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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-03-13, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101B0313 B1 mercr.3LP0101B0313 ZALLCALL 67 17:28:14 03/12/02 B 3033505A 3LP0201B0313 B2 MERCREDI 3LP0201B0313 ZALLCALL 67 21:07:10 03/12/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 3 MARS 2002 BANDE À PART BERLIN Suite de la page B1 Un musée qui parle Soixante-trois ans après que la Gestapo de lui-même eut fermé le premier musée juif de Berlin, M.Libeskind a ressuscité la culture juive dans la ville la plus associée à sa destruction.L'ouverture du musée marque un nouveau départ pour la métropole, qui s'est débattue pendant des décennies avec le problème de préserver le souvenir douloureux des atrocités nazies, que certains Allemands préféreraient enterrer pour mieux se tourner vers l'avenir.« En Allemagne, quand les temps changent, tout change.Les gens aiment mieux plonger dans une amnésie confortable, comme si rien ne s'était produit avant », déplore M.Libeskind.Le philosophe berlinois Vincent von Wroblewski est du même avis : « Le problème, c'est qu'une minorité veut imposer une mémoire à une majorité qui ne veut pas la recevoir.» Hanté par son passé Pourtant, Berlin ne peut échapper à son passé, ni à ses fantômes.Dans la nouvelle capitale de l'Allemagne réunifiée, le ministère du Travail a été relogé dans l'ancien bureau de propagande antisémite de Josef Goebbels.Le ministère des Affaires étrangères a emménagé dans l'ancienne banque centrale d'Adolf Hitler, tandis ce que le ministère des Finances a hérité de l'ancien ministère de l'Aviation de l'ère nazie.La décision de déménager la capitale n'a pas été adoptée sans grincements de dents.Par rapport à Bonn, la métropole berlinoise était jugée trop prussienne, autoritaire et centralisatrice.Hanté par son passé, Berlin n'était pas un endroit pour ressentir une quelconque fierté nationale.Aujourd'hui encore, dans la capitale en devenir, toutes les décisions suscitent d'interminables débats, attisés par des visions conflictuelles de l'Histoire.Le mur de Berlin aurait-il dû être préservé davantage ?Les ruines de la guerre devraientelles être rasées ?Le mémorial aux victimes de l'Holocauste \u2014 qui sera finalement érigé près de la porte de Brandebourg \u2014 devrait-il vraiment occuper un espace équivalent à deux terrains de football, en plein centre-ville ?Et puis, la nouvelle chancellerie allemande n'est-elle pas trop grandiose ?Même Gerhard Schröder semble embarrassé par le côté imposant de l'énorme bâtiment blanc qui traduirait, selon certains, le retour de la volonté de puissance germanique.L'an dernier, le chancelier a expédié la cérémonie d'inauguration en 35 petites minutes et a tenu à rassurer son peuple : la coupole du Reichstag, siège du Parlement, dépassait le sommet de la chancellerie de quatre mètres.Le débat a rendu furieux l'architecte de la chancellerie, Axel Schultes, qui a critiqué « la maladie d'être allemand, la peur de soi-même et des autres ».Pour lui, la nouvelle chancellerie marquait la fin d'une ère, « la libération après les périodes d'autopunition architectoniques que nous nous sommes imposées au cours des dernières décennies ».Il est vrai que malgré la contribution des plus grands architectes à la renaissance de Berlin \u2014 Arata Isozaki, Renzo Piano, Philip Johnson, Norman Foster, Jean Nouvel, Aldo Rossi \u2014 l'uniformité froide des tours à bureaux modernes, alignées de bloc en bloc, n'a rien de très inspirant.« Ça ressemble à tous les quartiers médiocres des villes secondaires, tranche M.Libeskind.Ça ne reflète ni la grande histoire de Berlin, ni ce que la ville est vraiment devenue ! » Cyniques, les Berlinois affirment que les meilleurs architectes du monde se sont réunis dans leur ville pour construire leurs pires bâtiments.En vérité, leur originalité a souvent été castrée par les autorités de Berlin, qui leur ont imposé des directives strictes et qui ont rejeté tous les projets un peu trop fantaisistes.L'idée a été de remettre sur pied une ville maltraitée pendant des décennies, pas d'en faire une « gigantesque vitrine d'exposition ».C'est la logique, et rien d'autre, qui a présidé à la reconstruction.Malgré tout, après 50 ans de contrition, Berlin relève lentement la tête.Comme Daniel Libeskind, des milliers d'artistes et d'intellectuels affluent depuis 10 ans vers la ville de tous les possibles.« Berlin est une grande métropole, excitante et stimulante, qui a entrepris des transformations très profondes en terme d'identité », explique l'architecte.Ce nouveau Berlin, rien ne pourrait mieux le symboliser que le Musée juif : une réconciliation du passé et du présent pour mieux faire face à l'avenir.Un rappel de ce que la ville a été et de ce qu'elle pourrait, peut-être, redevenir.Un emblème d'espoir.ISABELLE HACHEY BERLIN \u2014 Du haut des airs, sa structure en zigzags évoque un éclair ou une étoile de David brisée.De la rue, ses minces fenêtres en sillons désordonnées donnent l'impression que l'imposant bâtiment d'acier a reçu un choc si considérable qu'il aurait craqué de toutes parts.Mais c'est de l'intérieur que le Musée juif de Berlin est vraiment à couper le souffle.La structure est traversée de part et d'autre par une série de « vides », des espaces ouverts représentant la perte de culture que le musée est justement censé accueillir et exhiber \u2014 l'humanité réduite en cendres, la tradition juive enterrée dans les décombres de l'Holocauste.Ces vides, on peut les apercevoir par l'angle étroit d'une fenêtre, les traverser par un pont interne et même se retrouver à l'intérieur, pour sentir leur froideur et leur absence.Le musée a été dessiné pour créer un sentiment de désorientation mêlé de claustrophobie, voire de panique.Les couloirs se croisent dans tous les sens, l'escalier abrupt ne mène à rien, le monde extérieur n'est entraperçu que très rarement, par des fenêtres étroites.Le jardin des Exils, où 49 colonnes émergent à un angle improbable, recrée le sentiment de désorientation causé par l'exil.Le sol en pente douce donne la fausse impression que les colonnes sont perpendiculaires, provocant bien des pertes d'équilibre.La pièce la plus troublante du musée est peut-être la Tour de l'Holocauste, un immense « vide » de béton nu, non chauffé et éclairé par la seule lumière du jour.Une fois à l'intérieur, une porte massive se referme derrière les visiteurs, les obligeant à fixer leur attention sur le mince filet de lumière provenant d'un angle aigu de la tour.Une échelle hors d'atteinte représente la futilité d'une tentative d'évasion.Les sons de la rue, les bruits des voitures et les cris des enfants sont perceptibles, mais désespérément inatteignables.Frissons garantis.Cyniques, les Berlinois affirment que les meilleurs architectes du monde se sont réunis dans leur ville pour construire leurs pires bâtiments.ASSOCIATION QUé BéCOISE DES AGENCES DE VINS, BIÈRES ET SPIRITuEUX inc.3030895A 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 popular@popular.qc.ca FINANCEMENT À PARTIR DE 3,9% Laurier Pour un temps limité sur nos Passat et Jetta en stock.Bon choix, livraison immédiate C'est de l'intérieur que le Musée juif de Berlin est vraiment à couper le souffle.La structure est traversée de part et d'autre par une série de « vides », des espaces ouverts représentant la perte de culture que le musée est justement censé accueillir et exhiber.Commode bombé Louis XV avec dessus en marbre Mobiliers haut de gamme 5805 Transcanadienne, Ville St-Laurent (Rond point côte-de-Liesse et Transcanadienne) (514) 748-9500 Ouvert 7 jours par semaine jeu.et ven.: 9 h à 20 h ; 12 h à 17 h 6529 boul.Décarie Montréal (Coin Plamondon) (514) 344-1400 Lun.- ven.: 9 h à 18 h Sam.: 10 h à 17 h ; dim.: fermé Controverse au Musée juif de New York NEW YORK \u2014 Une exposition du Musée juif de New York qui montre un camp de concentration construit en Lego, des grenades de gaz mortel ornées de logos à la mode, ou encore des bustes du médecin- tortionnaire Josef Mengele, provoque la colère des survivants des camps de la mort.L'exposition Refléter le mal : imagerie nazie/art récent montre aussi une photo de prisonniers du camp de Buchenwald avec en surimpression une photo de l'artiste brandissant une cannette de Coke Diète.