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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-04-04, Collections de BAnQ.

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[" Marquer des points Voyage littéraire dans la campagne Six jours après le coup d'envoi de la française tournée, donné lundi à Carleton, tout le monde a les traits tirés.Trop de route, trop de bars et trop de siestes raboutées dans l'espoir d'égaler une nuit de sommeil.L'un s'ennuie de sa blonde, l'autre de son fiston.Le temps est venu de boucler la boucle et de rentrer à la maison.DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE dlaferri@lapresse.ca J'aime bien la banlieue lyonnaise avec ses petites villes communistes (Grigny, Vénissieux, Givors), et aussi la librairie Lucioles de Vienne.J'ai déjà passé quatre mois à Grigny comme « écrivain en résidence ».J'occupais le dernier étage d'un ancien manoir converti en complexe culturel.Le jour, c'était une vraie ruche.Des peintres, des poètes, des musiciens se croisaient dans l'étroit escalier.Juste au-dessous de mon appartement se trouvait cette active petite maison d'édition Paroles d'aube qui venait de connaître un joli succès avec un livre d'entretiens avec Christian Bobin.Je pris vite l'habitude de descendre prendre un verre avec les éditeurs.Un soir de beuverie, on décida de faire un livre ensemble.Le lendemain, l'éditeur appela Bernard Magnier, un journaliste littéraire installé à Paris, qui arriva la semaine suivante au manoir.On passa neuf jours enfermés à boire du café et du rhum tout en écoutant de vieilles méringues haïtiennes.C'est ainsi qu'on remonta le fil sinueux de ma mémoire.Magnier rentra finalement à Paris avec l'enregistrement (une douzaine de cassettes) de nos conversations délirantes.Ce fut mon livre (J'écris comme je vis) le plus facile à faire.Je vivais dans une chambre bien ensoleillée mais très sobrement meublée (un lit, une table de travail, une cuisinière et une petite bibliothèque presque vide) où je passais une grande partie de mon temps à lire et à rêver.J'avais toujours sur moi un petit carnet où je griffonnais mes impressions : le parc un peu flou sous la pluie, les bribes d'une conversation dont je ne parvenais pas à saisir tout à fait le sens, les cris aigus des enfants effrayés par les canards du petit lac.Un matin, je reçus l'appel de ce libraire de Vienne qui m'invita à un de ses vendredis littéraires.Il voulait que je prépare un repas haïtien.Il s'occupera du vin.On installa quelques tables dehors, en face du vieux temple romain dédié au couple impérial : Auguste et Livie.Venant d'une Amérique presque sans mémoire puisqu'on a choisi d'ignorer l'époque indienne, je fus touché par ce passé qui continuait paisiblement son chemin dans le présent.De temps en temps, je poussais une pointe jusqu'à Lyon.>Voir LAFERRIÈRE en page 2 ALEXANDRE VIGNEAULT SAINTE-ANNE-DES-MONTS \u2014 La nuit passée à Rimouski a été la plus rock'n'roll de la tournée.Après un concert électrique, une folle envie de sortir a pris tout le monde.Comme si l'horloge biologique de chacun indiquait que c'était vendredi et qu'il allait y avoir de l'action en ville.Les plus « raisonnables » doivent avoir dormi un gros quatre heures.À voir les uns et les autres traîner la patte hier après-midi, il semble évident que personne ne survivrait à une autre semaine de ce régime déséquilibré.« On n'aurait pas fait la même chose si on était partis pour un mois, estime Yann Perreau.Là, on est excités en ostie.C'est la première fois qu'on part aussi longtemps.Personne ne veut aller se coucher après le show.» Et pourtant, le même petit miracle se répète chaque jour.Le matin, tout le monde a l'oeil vide, les épaules basses et le visage chiffonné.L'air presque décérébré, parfois.Le réveil n'a lieu qu'au moment de la balance de son.Juste avant le début du concert, une mystérieuse énergie fouette tout le monde.L'adrénaline est un moteur fichtrement puissant.Soir après soir, Yann marque des points.Il ne reçoit pas un accueil platement poli ou gentiment chaleureux, mais carrément enthousiaste.Ses blagues font mouche.Ses chansons captivent l'auditoire.Spontané, il parvient même à faire crouler de rire ses collaborateurs, qui connaissent pourtant par coeur la plupart de ses histoires.Aucun public ne reste les fesses vissées sur son fauteuil lorsqu'il lui commande de se lever et de danser avec lui sur Fille d'automne, propulsée par un groove quasi hypnotique.Une journaliste de Sept-Îles m'a assuré que, aux cours des trois dernières années, un seul autre artiste est parvenu à faire bouger les gens de la sorte : Daniel Boucher.Son de cloche semblable à Baie-Comeau, où, de l'avis de la directrice de la salle, l'assistance en demande beaucoup pour se mettre debout.Qu'en est-il de sa performance à la billetterie?D'excellente à satisfaisante, selon les endroits, au dire des diffuseurs.Carleton, Sept-Îles et Baie-Comeau se montrent plus que satisfaits.Seule la performance de Rimouski, où Yann a joué devant environ 150 personnes, s'avère décevante.Une ville de cette envergure aurait dû générer une assistance plus imposante.Le chanteur avait de la compétition.En plus des autres activités culturelles programmées le même soir, il luttait contre les plus grandes vedettes locales: Sidney Crosby et l'Océanic.Rimouski avait la fièvre du hockey junior, vendredi, car c'était le premier match des séries quart de finale.« On n'avait pas prévu ça, on ne pouvait pas savoir », dit l'un des organisateurs du concert.Yann, lui, est content.Content d'avoir attiré tout ce monde et d'avoir planté des drapeaux dans cette partie du Québec.Comme plusieurs diffuseurs installés en région, il croit que le bouche à oreille constitue un puissant instrument de promotion.« Desjardins m'avait prévenu, expose-t-il.Quand il a commencé, des fois il y avait juste 40 personnes dans la salle.Une couple de mois plus tard, il repassait et il y en avait 140.» Et la route ?« Il y a des choses pires que ça dans la vie, dit-il, même s'il trouve les déplacements un peu longs.Sur la route, on rit, on déconne, et quand on ne parle pas c'est un moment de médiation, je prépare mon show.» Bref, il serait prêt à revenir n'importe quand.« Achalez votre monde pour qu'on revienne », a-t-il lancé un peu partout.Au moment d'écrire ces lignes, le concert de Sainte-Annes-des-Monts n'a pas encore eu lieu.Le party de fin de tournée s'annonce terrible.Yann fêtait hier son 10e anniversaire de carrière \u2014 il a remporté Cégep rock le 3 avril 1994 avec Doc et les Chirurgiens.Demain, c'est son anniversaire à lui.Ça risque de faire mal.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Soir après soir, Yann Perreau marque des points.Il ne reçoit pas un accueil platement poli ou gentiment chaleureux, mais carrément enthousiaste.Photos :Claude Dubé /Marie-Andrée Doran École internationale d'été de Percé de l'Université Laval Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels Renseignements et inscriptions :Tél.sans frais : 1-866-656-2017 Tél.(418) 656-2017 Courriel : Perce@faaav.ulaval.ca Site Web :www.faaav.ulaval.ca CET ÉTÉ, POURQUOI ENVIER CEUX QUI SERONT À PERCÉ ?Inscrivez-vous à l'École internationale d'été de Percé de l'Université Laval 10 mai au 19 juin Atelier d'architecture et d'aménagement Benoît Boucher, Laurent Goulard, Pierre Larochelle Niv.bac en arch.(60 cr.acquis) et maîtriseen aménagement 5 au 10 juillet Atelier : espacemural / observation du territoire René Derouin Ouvert au public adulte 12 au 17 juillet Carnet de voyage Gilles Matte Ouvert au public adulte 19 au 31 juillet Atelier/séminaire sur la notion de tradition en art contemporain Alexandre David Niveau maîtrise 2 au 8 août Classe demaître en design graphique Ruedi Baur Niv.bac en com.graph (75 cr.acquis) et maîtrise 9 au 14 août Aquarelle de voyage Michael Kluckner Ouvert au public adulte 16 au 28 août Classedemaître :Du Beau, de Platon à nos jours Jean-Marc Narbonne Niv.bac (60 cr.acquis) et maîtriseenphilosophie ou en arts visuels 3212673A Suivez Yann Perreau en photos exclusivement sur Cyberpresse à l'adresse www.cyberpresse.ca/yann SÉRIE SUR LA ROUTE AVEC YANN PERREAU DE NOUVELLES VOIX PAGE 5 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Jouer devant la caméra JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Ce n'est pas d'aujourd'hui que performance et photographie s'entremêlent, mais leur union semble être pas mal dans l'air du temps.Non seulement la galerie Roger Bellemare, avec l'expo de groupe Ils, et le centre Clark, avec Carl Bouchard et Martin Dufrasne, leur font actuellement la part belle, voici que Dazibao tient ce printemps un projet d'envergure internationale autour de la question, réunissant 20 artistes et comprenant deux expos et un après-midi de performances.Le « centre de photographies actuelles » de la rue Berri a cherché à montrer que les liens entre les deux disciplines sont d'actualité.Pour Michèle Thériault, cocommissaire de l'événement, ça s'explique par le regain d'intérêt que la performance suscite auprès des jeunes artistes.« On voit beaucoup de performances dans les projets de fin de trimestre, dit celle qui enseigne à l'Université Concordia.À Dazibao, on s'est intéressé à la photo qui ne documente pas la performance, mais qui existe à travers elle.La performance utilise de plus en plus le processus photographique.» Première partie, en cours depuis le début de mars, l'expo Point, de nature historique, propose à travers six signatures (du New-Yorkais Vito Acconci à l'Autrichien Arnulf Rainer, déjà réunis dans l'expo Ils) de donner « les balises de cette exploration du rapport entre l'acte performatif et la photographie ».Ce retour aux années 70 n'a pas la prétention de montrer les origines de ce type d'art, nuance Michelle Thériault.« Depuis toujours, quand il y a photo, il y a performance, rappelle-t-elle.À l'origine, les gens devaient s'asseoir pendant longtemps pour y apparaître.C'était une sorte de performance.Ce sont deux des vidéos et une photo d'Acconci, figure sans doute incontestable de ces pratiques, qui ouvrent le bal.Le timbre agressif, cru et cruel donnent le ton.Ici, pas de demi-mesures, l'artiste s'investit totalement et force le spectateur à en faire autant, ou presque.Les oeuvres de Paul Wong et de Max Dean sont dans ce même esprit, où la caméra permet à des yeux étrangers de voir leurs actions.Mais c'est dans la seconde expo (Shoot) que l'action privée, n'existant que par la photo, prendra vraiment de l'ampleur, selon Michèle Thériault.Ce volet, ainsi que les performances du 17 avril, ont en plus la particularité de réunir des jeunes artistes (dont le duo Bouchard / Dufrasne).Du voyeurisme au spectacle, en passant par la mise à l'épreuve de notre capacité à regarder, les thèmes moteurs de Point touchent diverses cordes sensibles.Davantage axés dans la critique médiatique, les travaux de Suzy Lake et General Idea ne sont pas moins ludiques et fascinants.Co- Ed Magazine, de la première, et Manipulating the Self, du collectif, ont comme point commun celui de se jouer des clichés en travestissant les visages.Et restent passablement actuels.PERFORMANCE ET PHOTOGRAPHIE : POINT, galerie Dazibao, 4001, rue Berri, jusqu'au 10 avril.Ouvert du mardi au samedi.Info : 514 845-0063.Il est trop trop tard maintenant, de Carl Bouchard et Martin Dufrasne.PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Vous êtes encore traumatisé par la version pur sang de la Passion du Christ selon Mel Gibson ?Pour la dernière fois ce soir à la Place des Arts, voici l'antidote à ce film controversé, l'opéra rock Jesus Christ Superstar, ressuscité sur Broadway en 2000 et actuellement en tournée au Canada et aux États-Unis.Rires garantis En plein carême à part ça : jeudi soir dernier avait lieu la première des cinq représentations du musical conçu par le fameux compositeur Andrew Lloyd Webber et le parolier Tim Rice, lequel s'est basé sur l'évangile selon saint Mathieu pour transposer sous les projecteurs un pan de la vie du Christ.Voilà une oeuvre qui a mal vieilli et qui mérite pleinement le qualificatif « psychotronique ».À moins que ne ce soit dû qu'à notre profil sociologique, moins porté sur la chose religieuse que celui de nos voisins du Sud, où on apprécie encore la vision revampée, modernisée, du Superstar.Mais en dépit des efforts pour actualiser l'aspect du musical et du très beau travail de Webber sur le plan des mélodies, rien à faire, ça demeure d'un kitsch.miraculeux.Rappelons les faits.Après s'être attaqué à une première histoire religieuse (Joseph & The Amazing Technicolor Dreamcoat, montée en 1968), le tandem Webber-Rice, à défaut d'avoir les appuis nécessaires pour monter un spectacle (les producteurs étaient apparemment sceptiques quant à son sujet.), lance l'album-concept Jesus-Christ Superstar.Et le concept était celui-ci : raconter la dernière semaine de la vie du Christ vue par Judas \u2014 personnage principal avec Jésus, interprété originalement sur disque par Murray Head \u2014, lequel déplorait la « starification» du maître par sa horde de fidèles.La première du musical a eu lieu sur Broadway en octobre 1971, malgré la vive opposition de groupes religieux \u2014 JCS a même été banni en Afrique du Sud ! Deux ans plus tard, une version cinématographique absolument hilarante (Judas poursuivi dans un désert par des F18 !) de l'oeuvre fut présentée au peuple.La performance de jeudi dernier était inégale.D'abord au plan des voix : la doublure de Judas était franchement décevante, tout comme Marie-Madeleine (Natalie Toro), qui parvient à éradiquer toute nuance dans ses interprétations surfaites des plus belles chansons de l'oeuvre, Everything's Allright et surtout I Don't Know How to Love Him.Très dommage.Eric Kunze (Jésus), Stephen Breithaupt (Ponce Pilate) et Todd Fournier (Simon) étaient de très bons interprètes et comédiens.Sans oublier Barry Dennen (Hérode), dont le seul numéro, King Herod's Song, s'est révélé le meilleur du spectacle : un pissant clin d'oeil à Moulin Rouge! Certaines autres scènes étaient aussi bien imaginées, comme celle de la colère de Jésus au temple, qui prend l'allure d'un parquet de bourse.Les décors étaient assez satisfaisants, contrairement aux costumes, qui reflètent tout le désir de moderniser l'oeuvre.Les disciples avaient l'air sortis d'une pub de Gap ! Quant au rythme du spectacle, il était sûrement trop rapide.