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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été - Festivals - Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-07-07, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0707 b1 7 juill 7LP0101B0707 ZALLCALL 67 20:26:26 07/06/02 B 12 au 21 juillet 2002 Le Vieux-Port de Montréal Réunis dans un village féerique de tentes et de chapiteaux au bord du fleuve, plus de 300 artistes et des artisans vous proposent leurs oeuvres magnifiques : céramiques, bijoux, tableaux, sculptures, jouets, vêtements\u2026 Heures 11 h à 22 h Tarifs Adulte : 5 $ , 12 ans et moins : gratuit.Réadmission gratuite Lieu Quai Jacques-Cartier, Vieux-Montréal www.leportdesarts.com Renseignements (514) 286-1021 2pour1 Présentez ce coupon au moment de l'achat d'un billet au prix courant et obtenez un second billet gratuit.NE PEUT ÊTRE JUMELÉ À AUCUNE AUTRE PROMOTION.LP 3061994A 7LP0201B0707 b2 ete dimanche 7LP0201B0707 ZALLCALL 67 19:55:21 07/06/02 B BAIN Suite de la page B1 Rouler dans la vague: Les bains duraient entre cinq et 10 minutes et ne de- la cabine de plage vaient, en aucun cas, depasser la demi-heure ; les medecins suggeraient de se reposer au lit apres cet exercice.Il etait interdit de se baigner en sueur ou le ventre plein, ou encore durant les regles ou en periode d'epidemie.Une serie de 30 a 40 bains etaient prescrits, a raison de deux par jour, juste avant le coucher du soleil, ou tot le matin.La cure avait lieu de preference au cours de l'automne, l'eau etant plus froide et les vagues plus fortes.Le Dr Richard Russell, celebre medecin de Brighton, ordonnait de plus l'absorption de 250 ml d'eau de mer le matin et la meme quantite au sortir du bain.Dans certains cas, il prescrivait des frictions avec des algues fraichement cueillies sur les rochers, suivies d'une douche a l'eau de mer prealablement chauffee.Les cures de bains a la lame furent d'abord adoptees en Angleterre par les aristocrates dans l'espoir de guerir la melancolie qui les affligeait, de generation en generation, depuis plus d'un siecle.Ce spleen, que Diderot appelait les vapeurs anglaises , se caracterisait par des symptomes observes de nos jours dans les cas de depression.Les poetes romantiques, anglais et francais, de la fin du XIXe siecle lui ont consacre nombre de textes celebres, parmi lesquels Le Soleil noir de la melancolie (Gerard de Nerval), Le Spleen (Baudelaire).L'eau qui guerit La transition entre la cure thermale traditionnelle et celle des bains de mer s'est faite a partir de la station de Scarborough, en 1736.La source thermale, situee sur le flanc d'une falaise qui dominait une plage de la mer Baltique, etait aussi infiltree d'eau salee.Les medecins l'utiliserent pour verifier leurs premieres experiences du bain a la lame.Le bain de mer froid fut rapidement accepte comme une panacee pour des raisons morales autant que medicales, ce qui n'alla pas toujours sans contradictions.Le Dr Floyer, par exemple, pretendait que la mer corrigeait les habitudes vicieuses et calmait l'ardeur des passions.Il affirmait meme que les peuples des regions froides avaient un meilleur sens moral.Il deplorait l'abandon de la ceremonie du bapteme par immersion qui, disait-il, preparait plus adequatement l'ame a l'accueil du message divin.En France, le Dr Maret incitait les fleurs blanches a plonger dans les vagues froides pour regulariser leur cycle menstruel, et les impuissants, pour y recouvrer la vigueur et la passion.Ces derniers seront d'ailleurs fortement encourages a consommer regulierement du poisson, qui rend les matelots essentiellement procreateurs .Maret conseillait aussi ces bains aux malades atteints de phrenesie (frenesie), d'hypocondrie et de nymphomanie.Il est toutefois demeure muet a propos du satyriasis, qu'il considerait peut-etre comme une vertu.Le Dr Coeur etait plus prudent lorsqu'il prescrivait une grande continence des plaisirs de l'amour durant la cure.Dans un autre guide publie une quinzaine d'annees plus tard, sa prudence ne fait plus sourire quand il previent contre l'exces de la volupte et.de l'intelligence.La technique du bain a la lame se raffine au fil des ans.Le Dr Awister, un concurrent anglais de Russell, denonce les dangers d'une immersion brutale dans l'eau glacee.Il preconise l'installation de bains chauds dans les stations balneaires pour permettre aux curistes fragiles de se baigner tout au long de l'annee.Meme en exaltant les vertus de la mer, il reste convaincu que l'eau chaude ouvre les pores de la peau et facilite ainsi la depuration de l'organisme.En 1797, les experiences de James Curie prouvent l'importance du controle minutieux du bain froid, et les analyses du Dr Balard revelent les substances curatives de l'eau de mer : l'iode et le brome.Puis, partout en Europe et aux Etats-Unis, la vogue des cures marines remplacera bientot celle des cures thermales.Le bain a la lame donnera naissance a la station balneaire, ellememe inspiree du modele de la station thermale.Les guides-baigneurs Le bain etait administre par des baigneurs, appeles aussi guides-baigneurs, guides-jures ou bathers ; les femmes portaient le titre de plongeuses ou dippers.Les guides etaient generalement choisis parmi des pecheurs et des femmes de pecheurs, eux-memes guides- baigneurs.Ce sont surtout les femmes qui recouraient a ces services ; les hommes ne sacrifiaient a l'embauche de guides que par pur snobisme ou pour obtenir quelques conseils, a l'occasion.Souvent, le guide preparait sa cliente par affusion, en lui versant de l'eau froide sur la tete jusqu'a ce qu'elle soit suffisamment aguerrie pour sauter dans les flots.Apres le bain, il la frictionnait vigoureusement pour l'aider a reprendre son souffle et la rechauffer.L'on exigeait des guides-baigneurs l'honnetete, la politesse, le devouement et la prudence, et qu'ils n'abusent pas de l'alcool pour se rechauffer, mais ce n'est qu'au debut du XIXe qu'ils devront obligatoirement savoir nager.La semaine prochaine : Les manieres de plage : la naissance de la station balneaire.ANNE-MARIE DERASPE collaboration speciale Les premieres cabines de plage sur roues sont apparues en Angleterre au milieu du XVIIIe siecle.Elles etaient, la plupart du temps, louees aux baigneurs qui se deshabillaient a l'interieur et evitaient ainsi de devoir traverser la plage en tenue de bain.Cette structure rudimentaire de moins d'un metre carre, parfois percee d'une ou deux minuscules fenetres, s'ouvrait aux deux extremites ; le baigneur y accedait a l'aide de quelques marches.Des chevaux tiraient ensuite l'habitacle a la mer, et lorsque le niveau de l'eau atteignait la plateforme, le passager sortait a l'autre extremite.Les baigneurs n'affrontaient, en principe, d'autres regards que celui de leur guide, qui, une fois le traitement termine, les frictionnait vigoureusement.Ils remontaient alors pour endosser leurs vetements secs pendant que le guide ramenait la voiture vers le rivage.John Beale, un quaker, avait meme invente en 1753, le modesty hood, une sorte d'auvent qui prolongeait la cabine et sous lequel les baigneurs pouvaient s'ebattre plus discretement encore.Pour differencier leur vehicule d'un ensemble plus ou moins identique et le rentabiliser, des proprietaires astucieux placardaient le leur d'affiches publicitaires pour des corsets de plage antirouille.En Angleterre, au printemps de 1862, une loi de la ville de Margate exigeait de maintenir une distance de 20 metres entre les voitures de bain des femmes et celles des hommes.Des piquets rouges delimitaient l'espace reserve aux hommes et des blancs cloturaient celui attribue aux femmes.Les garcons de plus de 10 ans se baignaient avec les hommes.Les bateaux de plaisance etaient interdits a moins de 60 metres des voitures de bain.A Blackpool, jusqu'en 1865, une cloche indiquait aux femmes le moment de la baignade et aucun homme ne devait alors etre vu dans les parages sous peine de devoir offrir une bouteille de vin, l'on ne sait a qui.Cependant, la popularite des plages et le nombre croissant d'estivants rendirent bientot inapplicables ces mesures imposees dans les pays anglo-saxons.En France et en Belgique, ou les moeurs etaient beaucoup plus libres, la majorite des cabines de plages etaient fixes ; elles servaient aussi d'abri contre le soleil, la pluie et le vent.Les hommes et les femmes se baignaient separement sur les plages tres frequentees ; sur les autres, chacun se baignait a sa guise.L'espionnage au telescope etait moins discret que dans les pays anglo-saxons et il semble bien que les femmes retournaient plus franchement le compliment.Certaines stations imposaient toutefois des amendes symboliques aux voyeurs masculins, qui recevaient, a l'occasion, une reprimande du magistrat ou devaient, la aussi, offrir une bouteille de vin en signe de paix.Illustration de L'opinion publique, archives de la Bibliotheque nationale du Quebec (1880).Femmes en tenue de plage devant les cabines.Illustration des archives de la Bibliotheque nationale du Quebec.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Juliette Binoche 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Le Telejournal Decouverte / Les Mers saisonnieres L'ete de nos 50 ans / La Ribouldingue - Jamais deux sans toi L'Ile de Gilidor / Pierrette Robitaille, Andre Montmorency Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / ALICE ET MARTIN (4) avec J.Binoche (22:55) Le TVA 18 heures Un monde de fous Juste pour rire \"Gala\" Cinema / LE PARC JURASSIQUE (3) avec Sam Neill, Laura Dern Loteries (23:10) Pub (23:15) Les Enquetes.Ace London Seconde Chance / Retour de flammes Le plaisir croit avec l'usage / Michel Jasmin Cinema / L'APPAT (3) avec Marie Gillain, Olivier Sitruk Les Brules (23:34) Cinema / HEURE LIMITE (4) avec Jackie Chan, Chris Tucker Cinema / AFTERSHOCK: TREMBLEMENT DE TERRE A NEW YORK (5) avec Tom Skerritt, Sharon Lawrence Le Grand Journal News Travel Travel What you Eat / The National Food Test Alias Law & Order: Criminal Intent Crime and Punishment CTV News News News Watership Down Emily of the New Moon Da Vinci's Inquest Sunday Report Venture Reflections Sports.News ABC News Cinema / BUDDY (5) avec Rene Russo, Robbie Coltrane Alias The Practice News Pretender .Raymond 60 Minutes Cinema / A TIME TO KILL (5) avec Matthew Mc Conaughey, Samuel L.Jackson ER NBC News Weakest Link Dateline NBC Law & Order: Criminal Intent Crime & Punishment .Machine Outdoor.Wildlife Stoke Birds Naturescene Africa / Love in the Sahel (5/8) Endgame in Ireland West Point BBC News Wall Street In Search of Ancient Ireland Islam: Empire of Faith BBC News Cinema / HOOPER (17:00) Biography / Jamie Lee Curtis Cinema / TRUE LIES (4) avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis 100 Centre Street Palmares Prise.vues Fernando Botero Les Grandes Voix bulgares.L'Actors Studio / S.Stone Cinema / SAUVE-MOI (4) avec Roschdy Zem, Rona Hartner Robert Redford: Profile Arts, Minds Dallaire.The Passionate Canadians Cinema / BOWFINGER (4) avec Steve Martin, Eddie Murphy Cinema / GRAND CANYON Les Gags .pour rire Le Gout du monde / Chili J'ai show / C.Des Rochers Couples legendaires.Scandales! Cinema / TITANIC (4) Planete Terre Centre.de l'automobile Clochers.Concordia.2001 - CRM Odyssey Capharnaum De la craie.Orbicom .anglais Frontiers of Construction Summer@.Clues Discovery's Sunday Showcase / Croc Hunter & Company Storm Warning! Summer@.Clues Le vent.Debeur .au Canada 24h dans la vie d'une ville Escales de.de France Pilot Guides / Chine Le Touriste Plaisirs.camping .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / THE WIZARD (5) avec Fred Savage .(22:35) Cinema / HOUSE.(22:50) Buffy the Vampire Slayer Futurama King of the Hill The Simpsons Looking for Love.Alaska Cinema / RISKY BUSINESS (5) avec T.Cruise, R.De Mornay Inside Ent.Sunday Smallville The Practice Body, Health Sports Trouvailles.Montmagny Histoires d'alcool / Fetes 100 ans de pop Cinema / UNE HISTOIRE DE SOLDAT (4) avec H.E.Rollins Institutions.N.D.-du-Cap Historylands Streets of.Disaster of the Century Women Adventurers Cinema / M.A.S.H.(3) avec Donald Sutherland, Elliott Gould Streets of.Matchmaker Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories The Cruise Skin Deep Paparazzi .Miracles Birth Stories Planet.Pop-up.Classic Albums Musicographie / Bill Wyman 2 Presentation./ Being Mick Duo Benezra Clips Musicographie / Bill Wyman 2 SPAM Dans la peau.Nine Inch Nails Box Office Concert Plus / Much Music Video Awards 2002 VJ Claude Rajotte Drole de VJ From Egypt Zoom 60 Minutes CH Focus.Music Box Solomusica .Vietnam The Guardian Sportivi in diretta BBC News Foreign.CBC News: Sunday the fifth estate Sunday Report Venture Passionate Eye.Showcase / Scouts Honor Antiques.La Semaine verte Journal RDI Maisonneuve Zone libre / Famous People.Le Telejournal/Le Point Maisonneuve Second Regard Enjeux / De la Russie par.Sport Sports 30 Tennis / Wimbledon - finale masculine Sports 30 La Serie CART / Toronto Au nord du 60e Voila! Fou de toi SOS cotes d'ecoute! L'Hopital Chicago Hope Homicide Les Armes de l'amour Prime Suspect Cinema / DEAD SILENCE (5) avec J.Garner, L.Davidovich Trailer Park This Hour.Bob and Rose Cinema / TRAINSPOTTING Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / STAR TREK: INSURRECTION (5) avec Patrick Stewart, Brent Spiner Cinema (23:15) Sportscentral Wrestling: Sunday Night Heat 2002.North American Cup Dart Tournament You Gotta.Sportscentral Wrestling: Sunday Night Heat National Geographic Annees mode / Androgyne Panorama Arts Cinema / CARNETS DE NOTES.(4) Villages.Nouveaux.E.Livernois Science of Shark Attacks Junkyard Wars / Demolition Pyramids, Mummies & Tombs Pyramids, Mummies, Tombs TSN Fitness.Sportscentral Embassy World Darts Sportscentre Kickboxing Sacre Andy! Max Steel Archie.le meilleur Tom & Jerry Scooby Doo Simpson Henri, gang La Clique Quads! Simpson Henri, gang Mondial d'impro Juste pour.Journal FR2 Passe-moi les jumelles Campus, le magazine de l'ecrit (21:40) Jrnl (23:15) Cinema (23:45) It's a Living Vox The Tribe Next Wave Cinema / THE ELEPHANT MAN (2) avec A.Hopkins, J.Hurt Cinema (22:05) Person 2.Imprint Les Anges.Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.pour la vie Loi du retour Maigrir.Miniseries / Les Freres de sang (2/2) La Filiere Le Guide.Phenomenes Question Sante Cap sur Qc Bienvenue.Parole et Vie Sur la colline Traficomm .galaxie Radio Enfer Gilmore Girls Taina Buffy contre les vampires Freaky.Addam's.Big Wolf.Screech.Saddle Club Caitlin's.Story Studio S.Holmes Don't Lick.Syst.Crash Radio Active Treasure Babylone 5 Farscape \"Festival Roswell\" / Ovnis Robot Wars .c'est fait Technofolie Highlander Le TVA (22:45) Union libre / Laurent Voulzy Marc-Andre Lussier 07:30 ! GRAND PRIX DE GRANDE-BRETAGNE En direct du circuit de Silverstone.La domination Ferrari est telle que les jeux de coulisses font desormais jaser plus que la course.09:00 a WIMBLEDON 2002 Sortez les fraises et la creme fraiche, c'est la grande finale du simple masculin du plus prestigieux tournoi de tennis au monde.Global relaie le signal de NBC.RDS diffuse ce match a 19 h.19:30 a L'ETE DE NOS 50 ANS Beau programme.On peut revoir ce soir la delicieuse serie pour enfants La Ribouldingue, de meme qu'un episode de Jamais deux sans toi, le meilleur teleroman de Guy Fournier.20:00 r LE PARC JURASSIQUE Superproduction realisee par Steven Spielberg, qui, avec ce film, a remis les dinosaures au gout du jour.Sortez le pop-corn.21:00 \\ L'ACTORS STUDIO Un entretien avec Sharon Stone.21:30P CAMPUS Erik Orsenna et Alexandre Jardin figurent au nombre des invites de l'animateur Guillaume Durand.Derniere de la saison du magazine de l'ecrit.22:55a ALICE ET MARTIN Pas le meilleur film d'Andre Techine, mais Juliette Binoche offre une prestation digne de mention. 7LP0301B0707 b3 l'été 7 juillet 7LP0301B0707 ZALLCALL 67 19:39:23 07/06/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 L' É T É B 3 ENTREVUE Les quatre vies de Chrystine Brouillet ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale D'aussi loin qu'elle se souvienne, Chrystine Brouillet a eu quatre passions principales qui ont nourri sa vie depuis l'enfance.Un : le goût de l'invisible et du mystère (elle dévorait les contes de Marcel Aymé, les livres de mythologie, les histoires de sorcières, et dormait en travers de son lit pour ne pas risquer d'écraser le lutin imaginaire qui « partageait » sa vie).Deux : la passion des arts (son père est collectionneur et elle a grandi au milieu des tableaux de maîtres, mais aussi de la musique).Trois : le culte des sens, et surtout le goût et l'odorat (elle arrêtera de fumer pour retrouver un nez et un palais intacts).Quatre : l'attrait pour les ailleurs, les pays et les cultures, même si elle demeure une aventurière sédentaire (qui a néanmoins vécu 12 ans à Paris).À cela s'ajoutent du pragmatisme, une exigeante rigueur, une notable productivité et un professionnalisme jamais démenti.Prolifique auteure d'une trentaine d'ouvrages, elle célèbre cette année 20 ans de carrière sans faute, beaucoup lue et beaucoup demandée par les petits, les ados comme les adultes, les amateurs de polars comme ceux de romans historiques, au Québec autant qu'en France.Pour une femme au début de la quarantaine, cela a de quoi impressionner.Les autres, peut-être, mais pas elle.Elle, alors que son dernier roman paraît chez Denoël et s'annonce déjà comme le roman de l'été, s'inquiète surtout des travaux de fondation qui viennent de commencer dans sa maison du Plateau Mont-Royal, et de l'émission estivale à laquelle elle participe deux fois par semaine, L'Été c'est péché, sur SRC où, pour la deuxième saison consécutive, elle représente.la gourmandise, bien sûr.Elle regarde son jardin, qui risque de souffrir de tant de remue-ménage, et commente : « J'ai fini ce livre après un travail de rédaction de plus de deux ans et, si on totalise toutes les années de recherche, de près de sept ans de travail.Maintenant c'est fini, j'espère bien que ça va marcher, mais je pense à autre chose.» Ainsi est Chrystine Brouillet, et c'est là sans doute l'une des clés de son succès : si son imaginaire est vaste, tumultueux et bigarré, ses pieds sont enracinés ici et maintenant.Surtout, elle n'a pas la grosse tête et ne prête flanc à aucune forme de vedettariat.