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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-06-28, Collections de BAnQ.

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[" Marie Côté, ancienne collaboratrice de Julie Snyder, à la tête d'ARTV HUGO DUMAS TÉLÉVISION hdumas@lapresse.ca Marie Côté, une ancienne collaboratrice de Julie Snyder, dirigera la chaîne culturelle ARTV à partir du 30 octobre.Sa nomination a été confirmée vendredi par le président du conseil d'administration d'ARTV, Sylvain Lafrance.Marie Côté succédera à Lina Allard, qui avait déjà annoncé son départ de la chaîne spécialisée à la fin du mois de mai.Lina Allard a orchestré le lancement d'ARTV et dirigeait la chaîne depuis sa mise en ondes, le 1er septembre 2001.Elle a droit à son fonds de retraite de Radio-Canada et n'a pas encore communiqué ses projets futurs.Marie Côté a cofondé les Productions J avec Jean Lamoureux et Julie Snyder au milieu des années 90.Elle a notamment produit plus de 400 émissions du Poing J à TVA et a suivi Julie Snyder en France pour l'aventure de Vendredi, c'est Julie.On lui doit aussi les émissions spéciales Un an avec Céline et Le monde est Plamondon, toutes récompensées de Gémeaux.En 2001, Marie Côté a fait le saut au Cirque du Soleil, où elle a collaboré au numéro des Oscars qui avait ébloui la planète.Elle était productrice sur les séries Sans filet et Solstrom.Ambitieuse série de 15 millions, Solstrom a cependant fait patate dans les cotes d'écoute à Radio-Canada.La série a, malgré tout, trouvé preneur dans une quinzaine de pays.Canadian Idol: les Québécoises en difficulté Ça va mal pour les chanteuses québécoises inscrites à l'émission Canadian Idol du réseau CTV.Jeudi soir, Liz Titan, étudiante montréalaise de 17 ans, a été laissée sur le carreau par le public.À Canadian Idol, contrairement à Star Académie, seuls les votes des téléspectateurs comptent.La semaine précédente, Annie Lefebvre, 21 ans, de Gatineau, avait subi le même sort.Il ne reste plus qu'une seule Québécoise en lice, soit Valérie Jalbert, 19 ans, de Saint-Jérôme.Elle chantera mercredi soir pour obtenir sa place dans le top 10.Il y a cependant un mince espoir pour Annie Lefebvre et Liz Titan.Le 14 juillet, les juges distribueront des laissezpasser à deux candidats qui n'ont pas été sauvés par le public.Ensuite, Canadian Idol entrera dans sa phase finale avec les 10 meilleurs candidats.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Chantal Lacroix a plusieurs projets en tête pour les prochaines saisons télévisuelles.Elle aimerait animer « une émission qui pourrait améliorer la condition de vie de certaines personnes », à la manière de l'émission d'Oprah Winfrey.CHANTAL LACROIX Dernier bain de soleil ISABELLE MASSÉ imasse@lapresse.ca « C'est la dernière fois ! » Comme au début de chaque été, Chantal Lacroix jure que c'est la dernière saison de Partis pour l'été.Depuis sept ans, l'animatrice parcourt le Québec avec des artistes, à la recherche de sensations fortes.Bungee, rafting, parachute, parapente.Il ne lui reste qu'à se taper un rodéo.«Monter sur un taureau sauvage?Jamais ! » lance-t-elle.Autrement, la belle a tout essayé.Trois, quatre, cinq fois plutôt qu'une.« J'ai fait le tour, dit-elle.D'autant plus que le tournage des émissions (en mai et au début de juin) fut laborieux.Il a fait froid, il a plu et j'ai eu une labyrinthite.» Une dernière saison?Vraiment ?Après tout, Chantal Lacroix n'a tourné que huit émissions cette année.Fini la quotidienne estivale ! Partis pour l'été est maintenant une émission hebdomadaire (diffusée les mardis, à 19 h 30, à TQS).Un signe que sa disparition est imminente.« Je suis la Dominique Michel des shows d'été ! dit l'animatrice de 38 ans.Mais c'est vrai, cette fois : j'arrête, car je veux passer à autre chose.J'aime concevoir et je n'aime pas être limitée.Je veux produire davantage et explorer différentes avenues.» C'est qu'il y a l'émission matinale Caféine maintenant, qui exige que Chantal Lacroix sorte du lit à 3 h, tous les matins, depuis août dernier.« Je n'avais pas l'énergie pour faire deux quotidiennes.» Il y a aussi un projet d'émission qui lui tient vraiment à coeur, qui pourrait être en ondes à l'automne, si Dieu et les organismes de subvention le veulent.et dont elle tait le concept.Quand on insiste, l'animatrice mentionne qu'elle aimerait bien animer une émission comme celle d'Oprah Winfrey.« Une émission qui pourrait améliorer la condition de vie de certaines personnes », résume-t-elle.Ajoutez à cela que jouer au cinéma et à la télé la démange depuis des lustres.Partis pour l'été risque vraiment de n'être qu'un souvenir, à l'automne ! « Je suis étonnée que l'aventure ait duré si longtemps.C'est le plus vieux show d'été au Québec.Heureusement, j'ai un diffuseur qui croit au long terme et qui a une ouverture d'esprit.J'ai changé quatre fois de concepts en sept ans.Cela dit, la ligne directrice \u2014faire découvrir le Québec\u2014est demeurée.» Ça sent le deuil chez les membres des Mecs comiques et des Grandes Gueules, moult fois invités à Partis pour l'été.« J'ai eu de nouveaux invités, cette année, précise Chantal Lacroix.Gildor Roy, Guy A.Lepage et Jean-Nicolas Verreault, notamment.Je voulais qu'on soit moins téméraires, mais tous les artistes approchés voulaient vaincre des phobies.Ghislain Taschereau rêvait, par exemple, d'être une torche humaine.