À moins de bien connaître l'histoire, l'enchaînement des numéros se faisait généralement de manière assez brusque, comme si ce spectacle ne devait absolument pas durer plus de 90 minutes.De retour à la Place des Arts pour la première fois en 10 ans si ma mémoire ne me trompe pas (la dernière fois, Dennis De Young, ancien chanteur de Styx, jouait Ponce Pilate), Jesus-Christ Superstar possède encore ce pouvoir sidérant qui culmine dans la scène finale.N'est-ce donc pas un peu tordu d'assister à la crucifixion du Christ après l'avoir vu danser et chanter dans un pompeux show de boucane et de lumières?Oh, rien de choquant.Seulement audacieusement absurde.La Passion d'un Christ en paillettes Voyage littéraire dans la campagne française LAFERRIÈRE suite de la page 1 Une échappée Me voici à Lyon depuis quelques jours dans le cadre de cette semaine de la francophonie.Cette constante agitation.C'est qu'on essaie d'attirer un très large éventail de gens (du théâtre, des tables rondes, de la musique berbère, des danses folkloriques, du rap, un hommage à un écrivain africain, des jeux pour les enfants).On passe un temps fou à s'émerveiller du fait qu'on parle français.On se propose de défendre cette langue (par qui est-elle attaquée ?L'anglais, mon vieux.J'ai plutôt rencontré en France de jeunes Américains peinant à apprendre le français).On parle de sa mort alors (oh, Valéry nous avait bien avertis que les civilisations étaient mortelles, voire les langues).En fait, on demande à des gens dont les langues maternelles sont véritablement en danger de venir pleurer le sort d'une des 10 plus importantes langues de la planète.On s'enthousiasme que des valeurs démocratiques irriguent la culture francophone (comme si le fait de parler telle langue pouvait nous rendre plus juste envers l'autre !).On fait venir des gens de tout l'empire (des Algériens, des Haïtiens, des Malgaches, des Marocains, des Tunisiens, des Libanais) pour chanter les louanges du fait français, tout en passant sous silence les raisons plus pratiques de tels rassemblements (l'argent est bien le nerf de la guerre).J'ai emprunté la vieille Peugeot d'un ami pour filer dans le Luberon.Je n'ai pas l'habitude de faire du tourisme.Je ne vois pas l'intérêt de m'extasier devant des châteaux ou de photographier des saints accrochés sur les colonnades d'anciennes cathédrales.Sans être pieux, je suis toujours choqué de voir une église se transformer en site touristique.Tous ces chuchotements qui finissent par faire un véritable brouhaha.L'église est bondée de gens pour seulement cinq à six personnes en train de prier.Ils sont souvent protégés par un cordon qui empêche les touristes de pénétrer dans le périmètre sacré.On dirait un rituel d'une autre époque.L'impression que ces gens sont morts depuis longtemps, et qu'ils font partie du décor aussi.Plus le remue-ménage des touristes s'intensifie, plus ils se concentrent dans leur prière.Chaque fois que je croise un groupe de touristes japonais mitraillant tout sur leur passage, je me demande ce qu'ils font, rentrés chez eux, de cette cargaison de rouleaux de pellicules.La campagne heureuse Lyon m'étouffe avec sa cuisine trop huileuse, son caractère renfermé et sa sourde rivalité avec Marseille pour être la deuxième ville de France.Julien Gracq préfère ne pas la voir.« Lyon : un sommeil entre deux gares », note-t-il sèchement.Mais je repère au moins deux Lyon.Cette ville bourgeoise qui ferme aisément ses portes au nez de tout changement, et puis sur la montagne d'où est partie autrefois la révolte des ouvriers du textile, s'est réfugiée une population plus jeune, plus dynamique, plus vivante, qui tente, à tout instant, de dynamiter le vieux monde.Partir tout de suite.D'abord l'autoroute, toujours une épreuve pour moi.Je coupe à l'intérieur des terres.Toujours le même émerveillement devant toutes ces nuances de vert.Au loin, les vaches somnolentes et des oiseaux picorant sur leur dos.Cette route étroite et cahoteuse entre les platanes me pousse à une certaine rêverie.Me voilà brusquement loin de toute cette agitation urbaine.Ce paysage m'apaise immédiatement.Je ne suis pas du tout un maniaque du vert, mais la campagne française a le don de m'apaiser.Tout cela inquiète Céline qui y sent une menace diffuse.Pour lui, il sera impossible d'éviter l'invasion chinoise quand la Chine atteindra le nombre vertigineux de deux milliards d'habitants.Pourquoi la France ?Tout simplement parce que l'Afrique est trop chaude, et la Russie trop froide.Et bien sûr que les Français seront incapables de stopper cette invasion de Chinois attirés par cette magnifique campagne où tout semble pousser si aisément.Quand on arrive dans le Luberon, on ne peut qu'adhérer au délire célinien.Le refuge de Char Déjà l'Isle-sur-Sorgue, le pays de René Char.Carrure massive, visage lourd et puissant.Un homme habitué au silence.Il n'écrit pas, il laboure.Cela faisait longtemps que la France n'avait pas donné un vrai poète paysan : « Ma toute terre, comme un oiseau changé en fruit dans un arbre éternel, je suis à toi ».Je cherche un restaurant.Mes pas me conduisent spontanément vers la sinueuse et souriante rivière, la même qui avait ensorcelé autrefois le jeune Char : « J'avais 10 ans.La Sorgue m'enchâssait.Le soleil chantait les heures sur le sage cadran des eaux.» Un vent léger.Dans ce genre de petite ville, tous les chemins mènent d'abord vers l'église, ensuite vers la librairie.La coquette libraire m'émeut à cause de ses grands yeux un peu tristes.Comme j'ai faim, elle m'indique le petit restaurant italien, Bella Vita, où elle mange régulièrement.J'y cours.Je prends le plat du jour.Le service est rapide, et le propriétaire, chaleureux.J'invente tout de suite une histoire amoureuse entre lui et la libraire pour conclure que c'est à cause de lui qu'elle a les yeux si tristes.Comme je m'étonne de manger seul à l'étage, le propriétaire sourit.C'est l'accalmie avant la déferlante.La saison commencera timidement vers la mi-avril par une grande brocante pour exploser en juillet.Ce sera la foule hurlante et en sueur dont les poches débordent de ces espèces sonnantes et trébuchantes qui aideront ces pimpantes villes du Luberon à vivre durant les mois de vache maigre.La vache de février est plutôt anorexique.Les hôteliers assistaient dernièrement avec une anxiété grandissante au bras de fer entre l'Élysée et la Maison-Blanche.Le tourisme tient la région par la gorge.Cette nature champêtre que le poète chante à tuetête n'existe plus que comme décor pour attirer le visiteur.La paysannerie est encore là, mais sans le paysan.Et la Sorgue a été bien domestiquée.Mais avant de se retirer, le poète des folles herbes, des jeunes arbres et des fortes fièvres trouve la force de cracher son mépris: « L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant.Cycle bas.» Chez Pétrarque Comme je suis dans la région, je passe saluer Pétrarque, pas trop loin, à Fontaine-sur-Vaucluse.Né en 1304, il fête cette année son septième siècle.Lui aussi règne sur un paysage grandiose.Les gens chargés de la restauration de ce domaine l'ont fait avec minutie, intelligence et sensibilité.Je suis monté à la source en frôlant les petites boutiques de souvenirs le long du chemin.L'eau verte circulant à travers les pierres.Le vent courbant les rares arbres au sommet de ces montagnes de pierres qui entourent la source.De jeunes étudiants de Vérone (Verona écrit sur les flancs des autobus) avaient fait le pèlerinage.Les Roméo et Juliette, en équilibre instable sur de grosses roches, s'embrassaient furieusement.Mais pour une fois, l'hommage n'est pas à Shakespeare mais plutôt à Pétrarque qui a chanté sa Laure (il me semble qu'elle était bien jeune pour ce vieux poète toscan) dans ses « Canzoniere ».Pas moyen de relire Pétrarque qui dort quelque part dans un entrepôt, car près de deux ans plus tard je n'ai pas encore ouvert mes boîtes que j'ai ramenées de Miami.N'ajoutez rien, je sais que je suis un cas.Donc, je ne citerai pas Pétrarque.La vraie raison c'est que je ne suis pas fou de cette poésie raffinée.Ce n'est pas mon jour.Je trouve Char trop lourd, et Pétrarque trop en dentelles.Revenons à cette Laure de Noves parce qu'elle venait de la ville de Noves, mais en réalité c'est une Sade, Laure de Sade.Cela tombe bien puisque j'ai l'intention de continuer ma route jusqu'au château du divin marquis.La sieste et les chiens En quittant Pétrarque et sa jouvencelle, j'ai l'idée de passer à son petit musée tout au fond d'un petit jardin.C'est fermé.Je ne m'habituerai jamais aux horaires.Je me retrouve toujours devant des portes closes.Et j'aime ça.D'abord, cela m'empêche de subir le pensum d'une visite de musée.Il faudrait qu'ils trouvent un autre moyen de montrer les vieux trucs des artistes morts, car le musée me fait trop penser à une tombe.Ah pourquoi pas une vraie tombe ?Je suis sûr que si on faisait les expositions directement au cimetière, les jeunes, plutôt amateurs de sensations fortes, iraient volontiers.L'autre chose que je voulais dire c'est que j'adore les portes closes en France.Une société qui reconnaît le repos, la sieste, est une société.L'Amérique périra parce qu'elle a inventé l'enfer sur terre : le travail continu.J'adore lire sur les portes des restaurants, souvent écrit hâtivement sur un morceau de carton: absent durant tout le mois de juillet ou d'août.Dans les petites villes, il arrive qu'on précise même pour la clientèle : nous passons nos vacances au Maroc ou en Bretagne.Donc, je n'ai pas pu entrer dans ce modeste musée dédié au premier des grands humanistes de la Renaissance.J'étais seul un moment dans ce jardin fraîchement arrangé pour fêter le 700e anniversaire du poète dont l'utilité est aujourd'hui de faire faire un fric fou aux marchands de la région.Un grand poète dans un paysage grandiose et la caisse enregistreuse s'emballe.J'ai vu venir vers moi, tout essoufflés, deux jeunes chiens.Ils semblaient encore heureux d'avoir un tel espace à eux tout seuls, et surtout paniqués de ne pas trouver la sortie.Cela m'a pris une bonne demi-heure pour leur faire comprendre que je suis celui qui les fera sortir du jardin éternel.Un étroit passage qui débouche sur la rue.Une voiture arrive en trombe.Éblouis par le soleil, les jeunes chiens ont failli se faire écraser.Les flammes du château Il faut grimper une petite pente raide pour arriver au château de Donatien Alphonse François, comte de Sade, dit le marquis de Sade.Arrivé au sommet, un paysage à vous donner le goût de l'infini s'étale, tout en bas, au pied du château.Bien installé, le marquis.Bel endroit aussi pour travailler sérieusement.Dès qu'on dit Sade, tout de suite ce ton goguenard emprunté surtout par ceux qui ne l'ont pas jamais lu, alors qu'on est en présence d'un des esprits les plus subversifs de tous les temps.Ceux qui aimeraient goûter au feu de ses audaces intellectuelles, sans pourtant participer aux leçons pratiques dans le boudoir, peuvent bien commencer par ce bref pamphlet Français, encore un effort (éditions Mille et une nuits, 1995).Ils découvriront assez vite un esprit élégant, un styliste de premier ordre et ce redoutable bretteur qui fait fuir les pâles penseurs.Une rapide visite du château.Les travaux de restauration vont bon train.À mon retour, la voiture n'était plus là.Volée en plein jour.Une vieille Peugeot de 1997.Aucune valise en vue qui aurait pu attirer des voleurs.Mon ordinateur bien caché dans la malle arrière a été emporté avec à l'intérieur la disquette où j'avais stocké toutes mes notes depuis le début de cette chronique commencée il y a près d'un an et demi.Tous ceux à qui j'ai parlé de cette mésaventure se sont exclamés joyeusement que c'était bien fait pour moi.Comme si les flammes de l'enfer entouraient le château et que c'était le prix à payer pour avoir serré la main du diable.Pourtant on annonce, à Lacoste, un concert de Mozart.Le divin enfant, lui, n'a pas peur du divin marquis. ARTS ET SPECTACLES 13 ANS + VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES À L'AFFICHE! version française de «SECRET WINDOW» «DEUX FOIS BRAVO!» EBERT & ROEPER FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / LES CINÉMAS GUZZO PARADIS / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! VERSION FRANÇAISE «DRÔLE.PUISSANT.CE FILM EST GÉNIAL!» Dan Shadwell, KFMB-TV/CBS (San Diego) EST.«\u2039HELLBOY\u203a EST QUELQUE-CHOSE AVEC DU COEUR ET DE L'ÉMOTION qui réussit à faire partie de la catégorie du film d'été sans sacrifier dans l'histoire et la qualité.» Nick Nunziata, CNN HEADLINE NEWS «.UN DIVERTISSEMENT FORMIDABLE ET CAPTIVANT.Ne manquez pas une seconde de ce film incroyablement audacieux.\u2039Hellboy\u203a est sensass!» Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINES «.UN FILM DE BANDE DESSINÉE ÉLÉGANT ET AMUSANT.C'est époustouflant.» Leah Rozen, PEOPLE MAGAZINE «DIABLEMENT DRÔLE ET REMPLI D'ACTION \u2039Hellboy\u203a nous offre un tourbillon de divertissement!» Tony Toscano, TALKING PICTURES version française 13 ANS + / SON DIGITAL 3218258A PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Le groupe Nouzôte a raflé la cagnotte du premier Challenge Live Molson Dry CKOI CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Nouzôte a failli ne jamais participer au premier Challenge Live Molson Dry CKOI qui s'achevait vendredi soir.C'est que la formation de Sainte-Agathe-des- Monts n'est pas très entichée des concours et de la compétition.Plutôt habituée à faire sa petite affaire dans son coin, disons.Mais pour une fois, les quatre gars ont fait entorse à leurs principes, et ça les a payés comme jamais.Confrontés aux talentueux Chimères, Nouzôte a redoublé d'efforts pour rafler une imposante cagnotte de quelques dizaines de milliers de dollars tout en charmant les tympans de plusieurs.La soirée de vendredi au Métropolis avait débuté sur une note assez joyeuse.En lever de rideau, Stefie Shock et, surprise ! Plastic Bertrand ont invité les deux formations finalistes à venir se débarrasser de leur stress dans l'exécution orgiaque de Ça plane pour moi, un vieux tube amusant de messire Plastic lui-même.Puis, dans une finale au caractère assez relevé, les deux groupes émergents ont sorti leurs meilleurs trucs afin de séduire un jury dirigé par Laurent Saulnier, programmateur en chef des Francofolies.D'un côté, les Chimères, avec des pièces complexes teintées de mélancolie et d'onirisme, et de l'autre, Nouzôte, formation festive et hop la vie qui connaît bien la scène et ses ficelles.Il y a quelques semaines, à la demi-finale, les Chimères avaient éprouvé quelques difficultés d'exécution.Heureusement, pour l'étape ultime au Métropolis, ils ont apporté les ajustements nécessaires à leur numéro en corrigeant un problème de synchronisme.Véritable véhicule d'émotions, la voix du chanteur Ariel Coulombe a survolé ce court numéro avec agilité.La qualité d'écriture, la complexité des mélodies, l'esprit libre des chansons des Chimères ont eu l'heur d'ensorceler la foule.Deuxièmes à monter sur scène, les Nouzôte ont tout de suite renversé l'énergie ambiante en fonçant droit devant avec leurs pièces sautillantes, bourrées de soleil et appelant à la fiesta.On l'a déjà dit, Nouzôte dégage un fort dynamisme sur scène.Leur son est fortement influencé par la musique des Colocs et peut-être aussi celle de Grimskunk.De vrais « trippeux » en scène, les quatre gars n'avaient peut-être pas la subtilité des Chimères, mais leur énergie communicative a irradié la salle illico.En les voyant sortir très fort avec Manaña on se demandait s'ils allaient pouvoir garder un tel rythme pour la durée de leur numéro.Mais la conclusion sur Tenté, leur meilleur morceau, a bien prouvé que les quatre gars avaient rempli leur mission : mettre une ambiance de fête dans un Métropolis assez bien rempli.L'annonce du gagnant allait survenir après un sympathique mini-show de Stefie Shock, porte-parole de l'événement.Sans surprise, la foule scandant leur nom bruyamment, les Nouzôte sont devenus les premier lauréats du concours amateur.Cent soixante heures de travail en studio, la production de 4000 CD, une tournée, des instruments, des bourses de toutes sortes, le pactole s'est abattu sur les gagnants.Quelques minutes après l'annonce, le chanteur Félix Leroux, l'air un peu hagard, a affirmé que, au-delà de l'avalanche de prix matériels, le Challenge Live avait généré chez lui et ses amis un sentiment de reconnaissance fort précieux.« Nous, ce qu'on voulait c'était d'être respectés dans le milieu de la musique.