La presse, 30 décembre 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1230 d1 arts 6LP0101D1230 ZALLCALL 67 16:34:47 01/02/01 B FILL22A 6LP0201D1230 D-2 samedi - arts 6LP0201D1230 ZALLCALL 67 01:38:01 12/30/00 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 30 DECEMBRE 2000 Pas d'appel pour la Place des Arts STEPHANIE BERUBE LA COUR D'APPEL du Quebec n'entendra pas la cause de la Place des Arts.Elle vient de rejeter la requete de la societe d'Etat qui lui demandait de revoir le jugement rendu par la Cour superieure la semaine derniere.C'est la troisieme fois que les tribunaux donnent raison aux techniciens de la PdA depuis le debut de la greve, il y a 18 mois.Le 20 decembre dernier, le juge Rejean F.Paul de la Cour superieure avait confirme un jugement du Tribunal du travail qui reconnaissait la PdA coupable d'avoir utilise un briseur de greve pour remplacer un technicien, ce qui est contraire au Code du travail.En novembre 1999, le conseil d'administration de la PdA avait resolu de ne plus offrir de services de techniciens pour les compagnies qui louent ses locaux.Les locataires avaient donc le loisir d'engager qui ils voulaient pour assurer le support technique.C'est cette resolution qui est au coeur du litige.Le juge Paul, lors de sa decision, avait rappele a la PdA qu'elle ne pouvait pas cesser d'offrir unilateralement les services des techniciens parce que les negociations etaient dans une impasse.A la section locale 56 de l'Association internationale des employes de scene et de theatre (AIEST), on etait evidemment ravi hier, au lendemain de l'annonce de la decision de la Cour d'appel.Selon Bertrand Turgeon, porte-parole pour les techniciens, cette nouvelle victoire devrait enfin mettre un terme a ce trop long volet judiciaire.La FTQ, a laquelle est affilie le syndicat des techniciens, a evidemment accueilli cette nouvelle avec joie.Il est maintenant grand temps que l'employeur mette fin a sa guerilla judiciaire et a sa strategie d'affrontement.Il doit negocier de bonne foi le renouvellement du contrat de travail des techniciens, dont le syndicat est present a la Place des Arts depuis plus de 35 ans , a fait savoir le president de la centrale syndicale, Henri Masse.A la Place des Arts, on ne voyait evidemment pas les choses d'un meme oeil.Selon Francyne Morin, directrice des communications et du marketing pour le complexe de salles, la decision de la Cour d'appel n'est pas un echec pour la PdA.Elle devrait en fait permettre de relancer le debat de fond lors des demandes d'injonctions qui sont prevues la semaine prochaine.La societe d'Etat n'entend pas baisser les bras.Les representants des techniciens ont reaffirme leur desir de reprendre les negociations avec la direction de la PdA.Ce qu'on veut vraiment, c'est negocier une convention collective et remettre la Place des Arts sur pied , a indique Bertrand Turgeon.Il n'y en a plus de convention collective , retorque tout de go Francyne Morin.Les discussions risquent d'etre ardues.La PdA a perdu des contrats depuis le declenchement de la greve, notamment avec le Festival de jazz.La salle Wilfrid-Pelletier a subi une perte d'achalandage d'environ 20 % cette annee.Selon Francyne Morin, la situation s'est pourtant stabilisee depuis que la PdA n'offre plus de service technique et le carnet de commandes de la salle Wilfrid-Pelletier serait rempli pour les mois a venir.Par ailleurs, d'apres Mme Morin, les techniciens etablissent trop facilement une relation de cause a effet entre le conflit de travail et la baisse d'assistance.Actuellement, on fait face a une offre superieure a la demande , ajoute-t-elle, precisant que malgre cela, plusieurs spectacles dans les salles de la PdA ont ete presentes a guichets fermes cette annee.En mars prochain, la Commission parlementaire de la culture doit se pencher sur le cas de la PdA, ce qui ravit les techniciens.La FTQ a demande au gouvernement provincial, la semaine derniere, d'intervenir dans ce conflit.Phototheque La Presse c L'annee televisuelle a ete marquee, entre autres, par le passage de l'animateur Marc Labreche a TVA ou il a succede, dans le difficile creneau du talk-show de fin de soiree, a Julie Snyder, elle-meme partie faire carriere a la tele francaise, et par la sortie tumultueuse de Daniel Pinard contre certains humoristes.REVUE DE L'ANNEE : TELEVISION De l'action, mais pas toujours au petit ecran Presse Canadienne Entre la sortie tumultueuse de Daniel Pinard, le passage reussi de Marc Labreche a TVA, les efforts louables de Julie Snyder et Veronique Cloutier en France et les fusions tous azimuts de medias, l'annee televisuelle a ete assez chargee, mais pas toujours au petit ecran meme.Pinard, cuisinier de la tele qui s'est acquis depuis deux ans une belle reputation aupres des gourmands quebecois, a d'abord ebranle la joyeuse unanimite des humoristes en denoncant les blagues homophobes et les vacheries de vedettes entendues a la tele D notamment au tres populaire Piment fort, de Normand Brathwaite et aux Mecs comiques.L'affaire, d'abord lancee de facon plutot anodine aux Francs-tireurs de Tele-Quebec, a rapidement pris de l'ampleur D d'abord, en fait, parce que Pinard venait d'afficher son homosexualite.Mais elle a eu tot fait d'ebranler le monde adule des humoristes et de susciter une reflexion morale sur la grosse farce D censure, rectitude politique, tolerance reelle des Quebecois face a l'homosexualite.Labreche, Snyder et Cloutier Marc Labreche, qui avait fait souffler sur la tele (avec une solide equipe) un ouragan de folie D parfois brillante D a La Fin du monde., a prefere quitter TQS dans la gloire, pour atterrir a TVA en septembre.Le difficile creneau du talk-show de fin de soiree lui a ete offert, et il en a fait un heureux melange d'entrevues, de chroniques et d'un succulent bulletin d'information, les petites vites du grand blond .Celle qui occupait ce studio il y a un an, Julie Snyder, a amorce en mars une carriere difficile en France.D'abord hebdomadaire, son emission a assez plu pour qu'on en fasse une quotidienne.Mais le creneau de 19 h 30 est impitoyable et on apprenait recemment qu'elle reviendrait au printemps a une hebdomadaire, en fin de soiree, ce qui l'arrange tout a fait, ditelle.Les debuts de Veronique Cloutier en France ont ete moins ardus.Vero a conquis instantanement les Francais en relevant le defi d'animer une des emissions de la version hexagonale de La Fureur.Elle pourrait bien remettre ca en 2001.De facon plus prosaique D mais pas moins interessante D, Quebecor, qui possedait deja TQS, a finalement reussi a mettre la main sur Videotron, et du coup sur le reseau TVA.Rene Angelil a aussi fait la manchette en decembre, lorsqu'il a reussi a faire changer la une du magazine 7 Jours, propriete de TVA, portant sur l'entrevue de Celine Dion au meme TVA.Quatre nouvelles chaines specialisees D dont l'interessante Historia D, sont apparues en fevrier ; d'abord offertes gratuitement pendant deux mois, elles ont connu si peu de succes d'abonnement qu'on a prolonge la promotion jusqu'a tout recemment, dans certains cas.Les Gingras-Gonzalez Cote contenu, la television nous a offert quelques emissions interessantes, d'autres beaucoup moins.Ainsi en a-t-il ete des Gingras-Gonzalez, a TQS, le nouveau concept du (trop ?) prolifique Stephane Laporte qui a implose avec le depart de Paul Houde, ecoeure par la faiblesse de l'emission.On n'aura eu des bons mots que pour le musicien Marc Dery.On n'aura jamais vu, par ailleurs, la premiere d'une autre emission, coproduite par le meme Laporte : On fait ca seulement le samedi soir, de Bruno Blanchet, a ete reportee avant meme sa premiere diffusion, Radio-Canada voulant offrir un produit de qualite .Autre disparition, precipitee celle-la : l'animateur Robert Guy Scully a ete chasse des ondes par les journalistes de Radio-Canada, qui ont decouvert que son Canada du millenaire avait recu 1,2 million de dollars du Bureau d'information du Canada.TQS est alle emprunter a Radio Media l'animateur Gilles Proulx pour son bulletin du midi, alors qu'en debut de soiree, Jean-Luc Mongrain delogeait le tres Metrostar Pierre Bruneau de TVA, un exploit d'une heure et demie.La SRC, elle, est allee chercher a La Fin du monde., de TQS, le joyeux Jean-Rene Dufort, devenu un Infoman rafraichissant.La tele nous a aussi reserve quelques series solides, dont Tag, qui a choque des bonnes ames D moins par la violence urbaine que par sa representation crue ?La SRC a aussi offert un Quadra un peu moralisateur, et un nouveau Arlette Cousture, Gypsies, qui n'a guere emu.La SRC avait donne le grand coup de depart avec Simonne et Chartrand, qui a bien marche ; mais la tele d'Etat ne veut pas de la deuxieme partie D sur la crise d'Octobre, notamment D, qu'elle jugerait trop chaude .Elle sera finalement presentee a Tele-Quebec en 2003.TVA misait beaucoup sur Fortier et sur Willie (Lamothe), qui ont connu un bon succes ; le telefilm sur Lucille Teasdale, en automne, etait plus conventionnel.Comme d'habitude, l'annee nous a aussi ravi des personnalites qui ne s'animeront plus au petit ou au grand ecran : les comediens Luc Durand et Lionel Villeneuve, remarquables dans certains grands roles, et deux grandes voix de Radio- Canada , Jean-Paul Nolet et Henri Bergeron.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N La Presse 14H L'EMPIRE DU SOLEIL Un voyage dans la Chine des annees quarante, au moment ou l'empire du Milieu n'etait pas encore sous gouverne communiste, mais mene par les forces japonaises.En pleine Deuxieme Guerre mondiale, un Anglais est capture par la milice nippone et detenu dans un camp.Du bon Spielberg.18H30 8 DANIEL BOUCHER LIVE La coqueluche du moment donne une heure de son temps des Fetes pour le plus grand plaisir de ses admiratrices.Y aura-t-il foule au coin des rues de Bleury et Sainte-Catherine?21H X THE RAT PACK Pour les nostalgiques.Un documentaire sur Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr qui raconte aussi l'Amerique des annees soixante et comment les musiciens entretenaient des liens etroits avec la gent politique.22H50 a LE BONHEUR EST DANS LE PRE Rafraichissant film pour l'avantveille du jour de l'An.Un chouette monsieur en a marre de sa vie, quitte tout, en commencant par son emmerdeuse de femme, et sous une fausse identite, recommence sa vie dans la simplicite volontaire et dans les champs.Excellents Michel Serrault et Sabine Azema.23H50 A ANNA En cachette des autorites russes, Nikita Mikhalkov a filme Anna, sa petite fille, sur une periode de 11 ans.De 6 ans a 18 ans, elle apparait a l'ecran, parle un peu d'elle et beaucoup de l'Union sovietique qui s'effondre.Un documentaire qui en dit bien plus que plusieurs reportages sur la Russie.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal .Cirque de Monte-Carlo Hockey / Canadiens - Oilers Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / LE BONHEUR EST DANS LE PRE (4) (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / LES TROUBLE-FETE (6) avec Terence Hill, Bud Spencer Cinema / LEGENDES D'AUTOMNE (5) avec Brad Pitt, Aidan Quinn Le TVA / Sports Charlie Brown Cinema / ASTERIX CHEZ LES BRETONS (4) Dessins animes Kitikmeot Cinema / MOBY DICK (4) avec Patrick Stewart, Henry Thomas (1/2) Cinema / LA PLANETE SAUVAGE (2) Dessins animes (22:38) Les Simpson Cinema / UN DROLE DE CABOT (5) avec Michael Riley, Chad Krowchuk Cinema / NUITS BLANCHES A SEATTLE (4) avec Tom Hanks, Meg Ryan Paris coquin (23:15) Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Ice Time for Old Guys Comedy Now! CTV News Pulse / Sport News .Contact Twice in a Lifetime Ice Time for Old Guys Cold Squad News Sat.Report Saturday Night Hockey / Maple Leafs - Panthers Hockey / Canucks - Sharks Football / Rams - Saints (16:00) News Spin City Cinema / JACK (5) avec Robin Williams, Adam Zolotin Whose Line is it Anyway?News Baywatch.News CBS News Entertainment this Week That's Life Walker, Texas Ranger The District ER NBC News NBA Basketball / Knicks - Timberwolves World's most Amazing Videos Saturday Night The Lawrence Welk Show Yes Minister .Served?Vicar, Dibley No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / RAZOR'S EDGE (4) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Sessions at West 54th BBC News Cinema City Confidential Behind Closed Doors.Biography / Sonja Henie The A&E Latin Dancesport World Championships Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety Don Giovanni: Leporello's Revenge Pavarotti 2000 Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Yvon Deschamps Familles celebres / Grimaldi Insectia Scandales! Biographies / Luce Guilbeault Cinema / LA MAUDITE.