« Comme Partis pour l'été tire à sa fin et que Caféine demeure au programme de Chantal Lacroix, on en conclut donc qu'elle préfère se lever à 3 h, tous les jours, que de faire du parachute ou de participer à une course dans un bolide conduit par un aveugle (l'émission de demain) ! « C'est sûr qu'un saut en parachute éveille tous les sens.C'est le moment où je me sens le plus en vie.On passe par toute la gamme des émotions.Du regret à la fierté.En sept ans, j'ai vaincu des phobies, poursuit Chantal Lacroix.Ma peur des hauteurs, entre autres.Je me suis fait des amis, également: les membres des Grandes Gueules, Patrick Groulx et Annie Brocoli.Il y a des liens solides qui se tissent quand on vit un stress intense.Elle a bien failli ne pas se retrouver dans les studios de TQS aux aurores.« J'ai hésité longtemps quand on m'a pressentie pour faire partie de l'équipe de Caféine, car je ne suis pas une fille du matin.Je n'étais pas, non plus, convaincue de ce nouveau bloc (6h à 9 h) dans la grille horaire de TQS.J'avais également l'impression qu'une telle émission arrivait trop tôt dans ma vie.Je voulais encore être sur le terrain, pas en studio.» Une saison plus tard, Chantal Lacroix ne s'imagine plus ailleurs.Il ne lui est même pas venu à l'idée de confier temporairement ses fonctions à une autre quand elle a décroché, l'hiver dernier, un rôle dans la série Lance et compte : la reconquête.Celle qui incarnera, l'automne prochain, la blonde de Lulu (Denis Bouchard) n'a dormi que trois heures par nuit pendant toute la durée du tournage.Mais qu'importe ! Ça en valait le coup ! « Au début de chaque année, avec mes amis, on se souhaite quelque chose.Mon voeu, l'an dernier, était de jouer.Après Anecdotes (une autre production de Chantal Lacroix, diffusée il y a deux ans), qui a plus ou moins bien marché, j'ai rabouté les sketchs de l'émission dans lesquels je jouais et je les ai envoyés partout.J'ai eu deux auditions.» Et deux rôles ! Une notaire dans Lance et compte et une poulette dans le film Nez rouge d'Érik Canuel ! Partie pour la gloire, Chantal Lacroix?«J'ai toujours eu à me battre ! Pour faire la météo, devenir chroniqueuse, animer, produire.» Pour décrocher un poste sur le plateau de la défunte émission Bla bla bla, Chantal Lacroix a appelé Danielle Ouimet.chez elle! «Je faisais la météo à Météo Média, à l'époque.On m'avait dit : on ne cherche pas de présentatrice, mais des gens drôles.J'ai alors demandé à Danielle Ouimet cinq minutes de son temps pour lui faire une chronique au téléphone.Elle m'a ensuite obtenu une audition.» Si tout va bien maintenant en animation, pourquoi s'entêter à décrocher des auditions ?« Si je n'essaie pas, je vais le regretter », répond-elle.Mieux vaut tard que jamais pour celle qui, en sortant du cégep, n'a pas osé s'inscrire ni au Conservatoire d'arts dramatiques ni à l'École nationale de théâtre.« Trop peu d'élus ! » s'est-elle dit à l'époque.Des regrets ?« Pas du tout.mais si c'était à refaire, j'irais auditionner à l'École nationale de théâtre ! » «J'ai toujours eu à me battre! Pour faire la météo, devenir chroniqueuse, animer, produire.» BELA FLECK AND THE FLECKTONES / MARCUS MILLER BAND SAMEDI 3 JUILLET, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 20 h 30 BILLETS PLEINS FEUX À LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montréal : 318, rue Sainte-Catherine Ouest À LA PLACE DES ARTS www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 RENSEIGNEMENTS : 134 PROGRAMME DOUBLE LE FANTÔME DE L'AÉROPORT PAGE 5 KARIM NASSERI ARTS ET SPECTACLES Bérurier Noir sur le pouce ou en bus ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK avigneau@lapresse.ca «Il va y avoir du squeegee sur la 20 ! » s'est exclamée ma collègue Ariane, une vieille fan de Bérurier Noir, lorsqu'elle a appris que le mythique groupe ne donnait qu'un seul concert au Québec cet été.à Québec.Une partie des agités fera le voyage sur le pouce, mais le nouveau label québécois des vétérans du punk français a aussi prévu convoyer les fans des quatre coins de la province jusqu'aux plaines d'Abraham.Des autobus partiront en effet de Montréal, Chicoutimi, Trois-Rivières, Sherbrooke, Matane et Rimouski pour arriver dans la capitale nationale vers 17 h.Chaque place coûte entre 40 $ et 62 $, selon le point de départ, et inclus le macaron permettant d'accéder au site (www.billetech.com).Pas question de passer la nuit sur les plaines puisque les autobus repartiront de Québec à minuit et demi.Ce concert historique de Bérurier Noir au Québec, qui survient 15 ans après sa non moins historique tournée dans quelques villes de la province, mettra aussi en vedette les groupes québécois Akuma et Vulgaires Machins, ainsi que les rockeurs militants français Ethnopaire et Junior Cony.Rappelons par ailleurs que l'étiquette D7 lance demain le coffret Même pas mort, constitué de deux DVD et d'un disque audio rassemblant des prestations live de plusieurs époques, de 1983 (époque Pali Kao) à l'Olympia, six ans plus tard.Encore au lit avec Madonna ?Elle a beau écrire des livres pour enfants et vivre un mariage d'une longueur inhabituelle, Madonna \u2014 désormais Louise Veronica « Esther » Ciccone\u2014 va encore au lit avec un caméraman.Un peu moins de 15 ans après le provocateur Truth Or Dare, film qui documentait sa tournée Blonde Ambition, elle a recruté le réalisateur Jonas Akerlund pour faire de même avec son actuelle tournée Reinvention.Madonna, 45 ans et deux enfants, n'a plus l'âge de jouer à « vérité ou conséquence », présume-t-on.Que veutelle montrer ?Ses séances de yoga?De méditation?Ses ébats adaptés d'une méthode révolutionnaire de sexe tantrique ?Jonas Akerlund, à qui l'on doit le très