA VOLÉE D'CASTORS, au Café Campus, le 27 décembre à 21h.Photo ROBERT NADON, La Presse © Mathieu Lacas et Martin Mailhot, du groupe néo-traditionnel La Volée d'castors : ne leur parlez pas de ceinture fléchée ! À pets de loup! ALAIN BRUNET À la grande surprise de Mario Breault, La Même Histoire s'est récemment hissée en onzième position de COOL FM.Le (modeste) tube de La Vesse du Loup traînait dans les tiroirs de ce fils d'agriculteur élevé (et toujours installé) en périphérie de Rawdon.Voilà un autre fier représentant de Lanaudière, région par excellence de la musique traditionnelle québécoise.« Sur les albums précédents, explique Mario Breault, le ratio traditionnel / chansons originales était d'environ 75 / 25.Comme auteur et réalisateur, j'étais mûr pour donner une orientation plus actuelle au groupe.Ironiquement sur ce nouveau disque, la version de La Bittt à Tibi s'avère la pièce la plus « folklorique » et boucle la boucle avec le style qui nous caractérisait antérieurement.Notre homme a le verbe facile, c'est le moins qu'on puisse dire.Ses origines paysannes ne le trahissent certes pas, mais l'ont mené à une culture d'un autre type.Laissons- le raconter sa trajectoire.« Je suis né sur une ferme, j'étais destiné à une carrière d'agriculteur.Mais j'aimais chanter, jouer de la musique.Je ne voyais pas comment je pourrais y arriver en travaillant 16 heures par jour.Je me suis dit qu'en devenant prof de français, je pourrais faire mon trip la fin de semaine et deux mois par an.» Breault a donc entrepris de compléter un premier cycle en français à l'Université de Montréal.Ce qui fut fait.« Mais puisque je payais mes études en faisant le chansonnier, j'ai fini par y prendre goût.» Depuis lors, Mario Breault se consacre à la musique 12 mois par année.À 37 ans, Mario Breault est un auteur-compositeur-interprète et folkloriste respecté dans sa région, il est à se tailler une réputation à l'échelle de la nation.Mais retournons aux origines de sa Vesse.« Pour un show de fin d'année (en 1992), j'avais demandé à Gilles Cantin, membre fondateur de La Bottine, de se joindre à mon duo de chansonniers Ð que j'avais formé avec Dany Lamoureux, actuel guitariste de Martin Deschamps.Cantin m'avait aussitôt proposé les services du violoneux Rémi Laporte.On avait répété cinq fois pour ensuite donner un crisse de bon show.« Puis, j'ai loué le studio du pianiste Denis Fréchette, qui vient de retourner à l'enseignement après avoir passé plusieurs années au sein de La Bottine.Le technicien du studio de Joliette était nul autre qu'André Marchand, ex-Bottine, ex-Rêve du Diable et autres Charbonniers de l'enfer, encore responsable des trois quarts des réalisations d'albums dans la région de Lanaudière.» Le 18 février 1993, La Vesse du Loup lançait En passant par les épinettes.À la campagne fut créé en 1994, Sur le bord des États en 1996.Voici l'éponyme électrique.Achevé cet automne, le nouvel album fait état d'un virage folk-rock.« Au cours des dernières années, notre matériel était électrifié lorsque nous nous produisions sur scène.Je sais que certains nous regardent croche lorsqu'ils écoutent ce disque, mais il faut s'assumer.Les fans semblent nous suivre dans ce trip.Les commentaires se sont faits rassurants jusqu'à maintenant.Faut dire qu'il y a eu une évolution certaine depuis le premier album, né de ce qui ne devait être tout d'abord qu'un autre de ces trips de musiciens.» Au fait, pourquoi La Vesse du Loup ?« C'est, répond Mario Breault, le résultat de la digestion de nos influences musicales.C'est aussi une façon de parler de pet sans que ça paraisse.» On le saura.Et si, d'aventure, vous avez envie d'une veillée joliettaine, La Vesse du Loup devrait remplir le Sterling Pub de cette charmante municipalité pour la veillée du jour de l'An.Mario Breault, le leader de La Vesse du Loup, entouré du violoniste Tommy Gauthier, du guitariste Daniel Lacoste et du percussionniste Éric Breton.Le cinquième membre du groupe, le bassiste Jonathan Marion, n'apparaît pas sur la photo.Un coup de rame à la fois JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Ils disent se situer « quelque part entre Kiss et la Bottine Souriante, à la croisée de Michel Faubert et de Village People ».La description peut paraître farfelue, mais elle a le mérite d'attirer l'attention.Est-elle si farfelue d'ailleurs ?Mes Aïeux font de la musique traditionnelle comme La Bottine.Ils content des histoires de peur comme Michel Faubert et chaque membre du groupe incarne un personnage comme les Village People Ð un curé, un Indien, un coureur des bois, le diable et un ange.Pour l'influence Kiss, on cherche encore.À moins que la réponse se trouve sur scène.Sympathique petit groupe que celui-ci.Formé à Montréal il y a quatre ans par Stéphane Archambault et Fredéric Giroux, deux anciens de la LIM (Ligue d'impro montréalaise).La trajectoire classique : ça commence par des jams de salon, autour d'une bière.Puis, ça se met à animer des plus gros partys.Puis, à faire des vrais shows.À la longue, l'affaire devient plus sérieuse Ð mais pas trop, ils insistent ! Le groupe s'agrandit et passe à cinq musiciens.Logiquement, il finit par faire un disque Ð autoproduit Ð réalisé par Mathieu « Rocket Dandurand », le guitariste des Soul Attorneys.Ça parle au diable ! est mis en consigne chez Archambault centre-ville.Contre toute attente, il s'en vend près de 200 en moins de deux mois.Il n'en fallait pas plus pour que les compagnies de disques se manifestent, attirées par le sang neuf et l'odeur du succès.C'est finalement Serge Brouillette et l'étiquette Victoire (Sylvain Cossette, Julie Masse) qui feront signer le groupe, avant de ressortir l'album de façon plus officielle quelque part au début de l'automne.Voilà pour la petite histoire.Maintenant la grande question : jusqu'à quel point Mes Aïeux fait-il de la musique traditionnelle ?Certes, le groupe s'inspire de patterns folkloriques et de légendes du terroir.Certes, ses chansons portent des titres évocateurs comme Dondaine, 2096 (chanson à boire), Ville Fantôme, Rose Latulippe, Swigne la Bacaisse, Descendus au chantier ou Sur le bord de la rivière Rouge.Mais la majorité des compos sont originales, et les arrangements oscillent entre le folky et le moderne.Alors ?« J'aurais bien de la misère à répondre, observe Stéphane Archambault, fort sympathique au bout du fil.Quand on a commencé, la scène traditionnelle n'a pas embarqué dans notre trip.Par contre, ceux qui n'aimaient pas trop le folklore ont apprécié.La vérité, c'est qu'on métisse le folklore.Mais au lieu d'aller vers des trucs plus ethniques comme le font la plupart des groupes, on le fusionne avec la musique pop.Disons qu'on se situe à mi-chemin entre Daniel Boucher et les Batinses.» Archambault assume totalement l'influence des groupes folk-pop québécois des années 70, Beau Dommage en tête.Mais il revendique aussi des modèles récents, plus près de la culture électronique.Le prochain disque sera plus actuel, promet- il.Sans les renier pour autant, il souligne que les chansons de Ça parle au diable ! sont déjà de l'histoire ancienne.Bon nombre ont été écrites il y a plus de quatre ans, sur les lendemains de brosse du deuxième référendum, après quelques soupers-discussion bien animés.D'où ces nombreux textes à saveur socio-politique, sérieux dans le fond, mais souvent traités avec humour, sous forme de légendes urbaines fin de millénaire pétard en bouche.« Écrire nos propres chansons, c'est notre façon de s'adapter à notre époque », ajoute celui qui prétend faire du folklore et non de la musique traditionnelle (le premier s'inspire de l'autre, affirme le dictionnaire).