La presse, 23 février 2002, B. Plus
[" 6LP0101B0223 b01 samedi 23 février 6LP0101B0223 ZALLCALL 67 20:28:04 02/22/02 B Mal JUGÉS de la TERRE, unissez-vous ! Les Jeux de Salt Lake City s\u2019achèvent demain.Marqués par d\u2019exceptionnelles performances sportives, ils passeront quand même à l\u2019histoire comme ayant été les jeux de la controverse: Salé- Pelletier, la skieuse de fond russe Larissa Lazutina, la disqualification du patineur de vitesse courte piste coréen Kim Dong-Sung au 1500 mètres, etc.Bref, autant d\u2019affaires qui donnent du pain sur la planche aux bonzes du CIO pour les quatre prochaines années.Photo BERNARD BRAULT, La Presse Le Coréen Kim Dong-Sung, furieux, vient de laisser tomber son drapeau national sur la glace après que les juges l\u2019eurent disqualifié, le privant ainsi de la médaille d\u2019or au 1500 mètres courte piste.Ce qui donnait l\u2019or à Apolo Ohno et le bronze à Marc Gagnon.Il y a deux choses à lire dans la menace un peu pathétique de boycott russe.D\u2019abord, les premiers sous-produits de la justice de rattrapage qui a fait graver une deuxième médaille d\u2019or pour Salé et Pelletier.Ensuite, le déclin du sport russe.Commençons par la seconde.Il y a 10 ans, c\u2019est davantage que l\u2019URSS qui a été démantelée.C\u2019est tout le système soviétique de développement du sport.À sa première présence aux Jeux olympiques d\u2019hiver après être devenue la « Fédération russe », ce bout-là de l\u2019ex- URSS a remporté 23 médailles, dont 11 d\u2019or.C\u2019était à Lillehamer, en 1994.Aux Jeux suivants, à Nagano, la Russie a récolté 18 médailles.Cette année, ils en sont à 14, 15 en comptant le hockey.Cela, malgré l\u2019ajout, à chaque Jeux, de nouvelles compétitions.Il y avait 68 épreuves à Nagano, il y en a 78 à Salt Lake, c\u2019est donc dire 10 de plus et 30 médailles de plus qu\u2019à Nagano.Les patineuses de vitesse russes se sont entraînées en Allemagne, avant les Jeux, pour pouvoir tourner sur une piste ovale de qualité.Les entraîneurs de patinage artistique, qui ont formé les meilleurs au monde, sont à peu près tous hors de Russie.On devine qu\u2019il y a plus d\u2019argent à faire à Boston qu\u2019à Saint-Pétersbourg.Au hockey, la Ligue nationale a aspiré tous les talents européens, y compris évidemment les Russes.Alors, quand la Fédération internationale de ski a suspendu Larissa Lazutina, jeudi, juste avant l\u2019épreuve de relais de l\u2019équipe de ski de fond, cette épreuve qui appartient aux Russes depuis 10 ans, c\u2019était un peu trop.L\u2019affaire est devenue politique en Russie.On a sali leur réputation en suspendant la juge française, parce qu\u2019elle aurait comploté avec les Russes, ils ont vu leurs médailles s\u2019envoler à gauche et à droite.Mais celle-là, au moins, ils l\u2019auraient, c\u2019était certain.Et ce serait la dixième et dernière de Lazutina en carrière, un record.À défaut d\u2019un triomphe général, c\u2019eût été bien mieux qu\u2019un prix de consolation pour cette nation habituée à dominer le sport olympique.Non seulement la médaille ne viendra pas, mais elle est perdue par cette suspension « pour cause de santé ».Taux d\u2019hémoglobine trop élevé : 16,8, alors que la limite est 16.Une limite qui n\u2019est pas fixée au hasard : selon les experts, n\u2019importe quel chiffre au-delà de 14 est hautement improbable sans une forme de dopage.Mais le test d\u2019hémoglobine ne prouve pas le dopage directement et c\u2019est pourquoi, ici comme dans le Tour de France, quand le taux d\u2019hémoglobine est trop élevé, c\u2019est « pour des raisons de santé » que l\u2019athlète n\u2019a pas le droit de participer.Cela est improuvable directement pour le moment, mais cela sent à plein nez l\u2019EPO, une substance qui stimule l\u2019hémoglobine, améliore l\u2019apport d\u2019oxygène aux muscles et accroît l\u2019endurance.Autrement dit, non seulement, selon les anciens standards, les Russes ont des résultats médiocres, mais en plus, voilà que deux instances officielles les désignent sans le dire comme des tricheurs : qui magouilleraient avec les Français ; et qui doperaient leurs skieuses.D\u2019où la contre-attaque d\u2019hier, menée par neuf apparatchiks russes \u2014 dont l\u2019avenir personnel est aussi en jeu \u2014 lors de cette conférence de presse assez loufoque.« Nous voulons des jeux honnêtes et des juges compétents et objectifs », a dit le président du Comité olympique russe.Ils veulent aussi sauver leur peau.Le droit à la médaille Mais il ne suffit pas d\u2019être frustré.Encore faut-il trouver un véhicule pour faire voyager sa frustration, ne serait-ce qu\u2019un petit brin.Le précédent Salé-Pelletier en offre un à tous les mal jugés de la terre olympique.Les Russes demandent une « deuxième médaille d\u2019or », pour remplacer la médaille d\u2019argent décernée par les juges à la patineuse artistique Irina Slutskaya.Le président du Comité olympique russe a déclaré au USA Today jeudi que le résultat était « approprié », mais qu\u2019importe, ce n\u2019est pas l\u2019avis de la fédération de patinage.Allez, deux médailles d\u2019or ! Les Coréens, eux, sont furieux de la disqualification de Kim Dong- Sung au 1500 mètres courte piste.Disqualification qui a donné l\u2019or à Apolo Ohno et le bronze à Marc Gagnon.Ils en appellent au Tribunal d\u2019arbitrage des sports.Le jugement de disqualification a été injuste, disent-ils, et les Coréens veulent faire annuler la disqualification et changer le classement final.Mais bon, a dit le président du comité olympique coréen, une double médaille d\u2019or les satisferait.Voir TERRE en B2 6LP0201B0223 b01 samedi 23 février 6LP0201B0223 ZALLCALL 67 22:48:43 02/22/02 B B 2 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 TERRE Suite de la page B1 « Tout ce qu\u2019on veut, c\u2019est la médaille d\u2019or », a dit Sung-In Park, lors de la conférence de presse tenue par les Coréens après celle des Russes.Ils n\u2019en sont pas restés là : ils ont mandaté une firme d\u2019avocats de Salt Lake City d\u2019étudier la possibilité de poursuivre personnellement le juge ! Y aurait-il un droit universel à la médaille d\u2019or qui serait en train de naître ?Au Comité international olympique, évidemment, on ne dira jamais que le précédent Salé-Pelletier vient de créer une brèche qui permettra, au moins moralement, de remettre en question officiellement chaque décision d\u2019arbitre.D\u2019ailleurs, on nie même que ce soit un précédent.On cite quatre autres cas de doubles médailles d\u2019or.Il y a eu preuve de malversation, la porte était ouverte pour changer l\u2019argent en or, voilà tout.Mais la rapidité, l\u2019empressement avec lesquels on a réglé l\u2019affaire, dans un contexte d\u2019hypermédiatisation et le fait que cela se passe en terre nord-américaine viennent ajouter au sentiment d\u2019injustice ressenti, comme par hasard, par les pays de l\u2019ex-bloc de l\u2019Est.« Il n\u2019y a pas que nous qui sommes humiliés, il y a aussi la Chine, l\u2019Ukraine, la Corée.» a dit le président du Comité olympique russe.Comme si ce n\u2019était pas assez, les Américains, qui eux n\u2019avaient eu que 13 médailles à Nagano (deux de moins que le Canada), se dirigent vers un record incroyable de 32 médailles et plus, davantage encore que les prévisions les plus délirantes.Sports Illustrated leur en accordait 20, le USA Today 28, et cela faisait des gorges chaudes.Il est habituel que le pays hôte performe mieux qu\u2019à l\u2019habitude, mais jamais à ce point.Cela crée, encore davantage, une impression de dépossession et d\u2019« humiliation ».En société comme en sport, il faut qu\u2019à un point les jugements soient définitifs.Que l\u2019on ne puisse remettre en cause à l\u2019infini les décisions, refaire les procès.Mais en même temps, si les juges étaient parfaits, il n\u2019y aurait pas de tribunaux d\u2019appel pour contester leurs décisions.Cela suppose du temps, mais permet de limiter les injustices, pense-t-on.Vient cependant un point où un point final doit être écrit.Bizarrement, dans l\u2019affaire Salé- Pelletier, le jugement « d\u2019appel » rapide, chirurgical, de la Fédération internationale de patinage vient peut-être de créer précisément le contraire de ce qui était souhaité : une sorte de bête juridique qui se nourrira de toutes les frustrations nationales pour grossir.Il s\u2019en trouvera donc plus que jamais pour tenter le coup.Pour plaider sa cause.Pour remettre en cause les jugements des juges et des arbitres.L\u2019on voudra créer de nouveaux mécanismes judiciaires.Le système de jugement et d\u2019appels sera forcément plus lourd.Déjà, le président de la Fédération internationale de patinage plaide pour une réforme en profondeur du système de jugement du patinage artistique : 14 juges au lieu de neuf.Un système complexe de tri des décisions par ordinateur.« On est prêt à payer le prix qu\u2019il faut pour améliorer le système », dit Ottavio Cinquanta.Au hockey, faudra-t-il davantage d\u2019arbitres ?Des reprises vidéo à tous les sports où le jugement intervient ?Peut-être.Du travail, beaucoup de travail pour les juristes du sport ?Assurément.On risque fort de se souvenir de la double médaille d\u2019or des Jeux de 2002 comme d\u2019une semence fertile pour le développement d\u2019une judiciarisation du sport olympique.Le ressentiment des (mauvais) perdants la fera croître.Pphoto MARIE-CLAUDE LORTIE, La Presse Au Danemark, c\u2019est bien connu, même dans les villes, on laisse les bébés dans leurs landaus, seuls sur le trottoir, pour qu\u2019ils dorment pendant que leurs parents vont au café et personne ne s\u2019inquiète.Bienvenue au royaume du Danemark L\u2019ancien ministre libéral Alfonso Gagliano, nommé ambassadeur au Danemark au début de l\u2019année, a été parachuté vers des terres scandinaves en pleine tourmente.Le Canadien d\u2019origine italienne arrive en effet dans un pays dont les traditions progressistes sont en train d\u2019être bouleversées par la nouvelle influence d\u2019un parti d\u2019extrême droite, furieusement antiimmigration.Bienvenue dans votre nouvel emploi, Monsieur le diplomate ! Alfonso Gagliano, qui arrive au Danemark par la grande porte de la diplomatie, sera un observateur de la controverse déclenchée par la décision du nouveau gouvernement de centre droit, élu en novembre, d\u2019aller de l\u2019avant avec des mesures pour limiter l\u2019entrée d\u2019étrangers au Danemark.Ces nouvelles politiques visent notamment à limiter la réunification familiale des réfugiés (un des seuls moyens d\u2019immigrer au Danemark pour les non-professionnels et non-investisseurs) à un point tel que même les couples mariés n\u2019auraient pas de garantie de pouvoir immigrer ensemble.On propose de durcir les conditions d\u2019obtention de la nationalité danoise et le gouvernement de ce pays réputé pour avoir des politiques sociales parmi les plus progressistes au monde, propose en plus de réduire de 30 % les le soutien financier dont profitent les nouveaux arrivants.Selon les groupes voués à la défense des droits des immigrés, ce sont des mesures plus qu\u2019inacceptables qui sont ni plus ni moins en train de remettre en question toute une tradition danoise de progressisme.« Ce qu\u2019on voit, c\u2019est pire que Haider », dit Leif Randeris, porte-parole de Indsam, une des grandes organisations danoises parlant au nom des immigrants.M.Randeris fait référence à Joerg Haider, l\u2019ancien leader du parti d\u2019extrême droite autrichien qui avait suscité toute une vague de réprobation européenne contre l\u2019Autriche il y a deux ans en se voyant associé à la coalition gouvernementale.« Déjà, dit M.Randeris, on voit les statistiques sur l\u2019immigration diminuer par rapport à l\u2019an dernier.» Le virage danois a été amorcé sur la scène politique il y a cinq ans.Le Parti du peuple danois, le Dansk Folkeparti dirigé par une mère de famille à la maison, Pia Kjaersgaard, a décidé de se lancer en campagne aux élections locales et municipales en ne parlant que d\u2019immigration et de la nécessité de fermer les frontières à tous ces nouveaux venus qui, selon ce parti, ne s\u2019intègrent pas et en profitent sans rien apporter.« Tout de suite, le parti a connu un assez bon succès, particulièrement dans les communes traditionnellement social-démocrates entourant Copenhague », rappelle Henning Olsson, journaliste vétéran, spécialiste des questions politiques à la chaîne publique de télévision danoise, DR TV.« Ils ont été astucieux, continue-t-il.Ils ont réussi tout de suite à imposer des images d\u2019étrangers arrivant en masse aux frontières.Ils ont forcé tout le monde à parler de ces questions, même les sociaux-démocrates.» En réalité, les immigrants constituent 5 % de la population danoise, 7 % si on compte aussi leurs descendants nés au Danemark.Puis, l\u2019année suivante, aux élections générales, le parti a réussi à faire élire 13 députés et a commencé à être pris de plus en plus au sérieux.Et aux dernières élections générales, en novembre, le parti d\u2019extrême droite a doublé sa présence au parlement en faisant élire 22 députés.Il est arrivé en troisième place, derrière les libéraux (un parti antitaxe et très pro-Europe et pro-marché) et les sociaux-démocrates, leaders de la coalition de centre gauche au pouvoir pendant neuf ans.En tout, environ 10 % de la population a voté pour le Dansk Folkeparti.Pour obtenir les votes nécessaires à l\u2019approbation de ses lois, le nouveau gouvernement de centre droit dirigé par le leader du Parti libéral Anders Fogh Rasmussen, appuyé notamment par le Parti conservateur, a maintenant besoin de l \u2019 a p p u i de Mm e Kjaersgaard et de ses troupes.Pourtant, n\u2019est-ce pas le leader conservateur, Bendt Bendtsen (aujourd\u2019hui membre de la coalition gouvernementale), qui déclarait en 1999 : « Les points de vue extrêmes sur l\u2019immigration de Pia Kjaersgaard et du Parti du peuple danois n\u2019auront jamais aucune influence sur les politiques d\u2019un gouvernement conservateur.» L\u2019impact du 11 septembre Les succès de l\u2019extrême droite, croit M.Olsson, peuvent s\u2019expliquer en grande partie par la fusion des préoccupations dites de « loi et d\u2019ordre », mises à l\u2019ordre du jour de l\u2019opinion publique par de récents crimes très médiatisés particulièrement violents, avec les craintes de l\u2019après11 septembre.L\u2019attaque terroriste contre les États-Unis a en effet fait bondir les appuis pour un resserrement des politiques d\u2019immigration.Selon une enquête citée par la BBC, alors que seulement un Danois sur deux croyait nécessaire de resserrer les politiques d\u2019immigration à la fin de l\u2019été dernier, la proportion avait grimpé à deux Danois sur trois au lendemain du 11 septembre.En outre, La Presse a pu constater durant un passage récent que les Danois font constamment référence à plusieurs histoires sordides de viols collectifs commis durant la dernière année où étaient impliqués des jeunes issus de familles d\u2019imigrants.Quand on aborde la question de l\u2019immigration et de l\u2019attitude des Danois, on rappelle constamment ces viols et comment ils ont traumatisé la population de ce pays qui s\u2019est toujours targué d\u2019avoir un des niveaux de criminalité les plus bas du monde occidental.(Au Danemark, c\u2019est bien connu, même dans les villes, on laisse les bébés dans leurs landaus, seuls sur le trottoir, pour qu\u2019ils dorment pendant que leurs parents vont au café et personne ne s\u2019inquiète.) Seyhan Melbye, une femme d\u2019affaires d\u2019origine turque qui vit au Danemark depuis 1986, croit que les Danois n\u2019ont surtout pas apprécié de voir leur quiétude mise soudainement sens dessus dessous par toutes ces affaires.« Les Danois ne sont pas réellement racistes, ditelle.Mais ils ne veulent pas être dérangés dans leurs habitudes.» « Et il ne faut pas oublier que 90 % de la population n\u2019a pas voté pour le Parti du peuple danois », ajoute Henrik Thierlein, attaché de presse pour Wonderful Copenhagen, un organisme de promotion touristique.En décembre dernier, interrogé sur ce qu\u2019il préparait comme politique en matière d\u2019immigration, le ministre Bertel Haarder n\u2019a pas manqué de rappeler à La Presse qu\u2019il serait fidèle à la compassion traditionnelle des Danois : « Je vais garder mes connaissances sociales et ma conscience sociale et nous allons honorer nos engagements internationaux.Je m\u2019en porte garant.Et il y aura des changements, des améliorations, notamment pour les immigrants qui veulent travailler.» Mais quelques secondes plus tard, Kristian Tulesen Dahl, leader du groupe parlementaire du Parti du peuple danois, affirmait lui aussi à La Presse : « Nous avons quelques mois pour montrer que nous pouvons être utiles.» Et la semaine dernière, quand M.Haarder a déclaré que tout ce que le gouvernement essayait de faire, c\u2019est de réduire le nombre de réfugiés au par habitant, pour l\u2019amener au même niveau que celui de Suède ou même de Grande-Bretagne, et qu\u2019il a ensuite enchaîné en disant : « Nous voulons une société plus inclusive.Voilà tout ce qu\u2019on essaie de faire », ses adversaires politiques ont ri de lui.Photothèque La Presse Pia Kjaersgaard Photo AP La skieuse de fond russe Larissa Lazutina a remporté deux médailles d\u2019argent au 15 km et en poursuite.Sa troisième, en or, lui échappe, n\u2019ayant pas participé, comme ses coéquipières, au relais jeudi. 