La presse, 8 mars 2004, C. Actuel - Arts et Spectacles
[" 3212632A \u203a Voir SUITE en page 3 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE© PHOTO JEAN-FRANÇOIS GRATTON JEAN L'ITALIEN SCULPTEUR DE PERSONNAGES PAGE 7 LE 8 MARS?ENCORE?Il y a ceux qui n'y voient plus d'intérêt, la révolution féministe étant depuis longtemps terminée.Puis il y a ceux qui trouvent qu'une journée par année, c'est moins que le minimum requis.Qu'ailleurs dans le monde, on considère comme légitime de tuer une femme adultère.Que chez nous, les femmes de chambre gagnent souvent moins que les portiers et que mettre sa carrière en plan pour être mère à temps plein ne donne d'éclat à aucun CV.Nécessaire, la Journée internationale des femmes?L'équipe d'Actuel a demandé à huit hommes et femmes de se prononcer.CHRYSTEL BLACK Maman Deux congés dematernité, deux licenciements Chrystel Black s'est fait congédier à deux reprises, après ses deux congés de maternité.Inutile de préciser que, selon elle, les hommes et les femmes sont loin d'être égaux sur le marché du travail.Même en 2004.Pire, non seulement on a aboli son poste en son absence («ce qui est dur, c'est d'arriver devant le fait accompli», glisse-t-elle avec amertume) mais, en plus, dans les deux cas, elle n'a pas pu bénéficier de l'assurance-emploi.Car les prestations de maternité, faut-il le rappeler, sont puisées à même la caisse de l'assurance-emploi.Une fois terminées ses 50 semaines réglementaires de congé, il ne lui restait plus un sou pour son chômage.Son cas n'est pas isolé.«J'ai une dizaine de copines à qui c'est arrivé.Toutes des filles dans des entreprises privées, sans syndicat», dit-elle, souhaitant que cette injustice soit dénoncée une fois pour toutes.Certes, les femmes ont pris leur place sur le marché du travail.Encore faut-il qu'on la leur laisse.«Ça fait des années qu'on nous dit de faire des enfants.Tu en fais un, et tu perds ton emploi», s'insurge-t-elle.Jusqu'à preuve du contraire, les hommes, eux, ne risquent pas de perdre leur emploi lorsqu'ils fondent une famille, dit-elle.Car ce sont les femmes qui font les bébés, et qui prennent du temps pour se reposer.«Le fait qu'on ne soit pas protégées, c'est une grosse lacune dans le système.Dans ces conditions, ça ne me donne vraiment pas envie de faire un troisième enfant!» SILVIA GALIPEAU JOSETTE NORMANDEAU Ceinture noire en karaté et en aikido, auteure du livre À la rencontre des grands maîtres, productrice et vedette de la série documentaire Bushido, la voie d'une guerrière Une société équilibrée «J'ai eu la chance d'être élevée non pas comme une fille ou comme un garçon, mais comme une personne.S'il y a des endroits où l'injustice est présente, si dans certains secteurs, les femmes n'ont pas un salaire égal, par exemple, je comprends qu'on se batte, mais plus généralement, c'est dans le pouvoir et les emplois qu'on crée qu'on fait changer les choses, pas en brandissant des pancartes.Avec le temps, j'ai réalisé que nous vivions dans une des sociétés les plus équilibrées dans sa relation homme-femme.Dans quelle autre société aurais-je pu avoir un chum qui me laisse, pendant deux ans, courir le monde pour aller faire tourner des ballons sur mon nez?Quand on me demande si je juge important que les femmes s'affirment, prennent leur place, siègent aux conseils d'administration, je dis oui évidemment, mais je me sens tiraillée car je veux que tout le monde trouve sa place, la prenne et s'y sente à l'aise.On a tous les ingrédients pour avoir une des plus belles sociétés, une société où tous peuvent se sentir bien dans leur corps et dans leur tête.On est un peuple ouvert, tolérant et je trouve important aussi de dire que nos gars, ils sont corrects.» LILIANNE LACROIX CHARLES PAQUIN Auteur de L'homme Whippet, Éditons JCL Y a-t-il une journée de l'homme?«Mon premier réflexe c'est de dire: y a-t-il une journée de l'homme?Je suis ambivalent par rapport au 8 mars.D'un côté, je trouve ça un peu désuet de célébrer la femme et en même temps, je trouve ça beau.Mais je profiterais de cette tribune pour dire que je souhaite, comme je l'ai écrit dans mon livre, qu'il existe un mouvement des hommes aussi fort et aussi important que celui des femmes.Cela dit, il reste beaucoup de défis pour les prochaines années.En premier lieu, l'égalitésalariale pour les femmes.Jetrouveça complètement aberrant qu'elles ne soient pas payées le même salaire que les hommes.Pour les hommes aussi, il y a beaucoup de travail à faire.Il faudrait qu'ils reprennent leur place dans le couple.Et il faudra également, en tant que société et à l'aide de politiques sociales adéquates, réussir la conciliation travail-famille.Ça me frappe à quel point on ne fait pas de place aux enfants dans la société, que ce soit dans les commerces, les restaurants, les endroits publics.Aujourd'hui, faire des enfants relève de l'héroïsme.» NATHALIE COLLARD ACTUEL En Allemagne, les hommes aussi ont leur journée ANNE-CHRISTINE LORANGER COLLABORATION SPÉCIALE DRESDE, Allemagne \u2014 En Allemagne de l'Est, le jour de l'Ascension, les mâles célèbrent Männer Tag, la journée des hommes.Cette tradition, vieille de plus d'un siècle a traversé la barrière des interdictions socialistes et reste, encore aujourd'hui, un moment privilégié de rencontre entre gars.Une occasion, aussi, de lever allègrement le coude ! Coiffés de chapeaux de paille et chaussés de bottines de randonnée, ils arborent fièrement les couleurs de leur masculinité.On les reconnaît sans peine aux branches de bouleau qui ornent les chapeaux, les bâtons de marche ou les vélos.Nulle femme en vue, ou presque.Pas de doute, en cette sainte journée de congé, on sanctifie le triomphe de la virilité.« Himmelfart, la fête de l'Ascension du Christ qui se déroule 40 jours après Pâques, a toujours été une journée fériée en Allemagne », explique Rainer Hauffe, enseignant dans une école secondaire de la banlieue de Dresde, dans l'ex-Allemagne de l'Est.«À la fin du 19e siècle, certains groupes d'hommes profitaient du congé pour faire de la randonnée dans la nature.Ce pouvait être les membres d'un club de bowling, des groupes d'hommes d'affaires, des anciens de l'armée, etc.À l'époque il n'y avait pas de jeunes hommes ou de garçons, juste des adultes.» L'habitude deviendra, au fil des années, une mode puis une tradition.L'appellation Männer Tag surviendra au temps du socialisme, pour balancer la Journée des femmes du 8 mars, laquelle était largement médiatisée par les gouvernements socialistes.«À partir de 1968, les autorités nous ont interdit de fêter l'Ascension parce que c'était une fête religieuse.Les hommes ont alors déclaré qu'ils ne célébraient pas l'Ascension, mais la journée des hommes ».« On se rencontrait l'après-midi après le travail, pour partir en randonnée et boire un coup.Fêter la journée des hommes, c'était aussi une façon de faire de la résistance.C'est pour cela que c'est resté populaire », commente M.Hauffe avec un sourire.Congé d'hommes pour les femmes Depuis la réunification des deux Allemagnes, la fête de l'Ascension est redevenue chômée, pour le plus grand bonheur des compagnies de bière.Werner Lindner, responsable de l'entretien à la paroisse de Königsbrück, petite localité en bordure de Dresde, ne se gêne pas pour célébrer la journée des hommes malgré son caractère religieux.« C'est une occasion de profiter du beau temps, de prendre quelques bières avec des amis, de chanter, de s'amuser et de faire le tour des brasseries ensemble.Heidemarie, sa femme, n'a pas d'objection à cette célébration.« C'est aussi une journée de congé pour nous ! » Depuis quelques années, en effet, au lieu d'attendre leurs hommes en faisant le ménage, les femmes organisent des rencontres entre elles à la maison.« Une année je vais chez une de mes amies et nous prenons le Kaffe und Kuchen (café et gâteaux, une tradition allemande du dimanche) et nous discutons entre femmes.L'autre année c'est elle qui vient chez moi.Männer Tag, c'est aussi à nous que cela fait du bien ! » Opinion nuancée par Elke Mehnert, autre habitante de Königsbrück.« Je n'aime pas que les hommes boivent en toute impunité lors d'une fête religieuse, dit-elle, mais je pense que c'est important qu'ils aient, comme nous, leur journée.Ils ont besoin de s'amuser, de se défouler loin des femmes et de redevenir des enfants.» Chaque médaille ayant son revers, les groupes d'adolescents profitent trop souvent de cette journée pour boire du matin au soir, occasionnant chaque année de nombreux accidents.En 2002, à Dresde, ces excès ont causé deux morts.Les occupations masculines lors de Männer Tag changent d'une ville à l'autre.Si la très culturelle ville de Dresde se noie dans la bière, l'industrielle Leipzig en profite pour faire des rassemblements politiques.C'est davantage dans les villages que la fête a gardé son atmosphère bon enfant : concours de lancer de citrons ou de balles de neige (conservées depuis l'hiver) sur des canettes vides, parcours de vélo menant à un musée, une chanson et une bière, un piquenique «viril» de pain, de saucisson et d'oignons crus, des tours de charrette bien arrosés, etc.Étrangement, les statistique météo depuis 100 ans montrent qu'il a fait beau 93,7%du temps lors de Männer Tag.Parions que Wotan, le Dieu germanique du ciel, prend lui aussi son jour de congé ! L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2004 en stock suivants: Aveo (1TD48/R7A), Optra (1JD19/R7A), Epica (1VB69/R7A) et Malibu (1ZS69/R7B).Modèles illustrés à titre indicatif seulement.Certaines des caractéristiques illustrées sont offertes en option, pour un coût additionnel.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus payables à la livraison.À l'achat, préparation incluse.Transport (Aveo, Optra et Epica: 930 $, et Malibu : 900$), immatriculation, assurances et taxes en sus.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent: Aveo (2028$), Optra (2399 $), Epica (2055 $) et Malibu (2 523 $).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80000 km.Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour des termes allant jusqu'à 48 mois (Malibu : 36 mois).Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.« ELLE SE DISTINGUE PAR SES TOUCHES D'ÉLÉGANCE HABITUELLEMENT RÉSERVÉES À DES VOITURES BEAUCOUP PLUS ONÉREUSES.» « .MALIBU AVAIT UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À CELUI DE L'ACCORD, IL DÉPASSAIT LARGEMENT CELUI DE LA CAMRY.» L'Annuel de l'automobile 2004 Moteur 2,2 L ECOTEC DACT 4 cyl.de 145 HP Architecture Epsilon de conception allemande Transmission automatique à 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Miroirs, portes, vitres et siège du conducteur à commandes électriques Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable et siège passager avant inclinable à plat Pédales à réglage électrique Moteur 2,5 L 6 cyl.en ligne de 155HP Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Vitres, portes et miroirs chauffants à commandes électriques Roues de 15po en alliage Télédéverrouillage Lecteur CD à 4 haut-parleurs Garantie limitée de 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise Autonet.qc.ca Moteur 2,0L DACT 4 cyl.de 119HP Portes et vitres avant à commandes électriques Lecteur CD à 4 haut-parleurs Banquette arrière divisée à dossier rabattable Garantie limitée de 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.L'AVEO PEUT ACCOMMODER 5 PASSAGERS ET OFFRE 10 PO DE PLUS POUR LES JAMBES QUE LA TOYOTA ECHO 5 PORTES.Moteur 1,6L DACT 4 cyl.de 103HP Banquette arrière repliable divisée 60/40 Phares antibrouillard Chauffe-moteur Garantie limitée 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise /mois terme de 179$ 48 mois 0$ dépôt de sécurité avec 0% financement\u2020 LOCATION À L'ACHAT 16188$ OU 149$/mois terme de 48 mois 13798$ avec 0% financement\u2020 ou LOCATION À L'ACHAT dépôt de sécurité 0 $ 259$/mois terme de 48 mois 22698$ avec 0% financement\u2020 ou LOCATION À L'ACHAT dépôt de sécurité 0 $ 279$ /mois terme de 48 mois 23998$ avec 0% financement\u2020 ou LOCATION À L'ACHAT dépôt de sécurité 0 $ « L'OPTRA CONSTITUE LE CHOIX IDÉAL POUR LES ACHETEURS DE LEUR PREMIÈRE VOITURE.» Sylvie Rainville, Journal de Québec 3200096A EN BREF La solidarité par la course Quelque 1500 Lettones, des fillettes dans les bras de leur mères jusqu'à des dames dans le meilleur âge, ont participé hier à Riga à une course de solidarité avec des femmes, à la veille de la Journée internationale des femmes.Les participantes devaient parcourir le plus long pont de la ville, qui fait 1,5 kilomètre.Toutes étaient récompensées par des cadeaux, des fleurs et du champagne.AFP COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes, admission continue matériel pédagogique inclus, non taxable, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Montréal (514) 278-5309 www.converlang.com COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 165 $ à 183 $/semaine aussi disp.: 30 h / sem.À temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.375 $ / 45 h ANGLAIS Laurier PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© JÉRÔMEMINIÈRE Auteur-compositeur-interprète Contre la guerre des sexes «Le principe des journées à thème comme celles-là est un double jeu.D'un côté, c'est un rappel dans l'agenda, ce qui est positif.Mais par contre, si ce n'est qu'une façon de se déculpabiliser une fois par année, ça ne vaut pas la peine.Sans tomber dans le radicalisme ou le pur féminisme un peu caricatural des années 1970, je pense qu'il reste un bon bout de chemin à faire.Quand je regarde ma blonde et les filles autour de moi, je constate que tous les domaines de la société ne sont pas égalitaires.Pour cette génération de femmes qui voulaient être à égalité, il est hors de question de prendre deux ans pour vivre leur maternité.Je trouve que la société devrait faire davantage pour reconnaître une mère qui reste plus longtemps à la maison avec son enfant, en rémunérant ce travail.Et la même valorisation pourrait s'appliquer pour les hommes qui en font autant.D'après moi, le mythe de l'égalité absolue devrait laisser place à une forme d'égalité dans les différences.L'idée n'est pas d'aplanir la spécificité de chacun : il ne faut pas que le modèle se résume à des hommes roses et des femmes de carrière.Bref, je suis contre l'idée d'une guerre des sexes.Je pense que l'on dépend les uns des autres.» PASCALE NAVARRO Chroniqueuse culturelle, auteure de l'essai Pour en finir avec la modestie féminine Changer la mentalité du travail «Je crois que la journée du 8 mars est encore pertinente, mais peut-être faudrait-il la réinventer, la formuler autrement.Je crois que la Journée des femmes fait encore réfléchir le grand public aux questions qui touchent les femmes, en particulier dans les pays où leurs droits sont pas mal plus menacés qu'ici.Je crois que LE défi pour les femmes \u2014 et les hommes \u2014 c'est d'arriver à se débattre avec la famille et le travail, à concilier les deux.Si j'étais dans un think-tank féministe, je travaillerais à changer la mentalité du travail.Je trouve qu'on sacrifie beaucoup trop en son nom.Il y a des femmes qui refusent des postes et des promotions pour sauvegarder leur qualité de vie.C'est éloquent.En fait, je crois que tout le monde est malade du travail et que les gens, pas juste des hommes, des femmes aussi, alimentent cette pression de réussir et de produire à tout prix.Mais pour y arriver, pour atteindre un certain équilibre, il faut embarquer les hommes dans cemouvement et bien des féministes refusent d'en entendre parler.Or, sans les hommes, on ne réussira pas.» NATHALIE COLLARD ISABELLE CYR Comédienne Malgré les pas de géant.La comédienne Isabelle Cyr, comme beaucoup, a longtemps pensé qu'il était temps de passer à autre chose.Le 8 mars?Encore?Jusqu'à ce qu'elle se penche plus particulièrement sur la question, dans le cadre de sa recherche pour son scénario de film sur les filles (SPM, ou le syndrôme pré-amoureux).«Je me suis rendu compte qu'il y a encore une grande marge dans la société, entre être une femme et un homme», dit-elle.Oui, des pas «de géant» ont été faits, mais une jolie femme réussit toujours mieux qu'une moche, mieux encore si elle séduit le patron, l'équité salariale n'est toujours pas acquise, et les femmes immigrantes se retrouvent souvent à travailler dans des manufactures pour un salaire de misère.«Ça existe, ça n'est pas un mythe», s'indigne-t-elle.Ce qu'il reste à faire, en 2004?«Il faut donner aux femmes un sens de fierté, répond-elle.Oui, nous nous sommes émancipées, mais il y en a encore beaucoup de femmes qui ne croient pas qu'elles ont droit à cette place-là.» Et il faut crier le message à la terre entière, ajoute-elle.«La Journée des femmes est importante parce qu'on est aussi responsable du monde, dit-elle.La bataille n'est pas complètement gagnée.Nous sommes responsables de celles qui sont encore soumises, dans des positions d'infériorité.» SILVIA GALIPEAU MATHIAS BRUNET Journaliste sportif et auteur de Paroles d'hommes L'égalité des sexes, cela va de soi «Je suis d'une génération où l'égalité va de soi, où garçons et filles étaient dans la même classe et où ces dernières s'en tiraient souvent mieux.Lise Payette et Janette Bertrand n'avaient pas à prendre leur place, elles étaient déjà là en modèles bien établis.Dans ma tête, l'idée d'égalité est donc acquise depuis bien longtemps.J'aurais une femme comme patron demain matin, et je ne serais nullement étonné.Pour quelqu'un qui a grandi dans un tel milieu, on se demande parfois: pourquoi le8mars?Est-ce que cette Journée internationale des femmes vient renforcer chez moi l'idée d'égalité?Non.Elle est déjà bien ancrée, elle va de soi tout simplement et j'ose croire qu'il en va de même pour mes contemporains.Mais peut-être suis-je dans le champ, peut-être qu'une journée spéciale est encore nécessaire.Dans certaines autres sociétés, sûrement.Peut-être même au Québec, dans certains milieux.» LILIANNE LACROIX MICHEL LAVALLÉE Directeur de l'organisme autonhommie S'ouvrir à de nouvelles visions «Je pense que le 8 mars demeure significatif dans la société québécoise.Mais le fait de souligner la Journée des femmes ne suppose pas que les hommes doivent, par conséquent, se sentir exclus ou rejetés.Les défis pour l'égalité sont différents, selon les contextes culturels et sociopolitiques.Sur le plan international, ils sont de l'ordre des revendications de base quant à la santé et à la sécurité des femmes.Mais dans plusieurs cas, ces mêmes obstacles atteignent plusieurs hommes qui vivent dans des contextes où ils subissent les cultures et mentalités de leur société.Du côté de la société québécoise, notre défi est surtout d'être ouvert à de nouvelles visions.L'incursion des femmes dans la sphère publique, dans le monde du travail a entraîné une transformation de la famille et eu une incidence sur la vie de tous, femmes, hommes et enfants.Autrefois, une seule personne travaillait pour assurer la subsistance d'une famille de quatre enfants.Aujourd'hui, deux personnes ont de la misère à faire vivre une famille de quatre.Je ne prône pas un retour en arrière, mais je pense qu'il faut redéfinir la société et revoirlesrôlesdechacun, enévaluant comment latransformation du monde du travail et la mondialisation ont exercé un bouleversement de la sphère privée.En tenant compte du fait que les hommes ne pourront jamais enfanter, il faut voir comment ils peuvent jouer un rôle plus actif dans la vie familiale.Tout cela doit être accompli sans nier les besoins des femmes et en restant vigilants pour qu'elles continuent d'accéder à tous les secteurs de la sphère publique.» SYLVIE ST-JACQUES ACTUEL 3201950A ACTUEL L'explosion de la photo numérique MATHIEU PERREAULT TECHNO/SCIENCES mperreau@lapresse.ca Le terme « développement inclus » pourrait bien un jour disparaître.L'explosion des ventes d'appareils photo numériques menace de reléguer au musée la pellicule traditionnelle.Et bien entendu, il y a peu de chances que le concept du « développement inclus » s'impose dans la photo numérique puisque les cartes de mémoire sont réutilisables.« L'apogée de la pellicule a eu lieu en 2001 au Québec », affirme Michel Labadie, président de la chaîne Les Pros de la photo.« Déjà, 5% des photos développées au Québec proviennent d'appareils photo numériques, et nous prévoyons que cette proportion doublera cet été.» En 2001, les Québécois ont acheté 1,5 million d'appareils photo traditionnels, contre 430 000 appareils photo numériques.En 2002, la proportion s'est inversée : 1,1 million d'appareils numériques, contre 880 000 traditionnels.L'an dernier, l'écart s'est creusé : 1,5 million contre 720 000.Depuis juin dernier, les Pros ont mis sur pied deux réseaux d'impression de photos numériques, en profitant de leur présence dans la plupart des pharmacies du Québec.«Les pharmacies ont 58% du marché du développement photo au Québec, dit M.Labadie.C'est une situation unique en Occident, et ça favorise l'établissement rapide de réseaux d'impression de photos numériques.» Les comptoirs photo de 600 pharmacies de la province acceptent les photos gravées sur les cartes de mémoire des appareils numériques, ou sur des cédéroms.Les commis copient les photos sur un disque dur, ce qui prend moins d'une minute, selon M.Labadie.Les sites Internet des Pros et de la plupart des pharmacies acceptent aussi les envois de photos par courriel.Dans les deux cas, les photos imprimées sont retournées en magasin.Des bornes automatiques d'impression de photos numériques ont aussi fait leur apparition à Montréal, selon M.Labadie.Il s'agit d'un concept importé du Japon, où près de la moitié des photos numériques sont imprimées de cette façon, selon lui.Papier glacé M.Labadie a un intérêt évident à parler de ses deux réseaux d'impression de photos numériques.Il veut notamment convaincre les amateurs de photo numérique d'imprimer chez lui plutôt qu'à la maison : entre 2002 et 2003, la proportion d'impressions à la maison est passée de 85% à 63%, selon des données américaines.Environ le quart des impressions à la maison se font sur du papier glacé qui ressemble à du papier photo, en terme de qualité et de durabilité, et le reste sur du papier ordinaire.Selon ses calculs, imprimer une photo à la maison, sur du papier glacé, coûte 1 $ en encre et papier, trois fois plus que le service en pharmacie ou par Internet, qui utilise du papier photo.Et les Pros offrent la deuxième impression à moitié prix, 15 cents.Les bornes automatiques japonaises commandent un prix allant de 70 à 80 cents par photo, selon M.Labadie.« Le prix plus élevé s'explique par la rapidité de la livraison \u2014les photos sont prêtes immédiatement\u2014, mais la qualité varie.Dans un laboratoire photo, on peut ajuster la qualité des photos beaucoup mieux qu'à la maison ou sur une borne automatique.Les fichiers numériques, surtout à l'intérieur, ont tendance à avoir une moins bonne luminosité.» Doubles Détail intéressant, seulement 45% des utilisateurs d'appareils numériques demandent des doubles, contre 90% dans le film traditionnel.« La différence s'explique par le fait qu'il n'y a pas d'offres de doubles gratuits ou à 1 $ dans le numérique, dit M.Labadie.Ça viendra probablement avec le volume.» Les commis dans les pharmacies sont parfois témoins de situations cocasses.« Un cas type est l'homme qui a acheté un appareil photo numérique et stocke toutes ses photos sur son ordinateur, dit M.Labadie.Deux ans plus tard, sa femme lui dit : « Je n'ai aucune photo des enfants.» Alors il vient avec 1000 photos sur cédérom.Nous avons même vu une personne arriver avec 10 000 photos.» La commande moyenne en pharmacie est de 60 photos, contre 20 par Internet.Les commis peuvent aussi éduquer les clients.« Souvent, ils ne vont pas choisir une définition assez élevée pour que l'impression soit bonne, dit M.Labadie.Je crains aussi l'arrivée des téléphones portables capables de prendre des photos : la définition sera aussi très basse.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Pratique et simple d'utilisation, les appareils photo numériques ont obtenu rapidement la faveur des consommateurs.DITES-LE-NOUS QU'ON L'ACHÈTE! SI VOUS POUVEZ TROUVER une autre voiture de qualité japonaise à 199 $/mois\u2020 avec un comptant de seulement 995 $, un dépôt de sécurité\u2020\u2020 de0 $, transport et préparation compris en location, ou un financement à l'achat de 2,8 % sans aucun paiement pendant 90 jours, et comprenant climatiseur, jantes de 15 po, radio am/fm/cd 100 watts à 4 haut-parleurs, siège du conducteur à 8 réglages, moteur 1,8 litres 126 chevaux, programme pour les diplômés, assistance routière 24 h, plein d'essence, coussins gonflables avant, essuie-glaces à balayage intermittent, chauffe-bloc, suspension arrière multibras différentielle, dossier de banquette rabattable 60/40, accoudoir sur console centrale, montre numérique, barres stabilisatrices (avant et arrière), téléouverture du coffre et de la trappe de carburant, carpette, freins avant à disque ventilé, témoins de niveau bas de liquide lave-glace, sécurité-enfants sur les serrures arrière, pare-choc couleur carosserie et PLUS ENCORE ! \u2020Location de 60 mois pour la Sentra 1.8 2004 avec boîte de vitesses manuelle (C4LG54 BK00), location de 222$ par mois pour 60 mois de la Sentra 1.8 S 2004 (C4RG54 AA00) telle qu'illustrée.Acompte ou échange équivalent de 995 $ pour la Sentra 1.8 2004 et la Sentra 1.8 S 2004.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement, toutes taxes comprises, requis à la livraison.\u2020\u2020Pour un temps limité, 0 $ de dépôt de sécurité.Taux de financement à l'achat de 2,8 % pour les termes jusqu'à 36 mois.L'offre « aucun paiement pendant 90 jours » s'applique sur les modèles Sentra 2004 pour les financements à l'achat par services NCFI uniquement.Aucun intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par l'acheteur.Après 60 jours, il doit payer mensuellement le capital et les intérêts selon les termes prévus au contrat.