« On ne veut pas faire de la musique de musée.On reçoit la tradition, on la chante en tant que Montréalais de l'an 2000.Le but, c'était de faire une musique intemporelle.Des textes où tu ne saurais pas dire à quelle époque ils ont été écrits.Notre plaisir, c'est de mélanger des formules vieillottes avec des tournures de phrases plus modernes.Quelque part, on est dans un nulle part temporel.Un « nulle part » bien peu formaté pour les puissantes FM, va sans dire.Aux dernières nouvelles, le folklore, aussi pop soit-il, n'est toujours pas dans les bonnes grâces des grosses radios commerciales.Musique Plus a quand même fait rouler le clip de Dondaine.En régions, la réception serait bonne itou.Archambault, de toute façon ne s'inquiète guère avec ces questions.Jusqu'ici, la bonne étoile a bien servi Mes Aïeux.Et pour le reste, comme dirait Doris Day, que sera sera.« On n'est pas pressés, on est en canot.Un coup de rame à la fois.» Poussé par le vent du temps des Fêtes, ledit canot s'arrête à Montréal le 30.Un concert présenté au Cabaret, avec costumes, invités surprises (un indice : préparez-vous à un shock !), tournée de caribou et tout le kit de fin d'année.Si ça s'amuse autant que sur le disque, on ne risque pas de s'ennuyer.MES AÏEUX au Cabaret, le 30 décembre.Mes Aïeux ou les Village People du folklore bien de chez nous : Éric Desranleau (le curé), Frédéric Giroux (le coureur des bois), François Archambault (le diable), Marc-André Pâquet (l'Indien) et Marie-Hélène Fortin (l'ange). 6LP0901D1223 D9 sam.(Arts) 6LP0901D1223 ZALLCALL 67 00:57:35 12/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 D9 DISQUES Vendeur de rêves « L'ÂME QUI SORTAIT par la bouche du dormeur » s'appelle le rêve, et Michel Faubert vous en vend une douzaine pour pas trop cher.Sur ce qui est Ð sauf erreur Ð son cinquième album en dix ans, le folkloriste le plus flyé du Québec a choisi de nous conter plein de légendes à dormir debout ou à ne pas dormir du tout.c'est selon.C'est qu'elles sont étranges, ces histoires de loups-garous, ces visions de fin du monde ou de prêtres fantômes.Dans un mélange de sensationnel et d'austérité, Faubert raconte ces contes fantastiques et intemporels où le réalisme côtoie le surréalisme, où l'imaginaire paraît sans limites.Quelques textes ont été puisés dans le vieux tiroir ancestral, mais la plupart sont signés Faubert, à l'exception de Quand la réalité dépasse la fiction, du poète Patrice Desbiens.Derrière leurs instruments, Claude Fradette, Dominique Lanoie, Pierre Tanguay et Daniel Roy tissent une toile musicale atmosphérique, qui ajoute au climat onirique de ce voyage décidément bien mystérieux.HHH1¤2 L'ÂME QUI SORTAIT PAR LA BOUCHE DU DORMEUR Michel Faubert La Tribu / Dep Jean-Christophe Laurence La tradition s'envole VOUS SAVEZ QUE c'est du bon stock lorsque ça vient de Lanaudière.Dans les pas de La Bottine Souriante, La Volée d'castors, jeune et prometteur sextet qui présentait en octobre son troisième opus, simplement intitulée VDC.Quelques affinités avec ladite Bottine, notamment ces rép o n s e s chaudement e n t o n n é e s par l'ensemble du groupe, la podorythmie omniprésente et une énergie à tout rompre, cadencée par le martèlement de l'accordéon.Le violon et les multiples instruments à cordes imposent la couleur acoustique, voir folk-rock, au groupe.Seulement, à l'image de cette nouvelle génération de folkloristes québécois, La Volée intègre à ses arrangements et sa rythmique les saveurs de la musique du monde : le sitar, les castagnettes, le djembé, la mandoline.Dense et brillamment ficelé, ce VDC est plus que de la bonne musique de party de jour de l'An.De la bonne musique, tout court.HHH1¤2 VDC La Volée d'castors Coeur de Lion / Musicor Philippe Renaud collaboration spéciale Vision partielle HARMONICISTE émérite, collectionneur passionné et folkloriste respecté, Gabriel Labbé lance le quatrième et dernier volume de la série 100 ans de musique traditionnelle au Québec, qui couvre les années 1980 à 2000.Avis aux buveurs de caribou : cette compilation sérieuse et rigoureuse n'a rien d'un « swing la bacaisse numéro 2 ».En puriste assumé, M.Labbé a choisi ses chansons avec soin, collant à la tradition comme une langue sur du m é t a l e n plein hiver.N'espérez pas trouver les métissages jazzy de La Bottine, ou les fusions Ð même timides Ð de groupes néofolkloriques Chasse-Galerie ou des Batinses.Les stars de ce disque se nomment Thérèse Rioux, Philippe Bruneau, Carmen Guérard ou Jean- Marie Verret.Ils sont à peine connus en dehors des cercles spécialisés.Comme Gabriel Labbé (aussi présent sur le disque), ils proposent une vision pure et foncièrement roots du folklore actuel.Vision.partielle, somme toute.HHH1¤2 100 ANS DE MUSIQUE TRADITIONNELLE QUÉBÉCOISE : QUATRIÈME ÉPOQUE (1980-2000) Artistes variés Transit / Interdisc Jean-Christophe Laurence La Vesse du loup POUR SON QUATRIÈME album, l'ensemble lanaudois a négocié un virage folk-rock.On avait critiqué Bob Dylan pour avoir ainsi bifurqué, trois décennies plus tôt Ð d'où, on l'imagine, ce joli clin d'oeil à Robert Zimmerman via une adaptation française de All Along the Watchtower (popularisée également par feu Jimi Hendrix).C'est vous dire que Mario Breault et ses excellents reeleux ne procèdent en rien à d'audacieuses réformes (l'époque de Garolou est déjà lointaine, fautil le rappeler), bien que leur démarche d'électrification me semble tout à fait acceptable.Pas question de conclure que ce band a retourné sa.vesse.Bien au contraire.Portés vers le rock (plus seventies que grunge), le blues, le country ou même La Bitt à Tibi (en version musc l é e ) , s e s membres font preuve d'une remarquable c o h é s i o n .L'écriture des rimes originales (fils d'agriculteur, Mario Breault les imagine, les cultive et les chante) s'y avère généralement créative, concise, baraquée à souhait, fertile en métaphores, jeux de mots et allitérations.Dans les règles de l'art folk rock, somme toute.HHH LA VESSE DU LOUP Les jeunes Loups / Musicor Alain Brunet De feu de camp et d'étincelle SORTI DE LA CUISSE de l'impro et de l'École nationale de théâtre, Mes Aïeux n'a rien d'une gang de puristes.Au-delà des guitares folky, il y a des harmonies vocales pop à la Okoumé, une basse parfois funky (Swigne la bacaisse) et un indiscutable sens de l'humour (Remède Miracle).Parodique à souhait, la pochette de son premier disque suscite déjà un petit sourire.Quant aux chansons, elles offrent un intéressant mélange de tradition et d'éléments plus modernes.L'influence Beau Dommage se fait souv e n t s e n t i r (quatre gars, une fille, plein d'harmonies) ; Daniel Boucher et les Batinses ne sont jamais très loin.Tounes de feu de camp certes, mais allumées par une étincelle de folie théâtrale.Musicalement, on sent une amorce de vision.Quelques bidouillages électro et autres émincés de James Brown (Dondaine) laissent espérer un deuxième album potentiellement novateur.Un bon départ.HHH ÇA PARLE AU DIABLE ! Mes Aïeux Victoire / Sélect Jean-Christophe Laurence Le diable est à la « tivi» ! FALLAIT S'Y attendre, c'est comme ça chaque année.Chez les disquaires remonte à la surface une nauséabonde nappe d'enregistrements de musique traditionnelle, parce que c'est comme ça que ça se passe dans le temps des Fêtes.Ainsi, le violoniste André Proulx (une superstar en Suisse, par ailleurs, où il accompagne Alain Morrisod) s'entoure de Maryse, Myriam et Michel (yé !) pour une tournée des évidences de notre folklore.Mené par une batterie qui ne laisse aucune place à la subtilité, Proulx enchaîne quelques solos de violon avec les parties de guitare ou de mandoline qu'il manie aussi.Malheureusement, si c'est le jeu de violon d'André Proulx qu'on essayait de nous vendre à grand coups de campagne publicitaire