6LP0301B0223 b03 samedi 23 février 6LP0301B0223 ZALLCALL 67 16:27:06 02/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 3 DAVID LEVINE, un homme en santé! « Vous êtes l\u2019homme le plus détesté à Ottawa.Et vous êtes l\u2019homme le plus détesté au Canada.» Au printemps 1998, David Levine devenait directeur général de l\u2019hôpital d\u2019Ottawa et devait faire face à l\u2019hostilité et aux insultes d\u2019Ontariens outrés par ses liens avec le mouvement souverainiste.On pourrait dire que la réaction navrante d\u2019une poignée d\u2019hystériques, soutenus par les médias d\u2019Ottawa et le premier ministre ontarien Mike Harris, est la preuve que David Levine ne laisse personne indifférent, là où il passe.Mais ce ne serait qu\u2019une demi-vérité.Vrai, le nouveau ministre délégué à la Santé n\u2019a jamais laissé personne indifférent.Mais généralement, c\u2019est l\u2019engouement et l\u2019enthousiasme qu\u2019il suscite.Pas l\u2019antipathie.L\u2019actuel directeur général de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, Claude Desjardins, s\u2019est lié d\u2019amitié avec David Levine il y a une vingtaine d\u2019années.Chaque fois que son ami fait son entrée quelque part, ça « suscite des questionnements », admet-il.Mais, exception faite de la mésaventure ontarienne, ces questionnements se dissipent toujours très vite.« Il se vend tellement bien, il communique tellement bien et il est tellement passionné que les gens tombent carrément en amour avec lui », confie M.Desjardins.Si David Levine a soulevé des questionnements au sein du milieu de la santé québécois, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a jamais fait comme les autres.Il a par exemple remplacé M.Desjardins comme directeur général du Centre hospitalier de Verdun en 1982 après avoir fait ses classes comme directeur général du CLSC Saint-Louis du Parc.D\u2019ordinaire, les transfuges des CLSC sont rares parmi les directeurs généraux des hôpitaux.Levine allait vite faire ses preuves.Tellement qu\u2019après dix ans à la tête du Centre hospitalier de Verdun, un hôpital de taille modeste, il allait parvenir a décrocher le poste de directeur général du vaisseau amiral du réseau de la santé québécois, l\u2019hôpital Notre-Dame.« Ce n\u2019était pas pratique courante » d\u2019être sélectionné à ce poste prestigieux sans être passé au préalable par un grand hôpital, rappelle M.Desjardins.Preuve ultime que le milieu reconnaissait les talents de David Levine, une source a confié à La Presse que le ministre de la Santé libéral de l\u2019époque, qui était au courant du passé souverainiste de David Levine, souhaitait tout de même qu\u2019il soit préféré à l\u2019autre candidat en lice pour le poste de DG de l\u2019hôpital Notre-Dame.Marc-Yvan Côté serait ainsi « intervenu personnellement pour dire que David Levine était le meilleur ».Le meilleur.Deux mots qu\u2019on n\u2019hésite pas à utiliser dans le réseau de la santé lorsqu\u2019on parle de David Levine.Un exemple parmi tant d\u2019autres : le gestionnaire a dû quitter l\u2019hôpital Notre-Dame en 1997, lorsque l\u2019établissement a été fusionné à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019hôpital Saint-Luc pour former le Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal.Or, quand le CHUM a perdu son second directeur général en moins d\u2019un an, en janvier 2000, Marc Laviolette n\u2019a pas hésité à lancer aux journalistes : « Nous avons échappé le meilleur au départ : c\u2019est David Levine.» Le président de la CSN, qui est également membre du conseil d\u2019administration du CHUM, demeure persuadé que David Levine était le candidat de choix pour gérer la fusion des trois hôpitaux.« À le fréquenter, je me suis aperçu qu\u2019il savait très bien comment mobiliser l\u2019ensemble des ressources : naviguer entre le pouvoir des médecins, des infirmières, des syndicats et des usagers », dit-il.Des ennemis qui lui veulent du bien M.Laviolette garde le souvenir d\u2019un homme ouvert et à l\u2019écoute.Un gestionnaire qui avait même réussi à s\u2019entendre avec le syndicat des travailleurs et travailleuses de l\u2019hôpital Notre-Dame, « qui a la réputation d\u2019être très combatif ».Vérifications faites, même ceux qui ont eu maille à partir avec David Levine lui reconnaissent plus de qualités que de défauts.« Il était ouvert à la négociation.C\u2019était un homme qui faisait en sorte qu\u2019il y ait un climat de bonne entente dans l\u2019établissement, ce qui n\u2019était pas dans la tradition », se rappelle Pierre Fontaine, qui était président du syndicat des travailleurs et travailleuses de l\u2019hôpital Notre-Dame sous David Levine.D\u2019ailleurs, « après son départ, ça c\u2019est extrêmement détérioré », souligne M.Fontaine, qui est actuellement vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.Cela dit, le nouveau ministre a tout de même des défauts.Il a parfois essayé de bypasser les représentants syndicaux.« Il avait peut-être l\u2019impression que la position syndicale n\u2019était pas celle de la base.Mais il s\u2019est trompé à chaque fois », dit M.Fontaine.Questionné sur les défauts de son ami, M.Desjardins se contente pour sa part de prodiguer quelques conseils à l\u2019homme politique.« Il ne faut pas qu\u2019il parte trop de projets en même temps.Il doit s\u2019assurer du bon suivi des projets et voir ce que ça donne », déclare-t-il.Car des idées neuves, David Levine est reconnu pour ne pas en manquer.L\u2019actuel directeur de la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, Marcel Villeneuve, était directeur de la programmation à la régie lorsqu\u2019il l\u2019a rencontré pour la première fois, au début des années 80.Alors depuis peu nommé directeur général du Centre hospitalier de Verdun, David Levine sollicitait une subvention pour un projet d\u2019achat d\u2019équipements médicaux de haute technologie.« Il y a eu beaucoup de projets par la suite », lance M.Villeneuve en rigolant.C\u2019est quelqu\u2019un qui a comme un sixième sens pour trouver des projets accrocheurs (.) Et il a un septième sens pour les faire avancer.Les difficultés de l\u2019arrêtent pas.» De tous ces projets novateurs, c\u2019est l\u2019hôpital à domicile qui a eu le plus grand impact.« C\u2019était précurseur du virage ambulatoire dont on a parlé beaucoup plus tard, qui consiste à faire en sorte que les gens sortent de l\u2019hôpital plus tôt pour être soignés à la maison », explique M.Villeneuve.Le Centre hospitalier de Verdun, qui offrait des soins à domicile dès le milieu des années 80, a finalement dû cesser pour céder la place aux CLSC.Ceux-ci ont fini par offrir des services de type posthospitaliers à moindre coût que les hôpitaux.« David Levine a réveillé les CLSC », pense M.Desjardins.Parallèlement, il a remis à niveau l\u2019équipement technologique des deux hôpitaux montréalais qu\u2019il a gérés et « il a réussi à dynamiser ces milieux », estime M.Villeneuve.Workaholic David Levine ?Pas nécessairement.Plutôt un travailleur passionné « qui a un charisme extraordinaire », affirme M.Desjardins.« Quand tu le regardes, tu n\u2019as jamais l\u2019impression qu\u2019il travaille.Il a toujours l\u2019impression d\u2019avoir du fun.Je n\u2019ai jamais vu David dire « je suis essoufflé », même s\u2019il n\u2019arrête pas », dit-il.Il précise que ce « visionnaire » a voyagé aux quatre coins du monde et qu\u2019à chaque séjour à l\u2019étranger, « il faut qu\u2019il aille voir un projet dans le domaine de la santé ».Des amis même à Ottawa Même à l\u2019hôpital d\u2019Ottawa, où David Levine a passé trois années houleuses, il a laissé de bons souvenirs.Il s\u2019est fait des ennemis, mais surtout des amis, croit Agnès Jaouich, qui a été vice-présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019établissement pendant deux ans.« Lors d\u2019une réception organisée pour son départ, les gens étaient extrêmement émus et ne tarissaient pas d\u2019éloges.Je sais qu\u2019il a reçu un nombre imposant de courriels lui disant comment il allait être regretté », dit Mme Jaouich, qui ellemême a été impressionnée par l\u2019envergure de David Levine.Et ce n\u2019est pas parce que l\u2019hôpital était aux prises avec un déficit de 140 millions que David Levine a été congédié en octobre 2001, même si c\u2019est ce qu\u2019ont laissé entendre certains columnists.C\u2019est du moins ce que précise Mme Jaouich, dont les informations sont corroborées par le doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Peter Walker.Membres du comité de sélection qui a recommandé l\u2019embauche de M.Levine, Mme Jaouich et M.Walker rappellent que l\u2019hôpital d\u2019Ottawa, qui venait d\u2019être créé à la suite de la fusion de trois établissements de la région, était sous-financé.« On a dit au ministère qu\u2019ils devaient nous donner des fonds, sinon nous allions couper des services.On n\u2019a pas cessé de nous dire de ne pas couper de services.De nous dire qu\u2019on verrait comment régler la situation », explique Mme Jaouich.Non seulement une revue des opérations sollicitée par David Levine a prouvé que l\u2019établissement était sous-financé, mais la fusion des hôpitaux a également généré des dépenses supplémentaires.« Par exemple, il a fallu ajuster les salaires des employés d\u2019un établissement par rapport à un autre, raconte Mme Jaouich, Mais il n\u2019y avait pas d\u2019argent pour ça.» Preuve ultime que l\u2019hôpital souffrait d\u2019un sous-financement chronique, le gouvernement ontarien a rehaussé son budget de 48,7 millions, le faisant grimper à 403 millions.le jour suivant le congédiement de David Levine.« C\u2019était très politique », en conclut Mme Jaouich.M.Walker est du même avis.Il affirme carrément que le départ de David Levine « est une perte pour Ottawa ».Le gestionnaire, dit-il, avait réussi à mener à bon port une fusion qui semblait pratiquement impossible à réaliser.Notamment parce qu\u2019il avait commencé à concentrer des services spécifiques sur l\u2019un ou l\u2019autre des trois campus.« David focalisait avant tout son attention sur la fusion et (le défi) de faire accepter une nouvelle culture pour le nouvel hôpital, dit M.Walker, qui a lui aussi été impressionné par le directeur général.C\u2019est un homme extrêmement intelligent, dynamique et charismatique.Il a une ferveur extraordinaire, il est innovateur, imaginatif, créateur et ouvert d\u2019esprit.» Les membres du comité de sélection, qui connaissaient les liens entre David Levine et le Parti québécois, n\u2019ont pas hésité une seconde avant de sélectionner le gestionnaire, qui était alors délégué général du Québec à New York.Il était de loin « le meilleur » des candidats, disent-ils.« Nous avions été très impressionnés par ce qu\u2019il avait à apporter.Son énergie, sa vision, son intérêt très particulier pour le domaine de la santé.On lui a demandé pourquoi il voulait quitter New York, une ville intéressante où il avait un poste intéressant.Il a répondu : « Parce que j\u2019aime le domaine de la santé.C\u2019est mon domaine », se rappelle Mme Jaouich.« Et on cherchait quelqu\u2019un de passionné parce qu\u2019on savait qu\u2019il allait avoir du pain sur la planche », ajoute-t-elle.La passion, une qualité essentielle pour occuper un poste aussi périlleux que celui de ministre délégué à la Santé.Seraitce avant tout ce qui a poussé Bernard Landry à recruter David Levine, un ami de longue date.« Je pense que c\u2019est un des très bons gestionnaires que nous avons, sinon le meilleur.C\u2019est un gars qui a une perspective, une vision et une énergie extraordinaires », estime un autre ami de David Levine, le président de l\u2019Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux, Michel Denis.« Je pense que si M.Landry lui a demandé (de devenir ministre), c\u2019est bien au-delà des considérations d\u2019amitié.C\u2019est qu\u2019il pensait qu\u2019il était un des meilleurs au Québec pour donner une direction au milieu de la santé.Et à mon humble avis, c\u2019est un très bon choix, ajoute-t-il.S\u2019il y a quelqu\u2019un qui donne l\u2019impression de savoir où on s\u2019en va, c\u2019est bien lui.Et ça nous change un peu ! » Ce n\u2019est pas un hasard si on a affirmé que David Levine a volé la vedette du plus récent remaniement ministériel à Québec.C\u2019est que le nouveau ministre délégué à la Santé était le seul nouveau venu, mais c\u2019est avant tout qu\u2019il est depuis longtemps reconnu et apprécié dans le réseau de la santé.Une brillante recrue pour un gouvernement dont l\u2019étoile a pâli.La Presse a consulté plusieurs acteurs du milieu de la santé qui l\u2019ont fréquenté et qui n\u2019ont pas hésité deux secondes avant de faire l\u2019éloge de cet anglo-québécois qu\u2019on dit visionnaire et passionné.Photos La Presse et PC Trois étapes dans la vie de David Levine: en juin 1992, il devient directeur général de l\u2019hôpital Notre- Dame après dix ans à la direction du Centre hospitalier de Verdun.À droite, malgré l\u2019hystérie d\u2019Ontariens choqués par la nomination de David Levine comme directeur général de l\u2019hôpital d\u2019Ottawa au printemps 1998, le gestionnaire a su garder son flegme et accomplir son mandat.Plus bas, le 30 janvier dernier, il était nommé ministre délégué à la Santé.François Legault quittait l\u2019Éducation pour devenir ministre de la Santé et des Services sociaux. 6LP0401B0223 b04 samedi 23 février 6LP0401B0223 ZALLCALL 67 16:31:03 02/22/02 B B 4 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 Racisme à la russe Les Africains qui vivent à Moscou préfèrent l\u2019hiver.Non pas parce que le froid est synonyme pour eux de sports hivernaux, mais bien plus parce qu\u2019ils peuvent porter un manteau et un chapeau dans le métro moscovite.Un détail qui peut leur sauver la vie.« L\u2019été, c\u2019est si facile de nous détecter.nous sommes vraiment une minorité visible.Mais l\u2019hiver, avec un chapeau et complètement couverts, nous attirons moins l\u2019attention des yeux à l\u2019affût », raconte Gezahgn Wordofa, un Éthiopien qui vit à Moscou depuis un peu plus de dix ans.Les yeux qu\u2019il craint sont surtout ceux des néonazis ou skinheads, dont il existe une véritable petite armée dans la capitale russe.« Ils sont partout.Avec leurs têtes rasées, leurs bottes hautes et ils sont toujours en groupe.En moins d\u2019un an, j\u2019ai été attaqué deux fois.J\u2019ai réussi à me sauver, mais de justesse », continue l\u2019étudiant au doctorat.Il s\u2019avoue désarçonné par la montée du racisme à Moscou depuis le démantèlement de l\u2019URSS, mais surtout depuis le début de la guerre en Tchétchénie, en 1999.Ce conflit a, selon lui, nourri la xénophobie d\u2019une importante partie de la population envers les Tchétchènes, mais aussi envers les habitants du Caucase, les Africains, les Vietnamiens et les Chinois.Le profil des néonazis est assez standard, disent les organismes qui les ont étudiés.Ils ont entre 15 et 18 ans, proviennent de milieux défavorisés, se font enrôler par leurs pairs, puis endoctrinés par les leaders des groupes auxquels ils appartiennent, habituellement des adultes dans la quarantaine ou la cinquantaine qui affichent publiquement leurs idées.Même si plusieurs médias ont décrié leur présence de plus en plus importante sur la scène politique, ils ont donné la parole aux porte-étendards de l\u2019intolérance.« À chaque semaine, un des leaders dit qu\u2019il y aura un attaque dans tel ou tel quartier de la ville.Ça arrive rarement, mais tout le monde vit dans la peur », ajoute l\u2019Éthiopien de 29 ans.La mort qui réveille Gezahgn Wordofa ne peut parler de ce qu\u2019il a vécu, en tant qu\u2019Africain, mais aussi en tant que militant pour les droits des réfugiés, sans se remémorer un cas particulier devenu pour lui un symbole, un signal d\u2019alarme prouvant que rien ne va plus.En juillet dernier, Massa Mayoni, un réfugié angolais qui venait de prendre des sacs de denrées pour sa famille au Centre de réception des réfugiés de Moscou, très bien caché à l\u2019arrière du Théâtre des gestes et des mimes dans un coin résidentiel de la ville, marchait les bras pleins.Un groupe de 20 skinheads armés de tessons de bouteille l\u2019ont approché.« Ils l\u2019ont battu à deux pas de l\u2019endroit où les réfugiés se sentent le plus en sécurité », dit un Gezahgn abasourdi.Un des coups à la tête a été fatal.Massa est décédé en août.Personne n\u2019est intervenu au moment de l\u2019attaque même si elle s\u2019est déroulé dans un endroit public.Après avoir subi les pressions de nombreux organismes non gouvernementaux russes et des autorités onusiennes, la police a entrepris une enquête.Les indices pointent dans la direction d\u2019un mineur qui aurait assené le coup mortel, mais aucune accusation n\u2019a été portée jusqu\u2019ici.Les efforts de la police pour retrouver le ou les coupables sont loin d\u2019être la règle générale dans le cas d\u2019attaques racistes quotidiennes qui ne se soldent pas toujours par un décès, remarque Irina Sherbakova, directrice adjointe de Centre de réception des réfugiés.Et lorsque les protections légales existent, dit-elle, elles sont peu utilisées.« Il y a dans la loi russe une provision qui condamne les crimes basés sur la race, mais cette loi demeure lettre morte.Personne ne veut créer de précédent, ce serait admettre que ce genre de crime se produit ici », dénonce la jeune Russe.Pogroms du XXIe siècle La mort du réfugié angolais a eu l\u2019effet d\u2019un raz-de-marée dans la communauté africaine qui compte quelques milliers de membres.« Il y a deux ans, on faisait attention.Maintenant, dès qu\u2019il fait nuit, on ne prend plus le métro seul, on rentre en taxi.Beaucoup d\u2019Africains, qui sont à Moscou pour leurs études, ne s\u2019éloignent plus du campus.Les néonazis n\u2019arrêtent pas de dire par l\u2019entremise des journaux qu\u2019ils vont éliminer tous les Noirs de Moscou.et personne ne bouge ! » raille Gezahgn Wordofa.Un des ses amis, Varius, du Togo, acquiesce à toutes les paroles de l\u2019Éthiopien.Il vient souvent à Moscou pour affaires, mais met rarement le nez dehors.Il a trouvé refuge à l\u2019Université d\u2019État des sciences humaines de la Russie, où il se sent à l\u2019abri.