« C'est une honte, que l'un des musées juifs les plus respectés galvaude l'Holocauste au point de montrer ce qu'il considèrent comme de l'art et qui n'est qu'une insulte pour les survivants », a dit le président du Rassemblement américain des survivants de l'Holocauste juif, qui appelle au boycott du musée jusqu'à la fin de l'exposition.Pour apaiser cette hostilité, les responsables du musée ont décidé d'apposer un avertissement devant les oeuvres dénoncées et d'aménager une entrée séparée pour les visiteurs qui voudraient se rendre dans l'établissement sans voir l'exposition.\u2014AFP 3LP0301B0313 b3 mer 3LP0301B0313 ZALLCALL 67 20:16:04 03/12/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 3 MA R S 2 0 0 2 B 3 Bourse, sport, drogue: même dépendance d'après le New York Times LE JEU compulsif, la passion pour les événements sportifs, les placements exubérants à la Bourse et la consommation de drogues ont un dénominateur commun, disent les spécialistes de la neuroscience.De tels comportements, soutiennent-ils, dépendent tous d'un même circuit cérébral qui a évolué au cours des âges pour permettre aux animaux de reconnaître les récompenses essentielles à leur survie, comme la nourriture et l'activité sexuelle.Les chercheurs ont découvert que le cerveau humain utilise ces mêmes circuits pour se réjouir d'une variété de récompenses moins fondamentales comme le succès à la bourse ou un jeu particulièrement spectaculaire en fin de neuvième manche d'un match de baseball.Et à la grande surprise de bien des gens, ils ont aussi découvert que les systèmes cérébraux qui détectent et évaluent de telles « récompenses » fonctionnent généralement au niveau subconscient, ce qui donne des pistes pour mieux comprendre les mécanismes de dépendance au jeu, aux gains financiers ou à la drogue.L'inconscient qui décide En navigant dans le monde et en décidant ce qui constitue ou non une récompense, les humains seraient la plupart du temps plus près des zombies que d'un état conscient.Ces résultats, qui semblent rallier un grand nombre de neuroscientifiques, contredisent la thèse voulant que les humains prennent des décisions conscientes au sujet de ce qu'ils veulent et des moyens de l'obtenir.Les psychologues ont étudié l'apprentissage du traitement subconscient de l'information et ils ont commencé à localiser les régions du cerveau qui en seraient responsables, explique le Dr Gregory Berns, psychiatre à la faculté de médecine de l'Université Emory, à Atlanta.Et on commence à comprendre les liens entre ces différents circuits.« Je crois que la plupart des décisions sont prises de manière subconsciente, avec plusieurs degrés de conscience, dit le Dr Berns.Par exemple, je suis vaguement conscient de mon itinéraire au travail ce matin.L'état de conscience semble être réservé pour des choses plus importantes.» Le Dr P.Read Montague, spécialiste en neuroscience au Collège médical Baylor, à Houston, estime que cette notion de « pilote automatique » chez les humains soulève deux questions : comment le cerveau détermine- t-il les moments où le niveau de conscience doit être relevé, et comment l'évolution a-t-elle créé un cerveau capable de telles distinctions ?Les expériences sur les animaux et les humains semblent démontrer que le cerveau a évolué de manière à pouvoir se former, dès l'enfance, en fonction de ses contacts avec le monde extérieur À mesure que les enfants grandissent, leur cerveau construit des modèles internes de tout ce qu'ils rencontrent et apprend graduellement à identifier les objets et à prédire leur mouvement temporel et spatial.Quand un nouveau renseignement arrive du monde extérieur, le cerveau le compare automatiquement à sa banque de données accumulées.Si tout concorde \u2014 comme si vous prenez toujours le même chemin pour aller au travail \u2014 les événements, les objets et le passage du temps peuvent demeurer au niveau du subconscient.Mais si une surprise survient \u2014 un arrêt pour un feu rouge, par exemple \u2014 la discordance entre ce qui est attendu et ce qui se produit provoque un nouvel état de conscience dans le cerveau.Un circuit cérébral est activé et, puisant dans les blocs de mémoire d'expériences passées, une décision est prise : freiner, donner un coup de volant ou continuer.Il faut parfois attendre une seconde ou deux, après que les pieds et les mains ont exécuté le mouvement, pour se rendre compte qu'une décision plus ou moins consciente a été prise.Le Dr Montague estime que 90 % des activités quotidiennes des humains sont l'apanage de ce genre d'automatisme, par ce système inconscient dont l'évolution a aidé les créatures à survivre.Dopamine et récompenses Les deux circuits les plus étudiés qui travaillent au niveau subconscient sont ceux qui permettent aux animaux et aux humains d'évaluer les récompenses.Les deux mettent en cause un produit chimique appelé dopamine.Le premier circuit, situé dans la région centrale du cerveau, aide les animaux et les humains à évaluer instantanément les récompenses ou l'absence de récompense.Ce circuit a été décrit de manière détaillée il y a plusieurs années par le Dr Wolfram Schultz, spécialiste de la neuroscience à l'Université Cambridge, en Angleterre.Le Dr Schultz a découvert que les neurones de dopamine s'activaient avec force quand un singe recevait, par exemple, plus de jus de pomme (sa récompense) que prévu.Quand le singe recevait la dose de jus attendue en fonction des expériences passées, les neurones de dopamine restaient inactifs.Et quand le singe s'attendait au jus, mais n'en recevait pas, les neurones de dopamine diminuaient leur niveau d'activité, comme pour signaler une absence de récompense.Les scientifiques croient que le système de dopamine du cerveau moyen fait constamment des prédictions en matière d'attente de récompense.L'apprentissage se produit quand un imprévu survient, et que l'activité des neurones de dopamine augmente ou diminue.Quand il n'y a pas d'imprévu, le système de dopamine reste calme.Chez les humains, les signaux de dopamine sont aussi transmis à une région supérieure du cerveau \u2014 le cortex frontal \u2014 pour un traitement complexe, explique le Dr Jonathan Cullen, neuroscientifique à l'Université Princeton, qui étudie le cortex cingulate antérieur, situé à l'arrière du front.Cette partie du cerveau a plusieurs fonctions, dit-il, y compris la tâche de déceler les erreurs et les conflits dans la transmission et le traitement automatique de renseignements.Des expériences d'imagerie cérébrale commencent à démontrer qu'au moment où une personne reçoit une récompense inattendue, une quantité accrue de dopamine atteint le cortex cingulate antérieur.Quand une personne espère une récompense et ne la reçoit pas, moins de dopamine atteint le cortex cingulate antérieur.Et quand la récompense correspond à l'attente, le cingulate antérieur reste inerte.Systèmes de dopamine vulnérables Des fluctuations dans les niveaux de dopamine incitent les humains à faire des gestes sans en être conscients.Les scientifiques ont découvert que pour augmenter le niveau d'activité des neurones de dopamine, les gens font toutes sortes de choses.Plusieurs études ont été publiées l'an dernier sur les liens entre les récompenses monétaires et la dopamine.L'argent est une abstraction, mais pour le cerveau, il agit comme la cocaïne, la nourriture, l'activité sexuelle et tout autre facteur de récompense, dit le Dr Hans Breiter, spécialiste de la neuroscience à l'Université Harvard.L'humain en a grand besoin.Certaines personnes semblent avoir, dès la naissance, un système de dopamine vulnérable qui peut être détourné par les récompenses sociales.Par exemple, les circuits de dopamine sont activés par la cocaïne ; les gens en deviennent dépendants quand leurs circuits de récompense sont détournés par la drogue, dit le Dr Montague.Gagner au jeu peut aussi provoquer un détournement du système de dopamine, dit le Dr Berns.Plusieurs personnes se rendent à un casino, perdent de l'argent et n'ont pas le goût d'y revenir.Mais les joueurs compulsifs semblent souffrir de systèmes de dopamine vulnérables, dit-il.