télévisuelle, eh bien ! on reste sur notre faim.Sans douter du talent de notre moustachu m u s i c i e n , nous aurions j u s t e m e n t pris davantage de reels et moins de Maryse, Myriam et Michel.HH1¤2 LE DIABLE EST DANS MA VILLE André Proulx Guy Cloutier Communications / Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Patrimoine urbain LA CHANSON URBAINE, nous rappelle Claire Lafrenière, constitue un des premiers phénomènes tangibles de la culture de masse.C'est pourquoi l'interprète y a répertorié une douzaine de très belles chansons réalistes, créées entre 1889 et 1950 Ð sauf une plus récente, faite dans le même esprit.Pour vous donner une idée du répertoire, ces trouvailles sont signées, entre autres, Louis-Joseph Paradis, Joseph-Isidore Champagne, le Soldat Lebrun, Lionel Daunais, Conrad Gauthier, etc.Sauf les techniques d'enregistrement, ce disque aurait pu être réalisé il y a (au moins) un demi-siècle.L'accent de Claire Lafrenière n'y est peutêtre pas assez joual pour que l'exercice me semble crédible, les vibratos de la chanteuse y sont p e u t - ê t r e trop accent u é s , l e s instrumentations s'y avèrent peut-être trop minces.Il y a, en tout cas, quelque chose qui ne passe pas entre mes oreilles.Vague sentiment de malaise malgré la rigueur et la pertinence de l'exercice.HH1¤2 CHANSONS URBAINES DU QUÉBEC Claire Lafrenière Interdisc Alain Brunet D'APRÈS LA SÉRIE TÉLÉVISÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SCÈNE ! 21 DÉCEMBRE 19H 26 AU 30 DÉCEMBRE 13H30 - 15H30 BILLETTERIE :790-1111 Groupes : 527-3644 FORFAIT FAMILIAL MAINTENANT DISPONIBLE COMPLET Mise en scène : Sophie Clément Texte : Claude Landry 2916064A Non, ce n'est pas Pierre le noir, l'espiègle assistant de saint Nicolas! Mais retrouvez dans le Musée des personnages des quatre coins du monde qui revendiquent le titre de « vrai » Père Noël! Demandez le tarif famille.Profitez-en pour visiter notre exposition Qui est le « vrai » Père Noël?du 2 au 31 décembre de 12 h 30 à 16 h 30 (sauf les lundis) Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal musee-pointe-a-calliere.qc.ca Photo: Christian Desrochers 2911375A 6LP1001D1223 d10 samedi 6LP1001D1223 ZALLCALL 67 01:04:04 12/23/00 B D 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 REVUE DE L'ANNÉE : HUMOUR L'humour se porte-t-il trop bien ?JEAN BEAUNOYER e t SONIA SARFATI L'ANNÉE 2000 n'aura pas été celle de grandes surprises et de mémorables performances dans le monde de l'humour.Beaucoup de spectacles en reprise et souvent de nouvelles prestations qui ressemblaient aux anciennes.L'humour se porte bien au Québec et il n'y a pas lieu de tout chambarder et de se redéfinir.La recette de Daniel Lemire est toujours aussi efficace, celle de François Massicotte tout autant et même Peter Mc Leod qui n'a pas renoncé à sa délinquance avec Libéré sur parole.Révélations Heureusement, il y a eu l'émergence de jeunes humoristes.Parmi eux, il faut souligner les solides performances de Martin Matte, dans Histoires vraies, et Michel Mpambara qui a osé intituler son premier one-man show, Il y a trop de blanc au Québec.Authentique verbomoteur, Mpambara raconte le Québec vu par un émigré, refuse de s'identifier à la misère des peuples noirs de Vision mondiale et se souvient avoir vu son premier éléphant à Granby.Les Québécois ont rapidement adopté l'humoriste d'origine rwandaise, qui présentait son spectacle au Gesù en octobre.Le même mois, Martin Matte s'est imposé dans le monde de l'humour en racontant, au Théâtre Saint-Denis, des histoires de famille, des histoires d'amour complexes et des histoires de vrai monde dans son spectacle Histoires vraies.Déjà une valeur sûre.(J.B.) Les valeurs sûres Les princes de l'humour se sont manifestés tout le long de l'année, mais la plupart (dont Stéphane Rousseau, Jean-Michel Anctil, Mario Jean et Pierre Légaré) ont repris des spectacles à succès, créés antérieurement.Daniel Lemire, pour sa part, a présenté en avril un nouveau spectacle très attendu à l'Olympia, Rumeurs.Sûrement pas le meilleur de sa carrière, mais les fans ont suivi et l'humoriste a été égal à lui-même.François Massicotte n'a rien perdu de sa verve et s'est imposé comme le plus authentique stand-up comic du Québec avec l'excellent Mordant, présenté en mars au Spectrum.Bien avant les princes, on retrouve le roi Deschamps qui a repris du service au Corona avec Comment ça va 2000 ?et qui annonce déjà des supplémentaires jusqu'au printemps prochain.Le plus grand conteur de l'histoire du Québec semble avoir encore bien des choses à dire.(J.B.) Humour triste Jérôme Lemay est probablement l'artiste le plus courageux de l'industrie du spectacle mais sa performance dans une petite salle du Saint-Sulpice, en début d'année 2000, par temps froid, devant six personnes, était d'une grande tristesse.Une dernière performance de Gilles Latulippe au Théâtre des Variétés dont il était propriétaire depuis 33 ans, a été un événement émouvant.Il s'agissait de la fin de la comédie burlesque au Québec et probablement en Amérique.Jean-Marc Parent, en mars dernier au Saint-Denis, proposait un spectacle décevant qui racontait un voyage en maison mobile sur les routes des États-Unis.Un spectacle qu'on aurait dû limiter aux soirées de famille.(J.B.) Bouffée d'air frais à Juste pour rire Pas de dérapage dans le virage en direction des arts forains pris par le Festival Juste pour rire.Et si cet été, les spectacles en salle présentés dans le cadre de l'événement ont connu beaucoup de succès (de la comédie noire Pop-Corn aux numéros de l'homme en noir Pierre Palmade en passant par les révélations du Cabaret Ð Sylvain Larocque, Laurent Paquin, Kathy Gauthier, etc.), le seul, l'unique, le mordant, l'étonnant, le spectaculaire, le renversant squattaient le Quartier latin.Le seul, c'était Gaspard Leclère, Belge sur papiers mais gitan d'âme, qui a participé à l'aménagement forain des alentours de la rues Saint- Denis.L'unique, c'était les hommes et les femmes de La Salamandre, ceux qui dansent avec le feu.Le mordant, c'était la pièce de théâtre interactive Chienne de vie ) Ð spectacle de rue existentiel où trois candidats de classes diverses (moyenne, gratin ou mains sales) jouent au grand jeu de la vie où tous les coups (de dents) sont permis.L'étonnant, c'était les personnages déambulatoires tels l'homme-cochon et la femme-poule, l'homme à la moufette et le quatuor de Natural Theatre Ð tantôt manifestant en faveur d'un No-Smiling Day, tantôt vêtus en tout-nus.Le spectaculaire, c'était les échassiers de Méphistomania.Et le renversant, c'était l'homme idéal que Mme Natouchka présentait à ses invitées dans l'intimité de sa mini-roulotte.C'est ce qu'on appelle l'art de s'envoyer en plein air.(S.S.) Le plongeon et l'envol du Huard Après avoir baissé ses culottes et celles de tous les couples dans son premier spectacle, Patrick Huard a décidé de se mettre complètement à nu.dans un strip-tease non pas du corps mais de l'âme.Depuis cet été, il le livre et se livre dans un Face à face mortel (dans le sens de mourir de rire) qui va de supplémentaires en supplémentaires.Installé sur le toit d'un immeuble, comme s'il allait se jeter dans le vide, l'humoriste qui est un excellent acteur Ð il le prouve ici ô combien Ð y va de numéros féroces et (im)pertinents dans lesquels il parle argent, divorce, amour, mort, cul.alouette (et Huard ?) ! Bref, il parle des vraies affaires.Lynda y est présente sous forme de cible et Véro en guise de flèche (de Cupidon ?).Oui, l'humour, celui de Patrick Huard, est sans pitié.On n'en attend pas moins de lui.