politique clip American Life et le film Spun, passe ses soirées dans sa chambre d'hôtel à faire du montage.Coudonc, il doit y avoir quelque chose à voir s'il se donne tout ce mal.Madonna et son équipe visent, semble-t-il, une projection le printemps prochain à Cannes.Céline au sommet Loin des yeux loin du coeur ?Pas si sûr.Céline Dion semble avoir durablement élu domicile au sommet du show-business américain.Selon un palmarès hebdomadaire dressé par le magazine Entertainment Weekly, le spectacle permanent de la star québécoise figure parmi les plus rentables actuellement.A New Day a généré 2,6 millions en cinq soirs à Las Vegas.Les tournées de Prince (6 millions en cinq soirs dans trois villes) et Shania Twain (un peu plus de 4,5 millions $US en cinq soirs dans autant de villes) se classent aussi parmi les plus performantes au tiroir-caisse.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © Les Bérurier Noir sur la scène du Spectrum en 1989.CETTE SEMAINE SUR DISQUE > The Cure : The Cure > Le Peuple de l'herbe : Sold Out > Lilla Downs : Una Sangre > Brandy : Afrodisiac > Uncle Cracker : 72 and Sunny > Authority Zero : Andiamo VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19h aRDI ÉLECTIONS FÉDÉRALES Bernard Derome anime la soirée des élections aux côtés de Daniel Lessard et Dominique Poirier.Entrevues avec les stratèges et analyses des résultats avec Vincent Marissal de La Presse et Christian Dufour, de l'École nationale d'administration publique.19h30 TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE Anthony Kavanagh a 34 ans, toutes ses dents et un corps d'athlète, mais il avoue à Mireille Dumas que garder la forme n'est pas de tout repos ! L'animatrice reçoit aussi une cascadeuse, un mannequin et une contorsionniste qui prennent soin de leur corps.20h r MA MAISON RONA Quel clan remportera la maison ?La réponse ce soir dans cette dernière émission.20h ARTV LA COMTESSE AU TABLEAU Une chanteuse rock qui a eu son heure de gloire vit dans le domaine d'un aristocrate irlandais.Quand son bienfaiteur est assassiné, elle soupçonne qu'il y a d'autres vies en danger.Du coup, elle se retrouve mêlée à un sordide trafic d'oeuvres d'art.Une fiction en quatre épisodes avec Helen Mirren (Prime Suspect).21h15 r LES FÉDÉRALES 2004 Pierre Bruneau et Claude Charron sont réunis pour animer la soirée des élections.Les analystes invités : Jean- Marc Léger, de Léger Marketing, et le journaliste Michel C.Auger.22h K LES ÉLECTIONS FÉDÉRALES Denis Lévesque anime un bulletin spécial des élections en compagnie de Nathalie Roy.Aujourd'hui (17:30) Catherine Élections Canada 2004 - La Soirée Le TVA 18 heures Sucré-salé / Corneille Où sont passées nos idoles?Caméra Café Ma maison Rona Les Fédérales 2004 (21:15) Ramdam La vie sauvage Aux p'tits bonheurs Téléscience / Nous voulons savoir pourquoi notre fils est mort?LE HUITIÈME JOUR (4) avec Daniel Auteuil, Pascal Duquenne L'oeil ouvert / Un endroit nommé Chiapas (23:02) Le Grand Journal (17:00) Fun noir & Cie / J.-S.Giguère Coroner SEXE, MENSONGE ET OBSESSION avec Harry Hamlin, Lisa Rinna Le Grand Journal Caméra extrême Pub News News Special: Election 2004 The National Canada Votes: Federal Election 2004 Simpsons ABC News Will & Grace My Wife & Kids George Lopez According.Hope & Faith Weddings Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Standing Yes, Dear .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor For Love or Money 3 Who Wants to Marry my Dad?Tonight (23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / Hot Springs (3/3) History Detectives Back.Floor Road Trip.Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Television in America.BBC News City Confidential / St.Louis American Justice The Trial of Scott Peterson Family Plots Airline.Airline Biography / Chris Farley .musique Tambours battants Jardins La Comtesse au tableau (1/4) Grands Spectacles: Louis Lortie Grands Spectacles.(22:40) Harmoniques Videos Road to Avonlea .Anansi Leap of Faith EASTER PARADE (4) avec Fred Astaire, Judy Garland Law& Order Sans détour / Idoles.Biography /Lance Armstrong Exploits / Pères Braves Bêtes Les Nouveaux Détectives Excès de stars / Religions.Festifilm 2004 Stratégies de marketing.Planète Terre Les quatre visages de la santé Les Conférences de.Les Amputés de guerre How'd they do that?Daily Planet Monster House / '70s House Monster Garage / Cadillac Frontiers of Construction Daily Planet Saveurs.de Corse Évasion.Bain de soleil Reiselust .les fous Casse-cou Gris Évasion.Les Routes oubliées All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors MEATBALLS PART II (6) avec Archie Hahn Boy Meets.The Brendan Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld North Shore The Casino 7th Heaven Summerland Global News The National Decision Canada: Election Artisans de notre Histoire Trouvailles./ Gatineau Bonanno, l'histoire.L'Enfer du devoir LA QUESTION (3) avec Jacques Denis, Nicole Garcia Growing up Canadian JAG They Built the Railway The Rocket and its Rivals Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Gourmet Opening.Extra Matchmaker Med.Campus Vets Adoption.English.Graveyard.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! 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On se souciait de l'âme des concitoyens à cette époque, et la surveillance a duré longtemps (jusque dans les années 60 en fait), comme le prouvent de vieux registres où l'on peut voir, écrit à la main, que Les Trois Crimes de mes amis de Simenon (1938), a été classé dans L'Enfer, cette zone obscure de la bibliothèque renfermant des ouvrages « dangereux» comme ceux de Hugo, Montesquieu et Shakespeare.Trois noms que l'on trouve aujourd'hui gravés sur les murs de l'accueil.Comme quoi les choses changent ! C'est ce qui a fasciné en premier Jean-François Chartrand, qui ne veut pas se prononcer encore sur l'avenir d'un bâtiment auquel il est attaché.