La presse, 12 juin 2003, Cahier A
[" 4LP0101A0612 Page A1/12juin 4LP0101A0612 ZALLCALL 67 22:51:18 06/11/03 B MONTRÉAL JEUDI 12 JUIN 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRI QUE 1 1 9e A N N É E > N O 2 2 9 > 6 8 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD- OUEST DU QUÉ BEC > GATINE AU-OTTAWA > 70¢ «Oubliez les belles surprises» Le budget de Séguin consacrera le virage que le gouvernement Charest veut imposer aux finances publiques C'EST REPARTI AU PROCHE-ORIENT! CAISSE DE DÉPÔT La gestion de Scraire digne du musée des horreurs DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Gaspillage de centaines de millions de dollars en fonds publics, déboires de Montréal Mode et du somptueux édifice devant abriter les nouveaux bureaux au centre-ville de Montréal, la faiblesse de la gestion de la Caisse de dépôt et placement (CDP) sous la direction de son ancien président, Jean-Claude Scraire, a été mise en lumière hier.Doris Paradis Dans deux rapports accablants dévoilant une kyrielle d'erreurs administratives, la vérificatrice générale du Québec, Doris Paradis, a levé le voile hier sur le laxisme de l'administration de la Caisse.Les bavures de Montréal Mode et le dérapage financier du bureau d'affaires, l'édifice de verre situé près du Palais des congrès, semblent avoir une source commune : le manque de leadership et de rigueur à la barre de la CDP à l'époque.La caisse de retraite des Québécois a-t-elle été mal administrée ?« Ils auraient pu faire mieux, c'est certain », s'est contentée de dire hier Mme Paradis en conférence de presse après avoir fait le tour du musée des horreurs administratives de ces deux dossiers, objets d'une enquête depuis l'automne dernier.Voir GESTION en A4 Autres textes en A2 et A3 MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Le ministre des Finances, Yves Séguin, affirme qu'il fera prendre «un virage important » aux finances publiques en présentant son premier budget aujourd'hui à Québec.Et comme premier changement par rapport au gouvernement péquiste, le ministre libéral a remis à demain la présentation des mauvaises nouvelles, soit les compressions budgétaires.Un imbroglio serait à la source de ce report de dernière minute.Le gouvernement libéral affirmait hier soir ne pas être certain d'obtenir le consentement de l'opposition péquiste afin de pouvoir présenter à la fois le budget et les crédits aujourd'hui, tandis que les péquistes juraient que le gouvernement libéral n'avait qu'à procéder.Une réduction de 10 % des budgets de fonctionnement de tous les ministères est escomptée dans les crédits que présentera donc demain la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget.Quant aux budgets de programmes, la Santé pourra toutefois compter sur 240 millions supplémentaires, tandis que les coûts de système à l'Éducation risquent de ne pas être totalement couverts.Le ministre Yves Séguin a avoué, en recevant hier les journalistes à ses bureaux de la rue Saint-Louis Voir SURPRISES en A4 Photo AP Un policier analyse la carcasse déchiquetée de l'autobus 14 dans lequel un kamikaze palestinien s'est fait exploser hier après-midi, dans la rue Jaffa, principale artère de Jérusalem.Outre le kamikaze, 16 personnes ont été tuées et 70 autres blessées.En représailles, les hélicoptères israéliens ont mené deux raids à Gaza, tuant au moins 9 Palestiniens.Une nouvelle flambée de violence compromet la « feuille de route» hoto PC Yves Séguin d'après AP et AFP JÉRUSALEM \u2014 La « feuille de route » paraît bien compromise après une nouvelle flambée de violence au Proche-Orient.En moins d'une heure, un attentat suicide à Jérusalem et un raid israélien à Gaza ont fait 26 morts et une centaine de blessés hier, au lendemain d'une tentative ratée d'exécution d'un haut dirigeant du Hamas par l'armée israélienne.À l'heure de pointe de la fin d'après-midi, un kamikaze palestinien déguisé en juif ultra- orthodoxe s'est fait exploser dans un bus dans la rue Jaffa, la principale artère de Jérusalem.Cet attentat suicide, non revendiqué dans l'immédiat, a fait 17 morts, dont le terroriste, et 70 blessés, dont huit dans un état critique, selon des sources policières et les secouristes.Moins d'une heure après, un hélicoptère Apache israélien a tiré deux missiles sur une voiture en pleine ville de Gaza, tuant ses deux occupants ainsi que cinq passants.Parmi les morts figurent deux fugitifs du Hamas, Tito Massoud, 35 ans, et Soffil Abou Voir VIOLENCE en A4 Officier, mais très peu gentleman.Accusé de crimes de guerre, le héros anglais de la guerre en Irak est tombé en disgrâce Bandes dessinées E2 Bridge E6 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E2 Forum A12, A13 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Le monde A9-A11 Loteries A2, A7 Mots croisés E2, F10 Mot mystère E2 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6, E8 - affaires D2 Quoi faire B6 M É T É O Voir page E3 Généralement ensoleillé Maximum 22, minimum 13 CIGARE aux lèvres et verres fumés, le colonel Tim Collins fut, le temps d'une guerre, la coqueluche des médias britanniques.À la veille de l'offensive en Irak, il avait conquis les coeurs grâce à un discours éloquent, dans lequel il exhortait ses troupes à être « féroces dans la bataille, mais magnanimes dans la victoire ».À faire leur devoir, tout en respectant l'ennemi.On l'avait comparé à Churchill.Le prince Charles s'était dit « profondément ému » par son discours prononcé au beau milieu du désert.Le président George Bush en avait réclamé une copie pour l'épingler dans le bureau Ovale de la Maison- Blanche.Le colonel Collins était devenu le héros dont la Grande-Bretagne, déchirée sur la moralité de la guerre, avait tant besoin.Aujourd'hui, le héros est tombé en disgrâce.Accusé d'avoir maltraité des soldats et des civils irakiens, le colonel Collins fait l'objet d'une enquête pour déterminer s'il a commis des « crimes de guerre ».Colérique et batailleur, l'officier de 43 ans aurait notamment frappé un leader irakien à coups de crosse de pistolet, battu des prisonniers de guerre et tiré aux pieds de civils, alors que la vie de ses troupes n'était pas en danger.En Grande-Bretagne, il n'y a pas que les politiciens, accusés d'avoir manipulé les preuves de l'existence d'armes de destruction massive en Irak, qui sont empêtrés dans une controverse d'après-guerre.Les militaires, aussi, sont éclaboussés par une série d'allégations sérieuses qui portent atteinte à leur réputation de « meilleurs soldats du monde ».Ainsi, le ministère de la Défense a ouvert une enquête après que Gary Bartlam, un fusilier de 18 ans, a eu la brillante idée de faire développer ses souvenirs d'Irak dans un petit magasin de photos à Tamworth, au coeur de l'Angleterre.Sur l'un des clichés figure un Irakien bâillonné, les mains liées, prisonnier d'un filet suspendu à la fourche d'un chariot élévateur.Il a l'air terrifié.Autour, des soldats s'amusent de la scène.D'autres photos montrent des prisonniers forcés de simuler des actes sexuels, entre eux et avec les soldats.Voir OFFICIER en A4 Photo AP Le colonel Tim Collins Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Plan de protection Contre les bris, la perte ou le vol.voir détails en succursale Voir détails et sélection en succursale 25$ DE RABAIS Sur toutes les lunettes de soleil en succursale sur présentation de cette annonce.Offre d'une durée limitée MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Gagliano n'ira pas au Vatican.Le pape avait peur que sa soutane soit couverte de commandites comme une combinaison de pilote de F1.Mark Webber Kimi Raikkonen Fernando Alonso GRAND PRIX > De jeunes loups aux trousses de Schumi > Pollock: Villeneuve courra en F1 en 2004 page F1 CINÉMA D'ÉTÉ > Notre guide des films du mois d'août 4LP0201A0612 Page A2/12juin 4LP0201A0612 ZALLCALL 67 22:35:05 06/11/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 UN GÂCHIS Cafouillage dans les subventions aux OSBL PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec verse 1,9 milliard annuellement aux organismes à but non lucratif(OSBL), sans pour autant procéder à l'encadrement nécessaire pour assurer un suivi sur les subventions accordées.Certains OSBL ont même profité de subventions gouvernementales provenant de plus de cinq programmes différents, constate la vérificatrice générale par intérim, Doris Paradis, dans le premier tome de son rapport annuel 2001-2002 déposé hier à l'Assemblée nationale.« J'ai constaté que l'intervention du gouvernement, dans le secteur des OSBL, ne résultait pas d'une action concertée efficiente des organismes », déplore Mme Paradis en parlant d'une lourdeur administrative.Il existe quelque 60 000 OSBL dans la province, dont 15 000 sont des organismes de bienfaisance enregistrés (OBE).Ils sont tous exemptés de l'impôt sur le revenu et de la taxe sur le capital tandis que les OBE peuvent également délivrer des reçus donnant droit à des crédits d'impôt pour les contribuables et à des déductions fiscales pour les sociétés.Malgré tout, il n'existe pas d'encadrement par le gouvernement qui, dans bien des cas, démontre même une méconnaissance des organismes en question.Ils ne sont soumis à aucune règle d'éthique claire et leur surveillance est limitée.Le risque de conflit d'intérêts est d'autant plus élevé.La vérificatrice note aussi que 40 % des OSBL, qui sont tenus de produire une déclaration de revenus, ne l'ont pas fait en 2001.« Si le gouvernement n'encadre pas bien sa gestion des subventions aux OSBL, c'est difficile pour lui de savoir ce que ça a donné, son 1,9 milliard », dit-elle.Manque de communication Elle recommande d'ailleurs aux ministères d'accompagner les subventions d'objectifs précis et d'indicateurs de performance afin d'assurer un suivi plus rigoureux.La gestion « en vase clos » et le manque de communication entre les différents programmes est également montré du doigt.Pour résoudre ce problème, Mme Paradis recommande la création d'un guichet unique.Parmi les exemples contenus dans le rapport, on apprend que le gouvernement a injecté 120 millions depuis 1995 dans le programme de restauration d'édifices et d'oeuvres d'art piloté par la Fondation du patrimoine religieux du Québec.« On ignore dans quelle mesure l'objectif est atteint et s'il faudra affecter des sommes supplémentaires à ce programme pour y parvenir », peut-on lire dans le rapport puisque les travaux de restauration sont partiels dans les 13 dossiers vérifiés.Autre exemple, le ministère des Affaires municipales, par l'intermédiaire du Fonds de développement de la métropole, a dégagé une somme de quatre millions pour un projet de construction de résidences pour étudiants.D'abord estimé à 12,5 millions, le projet a rapidement grimpé à 21 millions.Faute de liquidités suffisantes, le Fonds s'est finalement retiré du projet en février 2002 et le gouvernement a dû s'engager à verser cinq millions supplémentaires par le truchement d'un autre programme pour arriver à finaliser le projet.«Contrôle insuffisant» La vérificatrice générale sonne aussi l'alarme en ce qui a trait à l'organisation de bingos et de tirages, deux sources importantes de financement pour plusieurs OSBL.La Régie des alcools, des courses et des jeux, responsable de délivrer les permis, devrait assurer un suivi plus adéquat des règles, estime Mme Paradis.« Même si elle calcule les pourcentages de rendement et de frais des organismes, elle continue à remettre des licences à ceux qui ne suivent pas l'ensemble de ces règles et n'a enlevé la licence de bingos qu'à un seul organisme qui ne s'y conformait pas », indique le rapport.Le danger de cette « insuffisance de contrôle » sur les activités de bingo \u2014 une industrie qui connaît des difficultés depuis quelques années \u2014 est inquiétante parce que la Régie n'a pas l'assurance que les profits sont tous déclarés et utilisés aux fins prévues.«L'intervention du gouvernement, dans le secteur des OSBL, ne résultait pas d'une action concertée efficiente des organismes.» Photothèque, La Presse © Dans son rapport spécial sur la construction du nouveau siège social de la Caisse de dépôt et placement, (cidessus, croqué en décembre dernier), la vérificatrice générale Doris Paradis brosse un tableau très critique de la gestion de ce chantier important.CONSTRUCTION DU SIÈGE SOCIAL Les administrateurs de la Caisse ont manqué de rigueur DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le Complexe CDP Capital devait symboliser la transparence et la puissance de la Caisse de dépôt.L'édifice en verre du Quartier international rappellera longtemps le manque de rigueur et la folie des grandeurs d'administrateurs qui ont perdu le contrôle d'un projet ambitieux.Dans son rapport spécial sur la construction du nouveau siège social de la Caisse, la vérificatrice générale Doris Paradis brosse un tableau très critique de la gestion de ce chantier important.« Le manque de suivi budgétaire et l'éparpillement des responsabilités ont empêché la Caisse d'avoir un portrait complet et fiable de la situation afin d'apporter les correctifs appropriés en temps opportun », a soutenu Mme Paradis, en conférence de presse, hier.Le coût total du complexe, qui comprend trois autres édifices, atteindra 418 millions de dollars.« Des coûts beaucoup plus élevés que ceux d'immeubles comparables à Montréal », constate-t-elle.Par exemple : les locaux sont évalués à 450 $ le pied carré comparativement à 290 $ en moyenne dans d'autres édifices.La valeur du complexe de la Caisse de dépôt est de 37 % inférieure à son coût, une dévaluation de 141 millions.L'information transmise par la CDP sur ce projet comportait bien des lacunes.En juin 2000, on a annoncé que l'immeuble coûterait 102 millions, alors que deux mois avant, le conseil d'administration de la caisse s'était fait présenter un projet déjà évalué à 185 millions.Pour l'édifice principal, l'immeuble en verre devant le Palais des congrès, la facture sera de 285 millions, un dépassement de 19 % par rapport au dernier budget approuvé par le conseil d'administration de la Caisse, et près du triple du coût estimé à l'origine.« Le suivi budgétaire qui aurait dû être centralisé et effectué rigoureusement pour un projet de cette envergure a été inadéquat », constate la vérificatrice.Jusqu'à l'automne dernier, alors que le projet faisait l'objet de reportages percutants, la Caisse n'avait pas de « portrait complet et fiable de la situation », ce qui l'a empêché d'apporter des correctifs avant que les coûts ne dérapent.L'administration d'Henri-Paul Rousseau est « généralement d'accord » avec ces conclusions, mais souligne qu'il s'agit d'un projet à très long terme qui ne peut être évalué en fonction de sa valeur marchande.Aucun soupçon de fraude ou de malversation n'apparaît dans le rapport de la vérificatrice.