La presse, 23 janvier 2002, Cahier A
[" 3LP0101A0123 Page A1/23janvier 3LP0101A0123 ZALLCALL 67 23:22:42 01/22/02 B MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN 1 1 8e A N N É E > N O 9 2 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Faut-il secourir le pauvre huard?LE GÉNÉRAL DALLAIRE HONORÉ Chevrette envoie paître Montréal «Si la Ville veut absolument un boulevard urbain rue Notre-Dame, elle le paiera toute seule», menace-t-il MARTIN VALLIÈRES TORONTO \u2014 La Banque du Canada doit-elle intervenir sur le marché des devises pour soutenir le dollar canadien, encore affaibli ces derniers jours ?Tout le milieu financier sera attentif aujourd'hui aux commentaires attendus du gouverneur de la Banque d u C a - nada, Dav i d Dodge, à l'occasion du dépôt de son rapport annuel sur la politique monétaire.On s'attend à ce qu'il fasse écho aux propos que le ministre des Finances Paul Martin a tenus lundi dernier.Lors d'un point de presse, alors que le dollar venait d'atteindre un creux historique de 61,75 cents US, M.Martin a fait part de la préoccupation du gouvernement fédéral, donnant l'impression d'une intervention prochaine des autorités financières canadiennes.Hier, le dollar a regagné un peu du terrain perdu, cotant autour de 62,20 cents US.Mais en dépit de la faiblesse du dollar, les économistes d'institutions financières à Toronto doutaient fortement hier de la pertinence d'une intervention directe de la Banque du Canada.Leur scepticisme faisait écho aussi à des propos parus au cours des derniers jours dans la presse économique appelant la Banque du Canada à puiser dans sa réserve de 34 milliards en devises étrangères pour soutenir le dollar.Cette suggestion a été reprise hier par l'économiste en chef et principal stratège boursier de Merrill Lynch Canada, David Rosenberg, lors d'une présentation de perspectives économiques et boursières à Toronto.« Les commentaires du ministre (Paul) Martin signifient enfin que l'on s'inquiète de la valeur Voir HUARD en A2 BRUNO BISSON Si la Ville de Montréal boude son projet d'autoroute dans l'axe de la rue Notre-Dame, et si elle veut absolument un boulevard urbain à la place, elle le paiera toute seule.Transports Québec, a affirmé le ministre Guy Chevrette, hier, ne versera pas un sou pour un projet différent du sien.Après des audiences publiques plutôt difficiles où le projet d'autoroute du ministère des Transports a été sérieusement écorché la semaine dernière, et après plusieurs rencontres et discussions sans résultat entre des représentants de la Ville de Montréal et du MTQ depuis le début janvier, le bouillant ministre des Transports du Québec est passé hier aux menaces.Si l'administration Tremblay- Zampino n'appuie pas son projet d'autoroute, le ministère pourrait se retirer et dire à la Ville de Montréal de faire son boulevard urbain toute seule.M.Chevrette a ainsi fait grimper d'un cran la tension de plus en plus vive entre le gouvernement du Québec et Voir CHEVRETTE en A2 Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Guy Chevrette Photo AP L'ex-lieutenant-général des Forces armées canadiennes Roméo Dallaire a reçu, hier à Londres, le Aegis Award du Centre de l'Holocauste britannique pour avoir tenté d'empêcher le génocide au Rwanda en 1994.Le général Dallaire a accepté ce prix avec des sentiments mélangés : « Nous n'avons pas réussi à mener notre mission à terme.Nous avons échoué », a-t-il rappelé avec émotion.À lire en A10.Le conseiller en éthique entre l'arbre et l'écorce JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Accusé par les partis d'opposition aux Communes d'être le pantin du premier ministre Jean Chrétien, le conseiller en éthique, Howard Wilson, se voit maintenant reprocher par ses détracteurs de manquer carrément de jugement.C'est que M.Wilson doit prononcer un discours aujourd'hui à Toronto devant un groupe de lobbyistes au cours duquel il compte leur offrir quelques conseils afin d'éviter de se trouver dans de mauvais draps lorsqu'ils font pression sur le gouvernement et les ministres.Or, M.Wilson, en plus d'être le conseiller en éthique du premier ministre, est responsable de l'application de la Loi sur l'enregistrement des lobbyistes.Ainsi, il pourrait être appelé à se prononcer un jour sur une cause touchant ces mêmes lobbyistes qui paieront quelque 1800 $ pour entendre M.Wilson dans le cadre d'une conférence de deux jours intitulée « Access Government 2002 ».« C'est complètement déplacé de voir M.Wilson conseiller des lobbyistes », a déclaré à La Presse hier le député néo-démocrate de la Saskatchewan, Lorne Nystrom, qui a dénoncé sans retenue la décision de M.Wilson de participer à une telle conférence.« La personne qui sera appelée à juger des causes touchant des lobbyistes ne devrait pas donner des conseils aux lobbyistes sur les règles à suivre.Ce n'est pas son mandat.À ma connaissance, nous ne voyons pas les juges se promener pour conseiller des gens sur les lois », a ajouté M.Nystrom.Le chef sortant de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, s'est aussi insurgé contre la décision de M.Wilson de participer à cette conférence.« S'il va leur dire comment respecter la loi, cela ne me cause aucun problème.Mais s'il va leur dire comment contourner la loi, c'est une autre affaire », a déclaré M.Day, qui estime que M.Wilson Voir CONSEILLER en A2 Actuel cahier B Arts et Spectacles cahier C - horaire spectacles C4 - horaire télévision C2 Bandes dessinées C7 Bridge E7 Carrières et professions D6, D7 Décès E6, E7 Feuilleton C7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur E3 Forum A15 Horoscope E8 La Presse Affaires cahier D Loteries A2, A13 Monde A11-A13 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier E3, E4 - marchandises E4 - emplois E4, E5 - automobile E6-E8 - affaires D2 Politique A6-A8 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 5, minimum -6 Les Albertains vont payer plus cher pour les services de santé C'est aujourd'hui que le gouvernement albertain de Ralph Klein donne officiellement suite au rapport Mazankowski, qui a conclu plus tôt ce mois-ci à la non-viabilité de notre système de santé.Et c'est demain que les premiers ministres provinciaux, en réunion extraordinaire à Vancouver, se penchent sur cet épineux dossier qui est devenu le problème politique numéro un au Canada.Aujourd'hui et demain, Gérald Le Blanc consulte les experts sur l'ampleur de la crise et l'impuissance de nos leaders politiques à la régler.À lire en A4.JOHN COTTER de la Presse Canadienne EDMONTON \u2014 Les Albertains paieront plus cher pour leurs services de santé et en taxes sur le tabac, et ils se verront offrir des assurances supplémentaires pour les services médicaux désassurés, a révélé hier le premier ministre Ralph Klein.Ces mesures s'inscriront dans la réponse du gouvernement albertain au rapport Mazankowski sur la réforme des soins de santé, qui sera officiellement rendue publique aujourd'hui.M.Klein a dévoilé ces informations à la radio au cours d'une tribune téléphonique, après avoir refusé de fournir des précisions sur le même sujet au cours d'une allocution télévisée, la veille.« Nous accepterons toutes les recommandations du rapport Mazankowski, ce qui entraînera des changements considérables dans le système de santé, dans la façon d'administrer les soins, de générer des revenus, de rendre le système plus efficace », a affirmé le premier ministre, qui a ajouté que son gouvernement userait de ses pouvoirs législatifs et réglementaires pour introduire ces changements.Dans un point de presse improvisé, M.Klein a ensuite précisé que le prix des cigarettes augmenterait d'au moins 1 $ le paquet, et d'au plus 3 $.Les cotisations au régime d'assurance-santé grimperont d'au moins 20 %.Ces deux hausses seront incluses dans le budget albertain, qui doit être présenté en mars.« Nous devons produire des revenus qui reflètent le coût véritable des soins de santé fournis », a-t-il expliqué en parlant des cotisations.Quant à la hausse des taxes sur le tabac, elle fait suite à d'intenses pressions exercées par les milieux de la santé, qui réclamaient un relèvement des taxes pour financer Voir ALBERTAINS en A2 Des articles et des analyses sur les enjeux de la rencontre des premiers ministres provinciaux à Vancouver à: www.cyberpresse.ca/vancouver La magie des croisières Ouvert le dimanche jusqu'à 20 h Lisbonne Madrid Reykjavik Copenhague Tunis Rome Kingston Haïti Martinique Dakar Abidjan Permis du Québec (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com Spéciiaux Challeur Vols directs de Montréal Ne manquez pas le bateau! Varadero 748 $ Cienfuegos 698 $ Margarita 798 $ Havane 898 $ Puerto Vallarta 948 $ San Andres 1 027 $ Paradise Caraïbes de l'Est 749 $ Sensation Caraïbes de l'Ouest 834 $ Triumph Caraïbes de l'Ouest 834 $ Spirit Alaska 899 $ Prix croisières seulement Les prix sont en dollars canadiens, par personne, en occupation double.Les taxes et les frais portuaires ne sont pas inclus.Les prix sont sujets à changements et à la disponibilité au moment de la réservation.Battant pavillon Panama et Bahamas. 3LP0201A0123 Page A2/23janvier 3LP0201A0123 ZALLCALL 67 23:30:30 01/22/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Formule 1 Notre journaliste Stéphanie Morin est à Barcelone où se déroulent les essais hivernaux des écuries de Formule 1.À un peu plus d'un mois du début de la saison de F1, elle fera au cours des prochains jours la revue des écuries, en commençant par Mc Laren et Williams, avant de retrouver Jacques Villeneuve et l'équipe BAR la semaine prochaine.À lire demain dans le cahier Sports 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Participez au concours Le portefeuille des lecteurs cyberpresse.ca/portefeuille > Des dizaines de dossiers sur toute l'actualité cyberpresse.ca/dossiers > Notre section spéciale sur les Jeux de Salt Lake cyberpresse.ca/saltlake 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Ski alpin Notre chroniqueur est avec l'équipe olympique féminine du Canada en Italie, demain dans le cahier Sports.> Le Midem Le bilan du grand marché du disque qui a eu lieu à Cannes, demain dans le cahier Arts et Spectacles.> Le Raid Ukatak Les péripéties du jour 4 de cette course d'aventure dans Charlevoix, demain dans le cahier Actuel.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-2-7 > À quatre chiffres : 5-5-0-8 SUITES DE LA UNE CHEVRETTE Suite de la page A1 l'administration du nouveau maire Gérald Tremblay qui, contrairement à son prédécesseur Pierre Bourque, ne veut pas du projet Chevrette.La Ville de Montréal doit déposer demain soir devant le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) les grandes lignes du projet de remplacement qui, selon les sources de La Presse, comprendrait quatre voies de circulation au lieu de six, comme dans le projet du ministère des Transports, et deux voies dédiées au transport commun en site propre, contre aucune pour le MTQ.Le mémoire de la Ville aura une influence déterminante sur les recommandations que le BAPE doit faire au gouvernement, en mars prochain.Un rejet du projet du MTQ par l'administration municipale pourrait signifier la fin pure et simple de ce concept d'autoroute en tranchée.Le projet du ministère a été durement malmené par une majorité de groupes locaux des quartiers Hochelaga-Maisonneuve et Centre-Sud durant les audiences du BAPE la semaine dernière, tandis que le concept routier élaboré par la Ville de Montréal reprendrait les idées formulées par plusieurs des plus virulents critiques du MTQ.Quelques minutes avant d'être interrogé sur son avenir au sein du gouvernement du Québec, hier, le ministre Chevrette a surpris un peu tout le monde en affirmant sans détour que son ministère estime avoir proposé le meilleur projet d'autoroute possible pour l'est de Montréal, et que si l'administration montréalaise n'en veut pas, il n'y aura pas de modernisation de la rue Notre-Dame.M.Chevrette a ajouté que son gouvernement « ne paiera pas pour un projet qui aura des conséquences désastreuses sur la circulation automobile ».« Je ne pourrais pas recommander au gouvernement de s'embarquer dans un projet qui va contribuer à empirer la situation actuelle, a-t-il affirmé.Si on construit un boulevard comme celui proposé au BAPE, on va se retrouver avec 25 000 véhicules de trop dans la rue Notre-Dame.Où vont-ils aller ?Dans les rues du quartier ?» Présent à Montréal pour annoncer des investissements routiers de 411 millions pour 2002-2003, le ministre Chevrette s'est porté à la défense du projet d'autoroute de 263 millions de son ministère en insistant, à maintes reprises, sur le fait qu'il avait été conçu « avec la population de l'Est » pour régler les problèmes de sécurité posés par l'actuelle rue Notre-Dame, laide, vieillotte et inadaptée pour les volumes de circulation qui s'y déversent chaque matin.« En même temps, a plaidé le ministre, nous réglons la question des fenêtres sur le fleuve, on réduit le bruit ambiant de 50 % dans les environs de l'autoroute.Dans l'Est, la population nous a dit : « On veut des espaces verts », et il y aura plus d'espaces verts.On nous a demandé de protéger les monuments historiques, nous voulons les remettre en valeur.» « Nous avons mis, a-t-il poursuivi, 40 millions de plus que ce qui serait nécessaire pour tenir compte de ce que les citoyens nous ont demandé et pour financer les mesures de mitigation.Le projet alternatif n'offre pas de solution pour atténuer le bruit, il y a trop de croisements et d'intersections.Et une bande centrale pour prendre le transport en commun, c'est impensable, pas sécuritaire.» Le projet, disent ses opposants, a aussi de gros défauts.La présence d'une tranchée de 25 pieds de profondeur semblable à celle de l'autoroute Décarie, dans l'ouest de Montréal, en a choqué plus d'un.Car non seulement l'autoroute coupera- t-elle les quartiers du Nord d'un accès aux terrains du port de Montréal, immédiatement au sud de l'autoroute, mais en plus, cette tranchée lui confère en un sens un caractère définitif qui déplaît énormément.Une fois creusée, cette tranchée de plusieurs kilomètres dans un secteur résidentiel ne pourra plus être recouverte.Tandis qu'un boulevard, s'il doit un jour être reconstruit pour laisser passer un plus grand volume de circulation, ne poserait pas de contraintes insurmontables à l'aménagement.HUARD Suite de la page A1 déprimée du dollar à Ottawa.C'est le temps pour la Banque du Canada d'envoyer un signal encore plus fort au marché des devises en utilisant sa réserve de 34 milliards », a dit M.Rosenberg.Avec une telle stratégie, le dollar pourrait remonter autour de 66 cents US avant la fin de 2002, a-t-il suggéré.Mais selon Doug Porter, économiste principal chez la firme boursière BMO Nesbitt Burns, une filiale de la Banque de Montréal, un tel usage des réserves « serait un jeu dangereux pour la Banque du Canada.Elle gaspillerait une fortune alors qu'il n'y a pas d'indice d'attaque de spéculateurs contre le dollar canadien ».« En fait, le déclin de notre dollar par rapport à la devise américaine continue de façon plutôt ordonnée depuis un bout de temps.Il reflète surtout le déficit de gains de productivité au Canada par rapport aux États-Unis, ce qui ne se corrige pas avec une intervention à court terme de la Banque du Canada », a dit M.Porter.À la Banque Toronto-Dominion, l'économiste principal et vice-président adjoint, Marc Lévesque, a estimé aussi que ce serait « peine perdue » pour la Banque du Canada de tenter de rehausser la valeur du dollar.« Le ministre Paul Martin a raison de dire que la faiblesse du dollar ne correspond pas aux données favorables de l'économie canadienne.Mais que ça nous plaise ou pas, la perception du dollar canadien sur le marché des devises reste très influencée par les cours des matières premières.Et tant que ces cours resteront déprimés, faute de croissance économique, la valeur de notre dollar en souffrira », a expliqué M.Lévesque.La dernière intervention significative de la Banque du Canada pour soutenir le dollar remonte à août 1998, lors de la crise monétaire en Asie.La banque centrale avait dépensé quatre milliards pour freiner une vague de spéculation contre le dollar, ont relaté des économistes, hier.Elle avait aussi haussé le taux d'escompte de 100 points de base (un point de pourcentage) pour soutenir le dollar.Mais dans le contexte économique actuel, tenter de soutenir le dollar avec une hausse de taux d'intérêt serait fort mal avisé, a indiqué l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Tim O'Neil.« Le remède serait bien pire que le malaise que suscite un dollar affaibli par rapport à la force soutenue du dollar américain.Le coût pour l'économie de remonter le dollar à 65 cents US, par exemple, serait de retarder et peut-être même de casser la relance », a-t-il dit.La Banque du Canada a réduit les taux à 10 reprises depuis un an, à un niveau inégalé depuis des décennies.Mais au regard des données économiques encore faibles, on demeure partagé dans le milieu financier sur la possibilité d'une autre réduction de taux après celle d'un quart de point de la semaine dernière.CONSEILLER Suite de la page A1 n'a plus aucune crédibilité pour continuer à occuper son poste.Durant son discours, M.Wilson, qui n'a pas donné suite aux appels de La Presse hier, doit aussi expliquer le code de conflit d'intérêts qui s'applique au premier ministre, aux ministres et aux députés.Le groupe Démocratie sous surveillance, qui conteste les fonctions de M.Wilson devant les tribunaux, a accusé le conseiller en éthique d'être en conflit d'intérêts, d'autant plus que celui-ci n'a toujours pas statué sur les plaintes soumises par ce groupe au sujet du comportement de certains lobbyistes.Le porte-parole de Démocratie sous surveillance, Duff Conacher, a indiqué hier que M.Wilson mine davantage sa crédibilité en se présentant ainsi devant un groupe de lobbyistes.