« Ça dépend de ce qu'ils vont en faire, dit-il, sans savoir où il sera lui-même après la fermeture.Les collections déménagent, les employés, on ne le sait pas encore.» On se doute qu'il souhaite voir respectée un minimum la vocation centenaire de l'édifice, dont les dernières rénovations remontent seulement à une dizaine d'années \u2014 et elles avaient coûté 4 millions.« C'était des rénovations majeures et nécessaires avant le projet de la Grande Bibliothèque », explique Chartrand.Photos, plans architecturaux, objets, archives et diaporama viennent rappeler à notre mémoire ces détails fort signifiants de notre histoire, autour d'une bibliothèque pour tous.On se rend compte que les retards sur les emprunts ont commencé dès l'ouverture.Que peu importe la mode vestimentaire et les rénovations de l'immeuble, les lecteurs photographiés à différentes époques ont tous le nez plongé dans un livre, peut-être l'un de ceux qu'on a déjà empruntés et dont la page de garde était gaufrée du sigle de la bibliothèque grâce à cet étrange appareil présenté dans cette expo.On se souvient aussi que la bibliothèque a été le théâtre de certains moments marquants, comme l'émeute de la Saint-Jean en 68, quand Pierre Elliott Trudeau a refusé de quitter la tribune installée au 1210, de la rue Sherbrooke Est.Jean-François Chartrand a consacré un an à la recherche et il n'a pas cessé de trouver des perles.Comme cette photo d'un particulier qui fut prise le jour même de l'inauguration de la bibliothèque, en présence du maréchal de France Joseph-Jacques- Césaire Joffre.Le nom du maréchal est inscrit aux côtés des stars de cinéma comme Douglas Fairbanks et Mary Pickford dans le premier livre d'or de la Ville, que la bibliothèque a conservé de 1917 à 1925, maintenant de retour à son lieu d'origine pour les besoins de l'expo.Bref, c'est la dernière page d'un grand livre qu'on tourne ces tempsci à la Bibliothèque centrale de Montréal.Et, comme pour tous les livres qu'on a aimés, ça nous fait toujours un petit pincement au coeur.LA BIBLIOTHÈQUE CENTRALE DE MONTRÉAL, 100 ANS D'HISTOIRE À VOIR ! jusqu'au 28 novembre, au 1210, rue Sherbrooke Est.PHOTO D'ARCHIVES FOURNIE PAR LA VILLE DEMONTRÉAL La façade de la Bibliothèque centrale de Montréal n'a pratiquement pas changé depuis son ouverture, le 13 mai 1917.BOX-OFFICE Fahrenheit 9/11 brûle la concurrence FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE / CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE DÉSOLÉ, LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VISITEZ LE SITE www.tribute.ca POUR LES HORAIRES G À l'affiche VISA GÉNÉRAL TRAMESONOREDISPONIBLESUR UnfilmdeSTEVENSPIELBERG version française de «The Terminal» / SON DIGITAL «Un divertissement de ce calibre est très rare.» Kenneth Turan, LOS ANGELES TIMES «Un bon film pour vos rendez-vous amoureux.» Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA «Deux fois BRAVO!» EBERT & ROEPER Tom Hanks Catherine Zeta-Jones «Les meilleures 130 minutes que j'ai passées au cinéma cette année.» Clay Smith, ACCESS HOLLYWOOD 3238638A Michael Moore remporte son pari MARC-ANDRÉ LUSSIER George W.Bush devrait-il commencer à s'inquiéter ?Fahrenheit 9/11, le brûlot de Michael Moore dans lequel sont taillées en pièces les politiques de son administration, a pris la tête du box-office nord-américain ce week-end, générant des recettes de 21,8 millions de dollars américains.Cette performance est d'autant plus remarquable que le document pamphlétaire, qui a obtenu la Palme d'or du Festival de Cannes le mois dernier, n'est projeté que sur 868 écrans, un nombre record pour un documentaire, mais qui se situe quand même bien en deçà du traitement habituellement réservé aux grandes productions commerciales.La comédie White Chicks, par exemple, s'est hissée au second rang (19,6 millions de dollars) en occupant pas moins de 2726 écrans.Même si son film fait bien entendu l'objet d'attaques virulentes de la droite républicaine (certaines organisations appelant au boycottage et à l'exercice de pressions sur les propriétaires de salles), le trublion Michael Moore a ainsi gagné son pari.Le distributeur Lions Gate n'avait pourtant cessé de jongler avec sa stratégie jusqu'à la toute dernière minute.Ayant d'abord prévu un circuit d'un millier salles, la maison de distribution a dû réviser ses ambitions à la baisse (au plus creux de la vague, on ne parlait plus que d'un peu plus de 500 écrans) pour ensuite aboutir au nombre final de 868.Face à ce succès, on peut aussi s'attendre à ce que Fahrenheit 9/11 prenne encore de l'expansion, y compris au Québec.D'après les statistiques fournies par Alex Films sur son site Internet, le film de Michael Moore n'est offert que sur huit écrans chez nous, dont quatre mettent à l'affiche une copie sous-titrée en français.Ces copies ont d'ailleurs donné quelques sueurs froides aux propriétaires de salles puisque celles-ci sont arrivées de France à la toute dernière minute.Du côté des États-Unis, il ne reste plus maintenant qu'à attendre pour voir si le document aura un véritable impact sur la campagne électorale.C'est en tout cas ce que souhaite le cinéaste.Les 10 jours incontournables de magasinage d'été! 150 artistes