À leur premier gain, ils ressentent une bouffée énorme de dopamine qui s'encastre dans leur mémoire.Ils continuent à jouer et l'occasionnelle bouffée de dopamine neutralise leur conscience de perdre inévitablement de l'argent.D'autres expériences démontrent que les circuits de récompense sont activés quand des jeunes hommes regardent des photos de belles femmes, et que ces circuits sont défectueux chez les femmes qui souffrent de désordres alimentaires telle la boulimie.La Bourse constitue un domaine prometteur pour l'étude des circuits de récompense et leur influence sur le comportement humain, dit le Dr Montague.Par exemple, l'an dernier, quand la Réserve fédérale américaine a diminué de manière inattendue les taux d'intérêt, à deux reprises, les marchés boursiers ont connu une hausse.Quand la Fed a diminué les taux d'intérêt à d'autres occasions et que les investisseurs s'y attendaient, le marché n'a pas réagi.Les économistes et les neuroscientifiques utilisent les mêmes équations mathématiques pour modéliser les comportements des marchés et le comportement de la dopamine, dit le Dr Montague.La neuroscience pourrait ainsi offrir un nouvel ensemble d'outils à ceux et celles qui cherchent à comprendre la prise de décision économique.Photo PC Quand un joueur de baseball permet à son équipe de gagner un match en cognant un circuit après deux retraits à la fin de la neuvième manche, des milliers de spectateurs ressentent une formidable montée de dopamine.Les joueurs compulsifs, eux, auraient un système de dopamine vulnérable.Photo AP Marx, réveille-toi! Nom : Prénom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) : ( ) Tél.(travail) : ( ) Date : Sujet du jour : Les règlements du concours sont disponibles à CKAC730.Valeur totale approximative des prix offerts :3 430 $.Fac-similés non acceptés.Remplissez le coupon de participation publié aujourd'hui, vendredi le 15 mars et mercredi le 20 mars 2002, puis retournez-le à l'adresse suivante : Concours «Cuisinez avec Elle & Lui » CKAC730, C.P.7373, Montréal (Québec) H3C 4A5 Tirages des prix secondaires : 18 au 29 mars 2002 Tirages des grands prix : 1er au 4 avril 2002 Cuisinez avec Elle & Lui ! Grâce à CKAC730, La Presse et l'ITHQ.Pour participer, vous devez écouter «Elle & Lui » avec Geneviève St-Germain et Benoit Dutrizac, du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 11 h 15.Notez le sujet du jour ! 9 gagnants, accompagnés d'une personne de leur choix, seront invités à l'ITHQ, le 11 avril 2002, à cuisiner en compagnie de Geneviève St-Germain et de Benoit Dutrizac.De plus, Marc Pistorio, Robert Pigeon et Nathalie Petrowski seront de la partie.Tirage du 1er au 4 avril.Gagnez aussi, du lundi 18 au vendredi 29 mars, une soirée de formation «Les plaisirs gourmands», pour deux personnes à l'ITHQ.Grâce à CKAC730, La Presse et l'ITHQ.3033557A LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale CRUCIFIÉES, les lois du travail ! En Irlande, les travailleurs paient désormais pour une entrevue d'embauche.La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a inventé la candidature payante.En envoyant obligatoirement par Internet leur CV, les aspirants pilotes doivent remplir leur formulaire de candidature et donner leur numéro de carte de crédit afin de payer des « frais de traitement » de 50 livres sterling (112 $).Mais ce n'est pas tout.S'il est choisi pour un test sur simulateur de vol et pour une entrevue, le candidat devradébourser le jour même une somme de 150 livres sterling (336 $) supplémentaires.Il va sans dire que l'échec n'est pas permis et que les frais ne seront pas remboursés.Si les pères de la lutte des classes doivent se retourner dans leur tombe, ce n'est pas le cas chez Ryanair, où tout est expliqué posément sur le site Internet.« Nous ne pouvons pas offrir des tarifs bas sans coûts faibles.En instituant ces frais, nous avons réduit de façon spectaculaire le nombre de candidatures que nous recevons chaque semaine.» La société irlandaise promet à ses futurs employés des conditions de travail privilégiées et des possibilités d'avancement.Mais Ryanair prévient gentiment les postulants qui ne satisfont pas aux exigences demandées de ne pas présenter leur candidature afin de ne pas perdre leur temps et leur argent : « Si vous avez de la difficulté avec ces frais, Ryanair n'est probablement pas fait pour vous.» 3LP0401B0313 MERCREDI 3LP0401B0313 ZALLCALL 67 18:44:08 03/12/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 3 MARS 2002 Chroniques du Plateau Mont-Royal POUR CEUX QUI AIMENT la politique et particulièrement les coulisses du monde politique et du pouvoir, l'équipe de Cyberpresse nous fait un très beau cadeau.À compter de 15 h, Cyberpresse (www.cyberpresse.ca/clavardage) présente une heure de clavardage avec l'ancien chef de cabinet libéral John Parisella.Cet homme de confiance de Robert Bourassa, qui connaît depuis longtemps la politique québécoise, canadienne et américaine sur le bout de ses doigts.Une rencontre à ne pas manquer si l'univers de la politique vous fascine.\u0001 \u0001 \u0001 TOUJOURS DANS le monde de la politique, mais cette fois en France, on a droit à un événement historique aujourd'hui.De 13h à 14h, l'actuel président français et candidat aux prochaines élections présidentielles, Jacques Chirac, sera en ligne pour répondre aux questions des internautes.C'est le site français Caramail (www.caramail.com), un site connu pour son service de courriel Web gratuit, qui a réussi ce tour de force.Reste à voir maintenant si les journalistes français vont en profiter pour se faufiler et poser quelques questions au candidat qui semble les éviter depuis le début de la campagne.Quant aux internautes qui voudront accéder à la rencontre, il faudra se rendre au site du candidat (www.chiracaveclafrance.net) et suivre les instructions.\u0001 \u0001 \u0001 L'HOMMAGE DE LUMIÈRE fait au World Trade Center depuis lundi à New York a son site Web.Si vous n'avez pas eu la chance de voir les images de cette installation à la télé ou sur place, en visitant le site Tribute of Light (www.creativetime.org/towers), vous pourrez avoir une petite idée de la chose.Tous les soirs jusqu'au 13 avril, si la météo est clémente, les faisceaux de lumière hauts de 1,6 km devraient être visibles dans un rayon d'une trentaine de kilomètres.\u0001 \u0001 \u0001 SI VOUS trouvez les semaines trop longue entre deux épisodes du téléroman La Vie, la vie, vous pourriez peut-être regarder ailleurs pour trouver des chroniques du quotidien des gens du Plateau Mont-Royal.Une de ces histoires est celle d'un avocat qui a pris l'habitude d'écrire son journal sur le Web depuis des années.Après une longue pause, voilà qu'il a repris le clavier en novembre dernier pour reprendre son récit.Sur son site Boucane.com (www.boucane.com), vous trouverez toutes les archives de son quotidien du Plateau.Mise en garde: assurez-vous d'avoir du temps devant vous lors de votre première visite car vous le verrez, il est difficile de s'arrêter de lire après une seule chronique.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com Étudier l'Arctique.bien au chaud Agence France-Presse HELSINKI \u2014 Lancée sur l'Internet en juin 2001, l'« Université de l'Arctique » permet à ses étudiants \u2014 tous habitants des régions du cercle polaire arctique \u2014 de suivre des études supérieures, mais aussi de mieux connaître les us et coutumes des autres communautés peuplant les régions les plus septentrionales de la planète.« Cela me donne de nouvelles possibilités, cela me permet d'étudier dans un endroit où il n'y a pas d'établissements scolaires ou d'universités importantes », explique Pauline Knudsen, une Inuite de 41 ans mère de trois enfants, jointe par téléphone à Nuuk, au Groenland, juste en dessous du cercle polaire arctique.Pour elle, comme pour tous les étudiants inscrits aux cours proposés par les 33 institutions de huit pays participant à cette aventure hors du commun, l'Université virtuelle offre des horizons d'apprentissage inimaginables auparavant.Objectif de www.uarctic.org : donner une formation supérieure « dans le Nord, pour le Nord, et par le Nord ».