« Le comportement des néonazis fait honte à la majorité des Russes », soutient-il.Un deuxième événement, baptisé « pogrom » par les Russes et survenu le 31 octobre dernier, a semé une terreur encore plus grande dans la population non slave de la Russie.Mais il a aussi obligé le gouvernement russe et l\u2019opinion publique à constater l\u2019ampleur du mouvement néonazi.Par centaines, armés ou simplement gonflés à bloc par la propagande raciste, des adolescents et de jeunes adultes ont dévasté le marché à proximité du métro Tsaritsino, où des immigrants et des réfugiés du Caucase vendent des biens de toutes sortes.Après avoir saccagé les kiosques et battu les marchands, ils se sont dirigés vers l\u2019hôtel Sébastopol, quartier général de centaines de réfugiés afghans qui y vivent et qui y font des affaires.Les retombées psychologiques et sociales de cette violence gratuite sont gigantesques, selon ceux qui travaillent auprès des victimes.« Il y a un garçon afghan de 10 ans que je connais bien et qui accompagnait son père ce jour-là.Il a vu toute la scène, la violence.Depuis un mois, il ne dort plus, il crie sans arrêt », explique Catherine Shekvatova, une travailleuse sociale d\u2019Équilibre-Solidarité, un organisme qui facilite l\u2019insertion sociale des familles réfugiées.Cette tâche est bien difficile dans une ville où tout demandeur d\u2019asile doit attendre deux ans avant que la première étude de sa requête de statut de réfugié soit considérée.Pendant ce temps, ils doivent survivre sans travail légal, sans papiers, un véritable défi dans une ville où la quiétude d\u2019esprit tient souvent à un seul tampon dans le passeport.Ce sceau, appelé propiska \u2014 ni plus ni moins un visa interne qui permet de vivre à Moscou \u2014 a donné lieu à des milliers d\u2019abus de la police.Les réfugiés sans papiers sont victimes du chantage des agents en uniforme qui leur quémandent quelques centaines de roubles (30 roubles valent 1 $ US).Sinon ?Une nuit en prison ou un renvoi de la région moscovite.Les individus principalement touchés par ce chantage sont des citoyens du sud de la Russie (Daghestan, Tatarstan) ou des anciennes républiques de l\u2019ex-URSS, comme la Géorgie, l\u2019Azerbaïdjan, qui ne peuvent obtenir la propiska.C\u2019est de ces populations que la majorité des réfugiés vivant à Moscou sont issus.De 754 845 réfugiés acceptés entre 1993 et 2001, plus de 627 000 habitaient auparavant un autre pays de la Communauté des États indépendants.Plus du tiers d\u2019entre eux vivent à Moscou, selon le Haut Commissariat pour les réfugiés.« Les Russes, qui sont racistes, ne font pas de différence entre un Africain et un Géorgien.Pour eux, nous sommes tous noirs.Ils disent que les Géorgiens sont à Moscou pour semer la pagaille et que les Africains sont ici pour vendre de la drogue et pour propager le sida ! » s\u2019exclame Irakli Bolkvadze, un Géorgien de 23 ans qui, pour ses études et pour son boulot, vit à Moscou depuis l\u2019âge de 16 ans.Pour lui, l\u2019intimidation policière et des autorités est une frustration quotidienne.« Dès que je suis avec une fille, c\u2019est immanquable, les policiers me demandent mes papiers et me posent des questions ridicules.Et même quand je leur montre mes papiers, ils me disent que ce sont des faux.» Mais le jeune Bolkvadze a trouvé le truc infaillible pour contrer les demandes de la police : il a appris récemment qu\u2019un comité de contrôle des agissements de la police a été établi.Chaque fois que la vérification des documents s\u2019éternise, il brandit son cellulaire et le numéro de téléphone.un truc qui a fait ses preuves.Au Centre de réception des réfugiés, on considère aussi que l\u2019amélioration des relations avec la police doit être la priorité.« Tant que les policiers ne comprendront pas la réalité des réfugiés, des immigrants, tant qu\u2019ils ne comprendront pas que la plupart des gens qui sont ici ne le sont pas par choix mais par nécessité, il sera plus facile de trouver un terrain d\u2019entente.» « Mais tant que les policiers vont contribuer aux abus, tant qu\u2019ils fermeront les yeux sur les actes de violence, la situation que nous vivons maintenant ne pourra que s\u2019aggraver », conclut Irina Sherbakova.Aux ravages du marasme économique et des activités mafieuses s\u2019ajoute maintenant un autre fléau en Russie : le racisme.À Moscou, la doctrine nazie est florissante et la violence de ses adeptes inquiète la communauté internationale.Photo LAURA-JULIE PERREAULT, collaborations spéciale Les Africains, comme Gezahgn Wordofa, et les habitants du Caucase qui vivent àMoscou ne voient plus du même oeil le très efficace métro moscovite.C\u2019est en effet dans les tunnels qu\u2019ils sont exposés àla violence gratuite des groupes néonazis.« Ils sont partout.Avec leurs têtes rasées, leurs bottes hautes et ils sont toujours en groupe.» Photos NEWSCOM Été 1998, des skinheads russes prennent d\u2019assaut un marché public de Moscou.En avril dernier (photo du bas), des skinheads battent àmort un jeune Tchéchène dans un parc de la capitale.Le lendemain, des amis viennent récupérer son corps.« L\u2019été, c\u2019est si facile de nous détecter.nous sommes vraiment une minorité visible.» 6LP0501B0223 6LP0501B0223 ZALLCALL 67 17:09:00 02/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 5 Bruxelles, royaume du lobbying Avec 3000 groupes d\u2019intérêts, 10 000 professionnels et salariés, la capitale de l\u2019Union européenne bat Washington pour l\u2019importance du lobbying, nous explique notre collaborateur, en complément du dossier que nous avons publié la semaine dernière dans nos pages du cahier Plus.BRUXELLES \u2014 Combien sontils exactement, disséminés un peu partout dans d\u2019innombrables bureaux du triste quartier moderne qui abrite les immeubles de la Commission de Bruxelles et des autres institutions de l\u2019Union européenne (UE) ?« Le lobbying auprès de l\u2019Union européenne fait vivre encore plus de personnes qu\u2019à Washington ! » estime un observateur canadien de la capitale de l\u2019UE.Un spécialiste britannique, Justin Greenwood, auteur de divers livres austères sur la question, estimait environ à 10 000 le nombre de lobbyistes bruxellois, toutes catégories confondues, travaillant pour le compte de plus de 3000 groupes d\u2019intérêts.Le lobbying pousse ses tentacules à l\u2019intérieur du parlement, où l\u2019on retrouve une cinquantaine d\u2019« intergroupes » les plus divers, depuis le groupe d\u2019amitiés tibétaines, cubaines ou israéliennes, jusqu\u2019aux défenseurs des régions minières ou aéroportuaires, des îles, de la propriété rurale, des handicapés ou de la Ligue de rugby.Comme à Washington, on trouve représentés à Bruxelles, directement ou indirectement, les intérêts privés ou publics, et les groupes de pression les plus divers qu\u2019on puisse imaginer.Il y a des fédérations professionnelles nationales ou européennes, par exemple des artisans du cuir ou des professionnels du tourisme.Les grandes sociétés de dimension internationale ont généralement leur propre bureau.On trouve représentés des pays extérieurs à l\u2019UE, ou des régions internes à l\u2019Europe, comme la Catalogne.Mais aussi les grands syndicats européens, dans tous les secteurs imaginables, les divers groupes de pression environnementalistes, les défenseurs des animaux, etc.Pour tout le monde.À l\u2019intention des groupes plus modestes, il y a de très nombreux bureaux indépendants, où se retrouvent principalement des avocats et des professionnels des relations publiques, parfois aussi d\u2019anciens fonctionnaires ou stagiaires communautaires.« Mettez de l\u2019argent sur la table, dit le même observateur canadien, et on vous organisera un colloque scientifique, des déjeuners avec des députés ou des fonctionnaires, une conférence de presse.» Des bureaux modernes en voie de réaménagement, rue d\u2019Arlon, à un jet de pierre de la Commission européenne.Ce sont les bureaux de GPC \u2014 Government policy Consultants \u2014 un bureau de conseil d\u2019origine canadienne, aujourd\u2019hui international.Le Français Christophe Lécureuil, qui y travaille depuis environ deux ans, ne rechigne pas à se présenter lui-même comme un lobbyiste : « Nous représentons à Bruxelles des PME qui n\u2019ont pas les moyens d\u2019avoir un bureau permanent et des associations professionnelles.Notre travail consiste, par exemple, à fournir à nos clients une information les concernant sur les réglementations qui se préparent au sein de la Commission : que dans trois ans tel produit sera pratiquement banni en Europe ; au contraire, que tel marché est voué à se développer rapidement, etc.La Commission, avec ses 20 directions générales, constitue un tel maquis bureaucratique que c\u2019est déjà tout un boulot que de savoir ce qui se prépare dans un secteur donné.» Dans certains cas, le bureau de consultants se contente de fournir la précieuse information, qui peut d\u2019ailleurs valoir de l\u2019or : il suffit parfois d\u2019un texte obscur pour réorienter complètement le marché dans un secteur très pointu et spécialisé, et le premier industriel qui l\u2019apprend dispose ainsi d\u2019une avance précieuse.Objectif plus ambitieux, qui n\u2019est à la portée que des groupes d\u2019intérêts riches et puissants : non seulement connaître les projets de telle direction générale, mais encore tenter d\u2019influer sur la rédaction du texte.Selon Justin Greenwood, « l\u2019objectif est réalisable à deux conditions : d\u2019abord de connaître le responsable de la rédaction du texte, ensuite qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un texte obscur, qui ne devienne pas l\u2019objet d\u2019une bataille médiatique et politique ».Exemple entre des milliers : un changement de réglementation concernant l\u2019inflammabilité des moquettes peut avoir des incidences financières considérables pour telle ou telle industrie.Et dans ce cas, la société ou l\u2019association professionnelle qui obtient en douce la rédaction d\u2019un texte favorable est prête à engager un lobbyiste fin connaisseur des arcanes de Bruxelles.Lorsque le sujet est déjà tombé dans le domaine public et médiatique, on peut également engager un bureau de relations publiques, qui organisera tout bêtement une conférence de presse ou un voyage de journalistes pour tenter d\u2019obtenir du « rédactionnel ».Les enjeux de Bruxelles sont suffisamment importants pour que les sociétés de niveau international y aient installé un bureau permanent.Marcel Daniels, par exemple, fait partie d\u2019un bureau de trois personnes qui représente auprès de l\u2019UE les intérêts d\u2019Alcan.Au cours de l\u2019année 2000 s\u2019est déroulée une bataille majeure, alors que le groupe canadien soumettait à la direction générale, dirigée par l\u2019Italien Mario Monti, un double projet de fusion, d\u2019une part avec le groupe Alu- Suisse, et d\u2019autre part avec le Français Pechiney.Rédaction de volumineux dossiers, mise à contribution d\u2019une batterie d\u2019avocats spécialisés.Au printemps 2000, devant les objections de la Commission, on retirait le projet de fusion avec Pechiney.En revanche, au prix de quelques concessions, la fusion avec Alu-Suisse était entérinée en octobre de la même année.Ces jours-ci, M.Daniels s\u2019occupe, entre autres, de la surtaxe de 6 % sur toute importation d\u2019aluminium produit hors de l\u2019Union européenne.Défenseur du Canada Edwin Mallory, dans un modeste bureau un peu excentré qu\u2019il partage avec une secrétaire, représente de son côté les produits forestiers du Canada.« Je suis là pour essayer de tenir la digue », explique- t-il.Ce qui menace, c\u2019est à la fois les concurrents européens dans ce secteur, c\u2019est-à-dire d\u2019abord les Scandinaves.Ensuite et surtout, les divers groupes écologistes, car, ditil, « la forêt est un sujet très émotif, où il est facile de mobiliser l\u2019opinion publique.» Au milieu des années 90, le bureau de Bruxelles se battait contre une réglementation qui, sous prétexte d\u2019une maladie du bois d\u2019oeuvre, interdisait l\u2019importation de tout bois non préalablement séché.Bataille perdue.Marché perdu également.Aujourd\u2019hui que les exportations canadiennes se concentrent sur la pulpe et le papier journal (13 % des exportations canadiennes), la bataille se porte sur l\u2019obligation d\u2019avoir un pourcentage minimal de matière recyclée.Si l\u2019UE obligeait, ce qui n\u2019est pas encore le cas, les éditeurs de journaux à utiliser pour chaque page imprimée un pourcentage de matières recyclées, cela tuerait sans doute les exportations canadiennes.« Donc, dit Mallory, j\u2019organise des voyages de presse pour expliquer que, contrairement à l\u2019Europe, le Canada a préservé 92 % de ses forêts d\u2019origine.J\u2019organise et je maintiens des contacts avec les associations d\u2019éditeurs de journaux.J\u2019explique qu\u2019il est absurde pour nos producteurs canadiens de faire venir, comme c\u2019est parfois le cas, des trains entiers de vieux journaux de Floride pour satisfaire aux normes du recyclage.» Comme à Washington, on met sous le terme de lobbying des activités banales et ouvertes, consistant à obtenir et déblayer l\u2019information en provenance de la Commission ou à organiser une pression publique et médiatique.Mais aussi des activités plus occultes et souterraines, qui relèvent de la connaissance des réseaux bruxellois et des processus de prise de décision.Un bureau de lobbyistes qui connaît parfaitement le terrain et peut identifier les responsables de la rédaction de tel projet peut valoir de l\u2019or pour ses clients.Cela vaut comme on l\u2019a dit pour des secteurs très pointus, seuls connus des initiés.Tout cela d\u2019ailleurs peut fort bien se pratiquer en toute légalité, sans qu\u2019on puisse parler de trafic d\u2019influence : « Il s\u2019agit simplement, dit Christophe Lécureuil, soit d\u2019obtenir par ses contacts une information privilégiée, soit de faire valoir ses arguments auprès de la bonne personne.» Mais de l\u2019avis général, la machine bruxelloise est beaucoup trop gigantesque et complexe pour qu\u2019il suffise de connaître (ou corrompre) un grand chef ou un commissaire pour obtenir une décision stratégique dans les textes ou les réglementations.Il y a trop d\u2019intervenants différents à l\u2019UE pour qu\u2019un Pascal Lamy (concurrence) ou un Mario Monti (fusions) puisse imposer une décision à toute la hiérarchie.Il y a de toute évidence des jeux d\u2019influence qui se jouent à Bruxelles, et qui aboutissent à des décisions parfois lourdes de conséquences sur le plan financier et industriel.Dans le domaine des aides et subventions, la connaissance du terrain et de la machine par des consultants qui ont « leurs entrées » auprès de la Commission peuvent être déterminants.« Il s\u2019agit le plus souvent, dit Christophe Lécureuil, de bien connaître les programmes d\u2019aide à tel ou tel secteur, qui peuvent financer jusqu\u2019à 50 % de projets dans le domaine de l\u2019informatique, de la recherche, etc.Et bien souvent seuls des bureaux spécialisés ont cette connaissance.» Mais il est très difficile de parler de trafic d\u2019influence.Pour cette excellente raison que, contrairement à ce qui se passe à Washington, Ottawa ou Québec, les prises de décision ne relèvent pas d\u2019un seul parti politique monopolisant le pouvoir.« À Bruxelles, dit un journaliste belge spécialiste des affaires communautaires, il ne suffit pas de déjeuner avec Pascal Lamy pour emporter une décision.Ici, tout passe par des comités où il y a à la fois 15 pays représentés et, à l\u2019intérieur de chaque pays, les représentants de la majorité et de l\u2019opposition, de la droite et de la gauche.Ici, tout le monde surveille tout le monde et la décision dépend rarement d\u2019une seule personne.» La corruption?Connais pas! Malgré un colossal budget annuel \u2014 environ 150 milliards de dollars canadiens \u2014 géré par la Commission, c\u2019est un fait que les grandes affaires de corruption sont jusqu\u2019à maintenant plutôt rares.En tout cas s\u2019il y en a eu, elles sont demeurées extrêmement discrètes et n\u2019ont pas fait surface dans les médias.Il y a le fait que les mécanismes de décision sont complexes et dilués : « On aurait beau avoir d\u2019anciens politiciens dans un cabinet de consultants, cela serait inadéquat face au caractère multinational de l\u2019organisation », dit le même journaliste.Accessoirement, la profession de lobbyiste à Bruxelles est relativement bien encadrée.« Quand nous nous enregistrons auprès de la Commission, dit M.Lécureuil, nous devons déclarer la liste détaillée de nos clients.Lorsque nous envoyons un courrier ou parlons au téléphone avec un officiel, nous devons également dire au nom de qui nous téléphonons.» À l\u2019automne de 1998, à vrai dire, la Commission, alors présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, a traversé une zone de turbulence assez importante pour provoquer un vote de censure de la part du Parlement européen et la démission collective des commissaires.On reprochait notamment à la Française Édith Cresson d\u2019avoir accordé quelques emplois fictifs à des proches.Mais les faits reprochés demeuraient assez mineurs et trois ans et demi plus tard, on ne connaît toujours pas les conclusions de l\u2019enquête.Si démission collective il y a eu alors, elle s\u2019expliquait davantage par le climat politique de l\u2019époque, et un malaise plus général au sein de la Commission.La gestion de l\u2019Union européenne et de cette énorme manne communautaire n\u2019est certes pas exempte de taches.Mais, de l\u2019avis général, les détournements, fraudes et trafics d\u2019influence concernent moins Bruxelles que les pays membres, où aboutissent et sont gérées les subventions à l\u2019agriculture ou l\u2019aide au développement des régions pauvres.C\u2019est en Irlande, ou au fond de la Sicile, ou dans le Péloponnèse, que se produisent les fraudes, parfois importantes.Mais ça n\u2019a rien à voir avec le lobbying bruxellois.Il suffit parfois d\u2019un texte obscur pour réorienter complètement le marché dans un secteur très pointu et spécialisé.Photo Associated Press La gestion de l\u2019Union européenne et de cette énorme manne communautaire de plus de 150 milliards de dollars canadiens n\u2019est pas exempte de taches. 