La presse, 23 mars 2002, B. Plus
[" 6LP0101B0323 b01 samedi 23 mars 6LP0101B0323 ZALLCALL 67 19:38:07 03/22/02 B L\u2019an dernier au Québec, 131 059 chômeurs sur 378 932 ont épuisé toutes leurs semaines de prestations, selon Statistique Canada.À l\u2019heure où la caisse de l\u2019assuranceemploi affiche un surplus de plus de 40 milliards, un chômeur sur trois est tombé dans ce que l\u2019on appelle le « trou noir ».Au-delà des statistiques, La Presse vous présente aujourd\u2019hui, demain et lundi les vraies répercussions dans la vie quotidienne des travailleurs des resserrements à l\u2019assurance-emploi.LE TROU NOIR « Mais moi j\u2019ai un enfant de 9 ans et, cet enfant-là, il faut qu\u2019il mange.C\u2019est normal.» \u2014 Réginald Boucher, travailleur saisonnier au chômage sans prestation d\u2019assurance-emploi Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse « Je ne veux pas travailler au noir, rage Réginald Boucher.Ça ne m\u2019intéresse pas.À la pépinière, je gagne 15$ de l\u2019heure.Au noir, on nous offre 7 $.Avec une famille et une maison, c\u2019est pire que le trou noir.Avec la gazoline pour la voiture, c\u2019est comme si tu finançais ton employeur.» RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Le « trou noir » du printemps, pour Réginald Boucher, un travailleur saisonnier de Saint-François-Xavier de Vigé dans le Bas-du-Fleuve, c\u2019est deux mois de cauchemar par année à ne pas savoir comment il parviendra à nourrir sa femme et son enfant et à payer son hypothèque.Réginald, 38 ans et travailleur saisonnier à la pépinière de Saint- Modeste, près de Rivière-du-Loup, est mis à pied chaque année pour les longs mois d\u2019hiver.Et cela depuis que le gouvernement fédéral a mis en oeuvre sa réforme de l\u2019assurance- emploi en 1997.« C\u2019est fini pour moi ce mois-ci, explique-t-il à La Presse.Je ne touche plus de prestations d\u2019assurance- emploi.J\u2019ai épuisé toutes mes semaines.Je me retrouverai alors pendant près de deux mois sans revenu et j\u2019ai une famille à ma charge.Je ne sais pas quoi faire.Je n\u2019ai même pas droit à l\u2019aide sociale parce que j\u2019ai une maison.» Dans la salle de réunion du bureau de comté de Paul Crête, le député bloquiste de Kamouraska/ Rivière-du-Loup/Témiscouata/Les Basques, ils sont une quinzaine comme Réginald Boucher à témoigner de leur expérience du trou noir.Dans l\u2019espace interstellaire, les trous noirs aspirent tout ce qui passe autour, même la lumière.Dans la vie de ces travailleurs, le trou noir a à peu près le même effet, symboliquement.C\u2019est un tueur d\u2019espoir.Jean-Yves Poirier, 57 ans, concierge, est congédié de son poste sous prétexte qu\u2019il doit se faire traiter pour un cancer de la prostate.Aujourd\u2019hui, il est guéri.Il a épuisé ses semaines d\u2019assuranceemploi et il ne trouve pas de nouveau travail.C\u2019est le trou noir.« Je suis obligé de puiser dans les économies amassées pour mes vieux jours », confie-t-il la mort dans l\u2019âme.D\u2019autres, comme Réal Paré, Hélène Tardif et Nicole Plourde, tous travailleurs à la pépinière de Saint- Modeste, vivent aussi les affres du trou noir.« Après quatre semaines sans revenu, témoigne Réal Paré, tu commences à vendre tes biens.J\u2019avais deux motoneiges.Je les ai vendues.Et quand tu recommences à la pépinière au printemps, tu dois attendre cinq semaines avant de toucher ta première paye.On fait quoi en attendant ?On vit de quoi ?» Ces travailleurs saisonniers ne sont pas les seuls à vivre des drames de la sorte dans la région de Rivière-du-Loup.En fait, 24,6 % des chômeurs de la région, soit 4254 chômeurs sur un total de 17 263, selon Statistique Canada, ont aussi à l\u2019heure actuelle utilisé toutes leurs semaines d\u2019assuranceemploi.Et ce n\u2019est pas fini.La réforme de l\u2019assurance-emploi de 1997 du gouvernement Chrétien fera que les critères d\u2019accessibilité continueront d\u2019aller en se resserrant.Pour 32 semaines de prestations en 2001 dans cette région, un travailleur devait travailler un minimum de 12 semaines de 35 heures.Pour les mêmes 12 semaines cette année, le même travailleur n\u2019aura droit qu\u2019à 28 semaines d\u2019assurance- emploi, soit un mois de moins.En 2003, le travailleur saisonnier devra accumuler 13 semaines de travail pour obtenir 24 semaines de prestations.En 2004, l\u2019exigence de travail passera à 15 semaines pour une version encore amaigrie du régime des prestations, soit 21 semaines.Conséquence ?D\u2019année en année, le trou noir s\u2019agrandit pour ces travailleurs \u2014 les drames humains aussi.Pour l\u2019ensemble du Québec, selon Statistique Canada, le tableau est encore plus noir puisque 131 059 chômeurs sur 378 932, soit 34,6 % de l\u2019ensemble des chômeurs inscrits, ont épuisé l\u2019année dernière toutes leurs semaines de prestations (un chômeur sur trois).Le député Paul Crête estime pour sa part que les chiffres de la présente année financière, qui se termine le 31 mars, risquent d\u2019être encore plus catastrophiques en raison du ralentissement économique éprouvé après le 11 septembre.« C\u2019est une vraie hécatombe, ditil.De mai 1999 à mai 2000, nous étions en pleine croissance économique.En ce moment, nous sommes en période de ralentissement sans compter que les gens affectés par la crise du bois d\u2019oeuvre ont été mis à pied à l\u2019automne, beaucoup plus tôt que prévu.Et ils risquent de rentrer au travail plus tard que prévu.Cela va faire augmenter le pourcentage de démunis dans plusieurs régions du Québec.» Les drames que vivent toutes ces femmes et tous ces hommes précipités dans le trou noir se jouent sur un arrière-fond politique où la caisse de l\u2019assurance-emploi constitue l\u2019enjeu du débat.À la fin de l\u2019exercice financier 2001, cette caisse avait des surplus accumulés de 36 milliards de dollars.Cette année, à la fin du mois, elle atteindra un sommet de 42,8 milliards de dollars.L\u2019ennui pour les chômeurs, c\u2019est que ces sommes non dépensées sont incluses depuis 1986 dans les comptes généraux du gouvernement et servent aux autres dépenses du gouvernement.L\u2019opposition dénonce cette pratique contraire aux intérêts des chômeurs.« Je ne veux pas travailler au noir, rage Réginald Boucher.Ça ne m\u2019intéresse pas.À la pépinière, je gagne 15 $ de l\u2019heure.Au noir, on nous offre 7 $.Avec une famille et une maison, c\u2019est pire que le trou noir.Avec la gazoline pour la voiture, c\u2019est comme si tu finançais ton employeur.L\u2019année dernière, on nous a fait travailler à Saint-Cyprien pour un groupement forestier pour élaguer des arbres.La ministre Jane Stewart nous avait promis de l\u2019argent cette année pour reprendre ce projet pilote afin d\u2019éviter justement le trou noir.Elle n\u2019a rien fait.Mais moi j\u2019ai un enfant de 9 ans et, cet enfant-là, il faut qu\u2019il mange.C\u2019est normal.» Réginald Boucher en a long à dire sur la nouvelle politique d\u2019assurance- emploi du gouvernement fédéral.Voir TROU NOIR en B2 « Après quatre semaines sans revenu, témoigne Réal Paré, tu commences à vendre tes biens.» 6LP0201B0323 b02 samedi 23 mars 6LP0201B0323 ZALLCALL 67 18:49:11 03/22/02 B B 2 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 Victimes innocentes de la guerre du bois RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord, le conflit entre le Canada et les États-Unis sur le bois d\u2019oeuvre a précipité un nombre inhabituel de travailleurs dans le trou noir.Avec la fermeture forcée de plusieurs scieries dans ces régions dès la fin novembre, il y a eu une hausse inattendue du nombre de chômeurs.Les lourdes pénalités américaines (31 % de taxation) s\u2019appliquant sur le bois d\u2019oeuvre canadien ont en effet obligé les grandes scieries du Québec à réduire de beaucoup leurs approvisionnements.À titre d\u2019exemple, on se souvient qu\u2019au début de l\u2019année, la direction d\u2019Abitibi- Consolidated, pour ne nommer que celle-là, déclarait que les droits compensateurs imposés par le gouvernement américain sur le bois d\u2019oeuvre canadien lui avaient coûté entre 6 et 9 millions par mois, avant impôts.Ce conflit commercial a obligé la compagnie à fermer toutes ses scieries pendant quatre semaines.Abitibi-Consolidated n\u2019est pas seul dans cette situation, confie à La Presse le président d\u2019une autre grande scierie multinationale qui a demandé à garder l\u2019anonymat.Du côté de l\u2019aménagement forestier et des scieries notamment, les grandes compagnies de bois ont fourni dans certains cas aux travailleurs un maigre 20 semaines de travail.Ces travailleurs, une fois qu\u2019ils ont épuisé leur nombre réglementaire de semaines de prestations d\u2019assurance-emploi, sont venus grossir les rangs des travailleurs saisonniers d\u2019autres secteurs déjà aux prises dans ces régions avec le trou noir.Seulement quelques usines peuvent tourner à l\u2019année, souligne le dirigeant.« La crise du bois-d\u2019oeuvre a eu comme répercussion, dit-il, la fermeture de certaines usines pendant quelques mois.Quand on cesse de faire des profits, on ferme les portes.C\u2019est normal.Nous, nous avons dû fermer des usines dès la fin de novembre.Nous rouvrons ce mois-ci.Mais l\u2019avenir de nos travailleurs dépend en grande partie du résultat des négociations du gouvernement canadien avec les Américains.» Dans la seule région du Bas-du-Fleuve, les scieries estiment qu\u2019au moins 200 personnes ont eu un mois et demi d\u2019emploi de moins à cause de la crise du bois d\u2019oeuvre.Sur la Côte-Nord, en raison des coûts d\u2019exploitation plus élevés (approvisionnement, main-d\u2019oeuvre, routes, etc.) le bilan est plus catastrophique, souligne ce dirigeant de compagnie.Le conflit entre Ottawa et Washington a grugé les profits des entreprises canadiennes.Les exportations de produits forestiers ont chuté de 7,5 % en 2001.Les travailleurs ont écopé.Le député fédéral de Kamouraska- Rivière-du-Loup, Paul Crête, a accusé l\u2019année dernière aux Communes la ministre des Ressources humaines, Jane Stewart, de ne pas avoir su anticiper l\u2019ampleur des répercussions du conflit du bois d\u2019oeuvre sur l\u2019économie et l\u2019emploi au Québec.Selon le Bloc québécois, il y aurait une augmentation d\u2019environ 15 % des demandes de prestations dans les régions du Québec.Au Saguenay/Lac-Saint-Jean, plus de 8000 nouvelles demandes auraient été reçues pour le seul mois de décembre, un record, selon Paul Crête.Les grandes compagnies de bois qui oeuvrent dans le Bas-du-Fleuve, sur la Côte- Nord et dans l\u2019est du Québec souhaitent évidemment que le libre-échange total soit respecté par les Américains dans le domaine du bois d\u2019oeuvre.À défaut de quoi, commente notre président québécois de plusieurs usines de sciage, « le Québec devrait être exempté de la taxe américaine, compte tenu de ses frais de bois de coupe qui ont changé considérablement depuis la dernière imposition des quotas ».Pour les travailleurs de l\u2019industrie, le phénomène du chômage et du trou noir qu\u2019ils ont vécu cet hiver risque de se répéter l\u2019an prochain si le conflit avec les Américains n\u2019est pas réglé.Et cela fera encore plus mal puisque les conditions fédérales d\u2019accessibilité et de durée des prestations seront encore plus sévères que cette année.Photos ROBERT MAILLOUX, La Presse Guy Sirois et Jeannine Bard, qui tiennent depuis 42 ans la charmante auberge Marie Blanc sur la rive du lac Témiscouata, craignent pour la survie du tourisme en région.Mise à mort de l\u2019industrie touristique en région G I L L E S TOUPIN NOTRE-DAME-DU-LAC \u2014 « Avec sa politique d\u2019assurance-emploi, je vous le dis, le gouvernement fédéral est en train de tuer l\u2019industrie touristique chez nous ! » Jeannine Bard, qui tient depuis 42 ans avec son mari Guy Sirois la charmante auberge Marie Blanc sur la rive du lac Témiscouata, n\u2019en revient tout simplement pas de l\u2019incompréhension du gouvernement fédéral face à la réalité des travailleurs saisonniers du tourisme qui oeuvrent dans les régions.« Faudra-t-il, demande-t-elle exaspérée, que disparaisse l\u2019industrie hôtelière saisonnière dans notre région avant qu\u2019Ottawa se réveille ?Le gouvernement ne semble pas comprendre que ce ne sont pas les travailleurs qui sont saisonniers ici, c\u2019est l\u2019industrie.Quand il y a de la neige et du verglas, il n\u2019y a plus de touristes ici.Nous fermons.Nous n\u2019avons pas le choix.» Or, explique Mme Bard, les resserrements décidés par le gouvernement fédéral à la loi sur l\u2019assurance- emploi font en sorte que l\u2019industrie est en train de perdre ses travailleurs qualifiés et que la région est en train de se vider.« Lorsqu\u2019on connaît la durée de la saison touristique, qui s\u2019étend de 12 à 14 semaines, dit-elle, c\u2019est très préoccupant.Il faut 420 heures à un employé dans la région pour se qualifier à l\u2019assurance-emploi.Dans certains cas, les employés ne font pas ces 420 heures.La haute saison est trop courte.Et ceux qui se qualifient n\u2019ont pas assez de prestations pour « faire le tour », c\u2019est-à-dire pour se rendre à la prochaine saison.Comment voulezvous, dans ce contexte, que je garde un chef cuisinier d\u2019année en année.Il préférera aller travailler en ville plutôt que de tomber dans le trou noir.» De mal en pis.L\u2019auberge Marie Blanc a 24 employés dont dix sont au chômage l\u2019hiver.Les autres étudient ou travaillent ailleurs.Avec les nouvelles règles qui rallongent le nombre de semaines exigées pour toucher des prestations, « la situation ira de mal en pis, dit Jeannine Bard.Si mes employés ne peuvent plus avoir de prestations, ils ne trouveront plus cela intéressant de travailler.Les changements qui s\u2019en viennent, c\u2019est pour nous la catastrophe.Ils tuent la relève.» Tout comme Mme Bard, Pierre Laplante, le directeur général de l\u2019Association touristique régional du Bas-Saint-Laurent, estime que si Ottawa reconnaissait la réalité du travailleur saisonnier en lui donnant de l\u2019assurance-emploi à partir du moment où il cesse de travailler jusqu\u2019à la reprise de la saison, cela ne coûterait pas tellement cher et contribuerait à sauvegarder l\u2019appréciable apport économique de l\u2019industrie touristique.« Ça ne ruinerait pas le gouvernement, affirme-t-il.Les coffres de l\u2019assurance-emploi sont pleins.Ils débordent même.Ces gens ont une expertise et l\u2019employeur n\u2019est pas intéressé à les perdre.» « Avec les règles actuelles, on pourrait toujours s\u2019arranger, estime Mme Bard.Mais avec les resserrements annoncés pour les années qui viennent, ce ne sera plus tenable.Ottawa nous tire le tapis sous les pieds.Je ne comprends pas que le gouvernement fédéral n\u2019ait même pas pris la peine de consulter le milieu avant de réformer sa loi.» Selon Pierre Laplante, l\u2019industrie touristique, incluant ceux qui oeuvrent dans le domaine de la culture, compte dans le Bas-Saint- Laurent de 5000 à 6000 travailleurs.Sur ce nombre, 40 % sont des travailleurs saisonniers.Au train où vont les choses, l\u2019impact des réformes à l\u2019assurance-emploi sera très lourd pour ces travailleurs en 2004.Selon les données compilées par l\u2019Association touristique régionale du Bas-Saint-Laurent, les professions les plus vulnérables dans l\u2019industrie du tourisme seront décimées.Les femmes de chambre seront notamment les plus affectées puisque 47 % d\u2019entre elles devront affronter la réalité du trou noir.Pour les serveurs, le pourcentage est de 41 %, pour les guides de plein air, 40 %, pour les cuisiniers, 35 %, pour les aides-cuisiniers, 35 %, et pour les commis à la clientèle, le pourcentage sera de 38 %.L\u2019industrie sera de moins en moins attrayante pour ces travailleurs, le roulement dans les entreprises s\u2019accroîtra, les employés clés partiront et la main-d\u2019oeuvre compétente deviendra de plus en plus rare.Cette chronique d\u2019une mort annoncée n\u2019est pas une vue de l\u2019esprit, soutient Jeannine Bard.À Rivière- du-Loup, fait-elle remarquer, deux grands hôtels se sont recyclés en maisons pour personnes âgées.TROU NOIR Suite de la page B1 « Ils disent que les gens ne veulent pas travailler, lance-t-il.C\u2019est pas vrai ! Moi je ne suis pas dans ce gang.Qu\u2019ils en donnent de l\u2019argent, ils en ont.Ils n\u2019auraient plus besoin de m\u2019écoeurer avec le trou noir.Où allons-nous ?Ils menacent même de couper les prestations à nouveau dans le futur.Ça fait quatre ans que je vis cette situation.J\u2019ai écrit à la ministre Mme Stewart et je lui ai bien dit que si elle se retrouvait sans revenu pendant quelques mois, elle serait bien mal prise elle aussi.» « Nous autres on a du coeur, enchaîne une mère de famille, Hélène Tardif.On a travaillé fort depuis toujours.On a tiré les vaches.Je trouve ça dommage qu\u2019il y ait tant de suicides dans nos régions à cause du trou noir et que, surtout, ça touche davantage les gens de 45 ans et plus.» Entre 1992 et aujourd\u2019hui, souligne Paul Crête, il y a eu 800 millions dollars de moins dans sa circonscription en prestations.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a eu moins de prestataires, explique-t-il, ce n\u2019est pas parce que le chômage a baissé.C\u2019est parce qu\u2019il y a moins de gens qui se qualifient en raison du resserrement des critères d\u2019admissibilité par le gouvernement fédéral, des critères qui touchent davantage une région comme la nôtre, une région où il y a beaucoup de travailleurs saisonniers.Hélène Tardif Réal Paré 6LP0301B0323 b03 samedi 23 mars 6LP0301B0323 ZALLCALL 67 18:48:57 03/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 P L U S B 3 Al-Aqsa, les Brigades des martyrs PENDANT LES ANNÉES qui ont suivi la signature des accords d\u2019Oslo, en 1993, la popularité du Fatah, parti politique fondé par Yasser Arafat, s\u2019est effritée à vue d\u2019oeil.Le nouveau pouvoir était notoirement corrompu.Les conditions de vie se sont dégradées dans les Territoires occupés.Et de plus en plus de jeunes se sont tournés vers des mouvements plus radicaux, dont le Hamas.«Nous étions confus, divisés, et sur le terrain, c\u2019était le chaos.Nous nous demandions quel genre d\u2019État nous allions devenir si toute la jeunesse palestinienne devait suivre le Hamas», raconte Qadura Fares, un député du Fatah à l\u2019Assemblée palestinienne.«Nous perdions aussi en popularité parce que nous arrêtions les militants du Hamas et du Djihad.» Inquiet de voir le pouvoir lui glisser entre les mains, le Fatah a profité de la nouvelle Intifada pour se refaire une virginité.Et c\u2019est spécifiquement à cette fin qu\u2019il a créé les Brigades des martyrs d\u2019Al- Aqsa \u2014 un groupe armé responsable de nombreux attentats anti-israéliens.Le Fatah disposait déjà d\u2019une milice armée, les Tanzim, dirigée par le jeune leader Marwan Barghouti.Mais les Tanzim étaient discrédités parce que trop proches des leaders en poste pour pouvoir faire le poids dans la bataille pour la faveur de la jeunesse.