« Il faut se poser de sérieuses questions sur le rôle du conseiller en éthique lorsqu'il choisit de donner des conseils à de riches lobbyistes pour éviter de se faire prendre en train d'enfreindre le code d'éthique », a fait valoir M.Conacher.Le groupe de M.Conacher a décidé de contester les fonctions de M.Wilson devant les tribunaux après que ce dernier eut tranché que le premier ministre Jean Chrétien n'avait pas enfreint le code d'éthique lorsqu'il a accepté l'invitation des Entreprises Bell Canada de participer à un tournoi de golf avec Tiger Woods, en septembre, à Montréal.Démocratie sous surveillance estime que M.Wilson ne peut occuper les fonctions de conseiller en éthique tout en étant responsable de l'application de la Loi sur l'enregistrement des lobbyistes, compte tenu qu'il est appelé à se prononcer à la fois sur l'éthique des lobbyistes et sur celle des politiciens qui font l'objet de leurs pressions.« Beaucoup de problèmes d'éthique en lobbying impliquent en même temps des ministres.M.Wilson ne peut faire respecter le code de conduite des lobbyistes de manière juste et impartiale », a déclaré hier M.Conacher.Il y a quelques mois, le comité permanent de l'Industrie a recommandé au gouvernement Chrétien de confier la responsabilité de veiller à l'application de cette loi à un autre fonctionnaire qui serait redevable au Parlement.Le gouvernement Chrétien n'a pas cru bon de donner suite à cette recommandation du comité à majorité libérale.Au cours des derniers mois, M.Wilson a été malmené par les partis d'opposition après avoir tranché en faveur de M.Chrétien et de certains ministres qui, selon eux, s'étaient placés en situation de conflit d'intérêts.Les partis d'opposition estiment que M.Wilson, qui est nommé par M.Chrétien et rend des comptes au premier ministre seulement, est un serviteur aveugle du chef du gouvernement libéral.Photo PC Howard Wilson ALBERTAINS Suite de la page A1 une campagne antitabac.Sans politique antitabac, l'Alberta est une exception en Amérique du Nord.Le coût de la réponse du gouvernement au rapport est évalué à environ 300 millions, sur cinq ans.Il faudra du temps avant que certains des changements les plus complexes, comme les comptes d'épargne médicale et l'assurance médicale supplémentaire, n'entrent en vigueur, a prévenu M.Klein.Ces éléments relèveront de la responsabilité d'un comité spécial qui sera formé pour superviser la réforme.Le premier ministre a aussi confirmé que son gouvernement nommera un comité d'experts, comprenant des médecins, qui seront chargés de recommander quels services médicaux devraient être retirés de la liste des services assurés par le régime public.M.Klein a soutenu que cette désassurance ne conduira pas à un régime à deux vitesses, et n'enfreindra pas la Loi canadienne sur la santé.Il compte présenter le rapport Mazankowski à ses homologues provinciaux cette semaine, à Vancouver.Le projet du premier ministre a été condamné par l'opposition néodémocrate, qui a fait valoir que les Albertains paient déjà plus de leur poche que tous les autres Canadiens pour des soins de santé. 3LP0301A0123 A-3 MERCREDI 3LP0301A0123 ZALLCALL 67 22:31:29 01/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 A3 ACTUALITÉS Le CHUM de 2006, un hôpital public à 99% Rémy Trudel se fait le farouche défenseur de l'universalité des soins de santé LOUISE LEDUC Avec pour prémisse la nécessaire ouverture au privé, la conférence des premiers ministres sur la santé qui s'ouvre cette semaine à Vancouver part dans la mauvaise direction, selon le ministre québécois de la Santé.Parole de Rémy Trudel, le CHUM de 2006 sera public et ne sélectionnera jamais à l'entrée quelque patient que ce soit « en fonction de l'épaisseur de son portefeuille ».« Cette tendance que l'on voit se dessiner depuis 15 jours, dans la foulée de Romanow (le président de la Commission sur l'avenir des soins de santé au Canada), c'est une erreur de perspectives, a dit hier le ministre Trudel.« Les citoyens du Québec ont choisi de mettre 40 % de leurs taxes et impôts dans le système de santé, choix que l'autre gouvernement n'a pas fait.De considérer le privé comme une panacée est une erreur que l'on regrettera longtemps.Je demeure pour ma part un farouche défenseur de l'universalité.Ces déclarations sans équivoque du ministre de la Santé ont été faites hier en marge d'une conférence de presse sur un non-événement, à savoir la pose d'une pancarte, à l'angle des rues Saint-Denis et Rosemont, annonçant l'ouverture à cet endroit du CHUM, en 2006.Dans l'esprit du ministre Trudel, dont on dit que les jours sont comptés à la Santé, le CHUM à venir ne fera qu'une bien maigre place au secteur privé.« Dans les services accessoires et d'accompagnement, tels que les services alimentaires, informatiques et de buanderie, il devrait y avoir un partenariat entre les secteurs privé et public.Autrement, cette institution publique, financée publiquement, sera accessible à tous, également.Deux mois après un accablant rapport faisant état des finances désastreuses du CHUM, dont le déficit est en hausse de 45 millions depuis 1995-1996, le ministre Trudel a voulu signifier que la fusion des hôpitaux Saint-Luc, Notre-Dame et Hôtel-Dieu en un même lieu allait bon train.Non, a-t-il répété, il n'est pas question « de retourner en arrière » et de remettre le projet en question.« On ne peut pas continuer d'opérer sur trois sites qui demanderaient 1,65 milliard de rénovation.Le CHUM unifié, qui comptera 850 lits et qui coûtera un milliard, ouvrira donc ses portes tel que prévu en 2006.Au-delà de cela, les réponses se font rares, notamment quant à son futur budget de fonctionnement.Le ministre Trudel a tout au plus signifié qu'il ne serait pas moindre que la somme de ceux des trois hôpitaux actuels, dont les budgets d'exploitation totalisent aujourd'hui 437 millions.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © De gauche à droite, à l'avant, André Boisclair, ministre de l'Environnement, Claude Béland, PDG de la Société d'implantation du Centre hospitalier de l'UdeM, et Rémy Trudel, ministre de la Santé, ont inauguré hier l'emplacement du futur CHUM.PROCÈS MOM BOUCHER La défense de dix prétendus Hells pourrait coûter quatre millions aux contribuables La Couronne veut exclure le public de la salle d'audience CHRISTIANE DESJARDINS À UNE CADENCE de 70 heures par semaine incluant le temps de préparation et celui passé en cour, il en coûterait 10 500 $ par semaine à l'État pour payer l'avocat d'un seul présumé Hells Angel, si la requête des avocats de la défense présentée devant le juge Jean-Guy Boilard est accueillie telle quelle.En suivant ce barème pour tout le procès, qui doit durer entre huit et 10 mois, on en arrive à une somme de plus de 400 000 $ pour un seul accusé.Et il faut encore multiplier ce chiffre par 10, puisque jusqu'ici, 10 des 17 accusés dans le procès devant le juge Jean-Guy Boilard ont été admis à l'aide juridique.Le dernier en date, Sylvain Moreau, a été accepté hier, sous condition qu'il assume une partie des frais de sa défense.À l'heure actuelle, seul le sort de Francis Boucher est encore en suspens.Les six autres accusés paieront eux-mêmes leurs avocats.L'État devrait ainsi dépenser plus de quatre millions pour défendre des individus pour lesquels il a déjà englouti d'énormes sommes dans le but de les accuser et de les juger.On n'a qu'à penser aux 16,5 millions investis pour construire un palais de justice attenant à la prison de Bordeaux, en plus des coûts des enquêtes policières et des imposants effectifs judiciaires affectés à ces causes.Scénario catastrophe que ces quatre millions de dollars ?Peut-être un peu, d'autant plus que certains avocats représentent plus d'un accusé, et les sommes ne peuvent s'additionner au bénéfice d'un même avocat.Une journée ne contient que 24 heures après tout.Mais voilà, s'il n'y a aucun intérêt pécuniaire à représenter plus d'un accusé, qui dit que les avocats persisteront à en représenter plusieurs ?Pourquoi ne pas permettre à un confrère ou une consoeur d'assurer aussi son pain et son beurre pour l'année en cours ?D'autant plus que ce n'est pas l'idéal de représenter plus d'un accusé dans le même procès, et que le droit criminel n'est pas plus des plus florissants par les temps qui courent, s'eston laissé dire.Les avocats interrogés par La Presse estiment toutefois que le tarif de 150 $ l'heure est tout à fait raisonnable.C'est le tarif moyen généralement demandé par la majorité des avocats, que ce soit au civil ou au criminel.« Allez voir combien gagnent les avocats sénior engagés par le gouvernement pour certaines causes.C'est 300 $ l'heure », de dire l'un d'eux.Là où le bât blesse cependant, c'est sur le nombre d'heures qui, compte tenu de la longueur prévue du procès, donne un total époustouflant.« Personne ne peut faire des semaines de 70 heures pendant 10 mois.On peut le faire une semaine, deux semaines, mais pas 10 mois.Soixante-dix heures par semaine, c'est 10 heures par jour, sept jours par semaine.Personne ne peut tenir le rythme comme ça.Cela dit, il est certain que les avocats vont travailler fort dans ce dossier, » de répondre un autre avocat qui, comme les autres, veut garder l'anonymat.Pour appuyer leur requête présentée lundi devant le juge Boilard, les avocats ont joint une entente intervenue dans les provinces de l'Ouest, entre le ministère des Affaires indiennes et l'avocat Terence Glancy, en l'an 2000.Cette entente prévoyait un salaire de 150 $ l'heure, à un maximum de 70 heures par semaine, pour les avocats de pratique privée impliqués dans ce dossier.Cette entente a été mise en application dans un autre dossier, en Alberta, où plusieurs personnes étaient accusées de trafic de stupéfiants.Me François Bordeleau, qui a plaidé la requête lundi au nom des sept avocats qui ont des clients acceptés à l'aide juridique, a clairement indiqué que tous refusaient de travailler aux honoraires réguliers de l'aide juridique, qui sont de 80 $ l'heure.Et comme l'organisme n'a pas le pouvoir d'augmenter ses tarifs, c'est donc le ministère de la Justice qui est interpellé dans cette affaire.Où se situe le juste milieu dans tout ça ?C'est le juge Jean-Guy Boilard qui, manifestement, devra le trouver.À moins que les avocats au dossier et ceux du ministère de la Justice n'en viennent à une entente, comme le juge leur a suggéré.Les avocats ont d'ailleurs suivi ce conseil et ont entrepris des négociations en ce sens, dès que le juge Boilard a levé la séance.Rappelons que lundi Me Bordeleau a invoqué l'ampleur, la lourdeur et la complexité de l'affaire pour demander des honoraires supplémentaires.CHRISTIANE DESJARDINS SI LE JUGE Pierre Béliveau accède à la requête de la Couronne, il n'y aura pas de public autre que les journalistes et les policiers dans la salle d'audience où se déroulera le procès devant jury de Maurice Boucher.Le public serait plutôt invité à assister aux débats dans une autre salle du palais de justice de Montréal, où le procès serait retransmis sur un téléviseur.Me Jacques Larochelle, avocat de Maurice Boucher, s'oppose fermement à cette mesure.Pendant toute la journée d'hier, les deux parties ont fait valoir leurs arguments qu'une ordonnance de non-publication nous interdit de dévoiler.Le juge Pierre Béliveau a mis l'affaire en délibéré et rendra sa décision d'ici le mois de mars, soit avant que l'on procède au choix du jury.Les requêtes à débattre hors jury se poursuivent aujourd'hui, dans ce procès où Boucher est accusé des meurtres de deux gardiens de prison.Rappelons qu'il s'agit d'un deuxième procès ordonné par la Cour d'appel.Au terme du premier, Boucher avait été déclaré non coupable.Mise au pointen France d'un vaccin expérimental contre la maladie du charbon ANDRÉ NOËL DES CHERCHEURS de l'Institut Pasteur, de Paris, ont mis au point un vaccin expérimental protégeant contre la maladie du charbon (anthrax en anglais).Sur la base de leurs résultats, obtenus chez l'animal, ils espèrent développer un vaccin utilisable chez l'homme.La maladie du charbon touche les mammifères, dont l'homme comme l'ont rappelé les récents événements bioterroristes aux États-Unis, où elle a fait cinq morts.Elle est due à la bactérie Bacillus anthracis, qui survit dans l'environnement sous une forme résistante appelée spore.Après leur entrée dans l'organisme, les spores germent pour donner naissance à des bacilles (bactéries en forme de bâtonnets) producteurs de toxines, qui se multiplient rapidement.Toxémie et septicémie, en dehors de tout traitement, conduisent à la mort.Aucun vaccin à la fois dépourvu d'effets secondaires et hautement protecteur contre les souches virulentes du bacille du charbon n'est encore disponible pour l'homme, notent les chercheurs, qui publieront leurs résultats dans la prochaine livraison de la revue médicale Infection and Immunity.Il existe aujourd'hui un vaccin « acellulaire », mis au point dans les années 1960 aux États-Unis et en Grande-Bretagne.Mais il requiert plusieurs immunisations et s'avère moins efficace que le vaccin atténué, composé de spores vivantes, qui est utilisé avec succès chez l'animal.Cependant, le vaccin vivant, en raison de ses effets secondaires toxiques, est considéré impropre à l'usage humain.La protection conférée par le vaccin acellulaire existant permet de bloquer l'effet des toxines, mais elle est sans effet sur l'infection due à la multiplication des bacilles.Les chercheurs sont partis du principe que l'amélioration de ce vaccin devait se faire en ciblant également la phase précoce de l'infection : pour cela, il faut neutraliser les spores dès leur entrée dans l'organisme, et ainsi bloquer l'étape de germination.L'équipe de Michèle Mock a donc testé une préparation vaccinale actuelle, à laquelle ont été ajoutées des spores inactivées.Cette combinaison a été expérimentée chez des cochons d'Inde et chez des souris, qui sont très sensibles à l'infection et donc particulièrement difficiles à protéger.Une protection totale envers des souches virulentes de Bacillus anthracis a été obtenue chez les deux modèles d'animaux, dans des conditions où l'immunisation par le vaccin actuel échouait.Les chercheurs pensent que cette préparation vaccinale « pourrait servir de base à la première formulation, à usage humain d'un vaccin.aussi protecteur que l'actuel vaccin utilisé chez les animaux », indique un communiqué de l'Institut Pasteur.Depuis les attaques au charbon aux États-Unis, la recherche sur cette maladie et son agent s'est considérablement intensifiée.Plusieurs laboratoires, israélien et britannique notamment, ont annoncé eux aussi la mise au point de vaccins expérimentaux.Le génome (le code génétique) du bacille a été décrypté, des tests de détection rapide ont été mis au point et les mécanismes d'action de la toxine du charbon ont été découverts.Photo AP Les employés du Sénat américain doivent se soumettre aux mesures de sécurité lorsqu'ils entrent dans l'immeuble du Capitole.Fermé depuis trois mois afin d'éliminer le bacille du charbon, l'immeuble a rouvert hier. 3LP0401A0123 a4 mercredi 3LP0401A0123 ZALLCALL 67 22:31:12 01/22/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 SOINS DE SANTÉ Le problème politique numéro un au Canada En vacances dans le Sud, Léonard Aucoin s'est retrouvé à l'hôpital avec une pierre à la vésicule biliaire.Ce qui ne l'a pas empêché de nous rappeler.« Un vrai miracle ! J'ai été opéré hier, et me voici de retour à l'hôtel, en train de vous parler.Il y a 10 ans, je serais resté à l'hôpital une dizaine de jours \u2014 la durée de mes vacances », constate le vétéran des services de santé, commissaire à la commission d'études présidée par Michel Clair.Justement, dans le rapport Clair, dévoilé en décembre 2000, on signalait un autre miracle : les petites pompes implantées sur certains patients en attente d'une transplantation cardiaque.Le prodige est toutefois coûteux : on l'évaluait à 500 millions de dollars, si on l'offrait aux quelque 1500 patients québécois susceptibles d'en bénéficier.« On se retrouvera bientôt avec un petit moniteur implanté dans le corps pour doser les médicaments à absorber », souligne de son côté Brian Lee Crowley, président de l'Institut AIMS d'Halifax et membre de la commission Mazankowski de l'Alberta.