\u2020, \u2020\u2020, , Taxes, immatriculation, assurances, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location ou d'achat.Transport et préparation (908 $) en sus sur les offres d'achat.Sur approbation du crédit.Les offres sont d'une durée limitée et peuvent faire l'objet de changement sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix moindre.Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Chez les concessionnaires participants.Seuls les modèles de la Sentra 2004 sont admissibles au Programme pour diplômés Nissan.Nissan, le logo Nissan, la signature «Découvrir_» et les noms des modèles Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissan.ca 1 800 387-0122 JUSQU'À 21H LES SOIRS DE SEMAINE Modèle 1.8S illustré Sentra 2004 TOUJOURS PLUS 3202817A ENVIRONNEMENT ÉCHOS De l'énergie dans les égouts Des chercheurs de l'université Penn State ont trouvé le moyen de produire de l'électricité tout en traitant les eaux usées, selon la revue Nature.L'appareil, un tube de plastique de 15 cm de longueur équipé de huit anodes de graphite et d'une cathode de carbone et platine, exploite la charge électrique produite par des bactéries présentes dans l'eau usée.Le courant généré est faible mais il pourrait éventuellement être suffisant pour allumer une ampoule.En plus, l'eau qui sort du tube est 80% plus propre qu'à l'entrée, grâce à l'action des bactéries.Charles Côté Bananeraies: trois firmes condamnées Trois multinationales américaines ont été condamnées par un tribunal nicaraguayen à verser pour 82,9 millions US un total de 80 paysans tombés malades à cause de l'utilisation de pesticides dans les bananeraies.La peine a été prononcée par la juge de Managua Vida Benavente à l'encontre des compagnies américaines, Shell Chemical Company, Dole Food Company Inc.et Standard Fruit Company.Chaque paysan recevra environ 1 million de dollars pour les problèmes de santé subis en raison de l'utilisation dans les années 70 du pesticide Nemagon dans les plantations de bananes du pays appartenant à des firmes américaines.d'après l'Agence France-Presse Ozone: recul des États-Unis Les États-Unis ont demandé à être exempté de l'interdiction du bromure de méthyle, une substance dommageable pour la couche d'ozone visée par le protocole de Montréal.Le gouvernement américain a fait cette demande à trois semaines de l'assemblée spéciale des parties au protocole, qui doit avoir lieu à Montréal.Le bromure de méthyle est employé comme pesticide dans les entrepôts à grain, dans l'industrie de la fleur coupée et pour protéger les graines de plants de tabac, entre autres.La demande américaine d'exemption pour 21,9 millions de livres en 2005 et de 20,8 millions de livres en 2006 équivaudrait à une augmentation de la quantité utilisée, après plusieurs années de réduction qui devaient mener à zéro l'an prochain.Source : New York Times Ordinateurs: l'ONU appelle au recyclage Les gouvernements doivent prendre des mesures favorisant le recyclage des anciens ordinateurs et la prolongation de leur durée de vie, en raison de l'effet néfaste sur l'environnement des composants utilisés dans ces machines, selon un ouvrage publié lundi dernier par les Nations unies.Les auteurs notent que la production d'un ordinateur de bureau de 24 kg nécessite au moins 10 fois son poids en combustible fossile et produits chimiques.Par comparaison, la production d'une voiture ou d'un réfrigérateur ne demande qu'une à deux fois leur poids en ressources naturelles.Les chercheurs mandatés par l'ONU ont établi que la production d'un ordinateur et son écran nécessite au moins 240 kg de combustible, 22 kg de produits chimiques et 1,5 tonne d'eau, soit au total le poids d'une voiture ou d'un rhinocéros.d'après l'Agence France-Presse PHOTO FOURNIE PAR ALTERNATIVES La culture hydroponique « en hauteur » n'est pas encore répandue à Montréal, mais depuis deux ans, l'organisme Alternatives a commencé à expérimenter le système.Une nouvelle ère pour les amateurs de jardinage ?Jardins suspendus Bientôt des fruits et légumes sur les toits de Montréal?FRÉDÉRIC PERRON COLLABORATION SPÉCIALE Depuis deux ans, l'organisme Alternatives met au point un système de culture hydroponique simplifiée qui pourrait être installé sur à peu près n'importe quel toit plat.Et si tout se passe comme prévu, des Montréalais pourront bientôt faire pousser leurs fruits et légumes en hauteur.Dès ce printemps, un grand jardin expérimental sera aménagé sur celui de Téluq, sur le Plateau Mont-Royal.Les objectifs ?Économie d'énergie, réutilisation des résidus domestiques et meilleure alimentation pour les Montréalais moins fortunés.Le projet regroupe plusieurs partenaires, dont la Ville de Montréal et l'organisme Santropol Roulant.Dans un jardin hydroponique simplifié, tous les nutriments nécessaires à la croissance des plantes se trouvent dans l'eau.Nul besoin de terre.Seules les énergies humaine et solaire sont nécessaires.Pour aménager les jardins, Alternatives utilise des matériaux recyclés.Étant peu coûteux à utiliser et à entretenir, ils seraient à la portée de tous.Ces jardins ont aussi l'avantage d'être légers : si nos toits peuvent supporter la neige, ils peuvent aussi servir à une culture hydroponique.Mais le système peut encore être amélioré.« Nos principales recherches portent sur la diminution des coûts et l'entretien, la récupération de l'eau de pluie et des façons de réutiliser les résidus domestiques comme nutriments », précise Alex Hill, directeur de projet pour Alternatives.Pour ce projet, les objectifs sont surtout environnementaux.Un jardin sur un toit permet de réduire les coûts énergétiques dans un immeuble en créant une couche isolante qui aide à garder l'endroit frais sans climatiseur.Les jardins permettent aussi de réduire les coûts de transport des aliments et de réutiliser les résidus domestiques.« Les bénéfices du jardinage pour la santé sont reconnus et l'espace manque pour le jardinage urbain, ajoute M.Hill.Le jardinage est encore le passe-temps préféré des Canadiens.C'est une forme d'exercice qui reconnecte le style de vie urbain et les cycles écologiques.Claude Cormier, architecte paysagiste qui a, entre autres, conçu des jardins au Palais des Congrès, encourage l'utilisation de tous les espaces urbains possibles pour ajouter de la verdure.« Le jardin crée un sentiment d'appartenance entre les gens et leur lieu d'habitation, dit-il.Le quartier devient plus sûr parce que les gens y sont plus engagés.Ça amène un enracinement du citoyen dans son quartier.» Une idée innovatrice Partenaire dans ce projet, Santropol Roulant est connu principalement pour son service de popote roulante intergénérationnelle, qui consiste à préparer de la nourriture saine pour les personnes âgées et à la faire livrer par de jeunes bénévoles.Au cours des deux derniers étés, Santropol Roulant a utilisé pour sa popote des tomates, de la laitue et du basilic cultivés dans un petit jardin expérimental d'Alternatives installé sur un toit privé dans le quartier Petite- Patrie.« Cette année, on va pouvoir produire beaucoup plus de nourriture », affirme Vanessa Reid, directrice de Santropol Roulant.De son côté, la Ville de Montréal a alloué 2 000 $ à ce projet expérimental en novembre dernier.La Ville y voit une façon d'aider les gens des quartiers défavorisés à mieux se nourrir.« Ces quartiers sont souvent moins bien desservis par les marchés d'alimentation », affirme Mylène Robert, responsable des communications au Service de développement social et communautaire.« Les gens achètent souvent leur nourriture dans les dépanneurs, où les prix sont élevés et la variété moins grande, poursuit-elle.Il y a peu de fruits et légumes frais dans les dépanneurs.On essaie donc de trouver d'autres moyens pour rendre accessibles des aliments frais à des prix abordables.L'une des solutions, c'est le jardinage.Dans certains quartiers, on manque d'espace pour le faire ou le sol est contaminé.L'idée de cultiver des jardins sur les toits est innovatrice.On a décidé de tenter l'expérience.Des réserves D'ici trois ans, Alternatives aimerait créer une institution indépendante qui pourrait aider les résidants à cultiver leur propre jardin.Cette institution offrirait de la formation, des graines, des livrets d'information et des solutions pour tous les toits, balcons ou cours.Les architectes paysagistes ont cependant des doutes sur la facilité d'entretien de tels potagers.« Je ne suis pas certain que ça va demander moins d'entretien qu'un jardin traditionnel, parce que sur un toit, ton jardin est exposé au vent, ce qui cause de la sécheresse, explique Claude Cormier.L'exposition constante au soleil peut aussi être néfaste.» Sandra Barone a également des réserves : « Avec les maladies, ce n'est pas évident de faire pousser des tomates en ville.Et la laitue, si elle manque d'eau, c'est fini ! La canicule et le vent assèchent les plants.Il faut installer des brisevent.Ça peut se faire, mais ça augmente les coûts.» Le projet d'Alternatives ne se limite pas à Montréal.L'organisme mène des expériences semblables au Maroc et a d'autres partenaires au Mexique, en Colombie et au Zimbabwe.Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), une société d'État canadienne, est également un partenaire financier.Gisèle Morin-Labatut est spécialiste des programmes pour les partenariats canadiens au CRDI.« Ce qui est merveilleux, c'est qu'Alternatives travaille avec des gens dans le Sud, souligne-t-elle.Ils peuvent donc faire une expérience ici et comparer les techniques, les résultats, les défis.C'est vraiment un exemple de ce qu'on veut développer au-delà de l'aide internationale.Il y a vraiment un flux de la matière grise dans les deux directions pour trouver des solutions à des problèmes qui ne concernent pas que le Sud.» Alternatives collabore aussi avec le groupe Ingénieurs sans frontières de l'Université Concordia pour élaborer des solutions de nutriments.La principale approche étudiée consiste à utiliser une solution à base de compost pour nourrir les jardins.PHOTO FOURNIE PAR ALTERNATIVES Voici un autre exemple de jardin hydroponique suspendu expérimenté par Alternatives.«Le quartier devient plus sûr parce que les gens y sont plus engagés.» TERRE À TERRE Exit les ampoules JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Les diodes électroluminescentes, ou DEL (LED, en anglais), vous connaissez?Elles illuminent de leurs feux, souvent rouges ou bleus, magnétoscopes, micro-ondes et radio-réveil.Si elles remplaçaient les ampoules des quelque 800 000 panneaux de sortie d'urgence des institutions et municipalités du Québec, on économiserait trois millions de dollars et 42 GWh, ou assez pour approvisionner 2585 abonnés pendant un an.« Il s'agit d'un ordre de grandeur estimé », nuance Guy Gosselin, chargé de projet, secteur municipal, à l'Agence de l'efficacité énergétique (AEE), qui se réfère à une étude sur les diodes effectuée pour le compte de l'AEE en 2002.« La plupart des indicateurs de sortie d'urgence fonctionnent avec des ampoules.Mais il n'y a aucune raison de ne pas changer.Les DEL sont plus efficaces et aussi simples d'utilisation.» En fait, elles se vissent comme n'importe quelle ampoule.Pour un panneau de sortie d'urgence, il faut deux ampoules de 15 watts.Elles exigent en moyenne 263 k Wh par an et leur coût de fonctionnement est de 23,67 $.Deux DEL de 1,2 watt feront le même travail, utilisant cette fois 21 kWh et coûtant 1,89 $.Certes, elles sont plus chères à l'achat, mais elles durent plus de 10 ans, alors que les ampoules standards doivent être changées chacune 22 fois durant la même période.Quatorze mois suffisent à payer l'investissement.« À force de travailler dans la marge, on finit tout de même par faire des gains importants », conclut Guy Gosselin.L'AEE sensibilise actuellement les municipalités à cette mesure efficace et économique.Les DEL occuperaient déjà 80% de ce segment ailleurs en Amérique du Nord, écrivait en novembre Lawrence Salomon du Urban Renaissance Institute de Toronto.Les possibilités des DEL sont nombreuses.M.Salomon cible les véhicules routiers comme un secteur prometteur.La révolution DEL y est d'ailleurs déjà en.route.Parce qu'elles requièrent moins d'énergie, et donc moins de carburant, « plus de 1,5 milliard de gallons d'essence et 1,2 milliard de diesel pourraient être économisés » grâce à elles.Pour Guy Gosselin, le secteur d'avenir, « c'est l'éclairage des rues : 16,5 % de la dépense électrique des municipalités va à l'éclairage public ».Pour peu que les coûts baissent encore un peu, cette technologie donnera lieu à des idées.lumineuses.Questions ?Commentaires ?