Ça fait cinq ans qu'on vit de notre art, a soutenu le chanteur, mais on a rarement joué nos propres tounes en spectacle.Avec ce concours là, on a eu la chance de montrer qui on est vraiment, et on a gagné.J'y crois pas encore ! » C'est Nouzôte les gagnants! « UNE AVENTURE PALPITANTE« »À VOUS COUPER LE SOUFFLE! » Clay Smith, ACCESS HOLLYWOOD Distributé par BUENA VISTA PICTURES hidalgo.movies.com DISTRIBUTION ©TOUCHSTONE PICTURES Version française VOYEZ-LE MAINTENANT! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISAGÉNÉRAL CINÉMA PINE STE.ADELE / MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14/ FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10/ MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 / MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON/ MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18/ FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL / CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT/ CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE/ LE CARREFOUR 10 JOLIETTE/ FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL / CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON JACQUES-CARTIER 14/ ST.BRUNO/ MEGA-PLEXMDGUZZO TERREBONNE 14/ MEGA-PLEXMDGUZZO GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE/ MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISAGÉNÉRAL THX PRÉSENTÉ EN SON « TOM HANKS EST PLUS RIGOLO QUE JAMAIS! » Lou Lumenick, NEW YORK POST « Merveilleux! » A.O.Scott, THE NEW YORK TIMES « À rire aux éclats! » Leonard Maltin, HOT TICKET Version française de The Ladykillers « UN DIVERTISSEMENT À LA DISNEY À 110%! » Lindsay Brien, NBC-TV « FANTASTIQUE! » « Un film amusant pour toute la famille! » Leonard Maltin, Hot Ticket « \u2018La Ferme de la Prairie' est un film où règne la joie.» Gene Shalit, Today Mettant en vedette de la nouvelle musique d'Alan Menken, le compositeur d'\u2018Aladdin' et de \u2018La Belle et la Bête', et gagnant d'un Oscar MD.Incluant des interprétations des artistes suivants: k.d.lang, Bonnie Raitt, Tim Mc Graw, The Beu Sisters ( V e rsion fr a n çaisede H ome O n T he Range ) Bande sonore originale disponible chez MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14/ FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND / FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE / MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 / MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON/ MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18/ FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL / CINEPLEX ODEON CAVENDISH/ FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT/ MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY/ SHERBROOKE/ CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CAPITOL ST.JEAN/ GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE/ CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR / CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL / CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE / CINEPLEX ODEON ST.BRUNO/ FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14/ ANGRIGNON/ MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO TASCHEREAU 18/ LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14/ STE.THERESE 8/ MEGA-PLEXMDGUZZO GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE/ MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! GVISAGÉNÉRAL PRÉSENTÉ EN SON THX CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS 3218319A MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14/ MD MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18/ CINÉMA PINE MD STE.ADELE LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10/ MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 / CINEPLEX ODEON MD CAVENDISH CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON/ FAMOUS PLAYERS COLISÉEKIRKLAND / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT/ GALAXY@VICTORIAVILLE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE/ FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CARREFOUR DU NORD ST.JEROME GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CINÉMA 9 ROCK FOREST CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN TERREBONNE 14/ CARNAVALCHATEAUGUAY CINÉMA ST.LAURENT MEGA-PLEXMDGUZZO SOREL-TRACY LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8/ CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINÉ-ENTREPRISE JACQUES-CARTIER 14/ TRIOMPHE LACHENAIE MEGA-PLEXMDGUZZO MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE/ CINEPLEX ODEON LASALLE CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL / 13 VIOLENCE ANS+ À L'AFFICHE! THX CONSULTEZ LES GUIDES PRÉSENTÉ EN SON HORAIRES DES CINÉMAS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE Inspiré d'une histoire vraie « UN FILM PLEIN DE REBONDISSMENTS DU DÉBUT À LA FIN! » Shawn Edwards, FOX-TV KANSAS CITY « UN FILM D'ACTION PALPITANT, INTELLIGENT, ET PROFONDÉMENT HUMAIN.» Paul Fischer, DARK HORIZONS « UN SUCCÈS FRAPPANT : THE ROCK VOUS EN MET PLEIN LA VUE AVEC JUSTICE SAUVAGE! » Greg Russell, WB-TV DETROIT MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14/ MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18/ MEGA-PLEX GUZZO MD LACORDAIRE 16 / CINEPLEX ODEON MD CAVENDISH FAMOUS PLAYERS DORVAL 4 / FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON/ FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE / FAMOUS PLAYERS COLISÉEKIRKLAND / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT/ LAURIERVICTORIAVILLE CINÉ-ENTREPRISE MAGOG/ TRIOMPHE LACHENAIE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE/ CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD/ CINÉ-ENTREPRISE GRANBYGALERIES ST.BASILE CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE/ CARREFOUR DU NORD ST.JEROME MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE/ CINÉMA 9 ROCK FOREST CINEPLEX ODEON CARNAVALCHATEAUGUAY/ BIERMANS SHAWINIGAN TERREBONNE 14/ CINÉMA ST.LAURENT MEGA-PLEXMDGUZZO SOREL-TRACY/ LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8/ CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON JACQUES-CARTIER 14 ST.BRUNO MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE/ FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON/ FAMOUS PLAYERS PARISIEN/ FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL / VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE THX PRÉSENTÉ EN SON À L'AFFICHE! GVISAGÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS « UNE HISTOIRECOOLETBRANCHÉE DE CENDRILLONMODERNE.RAVISSANTE ET ROYALEMENT HILARANTE.» Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINES «DEL'ACTIONSOLIDECOMME''THEROCK''!» Thelma Adams, US WEEKLY Version française de The Prince & Me 3218316A À L'AFFICHE DÈS LE VENDREDI 23 AVRIL CONCOURS 2388 rue Beaubien Est, suite 101, Montréal, Qc H2G 3H2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE COURRIEL prière d'écrire lisiblement Pour Participer: Remplissez le coupon ci-joint et postez-le à l'adresse indiquée l'annonce sera publiée du 4 au 6 avril 2004 le tirage aura lieu le 14 avril à midi chez Groupe Popcorn 100 gagnants recevront une invitation pour deux personnes par la poste la valeur des prix est de 1000$ les facsimilés ne sont pas acceptés Règlements disponibles chez Groupe Popcorn aucun achat requis FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION et invitent 200 personnes à assister à la première de LE JEUDI 22 AVRIL À 19H00 AU CINÉMA CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN (350, rue Emery, angle Saint-Denis) DENZEL WASHINGTON L'HOMMEENFEU version française de «MAN ON FIRE» UN FILM DE TONY SCOTT L'HOMMEENFEU 3218955A S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans ARTS ET SPECTACLES RÉÉDITIONS Love&War JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE jlaurenc@lapresse.ca Ils se sont appelés War en pleine époque Peace & Love.Il fallait du culot.Comme il en fallait pour mélanger aussi habilement le funk, la groove latino, le jazz et le rock psychédélique.Imaginez, mettons, une version funk de Santana.Ou une version latino des Temptations.Ou un improbable croisement entre un chihuahua et une pédale wah-wah.Quoi qu'il en soit, la sauce a pris et le groupe s'est éclaté sur les ondes radio pendant la majeure partie des seventies.Pour les amateurs de rock, War est surtout la formation qui a accompagné le chanteur Eric Burdon (the Animals) le temps de deux albums au début des années 70.Mais le groupe connaîtra encore plus de succès après le départ de ce dernier, squattant indifféremment les palmarès pop et R'n'B avec des tubes comme The Cisco Kid, The World is A Ghetto ou Low Rider.Un peu out depuis le début des années 80, le combo multiracial (incluant Lee Oskar, un harmoniciste.danois !) n'a pas pour autant cessé ses activités et tourne périodiquement sur les scènes américaines.Dans la foulée de cette huitième \u2014 et ultra deluxe \u2014 compilation, War s'arrête d'ailleurs au Bourbon Street North demain soir.L'âge d'or est peut-être passé, mais les groupes de funk mythiques mettent rarement Montréal à leur agenda.Autant en profiter.FFFF THE VERY BEST OF WAR War (Rhino / Warner) Diluer l'essentiel Ils ont pratiquement inventé la power pop, ce mélange vitaminé de grosses guitares et de mélodies imparables.Pour avoir influencé un tas de groupes des années 90 (Nirvana, Redd Kross, Sloan, etc.) Cheap Trick méritait certainement une bonne compilation.Pas sûr, en revanche, que celle- ci leur rende justice.Primo, les photos sont drabes.Deuzio, le livret est chiche.Epic n'a pas la réputation d'offrir des rééditions à tout casser et celle-ci ne fait pas exception.Tertio, le choix des chansons : discutable.Croisement de Kiss et des Beatles, Cheap Trick a donné le meilleur de lui-même dans les années 70.Pourquoi nous faire avaler tous ces morceaux des années 80, qui n'intéressent pas grand monde ?Quant à la version live de Mandocello \u2014 interprétée avec l'ex-Smashing Pumpkins Billy Corgan \u2014 elle est tout simplement ronflante.Essential Cheap Trick ?Mettons qu'un CD double n'était pas nécessaire.À tout prendre, on suggère les albums originaux des années 70 (dont Heaven Tonight) tous réédités à la pièce.FFF ESSENTIAL CHEAP TRICK Cheap Trick (Epic / Sony) Van der Graaf cacophonie Pur produit de la scène prog anglaise des années 70, Van Der Graaf Generator est une des plus inclassables « entités » de l'histoire du rock.Soutenue par une instrumentation inhabituelle (piano, sax, batterie), cette formation a toujours oeuvré à la frontière du lyrisme (gracieuseté du chanteur Peter Hamill) et de l'expérimentation.Cette réédition non datée nous montre le groupe en studio, sous son jour le plus « fucké ».Hormis quelques percées mélodiques, on nage ici en pleine cacophonie.De quoi faire passer King Crimson pour de la muzak ! Pas de doute, il faut être en forme pour supporter plus de trois minutes de cette transe bruitiste qui, force est de l'admettre, n'a pas particulièrement bien vieilli.Boni pour les fans \u2014 et Dieu sait qu'il y en a au Québec \u2014, ceux qui possédent le logiciel Windows pourront aussi « visionner» ladite performance sur leur ordi.Ce qui compense pour sa durée limitée\u2014à peine 30 minutes.FFF MASTERS FROM THE VAULT Van der Graaf Generator (Classic Rock / Fusion 3) D-COMÉDIES MUSICALES 1 Cette comédie musicale largement médiatisée a commencé sa tournée en février 2004 et raconte l'histoire d'un séducteur invétéré, interprété par Jean-François Breault, rencontrant l'amour.GÉNI E S EN HERBE #1087 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A-KENYA 1 Quelle montagne, en partie sur le territoire du Kenya, mais dont le sommet se trouve en Tanzanie, est célèbre pour ses cimes enneigées?2 Quel membre de l'Académie française est connu pour son roman Le Lion présentant l'amitié d'une petite fille avec cet animal au Kenya?3 Cette ville kenyane est un des sièges officiels de l'ONU et la capitale du pays.4 Le nom de cette langue officielle du Kenya signifie \u2018 côte \u2018 en arabe.Parlée dans l'est de l'Afrique, elle a des ascendances arabe et bantou.5 Quel lac, portant le nom d'une reine d'Angleterre du 19e siècle, se trouve au sud-ouest du pays, partage ses frontières avec l'Ouganda et la Tanzanie et alimente le Nil?B-JOURNALISME 1 Quels prix décernés en journalisme aussi bien qu'en musique, littérature, dramaturgie et autres écrits, doivent leur nom à un journaliste américain d'origine hongroise mort en 1911 et ayant énoncé cette volonté dans son testament?2 Comment appelle-t-on un article de fond ou un commentaire exprimant selon le cas l'opinion d'un journaliste ou celui de la direction du journal?3 Comment appelle-t-on l'ensemble des informations écrites, photographiques, enregistrées ou filmées et recueillies par un journaliste sur le lieu même de l'événement?4 Quel journaliste de Radio-Canada avait été suspendu en 2001 suite à la publication de son Livre noir du Canada anglais?5 Quel ancien premier ministre du Québec a aussi été correspondant de guerre pour les forces armées américaines durant la Seconde Guerre mondiale et animateur de l'émission Point de mire et collaborateur à la revue Cité libre?Auteur du roman Le Lion 2 Cette comédie musicale féline signée Andrew Lloyd-Weber a connu la plus longue durée sur scène à Broadway et au Royaume- Uni.3 Filmé à Salzbourg, ce film met en scène la famille Von Trapp et leur gouvernante, interprétée par Julie Andrews, fuyant le régime nazi par les Alpes autrichiennes.4 Inspiré d'un célèbre cabaret parisien, ce film présente une danseuse nommée Satine, un jeune auteur romantique et un richissime duc dans un triangle amoureux.On y retrouve aussi le peintre et afficheur Toulouse- Lautrec.5 Richard Cocciante a été le compositeur, Luc Plamondon, l'auteur et Gilles Maheu le metteur en scène de cette comédie musicale à saveur parisienne.E-SEL 1 Quels deux éléments chimiques composent le sel ou, de son nom scientifique, le chlorure de sodium?2 Comment appelle-t-on un établissement industriel dans lequel on produit du sel en l'extrayant ou en l'évaporant des eaux saturées du sous-sol?3 Quelle étendue d'eau située en Palestine a la plus forte concentration de sel au monde, soit une salinité d'environ 30%?4 C'est le nom de l'État dans lequel se trouve la ville de Salt Lake City, hôte des Jeux Olympiques d'hiver de 2002.5 Les paludiers y travaillent, c'est un ensemble de bassins et de canaux, où le sel est produit par évaporation des eaux de mer sous l'action du soleil et du vent.F-IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Né en Allemagne en 1923, il émigre aux États-Unis en 1938.2 Étudiant de Harvard puis directeur d'études, il s'intéresse surtout aux questions d'armement nucléaire, de politique étrangère et de relations internationales.3 Secrétaire d'État américain de 1973 à 1977, il est un artisan de la Détente.4 Prix Nobel de la Paix en 1973, il a aussi publié divers ouvrages dont Diplomaty et Does America Need a Foreign Policy?Dirigeant communiste G-ÉCONOMIE 1 Comment appelle-t-on le compte statistique qui enregistre toutes les opérations financières, commerciales et monétaires intervenant entre un pays et le reste du monde?2 Quelle organisation internationale du système de Bretton Woods a pour rôle principal le maintien des parités fixes entre les monnaies des pays membres et le financement des balances de paiements en déséquilibre?3 Dans les années 70, on a attribué ce terme à l'existence conjointe d'un taux de chômage et d'inflation élevés.4 Quelle unique institution détient le mandat d'émission de la monnaie au Canada?5 On le définit comme ce qui manque pour équilibrer les recettes avec les dépenses, Paul Martin se faisait un objectif de le conserver à zéro lors de son mandat comme Ministre des Finances.H-ASSOCIATIONS Associez le ministre du gouvernement Charest à son ministère.1 Monique Gagnon-Tremblay 2 Pierre Reid 3 Jean-Marc Fournier 4 Michel Després 5 Thomas J.Mulcair A Affaires municipales, Sport et Loisir B Environnement C Éducation D Travail E Relations internationales C-ANNÉE 1949 1 C'est en 1949 que cette province insulaire rejoint la Confédération canadienne.2 Cette organisation internationale est créée en 1949 par douze nations afin d'assurer une assistance mutuelle en cas d'attaque armée contre l'un des membres.3 Suite à une guerre civile opposant nationalistes et commun i s t e s, ce di r i g e a n t communiste prend le pouvoir dans le pays que l'on appelle désormais République populaire de Chine.4 C'est en 1949 que sort ce roman de George Orwell dont le titre est composé de 4 chiffres et qui évoque un futur où l'État contrôle tous les aspects de la vie de ses citoyens.5 Cet Italien remporte les deux grandes courses cyclistes d'Europe, soit le Tour de France et celui d'Italie devançant son grand rival Gino Bartali.