À quel prix ?Dans sa livraison de cette semaine, le magazine Maclean's consacre sa chronique santé au miraculeux Remicade, médicament pour les patients atteints d'arthrite rhumatoïde, que rien n'arrivait auparavant à soulager.D'abord inscrits à un programme expérimental gratuit, les patients qui ont reçu du Remicade ont cependant dû débourser 29 000 $ par année après que le nouveau médicament eut reçu l'approbation de Santé Canada.Fin du « bar ouvert » On vit donc de plus en plus vieux grâce aux merveilles de la médecine, dont on consomme de plus en plus de produits et de services.Sans nécessairement être prêt à en payer les coûts, qui galopent au rythme des découvertes.« Le patient et son médecin veulent le meilleur sans avoir à subir la pression des coûts assumés par le Trésor public.C'est le régime du bar ouvert, mais ça va bientôt péter », estime le commissaire Aucoin.« On en veut toujours plus depuis l'âge d'or de l'État-père Noël des années 60, où l'on a tout donné aux gens sans rien exiger d'eux personnellement », dit le psychiatre Lamontagne, président du Collège des médecins.« Malgré les sévères coupes des dernières années, les dépenses croissent plus vite que les revenus de l'État », selon Claude Castonguay, ministre québécois de la Santé responsable de l'implantion du système d'assurance-maladie dans les années 70.« Depuis des années, on fait face à ce problème en rationnant le personnel et l'équipement, avec comme résultat l'engorgement et une certaine détérioration des services.La situation va continuer à empirer », poursuit celui à qui la carte d'assurance-maladie doit son surnom de « castonguette ».Un rapport de l'Ordre des infirmières, rendu public avant-hier, signalait justement une détérioration notable de la qualité des services entre 1997 et 2000, en raison notamment de la surcharge de travail des infirmières.On y évoquait l'augmentation du nombre de plaies de lit, de chutes et d'erreurs de médication.Question de regarder les choses en perspective, signalons que, vendredi dernier, deux manchettes du téléjournal de France 2 portaient l'une sur les Anglais forcés de se faire soigner sur le continent et l'autre sur les omnipraticiens français menaçant de faire la grève pour faire ajuster leur rémunération.Un géant aux pieds d'argile D'un simple point de vue quantitatif, le secteur des services de santé est certes l'un des plus florissants de notre temps, l'un de ceux qui progressent le plus rapidement et génèrent le plus d'activité.Il s'agit effectivement d'un énorme secteur d'activité économique (c'est le sixième en importance dans secteur privé aux États-Unis) qui coûte des fortunes \u2014 17 milliards au Québec l'an dernier \u2014 et qui accapare la part du lion des ressources des provinces.L'Ontario y a déjà englouti 40 % de son budget et, dans l'ensemble du Canada, c'est 50 % des fonds publics qui y passeront, selon les commissions Clair et Mazankowski de même que selon la plupart des experts.Mais on sent que ce géant aux pieds d'argile arrive près de sa fin, qu'il n'arrive plus à gérer et à financer sa fulgurante expansion.Hier, Tony Clement, ministre ontarien de la Santé, indiquait que sa province entendait faire une plus grande place au secteur privé.L'Alberta, la riche enfant gâtée du Canada, réagit aujourd'hui au rapport de sa commission d'études, présidée par l'ancien vice-premier ministre du Canada, Dan Manzakowski.Et demain, les premiers ministres provinciaux, convoqués à une rencontre extraordinaire à Vancouver, se pencheront sur cet épineux problème, devenu le problème politique numéro un au Canada.Car il s'agit avant tout d'un problème politique, comme en témoignent les rapports d'études déposés au Québec (commission Clair), en Saskatchewan (commission Fyke) et en Alberta (commission Mazankowski).Quant au gouvernement d'Ottawa, qui dicte les règles du jeu sans avoir à en payer les coûts, il pourra compter sur deux rapports : celui du comité sénatorial présidé par Michael Kirby et celui de Roy Romanow, l'ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, qui a accepté de reprendre du service pour aider son ami Jean Chrétien.Comme aux beaux jours du combat constitutionnel Québec-Ottawa, une véritable industrie d'études de notre système de santé a été mise sur pied par des gens qui se fréquentent \u2014 et qu'on retrouvera à la mi-février au grand symposium annuel du Centre d'études canadiennes de Mc Gill , À la recherche d'un consensus.S'il y a consensus sur le diagnostic \u2014 le témoignage de Hugh Scott, ci-dessous, oblige toutefois à mettre un bémol \u2014, on est loin de s'entendre sur les remèdes, notamment sur la place du secteur privé et sur les frais à imposer aux patients, ainsi que sur la capacité des leaders politiques à les appliquer.Demain, avec nos experts provenant de tous les coins du pays, nous parlerons de ces choix qui devraient se faire et ne se font pas.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Dans un rapport rendu public avant-hier, l'Ordre des infirmières faisait état d'une dégradation notable de la qualité des services, dont ses membres paient le prix.D'autres solutions que les coupes permettront-elles de compenser la croissance des coûts du système de santé ?Une crise inventée par le «gars sous le lampadaire» Je suis bien entourée (514) 866-6755 1 800 363-3511 www.invesnet.com Courtage à escompte Banque Nationale inc.est une filiale à part entière de la Banque Nationale du Canada.Membre Avec le mode de courtage Direct, choisissez vos placements vous-même tout en bénéficiant de l'assistance d'un représentant qui peut vous donner des conseils judicieux sur des titres à revenu fixe et des fonds communs.Contribuez à vos REER.C'est rapide et facile à régler.3020553A GÉRALD LEBLANC HUGH SCOTT, cardiologue et ancien recteur de l'Université Bishop, dirige l'équipe responsable de la mise sur pied du nouvel hôpital universitaire anglophone de Montréal.Loin de partager le diagnostic général sur la grave crise de notre système de santé, M.Scott estime qu'il s'agit effectivement d'une crise « inventée » par les gouvernements, mais aussi par le secteur privé, qui convoite le lucratif marché canadien, lequel équivaut à celui de la Californie.« La situation rappelle celle du gars qui cherchait ses clefs d'auto sous le lampadaire.Il les avait perdues à une cinquantaine de mètres de là mais préférait chercher sous la lumière », s'exclame le bâtisseur du nouvel hôpital universitaire anglophone.Tout d'abord, il signale l'entêtement de l'État à sabrer les soins primaires du secteur public, alors que les problèmes proviennent du secteur privé, surtout en raison du coût des médicaments.« On vante le privé, mais c'est là, notamment dans le soin des yeux et des dents, que les coûts augmentent le plus rapidement, beaucoup plus vite que dans le secteur public.Le plus grave problème de notre système réside cependant dans le coût des médicaments, qui augmente de 15 à 20 % par année et qui coûte plus cher que les médecins et les infirmières.Les compagnies pharmaceutiques justifient ces coûts élevés par les sommes investies dans la recherche, mais elles comptent cinq fois plus d'employés en marketing qu'en recherche.» L'autre cause réelle de la crise dans les services de santé réside, selon le docteur Scott, dans les gestes des gouvernements, tant au fédéral qu'au provincial.« Imaginez le désastre si l'on supprimait 20 % d'Hydro Québec qu'elle fournisse les mêmes services.C'est exactement ce qu'a fait le gouvernement fédéral, avec les coupes brutales qu'il a effectuées dans ses subsides aux provinces en 1994.De la pure folie, dont le système ne s'est pas encore remis.C'est dans le même objectif de déficit zéro que le gouvernement québécois a lancé son programme de retraite volontaire auprès des infirmières.On visait 15 000 employées, mais 37 000 s'en sont prévalues, et je cherche toujours les infirmières dont j'aurais besoin.» Le Dr Scott estime donc qu'on cherche la solution dans les réformes du système public alors que les racines du mal sont ailleurs : dans l'appétit du secteur privé et dans la mauvaise gestion gouvernementale.Il se demande enfin si le problème ne provient pas surtout du fait que la santé soit gérée directement par un ministre, soumis aux aléas de la politique partisane et de l'humeur des électeurs.Hugh Scott NOUVEAU-BRUNSWICK Vers des centres de santé communautaires FREDERICTON \u2014 Le premier centre de santé communautaire du Nouveau- Brunswick verra le jour cette année.La création des centres de santé communautaire constitue l'une des pierres angulaires d'une réforme élaborée par le Conseil du premier ministre sur la qualité des soins de santé, qui a déposé son rapport hier.« Notre objectif cette année est d'en avoir un.Nous n'avons pas encore déterminé l'endroit, mais on choisira un endroit où il y a beaucoup de trafic et où l'accès est peut-être un peu plus difficile.Ceci nous permettra d'en démontrer l'efficacité », a précisé le premier ministre Bernard Lord.Le premier ministre a ajouté que l'amélioration de l'accessibilité aux services de santé était l'un des défis auxquels s'attaque son administration dans la réforme des services de santé proposée par le Conseil.On ignore toujours combien de centres de santé communautaires seront établis dans la province et où se trouvera le premier.Ces centres abriteront sous un même toit, sans toutefois s'y limiter, des équipes de professionnels de la santé pour les soins primaires, comme des médecins, des infirmières, des travailleurs sociaux, des psychologues, des professionnels de la santé publique, des orthophonistes et des psychologues.Le directeur exécutif de l'Association des employés de la fonction publique du Nouveau- Brunswick, Tom Mann, croit que le gouvernement devra procéder à l'embauche massive de professionnels de la santé, comme des experts en audiologie, des orthophonistes et des intervenants en petite enfance. 3LP0501A0123 A5 Mercredi 3LP0501A0123 ZALLCALL 67 22:19:05 01/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 A5 YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Cinar: qui veut aller plus loin?Ils ont menti, ils ont triché, ils ont magouillé, ils ont trompé leurs actionnaires, ils ont détroussé le public, ils ont roulé le fisc.Est-ce que j'en oublie ?Enfin, toujours est-il que, d'après le procureur général du Québec, ce qu'ont pu faire les fondateurs de Cinar, Ronald Weinberg et Micheline Charest, ce n'est pas de la « fraude », au sens du Code criminel.Ou plutôt, la preuve ultime paraît difficile à faire.Il n'y aura pas d'accusation criminelle.Affaire close.Elle est bien bonne, avouez.C'est une sorte de scandale terminal qui se surajoute à cette affaire profondément puante, où (au moins) deux personnes qui ont posé en champions de l'entreprise et de l'innovation ont sucé jusqu'à la moelle, et un peu plus, des fonds publics apparemment illimités.Où est le scandale ?Il est dans le fait que, de toute évidence, la volonté d'aller au fond des choses, à plusieurs endroits, n'y était tout simplement pas.Il est dans le fait que le fisc, à Québec et Ottawa, a accepté des ententes rapidement pour se sauver avec quelques millions pendant qu'il en restait.Il est aussi dans le fait que le fisc fédéral, après cela, a refusé de collaborer avec la Gendarmerie royale du Canada \u2014 c'est ce que disent les enquêteurs \u2014 pour l'enquête criminelle, alléguant une supposée « confidentialité », alors que cette collaboration est monnaie courante, à ce qu'on dit.On reste avec l'impression que finalement, aller au fond de cette affaire \u2014 une des plus incroyables arnaques de fonds publics de ces dernières années, après tout \u2014 n'intéressait pas grand monde.Rappelons-nous comment Weinberg et Charest étaient chouchoutés par le milieu des affaires, les médias et même le monde politique.Ils s'étaient faits « tout seuls », ils avaient mis sur pied une entreprise de cinéma d'animation « propre » et au rayonnement international.Ils étaient un Himalaya de gestion et de création.Tu parles.Cinar, qui a produit plusieurs petites merveilles, aurait pu être un succès sans les magouilles fiscales, mais ses dirigeants auraient empoché beaucoup moins.Alors, ils avaient mis sur pied cette structure qui consistait à sucer plus de subventions en faisant croire que leurs auteurs étaient canadiens, ce qui, très souvent, n'était pas le cas.Le scandale a éclaté, on a fouillé dans les livres pour se rendre compte d'autres irrégularités \u2014 122 millions investis dans un paradis fiscal, des rénovations aux frais de l'entreprise, mettez-en.Le couple a été évincé de « sa » compagnie, le cours de l'action a dégringolé.Mais Charest et Weinberg ont été bien conseillés.Ils ont commencé par se faire oublier.Pendant ce temps, on négociait en douce un règlement avec l'impôt \u2014 27,5 millions incluant les pénalités, mais le tout apparemment calculé sur la base de la comptabilité maison de Cinar.La Couronne, qui peut déposer des accusations criminelles, n'est pas liée par ce règlement.Mais tous les avocats savent que les chances d'un client sont meilleures s'il a fait preuve de bonne volonté et s'il a « réparé » sa faute.Une façon jolie de dire que l'on monnaie la clémence de l'État.Dans le cas d'un dossier difficile, à l'issue incertaine, ce genre de facteur peut peser énormément au bout du compte.C'est clairement un considérant dans le cas de Cinar, mais le dossier est secret, et on ne nous dira jamais officiellement jusqu'à quel point cela a pu jouer.Peut-être que les problèmes de preuve étaient plus importants.Après tout, il fallait démontrer que Cinar et ses dirigeants avaient sciemment trompé les organismes comme Téléfilm Canada \u2014 or, Cinar a aussi réglé « à l'amiable » avec les donneurs de subventions, en remboursant plus de 7 millions, et pour bien des gens, c'est déjà de l'histoire ancienne.Jusqu'où le remboursement a aidé Weinberg et Charest, donc ?Difficile à dire.Il est vrai que la stratégie vaut aussi pour les gens qui ont commis de petits méfaits et qui remboursent leur victime : la Couronne peut décider de « déjudiciariser ».C'est vrai pour les petites fraudes et c'est vrai pour les énormes fraudes.Sauf que pour rembourser des millions, il faut avoir des millions.Et règle générale, les fraudeurs « pauvres », les gens qui fraudent l'aide sociale notamment, n'ont pas ce qu'il faut pour « réparer » et aider leur cause.Alors ça finit parfois devant la cour criminelle.Difficile, à ce stade, de blâmer la Couronne, qui « étudie le dossier » de la GRC depuis un an.Trop d'éléments nous sont inconnus.Et l'on nous dira sûrement qu'il ne faut pas oublier une possibilité : que l'on ait conclu qu'il n'y avait pas eu de crime ! Après tout, Charest et Weinberg sont mieux que présumés innocents : ils ne seront jamais accusés ! Le hic, c'est que partout dans cette affaire, dans toutes les procédures civiles \u2014 il y a une avalanche de poursuites \u2014 comme dans tous les faits connus du public, le mot FRAUDE est écrit en lettres de feu.Oubliez les avocasseries deux minutes.Fraude, vous savez : mentir, tromper pour obtenir un avantage indu.Mais avez-vous entendu la porte-parole de Cinar, hier ?Jamais elle n'a même admis que quelque chose d'« illégal » avait eu lieu.Ben non ! Il y a seulement 27 millions qui ont été versés au fisc, mais rien d'illégal ! Quand je pense à Claude Robinson, ce créateur qui a permis de tout dévoiler, parce qu'il accuse Cinar \u2014 avec une preuve impressionnante \u2014 de lui avoir piqué un personnage, lui qui a enquêté sans moyens aucuns, pour découvrir le scandale des prêtenoms.Quand je pense que sa cause à lui, contre Charest, Weinberg et Cinar, traîne et traîne devant la Cour supérieure.j'ai un peu mal au coeur.Pas juste un peu, en fait.M.Robinson, vous devez être un homme un peu plus seul, ce matin, dans votre île.Crusoé, au moins, avait Vendredi.Je nous souhaite que vous alliez jusqu'au bout, vous, et que là où l'État n'a su que jeter de l'ombre, vous puissiez allumer quelques lumières.encore.Zyban: gare à la panique JUDITH LACHAPELLE UNE SOIXANTAINE de morts suspectes en Grande-Bretagne et en Allemagne, une vingtaine au Canada, dont un au Québec.Le médicament d'aide au sevrage tabagique Zyban jouit d'une bien mauvaise presse depuis quelque temps.Mais prudence avant de réclamer son retrait, dit le Dr Boulanger.Ce spécialiste du sevrage tabagique avait déjà reçu hier des téléphones de patients inquiets à la suite du dévoilement du rapport du coroner, lundi, sur la mort de David Landry.Le jeune homme de 27 ans est mort il y a un an, quelques jours après avoir commencé à prendre des capsules de Zyban pour arrêter de fumer.Il s'était plaint de palpitations, s'était senti « mêlé » et nerveux, souffrait de pertes de mémoire, mais n'a pas consulté son médecin.Il a été retrouvé sans vie par une amie le 11 février 2001.Mais le coroner René-Maurice Bélanger ne lie pas directement la mort de David Landry à la prise du médicament Zyban.Il a conclu que les symptômes dont il s'est plaint « peuvent aussi bien être reliés à la prise de bupropion \u2014 la substance que contient le Zyban \u2014 qu'à la cessation de fumer.Il est impossible d'en faire la différence.» Le décès est attribué à une arythmie.« On peut soupçonner le bupropion d'en être la cause, mais on ne peut pas en faire la preuve ».Le coroner recommande cependant que le cas soit porté à l'attention de Santé Canada ainsi qu'au fabricant du médicament, Glaxo Smith Kline.Aucun décès, que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde, n'a jamais été lié directement au Zyban.L'agence britannique du contrôle des médicaments a indiqué vendredi que le rôle du Zyban dans la mort de 57 personnes au pays « n'est pas prouvé » et que « dans la majorité des cas, la condition physique de ces personnes pourrait expliquer » leur mort.