« Je ne suis pas mon propre personnage, ditelle.Je vis la vie la plus normale qui soit en faisant le métier que j'ai toujours voulu faire, depuis l'âge de huit ou neuf ans.» Un métier, du travail, de la vraie vie, pas des flonflons ni des médailles en chocolat.La preuve : elle vient d'inaugurer une bibliothèque qui porte son nom dans sa ville natale, Loretteville, dans la banlieue de Québec.Pour qu'elle en parle, il faut insister : « Ce que j'aime surtout, c'est que l'édifice soit beau, bien garni et fonctionnel.Il y a l'effigie de mon personnage Clémentine partout dans les salles, c'est ce que j'ai préféré, et puis ça fait plaisir à mes parents, tant mieux.» Même son de cloche pour les promotions qui partagent immanquablement les écrivains en deux catégories, ceux qui s'en gavent et ceux pour qui c'est une étape à passer, point.Chaque fois qu'elle publie un livre, Chrystine Brouillet est abondamment invitée, et elle-même connaît bien les médias pour avoir animé une émission estivale à la radio de Radio-Canada.Elle sait bien le faire et remplit ses obligations mais, précise-telle, « si je pouvais m'en passer ce serait aussi bien, car c'est surtout du temps pris sur mon travail et mes heures passées avec mon amoureux ».Un amoureux « gourmand et qui fait très bien la cuisine », dont elle aime les enfants et la vie stable qu'elle apprécie à présent.Comme pour son personnage Violetta, cet amour-là est son « arc-en-ciel après des années de pluie ».Elle sourit, lovée dans les longs tissus chamarrés qu'elle affectionne, dans son salon aux touches africaines.Pour ceux qui voudraient vite conclure qu'un écrivain populaire est forcément un écrivain de bas calibre, elle est un véritable pied-de-nez : multiple, populaire, elle vit de son écriture et goûte pleinement la vie, sans rien céder de sa qualité d'écriture.Une harmonieuse démonstration d'harmonie.D'une certaine façon, ce nouveau roman réunit ces quatre passions originelles de sa vie, tour à tour utilisées dans ses livres.Dans les 700 pages des Quatre saisons de Violetta, il y a les sorcières de son enfance, la psychologie sombre de sa série policière avec Maud Graham, le symbolisme des quatre éléments qui témoigne de sa passion pour le philosophe Bachelard, sa connaissance de la peinture, son goût des parfums, qui lui a fait faire des stages de parfumerie à Paris.Il y a encore le souffle épique d'un grand roman historique, qui a nécessité des années de recherches et qui entraîne le lecteur à la suite des réincarnations de sa demi-sorcière d'héroïne, Violetta, de Venise en 1750 (sous le signe de l'eau) à Chicago en 1920 (ville des vents), de Paris sous l'occupation allemande (sous le signe de la terre natale) à Varsovie pendant la Deuxième Guerre mondiale (sous le signe de la résurrection par le feu de l'amour).À la fois roman d'amour et d'intrigues, Chrystine Brouillet l'a placé sous le signe de l'art, des parfums et de la musique : « Oui, pour moi l'art est consolateur, analyse-elle, il est source de joie et d'apaisement, et j'ai voulu lui rendre hommage.» Mais ce grand roman recèle aussi des fondements presque philosophiques, une sorte de sagesse acquise avec les années : « Les sorciers dans mon roman, et surtout le personnage violent de Lorenzo, ont tous les pouvoirs et croient tout maîtriser, mais ils sont insensibles à l'art et incapables d'émotion et d'amour.Moi, j'ai voulu que Violetta ait une part humaine, qu'elle s'émeuve, sente les parfums et entende les paroles d'une chanson.J'ai voulu qu'elle souffre, car le plaisir et la souffrance sont inhérents à l'amour.» Qu'en conclure ?« Je suis contente d'être humaine, dit-elle.Pourquoi le pouvoir d'être sensible ne serait-il pas au fond le pouvoir suprême ?» Pensées d'une amoureuse de la vie qui, comme les recettes du monde expérimentées dans sa cuisine, aime à les partager avec ses lecteurs aux aguets.LES QUATRE SAISONS DE VIOLETTA Chrystine Brouillet Denoël, 702 pages Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Chrystine Brouillet VISITE GUIDÉE La petite église-musée MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale «Jouer ici, c'est comme jouer dans le ventre d'un violoncelle ! » s'est écrié avec ravissement l'auteur-compositeur Jeff Lamothe, après son spectacle dans la petite église de Saint-Venant-de-Paquette.Car l'église de Saint-Venant accueille des spectacles, de petits récitals intimes, que vont y donner les Claire Pelletier, Michel Rivard, Marie-Claire Séguin, Sylvie Tremblay.et bien sûr, chaque année, Richard Séguin.De toutes les façons, de jour comme de soir, c'est un spectacle en soi que cette petite église construite en 1877, dont l'intérieur a été terminé en 1897 et que les Amis du patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette ont achetée en 1991 pour lui éviter le pire.La porte de l'église est ouverte dès l'aube.Le superbe intérieur est constitué de sept essences de bois.Sept essences au naturel, sans aucune peinture, ce qui est extrêmement rare et beau.L'architecte des lieux a même disposé les planches de telle manière que l'acoustique y est quasi parfaite.Si on monte dans le jubé, on peut y visiter une petite exposition sur l'histoire du village et la vie religieuse d'autrefois.C'est là que loge aussi le véritable orgue Casavant de Saint-Venant.Et dans le presbytère, bientôt, il y aura une galerie d'art.La première exposition sera consacrée à une rétrospective des oeuvres du sculpteur Roger Nadeau.Faites de bronze et de pierre, ses sculptures devraient se marier avec bonheur au bois environnant.Envie de voir Richard Séguin en personne ?Il sera en spectacle à Trois-Rivières le 7 juillet, à Alma le 12, à Sorel le 13 et à Cowansville le 17.Au mois d'août ?Le 2 à Sainte-Perpétue et le 17 à Lachine.Photos ROBERT NADON, La Presse © La petite église-musée et l'entrée du Sentier poétique.SENTIER Suite de la page B1 « Chaque halte comporte des textes de quatre poètes, deux hommes, deux femmes, qui sont soit du Québec, soit de la région \u2014 comme ça, les gens du coin peuvent découvrir les auteurs de la place.Tu vois le site Alfred Des Rochers, qu'on nomme aussi le site de l'enfance ?C'est tout à côté de l'église, il y a un petit kiosque, un banc, quelques sculptures de Roger Nadeau et ce qu'on appelle un jardin de curé : c'est un jardin fait avec des plantes données par les habitants du village.» Même les vieilles pierres tombales du cimetière sont intégrées au tout.Voici que passe le maire du village, Roland, au volant de son tracteur.C'est le temps de traverser la rue, où se trouve la Maison de l'Arbre : on peut y prendre un café ou un muffin, y attendre des amis, y trouver des dépliants touristiques ou simplement jeter un coup d'oeil sur la petite exposition consacrée à la forêt.Tout à côté se trouve la deuxième halte du Sentier : le site Gaston Miron, inspiré du fameux poème La Place publique et planté en conséquence sur les anciennes fondations de la caisse populaire de Paquetville, qui fut en 1907 la toute première caisse populaire rurale du Québec.Encore là, mêlées aux poèmes de Miron, de Pierre Morency, d'Anne Hébert et de Louky Bersianik, les sculptures de Roger Nadeau accueillent les visiteurs.Et rien n'est plus accueillant que ces drôles de personnages faits de deux roches : la plus longue pour le corps, la plus petite pour la tête.Aucune n'est pareille à l'autre, chacune a sa personnalité.Ici, on dirait un moine, là une mère et son enfant, là encore un grand-père.Elles sont à la fois minérales et humaines, un peu à la manière de santons de Provence géants.en roche ! « C'est comique parce que Saint-Venant-de-Paquette et les environs sont bourrés de roches qui font sacrer les cultivateurs depuis toujours, dit en riant Richard.Mais grâce aux sculptures de Roger, on entend moins parler des maudites roches.Au contraire, les gens viennent voir Roger et lui disent cette phrase incroyable : Je connais une roche qui pourrait vous intéresser.Les poètes sont parmi nous L'aménagement des haltes s'est poursuivi au fil des ans.Avec l'aide d'Hercule Gaboury, professeur de poésie québécoise au cégep de Sherbrooke (qui rédige les notices biographiques), avec celle des professeurs d'horticulture René Deschênes (qui se charge des plantes) et Guy Laliberté (responsable des structures), sans oublier les habitants du coin qui font un bee (corvée collective) deux, trois fois par an pour aménager les lieux, 10 haltes sont désormais de ce monde.Dix haltes réparties sur trois kilomètres, dans le village et dans le bois du sanctuaire.Du jardin à la forêt, du champ à la montagne.C'est justement dans ce bois qu'on trouve la station sur les poètes chansonniers, baptisée site Félix Leclerc, avec des textes de Gilles Vigneault, Mme Bolduc et Pauline Julien.Là aussi qu'on peut s'arrêter au site Émile Nelligan, accompagné des poèmes de Saint-Denys Garneau, Blanche Lamontagne et Eva Sénécal.Au coeur des arbres, des sous-bois et des petites pierres placées judicieusement par Nadeau pour indiquer le chemin, on peut lire des mots, des vers, des strophes.ou simplement regarder le paysage, humer l'odeur des arbres ou celle de la terre et même se taire.« Je voulais juste que les poèmes et les poètes continuent à vivre parmi nous.C'est pour cela que c'est important que les sites portent des noms de poètes, même s'ils sont disparus ou inconnus pour certains, explique Richard.Quand j'entends On va-tu au site Marie Uguay ?, moi, je trouve cela touchant.» Marie Uguay, décédée en 1981 à l'âge de 26 ans, dont les vers s'épanouissent désormais en pleine forêt : « Et tout l'été dynamique s'en vient m'éveiller/s'en vient doucement/éperdument me léguer ses fruits.» En route! Pour aller à Saint-Venant-de-Paquette > De Montréal à Saint-Venant, il faut compter deux heures et demie.De Sherbrooke à Saint-Venant, 40 minutes.De Montréal, une fois sur l'autoroute 10, prendre la 55 en direction d'Ayer's Cliff, la 141 en direction de Coaticook, puis la direction de Saint-Herménégilde.Enfin, prendre la 253 en direction de Saint-Venant-de-Paquette.Tourner sur le chemin du Village.Le Sentier poétique débute tout à côté.Attention ! Il n'y a aucun restaurant à Saint-Venant-de-Paquette, mais il y a une aire de pique-nique et on peut consommer des rafraîchissements et une petite collation à la Maison de l'Arbre, ouverte tous les jours jusqu'au 30 septembre.> Sentier poétique de Saint-Venant-de-Paquette, 12, chemin du Village, (819) 658-1064 ou (819) 658-3327, www.amisdupatrimoine.qc.ca > Saint-Venant est également accessible par le réseau cyclable Est'capade.Informations (819) 849-9166 ou www.123quebec.net/mrccoaticook 7LP0401B0707 b4 l'été 7LP0401B0707 ZALLCALL 67 19:54:22 07/06/02 B VOS PRÉFÉRÉS L'Étranger: celui qui ne voulait rien expliquer En troisième place au palmarès des oeuvres littéraires les plus importantes de l'histoire, selon nos lecteurs : L'Étranger, d'Albert Camus.Mais le romancier arrive en première place comme auteur, avec une voix de plus que Gabrielle Roy, parce que ses autres titres (La Peste, Le Mythe de Sisyphe, Le Malentendu, Noces.se sont eux aussi retrouvés sur les listes envoyées à La Presse.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Il semble difficile de parler de L'Étranger, et de Camus, après la tonne de commentaires qui les accable tous deux depuis 1942, date de la publication d'un roman qui reste l'un des livres les plus lus du monde \u2014 193 traductions, paraît-il, on suppose que cela va de l'abkhaze au zimbabwi \u2014 jusqu'au prix Nobel (1957) puis à la mort de l'auteur (1960) dans un accident d'automobile.Camus écrivit ce roman durant la guerre, alors qu'il travaillait à une réflexion philosophique intitulée Le Mythe de Sisyphe.C'est peut-être déjà une clef pour comprendre un texte qui ne désire pas être compris (nous pourrons reparler de ce paradoxe).Sisyphe, condamné à hisser au sommet d'une montagne un rocher qui retombe aussitôt, et à recommencer éternellement, est la parfaite métaphore de la vie absurde.C'est toute l'attitude de Meursault, le personnage de L'Étranger condamné à mort pour avoir assassiné un homme dans un geste inexplicable \u2014 qu'il n'explique pas, qu'il décrit simplement.Camus envoya donc le manuscrit à un éditeur, Gallimard.Malraux l'avait lu et s'était extasié.On parla très rapidement « d'écriture blanche », de bonheur dans l'absurde (comparant le bonheur de Meursault à celui de Sisyphe qui descendait enfin de sa montagne en vainqueur de la vie, et heureux.« Il faut imaginer Sisyphe heureux », écrivit Camus.En quelques mots, l'histoire : l'étranger, c'est Meursault, petit employé de bureau à Alger, aux plaisirs simples, la mer, le cinéma, la plage, et dont la mère vient de mourir à l'asile.Veillée mortuaire, enterrement.Puis, dès le lendemain, rencontre de Marie et début d'une liaison avec elle.Parmi ses voisins de palier, Meursault fréquente un certain Raymond Sintès, amant d'une femme arabe dont le frère veut régler ses comptes avec lui.Un dimanche, une bagarre éclate, à la plage, avec la bande de ce frère.Meursault accepte de prendre le revolver de Raymond Sintès, et finira par tuer l'un des Arabes de la bande.Dans la seconde partie du roman, nous retrouvons Meursault en prison.Ni le juge d'instruction ni un avocat ne parviendront à lui faire expliquer le meurtre, ni l'asile où il avait placé sa mère, ni l'indifférence devant la mort de celle-ci, ni sa liaison avec Marie.Chacun de ces événements va se retourner contre lui, et devenir un chef d'accusation grave.Aucune circonstance atténuante ne pourra lui être trouvée.C'est l'homme qui n'a pas pleuré lorsque sa mère est morte, qui ne se rappelait même plus son âge, qui l'a placée en asile, qui le lendemain même de sa mort est allé s'amuser avec Marie, au cinéma puis à la plage, qui a aidé un probable proxénète dans un règlement de comptes.ainsi de suite.On lui reprochera d'avoir « enterré sa mère avec un coeur de criminel ».Condamné à mort, attendant le supplice, dans cet « état de calme qui ressemble au bonheur », il rencontrera un aumônier avec lequel il finira par se disputer : « Il avait l'air si certain, n'est-ce pas ?Pourtant, aucune de ses certitudes ne valait un cheveu de femme.« Rien, rien n'avait d'importance et je savais bien pourquoi.Lui aussi savait pourquoi (.) Du fond de mon avenir, pendant toute cette vie absurde que j'avais menée, un souffle obscur remontait vers moi à travers des années qui n'étaient pas encore venues et ce souffle égalisait sur son passage tout ce qu'on me proposait alors dans les années pas plus réelles que je vivais.» N'est-ce pas exaspérant ?Ainsi le texte fuit, jusqu'à la phrase finale : « Il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine.» Camus avait écrit : L'homme qui ne veut pas se justifier.L'idée qu'on se fait de lui, lui est préférée.Il meurt, seul à garder conscience de sa vérité.Vanité de cette consolation.L'Étranger est, ainsi donc, une oeuvre paradoxale, déroutante, fuyante, dans laquelle l'auteur ne prend jamais parti.Le sentiment de malaise qu'elle produit est encore renforcé par l'écriture (cette fameuse « écriture blanche » qui a des traits communs avec celle de Kafka).Et tout l'oeuvre de Camus, jusqu'au discours du Nobel compris \u2014 Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice \u2014 sera en osmose parfaite avec L'Étranger.L'absurde de la condition humaine y tiendra la plus grande place, et si les plus talentueux des écrivains du monde entier ont dit leur admiration devant ce grand petit livre, c'est que l'on y trouve toute la sottise et les contradictions de notre siècle.L'ÉTRANGER Albert Camus Collection Folio Plus, Gallimard, Paris, 174 pages Dessin de Thierry Vernet pour la couverture de L'Usage du monde de Nicolas Bouvier.ÉCRIVAINS VOYAGEURS L'usage du monde selon Bouvier collaboration spéciale Comme tout ce qui concerne Nicolas Bouvier, cela se fera dans la lenteur, et beaucoup de douceur sans doute.D'ami en ami, de proche en proche, on se repassera ses livres.Et, dépassant le cercle restreint des écrivains du voyage \u2014 qui, eux, ont déjà fait de lui leur modèle numéro un \u2014 Nicolas Bouvier atteindra la vaste audience méritée des grands écrivains tout court.Une prose qui offre tant d'éblouissements ne peut pas rester confidentielle, même quand elle se « borne » à décrire les petits faits vrais de la vie des routes.En 1954, deux copains suisses de 25 ans, l'écrivain Nicolas Bouvier et le peintre Thierry Vernet, se jettent à l'assaut de l'Asie centrale, à bord d'une Fiat à l'état d'épave.Le temps d'une exposition d'aquarelles dans un Belgrade soviétisé et.en avant la découverte ! Bosnie, Macédoine, Iran, Afghanistan.Pas d'itinéraire précis au programme, mais le projet de se rendre utile, au gré des étapes, en échange d'une chambre ou d'un melon.À Tabriz, en Azerbaïdjan, on les adopte tout un hiver.Sur la piste brûlée de Kaboul, dans « une ville éparse, légère comme un songe », un restaurateur les emploie comme musiciens.C'est la façon de faire de l'époque : le voyage existentialiste, porté par les fraternelles rencontres.Lancés à 30 kmh par les cols gelés, les plateaux pelés et les « Babel en miniature », les deux compères apprennent à connaître Serbes, Kurdes, Arméniens, Baloutchs et à en aimer les 100 caractères.Tous ces peuples, que l'actualité vient de nous décrire comme une masse guerrière, reprennent leur gueule d'individus, de braves types, sous le regard pénétrant de Bouvier.Les émerveillements se succèdent.En Iran, plusieurs fois, dit-il, il a vu « des vieillards d'une grande noblesse tomber de leur vélo Raleigh, terrassés par le rire, parce qu'une plaisanterie lancée d'une boutique les avait atteints au coeur ».Cheminer dans un récit de Nicolas Bouvier, c'est comme rouler dans un paysage en s'exclamant, à tout propos, au chauffeur-lecteur qu'on a dans sa tête : « Attends voir, recule.Je veux relire ce passage ! Non mais, t'as vu ça, cette phrase, cette remarque (cette colline, ce danseur, cette vieille et son âne) comme c'est beau ! » Tout est digne d'être mis en exergue, cité, revisité.Tout n'est que point de vue et site remarquable, sur le sentier de la littérature.Pourtant Bouvier était un humble.Loin des ennivrements faciles de la période beatnik qui fut la sienne, lui préférait, sur la route, se saouler de lucidité.Faire l'apprentissage de.L'Usage du monde (titre de son premier livre) : tel était le but du voyage.Il s'en explique dans Le Poisson-scorpion, où on le retrouve à Ceylan, cloué de chaleur parmi les insectes, dans la 117e chambre d'un périple qui a duré deux ans : « On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels.On s'en va loin des alibis ou des malédictions natales, et dans chaque ballot crasseux coltiné dans des salles d'attente archibondées, sur de petits quais de gare atterrants de chaleur et de misère, ce qu'on voit passer c'est son propre cercueil.Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu'on a vu ?Devenir reflet, écho, courant d'air, invité muet au petit bout de la table avant de piper mot.» \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 L'USAGE DU MONDE Nicolas Bouvier Petite Bibliothèque Payot collection Voyageurs 349 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE POISSON-SCORPION Nicolas Bouvier Poche Folio, 173 pages L'Étranger est, ainsi donc, une oeuvre paradoxale, déroutante, fuyante, dans laquelle l'auteur ne prend jamais parti.Le sentiment de malaise qu'elle produit est encore renforcé par l'écriture.LITTÉRATURE DU VOISIN L'anatomie de la honte collaboration spéciale Très peu d'entre nous connaissent l'histoire des Japonais au Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.Placés dans des camps par un gouvernement qui voyait en eux un ennemi possible dont la loyauté appartiendrait encore à leur pays d'origine, ces gens-là avaient perdu tous leurs droits civiques.Ce n'est que récemment que les torts ont été réparés et des dédommagements versés.Le gouvernement canadien a enfin avoué que ces citoyens n'avaient représenté aucun danger pour le pays pendant la guerre.La jeune romancière \u2014 c'est une première oeuvre \u2014 Kerri Sakamoto, d'origine japonaise, se sert de ce décor pour son livre Le Champ électrique, offert en français grâce aux talents d'un autre écrivain, Ook Chung, devenu traducteur.Ce roman met en scène un crime passionnel dans une communauté exclusivement japonaise, bien qu'elle soit située en Ontario.Mais le vrai personnage principal, c'est la honte d'être victime, c'est le passé perdu dans des camps de déportation.Chaque personnage dans le petit milieu du Champ électrique a sa façon de réagir à ce passé.L'héroïne, Asako Saito, une vieille fille sèche comme des feuilles en novembre, ne veut plus rien savoir de la mauvaise époque.Elle et ses semblables ont subi des injustices, et maintenant, on est mieux de tout oublier.Asako ne réclame rien ; passive, elle ne sait pas contester, et petit à petit, son amertume se focalise contre son propre peuple et contre elle-même.Elle ressent surtout un vif sentiment de dégoût pour Yano, un voisin dont la mission dans la vie est d'obtenir réparation des torts causés par le gouvernement canadien.Il est toujours en train d'organiser des réunions pour convaincre la petite population japonaise de la localité de se lever et de réclamer justice.Des réunions qui n'attirent que peu de monde.Selon Mlle Saiko, Yano est grossier, il sent mauvais ; ses vêtements sont malpropres.Il a tous les défauts et aucune qualité.Ce sentiment de dégoût, quasiment organique, traverse tout le livre de Sakamoto.Mlle Saito, qui doit s'occuper de son père invalide, a pleinement l'occasion de méditer sur la déchéance humaine.Celle des autres, et la sienne aussi : ses varices, sa peau qui se ride, ses pores qui s'élargissent.C'est un monde statique d'où le plaisir est exclu.Nous ne sommes donc pas surpris d'apprendre que Yano, ayant appris de la bouche d'Asako Saito que sa femme Chisako le trompait avec un dénommé Mr.Spears, s'achète un fusil chez Canadian Tire et tue sa femme et son amant.Attention, je n'ai pas vendu la mèche : ce fait est annoncé dès le début du roman.Kerri Sakamoto ne fait pas dans le suspense.Elle veut tracer le portrait moral d'une petite communauté d'origine japonaise perdue quelque part en Ontario, sous des pylônes électriques \u2014 d'où le titre \u2014 et le crime passionnel n'est qu'une manière de mettre ses personnages en action.