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES CINÉMA Québec, carrefour de l'Amérique LUC PERREAULT QUÉBEC \u2014 C'est fou comme une simple appellation peut parfois faire toute la différence.Mis sur pied il y a quatre ans, le festival Images du nouveau monde s'était donné pour mission de favoriser au moyen du cinéma un rapprochement entre les différentes parties de l'Amérique.Voilà que, pour sa cinquième année, il troque son ancien nom pour celui de Festival de cinéma des trois Amériques.Du coup, sa raison d'être et son originalité se manifestent enfin au grand jour.« Je trouve que ce changement de nom arrive tout à fait à point », me signalait hier Leopoldo Soto, un collègue du quotidien Excelsior, de Mexico, qui en est à sa seconde visite à ce festival de la Vieille Capitale.« Ça lui donne une identité et une personnalité nouvelles », me confiait-il lors d'un tour guidé de la ville organisé par le Bureau du film de Québec à l'intention des visiteurs américains et latino-américains.Nous étions une douzaine attablés confortablement au bistrot à vins Pape-Georges, non loin de la place Royale, oubliant les rigueurs d'une entre-saison qui faisait frissonner la vedette chilienne de Sexo con amor, Maria Izquierdo.Là, le verre de vin de l'amitié et un plateau de fromages ont eu tôt fait de faire oublier les désagréments du climat.Lors de cette visite, la représentante du Bureau du film, Isabelle Drouin, n'a manqué aucune occasion de signaler les coins du Vieux-Québec les plus appropriés à des tournages.Malgré la brume qui masquait hier l'horizon, la ville laissait admirer ses charmes, en particulier du haut de l'observatoire de l'édifice G.Mais pourquoi diable, se demandera toujours un journaliste de Montréal, organiser un tel événement en avril alors qu'il fait encore un froid de canard sur les plaines d'Abraham ?La réponse sort de la bouche du même journaliste mexicain : « L'an dernier, avoue Leopoldo Soto, j'ai eu droit ici à ma première tempête de neige.» Le Mexique justement a volé la vedette vendredi avec un film qui pourrait faire un tabac pas juste à cause de son titre, Nicotina.Mordant d'ironie, le film d'Hugo Rodriguez s'inscrit dans la nouvelle tendance résolument moderne influencée par le cinéma américain du type Pulp Fiction et amorcée par Amores perros et Y tu mama tambien.Ici, un troc mettant en cause la mafia russe et la pègre mexicaine échoue à cause d'un jeune hacker obsédé par sa voisine de palier, une musicienne qu'il espionne sans vergogne avec tous les gadgets électroniques mis à sa disposition.Au milieu de cette intrigue policière oscillant entre le comique et le macabre \u2014 un Russe obèse est dépecé sous nos yeux pour récupérer les diamants qu'il trimballe \u2014 plane l'obsession de la cigarette, tous les personnages étant soit fumeurs invétérés, soit frustrés de l'avoir quittée.Du Brésil, le pays invité cette année, plusieurs oeuvrent attirent l'attention.Carandiru, le film d'ouverture, réalisé par le vétéran Hector Babenco, raconte une émeute célèbre survenue dans une prison de Sao Paolo.Dans La Mangue jaune, de Claudio Assis, une micro-société gravitant autour d'un petit hôtel de Recife révèle des tempéraments peu banals : un cuisinier gai, un boucher macho, une cliente obèse qui prend son pied en respirant de la vapeur \u2014 prétexte à une scène érotique indescriptible \u2014 sans parler de la femme du boucher, une sainte nitouche qui va tout à coup se transformer en bête de sexe.Encore du Brésil, Les Conteurs du val de Javé jouent sur le pittoresque d'un groupe de villageois qui, à l'invitation du fou du village, poète à ses heures, viennent raconter les exploits de leurs ancêtres, une façon, espèrentils, d'éviter que le village soit noyé par la construction d'un barrage.Derrière moi, deux spectatrices comprenant sans doute le portugais n'ont pas cessé de s'esclaffer.Révélé il y a quelques années avec Ruth, François Delisle lançait vendredi soir en première mondiale son second long métrage, Le Bonheur c'est une chanson triste.Anne- Marie Cadieux y est exceptionnelle dans le rôle d'une publicitaire qui a dit adieu à sa carrière et qui erre dans les rues de Montréal en posant aux gens qu'elle croise toujours la même question : « C'est quoi, pour vous, le bonheur ?» Tourné en caméra numérique au coût de 411 000 $, le film surprend par son intensité et l'à-propos de sa quête, laquelle ne laissera sans doute pas insensibles les 30-40 ans qui seront tentés de s'identifier au personnage d'Anne-Marie Cadieux.Bien accueilli à Québec, le réalisateur a raconté qu'il avait d'abord mené sa propre enquête sur le terrain avec une petite caméra avant d'écrire son scénario, lequel fait appel à plusieurs acteurs et actrices connus, dont Marie Brassard, Frédérick de Grandpré et Micheline Lanctôt.Quant à Anne-Marie Cadieux, aussi à Québec, c'est la première fois qu'elle joue ainsi dans un long métrage de la première à la dernière scène.Le film prendra l'affiche à Montréal le 28 mai prochain.Même si le Festival de cinéma des trois Amériques en est à sa cinquième année, fort peu de distributeurs québécois se donnent la peine d'y assister.Les films proposés ne manquent pourtant pas de potentiel.Nicotina, pour ne prendre que cet exemple, serait promis à une belle carrière chez nous pour peu qu'on s'y intéresse.Au Mexique, il rafle les récompenses.Daniel Lajeunesse, l'acheteur de Télé-Québec, aussi présent à Québec, estime que plusieurs films au programme, les brésiliens en particulier, pourraient facilement faire le saut à la télévision.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS AU REVOIR LÉNINE Cinéma Beaubien : 14h, 16h30, 19h, 21h30.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 14h30, 17h10, 19h25, 21h40.BRUME DE GUERRE (THE FOG OF WAR) Cinéma Parallèle : 13h, 16h30, 18h20, 21h45.CHARRETTE FANTÔME (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 18h30.DERNIER TUNNEL (LE) Cinéma Beaubien : 13h45, 16h15, 18h45, 21h15.DOGVILLE Cinéma du Parc (1) : 14h, 17h15, 20h30.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 14h, 17h20, 21h.EFFROYABLES JARDINS Cinéma Beaubien : 14h15.ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND Cinéma du Parc (2) : 15h, 17h10, 19h20, 21h30.FOG OF WAR (THE) Cinéma du Parc (3) : 14h50, 17h, 19h05, 21h15.HORIZON EMMURÉ (L') Cinéma ONF : 14h et 20h.JACK PARADISE (LES NUITS DE MONTRÉAL) Cinéma Beaubien : 12h15, 16h45, 21h45.LE ROI ET L'OISEAU Cinéma Beaubien : 11h30.Ciné-Kid (Ex-Centris) : 11h.(À partir de 5 ans) OTHELLO Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.PROJE C T Y Cinéma Parallèle : 15h, 20h10.ZÉRO TOLÉRANCE Cin.Parallèle : 15h, 20h10. LECTURES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE élanie Vincelette, 28 ans, et François Couture, 33 ans, ont tous les deux fondé leur propre maison d'édition.La première en 2001, le second, en 1999.François Couture a acquis son expérience chez Triptyque, où il a travaillé plusieurs mois.Mélanie Vincelette, qui a aussi fondé un magazine, Zinc, consacré à la relève, est partie de zéro.«J'ai fait pousser mes fleurs moi-même, raconte l'auteure de Petites géographies orientales, qui enseigne à Mc Gill tout en poursuivant ses études de doctorat, j'ai inventé, au fond, ma façon de procéder.Au départ, j'étais contre tout ce qui se passait dans le milieu de l'édition, contre la façon dont les éditeurs, en général, voyaient la littérature.C'était très radical.» «Comme Mélanie, poursuit François Couture, des éditions de L'Effet Pourpre, je voulais faire exister un autre discours, une autre vision de la littérature.» Pas évident, toutefois, de s'entendre sur la définition du terme relève.«Le mot est difficile à définir, concède Mélanie Vincelette (qui, soit dit en passant, est la seule femme, avec Brigitte Bouchard, des Allusifs, à avoir fondé une maison d'édition au Québec ces dernières années).On peut le voir soit d'un point de vue générationnel, soit comme une façon d'écrire.Les textes que l'on publie sont plus viscéraux, plus «trash», plus «vrais» au sens où on décrit notre réalité sans vouloir la peindre en rose, comme l'ont fait souvent nos aînés.» «J'ai une théorie assez simple, enchaîne François Couture.On le sait, les êtres humains, pour vivre, produisent des déchets organiques; mais ils produisent aussi des «rejets» psychiques et sociaux; un produit non désiré mais inéluctable de leurs activités humaines.Je pense ici aux punks, aux sans-abri.En arts, c'est pareil : Refus global est le produit d'une société étouffée par l'Église et l'État.Ainsi, L'Effet pourpre est le produit de ce que sont devenues les maisons nées dans les années 60, 70.Dans la tête de certains collègues, je suis un punk de l'édition.L'un d'eux a même écrit, un jour, dans sa revue, que ma maison ne devrait pas exister puisqu'en plus de lui voler des subventions, elle publiait n'importe quoi, en d'autres termes ce que lui refusait! Ses déchets, quoi!» «Les textes que je publie sont des textes portés vers l'avenir et non vers la nostalgie, renchérit Mélanie Vincelette, des textes qui se situent quelque part entre la décadence, une sorte de destruction par la société de consommation, et un regard vers l'ailleurs.» Pour Claude Gagnon, 30 ans, qui a fondé en 2001 le site internet Voo.ca, «Le média de la relève culturelle», faire partie de la relève est aussi une question de choix.«On peut être âgé de 55 ans et faire partie de cette catégorie.À la base, il s'agit moins de se rebeller que de vivre en fonction de ses valeurs et de ses passions.» Valérie Forget, l'une des critiques littéraires les plus colorées de Voo.ca, croit pour sa part que la relève littéraire actuelle «est très montréalaise et très tourmentée.L'un ne semble pas aller sans l'autre, dit-elle.C'est peut-être parce qu'elle abuse trop du vin rouge qu'elle écrit si noir.Mais c'est peut-être aussi simplement que son avenir est de la même couleur que sa plume.» «Les textes des jeunes auteurs ne collent plus aux anciennes étiquettes, ajoute Mélanie Vincelette, ils ont des formes nouvelles.C'est clair que les genres sont éclatés, que la nouvelle, même, n'est plus celle qu'il y avait auparavant.» \u203a Voir TOMBER en page 6 De Gaulle mon père Tome II Philippe de Gaulle \u203a Entretiens FFFF PAGE 7 Jacques Parizeau Tome III Le Régent Pierre Duchesne \u203a Biographie FFFF PAGE 7 Fontes : Chansons et poèmes Christian Mistral \u203a Poésie FFF PAGE 9 TOMBER DES NUES PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE © PARIZEAU UNE BIOGRAPHIE EXCEPTIONNELLE PAGE 7 Francois Couture et Mélanie Vincelette.La sortie de Victor-Lévy Beaulieu sur les jeunes écrivains d'aujourd'hui par rapport à ceux qui étaient jeunes dans son temps à lui, continue de faire des vagues.C'est ce que souhaitait le «vlimeux» de Trois-Pistoles.Les vagues ont fait sortir de l'eau Mélanie Vincelette et François Couture, tous les deux jeunes éditeurs, que Marie Claude Fortin vous présente ici de même que Karoline Georges et Philippe Jean Poirier qui ont accepté de lire, chacun, le livre de l'autre, pour notre club de lecture.Jean Fugère les a interviewés (page 8).\"1ER GRAND PRIX (toutes catégories confondues) Un forfait Plaisir Nature à l'Auberge Duchesnay (près de Québec) d'une durée de 3 nuits pour deux personnes comprenant l'hébergement, les soupers, les petits déjeuners ainsi que l'accès aux activités de la station offert par le réseau Sepaq VALEUR : 801 $ \"1ER PRIX : Une croisière aux baleines pour deux personnes offert par les Croisières AML, un emplacement de camping pour 2 nuits dans le réseau de la Sépaq, une passe annuelle pour visiter le Biodôme offert par la Société des amis du Biodôme de Montréal, un certificat-cadeau de la boutique du Biodôme.VALEUR : 303 $ \"2E PRIX : Un certificat-cadeau de la boutique L.L Lozeau, un coffret DVD du film Le peuple migrateur offert par Christal Film Distribution, une passe annuelle de la SABM et un livre Les oiseaux et l'amour des Éditions de l'Homme.VALEUR : 220 $ \"3E PRIX : Un certificat-cadeau de 50 $ de la boutique du Centre de conservation de la faune ailée de Montréal et une passe annuelle de la SABM VALEUR : 105 $ L'ornithologie est en fête au Biodôme de Montréal ! Nous vous invitons à photographier vos oiseaux préférés et à courir la chance de gagner de magnifiques prix ! Toutes les photographies reçues seront exposées au Biodôme du 1er au 24 mai.Ce concours s'adresse à tous.Le bulletin de participation sera publié chaque dimanche jusqu'au 4 avril 2004.Nous n'acceptons que les photographies en couleurs copies papier, non montées, de format 4 X 6 pouces.Le nom de l'espèce d'oiseau doit être écrit au verso de chacune des photographies que vous présentez.Vous ne pouvez participer qu'une seule fois en envoyant un maximum de trois photographies.En plus du premier grand prix, trois gagnants seront déterminés dans chaque catégorie.Des prix seront également attribués au hasard parmi tous les participants.BULLETIN DE PARTICIPATION Nom: Prénom : Adresse: Ville: Code postal : Téléphone : ( ) Âge : Je m'inscris dans la catégorie suivante : # Oiseaux de compagnie et d'élevage # Oiseaux de ville et de banlieue # Libre Ce bulletin ainsi que vos photographies bien identifiées au verso (nom, no de tél., nom de l'espèce d'oiseau, catégorie de participation) doivent être déposés ou bien reçus au Concours de photographies d'oiseaux, Biodôme de Montréal, 4777, avenue Pierre-De Coubertin, Montréal, H1V 1B3 AVANT LE 6 AVRIL 2004 À 17 h : Règlements complets du concours disponibles à La Presse, au Biodôme et au www.biodome.qc.ca.Valeur totale des prix : 3 180 $ Les fac-similés ne sont pas acceptés.CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE D'OISEAUX 3212972A 3212979 LECTURES DEUX, C'ESTMIEUX Deux livres du mois, deux romans de jeunes écrivains qui sont aussi nos deux lecteurs.Ils liront, chacun, le livre de l'autre.Philippe Jean Poirier, 26 ans, un auteur inspiré par lamusique punk, lira Ataraxie, de Karoline Georges, 33 ans, polyvalente polymorphe qui lira, elle, L'Amour est un cargo sans pilote.PHILIPPE JEAN POIRIER JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE Philippe Jean et non pas Jean-Philippe, vous avez remarqué ?Prénom de plume assurément car Philippe est devenu Philippe Jean le jour où il a troqué son diplôme d'ingénieur pour un emploi à plein temps d'écrivain.Il avait 23 ans.Trois ans plus tard, il a publié deux romans et planche sur un troisième.Romancier plutôt précoce mais lecteur tardif.S'il a bel et bien lu quelques livres de La Courte Échelle, il avoue ne se souvenir d'aucun en particulier et ne pas s'être reconnu dans les livres qu'on lui faisait lire à l'école.