« En Angleterre, on a aussi rapporté 167 cas qui ont souffert de convulsions à la suite de la prise du Zyban », dit le Dr Boulanger.«Mais il y a la moitié de ces cas qui avaient déjà souffert de convulsions et qui étaient connus pour ça ! Or, c'est une contre-indication absolue, il ne faut pas donner le médicament à ces gens.Un bon outil, si vous l'employez mal, ça va mal travailler.» Cela dit, il faut être vigilant, reconnaît le médecin.« On recommande de le signaler si on souffre d'effets secondaires, dit le Dr Boulanger.Il faut mettre en perspective ce qu'on dit sur le Zyban.C'est un médicament intéressant, qui a des effets spécifiques pour aider les gens à arrêter de fumer, des effets secondaires fréquents mais mineurs, et des effets secondaires plus graves, mais plus rares.Le Zyban a été prescrit à plus d'un million de Canadiens depuis août 1998. 3LP0602A0123 a6 mercredi 3LP0602A0123 ZALLCALL 67 00:25:05 01/23/02 B Chevrette fustige ceux qui l'ecartent du cabinet EN BREF Quebec investit 40 millions dans les parcs DANS la foulee du plan d'investissements annonce lors du discours du budget de la ministre des Finances Pauline Marois, en novembre, Quebec vient d'injecter une somme de 40 millions dans le reseau de la Societe des etablissements de plein air du Quebec (Sepaq).Le ministre de la Faune et des Parcs Guy Chevrette a devoile les grandes lignes de ce projet hier en s'arretant a la Station ecotouristique Duchesnay de Sainte-Catherine- de-la-Jacques-Cartier, la ou est erige l'hotel de glace cet hiver.La Presse Nouvelle politique nationale sur l'agriculture LE MINISTRE federal de l'Agriculture, Lyle Vanclief, va rencontrer ses homologues provinciaux cette semaine pour debattre d'une nouvelle politique nationale sur l'agriculture, mais il ne mettra pas d'argent frais sur la table.M.Vanclief va rencontrer les ministres provinciaux de l'Agriculture demain a Toronto pour tenter de les convaincre que les differents programmes agricoles existants devraient etre fusionnes en un seul grand programme.Ce programme pourrait inclure des volets au sujet des revenus agricoles, des compensations versees par Ottawa lorsqu'un desastre naturel survient, de la planification environnementale, de la securite des aliments et de la recherche.Presse Canadienne PIERRE APRIL Presse Canadienne QUEBEC .Le ministre des Transports, delegue aux affaires autochtones et depute de Joliette depuis 1976, Guy Chevrette, a remis a leur place ceux qui osent predire son exclusion du Conseil des ministres a la faveur d'un prochain remainiement ministeriel.¡ì Seul le premier ministre du Quebec a le pouvoir d'affecter un ministre a d'autres fonctions.Quant aux ragots de corridor et aux rumeurs de certains entourages, je leur demande une seule chose, soit un petit peu de respect, puisque ca fait quand meme 25 ans de loyaux services que je donne.¡í Le ministre, qui a pourtant deja laisse entendre qu'il en etait probablement a son dernier mandat, a semble vraiment affecte par ces ragots laissant entendre que le premier ministre Bernard Landry doit a tout prix rajeunir son cabinet en renvoyant, au besoin, les ministres les plus anciens.¡ì J'ai un coeur, a-t-il affirme, j'ai une tete, je suis un petit peu conscient de ma valeur et je pense toujours que c'est au premier ministre que revient la tache, souvent ingrate, d'affecter des emplois a des ministres, non pas seulement en fonction de l'age, mais surtout en raison de leur capacite de realiser des choses.¡í A tous ceux ou celles, comme l'a fait la vice-presidente du Parti quebecois Marie Malavoy ¡ì ou n'importe qui d'autre sous le couvert de l'anonymat ¡í, qui pretendent que les Jacques Brassard ou Guy Chevrette, deux veterans deputes et ministres, doivent accepter une retrogradation pour le plus grand bien du Parti quebecois, le ministre des Transports a demande ¡ì d'etre humain ¡í.A l'instar de son collegue des Transports, le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, elu depute de la circonscription du Lac-Saint-Jean en 1976 et reelu depuis sans interruption, a lui aussi senti le besoin de remettre les pendules a l'heure a la suite de rumeurs voulant qu'on lui retire ses fonctions ministerielle ou qui laissent entendre qu'il ne briguera pas un autre mandat.VENEZ NOUS SEANCES D'INFORMATION M.Sc.(Maitrise es sciences de la gestion) .Options : controle de gestion, economie appliquee, economie financiere appliquee, finance, gestion des operations et de la production, gestion des ressources humaines, gestion internationale, ingenierie financiere, intelligence d'affaires, logistique, management, marketing, modelisation et decision, technologies de l'information.msc@hec.ca .Le mercredi 23 janvier, a 18 h Amphitheatre IBM D.E.S.S.en commerce electronique (Diplome de 2e cycle) .Pour maitriser les nouvelles facons de faire des affaires dans l'economie numerique.dess.ce@hec.ca .Le mardi 29 janvier, a 18 h Salle Banque de developpement du Canada (1er etage) D.E.S.S.en juricomptabilite (Diplome de 2e cycle en partenariat avec la Rotman School of Management de l'University of Toronto et l'Institut canadien des comptables agrees) .Formation rigoureuse pour la pratique de la juricomptabilite notamment dans les champs particuliers des enquetes, des evaluations, des litiges au criminel et au civil et du travail de temoin expert.dess.jc@hec.ca .Le mardi 29 janvier, a 18 h Salon Samson Belair Deloitte & Touche (4e etage) D.E.S.S.en fiscalite (Diplome de 2e cycle) et Maitrise en droit, option fiscalite (Programme conjoint Ecole des HEC .Faculte de droit de l'Universite de Montreal) .Pour acquerir une expertise en fiscalite recherchee par les cabinets d'experts comptables ou de juristes, par les grandes entreprises et par les ministeres du Revenu et des Finances.dess.f@hec.ca m.droit.fiscal@hec.ca .Le mercredi 30 janvier, a 18 h Salon Samson Belair Deloitte & Touche (4e etage) .D.E.S.S.en gestion (Diplome de 2e cycle) .Formation generale en gestion pour comprendre le fonctionnement des organisations et de l'economie; .pour les bacheliers de toutes les disciplines autres que la gestion.dess.g@hec.ca .Le mercredi 30 janvier, a 18 h Salle Quebecor (1er etage) .D.E.S.S.en gestion de la chaine logistique (Programme de 2e cycle sous reserve d'approbation par l'Universite de Montreal) Pour les gestionnaires en exercice oeuvrant dans l'une des nombreuses branches de la logistique, notamment en gestion des operations, en marketing ou en technologies de l'information.dess.gcl@hec.ca .Le mardi 12 fevrier, a 18 h Salon Samson Belair Deloitte & Touche (4e etage) D.E.S.S.en communication marketing (Programme de 2e cycle concu en collaboration avec l'Association des agences de publicite du Quebec) .Pour les jeunes professionnels ayant un minimum d'une annee d'experience de travail pertinente en communication marketing.dess.cm@hec.ca .Le mardi 19 fevrier, a 18 h Salle Societe canadienne des postes (1er etage) Ecole des Hautes Etudes Commerciales 3000, chemin de la Cote-Sainte-Catherine Montreal (Quebec) H3T 2A7 Tel.: (514) 340-6151 RENCONTRER Agrement www.hec.ca/programmes Nouveau 3020697A IDu 1er octobre au 18 decembre 2001 (francais) IDu 2 octobre au 18 decembre 2001 (anglais) I Du 11 fevrier 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progressé pour la peine au cours de la dernière année.Le prix de l'électricité est resté le même.Le coût du mazout a baissé de 3,5 %, et les frais d'entretien augmentent au rythme de l'inflation, soit 2,7 %, constate la Régie.Compte tenu de ces facteurs, l'organisme gouvernemental a publié hier un avis dans lequel il soumet que la hausse qui s'appliquera à compter d'avril devrait être limitée à 1,2 % pour les logements chauffés à l'électricité, à 2,9 % dans le cas du chauffage au gaz naturel et d'à peine 0,2 % pour les logements chauffés au mazout.La Régie rappelle aux locataires qu'ils ont un mois pour répondre à leur propriétaire dans le cas d'un renouvellement de bail.L'avis de l'organisme précise aussi que chaque cas est différent et que la hausse pourrait être supérieure si l'on tient compte des coûts de l'assurance ou lorsque des rénovations majeures ont été effectuées.En ce qui concerne l'assurance, il incombe au propriétaire de faire la preuve que les primes ont augmenté.Dans le cas des améliorations apportées à l'édifice, la hausse mensuelle devrait être d'environ 4 $ par 1000 $ d'investissement.Donc, selon la Régie, si vous payez déjà 500 $ de loyer par mois et que le propriétaire applique la hausse suggérée de 2,9 %, votre loyer augmentera de 14,50 $.Si, en plus, il a effectué 1000 $ de rénovation, la hausse passera à 19 $ « en arrondissent les chiffres ».François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), était heureux de constater que ces hausses sont beaucoup moins fortes que celles que les associations de propriétaires ont brandies au cours des dernières semaines.Le FRAPRU invitait hier les locataires à « dire non aux augmentations ».Selon M.Saillant, les hausses des dernières années, qui ont fait grimper le prix d'un logement de trois chambres de 5,5 % l'an dernier dans la région de Québec, sont bien suffisantes.« Les gens ne sont plus capables de payer davantage, constate le FRAPRU.Le revenu des locataires a diminué de 27,7 % en dollars constants depuis 20 ans, alors que le prix des logements a augmenté de 13 % », dénonce l'organisme.Environ 24 000 familles dans la région de Québec consacrent plus de la moitié de leurs revenus au logement, dit le FRAPRU.Le directeur général de la CORPIQ, Michel Riverain, estime que « la Régie a vu juste en précisant que son évaluation est partielle et que les hausses peuvent être parfois de plus de 3 % si on tient compte des travaux effectués et de la hausse des primes d'assurance ».Selon l'Association des propriétaires du Québec (APQ), la méthode d'évaluation de la Régie risque de paralyser le marché de l'immobilier à long terme en refusant d'accorder plus de 5 % cent de hausse pour les travaux majeurs de rénovation.« Ce taux représente à peine 1 % de plus que le meilleur taux de financement que l'on peut obtenir des banques.Cela n'encourage pas les propriétaires à investir pour rénover », estime le président de l'APQ, Martin Messier.RÉGULIER SPÉCIAL SONY RECEPTEUR CINEMA STRDE1075 1 000,00 $ 499,99 $ NEUF SONY LECTEUR DVD DVPS9000ES 2 500,00 $ 1499,99 $ NEUF REFERENCE B&O HAUT-PARLEURS BEOLAB 4000 2 800,00 $ 1799,99 $ DEMO MARANTZ RECEPTEUR SR18 4 000,00 $ 2399,99 $ DEMO REFERENCE MARANTZ RECEPTEUR CINEMA SR5200 800,00 $ 699,99 $ NEUF MARANTZ LECTEUR DVD DV3100 600,00 $ 399,99 $ NEUF YAMAHA RECEPTEUR CINEMA RXV1000 1 449,99 $ 999,99 $ NEUF BOSTON HAUT-PARLEURS VR975 2 200,00$ 1 599,99 $ DEMO PSB HAUT-PARLEURS IMAGE 1B 400,00 $ 299,99 $ NEUF PSB CAISSON SOUS-GRAVE SUB 7 1 200,00 $ 899,99 $ NEUF B&W HAUT-PARLEURS DM602S2 900,00 $ 699,99 $ NEUF NAD LECTEUR DVD T550 1 000,00 $ 599,99 $ DEMO PANASONIC TV 56\" CINEMA HDTV PT56WX51 5000,00 $ 3999,99 $ DEMO TOSHIBA TV 53\" CINEMA HDTV 53HX71 3 600,00 $ 3199,99 $ NEUF Tous les démos doivent être vendus ! Financement disponible Quantités limitées 3015672A EMPLOIS EN FORÊT Québec injectera 255 millions CLAUDE CÔTÉ Le Quotidien HÉBERTVILLE \u2014 Le ministère des Ressources naturelles du Québec injectera, au cours des quatre prochaines années, 254,8 millions de dollars dans les programmes de création d'emplois et de mise en valeur du milieu forestier, ce qui devrait permettre de créer quelque 10 000 emplois saisonniers dans les 15 régions du Québec, dès l'année 2002-2003.En confirmant ces deux programmes pour quatre années encore, le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, a rappelé, hier, au cours d'un point de presse à Hébertville, qu'il s'était engagé en 2001 à défendre une augmentation des budgets du ministère dans ses programmes forestiers.Il en est résulté, selon lui, que des dizaines de millionsde plus ont été consentis, cette année, à ces programmes.« Nous pouvons ainsi faire plus de travaux en forêt et créer plus d'emplois », dit-il.Le programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier bénéficiera de quelque 42,9 millions pour l'année 2002-2003, pour un montant global de 150,8 millions d'ici 2006.Et, dans le programme de création d'emplois en forêt, le gouvernement injectera 104 millions en quatre ans, soit 26 millions par année.Ces enveloppes, dont la répartition par région sera annoncée dans quelques jours, permettront aux organisations de gestion en commun, aux coopératives forestières, aux entreprises d'aménagement, aux milieux municipaux et aux communautés autochtones de travailler davantage à des projets qui, selon le ministre, visent notamment l'aménagement forestier, l'aménagement de sites récréatifs, la préservation de la faune et de l'environnement, l'expérimentation et l'éducation.« Ces programmes favorisent de plus la formation d'une main-d'oeuvre qualifiée partout au Québec et plus spécifiquement dans les régions-ressources », a précisé le ministre.Convaincu que les travailleurs seront ainsi rassurés et confiants face à leur avenir, M.Brassard croit que la confirmation de ces programmes constitue un pas important vers la reconnaissance du métier de travailleurs sylvicoles.Il a aussi rappelé que le programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier, lancé en 1995, répondait aux attentes exprimées par la population à l'occasion des audiences publiques qui ont entouré l'adoption de la Stratégie de protection des forêts.Et, selon le ministre, le bilan de ce programme montre que, pour chaque million de dollars investi par l'État, les promoteurs de projets ont ajouté près de 177 000 $.Sur les 1832 projets recensés tant en forêt privée que publique, 1035 étaient axés sur la production du bois.5805 Transcanadienne, Ville St.Laurent (Rond point côte-de-Liesse et Transcanadienne ) (514) 748-9500 Lun.au mer.: 9 h à 18 h / jeu.et ven.: 9 h à 20 h sam.: 10 h à 17 h / dim.: midi à 17h Autre magasin Mobilart C&R 6529, boul.Décarie (coin Plamondon) 514-344-1400 GRAND SOLDE rabais de 20à50% 3016480A Chanceux ! 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partis d'opposition, aux syndicats et aux gens d'affaires qui accusent depuis plusieurs années le gouvernement Chrétien de détourner les surplus de la caisse à d'autres fins et de maintenir des taux de cotisation artificiellement élevés.Dans son dernier rapport annuel qui brossait un portrait de la situation pour l'an 2001, M.Bédard indiquait que les surplus accumulés s'élevaient à quelque 36 milliards de dollars depuis 1995.Ces surplus devraient dépasser les 42 milliards du présent exercice financier malgré le ralentissement économique en cours, selon les prévisions de M.Bédard et de la vérificatrice générale Sheila Fraser.« Ce rapport aurait pu être une arme terrible dans les mains de ceux qui décrient l'utilisation que fait le gouvernement Chrétien des surplus de la caisse », a indiqué hier le député bloquiste Paul Crête, qui mène une lutte de tous les instants depuis des années afin de forcer le fédéral à bonifier le régime d'assurance-emploi.« Voilà une opération de camouflage en règle pour diminuer au minimum les conséquences négatives d'un autre rapport.Il n'y a aucune raison pourquoi l'actuaire en chef ne devrait pas produire son rapport.Ce rapport nous permettrait de nous faire une idée sur les véritables besoins de la caisse de l'assurance-emploi pour 2002 », a ajouté M.Crête.Récemment, M.Crête a envoyé une lettre à la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, lui demandant un exemplaire du rapport de l'actuaire en chef pour l'année 2002 afin de connaître ses recommandations quant aux taux de cotisation souhaitables pour assurer l'autofinancement de la caisse.Le bureau de la ministre lui a répondu par une lettre de quatre paragraphes à laquelle a été joint le communiqué de presse du 30 novembre dernier annonçant une réduction de 5 cents des taux de cotisation, qui s'établissent à 2,20 $ par 100 $ de rémunération assurable pour l'année en cours.« Il appert qu'aucun rapport n'a été publié par l'actuaire en chef de Développement des ressources humaines en novembre dernier », peut-on lire dans la lettre envoyée par le bureau de la ministre Stewart au député Crête.Une porte-parole de la ministre, Brigitte Nolet, a balayé du revers de la main les accusations du Bloc québécois en faisant valoir que M.Bédard a récemment rédigé une brève « mise en situation » de quatre pages de la caisse de l'assurance- emploi au 31 décembre 2001.Elle a indiqué que M.Bédard ne rédigera pas de rapport exhaustif d'une vingtaine de pages, comme ce fut le cas au cours des dernières années, parce que le gouvernement Chrétien a décidé en mai dernier de suspendre pendant deux ans les pouvoirs de décision de la Commission de l'assurance-emploi, qui était responsable de fixer les taux de cotisation chaque année.Durant cette période de deux ans, le cabinet déterminera les taux de cotisations.