(4) Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Risq 2000 Concordia.ACFAS.Etudes.medecine Branche-toi.Quartier latin Documentaire tout court Psychologie Plein Emploi You Asked.Timeslot Storm Warning! How'd they do that?Vets in.Sex Files Inside the Space Station Connection You Asked.Pret a partir D'iles en iles Aqua Planet Travel Travel Croisieres a la decouverte.Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / GREEN CARD (4) avec G.Depardieu Cinema / GROSS ANATOMY (4) Queen of Swords Sabrina Drew Carey Cops Charmed The X-Files Mad TV Football / Rams - Saints (16:00) Queen of Swords PSI Factor Cinema / JUSTICE avec Jo Beth Williams, Charles Durning A.Hitchcock Saturday Night .(17:30) Guerriers.Tournants.La Guerre de 1812 Cinema / LE SICILIEN (4) avec Christophe Lambert, Joss Ackland Cinema (17:00) Great Trains Stories Crown and Country Cinema / APOCALYPSE NOW (1) avec Martin Sheen, Robert Duvall TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials: .First Fat Camp Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Rat Pack Cinema / THE RAT PACK Documentaire Musicographie Box Office Daniel Boucher Live a M+ Concert Plus: Everclear Live a M+ Clip Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Canada: A People's History @The End Histoires.Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux Telejournal .artistes Mannequins Vedettes Hommes a louer Football / Rams - Saints (16:00) Roller Jam Battle Dome (19:45) La Lutte WCW Sports 30 .Canadiens Hors-jeu Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Harlequin Les Sopranos Frequence Crime The Grafters Cinema / MIDDLE AGE CRAZY (5) avec Bruce Dern Da Vinci's Inquest Cinema / SUICIDE KINGS (5) avec Christopher Walken Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / ROSEMARY'S BABY (2) avec Mia Farrow, John Cassavetes Gamenight Sportscentral Snowboarding: FIS World Cup Wrestling: WWF Live Sportscentral Goin' Deep Grouille-toi Volt Cano Cinema / FAME (3) avec Barry Miller, Maureen Teefy .(23:20) When Dinosaurs Ruled (17:00) Sideshow Dummies Sideshow .(16:30) Sportsdesk Guys TV .Primetime College Football / Alamo Bowl: Northwestern - Nebraska Sportsdesk .le chien A.Anaconda Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Tourisme (18:15) Journal suisse Journal FR2 L'Ecole des femmes Union libre / Guy Bedos Gros Plan.Journal belge Soir 3 / Invite Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / THE BEST YEARS OF OUR LIVES (2) avec Fredric March, Dana Andrews Interviews Cinema (23:15) .secondes Les Copines.Jeux de societe Coup de coeur Eros et Compagnie Sortie gaie Copines.Eros et Compagnie City Mag Rendez-vous avec.Accueil Bonneau Noel.on mange Place publique Traficomm Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Grand Test Technofolie Invasion Planete Terre Star Trek Cinema / LE PRISONNIER DE LA LUNE (5) avec C.Barclay Cinema / COEUR D'ACIER (6) Le Grand Journal (22:45) .Napoleon La Dinde (18:15) Daniel Boucher 6LP0301D1230 D-3 samedi - arts 6LP0301D1230 ZALLCALL 67 01:36:46 12/30/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 D É C EMB R E 2 0 0 0 D 3 Jakob Dylan sort de l'ombre de son père d'après USA Today LES PSYCHOLOGUES DE SALON qui décortiquent Hand Me Down, la chanson la plus disséquée du troisième album des Wallflowers, réussiront sans doute à déceler les indices des tourments d'un fils écrasé par l'ombre immense de son père.L'expression anglaise hand-me-down signifie des vêtements usagés hérités le plus souvent d'un frère, d'une soeur ou d'un parent.Il ne faut pas trop en tirer de conclusions, avertit cependant l'auteur-compositeur Jakob Dylan tout en avouant que les paroles évoquent certainement le dilemme d'avoir pour père Bob Dylan.« Il n'existe aucune manière d'expliquer ce que je ressens en quatre minutes, dit le jeune Dylan.Les gens arrivent facilement à la conclusion que je confronte mes sentiments dans cette chanson.C'est facile de faire le lien parce qu'ils le cherchent.Mais ce n'est pas mon essai sur ce que c'est d'être moi.C'est une chanson qu'aurait pu écrire n'importe quelle personne obligée de faire face à ses attentes dans la vie.» Il faut dire que Dylan a l'habitude de confondre ou de feindre d'ignorer les attentes à son endroit.Après une décennie à refuser systématiquement de se dévoiler en interview ou en chanson, Jakob Dylan révèle maintenant certaines de ses pensées les plus intimes dans le nouvel album des Wallflowers, Breach, sorti cet automne.Si le sentiment d'infériorité qui caractérise Hand Me Down existe dans les albums antérieurs, Dylan l'avait camouflé dans son langage sibyllin.« Ce qui me paraît intéressant, dit-il, c'est que je n'aurais pas pu l'écrire ou l'enregistrer il y a cinq ans, parce que cela m'aurait semblé trop inconvenant », ajoute Dylan fils, toujours soucieux de ne pas s'emmêler dans la toile de son père.« Comme artiste, je dois comprendre que j'ai mérité le droit de choisir d'écrire sur tout ce qui m'intéresse.Je ne peux plus perdre de temps à me demander si je dépasse ou non les bornes.Au fil des ans, j'ai rejeté de bons textes parce que j'écrivais de manière trop défensive.» Au cours d'une interview de 90 minutes, où il échappe une fois seulement le mot « papa », il estime que cette nouvelle ouverture fait partie de sa croissance artistique.« Il n'y avait pas nécessairement de grand dessein de révélation », explique-t-il dans le bureau de son gérant Andrew Slater, coréalisateur de l'album Breach avec Michael Penn.« J'étais tout simplement intéressé à explorer différentes manières de composer des chansons.C'est plus facile d'habiller ses chansons de métaphores.C'est plus difficile d'être direct et simple.» Cela signifiait, entre autres, cesser de s'inquiéter si parfois il sonne comme son père ou reconnaît son héritage.« J'étais épuisé à force d'éviter certains mots et certaines phrases dans mes chansons, dit-il.Et j'étais fatigué de prétendre que j'étais né à l'âge de 20 ans.Sur ce disque, je m'en foutais.J'étais libéré.La manière dont j'ai grandi et tout ce qui a fait de moi ce que je suis contribuent à mes compositions, plus que je ne le laissais entendre auparavant.Maintenant il s'agit de faire la part des choses, entre ce qui restera privé et ce qui deviendra public.» La renaissance du rock Reste à voir maintenant si le succès critique de Breach, avec Rami Jaffee au clavier, Greg Richling à la basse, Michael Ward à la guitare et Mario Calire à la batterie, se traduira par un succès de palmarès, entouré qu'il est de rock bubblegum et de rap-rock.Les critiques assommés par la pop adolescente comptent sur Radiohead, U2 et les Wallflowers pour une renaissance du rock.« J'aimerais vraiment faire ma part », ajoute Dylan, qui voit dans la teen pop un Goliath formidable.« Il y a un véritable sentiment que l'industrie est prisonnière d'un monstre qu'elle a créé.Elle n'ose pas le tuer, parce qu'il génére beaucoup d'argent.On attend autre chose.» Dylan fait partie de la vieille école minoritaire des auteurs-compositeurs.Une mélodie constitue une valeur sûre quand elle peut accrocher l'auditoire avec seulement une voix et un piano.La plupart des succès modernes échouent à ce test.« Ils ont besoin de la batterie, des effets sonores, des chorégraphies, des micros sans fil, d'équipement de plongée.Le folk-rock sans artifice de Dylan ne se vendait pas facilement.En 1992, le premier disque du groupe sur étiquette Virgin a enregistré à peine 40 000 ventes.L'album Horse occupait seulement la 191e position de Billboard deux mois après sa sortie en mai 1996.Dix mois plus tard, il atteint son apogée (la quatrième position).« Le premier disque, à mes yeux, était un succès, affirme Dylan.La maison Virgin y a vu un désastre.Certaines personnes croyaient que nous vendrions un million d'exemplaires parce que j'étais dans le groupe.Du point de vue marketing, je n'ai pas tellement aidé.Je n'ai fait aucune concession commerciale.La compagnie est devenue frustrée et a en quelque sorte paniqué.» Le jeune Dylan a refusé toute proposition médiatique ou de marketing visant à exploiter son lien de parenté avec Bob Dylan.Son nom de famille n'apparaissait pas dans les publicités ni sur les affiches.Son nom, une entrave « Plusieurs mesquineries ont été perpétrées dans mon dos », rappelle-t-il, songeant à l'usage du nom Dylan dans certains promotions.« C'était enrageant.D'abord, on ne retire aucune satisfaction avec ce type d'assistance.Et puis ce ne fut jamais tentant parce que je voyais mon nom plus comme une entrave.Avec le recul, Dylan se rend compte que ce détachement absolu suggérait un différend entre le père et le fils.« Au début, la perception des gens me laissait indifférent, affirme-t-il.Avec le temps, je crois que ma conduite a poussé les gens à croire qu'il existait un inconfort.Mais ce n'est pas vrai, je l'ai fait pour des motifs professionnels.» Il a protégé de la même manière son épouse Paige, une actrice, et ses trois jeunes fils, une marmaille qu'on ne connaissait même pas jusqu'à récemment.Même si la chanson Babybird est un Valentin à ses enfants, il ne dévoile rien à leur sujet, même pas leur nom et leur âge.Il est décidé à les protéger de la publicité comme autrefois ses parents, divorcés depuis 1977, ont protégé leurs cinq enfants.Ce fils d'un des sages de la grande époque du rock aurait pu facilement devenir le mentor d'une génération X à la recherche de héros musicaux après la mort de Kurt Cobain.Mais Dylan fils ne ressentait aucune parenté avec son groupe d'âge.Que Breach atteigne ou non le sommet du palmarès, Dylan prévoit poursuivre ses intérêts musicaux avec le même cran et les mêmes principes qui lui ont valu une identité indépendante de son père dont la présence, pourtant, se fait sentir dans le timbre vocal, l'accent poétique et le charisme énigmatique de son fils.Photo L.A.Times Syndicate « C'est facile d'habiller ses chansons de métaphores.C'est plus difficile d'être direct et simple », avoue Jakob Dylan après la sortie du troisième album des Wallflowers.Photo MARTIN CHAMBERLAND © La chanteuse Lulu Hughes, entourée de ses choristes Catherine Brodeur (à g.) et Caroline Simard, se prépare à monter sur la scène du Medley, ce soir.Appelez-la Lulu! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale « Ça c'est toujours écrit comme ça, avec des u, comme sur mon passeport, indique la pétillante chanteuse Lulu Hughes (prononcez « Loulou »).« Je viens d'un milieu anglophone, et en anglais, ça s'écrit avec des u.Sauf qu'avec les francophones, quand je précisais « Lulu », ils ne faisaient pas le son « ou », d'où l'orthographe modifiée à l'époque.Or, je me suis dit : time to see the real me ! Désormais, on écrit : Lulu.» Qu'on se le tienne pour dit : la chanteuse ne fait plus de concessions.Mais, en a-t-elle déjà fait ?Nous serions portés à croire que non.Après tout, Lulu Hughes s'est fait un nom à elle depuis une décennie sans qu'on puisse l'entendre à la radio.En fait, elle n'a même jamais sorti d'album, se contentant de servir sa voix chaude, un peu rauque, à un auditoire féru de soul et de blues (son dernier concert en sol québécois remonte à l'an dernier, dans le cadre du Festival de blues du Medley).« Les gens ici m'ont catégorisée comme une chanteuse de blues, déplore-telle un peu.Les chansons que je compose sont bien différentes ; je chantais du blues pour le plaisir.» Dans Starmania Bien qu'elle se soit faite plus discrète depuis quelque temps, Lulu Hughes ne chôme pas pour autant, loin de là.En attendant de compléter son premier album en carrière, la chanteuse montréalaise revêt la peau de Marie- Jeanne dans la dernière distribution de la célébrissime comédie musicale Starmania (mise en scène par Lewis Furey), qui bat toujours pavillon sur le continent européen.Automne 1999 : Lulu se cherche musicalement et ressent le besoin de faire le point et de quitter la métropole.Une occasion en or se présente à elle.