Écrivez-nous actuel@lapresse.ca . QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES Le papyrus.Aux origines du livre en occident, , avec Germain Derome, aujourd'hui le 8 mars à 13 h 30, à la salle Brébeuf, 5575, rue Decelles, Montréal.Organisée par la Fondation culturelle Jean-de-Brébeuf.Coût : 7 $.Rens.: 514 342-9342, poste 5412.D'Athènes à Kaboul : rationalité, liberté de religion et laïcité, avec Dario de Facendis, Pierre Bosset, Salah Basalamah et Maly Popal, le mardi 9 mars à 12 h 30, Collège Montmorency, salle le Tract (B- 1346), au 475, boul.de L'Avenir, Laval.Entrée libre.Stationnement : 5 $.Rens.: 450 975-6100.Le dur désir de durer ou le français au Québec, avec Marie-Éva de Villers, le mardi 9 mars à 13 h 30, salle IBM de l'École des Hautes études commerciales, 3000, chemin de la côte Sainte-Catherine / métro Université- de-Montréal.Organisée par la Société d'étude et de conférences.Entrée libre.Rens.: 514 252-3187.Le cosmos et l'histoire de la conquête de l'espace, avec Réal D'Amours, le mercredi 10 mars à 19 h, bibliothèque de l'Île-des-Moulins, 855, Îledes- Moulins, à Terrebonne.Avec diapositives.Coût : 3 $.Inscription obligatoire.Rens.: 450 961-2001, poste 1116.Le Brésil de Lula, un an après, avec Dom Tomas Balduino, le mercredi 10 mars à 19 h 30, au Centre Saint- Pierre, 1212, rue Panet, salle 100 / métro Beaudry.Entrée libre.Organisée par Développement et Paix et l'Entraide Missionnaire.Rens.: 514 257-8711.Un mois au Sahara avec les hommes bleus, avec Gilles Robineault, le mercredi 10 mars à 19 h 30, bibliothèque de Saint-Léonard, 8420, boul.Lacordaire.Avec diapositives.Entrée libre.Rens.: 514 328-8400.L'art en France au temps de la marquise de Pompadour, avec Michel Brunette, le mercredi 10 mars à 20 h, auditorium Saint-Albert-le- Grand, 2715, chemin de la Côte- Sainte-Catherine, Montréal.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Avec diapositives.Coût : 7 $.Rens.: 514 332-4126.Vieillissement, incapacités et besoins de transport au Québec, avec le Dr Yves Bussière, le jeudi 11 mars à 19 h, auditorium de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, pavillon Côte-des-Neiges (2e étage), 4565, chemin Queen-Mary.Organisée par l'Observatoire Vieillissement et société.Entrée libre.Rens.: 514 340-2800, poste 4774.Interventions : paysage, ville et architecture, avec Hans Ibelings, le jeudi 11 mars à 19 h, Centre Canadien d'Architecture, 1920, rue Baile, Montréal.En anglais, avec traduction simultanée.Entrée libre.Rens.: 514 939-7026.La conjoncture politique en Bolivie, avec Evo Morales et Antonio Peredo, le vendredi 12 mars à 19 h 30, pavillon J.-A.-De Sève de l'UQAM, salle DSR-510 (au 320, rue Sainte- Catherine Est).Organisée par Alternatives et la CASA latino-américaine.Entrée libre.Rens.: 514 982-6606, poste 2243.Le grand panda : un grand défi pour la science, avec Cyrille Barrette, le samedi 13 mars à 19 h, Centre Saint-Pierre, 1212, rue Panet, salle 100 / métro Beaudry.Organisée par les Sceptiques du Québec.Coût : 10 $.Rens.: 514 990-8099.COURS, ATELIERS L'Office de consultation publique de Montréal tient une rencontre décrivant et expliquant la Charte montréalaise des droits et responsabilités, aujourd'hui le 8 mars à 19 h, bibliothèque Langelier, 6473, rue Sherbrooke Est / métro Langelier.Période de questions.Entrée libre.Rens.: 514 872-8818.Le Centre Alpha Sainte-Anne offre des cours de français gratuit aux adultes analphabètes et aux immigrants.Inscription les mardi 9 et mercredi 10 mars de 9 h à 16 h, au 1050, rue Beaubien Est / métro Beaubien.Session du 5 avril au 17 juin.Rens.: 450 Avec diapositives.514 278-3715.Le Musée des beaux-arts de Montréal offre le cours de dessin Bêtes, figures humaines et mythologies, les mardi 9, jeudi 11 ou samedi 13 mars, de 14 h à 16 h, pavillon Jean-Noël Desmarais (1380, rue Sherbrooke Ouest).Cette semaine : Animaux mythologiques.Coût : 16 $.Matériel fourni.Rens.: 514 285-1600, poste 135.Le logement social.Le Comité logement Rosemont offre aux locataires une session d'information sur le logement social (HLM, coopératives ou OSBL), le jeudi 11 mars à14 h, au 5095, 9e Avenue, local 203, Montréal.Gratuit.Réservation nécessaire.Rens.: 514 597-2581.Flûte à bec.La Société de flûte à bec de Montréal offre un atelier de lecture à vue, dirigé par Jacques Delorme, le jeudi 11 mars de 19 h 30 à 22 h, au 1341, boul.René-Lévesque Est, métro Beaudry.Coût : 10 $.Rens.: 514 341-3449.Sculpture sur bois.Le Quartier des arts du Cheval Blanc offre un atelier et un cours de sculpture sur bois, le jeudi 11 mars à 19 h 30, au 950, boul.de l'Hôtel-de-Ville, Sainte-Dorothée, Laval.Coût : 7 $.Rens.: 450 978-8904 (secteur 4).Le club Démosthène offre l'atelier Comment parler en public pour acquérir la confiance et vaincre la timidité, tous les lundis à 19 h, au local de Monovie, 10 007, rue Parthenais, Montréal.Deux premières rencontres gratuites.Cotisation annuelle : 10 $.Rens.: 514 388-5285.GROUPES D'ENTRAIDE Réseau Homme Québec tient une rencontre sur le thème Ma Spiritualité au quotidien, animée par Guy Chagnon, aujourd'hui le 8 mars à 18 h 30, au centre Lajeunesse, 7378, rue Lajeunesse, local 212/ métro Jean-Talon.Entrée libre.Rens.: 514 276-4545.Projet Changement, centre communautaire pour les gens de 55 ans et plus, présente une conférence de François Dubé, sur les produits naturels, le mardi 9 mars à 19 h 30, au 4450, rue Saint-Hubert, Montréal.Activité gratuite.Rens.: 514 521-5145.La Fondation Roger Roy présente une conférence donnée par Carole Boucher, Reconnaître et aborder la sexualité des personnes présentant une déficience intellectuelle, le mercredi 10 mars à 19 h 30, Centre Saint-Pierre (1212, rue Panet, salle 204 / métro Beaudry).Inscription obligatoire : 514 484-3254.Aventure Évasion adaptée organise des loisirs hors du commun pour les personnes qui ont un handicap : deltaplane motorisé, équitation, pêche sur ponton, plongée sousmarine, ski alpin, etc.Situé au 4535, rue Thibault, local 5, arr.Saint-Hubert.Rens.: 450 445-2222.BÉNÉVOLAT Le CLSC René-Cassin recherche des bénévoles pour les Après-midi tendresse, ateliers pour les tout-petits de 0 à 6 mois et leur mère.Rens.: 514 488-9163, poste 1354.Soins de santé.Chez Doris, un centre pour femmes en difficulté, recherche des bénévoles pour le soin des pieds, aux femmes qui fréquentent le Centre.Deux à trois heures, une fois par semaine.Rens.: 514 937-2341.Talent musical.L'Association des personnes aphasiques de Laval recherche un bénévole pour accompagner leur chorale au piano ou à la guitare, le lundi après-midi.Rens.: 450 681-6164, Centre de bénévolat de Laval.Lecture pour aveugles.Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain recherche des lecteurs bénévoles.Les lectures s'effectuent au domicile du bénévole, au téléphone, sur un système d'enregistrement sur boîtes vocales.Rens.: 514 277-4401, poste 106.La Société canadienne du cancer recherche des bénévoles pour Les jours de la jonquille 2004 (fin mars, début avril) : vendeurs, livreurs, responsables de points de vente.Arrondissements de Saint-Bruno, Boucherville, Vieux-Longueuil, Saint-Hubert, Brossard, etc.Rens.: 450 442-9430.Littérature jeunesse.La Fête du livre et de la lecture de Longueuil, qui se tiendra au mois d'avril, recherche des bénévoles pour l'animation, le transport, le montage et le démontage.Rens.: 450 670-0730, poste 389.JOURNÉE DES FEMMES Une fête multidisciplinaire se tient aujourd'hui le 8 mars à l'agora de l'Université du Québec à Montréal sur le thème des enjeux actuels du féminisme québécois.Stands d'information (9 h à 14 h), ensemble vocal, percussions et peinture en direct (12 h 30 à 14 h), performances électroacoustiques (17 h).Conférences à 14h, au pavillon de l'éducation.Rens.: 514 987-3000, poste 8940.La Table de concertation de Laval en condition féminine organise une manifestation sur le thème La Riposte des femmes.Ensemble tout est possible !, suivie d'une fête, aujourd'hui le 8 mars.Rendez-vous à 16h30, au 538, rue Principale, Sainte-Dorothée.Activités gratuites.Inscription et rens.: 450 629-1991.Le Réseau des femmes des Laurentides et le comité de condition féminine de la CSN organisent un forumsur le thème La riposte des femmes.Ensemble tout est possible !, aujourd'hui le 8 mars de 8 h à 21 h, à l'église Sainte-Marcelle (181, rue Brière, Saint-Jérôme).Ateliers, conférence, spectacles.Coût : 8 $ (incluant dîner et souper).Rens.: 450 431-1896.Le Conservatoire d'art dramatique de Montréal présente une lecture publique de la pièce Entre les actes de Virginia Woolf, avec les élèves de troisième année du Conservatoire, aujourd'hui le 8 mars à 20 h, à la Cinquième salle de la Place des Arts, 175, rue Sainte-Catherine Ouest.Entrée libre.Rens.: 514 873-4283, poste 236.Le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal présente une conférence sur le thème La Prévention de la violence conjugale, une question de mobilisation, avec Diane Lavallée, le jeudi 11 mars à 13 h 30, 1022, boul.Saint-Joseph Est, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 521-6882.Femmes en noir organise une vigile silencieuse, le jeudi 11 mars de 17 h à 18 h, au square Phillips (angle des rues Sainte-Catherine et Union, métro Mc Gill).Pour la fin de l'occupation des Israéliens en Palestine.Rens.: www.womeninblackmontreal.org.Concertation-Femme présente une exposition interculturelle, le vendredi 12 mars de 10 h 30 à 14 h 30, au centre de loisirs l'Acadie, 2005, rue Victor-Doré, Montréal.Artisanat, gastronomie, histoire, politique, etc.Entrée libre.Rens.: 514 336-3733.Soirée de filles.La Maison de la jeunesse de Salaberry-de-Valleyfield organise une soirée pour les adolescentes, sur le thème Histoire des femmes au Québec, le samedi 13 mars de 18 h à 22 h (au 185, rue Saint- Laurent, Salaberry-de-Valleyfield).Activité gratuite.Rens.: 450 450-373-6788.JEUNES Le Théâtre Le Clou présente Romance et karaoké de Francis Monty, le mercredi 10 mars à 10 h et à 14 h, au Centre culturel de Beloeil (600, rue Richelieu, à Beloeil).Pour les 13 ans et plus.Entrée : 12 $.Réservation 450 467-4504, poste 35.Les Jeux du Vieux-Longueuil se tiennent les vendredi 12 mars de 19 h à 22 h, samedi 13 mars de 8 h à 22 h et dimanche 14 mars de 8 h à 14 h, au centre sportif Montpetit, 260, rue De Gentilly Est, Longueuil.Entrée libre.Rens.: 450 463-7100, poste 2379.Le Musée des maîtres et artisans du Québec offre un atelier sur la fabrication d'un tapis à langues, les samedi 13 et dimanche 14 mars à 13 h 30 et 15 h, au 615, av.Sainte- Croix / métro Du Collège.Pour les enfants de 4 ans et plus, et leurs parents.Coût : 3 $, 2 $ (6 $, famille).Réservation requise : 514 747-7367.Le Musée d'art de Mont-Saint-Hilaire offre un atelier de confection de chapeaux pour la fête de la Saint- Patrick, pour les jeunes de 6 à 13 ans, le samedi 13 mars à 10 h (au 150, rue du Centre-Civique, Mont- Saint-Hilaire).Coût : 12 $.Inscription et rens.: 450 536-3033 Le cinéma Ex-Centris présente le film d'animation Les Enfants de la pluie de Philippe Leclerc, le dimanche 14 mars à 11 h, au 3536, boul.Saint-Laurent, Montréal.Pour les enfants de 8 ans et plus.Coût : 6 $, 4 $.Rens.: 514 847-2206.Le Théâtre de l'Esquisse présente le conte Dragon et compagnie avec Sylvi Belleau, le dimanche 14 mars à 11 h, au 1650, rue Marie-Anne Est, Montréal.Enfants de 4 ans et plus.Entrée : 6 $, 4 $.Réservation : 514 527-5797.La Maison de l'arbre du Jardin botanique de Montréal offre la dégustation des produits de l'érable, tous les samedis et dimanches jusqu'au 4 avril de 11 h à 16 h.Entrée à l'angle du boul.Rosemont et de la 29e Avenue.Dégustation : 1 $.Entrée libre avec accès à l'exposition en cours.Rens.: 514 872-1400.SANTÉ Arthrite Montréal présente une rencontre d'information intitulée, Des Soins alternatifs pour l'arthrite, avec une réflexologue, une massothérapeute et une ostéopathe, le mardi 9 mars à 19 h, au 750, av.Dawson, arr.Dorval.Rens.: 514 631-3288.Soigner sa vie.La bibliothèque d'Ahuntsic présente une conférence de Jacques Lafleur, Les quatre de l'équilibre personnel : quand il faut soigner sa vie, le mardi 9 mars à 19 h 30, au 10 300, rue Lajeunesse.Entrée libre.Rens.: 514 872-6993.La Société québécoise de la schizophrénie présente une conférence avec le Dr Pierre Lalonde, La Réadaptation, un aspect essentiel du rétablissement, le mardi 9 mars à 19 h 30, hôpital Louis-H.