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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-02-29, Collections de BAnQ.

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[" LECTURES LE REGARD DE VICTORLÉVY BEAULIEU SUR LES JEUNES ÉCRIVAINS PAGE 9 DANY LAFERRIÈRE LA RÉSISTANCE D'UNPEUPLE ARTS+SPECTACLES 5 LEMURDE LADISCORDE LES CHIFFRES, LA CARTE ET LES ENJEUX UN DOSSIER D'ISABELLE HACHEY ET ANDRÉ RIVEST OSCARS 2004 LES INVASIONS ET SES CONCURRENTS! ARTS+SPECTACLES 1 PLUS SPORTS PLUS JUNIOR LE LABYRINTHE DE LA FORMULE 1 PAGE 10 PAGE 5 EN PROLONGATION Montréal dimanche 29 février 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes 120e année no 129 62 pages 6 cahiers Ciel variable, Max.5 Min.-4 en sus - Édition provinciale 70¢ Ottawa dépêche trois Hercule Les rebelles retardent l'assaut WASHINGTON BLÂME LE PRÉSIDENT ARISTIDE PHOTO REUTERS Au cours d'une manifestation à Port-Au-Prince, des partisans d'Aristide montrent les cinq doigts de la main, symbole des cinq ans que devrait durer le mandat du président d'Haïti.Jean-Bertrand Aristide a appelé hier à la fin des violences alors que les rebelles n'étaient plus qu'à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, dont ses partisans armés terrorisaient les citoyens.La capitale Port-au-Prince mise à sac MARIE-CLAUDE MALBOEUF ENVOYÉE SPÉCIALE PORT-AU-PRINCE \u2014 L'anarchie s'étend à Port-au-Prince, où des bandes assassines continuent de mettre la ville à sac, sourdes aux Américains, qui blâment le président haïtien Jean-Bertrand Aristide pour la situation et pressent les rebelles de ne pas attaquer.En n'adhérant pas aux principes démocratiques, Aristide « a contribué à la profonde division et à l'agitation violente », indique un communiqué diffusé par le bureau du président George W.Bush.« Ses propres actions amènent à s'interroger sur sa capacité de continuer à gouverner Haïti ».« Nous attendrons un ou deux jours pour donner une chance à la paix », a pour sa part concédé le chef des insurgés, Guy Philippe, qui a déjà fait 70 morts en s'emparant de la moitié du pays.« Nous ne voulons pas avoir de problèmes avec la communauté internationale, qui a une bonne stratégie pour aider le peuple haïtien », explique l'ancien commissaire, qui reste déterminé à encercler la capitale afin de provoquer « le désespoir » des partisans d'Aristide.Prudents, quelque 200 Canadiens doivent fuir dès aujourd'hui à bord de trois avions militaires de type Hercule.« La situation en Haïti se détériore d'heure en heure », a justifié hier le premier ministre Paul Martin.Les compagnies aériennes ayant suspendu tous les vols commerciaux, les États-Unis, la France et le Brésil ont aussi commencé à évacuer leurs ressortissants.Quant aux Haïtiens, plusieurs sont en proie à la panique.>Voir PORT-AU-PRINCE en A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Jean Pelletier est à côté de la traque.AUJOURD'HUI Le suspense monte Le jury au procès des Hells a demandé hier à réentendre le témoignage d'un ancien motard devenu agent source.PAGE A3 Au coeur de la débâcle La dernière semaine a été rude pour un employé de Papiers Gaspésia, qui possède aussi un petit commerce de location à Chandler.PAGE A6 Pas d'accord La deuxième série de pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen s'est achevée hier sans que les six pays représentés ne parviennent à un accord.PAGE A10 Délivrez-nous dumal Météo Ciel variable, maximum 5, minimum -4, plus de détails en page SPORTS 9 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 9 Àtire-d'aile ACTUEL 8 Àvotre tour A 9 Bandes dessinées ACTUEL 7 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton ACTUEL 7 Forum A 7 et 8 Grille thématique ACTUEL 6 Horaire télévision ARTS 6 La presse d'ailleurs PLUS 7 Loteries A 4 Mots croisés ACTUEL 7 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 Sciences PLUS 8 Supergrille AFFAIRES 12 RICHARD HÉTU NEW YORK COLLABORATION SPÉCIALE Dimanche prochain, le livre d'un homme inculte trônera au sommet de la liste des best-sellers du New York Times, selon les prévisions du monde littéraire.L'auteur s'appelle Sean Hannity, nouvelle puissance dans les médias de la droite, où l'hystérie est à son comble.Le mot inculte est le plus gentil qu'on puisse trouver pour qualifier Hannity, vedette d'une émission politique quotidienne à la télévision ( à la chaîne Fox News ) et à la radio, où le New-Yorkais de descendance irlandaise fait désormais concurrence à Rush Limbaugh, roi des ondes conservatrices.Le livre de Hannity s'intitule Deliver Us from Evil, ( « Délivrez-nous du mal » ), un emprunt à la prière chrétienne par excellence, le Notre Père.Son sous-titre évoque une guerre à finir contre « le terrorisme, le despotisme et le libéralisme ».Sa photographie se trouve sur la couverture, avec la statue de la Liberté à l'arrière-plan.C'est le style Hannity: très religieux, très patriotique et très imbécile.Dans le camp des « libéraux », le commentateur de 42 ans range tous ceux qui s'opposent au président George W.Bush.>Voir RICHARD HÉTU en A2 ACHETEZ VOS BILLETS RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.ticketpro.ca Par téléphone (514) 908-9090 Hiver-Printemps 2004 Groovy et inspiré ! Baaba Maal Lamusique africaine àson meilleur ! Samedi 27 mars, 20 h 137 SPECTRUM DE MONTRÉAL DEMAIN DANS LA PRESSE Le sacre du roi?C'est ce soir, à Hollywood, que sera présentée la cérémonie de remise des Oscars.Le film Le Retour du roi, troisième volet de la trilogie Le Seigneur des anneaux, est favori pour rafler les honneurs dans plusieurs catégories, dont celle de meilleur réalisateur ( pour le Néo-zélandais Peter Jackson ).À lire demain dans La Presse: la liste des lauréats, leurs commentaires, l'analyse de nos experts et tout ce que vous devez savoir sur la grande soirée du cinéma.À lire demain dans le cahier Arts et spectacles POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 SUITES DE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Suivez la cérémonie des Oscars en direct à 20 h 30: cyberpresse.ca/oscars > Pour tout savoir des derniers événements en Haïti: cyberpresse.ca/haiti > Finale du Championnat du monde de golf de partie par trous: cyberpresse.ca/golf2004 PHOTO AFP Les partisans armés du président Aristide ont plongé Port-au-Prince dans le chaos et la terreur hier, multipliant les actes de violence et de pillage à l'approche des rebelles.PHOTO AFP Aux abords du palais présidentiel, au centre-ville de Port-au-Prince, des citoyens contemplent le cadavre d'un homme tué au cours des violences perpétrées jusqu'à tard dans la nuit d'hier par les partisans du président Jean-Bertrand Aristide.La capitale Port-au-Prince mise à sac PORT-AU-PRINCE suite de la page A1 Quelque 200 candidats à l'exil se sont ainsi rués sur un petit avion de neuf places en partance pour la République dominicaine.Partis en mer, 350 autres ont déjà été ramenés en plein chaos par les garde-côte américains, qui les déposent sur les quais d'un port livré aux pillages.Depuis deux jours, 500 conteneurs ont été saccagés.La Sogebank et les concessionnaires d'automobiles sont pratiquement rasés.Un immense entrepôt de nourriture, l'Étoile du Nord, a été vidé jusqu'au dernier grain de riz.« Soixante hommes en noir sont arrivés dans six pick-up, armés de fusils d'assaut.Ils ont tiré partout, ils ont absolument tout brisé et tout pris », raconte Philippe Michel, frère du propriétaire, un ancien premier ministre ayant tourné le dos à Aristide.La violence est ciblée, jure le commerçant.Mais d'autres croient qu'elle est aveugle.« Ça dépasse l'imagination.Hier, ils tiraient en roulant.Je me suis éloigné des fenêtres et j'ai éteint les lumières pour me faire oublier », confie le Québécois Robert Liboiron.La même nuit, un client de son restaurant a vu une balle perdue se loger dans le mur de son salon.Hier, 30 cadavres encombraient la morgue de l'hôpital général.Les passants les trouvent ensanglantés, parfois castrés, d'autres fois les mains attachées dans le dos.Tout autour, l'asphalte est noir de caoutchouc brûlé.Les autos passent en trombe.Les gens ne répondent plus à la porte ni au téléphone.Le jour, le bruit des hélicoptères militaires remplace celui des fusils.À Pétionville, le commissariat a été attaqué toute la nuit.Certains pensent que les fidèles d'Aristide y cherchent le sénateur Dany Toussaint, ancien militaire qui a sauvé la vie du président en 1991 mais qui lui a récemment déclaré la guerre.« On a vu ses hommes et ses voitures dans le quartier, affirme un résidant.Il doit préparer le terrain aux rebelles.» Fuite À la télé nationale, propagandiste, tout le monde a détalé.« La salle des nouvelles n'existe plus depuis trois jours.Les journalistes ont trop peur », révèle une employée.Radio-Vision 2000 a déjà été mitraillée pour avoir diffusé les propos du chef des rebelles.Quant aux chaînes étrangères, le gouvernement les a apparemment bloquées.Depuis trois jours, on ne capte plus Radio-Canada, ni CBC, ni ABC.Pour les Haïtiens, Aristide veut se venger des étrangers, de plus en plus nombreux à demander sa démission.Aux Haïtiens, il a dit à la télévision qu'il s'agissait de « rumeurs sans fondement qui sont véhiculées par les leaders de l'opposition pour provoquer la population et des désordres dans le pays ».En attendant, ses troupes frappent de plus en plus fort.Hier, un chauffeur de l'ambassade des États- Unis et un autre de l'ambassade de France ont été dépouillés.Le chauffeur de l'ambassade de France a également été roué de coups.La veille, une journaliste de The Gazette, de Montréal, a été extirpée de sa voiture à la pointe d'un fusil.« Un employé de l'ONU a aussi reçu une balle en voulant traverser une barricade », révèle le directeur du Programme alimentaire mondial, Guy Gauvreau, chez qui s'est repliée une partie du personnel des Nations unies.De son côté, la Croix-Rouge a dû dérouter un avion contenant 25 tonnes de matériel médical.« Nous n'avons pas pu atterrir », explique le coordonnateur des opérations, Jean-Philippe Cranat.Plusieurs biens manquent déjà, comme le carburant.Une situation dont les rebelles entendent bien profiter.«Nous allons déployer des bateaux ( .) pour empêcher des navires venant de Miami de gagner Port-au-Prince », a ainsi prévenu Guy Philippe après s'être emparé de Mirebalais.Aristide pourrait toutefois compter sur 150 fusils R1, 5000 cartouches, 200 bombes fumigènes et 200 gilets pare-balles, promis par l'Afrique du Sud, selon un journal de ce pays.Un envoi qui ne ferait qu'accentuer la guerre civile.Aux États-Unis, 2200 marines et trois navires sont prêts à s'interposer entre les deux camps.