« L'idée est venue en réponse au manque de ressources dont souffrait l'enseignement supérieur dans les régions du Nord », souligne Scott Forrest, du bureau de coordination de l'Université de l'Arctique basée à Rovaniemi, « capitale » de la Laponie finlandaise.Pauline Knudsen explique qu'elle prépare un baccalauréat en histoire et culture à l'Université du Groenland, membre de l'Université de l'Arctique et spécialisée dans l'étude du milieu local et arctique.Ses études comprennent également une « Introduction au monde polaire » lancée sur l'Internet cette année et donnée par un professeur du Yukon College, au Canada.« Le cours prend davantage en compte tous les pays du Nord polaire.Ici, nous avons l'habitude d'apprendre des choses sur le Groenland, alors que maintenant nous pouvons également connaître les sociétés et les régions de l'ensemble de l'Arctique », précise-telle.C'est justement pour des étudiants comme Mme Knudsen que cette université d'un nouveau genre a été mise sur pied par les établissements scolaires et les gouvernements de plusieurs « pays de l'Arctique » : États-Unis, Canada, Danemark (Groenland), Islande, Finlande, Norvège, Russie et Suède.Les activités du bureau de coordination finlandais sont prises en charge par le gouvernement, mais les fonds finançant les programmes d'enseignement proviennent des établissements scolaires membres de l'Université et d'autres pays participants.3026151A 3LP0501B0313 B5 MERCREDI 3LP0501B0313 ZALLCALL 67 20:16:20 03/12/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 3 MARS 2002 B5 TECHNO Les gladiateurs de métal et de silice FRANÇOIS TREMBLAY collaboration spéciale LE SYMPATHIQUE AÏBO \u2014 robot au profil canin \u2014 ne tiendrait pas une minute contre Disector, ou Sir Killalot.Ces derniers, faits de métal et de circuits électroniques, n'ont qu'une seule motivation : pulvériser l'adversaire.Dans une arène truffée de pièges aux mouvements aléatoires (scies circulaires, et flammes sortant du plancher), évoluent dans un décor post-apocalyptique de Mad Max, ces nouveaux « héros » de la télévision connaissent une popularité grandissante à l'échelle planétaire.Dans le coin gauche, la doyenne britannique entamant sa sixième saison, Robot Wars (la première nord-américaine de la série a attiré 1,3 million de téléspectateurs), et dans le coin droit, la contrepartie américaine Battle Bots, active depuis 1999 (650 robots ont participé au tournoi de la saison 2001).Sans oublier la version canadienne Robotica, qui vient d'apparaître sur la chaîne de télé TLC (The Learning Channel).Comme pour la boxe, les participants sont classés en plusieurs catégories, de « poids légers » (moins de 30 kg) à « super poids lourds » (jusqu'à 170 kg).Chaque machine possède un style bien à elle, qu'elle soit montée sur des chenilles, des roues ou.des pattes d'arachnides ! Peu importe sa dégaine, le combattant robotique dispose d'une arme dont il se servira pour dégommer son ennemi de la manière la plus expéditive possible.Scies circulaires, marteaux, dagues et haches pneumatiques composent l'essentiel de ce tonitruant tableau.Les contrôleurs de ces engins doivent faire preuve d'imagination, mais aussi de dextérité pour s'assurer la victoire.Certaines équipes, accompagnées de leurs machines, sont accueillies dans l'arène avec la même ferveur partisane que les lutteurs vedettes de la WWF ! On devine bien que ces savants fous, férus de mécanique et d'électronique, mettent beaucoup d'énergie et d'argent (15 000 $ pour un robot avec une carcasse de titane) derrières leurs guerriers.D'où la mine déconfite qu'ils affichent lorsque leur créature brûle furieusement dans un coin de l'arène après la défaite.Un spectacle réconfortant ?Au sujet de ces matchs de lutte futuristes, David Grier, historien des sciences informatiques à l'Université George Washington, confiait à un journaliste du Washington Times : « La technologie est disponible depuis quelques décennies.La plupart de ces machines sont des autos téléguidées et le concept jumelant de petits moteurs électriques à des émetteurs radio était déjà bien en place dans les années 70.L'origine de ces robots miniatures remonte au programme Minuteman, outil stratégique de la guerre froide, qui permettait de lancer des missiles sur des cibles soviétiques, en moins de 30 minutes ! » On se surprend dès lors à être réconforté par la vision d'un robot en dégommant un autre sur fond de musique industrielle ! Un journaliste du Toronto Sun a livré ses impressions après sa visite au Wembley Stadium de Londres, où avait lieu une version plein air de Robot Wars en août dernier : « Bruyant, stupide, et incroyablement violent, le spectacle fut hautement jouissif ! La finale, un combat royal entre cinq machines, en laissa deux brûler au centre de l'arène, et une autre écrasée au fond d'une sorte de trappe.Un carnage amusant qui m'a tout de même convaincu que le genre humain était en voie d'extinction.» Et qu'importe si l'actuelle génération de robots ressemble davantage à des grille-pains modifiés, on compense cette absence de charme en embauchant des animatrices plus sexy.Chez Battlebots, l'on retrouve Donna D'Errico, ancien bonbon visuel de Baywatch, tandis que Robotica a fait appel à Tanya Memme, ex-miss Canada.Toutes deux se chargent de recueillir les commentaires d'après match.Édifiant L'augmentation des cotes d'écoute (les émissions Battle Bots et Robot Wars sont retransmises aux heures de grande écoute sur Comedy Chanel, et la BBC, respectivement), doublée au fait que plusieurs compagnies spécialisées commanditent les concepteurs-participants, a favorisé l'accord de licences pour la création de produits dérivés.On parle de jeux vidéo et de versions plastiques \u2014 mais téléguidées \u2014 des robots les plus populaires.Le potentiel commercial serait tellement affriolant, que les compagnies Sony et Honda entendent elles aussi profiter de la manne.Tout cela est bien marrant, mais cette nouvelle culture est pétrie d'une décadence toute romaine.Nous voici devant des engins complexes, fruit d'une technologie de pointe, et conçus dans le seul dessein d'entretenir l'appétit des foules pour le chaos et la destruction.Un peu comme si les scientifiques se mettaient à l'heure d'une culture nihiliste et offrait aux masses plus instruites l'équivalent des spectacles de camions modifiés écrasant des voitures.Avec le temps et les progrès de la technologie, on peut imaginer que ces gladiateurs vont être de plus en plus complexes et de plus en plus semblables à leurs créateurs.Bienvenue dans l'univers d'Isaac Asimov ! À ce sujet, le consortium américain Robot-Price propose une récompense de deux millions de dollars à celui qui mettra au point un robot anthropomorphique, pouvant se mesurer aux machines télécommandées de Battlebots ou Robot Wars.Reste à savoir si quelqu'un au Québec envisage de proposer une émission du genre.Imaginez les noms et les designs : Le bûcheron ! Kelvin Parent ! Gosse douleur ! Capitaine Destructo ! Vilain Pingouin ! Carnage poutine ! On peut bien rêver.Le rideau est tombé dimanche sur les deuxièmes Robofolies, présenté par le Centre des sciences de Montréal.Pendant que l'on se familiarisait avec quelques-unes des merveilles de la robotique, les chaînes télévisées tablent sur des émissions où d'autres machines s'engagent dans des combats hautement destructeurs.Présentation d'un phénomène aussi amusant qu'inquiétant.Quelques adresses: www.battlebots.com www.botbash.com robotwars.com www.sinerobotics.com/ sumo www.infernolab.com www.robo-prize.com Peu importe sa dégaine, le combattant robotique possède une arme dont il se servira pour dégommer son ennemi de la manière la plus expéditive possible.Sur nos photos, des scènes du tournoi Battlebots 2001, tenu à San Francisco.©BMW Canada Inc.