6LT0601B0223 b06 samedi 23 février 6LT0601B0223 ZALLCALL 67 17:58:22 02/22/02 B B 6 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 7 DANS LA JUNGLE DU MÉTRO Entre l\u2019école et la maison, le métro fait souvent figure de cour de récréation.Des groupes de jeunes s\u2019y réunissent, s\u2019y côtoient, s\u2019y affrontent, entraînant parfois des problèmes de vol et de violence.Tournée de la jungle urbaine souterraine.Un mardi du mois de janvier, 15 h.Le poste de surveillance des agents du métro, situé à la station Berri-UQAM, s\u2019anime.Les équipes du soir qui débutent leur quart de travail sont sur un pied d\u2019alerte.Elles ont été prévenues qu\u2019une agression contre un jeune de l\u2019école secondaire Saint- Luc risque de dégénérer en bataille entre deux gangs à la station Villa- Maria.Trente minutes plus tard.La fin des cours amène son lot habituel d\u2019adolescents à cette station de l\u2019ouest de la ville, où les autobus convergent dans une grande affluence.Les esprits s\u2019échauffent : une centaine de jeunes sont réunis devant les portes, à l\u2019extérieur de la station et quelques-uns se bousculent.Les agents de surveillance \u2014 une dizaine \u2014 sont sur les dents.Au bout de quelques minutes, ils réussissent à disperser la foule et du coup, la tension se dissipe.L\u2019escalade a été évitée.C\u2019est de la fin de l\u2019après-midi jusqu\u2019à l\u2019heure du souper, entre 15 h et 18 h 30 environ, que les incidents impliquant les jeunes surviennent le plus souvent.Il s\u2019agit généralement de flânerie, mais il y a régulièrement des bagarres, des escarmouches entre gangs, des vols ou du taxage.« Ce n\u2019est pas exclusif à Montréal, lance le sergent Jean-Guy Sabourin.En rencontrant des agents du métro de New York et de Boston, je me suis aperçu que le travail est sensiblement le même.En fin d\u2019après-midi, les agents sont principalement occupés par des interventions auprès des jeunes.En soirée, ils s\u2019occupent des problèmes de drogue.» Après Villa-Maria, notre patrouille du réseau souterrain de transport en commun nous mène à la station Snowdon.Une vingtaine d\u2019adolescents traîne dans l\u2019édicule du métro, gênant l\u2019accès aux portes et aux téléphones publics.Aujourd\u2019hui, tout est tranquille.Mais certains jours, c\u2019est dans ce genre de situation que la confrontation éclate entre deux clans.Une étude publiée en 2000 par deux professeurs de l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal, Pierre Tremblay et Marc Ouimet, démontre que la délinquance dans le métro est souvent une affaire d\u2019adolescents.Les usagers les plus susceptibles d\u2019être victimes d\u2019un délit sont âgés entre 10 et 14 ans.« Les protagonistes impliqués dans les actes de violence et d\u2019intimidation commis dans le métro sont en majorité des jeunes de 10 à 19 ans : c\u2019est le cas de 52 % des victimes et de 51 % des suspects », précisent les auteurs de l\u2019étude Trajets urbains et risques de victimisation : les sites du transit et le cas du métro de Montréal.Bon nombre de délits surviennent à la suite de conflits ou de disputes entre des personnes qui se connaissent.La direction de la Société de transport de Montréal (STM) se fait quelque peu tirer l\u2019oreille lorsqu\u2019il est question de cibler une station.Les problèmes varient en fonction de l\u2019heure et de la clientèle.Celles de l\u2019ouest, comme Villa-Maria, Vendôme, Lionel-Groulx et Place Saint- Henri sont cependant bien connues des agents.Depuis l\u2019ouverture du StarCité, les jeunes affectionnent aussi des stations de l\u2019Est comme Pie-IX et Viau.Les appels y sont nombreux, il y a régulièrement des vols de sacs à main et des jeunes qui flânent.Avant Noël, deux policiers de Montréal qui patrouillaient dans le secteur se sont retrouvés encerclés par un groupe de jeunes lors d\u2019une intervention.Depuis, la STM a demandé à ses agents de surveillance de ne jamais intervenir à moins de deux équipes, soit quatre personnes.« Il est vrai que dans les stations situées près d\u2019installations de grande envergure comme Pie- IX, celles où plusieurs autobus convergent ou celles situées en bout de ligne, par exemple Honoré- Beaugrand, sont plus problématiques à certaines heures de la journée », reconnaît le chef de la division surveillance de la STM, Alain Bélanger.Des inscriptions qui marquent Le vandalisme, carte de visite de certains gangs de jeunes, constitue également un problème coûteux pour la STM.« En 2001, nous avons déboursé 1,3 million en raison des graffitis, seulement à l\u2019intérieur des stations de métro.Ça n\u2019inclut même pas les trains », précise le directeur de l\u2019exploitation des stations et surveillance de la STM, Serge Dupont.Depuis quelques années, les inscriptions sur les murs font place aux scratchffitis ; des vandales grattent les vitres des stations et des trains pour inscrire des lettres ou certains signes représentatifs de leur gang.Sur la ligne verte, les vitres de plusieurs trains sont abîmées.Effacer les traces de ce type de vandalisme est encore plus onéreux que les simples graffitis.Pour tenter de contrer ce fléau, la STM a mis en place un projet pilote de télésurveillance depuis la mijanvier dans une dizaine de stations.Les usagers de Longueuil peuvent ainsi voir la photo de délinquants prise à partir des caméras de surveillance, sur un grand panneau surplombé de l\u2019écriteau : « Reconnaissez- vous cette personne ?» Les usagers sont invités à dénoncer tout geste de violence, bagarre ou acte de vandalisme.« Notre but est de redonner les stations aux usagers, affirme M.Dupont.Il faut miser sur la prévention en faisant passer le message que les gens peuvent nous aider.» Des agents à tout faire 23h45, TOUT est calme.Le quart de travail des agents de surveillance du métro s\u2019achève lorsqu\u2019un appel d\u2019urgence entre sur les ondes de leur radio.Un homme se trouve dans le tunnel entre les stations Champ-de-Mars et Place-d\u2019Armes.Les patrouilleurs foncent.Une minute plus tard, des agents sont sur place et obtiennent l\u2019autorisation de descendre sur la voie.Comme à chaque fois, il y a une certaine appréhension.Cette fois-ci, l\u2019histoire se termine bien.C\u2019est un sans-abri qui s\u2019est endormi dans le tunnel.Couché sur la voie, entre le mur et le rail, il risquait à tout moment d\u2019être fauché par un train.Prévention oblige, il doit tout de même être conduit à l\u2019hôpital, notamment pour s\u2019assurer que le voltage élevé du métro n\u2019a pas provoqué d\u2019arythmie.Urgences Santé arrive rapidement.L\u2019homme lance à la ronde qu\u2019il a la gale, ce qui provoque une petite commotion.Les agents portent tous leurs gants, mais par mesure de sécurité, ils désinfectent leurs mains.Les techniciens ambulanciers ne prennent aucun risque non plus.Ils interviennent toujours munis de gants et cette fois-ci, la civière est aussi recouverte d\u2019un drap supplémentaire.Des scènes comme celleslà sont fréquentes dans le métro.L\u2019anonymat du métro constitue aussi un bon refuge pour les jeunes qui fuient leur domicile.Comme cette adolescente aux longs cheveux blonds, plutôt bien vêtue, qui fraternise avec un revendeur de drogue à la station Berri-UQAM.« Je pense que c\u2019est une fugueuse.Je vais aller la voir demain », lance le sergent Sabourin.Au poste de surveillance de la STM, des fiches sur des fugueurs de partout à travers la province sont à la disposition des agents, avec leurs photos, leurs mensurations ou quelques signes distinctifs.Il n\u2019est pas rare que les agents aident à retrouver ces adolescents disparus.Les tableaux d\u2019affichage du poste de surveillance contiennent aussi plusieurs autres messages qui aideront les agents dans leur travail.Les photos d\u2019une calculette et d\u2019une règle les invitent à ouvrir l\u2019oeil : ces objets camouflent en fait un couteau à la lame très tranchante dans le compartiment des piles.Aucun n\u2019a encore été vu dans le métro, mais les agents seront avisés s\u2019ils interceptent un individu qui s\u2019amuse avec une calculette.Les agents sont également appelés à travailler avec une clientèle très jeune, celle des enfants égarés ou simplement laissés à eux-mêmes dans le métro.« À la station Frontenac, j\u2019ai déjà aperçu une petite fille de 6 ou 7 ans qui vendait du chocolat.J\u2019ai réussi à l\u2019amadouer pour la ramener chez elle.C\u2019était triste à voir, elle habitait dans un HLM, il y avait des junkies à la porte et sa mère ne semblait pas s\u2019en faire pour sa fille », se rappelle le sergent Pierre Gagnon.« Les agents de surveillance ont plusieurs responsabilités, autant en ce qui concerne la fiabilité du réseau que la prévention du suicide ou la perception des revenus, précise le directeur d\u2019exploitation des stations et de la surveillance de la STM, Serge Dupont.Tant sur le plan psychologique que physique, les agents en voient de toutes les couleurs.L\u2019arrestation d\u2019un homme de 18 ans à la station Pie-IX en donne une bonne idée.Il est environ 19h30.Des agents du métro lui demandent de circuler et il refuse d\u2019obtempérer.Les narguant, il se réfugie dans un autobus, où ces derniers ont également le pouvoir d\u2019intervenir.L\u2019arrestation est musclée.Le jeune se débat, frappe une agente au visage, mais il est malgré tout menotté et amené dans le local de la STM en attendant l\u2019arrivée des policiers.Comme dans tous les lieux publics, le métro de Montréal a son règlement, le CA-3, qui régit les déplacements des usagers et leur façon de se conduire.Le règlement traite autant de la distribution de tracts que de la consommation d\u2019alcool ou de l\u2019obligation d\u2019acquitter son droit de passage.Les amendes peuvent atteindre quelques centaines de dollars, mais pour les adolescents, elles ne dépassent pas 100 $, plus les frais de 18 $.Les agents sont également munis du bâton RP24 qu\u2019ils ont le droit d\u2019utiliser au cours d\u2019une arrestation, en ciblant des points bien précis du corps.« C\u2019est notre travail de faire appliquer le règlement.Nous avons le mandat de donner des constats d\u2019infraction et de procéder à des arrestations.Nous sommes formés pour ça », rappelle le sergent Jean-Guy Sabourin.Bon nombre de délits surviennent à la suite de conflits ou de disputes entre des personnes quise connaissent.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse La station Henri-Bourassa a connu son lot de violence, mais le calme est maintenant revenu.La direction de l\u2019école secondaire que fréquentaient les jeunes a pris les choses en main et une véritable collaboration a été instaurée.Photos ARMAND TROTTIER, La Presse Le quai de la station Villa-Maria est presque désert.Une trentaine de minutes plus tard, il sera pris d\u2019assaut par une horde d\u2019élèves des écoles secondaires des alentours.Les esprits s\u2019échauffent parfois aux portes de la station.Des agents de surveillance s\u2019y rendent donc quotidiennement.Les stations aux usagers! Mettre un frein à la violence À LA FIN des années 1990, le taux de criminalité a atteint des sommets.Un problème suffisamment inquiétant pour que la Société de transport de Montréal (STM) mette en place un plan d\u2019action concerté.« Après avoir augmenté de 10 % par année entre 1994 et 1999, le crime a baissé de près de 60 % en deux ans.Il a diminué de 26 % en 2000 et de 33 % en 2001 », rapporte le directeur de l\u2019exploitation des stations et de la surveillance à la STM, Serge Dupont.Plusieurs mesures ont été mises en place, dont une collaboration plus étroite avec les services policiers.C\u2019est dans cette optique que le module de coordination des transports en commun (MCTC) a été mis sur pied au mois de septembre 2000.Trois policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) travaillent dans les locaux de la société de transport, enquêtent sur certains gangs, organisent des interventions et étudient les phénomènes en croissance pour une meilleure intervention.Il semble ainsi que la criminalité chez les jeunes femmes soit en hausse.« Pas seulement dans le métro, mais dans l\u2019ensemble de la société.Il semble y avoir un accroissement des jeunes criminelles.Avant, les filles voulaient surtout se faire remarquer des chefs de gangs.Aujourd\u2019hui, elles forment parfois un gang à elles seules », indique Richard Gauthier, analyste au MCTC.Il est cependant difficile de mettre des noms sur ces groupes qui traînent dans l\u2019ombre du métro et qui constituent davantage des gangs de jeunes que des gangs de rue.Leur structure est plus ou moins établie et leur durée de vie est souvent courte.Certaines enquêtes sont également en cours, ce qui explique le silence des autorités.Main dans la main La collaboration entre les agents de surveillance et les policiers permet aussi un important échange de renseignements, notamment sur la vente de stupéfiants.Les revendeurs de drogue affectionnent certaines stations de métro qui deviennent pour eux de véritables plaques tournantes.Un mercredi de la fin janvier, en début de soirée.Au métro Guy- Concordia, les agents de surveillance du métro surprennent un jeune homme en pleine transaction.Aussitôt arrêté \u2014 les agents du métro ont le pouvoir d\u2019identification et d\u2019arrestation \u2014, le contrevenant est conduit au local de la STM en attendant l\u2019arrivée des policiers.« Ah non, pas encore toi ! » lance la policière du SPVM en voyant le visage familier.La carte d\u2019un avocat que le jeune revendeur avait dans ses poches témoigne qu\u2019il n\u2019en est pas à sa première incartade.Quelques stations plus loin, en observant les allées et venues à Berri- UQAM, on constate que les vendeurs font des affaires d\u2019or.Sitôt qu\u2019un jeune est arrêté, il est remplacé par un autre au casier judiciaire encore vierge.Ces vendeurs ne sont que des pions pour les gangs qui ont la mainmise sur le secteur.Un jeune homme, un verre de café à la main, attend à l\u2019intérieur de l\u2019édicule du métro, face à la rue Sainte-Catherine.Plusieurs personnes s\u2019arrêtent, lui parlent, repartent.Lorsque le vendeur nous repère dans la rue, à bord de la voiture banalisée de la STM, il fait signe à son acheteur.La transaction va s\u2019effectuer de l\u2019autre côté de la rue, à l\u2019ombre des murs extérieurs de l\u2019UQAM.Tant du côté de la STM que celui des policiers de Montréal, la volonté est claire.« Il ne faut pas que les gangs prennent le contrôle des stations.Voilà des années que ça fonctionne, il faut redonner les stations aux usagers », explique Richard Gauthier, analyste, en ajoutant qu\u2019au mois de mars, un nouveau projet de partenariat impliquant les écoles, les travailleurs de rue, les policiers et la STM sera mis sur pied.Les écoles sont toujours au premier rang lorsqu\u2019il s\u2019agit de partenariat.Après tout, la clientèle est la même.Cette année, la STM a distribué 70 000 dépliants dans les écoles de la Commission scolaire de Montréal afin d\u2019informer les élèves de leurs droits et devoirs à bord des véhicules de transport en commun, mais aussi pour les inviter à dénoncer tout acte de violence ou délit.Au milieu des années 1990, un important problème de violence entre différents groupes de jeunes près de la station Henri-Bourassa a causé des maux de tête.La direction de l\u2019école secondaire que fréquentaient les jeunes a pris les choses en main et une véritable collaboration a été instaurée.Les délits, le vandalisme et le taxage se sont peu à peu atténués.« Parfois cependant, le problème ne fait que se déplacer.Il faut donc des actions soutenues et concertées, plus longues dans le temps de façon à être efficaces », explique Daniel Cournoyer, lieutenant-détective au MCTC.À travers ces divers partenariats, principalement celui avec les policiers, la STM croit posséder un nouvel atout dans son jeu.Mais il n\u2019est pas question d\u2019aller plus loin.« Il faut continuer d\u2019échanger des renseignements avec les policiers et viser les stations les plus problématiques.Nous travaillons main dans la main avec le service policier et nous voulons renforcer ce partenariat.Mais il n\u2019est pas question d\u2019une unification », déclare Serge Dupont, de la STM, en faisant référence aux discussions qui avaient eu lieu en 1997 pour intégrer les agents de surveillance à la police, discussions qui avaient finalement achoppé.« Il ne faut pas que les gangs prennent le contrôle des stations.» Photos DENIS COURVILLE, La Presse Le métro de Montréal, c\u2019est un monde souterrain avec ses lois, ses trafics, sa police \u2014 des agents de surveillance \u2014 que la vraie police, celle de la Ville de Montréal, vient soutenir au besoin.Station McGill, ce soir-là de janvier dernier, les agents du métro procèdent à l\u2019arrestation d\u2019un suspect.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Le métro de Montréal, c\u2019est aussi des oeuvres d\u2019art uniques.Ici, la station Place Saint-Henri. 