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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-01-04, Collections de BAnQ.

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[" Haïti (1804-2004) NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE npetrows@lapresse.ca Ses yeux sont des piscines où brille une eau claire et turquoise.On a beau être distrait par la symétrie de son joli visage, par la candeur de son sourire, un aimant nous ramène immanquablement vers ce regard bleu qui distille à la fois la pureté et l'intelligence, la prudence et la lucidité.Révélée par la télésérie Diva où elle incarnait une jeune cégépienne propulsée malgré elle dans le tourbillon des top-modèles, Noémie Godin-Vigneau semble à prime abord beaucoup plus proche de l'Ariane de Diva que de la Valérie de Bunker.Lorsqu'elle est entrée au Café Cherrier, grande, imposante, drapée d'orange vitaminé et de kaki éclatant, je l'ai prise pour une autre, sans savoir exactement qui.J'avais encore très précisément à l'esprit l'image de la Valérie de Bunker : une artiste bourrée d'énergie et de détermination, mais physiquement maigre, frêle et plutôt sombre.L'image était si forte que, pendant deux bonnes minutes, j'ai cherché Valérie dans la grande blonde pétante de santé assise en face de moi.Mais Valérie avait bel et bien disparu, chassée par une jeune actrice qui, une fois un rôle terminé, retrouve tous ses esprits et, par la même occasion, une identité propre qu'elle n'échangerait pour rien au monde.Par son âge \u201428 ans\u2014 et par son physique avantageux, Noémie Godin-Vigneau correspond exactement à l'idée qu'on se fait d'une jeune première.Elle a tous les bons atouts, distribués aux bons endroits.Les réalisateurs, surtout lorsqu'ils ont passé la cinquantaine, craquent immanquablement pour ses beaux yeux, son teint de lait et la fraîcheur de ses 20 ans.Noémie le sait, mais on ne peut pas dire que ça la remplisse de joie.« J'avoue que, par moments, je trouve ça dur de soutenir leur regard, confie-t-elle.C'est un regard qui est d'abord intéressé par la beauté et la jeunesse.À la longue, je trouve ça épuisant à gérer.Parce que depuis que je suis sortie de l'École nationale, je me bats pour être bonne, pas pour être belle.Tant mieux si on me trouve belle.Reste que ce n'est pas pour être appréciée physiquement que je fais ce métier.C'est pour ça que j'aime tant le théâtre.On y travaille plus en profondeur sans s'arrêter à l'apparence et sans penser éternellement en fonction des gros plans.» L'art à l'honneur Née à Hull en 1975, fille unique du sculpteur Jean-Yves Vigneau et de Colette Godin, ancienne infirmière et grande trippeuse de littérature, d'art et de musique, Noémie a su assez tôt dans la vie que la scène serait sa maison, sinon son bunker.À 9 ans, elle interprétait déjà Brecht dans une production de l'Université d'Ottawa où on lui avait confié le rôle d'un petit garçon.Par la suite, l'actrice en herbe a multiplié les cours, les ateliers et les programmes de théâtre et de danse, une autre de ses passions dans la vie.Ses parents n'ont jamais eu la moindre objection.Au contraire.Chez les Godin-Vigneau, l'art était à l'honneur.Les expériences de toutes sortes aussi.« Mes parents étaient des artistes, un peu hippies sur les bords.Pendant quelques années, ils sont retournés vivre sur une terre à Petite- Nation.J'ai vécu les coops d'alimentation, les jardins communautaires, les salons d'artisanat.Ma mère connaissait le nom de toutes les plantes sauvages.Elle croyait aux vertus des onguents magiques et ainsi de suite.» À 17 ans, la fille de Colette et de Jean-Yves n'hésite pas une minute: ses formulaires d'inscription pour l'option théâtre du cégep Lionel- Groulx à Sainte-Thérèse et pour l'École nationale ont été remplis et envoyés dès la première heure.En attendant une réponse, Noémie prépare néanmoins un plan B, par mesure de prudence.« J'avais décidé que si je ratais mes auditions, j'irais étudier le théâtre à l'Université d'Ottawa.D'une manière comme de l'autre, il n'était pas question que j'étudie autre chose que le théâtre.» L'École nationale lui ouvre grandes ses portes.Elle s'y précipite avec bonheur, fière d'être acceptée et contente de voler de ses propres ailes, loin du cocon familial à Hull.Elle restera à l'École nationale jusqu'en 1997.Généreuse Macha Habituellement, un acteur fraîchement promu passe une année ou deux, sinon trois, quatre ou plus, à multiplier les petits boulots en attendant que le téléphone sonne et qu'on lui offre le contrat qui va changer sa vie.Mais ce ne fut pas le cas de Noémie.Tout de suite en sortant de l'école, son professeur, le metteur en scène André Brassard, lui a offert un rôle dans la pièce Cinq filles avec la même robe, présentée tout l'été à Granby.Noémie s'est retrouvée sur scène en compagnie d'actrices chevronnées, parmi lesquelles il y avait Macha Grenon.«À la fin de l'été, Macha s'est fait offrir un rôle dans une nouvelle télésérie.Il s'agissait de Diva.Elle a décliné l'offre mais elle a eu la gentillesse de me recommander pour les auditions.Pour moi, qui n'avais ni agent ni contacts dans le milieu, ç'a été un coup de chance extraordinaire.Grâce à elle, je me suis retrouvée sur la voie rapide des auditions.Dans le milieu de la télé et du cinéma, l'audition est le nerf de la guerre.Malheureusement, les directeurs de casting ont tendance à toujours inviter en audition les mêmes noms et les mêmes visages.La seule façon de contourner le problème, c'est de prendre un agent ou alors de tomber sur une camarade de travail aussi connue et généreuse que Macha Grenon.Noémie a eu de la chance, mais une fois sur place, il lui restait à convaincre l'équipe de production qu'elle était la meilleure pour le rôle.Manifestement, la question a été réglée assez vite.À peine arrivée dans le milieu, Noémie Godin-Vigneau (qui insiste pour porter les deux noms et leur traitd'union) avait déjà un contrat de télé de trois ans, un bon salaire et un début de notoriété.Mais au lieu de s'en satisfaire, elle s'est immédiatement inscrite aux ateliers du metteur en scène russe Oleg Kisseliov.>Voir NOÉMIE en 3 DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Je sais, je sais, je parle beaucoup d'Haïti ces derniers temps, et je sais aussi qu'il y a des gens qui tournent la page dès qu'ils tombent sur le mot Haïti dans un journal.Non pas qu'ils le détestent, cela leur fait simplement trop mal de voir ce pays, qui pourrait être si charmant par ailleurs (une moitié d'île flottant dans la mer chaude et turquoise des Caraïbes), s'enfoncer ainsi, depuis une cinquantaine d'années, dans un tel marécage de pauvreté, de corruption et de dictature.Hier soir encore, je suis tombé sur quelqu'un qui m'a chuchoté, sur ce ton lugubre qui me fend toujours le coeur, qu'il ne parvenait pas à comprendre pourquoi les Haïtiens, qui sont des gens si généreux, pris individuellement, n'arrivaient pas à se mettre ensemble pour construire un pays décent.C'est vrai que ce pays donne parfois l'impression d'être atteint d'une sorte de folie aussi subite que passagère.On n'en entend rien pendant des mois, et puis brusquement, c'est l'explosion.Et de nouveau, la situation semble se calmer, sans que les conflits aient été réglés pour autant.Mais que se passe-t-il encore ?se demande-ton avec une certaine exaspération, tout en invoquant alors pêle-mêle le vaudou, l'esclavage, ou un aspect spécifique du caractère de l'être haïtien.Et les Haïtiens euxmêmes semblent tirer fierté de vous faire sentir combien c'est difficile de démêler un tel écheveau si on n'est pas né dans ce pays.La terre En fait, c'est toujours la même lutte, qui n'a presque pas varié en 200 ans (oublions pour une fois les empoignades en surface de la classe politique pour regarder la situation plus en profondeur), cette éternelle lutte entre une minorité qui entend garder intacts ses privilèges, et une majorité agressive qui refuse, de plus en plus, de se laisser museler.Quant à l'élite politique, composée pour une large part d'individus de la classe moyenne, elle reste, qu'elle le veuille ou non, au service de ces puissants groupes économiques, auxquels il faut ajouter de nos jours quelques barons de la drogue \u2014ces nouveaux riches plutôt intempestifs, qui attirent trop sur eux l'attention des organismes internationaux des droits de la personne.La bourgeoisie traditionnelle, aidée de ces dictateurs d'opérette, et cela, jusqu'à l'arrivée de François Duvalier, agissait tout en douceur.Pas besoin de trop s'énerver quand le partage des richesses nationales a été fait à votre avantage depuis l'époque coloniale.Il faut circuler un peu à la campagne si on veut savoir à qui appartiennent les terres de ce pays.>Voir LAFERRIÈRE en 2 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Par son âge \u2014 28 ans\u2014 et par son physique avantageux, la comédienne Noémie Godin-Vigneau correspond exactement à l'idée qu'on se fait d'une jeune première.NOÉMIE GODIN-VIGNEAU La belle décrocheuse Noémie Godin-Vigneau, l'artiste rebelle de Bunker, vient de tourner coup sur coup Nouvelle-France, le film le plus cher de l'histoire du cinéma québécois, et Je n'aime que toi, un petit film de Claude Fournier.Mais au lieu de profiter de l'occasion pour pousser sa carrière, l'actrice a décidé de partir faire le tour de l'Amérique latine et peut-être même du monde entier.Portrait d'une belle décrocheuse.« La télé ou le cinéma, pour moi, c'est un sport extrême.Tout va très vite.Au théâtre, c'est le contraire.» Centre Bell, 29 juin, 20 h RENSEIGNEMENTS : CONCERT-GALA DU 25E ANNIVERSAIRE ACHETEZ VOS BILLETS À LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 861-5851 RÉSEAU ADMISSION www.admission.com (514) 790-1245 DIANA KRALL ET INVITÉS SPÉCIAUX LA SCIENCE EST DE LA LITTÉRATURE PAGE 9 ARTS ET SPECTACLES Le grand défi des journalistes LAFERRIÈRE suite de la page 1 Et cette lutte a commencé tout de suite après l'indépendance d'Haïti, entre ce petit groupe de grands propriétaires terriens et ces paysans, qui se retrouvaient avec des parcelles de terre qui suffisaient à peine à les nourrir.Et les différents gouvernements, souvent à la solde de cette bourgeoisie, n'ont jamais voulu vraiment revenir à cette vieille règle révolutionnaire qui affirme que la terre appartient à tous ceux qui se sont battus pour faire de cette colonie un pays, et non pas uniquement aux descendants des esclavagistes.Ce n'est pas le sang qui légitime, mais plutôt la nécessité : la terre appartient donc à ceux qui la cultivent.Mais le groupe qui contrôle l'économie finit toujours par imposer ses vues en plaçant dans les sphères du pouvoir des hommes prêts à défendre ses intérêts.La paix du cimetière On se demande ce qui se passe quand on perd tout d'un coup Haïti sur le radar, après qu'il eut scintillé un moment de tous ses feux de violence et de terreur.Les gens viennent toujours aux nouvelles avec cet accent d'inquiétude, mêlée d'espoir.\u2014Comment ça va en Haïti ?\u2014Très mal.\u2014Ah bon.Comme je n'en entendais plus parler, je pensais que.Le vieil adage (pas de nouvelles, bonnes nouvelles) est peut-être bon pour les individus, mais néfaste quand il s'agit des pays du tiers-monde.Quand on n'entend plus un cri, c'est qu'il a été étouffé quelque part, et qu'on tue maintenant en silence.Je me souviens de cette époque, sous François Duvalier, dans les années 60, où les nouvelles d'Haïti parvenaient rarement à l'étranger.Le calme plat à Port-au-Prince.L'époque où, selon le poète Anthony Phelps, les gens ne communiquaient plus que par signes, de peur de se faire repérer par les tontons-macoutes.Ils n'aspiraient qu'à devenir invisibles, ignorant qu'ils étaient déjà des zombis.Cette paix du cimetière était bien le signe que Papa Doc avait gagné sa bataille contre ceux qui contestaient son pouvoir absolu, en les ayant joyeusement envoyés en exil, en prison ou à la morgue.Quelques-uns avaient choisi de se museler eux-mêmes pour rester en vie.Ceux-là ont sacrifié leur dignité afin de sauver la génération suivante.De ces actes héroïques silencieux, justement, on n'en parle presque jamais.Des années plus tard, j'ai reçu, à Miami, une lettre du jeune frère de ma mère, mon oncle Yves.Il m'expliquait pourquoi il s'était tu en acceptant un poste d'inspecteur au ministère du Commerce et de l'Industrie.C'était d'abord pour protéger la famille, tout en conservant, dans la maison où je vivais, une figure de père.Il voulait aussi me donner l'exemple qu'on pouvait rester honnête quand, autour de soi, il n'y avait que des voleurs et des tueurs.