-Lafontaine, 7401, rue Hochelaga, pavillon Bédard (unité 124).Entrée libre.Inscription nécessaire : 514 251-4000, poste 3400.Le cancer du sein.Le centre de prévention du cancer du sein de l'Hôtel- Dieu CHUM offre une séance d'information sur un programme de prévention pour les dames ménopausées, le jeudi 11 mars à 13 h et à 19 h, au pavillon Le Royer, local 1319, au 3840, rue Saint-Urbain.Activité gratuite.Rens.: 514 849-7346.La dysfonction érectile.Le Centre universitaire de santé Mc Gill présente une conférence intitulée, La dysfonction érectile : les options thérapeutiques, avec Serge Carrier et Julie Larouche, le jeudi 11 mars à 18 h, hôpital Royal-Victoria, amphithéâtre J.S.L.Brown, 687, av.des Pins Ouest (local M301, 3e étage), Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 843-1560.SUR LES CAMPUS La faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal tient des portes ouvertes, les samedi 13 mars de 9 h à 20 h et dimanche 14 mars de 9 h à 16 h, au 3200, rue Sicotte, à Saint-Hyacinthe.Entrée libre.Rens.: (514) 345-8521, (450) 778-8155.Le département de musique de l'UQAM présente un récital de Pierre Jasmin, piano, le mercredi 10 mars à 12 h, hall du centre Pierre- Péladeau, 300, boul.de Maisonneuve Est (métro Berri-UQAM).Au programme : Beethoven.Entrée libre.Rens.: 514 987-4194.La Passerelle 840 du département de danse de l'UQAM présente des essais chorégraphiques de Sophie Labonté, Nicolas Filion et Karine Desrochers, du jeudi 11 au dimanche 14 mars à 18h (au 840, rue Cherrier / métro Sherbrooke).Entrée libre.Rens.: 514 987-3000, poste 2752.La Galerie de l'UQAM présente les expositions Monuments de Dominique Blain, et Biblios : le dernier livre de Guy Laramée, jusqu'au 3 avril, du mardi au samedi de 12 h à 18 h pavillon Judith-Jasmin, salle JR120 (au 1400, rue Berri / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-8421.CULTURE La Place à côté présente une soirée de contes sénégalais, le jeudi 11 mars a 21 h, au 4571, av.Papineau, Montréal.Au bénéfice du Service humanitaire et communautaire de l'Université de Montréal.Coût : 10 $.Rens.: 514 522-4571.La bibliothèque de Saint-Lambert présente une conférence sur les opéras Le Château de Barbe-Bleue (Bartok) et Erwatung (Schoenberg), avec Pierre Vachon, le jeudi 11 mars à 19 h 30, au 490, av.Mercille, arr.Saint-Lambert, Longueuil.Avec extraits sonores.Coût : 5 $.Rens.: 450 463-7170.Le 22e Festival international du film sur l'art présente la conférence Colin Campbell \u2014 les années 1970 : un corps, une voix, avec Nicole Gingras et Nelson Henricks, le samedi 13 mars, au Musée d'art contemporain de Montréal, 185, rue Sainte-Catherine Ouest / métro Place-des- Arts.Avec projection de vidéos.Coût : 8,50 $.Rens.: 514 874-1637.HORTICULTURE Les jardins du Québec.La Société d'horticulture et d'écologie de Brossard présente une conférence donnée par Laurent Deschamps, Les Jardins du Québec en touriste, le mardi 9 mars à 19 h 30, bibliothèque de l'arr.Brossard (7855, av.San-Francisco).Coût : 4 $.Rens.: 450 463-7130.Les semis.L'Association faune et flore de Val-des-Lacs présente une conférence de Christine Landry, Partir ses semis à la maison, c'est facile !, le mardi 9 mars à 19 h 30, hôtel de ville de Val-des-Lacs (349, chemin Val-des-Lacs).Coût : 4 $.Rens.: cogue@hotmail.com.Un sol écologique.La Société d'horticulture et d'écologie du Nord de Montréal présente une conférence donnée par Michel Renaud, La Préparation pour un sol écologique, le mercredi 10 mars à 19 h 30, école Louis-Colin (10 122, rue Olympia, Montréal).Coût : 3 $.Rens.: 514 596-5320.Recherche et textes : André Cloutier les animaux Le rôle de la médecine vétérinaire PHOTO FOURNIE PAR L'UNIVERSITÉ DEMONTRÉAL À l'occasion du 125e anniversaire de l'Université de Montréal, la faculté de médecine vétérinaire ouvre grand ses portes le prochain week-end à Saint-Hyacinthe.Une quarantaine de stands présentés par les étudiants permettront d'explorer les mille et une facettes de la médecine vétérinaire : grippe aviaire, santé des bélugas, médecine zoologique, clonage, etc.Voir à la section Sur les campus. ARTS ET SPECTACLES JEAN L'ITALIEN ISABELLE MASSÉ imasse@lapresse.ca Enfin, un signe de vie ! Il y a trois semaines, dans Virginie, on a finalement entendu la voix de Bernard Paré sur le répondeur de la prof préférée des Québécois.Les téléspectateurs l'attendaient depuis deux ans, celle-là ! Le journaliste, enlevé en Colombie, ne serait pas mort.Ça sent le retour imminent de Jean L'Italien dans la quotidienne de Fabienne Larouche.« J'ai parlé à Fabienne dernièrement, avoue le comédien.Avant de quitter l'émission, en 2002, elle m'a demandé si ça me dérangeait que Bernard ne meure pas.Je ne sais pas si mon personnage revient.Mais ça me tenterait, car Bernard aurait un monde à lui.Il ne reviendrait pas simplement dans une cuisine pour causer avec Virginie.Il a vécu des choses pendant un an et demi en captivité.» Revenir.alors que partir fut un si grand soulagement pour le comédien?Après six saisons passées sur le plateau de Virginie, Jean L'Italien ne se sentait plus vivre.Il tentait de se renouveler au sein d'une structure rigide, mais sans succès.« Je ne me sentais plus bon.Quand la lumière de la caméra s'allumait, je ne savais plus quoi faire.Vient un jour où on ne se voit plus dire la même chose.Et mon personnage restait le chum de.» « Le chum de» s'est alors sauvé.En Colombie, pour la fiction.Au cinéma, pour le comédien.Jean L'Italien ne cache pas qu'il a eu peur, quand il a tiré sa révérence.« Veut, veut pas, c'est un coup dur sur les finances ! » Mais il a rapidement vu tous les avantages de ne plus vivre sur un plateau cinq jours par semaine, toutes les semaines.«Je suis casanier.J'adore avoir du temps avec mes enfants (de 5 et 7 ans).» Rapidement, Jean L'Italien a fait du cinéma.Éric Tessier et Érik Canuel l'ont courtisé.Il s'est retrouvé sur les plateaux de Sur le seuil et Nez rouge.Pour des rôles secondaires, mais chéris par le principal intéressé.Puis, il y a eu la télésérie Smash, en ondes à compter de ce soir, 21 h, à Radio-Canada.« Ça m'a soulagé de voir que je pouvais être autre chose.Que j'étais capable de jouer.Je ne supporte pas l'habitude depuis que je suis tout petit.Dans tout, même dans la cuisine.Je n'ai jamais fait deux fois la même sauce à spaghetti ! » Dans Smash, signée Daniel Lemire et réalisée par Ricardo Trogi (Québec- Montréal), Jean L'Italien est tout sauf « l'amoureux patient et équilibré » Bernard Paré.Appelez-le désormais François, chirurgien plasticien.« C'est un drôle de gars que je voulais rendre sympathique.J'ai l'impression qu'il a beaucoup de défauts.Sa profession est très lucrative.Il est parvenu à une certaine richesse.Il ne pense qu'à avoir la dernière voiture de luxe.L'image est importante.» François est un des quatre personnages principaux de Smash.Toutes les semaines, il retrouve ses amis des 25 dernières années sur un court de tennis.Il y a Sylvain (Daniel Lemire) qui se fera plaquer par sa femme, Hélène (Linda Sorgini), mère monoparentale, et Jacques (Louis-Georges Girard) qui perdra son emploi.Ils ont la quarantaine et sont à un tournant de leur vie.« Tout est usé à cet âge, croit Jean L'Italien.À 45 ans, on a fait ce qu'on avait à faire.On a des enfants.On a été confronté à la maladie et la mortalité d'un proche.Mais l'amitié se renouvelle tout le temps.Plus on vieillit, plus il est difficile de se faire un bon vieux chum.Quand on en garde un, ça veut dire quelque chose: qu'on a accepté qu'il ait changé au fil des ans.Pas un des personnages de Smash ne pourrait s'entendre avec les autres s'ils se rencontraient aujourd'hui.» Chaque épisode s'attarde à la vie d'un personnage.Celui de François sera diffusé le 22 mars.Mais déjà, la première émission dresse un portrait du chirurgien plasticien : beau bonhomme, toujours bien fringué, qui adore ses amis, mais qui n'hésite pas à les abandonner pour passer du temps avec une pulpeuse copine.« François a le défaut du haut politicien.Il s'éloigne des gens.La vie pour lui est devenue mécanique.Comme il est dans le monde de l'esthétique, il est direct.Mais quand il dit des énormités, il part à rire pour désamorcer.» Un maladroit, ce François, qui ouvre souvent la bouche trop vite.« C'est le genre à arriver avec le SUV de l'année, puis rater la chaîne de trottoir en descendant ! À aller manger en amoureux du caviar au resto, en prenant place à la table avant sa compagne.» Ricardo Trogi imaginait François très sérieux.Jean L'Italien le voulait un peu bouffon.« On est arrivés à un compromis.Je sentais Ricardo très à l'écoute de ce que je faisais.» Le réalisateur avait-il le choix ?Pas moyen pour Jean L'Italien de jouer sans tout connaître de son personnage.Sans le modeler.Sans lui donner une âme.Celle qu'il imagine préférablement ! Le réalisateur Éric Tessier en sait quelque chose ! « C'est excitant de créer un personnage, explique Jean L'Italien, qui incarnait un journaliste légèrement paumé dans Sur le seuil.Tous les détails m'intéressent.Éric a dû me rappeler que mon personnage était secondaire.Mais je travaille bien quand on accepte que je change les choses.Toute ma garderobe a été revue à ma suggestion.Je devais avoir un passé.Mon personnage était, pour moi, un cocaïnomane avec un problème de jeu.Ça n'a pas d'importance au fond.Mais c'est plus important pour moi que de lire 250 000 fois mes textes.» C'est le sculpteur et menuisier en Jean L'Italien qui s'exprime quand il forge une personnalité à un personnage.« J'aime la transformation.Mais une fois la sculpture terminée, je déchante.Alors qu'en menuiserie, les choses finies ont une utilité.« Ce que j'aime dans le jeu, c'est de ne pas avoir de contrôle final sur l'oeuvre, une fois mes scènes filmées, poursuit-il.Je ne suis donc pas responsable de ce qui est bon ou mauvais.Je préfère être un élément de l'histoire que de la raconter, même si j'aime m'accaparer les choses.» Jean L'Italien n'aime pas ce qui est défini d'avance.Encore moins la routine.Quand création rime avec imprévus, c'est le bonheur ! Voilà pourquoi il n'a pas aimé ses trois ans d'études à l'École nationale de théâtre, dans les années 80.« J'ai trouvé ça long et répétitif.Je m'attendais à plus de création.Heureusement, j'ai travaillé avant la fin.Je séchais certains cours.Je me foutais de savoir en quelle année Molière est né ! » Difficile et tatillon, Jean L'Italien ?Oui, au grand plaisir du comédien qu'on n'a jamais trop vu à la télé.Ce nouveau propriétaire d'une écurie préfère garder toutes ses énergies à préparer son déménagement en campagne, dans quelques mois, que de sauter sur tous les rôles proposés, par exemple.« L'écurie va me rendre indépendant.C'est la force d'un comédien.On est ainsi moins putain.» L'a-t-il déjà été ?« Non et ça m'a fait perdre des rôles, répond-il en riant.Je n'ai pas un besoin absolu d'être à l'avant-plan.Élever une famille prime sur tout.Chaque jour, je me demande si j'aurais aimé avoir le père que je suis.C'est important d'avoir des envies.Moi, je veux être terre-àterre.Rester près de la vie normale est la meilleure inspiration.» Sculpteur de personnages PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Après avoir quitté le plateau de la quotidienne Virginie il y a deux ans, Jean L'Italien a tourné deux films.Dès ce soir, il revient à la télé dans le rôle de François, un des quatre personnages principaux de Smash, la série imaginée par l'humoriste Daniel Lemire, réalisée par Ricardo Trogi et diffusée à Radio-Canada.« Je ne supporte pas l'habitude depuis que je suis tout petit.Dans tout, même dans la cuisine.Je n'ai jamais fait deux fois la même sauce à spaghetti ! » Une pause bienméritée Denys Arcand ne compte pas accrocher ses patins LAURA-JULIE PERREAULT Mêmes'il a obtenu l'équivalent de la coupe Stanley du septième art en décrochant l'Oscar du meilleur film en langue étrangère dimanche dernier, Denys Arcand ne compte pas accrocher ses patins.Hier, à son retour à Montréal, le réalisateur des Invasions barbares a promis qu'il se remettrait au travail en septembre, s'accordant d'ici là une pause fort méritée.« Je devrais me retirer, comme autrefois les grands joueurs du Canadien quand ils gagnaient la coupe Stanley.Jean Béliveau et Henri Richard se retiraient parce qu'ils savaient que personne ne serait déçu après.C'est ça que je devrais faire, mais probablement que je ne le ferai pas », a dit le réalisateur, mi-figue, mi-raisin.L'acteur Tom Hanks, lui aussi oscarisé, lui a d'ailleurs offert de jouer l'Américain dans son prochain film, a noté Denys Arcand hier, quelques minutes après son atterrissage à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, où il a été accueilli par des applaudissements.Le cinéaste de 63 ans, qui a laissé ses fans sur leur faim lors de la cérémonie des Oscars du 29 février en lançant un laconique « my time is up as usual » (mon temps est écoulé, comme d'habitude) en guise de discours d'acceptation du trophée doré, estime donc que le temps de quitter le septième art n'est pas venu.« Mais il n'y aura plus des projets.Je suis vieux, il n'y en aura plus beaucoup », a-t-il annoncé au début du point de presse, qui a eu lieu hier soir dans le hall de l'aéroport.Avant de prendre des vacances, Denys Arcand et Denise Robert, sa femme et productrice, devront grimper encore une fois dans un avion la semaine prochaine pour aller faire la promotion des Invasions barbares au Japon.Ce voyage sera le dernier.« On a aussi été invités ailleurs, on a été invités en Australie, à Taiwan, mais ça va finir avec l'Empire du Soleil levant », soupire Denys Arcand, en promettant de ne plus jamais reparler du film par la suite.Trou de mémoire Assommé hier par des questions à répétition sur son discours d'acceptation des Oscars, le père du Déclin de l'empire américain et de Jésus de Montréal a fini par avouer qu'il avait préparé quelques phrases mais que l'énervement s'était chargé de les effacer de sa mémoire.