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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-04-12, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0412 A1 SAMEDI 6LP0101A0412 ZALLCALL 67 22:30:14 04/11/03 B L\u2019Irak s\u2019enfonce dans le chaos GILBERT GRAND IRAK > JOUR 24 MONTRÉAL SAMEDI 12 AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOT IDIEN FRANÇ AIS D\u2019AMÉRI QUE 1 1 9e A N N É E > N O 1 7 1 > 2 1 4 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.> Rien ne résiste aux pillards > Mossoul tombe à son tour L\u2019Irak s\u2019est enfoncé davantage dans le chaos hier au fur et à mesure de l\u2019avancée des troupes américano-britanniques et de la désintégration du pouvoir central.Au 24e jour de guerre, les forces spéciales américaines et leurs alliés kurdes ont achevé leur conquête du Nord irakien en capturant sans coup férir Mossoul, mais Bagdad et d\u2019autres villes ont continué de basculer dans l\u2019anarchie, avec scènes de pillage, incendies et règlements de comptes.Tout en minimisant ces pillages « malheureux » mais compréhensibles selon lui après des années de dictature, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a promis que les forces coalisées assureront la sécurité.Il a reproché aux médias de noircir le tableau d\u2019ensemble en diffusant en boucle les mêmes images et de sous-estimer le sentiment de joie et de libération des Irakiens.En attendant l\u2019arrivée de 1200 responsables policiers et experts judiciaires dans les prochaines semaines, l\u2019armée américaine a, selon la BBC, demandé à la police de Bagdad de reprendre son travail afin de contribuer à rétablir l\u2019ordre dans les rues de la capitale.Voir IRAK en A5 PHOTO REUTERS À l\u2019hôpital de Bagdad, hier, on pouvait encore soigner la victime d\u2019une roquette américaine, mais le Comité international de la Croix-Rouge s\u2019alarmait de ce que de nombreux hôpitaux soient ou bien fermés ou bien inaccessibles.Le Kirkuk en liesse sombre dans la peur KIRKUK \u2014 « Vous êtes Américains?» L\u2019homme qui nous accoste dans la rue principale de Kirkuk est visiblement nerveux.La ville du nord de l\u2019Irak a bien été libérée, jeudi, du joug de Saddam Hussein.Mais la peur, elle, subsiste plus que jamais.« J\u2019espère que les soldats américains viendront au plus vite pour sécuriser la ville, poursuit le jeune médecin d\u2019origine arabe, trop craintif pour révéler son prénom.La situation est très instable.Je n\u2019aime pas ça.» Au lendemain de la chute de Kirkuk aux mains des combattants kurdes, la jubilation a fait place à une atmosphère lourde de tension.Comme Bagdad et Mossoul, la ville est soumise à d\u2019intenses pillages, à des désordres publics et à des règlements de comptes sauvages.« Je suis allée au marché ce matin, il n\u2019y avait pas de nourriture nulle part, se plaint une mère de famille arabe.Comment pouvons-nous survivre?Nous n\u2019avons rien, toute la ville a été pillée, même l\u2019école de mes enfants a été vidée de ses meubles.Où sont donc les Américains?» Les Américains se concentrent, pour le moment, autour des nombreux puits de pétrole de la région.D\u2019ici demain, toutefois, 4000 soldats seront déployés à Kirkuk pour tenter d\u2019y rétablir l\u2019ordre.Les autorités kurdes ont promis que leurs combattants, qui se sont rués sur la ville par centaines jeudi matin, céderont alors la place aux Américains.De hauts responsables de la région et de l\u2019armée américaine se sont réunis au gouvernorat de Kirkuk, hier, pour décider de la marche à suivre.Déjà, des policiers de Sulaymaniya ont été appelés à Kirkuk pour en patrouiller les rues.On créera ensuite une administration locale composée de toutes les forces en présence: kurdes, turkmènes, arabes et assyriennes.Voir KIRKUK en A4 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D18 - Télé-horaire D2 Actuel cahier F Avis B7 Bridge I14 Carrières cahier I - formation I13 Décès G8, G9 Échecs I14 Éditorial A26 Encans A24, G8 Êtes-vous observateur?D21 Feuilleton H17 Forum A27 Horoscope H17 Jardiner J17 La grille des modus I11 La Presse Affaires E1-E12 Loteries B6 Monde cahier A Mon toit cahier J Mots croisés H17 Mot mystère H17 Ni bête ni méchant! I14 Petites annonces D19 - immobilier D19-D26 - marchandises D26 - emplois D26-D28 - automobile F7, G8 - affaires E2 Philatélie I14 Plus B1-B5 Restaurants F6 Vacances-voyage cahier H Vin F4, F5 Sports cahier G M É T É O Voir B6 Ciel variable Maximum 11 > minimum -2 1 3 4 6 Une campagne à nulle autre pareille DENIS LESSARD ANALYSE La CAMPAGNE ÉLECTORALE qui s\u2019achève en a été une à nulle autre pareille.Et ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle s\u2019est déroulée dans l\u2019ombre du conflit en Irak.Jamais, dans l\u2019histoire récente, le sprint électoral n\u2019aura donné lieu au revirement de tendance que laissent entrevoir les sondages.Une longue liste d\u2019experts et d\u2019analystes consultés par La Presse sont unanimes: les campagnes électorales n\u2019ont jamais fait naître un tel suspense depuis 30 ans.Jusqu\u2019ici, l\u2019issue du vote paraissait toujours scellée dès le déclenchement des élections.Sur le terrain, hier, péquistes et libéraux semblaient accréditer la lecture de la maison de sondages CROP qui révélait que le Parti libéral devançait clairement le Parti québécois dans les intentions de vote.Dans une tentative ultime de faire « sortir » leurs appuis lundi, Bernard Landry et Pauline Marois ont fait parvenir un message vocal à toutes les circonscriptions pour enjoindre aux militants de se faire contagieux, une « opération fierté » pour s\u2019assurer de la mobilisation des troupes, problème chronique au Parti québécois.À l\u2019inverse, Jean Charest paraissait avoir confiance que lundi, « un vent de changement » soufflerait dans les bureaux de vote.Les derniers jours de la campagne ont d\u2019ailleurs reflété l\u2019attitude des deux camps.Depuis la dernière ligne droite en fin de semaine dernière jusqu\u2019à ce soir, Bernard Landry aura joué « défensif », clairement concentré à protéger ses acquis; 21 de ses 25 points de chute se trouvaient dans des circonscriptions déjà détenues par le PQ.Inversement, Jean Charest est passé à l\u2019offensive; 20 de ses 23 étapes depuis une semaine se sont faites en territoire péquiste.Mais cette situation était tout un revirement par rapport à ce qu\u2019on percevait le 12 mars dernier.Voir CAMPAGNE en A4 Prix Web de base par trajet Calgary 164$ Visitez 69$ Ft.Lauderdale 131$ Winnipeg 184$ Vancouver 3098536A 3098539 AU KURDISTAN IRAKIEN ISABELLE HACHEY envoyée spéciale MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Malgré l\u2019épidémie de pneumonie atypique, Jean Chrétien est allé manger dans le quartier chinois de Toronto.C\u2019est Paul Martin qui l\u2019aurait invité.DENYS ARCAND et la suite du \u2026 Cahier Cinéma, page C1 Un tigre en montagnes russes Cahier Sports, page G1 Élections Le changement nécessaire L\u2019éditorial d\u2019André Pratte À 18 ans; votez pour la première fois Cahier Actuel 2003 TOURNOI DES MAÎTRES Déclin 6LP0201A0412 A2 SAMEDI 6LP0201A0412 ZALLCALL 67 21:11:23 04/11/03 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 MORTS Bagdad, ville du Far West PATRICK SAINT-PAUL Le Figaro BAGDAD \u2014 Le blindé des marines prend position devant le centre culturel du ministère irakien du Pétrole.Un tireur isolé ouvre le feu à intervalles réguliers sur une foule de badauds, qui observent les troupes américaines.Depuis deux jours, les Bagdadis goûtent à la liberté promise par George W.Bush.Celle-ci est synonyme de pillage à grande échelle.Depuis qu\u2019elle a été « libérée » par les forces américaines, la capitale irakienne s\u2019est muée en une ville du Far West, où règne l\u2019anarchie.« Des tireurs embusqués et des voleurs rôdent partout en ville.Nous avons besoin des Américains pour nous apporter la sécurité, s\u2019énerve Ali Shahid.Les Irakiens viennent nous voir toute la journée pour réclamer de l\u2019aide, répond le lieutenant Frank Dillbeck des marines.Mais on ne peut pas sécuriser toute la ville.Nous ne sommes pas assez nombreux pour cela.» Paradoxalement, le blindé américain n\u2019est pas déployé devant le bâtiment officiel pour empêcher les pillages.« C\u2019est ce tireur sniper qui empêche les gens de piller, rigole le lieutenant Dillbeck.Dès qu\u2019on lui aura réglé son compte, ils pourront aller se servir et prendre tout ce qu\u2019ils veulent.Nous n\u2019avons rien contre.Le régime les a volés pendant des années.C\u2019est à leur tour de se servir.» Un coup sec part du blindé.Le sniper est touché.« La voie est libre », lance un marine.Une vingtaine de pillards se précipitent sur l\u2019immeuble et ressortent avec des canapés, des téléviseurs, des réfrigérateurs.Pourtant hier matin, lors de la prière du vendredi, les imams de la capitale ont appelé les Bagdadis à ne voler ni les bâtiments publics ni les habitations.Cette jeune femme n\u2019était pas au courant.Ni son mari.« Si nos imams ont dit que Dieu est contre nous, allons reposer les affaires, promet Ali Shahid déçu.Mais on demande aux Américains de remettre l\u2019eau, l\u2019électricité et de nous donner à manger.Et aussi s\u2019ils nous empêchent de voler et de faire n\u2019importe quoi, c\u2019est bien.Comme ça, nos hommes de religion ne seront pas fâchés.» Quelques minutes plus tard, la voiture de ce jeune couple s\u2019en ira tout de même chargée à ras bord.Bagdad est envahie par la fumée.De nombreux bâtiments publics brûlent.Partout en ville, les pillards transvasent le contenu des édifices de l\u2019administration déchue avant d\u2019y mettre le feu et de prendre la fuite.Dans l\u2019avenue Kiffah, la Rafidam Bank a été pillée et incendiée.Une grue achève de détruire l\u2019immeuble en cendres afin d\u2019éviter qu\u2019il ne s\u2019effondre sur des passants.La foule massée autour de la banque est en colère.Contre les nouveaux maîtres, les Américains.« On a accepté que les Américains viennent et on veut bien les aider, se fâche Adel.On était d\u2019accord pour le départ de Saddam.Mais ils laissent Bagdad sans eau ni électricité et surtout sans sécurité.On est déçus.Ils laissent nos ministères, nos banques et nos commerces brûler.S\u2019ils ne réagissent pas vite on va faire la révolution contre.Les Américains ce n\u2019est pas Saddam Hussein, ils ne nous font pas peur.» L\u2019attroupement grossit.La colère monte.« Les Américains laissent tout brûler sauf le ministère du Pétrole, lance un vieil homme.Ça en dit long sur leurs intentions.S\u2019ils veulent notre pétrole, ils peuvent en prendre un peu.Mais ils doivent nous offrir des services en échange.Au moins Saddam s\u2019occupait de la sécurité.» Dans les quartiers, des milices civiles armées se sont constituées pour intercepter les voleurs.À Karrada, quartier du centre de Bagdad, des barrages de fortune constitués de tas de pierres, de sacs de sable et de débris des bombardements américains bloquent les ruelles.Des miliciens armés vérifient l\u2019identité des passagers et le chargement de chaque véhicule.Un camion jaune approche, chargé à ras bord de miroirs, de cuvettes de toilettes, tapis, canapés et autres prises de guerre.Trois hommes sont à bord.Les miliciens courent vers eux.Les voleurs sortent leurs kalachnikovs et ouvrent le feu.Les miliciens les pourchassent en ripostant avec leurs mitrailleuses.L\u2019échange dure cinq longues minutes.Les habitants du quartier se plaquent contre les murs des immeubles.Puis la foule déchaînée fond sur le camion jaune, pour en extirper les trois voleurs, qui sont tabassés à coups de crosse.Un responsable du quartier intervient pour sauver les voleurs d\u2019une mort certaine.Il les enferme dans une maison le temps que l\u2019atmosphère se calme et que les hommes retrouvent leurs esprits.Puis ils seront relâchés après une leçon de morale.Des rafales fusent de nouveau.Un autre groupe de pillards vient d\u2019être intercepté quelques mètres plus haut.Mahmoud Chaker, un ancien garde du ministère de l\u2019Intérieur, qui a conservé son arme, court en tenant sa kalachnikov au-dessus de la tête pour ouvrir le feu.Les voleurs sont interceptés.Le même scénario se reproduit toutes les 10 minutes.Les Bagdadis trouvent que la liberté promise par George W.Bush commence à avoir un goût amer.« Tout ce qu\u2019ils ont fait de bien les Américains c\u2019était d\u2019en finir avec Saddam, qui nous a terrorisés pendant des années, constate Kassem un vieil homme à la barbe blanche.Grâce à eux on peut de nouveau respirer comme des hommes.Mais Bush nous a promis de la nourriture et de l\u2019eau.Il doit nous apporter la sécurité.Pour l\u2019instant, on n\u2019a toujours rien vu.Si c\u2019est ça sa liberté, on n\u2019en veut pas.Parce que nos enfants se tuent entre eux dans les rues.Bush doit appliquer ce qu\u2019il a dit, sinon il ne vaudra pas mieux que Saddam Hussein.» Un attroupement se forme autour des journalistes.Les habitants de Karrada veulent tous faire passer des messages aux militaires américains et au président des États-Unis.« Les soldats de Bush doivent venir nous voir pour discuter avec nous pour qu\u2019on puisse se mettre d\u2019accord, reprend Kassem.Ils doivent faire des patrouilles et la police pour protéger notre quartier.Pendant leurs bombardements, on dormait la nuit.Mais maintenant on ne peut plus dormir tellement on a peur des voleurs qui entrent chez nous avec des armes et tirent sur nos femmes et nos enfants.» Le régime de Saddam Hussein est en déroute.Les forces américaines ont « libéré » l\u2019Irak.Mais les Irakiens attendent toujours leurs sauveurs.À Saddam, ils ne reconnaissent qu\u2019une seule qualité : sous lui, l\u2019ordre régnait.De leur côté, les forces américaines assurent qu\u2019elles n\u2019ont pas les moyens, pour l\u2019instant, d\u2019assumer des patrouilles afin de sécuriser Bagdad.Et se félicitent que les Irakiens « prennent en main leur destin » en assurant eux-mêmes la sécurité de leur quartier.Que les Irakiens arpentent les rues avec des armes ne les inquiète visiblement pas.« On sait faire la différence entre un groupe d\u2019autodéfense et des terroristes ou soi-disant résistants », assure le lieutenant Dillbeck.Mais hier, les soldats américains ont mitraillé à mort un vieillard qui tentait d\u2019éloigner des pillards avec son fusil.Photo AFP Alors que la ville sombre dans le chaos, des marines américains, qui « patrouillent » dans les rues de Bagdad, se réjouissent à la vue d\u2019une mère et de son enfant.Solde d\u2019entrepôt Le grand fins de série \u2022 articles interrompus \u2022 achats spéciaux \u2022 articles de marque réputée \u2022 draps \u2022 douillettes \u2022 édredons de duvet serviettes \u2022 accessoires de salle de bain \u2022 accessoires pour bébé \u2022 cristal étincelant \u2022 porcelaines exquises \u2022 articles-cadeaux ravissants \u2022 articles ménagers \u2022 batteries de cuisine \u2022 matelas \u2022 lits de laiton et de fer \u2022 tissus \u2022 stores \u2022 carpettes et plus encore ! DERNIÈRE SEMAINE ! Ne manquez pas ce grand solde ! samedi 9 h - 17 h dimanche 12 - 17 h lundi \u2022 mardi \u2022 mercredi 10 h - 18 h jeudi \u2022 vendredi 10 h - 21 h BOULEVARD MÉTROPOLITAIN CH.CÔTE DE LIESSE RUE GINCE RUE GAGNON BOULEVARD LEBEAU AUTO.DES LAURENTIDES BOULEVARD DE L'ACADIE ROND-POINT DE L'ACADIE ENTREPÔT LINEN CHEST Entrepôt Linen Chest 25, rue Gince, Saint-Laurent 3104797A 6LP0301A0412 A3 samedi 6LP0301A0412 ZALLCALL 67 22:01:15 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A3 OU VIFS Statues et règlements Le régime de Saddam Hussein n\u2019a plus d\u2019autorité sur l\u2019Irak.Et les forces de la coalition américano-britannique ne sont pas à même de l\u2019assurer.Problème.Militairement, le Commandement central affirme détenir entre 50 % et 60 % du territoire, proportion qui augmente aussi vite que Humvees et Abrams peuvent avaler la distance qui les sépare des villes à « libérer ».Hier, le commandant du Ve corps d\u2019armée irakien, basé à Mossoul, a signé avec les forces spéciales américaines un accord de reddition, et les hommes (entre 20 000 et 30 000) ont déposé les armes et quitté la garnison.Pendant ce temps, un bataillon (environ 500 hommes) de la 173e brigade aéroportée américaine entre à Kirkuk pour y relever les peshmergas kurdes.et calmer les Turcs, qui voient du plus mauvais oeil la réémergence de la « capitale » kurde, gardienne des champs pétrolifères du Nord.Aucune statue de Saddam Hussein ne restant dans les villes passées sous leur domination, les Américains commencent à se concentrer sur Tikrit, ultime « centre de gravité » de la campagne et berceau du dictateur déchu.Mais ses statues y trônent encore sur leurs socles, si les incessantes attaques de l\u2019aviation coalisée ne les ont pas descendues.Tikrit, c\u2019est la ville natale de Saddam, mais aussi celle de la majorité des hauts dirigeants de son régime, tant les leaders politiques du parti Baas et les généraux de la Garde républicaine, régulière ou spéciale, que les responsables des nombreux services de sécurité.Tikritis et membres des clans environnants ont aussi fourni le gros des recrues des milices des Fedayin de Saddam, principal terreau de résistance irakienne depuis le début de la campagne.En février, des bataillons de femmes voilées et armées avaient défilé dans Tikrit, jurant fidélité au petit gars de la place qui s\u2019était hissé jusqu\u2019au plus haut niveau du pouvoir sans oublier ses humbles origines.Tikrit et ses habitants, en infrastructures et faveurs de toutes sortes, ont beaucoup profité de leurs liens privilégiés avec la capitale.L\u2019heure de « rembourser » approche et, à moins que l\u2019« effet Bagdad » ne vienne renverser le cours des choses, ça va coûter le gros prix.La « bataille de Bagdad », finalement, aura peut-être lieu à Tikrit.\u0001 \u0001 \u0001 « Quand Saddam était là, on avait de l\u2019eau, de l\u2019électricité et les pillards ne dévastaient pas la ville.» Les Irakiens, dans les grandes villes surtout, se retrouvent devant un immense vide dont les penseurs du Pentagone ne semblent pas avoir prévu l\u2019ampleur.À tous autres égards, la campagne \u2014 et la doctrine \u2014 Rumsfeld s\u2019avère un succès total.Jamais, dans l\u2019histoire militaire, une armée n\u2019a réussi une si rapide avance en territoire ennemi.Jamais les bombardements n\u2019auront été si précis, malgré les centaines de morts civils qu\u2019ils ont provoquées ; les experts s\u2019entendent pour dire qu\u2019un tonnage égal, dans la guerre du Golfe il y a 12 ans, aurait causé des centaines de milliers de morts.Aucun des « pires scénarios » du début ne s\u2019est réalisé : les puits de pétrole ne brûlent pas ; les ponts, sauf rares exceptions, n\u2019ont pas été détruits bien que la majorité ait été « armée » ; les barrages n\u2019ont pas sauté pour inonder les marais des territoires chiites ; le gros des autres infrastructures est intact ; les réfugiés n\u2019ont pas atteint le nombre que les organisations humanitaires avaient craint ; les troupes turques n\u2019ont pas envahi le nord de l\u2019Irak ; les combats urbains, bien qu\u2019incessants, n\u2019ont pas atteint le paroxysme si vastement évoqué des deux côtés.Le petit hic de l\u2019absence d\u2019armes de destruction massive \u2014 et d\u2019attaques idoines \u2014 a amené le Pentagone à diriger, avec l\u2019aide d\u2019Israël, les regards vers la Syrie, accusée d\u2019avoir accepté le transfert sur son sol de certaines cargaisons « douteuses » et d\u2019avoir donné refuge à des dirigeants du régime irakien.La Syrie, dernière cousine baasiste de l\u2019Irak, se retrouve ainsi à répondre aux principaux critères des pays de l\u2019« axe du mal » : possession d\u2019armes de destruction massive et refuge de « terroristes ».Pour faire bonne mesure, ajoutent les plus cyniques, les Américains n\u2019auront aucune hésitation ni aucune difficulté à « planter » dans un bunker du désert quelques barils de poudre toxique non agricole, pour ensuite inviter les médias sympathiques à venir rendre compte de la « découverte ».L\u2019« Apocalypse Now » prend la forme d\u2019un pillage total et général et de règlements de comptes de tous ordres.Perçu dans les premières heures comme l\u2019expression du défoulement normal d\u2019un peuple trop longtemps soumis à la plus violente des répressions, le mouvement a atteint des proportions irrépressibles.Les lits et les appareils d\u2019électrocardiogramme disparaissent des hôpitaux, où les laboratoires sont systématiquement saccagés ; hier, les pillards ont décidé de s\u2019attaquer au Musée de la civilisation, le plus grand musée d\u2019Irak.Même les petits commerces y passent.Sous les yeux des GI et des marines.La situation place les Américains devant un insoluble dilemme.Toujours sous les tirs sporadiques des ultimes résistants et craignant les attaques suicide, les troupes resteront en mode de combat plusieurs jours encore.« Nous ne sommes pas la police », répondent-ils aux citoyens qui, au-delà de la liberté, cherchent la plus élémentaire sécurité.Les Américains voudraient jouer à la police qu\u2019ils ne le pourraient pas, par manque d\u2019effectifs.Avant la guerre, le général Eric Shinseki, chef d\u2019état-major de l\u2019armée américaine, avait déclaré que le Commandement central aurait besoin d\u2019« au moins 200 000 hommes » pour sécuriser l\u2019Irak après les combats.Donald Rumsfeld, son patron, l\u2019avait publiquement sermonné.La quatrième convention de Genève, enfin, exige de la force d\u2019occupation qu\u2019elle assure la sécurité des populations civiles.Mais la convention, il est vrai, ne fait aucune mention des forces de « libération ».Ah.La chasse à l\u2019homme est ouverte! s r o d r i g u @ l a p r e s s e .c a LE GOUVERNEMENT américain a dévoilé hier son jeu et les atouts d\u2019une véritable capitulation irakienne trois jours après la chute de Bagdad : Saddam Hussein et 51 dirigeants de son régime doivent être « poursuivis, tués ou capturés ».Les photos des hommes les plus recherchés en Irak ont été imprimées sur des jeux de 55 cartes distribués parmi les troupes américaines.Mais Saddam Hussein et ses plus proches collaborateurs demeurent toujours introuvables.Cette liste n\u2019exclut pas des dirigeants capturés ou tués, a précisé le brigadier général Vincent Brooks au Commandement central américain (Centcom) de Doha, au Qatar.« Les gouvernements de la coalition ont identifié des personnes clés du régime qui doivent être poursuivies et amenées devant la justice », a-t-il ajouté.Chaque carte du jeu distribué aux militaires américains en Irak porte la photo d\u2019une personne recherchée et son rôle dans le régime afin de faciliter son identification.« L\u2019idée est venue d\u2019un réserviste de l\u2019armée de terre à l\u2019Agence du renseignement militaire.On l\u2019a transmise au Centcom, qui l\u2019a trouvée bonne », a précisé à l\u2019AFP un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel David Lapan.Toutes les troupes ne les ont pas actuellement, mais des jeux sont en cours d\u2019impression et de distribution.Ces cartes à jouer ont un côté pratique autant que ludique, a expliqué le porteparole.Dans ce jeu de cartes, Saddam Hussein est désigné comme l\u2019as de pique tandis que son fils cadet, Qoussaï, le chef des services de sécurité, est l\u2019as de trèfle.L\u2019as de coeur est son fils aîné, Oudaï, numéro deux du parti Baas et chef de la majeure partie de l\u2019appareil militaire et d\u2019espionnage du régime de son père.L\u2019as de carreau est le secrétaire à la présidence, Abid Hamid Mahmud Al-Tikriti, tandis que le vice-premier ministre, Tarek Aziz, illustre le huit de pique.On trouve aussi les principaux responsables de la Garde républicaine, du parti Baas et des services de renseignement, les ministres de la Défense et des Finances, tout comme plusieurs conseillers scientifiques.Hier soir, un jeu était même déjà mis aux enchères sur le site Internet Ebay, où il dépassait les 200 dollars.Quelques-unes des 52 cartes n\u2019ont pas de photo, mais il y a deux jokers faisant la liste des rangs militaires et de leur appellation en arabe.Une 55e carte représente un camouflage militaire.Une seule femme figure parmi les 52 noms.Il s\u2019agit de Hoda Saleh Mahdi Ammash, présentée comme une scientifique spécialisée en armes chimiques et biologiques aussi responsable régionale du parti Baas.De toute évidence, la liste inclut ceux que l\u2019administration Bush avait appelés « les 12 salopards », c\u2019est-à-dire les responsables d\u2019attaques chimiques contre des civils, de déportations, de torture et d\u2019autres crimes contre l\u2019humanité.Les autorités américaines soutiennent que les leaders irakiens tentent de s\u2019échapper du pays, quoique d\u2019autres informations prétendent qu\u2019ils se terrent à Tikrit, ville natale de Saddam Hussein.C\u2019est d\u2019ailleurs le prochain objectif des forces américaines, qui ont déjà pris les villes de Mossoul et de Kirkuk, dans le nord du pays.En visite éclair en Afghanistan, le général Tommy Franks a déclaré que la direction du régime irakien avait été décimée ou avait pris la fuite.« Soit ils sont morts, soit ils ont fui comme des lapins », a-t-il dit.Comme à chacune de ses interventions publiques, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a déclaré qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019information suffisamment sûre pour déterminer si Saddam Hussein était mort.« Je n\u2019ai pas vu assez d\u2019informations de sources fiables, de sources multiples et fiables, qui me permettraient de venir vous dire que j\u2019ai la certitude qu\u2019il est mort », a-til déclaré.Le brigadier général Brooks a affirmé pour sa part que les Américains contrôlaient l\u2019autoroute menant à la frontière de la Syrie, soupçonnée d\u2019avoir accueilli d\u2019ex-dirigeants irakiens.Il a ajouté que les forces spéciales avaient aussi découvert cinq avions légers dissimulés au nord de la ville de Tikrit.Les Américains croient que ces avions ont pu servir à évacuer les dirigeants irakiens.Pour le général Brooks, si certains de ces responsables peuvent se trouver n\u2019importe où, d\u2019autres sont probablement morts et « la population nous confirmera probablement cela ».Selon lui, un nombre croissant d\u2019indices suggère que les dirigeants du régime de Saddam Hussein essaient de s\u2019enfuir par tous les moyens et que d\u2019importants accrochages armés se sont produits dans les secteurs par lesquels leurs convois auraient pu passer.On sait déjà que Ali Hassan Al-Majid, surnommé Ali Chimique, a probablement été tué dans le bombardement de sa résidence.Il devait son surnom au fait qu\u2019on le soupçonnait d\u2019avoir ordonné le bombardement au gaz de la ville kurde d\u2019Halabja, qui a fait des milliers de morts.Sa photo se trouve néanmoins sur le roi de pique dans le jeu distribué aux soldats américains.L\u2019un des demi-frères de Saddam Hussein, Barzan Al-Tikriti, aurait lui aussi trouvé la mort dans un raid de l\u2019aviation américano-britannique sur son domicile dans la région de Ramadi, à l\u2019ouest de Bagdad, selon un proche de sa famille cité par l\u2019AFP.Sa photo se trouve quant à elle sur le cinq de trèfle.Cet ancien responsable des services de renseignement aurait ordonné de torturer et d\u2019assassiner des milliers d\u2019opposants au régime de Saddam Hussein.Barzan Al-Tikriti avait été placé en résidence surveillée le 5 mars, mais il avait pris la fuite après l\u2019entrée des troupes américaines dans Bagdad.\u2014 avec AFP, Reuters et AP Photo AFP Le brigadier général Vincent Brooks, de l\u2019armée américaine, a présenté aux médias, hier à Doha au Qatar, le jeu de cartes qui a été distribué aux soldats de la coalition sur lequel figurent Saddam Hussein, en as de pique, et les dirigeants de son régime.Ceux-ci doivent être « poursuivis, tués ou capturés ». 6LP0401A0412 A4 SAMEDI 6LP0401A0412 ZALLCALL 67 22:15:18 04/11/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 SUITES DE LA UNE CAMPAGNE Suite de la page A1 KIRKUK Suite de la page A1 Le Parti québécois paraissait alors avoir le vent dans les voiles, trois sondages consécutifs le montraient en nette remontée.Mais cette lancée n\u2019aura pas été suffisamment durable, semble-t-il.Le PQ pouvait facilement se faufiler entre les libéraux et les adéquistes.Mais la chute subite du parti de Mario Dumont a bouleversé les plans du PQ.Ce revirement confirmait un peu tard pour Bernard Landry la lecture de plusieurs conseillers qui suggéraient d\u2019attendre encore quelques semaines avant de déclencher les élections.Mais l\u2019opinion contraire aura prévalu, appuyée notamment par Pauline Marois: le PQ n\u2019avait rien à gagner de revenir pendant quelques semaines à l\u2019Assemblée nationale se faire questionner sur les déboires de la Caisse de dépôt.Sans précédent L\u2019opinion publique est subitement revenue à la situation du début de l\u2019année 2002 lorsque les libéraux devançaient sans équivoque le PQ.« C\u2019est comme si la remontée de l\u2019ADQ n\u2019avait jamais existé », résume le président de CROP, Alain Giguère.Vieil observateur des campagnes électorales, le sénateur conservateur Jean-Claude Rivest estime pour sa part que le renversement que laissent entrevoir les sondages est absolument sans précédent.Chaque fois qu\u2019un changement de gouvernement est survenu depuis 1970, la partie était jouée dès le début de la campagne électorale.Ce fut le cas en 1970, quand Robert Bourassa l\u2019a emporté sur Jean-Jacques Bertrand.C\u2019était clair aussi en 1976, quand René Lévesque a battu Robert Bourassa.Ce ne fut pas différent en 1985 ou en 1994, quand, après deux mandats dans l\u2019opposition, les libéraux puis les péquistes renversèrent le gouvernement.« Même quand le gouvernement fut réélu, en 1973, 1981, 1989 et 1998, on ne retrouve pas de cassure dans la campagne.Je pense que la présente campagne est particulière.si les sondages se confirment », observe l\u2019ancien bras droit de Robert Bourassa.Que s\u2019est-il donc passé?Grégoire Golin, sondeur de Créatec, risque l\u2019hypothèse que les partisans de l\u2019ADQ en 2002 s\u2019étaient ralliés un peu par défaut au parti de Mario Dumont.Or, M.Charest a bien fait au débat des chefs.« C\u2019est comme s\u2019il avait subitement fait disparaître un obstacle qui empêchait les électeurs d\u2019appuyer le PLQ.Les gens se sont dit: Il n\u2019est pas si pire que cela, c\u2019est vrai qu\u2019il a fait ses devoirs », résume M.Golin qui a réuni des « groupes cibles » au lendemain du débat télévisé.« Il y avait un blocage qui empêchait M.Charest d\u2019encaisser les fruits de son travail », ajoute le sénateur Rivest.Selon Yves Dupré, expert en communications, longtemps associé au PQ, la clé de la campagne « c\u2019est que la volonté de changement ne s\u2019est jamais démentie.M.Landry était, depuis le début dans une position fragile ».Selon lui, davantage que le débat, c\u2019est l\u2019intervention de M.Parizeau, qui a ranimé la vieille controverse du « vote ethnique », qui a propulsé la campagne libérale.« Cela a rappelé aux gens qu\u2019ils ne voulaient plus entendre parler de ça.jamais.» Pour Pierre Drouilly, universitaire spécialiste des sondages, de tels revirements en cours de campagne sont carrément inédits.On a pu penser que l\u2019atterrissage de Lucien Bouchard au cours de la campagne référendaire de 1995 avait subitement fait monter les chances des souverainistes, mais leur montée s\u2019était amorcée avant.Le seul changement, bien plus ténu, est apparu quand Mario Dumont a bien tiré son épingle du jeu du débat de 1998.Son parti entré en campagne à presque 7 %, en était sorti à 12 %.Analyste de CROP, Claude Gauthier observe depuis longtemps les tendances lourdes.Avant la remontée subite de l\u2019ADQ entre le printemps et l\u2019automne 2002, « ce sont les libéraux qui l\u2019emportaient », rappelle-t-il.« Le sondage de cette semaine n\u2019indique pas une nouvelle tendance, c\u2019est que les choses sont retombées en place après l\u2019accident de parcours de l\u2019ADQ.» Comment expliquer alors la remontée du Parti québécois entre janvier et mars ?En décembre, les trois partis étaient à égalité.On peut penser que les électeurs qui s\u2019étaient « stationnés » à l\u2019ADQ ont abandonné Mario Dumont, déçus des volte-face de son parti.Ces péquistes de circonstance, qui restaient attirés par le changement, se sont vite ralliés au PLQ dès que Jean Charest est devenu un chef crédible le soir du débat télévisé.« Ce débat fut un test important.M.Charest avait beau dire qu\u2019il sillonnait le Québec, qu\u2019il assimilait ses dossiers, cela ne pouvait être démontré par des conférences de presse.Le débat a permis de prouver ce qu\u2019il avait réalisé », résume M.Gauthier.À la demande des États-Unis, les peshmergas ( combattants kurdes ) ont déjà commencé à se retirer.Ceux qui restent assurent la sécurité des endroits stratégiques, dont l\u2019hôpital.« Nous garderons le contrôle jusqu\u2019à l\u2019arrivée des Américains, dit le général Mam Rostam, chef des peshmergas.S\u2019ils nous demandent de nous replier, nous le ferons.» Les troupes américaines auront alors fort à faire.Kirkuk, ville riche en pétrole comptant 2 millions d\u2019habitants, a été soumise par le régime à une longue et dure campagne d\u2019arabisation.Elle est revendiquée à la fois par les Kurdes et par la Turquie voisine.C\u2019est une véritable poudrière qui risque d\u2019exploser à tout moment.Dans les rues de la ville, la tension est palpable.D\u2019inquiétants coups de feu retentissent à tout moment.Un groupe d\u2019hommes bloque une route et s\u2019attaque à des automobilistes, qui s\u2019enfuient à contresens, en pleine panique.Les flammes s\u2019échappent de plusieurs immeubles, dont ceux abritant les bureaux de la municipalité et de la faculté de droit.La Maison-Blanche a prévenu que la situation restait instable à Kirkuk.Sans une force organisée, la ville risque de sombrer dans l\u2019anarchie et le chaos, d\u2019autant plus que les soldats irakiens ont laissé leurs armes aux civils avant de s\u2019enfuir.Partout, des hommes sillonnent les rues mitraillette en bandoulière.Les peshmergas et l\u2019armée américaine promettent de récupérer les armes, quartier par quartier, d\u2019ici les prochains jours.Ils devront faire vite, car l\u2019atmosphère est à l\u2019affrontement.Dans la rue principale, les membres du Front turkmène irakien n\u2019ont pas perdu de temps: au lendemain de la chute de la ville, ils en sont déjà à peindre l\u2019enseigne bleue de leur nouveau bureau.Ils ont aussi posé, bien en vue, une affiche qui proclame: « Kirkuk appartient aux Turkmènes ».Dans une ville à peine tombée aux mains des Kurdes, c\u2019est largement suffisant pour provoquer d\u2019énormes tensions.« Tout a été pillé dans la ville: les banques, les centres administratifs, et maintenant les voleurs s\u2019en prennent aux maisons des Turkmènes », dit le représentant du parti à Kirkuk, Mustapha Kamal Yaci.« Les voleurs viennent de l\u2019extérieur de la ville, surtout de Sulaymaniya, poursuit-il avec colère.Après avoir été maltraités par Saddam Hussein, les Turkmènes sont maintenant la cible des Kurdes.» « Nous souhaitons que la Turquie envoie ses troupes pour nous protéger », ajoute M.Yaci.L\u2019affiche provocatrice serait-elle destinée à créer l\u2019incident qui fournira à la Turquie le prétexte pour intervenir?Le Front turkmène, financé et soutenu par les militaires turcs, forme en effet la cinquième colonne d\u2019Ankara.Avant même le début de la guerre, la Turquie affirmait qu\u2019elle ferait tout pour protéger ce peuple frère contre une invasion kurde à Kirkuk.Désormais, la Turquie menace d\u2019envahir le nord de l\u2019Irak si les peshmergas ne se retirent pas de Kirkuk.Ankara craint que la prise de la ville et de ses champs de pétrole ne permette aux Kurdes irakiens de déclarer leur indépendance, ce qui pourrait donner des idées à sa propre minorité kurde.Hier, une quinzaine d\u2019observateurs militaires turcs ont été envoyés dans le nord de l\u2019Irak avec la bénédiction des États-Unis.Plusieurs observateurs soulignent toutefois que la Turquie n\u2019a qu\u2019elle à blâmer pour la tournure des événements: si elle avait permis l\u2019utilisation de ses bases aux forces alliées, au début de la guerre, des dizaines de milliers de soldats américains auraient pu ouvrir un véritable front nord en Irak et empêcher du même coup les peshmergas d\u2019envahir Kirkuk.Il n\u2019y a pas que la Turquie qui risque de donner des maux de tête aux Américains.Pendant des années, Saddam Hussein a mené une politique d\u2019arabisation de la région: 100 000 Kurdes ont été chassés de Kirkuk.Leurs maisons ont été occupées par des « colons » arabes, dont plusieurs se sont enfuis dans le sud de l\u2019Irak au cours des derniers jours.« On les appelle les Arabes à 10 000 dinars, dit un Kurde de la région, parce que le régime leur donnait cette somme pour les inciter à s\u2019installer à Kirkuk.» Les plus pauvres d\u2019entre eux n\u2019ont pas eu les moyens de s\u2019enfuir.Ils vivent aujourd\u2019hui dans la peur d\u2019avoir à subir les représailles des milliers de Kurdes qui reviennent en ville après des années d\u2019exil.« Kirkuk est pour tous les Irakiens, pas seulement pour les Kurdes et les Turkmènes », martèle pourtant une femme qui a profité de l\u2019offre du régime pour s\u2019installer dans l\u2019un des sinistres immeubles à logements destinés aux colons arabes.Quand je vivais à Bagdad, mon voisin était kurde et personne ne lui a demandé ce qu\u2019il faisait là! » Les colons ne sont pas seuls à être anxieux.Les Arabes établis ici bien avant le règne de Saddam Hussein craignent aussi la colère des Kurdes.Comme ce jeune médecin qui espère tant la venue des Américains.« Aujourd\u2019hui, on m\u2019a traité de sale Arabe, raconte-t-il.Kirkuk est ma ville, ma famille vit ici depuis un demi-siècle.On ne peut pas juger un homme simplement par son origine.» Photo AP Kirkuk.une poudrière.Ci-haut, les restes branlants des bureaux des services de sécurité du gouvernement irakien.Électronique \u2022 Informatique \u2022 Photo \u2022 Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, 8251, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) \u2022 MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent (Stationnement facile) \u2022 MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.\u2022 ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon Est (Langelier & Galeries d\u2019Anjou) \u2022 LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour d\u2019Angrignon) MONTRÉAL-NORD 5095, boul.Henri-Bourassa E.(Entre Pie-IX & Lacordaire) \u2022 WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) \u2022 LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) \u2022 CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour PLACE ROSEMÈRE (Face à rue Le Bouthilier) \u2022 BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) \u2022 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fusions ou au contraire par crainte du désordre que pourraient apporter des défusions ?Voterez-vous par obédience, par atavisme, parce que vous êtes libéral ou péquiste depuis toujours ?Moi, lundi, j\u2019aimerais voter pour Madeleine.Elle n\u2019est pas candidate ; ce que je veux dire, c\u2019est que j\u2019aimerais que mon vote soit utile à Madeleine.J\u2019aimerais voter pour Madeleine comme d\u2019autres vont voter pour de meilleurs soins de santé ou pour la semaine de quatre jours.Madeleine, c\u2019est ma cause.Madeleine est montréalaise.Trente-cinq ans.Vendeuse chez Sears pendant 10 ans à 10 $ l\u2019heure, horaires irréguliers.Récemment, elle avait trouvé mieux chez Simons, 12 $ l\u2019heure, 35 heures assurées.