Évidemment, il n'était pas le seul à garder la tête froide au coeur de la tempête.Cela supposait un modeste salaire quand d'autres, à des postes bien inférieurs, se faisaient construire des châteaux ou roulaient dans ces luxueuses voitures que le gouvernement mettait à la disposition de « ceux qui savaient mettre leurs mains dans le sang jusqu'au coude pour lui ».Il conclut, sur ce ton modeste caractéristique, que ce ne fut pas toujours un choix facile.La presse internationale De temps en temps, sans qu'on comprenne trop bien la logique d'un tel comportement, les journalistes de la presse internationale se ruent vers Port-au-Prince.Alors, on a des nouvelles d'Haïti presque chaque jour dans les journaux de New York, Berlin, Montréal, Paris, Rome ou Madrid.Tout cela finit par avoir une certaine répercussion sur les esprits en Haïti même, où il arrive que l'arrivée massive des journalistes étrangers soit une nouvelle en soi.Cela fait un moment que les Haïtiens tentent d'attirer l'attention de l'Occident sur une situation qu'ils jugent intenable, et voilà, brusquement, que les hôtels de Portau- Prince se remplissent de journalistes.Il arrive que les choses aillent vraiment mal en Haïti (quand je dis Haïti, il faut lire tous les pays dans la même situation économique et politique), sans qu'il y ait le moindre écho dans la presse internationale.D'autres fois, ils sont une douzaine de journalistes internationaux à couvrir sans répit les mêmes incidents mineurs, qu'ils sont forcés de monter en épingle puisque la durée de leur séjour dépend de leur capacité à trouver des sujets à la fois exotiques et sanglants.J'aimerais bien savoir ce qui pousse ces journalistes à filer, comme une volée d'oiseaux migrateurs (je remarque qu'ils le font plus volontiers en hiver que durant le brûlant mois d'août) vers le sud.Disposent- ils d'informations privilégiées auxquelles les journalistes locaux n'ont pas accès ?On a l'impression quelquefois que les règles de base du journalisme fondent comme neige au soleil sitôt qu'on se retrouve devant un rhum-punch sous les tropiques (naturellement, je ne parle pas de tout le monde).Comment raconter une situation qu'on ne maîtrise pas trop soi-même à des gens qui en savent si peu ?Tel est pourtant le défi auquel ils doivent faire face.L'étonnement ne vient pas du fait de quelques erreurs compréhensibles pour quelqu'un qui ne connaît ni la géographie ni l'histoire du pays où il se trouve, mais plutôt de le voir travailler avec si peu de rigueur.On devient tout à coup songeur en pensant au nombre de fois qu'on a avalé, sans esprit critique, des reportages qui se passent dans des pays qui nous sont inconnus.La sacrosainte règle (toute information doit être corroborée par trois sources indépendantes) n'existe que quand la partie adverse, si elle se sent lésée, peut se référer à un tribunal.Dès qu'on sort de la zone légalement protégée, l'être le plus démocrate n'a plus aucun scrupule pour se comporter comme le barbare qu'il est venu civiliser.Je connais beaucoup de journalistes internationaux qui ont une bonne analyse de la situation en Haïti et qui aimeraient bien l'expliquer à leurs lecteurs, mais qui ne peuvent le faire parce qu'ils doivent s'en tenir à l'actualité.Seuls les pays puissants (ou ceux qui ont un sous-sol riche) ont droit à des commentaires substantiels et approfondis.Pour les autres, il faudrait se contenter d'analyses superficielles et hâtives ou d'informations saucissonnées.Et les journalistes resteront sur place tant qu'il n'y aura pas une autre histoire plus médiatique sur la scène internationale.Une seule médecine Je me souviens que, vers la fin du régime de Jean-Claude Duvalier, il était pratiquement impossible de faire la différence entre la vérité et le mensonge, les deux semblant interchangeables pour les principaux acteurs de la scène politique d'alors.Les faits étaient constamment manipulés, autant par le pouvoir que par l'opposition.La seule vérité qui surnageait, c'est que la longue dictature des Duvalier avait été terrible.Pourtant, la presse nationale et internationale ne se gênait pas pour publier des informations non vérifiées à propos des Duvalier.Qui va prendre la défense, même au nom de la vérité, d'un dictateur en fin de règne ?Sauf que ce genre de choses peut avoir des répercussions graves sur la psychologie d'un peuple.Beaucoup de gens en Haïti croient sincèrement qu'une information qui accuse un pouvoir en place n'a pas besoin d'être vérifiée.Je me souviens de ces jeunes gens galvanisés par les idées de ce jeune prêtre qui symbolisait la résistance à l'époque.Ces militants n'avaient aucun scrupule à inventer des informations visant Jean- Claude Duvalier ou, plus tard, le gouvernement de facto des militaires.Beaucoup d'eau a coulé depuis sous les ponts.Aujourd'hui, Aristide se retrouve dans la situation de Jean-Claude Duvalier, et ceux qui l'avaient soutenu aveuglément veulent le chasser du pouvoir avec les moyens utilisés auparavant pour combattre Jean-Claude Duvalier ou le général Cédras.D'où une certaine difficulté à distinguer le faux du vrai dans cette histoire.Et c'est ainsi Haïti est passé, comme la petite Alice dans le conte de Lewis Carroll, de l'autre côté du miroir.Le dictionnaire historique Pour comprendre un peu les fondements de ce peuple rétif à la loi et aux codes, et si on veut aussi aller au delà de l'information quotidienne, je ne saurai trop vous recommander la lecture de l'excellent Dictionnaire historique de la révolution haïtienne 1789-1804 (collection du Bicentenaire, publié par Les Éditions Images et Les Éditions du CIDIHCA, 2003), sous la direction de Claude Moïse, avec une dizaine de collaborateurs compétents en la matière.Mais d'abord un mot de ce Claude Moïse.C'est, à mon avis, l'esprit le plus calme et le plus lucide que nous ayons aujourd'hui pour analyser et faire comprendre l'histoire tumultueuse de ce pays.C'est lui qui, déjà en 1992, avec son complice, le romancier Émile Ollivier, avait été le premier à dénoncer la tangente populiste que prenait le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide dans cet essai remarquable (Repenser Haïti, Les Éditions du CIDIHCA).Les journalistes qui s'intéressent à la question haïtienne devraient, avant tout voyage à Portau- Prince, consulter les recherches de Claude Moïse sur les constitutions haïtiennes, ce qui leur fera mieux sentir la longue lutte entreprise par ce peuple depuis 1804, c'est-à-dire depuis l'indépendance du pays, afin de pouvoir simplement garder la tête hors de l'eau.On a toujours vu Haïti par ses démons, il faudrait un jour le regarder aussi par ses résistants qui furent nombreux depuis l'époque héroïque de la guerre d'indépendance jusqu'à nos jours.Le dictionnaire nous fait surtout le portrait de ceux qui ont fondé ce pays en le tirant de la terrible condition de l'esclavage.C'est un cortège d'hommes et de femmes qui ont surgi, ce 1er janvier 1804, il y a 200 ans, hagards et dépenaillés, sur la scène internationale.Ils venaient d'accomplir, dans cette petite île des Caraïbes, la plus importante révolution politique de tous les temps : l'esclave devenu citoyen de par sa seule volonté.Pour ceux qui veulent s'informer sur Haïti : le CIDIHCA (Centre international de documentation et d'information haïtienne et caraïbéenne, 67, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 200 ; tél : 514 845-0880 ; www.cidihca.com) fait un excellent travail depuis 20 ans.La prochaine chronique de Dany Laferrière sera publiée le 1er février.D'ici là, vous pouvez lui écrire à l'adresse suivante: dlaferri@lapresse.ca En collaboration avec 514 788-8308 1 866 999-8111 www.cavalia.net SUPPLÉMENTAIRES d u 1 0 a u 18 j a n v ier «LE PHÉNOMÈNE DE L'HEURE!» - yannick marjot, tqs «UNE DES MÉGASURPRISES CULTURELLES DE L'ANNÉE » - stéphane baillargeon, le devoir «ILS ONT ENFLAMMÉ LE PUBLIC ET LA CRITIQUE » - paul toutant, radio-canada «ON SORT DE LÀ ÉMERVEILLÉ QU'ON AIT 5 OU 99 ANS » - franco nuovo, radio de la src «MAGNIFIQUE MUSIQUE DE MICHEL CUSSON » - daniel lemay, la presse Du 16 décembre au 4 janvier CD EN VENTE DÈS MAINTENANT Musique de Michel Cusson Le groupe qui contrôle l'économie finit toujours par imposer ses vues en plaçant dans les sphères du pouvoir des hommes prêts à défendre ses intérêts.SPECTACLES THÉÂTRE THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, Saint-Denis) Les Petits Orteils, de Louis- Dominique Lavigne.Mise en scène de Lise Gionet: 15h.(4 à 8 ans) VARIÉTÉS SOUS LE CHAPITEAU D'HIVER (angle Métropolitain et Côte-de-Liesse) Cavalia.Présentation de Voltige: 20h.MAISON DU JAZZ (2060, Aylmer) Michele Sweeney: dès 20h30.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (Laval) Alain Choquette: 20h.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX SAINT-JEAN (190, Laurier, Saint-Jean-sur-Richelieu) Fredo, le magicien: 14h. ARTS ET SPECTACLES Un beau cadeau SPECTACLES d'anniversaire CINÉMAS INDÉPENDANTS ALEXANDRA'S PROJECT Cinéma du Parc (3): 15h, 17h, 19h, 21h.ANNIE BROCOLI DANS LES FONDS MARINS Cinéma Beaubien: 9h15, 11h, 12h45, 14h30.CECI N'EST PAS EINSTEIN Cinéma ONF: 16h30 et 21h.GRANDE TRAVERSÉE (LA) Cinéma ONF: 19h.HISTOIRES DE CUISINE (KITCHEN STORIES) Ex-Centris: 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.NEZ ROUGE Cinéma Beaubien: 14h15, 16h45, 19h15, 21h45.NOËL NOËL Cinéma Beaubien: 10h30, 12h.ROGER TOUPIN, ÉPICIER VARIÉTÉ Cinéma Parallèle: 15h10, 19h15.TIRESIA Cinéma Beaubien: 13h30, 16h, 18h30, 21h.Cinéma Parallèle: 13h, 17h, 21h15.TRIPLETTES DE BELLEVILLE (LES) Cinéma Beaubien: 16h15, 18h, 19h45, 21h30.Ciné-Kid (Ex-Centris): 11h ; Ex-Centris: 15h, 17h15, 19h, 21h.TRIPLETS OF BELLEVILLE Cinéma du Parc: 14h30, 16h10, 17h50, 19h30, 21h10.TRISTAN ET ISEUT Cinéma Beaubien: 9h, 10h45, 12h30.NOÉMIE suite de la page 1 « Pendant trois ans, j'ai fait de la grosse série populaire le jour et du théâtre russe underground le soir au théâtre La Veillée, comme si, pour trouver un semblant d'équilibre, j'avais besoin de faire des allers-retours entre les deux.La télé ou le cinéma, pour moi, c'est un sport extrême.Tout va très vite.Au théâtre, c'est le contraire.Il y a un temps pour la recherche, pour le partage, pour l'essai-erreur, pour le questionnement.Ce qu'on perd en salaire, on le gagne en liberté de création.» Les scènes de nu Depuis un an toutefois, elle donne plus dans le sport extrême que dans la course de fond.La série Bunker à peine terminée, elle s'est retrouvée sur le plateau de Je n'aime que toi, où elle incarne la muse d'un écrivain en panne aux côtés de Michel Forget.Le jour de notre rencontre, elle arrivait d'un visionnement privé du film de Claude Fournier.Elle avait survécu au supplice de se voir en gros plan sur grand écran mais demeurait un brin effarouchée par les scènes de nu.« Comme je joue le rôle d'une prostituée, la nudité était une partie intégrante de l'histoire.Je le savais et j'étais d'accord.Le personnage le commandait mais j'avoue qu'après m'être vue, je ne suis plus sûre de vouloir recommencer.Avant, je me disais : tant que ça sert le propos, ça va.Maintenant, je me dis qu'il ne faut vraiment pas que j'en fasse une habitude.» Les difficultés rencontrées pendant le tournage de Nouvelle-France, le film le plus cher du cinéma québécois, furent d'un autre ordre.Choisie pour incarner Marie-Lou, l'héroïne de cette mégaproduction de 30 millions, elle a passé quatre mois en costume d'époque, à tourner chaque scène dans les deux langues et à négocier avec le caractère explosif du réalisateur Jean Beaudin.L'expérience, par moments éprouvante, ne semble pas l'avoir marquée outre mesure.Elle a choisi de n'en retenir que les bons moments et les beaux souvenirs.Parmi ceux-là, une journée fut plus particulière que les autres.C'était le 25 octobre dernier, jour de son 28e anniversaire.Ce jour-là, Nouvelle-France lui a fait un gros cadeau : un duo avec Gérard Depardieu.« Je le savais depuis plusieurs mois, je m'y étais préparée, de sorte que, la veille de la scène, j'ai bien dormi.Je me suis pointée sur le plateau le matin.Toute l'équipe était énervée.Moi aussi, mais j'essayais de ne pas trop le montrer.Après tout, Gérard Depardieu, c'est pas n'importe qui.C'est un monstre sacré et l'incarnation même du cinéma.Un climat très cérémonieux s'est installé sur le plateau, un peu comme au théâtre.Depardieu était gentil, un peu star, mais très accessible, et subitement, je me suis rendu compte qu'on était tous les deux en train de jouer ensemble et que c'était possible.Ce fut vraiment un beau cadeau d'anniversaire.» Gérard Depardieu ne fut pas le seul cadeau que lui a offert Nouvelle-France.L'immense budget, assorti d'un tournage de quatre mois, a permis à Noémie de mettre de belles économies de côté et de se payer une année complète de liberté.Quelques jours après le lancement de Je n'aime que toi, elle disparaîtra avec son compagnon.Direction : l'Amérique latine d'abord, le monde ensuite.« Je n'ai rien, absolument rien de prévu pour 2004, lance-t-elle avec un air radieux.Grâce à Nouvelle-France, je peux me payer le luxe de voyager pendant un an.J'ai envie de voir ce qui se passe ailleurs dans le monde, de prendre mes distances du tourbillon, de laisser le temps faire son oeuvre.Mon métier, je ne l'ai jamais vu sous l'angle de la carrière, alors accumuler des projets juste pour les accumuler n'a pas d'intérêt.Je pars pour retrouver le désir et la nécessité de jouer.» Noémie part aussi pour mieux revenir, et peut-être plus tôt que prévu.Les producteurs de Nouvelle-France rêvent en effet de voir leur film ouvrir le prochain Festival de Cannes.Si c'est le cas, la décrocheuse devra interrompre son périple autour du monde.Sinon, elle pourra poursuivre son vagabondage jusqu'à ce que l'envie de jouer la reprenne et la ramène au bunker.3195131A PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Au retour d'une séance privée de visionnement du film de Claude Fournier, dans lequel elle incarne une prostituée, Noémie Godin-Vigneau demeurait un brin effarouchée par les scènes de nu.