« Mais il faut qu'Aristide parte, répète un diplomate.On lui a dit qu'un bateau et un hélicoptère étaient prêts pour lui.» PHOTO AP Wilfort Ferdinand, alias Ti-Wil, commandant des rebelles qui ont rallié Cap-Haïtien hier après avoir quitté Les Gonaïves, y a accueilli son chef, Guy Philippe, d'une bourrade affectueuse.Délivrez-nous du mal RICHARD HÉTU suite de la page A1 Il s'agit des politiciens démocrates, de Hillary Clinton à John Kerry; les acteurs hollywoodiens, de Susan Sarandon à Sean Penn; et les diplomates onusiens, de Hans Blix à Kofi Annan.Ou bien vous êtes avec lui et Bush, ou bien vous êtes avec Oussama et Saddam.Sur le plan commercial, le succès de Hannity n'est pas étonnant.Aux États-Unis, les best-sellers pro- Bush succèdent aux best-sellers anti- Bush.Quand ce n'est pas Michael Moore qui triomphe, c'est Bill O'Reilly.Mais Deliver Us from Evil l'emporte sur les autres livres au chapitre de la vulgarité.Son début fulgurant fait penser au film de Mel Gibson, La Passion du Christ, qui attire les foules en détournant la religion, comme le font les intégristes.Délivrez-nous du mal.La prière ne s'adresse pas à Dieu le Père, mais à Bush le fils.Aux yeux de Hannity, le président des États- Unis mène un combat héroïque contre les « ennemis de la liberté ».L'absence d'armes de destruction massive (ADM) en Irak ne le trouble aucunement.Pour justifier la guerre, il lui suffit de répéter que Saddam Hussein est evil, evil, evil, tout comme Oussama ben Laden.Les élucubrations de l'animateur ne porteraient pas à conséquence si elles ne recoupaient pas le discours de Bush.Le président n'utilise plus le mot evil, mais il s'en tient lui aussi à des incantations pour défendre l'intervention militaire en Irak.Même si aucune ADM n'a été trouvée, il continue à dire que Saddam constituait une menace.Pourquoi?Parce qu'il est « dangereux » et « fou », a-t-il dit et redit lors de son entrevue à l'émission Meet the Press, au début de février.Dans cette même entrevue, Bush s'est décrit comme un «président de guerre ».Chaque jour, depuis le 11 septembre 2001, il lutte contre le terrorisme et le despotisme.Et il chevauchera ce thème jusqu'à l'élection présidentielle du 2 novembre.Vous avez été frappé par le matraquage qui a accompagné la sortie du film de Gibson?Attendez de voir la convention du Parti républicain qui aura lieu à la fin de l'été à New York.Jusqu'où les stratèges républicains iront-ils dans l'exploitation des attentats terroristes contre le World Trade Center?Les médias ne manqueront pas de juxtaposer les images de Bush à celles de Ground Zero, de la statue de la Liberté, des pompiers, des militaires, etc.Ils seront sujets à la manipulation, comme ils l'ont été dans les mois et semaines qui ont précédé la guerre en Irak.Jusqu'où Bush ira-t-il pour être réélu à la Maison-Blanche?La semaine dernière, on a vu qu'il était prêt lui aussi à faire la guerre au libéralisme, qui est synonyme de tolérance.Pour apaiser la droite religieuse, sa base électorale, il s'est prononcé en faveur d'un amendement constitutionnel interdisant le mariage gai.Dans son livre, Sean Hannity récupère le Notre Père.Dans son film, Mel Gibson exploite la Passion.Dans sa campagne, George W.Bush dénature la Constitution.Une grosse semaine pour la droite.Mais Bush regrettera peut-être sa décision.La Constitution des États- Unis est un document vénéré.Certains de ses amendements constituent le fondement des sociétés libérales.C'est notamment le cas du premier ( adopté en 1791 ), qui garantit la liberté de religion, de parole et de la presse.D'autres marquent l'évolution du pays, dont le 13e ( 1865 ), qui a interdit l'esclavage, et le 19e ( 1920 ), qui a accordé le droit de vote aux femmes.Et Bush voudrait aujourd'hui amender la Constitution afin de priver les couples homosexuels d'un droit civique, celui de se marier à l'hôtel de ville.« L'union d'un homme et d'une femme est l'institution humaine la plus solide », a déclaré le président, faisant fi du taux de divorce troublant chez les hétéros.Les États-Unis sont déjà passés par là.En 1912, un élu de la Georgie, Seaborn Roddenberry, voulait amender la Constitution pour interdire les mariages interraciaux.Devant le Congrès, il déclara: « Les mariages interraciaux sont répugnants.Ils menacent la paix sociale et la suprématie morale.» L'amendement de Roddenberry n'a jamais été ratifié.Celui de Bush devrait connaître le même sort.Mais Mel Gibson, homophobe notoire, est dans le camp du président, tout comme Sean Hannity.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur. ACTUALITÉS Le suspense monte d'un petit cran au procès des Hells Les jurés adressent au tribunal une demande directement reliée à la preuve présentée ANDRÉ CÉDILOT Le suspense est monté d'un tout petit cran, hier, au superprocès des neuf Hells Angels Nomads et Rockers de Montréal accusés de gangstérisme, quand le jury a demandé à réentendre une portion du témoignage de l'ancien motard Stéphane Sirois, devenu un agent source de la police.C'est la première fois en 10 jours de huis clos que les jurés adressaient au tribunal une demande directement reliée à la preuve présentée depuis un an.Précédemment, ils avaient demandé un lecteur CD et un téléviseur.Ils voulaient sans doute revoir des vidéos de filatures de police ou de « messes » des Rockers tournés en secret dans le cadre de l'opération Printemps 2001.Hier, la note des jurés que le juge Pierre Béliveau a lue publiquement était on ne peut plus précise : ils demandaient un court extrait de la déposition étalée sur deux jours que Sirois a faite dans l'après-midi du 6 octobre 2003.Ils en précisaient même l'heure et la durée exacte, de 15 h 05 à 15 h 15.Après une consultation qui s'est prolongée durant l'heure du dîner, les huit avocats de la défense ont consenti à ce que le juge Pierre Béliveau permette au jury de réécouter ce bout de la déposition de Sirois.Le ministère public n'a formulé aucune objection.En temps normal, les jurés auraient dû prendre connaissance du témoignage en entier.À la lumière des propos que Sirois a tenus à cette occasion devant le tribunal, on suppose que les jurés sont à étudier le traitement qu'ils réservent à l'accusé Sylvain Moreau.Sorti de sa retraite par la police en 1999, l'ex- Rocker raconte la fois où un leader du club a voulu le jumeler à Moreau pour éliminer le mafioso Paolo Gervasi et son fils Salvatore, associés aux Rock Machine, Après maintes réticences, Sirois, qui était déjà « sur l'affaire » avec un autre membre du gang, s'était plié à l'ordre de son supérieur afin de ne pas perdre ses chances de promotion au sein des Rockers.On était alors à l'été 1996, et le complot ne s'est pas réalisé.Durant ses 15 minutes à la barre, Sirois avait surtout parlé de l'implication quelques-uns de ses anciens « frères » dans le trafic de drogue.Du Nomad André Chouinard, il dira qu'il l'avait connu au début des années 90 et que celuici trempait dans l'importation massive de cocaïne.Selon lui, Chouinard travaillait main dans la main avec Maurice Boucher.Contrairement à d'autres trafiquants, Chouinard n'avait pas de territoire délimité.Lors de la perquisition chez Moreau, à Sainte-Thérèse, le 28 mars 2001, les policiers avaient découvert une copie du fameux album de la Sûreté du Québec contenant une série de photos et le signalement de membres des Rock Machine et de leurs associés.On y trouvait notamment des informations sur les Gervasi, qui tenaient un bar à Saint-Léonard.Ils ont tous deux été liquidés depuis, et leurs assassins courent toujours.Les enquêteurs avaient également trouvé des exemplaires de l'album de la police au domicile de deux autres accusés, Bruno Lefebvre et Luc Bordeleau.Un miroir de la copie du CD ayant servi à la reproduction de l'album de la SQ était en possession du Nomad Richard Mayrand.La thèse du ministère public veut que les Hells Angels Nomads et leurs subalternes des Rockers se soient associés pour prendre le contrôle du trafic de drogue en éliminant pas moins de 134 trafiquants de la grande région de Montréal, entre 1994 et leur arrestation, en mars 2001.Les jurés entreprendront aujourd'hui leur 11e journée de délibérations.En incluant les nombreuses séances tenues en leur absence, le procès en sera à sa 224e journée depuis août 2002.Les 12 valeureux citoyens \u2014 huit hommes et quatre femmes \u2014 assument leur tâche depuis le 4 février 2003.Ils ont siégé 127 jours jusqu'à maintenant.QUELQUES CHIFFRES Dixième jour de délibérations > Accusés : 9 > Jury : 8 hommes, 4 femmes > Accusations : complot de meurtres, trafic de drogue et gangstérisme > Journées d'isolement des jurés : 9,5 > Nombre de verdicts à rendre : 27 > Durée du procès avec jury : 127 jours Messages de paix et slogans anti-Aristide Près de 1000 personnes défilent au centre-ville RAYMOND GERVAIS Près de 1000 personnes, dont la majorité étaient d'origine haïtienne, ont défilé hier au centre-ville de Montréal en signe de solidarité avec le peuple haïtien.Mais ce qui se voulait d'abord une manifestation apolitique dédiée à la solidarité avec le peuple haïtien s'est rapid manifestation contre le président Jean-Bertrand Aristide.Les manifestants se sont rendus devant le consulat d'Haïti à Montréal, où ils ont scandé des slogans hostiles au président Aristide, réclamant son départ.Le chanteur populaire Luck Mervil, qui revient d'un voyage en Haïti, où il est né, était en première rangée de la marche.La vedette voulait lancer un message de paix et d'humanité à la population haïtienne.« Avant de parler d'Haïtiens ou de Noirs, on doit parler d'humains.Le jour où on va comprendre tous ensemble cette réalité et où le monde entier va se mettre à gueuler lorsqu'une connerie semblable se produit, les gens qui se livrent à de telles atrocités vont réaliser qu'ils sont observés et qu'ils marchent sur des oeufs.Présentement, Haïti est en train de perdre une génération qui ne peut pas s'éduquer.Des enfants de 14 ans se promènent avec des armes dans les mains, ils marchent autour des cadavres dans les rues, ça doit cesser », a déclaré l'artiste.Luck Mervil est catégorique : « Ces gens-là ont perdu leur fierté, ils ont l'impression qu'ils sont incapables de se prendre en main, c'est pire que tout.» Afin d'aider le peuple haïtien qui meurt de faim présentement, Luck Mervil s'est joint hier au Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI) afin de lancer une campagne humanitaire d'urgence.L'artiste s'est engagé personnellement à verser à compter d'hier toute les redevances qu'il retirera de la vente de son nouvel album, intitulé Soul.Le CECI désire amasser une somme de 500 000 $.Les dons permettront d'acheminer des médicaments, du matériel et de l'aide humanitaire à la population haïtienne, particulièrement aux enfants victimes de la crise.Audelà des enjeux politiques et des luttes de pouvoir qui secouent le pays, Luck Mervil et le CECI comptent sur la solidarité des gens d'ici.Haïti, où 30 % de la population vit avec moins de 1 $ US par jour et où 60 % de la population active est sans travail, est le pays le plus pauvre des Amériques.Plus de 33 % des enfants souffrent de malnutrition et seulement la moitié de la population a accès à de l'eau potable.L'espérance de vie est de 52 ans.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a tenu hier après-midi à apporter son soutien à la communauté haïtienne de Montréal.prenant la parole devant le complexe Guy-Favreau, il a expliqué que, pour lui, il n'était pas question de prendre parti pour un groupe par rapport à un autre mais de démontrer qu'on croit profondément à la démocratie et à la justice : « Plus de 100 000 Haïtiens vivent à Montréal.La plupart de ces personnes ont de la famille là-bas et souffrent.C'est pour cette raison que les élus doivent montrer leur solidarité avec le peuple haïtien.» Plusieurs des marcheurs d'hier craignent pour la sécurité des leurs.Rose Pierre est sans nouvelles depuis cinq jours de deux de ses frères, qui vivent à Portau- Prince.« C'est difficile pour moi, j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose.Les chimères sont des tueurs à la solde d'Aristide, ils tuent et pillent sans discernement.J'ai toujours peur de recevoir un téléphone m'informant qu'il est arrivé quelque chose à un membre de ma famille », a déclaré la jeune femme.Le CECI est actif en Haïti depuis 37 ans et possède un réseau de distribution de vivres bien organisé malgré l'état d'insurrection, ce qui fait dire à Michel Chaurette, son directeur général, que l'aide humanitaire parviendra à destination.Les personnes qui désirent souscrire au fonds d'urgence pour Haïti peuvent le faire en téléphonant au 514-875-9911 ou au 1-877-875-2324.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Il a été beaucoup question de liberté hier au cours du défilé organisé au centre-ville de Montréal en signe de solidarité avec le peuple haïtien.Un envoyé de Martin fera le point avec Myriam Bédard FRANÇOIS CARDINAL Parce qu'il prend «très au sérieux » les allégations de la médaillée olympique Myriam Bédard au sujet du scandale des commandites, le premier ministre Paul Martin a dépêché d'urgence à Montréal un de ses plus proches collaborateurs.Francis Fox rencontrera ainsi l'ex-biathlonienne demain matin afin d'en savoir davantage sur « l'ambiance pas catholique » qui régnait selon elle chez VIA Rail en 2001.La Presse a appris que, tard en soirée vendredi, M.Fox a eu une discussion téléphonique avec Mme Bédard au nom du premier ministre.Après avoir indiqué que M.Martin « sympathisait beaucoup » avec elle, il a demandé à la voir le plus rapidement possible.Cette rencontre fait suite aux accusations de « gonflements de factures » impliquant la firme Groupaction Marketing et la société d'État VIA Rail portées par Mme Bédard.Cette dernière affirme que, après avoir été témoin de telles choses pendant qu'elle était employée au service de marketing de VIA Rail, en 2001, elle a été forcée de travailler chez Groupaction, l'agence chargée des communications de la société d'État, ou de démissionner.La direction de la société d'État a qualifié ces déclarations de « mensonges ».