Épargnée par une première vague de licenciements, elle est mise en disponibilité en janvier.Madeleine n\u2019a pas d\u2019enfants, son conjoint travaille à l\u2019entretien d\u2019une compagnie pharmaceutique.Voilà donc Madeleine au chômage, à 55 % de son salaire.Environ 450 $ par deux semaines.Avec l\u2019aide de son copain, elle s\u2019en sort.Côté santé, c\u2019était pas fort depuis quelques mois.Toux récurrente, perdait du poids.Non, elle ne fume pas.Radiographie.Une masse suspecte.Vite un scanner.Vite, quand on parle de scanner, cela veut dire dans une clinique privée à Laval : 250 $.Une somme, pour Madeleine.Elle négocie une marge de crédit à sa caisse, elle va pouvoir s\u2019arranger, le chèque du loyer ne rebondira pas, celui de l\u2019auto non plus.Elle est actuellement traitée à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur pour un cancer de la lymphe, on dit aussi de Hodgkin (comme celui de Mario Lemieux).Attention, ceci n\u2019est pas une chronique sur les soins de santé au Québec.Reste que la santé a été un des grands enjeux de cette campagne électorale et je me permets de préciser : à partir du scanner, Madeleine, elle a été prise en charge sans délai, avec humanité et célérité par le système, en l\u2019occurrence l\u2019hôpital du Sacré-Coeur et en particulier le pneumologue qui la traite, qui l\u2019a appelée chez elle, qui l\u2019a réconfortée, qui la suit depuis.Une des questions pratiques que Madeleine a eu à se poser, entre 1000 autres plus angoissantes, concernait ses prestations d\u2019assurance-chômage.Comme chômeuse, Madeleine avait le droit de recevoir des prestations pendant 35 semaines.Comme malade qui se bat contre un cancer et qui n\u2019est donc pas disponible pour un emploi \u2014 voyez comme le règlement est délicat à préciser les choses \u2014 comme malade, disaisje, Madeleine n\u2019a droit qu\u2019à 15 semaines de prestations d\u2019assurance-maladie.Elle s\u2019est posé la question : devrais-je tricher ?Ne rien dire et aller au bout de mes 35 semaines de chômeuse en prenant le risque d\u2019être découverte, ou perdre 12 semaines de prestations \u2014 trois mois \u2014 comme cancéreuse ?Finalement, Madeleine a décidé de ne pas tricher.Au bout de ses prestations de maladie, il y aura l\u2019aide sociale.Mais pas avant d\u2019avoir liquidé ses petites économies, si elle en a.Et encore là, je viens d\u2019y penser, non, elle n\u2019aura pas droit à l\u2019aide sociale.Elle sera à la charge de son conjoint, qui, je vous l\u2019ai dit, travaille à l\u2019entretien d\u2019une compagnie pharmaceutique à 12 $ l\u2019heure, 28 000 $ par année.Pour ce qui est de la rente d\u2019invalidité du Québec, de l\u2019ordre de 400 $ par mois, n\u2019y sont admissibles que les gens déclarés invalides de façon permanente et totale au moment du diagnostic.Mais peu importe.Ceci n\u2019est pas un message enregistré de votre travailleuse sociale préférée.Ceci est une chronique électorale.Lundi, j\u2019aimerais voter pour Madeleine.J\u2019aimerais que mon vote soit utile à Madeleine.J\u2019entends d\u2019ici les péquistes me dire que c\u2019est un problème fédéral et qu\u2019ils s\u2019emploient justement à rapatrier d\u2019Ottawa l\u2019assurance-chômage.Je veux plus que ça.Je veux plus qu\u2019un filet social québécois ravaudé.Lundi, j\u2019aimerais voter employés précaires, salaire minimum, logements décents.J\u2019aimerais voter madame toute seule, deux enfants, caissière au Métro.J\u2019aimerais voter économie solidaire.J\u2019aimerais voter pour que mon vote soit utile au million et demi de Québécois qui n\u2019ont pas les moyens d\u2019assurer leur bien-être et celui de leur famille.J\u2019aimerais que mon vote soit utile à ceux laissés dans la poussière par la classe moyenne.Depuis un mois, la campagne électorale a sucé et resucé le plus téteux des projets de société : le bonheur de la classe moyenne qui souffre, la pauvre, dans sa santé, dans ses impôts, dans son éducation, dans sa consommation, dans ses droits de l\u2019homme, dans son action humanitaire au Burkina Faso, dans son nationalisme, mais surtout qui attend à la porte des hôpitaux.Je voterais volontiers pour un parti qui dirait : qu\u2019elle attende, la calvaire, et qu\u2019elle ferme un peu sa grande gueule.Lundi j\u2019aimerais voter pour Madeleine, mais je ne la trouve dans aucun des programmes des trois partis qui enverront des députés à Québec.Le Parti québécois prétend se distinguer du Parti libéral par ses politiques sociales.C\u2019est vrai un peu, juste un peu.Quelques mesures survenues comme par hasard dans les mois juste avant les élections, mais à part les garderies à 5 $ ?Quoi d\u2019autre depuis neuf ans ?Une solidarité de mots.Des sociauxdémocrates convertis à la nouvelle économie avec le zèle excessif des nouveaux convertis.Des mesures pour la classe moyenne.Pour le Québec précaire, rien ou presque.La semaine de quatre jours, quand t\u2019es vendeuse chez Sears à 10 $ l\u2019heure, la semaine de quatre jours, c\u2019est rien qu\u2019une journée de moins pour arriver.Je suis franchement déçu que le parti de M.Dumont se soit dégonflé.Si Mario avait une petite chance de prendre le pouvoir, je me ferais une joie sadique de voter ADQ.Le pire vaut toujours mieux que l\u2019entre-deux.Le pire a un effet cathartique.De la même façon que M.Stéphane Dion a fait plus pour l\u2019indépendance que M.Landry, Mario Dumont eût fait plus pour Madeleine que la semaine de quatre jours.Alors quoi ?L\u2019UFP ?Bien sûr, l\u2019UFP.Mais c\u2019est un vote pour rire, sauf dans Mercier.Désolé pour votre démocratie, je n\u2019irai pas voter lundi.SUITE DE LA UNE IRAK Suite de la page A1 Ces policiers, très présents dans les rues de la capitale jusqu\u2019à la chute du régime, ont disparu à l\u2019arrivée des troupes américaines et presque tous les commissariats de police ont été mis à sac.Bagdad a sombré un peu plus dans l\u2019anarchie hier quand des pillards se sont attaqués aux immeubles du gouvernement, au musée archéologique, aux hôtels et même aux hôpitaux, volant médicaments, climatiseurs, incubateurs et matelas.Les médecins qui se battent pour travailler dans le seul des trois hôpitaux de la capitale encore ouvert étaient forcés de porter des fusils.Ils soignaient notamment des pillards sur lesquels des commerçants avaient tiré pour se défendre.Dans des quartiers, des groupes d\u2019habitants ont constitué des milices et érigé des barrages pour se protéger.Dans la soirée, des feux brûlaient dans tout le centre de la capitale, où plusieurs ministères \u2014 Commerce, Éducation, Industrie et Plan \u2014 ont été pillés et incendiés.L\u2019école d\u2019infirmières de Bagdad a été mise à sac ainsi que l\u2019école d\u2019ingénieurs Al-Mustansiriyah, les bureaux de l\u2019état civil et ceux de la Banque centrale.Des magasins d\u2019État, des entrepôts de nourriture, le Théâtre national, le musée d\u2019archéologie, la radio et la télévision ont été saccagés et incendiés.Des hôpitaux comme celui d\u2019al-Kindi, de Yarmouk, de Saddam ont été également vidés de leurs mobiliers et de leur équipements.Les hôtels comme l\u2019Al-Mansour ou des commerces comme un grand magasin d\u2019électronique rue Saadoun ont été vidés et brûlés.Le prestigieux hôtel Rachid a été pillé avant d\u2019être placé sous la protection des troupes américaines.La capitale était toujours privée d\u2019électricité tandis que l\u2019eau coulait de façon irrégulière dans la plupart des quartiers.De longues files d\u2019attente se formaient devant les boulangeries et les ordures s\u2019entassaient le long des rues.Des bandes de pillards rôdaient dans les quartiers résidentiels et surveillaient les maisons pour voir si leurs occupants étaient là.Des journalistes qui tentaient de leur parler ont été délestés de leur argent et de leurs caméras.Les marines présents en ville assistent aux pillages sans intervenir, des dizaines de cadavres gisent dans les rues ou dans des voitures détruites par les forces américaines dans leur progression éclair vers le centre-ville.Aux yeux de nombreux Bagdadis, les États-Unis semblent n\u2019avoir absolument pas réfléchi aux conséquences de la vacance du pouvoir provoquée par le renversement de Saddam Hussein.Craignant d\u2019autres attentats suicide, les troupes américaines ont tué hier plusieurs Irakiens lorsque des véhicules ont refusé de s\u2019arrêter à des postes de contrôle.Deux enfants ont ainsi été tués à Nasiriya et trois adultes ont trouvé la mort dans un incident séparé à Bagdad.En outre, l\u2019équipage d\u2019un char américain a ouvert le feu dans la capitale en direction d\u2019un bus qui refusait d\u2019obéir aux tirs de sommation.Le conducteur a été tué et les troupes américaines ont affirmé avoir découvert des uniformes de l\u2019armée irakienne à l\u2019intérieur du véhicule.Bagdad demeure « un endroit dangereux », a reconnu le général Victor Renuart, selon lequel les forces coalisées « couvrent désormais de 50 à 60 % du territoire irakien ».Le général Richard Myers, chef d\u2019état-major interarmes, a souligné que plusieurs quartiers de la capitale restaient incontrôlés et toujours en proie à des combats meurtriers.Lançant parallèlement de nouveaux avertissements à la Syrie, accusée d\u2019aider des Irakiens recherchés, la Maison-Blanche a affirmé que le régime de Saddam Hussein avait perdu tout contrôle à l\u2019exception de poches de résistance principalement autour de Tikrit, ville natale du raïs à 175 km au nord de Bagdad et dernier grand objectif stratégique de la coalition, que l\u2019aviation continuait de bombarder.Dans le Nord, Mossoul, troisième ville du pays, est tombée en matinée sans coup férir, au lendemain de la chute de Kirkuk, le grand centre pétrolifère voisin, que les Kurdes ont promis d\u2019évacuer pour ne pas irriter la Turquie.Mais quelques heures après l\u2019entrée des peshmergas, la ville arabe de plus d\u2019un million d\u2019habitants jusqu\u2019alors loyale à Saddam Hussein a paru livrée à elle-même, soumise à la violence et au pillage.La présence militaire dans la ville est semble-t-il très réduite alors que des écoles, des bâtiments publics, une banque et un marché local ont été incendiés.À Genève, le Comité international de la Croix-Rouge ( CICR ) a lancé un « appel urgent aux forces de la coalition et à toutes les autres personnes ayant autorité » en Irak pour que les infrastructures essentielles ( hôpitaux, réseau d\u2019eau et égouts ) soient protégées contre le pillage et la destruction.Les dirigeants irakiens, eux, restent introuvables.« Soit ils sont morts, soit ils ont détalé comme des lapins », a déclaré le général Tommy Franks, commandant de l\u2019offensive, qui s\u2019est rendu hier en Afghanistan.Avec la collaboration d\u2019AFP, AP, Reuters et BBC La Maison Simons est fière de s\u2019associer à L\u2019Orchestre symphonique de Laval et de présenter le concert Mozart Haydn et son idole : Le mercredi 16 avril 2003 20h Salle André-Mathieu MONTRÉAL CENTRE-VILLE \u2022 PROMENADES ST-BRUNO \u2022 CARREFOUR LAVAL 3132153A 3132472 6LP0601A0412 A6 12 avril 6LP0601A0412 ZALLCALL 67 23:17:09 04/11/03 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 RIMA ELKOURI r e l k o u r i @ l a p r e s s e .c a Jusqu\u2019où ira la crise franco-américaine?PARIS \u2014 La France devra-t-elle « payer un prix » pour son opposition à la politique de George W.Bush ?La menace proférée hier à Washington par Paul Wolfowitz n\u2019est pas vraiment passée inaperçue à Paris, mais elle n\u2019a pas fait la manchette.Pour une raison principale : les propos du secrétaire adjoint à la Défense ne font que confirmer ce qu\u2019on savait déjà à Paris.À savoir que les relations entre la France et les États-Unis connaissent leur plus grave crise depuis au moins 40 ans, que la communication est pratiquement coupée entre les deux capitales, et que les faucons de l\u2019administration Bush ne rêvent effectivement que de faire payer le prix fort aux principaux pays du front antiguerre.À commencer par la France, devenue la bête noire des responsables et des médias américains favorables à la guerre.Du côté de l\u2019administration française, on s\u2019est abstenu de toute réaction aux propos de Wolfowitz.Pendant que le président Chirac s\u2019envolait pour Saint-Pétersbourg, où il rencontrait le chancelier Schröder et le président Poutine, on a laissé un simple porte-parole du Quai d\u2019Orsay déclarer que « la France ne souhaite pas engager une polémique ».Interrogé sur les propos de Wolfowitz, un expert en stratégie, François Géret, résume une appréciation assez largement partagée à Paris : « On peut s\u2019étonner de ce que les États-Unis s\u2019en prennent presque exclusivement à la France, alors que bien d\u2019autres pays amis se sont opposés à la guerre.Mais il est vrai que la France s\u2019est vraiment mise de l\u2019avant dans cette opposition à Washington, alors que l\u2019Allemagne et même la Russie ont été beaucoup plus discrètes et ont donné l\u2019impression de suivre.C\u2019est pourquoi en effet les Américains voudront faire payer la France.» À vrai dire, ce ne sont pas les menaces de représailles économiques comme telles qui inquiètent principalement à Paris.Bien sûr, il y a à intervalles rapprochés des reportages télévisés sur tel ou tel boycottage, aux États- Unis, de produits français.À commencer par les plus voyants : restaurants français de New York, vins de Bordeaux ou de Bourgogne, fromages.Mais, malgré les dégâts causés à certains secteurs bien précis, un économiste comme Élie Cohen croit que « ce boycottage ne peut être que temporaire et marginal ».En ce qui concerne la quasi totalité des exportations françaises, elles ne peuvent être sujettes à un véritable boycott, « car celui-ci pénaliserait tout autant les États-Unis que la France, ou alors serait en contravention flagrante avec les règles acceptées de l\u2019Organisation mondiale du commerce ».Bien entendu, les responsables français ne s\u2019attendent pas à ce que, dès demain, la coalition anglo-américaine vienne offrir une part substantielle du gâteau irakien à des entreprises françaises, qu\u2019il s\u2019agisse du pétrole ou des contrats de reconstruction.Mais à Paris, on estime que la situation, sur le seul plan économique, se révélera extrêmement complexe à court terme : même si, selon l\u2019ancien ambassadeur français à l\u2019ONU, Claude de Kemoulara, « ceux qui ont gagné la guerre administreront naturellement le pays pendant quelques mois », il faudra régler de manière raisonnable la question de la dette, où la France arrive loin derrière la Russie parmi la liste des créanciers.Quant au pétrole, la Russie, de nouveau, détient les contrats les plus importants, signés avec l\u2019État irakien.Si la Coalition décide de les respecter, comment ne pas honorer ceux que détient également le pétrolier français Elf-Total-Fina ?En ce qui concerne les gigantesques travaux de reconstruction, où, comme le pense Élie Cohen, « les Américains voudront naturellement se rembourser des énormes frais de la guerre », le porte- parole du Commissaire européen au commerce, Pascal Lamy, a fait savoir dès jeudi que « tous les contrats de reconstruction seront examinés pour vérifier qu\u2019ils sont conformes aux règles de l\u2019OMC concernant la concurrence et les appels d\u2019offre ».Des règles auxquelles ont souscrit 25 pays, dont les États-Unis, et dont ceux-ci ne peuvent s\u2019affranchir sans détruire le système commercial multilatéral et l\u2019OMC \u2014 « le grand saut dans l\u2019irrationnel », selon Cohen.Sur le plan strictement économique, les menaces de Paul Wolfowitz n\u2019ont donc pas provoqué de véritable inquiétude à Paris.En revanche, ce qui provoque un véritable malaise au sein de la classe politique, et plus précisément au sein de la droite parlementaire, soutien de Chirac, c\u2019est l\u2019aggravation de la brouille entre Paris et Washington, et la crainte qu\u2019elle ne tourne à une véritable guerre froide, où la France se retrouverait isolée de ses alliés traditionnels, en seule compagnie de l\u2019Allemagne pacifiste, d\u2019une Russie partiellement démocratique.et de la Chine encore communiste.À la veille du sommet improvisé de Saint-Pétersbourg, un représentant des centristes de l\u2019UDF à l\u2019Assemblée, Hervé Morin, qualifiait cette rencontre d\u2019« insensée, au moment où la situation de la France est fragilisée vis-à-vis des États-Unis et qu\u2019il y a une vraie fracture entre le peuple américain et le peuple français ».Un député d\u2019obédience chiraquienne, Jean-Jacques Descamps, a dit « espérer que ce sommet n\u2019ait pas pour but de continuer de faire bande à part, mais d\u2019encourager tout le monde à retrouver le contact avec les États-Unis à travers l\u2019ONU ».Au sein de la droite tout au moins, on n\u2019avait pas attendu la déclaration de Wolfowitz pour estimer que la crise actuelle était grave et pouvait mener à une vraie cassure stratégique entre les États-Unis et certains pays de la vieille Europe.À commencer par la France, plus exposée et vulnérable que la puissante Russie : « Malgré le veto russe, Bush continue à parler régulièrement à Poutine au téléphone, explique un diplomate français.Chirac et Bush ne se sont plus parlé depuis le 7 février.» Haro sur lespacifis tes Bagdad est tombé.Des Irakiens ont dansé.À voir les citoyens de Saddam City fous de joie, certains se sont demandé pourquoi tant de gens étaient si opposés à une intervention américaine.Finalement, cette guerre, était-ce une si mauvaise idée ?Peut-on être contre la libération d\u2019un peuple opprimé depuis tant d\u2019années ?Pourquoi une majorité de Québécois ont-ils dit non à la guerre ?Ce discours, on l\u2019entend de plus en plus.Comme si la victoire hautement prévisible des Américains à Bagdad ajoutait une quelconque légitimité à cette guerre.Comme si les images d\u2019Irakiens en liesse diffusées en boucle ces derniers jours faisaient oublier les raisons pour lesquelles on s\u2019opposait à une intervention armée en Irak.Que les pacifistes aillent donc se rhabiller, dit-on.Aveuglés par leur antiaméricanisme, ils auraient erré.Qu\u2019ont-ils à dire aux Irakiens aujourd\u2019hui ?« Ce qu\u2019on a à leur dire ?On veut leur dire toute notre solidarité.On veut leur dire qu\u2019on va continuer de se battre pour qu\u2019ils retrouvent leur dignité, le droit de contrôler leurs ressources naturelles, le droit à l\u2019autodétermination », lance Francine Néméh, du collectif Échec à la guerre.« Le droit international, c\u2019est notre planche de salut, ditelle.Il faudra réinstaurer la paix par le droit.» Cet après-midi, des pacifistes marcheront encore dans les rues de Montréal.Malgré la chute de Bagdad, les manifestations antiguerre sont maintenues à Washington, San Francisco, Paris, Rome, Barcelone, Madrid, Athènes.Même si bien des gens ont l\u2019impression que la guerre est finie.Même si beaucoup ont déjà retourné leurs vestes, cédant au triomphalisme.« Nous l\u2019avons dit et répété : nous sommes heureux que les Irakiens se soient débarrassés de Saddam Hussein », insiste Francine Néméh.Mais cela ne change rien au fait que cette guerre est basée sur le mensonge, que les armes de destruction massive, qui ont servi de prétexte à une intervention militaire, n\u2019ont jamais été trouvées, dit-elle.Cela ne change rien au fait que l\u2019Occident a lui-même armé Saddam dans sa guerre contre l\u2019Iran.Cela ne change rien au cynisme des États-Unis qui ont octroyé des contrats de reconstruction avant même le début de la guerre.Cela ne change rien au fait qu\u2019avant d\u2019être bonne pour la « démocratie », comme le prétend Bush, la guerre est surtout bonne pour l\u2019économie.Une guerre basée sur le mensonge, disent donc les pacifistes.Pour leurs détracteurs, le mensonge se trouverait plutôt au coeur même de la rhétorique antiguerre.Les « néopacifistes » sont « en guerre.contre la paix », écrivait dans les pages du Monde Robert Redeker, philosophe et membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes.« Rien de plus tragique que la destinée du pacifisme.Affirmant combattre l\u2019impérialisme, il s\u2019est généralement rangé aux côtés du pire \u2014 fascisme, nazisme, communisme \u2014, se retrouvant la plupart du temps, dans le camp des ennemis les plus résolus de la liberté », plaide le philosophe, dont les propos ont suscité tout un débat.Plus près de nous, dans les pages du Devoir, Denise Bombardier s\u2019indignait samedi dernier contre ce qu\u2019elle appelle la « démocratie émotionnelle », mise en lumière, selon elle, par le mouvement antiguerre majoritaire au Québec.« Au nom de la paix, on pratique la haine de la pensée dissidente ou, plus exactement, des dissidents eux-mêmes, écritelle.Avant d\u2019être contre la politique américaine, on hait Bush et, par amalgame, Sharon.Quant à Saddam, rares sont les pancartes qui le vilipendent lors des manifestations pacifistes.» Faux et archi-faux, réplique Francine Néméh.On ne peut amalgamer le refus de la guerre avec la haine des États-Unis et la défense de régimes dictatoriaux.« L\u2019occupation militaire, les bombardements et le règne de la terreur, ce serait donc ça, la démocratie raisonnée ?» demande-t-elle.Bagdad est tombé.Des Irakiens ont dansé.Finalement, cette guerre, était-ce une si mauvaise idée ?demande-t-on.C\u2019était une bonne idée si on juge que la violation du droit international est une bonne idée, que l\u2019occupation militaire est une bonne idée, que le sacrifice de milliers de victimes au nom du bien, du mal et de l\u2019économie est une bonne idée.Photo AP La France devrait avoir son rôle à jouer dans la reconstruction de l\u2019Irak, malgré le froid qui perdure entre Washington et Paris.Tourisme Québec retire certaines allusions à la France de ses brochures FRANÇOIS CARDINAL EXIT LA « french joie de vivre ».Dans les prochains jours, Tourisme Québec compte ménager les susceptibilités des Américains en retirant de ses brochures la plupart des passages faisant référence aux influences françaises de la Belle province.Ce positionnement marketing, pour emprunter le jargon de l\u2019industrie, fait suite aux rapports réalisés récemment par l\u2019équipe de veille de Tourisme Québec.Postée dans le nord-est des États-Unis, celle-ci a conseillé à la direction de l\u2019organisme d\u2019expurger sa publicité afin de ne pas déplaire aux Américains, choqués par le refus catégorique de la France de suivre les GI en Irak.« On veut limiter les impacts possibles, a confirmé Johanne Pelletier, porte-parole de Tourisme Québec.Dans la brochure (de 56 pages) que nous encartons annuellement dans les quotidiens du nord-est des États- Unis, il y a quelques allusions au mode de vie à la française.On va jouer ça en bémol et faire de petits changements.» La « french joie de vivre », par exemple, sera probablement remplacée par la « culture unique » du Québec.En outre, l\u2019accent sera placé dans cet encart distribué à plus d\u2019un million d\u2019exemplaires sur l\u2019accueil chaleureux des Québécois, la gastronomie, les musées, etc., l\u2019idée n\u2019étant pas de nier quoi que ce soit, précise Mme Pelletier, mais « d\u2019insister moins » sur le fait français.Depuis que la France a refusé de suivre les Américains en Irak dans le but de détrôner Saddam Hussein, la francophobie a atteint des niveaux jamais vus aux États-Unis.Se sentant trahis, les Américains n\u2019hésitent pas à casser publiquement du sucre sur le dos des Français et de la France en général.Exemple parmi d\u2019autres, la décision de rebaptiser, à la cafétéria du Congrès américain et à bord de l\u2019avion présidentiel Air Force One, les « french fries » en « freedom fries ».Idem pour les « french toasts », renommées « freedom toasts » à la fin du mois de février dernier.Plus près de nous, un des meilleurs restaurants français de New York, Lespinasse, situé dans l\u2019hôtel Saint-Regis, a annoncé hier qu\u2019il servirait son dernier repas le 19 avril.Bien que rien n\u2019indique clairement que cela soit lié à la francophobie ambiante, l\u2019agence touristique NYC & Company a récemment confirmé que certains établissements français souffrent bel et bien de la situation.C\u2019est donc pour ne pas être associé de près aux Français que le Québec réagit avant qu\u2019il ne soit trop tard.Surtout que d\u2019autres éléments pourraient nuire à la popularité du Québec cet été.Parmi ceux-ci, citons les remarques de l\u2019ambassadeur américain au Canada, Paul Cellucci, selon lesquelles les États-Unis sont « déçus » du refus du Canada de participer à la guerre, et les huées entendues au hockey pendant l\u2019hymne national américain.« On évalue aussi la possibilité de retarder la campagne promotionnelle de quelques semaines parce que les gens n\u2019ont pas, à l\u2019heure actuelle, le goût de planifier leurs vacances d\u2019été », a ajouté Mme Pelletier.Les derniers chiffres font état de 2,3 millions de visiteurs américains au Québec en 2001 pour des recettes touristiques de l\u2019ordre du milliard de dollars.Selon un sondage Ipsos-Reid commandé par la Commission canadienne du tourisme et diffusé le 1er avril dernier, 63 % des Américains sont conscients du refus du Canada de participer à la guerre.De ce nombre, 63 % ont indiqué que cela n\u2019allait avoir aucun impact sur leur volonté de voyager ou non au Canada dans la prochaine année.IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > Voici, d\u2019heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d\u2019hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.Photo REUTERS 8h16 (16h16) QATAR.Les villes pétrolières de Mossoul et de Kirkuk, dans le nord de l\u2019Irak, «sont tombées et les forces spéciales américaines y sont entrées», a annoncé le major Rumi Nielson-Green, porte-parole à la base du Commandement central américain.Le centre de Mossoul semblait déserté, en milieu de journée, par les peshmergas et la ville était le théâtre de scènes de pillage.0h52 (8h52) KIRKUK.Les combattants kurdes ont reçu l\u2019ordre de quitter Kirkuk qu\u2019ils ont prise, jeudi, avec le soutien discret des forces américaines, selon un des commandants militaires de l\u2019Union patriotique du Kurdistan.«L\u2019ordre a été donné, a indiqué le général «Mam» Rostam.Nous attendons à présent l\u2019arrivée des forces américaines.Les peshmergas en armes devraient avoir quitté la ville aujourd\u2019hui (vendredi) ou demain», a-t-il affirmé.8h45 (16h45) BERLIN.Le chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, estime que les Américains et les Britanniques sont seuls à pouvoir stabiliser la situation en Irak afin de faciliter la distribution de l\u2019aide humanitaire, avant une seconde phase au cours de laquelle l\u2019Allemagne juge l\u2019égide de l\u2019ONU décisive. 6LP0701A0412 A7, samedi, IRAK 6LP0701A0412 ZALLCALL 67 22:30:27 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A7 Blair aurait encouragé Murdoch à attaquer la France Agence France-Presse LONDRES \u2014 Le premier ministre Tony Blair aurait incité le magnat de la presse Rupert Murdoch à intensifier ses attaques contre la France dans son tabloïd The Sun, plus fort tirage de Grande-Bretagne, affirme Bruce Anderson, un éditorialiste de l\u2019Independent, un autre quotidien.Dans un entretien à l\u2019AFP, Bruce Anderson a confirmé ces informations récemment glissées dans une tribune de l\u2019Independent (centre gauche).Mais Downing Street, interrogée par l\u2019AFP, a démenti, assurant sans autre commentaire que « l\u2019histoire n\u2019est pas vraie ».Selon Bruce Anderson, Rupert Murdoch aurait récemment demandé au premier ministre britannique si le Sun pouvait l\u2019aider davantage dans la crise irakienne.« Oui », aurait répondu Tony Blair, avant d\u2019ajouter : « Intensifiez les attaques contre les Français.» À l\u2019AFP, Bruce Anderson a précisé que sa source était « digne de foi », « plutôt politique et proche de M.Murdoch ».Reste que ni cette source ni l\u2019éditorialiste de l\u2019Independent n\u2019ont assisté à la conversation rapportée entre le premier ministre et le millionnaire américain d\u2019origine australienne.Impossible donc de savoir si les propos attribués à Tony Blair ont été prononcés sérieusement ou sur le ton de la plaisanterie.« Il est possible que M.Blair ait voulu faire une plaisanterie légère, tout en sachant que le Sun n\u2019en ferait qu\u2019à sa tête quoi qu\u2019il dise », a spéculé Bruce Anderson.Le journaliste ignore aussi quand cette conversation aurait eu lieu, s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un tête-à-tête ou d\u2019un appel téléphonique.Le journal populaire The Sun, acheté par M.Murdoch en 1968, est une institution en Grande-Bretagne avec plus de 3,5 millions d\u2019exemplaires vendus par jour.Ouvertement xénophobe, le Sun multiplie depuis plusieurs mois les insultes contre le président français Jacques Chirac, parfois comparé à Hitler ou Saddam Hussein.Une édition spéciale parisienne en février avait même consacré sa une à M.Chirac avec un corps de « ver ».Vendredi, le Sun se distinguait à nouveau dans la francophobie en publiant un photomontage de cible pour jeu de fléchettes avec M.Chirac au centre.Photo AFP Trois chefs de gouvernement se rencontrent à Saint-Pétersbourg pour discuter du programme de reconstruction de l\u2019Irak : le préident français Jacques Chirac, le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Gerhard Schröder.Poutine, Chirac et Schröder, les «antiguerre » tiennent un meeting à Saint-Pétersbourg VLADIMIR ISACHENKOV Associated Press SAINT-PÉTERSBOURG \u2014 Les « antiguerre » préoccupés par l\u2019après-guerre.Deux jours après la chute de Bagdad, Vladimir Poutine a accueilli Jacques Chirac et Gerhard Schröder hier soir à Saint-Pétersbourg pour un sommet qui devrait leur permettre de plaider en faveur d\u2019un rôle « central » pour l\u2019ONU dans la reconstruction de l\u2019Irak.« Dès que possible, et après la phase nécessaire de sécurisation, il faut engager la reconstruction », a déclaré le président français.« C\u2019est une tâche immense.Il appartiendra (.) aux Nations unies d\u2019y jouer un rôle central.Seules les Nations unies ont la légitimité nécessaire.Elles seront efficaces car elles ont l\u2019expérience depuis longtemps » des situations de sortie de crise, a souligné Jacques Chirac.La rencontre a été organisée en début de semaine, au moment où le président américain George W.Bush et son allié le premier ministre Tony Blair se retrouvaient à Belfast pour faire le point de leur intervention militaire en Irak et préparer l\u2019après-guerre.La visite du chancelier allemand Gerhard Schröder, prévue de longue date, a alors été transformée à la hâte en sommet tripartite avec le président français.Initialement, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, devait se joindre aux hôtes du président russe, mais il a annulé ses déplacements prévus, dont sa venue à Saint-Pétersbourg.« Il a réalisé que sa visite ici pourrait être interprétée comme un acte antiaméricain », estime Sergueï Karaganov, président du Conseil russe pour la politique étrangère et de défense.Après avoir fermement combattu le recours immédiat à la force et contraint les États-Unis à se passer de l\u2019aval des Nations unies pour lancer l\u2019offensive contre l\u2019Irak, l\u2019axe de la paix, Paris-Berlin-Moscou, se retrouve dans une position délicate maintenant que l\u2019aprèsguerre se dessine, trois semaines après le début des opérations militaires.Et l\u2019insistance pour que l\u2019ONU joue maintenant un rôle politique de premier plan en Irak risque de dégrader encore davantage les relations avec Washington qui n\u2019a pas oublié les menaces de veto françaises.Le secrétaire adjoint américain à la Défense Paul Wolfowitz a clairement dit jeudi que les Nations unies ne « pouvaient pas être responsables » de l\u2019après-guerre.Et si la Russie, la France et l\u2019Allemagne veulent participer à la reconstruction de l\u2019Irak, a-t-il suggéré, elles n\u2019ont qu\u2019à effacer les dettes irakiennes.Il ne cache pas que l\u2019opposition à Washington a « un prix » qu\u2019un pays comme la France va devoir payer.Vladimir Poutine a déclaré hier devant un auditoire russe et allemand en présence de Gerhard Schröder que la Russie et l\u2019Allemagne demeuraient « convaincues du manque de perspectives pour une solution militaire au problème irakien ».« Nous croyons que la tâche principale est de revenir au processus de règlement de la question irakienne par les Nations unies le plus vite possible.Nos pays peuvent et doivent faite le maximum pour préserver un système mondial stable de droit international qui soit fondé sur la primauté des Nations unies ».Le Kremlin pour sa part se veut conciliant.Le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Sergueï Prokhodko, assure que le sommet de Saint-Pétersbourg examinera des façons « non conflictuelles » de coopérer avec Londres et Washington.Il a nié que Paris, Moscou et Berlin cherchent à trouver une position commune sur la reconstruction, arguant que les trois pays sont déjà d\u2019accord.Ces derniers jours pourtant, la Russie, semble-t-il courtisée par les États-Unis, a paru donner des signes de vouloir ménager les Américains.Le conseiller du président russe a ajouté d\u2019ailleurs que Saint-Pétersbourg ne devait pas être considéré comme une réponse au sommet de Belfast, au cours duquel George W.Bush et Tony Blair ont affirmé que l\u2019ONU devrait jouer un « rôle vital » dans la reconstruction de l\u2019Irak, rôle qui reste d\u2019ailleurs à définir.Même si M.Blair apparaît soucieux de ramener l\u2019ONU au coeur de l\u2019après-guerre, M.Bush semble vouloir la cantonner dans un rôle humanitaire, et lui laisser seulement entériner les décisions politiques prises par Londres et Was h i n g t o n s u r l a f u t u r e administration irakienne.32 $ Prix régulier : 64,99 $ 50% de rabais Casque de vélo Le Mask Garneau Coque de polystyrène fusionné / 28 ouvertures / Fixation ergonomique à la nuque Spiderlock GÉNÉREUX DE NATURE 50 Promotion en 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publique et experts judiciaires en Irak afin d\u2019aider à restaurer l\u2019ordre dans le pays après la fin de la guerre.10h23 (18h23) SAINT-PÉTERSBOURG.La Russie et l\u2019Allemagne estiment essentiel «de faire revenir le plus rapidement possible le processus de règlement irakien dans le cadre de l\u2019ONU», a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, à l\u2019issue d\u2019un entretien avec Gerhard Schröder, le chancelier allemand.10h03 (18h03) GENÈVE.Le Comité international de la Croix-Rouge lance un «appel urgent (.) aux forces de la coalition et à toutes les autres personnes ayant autorité» en Irak pour protéger les infrastructures essentielles du pillage et de la destruction dont les hôpitaux, les systèmes d\u2019approvisionnement en eau et d\u2019évacuation.16h02 (10h02) WASHINGTON.Le régime de Saddam Hussein est «fini», car il a perdu le contrôle «organisé et centralisé de l\u2019Irak», a déclaré la Maison-Blanche, qui a toutefois averti que les forces américanobritanniques faisaient toujours face à des poches de résistance armée. 6LP0801A0412 A8 12 avril 6LP0801A0412 ZALLCALL 67 21:44:13 04/11/03 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM PAYS DU G7 Les ministres des Finances appelés à secouer leur économie HERVÉ ROUACH Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Face aux avertissements des milieux économiques, les grands pays industrialisés vont devoir prouver, cette fin de semaine à Washington, leur capacité à utiliser l\u2019atout psychologique d\u2019une fin imminente de la guerre en Irak pour faire rebondir la croissance.Les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales des pays du G7 se retrouvent aujourd\u2019hui dans la capitale américaine, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.La percée décisive américanobritannique en Irak, avec la chute de Bagdad, lève une des hypothèques pesant sur l\u2019économie mondiale, dont les perspectives de croissance ont fondu au cours des derniers mois.Devant les avertissements de ceux qui affirment que le conflit et sa préparation n\u2019ont fait que cacher les faiblesses des grandes économies, ces succès militaires obligent les ministres à un discours convaincant, voire à des mesures crédibles.Intervenant en préambule de ces réunions, le directeur général du FMI, Horst Koehler, a adressé jeudi un message mitigé.La fin prévisible du conflit est « une bonne nouvelle » pour l\u2019économie, d\u2019autant plus que ses effets négatifs les plus redoutés, telle une flambée des prix du pétrole, ont été « contenus ».M.Koehler a appelé les Sept (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon, Canada) à mener des politiques clairement orientées vers le soutien à la croissance, pour parer à tout risque de nouveau ralentissement.« Chacun des pays du G7 doit agir de façon décisive, à sa propre manière, pour s\u2019attaquer à ce problème », a martelé à son tour le secrétaire américain au Trésor John Snow, en jugeant que « les États- Unis ont fait leur part ».Pour John Snow, comme pour ses collègues, il n\u2019est pas question d\u2019une réponse coordonnée mondiale au marasme économique.Comme le G7 l\u2019avait déjà souligné en février, chaque grande zone économique doit faire sa part : l\u2019Europe doit se réformer pour être plus flexible, le Japon doit combattre la déflation et assainir son système bancaire, les États-Unis doivent améliorer la productivité et lutter contre le creusement de leurs déficits, commercial et budgétaire.Face au risque de nouveau ralentissement, la politique monétaire doit être « la première ligne de défense », a estimé Horst Koehler.Dans une économie mondiale bien morose \u2014 le FMI a revu de 3,7 % à 3,2 % sa prévision de croissance pour 2003 \u2014, l\u2019Europe donne des signes de faiblesse plus qu\u2019inquiétants.En six mois, le FMI a divisé par deux sa prévision de croissance pour la zone euro cette année, de 2,3 % à 1,1 %.Les ministres des Finances du G7 doivent aussi examiner aujourd\u2019hui les premières mesures économiques de l\u2019après-guerre pour l\u2019Irak.La dette de l\u2019Irak, estimée à près de 400 milliards de dollars, « est très importante par rapport aux conditions économiques dans lesquelles se trouve le pays et les ministres des Finances du G7 sont vraiment dans une position unique pour réfléchir à cette question », a affirmé John Snow.Mais s\u2019il est question de la reconstruction, John Snow ne pourra esquiver la question du rôle de l\u2019ONU.Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a prévenu que son institution pourrait difficilement travailler en Irak en l\u2019absence d\u2019un gouvernement ou d\u2019une administration reconnue par l\u2019ONU.Le Pentagone soupçonné de favoritisme Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Le groupe américain Halliburton, dont le vice-président Dick Cheney est l\u2019ancien PDG, a nié hier qu\u2019une de ses filiales se soit vu attribuer par le Pentagone un contrat de sept milliards de dollars pour lutter contre les incendies des puits de pétrole irakiens.Citant une lettre du Génie militaire américain, le New York Times affirmait hier que ce contrat attribué sans appel d\u2019offres le 24 mars, pour la reconstruction de l\u2019Irak, s\u2019élève à sept milliards de dollars sur deux ans.« Ce serait mal représenter les faits d\u2019affirmer que KBR (Kellogg Brown and Root, la filiale concernée) est chargée de la totalité du plan de gestion des risques » d\u2019incendies, a affirmé Wendy Hall, porte- parole d\u2019Halliburton.« Présentement, HBR ne s\u2019est vu attribuer que quatre contrats totalisant 50,3 millions de dollars » pour amorcer le travail de prévention des incendies, a-t-elle précisé.« Ces contrats portent sur une période d\u2019intérim, en attendant que le Génie militaire attribue d\u2019autres contrats pour assurer la totalité des services nécessaires à la mise en place complète du plan de gestion des risques », a ajouté Mme Hall.Le Génie militaire, joint pour commenter ces informations, n\u2019avait pas commenté l\u2019affaire à la mi-journée hier.Selon Mme Hall, la somme de sept milliards sur deux ans correspond à une estimation de ce corps d\u2019armée portant sur le coût total du plan de lutte contre les incendies.« Ce montant n\u2019est pas celui des services commandés à KBR à ce jour », a insisté la porte-parole.Le 26 mars, Henry Waxman, chef de file des démocrates à la Commission pour les réformes gouvernementales de la Chambre des représentants, s\u2019était indigné des conditions d\u2019attribution de ce contrat.Un porte-parole du Génie, le lieutenant-colonel Gene Pawlik, avait répondu que KBR s\u2019était vu attribuer ce contrat pour s\u2019être déjà occupée d\u2019une étude sur les modalités d\u2019extinction des incendies de puits de pétrole.Le groupe Halliburton était dirigé jusqu\u2019en 2000 par Dick Cheney.Le président américain George W.Bush a présenté, quelques jours après le début de la guerre en Irak, un collectif budgétaire prévoyant notamment 3,5 milliards de dollars pour l\u2019assistance et la reconstruction de l\u2019Irak, dont près de 500 millions pour la remise en état des puits de pétrole.Photo AFP Les souvenirs de la guerre du Golfe donnent aux Koweïtiens une vision particulière de la guerre menée par les troupes américano-britanniques au régime de Bagdad.Le Koweït salue la défaite de Saddam MARC BURLEIGH Agence France-Presse LA CHUTE du régime de Saddam Hussein satisfait peut-être certains de ses voisins, mais aucun autant que le Koweït, où le traumatisme laissé par les chars irakiens envahissant son sol il y a 13 ans est toujours perceptible.Les carcasses froissées des véhicules militaires irakiens sont visibles dans le désert, près d\u2019une base koweïtienne, dans le nord, souvenirs de la guerre du Golfe (en 1991).Des pancartes à travers le Koweït proclament : « Très reconnaissant à l\u2019Amérique et à ses alliés.Dieu vous bénisse ».Des affiches dans les supermarchés et à l\u2019arrière des autobus montrent un Koweïtien enlaçant un soldat américain.Un musée de la ville accueille les armes utilisées pendant la guerre, tandis que les étagères des magasins regorgent de livres sur le conflit.Ces vestiges et souvenirs de la souffrance koweïtienne pendant la guerre et de sa libération donnent aux Koweïtiens une vision particulière de la guerre menée depuis trois semaines par les troupes américano- britanniques au régime de Bagdad.Depuis le début de la guerre le 20 mars, le Koweït, qui a servi de base à l\u2019offensive terrestre, a rompu avec les autres opinions publiques arabes en soutenant totalement la guerre.