« Les contrats ont été octroyés selon les règles », insiste l'administration.Le projet de construction a été coûteux, reconnaît la CDP.Son ampleur et sa complexité ont été sous-estimées à l'origine.Pendant longtemps, le conseil d'administration de la Caisse \u2014 qui compte dans ses rangs le sous-ministre des Finances, le président de la Régie des rentes, les présidents de la CSN et de la FTQ \u2014 a été laissé dans le noir, déplore la vérificatrice.Le projet s'est déroulé « sans que le conseil d'administration n'obtienne des suivis réguliers ».Ce n'est qu'en novembre 2002, au moment où La Presse a dévoilé des dépassements de coûts importants, que le conseil d'administration a a pris connaissance des approbations budgétaires du complexe, alors de 363 millions.On avait même omis de comptabiliser les frais d'équipement informatique de 10 millions, bien qu'ils étaient déjà connus.Coûts excédentaires Les raisons de ces coûts excédentaires sont nombreuses.Il y a d'abord le choix de l'emplacement : la construction au-dessus de l'autoroute et d'une ligne de métro a fait grimper la facture de 18 millions.La volonté de l'administration de Jean-Claude Scraire de respecter l'échéance de 2002 a aussi forcé les dirigeants à faire accélérer les travaux dès l'étape des fondations, une facture supplémentaire de 30 millions.Le mode de construction « accéléré » a occasionné plusieurs problèmes évidents, sans compter les 4,3 millions qui ont dû être versés aux entrepreneurs pour les heures supplémentaires.Des appels d'offres ont été lancés avant même que la conception du projet ne soit terminée.Pour le siège social et l'édifice Herald, 2200 demandes de modifications ont été transmises par les professionnels aux entrepreneurs.Parmi les dépenses importantes, il y a le mobilier et les ordinateurs.Le prix payé pour les postes de travail a été de 18 % supérieur à celui dans le secteur public.La décision de remplacer tout le mobilier a coûté 9,5 millions et les écrans d'ordinateur, 1,7 million.La Caisse estimait qu'il fallait respecter le « concept » d'aménagement proposé.Or, deux filiales ont demandé de garder leur ameublement pour limiter les coûts.Et l'ironie veut que dans cet édifice où les cloisons sont en verre, il y ait de sérieux problèmes d'insonorisation et de confidentialité.La Caisse devra dépenser « au moins » 4 millions pour ajouter des cloisons et des stores.montréal - 2020, rue de la montagne - tél (514) 845-4651 bvlgari-bvlgari 3129143A AUTRES POINTS SAILLANTS > L'absence de planification à l'Institut de la statistique du Québec entraîne des dépassements de coûts, des pertes importantes et constitue un facteur non négligeable du déficit de 900 000 $, épongé par une subvention gouvernementale en février 2003.> Plus de 40 % des appels faits au gouvernement ont connu « un chemin laborieux » : renvoi à une boîte vocale, communication coupée, ligne occupée.Par contre, le délai d'attente est court \u2014 moins de 16 secondes \u2014 et en moins d'une minute, le demandeur réussit généralement à obtenir les renseignements désirés.Deux fois sur trois, la qualité de la réponse est satisfaisante.> L'implantation du projet GIRES (Gestion intégrée des ressources) connaît du retard par rapport à l'échéancier prévu, s'inquiète la vérificatrice générale.Un seul des cinq sites pilotes avait complété l'étape de positionnement global au 1er avril 2003.Le gouvernement ne dispose toujours pas d'une vision globale des coûts et des avantages de GIRES.Le projet a tout de même progressé de manière significative au cours de la dernière année, lui qui doit être totalement opérationnel en 2006, note Doris Paradis.> La vérificatrice générale par intérim a fait un suivi des recommandations qui avaient été faites au fil des ans.Le rapport démontre que 78 % des recommandations ont suscité des gestes concrets, mais qu'un peu moins de la moitié sont jugés satisfaisants.Photo PC © La vérificatrice générale Doris Paradis. 4LP0301A0612 a3 jeu 4LP0301A0612 ZALLCALL 67 22:08:26 06/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 A3 ADMINISTRATIF Des dépenses déraisonnables Chantal Lévesque n'entend pas rembourser un sou DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Frais de voyages injustifiés, note de frais déraisonnables remboursées sans pièces justificatives et bonus au rendement accordés de façon arbitraire : les patrons de Montréal Mode ont eu droit à un traitement royal pendant les trois ans de l'aventure.Si on ne peut parler de fraude, on doit constater tout au moins un laxisme évident dans la gestion des fonds publics, déplore la vérificatrice générale, Doris Paradis.« La fraude découle d'un acte intentionnel, il y a une manoeuvre trompeuse en vue d'obtenir des avantages indus », a précisé hier Mme Paradis, soulignant que dans le cas de Montréal Mode, si des frais de dépenses « déraisonnables et personnelles » ont été remboursées aux dirigeants, il ne saurait être question de malversation.Vive réplique hier de l'ex-présidente de Montréal Mode : « Je sais maintenant qu'on peut être sans tache et quand même être lapidée sur la place publique », a dit Chantal Lévesque, persuadée que le dernier chapitre sombre de Montréal Mode a surtout « servi des intérêts politiques ».Bien qu'excessives, les réclamations de Chantal Lévesque, présidente de Montréal Mode, et de son mari, vice-président marketing, « ont été faites de façon transparente, avec des pièces, et souvent c'était même indiqué : dépenses personnelles », de souligner la vérificatrice.Recours possibles Dans sa réponse au rapport hier, le président de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, souligne dans un premier temps que le vérificateur n'a constaté aucune « situation de fraude ou de malversation qui conduirait à une plainte en vertu du Code criminel ».La Caisse de dépôt va confier ce dossier à ses procureurs « avec le mandat d'examiner les recours possibles en tenant compte de tous les éléments du dossier ».Mais l'affaire est déjà tranchée dans l'esprit de l'ex-présidente de Montréal Mode, Chantal Lévesque : pas question de rembourser un sou.« Ces frais étaient considérés comme des dépenses nécessaires pour mon travail.Ces dépenses ont été autorisées, déclarées et remboursées, et je n'ai pas à les rembourser », a répliqué hier Mme Lévesque.Pour une société publique, de nombreux frais paraissent carrément déraisonnables, couvrant des dépenses personnelles.On a remboursé des cadeaux de plus de 500 $ à des employés de Montréal Mode, des dépenses de pharmacie ou d'épicerie, des factures d'alcool et même les frais d'intérêts de la carte de crédit de Chantal Lévesque, soit des frais non justifiés atteignant 7723 $.Sur trois ans, de janvier 1999 à décembre 2002, les fonds publics auront remboursé un total de 602 000 $ de frais aux trois principaux patrons de Montréal Mode, Mme Lévesque, son mari, Claude Gilbert, et le vice-président aux Finances, Alain Lévesque.De ces notes de frais, 74 900 $ paraissent « non justifiés » et 69 000 $ sont « insuffisamment motivés ».En repas seulement, on retrouve 32 000 $ de frais non justifiés et 13 000 $ d'informations insuffisantes.Les frais de voyage non justifiés sont de 21 000 $, tandis qu'on n'a pas retrouvé les pièces justificatives pour des factures de voyage de 23 000 $.Les frais non justifiés sont « soit déraisonnables, soit engagés à des fins personnelles ou au-delà des limites prescrites par la Caisse », explique le rapport.Les notes de repas arrivent sans qu'on sache qui a été invité.Compte tenu de leur fréquence, ces repas semblent carrément déraisonnables, estime la vérificatrice.Ainsi les fonds publics ont payé 43 % des dîners de Mme Lévesque et 70 % de ceux de son mari qui a pris 137 repas d'affaires sur 196 jours ouvrables.Mme Lévesque avait déjà défrayé la chronique pour une histoire de vêtements griffés payés par les fonds publics.Lors de son embauche, en 1999, son contrat prévoyait une somme annuelle de 5000 $ pour l'achat de vêtements, limite doublée l'année suivante.Son conjoint avait droit à 6000 $ à ce chapitre.Leur rémunération paraissait toutefois passablement généreuse.Le salaire de base de Mme Lévesque était de 161 000 $, en moyenne, auquel il faut ajouter 82 000 $ par année de bonus, des primes à la performance accordées sans qu'aucun objectif n'ait été fixé et en dépit de l'échec du projet.Son mari a obtenu 141 000 $ par année, en moyenne, en plus d'avoir droit lui aussi à une prime annuelle de 82 000 $.Réplique Répliquant aux observations accablantes de la vérificatrice, Mme Lévesque a soutenu hier que Montréal Mode a été gérée « dans un esprit entrepreneurial avec les règles propres à son secteur d'activité, dans le but d'atteindre des objectifs de rendement élevés ».C'est le niveau de ces objectifs qui a incité la Caisse de dépôt à confier les commandes de l'entreprise à des gens du milieu de la mode.« Toutes les dépenses effectuées par les dirigeants de Montréal Mode dans l'exercice de leur fonction étaient justifiées et conformes aux normes du secteur, ou faisaient partie des conditions de travail accordées aux dirigeants dans leurs contrats d'emploi », poursuit Mme Lévesque.Photothèque, La Presse © « Je sais maintenant qu'on peut être sans tache et quand même être lapidée sur la place publique ».C'est en ces termes que Chantal Lévesque (ci-dessus), présidente du groupe Shan, a réagi au rapport de la vérificatrice générale Doris Paradis.Revente illégale La vérificatrice dénonce la transaction qui a permis au groupe Shan de récupérer l'actif de Montréal Mode DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La transaction par laquelle la Caisse de dépôt a revendu le groupe Shan aux anciens propriétaires, Chantal Lévesque et Claude Gilbert, est illégale, estime la vérificatrice générale dans un rapport accablant sur l'aventure de Montréal Mode qui aura coûté 30 millions aux contribuables.Cette opération financière « n'est pas conforme à la loi constitutive de la Caisse », affirme la vérificatrice, Doris Paradis, dans le rapport déposé hier à l'Assemblée nationale où elle relève « l'accumulation de nombreuses erreurs stratégiques et de lacunes administratives » dans toute l'aventure de Montréal Mode, une incursion malheureuse de la Caisse de dépôt alors dirigée par Jean- Claude Scraire.Jamais l'administration de la Caisse dans ce dossier n'a démontré « la gouvernance forte et active que commandait ce projet audacieux et novateur », résume-t-elle.Montréal Mode n'est jamais parvenu à intégrer les créateurs et a opté pour des partenariats qui ont donné de bien piètres résultats.Personne n'a pu corriger le tir « et au terme de ce projet, la Caisse aura perdu la presque totalité des 29,8 millions de dollars provenant de l'avoir des déposants », conclut la vérificatrice.Fondatrice de Shan avec son mari, Mme Lévesque a d'abord vendu sa compagnie à la Caisse de dépôt pour 2,3 millions.Son entreprise de maillots de bain devait devenir le noyau central de Montréal Mode, et sa propriétaire, présidente de la société.Celle-ci, propriété à 100 % de la Caisse de dépôt, était destinée à promouvoir ce secteur de l'industrie.Or, après trois ans de mécontentement des créateurs, d'investissements risqués et de faillites, la Caisse de dépôt, sous la férule d'Henri-Paul Rousseau, a décidé en novembre dernier d'arrêter les frais et de radier les 30 millions des fonds de pension injectés dans ce secteur fragile.Montréal Mode devait à l'origine favoriser la croissance des ventes des stylistes québécois.On promettait des bénéfices nets à compter de 2002 et des ventes de 25 millions en 2004.Les partenaires devaient, eux, obtenir des revenus de 65 millions à compter de l'an prochain.« Après trois ans et demi d'existence, force est de constater qu'aucun des objectifs de Montréal Mode n'a été atteint », résume le rapport.La transaction était légale, réplique Rousseau Après l'acquisition de Shan, la Caisse y a investi plus de 9 millions.Le couple Lévesque- Gilbert a racheté en novembre 2002 le groupe Shan pour une somme nominale mais devra éponger des dettes de 400 000 $, somme en bonne partie avancée par la Caisse.Pour la CDP, la revente de l'actif à Shan était le scénario le plus susceptible de minimiser les pertes financières, étant donné que la compagnie ne pouvait exister sans sa fondatrice, explique-t-on.La Caisse a obtenu deux avis juridiques indiquant qu'elle pouvait rétrocéder cet actif à ses anciens mandataires, contrairement à l'avis de la vérificatrice.« C'est notre seul point de désaccord avec le rapport du vérificateur sur le dossier de Montréal Mode, a déclaré hier le président de la CDP, Henri-Paul Rousseau.Les deux vérificateurs nous disent que la transaction était légale et conforme au mandat de la Caisse », a-t-il ajouté, soulignant que Mme Paradis avait appuyé ses objections sur des détails techniques.« Nous continuerons de considérer cette transaction légale, à moins qu'un tribunal d'experts en décide autrement », a dit M.Rousseau.Mais clairement, la Caisse ne prendra pas 100 % des parts d'une entreprise, comme elle l'avait fait dans Montréal Mode, a-t-il promis.Première crise en 1999 Deux mois après son lancement à l'automne 1999, Montréal Mode est déjà en pleine crise.Le taux de roulement du personnel est de 28 %, deux des trois stylistes associés à l'aventure se retirent avant la fin de la première année et le dernier part un an plus tard.Devant l'échec de la formule, Montréal Mode se tourne vers des acquisitions, des « investissements dans des partenariats stratégiques qui ne sont pas soutenus par des informations fiables et ne sont par réalisés avec la prudence attendue d'un gestionnaire d'avoirs collectifs ».Montréal Mode fait des paris coûteux, investit 6,5 millions « de manière imprudente » dans Montfort, notamment, et 3,1 millions dans une compagnie qui a fait faillite en février dernier.Pour Riveland Nouvelle SA, Montréal Mode se porte garant 3,4 millions de prêts, sans même avoir en main les états financiers vérifiés.Des « irrégularités comptables majeures » apparaissent, les marques ne sont pas protégées et à la fin de 2001, l'entreprise est liquidée.Rio Sud est achetée pour 6,7 millions, essentiellement en raison de son réseau de distribution.Quinze mois plus tard, l'entreprise sera évaluée à 2,4 millions, soit une perte de 60 %, et sera sous peu mise en vente.Séguin veut réformer la Caisse MARIO CLOUTIER YVES SÉGUIN réformera la Caisse de dépôt et de placement à l'automne.Le ministre des Finances libéral veut une nouvelle gouvernance à la Caisse qui servira de modèle à d'autres sociétés d'État comme la SGF.Il souhaite également obtenir un meilleur droit de regard sur ce que fait la CDP.Le ministre Séguin admet que la Caisse doit fonctionner à distance du gouvernement, « mais ça ne veut pas dire qu'une société d'État peut décider toute seule dans son coin comment elle peut se gérer et ne pas répondre, sauf à elle-même avec un rapport annuel », d'expliquer M.Séguin.Tout en réitérant sa « totale confiance » en l'actuel président, Henri-Paul Rousseau, M.Séguin souligne qu'il travaillera avec lui afin de revoir la loi de la CDP.Afin d'améliorer la transparence de la Caisse, un rapport de gouvernance recommandait déjà en mars dernier de scinder les postes de président et de président du conseil.La réforme de la Caisse comportera des « balises sérieuses et rigoureuses », affirme le ministre Séguin qui s'attend à une « meilleure attitude dans l'ensemble des décisions de la Caisse ».Il est « inacceptable que des fonds publics soient dépensés aussi facilement », ajoute le ministre des Finances.Laisser-aller péquiste, selon Séguin En marge du rapport de la vérificatrice générale, M.Séguin se pose de nombreuses questions sur l'ancienne direction de la Caisse et le laisser-aller apparent, selon lui, du gouvernement péquiste.Il s'est dit « surpris » des dépassements des coûts dans le cas de Montréal Mode et de la construction du nouveau siège social de la Caisse.« Quel a été le rôle du gouvernement du Québec qui a vu ces projets se construire et qui a semblé peu soucieux d'en vérifier la sobriété et le coût global ?» demande-t-il. 4LP0401A0612 Page A4/12juin 4LP0401A0612 ZALLCALL 67 23:00:17 06/11/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-9-0 > À quatre chiffres : 1-8-1-0 LOTO 6/49 > 03-09-24-37-46-49 Compl.: 14 > Extra : 193543 SUITES DE LA UNE SURPRISES Suite de la page A1 VIOLENCE Suite de la page A1 dans le Vieux-Québec, qu'il aurait « certainement souhaité faire un budget autre que celui-là, qui aurait pu gérer simplement une meilleure distribution de belles surprises ».L'objectif libéral de réduire les impôts demeure \u2014 et « on va le faire », promet-il \u2014 mais ce premier budget l'empêchait de porter la traditionnelle paire de souliers neufs hier.