À la fin, Mlle Saito se révèle aussi venimeuse qu'un serpent.Elle vampirise la vie des autres, faute d'avoir vécu ellemême.Si j'ai bien compris, ses menstruations se sont arrêtées à l'âge de 14 ans, après la noyade de son frère bien-aimé.Mais un doute plane sur sa responsabilité : a-t-elle tout fait pour le sauver ?Dans la culture canado-japonaise dépeinte par Kerri Sakamoto, ce qui importe le plus, c'est de préserver les apparences et de cacher sa honte.Mais ayant lu Freud et d'autres chercheurs du coeur humain, nous savons que la honte ne se cache pas éternellement.Tôt ou tard, le refoulé fait surface avec une force destructrice.Feu Timothy Findley Un homme qui n'avait aucune honte à être ce qu'il était vient de mourir à 71 ans.Je parle du romancier Timothy Findley, né à Toronto d'une famille aisée mais dysfonctionnelle à souhait.Très tôt, il a quitté les bancs de l'école et s'est lancé dans le théâtre.Il a connu le succès sur les scènes de Stratford, en Ontario, mais une deuxième carrière de romancier a pris le dessus avec Guerres, en 1977.Dans ce livre, il a pu combiner la violence, l'homosexualité et sa disposition à mélanger des personnages inventés à des événements réels d'importance mondiale.J'ai vu Timothy Findley, qu'on surnommait « Tif », pour la dernière fois, l'automne dernier, à Banff, au Centre des arts.On s'est rencontrés pour le dîner avec Bill Whitehead, son compagnon, dans un resto japonais.Tif, qui ressemblait plutôt au Falstaff de Shakespeare, détonnait dans cette ambiance feutrée.« Je ne bois plus », m'a-t-il annnoncé, mais j'ai vite compris qu'il avait renoncé au « fort », pas au vin.Cet après-midi m'a rappelé un excellent repas que nous avons pris ensemble à Brignoles, un village en Provence, pendant l'été de 1996.Vin rosé sous les platanes, et plein de bons conseils, car Tif était d'une générosité exemplaire, surtout pour les jeunes écrivains.Mon Singe à Moscou et son roman Le Chasseur de têtes se faisaient une joyeuse concurrence dans les vitrines françaises, et en tournée, que ce soit au Canada ou à l'étranger, il ne manquait jamais une occasion d'insister auprès de ses lecteurs dévoués pour qu'ils achètent le livre de ce nouvel espoir littéraire ! Tif avait une présence extraordinaire, que seuls certains acteurs peuvent avoir.C'était un écrivain sans frontières, s'attaquant avec égal bonheur à Carl Jung, Oscar Wilde et à la Reine du temps de Shakespeare.Un grand émotif généreux qui a balisé notre littérature.\u0001 \u0001 \u0001 LE CHAMP ÉLECTRIQUE Kerri Sakamoto, traduit par Ook Chung Boréal, 301 pages Timothy Findley 7LP0501B0707 b5 ete dimanche 7LP0501B0707 ZALLCALL 67 20:06:04 07/06/02 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 L' E T E B 5 POP-PSYCHO LITTERATURE ETRANGERE Tres divertissant! Les bons cotes de l'agressivite L I L I A N N E LACROIX Par souci de civisme et de politesse, nous avons aseptise nos rappports a tel point qu'ils sont devenus horriblement ennuyeux ou, pire, si frustrants que nous avons peine a retenir notre colere.Psychologues americains, les Drs George R.Bach et Herb Goldberg sont en colere et ne le cachent pas.Ils le clament haut et fort et ont entrepris de l'ecrire dans L'Agressivite creatrice, un livre-these de plus de 400 pages.Exprimer son agressivite en exteriorisant sa colere, en manifestant franchement son ressentiment a l'egard d'autrui ou en s'opposant honnetement a lui, est encore considere comme un comportement au mieux embarrassant, de mauvais gout ou impoli et au pire, grossier, inconvenant, inacceptable et meme insense.ecrivent-ils.Il n'est pas etonnant que tant de gens trouvent les activites sociales de plus en plus ennuyeuses, factices et insupportables.L'absence d'agressivite, dimension importante des interactions soc emotionnellement vides et irreelles.En voulant museler toute agressivite, non seulement nous nous sommes fabrique un univers faux, terne et ennuyeux, mais aussi un environnement terriblement dangereux.Car cette agressivite normale qu'on empeche de s'exprimer, que ce soit dans la famille, au bureau ou dans les contacts amicaux, explosera parfois en comportements antisociaux, disent les specialistes.Plus la personne aura ete douce, plus elle aura appris a se taire et a se conformer au diktat social, plus elle aura su maitriser ses frustrations et plus sa reaction risque d'etre violente.Une societe comme la notre qui incite ses membres a refouler leurs sentiments negatifs est plus susceptible de subir les explosions de violence bizarres qui font maintenant partie de notre culture .L'agressivite, assurent-ils, peut au contraire etre creatrice et positive, mais encore faut-il apprendre a l'exprimer et a ne plus la craindre.La personne sociable: un nouveau modele La premiere etape que doit franchir notre societe pour se proteger contre la violence soudaine et imprevisible consiste a modifier sa definition traditionnelle de la personne sociable.Dans notre societe, une personne sociable est toujours aimable ; elle ne s'immisce pas dans les affaires d'autrui, ne parle pas d'ellememe, respecte les conventions et on peut toujours prevoir son comportement eternellement gentil.Les auteurs proposent un nouveau modele, plus sur pour la societe : C'est une personne qui exprimera ses sentiments negatifs et ses frustrations, qui saura critiquer tout comme complimenter autrui et s'opposer a lui ; c'est une personne qui fera connaitre ses sentiments veritables et qui incitera les autres a reveler librement leurs sentiments tant negatifs que positifs.Conscients que notre conditionnement ne nous permettra pas d'exprimer notre agressivite positive du jour au lendemain, les deux psychologues nous proposent certains moyens et rituels pour integrer l'agressivite creatrice a notre vie et nous decharger de notre agressivite negative.L'adulte semble avoir perdu cette spontaneite, si naturelle chez les enfants, qui leur permet de jouer ensemble un moment, puis de se chamailler et s'insulter l'instant d'apres avant de faire la paix a nouveau.Question de permettre a chacun de se defouler, une famille peut donc, selon eux, determiner un moment precis chaque jour, de preference le soir, ou chacun pourra se liberer de la rage, de la rancune et de la frustration accumulees.Les autres ecouteront respectueusement et attentivement mais sans intervenir.C'est la technique du volcan.Mais il y a aussi le combat d'oreillers, la reprimande au miroir, le musee des peines.et le pet, pour n'en citer que quelques-uns, dont certains, aussi bien vous avertir, vous paraitront bizarres ou carrement inconvenants.Ceci dit, la question est fort pertinente : a force de vouloir des rapports familiaux et sociaux parfaits, a-t-on deregle la machine des contacts humains ?Briser la glace Parlant de contacts humains, deux livres petits mais tres condenses edites par Marabout et qui parlent justement de contacts humains.D'une part, Oser briser la glace tente de secouer le grand timide en vous et de lui donner des trucs pour apprendre a foncer et a se forger une vie amoureuse, affective et sociale qui vaudra enfin la peine d'etre vecue.D'autre part, Couple le check-up vous propose une tonne de tests pour faire le point sur votre couple : quel est votre potentiel erotique ?Etes-vous vraiment doue pour la vie a deux ?Quel est votre quotient fidelite ?A defaut de vous faire decouvrir que vous formez le couple ideal, ce livre pourrait a tout le moins susciter de belles discussions avec, qui sait, peut-etre meme un petit peu d'agressivite creatrice pour pimenter le tout.Et moi alors?Parce qu'elle aborde un sujet tres peu touche jusqu'a maintenant, une petite publication recente de l'hopital Sainte-Justine vaut qu'on en parle.Et moi alors ?aborde la realite d'un enfant qui grandit avec un frere ou une soeur aux besoins particuliers.Si ces enfants ont trop souvent l'impression qu'on les neglige, ils pourront au moins se dire qu'une auteure, enfin, a pense a eux.Soeur ainee d'une frere aux besoins particuliers, l'auteure, Edith Blais, travaille maintenant comme educatrice et responsable dans un centre de readaptation specialise.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 L'AGRESSIVITE CREATRICE Drs George R.Bach et Herb Goldberg Editions le Jour, 2002 traduit de l'americain, 443 pages \u0001 \u0001 \u0001 OSER BRISER LA GLACE Dr Susan Jeffers (psychologue) Editions Marabout, 245 pages \u0001 \u0001 \u0001 1.2 COUPLE - LE CHECK-UP Gilles d'Ambra Editions Marabout, 245 pages \u0001 \u0001 \u0001 1.2 ET MOI ALORS ?- GRANDIR AVEC UN FRERE OU UNE SOEUR AUX BESOINS PARTICULIERS Edith Blais Editions de l'hopital Sainte-Justine, 107 pages ELISABETH BENOIT collaboration speciale Le Francais Christian Oster est l'auteur de romans dont les titres .Paul au telephone (1996), Le Piquenique (1997), Mon grand appartement (1999) .pourraient etre ceux d'histoires pour enfants (Oster en a aussi ecrit).Dans le train, son dernier roman, est l'histoire d'un homme de taille moyenne qui, un samedi, a Paris, n'a pas envie de rentrer tout de suite chez lui et va plutot trainer dans une gare, ou il s'installe et regarde les femmes partir, parce que, dit-il, ca le touche de les voir partir, les femmes, avec leur mince ou lourd bagage .Et puis il en aborde une, sur un quai, qui porte des lunettes et un sac tres lourd qu'elle ne pose pas par terre, ce qui l'intrigue, et il finit par prendre le train avec elle.Personnage efface Cet homme, Frank, est le narrateur du livre, un personnage efface dont le lecteur sait peu de choses.Il appartient en effet a cette categorie de narrateurs qui se decrivent a peine, laissent entendre qu'ils ont peu de charme (c'est toujours plus ou moins faux), qu'ils sont plutot insignifiants meme, et qui reflechissent sans arret, racontent en reflechissant, et sont prets a faire des folies, voire a se mettre dans des postures humiliantes, afin d'etre en contact avec la femme qu'ils pourchassent.A tel point qu'on aurait parfois envie de les secouer un peu.Frank, donc, raconte l'histoire de sa rencontre avec la femme au sac lourd (elle s'appelle Anne), qui commence dans un train, se poursuit dans un hotel a deux pas de la gare de Gournon, ou ils ont debarque, et puis ailleurs, dans d'autres trains et d'autres lieux.Durant les deux journees qui font l'objet du recit, Frank obtempere a tous les caprices d'Anne (qui n'est pas cruelle, mais au moins aussi desorientee que lui), et il ira meme jusqu'a l'accompagner a un plus ou moins rendez-vous qu'elle a avec un autre homme.Style fluide Dans le train est une histoire d'amour banale, bien racontee, avec de petits details insolites.Le charme du livre est dans le style fluide et depouille de l'ecrivain, dans la facon a la fois faussement naive et perspicace qu'a le narrateur de tout analyser, de faire tourner chaque petit fait dans sa tete, avec tout le cortege de considerations ridicules que cela comporte parfois et que, dans la vraie vie, on prefere generalement taire.C'est par ailleurs un ton a la nonchalance et a la fluidite tres travaillees (on sent le travail, on percoit les automatismes du style), et l'ingenuite du narrateur est juste assez bien dosee pour ne pas faire basculer le ton du cote de ce style un peu trop mignon que l'on trouve chez les emules du Emile Ajar de La Vie devant soi.En bref, un bon livre, divertissant, prenant meme, tout a fait recommandable.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 DANS LE TRAIN Christian Oster, Editions de Minuit, 159 pages 3057684A Apprendre le quebecois MATHILDE REGNAULT collaboration speciale On s'est sucre le bec a la cabane a sucre pour le souper, pis on a pris notre char pour aller dans un bar un peu quetaine, mais ou la biere etait bonne en ostie.Si cette phrase n'a rien de bien complique pour un Quebecois, elle est a peu pres incomprehensible pour un Francais debarquant a Montreal.L'expression risque meme de faire surgir dans les esprits une succession d'images cocasses ou des enfants pourraient etre alles s'empiffrer de bonbons dans une boulangerie, avant de prendre leur char d'assaut pour sortir en ville.L'interet grandissant des cousins du Vieux Continent pour le Quebec aidant, les dictionnaires de la parlure quebecoise ont fleuri ces dernieres annees.Mais le Petit Lexique quebecois a l'usage des Francais (et autres francophones d'Europe) en vacances au Quebec a ceci d'original qu'il ne pretend pas etre exhaustif et s'en tient aux expressions courantes citadines.Son format de poche, tout mince, en fait un objet facile a glisser dans un sac a main.Outre la definition de termes savoureux de la vie quotidienne, l'auteur, Ephrem Desjardins, y adjoint des exemples concrets et images.Comme : Chus tellement content de t'avoir connu que j'ai envie de t'donner un gros bec.Lorsque le terme lui en donne l'occasion, l'auteur en profite pour renseigner le touriste sur les us et coutumes.A la lettre B, ce dernier apprendra que les bars d'ici sont interdits aux moins de 18 ans, qu'ils ferment a 3 h du matin et qu'on n'y va pas pour boire un cafe.Plus loin, un tableau d'equivalence des mesures de poids et de longueur est d'une veritable utilite, tout comme l'explication de l'epluchette de ble d'Inde, tradition completement inconnue en France.Autre originalite : la longue liste de jurons et de sacres combines, indispensables pour s'approprier completement une langue.Et Ephrem Desjardins de terminer par un ultime conseil.N'essayez pas d'emailler vos phrases de ces mots ou expressions, ni surtout de les utiliser avec l'accent de chez nous.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 PETIT LEXIQUE DE MOTS QUEBECOIS A L'USAGE DES FRANCAIS (ET AUTRES FRANCOPHONES D'EUROPE EN VACANCES AU QUEBEC) Ephrem Desjardins Editions Vox populi internationales 155 pages 7LP0602B0707 B-6 dimanche - ARTS 7LP0602B0707 ZALLCALL 67 00:55:17 07/07/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Norah Jones est parfaite.ALAIN BRUNET ELLE NE S'EN est peut-être pas encore rendu compte, Norah Jones est déjà une star.Hier au Club Soda, l'accueil si chaleureux qu'elle a reçu de ses nouveaux inconditionnels qui pourraient (majoritairement ) être ses parents, traduisait bien cet engouement du marché «adulte contemporain» pour sa facture.Norah Jones est une «naturelle», pour employer un cliché.La Texane a la voix chaude, riche, superbement voilée, comportant d'irrésistibles nasillements, de superbes inflexions.Elle s'accompagne bellement au piano (non sans rappeler Bruce Hornsby, en plus délicat), écrit de fort jolies chansons, en sélectionne de très belles auprès de ses proches collaborateurs (Lee Alexander, Jesse Harris, etc.) et puise dans la grande tradition americana (Cold Cold Heart de Hank Williams, Bessie Smith de The Band, entre autres).Malgré ce conformisme apparent, on peut dire de Norah Jones qu'elle a du goût à n'en point douter, que son premier album (Come Away With Me) est truffé de tubes où se croisent le folk, la country, le gospel, le blues ou le jazz primitif.De surcroît, cette jeune chanteuse est tout simplement magnifique \u2014 hot babe, ai-je entendu murmurer dans la salle?Elle a tout pour elle la Norah.sauf la faim des planches.Peut-on mettre cette performance plate et sans relief sur le compte du manque d'expérience?De l'épuisement?De la candeur?De la fragilité?Peut-être doit-on excuser la belle de ne pas saigner sur scène, de ne pas se défoncer pour ce public (gagné d'avance par le hype), de manquer de tonus.Si elle ne réagit pas à moyen terme, en tout cas, ses sets parfaits pour consommateurs bien élevés feront long feu.Pour être une vraie déesse de la pop adulte, il faut être conquérante, miss Jones.À la Wilfrid, le concert de clôture de la 23e programmation en salle du Festival de Montréal était construit autour de l'octogénaire Dave Brubeck.Carte blanche pour tête blanche.Comme on l'observe depuis plus d'un demi-siècle, ce monsieur est charmant, raffiné, chaleureux et sincère.Il prend encore un plaisir évident à jouer.Il nous révèle fièrement ses 60 ans de mariage avant de jouer une ballade dédiée à sa femme: All My Love.On y croit un peu.Un peu plus loin, il nous fait part de son excitation pour les rythmes de La Nouvelle-Orléans et nous sert une nouvelle composition qu'il enregistrera sous peu dans un studio new-yorkais.Cute.Une chance qu'il est charmant, le créateur de Take Five.Car, en ce qui me concerne, la musique de ce sympathique jazzman grand public est redondante depuis les années 60.D'un ennui! La chute du rideau sur la programmation en salle ne pouvait être plus appropriée.Il était à peine passé 22h, la musique de Jon Hassell se répandait sur l'auditoire du Gesù, telle une brume observée par des nuitards qui traversent l'aube.Minimalisme et richesse de la trompette (filtrée ou non), rythmes hypnotiques, guitares texturales, claviers tellement tempérés, rythmes de synthèse délicatement martelés, fréquences soigneusement produites, échantillonnages numériques ténus, triés sur le volet.Au-delà de sa linéarité apparente (qui en a démobilisé quelques-uns), la richesse de cette musique émerge dans le détail.Inspirés de traditions ancestrales (indiennes, surtout), ces concepts pulvérisent toutes les approches doucereuses défendues par les bardes du nouvel-âge.