À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS (Version française de CALENDAR GIRLS) « Un film qui vous fera rire et applaudir avec abandon.» Rex Reed, The New York Observer « Deux Fois Bravo! » Ebert & Roeper « Un des dix meilleurs films de l'année! » Steve Oldfield, FOX-TV CANDIDATE AUX GOLDEN GLOBE Meilleure Actrice ~ Helen Mirren (Musical ou Comédie) FAMOUS PLAYERS COLISÉE / KIRKLAND FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT/ CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL VERSION ORIGINALE ANGLAISE THX PRÉSENTÉ EN SON CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS 3195691A « Au théâtre, ce qu'on perd en salaire, on le gagne en liberté de création.» «DÉCHIRANT, UN FILM, DE QUALITÉ SUPÉRIEURE.» RICHARD SCHICKEL -TIME MAGAZINE «DEUX FOIS BRAVO.» EBERT&ROEPER «UN FILM DES PLUS PUISSANTS.INTERPRÉTÉ DE FAÇON EXCEPTIONNELLE.\u201d LEONARD MALTIN AND JOYCE KULHAWIK - HOT TICKET version française de HOUSE OF SANDANDFOG TOP5DES FILMS DE 2003 LOS ANGELES TIMES - MOVIELINE MAGAZINE NATIONAL BOARD OF REVIEW - CNN RADIO © HFPA NOMINATION AUX GOLDENGLOBE MEILLEUR ACTEUR BENKINGSLEY DRAME CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 13 ANS + DÉSOLÉ! LAISSEZ-PASSER REFUSÉS \u2014\u2014 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL \u2014\u2014 À L'AFFICHE «FFFFSAISISSANT DÈS LES PREMIÈRES SCÈNES JUSQU'À LATOUTE FIN.» ROGER EBERT - CHICAGO SUN TIMES 3195661A MOINS CHER LADOUZAINE JOEL SIEGEL, GOOD MORNING AMERICA «Sur un possible 10 il obtient un12.» version française de «CHEAPER BY THE DOZEN» CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA GALERIES GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINÉMAS LANGELIER 6 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE \u2014\u2014 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL \u2014\u2014 LAISSEZ-PASSER G REFUSÉS VISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! \u201cFFFF\u201d - Roger Ebert, \u201cFFFF\u201d weekly - Leah Rozen, \u201cFFFF\u201d - Megan Lehmann, «LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE.» - Richard Roeper, GAGNANT! NOMINÉ AUX GOLDEN GLOBE® MEILLEUR SCÉNARIO ET MEILLEURE CHANSON ORIGINALE AMERICAN FILM INSTITUTE MEILLEUR FILM PRIX DU PUBLIC NATIONAL BOARD OF REVIEW UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL «Un des meilleurs films de l'année \u2026merveilleux\u2026lumineux!» «De la magie pure sur grand écran.» - Joel Siegel, AMÉRIQUE BIENVENUE EN www.foxsearchlight.com Trame sonore disponible sur Atlantic Records version francaise de «IN AMERICA» 7NOMINATIONS AUX CRITICS' CHOICE MEILLEUR FILM INCLUANT CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / GVISA GÉNÉRAL version française version anglaise \u2014\u2014 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL \u2014\u2014 PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! 3195652A MON DERNIER FILM Gaz Bar Blues, de Louis Bélanger.MON DERNIER LIVRE La Fiancée du vent (ou l'histoire de la Corrivaux), de Monique Pariseau.MON DERNIER DISQUE La compilation Brazilian Groove.DERNIER SPECTACLE L'Histoire de Raoul, au Quat'Sous.UN AIR EN TÊTE un air du groupe argentin Los Fabulosos Cadillacs.UNE OEUVRE CHOC La Tragédie comique, une pièce belge d'Eve Bonfanti et Yves Hunstad.UN ARTISTE INSPIRANT L'acteur Daniel Auteuil.UN PERSONNAGE DE FICTION QUI ME RESSEMBLE Alice au pays des merveilles. VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES .La bonne étoile de Zeta-Jones Hier avec Soderbergh, aujourd'hui avec les frères Coen, demain avec Spielbeg, Catherine Zeta-Jones enchaîne les films chez les plus grands réalisateurs.Elle s'est entretenue de sa bonne étoile avec le magazine Première.QIntolérable Cruauté est un projet qui est passé de main en main.Julia Roberts et Richard Gere devaient le faire, puis il a été question de Hugh Grant et de Téa Leoni.ROui, c'est l'un de ces excellents projets qui restent dans les tiroirs sans qu'on sache pourquoi.Comme Chicago.De Bette Midler à Madonna, en passant par Goldie Hawn, tout le monde à Hollywood avait eu le scénario entre les mains.Quand les frères Coen m'ont demandé de jouer le rôle de Marylin, j'ai ressenti une grande fierté.Je venais juste de finir Chicago quand Joel m'a appelée.Je ne savais plus quoi faire, je me demandais de quoi je pourrais bien encore avoir envie après un tel film, convaincue que le reste de ma carrière allait être un vaste gâchis, une perte de temps.Jusqu'à cet appel.QPour une fois que vous jouez dans une comédie romantique, vous trouvez encore le moyen de jouer une femme vénéneuse.Vous êtes l'antithèse d'une Meg Ryan ! RC'est vrai que mes personnages sont souvent du côté du mal ! Dans Chicago, je jouais une femme qui mentait à la barre.Je ne dois pas représenter exactement la quintessence de la sympathique voisine d'à côté aux yeux des réalisateurs.C'est un manque d'imagination de leur part.Dans Terminal, sous la direction de Steven Spielberg, je joue le rôle d'une hôtesse de l'air beaucoup plus vulnérable.Cela dit, Marylin a un coeur dur, mais ce n'est pas une garce irrécupérable, elle n'est pas vraiment consciente du chaos qu'elle laisse derrière elle.Elle est aimable malgré tout ; sinon elle n'aurait pas autant de maris.Les hommes ne tombent pas amoureux de femmes au coeur de pierre avec des visages de salope, c'est moi qui vous le dis.ZOOM Une leçon de cinéma Petit conseil du réalisateur danois, rebelle du septième art, Lars von Trier (Dancer in the Dark, Dogville, Breaking the Waves.) pour faire un bon film : « Vous devez, at- il confié au magazine Studio, faire le film que vous voulez voir, pas celui que vous croyez que le public veut voir.C'est un piège, et un piège dans lequel je vois tomber beaucoup de cinéastes.Cela ne signifie pas que l'on ne peut pas faire de films commerciaux, mais seulement que ces films doivent vous plaire avant de plaire au public.Un réalisateur comme Steven Spielberg fait des films très commerciaux, cependant je suis persuadé qu'il les fait avant tout parce qu'il a envie de les voir.Et c'est pour ça qu'ils fonctionnent.Entre amis Lorsqu'il n'est pas devant la caméra, Jeff Bridges est derrière ; il a ainsi pris plein de photos de vedettes sur les plateaux de tournage, plus précisément entre les prises de vue, qu'il vient de publier sous le titre Pictures by Jeff Bridges (Power House Book).On y retrouve, entre autres, dans des attitudes très décontractées (après tout, on était entre gens du métier) : Cuba Gooding Jr., Barbra Streisand, Penélope Cruz, Janes Fonda, Bob Dylan.Et maintenant Hemingway Picasso, Nixon, Ptolémée, Danton (pour la télévision en 1970), la ligue des « gentlemen » extraordinaires incarnés par Anthony Hopkins intronise son nouveau membre, Ernest Hemingway (18991961).Son surnom, « Papa », donne son titre au film.De l'éclat, il en faudra pour embrasser le destin de l'auteur de L'Adieu aux armes, mais l'acteur ne devrait pas trop se forcer, estime Ciné Live, pour supplanter ses prédécesseurs dans le rôle, Stacy Keach pour la télévision et Chris O'Donnell, trop poli dans Le Temps d'aimer.E x p r e s s Elijah Wood, le Frodon du Seigneur des anneaux, va pouvoir laisser libre court à ses plus bas instincts en tenant la vedette de Hooligans.Expulsé à tort de sa prestigieuse université, c'est en ex-étudiant de Harvard que l'ex-Hobbit part pour Londres où il va faire copain-copain avec un supporter de foot plutôt « sanguinaire ».Catherine Zeta-Jones pourrait bien tenir tête à Pierce Brosnan dans le prochain 007, pas comme une Bond Girl ordinaire, mais dans un rôle aussi fort que celui de l'agent secret et, en plus, elle entend chanter ellemême le thème musical du film plutôt que de le laisser à Mariah Carey.Il ne reste plus qu'à voir si le scénario satisfera à ses exigences.La nouvelle démonstration de la pénurie créatrice des scénaristes hollywoodiens s'appelle G.I.Joe.Le chef de ce projet n'est autre que l'ex-patron de Warner Bros., Lorenzo Di Bonaventura.Ciné Live, Movieline, People, Globe Anouk Aimée « En couple, je n'ai jamais imaginé, jamais compris qu'on puisse se disputer en public montrer bruyamment ses désaccords.Avec mon mari, c'était hors de question.À l'occasion, un soupçon de froideur, pas plus.Et dans le privé, je suggère ; je ne m'affirme jamais de façon autoritaire.D'ailleurs, je me souviens m'être entendu répondre par mon mari : De toute façon, Anouk, tu sais bien qu'on fera ce que tu voudras.On finit toujours par faire ce que tu veux ! Je l'avais regardé ahurie, choquée, moi qui n'exigeais jamais rien ! Pourtant il avait raison ! Et dans ma vie, c'est vrai on a toujours fait ce que je voulais ! » .Paris Match PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Lars von Trier et Nicole Kidman lors de la présentation de Dogville au dernier festival de Cannes.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 12H35 TV5 VIVEMENT DIMANCHE Émission spéciale dédiée à Louis de Funès.Drucker reçoit les proches du comédien français, dont sa femme, son fils et Michel Galabru.18H00 K PARTIS POUR L'HIVER Qui de Jean-François Baril, Alex Perron, Louis Morissette, Marie-Chantal Perron ou Mélanie Maynard remportera cette amicale compétition de sports d'hiver animée par Chantal Lacroix?19H00 ARTV LES ANNÉES TONY BLAIR Une fiction politique inspirée de l'histoire récente du Parti travailliste en Grande-Bretagne.Production soignée.Premier de quatre épisodes.19H00 r DEUX FILLES EN PRIMEUR France Beaudoin et France Castel présentent la programmation d'hiver de TVA en compagnie de Michèle Richard, Marina Orsini et Pierre Brassard.19H30 a LES BEAUX DIMANCHES: LA RENTRÉE - PRISE 2 Un spécial de 90minutes pour tout savoir sur les nouveautés présentées à Radio-Canada cet hiver, avec les auteurs, les comédiens et des extraits d'émissions.20H00 r CINÉMA: PREUVE DE VIE Une femme (Meg Ryan) fait appel à un expert en kidnapping (Russell Crowe) pour retrouver son mari disparu.21H30 K CINÉMA: ANALYSE FATALE Un psychiatre est entraîné dans une troublante affaire de meurtre.Avec Richard Gere, Kim Basinger et Uma Thurman.22H00 S+ SIX PIEDS SOUS TERRE: DEUXIÈME SAISON Une soirée réjouissante pour ceux qui ont suivi la première saison de cette série.Les autres feront une sacrée découverte! Le Téléjournal Découverte / Les Silhouettes du désert Les Beaux Dimanches / La Rentrée - Prise 2 Les Beaux Dimanches / Un homme et sa musique Le Téléjournal Conversation À L'OMBRE DE SHAWSHANK (4) avec Tim Robbins, Morgan Freeman Le TVA 18 heures Les Gags Deux filles en primeur PREUVE DE VIE (4) avec Meg Ryan, Russell Crowe Le TVA Surprise sur prise.(23:28) Lucky Luke LES DALTON EN CAVALE (5) Dessins animés L'EXTRAVAGANT DOCTEUR DOLITTLE (4) avec Rex Harrison, Anthony Newley JUDE (4) avec Christopher Eccleston, Kate Winslet (22:31) Partis pour l'hiver LA BLONDE DE MON PÈRE (5) avec Julia Roberts, Susan Sarandon ANALYSE FATALE (4) avec Richard Gere, Kim Basinger News E.T.Sue Thomas: F.B.Eye Cold Case Law & Order: Criminal Intent Nip/Tuck CTV News (23:02) News News (23:32) THE LION KING (3) Dessins animés HUMAN CARGO avec Kate Nelligan, Nicholas Campbell (1/3) Sunday Report Venture Mary Walsh Reflections ABC News Homeowner America's Funniest Homes Videos Football collégial / The Sugar Bowl: Oklahoma - LSU Pub NFL Football / Broncos - Colts (16:30) 60 Minutes Cold Case CSI:Miami News .Raymond News NBC News Dateline NBC American Dreams Law & Order: Criminal Intent Queer Eye for the Straight Guy .Machine Outdoor.Wildlife Trailside Naturescene Nova / Mars: Dead or Alive Masterpiece Theatre / The Forsyte Saga (3/7) PRIDE & PREJUDICE (3) avec Greer Garson, Laurence Olivier BBC News Wall Street American Masters Classical Music Special / Verdi Gala BBC News .(17:30) Makeover.Crossing Jordan MY COUSIN VINNY (4) avec Joe Pesci, Marisa Tomei Meet the Royals Cold Case.2 HOMMES.(17:00) Les Années Tony Blair (1/4) BOULEVARD DU CRÉPUSCULE (1) avec William Holden L'Actors Studio / Debra Winger Silence, on court! Marlon Brando Arts & Minds Artist's Life Cecil's Journey EYES WIDE SHUT (2) avec Tom Cruise, Nicole Kidman Galas Juste pour rire Meilleurs.Juste pour rire Mystérieuse Planète Docu-D / Les Coulisses de la scientologie Dossiers FBI / Calibre .22 .(17:30) .anglais .abysses Coup d'oeil.Les Amputés de guerre Enfants d'ici.LORNET N'importe.Retraite successorale.Télescope Best of 2003.Ultimate Ten Mars Live 2004 Best of 2003: James Cameron's Expedition Bismarck Best of 2003: Building.Mars Live 2004 Vidéo Guides Airport .plongée .dans le spa Maeva .Debeur Bain de soleil Reiselust Pilot Guides Hoze.(18:45) .(18:45) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunk the Kids THE MAN WITHOUT A FACE (5) avec Nick Stahl .(22:55) .(23:11) LOVE AND.