(S.S.) Photothèque La Presse © Michel Mpambara Photothèque, La Presse © Patrick Huard ARTS VISUELS Artevista, un drôle de cadeau JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale UN CADEAU, semble-t-il, pour embellir la ville.Depuis novembre, six oeuvres dites d'art public sont apparues sur les murs de Montréal.Rares sont les occasions où un aussi grand nombre de créations artistiques apparaît en si peu de temps dans l'espace urbain.L'étrangeté de l'affaire est que ces immenses panneaux servent aussi de publicité.Au bas de l'oeuvre, le logo d'un commanditaire ressort davantage que celui de l'artiste.Drôle de cadeau.Le projet porte le nom d'Artevista et vise à tapisser d'oeuvres les murs défraîchis de la ville.L'intention, ingénieuse au départ, est de promouvoir des artistes locaux, de les exposer de façon quasi permanente, d'en faire une grande galerie à ciel ouvert.« La plus grande galerie d'art au monde », soulignent même les outils promotionnels d'Artevista.Un peu prétentieux, peut-être ?« C'est une phrase pour accrocher les gens, avoue Stéfany Corey, une des instigatrices du projet.Mais c'est vrai en superficie.Il n'y a pas ailleurs au monde une ville qui en propose autant.» Se vantant de n'avoir reçu l'aide d'aucun ordre gouvernemental Ð Montréal ne fournit que le support logistique Ð, les gens d'Artevista ne cessent de crier sur tous les toits que c'est par conscience sociale et environnementale qu'ils agissent.Et que c'est grâce à l'appui d'entreprises, privées et parapubliques, que le projet se réalise.Hydro-Québec, Via Rail, TVA et Assurances Vie Transamerica ont soutenu ces premières oeuvres, d'autres suivront sous peu.Une galerie d'art donc, mais qui propose des reproductions plutôt que des oeuvres originales.Les panneaux sont en moyenne dix fois plus vastes que les pièces proposées, certains atteignant des dimensions jusqu'à 40 fois plus grandes : L'il Garden d'Akin fait 10 pouces de haut sur papier, mais 31 pieds sur le mur ! Les murs sont choisis par Artevista pour leur potentiel commercial : plus ils sont visibles, plus la rue est passante, mieux se vend l'idée de la commandite.Pas question de décorer un coin secret de la ville, de rendre plus vivant un quartier éloigné.D'après Stéfany Corey, « la plupart des entreprises préfèrent le centre-ville ».Même les oeuvres d'Hydro-Québec, qui a préféré s'afficher dans des quartiers résidentiels, se retrouvent dans des axes centrals : L'il Garden dans l'ouest (Sherbrooke et Clifton) et Les Cités de l'art de Nancy Lapointe (Rosemont et Saint-Hubert).Pour attirer les commandites, il faut offrir des murs près des entreprises.Doit-on s'étonner que l'oeuvre soutenue par TVA orne un des édifices de.TVA ?Artevista « propose d'embellir les façades vierges des édifices de Montréal », ses outils promotionnels parlent d'harmonie urbaine.Mais où est-elle cette harmonie quand les oeuvres s'intègrent mal dans le paysage urbain ?Et puis, l'art ne croît-il pas dans la diversité ?Exécutées toutes avec le même outil (peinture MMT, reconnue pour ne pas subir de décoloration), sur le même support (vinyle), les reproductions accrochées par Artevista ne reflètent pas les matériaux utilisés (acrylique, huile, tempura).Le virage moderniste pris par l'art au XXe siècle, celui qui met en valeur la matière avant le contenu, ne semble pas être ici une préoccupation.D'ailleurs, la figuration domine les six panneaux d'Artevista.De facture naïve (Siris, Nancy Lapointe, Akin), parfois dans le très léché (Bruno Taverna), les oeuvres visent surtout à plaire au premier niveau.Rue Saint-Urbain, Orchidées 1 de Françoise Issaly, plus nuancée, suggère la nature davantage qu'elle la révèle.Malheureusement, une lecture approfondie est presque impossible.Si haut perché, si loin du regardeur, le panneau s'adresse à ceux qui n'ont le temps que de jeter un rapide coup d'oeil : les automobilistes.Près du Square Philips, Partir de Michel Farruggello, avec ses rails et ses évocations au transport, se rapproche plus de l'affiche publicitaire que de l'oeuvre d'art.Le commanditaire ?Via Rail.En matière d'art public, Artevista semble loin des Leçons singulières de Michel Goulet et des autres oeuvres publiques exemplaires qui surgissent à Montréal depuis des années.Près des gens, l'art public contemporain permet au citoyen d'avoir une autre perception de sa ville.Avec Artevista, c'est un cadeau presque empoisonné.Au-delà de l'oeuvre, le passant risque de retenir plus facilement le commanditaire que l'artiste.ARTEVISTA, six oeuvres sur vinyle dans plusieurs secteurs de Montréal, d'autres à venir.Info : www.artevista.net.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939.7026 www.cca.qc.ca Présenté par du 15 novembre 2000 au 1er avril 2001 Photo : © Fondation Daniel Langlois villes en mouvement 2918605A Une des oeuvres d'Artevista, Orchidées 1 de Françoise Issaly, pourrait offrir plusieurs niveaux de lecture.Mais son accrochage sur le mur du 4277, rue Saint-Urbain, n'en permet qu'un seul : c'est beau ! finsdesiècle@mccord Une exposition multimédia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! RÉSERVATIONS REQUISES.NOMBRE DE PLACES LIMITÉ À vos crayons, le mercredi 27 décembre, 10 h 30 (atelier bilingue) François Barbeau, concepteur des costumes de Casse-Noisette des Grands Ballets, vous guide dans l'exposition où vous pourriez croquer sur le vif ses créations.Ces croquis vous serviront ensuite à imaginer un costume original pour un personnage de votre choix.Un chausson avec ça?le mercredi 27 décembre, à partir de 10 h 00 (démonstration bilingue) Les gens de l'atelier Angelo Luzio fabriquent des chaussons de ballet depuis plusieurs générations.Aujourd'hui, ils sont au Musée pour partager leurs secrets avec vous et vous montrer les étapes de fabrication d'un chausson de ballet.Les trois voeux, le jeudi 28 décembre, 15 h (spectacle en français) Jacques Boutin fait revivre ce conte de Noël inspiré d'une histoire des frères Grimm et plante ses personnages dans un décor hivernal dominé par de belles maisons victoriennes.La magie s'installe, les yeux des enfants s'illuminent et le plaisir est au rendez-vous.Atelier : Adultes 10 $, enfants de moins de 16 ans 5 $ Spectacle : Adultes 12 $, enfants de moins de 16 ans 6 $ Démonstration : gratuite avec les droits d'entrée au Musée Rabais disponible pour les membres, les étudiants et les aînés Taxes et accès aux expositions du Musée inclus 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca 2913705A 6LP1101D1223 D11 sam.(Arts) 6LP1101D1223 ZALLCALL 67 00:59:53 12/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 D 1 1 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Avec le temps, cent ans de chansons.Mise en scène de Louise Forestier.Avec Jacques Godin, Serge Postigo, Lynda Johnson, Kathleen Fortin, Hélène Major et Louis Gagné.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 6 janvier.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Auj., 20h, EKO, spectacle de marionnettes pour adultes de Kobol marionnettes.LA LICORNE (4559 Papineau) Auj., 22h, Contes urbains, de Yvan Bienvenue.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Yvan Bienvenue, Louison Danis, Nathalie D'Anjou, Caroline Lavoie, Paul Lefebvre, Roger Léger, Joël Marin et Fernand Rainville.Production du Théâtre Urbi et Orbi en codiffusion avec le Théâtre de la Manufacture.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Mer., jeu., ven., 19h, Befana la sorcière de Noël, de Sylvi Belleau.Mise en scène de Gerardo Sanchez.Musique de François Dallaire.USINE C (1345, av.Lalonde) Dès mar., 15h, Tsuru, de Anne-Marie Théroux.Avec Patricia Bergeron, Robert Drouin, Katia Gagné et Yves Simard.Pour enfants THÉÂTRE SAINT-DENIS 2 Mar., mer., jeu., ven., 13h30 et 15h30, Madame Croque-Cerise., de Claude Landry.Musique de François Asselin et les chansons sont signées de Nicole Lavigne.Avec Catherine Pinard, Marc Poulin, Sandrine Bisson, Alexandre Gagné et Line Boucher sous la direction de Sophie Clément.