«Nous voulions créer un mouvement qui ne serait pas associé à l\u2019Autorité palestinienne et qui parlerait un langage de résistance, puisque c\u2019est le langage de notre époque.Sinon, qui donc nous aurait écoutés?» dit M.Fares.Contrairement au Hamas, les Brigades des martyrs Al- Aqsa sont un mouvement séculier.Wafa Idris, la première femme terroriste, qui était associée à ce mouvement, ne portait pas le voile.Officiellement, cette organisation encourage les attaques contre les soldats israéliens et les colons.Pas les attentats suicide contre des civils en Israël.«Mais c\u2019est inévitable que sous la pression actuelle, des membres des Brigades commettent aussi des attentats suicide», dit diplomatiquement M.Fares.Ce n\u2019est peutêtre pas tout à fait le feu vert, mais ce n\u2019est pas le feu rouge non plus.De toute façon, «il y a des choses dont nous ne pouvons pas discuter ouvertement ».Le sujet est clos.Les Brigades sont un mouvement secret, il n\u2019y a ni uniforme ni bureau de recrutement.Selon Qadura Fares, les candidats sont passés au peigne fin.«Il faut avoir un bon équilibre psychologique, et partager les idéaux du Fatah, explique-t-il.Si on ne sélectionnait pas nos membres avec soin, des milliers de jeunes voudraient adhérer à notre mouvement.» Yasser Arafat contrôle-t-il ce mouvement?Selon la journaliste Amira Hass, ce n\u2019est pas comme une armée où un supérieur donne un ordre précis.Mais par son discours, Arafat peut créer un climat favorable ou non aux attentats.Sur le terrain, la popularité des Brigades est évidente.Les graffitis sur les murs des camps de réfugiés glorifient leurs exploits.Le mouvement est attrayant pour les jeunes désenchantés par leurs leaders, mais qui ne sont pas attirés par le fanatisme religieux du Hamas.«Les Brigades Al-Aqsa, c\u2019est le phénomène le plus noble qui soit survenu dans l\u2019histoire du Fatah», déclarait récemment Jibril Rajoub, le responsable de la sécurité palestinienne en Cisjordanie.Il n\u2019est pas acquis que le Fatah bénéficiera politiquement de sa nouvelle créature.Mais ce qui est certain, c\u2019est que les Brigades Al-Aqsa ont réussi à canaliser la frustration des Palestiniens.Et qu\u2019elles sont devenues le symbole de la nouvelle Intifada.Quand on lui demande à quel mouvement politique il accorde sa plus grande confiance, Moushir, dont le frère s\u2019est tué dans un attentat revendiqué par le Hamas, prend le temps de réfléchir un peu.Puis il dit: «Les Brigades Al- Aqsa ont fait leurs preuves.» Photo AFP Rafad Abu Diak, un martyr de l\u2019Intifada, s\u2019est fait sauter avec sa bombe, emportant avec lui dans la mort sept passagers d\u2019un autocar, dont quatre soldats israéliens.KAMIKAZE Un rêve pour beaucoup de jeunes Palestiniens JÉRUSALEM \u2014 Toute leur vie, Nabeel Halabye et Oussama Bahar ont habité à quelques maisons l\u2019un de l\u2019autre, dans la petite localité palestinienne d\u2019Abou Dis, en périphérie de Jérusalem.À l\u2019adolescence, ils sont devenus les meilleurs amis du monde.Ils ont joué dans la même équipe de soccer.Ils allaient ensemble s\u2019entraîner au gym.Et dans les derniers mois de leur vie, ils travaillaient tous deux comme gardiens de sécurité, l\u2019un dans une banque, l\u2019autre dans un immeuble de l\u2019Autorité palestinienne.Le samedi 1er décembre 2001, Nabeel et Oussama ont pris le souper du ramadan avec leurs familles respectives.Nabeel a même emmené ses petits frères faire un tour dans une voiture louée.Puis, sans rien dire à personne, les deux amis ont attaché leurs ceintures bourrées d\u2019explosifs et se sont rendus rue Ben Yehuda, une artère piétonne au centre de Jérusalem.Ils ont déclenché leurs bombes à quelques secondes d\u2019intervalle, peu avant minuit.L\u2019attentat a fait 11 morts et des dizaines de blessés.Il a été revendiqué par le Hamas.Nabeel et Oussama avaient 26 ans.La révolte palestinienne, qui a éclaté le 29 septembre 2000, a été marquée par de nombreux attentats suicide.Leur fréquence s\u2019est accélérée au cours des derniers mois.Depuis le début de l\u2019année, il y a eu presque un attentat par semaine.Qui sont les jeunes adultes prêts à sacrifier leur vie pour tuer de simples passants dans une rue de Jérusalem ?Quelles motivations les animent ?« Nabeel était un homme sensible, gentil, responsable, dit son frère Moushir.Depuis la mort de mon père, c\u2019est lui qui était le chef de famille.Dans les jours qui ont précédé sa mort, il était encore plus gentil que d\u2019habitude.Comme s\u2019il avait voulu nous dire au revoir avant de partir.» Moushir a 20 ans et il voue une intense admiration à son frère disparu.Un panneau accroché dans sa rue indique que nous entrons dans le « secteur des martyrs ».Quatre jeunes du quartier, qui se connaissaient tous depuis leur plus tendre enfance, ont perdu la vie depuis le début de l\u2019Intifada.En plus de Nabeel et d\u2019Oussama, il y a eu Bilal, tué le jour même où l\u2019a violence a éclaté, à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem.Et Marwan, un garçon de 17 ans qui a été abattu en octobre dernier par l\u2019armée israélienne alors qu\u2019il allait chercher du pain.« Mon frère a été très affecté par la mort de Marwan », raconte Moushir, un gaillard musclé qui passe lui aussi beaucoup de temps au gym.Surtout depuis qu\u2019il a perdu son emploi de plâtrier, à cause des nombreux bouclages des Territoires occupés.Le trousseau Peu de temps avant l\u2019attentat, Oussama préparait son trousseau.Il avait acheté un réfrigérateur et une laveuse en attendant de trouver une fiancée.Mais Nabeel, lui, était incapable de penser au mariage.« Il nous disait : comment voulez-vous que je me marie quand des gens se font tuer », raconte son frère Moushir.Moushir est convaincu que c\u2019est la situation politique, et non le fanatisme religieux, qui a conduit Nabeel à commettre son geste.« Bien sûr, personne ne peut faire une chose pareille sans des convictions religieuses profondes.Nabeel était un meilleur croyant que moi, il ne se contentait pas de prier et d\u2019aller à la mosquée.» Mais selon son jeune frère, Nabeel ne pouvait plus supporter d\u2019entendre que 30 nouveaux Palestiniens venaient d\u2019être tués chaque fois qu\u2019il ouvrait la télévision.« Beaucoup de jeunes pensent à faire ça.Si nous ne faisons rien, notre tour viendra de toute façon.Nous allons mourir dans nos maisons », s\u2019indigne Moushir.Comme d\u2019autres proches de « martyrs », il affirme que son frère ne l\u2019avait pas mis au courant de ses activités.« Mais si j\u2019avais su, je n\u2019aurais pas essayé de l\u2019arrêter.La mort de Nabeel laisse un vide énorme.Mais vous pensez que c\u2019est mieux de rester chez soi à attendre qu\u2019un missile nous tombe sur la tête ?Nabeel et Oussama, eux, ont choisi de ne pas attendre.» Moushir avoue qu\u2019il se sent confus et qu\u2019il ne sait pas trop quoi faire de sa vie.Il en veut beaucoup au premier ministre Ariel Sharon, moins à la population israélienne \u2014 et il tient clairement à distinguer entre les deux.« Un jour, Israël a eu un premier ministre qui voulait vraiment faire la paix, Itzhak Rabin.Et puis, un juif l\u2019a tué.» Pour Moushir, l\u2019augmentation phénoménale des attentats est une conséquence des politiques du gouvernement Sharon.Point à la ligne.Et il a le sentiment que les attentats sont peut-être utiles, étant donné qu\u2019après chaque attaque, la popularité d\u2019Ariel Sharon tombe.« Mais je n\u2019en suis pas certain.» Moushir en veut aussi beaucoup à ses propres dirigeants.« Yasser Arafat est incapable d\u2019être un président.L\u2019Autorité palestinienne n\u2019a fait qu\u2019aider Israël.Elle n\u2019a fait qu\u2019utiliser le pouvoir pour promouvoir des intérêts personnels.» Mais surtout, Moushir est fatigué du conflit avec Israël.« Ailleurs, les guerres commencent, puis elles se terminent.Ici, ça n\u2019a pas de fin.» Dans la famille d\u2019Oussama, on ne parle pas aussi ouvertement.Le père du jeune homme se dit trop peiné pour évoquer le souvenir de son fils.Seule la belle-soeur d\u2019Oussama, Alya, finit par dire ce qu\u2019elle pense : « Les martyrs, ce sont les seuls soldats que nous ayons.» L\u2019opinion évolue Comment l\u2019opinion publique palestinienne perçoit-elle les actes terroristes contre Israël ?Selon Khalil Shikaki, qui dirige un centre d\u2019analyse de l\u2019opinion à Ramallah, l\u2019attitude varie selon le type d\u2019attentat.Le soutien aux actions violentes est quasi unanime lorsque celles-ci sont dirigées contre des militaires israéliens ou encore contre des colons qui habitent des implantations juives en Territoires occupés.Selon M.Shikaki, les colons sont perçus comme des soldats de l\u2019Occupation et pour 90 % des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, il est légitime de les tuer.Mais quand il s\u2019agit de tuer des gens au hasard dans les rues de Jérusalem, l\u2019opinion évolue en fonction de la situation politique.Selon les derniers sondages, 60 % des Palestiniens appuient les actes terroristes commis contre des civils en Israël même.Mais au milieu des années 1990, quand la paix semblait à portée de la main, ils n\u2019étaient que 20 %.Selon Amira Hass, une journaliste israélienne qui suit de près l\u2019évolution de la société palestinienne, les attentats suicide divisent les Palestiniens.« Il y a un débat à ce sujet même au sein du Hamas, explique-t-elle.Certains pensent que seule la peur peut changer Israël, d\u2019autres sont sincèrement choqués.» Mais, dit-elle, le recours aux attentats est analysé surtout du point de vue de leur efficacité.Et même quand il appelle les Palestiniens à y mettre fin, comme il l\u2019a fait jeudi dernier, Yasser Arafat ne dit jamais clairement que ces attaques sont moralement inadmissibles.Depuis le début de l\u2019année, les attentats anti-israéliens se multiplient.Ils ont fait pas loin de 40 morts, dont quelques kamikazes qui n\u2019hésitent pas à se faire exploser avec leurs victimes.De nombreux Palestiniens appuient ces attaques, plusieurs par simple désespoir, d\u2019autres parce qu\u2019ils estiment que seule la peur peut faire fléchir Israël.« Bien sûr, personne ne peut faire une chose pareille sans des convictions religieuses profondes.» 6LP0401B0323 b04 samedi 23 mars 6LP0401B0323 ZALLCALL 67 18:50:05 03/22/02 B B 4 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Pointe-Claire, école Félix-Leclerc.Des jeunes de toutes les cultures et de toutes les origines se côtoient au quotidien, comme de plus en plus partout dans la mosaïque Montréal.UN MONDE TOUT EN COULEUR Les adolescents de la planète plutôt tolérants Comment voit-on le monde à 15 ans : en noir et blanc, ou tout en couleur ?Le voisin chinois, arabe ou noir, est-il une bête étrange, source de raillerie, ou au contraire un ami, un semblable ?En un mot, en 2002, les adolescents de par le monde sont-ils plus, ou moins racistes ?La première enquête mondiale jamais réalisée sur la question révèle d\u2019agréables surprises.Deux chercheurs québécois ont reçu un mandat de taille des Nations unies : sonder les adolescents des quatre coins de la planète, afin de mesurer leur degré de tolérance ou d\u2019intolérance.Aller questionner le petit Camerounais, Japonais, Indien, Marocain, tout comme le Belge, l\u2019Allemand ou l\u2019Australien, histoire de voir s\u2019il aime son voisin et, si oui, pourquoi.Pierre Binette et Jean-Herman Guay, des départements d\u2019histoire et de sciences politiques de l\u2019Université de Sherbrooke, se sont engagés à interroger 25 000 jeunes de 12 à 15 ans, de 30 pays différents.Des questionnaires traduits en six langues ont été envoyés dans des clubs de l\u2019UNESCO partout dans le monde.Les résultats reviennent au compte-gouttes, mais déjà, avec plus de 5000 répondants de 16 pays (53 langues et plus de 20 religions différentes, d\u2019Amérique, d\u2019Afrique, d\u2019Asie, d\u2019Europe et d\u2019Océanie) un premier constat s\u2019impose : globalement, les jeunes interrogés sont plutôt tolérants et ce, à 67 %.Les premiers résultats de l\u2019enquête, dont La Presse a obtenu copie, étaient présentés cette semaine par Pierre Binette, devant le Haut- Commissariat aux droits de l\u2019homme à Genève.Le rapport final est attendu pour 2003.« Je suis agréablement surpris, commente son collègue Jean-Herman Guay.Je ne pensais pas que le niveau de tolérance serait si élevé.» De voir qu\u2019aux quatre coins de la planète, tant en Afrique qu\u2019en Europe, les jeunes interrogés se montrent ainsi ouverts à l\u2019altérité, il y a de quoi sourire.Bien sûr, les échantillons sont petits, et l\u2019enquête n\u2019est pas encore terminée.Les données des États-Unis, de la France, du Liban, entre autres, se font toujours attendre.Mais déjà, un bon profil des jeunes se dessine.Ainsi, interrogés à savoir s\u2019ils accepteraient dans leur famille, comme ami, comme voisin, dans leur classe ou leur pays, une personne d\u2019une autre couleur de peau, religion ou langue maternelle, les deux tiers des jeunes affirment n\u2019y voir aucun problème.Sans grande surprise, c\u2019est lorsqu\u2019on leur demande s\u2019ils aimeraient voir un proche s\u2019unir à quelqu\u2019un venu d\u2019ailleurs que les réticences se font le plus sentir, seuls 60 % des jeunes n\u2019y voyant pas d\u2019objection.Apprécient-ils la différence ?La majorité des adolescents répondent par l\u2019affirmative, tant en ce qui a trait à la couleur de la peau (57 %), la religion (53 %), qu\u2019à la langue maternelle (55 %).Les faces cachées de l\u2019intolérance Même s\u2019ils se classent comme tolérants, une bonne proportion des jeunes interrogés affirment toutefois avoir déjà été victimes d\u2019actes d\u2019injustices, que ce soit à cause de la couleur de leur peau (20 %), leur religion (19 %) ou leur langue maternelle (23 %).Pire, près du quart des jeunes interrogés (26 %) avouent avoir euxmêmes commis des actes d\u2019injustice envers quelqu\u2019un, toujours à cause de la couleur de sa peau, religion ou langue maternelle.C\u2019est que malgré les apparences d\u2019ouverture, en grattant un peu, certaines « faces cachées de l\u2019intolérance » apparaissent.Oui à la différence, mais pas trop, disent en somme les adolescents interrogés.Ainsi, à la question « dans ton école, est-ce que tu préférerais que tous les élèves soient de la même couleur de peau, religion, langue maternelle ?» 21 % répondent par l\u2019affirmative.Nombreux sont aussi ceux qui acceptent les gens venus d\u2019ailleurs, tant et aussi longtemps que ceux-ci s\u2019adaptent à leur mode de vie.Bienvenue aux étrangers, mais qu\u2019ils se fondent dans la masse.Les auteurs qualifient cette attitude de « tendance assimilatrice ».Les étrangers devraient-ils « s\u2019ajuster à ma façon de vivre ?» Absolument, répondent 36 % des jeunes interrogés.« L\u2019ouverture oui, mais une ouverture souvent conditionnelle.Une volonté d\u2019assimilation vient donc ombrager l\u2019acceptation, comme si la diversité ne devait pas affecter le mode de vie », soulignent les chercheurs.Enfin, les histoires d\u2019Éthiopiens, de Belges et de tous les Newfies de ce monde, font toujours sourire les adolescents : 41 % affirment les trouver drôles.Des tendances universelles Comment expliquer que certains jeunes soient plus ouverts que d\u2019autres ?Pourquoi les blagues de Belges font-ils rire certains, pleurer les autres ?À leur grande surprise, les chercheurs ont décelé des tendances communes à toute la planète.D\u2019abord, tant en Europe qu\u2019en Afrique, en Australie qu\u2019en Asie, les filles, partout de par le monde, sont plus tolérantes que les garçons, à 71 % contre 62 %, et ce, systématiquement, quelles que soient les questions posées, les facteurs de tolérance analysés.Les filles sont aussi moins nombreuses à réclamer une école plus homogène que les garçons et adhèrent moins à la « tendance assimilatrice ».Outre le sexe, ce qui détermine le degré de tolérance des jeunes interrogés, c\u2019est l\u2019environnement dans lequel ils grandissent.Où qu\u2019il vive, plus un jeune a des amis, des voisins ou des collègues de classe venus d\u2019ailleurs, plus il est ouvert à la différence.Ainsi, les trois quarts des jeunes ayant des amis étrangers se classent comme tolérants.À l\u2019inverse, ceux n\u2019ayant que des amis à leur image, en termes de couleur de peau, de religion ou de langue maternelle, se retrouvent, à 42 %, parmi les intolérants.L\u2019éducation y est aussi pour beaucoup.Les jeunes qui affirment connaître Nelson Mandela ou Martin Luther King, deux figures de proue de la lutte contre le racisme, se classent à 68 % parmi les tolérants.Parmi ceux n\u2019en ayant jamais entendu parler, seuls 62 % se disent tolérants.Le Québec et le monde Et les Québécois ?Lundi, nous révélions qu\u2019à 87 %, quelque 5000 jeunes d\u2019ici interrogés par les deux chercheurs se classaient comme tolérants.« Les jeunes interrogés au Québec semblent plus tolérants que les jeunes interrogés au niveau mondial », note aussi Pierre Binette.Plus tolérants certes, mais affichant les mêmes « faces cachées de l\u2019intolérance », à des degrés moindres.Ainsi, 25 % des jeunes Québécois interrogés adhèrent à la « tendance assimilatrice », affirmant que les gens venus d\u2019ailleurs devraient s\u2019adapter au mode de vie québécois.Plusieurs jeunes avouent également leur préférence pour l\u2019homogénéité : 11 % préféreraient fréquenter une école à la composition raciale et ethnique plus homogène.Et les filles sont plus ouvertes que les garçons, à 93 % contre 82 %.Les chercheurs ne comptent toutefois pas dresser de palmarès des pays les plus ou les moins tolérants.L\u2019objectif est plutôt d\u2019aller creuser davantage les tendances favorisant ou non leurs attitudes.Les jeunes des villes sont-ils plus ou moins tolérants ?Les gens de certaines religions sont-ils plus ouverts, ou fermés, à la différence ?Les sociétés riches sont-elles synonymes d\u2019une acceptation plus grande ?Est-ce que le degré de tolérance des filles dépend des droits et libertés accordés aux femmes dans les différentes sociétés ?Une foule de questions, que les chercheurs tenteront d\u2019élucider au cours des prochains mois.Déjà, certaines conclusions s\u2019imposent.Pour favoriser l\u2019ouverture des jeunes à la différence, la pluralité de l\u2019environnement est un facteur déterminant.Conséquence ?