« Mme Bédard a porté à notre connaissance certaines informations et M.Fox a été envoyé pour en savoir davantage à ce sujet, a indiqué une source au cabinet du premier ministre Martin.Nous voulons surtout savoir comment passer ces inf ormations aux au tor i tés compétentes.» Aussi, a-t-on indiqué, M.Martin souhaite envoyer un message clair aux Canadiens qui voudraient se lever debout et dénoncer des choses dont ils ont été témoins concernant l'affaire des commandites : « Mme Bédard, qui a répondu à l'appel du premier ministre (lancé le 12 février), et tous les gens qui veulent parler auront un appui indéfectible », assure-t-on.En savoir plus Pour la championne olympique, cette rencontre vient à point nommé puisque, en plus des accusations portées contre son ancien employeur, elle souhaite convaincre l'entourage du premier ministre de lui redonner son poste chez VIA Rail, perdu en janvier 2002, comme elle le demande dans une lettre qu'elle fait parvenir à M.Martin le 13 février dernier.« C'est la question depuis le début, a indiqué Mme Bédard lors d'un entretien, hier.Mais je ne sais pas précisément de quoi veut me parler M.Fox puisque nous n'en avons pas encore discuté.» Mais il appert que M.Fox, numéro 2 au cabinet du premier ministre, souhaite davantage creuser les accusations de Mme Bédard que de lui rouvrir les portes de la société d'État.« La question de son emploi chez VIA Rail est plus compliquée, confie-t-on au cabinet Martin.Puisque VIA est une société indépendante (arm's lenght), le gouvernement n'a pas de rôle à jouer dans sa gestion quotidienne.On explique que la balle est maintenant dans le camp du président et chef de direction par intérim de VIA Rail, Paul Côté.D'autant plus que le ministre des Transports, Tony Valeri, qui est également responsable de la société d'État, a transmis la missive de Mme Bédard à M.Côté afin qu'il « la considère très sérieusement » et qu'il entreprenne « des actions appropriées ».Par ailleurs, le Bloc québécois a réclamé une fois de plus hier la tête du président du conseil d'administration de VIA, Jean Pelletier, pour ses propos « inqualifiables » à l'endroit de Mme Bédard.Jeudi, M.Pelletier avait déclaré à La Presse que la biathlonienne était une « pauvre fille qui fait pitié ».Le lendemain, à la demande du premier ministre, il a cependant présenté ses excuses à Mme Bédard. ACTUALITÉS Nouveau revers pour les ennemis du mariage gai DAVID KRAVETS ASSOCIATED PRESS SAN FRANCISCO \u2014 La Cour suprême de Californie a refusé hier de faire cesser immédiatement les mariages homosexuels à San Francisco et d'invalider les 3400 et quelques unions déjà célébrées depuis deux semaines sur ordre du maire Gavin Newsom.Les magistrats avaient été saisis vendredi par le ministre californien de la Justice, le démocrate Bill Lockyer, opposé aux mariages gais.Il estime que la décision de marier ou non des personnes de même sexe relève de la justice et non de la mairie.Le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger avait exhorté Bill Lokyer, qui se retrouve sur la sellette, à agir au plus vite.La Cour a par ailleurs ordonné à la mairie et à un groupe qui avait également demandé l'arrêt de ces mariages de présenter de nouveaux arguments d'ici vendredi.Les sept juges n'ont pas fait savoir s'ils statueraient sur la question.La mairie a porté plainte la semaine dernière contre l'État de Californie, qui interdit les mariages homosexuels et viole ainsi l'égalité constitutionnelle des droits.Vendredi, le ministre de la Justice de New York, Eliot Spitzer, avait refusé de délivrer une injonction contre les mariages homosexuels célébrés dans le village de New Paltz, estimant que ce ne pouvait constituer qu'un denier recours.Il ne s'est pas prononcé sur la légalité des 25 unions reconnues.« Nous assistons aujourd'hui en Amérique à l'épanouissement du plus important mouvement des droits civiques qu'ait connu le pays depuis une génération », a estimé le maire écologiste de New Paltz, Jason West.À Iowa City, en revanche, une trentaine de couples homosexuels se sont vu refuser des certificats de mariage par une femme officier d'état civil lesbienne qui a estimé qu'elle enfreindrait la loi.La semaine dernière, au Nouveau- Mexique, 26 couples avaient vu leur mariage invalidé par le ministère de la Justice.L'offensive des mariages homosexuels de ce mois-ci découle d'une décision rendue en novembre par la Cour judiciaire suprême du Massachusetts.Cette instance a déclaré inconstitutionnelle l'interdiction des mariages entre personnes du même sexe, avis qu'elle a réitéré en février, ouvrant la voie aux mariages gais d'ici la mi-mai.De son côté, la Sécurité sociale a ordonné à ses bureaux dans tout le pays de refuser les certificats de mariage de San Francisco comme preuves d'identité pour les personnes souhaitant changer de nom sur leur carte d'assuré.La question a provoqué un intense débat national qui a fait irruption dans la campagne électorale pour la présidentielle de novembre.Le président George Bush, candidat républicain à sa propre succession, a annoncé mardi qu'il était favorable à l'adoption d'un amendement constitutionnel fédéral définissant le mariage comme l'union de deux personnes de sexe différent.Les parlementaires de nombreux États étudient leur Constitution à la loupe.PHOTO AFP Le roi Mohammed VI du Maroc (à gauche) a été chaleureusement accueilli hier par le personnel médical de l'hôpital d'Al Hoceïma, dans le nord-est du pays, où sont soignés nombre de blessés qui ont survécu au tremblement de terre de la semaine dernière.Le bilan du séisme à ce jour atteint 572 morts.Le roi du Maroc va porter secours aux victimes du séisme à Al Hoceïma AGENCE FRANCE-PRESSE AL HOCEIMA, Maroc \u2014 La population d'Al Hoceïma et de sa région, meurtrie par le violent séisme du 24 février sur la côte nord du Maroc, a reçu hier la visite du roi Mohammed VI qui doit bivouaquer sur place et donner un coup de pouce aux opérations de secours.Le souverain marocain, dont la visite avait été reportée deux fois, s'est dirigé dès son arrivée vers l'hôpital Mohammed V, où il s'est rendu au chevet de blessés du séisme.Une légère réplique tellurique a été ressentie dans la ville au moment même de cette visite.Environ un millier d'habitants s'étaient rassemblés devant l'hôpital pour saluer le roi, dans une atmosphère bon enfant, ont constaté des journalistes de l'AFP.Mohammed VI doit séjourner « quelques jours » dans la ville et visiter plusieurs sites sinistrés de cette région montagneuse du Rif, où des dizaines de villages ont été frappés par le séisme.Il doit se rendre notamment à Imzouren, une ville de 30 000 habitants à 20 km au sud du port, et à Aït Kamra, une bourgade très largement détruite par le séisme, où était situé l'épicentre du tremblement de terre qui a fait 572 morts et 427 blessés, selon un nouveau bilan publié hier.Un campement a été dressé audessus de la ville d'Al Hoceïma, sur les hauteurs dominant la côte méditerranéenne, où le monarque « s'installera seul dans un bivouac », a précisé M.Benabdellah, porte-parole du gouvernement.La visite du roi intervient après une première nuit calme pour les sinistrés qui vivent depuis quatre jours dans l'effroi de nombreuses répliques telluriques dont plusieurs ont dépassé les 4 degrés sur l'échelle ouverte de Richter, contre 6,3 degrés pour la secousse principale.Le roi entend que son séjour puisse « contribuer à faciliter et à accélérer les opérations de secours », a précisé le porte-parole, tandis que « l'ensemble de (ses) collaborateurs feront quotidiennement la navette entre Al Hoceïma et Tanger ».La distribution des secours s'est poursuite hier dans de bonnes conditions apparentes, confirmant une nette amélioration observée la veille après des lenteurs dont les sinistrés s'étaient plaints les premiers jours.Aucune manifestation significative des personnes affectées n'a été observée hier, alors que de vives protestations avaient encore eu lieu la veille, notamment près de l'aéroport d'Al Hoceïma où continuent d'atterrir les avions chargés de vivres et de matériel en provenance de nombreux pays donateurs.L'arrivée de tentes s'est poursuivie, bien que leur nombre reste très insuffisant.Elles sont indispensables au relogement temporaire des sinistrés dont les habitations ont été détruites et de ceux, très nombreux, qui n'osent pas regagner des logements abîmés ou fissurés de peur de les voir s'écrouler sous l'effet des répliques.Le ministre de la Communication a indiqué hier à Al Hoceïma que 6700 tentes avaient déjà été installées.Il a souligné l'important besoin en abris supplémentaires, expliquant que la population était réticente à s'installer dans de grandes tentes collectives.La ville portuaire d'Al Hoceïma, sur la côte méditerranéenne au nord du royaume, est blottie dans une anse montagneuse du Rif.Elle compte 70 000 habitants en hiver \u2014 plus du double en été avec les nombreux estivants, essentiellement des Marocains résidant aux Pays-Bas, en Belgique et en France.Le séisme du 24 février est le plus meurtrier qu'ait connu le Maroc après celui du 29 février 1960 qui avait détruit la ville d'Agadir (sud), faisant 12 000 morts et des dégâts estimés à l'époque à 290 millions de dollars.Ben Laden a été capturé.selon la radio iranienne ASSOCIATED PRESS TÉHÉRAN \u2014 La radio d'État iranienne a annoncé hier, en citant des sources non identifiées, qu'Oussama ben Laden avait été capturé au Pakistan «depuis longtemps », mais les autorités américaines et pakistanaises ont démenti cette information.Pendant ce temps, l'armée pakistanaise continue de traquer les membres présumés d'Al-Qaeda à la frontière avec l'Afghanistan, dans une zone considérée comme une cache potentielle pour le chef du réseau terroriste.Les troupes pakistanaises ont tué 11 personnes et en ont blessé six autres, dont deux garçons, dans une fusillade près de Wana, à 300 km à l'ouest de la capitale Islamabad.Un minibus ne s'est pas arrêté à un barrage routier dressé à Zeri Noor et un passager a ouvert le feu sur les soldats.C'est alors que les militaires ont répliqué, a affirmé le général Shaukat Sultan, porte-parole de l'armée pakistanaise.On ignorait dans l'immédiat la nationalité des 11 morts.Seize autres personnes ont été arrêtées.La nouvelle de l'arrestation de ben Laden a été annoncée par le service en pachtoune de la radio iranienne, mais pas aux grandes radio et télé nationales.27, 28, 29 février 2004 Palais des Congrès Vendredi: 12h à 22h Samedi: 10h à 22h Dimanche: 10h à 17h Admission générale: 10.00 $ (taxes incluses) Produit par: Une collaboration média de: Pour le: PLACE D'ARMES www.salonmotomontreal.com + Voyez les nouveaux modèles des grands manufacturiers: motos, Vtt, vêtements et accessoires.+ Rencontrez les principaux experts du monde de la moto au Québec.+ Admirez les motos personnalisées \"customs\" et les motos antiques.+ Assistez aux défilés de mode \"Saison 2004\" et relaxez à notre terrasse.+ Découvrez les dernières techniques de freinage moto.+ Contribuez à notre clinique de sang à la mémoire de Yves-Martin Proulx HORAIRE COLLECTE DE SANG: Vendredi de 14h à 20h.Samedi et dimanche de 10h à 16h.3207617A Mise en garde du chef du Sinn Féin AGENCE FRANCE-PRESSE DUBLIN \u2014 Gerry Adams, chef de l'aile politique de l'IRA, a lancé une menace à peine voilée hier à Londres et Dublin ainsi qu' aux partis protestants nord-irlandais, les sommant ne pas « gâcher l'opportunité » de paix offerte par les accords d'avril 1998 et le cessez- le-feu de l'IRA.Devant le congrès annuel de son parti Sinn Féin à Dublin, M.Adams a admis que le processus de paix était en panne, mais il en a rejeté la responsabilité sur les partis unionistes protestants, favorables au maintien de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, et sur les deux gouvernements.« Nous traversons la plus grave des crises.ce processus est immobile », a admis M.Adams devant les quelque 800 délégués du Sinn Féin, mettant en garde contre un retour en arrière après 30 ans de conflit.Les institutions nées des accords de 1998 sont suspendues depuis octobre 2002 à cause d'une crise entre catholiques et protestants.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO NUMÉRO Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (45) 2004-02-28 2004-02-28 Tirage du 2004-02-28 Tirage du 2004-02-27 Tirage du 2004-02-27 (38) 2004-02-28 2004-02-28 (11) 17 304 558 $ 2 500 000 $ 5 000 000,00 $ 60 801,00 $ 2 078,10 $ 127,80 $ 10,00 $ 10,00 $ STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com Huit heures trente.Tous les élèves de la deuxième année B de l'école Notre- Dame- de-Grâce sont à leurs pupitres.Encore un peu endormis.Le cours va commencer.Mademoiselle Lamoureux vient d'entrer : « Bonjour, bonjour ! Savez-vous qu'aujourd'hui, c'est une journée très spéciale ?» Marc, mon voisin de rangée, me regarde, perplexe.La belle Gabrielle me regarde aussi.Non, on ne sait pas.J'essaie de deviner.Pour impressionner Gabrielle.Je lève la main : \u2014C'est votre anniversaire ?