À pas de loup, les propositions de Jon Hassell s'installent en vous, s'impriment si lentement, si sûrement.S'il y a un rapport avec le jazz?J'avais parfois l'impression que In A Silent Way et Bitches Brew, vastes fresques jazz-rock de Miles Davis, avaient été ralenties, distillées, réduites à leur plus simple expression.Car il y a un lien de parenté à établir entre Miles Davis et Jon Hassell, surtout au plan de la notion d'espace.Le claviériste montréalais Dan Thouin et ses nombreux collègues, de Fred Fortin à Yannick Rieu, qui ont joué In A Silent Way la veille au grand plaisir de ses fans (on ne peut plus enthousiastes hier au Monument- National, et pour cause), y verraient des affinités certaines entre leurs relectures récentes et cette grande méditation que suggère le trompettiste Jon Hassell \u2014 qui remet ça ce soir au Gesù, ne l'oublions pas.En terminant, quelques mots sur la soirée de vendredi au Gesù, car les pianistes français Jean-Michel Pilc et Baptiste Trotignon y ont été à la hauteur des attentes.Deux trios consécutifs, deux trios français, deux trios très différents.Baptiste Trotignon est le prodige qu'on a savouré sur disque (Naïve), on a applaudi son jeu circonspect, sa remarquable précision, sa fluidité, son swing parfait, son sens inéluctable du velouté.Une telle maturité acquise à 29 ans, c'est très rare.Quant à son aîné (41 ans), on parle d'un jeu aussi précis, aussi rapide, mais d'une personnalité plus incisive, misant sur un jeu vif et une formidable interaction avec ses collègues, notamment ce contrebassiste exceptionnel qu'est François Moutin.Deux révélations dans un même programme, en somme.On s'en reparle demain en dressant le bilan de ce 23e festival.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Cette jeune chanteuse est tout simplement magnifique.Le sextette dans la rue Un samedi soir survolté! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale TOUT A SI BIEN roulé pendant ce Festival qu'il fallait bien une petite tuile.Oublions les quelques nuages qui ont déversé leur trop-plein sur les festivaliers, vers 20h30, hier soir.La tuile, c'est cette panne de courant qui a plongé dans le noir les salles du Gesù, du Spectrum et Maisonneuve (Place des Arts).L'incident a retardé la tenue des concerts pendant près de 45 minutes, mais n'a heureusement pas affecté la durée des performances, au grand soulagement des spectateurs.Ouf ! Le journaliste Claude Côté l'a encaissée, cette panne.Peu avant 17h, des ouvriers procédant à des travaux d'excavation près du métro Lucien-Lallier ont percé une conduite de gaz.Quarante-cinq pompiers ont été appelés pour maîtriser la situation, ce qui impliquait la fermeture du périmètre, l'évacuation des badauds et.une rupture du courant dans tout le secteur.Côté, qui tenait l'antenne de Radio-Jazz (dont les locaux avoisinent le Spectrum), s'est subitement vu réduit au mutisme.Au Gesù, personne n'a pu entrer pour le spectacle de Marc Ribot avant 18h45.Devant le Spectrum, près de 600 personnes attendaient en file pour entrer voir J.J.Cale.L'électricité est revenue vers 18h30, seul le spectacle de Jacky Terrasson (au Spectrum) a été retardé et aucun spectacle extérieur n'a dû être annulé.« Vous avez assez souffert, le spectacle va durer comme prévu, même si on commence en retard », a dit André Ménard, directeur du Festival, venu rassurer les fans de J.J.Cale.Pourtant, Marc Ribot, lui, espérait que la panne perdure : « J'aurais voulu que l'électricité ne revienne pas, a-t-il dit.Ça m'aurait permis de jouer acoustique et dans le noir.Mais on m'a dit que ce serait trop dangereux ! » Il y avait beaucoup d'humour dans la performance de Ribot, que plusieurs trouvaient déjà trop dangereux : au bout de la troisième pièce, une bonne douzaine de spectateurs ont pris la poudre d'escampette ! Bruyant mais joyeux, le guitariste, recourbé sur sa vieille guitare acoustique, s'amusait à y extraire le plus de sons possible, quitte à mouiller son doigt et faire des squiiik squiiik en le frottant sur le vernis du bois.Sa guitare électrique, tout aussi délabrée, était raccordée à une série de pédales d'effets, dont il usait avec parcimonie.Tout autour de lui traînaient de petits ballons qu'il crevait du pied selon l'inspiration (pendant cette reprise de John Zorn, par exemple).Une curieuse performance, détendue et pas prétentieuse, pendant laquelle le collaborateur de Tom Waits a semblé s'amuser autant que ses fans.Méditerranée Passage obligé sur la scène principale à 18h pour entendre Andrew Downing & The Great Uncles of Revolution.Le nom zappaesque du groupe ne laissait pas deviner le caractère paisible de leur prestation.Leur forme musicale s'éloigne du jazz lorsqu'elle retouche les thèmes de Neil Diamond, par exemple, mais s'y rapproche lorsque les musiciens (trompettiste, contrebassiste, violoniste et guitariste) flirtent avec le free.Riche en sonorité et en surprises, leur Grand Prix de Jazz General Motors, remporté quelques heures plus tôt, nous a paru fort mérité.Derrière moi, vers 20h, deux mélomanes se demandant ce qui se passait sur scène.C'étaient l'oudiste et violoniste palestinien Simon Shaheen et son groupe, faisant les tests de son en même temps que débutait le concert.Les deux hommes semblaient impressionnés d'êtres tombés, par hasard, sur le concert de ce virtuose, qui s'était produit la veille à la Place des Arts.En peu de temps, l'oudiste a attiré beaucoup de spectateurs qui, une fois les ajustements sonores complétés, ont pu apprécier le talent du musicien.Visiblement ravi de se retrouver à Montréal, Shaheen nous a promis de nous débarrasser des gouttelettes de pluie qui commençaient à poindre avec sa chanson Dancing Mediterranea.Ç'a fonctionné, le temps de la chanson.mais vers 20h30, la pluie s'était remise à tomber de plus belle.À ce moment de la soirée, la place commençait à être bien remplie.Le défi était maintenant de trouver un refuge permettant de profiter en même temps de la musique.Les plus futés ont vite trouvé, et se sont entassés derrières les portes de la Place des Arts, devant la scène La Louisiane, regardant les musiciens jouer dans l'humidité.Vers 21h, alors que Ranee Lee faisait swinguer la vaste foule amassée sur l'esplanade, la Portugaise Mariza partait à la conquête d'un nouveau public.Les gens semblaient magnétisés par sa présence originale, un peu théâtrale, et sa voix puissante, très jolie.« C'est superbe, ça me rappelle un peu la sensibilité de la musique grecque », pensait Sophia Mandragouras, une jeune femme de Boston aux racines helléniques, venue profiter d'une belle soirée montréalaise \u2014 il avait déjà cessé de pleuvoir, l'atmosphère était idéale.Pourtant, il nous fallait bien faire un dernier détour au Métropolis pour entendre Steve Hill livrer, avec la force qu'on lui connaît, le matériel de son nouvel album, Domino.Bonne foule et ambiance rock'n'roll, balayée par Hill et son groupe, auxquels se sont joints plusieurs invités.Ils pouvaient être près d'une douzaine sur scène \u2014 avec section de cuivres \u2014 pour donner du corps aux compositions de Hill.Bien plus puissantes sur scène que sur disque, d'ailleurs, ses nouvelles chansons.Et le voir décocher des solos de guitare devant nos yeux est une véritable valeur ajoutée à l'effet que sa musique produit sur nous lorsqu'on l'écoute dans son salon.Le Dixie Band a joué son dernier concert du festival devant une belle foule, hier après-midi.Ils devaient bien être 200, vers 14 h, à écouter le sextette qui se produisait exceptionnellement dans la rue.Pendant une heure, en plein soleil, les gens ont écouté avec attention, souri au vieux monsieur qui dansait au centre et applaudi chaque solo.« C'est toujours comme ça », affirme Richard Turcotte, tromboniste et leader du groupe qui en est à sa 21e année au festival.« Les gens viennent ici pour écouter de la musique.Parce que cette prestation a été ajoutée au programme régulier \u2014 le Dixie Band avait donné 10 spectacles dans les cinq premiers jours du festival \u2014, Turcotte a dû remplacer deux des membres réguliers, une pratique courante dans le monde de la musique.Hier, Yvan Belleau « subbait » pour Mathieu Bélanger à la clarinette et Christopher Smith était au tuba, à la place de Jean Sabourin qui, lui, fait les poum-poum-poum rythmiques au sousaphone, le plus gros des cuivres.Les autres réguliers du Dixie Band sont Luc Bouchard (banjo), Aron Doyle (trompette) et Jeffrey Simons (batterie).Le Dixie Band \u2014 « .com », ajoute Turcotte \u2014 a une cinquantaine de « dates » par année.À travers l'Amérique du Nord.« On retourne au lac George pour une sixième année ; dans la vallée de l'Okanagan et à Victoria pour une quatrième année.Nos affaires vont bien.On a plus d'une centaine de pièces dans notre répertoire.On offre du solide et les gens apprécient.» Richard Turcotte met aussi beaucoup d'espoir dans un projet pédagogique \u2014 « On a même embauché une comédienne professionnelle » \u2014 qui a reçu l'appui des Jeunesse musicales du Canada.Le Dixie Band devancera- t-il la Petite école du jazz dans les écoles primaires I ain't gonna give nobody none of my jelly roll.\u0001 \u0001 \u0001 En terminant ce magnifique festival, qu'il me soit permis quelques mentions (plus ou moins) honorables et tout à fait personnelles.Les « Groove » 2002 : Sarah Jane Morris et Marc Ribot ; la Petite École du jazz ; le blues mix franco-canadien Patrick Verbecke / Glamour Puss ; Yvan Lalonde et Radio-Jazz ; Guy Nadon ; le Club Soda ; Norah Jones ; Vanessa Rodrigues au Gutenberg ; Lorraine Desmarais ; le fumoir Du Maurier au Metropolis (quand on vide les cendriers) ; Jorane et son 16 mm ; l'écran géant Labatt Blues ; les Cool Crooners ; Johanne Bougie, programmatrice du FIJM ; Fredric Gary Comeau ; Paul Lepage et les Attentifs Soundmen ; les pompiers qui ne se prennent pas pour des héros ; Remy Shand ; la pub d'Éduc Alcool : « Ne forcez pas la note » ; Billy Craig et le Millenium Jazz Orchestra ; le personnel de sécurité du Metropolis et du Spectrum ; François Bourassa ; l'été à Montréal.Et.les « Ornières » 2002 : Helena Noguerra, une chanteuse qui a devant elle une belle carrière d'actrice ; la salle des jam sessions à l'hôtel Wyndham ; dans le programme : les photos de présentation des souvenirs du Festival et la photo-somnifère de la Banque nation.zzzz ; la pub-calembour avec le mot « jazz » ; Angie Stone, no-show le premier soir ; ceux qui ne comprennent pas la loi de l'Off et de la demande ; les fouilles de sacs aux entrées ; les soundmen qui se trompent d'erreur ; les T-shirts rouges de la Sécurité qui se prennent pour des agents de la CIA ; le maître d'hôtel du TNM qui devrait rester avec sa maman le vendredi soir.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Steve Hill était de passage au Métropolis hier soir. 7LP0701B0707 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0707 ZALLCALL 67 21:21:14 07/06/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 B7 FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL FRANÇOIS THÉBERGE L'art Jazzman d'écouter comblé collaboration spéciale Avant de s'aventurer dans la jungle du jazz, comme avant toute performance musicale qui se respecte, un acte primordial doit être accompli : l'accord.Et au diapason international s'il vous plaît, pour tous vibrer à la même intensité.Pour nous aider à élucider le mystère de la justesse, j'ai rencontré Charles Boivin, accordeur de piano au Festival de jazz de Montréal depuis près de 20 ans.Durant la folle course du FIJM, il pratique son art sur une moyenne de dix pianos par jour et les meilleurs pianistes du monde ont profité de la qualité de son oreille.Le mythe veut que l'accordeur soit un non-voyant.Cette légende est si profondément ancrée dans la culture populaire qu'une fois, au volant d'un camion portant l'inscription « accordeur », Charles s'est fait demander s'il était aveugle ! Étonnant pour un métier qui n'a strictement rien à voir avec l'oeil.En fait, c'est une affaire d'oreille, de poignet et de goût.En Occident, on favorise depuis trois siècles la musique à tempérament égal qui divise l'octave en 12 demi-tons strictement égaux.Son plus célèbre instigateur est Jean- Sébastien Bach et sa musique pour Le Clavier bien tempéré.On pourrait croire que l'opération est mathématique.Plusieurs charlatans nourrissent cette illusion en s'aidant d'appareils électroniques pour accomplir l'oeuvre à l'oeil.Méfiez-vous ! « La machine est utile seulement pour établir le diapason international fixé à 440 vibrations par seconde depuis le milieu du siècle dernier », souligne Charles Boivin.L'intonation, c'est comme une cible de jeu de fléchettes.Il y a une marge de manoeuvre dans le centre et c'est dans cette marge que se découvrent les grands accordeurs.« L'accordeur qui travaille à l'oreille colore le son du piano.Il y infuse sa personnalité.» Charles est-il puriste pour autant ?« Il y a certains jeux de justesse qui ont leur raison d'être et qui touchent nos cordes sensibles.La voix de Tom Waits en est la preuve vivante ! L'oreille se manifeste à plusieurs niveaux : certains musiciens ont une capacité incroyable pour se rappeler d'une multitude d'airs connus mais n'arrivent pas à accorder leur guitare comme il se doit ! » Le coup de poignet semble aussi contribuer au succès de l'opération.« Les cordes doivent être figées par leur cheville dans le sommier et des mouvements trop larges déstabilisent un piano.Le danger numéro un dans mon métier serait de développer une tendinite majeure ! » Il ne semble y avoir aucun risque de perdre la vue.Comme dans tout art, on reconnaît un grand accordeur à sa passion.Si vous observez bien, vous reconnaîtrez Charles Boivin sur le site du festival grâce aux bouchons qu'il porte aux oreilles toute la journée (histoire de ne pas se fatiguer les tympans) et qu'il enlève seulement pour accomplir ses petits miracles.Finalement, ce n'est qu'une affaire de goût et comme Charles Boivin n'a jamais eu de plaintes en 20 ans de métier, faut croire que ses goûts s'accordent avec ceux des grands pianistes.Depuis quelques jours, les jazzophiles soucieux d'encourager la scène locale ont peut-être remarqué la présence de François Théberge, multi-instrumentiste aguerri :notre homme souffle dans le ténor, le soprano, l'alto, le saxophone en do (rarissime instrument disparu de la circulation), les clarinettes.Vendredi soir, à l'Alizé (dans le cadre du Off), il était l'invité spécial du Altsys Jazz Orchestra de Jennifer Bell et Bill Mahar, qui rendait un très bel hommage à Coltrane.Hier au Monument-National (Série Jazz d'ici), il dirigeait un nonette composé de Québécois, Français et Américains.Aujourd'hui, il enregistre.puis il rentrera à Paris où il réside.Homme comblé, vous dites ?Parti de Montréal depuis 1985, cet interprète, improvisateur, compositeur et arrangeur de 39 ans a fait du chemin : devenu responsable de la pédagogie jazzistique au Conservatoire national de Paris, il mène de front de formidables projets, notamment avec le légendaire Lee Konitz.Après avoir vécu en tant que sideman à Montréal de 1983 à 1985 (entre autres chez Joe Sullivan, Vic Vogel et Denny Christianson), le jeune Théberge quittait Montréal pour s'inscrire à la maîtrise (écriture et arrangements) à la réputée Eastman School of Music de Rochester (État de New York).Un an plus tard, il décidait de poursuivre à la Manhattan School of Music aux côtés du tromboniste Bob Brookmeyer.Rapidement, on lui proposait un poste de saxophoniste au sein du Glenn Miller Orchestra.Plongeon dans le swing « J'ai été chanceux car j'avais un ami avocat, spécialiste de free jazz rencontré dans une radio universitaire ; il m'a aidé à obtenir mes papiers.Alors j'ai voyagé pendant un an et demi à travers le monde en jouant les vieux arrangements de Billy May ou Tex Beneke, les vraies partitions (jaunies) des années 40 ! » Après ce plongeon dans le swing, Théberge passera un moment à l'université de Miami avant de terminer ce qu'il avait entrepris à Rochester.La planète jazz est petite ; on fit alors savoir à Théberge qu'on cherchait un saxophoniste capable de jouer et d'arranger pour un big band implanté à Grenoble \u2014 l'Orchestre régional de jazz Rhône- Alpes.En 1990, François Théberge débarquait alors dans l'Hexagone.Il n'en est jamais revenu.« Après cinq ou six mois à Grenoble, raconte-t-il, j'allais souvent à Paris pour y voir jouer des amis.Puis je m'y suis trouvé un appartement à la fin de la première année.J'ai rapidement joué dans des big bands, j'ai écrit ma propre musique, monté plein de projets.« Les deux premières années, cependant, j'ai dû faire le métier ; séances de studio pour Charles Aznavour ou Jean Guidoni, accompagnement de Diana Ross au MIDEM de Cannes, des affaires de même.» Pour la saison 1994-1995, on proposait à François Théberge un poste d'enseignant (d'arrangements) dans le cadre du programme de jazz initié en 1991 par le saxophoniste François Jeanneau au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.Ce n'est pas rien : y auditionne la crème de la relève jazzistique en France comme en Europe.Partager avec les jeunes « Honnêtement, confie le musicien québécois, je n'ai jamais considéré que j'étais là pour former mais bien pour partager.Je ne commente pas la musique des jeunes une fois que les bases sont posées.Depuis que j'y travaille, j'ai partagé des choses extraordinaires avec ces musiciens désormais reconnus au sein de la scène française \u2014 le guitariste Manu Codja, les saxophonistes Mathieu Donarier et Christophe Monniot, ou encore le pianiste Baptiste Trotignon.Et attendez de découvrir les prochains, ces jeunes extraterrestres de 20 ou 21 ans jouent comme des malades ! » Lorsque François Jeanneau a pris sa retraite il y a deux ans, François Théberge a été désigné responsable du programme de jazz.Rien de moins.Comment, au fait, un Québécois recruté par un big band de la région Rhône-Alpes, at- il gravi aussi rapidement les échelons du jazz français ?« J'ai beaucoup écrit de musique, je me suis fait des amis, le monde a entendu parler de moi », répond ce musicien dynamique, non moins charmant.D'une grande neutralité, François Théberge ne s'est pas retrouvé dans l'un ou l'autre des clans du jazz gaulois.Et l'homme a su rester libre, totalement libre.Heureux de son sort, on s'en doute.« C'est une occasion fantastique que d'enseigner une journée et demie par semaine et d'avoir le temps nécessaire pour faire ma musique », dit le Parisien d'adoption, qui effectue une vigoureuse navette entre la capitale et une fermette dont il a fait l'acquisition en Ardèche.« Avec le TGV, je peux voyager rapidement pour m'occuper de mes cerisiers et mes mirabelles.Je suis fou de cette place ! D'autant plus que j'aime la France rurale, j'aime les gens installés dans l'arrièrepays.Des projets d'envergure Hormis l'enseignement et la vie de gentleman fermier, François Théberge mène de front des projets d'envergure.Le plus éloquent implique le vétéran Lee Konitz, basé à Cologne depuis des années.« Je l'ai croisé à quelques reprises, il y avait un bon feeling entre nous, même s'il ne m'avait jamais entendu jouer.Alors j'ai fini par lui proposer de monter un projet fait à sa mesure.Il m'a envoyé 25 pièces de son cru, dont j'ai refait les arrangements pour quatre vents (en l'incluant) et une rythmique.Je ne voulais pas ces arrangements trop chargés, un peu dans l'esprit de Motion, un disque de Konitz lancé en 1960 avec Sonny Dallas et Elvin Jones.« On a finalement joué cette musique quatre soirs au Duc des Lombards \u2014 célèbre club de jazz parisien.Ça s'est très bien passé, on a ensuite enregistré le tout, un disque sortira dans un mois sur Effendi.Lee en est ravi, il veut d'ailleurs répéter l'expérience sur scène, ce qu'on fera l'automne prochain dans quelques festivals.Et j'ai d'autres projets avec Lee Konitz, un gars fantastique qui te fait sentir comme un chum.» Hier soir, au Monument-National, François Théberge se produisait avec une sélection de musiciens résumant un peu cette trajectoire pour le moins réussie.