(17:00) King of the Hill Simpsons Bernie Mac Malcolm.Arrested.BRING IT ON (5) avec Kirsten Dunst, Eliza Dushku NFL Football / Broncos - Colts (16:00) Andromeda The Simpsons Malcolm in the Middle The Shield Global News Sports Légendes de l'Histoire L'Histoire à la une Légendes de l'Histoire Bonanno, l'histoire d'un parrain DOUZE SALOPARDS (3) avec Lee Marvin, Charles Bronson Deadly Arts / Karate Escape from Colditz Line of Fire / Amhem A BRIDGE TOO FAR (4) avec Sean Connery, Anthony Hopkins Extra Fashion File Matchmaker Skin Deep Birth Stories Little Miracles Crisis Zone Skin Deep Birth Stories Michèle Richard Les Succès Week-end de stars Présentation Musi Max / Bïa Présentation Musi Max / Dido Présentation / Norah Jones Présentation Musi Max Exposé / Blink 182 Temps mort / Turbulences Top Rajotte Le Groulx Luxe Karaoclip Dollaraclip Temps mort / Turbulences Music Box Sino Montreal In Montreal .arménien La Caravane .Vietnam The Practice Teleritmo BBC News The Docket CBC News: Sunday Sunday Report Venture The Passionate Eye / China Uncensored World View .Kaboul Sec.Regard Le Journal La Part.Zone libre / Poulet.Le Téléjournal La Part.Enjeux / .les gens heureux Manger moins.mieux Hockey / Capitals - Canadiens (17:00) Sports.Basketball .forestier Sports 30 Revue Golf 2003 Sport Tessa à la pointe de l'épée Le Caméléon Amy Les Experts En quête de preuves Quarantaine Sexe à N.Y.Prime Suspect FIRST DEGREE (5) avec Rob Lowe, Leslie Hope Trailer Park Boys Six Feet under Is Harry on the Boat?(23:10) The Dead Zone V Star Trek: Enterprise STAR TREK: GENERATIONS (5) avec Patrick Stewart, William Shatner LOST.Sportsnetnews NBA Basketball / Nets - Knicks Sportsnetnews World of.Sacred Ride .d'enfants Pas sorcier! Cirque pour la vie Le Cas H.Berlioz UNE SAISON DANS LA VIE D'EMMANUEL (6) avec Germaine Montero Mission banquise Date Patrol Trading Spaces: Family Wild Weddings / Love Conquers all Trading Spaces: Family Hockey / Capitals - Canadiens (16:30) Sportscentre College Football / Sugar Bowl: Oklahoma - LSU Sportscentre Moi Willy.le meilleur Silverwing Dilbert Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Henri, gang South Park Downtown Les Simpson Déchiqueteurs Carte.(17:35) .cirques! Journal FR2 Portrait.Comme au cinéma .lieux Le Journal Sur les toits de Paris Bibliotheca .Diaries Superteachers Vox Reach for.MRS.SOFFEL (4) avec Diane Keaton, Mel Gibson A CUNNING OLD FOX (1/2) Person 2.Film 101 Coup de coeur Décore ta vie Métamorphose .secondes 2e Peau Une chance qu'on s'aime SI LES MURS RACONTAIENT (5) avec Demi Moore, Sissy Spacek Louise à votre service Guide de Survie Parole et Vie Accès.com Vivre avec .solidaire Sur la colline .pêche Edgemont Loup-garou Smallville Dawson Degrassi.Montana Jacob Two.Mental Block YTV's Hit List Girlstuff Girlz TV .Scholars .Hunters Timeblazers 2030CE Breaker High Ready or not Mutant X Cour à \"Scrap\" Robots Wars Métal hurlant Fastlane Twilight Zone CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC LECTURES Entrevue Jean-Pierre Le Dantec Un homme en éveil RUDY LE COURS Après des récits autobiographiques parus il y a 25 ans sous le titre évocateur suivant : Les dangers du soleil, Jean-Pierre Le Dantec visite à nouveau la période trouble du militantisme d'extrême-gauche des années 60 dans son quatrième roman.Le regard empreint de tendresse lucide sur l'époque, la narration très construite d'Étourdissements (éditions du Seuil) montre bien que ce jeune romancier de 60 ans demeure très épris à la fois de justice sociale et de littérature.Professeur d'histoire de l'architecture, un domaine qui lui a donné l'occasion de signer plusieurs ouvrages spécialisés, Le Dantec a abordé le monde des lettres par l'intermédiaire du journalisme : il était directeur de La Cause du peuple, organe officiel du groupe maoïste la Gauche prolétarienne, dont le collaborateur le plus célèbre a sans doute été Jean-Paul Sartre.À la disparition du journal, il a lancé avec trois compagnons d'armes, dont Serge July, son actuel éditeur, le quotidien Libération.Il a aussi dirigé une maison d'édition aujourd'hui disparue, Les Presses d'aujourd'hui, spécialisée elle aussi dans la littérature de gauche.Après une condamnation, une incarcération pour militantisme, puis une amnistie en 1974, il s'est consacré à l'enseignement de l'architecture avant de se laisser tenter de nouveau par la fiction romanesque.Il a mis deux ans à écrire Étourdissements.« On s'est trompés.» « On s'est trompés sur nous-mêmes, sur nos admirations, évoquet- il en entrevue.C'est comme ça que je veux me rappeler cette époque.Étourdissements raconte l'histoire de la bande à David à travers surtout les souvenirs de ses membres, et en particulier ceux de Jean, un typographe fils d'ouvrier communiste, et de Line, une étudiante en architecture qui ira s'établir comme ouvrière en usine dans le fol espoir d'accélérer la révolution.Le roman est découpé en trois parties, couvre trois époques souvent intercalées et donne la parole à trois narrateurs distincts : Jean, Line et un oeil objectif qui suit toute la bande.L'action se déroule à Paris, à Mont-Joli, au Québec, puis de nouveau à Paris.« Pour moi, un roman se doit d'avoir une intrigue intéressante, explique-t-il.C'est une exigence, par opposition à certains aspects du nouveau roman.Mais pour appartenir éventuellement à la littérature, un roman doit aussi avoir une forme complexe, réfléchie et en relation avec le propos.S'il n'y a pas de singularité pour la forme, ça n'a pas d'âme.» Étourdissements n'attire pas les feux de la rampe depuis sa parution parmi l'avalanche des nouveautés de la rentrée : plus de 600 romans français.Pourtant, il ne manque ni d'intérêt ni de charme.On éprouve vite de l'intérêt justement pour cette bande de jeunes fous de cinéma qui rêvent de changer le monde, se mobilisent contre la guerre du Vietnam et s'enivrent dans les cafés pour s'engueuler à qui mieux mieux.Et qui essaient de s'aimer à travers tout ça.On prend plaisir à suivre 10 ans après Line et David, qui pansent leurs plaies d'ex-militants dans un hôtel de routiers, au bord du fleuve Saint-Laurent.On s'émeut enfin de les retrouver une dernière fois, vieillis, voire grognons, meurtris, certes, mais sains et désireux de vieillir tranquilles, mais sans insouciance.« Ce qui m'importe le plus, c'est le jugement de quelques personnes en qui j'ai confiance », dit l'auteur, sans bouder a priori tout succès populaire.Projet ambitieux Le Dantec jongle déjà avec son prochain sujet à la fois périlleux et ambitieux : la transposition dans un lycée d'aujourd'hui du mythe biblique de Judih et d'Holopherne pour raconter comment se côtoient Beurs et Blancs, chrétiens et musulmans.Mais il doit ronger son frein avant de s'y lancer à fond.C'est au tour de sa femme, Juliette Kahane d'écrire son roman, un deuxième après Fabrique, paru chez Gallimard l'an dernier.En attendant, papa veille sur sa fille de 3 ans et demi.Le Dantec ne choisit assurément pas la facilité, mais la vie.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Jean-Pierre Le Dantec, à propos des années 60 : « On s'est trompés sur nous-mêmes, sur nos admirations.C'est comme ça que je veux me rappeler cette époque.» LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Les gauchistes sont fatigués RÉGINALD MARTEL La révolution n'a pas eu lieu.Le « peuple », qu'on n'avait pas consulté, n'en voulait pas.Les militants se sont rangés, les années ont passé.Reste la nostalgie.Daniel regrette moins le projet politique que la muse de ses beaux combats.On l'avait surnommée Rosa-Lux, ce qui n'est pas rien.Elle se donnait tout entière à la cause.Quand elle en avait le temps ou le goût, elle se donnait aussi aux camarades, sans calcul et sans projet.Daniel était du nombre.Vingt ans après, rentré d'un long séjour à Toronto, il raconte.Les amours qui n'ont pas eu lieu sont plus prégnantes que celles qui se sont effilochées.Il faudrait retrouver Rosa-Lux, souffler un peu sur les cendres refroidies d'une passion mal partagée.Si Daniel n'y croit pas vraiment, sa voisine de palier, Maryse, y tient absolument.Elle soutient les squatters d'un immeuble de Montréal.L'enthousiasme s'épuise, il faudrait selon elle retrouver Rosa-Lux, la seule qui saurait attiser les volontés défaillantes.Comme dans Hot Blues, le premier roman de Serge Bruneau, le lieu central du roman est un bar de quartier.Au Désert du Diable, Daniel carbure au scotch, et aussi son ami Julien, compagnon des luttes anciennes.Daniel est peintre, capable de compromis pour gagner sa croûte (excusez, la manière de M.Bruneau est contagieuse).Julien est un journaliste pigiste qui vend beaucoup de copies et la vend cher.L'amitié entre les deux comparses a mal résisté à la distance, au temps.Tandis que Julien fréquente des bourgeois sur lesquels il aurait craché jadis, Daniel se sent encore vaguement engagé socialement, surtout depuis qu'il partage avec Maryse, qui a 20 ans de moins que lui, non seulement les idées, mais aussi le lit.Pour lui plaire, il s'enfonce dans un double mensonge.Il se dit l'auteur de coups d'éclat, sinon d'État, dont l'incendie d'une voiture de police.Il feint de rechercher Rosa-Lux, mais il craint trop leur décrépitude commune pour avoir vraiment envie de la revoir.Rosa-Lux et la baie des Anges est le roman d'un échec amoureux et politique.Sur ce plan, il y a peu à redire, sinon qu'on aurait intérêt à aller plutôt chez Pierre Tourangeau (même éditeur) lire la magnifique transcription littéraire qu'il a faite de l'atmosphère délirante des années 70 et 80.M.Tourangeau est un artiste, il investit ses personnages et les emmène où il veut, où il faut.Surtout, il sait infléchir la phrase selon une stratégie fine.M.Bruneau préfère la désinvolture, les images bousculées, le ça s'écrit comme ça se pense, c'est-à-dire n'importe comment.On se demande s'il est sérieux ou s'il rigole quand il relève certains détails insignifiants : « Je hausse les épaules et les laisse retomber » ; ou quand il cultive le zeugme en le sachant peut-être : « Je fais un saut au Désert du Diable pour en prendre le pouls et un scotch.» Il y a dans ce roman clinquant trop de bruit et d'humeur et pas assez de travail sur le matériau incontournable de l'oeuvre littéraire, les mots et ce qu'ils veulent et peuvent dire.On en sort avec un léger mal de tête, que le scotch soigne très bien.L'un meurt, l'autre aussi La littérature, comme la révolution, est l'affaire des bourgeois.On entend rarement sans filtre la voix des sans voix.Sans voix parce que sans mots : « Comment faire pour dire l'extraordinaire quand nous n'avions même pas les mots pour dire l'ordinaire, dans la tribu ?» La tribu, c'est la mère montagne, le père ogre, trois frères et le petit dernier, Pierre le narrateur, enfantaccident que les aiguilles à tricoter de la voisine ont épargné.Rue Chabot à Montréal, en ces déjà lointaines années 50, tout pour Pierre commence par une immense pauvreté culturelle et affective.L'enfant est malingre, on le persécute à l'école, son père ne lui fait jamais la charité d'une caresse.Seule la mère, dégoulinante de bonté et de graisse, s'attache à l'enfant et essaie de le défendre contre une vie qui s'annonce bien mal.Pierre se referme, comme une fleur qui s'étiole, et s'enferme dans un hangar pour lire et rêver.Déjà s'affirme sa différence, qui ne lui vaudra rien de bon.Il trouve grâce auprès de deux personnages.Une grand-mère surnommée Bette-Davis, contestataire à sa manière, et un oncle qui est la honte de la famille, Charles-Émile, danseur travesti.Ces complices acceptent l'enfant pour ce qu'il est, tel qu'il est.À travers eux, Pierre trouvera plus tard le courage d'accepter et de vivre son homosexualité.Il en tirera des plaisirs fugitifs, jusqu'au jour où l'amour fondra sur lui et William, son amant de New York.Il n'est plus question désormais d'« effacer toutes traces des caresses de l'autre ».Le grand amour sera brisé par la maladie : William meurt de sida.Cet événe ment décisif est apposé à une autre mort, celle du père, l'ogre qui trimait dur à l'usine et n'était guère porté vers les sentiments.Pierre essaie de se réconcilier avec lui.L'enfance est déjà loin et le pardon s'annonce enfin.L'amoureux endeuillé commence à comprendre la froideur de ce père qui ne venait pas le rassurer quand, la nuit, il vivait ses peurs d'enfant : « Craigniez-vous d'affronter la fragilité de votre dernier fils?Ou bien n'étiez-vous qu'un Tit-cul aussi effrayé que moi ?» « Je suis élevé aux grognements d'une langue infirme », a averti le narrateur.Pour compenser cela peutêtre, il leste sa prose d'une énorme quantité d'épithètes et d'adverbes qui, croit-il sans doute, devraient insuffler au récit une plus vaste dimension dramatique.C'est une erreur de débutant, par laquelle il faut passer sans doute.Pour dire le dénuement et la déréliction, la sobriété est bien plus efficace : plutôt que d'enterrer la douleur de vivre sous les mots du dimanche, s'en tenir aux mots de la souffrance elle-même, dans sa nudité essentielle.L'hypertrophie narrative est la principale faiblesse de cette oeuvre touchante, émouvante même.Après ce roman longuement macéré dans les effluves glacés du ressentiment et du deuil, M.Martineau peut maintenant inventer une oeuvre plus ouverte et plus maîtrisée.FFF ROSA-LUX ET LA BAIE DES ANGES Serge Bruneau XYZ, 176 pages FFF LE HANGAR Normand Martineau Marchand de feuilles, 160 pages L'effet réducteur de l'unilinguisme en science SCIENCE suite de la page 9 La science est une production culturelle, un récit, elle met en oeuvre un imaginaire parfois proche de la création poétique, propre à chaque culture.Réduire, comme on le fait aujourd'hui, la science à un espéranto anglais international et uniforme adopté par défaut, c'est à coup sûr limiter la créativité de la science dans un langage unidimensionnel.Les chercheurs devraient tous poursuivre leurs recherches dans la diversité de leur langue maternelle, et l'anglais, aujourd'hui langue obligée de la recherche scientifique, ne devrait être, pour la majorité d'entre eux, que la langue des communications internationales et des résumés.Jean-Marc Lévy-Leblond a souligné les problèmes de linguistique et de compréhension fondamentale « que pose la domination trop peu contestée de l'anglais sur la physique contemporaine ».Il rappelle que « la domination quasimonopolistique d'une langue, quelle qu'elle soit, inhibe le jeu des mots et des idées ».