« BMW », le logo BMW et « Le plaisir de conduire » sont des marques de commerce de BMW AG, utilisées sous licence par BMW Canada Inc.Pour en savoir plus sur la Formation de conduite BMW, composez le 1 866 226-9723 ou rendez-vous à www.bmw.ca La nouvelle génération de remonte-pente.Voici la Touring BMWde Série 3, avec traction intégrale optionnelle.La familiale sport par excellence, conçue à l'image de votre style de vie.www.bmw.ca 1 800 667-6679 Le plaisir de conduire.MC Touring BMWde Série 3 325i 325xi 3034056A 3LP0601B0313 b6 mer 3LP0601B0313 ZALLCALL 67 19:18:10 03/12/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 3 MARS 2002 VACANCES / VOYAGE Air France ne trouve pas de partenaire canadien ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale AIR FRANCE enregistre actuellement des taux d'occupation supérieurs à 90 % pour la route Paris/Montréal.Du jamais vu en hiver ! Les affaires sont tellement bonnes que le transporteur français, qui assure deux vols quotidiens d'avril à octobre, serait en mesure d'en ajouter un troisième si le Canada était un pays « normal ».Seulement, le Canada ne compte qu'un seul transporteur local qui exerce un monopole sur les routes intérieures.Contrairement aux compagnies charters, la majorité des passagers des transporteurs réguliers pour les vols transatlantiques continuent leur voyage au-delà du premier aéroport où ils débarquent.Et 60 % des clients canadiens qui empruntent les vols d'Air France entre Montréal et Paris prennent un vol de correspondance à Charles-de-Gaulle, soit vers d'autres villes françaises, soit vers d'autres pays.« Mais nos clients européens qui voyagent dans l'autre sens n'ont pas cette possibilité », regrette Frank Simian, directeur général d'Air France pour le Canada.« Nous ne parvenons pas à trouver ici des partenaires qui puissent acheminer nos passagers au-delà de Montréal.Charles-de-Gaulle est un aéroport de correspondance ouvert sur l'Europe, le Moyen-Orient, l'Afrique, une partie de l'Asie.Mais dans l'autre sens, nos clients ne peuvent guère aller plus loin que Québec ou Ottawa.» Le seul transporteur local, Air Canada, est le principal concurrent d'Air France.Pas question pour lui de contracter avec son concurrent des accords qui lui permettrait de proposer des tarifs directs intéressants entre Paris et Winnipeg ou Vancouver, via Montréal Résultat : près de deux billets sur trois sont vendus de ce côté de l'Atlantique.La liaison Paris/Montréal se vend moins bien en Europe parce qu'Air France n'est pas en mesure de proposer à tarif intéressant des vols de correspondances vers Winnipeg, Thunder Bay, Bagotville, Vancouver ou n'importe quelle autre ville canadienne ou américaine.Là-bas, les voyageurs qui veulent atteindre ces destinations ont avantage à acheter des billets d'Air Canada qui leur propose de meilleurs tarifs directs.Air France avait noué des liens avec Canada 3000, mais tout est tombé à l'eau quand ce transporteur a fermé ses portes.« Le dernier partenaire important que nous avions ici, Air Alma, a cessé son exploitation voici quelques semaines, dit Frank Simian.Nous vivons une situation très particulière au Canada.À Charles-de-Gaulle, Air Canada peut se tourner vers Air Liberté pour acheminer ses passagers vers la province française et vers plusieurs autres transporteurs quand il s'agit de destinations étrangères.Même la SNCF est mise à profit pour acheminer ses clients en TGV vers Lyon ou Marseille.Au Canada, nous exploitons des bus entre Dorval et Ottawa.C'est tout ! Toutes les autres routes nous sont virtuellement fermées.» Si Air France parvenait à trouver un partenaire aérien important au Canada, ses dirigeants mettraient probablement un troisième vol quotidien en service entre Paris et Montréal.Mais la situation est bloquée à cause du monopole d'Air Canada et Frank Simian n'entrevoit aucune solution à court terme.Dorval ne joue pas son rôle d'aéroport de correspondance comme les autorités l'avaient espéré en y rapatriant les vols réguliers pour deux raisons : Air Canada utilise Toronto comme plaque tournante dans l'est du pays et ne contracte pas d'accords tarifaires avec les transporteurs qui ne sont pas membres de Star Alliance.Photo AP © La Corse est une destination de plus en plus populaire auprès des Québécois.France: Les nouveautés chez les voyagistes LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale Charles Barbier, directeur de la Maison de la France au Canada, déplore que la plupart des voyagistes canadiens se conforment surtout à la demande minimum du public : celle qui porte sur le traditionnel trio « avion, voiture et deux nuits à Paris ».« J'aimerais voir davantage de forfaits qui s'adressent à des clientèles ciblées, dit-il.Naturellement, les grossistes qui essaient de sortir des sentiers battus prennent des risques, mais à long terme, je crois que cela serait rentable.» Pourtant, même si la majorité des consommateurs se contentent de réserver des billets d'avion et une voiture (ou une passe de train) avant de partir, on a vu, depuis trois ans, apparaître des produits différents, voire sophistiqués, dans les brochures des principaux voyagistes qui programment la France.Nous en avons recensé quelques-uns.La Corse Ce n'est pas une nouveauté.Tours Mont- Royal/Nouvelles Frontières programme la Corse depuis quatre ans.Mais la demande augmente chaque année et le voyagiste ajoute régulièrement de nouveaux produits dans sa brochure.Cette année, il lance un forfait assez original intitulé Bikorsica.Les hôtels sont réservés d'avance à Ajaccio, Calvi et Bastia.Les déplacements entre ces villes se font en train et le forfait prévoit trois jours de location de vélo pour visiter la superbe région de Calvi.Coût en saison « intermédiaire » (mai, juin et du 14 septembre au 31 octobre) : 408 $ par personne pour l'hôtel, les petits- déjeuners, le train et les vélos.Le voyagiste lance également un Corse et Sardaigne en liberté qui comprend notamment l'hébergement et les billets de traversier entre Bonifacio et la Sardaigne.Coût : 422 $ en saison intermédiaire, incluant le passage de la voiture sur le traversier, mais non la location du véhicule.Tours Mont- Royal propose des voitures de location en Corse avec Budget pour 286 $ par semaine, assurances incluses (une Peugeot 106).Il faut en plus prévoir le billet d'avion Paris/ Ajaccio ou le coût du traversier entre Marseille (ou Nice) et la Corse.Vacances Familles Les villages Vacances Familles (VVF) sont conçus pour permettre aux familles à revenu modeste de prendre des vacances avec leurs enfants.Attention : il ne s'agit pas d'un produit cheap ! La majorité des usagers sont des couples de la classe moyenne qui ont deux ou trois enfants et estiment qu'un séjour de trois ou quatre semaines à l'hôtel ou au Club Med grèverait trop lourdement leur budget.Le grossiste Tours Chanteclerc a sélectionné 21 villages dans les grandes régions touristiques de France.Ils sont répartis en trois catégories : littoral, montagne et « terroir ».Deux formules sont proposées.La formule « village », où l'environnement ressemble à n'importe quel village de vacances, animation comprise, à cette différence près qu'on ne prend pas ses repas dans une salle à manger mais dans son appartement.Avec la formule « résidence », il n'y a ni repas ni animation (mais quand même une garderie pour les enfants).Les studios pour deux se louent à partir de 210 $ la semaine, en mai.Pour un appartement de quatre personnes en mai et juin, il faut compter environ 550 $ par semaine.Pendant la même période, la formule « village » reviendra à environ 325 $ par personne, avec deux repas par jour.J'ai passé une semaine dans le VVF de Casteljac, en Ardèche, voici quelques années.Pour le prix, c'est une aubaine comme on en voit peu.Voitures Un seul nouveau modèle à signaler, cette année : la Vel Satis, qui remplace l'ancienne Renault Safrane.C'est une berline de luxe, équipée de tous les gadgets possibles, qui se loue (en achat-rachat) environ 2700 $ pour un mois (contre environ 1050 $ pour la petite Twingo).Innovation intéressante, Renault offre un meilleur tarif pour ses voitures en achat-rachat dans la péninsule ibérique.L'an dernier, le fabricant facturait un supplément substantiel pour le convoyage.L'économie, cette année, sera d'environ 250 $ pour les consommateurs qui prendront le véhicule à Madrid, Lisbonne, Malaga ou Barcelone.Un mot sur la location : attention aux assurances passagers et collision qui ne sont pas comprises comme pour l'achat-rachat.Contrairement