et artisans 9-18 juillet Quai Jacques-Cartier Vieux-Port de Montréal www.leportdesarts.com JOE BOCAN Expo-vente des métiers d'art.3239344A Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE. ARTS ET SPECTACLES Le commutateur est à.l'Off ALAIN BRUNET Si la tendance se maintient en 2005, la haute saison du jazz durera deux semaines à Montréal.Chose certaine, c'est le cas cette année : depuis vendredi, le jazz, cette notion multipolaire qui laisse indifférent plus de 95% des consommateurs de musique en temps normal, s'applique à faire tourner le vent de direction.Autoproclamons-nous en mode festival ! En précédant le « On » de quelques jours, le modeste Off Festival de jazz de Montréal risque de s'attirer davantage de visibilité, avant que les médias ne soient littéralement aspirés par le 25e « On » à compter de demain.Le week-end durant, donc, nous avons pu mettre le commutateur à.l'Off.Devant un auditoire bien sage, le festival parallèle démarrait vendredi au Lion d'Or avec l'une de ses spécialités : l'amalgame du jazz et de la poésie.La relation est loin d'être neuve, remarquez ; jazz et poésie se fréquentent assidûment depuis l'émergence de la beat generation à la fin des années 50.Jazzéifiés ici et maintenant, les spoken words ont aussi été scandés par les écrivains afro-américains tel Leroy Jones, devenu Amina Baraka depuis qu'il a embrassé l'islam à l'instar de plusieurs rebelles de couleur chez les voisins du Sud.Près d'un demi-siècle plus tard, nous voilà au cinquième Off Festival de jazz Montréal.Certes, le jazz peut y être perçu comme le véhicule vieillot, bringuebalant, d'une poésie qui fait peau neuve.Or, l'excellent contrebassiste Daniel Lessard, qui assumait la direction musicale de la soirée (sans jouer pour autant), a pris soin d'épousseter le concept.sans faire de miracles pour autant.L'animation débridée d'Éric Loiseau, un des plus beaux volatiles de la marginalité évoluant dans cette île, nous a rapidement plongés dans un univers, somme toute, assez captivant.La sélection des écrivains, bien sûr, était cruciale.Nous avons d'abord eu droit aux lectures inspirées de Fernand Durepos.Entre autres lignes solidement érigées, il nous a rappelé, s'adressant à l'être aimé, que marcher sur les eaux façon Jésus Christ, n'est pas se mouvoir sur une piste de danse.Joué un peu mollement derrière, un blues en appuyait les effets.On a bien senti que cette expérience d'accompagnement menée par le « Comboff », un ensemble maison composé entre autres des trois leaders du festival parallèle (le vibraphoniste Jean Vanasse, le trompettiste Ivanhoe Jolicoeur et le pianiste François Marcaurelle) n'est pas une pratique quotidienne, mettons.S'ensuit néanmoins un bop plus vigoureux pour transporter les mots tonitruants d'Alain-Arthur Painchaud.Mots toujours rebelles, un quart de siècle après les premières apparitions montréalaises de leur créateur aux côtés du groupe Conventum.Les gorilles de haut niveau y grimpent toujours dans l'échelle sociale, fera observer le poète.La dissidence de Michel X Côté, dont la poésie rejaillit aussi dans l'oeuvre de Richard Desjardins, m'apparaîtra plus fine, plus achevée \u2014couchée sur un lit de reggae, la honte s'y apprêtait à se doucher au Motel Universel.Dans un environnement parfois plus proche de la forme chanson, Tristan Malavoy- Racine nous livre ensuite un aperçu de sa plume (et de sa voix parfois encline à la mélodie) avec une Géométrie du coeur, somme toute, géométrique.dense, plutôt érudite, touffue malgré les éclaircies.Sur un fond de jazz « série noire », Kim Doré, nous mènera ensuite là « où se réveillent les mouches à feu ».Allumée ?Beaucoup de talent, beaucoup plus qu'une belle gueule de la nouvelle poésie.Puis l'expérimentée Hélène Monette nous conviera à quelques transes ferroviaires, récit d'un périple étrange de l'Ontario à Montréal.Le plus spectaculaire sera sans aucun doute Jean-Paul Daoust, observateur fantasque, syncopé et tout autant lucide de toutes ces Amériques qui nous concernent.Samedi soir, 23 h, le saxophoniste (ténor et soprano) Yannick Rieu allait offrir deux sets dans un Lion d'Or plein à craquer.On aurait pu aussi conclure à un concert de Dan Thouin (piano et Fender Rhodes), car les démarches des deux musiciens y convergeaient parfaitement.Plusieurs pièces de Mile-End Waverly et Mile End St-Viateur, deux disques de Thouin parus tout récemment, figuraient effectivement au programme \u2014 et comportent d'ailleurs des compositions de Yannick Rieu.Aux côtés du batteur Robie Kuster, du contrebassiste Adrian Vedady, du trompettiste Maxime Saint-Pierre, le tandem a envoûté littéralement les off festivaliers.Mises en chantier depuis quelques années, ces nouvelles créations de Rieu et de Thouin puisent dans le jazz (modal) de la fin des années 50, dans ses extrapolation davisiennes et coltraniennes au début des années 60 ainsi que dans ses premières mutations jazz rock, non sans rappeler les disques phares In A Silent Way ou Bitches Brew, pour citer des évidences, ou encore les tout premiers enregistrements de Weather Report.Cette synthèse inspirée nous mène à croire que le meilleur est à venir.Après la relecture originale ?L'inédit.L'Off Festival de jazz de Montréal se déroule jusqu'au 4 juillet.Pour en savoir plus long sur la programmation, on compose le 514-570-0722 ou encore sur Internet : www.lofffestivaldejazz.com PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Yannick Rieu a envoûté littéralement les off-festivaliers samedi dernier au Lion d'Or.CHRISTINE LAMER VIVA