(La Langue tire la science, in La Pierre de touche, 1996).La généralisation de la recherche scientifique dans un anglais international sans odeur et sans saveur n'est pas seulement un effet réducteur du pouvoir central des États-Unis sous le signe de la mondialisation, c'est aussi une erreur de méthode scientifique, qui risque d'aboutir à une pensée scientifique unidimensionnelle.Il faut restaurer la valeur heuristique de la diversité des langues et des cultures dans la recherche scientifique.Trinh Xuan Thuan apparaît comme une figure emblématique à cet égard.Vietnamien de naissance, ayant reçu une éducation française, il a aujourd'hui la nationalité américaine et travaille en anglais.Comment concilie-t-il sa croyance bouddhiste et la science occidentale ?Sa culture vietnamienne et l'american way of life ?Comment combine-t-il ses références linguistiques vietnamiennes, françaises et américaines dans sa pensée cosmogonique ?La problématique existentielle de sa propre biographie trouve sans doute un écho dans le traité d'astrophysique qu'il a publié en français, à en juger par le titre : Origines, la nostalgie des commencements (2003).Plusieurs psychanalystes se sont essayés à nous démontrer l'influence de l'inconscient de leurs auteurs sur des théories majeures.L'un des cas les plus célèbres concerne ironiquement le positivisme d'Auguste Comte, dont la théorie semble devoir beaucoup plus à une fixation oedipienne et à la nostalgie d'un amour perdu qu'à l'objectivité de la science ! (Sarah Kofman, Aberrations ; le devenir-femme d'Auguste Comte, 1978).À bien des égards, les théories sont des romans.Parions que ce sont les mythanalystes qui pourront le mieux nous expliquer la physique quantique.Hervé Fischer est l'auteur du Choc du numérique (2001) et de Cyber Prométhée (2003) chez VLB éditeur. LECTURES NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE Le Bien des autres (1), de Jean-Jacques Pelletier, est le troisième volet des Gestionnaires de l'Apocalypse, un roman de 807 pages (les deux volumes feront plus de 1600 pages !) qui fait suite à La Chair disparue et à L'Argent du monde.S'il n'est pas vraiment nécessaire d'avoir lu les deux premiers titres pour apprécier ce nouvel épisode de la saga, il est tout de même préférable d'en avoir pris connaissance, histoire de s'y retrouver plus facilement.Évidemment, on a beau dire que la longueur n'a pas d'importance (l'alibi favori des minus !), c'est tout de même 1872 pages qu'il faut se farcir avant d'entamer la brique suivante ! Heureusement, Pelletier nous accroche dès les premières pages et il devient assez difficile d'interrompre sa lecture, tant sa technique narrative est efficace, voire redoutable.On retrouve l'inspecteur-chef Théberge qui en a plein les bras.À la tête de son Unité spéciale d'intervention, il enquête sur une série inquiétante d'actes de vandalisme et d'attentats meurtriers qui se multiplient à Montréal et dans le Québec tout entier.Théberge ignore tout des événements réels et tragiques qui sont à la base de cette dégradation brusque du climat social.L'intrigue se déroule sur deux semaines, qui correspondent aux grandes divisions du récit.Dans la première partie, nous assistons à une offensive sans précédent du Consortium contre l'Institut.Son objectif : neutraliser la mystérieuse F.Dans la deuxième partie, le plan diabolique mis en place pour déstabiliser le Québec d'abord, le Canada ensuite, se met en branle alors que Théberge semble de plus en dépassé par les événements.Sur fond de trafic d'armes, de manipulations médiatiques, de rhétorique religieuse et de propagande politique, nous assistons à une déstabilisation tout à fait crédible des institutions.Derrière les incroyables magouilles et manipulations de toutes sortes, se dessine un schéma inquiétant : il faut amener le Canada à être un pourvoyeur de ressources naturelles plus docile, plus compréhensif, car l'Oncle Sam a une soif d'énergie intarissable et de plus, les Américains veulent s'assurer de la coopération inconditionnelle des Canadiens en matière de sécurité du continent.Le génie de Pelletier, c'est de rendre tout cela terriblement plausible, à travers une histoire qui ne s'enlise jamais dans des considérations purement théoriques.Cette aventure passionnante est racontée à travers des personnages en chair et en os qui vivent ces faits tragiques au quotidien.Malgré la multiplicité des points de vue et des personnages, le lecteur ne perd jamais le fil de cette intrigue menée tambour battant, un exploit dans une oeuvre d'une telle ampleur.À la fin des 800 (premières) pages, un certain nombre de choses sont résolues mais l'histoire n'est pas terminée, loin de là.Que nous réserve encore notre Machiavel (ou devrais-je dire docteur Mabuse ?) des lettres québécoises ?On attend la suite avec une certaine impatience, tout en sachant fort bien qu'elle sera aussi longue Un Ludlum posthume De son vivant, Robert Ludluma publié 21 romans.Depuis sa mort, en 2001, on en a fait paraître sept autres, dont Le Protocole Sigma, qui devrait plaire à ses fans inconditionnels (dont je ne fais plus partie !).On y trouve tous les éléments habituels des intrigues du maître ès complots : une scène d'ouverture trépidante où le héros, Ben Hartman, échappe de justesse à un premier attentat, puis sa quête de la vérité qui l'amènera à découvrir une conspiration d'envergure internationale impliquant d'anciens nazis.Après maintes poursuites et fusillades, Hartman trouve une alliée en la personne de la belle Anne Navarro, un agent du gouvernement américain qui enquête elle aussi sur le mystérieux projet Sigma.À bien des égards, ce roman efficace, mais un peu long, me rappelle les premières oeuvres de Ludlum, des récits comme La Mémoire dans la peau ou le Complot des Matarèse, qui avaient fait sa réputation avant qu'il ne sombre dans la facilité et la répétition d'une formule convenue et bien rodée.Il reste que ses personnages ont beaucoup de chance et s'en tirent plutôt bien.Pour apprécier cette intrigue tarabiscotée en diable, il faut mettre en veilleuse son esprit critique.C'est peutêtre faisable dans une aventure invraisemblable à la James Bond.C'est plus difficile dans un thriller qui se prend au sérieux, qui prétend nous révéler ce qui s'est réellement passé dans le monde depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Pour inconditionnels.Déception à Lisbonne Le premier roman de Robert Wilson, Une mort à Lisbonne (Laffont), m'avait enthousiasmé.Ça n'est pas exactement le cas avec La Compagnie des ombres, qui m'a laissé perplexe et un peu déçu.La première partie de ce thriller «mélancolique » est la plus intéressante (quoique parfois confuse) : en 1944, à Lisbonne, Andréa, une jeune et brillante mathématicienne, participe à la guerre de l'information qui vise à empêcher les nazis de réaliser leur programme nucléaire.Quand elle tombe amoureuse d'un attaché de l'ambassade allemande, son destin bascule.et l'intrigue s'alourdit ! La deuxième partie, qui se déroule 25 ans plus tard, est plus faible.Il y a des temps morts, des longueurs inutiles, des surprises qui n'en sont pas.On devine assez facilement qui est l'espion surnommé le Léopard des neiges.De manière générale, l'histoire piétine, manque de ressort.Par contre, le dénouement shakespearien est superbe, tragique à souhait.Pelletier, Ludlum et Wilson nous dépeignent un monde de façades, de faux-semblants, dans lequel nos politiciens sont manipulés par des forces obscures qui veulent notre bien (au sens littéral, mais pas au figuré).Soyez donc prévenu : si vous n'étiez pas particulièrement paranoïaque avant de vous lancer dans les univers piégés de ces maîtres de la manipulation, vous le deviendrez à coup sûr ! .FFFF LE BIEN DES AUTRES \u20141 Jean-Jacques Pelletier Éditions Alire, 807 pages FFF LE PROTOCOLE SIGMA Robert Ludlum Grasset, 534 pages FFF LA COMPAGNIE DES OMBRES Robert Wilson Laffont, 521 pages PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Dans Le Bien des autres \u20141, Jean-Jacques Pelletier nous accroche dès les premières pages et il devient assez difficile d'interrompre sa lecture tant sa technique narrative est efficace, voire redoutable.Polar Pelletier, Ludlum et Wilson Des disciples de Machiavel Pour apprécier l'intrigue tarabiscotée en diable du dernier Ludlum, il faut mettre en veilleuse son esprit critique.ILLUSTRATION La mauvaise conscience de l'Amérique De retour le 11 janvier Jean Fugère, qui anime le Club de lecture La Presse, reviendra le dimanche 11 janvier pour présenter Le livre du mois : le tome 3 de la saga des Filles de Caleb, d'Arlette Cousture, L'Abandon de la mésange.Nous publierons aussi la lettre gagnante sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix ou sur le phénomène Harry Potter en général, lettre qui vaudra à son auteur un chèque-cadeau de 200$ en livres dans les librairies de la chaîne Renaud-Bray.Nous vous rappelons que vous avez jusqu'au 7 janvier pour faire parvenir votre opinion sur le plus récent roman de J.K.Rowling, à : clubdelecture@lapresse.ca.Par ailleurs, si vous voulez voter pour votre livre préféré parmi le palmarès des 10 oeuvres retenues par nos lecteurs, il vous suffit d'aller sur cyberpresse.ca/arts, à la rubrique Club de lecture et de cocher le titre que vous avez choisi.Jocelyne Lepage ROBERT LAPLANTE COLLABORATION SPÉCIALE On l'a surtout connu pour sa bande dessinée, Mauss, un survivant raconte, qui abordait sous une forme animalière les aventures de ses parents rescapés de l'enfer des camps nazis, une oeuvre puissante et poignante, traduite en plus de 20 langues et récompensée en 1992 par le célèbre prix Pulitzer.Du jour au lendemain, Art Spiegelman passait d'un relatif anonymat à la consécration.L'Amérique célébrait un dessinateur qui renouvelait la bande dessinée.Et tout ce brassage médiatique autour de son immense talent « bédéesque » nous faisait presque oublier une autre facette de la carrière de Spiegelman, celle d'illustrateur.Un oubli que les éditions Flammarion se sont empressées de corriger en publiant, il y a quelques semaines, Bons baisers de New York, superbe ouvrage relatant les années qui ont fait de lui l'illustrateur le plus controversé de la prestigieuse revue américaine New Yorker, enfant chéri de l'intelligentsia de la mégalopole américaine.Préfacé par Paul Auster, Bons Baisers de New York fait partie de ces ouvrages qui se livrent timidement au fil des 112 pages qui composent ce véritable coffre au trésor.Chaque lecture nous fait découvrir la richesse du travail et la justesse des observations de Spiegelman.L'Amérique des espoirs déçus Mais plus qu'un recueil d'illustrations, c'est une chronique de l'Amérique des espoirs déçus que nous présente le célèbre dessinateur culte de la bande dessinée underground.Des émeutes raciales de Brooklyn aux promesses trahies de l'administration Clinton en passant par le Monica Gate, l'élection de Bush et les hommages aux bédéistes qui ont influencé son travail, Spiegleman trace avec ses dessins et ses commentaires un portrait social, politique et culturel de l'insaisissable Amérique.Une peinture où la nuance et la retenue côtoient une colère sourde et émotive.Une charge implacable et irrésistible contre les États-Unis qui ébranla la rédaction et les fondements même du prestigieux magazine.