« Nous ne sommes pas contre l\u2019Irak, mais contre Saddam », a déclaré Hanafi Nasser, un Égyptien vivant au Koweït.Des mariages mixtes, le soutien à Bagdad lors de la guerre sanglante contre l\u2019Iran de 1980 à 1988 et des liens historiques ont longtemps sous-tendu les relations entre les deux peuples, a expliqué Youssouf Mohammed, qui enseigne à l\u2019Université du Koweït.Mais « le régime irakien, avec sa longue histoire de brutalité contre son peuple, a été une source constante de tension et de complots contre le peuple et les dirigeants du Koweït », a-t-il déclaré au journal Arab Times d\u2019hier.C\u2019est la raison pour laquelle le gouvernement koweïtien a fait tout son possible pour soutenir l\u2019effort de guerre américain, tout en gardant un profil bas pour éviter de s\u2019attirer la colère des autres pays arabes.Les Koweïtiens ont mis en avant les camions d\u2019aide qu\u2019ils ont envoyés dans les villes du sud de l\u2019Irak en signe de solidarité, tout en instaurant des restrictions aux frontières pour éviter un afflux de réfugiés.Maintenant que le régime irakien est tombé et que le conflit semble sur le point de se terminer, le Koweït s\u2019intéresse à la manière dont le nouvel Irak sera gouverné et aux conséquences que cela aura sur le Proche-Orient.Les Américains « ne viennent pas ici juste pour chasser Saddam Hussein et apporter la liberté », a estimé Ahmed Bayoumi, également de l\u2019Université du Koweït.« Ils viennent aussi bien sûr pour le pétrole ».M.Bayoumi dit avoir peur que le conflit en Irak ne soit « que la première des nombreuses guerres » que Washington a l\u2019intention de mener pour remodeler la région.La Syrie, le Liban et l\u2019Iran sont probablement sur la liste, a-t-il déclaré, en écho à ce que pensent de nombreuses personnes dans le monde arabe.Une administration véritablement démocratique en Irak sera la bienvenue, a-t-il ajouté, déclarant toutefois s\u2019attendre plutôt à un gouvernement fantoche.« Beaucoup de gens sont contents que Saddam soit parti, mais ils sont effrayés par l\u2019avenir », a-t-il poursuivi.M.Mohammed s\u2019est montré plus circonspect, mais a souligné la nécessité que les Nations unies assument le rôle principal dans la reconstruction de l\u2019Irak, malgré la volonté contraire exprimée par les États-Unis.« Tout ce qui ne ressemblera pas à un résultat juste et honorable pour le peuple irakien portera les racines de nouvelles souffrances inutiles pour toutes les parties impliquées dans le conflit », a-t-il jugé.L\u2019Irak aurait une dette extérieure de 120 milliards Agence France-Presse LA DETTE extérieure de l\u2019Irak est estimée présentement actuelle à environ 120 milliards de dollars, dont 48 milliards en intérêts, a indiqué hier Richard Segal, analyste de la société britannique Exotix, spécialisée dans le courtage de dette des pays émergents.Cette dette remonte aux années quatrevingts avec le financement de la guerre contre l\u2019Iran.C\u2019est en 1990 que l\u2019Irak a cessé ses remboursements, un peu avant l\u2019invasion du Koweït.Ce dernier est l\u2019un des plus gros créditeurs de l\u2019Irak, juste derrière l\u2019Arabie Saoudite, a noté cet analyste.Cette estimation ne prend pas en compte les compensations dues par l\u2019Irak au sujet de la guerre du Golfe.Selon la dernière livraison du magazine Arabian Business, l\u2019Irak aurait une dette (principal et intérêts) de 25 milliards de dollars auprès de l\u2019Arabie Saoudite et de 12,5 milliards auprès du Koweït.Les Émirats arabes unis et les différentes monarchies du Golfe auraient ensemble une créance de 17,5 milliards.L\u2019Irak aurait une dette de huit milliards auprès de la France et autant auprès de la Russie.Jeudi, le numéro deux du département américain de la Défense, Paul Wolfowitz, avait suggéré que la France, la Russie et l\u2019Allemagne devraient effacer la dette irakienne pour contribuer à l\u2019effort de reconstruction.L\u2019endettement extérieur exact de l\u2019Irak reste vague et la Banque mondiale, par exemple, ne donne aucune statistique sur la dette irakienne alors qu\u2019elle a des chiffres sur pratiquement tous les pays du monde.Les institutions financières internationales seraient peu engagées face à l\u2019Irak.Selon Richard Segal, l\u2019Irak devrait une centaine de millions de dollars au Fonds monétaire international. 6LP0901A0412 6LP0901A0412 ZALLCALL 67 21:41:11 04/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 A 9 IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM Washington faitmont er la pression sur la Syrie Une Yougoslavie mésopotamienne?MATHIEU PERREAULT JEUDI MIDI, Norman Cornett est resté bouche bée en apprenant l\u2019assassinat de l\u2019imam chiite Abdel Majid al-Khoï à Najaf, une ville sainte chiite dans le sud de l\u2019Irak.Le professeur d\u2019études religieuses de l\u2019Université McGill sortait d\u2019un colloque qu\u2019il avait organisé sur les divisions religieuses en Irak.Pour M.Cornett, l\u2019assassinat de jeudi est de mauvais augure.« Je ne pense pas que l\u2019Irak devienne une Yougoslavie mésopotamienne, parce que les États-Unis n\u2019autoriseront jamais la désintégration de l\u2019Irak.Mais je pense que la reconstruction du pays peut très bien être empêchée par les divisions ethniques et religieuses.» Le nord du pays est habité principalement par des Kurdes, des musulmans sunnites formant environ 20 % des 24 millions d\u2019Irakiens.Le reste du pays est arabe et aux deux tiers chiite.Les chiites, qui sont surtout concentrés dans le sud, sont une branche minoritaire de l\u2019islam.La place forte du chiisme est actuellement l\u2019Iran, où 90 % de la population est chiite.Cette mosaïque est compliquée par le fait que les sunnites arabes, qui forment 18 % de la population, sont aux commandes de l\u2019Irak depuis des siècles.Les chiites sont malgré tout solidaires de leurs compatriotes irakiens : durant la guerre avec l\u2019Iran, dans les années 80, les défections de soldats chiites ont été somme toute peu nombreuses.La raison en est simple : les chiites iraniens sont persans, alors que les chiites irakiens sont presque tous arabes.Cette mosaïque ethno-religieuse est toutefois plus instable qu\u2019auparavant : afin de galvaniser les Irakiens, Saddam Hussein s\u2019est fait de plus en plus dévot durant les années 90, allant jusqu\u2019à inscrire une phrase du Coran sur le drapeau irakien.En théorie, l\u2019Irak est un pays laïque.Un récent rapport de l\u2019International Crisis Group (ICG), un groupe bruxellois, rapporte que le port du voile est en hausse chez les jeunes, tout comme les pèlerinages religieux.La plupart des experts cités dans les médias au cours des dernières semaines excluent eux aussi que l\u2019Irak ne devienne une nouvelle Yougoslavie.Ils s\u2019appuient sur deux événements datant d\u2019il y a 10 ans : la révolte chiite contre le régime de Saddam Hussein en 1991, qui était dirigée contre les édifices du pouvoir plutôt que contre les sunnites, et le respect qu\u2019ont montré les Kurdes à l\u2019égard des soldats irakiens et des sunnites dans l\u2019enclave autonome kurde.Le rapport de l\u2019ICG explique toutefois que les factions islamistes chiites sont bien organisées, mieux que les factions laïques.Il serait donc tentant de s\u2019appuyer sur les islamistes pour dominer l\u2019Irak, relève l\u2019ICG.L\u2019Iran brûle de jouer un rôle en Irak : certains commentateurs avancent que l\u2019assassinat de l\u2019imam al-Khoï, un modéré, pourrait avoir été commandité par l\u2019Iran.Le professeur Cornett de McGill pense qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019agents de Saddam Hussein.Au beau milieu de cette poudrière, les quelques centaines de milliers de chrétiens d\u2019Irak ont beaucoup à perdre.Le vice-premier ministre de Saddam Hussein, Tarek Aziz, était chrétien, et les églises jouissaient d\u2019avantages fiscaux et d\u2019une liberté assez rares dans les pays musulmans.Un évêque catholique a expliqué au Washington Post cette semaine qu\u2019il craignait une vague d\u2019attentats antichrétiens semblable à celle qui s\u2019est produite au Pakistan à la suite de l\u2019invasion américaine en Afghanistan, l\u2019an dernier.Et surtout, les chrétiens irakiens craignent les évangélistes américains : beaucoup d\u2019ONG religieuses américaines sont massées aux frontières irakiennes, prêtes à secourir les affamés.Plusieurs Églises évangélistes ne voient aucun problème à enseigner le christianisme à ceux qu\u2019ils aident.Immédiatement après une « croisade » américaine, un tel prosélytisme pourrait mettre le feu aux poudres.PASCAL BAROLLIER Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont fait monter la pression sur la Syrie hier en demandant désormais à Damas de coopérer avec les forces américaines en Irak, par la livraison de tout ex-dirigeant irakien s\u2019étant réfugié dans leur pays.Après plusieurs avertissement adressés à la Syrie par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, c\u2019est désormais le président George W.Bush lui-même qui a réclamé hier la coopération de la Syrie contre les membres du régime de Saddam Hussein.M.Bush a demandé aux dirigeants syriens de faire « tout leur possible » pour fermer leurs frontières avec l\u2019Irak aux fidèles de Saddam Hussein, et de livrer ceux qui se sont déjà réfugiés dans ce pays.« Nous attendons une totale coopération » de la part de Damas et, si des personnes recherchées sont en Syrie, nous comptons sur les dirigeants de ce pays pour « les remettre en bonnes mains », a insisté M.Bush en demandant que les autorités syriennes « fassent tout leur possible pour empêcher des gens qui devraient être traduits en justice de trouver refuge dans leur pays ».« Nous les pressons de ne pas autoriser des membres du parti Baas ou de la famille de Saddam, ou encore des généraux en fuite, de trouver refuge là-bas », a encore dit le président américain.« La Syrie doit simplement savoir que nous attendons (d\u2019elle) une totale coopération », a-t-il souligné.Le même jour, M.Rumsfeld a accusé la Syrie d\u2019avoir gêné les États- Unis en Irak et de continuer à accepter des Irakiens en fuite.« La Syrie ne nous a pas aidé en permettant l\u2019arrivée d\u2019équipements militaires », en autorisant que des responsables du régime irakien passent en Syrie et en autorisant « que des gens quittent la Syrie », a-t-il dit en faisant allusion à des combattants volontaires venus en Irak pour lutter contre la coalition anglo-américaine.Interrogé sur la situation actuelle le long de la frontière irakienne, M.Rumsfeld a aussi demandé : « Y at- il toujours des gens qui quittent le pays vers la Syrie ?», avant de répondre que c\u2019était le cas, lors d\u2019une conférence de presse au Pentagone.Jeudi devant le Congrès, le bras droit de M.Rumsfeld, Paul Wolfowitz, avait qualifié le comportement de la Syrie de suspect en ne cachant pas que les États-Unis surveillent ce pays.« Les Syriens ont un mauvais comportement et on doit leur rappeler que s\u2019ils continuent, nous devrons revoir notre politique envers un pays qui abrite des terroristes, des criminels de guerre et qui plus récemment a acheminé des équipements (militaires) en Irak », lâchait- il devant la Commission des forces armées du Sénat.« C\u2019est un comportement très suspect, et en attirant l\u2019attention sur ce point, nous espérons que les Syriens changeront d\u2019attitude », a encore affirmé M.Wolfowitz.« Nous continuons à les surveiller, mais le Pentagone n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019envoyer des troupes en Syrie », a-t-il néanmoins assuré.Le même jour, le département d\u2019État a révélé que la Syrie avait promis aux États-Unis de fermer sa frontière avec l\u2019Irak, une affirmation clairement contredite hier par M.Rumsfeld.Ces assurances avaient été données par les autorités syriennes à l\u2019ambassadeur américain à Damas, Theodore Khattouf.De hauts responsables américains, M.Rumsfeld en tête, ont décoché les premières flèches contre la Syrie il y a deux semaines en l\u2019accusant d\u2019aider le régime de Saddam Hussein en lui fournissant notamment du matériel militaire, dont des équipements de vision de nuit.ROT I N ET TECK Directement de l\u2019importateur 8493, boul.Décarie, Mont-Royal, 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Afghanistan, estime David Malone, le président de l\u2019Académie internationale de la paix (IPA), principal centre de réflexion de l\u2019organisation internationale.Lakhdar Brahimi, le « Monsieur ONU » pour l\u2019Afghanistan a présidé la conférence de Bonn qui a permis l\u2019émergence d\u2019Hamid Karzaï et aidé les Afghans à mettre en place leur gouvernement, rappellet- il.La sécurité en Afghanistan est de son côté assurée par une force internationale, et des forces américaines sont toujours déployées dans le pays.La question du rôle exact de l\u2019ONU dans l\u2019Irak de l\u2019après-Saddam, en dehors de la fourniture de l\u2019aide humanitaire d\u2019urgence, reste cependant toujours posée.Selon le président américain George W.Bush et le premier ministre britannique Tony Blair, les Nations unies ont « un rôle vital » à jouer.Mais ils n\u2019ont pas défini ce qu\u2019ils entendaient par là.Et après la chute du régime irakien, les divergences subsistent apparemment toujours au sein même de l\u2019administration américaine.« Washington a été échaudé au Conseil de sécurité, explique à l\u2019AFP David Malone, ancien ambassadeur du Canada à l\u2019ONU, et il ne s\u2019y représentera pas avant d\u2019être certain d\u2019y rencontrer une certaine coopération.» Outre l\u2019assistance humanitaire, pour laquelle elle est bien rodée, l\u2019ONU peut « intervenir dans la préparation d\u2019un dialogue national qui devrait permettre l\u2019émergence d\u2019un régime irakien légitime et crédible », estime-t-il.« Aucune autre organisation ou pays ne peut le faire à sa place », ajoute-t-il.Comme l\u2019avait fait la semaine dernière Mark Malloch-Brown, le chef du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), il estime qu\u2019il « y aura besoin d\u2019un gouvernement irakien légitime plus rapidement que les Américains ne le pensent ».« Il sera difficile pour la Banque mondiale, le FMI (Fonds monétaire international) comme les banques régionales d\u2019offrir des crédits à un gouvernement sans l\u2019autorité juridique pour engager l\u2019avenir de l\u2019Irak », relève David Malone.Et, comme le responsable du PNUD, il note qu\u2019il est difficile pour les grandes sociétés internationales d\u2019engager des investissements à long terme, notamment dans l\u2019exploitation pétrolière, sans que la légalité des contrats signés soit internationalement garantie.« Ces problèmes d\u2019ordre politique mais aussi pratique commencent à faire leur chemin à Washington », ajoute Malone.« Si les Américains, même avec les meilleures intentions, essayent de promouvoir eux-mêmes un nouveau gouvernement irakien démocratique, cet effort manquera de crédibilité dans le monde arabe et à l\u2019international », relève-t-il soulignant que « seule l\u2019ONU peut le faire ».En revanche, le président de l\u2019IPA n\u2019envisage pas un rôle important dans la reconstruction.« L\u2019ONU n\u2019y a pas particulièrement d\u2019expérience et ce n\u2019est pas un domaine où elle brillerait nécessairement, étant donné la lourdeur de ses propres procédures administratives », remarque-t-il.Photo AP Le secrétaire général de l\u2019ONU, Kofi Annan, s\u2019entretenant avec ses collaborateurs hier au Conseil de sécurité.JOLIETTE 67, place Bourget Nord (450) 753-5332 1 800 268-7332 MONTRÉAL 6575, rue Saint-Denis (514) 274-7122 LAVAL 1680, boul.de l\u2019Avenir (450) 681-9859 1 800 363-1101 Métro Beaubien P 3133552 30% à 50% sur modèles 2002 10% sur modèles 2003 Du 12 au 20 avril Un Canadien sur deux veut le maintien des relations actuelles avec les États-Unis Un sur quatre souhaite même un resserrement des liens SOPHIE ALLARD LES DIVERGENCES entre Canadiens et Américains au sujet de la guerre en Irak ne semblent pas avoir suscité de vague antiaméricaine au pays.C\u2019est du moins ce que révèle un nouveau sondage réalisé par le Centre de recherche et d\u2019information sur le Canada.À l\u2019heure actuelle, la moitié (48 %) des Canadiens sont d\u2019avis que les relations avec les États-Unis devraient demeurer les mêmes \u2014 c\u2019est 12 points de plus que l\u2019été dernier.Un Canadien sur quatre souhaite même voir « un resserrement des liens entre les deux pays ».Même au Québec, où les opposants à la guerre sont plus nombreux, 44 % souhaitent un maintien des relations avec leur voisin du Sud.Moins d\u2019un Québécois sur trois est en faveur d\u2019un relâchement des liens avec les États-Unis.Toutefois, les avis diffèrent au regard de la guerre en Irak.Ainsi, les deux tiers des Canadiens (79 % des Québécois) croient toujours qu\u2019il aurait été possible « de procéder au désarmement pacifique de l\u2019Irak » tandis que, chez les Américains, c\u2019est plutôt 46 %.L\u2019appui aux Nations unies est plus grand de ce côté-ci de la frontière : 80 % des Canadiens, contre 59 % des Américains, sont d\u2019accord pour dire que l\u2019organisation « contribue beaucoup à la paix dans le monde ».Comme les Nations unies jouissent d\u2019une perception favorable dans les deux pays, 74 % des Américains et 89 % des Canadiens se disent prêts à envoyer des soldats pour le maintien de la paix en cas de besoin.Le sondage a été réalisé auprès de 2012 Canadiens entre le 7 et le 23 mars et auprès de 1004 Américains du 14 au 16 mars.La marge d\u2019erreur est de 2,2 points de pourcentage au Canada et de 3,1 points aux États-Unis, et la probabilité de fiabilité des résultats est de 95 % dans les deux cas.FAIRE DES PROFITS.C\u2019EST TOUT CE QUE VOUS RISQUEZ.www.desjardins.com 1 800 CAISSES DUO DESJARDINS Épargne à terme Épargne à terme indicielle *Taux de l\u2019épargne à terme sujet à changement sans préavis.Offre d\u2019une durée limitée.Investissement minimal de 5 000 $.Diversification, sécurité et potentiel de rendement supérieur.Le DUO DESJARDINS, c\u2019est, en parts égales, une épargne à terme de 5 ans à un taux garanti de 4,8 %* et une épargne à terme indicielle de 7 ans au capital garanti à 100 %.Pour ce qui est 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FRANÇOIS CARDINAL LES VOIX réclamant un retour à l\u2019ordre à Bagdad se sont faites plus fortes hier, un organisme des Nations unies allant même jusqu\u2019à accuser la coalition anglo-américaine de violer effrontément les conventions de Genève.Dans l\u2019anarchie la plus totale, le Comité international de la Croix- Rouge (CICR) s\u2019est déclaré « profondément alarmé par le chaos prévalant à Bagdad et dans d\u2019autres parties de l\u2019Irak ».D\u2019autant plus que plus un seul hôpital de la capitale n\u2019était ouvert, hier, selon une porte-parole.Des individus déchaînés, parfois armés, ont continué à saccager des hôpitaux et des installations médicales abandonnées par leur personnel, qui craignait les pillards.Des malades ont ainsi été laissés sans soin et des dépouilles mortelles ont été abandonnées.« Le problème aujourd\u2019hui (hier), ce ne sont ni les ressources humaines ni la logistique, a déclaré Balthasar Staehelin, délégué régional de l\u2019organisme pour le Moyen- Orient.Il s\u2019agit d\u2019une situation humanitaire qui empire.À cela, nous n\u2019avons pas de réponse.» Pendant cette troisième journée de chaos, l\u2019Allemagne, la France, la Russie, l\u2019Organisation des Nations unies (ONU), la Suisse et l\u2019Égypte, notamment, ont exhorté les autorités militaires occupantes à stabiliser la situation au plus vite afin que les convois humanitaires puissent circuler.Pour sa part, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l\u2019ONU a eu les mots les plus durs à l\u2019endroit des troupes américaines, qui regardent sans broncher les pillards tourner la ville sens dessus dessous.« Les forces coalisées semblent complètement incapables d\u2019imposer un semblant d\u2019ordre parmi les groupes qui contrôlent les rues de la capitale, a indiqué Véronique Taveau, porte-parole du Bureau, selon le réseau ABC.Cette inaction des forces occupantes est en violation directe des conventions de Genève.» Une obligation adaptée au contexte Selon la quatrième convention de Genève, signée en 1949, les troupes qui occupent un pays ont le devoir d\u2019assurer la protection de la population et son bien-être minimal (eau, nourriture, soins, etc.).Toutefois, selon deux experts consultés par La Presse hier, l\u2019accusation de l\u2019organisme onusien est sans fondement.Vrai, les militaires ont des devoirs vis-à-vis des Irakiens.« Cela étant dit, c\u2019est une obligation qui doit être adaptée au contexte, précise le vice-doyen de la faculté de droit de l\u2019Université McGill, René Provost.En effet, l\u2019obligation ne prime pas le droit du pouvoir occupant de combattre pour gagner la guerre », ajoute ce spécialiste du droit international.En outre, il faut laisser le temps aux forces de prendre position en Irak, et à Bagdad en particulier, selon Stéphane Beaulac, professeur de droit international à l\u2019Université de Montréal.« Je ne veux pas nécessairement défendre (les Américains) mais il faut leur laisser le temps de sécuriser la ville, a-t-il dit.Il faudra donc suivre la situation dans les prochains jours pour voir s\u2019ils respectent leurs obligations.» Arrêter les pillages À ce sujet, hier, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, s\u2019est voulu rassurant : il a promis que les forces assureraient la sécurité pour arrêter les pillages dans les villes irakiennes.Mais la question persiste néanmoins : y a-t-il suffisamment de soldats sur le terrain pour rétablir et maintenir l\u2019ordre dans une ville de cinq millions d\u2019habitants comme Bagdad ?« C\u2019est la question à un million de dollars, a rétorqué en entrevue Rémi Landry, lieutenant-colonel à la retraite des Forces armées canadiennes et chercheur associé avec le Groupe d\u2019étude et de recherche sur la sécurité internationale de l\u2019UdeM (GERSI).Il est évident que 20 000 soldats dans une ville de 30 km sur 20 km, ce n\u2019est pas suffisant.Toutefois, les militaires peuvent faire des gestes qui vont être bien perçus par la communauté internationale, comme par exemple décréter une loi martiale et des couvre-feux.» Mais hier, les témoins sur place étaient catégoriques : on est très loin d\u2019une telle situation.Des commerçants armés de fusils et de barres de fer ont par exemple attaqué des groupes de maraudeurs qui s\u2019approchaient de leurs commerces.Un peu partout dans la capitale, des gens continuaient à vider des bureaux, des boutiques, des banques, etc.Même l\u2019UNICEF a vu ses bureaux vandalisés et pillés.« Je n\u2019en crois pas mes yeux, a lancé Hazifa al-Dweiji, professeur à l\u2019Université médicale de Mossoul, à l\u2019agence United Press International.Nous avons été trompés.Les choses devaient revenir à la normale ; c\u2019est tout le contraire.» \u2014Avec AFP et Reuters Photo AFP Interrogé sur l\u2019inaction des soldats américains face aux actes de pillage qui se sont généralisés pour la troisième journée consécutive, le premier ministre Jean Chrétien a laissé entendre qu\u2019il n\u2019était pas nécessairement de la responsabilité des forces américaines de jouer aux policiers.On voit ici, par exemple, une scène courante hier encore à Mossoul, dans le nord de l\u2019Irak La GRC pourrait aider à rétablir l\u2019ordre Le Canada n\u2019a toutefois pas encore de plan précis G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Jean Chrétien a affirmé hier que le Canada était prêt à aider à rétablir l\u2019ordre en Irak dans les plus brefs délais \u2014 et même à y envoyer la GRC \u2014 mais qu\u2019il n\u2019avait, pour l\u2019instant, fait aucune proposition directe aux Nations unies ou aux Américains.« Ce n\u2019est même pas fini à ce moment-ci, a lancé le premier ministre en parlant de la guerre.Le Canada ne peut pas aller régler le problème là-bas.Il ne faut pas se prendre pour d\u2019autres ! La reconstruction, ça va prendre encore quelque temps.» M.Chrétien a cependant reconnu hier, en point de presse à Rideau Hall, qu\u2019il y avait des pillages et que le chaos régnait actuellement en Irak.Il a estimé que cela était normal, rappelant que la transition au Kosovo n\u2019avait pas été des plus aisées non plus.« Lorsqu\u2019il y a un changement comme celui-là, le chaos s\u2019installe pendant quelque temps », a-t-il souligné.Le chef du gouvernement a avoué qu\u2019il n\u2019était pas en mesure de dire ce que feraient les Américains pour que cesse ce désordre civil.« Nous espérons que l\u2019ordre sera rétabli, a ajouté Jean Chrétien, et nous sommes prêts à aider à rétablir l\u2019ordre dans les plus brefs délais.» En réponse à une question d\u2019un journaliste, le premier ministre n\u2019a pas voulu s\u2019engager sur l\u2019envoi de policiers de la GRC en Irak pour assurer la sécurité des Irakiens.Il n\u2019a cependant pas exclu cette possibilité, pour autant que tout soit bien préparé et planifié.Des modèles « Il y aura une discussion, a dit M.Chrétien.L\u2019ONU participera, les États-Unis et la Grande-Bretagne aussi.Tout le monde veut rétablir l\u2019ordre.Nous participons toujours à aider les nations lorsqu\u2019elles ont des problèmes.Nous ne savons pas encore ce que sera notre rôle.Nous avons envoyé des policiers en Haïti et ailleurs.Si c\u2019est le genre de contribution que nous pouvons faire, nous le ferons.S\u2019ils veulent autre chose, on leur donnera autre chose.» Interrogé également sur l\u2019inaction des soldats américains face aux actes de pillage qui se sont généralisés à Bagdad hier pour la troisième journée consécutive, M.Chrétien a laissé entendre qu\u2019il n\u2019était pas nécessairement de la responsabilité des forces américaines de jouer aux policiers.« Ils sont arrivés comme militaires, a-t-il dit en parlant des soldats de la coalition.Ils ne sont pas arrivés en tant que policiers.» Le vice-premier ministre, John Manley, a pour sa part déclaré au cours d\u2019une entrevue télévisée que la GRC pourrait faire sa part dans le rétablissement de l\u2019ordre en Irak.M.Manley a estimé que les corps de police municipaux au Canada, qui ont déjà participé à de telles missions dans le passé, pourraient former et entraîner les forces de police en Irak.« Nous avons de l\u2019expérience dans ce domaine, a dit M.Manley, et si la communauté internationale juge que c\u2019est de cette façon que nous pouvons le mieux aider, alors les Canadiens devraient se préparer à une telle mission.» Par ailleurs, le premier ministre n\u2019a pas écarté hier la possibilité que soit annulée la visite du président George W.Bush à Ottawa prévue pour le 5 mai prochain, au cours de laquelle il doit s\u2019adresser au Parlement.M.Chrétien a affirmé qu\u2019il comprendrait que M.Bush prenne une telle décision étant donné la nature de ses nombreuses obligations ces jours-ci.Il a ajouté qu\u2019il lancerait immédiatement une nouvelle invitation au président des États-Unis.MINI Mont Royal 4226, boulevard Saint-Laurent Montréal, Québec H2W 1Z3 (514) 289-6464 MINI Laval 2450, boulevard Chomedey Laval, Québec H7T 2X3 (450) 682-1212 0$ COMPTANT.349$ PAR MOIS.(et voilà, vous n\u2019avez plus d\u2019excuses.) mini.ca 1 866 378-MINI Les taux de location ne sont valables qu\u2019auprès des Services Financiers MINI Inc.chez les concessionnaires participants.Offre soumise à l\u2019approbation du crédit.L\u2019offre inclut tous les rabais applicables sur les MINI Cooper 2003.Le prix peut varier selon les options disponibles.Le PDSF d\u2019une MINI Cooper de base est de 25 200 $; avec un taux à la location de 6.9% sur 60 mois pour des mensualités de 349 $ excluant les taxes.La première mensualité, un dépôt de garantie équivalent à un mois de location sont exigibles à la livraison.Les frais de transport et de préparation (1 295 $) sont inclus.Limite de 20 000 km par année sans frais, 0,15 $ par kilomètre excédentaire.La livraison doit se 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L\u2019APRÈS-SADDAM Le président Bush au chevet des soldats blessés O L I V I E R KNOX Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le président George W.Bush s\u2019est rendu hier au chevet de soldats américains blessés en Irak, hospitalisés à Washington, en rappelant que même si ce pays arabe connaissait ses « premiers signes de liberté », la guerre n\u2019était pas finie.Après avoir achevé sa première visite dans deux hôpitaux, où sont soignés 75 militaires blessés dans le Golfe, M.Bush a souligné que quel que soit le sort de Saddam Hussein, il était mort politiquement, tout en préférant laisser aux généraux américains le soin de proclamer la victoire.« Je ne sais pas ce qu\u2019il advient de Saddam Hussein.Je ne sais pas s\u2019il est mort ou vivant.Je sais qu\u2019il n\u2019est plus au pouvoir », a affirmé le président, qui était accompagné de la première dame, Laura Bush.« Cette guerre finira quand nos commandants sur le terrain me diront que l\u2019objectif a été atteint », a insisté M.Bush, citant nommément le général Tommy Franks, le chef du Commandement central américain qui a mené la campagne pour renverser le régime de Saddam Hussein.« Je suis ici à Washington.Il est au Qatar et il dispose de commandants à Bagdad.Il est mieux placé que moi pour juger si nous avons atteint l\u2019objectif », a dit le président.Faisant ses premières déclarations publiques depuis la chute de la statue géante de Saddam Hussein dans la poussière de la capitale irakienne mercredi, M.Bush a dit qu\u2019il « n\u2019oublierait jamais » la portée symbolique de cette scène.La voix souvent émue, il a évoqué « la jubilation visible sur les visages des Irakiens ordinaires quand ils ont compris que les griffes de la peur qui les tenaient à la gorge s\u2019étaient relâchées, et les premiers signes de liberté ».Mais le président n\u2019a pas mâché ses mots envers la Syrie, exhortant Damas à fermer sa frontière avec l\u2019Irak aux fidèles de Saddam Hussein, et de livrer ceux qui se sont déjà réfugiés dans ce pays.« Nous attendons d\u2019eux qu\u2019ils fassent tout leur possible pour empêcher des gens qui devraient être traduits en justice de trouver refuge dans leur pays », a ajouté M.Bush.« Nous les pressons de ne pas autoriser des membres du parti Baas ou de la famille de Saddam, ou encore des généraux en fuite, de trouver refuge là-bas », a encore dit le président.Avant de souligner : « La Syrie doit simplement savoir que nous attendons (d\u2019elle) une totale coopération.» Jeudi, le département d\u2019État avait déclaré que la Syrie avait assuré les États-Unis qu\u2019elle avait fermé sa frontière avec l\u2019Irak, « sauf à tout ce qui concerne le trafic humanitaire ».Mais selon des conseillers de la Maison-Blanche, des militaires américains contrôlent de près la frontière.La visite présidentielle à l\u2019hôpital militaire Walter Reed à Washington et au Centre médical de la marine à Bethesda (Maryland), dans la banlieue de la capitale, a été l\u2019occasion aussi de remettre des décorations militaires.Deux marines, un Philippin et Mexicain, ont reçu la citoyenneté américaine, sous les yeux du président.Les résidents permanents sont autorisés à s\u2019enrôler dans l\u2019armée américaine.Photo REUTERS Le président George W.Bush a fait la rencontre de Thomas Douglas, de Fayetteville (Caroline du Nord), lors de sa visite à l\u2019hôpital militaire Walter Reed, à Washington.Le soldat américain a été blessé lors de combats survenus en Irak.3122668 DécouvrEz comme il peut être fAcile de prendre de l\u2019inSuline - allez-Y! Vous aimeriez en savoir davantage au sujet d\u2019un essai clinique sur le diabète de type 2?Vous avez entre 35 et 75 ans?Vous êtes non-fumeur(se)?Vous avez reçu un diagnostic de diabète de type 2?Les injections d\u2019insuline occupent une place importante dans le traitement de votre maladie?Vous avez besoin de deux injections d\u2019insuline ou plus par jour?Si vous avez répondu «oui» à toutes ces questions, vous pourriez être admissible à participer à cette étude de recherche portant sur une nouvelle forme d\u2019insuline.Pour plus de précisions sur l\u2019étude, composez le : France Bouchard, Angela Lombardo ou Mylène Roy 514-934-1934 Ext: 36492 ou 36951 Centre Universitaire de Santé McGill DIABÈTE TYPE 2?3133629A 312059101492 3133680 6LP1301A0412 6LP1301A0412 ZALLCALL 67 20:11:22 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A13 IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM Grandeur et misère de Bassora En trois semaines, la ville a reculé d\u2019au moins 20 ans EN IRAK GILLES PAQUIN envoyé spécial BASSORA \u2014 Les bombardements anglo-américains sur Bassora ont détruit la majorité des immeubles publics liés de près ou de loin au parti de Saddam Hussein et à son régime, les pilleurs et les incendiaires viennent de faire disparaître le reste.En trois semaines, la deuxième ville d\u2019Irak en importance a reculé d\u2019au moins 20 ans.Déjà, pendant les huit années de la guerre Iran-Irak (1980-1988), Bassora avait été durement éprouvée par les tirs aveugles de l\u2019artillerie iranienne.Ces bombardements incessants ont, notamment, provoqué la destruction des grandes plantations de palmiers qui longeaient les deux rives du fleuve Chatt al-Arab et faisaient la fierté de celle que l\u2019on surnommait alors la « Venise de l\u2019Est ».« C\u2019était une véritable forêt qui formait une bande de deux ou trois kilomètres de largeur des deux côtés de la rivière.Nous étions alors parmi les plus grands producteurs de dattes au monde », dit Amir Ahmed, propriétaire d\u2019une boutique d\u2019alimentation de Bassora.La ville a poursuivi son déclin avec la fermeture de la frontière irako-koweïtienne, au lendemain de la guerre du Golfe de 1990-1991, lorsqu\u2019elle a été privée de ses anciens liens commerciaux avec l\u2019émirat.La population de Bassora a également payé très cher la révolte de sa majorité chiite contre le régime à la fin du conflit.Une campagne de répression, aussi féroce que celle déclenchée contre les Kurdes, s\u2019est abattue sur la région.Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées ou emprisonnées.Les habitants du Sud irakien en sont restés profondément traumatisés.Ils n\u2019aiment guère être photographiés et craignent généralement de s\u2019identifier lorsqu\u2019ils discutent avec des journalistes étrangers.Cette peur viscérale demeure encore très vive même si la chute du régime ne fait aucun doute.« J\u2019ai déjà été emprisonné pendant deux ans et j\u2019ai perdu le droit de pratiquer parce que j\u2019avais publiquement critiqué le système judiciaire.Je croirai que Saddam est vraiment déchu quand j\u2019aurai vu son cadavre », dit un avocat après avoir réitéré sa joie de voir tomber la dictature.La peur n\u2019a pas de barrière sociale La peur qui habite la population ne connaît pas de barrière sociale.Elle touche autant les ouvriers que les médecins ou les enseignants et ne se dissipe que dans l\u2019intimité du foyer.L\u2019explication la plus plausible est que l\u2019heure des règlements de comptes est arrivée.Mieux vaut passer inaperçu, dit un ancien fonctionnaire qui a pris ses distances avec l\u2019administration.« Il y a encore des membres du parti Baas dans les quartiers, moins qu\u2019avant, mais ils sont là quand même.Je mettrais ma famille en danger si ma photo était publiée dans un journal.Ils ont encore des oreilles à l\u2019étranger », dit un militaire à la retraite.Il n\u2019y a que les nostalgiques comme Abou Nasser, riche fermier du nord du Koweït qui nous a offert le thé récemment, pour rêver encore d\u2019un séjour à Bassora.Les yeux pétillants de malice et le rire gras, il raconte avec force détails les voyages qu\u2019il faisait avec des compères pour aller consommer là-bas ces alcools interdits par la loi coranique de sa terre natale.« C\u2019était le bon temps, nous partions en fin de journée après notre semaine de travail et nous allions passer le week-end à Bassora.Il y avait des boîtes de nuit, de l\u2019alcool et nous avions du plaisir, dit le vieil homme.Aujourd\u2019hui, ceux qui veulent échapper à la règle religieuse du Koweït doivent aller à Dubaï ou en Europe », déplore-t-il.Une épave à la dérive Les Koweïtiens ont abandonné la route de Bassora après le saccage de leur pays par l\u2019armée irakienne.Ils ne sont pas à la veille d\u2019y retourner même si plusieurs y ont encore de la famille, des amis et de bons souvenirs.Car aujourd\u2019hui, Bassora n\u2019est plus qu\u2019une épave à la dérive.Les canaux de la ville sont devenus des égouts à ciel ouvert qui dégagent des odeurs pestilentielles.Les rues et les terrains vagues sont encombrés d\u2019amoncellements de déchets qui, manifestement, s\u2019accumulent depuis des années.Les carcasse de véhicules militaires brûlés et tordus encombrent la chaussée dans l\u2019indifférence générale.Hors le souk, presque tous les commerces sont fermés.Plusieurs banques ont été dévalisées, de plus en plus de magasins sont pillés et même les hôpitaux subissent les attaques des voleurs.Dans le plus grand hôpital de Bassora, un criminel a fait main basse sur un appareil de résonance magnétique tandis que d\u2019autres se sont emparés d\u2019une partie de la réserve de médicaments de la pharmacie.Le boulevard qui longe le Chatt al-Arab est maintenant le lieu de rencontre de ceux qui ont pillé une bonne partie de la ville.Il y a deux jours, ils garaient encore leurs camionnettes devant les ruines fumantes de l\u2019hôtel Sheraton pour y entasser ce qui restait de métal et de bois dans les environs de l\u2019immeuble noirci.De la rue, on pouvait entendre les coups de marteau et le grincement des scies alors que les vautours s\u2019affairaient à démolir les salles de bains et les parquets.Dans le jardin de l\u2019hôtel, deux hommes en venaient aux coups pour s\u2019arracher des fauteuils de jardin défoncés.Ironiquement, le seul immeuble important qui soit demeuré intact dans cette rue est le palais présidentiel de Saddam Hussein, un somptueux édifice entouré de hauts murs et d\u2019une grille imposante.L\u2019ensemble a échappé au pillage jusqu\u2019à ce jour parce que les militaires britanniques en ont fait leur base temporaire au coeur de la ville, mais certains farceurs soutiennent que les voleurs craignent de s\u2019y attaquer de crainte que Saddam revienne.Photo AP La foule réclamait hier de l\u2019eau à Bassora.L\u2019UNICEF est là ! En ce moment-même, nous sommes en Irak pour distribuer de toute urgence des trousses de santé et médicales, de la nourriture, des trousses pour les accouchements, et de l\u2019eau potable à des millions d\u2019enfants.Nous avons besoin de votre appui pour continuer d\u2019envoyer sur place le matériel et les secours essentiels.Oui, je veux aider les enfants menacés en Irak.50 $ 100 $ 200 $ 1 000 $ ou _________$ Chèque à l\u2019ordre de : UNICEF - Irak \u2014 Secours d\u2019urgence Je préfère contribuer par : VISA MasterCard American Express No de carte de crédit : Date d\u2019expiration : Nom : Adresse : Ville : Prov.: Code postal : Téléphone : S\u2019il vous plaît, remplissez ce formulaire et retournez-le à : Unicef Québec 4474, rue Saint-Denis, Montréal QC H2J 2L1 No d\u2019enregistrement : 122 680572 RR0001 1 877 955-3111 www.unicef.ca Unicef Québec 4474, rue Saint-Denis, Montréal QC H2J 2L1 S\u2019il vous plaît, faites aujourd\u2019hui à l\u2019UNICEF le don qui sauvera des vies.Des millions d\u2019enfants en Irak ont besoin de notre aide.Apr.12 - 03372-LP4-S Un reçu fiscal sera émis pour tout don de 10 $ et plus.3134205A 3134365 Fibromyalgie c\u2019est possible de vaincre cette maladie Conférence sur la technique par résonance sonore Le mercredi 16 avril 2003, à 19 h, local 509 Clinique Psycho Physio, 1231, rue Sainte-Catherine Ouest Réservation requise : (514) 845-9996 \u2022 Ouvert à tous \u2022 Sans frais Résultats obtenus depuis 1996 77 % des personnes n\u2019ont pplus de symptômes 23 % des personnes les ont diminués de 56 % PEEL SOLDE EXCEPTIONNEL DE 5814, av.du Parc (angle Bernard), Montréal \u2022 Tél.: (514) 272-4778 TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX LE DIMANCHE 13 AVRIL DE MIDI À 18 HEURES chez LIQUIDATEURS ROYAL TAPIS LAINE ET SOIE ENTIÈREMENT FAITS À LA MAIN TAPIS TRÈS EN DEMANDE CECI N\u2019EST PAS UN ENCAN AUSSI TAPIS GR.DIM.CHAQUE TAPIS 100$ 1000$ VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX À 3133171 3131750 Cette offre est valide du 12 avril au 2 août 2003 Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan TAPIS PERSANS AUTHENTIQUES NOUÉS MAIN, PEINTURES Avec l\u2019autorisation de créanciers nantis et autre parties, nous vendrons par encan tout le stock, pièce par pièce, au plus offrant.À prix nominal ou sans réserve Liste partielle : QUM en soie, et grand tapis, nain, Tabriz soie et laine, Kashan, Kerman, tapis tribaux 100 % laine, Mashad, Moud soie et laine, tapis de passage.Peintures à l\u2019huile originales sur toiles encadrées et plus encore.DIMANCHE 13 AVRIL, À 13 H 30 (INSPECTION À COMPTER DE 13 H) RÈGLEMENT POUR DÉFAUT DE PAIEMENT PAIEMENT: MASTERCARD, VISA, COMPTANT E n c a n P u b l i c E n c a n P u b l i c 3133498 Hôtel Ramada 7300, ch.Côte-de-Liesse Note de l\u2019encanteur : tous les articles restants seront remis aux créanciers, alors ne ratez pas cette occasion. 