« Je voulais dire quelque chose au sujet du cinéma québécois, je voulais dire que c'était une belle soirée pour le cinéma québécois, mais j'ai complètement oublié.Il y a un télésouffleur devant nous, qu'on ne voit jamais à la télé.Il y avait un gars avec une flashlight rouge qui me plantait quelque chose dans les yeux.Je voulais dire une phrase ou deux en français, et c'est ça que j'ai oublié », s'est soudainement rappelé Arcand.Propriétaires de la célèbre statue dorée depuis une semaine, le couple Robert-Arcand affirme que, pour le moment, la reconnaissance de l'Academy of Motion Pictures Arts and Sciences n'a pas transformé leur vie.«À 63 ans, qu'est-ce que vous voulez que ça change ?Je ne vais pas quitter le Québec.Je vais continuer à faire des films ici.Ma productrice est là.Ça ne va pas changer grand-chose », estime Denys Arcand.Denise Robert avoue aussi qu'elle n'a aucune intention de s'installer à Hollywood pour poursuivre sa carrière.Elle travaille présentement au prochain film de Denise Filiatrault, Ma vie en cinémascope.La productrice a comparé les mois qui l'ont menée de la distribution du film à la soirée des Oscars à une campagne électorale.Gagner un Oscar, « c'est comme être élu maire d'un petit village de gens que tu ne connais pas.C'est avoir une présence constante et de déjeuner, dîner, souper avec des gens qui sont membres de l'Académie.C'est encourager les gens à aller voir ton film, s'assurer que les publicités dans les journaux sont là, bien positionnées.» « Il y a un télésouffleur devant nous, qu'on ne voit jamais à la télé.Il y avait un gars avec une flashlight rouge qui me plantait quelque chose dans les yeux.Je voulais dire une phrase ou deux en français, et c'est ça que j'ai oublié.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le réalisateur Denys Arcand, sa femme et productrice, Denise Robert, et leur petite fille, Ming-Xia, sont rentrés hier de Los Angeles.La fillette a attiré les regards en brandissant fièrement l'Oscar.COMPTANT TRANSPORT ET PRÉPARATION Gagnante de plus de 50 prix internationaux LA FORCE MAZDA La voiture familiale de l'année d'après l'AJAC 345$ /mois 48 mois Location 48 mois, 20 000 km/an 0 7050, boul.Henri-Bourassa Anjou (514) 328-7777 Président ARTS ET SPECTACLES DJ Ram signe la musique de Camping sauvage ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK avigneau@lapresse.ca Guy A.Lepage a fait appel à Ramachandra Borcar, alias Ramasutra, alias DJ Ram, pour la bande sonore de sa comédie Camping sauvage, dont la sortie est attendue l'été prochain.« Il score le film », précise l'humoriste et désormais réalisateur, en s'amusant de l'expression américaine consacrée.Ram a donc le mandat de faire toute la musique du film et de provoquer quelques décalages.« On fait une comédie et on essaie de faire les choses un peu champ gauche depuis le début, explique Guy A.Lepage.Musicalement, plutôt que de faire la musique de façon convenue \u2014il y a moyen de mettre de la musique dans une comédie de façon convenue et efficace \u2014, on essaie d'y aller un peu plus à contre-emploi.» Avant El Pipo Del Taxi (2003), Ram a lancé un album intitulé The East Infection (1999) témoignant d'un sens de l'humour, disons, « éroticomique ».« Il a un très bon sens de l'humour, confirme le réalisateur, et il arrive avec des propositions intéressantes.Et quand on lui propose des affaires flyées, il aime ça.» Une chanson de 2 Faces, le rappeur de Québec qui a fait irruption au gala de l'ADISQ en 2002, devait aussi faire partie de la trame sonore de Camping sauvage, mais elle a été retranchée.« Ce n'est pas sa faute, la scène a été coupée, explique Guy A.Lepage.La musique était la seule chose qui fonctionnait dans cette scène-là.» Elles rockent En cette Journée internationale des femmes, trois filles qui ont du front tout le tour de la tête montreront que le Québec n'accouche pas seulement de chanteuses de ballades.Venus 3, Persephone et Veronica Speedwell, trois groupes menés par des filles, feront rocker le Lion d'or, ce soir.L'attaque en règle débute vers 20 h avec la prestation de Vénus 3 et de la pétaradante Vicky Martel.Challenge live: les demi-finalistes La deuxième étape du Challenge Live débute demain alors que Nouzôte se mesurera à Umany et aux Chimères à l'occasion de la première de deux demi-finales.La semaine prochaine, ce sera au tour de Platic LitE, Les Backseats et Bleu.Les deux groupes qui auront le plus impressionné le jury passeront à l'étape finale, programmée le 2 avril au Métropolis.L'incorruptible jury est composé de Laurent Saulnier (Franco Folies et Festival de jazz de Montréal), Éric Martel (assistant directeur musical de CKOI), Martin Leclerc (directeur exécutif de la division musique des Productions J), Guy Boulanger (Société pour la promotion d'événements culturels du Haut-Richelieu) et de l'auteur-compositeur Stefie Shock.Un doctorat à Richard Desjardins Le poète, chansonnier, cinéaste et militant Richard Desjardins recevra demain un doctorat honorifique de l'Université du Québec en Abitibi- Témiscamingue (UQAT).L'institution lui fait cet honneur afin de souligner « son humanisme et sa qualité d'homme libre ».La cérémonie aura lieu à Rouyn-Noranda, ville où le poète a notamment couché dans son char.Lynda Thalie à la PDA La chanteuse québécoise d'origine algérienne Lynda Thalie, dont l'album intitulé Sablier a paru l'an dernier, donnera deux concerts intimes au Studio-Théâtre de la Place des Arts à la fin du mois de mars (les 30 et 31).À cette occasion, elle troquera les arrangements pop signés Nicolas Maranda pour une instrumentation acoustique.Lynda Thalie, dont l'univers musical se situe au point de jonction de la pop et du raï, participait à La Nouba au Corona diffusée hier à la Première chaîne de Radio-Canada.CETTE SEMAINE Sur disque > Sergent Garcia: La Semilla Escondida > Artistes variés: Don Juan \u2014 L'intégrale > Daniel Grenier: .et les Guerriers du soleil > La Part du Quêteux: Ç'a l'air d'aller > Brides Of Destruction: Here Come the Brides > Cheb Mami: Du sud au nord > Sondre Lerche: Two Way Monologue > Mafalda Arnauth: Encantamento > Soraya: Soraya > The Von Bodies: Pawn Shoppe Heart > Quartetto Gelato: Travels the Orient Express > Jessica Simpson: In This Skin > Artistes variées: Girls Night Out 3 Sur scène > Jamil, mardi et de jeudi à dimanche, au Petit Medley > Get Up Kids, jeudi, au Spectrum > Stefie Shock, jeudi, vendredi et samedi, au Club Soda > Kojo, jeudi, au Kola Note > Les Batinses, vendredi, au Lion d'or > The Australian Pink Floyd, vendredi, au Centre Bell > Syncop, samedi, aux Bobards > Mononc' Serge et Anonymus, samedi, au Spectrum > Tom Jones, dimanche, au Centre Bell > Kobayashi, dimanche, au Swimming PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © L'humoriste Guy A.Lepage a fait appel à Ramachandra Borcar, alias Ramasutra, alias DJ Ram, pour la bande sonore de sa comédie Camping sauvage, dont la sortie est attendue l'été prochain.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H CD BIOGRAPHIES: CLÉMENCE DESROCHERS «C'est la J.de la F.», comme dirait Clémence.En cette Journée internationale des femmes, faites-vous plaisir en regardant la biographie d'une pionnière de l'humour québécois.20H a RUMEURS Avec l'aide de ses complices, Benoît profite de l'absence d'Esther pour aménager la chambre du bébé! 20H r ANNIE ET SES HOMMES L'inénarrable Josée, la blonde d'Éric, joue les espionnes pour Hugo.Ça promet! 21H a SMASH L'humoriste Daniel Lemire a pondu une série de cinq heures qui se paye la tête des babyboomers sous le choc du vieillissement.Premier épisode ce soir: Sylvain (Daniel Lemire) est largué par sa femme après 22 ans de mariage.Moments tendres et répliques délicieuses.21H g BEHIND THE CAMERA: THE UNAUTHORIZED STORY OF CHARLIE'S ANGELS Le 22 septembre 1976, Farrah Fawcett-Majors, Kate Jackson et Jaclyn Smith prenaient d'assaut le petit écran avec Charlie's Angels.Ce soir, vous saurez tout du crêpage de chignon des trois filles et autres anecdotes croustillantes tirées des coulisses de cette série à succès.21H r FACTEUR DE RISQUES Des participants prêts à tout pour quelques dollars.Vous ne dormirez pas bien ce soir si vous avez la phobie des rats, des crabes ou des serpents! 1 Daniel Boucher La Patente 2 Artistes variés Don Juan 3 Artistes variés Le Petit Roi 4 Artistes variés Ps.Tendresse 5 Roch Voisine Je te serai fidèle 6 Laurence Jalbert Ses plus grands succès 7 Garou Reviens 8 Benoît Charest Les Triplettes de Belleville 9 Nicola Ciccone J't'aime tout court 10 Daniel Lavoie Comédies humaines Palmarès des ventes au Québec 1 Norah Jones Feels Like Home 2 Evanescence Fallen 3 Josh Groban Closer 4 Black Eyed Peas Elephunk 5 Dido Life For Rent 6 Taima Taima 7 Coral Egan My Favorite Distraction 8 Joss Stone Soul Sessions 9 Sarah Mc Lachlan Afterglow 10 Rod Stewart Great American Songbook vol.2 CS SD SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Taima PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Daniel Boucher Aujourd'hui (17:00) L'union fait la force Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir SMASH (1/5) Le Téléjournal/Le Point LA CANDIDATE (4) avec Joan Allen, Gary Oldman Le TVA 18 heures Ultimatum Max inc.Star Académie Annie et ses hommes Facteur de risques Le TVA Merci bonsoir / Guy Cloutier Michel Jasmin / Pauline Lapointe (23:17) Macaroni tout garni Ramdam 1045, rue des Parlementaires Diabolo menthe Points chauds / Femme et Islam L'oeil ouvert / Jeunes femmes disparues Gros plan sur.Le Vrai Monde Diabolo menthe Cultivé et bien élevé Le Grand Journal (16:30) Flash / Patrick Huard Rire et Délire Le Monde de monsieur Ripley BLESSURE SECRÈTE avec Robert Urich, Meredith Baxter Le Grand Journal 110% Confidences érotiques News Access H.e Talk Daily 8 Simple Rules Degrassi: Next Generation Law& Order CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now This Hour.Air Farce Rick Mercer.The Newsroom This is Wonderland The National The National ZeD (23:25) The Simpsons ABC News Will & Grace 20/20: Great Comebacks JUDAS avec Johnathon Schaech, Jonathan Scarfe Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Yes, Dear Still Standing .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor THE UNAUTHORIZED STORY OF CHARLIE'S ANGELS avec T.Helfer Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Profile Daniel O'Donnell: Songs of Faith Yoga for the Rest of us Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Soul of Healing with Deepak Chopra BBC News City Confidential / Dallas American Justice Biography / Bruce Lee Gentlemen's Clubs Airline House of Dreams Bibliotheca Jardins L'Héritage Grands Spectacles - Exils Palettes Prise de vues Viens voir les comédiens Bravo! Videos Road to Avonlea Mocean.Conflicting.CENTER STAGE (5) avec Amanda Schull, Ethan Stiefel Law& Order Sans détour / Hockey.Biographies Chasseur de crocodiles Les Ultimes / L'Ultime Manège NYPD Blue Bushido / Savate Centre.de l'automobile .entreprises touristiques Entre l'arbre et l'école L'Univers de la Bible C'est mathématique Contexte.des psychotropes How'd they do that?Daily Planet Monster House / Vegas House Monster Garage Frontiers of Construstion Daily Planet Repères Guide Debeur Évasion.Bain de soleil Alaska VR .neige Casse-cou .pratique Évasion.Documentaires européens All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Heartbeat REAL GENIUS (4) avec Val Kilmer, Gabe Jarret .(22:35) The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld That '70s Show Forever Eden 7th Heaven Everwood Global News National Train 48 E.T.Fear Factor Most Outrageous Moments Global News Global Sports Les deux font la loi Trouvailles./ Montréal Made in Québec / Citadelle JAG PROJET ARROW (4) avec Dan Aykroyd, Ron White (1/2) The Fifties JAG The Boys of Buchenwald Outwitting Hitler Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Real Renos Opening.Extra Matchmaker Surgeons Campus Vets English.The Call Opening.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / Maria Callas Génération 80: 1989 .Élégance Benezra Musicographie / Maria Callas Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Bécosse.Banzai Karaoclip .attaquent La Forza del Desiderio Will & Grace Yes, Dear Still Standing Ciao Montreal Rabbin2 Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Sports Journal The National The Passionate Eye Sports Journal Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Un crime d'honneur Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey / Sénateurs - Capitals .dans la LNH Sports 30 Hockey / Canadiens - Mighty Ducks Brigade des mers Médicopter Balko Témoins silencieux Six pieds sous terre Sexe à New York This Hour.Made in.Poltergeist Cold Squad Crow the Stairway to Heaven Queer as Folk MY OWN PRIVATE.