« Les comédies musicales, ce n'était pas mon truc, explique Lulu.J'avais refusé le même rôle, en 1993, parce qu'à l'époque, j'avais mon groupe, mes petites affaires à Montréal.Sauf que c'est difficile de dire non deux fois à Luc Plamondon.Et puis, c'est arrivé à point dans ma carrière ; j'avais envie d'un break de Montréal.» Quand même, avouera-t-elle, ce n'est pas déplaisant de vivre dans un bel appartement, sis dans le 16e arrondissement de Paris.Sûr, la vie sur la route n'est pas de tout repos, mais « la chimie est super bonne dans la troupe.De plus, ça me permet de composer dans l'autobus et de rencontrer plein de gens ».Beaucoup de temps de composition en vue, donc, puisque Lulu tournera encore jusqu'en juin prochain : la francophonie européenne, l'île de La Réunion, Tahiti.« On a même donné cinq concerts au Liban », ajoute-t-elle, ravie de tous ces déplacements exotiques.Chanteuse à voix Et ce premier album, alors ?Les gens l'attendent depuis des années ?Ils attendront encore, répond-elle, peu pressée d'y arriver.« Les compagnies de disques ont toujours voulu faire de moi une chanteuse à voix, ce que je n'ai jamais accepté.Ça ne me ressemble pas et mes chansons ne sont pas dans cet esprit.Je n'ai rien contre ça, mais je veux toucher un autre public.» Ainsi, une poignée de chansons sont déjà en chantier.Il y a quelques mois, Lulu, alors en repos pour une semaine, a transformé son logement parisien en un mini-studio.Puis, elle a invité son ami et claviériste Éric Létourneau (de Coléoptère) pour coucher sur bande numérique ses premières compostions, teintées de rock, de soul, de r&b et de pop.Deux de ces chansons feront partie du programme du concert de ce soir, au Medley.« Je ne cherche pas la réussite, résume Lulu.Je l'ai prouvé : ça fait dix ans que je ne fais que ce que j'ai envie de faire.Tout le monde me dit que j'ai une tête de cochon.Je m'en crisse ! J'aime mieux être une tête de cochon qu'une suiveuse.Tant que je n'aurai pas ce que je veux vraiment, je ne vois pas l'intérêt de signer quoi que ce soit.Sortir un album juste pour faire un album ?Je ne trouve pas ça honnête.» Le concert de ce soir, c'est pour se faire plaisir.Deux heures de r&b, avec 13 musiciens sur scène (section de cuivres et tout), un petit cadeau qu'elle se fait avant de repartir en tournée.Lulu recommande enfin de ne pas manquer en première partie la jeune formation rock Ugo & Friends, qui lui est tombée dans l'oreille l'an dernier.Au Medley, vers les 21 h.VÉRO Suite de la page D1 présente T S U R U de Anne-Marie Théroux « Les enfants sont conquis\u2026 le chroniqueur aussi ! » M.Cassivi, LA PRESSE « Une production remarquable qui touche le coeur des enfants\u2026 et des parents ! » M.Bélair, LE DEVOIR « Un cadeau qu'on souhaite à tous les enfants.» M.Vaïs, SRC dernière semaine à ne pas manquer ! Enfants 10$ / Adultes 15$ Infos, réservations 521.4493 / Admission 790.1245 2915303A Le Langue-à-langue d e Da n i e l Da n i s des chiens de roche mise en scène de René Richard Cyr une création du Théâtre d'Aujourd'hui Photo Jean-François Bérubé avec Marie-France Lambert Dominique Quesnel Normand D'Amour Pierre Collin Jean-François Pichette Isabelle Roy Catherine Bonneau Patrick Hivon Sébastien Rajotte concepteurs Claude Accolas Angelo Barsetti Alain Dauphinais Marie-Pierre Fleury Nicolas Rollin François Vincent DU 10 JANVIER AU 3 FÉVRIER 3900, rue Saint-Denis Montréal (métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca en coproduction avec le Théâtre français du CNA COMPLET 10-11 janvier 2914016A Pas question toutefois qu'elle abandonne son trône de La Fureur, même si elle caresse d'autres projets.Son escapade à Paris en novembre lui a fait apprécier davantage son boulot au Québec.« Je suis traitée en princesse à Radio-Canada.La Fureur ici, c'est des pantoufles.En France, des sabots hollandais de la mauvaise taille ! On m'a fait confiance, mais je sentais la fébrilité sur le plateau.Il faut beaucoup d'humilité pour aller animer là-bas, car je ne suis pas connue.J'ai eu peur pour la première fois depuis longtemps.Je craignais de faire des gaffes, qu'on ne me comprenne pas, de dire des choses déplacées aux artistes.L'après-midi avant l'enregistrement, je me suis même demandé pourquoi j'avais accepté ! » Retournera, retournera pas sur le plateau d'Arthur, concepteur de La Fureur et animateur du produit français ?Il faudra attendre après les Fêtes pour le savoir, because les coupes dans le secteur des variétés télévisées, dit-on.« Je n'ai pas voyagé beaucoup dans ma vie.C'était mon premier voyage d'affaires.J'ai adoré l'expérience même si j'ai eu un horaire extrêmement chargé.Je n'ai même pas eu le temps de magasiner ! Je sautais d'un rendez-vous à l'autre, raconte encore Véronique Cloutier.L'enregistrement de l'émission s'est terminé à 1 h 45.Le temps de remercier et d'embrasser tout le monde, de trinquer au champagne dans la loge, je suis arrivée au resto à 4 h du matin.Et je n'avais pas mangé de la journée.Je me suis couchée à 6 h 30.Trois heures plus tard, je participais à une conférence de presse, puis une série d'entrevues, pour finalement animer mon émission à Cité Rock Détente en direct de la France.Cette journée-là, je n'ai mangé qu'une pomme verte.À 19 h, dans la voiture qui me ramenait à l'hôtel, j'ai dit à mon père que j'étais tannée ! Il s'est alors retourné et m'a lancé pour rire : Céline, elle, ne se plaint jamais ! » 6LP0401D1230 6LP0401D1230 ZALLCALL 67 01:32:17 12/30/00 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 DÉCEMBRE 2000 REVUE DE L'ANNÉE : ARTS VISUELS Une année sous le signe de la générosité JENNIFER COUËLLE Faste année, que celle qui s'achève sur la scène des arts visuels.Faste dans le sens d'expansion, de générosité, de regard tourné vers l'autre.Ou d'oeuvres tournées vers les regards.Pas que des os, en tout cas.Il y a bel et bien eu de la chair.Dans nos musées, dans nos centres d'expositions et nos galeries, même dans la rue, même entre les pages de l'une de nos plus vénérables revues.L'art déborde L'art n'a plus su se contenir.Il a débordé.Dans des vitrines de commerçants, jusque sur le pavé.Tout nu.En manque de visibilité ?Chose sûre, l'art contemporain a tendu la main au public.Les deux, même.Dans le cadre de sa manifestation D'un millénaire à l'autre, la Ville de Montréal a eu l'heureuse idée d'investir différents parcs et espaces verts de la métropole par les sculptures et le happening ponctuel de neuf artistes qui, pour la plupart, ont compris avec brio comment faire gros, faire dehors et faire sensible.Une réussite.Même double enjeu de visibilité et d'accessibilité pour l'expo lèche-vitrines Les Galeries éphémères, organisée par la galerie Observatoire 4.De bas en haut, le boulevard Saint-Laurent fut pris d'assaut.par les oeuvres de tout acabit d'une kyrielle d'artistes qui ont élu domicile dans les vitrines d'une trentaine de commerçants de l'artère en question.Résultat inégal.L'idée, cependant, a porté.Faudra recommencer.Le bond de la Biennale La Biennale de Montréal est tranquille.Le cru 2000 de cette manifestation encore jeune (le Centre international d'art contemporain a présenté la première Biennale de Montréal en 1998) a réussi à attirer dans son antre du Palais du Commerce autant de visiteurs (20 000) qu'il y a deux ans, et cela, sur une période d'exposition coupée de moitié.Pas mal, non ?Autre facteur en sa faveur : la concentration de ses trois volets (arts visuels, arts électroniques, architecture) sur un seul site.Un tant mieux, donc, pour la mise en vue des oeuvres, mais un tant pis, par contre, pour la passion du choix.Elle n'y était pas.Espérons un commissaire avec du nerf au coeur pour l'édition 2002 de cet événement international.Coups de coeur pour la relève En début d'année à la galerie B-312, le jeune peintre Marc-André Soucy s'est fait remarquer pour un ensemble éclatant et éclaté, surtout, de peintures abstraites.Ses polyptyques qui « pétaient le feu » affichaient une sorte de lexique du langage pictural, où motifs, couleurs et factures se perdaient puis se retrouvaient dans l'agencement variable des différents panneaux.Réjouissant.Personnel à souhait.Presque douze mois plus tard, dans une expo toujours en place à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, Elmyna Bouchard fait preuve d'une justesse tout aussi remarquable avec sa série d'estampes poétiques savamment réalisées à partir d'une variété de plaques matrices.Son audace technique sert avec assurance une sensibilité collée sur l'univers de l'enfance.Bonjour la fraîcheur Solos grosses pointures Qu'on croie à un effet de mode ou qu'on la sente parmi nous jusqu'à jamais, Pipilotti Rist nous a rendu une de ces visites.Impossible de passer sous silence son passage, l'été dernier, au Musée des beaux-arts.L'établissement de la rue Sherbrooke a pris un sacré coup de hop la vie en présentant les quasi dionysiaques environnements vidéo de cette Suissesse boulimique d'images.d'un quotidien pris de surréalisme.Cette étoile montante (depuis quelques lunes déjà) de la scène internationale de l'art contemporain joue merveilleusement bien de son « instrument » vidéo.Quelques mois plus tôt, nous avons eu droit à la visite exceptionnelle de l'un des pères de la nouvelle figuration.Particulièrement engagée, la sienne.Sur les cimaises de la galerie du Centre des arts Saidye Bronfman, les peintures et dessins du New-Yorkais Leon Golub se sont avérés férocement humains.Le mordant de ce septuagénaire a apparemment le souffle long.Monuments progressistes Ouverture et assouplissement sont des mots clés cette année pour deux importantes institutions sur la scène artistique montréalaise.Le Musée des beaux-arts a fait dans le jamais vu muséal en prêtant ses cimaises et ses salles au septième art.En examinant à la loupe esthétique l'univers éminemment sophistiqué du cinéaste Alfred Hitchcock.Dans l'imposant Hitchcock et l'art : coïncidences fatales, les liens entre l'histoire de l'art et celle, sur pellicule, du maître du suspense pullulent.Et de un.Et de deux est une revue.Cet automne, la publication trimestrielle Parachute lançait son 100e numéro sous un nouveau visage.Heureux revamping.Avec un format à présent proche de celui du livre, avec plus de couleur et une maquette modifiée favorisant la lisibilité, avec une promesse d'assiduité en ce qui concerne les numéros thématiques (« l'idée de communauté » a été retenue pour ce numéro anniversaire), avec en plus la naissance du journal complémentaire Parapara- (davantage tourné vers l'actualité artistique, cet encart accompagnera désormais chaque livraison de la revue), Parachute se fait plus invitante.Et ne perd pas même un iota de ses assises.Une bonne affaire.Photo : PHILIPPE HALSMAN/MAGUM Dans l'imposant Hitchcock et l'art : coïncidences fatales, les liens entre l'histoire de l'art et celle, sur pellicule, du maître du suspense pullulent.Photo: B.Merrett, collaboration spéciale Pipilotti Rist, en visite lors du montage de son exposition au Musée des beaux-arts de Montréal.Leonidas Kavakos et Paganini\u2026ou le violon virtuose Les 9 et 10 janvier 2001, 20 h Keith Lockhard, chef d'orchestre Leonidas Kavakos, violon HARMAN, The Dawn of each New Day.PAGANINI, Concerto pour violon no1 SIBELIUS, Symphonie no2 présente l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique 1er concert de l'année ! Les Grands Concerts Billets : OSM 842-9951 Place des Arts 842-2112 514-790-1245 1-800-361-4595 «Kavakos, une technique à couper le souffle !» Los Angeles Times Les concerts ont lieu à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.osm.ca 2919962A Ce soir, on improvise DE ROBERT LALONDE INSPIRÉ DE GUSTAVE FLAUBERT MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL AVEC GILLES RENAUD, MARIE TIFO, GABRIEL SABOURIN, JACQUES LEBLANC, JEAN-JACQUI BOUTET LORRAINE CÔTÉ, HUGUES FRENETTE, EDITH