« Il faut multiplier les initiatives qui permettent le développement des contacts entre les gens de cultures différentes.Les échanges, les voyages, les programmes d\u2019aide aux études des enfants d\u2019immigrants par des élèves de même niveau issus du pays d\u2019accueil, la recherche de la déghettoïsation, les programmes scolaires d\u2019éducation à la citoyenneté comportant un volet international ne sont que quelques exemples d\u2019initiatives pouvant influer directement sur les attitudes et comportements des jeunes face à la discrimination raciale », affirmait cette semaine Pierre Binette, dans sa présentation devant le Haut- Commissariat aux droits de l\u2019homme à Genève.Une réflexion à faire, en cette Semaine d\u2019actions contre le racisme.Le quart des jeunes interrogés (26 %) avouent avoir euxmêmes commis des actes d\u2019injustice envers quelqu\u2019un. 6LP0502B0323 6LP0502B0323 ZALLCALL 67 21:51:02 03/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 \u2022 P L U S B 5 Laisser du temps au temps.Maître de sa destinée tantôt allié des politiciens, mais aussi leur pire ennemi QUÉBEC \u2014 Le temps sera toujours l\u2019allié des politiciens mal pris.Coincé par l\u2019échec de l\u2019entente du lac Meech, Robert Bourassa avait tout mis en oeuvre pour occuper l\u2019opinion publique \u2014 avec la commission Bélanger- Campeau, la loi 150, puis d\u2019autres commissions parlementaires sur l\u2019avenir du Québec.Tout le travail avait été balayé du revers de la main.Il s\u2019agissait essentiellement de gagner du temps pour concocter, avec Brian Mulroney, l\u2019entente de Charlottetown \u2014 repoussée par la population lors d\u2019un référendum national.Jacques Parizeau adopta la même stratégie au début de 1995 \u2014 en dépit des commissions régionales sur la souveraineté, la population n\u2019était pas prête à un référendum.Pour gagner quelque semaines et retarder la consultation à l\u2019automne, ses stratèges sortirent de leur chapeau une nouvelle trouvaille : définir pour le Québec « un projet de société ».avant les vacances estivales s\u2019il-vousplaît ! L\u2019idée fait encore recette.Cette semaine, Bernard Landry parlait publiquement de la démarche qu\u2019il avait proposée à Jean Charest et à Mario Dumont, un sommet sur le déséquilibre fiscal entre Ottawa et Québec dans la foulée du rapport de la commission Séguin, pour répandre ce débat dans « la société civile ».« On va prendre tout le temps qu\u2019il faut », confiait-on cette semaine dans l\u2019entourage du premier ministre.On espérait surtout associer les libéraux à la démarche : il leur serait difficile de réclamer des élections d\u2019un premier ministre affairé à mener la charge contre Ottawa.Jean Charest a évité bien facilement le piège : on lancera la charge quand les Québécois auront choisi leur général.Pour l\u2019heure, pas question de participer à la « dramatisation » de l\u2019épisode de la commission Séguin.C\u2019est aussi pour donner un souffle nouveau au débat sur le déséquilibre fiscal que Pauline Marois a déposé un énoncé budgétaire, tentant de le justifier par des mesures homéopathiques, qui ne prendront effet qu\u2019en janvier 2003.à plus tard Constamment présent dans les conversations des stratèges péquistes en début d\u2019année, le scénario des élections générales s\u2019est volatilisé comme par magie depuis plusieurs semaines.Mardi dernier, devant une centaine d\u2019attachés politiques, M.Landry a voulu avant tout bien souligner qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de lancer la serviette, en dépit de la cascade de tuiles qui, depuis le début de l\u2019année, se sont abattues sur son leadership.Pour mettre un peu de baume sur leurs plaies, il a fait miroiter aux attachés politiques une accession possible dans la fonction publique \u2014 comme à Ottawa \u2014, un mécanisme qu\u2019avait aboli René Lévesque.Déjà à l\u2019automne, lors d\u2019un « pep talk » identique, Guy Chevrette avait soulevé la grogne en disant que les attachés politiques étaient devenus des « fonctionnaires » léthargiques devant les besoins des politiciens.Depuis qu\u2019ils ont appris qu\u2019ils seraient soumis à un purgatoire d\u2019un an après la fin de leur emploi avant de pouvoir refaire affaire avec le gouvernement, les apparatchiks ronchonnent.Avant même les démissions de Gilles Baril et de Raymond Bréard, Bernard Landry avait dû composer avec une quasi-révolution de palais tout de suite après le remaniement qui avait donné naissance, fin janvier, au plus imposant cabinet ministériel de l\u2019histoire du Québec.M.Bréard avait suggéré que les élections pourraient se tenir en mai \u2014 il souleva un torrent de récriminations de ministres, comme André Boisclair et Diane Lemieux, pas du tout pressés de voir le PQ se lancer en campagne électorale.Face à ce front commun, seulement deux ou trois ministres étaient prêts à partir au front.Près de deux mois plus tard, Bernard Landry s\u2019est clairement rallié à la majorité : les élections ne sont pas pour cette année.Il pensait pouvoir déclencher des élections complémentaires dans Vachon pour y loger son copain, le ministre « désigné », David Levine.Devant les sondages internes, il a vite rejeté l\u2019idée, tant est maussade l\u2019humeur des électeurs dans cette circonscription pourtant habituellement hospitalière.Gros risque C\u2019est par la suite qu\u2019on a appris que l\u2019actuel député de Vachon, David Payne, attendait son procès pour conduite en état d\u2019ébriété, une affaire vieille de plusieurs mois, et que, bien sûr, le gouvernement ne pourrait le nommer à Hong Kong tant que la situation ne serait pas clarifiée.David Levine restera ministre non élu quelques mois encore, car une défaite électorale de l\u2019ancien directeur de l\u2019hôpital Notre- Dame porterait un très dur coup au leadership de Bernard Landry.La pression se portera désormais sur Cécile Vermette, dans Marie-Victorin, une circonscription plus facile pour le PQ.M.Landry subira un test déterminant d\u2019ailleurs le 15 avril, aux élections complémentaires de Saguenay (PQ), de Viger et d\u2019Anjou (PLQ).Bien qu\u2019ils soutiennent garder des espoirs dans Anjou, les péquistes ne se font pas d\u2019illusions pour ces circonscriptions libérales.Tous les yeux seront fixés sur Saguenay le soir du vote, car s\u2019il advenait que le PQ perde cette circonscription, souverainiste à 73 % en 1995, l\u2019effet serait dévastateur pour les troupes de Bernard Landry.Déjà chez les péquistes, la popularité du candidat adéquiste dans Saguenay faisait craindre le pire \u2014 dans Jonquière, en octobre, les 20 % de suffrages obtenus par l\u2019ADQ avaient fait tourner au rouge l\u2019ancienne circonscription de Lucien Bouchard.Qu\u2019arrivera-t-il si Bernard Landry perd les trois partielles d\u2019avril.La pression sera intense, laissent entendre plusieurs péquistes, pour que Pauline Marois se prépare à prendre la relève.Déjà on retrouvait de curieuses coïncidences dans la liste des ministres qui ne voulaient pas d\u2019élections rapides et ceux qui avaient réclamé publiquement le départ du directeur du PQ, Raymond Bréard au dernier conseil national du PQ.Pauline Marois, qui aura 53 ans le Vendredi saint, pourrait se retrouver devant un choix déchirant : tenter sa chance tout de suite ou remettre à beaucoup plus tard ses ambitions, avec les risques que cela comporte.Le temps est souvent un allié pour les politiciens, mais il devient aussi, parfois, un sérieux inconvénient.Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE, collaboration spéciale Martin Dubé, le nouveau directeur général du PQ est perçu comme un organisateur efficace, doté d\u2019une précision toute chirurgicale! Martin Dubé, le chirurgien au PQ QUÉBEC \u2014 Le « chirurgien » est de retour.Bernard Landry et ses sbires ont bien longtemps tergiversé mais ont finalement choisi un « jeune vétéran » de 39 ans, Martin Dubé, pour diriger le Parti québécois.Il sera le général de l\u2019organisation lors de la prochaine grande guerre avec les libéraux.Mais comme l\u2019engagement n\u2019est prévu que l\u2019an prochain, il devra, pour se faire la main, diriger les troupes dans trois champs de batailles truffés de mines \u2014 les élections complémentaires de Saguenay, de Viger et d\u2019Anjou, qui se tiendront le 15 avril.« Je ne dis pas que c\u2019est une situation idéale, mais depuis lundi les tournées que j\u2019ai pu faire montrent que l\u2019organisation est en forme », explique le nouveau directeur général, revenant d\u2019une revue des troupes dans l\u2019immense circonscription de Saguenay.Les militants paraissent, selon lui, imperméables aux mauvaises nouvelles, et les candidats péquistes de Saguenay et d\u2019Anjou « ont eu le temps de faire leur place au sein de leur équipe », insiste-t-il.Le choix de Martin Dubé ne fut pas une sinécure \u2014 on dut reprendre à deux reprises les entrevues.Les conseillers de Bernard Landry furent bien perplexes quand le candidat Dubé leur expliqua qu\u2019il avait été, pendant quelques mois, l\u2019employé d\u2019une firme de communications de Québec, qui avait la particularité de s\u2019appeler « Oxygène ».Même si les deux firmes n\u2019étaient pas liées, dans l\u2019opinion publique, le rapprochement avec la controversée « Oxygène 9 », la firme de lobbying qui a défrayé la manchette depuis des semaines, était à craindre.On lorgna alors vers Gilbert Gardner, issu de la Société Saint- Jean-Baptiste, recruté au cabinet de Sylvain Simard, un des ministres influents auprès de Bernard Landry.Mais le premier ministre Landry décida qu\u2019il avait besoin avant tout d\u2019un organisateur pour l\u2019aider à affronter le test difficile des partielles.« Martin, c\u2019était notre chirurgien.notre opérateur spécialisé en élections partielles », de dire spontanément Sylvain Tanguay, l\u2019un des prédécesseurs de Dubé comme directeur du PQ.« Chirurgien » car l\u2019organisation d\u2019une élection complémentaire est souvent plus délicate pour l\u2019organisateur de la permanence de Montréal qui « débarque » dans le fief des bénévoles locaux.Dans ce contexte, Martin Dubé est toujours parvenu à faire en sorte que tous les militants tirent dans la même direction, ce qui est souvent plus difficile qu\u2019il n\u2019y paraît.Mais M.Dubé n\u2019a rien de l\u2019organisateur politique classique, à l\u2019opposé en fait du cliché du matamore, souvent ventru, capable de crier ses ordres à une armée d\u2019installateurs de pancartes.Avec un MBA en finances, après des études en génie forestier, M.Dubé s\u2019était démarqué dans l\u2019organisation péquiste dans la partielle de Montmorency \u2014 en août 1991.Pour Jacques Parizeau, c\u2019était la fin de la « série noire » le PQ avait en effet, à chaque occasion, mordu la poussière dans la trentaine d\u2019élections complémentaires où il avait présenté un candidat depuis sa création.« Il s\u2019était démarqué clairement comme un gars méthodique, qui faisait des pointages très rigoureux.C\u2019est pour cela qu\u2019on l\u2019a employé dans toutes les partielles par la suite », d\u2019expliquer Pierre Boileau, qui était directeur du PQ à l\u2019époque.Cette première victoire sera suivie de plusieurs autres, il organisa huit partielles dont celle de Bonaventure où le péquiste Marcel Landry l\u2019emporta dans la circonscription détenue pendant près de 40 ans par le regretté Gérard D.Levesque.« L\u2019organisation m\u2019avait « pitché » à Maria, pendant deux mois en hiver, je pensais qu\u2019ils m\u2019avaient oublié.» Il avait aussi organisé pour le PQ les partielles de Laval-des-Rapides (Serge Ménard), d\u2019Anjou (Pierre Bélanger) et de Portneuf (Roger Bertrand).Par la suite, il devint attaché politique.Une fois le PQ au pouvoir, il organisa les partielles dans L\u2019Assomption (Jean Claude St-André) et dans Pointe-aux- Trembles (Nicole Léger).Bernard Landry et son entourage ont bien longtemps tergiversé pour finalement choisir un « jeune vétéran » de 39 ans, Martin Dubé, pour diriger le Parti québécois.On a dû se reprendre à deux reprises les entrevues, parce que Martin Dubé avait avoué avoir été, pendant quelques mois, l\u2019employé d\u2019une firme de communications de Québec, qui avait la particularité de s\u2019appeler « Oxygène ».Photothèque La Presse Bernard Landry, premier ministre du Québec et président du Parti québécois. 6LT0601B0323 b06-07 samedi 23 mars 6LT0601B0323 ZALLCALL 67 17:31:16 03/22/02 B B 6 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 P L U S B 7 En deuil de la Rupert MAÎTRES CHEZ EUX! WASKAGANISH \u2014 Contrairement aux Cris de Mistissini, ceux de Waskaganish sont à l\u2019envers.Ils ont dit « oui » à la paix des Braves.Mais ils ont l\u2019impression d\u2019avoir vendu leur âme.D\u2019avoir trahi la Rupert et son estuaire où s\u2019ancre leur village.L\u2019impression d\u2019avoir marchandé leur héritage.L\u2019atmosphère n\u2019était pas à la fête deux semaines après la signature de l\u2019entente entre Québec et les Cris de la Baie-James.En deuil de son beau-frère mort la veille, le chef Robert Weistche n\u2019avait pas le coeur à donner des interviews le 20 février.Mais il a fini par se laisser convaincre de nous accorder une trentaine de minutes de son temps.Voici sa version de la paix des Braves.« Après la signature de l\u2019entente à Waskaganish le 7 février, racontet- il l\u2019oeil noir et la mine sombre, c\u2019était comme si l\u2019un des nôtres était mort.C\u2019était comme si un ami venait de nous quitter.C\u2019était ça l\u2019atmosphère qui régnait ici.Le prix payé pour cette paix était trop élevé.Jamais nous n\u2019aurions dû sacrifier la Rupert.» Le chef de Waskaganish reconnaît que le référendum sur l\u2019entente établissant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris de la Baie-James a été entériné à 64 % par sa communauté.Mais à cause du faible taux de participation.« Par rapport au nombre total de personnes habilitées à voter, c\u2019est 28 % seulement qui se sont prononcés en faveur, précise-t-il.Vingt-huit pour cent, ce n\u2019est pas ce qu\u2019on peut appeler une vaste majorité.Beaucoup de gens se sont abstenu.C\u2019est une tradition chez nous.Quand on n\u2019est pas d\u2019accord avec un projet, on boycotte le processus.» Le sentiment du chef, c\u2019est que les Cris de Waskaganish se sont dit que peu importe la façon dont ils allaient voter \u2014 qu\u2019ils disent oui ou qu\u2019ils disent non \u2014, le sort en était jeté.Que les choses allaient suivre leur cours et que la rivière allait de toute façon être détournée.Le chef l\u2019admet.Il ne connaît pas l\u2019impact réel de la dérivation partielle de la Rupert dans la rivière Eastmain.« La vérité, c\u2019est que je n\u2019en sais trop rien et je doute que personne le sache vraiment.On nous a garanti un certain débit et aucune perte nette de nos prises.Mais plus loin dans l\u2019entente, on nous prévient que si d\u2019aventure ça ne marche pas, il faudra alors se rasseoir tout le monde ensemble et rediscuter le tout.» Chose certaine pour lui, l\u2019estuaire de la Rupert où baigne Waskaganish va changer de visage.Robert Weistche pense qu\u2019au total les Cris sont perdants avec la deuxième Baie-James.Non seulement sur le front hydroélectrique, mais également sur le plan du développement forestier, minier et des ressources en général.Côté emplois, pas de Klondike en perspective non plus dans le projet Eastmain-Rupert.« Bien sûr, on nous fait une place.Bien sûr, nous aurons notre mot à dire.Mais les jobs dont on parle ne vont pas durer éternellement.Six ans, sept au mieux.Et pouf ! c\u2019est fini.Nous n\u2019avons pas besoin de jobs, martèlet- il.Nous avons besoin d\u2019emplois permanents.De sécurité.Les jobs sur un projet d\u2019Hydro-Québec, ça ne dure que le temps des travaux.» Pas cher 3,5 milliards Le chef de Waskaganish ne veut pas passer pour un esprit chagrin, mais les 3,5 milliards aux Cris sur 50 ans, il trouve pas ça cher pour tout ce qui est en jeu.« Ce n\u2019est pas beaucoup d\u2019argent, tranche-t-il.Nos terres, nos ressources, nos rivières, ça vaut 10 fois plus, 100 fois plus que ça.Nous aurions pu aller chercher davantage si nous avions été plus fermes.Plus tenaces.» Quand il analyse le tout, le chef de la communauté la plus touchée par le projet Eastmain-Rupert n\u2019hésite pas à qualifier l\u2019entente du 23 octobre 2001 de règlement purement territorial.« La Rupert, c\u2019est quelque chose que le Québec convoitait depuis toujours.En retour, il nous consent certains avantages.Mais pour l\u2019essentiel, c\u2019est du vieux dû.Le coût de promesses non remplies.Il aura fallu 26 ans au gouvernement québécois pour s\u2019acquitter de ses obligations.» L\u2019avenir inquiète Robert Weistche.« On parle d\u2019une entente basée sur la confiance mutuelle, soulignet- il.Mais l\u2019histoire nous a appris à nous méfier des gouvernements.La façon dont les Premières Nations ont été traitées historiquement, surtout à l\u2019intérieur des frontières du Québec, n\u2019offre aucune garantie.C\u2019est le temps qui nous donnera raison, ou tort, et nos enfants nous jugeront.» Il reconnaît que l\u2019entente de 1975 a contribué à améliorer les conditions de vie des Cris en matière de santé et d\u2019éducation en particulier.Mais il croit que cela était inévitable.Robert Weistche le déclare sans détour.Il n\u2019aurait pas mis sa signature au bas de l\u2019entente « historique » du 23 octobre.Question de principes ! Mais pour lui ce qui est fait est fait.Malgré tout, le chef cri ne veut pas qu\u2019on le croie hostile aux Blancs.Son plus grand souhait, assure-t-il, c\u2019est de voir un jour un pont jeté entre les deux cultures.MISTISSINI \u2014 « La glace est cassée.Québec et les Cris ont fait la paix.Ils ont tourné la page.C\u2019est irréversible.Il n\u2019y aura pas de retour en arrière.» Le chef cri de Mistissini, John Longchap, est l\u2019un des plus enthousiastes partisans de l\u2019entente du 23 octobre 2001, qui jette les bases d\u2019une nouvelle relation entre les Cris et le gouvernement du Québec.Son discours rejoint celui des Ted Moses et Roméo Saganash, qui ont rengainé leur colère et leur vocabulaire assassin après avoir longtemps pourfendu le Québec sur la scène internationale.Le chef Longchap hésite à parler de révolution.Mais il juge historique le virage pris avec la paix des Braves.« Avec la première Convention de la Baie-James en 1975, nous avons pris le contrôle sur l\u2019administration de nos affaires, rappelle-t-il.Mais pas sur notre développement économique.Avec la deuxième Baie-James, nous cessons d\u2019être des observateurs impuissants et devenons des joueurs de plein droit dans le développement de notre territoire.» Pour le chef de la plus grosse communauté crie de l\u2019intérieur des terres, la paix des Braves, c\u2019est comme une éclaircie à l\u2019horizon.John Longchap hésite à accorder aux Cris le titre de chefs de file, de leaders parmi les Premières Nations.« Je ne voudrais pas être prétentieux, s\u2019excuse-t-il.Mais c\u2019est évident que nous sommes plus avancés que les nations qui vivent encore sour le régime de la Loi sur les Indiens.Nous avons désormais notre mot à dire dans le développement de nos ressources.C\u2019est un formidable pas en avant.» Le discours du chef ressemble étrangement au « Maître chez nous ! » de l\u2019équipe de Jean Lesage en 1962.Avant 1975 John Longchap avait 7 ou 8 ans en 1975 quand la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) a été signée.Mais il se souvient de ces temps héroïques.