« Je n'ai pas les moyens », a-t-il indiqué avant d'ajouter que, contrairement à ce que prétend l'opposition péquiste, il ne s'agit pas d'un jeu politique.L'impasse budgétaire de 4,3 milliards, dit-il, représente un poids réel sur ses capacités de payer.« Il (le budget) explique la situation telle qu'elle est.Il va demander un redressement important et redresse une situation qui est difficile.Je dois le faire et j'explique pourquoi on doit faire ce virage », a expliqué le ministre Séguin.S'il s'entend avec son homologue fédéral John Manley, le ministre québécois sait déjà qu'il pourra prévoir une marge de manoeuvre de quelques centaines de millions de plus que prévu.Au départ, Québec s'attendait à être privé d'un milliard en transferts fédéraux en raison des données préliminaires du recensement.À la fin avril, le rapport de l'ancien vérificateur général, Guy Breton, concluait à une impasse de 4,3 milliards, incluant le milliard en moins du fédéral.Dans son rapport, M.Breton relevait aussi que l'ex-ministre Pauline Marois avait sous-évalué de 2,1 milliards les revenus et les dépenses du gouvernement dans son budget 2003-2004.Pour y remédier, selon un document obtenu par le quotidien Le Soleil cette semaine, l'actuel ministre libéral, Yves Séguin, aurait étudié plusieurs scénarios, dont la réduction des crédits d'impôt aux entreprises, la diminution du nombre de fonctionnaires par attrition, ainsi que l'abandon des dernières phases de la Cité du commerce électronique et de la Cité du multimédia à Montréal.Au chapitre des dépenses, le gouvernement libéral a également évoqué au cours des dernières semaines des changements à prévoir dans certaines mesures mises en place par le gouvernement du Parti québécois.Depuis plusieurs semaines, les rumeurs vont bon train à Québec, semant l'inquiétude notamment chez les représentants des groupes de l'éducation, du logement social, où l'on exige une remise à niveau de 128 millions de l'aide sociale et du soutien aux familles.Le programme libéral prévoit depuis l'an dernier une contribution financière supplémentaire des familles nanties afin de soutenir les services de garde.À ce sujet, la guerre entre les garderies privées et les CPE (centres de la petite enfance) s'est poursuivie hier.Plus de 100 000 parents inquiets du gel des places dans les garderies à 5 $ ont demandé le maintien de l'universalité du service ainsi que le développement du réseau des CPE.L'opposition péquiste a déposé leur pétition à l'Assemblée nationale.La présidente de l'Association des CPE, Hélène Potvin, estime que le gouvernement libéral fait fausse route en misant sur les garderies privées pour développer rapidement 3000 nouvelles places pour les 50 000 enfants en attente.L'Association des garderies privées déplore le « discours démagogique » des CPE, estimant que les parents s'investissent tout autant dans les garderies privées.« Nous invitons les CPE à cesser d'affoler la population », a déclaré le président de l'Association, Sylvain Lévesque.La présidente de la CSQ, Monique Richard, s'oppose vivement à ce qu'elle appelle « la privatisation des services de garde », une lutte de 30 ans des femmes et des familles québécoises.Elle reproche au gouvernement de ne parler que de financement, plutôt que des enfants et des CPE, « un fleuron de notre société ».« Ce n'est pas vrai qu'on va laisser le réseau public des services de garde faire les frais de la comptabilité économiste au profit d'entreprises privées », a déclaré la syndicaliste.Une manifestation est prévue samedi à Montréal pour soutenir le principe de l'universalité des garderies à 5 $ et le développement des places en CPE.Nahez, 29 ans.L'un des deux corps retirés de la voiture était décapité.Ce raid israélien a fait également une trentaine de blessés.Dans la soirée, une seconde frappe a eu lieu sur Gaza, faisant deux morts et un blessé grave, selon des sources médicales et des habitants.Des hélicoptères israéliens ont tiré des missiles sur une voiture dans le quartier de Zeitoun.Les deux victimes ont été identifiées comme deux jeunes membres du Hamas, âgés de 22 et 24 ans, qui faisaient partie d'une unité qui patrouille dans les rues de la ville.Dans un communiqué, l'armée israélienne a soutenu que cette frappe visait une cellule de présumés militants palestiniens qui s'apprêtaient à lancer une attaque de mortier contre la colonie juive voisine de Netzarim.L'attentat perpétré dans la journée à Jérusalem, le plus meurtrier depuis trois mois, visait un bus municipal de la ligne N 14, près du marché découvert de Mahane Yehuda qui a déjà été la cible de plusieurs attentats dans le passé.La déflagration a fait voler en éclats les vitres de ce bus rouge et blanc, ouvrant un large trou sur son flanc gauche.L'attentat de Jérusalem intervient au lendemain d'une tentative manquée de liquidation d'un haut dirigeant du Hamas, Abdelaziz Al-Rantissi, seulement blessé dans le raid de mardi à Gaza.Le Hamas avait promis de venger cette attaque.Interrogé hier sur son lit d'hôpital, Rantissi n'a pas revendiqué l'explosion de la rue Jaffa au nom du Mouvement de la résistance islamique, mais il a souligné que « les sionistes paieront un prix élevé pour tous leurs crimes ».Il a noté également que l'attentat « a eu lieu au moment même où les sionistes étaient en alerte maximale, preuve supplémentaire que notre peuple ne sera pas vaincu ».De son côté, le premier ministre Ariel Sharon a répété après cet attentat qu'Israël continuerait sa lutte contre les militants palestiniens.Mais il s'est également dit déterminé à poursuivre le processus de paix.« L'État d'Israël continuera de poursuivre jusqu'à la fin les terroristes et ceux qui les envoient », a déclaré le chef du gouvernement.« Je prendrai toutes les mesures pour protéger les citoyens d'Israël, malgré l'attentat meurtrier à Jérusalem.» Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, et son premier ministre, Mahmoud Abbas, ont pour leur part condamné l'attentat de Jérusalem, qu'ils ont qualifié d'attaque « terroriste », et appelé à la fin de toutes les violences.Aux États-Unis, le président George W.Bush a lui aussi condamné cet attentat suicide, qui représente un revers majeur pour son initiative de paix au Proche-Orient, et exhorté la communauté internationale à supprimer toute assistance financière aux terroristes et « isoler ceux qui ont tant de haine qu'ils veulent tuer ».La France, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Russie, la Belgique, la Turquie, la présidence grecque de l'Union européenne et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ont condamné l'attentat de Jérusalem, tout en appelant Israéliens et Palestiniens à poursuivre le processus de paix.GESTION Suite de la page A1 « Ces dossiers ont en commun d'être en dehors des mandats normaux de la Caisse », a expliqué hier le nouveau président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, espérant que la réforme de la « gérance » de la Caisse promise par le gouvernement Charest pour l'automne garantira un fonctionnement plus transparent.Dans le dossier de Montréal Mode, où la CDP a dû radier 30 millions de dollars l'automne dernier, la vérificatrice observe que devant cette idée « audacieuse », l'administration de la Caisse n'a jamais démontré « la gouvernance forte et active » que nécessitait un tel projet.Sur la construction du complexe de la CDP, qui coûtera 418 millions de dollars \u2014 141 millions de plus que la valeur marchande des édifices \u2014, la vérificatrice constate que « le manque de suivi budgétaire et l'éparpillement des responsabilités » ont débouché sur un coûteux dérapage.« Il y a eu des investissements qui ne s'appuyaient pas sur des informations fiables, je pense que ce sont des déficiences importantes », a résumé Mme Paradis.Avec Montréal Mode, la Caisse avait fait un geste sans précédent en finançant en totalité une entreprise commerciale.La direction de la Caisse a promis hier qu'on ne l'y reprendrait plus, à moins de circonstances exceptionnelles.Chantal Lévesque, bonne connaissance de Jean-Claude Scraire, fut choisie pour présider l'organisme sans qu'aucune autre candidature ne soit considérée.La Caisse a payé 2,3 millions de dollars sa compagnie Shan, y a injecté 9 millions supplémentaires et la lui a revendue 400 000 $, une transaction que Mme Paradis juge illégale.Henri-Paul Rousseau y voit son seul point de désaccord avec Mme Paradis ; selon lui, deux avis juridiques soutiennent que la Caisse pouvait vendre Shan à son ancienne mandataire.M.Rousseau approuve toutefois les constats de la vérificatrice sur les frais exagérés de représentation de Mme Lévesque et de son mari, Claude Gilbert, nommé vice-président marketing de Montréal Mode.Voyages inutiles, vêtements coûteux, factures de boissons alcooliques, repas systématiquement pris aux frais des contribuables, les abus ont été nombreux, selon la vérificatrice.Entre janvier 1999 et décembre 2002, les trois principaux dirigeants de Montréal Mode ont obtenu des remboursements pour 75 000 $ de frais « non justifiés » et 70 000 $ de frais « insuffisamment motivés ».Le président de la Caisse promet qu'on exigera un remboursement de ces dépenses personnelles, mais souligne qu'il y avait « confusion des genres ».On ne savait pas si Montréal Mode était une société régie par les normes du secteur public ou une entreprise commerciale dont l'actionnaire était du secteur public.Mme Lévesque a prévenu hier qu'elle ne rembourserait pas un sou de ces frais dûment approuvés par la précédente administration de la CDP.Au sujet de la construction du bureau principal de la Caisse, la vérificatrice explique les dépassements importants de coûts par la décision de l'administration Scraire de respecter l'échéance de 2002 pour la fin du chantier.Le fast track imposé au projet a résulté en des factures supplémentaires de 30 millions.Déjà, la décision de construire le complexe au-dessus de l'autoroute Ville-Marie signifiait des débours supplémentaires de 18 millions.Pendant toute la durée des travaux, le conseil d'administration de la Caisse, qui compte pourtant plusieurs gestionnaires réputés et des ténors des centrales syndicales, a été laissé dans le brouillard.Les administrateurs n'ont eu une vision complète du projet qu'ils avaient approuvé à la pièce qu'en novembre dernier, après que La Presse eut révélé que les coûts de l'édifice avaient triplé depuis l'annonce du projet à 102 millions de dollars en juin 2000.En conférence de presse, hier, le ministre des Finances, Yves Séguin, a promis une réforme en profondeur de la « gérance » de la Caisse l'automne prochain.La Caisse doit conserver son indépendance vis-à-vis du gouvernement, mais « cela ne veut pas dire qu'une société d'État peut décider toute seule dans son coin comment elle peut se gérer », a dit M.Séguin, jugeant inacceptable qu'on puisse aussi facilement, avec aussi peu de rigueur, dépenser des fonds publics.Il a cependant exprimé sa totale confiance envers le nouveau président, Henri-Paul Rousseau.OFFICIER Suite de la page A1 Valide jusqu'au 15 juin 2003.Photos peuvent différer.BEAUBIEN Grossissement de 10X Traitement multicouches Lentilles asphériques Jumelles idéales pour le Grand Prix 199,99$ Incluant : étui, courroie et capuchons 70-300 mm F 4-5.6 G Macro 179,99$ Appareil photo numérique Écran pivotant Résolution 5 millions de pixels Zoom 8X optique équivalent 35-280 mm Mode vidéo avec son Interface USB Sabot de flash intégré 1449,99$ Incluant : carte mémoire 32 Mo et accessoires Appareil photo reflex 35 mm Objectif zoom Nikkor 28-80 mm F3.5-5.6G Visualisation profondeur de champ Nouveau posemètre matriciel 3d 2 types de mode posemètre Flash intelligent TTL 539,99$ Incluant : courroie et pile Recevez 25 $ d'impression photo numérique! 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Recevez 25 $ d'impression photo numérique! 2599,99$ Objectif non inclus « Dégoûtée », une préposée du magasin a prévenu la police.M.Bartlam a été écroué, puis transféré aux autorités militaires.Pendant la guerre, deux soldats appartenant au même régiment que M.Bartlam ont été renvoyés à leur caserne, en Allemagne, accusés d'avoir battu des prisonniers de guerre.Pire, la police militaire a récemment confirmé faire enquête sur la mort suspecte de deux civils irakiens détenus à Bassora.Le premier a succombé le 13 mai et le second, cinq jours plus tard.« Mon fils m'a téléphoné et était bouleversé par ce qui était arrivé », a raconté le père d'un soldat au Daily Mail.« Il semble que cet homme ait été tabassé et soit mort en détention.Amnistie internationale a récolté les témoignages troublants d'Irakiens qui disent avoir été torturés dans des bases britanniques et américaines.« Un homme nous a raconté avoir été battu à coups de pied et frappé au visage, il a eu deux dents cassées.Un autre a soutenu que les soldats lui ont fait subir des chocs électriques », dit Theresa Richardson, porte-parole de l'organisme à Londres.Les détenus auraient été maltraités dans des bases de Bassora et de Nasiriya, avant leur transfert au centre de détention de la ville portuaire d'Oum Qasr.Ces allégations, combinées à l'utilisation de bombes à fragmentation dans les régions urbaines, portent un dur coup à l'image de l'armée britannique, largement considérée, au pays, comme une force plus prudente que l'armée américaine \u2014 qui, elle, a accumulé les bourdes tragiques au cours du conflit.La révérence patriotique que vouent les Britanniques à leurs boys a probablement contribué à neutraliser leurs doutes à l'égard de la guerre en Irak.« Nous ne couvrirons de honte ni notre uniforme ni notre nation », avait prédit le colonel Collins devant ses troupes.Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à croire qu'il avait tort. 4LP0501A0612 A5 JEUDI 4LP0501A0612 ZALLCALL 67 22:40:15 06/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 2 J U IN 2 0 0 3 C ANA D A A 5 Le français toujours malmené dans le système sportif canadien 3,3 millions en contrats à TNC Multicom La firme a empoché ainsi près de 4 $ en commission de gestion SOPHIE ALLARD MALGRÉ CERTAINS progrès réalisés depuis trois ans, le français traîne la patte dans le système sportif canadien et les athlètes d'élite francophones sont toujours sous-représentés.Voilà le constat que fait la commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, dans un rapport publié hier.« Sport Canada n'a pas gagné de médaille, il est même assez loin du podium », a dit hier Mme Adam, qui croit que les barrières linguistiques nuisent au développement des athlètes.En 2000, le Commissariat aux langues officielles a publié un rapport accablant sur l'état du bilinguisme à Sport Canada et a émis 15 recommandations \u2014 à respecter dès le 1er avril 2001 \u2014 « visant à éliminer les obstacles à la participation des francophones dans le sport de haut niveau ».À ce jour, seulement trois recommandations ont été mises en oeuvre, neuf le sont partiellement et trois autres n'ont pas été considérées.« L'athlète francophone, déjà déraciné de son patelin, n'a pas droit à une gamme de services complets dans sa langue, a dit à La Presse Mme Adam.Parfois, il doit même demander à ses pairs de traduire.» C'est ce qu'a vécu l'ancien champion olympique, Jean-Luc Brassard, en début de carrière.« Je ne parlais que le français et, parfois, je devais me fier davantage à mon talent qu'aux conseils des entraîneurs que je ne comprenais pas toujours.Et comme j'avais de la difficulté à traduire mes pensées en anglais, je me suis longtemps privé des services d'un psychologue », dit-il, néanmoins content de son immersion.Les sportifs d'élite dont la langue de préférence est le français ne compteraient que pour 17,3 % de l'ensemble des disciplines sportives.En 2000, c'était 18 % et en 1996, 24,6 %.Andréanne Morin, membre de l'équipe nationale d'aviron, avance que l'anglais domine nettement sa discipline.