PAQUET, LOU BABIN ET PATRICIA NOLIN ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE JULIE BEAUSÉJOUR DÉCOR CARL FILLION COSTUMES MARIE-CHANTALE VAILLANCOURT ÉCLAIRAGES LUC PRAIRIE MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE MICHEL SMITH CHORÉGRAPHIES DULCINÉE LANGFELDER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER PERRUQUES RACHEL TREMBLAY EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE DU TRIDENT ET LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA DÈS LE 16 JANVIER 866-8668 www.tnm.qc.ca MONSIEUR BOVARY 2918293A REPRISE EXCEPTIONNELLE DU 12 DÉCEMBRE AU 6 JANVIER Conception et mise en scène : Louise Forestier Direction musicale et arrangements : Jean-François Groulx Avec Louise Forestier, Jacques Godin, Kathleen Fortin, Lynda Johnson, Hélène Major, Louis Gagné et Serge Postigo Assistance à la mise en scène et régie : Manon Bouchard Musiciens : Jean-François Groulx et Jean-Bertrand Carbou Concepteurs : Claude Goyette, François Barbeau, Michel Beaulieu et Edward Freedman (514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca - 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier Un spectacle magnifique.Un cadeau de coeur.Solange Lévesque - Le Devoir Le bijou de notre de fin de saison.Payez-vous ça.Valérie Letarte - C'est bien meilleur le matin, CBF La chanson dans sa splendeur théâtrale.Winston Mc Quade - Multimédi'Art, CBF C'est fait avec minutie, avec tendresse, avec émotion! C'est un grand coup du Rideau Vert.Chantal Lamarre - Flash, TQS \u2026warmly seductive\u2026 velvety voices\u2026 Pat Donnely - The Gazette N'attendez plus, allez vous faire plaisir au Rideau Vert.La chanson, c'est contagieux.Claude Deschênes - Montréal Ce Soir, SRC À voir avec ceux que vous aimez, toutes générations confondues.Marie-Christine Blais - La Presse UN CADEAU DES FÊTES 2919154A SUPPL MENTAIRE samedi 6 janvier 15 h La Presse 30 décembre 2000 Page D5 manquante 6LP0601D1230 D6 - SAMEDI 6LP0601D1230 ZALLCALL 67 01:32:07 12/30/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 DÉCEMBRE 2000 REVUE DE L'ANNÉE : MUSIQUE CLASSIQUE Quinze disques d'ailleurs, d'ici et.de toujours Retenir cinq enregistrements Ð la limite permise Ð n'est pas chose facile devant une production toujours aussi considérable et même remarquable.Cette année encore, nous tricherons un peu.Trois genres se détachent de plus en plus de la masse des parutions et forment ainsi trois « catalogues », donc trois palmarès : les parutions internationales ; les réalisations québécoises, qui sont souvent de ce niveau ; les rééditions et inédits historiques.Nous arrivons ainsi à 15 « prix », soit trois fois 5.Pour des raisons évidentes, nos « étoiles », cette fois, ne sont pas nécessaires.Au sommet de la grande production courante se place le coffret Webern de Deutsche Grammophon.À ce jour, l'anthologie la plus complète du disciple de Schoenberg : six compacts, plus de six heures de musique principalement sérielle mais aussi tonale et romantique, pour grand orchestre, petit ensemble, piano et voix.Un fascinant « portrait musical » signé Boulez, Philharmonique de Berlin, Ensemble Inter Contemporain, Emerson Quartet, Krystian Zimerman, Françoise Pollet et autres (Deutsche Grammophon, coff.6 d., 457 637-2).L'opéra réunissant la distribution la plus homogène : Rinaldo, de Handel, roman d'aventures chez les Croisés et prétexte à un perpétuel déploiement de virtuosité vocale.En tête : les hautes-contre David Daniels, Daniel Taylor et Bejun Mehta, Cecilia Bartoli, Gerald Finley et autres, avec Christopher Hogwood et l'Academy of Ancient Music (Decca, coff.3 d., 467 087-2).Au secteur très vaste des symphonies : une intégrale Beethoven où Daniel Barenboïm, avec la Staatskapelle de Berlin, est redevenu ce qu'il était en début de carrière, soit un authentique interprète dans la tradition de Furtwängler (Teldec, coff.6 d., 3984-27838-2).Le choix d'un seul disque sera également dominé par l'immense personnalité de Furtwängler, cette fois compositeur.Sa tragique troisième Symphonie, complétée l'année de sa mort (1954), est magistrale comme l'étaient ses interprétations des grands classiques allemands.Par George Alexander Albrecht et la Staatskapelle de Weimar (Arte Nova, 74321 72103 2).En concerto : l'électrisant Troisième de Rachmaninov du jeune pianiste russe Arcadi Volodos, avec commentaire voluptueux de James Levine et le Philharmonique de Berlin.Six raretés pour piano en complément (Sony, SK 64384).Au Québec La jeune industrie québécoise du disque a vu paraître cette année sa réalisation la plus ambitieuse : l'intégrale d'orgue de Bach par Bernard Lagacé.Produits de dix ans d'enregistrement et de parutions individuelles, les 22 disques réunis en coffret contiennent toutes les oeuvres pour orgue et d'autres dites « pour clavier » pouvant être jouées à l'orgue.La plus considérable du catalogue, cette intégrale est aussi l'une des plus belles par la luminosité de sa conception et de sa réalisation (Analekta, coff.22 d ., F L 2 4022-43).Un autre tour de force, d'un genre très différent : les Vingt Regards sur l'Enfant- Jésus, de M e s s i a e n , animés par le piano extrêmement virtuose, orchestral, multicolore de la phénoménale Louise Bessette (ATMA, double CD, ACD 2 2219/20).Magistrales encore, ces Sonates de Chostakovitch, Prokofiev et Schnittke par Yegor Dyachkov, déjà grand violoncelliste à 26 ans, et Jean Saulnier, parfait pianiste-chambriste (Pelléas, CD-0109).Encombrés au concert d'effets visuels superflus, les sept Quatuors à cordes de Schafer se sont révélés au disque des expériences fascinantes, parfois même passionnantes.Par l'extraordinaire Quatuor Molinari (ATMA, double CD, ACD 2 2188/89).Autre création d'ici : l'impressionnant Quintette pour piano et cordes de Raymond Daveluy, magnifiquement servi par Louise Bessette, encore, et quatre cordistes locaux (Riche Lieu, RIC 2 9992).Documents historiques Les documents historiques (rééditions et inédits) occupent de plus en plus de place dans les parutions et font connaître des interprètes et des interprétations souvent préférables à ce qu'offre aujourd'hui l'industrie du disque.Ainsi revivent de grands chefs comme Eduard van Beinum, dont Music & Arts a reporté en quatre compacts des gravures qu'il réalisa entre 1943 et 1948 au Concertgebouw.On doit à ce chef d'une probité et d'une musicalité exemplaires la plus belle Septième de Bruckner, reprise ici avec Le Sacre du printemps, la Fantastique de Berlioz, les Sea Interludes du Peter Grimes de Britten et les Variations de Reger d'après Mozart (Music & Arts, coff.4 d., CD 1054).Un quatuor à cordes français réputé jusqu'en Allemagne pour ses Beethoven : tel était le Calvet, dont les op.18 no 1 et op.131, repris de gravures de 1936-38, démontrent que la légende n'a pas menti (Teldec, 3984-28413-2).Un autre outsider reconnu dans Beethoven : Solomon, pianiste anglais qui se révèle l'égal des plus grands dans Les Adieux, l'op.90 et la Hammerklavier (Testament, SBT 1191).Yvonne Astruc n'est plus aujourd'hui qu'un nom.On découvrira une grande violoniste dans cette énergique Sonate op.45 de Grieg gravée en 1931 avec son mari Marcel Ciampi, pianiste entendu ensuite dans un dramatique Quintette de Franck avec le Quatuor Capet (Malibran-Music, CDRG 115).À signaler enfin, la réédition tant attendue de la version 1946 de Samson et Dalila, de Saint-Saëns, gravée en 78-tours par Hélène Bouvier, José Luccioni et Paul Cabanel.Le grand style, le caractère, la diction parfaite (Naxos, double CD, 8.110063-64).2919959A Les bonnes notes et les moins bonnes CLAUDE GINGRAS AVEC À l'esprit, toujours, le nombre maximum de cinq, voyons quels furent les événements, heureux ou malheureux, de notre année musicale 2000.Les plus grandes réussites au domaine des concerts: la journée Hindemith et la soirée Poulenc de Dutoit et l'Orchestre Symphonique de Montréal; à l'Orchestre Métropolitain, le Rheingold de Joseph Rescigno et le Requiem de Verdi de Yannick Nézet- Séguin; et, pour ce qui concerne la saison estivale, le «marathon» de quatre récitals successifs de l'organiste Raymond Daveluy.Les échecs: la Symphonie du millénaire; Itzhak Perlman chef d'orchestre; le concert contemporain de Lorraine Vaillancourt à l'OSM; le jeune Quatuor Alcan dans Beethoven; le premier disque du baryton Olivier Laquerre.Les révélations: le baryton Gerald Finley; la soprano Fabiana Bravo; le chef d'orchestre Emmanuel Krivine; le Quatuor à cordes Artemis; la violoniste Maria-Elisabeth Lott, 13 ans.Les événements connexes: le premier prix du Concours Reine-Élisabeth de Belgique à Marie-Nicole Lemieux; le départ de Bernard Uzan de l'Opéra de Montréal; le remplacement de Joseph Rescigno, comme chef de l'Orchestre Métropolitain, par Yannick Nézet-Séguin; la nomination de Madeleine Careau à la direction générale de l'OSM; la grève perdurable des techniciens de scène de la Place des Arts. La Presse 30 décembre 2000 Page D7 manquante 6LP0801D1230 d8 samedi 6LP0801D1230 ZALLCALL 67 01:33:03 12/30/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 DÉCEMBRE 2000 REVUE DE L'ANNÉE : MUSIQUE Dédé, Céline, Ginette, Jean-Pierre et les autres.Ayant laissé à leur éminent confrère Claude Gingras le soin de dresser son bilan de l'année en musique classique (en page 6), les journalistes spécialisés en musique tous azimuts à La Presse vous proposent un survol de l'an 2000 sous la forme de capsules ainsi que leur Top 10 respectif des meilleurs disques de l'année.Textes : Alain Brunet, Jean-Christophe Laurence et Philippe Renaud Feu Dédé Fortin : le meilleur restait à venir Sans crier gare, Dédé Fortin, âme et leader des Colocs, s'enlève la vie le 10 mai, par un moche après-midi de printemps.Désespoir aussi profond qu'insoupçonné, celui d'un artiste ayant connu la fin atroce d'un.samouraï.Sept mois plus tard, on n'en revient toujours pas.Le Québec a non seulement perdu une de ses figures populaires les plus attachantes, mais la chanson perd aussi un créateur allumé au sommet de son art, un des rares artistes de sa génération à concilier préoccupation sociale et ouverture sur le monde sur des airs de party ou de rock multiculturel.Plus encore, ce sont des milliers de jeunes fans qui perdent un ami, avec la douloureuse certitude que le meilleur restait à venir.À tous égards, une disparition marquante dans le petit monde de la chanson québécoise.Et une absence qui va se faire sentir longtemps.Salut Dédé.Blockbusters québécois : retour à la normale Privée de ses deux grosses locomotives (Céline enceinte, Luc Plamondon en « évasion fiscale ») l'industrie du disque québécois a rayonné à moins grande échelle en l'an 2000.Isabelle Boulay et Lynda Lemay ont effectué des percées significatives en France, mais leur impact n'est pas encore comparable à celui de Madame Angélil ou de Notre- Dame de Paris.Et puisque l'invasion de Garou commence à peine à se faire tangible Ð en France comme au Québec, 2001 sera son année, prédisons-le sans risques.À défaut d'une exportation massive, les blockbusters ont quand même frappé fort dans le marché local.