À ses côtés, deux Américains (le batteur Alan Jones de Portland, Oregon, le bassiste Paul Imm), deux Français (le trompettiste Stéphane Belmondo et le pianiste Alain Jean-Marie) et des Québécois (Yannick Rieu a joué régulièrement avec lui lorsqu'il vivait à Paris, sans compter le tromboniste Muhammad Abdul Al Khabyyr, les saxophonistes Jean Fréchette et Richard Lalonde qui ont côtoyé Théberge dans les années 80).Pour tous ses amis, il a écrit et arrangé des musiques neuves qu'il est en train d'enregistrer dans un studio de Radio-Canada au moment où vous lisez ces lignes.De ces sessions, Effendi sortira un autre disque.« Je me retrouve chez moi, je suis tellement content de jouer au festival et avec mes chums », s'exclame cet homme heureux.En somme, François Théberge ne pouvait demander mieux à la vie.Pincez-le pour lui dire qu'il ne rêve pas.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Parti de Montréal depuis 1985, François Théberge a fait du chemin depuis cette époque.À 39 ans, cet interprète, improvisateur, compositeur et arrangeur est aujourd'hui un homme comblé.Andrew Downing rafle le Grand Prix de Jazz P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale L'ANNUEL GRAND PRIX de Jazz General Motors est resté en Ontario.Après le trompettiste Nick Ali et son groupe Curazo (2001), c'était au tour du contrebassiste Andrew Downing et son groupe The Great Uncles of Revolution de remporter les honneurs.Ce prix qui, comme l'a présenté le programmateur Laurent Saulnier, « constitue un bel encouragement, sinon un coup de pied au derrière de la carrière des jeunes formations jazz canadiennes », a été remporté au Québec la première fois en 2000 par le batteur Eduardo Pipman.Une seconde bourse, le Prix Étoiles Galaxie, a toutefois été remportée par Dan Thouin.Le Prix Étoiles vise à récompenser la meilleure composition ; le jury, constitué de cinq journalistes spécialisés et musiciens, a reconnu en Rituel l'étoile de son prix.« Merci beaucoup ! a déclaré Andrew Downing avant de poursuivre dans sa langue première, l'anglais.C'est un honneur de remporter ce prix, d'autant plus que nous avions tenté l'an dernier d'y participer, mais à cause de la pluie, nous avions dû annuler notre performance.C'était bien de pouvoir jouer cette année ! » Le Grand Prix de Jazz GM est décerné à la formation qui, proposant un concert majoritairement constitué de matériel original, s'est la mieux démarquée lors de son spectacle extérieur.Andrew Downing & The Great Uncles of Revolution ont joué le 4 juillet dernier ; ils se sont produits une seconde fois quelques heures après avoir mis la main sur leur trophée, et s'assurent d'une place pour l'édition 2003 du Festival de Jazz.L'une des cinq juges, la journaliste new-yorkaise Leila Dunbar (pour l'agence Reuters et le magazine Downbeat), avouait que « la délibération s'est resserrée autour de trois formations, sur les 10 formations canadiennes en liste.Ce qui a fait la différence, c'est l'originalité de la composition du groupe : l'amalgame du violon et de la trompette, ainsi que le jeu du guitariste, rendaient le groupe très attirant.À un moment, nous avons dû nous questionner à savoir si c'était vraiment du jazz.Mais il y avait tellement d'improvisation, d'échanges dans leur musique que nous avons tout de suite tranché.En un mot : c'est rafraîchissant.» Andrew Downing & The Great Uncles of Revolution reçoit une bourse de 5000 $, une invitation à participer aux éditions 2003 du Festival de Jazz et du Festi-Jazz International de Rimouski, ainsi qu'une proposition de fabrication et de distribution d'un album par le label Justin Time, assortie de 50 heures de travail en studio chez Karisma.En plus des récipiendaires du Grand Prix de Jazz GM et du lauréat du Prix Étoile Dan Thouin, huit autres formations participaient au concours.Du Québec, les Time Capsule, Montreal Guitar Collective, Diane Nalini, Yvan Belleau et Chet Doxas; de l'Ontario, Quinsin Nachoff Quartet, Adam Smale et Fait Galloway Quintet.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le contrebassiste Andrew Downing (deuxième à partir de la gauche) et son groupe The Great Uncles of Revolution ont été honorés hier par le Festival de jazz de Montréal.Downing est entouré de ses comparses Jesse Zubot (à gauche) et de Kevin Turcotte et Steve Dawson. 7LP0802B0707 B-8 dimanche - ARTS 7LP0802B0707 ZALLCALL 67 21:50:17 07/06/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 LES UNS ET LES AUTRES Jim Carrey et le voyage intérieur Jim Carrey a fait le fou.Mais il a aussi fait le pion ( il y a longtemps ), le cavalier, voire la tour.Aujourd'hui, note Ciné Live, qui a fait le point lui, il n'a plus rien à prouver à personne, sauf à lui-même.Q Il a cinq ans, au moment de la promotion de Menteur menteur, vous ne cachiez pas votre ambition d'avoir un parcours à la James Stewart.Vous vous sentez plus près du but avec The Majestic ?R Je veux pouvoir tout essayer, ne pas être cantonné dans un seul registre.Le rêve, en effet, c'est d'être capable de faire quelque chose de sérieux avec un personnage de comédie.Les films de Chaplin sont un bon exemple : c'est un mélange de comédie et de drame, avec un protagoniste principal comique.Q On oublie souvent que vous êtes canadien.Est-ce quelque chose d'important pour vous ?Est-ce que cela a influencé votre parcours spirituel ?R Le Canada est un beau pays, et je vous jure que je n'aurais pas pu grandir dans un meilleur endroit.Mon père me laissait dire des gros mots, enfin, seulement quand j'étais sur la glace.Ce pays représente mes racines et mon identité profonde, et c'est pour cela que je ne renoncerai jamais à ma nationalité canadienne.Mais j'aimerais bien pouvoir voter aux États- Unis.Quant à mon voyage personnel, il continue.Chaque fois que je pense avoir trouvé une réponse, je m'aperçois que ce n'est pas le cas, car il y a tellement de perspectives et de points de vue possibles.J'ai eu beau lire des tas de livres de philosophie, je me rends compte que je n'ai toujours pas de solution et je ne suis pas beaucoup plus avancé.J'essaie de me simplifier les choses sans toujours y parvenir.Ainsi, ce que je fais en ce moment pour assurer la promotion du film va à l'encontre de mes principes, sur un plan spirituel.Franchement, je n'ai pas constamment envie de parler de moi à longueur de journée ! Je le fais par obligation contractuelle et aussi parce que j'aime bien une certaine interaction avec les gens.Mais au bout du compte, il arrivera probablement un jour où j'arrêterai tout ça.Le vrai test sera de voir si avec tout ce que j'ai à ma disposition, j'aurai un jour le courage de tout abandonner.FLASH Sharon Stone négocie Alors qu'elle s'apprêtait, une poignée de coupons-rabais à la main, à acheter des couches pour son fils Roan, au marché Pavilions de West Hollywood, Sharon Stone a été assaillie par des clientes qui voulaient la photographier.Après de brèves négociations, la vedette de Basic Instinct accepta de prendre la pose, mais à l'extérieur du magasin, sans les couches, sans les coupons-rabais, et hors de la présence de la nurse qui l'accompagnait.Une pièce de collection UNE FEMME, qui tenait une vente-débarras sur un trottoir de Hollywood, fut étonnée de voir Garth Brooks s'arrêter devant un de ses disques pour lequel elle demandait 50 cents.« C'est tout ce que je vaux ?» s'exclama le chanteur en riant, et il apposa son autographe sur le CD.Quelques instants plus tard, la dame refusait une offre de 100 $ pour cette « pièce de collection ».Pseudos de stars LES VEDETTES ont de plus en plus souvent recours à des pseudonymes pour leurs réservations dans les hôtels ou les restaurants, note Paul Young dans son dernier ouvrage, L.A.Exposed.Madonna se fait ainsi appeler Sugar Kane ; Cher, Bonnie Jo Mason ; Kevin Costner, Tom Feral ; Johnny Depp, Mr.Stench ; Melanie Griffith, Mrs Hoover ; Marlon Brando, Lord Greystoke ; Elton John, Bobo Latrine ou Blinky Poodle ; Liz Hurley, Rebecca de Winter.E X P R E S S KIEFER SUTHERLAND a expliqué à un ami britannique la différence entre un Canadien et un Américain : « Si je heurte un parcomètre en marchant sur le trottoir, je dis tout de suite Oh, excusez-moi ! alors que Paul Newman, lui, sortira une scie mécanique et fera sauter l'encombrant objet.».Adam Sandler, la vedette de The Wedding Singer, est tellement fasciné par son bouledogue Meatball, qu'il lui a consacré un site Internet, fort amusant au demeurant : www.adamsandler.com .Terry Gilliam et Johnny Depp envisagent de travailler ensemble sur une adaptation du roman Rhum Express, de Hunter Thompson, dont l'action se passe dans les années 50 à Porto Rico.Le magazine Première précise que Benicio Del Toro et Nick Nolte doivent également participer au tournage prévu pour l'hiver prochain.Tom Cruise a offert à Penelope Cruz une croix en or sertie de diamants de 30 000 $ signée Cartier ; cette pratique de transformer les symboles religieux en bijoux de grand luxe n'a pas l'heur de plaire au Vatican qui a dénoncé cette « mode incompréhensible ».Star, People, Glamour, Globe ZOOM Patricia Kaas Prendre de l'âge apporte un supplément de vie à un visage.L'ennui, c'est qu'on fait plus vite fatiguée.Et ça n'est pas qu'une ride.Tout est différent.Même si une forme physique s'entretient, on ne change pas l'élasticité de la peau.Il faut l'accepter.Si un problème physique devenait pour moi un problème psychique, je le réglerais par la chirurgie esthétique.Aujourd'hui, la trentaine franchie, je me trouve plus intéresante, plus sûre de moi, plus jolie femme qu'à 20 ans.Dans ma tête, je suis mieux.Paris Match Sharon Stone VOUS DITES.Être la coqueluche UN GROS BÉGUIN.En 1625, « prendre la coqueluche pour quelqu'un » était un dire d'amoureux.Synonyme de « se toquer » ou d'« avoir le béguin ».« Coqueluche » ou « coqueluchon » étaient au Moyen Âge le nom du capuchon avant que d'être une grande capuche à la mode, dont se paraient les élégantes.Le nom de la maladie en dérive Est-ce parce que les malades se couvraient la tête d'un capuchon pour leurs inhalations ?Ou est-ce parce qu'ils avaient la sensation d'étouffer comme si on leur avait rabattu leur capuche sur la tête ?À moins qu'il faille y voir un rapport avec l'ancien nom de cette toux, « le chant du coq » ?On ne sait pas.Gros plan sur l'expression http : www.leximot.net/ POP-CORN >>> JE N'AI JAMAIS RÊVÉ d'être une supervedette.L'an dernier, j'avais décidé de tout arrêter.J'ai alors été bombardé de propositions intéressantes.Depuis, je n'arrête pas de tourner.Mais le cinéma n'est qu'une partie de ma vie.Il y a aussi le sport, les voyages, mes amis et surtout ma famille.Dans quelques mois je serai grand-père.Thierry Lhermitte >>> AUJOURD'HUI, au cinéma la forme l'emporte sur le fond.Tout est fait pour habituer les jeunes spectateurs à subir de multiples sensations extrêmes au même instant.Ils travaillent leurs cours scolaires sur un ordinateur en liaison avec le Net, tout en écoutant de la musique sur leur baladeur et en jetant un coup d'oeil sur la télé qui diffuse une imbécillité.Ils ne peuvent plus prendre plaisir à entrer dans les subtilités d'une simple histoire.Résultat, tout va si vite que tout est oublié aussitôt, sans laisser place à la réflexion.Cela peut donner une génération sans mémoire.C'est désastreux.Sydney Pollack CINÉMA Les studios n'oublient jamais l'amnésie d'après USA Today Dans The Bourne Identity, Jason Bourne (Matt Damon) s'éveille dans un bateau de pêche au milieu de l'océan.Blessé par balles, il ne sait plus qui il est, ni pourquoi il se trouve là.Si seulement il pouvait retrouver la mémoire, il pourrait établir un diagnostic clair de sa maladie : l'amnésie, sauce Hollywood.Si seulement Bourne pouvait se souvenir d'un film ou deux.Pense, Bourne, creuse-toi les méninges ! Peut-être n'a-t-il pas vu Mulholland Drive, The Majestic, Vanilla Sky ou Nurse Betty.Dans ces films récents, les héros et héroïnes s'efforcent \u2014 et réussissent souvent \u2014 à récupérer leurs souvenirs.Il ne faut donc pas désespérer, surtout que d'autres films sur des amnésiques s'annoncent.« Les histoires d'amnésie n'arrêtent jamais », dit Jonathan Lethem, auteur du livre The Vintage Book of Amnesia : An Anthology of Writing on the Subject of Memory Loss et de trois romans sur le thème de la mémoire perdue, Gun, With Occasional Music et Amnesia Moon.« L'amnésie est réinventée chaque semaine.Notre culture est obsédée par le récit amnésique », dit l'auteur.On n'a qu'à songer à Total Recall ou Desperately Seeking Susan.Ou encore The Long Kiss Goodnight, avec Geena Davis.De grands classiques Plusieurs grands classiques du cinéma exploitent le thème.Vous souvenez-vous de Blue Dahlia et Spellbound ?Quant à Random Harvest, mettant en vedette Greer Garson et le soldat amnésique Ronald Colman, le film a fracassé des records au box-office durant la Seconde Guerre mondiale, puis fut parodié à la télé par Carol Burnett en 1973 sous le titre Rancid Harvest.Même aujourd'hui, personne n'oublie l'amnésie.La série télévisée 24 a touché au thème dans l'une de ses intrigues, au déplaisir de la critique.Et quel téléroman de jour n'a-t-il pas, de temps en temps, présenté un personnage amnésique Mais oublions pour le moment le passé et le présent, et levons un peu le voile qui entoure l'avenir.Le réseau Fox lancera à l'automne une série intitulée John Doe, dans laquelle Dominic Purcell incarne un homme de Seattle qui semble connaître tout sauf son identité.Et Hollywood tourne ou mijote au moins 15 films sur le thème de l'amnésie, affirme Gregg Dean Schmitz, spécialiste du cinéma qui vient de lancer Greg's Previews sur le portail Internet Yahoo! Les cinéphiles verront notamment Ryan Philippe jouer un amnésique qui peut voyager dans le temps dans le suspense psychologique The I Inside.Et dans le film And Now.Ladies and Gentlemen, attendu au début de 2003, un voleur de bijoux (Jeremy Irons) et une chanteuse française de boîte de nuit (Patricia Kaas) souffrent tous les deux de trous de mémoire.Tony Gilroy, auteur du scénario de Bourne Identity (une adaptation libre d'un roman de Robert Ludlum), aime bien la souche « Bourne » de l'amnésie hollywoodienne parce que le héros, même s'il ne se souvient plus de son identité, s'adapte rapidement à son environnement.Même s'il lui faut déterrer des vérités déplaisantes.« Ça s'inscrit parfaitement dans la malveillance du film », dit-il.M.Gilroy commence par dire qu'il n'avait jamais signé de scénario sur l'amnésie avant Bourne, mais tout à coup, il se souvient d'un oubli : « Je n'avais pas pensé à Dolores Claiborne », ajoute M.Gilroy.Dans cette adaptation d'un roman de Stephen King, Jennifer Jones Leigh refoule des souvenirs d'une enfance maltraitée.« C'est un cas d'amnésie narrative », dit-il en gloussant.L'amnésie existe-t-elle ?L'important, c'est de se rappeler qu'Hollywood crée un monde de fiction.Ce n'est pas la vraie vie.« Si vous êtes Gilligan, que vous recevez une noix de coco sur la tête, que vous oubliez votre identité et les motifs de votre présence sur l'île, cela s'appelle l'amnésie rétrograde », explique Catherine Myers, médecin du Memory Disorders Project à l'Université Rutgers, à Newark, New Jersey.Quant à savoir si ce type d'amnésie existe, « cela fait l'objet d'un débat.Quand une personne affirme ne pas savoir qui elle est, dans bien des cas, il s'agit d'un canular.» L'amnésie qui se rapproche le plus de la variété hollywoodienne, dit le Dr Myers, survient quand une personne, après le traumatisme d'un accident de voiture, n'a plus de souvenir des minutes autour de l'accident.Dans des cas extrêmes, ajoute-t-elle, il peut y avoir amnésie complète, mais il s'agit d'un phénomène temporaire.Une autre forme d'amnésie existe cependant, dit le Dr Myers.« Une personne souffrant d'amnésie antérograde, le plus souvent causée par un traumatisme crânien, oublie tout ce qui est arrivé depuis la blessure mais conserve ses vieux souvenirs.À sa connaissance, seul le film Memento, le suspense avec Guy Pearce, aborde ce type d'amnésie causé par une blessure à l'hippocampe.« La perte de mémoire à court terme, de type Memento, est rare.Il y a peut-être quelques centaines de personnes aux États-Unis qui ont l'amnésie antérograde », précise le Dr Myers.Les bardes hollywoodiens en conviennent.« Je n'ai jamais souffert d'amnésie, je n'ai jamais rencontré de personne amnésique, je n'ai même jamais connu de personne ayant souffert d'amnésie », avoue M.Gilroy.Et d'ajouter M.Lethem : « C'est plus courant dans la fiction que dans la vie, surtout cette perte d'identité qui excite tellement les gens.» Et pourtant les rédacteurs et cinéastes reviennent constamment aux intrigues fondées sur l'amnésie.« L'omniprésence de l'amnésie dans les médias a convaincu le public que ça existe vraiment », déclare M.Schmitz, de Yahoo! L'amnésie comble une fantaisie, soutient M, Gilroy.« Oui, dans des films comme Memento et Spellbound, l'amnésie est comme un piège ou une prison », dit-il.Mais dans bien des cas, les gens aimeraient bien pouvoir « oublier » leur vie.« Dans Bourne, l'amnésie, c'est la liberté.» Matt Damon, dans The Bourne Identity, se retrouve dans la peau d'un homme qui cherche à récupérer ses souvenirs.Guy Pearce et Carrie-Anne Moss, dans Memento, une autre histoire de perte de mémoire. 7LP0902B0707 B-9 dimanche - ARTS 7LP0902B0707 ZALLCALL 67 00:53:13 07/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 B9 EXPOSITION LANAUDIÈRE Halte-là! Lacombe éclipse la chanteuse Les Vikings sont là! CLAUDE GINGRAS JACQUES LACOMBE ne l'a certainement pas voulu ainsi, mais lui et l'OSM ont complètement éclipsé la chanteuse qui se produisait avec eux hier soir à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Assez normalement, on s'attendait à ce que la vedette de la soirée soit la soprano Mary Dunleavy, et d'autant plus qu'elle remplaçait la mezzo Jennifer Larmore.Il n'en fut rien.Jacques Lacombe, donc c'était le premier engagement depuis sa nomination au poste de « premier chef invité » de l'OSM, a laissé, par sa stimulante présence et sa direction extrêmement agissante, la plus forte impression de la soirée.Premier sujet d'étonnement, Lacombe a dirigé le concert entier de mémoire : toutes les pages d'orchestre, tous les airs d'opéra.Les chefs qui ne dirigent pas de mémoire (lire : qui sont incapables de diriger de mémoire) se disent peu impressionnés par la chose.C'est leur seule défense.Possédant ainsi les partitions dans le détail, Lacombe avait les mains libres pour aller « chercher » au sein de l'orchestre toutes les subtilités souhaitées, et ce dans les accompagnements autant que dans les pages strictement orchestrales.Répondant à sa gestuelle extrêmement vivante, sensible et détaillée et à sa baguette d'une incroyable précision rythmique, l'OSM a fait de la familière ouverture de Guillaume Tell un véritable poème symphonique, avec des solos de violoncelle et de cor-anglais comme on n'en a jamais entendu.D'un coup, on redécouvrait la pièce.Même miracle dans l'ouverture de La Forza del destino, où Lacombe rafraîchit les timbres, fait ressortir des appoggiatures habituellement effleurées, dessine une ligne dramatique insoupçonnée.L'acoustique de l'Amphithéâtre aide, bien sûr, mais cette acoustique doit quand même être nourrie.Maintenue du programme original, la suite de Poulenc est encore de trop.La chose n'est pas mal écrite ; elle est simplement superficielle et interminable.On avait entendu Mary Dunleavy deux fois à l'Opéra de Montréal : en Reine de la nuit en 1996 (d'ailleurs avec Lacombe) et en Lucia en février 2001.J'en conserve un souvenir vague.Hier soir, j'ai vu une jolie et sympathique femme qui possède de la technique et une assez bonne voix, mais qui a peu de personnalité et fait beaucoup d'efforts pour émouvoir, sans vraiment réussit.Dans l'ensemble, la voix est bonne, sauf pour un aigu souvent criard.Dans la Scena de Traviata, des fins de phrase étaient changées.Peut-être madame utilisait-elle une édition inconnue.Deux rappels, de Puccini : la Valse de Musetta, de La Bohème, et « O mio babbino caro », de Gianni Schicchi.