6LP1401A0412 A-14 samedi 6LP1401A0412 ZALLCALL 67 22:13:29 04/11/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM EN BREF Pour desIrakiennes LES ÉTATS-UNIS ont accordé hier un contrat de près de huit millions de dollars à une entreprise américaine pour promouvoir la participation d\u2019Irakiens, notamment des femmes, dans la reconstruction de leur pays, a annoncé hier le département d\u2019État.L\u2019Agence pour le développement international (USAID) a annoncé qu\u2019elle avait passé contrat avec la firme Research Triangle Institute (RTI) dans le cadre de ses efforts pour restaurer rapidement en Irak des services publics efficaces.\u2014 Agence France- Presse Le pillage inquiète LA TURQUIE et le Conseil de l\u2019Europe ont tiré hier la sonnette d\u2019alarme devant l\u2019extension des scènes de pillage et du chaos en Irak et demandé aux forces menées par les États-Unis d\u2019agir.« Nous sommes tous inquiets à cause de la situation humanitaire, l\u2019absence totale d\u2019ordre public et l\u2019anarchie qui sévit », a déclaré le secrétaire général du Conseil de l\u2019Europe, Walter Schwimmer, à l\u2019issue d\u2019un entretien avec le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gul.\u2014 d\u2019après AFP Prisonniers perdus IL DEVIENT plus difficile de retrouver les sept prisonniers de guerre américains capturés le 23 mars, a estimé hier le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).« À l\u2019heure actuelle, nous ne savons pas exactement qui les détient.Nous ne retrouvons plus nos interlocuteurs.Nous ne savons pas où ils sont », a déclaré Florian Westphal, porte-parole du CICR.\u2014 Associated Press ONU ou États-Unis?LE CONSEILLER spécial de Kofi Annan pour la reconstruction de l\u2019Irak se rendra lundi à Washington pour discuter avec l\u2019administration américaine du rôle que joueront les Nations unies dans l\u2019Irak de l\u2019après-guerre.Selon un communiqué de l\u2019ONU diffusé hier, Rafeeuddin Ahmed a été invité par les départements d\u2019État et de la Défense et par le Conseil de la sécurité intérieure.\u2014 d\u2019après AP Film retiré LA PROJECTION d\u2019un film avec l\u2019acteur Tim Robbins a été annulée au centre honorant à Cooperstone (État de New York) les gloires du baseball, en raison, selon lui, de ses prises de position contre la guerre d\u2019Irak.Tim Robbins a reçu une lettre du président du Hall of Fame du baseball, Dale Petroskey, ancien membre de l\u2019administration du président Ronald Reagan, lui disant que ses prises de position représentaient un danger et que la séance était annulée.Photo AP Un convoi de soldats américains à bord d\u2019un Humvee (un Hummer, version militaire originale), en route pour Kirkuk, dans le nord de l\u2019Irak.Le Hummer, symbole de l\u2019Amérique ISABELLE DURIEZ collaboration spéciale WASHINGTON \u2014 Alors que les Humvees roulant dans Bagdad occupent les écrans de télévision, la version civile de ce véhicule militaire, le Hummer, fait un carton dans les ventes de véhicules utilitaires sport aux États-Unis.General Motors se frotte les mains : avec 3000 véhicules vendus par mois, le H2, lancé il y a neuf mois pour séduire les baby-boomers, est désormais le plus populaire des véhicules utilitaires sport de luxe.Pour la bagatelle de 50 000 $, ce monstre de près trois tonnes se vend presque autant que le BMW X5, qui coûte 10 000 $ de moins.Dans des magasins qui jouent sur la métaphore militaire, les vendeurs ne voient pas seulement passer les rappers, les sportifs et les acteurs qui se sont vite approprié la marque (Schwarzenegger a été le premier à rouler en H1, la version originale), mais aussi des hommes d\u2019affaires, des élus et des femmes.Ce succès serait-il lié à la guerre ?« Évidemment, cela compte, explique Clotaire Rapaille, consultant pour General Motors sur les goûts des consommateurs.Le Hummer est une voiture en uniforme.Je leur ai conseillé : mettez une mitraillette sur le toit et vous la vendrez mieux.Nous sommes dans une période d\u2019incertitude où les gens aiment les marques fortes s\u2019appuyant sur des émotions de base.» De fait, nombre de conducteurs se sentent en ce moment particulièrement patriotes au volant.« À mon avis, le H2 est une icône américaine, estime Rick Schmidt, fondateur du IHOG (International Hummer Owners Group \u2014 Groupe international des propriétaires de Hummer).Ceux qui vandalisent un Hummer en mots ou en pensées vandalisent le drapeau américain et ce qu\u2019il représente.» « Rien ne hurle plus Américain à la face du monde que de conduire un Hummer », confirme Tom Bowlin, vendeur à Cerritos, en Californie, l\u2019un des États où le véhicule est le plus vendu avec la Floride et le Texas.« Le Hummer transpire le patriotisme.Vous mettez des drapeaux sur le capot et, sur la route, tout le monde klaxonne et vous fait signe », dit un autre propriétaire, Travis Patterson, 35 ans, vétéran de l\u2019American Air Force.Les publicités qui défilent à haute fréquence sur les écrans n\u2019ont évidemment pas besoin de rappeler les racines militaires du véhicule symbolisant par excellence les deux guerres du Golfe.Elles préfèrent jouer la carte du tout-terrain et du loisir, mais aussi de la forteresse qui protège et distingue son propriétaire du commun des mortels.Une des annonces montre un jeune couple sorti tout droit d\u2019une revue de mode roulant sur les plages d\u2019Islande avec un air évaporé, sur fond de musique techno.« Besoin est un mot très subjectif », conclut le slogan.Dans une autre, un H2 jaune dévale une montagne pendant que des mots défilent : « Pour usage tout-terrain seulement ».Suivi de « Interdit », « Ne faites pas ci », « Ne faites pas ça », pour finir par « Cause toujours ».D\u2019ailleurs, conduire un véhicule à la silhouette agressive qui consomme 21,4 litres d\u2019essence aux 100 km et qui rejette trois fois plus de gaz à effet de serre qu\u2019une voiture, n\u2019est-ce pas une manière de dire « Cause toujours » ?« C\u2019est même irresponsable au moment où les soldats prennent des risques en raison de notre dépense pétrolière », estime Daniel Becker, expert en énergie au Club Sierra.Cette grande organisation environnementale envisage de lancer une campagne contre le Hummer, comme celle qui a conduit à l\u2019arrêt de la production par Ford de son VUS Excursion, baptisé Ford Valdez par les écologistes.« Au contraire, ce discours fera encore augmenter les ventes, estime Clotaire Rapaille.Les Américains ont une culture adolescente.Il suffit de leur dire qu\u2019il ne faut pas consommer trop d\u2019essence pour qu\u2019ils aient envie de le faire.Tout ce qui compte ici est d\u2019avoir le truc le plus gros.» En cela aussi, le Hummer symbolise l\u2019Amérique.* Le nombre de places à ce tarif est restreint et elles ne sont pas nécessairement disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont un peu plus élevés pendant les autres jours.Les taxes, frais et suppléments sont en sus lorsqu\u2019ils sont applicables.Cette offre peut être combinée à d\u2019autres tarifs.Aucunement remboursable.Les réservations doivent être faites à l\u2019avance.Les 15, 16 et 19 mai 2003 font partie d\u2019une période d\u2019interdiction.À compter du 24 avril,WestJet assurera la desserte quotidienne sans escale de LA DESSERTE DE L\u2019AÉROPORT DE DORVAL COMMENCE LE 24 AVRIL 2003.Pour avoir droit à ces excellents tarifs, réservez d\u2019ici le 14 avril 2003 pour des voyages effectués le lundi, le mardi, le mercredi ou le samedi jusqu\u2019au 19 juin 2003.Nous avons aussi d\u2019autres bons prix pour les autres jours! WestJet donne un nouvel air d\u2019aller à ses amis du Montréal.Jour après jour, vous profiterez de nos bas tarifs, de nos collations gratuites, de nos vols rapides en avion à réaction, de sourires à profusion et d\u2019une meilleure façon de vous rendre dans l\u2019Ouest.Depuis 1996, nous avons transporté plus de 10 millions d\u2019heureux passagers au sein de notre réseau sans cesse croissant de 26 villes canadiennes.Allez donc, venez vivre une expérience agréable à la manière de WestJet grâce à notre desserte quotidienne sans escale de Calgary qui, soit dit en passant, vous mène vers d\u2019autres villes de WestJet.Allez dans l\u2019Ouest avec WestJet.CALGARY Des sourires dans les deux langues officielles.À PARTIR DE 169*$ ALLER SIMPLE VERS CALGARY 3131748A 6LP1501A0412 6LP1501A0412 ZALLCALL 67 22:06:37 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A15 L\u2019Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers, s\u2019appliquant aux modèles neufs 2003 en stock suivants : Sunfire SLX (2JB69/1SB,MX0,C60,T43) et Sunfire SL (2JB69/R7A).Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l\u2019approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, frais d\u2019administration et droits payables à la livraison.*Offre valide en autant que le consommateur prenne livraison du véhicule au plus tard le 2 juin 2003.S\u2019applique à l\u2019achat ou à la location.Le climatiseur doit avoir été installé en usine sur le véhicule en stock ou un crédit de 989 $ sera offert.La taxe d\u2019accise applicable au climatiseur est à la charge du consommateur.\u0001Taux de financement à l\u2019achat de 0 % disponible pour des termes allant jusqu\u2019à 60 mois.\u0001\u0001Conditions applicables à la location pour des termes allant jusqu\u2019à 48 mois, premier versement mensuel (taxes incluses) payé par General Motors.\u0001\u0001\u0001 À la location, aucun versement initial requis et dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.\u2020 Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent (voir tableaux).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de12 ¢ du km après 80 000 km.\u0002Ces mensualités à la location tiennent compte des crédits applicables.L\u2019offre de financement à l\u2019achat et celle du climatiseur ne s\u2019appliquent pas aux Vibe, Corvette, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra/Silverado 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra/Silverado 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra/Silverado 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.L\u2019offre de financement à l\u2019achat ne s\u2019applique pas non plus aux Tahoe, Yukon, Yukon Denali, Suburban, Yukon XL et Yukon XL Denali.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d\u2019achat ou de location à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Climatiseur à nos frais ou crédit équivalent* 209$ /mois\u2020\u0002 0$ comptant SUNFIRE SL 4 PORTES AVEC CRÉDIT CLIMATISEUR* Garantie 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur, sans franchise \u2022 Modèle redessiné (intérieur et extérieur) \u2022 Plus grande maniabilité \u2022 Moteur 2,2 litres ECOTEC de 140 HP à DACT \u2022 Boîte manuelle Getrag 5 vitesses \u2022 Banquette arrière rabattable divisée 60/40 \u2022 Phares antibrouillard \u2022 Moulures latérales de la couleur de la carrosserie \u2022 Tachymètre \u2022 Roues de 14 po \u2022 Deux sacs gonflables à l\u2019avant 168 $ 1949 $ 48 209$ 0 $ MOIS LOCATION MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) Passez de 0 à 60.mois, sans payer d\u2019intérêt.\u0001 0% 0$À LA LOCATION GM paie la 1re mensualité\u0001\u0001 GM paie le dépôt de sécurité\u0001\u0001\u0001 0$À LA LOCATION AUCUN COMPTANT\u0001\u0001\u0001 + 198 $ 3 136 $ 48 264$ 0 $ MOIS LOCATION MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) \u2022 Transmission automatique à 4 vitesses \u2022 Climatiseur \u2022 Vitres, portes et miroirs à commandes électriques\u2022 Modèle redessiné (intérieur et extérieur) \u2022 Plus grande maniabilité \u2022 Moteur 2,2 litres ECOTEC de 140 HP à DACT \u2022 Banquette arrière rabattable divisée 60/40 \u2022 Phares antibrouillard \u2022 Moulures latérales de la couleur de la carrosserie \u2022 Deux sacs gonflables à l\u2019avant \u2022 Télédéverrouillage des portes Aileron arrière \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD et 6 haut-parleurs Garantie 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur, sans franchise SUNFIRE SLX 4 PORTES AVEC CLIMATISEUR À NOS FRAIS* 264$/mois\u2020\u0002 0$ comptant À L\u2019ACHAT JUSQU\u2019À 60 MOIS\u0001 3134440A IRAK > L\u2019APRÈS-SADDAM Photothèque AP Le ministère britannique de la Défense n\u2019a pas précisé quand les forces terrestres allaient commencer à être rapatriées, mais selon un expert britannique, les fusiliers-marins des Royal Marines devraient être les premiers.Londres commence à «dégraisser » son dispositif dans le Golfe Agence France-Presse LONDRES \u2014 Deux jours après la chute de Bagdad, le Royaume-Uni, principal allié des États-Unis dans la guerre en Irak, a, le premier, annoncé une réduction importante de son dispositif militaire dans le Golfe.Londres aura engagé quelque 45 000 militaires dans le Golfe \u2014 près du quart des effectifs globaux de ses forces armées (210 450 hommes, selon l\u2019Institut international d\u2019études stratégiques/IISS) \u2014 et les pertes sont modestes : 30 morts en date du 11 avril.Les forces britanniques ont participé aux combats dès les premières heures, dans la nuit du 19 au 20 mars, avec des missiles de croisière mer/sol Tomahawk tirés par les deux sous-marins nucléaires d\u2019attaque (SNA) déployés dans la région par la Royal Navy.Le déploiement britannique n\u2019a pas atteint l\u2019ampleur de celui des États-Unis mais, comme l\u2019a souligné hier le chef d\u2019état-major naval, l\u2019amiral Alan West, il a tout de même été « très, très significatif ».La mission dévolue aux forces terrestres britanniques a été la prise de la péninsule de Fao, dans le sud-est de l\u2019Irak, ainsi que le port d\u2019Oum Qasr et la ville de Bassora, deuxième du pays par la taille.Après trois semaines de combats, Londres peut à juste titre estimer que cette mission est largement accomplie même si les responsables britanniques soulignent que la situation est encore instable à Bassora.Et les forces terrestres ?Le ministère britannique de la Défense n\u2019a pas précisé quand les forces terrestres allaient commencer à être rapatriées, mais selon un expert britannique interrogé par l\u2019AFP, les fusiliers-marins des Royal Marines devraient être les premiers.« Les Royal Marines, parce qu\u2019ils ont été les premiers à être déployés, seront les premiers à rentrer », a déclaré Francis Tusa, du mensuel spécialisé Defense and Analysis.« Pas dans les prochains jours, mais sans doute dans les prochaines semaines ».« Le porte-avions Ark Royal va bientôt quitter la région et rentrer au Royaume Uni », a pour sa part déclaré à l\u2019AFP un porte- parole du ministère de la Défense.La Royal Navy avait déployé une trentaine de navires de guerre dans le Golfe pour le conflit en Irak et l\u2019Ark Royal (20 000 tonnes environ) était le navire-amiral.L\u2019un des deux SNA va en outre être rapatrié en Grande-Bretagne.« Ces navires étaient utiles pour lancer des Tomahawk mais ce type de mission n\u2019est plus vraiment d\u2019actualité donc on peut se permettre de le ramener à la maison », a expliqué Francis Tusa.Deux frégates, la Marlborough et la Liverpool, « vont partir vers l\u2019extrême-Orient pour prendre part à un exercice », accompagnés du navire de soutien logistique Grey Rover, a poursuivi le porte-parole du ministère de la Défense.« Nous envisageons de faire rentrer dans les prochains jours un certain nombre d\u2019avions et d\u2019hélicoptères de combat, notamment des Tornado GR4 et F3 », a-t-il poursuivi.Selon le Ministère, les premiers appareils à rentrer au Royaume-Uni ont été des intercepteurs Tornado F3, qui se sont posés vers 15 h 20 heurelocale sur la base aérienne de Leuchars, en Écosse.« Nous ne voulons pas garder nos équipes sur place plus longtemps que nécessaire.Nous ajustons le déploiement de nos forces selon les besoins », a ajouté le porte-parole.« Nous avons toujours dit que lorsque les forces ne sont plus nécessaires et essentielles pour des opérations, nous les retirons, au moins pour leur permettre de faire une pause », a quant à lui souligné l\u2019amiral Alan West lors d\u2019un point de presse.Les troupes « sont loin du Royaume-Uni depuis 10 mois, ce qui est une longue période.Nous avons besoin de recharger leurs batteries et de les rendre disponibles de nouveau », a-t-il indiqué.« Nous vivons dans un monde dangereux.Il y a une guerre mondiale contre le terrorisme et nous avons besoin de forces disponibles.On demandera peut-être aux militaires de veiller sur la population au Royaume- Uni et nous voulons qu\u2019ils se reposent pour faire ce dont on aura besoin », a-t-il conclu.EN BREF Une police américaine dans les prochaines semaines LES ÉTATS-UNIS vont envoyer dans les prochaines semaines près de 1200 responsables policiers, consultants en sécurité publique et experts judiciaires en Irak afin d\u2019aider à restaurer l\u2019ordre dans le pays après la fin de la guerre, a annoncé hier le département d\u2019État américain.Le porte-parole du ministère Richard Boucher a précisé qu\u2019un premier groupe de 26 responsables policiers et judiciaires américains se rendra sous peu dans le pays, sous l\u2019égide de l\u2019Office de reconstruction et de l\u2019assistance humanitaire, dirigé par le général à la retraite Jay Garner et relevant du Pentagone.Ils « feront des suggestions sur la façon de mettre en place la sécurité et la police locales », a-t-il expliqué à la presse.Selon le porte-parole, Washington est en train de mettre la dernière main à un contrat avec une société privée de consultants en sécurité publique basée en Virginie, DynCorp, pour envoyer ensuite 150 des experts de cette société en Irak.\u2014d\u2019après AFP De Villepin au Caire LE MINISTRE français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, est arrivé hier soir au Caire, pour des entretiens avec les responsables égyptiens sur l\u2019avenir de l\u2019Irak après la chute du régime de Saddam Hussein.M.de Villepin sera reçu aujourd\u2019hui par le président égyptien Hosni Moubarak au palais présidentiel d\u2019Al-Ittihadiya.Le responsable français a été accueilli à l\u2019aéroport par son homologue égyptien Ahmed Maher.\u2014 d\u2019après AFP 6LP1601A0412 A16SAMEDI 6LP1601A0412 ZALLCALL 67 21:58:25 04/11/03 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 ACTUALITÉS Photo ALAIN ROBERGE.La Presse © Les postes de pesée routière, des endroits qui commencent à devenir chauds.Surveillance routière: vent de révolte chez les camionneurs Les artisans accusent la SAAQ de se financer à même les contraventions BRUNO BISSON LES 4000 camionneurs artisans de la province accusent la Société d\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) de dénaturer la surveillance routière et de la transformer en « industrie du ticket » pour collecter le plus d\u2019argent possible et améliorer son image de marque au moyen de statistiques gonflées.Dans une lettre fracassante adressée au vice-président de la SAAQ responsable de la surveillance routière, Louis Côté, l\u2019Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI) a annoncé mercredi qu\u2019elle se retirait d\u2019un comité consultatif gouvernemental sur la surveillance routière et promet aux dirigeants de la société d\u2019État de les « affronter publiquement » et de « dénoncer leur politique de pétage de bretelles sur le dos des camionneurs ».« Nous avons blâmé des contrôleurs routiers dans le passé.Nous nous apercevons aujourd\u2019hui que ce ne sont pas eux qui manquent de jugement mais bien les dirigeants de la SAAQ, qui ont établi une politique de rendement que nous appelons, en bon québécois, « l\u2019industrie du ticket », écrit le président de l\u2019ANCAI, Clément Bélanger, dans sa lettre au vice-président de la SAAQ.« L\u2019appât du gain, ajoute le président, ne devrait pas se présenter lorsqu\u2019il s\u2019agit de sanctionner des infractions.Hélas ! si vos contrôleurs routiers manquent de jugement et qu\u2019ils ont un appétit vorace, c\u2019est pour vous permettre de bien paraître et de devenir une agence de revenus indirects pour le gouvernement.» Ce vent de colère chez les camionneurs ne se limite pas aux artisans, qui sont beaucoup plus touchés par le zèle intraitable des surveillants depuis quelque temps.Les propriétaires de grands parcs de camions du Québec, tous regroupés dans la puissante Association du camionnage du Québec (ACQ), seraient aussi excédés par le nombre des constats d\u2019infractions et les amendes jugées démesurées qui les accompagnent.Selon le vice-président exécutif de l\u2019ACQ, Marc Cadieux, le climat « extrêmement tendu » qui règne actuellement entre surveillants et camionneurs serait « l\u2019aboutissement de trois ans de détérioration des relations, pendant lesquels la SAAQ a insisté sur les aspects les plus coercitifs du contrôle routier, au détriment de la prévention et de la recherche des vrais délinquants du transport des marchandises.» Pour un camionneur artisan, souligne-t-il, une amende de 350 $ à 1050 $ pour un livret de bord mal tenu, sans compter les frais de plus de 100 $ qui s\u2019y rattachent, « c\u2019est la différence entre avoir une paie et ne pas en avoir une au bout de sa longue semaine de travail.L\u2019attitude la SAAQ est en train de créer de toutes pièces un climat de révolte qui pourrait être potentiellement dangereux ».Il y a deux semaines, en Abitibi, la région que tous semblent désigner comme la plus problématique au Québec, un homme a foncé sur deux surveillants routiers avec son véhicule.Un des hommes, gravement blessé, devra être amputé d\u2019une jambe.L\u2019autre a subi un violent choc nerveux.Tout comme les dirigeants de l\u2019ANCAI, M.Cadieux ne veut pas épiloguer sur les motifs ayant incité l\u2019homme à commettre un acte aussi impardonnable, mais il craint que cet incident ne soit qu\u2019un signe, le symptôme d\u2019un climat de plus en plus malsain dans la surveillance routière, qui n\u2019a plus rien à voir avec le consensus qui semblait s\u2019être établi dans le passé entre les grands acteurs de l\u2019industrie et la SAAQ.L\u2019argent avant la sécurité « Ils ont complètement dénaturé le système, affirme Me Pierre Beaudet, conseiller juridique de l\u2019ANCAI.Ce n\u2019est plus la sécurité du public qui importe pour la SAAQ, dit-il, c\u2019est de collecter de l\u2019argent pour le gouvernement.C\u2019est comme la Sûreté du Québec, où les gestionnaires de poste et les agents mettent en pratique une « gestion par objectifs », qui n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une expression savante pour désigner un quota de contraventions.La SAAQ fait exactement la même chose.» Selon l\u2019avocat, qui dit s\u2019occuper de 500 à 600 dossiers par année pour l\u2019ANCAI et ses membres, les cas de contraventions abusives ou complètement farfelues se multiplient.Et les juges, assure-t-il, deviennent de plus en plus sympathiques aux camionneurs.Hier, à Valleyfield, cite-t-il en exemple, son bureau plaidait trois causes d\u2019infractions imposées à des artisans.Dans un premier cas, le camionneur a plaidé coupable.Dans le deuxième, la cause a été réglée avec une amende réduite.Et, dans le troisième cas, le camionneur a été blanchi de toute faute.Me Beaudet estime que, pour l\u2019ensemble des contraventions contestées, on observe à peu de chose près la même proportion.« Mais pourquoi faire perdre deux points de démérite à un camionneur parce qu\u2019il a heurté un orignal ?Pourquoi les contrôleurs ne donnent-ils jamais des avertissements aux camionneurs qui n\u2019ont pas bien rempli leur livre de bord au lieu de systématiquement leur imposer une amende ?» Hier, un porte-parole de la SAAQ a affirmé que les dirigeants de la société étaient en réunion de travail avec les état-majors de nombreux corps de police du Québec et que, par conséquent, personne n\u2019était disponible pour commenter les accusations de l\u2019ANCAI ni la décision de celle-ci de se retirer du comité consultatif sur la surveillance routière, mis sur pied de concert avec l\u2019industrie il y a quelques années pour éviter des crises semblables à celle qui commence à poindre aux postes de pesée des routes québécoises.Conçue pour tous vos sens.Incluant le sixième.Anticipez les caprices de la route en DeVille.Avec son V8 Northstar développant 275 HP, son système antipatinage électronique toutes vitesses et sa direction avec système Magnasteer, vous avez le plein contrôle, y compris celui de votre budget.Vos concessionnaires du Québec 698$ /mois* \u2022 Moteur Northstar V8 de 4,6litres avec 275HP \u2022 Climatiseur à régulation électronique à 3 zones \u2022 Surface des sièges en cuir \u2022 Privilèges aux propriétaires Cadillac : \u2013 Programme d\u2019entretien prescrit sans frais, 4 ans/80000km\u0002 \u2013 Garantie 4 ans/80000km\u0002 \u2013 Transport de dépannage \u2013 Dépannage routier CADILLAC DEVILLE L\u2019Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers, s\u2019appliquant au modèle neuf en stock suivant : Cadillac DeVille 2003 (6KD69/R7C).Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l\u2019approbation du crédit GMAC.Frais reliés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, frais d\u2019administration et droits en sus.*À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec un versement initial ou échange équivalent (6 900 $).Transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 825 $ requis à la livraison.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.\u0002 Premier terme atteint.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.R Système de communication OnStar avec abonnement d\u2019un an au plan Orientation et dépannage.Location de 48 mois (Transport et préparation inclus) 3131300A 6LP1701A0412 A17 12 avril 6LP1701A0412 ZALLCALL 67 22:38:18 04/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 A C T U A L I T É S A 1 7 Complexe Les Ailes, Centre-ville Montréal (514) 282-4537 \u2022 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 \u2022 Place Ste-Foy (418) 652-4537 Avec tout achat de 25$ ou plus (avant taxes) chez Les Ailes de la Mode, nous vous rembourserons votre stationnement au Centre Eaton uniquement (entrée McGill College).* Jeudi De 18h à 21h Vendredi De 18h à 21h Samedi De 9h à 17h Dimanche De 12h à 17h Payez-vous du bon temps.PAYÉ Nous payons votre stationnement.*Achat le jour même.Stationnement payé aux heures spécifiées seulement.Exception : carte à puce.Montant maximum de 6$.3132162A La Cour suprême tranchera sur deux questions de liberté religieuse LAURA-JULIE PERREAULT UN GROUPE de juifs orthodoxes de Montréal et les Témoins de Jéhovah de Saint-Jérôme ont une raison commune de se réjouir.La Cour suprême du Canada a décidé de se pencher sur leur cas respectif pour évaluer si des règlements auxquels ils sont soumis bafouent leur droit de pratiquer librement leur religion.« Les gens impliqués sont satisfaits car ils savaient que la Cour suprême décide de se pencher sur à peu près une cause sur 10 », a dit hier l\u2019avocat montréalais Julius Grey, qui représente le groupe de juifs orthodoxes, mais qui a aussi été appelé à regarder de près le cas des Témoins de Jéhovah des Basses- Laurentides.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas une coïncidence si les deux cas québécois ont été portés à l\u2019attention de la plus haute cour du pays le même jour.« Nous étions fort conscients que si plusieurs causes touchant les libertés religieuses étaient présentées en même temps, ça leur donnait plus d\u2019importance et que la Cour ne pourrait en accepter une et refuser l\u2019autre », a expliqué M.Grey.Ce sont donc trois causes qui ont été présentées à la Cour suprême, les deux premières touchant le dossier des juifs orthodoxes et la troisième, celui des Témoins de Jéhovah.Droit à la soukah Dans le cas des juifs orthodoxes, c\u2019est le contrat qu\u2019ils ont signé en achetant leur condominium dans le luxueux complexe du Sanctuaire du Mont-Royal, à Montréal, qui est mis en cause.Ces derniers veulent ériger sur leur balcon, une semaine par année, à l\u2019automne, une petite cabane de bois appelée soukah pour souligner la fête religieuse de Soukot, une commémoration de la difficile vie des Juifs en Égypte au temps de l\u2019esclavage.Or, le contrat de copropriété qu\u2019ils ont signé en achetant le condominium au Sanctuaire du Mont-Royal stipule qu\u2019il est interdit de décorer ou de construire quoi que ce soit sur le balcon, interdiction que les plaignants dénoncent aujourd\u2019hui.« C\u2019est une question importante.Nous devons voir si le règlement en vigueur dans un condominium peut avoir préséance sur la Charte des droits et libertés », affirme Julius Grey, qui a commencé à travailler sur le cas après que la Cour supérieure du Québec eut tranché en 1998 que les quatre familles juives n\u2019avaient pas le droit de bâtir une soukah sur leur balcon.Bataille de longue haleine Les Témoins de Jéhovah, de leur côté, tenteront de prouver que l\u2019ancienne municipalité de Lafontaine, aujourd\u2019hui fusionnée à la ville de Saint-Jérôme, porte atteinte à leur liberté religieuse en n\u2019acceptant pas de changer le zonage d\u2019un terrain commercial qu\u2019ils ont acheté pour construire un lieu de culte.Les autorités municipales refusent de modifier le zonage pour accommoder le groupe religieux, sous prétexte que la construction du lieu de culte ferait porter un fardeau fiscal inéquitable aux autres propriétaires commerciaux du secteur.L\u2019avocat de la Ville de Saint-Jérôme, Michel Lalande, affirme qu\u2019un terrain ne présentant pas de problèmes de zonage a été offert aux Témoins de Jéhovah, mais ces derniers l\u2019ont jugé inapproprié.L\u2019an dernier, la Cour d\u2019appel a donné raison à la municipalité.Le responsable du bureau d\u2019information des Témoins de Jéhovah du Québec, Léonce Crépeault, note que les adeptes de Saint-Jérôme tentent depuis 1989 de trouver un endroit où ils pourront construire une Salle du Royaume.« Tout ce que nous voulons, c\u2019est un permis de construction pour une petite salle de 200 personnes », affirme le responsable des communications, rappelant que les Témoins de Jéhovah n\u2019en sont pas à leur première comparution devant la Cour suprême.« Depuis le temps de Duplessis, nous avons beaucoup contribué à l\u2019avancement des droits des minorités religieuses en menant plusieurs batailles juridiques », estime M.Crépeault.Pour l\u2019instant, les avocats aux deux dossiers ignorent quand ils comparaîtront devant la Cour suprême.Selon Julius Grey, les plaignants devront attendre au moins un an avant d\u2019être entendus par le plus haut tribunal du pays.Sophie Brodeur n\u2019aura pas de nouveau procès LA COUR d\u2019appel a rejeté jeudi l\u2019appel de la Couronne, qui voulait qu\u2019elle ordonne un nouveau procès pour Sophie Brodeur.Les trois juges de la Cour d\u2019appel ont conclu unanimement que le juge Paul-Marcel Bellavance, de la Cour supérieure, avait eu raison de libérer la jeune femme des accusations de conduite avec facultés affaiblies qui pesaient contre elle avant le début de son procès, en novembre 2000, à cause du délai déraisonnable de 46 mois qui s\u2019était écoulé depuis l\u2019accident avec blessés dans lequel elle avait été impliquée, le 31 décembre 1996.Ce délai avait été provoqué notamment par le fait que les policiers de la SQ de Cowansville, qui avaient pris son dossier en main, avaient falsifié le rapport d\u2019alcootest pour éviter des accusations à Mme Brodeur, fille d\u2019un de leur collègue.Leur supercherie avait été mise au jour quand un des policiers impliqués, Jean- François Cloutier, a été pris de remords et a fait marche arrière.Trois policiers ont été accusés d\u2019entrave et de fabrication de faux dans cette affaire: Marcel Brodeur, le père de la jeune femme, a été déclaré coupable, tout comme son collègue, Pierre-Yves Deragon, tandis que Cloutier a été absous.Brodeur a purgé sa peine de neuf mois de prison, et Deragon, condamné à un an de prison, a porté sa cause en appel.Celle-ci a été entendue récemment, mais les juges n\u2019ont pas encore rendu leur décision.L\u2019 A RT D U C U I R MEUBLES & VÊTEMENTS DE CUIR DIFFÉRENT VENTE DE SAISON JUSQU\u2019À 40% DE RABAIS* SUR LES MEUBLES À L\u2019ACHAT D\u2019UN SOFA OBTENEZ 150$ ÉCHANGEABLE SUR DES ACCESSOIRES Centropolis, coin st-martin et autoroute 15 à laval (derrière le cinéma colossus) Tél.: (450) 978-3030 Chic manteau de printemps à l'allure décontracté Rég.: 62599$ Solde : 36599$ 3113715A 3134063 6LP1802A0412 A18 12 avril 6LP1802A0412 ZALLCALL 67 23:57:19 04/11/03 B A 1 8 A C T U A L I T É S \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Après cinq jours d\u2019ouverture, 17 citoyens ont signé le registre alors qu\u2019il en fallait 18 590 pour obliger la tenue d\u2019un référendum.Les 40 personnes engagées pour recueillir les signatures se sont tourné les pouces toute la semaine.EMPRUNT DE 1,6 MILLIARD Maigre participation au registre pour un référendum à Montréal SÉBASTIEN RODRIGUE LES CITOYENS de l\u2019ex-ville de Montréal pouvaient obtenir un référendum cette semaine sur un emprunt de 1,6 milliard, mais l\u2019administration municipale aura engagé plus de personnel pour tenir le registre qu\u2019il y aura eu de signatures.Toute la semaine, la quarantaine d\u2019employés engagés pour la tenue du registre se sont tourné les pouces, la plupart jouant au solitaire sur leur ordinateur pour passer le temps.Après cinq jours d\u2019ouverture, 17 citoyens ont signé le registre alors qu\u2019il en fallait 18 590 pour obliger la tenue d\u2019un référendum.À la lumière de ces résultats, l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville voit un « échec complet » de l\u2019opération, tandis que l\u2019administration Tremblay-Zampino considère que cela démontre l\u2019appui des citoyens de l\u2019ex-ville de Montréal.Cette opération aura coûté un peu plus de 100 000 $, des fonds publics mal dépensés, selon l\u2019opposition, par rapport au peu d\u2019intérêt suscité dans la population.Le responsable des finances à la Ville de Montréal, Frank Zampino, rappelle que le registre s\u2019est organisé en respectant les exigences de la Loi sur les cités et villes.L\u2019adoption du plus important règlement d\u2019emprunt de l\u2019histoire de la Ville de Montréal avait suscité plusieurs frictions à la dernière séance du conseil municipal.L\u2019opposition avait alors dénoncé le manque d\u2019information sur cet emprunt, qui doit servir au refinancement du déficit actuariel des régimes de retraite des employés de l\u2019ancienne Ville de Montréal.En raison d\u2019un avis favorable du service des finances de la Ville, l\u2019opposition s\u2019était finalement ralliée après une journée entière de débat sur cette question.Le chef de l\u2019opposition, Martin Lemay, se dit en accord avec les efforts pour éliminer le fardeau des caisses de retraite, mais il dénonce le manque d\u2019information.« Si vous ouvrez un registre, que vous ne l\u2019annoncez presque pas, vous toujours pouvez dire que la démocratie est faite, mais la légitimité de la décision prise est questionnable », affirme-t-il.M.Zampino estime pour sa part que les citoyens connaissaient déjà les problèmes liés au déficit actuariel des caisses de retraite et leur impact sur les comptes de taxes.« On a largement parlé de la problématique du déficit actuariel de l\u2019ancienne Ville (de Montréal) et, dans ce sens-là, on a bien communiqué nos intentions », dit-il.Le chef de l\u2019opposition soutient que l\u2019administration s\u2019est contentée d\u2019appliquer la loi sans chercher à susciter de débat alors qu\u2019elle tient des consultations publiques sur de nombreux sujets.La dette liée au déficit actuariel se chiffre à 1,75 milliard, et elle dépassera 1,9 milliard en 2011.La Ville de Montréal amortit jusqu\u2019en 2045 ce déficit par une « cotisation spéciale annuelle ».Mais ce versement ne couvre pas les intérêts sur la dette, ce qui explique pourquoi elle augmentera jusqu\u2019en 2012.M.Zampino a indiqué hier que le ministère des Affaires municipales et de la Métropole devrait autoriser l\u2019emprunt d\u2019ici la fin du mois d\u2019avril et que l\u2019opération financière sera aussitôt lancée.Quantités limitées.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Appuyez la Marche Bell pour les jeunes.Pour chaque téléphone vendu, Espace Bell fera un don de 10 $ au profit de Jeunesse, J\u2019écoute.Téléphone sans fil VT 2428 de Vtech à 2,4 GHz avec affichage d\u2019appel en attente \u2022 Mémorisation alphanumérique \u2022 Sonnerie programmable \u2022 Financement 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liberté moyennant certaines conditions : ne pas communiquer avec les parents des victimes, ne pas être en présence d\u2019enfants sauf si elle est accompagnée par deux adultes et s\u2019abstenir d\u2019exploiter une garderie ou de travailler dans une garderie.Ce sont les parents du bébé de 8 mois qui ont d\u2019abord noté que quelque chose n\u2019allait pas avec leur enfant.Comme ils n\u2019arrivaient pas à trouver la cause du mal de leur poupon, ils se sont rendus à l\u2019hôpital, où des examens médicaux ont révélé que le bébé avait subi de graves blessures à la tête.Des blessures similaires ont ensuite été détectées chez un autre enfant, celuilà âgé de 11 mois.L\u2019accusée reviendra en Cour le 19 juin prochain pour la suite de la procédure.D\u2019ici là, les enquêteurs de la section des crimes contre la personne poursuivent leur enquête afin de déterminer si d\u2019autres enfants auraient pu être victimes de mauvais traitements de sa part.Toute information peut être transmise à la police au 514-280-2300. 6LP1901A0412 A-19 samedi 6LP1901A0412 ZALLCALL 67 20:26:22 04/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 A C T U A L I T É S A 1 9 La prison à vie pour Serge Paré Il a assassiné une fillette en 1978 et sa concubine en 2002 CHRISTIANE DESJARDINS EN 1978, APRÈS avoir assassiné une fillette de 12 ans avec qui il commettait des vols de dépanneurs, Serge Paré, alors âgé de 17 ans, a été acquitté en raison de troubles mentaux et a été envoyé à l\u2019Institut Philippe-Pinel pour y être traité.Le 6 août 2002, soit peu de temps après avoir été libéré, il récidivait en étranglant sa concubine du moment, Lise Laporte, 35 ans.L\u2019homme de 42 ans a plaidé coupable récemment à une accusation de meurtre non prémédité pour ce crime et a écopé, hier, de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans.En raison des antécédents de Paré, la Couronne demandait une période d\u2019inadmissibilité à la libération conditionnelle plus longue.Il faut dire que, entre les deux meurtres, Paré a agressé deux autres femmes, sans toutefois les tuer.Le 2 novembre 1989, il était libéré une première fois et s\u2019attaquait à une femme tout juste une semaine plus tard.Il a écopé 90 jours de prison pour séquestration et agression armée et est retourné à Pinel.En 1995, on a tenté de le réinsérer dans la société en le plaçant dans un foyer de transition, mais cela n\u2019a pas fonctionné.En 1998, il a finalement été relâché de Pinel et placé dans un autre foyer supervisé, où il s\u2019est attaqué à une intervenante.Jugé pour cette affaire, il a été condamné à deux ans de prison pour agression sexuelle armée et séquestration.On l\u2019a renvoyé à Pinel, d\u2019où il est sorti en avril 2000.Paré a réussi à fonctionner sans trop de problèmes jusqu\u2019à l\u2019été 2002.Il s\u2019est mis en ménage avec Lise Laporte, une prostituée toxicomane qui, apparemment, troublait la paix dans l\u2019immeuble où elle demeurait avec Paré.Le 6 août, pendant qu\u2019elle dormait, Paré l\u2019a étranglée.Il est ensuite sorti acheter des fleurs et est revenu dans son appartement pour les placer autour du cadavre, avec des animaux en peluche.Il a écrit une lettre d\u2019amour et d\u2019adieu à sa bien-aimée puis a appelé la police, qui l\u2019a cueilli sur le toit du chalet d\u2019un parc, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où il s\u2019était réfugié.En prononçant la peine, hier, le juge Fraser Martin a signalé que celle que demandait la Couronne était trop sévère.Aucune preuve n\u2019a été faite selon laquelle Paré serait un individu incurable, a-t-il fait valoir.Le magistrat a aussi rappelé que Paré était condamné à une peine à vie, et que sa liberté conditionnelle dans 14 ans ne lui serait accordée que si la Commission des libérations conditionnelles le jugeait à propos.LORSQUE VOUS EN OBTENEZ PLUS À UN PRIX MOINDRE VOUS ÊTES GAGNANT! Photos à titre indicatif seulement.*Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l\u2019ELANTRA BERLINE GL 2003 à partir de 157 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 11 475 $.Comptant de 2 055 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu\u2019à 48 mois.**Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la SONATA GL 2003 à partir de 239 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 13 467 $.Comptant de 1 995 $, dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu\u2019à 48 mois.***Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour la TIBURON 2003 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 14 435 $.Comptant de 2 495 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu\u2019à 36 mois.Un report de paiement d\u2019un an (365 jours) est offert pour tous les véhicules neufs 2003.Aucuns frais d\u2019intérêt ne s\u2019appliquent aux 335 premiers jours suivant la prise de possession d\u2019un véhicule participant par son propriétaire.Après ces 335 jours, les intérêts commencent à s\u2019accumuler et l\u2019acheteur doit payer mensuellement le capital et les intérêts au taux de 7,89 % par année jusqu\u2019à la fin du contrat.Le premier paiement est dû le 366e jour après la livraison du véhicule.La durée de contrat maximum est de 48 mois, sans compter le report de paiement de 12 mois.Un versement initial ou un échange peuvent être requis.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2003.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d\u2019ici au 30 avril 2003.L E S P A R T E N A I R E S H Y U N D A I GARANTIE 5 ANS L\u2019UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L\u2019INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / kilométrage illimité) Incluant : livraison d\u2019essence \u2022 changement de roue en cas de crevaison \u2022 déverrouillage \u2022 remorquage EN LOCATION à partir de 157$* par mois/60 mois TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS Elantra GL 2003 EN LOCATION à partir de 239$** par mois/48 mois Sonata GL 2003 DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ PDSF 15 295 $ PDSF 21 595 $ FINANCEMENT DISPONIBLE JUSQU\u2019À 48 MOIS 0 % FINANCEMENT DISPONIBLE JUSQU\u2019À 48 MOIS 0 % EN LOCATION à partir de 199$*** par mois/60 mois Tiburon 2003 DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ FINANCEMENT DISPONIBLE JUSQU\u2019À 36 MOIS 0 % PDSF 19 995 $ ACHETEZ ET ROULEZ SANS PAYER PENDANT 1 AN (AUCUN COMPTANT, AUCUN PAIEMENT MENSUEL PENDANT 12 MOIS) OU 3132991A 6LP2001A0412 A-20 samedi 6LP2001A0412 ZALLCALL 67 22:46:22 04/11/03 B A 2 0 A C T U A L I T É S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 CABINET PEPIN, LETOURNEAU L\u2019associé Legris, spécialiste des avances CHRISTIANE DESJARDINS SELON L\u2019EMPLOYÉE cadre de Pepin, Letourneau qui a été congédiée après 30 ans de service pour collusion dans des irrégularités comptables avec l\u2019avocat associé Gaétan Legris, il n\u2019était pas rare que ce dernier demande des avances au bureau.« Il remboursait toujours promptement », a dit hier celle que nous appelons Louise pour protéger son anonymat, alors qu\u2019elle témoignait pour la deuxième journée dans le procès qui l\u2019oppose avec Gaétan Legris au défunt cabinet d\u2019avocats Pepin, Letourneau.Louise a été congédiée en septembre 2000, après que la direction de Pepin, Letourneau se fut rendu compte qu\u2019elle avait signé des chèques avec Gaétan Legris afin de lui permettre de payer des rénovations à sa résidence en les faisant passer pour des améliorations locatives du bureau, situé au 500, place d\u2019Armes.Louise a expliqué hier qu\u2019elle n\u2019avait fait qu\u2019obéir à son supérieur (Legris) : celui-ci voulait faire des rénovations chez lui, et son « enveloppe spéciale » de 1999, sorte de boni distribué aux avocats qui permettait de payer moins d\u2019impôt, était épuisée.On était à la fin décembre 1999.Legris aurait droit à une autre enveloppe spéciale pour l\u2019année 2000.Il a aussi expliqué à Louise que, pour le récompenser de ses performances, le bureau voulait lui payer un voyage à Paris, avec sa famille, à l\u2019été 2000, d\u2019une valeur d\u2019environ 50 000 $.Il ne pensait pas dépenser toute cette somme et il a dit à Louise qu\u2019à son retour de voyage il rembourserait le bureau pour les factures de rénovation.Louise a produit les chèques et a gardé les factures sur son bureau, dans une chemise, en attendant le retour de Legris et les instructions de celui-ci.Hier, Louise a eu des explications pour toutes les factures payées par Pepin, Letourneau, sauf une, qui s\u2019élève à 2875 $.Cette facture a été classée comme s\u2019il s\u2019agissait vraiment de travaux exécutés au bureau, alors qu\u2019ils avaient été faits chez Me Legris.« Je ne peux pas l\u2019expliquer », a-t-elle dit.Mais entre ce moment et le voyage de Me Legris à l\u2019été 2000, il y a eu ce fameux souper du 16 mai.Louise commençait dans un nouveau poste, celui de directrice des ressources humaines, qui la stressait énormément.Elle était au bord de l\u2019épuisement et prenait des antidépresseurs.Elle cherchait le soutien de Me Legris, qui devait être nommé directeur principal du bureau, et a demandé à le rencontrer.La rencontre, qui a tourné au désastre, allait faire s\u2019écrouler le monde de Louise, celui de Legris, et ultimement le grand cabinet d\u2019avocats Pepin, Letourneau.Avances déplacées et arrosées C\u2019est en pleurant que Louise a raconté hier comment Legris lui avait fait des avances sexuelles totalement déplacées au restaurant Bonaparte, lors de ce fameux souper.La facture, envoyée à Pepin, Letourneau, démontre que trois bouteilles de vin et six calvados leur ont été servis.Après deux verres de vin, Louise a perdu la carte au restaurant et s\u2019est réveillée seulement le lendemain matin, à l\u2019hôpital Saint-Luc.Son taux d\u2019alcoolémie indiquait 0,51.C\u2019est son mari qui lui a appris que, dans la nuit, il l\u2019avait trouvée comateuse, à demi-nue avec Legris, dans le hall attenant au bureau du 500, place d\u2019Armes.Le surlendemain de l\u2019incident, Louise a tenté d\u2019obtenir des explications de Legris, mais celui-ci l\u2019a reçue froidement en lui disant qu\u2019ils « étaient paquetés tous les deux », qu\u2019il ne se souvenait de rien, point final.« Son attitude me paralysait, j\u2019étais incapable de lui dire ma rage, mon extrême douleur.» Dès lors, Louise a été en congé de maladie.Legris a été expulsé du cabinet qu\u2019il devait diriger le lendemain de son retour de Paris, le 26 juillet 2000.On lui reprochait l\u2019incident avec Louise, le fait qu\u2019il avait été condamné pour conduite d\u2019un véhicule avec les facultés affaiblies quelques mois auparavant, ainsi que les rénovations qu\u2019il avait fait faire chez lui aux frais du bureau.Louise a été congédiée en septembre pour avoir cosigné les chèques ayant servi à payer les rénovations pour une somme globale d\u2019environ 50 000 $.Ils poursuivent tous les deux Pepin, Letourneau (qui a fermé l\u2019automne dernier) pour congédiement injustifié.Louise poursuit aussi Legris en dommages-intérêts.* Prix de détail de 199,98 $ moins 140 $ de crédits de programmation avec l'abonnement au forfait Ultra 12.Les crédits s'appliquent à raison de 20 $ par mois pour les sept premiers mois.Conditionnel à un engagement minimum de 12 mois au service ou des frais de désactivation de 70 $ seront appliqués.L'installation de base d'une valeur de 99 $ est offerte gratuitement jusqu'au 27 avril seulement.Offre réservée aux nouveaux abonnés.L'offre d'installation gratuite ne s'applique pas aux résidents de condominiums, d'appartements ou d'autres immeubles à logements multiples, ni à la clientèle commerciale.D'autres conditions et restrictions peuvent s'appliquer.Les prix, les forfaits, la programmation et l'offre peuvent être sujets à changements sans préavis.Détails en magasin ou au www.bell.ca/satellite.Bell est une marque de commerce de Bell Canada; ExpressVu est une marque de commerce de Bell ExpressVu, société en commandite.CENTRE HI-FI Système3100:5998$* 187SOUCOUPE www.bell.ca/satellite OF FRE PROLONGÉE JUSQU'AU 27 AV R I L 3130350A 3134668 6LP2101A0412 A21SAMEDI 6LP2101A0412 ZALLCALL 67 22:13:40 04/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 A C T U A L I T É S A 2 1 Le bon médecin: un étudiant modèle Une recherche met en évidence le lien entre le succès aux examens et la qualité de la pratique SOPHIE ALLARD C\u2019EST LOGIQUE, mais l\u2019hypothèse n\u2019avait encore jamais été prouvée scientifiquement : le succès des diplômés de médecine aux examens professionnels est précurseur d\u2019une pratique médicale de qualité des années plus tard.Des chercheurs de Montréal, Sherbrooke, Québec et Philadelphie viennent de le démontrer.Après avoir analysé les actes médicaux de 912 jeunes médecins de famille pratiquant au Québec (lors de 3,4 millions de consultations), les huit chercheurs ont pu mettre en relation, jusqu\u2019à sept ans plus tard, les notes obtenues aux deux examens officiels de la profession et certains indices de bonne pratique médicale.Les chercheurs ont scruté à la loupe la pratique des diplômés de 1990 et de 1993, jusqu\u2019à la fin de 1996.Selon les conclusions de la recherche, publiées récemment dans le Journal of the American Medical Association, plus un médecin a obtenu des notes élevées, plus il dirige ses patients vers des spécialistes (58 patients de plus sur 1000), plus il est enclin à recommander une mammographie à ses patientes de 50 à 69 ans (347 patientes de plus sur 1000) et plus il prescrit des médicaments spécifiques à une maladie au lieu d\u2019analgésiques de tout acabit.Les médecins ayant eu de bons résultats sont aussi moins enclins que leurs collègues à prescrire des médicaments inappropriés aux patients âgés ou des traitements contre- indiqués et assurent plus adéquatement le suivi auprès de leurs patients.Ces indices de performance, choisis par les chercheurs, permettent de couvrir de façon globale la pratique des médecins de famille : prévention, conscience des limites de compétence, habileté de communication et de gestion, qualité du suivi des cas de maladies chroniques et capacité de diagnostic.En 1998, l\u2019équipe de chercheurs avait montré une relation entre succès aux examens professionnels et indices de bonne pratique médicale 18 mois plus tard.On sait maintenant que plus les années passent, plus cette relation est forte.Selon le Dr Robyn Tamblyn, de l\u2019Université McGill, directrice de la recherche, aucune étude du genre n\u2019a été faite auparavant parce qu\u2019il est « extrêmement difficile de former une équipe d\u2019experts en évaluation de l\u2019enseignement et d\u2019autres en compétences médicales, des champs habituellement isolés l\u2019un de l\u2019autre ».Les préoccupations des chercheurs ?« Nous trouvions important de vérifier la validité des examens, puisque ceux-ci existent depuis environ une centaine d\u2019années, qu\u2019ils ont été modifiés mais ne reposent sur aucune base scientifique, a dit à La Presse le Dr Tamblyn.Le public doit être assuré que les médecins sont compétents et que leur sécurité n\u2019est pas mise en danger.» Aux examens universitaires \u2014 parce que les notes correspondent à celles des examens professionnels, selon les chercheurs \u2014, les professeurs pourraient déjà désigner les bons et les moins bons futurs médecins.Les résultats mis en lumière dans l\u2019étude pourront, selon ce que souhaitent les chercheurs, favoriser la réflexion sur la formation médicale et sur la nature même des examens professionnels.« On sait dès lors que les examens professionnels sont utiles, mais il serait pertinent d\u2019examiner leur contenu parce plusieurs aspects spécifiques de la pratique sont négligés.Et pourquoi ne pas hausser, s\u2019il y a lieu, les notes de passage ?», demande le Dr Tamblyn, qui entend bien poursuivre ses recherches sur le sujet.Photo CNW La qualité du suivi des cas de maladie chronique fait partie d\u2019une bonne pratique professionnelle médicale.Cloner un primate: pas encore! L\u2019Hypothèque Simplifiée *Certaines conditions s\u2019appliquent.Taux en vigueur au 3 avril 2003.Ces offres sont sujettes à changement sans préavis et ne peuvent être jumelées.Sous réserve d\u2019approbation du crédit par la Banque.Ces offres, d\u2019une durée limitée, s\u2019appliquent uniquement aux nouvelles demandes de prêt hypothécaire.1Pourcentage de remise applicable au terme fermé de cinq (5) ans à taux fixe.La remise en argent est calculée en fonction du montant du capital emprunté.Le maximum accordé pour la remise en argent est de 25 000 $.2Une réduction de 0,50 % (P - 1/2 %) sera appliquée au taux préférentiel de la Banque Laurentienne du Canada (BLC).Le taux annuel du coût d\u2019emprunt (TAC) serait de 4,250 % pour un terme de 5 ans.Le TAC suppose un taux préférentiel BLC de 4,75% pour toute la durée du prêt.Le taux d\u2019intérêt applicable variera selon les fluctuations du taux préférentiel de la BLC pendant la durée du prêt.4%* Payez-vous la traite ! Remise en argent de 4%1 sur hypothèque à taux fixe de 5 ans.4,25%* Payez plus vite ! Hypothèque à taux variable : taux préférentiel - 1/2%2.5,79%* Payez moins.sans négocier ! Hypothèque à taux fixe : 5,79%* pour 5 ans.C\u2019est simple, vous avez le choix.1 866 BLC-2088 banquelaurentienne.com 3132404A 3132701 FRANCIS TEMMAN Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Des chercheurs américains affirment avoir identifié les raisons moléculaires expliquant l\u2019échec du clonage des primates, une mauvaise nouvelle pour ceux qui prétendent avoir conçu ou vouloir réaliser des clones d\u2019êtres humains.Le clonage des singes semble irrémédiablement limité par des erreurs moléculaires qui surviennent lors de la division des chromosomes dans les cellules embryonnaires, selon ces chercheurs de l\u2019Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), dont les travaux ont été publiés hier par la revue Science.Cinq espèces de mammifères (mouton, souris, lapin, porc, vache) ont été clonées à ce jour avec succès dans le monde.Mais en dépit de nombreuses tentatives, jamais personne n\u2019a encore réussi à cloner un mammifère complexe comme un primate.L\u2019équipe de chercheurs, dirigée par le Pr Gerald Schatten, a tenté de comprendre pourquoi.Pour cela, ils ont réalisé plus de 700 tentatives de clonage sur des macaques rhésus.Ils ont d\u2019abord créé des embryons par la méthode dite du « transfert nucléaire », consistant à injecter dans des ovocytes énucléés de macaques femelles les noyaux d\u2019une variété de cellules de macaques.En observant le développement de ces embryons, ils se sont aperçus que si, en apparence, la division cellulaire (mitose) semblait se dérouler normalement, des problèmes survenaient à l\u2019intérieur de chaque cellule, en particulier dans leur matériel génétique.« Les chromosomes ne se divisent pas correctement.Dès les premières divisions, le développement se fait de façon inappropriée », a expliqué Gerald Schatten.Trente-trois des embryons, transférés dans des utérus de femelles, n\u2019ont d\u2019ailleurs donné lieu à aucune grossesse.Ces expériences, concluent les chercheurs, suggèrent que la reproduction des primates exigerait des « conditions moléculaires plus strictes » que pour les mammifères simples, comme la brebis Dolly.Ces conclusions sont de mauvais augure « pour les charlatans immoraux qui abusent de la crédulité des gens en clamant qu\u2019ils sont capables de cloner des personnes », a commenté le Pr Schatten.Les annonces de la naissance de clones humains faites l\u2019hiver dernier par la secte des raéliens n\u2019ont pu être confirmées de source scientifique indépendante et sont considérées par la communauté des chercheurs comme une supercherie et un coup de publicité.« Je ne voudrais pas dire que le clonage des primates est impossible, ajoute-t-il le Pr Simerly.Peutêtre qu\u2019avec suffisamment de temps et d\u2019expérience nous pourrions découvrir comment le réussir.Mais pour l\u2019instant, ça ne marche pas.» 6LP2201A0412 A22 SAMEDI 6LP2201A0412 ZALLCALL 67 22:16:15 04/11/03 B A 2 2 A C T U A L I T É S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 L\u2019épidémie de pneumonie atypique est presque maîtrisée à Toronto LAURA-JULIE PERREAULT Un mois jour pour jour après que l\u2019Organisation mondiale de la santé eut lancé une alerte mondiale au sujet de l\u2019épidémie de pneumonie atypique, les autorités de la Santé publique de l\u2019Ontario affirment qu\u2019ils ont presque maîtrisé la situation à Toronto, la ville hors d\u2019Asie la plus touchée par la mystérieuse maladie.Hier, en conférence de presse, le commissaire de la sécurité publique de l\u2019Ontario, le Dr James Young, s\u2019est voulu rassurant.«Nous faisons de gros progrès.Je crois que nous sommes présentement dans la situation où nous voulions être, à quelques exceptions près», a dit M.Young en conférence de presse.Malgré cet optimisme, on a fait état hier de 11 nouveaux cas du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en Ontario, ce qui porte à 217 le nombre de personnes soupçonnées d\u2019avoir contracté la maladie.En tout, 10 personnes y ont succombé dans cette province.La dernière des victimes, une femme de 75 ans, s\u2019est éteinte le 6 avril dernier.Les autorités ontariennes disaient hier avoir vu venir les nouveaux cas, tous contaminés par des patients déjà diagnostiqués.Dans un des cas, plusieurs membres d\u2019une même famille sont tombés malades après avoir assisté à des funérailles.On a découvert par la suite que le défunt avait contracté le virus.À Markham, en Ontario, un homme qui devait être en quarantaine, selon un ordre des autorités médicales, a donné du fil à retordre aux dirigeants de la Santé publique lorsqu\u2019il s\u2019est présenté au travail avant la fin des 10 jours de confinement qui lui avaient été imposés.L\u2019Ontarien a lui-même contracté la pneumonie atypique.Un de ses collègues a aussi été atteint par la maladie et 196 autres sont maintenant en quarantaine.Le gouvernement de l\u2019Ontario songe à déposer des accusations contre celui qui a contrevenu à la période de confinement obligatoire et contre plusieurs autres personnes qui ont agi de la sorte récemment.Le ralentissement de la courbe de l\u2019épidémie dans la Ville reine et les efforts du premier ministre Jean Chrétien pour calmer la panique dans la métropole canadienne ne semblent cependant pas convaincre Lisa Marie Presley, la fille d\u2019Elvis, qui devait se rendre à Toronto pour faire la promotion de son premier album et qui a décidé hier d\u2019annuler son voyage.Bilan à l\u2019OMS L\u2019heure était aussi aux bilans rassurants au siège de l\u2019Organisation mondiale de la santé, à Genève, où les médecins responsables de la surveillance de l\u2019épidémie du SRAS ont tiré leurs premières conclusions un mois après la diffusion d\u2019une première alerte mondiale au sujet de la maladie.Selon le Dr David Heymann, chef de la direction du service des maladies transmissibles de l\u2019OMS, il appert que le SRAS «est la première nouvelle maladie grave et facilement transmissible à émerger au XXIe siècle».Il a souligné que, en l\u2019espace de quelques semaines, 2781 personnes ont contracté le SRAS dans 17 pays sur trois continents.De ces personnes, 111 ont trouvé la mort.Les responsables de l\u2019OMS ont néanmoins souligné que, depuis la diffusion d\u2019une alerte mondiale et d\u2019avertissements aux voyageurs, aucun pays ne s\u2019est ajouté à la liste des cinq premiers pays touchés, parmi lesquels figure le Canada, aux côtés de la Chine, de Hong Kong, du Vietnam et de Singapour.Dans leur évaluation des progrès scientifiques, les médecins de l\u2019OMS rappelaient hier qu\u2019ils sont à quelques jours de pouvoir confirmer qu\u2019un nouveau membre de la famille des coronavirus est à la source de la maladie.Selon le rapport des épidémiologistes, 4% des gens atteints du SRAS, la plupart âgés de plus de 40 ans et ayant des problèmes préalables de santé, succombent à la maladie.L\u2019équipe de l\u2019OMS a affirmé hier qu\u2019elle comptait intensifier ses investigations en Chine, où l\u2019épidémie a commencé.Avec l\u2019AFP et la Presse Canadienne Photo Associated Press © Un homme console un membre de son entourage à Pékin.Les autorités chinoises ont tenté sans succès de minimiser les impacts de l\u2019épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère dans la région.Le but était de rassurer les résidants et les touristes en affirmant que le syndrome était en régression.Plus de 2000 articles (meubles neufs et anciens, tableaux, tapis, porcelaines, bijoux, bronzes, etc.) seront offerts dans cette vente EXPOSITION Les samedi et dimanche 12 et 13 avril de 10 h à 17 h ENCAN Le dimanche 13 avril à 13 h, ainsi que les lundi et mardi 14 et 15 avril à 19 h (chaque soir) Encans Empire 5500, rue Paré (514) 737-6586 Ces articles et plusieurs autres sont présentés sur notre site Web, www.empireauctions.com ® ENCAN PUBLIC Jean-Paul Lemieux Huile 20\u201d × 24\u201d John Little Huile, 12\u201d × 16\u201d Franz Johnston Huile, 20\u201d × 24\u201d Sam Borenstein Huile, 18\u201d × 24\u201d Henri Masson Huile, 12\u201d × 16\u201d Henri Masson Huile, 18\u201d × 24\u201d Henri Masson Huile, 24\u201d × 30\u201d Armand Tatossian Huile, 30\u201d × 40\u201d John Hammond Huile, 24\u201d × 33\u201d Philip Surrey Technique mixte, 14\u201d × 18\u201d René Richard Huile, 12\u201d × 16\u201d René Richard Huile, 12\u201d × 16\u201d Tapis persans tissés à la main; dimensions et qualités diverses ROLEX PATEK PHILIPPE ROLEX PATEK PHILIPPE PATEK PHILIPPE Bague à diamant de 5,41 carats MAGNIFIQUES LUSTRES Bague à saphir rose de 2,84 carats Bague à saphir de 2,61 carats Bague à 3,12 carats de rubis GRANDE SÉLECTION DE MEUBLES DE SALLE À MANGER COLLECTION DE POTERIES CHINOISES ANCIENNES Broche à 5 carats de diamants SATSUMA COMMODES PIANOS BUREAUX HEINTZMAN & Co HORLOGES Commode Louis-Philippe VERS 1840 BEAUX MIROIRS, DE DIVERSES DIMENSIONS TABLES DE NUIT ET D\u2019APPOINT SUPERBES MEUBLES ANCIENS MONNAIES CANADA 5¢ 1922 SP-60 MEUBLES PEINTS SOFAS ET CAUSEUSES NEUFS, EN CUIR ITALIEN MEUBLES DE STYLES LOUIS XV ET LOUIS XVI LIMOGES Service de table SÉLECTION DE BRONZES D\u2019INTÉRIEUR ET D\u2019EXTÉRIEUR (SCULPTURES, JARDINIÈRES ET FONTAINES) MEUBLES DE CHAMBRE À COUCHER SETH THOMAS Pendule ancienne Semainier de style français GUCCI 3131625A 6LP2301A0412 A23SAMEDI 6LP2301A0412 ZALLCALL 67 21:28:23 04/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 A C T U A L I T É S A 2 3 Steve Mahoney à la tête de cinq sociétés d\u2019État G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le Conseil des ministres fédéral a été élargi hier lorsque le premier ministre, Jean Chrétien, a procédé à Rideau Hall à l\u2019assermentation du député de Mississauga- Ouest, près de Toronto, Steve Mahoney, à titre de secrétaire d\u2019État pour les sociétés d\u2019État déterminées.M.Mahoney déchargera en quelque sorte le ministre des Transports, David Collenette, d\u2019une partie de ses responsabilités en ce qui à trait à la direction de cinq sociétés d\u2019État : la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement, la Société canadienne des Postes, la Monnaie royale canadienne, la Société immobilière du Canada et Queens Quay West Land Corporation.M.Chrétien a présenté Steve Mahoney hier comme un spécialiste du logement social abordable, « un secteur, a-t-il dit, dans lequel nous avons investi beaucoup d\u2019argent depuis deux ou trois ans ».Le premier ministre a expliqué qu\u2019il voulait que la construction de logements abordables au Canada cesse d\u2019être retardée en raison des difficultés que font les provinces dans ce dossier.« Il y a des négociations avec les provinces, a expliqué Jean Chrétien.Ça tire à gauche, ça tire à droite, et les gens dans les villes se plaignent que c\u2019est un peu lent.Il y a une conférence fédérale-provinciale mardi et mercredi à Winnipeg sur cette question.Je voulais que quelqu\u2019un travaille à plein temps sur le problème.Ça n\u2019avance pas assez vite.Certaines provinces devaient fournir leur part de fonds, elles ne l\u2019ont pas fait.D\u2019autres vont très bien.Alors, Steve va examiner tout cela.Il a beaucoup d\u2019expérience politique.» « Il y a certains problèmes du côté du logement social, a confié le nouveau secrétaire d\u2019État.Voyons si nous pourrons nous servir du milliard que le gouvernement fédéral a mis sur la table pour commencer à creuser et à construire des maisons.» Le député de 55 ans a été élu pour la première fois en 1997 dans Mississauga-Ouest après avoir réalisé deux mandats à l\u2019Assemblée législative de l\u2019Ontario.M.Mahoney est spécialiste des questions touchant le logement social.« Il n\u2019y a pas d\u2019accord sur le logement social dans beaucoup de provinces, at- il dit.Il faut réussir à les convaincre de verser une part égale à celle du gouvernement fédéral pour lancer les nouveaux projets et en faire profiter les gens qui en ont besoin.» Sept provinces ont signé des ententes avec Ottawa sur la question du logement social.Rien n\u2019a été construit encore, si l\u2019on en croit le secrétaire d\u2019État.« Cela ne va pas assez vite à notre goût », a-t-il commenté.Les trois provinces récalcitrantes sont le Nouveau-Brunswick, l\u2019Îledu- Prince-Édouard et Terre-Neuve.« Le plus gros problème auquel nous faisons face, cependant, est celui de l\u2019Ontario, a dit M.Mahoney.Nous y avons engagé 245 millions $ pour des logements sociaux.Nous voulons que la province en fasse autant.Nous avions un accord, signé il y a un an le mois prochain, et pas une seule maison n\u2019a encore été construite depuis.Je rencontre le ministre responsable lundi et j\u2019espère que l\u2019on pourra faire démarrer les projets.» Le nouveau secrétaire d\u2019État a donné une bonne note au Québec, « la meilleure des provinces, a-t-il dit, pour mettre sur la table des sommes d\u2019argent équivalant à celles versées par Ottawa.Je me servirai du Québec comme modèle exemplaire pour convaincre le reste du pays.» Photo CP Le premier ministre Jean Chrétien et le député Steve Mahoney, à l\u2019issue de la cérémonie de prestation de serment qui a désigné ce dernier comme secrétaire d\u2019État pour cinq sociétés de la Couronne.L\u2019ASSOMPTION Matériaux Coupal inc.723, l\u2019Ange-Gardien (450) 589-0711 CHÂTEAUGUAY R.Marcil et Frères inc.99, Principale (450) 692-9992 HENRYVILLE Matériaux Coupal inc.75, Saint-Jean (450) 299-2044 IBERVILLE Matériaux Coupal inc.870, boul.Iberville (450) 347-8323 LAVAL Colobar de Pont-Viau enr.357, boul.des Laurentides (450) 667-7200 Matériaux Coupal inc.134, boul.Sainte-Rose (450) 625-1917 Quincaillerie Guy Racine ltée 335, boul.Chomedey (450) 681-7575 Quincaillerie Valiquette inc.1889, des Laurentides (450) 667-1270 LE GARDEUR Robert Turcotte inc.17, Rivest (450) 585-2700 MONTRÉAL Centre de la couleur Bernier 1451, Fleury Est (514) 382-4961 Centre du Bricoleur Lachine 520, 19e Avenue (514) 634-8071 Décor 8056 8042, Saint-Hubert (514) 270-3944 Duval & Frères enr.8117, boul.Saint-Michel (514) 727-1163 Les Décorateurs de Montréal 251, Sainte-Catherine Est (514) 288-2413 Omni Empire Produits Décoratifs 3455, Av.du Parc (514) 849-1297 Rénocentre DG inc.5890, Saint-Jacques Ouest (514) 482-8381 NAPIERVILLE Matériaux Coupal inc.397, Saint-Jacques (450) 245-3348 PIERREFONDS Matériaux Coupal inc.4800, boul.Saint-Charles (514) 626-3967 SAINT-CONSTANT R.Marcil et Frères inc.254, Saint-Régis (450) 632-4727 SAINT-HUBERT Quincaillerie J.A.Bruneau inc.2025, boul.Édouard (450) 462-3233 SAINT-LAMBERT Matériaux Coupal inc.707, Saint-Charles (450) 672-5430 SAINT-SAUVEUR R.Marcil et Frères inc.180, Principale (450) 227-2627 VAUDREUIL-DORION Matériaux Coupal inc.3061, du Plateau (450) 510-1020 VERDUN Quincaillerie J.A.Binette 5583, Verdun \u2020Contenant de 3,79 litres seulement, couleur en sus.Valable sur les peintures portant les numéros d\u2019identification 310 et 319 seulement.*Taxes en sus.(514) 768-1146 On voit double ! 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boul.Arthur-Sauvé (450) 627-3474 LONGUEUIL Décoration à Profusion 950, Saint-Laurent Ouest (450) 677-3444 Poly-Décor ltée 2100, ch.de Chambly (450) 670-3450 MONTRÉAL Belmont Peinture et Tapisserie 4610, de Salaberry (514) 334-4163 Déco-Centre des Pointeliers 12780, Notre-Dame Est (514) 645-5939 Décor Francis inc.4460, Bélanger Est (514) 722-3530 Laurier Décor 1216, Bélanger Est (514) 272-1286 Marion Les Couleurs 3989, Ontario Est (514) 527-8732 Peinture Robert Turcotte 7178, Langelier (514) 255-1644 Quincaillerie de l'Est enr.8240, Hochelaga Est (514) 353-0030 PINCOURT Tapis Pincourt inc.84, 5e Avenue (514) 453-7947 REPENTIGNY Peinture Robert Turcotte 500, boul.Iberville, Local 21 (450) 581-2992 SAINT-BRUNO Centre de Peinture Suzanne inc.1614, Montarville (450) 441-2650 SAINT-EUSTACHE Centre de Décoration Le Corbusier 279, Hector-Lantier (450) 623-8800 SAINT-HUBERT Décor Taschereau inc.3955, boul.Taschereau (450) 656-1240 SAINT-LAMBERT Couvre Plancher Riverside inc.1138, av.Victoria (450) 671-7289 SAINT-LAURENT Peinture Montréal-Métro inc.3405, Côte-Vertu (514) 745-3434 TERREBONNE Belmont Décoration - Peinture 984, boul.Moody (450) 471-1156 VALLEYFIELD Décoration Raymond Landry inc.940, Mgr Langlois (450) 373-1234 VARENNES Aux Tapis Nadon inc.568, Lionel-Boulet (450) 652-3595 3129194A 3129195 Michael Wilson préside la Coalition pourune bonne gouvernance Presse Canadienne TORONTO \u2014 L\u2019ancien ministre conservateur Michael Wilson a été nommé à la tête d\u2019un nouveau regroupement se donnant pour mandat de surveiller la façon dont les entreprises communiquent leurs informations financières à leurs actionnaires.M.Wilson devient ainsi le premier président du conseil d\u2019administration de la Coalition canadienne pour une bonne gouvernance, créée dans la foulée des scandales Enron, WorldCom et autres, aux États-Unis.La coalition compte parmi ses organisations membres le Alberta Teachers Retirement Fund Board, Jarislowsky Fraser Limited, la Caisse de retraite des pompiers de LaSalle, la Corporation financière Mackenzie et le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l\u2019Ontario.Ministre des Finances de Brian Mulroney de 1990 à 1994, M.Wilson est actuellement président du conseil et chef de la direction de UBS Asset Management \u2014 une entreprise aussi membre de la coalition.3133994A 3133996 3130464A 3133422 www.lacabossedor.com La Cabosse d\u2019Or, 973, chemin Ozias-Leduc, Otterburn Park (450) 464-6937 ou (514) 990-5277 Pour le plaisir d\u2019offrir et.le luxe de recevoir AUX GALERIES D\u2019ANJOU ET AUX PROMENADES SAINT-BRUNO du 31 mars au 19 avril 3121839A 3121841 6LP2402A0412 A-24 samedi Recast 6LP2402A0412 ZALLCALL 67 22:34:21 04/11/03 B A 2 4 A C T U A L I T É S \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 Ottawa a dit non à la guerre pour faire mal aux séparatistes, selon MacKenzie Presse Canadienne RED DEER \u2014 Ottawa a décidé de ne pas participer à la guerre contre l\u2019Irak dans le but de faire mal au mouvement séparatiste au Québec,soutient le major-général à la retraite Lewis MacKenzie.M.MacKenzie, qui oeuvre aujourd\u2019hui comme analyste dans les médias, a souligné que le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a été obligé de féliciter le premier ministre Jean Chrétien pour avoir refusé d\u2019aller en guerre parce que 83 % des Québécois s\u2019opposaient à une action militaire contre l\u2019Irak.Or, ce geste va faire perdre des voix au chef du Parti québécois lors des élections de lundi parce qu\u2019il a été perçu comme s\u2019il adoptait la même position que les libéraux fédéraux, a déclaré M.Mac- Kenzie dans une entrevue.« Dans quel autre dossier pourriez- vous imaginer qu\u2019un premier ministre québécois affirme : Merci d\u2019avoir pris une bonne décision, monsieur le premier ministre (fédéral) ?À cause de ce geste, le chef du Parti libéral, Jean Charest, se dirige vers la victoire aux élections, mais pour ce qui est de savoir si cela va rétrécir l\u2019écart entre lui et M.Landry, personne ne le sait.» Les libéraux fédéraux sont demeurés discrets durant la campagne électorale au Québec \u2014 une stratégie dont les observateurs politiques ont dit qu\u2019elle était la meilleure à adopter pour M.Chrétien s\u2019il voulait aider M.Charest à devenir premier ministre.Pour sa part, le chef conservateur Joe Clark a lui aussi fait un rapprochement entre la politique du gouvernement fédéral au sujet de l\u2019Irak et le Québec.M.Clark a ainsi accusé M.Chrétien d\u2019avoir refusé de se joindre à la guerre pour ne pas heurter les Québécois.M.MacKenzie a pris part à neuf missions de maintien de la paix dans certaines des régions les plus dangereuses du monde.Il affirme que le Canada n\u2019est plus un gardien de la paix aujourd\u2019hui.Le Canada compte moins de 300 casques bleus déployés à travers le monde aujourd\u2019hui, comparativement à 5000 en 1992-1993.« Nous sommes passés du premier au 36e rang mondial en matière de soutien aux opérations des Nations unies », a déploré M.MacKenzie.L\u2019armée a perdu ses pouvoirs depuis que le gouvernement a décidé de se concentrer sur la réduction de la dette, a-t-il indiqué.Le succès de la tournée de M.MacKenzie dans l\u2019ex-Yougoslavie en tant que chef d\u2019état-major de la Force de protection de l\u2019ONU l\u2019a rendu célèbre au Canada.Son livre , The Road to Sarajevo, est devenu un best-seller au Canada anglais, dont a été tiré un documentaire qui a remporté un prix.Il était en Alberta hier pour prononcer un discours à l\u2019occasion d\u2019une fête au Collège Olds, à Red Deer, en Alberta.Photo MARTIN CHAMBERLAND, Archives La Presse Outre le général MacKenzie, le chef conservateur Joe Clark a lui aussi fait un rapprochement entre la politique du gouvernement fédéral au sujet de l\u2019Irak et le Québec.encore plus En vigueur jusqu\u2019au 19 avril.Une prime par personne, tant qu\u2019il y en aura.à l\u2019achat de 60 $ ou plus de produits parfumés BEAUTIFUL ou BEAUTIFUL SHEER.Choisissez parmi les produits suivants : mini-atomiseur d\u2019eau de parfum Beautiful OU de la NOUVELLE eau de parfum Beautiful Sheer, PLUS la lotion pour le corps et le gel bain et douche assortis, et un miroir portatif.Recevez un prime de 4 pièces Eau de parfum Beautiful de Estée Lauder en atomiseur de 30 ml, 60 $.Nouveau! 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dévoilé l\u2019automne dernier dans le but d\u2019améliorer l\u2019image du gouvernement.Les deux comités ont précisé que leurs rapports étaient préliminaires et qu\u2019ils auront éventuellement d\u2019autres choses à dire sur la question.Jim Munson, porte-parole de M.Chrétien, n\u2019a pas voulu commenter en détail les recommandations.Mais il a indiqué que le premier ministre n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019abandonner son plan et qu\u2019il souhaite toujours qu\u2019un nouveau régime en matière d\u2019éthique soit mis en place avant que les Communes ne mettent fin à leurs travaux pour l\u2019été.« Nous espérons et nous souhaitons que plusieurs de ces questions soient réglées d\u2019ici la fin du mois de juin », a déclaré M.Munson.Le comité des règles du Sénat, qui est composé de 11 sénateurs libéraux et de cinq sénateurs conservateurs, s\u2019est opposé à ce qu\u2019un seul commissaire s\u2019occupe des règles de conflits d\u2019intérêts pour tout le monde.Il a plutôt suggéré que « le Sénat, la Chambre des communes et le Conseil des ministres aient chacun leur propre commissaire en éthique ».Cela signifie qu\u2019il y aurait ainsi trois commissaires, un qui surveillerait les sénateurs, un qui surveillerait les simples députés et un qui surveillerait les ministres.Plus loin dans le rapport, le comité modifie toutefois sa proposition en affirmant qu\u2019il serait suffisant d\u2019avoir deux commissaires en éthique.Mais cela serait le cas uniquement si les Communes désirent être régies par le commissaire désigné par M.Chrétien.Le Sénat ne devrait pas agir ainsi, affirme le rapport.« Il doit y avoir un commissaire en éthique qui s\u2019occupe uniquement du Sénat.» 6DU2501A0412 SAMEDIÀ 6DU2501A0412 ZALLCALL 67 21:18:22 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A25 Rideaux gonflables de pavillon, lève-glaces et verrouillage électriques, télédéverrouillage, radio AM/FM stéréo avec lecteur CD, rétroviseurs électriques chauffants, régulateur de vitesse.0$ 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alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.\u2021Les offres de location sont sujettes à l\u2019approbation de crédit de GMAC.Autres options de location disponibles.Un comptant et/ou échange équivalent peuvent être requis.* General Motors payera la première mensualité (incluant la TPS/TVQ le cas échéant) et le dépôt de sécurité.Les offres s\u2019appliquent sur les véhicules livrés avant le 30 juin 2003.Ces offres peuvent changer sans préavis.\u2021Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Une commande ou un échange de véhicules entre détaillants peut être requis.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.Équipement DE SÉRIE \u2021Pour 19 $ de plus par mois, obtenez la transmission automatique.Pour 16 $ de plus par mois, obtenez le Groupe sport qui comprend toit ouvrant vitré électrique, antibrouillards et roues chromées de 16 po.241$\u2021 /MOIS/LOCATION DE 48 MOIS 2710 $ COMPTANT Renseignez-vous sur notre 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années, les Québécois ont, de diverses façons, exprimé un profond désir de changement.Les élections de lundi leur donneront l\u2019occasion de concrétiser cette volonté.Pour sa part, La Presse croit que le Parti libéral du Québec est mieux à même de réaliser, de manière responsable et modérée, le changement nécessaire.L\u2019heure n\u2019est pas au vote de sympathie, l\u2019enjeu est trop important.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un concours de popularité, mais d\u2019élire l\u2019équipe qui dirigera l\u2019État québécois pour les quatre ou cinq prochaines années.Le choix des électeurs doit donc être fondé sur une évaluation serrée du programme de chaque formation et de la compétence des candidats.Sur cette base, il saute aux yeux que l\u2019Action démocratique du Québec ne peut prétendre à la gouverne du Québec.Reconnaissons au parti de Mario Dumont le mérite d\u2019avoir suscité des débats nouveaux.Qui, avant M.Dumont, osait envisager sérieusement un apport important du secteur privé en santé ?Qui osait donner priorité au remboursement de la dette ?Ces idées, de même que la personnalité attachante du chef, ont suscité l\u2019engouement.Mais il est vite devenu évident que Mario Dumont ne possédait pas l\u2019expérience pour gérer cet enthousiasme.S\u2019il a su attirer quelques candidats vedettes, la fusion de leurs idées n\u2019était même pas complétée au début de la campagne.Encore aujourd\u2019hui, des éléments du programme du parti restent flous ou simplistes.Or, quand on prétend tout bouleverser, on a le devoir d\u2019expliquer comment on va y arriver, de rassurer autant que de convaincre.L\u2019ADQ n\u2019y est pas parvenue.\u0001 \u0001 \u0001 Le sursaut de l\u2019ADQ avait une autre source que le charme de M.Dumont.Avant une très récente embellie, les Québécois étaient tout simplement furieux contre le gouvernement du Parti québécois.Nous pensons que, malgré les ajustements cosmétiques apportés depuis l\u2019été, les raisons de ce mécontentement demeurent.Non pas que la gestion péquiste ait été désastreuse.Le PQ continue d\u2019attirer, comme il l\u2019a toujours fait, des gens brillants et de conviction, à commencer par le premier ministre lui-même.Il faut savoir gré au gouvernement du Parti québécois d\u2019avoir élaboré des politiques innovatrices telles les garderies à 5 $, et d\u2019avoir jugulé les déficits budgétaires.La « Paix des Braves » signée avec les Cris aura une place notable dans l\u2019histoire du Québec.Alors, quelles sont les sources de la grogne ?D\u2019abord, les allégations de copinage qui avaient cours l\u2019hiver dernier.Les affaires Bréard et Baril ne font plus les manchettes, mais ce genre de comportements est typique des gouvernements en place depuis plusieurs années.C\u2019est une des raisons pour lesquelles il est généralement sain qu\u2019un parti ne reste pas au pouvoir pour une trop longue période.Ensuite, la santé.On pourrait épiloguer longtemps sur les raisons qui ont amené le Parti québécois à réduire radicalement le nombre de médecins et d\u2019infirmières.Il reste que cette décision a eu des effets catastrophiques sur la qualité des soins, effets dont nous nous ressentirons encore longtemps.On pourrait aussi soutenir que c\u2019est de l\u2019histoire ancienne.Pourtant, les affrontements de l\u2019été dernier avec les médecins montrent que le Parti québécois privilégie toujours en ce domaine une approche bureaucratique qui provoque une foule d\u2019effets pervers.En matière économique et sociale, le gouvernement Landry est interventionniste à l\u2019excès.Bien sûr, les Québécois aiment un État actif, qui confronte les problèmes sociaux.Mais vient un temps où cette philosophie dégénère.C\u2019est à l\u2019obsession interventionniste qu\u2019il faut attribuer une partie des déboires de la Caisse de dépôt.C\u2019est à elle aussi qu\u2019on doit la multiplication des crédits d\u2019impôt aux entreprises, mesures coûteuses dont l\u2019efficacité n\u2019est pas du tout démontrée.Enfin, la plateforme électorale du PQ est une illustration parfaite de l\u2019interventionnisme social à outrance.Quand un parti propose de subventionner les vacances des gens, il est temps pour lui de prendre un peu de recul.