\u2014Non, c'est pas ça.Je réfléchis et je lève la main de nouveau : \u2014C'est congé ?\u2014Ben non ! Vous êtes ici ! Tout le monde rigole.\u2014 Alors c'est quoi, Mademoiselle \u2014Nous sommes le 29 février.Normalement, le mois de février a 28 jours.Mais une fois tous les quatre ans, dans les années bissextiles, le mois de février a 29 jours.C'est une journée spéciale parce que c'est une journée très rare.La dernière fois qu'il y a eu un 29 février, c'était en 1964.Vous comprenez ?On comprend.C'est un peu ésotérique, mais on comprend.Ça nous fait une chose de plus à apprendre, c'est tout.On est habitués.Les adultes ont tellement le don de tout compliquer.Douze pouces pour un pied.La mer ne prend pas de e.Et février a 29 jours tous les quatre ans.C'est enregistré « Maintenant, prenez votre devoir de mathématiques.» Mlle Lamoureux poursuit son cours.Mais moi, je pense encore à cette drôle de date.Le 29 février.Ça me fascine.C'est seulement le deuxième 29 février de mon existence.Au premier, j'avais 3 ans.La vie pour moi se comptait en dodos.Maintenant, je suis grand.Je connais les jours.Et soudain en apparaît un que je ne connaissais pas.Le 29 février.La journée la moins usée.Huit heures trente.Tous les élèves de la classe de sixième année de l'école Notre-Dame-de- Grâce sont à leurs pupitres.M.Poirier écrit la date au tableau en disant : « Trompez-vous pas, on est le 29 février, 1972 est une année bissextile.» Marc hausse les épaules.À 10 ans, que l'on soit le 29 février ou le 1er mars, on s'en fout, on a juste hâte d'être samedi.Soudain, j'ai une impression étrange.Je regarde autour de moi.Je pense à mon dernier 29 février.Tout le monde a tellement changé.Marc a grandi d'un pied.La belle Gabrielle n'est plus là.Elle est rendue dans une autre école.Moi, je commence à avoir du duvet en dessous du nez.Il y a un 29 février, on était des bébés.Maintenant, on est presque des ados.C'est bizarre, le 29 février.Huit heures trente.Tous les étudiants du Collège de Montréal sont à leurs pupitres.C'est l'examen d'anglais.Father Paul distribue les copies.J'écris mon nom.Et la date.On est quelle date, déjà ?« N'oubliez pas, nous sommes le 29 février 1976.» Father Paul lit dans mes pensées.Un autre 29 février.Le quatrième de ma vie.Je suis toujours dans une classe.Mais tous les gens autour de moi sont différents.En quatre ans, l'univers s'est renouvelé.Marc et les autres ne sont plus là.La vie roule vite, le 29 février.Au prochain, je serai à l'université.Et tous les gens ici ne feront plus partie de ma vie.J'ai 14 ans et je viens de réaliser que le sable du temps me glisse des mains.Que l'on ne retient rien.Ni les jours.Ni les amis.Ni les amours.Si on gardait les pages du 29 février de nos agendas, ça ne ferait pas un gros cahier.Une vingtaine tout au plus, si on se rend à 80 ans.En les relisant, on se rendrait compte combien ces journées se suivent sans se ressembler.Combien les rendez-vous changent.Et les gens à rencontrer.S'il existe le jour du souvenir en novembre, il devrait y avoir le jour des retrouvailles en février.Le 29 février devrait être la fête des amis disparus.On devrait toujours passer le 29 février avec les gens avec qui on a passé le dernier.Le 29 février devrait être la journée de la constance.Un jour de la marmotte qui reviendrait comme les Olympiques.Un super grand Claire Lamarche.Tout le monde aurait congé.Comme je le souhaitais à 6 ans.Et on passerait la journée à se retrouver.Tous ces gens que l'on croise au hasard des circonstances et qui disparaissent dans l'oubli lorsque le vent change.Avec en eux une partie de nous.Le 29 février emprisonnerait le temps et les sentiments dans son espace.Le 29 février garderait le lien entre le passé et le présent.Avec une journée rare, il faut faire quelque chose de rare.Le 29 février, le jour des amis disparus.C'est une bonne idée.Maintenant, qui j'appelle pour que cette journée devienne officielle ?Pour qu'elle devienne fériée ?Jean Charest?Je suis mieux de me dépêcher, ça m'étonnerait qu'il soit encore là le prochain 29 février ! Le jour des amis disparus llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Statistique Canada veut récolter des échantillons d'urine et de sang Popularité du Bloc: Duceppe demeure prudent PRESSE CANADIENNE Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, demeure prudent malgré la hausse de la popularité de son parti.Un nouveau sondage confirme en effet la chute des libéraux de Paul Martin dans les intentions de vote au Québec.Une enquête CROP réalisée pour La Presse et Le Soleil révèle que si des élections fédérales avaient eu lieu cette semaine, 48 des Québécois auraient voté pour le Bloc, 32% pour le Parti libéral, 10% pour le Nouveau parti démocratique et 9 % pour le Parti conservateur du Canada.Il répète aux députés et militants de sa formation qu'il est impératif de travailler très fort chaque jour afin de mériter la confiance des Québécois.Il note qu'il ne faut rien tenir pour acquis et ne pas avoir cette arrogance des membres du Parti libéral.1 800 463-5229 1% BONI DE Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.la première année pour les nouveaux Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.fonds REER.2,25 2,50 3,00 3,50 4,00 4,75 5,25 6,00 6,50 7,00 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année REER Obligations à taux progressif La retraite en bout de ligne : Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8h à 17 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.Visitez le www.epq.gouv.qc.ca N o us s e r ons o uve rts le dima n c he 2 9fé vrier de 1 0 h à 1 6 h.3198604A DEAN BEEBY PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La prochaine fois qu'un représentant de Statistique Canada frappera à votre porte, il se pourrait qu'il vous demande un échantillon de sang.L'agence gouvernementale envisage de récolter des échantillons d'urine et de sang auprès de personnes volontaires dès l'an prochain, une façon de procéder bien différente de celle qui fait appel au traditionnel formulaire de questions à cocher auquel la population est habituée.Le projet de 20 millions consiste à analyser les échantillons d'urine et de sang de quelque 10 000 Canadiens à l'aide de différents tests en laboratoire afin de mieux connaître l'état de santé général de la population.Les efforts des chercheurs se concentreraient sur le diabète, le taux de cholestérol, le plomb, les pesticides, le virus du SRAS, le sida, l'herpès, le virus du Nil ainsi que sur d'autres indicateurs.Le poids exact des gens serait enregistré de façon officielle par les représentants de l'agence fédérale étant donné que les gens ont tendance à sous-estimer leur masse corporelle lorsqu'ils répondent aux questions des sondeurs.Pour la même raison, la tension artérielle, la forme physique, la force du dos sont également d'autres éléments que les sondeurs mesureraient officiellement.Les échantillons d'urine et de sang, et possiblement de salive aussi, pourraient être conservés pendant plusieurs années de manière à pouvoir effectuer, éventuellement, des tests qui n'ont pas encore été mis au point aujourd'hui.« Le potentiel que renferme cette approche est énorme à plusieurs niveaux », affirme Mark Tremblay, un des directeurs du projet.Le programme le plus avancé est toutefois celui des États-Unis.À l'aide de leurs tests, les Américains ont pu déterminer, entre autres choses, que le taux de plomb dans le sang de la population était élevé.Cet indicateur a mené à l'interdiction d'inclure un additif dans l'essence de ce pays.La santé?On la fait.L'ail est un grand ami de notre système coronarien, vasculaire et respiratoire, nous le savons bien ou nous devrions le savoir.L'ennui, c'est que l'ail, si bon pour la santé soit-il, .ça sent fort! 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jeunesse.L'histoire a été révélée par le Sunday Mirror, qui a qualifié le locataire de Downing Street de « marginal sans logis ».Selon le tabloïd, l'épouse de Tony Blair, Cherie, a confié à des invités lors d'une réception la semaine dernière que son mari avait dormi sur un banc près de la gare londonienne d'Euston en 1971 parce qu'il n'avait nulle part où aller.Le jeune Tony Blair venait d'arriver à Londres après avoir quitté son école privée écossaise et avant d'entrer à l'université d'Oxford.Selon son épouse, l'expérience aurait donné naissance chez le premier ministre britannique à un intérêt particulier pour la question ses sans-abri.À l'université, Tony Blair a étudié le droit et a joué de la guitare dans un groupe de rock baptisé Ugly Rumors.Il a ensuite officié comme avocat avant d'entrer en politique.Associated Press PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Revenant de faire quelques courses, Francine Sergerie, sa fille et sa petite-fille, passent devant l'usine Gaspésia.Les travailleurs de Chandler sont nombreux aujourd'hui à chercher des coupables pour ce nouveau drame qui frappe de plein fouet la péninsule gaspésienne.CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?celeb 29/02/04 Charles-André Goulet FÉLICITATIONS POUR TA MAÎTRISE En Sciences Politiques de l'Université Mc Gill et ton travail acharné.Geneviève, Claude, Julie, Christine, Francine, Geneviève et Jean-Louis.50 ANS D'AMOUR Jeanine Leroux et Maurice Bourret (27 février 1954) Joyeux anniversaire de mariage De nous tous 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE Lubka et Constantin Cidroff (28 février 1954) AVEC NOS FÉLICITATIONS ET TOUT NOTRE AMOUR.Vous êtes pour nous un exemple de fierté et de persévérance Vos enfants Marouchka, Dean (Sheila) et vos petits-enfants Natasha, Sabrina et James.FERMETURE DE L'USINE GASPÉSIA «C'est bien pire qu'en 1999» TRISTAN PÉLOQUIN CHANDLER \u2014 Gaétan Dupuis vient tout juste de recommencer à fumer.« J'étais bien parti pour arrêter pour de bon, mais la dernière semaine a été plutôt rude pour moi », confie l'homme de 49 ans, à la fois employé de Papiers Gaspésia et propriétaire d'un petit commerce de location d'équipement de chantier, à qui l'entreprise et ses soustraitants doivent plus de 200 000 $.Depuis qu'il a appris, mercredi, que son employeur s'était placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, il se demande bien comment il parviendra à passer à travers ce nouveau coup dur.« Quand l'usine a fermé ses portes en 1999, ça a été un choc terrible pour Chandler et pour toute la région.Mais cette fois-ci, c'est mille fois pire.Nous nous sommes tous tellement endettés à force d'attendre la réouverture de l'usine que je ne suis pas sûr qu'il y aura encore du monde ici dans trois mois pour y travailler », dit M.Dupuis, visiblement épuisé par le stress des derniers jours.Comme lui, ils sont des dizaines à marcher la tête basse dans les rues de Chandler, à broyer du noir et à chercher des coupables pour ce nouveau drame qui frappe de plein fouet la péninsule gaspésienne.Pourtant, il y a à peine trois mois, rien ne laissait présager une telle débâcle.Prévoyant relancer la production dès juin, Papiers Gaspésia avait rappelé plusieurs employés \u2014 dont M.Dupuis\u2014 pour leur donner la formation technique nécessaire au démarrage de la nouvelle usine ultramoderne.Après cinq ans de vaches maigres, la ville, qui attendait patiemment ce moment de grâce, s'est aussitôt mise à revivre.Les grosses dépenses ont subitement repris.Plusieurs travailleurs, comme Michel Bunton, 54 ans, ont acheté une nouvelle voiture.D'autres ont fait des rénovations pressantes sur la maison.Persuadés que la relance allait bon train, certains travailleurs spécialisés, comme Jasmin Comptois, un cadre de 49 ans qui occupait un emploi bien rémunéré à l'extérieur de Chandler, se sont même tout récemment acheté une maison à proximité de l'usine.« Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, ma maison est à vendre et je dois quitter Chandler au plus vite, dit M.Comptois.Je sais que je vais perdre une tonne d'argent, mais c'est la seule chose à faire.Je n'ai plus aucun revenu pour payer mon hypothèque.C'est une conclusion dramatique, mais que voulez-vous, c'est la vie.» Parallèlement, en attendant la réouverture officielle, plusieurs entrepreneurs comme M.Dupuis ont voulu profiter de la manne des travaux de relance de l'usine en investissant le peu d'argent qui leur restait dans le projet.