6LP0801B0223 B8SAMEDI 6LP0801B0223 ZALLCALL 67 22:35:58 02/22/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 2 3 F E V R I E R 2 0 0 2 Crash de New York: lfAviation civile americaine rend publiques les donnees des boites noires Le prochain G8 dans un petit bled albertain Apres Genes, lfan dernier, le sommet du G8 se transporte lfete prochain ete a Kananaskis, petite ville de montagne perdue en Alberta.La premiere mission dfOttawa est dfeviter que ne se reproduisent, entre les epinettes des Rocheuses, les sanglants affrontements des venelles de Genes.Associated Press WASHINGTON .Les conversations entre les pilotes du vol 587 dfAmerican Airlines et les controleurs aeriens ne revelent aucun probleme au moment du decollage de lfappareil, le 12 novembre dernier, quatre minutes avant qufil ne sfecrase sur le quartier du Queens a New York, faisant 265 morts, a bord de lfavion et au sol.Les bandes des deux boites noires, rendues publiques mercredi par lfAviation civile americaine (FAA) nfont pas permis de deceler des indices pour determiner la cause de lfaccident de lfAirbus A300-600 dfAmerican Airlines, qui assurait la liaison New York-Saint-Domingue.Lfenquete sur ce crash a ete confiee au Bureau national de securite des transports (NTSB).Le 12 novembre, un controleur de la tour de lfaeroport Kennedy a donne lfautorisation de decollage au vol 587 a 14h13 :33 GMT avec un avertissement sur une turbulence provoquee par un Boeing 747 de la Japan Air Lines qui venait de decoller.Dfautres appareils qui devaient decoller dans le sillage de gros porteurs avaient recu le meme avertissement.Lfune des theses retenues pour cet accident est qufune turbulence particulierement forte a brise la queue de lfAirbus, entrainant le crash.Une fois lfavion en lfair et selon la procedure habituelle, un controleur de Long Island a commence a prendre le vol en charge.A 14 h 15 :37, le controleur dirigeait le vol 587 au sud-est de lfaeroport Kennedy, ou il devait entamer sa route vers la Republique Dominicaine.Les pilotes ont confirme lfordre cinq secondes plus tard.Ce sera leur dernier contact avec les controleurs aeriens.A 14 h 16 :13 GMT, la tour de Kennedy a recu le message suivant : á Allo la tour, regardez vers le sud, un avion sfest ecrase â.Bien que lforigine de ce message nfait pas ete determinee, il apparait que ce message provenait dfun autre pilote.Trente-six secondes plus tard, le controleur de Long Island a appele le vol 587 et declare qufil ne recevait plus le signal du transponder de lfappareil, une bouee electronique destinee a suivre lfavion.Le controleur a essaye a trois reprises dfentrer en contact avec le vol 587 au cours de deux minutes qui ont suivi.En vain.Entre temps, la tour a continue a recevoir des appels lfinformant du crash.á Un avion vient juste de sfecraser au sud de lfaeroport â, disait lfun de ces messages tandis qufun autre annoncait une á boule de feu â.Les pilotes dfun autre vol dfAmerican Airlines, le vol 686, ont declare aux controleurs : á nous vous informons que nous avons vu un gigantesque nuage de fumee noire â.Au debut du mois, le NTSB avait declare que certains mouvements brusques du gouvernail pouvaient provoquer la rupture de la queue de lfavion.Or plusieurs mouvements brusques de gouvernail ont ete signales avant lfaccident.A ce stade, les enqueteurs ignorent encore si ces mouvements de gouvernail ont ete faits par les pilotes qui tentaient de controler lfavion ou sfils se sont produits quand le stabilisateur vertical sfest arrache de lfavion.La queue et les moteurs sont tombes avant que lfappareil ne sfecrase.MATHIEU PERREAULT ROME .Les images ont fait le tour du monde.Eparpilles sur la route, des manifestants tentent de reprendre leur souffle apres les attaques au gaz.Aucun nfa de masque a gaz, nfest masque meme.Des policiers en tenue antiemeute circulent entre les petits groupes de contestataires, qui ont parfois le visage en sang.De temps a autre, un policier donne un coup de pied ou de baton a un manifestant recroqueville par terre.La derniere conference du G8, en juillet 2001 a Genes, a ete lfune des pires au niveau des affrontements entre manifestants et forces de lfordre.Un jeune contestataire est mort par balles, une descente de police sauvage au siege du Forum social a fait 60 blesses parmi les 90 personnes arretees.Les bavures ont fait sauter les patrons de la police genoise.Le gouvernement de droite sfest fait talonner par lfopposition tout le reste de lfete, jusqufau 11 septembre, qui a fait disparaitre la polemique comme par miracle.Lfambassadeur du Canada en Italie, Robert Fowler, etait aux premieres loges.Le gouvernement de Jean Chretien lui a donc confie lforganisation du prochain G8 a Kananaskis, un petit village des Rocheuses en Alberta.Lfendroit sera plus clement pour la police .Genes est un dedale de petites rues.Et lfeloignement de Kananaskis diminuera le nombre de manifestants.Ils etaient 200 000 a Genes, contre 30 000 a Quebec durant le Sommet des Ameriques en avril.Nfempeche, M.Fowler a tire certaines conclusions des rates de Genes.Alors que lfItalie remet au Canada la presidence du G8, La Presse a rencontre a Rome un diplomate canadien qui a explique les lecons de ce G8 dfenfer.Au-dela des abus policiers, lfambassade du Canada sfinteresse particulierement a lfimpact mediatique des affrontements, qui eclipsent les decisions parfois meritoires qui sont prises durant ces reunions.Ces decisions .sur lfaide a lfAfrique, par exemple .sont aussi perdues dans le fourmillement de sujets abordes par les delegations.Les sommets du G8 sont devenus trop gros ; lfimage de chefs dfEtat impopulaires parmi les manifestants attise leur ardeur.La presse internationale porte dfautant moins dfattention aux discussions que les manifs ont de lfampleur.Frontieres Au niveau de la securite, les controles aux frontieres seront renforces pour empecher les membres de groupes anarchiques comme le Black Bloc dfentrer au Canada.Et surtout, la police patrouillera partout, tant a lfinterieur qufa lfexterieur du perimetre de securite.á La securite a Genes etait rendue tres difficile en raison du grand nombre de manifestants et la determination violente dfun petit groupe dfextremistes, les á Black Bloc â, explique la source diplomatique.La barriere autour du perimetre de securite a Genes, la á zone rouge â de 4 km ou se trouvaient les delegues, a protege les delegations, mais est devenue en meme temps le point de concentration des manifestations.Mais contrairement a ce qui sfest passe a Quebec, presque tous les policiers italiens etaient rassembles dans la zone rouge.Quand les actes de destruction un peu gratuits ont commence, il y avait peu de policiers a lfexterieur.A un moment donne, les chefs de police ont decide dfenvoyer des agents hors du perimetre, et ca a mal tourne.Cfest dommage, parce qufau debut, les forces de lfordre avaient beaucoup de patience ; les gens leur lancaient des objets et les policiers ne repliquaient pas.â Legitime defense Vue de lfambassade du Canada, la mort du jeune manifestant Carlo Giuliani, qui a ete abattu par un jeune carabinier effectuant son service militaire, est un cas de á legitime defense â.Le carabinier, qui etait au debut de la vingtaine comme sa victime, se reposait dans une jeep militaire quand il a ete attaque par un groupe de manifestants ; coince, il a tire, a lfaveuglette selon son temoignage.á Le raid policier nocturne dans lfecole qui abritait le forum social a ete controverse et critique par la presse et dfautres observateurs, dit le diplomate.Les personnes ont ete frappees par la police.Deux Canadiens ont ete arretes et blesses, et sont sortis de prison apres 48 heures sans etre accuses.Le raid a mene a des enquetes sur lfaction de la police et a la demission du chef de police de Genes.â En gros, la police a ajoute a lfimpression de chaos.Lfimpact mediatique de la repression des manifestations oblige a resserrer le mandat du G8, dont le foisonnement de rencontres ne fait pas le poids devant lfaffrontement contestataires-policiers.á Le premier ministre Chretien veut retourner a lfidee originale du G8, une retraite pour leaders plus informelle, plus modeste, plus petite, sans cette paperasse et les centaines de delegues.Lfimage et la securite des gros sommets du G8 sont devenus impossibles a gerer.Les themes seront plus concentres pour que les gens voient clairement les grands enjeux.A Kananaskis, ce sera lfeconomie mondiale, lfinitiative pour lfAfrique et lfantiterrorisme.â Justement, le diplomate canadien croit que les attentats du 11 septembre pourraient changer la donne pour les manifestations anti- mondialisation.á La population pourrait etre plus sympathique au maintien de lfordre.Sans donner le feu vert a un crackdown et a la violence policiere, evidemment.â ENCANS 3029536 3029828A Hazar Qadam: le Pentagone admet la meprise (16 morts) mais ne sfexcuse pas ENCAN PUBLIC QUIPEMENT DE POISSONNERIE, COMPTOIR POUR BOUCHERIE, CHARCUTERIE ET FROMAGE, ETC.Le mercredi 27 fevrier 2002 a 10 h 30 au 7500, boul.des Galeries dfAnjou (Halles dfAnjou) Liste partielle: Comptoir a patisserie 6f COLDSTREAM, comp.et evap.inclus I Comptoir a fromage ouvert 4f COSTAN, comp.et evap.inclus I Comptoir caisse central I Evier 2 cuves en acier inoxydable I Scie a ruban GLOBE STIMPSON I Chambre congelateur complete COLDSTREAM 10f x 10f I Chambre refrigeree complete COLDSTREAM 10f X 10f I Systeme dfalarme I Systeme de camera I Auvent I Enseigne I Machine sousvide HI-TECH I Cuiseur a vapeur CLEVELAND, m.: Steam Craft II I Emballeuse chauffante 3 rouleaux I Unite chauffante 2 ronds MKE electrique I Evier double en acier inoxydable avec table chaque cote 16f I Table en acier inoxydable 24ff X 30ff I Table en acier inoxydable 48ff dessus en polypropylene I Evier une cuve 24ff X 24ff I Congelateur 2f X 4f sur roues I Comptoir ARNEG 40f avec coin 90\u2039 pour viande, charcuterie, poisson, patisserie I Comptoir ilot refrigere 6f x 12f compresseur integre I Congelateur ouvert 20f, 3 decks I Compresseur 75HP FREON 409 I Lot de balance I Lot de chariot a plateaux pour boucherie, patisserie en acier inoxydable ou aluminium I etc.Photos et liste detaillee voir site Internet : www.encansbaril.com Inspection : Le mardi 26 fevrier 2002, de 10 h a 16 h Conditions : Frais dfencan 10 % Depot : 25 % argent comptant ou cheque vise BARIL, BLANCHETTE INC.Tel.: (450) 464-9899 Telec.: (450) 464-9734 3029529 MICHEL STOULLIG Agence France-Presse WASHINGTON .Le Pentagone admet la mort par meprise de 16 soldats afghans allies il y a un mois a Hazar Qadam, dans le centre de lfAfghanistan, mais son rapport final dfenquete ne reconnait aucune erreur des militaires americains.Ce document de deux pages, qufa publie hier le Commandement central, detaille la these exprimee la veille par le secretaire americain a la Defense Donald Rumsfeld, sur cette attaque .au cours de laquelle 16 combattants ont ete tues et 27 autres arretes .contre deux installations pres de Hazar Qadam (ou Kadam), dans la province dfOruzgan, dans la nuit du 23 au 24 janvier dernier.Le chef du gouvernement afghan Hamid Karzai avait proteste contre ce raid.Les forces speciales americaines (Berets verts) ont agi en fonction des á conclusions raisonnables â de renseignements americains concordants selon lesquels á les deux installations etaient des centres de commandements dfAl-Qaeda ou de dirigeants talibans â, note le resume á non confidentiel â du rapport.Les commandos nfetaient pas au courant de la presence de á forces afghanes amies â, appartenant au commandant local antitaliban Jan Mohamud.Dfapres ce texte, les renseignements justifiaient de frapper lfobjectif mais pas avec assez de certitude pour mener des bombardements, et une operation terrestre nocturne fut donc preferee contre ce que lfon pensait etre des combattants islamistes hostiles.Malgre cela, lfenquete exonere les assaillants, affirmant á qufil nfy a pas eu dferreur systemique dans le processus de choix de la cible, de planification et dfexecution â.Les 16 Afghans tues lfont ete en riposte a des tirs contre les commandos americains, selon ce rapport : deux dans le premier complexe et 14 dans lfautre, quand un Afghan a donne lfalerte et que ses compagnons ont ouvert le feu.Les 27 captifs ont ete emmenes a la base de Kandahar (Sud) pour interrogatoire.Toujours selon ce rapport, á il a fallu du temps pour resoudre certaines ambiguites et confirmer lferreur â avant que les prisonniers ne soient liberes le 6 fevrier.Mais, affirme le Pentagone, ils nfont pas fait lfobjet de brutalites en captivite contrairement a ce que laissent entendre certains temoignages.Les responsables militaires americains dementent aussi des informations de villageois selon lesquelles des victimes afghanes ont ete retrouvee abattues dans leur lit, dont certaines menottees.Le rapport souligne que á les populations et infrastructures civiles ne sont jamais visees â, mais observe que á parfois, apres coup, des indicateurs â associes a des activites terroristes á ne correspondent pas a des activites hostiles â.Donald Rumsfeld sfetait refuse jeudi a parler á dferreur â.Reconnaissant qufil y avait plusieurs versions, il a souligne la á confusion â en Afghanistan : á Il nfy a pas de situation claire avec les bons dfun cote et les mechants de lfautre.â á Si nous regrettons la perte de vie humaines, nous sommes convaincus que les forces americaines ont fait leur travail au mieux de leurs possibilites, usant au mieux des informations disponibles dans une situation tres difficile â, avait indique le Pentagone dans un communique jeudi soir.Plusieurs possibilites dferreurs de tirs ou dfobjectifs sont examinees ces derniers temps par la presse americaine.á Dfautres enquetes sont en cours sur plusieurs evenements comme des tirs sur des forces amies â, a indique un porte-parole du Commandement central a Tampa (Floride), le commandant Frank Merriman, sans en donner la liste.Une enquete militaire a deja ete annoncee sur le tir controverse dfun missile de la CIA qui avait tue trois personnes le 4 fevrier a Zhawar Kili (Est).Des villageois affirment que les victimes, notamment un homme de grande taille pris Oussama ben Laden, etaient innocentes.MACHINERIE: Machine horizontale a former, remplir et sceller des sacs ARTYPAC, Mod.ARTY-75H avec systeme de cellules photoelectriques pour pellicules imprimees BARDAN, machoire double et vitesse jusqufa 200 P.P.M., convoyeur et extension.Decoupeuse a brownies LAPOINTE mod.DMLI avec controles (20 plaques de nylon).Four a cuisson continue LOSER mod.D-6720 avec convoyeur et accessoires.(3) Tunnels a chaleur WELDOTRON, WRAP-O-MATIC & CLAMCO I Compresseur EAGLE 5HP I (2) Machines a sceller et a fermer les boites SEAL AST I Emballeuse L-BAR CLAMCO I Petrin 11/2 poche 2m I (2) Melangeurs HOBART 140 pintes I (2) Cuisinieres au gaz WOLF I Marmite a vapeur ESCAN I Monte bol DM LAPOINTE I Etiquetteuse LASER I Emballeuse ITALIA PACK I Emballeuse TEVOPHARE I Pompe a pate double s/colonne I Machine a sceller POLYTERM I etc.EQUIPEMENT: Tables en acier inoxydable I Balance de table BONKER I Env.30 sections REDY RACK I (2) Comptoirs refrigeres a/inox 4 portes I Horodateur AMANO I Casiers en metal I Balance TOLEDO mod.8420 I Bac en a/inox s/ roues I (50) Plaques de nylon I Plaque de chargement I Support et TOOL BAG 1000 kg de sucre I Balance s/pied ISHIDA cap.30 kg I Balance MSG I Evier a/inox I Hotte a/inox 8f I (20) Chariots en alu.pour plateaux I Coffre a outils WATERLOO I Env.(1000) plateaux en metal pour biscuits I Compresseur pour refrigeration TECUMSEH 35-HP I Transformateur electrique FPE 15 KVA I Chariot elevateur electrique avec chargeur I etc.AVIS PUBLIC DANS LfAFFAIRE DE LA FAILLITE LES MACARONS ORION INC.SERONT VENDUS PAR: ENCAN LE: MARDI 26 FEVRIER 2002 A 10 h 30 AU: 12850, JEAN-GROU, MONTREAL (QUEBEC) INSPECTION: LE LUNDI 25 FEVRIER 2002 DE 9 h 30 A 16 h 30 OU SUR RENDEZ-VOUS MATIERES PREMIERES: Colorants, farine, melasse, sucre, chocolat, etc.EMBALLAGES: Grande quantite de boites de carton, boites en plastique pour biscuits et brownies.Plusieurs palettes de rouleaux de plastique dfemballage, etc.LIGNE DE CHOCOLAT: Melangeur HOBART D-300 I Reservoir chauffe cap.1000 lb avec melangeur I Tamponneuse SAVY-SIVE cap.50 K.G.avec pompe circulatoire et controle de temperature I Enrobeuse NEILSON I Tunnel de refroidissement NEILSON 9 metres I Machine a emballer DANMARK I Melangeur rotatif 36 I Emballeuse EUROPACK I Compresseur CAMPBELL HOUSEFOLD I Etc.FOURS ET REFROIDISSEMENTS: Droppeuse a biscuits LAPOINTE I SPEED MIXER HOBART I (3) Convoyeurs 90 degres I (3) Convoyeurs a courroies I (3) Droppeuses MONO UNIVERSAL I (2) Distributrices a pate LECTO POSIT I Machine a faconner les modeles de biscuits I Tunnel COOLING avec convoyeur WERNER LEHARA I etc.FOUR TUNNEL PODLIN AU GAZ PROPANE AVEC CONTR LE LAPOINTE & WERNER LEHARA SYSTOME DE CONVOYEUR 55 DE BAMBOUS DOUBLES POUR CUISSON 2 BR LEURS .PARTLON & PAGLINN CONVOYEUR DE SORTIE 25 BUREAUX: Bureaux executifs avec credences I Chaise en cuir I Televiseur 27 p I (2) Moniteurs de surveillance avec cameras et videos I (2) PENTIUM III, 800 MHZ I (2) Imprimantes laser H.P.I Systeme telephonique NORSTAR, 8 appareils I etc.3029069 CONDITIONS : 25 % COMPTANT A LfADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHEQUE VISE FRAIS DfACHETEUR 10 % ENCAN ENCAN (514) 949-6677 www.imperialauctions.com USINE DE FABRICATION DE BISCUITS, G TEAUX, ETC.CHAMBRE FROIDE D MONTABLE FABIEN ENV.7 X8 X10 Tel.: 1-800-661-4252 Etre Grand Frere ou Grande Soeur.ca me grandit PM50 6DU0901B0223 SAMEDI 6DU0901B0223 ZALLCALL 67 19:54:56 02/22/02 B LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 23 FEVRIER 2002 B9 AVIS LEGAUX - APPELS DfOFFRES - SOUMISSIONS APPEL DfOFFRES PARC DU MONT-TREMBLANT .Secteur Pimbina Pole diurne Lac des Sables (Mecanique - Electrique) Projet no : 01-0109 La Societe des etablissements de plein air du Quebec demande des soumissions pour les travaux de mecanique de procede, de plomberie et dfelectricite requis par la construction dfun batiment de service et dfun batiment mecanique au nouveau pole diurne du lac des Sables, situe a approximativement 15 km de lfaccueil Pimbina (Saint-Donat) au parc du Mont-Tremblant.Les documents de soumission peuvent etre obtenus a compter du 25 fevrier 2002 au siege social de la Sepaq, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1 (telephone (418) 686-4875), moyennant un depot, non remboursable de cinquante dollars (50 $) incluant toutes les taxes, en argent, sous forme de cheque ou de mandat-poste, payable a la Societe des etablissements de plein air du Quebec (Sepaq).Les soumissions devront etre accompagnees dfun cheque vise au montant de 10 % du montant de la soumission ou dfun cautionnement etabli au meme montant, valide pour une periode de quarante-cinq (45) jours de la date dfouverture des soumissions.Seuls les entrepreneurs ayant un etablissement dans la region administrative 14 (Lanaudiere) ou 15 (Laurentides) sont admis a soumissionner.A moins que lfexpertise ne soit pas disponible dans la region concernee, tous les sous-traitants doivent egalement avoir un etablissement dans les regions de Lanaudiere ou des Laurentides.Les soumissions seront recues dans les enveloppes fournies a cet effet jusqufau 2 avril 2002 a 15 h et seront ouvertes publiquement le meme jour, a la meme heure, au 801, chemin