CASINO Nouvelle mouture, même efficacité Un autre été sur les planches JEAN BEAUNOYER J'ai redécouvert Christine Lamer, l'été dernier, dans Même heure, même jour l'an prochain au Théâtre de l'Écluse, à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.Je me souvenais de Marisol et de quelques rôles qu'elle avait joués dans des théâtres d'été, mais jamais elle n'avait eu un rôle aussi puissant au théâtre, occupant la scène pendant plus de deux heures, maîtresse d'un homme marié qu'elle retrouvait, chaque année, pendant plus de 20 ans.Elle était remarquable.Cette année, elle revient au théâtre d'été.Elle joue le rôle d'une mère dans Chéri, l'intrus reste à souper, de Yves Amyot, présentée au Théâtre des Tournesols, à Cowansville.Cette comédie québécoise raconte l'histoire d'une étudiante en psychologie (Julie Daoust) qui cherche à mettre à l'épreuve ses parents en invitant à la maison un délinquant sans manières qu'elle fait passer pour son amoureux.Le père (Régent Gauvin) est outré, mais la mère est intriguée par cette «chenille à poils ».Christine Lamer a souvent joué dans les théâtres d'été, que ce soit au Théâtre des Cascades, au Chanteclerc ou au Théâtre de l'Écluse, mais on ne la voit pratiquement plus sur scène en saison ou dans une des séries télévisées.Il faut croire qu'on embauche très peu de comédiennes qui ont passé la quarantaine.Christine Lamer parle sans difficulté de ses 50 ans qu'elle a célébrés l'automne dernier, de même que son recours à la chirurgie esthétique.Franche et spontanée, la comédienne ne se plaint de rien et s'estime chanceuse d'avoir joué le rôle principal dans Marisol pendant trois ans, d'avoir interprété Jackie dans L'Or du temps pendant sept ans et d'avoir animé, pendant un autre sept ans, Les Anges du matin avec son mari, Denis Bergeron.Elle avait aussi prêté sa voix à la marionnette Bobinette pendant 12 ans jusqu'en 1985.En somme, une carrière assez remplie pour se permettre d'écrire une autobiographie, parue l'an dernier, Nom d'une Bobinette.« J'ai commencé dans ce métier il y a 32 ans et à 50 ans, j'ai voulu relever un nouveau défi : écrire un livre.Ce travail m'a ouvert des portes, m'a permis de rencontrer des gens et m'a fait un grand bien, même si ce n'est pas toujours facile de repasser toutes les étapes de sa vie.» Un maître à penser nommé Bobino J'ignorais qu'elle avait fait ses débuts à la radio à CKLM, en 1972, avec les Mario Verdon, Guy Darcy et Jean-Pierre Coallier.L'année suivante, elle devenait Miss Météo à l'émission du matin de Jacques Proulx à CKAC.Et puis, ce fut l'aventure de Bobinette qui lui a permis de connaître Guy Sanche, l'interprète de Bobino, rapidement devenu son maître à penser.« Un homme de grande culture, un être sensible et généreux », dira-telle de lui.Quand on a retiré Bobino des ondes en 1985, Christine Lamer a suivi des cours de danse, une passion qu'elle a toujours entretenue, et puis elle a beaucoup joué à la télévision.Elle a découvert l'animation avec son mari et producteur, Denis Bergeron, et a poussé plus loin l'aventure avec Les deux Christine (l'autre étant Christine Chartrand).« Des amis nous avaient prévenus qu'animer une émission quotidienne était la pire chose pour un couple et qu'on ne tiendrait pas longtemps.Denis et moi avons animé Les Anges du matin et nous n'avons jamais eu de problèmes.Je dois dire que nous nous amusons ensemble.C'est encore plus que de l'amour passionné : on s'amuse et on est encore capables de rire ensemble après toutes ces années.» Christine Lamer a coanimé Le Mec à dames à TQS durant la dernière saison et a même participé \u2014à 50 ans s'il vous plaît\u2014 à une séance de rafting pour l'émission Partis pour l'été.Et en septembre prochain, elle participera au Festival mondial de la marionnette de Chicoutimi alors qu'on présentera une exposition consacrée à Bobinette.D'ici là, Christine jouera tout l'été à la mère à Cowansville.CHÉRI, L'INTRUS RESTE À SOUPER, au Théâtre des Tournesols, à Cowansville, jusqu'au 28 août ; infos : 450 263-2000 ou 1 800 460-0133.JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Parmi les meilleures productions présentées au Casino de Montréal ces dernières années, je choisirais Du rock à l'opéra, Bombay Blue et Viva Casino, de retour justement au Cabaret du Casino jusqu'au 3 octobre.On nous avait promis un spectacle renouvelé à 80 % et je dois dire que non seulement on a tenu promesse, mais on a amélioré le produit.Il faut reconnaître que les productions Premier Choix, dirigées par Mario Bazinet, ont encore une fois fait preuve de générosité et d'ingéniosité en rassemblant sur scène plus de 25 artistes qui multiplient les prouesses.C'est le même Bazinet qui avait réussi à convaincre Nanette Workman de chanter les grands succès de sa carrière au Casino de Montréal en plus de danser et de se raconter.Il avait également entouré Claude Blanchard d'une trentaine d'artistes à sa dernière série de spectacles au Casino en plus d'avoir présenté une première version déjà fort réussie de Viva Casino en 2002.Cette fois, Bazinet, aussi metteur en scène du spectacle, a misé sur la qualité des artistes, dont une acrobate de l'École nationale de cirque de Montréal, ainsi que des danseurs et chanteurs qui sont également musiciens.Viva Casino version 2004, reprend les plus grands numéros des plus grands artistes américains des dernières années.C'est ainsi que l'on retrouve en lever de rideau Michael Jackson et son fameux numéro qui a lancé sa carrière internationale, Billy Jean, chanté et dansé par.une chanteuse de la troupe.Non seulement on imite les vedettes, mais on reproduit les costumes et les décors des spectacles donnés par ces vedettes.Même phénomène avec les Gipsy Kings et Céline Dion.