À l'ombre de l'ange d'Éric Lapointe : 215 000 exemplaires vendus.Mieux qu'ici bas d'Isabelle Boulay : 100 000 exemplaires.D'autres rives de Bruno Pelletier : 85 000.Au terme d'une année riche en nouveautés (rappelez-vous la congestion automnale), on retiendra aussi l'apparition d'un nouveau gros canon, soit la recrue Daniel Boucher, le Charlebois de l'an 2000, dont le premier album tournerait actuellement autour du disque d'or.Gala de l'ADISQ : tricoté serrée C'est devenu une vieille rengaine, mais il faut bien y revenir : plus que jamais en l'an 2000, le Gala de l'ADISQ n'a pas su refléter la richesse et la diversité de la scène musicale québécoise.Pendant que les Félix country, jazz, world, rap, techno ou folkore étaient remis en dehors des ondes, le gala télévisé a continué de donner la part belle aux vedettes consacrées (Isabelle Boulay, Lynda Lemay, Éric Lapointe, Bruno Pelletier) ou à leurs successeurs du showbiz mainstream (Natasha St-Pier, Nicola Ciccone, Les Respectables).Cette année donc, pas de Ramasutra (album de l'année, musique urbaine/techno) au « vrai » gala.Pas de Muzion (album de l'année hip hop), pas de Fred Fortin, ni d'Urbain Desbois, WD-40, Sans Pression ou autres Loco Locass.Pas de numéro de rap ou techno, pas de musiques du monde.Pas non plus de Joseph Rouleau avec l'Orchestre Métropolitain (album de l'année classique/ orchestre et grand ensemble).Pas de Yannick Rieu (album de l'année, jazz) ni de folklore.Pourquoi ?Trop de trophées à remettre, pas assez de temps pour ajouter des numéros de production.Problème purement logistique, nous dit-on d'année en année.Sérieux problème de vision, doit-on rétorquer.ad nauseam.La grande famille de l'ADISQ pourra-t-elle un jour être réunie au grand complet ?Les anges dans nos campagnes Plus visibles que jamais dans l'histoire du crime organisé au Québec (c'est dire l'époque que nous traversons.), les anges dans nos campagnes (.) ont même frayé avec nos chanteurs.Lors d'un épique combat Hilton-Ouellet, Éric Lapointe se serait mis dans l'embarras.Quelques jours plus tard, il y eut du grabuge au pied d'une scène où il évoluait.Les médias, chercheurs de trouble comme on le sait, ont fait le pied de grue sur son balcon avec les résultats qu'on connaît : personne, en fait, n'a pu faire la lumière sur ce qui s'est vraiment passé entre les Hells et notre bum chéri du hard-FM-bas-de-laine.Quant à Ginette et Jean-Pierre, ils ont eu leur leçon.Pas à peu près ! Leur petit tour de chant bénévole, au mariage d'un Hells, a eu les conséquences médiatiques que l'on sait.Dans sa suite à sécurité maximum, le caïd des caïds doit encore rire dans sa barbe.Encore de la super-pub pour renforcer le mythe de Mom Boucher et ses Hells.Grossesse heureuse.et bioéthique Comme il fallait s'y attendre, maman Céline a fait parler d'elle dans une opération savamment orchestrée par le plus brillant manager que le Québec ait produit en un siècle de showbiz : son mari.Résurgence de Michel Jasmin dans le cadre d'une interview floridienne, déclinaisons écrites et télévisuelles et tout et tout.Or, cette fois, le partenariat avec le gossip médiatique n'a pas vraiment tourné à l'avantage du clan Dion-Angélil.Cette histoire quasi futuriste du second ovule fécondé, congelé et entreposé dans un laboratoire a non seulement alimenté chez nous le débat sur la bioéthique, mais encore a-t-elle généré des affaires d'or pour TVA qui sera bientôt officiellement de l'empire Quebecor.En tuant la une, René Angélil a été perçu par plusieurs comme un Machiavel du publi-reportage Ð une pratique pourtant courante depuis des lustres dans les journaux à potins.Quoi qu'il advienne, un vrai bébé Ð René ?) Ð naîtra le 14 février ( ?) au terme d'une grossesse heureuse.L'année rock ?Quelle année rock ?Loin d'une cuvée exceptionnelle, l'année 2000 a confirmé la rumeur : le rock n'est peut-être pas mort, mais il a bien du mal à changer de peau.U2 a été carrément décevant, PJ Harvey a polarisé les opinions, Bon Jovi a sombré dans l'anachronisme et l'autoparodie.Quant au furoncle rap-métal (Eminem, Limp Bizkit) il n'aura fait qu'entretenir de vieux démons réactionnaires, exposant des préjugés tenaces sur fond de discours haineux.Une nouvelle d'autant plus affligeante qu'on apprenait récemment la séparation de Rage Against The Machine, pionniers de ce mouvement.intelligence en prime.Maigrelette récolte qui cache quand même quelques bons coups : en pleine émergence, le groupe américain At the Drive In annonce quelques électrochocs intéressants pour un avenir proche.L'espoir du rock repose évidemment sur le dernier album de Radiohead, avec ses expérimentations aux limites de l'electronica et même du jazz contemporain ! Suicide commercial pour les uns, disque majeur pour les autres, Kid A est le brillant manifeste d'un groupe qui a refusé de s'asseoir sur ses lauriers.C'est aussi la preuve (rassurante) que le rock peut éviter le cul-de-sac.Musiques du monde : l'année du Brésil Si les pépés cubains ont continué à imposer le respect (tous les hospices de La Havane ont été mis à contribution, force est de constater !) , le croisement entre club culture et la musique brésilienne de souche fut le fait marquant des musiques du monde.Qui plus est, tout le spectre de la relève brésilienne a été mis en relief sur Montréal.Un an après la première et, ô combien mémorable escale de Caetano Veloso, les descendants ont défilé : la si pure Virginia Rodriguez, Lenine le ménestrel numérique, Chico Cesar le flamboyant, les tapocheux festifs de Timbalada, les brasseux de Funkin'Lata sans compter les expatriés du Brésil en voie de métissage : Bïa, Bebel Gilberto, Marcio Faraco, Da Lata ou Zuco 103 ont dominé largement ce qu'on a vécu cette année au domaine des musiques du monde.Le 500e anniversaire du Brésil, aussi paradoxal fûtil (avec raison : conquête sauvage des Amérindiens, esclavage, capitalisme débile et autres dictatures.) ne pouvait être mieux commémoré.Music business : Napster et MP3.com À l'aube d'une authentique révolution de consommateurs, la music business en a pris pour son rhume.Plus que jamais nous avons palpé ce qui deviendra un mode dominant lorsque les adolescents deviendront des adultes et domineront le marché de la consommation musicale.Nous avons vu America Online, une entreprise fondée il y a à peine 15 ans, bouffer le géant Time-Warner.Nous avons vu Napster joindre près de 40 millions d'internautes en quelques mois à peine, nous avons vu les logiciels de partage de fichiers MP3 se répandre sur le Net comme une traînée de poudre, nous avons vu les majors tenter de déjouer le téléchargement gratuit en neutralisant des sites stratégiques (en particulier www.napster.com et www.mp3.com) et en prévoyant la mise en place d'un système de lecture en transit (streaming) où le mélomane aurait accès à des dizaine de milliers de chansons et pièces.Marchera ?Marchera pas ?Quoi qu'il advienne, on passera tôt ou tard d'une industrie de produits à une industrie de services.Les jeunes générations (20 ans et moins) se chargeront du transfert.D'ici là, les solutions transitoires devraient pulluler.Voir MUSIQUE en D9 Photothèque La Presse © À partir du haut, de gauche à droite : le regretté Dédé Fortin, la vedette montante Daniel Boucher, le chanteur brésilien Lenine, le rockeur Éric Lapointe, LE couple et Bono de U2. 6LP0901D1230 d9 samedi 6LP0901D1230 ZALLCALL 67 01:33:41 12/30/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 D É C EMB R E 2 0 0 0 D 9 MUSIQUE Suite de la page D8 L'année jazz : Brad.mais aussi Dave et Dave On vous le répète depuis deux ou trois ans, le pianiste Brad Mehldau a redonné au jazz acoustique ses vertus.Sa finesse, son sens de l'exploration et du velouté, ses racines profondes dans la tradition, son génie ont conquis une nouvelle génération de jazzophiles.Simultanément, John Zorn et ses 3000 projets simultanés continuent à déclencher des choses chez les jeunes mélomanes, mais le plus grand rénovateur de tradition se nomme Dave Douglas.La plupart des initiatives de ce trompettiste sont excitantes, audacieuses, rigoureuses, ayant ce rare souci de transcender une forme devenue classique.Au chapitre de la grande maturité, le contrebassiste Dave Holland a atteint des sommets avec notamment son plus récent disque, Prime Directive.Et que dire de la superbe série Invitation à la quelle il nous a conviés au dernier Festival international de jazz de Montréal.Une Symphonie pour le millénaire Authentique happening s'il en fut, le mémorable concert de la Symphonie du Millénaire doit être considéré comme l'an 1 de notre musique dite contemporaine.Cet effort remarquable d'une communauté de créateurs ayant décloisonné leur tour d'ivoire a créé l'effet escompté : relancer le débat sur la musique contemporaine, que plusieurs considèrent encore comme une déviation historique.Celles et ceux qui n'ont pu écouter convenablement l'ouvre collective (on n'attendait vraiment pas autant de monde, ce qui explique les problèmes d'intelligibilité acoustique pour la foule massée en dehors de l'aire d'écoute initialement prévue au pied de l'Oratoire) ont probablement conservé leurs préjugés (bien alimentés comme on le sait) pendant que d'autres milliers de mélomanes ont découvert un monde pas si obscur qu'ils ne le croyaient.Encore bravo aux Boudreau, Bouliane et leurs partenaires de composition.Eldorado techno S'il ne faut retenir qu'une seule chose de l'an 2000, d'un point de vue électronique, c'est l'explosion des productions locales et, surtout, leur reconnaissance, au Québec comme à l'étranger.Désormais, il ne fait plus aucun doute que des producteurs tels que Misstress Barbara, Fred Everything, les Jardiniers et des labels tels que Turbo, Bombay, Interchill, Dune/Nude ou Haute-Couture représentent ce que notre industrie musicale offre de plus exportable, de plus internationalement séduisant.Par ailleurs, aussi petite soit-elle, la scène électronique montréalaise a accouché d'un kaléidoscope musical étonnamment diversifié : house, downtempo, techno, drum & bass, toutes ces musiques trouvent écho dans la métropole, et les cd et disques vinyles sortis cette année sont le reflet de cette diversité et de cette maturité enfin atteinte.D'un point de vue plus global, bien que le trance (édulcoré) ait défrayé les manchettes partout sur la planète \u2014 à égalité avec Moby et le nombre croissant de saisies d'ecstacy.\u2014, l'année qui se termine a surtout été l'occasion de faire découvrir aux initiés les rafraîchissantes déclinaisons \u2014 ou fusions \u2014 techno et house : 2 Step, tech-house, ghetto-tech, latin house, broken beats.Non, la musique électronique n'est pas à court d'idées; pour le genre comme pour ses représentants montréalais, l'an 2001 s'annonce plein de surprises.Le hip hop passe à un autre appel.Lassée ( ?) par l'ultra-commercialisation de sa musique (mais manifestement pas d'Eminem !), écoeurée de la MTV-sation de ses rythmes et de ses voix, la scène hip hop cherche ailleurs.En l'an 2000, la balle du renouvellement s'est retrouvée dans le camp West Coast.La Californie nous a ainsi offert de solides formations (Dilated Peoples, People Under the Stairs, Blackaliscious, Jurassic 5.) qui se sont retrouvées au front du combat.Ne négligeons pas pour autant la scène newyorkaise, avec le label Rawkus (Talib Kweli & Hi-Tek), le retour de De La Soul et, pour clore l'année en beauté, l'excellent disque du Wu-Tang Clan (The Wu).De plus, la soul et le r&b ont envahi toutes les couches de la scène hip hop, du plus commercial (Dido, Kelis.) au plus authentique (Erykah Badu, Macy Gray, D'Angelo.).Plus près de chez nous, on se souviendra de l'année 2000 comme d'un excellent cru hip hop, proche de l'esprit underground : Yvon Krevé, KZ Kombination, C-Drik, Obscure Disorder, Traumaturges, Le Connaisseur & Méchant Style, S'Katrice et j'en passe.Des formations qui sont là pour durer et pour satisfaire un public de plus en plus affamé, à Montréal et surtout en région.Photothèque La Presse © Le jazzman Brad Meldhau.Photothèque La Presse © Le groupe techno Les jardiniers (photo du haut) et le chanteur hip-hop Eminem.Mise en scène : Sophie Clément Texte : Claude Landry 21 DÉCEMBRE 19H 26 AU 30 DÉCEMBRE 13H30 - 15H30 BILLETTERIE :790-1111 Groupes : 527-3644 D'APRÈS LA SÉRIE TÉLÉVISÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SCÈNE ! FORFAIT FAMILIAL MAINTENANT DIS PON I BLE COMPLET 2916062A LES EXPOSITIONS SCIENTIFIQUES INTERACTIVES Venez jouer avec la science et défiez vos connaissances ! Assistez virtuellement un chercheur en génétique, créez une page Web, gérez un réseau électrique\u2026 en tout, plus de 27 heures d'activités surprenantes pour toute la famille ! Découvrez le Centre des sciences du Vieux-Port de Montréal ! www.isci.ca Quai King-Edward, Vieux-Port de Montréal INFOS ET ACHATS DE BILLETS (514) 496-ISCI 1 877 496-ISCI Stationnez au Vieux-Port et profitez d'un rabais de 5 $ à l'achat de deux activités et plus.Valable pour une personne jusqu'au 14 janvier 2001 inclusivement.5$ DE RABAIS RESTAURANTS ET BOUTIQUE THÉMATIQUE LE CINÉ-JEU IMMERSION Un tout nouveau jeu d'arcade interactif ! Sur une station spatiale en 2020, prenez le contrôle d'un outil médical virtuel