« Quand j'ai vu, en 2001, que le projet de relance était accepté, qu'il y avait des investisseurs sérieux comme la SGF et le Fonds de solidarité de la FTQ, je me suis dit que c'était une occasion unique de reprendre les années perdues.J'ai racheté de l'équipement de chantier, que je sous-louais aux entrepreneurs.D'autres ont acheté des camionnettes.Les restaurants et les commerces se sont mis à faire crédit.On pensait tous que nos années de misère achevaient.Maintenant, la ville au complet s'en va directement vers une faillite monumentale », prédit M.Dupuis.N'empêche, nombreux sont ceux qui s'accrochent malgré tout au projet de relance, espérant qu'un investisseur étranger décide de reprendre les choses où elles ont été laissées.« On ne peut pas laisser démolir un projet viable comme ça.C'est sûr qu'il y a eu beaucoup de gaspillage, que 300 millions ont été jetés à l'eau, mais c'est possible de rentabiliser le projet si nous repartons sur de nouvelles bases, avec une gestion plus serrée que jamais.Si on laisse tomber, les coûts humains seraient catastrophiques pour toute la Gaspésie », plaide Claude Cyr, le maire de Chandler.De toute façon, si l'on se fie à la population de Chandler, jamais l'usine ne pourra être démantelée.«Qu'ils (les créanciers) essaient de venir saisir une seule machine, une seule pièce d'équipement, ils vont voir que les barricades des Mohawks de Kanesatake, c'est de la petite bière à côté de ce que peuvent faire les travailleurs gaspésiens », prévient M.Dupuis.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Gaétan Dupuis ne voit pas comment il pourra passer à travers les prochaines semaines.À 49 ans, cet employé de Papiers Gaspésia est aussi propriétaire d'un petit commerce de location d'équipement de chantier, à qui l'entreprise et ses sous-traitants doivent plus de 200 000 $.L'aide promise par Paul Martin aux municipalités se concrétise JUDY MONCHUK PRESSE CANADIENNE COCHRANE (Alberta) \u2014 De passage en Alberta hier, le premier ministre, Paul Martin, n'a pas eu à répondre à de nouvelles questions concernant le scandale des commandites et en a profité pour annoncer que les municipalités recevront une partie de la taxe sur l'essence pour faire face aux coûts des travaux d'infrastructure.« Nous avons clairement dit que nous irons au fond des choses et que les responsables seront punis », a indiqué Paul Martin en faisant référence au scandale des commandites.« Les véritables priorités des Canadiens sont celles qui ont été discutées ici aujourd'hui.» Les maires et représentants des municipalités du sud de l'Alberta ont rencontré le premier ministre du pays hier et en ont profité pour lui souligner le besoin des éleveurs d'obtenir davantage d'aide financière de la part du gouvernement fédéral afin de survivre aux effets de la crise de la vache folle.Plusieurs éleveurs de bovins risquent la banqueroute en raison des pertes subies sur les marchés d'exportation.Paul Martin a affirmé que la santé et l'agriculture étaient les deux priorités de son gouvernement.Le successeur de Jean Chrétien a également dit que le gouvernement fédéral se penchait actuellement sur l'élaboration d'un programme destiné à aider les fermiers sans faire chuter davantage le prix du bétail.Le premier ministre a par ailleurs réaffirmé son intention d'aider les municipalités en rappelant que ce sont les villes qui ont subi les conséquences des compressions effectuées par le gouvernement fédéral et les provinces.Les municipalités toucheront une partie de la taxe sur l'essence pour acquitter la facture liée aux travaux routiers et d'égout.« Je ne veux toutefois pas induire les gens en erreur.Les sommes d'argent ne seront pas énormes », a dit le premier ministre tout en précisant que les obligations rattachées aux montants d'argent ne seront pas astreignantes.« Je crois fermement que le palier de gouvernement le plus efficace au pays est le palier municipal, a dit Paul Martin.C'est pourquoi je pense que les municipalités n'ont pas besoin de directives provenant du gouvernement fédéral.» . PHOTO PHILIPPE ANTONELLO, AP© Jim Caviezel, interprétant le Christ en croix, dans le dernier film de Mel Gibson, La Passion du Christ.Récit simpliste La Passion du Christ, de Mel Gibson, est une lecture des évangiles qui ne prend pas suffisamment en compte le contexte de l'époque ANDRÉ GAGNÉ L'auteur est étudiant au Ph.D.en exégèsedu Nouveau Testamentàla Facultéde théologie et de sciences des religions de l'Universitéde Montréal etàla Faculté de théologie de l'Université catholiquede Louvain (Belgique).Depuis quelques jours, le film de Mel Gibson La Passion du Christ suscite des réactions de groupes juifs et chrétiens d'un peu partout.Le public en général semble lui aussi intrigué par l'ampleur du phénomène.Que dire d'un film qualifié par certains d'extrêmement violent et antisémite ?De prime abord, la piètre qualité artistique de l'oeuvre fait place à la profonde conviction de son réalisateur : le Christ a souffert pour nos péchés.C'est à partir de cette citation du livre du prophète Isaïe qu'il faut voir et comprendre le film de Gibson.Mais une lecture de premier niveau des récits de la Passion fait-elle justice à la réalité historique de l'événement ?Quatre récits D'abord, soulignons que le film fusionne quatre récits de la Passion pour en faire un seul.Voyant que les Évangiles éprouvent certaines discordances entre eux, le réalisateur sélectionne et organise les éléments pertinents afin d'aplanir les aspérités du texte et construire un seul récit cohérent.De ce fait, on néglige la diversité des témoignages des auteurs bibliques à cet égard.Signalons également que les Évangiles canoniques n'ont pas été écrits par des témoins oculaires.D'ailleurs, l'attribution populaire des Évangiles à Matthieu, Marc, Luc et Jean n'est faite qu'à partir du IIe siècle de notre ère.Il s'écoulera de 40 à 60 ans entre les événements et ceux qui les ont écrits.Durant cette période, des traditions écrites ou orales sur Jésus de Nazareth circulent dans les premières communautés chrétiennes.Il faut dire qu'après la crucifixion, les disciples cherchent progressivement à donner un sens à la mort de leur maître.C'est alors qu'ils réinterprètent sa vie et sa mort à la lumière des Écritures juives.Jésus de Nazareth devient donc, pour les premiers chrétiens, le Messie promis par les prophètes.C'est à partir de cette réflexion que les traditions concernant Jésus prennent forme.Dire que le Christ a souffert pour nos péchés est une interprétation théologique de la crucifixion de Jésus de Nazareth.C'est de chercher à faire sens d'un événement qui, pour les disciples de Jésus, ne semblait en avoir aucun.Puisant aux diverses traditions issues d'une riche réflexion théologique, les rédacteurs des Évangiles ont pu alors composer leurs propres récits de la vie de Jésus.Ils ne rapportent cependant pas des faits historiques bruts, mais offrent plutôt leur point de vue théologique sur la vie, l'enseignement et la mort de Jésus de Nazareth.C'est à quoi nous avons partiellement affaire dans le film de Gibson.Parfait reflet Si les Évangiles ne sont pas le parfait reflet de la réalité historique de l'époque, quelles seraient alors les causes de la mort de Jésus de Nazareth ?Qui en sont les principaux responsables ?À première vue, les Évangiles semblent attribuer aux Juifs un rôle significatif dans la condamnation de Jésus.Même si les auteurs n'adoptent pas un langage expressément antisémite, on pourrait toutefois qualifier certains propos d'antijudaïques.L'antijudaïsme des Évangiles vise les dirigeants de la religion juive de l'époque.Les récits évangéliques reflètent la situation précaire qui existait entre les premières communautés chrétiennes et les dirigeants juifs de la deuxième moitié du Ier siècle de notre ère.C'est avec la destruction du Temple de Jérusalem en 70, que la tension s'installe entre les deux groupes.Avant cette date, les chrétiens fréquentaient les synagogues et vivaient paisiblement avec leurs compatriotes.Après la première révolte juive (66-70 après J.-C.), le judaïsme officiel se restructure autour du mouvement pharisien, occasionnant du même coup une profonde division entre les deux groupes.Le conflit rapporté entre Jésus et les juifs est en réalité celui des chrétiens et des juifs au temps de la rédaction des Évangiles, après la destruction du Temple.On importe donc dans l'histoire de Jésus, les tensions qui existent entre chrétiens et juifs à cette époque.On peut ainsi dire que les Évangiles parlent aussi de l'histoire des communautés chrétiennes de la fin de Ier siècle.Cela explique la teneur antijudaïque de certaines portions des Évangiles.Pour ce faire, les auteurs des récits de la Passion dépeignent leurs propres ennemis comme étant aussi les ennemis du Christ.Par ailleurs, nous pouvons dire avec certitude que Jésus adhérait au judaïsme de son temps.N'oublions pas qu'il était juif et non pas chrétien ! Même s'il remettait parfois en question certaines prescriptions de la tradition juive, il est peu probable que se soit la cause première de sa mort.Historiquement parlant, nous ne pouvons pas attribuer la mort du Christ aux juifs.Étant sous domination romaine, ils n'avaient aucun droit de l'exécuter.Pouvoir romain Il est plus juste de dire que Jésus de Nazareth fut condamné et exécuté par le pouvoir romain.Pourquoi ?Parce que Pilate n'avait aucune pitié pour ceux qui menaçaient l'ordre établi.D'ailleurs, l'historien juif Flavius Josèphe décrit le châtiment que Pilate infligeait aux partisans de prétendants messianiques.Tout cela ne s'accorde guère avec le portrait d'un Pilate angoissé et mou devant les pressions de la foule juive.L'accusation de Jésus est bien indiquée sur la croix : le roi des Juifs.C'est pourquoi il est mis à mort par le pouvoir romain.Une semaine avant la crucifixion, l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem ainsi que ses paroles prononcées contre le Temple avaient certainement retenus l'attention de Pilate.Le gouverneur n'allait pas laisser impuni cet individu qui avait osé défier l'autorité romaine et troubler l'ordre établi.La Passion du Christ de Mel Gibson est donc une lecture des Évangiles qui ne prend pas suffisamment en compte le contexte historique de l'époque.C'est aussi un film qui construit un récit de la Passion quelque peu simpliste, axé en grande partie sur les souffrances imposées au Christ pour nos péchés.Ces souffrances frappent d'autant plus l'imaginaire collectif dû à l'importance que la tradition chrétienne accorde au personnage de Jésus de Nazareth.Mais le supplice infligé au Christ fut également celui de brigands et de criminels exécutés par le pouvoir romain à cette époque.De toute évidence, pour Gibson, ce qui compte, c'est l'interprétation théologique de la mort de Jésus.Mais lire les Évangiles de façon responsable, c'est lire de façon critique, avec un certain recul ; c'est chercher à réconcilier l'histoire et la théologie.Lire les Évangiles de façon responsable, c'est lirede façon critique, avec uncertain recul ; c'est chercheràréconcilier l'histoireet lathéologie.FORUM Gibson : mission accomplie Le tapage médiatique, les commentaires nombreux et variés et mon intérêt personnel pour le sujet traité m'ont amené à aller voir le film La Passion du Christ, de Mel Gibson.Je le reconnais, il est facile de voir rouge, tellement le sang coule.Cependant, lorsque nous acceptons de voir plus loin que cet aspect sanguinaire, le film a certaines qualités à découvrir.