« Art Spiegelman est une quadruple menace, unique en son genre : c'est un artiste qui dessine et peint, un caméléon qui peut parodier et embellir tous les styles picturaux, un écrivain qui s'exprime avec des phrases vivantes et acérées, et un provocateur qui a un don pour l'humour le plus sauvage et le plus ravageur.Mêlez tous ces talents, mettez-les au service d'une profonde conscience politique, et vous aurez un homme capable de marquer fortement le monde », écrit Paul Auster à propos d'Art Spiegelman, une description parfaitement réussie.Et un bouquin qui l'est tout autant.BONS BAISERS DE NEW YORK Art Spiegelman Flammarion, 112pages ACHETEZ VOS BILLETS RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.ticketpro.ca Par téléphone (514) 908-9090 24 FÉVRIER, 20 h, THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Hiver-Printemps 2004 en collaboration avec PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE Barbara Hendricks et le Magnus Lindgren Quartet de Suède 3183850A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Clinicienne et chercheuse, pédiatre renommée, professeure à l'Université de Montréal, la Dre Jeliu a formé plusieurs générations de pédiatres au Québec.Elle est la première lauréate du prix Sainte-Justine pour son apport au Centre mère-enfant.PHOTOS RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© JEAN-PAUL SOULIÉ e Centre hospitalier mèreenfant Sainte-Justine, fondé en 1907, a créé en 2003 le prix Sainte-Justine.Cette distinction sera attribuée chaque année à une personne qui aura contribué de façon exceptionnelle au développement et au rayonnement de l'institution, et dont l'action aura fait du CHU mère-enfant Sainte-Justine une des grandes institutions de la société québécoise, parmi les plus réputées au monde.La première lauréate du prix Sainte-Justine est la Dre Gloria Jeliu, qui oeuvre à l'hôpital Sainte- Justine depuis plus de 40 ans.Clinicienne et chercheuse en développement de l'enfance, pédiatre renommée, professeure à l'Université de Montréal, la Dre Jeliu a formé plusieurs générations de pédiatres au Québec.Entre autres réalisations, elle a fondé, en 1972, l'une des premiers centres de protection de la jeunesse, la «Clinique des enfants maltraités».Titulaire de nombreuses distinctions et honneurs, la Dre Jeliu a reçu en 2002 le prix Prestigede l'Associationmédicale du Québec et, en2001, elleaéténommée membre de l'Ordre du Canada.La Presse souligne l'attribution du premier prix Sainte-Justine à la Dre Gloria Jeliu et la nomme Personnalité de la semaine.Née en France, la Dre Gloria Jeliu est fille d'un médecin qui pratiquait à Paris.Sa famille, d'origine Bulgare, connaît les remous des années 30 et 40 en Europe.En 1952, elle obtient son doctorat en médecine générale de l'Université de Paris.Elle vient tout de suite s'établir au Canada et commence une résidence à Sainte-Justine.«À cette époque-là, c'était plus facile qu'aujourd'hui, dit-elle.» Dès 1954, elle, obtient sa licence de médecin au Canada.Elle poursuit ensuite ses recherches en pédiatrie à Boston.Pendantqu'elle fait sarésidence, elle se lie d'amitié avec la Dre Lucille Teasdale.Elle ira la visiter plus tard en Ouganda.Mais sa voie à elle, ce sont les bébés, les enfants, la pédiatrie.Sa vie est entièrement vouée à cette courte période où tout se décide, durant les deux ou trois premières années d'existence de l'être humain.La carrière de la Dre Jeliu se divise en quatre temps: d'abord l'ensei-gnement théorique et clinique de la pédiatrie, puis la protection de l'enfance, suivie du développement de l'enfant et de la bioéthique.Depuis 1954, elle a signé un nombre imposant de publications, réalisé de nombreuses recherches, donné une énorme quantité de conférences, lancé et mené à bien des projets de recherche sur l'enfance.Aujourd'hui, toujours sur la brèche, pédiatre au Centre de développement de l'hôpital Sainte-Justine, qu'elle a contribué à créer, elle se bat pour les bébés et les tout-petits avec l'enthousiasmed'une jeune recrue.«L'enfant est un être fascinant, dit-elle.En lui, tout le potentiel de développement de l'être humain se déploie.Il possède une faculté énorme de réaliser son potentiel génétique.Il est pourtant troublant de voir des enfants blessés, en état de carence affective.Le bébé est parfois d'une fragilité irrévocable, par exemple quand il est dans unmilieu inapproprié.Ensuite, le rattrapage sera difficile.» «Un nouveau-né arrive organisé.Par le menu: une heure après l'accouchement, il reconnaît la voix, l'odeur du lait de sa mère.Ses trois premières années sont très importantes.C'est alors que se forme l'attachement, ce fabuleux mystère qui conditionne la manière dont l'enfant perçoit le monde.L'attachement, c'est confortable pour l'enfant.C'est une représentation préalable du monde à venir.» La Dre Jeliu évoque les travaux de ses maîtres, de ses pairs, le professeur Sydney Gellis à Boston et surtout le professeur Brazelton, inventeur d'un outil d'évaluation du nouveau-né, tout un éventail de données psychophysiques du bébé de 0 à 1 mois, sa capacité de suivre le regard, de pleurer «bien».«Tout ça, ce sont des performances.L'étude de l'attachement peut se poursuivre sur sa transmission d'une générationàune autre.Les enfants répètent leurs modèles d'«élevage».Forte de ses souvenirs des années 30 et 40, de la multitude de cas qui sont passés entre ses mains à Sainte-Justine, la Dre Jeliu n'hésite pas à descendre dans l'arène pour défendre ses bébés, ses enfants.«Les politiciens devraient prendre ça en considération de manière à protéger les modes de vie dans les milieux défavorisés, ils devraient s'efforcer de créer des environnements propices\u2014logement, minimumvital, quartiers pas dégradés, centres de loisirs.Les professionnels et les instances politiques doivent être conscients que s'occuper des enfants très jeunes et de leurs familles, c'est protéger les adultes de demain.Malheureusement, tout ça est plus facile à dire qu'à faire dans une société de consommation où l'enfant est déjà un client.» Dre Gloria Jeliu «Les professionnels et les instances politiques doivent être conscients que s'occuper des enfants très jeunes et de leurs familles, c'est protéger les adultes de demain.Malheureusement, tout ça est plus facile à dire qu'à faire dans une société de consommation où l'enfant est déjà un client.» Version francaise de ELF G presentement A L'AFFICHE! 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VISA GENERAL CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL (BELLEVILLE RENDEZ-VOUS / THE TRIPLETS OF BELLEVILLE) CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL VERSION FRANCAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 16 ANS + PRESENTEMENT A L' AFFICHE ! Un film de Sylvain Chomet / SON DIGITAL AL'AFFICHE! Version francaise et avec la voix de Lise Dion dans le role de Blizzard et la voix de WHoopi Goldberg dans la v.o.anglaise Un film de Le Var Burton Produit avec l'assistance du gouvernement canadien, du programme de credit d'impot pour les films canadiens ou les productions video Copyright c 2003 Blizz Productions Inc.YTV est une marque de commerce de YTV Canada, Inc.(c)2003 Une compagnie de CorusMC Entertainment.Version francaise FFFF The Gazette SELECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES 2003 NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBER 4 DONT 13 ANS + GARYSWEET HELEN BUDAY MEILLEUR FILM(DRAME) MEILLEUR REALISATEUR c 2003 FOCUS FEATURES, LLC.TOUS DROITS RESERVES.21GRAMMES DU REALISATEUR DE AMORES PERROS version francaise de 21 Grams Le Journal de Quebec / SON DIGITAL CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL CINEPLEX ODEON CAVENDISH (Mail) / MEGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINEPLEX ODEON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / CINEMA PINE STE-ADELE / MEGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MEGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS COLISEE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS STARCITE HULL / CINEMAS AMC LE FORUM 22 / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINEPLEX ODEON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITE MONTREAL / FAMOUS PLAYERS PARISIEN / MEGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINEMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINEMA SHERBROOKE / CINEMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINEPLEX ODEON ST-BRUNO / CINEMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / MEGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINEMA BIERMANS SHAWINIGAN / MEGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES O./ VERSION FRANCAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRESENTEMENTAL'AFFICHE! JUDE LAW NICOLE KIDMAN RENEE ZELLWEGER R E T O U R A COLD MOUNTAIN UN FILM DE ANTHONY MINGHELLA, REALISATEUR DU FILM LE PATIENT ANGLAIS WWW.COLDMOUNTAINMOVIE.COM DANS CERTAINES SALLES ARTWORK c2003 MIRAMAX FILM CORP.TOUS DROITS RESERVES EN VENTE LE 23 DECEMBRE V.F.DE COLD MOUNTAIN NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBER MEILLEURE ACTRICE (DRAME) NICOLE KIDMAN DONT 8 FFFF1/2 The Gazette FFFF La Presse Version francaise de THE LORD OF THE RINGS : THE RETURN OF THE KING DANS CERTAINES SALLES TRAME SONORE DISPONIBLE EN MAGASIN Nicolas Lacroix, En Primeur FFFF1/2 John Griffin, The Gazette FFFF1/2 Sonia Sarfati, La Presse FFFF1/2 Yseult Picard, Echos Vedettes FFFF Louise Blanchard, Le Journal de Montreal FFFF Gilles Carignan, Le Soleil Drole, touchant, charmant, intelligent - un cadeau d'Italie juste a temps pour Noel.The Gazette Remarquable! Une etonnante combinaison d'humour et de romance.Festival International du Film de Toronto Un tendre delassement et un agreable petit voyage.Le Devoir FFFF UNE TENSION HORS DE L'ORDINAIRE! LA PRESSE FFFF UN GRAND FILM.LE JOURNAL DE MONTREAL FFFF DU JAMAIS VU! THE SUNDAY TIMES - AUSTRALIE S'IMPOSE COMME LA REVELATION DE 2003 PAR SA FORCE DE FRAPPE ET SON INTENSITE.VOIR Version francaise de ALEXANDRA'S PROJECT UUNN FFIILLMM DDEE RROLLFF DDEE HHEEEERRSS LLA VEENGEEANCEE SS''OFFFFRREE SSII BBIIEEN EEN CADEEAU 3191103A LECTURES BANDE DESSINEE Rencontres interculturelles ROBERT LAPLANTE COLLABORATION SPECIALE Trois albums, trois interpretations des rencontres interculturelles, trois reactions differentes mais qui traduisent de facon juste notre realite.Bienvenue dans l'univers de la bede miroir, reflet de nos societes multiculturelles.L'admiration Veritable cri d'amour, Le Tatouage, troisieme tome de la serie Djinn, est une longue lettre passionnee a Istanbul, ville enivrante, et a ses mysteres insondables, dont le fameux harem royal, phantasme de tous les occidentaux depuis la publication des Mille et une nuits.Sur un fond de tractations diplomatiques ou chaque puissance tente d'attirer le sultan faiblissant dans son camp, nous vivons les derniers jours de l'empire qui fit trembler l'Occident et qui, en s'alliant a l'Allemagne, en 1914, signa son arret de mort et ouvrit la porte a de profondes mutations.Une derniere valse entre l'Empire ottoman millenaire et vieillissant et la jeune nation turque qui desire respirer souverainement dans le concert des nations.Mais par-dessus tout, Djinn, c'est la celebration d'Istanbul la magnifique.Ebloui par ce musee a ciel ouvert, Dufaux et sa collaboratrice, la dessinatrice Miralles, se promenent dans cette obsedante Constantinople, au rythme des derviches tourneurs qui, l'instant d'une transe, figent une image intemporelle du joyau d'un empire que les puissances europeennes aimaient qualifier de vieil homme malade de l'Europe.L'acceptation Si Dufaux s'abandonne aux plaisirs de l'ancienne Byzance, Johan Sfar cede aux charmes de Paris avec beaucoup plus de reserve, apprivoisant timidement la Ville lumiere ou les Juifs ont l'air plus francais que Victor Hugo sans barbe , et ou les Sefarades de la Mediterranee se font passer pour des Arabes afin de gagner leur vie.C'est cette prude rencontre qui est au coeur de L'Exode, le rejouissant troisieme tome de sa merveilleuse serie Le Chat du Rabbin, qui raconte dans un humour truculent, proche a la fois de Woody Allen et de Marcel Pagnol (etrange rencontre), les tribulations d'un rabbin algerien en visite a Paris.Un Paris etrange, nocturne, froid, pluvieux, humide, celui des hotels minables, des bouis-bouis mal fames, loin, tres loin de la chaleureuse et lumineuse Alger.Preface par un tres celebre citoyen du monde, Georges Moustaki, Le Chat du Rabbin a le grand merite de nous rappeler l'existence de l'humour sefarade, trop souvent meconnu.L'hegemonie de l'humour juif polonais, avec l'accent de Popeck et le folklore de la carpe farcie, qui font autorite dans le monde occidental, a renvoye les Sefarades dans les poubelles du judaisme rieur , conclut le createur du Meteque.Une erreur que le genial Sfar est en train de corriger.Le rejet Si Le Rabbin de Sfar accepte Paris, a moins que ce ne soit le contraire, ce n'est pas le cas d'Eugene Rabier, rentier francais qui n'en finit plus de regretter son Congo natal.Adapte de sa nouvelle, La Culture de l'Elis au Congo Belge, l'ecrivain Benacquista (Saga, Les Morsures de l'aube) s'interesse, dans Coeur Tam-Tam, au sort des ces anciens colons immigres, incapables de s'adapter a une France amnesique qui ne voit en eux que la reminiscence d'une periode honteuse de sa glorieuse histoire.Personnage fascinant, a la fois bourru et attachant, a la fois Jean Gabin et Lino Ventura, Rabier aurait pu etre, dans une autre epoque, un heros romantique, un de ces aventuriers qui allaient porter aux quatre coins du monde la grandeur de la France.Malheureusement, la grande aventure n'a plus sa place et les heros monolithiques sont maintenant confines a vivre les preoccupations quotidiennes dans de minables cabanes a la lisiere de villages perdus.Rejete par une population qu'il rejette, Rabier ressemble a ces vieillards pathetiques et solitaires qu'on ressort annuellement, le 11 novembre, pour nous rappeler les grandes boucheries du siecle precedent, reliques d'un passe qu'on refuse d'ecouter.Mais a la grande difference que son exil et sa solitude sont volontaires et qu'il n'attend qu'un coup du destin pour faire un dernier pied de nez a cette France qui souhaite l'oublier le plus rapidement possible, mais qui se mettra a ses genoux quand elle decouvrira sa fortune cachee.L'economie a ses raisons que la raison ignore.Un album fabuleux.FFFF DJINN - TOME 3 - LE TATOUAGE Dufaux/Miralles Dargaud, 48 pages FFFF1.2 LE CHAT DU RABBIN - TOME 3 Johan Sfar Dargaud, 48 pages FFFF1.2 COEUR TAM-TAM Benacquista / Berlion Dargaud, 48 pages 3196335A 2NOMINATIONSAUXGOLDENGLOBER MEILLEUR ACTEURCOMEDIE Jack Nicholson MEILLEURE ACTRICECOMEDIE Diane Keaton .J'ai adore.Diane Keaton, ennomination aux OscarR, sans aucun doute.Le film est tres bon, tres amusant.Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA G A G N A N T NATIONAL BOARD OF REVIEW Meilleure Actrice DIANE KEATON GVISA GENERAL PRESENTEMENT A L'AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS ou www.tribute.ca Soundtracck On Columbbia/Sonyy MMussicc Soundtrax COLUMBIA PICTURES AND WARNER BROS.PICTURES PRESENT A WAVERLY FILMS PRODUCTION A FILM BY NANCY MEYERS STARRING: JACK NICHOLSON DIANE KEATON \"SOMETHING'S GOTTA GIVE\" KEANU REEVES FRANCES MCDORMAND AMANDA PEET JON FAVREAU PRODUCED BY BRUCE A.BLOCK WRITTEN, PRODUCED AND DIRECTED BYNANCY MEYERS MUSIC BYHANS ZIMMER Keanu Reeves Frances Mc Dormand Amanda Peet UN FILM DE NANCY MEYERS TRAME SONORE AVEC LA MUSIQUE DE LOUIS ARMSTRONG STEVE TYRELL THE FLAMINGOS ASTRUD GILBERTO version francaise de SOMETHING'S GOTTA GIVE FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE / CINEPLEX ODEON CHATEAUGUAY ENCORE / CINEPLEX ODEON CARREFOUR DORION / CINEMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINEMA 9 GATINEAU / CINE-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINEMAS GUZZO LANGELIER 6 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITE MONTREAL / MEGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN / CINEMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINEMA SHERBROOKE / CINEMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINEMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINE-ENTREPRISE ST-BASILE / CINEPLEX ODEON ST-BRUNO / LES CINEMAS GUZZO STE-THERESE 8 / CINEMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JEROME / MEGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MEGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINEMA DE PARIS VALLEYFIELD / CINEMA LAURIER VICTORIAVILLE / CINEMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITE HULL / MEGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES O./ VERSION FRANCAISE GVISA GENERAL A L'AFFICHE! AUSSI A L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS ouwww.tribute.ca LAISSEZ-PASSER REFUSES / SON DIGITAL De Loin Le Meilleur Film De L'Annee.Le Sourire De Mona Lisa.vous fera sourire et va vous frapper droit au coeur.David Sheehan, CBS-TV version francaise de mona lisa smile 3195651A Le samedi dans OU EST L'EMPLOI ? À L'AFFICHE DÈS LE 16 JANVIER! Cette annonce est publiée dans La Presse du 3 et 4 janvier 2004.Le tirage aura lieu le 8 janvier.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Seuls les coupons reçus par la postes sont acceptés.Valeur totale des prix : 2 000 $.Règlements disponibles chez Vivafilm.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSER-PASSER DOUBLES Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: AIME TON PÈRE / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.278, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (jour): Téléphone (soir) : Courriel : Un fi l m d e Ja c ob BERGER vous invitent à la première le 15 janvier Gérard DÉPARDIEU | Guillaume DÉPARDIEU | Sylvie TESTUD 3195413A $$!!! llllllllllllllllll MÉTÉO www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Montréal Toronto St-Jean LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES ©Services Commerciaux MM 2003 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante Orages MONTRÉAL ET LES ENVIRONS QUÉBEC AUJOURD'HUI Ciel variable.-1/-9.DEMAIN Ciel variable.-9/-17.OTTAWA AUJOURD'HUI Plutôt nuageux.-2/-6.DEMAIN Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.-4/-15.TORONTO AUJOURD'HUI Nuageux avec faible neige.1/-1.DEMAIN Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.-1/-10.BAIE-COMEAU AUJOURD'HUI Passages nuageux.-3/-11.DEMAIN Ciel variable.-10/-19.AUJOURD'HUI MAXIMUM Maniwaki -4/-10 Trois-Rivières -1/-9 Rimouski -1/-10 Thetford Mines -2/-10 Sherbrooke -1/-6 Burlington 1/-3 PRÉVISIONS RÉGIONALES Val-d'Or -11/-16 Saguenay La Tuque -4/-15 -4/-12 Sainte-Agathe -3/-9 MONTRÉAL 0/-7 QUÉBEC -1/-9 Plattsburgh 1/-3 Gatineau -2/-6 Passages nuageux en matinée avec plutôt nuageux en l'après-midi.Facteur éolien -5.Vents de l'ouest de 20km/h à 5km/h.Probabilité de précipitations: 30 %.-7 CETTE NUIT MINIMUM 6 à 12 cm de neige.Facteur éolien - 16.Vents du nord-est de 20km/h à 35km/h.Probabilité de précipitations: 90 %.-4/-14 DEMAIN MAX / MIN Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.Probabilité de précipitations: 60 %.-8/-18 MARDI MAX / MIN Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.Probabilité de précipitations: 60 %.LE MONDE AU SOLEIL AUJOURD'HUI Acapulco Cancun La Havane Honolulu Miami Myrtle B.Orlando Tampa Virginia B.West Palm B.Beijing Boston Bruxelles Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New York Paris Port-au-Prince Rome Tokyo Washington Beau 6 -4 Pluie 8 3 Pluie 6 -5 Beau 15 10 Beau 7 3 Soleil 16 5 Beau 13 5 Soleil 25 8 Faib neige 0 -7 Averses 10 8 Nuageux 4 -6 Beau 33 22 Beau 4 0 Variable 8 5 Averses 17 13 AUJOURD'HUI Beau -24 -26 Beau 4 -5 Ave neige-22 -32 Éclaircies 3 -7 Éclaircies 6 -4 Soleil -24 -25 Ensoleillé -29 -33 Neig fond 3 -3 Ensoleillé -29 -33 Soleil -6 -7 Variable -24 -27 Beau -27 -31 Ave neige-26 -30 AUJOURD'HUI Beau 32 24 Beau 32 21 Soleil 30 20 Beau 26 20 Beau 26 19 Nuageux 23 15 Beau 27 15 Beau 26 15 Nuageux 23 15 Beau 26 18 AU PAYS Calgary Charlottetown Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Régina Saint-Jean Saskatoon Vancouver Whitehorse Winnipeg Yellowknife L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier LE SOLEIL ET LA LUNE -1 -10 -4 -12 -3 -6 12 en 1950 -35 en 1981 7 janv 15 janv 21 janv 29 janv 7h34 16h24 Durée totale du jour: 8h50 Nul Bas 4.6 mm Halifax Whitehorse Yellowknife Churchill Winnipeg Boston New York Washington Atlanta Miami Chicago Houston Phoenix Denver San Francisco Los Angeles Detroit Ottawa Charlottetown Regina Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria Portland Kansas Minneapolis Thunder Bay Nouvelle- Orléans Fredericton Tampa -10 -20 -30 -40 \"! LECTURES POP PSYCHO LILIANNE LACROIX Avec le sexe, c'est sans doute un des sujets que les parents hésitent le plus à aborder avec leurs enfants.Beaucoup plus que le sexe, pourtant, c'est un des sujets de souci, de désaccord ou même de dispute les plus fréquents dans les familles, un de ceux qui en arrivent rapidement à pourrir l'atmosphère dans la cabane.Évidemment, il n'est pas question de partager tous nos soucis financiers avec nos enfants.Mais dans Comment parler d'argent avec mon enfant, Gail Vaz-Oxlade nous invite à tout le moins à aider nos enfants à établir une relation saine avec l'argent.Journaliste financière au Globe & Mail et pour la revue Châtelaine, Gail Vaz-Oxlade a eu l'occasion d'expérimenter ses théories puisqu'elle est elle- même mère de deux enfants et qu'elle en est à son troisième mari.« Curieusement, personne ne semble intéressé à préparer les enfants à la plupart des «mystères de la vie », qu'il s'agisse de sexualité, de vie de couple ou de tout ce qui est accompagné d'un signe de dollar », lance l'auteure d'entrée de jeu, avant de nous donner plein de moyens fort concrets de sensibiliser notre enfant aux limites, mais aussi aux possibilités qu'offre l'argent.Avec les plus jeunes, il peut s'agir de jeux, avec les plus vieux, de questions rigolotes mais songées, susceptibles d'entraîner des discussions animées tandis qu'avec des explications claires mais simples, les ados peuvent être initiés au monde complexe du crédit ou des placements.Doit-on donner de l'argent de poche en échange de travaux ménagers ?Doit-on intervenir et imposer un droit de veto si on estime que notre enfant dépense mal son argent ?Quand et comment doit-on lui parler d'argent ?Que faire avec un acheteur compulsif ou au contraire avec un petit gratteux qui hésite à sortir le moindre cent et qui semble bien parti pour faire une compétition monstre aux Séraphin de ce monde ?Chose certaine, l'enfant doit avoir le contrôle de SON argent, estime Mme Gail Vaz-Oxlade.Mais ceci dit, il doit aussi subir les conséquences de ses choix : « Si votre fille décide de gaspiller ses sous, c'est sa décision.Après tout, ce n'est plus votre argent, c'est maintenant le sien ! Mais ceci dit, ne réglez pas les problèmes à la place de votre enfant.Si elle pleure pour avoir le livre (qu'elle convoitait) la semaine suivante, lorsqu'elle n'a plus que 75 cents, c'est à vous de laisser les conséquences de sa décision faire leur oeuvre.Surtout ne cédez pas.Si vous le faites, vous lui laissez entendre que l'argent pousse dans les arbres et que maman et papa le cueillent tous les jours.» Décision déchirante ?Pas tant que cela, si c'est acquis dès l'âge le plus tendre, estime Mme Vaz-Oxlade.Et si votre enfant doit vous emprunter de l'argent, imposez-lui des intérêts, suggère Mme Vaz-Oxlade.Dur ?croyez-vous.Réaliste, estime plutôt l'auteure qui croit qu'il vaut mieux que l'enfant apprenne de ses erreurs tout jeune alors que les conséquences ne sont pas trop importantes.L'enfant doit aussi comprendre la notion de besoin.Ainsi, le vélo trop petit doit-il ABSOLUMENT être remplacé par le vélo haut de gamme le plus à la mode, qui en fera un des gars les plus cool de l'école, comme son copain Philippe, ou tout simplement par un vélo qui convient mieux à ses jambes plus longues ?Quant au magasinage, faites parfois du lèche-vitrines avec l'enfant, sans rien acheter, juste pour le plaisir de fureter.Ainsi, vous risquez moins de vous retrouver avec un petit monstre qui s'attend à ce que sa mère lui achète quelque chose dès qu'elle met le pied dans unmagasin.Si votre enfant est plus vieux, vous pourrez lui faire découvrir le monde du crédit en lui faisant réaliser le coût réel d'acquisition de tel ou tel bien ou le guider dans l'univers des placements en lui rappelant toujours cette règle d'or de l'auteure : savoir dans quoi l'argent est investi.Bien des adultes, eux, ne le savent même pas.Comment adopter Vous désirez un enfant mais ne pouvez en avoir naturellement ?L'adoption est-elle pour vous?Si oui, vous tournerez-vous vers les enfants du Québec et l'adoption en banque mixte, par exemple, ou préférez- vous plutôt opter pour l'adoption internationale?Et encore là, quels pays sont prêts à accueillir votre demande Pour vous aider à prendre une décision éclairée, la Collection Coup de Pouce, des Éditions Transcontinental, vient de publier Comment adopter un enfant au Québec ou ailleurs.Journaliste indépendante spécialisée en santé et services sociaux, Guylaine Boucher aborde les divers aspects de l'adoption en dévoilant aux parents en devenir l'éventail de possibilités (parfois elles sont limitées) qui s'offrent à eux.Au moment de parler d'adoption internationale, par exemple, elle consacre une page à chacun des pays potentiels avec les services qui y sont offerts et les conditions imposées, y compris les coûts approximatifs.Elle nous présente aussi les organismes qui s'en occupent.FFF COMMENT PARLER D'ARGENT AVEC MON ENFANT Gail Vaz-Oxlade Éditions Transcontinental, Collection Coup de Pouce, 251 pages FFF COMMENT ADOPER UN ENFANT AU QUÉBEC OU AILLEURS Guylaine Boucher Éditions Transcontinental, Collection Coup de Pouce, 130 pages Parlons d'argent.avec nos enfants CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?celeb 04/01/04 CLAIRE OUELLETTE ET NORMAND GAGNÉ FÉLICITATIONS ! 50e anniversaire de mariage 4 janvier 1954 Luc, Hélène, Michel, Marc, Catherine, Lucie, Karine et Marion BRAVO JEAN NOLET pour tes 80 ans ! 