« La vie était dure.Nous n\u2019avions ni eau courante, ni égout, ni électricité.Les gens passaient l\u2019hiver dans le bois.L\u2019été, sous la tente.» Cela dit, le chef ne se souvient pas d\u2019avoir entendu personne se plaindre de son sort.« C\u2019est l\u2019arrivée des premières commodités qui nous a fait prendre conscience de nos conditions difficiles.Nous menions une vie rude mais simple.Aujourd\u2019hui, c\u2019est plus facile mais tellement plus complexe.» Avec les milliards appelés à pleuvoir sur les Cris au cours des prochains 50 ans, on se dit que le chef trouvera le moyen de satisfaire tout son monde.« Le problème le plus urgent à Mistissini, c\u2019est l\u2019habitation, indique-t-il.On construit environ 15 maisons par année, mais c\u2019est insuffisant.Il en faudrait le double pour venir à bout de la liste d\u2019attente, des jeunes couples aux personnes âgées qui veulent un chez-soi bien à eux.» Contrairement aux Blancs, les Cris ne sont pas gens à s\u2019entre-déchirer pour un sou.« Il n\u2019y a pas de chicane entre nous pour l\u2019argent, assure John Longchap.Quand des sommes sont disponibles, chaque communauté présente ses projets au Grand Conseil cri et les chefs décident via une Chambre de compensation responsable de la redistribution des fonds.On essaie d\u2019être juste envers tout le monde.» A good deal Quand il se penche sur les récents événements, John Longchap est plutôt optimiste.« Nous n\u2019avons pas obtenu tout ce que nous voulions de la dernière entente.Mais nous sommes devenus des partenaires dans notre développement et nous avons réussi à sauver deux rivières, la Nottaway et la Broadback.Sur la troisième, la Rupert, nous avons accepté un compromis.» «Un compromis difficile », précise le chef convaincu que la Rupert était le prix à payer pour un règlement avec le gouvernement québécois.« Québec est toujours en demande.Il veut toujours quelque chose, note-t-il.Quand vous avez compris cela, vous lui donnez ce qu\u2019il réclame et il va vous donner ce que vous demandez.» L\u2019abandon du projet NBR (Nottaway, Broadback, Rupert) a pesé lourd dans l\u2019entente du 23 octobre 2001.Mistissini souffrira de la dérivation de la Rupert dans la rivière Eastmain.Revenant sur le passé, le chef explique que si les Cris ont si fort dénoncé le Québec sur la place publique ces dernières années, c\u2019est que le gouvernement ne s\u2019est pas acquitté des obligations contractées dans la convention de 1975.À l\u2019aube d\u2019une nouvelle relation de nation à nation avec le Québec, le chef de Mistissini est d\u2019avis qu\u2019il faut donner une chance à la paix.De la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) en 1975 à la paix des Braves ratifiée à Waskaganish le 7 février 2002, les Cris ont fait des pas de géant.Du tipi, ils sont passés au bungalow, de la tutelle au statut officiellement reconnu de nation, d\u2019observateurs impuissants à partenaires à part entière du Québec dans le développement de leur territoire.Les Cris jugent cependant élevé le prix payé.Monique Giguère, journaliste au quotidien Le Soleil, s\u2019est rendue à la baie James du 17 au 27 février et rend compte de l\u2019atmosphère qui règne là-bas.Photos MONIQUE GIGUÈRE, Le Soleil Le centre commercial de Chisasibi (en haut à gauche) est dominé par cet énorme tipi, véritable symbole qui se dresse au milieu de la communauté.Quant à l\u2019arbre des distances planté en plein coeur de Radisson, il est à 1265 km de Québec.Radisson est la seule communauté blanche du Québec située au nord du 53e parallèle.Hazel Petawabano.ci-contre, est très « in » avec ses mèches orange.Au rythme des turbines.CHISASIBI \u2014 Chisasibi a cessé de vivre au rythme séculaire de la grande baie James.Depuis 25 ans, la petite communauté de 4000 habitants, située sur la rive sud de la rivière La Grande, vit au gré capricieux des turbines.Quand elles tournent, l\u2019eau monte.Quant elles se taisent, l\u2019eau baisse.Le chef Abraham Rupert est un homme blessé.Le niveau de la baie James n\u2019est qu\u2019un des nombreux inconvénients engendrés par le chapelet de digues construites sur La Grande en un quart de siècle.Le plus douloureux pour lui, c\u2019est la perte de Fort-George, son île.« Chaque fois que je retourne dans l\u2019île, c\u2019est comme rentrer à la maison, confie-t-il.Je me sens envahi par un sentiment très spécial.L\u2019île, c\u2019est mon chez-moi.C\u2019est là que j\u2019ai grandi.On n\u2019arrache pas les gens à leurs racines sans casser quelque chose.C\u2019est comme une blessure dans votre corps.C\u2019est long à guérir.» Le chef Rupert, qui avait 25 ans quand Robert Bourassa s\u2019est mis en tête d\u2019exploiter le potentiel hydroélectrique des rivières du nord du Québec, croit que l\u2019impact a été encore plus grand chez les jeunes.« Quand vous êtes enfant, que vous voyez les grands se réunir, que le bruit de discussions passionnées parvient jusqu\u2019à vos oreilles, vous sentez que quelque chose de grave se passe, vous ressentez comme un malaise.Et quand enfin vous comprenez, vous demandez à vos parents pourquoi ils ont cédé.Pourquoi il a fallu déménager.» « Que répondre à cela ?demande- t-il.Qu\u2019on vous avait raconté que l\u2019île était pour être submergée ?Qu\u2019elle allait disparaître sous six pieds d\u2019eau ?Les enfants vous regardent et, incrédules, rétorquent que l\u2019île est toujours là.Ils ne comprennent pas que vous vous soyez laissé berner de la sorte.» Et pourtant le chef l\u2019admet.L\u2019île s\u2019érode.Le cimetière se rapproche des rives.Il va falloir protéger les sépultures.Abraham Rupert garde des années 1970 le souvenir de débats animés et interminables.De gens qui protestaient.Qui ne voulaient pas quitter l\u2019île.Ce qui est arrivé Et des conséquences au détournement de La Grande, il y en a eu.« Avant 1975, la rivière était claire, pure, cristalline.Vous plongiez votre bol dans l\u2019eau et buviez, se souvient le chef.Aujourd\u2019hui, l\u2019eau est polluée.Plein de produits chimiques sont utilisés.» Les incessantes fluctuations du niveau de l\u2019eau, provoquées par les turbines qu\u2019on ouvre et qu\u2019on ferme, indisposent aussi.Et puis il y a le poisson qui, lui, se fait empoisonner au mercure.Et sans que la situation puisse être qualifiée de tragique, il dit que les Cris de la Baie-James ont aujourd\u2019hui un taux de mercure anormalement élevé dans le corps.La fonte précoce des glaces s\u2019ajoute aux inconvénients engendrés par le « projet du siècle ».Abraham Rupert rappelle qu\u2019avant 1975, l\u2019hiver, on pouvait traverser la rivière n\u2019importe où en toute sécurité.Ce qui n\u2019est plus le cas.« La glace s\u2019empile sur les rives et l\u2019eau gèle à peine deux semaines.C\u2019est dangereux, prévient-il.Il faut être extrêmement prudent.» Une voix contre Consultée en février sur l\u2019entente de principe du 23 octobre, Chisasibi est la seule des neuf communautés cries de la Baie-James à avoir dit « non » à la paix des Braves.La réunion qui a précédé le vote a été la plus longue et la plus houleuse de toutes.Elle n\u2019aurait pris fin qu\u2019à 5 h du matin.Faudrait donc pas s\u2019étonner que les Cris de Chisasibi aient mal réagi à une deuxième dérivation de rivière dans La Grande.Faible consolation, Chisasibi a reçu la promesse que le problème de turbines allait être corrigé.Fini les hauts et les bas.Les turbines ne s\u2019arrêteront pas.Mais Abraham Rupert est sceptique.« Ça reste à voir, laisse-t-il tomber.Ce qui est certain, c\u2019est que le détournement de la Rupert va avoir un impact sur le débit de La Grande et, par ricochet, sur le niveau d\u2019eau de la baie.» Deux enfants (à gauche) s\u2019emmitouflent avant de sortir de l\u2019Auberge Kanio-Kashee de Waskaganish.Le jeune leader cri Ian Diamond (ci-dessous) est le fils de l\u2019ex-grand chef Billy Diamond qui a signé la première Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) en 1975.Billy Diamond est considéré comme le père fondateur de la nation crie.John Longchap(à droite) est le chef de la nation crie de Mistissini.Abraham Rupert (photo ci-dessous) est le chef de la jeune nation crie de Chisasibi.Quant à Robert Weistche (photo du bas), c\u2019est le chef de la nation crie de Waskaganish.Juste à sa droite, les nouvelles maisons en rangée de Mistissini.«Une Baie-James de trop» Ian, le fils de Billy Diamond, juge sévèrement la paix des Braves WASKAGANISH \u2014 Ian Diamond n\u2019est pas d\u2019accord avec son ex-grand chef de père Billy Diamond, architecte cri de la première convention de la Baie-James en 1975.Jeune leader dans sa communauté, Ian a combattu l\u2019entente du 23 octobre 2001 ratifiée à la Gathering Place de Waskaganish le 7 février.Il qualifie de prématurée la deuxième Baie-James arrivée, selon lui, « 15 ans trop tôt ».« Ma grande crainte, c\u2019est que la population, qui devrait être la première bénéficiaire de la nouvelle relation avec Québec, ne récolte que des miettes.À cause du timing.Dans 10 ou 15 ans, quand le niveau d\u2019instruction des Cris aura augmenté et que la main-d\u2019oeuvre sera plus qualifiée, nous aurions pu tirer un meilleur parti d\u2019une deuxième entente.Il nous fallait du temps.Plus de temps.» Au fond, Ian Diamond croit que la deuxième Baie-James est de trop.Que la première fournissait la base nécessaire au développement des Cris et à leur marche vers plus d\u2019autonomie.Et cela, sans se commettre sur les activités forestières futures et, surtout, sans accepter la dérivation de la rivière Rupert.« On m\u2019a élevé dans l\u2019idée qu\u2019après La Grande, aucune autre rivière ne serait plus jamais sacrifiée, même si le mieux-être des Cris en dépendait.Une valeur à laquelle je croyais profondément, raconte-til.Puis, on s\u2019est mis à parler des bienfaits liés au développement hydroélectrique Eastmain-Rupert.J\u2019ai tout de suite pensé que les Cris n\u2019étaient pas prêts pour un tel projet.Aujourd\u2019hui, j\u2019en suis convaincu.Les opportunités créées par la deuxième Baie-James risquent gros d\u2019échapper aux Cris.» L\u2019exemple de Chisasibi n\u2019est pas de nature à rassurer Ian Diamond.« Les Cris de Fort-George ont reçu des tas de compensations pour le déménagement de leur collectivité sur la terre ferme.Ils ont reçu de l\u2019argent pour l\u2019habitation, la création d\u2019emplois, la construction d\u2019une foule de structures et d\u2019infrastructures.Et aujourd\u2019hui, Chisasibi détient le championnat des problèmes sociaux.Une leçon à retenir pour Waskaganish », prévient-il.Père et fils Ian Diamond le dit ouvertement.Il s\u2019est « poigné » à quelques reprises avec son père pendant le débat sur la nouvelle entente.« On est très près l\u2019un de l\u2019autre, c\u2019est vrai.Mais on a des opinions souvent aux antipodes.On discute ferme.Notre préoccupation à tous deux, c\u2019est l\u2019avenir de la nation crie.» « Mon père est autonomiste et je le suis aussi, poursuit-il.J\u2019ai toujours pensé que les Cris devaient s\u2019administrer eux-mêmes et posséder leur propre territoire.À l\u2019intérieur des frontières du Québec et du Canada s\u2019entend.Comme le Nunavik, l\u2019Alberta et le Québec luimême au sein du Canada.» Ian rappelle qu\u2019après tout, Fort- Rupert existe depuis 1668.« Ça ne date pas d\u2019hier, ajoute-t-il.Les Cris, nous avons contribué à bâtir le Québec et le Canada.La Rupert a fait la fortune de la compagnie de la Baie d\u2019Hudson.La détourner, diminuer son débit, c\u2019est abolir tout un chapitre de l\u2019histoire du pays.» Ian, qui a étudié en sciences sociales à Montréal et en multimédia à Ottawa, n\u2019hésite pas à se déclarer Cribécois comme son père.« Mon identité crie est très importante.Mais je suis également très attaché au Québec et au Canada », reconnaît l\u2019ancien étudiant du Dawson College à Montréal qui n\u2019a pas su résister aux charmes de la métropole.Je me souviens.De retour sur les récents événements, le jeune leader cri ne saurait dire si les choses vont trop vite pour sa nation.Mais à 28 ans, il a l\u2019impression d\u2019avoir traversé un siècle.« Je me souviens enfant d\u2019avoir vécu chez mes grands-parents dans une cabane.Je me souviens de Waskaganish comme d\u2019un minuscule campement sur les bords de la rivière.Je me souviens de Waskaganish avec un seul véhicule et une poignée d\u2019habitations.En 1980, la place avait encore l\u2019air d\u2019un poste de traite de la Hudson Bay Company.C\u2019est vrai que les choses ont changé plutôt vite.On est passé du tipi à la tivi.D\u2019un siècle à un autre.» Finalement, ce qui semble chicoter le plus Ian à propos de cette nouvelle relation entre les Cris et le gouvernement du Québec, c\u2019est la notion de partenariat.« Le Grand Conseil des Cris a été créé pour défendre les intérêts des Cris contre Québec et Ottawa.La nouvelle relation qui établit un partenariat avec Québec nous prive de notre adversaire.Le rôle revendicateur, guerrier, du Grand Conseil n\u2019existe plus.On ne peut pas se battre contre un partenaire », fait-il valoir.Ce qui amène le fils de Billy Diamond à se demander si, à l\u2019avenir, le Grand Conseil ne va pas refléter davantage les vues du Québec que les intérêts des Cris.Cela dit, Ian Diamond affiche un fatalisme certain en admettant que la deuxième Baie-James était inévitable.Et bien que la dernière entente Cris-Québec parle beaucoup d\u2019autogestion et de participation aux décisions, Ian Diamond est persuadé que le « territoire cri » ne deviendra jamais le « pays cri ».Mais plutôt une sorte de mégamunicipalité. 6LP0801B0323 page oxfam 23 mars 6LP0801B0323 ZALLCALL 67 16:52:03 03/22/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MARS 2002 PARTENAIRES D\u2019ICI ET D\u2019AILLEURS Bolivie, terre andine JUSTINE LESAGE collaboration spéciale SUR LES PLATEAUX de la cordillère des Andes, la plus élevée et la plus isolée des républiques d\u2019Amérique du Sud s\u2019étale fièrement la Bolivie.Enclavé à la croisée des chemins du Brésil, du Pérou, du Chili, de l\u2019Argentine et du Paraguay, ce pays est également l\u2019un des plus pauvres du continent.Après les Espagnols et les révoltes d\u2019indépendance, les guerres et l\u2019instabilité politique ont préparé un terrain d\u2019ancrage à la crise économique et à l\u2019inflation.Mais, loin de ce contexte politicoéconomique, c\u2019est dans les racines de son histoire, par-delà conquêtes et conquistadors, que le peuple bolivien puise sa force et son inspiration.Des plateaux montagneux aux plaines de l\u2019Amazonie, la Bolivie est terre de contrastes : altitude, végétation, couleurs, odeurs.Mais plus que tout, ce sont les hommes qui expriment la diversité des espérances et des besoins.C\u2019est pour tenter de cheminer à leur côté et pour nourrir l\u2019espoir que des organisations d\u2019aide internationale sont présentes.L\u2019histoire de la coopération canadienne en Bolivie remonte au début des années 1970, dans le contexte de l\u2019assassinat d\u2019Ernesto « Che » Guevara et du coup d\u2019État du général Banzer.Aujourd\u2019hui, la coopération prend des formes diverses : aide bilatérale de pays à pays, interventions par l\u2019entremise des Nations unies et projets réalisés par les ONG canadiennes sur le terrain.De La Paz à Potosi, la visite de quelques-uns de ces projets nous permet d\u2019aborder les difficultés parmi les plus importantes auxquelles font face les arrière-petitsenfants de l\u2019empire inca.La Paz, cité des Andes « L\u2019avion pénétrait dans une sorte de corridor étroit et s\u2019infiltrait entre les Andes écartelées.À droite, l\u2019abrupte paroi de roches rouges de la cordillère Côtière ; à gauche, le mur de neige éternelle de la cordillère Royale.En dessous, une mer de nuages déchirés par les pics de feu et de glace, et l\u2019Altiplano, cet immense plateau, situé à quatre mille mètres d\u2019altitude, qui traverse la Bolivie jusqu\u2019au Pérou » 1: C\u2019est en ces termes que l\u2019écrivaine Andrée Laberge décrit son arrivée dans la capitale bolivienne.Reprenez votre souffle ! Vous vous trouvez à La Paz.De 3800 à 2900 mètres d\u2019altitude, la ville s\u2019étend dans la cuvette creusée par le Rio Choqueyapu, avec un dénivelé à faire pâlir de jalousie les rues de San Francisco.Les quartiers pauvres se perchent à flanc de montagnes, alors que les plus riches se nichent dans le bas de la ville.Ici, c\u2019est l\u2019oxygène et l\u2019abri du vent que l\u2019on paye, pas le panorama.Ce décor est le théâtre d\u2019une scène qui nous est désormais familière : dans un contexte de mondialisation et de libéralisation économique, l\u2019attrait du modèle de la « modernité » américaine côtoie une profonde volonté populaire de retour aux sources, qui résulte souvent des crises identitaires.Choisissant de concilier les deux aspects de cette problématique, un groupe de travailleurs artisans s\u2019est associé en coopérative.Puiser dans les racines, dans la culture une force de production qui les place sur l\u2019échiquier du commerce mondial.Q\u2019Antati, l\u2019« Aube » en Aymara.C\u2019est le nom qu\u2019ils se sont donné, comme une envolée vers l\u2019espoir et vers un monde meilleur.Q\u2019Antati a été fondée il y a 27 ans par deux groupes de femmes.L\u2019association est désormais composée de 250 familles regroupées au sein de 11 groupes communautaires.Elle développe la production et la commercialisation des multiples ressources dont elle dispose, chacun ayant sa spécialité : fabrication d\u2019instruments de musique traditionnels, confection de vêtements, broderie, tissage et fabrication de statuettes en céramique inspirées du site précolombien de Tihuanacu.Ces hommes et ces femmes, qui ont choisi de valoriser des formes d\u2019art héritées des cultures amérindiennes Aymaras et Quechuas, ont choisi de le faire au moyen quasi exclusif du commerce international.En effet, Q\u2019Antati oeuvre principalement sur le marché de l\u2019exportation.Elle ne touche au marché local qu\u2019à travers les ferias, les foires d\u2019expositions.Malgré cela, les revenus qu\u2019elle tire de ses activités ne sont pas suffisants et chacun, pour subsister, doit développer des activités parallèles, comme Victoria, la trésorière, qui tient une garderie.« C\u2019est sans doute le problème général de l\u2019économie bolivienne dans la récession actuelle, mais c\u2019est également le fait de l\u2019administration de l\u2019organisation elle-même qui a freiné pendant longtemps son développement », admet Solange Poirier, la coopérante canadienne qui travaille avec eux.