Àl'évidence, le réalisateur a focalisé sur la souffrance.Son objectif est atteint.Selon lui, le Christ a terriblement souffert, a versé tout son sang et est mort pour la rédemption de tous.C'est son message, le même que l'on m'a enseigné jadis.Aujourd'hui, l'enseignement de l'Église l'atténue.La souffrance n'est pas très populaire et peut-être craint-elle d'éloigner un certain nombre de ses fidèles.Les croyants et les incroyants sortent de la projection avec des perceptions différentes.Même les croyants entre eux sont divisés et leur appréciation du film varie beaucoup.Cependant, une chose est sûre, celui-ci ne laisse personne indifférent.Le grand intérêt que le film suscite, les débats qui s'en suivent, les prises de position qu'il amène et la controverse qu'il entraîne font le succès du film, à tout le moins son succès commercial.Pour Mel Gibson, tant sur le fond que sur la forme, c'est mission accomplie.Benoît Descôteaux La passion du Christ et les juifs C'est avec d'un côté une certaine surprise que je regarde la réaction des associations juives relativement au film de Mel Gibson, La Passion du Christ.Je suis surpris car le fait que Jésus a été livré aux Romains par les chefs juifs de son temps est bien connu.Voici près de 2000 ans que le Nouveau Testament le déclare et qu'aucun écrit ou découverte archéologique ne nous permet d'affirmer le contraire.D'un autre côté je ne suis guère surpris, les associations juives sont très frileuses quand nous osons critiquer quoi que ce soit que les juifs au travers les siècles ont pu faire.Pour eux, le film de Mel Gibson va animer une nouvelle forme d'antisémitisme.J'en appelle ici au simple bon sens.Le thème du film de Mel Gibson est à l'effet que Jésus-Christ est mort pour les péchés des hommes et pour nous permettre à tous d'être restaurés dans une relation véritable avec le Dieu créateur de l'univers.Ce sont mes péchés qui ont amené Jésus à s'offrir comme sacrifice afin que je puisse être rétabli dans une relation vivante avec Dieu, les juifs et les Romains n'ont été que les instruments afin de permettre à Dieu de faire connaître son amour à l'univers.Pierre Tapp . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Les pestiférés mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Dimanche dernier, 500 citoyens inquiets sont descendus dans la rue pour protester contre l'agrandissement du dépotoir de Lachenaie.On ne peut les blâmer.Le dépotoir, pudiquement appelé site d'enfouissement, est une mégapoubelle qui accueille les déchets de la grande région de Montréal depuis 1968.Il est plein, archiplein.La compagnie propriétaire du site, BFI, a donc demandé au gouvernement la permission de tripler sa capacité au cours des 25 prochaines années.Les déchets empilés auraient alors formé une montagne de 17 étages.Auraient.Car, le 10 février, le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, a dit non.Non à 25 ans mais oui à un sursis de cinq ans, histoire de gagner du temps pour trouver un endroit où entreposer ces satanés déchets, ces nouveaux pestiférés dont personne ne veut.Le ministre a suivi, en gros, les recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui a qualifié la demande de BFI d'« inacceptable », précisant qu'elle avait été « fortement rejetée par les citoyens ».Personne ne veut d'un tel monstre dans sa cour.Normal.Il génère son lot d'inconvénients : les goélands, les odeurs d'oeufs pourris, l'incessant va-et-vient des camions remplis d'ordures, le bruit.C'est aussi une bombe chimique.Les déchets, en se décomposant, dégagent des biogaz et forment un jus toxique, le lixiviat.BFI filtre le lixiviat, capte les biogaz et tente de circonscrire le problème du bruit et des goélands.N'empêche, les premières maisons et le nouvel hôpital Pierre-Le Gardeur sont situés à moins de deux kilomètres du site.Assez malsain, merci.Le gouvernement est coincé : que faire avec ces tonnes de détritus ?Où les enfouir?Qui voudra accueillir ces dépotoirs monstrueux qui représentent peut-être un danger pour la santé ?Le BAPE souligne qu'« aucune étude ne démontre formellement l'absence de risque pour la santé ».Le gouvernement devrait sérieusement plancher là-dessus.Faut-il renoncer aux mégadépotoirs ?Ne vaut-il pas mieux en ouvrir de plus petits afin de s'assurer que chaque région s'occupe de ses ordures et ne s'en lave pas les mains en les envoyant chez le voisin, comme le font Montréal, Laval et Longueuil ?Le seul dépotoir qui existe sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe la moitié de la population de la province, est celui de Lachenaie.Lachenaie n'est pas affligée par le classique « pas dans ma cour ».Au contraire.Elle souffre plutôt du syndrome n'en-rajoutez-plus-macour- est-pleine.Lachenaie est la poubelle de la CMM.Pourquoi, demande le BAPE, la région de Lanaudière, qui accueille deux sites d'enfouissement dont BFI à Lachenaie, se ramasse-t-elle avec 23% des déchets de la province alors qu'elle ne compte que 5% de la population ?Bonne question.Mais installer un dépotoir dans une région relève de la haute voltige : psychodrame assuré.Et pour cause.Seriezvous prêt à vivre à côté d'une mégapoubelle ?Le recyclage est la solution idéale.Idéale.Le problème, c'est que les Montréalais recyclent peu : à peine 15% de leurs déchets aboutissent dans le bac vert alors que l'objectif absurdement irréaliste fixé par le gouvernement est de 65 % d'ici 2008.En fait, le recyclage stagne depuis 1996.Autre obstacle : le coût.Enfouir une tonne de déchets coûte 80 $, la recycler, 150 $.En 2002, le gouvernement du Parti québécois a adopté deux lois.L'une applique le principe de l'utilisateur payeur.L'entreprise qui génère des déchets doit payer une taxe couvrant 50 % des coûts du recyclage assumés présentement par les villes.L'autre loi oblige les dépotoirs à payer une taxe.L'argent prélevé servira, notamment, à financer le recyclage.Les deux lois, endossées par le ministre Mulcair, offrent des pistes intéressantes, mais seront-elles suffisantes pour pousser les Québécois vers le recyclage ?Le temps presse.BFI n'a qu'un sursis de cinq ans.Pas plus, a promis le ministre Mulcair.Les gens de Lachenaie ne l'oublieront pas.Avec raison.Lerecyclage est lasolution idéale.Leproblème, c'est que les Montréalais recyclent peu.patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE De la responsabilité Une expérience américaine démontre que les malades peuvent se prendre en charge et gérer eux-mêmes leur programme de soins de santé BRIAN LEE CROWLEY L'auteur est président de l'Atlantic Institute for Market Studies, unorganisme indépendant établià Halifax qui se consacreàl'étude de lapolitique sociale et économique.« On ne peut pas faire confiance aux gens ! » Voilà le cri de guerre des défenseurs complaisants du statu quo en matière de soins de santé au Canada.Il nous faut des légions de responsables pour protéger le public, lequel est trop ignorant et trop crédule pour savoir ce qui lui convient le mieux.Et, bien sûr, les malades sont les moins susceptibles de tous de savoir ce qui est bon pour eux.Heureusement, nous disposons maintenant de preuves montrant que les malades sont parfaitement capables de décider quels sont leurs propres intérêts et de prendre des décisions éclairées sur la façon de dépenser l'argent qui leur est alloué pour leurs soins.Ces preuves sont fournies par une expérience innovatrice appelée Cash and Counselling (C&C \u2014 qu'on pourrait traduire par du Comptant et des Conseils) et menée dans le cadre du programme Medicaid en Arkansas, en Floride et au New Jersey.Medicaid est le programme gouvernemental américain qui paie les soins médicaux de certains particuliers à faibles revenus.Tout comme le programme canadien, Medicaid connaît des ennuis financiers.Il a coûté 283 milliards de dollars américains, en 2003, et l'on s'attend à ce que ses coûts atteignent 611 milliards, d'ici 2014.Environ la moitié du budget de Medicaid est consacré aux soins à long terme prodigués aux personnes âgées.En raison du vieillissement de la population, cette portion du budget de Medicaid va quadrupler, d'ici 2020.Les législateurs américains, tout comme leurs homologues au Canada, paniquent à l'idée de ce que cela signifie pour leurs budgets et leurs autres priorités.Une partie de la réponse au gouffre financier qu'est Medicaid consiste, semble-t-il, à fournir du comptant aux pauvres, et non pas des programmes, de même que de bons conseils et de l'information sur la manière de dépenser cet argent.Le C&C est un « projet de démonstration » spécial qui consiste à faire exactement cela.Et il connaît un succès extraordinaire ; les gens font la queue pour y participer là où il existe et des programmes semblables sont mis en oeuvre dans d'autres États pour répondre à la demande.Le C&C ne fait pas que contrôler les coûts.Il a redonné la maîtrise sur leur propre vie à de frêles personnes âgées, à des invalides et à d'autres bénéficiaires.En Floride, par exemple, le consommateur, de concert avec un conseiller qualifié, peut dresser un budget lui permettant d'effectuer des achats permis tels que des soins personnels, des services de ménage, des fournitures médicales, des services d'adaptation comme des rampes d'accès pour fauteuils roulants, des réparations à la maison et même des travaux sur le terrain.Ils peuvent faire des épargnes en vue d'un gros achat comme celui d'un monte-handicapé ou l'élargissement de la porte principale de leur demeure.Ce sont les consommateurs qui prennent la décision.Ils peuvent embaucher des fournisseurs traditionnels, des membres de leur famille, des voisins ou des amis pour différentes tâches et les payer selon une rémunération convenue entre les deux parties et versée toutes les deux semaines.Le programme est optionnel.Mais auprès de ceux qui veulent bien y participer (et c'est la grande majorité des personnes admissibles), le programme jouit d'une très grande popularité, le taux de satisfaction dépassant largement 90 %.Récemment, la législature de Floride a approuvé à l'unanimité le renouvellement de C&C.Mais les gens ne prennent-ils pas de mauvaises décisions ?Tout juste en novembre dernier, les responsables de l'évaluation du programme C&C ont découvert qu'en Arkansas, par exemple, les bénéficiaires du programme étaient beaucoup plus susceptibles de recevoir véritablement les services requis que les personnes admissibles aux services Medicaid qui devaient les recevoir à la manière traditionnelle, c'est-à-dire d'un organisme.De nombreuses institutions étaient en fait dans l'incapacité de fournir les services qu'elles avaient promis et pour lesquels elles étaient payées, alors que les bénéficiaires de C&C ne paient que s'ils reçoivent les services qu'ils souhaitaient obtenir.Selon le Health and Human Services Department, à Washington, si un meilleur accès s'est traduit par un coût global plus élevé pour les soins personnels en vertu du C&C, ces coûts additionnels étaient compensés par des coûts moindres pour Medicaid au chapitre des centres d'hébergement et d'autres services de soins de longue durée.Ainsi, les consommateurs ont reçu beaucoup plus de soins personnels à un coût net pour Medicaid qui n'a pas été supérieur à la fin de la deuxième année.On a constaté que le programme en vigueur en Arkansas avait grandement amélioré la qualité de vie, réduit les besoins non comblés en soins et n'avait pas compromis la santé ni la sécurité des participants.Constatation : plus de services et des services de meilleure qualité pour des personnes vulnérables en leur donnant un plus grand contrôle sur leur vie et en les récompensant pour des dépenses sages, tout en contrôlant les coûts absorbés par les contribuables.Finalement, la responsabilité personnelle et des incitatifs comptent vraiment, même en matière de soins de santé.LA BOÎTE AUX LETTRES Leprogrammejouit d'une très grande popularité, le taux de satisfactiondépassant largement 90%.Toujours confiance ?Je me demande pourquoi, en 2004, la population du Québec et les citoyens de ce pays font encore confiance au gouvernement et à notre système politique.N'assiste-t-on pas toujours au drainage de fonds publics dans des projets non viables tels que l'aéroport de Mirabel, l'usine Hyundai de Bromont, l'usine Magnola et maintenant la Gaspésia ?La liste est longue.Combien d'argent public avons-nous dépensé dans ces projets, de l'argent qui aurait pu être affecté dans des projets plus prometteurs ?Pourquoi les dépenses de construction dépassent-elles dans la majorité des projets les prévisions budgétaires ?C'est presque toujours le cas si on regarde les projets en cours tel que le prolongement du métro à Laval et la construction du nouveau siège social de la Caisse de dépôt.Jean Fillion Sainte-Catherine .Un jeu La manchette de votre édition du 27 février nous annonce que l'appétit d'Hydro est coupé de moitié.Dans les faits, l'appétit d'Hydro a bel et bien été rassasié.Depuis des décennies, Hydro s'entend avec le gouvernement sur un taux, elle demande « officiellement » le double, et aussi « officiellement », le gouvernement coupe de moitié.Et le tour est joué ! C'est un jeu qui satisfait Hydro et qui donne bonne mine au gouvernement ! Et le bon peuple avale ! G.L.Roy Saint-Bruno .Que font-ils de notre argent ?La