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Jacques Lacombe.Soliste : Mary Dunleavy, soprano.Hier soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 25e Festival international de Lanaudière.Programme : Ouverture de Guillaume Tell (1829) - Rossini Récitatif et air de Giulietta : « Eccomi in lieta vesta.Oh ! quante volte » de I Capuleti e i Montecchi (1830) - Bellini Ouverture et air de Pamina : « Ach, ich fühl's » de Die Zauberflöte (1791) - Mozart Air de Constanze : « Martern aller arten » de Die Entführung aus dem Serail (1782) - Mozart Suite du ballet Les Biches (1924) - Poulenc Récitatif et air de Micaéla : « C'est des contrebandiers.Je dis que rien ne m'épouvante » de Carmen (1875) - Bizet Ouverture de La Forza del destino (1862) - Verdi Récitatif et air de Violetta : « È strano.Ah, fors'è lui.Follie ! Follie !.Sempre libera » de La Traviata (1853) - Verdi ISABELLE POULIOT collaboration spéciale L'EXPOSITION Vikings : La saga de l'Atlantique Nord, actuellement en cours au Musée canadien des civilisations, se révèle être une immersion sans pareille dans l'univers des Vikings, ces guerriers qui ont terrorisé la chrétienté, et ancêtres, par ricochet, de bien des Québécois d'origine normande.Vous pensiez que les Vikings portaient des casques ornés de cornes ?Eh bien ! c'est faux, et vous êtes mûr pour une petite visite au musée de Gatineau ! L'exposition décortique le mode de vie de ce peuple scandinave, son organisation sociale, ses coutumes religieuses, politiques (création en 930 de l'Althing, la première Assemblée nationale européenne), guerrières, ainsi que sa propension à la découverte et à la colonisation de territoires lointains.Ces Vikings se révèlent être un peuple complexe, qui n'a jamais cessé de fasciner l'Occident depuis leur première incursion à l'extérieur de la Scandinavie en 793, lors de la conquête de Lindisfarne en Angleterre.Les récits de guerre des moines européens (« que Dieu nous protège des Vikings ») nous ont laissé une image pour le moins effrayante de ces guerriers chevelus qui, grâce à la rapidité de leur drakkars, faisaient des raids-éclairs en Europe.Mais ceux-ci ont fondé plusieurs villes anglaises, dont York et Dublin, en Irlande.Ils ont colonisé les îles Féroé, la Normandie, la Bretagne, la Russie, l'Islande, la Finlande, l'actuelle province de Terre- Neuve (Vinland) ; ils ont établi des contacts avec des Amérindiens, des Inuits, se sont rendus jusqu'à la mer Noire et la mer Caspienne.Un instant.Terre-Neuve ?Vinland ?Eh oui ! la petite colonie de l'Anse-aux-Meadows a été fondée par Leif Eriksson, fils du célèbre Éric le Rouge.Son fils, le premier Viking né en Amérique, s'appelait Snorri.On ignore quel genre de colonie y a été implanté ; les vestiges archéologiques suggèrent une colonie de commerce plutôt que de peuplement, et dont l'existence a été brève.Colonisateurs, guerriers, les Vikings étaient aussi fermiers, ce qui explique en grande partie l'attrait de l'inconnu et la possibilité d'avoir de meilleures terres et de devenir propriétaire, chose difficile dans le système social viking.Leurs habiletés guerrières en firent des mercenaires recherchés, et l'Empire byzantin en employait un bon nombre.Toutefois, ce règne viking a une fin plutôt mystérieuse : les dernières traces de cette civilisation remontent à 1408, alors qu'un registre religieux révèle qu'un mariage fut célébré à l'église Hvalsey dans la colonie de l'est de l'Islande, entre Sigrid Bj¢rnsdottir et Thorstein Olafsson.Car ce peuple païen s'était vite converti au christianisme afin de faciliter les échanges commerciaux et politiques avec le reste de l'Europe.L'exposition est plutôt pauvre en vestiges archéologiques authentiques, mais de nombreuses répliques d'outils, d'armes et de vêtements nous donnent une meilleure compréhension de ce qu'étaient les Vikings.Les explications sont simples et détaillées et il y a également une bonne utilisation du matériel audiovisuel : présentation en boucle d'un film et des sagas racontées par un « vieux sage ».Même si cette activité peut être de type familial, les enfants de moins de huit ans peuvent trouver cela un peu long : en guise de récompense, emmenez-les au Musée des enfants, un étage plus haut.VIKINGS : LA SAGA DE L'ATLANTIQUE NORD, au Musée canadien des civilisations, 100, rue Laurier, Gatineau (Hull), (819) 776-7000, 1 800-555-5621, www.civilisations.ca Jusqu'au 14 octobre 2002.Mary Dunleavy «GÉNIAL!» Mark S.Allen, KMAX-TV/UPN (Sacramento) «HILARANT ET ROMANTIQUE.» Jeanne Wolf, JEANNE WOLF'S HOLLYWOOD «LE FILM LE PLUS DRÔLE DE L'ÉTÉ.» Tony Toscano, TALKING PICTURES M.DEEDS version française de MR.DEEDS CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE CINÉ-PARC TEMPLETON CINÉ-PARC TROIS-RIVIÈRES CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.VERSION FRANÇAISE 2e film aux ciné-parcs .SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! 3065014A JON HASSELL DIMANCHE 7 JUILLET 22H00 SALLES DU GESÙ 1200, Bleury Billets en vente à la porte Spectrum / www.spectrumdemontreal.ca Comptoirs Admission (514) 790-1245 / www.admission.com Les prix des billets n'incluent pas les taxes, redevances et frais de service Le trompettiste Jon Hassell jongle de façon magique avec les tendances anciennes et modernes.Ses projets originaux donnent une «voix» à son instrument et ont inspiré toute une génération d'artistes-collaborateurs tels Brian Eno, Peter Gabriel, Kronos Quartet et Ry Cooder.La nouvelle génération de trompettistes européens, (Molvaer, Truffaz et Fresu) a trouvé en lui une grande source d'influence.Une visite longtemps attendue, à ne manquer sous aucun prétexte.CE SOIR 3065512A SPECTACLES Salles de répertoire ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.CHAPLIN EN 1916-17 Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.RING INTÉRIEUR Cinéma ONF: 17h30 et 19h30.ROBERTLOCKWOOD JR.AND THE MERLES Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 17h.et 18h30.SUR UN AIR DE JAZZ ETDE BLUES Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 20h.Musique CHRISTCHURCH CATHEDRAL Cathedral Singers.Lassus, Sweelinck: 10h et 16h: Devon Wastle, soprano: 13h.ÉGLISE SAINT-NOM-DEJÉSUS (4215, Adam) Éric Beaudoin et Dominique Lupien, organistes.Bach, Walther, Mahler, Vierne, Langlais, Lupien: 15h30.OLD BRICK CHURCH (Brome- Ouest) Ensemble Baroquen Voyces: 11h et 15h.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE (Joliette) Ensemble Quartango.Julie Nesrallah, mezzo-soprano, Guy Lessard, ténor: 14h.FESTIVAL DES BASSESLAURENTIDES ABBATIALE D'OKA Jacques Boucher, organiste, Bernard Levasseur, baryton: 15h.ÉGLISE D'OKA Ensemble choral Saint-Eustache: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) La Trappe, d'après The Mousetrap, d'Agatha Christie.Adapt.de René-Daniel Dubois.Avec Paul Ahmarani, Carl Béchard, Jean Boilard, Violette Chauveau, Marie Lefebvre, Charles Préfontaine, Jean-Louis Roux et Lénie Scoffié: 20h.THÉÂTRE DU MAURIER (Monument-National, 1182, St- Laurent) Long, Long, Short, Long, de Trevor Ferguson.Mise en scène de Guy Sprung.Avec Andreas Apergis, Peter Batakliev, Dino Tavarone, Lou Vani et Brett Watson.Du mar.au sam., 20h; sam., dim.: 14h.USINE C (1345, Lalonde) Zulu Time, de Robert Lepage et Peter Gabriel.Avec Claire Gignac, Jinny Jacinto, Marco Poulin, Rick Miller, Julie Fainer, Jean René, Andréanne Alain, Lorraine Clarke, Alexander Mac Sween et Alain Gauthier.Dim., de mar.à ven.: 21h.THÉÂTRE HECTORCHARLAND (225, boul.L'Ange- Gardien, l'Assomption) Les gars, de Jean Barbeau.Mise en scène par André Robitaille.Avec Pierre Collin, Raymond Legault, Claude Prégent, et Madelaine Péloquin.Du jeu.au sam.: 20h30.Variétés CABARETDU CASINO DE MONTRÉAL Cinémashow, avec Geneviève Charest, Pascale Coulombe, Sylvie Desgroseilliers, Marie Dumouchel, Franck Julien, René Lajoie, Brigitte Marchand et Mélanie Renaud.Coproduction de Paul Dupont-Hébert et Steve Zalac.Du mer.au dim., 21h.PETIT CAMPUS (57, Prince- Arthur E.) Plight: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Pena Caprice Flamenco avec Pierre Leduc et invités: 20h.LE PIERROT(114, St-Paul E.) Serge Lachapelle et Yanik Pepin: 20h.ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dany Wax: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Chanson Hommage à Brel, avec Thierry Fortuit: 21h.ALIZÉ (900, Ontario E.) Symcope et des invités (altenatif rock): 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Jam session avec Dave Turner band: 20h.BRUTOPIA2/3 (1219, Crescent) Train Song Sunday: 16h; Open Mike with Efren: 22h.SOFA (451, Rachel E.) Brain Lifting: 22h.CHAPITEAU DE L'ÎLE RONDE (Autoroute 40 Est, sortie 108) Bob Walsh et Steve Hill: 20h.Pour participer : Remplissez le coupon de participation et postez le à l'adresse indiquée.L'annonce sera publiée du 2 au 7 juillet.Les gagnants seront pigés au hasard chez Communications Sa Vi Inc.le 10 juillet 2002.LE JEUDI 18 JUILLET À 19H00 au cinéma Quartier Latin 350, rue Emery En attente de classement Règlements disponibles chez À L'AFFICHE DÈS LE 19 JUILLET ! Vous invitent à assister à l'avant-première de Cet Été Ce Petit Fera Son Chemin v.f.de > Nom: Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : Téléphone (soir) : Concours Le Petit Stuart 2 / 640, St-Paul O.# 200, Montréal, (Qc.), H3C 1L9 Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix est de 1200 $ 3062060A F O R U M 2 2 2313, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 904-1250 THE POWERPUFF GIRLS MOVIE (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 12:45, 1:30, 3:00, 3:45, 5:15, 6:00, 7:30, 8:15, 9:30, 10:15 LUN-JEU 12:45, 1:30, 3:00, 3:45, (5:15), (6:00), 7:30, 8:15, 9:30, 10:15 LIKE MIKE (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 12:30, 1:15, 3:00, 3:45, 5:25, 6:30, 7:45, 9:00, 10:15 LUN-JEU 12:30, 1:15, 3:00, 3:45, (5:25), 6:30, 7:45, 9:00, 10:15 MR.DEEDS (G) (3 ÉCRANS) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:30, 4:15, 5:00, 6:00, 6:45, 7:30, 8:30, 9:15, 10:00 LUN 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:30, (4:15), (5:00), (6:00), 6:45, 7:30, 8:30, 9:15, 10:00 MAR 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:30, (4:15), (5:00), (6:00), 6:45, 7:30, 8:30, 9:15, 10:00, 11:00 MER 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:30, (4:15), (5:00), (6:00), 6:45, 8:30, 9:15, 10:00 JEU 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:30, (4:15), (5:00), (6:00), 6:45, 7:30, 8:30, 9:15, 10:00 L'ODYSEE D'ALICE TREMBLAY (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:00, 4:30, 7:00, 9:35 LUN-JEU 2:00, (4:30), 7:00, 9:35 LILO & STITCH (G) (2 ÉCRANS) DIM 12:15, 1:00, 2:30, 3:15, 4:45, 5:30, 7:00, 7:45, 9:15, 10:00 LUN-JEU 12:15, 1:00, 2:30, 3:15, (4:45), (5:30), 7:00, 7:45, 9:15, 10:00 THE DANGEROUS LIVES OF ALTAR BOYS (13+) DIM 1:50, 4:25, 7:10, 9:45 LUN-JEU 1:50, (4:25), 7:10, 9:45 WINDTALKERS (13+) DIM 1:05, 4:05, 7:05, 10:05 LUN-JEU 1:05, (4:05), 7:05, 10:05 THE BOURNE IDENTITY (13+) (3 ÉCRANS) DIM 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, 4:00, 5:00, 6:00, 7:00, 8:00, 9:00, 10:00 LUN 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, (4:00), (5:00), (6:00), 7:00, 8:00, 9:00, 10:00 MAR 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, (4:00), (5:00), (6:00), 7:00, 8:00, 9:00, 10:00, 11:00 MER-JEU 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, (4:00), (5:00), (6:00), 8:00, 9:00, 10:00 AMEN (G) (VERSION ANGLAISE) DIM 1:10, 4:05, 7:00, 10:00 LUN-JEU 1:10, (4:05), 7:00, 10:00 DIVINE SECRETS OF YA-YA THE SISTERHOOD (G) DIM 2:05, 4:45, 7:30, 10:15 LUN-JEU 2:05, (4:45), 7:30, 10:15 THE IMPORTANCE OF BEING EARNEST (G) DIM 12:30, 2:45, 5:15, 8:00, 10:25 LUN-JEU 12:30, 2:45, (5:15), 8:00, 10:25 ABOUT A BOY (G) DIM 1:45, 4:10, 7:05, 9:30 LUN-JEU 1:45, (4:10), 7:05, 9:30 UNFAITHFUL (13+) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:15, 4:15, 7:20, 10:15 LUN-JEU 1:15, (4:15), 7:20, 10:15 MONSOON WEDDING (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:10, 4:55, 7:40, 10:20 LUN-JEU 2:10, (4:55), 7:40, 10:20 (G) (ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:15, 4:15, 7:15, 10:00 LUN-JEU 1:15, (4:15), 7:15, 10:00 www.moviewatcher.com ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ ( ) PARENTHÈSES = PRIX SOIRÉES DOUCES DE 6,25 $ 3063371A 7LP1001B0707 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B0707 ZALLCALL 67 18:41:13 07/06/02 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 La plus belle voix du pays THÉÂTRE Madame Bolduc mérite mieux! SOUVENIRS - SOUVENIRS S'il faut en croire Claude Gingras, qui commençait alors (7 juillet 1954) sa carrière chez nous, il y a un demi-siècle, Maureen Forrester était alors ce que le Canada possédait peut-être de plus riche et de plus prometteur.« La jeune contralto n'a que 23 ans \u2014 incroyable mais vrai \u2014 et déjà, elle fait résonner un organe pur, souple, aux inflexions de la plus grande beauté.Déjà, elle manifeste une présence et une assurance étonnantes.Et sa musicalité, son style, son goût s'affinent de concert en concert.Nous avons remarqué des progrès à tous ces points de vue, surtout du côté de l'interprétation, hier soir, lors du deuxième concert symphonique de la saison d'été, où elle était l'artiste invitée.» Maureen Forrester s'était alors produite au Chalet de la Montagne et Gingras ajoutait que « l'acoustique du Chalet ne s'est peut-être pas toujours avérée parfaitement respectueuse de la belle voix de Mlle Forrester, mais l'orchestre s'y trouvait parfaitement à l'aise et a sonné de façon splendide.Et nos musiciens ont rarement joué avant autant de correction qu'hier soir.» Léo-Pol Morin triomphe à Paris RARES SONT les actuels lecteurs de La Presse qui peuvent se vanter d'avoir lu les chroniques musicales que tenait dans nos pages Léo-Pol Morin, dans la première moitié du XXe siècle.Mais ceux qui ont eu ce bonheur savent que l'homme était non seulement un critique qui connaissait son métier, mais qu'il avait été également un grand pianiste et un des premiers Québécois à réussir sur la scène parisienne.Son prédécesseur, Victor Brault, lui avait d'ailleurs consacré sa chronique du 9 juillet 1927, il y a donc trois quarts de siècle ces jours-ci, après que Morin eut donné un concert réussi à Paris.Après avoir souligné que Morin avait interprété avec beaucoup de goût et de beaux effets de sonorité des pièces de Debussy et de Ravel, Brault avait ajouté : « l'attrait particulier de son programme a été la première audition à Paris de deux oeuvres pour piano de compositeurs canadiens : la Sonate de Rodolphe Mathieu et les Trois Eskimos, de James Callihoo.Sur la question de savoir si la Sonate de Rodolphe Mathieu est oui ou non un chef-d'oeuvre, il y eut discussion.On conclut que c'est une oeuvre intéressante, que l'auteur a des dons remarquables.Elle est difficile d'exécution, mais Léo-Paul Morin l'a interprétée avec maîtrise.La musique des Trois Eskimos de Callihoo est plus aimable.Ces petites pièces ont infiniment de charme.Elles évoquent des paysages lointains du Nord.» Génie triste EN MÊME TEMPS que se produisait le pianiste Léo- Pol Morin à Paris, un autre artiste de chez nous, le chanteur Roy Royal, se faisait entendre il y a trois quarts de siècle dans la Ville lumière.Victor Brault, toujours le 9 avril 1927, trouvait toutefois que Royal n'était pas en voix le soir où il était allé l'entendre interpréter des chants anciens et quelques mélodies.« Mais il a fait preuve d'un bel effort d'interprétation.» Toutefois, le critique le trouvait trop triste : « Qu'il jette donc une note de gaieté dans ses programmes afin d'en varier la teneur.Un peu de bonne humeur ne nuirait en rien à ses dons dramatiques ! Ce n'est là qu'une appréciation.Ma douce voisine me fit comprendre qu'il est un « génie triste ! » L'audace de Brossard IL Y A QUARANTE ANS, le conseil municipal de Brossard avait fait preuve d'audace et commandé une imposante sculpture moderne qu'on a placée devant l'hôtel de ville.Jacques Keable, rendant compte de l'événement, le 9 juillet 1962, écrivait : « On peut facilement imaginer qu'au premier regard, certains échevins aient pu s'étonner et éprouver un mouvement de recul devant cette masse de fer ordonnée tout spécialement par un sculpteur jeune qui a vu le terrain, qui a vu les lieux et qui a travaillé en fonction de ce tout, et du temps.Trop souvent, hélas, jusqu'à ces dernières années, les autorités municipales d'un peu partout, les grandes organisations, se sont acharnées à faire couler dans le bronze des figures de petits héros, des représentations de militaires, etc.Brossard vient de poser un geste que la province entière devrait regarder avec attention et imiter.C'est un geste jeune, audacieux et qui devrait servir de modèle dans l'avenir.» Qu'est-ce qu'un bon film ?CE SONT LES BONS FILMS qui attirent le public dans les salles.Mais une fois qu'on a énoncé cela, on n'a rien dit, comme l'écrivait Roger Champoux sous son pseudonyme de Léon Franque, il y a un demi-siècle (5 juillet 1952).« Qu'est-ce qu'un bon film ?Vous ne trouverez jamais la réponse, la chercheriez-vous cent ans.Car la réponse n'en est pas une.Chacun juge un film en fonction de ses goûts, de sa culture, de l'intérêt qu'il porte à un roman, à une pièce de théâtre adaptée à l'écran.Entre aussi en ligne de compte la faveur dont on entretient un certain nombre de vedettes.Puis il y a les courants populaires qui signalent un film à l'attention des masses comme il y a d'autres films moins bien lancés qui obtiennent l'adhésion enthousiaste de groupes moins nombreux.Pour toutes ces raisons, la roue du cinéma tourne mais le barème définitif, la règle d'or ou l'étalon avec lequel l'on peut dire d'un film s'il est excellent ou raté restent encore à découvrir.Le marché cinématographique s'édifie sur des impondérables.Rien n'est donc plus fragile et comme l'on comprend les inquiétudes de certains exploitants tendant l'oreille aux réactions de leur public.Le sort d'un film se joue souvent le samedi soir, à sa sortie.Le verdict se répand par la publicité de bouche à oreille et si le mot propagande eut jamais un sens, c'est bien ici.Et là-bas, tapi dans l'ombre, il y a le dragon télévision qui attend.» JEAN BEAUNOYER Toc Toc chez Madame Bolduc avait été montée en catastrophe, l'été dernier, dans un théâtre d'été à Bromont et la production en avait grandement souffert.Cette année, on reprend cette comédie musicale au Théâtre de la Marjolaine sous la nouvelle direction du la Compagnie du groupe d'Eastman.On était en droit de s'attendre à un spectacle revu et corrigé par Lorraine Beaudry, qui signe la mise en scène en plus d'assumer la direction artistique du Théâtre de la Marjolaine.