St-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1.La Societe des etablissements de plein air du Quebec se reserve le droit de nfaccepter aucune des soumissions, meme la plus basse.Le directeur des immobilisations et des ressources materielles, Gaetan Thibault, ing.3028637 Tous les appels dfoffres de la Societe peuvent etre consultes sur Internet http://www.sepaq.com/immo Tous les appels dfoffres de la Societe peuvent etre consultes sur Internet http://www.sepaq.com/immo APPEL DfOFFRES PARC DU MONT-TREMBLANT .Secteur Pimbina Pole diurne Lac des Sables (Genie civil .Phase Il) Projet no 01-0109 La Societe des etablissements de plein air du Quebec demande des soumissions pour les travaux de genie civil necessaires a lfajout de vingt-deux (22) sites de camping et a lfamenagement dfun nouveau pole dfactivite diurne au lac des Sables, situe a approximativement 15 km de lfaccueil Pimbina (Saint-Donat) au parc du Mont-Tremblant.Les documents de soumission peuvent etre obtenus a compter du 25 fevrier 2002 au siege social de la Sepaq, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1 (telephone (418) 686-4875), moyennant un depot, non remboursable, de cinquante dollars (50 $) incluant toutes taxes, en argent, sous forme de cheque ou de mandat-poste, payable a la Societe des etablissements de plein air du Quebec (Sepaq).Les soumissions devront etre accompagnees dfun cheque vise au montant de 10% du montant de la soumission ou dfun cautionnement etabli au meme montant, valide pour une periode de quarante-cinq (45) jours de la date dfouverture des soumissions.Seuls les entrepreneurs ayant un etablissement dans les regions administratives 14 (Lanaudiere) ou 15 (Laurentides) sont admis a soumissionner.A moins que lfexpertise ne soit pas disponible dans la region concernee, tous les sous-traitants doivent egalement avoir un etablissement dans les regions de Lanaudiere ou des Laurentides.Les soumissions seront recues dans les enveloppes fournies a cet effet jusqufau 2 avril 2002 a 15 h et seront ouvertes publiquement le meme jour, a la meme heure, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1.La Societe des etablissements de plein air du Quebec se reserve le droit de nfaccepter aucune des soumissions, meme la plus basse.Le directeur des immobilisations et des ressources materielles, Gaetan Thibault, ing.3028638 VENTE PAR APPEL DfOFFRES Richter & Associes Inc., en sa capacite de syndic de la faillite de Quemet (1991) inc.sollicite par la presente des offres visant lfachat des elements dfactif de la societe.Cette derniere est une societe de recyclage de metaux ferreux et non ferreux.Les elements dfactif a vendre comprennent : BIEN IMMEUBLE : Un etablissement de recyclage de metal situe dans la ville de Quebec, comprenant un terrain et un immeuble qui y est erige.BIENS MEUBLES (se trouvant sur lfemplacement precite) : \u0001 Materiel roulant : Camions, chariots elevateurs et mini-chargeuses.\u0001 Equipement : conteneurs de transport, instruments de precision, outils, materiel dfatelier, generatrices, machines a souder et botteleuse.\u0001 Mobilier et agencements : mobilier de bureau, materiel de bureau et materiel informatique.Un cahier dfinformation detaille, comprenant les modalites de vente, sera disponible sur demande.Les modalites de vente sont un element constitutif du present appel dfoffres et chaque soumissionnaire a la responsabilite de sfen procurer un exemplaire.Lfinspection des elements dfactif sfeffectuera sur rendez-vous seulement.Les offres seront recues au bureau du syndic jusqufa 15 h 00 (HNE), le mercredi 13 mars 2002, moment auquel les soumissions seront ouvertes en prive.Pour obtenir un exemplaire du cahier dfinformation ou dfautres renseignements, veuillez communiquer avec M.Claudio Filippone, CA, par telecopieur au (514) 934-3504 ou par courriel a lfadresse suivante : cfilippone@richter.ca.3030024A 3029803 Tous les appels dfoffres de la Societe peuvent etre consultes sur Internet http://www.sepaq.com/immo APPEL DfOFFRES PARC DU MONT-TREMBLANT .Secteur La Diable Aqueduc et egout sanitaire Projet no 01-0493 La Societe des etablissements de plein air du Quebec demande des soumissions pour les travaux dfegout, dfaqueduc et de mecanique de procede au camping La Menagerie, situe a approximativement 15 km de lfaccueil La Diable (Lac Superieur) au parc du Mont-Tremblant.Les documents de soumission peuvent etre obtenus a compter du 25 fevrier 2002 au siege social de la Sepaq, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1 (telephone (418) 686-4875), moyennant un depot, non remboursable de cinquante dollars (50 $) incluant toutes taxes, en argent, sous forme de cheque ou de mandat-poste, payable a la Societe des etablissements de plein air du Quebec (Sepaq).Les soumissions devront etre accompagnees dfun cheque vise au montant de 10% du montant de la soumission ou dfun cautionnement etabli au meme montant, valide pour une periode de quarante-cinq (45) jours de la date dfouverture des soumissions.Seuls les entrepreneurs ayant un etablissement dans la region administrative 14 (Lanaudiere) ou 15 (Laurentides) sont admis a soumissionner.A moins que lfexpertise ne soit pas disponible dans la region concernee, tous les sous-traitants doivent egalement avoir un etablissement dans les regions de Lanaudiere ou des Laurentides.Les soumissions seront recues dans les enveloppes fournies a cet effet jusqufau 2 avril 2002 a 15 h et seront ouvertes publiquement le meme jour, a la meme heure, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Quebec (Quebec) G1S 1C1.La Societe des etablissements de plein air du Quebec se reserve le droit de nfaccepter aucune des soumissions, meme la plus basse.Le directeur des immobilisations et des ressources materielles, Gaetan Thibault, ing.3028626 3029925 DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS SUR DES EMPLACEMENTS DISPONIBLES POUR LA LOCATION DE LOCAUX A BUREAUX DANS LA VILLE DfOTTAWA (Dossier LE/SH-02-1) Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) souhaite obtenir des renseignements sur des edifices a bureaux a etre construits.Les locaux devront etre accessibles par des arteres principales, desservis convenablement et accessibles facilement par le transport en commun, comprenant le áTransitwayâ, et se trouver pres dfetablissements de restauration et autres services.Le Ministere a un besoin potentiel dfune superficie de pres de 28 000 metres carres utilisables de locaux a usage de bureaux et de 1 000 metres carres dfaire dfentreposage qufil louerait pour 15 ans et occuperait a compter du milieu de 2005.Les locaux pourraient se trouver dans un nouvel edifice ou deux nouveaux edifices inter-relies comprenant des locaux a usage de bureaux contigus.De plus, environ 220 espaces de stationnement pourraient etre requis.Les immeubles proposes seront conformes aux mesures de controle en matiere de protection de la vue et de hauteur qui ont ete definies pa la Commission de la capitale nationale pour preserver lfintegrite visuelle et la primaute symbolique des edifices du Parlement et dfautres symboles nationaux.Les limites geographiques sont les suivantes: Ville dfOttawa: Nord: rue Wellington Est: rue Elgin Ouest: rue Bay Sud: rue Lisgar Votre reponse devrait comprendre les renseignements suivants: a) une description du projet, comprenant le zonage ; b) un plan montrant lfemplacement propose ainsi que les arteres et trottoirs qui le desservent ; c) la description cadastrale du terrain; d) le profil du promoteur.Les personnes interessees devraient demontrer leur interet par ecrit a lfadresse suivante dfici le 19 mars 2002: Dossier LE/SH-02-1, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, Place des Explorateurs, 191, promenade du Portage, 4e etage, Hull (Quebec) K1A 0S5.La presente nfest qufune demande de renseignements sur la disponibilite dfemplacements dans les limites geographiques indiquees et elle ne constitue pas un appel dfoffres ou de propositions.TPSGC se reserve le droit de faire appel a dfautres sources pour obtenir les renseignements qufil desire.TPSGC pourrait ne pas lancer dfappel dfoffres, demander des propositions ou louer des locaux a la suite de cette demande de renseignements.Pour obtenir des renseignements additionnels, veuillez communiquer avec Dennis Caughey, Gestionnaire, Acquisition des baux, au (819) 956-6493, ou par telecopieur au (819) 956-5636 ou courriel: dennis.caughey@pwgsc.gc.ca.3029821 3030007 AVIS DE TERMINAISON DU .R GIME DE RETRAITE DES EMPLOY S DE CRANE CANADA INC., POTERIE DU QU BEC, LOCAL 78 & 378N La presente est pour vous aviser de la terminaison totale du áRegime de retraite des employes de Crane Canada Inc., Poterie du Quebec, Local 78 & 378â agree au Quebec sous le numero 26668, le 30 novembre 2001.Les participants au regime qui nfont pas recu un releve de terminaison et qui croient etre admissibles au paiement de prestations dans le cadre du regime ou de la loi ont dix (10) jours pour communiquer avec le Comite de retraite du regime ou la Regie des rentes du Quebec aux adresses suivantes: Comite de retraite du regime a/s de Mathieu Boisvert TOWERS PERRIN 1800, avenue McGill College 22e etage Montreal (Quebec) H3A 3J6 (514) 982-2043 Regie des rentes du Quebec Division des regimes de retraite 2600, boul.Laurier Bureau 245, porte 548 Sainte-Foy (Quebec) G1V 4T3 (418) 644-8100 3026371 3029115 3029771 3029806 6DE1001B0223 DECES 23 FEV 6DE1001B0223 ZALLCALL 67 22:29:56 02/22/02 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2002 DÉCÈS ARDIZZON, Guiliano 1923 - 2002 À l\u2019hôpital St.Mary\u2019s, le 16 février 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé M.Guilliano Ardizzon, époux de Mme Rubi Scarpaleggia.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants François, Marc (Lucie Thivierge), Romaine et Ariane (Michel Trudel), ses petits-enfants Marie-Aude, Maxime, Alexandre et Yannick, son frère Dino (Monique) ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3860, Décarie, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mercredi 27 février à 13 h en l\u2019église Notre-Dame-de- Grâce et de là au cimetière Jardin Urgel Bourgie Montréal.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visites: mercredi à partir de 9 h.BART, Oscar À l\u2019hôpital Charles Lemoyne, le jeudi 21 février 2002, est décédé M.Oscar Bart, de St- Lambert, époux bien-aimé de feu Marcelle Guiha.Il laisse dans le deuil ses enfants Denise (Nabil Guiha) et Monique (Roger Dimitri), ses petits-enfants Richard (Sylvia Gad), Robin, Paul, Dominique et Valérie ainsi que de nombreux neveux, nièces, parents et amis.Exposé au salon funéraire Collins Clarke MacGillivray White 307, Riverside Drive (angle Argyle) Saint-Lambert le dimanche 24 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Le service funèbre sera célébré en l\u2019église de Saint-Lambert, 41 Lorne, St-Lambert, le lundi 25 février à 11 h.Inhumation au cimetière de Saint-Lambert.Au lieu de fleurs, des dons à un organisme de charité de votre choix serait apprécié.BLANCHET, Jean-Pierre 1934 - 2002 De St-Mathias-sur-Richelieu, le 22 février 2002, à l\u2019âge de 67 ans, est décédé Jean- Pierre Blanchet, époux de Pierrette Lebrun Blanchet.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants: Daniel, Marie-Josée, Jocelyn, Luc, Myriam et Frédéric, leurs conjoints( es), ses 14 petits-enfants, sa soeur Carmen, sa tante Flore-Anne Lacroix, parents et amis.Exposé à: La Maison Darche 933, boul.Périgny, Chambly Les funérailles seront célébrées le lundi 25 février 2002 à 14 h en l\u2019église St-Mathias, et de là au Crématorium Darche.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès 12 h.Un don à sa mémoire peut être fait à la Société canadienne du cancer.BOURGOUIN, Gaston 1919 - 2002 À Brossard, le 12 février 2002, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé Gaston Bourgouin, fils de feu Joseph Bourgouin et feu Maria Bergevin, époux de feu Cécile Beaupré.Le défunt laisse dans le deuil ses enfants Michel et France, son gendre, ses petits-enfants Sabrina, Maxime et Frédérik ainsi que ses neveux, nièces, membres de sa famille et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.Cimetière Près du Fleuve 2750, Marie-Victorin, Longueuil (514) 270-3111 le dimanche 24 février de 13 à 16 h.Une réunion de prières suivra à 16 h en la chapelle du complexe.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation des maladies du coeur seraient appréciés.BOYER (Doyon), Louise 1927 - 2002 De St-Isidore, le 21 février 2002, à l\u2019âge de 75 ans, est décédée Louise Doyon.Elle laisse dans le deuil son époux Rémi Boyer, son garçon Jacques (Patricia), sa fille Marie (Michel), ses quatre petitsenfants, son frère, ses soeurs ainsi que parents et amis.La famille recevra les condoléances à l\u2019église à compter de 13 h 30.Les funérailles auront lieu en l\u2019église de St-Isidore, le lundi 25 février à 14 h.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation de la Sclérose en Plaques ou à la Fondation du C.H.A.L.de Châteauguay seraient appréciés.Direction: Salon funéraire Primeau St-Isidore BRISEBOIS (Lemay), Claire Ida 1909 - 2002 À St-Bruno, le 20 février, à l\u2019âge de 92 ans, est décédée madame Claire Ida Lemay, épouse de feu Jean-Louis Brisebois.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Bernard (Louise Perron), Lise, André (Hélène Olivier), Nicole; ses petits-enfants, Marc, Sylvain, Josée, François, Martin et Chantal; ses arrière-petits-enfants, Kim, Amélie et Caroline; sa belle-soeur Soeur Monique Brisebois, neveux et nièces, parents et amis.Les funérailles auront lieu le samedi 2 mars à 11 h en l\u2019église St-Marc, 2602, rue Beaubien Est, Montréal.La famille sera présente à l\u2019église à 10 h 30 pour recevoir vos condoléances.CHARBONNEAU, Luc 1957 - 2002 À Saint-Jean-sur-Richelieu, le 18 février 2002, à l\u2019âge de 45 ans, est décédé Luc Charbonneau, conjoint de Diane Bergeron.Outre sa conjointe, il laisse dans le deuil ses parents: Fernand Charbonneau et Monique Thibodeau; ses soeurs: Lyne (André Chenail), Manon (François Fortin), Diane (Michel Bouvier); sa belle-famille: Emma Mercille-Bergeron, Lise (Gérald Lacroix), Jean-Paul (Fatima El Amraoui), Nicole (Yvon Jacob), André (Christine Brault), Lucie (Pierre Pomerleau), Claudette (Christian Loiselle); ses oncles et tantes, ses neveux et nièces ainsi que ses parents et amis.Cher Luc, Ton départ, c\u2019est tout ce que tu n\u2019as pas pu nous dire, c\u2019est tout ce que nous n\u2019avons pas su entendre de toi.Les funérailles, en présence de cendres, auront lieu le lundi 25 février, à 14 heures, en l\u2019église Saint-Gérard-Majella, 635, rue Dorchester à Saint-Jean-sur-Richelieu.La famille recevra les condoléances à l\u2019église à compter de 13 h 30.Des dons à la Fondation de l\u2019hôpital du Haut-Richelieu seraient appréciés.d\u2019ARAGON (Corbeil), Edith 1916 - 2002 À Montréal, le 15 février 2002, à l\u2019âge de 85 ans, est décédée Mme Edith Corbeil, épouse de feu M.François d\u2019Aragon.Elle laisse dans le deuil ses enfants Jacques (Huguette Gervais), Claude (Marcelle Bienvenu), Lorraine (René Paoletti), Danièle (Jean Lapointe), ses petits-enfants et arrière-petitsenfants, sa soeur Angèle, son beau-frère Jean-Paul, sa belle-soeur Rose, parents et amis.La famille accueillera parents et amis(es) au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prière aura lieu à la chapelle le lundi 25 février à 20 h 30.Heures des visites: lundi de 14 h à 17 h et de 19 h à 20 h 30.DUBOIS, Paul J.À New York, le 19 janvier 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé Paul J.DuBois.Il laisse dans le deuil son neveu James L.Luck (Pamela), sa nièce Patricia Bracken (Tim), sa soeur Henriette Constantineau (Guy), ses frères Fernand (Grace), Robert (Jeannine), René (Blanche) et Jean (Kay).Prédécédé par ses soeurs bien-aimées Violette (George Luck)et Gilberte, ses frères Roland, Roger (Marthe), Maurice (Kathy), Marcel (Thérèse), et Raymond (Nicole) ainsi que plusieurs neveux, nièces et amis.Une messe de funérailles aura lieu le 27 février à 11 h en l\u2019église Saint-Léon de Westmount, 4311 boul.de Maisonneuve Ouest.DUNN, Lorraine 1947 - 2002 C\u2019est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de Lorraine Dunn, le 22 février 2002, alors âgée de 54 ans.Elle laisse dans le deuil son fils Christophe Babin, sa bru Audrey, ses petits-enfants, Alexia (4 ans) et Nathan (1 an), sa mère Yvonne, ses frères et soeurs, Maurice, René, Louise, Blanche, Richard, Marina, Alice, Conrad ainsi que leurs familles.La famille recevra les condoléances au Salon funéraire Rideau 4275, boul.des Sources, D.D.O.(514) 685-3344 le lundi 25 février 2002 de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Les funérailles auront lieu le mardi 26 février 2002 à 11 h à l\u2019église Ste- Veronica, 1300 Carson, Dorval.Des dons pour l\u2019Association diabète Québec (514) 259-3422) ou la Fondation de l\u2019hôpital Notre-Dame-de-la-Merci seraient appréciés.GOULET, Julie (née Corbeil) 1902 - 2002 À Montréal, le 22 février 2002, à l\u2019âge de 99 ans, est décédée Julie Corbeil, épouse de feu Gustave Goulet.Elle laisse dans le deuil ses enfants Gilles (Renée Gauthier), Gaétan (Lucie Marion), Gisèle (Roger Delrieu), Yolande et Nicole (Normand Benoit) ainsi que ses petits-enfants et arrière-petitsenfants.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 745, Crémazie Est, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 25 février à 10 h en l\u2019église St-Vincent-Ferrier et de là au cimetière de St-Canut de Mirabel.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.HOULE, Fernand 1926 - 2002 À Joliette, aux soins palliatifs du CHRDL, le 21 février 2002, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé monsieur Fernand Houle, médecinvétérinaire, époux de Huguette Nicole.Outre son épouse, il laisse ses enfants, Isabelle (Guy Boulard), Anne-Marie (Philippe Morin), Jean-Pierre (Marie-Josée Gervais); ses petits-enfants, Olivier, Félix- Antoine, Jean-Thomas, Élodie ainsi que Louis-David, ses frères et soeurs, beauxfrères, belles-soeurs, autres parents et amis.Exposé le dimanche 24 février 2002 à 14 heures, au salon: Fernand Thériault 4391, rue Principale, St-Félix-de-Valois Funérailles le lundi 25 février 2002, à 14 heures, en l\u2019église paroissiale de St-Félixde- Valois.Inhumation au cimetière du même endroit.Des dons pour la Fondation du CHRDL, département des soins palliatifs seraient appréciés.Direction funéraire: Fernand Thériault LACHANCE, Maurice 1926 - 2002 À Boucherville, le 21 février 2002, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé M.Maurice Lachance, courtier d\u2019assurance retraité, époux de Jacqueline Fortier.