« Je suis choyée parce que je suis bilingue.En aviron, un sport surtout populaire chez les anglophones, on n'a d'autre choix que de parler anglais », a dit l'athlète jointe à London, en Ontario, où elle s'entraîne.Dyane Adam est catégorique : le français doit être plus présent.« Ce rapport de suivi vise à sonner l'alarme, dit-elle.La situation ne s'améliore pas et Sport Canada doit faire son examen de conscience ».C'est aussi ce que croit Yannick Lupien, de l'équipe nationale de natation.« La langue fait obstacle à la progression d'athlètes québécois qui, souvent, doivent s'expatrier et étudier en anglais pour avoir accès à des bourses.Plusieurs en sont incapables », dit le nageur de 23 ans, qui s'entraîne au Québec.Le secrétaire d'État au sport amateur, Paul De Villers, tente de minimiser l'impact du rapport publié hier.« Il nous reste du chemin à faire, mais nous avons démontré notre volonté d'intégrer la dualité linguistique au sein du système sportif canadien, a-t-il dit lors d'un entretien téléphonique avec La Presse.Nous nous sommes engagés, dans un plan d'action présenté mardi, à respecter toutes les recommandations d'ici un an, la plupart d'ici la fin de l'année.» Au nombre des lacunes inscrites dans le rapport, on note : le nonrespect des exigences linguistiques des postes de la direction générale de Sport Canada, l'absence de bilinguisme de certains organismes nationaux de sport et l'unilinguisme des services offerts aux équipes nationales, de l'entraîneur au médecin, dans les centres nationaux de sport de Winnipeg et Calgary.« Je ne crois pas qu'il y ait sousreprésentation d'athlètes francophones, ajoute néanmoins M.De- Villers.Les chiffres doivent être révisés.Dyane Adam n'en attend pas moins et demande à Sport Canada de réaliser, d'ici le 30 juin 2004, une étude indépendante sur la participation francophone dans l'ensemble des sports.Si la commissaire aux langues officielles déplore « la lenteur excessive à mettre en oeuvre les recommandations et à respecter les dates d'échéance », elle félicite Sport Canada des efforts faits jusqu'à maintenant.Elle cite la Politique canadienne du sport de mars 2002, qui garantit aux athlètes des services dans les deux langues officielles.« Il faut donner la chance au coureur.On ne devient pas champion du premier coup », conclut Mme Adam.En ski acrobatique, le problème du bilinguisme ne se pose plus, soutient Stéphane Rochon, spécialiste des bosses, qui a terminé sa carrière en mars en remportant la Coupe du monde de bosses parallèles de Voss, en Norvège.« Des ajustements ont été faits il y a quelques années et, maintenant, le français est tout aussi présent que l'anglais au sein de l'équipe nationale, dit-il.Mais, comme sur la montagne on ne parle que l'anglais, aussi bien s'y mettre ! » JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Même si elle se spécialise dans la traduction de documents dans des langues étrangères et qu'elle ne compte que quatre employés, la firme TNC Multicom, dont le propriétaire, Nino Colavecchio, est une vieille connaissance de l'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, a décroché sa large part des contrats dans le cadre du controversé programme de commandites.En tout, cette firme de Montréal a décroché 86 contrats totalisant 3,3 millions de dollars durant les exercices financiers 2001-2002 et 2002-2003 et elle a ainsi empoché une commission de 12 % pour la gestion de ces commandites, soit 396 000 $.Le nombre de contrats et leur valeur sont donc nettement supérieurs à ce que les fonctionnaires du ministère des Travaux publics ont dévoilés à La Presse à la suite d'une demande formulée en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.À la suite de cette demande, qui réclamait tous les contrats accordés à la firme TNC Multicom et/ou Nino Colavecchio entre le 31 mars et le 28 mai 2002, seulement 11 contrats de commandites valant 115 000 $ ont été remis à La Presse en septembre dernier.Or, d'autres documents obtenus par La Presse hier démontrent que TNC Multicom avait en fait obtenu, durant le seul exercice financier qui commence le 1er avril 2001 et prend fin le 31 mars 2002, 54 contrats de commandites totalisant 1,73 million de dollars.Durant l'exercice financier suivant, l'entreprise montréalaise a obtenu 32 contrats valant 1,58 million de dollars.La coordonnatrice de la Loi sur l'accès à l'information au ministère des Travaux publics, Anita Lloyd, n'était pas disponible en fin d'après-midi hier pour expliquer pourquoi plusieurs contrats n'ont pas été dévoilés.L'actuel ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, venait d'être muté à ce poste au moment où la demande de La Presse a été traitée.Le programme de commandites a été mis sur pied par le gouvernement Chrétien au lendemain du référendum sur la souveraineté au Québec en 1995 afin d'augmenter la visibilité du fédéral dans la province.Même si elle détenait peu d'expertise dans la gestion de commandites à grande échelle, comme le stipulait un appel d'offres lancé par le ministère des Travaux publics à la fin de l'an 2000, TNC Multicom a été sélectionnée comme l'une des neuf agences de communications à qui le gouvernement pouvait accorder la gestion de contrats de commandites pour une période de deux ans débutant en janvier 2001.La valeur des contrats obtenus par TNC Multicom variait de quelque 1000 $ (Tournois Passe-Rondelle de Québec) à 400 000 $ (Festival Juste pour rire de Montréal).Aux Communes, hier, le Bloc québécois a soutenu que les liens d'amitié qui existaient entre le propriétaire de TNC Multicom et l'ancien ministre Alfonso Gagliano démontrent hors de tout doute que le programme de commandites a été mis sur pied pour récompenser les amis du gouvernement Chrétien et de garnir la caisse électorale du Parti libéral.Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a déclaré que l'entreprise montréalaise n'aurait jamais obtenu autant de contrats si son propriétaire n'avait pas entretenu de liens avec M.Gagliano, qui est aujourd'hui ambassadeur du Canada au Danemark.« Comment expliquer un tel traitement de faveur pour une firme sans expertise pertinente autrement que par la relation privilégiée existant entre son propriétaire, Nino Colavecchio et Alfonso Gagliano ?» s'est exclamé le chef bloquiste.Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, a répondu que les services de TNC Multicom comme l'une des neuf agences pour gérer les commandites avaient été retenus au terme d'un appel d'offres.Mais il a souligné avoir mis fin à la pratique de recourir à des agences de publicité pour distribuer les commandites aux dirigeants d'événements sportifs et culturels.Cette réponse de M.Goodale a fait bondir de colère M.Duceppe qui a accusé le ministre de se comporter comme M.Gagliano.« Il n'y a jamais plus de problème avec le ministre des Travaux publics.Il parle exactement comme parlait Alfonso Gagliano.Il a atteint les mêmes sommets d'hypocrisie.C'est ce qu'il fait actuellement.(.) Sans atteindre des sommets d'hypocrisie, ce qu'il devrait faire, c'est de nous dire que le principal atout de Nino Colavecchio s'appelait Alfonso Gagliano.Manifestement irrité de voir M.Duceppe faire de telles comparaisons, M.Goodale, qui affiche toujours un flegme désarmant, a répliqué sur un ton sec : « M.le président, permettez-moi de dire à l'honorable gentleman que dans un concours d'éthique, je suis prêt à comparer ma réputation à la sienne n'importe quel jour de la semaine.Le député bloquiste Michel Guimond a ensuite réclamé à nouveau la tenue d'une enquête afin de déterminer le rôle qu'a joué M.Gagliano dans le scandale entourant le programme des commandites.« Le premier ministre veut couvrir Alfonso Gagliano parce que lui-même se trouve enfoncé dans cette affaire jusqu'au cou.Le premier ministre ne réalise-t-il pas qu'en fin de mandat, la seule manière de blanchir sa réputation, c'est de décréter une enquête publique ?» a-t-il lancé.Le chef du Parti conservateur, Peter Mac Kay, a quant à lui exiger le rappel immédiat de M.Gagliano, qui a été nommé ambassadeur du Canada au Danemark en janvier 2002 par M.Chrétien après que des allégations de favoritisme et de conflit d'intérêts eurent été formulées contre lui.Photo JONATHAN HAYWARD, Presse Canadienne © Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, a rappelé aux Communes hier que TNC Multicom, comme les neuf firmes retenues dans le programme de commandites, avait été sélectionnée au terme d'un appel d'offres.Une réponse qui a fait bondir le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Notre chroniqueur Pierre Foglia est présentement en vacances.Il sera de retour prochainement.LA CHEMISE FROISSÉE RAYÉE | 29.95 Une économie de 33% sur une chemise en pur coton confort pour papa, avec la touche mode supplémentaire de l'été.Tons dominants de sable ou rouge.P.m.g.tg.Rég.45.00 LE PULL COTON MERCERISÉ | 29.95 Une économie de 45% sur un pull manches courtes exclusif du 31, très apprécié pour son confort, sa souplesse incomparable et aussi pour la forme encolure ronde hyper-pratique.P.m.g.tg.ttg.Rég.55.00 LE POLO COTON LUSTRÉ | 39.95 Une économie de 33% sur un polo de qualité supérieure avec son fil pur coton mercerisé qui donne une belle apparence soyeuse, un confort exceptionnel.Blanc, sable, noir, marine, rouge.P.m.g.tg.ttg.Rég.60.00 LA CHEMISE COTON PIMA | 39.95 Rabais de 41% sur une chemise classe affaires qui se démarque par la qualité de son tissage extra-fin, 55% coton 45% polyester de tenue exceptionnelle.14 1/2 à 18.Blanc, gris, bleu pâle, lavande.Rég.68.00 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE FÊTE DES PÈRES 1 5 J U I N Un cadeau pour vos cadeaux ! Magasinez au 31 pour papa nous emballons.La boîte-cadeau Simons, une tradition de qualité.3149036A 4LP0601A0612 a6 jeudi 4LP0601A0612 ZALLCALL 67 21:42:41 06/11/03 B A 6 O T T AWA L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 2 J U IN 2 0 0 3 Chrétien aura du mal à gouverner à l'automne, croit Lucienne Robillard Les Communes adoptent la loi sur le financementdes partis G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Suivant le chemin tracé par René Lévesque et par sa loi de 1977 sur le financement populaire des partis politiques au Québec, Jean Chrétien a finalement réussi à faire adopter hier en fin de journée aux Communes par un vote de 172 à 62, soit avec l'appui du Bloc québécois et du NPD, son propre projet de loi qui limite désormais les contributions des entreprises et des syndicats aux partis politiques fédéraux à 1000 $.Lorsque le premier ministre avait présenté son projet de loi controversé le 11 février dernier aux Communes, il avait affirmé que la loi mise en place à l'époque au Québec par René Lévesque avait fait avancer la démocratie.À son tour, M.Chrétien souhaitait libérer les partis politiques d'une dépendance indue aux grandes entreprises et aux grandes centrales syndicales.Il a donc ajouté un morceau de taille hier à l'héritage politique qu'il entend laisser avant son départ à la retraite en février 2004.Pour arracher cette victoire, M.Chrétien a accepté notamment que la somme que versera l'État aux partis politiques passe de 1,50 $ à 1,75 $ pour chacun des votes reçus par un parti politique.Il a également accepté que la contribution maximum des individus à un parti politique soit réduite de 10 000 $ \u2014 sa proposition initiale \u2014 à 5000 $.Devant l'acharnement de l'opposition officielle à faire traîner le débat aux Communes, les libéraux ont d'ailleurs imposé le bâillon au débat sur le projet de loi.M.Chrétien n'a pas en revanche eu autant de facilité à convaincre ses troupes de faire adopter à toute vapeur d'autres législations auxquelles il tient beaucoup, ne serait-ce que celle sur la gouvernance des autochtones ou celle sur l'interdiction du clonage humain.Qu'à cela ne tienne, le chef du gouvernement a déclaré mardi que tous ces projets de loi seront encore au menu des travaux parlementaires après la pause estivale et qu'ils seront alors traités avec diligence, un point de vue qui n'est pas partagé par tous les députés de sa formation, en particulier par son éventuel successeur, Paul Martin, qui n'a pas hésité récemment à enrayer la machine de son chef en clamant que lui, une fois au pouvoir, ne mettrait pas à exécution la loi sur la gouvernance des autochtones, une loi qu'il considère inapplicable et mal venue.La sortie de M.Chrétien mardi mettait aussi un terme aux rumeurs qui voulaient que la session parlementaire soit prorogée en septembre en raison de la course à la direction du parti.Les discussions se poursuivaient d'ailleurs hier entre les partis politiques pour mettre un terme aux travaux de la Chambre dès vendredi, plutôt qu'à la date prévue du 20 juin.Le premier ministre a bel et bien l'intention de s'agripper fermement au pouvoir et d'ordonner la reprise des travaux aux Communes à l'automne même si, le 27 septembre, les Canadiens sauront qui sera le prochain chef du PLC et du gouvernement.En effet, à cette date, tous les délégués pour le congrès libéral de novembre à la direction auront été choisis et M.Martin pourrait avoir dès lors la certitude qu'il sera élu dès le premier tour de scrutin.Jean Chrétien n'a nullement prêté attention à ce fait cette semaine en annonçant qu'il mènerait à terme à l'automne son menu législatif.Outre le projet de loi sur la gouvernance des Premières Nations (C-7) et celui sur la reproduction assistée (C-13) qui veut interdire le clonage humain, d'autres projets législatifs sont en attente aux Communes ou dans les comités et risquent de ne jamais aboutir.Les projets de loi C-20 sur la pornographie infantile ; C-22 sur la loi du divorce ; C-23 sur la création d'un registre national des personnes reconnues coupables de crimes sexuels, et C-38 sur la décriminalisation de possession faible de marijuana, sont dans cette catégorie, tout comme le projet de loi sur la cruauté envers les animaux et celui sur les changements à la loi sur la citoyenneté.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Sans aller jusqu'à demander à Jean Chrétien qu'il devance la date de sa retraite de la vie politique, la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, estime que le premier ministre aura de la difficulté à gouverner le pays à l'automne une fois que les militants lui auront choisi un successeur.Mettant fin à la neutralité qu'elle s'est imposée en raison des fonctions importantes qu'elle occupe au sein du gouvernement Chrétien, Mme Robillard a donné hier son appui à Paul Martin dans la course à la direction du Parti libéral.Ce faisant, Mme Robillard a convenu que la situation se corsera pour son propre gouvernement une fois que le nouveau chef aura été élu en novembre, d'autant plus que M.Chrétien a la ferme intention de rester aux commandes à Ottawa jusqu'en février 2004, soit trois mois après que son successeur aura été choisi.« C'est déjà difficile à l'heure actuelle, mais on réussit à gouverner le pays, a déclaré hier Mme Robillard dans une entrevue accordée à La Presse.Cet automne, ça va être encore plus difficile.Après le vote du mois de septembre (le choix des militants qui participeront au congrès) et le congrès de novembre (l'élection du chef), c'est sûr que ça va devenir encore plus difficile à mon point de vue.» Interrogée pour savoir si M.Chrétien devrait devancer la date de sa retraite de la politique, Mme Robillard a répondu qu'il incombe au premier ministre et à lui seul de prendre une telle décision.