et voyagez à l'intérieur du corps humain ! LE CINÉMA Le monde fascinant des dauphins sauvages.Une production de Mac Gillivray Freeman Films.Et en prolongation, CIRQUE DU SOLEILTM PASSAGES en 2916201A l'achat d'un billet pour deux activités et plus. La Presse 30 décembre 2000 Page D10 manquante 6LP1101D1230 D11 - SAMEDI 6LP1101D1230 ZALLCALL 67 01:31:53 12/30/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 D É C EMB R E 2 0 0 0 D 1 1 REVUE DE L'ANNÉE : DANSE Expérimentation et jeunes génies FRÉDÉRIQUE DOYON e t STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale En danse, l'année s'est placée sous le signe d'une exploration chevronnée de la part des chorégraphes de la génération montante.Ce qui a donné lieu, sinon à des oeuvres renversantes, du moins à des découvertes enrichissantes pour l'art de la danse.Ce sont plutôt les chorégraphes de la jeune relève qui ont suscité les coups de coeur de la critique, mêlant fraîcheur, humour et une puissante maîtrise du mouvement.Travail de « laboratoire » Comme l'avait si bien prédit l'équipe du Festival international de nouvelle danse 1999, de plus en plus d'artistes de la nouvelle danse montréalaise délaissent la danse d'auteur, résultat de la vision d'un seul créateur, pour un travail dit de « laboratoire », où cohabitent leur propre vision et celles d'artistes de diverses disciplines.Dans cette veine, retenons Perfume de Gardenias de José Navas, fruit de collaborations avec des interprètes de Montréal et du Venezuela qui ont participé étroitement à la création, et avec quatre compositeurs basés à Montréal, Vienne, Amsterdam et San Francisco.Cette oeuvre, à la fois crue et sensuelle, a permis à Navas de réfléchir publiquement sur le processus de création en danse.Fin août, il a donc organisé un premier séminaire chorégraphique, un exercice des plus enrichissants.Pendant une semaine, Navas a formé cinq nouveaux tandems chorégraphes- compositeurs qui n'avaient que 24 heures pour créer une oeuvre de dix minutes.Soir après soir, la présentation publique de ces courtes chorégraphies a fait salle comble à l'Agora de la danse et fut suivie de discussions animées et stimulantes sur la création entre chorégraphes, compositeurs et spectateurs.La participation active du public était en fait un des objectifs premiers de ce séminaire.L'esprit d'expérimentation s'est aussi manifesté dans l'éclatement des règles scéniques.Exit le public docilement assis face à la scène.Déjà pressentie l'an dernier, cette désacralisation de l'espace scénique s'est définitivement ancrée dans les processus de création en 2000.Le chorégraphe Benoît Lachambre est un précurseur dans le genre.En février, sa performance L'Aberration des traces (plus que sa dernière pièce Confort et complaisance) a joliment composé avec le désordre du public qui a non seulement investi la scène, mais en a aussi dessiné les contours au fil de ses pérégrinations.Et la désorientation fut à son comble quand la danse, déployée au-dessus de la tête des spectateurs, a rompu avec le traditionnel face-à-face.Le très couru Caught Looking, projet chorégraphique de Sarah Williams chez Danse-Cité, a également réussi ce tour de force en promenant une masse importante de spectateurs d'un lieu scénique à l'autre au gré de trois chorégraphies distinctes, déjouant habilement les attentes.Danse universelle Du côté des compagnies étrangères, la compagnie flamande Ultima Vez, de passage à Montréal en octobre dernier, laisse un souvenir marquant avec In Spite of Wishing and Wanting, une création du chorégraphe Wim Vandekeybus sur la musique originale de David Byrne.Explorant toutes les souches du désir de l'homme, les onze danseurs masculins livrent, en gestes et en paroles, leurs peurs les plus viscérales, leurs fantasmes pervers et leurs songes naïfs.La mise en scène y est aussi chaotique que le rêve qui sert d'ailleurs de catalyseur des désirs.Le court métrage The Last Words (réalisé par le chorégraphe) raconte l'histoire d'un vendeur de mots, de cris et de désirs et s'insère à merveille dans cette fable chorégraphique sublime qui s'achève sur une scène d'envol onirique inoubliable.Pour sa poésie profondément humaine, In Spite.l'emporte sur la visite en mars de la troupe japonaise \u2014 entièrement féminine \u2014 H Art Chaos, ainsi que sur les Forsythe, Duato et Kylian, invités par les Grands Ballets Canadiens en mai.Et tape du pied La danse percussive est à la mode depuis quelques années (pensez à Stomp, Tap Dogs ou Gumboots).Dans le genre, mais à une échelle beaucoup plus intime et tout aussi captivante, chapeau à My Dance, le premier spectacle solo de Sandy Silva, mieux connue comme la fougueuse gigueuse de La Bottine Souriante.À la salle du Gesù, elle a su livrer, en toute simplicité, une performance passionnée et originale, où se mêlait une variation infinie de rythmes, des plus sauvages et puissants aux plus infimes et chatoyants.Si la gestuelle laisse deviner des éléments de flamenco, de claquette et de danse celte, Silva a su intégrer ces influences pour nous offrir une danse très personnelle.Vivement la relève ! Enfin, la relève en danse va bon train à Montréal puisque trois jeunes chorégraphes se partagent ex aequo une place de choix parmi les spectacles de l'année.Tous deux acclamés au Festival Danse Canada, Sarah Chase et Emmanuel Jouthe ont aussi séduit le public montréalais.La première nous a raconté en solo la touchante histoire d'une rencontre avec Muzz, son arrièregrand- mère (et le titre de sa pièce), gardant le public en haleine (sans perdre la sienne !) au fil ininterrompu de ses gestes et de ses mots.Directeur artistique du jeune collectif Carpe Diem, Jouthe a quant à lui originalement mis en scène une tribu de (six) femmes, déessesvampires adulant un étrange totem dans 3 Centauromachia 4.Une chorégraphie solidement construite, d'une signature tout à fait personnelle.Enfin, tout dernier cru de l'année 2000, Pierre Lecours, finissant des Ateliers de danse moderne de Montréal en 1999, a fait de sa première création, Le Poulet, une oeuvre magistrale pour neuf interprètes sur la déroute de l'amour.Une pièce étonnante de maturité et d'humour qui a clos l'année en beauté.Pierre Lecours a fait de sa première création, Le Poulet, une oeuvre magistrale pour neuf interprètes sur la déroute de l'amour.À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Dès jeu., 20h, Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Poirier, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Mireille Deyglun, Maude Guérin et Adèle Reinhardt.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Avec le temps, cent ans de chansons.Mise en scène de Louise Forestier.Avec Jacques Godin, Serge Postigo, Lynda Johnson, Kathleen Fortin, Hélène Major et Louis Gagné.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 6 janvier.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj., 14h et 19h, Befana la sorcière de Noël, de Sylvi Belleau.Mise en scène de Gerardo Sanchez.Musique de François Dallaire.USINE C (1345, av.Lalonde) Tsuru, de Anne-Marie Théroux.Avec Patricia Bergeron, Robert Drouin, Katia Gagné et Yves Simard: 15h.Jusqu'au 6 janvier.Pour enfants THÉÂTRE SAINT-DENIS 2 Auj., 13h30 et 15h30, Madame Croque-Cerise., de Claude Landry.Musique de François Asselin et les chansons sont signées de Nicole Lavigne.Avec Catherine Pinard, Marc Poulin, Sandrine Bisson, Alexandre Gagné et Line Boucher sous la direction de Sophie Clément.Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 14h, Casse-Noisette, de Fernand Nault, d'après la musique de Tchaïkovski.Musique PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14 h 30, Orchestre Strauss de Montréal.Dir.Christian Schulz.Claudia Emà Camie, soprano, Otoniel Gonzaga, ténor.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Dim., 15 h 30, Raymond Daveluy, organiste.Noëls (Daquin).Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL British Invasion, revue musicale inspirée des années soixante, avec 14 musiciens, chanteurs et danseuses; 21h, sauf lun.CENTRE MOLSON Jeu., 19h (en français); ven., 19h (en anglais), Blanche Neige et les Sept Nains.CABARET (2111, St-Laurent) Auj., 20h30, mes Aïeux.CENTRE PIERRE-CHARBONNEAU (3000, Viau) Auj.et dim., 20h, la Bottine Souriante.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h, Glaz.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, membres de We Da People, Overbass, Grimskunk, Vulgaires Machins.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Peter Paige chante Tom Waits; dim., 21h, D.J.Michel Leduc.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 21h, Troïka.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Marie-France.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 21h, Swift Years.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Sonny Wolfe; dim., Nick Payne: dès 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Gilbert Lauzon et Michel Durocher.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj.et dim., dès 20h, Alex Sohier et le groupe Yelo Molo.SOFA (451, Rachel E.) Auj., dès 21h, Sylvie Desgroseilliers.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., 22h30, Trabuco Havanero; dim., 22h, Paolo Ramos.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h30, Orchestre Montreal Funk.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe Bolero.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., 21h, la famille Zon.LE BREAK (20, Crémazie E.) Auj., 22h, The Ramblers.O'BLUES (7567, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Henry et The Blue Kats.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, la Volée d'Castors.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Pierre Huyghe - the Third Memory, Muntadas - On Translation: The Audience, Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres- phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Montréal, America!.Du mar.au dim., de 10h à 16h30.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Quêtes et songes - La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions La figuration en art contemporain, Éventails de dentelle et L'Hiver québécois.Du mer.au dim., de midi à 17h.(Le musée sera fermé, le 31 décembre, les 1er et 2 janvier 2001) ARTOTHÈQUE DE MONTRÉAL (5720, St-André) Exposition La Vérité avec un grand V.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.ATELIER GILFORD (841, Gilford) Oeuvres de Bob Desautels, Denyse Lahaye, Patrick Henley, François Gourd, Pablo Van Momo, Virgin ie Bédard, Bertrand Lavoie, Patrycja Walton, Michel Pedneault, Robert Deschênes, Pierrot Gaudreau, Bernard Fougères, Gabrielle Grimard, Dominique Desbiens et Armand Vaillancourt.BORDUAS (207, Laurier O.) Bronzes de Kieff et d'André Martel.Gravures de Claude Montoya.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Galerie Liane et Danny Taran, 5170, ch.de la Côte-Ste-Catherine) Peintures de Gary Evans.Exposition Le corps: expressions personnelles, oeuvres de Hannah Alpha, Julie Bélanger, Aimee Lee, Jean-Louis Émond et Nathalie Gosselin.Du lun.au jeu., de 9h à 19h; ven, de 9h à 14h; dim., de 10h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Villes en mouvement et Inclus: exclus.Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Oeuvres de Dominique Valade.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 26 janvier.(la galerie est fermée jusqu'au 7 janvier).GALERIE ARTS N.D.G.(5800, Sherbrooke O.) Petits formats.Du mer.au ven., de midi à 19h; sam.et dim., de midi à 17h.Jusqu'au 7 janvier.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Catherine Tremblay.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 27 janvier.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Investir dans l'art un plaisir.Jusqu'au 20 janvier.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Marie-France Brière et Barbara Claus.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 14 janvier.(La galerie sera fermée jusqu'au 5 janvier) GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, David Bierk, Éric Demers, Joe Fafard, Tom Hopkins, James Lahey, Norman Laliberté, Danièle Rochon, Michale Smith, Claude Tousignant.Du lun.au sam., de 10h à 18; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88, St-Paul E.) Exposition Noël 2000.Du lun.