à ce que pensent certains détenteurs, ce ne sont pas toutes les cartes de crédit or qui assurent la couverture.Et ces couvertures coûtent très cher, si on les prend sur place, en Europe : entre 60 $ et 90 $ par jour.Chez certains loueurs, comme Avis, on ne les vend même pas sur place.Vacances Air Transat propose un plan « Protection Plus » avec Hertz pour 20 $ par jour.Le même grossiste propose des « bons de location d'une journée, avec Hertz » (99 $ tout compris).Pour les clients qui séjournent à Paris et veulent s'évader une journée vers la Loire ou ailleurs dans la campagne française Grande vente Caraïbes Printemps - Été Réservez entre le 10 et le 31 mars Voyagez entre le 15 avril et le 31 août 2002 Départ tous les jours sur des vols réguliers (514) 866-8747 / 1 800-561-8747 Jusqu'à 35% de rabais CARAÏBES-BAHAMAS 3032656A AUBAINES À SAISIR « EN MARS, il ne nous reste plus grand chose à vendre, dit Robert Brouillard, vice-président à la direction de Nolitour.Presque tous les hôtels affichent complets pour la semaine du 28 mars : c'est la semaine sainte et ils sont pris d'assaut par leurs ressortissants nationaux.» Par contre, on peut s'attendre à une belle brochette de spéciaux pour les départs d'avril.À moins d'une intempestive bordée de neige, les consommateurs auront tendance à oublier les destinations soleil pour commencer à rêver de l'Europe et beaucoup de sièges d'avion resteront invendus.Nous commencerons, malgré tout, la revue des spéciaux avec quelques départs de mars, car il reste malgré tout un peu de place, même s'il s'agit souvent de produits haut de gamme ou si les réductions sont modérées.> Varadero (Cuba), départs des 21 et 28 mars, pour une semaine au LTI-Bella Costa : 1098 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1629 $).> Cayo Coco (Cuba), départs des 21 et 28 mars pour une semaine au Tryp Cayo Coco : 1078 $ avec Tours Mont- Royal (prix régulier : 1499 $).> La Romana (République dominicaine), départ du 22 mars pour une semaine au Coral Canoa Beach Resort : 1598 $, avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1699 $).> Riviera Maya (Mexique), départ du 22 mars pour une semaine au Gran Sole Real Resort & Spa : 1778 $, avec Vacances Air Transat, prix incluant trois traitements de spa (prix régulier : 2149 $).Pour le mois d'avril, Nolitour propose les spéciaux suivant > Panama : tous les départs du 1er au 22 avril pour une semaine au Decameron Costa Blanca : 1097 (prix régulier : 1439 $).> San Andres (Colombie), tous les départs du 1er au 22 avril pour une semaine au Decameron San Luis : 997 $ (prix régulier : 1359 $).> Riviera Maya (Mexique), tous les départs du 1er au 29 avril pour une semaine au Oasis Puerto Aventuras : 1097 $ (prix réguliers : 1569 $ et 1619 $ après le 16 avril).> Varadero (Cuba), tous les départs du 6 au 27 avril pour une semaine au Arenas Blancas : 1147 $ (prix régulier : 1569 $).Du côté des croisières, les réductions ne sont plus celles de l'après « 11 septembre ».Mais on trouve néanmoins quelques tarifs intéressant pour cette inter- saison qui sépare l'hiver de l'été.Ainsi, le grossiste Intair propose : > le Paradise, un paquebot « non fumeur » de Carnivale, pour la croisière de 10 jours au départ de Miami le 22 mai : 1883 $ pour la cabine de catégorie minimum, avion et transferts inclus au départ de Montréal (prix régulier : 2433 $).Escales à Saint-Thomas, Sainte- Lucie, la Barbade, la Martinique et Saint-Martin.Voyages Optimistes inc.4943, boul.Rosemont, Montréal (514) 255-8833 1 877 255-8833 Le spécialiste «CIRCUITS ET CROISIÈRES» Pas de surprise avec nous! Nos prix incluent vols, transferts et taxes.18 au 26 avril 1199$ Inclus : vols, location de voiture, 6 nuits studio en Algavre, 1 nuit à Lisbonne avec petit-déjeuner Escapade au Portugal Croisière en Alaska Norwegian Wind 10 et 17 juin 1 999$ PROMOTIONS DE LA SEMAINE Aussi disponible en 2 semaines le 25 avril et 30 mai Une semaine à Paris départs en mai et juin 969$ Hébergement 6 nuits, hôtel Merryl + déj., tour de ville, visite de Versailles 3LP0701B0313 mercredi B7 3LP0701B0313 ZALLCALL 67 19:29:29 03/12/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 3 MARS 2002 B7 EN BREF Southam en a assez de la critique LA DIRECTION de Southam News a durci le ton à l'endroit de ses journalistes.Désormais, ceux qui critiqueront publiquement les décisions de leur employeur (Can West Global) s'exposeront à des sanctions.De plus, les grèves des signatures en guise de protestation ne seront plus tolérées dans les journaux de la chaîne Southam.Ces nouvelles directives ont été présentées dans une note de service distribuée aux employés le 8 mars dernier.Elles font suite à un incident survenu à Regina la semaine dernière alors qu'un journaliste du Regina Leader Post (propriété de la chaîne Southam) a rapporté les propos d'un chroniqueur du Toronto Star, Haroon Siddiqui, lequel, dans un discours prononcé à l'Université de Regina, a vertement critiqué la politique de Can- West, notamment l'imposition d'un éditorial unique dans l'ensemble des quotidiens de la chaîne Southam.Les supérieurs du journaliste ont jugé que certains faits étaient inexacts et ont modifié les premières lignes de son texte.Dans le contexte actuel, ces modifications ont causé une véritable crise au sein de la rédaction du Regina Leader Post : grève des signatures, textes dans les médias, etc.Assez de bruit, en tout cas, pour obliger le rédacteur en chef de Southam News, Murdoch Davies, à publier à son tour un texte dans lequel il répond aux accusations de Siddiqui.Quant à la note de service, signée par Davies et Don Babick, président de Southam News, son ton laisse entendre que la direction de Southam en a marre d'être la cible des critiques au pays.« Je vous mets au défi d'aller dans les autres rédactions pour voir si c'est si différent, peut-on lire en substance.Quand des journalistes éprouvent des problèmes avec leurs employeurs, ils en discutent avec eux, ils ne vont pas s'épancher dans les médias.»\u2014 Nathalie Collard Et Ted Koppel maintenant ?MAINTENANT que l'animateur de fin de soirée David Letterman a annoncé son intention de rester au réseau CBS (après avoir fait monter les enchères entre son actuel employeur et le réseau ABC, qui le courtisait), il ne reste plus qu'à restaurer l'orgueil de Ted Koppel.L'animateur de Nightline, émission consacrée à l'information nationale et internationale, a vécu des heures difficiles.Pendant les négociations entre ABC et Letterman, les dirigeants d'ABC ont déclaré que l'auditoire de Nightline était trop vieux et que l'émission n'était plus une priorité pour le réseau.L'affaire a soulevé un débat passionné dans la population ainsi que chez les professionnels de l'information, qui voient dans cette affaire le symbole de l'opposition entre le journalisme de qualité et la course aux profits des grands empires médiatiques.En quelques jours, Ted Koppel est devenu un symbole, appuyé par des grands noms de l'information télévisée comme Peter Jennings et Diane Sawyer.Mais pour Koppel, cet appui n'est plus suffisant.L'animateur de Nightline souhaiterait qu'ABC lui dise « Je t'aime » à son tour en lui assurant certaines garanties pour l'avenir.De son côté, ABC répond qu'elle n'est pas prête à s'engager à long terme.Un feuilleton qui est loin d'être terminé.Pour en savoir davantage : www.savenightline.com www.iwantmedia.com/nightline.html \u2014 N.C.Par voie détournée SITUATION embarrassante pour Felicia Middlebrooks, lectrice de nouvelles à la radio de Chicago WBBM.Retirée provisoirement des ondes en raison d'une dispute au sujet de son contrat, elle a envoyée un courriel à 40 de ses amis, leur demandant d'écrire à ses patrons qu'ils cesseraient d'écouter la station si elle ne réintégrait pas son emploi et n'obtenait pas l'augmentation de salaire qu'elle réclamait.« S'il vous plaît, ne leur dites pas que je vous ai demandé de faire ça », a-t-elle précisé.L'histoire s'est retrouvée dans le quotidien local, le Chicago Sun-Times, ce qui est de mauvais augure pour l'augmentation de Mme Middlebrooks.Celle-ci gagne actuellement 350 000 $ par an.