« Jusqu'au cégep, à 18 ans, mon parcours, c'était la musique et les films.Et je jouais au basket.J'aimais la culture noire.» Encore aujourd'hui, il avoue un faible pour les films de Spike Lee.Mo' Better Blues, Malcolm X, bien sûr, mais avant tout pour Summer of Sam, « un discours sur l'intolérance, sur le racisme, mais avec un punk et des Italiens.L'intéressant chez Spike Lee, c'est qu'il a accepté son propre racisme pour mieux voir où il pouvait aller ensuite.Ici, je trouve qu'on est tolérant mais de façon assez superficielle.C'est tout à fait normal qu'on ait de la difficulté à accepter les autres mais encore faut-il l'admettre, regarder d'abord cette vérité-là, en parler.et après on peut vraiment devenir tolérant.» Pas beaucoup de son Rimouski natal parmi ses influences ou coups de coeur avoués.Qu'est-ce qui a marqué le lecteur et le jeune auteur ?Des textes de chansons beaucoup plus que des livres.« Les thèmes que j'aborde, ça vient des groupes RANCID et NOFX.Eux, c'est la critique sociale, les chroniques sociales.Par exemple, At the War's End, de Rancid, raconte l'histoire d'un gars qui vit des conflits avec son père et qui part de chez lui.Et ça, c'est exactement le chapitre de mon livre sur « la fin des hostilités ».Quant à NOFX, ils ont une chanson sur l'itinérance, comme mode de vie, comme seule liberté possible.La Tête de Philippi, c'était beaucoup cela.» On ne trouve pas, dans son bagage, d'auteurs québécois importants avant qu'il n'écrive son premier roman.Des auteurs qu'il s'est mis à lire d'abord et avant tout pour se situer.« Je voulais savoir ce que le monde de mon âge disait.Peut-être qu'il y en avait qui disaient ce que je voulais dire et que c'était suffisant de les lire.Alors je les ai tous lus: Guillaume Vigneault, Nelly Arcan, Stéphane Bourguignon, Melika Abdelmoumen, Maxime-Olivier Moutier, Marie-Sissi Labrèche, Patrick Brisebois etc.Après, je me suis dit : je suis correct.Pour la forme il y a des choses à faire mais je peux continuer avec les idées que j'ai.» Philippe Jean a l'obsession du sens.Converser avec lui, c'est suivre une pensée qui chemine.Qui avorte, qui reprend son souffle, s'affirme et se rétracte.« J'ai des problèmes d'affirmation », dit-il.Alors il lit pour vérifier, pour pousser ses questions plus loin, pour saisir ce qu'un autre a compris.« Charles Bukowski et D.H Lawrence sont importants.Bukowski, c'est ma porte d'entrée en littérature.Bukowski m'a mené à d'autres auteurs, au monde des livres tandis que D.H Lawrence, c'est la recherche amoureuse, la difficulté de trouver l'équilibre dans le couple.Et Dany Laferrière Dany Laferrière occupe une place à part dans son coeur de lecteur et d'écrivain.«Dany Laferrière, c'est un poids lourd.Un bagarreur.Je trouve qu'il illustre parfaitement ce qu'est un écrivain : quelqu'un qui propose quelque chose et qui le défend.Il faut que l'ego parle très fort.Pour moi, c'est ça Dany Laferrière.» Pas étonnant que Philippe Jean Poirier soit amateur de boxe, au sens propre \u2014il a suivi un entraînement\u2014 et au figuré.Il y a de la couille d'Hemingway et de Norman Mailer chez ce jeune auteur qui écrit : « J'écris comme je boxe : un coup à la fois.Écrire c'est affronter ses peurs une à une.Round après round.» .Philippe Jean Poirier, 26 ans, a publié La Tête de Philippi (Stanké ) et L'Amour est un cargo sans pilote (Stanké, 2003).Musique punk, boxe et écriture PHOTOS MARTN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Philippe Jean Poirier est un romancier plutôt précoce mais un lecteur tardif.KAROLINE GEORGES JEAN FUGÈRE Si elle en dit long, la table de chevet ne dit pas tout.C'est que l'auteure d'Ataraxie \u2014chez les stoïciens, état d'une âme que rien ne trouble \u2014Karoline Georges, 33 ans, ratisse large.C'est une foisonnante atypique, de la race des enthousiastes.Une artiste pluridisciplaire qui présente des expositions, enregistre des disques, donne des performances régulièrement et siège aussi au conseil d'administration de SUBLIM et EXPRESSION, deux centres d'art de Saint-Hyacinthe, où elle habite.Parlez-lui, tiens, de Saint-Hyacinthe, elle vous en vantera les attraits insoupçonnés.Théâtre, arts visuels, arts technologiques.À l'entendre, on jurerait que cette petite ville est un centre incontournable de la modernité.Même qu'être maire, je me l'attacherais comme « vanteuse » officielle de ma vie culturelle.Mais que trouve-t-on précisément sur sa table de chevet ?À côté du philosophe indien Sri Aurobindo \u2014sa lecture majeure des six derniers mois \u2014 L'Amour, de Marguerite Duras, qu'elle a besoin de lire de temps en temps.Aussi une jeune auteure française, Chloé Delaume, (Le Cri du sablier (« Magistral !! ») Les Mouflettes d'Atropos, Corpus Simsi, Éditions Farrago/ Léo Scheer ) « une auteure qui me chavire complètement, qui réinvente la langue, se l'approprie d'une façon singulière, je lis tout ce qu'elle fait ».Aussi, de Normand Chaurette, Le Petit Köchel, « qui est pour moi le chef-d'oeuvre des dernières années au Québec », et enfin le texte de Jean Bédard, « Nicolas de Cues et le bonheur mystique de la docte ignorance », dans la revue LIBERTÉ (no 252).Et pas le moindre petit polar pour s'égayer et subsister jusqu'à la saison nouvelle ?Non.Mais parlezlui de la théorie des cordes, de calcul lambda, d'intelligence artificielle, l'enthousiasme reprend aussitôt du service et elle rit comme un électron en goguette.« Présentement, je lis moins de romans que d'essais.Beaucoup d'essais scientifiques: De Brian Greene, The Elegant Universe, sur la théorie des cordes ; de Trin Xuan Thuan, Le Chaos et L'Harmonie, de Roger Penrose, The Emperor's New Mind ou bien encore, de Stephen Wolfram, A New Kind of Science, etc.» Du roman Harlequin à Huxley L'énumération, on le sent, pourrait être longue comme on sent que cette curiosité passionnée ne date pas d'hier.« Ma période fille, je pense que je l'ai eue de 9 à 10 ans.J'ai lu des centaines de romans Harlequin et je suis allée au bout de mon comportement féminin en lecture.Mais j'aime la littérature de gars.Le premier livre que j'ai lu, en littérature fantastique, c'est de William Hope Hodgson, Carnacki et les fantômes, un recueil de nouvelles du début du XXe siècle.L'histoire d'un détective qui traquait des fantômes dans des manoirs et c'est ça qui a parti le bal ! Quand j'ai basculé dans l'adolescence, j'ai basculé dans la science-fiction, le fantastique, l'horreur.Stephen King, Clive Barker, H.G.Wells, Isaac Asim Passionnant.» Parlez-lui de littérature québécoise, elle montre du doigt les revues que votre libraire vient probablement tout juste de découvrir : Le Quartanier, C'est selon, Zinc.Allergique à l'étiquette, elle se défile, dans un de ses rires gouleyants, dès qu'elle en renifle l'odeur ! « Mon but essentiel dans l'existence, c'est d'accéder à une conscience de plus en plus épanouie et de pouvoir exprimer de plus en plus mon potentiel artistique, relationnel.Tout ce qui se passe au niveau de la rue, les petites saynètes, le petit vécu, ça ne m'intéresse pas.Je suis réfractaire au réalisme.» Très en symbiose avec la lectrice, l'auteure d'Ataraxie marche elle aussi un pied dans l'art et l'autre dans la science.En voyageant sans cesse de l'un à l'autre, en créant des ponts.Parions que cette étiquette ne la fera pas tiquer \u2014elle s'avère une digne fille spirituelle de Leonard de Vinci, ou en tout cas de son idéal humaniste.« On est dans une époque de surspécialisation, mais quand on regarde les différents champs de savoir, on voit bien qu'on tend tous vers les mêmes dynamiques élémentaires.Il y a plein d'artistes et de scientifiques qui tendent vers ce même absolu, ça me semble typique de notre époque.» Rêve-t-elle de rencontrer un extraterrestre ?Oui.Qui l'inspire ?Panoramix (le druide dans les aventures d'Astérix).« Je rêve de devenir druidesse.Apprendre à faire des potions magiques, être très sage, être très vielle, être utile à ma société.» \u2014Te dirais-tu militante ?\u2014De l'enthousiasme, oui ! .Karoline Georges a publié trois titres : La Mue de l'hermaphrodite (Leméac, 2001) L'Itinérante qui venait du Nord (Leméac jeunesse) et, tout récemment, Ataraxie (L'Effet pourpre).Écrivez-nous à clubdelecture@lapresse.ca Polyvalente polymorphe Karoline Georges : « Mon but essentiel dans l'existence, c'est d'accéder à une conscience de plus en plus épanouie et de pouvoir exprimer de plus en plus mon potentiel artistique, relationnel.» Tomber des nues TOMBER suite de la page 5 Et comme les façons d'écrire ont changé, le métier d'éditeur tend à s'ajuster.« Pour moi, il y a deux façons de faire de l'édition, explique François Couture.Faire correspondre le livre d'un auteur à l'idée qu'on a de ce que doit être un roman et faire correspondre le livre à l'idée que l'auteur en avait en commençant à l'écrire.C'est comme ça que je fonctionne.» Et c'est comme ça qu'il a hébergé de jeunes auteurs aux romans aussi fascinants que déstabilisants, les Maxime-Olivier Moutier, Daniel Da et Patrice Brisebois, pour ne nommer que ceux-là.« Je vois L'Effet pourpre comme une espèce de défricheur, résume François Couture, un des premiers éditeurs consacrés à la relève après le gros boum de l'édition dans les années 60, 70.Mélanie Vincelette a suivi.Maintenant il y a Le Quartainier (voir texte en pahge 7), la revue de poésie C'est selon (cselon.com), le magazine Dialogis (dialogis.org).« Et ce n'est qu'un début, poursuit- il.En ce moment même, au Québec, à cause du phénomène des baby-boomers qui est plus important ici qu'ailleurs, il y a beaucoup d'éditeurs vieillissants.Dans 10, 15 ans, je prédis qu'il va y avoir beaucoup de petites maisons comme les nôtres, et deux ou trois gros acteurs.Les maisons moyennes vont disparaître.Et il va falloir que nous, jeunes éditeurs, trouvions de nouvelles façons de faire des livres.Peut-être que ce sera sur Internet, peut-être qu'il va falloir nous distribuer nous-mêmes.Ce que je crois, enfin, c'est que l'édition comme on la connaît en ce moment est en profonde mutation.» Une thèse que tend à prouver un article paru dans le magazine Livres d'ici, du mois de mars 2004.L'article, signé Marcel Ouellette, nous apprend que, selon une étude menée par le ministère du Patrimoine canadien, 56,1 % des maisons d'édition canadiennes ont de 20 à 40 ans d'existence, que 49% des éditeurs prévoient prendre leur retraite au cours de la prochaine décennie et que «la moitié ou plus des actionnaires \u2014dont 56% des cinquantenaires avancés\u2014 n'ont pas de plan de succession ».« On n'a pas le choix, il faut préparer la relève, il faut commencer maintenant à ériger des bases », conclut Mélanie Vincelette.P.S.Paranos, les jeunes auteurs et éditeurs ?Il y a parfois de quoi.Lisez le texte que Francine Allard a écrit en réaction à celui de Victor-Lévy B e a u l i e u, p u b l i é s u r cyperpresse.ca./arts.L'auteure de Ma Belle Toutoune en or raconte qu'elle est souvent appelée à siéger dans des jurys et dit constater que les écrivains avec expérience « écrivent des oeuvres bien plus littéraires, mieux construites et plus près de (son) propre imaginaire » que les jeunes.«Paradoxe, poursuit-elle, me voici membre de jurys et tenue de lire des oeuvres dans lesquelles les garçons ont le havane en rut à longueur de journée (oui, on bande, on bande à tout propos dans ces premières oeuvres de jeunes auteurs) et les filles s'offrent au premier venu comme des pissenlits ; des oeuvres dans lesquelles le Québec, pour qui je me suis battue griffes et ongles, est remplacé par le Maroc ou le Vietnam comme tu le disais si bien dans ton article.(.) Tout ça pour te dire, Victor-Lévy, poursuit-elle, qu'il n'est pas normal qu'un écrivain chevronné soit mis de côté par un éditeur pour en lieu et place publier un jeune auteur dont il faut réécrire le roman.P.P.S.De toute évidence, Francine Allard ne siégeait pas au jury du Prix Adrienne-Choquette de la nouvelle, qui vient d'être décerné à Suzanne Myre, auteure du Marchand de feuilles, pour son recueil Nouvelles d'autres mères.La cérémonie officielle de remise du prix se fera le 15 avril au Salon du livre de Québec, annonce fièrement Mélanie Vincelette.Suzanne Myre est également l'une des cinq finalistes du Prix des libraires du Québec ! . LECTURES BIOGRAPHIE DE JACQUES PARIZEAU Duchesne attend avec ses 350 minicassettes GÉRALD LeBLANC Pas facile d'écrire l'histoire de gens encore vivants et toujours présents sur la scène publique : les Johnson, Parizeau, Bouchard, Landry et autres têtes d'affiche souverainistes ainsi que leurs proches collaborateurs.C'est le pari tenu par Pierre Duchesne, qui vient de publier Le Régent, le troisième tome de son exceptionnelle biographie de Jacques Parizeau.Comme on pouvait s'y attendre, sitôt paru, le livre a suscité des réactions mettant en doute les révélations faites dans cette brique de 604 pages.Claude Béland, l'ancien président du Mouvement Desjardins, ne se souvient plus avoir dit que Lucien Bouchard, alors chef du Bloc québécois, lui avait demandé de lancer un nouveau parti politique pour remplacer le Parti québécois qu'il ne pouvait sentir.Qu'à cela ne tienne.Duchesne sort une cassette qu'il fait jouer à la radio pour rafraîchir la mémoire du pauvre M.Béland.Bernard Landry, l'actuel chef du PQ, trouve « imprécis » de dire qu'il a exigé la démission de Parizeau, dès le lendemain de la défaite référendaire.Pas chanceux puisque Duchesne sort une autre cassette avec les témoignages accablants de Parizeau et de Lisette Lapointe.Ce n'est plus Duchesne, mais Parizeau que Landry doit contredire.Les autres qui voudraient mettre en doute les témoignages rapportés par Duchesne feraient mieux d'y penser à deux fois car le biographe-archiviste nous informe qu'il possède 350 minicassettes, la mémoire vive de 61 rencontres et de 150 heures avec Jacques Parizeau ainsi que 360 heures d'entrevues avec 170 autres personnes.