Évidemment que dans ce cas-ci, on ne pouvait récréer l'ambiance de son spectacle A New Day, mais la chanteuse porte une réplique du costume de scène de Céline à Las Vegas.Bonne interprétation des succès de Rod Stewart, mais le chanteur de la troupe m'a particulièrement impressionné en interprétant les succès de Phil Collins en s'accompagnant à la batterie comme le faisait Collins à l'époque où il faisait partie du groupe Genesis.Mieux encore, les deux chanteurs du groupe, Christian-Marc Gendron et Martin Lacasse, ont réussi à recréer l'ambiance du spectacle que présentaient conjointement Billy Joel et Elton John, en s'accompagnant au piano.Aucune bande sonore, aucun trucage dans Viva Casino, les chanteurs de la troupe ont été engagés à la condition de jouer différents instruments.Quand l'un d'eux interprète Stevie Wonder, il joue de l'harmonica comme le faisait le jeune Stevie à ses débuts.Dans certains cas, on a poussé l'originalité jusqu'à demander à différents interprètes de chanter les succès d'un artiste, comme c'est le cas pour Tina Turner, qu'on voit dans différents styles comme si elle évoluait devant nous.Les musiciens sont excellents et les numéros fort crédibles dans l'ensemble \u2014 à l'exception de la performance des chanteurs qui osent s'attaquer au répertoire des Bee Gees en imitant les célèbres frères à la voix aiguë et chevrotante.Les imitateurs évitent habituellement les Bee Gees.Mais les dames ont rapidement oublié les Bee Gees quand elles ont vu les trois danseurs de Full Monty se déshabiller sur scène.En somme, il y en a pour tous les goûts au Cabaret du Casino de Montréal, pendant tout l'été.VIVA CASINO, mise en scène et production de Mario Bazinet.Spectacle présenté du mercredi au dimanche, jusqu'au 3 octobre, au Casino de Montréal.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Sans faire de bruit, la comédienne Christine Lamer pratique son métier depuis 32 ans déjà.Cet été, elle sera au théâtre de Cowansville. ACTUEL ENVIRONNEMENT: PAYANT, LE PROTOCOLE DE KYOTO?PAGE 6 LE FANTÔME DE L'AÉROPORT ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE Un sans-papier \u2014 iranien, en plus\u2014 reste coincé dans un aéroport pendant presque 15 ans, sans possibilité d'en sortir, et il y serait encore.« Ça ne tient pas debout, voyons donc ! 15 ans ?Ça ne se peut pas, tu me niaises, là.» Voilà ce qu'on aurait envie de dire après avoir vaguement entendu l'incroyable histoire de Merhan Karimi Nasseri, bloqué à l'aéroport français Charles-de-Gaulle depuis plus d'une dizaine d'années.Une histoire apparemment farfelue dont se seraient librement inspirés les scénaristes du nouveau film de Steven Spielberg The Terminal, qui prenait l'affiche vendredi dernier au Québec.Non, il ne s'agit pas d'une légende urbaine.Mais il faut bien comprendre que Nasseri, la cinquantaine bien entamée, n'est aujourd'hui plus du tout forcé de vivre à l'aéroport.On lui a même récemment remis tous les documents nécessaires à sa libération, mais l'étrange bonhomme refuse toujours de signer quoi que ce soit.Voici toute l'affaire.1977 : tout frais revenu d'Angleterre, Nasseri est sitôt expulsé de son pays natal, sans passeport, pour avoir participé à une manifestation contre le chah.Traînant ses valises de métropoles en capitales, il tente de se faire accepter partout en Europe comme réfugié politique.Faute de papiers d'identité, on le renvoie systématiquement d'un bureau d'immigration à l'autre.Ce vagabondage dure quatre ans, notre ami s'habitue déjà aux couchettes des aéroports, des gares et autres terminus.Il s'habitue à la quête et, surtout, à l'attente désespérée.En 1981, la Belgique lui accorde l'asile politique.L'apatride peut à présent chercher refuge dans un pays européen.Après de mystérieuses années de tergiversation, Nessari choisit, en 1986, l'Angleterre comme pays d'adoption, dans l'espoir d'y retrouver quelques lointains cousins.Mais il ne foulera pas le sol anglais.En 1988 (le 26 août précisément), ayant égaré la valise contenant ses nouveaux documents de réfugié signés par la Belgique, Nessari reste coincé à l'aéroport Charles-de-Gaulle, d'où il n'est apparemment pas encore sorti.Un juriste expert en matière d'immigration, un certain Christian Bourget, va tenter maintes et maintes fois de définir ou de redéfinir le statut officiel de Nasseri, citoyen de nulle part.Les lois sont très floues : le pauvre iranien peut sans problème traîner jours et nuits à Charles-de-Gaulle mais n'a pas le droit d'en sortir, et personne n'est officiellement autorisé à l'en expulser.La France, l'Angleterre et l'Iran lui étant inaccessibles, où peut-il aller ?Bourget a bien tenté de récupérer des copies des documents signés en Belgique, mais il faudrait que Nasseri se présente en personne aux bureaux de l'immigration belge, ce qui lui est évidemment impossible.En 1995, après d'autres années d'attente et d'inaction, la Belgique lui offre une fois de plus l'asile, mais Nasseri refuse, préférant l'Angleterre au plat pays.En vérité depuis le milieu des années 90, et peut-être même avant, Nasseri n'a plus toute sa tête.Le monstre bureaucratique et ses épreuves labyrinthiques ont eu raison de sa santé mentale : « Je crois qu'il va rester dans cet aéroport jusqu'à sa mort », aurait dit Bourget.Cette étrange affaire a fait beaucoup jaser, surtout de l'autre côté de l'Atlantique.Ici et