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Peintures, dessins et livres d'artistes de Louisette Gauthier Mitchell.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 7 janvier.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Mathieu Collette et Olivier Maranda.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 janvier.GALERIE F.52 (4933, de Grand-Pré) Exposition Comix 2000 - l'Association.Jusqu'au 31 janvier.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Petits formats de Cosgrove, Ayotte, René Richard, Chantale Jean, Tougas, Lucienne Zégray, Andrée Vézina.GALERIE NOEL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Oeuvres de 24 joailliers québécois.Du mer.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 21 janvier.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Jan Delikat, Areg Elibekian, Fablo et Patricia Nguyen Huong.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Gisèle L'Épicier et Christian Maltais.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Grands formats de Noël.Jusqu'au 1er janvier.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Manuel Pina, Edward Poitras, Jorma Puranen et Jin-Me Yoon.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 16 janvier.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Exposition Aux prises, oeuvres de David Lafrance.Jusqu'au 13 janvier.GALERIE LUZ (30, Notre-Dame O, espace 300) Peintures de John Drew Munro, dessins de Benoit Saito, photographies de Diana Shearwood et céramiques de Luz Zapata.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de P.Ahrweiller, J.-Guy Desrosiers, Jacques Lisée, John Hammond, R.Palmaerts, Tex Lecor, Jacques Poirier, Sylvain Tremblay, Marc Siméon, Claude St-Jacques, Vivian Cse-Fox et Marilyn Reim.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de B.Missakian, Diane Desmarais et Rose-Aimée Bélanger.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jean-Marc Blier et tableaux anciens.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Oeuvres de Guy Bourgeois et Éric Bolduc.Du lun.au sam., de 9h30 à 18h; jeu., de 9h30 à 21h.Jusqu'au 2 février.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Amalgame, oeuvres de Melinda Pap.Jusqu'au 7 janvier.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Oeuvres de Paul Rogic.Jusqu'au 21 janvier.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART - QUÉBEC (2025, Peel) Sculptures Inuit.Jusqu'au 13 janvier.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Mireille Morency-Lay et oeuvres de Richard Lacroix.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 8 janvier.OCCURRENCE (480, Ste-Catherine O., espace 307) Auj., oeuvres photographiques de John Londono et Ève Tremblay.finsdesiècle@mccord Une exposition multimédia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Simplement Montréal : Coup d'oeil sur une ville unique Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du Mc Cord et plongez au coeur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.Quêtes et songes hyperboréens : La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique Des trésors vieux de 4 000 ans.Une exposition itinérante réalisée par le Musée canadien des civilisations.Également à l'affiche 2913707A ÉCOLE d'hiver 6LP1201D1230 d12 samedi 6LP1201D1230 ZALLCALL 67 01:38:29 12/30/00 B D 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 D É C EMB R E 2 0 0 0 Coup d'oeil sur 2000, clin d'oeil vers 2001 FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS L'hiver sera froid et lumineux.Dès le 1er janvier, à Beauport, l'Hôtel de Glace accueillera ses premiers visiteurs et ses premiers clients.Cet hôtel, qui durera le temps que dure l'hiver, est construit auprès des chutes Montmorency, sculptures monumentales glacées elles aussi.Peut-être y servira-t-on du vin de glace, du cidre de glace.pour tout renseignement : www.icehotel-canada.com C'est en février, du 8 au 25, que le Festival Montréal en lumière illuminera la ville.Tous les détails de la programmation de ce deuxième festival n'ont pas encore été dévoilés, mais on peut déjà réserver ses billets pour assister, en particulier, à trois événements inscrits au volet Les arts de la table SAQ.Au banquet d'ouverture, le 10 février, à l'hôtel Le Reine Elizabeth, le grand chef de Chicago, Charlie Trotter, sera l'invité d'honneur.Cocktail et souper gastronomique seront servis avec des vins californiens.(Pour réservation : 514-861-3511) Le souper de clôture, beaucoup plus convivial, sera présidé par un cuisinier illustre, le chef lyonnais Paul Bocuse.Le souper se déroulera autour d'un pot-au-feu, le 24 février, au complexe Desjardins.(Pour information 514-288-9955 ; pour réservation : 514-790-1245) Au Marché Bonsecours, le 18 février, dans la grande salle du deuxième étage, les festivaliers pourront participer à un repas où seront présentés des spécialités, sous le titre Les délices des Amériques.(Pour information : 514-288-9955 ; pour réservation : 514 790-1245) À l'honneur Tous les ans, à l'occasion du Gala du Président, la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec, honore ses membres.Marie-Chantal Lepage, du Manoir Montmorency, est la première femme dans l'histoire de la SCCPQ a recvoir le titre de Chef de l'Année.Le titre de Pâtissier de l'Année a été décerné à Jean-Pierre Templier, chocolatier à la Pâtisserie de Gascogne (Montréal) et celui de Meilleur apprenti cuisinier, à Yves Lowe, du restaurant Méditerranéo (Montréal).La Fédération canadienne des chefs de cuisine avait décerné le même titre, à Yves Lowe et l'avait intégré à titre de « membre de soutien » dans l'Équipe culinaire du Canada qui est allée défendre sa médaille d'or aux Olympiades culinaires, à Elfurt, en Allemagne.Cette année, l'équipe du Canada s'est classée au quatrième rang.Depuis huit ans, le Gala culinaire Charton- Hobbs, le rendez-vous annuel des professionnels des métiers de cuisine de Montréal, décerne un prix prestigieux.L'Étoile de la gastronomie 2000 a été remis à Jean-Pierre Curtat, chef exécutif au Casino de Montréal et qui avait participé à la planification de l'ouverture, en octobre 1993.Le Prix Jules Roiseux a été décerné, cette année, à M.Remo B.Pompeo, propriétaire du restaurant Le Piémontais qui, « par son travail et sa passion a su perpétuer la qualité » dans l'industrie de la restauration.Trois restaurants du Québec ont reçu le prix Cinq Diamants des associations canadienne (CAA) et américaine (AAA) des automobilistes.Le restaurant Nuances du Casino de Montréal (chef : Jean-Pierre Curtat), le restaurant Baccara du Casino de Hull (chef François Hanchay), la salle à manger de l'Auberge Hatley à North Hatley (chef Alain Labrie) figurent parmi les cinq restaurants ayant reçu le prix Cinq Diamants au Canada.Cette année, l'American Automobile Association a décoré 49 établissements nord-américains.Le restaurant Nuances a reçu, pour la cinquième année consécutive, la cote cinq-étoiles du Mobil Travel Guide.La Fédération des producteurs de porcs du Québec organise chaque année un concours pour encourager le développement de recettes nouvelles utilisant une viande que l'on néglige parfois.Ce concours s'adresse aux cuisiniers.Dominic Tremblay, chef propriétaire du Café Massawippi, à North Hatley, est le Grand lauréat, toutes catégories, du concours Le porc en tête 2000.Il avait déjà mérité ce prix l'an dernier.Il avait soumis une recette intitulée : Dumpling de porc, émulsion à l'ananas et noix de coco.Un prix prestigieux a été créé cette année portant le nom d'un pionnier.Renaud Cyr, propriétaire du Manoir des Érables à Montmagny, a toujours cru à l'avenir des Québécois en cuisine et à la valorisation des produits régionaux.Le prix Le Renaud-Cyr a été créé à sa mémoire.Deux lauréats reçoivent ce prix, un chef et un producteur, l'un et l'autre devant avoir à coeur de travailler de concert.Éric Bertrand, chef à l'Auberge les 3 Canards et initiateur de la Route des Saveurs de Charlevoix, et la famille Desrochers de la Ferme Apicole Desrochers, à Ferme-Neuve, productrice, en particulier, de l'hydromel La Cuvée du Diable, sont les deux récipiendaires du Renaud-Cyr 2000.Livres primés Le Salon international du Livre gourmand se tient à Périgueux tous les deux ans, au mois de novembre.Sur 20 000 livres reçus traitant de cuisine et de vins, publiés en un an au monde, 2600 livres couvraient 18 langues.Les livres sont en compétition, au départ, uniquement dans leur langue.Un jury international choisi, ensuite, les gagnants dans chacune des catégories.Le livre de Jacques Orhon, Mieux connaître les vins du Monde, publié aux Éditions de l'Homme, a remporté le prix du meilleur livre sur les vins, catégorie vins du nouveau monde, toutes langues confondues.Quatorze prix, au total, ont été remis pour les meilleurs livres sur le vin.Pour la troisième fois, Cuisine Canada, organisme national qui a pour but de faire la promotion des produits des cinq grandes régions du Canada, organisait un concours de livres de recettes.Dans la catégorie « livres en français », ce n'est pas un livre de recettes mais un guide sur les vins qui a remporté la palme d'or, le Guide du Vin 2000, de Michel Phaneuf.La palme d'argent a été décernée à Odile Dumais pour son livre La gastronomie en plein air et la palme de bronze est allée à Hélène Laurendeau et Brigitte Coutu pour leur livre L'alimentation durant la grossesse.Fromages à l'honneur Les fromages sont à l'honneur tous les jours.Il suffit de fréquenter les fromageries pour en être convaincu.Deux événements soulignent le développement de ce secteur.Le deuxième Grand Prix des fromages canadiens, organisé par les Producteurs laitiers du Canada, a remis des prix dans 16 catégories et couronné un grand champion toute catégorie.Le Bleu Bénédictin produit par la fromagerie de l'Abbaye de Saint-Benoit du Lac a eu cet honneur.Dans le cadre du Festival des fromages de Warwick, les Prix de la Sélection Caseus, dans la catégorie des Prix de l'École de laiterie ont été décernés au Cheddar extra-fort de la Fromagerie Albert-Perron (Caseus d'Or), à la P'tite Chevrette de la fromagerie Ruban bleu (Caseus d'argent), au Vacherin des Bois-Francs de la Fromagerie Côté.Lors de ce concours, dix-sept fromages ont été primés.Un adieu Le Cercle des Toques d'Or, association formée pour regrouper les chefs, cuisiniers et pâtissiers à la retraite, a perdu l'un de ses membres fondateurs.Rodolphe Dosegger, « Suisse de naissance et Québécois de coeur », fait partie de ces professionnels qui ont contribué à l'essor de la gastronomie au Québec.Il avait travaillé, au restaurant Henry Burger avant de devenir le chef exécutif des cuisines de l'Hôtel Windsor.On l'a connu sur le site de l'Expo.Il reste dans le souvenir de tous ceux qui l'on rencontré ou qui ont travaillé avec lui, le chef aussi souriant qu'implacable quant à la vérité de la cuisine.1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca fine cuisine française Réveillon le 31 décembre 2000 75 $ et Champagne Brunch gastronomique Jour de l'An Hôtel Europa Royal 1240, rue Drummond Montréal, Qc.Réservations: (514) 866-8910 Restaurant méditerranée 25 déc & 1er janv: Brunch avec musiciens 25 déc au soir: Souper dansant 31 déc: Festivités gustatives & musicales Venez célébrer avec nous 2915884A 6LP1301D1230 d13 vin 6LP1301D1230 ZALLCALL 67 01:31:28 12/30/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 DÉCEMBRE 2000 D13 De grands bourgognes rouges.pour rêver DU VIN Les six vins rouges 1997 du Domaine de la Romanée-Conti, la plus célèbre propriété de Bourgogne, sont maintenant en vente à la boutique Signature, au coin de la rue Metcalfe et du boulevard de Maisonneuve, à Montréal.Les prix, comme à l'habitude, ont de quoi faire dresser les cheveux sur la tête ! Ils vont de 149 $ la bouteille pour l'Echezeaux à 495 $ pour La Tâche, alors que l'unique moyen d'obtenir une bouteille Ð une seule ! Ð de Romanée-Conti est d'acheter une caisse panachée des six vins (1).Pour cela, il faut débourser 4995 $.Seuls des amateurs très fortunés