« Mais ils sont entrés dans une nouvelle phase d\u2019évolution et ont entrepris de grandes démarches pour plus d\u2019ouverture, dont l\u2019affiliation aux groupes de commerce équitable.» Et c\u2019est pour les aider à concilier ces démarches qu\u2019Oxfam-Québec apporte son soutien aux employés de l\u2019association, depuis 1997, sous forme de développement structurel, d\u2019appui financier, de formation de personnel (allant de la gestion à la maîtrise de nouvelles techniques de travail), et à travers la présence d\u2019une coopérante et de jeunes stagiaires canadiens.Q\u2019Antati n\u2019est pas la seule à bénéficier de la présence de stagiaires à La Paz.Ces jeunes participent à plusieurs programmes de l\u2019Agence canadienne de développement international (Programme Action Jeunesse) et de Stratégie d\u2019Emploi Jeunesse, comme le programme des Cyberjeunes, financé par Industrie Canada, qui permet de développer l\u2019informatisation des différents organismes.Chacun apporte son petit bagage de connaissances et d\u2019expériences : Chloé, qui, en tant qu\u2019agent de commercialisation, tente de tisser un réseau de connections avec le Canada, Hélène, qui fait du travail social avec des groupes de jeunes, Sammy, Nathalie et bien d\u2019autres à travers le pays.Grandeur et décadence : la ville de Potosi Marquée au fer rouge par l\u2019histoire des conquistadors, la ville de Potosi panse les plaies vives d\u2019une exploitation intensive.Après avoir été la véritable cité phare de l\u2019empire espagnol grâce à l\u2019exploitation de ses mines d\u2019argent, après avoir été déclarée Patrimoine de l\u2019humanité par l\u2019UNESCO, Potosi est aujourd\u2019hui située au plus bas sur l\u2019échelle du développement économique.Les terres sont épuisées, les hommes aussi.Un peu d\u2019histoire.ou de légende : c\u2019est au début du XIVe siècle qu\u2019après une nuit passée dans la montagne à la recherche de son troupeau, un Indien découvrit au matin l\u2019argent que son feu de fortune avait fait fondre sur ce flanc de colline.Dès lors commença la construction de la ville de Potosi \u2014 qui signifie en Quechua « Fontaine d\u2019où coule l\u2019argent » \u2014, qui devait compter, dix ans plus tard, plus d\u2019habitants que Paris.Les conquistadors en tirèrent des fortunes colossales.Mais si on raconte que l\u2019argent qui en a été extrait aurait pu construire un pont entre Potosi et l\u2019Espagne, il y aura toujours quelqu\u2019un pour souligner que ce même pont aurait pu être également érigé avec les ossements de ceux qui y ont perdu la vie.On parle ici de près de huit millions d\u2019Indiens et d\u2019esclaves noirs.Les conditions de travail n\u2019ont pas changé.Après quelques offrandes d\u2019alcool et de coca à El Tio, le diable protecteur en faction à l\u2019entrée, les mineurs s\u2019enfoncent dans les entrailles de la montagne.« Il y avait longtemps que je n\u2019étais pas descendue sous terre et, surtout, je n\u2019avais encore jamais été témoin de pareilles conditions de travail.La noirceur opaque, l\u2019étroitesse des galeries, l\u2019insalubrité des lieux, l\u2019air vicié, les risques élevés d\u2019accidents, la roche en équilibre précaire au-dessus de ma tête, tout cela m\u2019oppressait et je ne demandais qu\u2019à quitter cet endroit aux allures de cercueil » Andrée Laberge, dans L\u2019Aguayo, décrit ainsi le quotidien de ces mineurs.Plus bas, un ruisseau grisâtre s\u2019écoule des mines, où les chiens et les cochons ont élu domicile.C\u2019est là, dans le quartier pauvre de San Pedro, qu\u2019un centre de santé materno- infantile se bat pour la survie des « enfants de la mine ».C\u2019est le CENPOSEP : Centre populaire de santé, d\u2019éducation et de production.Il est situé au pied du Cerro Rico, la montagne riche.L\u2019omniprésence de la montagne dans le champ de vision est comme un rappel permanent des souffrances qu\u2019elle a engendrées.Dans ce cadre, l\u2019équipe du CENPOSEP a décidé de mener une croisade sans répit contre la souffrance et la misère.En plus de prodiguer des soins et des services de santé de base, les médecins, infirmières et sages-femmes du centre s\u2019attaquent à des problèmes sociaux, économiques et culturels afin de sensibiliser la population à la prévention.Ils instaurent pour cela des relais d\u2019information en formant des personnes ressources établies dans les quartiers les plus pauvres.En Bolivie, 80 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté avec des revenus qui avoisinent les 50 dollars par mois.Dans ces conditions, l\u2019accès à un système de santé efficace est souvent impossible.Voilà pourquoi le personnel de ce centre travaille quasi bénévolement, offrant des soins, des médicaments et de la formation à des prix dérisoires.Cette démarche est soutenue par des organisations locales et internationales, dont Oxfam- Québec et les oeuvres du Cardinal Léger.Le Dr Lourdes Careaga, médecin responsable du centre, nous raconte les traitements souvent infligés aux Indiens dans les hôpitaux publics, à travers l\u2019histoire de cette femme : elle était descendue de son village pour accoucher.Le personnel de l\u2019hôpital, n\u2019hésitant pas à souligner son manque d\u2019hygiène, la renvoya chez elle quelques heures à peine après la césarienne qui lui avait permis d\u2019enfanter.Elle revint à l\u2019hôpital deux jours plus tard, pour y mourir des suites de l\u2019infection dont elle fut victime.Ce récit souligne bien l\u2019importance pour le CENPOSEP de fournir non seulement des soins de santé, mais également une écoute aux besoins de sa population, en connaissant leurs problèmes, et surtout en parlant leur langue.Le Dr Lourdes précise : « Mes activités au CENPOSEP ne se limitent pas aux soins de santé.Il faut voir la santé d\u2019un point de vue général où la problématique est une conjoncture de crises sociale, économique et culturelle.» C\u2019est sans doute pourquoi le centre s\u2019attaque aussi à la prévention par l\u2019éducation et celle- ci passe souvent par une démarche plus longue qui touche à l\u2019évolution des moeurs et aux changements de mentalités.Pour s\u2019introduire au coeur même du problème et atteindre la sensibilité de la population, le CENPOSEP a mis sur pied les RPS, les Responsables populaires de santé.Issues ellesmêmes des quartiers les plus pauvres, ces femmes sont formées pour diffuser les messages et techniques de prévention afin d\u2019éviter le retour des épidémies, comme le choléra qui a sévi là-bas il y a trois ans.Dans ce projet d\u2019éducation et de santé communautaire, c\u2019est le long terme qui est privilégié.De nombreuses graines d\u2019espoir ont été semées à force de prévention et de travail acharné et les fruits ne se cueilleront qu\u2019avec l\u2019amélioration de l\u2019état de santé général des populations concernées et par la hausse de leur niveau de vie.Aux yeux des pourvoyeurs de l\u2019aide extérieure, qui recherchent souvent des données concrètes pour justifier leur présence et leur investissement, de telles données, impalpables et inquantifiables peuvent difficilement servir de justification aux interventions.Pourtant, les besoins du centre, à l\u2019image de bien d\u2019autres projets de développement durable, sont encore fondamentaux.Si la volonté et le dévouement des personnes qui s\u2019investissent dans cette aventure dégagent une énergie formidable, cela ne suffit pas pour créer des conditions de travail acceptables et de plus, les outils dont ils disposent ne leur permettent pas la moindre marge de manoeuvre.Montrant son vieux fauteuil de consultation, le dentiste exprime sa rage : « Je ne suis pas un arracheur de dents.je n\u2019ai pas le choix.Je n\u2019ai aucun moyen pour soigner ces gens qui pourraient l\u2019être.Alors j\u2019arrache.» Les quinze ans d\u2019existence du CENPOSEP ont vu se succéder quatre coopérants d\u2019Oxfam-Québec qui ont développé l\u2019aspect organisationnel du projet, formé 25 sagesfemmes, lancé des cours prénataux, établi des programmes de planification familiale.Cette coopération a principalement appuyé les divers aspects touchant à la santé.Après cette première phase de développement, CENPOSEP est maintenant soutenue par les oeuvres du Cardinal Léger qui mettent, pour leur part, l\u2019accent sur le domaine de la production, en appuyant un ambitieux projet de boulangerie, ainsi que la production de vêtements et d\u2019artisanat.Cette nouvelle collaboration développe également un fonds renouvelable de micro-crédit sans intérêt afin de stimuler l\u2019esprit d\u2019entreprise dans ce quartier de misère.En redonnant de l\u2019espoir et les moyens de concrétiser les rêves des habitants de San Pedro, le CENPOSEP construit des fondations solides sur lesquelles pourront s\u2019appuyer de nouveaux projets.C\u2019est pourquoi il est important, pour l\u2019équipe du Dr Careaga de continuer à se battre, et pour nous, de comprendre l\u2019importance de ce combat.Tous les textes de cette série sont disponibles sur le site Web d\u2019Oxfam-Québec : www.oxfam.qc.ca QUESTION 10 : Quelles sont les activités menées par le CENPOSEP afin d\u2019aider la population du quartier San Pedro à Potosi ?1- Andrée Laberge.L\u2019Aguayo.Montréal, éditions La courte échelle, 2001.Jusqu\u2019au 7 avril 2002, La Presse publie chaque semaine en collaboration avec Oxfam-Québec un article portant sur un projet de coopération internationale.Dix jeunes journalistes et photographes québécois ont parcouru le globe afin de produire cette série qui met en relief la qualité du travail de plusieurs coopérants canadiens et souligne l\u2019importance de la solidarité entre populations du Nord et du Sud, tout comme au sein même de ces sociétés.En Bolivie, de jeunes coopérants participent à divers programmes du gouvernement canadien, dont celui de Cyberjeunes, financé par Industrie Canada, qui permet de développer l\u2019informatisation d\u2019organismes locaux.Ci-contre, un joueur de flûte de pan. 6LP0901B0323 B09, samedi, MONDE 6LP0901B0323 ZALLCALL 67 21:58:17 03/22/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 MOND E B 9 Bush aux pays pauvres: pas de réformes, pas d\u2019aide La conférence de Monterrey pose des conditions sévères à une aide des pays riches J U L I E WATSON Associated Press MONTERREY, Mexique \u2014 Les dirigeants des pays pauvres de la planète ont averti hier leurs homologues des pays industrialisés que s\u2019ils voulaient un monde sans terrorisme ils devaient bourse délier, tandis que l\u2019on rétorquait du côté des pays riches que l\u2019aide économique devait être liée à la mise en oeuvre de réformes.« Nous devons lier notre aide à l\u2019adoption de réformes politiques, juridiques et économiques.En insistant sur ces réformes, nous faisons oeuvre de compassion », a ainsi souligné le président américain George W.Bush à la tribune de la Conférence internationale de l\u2019ONU sur le financement du développement à Monterrey dans le nord du Mexique.« Déverser de l\u2019argent dans une situation d\u2019impasse n\u2019aide que peu les pauvres », a-t-il dit, ajoutant : « La liberté, le règne de la loi et les opportunités sont les conditions du développement ».En ce sens, M.Bush a exhorté les pays en voie de développement à combattre la corruption et à entamer de profondes réformes politiques.Son homologue français Jacques Chirac a noté pour sa part que les pays en voie de développement avaient déjà commencé à entendre ce message, relevant qu\u2019ils s\u2019étaient engagés à promouvoir la croissance économique via la « bonne gouvernance » et un plus grand recours aux initiatives privées.Mais il a également souligné que « la mondialisation de l\u2019économie exigeait la mondialisation de la solidarité » et relancé son idée de Conseil de sécurité économique et social qui permettrait d\u2019assurer une meilleure gestion des biens publics de la planète.Prônant une « mondialisation humaine et maîtrisée », le président français a dénoncé une situation actuelle « moralement inacceptable, politiquement dangereuse, économiquement absurde, celle d\u2019un monde où l\u2019accumulation croissante de richesses ne suffit pas à permettre aux plus pauvres de s\u2019arracher à la pauvreté ».Le lien entre pauvreté et violence n\u2019a échappé à personne depuis le début lundi de la conférence et certainement pas à M.Bush, après les attentats du 11 septembre.Le locataire de la Maison-Blanche a ainsi lancé : « Nous combattons la pauvreté parce que l\u2019espoir est une réponse au terrorisme.» La cinquantaine de chefs d\u2019État et de gouvernement encore présents hier a approuvé dans la journée une résolution exhortant d\u2019un côté les pays riches à accroître leur aide au développement et les pays pauvres de l\u2019autre à utiliser plus efficacement ces aides.L\u2019objectif principal de cette conférence était d\u2019aider mieux et davantage le milliard d\u2019êtres humains qui vivent avec moins d\u2019un dollar US par jour.Elle visait à faire le point sur les buts fixés lors du Sommet du Millénaire il y a deux ans et où les participants s\u2019étaient engagés à réduire de moitié l\u2019extrême pauvreté d\u2019ici 2015.Mais les militants antimondialisation, tenus à l\u2019écart des débats, ont dénoncé des promesses et des mesures cache-misère.Pour eux, les récentes promesses d\u2019aide européennes et américaines sont loin d\u2019atteindre les 100 milliards de dollars nécessaires chaque année, selon l\u2019ONU, pour atteindre l\u2019objectif de 2015.Par ailleurs, « l\u2019effet Castro » provoqué par le départ spectaculaire jeudi du président cubain du sommet de l\u2019ONU de Monterrey, a rebondi hier avec les explications de Cuba sur le « vrai motif » : de « très fortes pressions américaines sur le Mexique, pays organisateur, pour qu\u2019il ne vienne pas ».Selon Ricardo Alarcon Quesada, représentant de Cuba au sommet, le Mexique avait « révélé ces pressions à La Havane bien avant le sommet de Monterrey sur le financement du développement, et avait finalement accepté la présence du leader cubain, à la condition qu\u2019il parte après le déjeuner de la première journée du sommet ».Les États-Unis ont sèchement démenti cette accusation.« Non », a répondu à deux reprises à Monterrey un haut responsable américain lorsqu\u2019il était interrogé sur d\u2019éventuelles pressions américaines.Photos AFP et REUTERS Le président des États-Unis George W.Bush et un manifestant antimondialisation hier, à la conférence des Nations unies sur le développement, à Monterrey, au Mexique.3022072 L\u2019Union européenne a mijoté des surtaxes antiaméricaines Associated Press BRUXELLES \u2014 La Commission européenne a adressé hier aux 15 pays membres de l\u2019UE la liste des produits américains qui seront frappés de surtaxes, en réponse à la décision du président américain George W.Bush d\u2019imposer des taxes de 8 à 30% sur plusieurs types d\u2019acier importés.Cette décision protectionniste a provoqué un tollé dans le monde et l\u2019UE a accusé M.Bush de vouloir faire payer à d\u2019autres pays l\u2019échec de la sidérurgie américaine, alors que l\u2019industrie européenne a fait l\u2019effort, elle, de se restructurer.L\u2019UE redoute que les nouvelles taxes ne compromettent les quelque six millions de tonnes d\u2019acier qui sont exportés chaque année aux États-Unis (28 % de ses exportations).Le porte-parole de la Commission Anthony Gooch a précisé que les capitales européennes avaient quelques jours pour étudier la liste et y apporter d\u2019éventuelles modifications.Elle sera ensuite adressée au plus tard le 20 mai à l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) et les sanctions pourraient entrer en vigueur d\u2019ici le 18 juin.Il a refusé de dire quels produits seraient frappés.On précisait de bonne source que l\u2019acier, le textile et les agrumes seraient visés.Selon le Wall Street Journal-Europe d\u2019hier, les motos Harley Davidson, les armes à feu de loisirs et les munitions seront aussi frappés.Par ailleurs, M.Gooch a précisé que l\u2019UE examinerait la semaine prochaine l\u2019adoption de mesures de protection contre une hausse des importations d\u2019acier venues de pays d\u2019Asie, ces derniers cherchant des débouchés après la quasi-fermeture du marché américain.Pour un tour d\u2019horizon complet de l\u2019actualité internationale, rendez- vous à www.cyberpresse.ca/monde ENCANS AVIS PUBLIC DANS L\u2019AFFAIRE DE LA FAILLITE DE CERAMICAN LTÉE SERONT VENDUS PAR: ENCAN LE: MARDI 26 MARS 2002 À 10 h 30 AU: 2854, BOUL.LE CORBUSIER À LAVAL (QUÉBEC) INSPECTION: LE LUNDI 25 MARS 2002 DE 9 h 30 À 15 h 30 INVENTAIRE: Plus de 250 000 $ de valeur au prix coûtant I ÉQUIPEMENT: (55) Sections de redy rack - Chariots - Escalier mobile - Transpalettes - Rampe de déchargement - Env.(50) présentoirs à tuiles variés - Etc.I BUREAUX: (2) Systèmes téléphoniques Meridian (4 et 5 appareils) - Bureaux - Chaises - Classeurs - Armoires - (2) Télécopieurs Brother - Aquarium - (4) Ordinateurs - Photocopieurs Canon - (2) Systèmes d\u2019alarme, etc.I CHARIOTS ÉLÉVATEURS: Daewoo propane triple mat.5 000 lb, 300 heures - Raymond Reach 1998, modèle Easi-R-40TT triple 216 pi side shift avec batterie et chargeur.POUR LE COMPTE D\u2019UNE INSTITUTION FINANCIÈRE: MOTONEIGE YAMAHA VX700C 1999 VTT YAMAHA 2000 3036573 CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L\u2019ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ FRAIS D\u2019ACHETEUR 10 % ENCAN ENCAN (514) 949-6677 www.imperialauctions.com 3036981 Cette année, profitez du service ImpôtNet Québec pour transmettre votre déclaration de revenus par Internet.C\u2019est simple, efficace et sécuritaire.En quelques clics de souris, voilà votre déclaration partie.Pour plus d\u2019information : www.revenu.gouv.qc.ca.I m p ô t N e t Q u é b e c .c l a i re m e n t p l u s r a p i d e ! Branchez vos impôts ! On prépare l\u2019avenir 3032672A ENCAN PUBLIC Liste partielle: 2 polisseuses de panneau STG S2 I Scie à ruban CHAMBON T-SR-421-426 I SHAPER SCM T120/C I Banc de scie ALTENDORF F-45, lame SCORING I Sableuse à panneau et sableuse à tiroirs SAMCO m: F I Entraîneur HOLZ-HER I 9 chariots de séchage I Dépoussiéreur MURPHY-ROGERS MRAL-12 I Compresseur vert.5 HP I Chargeurs BOBCAT T132 et T133 I Chariot élévateur DATSUN CPF02, 5 000 lb mat 3 s.f.f.l.I 2 rouleaux BW90 I 2 marteaux PACE BREAKER I Scie PAC III 18 po I Rouleau compacteur double 24 po MIKASA MR-8 I Casseur à ciment, gaz BEAGUN EC-52 + pointe et 6 ciseaux I Compacteur «Jumping Jack» MIKASA MTR-50 I Plaque vibrante MIKASA MVC - 90A I Scie à pavé uni/bordure I Flatteuse à béton I Échelle monte-charge I Chauff.huile MASTER I Marteau HITACHI DH 50 I Grattoir à plancher PANTHER (400 lb) I 2 scies à céramique SIGMA I Laveuse à plancher 21 po CLARKE I Plate-forme hyd.élect.I Rotoculteur + couteau arrière I Tarière STIHL I 2 chaufferettes 350 000 btu prop PHA350 I Chariot à scie portative I Laveuse pression 2 000 lb GERNI 318 p I Lot convoyeurs MATTHEWS I Génératrice KUBOTA WA3500 I Laveuse à pression GERNI JET I Clé à percussion (impact) BOSCH 7/8 po I Pistolet de scellement PNEUTEK M-15 I Pistolets de scellement RAMSET I Riveteuse à air I Pistolet à peinturer I 2 fusils à clous PNEUTEK I 2 pelles à bardeaux I Souffleur à feuilles élect.TORO I Scie à céramique I 2 tarières man.I Épandeur I Détourbeuse I Polisseuse LALONDE I Chaufferette 4 500 W I Marteau élect.KANGO I Clé à molette 14 po I 2 microfiches I Coupe-boulons I Coupe-bordures JOHN DEERE I 2 décolleuses à tap.I Lot mèches carbure I Lot pointes à marteau piqueur I Lot disques rect.et scie à métal 4 po à 14 po I Lot clous à percussion, vis, agrafes, etc.I Lot cartouches outils à percussion, etc.Photos et liste détaillée, voir notre site Internet: www.encansbaril.com Inspection: le mercredi 27 mars 2002, de 9 h à 17 h Conditions: frais d\u2019encan 10%, dépôt 25% comptant Solde: argent comptant ou chèque visé BARIL, BLANCHETTE INC.Tél.: (450) 464-9899 Téléc.: (450) 464-9734 3036491 QUIPEMENT ET OUTILLAGE POUR POLISSAGE, BOIS, B TON, PAVAGE, PAYSAGISTE CENTRE DE LOCATION D OUTILS, ETC.Le jeudi 28 mars 2002 à 10 h 30 au 944-B, chemin Trudeau, St-Mathieu-de-Beloeil (sortie 109 de l\u2019Autoroute 20 Est) 478, rue McGILL MONTRÉAL (Québec) Tél.: (514) 875-6661 Fax: (514) 875-6662 SANS FRAIS CAN.et É.