\u2014 Pascal Lapointe, Agence Science-Presse Trop d'information tue l'information SELON LE SOCIOLOGUE et spécialiste des médias Todd Gitlin, de l'Université de New York, le problème n'est pas tant l'énorme quantité d'information qui nous est offerte, que le fait que nous nous soyons laissés aussi facilement dévorer : plutôt que d'utiliser l'information suivant nos intérêts, nous nous contentons d'allumer la télé ou l'ordinateur et de leur « sacrifier notre liberté ».C'est ce qu'il affirme dans son dernier livre, Media Unlimited : How the Torrent of Images and Sounds Overwhelms Our Lives (Comment le torrent d'images et de sons submerge nos vies).« les médias saturent notre mode de vie avec une promesse de sensations, même si nous pouvons ne jamais savoir exactement ce que nous ressentons à propos de l'une ou l'autre des images.C'est le torrent d'images et de sons qui est devenu notre monde familier », et non l'information qu'elles contiennent.\u2014 P.L., Agence Science-Presse Le site de Salon.com Quel avenir pour les webzines?SYLVIE SAINT-JACQUES collaboration spéciale LES POSSIBILITÉS d'Internet avaient laissé présager une appropriation démocratique de l'espace médiatique.Certains y ont cru et se sont procuré un guide de programmation HTML avant de se bricoler une page personnelle.Les plus ambitieux en ont même profité pour rivaliser avec les grands conglomérats, fondant leur propre webzine maison.Puisqu'ils étaient peu coûteux et accessibles à un grand bassin de lecteurs, on a pensé pendant un moment qu'ils allaient révolutionner la presse écrite.Et pourtant.Si la très grande majorité des publications imprimées à grand tirage reproduit désormais une partie de ses contenus sur le Web, celles dont l'existence repose entièrement sur le support informatique font figure d'exception.Les deux dernières années ont été particulièrement fatales pour l'industrie des webzines.Aux États- Unis, la fermeture de l'Industry Standard et de la version Web du Wired Magazine ont laissé dans le deuil des milliers de fidèles lecteurs.Certains succès populaires comme Salon.com et Slate.com, dont le contenu se rapproche énormément de celui des magazines traditionnels, s'imposent par ailleurs à contre-courant d'une pléthore de webzines artisanaux.Ces derniers, souvent spécialisés et conçus par de minuscules équipes, ne tirent à peu près aucun revenu de leurs créations.Conséquence de cette absence de retombées financières, malgré une impressionnante fréquentation, des productions comme l'underground Heavy.com, qui délaisse le mode textuel au profit de la radio et de la vidéo, sont dernièrement passées en mode payant.Les esprits créatifs qui conçoivent des webzines dans le confort de leur sous-sol en auraient- ils soupé du principe de gratuité ?L'avantage de la notoriété dans le « monde réel » Au Québec, les Chroniques de Cybérie (www.cyberie.qc.ca), Matinternet (www.matin.qc.ca/indexcyra.html), Planète Québec (planete.qc.ca), Multimédium (www.multimedium.com) et Branchezvous (branchez-vous.com) se partagent le marché des webzines avec une poignée de productions parallèles comme Montrealadonf (www.montrealadonf.com/) et La Chronique de l'itinérant électronique (www.itinerant.qc.ca).Jean-Sébastien Marsan, journaliste indépendant spécialisé dans les technologies de l'information et ex-collaborateur de Multimédium, commente le paysage « cybermédiatique » québécois en relevant la rareté des contenus originaux.Jean-Sébastien Marsan distingue trois sortes de médias sur Internet : la vitrine promotionnelle du média traditionnel, le gros portail qui recycle du contenu en provenance de médias traditionnels et les médias qui n'existent que par Internet (les webzines).Selon lui, ces derniers sont les seuls qui proposent quelque chose de réellement nouveau sur la scène médiatique.Alors qu'aucune entreprise de presse québécoise ne s'est encore lancée dans la production de contenu exclusivement pensé pour le Web, les créateurs indépendants demeurent dans la marginalité.« Par exemple, les Chroniques de Cybérie de Jean-Pierre Cloutier, qui sont d'excellente qualité, se sont taillé une réputation internationale.Par contre, le problème est que ces médias n'ont jamais connu l'envergure d'une entreprise de presse.Ce sont toujours trois ou quatre personnes dans leur sous-sol avec des moyens très limités.Ceux qui ne sont pas indépendants, comme Multimédium, appartiennent à des entreprises pour qui l'information n'est pas le coeur des activités, mais plutôt un produit comme les autres », déplore Jean-Sébastien Marsan.Le flambeau de l'indépendance Puisque précarité semble aller de pair avec liberté, l'apport des « bricoleurs du Web » serait vital à l'entretien de la flamme de la créativité.La Chronique de l'itinérant électronique, qui se définit comme « le site sur le monde du travail », s'illustre comme l'une des rares productions indépendantes du Web québécois.« Historiquement, le terme itinérant fait référence à ceux qui se rendaient de village en village, pour ramasser les nouvelles et les colporter », explique la fondatrice et principale artisane de la Chronique de l'itinérant électronique, Monique Fréchette.« Au cours des années, l'information syndicale est devenue notre principal créneau », souligne-t-elle.Le succès populaire de la Chronique de l'itinérant électronique n'est pas négligeable : ce webzine attire hebdomadairement 25 000 lecteurs, constitués à 50 % de Français et à 30 % de Québécois, les 20 % restants provenant de divers pays de la francophonie.Un programmeur à temps partiel et quelques collaborateurs occasionnels constituent l'essentiel de l'équipe de Monique Fréchette.Grâce à un programme d'abonnement de soutien établi en 2001, ce webzine arrive à financer modestement ses activités.L'accès au contenu du site n'est toutefois pas conditionnel à l'adhésion à cet abonnement.« Le gros problème demeure encore le financement », signale Monique Fréchette.Bruno Guglielminetti, chroniqueur Internet à La Presse et à Radio-Canada, pense que les pendants Internet des magazines imprimés ont de meilleures chances de survie que les webzines, parce que leur marque est d'avance connue du grand public.« Ce n'est peut-être pas souhaitable pour les internautes, mais le public aime se retrouver en terrain connu sur Internet », souligne-t-il.Selon lui, les webzines qui se spécialisent dans des créneaux plus pointus sont nettement plus viables que les généralistes.Ainsi, un webzine sur la cuisine pourra trouver plus facilement des annonceurs visant un lectorat ciblé.« Au Québec, un site d'actualité se casserait la gueule en moins de deux numéros.Ici, plusieurs magazines électroniques ont existé pendant deux à trois numéros avant de mourir.Ils étaient conçus par des gens enthousiastes et pleins de bonnes intentions qui n'avaient pas les moyens de tenir le coup », note Bruno Guglielminetti.Le cyberjournalisme dans la mire du Conseil de presse Nouvelle étape dans la reconnaissance des médias sur Internet, le Conseil de presse du Québec (CPQ) a annoncé à la mi-janvier 2002 qu'il pourrait dorénavant recevoir les plaintes du public concernant le « cyberjournalisme ».Le CPQ n'a toutefois pas fourni de détails quant à la définition du type de journalisme qui serait visé par cet encadre- Monique Fréchette, fondatrice et princi- ment.pale artisane de la Chronique de l'itinérant électronique. 