\u0001 \u0001 \u0001 Par dessus tout, il y a la « question nationale ».La plateforme du Parti québécois ne laisse aucun doute à ce sujet : dès sa réélection, M.Landry mettrait en branle un « plan national de transition vers la souveraineté ».Tous les ministères seraient impliqués ; il y aurait des études ; on rédigerait une constitution ; des consultations seraient tenues.La souveraineté est une option légitime, portée encore aujourd\u2019hui par un grand nombre de Québécois sincères et aimant leur patrie.Cependant, nous sommes plus convaincus que jamais que l\u2019accession à l\u2019indépendance serait inutilement douloureuse et nuisible pour le Québec.Le Québec a en main tous les outils pour se développer au sein de la fédération canadienne, comme il le fait de manière prodigieuse depuis la Révolution tranquille.Au moment où l\u2019insécurité internationale est grande, où l\u2019économie mondiale vacille et où les défis internes sont plus complexes que jamais, il nous semble que le gouvernement du Québec aurait mieux à faire que de préparer une énième stratégie pour la souveraineté.Il ne s\u2019agit donc pas de changer pour changer.Après neuf années de pouvoir péquiste, un changement important s\u2019impose dans les priorités du gouvernement, dans la composition de l\u2019équipe gouvernante, dans sa philosophie du rôle de l\u2019État et dans sa vision de l\u2019avenir du Québec.\u0001 \u0001 \u0001 Le Parti libéral du Québec l\u2019a dit à maintes reprises : s\u2019il est élu, il se consacrera avant tout à résoudre les problèmes de notre système de santé.En outre, il révisera en profondeur les activités du gouvernement afin d\u2019alléger l\u2019appareil bureaucratique.Les libéraux comptent aussi redonner au Québec un rôle de leader dans la modernisation de la fédération canadienne.Dans tous ces domaines, le PLQ a sans doute peint une image trop rose des possibilités réelles de son action.Ainsi, avec l\u2019horizon économique qui s\u2019obscurcit, il est peu probable qu\u2019un gouvernement libéral puisse à la fois réinvestir massivement en santé et diminuer les impôts.Néanmoins, les orientations sont fixées.Elles correspondent aux voeux d\u2019une majorité de Québécois.Il y a une ombre au tableau libéral : cette promesse d\u2019ouvrir la voie aux défusions municipales.Il faut espérer qu\u2019un gouvernement Charest saura gérer avec clairvoyance cette boîte de Pandore qu\u2019il a eu la maladresse d\u2019ouvrir.Jean Charest est un chef politique aguerri.Au cours des années, il a prouvé sa maturité, sa détermination et son amour du Québec.M.Charest a toutes les qualités requises pour être un bon premier ministre.De plus, il a su s\u2019entourer d\u2019une équipe renouvelée et compétente.En somme, pour tous les Québécois qui souhaitent un changement profond, géré de manière responsable, le Parti libéral du Québec nous apparaît être le seul choix possible.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Derniers sons de cloche Changer avec le PQ LES SONDAGES démontrent que la population, en majorité, désire du changement.N\u2019est-ce pas ce que préconise le Parti québécois depuis sa fondation ?Pourquoi changer pour changer alors que nous vivons une importante transition vers un État solide, prospère et autonome ?Lors du débat des chefs, Jean Charest s\u2019est montré ferme et convaincant comme un bon vendeur.Mais je ne lui fais pas confiance.Ne pouvant rien affirmer avec précision, en plus de solliciter un acte de foi, il a l\u2019audace de s\u2019approprier les idées des autres pour apporter de la substance dans sa campagne.ROBERT HUNTER Québec L\u2019opposition fera du bien au PQ JE SUIS UN souverainiste dans l\u2019âme et dans le coeur.Mais un petit quatre ans dans l\u2019opposition sera bénéfique au Parti québécois.Bernard Landry Cela lui permettra de bien asseoir ses positions indépendantist es.Cela lui procurera quatre ans supplémentair es pour se redéfinir.Je souhaite ce petit stage au PQ.Un parti né de l\u2019intention et de la volonté des Québécois pour l\u2019indépendance ne peut plus se permettre de jouer au bon gouvernement.C\u2019est un gouvernement prônant et agissant pour l\u2019indépendance du Québec que les souverainistes veulent.M.Charest a sa chance.Le PQ a, lui, la chance de se refaire.Tout le monde y gagnera avec une victoire libérale.GHISLAIN POTVIN Du discrédit M.Landry, JE VIENS de vous entendre dire que les libéraux avouent euxmêmes qu\u2019ils s\u2019en vont vers un déficit.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019ils disent et leur cadre financier a été étudié par des gens crédibles.Au fait, où est le vôtre ?Personnellement, j\u2019ai toujours vu que des baisses d\u2019impôts amenaient une relance économique.Je trouve que vous vous discréditez en citant des paroles qui n\u2019ont jamais été dites par les gens concernés.Dommage que vous tombiez là-dedans pour votre fin de carrière.M.TREMBLAY Charest chef de l\u2019opposition PERMETTEZ-MOI de partager votre optimisme sur l\u2019avance du PLQ dans les sondages, mais avec certaines nuances.De fait, 43 % du vote pour le PLQ, lui garantit environ 38 % des sièges (47/125) à l\u2019Assemblée nationale, à cause de la surconcentration de son vote dans quelques comtés anglophones.À l\u2019élection de 1998, avec 44,4 % du vote, le PLQ avait obtenu 40 % (50) des sièges.On peut donc être confiant que Jean Charest va battre Dumont pour l\u2019opposition officielle.Bon succès au PLQ.MICHEL MAGNANT Digne de la commedia dellar\u2019te JE SUIS enivré de cette montagne d\u2019âneries que nous soumet jour après jour le Parti québécois.Jeudi soir encore, au bulletin de nouvelles, je pouvais admirer cette mascarade du colis postal pour Monsieur Jean Charest à propos de la semaine de quatre jours.Une mise en scène digne de la commedia dellar\u2019te.Ces fameuses études qui en fait n\u2019en sont même pas.Uniquement un regroupement de petites analyses sans fondement réel sur des besoins clairs d\u2019une société.Plus préoccupant encore, rien sur les conséquences économiques de cette proposition pour les entreprises.Monsieur Landry, en tant que citoyen, je vous demande d\u2019arrêter de décider pour moi comment je dois vivre, comment je dois éduquer mes enfants et comment je dois prendre mes vacances.Votre ambition despotique et patriarcale est tout simplement inacceptable dans notre démocratie.Votre prétention de vouloir aider le peuple québécois, cache un agenda tout autre ! Aider les autres, c\u2019est leur donner des choix, des vrais pas seulement une succession de mirages.NICOLAS MICHAUD Quelle démagogie ! IL SEMBLE bien que nous serons affligés par un gouvernement libéral pendant les quatre prochaines années.Je n\u2019ai pas du tout apprécié la malhonnêteté de Jean Charest tout au long de cette campagne.Cette histoire au sujet de Jacques Parizeau, les accusations personnalisées contre Bernard Landry, quelle démagogie ! Et il semble que les Québécois veuillent croire à ces mensonges.Le tort en revient sans doute aux péquistes dont la faute principale fut moins l\u2019arrogance qu\u2019une grande complaisance ; ils croyaient que leur bilan suffirait à leur redonner le pouvoir.Et lorsqu\u2019ils se mirent à sentir la soupe chaude, ils sont tombés dans l\u2019alarmisme primaire.Quelle déception ! Le seul espoir d\u2019empêcher Jean Charest de prendre le pouvoir est pour le PQ d\u2019offrir aux adéquistes de former un gouvernement d\u2019union.Mais je doute fort que les dirigeants souverainistes, voire l\u2019ADQ, en aient la sagesse ou même la volonté.Préparons-nous donc à voir notre pays ramené au statut de simple province ; préparons-nous à toutes les reculades ! MARTIN GAGNÉ Montréal Un avenir prometteur LE TEMPS est maintenant arrivé pour que Jean Charest, cet homme qui a 20 ans de moins que Bernard Landry, devienne premier ministre du Québec avec une équipe prête à nous diriger.Jean Charest Quel beau défi pour le PLQ d\u2019affronter ce 21e siècle où plus jamais le spectre de la séparation ne viendra hanter le climat politique qui a prévalu depuis trop longtemps sur nos têtes.Enfin, après la gouverne séparatiste, l\u2019équipe libérale de Jean Charest prendra la relève et aura la chance de prouver à tous les Québécois et Québécoises qu\u2019il est possible sans l\u2019ombre d\u2019un doute de s\u2019épanouir et de vivre pleinement cette différence harmonieusement et d\u2019une façon prospère tout en étant à la fois québécois et canadien.Voilà maintenant l\u2019avenir prometteur qui s\u2019offre à nous, gens du Québec.ROLAND DOZOIS Pas pour si peu.QUELQU\u2019UN a-t-il été surpris de lire que Bernard Landry avait levé le nez sur près de 200 millions $ du gouvernement fédéral destinés aux programmes d\u2019aide aux jeunes contrevenants ?Un article de La Presse du 10 avril cite le ministre péquiste des Affaires intergouvernementales, Jean- Pierre Charbonneau, selon lequel il est « hors de question de nous prostituer chaque fois et d\u2019accepter l\u2019argent fédéral en renonçant à nos principes.» Le fugueur de 14 ans qui survit en faisant des passes à 10 $ au parc Lafontaine sera certainement fier d\u2019entendre qu\u2019au Parti québécois, on ne se prostitue pas pour si peu.VINCENT PIAZZA Laval Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Le gouvernement a mieux à faire que de préparer une énième stratégie pour la souveraineté.Jean Charest a toutes les qualités requises pour être un bon premier ministre. 6LP2701A0412 a27 samedi 6LP2701A0412 ZALLCALL 67 21:57:27 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A27 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Les surprises d\u2019une campagne Drôle de campagne, d\u2019abord éclipsée par la guerre, et qui, si l\u2019on se fie aux sondages, aura vu en deux semaines un revirement complet de la situation.Drôle d\u2019année surtout.En mars 2002, les sondages annonçaient une victoire libérale ; en septembre, une victoire adéquiste ; en février, une victoire péquiste.pour revenir au bout du compte à la case départ.\u0001 \u0001 \u0001 Le PLQ avait préparé sa campagne longtemps à l\u2019avance.Dès septembre, il faisait connaître son programme et Jean Charest rodait déjà son discours électoral.Cette planification presque excessive, qui avait le tort de laisser peu de place à l\u2019imprévu alors que l\u2019imprévu est la matière première de la politique, s\u2019expliquait.Le parti, comme toujours défavorisé par la carte électorale, devait mettre les bouchées doubles.Son chef, mal connu et mal aimé, traînait encore comme un boulet son image de parachuté du fédéral.Le PLQ s\u2019était donc donné une plate-forme réfléchie, raisonnable, résolument centriste et modérée, mais justement en raison de cette extrême prudence, plutôt terne, sans élément susceptible de frapper l\u2019imagination ou de susciter de la passion.L\u2019idée était d\u2019éviter tous les risques.Fait sans précédent, on avait même soumis le programme économique à des spécialistes des finances publiques pour recevoir leur bénédiction.Le PLQ partait avec trois atouts : les talents de « campainer » de Jean Charest ; une équipe qui comptait de nouvelles recrues intéressantes, et deux thèmes qu\u2019on allait inlassablement exploiter : la santé, souci majeur de 62 % des électeurs, et la crainte d\u2019un troisième référendum.L\u2019autre atout, c\u2019était bien sûr le désir de changement exprimé par un électeur sur deux \u2014 un désir que l\u2019ADQ avait canalisé pendant quelques mois avant de s\u2019effondrer dans les sondages.\u0001 \u0001 \u0001 Le défi du PQ était de montrer qu\u2019il pouvait aussi incarner un certain renouveau.L\u2019équipe péquiste était, grosso modo, la même qu\u2019en 1994.Son programme n\u2019annonçait aucun changement d\u2019orientation.On promettait « more of the same » \u2014 plus d\u2019interventions étatiques, plus de programmes « mur à mur », le même programme constitutionnel.À défaut de pouvoir être le parti du changement, on allait donc tenter de transformer l\u2019image du chef.M.Landry apparaissait partout flanqué d\u2019une nouvelle compagne, mettait le couvercle sur son tempérament soupe au lait, et misait sur sa crédibilité, très élevée faut-il dire, de même que sur le taux de satisfaction, lui aussi étonnamment élevé pour un gouvernement en fin de second mandat.Et par l\u2019une de ces improvisations géniales dont il a le secret, le PQ allait réussir pendant un certain temps à imposer son propre agenda.Détournant l\u2019attention d\u2019enjeux classiques comme la santé, on allait miser sur la conciliation famille-travail.L\u2019idée, empruntée à l\u2019ADQ, avait été recuisinée à la manière péquiste : les programmes promis seraient étatiques, coercitifs et uniformes, analogues en somme à celui des garderies à 5 $.Forfait-vacances au Québec pour jeunes familles démunies, troisième semaine de vacances pour tout le monde, et surtout la semaine de quatre jours.Ce pétillement de promesses attrayantes à première vue produisait une image de nouveauté et de dynamisme.Mais ces initiatives improvisées allaient vite aboutir au cafouillage.Le forfait-vacances fut rapidement ridiculisé en raison des effets pervers qu\u2019il allait engendrer dans le marché.Sur la semaine de quatre jours, les contradictions abondaient.M.Landry jurait que le projet avait été mûrement réfléchi, mais la ministre de la Famille déclarait ingénument que l\u2019idée avait surgi lors du conseil national du 8 mars.M.Landry voulait faire payer les entreprises, mais la ministre des Finances, dont le ministère n\u2019avait même pas eu le temps de travailler sur le projet, affirmait que les contribuables devraient être mis à contribution.Cette cascade de promesses destinées à des clientèles particulières a peut-être été contreproductive électoralement parlant.Elle aura affolé les PME, très nombreuses au Québec.Elle n\u2019aura pas rejoint la génération des babyboomers, dont les enfants ont plus de 12 ans et qui sont maintenant aux prises avec des parents vieillissants, sans parler des électeurs âgés dont le souci primordial est évidemment la santé, et qui ont pu se demander pourquoi ils devraient financer la semaine de quatre jours alors qu\u2019eux-mêmes ont élevé des ribambelles d\u2019enfants en trimant sept jours sur sept.\u0001 \u0001 \u0001 Entre la campagne minutieusement planifiée du PLQ et la campagne de feux d\u2019artifice du PQ, celle de l\u2019ADQ était à l\u2019image de son chef \u2014 débonnaire, proche des gens, avec de l\u2019allant, mais manifestement déstabilisée par les montagnes russes dans lesquelles s\u2019est balladé le jeune parti au cours des derniers mois.\u0001 \u0001 \u0001 Jamais débat télévisé n\u2019aura-t-il eu autant d\u2019importance.Tournant de la campagne, le débat des chefs aura permis à Jean Charest d\u2019effectuer une énorme percée dans l\u2019électorat francophone qui l\u2019avait boudé jusque-là, et apporté au PLQ l\u2019erre d\u2019aller dont il avait besoin pour réduire l\u2019avance du PQ.PHOTO AP Le président français, Jacques Chirac, le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Gerhard Schöder se sont rencontrés, hier, afin de faire le point sur l\u2019après Saddam Hussein.Réalignements La France, l\u2019Allemagne, la Russie et la Turquie ont intérêt à ce que la situation se détériore en Irak L O Ï C TASSÉ L\u2019auteur est professeur en science politique à l\u2019Université Concordia.AVEC LA PRISE de Bagdad, les troupes américaines et britanniques viennent de remporter la première manche, ce dont à peu près personne ne doutait.La seconde manche commence.Il faut sécuriser l\u2019Irak et transformer le pays en allié, c\u2019est-à-dire s\u2019assurer que de nouveaux dirigeants puissent gouverner le pays sans être déstabilisés par une guérilla ou par une opinion publique anti-américaine.Cette seconde phase est beaucoup délicate à réaliser et il faudra attendre quelques mois sinon quelques années avant de pouvoir juger du résultat.La réussite ou l\u2019échec de cette seconde phase aura des impacts profonds non seulement sur l\u2019avenir de l\u2019Irak, mais sur celui de l\u2019ensemble les relations internationales.Certains pays ont avantage à ce que le conflit s\u2019enlise et à ce que la situation se détériore, d\u2019autres, au contraire, espèrent que les États-Unis et la Grande- Bretagne remporteront cette seconde manche.Le premier camp regroupe, entre autres, la plupart des pays européens et la Chine.Le second camp réunit un petit nombre de pays européens, le Japon, la Corée du Sud, l\u2019Australie et le Canada.Les pays européens qui peuvent profiter d\u2019une défaite à long terme des États-Unis sont ceux qui s\u2019agglomèrent autour de l\u2019axe Paris-Berlin-Moscou- Ankara.Pour ces pays, une défaite américaine aura certes quelques conséquences néfastes, mais à long terme les avantages l\u2019emporteront sur les inconvénients.Ce qui est en jeu pour eux, c\u2019est le projet d\u2019une Europe forte qui pourrait contrebalancer le pouvoir des États- Unis et de la Chine.Une des choses que la France, l\u2019Allemagne, la Russie et la Turquie ont en commun est la nostalgie de leur grandeur passée.À eux quatre, ces pays peuvent rêver reconquérir leur puissance.La France demeure une grande puissance économique et militaire et son passé colonial lui assure une influence diplomatique considérable.L\u2019Allemagne est aussi une grande puissance économique et elle est un pôle culturel pour plusieurs pays d\u2019Europe de l\u2019Est.La Russie, bien que très affaiblie, contrôle un vaste et riche territoire et conserve des liens privilégiés avec beaucoup de républiques d\u2019ex-Union soviétique.La Turquie, enfin, qui désire entrer dans l\u2019Union européenne, pourrait peut-être contrôler à nouveau des territoires de son ancien empire.Or, pour ne prendre que quelques exemples, les États-Unis portent ombrage à la France dans ses anciennes colonies, menacent la domination pétrolière de la Russie dans le Caucase, attirent dans leur sphère d\u2019influence les pays d\u2019Europe de l\u2019Est et menacent la stabilité intérieure de la Turquie en s\u2019alliant aux Kurdes.Une défaite en Irak, en seconde manche, aiderait à neutraliser l\u2019influence des États-Unis dans tous ces dossiers et redonnerait l\u2019initiative aux Européens.Grandeur d\u2019antan La Grande-Bretagne, qui regrette elle aussi sa grandeur d\u2019antan, tente de retrouver de l\u2019influence à travers son alliance avec États-Unis.Les autres pays européens qui s\u2019alignent avec les États-Unis, font le pari que ceux-ci demeureront la puissance dominante du monde et que par conséquent il vaut mieux les suivre.L\u2019Europe n\u2019est que secondaire pour eux.En fait, plusieurs redoutent de subir une trop forte influence de Paris, Berlin ou Moscou.La contrainte américaine leur paraît plus lointaine, donc plus facilement gérable.Si les États-Unis et la Grande-Bretagne remportent la seconde manche en Irak, le projet d\u2019une Europe forte s\u2019éloignera un peu plus, en procurant à la Grande-Bretagne et aux pays européens qui la suivent une influence que les autres pays européens pourront difficilement surmonter.La situation en Asie est sous-tendue par la montée de la Chine qui inquiète plusieurs pays, et en premier lieu le Japon.Depuis vingt ans, le poids économique relatif du Japon diminue tandis que celui de la Chine augmente.La supériorité technologique dont jouissait le Japon est inexorablement grugée par la Chine.En théorie, le Japon pourrait s\u2019allier à d\u2019autres pays de la région pour contrebalancer la puissance de la Pékin, mais en pratique les autres pays préfèrent suivre une Chine dont le marché est prometteur et dont la puissance augmente.De plus le Japon demeure mal perçu en Asie, en raison de ses agissements durant la Seconde Guerre mondiale.Enfin, l\u2019économie japonaise a beaucoup profité des guerres de Corée et du Vietnam en fournissant du matériel militaire aux troupes américaines.De nouvelles guerres pourraient aider l\u2019économie du pays qui est en déclin depuis près de dix ans.Le gouvernement japonais appuie donc États-Unis en Irak, et ce, malgré une opinion publique défavorable.La Corée du Sud a besoin de la protection militaire des États-Unis contre la Corée du Nord.De plus, le pays tente de garder un certain équilibre dans son commerce avec le Japon, la Chine et les États-Unis.Taïwan qui résiste désespérément à une intégration à la Chine continentale, compte aussi sur les États-Unis.De même l\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande font plus confiance à Washington qu\u2019à Pékin pour assurer la sécurité de la région, et du reste, ne serait-ce que pour des raisons historiques et culturelles, se sentent plus proches des États-Unis que de la Chine.Pour ces pays, une victoire complète des États-Unis en Irak est un gage de sécurité et d\u2019influence en Asie.Une telle victoire signifie que les États-Unis demeurent symboliquement la puissance la plus importante de la planète et qu\u2019ils sont prêts à défendre efficacement leurs alliés.Changement de donne Une victoire des États-Unis en Irak établit les Américains dans une zone géostratégique qui est au coeur du Moyen-Orient, ce qui aura des impacts jusqu\u2019aux frontières de la Chine.Pékin avait en effet patiemment tissé des liens avec les pays de la région dans l\u2019espoir de profiter de leurs ressources pétrolières.La présence de États- Unis en Irak change la donne.Plusieurs pays hésitants sont désormais de plus en plus tentés par une alliance avec les États-Unis.Cet alignement sur Washington est d\u2019autant plus fâcheux pour la Chine que l\u2019Asie est à présent la région du monde qui consomme le plus de pétrole et que les besoins de la Chine augmentent beaucoup plus rapidement que sa production.Une défaite des États-Unis en seconde manche impliquerait un regain d\u2019influence de la Chine.Les États-Unis perdraient beaucoup de prestige en Asie et la Chine pourrait songer à raffermir son influence au Proche et au Moyen-Orient.Pour le moment, les États-Unis vont bénéficier d\u2019une période de grâce auprès de leurs alliés européens et asiatiques.Il faut s\u2019attendre à ce que ces derniers profitent de la situation actuelle pour consolider leurs positions.À l\u2019inverse, les autres pays voudront gagner le plus de temps possible en espérant que la situation en Irak et aux alentours évoluera, et jusqu\u2019à un certain point, dégénérera.Au Canada Le Canada n\u2019a pas intérêt à ce que la situation dégénère, car une telle évolution pourrait mener à une remise en cause brutale de la politique extérieure des États- Unis.Étant donné la position du Canada face à la guerre en Irak, la diplomatie canadienne peut commencer à tirer profit de cette victoire américaine et britannique en première manche et aider des pays qui sont demeurés neutres à se rapprocher des États- Unis.Le Canada ne souhaite pas que la situation se gâte, ce qui pourrait mener à une remise en cause brutale de la politique extérieure des États-Unis.Une défaite à moyen terme LE PRÉSIDENT Bush paraît avoir gagné son pari : en l\u2019espace de quelques jours et avec des pertes humaines minimes du côté américain et britannique, il a confondu les opposants à la guerre en renversant la dictature de Saddam Hussein et en faisant souffler un vent de liberté sur le pays.Il a permis à la démocratie de faire un pas en avant à court terme, mais il a fait reculer la civilisation d\u2019un pas à moyen terme.En piétinant l\u2019ONU, il a donné une gifle retentissante à la démocratie appliquée à l\u2019échelle planétaire.À moins d\u2019une surprise de dernière heure, la présence d\u2019armes de destruction massive en Irak apparaît actuellement comme un prétexte d\u2019intervention armée sans fondement, donnant raison à Nietschze pour qui la force brutale fait foi de loi et qui prône que le plus fort a toujours raison.Aujourd\u2019hui, ce sont les Américains et les Britanniques.Et demain ?PAUL LEFORT Liberté illusoire JE SUIS renversée par les commentaires de la « Boîte aux lettres » des derniers jours dans La Presse.Est-ce parce que les Américains ont gagné cette guerre illégale en utilisant tout leur armement, incluant des « bombes en grappes », que nous devons maintenant les appuyer ?Ou parce que nous risquons de perdre quelques dollars de ce marché voisin ?Vive Jean Chrétien qui s\u2019est montré à la hauteur en respectant le droit international.Les Américains n\u2019ont jamais exporté la démocratie, il suffit de regarder les pays « rebelles » qu\u2019ils ont attaqués depuis 20 ans ! Le gouvernement américain devrait être poursuivi par les tribunaux internationaux.Alors que c\u2019est l\u2019anarchie totale dans ce pays, ils ont déjà commencé à se partager le butin et ont attribué des contrats faramineux aux amis de ce pouvoir qui devient de plus en plus dangereux pour la paix mondiale.LYNE LAFLAMME 6LP2802A0412 A-28 samedi recast 6LP2802A0412 ZALLCALL 67 00:06:22 04/12/03 B A 2 8 A C T U A L I T É S \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 La Presse reçoit un prix Michener Une «Citation de mérite» pour une série de reportages sur le phénomène des sans-abri G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 La Presse a été honorée jeudi soir à Rideau Hall par la Fondation Michener, qui lui a décerné une « Citation de mérite » dans le cadre du prix Michener en journalisme 2002, pour une série de reportages réalisés en janvier 2002 sur le phénomène des sans-abri et signés par une brochette de journalistes, dont principalement Louise Leduc.C\u2019est le quotidien The Toronto Star qui a décroché le premier prix grâce à une série consacrée au traitement inégal que réserve la police de Toronto aux Noirs et aux Blancs.Dès 1999, les journalistes du grand quotidien torontois se sont interrogés sur la collecte de données fondées sur la race par la police de Toronto.Des bases de données ont été analysées et les reporters se sont rendu compte que les Noirs étaient traités plus sévèrement que les Blancs pour des infractions identiques.Les six finalistes honorés par la gouverneure générale, Adrienne Clarkson, ont été choisis parmi 41 reportages de divers journaux, radios et télévisions du Canada.Outre La Presse, les finalistes ayant reçu une « Citation de mérite » sont The Ottawa Citizen, pour un reportage sur la montée en flèche des coûts des médicaments, The Globe and Mail, pour ses textes sur le scandale des commandites au gouvernement fédéral, The London Free Press, pour ses reportages sur les abus à grande échelle de l\u2019administration municipale de London, et The Edmonton Journal, pour ses textes sur les circonstances tragiques du décès de sept enfants dans la réserve First Nation de Samson.Le prix Michener de journalisme a été décerné pour la première fois en 1970 avec l\u2019appui du gouverneur général de l\u2019époque, Roland Michener.Ce prix annuel reconnaît le journalisme engagé, mettant principalement l\u2019accent sur le service désintéressé du public.Il est remis à une entreprise de presse plutôt qu\u2019aux auteurs des reportages.Photo ROBERT MAILLOUX, Archives La Presse En janvier 2002, La Presse s\u2019est intéressée aux sans-abri avec de nombreux reportages signés par une brochette de journalistes, dont principalement Louise Leduc.capturer un instant imprimer immédiatement créer des souvenirs durables * En fonction des prix de détail canadiens estimatifs.Les prix réels peuvent varier.**Économisez 75 $ US par la poste à l\u2019achat d\u2019une imprimante HP photosmart offerte à 199 $ CA ou plus avant remise et taxes, d\u2019une imprimante de série HP PSC 2210, d\u2019une imprimante de série HP OfficeJet 7130 ou 7140, ou d\u2019une imprimante de série HP OfficeJet d155 ET de tout appareil-photo numérique HP offert à 199 $ CA ou plus avant remise et taxes.Économisez 50 $ US par la poste à l\u2019achat d\u2019une imprimante HP Photosmart offerte à 199 $ CA ou plus avant remise et taxes, d\u2019une imprimante de série HP PSC 2210, d\u2019une imprimante de série HP OfficeJet 7130 ou 7140 ou d\u2019une imprimante de série HP OfficeJet d155 ET de tout appareil-photo numérique d\u2019un autre fabricant offert à 199 $ CA ou plus avant remise et taxes.L\u2019achat doit être fait entre le 30 mars et le 28 juin 2003.Pour avoir droit à la remise, vous devez joindre le symbole CUP/code à barres original et le numéro de série de tous les produits admissibles achetés.La remise ne s\u2019applique pas à l\u2019achat de seulement une imprimante ou un produit tout-en-un HP admissible.La remise ne s\u2019applique pas lorsqu\u2019une imprimante ou un produit tout-en-un HP admissible ET un appareil-photo numérique sont achetés ensemble dans une seule boîte.Tous les produits ne sont pas disponibles dans tous les établissements.Voyez votre détaillant HP pour les détails sur la disponibilité des modèles.Toutes les taxes applicables sont calculées sur le prix avant remise.Pour obtenir la liste complète des détaillants, veuillez visiter le site www.hp.ca/howtobuy ou appelez au 1 800 387-3867.©2003 Hewlett-Packard (Canada) Cie pour obtenir des renseignements détaillés sur cette offre exceptionnelle, allez à l\u2019adresse www.hp.ca/photoprintemps ou pour voir l\u2019imprimante HP Photosmart 7350 et l\u2019appareil HP Photosmart 812, rendez-vous chez votre détaillant HP le plus près.Je peux L\u2019imprimante HP Photosmart 7350 : maintenant seulement 29999 $* L\u2019appareil-photo numérique HP Photosmart 812 : maintenant seulement 59999 $* vous le pouvez aussi Saisissez vos précieux 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ans) lorsqu\u2019il a officiellement lancé sa campagne à la succession de Jean Chrétien.« J\u2019ai été un peu surpris par ces commentaires négatifs, a-t-il reconnu.J\u2019espère beaucoup que nous aurons une campagne positive et que ce ton négatif ne persistera pas.» La veille, M.Manley, âgé de 53 ans, avait laissé entendre qu\u2019il représentait la voie du changement pour les Canadiens, tant d\u2019un point de vue politique que générationnel.Paul Martin M.Martin, qui a 64 ans, s\u2019est dit déçu par les commentaires de son collègue du caucus libéral.« Les Canadiens ne veulent pas voir une bagarre, ils veulent assister à un débat d\u2019idées », a-t-il affirmé.M.Manley avait aussi défié M.Martin de présenter ses idées politiques.Celui-ci s\u2019est tu à ce sujet, hier.Des opposants ont accusé M.Martin d\u2019être trop prudent dans ses prises de position.À plusieurs reprises au cours de son discours, l\u2019ancien ministre a souligné vouloir être « clair » sur les enjeux politiques, mais il est demeuré vague quant aux politiques qu\u2019il souhaite défendre.Il a laissé entendre que le Canada, sous sa direction « ne restera pas sur les lignes de côté, tant d\u2019un point de vue social, économique ou diplomatique ».Selon lui, les relations entre le Canada, les États-Unis et le Royaume- Uni ne souffriront pas de la décision d\u2019Ottawa de demeurer à l\u2019écart de la guerre en Irak.L\u2019ancien ministre des Finances estime que le Canada doit insister pour jouer un rôle dans la reconstruction en Irak.M.Martin a reçu un appui important, celui du ministre fédéral des Pêches et Océans, Robert Thibaut.« Je crois que Paul Martin est la bonne personne pour diriger notre parti à l\u2019occasion des prochaines élections », a-t-il soutenu devant 800 partisans.Il a ensuite déclaré au journaliste qu\u2019il admirait l\u2019habilité avec laquelle M.Martin prenait des décisions difficiles et s\u2019y tenait. 6LP2901A0412 A29 sam.6LP2901A0412 ZALLCALL 67 22:59:25 04/11/03 B L\u2019instinct avant les papiers Mario Dumont demande la balance du pouvoir L\u2019ADQ veut servir de garde-fou aux idées «saugrenues» ANALYSE d l e s s a r d @ l a p r e s s e .c a «Rien de ce qui est humain ne m\u2019est étranger.» Un petit emprunt à Montaigne, bah.lui- même avait pillé les Grecs.Quand la situation se corse avec les journalistes, rien de tel qu\u2019une formule latine ou une citation bien placée pour les tenir, subitement, à distance.Les derniers jours de la campagne de Bernard Landry avaient des relents de vieux règlements de comptes avec les journalistes.« Pourquoi êtes vous si à pic ?» s\u2019est enquis jeudi un journaliste.Quelques minutes plus tôt, Bernard Landry nettoyait une vieille ardoise avec un reporter télé qui l\u2019aiguillonnait depuis longtemps.Puis ce fut le tour d\u2019un anglophone, à qui il rappelait qu\u2019il souhaitait qu\u2019on l\u2019appelle « prime minister » et non « premier » comme au Canada anglais.La veille, un autre scribe était traité de « tank soviétique ».Quelques heures plus tôt, jeudi, Bernard Landry avait vu pour la première fois tous les voyants rouges de son tableau de bord clignoter frénétiquement.Plus précisément, sa garde rapprochée l\u2019avait prévenu que des turbulences étaient en vue.La veille, Michel Lepage, le sondeur du PQ, est resté chez lui, écrasé par le stress et les nuits de travail fébrile.Le constat du récent sondage CROP sur l\u2019avance prise par le PLQ était visible aussi, très nettement, dans le radar de Bernard Landry.Mais à bord de son autobus de campagne, le politicien aguerri reste impassible même si de la fumée sort du capot.Il est content de sa campagne, la conciliation travail-famille a « dominé », le chef libéral a même récupéré l\u2019idée en fin de parcours, ironise-t-il.Le ministre Sylvain Simard apparaît, comme prévu, pour une séance de breffage.Tous les agents de bord font leur travail habituel, un seul chuchotera son inquiétude de voir l\u2019ADQ s\u2019écrouler ainsi.En fond sonore, la radio distille une nouvelle publicité du PQ qui promet l\u2019apocalypse financière si les libéraux prennent le pouvoir, un signe indubitable qu\u2019un pilote, quelque part, a senti qu\u2019il fallait ouvrir les moteurs.et vite.Du siège de l\u2019autobus dans lequel il a sillonné le Québec depuis un mois, en passant rue Peel, il aperçoit trois travailleurs qui le saluent, le pouce en l\u2019air.« Je ne peux pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas de doutes dans mon esprit.le seul doute que je n\u2019ai pas, c\u2019est que je vais travailler jusqu\u2019à la dernière seconde ! » À ses côtés, Chantal Renaud apporte ici et là une précision, un brin d\u2019humour, avec doigté.La campagne se finira à Rigaud : « J\u2019ai demandé si on allait à Rigaud parce que j\u2019aimerais ça en revenir, une fois dans ma vie ! » dit-elle, amusée.Si c\u2019était à refaire ?Bernard Landry referait la même chose, ou presque.Clairement, il ne regrette pas d\u2019avoir déclenché des élections à la veille du conflit irakien.« Franchement je n\u2019y croyais pas, comme des millions de personnes », dit-il.Jusqu\u2019au premier missile, M.Landry était convaincu que les choses se régleraient par la voie diplomatique.\u0001 \u0001 \u0001 La campagne « camomille », la sieste en fin de journée n\u2019ont pas réduit la portée de sa voix.Il ne pense pas qu\u2019il aurait dû presser le pas.« Je crois à l\u2019équilibre, j\u2019ai continué mon exercice physique comme si de rien n\u2019était, cela ne donne rien de s\u2019énerver parce que cela te rend moins efficace », dit-il, philosophe.Le stress est toujours présent, mais il n\u2019a rien à voir avec la pression de l\u2019automne où le PQ voguait, de sondage en sondage, vers une quasidisparition.Si c\u2019était à refaire.ce débat ?« Cela a été un point notable, oui.Mais les experts ont dit que le débat était neutre, la population a dit que Charest était gagnant, mais cela n\u2019a pas duré.» Si le débat pouvait être repris, « j\u2019irais ad lib.Mais moi, c\u2019était mon premier débat, Mario en était à son deuxième, Charest à son troisième ou quatrième.Je préparerais le débat différemment, je me fierais plus à mon instinct qu\u2019aux papiers.Quand tu es plus prudent, tu es moins spectaculaire.» Ce qu\u2019il fera le lendemain du vote ?Cette fois Chantal Renaud n\u2019attend pas sa réponse : « Le lendemain, on va se reposer.» KARIM BENESSAIEH Malmené par les sondages, Mario Dumont tente son va-tout : il demande maintenant aux Québécois d\u2019élire un gouvernement minoritaire et de lui confier la balance du pouvoir.L\u2019ADQ servirait ainsi de « garde-fou aux idées saugrenues des vieux partis », a-t-il expliqué hier en point de presse.Le chef de parti est allé plus loin en aprèsmidi en convoquant une conférence de presse essentiellement pour exposer les avantages d\u2019un gouvernement minoritaire.Ce serait, a-t-il soutenu, la meilleure garantie pour les électeurs de bloquer tout référendum, sur la souveraineté ou les défusions, tout en obligeant les libéraux ou les péquistes à remplir leurs promesses électorales.« C\u2019est un nouvel équilibre où, nécessairement, le respect des citoyens qui se sont sentis bafoués par le gouvernement, serait beaucoup plus assuré », a-t-il déclaré.Il a notamment visé les « dérapages, les gaspillages », « les gens qui traînent dans les corridors », toutes ces situations où le gouvernement manquerait de considération pour les Québécois.L\u2019ADQ, a-t-il assuré, est un parti « réfléchi, sérieux, responsable », qui aura à coeur de défendre les intérêts des Québécois dans une Assemblée où aucun parti ne disposerait d\u2019une majorité absolue.Il a rejeté toute possibilité de coalition permanente avec PQ ou le PLQ, préférant les associations ponctuelles, comme sur le budget ou la conciliation travail-famille.Le Québec n\u2019a jamais connu de gouvernement minoritaire, contrairement à Ottawa où de tels gouvernements, comme celui de Pierre Elliott Trudeau en 1972, ont pu durer plus de deux ans.Le dernier exemple, celui du gouvernement Clark en 1979, n\u2019aura cependant tenu que six mois.Interrogé sur l\u2019instabilité engendrée par ce type de gouvernement, M.Dumont assure au contraire que la nouvelle donne favoriserait la stabilité.« Faut bien comprendre qu\u2019il y a beaucoup d\u2019instabilité dans les référendums qui sont proposés aussi par le PQ et le Parti libéral.» L\u2019enjeu est de taille pour les adéquistes qui craignent de voir leurs maigres appuis s\u2019effriter, alors que les sondages récents semblent montrer que les libéraux consolident leur avance.De toute évidence, ont fait remarquer les journalistes, le chef de l\u2019ADQ a concédé la victoire en se contentant de demander, avec modestie, la balance du pouvoir.« Nous, on acceptera le verdict de la population », a répondu M.Dumont.Photo PC L\u2019ADQ est un parti sérieux et responsable, a assuré hier Mario Dumont.ADQ: le plus dur reste à venir VINCENT MARISSAL QU\u2019EST-CE QUE Mario Dumont et son équipe devraient faire dans les prochaines semaines ?Prendre des vacances, suggère d\u2019emblée Jean Allaire, le père fondateur et premier chef de l\u2019Action démocratique du Québec.« Ils vont en avoir besoin, ils doivent prendre un peu de recul et prendre le temps de repartir sur de nouvelles bases », dit M.Allaire en entrevue à son bureau de chef du contentieux de la Ville de Laval.On pourrait encore avoir quelques surprises lundi soir, selon Jean Allaire, mais, chose certaine, les prochains mois s\u2019annoncent difficiles pour le jeune parti.« Ça va faire mal (le résultat), surtout à un jeune parti comme l\u2019ADQ qui est si peu enraciné.Il va falloir reconstruire.La suite dépendra de la réaction de ceux qui restent.» « Pour le moment, Mario et l\u2019ADQ doivent travailler sur le scénario de la balance du pouvoir.Avec 12 députés, je crois que c\u2019est encore possible, on pourra avancer en quatre ans.À la prochaine élection, ce sera autre chose.» En retrait depuis quelque temps, notamment parce que ses problèmes cardiaques ne lui permettent plus de mener une carrière politique aussi active qu\u2019avant, Jean Allaire prononce encore quelques discours sur demande dans certaines circonscriptions et il donne encore ses conseils à « Mario » à l\u2019occasion.Ce qu\u2019il a vu au cours des dernières semaines ne l\u2019étonne pas.En fait, il a la désagréable impression de revoir un vieux film déjà vu plusieurs fois.Seule surprise : il avoue qu\u2019il ne pensait pas que l\u2019ADQ descendrait si bas.Selon lui, le jeune parti et son chef ont été encore une fois victimes d\u2019un « assassinat politique » de la part des deux « vieux » partis, de l\u2019establishment syndical et des médias.« C\u2019est vrai que certaines parties du programme n\u2019étaient pas à point, pas assez fouillées, comme toute cette histoire de flat tax, mais Mario s\u2019est fait descendre par les médias sans bon sens.Quand j\u2019ai vu ça aller, je me suis dit : ça recommence : on a vécu ça en 1994, puis en 1998 et maintenant, c\u2019est la même chose.Depuis deux mois et demi, tout ce qui sort de l\u2019ADQ est mauvais.» Écoeuré, M.Allaire a même cessé de lire les journaux pendant quelques jours au début de la campagne.« C\u2019était rendu que l\u2019on critiquait tout de Mario, y compris la couleur de ses vêtements, et d\u2019autres maudites niaiseries comme ça.Je me suis dit : ça y est, ça recommence.» Pour Jean Allaire, la déconfiture de l\u2019ADQ démontre, encore une fois, que l\u2019émergence d\u2019un troisième parti au Québec sera toujours impossible sans une forme de scrutin proportionnel.« La table était mise pour deux, et, soudainement, un troisième convive arrive, alors, nécessairement, ça dérange tout le monde.» Maintenant que la lutte à trois est écartée des scénarios, les deux autres partis sont revenus à leurs « platitudes », déplore M.Allaire.La faute ne revient pas seulement aux médias, admet Jean Allaire.Le parti luimême a mal géré ses nombreux changements à son programme politique.Mais il y a toujours de bonnes idées là-dedans, si seulement l\u2019ADQ arrivait à les défendre.