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Auj., 13h30, La Très Belle Histoire de Noël, idée originale de Claude Lafortune et Pierre Régimbald.Mise en scène de Paul Buissonneau.Scénographie de Mario Bouchard.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde O., Laval) Mer.et jeu., Le temps court, Marithé, de François-Étienne Paré.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Suzanne Bolduc, Ann- Martin Gagnon, Luc Thiffault et Charles Maheux.Création du Théâtre du p'tit loup.(5 à 9 ans) THÉÂTRE DE L'ESKABEL (363, Bureau, Trois-Rivières) Mar., mer., jeu.Auj., 19h, M.Ré-Dièze et Mlle Bi-Bémol, de Jules Verne.Mise en scène de Reynald Viel.Dramaturgie et interprétation: Nicole Filiatrault.Conception: Josée Dargis, Hélène Ménard et Sabrina Rhéaume.(6 à 12 ans) Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., mar.et mer., 14h et 19h30; jeu.: 19h30; ven., 14h, Casse-Noisette, de Fernand Nault, d'après la musique de Tchaïkovski.Musique PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Auj., 14 h et 19 h, et mar., 14 h et 19 h, Hansel et Gretel (Humperdinck).Orchestre Métropolitain et Théâtre Sans Fil.Dir.Yannick Nézet- Séguin.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 16 h, Chorale de la cathédrale.Noël.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 21 h, Jacques Boucher et Vincent Boucher, organistes, Anne Robert et Lucie Robert, violonistes, Bernard Levasseur, baryton.Noël.ÉGLISE DE LA PURIFICATION (Repentigny) Auj., 19 h 30, Sylvain Huneault, organiste.Bach, Walther, Handel, Telemann, Zipoli, Balbastre.Entrée libre.ÉGLISE SACRÉ-COEUR-DE-JÉSUS (Mont-Tremblant) Jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de Laval et Petits Chanteurs de Trois-Rivières.Dir.Jean-François Rivest.Noël.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL British Invasion, revue musicale inspirée des années soixante, avec 14 musiciens, chanteurs et danseuses; 21h, sauf lun.CENTRE MOLSON Mar., mer., jeu., 11h, 15h et 19h, le Super Cirque.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 20h, Roch Voisine.CABARET (2111, St-Laurent) Auj., mar., 20h30, les Cowboys fringants; jeu., 20h37, Henri Band.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, la Volée d'Castors.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Jeu., 20h, Alaska, The Couch Addiction et Angry Agencyska; ven., 20h30, Crakerman, Pictury et 06.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22h, Christopher Cargnello.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, la fête à Gilles Garand; ven., 21h, Kramer Kramer.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Mario Fredette et Alain François.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 21h, les compagnons du dernier mille.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h, flamenco; 22h, groupe de jazz; ven., 21h, Swift Years.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Marie-France.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau et Jean Custeau.THÉÂTRE DES NOUVEAUTÉS (4530, Papineau) Auj., 14h et 19h, La Féerie de Noël, avec Samuel Isaac-Landry, Maryse Ringuette, Evan Joannes, Pierre Jean, Amaïs Guimond.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Route 66; mer., Paul Deslauriers et Marc Deschênes; jeu., ven., Sonny Wolfe: 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Gilbert Lauzon et Michel Durocher.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Alex Sohier et le groupe Yelo Molo.SOFA (451, Rachel E.) Auj., dès 21h, Coco Thompson.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., 22h30, Paolo Ramos et DJ Cobal.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h30, Funktion.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 22h, Denis Ducharme et Gary White.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.O'BLUES (7567, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Big Mark et The Blues Express.CABARET DU THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Ven., 20h, Chasse-Galerie.L'EXIL (695, Ste-Anne, St-Hyacinthe) Auj., 22h, The Ramblers.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, François Léveillée.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Pierre Huyghe - the Third Memory, Muntadas - On Translation: The Audience, Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres- phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Montréal, America!.Du mar.au dim., de 10h à 16h30.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Quêtes et songes - La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions La figuration en art contemporain, Éventails de dentelle et L'Hiver québécois.Du mer.au dim., de midi à 17h.(Le musée sera fermé, les 24, 25, 26, 31 décembre, les 1er et 2 janvier 2001) ARTOTHÈQUE DE MONTRÉAL (5720, St-André) Exposition La Vérité avec un grand V.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.BORDUAS (207, Laurier O.) Bronzes de Kieff et d'André Martel.Gravures de Claude Montoya.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Galerie Liane et Danny Taran, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Peintures de Gary Evans.Exposition Le corps: expressions personnelles, oeuvres de Hannah Alpha, Julie Bélanger, Aimee Lee, Jean-Louis Émond et Nathalie Gosselin.Du lun.au jeu., de 9h à 19h; ven, de 9h à 14h; dim., de 10h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Villes en mouvement et Inclus: exclus.Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Auj., de midi à 17h30, expositions Aphélie et Périgée, oeuvres de Maria José Sheriff et Taïwan, oeuvres de Jean-Pierre Morin.CENTRE ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Oeuvres de Dominique Valade.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 26 janvier.(La galerie sera fermée jusqu'au 7 janvier).GALERIE ARTS N.D.G.(5800, Sherbrooke O.) Petits formats.Du mer.au ven., de midi à 19h; sam.et dim., de midi à 17h.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Catherine Tremblay.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.GALERIE CLARK (1591, Clark, 2e étage) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Dominique Vézina et Patrick Coutu.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Investir dans l'art un plaisir.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de Louisette Gauthier-Mitchell.Jusqu'au 29 décembre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Marie-France Brière et Barbara Claus.Du mer.au dim., de midi à 17h.(La galerie sera fermée du 23 décembre au 5 janvier 2001).GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, David Bierk, Éric Demers, Joe Fafard, Tom Hopkins, James Lahey, Norman Laliberté, Danièle Rochon, Michale Smith, Claude Tousignant.Du lun.au sam., de 10h à 18; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88, St-Paul E.) Exposition Noël 2000.Du lun.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 13h à 17h.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Peintures, dessins et livres d'artistes de Louisette Gauthier Mitchell.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Mathieu Collette et Olivier Maranda.Tous les jours de 10h à 18h.GALERIE F.52 (4933, de Grand-Pré) Exposition Comix 2000 - l'Association.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Petits formats de Cosgrove, Ayotte, René Richard, Chantale Jean, Tougas, Lucienne Zégray, Andrée Vézina.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Indra Singh.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 28 décembre.