(23:05) PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Sportsnetnews Hockeycentral Hockey / Sénateurs - Capitals Sportsnetnews Hockeycentral You Gotta.Amandine.Volt Panorama La Vie sans frontières SAINT-CYR (4) avec Isabelle Huppert, Nina Meurisse Panorama Clean Sweep In a Fix Trauma / Night Calls The Residents Nowwho's Boss?Trauma / Night Calls Off the Record Sportscentre That's Hockey Boxing / Verno Phillips - Julio Garcia WWE Raw Sportscentre Curling Moi Willy.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Porcité Fred.Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson Déchiqueteurs On a tout essayé (18:05) Journal FR2 Des racines et des ailes / Spécial Naples D'ici &.Le Journal Actuel / L'Affaire Dutroux .Tales (18:10) CG Kids History's Courtroom Studio 2 Inspector Morse Commanding Heights Imprint Studio 2 Maigrir.Nicolas Décore ta vie Métamorphose Diagnostic: inconnu Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .miracles .(17:30) Connexion: la technologie.Le Guide de l'auto La Justice.L'Équipe Louise à votre service Le Guide de l'auto Edgemont .justiciers Une grenade Degrassi.Gilmore Girls Vice Versa .galaxie Spongebob Justice.Teen Titans Yvon of.Dragon Ball Dragon BallZ Radio Active Mental Block Ready or not Big Wolf.Addams.2.4 Children Au-delà du réel .Nerdz .c'est fait Farscape Aux frontières de l'inexpliqué Cour à \"Scrap\" La Porte des étoiles CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC NATHALIE PETROWSKI Journée d'une femme Le réveil a sonné à 6 h 30.D'une main endormie, elle a appuyé sur la sonnerie, qui a émis un gémissement de souris.Le silence s'est réinstallé, et avec lui le désir violent de s'enfoncer sous les couvertures et d'y rester pour l'éternité.Mais une voix intérieure et autoritaire l'a rappelée à l'ordre.Allez, débout.Pas de temps à perdre ! Un premier pied a émergé du lit, puis un deuxième, tous les deux précédés d'une rangée d'ongles ternes et écaillés ayant sérieusement besoin d'une couche de vernis.Avant, elle n'en aurait pas fait un cas, mais être une femme aujourd'hui commande que l'on apporte autant de soin à ses extrémités qu'à son CV.Les pieds ont sauté dans la voiture des pantoufles, le corps a fermé la portière sur le peignoir.La lumière blafarde de la salle de bains l'a projetée dans un brutal face à face avec le miroir.Les deux se sont regardés en chiens de faïence en se tenant mutuellement responsables des dégâts.Les enfants sont apparus au bout du couloir, petits fantômes tout chauds de sommeil, dodelinant de la tête et traînant les pieds.Elle les a invités à s'activer en sachant très bien qu'ils attendraient la dernière minute pour s'exécuter.Elle s'est dirigée vers la cuisine, ouvrant au passage la porte d'entrée pour récupérer le journal et faire sortir le chat, dont le miaulement réprobateur lui a rappelé la litière puante dans l'escalier.Elle a allumé la radio, vidé le lave-vaisselle, abaissé la manette du grille-pain, remonté celle de la machine à café, puis rempli le lave-vaisselle des plats restants de la veille.Elle a pressé des oranges comme des citrons.Puis pressé les enfants de partir à l'école, sinon ils allaient être en retard.Et les enfants, comme de raison, ont fait semblant de ne pas l'entendre.Un homme est apparu dans l'entrebâillement de la porte.C'était un mari, un conjoint, un partenaire, voyageant visiblement à une autre vitesse et dans un autre créneau horaire que les siens.Il lui a demandé s'il pouvait faire quelque chose pour l'aider.Il lui fait souvent la même offre mais elle ne se résigne jamais à l'accepter, convaincue comme toutes les femmes d'aujourd'hui qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.Elle lui a quand même indiqué les poubelles à sortir, mais le temps que l'homme enregistre l'information et passe à l'action, elle avait déjà empoigné le sac vert et l'avait envoyé valser dehors.Les enfants partis, elle a pris sa douche tout en se brossant les dents.Puis s'est habillée en se maquillant.Elle a filé un bas, cassé un ongle, pesté contre ce qui s'annonçait comme une mauvaise journée ou peutêtre, en fin de compte, une journée comme toutes les autres.Elle a alors sauté dans l'auto, le taxi, le métro ou l'autobus.Et filé vers le bureau.Tout le long du trajet, des panneaux-réclame lui renvoyaient l'image de femmes minces, jeunes, belles et parfaites qui semblaient n'avoir été mises sur sa route que pour lui rappeler ses failles et ses imperfections.Elle a noté mentalement le nom de la crème, de la lotion et du lait corporel qu'elle devrait acheter pour leur ressembler.Puis elle a dressé la liste de tout ce qu'elle devait accomplir pour être membre de leur club privé : cesser de fumer, cesser de boire, manger des fruits et des légumes, bannir le sel, le sucre, le café et les huiles hydrogénées, faire de la marche rapide et de l'exercice, gommer les poches sous les yeux avec de la crème aux agrumes, raffermir les chairs molles du visage avec des antiradicaux libres, lisser les rides avec du Botox ou du collagène, passer chez le coiffeur, puis chez l'esthéticienne pour un facial et une séance de jet bronzant.Quoi d'autre encore ?Elle ne s'en souvenait plus.Il y en avait trop, et trop peu de temps pour s'y soumettre.Elle est arrivée au bureau, a salué tout le monde, ouvert son courrier, pris son courriel et les messages dans sa boîte vocale.Son portable s'est allumé comme un petit spoutnik.C'était son mari, son conjoint, son partenaire.Il cherchait un papier égaré.Il avait perdu ses lunettes.Il ne trouvait plus sa chemise verte.Elle a décliné les endroits stratégiques où les retrouver.Midi a sonné et l'a prise au dépourvu.Déjà ?Elle a avalé un sandwich en vitesse sur le coin du bureau en songeant à ce qu'elle pourrait inventer pour souper.Elle a aussi pensé à tout ce qu'il lui restait à faire avant la fin de la journée.Le rendez-vous à prendre chez le dentiste pour la petite, la cassette à retourner au club vidéo, passer chez le nettoyeur puis à la pharmacie pour du savon et du papier-toilette, appeler sa mère ou sa vieille tante, dont c'était l'anniversaire.Elle a accompli toutes les tâches qu'elle avait à accomplir, méthodiquement mais sans vraiment y prendre plaisir.Non pas que son travail l'indiffère.Elle aime ce qu'elle fait.Elle aime le sentiment d'indépendance et d'accomplissement que cela lui procure.Mais pour que le plaisir soit possible, il faut pouvoir savourer ce que l'on fait, et savourer prend tout simplement trop de temps.À 17h tapantes, elle a sauté dans l'auto, le taxi, le métro ou l'autobus, a couru comme une folle à la maison, a mis la table à toute vitesse, s'est penchée audessus des devoirs des enfants en plissant les yeux pour déchiffrer leurs pattes de mouches.Un homme est entré.C'était son mari, son conjoint, son partenaire.Il cachait dans son dos un petit bouquet de roses jaunes un peu rabougri.Bonne journée des femmes, chérie, lui a-t-il dit en lui tendant les fleurs.Elle est tombée des nues.On est le 8 mars aujourd'hui ?Déjà ?Elle a sorti les roses de leur emballage en ayant une pensée émue et impuissante pour les Équatoriennes qui s'abîment les mains et la santé pour les cultiver, puis pour toutes celles qui ne reçoivent jamais de fleurs : les femmes voilées de Kaboul, les mères meurtries de Bagdad, les fillettes excisées d'Afrique, les locataires à vie des camps de réfugiés.Une phrase lue quelque part lui est revenue en tête : ce n'est pas parce que le malheur des autres est plus grand que le sien qu'on oublie sa propre souffrance.Elle a souri à son image réfléchie par le miroir déformant de la bouilloire.Puis, sans perdre une seconde de plus, elle est retournée à ses casseroles.EN BREF Un hommage à Dalida Le journaliste et chroniqueur Henry- Jean Servat et Orlando, frère et producteur de la défunte Dalida, viennent de publier Dalida, ciao, ciao bambina (Éditions Albin Michel), une biographie en forme d'hommage enrichie de nombreuses photos rares ou inédites.Au fil des pages, on découvre qui était vraiment Yolanda (son vrai prénom).Et on se penche sur son côté sombre: Dalida aimait les hommes au point de les sublimer.Plus elle les tenait en haute estime, plus elle tombait de haut lors de ses ruptures, entraînant ainsi des dépressions à répétition.Associated Press Marie Chouinard et sa Chorale brillent au temple parisien de la danse MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Un an et demi après s'y être produite pour la première fois, la chorégraphe Marie Chouinard vient de faire un retour au Théâtre de la ville, le temple parisien de la danse contemporaine.Pendant près d'une semaine, elle y a présenté sa dernière création, Chorale, une oeuvre pour 10 danseuses et danseurs à la fois drôle et sensuelle.Longuement ovationné lors de la première mardi dernier, le spectacle, qui a quitté l'affiche samedi, a fait l'unanimité dans un public généralement exigeant.Il faut dire que Chorale est un spectacle étonnant, au cours duquel les danseurs, devenus membres d'une même meute, poussent des cris et des ahanements rythmiques, quand ils ne hurlent pas comme des loups, devant un projecteur faisant office de lune.Loups, félins, singes : l'oeuvre, sur une musique de Louis Dufort, joue sur le rapport à l'animalité, sur le désir aussi, les danseuses et les danseurs suggérant (mimant) la gestuelle de l'amour physique, souvent avec un humour assumé.L'esprit est printanier, aussi léger que cette danseuse qui s'agrippe à un danseur au crâne rasé, qu'elle couvre de baisers coquins et sonores.La comédienne et réalisatrice Carole Laure, passionnée de danse et habituée de longue date du Théâtre de la ville, avait découvert le spectacle lors de sa création à Montréal.Elle l'a revu à Paris avec bonheur.« C'est un travail remarquable et exigeant, a-t-elle fait remarquer.C'est très beau de voir les danseurs pousser ces cris avec le souffle venu de leur ventre.C'est magnifique.» Chorale était précédé d'une reprise d'Étude no 1, un solo avec Lucie Mongrain, artiste fétiche de Chouinard.Ce soir.Télé-Québec, ça change de la télé 21h Jeunes femmes disparues À Juárez, des centaines de femmes ont été kidnappées, violées, tuées.Pourquoi?Femme et Islam 20 h Points chauds Le sort des femmes dans plusieurs pays musulmans.Réalisation-coordination : Simon Girard 18h30 Ramdam Manolo cache quelque chose à Victoria.3159616A SPECTACLES 3207522A CINÉMAS INDÉPENDANTS ARBRES Cinéma Parallèle: 14h COMMON PLACES Cinéma du Parc (3): 19h15 DREAMERS (THE) Cinéma du Parc (1): 14h30, 16h55, 19h10, 21h30 DRÔLE DE FRANÇAIS Cinéma Parallèle: 15h30, 19h15 EFFROYABLES JARDINS Cinéma Beaubien: 13h15, 19h30 FESTIVALISSIMO - COMMON PLACES (LUGARES COMUNES) Cinéma du Parc (3): 19h15 FESTIVALISSIMO - MANGO YELLOW (AMARELO MANGA) Cinéma du Parc (3): 21h30 GOLEM DE MONTRÉAL (LE) Cinéma Beaubien: 13h15, 15h, 17h15 JACK PARADISE (LES NUITS DE MONTRÉAL) Cinéma Beaubien: 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 LA CUECA SOLA Va-et-Vient (3706, Notre-Dame O.): 20h LA MORT SUSPENDUE (TOUCHING THE VOID) Cinéma Beaubien: 15h, 17h, 21h LE ROI ET L'OISEAU Cinéma Beaubien: 13h30 MADAME BROUETTE Ex-Centris: 15h15, 17h30, 19h30, 21h35 MR.DEATH: THE RISE AND FALL OF FRED A.LEUCHTER Cinéma du Parc (3): 17h15 OSAMA Cinéma du Parc: 15h, 17h, 19h, 21h; Ex-Centris: 15h, 17h, 19h, 21h OTAGE (L') Cinéma Parallèle: 17h15, 21h15 ROGER TOUPIN, ÉPICIER VARIÉTÉ Ex-Centris (salle Fellini): 13h MUSIQUE THÉÂTRE DU RIDEAU-VERT Trio Hochelaga: 19h30 VARIÉTÉS CABARET MUSIC-HALL (2111, Saint-Laurent) Renée Robitaille: 20h CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) CIA (ligue d'impro): 20h30 . ARTS ET SPECTACLES FLASH THÉÂTRE Simone et Victor ÈVE DUMAS CRITIQUE L'amour est in.On l'affirmait jeudi dernier dans notre guide culturel LP2.À la cérémonie des Oscars, les glamoureux gagnants exprimaient leur inclination avec les mots.Simone et Victor, de la pièce du même nom, le font avec les gestes.Les plus petits gestes du quotidien qui, de jour en jour, s'accumulent pour jeter les bases d'une profonde complicité.et d'un très joli spectacle.L'histoire de Simone et Victor n'est pas fait de grands déchirements à la Roméo et Juliette.Ce qui ne veut pas dire qu'on escamote les moments difficiles.La pièce est centrée sur l'intimité de la vie à deux.