« Dutil (Marcel, responsable du financement de l\u2019ADQ) n\u2019a pas aidé Mario quand il est arrivé en parlant contre le flat tax, c\u2019est certain.Marcel est un homme d\u2019affaires, pas un politicien, il est habitué à dire ce qu\u2019il pense.L\u2019idée des bons d\u2019études, non plus, n\u2019était pas assez approfondie.Voir ADQ en A36 3131888 Une rubrique spéciale dans les PETITES ANNONCES de La Presse À ne pas manquer aujourd\u2019hui À l\u2019occasion de Pâques AUJOURD\u2019HUI Bernard Landry Passer ou ne pas passer, un portrait d\u2019Yves Boisvert.Page A33 Sous la loupe Faut-il abolir les régies régionales ?Page A30 Rosemont Une circonscription chaudement disputée.Page A38 C A H I E R É L EC T I O N S | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 1 2 AV R I L 2003 Promesses, promesses.La note pour les trois partis oscille entre 7 et 15 milliards.En avons-nous les moyens?> La campagne pour les nuls Poignée de main page A30 Pages A34 et A35 6LP3001A0412 A30 sam.6LP3001A0412 ZALLCALL 67 22:04:17 04/11/03 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 Élections 2003 PAUL ROY p r o y @ l a p r e s s e .c a LA CAMPAGNE POUR LES NULS Pendant la campagne électorale, La Presse analyse les programmes des trois partis politiques.Chaque grand thème \u2014 l\u2019éducation, la santé, la famille, la culture, l\u2019économie, le transport, l\u2019environnement \u2014 est décortiqué, afin de permettre aux lecteurs de bien comprendre les enjeux du scrutin.PARTI QUÉBÉCOIS \u2022 Conserver les régies régionales de la santé et des services sociaux sous leur forme actuelle.PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC \u2022 Abolir les régies régionales de la santé et des services sociaux et créer des réseaux locaux.Ce sont les directions des établissements et des cliniques qui devront s'entendre pour coordonner leurs services.ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC \u2022 Transformer les régies régionales de la santé et des services sociaux en directions régionales et donner plus de pouvoirs aux régions en matière de santé.> SANTÉ Poignée de main On le voit tous les jours à la télé.Plutôt 20 fois qu\u2019une, par les temps qui courent.Mais de le voir en chair et en os, de lui serrer la main.Combien de Québécois peuvent se vanter d\u2019avoir déjà serré la main du premier ministre du Québec ?D\u2019avoir échangé, ne serait-ce que deux ou trois mots avec lui ?« Bonjour, monsieur Landry » ; ou « Bonne chance » ; ou « Moi, mon homme, c\u2019est Charest » ; ou « Je m\u2019appelle Denise, je suis indécise, et je voudrais vous poser deux ou trois questions sur la conciliation travail-famille.Et en passant, à propos du référendum.» Combien sont-ils à l\u2019avoir fait ?Des milliers ?Des dizaines de milliers ?Sans doute.Plus ?Qui sait.Mais il en reste certainement quelques millions à ne pas l\u2019avoir fait.\u0001 \u0001 \u0001 C\u2019est à ceux-là que Bernard Landry a continué de s\u2019attaquer hier matin, quand son autobus s\u2019est arrêté devant l\u2019Institut de chimie et de pétrochimie du collège de Maisonneuve, dans l\u2019est de la ville.Dans la salle de mécanique, une quinzaine de futurs techniciens en procédés industriels l\u2019attendaient, presque au garde-à-vous, le casque de sécurité enfoncé sur la tête.L\u2019arrivée de M.Landry, escorté de ses gardes du corps, d\u2019un aréopage de ministres de l\u2019est de Montréal (les Diane Lemieux, Louise Harel, Rita Dionne-Marsolais, Nicole Léger.), de membres de la direction de l\u2019Institut, de profs, de photographes et de cameramen, a eu l\u2019effet d\u2019une mini-tornade sur les jeunes, des garçons très majoritairement.« J\u2019ai été plus impressionné de voir tout son entourage », m\u2019a d\u2019ailleurs dit l\u2019un d\u2019eux.« À la télévision, il ne semble pas très humain, a dit un autre.Ici, il m\u2019est apparu plus simple, plus proche du monde.» Un autre d\u2019enchaîner : « Tu vois qu\u2019il est capable de parler comme tout le monde.» Et un dernier de conclure : « Moi, j\u2019ai remarqué que les planchers avaient été lavés quand je suis arrivé, ce matin.Je me suis dit : il se passe de quoi.» M.Landry, lui, ne s\u2019est pas attardé à la propreté des planchers.Mais il a observé attentivement la mini-usine de circulation de fluides qu\u2019il avait devant les yeux : le circuit de pompage, la chaudière à vapeur, la pompe, la vanne de contrôle, les échangeurs de chaleur, les brides et leurs joints d\u2019étanchéité.Il a posé quelques questions et il a échangé avec la directrice, Michèle Tournier, ingénieure chimiste.Il a été question de taux de placement frisant les 100 % et de pénurie de main-d\u2019oeuvre appréhendée.L\u2019Institut produit 150 techniciens par année et il va en falloir deux fois plus, selon Mme Tournier.« Pour ça, il faut des ressources », a-t-elle glissé au premier ministre.Autres poignées de main dans le laboratoire d\u2019instrumentation et de régulation, où l\u2019on apprend à mesurer et contrôler la température, le débit, le niveau et la pression des fluides.Fluides, fluides.Quels fluides ?Pétrole, détergents, additifs utilisés pour le béton.\u0001 \u0001 \u0001 À la cafétéria, M.Landry a prononcé quelques mots : « Des millions d\u2019hommes et de femmes ont donné leur vie pour avoir le droit de vote.» Et de préciser que c\u2019était « un devoir moral que d\u2019aller voter ».Et d\u2019ajouter : « Nous, notre devoir, c\u2019est de vous demander de voter pour nous.» Il a évoqué les succès qu\u2019il attribue à son gouvernement : baisse du chômage, garderies à 5 $.Et il a rappelé que « la question nationale n\u2019est pas réglée », mais que son parti s\u2019en préoccupe.« On va rester forts ! » a lancé un jeune du fond de la salle, une allusion au slogan péquiste.Benoît Lachapelle, 18 ans, n\u2019avait jamais rencontré un premier ministre de sa vie.« Je pensais voter libéral, confiait-il après le départ de M.Landry.Mais là, je pense que je vais changer.J\u2019ai bien aimé son speech.» Gagne ou perd lundi, le premier ministre n\u2019aura pas complètement perdu sa matinée d\u2019hier.François Legault Joëlle Lescop Jean-Marc Fournier Utiles ou pas, les régies régionales?Tous les pays industrialisés admettent dorénavant qu\u2019en santé, les décisions doivent être prises localement.Au Québec, depuis plus de 30 ans, ce sont des régies régionales qui se chargent de la coordination et de la planification du réseau de la santé sur leurs territoires et qui répartissent les sommes allouées par Québec.Le Parti québécois tient à conserver ces organisations alors que les deux partis de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale veulent les remplacer par des structures régionales différentes.Y-a-t-il un réel besoin de changement ?ALEXANDRE S I R O I S « POURQUOI remplacer les régies régionales par une nouvelle instance ?Je ne vois pas l\u2019intérêt, lance le ministre de la Santé du Québec, François Legault.Il y a peut-être à certains endroits des gains d\u2019efficacité à faire.Mais au total, c\u2019est marginal.» À l\u2019instar des deux autres principaux partis politiques provinciaux, le Parti québécois est persuadé que des instances régionales sont essentielles dans le réseau de la santé.Mais au contraire du Parti libéral et de l\u2019Action démocratique, le PQ pense que la formule actuelle est gagnante.M.Legault admet que les régies régionales de la santé et des services sociaux essuient des critiques.Il estime toutefois que leur coût n\u2019est pas prohibitif.« Les régies régionales coûtent 98 millions par année.La moitié de ce budget est consacrée à ce qu\u2019on appelle la santé publique, pour le suivi des standards comme la qualité de l\u2019eau dans la vie de tous les jours, explique-t-il.Ça veut dire qu\u2019il reste environ 50 millions pour jouer le rôle de coordination.C\u2019est environ le quart de 1 % du budget de la santé, qui est de 19 milliards.» Plus de pouvoir aux régions L\u2019ADQ a néanmoins fait de la réduction de la bureaucratie son cheval de bataille.« Actuellement les régies régionales sont d\u2019énormes bureaucraties.À Montréal, il y a 300 employés.En Montérégie aussi.Et à Rouyn-Noranda il y a 95 employés et 225 médecins.Imaginez qu\u2019en plus il y a des bureaucrates et des gestionnaires dans les hôpitaux, dans les CHSLD, dans les CLSC.», déplore la porte-parole du parti en matière de santé, Joëlle Lescop, pour qui la situation actuelle est un « cancer ».Le parti, qui veut remplacer les 18 régies régionales par des directions régionales, estime que son projet permettra de « retourner le pouvoir au niveau local ».La Dre Lescop veut par exemple « que les directeurs d\u2019établissement aient le pouvoir de gérer leur établissement, qu\u2019ils aient beaucoup plus de marge de manoeuvre ».Le Parti libéral du Québec dit aussi vouloir revenir « à une dimension beaucoup plus locale » en ce qui concerne la gestion régionale du réseau de la santé.Il propose l\u2019abolition des régies régionales et la création de réseaux locaux.Ce sont les directions des divers établissements et cliniques qui seront responsables de la coordination.« Les formules retenues par ces réseaux locaux ne seront pas les mêmes partout.Ce ne sera pas du « mur à mur ».Ils vont choisir euxmêmes la structure que ça va prendre.Parfois ça pourra être un conseil d\u2019administration unifié (pour tous les établissements), parfois ça pourra être des alliances », explique le porte-parole du PLQ en matière de santé, Jean-Marc Fournier.Inutiles depuis peu Ce qu\u2019il faut se demander, résume André-Pierre Contandriopoulos, professeur en administration de la santé à l\u2019Université de Montréal, c\u2019est si les régies régionales sont la mauvaise instance régionale.Le professeur juge pour sa part qu\u2019elles ont prouvé leur efficacité au fil des ans.Par exemple, lorsqu\u2019au milieu des années 90, le ministre de la Santé Jean Rochon leur a laissé la responsabilité de décider où réduire les services à la suite d\u2019importantes restrictions budgétaires.« Elles ont réellement montré que si on leur fait confiance et on leur donne des responsabilités, elles sont en mesure d\u2019appliquer localement des politiques générales qui sont difficiles », dit M.Contandriopoulos.En revanche, si le ministère de la Santé accroît le contrôle qu\u2019il exerce sur les régies régionales, elles perdent beaucoup de leur légitimité, ajoute-t-il.« C\u2019est un peu ce qui se passe », rapporte le professeur.Car le gouvernement, en 2001, a décidé qu\u2019il nommerait les directeurs généraux et les membres des conseils d\u2019administration des régies régionales jadis élus.Or, il et clair pour M.Contandriopoulos que si le but des régies n\u2019est que d\u2019appliquer localement des directives centrales, « c\u2019est inutile, c\u2019est du gaspillage ».Quivote pour qui?Un sondage CROP-La Presse a brossé un portrait des électeurs MARIE-CLAUDE GIRARD Le récent sondage CROP-La Presse sur les intentions de vote des Québécois réalisé du 2 au 9 avril suggère un profil des électeurs des trois principaux partis.En voici les traits principaux : Parti québécois Le PQ recueille la moitié de ses appuis chez les adultes d\u2019âge moyen, les 35-54 ans.Il est aussi celui qui « performe » le mieux chez les 18-24 ans et 35-44 ans.Ceux qui s\u2019apprêtent à voter pour le PQ travaillent à temps plein dans près de 60 % des cas.Les retraités forment près de 15 % des appuis péquistes.Le français est la langue la plus souvent parlée à la maison dans 99 % des cas.Les sympathisants péquistes comptent légèrement plus d\u2019hommes que de femmes (53 % contre 47 %).Ils sont plus nombreux (81 %) à croire qu\u2019un éventuel gouvernement péquiste tiendra « peut-être ou pas » du tout de référendum.Seulement 16 % estiment qu\u2019il y en aura certainement un.Quant à la pertinence d\u2019un référendum, près de 60 % y seraient favorables.Deux sur cinq s\u2019y opposeraient.S\u2019il devait avoir lieu, un électeur péquiste sur cinq voterait NON et les trois quarts opteraient pour le OUI.Malgré tout, ils ne sont pas tous très souverainistes.Si 44 % d\u2019entre eux se disent « surtout souverainiste », près de la moitié se déclarent « entre les deux » (29 %) ou « ni l\u2019un ni l\u2019autre » (20 %).Enfin, ils sont assez fidèles : 77 % d\u2019entre eux avaient voté pour le PQ en 1998, un maigre 2 % pour l\u2019ADQ et 3 % pour le PLQ.Parti libéral du Québec Il n\u2019est pas faux d\u2019associer le PLQ aux électeurs plus âgés.Plus du quart des sympathisants libéraux sont âgés de 65 ans et plus.Aussi, 40 % ont 55 ans et plus, près du double de la proportion pour les péquistes.Le parti est celui qui récolte le moins d\u2019appuis chez les 18-24 ans et les 35-44 ans.De même, près de 30 % des gens qui l\u2019appuient sont retraités.En proportion, il recueille moins la faveur des travailleurs à temps plein.Les deux tiers des sympathisants libéraux parlent habituellement français à la maison, 28 % l\u2019anglais et 6 % une autre langue.Contrairement aux électeurs péquistes ou adéquistes, la majorité (56 %) des électeurs libéraux sont des femmes.Plus que les autres, ils croient qu\u2019il y aurait certainement un référendum avec un gouvernement péquiste, ce à quoi ils sont largement défavorables.En outre, s\u2019il devait avoir lieu, ils seraient les plus tranchés : 88 % voteraient NON.Si plus de la moitié se dit « surtout fédéraliste », le quart d\u2019entre eux affirment être « ni l\u2019un ni l\u2019autre » et 17 % « entre les deux ».Ils seraient un peu moins fidèles que les sympathisants péquistes.62 % avaient opté pour ce parti aux dernières élections.14 % avaient choisi le PQ et 4 % l\u2019ADQ.Action démocratique du Québec La moitié des appuis à l\u2019ADQ se trouve dans le groupe des 25 à 44 ans, plus du quart ayant entre 25 et 34 ans.Comme c\u2019est le cas pour le PQ, l\u2019ADQ recueille 58 % de ses partisans chez les travailleurs à temps plein.Cependant, il a deux fois plus d\u2019appuis que les autres chez les travailleurs à temps partiel.Le français est la langue la plus souvent parlée à la maison dans la quasi-totalité des cas.Des trois partis, c\u2019est l\u2019ADQ qui compte la plus grande proportion de supporters masculins : 59 %.Sur la probabilité d\u2019un référendum, le sympathisant adéquiste ressemble au libéral.Le tiers croit qu\u2019il y en aura certainement un si le PQ est réélu.Et les trois quarts sont plutôt ou très défavorables à sa tenue.Par contre, plus du tiers voteraient OUI et 60 % NON.À l\u2019image de Mario Dumont qui refuse de se dire fédéraliste ou souverainiste, le sympathisant adéquiste est ambivalent.68 % se déclarent ni fédéraliste ni souverainiste (38 %) ou entre les deux (30 %).Seulement le quart des gens qui affirment vouloir voter pour l\u2019ADQ avaient choisi ce parti aux dernières élections.17 % avaient opté pour le PLQ et 35 % pour le PQ. 6LP3101A0412 6LP3101A0412 ZALLCALL 67 21:42:16 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A31 Landry et Marois lancent un appel ultime à leurs militants Charest sent une volonté de changement MARIO CLOUTIER SAINT-ANTOINE-DE-TILLY \u2014 Bernard Landry et Pauline Marois lancent un appel ultime aux membres du Parti québécois afin de faire « sortir le vote » lundi.Le PQ a lancé hier l\u2019« opération fierté », qui n\u2019est pas sans rappeler l\u2019« opération convaincre » de Jacques Parizeau pour le référendum de 1995.Dans un message sonore envoyé par Internet à tous les comités électoraux, les deux leaders péquistes ont demandé à chaque militant de convaincre trois sympathisants de voter pour le PQ lundi.« C\u2019est la seule façon de faire mentir les sondages », affirme l\u2019organisatrice en chef, Pauline Marois, dans ce message qui cherche à changer la donne d\u2019une traditionnelle « sortie de vote » difficile au PQ, surtout quand il n\u2019y a pas de référendum en vue.De son côté, le chef du PQ confie une « mission de la plus haute importance » aux péquistes en leur demandant de convaincre parents et amis de voter PQ.Il dit comprendre que les militants péquistes soient « secoués » par certains sondages récents mais affirme que la victoire se décidera au fil d\u2019arrivée.« Ne laissons pas Jean Charest arrêter notre marche vers le progrès national et la souveraineté », conclut Bernard Landry.Comme il l\u2019a fait avec ses partisans, le chef péquiste a souligné plus tôt hier que les sondages ne l\u2019empêcheraient pas d\u2019accélérer le mouvement et de travailler fort jusqu\u2019au 14 avril.Il estime présenter « une attitude de calme, de responsabilité et de sens du devoir quelles que soient les circonstances ».En tirant ses dernières cartouches hier matin, Bernard Landry n\u2019a pas autant visé Jean Charest que cette volonté de « changer pour changer » que l\u2019électorat semble encore exprimer dans les sondages.S\u2019il ne réagit pas officiellement aux coups de sonde de plus en plus défavorables au PQ, M.Landry s\u2019est adressé aux indécis devant 300 membres de la chambre de commerce de la Rive-Sud.Il a ironisé en suggérant qu\u2019il est absurde de changer de bagnole ou de conjoint quand les choses vont bien.« Le changement pour le changement, c\u2019est déjà une chose suspecte.C\u2019est une façon superficielle d\u2019aborder les choses.Changer pour pire, c\u2019est une absurdité », a-t-il déclaré.En votant pour le Parti libéral, ce sera pire pour l\u2019économie, la santé et l\u2019éducation, a-t-il expliqué.À l\u2019endroit des Québécois, il soutient que son gouvernement a démontré qu\u2019il « était capable de modifier son approche quand c\u2019était le temps et que les circonstances le demandaient ».Le chef péquiste va se battre « jusqu\u2019à la dernière seconde » de cette campagne électorale « avec ardeur et enthousiasme », a-t-il dit.Le chef du PQ compte visiter une quinzaine de circonscriptions dans les derniers jours de campagne, dont Outremont, où il assistera samedi au spectacle de patinage artistique de sa petite-fille Camille.PASCALE BRETON SHERBROOKE \u2014 À moins de 72 heures du scrutin, revigoré par les récents sondages, le chef libéral, Jean Charest, affirme sentir plus que jamais un vent de changement souffler sur le Québec.« Il y a une volonté de changement très prononcée dans la population du Québec.Nous l\u2019avons sentie dès le début de la campagne et nous nous attendons évidemment à ce que ça se confirme lundi », a déclaré hier le chef libéral, s\u2019empressant toutefois de préciser que rien n\u2019est encore joué.À un journaliste qui lui demandait si parler de cette volonté de changement était pour lui une façon de commenter les sondages qui lui sont favorables, M.Charest a étouffé un rire, lui qui se refuse toujours à le faire.« Je vous félicite pour la formule, vous êtes bien créatif, mais non, je ne veux pas commenter les sondages.Le message à nos troupes va cependant être bien clair, c\u2019est de travailler jusqu\u2019à la dernière minute de la dernière heure », a-t-il dit.Le chef libéral a entrepris hier le dernier blitz de la campagne, passant la majeure partie de la journée dans sa circonscription de Sherbrooke.Après avoir donné de la visibilité à ses candidats et députés sortants depuis le début de la campagne, M.Charest était accompagné de 17 d\u2019entre eux hier.La présence de son équipe à ses côtés est un signal que le Parti libéral veut envoyer aux Québécois, a-t-il affirmé.En conférence de presse hier matin, M.Charest a par ailleurs confirmé avoir reçu de la part du Parti québécois les études tant attendues sur la conciliation travail-famille.En prenant connaissance des documents, principalement des études universitaires, le chef libéral s\u2019est cependant dit déçu.« La boîte est belle, le contenu est à peu près vide en termes d\u2019études sur l\u2019impact de la semaine de quatre jours.Et on n\u2019a pas trouvé le cadre financier du Parti québécois dans la boîte non plus.(.) Ces documents confirment ce qu\u2019on soupçonnait, c\u2019est-à-dire que le Parti québécois, sur cette question-là, n\u2019a pas fait d\u2019études très sérieuses sur les conséquences de sa proposition.» Rappelant que les électeurs savent à quoi s\u2019attendre du Parti libéral pour les élections du 14 avril, M.Charest s\u2019est par ailleurs dit une nouvelle fois intéressé à travailler sur la conciliation travail-famille si son parti est porté au pouvoir.« Nous reconnaissons qu\u2019il y a là un enjeu, c\u2019est une préoccupation pour beaucoup de Québécois, la conciliation travail-famille.Pour la suite des choses, sans aller jusqu\u2019à vous annoncer des commissions parlementaires, nous nous attendons à ce que ce sujet-là soit abordé dans le prochain mandat du gouvernement.Les gens, s\u2019ils veulent nous proposer des politiques, des choses, on va être très ouvert là-dessus.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Bernard Landry a fait une escale hier à l\u2019institut de chimie et de pétrochimie du Collège de Maisonneuve pour rencontrer quelques élèves.Élections générales 2003 Le 14 avril, c'est le jour du scrutin Pour voter, vous devez : \u2022 avoir la qualité d\u2019électeur; \u2022 être inscrit sur la liste électorale; \u2022 nouveauté : vous identifier en présentant l\u2019un des documents suivants : \u2022 carte d\u2019assurance maladie; \u2022 permis de conduire; \u2022 passeport canadien.Comment voter : \u2022 marquer le bulletin de vote dans un des cercles en utilisant obligatoirement le crayon qui vous sera remis par le scrutateur; \u2022 plier le bulletin et montrer les initiales au scrutateur; \u2022 détacher le talon et déposer vous-même votre bulletin de vote dans l\u2019urne.Pour en savoir davantage\u2026 \u2022 Consultez notre site Web.Le soir du 14 avril, les résultats préliminaires y seront diffusés en direct après 20 h 30.Site Web : www.electionsquebec.qc.ca Courriel : info@electionsquebec.qc.ca \u2022 Communiquez avec notre Centre de renseignements sept jours par semaine, en composant : 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais 1 800 537-0644 3131896A 3131904 «La boîte est belle, le contenu est à peu près vide en terme d'études sur l'impact de la semaine de quatre jours et on n'a pas trouvé le cadre financier du Parti québécois.» «Le changement pour pire n'est pas une solution.Le changement pour le changement, déjà, est suspect.C'est une façon superficielle d'aborder les choses.» «Il n'y aura pas de référendums ni sur la souveraineté ni sur les défusions et le respect pour les citoyens du Québec va être plus grand.» \u2014 Bernard Landry, PQ \u2014 Mario Dumont, ADQ, évoquant la possibilité que l'ADQ \u2014 Jean Charest, PLQ ait la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire.Élections 2003 6LP3201A0412 A32 sam.6LP3201A0412 ZALLCALL 67 22:50:15 04/11/03 B A 3 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 04/03 Dans une lettre adressée à MM.Landry, Charest et Dumont, le Président de la CORPIQ, M.Luc Courtemanche demande à chacun des chefs politiques de prendre des engagements fermes pour reviser la loi sur la Régie du logement.« Pour les 277,000 propriétaires d\u2019immeubles à logements du Québec, il est urgent que la législation sur le logement locatif, qui date de 1979 et dont certains articles ont été remodelés en janvier 1994, soit revue en profondeur et adaptée à la réalité des années 2000 » de souligner M.Courtemanche.De plus, ajoute-t-il, « la pénurie inacceptable de logements dans les principaux centres urbains du Québec a été créée de toutes pièces par les gouvernements qui se sont succédés depuis 1979 en laissant pour compte tant les propriétaires que les investisseurs de logements locatifs du Québec ».Les propriétaires privés croient qu\u2019il est urgent que leur secteur d\u2019activités soit traité de façon équitable et que seule une revision des mécanismes qui l\u2019encadrent permettra de rétablir un sain équilibre du marché.La CORPIQ demande à ce que des engagements précis soient pris par les trois principaux partis politiques et qu\u2019ils soient annoncés publiquement.CORPIQ est le plus important regroupement, sans but lucratif, de propriétaires d\u2019immeubles à logements au Québec et présent dans 10 régions du Québec.Tél.: (514) 748-1921 Site : www.corpiq.com Sans frais 1-800-548-1921 Courriel : corpiq@corpiq.com 3134321A Élections 2003 LA CROIX-ROUGE PROTÈGE ET ASSISTE LES VICTIMES DE LA GUERRE EN IRAK.La Croix-Rouge fournit une assistance directe aux civils sous forme de vivres, de médicaments et d'abris.Mais la Croix-Rouge ne peut agir seule.DONNEZ HUMAINEMENT DONNEZ GÉNÉREUSEMENT Croix-Rouge canadienne Division du Québec Merci de votre contribution www.croixrouge.ca \u2022 1 800 418-1111 P-03-12A 6, place du Commerce, Verdun (Québec) H3E 1P4 \u2022 1 800 418-1111 \u2022 www.croixrouge.ca PHOTO : Chris Black, FICR DEVANT LA GUERRE PERSONNE N\u2019EST INDIFFÉRENT NOM : PRÉNOM : MME \u0001 M.\u0001 ADRESSE : VILLE : PROVINCE : CODE POSTAL : TÉLÉPHONE : COURRIEL : CHÈQUE / MANDAT * \u0001 VISA \u0001 MASTER CARD \u0001 AMEX \u0001 N° DE LA CARTE : EXPIRATION : SIGNATURE : N° D\u2019ENREGISTREMENT : 11921 9814 RR0001 * Chèque ou mandat poste à l\u2019ordre de : Croix-Rouge canadienne : aide humanitaire en Irak.Vous recevrez automatiquement un reçu à des fins fiscales pour tout don de 15$ et plus, ou sur demande.Croix-Rouge En tout lieu.En tout temps.3134517A SALMIGONDIS! Notes de campagne Collaboration : Mario Cloutier, Karim Benessaieh, Pascale Breton Anecdotes recueillies par Marie-Andrée Amiot.mamiot@lapresse.ca Le Conference Board réplique Les libéraux n\u2019ont pas apprécié qu\u2019un économiste du Conference Board remette en question leur cadre financier cette semaine.Un proche de l\u2019entourage du chef Jean Charest a envoyé un courriel à un membre de cette organisation pan-canadienne pour faire savoir qu\u2019il considérait que cette intervention «n\u2019avait pas été professionnelle», rappelant au passage que le cadre financier avait été approuvé par plusieurs experts et économistes indépendants.Le Conference Board n\u2019a pas tardé à réagir, précisant dans une lettre distribuée aux journalistes, que l\u2019organisation «ne questionne pas la cohérence intrinsèque du cadre financier du Parti libéral du Québec» et que différentes hypothèses économiques peuvent être débattues.Photo PC Photo PC Sondages et vaudeville Le chef de l\u2019ADQ semble prendre bonne note des sondages qui lui accordent environ 17% des intentions de vote.Pourtant, il a ironisé plus que jamais hier sur ces statistiques qui les confinent au «vaudeville» tant les méthodes et les résultats sont différents.«Les sondages dans cette campagne deviennent de plus en plus amusants, a-t-il soutenu.Je crois que l\u2019impact sur les gens aujourd\u2019hui, c\u2019est qu\u2019ils vont rire.Si quiconque aujourd\u2019hui croit dans les sondages, il doit d\u2019abord décider lequel il va croire.Ça va dans toutes les directions.» Hier, notamment, un sondage CROP accordait, après répartition des indécis, 46% aux libéraux, 33% aux péquistes et 17% à l\u2019ADQ.Le sondage Léger Marketing, lui, plaçait le parti de Jean Charest à 44%, le PQ à 39% et l\u2019ADQ à 17% après, aussi, répartition des indécis.Le seul parti à créer l\u2019unanimité chez les sondeurs, ont fait remarquer les journalistes, est l\u2019ADQ avec ses 17%.Mariage à l\u2019ADQ: suite et fin Petit erratum concernant l\u2019interminable anecdote de la demande en mariage de la jolie et rousse chauffeure de l\u2019ADQ, Josée Roy.Son fiancé travaille bel et bien pour Orléans Express, mais ne fait pas partie de la caravane adéquiste, a tenu à préciser la principale intéressée.En échange de la publication de cet erratum, Josée a accepté de révéler que son futur mari et elle habitent ensemble à Beloeil et qu\u2019ils ont trois enfants d\u2019unions précédentes.Ils se sont rencontrés «sur les lieux de travail» il y a quatre ans, a précisé avec un certain mystère la chauffeure.L\u2019aveu a intrigué les journalistes.Étant donné que les deux tourtereaux conduisent des autobus, comment ont-ils pu se rencontrer?Une collision?Une panne?Mademoiselle Roy a malheureusement refusé de répondre.Cette fois, le dossier est clos.Opération Fierté Quoi de mieux pour un parti politique que d\u2019inciter les gens à voter.Les péquistes ont trouvé une façon habile en se tournant vers Internet pour faire sortir le vote lundi.Ils ont envoyé deux messages audio à leurs militants dans le cadre d\u2019un sprint appelé l\u2019«opération Fierté».«Ne laissons pas Jean Charest arrêter notre marche vers le progrès national et la souveraineté», déclare dans un premier message Bernard Landry.Il rassure toutefois ses troupes en promettant la victoire si elles font tout en leur pouvoir pour faire sortir le vote.«C\u2019est la seule façon de faire mentir les sondages, déclare pour sa part Pauline Marois dans le second message envoyé par courriel aux militants.Nous ne devons surtout pas baisser les bras».L\u2019ADQ surenchérit: 1400 km d\u2019ici lundi Que les libéraux se le tiennent pour dit : d\u2019ici lundi, les adéquistes les surpasseront.C\u2019est du moins ce qu\u2019ils ont promis.Jean Charest a annoncé qu\u2019il parcourra 800 km et visitera 16 circonscriptions?Pas de problème.Mario Dumont a immédiatement rétorqué qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019un rythme exceptionnel pour les adéquistes.«Nous ne sommes peut-être pas aussi bons en spins que les libéraux, mais si vous regardez les trois derniers jours de la campagne, nous aurons visité au moins autant de comtés.» Peut-être touché dans son amour-propre par les commentaires de son chef, le responsable du spin à l\u2019ADQ, Jean-Nicolas Gagné, a fourni plus tard la liste exhaustive des étapes à parcourir d\u2019ici lundi.De la Mauricie à Charlesbourg en passant par Lotbinière, Beauce-Nord, Lévis, Kamouraska et Rivièredu- Loup, la caravane adéquiste visitera 18 circonscriptions.Total pour la caravane : 1400 km.Qui dit mieux?Des «pirates» attaquent le PQ «J\u2019ai été victime de pirates», a blagué hier matin le chef du Parti québécois, Bernard Landry, avec les journalistes qui sont, en fait, les flibustiers de la fable.La veille à Sainte- Agathe, les scribes ont reçu par erreur les plats diète destinés à l\u2019autocar du chef péquiste.Le chauffeur de l\u2019autobus journalistique, un fier gaillard de Bellechasse qui n\u2019avait eu que deux pointes de pizza le midi a hésité un moment en voyant les chic cartons-repas avant de lancer : «On mange!» Pendant ce temps, M.Landry et son équipe attendaient patiemment la livraison de leur repas du soir lorsqu\u2019un appel téléphonique leur a appris que les roast beef froids et autres salades du chef faisaient déjà le délice des journalistes.Le premier ministre a dû se contenter d\u2019une salade d\u2019appellation Iceberg servie par la succursale d\u2019un grand restaurateur rapide d\u2019obédience californienne.Son attaché de presse, lui, semblait davantage ravi de son double hambourgeois sauce texane. 6LP3301A0412 A33 samedi 6LP3301A0412 ZALLCALL 67 22:49:15 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A33 Élections 2003 La Presse termine la publication des portraits des chefs des trois principaux partis politiques sous la plume de notre chroniqueur Yves Boisvert.Aujourd\u2019hui, le chef du Parti québécois, Bernard Landry.Photo JEAN GOUPIL, Archives La Presse © Bernard Landry, en septembre 1979, en compagnie de René Lévesque.Photos Archives La Presse © Bernard Landry, à deux époques importantes de sa vie.À gauche, en 1976, alors qu\u2019il était candidat dans Fabre et à droite, en 1961, alors qu\u2019il faisait ses études de droit.Photo CP Depuis quelques semaines, on n\u2019a jamais vu un Bernard Landry d\u2019humeur aussi bonne et, surtout, aussi constante.Il se présente comme un amoureux et il n\u2019en a que pour la famille.Mais ces derniers jours, on a bien vu qu\u2019il se fait de la bile.Passer ou ne pas passer Est-ce bien le même homme ?Ces derniers jours, on a bien vu qu\u2019il se fait de la bile, mais dans l\u2019ensemble, depuis quelques semaines, on n\u2019a jamais vu un Bernard Landry d\u2019humeur aussi bonne et, surtout, aussi constante.L\u2019homme sévère au naturel vindicatif et au verbe assassin a ramolli dans les encoignures.Il se présente comme un amoureux, il n\u2019en a que pour la famille, ah ! La famille ! Et parle sans cesse d\u2019enfants et de ses petitsenfants.On dirait qu\u2019il arrive de Venise ou qu\u2019il ira sous peu.On dirait qu\u2019il joue dans un film italien.Est-ce parce qu\u2019il s\u2019est présenté autrement qu\u2019il est devenu populaire, ou est-ce parce qu\u2019il est devenu plus populaire qu\u2019il est plus souriant ?Il y a sûrement des stratèges en communications qui se penchent sur le cas.Mais il y a de quoi sourire, après tout, quand on se souvient des bas-fonds où les sondages de popularité le plaçaient quelques semaines après son couronnement comme chef du Parti québécois et premier ministre.Il a bien vu, cet hiver, qu\u2019il pourrait se faire choisir par les Québécois malgré tout ce qu\u2019on a pu dire, depuis qu\u2019il fait de la politique, sur son absence de charisme, lui qui n\u2019est pas René Lévesque (lui-même, de son vivant, ayant connu d\u2019innombrables revers de fortune populaire), lui qui succède à Lucien Bouchard (qui a recueilli moins de voix que Jean Charest en 1998).Certains l\u2019ont appelé le mal aimé de la politique québécoise, ce qui est à la fois exact et injuste.Injuste parce que, tout de même, ce n\u2019est pas comme s\u2019il avait raté son coup constamment : il a réussi une carrière politique remarquable, depuis le collège, où les clercs de Saint-Viateur l\u2019avaient ciblé comme futur leader, jusqu\u2019à la tête du gouvernement, ce qui suppose la capacité de générer un peu d\u2019affection publique.Mais c\u2019est aussi exact parce que cette même carrière politique est marquée par plusieurs épisodes de rejet.Plusieurs moments où il s\u2019est dit qu\u2019il ne « passait pas ».Pas assez, pas assez vite, du moins.De Saint-Jacques à Paris L\u2019enfant de Saint-Jacques-de-Montcalm, tout près de Joliette, avait choisi de tenter sa chance chez lui, dans son « comté », en 1970, quand le Parti québécois s\u2019est présenté pour la première fois aux élections générales.Il aurait pu, a-t-il dit, avoir de meilleurs terrains électoraux, dont Saint-Jacques, dans Montréal, où Claude Charron s\u2019est fait élire.Mais il tenait à se présenter dans Joliette.Il s\u2019y est fait battre comme tous les candidats péquistes sauf sept, cette année-là.Ça ne l\u2019a pas empêché de se réessayer en 1973, année où six péquistes se sont fait élire.Et quand, finalement, en 1976, le parti grimpait dans les sondages, au point d\u2019ailleurs de remporter les élections.on l\u2019a éjecté de chez lui ! À l\u2019approche des élections, le comité exécutif du PQ dans sa circonscription a manoeuvré pour le convaincre qu\u2019il ne passait pas.Qu\u2019il était trop cérébral pour le comté.Quand il allait parler de « macro-économie » dans les villages, les gens pensaient qu\u2019un nouveau fléau allait s\u2019abattre sur la région, rapporte son biographe Michel Vastel(1).On voyait moins le petit gars de la place que l\u2019avocat qui avait passé deux ans à Paris et parlait comme un technocrate.On lui a choisi comme remplaçant un syndicaliste de l\u2019endroit, Guy Chevrette, un bon populiste « proche du monde ».Il a tout de même été élu dans Fabre, circonscription de Laval, en 1976.Il aura une énorme visibilité dès le départ, quand René Lévesque lui confie le super-ministère d\u2019État au Développement économique.Landry a un réseau, plusieurs fidèles, et pas seulement de vieux amis qui le suivent depuis la première heure, comme Claude H.Roy : il a longtemps cultivé la relève dans son entourage.Quand René Lévesque démissionne, il se présente pour lui succéder.Mais devant l\u2019avance insurmontable de Pierre Marc Johnson, devant des sondages qui lui prédisent une défaite redoutable, il abandonne.Puis, aux élections de décembre 1985, il se fait battre par un nouveau venu, et par plus de 2000 voix.Dans une entrevue au Soleil en 1985, il se demande : « Qu\u2019est-ce qui fait que je ne passe pas ?Est-ce parce que j\u2019ai étudié à Paris ?Que mon niveau de langage déplaît ?Que je suis trop abstrait ?» Il devient professeur d\u2019économie à l\u2019UQAM, pour se rendre compte que ce n\u2019est pas partout qu\u2019il ne « passe pas ».Il devient la vedette du département.Quand Johnson quitte son poste, en 1987, Landry laisse passer son tour contre Parizeau.Et quand Parizeau part après la défaite référendaire de 1995, il laisse passer Lucien Bouchard.Mais quand Bouchard s\u2019en va à son tour, en 2001, cette fois, c\u2019est son tour.Et il s\u2019assure qu\u2019il n\u2019y aura aucune contestation de son leadership.\u0001 \u0001 \u0001 Bernard Landry est donc né il y a 66 ans dans ce petit village près de Joliette.Son père, un chanteur qui avait rêvé de cours classique, mais qui en a été privé pour cause de crise économique, a tâté de différents métiers.Sa mère et ses grands-parents, des cultivateurs qui avaient bien réussi, ont été plus présents dans son éducation.Après des études classiques à Joliette, Bernard Landry a entrepris des études de médecine, qu\u2019il a abandonnées tout de suite.Il fait plutôt son droit et s\u2019impose comme leader étudiant, à une époque où les associations étudiantes ont un retentissement politique énorme.Il devient avocat en 1965, après avoir été conseiller au cabinet du ministre des Richesses naturelles René Lévesque.Il étudie deux ans à l\u2019Institut d\u2019études politiques de Paris.Il rentre en 1967 et travaille comme haut-fonctionnaire à Québec deux ans, jusqu\u2019à ce qu\u2019il rejoigne le Parti québécois en 1969.Il se lance alors dans la pratique du droit à Joliette.Il y restera jusqu\u2019à son élection en 1976.Michel Vastel rapporte ce commentaire de sa mère, Thérèse Landry, au sujet de son caractère soupe au lait : « Ça me fatigue qu\u2019il soit premier ministre.Ce n\u2019est pas que j\u2019aie peur qu\u2019il se trompe : tout le monde se trompe, et il va se tromper.Mais j\u2019ai peur que des gens l\u2019attaquent.Et il sait si bien se défendre ! J\u2019ai peur qu\u2019il grimpe dans les rideaux, qu\u2019il dise des choses qu\u2019il regretterait.Les Landry sont comme ça.» Et de fait, Bernard Landry est redoutable dans l\u2019art de la contre-attaque.Au fil des ans, plusieurs journalistes l\u2019ont appris à leurs dépens, en conférence de presse ou au téléphone.Ceux qui ont pu voir l\u2019entrevue qu\u2019il a donnée à Christiane Charette, après avoir été nommé premier ministre, en ont eu un échantillon en direct.À question dure, réponse brutale.À l\u2019animatrice qui l\u2019accusait, avec agressivité, de n\u2019avoir aucune passion, de n\u2019avoir pas le sens du plaisir, il avait répliqué qu\u2019en voyant passer le taux de chômage de 14 à 8 % au Québec, il avait éprouvé, comme ministre des Finances, des plaisirs « comme vous n\u2019en avez peut-être pas éprouvé depuis des années ! » Bernard Landry lui avait passé le K.-O.Mais il lui est arrivé souvent par le passé de p a s s e r d e s K.-O., ou de croire passer des K.-O.qui allaient se retourner contre lui.Cette propension à ne pas se laisser marcher sur l\u2019ombre des orteils, à défendre son territoire, fige dans l\u2019esprit public un personnage cassant, pas très amène.C\u2019est un personnage, bien sûr, pas la personne.N\u2019empêche.On est pris d\u2019étonnement quand on voit apparaître à l\u2019écran Bernard le Vénitien, qui nous invite dans sa gondole.Passera, passera pas ?1.LANDRY, LE GRAND DÉRANGEANT, 2001, les Éditions de l\u2019Homme.Photo Archives Reuters Est-ce parce qu\u2019il s\u2019est présenté autrement que Bernard Landry \u2014 que l\u2019on voit ici avec sa compagne Chantal Renaud \u2014 est devenu populaire, ou est-ce parce qu\u2019il est devenu plus populaire qu\u2019il est plus souriant ?Il y a sûrement des stratèges en communications qui se penchent sur le cas. 6DT3401A0412 spread 34-35 12 avril 6DT3401A0412 ZALLCALL 67 00:30:11 04/12/03 B .DES MOYENS ULTRALIMITÉS A34 | L A P R E S S E | M O N T R É A L | S A M E D I 1 2 AV R I L 2 0 0 3 | A35 Travailler quatre jours par semaine, être mieux soigné, avoir plus de vacances payées chaque année et payer moins d\u2019impôt.Voilà ce que le Parti québécois, le Parti libéral et l\u2019Action démocratique nous font miroiter depuis un mois.Mais avant de choisir le menu qui nous semble le plus alléchant, il est bon de savoir si on a les moyens de payer la note.La réponse est oui, estiment les spécialistes consultés par La Presse.Oui, mais.