(La galerie sera fermée les 24 et 25 décembre) GALERIE NOEL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Auj.et dim., oeuvres de 24 joailliers québécois.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Jan Delikat, Areg Elibekian, Fablo et Patricia Nguyen Huong.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Gisèle L'Épicier et Christian Maltais.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Grands formats de Noël.Jusqu'au 1er janvier 2001.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Manuel Pina, Edward Poitras, Jorma Puranen et Jin-Me Yoon.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Chantal Julien et Serge Brunoni.Jusqu'au 28 décembre.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Exposition Aux prises, oeuvres de David Lafrance.GALERIE LUZ (30, Notre-Dame O, espace 300) Peintures de John Drew Munro, dessins de Benoit Saito, photographies de Diana Shearwood et céramiques de Luz Zapata.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Auj., de 11h à 17h, petits formats.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de P.Ahrweiller, J.-Guy Desrosiers, Jacques Lisée, John Hammond, R.Palmaerts, Tex Lecor, Jacques Poirier, Sylvain Tremblay, Marc Siméon, Claude St-Jaques, Vivian Cse-Fox et Marilyn Reim.GALERIE 4383 (4383, St-Denis) Exposition Les Chevaux du vent, photographies de Martine Zaugg.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de B.Missakian, Diane Desmarais et Rose-Aimée Bélanger.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jean-Marc Blier et tableaux anciens.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Auj., de 10h à 17h, peintures et sculptures des artistes de la galerie.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Petits formats et Art Inuit.Jusqu'au 25 décembre.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Oeuvres de Guy Bourgeois et Éric Bolduc.Du lun.au sam., de 9h30 à 18h; jeu., de 9h30 à 21h.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Amalgame, oeuvres de Melinda Pap.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Oeuvres de Paul Rogic.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC (2025, Peel) Sculptures Inuit.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Mireille Morency-Lay et oeuvres de Richard Lacroix.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O, suite 409) Auj., de midi à 18h, oeuvres de Susan Lazar- Hart.OCCURRENCE (480, Ste-Catherine O., espace 307) Oeuvres photographiques de John Londono et Ève Tremblay.Jusqu'au 30 décembre.Pour participer au concours, venez déposer ce bulletin dans une des 24 librairies du Groupe ou postez-le à : Concours Vin et gastronomie Renaud-Bray Centre de tri 507, rue Deslauriers Ville St-Laurent (Québec) H4N 1W2 Les participants au concours doivent avoir 18 ans ou plus.Seuls les bulletins de participation reçus avant le 7 janvier 2001 seront acceptés.Règlement complet disponible chez Renaud-Bray, à l'adresse indiquée ci-dessus.Nom Adresse Ville Code postal Tél.Question mathématique : (5x10)-(6x5)= 5 celliers à gagner www.vinumdesign.com www.renaud-bray.com www.hachette.qc.ca La Bibliothèque Hachette de la gastronomie et du vin, en collaboration avec les librairies du Groupe Renaud-Bray (Garneau, Champigny et Renaud-Bray), vous offre la chance de gagner un des 5 luxueux celliers, gracieuseté de Vinum Design.Une valeur de 1 200 $ chacun.2913626A LE SUPER CIRQUE Une des attractions du Super Cirque : le numéro des tigres du Bengale.Fidèle à la tradition JEAN BEAUNOYER DEPUIS CINQ ANS déjà, Marc Verreau présente son Super Cirque, poursuivant une tradition vieille de 40 ans à Montréal, devant un auditoire d'enfants et de jeunes parents au Centre Molson.Cette année, pas moins de neuf spectacles seront proposés à tous les membres de la famille, du 26 au 28 décembre, à raison de trois spectacles par jour.Succédant au cirque Shriners qui s'installait au Forum de Montréal, dans le temps des Fêtes, le Super Cirque reprend le même genre d'attractions avec les tigres, les éléphants, les ours, les clowns, les acrobates et jongleurs Ð les animaux et la plupart des artistes venant des États-Unis.Lors de l'entrevue, Marc Verreau était en constante communication avec les membres de l'équipe technique du cirque en Floride qui s'inquiétaient de la condition des routes à Montréal.On ne transporte pas 11 éléphants dans des camions, de Miami à Montréal, sans s'informer des conditions climatiques.« Le cirque, c'est un monde spécial, confie Marc Verreau, qui s'occupe également des Légendes du hockey, une équipe d'anciens joueurs de la Ligue nationale qui évoluent un peu partout au Canada et aux États-Unis, de novembre à avril, depuis trente ans.Je produis des spectacles de cirque depuis 14 ans.J'ai connu une époque où on allait de ville en ville, en province, avec la traditionnelle parade et les annonces à la radio.J'ai pris de l'âge et aujourd'hui, je rassemble autant de spectateurs en trois jours au Centre Molson que pendant tout un été au Québec.De plus, il était devenu impossible de faire évoluer les éléphants et les animaux sauvages dans des plus petites salles.» Mais le monde du cirque a changé depuis l'apparition du Cirque du Soleil, un cirque sans animaux.Est-ce que le cirque traditionnel est menacé ?« Absolument pas.Je connais des gens qui vont voir le Cirque du Soleil et qui viennent chez nous.Le Cirque du Soleil, c'est une soirée chic qui vous coûte 55 $, alors que chez nous, les billets se vendent de 10 $ à 24 $ et qu'on y va avec toute la famille en jeans et chandail.» Âgé de 61 ans, Marc Verreau qui était l'ami de Maurice Richard et qui demeure le compagnon de golf de René Angélil et de Pierre Lacroix, directeur général de l'Avalanche du Colorado, produit des spectacles de cirque d'abord et avant tout pour la famille et non pas pour les initiés et les puristes.« Je connais Guy Laliberté et les gens du Cirque du Soleil qui font un travail colossal, mais moi, je fais autre chose et j'en suis fier.En particulier quand je vois des enfants émerveillés par les animaux.Et je crois que ce genre de cirque va durer encore bien longtemps.LE SUPER CIRQUE, du 26 au 28 décembre au Centre Molson 6LP1201D1223 D12 sam.(Arts) 6LP1201D1223 ZALLCALL 67 01:00:03 12/23/00 B D 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 Vive le petit-déjeuner! Utiles et agréables FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES «Elle lisait Marie-Claire, avec entrain, avec ferveur, le journal le plus sincère.et le plus tentateur.» Il fut une époque où ce magazine féminin était assez populaire pour inspirer un chansonnier.On achètera ce livre, ce nouveau Marie-Claire publié d'abord en Australie, pour la beauté lumineuse des photos qu'accompagnent des « recettes vite prêtes ».Car, dans ce cas, ce sont les photos qui ont la partie belle.Elles sont remarquablement attirantes, dépouillées, essentielles.Au point que ce n'est qu'après les voir vues que l'on cherche les recettes.Elles sont simples, les ingrédients se trouvent partout et facilement, les explications sont claires, les temps de préparation minimes.Les recettes sont modernes.On pourrait dire.branchées ! Ce livre se promènera du salon à la cuisine pour le bonheur de ceux qui veulent manger, avec plaisir, ce qu'ils ont eu le temps de préparer eux-mêmes.Des cocktails à connaître Cocktails est plus qu'un livre de recettes données les unes à la suite des autres, même si 170 y sont présentées.L'auteur a choisi de les classer en fonction de l'ingrédient de base.Ce qui lui donne l'occasion de présenter ce produit, qu'il s'agisse de vodka, de gin, de rhum, d'eau-de-vie, de mousseux, etc.Chacun de ces éléments a une histoire.C'est celle de ses origines, de sa fabrication, des coutumes qui sont liées à sa consommation, etc.Et c'est