« C'est à lui à décider s'il voit à l'automne que c'est très, très difficile.Mais je lui laisse cette décision », a expliqué la ministre.Mme Robillard est devenue hier le 20e ministre au sein du gouvernement Chrétien à donner son appui à Paul Martin, meneur incontesté dans cette course.Au Québec, les ministres Pierre Pettigrew (Commerce international), Denis Coderre (Immigration) et Denis Paradis (secrétaire d'État Amérique latine et Afrique) appuient Paul Martin, tandis que le ministre de la Justice, Martin Cauchon, appuie John Manley.Quant au ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, et au ministre responsable du Développement régional au Québec, Claude Drouin, ils n'ont pas encore fait connaître leurs intentions.En entrevue, hier, Mme Robillard a dit avoir observé une certaine neutralité jusqu'à la fin de la présente session parlementaire à cause des fonctions d'arbitrage qu'elle doit exercer entre ses collègues au sein du cabinet.Mme Robillard a précisé qu'elle accorde son appui à Paul Martin parce qu'il a, selon elle, toutes les qualités d'un leader qui reconnaît l'importance de forger des compromis pour gouverner dans les intérêts supérieurs du pays.L'annonce de Mme Robillard survient à quelques heures du dernier débat entre les trois candidats, qui aura lieu samedi à Saint-Hyacinthe.Le PDSF pour la S60 2.5T 2004 est de 41 495 $.Offre dune durée limitée consentie uniquement aux clients admissibles par les concessionnaires Volvo participants et les Services financiers d Automobiles Volvo du Canada, sur approbation du crédit.Exemple de crédit-bail pour une S60 2.5T 2004 avec groupe premium PDSF 44 495 $ : 479 $ par mois, terme de 48 mois, acompte de 4 895 $.Total des mensualités : 22 992 $.Prix dachat à la fin du bail : 23 979,85 $.Votre mensualité peut varier selon les équipements optionnels choisis.Première mensualité et dépôt de garantie de 600 $ payables à la livraison.Allocation de 20 000 km par an (0,08 $ du km excédentaire).Taux dintérêt annuel de 5,8 % à la location.Frais de transport et de livraison (1 150 $), taxes, immatriculation, assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à un prix inférieur.Offre 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dès maintenant ses lois pour reconnaître le mariage homosexuel, mais le ministre de la Justice, Martin Cauchon, pourrait toujours décider d'en appeler.En ce qui le concerne, Paul Martin estime que le gouvernement du Canada ne peut faire perdurer la discrimination à l'égard des couples gais qui aspirent au mariage.« On ne peut faire de la discrimination entre les Canadiens, c'est une question de droit.Lorsque la question de l'obligation alimentaire entre conjoints de même sexe s'est posée il y a quelques années, j'avais dit : « on ne va pas en appel », a rappelé M.Martin.Le ministre Cauchon attend le rapport du comité permanent de la Justice avant de décider s'il en appelle.Le comité, où siègent certains députés farouchement opposés au mariage homosexuel, doit soumettre une série de recommandations.« Il y a plusieurs options que le gouvernement peut choisir.Mais une chose est claire, si la cour décide que c'est une question de droit, c'est une question de droit et il ne faut pas faire de discrimination », a insisté M.Martin.Le comité pourrait proposer de modifier la définition du mariage comme l'ordonne la Cour, ou suggérer le retrait du fédéral de ce champ de responsabilité pour le refiler aux autorités religieuses.La création d'une union civile, similaire à celle que le Québec a récemment adoptée, figure aussi dans les cartons du comité.Tandis que le ministre Cauchon réfléchit, la question divise la Chambre des communes et le caucus libéral.Bon nombre de députés libéraux sont d'avis que le gouvernement fédéral devrait, sans plus attendre, en appeler du jugement et le renvoyer devant la Cour suprême du Canada.Hier, les plus farouches opposants ne se faisaient pas prier pour dénoncer le jugement.Toutefois, le temps que prend le gouvernement pour évaluer sa décision, s'il frustre plusieurs députés, sourit aux gais et lesbiennes ontariens qui en profitent pour se marier.« Nos téléphones ne dérougissent pas », a confié une employée de l'hôtel de ville de Toronto, précisant que les appels proviennent de partout au pays.À Toronto, au moins 21 couples gais avaient demandé une licence de mariage.À Ottawa, deux couples ont convolé en justes noces, s'ajoutant à ceux qui ont fait de même mardi, dans la Ville reine.Le ministre Cauchon a admis que les mariages qui se déroulent seront reconnus, pour l'instant.« Les mariages qui prennent place actuellement sont effectivement des mariages légaux », a-t-il souligné, refusant de spéculer sur ce qu'il adviendra de la « légalité » de ces mariages si l'affaire est portée en appel.Si le plus haut tribunal du pays renversait le jugement, ces mariages pourraient ne plus être reconnus.Des députés libéraux ont profité de la réunion du caucus, mercredi, pour exprimer leur point de vue et mettre de la pression sur le ministre de la Justice et le premier ministre Jean Chrétien qui, ultimement, prendront une décision.« Nous ne pouvons pas nous taire et ne pas contester l'arrogance juridique de ces trois juges ontariens », a fait valoir le libéral Pat O'Brien, qui siège au comité de la justice qui termine un rapport sur le sujet.Ce jugement exécutoire « limite sévèrement le gouvernement », a dénoncé le libéral John Mc Kay, membre du comité de la Justice.M.Mc Kay croit que la tâche de déterminer la question revient au Parlement.À l'opposé, d'autres croient qu'il faut mettre fin aux rebondissements judiciaires et se conformer aux tribunaux de l'Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique, qui arrivent aux mêmes conclusions.Photo CP Lisa Lachance et Heather Gass s'embrassent après avoir obtenu hier l'autorisation de se marier de la ville d'Ottawa, après le jugement de la Cour d'appel de l'Ontario reconnaissant le mariage aux personnes de même sexe.Faites une demande maintenant et obtenez 7500 points en prime.Pour faire une demande, composez le 1-877-ROYAL® 2-9 ou rendez-vous au www.rbcbanqueroyale.com/voyagesplatine.Cette offre de points en prime se termine le 31 juillet 2003.Vos points en prime 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4LP0802A0612 a08 actus jeu 12 juin 4LP0802A0612 ZALLCALL 67 22:38:15 06/11/03 B ASSURANCE-MÉDICAMENTS Hausse des primes pour deux Québécois sur trois G I L L E S NORMAND QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec vient de décréter une hausse légère des primes et des contributions au régime public d'assurance-médicaments pour 66 % des personnes couvertes.Toutefois, la gratuité demeure totale pour 24 % des utilisateurs, tandis qu'un gel de ces coûts est maintenu pour une autre couche de 10 % des personnes qui y ont recours.Ces modifications, découlant des nouveaux paramètres d'indexation établis ces dernières semaines, visent à récupérer 62 millions pour combler une partie de l'augmentation des coûts du régime, qui atteindra cette année entre 300 et 400 millions, prévoit- on au ministère de la Santé et des Services sociaux.Le ministre responsable, Philippe Couillard, a expliqué hier, en conférence de presse, que cette hausse des contributions, qui entrera en vigueur le 1er juillet, permettra de « garantir l'équilibre financier du régime d'assurance-médicaments, tout en maintenant l'équité entre les assurés du régime public et ceux qui ont une assurance privée ».« Cette mesure est nécessaire pour assurer la santé financière et même la survie de notre régime public tel qu'il est actuellement conçu », a insisté le ministre de la Santé.Ainsi, la gratuité complète est maintenue pour les enfants et les étudiants à temps plein de 25 ans et moins, ainsi que pour les prestataires de l'assistance emploi avec contraintes sévères.Les prestataires, sans contraintes sévères à l'emploi, de même que les personnes âgées recevant le supplément de revenu garanti maximal ne connaîtront cette année aucune hausse de contribution et continueront de ne payer aucune prime.Pour l'ensemble de ces personnes (10 % des assurés), la franchise mensuelle demeure fixée à 8,33 $, et la coassurance (la portion du coût après la franchise assumée par l'assuré) reste à 25 %.Pour ces personnes, la contribution versée en pharmacie est limitée à 16,66 $ par mois (200 $ par année) et il n'y a aucune prime annuelle à payer.Les personnes âgées qui reçoivent un supplément de revenu garanti partiel (12 % des assurés) verront leur franchise mensuelle passer de 9,13 $ à 9,60 $.Leur niveau de coassurance sera légèrement accru, passant de 27,4 % à 28 %, soit moins d'un dollar par mois.Pour ce qui est de la prime annuelle, calculée en fonction du revenu de l'assuré, son maximum passera de 422 $ à 460 $ au moment de la déclaration de revenus.Quant aux personnes âgées, qui ne reçoivent aucun supplément de revenu garanti, leur franchise mensuelle sera aussi fixée à 9,60 $ et leur taux de coassurance à 28 % (moins de 1,50 $ par mois dans la majorité des cas), tandis que la prime annuelle maximale est établie à 460 $.Il en sera ainsi pour les adhérents (salariés sans régime privé, travailleurs autonomes, étudiants de plus de 25 ans), qui constituent la plus forte proportion d'assurés avec 40 % ou 1 282 003 adultes.Le ministre a par ailleurs formé un comité multipartite pour étudier les prix des médicaments et faire ses premières recommandations d'ici à la fin de l'année.Ce comité sera formé de représentants de la RAMQ, du Conseil du médicament et du ministère de la Santé.Quant aux assistés sociaux, auxquels le Parti libéral a promis la gratuité des médicaments durant la campagne électorale, cela ne surviendra pas avant 2004-2005.« Est-ce qu'on le fera d'un seul coup ou de façon graduelle ?Je ne sais pas, mais ce sera accompli à l'intérieur de notre mandat », a assuré le ministre Couillard.Photo JACQUES BOISSINOT, Presse Canadienne © Le ministre de la Santé, Philippe Couillard.Plaidoyer pour la propriété canadienne Sheila Copps a 150 jours pour examiner le rapport sur l'état de la radiodiffusion G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le rapport de 1000 pages du comité permanent du patrimoine des Communes sur l'état de la radiodiffusion au pays, déposé hier après-midi en Chambre, a été accueilli dans un premier temps de manière favorable par la ministre responsable, Sheila Copps, qui s'est dite convaincue d'avance de la nécessité de conserver entre les mains des Canadiens les destinées de la radio et de la télévision.« Une des questions clés sur lesquelles je serai très active, a déclaré Mme Copps à la sortie de la réunion du caucus libéral, est celle de la nécessité dans l'avenir de conserver la radiodiffusion entre les mains des Canadiens.C'est un élément clé du rapport.C'est important pour l'histoire et l'avenir du pays.» La ministre a 150 jours pour examiner en profondeur les 97 recommandations de l'ambitieux rapport et faire connaître ce qu'elle entend faire pour redonner un nouveau départ à un système dont les tares et les lacunes n'ont fait que s'aggraver au cours des 10 années du gouvernement libéral, si on en croit les partis d'opposition.D'ailleurs la députée néo-démocrate et membre du comité, Wendy Lill, qui appuie totalement le rapport, a exhorté le gouvernement libéral à donner suite aux recommandations.« Les libéraux du clan Chrétien-Martin, a-t-elle affirmé, ont sapé les assises de notre diffuseur public national et ont porté atteinte au droit des Canadiens de jouir de la culture canadienne.Toute l'industrie canadienne de la radiodiffusion est en état de crise en raison des nombreuses années de compressions budgétaires sauvages et de l'absence totale d'une vision pour l'industrie.» Le rapport, élaboré au cours des deux dernières années et demie et intitulé Notre souveraineté culturelle : le deuxième siècle de la radiodiffusion canadienne, propose, selon le président du comité, le député libéral de Lac-Saint-Louis, Clifford Lincoln, « une nouvelle vision audacieuse pour l'avenir du système ».Menacée par l'envahissement des contenus américains, par la propriété étrangère et par l'absence de financement adéquat, la radiodiffusion canadienne a besoin d'une sérieuse remise en forme.En conférence de presse hier, en compagnie de Mme Lill, de Christiane Gagnon du Bloc québécois et de John Abbott de l'Alliance canadienne, Clifford Lincoln a rappelé que, sur les 26 pays de l'OCDE, le Canada se classait en 1999 au 22e rang pour le financement public de ses radiodiffuseurs publics.Le rapport, comme l'a révélé La Presse dans son numéro d'hier, propose principalement une réforme fondamentale de la structure et de la composition du CRTC, le regroupement des lois sur les télécommunications en une seule, la création d'un seul ministère responsable de cette industrie (soit le ministère des Communications), une restructuration dans le sens d'une meilleure efficacité des programmes de soutien à la radiodiffusion, une nécessité pour les nouvelles instances créées de rendre compte au Parlement, la création du poste de contrôleur de la radiodiffusion intégré au bureau de la vérificatrice générale, des fonds nouveaux pour promouvoir la radiodiffusion communautaire et locale et, surtout, un financement adéquat et plus stable, notamment pour le Fonds canadien de télévision qui a été amputé de 25 millions cette année dans le budget de John Manley.Les néo-démocrates, les conservateurs et les bloquistes ont approuvé le rapport du comité.Le Bloc a cependant publié un « rapport complémentaire » de 18 recommandations consacrées à la situation particulière de la radiodiffusion du Québec.« Pour bonifier le rapport, a déclaré Christiane Gagnon, il aurait fallu que cesse la non-reconnaissance de l'identité québécoise et l'utilisation de stéréotypes à l'égard des communautés.» Mme Gagnon reproche notamment au CRTC d'assimiler « les allophones aux anglophones pour déterminer un marché ».L'Alliance canadienne a pour sa part émis un rapport dissident qui favorise un assouplissement des définitions du contenu canadien, laissant libre voie aux lois du marché et préconisant un financement en partie privé de Radio-Canada.LA CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PORTER PARTOUT, ÇA VOUS RAPPORTE! 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sortant des inspecteurs en désarmement de l'ONU, le Suédois Hans Blix, ne mâche pas ses mots.Alors qu'il s'apprête à quitter ses fonctions à la fin du mois, Blix dénonce, dans une interview publiée hier à Londres, les « salauds » qui, à Washington, ont orchestré une campagne de dénigrement contre lui avant la guerre en Irak.Dans les colonnes du Guardian, Blix souligne par ailleurs avoir subi des pressions de la part des responsables américains pour qu'il durcisse le langage des rapports portant sur les programmes présumés d'armement irakiens.Blix, qui a dirigé pendant trois mois et demi une recherche infructueuse sur la présence d'armes illicites en Irak, affirme notamment qu'à « un niveau subalterne », il a probablement été la cible d'une campagne de dénigrement conduite par des responsables américains pour le discréditer.« J'ai mes détracteurs à Washington.Ce sont des salauds qui répandent des faux bruits, et bien entendu, de choses ignobles dans les médias », souligne-t-il avant d'ajouter : « Non pas que je m'en souciais.C'était un peu comme une piqûre de moustique du soir et que l'on retrouve au petit matin.Cela irrite.» Blix, qui fêtera ses 75 ans à la fin juin, ne donne aucune précision sur ces « choses ignobles » colportées à son propos.Toutefois, dans une interview précédente, il avait affirmé que des responsables américains tentaient de saper son autorité au sein de son équipe en racontant aux médias qu'il avait caché au Conseil de sécurité des informations sur un drone (avion sans pilote) irakien.Une accusation qu'il avait rejetée en bloc.Mais le régime de Saddam Hussein ne semble pas avoir été en reste.Ainsi Hans Blix raconte au Guardian que des responsables irakiens avaient également répandu des rumeurs affirmant notamment que Blix, marié et père de deux enfants, était en réalité « un homosexuel qui se rendait à Washington toutes les deux semaines pour y prendre ses instructions ».