8 janvier 1924 Nous t'aimons beaucoup.Ta femme, tes enfants et conjoints et tes 3 petits-enfants JANET SELESSE Double félicitations ! En cette journée d'anniversaire (bonne fête) et aussi tes31 années passées au gouvernement ! Tu esunexemple pour nous tous, onest très fier de toi.On t'aime ! Réal B., Patrick et Julie NORMAND CHEYNEY ET RAYMONDE BOUDRIAS De Montréal, célébraient le 30 décembre 2003, le cinquantième anniversaire de leur mariage.FÉLICITATIONS! de leurs enfants et petits-enfants G É N I ES EN HER B E # 1 0 74 ghpanto@videotron.ca G-ÉCONOMIE 1 Quelle compagnie serait, selon sa publicité, à l'avant-garde du son ?2 Quelle est la devise monétaire du Zaïre ?3 Comment appelle-t-on le marché des valeurs mobilières et des matières premières ?4 Quel était le prénom du fondateur de la maison Dupuis ?5 Où se trouve le siège social de la compagnie Hallmark ?H-TECHNIQUES 1 Qui a construit la première voiture automobile à vapeur ?2 Quel était l'ancien nom d'Air Canada ?3 Qui fut le premier à appliquer le principe de la chaîne de montage à l'automobile ?4 Quelle résine jaune les Grecs et les Romains utilisaient-ils dans la bijouterie ?5 Dans quelle ville du Québec trouve-t-on une industrie de cercueils ?Réalisateur du film Labyrinth A-CINÉMA 1 Quel acteur français joue le rôle principal dans le film Les Misérables ?2 À quelle famille associe-t-on l'histoire de La Mélodie du bonheur 3 Qui est le réalisateur du film Labyrinth ?4 Dans quel pays se déroule l'action principale du film White Nights (Soleil de nuit) mettant en vedette Michaël Baryshnikov 5 Quel organisme canadien fut fondé le 2 mai 1939 ?E-MUSIQUE 1 Dans quelle comédie musicale retrouve-t-on la chanson Good Morning Starshine ?2 Dans quel siècle a vécu Mozart 3 Avec quel grand auteur dramatique Lully a-t-il travaillé ?4 Quel groupe a été lancé grâce au talent du chanteur Syd Barrett?5 De quelle nationalité est le compositeur Aaron Copland ?F-HISTOIRE 1 De quelle municipalité était originaire le deuxième Premier ministre francophone du Canada 2 Quel était le chef de la rébellion des métis du Manitoba ?3 Quel député libéral québécois déposa une motion séparatiste en 1917?4 Quel était le nom de la femme de Wilfrid Laurier ?5 Quel lieutenant-gouverneur a précédé Jean-Louis Roux ?B-ANTONYMES Donnez l'antonyme de : 1 Syzygie.2 Dissuader.3 Dogme.4 Somatique.5 Nadir.C-BASILIQUE SACRÉ-COEUR (PARIS) 1 Quel nom porte la butte sur laquelle est construite la basilique Sacré-Coeur ?2 Quel style a-t-on choisi pour cette basilique votive ?3 Quelle méthode de financement a permis l'achèvement de la construction de la basilique 4 Quel est le nom de la grosse cloche de la basilique ?5 Comment peut-on accéder à la basilique pour admirer l'un des plus beaux panoramas de Paris ?Lieutenant-gouverneur D-HISTOIRE GRECQUE 1 Quel nom donne-t-on aux soldats de l'armée grecque de l'époque classique ?2 Quelle expression identifie l'ensemble des sculptures du Parthénon apportées à Londres et pour lesquelles on a ouvert le British Museum ?3 Comment appelle-t-on l'unité tactique de l'armée macédonienne 4 Dans quelle ville Alexandre trancha-t-il un célèbre noeud qui devait lui assurer une série de victoires ?5 Quel était le nom de l'épouse d'Alexandre ?Syd Barrett GEN04JR SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES JEUNESSE Sur les traces du professeur Scientifix MARIE-ANDRÉE AMIOT Enfant, je rêvais de devenir chimiste.Pas pour la gloire ni pour la fortune mais pour les expériences.Avec les éprouvettes et les poudres de perlimpinpin de l'ensemble « Petit Chimiste » du catalogue Eaton, je créais de l'encre invisible et j'enfumais la cuisine en mélangeant les poussières blanches et or.J'imaginais créer la pierre philosophale et combler ma famille d'or.Mes fils ont suivi mes pas.Ils ont été des Débrouillards de la première heure, épluchant chaque mois le merveilleux magazine du même nom qui atterrissait dans notre boîte aux lettres.Entre les aventures de Van et de ses copains, les nouvelles scientifiques de la planète et le portrait du héros du mois, ils ont découvert les expériences du professeur Scientifix.À la grande joie de leur mère.Les expériences du prof, au cas où on vous aurait privé de ce plaisir, permettent de décortiquer certains mystères de la vie.Comme les bulles carrées ou les coquilles d'oeufs qui disparaissent au contact du vinaigre.Elles enseignent les rudiments des fusées qui s'envolent et des volcans qui crachent de la lave.Ou, plus saisissant encore, elles montrent comment on fabrique des piles avec des citrons.électriques ! L'équipe des Débrouillards a réuni une quarantaine de ces expériences en un album rigide qu'elle a lancé il y a quelques semaines.Chacune est détaillée avec la liste d'ingrédients requis, la marche à suivre et les questions d'usage que doit se poser tout scientifique, en herbe ou pas.Mieux, le matériel nécessaire se trouve partout et ne coûte presque rien.Le résultat est impressionnant.Non seulement peut-on suivre pas à pas la recette mais les illustrations et les photos colorées ajoutent au plaisir et à la bonne compréhension.Certaines sont archisimples, d'autres requièrent plus de temps et de patience.Toutes sont intéressantes.À la fin de l'album, le Débrouillard peut inscrire ses trouvailles dans un rapport d'expérience digne d'une classe de chimie (on est prof ou on ne l'est pas !).L'album est un merveilleux complément au magazine (comment ?vos jeunes ne sont pas encore abonnés ?).Destiné aux 8 ans et plus qui trippent sciences et expériences et pour les parents qui entretiennent encore quelque espoir de découvrir le secret de la Caramilk.FFFF LES EXPÉRIENCES DES DÉBROUILLARDS par le professeur Scientifix Chez Bayard Jeunesse Canada, 17,95 $ Pour8ans et plus.Pour en savoir plus sur le magazine Les Débrouillards (et son benjamin Les Explorateurs, pour les 6 et 7 ans), voir le site www.lesdebrouillards.qc.ca Un abonnement d'un an au magazine Les Débrouillards coûte 34,45 $ tout compris. - 18 - Il existe de telles lois dans toutes les sphères de la vie.On ne frappe pas quelqu'un qui porte des lunettes en est un exemple très connu, mais il y en a bien d'autres: Dans une bagarre, les filles peuvent mordre et se tirer les cheveux.Les hommes, eux, ne disposent que de leurs poings.On ne pique pas la blonde de son ami, encore moins celle de son frère.Ayant épuisé son répertoire de lois non écrites, Philippe, après y avoir longuement réfléchi, en ajoute une dernière de son cru, qui est tout à fait de circonstance: Quand on a été salaud contre vous, ce n'est pas être salaud que d'être encore plus salaud, c'est juste normal.Au cas où ses frères n'auraient pas extrait tous les riches enseignements de cette dernière loi, Philippe établit immédiatement un corollaire: On ne s'attaque pas impunément au frère de Philippe Fillion, surtout pas à quatre contre un, et particulièrement si on est une bande de chiens sale d'Irlandais.Ce soir, on sera dix contre quatre, et on va voir ce qu'on va voir! L'expédition punitive chargée de récupérer la brouette, de venger Louis et d'établir une solide jurisprudence en matière de lois non écrites n'est pas composée de dix personnes, comme l'aurait souhaité Philippe, mais de cinq braves soldats.La supériorité numérique est donc assurée, mais de peu.Faut-il quand même risquer le coup?L'ennemi est dangereux, il a sûrement prévu la riposte et il les attend sur son propre terrain, mais Philippe tient mordicus à y aller le soir même.Il en fait une affaire de principe, voire une question d'honneur.Et sans doute craint-il aussi qu'il n'y ait encore moins de combattants le lendemain, alors que mais il est certaines circonstances dans lesquelles un chef ne peut pas faire le difficile.Louis offre ses services, du bout des lèvres, au moment où le bataillon se met en branle, mais Philippe les refuse, magnanime: dans une guerre, on ne demande pas aux blessés de se battre.Attends-nous dans le hangar, petit frère, ça ne sera pas long.Et ce n'est pas bien long, en effet.Une demi-heure plus tard, les troupes - ou du moins ce qu'il en reste - rentrent à la base.Léo a le visage tellement tuméfié qu'il a du mal à ouvrir les yeux.Il était sûrement un des plus costauds du groupe, mais il semble qu'il n'ait pas très bien compris ce qu'on attendait de lui.Sa seule contribution à la bagarre a été d'encaisser les coups.Il tenait occupés quelques Irlandais, c'était déjà ça.D'après son témoignage, souvent interrompu par des crachats de sang, les adversaires étaient très nombreux - au moins sept ou huit - et ils les attendaient de pied ferme.Hormis quelques égratignures, le visage de Philippe est presque intact, mais il marche difficilement, en boitant, et il va en avoir pour quelques mois à mal dormir: les côtes, c'est long à se ressouder.D'après lui, les Irlandais étaient une bonne douzaine, et ils les ont pris par surprise, lâchement, en leur sautant dessus avant même qu'ils arrivent dans leur rue.s'appliquerait une autre loi non écrite: Quand il s'agit d'aller se battre contre des Irlandais, nombreux sont ceux qui déclarent forfait.Le bataillon est donc composé de Philippe et de Léo, des deux frères Masson, Roland et Gérald, qui ne ratent jamais une occasion d'en découdre avec les Anglais, quelle que soit leur variété, et enfin de Maurice Dagenais, qui n'est pas très fort et que tout le monde déteste, mais à qui on veut donner une chance de faire ses preuves.Maurice se vante depuis toujours de n'avoir jamais perdu un combat, et cela parce qu'il jouit d'un tel avantage sur ses éventuels adversaires qu'il en devient virtuellement invincible: son visage est en effet recouvert de tant de boutons et de pustules que personne n'oserait jamais le frapper.Cela n'a rien à voir avec une quelconque loi, écrite ou non: il est tout simplement trop répugnant pour qu'on le touche.Le plus bizarre est qu'il s'en vante, ce qui ne cesse pas d'étonner Philippe, À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-Amérique.com © 2003 Éditions Québec Amérique Inc.ROMAN04JR LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC04JRM Tous les jeudis dans OÙ, QUAND, COMMENT\u2026 Tous les mercredis et samedis dans PARTONS ! CHAUD DEDANS FROID DEHORS Incluant les 60 recettes de l'émission Le nouveau magazine Ricardo En kiosque maintenant 26 .LECTURES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter Après avoir fondé la Cité des arts et des nouvelles technologies, en 1985, montré les Images du futur pendant quelques années dans le Vieux- Port de Montréal, là où se trouve maintenant le Centre iSci, ouvert le premier café électronique à Montréal, en 1995, celui que l'on a surnommé le père du multimédia, Hervé Fischer, est toujours tourné vers l'avenir.Nous vous offrons, en ce début de l'an 2004, sa réflexion sur la langue, la science et la littérature.À bien des égards, rappelle-t-il, les théories scientifiques sont des romans.HERVÉ FISCHER COLLABORATION SPÉCIALE ean-François Chassay, auteur de L'Angle aveugle (Boréal, 2002), qui lui a valu d'être en nomination pour le prix du Gouverneur-général en 2003, organisait en novembre der-nier avec grand succès un colloque à l'UQAM sur le thème Science, imaginaire, éthique, qui rassemblait des écrivains et des scientifiques.L'histoire des relations entre littérature et science est déjà ancienne et féconde.Elle nous a légué des chefs-d'oeuvre, tels Alice au pays des merveilles, du mathématicien Lewis Carroll (1865), ou la série d'aventures épiques de Jules Verne.Beaucoup de scientifiques ont été aussi écrivains, notamment de sciencefiction, comme Isaac Asimov.Et depuis Balzac, qui a consacré La Recherche de l'absolu à la passion scientifique (1834), ou Victor Hugo, à qui nous devons L'Art et la Science (1864), beaucoup d'écrivains se sont intéressés à la science, dont Michel Houellebecq (Les Particules élémentaires, 1998).On a peu à peu admis que le rationalisme et le langage austère de la science ne sont pas aussi éloignés qu'on le croyait de l'écriture et de l'imaginaire de la littérature.Il est vrai que science et littérature se fondent toutes deux sur la langue, sa logique, sa syntaxe et ses images.C'est de la combinaison innovante des métaphores du langage que naissent aussi bien le poème que l'hypothèse scientifique.Les très grands programmeurs informatiques, comme les mathématiciens et les astrophysiciens sont conscients de créer des espaces, des temps, des liens imaginaires, qui relèvent de l'audace intellectuelle, de l'émotion autant que de la virtuosité formelle.Roland Barthes l'affirme: «La vérité, c'est le style !» Et il nous annonce que: «la science deviendra littérature» (Le Bruissement de la langue, 1993).La Biennale de poésie de Liège a consacré son thème en 2003 à Deux infinis pour un avenir: infini du Vivant et infini de l'Espace.Elle était d'ailleurs présidée par un Prix Nobel de médecine, Christian de Duve, qui soulignait ce lien entre science et poésie: «La science n'est pas un pur produit du cerveau gauche.Ou alors elle n'est que calcul et compilation.La science authentique, celle qui crée, qui découvre, est nourrie par l'imagination et l'intuition.Le vrai scientifique rêve, et même parfois divague, autant que le poète et les autres artistes.Il échafaude des hypothèses, élabore des explications; en toute liberté, allant parfois jusqu'à retenir ce que d'autres refusent d'envisager.» L'astrophysicien Trinh Xuan Thuan le note aussi: «La poésie et l'astrophysique ont beaucoup en commun.Chacune de ces disciplines raconte à sa manière le récit de la Vie.» Et il évoque ces lieux de solitude et de méditation poétique que sont les grands observatoires, «isolés de toute fureur humaine», qui permettent «un autre regard sur le réel».De l'importance de la diversité des langues en science Il serait donc souhaitable de rouvrir le rationalisme à de nouvelles logiques, de nouvelles métaphores, de nouveaux imaginaires, qui pourraient bien se trouver dans d'autres cultures que celles des civilisations rationalistes du Nord soumises à l'hégémonique langue anglaise.On l'a dit: chaque langue exprime une culture et une image du monde.Il y a dans les autres langues, pour la science, de nouvelles valeurs, de nouvelles associations d'idées à découvrir.N'est-ce pas aussi ce que fit Picasso en cherchant une nouvelle inspiration dans les arts africains, ou Gauguin à Tahiti?Le temps est venu de faire la même chose dans la recherche scientifique.La recherche scientifique gagnerait à utiliser des langues actuellement éloignées d'elle: la langue, la logique et les mots-mana des Inuits, des Pygmées, des indigènes maoris, ou simplement le tibétain ou le javanais.Avec chaque langue, la science devrait trouver des liens cosmogoniques nouveaux, considérer des valeurs de vérité différentes, se formater dans des matrices logiques éloignées de ses usages établis, se renouveler dans des imaginaires pour elle exotiques, où elle découvrirait à coup sûr des hypothèses de recherche nouvelles.\u203a Voir SCIENCES en page 10 "]
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