« Nous ne cherchons pas à museler l'actuaire en chef.Ce n'est pas vrai.Le gouvernement examine actuellement la façon dont on fixe les taux de cotisation à l'assurance- emploi, comme l'avaient demandé le vérificateur général et le comité des Finances.C'est pour cela qu'il y a un rapport différent cette année », a expliqué la porteparole de Mme Stewart.Dans sa « mise en situation », M.Bédard a tout de même réussi à donner de nouvelles munitions à l'opposition en ce qu'il indique qu'il aurait fallu un taux de cotisation de 1,51 $ par 100 $ de rémunération assurable pour subvenir aux besoins de la caisse en 2001.Or, le taux de cotisation était de 2,25 $ l'an dernier.« On s'attend à ce que le compte de l'assurance-emploi affiche un excédent d'environ 6,2 milliards au cours de 2001, ce qui portera l'excédent cumulé à 40,1 milliards de dollars au 31 décembre 2001 », peut-on aussi lire dans le bref document de M.Bédard qui ne contient aucune prévision sur l'année 2002.Il a été impossible, hier, d'obtenir les commentaires de M.Bédard au sujet de cette dernière controverse qui touche la caisse de l'assurance- emploi.M.Crête a dit douter des explications fournies par le bureau de la ministre Stewart et compte convoquer M.Bédard à témoigner devant le comité du Développement des ressources humaines lors de la reprise des travaux parlementaires la semaine prochaine.Photothèque REUTERS La ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart.Stade olympique 25 janvier au 3 février 2002 Une symphonie de lumières, de design et d'innovations Les Superformances, reproductions de modèles célèbres ! Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes 10,00 $ Étudiants et âge d'or (avec carte) 8,00 $ Groupes (20 personnes et plus) 8,00 $ Carte « Accès Montréal » 8,00 $ Enfants 6 à 12 ans (accompagnés d'un adulte) 4,00 $ Enfants de moins de six ans Gratuit Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d'Automobiles de Montréal, en collaboration avec et HALTE-GARDERIE Offerte gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans.Service de prêt de poussettes gratuit.Heures d'ouverture Du vendredi 25 janvier au samedi 2 février 11 h à 23 h Dimanche 3 février 11 h à 20 h Les guichets ferment deux heures avant la fermeture du Salon.Pour plus de renseignements, consultez notre site Web: www.salonautomontreal.com Testez vos performances de pilote de F1 avec nos super simulateurs de course.Vous vivrez une expérience virtuelle de circuit professionnel sur un immense écran de 7,5 m de largeur sur 2,5 m de hauteur! Reproduction de la Cobra 427 S/C version «route ».Reproduction de la S1, inspirée de la Lotus Super 7, des années 60.Reproduction de la Cobra 427 S/C version «course ».3020230A The Gazette s'adresse à la Cour suprême pour obtenir les budgets des députés ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le public a le droit de savoir comment les députés de l'Assemblée nationale dépensent le budget qui leur est attribué pour le fonctionnement de leur bureau et l'embauche de personnel politique, a plaidé hier le quotidien The Gazette devant la Cour suprême du Canada.« Ce sont les contribuables qui paient ces salaires, ils doivent savoir qui reçoit quel salaire », a insisté l'avocat Mark Bantey, qui représente le journal dans cette cause qui dure depuis près de 10 ans.L'Assemblée nationale soutient de son côté que la Loi québécoise sur l'accès à l'information soustrait ces documents aux regards du public.La Commission d'accès à l'information lui avait d'ailleurs donné raison, dans une décision rendue en 1995.Cette affaire a commencé en 1992, lorsque le journaliste Rod Macdonell a demandé d'avoir accès aux relevés de dépenses relatifs au budget discrétionnaire d'environ 100 000 $ attribué à chaque député, qui sert notamment à couvrir les frais de personnel et le fonctionnement du bureau de circonscription.Le journaliste voulait vérifier si les règlements sur les dépenses étaient respectés par les députés, à la suite d'une enquête sur les pratiques budgétaires de l'ancien député péquiste Richard Holden.La Commission d'accès à l'information avait rejeté la demande du journal, estimant que ces documents budgétaires sont préparés pour le compte des députés, ce qui en fait des informations confidentielles.La Cour supérieure a ensuite renversé cette décision en 1996 et a ordonné à l'Assemblée nationale de fournir les renseignements au journaliste.Le gouvernement du Québec a contesté l'affaire devant la Cour d'appel et a obtenu gain de cause.Le jugement de la Cour d'appel n'était cependant pas unanime.L'un des juges avait exprimé une dissidence, soulignant le fait que les employés d'un député sont pleinement conscients qu'ils travaillent pour une organisation publique et qu'ils savent que leurs noms pourraient être rendus publics.L'avocat de l'Assemblée nationale et du procureur général du Québec, Claude Bouchard, a dit que seules les échelles salariales des employés des députés pouvaient être dévoilées.Les salaires et les noms sont confidentiels parce qu'il s'agit de renseignements nominatifs, a-t-il ajouté.L'Assemblée nationale est la seule assemblée législative du pays à être assujettie à la loi sur l'accès à l'information.Mais l'avocat de The Gazette a tenté de démontrer que, si tous les documents préparés pour les députés sont confidentiels, le public n'aura accès à rien, puisque, en théorie, tous les documents législatifs sont destinés aux députés.De plus, les députés ne peuvent quand même pas faire tout ce qu'ils veulent avec leur budget discrétionnaire, a fait valoir l'avocat.« Un député ne peut pas embaucher quelqu'un à titre de conseiller, par exemple, et lui demander de faire des rénovations à sa maison, en lui donnant un salaire », a-t-il souligné.De sérieuses réserves étaient cependant perceptibles, lundi, dans les questions des juges du plus haut tribunal du pays à Me Bantey.« Chaque député peut décider s'il dévoile ces renseignements, a notamment souligné le juge Ian Iaccobucci.C'est logique, selon moi.» Le député Richard Holden avait adressé une demande à la Cour suprême pour faire valoir son point de vue, mais sa demande a été rejetée.Selon Mark Bantey, la décision de la Cour suprême sera très importante pour l'interprétation des lois sur l'accès à l'information au pays.« Malheureusement, le gouvernement tente souvent de se soustraire à l'application de la loi, a-t-il souligné à sa sortie du tribunal.La décision de la Cour suprême va envoyer un message important au sujet du degré de transparence que les gouvernements doivent démontrer.» La Cour suprême a mis la cause en délibéré et rendra une décision au cours des prochains mois.Des brevets sont délivrés pour des gènes humains DENNIS BUECKERT Presse Canadienne OTTAWA \u2014 L'Office de la propriété intellectuelle du Canada délivre des brevets pour des gènes humains depuis quelque temps, sans que cela ne suscite la controverse comme aux États-Unis et ailleurs.Cette pratique est peu connue.En effet, le comité des Communes sur la santé s'y est opposé le mois dernier sans se rendre compte qu'elle existait déjà.« Le fait de traiter des composantes biologiques humaines comme des propriétés brevetables est répugnant pour plusieurs d'entre nous », pouvait- on lire dans le rapport du comité.La présidente du comité, la députée libérale Bonnie Brown, a déclaré que ses chercheurs avaient l'impression que le bureau des brevets n'avait pas encore délivré de brevets pour des gènes humains parce qu'il attendait de recevoir des directives.Mais des représentants du bureau des brevets affirment qu'il y a déjà des centaines de brevets de gènes qui ont été délivrés, plusieurs d'entre eux pour des gènes humains.« Nous brevetons des gènes depuis des années, a indiqué Peter Davies, le président de la Commission d'appel des brevets.Il s'agit seulement d'un composé chimique. La Presse 23 janvier 2002 Page A9 manquante 3LP1002A0123 a10 mercredi 3LP1002A0123 ZALLCALL 67 00:15:52 01/23/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 ACTUALITÉS L'ex-général Roméo Dallaire honoré pour sa mission au Rwanda KEVIN WARD Presse Canadienne LONDRES \u2014 L'ex-lieutenant-général des Forces armées canadiennes Roméo Dallaire a reçu, mardi, le Aegis Award du Centre de l'Holocauste britannique Beth Shalom.Maintenant à la retraite et âgé de 55 ans, M.Dallaire reçoit ainsi l'attention qui lui avait fait défaut lorsqu'il avait tenté d'empêcher le génocide survenu au Rwanda en 1994.Il avait alors essayé en vain de convaincre la communauté internationale de lui donner l'aide nécessaire pour éviter le massacre de 800 000 Tutsis et Hutus modérés, victimes de Hutus extrémistes.Mais pour M.Dallaire, qui était commandant des forces des Nations unies dans ce pays d'Afrique au cours des événements, le fait de recevoir ce prix suscite un sentiment mitigé puisqu'il a échoué dans sa mission d'éviter le bain de sang.« Je suis un peu mêlé dans mes émotions, a-t-il déclaré en conférence de presse.Nous n'avons pas réussi à mener notre mission à terme.Nous avons échoué.» Après son retour du Rwanda, le général Dallaire a souffert d'un traumatisme psychologique qui l'a forcé à quitter l'armée.Hanté par des images tragiques, il avait été retrouvé en juin 2000 dans un parc de Hull, désorienté et confus.Il avait alors admis avoir tenté à plusieurs reprises de se suicider.Des félicitations Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a fait parvenir un message de félicitations à l'exgénéral pour ses efforts afin d'éviter le massacre des Tutsis.« Personne n'aurait pu faire mieux que vous pour tenter de sauver du génocide les gens de ce pays.» Le premier ministre Jean Chrétien a cité le lieutenant-général Dallaire en exemple en affirmant que cet événement devrait servir de leçon dans l'avenir.« Le poids de la mission confiée au militaire et à ses troupes était énorme compte tenu des ressources dont il disposait », a ajouté le premier ministre.Le lieutenant-général Dallaire avait été plus ou moins laissé à luimême avec seulement quelques centaines d'hommes après que les gouvernements eurent rappelé la presque totalité des 2500 soldats de la force de maintien de la paix stationnés au Rwanda.Ceux-ci craignaient pour leur sécurité après le début du massacre.Photo AP Le général à la retraite Roméo Dallaire (à gauche) reçoit le Aegis Award des mains de Peter Hain, le ministre britannique des Affaires étrangères.La cérémonie a eu lieu hier à Londres.Meubles Re.No s'éclate! Jusqu'au samedi 26 janvier 2002 Meubles de salle à manger, chambre à coucher et salle de séjour et articles de décoration fabriqués dans notre atelier dans les nombreux cuirs et tissus exclusifs de la collection Re.No.2673, rue Charlemagne, Montréal 255-3311 Extérieur 1 800 363-1515 (2 rues à l'ouest du Boul.Pie-IX) nous payons les taxes Solde De 10 à 50 % de rabais sur articles sélectionnés DERNIÈRE CHANCE Plus d'une centaine de Québécois au Forum social mondial CHARLES CÔTÉ UNE DÉLÉGATION de 85 militants et une autre de 30 responsables politiques québécois convergeront au cours des prochains jours vers Porto Alegre, une ville de 1,3 million d'habitants dans le sud du Brésil.Cette ville, capitale de l'État de Rio Grande do Sul, deviendra le chef-lieu mondial du progressisme, le temps du Forum social mondial.On attend 50 000 participants provenant de 120 pays, surtout des Amériques et de l'Europe.L'événement se tient du 31 janvier au 5 février, en même temps que le Forum économique mondial, rendez-vous de la grande entreprise et de la haute finance, qui a habituellement lieu à Davos mais qui s'est transporté cette année à New York.Hier, certains des délégués québécois au FSM ont expliqué quelles seront leurs priorités.Marcela Escribano, de l'organisme de coopération Alternatives, a affirmé que des propositions avancées l'an dernier, comme l'annulation de la dette du tiers-monde et l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, demeurent prioritaires.Le programme du FSM est divisé en quatre thèmes : la production de richesses ; l'accès aux richesses ; l'affirmation de la société civile ; le pouvoir politique et l'éthique.Près de 900 ateliers sont prévus.Les droits de l'homme à l'ordre du jour Pour Vincent Dagenais, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le rendez-vous de Porto Alegre a « quelque chose d'unique » : « Il y a convergence des mouvements sociaux et des mouvements syndicaux.» Jocelyn Berthelot, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), compte quant à lui se concerter avec d'autres spécialistes de l'éducation pour faire le point sur la tendance à la privatisation qu'il dit constater dans ce secteur : « Partout, la logique commerciale s'infiltre dans l'éducation, que ce soit par la publicité ou autrement, dit-il.L'éducation est un droit social fondamental qui doit être assuré par l'État.» Pour André Paradis, de la Ligue des droits et libertés, la question des droits sociaux, comme l'accès à des soins de santé, à de l'eau potable ou à un système public d'éducation, prend de plus en plus d'importance à mesure que l'emprise du commerce s'étend à ces domaines par le jeu de la mondialisation.« Les pays qui sont membres des Nations unies doivent reconnaître la primauté des droits humains sur le commerce », affirme-t-il.Dorval Brunelle, professeur à l'UQAM et lui aussi délégué au FSM, voit dans cette réunion un présage d'une « solidarité nouvelle » à l'échelle du globe.« Les rencontres de l'ONU, que ce soit celle de Rio, sur l'environnement, ou celle de Beijing, sur le droit des femmes, ont été décevantes, mais la mobilisation est restée », dit-il.Par ailleurs, parmi les 30 délégués politiques, mentionnons la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, son collègue député à l'Assemblée nationale, Léandre Dion, et les députés du Bloc québécois Pierre Paquette et Stéphane Tremblay.Le député du NPD Svend Robinson sera le seul autre parlementaire canadien sur place.Ils pourront participer à un forum des parlementaires, qui se tient en parallèle du FSM.Le Forum à Québec en 2004 ?Par ailleurs, Mme Escribano a révélé que le Forum social mondial pourrait bien se dérouler à Québec en 2004.Le maire de Québec, Jean- Paul L'Allier, a en effet proposé sa ville comme hôtesse de cet événement.« Vu le succès du Sommet des peuples tenu à Québec en avril dernier, et compte tenu des valeurs défendues par le Forum, qui sont proches des nôtres, nous avons lancé l'invitation », a confirmé Luci Tremblay, porte-parole du maire L'Allier.Avec la Presse Canadienne 3LP1101A0123 a11 mercredi 3LP1101A0123 ZALLCALL 67 21:57:05 01/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 A 1 1 LA GUERRE AU TERRORISME Le statut des détenus de Guantanamo toujours en suspens d'après AFP WASHINGTON \u2014 Washington refuse toujours de se prononcer sur le statut juridique des talibans et membres d'Al-Qaeda capturés en Afghanistan et transférés à la base de Guantanamo (Cuba), en disant examiner si des « terroristes » méritent l'appellation formelle de « prisonniers de guerre ».Plus de deux semaines après l'arrivée des premiers prisonniers à la base américaine, le sort des 158 hommes qui y sont actuellement incarcérés demeure une interrogation de plus en plus gênante pour les États-Unis, harcelés de toutes parts par les critiques.Soulignant que ces détenus « afghans » étaient traités conformément aux normes internationales, et notamment à la convention de Genève (1949) sur le droit des prisonniers de guerre, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a confirmé hier que l'administration Bush n'avait toujours pas tranché la question de leur statut.Les juristes américains examinent si, au regard du droit international, ils doivent être considérés comme des « prisonniers de guerre » ou comme de simples « combattants illégaux », a-t-il expliqué.L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a demandé hier que la détermination de ce statut soit laissée à des « tribunaux compétents ».M.Rumsfeld « affirme qu'il s'agit de combattants illégaux, mais il ne dit pas pourquoi », a déploré le directeur adjoint de HRW, Reed Brody, dans une interview publiée par le quotidien Le Monde à Paris.Mais, le secrétaire américain à la Défense a commencé hier à apporter un début de réponse concernant ces prisonniers qu'il a qualifiés d'« extrêmement dangereux » et de « terroristes jusqu'au-boutistes ».Aux termes de la convention de Genève, le qualificatif de « prisonnier de guerre », a-t-il dit, ne s'entend en principe que pour des combattants « en uniforme, qui luttent au nom d'un gouvernement légitime, portent ouvertement leurs armes et font ce que font les militaires américains, c'est-à-dire portent leurs insignes ».M.Rumsfeld a assuré cependant que, même si les détenus devaient être considérés comme des « combattants illégaux », ils seraient traités conformément à la convention de Genève sur les prisonniers de guerre, « qu'ils le méritent ou non ».La question des prisonniers, membres présumés du réseau terroriste d'Al-Qaeda, semble poser moins de problèmes pour Washington.