À propos des inspections ellesmêmes et bien qu'aucune arme de destruction massive n'ait encore été découverte en Irak, Hans Blix répond qu'il est resté « agnostique » sur le fait de savoir si Saddam Hussein possédait effectivement ces armes peu avant la guerre en Irak.« Nous ne pouvons exclure qu'ils puissent trouver quelque chose », dit-il à propos des forces américano- britanniques qui recherchent des armes interdites en Irak.Toutefois, il ajoute : « C'est vrai que les Irakiens se sont mal comportés et n'avaient aucune crédibilité, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'ils étaient coupables.» Mardi, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a nommé le Grec Dimitri Perricos à la tête de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (COCOVINU).Perricos a été l'adjoint de Hans Blix pendant trois ans au sein de cette commission.Le secrétaire d'État américain Colin Powell a assuré hier « ne pas être au courant » d'une campagne de calomnies de la part de certains responsables américains, dont s'est plaint le chef des inspecteurs du désarmement irakien Hans Blix.« Je ne suis pas au courant d'une campagne de calomnies.J'ai la plus haute estime pour M.Blix », a déclaré le chef de la diplomatie américaine devant la presse après un entretien avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan à Washington.« J'ai travaillé très étroitement avec M.Blix au cours des huit ou neuf derniers mois, et je sais que le président (George W.Bush) a lui aussi confiance en lui », a-t-il ajouté.M.Annan a pris la défense du chef des inspecteurs de l'ONU, affirmant que c'était « un personne très professionnelle et très honnête », qui a « fait un très bon travail » et jouit « d'un respect universel pour son professionnalisme et ses efforts ».Il a également estimé que le diplomate suédois avait été victime de « certains articles de presse que je considère comme injustes, compte tenu du travail qu'il a fait », sans en dire plus sur ce point.Associated Press BAGDAD \u2014 Au moins 3240 civils sont morts en Irak en l'espace d'un mois de guerre, dont 1896 dans la seule agglomération de Bagdad, selon une enquête de cinq semaines menée sur place par l'agence Associated Press.Plusieurs enquêtes ont été réalisées pour tenter de déterminer le nombre des victimes civiles dans Bagdad, mais l'Associated Press est la première à évaluer ces pertes d'un bout à l'autre du pays.Le recensement de l'AP s'appuie sur les registres de 60 des 124 hôpitaux d'Irak, incluant presque tous les plus grands établissements du pays, et couvrent la période du 20 mars \u2014 date à laquelle la guerre a commencé \u2014 jusqu'au 20 avril, lorsque les affrontements ont quasiment cessé et que les forces américano- britanniques ont annoncé la proclamation prochaine de la fin des combats majeurs.La plupart des 64 autres hôpitaux se trouvent dans des petites villes où les journalistes ne se sont pas rendus car ils se trouvent dans des zones dangereuses.Le Pentagone a indiqué hier que le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak le 20 mars totalisait 183 au 10 juin, dont 45 depuis la fin des grands combats le 1er mai.Photo ARCHIVES, La Presse Hans Blix ROTIN E T TECK sur des collections de meubles en rotin haut de gamme (seulement au centre de liquidation à Saint-Hubert) Grande vente de meubles en rotin et en teck (aussi en osier synthétique) 8493, boul.Décarie, Mont-Royal, sortie Jean-Talon Tél.: (514) 734-2801 3919, boul.Taschereau, Saint-Hubert (Centre de liquidation)Tél.: (450) 445-8678 3705, autoroute des Laurentides (A-15), Laval, sortie10 Tél.: (450) 681-8443 1375, boul.Charest Ouest, local 1, Québec Tél.: (418) 686-1121 Les heures d'ouverture : lun., mar.et merc.10 h à 18 h Jeu.et ven.10 h à 19 h Sam.10 h à 17 h Dim.12 h à 17 h (seulement à Laval) Vaste sélection pour l'intérieur et extérieur Grandes réductions jusqu'à 70 % www.influence.ca DIRECTEMENT DE L'IMPORTATEUR Retrouvailles Chirac-Blair Agence France-Presse PARIS \u2014 Le président français Jacques Chirac et le premier ministre britannique Tony Blair ont affiché, hier soir à Paris, leurs « convergences de vues » sur l'Europe et le Proche- Orient, manifestant la volonté de tourner la page sur leur brouille née de la guerre en Irak.Après un dîner en tête-à-tête de plus de deux heures au palais de l'Élysée, les deux dirigeants ont cherché à montrer qu'ils étaient désormais prêts à travailler ensemble, en dépit de leurs divergences passées sur l'Irak.« Quelles que soient les divergences que nous avons pu avoir sur l'Irak, je suis convaincu qu'il est d'une importance vitale pour l'avenir de nos deux pays et pour celui de l'Europe que la Grande- Bretagne et la France travaillent étroitement ensemble », a déclaré Blair alors que Chirac était à ses côtés.Ce dernier avait pris la tête du « camp de la paix » contre la guerre en Irak menée par les forces américano- britanniques, provoquant une forte tension avec Londres.Le président français a aussi tenu à souligner qu'avec la Grande-Bretagne, « tout ce qui nous rapproche est infiniment plus fort que tout ce qui peut nous séparer ».Les deux dirigeants ont ainsi affirmé la volonté de parvenir à un accord lors du sommet européen de Salonique, les 20 et 21 juin, qui doit examiner le projet de constitution de l'Union européenne élaboré par l'ex-président Valéry Giscard d'Estaing.Appuyé par Paris et Berlin, ce projet vise à adapter les institutions européennes à une Union européenne élargie à 25 membres en 2004.Il prévoit notamment la création d'un poste de président stable de l'UE, ce qui mettrait un terme à l'actuelle présidence semestrielle.La Grande-Bretagne s'oppose à une réforme d'ampleur et souhaite en particulier le maintien du droit de veto des États membres.3150029A 4LP1001A0612 a10 jeudi 12 juin 4LP1001A0612 ZALLCALL 67 22:09:16 06/11/03 B 3149175A Cuba vilipende l'Union européenne d'après AFP LA HAVANE \u2014 Le gouvernement cubain s'en est pris avec virulence à l'Union européenne, accusée d'avoir « capitulé » devant Washington en annonçant, le 5 juin dernier, des mesures pour réduire ses relations avec La Havane en signe de protestation contre les violations accrues des droits de l'homme dans l'île des Antilles.Les autorités cubaines ont annoncé que « plus d'un million » de personnes participeraient demain à des manifestations devant les ambassades d'Espagne et d'Italie à La Havane.Ces manifestations constitueront une « première réponse de notre peuple à la honteuse position de l'Union européenne, complice de l'escalade agressive du gouvernement des États-Unis », selon un communiqué officiel lu à la télévision.Le chef de la diplomatie cubaine, Felipe Perez Roque, a qualifié d'« hypocrites et opportunistes » les récentes mesures adoptées par les Quinze et a affirmé que l'UE a, « une fois de plus, capitulé face au gouvernement des États-Unis ».Dans une déclaration officielle, première réponse à l'annonce européenne, le gouvernement cubain a affirmé que les Quinze avaient voulu apporter « une nouvelle preuve de contrition et de repentir européen » après leur désaccord avec Washington sur la guerre en Irak.Les pays de l'UE ont décidé à l'unanimité de limiter les visites gouvernementales de haut niveau effectuées dans le cadre bilatéral et d'inviter des dissidents aux cérémonies organisées à l'occasion des fêtes nationales.Ils ont aussi décidé de procéder à la réévaluation de la position commune de l'UE à l'égard de Cuba et de réduire l'importance de la participation des États-membres aux cérémonies culturelles.Roque a réservé ses pires attaques pour l'Espagne et son chef du gouvernement, José Maria Aznar, accusé d'être le « principal responsable » des représailles politiques de l'UE contre Cuba après les condamnations de 75 opposants, dont des personnalités de renom et des journalistes, à un total de 1454 années de prison.« Monsieur Aznar, obsédé par son rêve de punir Cuba et devenu l'allié au petit pied du gouvernement impérial américain, a été le principal responsable du fait que l'Union Européenne ne soit pas parvenue à mettre au point une approche indépendante et objective envers Cuba », a déclaré le ministre.Express Vu L'installation de base GRATUITE et l'installation gratuite du 2e récepteur du Forfait 2 Télés, se terminent le 30 juin 2003.L'offre d'installation gratuite du deuxième récepteur s'applique sur le modèle 2700A.Les abonnés doivent faire installer et activer les récepteurs d'ici le 15 juillet 2003.L'offre d'installation gratuite ne s'applique pas aux résidents de condominiums, d'appartements ou d'autres immeubles à logements multiples, ni à la clientèle commerciale.Des frais réseau mensuels de 2,99 $, avant taxes, s'appliquent à tous les abonnés.Vous devez acheter le système et le deuxième récepteur lors de la même transaction et tout l'équipement doit être installé par l'installateur lors d'une même visite.L'offre d'installation gratuite du système et du deuxième récepteur est réservée aux nouveaux abonnés résidentiels.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Détails en magasin ou au www.bell.ca/satellite.Bell est une marque de commerce de Bell Canada; Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, société en commandite.1 87 SOUCOUPE www.bell.ca/satellite Passez à un magasin Espace Bell.Q: Combien coûte l'installation gratuite du système Express Vu¥ et d'un deuxième récepteur ?R: Relisez attentivement cette phrase.ÉLECTRONIQUE HI-FI 3150171A EXPRESS INTERNATIONAL Iran: Répression policière PLUSIEURS milliers d'Iraniens sont de nouveau descendus dans les rues de Téhéran, hier soir, pour scander des slogans hostiles aux dirigeants de la République islamique, mais ont été empêchés de se rassembler par les forces de l'ordre qui ont bouclé le campus universitaire.Quelque 80 personnes ont été arrêtées lors de la manifestation de la veille, la première hostile aux dirigeants depuis des mois, a indiqué le ministre des Renseignements, cité par l'agence estudiantine Isna.\u2014 d'après AFP Liberia: Appel au cessez-le-feu LE CONSEIL de sécurité de l'ONU a demandé aux forces gouvernementales et aux rebelles d'arrêter leurs combats immédiatement au Liberia et d'observer un cessez-lefeu.Dans une déclaration, le Conseil réclame que soient préservés « les vies et biens des civils innocents » et que ne soient plus violés les droits de l'homme et la loi internationale.Cette exigence survient après l'annonce que le président libérien Charles Taylor et la rébellion du LURD ont accepté le principe d'un cessez-le-feu, qui pourrait être signé d'ici la fin de la semaine.\u2014 d'après AFP Serbie: Policier extradé L'ANCIEN chef de la sécurité de Slobodan Milosevic a été extradé aux Pays-Bas pour être jugé pour crimes de guerre devant le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye.Responsable de la sécurité sous l'ancien président yougoslave et expert des opérations clandestines, Jovica Stanisic est arrivé à bord d'un vol commercial parti de Belgrade vers les Pays-Bas.Il a été écroué dans le centre de détention du TPI.Selon les procureurs de l'ONU, la police secrète serbe, sous les ordres de Stanisic, a perpétré des atrocités en Croatie et en Bosnie au début des années 90.\u2014 d'après AP États-Unis: Bush dégringole LA COTE de popularité du président George W.Bush a sensiblement baissé depuis avril, passant de 73 à 57 % d'opinions favorables, selon un sondage de l'Université de Quinnipiac (Connecticut) rendu public hier.Ainsi, 57 % des Américains approuvent la façon dont George W.Bush remplit sa tâche, 35 % la désapprouvent.Ils étaient 73 % en avril lors d'un sondage similaire à se dire satisfaits de sa conduite des affaires.Ils ne sont qu'une minorité à approuver sa conduite de l'économie (45 % positifs, 50 % négatifs), la préoccupation numéro un des personnes interrogées : 61 % affirment en effet que l'économie les préoccupe plus que d'éventuels attentats.\u2014 d'après AFP Profitez d'un rabais de 2 $ par billet lorsque vous utilisez votre carte Master Card Banque Nationale pour régler vos achats de billets du Festival.Certaines restrictions s'appliquent RABAIS POUR LES DÉTENTEURSDE LA CARTE MASTERCARD BANQUE NATIONALE Billets en vente Au Spectrum / www.spectrumdemontreal.ca 318, rue Sainte-Catherine Ouest Aux comptoirs Admission / www.admission.com (514) 790-1245 À la Place des Arts / www.pda.qc.ca (514) 842-2112 UN PROGRAMME DOUBLE LE LUNDI 30 JUIN Commémorant le 50e anniversaire de sa disparition ANGELO DEBARRE ses musiciens et son invité spécial JAMES CARTER HOMMAGE À DJANGO REINHARDT avec BIRÉLI LAGRÈNE GIPSY PROJECT, le violoniste FLORIN NICULESCU et leur invité spécial TCHAVOLO SCHMITT PLEIN FEUX Salle Wilfrid Pelletier - PDA RENSEIGNEMENTS : 4LP1101A0612 a11 jeudi 12 juin 4LP1101A0612 ZALLCALL 67 21:42:27 06/11/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 2 J U IN 2 0 0 3 MOND E A 1 1 La Colombie, cimetière des syndicalistes La Confédération des syndicats libres dépose son rapport 2002 Première grande manifestation contre les réformes de Lula La Presse LA COLOMBIE demeure le cimetière des syndicalistes, 184 d'entre eux ayant été assassinés dans ce pays l'an passé selon le rapport 2003 de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), rendu public cette semaine.Dans le reste du monde, 29 homicides ont été signalés.Le document relève également qu'en Colombie, 27 militants syndicaux ont été l'objet de tentatives d'assassinats, 189 ont été menacés de mort, neuf sont «disparus», 139 ont été victimes d'arrestations arbitraires et 80 ont dû s'exiler.Le rapport annuel sur les violations des droits syndicaux, qui porte sur 133 pays et territoires, signale par ailleurs qu'au Brésil, au moins 16 membres d'organisations rurales de travailleurs ont été assassinés et 73 autres ont reçu des menaces de mort.À l'échelle planétaire, «les effets dévastateurs de la mondialisation sur les droits des travailleurs se sont encore aggravés en 2002 et la carte mondiale des violations des droits syndicaux a encore gagné en superficie», affirme l'organisme qui a son siège à Bruxelles.Au total, plus de 2500 syndicalistes ont été arrêtés et détenus, près de 1000 ont été blessés, quelque 30 000 ont été licenciés en raison de leurs activités syndicales et plus de 20 000 ont été victimes de harcèlement, affirme-t-on.Le document dénonce entre autres les zones franches d'exportation, «symboles par excellence de la course au nivellement social par le bas engendrée par la mondialisation économique actuelle».«Dans ces zones de non-droit syndical, des millions de salariés, dont une grande majorité de femmes, s'échinent pour des salaires de misère dans des conditions de santé et de sécurité déplorables, parfois au prix de leur vie», ajoutet- on.Le rapport met par ailleurs en évidence le lien entre la nature autoritaire de certains régimes et l'ampleur des violations des droits syndicaux.En Chine, par exemple, la répression de tout syndicalisme indépendant demeure systématique: emprisonnements de longue durée, passages à tabac, internements dans des institutions psychiatriques, camps de travail, harcèlement des familles, etc.