peuvent donc s'offrir de pareils vins, notamment la Romanée-Conti, de toute évidence le vin rouge le plus prestigieux sur terre, qui provient d'un minuscule vignoble de 1,8 hectare, entretenu avec des soins infinis.Il y a deux semaines, avec quelques dizaines d'autres amateurs, j'ai eu le plaisir de goûter les vins en question, à la boutique Signature même.L'élégance.Certains viticulteurs de Bourgogne, qui restent toutefois une minorité, élaborent aujourd'hui des bourgognes rouges très colorés, quasi opaques, denses, compacts.Le Domaine de la Romanée-Conti, lui, privilégie l'élégance, l'harmonie.Les couleurs des 97 sont soutenues pour des bourgognes, mais restent tout à fait transparentes.Et même si les six vins sont élevés dans 100 % de fûts neufs, le bois est toujours discret, les arômes boisés restant là où ils doivent être, à l'arrière-plan, avec un fruit splendide qui domine.Au premier abord, enfin, les 97 de ce domaine semblent tous très tendres, souples, et puis, en les regoûtant, on s'aperçoit (telle fut du moins mon impression) qu'ils sont beaucoup plus tanniques qu'il n'y paraît, mais sans dureté, notamment la Romanée-Saint- Vivant, La Tâche et la Romanée-Conti.En voici des descriptions, dans l'ordre de la dégustation, ne serait-ce que pour faire rêver.n Échezeaux 97.Déjà expansif, un bouquet d'une parfaite pureté, nuancé, au fruit irrésistible.Moyennement corsé, tendre.Le plus ouvert des six vins.L'élégance faite vin.Grand bourgogne, et qui se donne déjà.906099, 149 $, HHHH 7-8 ans sans doute.n Grands-Échezeaux 97.Bouquet retenu, plus ample que celui de l'Échezeaux.Serré, un peu austère, des tannins bien enrobés.906164, 249 $, HHHH 9-10 ans.n Romanée-Saint-Vivant.Texture très fine, éminemment compacte.D'un équilibre souverain.Style magistral, tout en finesse.Très grand bourgogne.906115, 345 $, HHHH(H) 10-15 ans environ.n Richebourg 97.Généreux, expansif, un fruit magnifique au nez et en bouche.Un bon vivant ! 906107, 395 $, () $ $ $ $ $ 10-12 ans.n La Tâche 97.Concentré, puissant en finesse.Bouquet très retenu.Dense, très serré.À attendre au moins cinq-six ans.906081, 495 $, $ $ $ $ $ 10-15 ans.n Romanée-Conti 97.Un bouquet.aguichant, nuancé, d'un charme auquel on ne saurait résister.Tout autant de charme à la première impression en bouche (l'attaque, comme on dit), avec une finale compacte, austère même, à cause de ses tannins aussi serrés que ceux de La Tâche, m'a-t-il semblé.10-15 ans également, environ.D'autres bourgognes De multiples amateurs font la même expérience : après avoir adoré les vins rouges concentrés Ð les bordeaux, les Cabernet Sauvignon de Californie, les grands vins de Toscane, etc.Ð, ils se découvrent un faible pour les bourgognes.L'élégance et la subtilité de ces vins leur semblent alors le nec plus ultra à rechercher.Commence à partir de là une quête incessante de bourgognes de qualité vendus à prix correct, marquée de bien des déceptions.Voici quelques exemples de bourgognes de qualité, mais à des prix beaucoup plus doux que les vins du Domaine de la Romanée- Conti.Il y a quelques semaines, avant qu'il ne soit véritablement distribué, il était question dans cette page du Fixin 98 Clos Marion Fougeray de Beauclair, d'une appellation qu'on a bien tort de négliger et auquel j'attribuai trois étoiles.En fait, comme je l'ai réalisé en le regoûtant, il en mérite trois et demie.C'est du bourgogne, et il est cher, comme tant d'autres bourgognes, tout en offrant l'occasion de se familiariser, à un prix qui reste convenable, avec cette fameuse élégance bourguignonne.Rouge clair, son bouquet est nuancé, fin, typé, avec une bouche aux belles saveurs de fruits rouges, au plus moyennement corsée et aux tannins soyeux.Et il affiche ce charme dont la Bourgogne a à peu près l'exclusivité.Vin de spécialité (S), 872952, 37,75 $, HHH(H) $$$$ 1-2 ans, à boire.Plus cher, mais en vente seulement à la boutique Signature et sur le site Internet de la SAQ (saq.com), le Nuits Saint-Georges 1er cru Les Terres Blanches Domaine des Perdrix est de son côté un grand vin.Assez coloré comme bourgogne, il vous en met plein la vue grâce à ses belles odeurs de fruits rouges, déjà passablement complexes, aux notes de framboises, avec un boisé légèrement fumé.Relativement corsé, distingué, il a tout autant d'éclat en bouche, et ses tannins sont à la fois fermes et bien enrobés.Grand bourgogne, donc, au très beau style.901942, 59 $, HHHH 6-7 ans environ.Deux autres bourgognes Bourgogne générique, et donc de simple appellation Bourgogne, le Faiveley 98 est de son côté un vin bâti tout d'une pièce, au bouquet très peu intense, moyennement corsé, tannique, austère.Et sans doute à attendre un an ou deux, le temps qu'il sorte de sa carapace.S, 142448, 19 $, HH $$ 4-5 ans.Le Bourgogne 98 Vieilles Vignes Rodet est un vin assez semblable, tannique, non sans astringence, mais au bouquet de fruits rouges plus ouvert.Produit courant (C), 358606, 16,45 $, HH $$ 3-4 ans environ.Un vin de pays Changeons de registre.Tout juste arrivé et restant à être distribué, le Vin de pays les Coteaux de Bessilles 98 Domaine Savary de Beauregard, du Languedoc, élaboré avec quatre cépages, dont du Merlot, est un vin rouge d'une couleur soutenue, aux odeurs bien présentes de fruits rouges, surtout de Merlot, avec une bouche aux bonnes saveurs nettes, assez corsée, tannique sans excès.Plutôt simple, et fort bon en même temps.S, 912329, 12,35 $, HH $ 1-2 ans.1- Outre une Romanée-Conti, la caisse contient trois La Tâche, deux Richebourg, deux Romanée-Saint-Vivant, 1 Grands-Echezeaux et trois Echezeaux.Sesame Street à l'assaut du Web Mort de l'écrivain et académicien français Jacques Laurent L'ÉCRIVAIN ET académicien français Jacques Laurent est mort hier, à Paris à la veille de ses 82 ans, a annoncé l'Académie française.Il avait connu la célébrité sous le pseudonyme de Cecil Saint- Laurent, en publiant notamment Caroline chérie (1949), porté à l'écran avec Martine Carol dans le rôle-titre.Auteur fécond de près d'une centaine d'ouvrages, il avait reçu en 1971 le prix Goncourt pour Les Bêtises, et en 1981, pour l'ensemble de son oeuvre, le grand prix de l'Académie française, où il avait été élu en 1986.Personnage profondément anticonformiste, Jacques Laurent a été journaliste, critique, scénariste, pamphlétaire, essayiste, auteur de romans historiques ou policiers (prix du Quai des Orfèvres, 1953).Il avait utilisé une quinzaine de noms de plume différents, alternant ouvrages alimentaires et livres plus personnels.Né à Paris, le 5 janvier 1919, fils d'un avocat, Jacques Laurent fait son entrée en littérature au lendemain de la guerre, avec Les Corps tranquilles (1949), un roman passé inaperçu et considéré aujourd'hui comme un chef-d'oeuvre.Connu comme l'auteur à succès de la série des Caroline et des Clotilde, il devient un personnage à la mode, un touche-à-tout de talent et fonde la revue La Parisienne (1953), puis l'hebdomadaire Arts, qu'il dirige de 1954 à 1959.Pamphlétaire plein de verve, il attaque Jean-Paul Sartre, le pape de l'existentialisme dans Paul et Jean-Paul (1961).Sympathisant de l'OAS et antigaulliste viscéral, il est poursuivi en 1965 pour offense au chef de l'État après la publication de Mauriac sous de Gaulle.À l'aise dans tous les genres, l'écrivain est reporter pour Paris- Match, avec Choses vues au Vietnam (1967), auteur frivole d'une Histoire imprévue des dessous féminins (1966), critique littéraire avec Roman du roman (1977) ou Stendhal comme Stendhal (1984), polémiste encore avec Le Français en cage (1988) sur la réforme de l'orthographe.Parallèlement, Jacques Laurent avait construit une oeuvre très personnelle, centrée sur l'introspection : Les Sous-ensembles flous (1981), Les Dimanches de mademoiselle Beaunon (1982), Le Dormeur debout (1986), L'Inconnu du temps qui passe (1994), Moments particuliers (1997).d'après USA Today LE GROUPE Sesame Workshop, créateur de l'émission Sesame Street, a lancé en novembre un site Web qui intègre à sa démarche éducative préscolaire les plus récentes technologies en matière d'interaction, de son et d'animation.Mais même ce pionnier des médias de la petite enfance essuie les reproches de ceux qui affirment qu'un écart se creuse entre la progression trop rapide des technologies interactives et l'étude trop lente de leurs effets sur le développement des enfants.« Il y a 30 ans, les critiques affirmaient que la télévision était un désert inculte, qu'elle n'avait rien à offrir aux enfants.Puis il y eut Sesame Street, affirme Stephen Gass, président du groupe Online Sesame Workshop.Nous entendons des arguments similaires concernant l'Internet ces joursci.et nous avons la responsabilité de rejoindre les enfants là où ils sont, peu importe le média.» À www.sesamestreet.com, chaque Muppet a sa page d'accueil, à laquelle les jeunes peuvent accéder en cliquant sur le piano Muppet, une rangée d'icones musicaux montrant la tête de chacun des personnages.Elmo rit quand on le chatouille, Oscar saute de sa poubelle et Big Bird a un compte de courriel.Même si les concepteurs ont préféré des animations enfantines aux textes et menus déroulants, l'un des changements les plus novateurs n'a rien de visuel ou de sonore : il s'agit d'une fusion du contenu parental et des jeux pour enfants.Ainsi, par exemple, pendant que parent et enfant jouent à un jeu sur l'alimentation, le parent reçoit des conseils pratiques.L'approche se compare aux blagues d'initiés et aux allusions adultes utilisées à la télé pour inciter les parents à regarder l'émission avec leurs enfants.Ce sont là les premières tentatives visant à briser l'habituelle solitude de l'usager devant l'ordinateur et à lui substituer des expériences partagées parents-enfants, explique Alice Kahn, directrice des médias pour enfants à la Markle Foundation, une organisation à but non lucratif.Un rapport émanant de cette organisation a examiné en profondeur la recherche disponible dans ce domaine.« Ce que nous savons, c'est que les enfants sont attirés et enthousiastes face aux changements à l'écran, explique Mme Kahn.Les enfants touchent à tout et jouent avec tout.Un écran n'y change rien.Mais nous savons aussi que le clavier et la souris constituent de faibles interfaces », comparées à la technologie des écrans tactiles qui permet aux enfants d'étendre le bras et d'étirer ainsi de plus grands muscles en croissance.L'ordinateur et l'activité physique Les effets de l'usage d'un clavier et d'une souris par des enfants d'âge préscolaire méritent une étude approfondie, disent certains.Mais on s'inquiète surtout que l'ordinateur puisse entraver la croissance intellectuelle en réduisant le temps disponible pour les jeux physiques et les jeux autonomes.« L'usage intensif de l'ordinateur peut détourner les enfants et les adultes de ces expériences essentielles », écrit-on dans le rapport Fool's Gold : A Critical Look at Computers and Childhood, publié récemment par Childhood Alliance, un groupe d'experts travaillant en collaboration.Selon les données fournies par Sesame Street, les jeunes usagers jouent habituellement sur le site Web pendant de 12 à 16 minutes, une durée jugée sûre pour les enfants d'âge préscolaire par les concepteurs du site.Un sondage de Online Sesame Workshop, réalisé en collaboration avec la National School Boards Foundation, démontre que les enfants qui jouent à l'ordinateur consacrent le même temps à l'activité physique, mais regardent moins la télévision que les enfants sans ordinateur.Avec la recherche apparaîtront de nouveaux logiciels et matériels informatiques, ajoute Kahn.Celle-ci croit que les jeunes d'âge préscolaire ont été jusqu'à maintenant, plus que tout autre groupe d'enfants, tenus à l'abri de produits informatiques nocifs.« Le marché s'est aperçu que l'on pouvait fabriquer de bons produits pour enfants et réaliser un profit.C'est maintenant la norme acceptée.Désormais, il faut se poser la question : comment peut-on répéter l'exploit pour les enfants de 6 à 8 ans ?» demande Mme Kahn.2918765A Réveillon du Jour de l'An La Presse 30 décembre 2000 Page D14 manquante "]
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