« Je pense que tout le monde ou presque sera d'accord pour dire qu'Al-Qaeda est une organisation terroriste.Ce n'est pas un pays.Certains juristes sont préoccupés par le fait qu'accorder le bénéfice de la convention de Genève à une organisation terroriste, qui n'est pas un pays, constituerait un précédent », a souligné le responsable américain.Dans l'immédiat, le flou juridique entretenu sur le sort des prisonniers présente au moins un avantage pour Washington : celui de pouvoir les maintenir confinés aussi longtemps que souhaitable afin que les services de renseignement américains puissent les interroger et, pourquoi pas, tenter d'en « retourner » quelques-uns.Amnistie internationale a demandé hier aux États-Unis l'autorisation de rendre visite aux prisonniers.L'organisation exige qu'ils puissent avoir immédiatement accès à des avocats indépendants qui les informent de leurs droits.Mais M.Rumsfeld a admis que, dans l'immédiat, le renseignement primait sur une administration rapide de la justice, le but étant de prévenir d'autres attentats antiaméricains.« Le processus de collecte de renseignements n'est pas terminé », a-t-il ajouté, en précisant que l'identité des prisonniers n'avait même pas encore été établie avec certitude.« Comme vous le savez, a-t-il dit, plusieurs d'entre eux ont trois ou quatre pseudonymes et ils mentent.Ce n'est donc pas une tâche facile ».Les conditions de détention des prisonniers transférés d'Afghanistan à Guantanamo continuent à susciter de l'inquiétude dans plusieurs pays d'Europe, dont les dirigeants ainsi que des organisations de défense des droits de l'homme, souhaiteraient qu'ils bénéficient des garanties prévues par le droit international.Le haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solana avait affirmé lundi que « la convention de Genève doit s'appliquer » aux prisonniers détenus sur la base américaine de Guantanamo.« Maintenir nos valeurs, nos principes et notre comportement est fondamental pour la bataille définitive contre le fanatisme et le terrorisme », a ainsi déclaré Javier Solana, haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure à la télévision publique espagnole TVE.Le Monde insistait également hier sur « les valeurs » en jeu dans cette affaire : « En guerre, comme en politique, le comportement du vainqueur à l'égard du vaincu est primordial : c'est une question de valeurs.Jusqu'à présent, l'attitude des États-Unis visà- vis des quelque 150 prisonniers d'Al- Qaeda transférés sur la base américaine de Guantanamo est, très largement, un déni des valeurs au nom desquelles Washington a affirmé intervenir en Afghanistan.» Forfait plaisirs d'hiver - 1 nuit d'hébergement - Billet de remontée pour une journée (9 h à 18 h) - 1 petit déjeuner américain et un souper table d'hôte au Feu Follet - Les frais de service Hôtel Studio 109$ /pers.114$ /pers.Prix par personne en occupation double.Non disponible à certaines dates.Taxes en sus.1 800 463-6888 www.ski-stoneham.com VOTRE FORFAIT COMPREND l'hébergement pour une nuit, petit déjeuner buffet au Café de la Terrasse, billets de ski vous donnant accès, à votre choix, au Mont-Ste-Anne, à Stoneham ou au Massif.FORFAIT SKI À LA CARTE ! 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nous ou contre un autre peuple », a-t-il toutefois ajouté.« Nous ne savons pas à ce stade qui exactement est responsable », a déclaré pour sa part le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, prenant manifestement soin de ne pas dramatiser l'événement et de ne pas alimenter la polémique entre New Delhi et Islamabad sur une possible responsabilité pakistanaise.M.Boucher a notamment souligné qu'aucun membre du personnel américain du centre ne se trouvait sur les lieux au moment de la fusillade, et que le centre devait rouvrir ses portes aujourd'hui.Il s'est également félicité de la décision de l'Inde de renforcer la sécurité autour des bâtiments américains à la suite de cet événement, mais a assuré que Washington n'était « pas informé d'une menace particulière, au-delà des menaces normales », contre ses intérêts dans ce pays.Washington est au courant d'informations selon lesquelles cette attaque visait à protester contre l'action de la police de l'État du Bengale occidental (dont Calcutta est la capitale) contre un groupe actif à la frontière avec le Bangladesh, mais n'est « pas en mesure de vérifier ces affirmations », a-t-il assuré.Le Centre américain de Calcutta abrite notamment une bibliothèque et un centre d'informations.Ses activités sont liées au département d'État, le ministère des Affaires étrangères américain.Quatre hommes armés circulant à moto ont ouvert le feu hier tôt dans la matinée en direction du centre, tuant quatre policiers indiens et blessant 20 autres personnes, dont 18 policiers, selon un bilan de la police locale également cité par l'ambassade des États-Unis à New Delhi.Le ministre indien de l'Intérieur, Lal Krishna Advani, numéro deux du gouvernement fédéral, a fait un lien possible avec l'ISI, les services secrets pakistanais, s'attirant un rapide démenti d'Islamabad.Washington a pour sa part pris garde hier de se tenir à l'écart de cette nouvelle polémique entre les deux pays, déjà à couteaux tirés sur la souveraineté de la région du Cachemire et les activités de groupes extrémistes cachemiris que l'Inde accuse le Pakistan de soutenir.Les États-Unis redoutent que ces tensions entre les deux principales puissances de la région ne viennent fragiliser la campagne militaire américaine en Afghanistan.Le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, s'est rendu dans ces deux pays la semaine dernière pour plaider en faveur d'une solution politique. 3LP1201A0123 A-12 MERCREDI MONDE 3LP1201A0123 ZALLCALL 67 20:10:10 01/22/02 B A 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 3 J ANV I E R 2 0 0 2 MONDE L'aide internationale arrive lentement à Goma Agence France-Presse GOMA \u2014 Quelque 20 000 habitants de Goma réfugiés dans une petite localité avoisinante ont bénéficié hier de la première distribution d'aide alimentaire internationale depuis l'éruption, la semaine dernière, du volcan Niyragongo.En revanche, plus de 300 000 personnes attendent toujours une distribution organisée de vivres à Goma.Une grande partie de cette ville a été dévastée par les coulées de lave du Nyiragongo, le jeudi 17 janvier, faisant environ 150 000 sans-abri.Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a demandé hier aux forces rebelles qui contrôlent la région d'ouvrir « un couloir humanitaire » afin de faire parvenir de l'aide aux habitants de Goma depuis Kinshasa.Rassurées par un rapport de vulcanologues selon lesquels le risque d'une nouvelle éruption semble écarté, les Nations unies ont finalement décidé hier de faire parvenir l'aide directement à Goma, et non au Rwanda voisin comme elles avaient tenté de le faire dans un premier temps.Quinze mille Congolais seulement se trouvent toujours au Rwanda, sur les quelque 300 000 qui y avaient fui, a reconnu Ross Mountain, coordinateur de l'aide d'urgence de l'ONU.Premiers bénéficiaires de cette aide, 20 000 personnes réfugiées à Saké, à 30 km au nord-ouest de Goma, après la destruction totale de leurs maisons par la coulée de lave, ont reçu une ration d'huile, de maïs, de haricots et de bouillie de céréales.Il faut aider 340 000 habitants de Goma, a indiqué Laura Melo, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).Le PAM prévoyait de commencer les distributions dans la grande ville « hier ou aujourd'hui au plus tard ».« Nous savons que nous arrivons tard », a admis à la presse Barry Sesman, coordinateur de l'ONU sur place.« La principale raison est qu'on nous avait dit de distribuer les vivres hors de Goma.Les autorités locales étaient d'accord, la communauté internationale aussi.Mais la population n'était pas d'accord », a-t-il ajouté.Plusieurs agences onusiennes ont également vu leurs locaux détruits dans l'éruption, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou pillés ensuite, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) ou l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).Dans l'attente des vivres, l'aide arrive sous forme de médicaments, de matériel, d'assistance logistique, tandis qu'églises et organismes locaux ont fourni des secours à petite échelle.Les agences s'affairent particulièrement pour écarter les risques d'une épidémie de choléra, endémique dans cette région, aggravés par les dommages dans le système d'approvisionnement en eau.« Les pompes fonctionnent à présent et nous savons que l'eau est potable, mais certains tuyaux ont été détruits », a expliqué Peter Holdsworth, coordinateur de l'Office humanitaire de la commission européenne (ECHO).« Avec une grande concentration de population dans la moitié ouest de Goma, le risque de choléra est plus grand », a-t-il indiqué.Le volcan lui-même « ne montre aucun signe de reprise d'activité », a estimé Piero Calvi, membre d'un bureau d'évaluation des catastrophes et de coordination de l'ONU.En revanche, les tremblements de terre se sont poursuivis hier, avec une secousse particulièrement importante en fin d'après-midi, suivie d'une autre série en début de soirée.Selon l'ONU, le Canada, la France, les États-Unis, la Belgique, l'Union européenne et l'Allemagne ont déjà répondu à l'appel des agences humanitaires, qui ont besoin de 15 millions de dollars.>Pour faire un don en argent à la Croix- Rouge : 1-800-418-1111.Photo AP Ces deux Congolais marchent sur un sol jonché de roches de lave pour rentrer chez eux à Goma, dévasté par une éruption volcanique.Fusillade à Jérusalem: un Palestinien blesse 39 personnes d'après AFP JÉRUSALEM \u2014 Un Palestinien a ouvert le feu sur la foule hier à Jérusalem-Ouest, blessant 39 personnes avant d'être tué, peu après une incursion à Naplouse, en Cisjordanie, de l'armée israélienne qui a tué quatre membres du mouvement islamiste Hamas.À l'aube, les troupes israéliennes s'étaient retirées de Tulkarem, également dans le nord de la Cisjordanie, qu'elles avaient réoccupée la veille, prenant le contrôle total d'une ville autonome pour la première fois depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994.Les États-Unis se sont félicités du retrait israélien et ont condamné l'attentat, pressant le président palestinien Yasser Arafat d'agir.« Une fois encore, nous appelons le président Arafat à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin aux attentats comme celui-ci et pour déférer les responsables devant la justice », a déclaré le porte-parole du département d'État, Richard Boucher.L'auteur de l'attaque de Jérusalem appartenait aux Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé lié au mouvement d'Arafat, le Fatah.Des habitants du village de Tell, près de Naplouse, dont il était originaire, ont précisé qu'il était membre du Fatah et de la police maritime palestinienne.L'homme a ouvert le feu dans la rue de Jaffa, la plus grande artère de Jérusalem- Ouest, faisant 39 blessés, selon un porte-parole de la police.Il a été tué par des policiers après une brève poursuite.La fusillade s'est produite dans la zone la plus fréquentée de Jérusalem-Ouest, cible de nombreux attentats par le passé.Israël a rejeté la responsabilité de « ces atrocités » sur « l'Autorité palestinienne qui ne fait rien pour les en empêcher », selon un porte-parole du premier ministre Ariel Sharon, Avi Pazner.Un interlocuteur se réclamant des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa a affirmé que l'attaque avait été lancée en riposte à la mort le 14 janvier à Tulkarem de Raëd al-Karmi, chef de ce groupe, et à celle des quatre militants du Hamas à Naplouse.Le groupe a revendiqué une série d'attaques pour venger Karmi, selon toute vraisemblance assassiné par Israël.C'est en représailles à l'une de ces attaques meurtrières à l'arme automatique, le 17 janvier à Hadéra, dans le nord d'Israël, que l'armée israélienne a réoccupé Tulkarem pendant 30 heures.L'ensemble des mouvements palestiniens, dont le Fatah et les formations islamistes Hamas et Jihad islamique, ont appelé à « la mobilisation générale pour faire face à l'invasion sioniste ».Peu avant son retrait de Tulkarem, l'armée israélienne a fait une incursion à Naplouse, tuant quatre membres du Hamas.Selon l'armée, ils ont été tués au cours d'une fusillade après la découverte d'un laboratoire clandestin de fabrication d'explosifs, l'un des plus importants jamais découverts en Cisjordanie selon elle, qui a ensuite été dynamité.Mais le gouverneur de Naplouse, Mahmoud al-Alloul, a assuré que les quatre hommes avaient été tués « de sang-froid ».Neuf Palestiniens ont été capturés et quatre militaires israéliens blessés au cours de l'opération.Par ailleurs, l'armée israélienne a capturé une vingtaine de Palestiniens à Tulkarem et 12 autres dans le reste de la Cisjordanie.Dans la soirée, l'armée israélienne a tiré des obus de char sur les camps de réfugiés de Khan Younès et de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon une source de sécurité palestinienne.La Russie, coparrain du processus de paix au Proche-Orient, doit dépêcher demain son émissaire Andreï Vdovine pour tenter d'endiguer l'effusion de sang.Oui, je désire envoyer des secours d'urgence aux habitants de Goma Nom Adresse Localité Province Code Postal ________ NO de téléphone Courriel ____ Voici mon don de : \u0001 100 $ \u0001 200 $ \u0001 1 000 $ \u0001 $ pour aider le plus possible \u0001 J'aimerais parrainer un enfant en République démocratique du Congo moyennant 31 $ par mois \u0001 J'aimerais employer ma carte :\u0001 Master Card \u0001 VISA \u0001 AMEX Numéro de carte Date d'expiration Signature Ou contribuez en ligne au www.visionmondiale.ca Appelez au 1 800 363-5021 Veuillez libeller votre chèque à l'ordre de : Vision Mondiale est sur place Environ 350 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont dû fuir la ville, épouvantées.Les réserves de vivres et d'eau ont été complètement détruites.Pour aider à sauver des vies, nous devons intervenir de toute urgence ! Des Canadiens bienveillants tout comme vous peuvent aider Vision Mondiale à livrer des vivres d'urgence, de l'eau, des fournitures médicales, des couvertures, des toiles de plastique, des ustensiles de cuisine et des masques à gaz à des milliers de familles dans le besoin.Veuillez aider ces familles sansabri en répondant généreusement dès aujourd'hui ! Vision Mondiale est un organisme humanitaire chrétien portant assistance aux démunis du monde.Les dons annuels de 15 $ ou plus feront l'objet d'un reçu fiscal.Un volcan ravage Goma 1134, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 865, Montréal (Québec) H3B 5K2 2268225/92866 3021095A Pression de Bush sur les démocrates à la veille de la reprise parlementaire Agence France-Presse CHARLESTON \u2014 À la veille de la reprise de travaux parlementaires au Congrès, le président George W.Bush a fait pression hier sur la majorité démocrate du Sénat pour qu'elle cesse de s'opposer à son plan de relance de l'économie et sa réforme de l'énergie.« Je me soucie des travailleurs et peu importe leur étiquette, qu'ils soient démocrates ou républicains, indépendants, syndiqués ou pas.Je veux dégager des emplois pour tout le monde et mon plan sur l'économie est basé sur un mot : l'emploi.Et c'est ce mot que je demande au Congrès de garder à l'esprit en reprenant ses travaux », a-t-il dit lors d'une visite en Virginie occidentale.Le président, qui a reçu un accueil chaleureux à Charleston, a souligné qu'une réduction supplémentaire de la pression fiscale permettrait de créer de nouveaux emplois pour sortir l'Amérique de la récession, aggravée par les attentats du 11 septembre.« Pour devenir moins dépendants de l'énergie étrangère, nous devons développer notre production intérieure, y compris celle du charbon », a déclaré le président, qui s'exprimait dans une région minière.Lors de l'élection présidentielle 2000, Bush avait conquis de peu la Virginie occidentale, un État traditionnellement démocrate.Le président a également appelé le Sénat à lui accorder rapidement des pouvoirs étendus en matière de négociations commerciales internationales.Il avait livré un message identique la semaine dernière durant une visite dans l'Illinois, le Missouri et la Louisiane.Bush prononcera mardi prochain son premier discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès réunies.Il devrait au moment de cette allocution présenter son programme économique et faire le point sur la campagne internationale américaine contre le terrorisme. 3LP1301A0123 A-13 MERCREDI MONDE 3LP1301A0123 ZALLCALL 67 22:35:30 01/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 3 J ANV I E R 2 0 0 2 MOND E A 1 3 EXPRESS INTERNATIONAL Un groupe d'économistes étrangers INDE au secours de Duhalde en Argentine Violences séparatistes AU MOINS 16 personnes dont neuf femmes et trois enfants sont mortes et cinq ont été grièvement blessées à la suite d'une attaque de séparatistes dans l'État de l'Assam au nord-est de l'Inde, ont annoncé les autorités hier.Selon la police, les membres d'une tribu séparatiste appartenant au mouvement interdit du Front démocratique national du Bodoland (NDFB) ont encerclé la localité de Jangalbari Paharpur vers 21h lundi.« Ils ont tiré les gens hors de chez eux, les ont obligés à s'aligner avant de leur tirer dessus à courte distance », selon la police.Les assaillants ont mis le feu à une vingtaine de cabanes avant de partir.