«En 2002, des dizaines de militants syndicaux indépendants ont continué de croupir dans les geôles chinoises, dans des conditions infamantes.En raison des licenciements massifs survenus dans les entreprises d'État, l'année 2002 a été marquée par une flambée de conflits sociaux durement réprimés.En Europe, le rapport dénonce la tendance à bafouer les conventions collectives en vigeur, notamment en Russie, Bulgarie et Croatie, et les limitations excessives du droit de grève en Russie, Slovaquie, Serbie, Monténégro et Lettonie.L'Afrique n'échappe pas au regard des auteurs, qui constatent notamment l'impuissance des gouvernements à s'opposer aux exigences du FMI et de la Banque mondiale, ce qui s'est traduit par des pertes d'emplois.Les pays industrialisés, écrit-on par ailleurs, ne sont pas épargnés par la répression antisyndicale, «en particulier les États-Unis, où le congédiement est l'arme de prédilection pour tuer dans l'oeuf tout syndicat».Contrairement à celui d'Amnistie internationale, le rapport annuel de la CISL ne comprend pas de chapitre sur les nouvelles encourageantes.Tout n'est que dénonciations.Agence France-Presse BRASILIA \u2014 Vingt mille fonctionnaires sont descendus, hier, dans les rues de Brasilia à l'appel de la Centrale unique des travailleurs (CUT) \u2014 principale confédération ouvrière \u2014 pour protester contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.Il s'agit de la première grande manifestation antigouvernementale depuis l'arrivée au pouvoir de Lula, il y a un peu plus de cinq mois.Les manifestants brandissaient des centaines de pancartes rejetant le projet gouvernemental, qui vise à supprimer certains privilèges des retraités de la fonction publique et à aligner leurs pensions sur celles du secteur privé.« Nous sommes les travailleurs venus du sud ou de l'Amazonie pour occuper Brasilia et dire au président Lula que nous ne voulons pas de cette réforme qui touche à nos droits », répétaient les porte-parole des manifestants La réforme du système des retraites est, avec celle de la fiscalité, l'un des grands projets du gouvernement Lula pour réduire les dépenses publiques.ARTISANAT ET MEUBLES DE CHINE 2 SEMAINES SEULEMENT Qualité superbe Toutes en bois de rose massif.Mobiliers de salle à manger, mobiliers de salon, mobiliers de chambre, bars, bureaux, horloges de parquet, tables basses, petites tables d'appoint et plus encore.Meubles sur mesure disponibles Ouvert tous les jours de 10 h à 19 h 1008, rue Clark, Montréal (514) 397-1776 Au sud de La Gauchetière dans le quartier chinois 50% de rabais HÂTEZ-VOUS! 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19:54:16 06/11/03 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 L'eau du bain a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Plusieurs Québécois attendent avec appréhension le budget que déposera cet après-midi le ministre des Finances, Yves Séguin.Les déclarations maladroites de certains ministres, le ton du discours inaugural du premier ministre, les fuites publiées par les médias et l'agitation de lobbies ont contribué à susciter des craintes légitimes, mais excessives, parmi les citoyens.Serait-ce la fin du modèle québécois, de la social-démocratie au Québec ?La plupart des Québécois, s'ils veulent une révision du rôle et du fonctionnement du gouvernement (sinon pourquoi auraient-ils élu le Parti libéral ?), ne souhaitent pas une « révolution du bon sens » à la Mike Harris.Autrement dit, ils ne veulent pas qu'on jette le bébé avec l'eau du bain.Par contre, la levée de boucliers à laquelle nous assistons ces jours-ci tend à faire croire aux gens que le bébé sera menacé dès que les libéraux toucheront l'eau dudit bain.Cette vision est erronée et abusive.Dans l'analyse qu'on fera des mesures annoncées aujourd'hui par M.Séguin, il faudra faire bien attention de distinguer l'eau du bébé.C'est-à-dire qu'il faudra faire la différence entre les fondements du modèle québécois, qu'il faut préserver, et ce qui est accessoire ou ruineux.> Contrôler les dépenses de l'État n'équivaut pas à la mise à mort de l'État providence.Certains défenseurs des programmes sociaux font comme si les ressources financières du gouvernement du Québec, et donc des contribuables, étaient illimitées.Or, s'il est essentiel que le gouvernement assure toute une gamme de services publics, il ne peut et ne doit le faire qu'à l'intérieur des moyens de la société québécoise.Comme le disait Bernard Landry alors qu'il travaillait à atteindre le déficit zéro, lorsque le gouvernement n'a pas de marge de manoeuvre la social-démocratie n'est qu'une « vue de l'esprit ».> Ajuster les règles ou la tarification des programmes sociaux n'équivaut pas à leur destruction.Comme les ressources financières de la société québécoise sont limitées, la générosité des programmes sociaux doit l'être aussi.Lorsque le gouvernement du Parti québécois a conçu les Centres de la petite enfance, pourquoi n'a-t-il pas opté pour la gratuité des services de garde ?Parce qu'il n'en n'avait pas les moyens.Si les libéraux constatent que l'État ne peut plus se permettre d'offrir les garderies à 5 $, pourquoi serait-ce un scandale ?L'essentiel, ce n'est pas le tarif de 5 $ ; des garderies à 10 $ représenteraient déjà un investissement social colossal.L'essentiel, c'est que l'État aide les parents, en particulier les moins riches, à obtenir des services de garde de qualité (publics ou privés) à un tarif raisonnable.> Revoir les mandats des sociétés d'État ne signifie pas qu'on démantèle le modèle québécois.Tous les États disposent d'outils pour appuyer le développement économique.Cependant, parce que ces instruments utilisent de l'argent public, ils doivent être gérés avec une extrême prudence, et leur mission doit être clairement définie.Comme l'indiquent les rapports publiés hier par la vérificatrice générale, la prudence a fait défaut à la Caisse de dépôt, et ses anciens dirigeants ont interprété abusivement le mandat de l'organisme.Le rapport annuel publié la veille par la SGF laisse croire que le même diagnostic s'applique à cette société.Nous verrons aujourd'hui quels sont les premiers gestes du gouvernement libéral pour réaliser son programme et assurer l'équilibre budgétaire.Les groupes de pression ont le devoir de réagir avec mesure et intelligence, plutôt que de mousser la panique.Pour sa part le premier ministre devra ajuster son discours s'il veut assurer le succès de ces réformes.M.Charest doit convaincre les Québécois que les changements qu'il veut apporter conduiront à une société plus prospère et à des services publics de meilleure qualité.Il doit aussi démontrer que, comme il l'a dit dans son discours inaugural, le gouvernement libéral sera vraiment « un gouvernement de compassion ».Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Contrôler les dépenses de l'État n'équivaut pas à la mise à mort de l'État providence.LA BOÎTE AUX LETTRES L'utopie d'une île, une ville DANS LEUR lettre, parue hier (le 11 juin), sous le titre « Montréal mérite de vivre » les cosignataires incitent M.Tremblay à démontrer plus de leadership.À cet égard, le seul d'ailleurs, ils ont tout à fait raison.Le leadership est la clé du succès.Pour preuve, la ville de Boston ne compte que 600 000 résidents au centre d'une population d'environ 3 500 000 personnes, réparties en plusieurs municipalités.Ce qui démontre que les grandes structures ne sont pas nécessaires au succès d'une région.Pourtant, dans la lettre d'hier, Boston est citée, avec raison, comme une ville à succès.Le leadership et la concertation ont fait son succès.L'utopie « d'une île, une ville » nous éloigne d'une réalité pourtant bien concrète.Montréal fusionnée ou non ne peut faire cavalier seul.Le succès du développement économique de Montréal passe par le leadership et la concertation de l'ensemble des intervenants de toutes les municipalités de la grande région métropolitaine.Il passe, également, par une étroite intégration aux objectifs à long terme du gouvernement provincial, en cohérence avec le développement des régions externes.De plus, le problème de fiscalité, souvent mis au coeur du débat, est loin d'être insoluble, et les fusions ne sont que demi-mesure.Afin d'être réellement équitable, la fiscalité doit être considérée dans tout son ensemble, celui de toute la région concernée, non seulement entre résidents de l'île.Encore est-il est aberrant que l'on a éludé, dans cette lettre, le fait que les grandes structures municipales soient remises en cause aux États-Unis.FERNAND LAVIGNE Montréal Tout à fait d'accord TOUT À FAIT d'accord à ce que le maire Tremblay soit plus combatif en ce qui concerne la fusiondéfusion de notre ville.Après tout, « l'ancienne ville » de Montréal compte une population plus élevée que les « anciennes » banlieues et la majorité des résidents de Montréal souhaitaient la fusion.Il y a plusieurs années, n'est-ce pas monsieur Claude Ryan du Parti libéral du Québec qui préconisait la fusion des municipalités ?Je me rappelle bien qu'il avait même mentionné que c'était très important pour l'économie et qu'un jour ce projet devrait devenir obligatoire.Monsieur Tremblay doit s'en rappeler puisqu'il a fait parti de cette couleur politique.Vous aurez compris que je suis d'accord pour : « Une île, une ville ».THÉRÈSE LACROIX Fondamentalisme politique Monsieur Jean-Pierre Charbonneau, DANS VOTRE texte publié le 10 juin dans La Presse, (« Élitiste le PQ ?») vous suggériez au parti de s'ouvrir d'avantage à la population, parce que le missionariat péquiste traditionnel était périmé.Vous avez bien raison, mais le problème est que l'opinion québécoise n'est probablement plus sur la même longueur d'ondes que vous et qu'il vous faudra plus que du missionariat.Le vrai problème est que l'opinion publique a changé depuis les années 60.Le Québec est passé d'une époque collectiviste à une époque narcissique.Aujourd'hui les gens se foutent de l'État (une tour d'ivoire) et des partis (des brûlots de discorde) et ne s'intéressent qu'à eux-mêmes.Même le français sonne un peu démodé.L'indépendance, ce n'est plus une question de justice pour le citoyen, mais bien de prestige.Avoir un gouvernement à soi signifierait avoir une première place sur le podium, comme les autres.Point à la ligne ! Et si le Québec peut briller autrement, il va le faire.L'ambition de Jean Charest va chercher plus profond qu'on le croirait.Mais vous vous entêtez à faire du fondamentalisme politique, comme les vieux marxistes.Ce qui se vend bien au parti, ne se vend plus au citoyen moyen.Vous êtes coincés entre deux cultures politiques de type différent.Un véritable défi pour vous.MICHEL MAGNANT politologue L'omelette du métro m r o y @ l a p r e s s e .c a On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, veut le dicton.Il n'est pas davantage possible de construire un métro sans creuser des trous.Fort bien, mais allez les creuser ailleurs, répliquent quelques citoyens d'Ahuntsic, où va sévir un des chantiers de construction du prolongement du métro vers Laval.Le creusage du tunnel incriminé se fait dans un parc, va coûter la vie à des arbres (entre 20 et 60, selon les sources) et risque de perturber le quartier pendant près de deux ans.Aujourd'hui, la Cour supérieure doit émettre \u2014 ou refuser de le faire \u2014 une injonction stoppant les travaux.Or, sans entrer dans le labyrinthe technique et légal du dossier, ce qu'il appartient au tribunal de faire, quelques évidences se dégagent qui ont des airs de déjà-vu, de faux prétextes ou de vraies incongruités.La première est qu'on se trouve une nouvelle fois confronté au syndrome PDMC, « pas dans ma cour ».On a vu agir cette forme d'égoïsme collectif dans maintes autres affaires en fonction d'une stratégie, toujours la même, consistant à se présenter comme victimes des pouvoirs publics chargés d'assurer le bien commun.On connaît l'hypersensibilité des médias à l'égard des « victimes » : cette stratégie est généralement payante.La seconde concerne le prétexte environnemental invoqué.On pourrait dire que la cause entendue au Palais de justice est celle des Arbres c.L'Agence métropolitaine de transport.version végétale de ces procès du Moyen-Âge où des animaux étaient convoqués devant les magistrats ! Sans rire : réalise-t-on qu'on s'oppose ainsi à la réalisation d'un projet dont les retombées environnementales positives seront gigantesques \u2014 50 000 citoyens transportés chaque jour et, éventuellement, 3000 voitures de moins sur l'île de Montréal ?Ceci dit, les citoyens ont raison sur un point : l'espace de verdure concerné sera inaccessible et la qualité de vie des voisins du chantier sera diminuée pendant un bon bout de temps.Quant au parc, rien à faire sinon de patienter jusqu'à ce qu'il soit restauré, et des arbres replantés, à la fin des travaux.D'autre part, l'AMT devrait en effet se préoccuper d'établir des relations sincères et suivies avec les riverains.De les informer régulièrement de la progression et des effets ponctuels des travaux.De prendre toutes les mesures nécessaires pour que le dérangement soit réduit à son minimum.Ce n'est pas une tâche impossible : on y est à peu près parvenu à Boston en creusant le Big Dig (l'enfouissement sur 14 kilomètres de l'autoroute 93), des travaux pourtant d'une tout autre ampleur que ceux prévus à Ahuntsic.Il est néanmoins évident que, même en prenant toutes les précautions du monde, on ne pourra faire autrement que de casser des oeufs.Un cul-de-sac?IL SERAIT NAÏF de croire que la volonté de Bush dans le processus de paix au Proche-Orient éteigne en un seul appel la poudrière de cette partie du monde.S'il fut facile d'écraser le gouvernement irakien et de mater ce peuple par une invasion militaire, il ne peut en être de même pour deux peuples remplis de haine s'affrontant à mort depuis des décennies.Il est évident qu'Israël ne se sentira jamais en sécurité avec un État palestinien sur ses frontières et les Palestiniens ne veulent pas d'un Israël à ses côtés.Ariel Sharon n'a jamais eu l'intention et n'aura jamais l'intention d'abandonner sa lutte contre les Palestiniens car il partage les vues des extrémistes israéliens et les extrémistes palestiniens refusent l'existence même d'Israël.Ces négociations de paix sont un leurre et pire, aggravent le bilan des morts des deux côtés.Ces soidisant négociations pour la paix sont devenues des moyens pour les présidents américains de tenter de rafler le prix Nobel de la paix peu importe les impasses de telles négociations.De plus, Bush se lancera à corps perdu dans la cause du Proche-Orient pour nous détourner de la question des armes de destruction massive inexistantes en Irak.Quelle aubaine Nous ne pouvons compter sur la volonté de ces deux peuples car ils nous racontent des histoires à nous endormir debout à chacune des tentatives de négociation pour la paix.Des frontières se dessineraient demain matin, qu'une guerre dite légitime éclaterait au grand jour avec des armes lourdes ou de destruction massive, ce qu'Israël redoute.Mais accepter des frontières de la part des Palestiniens, c'est accepter qu'ils ont été vaincus, qu'ils se sont fait imposer leur nouveau territoire.C'est le cul-de-sac.Il n'y a qu'une seule façon d'empêcher ces deux extrêmes de se faire la guerre et ce serait la présence d'une force militaire internationale dirigée par l'ONU et ayant les pouvoirs d'intervenir pour imposer la paix dans cette partie du monde.Il n'y a pas d'autre espoir.ANNIE LEBLOND Québec PHOTO AP Un autre attentat suicide a fait 16 victimes israéliennes, hier, dans le centre-ville de Jérusalem. 4LP1301A0612 a13 jeudi 4LP1301A0612 ZALLCALL 67 19:59:16 06/11/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 A13 Garderies: l'heure des choix Alors que le ministre des Finances, Yves Séguin, déposera aujourd'hui son premier budget, qui devrait nous en apprendre un peu plus sur les intentions du gouvernement Charest dans le controversé dossier des garderies, et alors que se prépare une manifestation de parents dans les rues de Montréal, samedi, nous publions dans cette page trois textes défendant divers points de vue dans ce dossier.GIUSEPPE D'APRANO L'auteur demeure à Verdun et est père de deux jeunes enfants.