À cet égard, de même que par l'honnêteté et l'authenticité qui s'en dégagent, elle peut faire penser à Henri et Margaux.Ce jouissif pas de deux avait été conçu par Évelyne de la Chenelière et Daniel Brière au Nouveau Théâtre expérimental.Mais l'approche formelle de Martin Boileau (auteur et interprète) et Johanne Benoit (metteure en scène et interprète) est tout autre.Le spectacle tient à la fois du théâtre d'objet, du théâtre masqué et du théâtre corporel.N'ayez crainte, tous ces éléments se marient à merveille pour former un bel objet, hybride certes, mais surtout très peaufiné, personnel et accessible.La petite équipe du spectacle, à laquelle se sont greffés au fil de la création plusieurs collaborateurs d'horizons divers, travaille à cette pièce depuis 1997.Le projet a connu une évolution lente mais certaine.L'histoire des deux personnages est d'abord racontée à travers quelques objets que le couple a légués à ses enfants, Georges et Cécile (interprétés par Martin Boileau et Patricia Bergeron).Des lettres, de vieux cahiers, des costumes, des bouts de tissu suffisent à refaire le parcours d'une vie, du premier rendez-vous aux vieux jours.Puis, Simone et Victor (Johanne Benoit et Martin Boileau) font leur entrée sur scène pour nous raconter, cette fois sans parole aucune, leur dernière journée passée ensemble.S'y cristallisent 50 années d'une entente éternelle.Les amoureux portent les masques de Marie Muyard, d'une rare expressivité.Leurs corps vieillis mais obstinés refusent de se plier au poids de l'âge.Sitôt affalés, ils se ragaillardissent devant le danger d'un laisser-aller définitif.La scénographie du spectacle est constituée d'accessoires multifonctionnels.L'aire de jeu est traversée d'une passerelle, qui évoque le quai sur lequel le couple se découvre.La scène de la rencontre est d'ailleurs tout entière exprimée par le corps, puisqu'on ne voit les comédiens que des genoux en descendant, puis de la taille, puis des épaules.Un rideau noir nous cache leur visage.Comme dans Terre promise, il y a une quinzaine d'années.À l'instar de ce spectacle du Théâtre Les Deux Mondes, Simone et Victor pourrait aussi être présenté à de jeunes spectateurs.Tout ce qui précède dans la présente critique donne à penser que les deux couples de personnages qui se succèdent sont seuls en scène.Or, ce n'est pas le cas.Ils sont accompagnés tout du long par la très polyvalente Maryse Poulin, qui vagabonde depuis longtemps entre plusieurs disciplines artistiques (danse, vidéo, musique).Ici, elle se fait conceptrice et interprète de l'environnement sonore du spectacle.L'accordéon, surtout, est à l'honneur, de même que deux violons, dont elle use notamment comme instruments de bruitage.SIMONE ET VICTOR de Martin Boileau.Mise en scène: Johanne Benoit.Avec: Patricia Bergeron, Johanne Benoit, Martin Boileau et Maryse Poulin.Environnement sonore: Maryse Poulin.Décor, costumes et accessoires: Marilyn Gilbert.Masques: Marie Muyard.Éclairages et régie: Andréanne Deschênes.Une production du Théâtre Quatre/ Corps, présentée au Théâtre Prospero jusqu'au 14 mars.Un avant-goût du Carrefour Le Carrefour international de théâtre de Québec, qui se tiendra du 12 au 24 mai, nous donnait un avantgoût de sa programmation la semaine dernière.On sait désormais qu'il y aura 18 spectacles, dont sept provenant de l'étranger.Quatre titres ont été annoncés mercredi, dont Le Moine noir, une mise en scène de Denis Marleau.Coproduction entre la France, la Belgique et le Québec, cette dernière création d'UBU est une « adaptation multisensorielle » d'une nouvelle de Tchekhov qui sera présentée incessamment à Mons.Te amo annonce le retour de Daniele Finzi Pasca, dont l'Icaro avait marqué le public québécois en 1997.W \u2014 Le Cirque des travailleurs, une adaptation du Woyzeck de Büchner, nous fera découvrir un jeune metteur en scène hongrois en pleine ascension, Arpad Schilling.Les Flamands mettront à l'épreuve les théories que Diderot a énoncées dans son Paradoxe sur le comédien.Ils présentent Du serment de l'écrivain, du roi et de Diderot.Le reste de la programmation du Carrefour sera annoncé en conférence de presse le 5 avril.Ève Dumas L'amour en gestes PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE PROSPERO Les amoureux portent les masques de Marie Muyard, d'une rare expressivité.PNEUS DE TOURISME Road Handler TOURING TE DE QUALITÉ SUPÉRIEURE Soldé, àpartir de6749 ch.P175/70R13 Garantie de 130 000 km contre l'usure.Série n° 39000.NE032A104 ©2004.Sears Canada Inc.Prix en vigueur jusqu'au samedi 13 mars 2004, dans la limite des stocks Détails complets chez Sears profitez-en car c'est le compte à rebours! Pneus Road Handler Touring TE Dimensions Soldé, ch.P185/65R14 82,79 P205/70R15 91,79 P215/70R15 95,39 P195/65R15 89,09 P205/65R15 94,49 P225/60R16 106,19 P195/70R14 85,49 P195/60R15 91,79 P225/70R15 104,39 P185/60R14 84,59 Autres formats aussi offerts Batterie Die HardMD Weather HandlerMC GRATUITE à l'achat de 4 pneus de tourisme Road HandlerMD Touring TE de qualité supérieure La batterie Die Hard Weather Handler porte une garantie complète.Le type de batterie sera conforme au véhicule pour lequel les pneus sont achetés.Batterie.Rég.Sears 74,99-89,99 chacune.Supplément pour l'installation.Il peut y avoir des frais environnementaux dans certaines régions.Si les pneus sont utilisés et retournés, la batterie gratuite (non utilisée et non installée) doit également être retournée, sinon le prix ordinaire de la batterie sera déduit du montant du remboursement des pneus.Laval N0 de téléphone (450) 682-1200 Saint-Bruno N0 de téléphone (450) 441-6603 Saint-Laurent N0 de téléphone (514) 335-7770 Anjou N0 de téléphone (514) 353-7770 Brossard N0 de téléphone (450) 465-1000 Lasalle N0 de téléphone (514) 364-7310 COMPOSEZ LE POSTE 228 3211192A Financement au taux annuel de 1,8 % offert aux acheteurs admissibles par Audi Finance pour un contrat de 60 mois pour tous les véhicules neufs Audi A4 1.8 T 2004 en stock chez le concessionnaire.Aucun acompte ou échange requis.Exemple de financement : 20 000 $ au taux annuel de 1,8 % correspond à 348,81 $ par mois pendant 60 mois.Coût d'emprunt de 928,44 $ pour une obligation totale de 20 928,44 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varient en fonction de la durée, du montant de l'emprunt et de l'acompte ou échange.Livraison avant le 31 mars 2004.Taxes, immatriculation, droits, frais de titre et de documentation, inspection de prélivraison, assurances, frais administratifs (y inclus les frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au Registre des droits personnels et réels mobiliers), frais de transport de 600 $ et autres options en sus.Demandez les détails au concessionnaire.Offre d'une durée limitée, sujette à changement sans préavis.« Audi », « quattro », « A4 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées deAUDIAG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce deAUDIAG.©Audi Canada 2004.Pourensavoirplussur Audi, visitezvotreconcessionnaire, composezle1800367-AUDIouvisitez-nousàl'adresseaudicanada.ca.Suivre, jamais.audicanada.ca A4 1.8 T quattro 2004 1,8% financement à l'achat sur60 mois 3212363A 20 185$ À partir de 245$ À partir de ou Sport GS 2004 Moteur 2.3 litres, 160 ch.Freins à disques aux 4 roues Groupe électrique Roues de 16 pouces Phares antibrouillard vroum-vroum Ile-Perrôt 1, Don Quichotte Mtl 875-1925 (514) 453-3333 D.D.O.3800, boul.des Sources Mtl 335-6331 (514) 685-5555 Moteur 2.0 litres, 148 ch.Freins à disques aux 4 roues Colonne de direction inclinable et télescopique 16 195$ À partir de 199$ À partir de ou GX Voiture de l'année 2004 ASSOCIATION DES JOURNALISTES AUTOMOBILE DU CANADA (1)Apartir de 199$ pour Mazda 3 GX 2004, comptant ou échange équivalent 2295$.Transport et préparation inclus, taxes en sus (2)Apartir de 245$ pour Mazda 3 Sport GS 2004, comptant ou échange équivalent 2295$.Transport et préparation inclus, taxes en sus.(1)(2) Location 48 mois, 20 000 Km par année.Prix de détail suggéré, transport, préparation et taxes en sus.Semaine essai-routier MAZDA 2004 ÉCONOMISEZ ! MAZDA 2003 Plusieurs modèles disponibles Dernièrechance !Faites votre OFFRE ! 3204235A ARTS ET SPECTACLES Saltimbanco, du Cirque du Soleil, connaît un début triomphal à Lyon Philippe Noiret y a passé, «du point de vue artistique, l'une des plus belles soirées de sa vie» MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE LYON \u2014 Si les Français, comme on le dit parfois à tort ou à raison, ont toujours été imperméables au « nouveau cirque » incarné par le Cirque du Soleil, rien n'y paraît plus aujourd'hui.Il aura suffit d'assister en fin de semaine à Lyon aux débuts triomphaux de Saltimbanco, le plus ancien des neuf spectacles actuellement en représentation de la multinationale du divertissement, pour s'en convaincre.Conquis par une représentation irréprochable, les 2500 spectateurs massés sous le vaste chapiteau blanc du cirque québécois se sont levés d'un bond pour ovationner pendant de longues minutes les 50 artistes de la troupe, qui a eu droit à une bonne demi-douzaine de rappels.« J'ai été complètement dépassé par la réaction exceptionnelle du public, a déclaré Daniel Lamarre, le patron de la division « spectacles » de la multinationale du Cirque du Soleil.Ça nous conforte dans le choix que nous avons fait d'attaquer le marché français par la province.» Un grand nombre de personnalités, de vedettes et de VIP de toutes sortes ont assisté à la première vendredi soir.Parmi les invités se trouvaient notamment les comédiens Michel Boujenah et Philippe Noiret.« Philippe Noiret m'a dit qu'il avait passé, d'un point de vue artistique, une des plus belles soirées de sa vie », a raconté M.Lamarre, flatté et « complètement rassuré » sur la suite de cette aventure.Car c'est bien d'une aventure qu'il s'agit.Célébré partout dans le monde, le Cirque du Soleil n'a jamais réussi à s'implanter en France, où il n'avait pas remis les pieds depuis une première tentative en demi-teinte, il y a 14 ans, au Cirque d'hiver de Paris.Dans ce contexte, Lyon (une ville de province de près de 500 000 habitants) n'apparaît pas comme une simple étape dans le grand calendrier des tournées du Cirque du Soleil, mais bien comme la tête de pont d'où il espère enfin conquérir le marché français.« On repart à zéro, avec humilité, répète Daniel Lamarre.D'habitude, on déroule le tapis rouge pour nous, mais ici, nous sommes inconnus.Il y a longtemps qu'on n'avait pas connu un tel défi.Parce qu'on se retrouve dans un pays où rien n'est acquis, toute la troupe a ressenti une montée d'adrénaline qui s'est transformée en un grand frisson.» À Lyon, où le spectacle est à l'affiche « au moins » jusqu'au 21 mars, le Cirque du Soleil « joue gros », reconnaît M.Lamarre.Mais l'accueil qu'il reçoit à Lyon est prometteur, « même si rien n'est gagné ».« C'est un spectacle extraordinaire, a lancé Michel Boujenah, portant dans ses bras son fils à moitié endormi.Ça va cartonner.Ce n'est pas vrai que les Français résistent à ce genre de cirque.» Après Lyon et un détour par Milan en avril, le Cirque du Soleil ira se produire à Marseille puis plus tard dans l'année à Lille, capitale culturelle de l'Europe en 2004.Son grand objectif demeure Paris, où la troupe devrait se produire au printemps ou à l'automne 2005.Pour l'instant, l'entreprise cherche toujours un terrain vaste et bien situé pour y planter son immense chapiteau.Jusqu'ici, les discussions n'ont rien donné, mais « ce qui se passe en ce moment va grandement faciliter les choses pour Paris », selon Daniel Lamarre.3208179A L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2004 mentionnés ci-après.Période de location : 48 mois.Première mensualité exigible.Pour chaque véhicule sont identifiés : a) le paiement mensuel b) le montant initial requis ou échange équivalent c) le montant total au terme de la location et s'il y a lieu, d) la nécessité d'un dépôt de sécurité.Berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1514PX) et coupé Civic DX 5 vitesses (modèle EM2114P): a) 178 $ b) 2392 $ c) 10 936$.Berline Accord DX 5 vitesses 2004 (modèle CM5514PL) a) 278 $ b) 3 950 $ c) 17 294 $.Programme 0 $ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Les offres de financement sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur l'acceptation du crédit.Taux de 3,8% pour le financement à l'achat ou à la location d'une berline Civic DX 5 vitesses 2004 (modèle ES1514PX) ou d'un coupé Civic 5 vitesses 2004 (modèle EM2114P) en inventaire pour un terme allant jusqu'à 60 mois à l'achat et 48 mois à la location.D'autres termes de financement sont offerts.Taux de 5,8% pour le financement à la location d'une berline Accord DX 5 vitesses 2004 (modèle CM5514PL) en inventaire pour un terme allant jusqu'à 48 mois.D'autres termes de financement sont offerts.Un versement initial plus les taxes applicables pourraient être exigées.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Berline ou coupé Civic DX 5 vitesses 2004 178 $ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement Taux de financement en location ou à l'achat 3,8 % Berline Civic DX 2004 Illustrée Berline Accord DX 2004 Illustrée par mois/pour 48 mois 0 $ dépôt de sécurité 0 $ dépôt de sécurité Berline Accord DX 5 vitesses 2004 278 $ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement Taux de financement en location 5,8 % par mois/pour 48 mois Meilleure berline de sa catégorie - Guide de l'auto 2004 Voiture la plus vendue au Québec en 2003 - AIAMC 3211696A ."]
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