« Je ne fais que rapporter ce qu'on m'a confié », dit le biographe qui vient de terminer un ouvrage remarquable, une référence désormais incontournable pour la période allant du départ de René Lévesque, en 1985, à la malheureuse sortie de Jacques Parizeau, dès le lendemain du référendum du 30 octobre 1995, et de son tristement célèbre discours attribuant la défaite à l'argent et aux votes ethniques.Les médias ont largement fait état cette semaine des grandes primeurs du livre : l'offre faite à Parizeau par Mulroney d'un siège de « sénateur indépendant », à Ottawa, le discours qu'aurait dû prononcer Parizeau le soir de la défaite référendaire, la demande de Lucien Bouchard à Claude Béland de fonder un parti rival au PQ, la pressante invitation à démissionner de Bernard Landry à Jacques Parizeau, moins de 24 heures après la défaite référendaire.La biographie compte plusieurs autres révélations : si Serge Ménard n'a pas été nommé ministre de la Justice en 1994, c'est parce qu'il avait déjà plaidé contre la femme de Parizeau ; après le grand rallye fédéraliste à la Place du Canada, le chanteur Claude Dubois avait demandé au PQ de réserver le Stade olympique qu'il s'engageait à remplir avec des supporters du OUI.Une tournée dans les coulisses À la manière d'un grand reporter, fort bien informé, Pierre Duchesne nous amène dans les coulisses nationalistes du Québec.On y suit à la trace les mines posées par la garde rapprochée de Parizeau pour forcer la démission de Pierre-Marc Johnson, le successeur de René Lévesque, qui voulait recentrer le parti sur l'affirmation nationale.Même procédé pour le fracassant divorce de Lucien Bouchard d'avec les conservateurs de Mulroney et, surtout, la narration dans les moindres détails des tractations qui ont forcé Parizeau à céder la place à Lucien Bouchard pour le dernier droit référendaire.En somme, un récit enlevant de la lutte de pouvoir entre une poignée de leaders souverainistes, après la mort de René Lévesque, le père fondateur du Parti québécois.Avec, bien sûr, M.Parizeau au coeur de la tourmente.En relisant certains passages sur les relations tendues entre Parizeau et Bouchard, on croit revivre l'actuel divorce, pas très à l'amiable, de Chrétien et Martin.Au-delà des personnalités et de l'ambition de chacun, on se retrouve souvent devant une lutte entre les tenants de l'affrontement, tels les Trudeau et Parizeau \u2014 « je suis l'aumônier de la pureté et de la clarté », dira-t-il \u2014 et ceux de la négociation et des compromis, tels Mulroney et Bouchard, pour qui « la politique est l'art du possible ».Durant les campagnes électorales, les médias d'information demandent à leurs journalistes qui suivent les chefs de changer de caravane au milieu de la campagne, de peur de les voir épouser la cause de leur sujet.On sent cet effet de contagion chez le biographe Pierre Duchesne, qui a passé sept ans à fouiller la vie de Parizeau et qui ne cache pas son admiration pour ce personnage exceptionnel, certes un des plus brillants Québécois du XXe siècle.Mais on constate aussi que le devoir d'informer l'emporte toujours sur la sympathie éprouvée par Duchesne pour son sujet.Terminons par deux citations, la première de Parizeau et la seconde de son biographe.« Je suis un persistant.Mon gros problème en politique a toujours été d'être cru.Je ne suis pas un vrai politicien.J'ai beaucoup de difficulté à être un politicien.Je suis au fond une sorte d'ancien, de patriote de l'ancienne vague, additionné d'un économiste technocrate, souvent sans âme.Ça fait une drôle de combinaison.C'est assez curieux comme mélange, mais c'est ça », avait-il dit à Stéphane Bureau, le jour même du référendum, avec embargo pour la diffusion sur les ondes de TVA, citation rapportée à la page 532 du troisième tome de la biographie de Duchesne.« Quand le coeur de cet homme aura cessé de battre, le Québec aura indiscutablement perdu le plus tenace et le plus dérangeant porte-étendard de l'idée d'indépendance.Incapable de capituler, Jacques Parizeau aura incarné l'acharnement même, en repoussant les hésitations, la peur et la prudence », lit-on à la dernière ligne des 1800 pages consacrées par Duchesne à Parizeau.FFFF JACQUES PARIZEAU, BIOGRAPHIE NON AUTORISÉE, TOME III, LE RÉGENT 1985-1995 Pierre Duchesne Québec Amérique, 2004, 604 pages Les deux premiers tomes, Le Croiséet Le Baron, publiés chez Québec Amérique, sont parus en 2001 et 2002).À la manière d'un grand reporter, fort bien informé, Pierre Duchesne nous amène dans les coulisses nationalistes du Québec.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES, LA PRESSE © Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, en des temps où les relations entre les deux hommes étaient moins tendues, quelques mois avant le référendum de 1995.DE GAULLE ET LE QUÉBEC De la «France libre» au «Québec libre!» L'amiral Philippe de Gaulle, aujourd'hui âgé de 81 ans, vient de faire paraître le deuxième tome de ses Mémoires intimes.Le premier tome s'était vendu à quelque 600 000 exemplaires.Il a accordé une entrevue exclusive à La Presse.ELIAS LEVY COLLABORATION SPÉCIALE QLa Presse :Vous expliquez dans votre livre que la destinée du peuple québécois a toujours préoccupé le général de Gaulle.RPhilippe de Gaulle : Oui.Mon père était un homme qui se souciait énormément de la destinée des peuples.Par conséquent, le destin du peuple québécois le préoccupait aussi beaucoup.Comme beaucoup de Français de sa génération, il avait été très ému par la lecture de Maria Chapdelaine, le roman fétiche de Louis Hémon paru en 1921.Un livre qu'il m'avait mis entre les mains dans mon enfance.Les aspirations de ces Canadiens français acharnés à défendre, contre vents et marées, leur patrimoine linguistique, « à sauver leur âme », me confia-t-il un jour, le tourmentaient.Il y a un autre livre sur la situation des Québécois qui l'a aussi beaucoup marqué, Égalité ou Indépendance, de Daniel Johnson, l'homme qui le recevra plus tard en tant que chef du gouvernement du Québec.« Ils ont raison, ces Québécois, m'avait-il dit un jour, avec véhémence.On les brime, on les réduit.Ils ont le droit de s'insurger.À leur place, n'en ferions-nous pas autant ?Que vais-je pouvoir faire pour les conforter ?Il faut que je fasse quelque chose de moral et d'historique pour ce peuple valeureux que nous avons abandonné depuis l'époque de Louis XV.Il faut que je rappelle avec force qu'il fait partie de notre monde et de notre rayonnement.» QIl était très admiratif des soldats canadiens-français qui ont participé aux deux grandes guerres mondiales, de 1914-1918 et 1939-1945.RTout à fait.Il évoquait souvent l'arrivée des soldats canadiens en Grande-Bretagne en 1941 et 1942.Il m'a raconté que lorsque le premier ministre du Canada, William Lyon Mackenzie King, avec qui il avait d'excellents rapports, est allé le rencontrer sur un champ de manoeuvre, il a été hué par les soldats canadiens-français.Ces derniers ont crié à Mackenzie King : « Nous ne sommes pas ici pour visiter l'Angleterre, mais pour libérer la France, et nous attendons depuis 18 mois.Alors, si ce n'est pas pour débarquer en France, renvoyeznous chez nous ! » Pour mon père, ces soldats avaient joué un rôle déterminant dans la libération de l'Europe.Il rappelait souvent que sur les 6000 hommes qui ont débarqué à Bruneval, près de Dieppe, le 18 août 1942, plus de la moitié étaient des Canadiens français.Et que c'était eux qui avaient subi les plus fortes pertes.QNombreux sont ceux qui affirment encore aujourd'hui que votre père était un défenseur invétéré de l'indépendance du Québec.RPas du tout.Le général de Gaulle, qui vouait une immense admiration au peuple québécois, n'était pas un fervent partisan de l'indépendance du Québec.Il considérait que c'était aux Québécois de choisir leur destin.Il estimait que se séparer complètement du Canada constituerait une erreur économique grave dont le Québec ne se remettrait pas.Par contre, il était résolument convaincu que les Québécois pourraient obtenir sans danger une autonomie administrative au sein d'une confédération canadienne équilibrée.Tout comme il souhaitait que les Français agissent en tant que Français, c'est-àdire en défendant vigoureusement leurs intérêts nationaux, dans le projet de construction d'une Europe démocratique et forte, il voulait aussi que les Québécois fassent de même en agissant souverainement dans le système fédéral canadien.QSon cri de « Vive le Québec libre! » en juillet 1967 était-il prémédité ?RNon, ces paroles tonitruantes n'étaient pas préméditées.Il n'y a pas pensé un seul instant avant de s'embarquer à Brest à bord du croiseur Colbert.Il a décidé de faire ce voyage en bateau parce que s'il avait pris l'avion, il aurait été forcé de se rendre d'abord à Ottawa.Aller par bateau lui permettait d'arriver au Canada en passant par le Québec.Il refusait d'être accueilli par les « Anglais » à Ottawa alors qu'il était invité par les « Français ».Il n'est pas allé au Québec avec l'idée de provoquer un scandale politique, de déstabiliser le pouvoir fédéral canadien ou d'insulter la Couronne britannique.Il me l'affirma à plusieurs reprises dès son retour en France.Mais, quand il a vu, tout le long de cette remontée triomphale qui l'amena à l'hôtel de ville de Montréal, cette foule en liesse agitant des drapeaux français, entonnant La Marseillaise et brandissant des panneaux « Vive la France libre », qui rappelaient sa légendaire épopée, il céda vite à la tentation.Le maire de Montréal, feu Jean Drapeau, qui voulait éviter des problèmes avec Ottawa, avait demandé, avant que le général n'arrive à l'hôtel de ville, que l'on dévisse le micro sur pied qui avait été installé en bordure du balcon prolongeant le salon.C'est un technicien de la RTF (Radio télévision française), présent sur place, qui tendit in extremis un micro au Général, qu'il connecta aux amplificateurs qui surplombaient le balcon.Voilà comment mon père à pu s'écrier : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! Vive le Canada français et vive la France ».Il me confia à son retour de ce mémorable séjour : « Quand j'ai entendu ce peuple québécois crier à pleine gorge « Vive la France libre ! », j'ai cru revivre l'enthousiasme de la Libération de 1944 quand je me suis retrouvé au milieu de tous les Français ».C'est là, et à ce moment-là seulement que cette formule a germé dans son esprit.QVous racontez dans votre livre que le général de Gaulle a trouvé excessive la réaction du gouvernement canadien à ses déclarations inopinées sur le Québec.RMon père a été outré par la réaction virulente du gouvernement canadien.Il pensait que le gouvernement fédéral de l'époque, qui avait perdu son sang-froid, aurait dû, au contraire, accueillir ses paroles avec un peu de sens de l'humour, commes celles d'un allié un peu atypique, incommode et original.Mon père trouvait que la réaction d'Ottawa était inadmissible et des plus inamicales.C'est pour cela qu'il a décidé de rentrer en France juste après sa visite de l'Exposition universelle de Montréal.Ses paroles n'ont pas été non plus très bien accueillies à Paris.Elles dérangeaient des hommes d'affaires, des banquiers et des industriels français qui craignaient que ses propos aient des répercussions négatives sur les relations commerciales de la France avec le Canada, la Grande-Bretagne et les États-Unis.FFFF DE GAULLE MON PÈRE, TOME 2 Entretiens de Philippe de Gaulle avec Michel Tauriac Éditions Plon, 551 pages Ne manquez pas Le magazine de toutes les tendances styles de vie MERCREDI dans La Presse | bien vivre | mode | maison | cuisine | LECTURES Les carnets de l'ambassadeur Lemot de la fin En temps normal, Maria Judith Lemos Peixoto s'adressait à l'ambassadeur du Canada en français.Mais ce mercredi-là, le 28 décembre 1960, c'est en portugais que la jeune réceptionniste lui a dit «à demain ».Et elle a ajouté, comme on le faisait encore souvent à l'époque, « si Dieu le veut ».«Même si Dieu ne le voulait pas, a répliqué le Dr Philippe Panneton, je serai là demain ! » Il se trompait.Panneton est rentré, rue de Buenos Aires, à la résidence de l'ambassadeur du Canada.Et il est mort le lendemain.Un infarctus l'avait terrassé à 65 ans.Le journal intime de Panneton, rédigé de 1920 à 1932, révèle qu'il était un misogyne féroce.Mais Maria Judith Lemos Peixoto, qui a exercé de nombreuses fonctions à l'ambassade de 1956 à 1996, se souvient de l'écrivain comme d'un homme « très jovial, très humain, très ouvert ».Un détail l'a frappée : il prenait le thé, à 16 h, avec tous les autres employés de l'ambassade.Sur la situation politique, le « chef de mission » se faisait discret avec ses subalternes portugais.«L'ambassadeur ne faisait pas de commentaires en public, se souvient Maria Judith Lemos Peixoto, mais on voyait bien qu'il trouvait que Lisbonne était une capitale assez particulière : le Portugal était le seul pays de l'OTAN qui n'était pas une démocratie.Panneton avait bien évidemment compris la nature dictatoriale du régime.Dans un rapport rédigé la veille de sa mort, il soulignait que les mouvements indépendantistes en Afrique avaient provoqué une grave crise à Lisbonne.« L'avenir du Portugal en tant que puissance moyenne est dans la balance », écrivait-il.Non sans un humour, l'écrivain ajoutait que Salazar venait de prononcer un discours d'une « limpidité inhabituelle ».Dans une longue tirade sur les « territoires d'outre-mer », le dictateur avait redit l'importance pour le Portugal de s'accrocher à l'Afrique, alors que deux autres puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne, s'en détachaient.Leur départ n'était rien de moins qu'« un crime contre l'homme noir », selon Salazar.Le Portugal se devait de rester, avait-il répété, pour éduquer les Africains, les prémunir contre le communisme et assurer la paix.C'est une anecdote qui a surtout marqué Maria Judith Lemos Peixoto.Elle voulait se marier un 6 juin, le jour de son anniversaire.Mais l'ambassadeur, qu'elle avait invité à la cérémonie, ne le voyait pas du même oeil.« Le 6 juin, je serai au Canada, lui avait-il dit.Vous allez m'attendre une semaine ! » Ce qui l'a obligée à convoler un 13 juin, jour de la Saint-Antoine.Pour une jeune femme de la classe moyenne, quelle déchéance ! Selon la tradition, il n'y avait que les pauvres pour se marier ce jour-là.Ils pouvaient alors bénéficier de l'aide financière de la mairie de Lisbonne.Le jour fatidique, l'illustre invité lui a offert un souvenir rapporté de Montréal, un cadeau qu'elle a conservé toute sa vie : une couverture \u2014 « indestructible », a-t-elle constaté \u2014 de la Compagnie de la Baie d'Hudson.On savait que l'écrivain et diplomate Philippe Panneton, mieux connu sous le nom de Ringuet, était un observateur caustique de nos moeurs.Des documents du ministère des Affaires extérieures montrent qu'il portait aussi un regard critique sur le Portugal de Salazar.MICHEL ARSENEAULT COLLABORATION SPÉCIALE Dans Trente arpents, son roman le plus célèbre, Ringuet faisait dire à l'un de ses personnages : «Y a deux choses de plus connaissantes que nous autres dans le monde : le curé, pi la terre.» L'auteur, dont le véritable nom était Philippe Panneton, n'en croyait pas un mot, bien sûr.Ce médecin, voyageur et diplomate né à Trois-Rivières en 1895, se méfiait autant de l'Église que des défenseurs de la terre.L'homme était donc l'ambassadeur tout indiqué pour comprendre le Portugal de l'ex-dictateur Salazar, qui proclamait haut et fort ces mêmes valeurs.Nommé ambassadeur à Lisbonne en 1956, Panneton s'est vite révélé un observateur attentif de la scène portugaise et internationale.C'est du moins ce que laissent supposer les lettres qu'il a envoyées à Ottawa jusqu'à sa mort, le 29 décembre 1960.Ses rapports, rédigés principalement en anglais, mais parfois aussi en français, font preuve d'une liberté de ton que les diplomates se permettent rarement.Les documents du ministère des Affaires extérieures, que les Archives nationales du Canada ont récemment rendus publics, montrent que ce libre- penseur ne s'était pas assagi au soir de sa vie.Panneton réserve ses mots les plus durs pour Salazar, le vieux dictateur qui, de sa « tour d'ivoire », observe et condamne l'évolution du monde sans toutefois la comprendre.En 1956, Salazar était déjà au pouvoir depuis 24 ans.Le président du Conseil donnait l'impression de bien « tenir » le Portugal et son empire en Afrique avec l'appui de l'armée, de sa police politique et de l'Église catholique.« Pour lui, écrit Panneton dans un rapport confidentiel daté du 6 octobre 1958, l'indépendance du Maroc et de la Tunisie, octroyée par la France, et celle de l'Inde et du Ghana, octroyée par la Grande-Bretagne, sont le comble de la folie et de l'inconscience.» L'indépendance du Ghana, l'un des tout premiers pays d'Afrique noire à l'avoir obtenue, en 1957, irrite particulièrement le Portugal.