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles, Michèle (Yvan Brochu), Anne (Sylvain Deschênes), sa petite-fille Stéfanie, ses frères et sa soeur, Benoit (Doreen), Guy (Jacqueline), Jacques (Gilaine), Thérèse, Louis-Charles (Andrée), ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, plusieurs parents et amis(es).La famille accueillera parents et amis(es) au Complexe funéraire Pierre Tétreault inc.549, Samuel-de-Champlain (à l\u2019est de Montarville sortie 19 de la route 132 Boucherville Une liturgie de la Parole, en présence des cendres, sera célébrée le lundi 25 février à 15 h en la chapelle du Complexe funéraire Pierre Tétreault.Heures des visites: lundi de 13 à 15 heures.Des dons pour la Société canadienne du cancer seraient appréciés.LACHAPELLE (Wolfe) Marchand, Juliette 1909 - 2002 À Joliette, le 20 février 2002, à l\u2019âge de 93 ans, est décédée Mme Juliette Lachapelle, épouse en premières noces de feu Laurent Wolfe et en secondes noces de M.Paul- Eugène Marchand.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses quatre enfants Wolfe: Jean-Guy (Monique Beaumier), Marcel, Germain (Gisèle Bouthillier) et Ginette (Audel Lévesque); ses petits-enfants: Chantal, Manon, Sébastien, Mariloup, Karine, Julie, Isabelle et Marie-Josée; son arrière-petite-fille Alexandrine, sa belle-fille Monique McSween, ses beaux-fils: Pierre (Sylvie Gagnon et Jeanne) et Jean-Claude Marchand, sa soeur Lucienne, sa nièce Johanne ainsi que tous ceux qui l\u2019aimaient.La dépouille mortelle sera exposée le dimanche 24 février de 19 à 22 h à la Coopérative funéraire de Montcalm 105, rue Montcalm, St-Esprit Les funérailles auront lieu le lundi 25 février à 11 h en l\u2019église de St-Esprit.Ouverture du salon lundi à 9 h.Direction funéraire Gaston Pothel (450) 839-3450 LALUMIÈRE, Michelle 1930 - 2002 À l\u2019hôpital Pierre Boucher, le 21 février 2002, à l\u2019âge de 71 ans, est décédée Mlle Michelle Lalumière, fille de feu Eugène Lalumière et fille de feu Laurette Daigle.Elle laisse dans le deuil ses soeurs Ghislaine, Lise et Francine, son frère Yves, beauxfrères et belles-soeurs, neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis.Elle sera exposée au Salon Alfred Dallaire inc.2590, rue de Rouen, Montréal le samedi 23 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.La famille recevra les condoléances au salon dès 14 h samedi.LANDRY, Hervé 1923 - 2002 À Laval, le 20 février 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé M.Hervé Landry, époux de madame Marcelle Gaudreau.Il laisse dans le deuil ses enfants, Paul (Suzanne), Louise (Richard), ses petits-enfants, Laurence, Jonathan, Guillaume, ainsi que des parents et amis.Selon ses volontés, il ne sera pas exposé.La famille accueillera parents et amis au Complexe Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est, Duvernay, Laval le lundi 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Une réunion de prières aura lieu au salon en présence des cendres à 20 h.Repose en paix Nous garderons toujours un bon souvenir de toi.LAVOIE, Achille 1933 - 2002 À St-Lambert, le 20 février 2002, à l\u2019âge de 68 ans, est décédé M.Achille Lavoie, époux de Mme Raymonde Legendre-Lavoie.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses trois fils, Serge (Marie-Claude), Denis (Sylvie), Alain (Sonia), ses petits-enfants, Philippe, Tristan, Marianne, Alexandra, Florence, Félix, Stéfanie, ses frères, ses soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, ainsi qu\u2019autres parents et amis.La famille recevra les condoléances le samedi 23 février de 20 h à 22 h et le dimanche 24 février de 9 h 30 à 10 h 30, au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.Cimetière Près du Fleuve 2750, Marie-Victorin, Longueuil Une réunion de prières aura lieu dimanche à 10 h 30 en la chapelle du complexe.Des dons à la Société d\u2019arthrite seraient appréciés.LEDUC, André 1938 - 2002 À Fabreville, le 18 février 2002, à l\u2019âge de 63 ans, est décédé M.André Leduc, employé du journal La Presse, époux de feu Mme Jacqueline Gagnon.Il laisse dans le deuil sa conjointe Yolande Nelson, ses deux fils, Pierre (Chantal Desroches), Stéphane, quatre petits-enfants, Vicky, Kevin, MarieÈve et Florance ainsi que plusieurs frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis(es).Il fut confié au Complexe funéraire Goyer ltée 3495, boul.Dagenais Ouest, Fabreville Un service religieux aura lieu le samedi 23 février à 10 h en l\u2019église St-Léopold de Fabreville, 3687 boul.Ste-Rose Ouest.La famille sera présente en l\u2019église à 9 h 30 pour recevoir vos condoléances, et de là au cimetière de St-Hyacinthe.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.LEHOUX (Gagné), Lorraine 1942 - 2002 À St-Eustache, le 22 février 2002, à l\u2019âge de 59 ans, est décédée Mme Lorraine Lehoux, épouse de M.Jean-Guy Gagné.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants, Danny (Sandrine Gingras) et Claudine (Étienne Ménard); ses frères et sa soeur, beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces, ainsi que de nombreux parents et amis.Elle sera exposée aux salons funéraires: Guay inc.146, St-Louis St-Eustache Les funérailles auront lieu le lundi 25 février, à 11 heures, en l\u2019église St-Eustache.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures et lundi dès 9 heures.Au lieu de fleurs, des dons à Sercan seraient appréciés.MARLEAU, Lionel 1926 - 2002 À son domicile de Beloeil, le 22 février 2002, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé M.Lionel Marleau.Il laisse dans le deuil son épouse, Suzanne Godfroid, ses enfants, Marcelle (André Payeur), Robert, Gisèle (Michel Pelletier), ses petits-enfants, Christine Payeur (Andrew Cameron), Michel Payeur (Isabelle Paquet), Cristalle Chaput (Igor Donadelli), ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces.Exposé au salon funéraire Maurice Demers inc.231, boul.Laurier, Beloeil le samedi 23 février de 19 à 22 h, le dimanche 24 février de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Les funérailles auront lieu le lundi 25 février 2002, à 14 h, en l\u2019église Ste-Maria-Goretti de Beloeil.Lundi ouverture du salon à midi.MARTEL, Jean-Paul 1917 - 2002 À Montréal, le 19 février 2002, à l\u2019âge de 84 ans, est décédé Jean-Paul Martel, époux de feu Claire Lamy.Il laisse dans le deuil ses enfants: Michel, Pierre (Yvonne) et Jean (Lorraine), ses petits-enfants: Daniel, Johanne, Sylvie, Sophie, Stéphane et Christopher, son arrière-petit-fils Michael, ainsi que plusieurs parents et amis.Prière de ne pas envoyer de fleurs, des dons à la Maison Jean Lapointe seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au complexe funéraire: Urgel Bourgie St-François d\u2019Assise 6700 Beaubien est, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 25 février à 11 h en la chapelle du complexe et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Heures de visite: dimanche 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi dès 10 h.INDEX DES DÉCÈS ARDIZZON, Guiliano BART, Oscar BLANCHET, Jean-Pierre St-Mathias-sur-Richelieu BOURGOUIN, Gaston Brossard BOYER (Doyon), Louise St-Isidore BRISEBOIS (Lemay), Claire Ida St-Bruno CHARBONNEAU, Luc Saint-Jean-sur-Richelieu d\u2019ARAGON (Corbeil), Edith Montréal DUBOIS, Paul J.New York DUNN, Lorraine GOULET, Julie (née Corbeil) Montréal HOULE, Fernand Joliette LACHANCE, Maurice Boucherville LACHAPELLE (Wolfe) Marchand, Juliette Joliette LALUMIÈRE, Michelle LANDRY, Hervé Laval LAVOIE, Achille St-Lambert LEDUC, André Fabreville LEHOUX (Gagné), Lorraine St-Eustache MALLÉJAC, Jo Montréal MARLEAU, Lionel Beloeil MARTEL, Jean-Paul Montréal NOËL (Lachapelle), Huguette Repentigny PARENTEAU, Nicole Laval sur le Lac ROBICHAUD, Rita ROSS, Noël Amqui THIFFAULT VALLÉE, Gilberthe Trois-Rivières VALLÉE (née Fortin), Fernande Montréal VIAU (née Dubeau), Nicole \u0001 \u0002 1923 - Jo MALLÉJAC - 2002 Jo mon Amour, ce n\u2019est pas parce qu\u2019on ne t\u2019a pas entendu et que tu n\u2019as pas fait de bruit depuis un bon bout de temps déjà que tu n\u2019avais rien à dire, bien au contraire.Depuis plusieurs années j\u2019ai eu ce merveilleux privilège de partager ma vie avec toi.Merci Jo pour toutes ces conversations si colorées.Merci pour toutes tes confidences, pour ta confiance en moi et pour ta compréhension indéfectible.Nous avons eu beaucoup de plaisir à vivre ensemble car nous avions cette complicité et cette solidité qui unissent ceux qui s\u2019aiment passionnément et profondément.Les 27 ans 3 mois 18 jours, temps chronométré entre nous, nous ont fait comprendre que chaque instant était important.Jo tu as été un homme de courage et de détermination.Tu as toujours fait preuve d\u2019une admirable volonté du dépassement de soi.Tu étais rempli d\u2019espoir, de générosité et de bonté.Tu as mené ton ultime course fidèle à ta philosophie de vivre: stoïque jusqu\u2019à la der des der.Mon Cher Amour je ne t\u2019oublierai jamais, ni ces derniers instants main dans la main, seuls, dans notre chambre, comme tu me l\u2019avais demandé.Tu me manques cruellement Jo.Au revoir mon Très Cher Amour.Ton épouse Francine Montréal, Francine Audette.\u0003 \u0004 999 5584 Not Found 3026494 REMERCIEMENTS MERCI au miraculeux Enfant Jésus de Prague faveur obtenue.N.R.MERCI mon Dieu, c\u2019est incroyable mais vrai.M.A.Missing files that are needed to complete this page: 999 5584 999 5584 1.86 2.0MMEFRAN 999 2.0 2.0 6LP1101B0223 b11 plus 6LP1101B0223 ZALLCALL 67 22:40:45 02/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 F É V R I E R 2 0 0 2 B 1 1 Il y a trop de soldats pour le budget, et pas assez pour les missions NOËL (née Lachapelle), Huguette 1941 - 2002 À Repentigny, le 19 février 2002, à l\u2019âge de 60 ans, est décédée Mme Huguette Lachapelle, épouse de M.André Noël.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants: Normand (Johanne Denault), Louise, Sylvain (Chantal Spénard) et Nicole (Didier Duque), ses petits-enfants Mylène et Coralie ainsi que Geneviève et Marc-Éric, ses frères et soeurs: Jean-Louis (Micheline Jean), Michel (Suzanne Morin), Micheline (Bob Rivet) et Ginette (Denis Simard), ses beaux-frères et belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis.Selon ses volontés, elle ne sera pas exposée.La famille recevra les condoléances des parents et amis le samedi 23 février de 9 h à 14 h 30 au Complexe funéraire Charles E.Rajotte inc.765, Notre-Dame, Repentigny Les funérailles auront lieu ce samedi à 15 h, en l\u2019église de La Purification, 445, Notre- Dame, Repentigny.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation du Centre hospitalier Le Gardeur seraient appréciés.PARENTEAU, Nicole À Laval sur le Lac, le 19 février 2002, est décédée Nicole Parenteau.Elle laisse dans le deuil, sa mère Lucille Parenteau, sa soeur Carole et son frère Ronald, ses nièces, Stéphanie et Julie ainsi que son neveu François.Une réunion de prières aura lieu le dimanche 24 février 2002 à 10 h 30.La famille recevra les condoléances de 9 h à 12 h à la chapelle du Mausolée St-Martin édifice arrière du Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est (près Papineau) Duvernay, Laval ROBICHAUD, Rita 1917 - 2002 Le 18 février 2002, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée Rita Robichaud, retraitée de l\u2019hôpital Royal Victoria.Elle était la fille de Maxime Robichaud et de Célina Leblanc de Saint-Antoine.N.B.Elle laisse dans le deuil son frère Albert, ses neveux et nièces Roméo, Normand, Guy et Jeannine, une belle-soeur Alice Léger, des petits-neveux et arrière-petits-neveux, des cousins et cousines et de très chères amies.Selon ses volontés, elle ne sera pas exposée.Une messe sera célébrée à sa mémoire le samedi 2 mars à 11 h à l\u2019église de Saint-Lambert, 41 avenue Lorne à Saint-Lambert.Parents et amis sont invités à y participer.Merci au personnel du 8e Sud du Centre hospitalier Pierre-Boucher pour son dévouement et sa compassion.Renseignements: 450-889-2417 Direction funéraire Urgel Bourgie www.urgelbourgie.com ROSS, Noël Au centre hospitalier d\u2019Amqui, le 20 février 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé monsieur Noël Ross, époux de feu dame Évangéline Michaud.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal 1-888-727-2847 le dimanche 24 février 2002 de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Le service religieux sera célébré le lundi 25 février à 14 h au complexe.Visites lundi à partir de 10 h.Il laisse dans le deuil sa conjointe Germaine Turcotte, ses enfants, Réal (Yvette Lafortune), Marjolaine (Ghislain Michaud), Solange (Robert Dubuc), Ginette (Paul-Émile Gagné), Jacques (Diane Gagné), Denis (Louise Gagnier), ses frères et soeurs, beaux-frères, bellessoeurs, ses petits- enfants et arrière-petitsenfants, ainsi que de nombreux parents et amis(es).Il fut aimé de tous.Pour ceux et celles qui le désirent, les témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Association pulmonaire du Québec.THIFFAULT VALLÉE, Gilberthe 1921 - 2002 Le 18 février, dans le calme et la sérénité, est décédée à la Maison Albatros de Trois- Rivières, Mme Gilberthe Vallée (Thiffault).Elle laisse dans le deuil ses trois enfants: Joanne, Auray (Ghislaine Vallières) et Wilbray, ses petits-enfants, Yolène, Christine et Elise Deschênes, Julie et Louis-Philippe Thiffault et Emily Anne Thiffault, ainsi que de nombreux parents et amis: Philippe et Richard Bertrand, Marie Perreault, Marcelle Dupont, Doris Desmeules (René Alarie).Selon sa volonté, le corps ne sera pas exposé.Heures des visites: dimanche 24 férvrier de 13 à 14 h suivies d\u2019une brève cérémonie qui aura lieu en présence des cendres à 14 h au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Des dons à la Fondation québécoise du cancer seraient appréciés.VALLÉE (née Fortin), Fernande 1930 - 2002 À Montréal, le 14 février 2002, à l\u2019âge de 71 ans, est décédée Fernande Fortin, épouse de Bernard Vallée.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants: Luc (Louise Lemay) et Sylvie; ses petits-enfants, Natasha, Nicolas, Zachary et Mégan, ses frères, soeurs, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 745, Crémazie Est, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mardi 26 février 2002 à 10 h en l\u2019église St-Thomas-Apôtre, et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer ou à la Fondation québécoise des maladies du coeur seraient appréciés.Heures des visites: lundi de 19 à 22 h.VIAU (née Dubeau), Nicole 1946 - 2002 Nicole Viau nous a quittés trop rapidement, épouse de Gaétan, mère de Brigitte (Robert), Patrick et Karyne (Jean Sébastien), soeur de Diane (Denis) et Donald (Kathleen), belle-soeur de Lise (Yves), André (Louise), Rollande (Richard), Normand (Louise) et Paul (Francine), belle-fille de Gertrude, tante de tous les petits, amie de tous ceux et celles qui ont eu la chance de la côtoyer.Elle est, était et restera notre ange gardien à tous.Exposée le dimanche 24 février de 18 à 20 h au Complexe funéraire Angrignon Alfred Dallaire inc.7200, boul.Newman, LaSalle Une réunion de prières aura lieu en la chapelle du complexe, le même jour à 20 h.Compensez l\u2019envoi de fleurs par des dons à la Société du S.L.A.du Québec.REMERCIEMENTS \u0001 \u0002 ABBÉ GEORGES RIEDL La famille Riedl tient à remercier toutes les personnes qui ont offert leurs condoléances lors du décès de l\u2019Abbé Georges Riedl, le 20 janvier 2002.\u2019\u2019Qu\u2019il repose en paix\u2019\u2019 \u0003 \u0004 BLOUIN, Imelda Suite au décès de Mme Imelda Blouin, survenu le 7 février 2002, à St-Jacques, à l\u2019âge de 95 ans, ses soeurs, Sr Pauline et Sr Marie-Mathe Blouin, des Soeurs de Ste- Anne à Lachine, ainsi que la famille Blouin, remercient tous les parents et amis qui leur ont témoigné des marques de sympathie, soit par visites au salon, messes, fleurs ou assistance aux funérailles.Que chacun trouve ici l\u2019expression de notre reconnaissance en considérant ces remerciements comme personnels.CHALUT-AWAN, Denise Sadiq Awan, Gabrielle C.Valois et leurs familles désirent remercier parents et amis qui leur ont témoigné des marques de sympathie à l\u2019occasion du décès de Denise Chalut-Awan.Nous avons été profondément touchés par vos témoignages et nous vous prions d\u2019accepter notre reconnaissance.Nous désirons aussi remercier le personnel de l\u2019Hôpital Général Juif.LABROSSE, Raymond Au soir du jeudi 24 janvier 2002, au terme de ses 93 ans, Raymond est parti discrètement.C\u2019est un passage difficile pour nous qui l\u2019aimons et qui nous sentons toujours aimés de lui.Mais au coeur de ces moments de deuil, la vie nous a permis de trouver, malgré tout, sens, sérénité, chaleur, espérance et paix.Et nous croyons qu\u2019être fidèles à Raymond, aujourd\u2019hui, c\u2019est vivre, vivre comme il le voudrait, le faire vivre en nous.Vous avez su vous faire très proches de nous par votre présence attentive et chaleureuse, votre affection, votre prière.Merci du fond du coeur pour ces liens si précieux.Claude, Mariette et Jean, Jacques et Danielle, les petits-enfants NORMAND - ROY, Lucia 1916 - 2001 Merci du fond du coeur à tous les parents et amis qui nous ont apporté la chaleur de leur sympathie et le réconfort de leur amitié à la suite du décès de Lucia Roy-Normand survenu le 15 octobre 2001.Vos marques de sympathie exprimées par offrandes de fleurs, messes, cartes ou présence aux funérailles nous ont touchés.Nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude.La famille REMERCIEMENTS DESMARTEAU, Jacques 1930 - 2001 Son épouse Elia Orsini, ses enfants, ses petits-enfants, ses frères, belles-soeurs, beaux-frères remercient très sincèrement toutes les personnes qui nous ont témoigné des marques de sympathie, prières, offrande de messes, fleurs, dons et cartes de condoléances, visite au salon ou assistance aux funérailles, lors du décès de M.Jacques Desmarteau survenu le 24 décembre 2001 à Boucherville.Toutes ces personnes sont priées de considérer ces remerciements à titre personnel.REMERCIEMENTS GASTON MARSOLAIS, ABBÉ Vous avez eu la délicatesse lors du décès de l\u2019abbé Gaston Marsolais de nous témoigner par un geste personnel la part que vous preniez à notre peine.Nous en avons été sincèrement touchés et tenons à vous dire notre profonde gratitude.Les soeurs, les belles-soeurs et les frères de l\u2019abbé Gaston Marsolais JOHN WARD Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Coincée entre un budget inadéquat et des exigences accrues, l\u2019armée canadienne vit audessus de ses moyens, a déclaré hier le chef d\u2019état-major de l\u2019armée de terre.Et si on n\u2019accepte pas d\u2019augmenter ses ressources ou de lui confier moins de responsabilités, il faudra en payer le prix tôt ou tard, a ajouté le lieutenant-général Mike Jeffery.