classe moyenne croule sous les dettes.Les personnes âgées après avoir investi leur vie entière, sont dans la misère, les étudiants, sans garantie d'emploi, doivent s'endetter.La santé publique et les services sociaux se détériorent de plus en plus.Les infrastructures et les services publics de base n'assurent plus leur plein rendement.Le gouvernement donne d'une main et retire de l'autre.Les multinationales sont en train d'épuiser les quelques cents qui restent au fond du panier.On se demande quand estce que ça va arrêter ?Les multiples services dont nous ne voyons jamais les retombées pour la population commencent à nous agacer.Cet argent qu'ils ne se gênent pas de dilapider sort de nos poches, mais qu'en fontils réellement ?Aujourd'hui nous nous retrouvons avec un gouvernement qui semble prêt à écorcher encore plus cette classe moyenne qui n'en finit plus de payer et encore payer.Diane Chassé Onaconstaté que le programmeenvigueur en Arkansas avait grandement amélioré la qualitéde vie, réduit les besoins noncomblés en soins et n'avait pas compromis lasanténi la sécuritédes participants. PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse© L'être humain en veut toujours plus.Mélanie Bergeron se demande où et quand cette quête du « toujours plus » prendra fin.MÉLANIE BERGERON L'auteure est une Montréalaise.Antidépresseur : se dit d'un médicament qui combat la dépression mentale et ses symptômes, selon Le Petit Larousse.Mystère.Depuis quelque temps, nous sommes bombardés d'informations qui, selon moi, ne nous disent rien.On ne connaît pas trop leurs effets, autant ceux qui sont bénéfiques que ceux que l'on appelle secondaires, trop peu d'études poussées ont prouvé leur efficacité hors de tout doute.Comment se fait-il que 7000 ados en consomment au Québec ?Je crois qu'en tant que société, nous devrions nous arrêter et réfléchir à la source du problème, non pas l'endormir.Les effets secondaires sont souvent plus néfastes que la dépression elle-même, j'en ai été témoin.Qui profite de la vente de médicaments ?Est-ce réellement la bonne solution à adopter en cas de symptômes dépressifs?Pourquoi sommes-nous si peu informés ?Serions- nous insouciants?Pas le temps de se poser de questions, après quinze minutes chez le médecin généraliste, nous croyons avoir trouvé le remède miracle qui nous sortira de ces états d'âme insoutenables.La rapidité à tout prix.Parlons-en de cette âme.Personnellement, je crois que l'humain a de plus en plus de difficulté à soutenir le rythme qui lui est imposé et n'est plus toujours assez présent d'esprit pour le réaliser, trop occupé à courir, comme si le fait de posséder deux voitures neuves, quatre télés, tout en double ou en triple allait l'aider à atteindre l'équilibre.Plus le temps de penser, de réfléchir, de mettre de l'ordre dans ses idées.Si l'être humain est épuisé, il ne prend surtout pas le temps de se dire que c'est parce qu'il existe une raison beaucoup plus profonde qu'un médicament seul ne peut régler.Chaque problème a sa source, pas toujours facile à identifier ; mais si elle ne l'est pas, le malaise ne peut être solutionné en profondeur.L'être humain en veut toujours plus, c'est dans sa nature.Il veut aller plus vite, veut plus d'argent, plus d'efficacité.Sa quête s'arrêtera quand ?Il n'a même plus le temps de s'occuper de sa progéniture.Je ne suis pas totalement contre la prise d'antidépresseurs, mais je suis favorable à une sensibilisation de notre société sur les conséquences de nos gestes.Après les antidépresseurs, qu'aurons-nous besoin pour nous aider à tenir le coup ?L'industrie pharmaceutique génère beaucoup de revenus.Comment savoir si les personnes qui nous prescrivent les antidépresseurs et les vendent n'en tirent pas un bénéfice personnel au détriment de la santé collective ?C'est assez nébuleux.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Bergeron recevra une copie laminée de cette page.Taxer les pollueurs MARCO THIBAULT L'auteur demeureà Outremont.Le 20 février dernier, La Presse relatait que nous entamions à Montréal une quatrième journée consécutive de smog et que cela représentait le pire épisode de cette nature en trois ans.Le taux actuel de particules fines respirables atteint 111 microgrammes par mètre cube.En somme, plus de deux fois le niveau jugé critique à la santé.Les responsables, en ordre d'importance : le chauffage au bois, les voitures et les industries.Dans un contexte où l'actuel gouvernement fait de la santé sa première priorité et qu'il s'engage à trouver des sources de financement, nous estimons que nos élus, particulièrement M.Mulcair, devraient se pencher sur ce problème.Il me semble évident que le gouvernement devrait taxer les citoyens en fonction de leur propension à polluer.Il financerait du même coup le système de santé à même l'argent de ceux qui contribue à l'engorger.Aussi, on ne pourrait l'accuser comme c'est le cas aujourd'hui, avec les hausses des frais en garderie, de s'en prendre au plus pauvres, puisque la capacité de polluer est en grande partie directement proportionnelle aux revenus.Si nous imposions des primes additionnelles aux gens qui conduisent des grosses cylindrées, des véhicules de plaisance n'ayant pas de système antipollution, et à ceux qui chauffent au bois en milieu urbain, nous encouragerions le transport en commun, l'achat de plus petites voitures et des modes de chauffage plus écologiques.À ceux qui s'offusquent à l'idée de se voir taxer alors qu'ils sont « les citoyens les plus taxés en Amérique de Nord », je demanderais qu'est ce qui est le plus scandaleux : que les mieux nantis usent de leur liberté accrue de consommateur afin de nuire à la santé de l'ensemble de la société et demandent par la suite aux plus pauvres de partager avec eux les frais médicaux qu'entraînent leurs comportements irresponsables ou qu'ils en assument leur juste part ?Et nous alors?.Une belle histoire qui finit bien STÉPHANIE LEBLANC L'auteure habiteà Montréal.J'ai lu dans La Presse récemment un article intitulé « Les Montréalais instruits.mais pauvres ».C'est une réalité que mon copain, et moi par le fait même, connaissons très bien.Celui-ci, ayant deux baccalauréats et sur le point de terminer une maîtrise dans le domaine du droit et des relations de travail, malgré des essais répétés, n'a jamais été engagé au privé.La raison : il n'a pas l'expérience qu'aucun ne veut lui donner la chance d'acquérir.On n'a qu'à regarder les offres d'emplois pour constater que la moyenne de cinq années d'expérience requises semble être devenue une norme.Ainsi, à défaut de pouvoir travailler, il étudie.Pourtant, à voir la quantité de Mercedes et de BMW qui circulent en ville, la prospérité économique semble bien nous entourer.Qui les conduit ?Très peu de jeunes d'environ trente ans.En effet, l'économie profite davantage aux baby-bommers.C'est désolant, car en plus d'hésiter à embaucher des jeunes, ceux qui profitent du butin ont une certaine propension à vouloir échapper aux paiements d'impôt.À la veille de la retraite, faut entendre les slogans publicitaires qu'on leur sert sur le sujet.Pourtant, selon moi, l'argent donné en impôt revient toujours sous une autre forme.Plusieurs jeunes, dont mon copain, pourraient trouver de l'emploi dans le secteur public si ce n'était pas de la précarité des finances, et ainsi éviter de devenir des fardeaux.Boudés par les secteurs privé et public, évoluant ainsi dans notre petit logement de trois pièces et demi, gratifiés de revenus médiocres et croulant sous les dettes d'études, nous ne faisons évidemment pas rouler l'économie.Et davantage, nous ne faisons pas d'enfants.En négligeant ainsi une partie de la jeune génération scolarisée, c'est toute la société qui y perdra au bout du compte.À VOTRE TOUR Antidépresseurs au pilori LETTREDE LA SEMAINE MICHEL INE PÉL ISSIER L'auteure est une résidantede Lachine.On blâme souvent le système de santé pour ses ratés.Mais il y a aussi des histoires merveilleuses.Voici l'histoire de Louis.Attendu en novembre 2003, Louis a vu le jour à l'hôpital Saint-Luc, le 25 août et il ne pesait que trois livres.Il fut installé dans un incubateur et envoyé à l'hôpital Sainte- Justine.Trois semaines plus tard, toujours en incubateur, il doit retourner à l'hôpital Saint-Luc.Ses parents sont toujours à son chevet.Dès qu'il sera assez fort pour téter et qu'il aura atteint cinq livres, il sera de retour à la maison.Son séjour à la maison sera malheureusement très court.À peine deux semaines.Il doit être hospitalisé de nouveau à Sainte-Justine avec un diagnostic de sévère infection au streptocoque B dans le sang et dans la région lombaire.Pendant huit semaines, il sera sous antibiotiques ainsi que sa mère qui l'allaite.Au terme de ces huit longues semaines, il retourne à la maison, toujours sous antibiotiques intraveineux et, pour soutenir son dos, un petit corset.Les infirmières le visitent chaque jour.Le 24 décembre, le traitement d'antibiotiques est terminé et il pourra enfin s'ébattre dans son bain.Il pèse maintenant 10 livres et sourit à son entourage.S'il pouvait parler, il dirait merci à tous les professionnels de la santé qui ont si bien pris soin de lui.Au personnel de l'hôpital Saint-Luc et Sainte-Justine, un gros merci ! PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse© Micheline Pélissier et son petit-fils Louis Monette.Loblaws: l'«invasion barbare» NICOLAS ST-GILLES L'auteur habiteà Lévis.Au plan linguistique et culturel, je suis déçu depuis trop longtemps par les supermarchés Loblaws, Provigo, Maxi, Intermarché et Axep au Québec.Il y a bien des aspects de leur mise en marché qui, insidieusement au fil des ans, me rebutent (ainsi que ma famille) au point où aujourd'hui je décide de leur retirer définitivement notre clientèle.Voici pourquoi.La dernière goutte d'eau (ou d'orange.) qui s'est avérée déterminante a été la suivante : à l'extrémité métallique de vos jus surgelés « Le Choix du Président.President's Choice », nous lisons en toutes lettres, unilingues anglaises : « OUR FAMOUS ORANGE JUICE ».Et en lettres capitales, S.V.P.Or ça fait au moins un an que je m'élève auprès des responsables ou propriétaires de vos franchises, à ce sujet.Toujours sans succès.Il en est de même de votre bilinguisme de plus en plus larvé et tous azimuts (plus vous bilinguisez au Québec, je le constate dans mes voyages épisodiques en Ontario, plus votre unilinguisme anglais se maintient ferme hors- Québec).On constate le phénomène jusque dans les plus petits détails, relativement anodins lorsque.pris un à un.Y compris \u2014 véritable invasion barbare de notre culture \u2014 cette agression de tous les instants par de la chanson (fort commerciale au surplus) américaine ! À telle enseigne que j'ai envie de sortir des lieux dans la minute même où je mets les pieds dans l'un de vos établissements.Bref, chez vous nous ne sommes pas chez nous : nous sommes aux États-Unis ! Ou au Canada.L'air de rien se profile ainsi, inexorablement, un bilinguisme pour ainsi dire officiel au sein de vos entreprises en territoire du Québec \u2014 dont la langue officielle (et massivement majoritaire), fautil vraiment vous le rappeler, est le français.Sans doute pourriez-vous rétorquer que vos compétiteurs ne sont pas non plus au-dessus de tout soupçon ; ce en quoi vous n'auriez pas entièrement tort.Sauf qu'il est tout de même moins laborieux de convaincre la québécoise Métro de montrer un plus grand respect pour la langue de Paul Piché et de Sylvain Lelièvre.Quant à la chaîne IGA, ne fût-ce que parce que sa circulaire commerciale hebdomadai re s'adresse à moi en français (du moins dans ma région.), eh bien elle m'apparaît déjà, à ce titre, beaucoup moins rébarbative.Enfin, et là c'est vraiment l'insulte en plus, vous démontrez un mépris sans bornes à l'égard des Québécois en rétorquant machinalement \u2014 comme vous le faites depuis des années, tel un perroquet qui ne comprend pas ce qu'il répète \u2014 que c'est.par sens civique et environnemental (économie des ressources sylvestres) que vous préconisez la circulaire bilingue.Or 25 % de francophones en Canada ne justifie nullement pour vous ce bilinguisme, alors que les 8 % d'anglophones québécois, eux, le justifieraient pleinement.Vous avez le « sens écologique » plutôt sélectif, gens de Provigo et de Loblaws.