« Le fait que le Ghana, cette parodie de nation, comme on me l'a déjà dit ici, siège à l'Assemblée générale des Nations unies aux côtés du noble et ancien et civilisé Portugal est considéré comme une insulte ( .) Quelle monstruosité ! Un fruste garçon d'écurie s'est glissé dans le lit de la fille du marquis ! » Le Portugal se console en se disant qu'il compte parmi les membres fondateurs de l'OTAN, ce qui ne manque pas de piquant: il s'agit de la seule dictature au sein de l'alliance atlantique.Panneton fait remarquer, non sans ironie, que Lisbonne proclame sa haine du communisme, mais fait tout en son pouvoir pour commercer avec l'Union soviétique.« Heureusement, écrit-il, les deux sont possibles sous le couvert de l'OTAN.» Qui plus est, l'ambassadeur rappelle que cette organisation fournit à Salazar des armes, à bon marché ou même gratuitement, « qui pourront de temps à autre être utilisées contre tout soulèvement communiste ou démocratique.» Ses lettres contiennent des remarques sur les personnalités de l'époque.Sur de Gaulle, sur le point d'être élu président d'une toute nouvelle Ve République, en 1958, Panneton écrit : « Vu de ce côté-ci des Pyrénées, le Général semble beaucoup moins impressionnant que vu des Champs-Élysées.» Au sujet d'Houphouët-Boigny, ministre gaulliste et futur président de la Côte-d'Ivoire, l'ambassadeur note : « l'un des plus importants membres du Conseil des ministres français ».Quant à Nasser, le président égyptien qui a provoqué la colère de la Grande-Bretagne et de la France dans l'affaire du canal de Suez, l'écrivain explique que les Portugais craignent que son nationalisme ne fasse tache d'huile dans les « provinces portugaises d'outremer ».« Ils le haïssent vraiment », écrit-il.Tous ignorent ou feignent d'ignorer que l'insurrection nationaliste en Angola va bientôt gagner les deux autres principales colonies portugaises, la Guinée-Bissau et le Mozambique.Les indépendances ne seront proclamées qu'après la « révolution des Oeillets », c'est-àdire la chute définitive du régime salazariste, en avril 1974, dont on célébrera bientôt le 30e anniversaire.Pour Salazar, l'enjeu colonial est crucial.Si le Portugal perd ses possessions africaines, « Lisbonne, jadis la capitale de la moitié du monde civilisé, devra se contenter d'être la capitale d'une petite nation de huit millions d'habitants en pleine dégringolade », écrit Panneton.L'importance du Portugal serait alors réduite à celle de Cuba, pays « possédant plus de passé que d'avenir », ajoute-t-il.L'ambassadeur commente longuement une interview que Salazar a accordée au quotidien français Le Figaro, en 1958.C'est sur la question africaine que ce farouche nationaliste se révélait, dirait-on aujourd'hui, franchement raciste.Au sujet du Mozambique, colonie portugaise où la majorité noire n'a pas le même statut que la minorité blanche, Salazar précise : « Il ne suffit pas de savoir piloter un avion à réaction ou utiliser une bombe à hydrogène pour être un civilisé.» Au journaliste qui lui demande s'il a l'intention de supprimer un jour la censure, Salazar donne une réponse alambiquée.Salazar finit par lâcher : « Je ne désire pas, pour le moment, aller plus loin, parce qu'en fin de compte, la liberté dépend du degré de formation civique et morale de celui qui doit en user.» Et Panneton d'ajouter, avec beaucoup d'à-propos: « Ce qui n'est guère aimable pour les Portugais.» L'ambassadeur relève que la presse de Lisbonne est effectivement à la botte de Salazar.« De commentaires honnêtes dans la presse portugaise, évidemment aucun.Des dithyrambes et des louanges presque partout.Ceux qui ne sont pas d'accord ne peuvent que se taire.Car la censure est redevenue rigide.Rien ne passe plus.» Même l'Église, du moins celle qui ne lui chante pas des Te Deum, est « censurée ».Salazar a tout fait pour écraser les dominicains, trop critiques au goût du dictateur.Cette congrégation religieuse a fait appel à des prêtres canadiens pour se reconstruire.« Pourquoi des Canadiens?s'interroge l'ambassadeur.Probablement parce que les « dominicains » espagnols étaient considérés comme trop arriérés et les français trop libéraux.» Mais ce qui inquiète le diplomate, c'est un message que le gouvernement portugais a fait parvenir au nonce apostolique : les prêtres et moines étrangers s'exprimeraient « beaucoup trop librement ».Panneton se rend illico à Fatima pour mettre en garde le supérieur des dominicains sur place, un Canadien, qui lui avoue que ses prêtres n'ont pas toujours fait preuve de la plus grande discrétion.« On m'a promis que tout le monde ferait plus attention à l'avenir », écrit Panneton.Le diplomate dont les messages sont évidemment tenus secrets n'a pas besoin de faire attention.Et on devine qu'il s'ennuie parfois dans cette capitale que dominent Salazar et une demi-douzaine de grandes familles.«Celui qui a dit que « l'homme est un animal », celui-là n'a certes pas connu les Portugais d'aujourd'hui.Le gouvernement s'intéresse aux territoires d'outremer, la populace s'intéresse au football, et l'élite ne s'intéresse à rien.» \u2014Avec la collaboration de Nadine St-Jacques à Ottawa ARCHIVES LA PRESSE © Le véritable nom de l'écrivain Ringuet était Philippe Panneton.Ce médecin, voyageur et diplomate né à Trois-Rivières en 1895, se méfiait autant de l'Église que des défenseurs de la terre.Les années 1960 ou les années 60 ?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉ proux@lapresse.ca Depuis le début de l'an 2000, il existe un grand flottement dans la presse en général et dans La Presse en particulier quant à l'emploi du millésime.Tantôt on écrit les années 60, 70, 80, etc., comme on le faisait jusque-là, tantôt on écrit les années 1960, 1970, 1980, etc.Puisqu'il n'existe généralement aucune confusion quant au siècle, l'ajout du millésime m'apparaît, pour de nombreuses années encore, aussi inutile que lourd.Je suggère donc avec insistance qu'on l'évite.> L'inflation n'est plus à craindre comme dans les années 80.Montréal est-il ou est-elle sale ?Le genre des noms des villes est flottant.Il y a néanmoins quelques règles.\u2014 Les noms commençant par un article défini féminin, comme La Tuque, La Prairie, La Rochelle, sont toujours féminins.\u2014 Ceux commençant par un article défini masculin, comme Le Gardeur, Le Mans, Le Caire, sont toujours masculins.\u2014 Habituellement, les noms se terminant en e, comme Rome, sont féminins.Mais il ne manque pas d'exceptions.Nice, par exemple, est considéré comme masculin.\u2014 Les noms se terminant par une consonne sont habituellement masculins.Montréal, Québec, Paris, Berlin, Londres, New York, pour ne citer que quelques exemples, sont généralement considérés comme masculins.Certains grammairiens estiment qu'en cas de doute on peut faire l'accord avec le mot ville sous-entendu.Ce qui explique qu'on trouve parfois le masculin et le féminin dans un même texte.Cela dit, Montréal est une ville dont le genre masculin est solidement établi (le Vieux-Montréal, le Grand Montréal, le Tout-Montréal).Il n'est donc pas fautif que Montréal soit accordé au masculin, comme dans ce titre récent : > Montréal est-il sale ?Enfin, notons que lorsqu'un nom de ville désigne un gouvernement ou un club sportif, on doit impérativement employer le masculin.> Ottawa choqué par la décision de l'Iran.> Toronto battu par Calgary.Sabler ou sabrer le champagne ?Un lecteur a reproché récemment à une de nos journalistes d'avoir écrit sabler le champagne au lieu de sabrer le champagne.En fait, notre journaliste n'avait pas tort.La locution sabler le champagne est attestée notamment par le Petit Robert, le Petit Larousse et le Multidictionnaire.Elle signifie « boire du champagne pour célébrer un événement ».On peut, il est vrai, sabrer le champagne en ouvrant la bouteille d'un coup de sabre, comme le faisaient les hussards sous l'Empire.Mais la méthode est aussi désuète que risquée.Le geste peut être pratiqué aujourd'hui, paraît-il, avec un couteau de cuisine, mais à moins que vous ne vouliez épater à tout prix vos invités, je n'hésite pas à vous le déconseiller.Après que QJe lis souvent dans La Presse ce que je crois être une mauvaise utilisation de l'auxiliaire avoir.Voici un exemple : Ma femme a mangé une pomme après qu'elle l'ait pelée.(C'est ce qu'on lit souvent dans La Presse.) Ma femme a mangé une pomme après qu'elle l'eut pelée.(C'est ce que je prétends être la bonne utilisation de l'auxiliaire avoir.) Raison bien simple : ma femme a mangé la pomme après l'avoir pelée.Le subjonctif imparfait s'impose donc, plutôt que le subjonctif présent.C'est ce que j'ai appris dans ma jeunesse.et ça s'appelle la concordance des temps.Je vous remercie de bien vouloir m'éclairer.Claude Brulotte Ormstown RVous avez en partie raison.Il est vrai qu'on écrit parfois à tort, même dans La Presse, après qu'elle ait au lieu d'après qu'elle eut.Mais, dans le second cas, il ne s'agit pas du subjonctif imparfait, mais du passé antérieur.En fait, après que ne se conjugue jamais avec le subjonctif.Il doit se conjuguer avec l'indicatif.> Après qu'elle fut partie, il s'est calmé.> Après qu'elle l'eut quitté, il s'est effondré.C'est sans doute l'analogie avec avant que qui explique qu'on emploie fréquemment le subjonctif avec après que.Mais ce choix, si répandu soit-il, reste indéfendable sur le plan grammatical.Avant que introduit en effet un élément qui n'est pas encore accompli, ce qui justifie le subjonctif.Après que, au contraire, présente un fait déjà réalisé, ce qui appelle l'indicatif.Renforcer ou renforcir ?QÀ l'émission Salut Bonjour, Mme Josée Lavigueur a mentionné qu'il ne fallait pas utiliser le verbe renforcir (renforcir les muscles), mais qu'il fallait plutôt dire renforcer les muscles.J'ai cherché dans le dictionnaire Larousse, dans lequel on peut retrouver renforcer mais pas renforcir.Ce dernier existe dans le dictionnaire de l'Office de la langue française et signifie « devenir plus fort ».Renforcer veut dire aussi « rendre plus fort ».Qu'en est-il au juste ?Quand devrait-on utiliser l'un plutôt que l'autre ?Marcelle Boisvert RLe verbe renforcir est un québécisme vieilli.C'est la raison pour laquelle vous ne le trouverez pas dans la plupart des dictionnaires.On le rencontre encore à l'occasion dans la langue familière au Québec, mais en français standard, il faut dire, comme le fait Mme Lavigueur, renforcer.Petits pièges Voici quelles étaient les erreurs de la semaine dernière : \u2014 Le participe passé du verbe devoir ne prend un accent circonflexe qu'au masculin singulier.Il aurait donc fallu écrire : > La vigueur économique de la ville est due aux efforts d'embellissement.\u2014On n'enjoint pas quelqu'un, on enjoint à quelqu'un de faire quelque chose.Il aurait donc fallu écrire : > Le juge a enjoint à l'accusé de ne pas quitter la ville.Voici les pièges de cette semaine.Les phrases suivantes contiennent chacune une faute.Quelles sont ces fautes ?> Le vétérinaire a dû enlever une testicule à un gros chien.> Fatigué, le cycliste continua à rouler sur son air d'aller.Les réponses dans la chronique de la semaine prochaine.Faites parvenir vos questions à Paul Roux par courriel à paul.roux@lapresse.ca ou par courrier au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC), H2Y1K9. LECTURES LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Le Quartanier, lieu atypique et exploratoire Poèmes et chansons de Christian Mistral RÉGINALD MARTEL Nous entendons leurs mots chanter, sans avoir la moindre idée de leur identité.Telle est la punition des paroliers qui ne savent pas écrire un refrain.Christian Mistral fait partie de ces poètes aussi populaires qu'anonymes dont les vers parfois nous vont droit au coeur.Y a pas de poésie en prison Ça nous rendrait trop malheureux Y a pas d'gazon, y a pas d'saisons Le temps est immobile et creux Un recueil vient de paraître, Fontes, qui réunit poèmes et chansons de celui qui s'est fait connaître surtout par ses romans novateurs, faits de vie et de fiction entremêlées et qui ne cachent pas ce qui terrorise les nouveaux bien-pensants, la connaissance amoureuse de la langue et des littératures.En préambule, M.Mistral raconte qu'il se croit poète très jeune, dès ses études au Séminaire de Saint- Hyacinthe.À 14 ans, il consacre les sommes gagnées pendant l'été à la publication, à compte d'auteur, d'une plaquette de poèmes.« La fille à qui je l'avais dédiée y mit le feu sans la lire.Cela me fit préfigurer le destin de mes rimes à venir.» Il en faut plus pour le décourager, même si sa manière n'a pas la cote.Plutôt que de foncer tête première dans l'impasse du formalisme, il versifie comme on l'a fait avant lui.On reconnaît dans ses poèmes de jeunesse, tel « Le grenier », l'humeur et les lieux mêmes de ceux d'Émile Nelligan, déjà vieillots au temps de leur écriture.Souvent par ces longs soirs de colère et d'ennui, Las des charmes câlins mais jaloux de l'infâme, Je montais au grenier de ma douloureuse âme Lambrissé de sueur, de poussière et de suie (.) Il est doux d'évoquer ces antiques décombres, Mais du triste grenier je ne conserve rien Qu'une image où j'étais plus léger que mon ombre Christian Mistral n'allait pas bouder longtemps la modernité.S'il continue de revendiquer le statut de poète, son oeuvre romanesque, quelle que soit la prégnance de son inspiration poétique, est résolument tournée vers la ville et ses mirages, beauté et laideur confondues.Le chemin parcouru apparaît tout autant dans les textes de chansons, inspirés en partie par les amours malaisées du poète et la dure expérience de la déréliction.Pour la bluette, M.Mistral n'a pas de mots ni d'idées.Peut-être veut-il endosser ainsi l'image d'écrivain maudit qu'on lui concède un peu légèrement, quand il faudrait évoquer plutôt une marginalité qui n'est pas si rare.Il n'empêche que ses chansons d'amour ou de prison sont faites de mots de tous les jours, loin de l'exotisme parnassien qui a pu fasciner l'adolescent ou de la rugosité de l'oeuvre d'un Denis Vanier.« Je n'ai jamais souhaité me limiter au genre romanesque, même s'il contient tous les autres », écrit Christian Mistral.Le poème est nécessaire et suffisant quand il s'agit de dire adieu à l'espoir C'est dans l'oubli que je veux vivre Je n'écrirai jamais de livre Si l'on me rendait mes vingt ans Je les vendrais au plus offrant ou de dire l'espoir malgré tout Donnons-nous une chance Rentrons ce soir ensemble C'est un cas d'extrême urgence Je vois tes lèvres qui tremblent FFF FONTES : POÈMES ET CHANSONS Christian Mistral Éditions Triptyque, 2004 JULIE PARENT COLLABORATION SPÉCIALE Patro Vys, 24 mars dernier : une petite foule, surtout des jeunes dans la vingtaine, converge lentement vers une table où s'empilent des livres : les pages couvertures ont en commun ces couleurs vives, harmonisées avec goût, mais surtout cette esthétique visuelle propre à la jeune maison d'édition Le Quartanier qui, ce soir-là, lançait deux recueils de poésie : Quelque chose se détache du port (Àlain Farah) ainsi que Furie Zéro, bâtons (Hugo Duchesne).Six parutions Né en 2002, Le Quartanier compte maintenant six parutions à son catalogue, en incluant le premier numéro d'une revue littéraire qui porte le même nom.À sa tête, les éditeurs Éric de Larochellière et Christian Larouche, dont les goûts littéraires penchent pour « ce qui est innovateur, ce qui questionne, quand on sens que l'auteur a une voix qui est vraiment singulière, particulière », résume Christian Larouche.Les deux éditeurs sont d'ailleurs issus du groupe de jeunes auteurs qui a fondé CSelon, revue montréalaise dédiée à l'écriture atypique et exploratoire.