elle que chaque chapitre raconte.La lecture de ce bon livre empêchera de « boire idiot ».Même ceux qui ne boivent pas verront des étoiles en lisant les anecdotes liées à la préparation des cocktails célèbres ou moins connus.Et à ceux qui ont des lendemains difficiles, quelques conseils sont donnés.Un livre pour apprendre à connaître le liquide que l'on boira, avant qu'il vous fasse perdre la tête.Le vrai gibier Apprêter et cuisiner le gibier est un livre sur le vrai gibier.Il faudra donc faire attention en lisant le texte à l'endos du livre : « Petites auberges et grands restaurants servent des plats de gibier tout à fait savoureux.Grâce à ce livre, vous apprendrez tous les trucs pour préparer le gibier.» Ni auberge ni restaurant ne serve du gibier au Canada puisque la vente en est interdite.Ce qui n'enlève rien aux qualités de ce livre qui plaira et qui rendra service aux chasseurs et aux chasseresses, à ceux qui chassent, à ceux qui chassent et cuisinent.La première partie est consacrée à la préparation du gibier sur le lieu de la récolte, à la découpe du gros gibier, à la préparation du petit gibier, etc.Les recettes occupent la majeure partie du livre et pourront certainement, mais avec un peu moins de caractère, s'appliquer à notre gibier d'élevage.MARIE-CLAIRE, RECETTES VITE PRÊ- TES, Marabout COCKTAILS, Ian Wisniekski, Grund.APPRÊTER ET CUISINER LE GIBIER, Les Éditions de l'Homme.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Elle a plus d'un poussin sous son aile.Les samedis et les dimanches, on fait la queue pour prendre un petit-déjeuner-dînatoire, entre amis, entre copains, en famille et même avec des bébés, dans ce petit restaurant sympathique.La convivialité, la bonne humeur, la chaleur sont au rendezvous.Pendant la semaine, le train de vie est plus lent.Et la table d'hôte entre en scène à midi.Avec un nom pareil, il est clair que l'oeuf est à la base du menu.Il est d'ailleurs curieux que l'on cantonne les oeufs au service du petitdéjeuner.La cuisine a pourtant mis au point des recettes nombreuses pour servir l'oeuf de toutes les façons et pour toutes les occasions.Cet oeuf roi, La Mère Poule l'accompagne bien.Elle l'escorte de pommes chaudes sucrées, de pommes de terre souvent traduites en röstis, de pain, de fruits frais, de café.Pour ceux qui surveillent les combinaisons alimentaires, le pain et les pommes de terre sont remplacés par une salade.Par contre, l'oeuf est absent de toutes les suggestions faites à ceux qui boudent les gras.Un menu est prévu pour les « poussins » de moins de 12 ans.Et les jus sont frais, pressés seuls ou en combinaisons, le cocktail du jour (3,45 $) avec un parfum de framboise, le cocktail « énergie » (4,95 $) pour fouetter le corps et les papilles.La poule aux oeufs d'or (6,95 $) permet de choisir la préparation de ses deux oeufs.Un pain doré léger, des tranches de fruits, une saucisse et l'accompagnement de pommes de terre et de pommes chaudes complètent cette assiette copieuse sans être lourde.Pour le Chant du coq (6,95 $), ce sont deux oeufs à la coque qui sont servis.Jambon et fèves au lard accompagnent pommes de terre et pommes chaudes.Une table d'hôte entre dans le menu régulier à partir de 11 h 30.Elle est composée, comme le sont les petits-déjeuners, pour satisfaire tous les goûts et toutes les tendances alimentaires.Un burger au tofu, une salade au saumon fumé, un poisson accompagné de légumes verts, des pâtes, une crêpe bretonne, une tourtière étaient inscrits ce midi-là.Servi généreusement, le potage était aussi simple que bon, fait de verdures transformées en crème.Un vrai catsup accompagnait une tourtière respectueuse des traditions.Pommes de terre pilées et haricots verts complétaient le service.Un carré aux dattes était servi en dessert du jour.Les prix de ces véritables tables d'hôte (entrée, plat, dessert, café) s'échelonnent de 7,95 $ à 9,95 $.La Mère Poule fait partie de ces restaurants qui s'impliquent au temps des Fêtes en récoltant des dons qui seront remis à Jeunesse au soleil.La Mère Poule 2500, rue Beaubien Est 514 725-4419 Fumée : deux sections Ouverture : du lundi au vendredi de 6 h à 15 h, avec table d'hôte à partir de 11 h 30 ; le samedi de 7 h à 15 h ; le dimanche de 7 h à 16 h Fermé le 25 décembre et les 1er et 2 janvier Photo ROBERT NADON, La Presse © Hôtel Europa Royal 1240, rue Drummond Montréal, Qc.Réservations: (514) 866-8910 Restaurant méditerranée 25 déc & 1er janv: Brunch avec musiciens 25 déc au soir: Souper dansant 31 déc: Festivités gustatives & musicales Venez célébrer avec nous 2915884A 6LP1301D1223 D13 sam.(Arts) 6LP1301D1223 ZALLCALL 67 00:59:10 12/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 D 1 3 Sociando-Mallet 97, Roquefort 99, etc.DU VIN Il y a deux semaines, la SAQ mettait sur le marché quelque 60 caisses du Haut-Médoc 97 Château Sociando-Mallet achetées en primeur (alors que le vin était encore en fûts) et qu'elle vendit d'abord par le truchement de sa publication, Le Courrier vinicole.Ce bordeaux comptant désormais parmi les vins-cultes, il est hélas ! déjà épuisé.Néanmoins, en voici une description, à l'intention de ceux qui en ont acheté en primeur ou récemment, au prix de 49 $ la bouteille.(Un prix, soit dit en passant, très raisonnable malgré les apparences, car ce vin jouit désormais d'une telle notoriété que le propriétaire de ce domaine, Jean Gautreau, pourrait aisément le vendre deux fois plus cher.Or, il a la générosité de maintenir son prix à un niveau sensé.) Encore une fois, et comme c'était le cas pour le 91, ce Haut-Médoc transcende le millésime, en ce sens qu'on a peine à croire qu'il s'agit d'un 97, millésime de qualité moyenne, alors que ce vin est grand ! Très coloré, son bouquet est à la fois large et élégant, avec des notes de torréfaction (genre chocolat, vanille, ou café, etc.), et de la profondeur.La bouche est charnue, ample, corsée en finesse, sur de beaux tannins étoffés, tendres.Quelle distinction ! Magique ! Vin de spécialité (S), 516856, 49 $, HHHH $$$$, 6-7 ans au moins.Ceux qui n'en ont pas et qui le regrettent, pourront se consoler en mettant la main sur quelques bouteilles du Côtes de Provence 99 Château de Roquefort Les Mûres, dont les 402 caisses disponibles seront mises en vente (curieusement) le mardi 26 décembre seulement.Non filtré, c'est un vin qui, tout comme Sociando-Mallet, a un éclat et une pureté aromatiques exceptionnelles, au nez et en bouche.D'un pourpre splendide, soutenu, très foncé, son bouquet est irrésistible, étincelant, pourrait-on dire.Les saveurs sont tout aussi éclatantes, avec beaucoup de matière, et des tannins fermes, solides, un peu astringents, ce qui n'était pas le cas pour le 97 qui avait des tannins gras, bien enrobés.(Alors que je n'ai pas goûté le 98, qui s'est envolé des tablettes en un éclair.) Bref, un magnifique Côtes de Provence, à déguster avec la dinde du jour de l'an.S, 868687, 18,05 $, HHH(H) $$ 5-6 ans aisément.Ceux qui aiment les tannins caressants, tout de velours, apprécieront davantage le Coteaux du Languedoc 98 Château Puech- Haut, lui aussi fastueusement coloré, au bouquet encore plutôt unidimensionnel, mais prometteur, relevé de notes boisées rappelant la mine de crayon, corsé, onctueux, aux tannins si tendres qu'on a l'impression qu'il en est dépourvu, mais qui soudain, à la troisième gorgée, se manifestent.Très beau vin également.S, 894444, 26,70 $, HHH(H) $$$ 5-6 ans environ.