-U.1-800-246-7254 Visitez notre site Web: www.continentalauctioneers.com AVIS D\u2019ENCAN Nous avons reçu instructions de Hoppenheim & Associés, Syndic de vendre certains des surplus d\u2019équipements de MyButler.com (Canada) Corporation et Peachtree Networks Inc.Équipements informatiques (plus de 40 ordinateurs) et mobilier de bureau (à l\u2019état neuf) ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC SERONT VENDUS PAR ENCAN PUBLIC EN LOTS DÉTAILLÉS LE MARDI 26 MARS 2002 À 10 H 30 sur les lieux 1980, rue Sherbrooke Ouest, 11e étage, Montréal Inspection : le lundi 25 mars de 9 h à 17 h Liste partielle Ordinateurs : Macintosh iMac.I Plusieurs Dell Dimmension XPS P3, 450 à 666 MHz, 64 A 256 Mo RAM avec écran Sony 17 \u2019\u2019 IBM Netfinity 3500 P3 500 Mhz 384 Mo Ram I Pentium 3600 MHz 128 et 256 M6 RAM I Pentium 3550 Mhz et 500 MHz 128 et 256 Mo RAM I Silicon Graphic Webforce Server.Écrans : Viewsonic 17 po.et 19 po.P séries, Sony G400 et E400, Panasonic 17 po., NEC 17 po.Portables : (2) Acer Travelmate 341T P3 500 MHz I (1) Dell Latitude CSK P3 500 MHz 128 Mo RAM I Dell Inspiron 7500 P3 500 MHz 256 Mo RAM I Dell Inspiron 5000 P3 450 MHz 128 Mo RAM I Dell Inspiron 3500 P2 300 MHz.Imprimantes : Tektronix Phaser 850 laser couleur I H.P.Colorjet 4500 N I Brother HL-1030 I H.P.Laserjet 4L I (6) Eltron Orion I H.P.Officejet I Plusieurs imprimantes à jet d\u2019encre.Réseaux : (2) 3 COM Super Stack II 3300 XM I 3 COM Office Connect I Router Cisco 1000, 1600 et 2500.Mobilier (à l\u2019état neuf) : Pupitres I Tables de travail I Postes d\u2019ordinateurs I Fauteuils I Chaises I Classeurs, filières I Table de conférence I Lampes de bureau et sur pied.Divers : (4) lecteurs optiques Symbol CS 2000 I (4) (Palm) ordinateurs de poche Symbol SPT-1700 avec scanner I (2) (Palm) ordinateurs de poche Symbol SPT-1500 avec scanner I Relieuse Ibico et Plastiko I Déchiqueteuse à papier I Tranche à papier I Réfrigérateur I Télécopieur Canon Faxphone & Brother MFC 4650 I Accessoires.3036834 CONDITIONS DE VENTE: 25% DÉPÔT COMPTANT OU CHÈQUE VISÉ.BALANCE COMPTANT OU CHÈQUE VISÉ ET SELON LES CONDITIONS AFFICHÉES.PRIME D\u2019ACHETEUR DE 10% EST APPLICABLE SUR TOUT ACHAT. 6CL1001B0323 Deces Sam.23 mars 6CL1001B0323 ZALLCALL 67 22:06:55 03/22/02 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MARS 2002 DÉCÈS AUBESPIN, Guy À Laval, le 19 mars 2002, à l\u2019âge de 76 ans, est décédé monsieur Guy Aubespin, époux de madame Aline Gestalder.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles, Renée (Sharif Cassis) et Claire (Oreste Guerra), ses petits-enfants, Sandrine et Laurent, sa belle-soeur Juliane (Claude Keller), parents et amis.Conformément aux volontés du défunt, il ne sera pas exposé.Une réunion de prières en présence des cendres aura lieu le samedi 23 mars à 20 h à la chapelle du Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est, Duvernay, Laval La famille sera présente à la chapelle ce même samedi à 19 h pour recevoir les condoléances des parents et amis.Compensez l\u2019envoi de fleurs, par des dons à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.AUBRY-JORDAN, Laurence 1944 - 2002 À l\u2019hôpital Notre-Dame, le 20 mars 2002, à l\u2019âge de 57 ans, est décédée Mme Laurence Aubry, épouse de feu Philippe Aubry.Elle laisse dans le deuil ses filles bien-aimées Johanne et Carole.Selon sa volonté, il n\u2019y aura pas d\u2019exposition.Des dons à la Société de la sclérose en plaques ou à la Fondation du cancer seraient appréciés.Les funérailles se tiendront le samedi 23 mars à 14 h en l\u2019église Notre-Dame-de- Grâce (5333 rue Notre-Dame-de-Grâce).Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Nous tenons à remercier le personnel des soins palliatifs de l\u2019hôpital pour leur dévouement et les bons soins prodigués.BABIN, Cécile 1924 - 2002 À Montréal, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 77 ans, est décédée Mme Cécile Babin.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Julien, Lydia, Zoe-Isabelle Côté et ses petits-enfants: Emily et Michèle Côté, Léonie Perrier, Sébastien et Félix Nantel ainsi que de nombreux parents et amis.Merci Cécile pour ton amour inconditionnel.La famille accueillera parents et amis(es) au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.10526, rue St-Laurent, Montréal Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars, à 14 h 30, en l\u2019église St-André Apôtre.Heures de visite: dimanche le 24 mars de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi 25 mars dès 13 h.CHAMPAGNE, Marcel R.1920 - 2002 En Floride, le 11 mars 2002, à l\u2019âge de 81 ans, est décédé subitement Marcel R.Champagne, époux de Gisèle Laurin.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Lina (Colin Burns), Johanne (Denis Brousseau), André, Marc (Nathalie Caron), Louis et Sylvie (Michel Patry), ses frères et soeurs, nombreux neveux et nièces ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est, Duvernay, Laval le lundi 25 mars de 14 à 21 h.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation des maladies du coeur peuvent être versés.CHARTRAND (Desjardins), Berthe 1912 - 2002 À LaSalle, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 89 ans, est décédée Mme Berthe Desjardins Chartrand, épouse de Robert Chartrand.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants, Jean-Pierre, Danielle (Jean- Pierre Brunet), Gilbert (Carole De Francesco), ses petits-enfants, Martine, Jean-François, Marie-Hélène, Annie, Jessica, Amélie et Maxime, son beau-frère Paul et sa bellesoeur Jeannette, neveux et nièces, parents et amis.Exposée le dimanche 24 mars de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h et le lundi 25 mars dès 9 h à la Résidence funréaire Laurent Thériault 8794, rue Centrale, (coin 65e Avenue), LaSalle Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 11 h en l\u2019église St-Télesphore, 8811 Centrale, LaSalle, et de là au cimetière Notre-Dame-des-neiges.COMTOIS-POIRIER, Clémentine 1925 - 2002 Au CHRDL de Joliette, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 76 ans, est décédée Mme Clémentine Poirier, épouse de feu Maurice Comtois, demeurant à St-Félix-de-Valois et autrefois de St-Gabriel-de-Brandon.La défunte laisse dans le deuil ses enfants, Hélène (Lucien Jalbert), de Boisbriand, Diane (André Bergeron), de St-Bruno, Yvan, de Ste-Elisabeth, Réjean, de Terrebonne, Camille (Manon Gaudet), de L\u2019Épiphanie, Fernand (Isabelle Gagnon), de Ste-Dorothée, Gérald (Johanne Ross), de St-Damien, Chantal, de Montréal, France (Daniel Asselin), de St-Ambroise-de-Kildaire, 19 petits-enfants et 2 arrière-petits-fils, ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, Soeur Dolorès Poirier, S.S.C.J.M., de Joliette, Lucien Poirier, de St-Gabriel, Frère Camille Poirier, C.S.V., de Amos Abitibi, Thérèse Poirier (feu Armand Hénault) (son conjoint Marcel Paquette), de St-Gabriel, Claire Tessier (feu Florent Poirier), de St- Gabriel, Rollande Poirier (Jean-Marc Emery), de St-Ambroise-de-Kildaire, Denise Comtois (feu Jacques Rocheleau), de Longueuil, Roger Comtois (Claire Beauparlant), de St-Gabriel, André Comtois (Martha Forest), de St-Gabriel, ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins(es), et de nombreux amis.La dépouille mortelle sera exposée le dimanche 24 mars de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures, à la: Coopérative Funéraire D\u2019Autray 69, Beausoleil, St-Gabriel-de-Brandon Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 13 h 30, en l\u2019église de St-Gabriel-de-Brandon.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière paroissial.Direction funéraire: Claude Collard, pour la Coopérative Funéraire D\u2019Autray Télécopieur: 450-835-9433 COUSINEAU, Paul-Émile 1918 - 2002 À l\u2019hôpital de Valleyfield, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 83 ans, est décédé M.Paul-Émile Cousineau.Il laisse dans le deuil ses enfants Diane (Pieter den Heyer) et Jean (Lisette Trudeau), ses petits-enfants Pieter Jr, Benoît, Patrick, Johanna et Christine, ses arrière-petits-enfants Amélie et Sélina Denise, ses soeur Liliane, Yolande et Ghislaine, son beau-frère Paul Labelle, ses neveux et nièces, sa conjointe Lina Paulozzi ainsi que plusieurs amis.Il sera exposé au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.7200, Newman, LaSalle le mardi 26 mars de 10 h à 20 h.Une réunion liturgique sera célébrée en la chapelle du complexe à 20 h.DAGENAIS-RIENDEAU, Cécile Est décédée à l\u2019hôpital Anna Laberge de Châteauguay, Québec, à l\u2019âge de 95 ans, le 13 mars 2002, fille de feu Marie-Louise Charlesbois et de feu Ferdinand Dagenais, épouse de feu Arthias Riendeau, en secondes noces.Elle laisse dans le deuil ses enfants Bernard de Beauharnois et Bruno de Québec, son épouse Françoise Beaudry, ses petits-enfants Karine et Nicolas de Québec.Elle laisse également dans le deuil ses petits-enfants Michel et Noël, fils de feu Émile Riendeau, né du premier mariage de feu Arthias Riendeau à Adrienne Legault et de son ex-épouse Alexine Parent, tous de Montréal.Elle laisse également dans le deuil ses nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Une messe a été célébrée pour le repos de son âme, dans la plus stricte intimité, le vendredi 15 mars 2002 en l\u2019église Saint- Jean-Baptiste-Marie Vianney à Châteauguay.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don de messe.Ils seront reçus par M.Bernard Riendeau, 266 chemin Saint-Louis, Beauharnois, J6N 2J4, tél.: (450) 429-3702, ou M.Bruno Riendeau, 300 avenue de Bernières, Québec, G1R 2L7, tél.: (418) 529-2484.Les cendres seront inhumées ultérieurement au cimetière paroissial, après une messe en l\u2019église de Beauharnois.\"Oui maman, je vais me rappeler de toi quand tu seras morte.\" DE IACOBIS, Harry 1916 - 2002 À Montréal, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé Harry De Iacobis.Il laisse dans le deuil plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 175, Jean-Talon Est, Montréal www.urgelbourgie.com le lundi 25 mars de 19 à 22 h et le mardi 26 mars dès 10 h, suivi des funérailles à 11 h.DOYON, Paul-Henri 1930 - 2002 En Floride, le 20 mars 2002, à l\u2019âge de 71 ans, est décédé Paul-Henri Doyon, fils de feu Henri Doyon et de feu Margaret Bisson.Il laisse dans le deuil sa compagne Claire Dulude, ses enfants, Luc (Helen Larsson), Suzanne (Christopher Welsh) et Louise (Jean-Pierre Riel), la mère de ses enfants Luce Forest, ses petits-enfants, Maxime, Daniel, Gabrielle, Marie-Laure, Daniel et Jonathan, ses frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces ainsi que de nombreux autres parents et amis.Il sera exposé au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.Cimetière Près du Fleuve 2750, Marie-Victorin, Longueuil le dimanche 24 mars 2002 de 14 à 17 h et de 19 à 21 h et le lundi 25 mars de 12 h à 13 h 30.Les funérailles suivront lundi à 14 h en l\u2019église Ste-Famille, 560, Marie-Victorin, Boucherville.L\u2019inhumation aura lieu le mardi 26 mars à 15 h, directement au cimetière St-Michel de Sherbrooke.Des dons à la Fondation des anciens de l\u2019université Laval seraient appréciés.FARAND, Juliette 1909 - 2002 À Montréal, le 20 mars 2002, à l\u2019âge de 92 ans, est décédée madame Juliette Farand.Elle laisse dans le deuil ses soeurs Pauline, Madeleine et Françoise ainsi que plusieurs neveux, nièces, petits-neveux et petitesnièces.La famille vous accueillera au Salon funéraire Alfred Dallaire inc.1111, Laurier Ouest, Outremont le dimanche 24 mars de 14 à 18 h.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 14 h en l\u2019église Notre-Dame du Bonsecours, 750 - 1ère Rue à Richelieu et de là au cimetière du même endroit.Ouverture du salon lundi dès 12 h.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Des dons au Pavillon Alfred Desrochers seraient appréciés.Cartes disponibles au salon.La famille désire remercier tout le personnel du Pavillon Alfred Desrochers pour les bons soins prodigués.GAGNON, Françoise Le 16 mars 2002, à l\u2019âge de 80 ans, est décédée Françoise Gagnon, fille de feu J-A.Gagnon et de feu Rose Gagnon et épouse de feu Léo Gagnon.Outre son fils Claude (Gaétane Emond) et sa fille Astrid (Jacques Monté), elle laisse dans le deuil ses petitesfilles: Caroline, Marjolaine, Lili et Rose, ainsi que son arrière-petite-fille, Victoria.Elle laisse aussi dans le deuil son frère et ses soeurs, ses belles-soeurs et ses beauxfrères ainsi que de nombreux neveux et nièces.Une cérémonie religieuse a eu lieu le 20 mars au Mausolée Saint-Martin, à Laval.Des dons peuvent être envoyés à la Société Alzheimer de Laval (111 Boul.des Laurentides, Laval, H7G 2T2).Claude et Astrid tiennent à exprimer toute leur reconnaissance à tout le personnel de la Villa Val-des-Arbres pour les soins prodigués à leur mère.GRENIER, Michel Pierre À Montréal, est décédé à l\u2019hôpital Saint- Luc de Montréal, à l\u2019âge de 52 ans, Michel Pierre Grenier, fils de feu le major Guy Grenier et feu Lucie Turcotte.Il laisse dans le deuil sa soeur Louise (Gaétan Jeaurond) et son frère André; ses neveux Yves Jeaurond (Sylvie Leduc), Pierre Jeaurond (Brigitte Corriveau) et sa nièce Marie-Paule McNeill; ses neveux François Grenier et Marc Grenier (Mélanie Boudreau) et leurs enfants; ainsi que des amis proches, M.et Mme Gérard Guillou.Le service funèbre aura lieu à Montréal, le mardi 26 mars prochain, à 11 heures, en l\u2019église Saint-Émile, 3333, rue Sherbrooke Est.Direction Alfred Dallaire inc.HABIB, Ernest 1911 - 2002 À Montréal, le jeudi 21 mars 2002, à l\u2019âge de 91 ans, est décédé M.Ernest Habib.Il laisse en deuil son épouse Nelly Boutari, ses enfants Marie-Emilienne (Joseph Matouk), Faragallah (Rose Haggar), Andrew (Marie-Thérèse Dermarkar), Viviane (Ted Tewfik), ses petits-enfants et arrière-petitsenfants.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1255, rue Beaumont, V.M.R.www.urgelbourgie.com le dimanche 24 mars de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars 2002 de 10 h à 11 h en l\u2019église orthodoxe St-George, 555-575 rue Jean-Talon Est, Montréal HANDFIELD, Soeur Madeleine (S.Marie du S.Sacrement) Congrégation des Petites Filles de Saint-François Paisiblement, à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 81 ans et 6 mois, dont 57 ans de vie religieuse, est décédée Soeur Madeleine Handfield, fille de Antonin Handfield et Héléna Noiseux.Elle laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse, ses frères et soeurs, de nombreux de nombreux parents et amis.La dépouille mortelle sera exposée au Pavillon St-Joseph 900 boul.Côte Vertu, Ville St-Laurent dimanche le 24 mars de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Rencontre de prières le dimanche 24 mars à 19 h 30.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars, à 14 h, en la chapelle du Pavillon St-Joseph.L\u2019inhumation aura lieu au Repos St-François d\u2019Assise.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Direction Magnus Poirier inc.HÉROUX, Roch 1923 - 2002 À l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal, le 18 mars 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé Me Roch Héroux.Il a été coroner pendant près de 20 ans.Outre son épouse Gysèle Hébert, il laisse dans le deuil ses soeurs Monique et Denise, se frères Bernard (Céline Hamel) et Jacques (Cécile Pratte), son beau-frère Yves Hébert (Micheline Lavallée), sa belle-soeur Lise Parent (feu Dr Gilles Hébert) ainsi que de nombreux neveux, nièces, amis et collègues.Les funérailles auront lieu en l\u2019église des Dominicains Saint-Albert-le-Grand, 2715 Côte-Ste-Catherine, Montréal, le 6 avril 2002 à 11 h.La famille recevra les condoléances à ce même endroit à partir de 10 h.Elle tient à remercier le personnel soignant du 4e Est de l\u2019Institut.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par des dons à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de gériatrie, 4565 chemin Queen Mary, Montréal, H3W 1W5, ou à un organisme de votre choix.Vous pouvez transmettre vos condoléances au www.everlastinglifestories.com Direction: Complexe funéraire Mont-Royal (514) 279-6540 KATCHOUNI, Georges S.À Montréal, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé Georges S.Katchouni, époux de Olanda Ashba et de feu Josephine Cherian.Il laisse dans le deuil ses enfants Claude (Freddy Matalanis) et Gérard (Rita Ziwani), ses petits-enfants Melissa, Amanda, Tanya, Andrew, Alexandra et David, ses soeurs Juliette (feu Bouchra Rizk- Antonios) et Josephine (Antoine Abboud) ainsi que Joseph, Georges, Yvette et feu Rafi Ashba, Joseph Said, Michel Cherian et Marie Zavackis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3955, Côte-de-Liesse (angle Ste-Croix), Ville Saint-Laurent Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 11 h en l\u2019église Notre-Dame-de-Nareg et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi à partir de 10 h.LAFERRIÈRE, Soeur Éva s.g.m.À Montréal, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 96 ans, est décédée soeur Éva Laferrière, native de Ste-Hélène, Québec.Elle laisse dans le deuil, outre ses consoeurs, de nombreux neveux et nièces.La dépouille sera exposée à la Maison mère des Soeurs Grises 1190, rue Guy, Montréal le 24 mars à 13 h 30.Les funérailles auront lieu au même endroit, le 25 mars, à 10 h.L\u2019inhumation suivra au cimetière des religieuses sur l\u2019île Saint-Bernard, Châteauguay.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Des dons en faveur de la Fondation Marguerite d\u2019Youville inc.seraient appréciés.Direction: Centre funéraire Côte-des-Neiges LAFLAMME, Maurice 1919 - 2002 À Montréal, le 20 mars 2002, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé M.Maurice Laflamme, époux en premières noces de feu Marie- Claire Guindon et en secondes noces de Mme Soo Yin Mok.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Michel (Francine Bohêmier), Marc (Ginette Riendeau), Monique (O\u2019Neil Thibodeau) et Eden Tang; ses petits-enfants Josée, Nathalie, Marie-Sophie, Guillaume, Camille et Mathieu; son arrière-petite-fille Tanya.Il laisse également dans le deuil ses soeurs Marguerite, Blanche et Gisèle, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie St-François d\u2019assise 6700 Beaubien, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le samedi 23 mars 2002 à 11 h en l\u2019église Marie-Reine des Coeurs (5905 Turenne, Montréal) et de là à la chapelle du complexe funéraire.