À LA SUITE de tout ce qui s'est dit au sujet des garderies à 5 $, au cours des derniers jours, je crois nécessaire de m'exprimer à mon tour.En tout premier lieu, prétendre que le programme de garderies à 5 $ est universel est un MYTHE, car le nombre d'enfants âgés de 0-5 ans au Québec est estimé à environ 450 000, alors qu'en 2001 on comptait 250 000 places de disponibles.Alors, où est l'universalité ?Ce qui était universel, c'est le programme d'allocations familiales que le gouvernement québécois versait aux familles pour tout enfant jusqu'à l'âge de 18 ans.Ce programme d'allocations familiales était universel puisque TOUTES les familles y avaient droit, indépendamment de leur revenu.Lors de la campagne de 1994, les péquistes ont promis de créer un réseau de garderies (promesse qui peut être louable en soi).Cependant, jamais les péquistes n'ont promis d'argent neuf pour cette politique à saveur familiale.Au contraire, afin de réaliser cette promesse électorale, le gouvernement Bouchard a aboli le programme d'allocations familiales universel afin de transférer l'enveloppe budgétaire aux programme de garderie à 5 $ (seules les familles à très faible revenu peuvent désormais bénéficier d'allocations familiales).Le hic du programme de garderie à 5 $ est que le gouvernement venait d'ÉTATISER le concept de garderie, car en même temps, il décrétait un moratoire sur les garderies privées.Les péquistes ont ni plus ni moins créé une nouvelle structure étatique avec les CPE.Il s'arrogeait ainsi le droit de créer des places en garderie, comme bon lui semblait et d'en prendre le crédit.Pour se faire, il devait aussi investir dans le béton (i.e.l'infrastructure) et c'est là que le bât blesse car, une fois construite, cette structure doit être aussi gérée et entretenue.Autre question qu'il vaut la peine de se poser : pourquoi le gouvernement péquiste n'a-t-il pas été capable de créer autant de place qu'il y avait de demandes ?Réponse : le coût du système est élevé, car le gouvernement construit les garderies (CPE), doit acheter l'équipement requis (lits, jouets, poêles, frigos, etc.), entretenir le tout et payer les travailleuses.Le programme étant populaire en soi (qui ne voudrait pas payer le minimum pour faire garder ses enfants ?), il a néanmoins généré un certain nombre de distorsions.Autre entourloupette qu'il vaut la peine de mettre en relief : chaque fois qu'Ottawa augmentait ses versements pour la petite enfance au gouvernement du Québec, l'ancien gouvernement péquiste se payait le luxe de diminuer d'autant la contribution québécoise au budget du ministère de la Famille.pour des raisons politiques évidemment ! Il faut un juste équilibre Le problème actuel est que le programme populaire de garderies à 5 $ ne réussit pas à combler la demande des familles.Il vaut la peine d'explorer d'autres horizons pour satisfaire les besoins des familles, comme par exemple en permettant aux garderies privées, familiales et les haltes communautaires de créer des places supplémentaires.Il est clair que le lobby des CPE va décrier toute ouverture vers le privé.Cependant, comme dans toute chose, il est important de ne pas avoir de monopoles (qu'il soit public ou privé).Il faut un juste équilibre.Cela favorise l'émulation et force à donner de meilleurs services et à les adapter aux besoins du client.En 2003, il est aberrant que les gouvernements s'impliquent à 100 % dans la construction et la gestion du béton.Le rôle des gouvernements est d'alléger le fardeau (peu importe soit-il) des familles de la classe moyenne.Pour y arriver, il faut faire des choix de société.Un programme de garderies est un exemple de choix de société.Cependant, le rôle du gouvernement pour ce programme devrait plutôt se limiter à assurer que des places soient disponibles pour les familles qui en ont besoin, à des coûts moindres, que les horaires qui reflètent la réalité du 21e siècle (i.e.pas seulement des places de jour, mais aussi de soir, fin de semaine), faire respecter les normes (éducation, sécurité, alimentation) par toutes les garderies (CPE, privées, familiales, communautaires).PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Giuseppe D'Aprano et ses deux enfants, Constantino, 1 an, et Laetitia, 4 ans, sont de fidèles utilisateurs des services de la garderie Rêves d'enfance, à Verdun.Profit et qualité se contredisent C'est ce que tendent à démonter des études sur la qualité des services de garde Trouver un consensus afin de sauver la politique familiale NORMAND BRASSEUR L'auteur est propriétaire de la garderie Coin-des- Lutins et vice-président de l'Association des garderies privées du Québec.LA SEMAINE dernière, dans le but de répondre aux contraintes économiques du gouvernement Charest et en réaction à la pénurie de places en garderies vécue par les parents, l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) a proposé un plan très simple au gouvernement.Un plan qui permet à la fois de préserver l'universalité du réseau des services de garde, d'économiser des fonds publics et de développer des places rapidement.Les garderies privées ne sont pas responsables des excès financiers de la politique familiale.Pourtant, elles se font attaquer de toutes parts.Les groupes communautaires et les CPE se sont unis et s'entêtent à vouloir les exclure de la politique familiale, pour des raisons purement idéologiques et corporatistes.Les objectifs visés par tous les groupes, incluant les parents, devraient pourtant être identiques et tendre uniquement vers le bien-être des enfants.Quelle est la motivation réelle des CPE derrière cette attitude ?Les garderies privées participent à l'élaboration de la politique familiale depuis ses tout débuts mais les CPE refusent de travailler conjointement et utilisent tous les stratagèmes possibles pour exclure les garderies.Le ministère doit donc dédoubler les nombreux comités forçant , là encore, des dépenses inutiles.Bien que les CPE aient de tout temps dénigré le réseau privé afin de promouvoir un monopole d'État, le temps aura prouvé que ce biais idéologique n'est qu'affaire de structure, et que ce modèle public n'augmente en rien la qualité, ni ne sert mieux ou davantage les enfants.En voulant s'imposer comme l'unique modèle ils ne font que détourner l'attention du véritable débat.Des normes de qualité identiques Les garderies privées offrent elles aussi des places à 5 $ selon les mêmes normes de qualité que les CPE.Elles reçoivent des subventions gouvernementales leur permettant d'offrir ces places à contribution réduite.La grande majorité des parents qui fréquentent les services de garde au Québec ne sauraient dire si leur enfant est inscrit à une garderie privée ou à un CPE.Ce qui leur importe c'est qu'il soit en sécurité dans une installation conforme, où les normes d'hygiène sont élevées et que le service de garde soit doté d'un programme pédagogique stimulant.Depuis l'avènement des garderies à 5 $ en 1997, et même depuis la création de la Loi sur les services de garde à l'enfance en 1979, les garderies privées ont toujours offert des services sous la supervision du gouvernement, au même titre que les garderies sans but lucratif.Qui pourrait croire que depuis les 24 dernières années, un gouvernement péquiste (16 ans au pouvoir) de même qu'un gouvernement libéral (8 ans de pouvoir) auraient pu tolérer un quelconque écart au niveau de la qualité des soins apportés aux enfants ?Aucun gouvernement de quelque allégeance qu'il soit ne saurait tolérer une qualité moindre dans l'un ou l'autre des établissements accrédités.Que dire des parents qui fréquentent les garderies privées ?Nous sommes convaincus qu'ils sont les meilleurs juges.Ils ne peuvent certainement pas tous faire erreur.(.) Les garderies privées invitent les CPE à s'interroger.Crier à la catastrophe et réclamer le respect des engagements de l'État ne dispensent pas les CPE de faire le ménage dans leur propre jardin.Comment freiner l'explosion des coûts qui, depuis 5 ans, sont passés de 252 millions $ à 1,2 milliard$, soit 500 % d'augmentation ?Comment faire pour accroître la rentabilité des sommes investies dans des immobilisations dépassant le million de dollars ?Comment peuvent-ils contribuer à bonifier la proposition des garderies privées, et soutenir les parents avec un système de garde universel, offrant des places de qualité, répondant à des normes rigoureuses, à un coût abordable ?Quelle est la proportion idéale d'installations publiques et privées pour l'ensemble du réseau ?Les garderies privées occupent actuellement 14 % du réseau.Selon la proposition présentée la semaine dernière elles occuperaient, à terme, un maigre 30 % du réseau, ce qui permettrait à la population de sauver plusieurs millions de dollars.Qu'y at- il là de si menaçant ?En augmentant la contribution parentale progressivement sur trois ans, le principe d'universalité n'est pas remis en question et on maintient un coût raisonnable pour les parents.Il est également possible de réduire la contribution des plus démunis, en bonifiant le programme de soutien gouvernemental Apport.(.) GUY BELLEMARE, LOUISE BRIAND e t ANNE-RENÉE GRAVEL Les auteurs enseignent à l'Université du Québec en Outaouais.Ils ont récemment publié une étude de recherche intitulée « La qualité des services de garde à l'enfance.Un bilan de la littérature ».LE GOUVERNEMENT libéral s'apprête à ouvrir largement la porte aux garderies à but lucratif en toute méconnaissance de cause.Si cette orientation gouvernementale se confirme, la qualité des services de garde au Québec diminuera.Ce jugement repose sur les conclusions de recherches internationales portant sur la qualité des services de garde, qui confirment la supériorité des garderies à but non lucratif, contrôlées par les parents ; un modèle assimilable aux CPE i.e.des garderies privées à but non lucratif.Il est impératif que le gouvernement libéral impose un moratoire sur le développement des garderies à but lucratif jusqu'à ce qu'une étude soit réalisée : une étude qui viserait à comparer la qualité rendue par les services de garde en CPE et les services de garde à but lucratif, qui serait conforme aux standards internationaux et comparable à des études déjà publiées ailleurs dans le monde.Des études étrangères montrent que les garderies à but non lucratif offrent une meilleure qualité de services de garde que les garderies à but lucratif ; pour le moment, l'orientation du gouvernement libéral repose sur une hypothétique, voire idéologique, supériorité du secteur à but lucratif, qui s'avère douteuse lorsqu'il s'agit des services de garde.Les principaux résultats des recherches internationales sont effectivement éloquents.Les garderies à but lucratif ont plus tendance : à réduire les services non directement observables par le parent-utilisateur (combiner des groupes d'âge, fournir moins d'activités favorisant le développement, à moins respecter les menus affichés, etc.), à créer de plus grands groupes d'enfants, et à négliger le remplacement des structures de jeux, des livres et des jouets pour favoriser davantage l'accroissement du taux de profit et de la valeur des actifs immobiliers ; la valeur des actifs immobiliers constituant une des sources importante de plus value.Plus spécifiquement, une étude réalisée en Nouvelle-Zélande en 2002 (étude comparative longitudinale \u2014 1990-2002 \u2014-, du fonctionnement de garderies à but lucratif et de garderies à but non lucratif, bénéficiant de ressources monétaires identiques) conclut que les garderies à but lucratif : engagent moins d'éducatrices formées, les paient moins et leur offrent de moins bonnes conditions de travail, ont des priorités budgétaires qui sont axées davantage sur le développement et la préservation de leurs actifs immobiliers plutôt que sur les salaires et la qualité des services, et laissent peu de place aux parents dans leur gestion.Les directrices des garderies à but lucratif intègrent davantage les analyses coûts-bénéfices dans leurs décisions tandis que les directrices des garderies à but non lucratif priorisent toujours la qualité du service dans leurs décisions.Le 30 mai dernier, Sylvain Lévesque, président de l'Association des garderies privées à but lucratif du Québec, affirmait que les garderies à but lucratif génèrent des profits parce qu'elles ont deux fois moins d'éducatrices qualifiées, et parce qu'elles coupent dans les salaires du personnel et dans les frais de gestion.Or, les deux principales sources d'« économies » constituent justement les facteurs explicatifs les plus importants de la qualité dans les services de garde selon l'état des recherches à l'échelle internationale ; inversement, un haut ratio éducatrice-enfant et des bas salaires entraînent une détérioration de la qualité.Que le président de cette association avoue aussi candidement cette situation devrait inquiéter fortement nos élus, les parents et les futurs parents.«Les garderies à but lucratif ont plus tendance à réduire les services non directement observables par le parent-utilisateur.» Comment freiner l'explosion des coûts qui, depuis 5 ans, ont augmenté de 500 %? 4DU1401A0612 JEUDIÀ 4DU1401A0612 ZALLCALL 67 19:01:13 06/11/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 2 JUIN 2003 L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2003 suivants : Rendezvous (4BK26/R7A), Century Custom (4WS69/R7C), Regal LS (4WB69/R7A) et Le Sabre Custom (4HP69/R7A).Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.\u2020Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois sans versement initial (voir tableau).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.\u0001Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigée à la livraison.\u2020\u2020Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent (Century Custom : 1 746 $, Regal LS : 3 489 $, Le Sabre : 4 627 $).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.\u0001\u0001Dépôt de sécurité (Century Custom et Regal LS : 425 $, Le Sabre : 550 $) et première mensualité exigés à la livraison.Taux de financement à l'achat de 0 % disponible sur la plupart des modèles pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10 000 $ à 0 % : 60 versements de 166,67 $, coût en intérêts 0 $, coût total de financement 10 000 $.L'offre de financement à l'achat ne s'applique pas aux Saturn, Saab, Isuzu, Grand Prix 2004, Corvette, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra/Silverado 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra/Silverado 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra/Silverado 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOIS SUR PRESQUE TOUS LES MODÈLES BIEN PLUS.comptant 409$/mois\u2020 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS 0$ RENDEZVOUS CX 2003 PLUS DE POLYVALENCE Moteur V6 3,4 L de 185HP Régulateur de vitesse Télédéverrouillage des portes Vitres, portes et miroirs à commandes électriques Lecteur CD dépôt de sécurité\u0001 0$ CENTURY CUSTOM 2003 REGAL LS 2003 LESABRE CUSTOM 2003 409 $ 328 $ 0 $ 3 641$ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 348$/mois\u2020\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS PLUS LUXUEUSE Moteur V6 3,1 L de 175HP Boîte automatique à 4 vitesses à contrôle électronique Siège conducteur à réglage électrique en 6 sens Vitres, portes et miroirs à commandes électriques Roues en aluminium 368$/mois\u2020\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS 468$/mois\u2020\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS PLUS DE CONFORT Moteur V6 3,8 L de 205 HP Sièges pour 6 passagers Sièges Catcher's mitt à appuis-tête autoréglables à l'avant Freins ABS aux 4 roues Traction asservie PLUS DE PERFORMANCE Édition Gran Touring Moteur V6 3,8 L de 200HP Sièges avec assise en cuir avant chauffants Boîte automatique à 4 vitesses à contrôle électronique Toit ouvrant vitré à commande électrique 3147676A "]
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