« Nous avons trop de militaires pour notre budget, mais pas assez pour les missions qui nous sont confiées », a-t-il précisé à l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle de la Conférence des associations de la défense.Pour joindre les deux bouts, l\u2019armée doit rogner sur les budgets d\u2019infrastructure et d\u2019entretien, et exiger beaucoup de ses soldats.« À force de vivre au-dessus de nos moyens, on perd de la flexibilité et, à un moment donné, il faut trouver le moyen de combler les brèches », a souligné le lieutenantgénéral Jeffery.Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a proposé une révision de la politique de défense, cette année.Le commandant de l\u2019armée de terre a accueilli favorablement cette idée, qui permettrait de savoir combien les Canadiens sont prêts à payer pour l\u2019armée.« Si la population estime ne pas pouvoir consacrer plus d\u2019argent à la défense, je suis prêt à accepter son point de vue, dit-il.Mais elle doit comprendre qu\u2019elle en aura moins pour son argent, car nous ne pouvons poursuivre un financement déficitaire aux dépens de nos soldats et de nos aviateurs.» Les soldats travaillent de plus en plus fort, car même si le recrutement donne de bons résultats, il faut prévoir une période d\u2019entraînement, dit le lieutenant-général Jeffery.« Il nous manque environ 1200 soldats ayant suivi un entraînement adéquat », estime-t-il.Cette situation met encore plus de pression sur les militaires expérimentés.Les fantassins qui rentrent chez eux après avoir participé à une mission outre-mer sont envoyés presque immédiatement à la base des Forces canadiennes à Gagetown pour former des recrues.Le lieutenant-général Jeffery entrevoit un autre problème potentiel.Au cours des prochaines années, les militaires qui ont été recrutés au début et au milieu des années 1970 pourront obtenir une rente de retraite partielle.Si plusieurs décident de partir parce qu\u2019ils en ont assez du rythme qui leur est imposé, l\u2019armée pourrait avoir un problème de taille, prévoit-il.10e ANNIVERSAIRE JEAN (Bérubé), Françoise 1922 - 1992 Déjà 10 ans que tu nous as quittés et tu nous manques toujours autant.Tu resteras toujours dans nos plus chers souvenirs comme étant une femme et une mère hors du commun.Ta famille.13e ANNIVERSAIRE JACQUELINE BOURBONNAIS LÉVEILLÉ Depuis 13 ans que tu es décédée, je garde présent à ma mémoire, ton dévouement et ta générosité, aide moi à poursuivre ma route.Ton époux Gaston 1er ANNIVERSAIRE LISE DUFRESNE 1940 - 2001 Il y a un an, tu nous quittais, après une énergique et courageuse lutte contre le cancer.Ta vitalité et ta persistance à orienter chacun de tes instants vers l\u2019essentiel, sera pour nous tous la plus belle leçon que tu nous auras laissée.Frédéric (Claudine), Philippe (Sandra), Clément (Sophie), Bernard, sa soeur Nicole et tous les autres membres de la famille remercient tous ceux qui ont exprimé leur appui et leur encouragement dans cette épreuve.Ta présence et ta joie de vivre nous manquent mais nous savons que tu as rejoint la lumière.IN MEMORIAM Michel Massé 1931 - 1977 Toujours aussi présent dans nos pensées et dans nos coeurs.Jo-Ann, Diane, Bev, Suzanne et petits-enfants.Photo PC Huguette Labelle, d\u2019Ottawa (à gauche), a intégré les rangs de l\u2019Ordre du Canada au cours d\u2019une cérémonie présidée par la gouverneure générale Adrienne Clarkson.La Citadelle est l\u2019hôte d\u2019une première cérémonie de l\u2019Ordre du Canada Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La Citadelle de Québec a été l\u2019hôte, hier, de la première cérémonie de l\u2019Ordre du Canada se déroulant à l\u2019extérieur de Rideau Hall, à Ottawa.D\u2019autres cérémonies se dérouleront à l\u2019extérieur d\u2019Ottawa.La prochaine aura lieu à Vancouver, en septembre.Une autre est prévue à Halifax en octobre.« Cela fait partie des initiatives que nous avons prises cette année à l\u2019occasion du 50e anniversaire des gouverneurs généraux canadiens (.) afin que les gens connaissent mieux cette récompense et sachent que c\u2019est la plus haute distinction civile », a rappelé la gouverneure générale Adrienne Clarkson dans son discours d\u2019ouverture.Suivant ces habituelles formalités protocolaires, la remise des insignes a commencé.Les nouveaux membres ont défilé un à un devant la gouverneure générale, qui épinglait leur récompense après la lecture d\u2019un texte résumant les raisons de leur nomination.Sur les 39 personnes décorées par la gouverneure générale, 25 sont devenues membres, 12 ont été nommées officiers et deux ont été promues compagnons.L\u2019auteure québécoise, Marguerite Lescop, âgée de 86 ans, figure parmi ceux qui ont intégré les rangs de l\u2019Ordre du Canada, hier.« Quand on m\u2019a appris que j\u2019avais été choisie, je prenais ça à la légère.Mais aujourd\u2019hui, lorsque le grand moment est arrivé, je suis devenue très émue.Tellement que je me demandais si j\u2019allais être capable de me rendre en avant », a-t-elle raconté.Mme Lescop, qui n\u2019a jamais mené de grands combats ni consacré sa vie à de nobles causes, s\u2019est longtemps demandé pourquoi on lui faisait un tel honneur.« Je crois que je reçois l\u2019Ordre du Canada parce que je suis une personne ordinaire qui a mené une vie ordinaire et qui a accompli ce qu\u2019elle voulait accomplir.Et l\u2019ordinaire s\u2019est transformé en extraordinaire.» Par ailleurs, Lila Sied Ameen Fahlman, qui défend la cause des femmes musulmanes, était très heureuse d\u2019avoir été récompensée de la sorte.« Je rêvais de l\u2019Ordre du Canada depuis si longtemps, s\u2019est-t-elle exclamée.J\u2019ai lu beaucoup à propos de cette récompense.Lorsque je voyais tous ceux qui étaient décorés, je les trouvais très chanceux et en même temps, je me disais qu\u2019ils le méritaient.Je me disais que jamais je ne pourrais le recevoir.J\u2019y avais renoncé pour ne pas avoir le coeur brisé.» Fille d\u2019une mère méthodiste et d\u2019un père musulman, Mme Fahlman défend avec passion le respect entre membres de différentes religions.« Ce n\u2019est pas parce que je suis musulmane que je crois que tout le monde devrait l\u2019être.Au contraire.Chacun doit trouver la religion qui lui convient le mieux », souligne-telle.PRIÈRES Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N\u2019oubliez pas de remercier le Sacré-Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.R.S.Statut des éducatrices: Québec soutiendra l\u2019appel d\u2019une garderie Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Le gouvernement québécois soutiendra financièrement l\u2019appel d\u2019un centre de la petite enfance (CPE) pour faire renverser un jugement accordant un statut de salariées à une trentaine d\u2019éducatrices en milieu familial.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué hier la ministre d\u2019État à la Solidarité sociale, à la Famille et à l\u2019Enfance, Linda Goupil.Le commissaire Jacques Vignola avait tranché, le 11 février, en faveur de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui réclamait le statut de salariées pour les travailleuses en milieu familial du CPE La Rose des vents, à Blainville, dans les Laurentides.La décision rendue par le commissaire Vignola est lourde de conséquences financières.Elle pourrait théoriquement faire passer 10 000 femmes qui exploitent un service de garde dans leur maison sur la liste de paie des CPE, et, conséquemment, du gouvernement.999 5584 Not Found Missing files that are needed to complete this page: 999 5584 999 5584 K02xL61 MMEFRAN 999 1.0 1.0 6LP1201B0223 B12 samedi oxfam 6LP1201B0223 ZALLCALL 67 15:30:46 02/22/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 FÉVRIER 2002 PARTENAIRES D\u2019ICI ET D\u2019AILLEURS Photo ÉRIC ST-PIERRE, collaboration spéciale En échange d\u2019une somme équivalant à 2 $ par ménage, des charretiers ramassent les rebuts en apparence non réutilisables.De l\u2019ordre dans les ordures Jusqu\u2019au 7 avril 2002, La Presse publie chaque semaine en collaboration avec Oxfam-Québec un article portant sur un projet de coopération internationale.Dix jeunes journalistes et photographes québécois ont parcouru le globe afin de produire cette série qui met en relief la qualité du travail de plusieurs coopérants canadiens et souligne l\u2019importance de la solidarité entre populations du Nord et du Sud, tout comme au sein même de ces sociétés.MARTINE ROUX e t ÉRIC ST-PIERRE collaborations spéciales Cotonou est construite sur un tapis d\u2019ordures.Chaque terrain, chaque chaumière nouvellement érigée dans la métropole du Bénin repose littéralement sur un remblai de déchets.La ville étouffe chaque jour un peu plus sous le poids des détritus qui jonchent les rues, les trottoirs, les marchés, les rives, les canalisations pluviales.Près d\u2019un million d\u2019êtres humains grouillent dans les rues de Cotonou.Mais la ville ne compte ni site d\u2019enfouissement, ni décharge, ni service de ramassage des ordures ménagères.Résultat : un paysage triste, nauséabond.et dangereux.Des seringues côtoient les terrains de jeux.Des femmes puisent de l\u2019eau dans des puits alimentés par une nappe phréatique de qualité douteuse.Les amoncellements de détritus servent de nids de propagation pour la vermine, les insectes et les maladies.Dans certains quartiers populaires, les berges de la jadis jolie lagune de Cotonou, tout près de l\u2019Atlantique, sont autant de latrines à ciel ouvert.À Cotonou, la gestion des déchets solides ménagers relève du casse-tête.Les rues, souvent étroites et rarement pavées, ne permettent pas la cueillette de porte en porte avec des camions à benne.En fait, une véritable révolution du déchet s\u2019impose : ici, les comportements sont aux antipodes des standards de salubrité occidentaux.N\u2019empêche, différents groupes ont entrepris à leur façon d\u2019assainir la ville.Des adolescents effectuent des corvées volontaires en balayant et en nettoyant les rues de Placodj, un des quartiers les plus pauvres de la ville.Ailleurs, un réseau informel de femmes « récupératrices » ratisse les quartiers pour acheter les contenants de verre, de métal ou de plastique qu\u2019elles revendront par la suite au marché.Mais n\u2019entre pas qui veut dans leur club sélect : une ménagère s\u2019improviserait récupératrice que les femmes auraient tôt fait de lui régler son compte ! « Ma grand-mère et ma mère faisaient ce métier, dit l\u2019une d\u2019elles, Jacqueline.Ça se transmet d\u2019une génération à l\u2019autre.Comme si c\u2019était héréditaire ! » En échange d\u2019une somme équivalant à 2 $ par ménage, des charretiers ramassent quant à eux les rebuts en apparence non réutilisables.On croirait ces travailleurs tout droit sortis du Moyen Âge : ils remplissent la charrette chez les « abonnés » du service \u2014 environ la moitié des citadins retiennent les services d\u2019un charretier \u2014 et tirent ensuite à bout de bras cette lourde charge bringuebalante et malodorante.Destination ?Le dépôt anarchique le plus proche ! Un déplacement de déchets, en somme.Mais ils peuvent aussi vendre leur cargaison à un futur propriétaire qui souhaiterait remblayer les bas-fonds de la lagune pour y aménager une bicoque.Ou négocier avec des jardiniers-maraîchers, qui recueillent les déchets organiques afin d\u2019en faire du compost qui servira à engraisser des terres cultivables autour de la ville.« On a tout intérêt à vendre le contenu de la charrette, dit Alexandre de Repronev, un entrepreneur charretier qui détient une flotte de cinq charrettes et emploie une quinzaine de personnes.On en retire plus de revenus et on évite surtout de parcourir des kilomètres pour se rendre au dépôt.» Les rebuts rassembleurs Autant d\u2019acteurs oeuvrant de façon échevelée à « pré-collecter » les déchets.Suffisait de les réunir et d\u2019orchestrer leur action : voilà la mission du projet de gestion des déchets solides ménagers (PGDSM), lancé par Oxfam-Québec à Cotonou avec l\u2019aide de l\u2019ACDI.« Ici, on travaille à organiser la pré-collecte des ordures, explique le directeur du projet, le Québécois Laurent Gauthier.Pour le Québec, je sais que ça peut sembler un peu bizarre.Mais la ville n\u2019a pas les moyens d\u2019avoir un système de cueillette.Il s\u2019est donc créé des petites associations qui recueillent des ordures moyennant une rétribution.» Le hic, c\u2019est que ces groupes se sont développés de façon exponentielle.mais désorganisée : les charretiers, qui à eux seuls représentent 80 % de la pré-collecte, se disputaient férocement les 24 communes et les 145 quartiers de Cotonou jusqu\u2019à l\u2019intervention d\u2019Oxfam- Québec.« On a découpé la ville en quartiers et chaque association a choisi des secteurs d\u2019intervention », poursuit M.Gauthier.Miracle : tous ces intervenants ont accepté de bon gré de contribuer au projet de pré-collecte des déchets.« On a eu un taux d\u2019adhésion de 100 % car nous n\u2019avons rien décidé.Ils se sont positionnés eux-mêmes.Décréter quelque chose, ça ne marche pas ! » Il était temps.Cotonou a atteint un seuil d\u2019urbanisation tel qu\u2019il ne reste plus un seul centimètre de terrain à lotir, dit M.Gauthier.Les seuls endroits vacants ont des fonctions importantes pour l\u2019environnement, comme les bas-fonds, les bassins ou les lieux d\u2019évacuation des eaux.L\u2019envahissement des déchets pose désormais un sérieux problème de santé publique.« Les déchets sont mis sur les berges et on en est rendu à les pousser dans l\u2019eau ! Cela a des impacts sur la santé et l\u2019environnement, ça ne peut plus continuer.» Charretiers, maraîchers, jeunes balayeurs, femmes récupératrices ont accepté de bonne grâce de collaborer ensemble.Mais l\u2019un des plus grands défis du projet est de changer les comportements de la population.Pas facile d\u2019y arriver quand le nec plus ultra de l\u2019engagement écolo consiste à nettoyer son perron.« Il y a beaucoup de travail à faire.Mais nous avons sans doute le projet le plus médiatisé en ville ! On a utilisé tous les médias pour le promouvoir : journaux, radio, télévision.On souhaite aussi que la municipalité adopte un décret municipal.» Relève Pendant qu\u2019Oxfam-Québec supervise la pré-collecte dans les rues de Cotonou, la société d\u2019ingénierie canadienne Dessau Soprin travaille à l\u2019aménagement d\u2019une décharge municipale, également avec le soutien financier de l\u2019ACDI.Les charretiers ne se contenteront donc plus de déplacer les ordures : chacun dans sa zone, ils auront pour mission de les transporter d\u2019un point à un autre.Un camion les emmènera ensuite à la décharge.L\u2019élimination des déchets biomédicaux fera aussi partie de l\u2019intervention d\u2019Oxfam-Québec à Cotonou.À l\u2019origine, le projet n\u2019en faisait pourtant pas mention, explique Laurent Gauthier.« Mais nous avons constaté que les établissements de santé se débarrassent de leurs déchets biomédicaux de façon un peu sauvage : les seringues ou autres objets potentiellement contaminés se retrouvent en pleine nature, à la portée des gamins.Il fallait faire quelque chose.» En attendant de trouver une solution plus durable, l\u2019incinérateur du centre hospitalier de Cotonou brûlera tous les déchets biomédicaux des cliniques et des établissements de santé environnants.Ironiquement, il est situé.à un jet de pierre de la cantine de l\u2019hôpital.Malgré ses lacunes, l\u2019incinérateur atteint des températures suffisamment élevées pour brûler convenablement les déchets biomédicaux.« C\u2019est une solution d\u2019urgence mais c\u2019est mieux que rien du tout », dit le coopérant.Même si le projet d\u2019Oxfam-Québec n\u2019a véritablement débuté qu\u2019au printemps dernier, Laurent Gauthier pense déjà à la relève.« Les associations ont déjà formé un collectif qui gérera les activités une fois notre contribution terminée.Finalement, nous aurons servi d\u2019interface entre la ville de Cotonou et ce collectif.» Environ 500 personnes couvrant 43 % du territoire urbain vivaient de la pré-collecte avant l\u2019implantation du projet, ajoute-t-il.« En couvrant tout l\u2019ensemble de la ville, nous espérons créer 500 autres emplois.» Mais surtout, grâce à la force et à l\u2019organisation du collectif de pré-collecte, Cotonou devrait selon lui retrouver un aspect plus sain d\u2019ici quelques années.« On se croise les doigts.» Ce reportage a été dirigé et rédigé par Martine Roux avec le concours d\u2019Éric St-Pierre sur le terrain.QUESTION 6 : Quel est l\u2019impact recherché par le projet de gestion des déchets à Cotonou ?Photo ÉRIC ST-PIERRE, collaboration spéciale Des jardiniers-maraîchers recueillent les déchets organiques afin d\u2019en faire du compost qui servira à engraisser des terres cultivables autour de la ville."]
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