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visites: vendredi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, samedi dès 9 h 30.LAJEUNESSE, Héloïse (6 ans) LAJEUNESSE, Ludovic (5 ans) PAGÉ, Louise (37 ans) PAGÉ, Alice Filiatrault Accidentellement, sont décédés Héloïse et Ludovic Lajeunesse, Louise et Alice Pagé.Ils laissent dans le deuil Chantal Pagé, Jacques Lajeunesse et Myriam Savard- Lajeunesse ainsi que plusieurs autres parents et amis.Exposés au: Centre Funéraire Côte-des-Neiges 4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (514) 342-8000 le lundi 25 mars de 18 heures à 22 heures, le mardi 26 mars de 14 heures à 17 heures puis de 19 heures à 22 heures, le mercredi 27 mars dès 8 h 30.Les funérailles auront lieu le mercredi 27 mars à 11 heures à l\u2019église St-Léon de Westmount, suivies de l\u2019inhumation au cimetière Notre-Dame-des- Neiges à 14 h 30.Au lieu de fleurs, vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019hôpital Sainte-Justine ou l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.LAUZON, Réal 1926 - 2002 Paisiblement, entouré de ceux qu\u2019il aimait, il s\u2019est éteint le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 75 ans, laissant dans le deuil son épouse Marie-Anne Gagnon, ses enfants, Michel (Suzanne Cormier), Yves (Johanne Perreault), Marie Suzanne (Roberto Cifola), Pierre (Nicole Caron), ses onze petitsenfants, frères, soeurs, parents et amis(es).Ingénieur, anciennement directeur-adjoint à la Ville de Montréal, il était actif socialement dans sa communauté.La famille recevra les condoléances en présence des cendres le dimanche 24 mars 2002 de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, suivra une célébration liturgique dans la chapelle du Complexe funéraire Magnus Poirier inc.10300, boul.Pie-IX, Montréal-Nord lundi le 25 mars 2002 à 14 h.Une offrande serait-elle projetée?Centre d\u2019Entraide Ville Marie.LEFEBVRE (Raymond), Marcelle 1933 - 2002 À l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le 18 mars 2002, à l\u2019âge de 68 ans, est décédée Marcelle Raymond, épouse de Marcel Lefebvre.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses deux filles: Sylvie (Alain Richème) et Elise (Richard Vincent), ses petits-enfants: Joël, Gabriel, Alexandre, Dominique et Marcel-André, sa soeur Simone (Jean Paquin) ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3955, Côte-de-Liesse (angle Ste-Croix), Saint-Laurent www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le samedi 30 mars 2002 à 15 h en la chapelle du complexe, et de là au cimetière Jardins Urgel Bourgie Montréal.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à la Sclérodermie Québec (hôpital Notre-Dame) Montréal seraient appréciés.Heures des visites: le samedi 30 mars 2002 de 13 h à 15 h.LÉVESQUE, Francine 1944 - 2002 À Laval, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 57 ans, est décédée Mme Francine Lévesque.Elle laisse dans le deuil son conjoint Pierre Mercier, sa fille Pascale Sassine (Mario Richard), sa soeur Anne-Michèle Lévesque, ses nièces Annie et Brigitte Bourret ainsi que d\u2019autres parents et amis.La famille recevra les condoléances dimanche le 24 mars de 11 h à 14 h au Complexe funéraire Régional Guay inc.418, boul.Labelle angle autoroute 640, Rosemère Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.BEAUCHAMP, Louise 1957 - 2002 Tragiquement à Cuba, le 14 mars 2002, est décédée Louise Beauchamp, 44 ans, de Longueuil.Fille de feu Marguerite et Jean-Paul Beauchamp, elle laisse dans le désarroi et un profond chagrin son conjoint Pierre Boutin et sa fille adorée Edith, ses 6 frères et 4 soeurs, ainsi que plusieurs belles-soeurs et beaux-frères, neveux et nièces et de nombreux parents et amis.BRUNET, Nicole 1959 - 2002 Tragiquement à Cuba, le 14 mars 2002, est décédée Nicole Brunet, 43 ans, de Longueuil.Fille de Françoise et feu Gérard Brunet, elle laisse dans le désarroi et un profond chagrin son conjoint Yvon Vincent et sa fille adorée Andréanne, sa soeur Francine et son frère Jean, ainsi que plusieurs bellessoeurs et beaux-frères, neveux et nièces et de nombreux parents et amis.Les familles recevront les condoléances à la Maison Darche 505, boul.Curé-Poirier Ouest Longueuil (450) 463-1900 à compter du mardi 26 mars, de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h et le mercredi 27 mars, de 10 h à midi.Les funérailles communes auront lieu le mercredi 27 mars à 13 h en l\u2019église St-Pierre-Apôtre, 210, De Gentilly, Longueuil.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.C1666.329 INDEX DES DÉCÈS AUBESPIN, Guy Laval AUBRY-JORDAN, Laurence BABIN, Cécile Montréal BEAUCHAMP, Louise Longueuil BRUNET, Nicole Longueuil CHAMPAGNE, Marcel R.Floride CHARTRAND Desjardins, Berthe LaSalle COMTOIS-POIRIER, Clémentine Joliette COUSINEAU, Paul-Émile Valleyfield DAGENAIS-RIENDEAU, Cécile Châteauguay DE IACOBIS, Harry Montréal DOYON, Paul-Henri Floride FARAND, Juliette Montréal GAGNON, Françoise GRENIER, Michel Pierre Montréal HABIB, Ernest Montréal HANDFIELD, Soeur Madeleine HÉROUX, Roch Montréal KATCHOUNI, Georges S.Montréal LAFERRIÈRE, Soeur Éva s.g.m.Montréal LAFLAMME, Maurice Montréal LAJEUNESSE, Héloïse LAJEUNESSE, Ludovic LAUZON, Réal LEFEBVRE (Raymond), Marcelle Montréal LÉVESQUE, Francine Laval LIBOIRON, Marcel Montréal MARSOT, Louis-Victor Montréal MERCIER, Paul C.Val-David PAGÉ, Alice Filiatrault PAGÉ, Louise PARANT, Bernard Laval RÉGIMBALD, André Laval THÉORET, Antoinette Montréal TREMBLAY, Philippe Sorel TURCOT, Bernard P.Laval TURCOTTE (Langlois) Rollande Montréal VIAU, Marcelle Montréal 6LP1102B0323 b11 samedi 6LP1102B0323 ZALLCALL 67 23:51:50 03/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MARS 2002 \u2022 B 1 1 Les avocats s\u2019inquiètent des expulsions LIBOIRON, Marcel d\u2019étrangers sur la base de preuves secrètes 1923 - 2002 À Montréal, le 21 mars 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé Marcel Liboiron.Il laisse dans le deuil son épouse Gisèle Bienvenu, ses enfants, Gilles (Pia), Monique et sa petite-fille Pamela.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1415, Fleury Est, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 14 heures en l\u2019église St-Isaac Jogues et de là au cimetière du 195 rue Ste-Anne à Varennes.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures des visites: le dimanche 24 mars de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.MARSOT, Louis-Victor 1912 - 2002 À Montréal, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 89 ans, est décédé Louis-Victor Marsot, époux de feu Laurette Massie.Il laisse dans le deuil ses enfants: Ghislaine, Andrée, Gilles, Jacques et Carole et leurs conjoints; ses petits-enfants: Nathalie, Éric, Marie-Claude, Louis-Jules, Marie-Christine, Annie et Antoine; ses arrière-petits-enfants et autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1255, Beaumont, Ville Mont-Royal www.urgelbourgie.com le dimanche 24 mars de 14 h à 17 h et le lundi 25 mars dès 13 h.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 14 h en l\u2019église St-Joseph de Ville Mont-Royal, 1620, Laird, et de là au cimetière Notre-Dame-des- Neiges.Au lieu de fleurs, vous pouvez faire un don en sa mémoire à la Fondation des maladies du coeur du Québec.MERCIER, Paul C.1930 - 2002 À Val-David, le 17 mars 2002, à l\u2019âge de 72 ans, et décédé M.Paul C.Mercier, époux en premières noces de feu Mme Germaine Barthe et en secondes noces de Mme Mireille Perras.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants: Bertrand, Eric, Marie-Blanche, Marie-Claude, Marie-Anne, Laurence ainsi que leurs conjoints(es), cinq petits-enfants: Joscelyn, Bertrand, Frédéric, Mathieu, Michelle, frères, soeurs, beauxfrères, belles-soeurs, neveux, nièces ainsi que de nombreux autres parents et amis(es).Selon ses volontés, il ne sera pas exposé.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars 2002 à 14 h en l\u2019église paroissiale de Val-David.Direction funéraire: J.H.Vanier et Fils inc.1-819-326-3322 Membre C.T.Q.PARANT, Bernard 1921 - 2002 À l\u2019hôpital Cité de la Santé de Laval, le 20 mars 2002, à l\u2019âge de 80 ans, est décédé M.Bernard Parant, époux de Mme Gaëtane Larose.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Daniel (Monique Miron), Stéphane (Marie Le Cavalier) et Violaine (Claude Berger), ses petits-enfants Annie, Geneviève, Jean-François, Marjorie, Mathieu, Dominique et Marc-André, ses frères et soeurs Françoise, Claire, Marielle, Gilles (Claire Sylvestre), Monique (Pierre Brunelle), Gisèle (Claude Chicoine) et Michèle (Pierre Bourget), sa tante Lucienne Chabot ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis.Il sera exposé au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est, Duvernay, Laval le dimanche 24 mars de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, le lundi 25 mars à compter de 11 h.Les funérailles suivront en l\u2019église St-Sylvain, 750, boul.Sylvain, Ville de Laval et de là, inhumation au cimetière Ste-Rose-de- Lima, Ste-Rose.Au lieu de fleurs, la famille apprécierait des dons à la Fondation de l\u2019hôpital Cité de la Santé de Laval, 1755, boul.René Laennec, Ville de Laval, H7M 3L9.La famille désire remercier sincèrement le docteur François Allison ainsi que tout l\u2019équipe du CLSC Le Marigot de Laval, et plus particulièrement madame Johanne Tanguay, infirmière, pour leur dévouement et leurs bons soins prodigués.RÉGIMBALD, André 1928 - 2002 À Laval, le 15 mars 2002, à l\u2019âge de 73 ans, est décédé M.André Régimbald, époux de Jacqueline Paillé.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Claude (Olivier Sandi), sa soeur Gertrude (feu Roland Dumouchel), ses beaux-frères, belles-soeurs, parents et amis.Il fut pendant plus de 30 ans professeur de mathématiques à la Commission scolaire Chomedey de Laval.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3517, boul.Lévesque O.Chomedey, Laval www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mercredi 27 mars, à 11 h, en l\u2019église St-Maxime et de là au cimetière Jardins Urgel Bourgie Montréal.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visites: lundi et mardi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, mercredi à compter 9 h 30.THÉORET, Antoinette 1912 - 2002 À Montréal, le 22 mars 2002, à l\u2019âge de 89 ans, est décédée Antoinette Théoret, fille de feu Emilia Laniel et de feu Albert Théoret.Selon sa volonté, elle ne sera pas exposée.Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars 2002 à 11 h en l\u2019église St-Irénée, angle Atwater et Délisle à Montréal, et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Direction Urgel Bourgie www.urgelbourgie.com TREMBLAY, Philippe 1914 - 2002 À l\u2019hôpital Hôtel-Dieu de Sorel, le 19 mars 2002, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé monsieur Philippe Tremblay, époux de Lucette Blais, demeurant Secteur Sorel.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses deux filles Suzanne Tremblay (Fernand Simard) et Marie Tremblay (Robert Gascon), ses petits-enfants Jean-François et Michel Simard, Daniel et Marie-Claude Bibeau, Caroline Gascon ainsi que plusieurs autres parents et amis.L\u2019accueil se fera le lundi 25 mars à compter de 13 h au Salon Mandeville & Mineau 80, rue Charlotte, Secteur Sorel Info.: (450) 742-8822 Les funérailles auront lieu le lundi 25 mars à 14 h en l\u2019église St-Gabriel-Lalemant, 300 du Roi, Sorel.Inhumation au cimetière de Sorel, à une date ultérieure.Des dons faits à la Fondation des maladies du coeur du Québec seraient appréciés.TURCOT, Bernard P.1922 - 2002 À Laval, le 15 mars 2002, à l\u2019âge de 79 ans, est décédé monsieur Bernard Turcot, époux de Simone Gouin.Il laisse dans le deuil ses enfants: Andrée, Nicole (Pierre Methot), Guy (Ginette Choquette), Denise (Michel Mainville), Philippe (Brigitte Leclair), ses petits- enfants: Sébastien, Jean-Christophe, Karine, Maude, Chloé, Alice et Olivier; ses soeurs Thérèse et Mariette ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis.Une liturgie de la parole, en présence des cendres, aura lieu le samedi 23 mars à 12 h en la chapelle du complexe au Complexe funéraire Alfred Dallaire Inc.2159 boul.St-Martin Est Duvernay, Laval La famille accueillera parents et amis à compter de 11 h.Veuillez compenser l\u2019envoi de fleurs par des dons à la Société Alzheimer de Laval.TURCOTTE (Langlois) Rollande 1925 - 2002 À l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le 19 mars 2002, à l\u2019âge de 77 ans, est décédée Mme Rollande Langlois.Ex-épouse de feu Jean- Louis Turcotte, elle laisse dans le deuil ses enfants Paul, Serge, Lise (Robert Silicani), Sylvie (Gilles Beaudoin) et Line Dieumegarde, son petit-fils Éric, sa soeur, ses frères, neveux et nièces, ainsi que plusieurs autres parents et amis.Selon sa volonté, elle ne sera pas exposée.Une messe commémorative aura lieu le mercredi 10 avril 2002 à 16h15, à la chapelle de l\u2019église Notre-Dame-du-Rosaire au 805 rue Villeray à Montréal.Des dons à l\u2019Institut de gériatrie de l\u2019Université de Montréal ou à l\u2019Association canadienne de la dystrophie musculaire seraient appréciés.VIAU, Marcelle 1899 - 2002 À la résidence Berthiaume-Du Tremblay de Montréal, le 17 mars 2002, à l\u2019âge de 102 ans, est décédée paisiblement Marcelle Viau, fille de feu Henri Viau et de feu Yvonne Fournier.Parents et amis sont conviés à une messe commémorative qui sera célébrée à la chapelle de la résidence Berthiaume-Du Tremblay, 1635 boul.Gouin Est, le mercredi 27 mars 2002 à 14 heures.Des dons à la Fondation Berthiaume-Du Tremblay seraient appréciés.Direction Urgel Bourgie www.urgelbourgie.com STÉFANIE BATCHO Agence France-Presse TORONTO \u2014 Avocats et juristes canadiens sont de plus en plus inquiets de l\u2019utilisation depuis le 11 septembre d\u2019une loi autorisant le gouvernement à invoquer la sécurité nationale pour ne dévoiler qu\u2019au seul juge des preuves à charge contre des étrangers menacés d\u2019expulsion.Se disant incapable de défendre son client puisqu\u2019il ne savait pas de quoi il était accusé, un avocat de Toronto a même fini la semaine dernière par claquer la porte du tribunal en pleine audience.Cette disposition légale existe depuis plus de 10 ans, mais les avocats canadiens estiment que depuis les attentats du 11 septembre, les juges sont beaucoup moins enclins à mettre en doute les arguments des services canadiens du renseignement de sécurité, pour classer top-secret des preuves à charge.Selon Giovanna Gatti, porte-parole du ministère de l\u2019Immigration, quelque 25 «attestations de sécurité » ont été délivrées ces dix dernières années et les avocats contactés par l\u2019AFP disent avoir connaissance de cinq cas en cours.Le processus est complexe.Sur recommandation des services secrets, le ministre de l\u2019Immigration et le Solliciteur général émettent une «attestation de sécurité» qui accuse un immigrant d\u2019être une menace à la sécurité nationale.Cette procédure autorise l\u2019accusation à demander l\u2019occultation d\u2019une partie ou de toutes les preuves.Cela doit ensuite être confirmé par un juge fédéral avant que l\u2019avocat de la défense se voit définitivement interdire l\u2019accès au dossier.C\u2019est ce qui est arrivé la semaine dernière à l\u2019avocat Rocco Galati, défenseur de Mahmoud Jaballah, arrêté en 1999 pour ses liens supposés avec le groupe islamiste égyptien Al-Jihad, soupçonné d\u2019être l\u2019auteur des attentats contre les ambassades américaines en 1998 en Afrique.«Les services secrets ont déjà montré leurs preuves \u2014 classées secrètes \u2014 au juge.Nous sommes censés y répondre, mais comment faire?» explique Rocco Galati pour expliquer son départ de la salle d\u2019audience.Faute de preuve, son client, qui enseigne dans une école islamique de Toronto, avait été une première fois relâché, mais sur production d\u2019une «attestation de sécurité», il a été à nouveau arrêté en août dernier.«Les hommes de main d\u2019Hitler et Slobodan Milosevic ont droit à des procès publics et équitables, mais un obscur instituteur d\u2019Égypte ne peut savoir de quoi on l\u2019accuse», s\u2019indigne-t-il.Il n\u2019est pas le seul.«La plupart des juges fédéraux ne font que jeter un coup d\u2019oeil aux documents produits par le gouvernement.Ils ne les mettent pas à l\u2019épreuve.Ils ne sont pas non plus examinés par un organe indépendant », dit Barbara Jackman, avocat spécialiste de l\u2019immigration qui défend l\u2019Iranien Mansour Ahani.Accusé par les services secrets d\u2019avoir des liens avec la police iranienne et de représenter ainsi une menace pour la sécurité du pays, Ahani a obtenu in extremis de la Cour suprême canadienne la possibilité de faire appel de son ordre d\u2019expulsion.La procédure est tout aussi contestée par Claude F.Archambault, l\u2019avocat de Mourad Ikhlef.Récemment condamné à être expulsé, cet Algérien est soupçonné d\u2019avoir aidé le terroriste Ahmed Ressam, qui voulait organiser un attentat à l\u2019aéroport de Los Angeles fin 1999.Non seulement l\u2019avocat n\u2019a pas eu accès à la preuve tenue secrète, mais «le juge a permis aux avocats du ministère de plaider sur cette preuve» lors d\u2019une audience interdite à la défense, souligne-t-il.Ce système ne provoque guère d\u2019indignation dans l\u2019opinion publique.Mais il va pourtant bientôt toucher tous les Canadiens, selon Julius Grey, avocat spécialiste des droits de l\u2019Homme.Entrant en vigueur fin juin, la loi antiterroriste C-36 «prévoit textuellement une mesure où une partie de la preuve peut ne pas être divulguée », dit-il.Les offres faites à Brassard et Chevrette auraient été dérisoires Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Avant un remaniement qu\u2019il voulait placer sous le signe du rajeunissement, le premier ministre Bernard Landry aurait voulu écarter des vétérans de leur poste de ministre pour les nommer ambassadeurs de la souveraineté.C\u2019est ce que confirment deux personnes à qui l\u2019offre a été faite, Guy Chevrette et Jacques Brassard.On sait qu\u2019ils ont démissionné avec fracas le 29 janvier, mettant fin à 25 ans de carrière comme députés.Selon M.Chevrette, une demidouzaine de ministres auraient pu former ce groupe, dont Jacques Baril, Jean Rochon, Paul Bégin et David Cliche.Tout indique que ces ambassadeurs auraient arpenté le terrain pour vendre l\u2019option souverainiste, et conservé un accès au Conseil des ministres.Mais selon M.Brassard, cette suggestion aurait fait de lui et de ses collègues ce qu\u2019il appelle des itinérants de la souveraineté.M.Chevrette, lui, aurait suggéré d\u2019être maintenu en poste et qu\u2019on adjoigne à son groupe de vétérans, de jeunes ministres qui se seraient préparés pour le prochain scrutin.Cette proposition a été refusée.Vidéotron a-t-il perdu 10000 ou 70000 courriels?REMERCIEMENTS ANDRÉ GROU 2 mars 2002 Son épouse, Hélène Bélanger, ses enfants, Ariane et Marc-André, ainsi que sa mère, son frère Norman et ses soeurs Lise, France et Francine, remercient chacun et chacune d\u2019entre vous, parents, amis et collègues, pour vos témoignages de sympathie qui ont su mettre un baume sur la peine de toute la famille.M.FERNAND GUIHA M.OSCAR BART M.ROBIN DIMITRI Suite au décès de M.Fernand Guiha, de M.Oscar Bart et de M.Robin Dimitri la famille remercie sincèrement les personnes qui leur ont témoigné des marques de sympathie lors du décès de leurs êtres chers.