\u2014 d'après AFP BRÉSIL Menaces de mort UN DÉPUTÉ fédéral du Parti des travailleurs (PT, gauche), José Genoino, candidat au gouvernement de Sao Paulo pour les élections de 2002, a reçu hier des menaces de mort, par courriel, émanant d'un supposé groupe s'appelant les Forces armées révolutionnaires brésiliennes.Ces menaces interviennent 48 heures après le meurtre du maire (PT) de la ville industrielle de Santo André, dans la région de Sao Paulo, Celso Daniel, 50 ans.Avant lui, Antonio Costa, maire (PT) de Campinas (État de Sao Paulo) avait été assassiné en septembre.\u2014 d'après AFP CÔTE D'IVOIRE Premières discussions LE PRÉSIDENT ivoirien, Laurent Gbagbo, et ses trois principaux rivaux politiques ont eu hier dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro (350 km au nord d'Abidjan), leurs toutes premières discussions à quatre pour tenter d'apaiser les tensions politiques qui secouent le pays depuis plusieurs années.Autour de Gbagbo, dans la « maison des hôtes » de la résidence de l'ex-président Félix Houphouët-Boigny, l'ancien premier ministre Alassane Ouattara, le général Robert Gueï, ex-chef de la junte au pouvoir de décembre 1999 à octobre 2000, et l'ancien président Henri Konan Bédié, renversé par Gueï lors d'un putsch à Noël 1999.\u2014 d'après AFP KOSOVO Nouvel administrateur LE NOUVEL administrateur de l'ONU au Kosovo, l'Allemand Michael Steiner, va prendre ses fonctions dans un contexte de crise politique, le processus d'autonomie de la province serbe, mis sur les rails par son prédécesseur, le Danois Hans Haekkerup, étant actuellement paralysé.Pourtant bien engagée avec l'élection, le 17 novembre, du premier Parlement multiethnique depuis la fin de la guerre serbo-albanaise (1998-99), l'instauration de l'autonomie au Kosovo est bloquée depuis ces deux derniers mois.\u2014 d'après AFP d'après AFP BUENOS AIRES \u2014 Un groupe d'experts économiques étrangers va voler au secours de l'Argentine en conseillant le président Eduardo Duhalde, avec un rôle central apparemment dévolu à Enrique Iglesias, le directeur de la Banque interaméricaine de développement (BID).Plusieurs dirigeants actuels ou anciens de banques centrales de pays émergents vont former ce groupe de conseillers afin d'aider Duhalde à élaborer et appliquer un plan d'urgence économique destiné à sortir le pays de la crise, a-t-on appris auprès du ministère argentin de l'Économie.Supposé peaufiner les détails techniques du plan, ce groupe jouerait en fait un rôle éminemment politique pour trouver un consensus entre l'Argentine, le FMI et la communauté internationale, affirmait hier le quotidien Clarin en consacrant une page entière au sujet.Selon le journal, Iglesias travaille à réunir ces conseillers, en étroite relation avec les États-Unis, le ministre argentin de l'Économie, Jorge Remes Lenicov, et le nouveau directeur de la Banque centrale argentine, Mario Blejer, qui a l'importante particularité d'être un ancien fonctionnaire du FMI.« Depuis le milieu de l'année (2001) Enrique Iglesias est chargé du « cas argentin » sur demande expresse de l'administration américaine », avance Clarin, et le directeur de la BID était attendu hier à Buenos Aires pour 36 heures.Parmi les conseillers figureront le président de la Banque centrale brésilienne, Arminio Fraga, son homologue du Chili, Carlos Massat, et l'ex-président de celle du Mexique, Miguel Mansera Aguayo, qui avait eu à gérer à ce poste la sortie de la crise mexicaine dite « tequila » de 1994-95.Outre les trois banquiers centraux, le groupe devrait réunir un membre du Trésor américain, un représentant de l'Espagne (qui préside ce semestre l'Union européenne) et un expert ayant travaillé à la sortie de la crise indonésienne, selon des sources du secrétariat argentin des Finances citées par le quotidien.Washington aurait accepté le principe d'envoyer un de ses experts mais celui-ci n'a pas encore été désigné, ajoute le journal.Ces économistes devront plancher sur la restructuration du système bancaire argentin (notamment le pôle public), faciliter une sortie ordonnée des restrictions bancaires (le « corralito » honni par les classes moyennes) et alléger autant que possible le coût pour les épargnants de la « pesification » totale de l'économie.Un tel plan permettrait alors à l'Argentine d'obtenir plus facilement du FMI l'aide financière de quelque 20 milliards US qu'elle réclame.Élu par le Congrès le 1er janvier, Duhalde a répété à l'envi que les politiques du Brésil et du Chili pouvaient servir de « modèles » à son pays.Photo REUTERS Des douzaines d'Argentins ont campé toute la nuit aux portes de l'ambassade de l'Espagne à Buenos Aires dans l'espoir d'émigrer.NP0140302 Copyright 2002.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 27 JANVIER 2002 Des affaires exceptionnelles cette fin de semaine CUISINIÈRE KENMORE 30 PO À NETTOYAGE FACILE Programmateur électronique, porte en verre sans cadre.N° 59053.Rég.Sears 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d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle Boul.Newman et Boul.Shenkus (514) 365-5070 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 Magasin de meubles et d'électroménagers de St.-Bruno Autoroute 30 et autoroute 116 (450)-653-4064 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 3015464A Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2002-01-22 Tirage du 2002-01-22 Tirage du 2002-01-22 NUMÉRO: 965743 P L A C E B O N AV E N T U R E , M O N T R É A L 25 AU 28 JANVIER VENDREDI AU LUNDI : 12 h à 18 h Salon Épargne-Placements MÉRITEZ MIEUX VENEZ CHOISIR VOTRE CONSEILLER FINANCIER VOUS 3018704 3017785A 3LP1401A0123 a14 mercredi 3LP1401A0123 ZALLCALL 67 19:46:56 01/22/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 Sortir de la grande noirceur k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Dans d'autres pays, les erreurs médicales font plus de victimes chaque année que le cancer du sein ou les accidents de la route.Qu'en est-il du Québec ?Impossible de le savoir, puisque les médecins n'ont pas, ici, l'obligation d'avouer leurs fautes.Le ministre Rémy Trudel veut changer cela.Un premier pas positif pour enfin sortir le Québec de la grande noirceur médicale.Le système en vigueur au Québec, digne de la culture du secret soviétique, conduit à des situations délirantes.Des parents qui apprennent, deux ans après la mort de leur enfant, que celui-ci est décédé à la suite d'une erreur du personnel médical.Des débats interminables et coûteux pour déterminer si un chirurgien doit être tenu responsable d'une opération qui a, de toute évidence, mal tourné.C'est que jusqu'à maintenant, les médecins n'étaient pas obligés de dévoiler à leurs patients qu'ils avaient commis une erreur.Et comme ils sont passibles de poursuites, ils se taisent la plupart du temps.Les patients lésés doivent donc se battre bec et ongles pour comprendre ce qui s'est réellement passé.Pour changer cette situation insensée, le Collège des médecins, après avoir encouragé pendant des années cette lâche omertà, a enfin pris le virage de la transparence.Un amendement au Code de déontologie obligera bientôt les médecins à informer les patients de ces « accidents évitables ».Hier, le ministre Rémy Trudel en a rajouté : Québec créera l'obligation légale pour les établissements de santé de signaler toutes les fautes professionnelles.En créant un tel mécanisme, le Québec se met au diapason du monde occidental : à peu près tous les pays recensent les erreurs médicales.On a ainsi pu estimer qu'environ 1 % de toutes les interventions en milieu hospitalier tournent mal à cause d'une erreur du personnel médical.Mais aux États- Unis, par exemple, la divulgation des erreurs n'est pas sans poser quelques problèmes parce que chez nos voisins, encore plus qu'ici, les médecins vivent avec l'épée de Damoclès des poursuites au-dessus de leurs têtes.Ne nous faisons pas d'illusions : il faudra des années pour changer la culture des médecins, poussés à la dissimulation depuis très longtemps.En plus, le concept même d'erreur médicale est flou et les zones d'ombre seront donc nombreuses.Mais l'expérience du Centre de santé Mc Gill, qui a pris l'engagement de dévoiler aux patients les erreurs de son personnel, montre qu'après un travail de sensibilisation, les médecins acceptent de se plier à la dure règle de la transparence.\u0001 \u0001 \u0001 Pour encourager les médecins à admettre leurs erreurs, le Collège des médecins suggère d'opérer une réforme majeure : instaurer un régime d'indemnisation sans égard à la faute pour les erreurs médicales, un peu comme celui que gère la Société d'assurance automobile du Québec.Au Canada, les primes versées par les médecins à leur assureur, dont les gouvernements défraient une bonne partie, coûtent près de 250 millions par an.Au Québec, une partie de cette somme pourrait être mieux investie dans un régime « no-fault », où les frais d'avocats seraient réduits au minimum et l'indemnisation plus rapide, plaide le Collège des médecins.Instaurer un tel régime est probablement une bonne idée : il fonctionne bien en Suède, au Danemark et en Nouvelle-Zélande.Des chercheurs de Harvard ont même recommandé son adoption aux États-Unis.Mais en avançant une telle proposition, le Collège des médecins met la charrue avant les boeufs.Au moment où Québec a créé son régime d'assurance-automobile, on savait exactement combien d'accidents survenaient sur les routes du Québec : on a donc pu faire des projections actuarielles sensées.Ces données de base manquent dans le cas des erreurs médicales.Se lancer dans le « no-fault » sans connaître précisément l'ampleur du problème serait une aventure pour le moins hasardeuse.En attendant qu'on obtienne ces données fondamentales, le Québec pourrait, à l'image de la France, adopter des réformes simples qui réduiraient la longueur des recours devant les tribunaux.Avant d'enclencher la révolution du « no-fault », qui supprimerait pour les médecins le spectre des poursuites, un premier pas doit être franchi par le monde médical : ses acteurs doivent accepter, lorsqu'ils se trompent, de faire leur mea-culpa.Pour qu'on tire enfin des leçons de ces erreurs.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés DOCUMENT Une solution gagnante pour tous L'usine de Bombardier au Mexique constitue une preuve concrète des bienfaits que peut procurer la mondialisation LAURENT BEAUDOIN Nous publions ici un extrait du discours prononcé par le président du conseil d'administration et du bureau de direction Bombardier Inc.lors du 114e dîner annuel de la chambre de commerce de Toronto, lundi soir dernier.La traduction est de La Presse.NOTRE EXPANSION à l'étranger nous a bien servi et elle a aussi été bénéfique à nos pays d'adoption.Par exemple, en 1992, nous avons acheté du gouvernement du Mexique l'usine Concarril spécialisée dans les équipements de chemin de fer.Notre motivation est facile à comprendre.Nous savions que le Mexique était en plein essor industriel et qu'il devait moderniser ses infrastructures de transport.Nous étions persuadés que l'achat d'une entreprise mexicaine spécialisée dans la fabrication d'autorails nous donnerait un léger avantage sur le marché de ce pays et, éventuellement, sur celui de toute l'Amérique latine.Notre investissement dans cet établissement et dans son personnel a fait de cette entreprise mexicaine un centre d'excellence et un modèle de productivité \u2014 et de propreté ! Son personnel est passé de quelques centaines d'employés à plus de 2000.Certains de nos employés mexicains occupent aujourd'hui des postes de cadres supérieurs dans les usines de Bombardier aux quatre coins du monde.En plus d'accorder aux Mexicains la mobilité d'emploi, Bombardier a contribué à créer de nouveaux emplois et à améliorer les conditions de travail.bien que nous n'ayons encore rempli aucun contrat depuis cette acquisition ! Nous avons néanmoins fait des gains.Nous avons accès aux services d'une nouvelle maison d'exportation basée au Mexique, ce qui nous a permis d'améliorer notre rendement et de devenir chef de file dans l'industrie du transport.Nous avons aidé nos employés mexicains à perfectionner leurs compétences et nous disposons maintenant d'une maind'oeuvre dont nous sommes très fiers.Cette réussite est due principalement à notre capacité de décentraliser l'expérience que nous avions acquise dans plusieurs pays \u2014 notamment au Canada \u2014 et à celle de concevoir et de fabriquer des produits standard dans un pays \u2014 le Mexique \u2014 pour ensuite les vendre à d'autres pays comme les États-Unis.Voilà la preuve que la mondialisation peut être une solution gagnante pour tous.Mais les pays hôtes ont aussi leur rôle à jouer.Le président du Mexique, Vicente Fox, l'a bien compris.Il disait récemment, et je cite : « Nous sommes convaincus que la mondialisation est bénéfique, surtout lorsque vous faites vos devoirs.appliquez vos principes de base à la réalité économique, misez sur l'enseignement supérieur, respectez l'autorité de la loi.Si vous faites votre part, nous sommes convaincus que vous en retirerez des avantages.» Le président Fox a raison.Lorsque nous décidons de poursuivre nos activités dans un pays étranger, notre principal souci est de respecter la structure et l'autorité de sa loi.Nous n'avons aucune influence sur les pratiques et les politiques de son gouvernement.Notre seul droit est d'y investir ou de ne pas y investir.\u0001 \u0001 \u0001 Bien que la mondialisation mène à la normalisation de produits et de procédés, elle ne mène assurément pas à la normalisation des êtres humains ! Les êtres humains ne sont pas que des rouages de la machine.Ils contribuent à l'entreprise par leurs propres valeurs et leurs propres motivations et cette diversité, loin de nuire à son exploitation, en augmente l'efficacité.Pour nous, la mondialisation est un outil qui sert à harmoniser les caractères individuels et non à les écraser.Nous ne pourrions agir autrement \u2014 étant donné que Bombardier est une société fondée et nourrie de l'entrepreneurship et de l'innovation et que c'est dans cet esprit que se définit la personnalité de notre entreprise.Bombardier a largement bénéficié de ses interactions avec diverses cultures à travers le monde et est très engagée dans l'ouverture des marchés mondiaux à la décentralisation des technologies, des techniques de production, des produits et des services.(.) À quelles conclusions et à quels commentaires m'a mené cette expérience ?Sur quel front le monde des affaires et ses détracteurs engageront- ils le prochain combat ?Permettez-moi de faire à ce sujet trois recommandations.Premièrement, nous ne devons pas prendre ces dissidents et ces manifestants pour des jeunes gens déchaînés, incohérents, mal renseignés et qui manquent de jugement.Bien sûr, ces militants sont des gens aux intérêts divergents, allant des idéalistes aux opportunistes.Toutefois, les questions qu'ils posent ont peut-être une certaine pertinence, même si leurs réponses sont parfois hors de propos, voire contre-productives ; mais les points qu'ils soulèvent ne disparaîtront pas.Par exemple, pourrait-on réglementer les mouvements de capitaux et si oui, comment ?Des experts comme George Soros et Felix Rohatyn sont clairement d'accord avec une telle réglementation.Quels changements les pays développés devraient-ils apporter à leurs politiques commerciales pour faciliter les exportations venant des pays en voie de développement ?Comment pouvons-nous protéger les différentes cultures de ces pays contre les pressions exercées par les médias planétaires ?(.) Deuxièmement, nous devons entreprendre la discussion avec les militants antimondialisation en appuyant nos arguments sur des éléments concrets.Il faut contester toute déclaration erronée ou trompeuse.Les gens d'affaires doivent donc encourager les groupes de réflexion et les associations d'affaires tels la chambre de commerce, le Conference Board, l'Institut C.D.Howe et le Fraser Institute à rétablir les faits et à participer au débat public sur ces questions.Toutefois, les référendums québécois sur la souveraineté que j'ai vécus m'ont appris que nous pouvons gagner toutes les joutes de faits et de statistiques et malgré tout passer à un cheveu de perdre la guerre.Les jeunes, ces enfants de l'ère des médias planétaires, troublés par la misère et la pauvreté qui règnent presque partout dans le monde, soucieux de l'environnement, ne se laisseront pas influencer par de simples statistiques.C'est à leur coeur et à leur esprit que nous devons nous adresser.Troisièmement, les dirigeants d'entreprises très en vue doivent négocier de manière irréprochable avec les gouvernements et les citoyens des pays où ils poursuivent leurs activités.Nous devons informer le monde entier que les activités que nous menons dans différents pays sont bénéfiques, que nous ne sommes pas le problème mais que nous faisons plutôt partie de la solution.Les sociétés ont, ou devraient avoir, une responsabilité envers la société qui ne découle pas d'un élan philanthropique mais plutôt de leur intérêt à long terme.De plus, les chefs d'entreprise responsables devraient être prêts à montrer du doigt les sociétés qui, dans la poursuite maladroite de leurs objectifs à court terme, se conduisent de manière peu convenable.Les erreurs de quelques- uns peuvent nous éclabousser tous.Laurent Beaudoin Le président Tremblay m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Àpeine arrivé au pouvoir, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est empressé d'embaucher une impressionnante brochette de conseillers politiques et d'attachés de presse.Il y en a tellement que la Ville a du mal à s'y retrouver.Cette confusion n'augure rien de bon.Quand un « gouvernement » ignore combien de personnes le conseillent et vendent son image, il y a un problème.Quelques chiffres émergent tout de même de ce fatras.Une quarantaine de personnes travaillent au cabinet du maire et du comité exécutif, l'équivalent du Conseil des ministres.Gérald Tremblay est entouré de six conseillers politiques, d'un responsable du caucus, d'un attaché de presse et d'un avocat.