« Le Quartanier n'est pas un projet contre quoi que ce soit, ou qui est là pour critiquer d'autres lieux qui sont admirables, par ailleurs.Les Herbes Rouges et le Noroît sont des éditeurs incontournables pour la poésie d'ici.Notre idée, c'était de créer un autre lieu qui correspond à notre travail, à notre vision des choses, explique Éric de Larochellière.Il y a beaucoup de place pour le roman sous toutes ses formes, mais la poésie ou l'écriture atypique, c'est plus difficile à défendre, ça exige qu'on y accorde une place et qu'on la développe.» VLB et les jeunes Les deux jeunes éditeurs ne savent trop que penser de la sortie de Victor-Lévy Beaulieu, le corpus d'oeuvres sur lequel il s'est appuyé n'étant pas exhaustif.« Il y a d'autres réseaux « d'auteurs » qui existent peut-être à Rimouski, à Québec, à Jonquière, il y a bien des choses qui se passent qu'on ne connaît pas ; ce qu'il a lu, c'est minime, c'est le bout d'une épingle », soutient Christian Larouche.Et de poursuivre Éric de Larochellière : « Je pense que ce n'est pas un débat, parce que VLB ne se prononce pas sur la nouvelle littérature québécoise ; il émet un point de vue sur des thèmes et il déplore une absence du travail d'écriture dans quelques romans.Prix Grafika Cette année, la maison d'édition a remporté deux prix Grafika (catégorie couverture de livre), pour le recueil de poésie 2X2 (S.Savage) et la revue éponyme.À l'instar de ces deux ouvrages, les livres du Quartanier ont une signature visuelle caractéristique, fruit du travail d'Élise Croptal, directrice artistique.« Il y a cette idée de faire des livres qui, visuellement, correspondent aux projets littéraires.Il faut que ça se fonde », précise Éric de Larochellière.« Et c'est quelque chose qui ne peut se faire sans un échange entre l'éditeur, l'auteur et la graphiste, poursuit Élise Cropsal.Cela permet de construire quelque chose, au lieu de simplement mettre le texte, le nom et une image.» PHOTORÉMI LEMÉE, ARCHIVES, LA PRESSE © Dans sa plus récente oeuvre, les chansons d'amour ou de prison de Christian Mistral sont faites de mots de tous les jours.3196686A FLASHE LIVRES La Fondation canadienne Donner est heureuse de dévoiler les titres des ouvrages exceptionnels qui ont été retenus pour la finale de la sixième édition annuelle du Prix Donner, décerné à l'auteur du meilleur livre sur les politiques publiques au Canada.ANNONCE du nom des finalistes pour L e P r i x DONNER 2 0 0 3 / 2 0 0 4 Michael Adams - Fire and Ice: The United States, Canada and the Myth of Converging Values (Penguin Canada) Lydia Miljan & Barry Cooper - Hidden Agendas: How Journalists Influence the News (UBC Press) Éric Montpetit - Misplaced Distrust: Policy Networks and the Environment in France, the United States, and Canada (UBC Press) David E.Smith - The Canadian Senate in Bicameral Perspective (University of Toronto Press) Le lauréat du Prix Donner, distinction assortie d'un montant qui passera à 35 000 $ cette année, sera proclamé à une cérémonie qui aura lieu le 29 avril 2004.Les autres finalistes recevront 5 000 $ chacun.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le : Responsable du Prix Donner, téléphone : (416) 368-8253, ou courriel : meisnerpublicity@sympatico.ca Des oeuvres qui changeront vos ideés du Canada.3208696A Un roman attendu Maryse Latendresse.Une autre jeune auteure qui fait son c he m i n .En 2002, elle avait obtenu le prix HMH du meilleur ouvrage de fiction présenté en études littér a i r es à l'UQAM pour La Danseuse, un roman qui avait aussi séduit les critiques.Elle fait paraître ces jours-ci, toujours chez Hurtubise HMH, son premier vrai roman libéré des contraintes univers i t a i r e s.Le titre: Quelque chose à l'intérieur.C'est l'histoire d'un amour qui prend fin, d'un autre qui commence.Et le désir est le moteur, comme il l'était dans le roman précédent.« Un nouveau suspense sur les ruses de la séduction », lit-on dans le communiqué de presse.Drôle d'original Alors que même les écrivains de renom se plaignent de ne point vendre assez, ne serait-ce que pour payer leurs consommations annuelles dans les cafés, voilà qu'un étudiant en biologie médicale de l'Université du Québec à Trois-Rivières a décidé d'amasser des fonds pour son bal de fins d'études en vendant le roman qu'il vient d'écrire.Pas bête, le jeune, qui aime lire et écrire: les personnages de son roman sont les étudiants, les professeurs et les membres de la communauté universitaire qu'il fréquente.Cela s'appelle Le Courage des rêves, et le courageux se nomme Louis-Philippe Hubert.Le livre est tiré à 150 exemplaires (819-694-4665).Maryse Latendresse Dans Retour à cold Moutain, Jude Law fait craquer Nicole Kidman.Et aussi le magazine Studio qui a fait le point avec ce jeune acteur en pleine métamorphose.QEn quoi diriez-vous que vous avez le plus changé depuis vos débuts ?RJe crois que j'ai enfin réalisé que je faisais ce dont j'avais toujours rêvé.Du coup, j'ai lâché le frein à main ! (Rires.) J'ai enchaîné les films, alors qu'auparavant, je souhaitais n'en tourner qu'un par année.QMinghella dit que vous vous êtes délibérément cantonné à des seconds rôles.RJe voulais attendre d'avoir faim d'un premier rôle de héros.D'être vraiment prêt, aussi.J'imagine qu'inconsciemment, je voulais me prouver que j'étais d'abord un bon acteur.J'ai l'impression d'avoir été à l'école, ces 10 dernières années, d'avoir appris en profondeur mon métier et de ne pas usurper ma place actuelle.QQu'est-ce qui vous attire dans les rôle sombres.Le tireur de Stalingrad, l'androïde morose de A.I., le photographe morbide des Sentiers de la perdition.?RJ'ai toujours préféré l'Épouvantail à Dorothée dans Le Magicien d'Oz.Quand je lis un scénario, je suis toujours attiré par les rôles plus exotiques, plus complexes, et rarement par le rôle principal.J'aime donner de l'humanité à ceux qui n'en ont pas, rendre aimables les plus vils des meurtriers.Ce n'était pas un plan de carrière, pour autant ! (Rires) QAvez-vous des projets ?RAvec ma société, Rorschach (du nom du psychiatre qui a inventé le test des taches d'encre), j'ai produit un film de science-fiction, Sky Captain and the World of Tomorrow, où l'on retrouvera Gwyneth Paltrowet Angelina Jolie.Je travaille également avec Harold Pinter à une adaptation du Limier, dans lequel je jouerai avec Michael Caine.Et j'ai toujours en tête un long métrage sur Brian Epstein, l'imprésario des Beatles.Isabelle Huppert se fera productrice, par l'intermédiaire de sa société Les productions du Camélia, dans le projet In America, tiré d'un livre de Susan Sontag.L'histoire vraie d'une comédienne polonaise qui s'installe en Californie en 1873 pour y fonder une communauté genre Woodstock avant l'heure.Alors que ce rêve est un flop et que tous ses petits camarades la lâchent, la comédienne reprend son métier d'origine et devient une vedette aux États-Unis.Isabelle Huppert jouera, bien sûr, le rôle principal de Maryna Zatezowska, dans ce film dont le tournage devrait commencer en septembre en Pologne pour se terminer aux États-Unis.Le code Léonardo Quel mystère masque donc le sourire de la Joconde ?C'est ce que Russell Crowe et Ron Howard se mettent en tête de découvrir dans The Da Vinci Code, basé sur le best-seller de Dan Brown.Spécialiste en symboles, Russell Crowe y fera équipe avec Kate Beckinsale, nièce d'un conservateur du Louvre fraîchement assassiné et membre d'un groupuscule secret.Seuls, ils devront décrypter des codes contenus dans les tableaux de De Vinci pouvant aller jusqu'à révéler des secrets troublants concernant le christianisme.E x p r e s s Philosophe, excentrique, poète et alcoolique, voilà ce qui attend Johnny Depp dans The Libertine ; il y incarnera John Wilmot, alias Lord Rochester, grande figure de la littérature britannique du XVIIe siècle, doublé d'un débauché.Cinq ans après La Fille sur le pont, Vanessa Paradis revient au cinéma avec Le Retour de James Bataille, le premier long métrage des frères Poiraud.Dans une atmosphère qui promet d'être délirante, elle incarne une chanteuse de musique country, face à Benoît Poelvoorde (son imprésario) et Jean-Pierre Marielle (son père).Depuis 12 ans qu'il rêvait du roman de Clifford Irving, Tony Scott est rassuré ; un budget de 100 millions de dollars met son Tom Mix and Pancho Villa sur les rails.Annoncé pour l'automne prochain, le tournage verra donc Tom Mix, mythique cowboy du cinéma américain, partir vivre aux côtés de Pancho Villa, révolutionnaire que le monde moderne rebute.Gagnants de deux prix Grammy, le chanteur Justin Timberlake, qui joue dans son premier long métrage, un thriller intitulé Edison, avec Kevin Spacey et Morgan Freeman, compte bien faire aussi sa marque comme acteur ; il incarne un journaliste qui met au jour toute une série de magouilles policières.Woody Allen, dont les projections intimes deviennent souffreteuses (dixit Ciné Live), a peut-être trouvé le moyen de se renouveler: jouer la comédie (d'action !) en lâchant cette fois la caméra.Le miracle s'intitulerait Six Bullets From Now, l'histoire vraie d'un des plus rocambolesques cambriolages, celui de l'hôtel Pierre de New York, en 1972, avec à la clé un magot de 11 millions de dollars.Pédophilie, mère indigne et abusive : le tableau de chasse de Kevin Bacon s'assombrit encore après Mystic River.Devant la caméra, on le retrouvera dans The Woodsman sur l'impossible réinsertion d'un violeur d'enfants, puis dans Cavedweller où il découvre que sa femme a abandonné, adolescente, deux petites filles.Au parfum! Scorsese, Annaud, Ridley Scott, Tim Burton en ont rêvé, mais c'est Tom Tykwer qui se risquera à transposer Le Parfum de son compatriote allemand Patrick Süsskind (lequel ne jurait que par Kubrick !).La renaissance de la projection en odorama serait de mise pour accompagner la richesse olfactive d'un roman où Jean-Baptiste Grenouille se sert d'un nez surdéveloppé pour traquer les femmes dans le Paris opaque du XVIIIe siècle.Studio, Ciné Live, Première, Vanity Fair ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES La loi de Law Jude Law ZOOM L'In America d'Isabelle Huppert Fabrice Luchini Isabelle Huppert « On n'évacue rien de ses problèmes quand on est acteur.Au contraire.C'est Bouquet qui dit : L'acteur ne s'assouvit jamais.Si on joue Knock et qu'on y met ses problèmes, ce Knock-là ne sera pas visible pour les spectateurs.La thèse de Jouvet, c'est que l'acteur doit être vacant.Le paradoxe du métier d'acteur c'est que l'ego vous emmène vers ce métier, mais l'ego ne tiendra jamais toute une carrière pour devenir un grand acteur.Quand vous me voyez dans Céline, vous entendez les mots de Céline.Si je faisais mon numéro, ce serait ridicule.Même si mon image médiatique est celle d'un agité rigolo, je suis un acteur on ne peut plus classique dans mon travail.» Paris Match VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 14H00 a CHRISTIANE CHARETTE EN DIRECT Invités : le sénateur Jean Lapointe, Isabel Richer, Renée-Claude Brazeau et Luce Dufault.Exceptionnellement à 14 h.19H30 r STAR ACADÉMIE Les candidats chantent en compagnie de Paul Piché, Plastic Bertrand et Émilie Bégin.Les quatre finalistes y vont de performances en solo.19H30 a LES BEAUX DIMANCHES René Lévesque : héros malgré lui nous propose un tour d'horizon de 40années décisives de notre histoire à travers le parcours d'un homme charismatique.Un documentaire révélateur, plein de bons moments, de souvenirs, d'anecdotes savoureuses, de témoignages et de petites révélations.20H00 lt THE 33rd ANNUAL JUNO AWARDS Un soir de gala animé par Alanis Morissette avec la participation de Nickelback, Barenaked Ladies, Michael Bublé, Nelly Furtado, Avril Lavigne et Sarah Mc Lachlan.Parmi les Québécois en nomination : Garou, Marie- Chantal Toupin, Wilfred, l'album Don Juan et Céline, quatre fois.21H00 r FORTIER : PERSONNAGES SOUS ENQUÊTE Jeudi soir, l'escouade de Fortier a été démantelée, mais il y a des choses qu'on ignorait sur ses membres.Anne, Dufour, Mayrand et Parent subissent ici un interrogatoire pendant lequel ils se livrent sans pudeur sur leurs amours, leurs peurs.Le Téléjournal Découverte / La Crise cardiaque Les Beaux Dimanches / René Lévesque - Héros malgré lui Le Téléjournal Conversation Le Garage Le TVA 18 heures Les Grandes Gueules en spécial Star Académie / Paul Piché, Plastic Bertrand, Émilie Bégin et la troupe de Cabaret Fortier Êtes-vous diabétique?Le TVA / Loteries Familles.(23:27) Cultivé et bien élevé La Poudre d'escampette Les Grands Documentaires / Le secret de la mort des animaux Boston Public LE CHAT DANS LE SAC (2) avec Claude Godbout, Barbara Ulrich KARNAVAL (4) avec Sylvie Testud, Amar Ben Abdallah (22:20) DRÔLE DE PÈRE (5) avec Adam Sandler, Joey Lauren Adams RONIN (4) avec Robert De Niro, Jean Reno FUIR (5) avec Laurence Fishburne News On Assignment CTV at the Junos The 2004 Juno Awards Comedy Now! CTV News News News Canadian Experience Cirque du Soleil's Solstrom Da Vinci's Inquest Sunday Report Venture Mary Walsh .Reflections ABC News .Homeowner THE TEN COMMANDMENTS (4) avec Charlton Heston, Anne Baxter News CBS News 60 Minutes Cold Case Without a Trace CSI:Miami News .Raymond NBC News Dateline NBC American Dreams Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan .Machine Outdoor.Wildlife Trailside Naturescene Sesame Street: Streets that we Live on DANIEL DERONDA (4) avec Hugh Dancy (1/2) Beyond.In the Life BBC News Wall Street Classic Gospel Sesame Street on Art Express DANIEL DERONDA (4) avec Hugh Dancy (1/2) BBC News ROCKYV (5) avec Sylvester Stallone, Tommy Morrison Biography / The Rock Biography / Andre the Giant Biography / Steve Austin Airline LES SABLES MOUVANTS (17:00) Le Magnat de la presse (4/4) RUSTY JAMES (3) avec Matt Dillon, Mickey Rourke L'Actors./ Mary Tyler Moore Silence, on court! Nathan Lane: Bravo! Profile Arts&Minds Shaping Art Canvas of War BORN ON THE FOURTH OF JULY (3) avec Tom Cruise, Caroline Kava Galas Juste pour rire Docu-D / Démolition explosive Sans détour / Courses de rue Épidémies meurtrières Les Ultimes / L'Ultime Train Psychologie de la famille Enseigner.Santé mentale et vieillissement UQAR.Bilan du siècle In Focus La Formation.Le Monde.Activités physiques.Frontiers of Construction Daily Planet Discovery's Sunday Showcase / Anacondas - Piranhas Disaster Detectives Daily Planet Vidéo Guide Airport La Route.plongée Maeva .le spa Bain de soleil Reiselust Pilot Guides .(17:56) .(18:20) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunk the Kids FOREVER YOUNG (5) avec Mel Gibson Boy Meets.LOVE LEADS THE WAY (22:46) Everwood The Simpsons Malcolm in the Middle Arrested.Charmed High School Reunion Global News Global Sunday King of the Hill .Raymond Crossing Jordan Global News Global Sports Trouvailles &Trésors Made in Québec / Carnaval Série noire / Pont de Québec JAG LES INCORRUPTIBLES (3) avec Kevin Costner, Sean Connery History's Courtroom Blitzkrieg Crown and Country CLEOPATRA (4) avec Elizabeth Taylor, Richard Burton (2/2) Manhunt Crisis Zone Fashion File Matchmaker Skin Deep Birth Stories Little Miracles Crisis Zone Skin Deep Birth Stories Popop Bruno Une diva.Nostalgia / Gordon Lightfoot Musicographie / Marvin Gaye Ringo Starr Sting Simply Red Robbie Williams Musicographie / Marvin Gaye Bécosse.the Pops Plus sur commande Concert Plus / Nirvana MTV Babu à planche Pauvres Filles! 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