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Familles Guiha et Dimitri MALO, Josée 1959 - 2002 Lors du départ de Josée Malo, le 30 janvier 2002, à l\u2019âge de 42 ans, votre sympathique présence, vos paroles d\u2019encouragement, nous ont apporté réconfort et espérance.De la part de Philippe, Marc et la famille.REMERCIEMENTS ARTHUR BESNER Suite au décès d\u2019Arthur Besner survenu le 23 janvier 2002, à l\u2019âge de 89 ans, nous avons été sincèrement touchés par les marques de sympathie que vous nous avez témoignées.Votre délicatesse nous a aidés à traverser un moment difficile de la vie et nous aimerions que vous considériez ces remerciements comme vous étant personnellement adressés.Son épouse, Geneviève Lalonde Besner, ses filles Agathe, Francine, Ghyslaine, Marie-Paule, Andrée et leurs conjoints, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.ROLLAND VALLÉE Mme Aline Vallée et ses enfants, Estelle, Lucie (Normand Pothier), Gérald et Bernard, ses petites-filles, Rachel, Caroline, Céleste et la famille remercient sincèrement les amis, anciens collègues et tous ceux qui nous ont montré et témoigné des marques de sympathie soit par leur présence, dons, messes, cartes de condoléances, lors du décès de Rolland Vallée survenu le 28 décembre 2001.Nous avons été très sensibles à tous vos témoignages.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Mme Aline Vallée et ses enfants PRIÈRES MERCI MON DIEU Dites 9 fois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours.Faites trois souhaits, le premier concernant les affaires, les deux autres pour l\u2019impossible.Publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n\u2019y croyez pas.Merci mon Dieu.C\u2019est incroyable mais vrai.H.P.PRIÈRE AU SAINT-ESPRIT Saint-Esprit, toi qui éclaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, toi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu\u2019on me fait, et qui es avec moi dans tous les instants de ma vie, je veux pendant ce court dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une fois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais, même malgré n\u2019importe quelle illusion matérielle.Je désire être avec toi dans la gloire éternelle.Merci de ta miséricorde envers moi et les miens.M.D.PRIÈRE INFAILLIBLE À LA VIERGE Fleur toute belle du Mont-Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Mère bénie du Fils de Dieu assistez-moi dans mes besoins.Ô étoile de mer, aidez-moi et montrez-moi ici même, que vous êtes ma mère.Ô Sainte Marie Mère de Dieu, Reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du coeur de m\u2019appuyer dans cette demande (formuler ici votre demande).Personne ne peut résister à votre puissance.Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous (3 fois).Sainte-Marie, je remets cette cause entre vos mains (3 fois).Faire cette prière 3 jours de suite et vous devez ensuite la publier, la faveur sera accordée.A.O.B.PRIÈRE INFAILLIBLE À LA VIERGE Fleur toute belle du Mont-Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Mère bénie du Fils de Dieu assistez-moi dans mes besoins.Ô étoile de mer, aidez-moi et montrez-moi ici même, que vous êtes ma mère.Ô Sainte Marie Mère de Dieu, Reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du coeur de m\u2019appuyer dans cette demande (formuler ici votre demande).Personne ne peut résister à votre puissance.Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous (3 fois).Sainte-Marie, je remets cette cause entre vos mains (3 fois).Faire cette prière 3 jours de suite et vous devez ensuite la publier, la faveur sera accordée.M.D.Prière pour la canonisation du frère Antoine Coeur de Jésus, par le Coeur immaculé de Marie, nous te supplions de manifester le pouvoir d\u2019intercession du frère Antoine en nous accordant par ses mérites la (les) grâce(s) spéciale(s) que nous te demandons avec confiance.Et puisqu\u2019il reste pour nous un exemple de piété mariale et du devoir bien accompli, accorde que nous puissions, un jour, l\u2019invoquer parmi tes saints au ciel et modeler nos vies sur la sienne.Par Jésus-Christ notre Seigneur.AMEN 3 fois: Ave Maria Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous.Notre-Dame-du-Cap, prie pour nous Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N\u2019oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.L.I.\u0001 \u0002 10e ANNIVERSAIRE LAPOINTE, Ronald (Ron) Même après 10 ans aujourd\u2019hui, les souvenirs sont toujours présents.Continue de veiller sur nous.Nous t\u2019aimons beaucoup.Ton père, ta mère et Louise \u0003 \u0004 20e ANNIVERSAIRE MAURICE BOISVERT (1946 - 1982) Mon bien-aimé, Déjà 20 ans que tu nous as quittés.Ton départ si subit nous a laissés profondément tristes.Et orphelins.Ta présence égayait chaque minute de notre vie.Tu étais un père attentif et aimant, un époux affectueux et tendre.Également estimé par tes collègues de travail aux H.E.C., et par tous les étudiants qui recherchaient ta rigueur et ta disponibilité.Tu y auras laissé ta marque comme chercheur.Repose en paix, mon cher Maurice.Je sais que tu veilles sur chacun de nous.Ton épouse, Danielle Tes enfants: Philippe, Julie et Martine 9e ANNIVERSAIRE FERNANDE DROLET (Lachance) 7 mai 1915 - 23 mars 1993 Toutes les séparations du temps, sont des rendez-vous pour l\u2019Éternité.Ton tendre époux, tes six enfants et leur famille ALIE (née Cantin), Gilberte 1er anniversaire (18 mars 2001) \"Tu as été pour nous unique au monde.Tout comme le petit prince, nous avons été riches d\u2019une fleur unique.Les jours, les semaines et les mois ont passé depuis ton départ, et plus que jamais nous réalisons que nous avions le privilège de posséder une rose extraordinaire.Tel le petit prince et sa rose, la fleur que nous aimions se trouve désormais là-haut, sur une étoile.Comme il est doux la nuit de regarder le ciel, toutes les étoiles sont fleuries.\" Ton époux Fernand, tes enfants et leurs conjoints, et tes petits-enfants.SÉBASTIEN RODRIGUE CE NE SONT pas 10 000 courriels qui se seraient effacés des serveurs de Vidéotron cette semaine, mais bien 70 000, selon le syndicat de l\u2019entreprise.Cette semaine, des clients de Vidéotron ont vu des messages disparaître de leur boîte de courrier électronique en raison d\u2019une panne de serveur dans la nuit de lundi à mardi.« Ils ont coupé les investissements dans le réseau et nous voyons maintenant les répercussions », dit Yves Lalonde, président du syndicat des employés de Vidéotron, qui dit détenir ces informations de sources sûres au sein de l\u2019entreprise.La direction de l\u2019entreprise évalue pour sa part le nombre de courriels perdus à 10 000, dont la moit i é étaient des courriers indésirables (junk mail).Le porteparole de l\u2019entreprise, Jean-Paul Galarneau, rétorque que le chiffre de 70 000 est « erroné » et qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019une première évaluation.Il ajoute qu\u2019un nouveau serveur sera en place d\u2019ici trois semaines au coût de 500 000 $, ce qui permettra de corriger la situation.Vidéotron gère présentement entre deux et trois millions de courriels chaque jour.Ses serveurs peuvent supporter trois millions de messages, mais sa capacité sera portée à quatre millions avec le nouveau serveur.Les relations sont tendues entre le syndicat des employés de Vidéotron et l\u2019employeur avec, entre autres, l\u2019annonce de la vente de son service d\u2019installation et d\u2019entretien à Entourage au début du mois.Cette semaine, environ 500 membres du syndicat ont manifesté devant les bureaux de Quebecor.Évitez les urgences de la Cité de la santé à Laval LES AUTORITÉS de la Cité de la santé de Laval demandent à la population de s\u2019abstenir, dans la mesure du possible, de se rendre à ses urgences en fin de semaine parce qu\u2019il manque d\u2019infirmières.Hier soir, les urgences accueillaient déjà 48 patients sur des civières alors que la capacité maximale est de 33 personnes.Il manque aussi une vingtaine d\u2019infirmières dans les différents services, ce qui a poussé la direction à demander à la population de se référer au service Info- Santé et aux CLSC pour des cas mineurs.L\u2019avis émis par l\u2019hôpital est valide jusqu\u2019à 8 h, lundi. 6LP1201B0323 B12, samedi, MONDE 6LP1201B0323 ZALLCALL 67 20:54:56 03/22/02 B B 1 2 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 MA R S 2 0 0 2 Malade, Margaret Thatcher, la «Dame de fer », tire sa révérence INGRID BAZINET Agence France-Presse LONDRES \u2014 La « Dame de fer », Margaret Thatcher, 76 ans, a, « avec grand regret », tiré hier sa révérence de la vie publique pour raison de santé, mettant fin à une carrière politique qui a marqué de façon indélébile l\u2019histoire de la Grande-Bretagne pendant un quart de siècle.Victime récemment de « plusieurs légères attaques cérébrales », l\u2019ancien premier ministre conservateur de 1979 à 1990, dont la détermination et l\u2019intransigeance lui ont valu son surnom, ne fera plus « jamais » de discours public, a annoncé hier son secrétariat.« Après plusieurs examens, ses médecins lui ont indiqué qu\u2019ils n\u2019étaient pas en mesure de prédire ou d\u2019empêcher » une nouvelle attaque cérébrale, ont ajouté ses services.« C\u2019est avec grand regret qu\u2019elle a décidé d\u2019annuler tous ses discours publics ».Fin janvier, un proche avait révélé qu\u2019elle avait dû être hospitalisée pendant deux jours, l\u2019automne dernier à Madère, en raison d\u2019une attaque cérébrale qualifiée de « très mineure ».Mme Thatcher et son mari Denis célébraient leurs noces d\u2019or dans l\u2019île atlantique, lieu de leur lune de miel, lorsqu\u2019elle a eu cette attaque.L\u2019ancien premier ministre a eu ensuite du mal à coordonner ses mouvements et à parler et son mari avait immédiatement demandé de l\u2019aide.Depuis, il semble que les ennuis de santé se soient enchaînés et qu\u2019en dépit de sa volonté de tenir ses engagements, elle ait été obligée de réduire son programme.Mardi, elle avait dû annuler tous ses rendez-vous sur le conseil de son médecin après avoir éprouvé un malaise passager.Elle avait peu auparavant renoncé à se rendre aux Malouines pour les cérémonies du 20e anniversaire de la fin de la guerre en juin, même si elle affirmait encore être en bonne santé.« Je sens que le voyage, qui serait épuisant même pour moi, le serait beaucoup trop pour Denis (son époux, âgé de 86 ans) et je sais qu\u2019il ne souhaiterait pas que je m\u2019y rende sans lui », avait-elle dit.« Je suis attristé d\u2019apprendre que la baronne Thatcher ne se sent pas bien et je comprends parfaitement les raisons qui font qu\u2019on lui a demandé de se retirer de tout engagement public », a déclaré le chef du parti tory, Iain Duncan Smith, partisan des idées ultra-conservatrices de Mme Thatcher.Figure de l\u2019ultra-libéralisme qui a mené à grand pas la privatisation des services publics, anti-européenne convaincue, Margaret Thatcher reste encore aujourd\u2019hui une référence politique et ses discours sont encore très écoutés.Elle a récemment publié un ouvrage qui sonne aujourd\u2019hui comme un testament politique et dont les « bonnes feuilles » ont été publiées lundi par le Times, de Londres.Au lendemain du sommet de Barcelone, Margaret Thatcher a relancé le débat sur le rôle de la Grande-Bretagne dans l\u2019UE, affirmant que son pays doit commencer à se retirer de l\u2019Union, qu\u2019elle juge « irréformable ».Selon elle, la participation de la Grande-Bretagne à l\u2019UE est « une erreur politique de portée historique » et tout futur gouvernement conservateur devrait « complètement renégocier » le contrat.En septembre dernier, sa propre fille lui avait publiquement suggéré de « la mettre en sourdine », affirmant que sa mère vivait « toujours en 1975 ».Photo d\u2019archives AFP Le regard sévère de Margaret Thatcher, auquel les Britanniques s\u2019étaient habitués, va progressivement quitter l\u2019actualité maintenant.regiondequebec.com 1-877-BONJOUR, poste 738 Une publicité de l'Office du tourisme et des congrès de Québec.Cette réalisation a été rendue possible grâce à la collaboration du ministre responsable de la région de la Capitale nationale et de Tourisme Québec.16, rue de la Porte Québec Qc G1R 4M9 \u2022 2 nuitées à l\u2019hôtel de votre choix (chambre régulière) \u2022 2 petits-déjeuners \u2022 2 soupers gastronomiques (5 services dans l\u2019un des restaurants participants) \u2022 Le stationnement, les taxes et les pourboires (repas) sont inclus.* Prix par personne en occupation double minimum 2 nuits.Valide jusqu\u2019au 30 avril 2002.Aussi disponible du 1er mai au 30 juin 2002 avec supplément de 20 $ excluant le 24 juin.179$* 159$* 159$* Forfait Charme et Gastronomie Aussi offerts en certificats-cadeaux personnalisés ! Vieux-Québec WWW.VIEUXQUEBEC.COM STATIONNEMENT GRATUIT 1.877.999.9620 1220, Place George-V Ouest (coin Grande Allée) Québec Qc G1R 5B8 661, Grande Allée Est Québec Qc G1R 4K4 ONFORT CONFORT ET CULTURE C CHAMBRES RÉNOVÉES AVEC VUE SUR LE FLEUVE PETITS DÉJEUNERS À LA «GALERIE» BILLETS POUR LE MUSÉE DU QUÉBEC À partir de 151 $ par nuit, pour 2 personnes, jusqu\u2019au 5 mai 2002.Hôtel situé à proximité du Musée du Québec où se tient l\u2019exposition Chefs-d\u2019oeuvre impressionnistes du Musée des beaux-arts du Canada.Réservations : 1 800 463-5256 ou loewsleconcorde@loewshotels.com www.loewshotels.com 151$ Laissez votre manteau dans votre chambre ! Le Hilton Québec est relié directement au Centre des congrès où se déroule l\u2019exposition Québec en fleurs du 5 au 14 avril 2002.Chacune des 571 chambres et suites récemment rénovées offre une vue panoramique exceptionnelle.Un club santé moderne, une piscine extérieure chauffée durant toute l\u2019année, un stationnement intérieur, des attentions particulières pour les enfants, et plus encore\u2026 Hilton Québec en fleurs ! Cela se passe au Hilton FORFAIT HILTON QUÉBEC EN FLEURS À partir de* CAN 129$ * Par nuit en occupation simple sur disponibilité, incluant le petit déjeuner buffet et un billet pour l\u2019exposition Québec en fleurs, + taxes.1100, boul.René-Lévesque Est, Québec, QC G1K 7K7 Téléphone : (418) 647-2411 1-800-447-2411 Télécopieur : (418) 647-6488 www.hilton.com 1-888-554-6005 www.hotelvaldesneiges.com 201 rue Val-des-Neiges, Mont-Sainte-Anne, Beaupré (Québec) G0A 1E0 Choisissez parmi 3 centres de ski : \u2022 Massif de la Petite-Rivière-Saint-François \u2022 Mont-Sainte-Anne \u2022 Stoneham À partir de * \u2022 Le billet de ski \u2022 Hébergement pour une nuit \u2022 Petit déjeuner et souper \u2022 Cocktail de bienvenue * Par personne, par jour en occupation double, services et taxes en sus.129$ Forfait 3 nuits pour le prix de 2 Incluant : 3 nuits, 3 jours de ski, 1 lunch BBQ À partir de 200,50$ par personne Occ.double.Service inclus.Taxes en sus.1 800 463-4467 www.chateaumontsainteanne.com Québec en f leurs présente DU 5 AU 14 AVRIL Centre des congrès de Québec 2002 LA SOCIÉTÉ DES FLORALIES INTERNATIONALES DE QUÉBEC Choisissez le jour et l\u2019heure de votre visite ! Billetech 1 800 900-SHOW ou 1 877 643-8131 Prix d\u2019entrée : Adulte : 15$*/ Enfants de 12 ans et moins : 5$* * Plus frais de service Groupe de 25 personnes et plus : 13$ par personne (418) 683-2211 ou 1 877 977-0123 Découvrez l\u2019Exposition florale internationale et son spectacle multimédia, le Jardin des arts, le Centre de conférences, le Marché des floralies et de nombreuses nouveautés.www.floralies.org 3028085A 3028097 L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL LIBAN Sommet arabe LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL de la Ligue Arabe, Amr Moussa, est arrivé hier à Beyrouth pour assister aux réunions préparatoires du sommet arabe qui examinera l\u2019initiative de paix saoudienne mercredi et jeudi dans la capitale libanaise.Interrogé sur la participation du chef de l\u2019Autorité palestinienne Yasser Arafat, M.Moussa a dit que celle-ci restait « possible » mais que M.Arafat se heurtait à des obstacles, « Israël pouvant » notamment « l\u2019empêcher de revenir » dans les territoires palestiniens.d\u2019après AFP INDE Violence au Cachemire UN DOUBLE ATTENTAT à la grenade contre un marché et un arrêt d\u2019autobus a fait plus de 50 blessés, surtout des civils, ce matin, dans deux villes du Cachemire indien.Des assaillants ont d\u2019abord lancé quatre ou cinq grenades sur un marché très fréquenté, blessant 35 civils.Cinq heures plus tard, au moins deux grenades ont été lancées sur un arrêt d\u2019autobus où attendaient de nombreuses personnes.La police soupçonne des militants islamistes.d\u2019après AFP CANADA Sécurité aérienne L\u2019ORGANISATION de l\u2019aviation civile internationale (OACI) a annoncé l\u2019adoption jeudi à Montréal de « normes de sûreté plus contraignantes » pour les vols commerciaux internationaux, exigeant notamment le « renforcement des portes du poste de pilotage des aéronefs civils » pour empêcher « l\u2019intrusion par la force » de personnes dans le cockpit.Ces nouvelles normes, conséquences des attentats du 11 septembre, s\u2019appliqueront à compter du 1er novembre 2003 aux vols internationaux assurés par des avions civils de plus de 60 passagers.d\u2019après PC IRAK Menaces aériennes LA DCA IRAKIENNE a ouvert le feu hier sur des avions de combat américains et britanniques qui survolaient le sud du pays, les contraignant à « prendre la fuite », a affirmé un porte-parole militaire.Les avions « ennemis » ont effectué 17 sorties au-dessus du pays avant de rentrer à leur base en Arabie Saoudite et au Koweït, a rapporté l\u2019agence officielle INA.Des incidents quasi quotidiens opposent l\u2019Irak aux chasseurs américains et britanniques qui survolent deux zones d\u2019exclusion aérienne, imposées par Washington et Londres en 1991.L\u2019Irak ne reconnaît pas ces zones qui ne font l\u2019objet d\u2019aucune résolution de l\u2019ONU.Selon Bagdad, ces raids américano-britanniques ont fait 1476 tués et 1333 blessés.d\u2019après AFP PÉROU Prime antiterroriste LE PRÉSIDENT du Pérou, Alejandro Toledo, a offert une prime d\u2019un million de dollars pour tout renseignement qui permettra l\u2019arrestation des auteurs de l\u2019attentat à la voiture piégée mercredi près de l\u2019ambassade américaine de Lima qui a fait neuf tués.Le chef de l\u2019État a également indiqué qu\u2019il allait aussi solliciter un renforcement de la loi « de collaboration utile » permettant de recourir aux repentis afin de lutter « plus efficacement contre le terrorisme ».d\u2019après AFP "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.