À cette liste s'ajoutent un directeur de cabinet, flanqué d'un adjoint, un directeur des opérations et un conseiller chargé de préparer le sommet de Montréal.Total : 13 personnes.Le bureau du premier ministre Bernard Landry compte 14 personnes \u2014 chef de cabinet, conseillers et attachés de presse \u2014 auxquelles se greffe un imposant personnel de soutien.La comparaison en dit long sur les idées de grandeur de M.Tremblay qui s'est entouré d'une équipe quasi présidentielle.Ce n'est pas tout.Les 10 membres du comité exécutif ont chacun un conseiller politique tandis que le président, Frank Zampino, en a trois.De plus, les 31 élus qui n'ont pas de poste au comité exécutif ont accès à cinq conseillers.L'ex-maire Pierre Bourque a toujours refusé que les membres du comité exécutif aient un conseiller.Ils ont une secrétaire et ils travaillent étroitement avec les directeurs des services qu'ils dirigent.Pourquoi ajouter un conseiller et multiplier les postes politiques qui servent trop souvent à récompenser les amis du régime ?Des 40 conseillers et attachés embauchés par Gérald Tremblay, 19 ont travaillé pour lui pendant la campagne électorale.Pierre Bourque et les membres de son comité exécutif dirigeaient la Ville avec une douzaine de conseillers.Par contre, l'ex-maire utilisait souvent ses fonctionnaires à des fins politiques.La Ville de Montréal n'est plus ce qu'elle était, plaide Frank Zampino.Depuis le 1er janvier, sa population a pratiquement doublé.C'est vrai.Mais le personnel politique, lui, a quadruplé.Pourquoi cette enflure, payée à même les fonds publics ?Il en coûtera 8,6 millions pour payer tout ce beau monde.Pourtant, M.Tremblay se plaint de l'état des finances de la Ville et de sa marge de manoeuvre pratiquement nulle.Il en est réduit à prier le ciel pour qu'il ne neige pas.Ne pourrait-il pas commencer par dégraisser sa machine politique Autre incongruité, le nom de la femme de M.Tremblay apparaît sur la liste des membres du cabinet mais un des nombreux attachés politiques de la Ville jure qu'elle ne sera pas payée.Que vient-elle faire dans le décor ?Et le maire n'a pas encore touché aux arrondissements.Il y en a 27 et certains élus veulent aussi avoir un conseiller politique.Gérald Tremblay jongle avec l'idée d'en recruter.Peut-on lui suggérer une réponse 3LP1501A0123 a15 mercredi 3LP1501A0123 ZALLCALL 67 19:52:12 01/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 A15 Cartes de crédit: des taux exorbitants?> OUI Manifestement, les institutions financières exagèrent NATHALIE ST-PIERRRE L'auteure est directrice de Action Réseau Consommateur.> NON Le consommateur conserve toujours le dernier mot JACQUES HÉBERT L'auteur est directeur de l'Association des banquiers canadiens, région du Québec.« LE CONSOMMATEUR, étant stimulé à consommer toute l'année, se trouva fort dépourvu quand ses revenus ne lui permirent plus de le faire et quand ses gouvernements lui demandèrent de consommer davantage pour prévenir la récession qui venait.Il alla crier famine à son banquier, le priant de lui prêter sur carte de crédit jusqu'à la nouvelle paye.Je vous paierai, intérêt et principal.foi de consommateur.» Malheureusement, il ne s'agit là que d'une fable.L'endettement est un véritable fléau, un fléau pernicieux.À preuve, les propos du surintendant des faillites du Canada, dans son Bulletin sur l'insolvabilité, démontrant que le problème de l'endettement atteint des sommets records : « (.) les dettes hypothécaires, les prêts personnels et les factures de cartes de crédit représentent maintenant 92 % du revenu après impôts des Canadiens, comparativement à seulement 25 % en 1982.(.) Les limites de crédit ont doublé ou triplé au cours de la dernière décennie, ce qui signifie qu'il est de plus en plus facile de s'endetter ».Si la situation est problématique pour l'ensemble du pays, ajoutons que les consommateurs québécois, toujours selon le surintendant des faillites du Canada, sont particulièrement touchés car nous avons le taux de faillites le plus élevé au pays.Plus vulnérable Mais d'où vient cette vulnérabilité accrue ?Depuis vingt ans, les familles perdent de leur pouvoir d'achat (1).Leur revenu a décru de 12 % entre 1980 et 1997.Ajoutons que nos emplois sont davantage précaires, nos conditions salariales stagnantes et nos traditionnels filets de sécurité tel « l'assurance- emploi » n'offrent plus que de bien minces protections.Comme des milliers de personnes vivent sous le seuil de la pauvreté, il n'est pas surprenant de constater qu'une personne sur deux éprouve des difficultés à boucler son budget.Ces facteurs nous permettent de contextualiser le phénomène de l'endettement et de l'apparente utilité de la carte de crédit.Pour un grand nombre, la carte de crédit est une nécessité et un risque de se faire prendre dans un engrenage impitoyable.D'abord, on perd la partie mensuelle : on rate un premier paiement complet du solde et ce faisant, on vient rejoindre les quelque 46 % des gens qui ne règlent pas la totalité du solde mensuel.Le procédé se répète une fois, deux fois, le compte augmente.Certains pensent, nous l'avons lu dernièrement, que les consommateurs qui ne paient pas leur carte de crédit à la fin du mois sont « négligents » ou même « stupides » de dépenser plus que leur revenu.Sans doute est-ce le cas de certains mais pour les moins riches, les plus vulnérables, les cartes de crédit servent principalement à payer « l'ordinaire », les bottes d'hiver de Sarah, les effets scolaires de Catherine ou encore le manteau en solde de Julien, Émilie ou Félix.Que faire pour faire face à de telles obligations On nous prône des solutions de rechange.Une carte à taux réduit : accessible à ceux qui paient bien.et encore, il faut la quémander alors que les émetteurs nous offrent toutes sortes de choses via le télémarketing \u2014 assurances, points « air miles », etc.\u2014 ironiquement, la carte au taux réduit ne nous est pas offerte systématiquement ! Une marge de crédit : pas pour la mère seule au salaire minimum et à l'emploi précaire.Un prêt pour consolider ses dettes : pas pour n'emprunter que mille ou deux mille dollars ; les banques n'offrent pas de petits prêts car, disent-elles, ils ne sont pas rentables.Donc pour se désendetter, il faut s'endetter.Et comme si ce n'était pas assez, nos gouvernements nous pressent de dépenser.Nos derniers budgets ont été assez clairs sur ce sujet « achetez, car quand l'économie va, tout va ! » Les banques en font autant, donnant accès aux formes de crédit les plus chères aux jeunes ou aux gens qui n'en ont pas les moyens.Et la consommation fait obligatoirement partie du système.Sans elle, point de salut pour notre société capitaliste, point de travail, point de développement, rien.Puisqu'ils poussent la population à consommer, nos gouvernements et les banques ont aussi la responsabilité d'éviter que derrière les statistiques, l'endettement ne dégénère en drames humains.L'État et les banques ont le beau rôle : ils nous disent d'acheter et ils réglementent (ou pas) le crédit que nous utilisons pour ce faire.La pilule est amère : on se fait avoir.Lorsque le secrétaire d'État aux institutions financières internationales, John Mc Callum, dit tout haut ce que nous pensons tous, qu'encore une fois les banques nous exploitent en exigeant un taux d'intérêt si élevé, on peut imaginer, pour quelques instants, que nous avons été entendus, que nos élus vont enfin faire quelque chose, jusqu'à ce que.vlan ! Le premier ministre et les banquiers nous rappellent à l'ordre : nous n'avons pas le pouvoir de dire haut et fort aux institutions financières et émetteurs de cartes de crédit que nous en avons assez d'être les dociles payeurs.Malgré les dires, la concurrence n'existe pas et les solutions de rechange non plus.La situation est préoccupante et exige des efforts de la part de tous.Il est grand temps que nos gouvernements, trop longtemps passifs, prennent leur rôle de régulateur social au sérieux et agissent face aux doléances des consommateurs, pour un grand nombre démunis, aux prises avec les conditions déloyales des banques.Consommateurs, à vos cartes de crédit ! Dépensez, vous sauverez l'économie, le pays, la société capitaliste.« La banque, qui est bien prêteuse aujourd'hui, dit aux emprunteurs : Vous consommiez ?J'en suis fort aise : Eh bien ! Payez maintenant.» Et alors que le taux d'escompte est de 2 %, nos cartes coûtent toujours 18 %.Dans ce contexte, les institutions financières et autres émetteurs de cartes de crédit exagèrent-ils ?Manifestement, dit la cigale ! 1) Francine MAYER et Christiane MORIN, Le faible revenu après impôt au Québec : situation actuelle et tendances récentes, ministère de la Santé et des Services sociaux, gouvernement du Québec, 2000, p.79.LE CHOIX DES consommateurs est le moteur de l'économie de marché et donne lieu à un éventail toujours croissant de produits.Le consommateur avisé sait qu'il doit comparer les produits avant d'arrêter son choix.Dans un marché libre, les concurrents comptent d'ailleurs là-dessus.Les cartes de crédit \u2014 moyen par lequel bon nombre de consommateurs choisissent d'exercer leur pouvoir d'achat \u2014 sont assujetties aux mêmes règles et principes qui s'appliquent aux produits et services qu'elles permettent aux consommateurs d'acheter.Les consommateurs avertis sont des personnes informées, qui magasinent avant de se procurer un article, quel qu'il soit, y compris une carte de crédit.Il n'existe aucune carte qui réponde aux besoins de tous et chacun.Le choix va des cartes à faible taux aux cartes « première » assorties d'avantages.Pour mieux déterminer quelle carte vous convient, rendez-vous à votre succursale bancaire ou consultez votre banque en ligne ou par téléphone.Si vous avez l'intention de demander une carte de crédit, il importe que vous sachiez si une carte de crédit constitue le meilleur type de crédit pour vous.Voulez-vous une carte de crédit, par exemple, pour louer une voiture ou acheter des produits en ligne ?Désirez-vous du crédit pour payer des vacances ou la nouvelle chaîne stéréo qui vous fait envie ?Souhaitez-vous couvrir une urgence à court terme ?Ou voulezvous simplement une carte afin de ne pas avoir à transporter d'argent comptant ?Chacun de ces scénarios exige une approche différente.Les banques, les caisses d'épargne et de crédit, les caisses populaires et les compagnies d'assurances du Canada ainsi que les nouveaux concurrents étrangers offrent un large éventail de cartes de crédit \u2014 assorties de toute une variété de coûts.En fait, à elles seules, Visa et Master Card émettent plus de 600 types de carte.Parmi les cartes de crédit, on compte celles dont on doit rembourser le solde en entier avant une date limite et celles qui comportent une limite de crédit, exigent un versement minimal et appliquent de l'intérêt sur le solde impayé.Certaines cartes sont aussi assorties de frais annuels.Environ la moitié des Canadiens évitent de payer de l'intérêt en réglant la totalité du solde de leurs cartes de crédit chaque mois.De plus, d'après un récent sondage Léger Marketing, quelque 65 % des titulaires d'une carte de crédit paient « la plupart du temps » la totalité du solde de leurs cartes.Toutefois, les consommateurs qui souhaitent ne pas régler la totalité du solde doivent bien évaluer leurs options.Les cartes de crédit offrent de multiples avantages, y compris la commodité de ne pas avoir à transporter d'argent comptant, la capacité d'acheter des produits et des services à n'importe quel moment, presque n'importe où dans le monde, sans avoir à fournir de garantie ou à faire la preuve de sa capacité de payer \u2014 de même que les avantages que peuvent procurer les programmes de récompenses et d'affinité.Cependant, les cartes de crédit constituent avant tout un mode de paiement pratique.Il ne s'agit pas nécessairement du meilleur mode d'emprunt.Le rapport publié en décembre 2001 par l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC), intitulé Cartes de crédit : à vous de choisir, conseille aux consommateurs d'évaluer leurs options.Si vous avez l'intention de rembourser la totalité du solde de votre carte de crédit chaque mois, les taux d'intérêt ont moins d'importance et vous souhaiterez sans doute obtenir une carte qui comporte des avantages, tels que des programmes d'assurance ou de récompenses.Si vous ne payez pas chaque mois la totalité du solde, vous désirerez peut-être envisager d'autres options, telles qu'une marge de crédit ou un prêt de consolidation.Ces deux produits offrent des taux d'intérêt plus faibles que ceux d'une carte de crédit classique.Si vous désirez utiliser une carte de crédit et, à l'occasion, ne pas payer la totalité du solde, vous devriez opter pour une carte de crédit à faible taux, lequel se situe en moyenne à 12,9 % d'après le rapport de l'ACFC.Vous souhaiterez peut-être aussi examiner des offres spéciales qui vous permettent de transférer le solde de votre carte à une carte concurrente à faible taux ou \u2014 si vous êtes admissible \u2014 obtenir l'une des nouvelles cartes de crédit aux petites entreprises, lesquelles sont assorties d'un taux d'intérêt inférieur à 6 %.La baisse du taux d'escompte et les cartes de crédit On a récemment fait valoir que, bien que le taux d'escompte ait diminué, les taux d'intérêt applicables aux cartes de crédit n'ont en général pas suivi cette tendance.Les différentes institutions financières établissent différents taux et frais à l'égard de tous les produits qu'elles offrent, en fonction de leurs propres stratégies de marketing et d'entreprise.Toutefois, le coût d'emprunt n'est qu'un facteur parmi d'autres servant à établir les taux d'intérêt des cartes de crédit.D'autres coûts fixes importants ont trait au maintien et à l'administration d'un système de transactions efficace, nécessitant des investissements soutenus et une technologie de pointe pour assurer que, lorsque vous avez besoin d'utiliser votre carte de crédit, le système soit rapide et fiable, en plus de vous protéger contre la fraude.Les pertes imputables à la fraude et au non-paiement des soldes en souffrance demeurent élevées.Au 31 octobre 2001, VISA et Master Card ont indiqué que les comptes frauduleux radiés l'an dernier totalisaient 142,2 millions de dollars.Il y a 10 ans, ce chiffre s'élevait à 44,6 millions de dollars.Malheureusement, l'histoire montre qu'en période de récession, la fraude et les pertes imputables au non-paiement ont tendance à augmenter.Dans une économie caractérisée par une vive concurrence et par la rapidité du changement, les institutions financières ont une responsabilité envers leurs déposants et leurs actionnaires : consentir et gérer le crédit avec sagesse.Les consommateurs ont également une responsabilité : déterminer leurs besoins financiers et décider du mode d'emprunt ou du crédit qui leur convient.Les banques du Canada investissent énormément dans la formation de leurs conseillers financiers personnels, produisent du matériel éducatif et appuient les services de consultation en crédit afin d'offrir aux consommateurs l'information financière dont ils ont besoin.Les consommateurs peuvent faire et font leurs propres choix.Voilà qui est dans notre intérêt à tous.Toute entreprise recherche des consommateurs avertis et avisés, car ce sont des consommateurs satisfaits.Les consommateurs peuvent faire et font leurs propres choix.Voilà qui est dans notre intérêt à tous. 3DU1601A0123 MERCREDI 3DU1601A0123 ZALLCALL 67 17:58:09 01/22/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 JANVIER 2002 Lift Anti-Rides Lèvres et contour multi-régénérant 20 ml, 38 $ Dorlotez votre peau en choisissant l'une de ces 4trousses personnalisées seulement @ la Baie le temps de choisir Clarins En vigueur du 23 janvier au 3 février 2002.Une prime par personne, tant qu'il y en aura.Votre peau a-t-elle besoin d'énergie, d'être hydratée, régénérée ou simplement uniformisée?À l'achat de 2 produits Clarins, dont un produit de soins pour la peau, recevez une provision de deux semaines de produits de soins quotidiens Clarins correspondant à votre type de peau.C'est prouvé que Clarins vous rend la vie plus belle.BEAUTÉ à la baie TRANSFORMEZ VOS ACHATS DE TOUS LES JOURS EN RÉCOMPENSES.Amassez des points dans tous les magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson : 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