À petit prix Mis en vente début novembre (il y en avait 980 caisses), le IGT Marchi Sangiovese 97 Medoro Umani Ronchi, de la région italienne des Marches, disparut des tablettes comme par enchantement.Le prix, faut-il dire, soit 10,80 $, était particulièrement doux pour un véritable vin de Sangiovese, bien typé ! Une seconde commande de 1000 caisses, distribuée il y a deux semaines, s'est volatilisée à la même vitesse, puisqu'il n'en restait que 21 caisses en début de semaine.N'empêche, à tout hasard.Produit courant (C), 565283, 10,80 $, HH(H) $ 2-3 ans.Enfin, un nouveau lot est en route, mais il s'agira cette fois du 98.Un vin du Douro On dira qu'il est cher, trop cher.Cependant, il faut savoir qu'il s'agit là du plus célèbre vin rouge sec du Portugal, à savoir le Barca Veilha, mais que son propriétaire, dans les années qu'il juge moins réussies, commercialise sous le nom de Casa Ferreirinha.À quoi ressemble donc ce Douro 92 Reserva Casa Ferreirinha ?En bref, on pourrait le comparer au Coteaux du Languedoc 98 dont il est question plus haut, mais en beaucoup plus ferme sur le plan tannique.Pourpre-grenat, très coloré, c'est un vin encore dans sa gangue, au bouquet profond, mais retenu, aux notes surtout de fruits rouges, épicé et boisé, avec dans ce cas également des odeurs évoquant la mine de crayon.Compact, corsé, épicé, il est bâti autour de tannins fermes, denses, toutes choses qui en font un vin pour l'instant assez austère, mais fait pour durer longtemps.À attendre idéalement 4-5 ans, quoiqu'on puisse fort bien le boire déjà.S, 865337, 41 $, HHHH $$$$ 8-10 ans environ.Enfin, naturellement, il peut très bien se mesurer aux saveurs relevées de la dinde.Des champagnes Finalement, voici de brèves descriptions de quatre grands champagnes qui, faute d'espace, n'ont pu paraître le samedi 9 décembre.n Avise Grand Cru Brut 95 Jacquesson, commercialisé dans le cadre de l'opération vin Oh ! veritas de décembre.Bouquet complexe au rancio raffiné.Ample, distingué, avec une longue persistance.Superbe.S, 871384, 65,50 $, HHHH $$$$($) n Veuve Clicquot La Grande Dame Brut 90.Style éblouissant.Raffiné, complexe, avec beaucoup d'éclat et de grâce.S, 354779, 130,25 $, HHHH(H) n Krug Grande Cuvée.Champagne musclé, généreux, distingué, au style particulier.A sa place à table, par exemple avec un poisson ou une viande blanche.S, 727453, 139 $, HHHH n Dom Ruinart Blanc de Blancs Brut 90.Bouquet discret, aux notes délicates de lies.Et puis, volumineux en bouche, complexe, alliant puissance et finesse.Grand champagne.S, 533851, 146,75 $, HHHH(H) Un porto Que serait la vie sans porto ?Histoire de goûter quelque chose de différent, il faut s'offrir une bouteille du porto millésimé Quinta de la Rosa 95.Car, contrairement à beaucoup de vintages, c'est un vin au plus moyennement corsé, plus fin que puissant, distingué, aux beaux tannins serrés et qui lui permettront de tenir la route sept-huit ans sans difficulté.Bref, et tant mieux, un style inhabituel.S, 869404, 50,25 $, HHHH $$$$ 7-8 ans au moins.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca fine cuisine française Réveillon le 31 décembre 2000 75 $ et Champagne Brunch gastronomique Jour de l'An L'enfermer.pour mieux le vieillir Pour conserver votre vin dans un environnement contrôlé et pour l'apprécier à sa juste valeur, Vinum vous offre un éventail incomparable de celliers, de verres à dégustation, de carafes et de services de conseil personnalisés.1480, rue City Councillors Montréal (514) 985-3200 ( près de La Baie, centre-ville ) www.vinumdesign.com 2917220A 802, boul.des Laurentides, Laval (Québec) Fine cuisine italienne et fruits de mer Tél.: (450) 668-0780 Salle de réception Réveillon du jour de l'An Souper de Noël et du jour de l'An Musique 6LP1401D1223 6LP1401D1223 ZALLCALL 67 00:57:49 12/23/00 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 D É C EMB R E 2 0 0 0 Semaine du 24 décembre 2000 SCDS 7 1 STAN Eminem 3 2 ORIGINAL PRANKSTER The Offspring 4 3 WHY Collective Soul 5 4 BOHEMIAN LIKE YOU The Dandy Warhols 1 5 SHAPE OF MY HEART Backstreet Boys 2 6 LADY (HEAR ME TONIGHT) Modjo 9 7 AGAINST ALL ODDS Mariah Carey & Westlife 10 8 IF I TOLD YOU THAT W.Houston & G.Michael 13 9 DON'T TELL ME Madonna 11 10 EVERWHERE I GO Shawn Mullins 6 11 AGAIN Lenny Kravitz 15 12 BABYLON David Gray 8 13 MINORITY Green Day 17 14 I'M LIKE A BIRD Nelly Furtado 19 15 INDEPENDENT WOMAN Destiny's Child 20 16 AM RADIO Everclear 14 17 SHE BANGS Ricky Martin 12 18 YELLOW Coldplay 23 19 DIAMOND LIGHT BOOGIE Cherry Poppin' Daddy 18 20 THANK YOU FOR LOVING ME Bon Jovi 26 21 WALK ON U2 25 22 LOVE DON'T COST A THING Jennifer Lopez 24 23 JUST ANOTHER PHASE The Moffats 27 24 ROAD TRIPPIN' Red Hot Chili Peppers 28 25 ONE MORE TIME Daft Punk 29 26 THANK YOU Dido 30 27 IN REPAIR Our Lady Peace Ð 28 THE CALL Backstreet Boys Ð 29 WALKING WOUNDED Tea Party Ð 30 KIDS Kylie Minogue & Robbie Williams avec Nadia Bilodeau SCDS 1 1 SEUL Garou 2 2 LA DÉSISE Daniel Boucher 5 3 DANS TES YEUX Sylvain Cossette 9 4 SUPERHERO Sky 6 5 COMMANDO Vanessa Paradis 7 6 MOI.LOLITA Alizée 8 7 AVEC MES PEINES France D'Amour 10 8 SUPREME Robbie Williams 3 9 TANT DE MOTS Mario Pelchat 4 10 TU PEUX PARTIR La Chicane 15 11 ET CETERA Gabrielle Destroismaisons 11 12 CHEVAL DE FER Okumé 14 13 COEUR FIDÈLE Luce Dufault 16 14 ALICE FFF 19 15 LADY MARMELADE Luck Mervil 20 16 SALUT MON CHUM Marc Déry 18 17 TERRIFIÉ See Spot Run 12 18 PAGAYEZ Zachary Richard 21 19 SOUVIENS-TOI Les Respectables 23 20 PARLE-MOI Isabelle Boulay EXPOSITION Épisodes poétiques JENNIFER COUËLLE C'EST LÉGER, c'est libre et plein de poésie qui n'écorche rien du tout.Elmyna Bouchard est l'auteur d'une exposition d'estampes qui vous fait regarder deux fois.Trois fois.Le plus longtemps possible.Et pour soutenir ces regards qui s'attardent, une sacrée dose de savoirfaire plastique.Heureux qui comme ces artistes pas si nombreux parvient à évoquer un univers proche de l'enfance sans glisser dans la fraîcheur forcée, dans l'art brut dirigé.La vingtaine d'oeuvres, des gravures en creux marouflées sur bois, regroupées pour S'entretenir d'aménagement poétique campent des environnements ludiques et éclatés qui traduisent liberté du geste et pureté du regard presque littéralement, par-delà la censure en tout cas.Avec tout ce que cela comporte de fragilité et d'incertitude.Autrement dit, on y croit à la donne enfance dans ces oeuvres pourtant techniquement maîtrisées.Avec une sensibilité graphique proche de celle de Paul Klee et de Cy Twombly, avec une émotion fébrile et une rythmique en pièces détachées qui rappellent les compositions d'Erik Satie, cette jeune artiste originaire du Saguenay-Lac- Saint-Jean réunit une variété d'impressions de motifs et de graphies réalisées à partir de plaques (de graveur) différentes.À ces collages, imprimés plutôt que collés, présentés à vif, sans la protection, sans la distance non plus d'une vitre ou d'un plexi, elle intègre de grandes plages de blanc.Ses supports, en fait, qui rejoignent chez elle les surfaces.C'est audacieux et ça fonctionne.Équilibre, cran et tout et tout.Dans les plus petites oeuvres comme dans les grandes.Elles s'intitulent Manège, Mouton, Balançoire, Fontaine, Le parc avait une pente et autre Femme dans son jardin.Elles sont un peu nerveuses, un peu déliées, parfois serrées, puis relâchées.Elles ne s'imposent pas toutes avec la même envergure ; d'ailleurs, les deux ou trois estampes qui n'affichent aucun élément graphique, qui assemblent uniquement des motifs, sont nettement plus décoratives qu'expressives, mais bon.Puisque l'ensemble affiche une remarquable poésie.Et quelque chose, peut-être, qui ressemble à un humour sourd.Tout ça dans une forme épurée.Faut le faire.S'ENTRETENIR D'AMÉNAGEMENT POÉTIQUE, d'Elmyna Bouchard, à la maison de la culture Côte-des-Neiges, jusqu'au 14 janvier.Info : 514 872-6889.Une estampe d'Elmyna Bouchard présentée dans l'expo S'entretenir d'aménagement poétique."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.