À mon grand étonnement, c'est la même comédie musicale cahoteuse et tiède qu'on nous sert.C'est d'autant plus frustant quand on a vu tous les efforts déployés par la quarantaine de membres de la Compagnie du groupe d'Eastman qui ont récupéré ce théâtre cédé par Jean-Bernard Hébert dans les conditions que l'on connaît.Je veux bien comprendre tous les tracas administratifs de la nouvelle direction qui tenait à relancer ce théâtre sur des bases solides, mais il fallait penser également à la qualité du spectacle.Madame Bolduc est une légende au Québec et l'idée de la faire revivre sur scène est fort louable, mais il fallait savoir entourer le personnage et nous raconter une histoire crédible, intéressante et entraînante.La réputation et la tradition du Théâtre de la Marjolaine ne peuvent tolérer la présentation d'un spectacle fortement teinté d'amateurisme.Et c'est malheureusement le cas dans cette production de Toc Toc chez Madame Bolduc où les comédiens sont aussi naturels que des jeunes acteurs d'une séance d'école secondaire.Heureusement que Nancy Gauthier sauve le spectacle à quelques reprises.Et encore là, son rire continuel et sa bonne humeur presque maladive finissent par agacer les spectateurs.Elle chante bien cependant et les musiciens sont alertes et talentueux.Si on pouvait mieux les entendre, ce serait parfait.Le problème se situe surtout au niveau du jeu.Lors d'une répétition improvisée dans son salon, Madame Bolduc fait chanter tous les artistes qui font partie de sa tournée.Chacun d'eux nous propose un numéro qui pourrait être drôle, mais c'est complètement raté et à refaire complètement à mon avis et de préférence avec d'autres comédiens.L'interprétation, par exemple, des Roses blanches avec toute la gestuelle mélodramatique d'une autre époque, pourrait être tordante mais ce n'est pas le cas.Le danseur qui a trop bu pourrait être un numéro de mime tordant, mais ce n'est pas le cas.Je ne sais pas si on a oublié de répéter, de se remettre en question ou d'explorer, mais c'est aussi ennuyant que l'an dernier.Il me semble qu'après un an, on aurait pu trouver le temps de revitaliser ce spectacle.Dommage parce que le texte de Lorraine Beaudry est intéressant et qu'il aurait mérité un meilleur sort.Avec quelques modifications, un peu plus de nuances dans la composition des personnages, le public aurait été ému.On annonce d'ailleurs, à la fin du spectacle, la mort de Madame Bolduc.Malheureusement, les gens applaudissent et on ne saisit rien de cette annonce.Le décor est crédible, l'éclairage particulièrement conventionnel et l'acoustique, épouvantable.On voit également un piano qu'on n'entend jamais.Malgré tout, je suis sorti du théâtre avec des airs de Madame Bolduc en tête.Quel génie avait cette femme qu'adorait dans le temps un certain.Charles Trenet.TOC TOC CHEZ MADAME BOLDUC, texte et mise en scène de Lorraine Beaudry; scénographie et éclairages: Marc Longpré; chorégraphies: Louise Lussier.Distribution: Nancy Gauthier, Josée Rivard, Corrine Chevarier, Luc Bertrand, Francis Vachon et les musiciens Patrice Massicotte, Pier Noli et Guylaine Coderre.Comédie musicale présentée au Théâtre de la Marjolaine jusqu'au 31 août, du mardi au samedi à 20h30.Réservations: 1 866 297-2860 ou 1 450 297-2860.version française de «LIKE MIKE» - RICHARD CORLISS & JESS CAGLE, TIME MAGAZINE «DEUX HEURES DE VRAI PLAISIR GRISANT.» - RICHARD CORLISS & JESS CAGLE, TIME MAGAZINE version française de «STAR WARS EPISODE II: ATTACK OF THE CLONES» LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .THX CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! .SON DIGITAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS GVISA GÉNÉRAL CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .VERSION ORIGINALE ANGLAISE MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .CINÉMA ST-EUSTACHE .DRIVE-IN ST-HILAIRE VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .À L'AFFICHE ! «CRUISE ET SPIELBERG TOUCHENT L'OR.» ANDREW JOHNSTON version française de «MINORITY REPORT» «Le DIVERTISSEMENT Le Plus Musclé, Le Mieux Fignolé Et Le Plus Trépidant De Spielberg Depuis \u2039LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE.\u203a Le Meilleur Film D'action De La Saison.» «FÉROCEMENT INTENSE, FÉROCEMENT CINÉTIQUE.\u2039Rapport Minoritaire\u203a Est Une Leçon Pour L'usage D'effets Spéciaux Générés Par Ordinateur: À Couper Le Souffle Sans Jamais Vous Distraire De L'Histoire.C'est La Meilleure Performance D'action De Tom Cruise.Vous Ne Verrez Pas De Thriller Aussi EXITANT Et PROVOCANT Cette Année.» «\u2039Rapport Minoritaire\u203a Est À La Science-Fiction Ce Que \u2039Il Faut Sauver Le Soldat Ryan\u203a Est Aux Films De La 2E Guerre Mondiale: REDÉFINIT LE GENRE.» «Deux Fois Bravo! UN CHEF D'OEUVRE!» RICHARD CORLISS JOEL SIEGEL DAVID ANSEN CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .CINÉMA ST-EUSTACHE .SON DIGITAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 13 ANS + FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .CINÉ-ENTREPRISE À L'AFFICHE! ST-BASILE .3064968A EN BREF Les metteurs en scène du Centaur AU MOIS de mars, on apprenait que la Centaur Theatre Company avait programmé la pièce Des fraises en janvier, d'Evelyne de la Chenelière, dans sa saison 2002-2003.On annonçait cette semaine que la mise en scène de la version anglaise reviendra à Philippe Soldevila, qui a monté la pièce en français au Théâtre d'Aujourd'hui cet hiver.Le Centaur a également confié la pièce Impromptu On Nuns' Island (L'État des lieux), de Michel Tremblay, à Diana Leblanc, de la compagnie torontoise Soulpepper.Gordon Mc Call, directeur artistique du théâtre, Jim Warren et Maurice Podbrey seront les trois autres metteurs en scène de cette prochaine saison.M.Podbrey, cofondateur du Centaur, qui est retourné vivre en Afrique du Sud il y a quelques années, dirigera la dernière production de 2002-2003, Copenhagen.La pièce de Michael Frayn, lauréate d'un prix Tony, n'avait pas été annoncée au mois de mars avec le reste de la programmation.Ève Dumas «ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT.» JOHN BLACK, BOSTON METRO TM version française PRENEZ UN SECOND ENVOL! GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .CINÉMA MAGOG MAGOG .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE CINÉ-PARC TROIS-RIVIÈRES CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.SON DIGITAL 2e film aux ciné-parcs VERSION FRANÇAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL «PLUS DRÔLE QUE LE PREMIER!» Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA «\u0003\u0003\u0003\u0003!» Shawn Edwards, FOX-TV (Kansas City) M.JONES M.SMITH HOMMES EN NOIR II version française de MEN IN BLACK II AVEC LA CHANSON «BLACK SUITS COMIN' (NOD YA HEAD) INTERPRÉTÉ PAR WILL SMITH AVEC TRA-KNOX PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! 3065013A TM & COPYRIGHT ©2002 www.sumofallfearsmovie.com PARAMOUNT PICTURES.TOUS DROITS RÉSERVÉS.ANS + « VOUS L'ADOREREZ! » -Neil Rosen, NY1 ©©DDiissnneeyy EEnntteerrpprriisseess, , IInncc.GVISA GÉNÉRAL VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH.AMC THEATRES FORUM .VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14.ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXM D GUZZO TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14.STE.THERESE 8.MEGA-PLEXM D GUZZO GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL.FAMOUS PLAYERS À L'AFFICHE! PARISIEN.CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX 3065156A 3059139A 7LP1101B0707 B-11 dimanche - ARTS 7LP1101B0707 ZALLCALL 67 20:09:23 07/06/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 B 1 1 ARTS VISUELS Mort du cinéaste américain Voyage organisé John Frankenheimer Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le réalisateur américain John Frankenheimer, auteur notamment de nombreux thrillers politiques dans les années 60, est mort hier au centre Cedars- Sinaï de Los Angeles à l'âge de 72 ans, a-t-on appris auprès de la porte- parole de l'hôpital, sans autres précisions.Selon les médias américains, le cinéaste serait décédé d'une crise cardiaque, à la suite d'une opération.Né en février 1930 à Malba, dans l'État de New York, John Frankenheimer a réalisé ses premiers films pour l'armée, à l'occasion de son service militaire, avant d'aborder une fructueuse carrière à la télévision.En 1956, il tourne son premier long métrage, Mon père cet étranger (The Young Stranger).S'il aborde des genres très différents, ses films de politique-fiction situés dans un climat de guerre froide restent parmi ses plus connus, notamment Un crime dans la tête (The Mandchurian Candidate, 1962) avec Frank Sinatra et Sept jours en mai (1964) avec Burt Lancaster, Kirk Douglas et Ava Gardner.Un crime dans la tête, adapté du roman de Richard Condon, décrit le lavage de cerveau d'un vétéran de la guerre de Corée pendant sa détention, qui le programme pour tuer un homme politique.Le film, profondément dérangeant et annonciateur de l'assassinat l'année suivante du président John F.Kennedy, avait été retiré des affiches.Il est ressorti ensuite sur les écrans américains en 1987.Il a également tourné des films plus intimistes comme Le Prisonnier d'Alcatraz avec Burt Lancaster (1962), qui raconte l'histoire d'un prisonnier condamné à mort, qui devient en expert ornithologue pendant son séjour en prison.Frankenheimer s'est aussi essayé à des polars comme French Connection II (1975) avec Gene Hackman ou encore des chroniques de l'Amérique profonde, notamment Pays de la violence (I Walk the Line, 1970) avec Gregory Peck.Passionné de politique, il avait réalisé des films promotionnels pour Robert F.Kennnedy.Profondément affecté par son assassinat en 1968, il avait marqué une pause de près de cinq ans dans sa carrière et s'était installé à Paris, où il a suivi notamment des cours de cuisine.JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Vacances et été sont encore si indissociables que de voir une exposition estivale s'intituler Invitation au voyage est presque décevant tellement ça sonne cliché et déjà vu.Mais comme chaque été amène son lot de choses uniques, faisant parfois dans le monumental, cette manifestation ne fait pas exception.Organisée par trois maisons de la culture (Ahuntsic-Cartierville, Frontenac et Plateau-Mont-Royal), elle réunit pas moins de 70 artistes.Si voyager, c'est un peu aller vers l'inconnu ou l'inhabituel, ici ça ne se traduit pas seulement par l'évocation du déplacement touristique.Bien plus qu'un simple périple vacancier, Invitation au voyage se veut avant tout une aventure interdisciplinaire tant pour les artistes que pour les visiteurs.Le tout repose sur une rencontre, ou plutôt sur des rencontres tellement l'exposition rassemble du monde : 35 artistes associés à 35 écrivains, une signature visuelle ayant inspiré, chacune, un texte.« En réunissant deux disciplines artistiques au sein d'un même projet, écrivent les agentes culturelles des trois maisons dans le petit catalogue, nous désirions, un peu coquines, provoquer des rencontres inusitées et même des étincelles, mais aussi, un peu plus sérieuses, rendre plus perméables les frontières qui séparent trop souvent les différentes pratiques artistiques ainsi que leurs publics.» Diversité et jumelages inusités sont donc au rendez-vous.Le pinceau d'un Rafael Sottolichio associé à la plume d'un Wajdi Mouawad, les aquarelles d'un Patrick Coutu sous la verve de Michel Garneau, un texte inspiré d'Evelyne de la Chenelière à partir des sculptures de Marie-Christine Landry.Bref, 35 mariages proposant le double d'oeuvres.Oeuvres visuelles et écrites Si leur union n'est pas si nouvelle (ce printemps, la galerie Graff procédait au même exercice avec l'expo Portraits-robots), arriver de part et d'autre à des solutions totalement réussies, voire autonomes, n'est pas acquis.Lorsque le texte sert de source première, l'artiste visuel peut tomber dans le piège de la banale illustration.Là où le texte vient en second, le danger qui guette l'écrivain est celui de la simple description.Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de ne pas trop coller à la vision de départ.Le piège n'a pas été totalement évité, mais heureusement la majorité des textes demeurent passablement originaux (en prose, en vers ou avec dialogues), au point où parfois on se demande qui du plasticien ou du littéraire a inspiré l'autre.On pourrait alors se contenter d'accepter cette Invitation au voyage en deux temps : en galerie, pour contempler les pièces visuelles, et ailleurs, le nez plongé dans le catalogue à lire les textes.Sauf que l'expo vise justement de voir tout ça d'un même oeil \u2014 autant que possible.C'est le duo Danielle Bérard-Hélène Monette qui permet le mieux cette expérience tellement leurs oeuvres ne font qu'une.La première propose Tu m'enverras des cartes postales, un montage photo que la seconde s'est amusée à habiter de phrasés simples et directs telle une correspondance avec un être cher : « J'ai rencontré quelqu'un / il danse et il frémit dans le ciel blanc / tu lui ressembles tant.» À l'instar de cet exemple, la plupart des propositions évoquent des thèmes corollaires au voyage comme l'éloignement, la séparation, le déplacement.Bien que le titre de l'expo invite à outrepasser les frontières non pas d'un territoire, mais d'une discipline, vacances et excursions habitent les trois maisons par la présence, en grand nombre, de photographes (Raymonde April, Ivan Binet, Gabor Szilasi) et de paysagistes (Isabelle Hayeur, Dennis Ekstedt, Peter Krausz), certains frôlant le regard touristique (Gilbert Duclos).C'est donc avec plaisir que l'on découvre que quelques propositions sortent du classique souvenir de voyage, de l'ironique attachécase de Michel Goulet (Dormir avec les anges, 1997-2000) à l'illusoire Ombres au tableau, 1999, de Mario Côté \u2014 qu'on voit décidément partout depuis mars.Parmi la douzaine (seulement) de pièces nouvelles, soulignons la sculpture d'Alfredo Abeijon et l'origami à partir d'un Atlas de Jérôme Fortin (qui fait déjà saliver à l'approche de son expo solo à Pierre- François Ouellette Art contemporain).Ou encore Portrait de Marie, hiver 1996 de Yan Giguère, un paysage photo peut-être, mais plus proche de l'univers d'un Jean Paul Lemieux que d'une période estivale.Enfin, comment ne pas parler de Threshold Series \u2014 Irrashai! (Welcome!) de Kevin Ei-ichi de Forest et du texte Certificat d'étrangeté de Mireille Cliche qui rappellent que voyager n'est pas seulement un loisir temporaire.C'est aussi un déracinement permanent qui fait de l'être humain un éternel pèlerin.INVITATION AU VOYAGE, maisons de la culture Ahuntsic-Cartierville, Plateau- Mont-Royal et Frontenac jusqu'au 24 août.Info: 514 872-2267.De Raymonde April, Journée de chutes, une photographie couleur prise en 1990.De Kevin Ei-ichi de Forest, Threshold Series \u2014 Irrashai! (Welcome!), réalisé en 2002 par impression au jet d'encre sur canevas.De Rafael Sottolichio, Paysage américain, une huile sur toile réalisée en 2001.SPIDER-MAN \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:00 STAR WARS: EPISODE II - L'ATTAQUE DES CLONES \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:10,3:25,6:30,9:35 IRRÉVERSIBLE (18+) Dim.au Jeu.7:20,9:40 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU\u0001(13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:05,4:10,6:30,7:05,9:10,9:45 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:00,4:00 RAPPORT MINORITIARE \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:05,12:30,3:10,3:40,6:15, 6:45,9:20,9:50 Jeu.12:05,12:30,3:10,3:40,6:45,9:20,9:50 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Mar.Jeu.12:05,12:20,1:10,2:25,2:45,4:10,4:55,5:10,6:50,7:15,7:35, 9:15,9:40,10:00 Mer.12:05,12:20,1:10,2:25,2:45,4:10,4:55,5:10,7:15,7:35,9:15,9:40,10:00 MR.DEEDS \u0001 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:10,12:40,2:35,2:55,4:50, 5:15,7:10,7:30,9:35,9:55 HÉ ARNOLD! LE FILM\u0001 (G)Dim.au Jeu.12:50,3:20,5:20 HOMMES EN NOIR 2\u0001\u0001Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,12:45,1:20,2:20,3:00,4:20,4:40,5:15, 6:40,7:00,7:30,9:05,9:30,9:55 LE FILM DES SUPER NANAS \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:30,4:30,6:45 TOUT COMME MIKE\u0001(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,1:30,2:30,4:00,5:00,6:40,7:25,9:10,9:50 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:30 STAR WARS: EPISODE II - L'ATTAQUE DES CLONES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,3:30,6:45,9:30 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE (G) Dim.au Jeu.1:35,4:00,7:15 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:10 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) Dim.au Jeu.7:00,9:35 LILO & STITCH (v.française) (G)Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:30,9:30 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,3:00,5:10,7:20,9:30 HÉ ARNOLD! LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:10,3:10,5:10 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.12:30,3:00,5:15,7:30,9:50 HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:05,1:30,3:05,3:30,5:05,5:30,7:05,7:30,9:05,9:35 LE FILM DES SUPER NANAS (G) Dim.au Jeu.1:15,3:15,5:15,7:15 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:15,5:20,7:30,9:35 DIVINE SECRETS OF THE YA-YA SISTERHOOD (G) Dim.au Jeu.6:50,9:20 AMEN (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:30,9:15 THE BOURNE IDENTITY\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:25,3:00,6:35,9:05 SCOOBY-DOO (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.8:55 LILO & STITCH\u0001 (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.12:40,2:35,4:40,7:05,9:00 MINORITY REPORT \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,3:10,6:25,9:10 HEY ARNOLD! THE MOVIE (G) Dim.au Jeu.12:35,2:30,4:35 THE POWERPUFF GIRLS MOVIE(G) Dim.au Jeu.12:50,2:50,5:00,6:55 MEN IN BLACK II \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,2:45,4:45,7:15,9:30 LIKE MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,2:40,4:50,7:00,9:25 STAR WARS: EPISODE II - L'ATTAQUE DES CLONES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,3:15,6:35,9:20 STAR WARS: EPISODE II - ATTACK OF THE CLONES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:40,6:30,9:15 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:05 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) Dim.au Jeu.9:30 THE BOURNE IDENTITY (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:05 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:40,9:25 MINORITY REPORT (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,3:25,6:45,9:25 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:20,5:20,7:30,9:50 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.12:25,3:00,5:15,7:25,9:40 MEN IN BLACK II (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:20,1:00,2:45,2:55,5:00,5:10,6:50,7:30,9:10,9:45 LIKE MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:55,3:10,5:25,7:35,9:55 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,2:50,5:05,7:15,9:35 LE FILM DES SUPER NANAS (G) Dim.au Jeu.1:15,3:05,4:55 AMEN (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:30,3:20,6:30,9:20 LE PEUPLE MIGRATEUR (G) Dim.au Jeu.12:55,3:05,7:20,9:45 CHAOS (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:25 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,12:45,1:00,2:40,2:55,3:10,4:50,5:05,5:20,7:00,7:15,7:30, 9:10,9:25,9:40 HÉ ARNOLD! LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00 IRRÉVERSIBLE (18+) Dim.au Jeu.12:40,3:05,5:15,7:25,9:40 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE (G) Dim.au Jeu.1:35, 3:45,7:25,9:50 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:40,7:00,9:35 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:10,9:00 AMEN (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:15,9:15 