3LP0801B0313 b8 mercredi 3LP0801B0313 ZALLCALL 67 19:35:06 03/12/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 3 MA R S 2 0 0 2 Des médias patriotes.mais critiques du Pentagone Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Cinq mois après le lancement des opérations militaires en Afghanistan, la presse américaine n'hésite plus à critiquer le Pentagone, notamment sur de possibles erreurs de tirs, mais continue à soutenir largement la conduite de la guerre antiterroriste par le président George W.Bush.Le patriotisme a d'abord dominé chez les journalistes, souvent montrés sur fond de drapeau national à l'antenne, car le choc terroriste du 11 septembre a été ressenti comme une « attaque contre l'ensemble des Américains », déclare Paul Waldman, chercheur à l'Université de Pennsylvanie, selon qui « il n'y a eu aucune critique de l'administration pendant une certaine période ».D'autant plus que les succès de la stratégie militaire contre les talibans ont vite fait taire les interrogations sur un éventuel embourbement comme au Vietnam.Le politologue Peter Hart relève aussi « le brio du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, un maître de la communication », qui, bien qu'avare de détails sur les opérations, a su séduire la presse.Relevant le patriotisme affiché par les journaux télévisés, Ann Nelson, professeur à l'école de journalisme de l'Université Columbia, estime que « la presse, sans être hostile, ne doit pas suspendre son jugement indépendant ».Cependant le ton a changé depuis le début de l'année, même si, naturellement ces derniers jours, l'attention est revenue sur l'offensive de Gardez, dans l'est de l'Afghanistan, contre un bastion d'Al- Qaeda.Pratiquement seule source d'information au départ, le Pentagone a été interpellé ces dernières semaines par plusieurs grands journaux et chaînes de télévision dont les correspondants sur le terrain ont relaté plusieurs incidents contredisant la version officielle.C'est le cas de bombardements dans l'est, dont l'un a tué trois personnes à l'identité controversée, à Zhawar Kili début février, et surtout du raid nocturne de forces spéciales américaines le 24 janvier contre deux hameaux à Hazar Qadam (province d'Oruzgan).Seize personnes ont été tuées et 27 autres, relâchées plus tard, ont fait état de brutalités, selon des témoignages.M.Rumsfeld et le général Tommy Franks, chef des opérations militaires, ont dû reconnaître que les victimes étaient des alliés afghans et non des combattants talibans ou d'Al-Qaeda, mais ont refusé de parler d'« erreur » de la part des militaires et des services de renseignement.« Les explications de M.Rumsfeld et de ses commandants sur la mort d'innocents lors de raids américains sont pleines de contradictions et nient l'évidence », a alors dénoncé le Washington Post, stigmatisant « un refus arrogant d'admettre la vérité quand elle est embarrassante ».Le quotidien USA Today a aussi reproché au département de la Défense de « nier les erreurs et de chercher à contrôler la presse » comme pendant la guerre du Golfe en 1990-1991.Il est vrai qu'un autre couac a secoué les rédactions, avec l'annonce qu'une officine du Pentagone, le Bureau d'influence stratégique, envisageait de recourir à la désinformation de médias étrangers.Jurant de ne jamais mentir, M.Bush a promptement fait fermer ce bureau.Pour le New York Times, « un tel mélange de vrai et de faux ne peut que miner la crédibilité du gouvernement », qui doit faire mieux pour convaincre dans le monde musulman.Cependant, ont souligné les participants à un récent débat du centre d'études Brookings et de Harvard, les médias américains s'alignent largement avec le soutien massif des Américains à l'administration, dans la guerre contre le terrorisme.Alex Arriaga, responsable à Amnesty International USA, se félicite pour sa part de l' »excellente couverture médiatique » de décisions officielles contestées par les associations de défense des libertés, comme la mise au secret de centaines de suspects après les attentats ou le refus d'accorder le statut de prisonnier de guerre aux détenus islamistes de Guantanamo (Cuba).L ' A L T I M A 2 0 0 2 IL N'Y A QU'UNE CHOSE PLUS EXCITANTE QUE DE GAGNER LE TITRE DE VOITURE DE L'ANNÉE : LA CONDUIRE.Nommée « Voiture de l'année au Canada », « Prix du Design de l'année » et « Meilleure nouvelle voiture familiale » (moins de 25 000 $ et plus de 25000 $) par l'Association des Journalistes Automobile du Canada en 2002.Modèle SE 3.5 montré.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo Nissan sont des marques déposées de Nissan.L'Altima 2002 de Nissan remporte le titre de « Voiture de l'année au Canada » décerné par l'Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC).Les journalistes automobile les plus respectés au pays ont découvert l'antidote aux voitures ordinaires.En effet, l'Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) a décerné le titre de «Voiture de l'année au Canada » à l'Altima 2002.En plus de posséder un style racé, beaucoup de puissance et une grande maniabilité, l'Altima se distingue désormais des autres berlines ordinaires à plus d'un titre.Gagnant des titres de : « Voiture de l'année en 2002 au Canada » par l'AJAC « Prix du Design de l'année » par l'AJAC « Voiture nord-américaine de l'année » lors du Salon International de l'Auto de Détroit « Meilleure nouvelle voiture familiale de moins de 25000 $ » par l'AJAC « Meilleure nouvelle voiture familiale de plus de 25000 $ » par l'AJAC « Meilleure berline familiale de moins de 30 000 $ » par World of Wheels Editor's Choice Award « Voiture de l'année pour l'ensemble des catégories » par Motoring 2002 « Meilleure voiture familiale de l'année » par Motoring 2002 www.nissan.ca 3028255A Photo AFP Des Palestiniens se recueillent devant les corps de huit des leurs, tués hier lors d'une attaque de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jabalia.Le fossoyeur prend de l'avance HOSSAM EZZEDINE Agence France-Presse RAMALLAH, Cisjordanie \u2014 Le fossoyeur du cimetière de la localité palestinienne d'El-Bireh, jumelle de Ramallah, Omar Jomaa Moussa, n'attend pas l'arrivée des morts.Il creuse à l'avance des tombes pour les Palestiniens tués par l'armée israélienne, dont le nombre ne cesse d'augmenter.Ce Palestinien de 36 ans raconte qu'il tient à jour un cahier spécial sur lequel il note les identités des victimes tuées par des balles israéliennes et enterrées dans son cimetière.Elles sont déjà au nombre de 40, depuis le début de l'Intifada en septembre 2000.Omar Jomaa Moussa, surnommé Abou Moussa, affirme ne pas avoir peur, mais ressentir beaucoup de peine lorsqu'il met en terre des enfants.« Je ne peux pas me contrôler quand j'enterre un enfant, je ressens la grande injustice dont est victime le peuple palestinien », dit-il.« J'ai creusé une tombe commune pour une mère et ses trois enfants de la famille Abou Kouweik et j'ai pleuré quand j'ai descendu les enfants dans la fosse », raconte-t-il, parlant de la mort de la famille d'un responsable local du mouvement radical islamiste Hamas, Hussein Abou Kouweik, apparemment visé par une tentative ratée d'assassinat.Sa femme, Bouchra Abou Kouweik, 32 ans, ses filles Aziza, 16 ans et Baraa, 14 ans et son fils Mohammad, 10 ans, ont été tués dans une voiture touchée par un obus de char israélien dans le camp de réfugiés d'Al-Amari près de Ramallah.L'armée israélienne a présenté « ses excuses et ses regrets ».« L'armée israélienne a ouvert le feu sur mon assistant et moi plus d'une fois, sans aucune raison, mais nous n'avons pas été blessés », affirme Abou Moussa, qui travaille dans le cimetière depuis deux ans.Dans un coin du cimetière se dresse le tombeau d'Abou Ali Moustapha, le chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale), assassiné par l'armée israélienne en août 2001.Le maire d'El-Bireh, Walid Hamad, affirme que le cimetière est déjà plein et « ne peut plus accueillir de nouvelles victimes ».Il dit avoir écrit une lettre au président Yasser Arafat pour demander une nouvelle parcelle de terre.Avec l'augmentation du nombre des morts palestiniennes, « nous avons déjà creusé des tombes supplémentaires pour qu'elles soient prêtes », lance-t-il.Le directeur général des hôpitaux palestiniens de Cisjordanie, Moussa Abou Hamid, explique que « dans les hôpitaux de Jénine et Naplouse, on a souvent dû mettre plusieurs corps dans un seul tiroir de la morgue », bien qu'ils soient prévus pour contenir un seul corps.« Le personnel de tous les hôpitaux est mobilisé, surtout après la déclaration (du premier ministre israélien Ariel) Sharon (sur la nécessité) d'infliger des pertes aux Palestiniens », ajoute-t-il.Le 4 mars, M.Sharon a affirmé que les Palestiniens devaient encore subir « beaucoup de pertes » afin qu'ils « sachent qu'ils n'obtiendront rien par le terrorisme ».Le conflit israélo-palestinien a atteint une ampleur sans précédent, avec plus de 180 morts au cours des 10 derniers jours, en grande majorité des Palestiniens."]
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