Élections 2003 HÉLÈNE BARIL Santé \u2022 Réduction des délais d\u2019attente dans le réseau \u2022 Création de 300 groupes de médecine familiale Éducation \u2022 Financement accru pour les universités (200 millions) \u2022 Embauche de 450 enseignants en éducation physique (27 millions) Aide aux familles \u2022 Semaine de quatre jours pour les parents de jeunes enfants et pour ceux qui s\u2019occupent de parents malades \u2022 Crédit d\u2019impôt vacance-familles (19 millions) \u2022 Remboursement de 50% du prêt étudiant aux jeunes parents (50 millions) \u2022 Aide aux devoirs (59 millions) Total : entre 1,9 et 7,5 milliards 2003- 2004- 2005- 2006- 2007- 2008- 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Croissance prévue 2003-3,5%1 2004-3,2%1 Revenus 56,6 56,4 * * * * Dépenses 55,8 56,9 Surplus 809 millions 0 * Au pouvoir depuis deux mandats, le Parti québécois n\u2019a pas fait de projections de ses engagements sur cinq ans 1.Croissance sans l\u2019inflation PARTI QUÉBÉCOIS PROMESSES ÉLECTORALES CADRE FINANCIER ( en milliards de dollars) Baisses d\u2019impôt \u2022 Réduction d\u2019impôt de 1 milliard par année pour les cinq prochaines années Santé \u2022 Hausse de 5,1% par année du budget alloué à la santé, notamment pour l\u2019amélioration des soins à domicile et l\u2019embauche de médecins et d\u2019infirmières \u2022 Rouvrir les salles d\u2019opération fermées Éducation \u2022 Augmentation des heures d\u2019enseignement au primaire \u2022 Accroissement du financement alloué aux universités (240 millions) \u2022 Aide aux devoirs Aide aux familles Création de 50 000 places en garderie Total : entre 2,5 et 9,1 milliards 2003- 2004- 2005- 2006- 2007- 2008- 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Croissance prévue 4,50%1 Revenus 53,3* 55,9 58,4 61 63,8 66,7 Après baisses d\u2019impôt 54,9 56,4 58 59,8 61,7 Dépenses 46,8 47,9 49,2 50,5 51,8 Santé +5,1% Éducation +1,75% Surplus 421 763 1,1 1,6 2,1 PARTI LIBÉRAL PROMESSES ÉLECTORALES CADRE FINANCIER ( en milliards de dollars) Baisses d\u2019impôt \u2022 Réduction des taux d\u2019imposition et relèvement des seuils d\u2019imposition pour les particuliers, ce qui équivaut à des baisses d\u2019impôt de 1,8 milliard Santé \u2022 Faire une plus grande place au secteur privé \u2022 Embaucher des infirmières Aide aux familles \u2022 Bons de garde pour les parents (300 millions) \u2022 Bonification du congé parental (144 millions) \u2022 Ajout de 20 congés mobiles par année Remboursement de la dette \u2022 Consacrer la moitié des surplus budgétaires au remboursement de la dette \u2022 Créer une caisse-vieillesse alimentée par les profits d\u2019Hydro-Québec Total : entre 2,7 et 6,6 milliards ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC PROMESSES ÉLECTORALES Beaucoup de saupoudrage, mais pas d\u2019emportement, note l\u2019économiste en chef de Desjardins, Gilles Soucy Et le gagnant est.Paroles, paroles, paroles (air connu) l\u2019Union des forces progressistes H É L È N E BA R I L SI TOUS les partis savent se montrer généreux envers les contribuables dans les semaines qui précèdent des élections, la palme de la générosité revient sans aucun doute à l\u2019Union des forces progressistes.Jugez-en vous-mêmes : l\u2019UFP propose un revenu minimum garanti pour tous, l\u2019augmentation du salaire minimum jusqu\u2019à 10$ l\u2019heure, des garderies gratuites, l\u2019abolition des droits de scolarité à l\u2019université et la réduction de la semaine de travail à 35 heures, puis à 32 heures par semaine, sans perte de revenus.Et aussi quatre semaines de vacances payées pour tout le monde après une année de service.Au total, plus de 120 propositions constituent le menu de l\u2019UFP, certaines concernant des principes (soutien au peuple palestinien, non au brevetage du vivant), mais plusieurs d\u2019ordre économique (rendre les CLSC accessibles 24 heures sur 24, éliminer la taxe sur les vêtements d\u2019enfants).Le programme de l\u2019Union des forces progressistes ne s\u2019appuie pas sur un cadre financier et il n\u2019y a aucune façon de connaître le coût des mesures proposées.C\u2019est le choix que nous avons fait, explique la porte-parole du parti, Molly Alexander.«Il n\u2019y a pas de chiffres, d\u2019abord parce que nous sommes un nouveau parti, qui a seulement neuf mois d\u2019existence, et ensuite parce que nos propositions viennent d\u2019organismes de chaque secteur qui ont monté des dossiers bien documentés et chiffrés», dit-elle.Par exemple, l\u2019UFP propose de bâtir 8000 logements sociaux par année.Ces propositions viennent du Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (le FRAPRU), indique la porte-parole, et c\u2019est cet organisme qui a en main toute l\u2019argumentation sur le sujet.S\u2019il n\u2019y a pas de chiffres dans le programme de l\u2019UFP, c\u2019est aussi parce que ses membres ne se font pas d\u2019illusions.«Il y a aussi qu\u2019on est réalistes, on sait qu\u2019on ne prendra pas le pouvoir demain matin», reconnaît Molly Alexander.L\u2019UFP est consciente que son programme coûterait cher à réaliser, mais comme tous les autres partis, elle ne propose pas de réaliser tout, tout de suite, ditelle.«C\u2019est des orientations qu\u2019on veut donner, peut-être que ça coûte beaucoup d\u2019argent, mais ça produit aussi beaucoup en termes d\u2019emplois.» Si le parti devait se retrouver au pouvoir et s\u2019il pouvait réaliser quelques-unes des mesures qu\u2019il propose, c\u2019est vers la fiscalité qu\u2019il se tournerait pour les financer.«On regarderait du côté de la fiscalité des entreprises, les grandes entreprises surtout, qui paient moins d\u2019impôt que partout ailleurs au Canada.Elles reçoivent beaucoup d\u2019argent du gouvernement, des subventions, on regarderait de ce côté-là aussi.» H É L È N E BA R I L LES QUÉBÉCOIS croulent sous les promesses depuis le début de la campagne électorale.Mais avons-nous les moyens de les réaliser?Pas sûr.Une mise en garde s\u2019impose, selon Michel Kelly-Gagnon, le directeur délégué de l\u2019Institut économique de Montréal.«Toutes les promesses sont réalisables dans la mesure où elles coïncident avec les revenus disponibles.Mais il ne faut pas oublier que les gouvernements ont toujours le pouvoir d\u2019augmenter leurs revenus», dit-il, en précisant que les hausses d\u2019impôt ne sont pas le seul moyen d\u2019augmenter les revenus gouvernementaux.Selon lui, les taxes, tarifs et contributions de toutes sortes sont de plus en plus utilisés de sorte que malgré les baisses d\u2019impôt des dernières années, le fardeau fiscal des Québécois n\u2019a pas baissé, il a augmenté.Des engagements, donc, il y en a eu beaucoup pendant cette campagne électorale.Il y en a eu tellement, que le compte est difficile, sinon impossible à tenir.La facture finale dépend de qui fait l\u2019addition, de la période considérée, et même de la définition de ce qu\u2019est une promesse électorale.Par exemple, l\u2019Action démocratique promet de consacrer la moitié des surplus budgétaires des cinq prochaines années au remboursement de la dette.Est-ce une promesse électorale ?Le Parti québécois pense que oui, et il la comptabilise comme telle dans les engagements pris par l\u2019ADQ, qui totalisent donc 6,6 milliards selon les péquistes.Foutaise, rétorque l\u2019ADQ, qui assure que ses engagements s\u2019élèvent plutôt à 2,7 milliards, et qu\u2019ils sont tous prévus dans le cadre financier pour les cinq prochaines années qui accompagne son programme.La question du cadre financier, qui en a préoccupé plusieurs au cours de cette campagne, est aussi un sujet de confusion.Est-ce que le coût des engagements est annuel ou est-il réparti sur les deux, trois, quatre ou cinq prochaines années ?Contrairement aux libéraux et aux adéquistes, qui ont fait des prévisions sur cinq ans, les péquistes se servent du budget du Québec, qui couvre deux années seulement, comme cadre financier.C\u2019est peutêtre la raison qui explique qu\u2019ils estiment leurs engagements électoraux à seulement 1,9 milliard, mais ceux des libéraux à 9,1 milliards (sur 5 ans) et ceux des adéquistes à 6,6 milliards (sur 5 ans).Selon le Parti libéral, les promesses de l\u2019équipe de Bernard Landry totalisent plutôt 4,1 milliards.L\u2019ADQ, de son côté, estime que les promesses péquistes s\u2019élèvent à 7,5 milliards, mais en tenant compte des annonces faites par le gouvernement avant le déclenchement officiel de la campagne, ce serait plutôt de 13,5 milliards qu\u2019il faudrait parler.Qui dit vrai ?Comme il est impossible de le savoir avec précision, voici l\u2019estimation que fait chaque parti de ses propres engagements.Le Parti québécois estime qu\u2019il s\u2019est commis pour 1,9 milliard, les libéraux assurent que leurs promesses ne dépassent pas 2,5 milliards, et l\u2019ADQ soutient que ses engagements totalisent 2,7 milliards.Ça fait tout de même un grand total de 7,1 milliards.Toujours sensible au chant des sirènes, l\u2019électeur préfère se faire parler de nouveaux programmes qui amélioreront son bien-être, même s\u2019il ignore ce que ça va lui coûter.Depuis le 11 mars, les trois principaux partis nous ont promis santé et prospérité.La note oscille entre 7 et 15 milliards de dollars, selon les estimations.La question est maintenant de savoir si on a les moyens de dire oui à ces alléchantes propositions.* Le cadre financier est bassé sur la situation budégétaire au 19 mars 2002 2003- 2004- 2005- 2006- 2007- 2008- 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Croissance prévue 4% 1 Revenus 55,7 57,2 59,5 61,7 64 66,3 Dépenses 54,5 56 57,9 59,9 61,9 63,8 Surplus 1,23 1,21 1,6 1,7 2,1 2,5 Provision 2 600 300 0 0 0 0 Marge nette 643 914 1,6 1,76 2,1 2,5 CADRE FINANCIER ( en milliards de dollars) 1.Croissance avec une inflation de 2% 1.Croissance avec une inflation de 2% 2.Provision pour dépenses imprévues À force d\u2019entendre les candidats nous promettre des jours meilleurs, les Québécois ont peut-être eu l\u2019impression d\u2019être collectivement riches.Mais il ne faudrait pas se faire d\u2019illusion.«Les finances publiques sont à ce point serrées que le moindre accident de parcours nous ferait retomber dans le déficit», dit Gilles Soucy, l\u2019économiste en chef de Desjardins.Les trois partis en lice en sont conscients, et c\u2019est la raison pour laquelle aucun d\u2019eux ne s\u2019est engagé à augmenter les dépenses de façon éhontée.«Il y a eu beaucoup de saupoudrage, note l\u2019économiste, mais pas d\u2019emportement.» Les propositions les plus réalistes sont venues de l\u2019Action démocratique, estime pour sa part l\u2019économiste Pierre Fortin, de l\u2019Université du Québec à Montréal.«C\u2019est l\u2019ADQ qui est le plus crédible, mais il ne pogne pas», dit-il.L\u2019ADQ propose essentiellement de réduire les impôts et de rembourser la dette, afin que le Québec soit en mesure de faire face à ses obligations à venir en raison du vieillissement de la population.C\u2019est vrai que ce réalisme n\u2019a pas été payant pour l\u2019ADQ.Entre juin 2002 et la fin de la campagne électorale, sa popularité mesurée par les sondages est passée de 37% à 15%.«Il a fait le pari de la responsabilité et de la crédibilité et il l\u2019a perdu», constate Pierre Fortin.Pour se faire élire, «c\u2019est normal de mettre l\u2019accent sur les bonbons et de ne pas faire mention des sacrifices qui seront nécessaires », remarque le directeur de l\u2019Institut économique de Montréal, Michel Kelly- Gagnon.L\u2019organisme qui défend des valeurs conservatrices estime que c\u2019est le programme libéral qui tient le mieux compte de la réalité économique.Les libéraux promettent de baisser les impôts de 1 milliard par année tout en continuant d\u2019investir en santé et en éducation.Pour les péquistes, il s\u2019agit d\u2019un programme irréalisable parce qu\u2019il nécessiterait des coupes à blanc dans l\u2019appareil de l\u2019État.C\u2019est possible à faire, estime au contraire Michel Kelly-Gagnon.Possible, mais pas facile.«Je souhaite qu\u2019ils aient le courage politique de le faire, mais partir avec l\u2019intention d\u2019essayer, c\u2019est déjà ça», dit-il.Bonne chance, M.Charest Comme il fallait s\u2019y attendre, les libéraux n\u2019ont guère parlé des réductions de dépenses qui seront nécessaires pour réaliser leur plan.Michel Kelly-Gagnon, Gilles Soucy et Pierre Fortin s\u2019entendent là-dessus, il faut souhaiter bonne chance à Jean Charest.«C\u2019est comme faire une deuxième campagne pour atteindre le déficit zéro», illustre Pierre Fortin, en rappelant que le déficit du Québec atteignait 5 milliards, soit le même montant que la réduction d\u2019impôt proposée par le PLQ.Selon lui, un gouvernement libéral devra travailler fort pour faire avaler le gel des dépenses publiques dans tous les ministères sauf la Santé et l\u2019Éducation, de même que l\u2019abolition de program-mes, d\u2019organismes et d\u2019em-plois.«Au Québec, on est habitués à vivre aux mamel-les de l\u2019État, alors tout le monde va chialer», prévoit-il.Techniquement, c\u2019est faisable mais politiquement, c\u2019est autre chose, dit-il.«Il faudrait en tout cas qu\u2019il agisse dès la première année en présentant un budget qui serait l\u2019horreur du siècle, pour ensuite adoucir les choses avant les prochaines élections.» Beaucoup d\u2019observateurs ne croient pas que les libéraux pourront faire ce qu\u2019ils disent.«Je ne crois pas qu\u2019il soit possible de plafonner la dette publique et de continuer d\u2019investir dans la santé et l\u2019éducation tout en réduisant les impôts», dit Gilles Soucy.L\u2019économiste de Desjardins ne pense pas que la baisse des impôts puisse générer de la croissance économique supplémentaire qui compenserait le manque à gagner pour l\u2019État.Cette bonne vieille théorie du «supply side economics» est dangereuse, selon les économistes Pierre Fortin et Gilles Soucy.Les deux soulignent qu\u2019il ne faudrait pas trop compter dessus, comme l\u2019expérience l\u2019a démontré aux États-Unis sous les gouvernements de Ronald Reagan et Georges Bush père.Michel Kelly-Gagnon, de l\u2019Institut économique de Montréal, croit au contraire que la théorie fonctionne très bien, mais qu\u2019elle ne dispense pas les gouvernements de réduire ses dépenses.«Si les dépenses publiques continuent d\u2019augmenter, c\u2019est sûr que le déficit va exploser», dit-il pour expliquer ce qui s\u2019est passé aux États- Unis.La nécessité de réduire les impôts des Québécois fait l\u2019unanimité chez les trois partis, mais seuls le PLQ et l\u2019ADQ en ont fait leur cheval de bataille.Chez des contribuables qui sont les plus taxés en Amérique du Nord, ce discours devrait être gagnant.Or, c\u2019est plutôt le contraire qui se passe.L\u2019éventualité d\u2019une réduction d\u2019impôt ne suscite guère d\u2019enthousiasme.«Normal, il y a 40% des ménages québécois qui ne paient pas d\u2019impôt», rappelle Pierre Fortin.Le chant des sirènes C\u2019est difficile de vendre des baisses d\u2019impôt à ceux qui n\u2019en paient pas, ont réalisé les ténors libéraux et adéquistes.Toujours sensible au chant des sirènes, l\u2019électeur préfère se faire parler de nouveaux programmes qui amélioreront son bien-être, même s\u2019il ignore ce que ça va lui coûter.C\u2019est ainsi que la promesse du Parti québécois de permettre la semaine de quatre jours pour les parents d\u2019enfants de moins de 12 ans a été la vedette de cette campagne électorale.Au départ, la mesure ne devait rien coûter à personne.Ce sont les entreprises qui assumeraient le coût supplémentaire estimé à 100 millions, comme d\u2019ailleurs celui d\u2019une autre promesse péquiste, une troisième semaine de vacances payées par année.Il a ensuite été question d\u2019étendre la semaine de quatre jours aux personnes qui s\u2019occupent de parents malades.Puis, la ministre des Finances, Pauline Marois, a évoqué l\u2019idée d\u2019aider financièrement les entreprises qui ne pourraient pas offrir la semaine de quatre jours à leurs employés.Attention, danger ! Quand un gouvernement ouvre de nouveaux fronts de dépenses, ça peut coûter très cher, souligne Gilles Soucy.L\u2019économiste donne l\u2019exemple du régime d\u2019assurance-médicaments, qui devait coûter 300 millions par année, mais dont la facture est en voie d\u2019atteindre le milliard de dollars.Le coût de la semaine de quatre jours pourrait être plus élevé que celui qu\u2019on peut calculer, prévient de son côté Michel Kelly-Gagnon.«Qui saura jamais combien d\u2019entreprises ont préféré s\u2019établir ailleurs qu\u2019au Québec à cause de ça», s\u2019interroge-til.Pierre Fortin, de son côté, ne pense pas que la semaine de quatre jours puisse coûter très cher à l\u2019État.En plus des avantages pour ceux qui en bénéficient, la semaine de quatre jours permettrait peut-être d\u2019augmenter l\u2019embauche et de réduire le chômage, dit-il, en soulignant toutefois que les Québécois travaillent déjà moins d\u2019heures par semaine que les Américains et que les Ontariens.Adieu, veau, vache, cochon, couvée Semaine de quatre jours ou baisses d\u2019impôt, il est bien possible qu\u2019après avoir voté lundi, il faille attendre longtemps avant de voir les promesses se concrétiser.C\u2019est que la croissance économique qui est à la base des programmes des trois partis pourrait ne pas être au rendez-vous.C\u2019est le cadre financier des libéraux qui est le plus à risque, selon les spécialistes, mais il n\u2019y a pas d\u2019unanimité là-dessus.Selon Mathieu Lalonde, économiste du Conference Board du Canada, leur prévision de croissance de 4,5% par année pour les cinq prochaines années est trop optimiste.«Je ne dis pas que le programme du Parti libéral n\u2019est pas faisable, je dis qu\u2019il se base sur des prévisions différentes des nôtres», a-t-il précisé à La Presse.Le Conference Board prévoit une croissance avec inflation de 4,9% au Québec en 2004, de 3,8% en 2005, de 4% en 2006 et de 4,1% en 2007.Selon Pierre Fortin, ce n\u2019est pas la prévision de croissance qui fait problème dans le cadre financier libéral.«Les prévisions sont correctes, mais il sous-estime les paiements sur la dette».Selon lui, il faut s\u2019attendre à une hausse sensible des taux d\u2019intérêt parce que le financement de l\u2019énorme déficit du gouvernement américain exercera une pression sur les marchés financiers.Gilles Soucy, lui, s\u2019inquiète de la situation économique aux États-Unis, qui pourrait forcer la révision des prévisions de croissance au Québec.Comme il n\u2019y a aucune marge de manoeuvre dans les finances publiques, il suffirait de peu de chose, selon lui, pour foutre en l\u2019air les scénarios de tous les partis.Le parti au pouvoir pourra alors invoquer la mauvaise conjoncture pour ne pas faire ce qu\u2019il avait promis.Ce ne serait rien de nouveau, fait remarquer Michel Kelly- Gagnon, qui rappelle qu\u2019il est fréquent qu\u2019un gouvernement qui arrive au pouvoir explique qu\u2019il ne peut respecter ses engagements parce que son prédécesseur a laissé les finances publiques dans un état lamentable.Photo PC 6LP3601A0412 A36 sam.6LP3601A0412 ZALLCALL 67 22:33:19 04/11/03 B A 3 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 Élections 2003 Surchauffe dans l\u2019autobus des médias accompagnant Charest PASCALE BRETON SHERBROOKE \u2014 Le Parti libéral est en flammes dans le dernier sprint de la campagne.À moins que ce ne soient les journalistes qui surchauffent à force de travail ?Toujours est-il que l\u2019autocar des médias écrits et radio a pris feu hier.Le chauffeur, Pierre Fillion, avait garé son véhicule depuis quelques minutes à peine dans le stationnement du Centre Expo-Sherbrooke, où le chef libéral se rendait rencontrer les visiteurs du Salon Priorité- Emploi, lorsqu\u2019une odeur suspecte s\u2019est répandue dans le véhicule.Comprenant rapidement ce qui se passait, M.Fillion a ordonné aux journalistes de quitter immédiatement l\u2019autocar, d\u2019où des flammes s\u2019échappaient déjà à l\u2019arrière.Aidé de militaires qui participaient au Salon Priorité-Emploi, le chauffeur a rapidement circonscrit l\u2019incendie au moyen d\u2019un extincteur.Les pompiers sont arrivés dans les minutes qui ont suivi.Heureusement, les dégâts ont été limités.Les premières vérifications ont permis de constater que c\u2019est le démarreur qui a fait des siennes.La surchauffe a ensuite provoqué un début d\u2019incendie.Une fois la frousse passée, les journalistes ont rigolé un bon coup et remercié sincèrement M.Fillion pour son sang-froid et sa promptitude à agir.Leurs collègues de la télévision, pour leur part, ont capté des images pour leurs reportages du soir.Avec un léger retard, l\u2019équipe des médias a pu repartir à destination de Mont-Tremblant à bord d\u2019un autre autocar, tandis que leur véhicule équipé faisait un détour par le garage, à Québec.Commentant la situation hier, M.Charest a lancé avec humour « c\u2019est tout à fait dans le thème du jour », faisant sans doute référence au dernier sprint du week-end et aux sondages qui montrent des libéraux plus en forme que jamais.Nouveau vol sans escale vers Munich.En plus, des correspondances faciles et rapides vers toutes les villes d\u2019Europe.Amsterdam Istanbul Prague Athènes Lisbonne Rome Barcelone Londres Stockholm Bruxelles Lyon Toulouse Bucarest Madrid Venise Budapest Marseille Vienne Copenhague Milan Warsaw Florence Nice Zagreb Genève Paris Zurich Rien de plus facile que de se rendre de Montréal à Munich.De là, ne reste plus que l\u2019embarras du choix\u2026 des autres destinations.Un service quotidien de vol sans escale de Montréal à Munich dès le 19 mai 2003.En offrant ce nouveau vol sans escale vers Munich, Lufthansa met à votre portée tant de destinations européennes qu\u2019il est difficile de choisir tout autre transporteur aérien.De plus, profitez cet été de correspondances accélérées \u2014 certaines de 30 minutes seulement \u2014 grâce à la nouvelle aérogare moderne de Munich, Terminal 2.Outre ces avantages, Lufthansa offre plus de 75 ans d\u2019expérience dans le transport aérien et la possibilité d\u2019accumuler des points-primes des programmes Miles & MoreMD ou Aéroplan.MD* Pas surprenant que ce transporteur soit devenu le numéro un mondial pour les voyages internationaux.Pour en savoir plus au sujet des tarifs avantageux de Lufthansa, consultez votre agent de voyage, appelez Lufthansa au numéro 800 563-5954 ou rendez-vous au site Web www.lufthansa-ca.com.Vol assuré en partenariat avec Air Canada.*Suivant les conditions générales des programmes.Aéroplan est une marque déposée de Société en commandite Aéroplan.3134153A ADQ Suite de la page A29 « Par contre, reprend M.Allaire, la solution des congés mobiles pour donner plus de flexibilité aux employés qui ont des enfants, c\u2019est LA bonne solution.Ce n\u2019est pas comme la solution de la semaine de quatre jours du PQ.» L\u2019ADQ a aussi été le seul parti à parler de la dette, un vrai problème volontairement ignoré par les deux autres partis, dénonce Jean Allaire.Ici, c\u2019est le grand-père (cinq fois grand-père, dit-il fièrement) qui parle.« Je m\u2019inquiète pour l\u2019avenir des jeunes.Mario a raison de parler de la dette.Avec un possible conflit de générations dans un avenir rapproché, on n\u2019a pas le droit de laisser une telle dette à nos petits-enfants en leur demandant de payer pour nous.» Après avoir pris des vacances, les dirigeants de l\u2019ADQ, à commencer par son chef, devraient procéder à une refonte complète de sa commission politique « avec des membres seniors ».« Mais pas avec moi, moi j\u2019ai fait mon temps.» L\u2019ADQ devra aussi travailler à rafistoler le parti en faisant une place à tous ceux qui veulent y travailler.Jean Allaire aurait beaucoup plus à dire, sur l\u2019organisation notamment, mais il préfère s\u2019abstenir.« Je ne veux pas passer pour la belle- mère qui critique.Je ne suis pas Jacques Parizeau.» LA TOURNÉE DES CHEFS Jour 32 PARTI QUÉBÉCOIS (PQ) Bernard Landry se concentre sur la région de Québec.Il déjeune au restaurant Chez Cora, à Sainte-Foy, à 9 h, fait un point de presse à 10 h 15 au local de Louis-Hébert et lance son « blitz de 24 heures » avec le comité national des jeunes du PQ.À 11 h 30, il visite le local électoral de Chauveau (Val-Bélair).À midi, il est dans Jean-Lesage (Beauport) et à 14 h 15 dans Taschereau (centre-ville de Québec).À 15 h 15, il visite le Salon du livre de Québec.PARTI LIBÉRAL (PLQ) Jean Charest visite neuf comités électoraux.Il démarre à 8 h au comité de Labelle, à Mont-Tremblant.Il est à 9 h dans Bertrand (Sainte-Adèle), à 9 h 50 dans Prévost (Saint- Jérôme), à 10 h 35 dans Blainville, à 11 h 30 dans L\u2019Assomption (Repentigny), à 13 h 55 dans Maskinongé (Louiseville), à 15 h 05 dans Champlain (Cap-de-la-Madeleine), à 16 h 45 dans La Peltrie/Chauveau, (L\u2019Ancienne- Lorette) et à 18 h 30 dans Charlevoix (Baie-Saint-Paul).ACTION DÉMOCRATIQUE (ADQ) Mario Dumont concentre ses activités dans la région de Québec.À 9 h 20, il visite un restaurant Chez Cora, à Charlesbourg.Il fait un point de presse au local électoral, rue Henri-Bourassa, avant de se rendre à la Foire de l\u2019emploi, à Expocité.À 12 h 30, il fait un tour aux Galeries de la Capitale.À 14 h, il visite le Salon du livre de Québec.À 18 h 15, il assiste à une compétition de patinage artistique à l\u2019aréna de Bernières.À 20 h, il rencontre des agriculteurs à Saint-Patrice-de-Beaurivage.Il termine la journée dans un beach party à l\u2019aréna de Sainte- Croix-de-Lotbinière.43 magasins pour mieux vous servir au Canada ! \u2022 Carrefour Angrignon \u2022 Carrefour Laval \u2022 Centre Eaton Montreal \u2022 Centre Fairview \u2022 Centre Rockland \u2022 Galeries D\u2019Anjou \u2022 Les Galeries Rive-Nord \u2022 Place Rosemère \u2022 Place Vertu \u2022 Promenades St-Bruno MONTREAL *Taxes, frais d\u2019interurbain et frais pour le service d\u2019appel d\u2019urgence 911 en sus.**Jusqu\u2019à 4 mois d\u2019appels locaux et interurbains illimités au Canada s\u2019applique aux nouvelles mises en service seulement.Détails en magasin.En vigueur du 11 - 13 avril 2003.\u201cComme neuf\u201d indique un produit remis à neuf avec une garantie de 90 jours.©2003 SOCIETE TELE-MOBILE.MCLe logo TELUS Mobilité est une marque de commerce utilisée avec l\u2019autorisation de TELUS Corporation.Aucun contrat, aucune vérification de crédit, aucun relevé mensuel.Trousse inclut: \u2022 Téléphone Samsung N150 \u201cComme Neuf\u201d \u2022 Carte de temps d\u2019antenne de 50$ \u2022 Messagerie vocale, appel en attente, afficheur et AVANTAGESMC 12999* Promotion de Pâques cette fin de semaine seulement avec TELUS Mobilité! Accessoire Gratuit Parlez 40 plus \u2022 40$ par mois \u2022 Appels locaux illimités le soir et la fin de semaine \u2022 350 minutes incluses \u2022 Messagerie vocale, appel en attente et appel conférence Aussi, recevez une surprise de Pâques! Obtenez jusqu\u2019à 4 mois d\u2019appels locaux et interurbains illimités au Canada.** EN PRIME! détails en magasin 3133713A 6DU3701A0412 SAMEDIÀ 6DU3701A0412 ZALLCALL 67 18:59:23 04/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 2 AVRIL 2003 A37 L\u2019Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l\u2019adresse d\u2019un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.*Cette offre porte sur les CR-V LX 2003 (modèle RD7743PL) et les Pilot EX 2003 (modèle YF1843E) neufs.Versement mensuel de 338$, pendant 48 mois pour un total de 20 184$, versement initial de 3960$ ou échange équivalent, première mensualité et dépôt de garantie de 400$ exigibles pour les CR-V LX 2003 (modèle RD7743PL).Versement mensuel 498$, pendant 48 mois pour un total de 28753$, versement initial de 4849$ ou échange équivalent, première mensualité exigible pour les Pilot EX 2003 (modèle YF1843E).Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d\u2019administration en sus.Option d\u2019achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d\u2019une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.**P.D.S.F.sur les CR-V LX 2003 (modèle RD7743PL) et les Pilot EX 2003 (modèle YF1843E) neufs.Transport, préparation, frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d\u2019administration en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Offre d\u2019une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.338$* CR-V LX 2003 À partir de par mois pour 48 mois \u2022 Moteur 2,4 litres, i-VTECMC, 160 chevaux \u2022 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1- Prenez la route 2- Quittez la route 0 dépôt de sécurité 5,8 à la location Taux de $ % 3127377A 6LP3801A0412 A38 sam.6LP3801A0412 ZALLCALL 67 21:56:26 04/11/03 B A 3 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 2 A V R I L 2 0 0 3 Élections 2003 PORTRAIT DE.> JEAN-TALON PORTRAIT DE.> ROSEMONT Lutte serrée pour Margaret Delisle Trois femmes dans un G I L L E S N O RMA N D quartier «baromètre» QUÉBEC \u2014 La très libérale circonscription de Jean-Talon, représentée par Margaret Delisle depuis 1994, pourrait bien cette fois basculer aux mains d\u2019une autre formation politique, probablement le Parti québécois.Chose certaine, la lutte y sera tout ce qu\u2019il y a de plus serrée, s\u2019il faut en croire un vieux militant péquiste, Raymond Deraspe, notaire à la retraite, qui s\u2019est commis pour le PQ dès l\u2019apparition en politique active d\u2019un vieux confrère de classe, Claude Morin.M.Deraspe est ce notaire qui avait enregistré la fameuse confession de l\u2019ex-ministre péquiste ayant pour objet de le dédouaner avant que n\u2019éclate le scandale de ses liens avec la Gendarmerie royale du Canada.« Dans la dernière ligne droite avant les élections, un chef de parti ne vient pas faire campagne dans une circonscription assurée ni dans une circonscription perdue », analyse Me Deraspe.Il y a huit jours, Jean Charest a fait une apparition remarquée dans Jean-Talon.Lundi, c\u2019était au tour de Bernard Landry d\u2019y consacrer une partie de sa tournée des circonscriptions de la capitale.La circonscription, de caractère plutôt résidentiel, a d\u2019abord été représentée par Henri Beaupré à sa création en 1965.Lui ont succédé Raymond Garneau, Jean-Claude Rivest, Gil Rémillard et Margaret Delisle, qui siège depuis 1994.Tous des libéraux pour ce territoire qui compte 40 705 électeurs, dont une forte proportion de personnes âgées et de fonctionnaires.La différence avec 1998, c\u2019est que le redécoupage de la carte électorale lui confère 4000 électeurs de plus, dont un grand nombre d\u2019étudiants.En 1994, quand le PQ a repris le pouvoir avec Jacques Parizeau, Mme Delisle l\u2019avait emporté avec une très mince marge de 25 voix.Et en 1998, elle était réélue avec 156 voix de plus que son principal adversaire, le péquiste Daniel-Mercier Gouin, professeur à l\u2019Université Laval, qui l\u2019affronte à nouveau dans cette campagne.M.Gouin, qui a assumé la tâche de président du PQ dans la circonscription depuis sa défaite, a indiqué à quelques reprises depuis le déclenchement des élections que la nouvelle circonscription lui aurait donné une majorité de 1000 voix en 1998.Au PQ, on voit une lutte à deux avec le PLQ.Mais on ne perd pas de vue que l\u2019opposition au regroupement des municipalités a été à l\u2019origine de la défaite de la bloquiste Hélène Alarie dans ce territoire, au fédéral.Au Parti libéral, on se sent plus à l\u2019aise depuis le débat des chefs.Le directeur de campagne de Mme Delisle, l\u2019architecte Gilles Tremblay, souligne que son parti « a toujours été perdant dans les sondages, dans la circonscription ».« Mais notre candidat a toujours été élu », dit-il.La nouvelle carte municipale semble donner un avantage aux candidats péquiste et adéquiste grâce au vote étudiant, mais le nouveau secteur comporte beaucoup de tours d\u2019habitation où logent des personnes âgées, fait observer M.Tremblay.Il convient du fait que le dossier des fusions municipales est encore tout chaud dans Jean-Talon, où beaucoup de citoyens voudraient recréer l\u2019ancienne ville de Sillery.Tandis qu\u2019un groupe d\u2019opposants fait campagne pour punir le PQ de les avoir imposées, Margaret Delisle, elle, assure qu\u2019elle ne participera pas au débat advenant que le PLQ prenne le pouvoir et propose une loi-cadre permettant aux citoyens de se prononcer sur ce sujet.« Cette décision appartient aux citoyens », dit-elle.Une surprise ?Étonnamment, même si le chef de l\u2019ADQ, Mario Dumont, ne cesse de répéter, à ce propos, qu\u2019il « n\u2019est pas question d\u2019un retour en arrière », l\u2019organisation de son candidat Simon Lauzon voit les choses différemment.« Nous ne faisons pas campagne pour les défusions, mais nous représenterons les gens qui voudront se défusionner.Simon Lauzon veut revaloriser le rôle de député et on prend l\u2019engagement de représenter les gens d\u2019ici », précise l\u2019organisateur de la campagne de M.Lauzon, Gabriel Biron, ex-organisateur libéral ayant quitté sa formation en 1992, en même temps que Mario Dumont et Jean Allaire.MARIE-CLAUDE GIRARD S\u2019IL Y A un endroit à Montréal où une lutte à trois est toujours possible, ce pourrait bien être Rosemont.Trois femmes s\u2019y affrontent : la ministre et députée péquiste sortante Rita Dionne-Marsolais, la présidente de l\u2019arrondissement et candidate adéquiste Denise Larouche et une nouvelle venue, l\u2019avocate et analyste libérale Marylin Thomas.Quant au candidat de l\u2019Union des forces progressistes, Omar Aktouf, il y mène une campagne symbolique.Le jour du scrutin, le professeur des HEC Montréal sera.au Bénin, où il donne des conférences sur la mondialisation.La très francophone circonscription de Rosemont a l\u2019habitude de voter pour le parti qui prendra le pouvoir.Péquiste depuis 1994, elle fut libérale entre 1985 et 1994, péquiste entre 1976 et 1985.Cette fois-ci, la course s\u2019annonce encore plus serrée.Lors du remodelage de la carte électorale, Rosemont a grossi du quart, gagnant un coin de Bourget et une bonne partie de Viger, où on vote surtout libéral.« Treize mille électeurs nouveaux, c\u2019est beaucoup.C\u2019est ma plus grosse préoccupation », reconnaît Rita Dionne-Marsolais, dont le dernier mandat a été ponctué de quelques maladresses.Rosemont englobe aujourd\u2019hui le parc Maisonneuve, les résidences du Village olympique, une portion de Saint-Léonard, les ateliers Angus rénovés et transformés, et la rue Masson, méconnaissable par endroits tant elle a rajeuni.Malgré la construction de nouvelles habitations, le secteur demeure largement un quartier de locataires.Le revenu moyen des ménages était de 32 285 $ en 2001, 10 000 $ de moins que la moyenne québécoise.Lundi, 11 h 30, Mme Dionne- Marsolais dîne avec les personnes âgées des Habitations Nouvelles- Avenues, rue Beaubien Est.L\u2019économiste arrive d\u2019un pas énergique, serre la main des responsables, fait la bise à quelques dames.L\u2019actuelle ministre déléguée à l\u2019Énergie a deux mots en tête : logement et famille.« Mon seul engagement est celui du logement abordable.À Rosemont, le problème est un peu plus aigu parce que nous avons beaucoup de jeunes familles.» Insistant sur le bilan de son gouvernement, elle promet d\u2019évaluer la possibilité de convertir l\u2019hôpital Bellechasse en logements abordables, coopératifs ou sociaux.« Rosemont était un quartier très âgé, et un quartier très âgé est un quartier qui se fragilise.Quand je suis arrivée, un magasin sur deux sur Masson était à louer.Là, il y a quelques Dollarama.C\u2019est normal.» Jeune avocate libérale cherche premier mandat À quelques rues de là, le local de la candidate libérale grouille d\u2019activités.Lorsque Marylin Thomas s\u2019est présentée en compagnie de son chef, on a surtout retenu que l\u2019avocate et analyste financière chez Bombardier Aéronautique se disait favorable à la semaine de quatre jours, promesse péquiste que pourfend Jean Charest.« La semaine de quatre jours, ce n\u2019est pas Bernard Landry qui a inventé ça ! Bien sûr que je suis en faveur, si l\u2019employeur et l\u2019employé sont d\u2019accord ! » explique-t-elle d\u2019une voix calme.Ses priorités sont les soins de santé et les logements sociaux.« Je veux travailler avec les organismes communautaires.Ils ont des contacts directs avec la population, connaissent les problèmes.» À 35 ans, elle est la première personne noire à se présenter pour le PLQ.Née en Haïti, elle a grandi à Granby et fait ses études à Montréal.Engagée dans divers organismes, elle a été procureur à la Cour municipale de Montréal-Nord avant de partir en Haïti comme observatrice des droits de l\u2019homme.La diversité socio-économique de Rosemont lui plaît.« C\u2019est beaucoup plus multiethnique qu\u2019on pourrait le croire.Il y a plusieurs communautés différentes mais il n\u2019y a pas de ghetto.Pour moi, c\u2019est vraiment représentatif de la société québécoise », souligne-t-elle.La « mairesse » de Rosemont « La lutte est serrée.C\u2019est excitant ! » s\u2019exclame Denise Larouche, ponctuant ses propos d\u2019une vigoureuse tape sur la table.Au second jour du vote par anticipation, le local de la candidate adéquiste est plutôt désert.Elle s\u2019y assoit quelques instants entre une rencontre et une séance de porte-à-porte.Les enjeux locaux ?La conseillère municipale mentionne la santé, le vieillissement de la population, l\u2019accès des travailleurs autonomes à des assurances collectives ou à des congés de maternité.Interrogée sur le manque de logements, elle indique que certains projets sont prévus mais enchaîne aussitôt avec les « talents qu\u2019il faut libérer », les règles d\u2019accès aux métiers de la construction qui freineraient le développement, les formations accélérées qu\u2019il faudrait offrir aux jeunes.Diplômée en administration, elle s\u2019est d\u2019abord engagée dans le monde scolaire.Elle a été vice-présidente provinciale de la Fédération des comités de parents avant de se présenter avec Pierre Bourque, en 1998.Ù Un coupon par client.Doit être présenté lors de l\u2019achat.Ne peut être jumelé à aucune autre offre.Non valable au centre de liquidation.MD Marques déposées de Blinds To Go Inc.Expire : 27 avril 2003 Code : QC707011 Expire : 27 avril 2003 Code : QC707011 Expire : 27 avril 2003 Code : QC707011 Expire : 27 avril 2003 Code : QC707011 sur tout achat de $200 ou plus chez Le Marché du StoreMD sur tout achat de $300 ou plus chez Le Marché du StoreMD sur tout achat de $500 ou plus chez Le Marché du StoreMD de rabais $15 de rabais $30 de rabais $45 de rabais $75 sur tout achat de $100 ou plus chez Le Marché du StoreMD à Lachenaie ! 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nous nous sommes découvert bien des convergences et nos relations allaient devenir régulières.Elle est présentée, à tort, comme la pasionaria de la souveraineté.Elle est beaucoup mieux que cela : elle est sa conscience, sa mémoire et, si elle s\u2019y décidait, elle pourrait même être son avenir.C\u2019est peut-être cette rencontre qui me poussa à aller enfin au Québec cet été-là.» De bons mots aussi pour le Parti québécois, chez M.Séguin : « Je retrouve dans le Parti québécois, au-delà même de son combat pour la souveraineté, bien des traits de ce que je souhaiterais pour le Mouvement gaulliste ; c\u2019est un vrai rassemblement, pratiquant un vrai débat, capable d\u2019ouvertures hardies sur des thèmes de la plus grande modernité.» Photo Archives ROBERT MAILLOUX, La Presse © Philippe Séguin dit suivre la campagne électorale québécoise par « des coups de fil » à un réseau d\u2019amis qu\u2019il s\u2019est fait au Québec.Photos à titre indicatif seulement.\u2020L\u2019offre de 1000 $ de rabais est taxable.Les taxes doivent être calculées avant déduction du rabais.\u2021L\u2019offre de 0 % de financement s\u2019applique à l\u2019achat sur approbation de Crédit Ford.Ces offres s\u2019adressent à des particuliers et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l\u2019exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s\u2019appliquent.Frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d\u2019une durée limitée s\u2019appliquent uniquement aux véhicules en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut vendre moins cher.Voyez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.*Transport (Escape 895 $, Explorer 895 $) et taxes applicables en sus.**L\u2019Explorer 2003 est l\u2019utilitaire sport le plus vendu dans le monde d\u2019après Auto Strategies International Inc.en date du 17 septembre 2002.ford.ca Bien pensé M o t e u r V 8 pour seulement 995$ de plus Moteur V6, 24 soupapes, 200 ch \u2022 Boîte automatique \u2022 Suspension indépendante aux 4 roues \u2022 Jantes en aluminium \u2022 Batterie, protection antidécharge \u2022 Climatiseur \u2022 Rétroviseurs à réglage électrique \u2022 Glaces électriques \u2022 Verrouillage des portes électrique avec entrée sans clé à télécommande \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser \u2022 Antidémarrage SecuriLockMC Le véhicule utilitaire sport le plus vendu de la planète** Moteur V6 \u2022 Suspension indépendante aux 4 roues \u2022 Rétroviseurs chauffants à réglage électrique \u2022 Glaces électriques \u2022 Verrouillage des portes électrique avec entrée sans clé à télécommande \u2022 Jantes en aluminium \u2022 Phares antibrouillards \u2022 Climatiseur \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser \u2022 Antidémarrage SecuriLockMC \u2022 Alarme antivol périmétrique \u2022 Programmateur de vitesse Aménagement 7 places offert en option Le Ford Escape 2003 Ça déménage TRACTION AVANT EXPLORER XLT 4 x 4 2003 ESCAPE XLS 24 895$* 39 995$* 4 x 2 2003 0% de financement jusqu\u2019à 48 mois\u2021 à l\u2019achat des modèles Explorer 2003 neufs en stock.0% de financement jusqu\u2019à 36 mois\u2021 à l\u2019achat des modèles Escape 2003 neufs en stock.Obtenez 1000 $\u2020 de rabais à l\u2019achat de ces modèles 2003 neufs en stock.3131905A 3131990 "]
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