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:30,9:25 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:15,3:20,5:25,7:35,9:45 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.1:25,3:40,7:15,9:30 HÉ ARNOLD! LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:10,2:55,4:30 HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:30,2:52,3:30,5:00,5:30,7:05,7:30,9:10,9:40 LE FILM DES SUPER NANAS (G) Dim.au Jeu.1:20,3:10,5:00 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:15,5:25,7:35,9:45 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:40,7:10 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:00,9:00 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) Dim.au Jeu.9:50 LILO & STITCH (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:20,3:10,6:50,8:50 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:30,9:30 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:10,5:10,7:20,9:35 HÉ ARNOLD! LE FILM (G) Dim.au Jeu.12:50,2:50 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:10,7:30,9:45 HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45, 2:45,4:45,7:00,9:20 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,2:40,5:00,7:30,9:40 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE (G) Dim.au Jeu.1:20, 3:40,7:05,9:40 SCOOBY-DOO (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:25,9:45 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:35,9:35 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:15,7:30,9:50 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:10,5:25,7:35,9:55 LE FILM DES SUPER NANAS (G) Dim.au Jeu.12:10,2:40,4:50 HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20, 2:50,5:00,7:15,9:20 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:20,5:30,7:45,10:00 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) Dim.au Jeu.9:25 RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:45 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:30,3:40,7:30,9:30 MEN IN BLACK II (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:40,3:30,5:15,7:00,9:15 TOUT COMME MIKE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 STAR WARS: EPISODE II - ATTACK OF THE CLONES \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:20,6:30,9:20 THE BOURNE IDENTITY\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:40,3:50,7:05,9:35 SCOOBY-DOO\u0001 (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.12:50,3:00,5:00,7:10,9:00 MINORITY REPORT \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,3:25,6:20,9:15 MR.DEEDS \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,2:50,5:10,7:30,9:45 LIKE MIKE\u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:55,3:05, 5:20,7:25,9:40 MEN IN BLACK II \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:10,5:30,7:40,9:30 SPIDER-MAN \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:55,6:45,9:20 STAR WARS: EPISODE II - L'ATTAQUE DES CLONES \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,3:35,6:45,9:40 SPIRIT: L'ÉTALON DES PLAINES\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:35,2:35,4:35 INSOMNIE \u0001 (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:25 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:10,2:35,4:55,7:05,7:15,9:25,9:35 AMEN\u0001(v.française) (G) Dim.au Jeu.9:15 SCOOBY-DOO\u0001(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:15,2:25,4:35,7:00,9:05 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:25,4:05,6:50,9:30 LILO & STITCH\u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:20,2:20,4:20,7:05,9:05 RAPPORT MINORITIARE\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:50,9:40 HÉ ARNOLD! LE FILM \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:55,2:45,4:40 LA SOMME DE TOUTES LES PEURS\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:05,4:00,6:55,9:30 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY\u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:05,12:15,2:20,2:30, 4:35,4:45,6:55,7:05,9:10,9:20 LE FILM DES SUPER NANAS\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:30,2:25,4:25,6:55 MR.DEEDS \u0001 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00,2:10,4:20,7:00,9:10 HOMMES EN NOIR 2 \u0001 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:10,2:05,4:00,7:00,9:10 TOUT COMME MIKE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:30,4:40,7:10,9:20 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:10,9:35,11:55 SCOOBY-DOO\u0001(v.française) (G) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00 RAPPORT MINORITIARE\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:45,7:00,9:45,12:25 MR.DEEDS \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20, 11:25 HOMMES EN NOIR 2 \u0001 Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 TOUT COMME MIKE \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:30 SPIDER-MAN\u0001 (G) Dim.au Jeu.9:00,11:25 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés MR.DEEDS(v.française) (G) Laissez-passer refusés RAPPORT MINORITIARE (13+) Laissez-passer refusés INFIDÈLE (13+) L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés MR.DEEDS (G) Laissez-passer refusés SCOOBY-DOO (v.française) (G) INSOMNIE (13+) RAPPORT MINORITIARE (13+)Laissez-passer refusés INFIDÈLE (13+) HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) MR.DEEDS (v.française) (G) Laissez-passer refusés SPIDER-MAN (v.française) (G) SCOOBY-DOO (v.française) (G) FLICS EN DIRECT (G) HOMMES EN NOIR 2 Laissez-passer refusés SPIDER-MAN (v.française) (G) RAPPORT MINORITIARE (13+)Laissez-passer refusés INFIDÈLE (13+) L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) HORAIRE VALIDE DU JUILLET 7 AU JUILLET 11 3065399A 7LP1201B0707 7LP1201B0707 ZALLCALL 67 20:07:26 07/06/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 Deux pélicans en tournée à Montréal À TIRE D'AILE La saison touristique est excellente jusqu'à maintenant au Québec, du moins dans le monde des oiseaux.Les visiteurs étrangers sont encore nombreux et plusieurs d'entre eux ont même décidé de prolonger leur séjour chez nous.C'est le cas de ces deux pélicans d'Amérique qui se sont installés juste en face des écluses de Sainte-Catherine depuis le début de juin, à deux pas des rapides de Lachine.L'endroit est particulièrement poissonneux et ils n'ont pas à se déplacer bien loin pour s'offrir un bon lunch.Récemment, un observateur a vu l'un d'eux capturer un poisson si gros qu'il a eu toutes les misères du monde à placer sa proie dans sa grande poche buccale avant de l'avaler.Et le réceptacle en question, la poche gulaire, disent les scientifiques, est considérable puisqu'il peut contenir une douzaine de litres d'eau, deux fois plus que la capacité de stockage du jabot.Bien que sa présence à Montréal puisse étonner, le pélican d'Amérique est un oiseau qui niche presque uniquement à l'intérieur des terres, surtout sur des îles isolées, dans l'ouest du continent, à partir de l'Ouest ontarien (lac Nipigon, Lake of the Woods) jusqu'en Colombie-Britannique, mais aussi dans les Territoires-du-Nord-Ouest.On compte de nombreux lieux de nidifications en Alberta et les couples nicheurs se comptent par milliers en Ontario.Aux États- Unis, l'oiseau niche jusqu'au sud de la Californie et quelques individus font leurs nids sur les côtes du Texas.Les oiseaux nordiques hivernent dans le sud des États-Unis (notamment en Floride), au Mexique et jusqu'au Guatemala.Les deux tiers de la population nord-américaine nichent au Canada.Chaque année, certains individus plus aventureux que les autres visitent l'est du pays, notamment le Québec, plus particulièrement l'Abitibi, mais aussi plus au sud (lac des Îles, près de Mont-Laurier), le long du Saint-Laurent vers l'est, de même que la grande région métropolitaine.Les visites du pélican en terre québécoise ont augmenté récemment et elles sont particulièrement nombreuses cette année, raconte Pierre Bannon, responsable de la compilation des observations d'oiseaux inusités pour la Société québécoise de protection des oiseaux.Par exemple, quelques-uns, souvent en groupe de trois, ont été signalés à plusieurs endroits notamment dans le coin de Baie-Comeau et de l'Île-Verte.M.Bannon se rappelle que l'espèce était signalée si peu souvent au Québec qu'à l'époque, il a nolisé un avion avec des amis pour aller en observer un spécimen à l'île du Moine, au lac Saint-Pierre, l'oiseau étant visible seulement du haut des airs.Trois mètres d'ailes On compte seulement six espèces de pélicans dans le monde dont deux, le pélican brun et le pélican blanc d'Amérique sont originaires des États-Unis ou du Canada.Les pélicans figurent parmi les oiseaux les plus gros et les plus grands de la faune ailée.Le pélican d'Amérique ne fait pas exception à la règle.Son poids varie de cinq à huit kilos.Il est si lourd que par temps calme il doit courir à la surface de l'eau sur une bonne distance pour prendre son envol.Mais sa gaucherie apparente s'estompe quand il prend l'air.Son envergure d'ailes atteint les trois mètres.Il vole habituellement en formation, souvent en V ou en ligne, le cou replié sur les épaules.Il sait aussi profiter des vents ascendants pour planer durant de longs moments en haute altitude comme le font les plus grands rapaces.Parfois considéré comme une caricature d'oiseau avec son bec jaune de 60 cm de longueur, son immense poche gulaire, ses yeux entourés d'un cercle de peau dénudée et ses petites pattes jaunâtres, le pélican d'Amérique est recouvert d'un plumage entièrement blanc, exception faite du bout des ailes, qui est noir.Dès la pariade, les adultes nicheurs arborent une touffe de plumes grisâtres sur le dessus de la tête et une excroissance parfois considérable apparaît alors sur la mandibule supérieure de leur bec.Le pélican d'Amérique niche sur le sol, dans une dépression d'une quarantaine de centimètres de diamètre entourée de divers débris.Il pond deux oeufs mais souvent un seul.La couvaison et les soins aux petits sont assumés par les deux parents.Grégaires, les colonies de pélicans peuvent parfois compter à peine quelques nids ou plusieurs milliers.Les oiseaux sont particulièrement sensibles au dérangement durant cette période et des colonies entières ont été abandonnées parce que trop perturbées par des visiteurs.En Alberta, il est même interdit d'approcher à moins de 800 mètres de tout lieu de nidification.Sa longévité peut atteindre une quinzaine d'années mais un spécimen élevé dans un jardin zoologique a vécu au moins 34 ans.Un pêcheur communautaire Comme tous les pélicans, notre vedette du jour se nourrit presque exclusivement de poissons, ce qui a causé souvent des frictions avec certains pêcheurs de l'Ouest qui n'ont pas hésité parfois à sortir le fusil pour régler leur différend.Il a toutefois été démontré que le régime alimentaire de l'oiseau ne causait aucun tort aux amateurs de pêche.Il apprécie les ménés de diverses espèces, la barbotte, la perchaude, l'achigan, la carpe et autres poissons apparentés, ainsi que les salamandres, les grenouilles et certains petits crustacés.Contrairement à son cousin le pélican brun, le pélican d'Amérique plonge rarement du haut des airs pour capturer ses proies.À la vue d'un poisson, il se laisse plutôt tomber à l'eau, pattes en avant pour ensuite plonger et cueillir sa victime dans son bec démesuré.L'eau est ensuite expulsée de la poche gulaire par les commissures du bec.Il chasse aussi en groupe, plusieurs oiseaux se tenant côte à côte afin de chasser les poissons vers les eaux peu profondes de la rive avant de passer à l'attaque.Véritable épuisette pour la pêche, la poche gulaire est aussi un garde-manger pour les petits qui vont y puiser une nourriture déjà partiellement digérée.Mais cet appendice a aussi un autre rôle inusité.Les oiseaux ne possèdent pas de glandes sudoripares leur permettant d'éliminer de l'eau et de la chaleur par temps très chaud.Ils arrivent au même résultat en expulsant l'air chaud par leur bec grand ouvert, une scène que l'on a vue couramment ces derniers jours chez nous.Le pélican, lui, peut littéralement sortir sa poche gulaire de son bec exposant ainsi la partie intérieure à l'air libre, ce qui permet une déperdition additionnelle de chaleur.Photo BOB ROY, collaboration spéciale Voici nos deux visiteurs inusités sur les eaux du Saint-Laurent, tout près dans la petite baie, au sud des écluses de Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud.On peut voir sur le bec de l'un d'eux une excroissance qui apparaît chez les adultes durant la période de reproduction.Le pélican d'Amérique est un des plus gros oiseaux de la notre faune ailée.Il niche sur les lacs intérieurs, dans l'Ouest.LE CARNET D'OBSERVATION Mémoire de pigeon AVOIR UNE MÉMOIRE d'éléphant, dit-on.Il faudra plutôt parler maintenant d'une mémoire de pigeon.Disparu lors d'une course entre Nantes et Manchester, en 1997, le pigeon Whitetail est finalement retourné au bercail en avril dernier.cinq ans plus tard.Le pigeon avait gagné 13 courses et traversé la Manche 15 fois au cours de son existence, rapportait récemment la BBC.Tom Roden, le propriétaire du volatile comptait revoir son protégé trois jours après l'avoir lâché en France.Malheureusement, même après quelques jours de plus, le pigeon ne s'était toujours pas présenté.Malgré le statut de champion de son oiseau, M.Roden admet qu'il avait commencé à perdre espoir de le revoir un jour.L'éleveur savait bien que jamais on n'avait entendu parler du retour d'un pigeon de course 12 mois après le signal du départ.« Il doit avoir une mémoire phénoménale pour retrouver son chemin jusqu'à la maison », a souligné la BBC.« Je l'ai reconnu au premier coup d'oeil à cause des plumes blanches de sa queue.Le numéro de bague à la patte a confirmé que j'avais raison.» Le pigeon était en pleine santé à son arrivée surprise, ce qui laisse croire qu'il avait été recueilli par un bon Samaritain.Bulletinmédical EN DÉPIT de son séjour à l'hôpital et de la médication qu'elle prend depuis plus de deux semaines, ma calopsitte Bobino éprouve encore certaines difficultés de digestion.Plusieurs graines passent à travers tout son système digestif pour finalement se retrouver intactes dans ses fientes.Malgré ce problème, elle semble plus en forme et plus en voix que jamais.Elle mange allègrement et n'a pas perdu de poids.Lors de son hospitalisation, Bobino semblait plutôt abattue et malade.Mystère ! Carouge à l'attaque « JE SUIS CYCLISTE à mes heures et à chaque matin je pédale les rangs agricoles de ma région, écrit Isabelle Paiement, de Saint-Eustache.Depuis quelque temps, je me suis fait attaquer trois fois par des carouges à épaulettes.Ils chargent littéralement.J'ai pensé que c'était le petit rétroviseur sur mon casque, seul élément nouveau qui aurait pu être en cause.Je l'ai enlevé.Mais les attaques recommencent.Je dois crier pour que le carouge en pleine charge décide de rebrousser chemin.On se croirait dans Hitchcock.J'exagère, évidemment.Ce phénomène est-il fréquent et à quoi peuton l'attribuer ?» Les carouges sont des oiseaux particulièrement agressifs au moment de la nidification et ils n'hésiteront pas à attaquer tout intrus qui s'approche trop près de leurs nids ou de leurs petits.Même si les contacts directs entre le carouge et sa « victime » sont plutôt rares, le manège est souvent très intimidant et donne les résultats attendus, il faut bien le dire.En circulant en vélo, vous avez sûrement dérangé monsieur carouge.Il vous a donc démontré à sa façon qu'il n'appréciait guère votre présence.Heureusement ce comportement que plus d'un amateur a vécu est habituellement de courte durée, le temps que les petits volent de leurs propres ailes.Et il va sans dire aussi que si les jeunes oiseaux s'éloignent de votre trajet, le problème s'éloignera d'autant.Il y a quelques années, un problème semblable était survenu dans le parc d'Oka.Mais cette fois l'attaquant était un rapace.La situation était à ce point sérieuse, que les cyclistes ont été invités à utiliser une voie d'évitement.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Des étourneaux dans le BBQ Stephan Kamppanan a eu toute une surprise, il y a trois semaines, en ouvrant son barbecue pour faire une bonne bouffe.Tout l'espace était occupé par un énorme nid de brindilles.Dans le nid, trois jeunes encore nus et aux yeux encore fermés.Bon prince et peu porté sur le bébé étourneau rôti, M.Kamppanan a décidé de remettre son repas à plus tard, le temps que les oisillons quittent les lieux d'eux-mêmes.Ce qui s'est produit le week-end dernier.Les parents avaient accédé au barbecue par l'orifice arrière, là où passent les conduits d'alimentation du gaz.Chez l'étourneau sansonnet, la période d'incubation est d'une douzaine de jours et les petits quittent le nid environ 20 jours après l'éclosion.Lecture gâchée LES PHOTOS sont très belles, la présentation intéressante.C'est à la lecture que les choses se gâtent.Publié en France par les Éditions Atlas, Les Oiseaux de proie fait un tour d'horizon du monde des rapaces.Le hic c'est que le texte fait preuve d'un manque de rigueur scientifique évident quand il ne véhicule tout simplement pas des erreurs.D'abord on peut s'étonner qu'un ouvrage de cette nature n'ait pas utilisé la nomenclature du volume Les Noms français des oiseaux du monde.Cette négligence donne lieu à plusieurs noms erronés même chez les espèces pourtant relativement bien connues des Européens.Quant aux espèces nord-américaines, les erreurs deviennent encore plus flagrantes, car on réalise que les traducteurs ont tout simplement traduit les noms de l'anglais au français, ce qui est inadmissible à mon avis dans un volume sérieux.La crécerelle d'Amérique devient crécerelle américaine (traduction de American Kestrel), la petite nyctale répond au nom de chouette d'Acadie (traduction de Acadian Owl) et notre grand-duc d'Amérique (grand-duc est écrit avec ou sans trait d'union) a troqué son nom pour celui de grand-duc de Virginie, (une traduction de Virginia Horned Owl).Ces traductions littérales sont d'ailleurs fort nombreuses dans les textes.Le lièvre d'Amérique et le lapin à queue blanche sont devenus le lièvre à raquette et le lapin à queue de coton.En lisant attentivement les données sur les espèces qui nous sont familières, on constate par ailleurs la faiblesse des textes.On s'attarde souvent sur des détails anodins alors qu'on passe outre des faits qui me semblent beaucoup plus importants.Chez la petite nyctale, on nous parle des particularités de son chant : « En grandissant, ils émettent des cris grinçants comparables au bruit d'une scie qu'on aiguise.» Qui a déjà entendu le bruit d'une scie qu'on aiguise ?.Mais dans le même texte, on vous dit que la nourriture de l'oiseau est composée de campagnols et d'oiseaux alors qu'en période estivale et là où la neige est absente, ce sont les insectes qui forment la plus grande partie de son menu.Vous y découvrirez en outre que la principale cause de mortalité chez notre grand-duc est la collision avec les voitures alors qu'il s'agit-là d'une cause décès spectaculaire certes mais plutôt marginale.LES OISEAUX DE PROIE, en collaboration ; éd.Éditions Atlas ; Issy-les-Moulineaux, 2002 ; 240 pages ; 24,95 $.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Faudra-t-il maintenant parler d'une mémoire de pigeon au lieu d'une mémoire d'éléphant ?Chose certaine, ces pigeons très montréalais ont sans doute oublié qu'ils ne sont guère appréciés lorsqu'ils font un usage immodéré de nos monuments."]
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