Être considéré comme un citoyen de seconde zone me laisse pantois.Mais me voir traité d'imbécile.Adieu Loblaws ! Êtreconsidérécommeuncitoyen de secondezone me laissepantois.Mais me voir traitéd'imbécile.Adieu Loblaws ! MONDE Corée du Nord: les négos s'achèvent sans accord JOE McDONALD ASSOCIATED PRESS PÉKIN \u2014 La deuxième série de pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen s'est achevée hier à Pékin sans que les six pays représentés ne parviennent à un accord, ni même à un communiqué final commun.En lieu et place du document tant attendu, la partie chinoise, hôte des discussions, en a été réduite à publier une « déclaration présidentielle » qui ne porte pas les signatures des différentes délégations.Dans cette déclaration, le chef de la délégation chinoise, Wang Yi, affirme que les discussions ont été « bénéfiques et positives », mais que des « divergences persistent » entre les six pays participants (États-Unis, Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Russie et Japon).M.Wang, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, a expliqué que l'exigence américaine d'un abandon complet par Pyongyang de son programme nucléaire militaire avait été rejetée par certains participants.« Les parties ne sont pas parvenues à un consensus sur cette proposition ni sur l'ampleur du renoncement par la Corée du Nord à ses armes nucléaires », a déclaré M.Wang.Toutefois, a ajouté le chef de la délégation chinoise, les autorités de Pyongyang « ont dit clairement qu'elles étaient prêtes » à abandonner leur programme nucléaire militaire « une fois que les États-Unis renonceraient à ce qu'elles qualifient de « politique hostile» à l'égard de la Corée du Nord ».En fait, l'hôte des pourparlers a fait état d'un « extrême manque de confiance » entre les différentes parties.« Certaines personnes pensent que les progrès réalisés ne sont pas suffisants », a reconnu pour sa part le ministre chinois des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, lors de la cérémonie de clôture.« Mais la vitesse de ces négociations n'est pas très rapide.» Washington et Pyongyang ont tiré des conclusions contradictoires de cette deuxième série de pourparlers à six, qui s'est déroulée durant quatre jours dans la capitale chinoise.Les États-Unis ont parlé de discussions « très fructueuses» et d'une ambiance « bien meilleure » que lors de la première série de négociations.Au contraire, la Corée du Nord a souligné l'absence de « résultats positifs ».Malgré ces divergences, les six pays ont accepté de tenir une nouvelle série de pourparlers à haut niveau avant le mois de juillet et de former un groupe de travail de moindre rang pour tenter de régler les détails bloquant encore le règlement d'une crise ouverte il y a 16 mois.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Irak Loi fondamentale: un rendez-vous raté DEBORAH HAYNES AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 Les membres du Conseil de gouvernement transitoire irakien ne sont pas parvenus à un accord sur la loi fondamentale hier, date butoir pour l'élaboration de ce texte qui doit régir le pays jusqu'aux élections générales, qui ne sont pas prévues avant plusieurs mois.« Nous n'allons pas avoir une loi fondamentale aujourd'hui », a déclaré à l'AFP un porte-parole de la coalition, Jared Young.Cette annonce n'a pas vraiment surpris, les membres du Conseil ayant, au cours des derniers jours, jugé « difficile» de promulguer cette loi à la date fixée par l'accord conclu le 15 novembre 2003 entre la coalition occupant l'Irak et cette instance.Cette loi est la première étape sur le chemin d'un retour de la souveraineté, prévu le 30 juin.Les 25 membres du Conseil butent toujours sur les questions fondamentales de l'islam en tant que source unique ou non de la législation et du droit des femmes.Des membres chiites de l'exécutif avaient quitté les discussions pour protester contre une décision de revenir sur l'abrogation du code de statut de la famille de 1959, favorable aux femmes, prise fin décembre par cette instance sous la présidence du chiite Abdel Aziz Hakim, chef du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII).Quinze membres ont voté en faveur du rétablissement du code de 1959, alors que cinq ont voté contre et cinq étaient absents, selon Raja al-Khouzaï, membre chiite du Conseil qui avait demandé l'inscription à l'ordre du jour de cette question.« J'ai réclamé l'annulation de la loi 137, votée le 29 décembre par le Conseil, car elle contient des articles empêchant le développement social et le progrès des femmes », a-t-elle dit à l'AFP.« Les islamistes ont voté contre » le rétablissement de ce code, a ajouté Mme Khouzaï.Ceux-ci souhaitaient que le statut personnel soit donné à des juridictions religieuses.Les tractations doivent « probablement se poursuivre tout au long de la nuit », a indiqué M.Young, selon lequel les membres du Conseil « continuent toutefois à être optimistes ».« Comme dans toute démocratie, arriver à un accord d'importance peut s'avérer long et laborieux », a-t-il poursuivi.« C'est un important document historique non seulement pour l'Irak mais pour l'ensemble de la région (.) et je pense qu'il est plus important qu'il soit satisfaisant pour les représentants irakiens que de l'avoir à une date spécifique », a encore dit le porteparole.Par ailleurs, trois Irakiens, dont un policier, ont été tués au cours des dernières 24 heures à Kirkuk et Mossoul, deux villes du nord de l'Irak.Deux Irakiens ont été tués dans la nuit de vendredi à hier par des tirs de soldats américains à Mossoul, selon la police irakienne et l'armée américaine.Un policier a été tué hier à Kirkuk dans une attaque à l'arme automatique contre un barrage de la police, a indiqué le chef de la police de la ville.À Kirkuk toujours, plus de 1700 membres non armés de la milice du chef chiite radical Moqtada Sadr, l'Armée de Mehdi, ont défilé hier.La ville, arabisée sous Saddam Hussein, connaît une grande tension entre ses habitants kurdes, qui souhaitent son rattachement au Kurdistan irakien, et les Arabes et les Turkmènes, qui s'y opposent.Les Turkmènes, qui représentent de 1 à 2% des 25 millions d'Irakiens, ont observé de leur côté une grève générale à Kirkuk et manifesté à Bagdad pour réclamer plus de droits pour cette troisième ethnie d'Irak après les Arabes et les Kurdes.PHOTO AFP Ce garçonnet palestinien est acheminé vers l'hôpital al-Shifa, à Gaza, après avoir été blessé par un tir de missiles israélien dirigé contre une voiture.Les trois occupants du véhicule ont été tués et plusieurs passants ont été blessés.Trois Palestiniens, dont un leader du Jihad, tués dans un raid israélien Le G15 tente de relancer la coopération du Sud SAKHER ABOU EL-OUN AGENCE FRANCE-PRESSE GAZA \u2014 Trois Palestiniens, dont un chef militaire du groupe radical Jihad islamique, ont été tués hier dans un raid israélien contre leur voiture au nord de la ville de Gaza, a-t-on appris auprès de ce groupe et de sources médicales.Mahmoud Jouda, 30 ans, un haut responsable des brigades Al-Qods, le bras armé du Jihad, a été tué lorsque l'hélicoptère a tiré trois missiles contre le véhicule dans lequel il se trouvait en compagnie d'un autre membre du Jihad islamique, Amine al-Dahdouh, et du cousin de ce dernier Aymane, qui ont également été tués, selon ces sources.Un précédent bilan faisait état de la mort de Dahdouh, de son cousin, Aymane, et d'un passant.Mais en fait, selon les sources médicales, la tête de Jouda a été éjectée de la voiture par la puissance de l'explosion, ce qui a entretenu la confusion.Dix personnes ont été blessées dans le raid, dont un enfant de 6 ans grièvement atteint, selon des sources médicales.Le véhicule a été totalement détruit, selon des témoins.Ces trois nouveaux décès portent à 3789 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 2835 Palestiniens et 886 Israéliens.L'armée israélienne a confirmé le raid, précisant qu'il visait un nombre indéterminé de « responsables » du Jihad islamique.« L'armée de l'air israélienne a attaqué un véhicule qui transportait des responsables terroristes du Jihad islamique, à l'origine d'attaques contre des civils israéliens et des cibles militaires » israéliennes, a précisé un porte-parole de l'armée à l'AFP.Le Jihad islamique, qui a revendiqué plusieurs attentats anti-israéliens, a réagi en avertissant que le raid israélien ne servira qu'à le renforcer davantage dans sa lutte contre l'occupation israélienne, selon un de ses responsables politiques Mohammed al- Hindi.« Cette attaque et cette guerre folle contre le peuple palestinien par (le premier ministre israélien Ariel) Sharon rendra le mouvement plus fort et plus déterminé à continuer la lutte et le jihad » (guerre sainte), a-t-il déclaré à l'AFP.L'Autorité palestinienne a également condamné le raid israélien.« Nous condamnons ce raid israélien et considérons que cette opération ne peut que provoquer une escalade qui met en danger la région », a indiqué à l'AFP Nabil Abou Roudeina, proche conseiller du dirigeant Yasser Arafat.Réuni à Ramallah, le Fatah, le doyen des mouvements palestiniens, a annoncé son hostilité aux attaques visant les civils et prôné « la lutte pacifique » dans le conflit avec Israël, dans un projet de résolution rendu public au terme d'une réunion de trois jours.Le Conseil révolutionnaire du Fatah (CRF), qui a réuni les principaux dirigeants du mouvement dont son chef Yasser Arafat, devait publier un communiqué final en ce sens en soirée.Selon des extraits du projet de résolution, « le CRF estime que la lutte pacifique est notre voie, tout en maintenant notre droit à l'auto- défense, en vue de l'établissement d'un État palestinien jusqu'aux frontières du 4 juin 1967, au côté de l'État d'Israël sur la base de la vision du président (George W.) Bush et de l'initiative de paix arabe ».Il « refuse totalement et condamne les opérations contre les civils » et souligne « la nécessité de mettre un terme à la violence des deux côtés et de se mettre d'accord sur un langage politique unique », toujours selon le texte.Interrogé dans ce contexte sur des informations évoquant la dissolution des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, qui ont revendiqué le dernier attentat sanglant de Jérusalem, un responsable du mouvement a indiqué que « tous les membres du Fatah sont tenus de respecter les résolutions du mouvement ».AGENCE FRANCE-PRESSE CARACAS \u2014 Partagé entre rhétorique anti-occidentale et nécessité de dialoguer avec les pays industrialisés, le Groupe des 15 (G15), qui réunit 19 pays en développement d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique, s'est engagé hier, au dernier jour de son 12e sommet, à relancer la coopération entre les pays du Sud.Sur le plan institutionnel, le G15 a décidé de se doter d'une « troïka » disposant « d'une plus grande responsabilité » pour faire entendre sa voix au sein de la communauté internationale et mener des actions communes en faveur du développement, selon le communiqué commun publié à l'issue de la réunion.Les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, où se déroulera le prochain sommet, du Venezuela et d'Iran, se retrouveront « le plus rapidement possible » pour définir ce « plan d'action », a indiqué le président en titre du G15, le président vénézuélien Hugo Chavez.De plus, les présidents de la troïka se retrouveront à Alger la fin de l'année, a précisé M.Chavez, qui a cité la faim, la pauvreté, la dette extérieure et l'accès à l'eau potable comme les principales difficultés des pays en développement.Le sommet a également adopté une déclaration dite « de Caracas » consacrée à « l'énergie et au développement », soulignant « la nécessité de créer des programmes et actions concrètes au sein du G15 avec l'objectif d'assurer le développement du secteur énergétique ».« Nous avons les moyens de sortir nos populations du sous-développement, il nous faut juste un peu d'audace et une touche de folie », a affirmé Hugo Chavez.Selon ces données, le G8 représente 8% de la population mondiale, contre 34 % pour le G15, qui dispose, en outre, de ressources naturelles, comme le pétrole.M.Chavez a lancé plusieurs pistes pour que le Sud prenne plus de poids, proposant un « Club des débiteurs », sur le modèle du Club des créanciers, une « Banque du Sud » \u2014 « Les réserves de nos pays sont placées dans les banques du Nord », a-t-il regretté \u2014, ainsi qu'une chaîne d'information des pays du Sud « dans toutes les langues pour faire face à l'hégémonie de la communication que le Nord nous impose », a-t-il dit."]
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