là en Europe, on en a parlé aux nouvelles télévisées, dans les émissions de reportages et de variétés.Le réalisateur français Philippe Lioret s'en est inspiré, 10 ans avant Spielberg pour son film Tombés du ciel, mettant en vedette Jean Rochefort.Un zombi parmi nous « Mais comment ce type a-t-il pu survivre pendant plus de dix ans sans sortir ?Comment peut-il encore survivre ?Que mange-il ?Se lave-il seulement ?» demandez-vous avec empressement.Nasseri s'est débrouillé et se débrouille encore à Charles-de-Gaulle avec une classe et une dignité inouïes, quêtant quelques sous sans jamais insister, créant des liens cordiaux avec les employés (ceux des restos, surtout), respectant toujours les règles d'hygiène les plus élémentaires.L'homme vit au rythme de l'aéroport : il se lève et va faire sa toilette très tôt, avant l'arrivée des masses.Il passe ses journées à feuilleter des magazines gratuits, des bouquins prêtés, se sustente à la cantine selon ses moyens, attend la fermeture des boutiques et des snack-bars avant d'aller laver ses vêtements.Il prend un peu d'air frais en jouant avec les portes automatiques.Il s'endort dans ses couvertures sur les banquettes de plastique, tout près de ses bagages, impeccablement rangés.Nasseri a reçu et reçoit encore les curieux \u2014moins nombreux aujourd'hui \u2014 qui ont entendu parler de lui au journal télévisé ou qui ont lu à son sujet dans la presse.D'honnêtes personnes lui font parvenir des cartes de souhaits et des lettres d'encouragement.Les gens de la place le surnomment Alfred ; il fait partie des meubles.Un prêtre et un docteur s'assurent, de temps à autres, de sa santé morale et physique.Jusqu'à la porte-parole de l'aéroport qui aurait affirmé : « Il a trouvé ici sa maison.Un aéroport est un endroit situé entre la Terre et le paradis.» Nous en parlerions plutôt comme un drôle d'enfer.Nasseri est probablement devenu un peu zinzin, un peu plus fêlé de jour en jour.Mais, à devoir vivre ce qu'il a vécu, et souffert ce qu'il a dû souffrir, qui le serait moins ?PHOTO REMY DE LAMAUVINIÈRE, ASSOCIATED PRESS Expulsé de son Iran natal et refusé par l'Angleterre où il a demandé l'asile politique, Merhan Karimi Nasseri est bloqué à l'aéroport français Charles de Gaulle (CDG) depuis plus d'une dizaine d'années.Les lois sont très floues : le pauvre iranien peut sans problème traîner jours et nuits à CDG mais n'a pas le droit d'en sortir, et personne n'est officiellement autorisé à l'en expulser.PHOTO FOURNIE PAR DREAM WORKS PICTURES Les scénaristes du nouveau film de Steven Spielberg The Terminal, mettant en vedette Tom Hanks, se seraient librement inspirés de l'histoire apparemment farfelue de Merhan Karimi Nasseri. ÉCHOS Le protocole de Kyoto, un investissement douteux?JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Note révisée Le Parti conservateur, dernier dans l'évaluation des groupes environnementaux dont La Presse faisait état lundi dernier, a fait réviser sa note.Son opposition au protocole de Kyoto demeure et nuit beaucoup à celleci, rappelle le Sierra Club qui lui accorde finalement D- plutôt que F.Stephen Harper reste donc bon dernier.La nouvelle note est notamment due à l'engagement d'imposer des règles en matière d'économie de carburant des véhicules.Pour l'heure, il n'existe qu'un programme volontaire soutenu seulement par Paul Martin.Les réponses conservatrices semblent vouloir se démarquer de celles des libéraux et s'apparentent en ce sens aux autres partis.Ainsi, ils veulent resserrer les normes relatives aux pesticides.Ils feront cesser les subventions au nucléaire.Ils entendent débattre en Chambre des biotechnologies.Ils s'engagent aussi à faire évaluer du point de vue environnemental la gestion des déchets nucléaires.Ils entendent proscrire l'utilisation de restes d'animaux dans la fabrication de produits alimentaires destinés à d'autres bêtes.Comme les verts seulement, ils mettraient fin aux subventions à l'industrie de l'amiante.En matière d'aires protégées et d'espèces en péril, le parti de Stephen Harper est vague, note enfin le Sierra Club.QUALO = bonne eau Le programme de surveillance de la qualité de l'eau en rive de Montréal entame sa septième saison d'échantillonnage avec un site Internet (www.rsma.qc.ca) revampé.Une navigation plus conviviale permet de rendre compte de la progression, semaine après semaine, de l'indicateur QUALO.Celui-ci mesure la quantité de coliformes fécaux dans l'eau.Lorsque ils sont plus de 200 par 100 ml, elle est jugée impropre aux activités nautiques, comme la baignade.Sur le site, un code de couleur permet de se rendre compte de la situation à 113 endroits autour de l'île.« La finalité, explique Guy Deschamps, responsable du projet, c'est de redonner le goût de l'eau au Montréalais.» Mais certains secteurs demeurent problématiques.Ils sont souvent jugés malpropres dans l'Est à cause de mauvais raccordement et dans l'Ouest par faute d'une pollution diffuse.Par ailleurs, quand il pleut beaucoup, le débordement des égouts ajoute à la pollution.La bonne nouvelle, a remarqué M.Deschamps, c'est qu'un système de gestion en temps réel permettra de corriger le tir.D'ailleurs, la qualité des eaux riveraines s'améliore.Elle a augmenté de 8% en 2003, 70 endroits ayant ainsi reçu le sceau QUALO pour la saison.En 1999, sur 98 sites, seulement la moitié l'avait obtenu.Asthme et climat La température et, surtout, le taux d'humidité de nos villes auraient un effet important sur les cas d'asthme infantile, révèle l'analyse des dossiers de 650 000 enfants de 6, 7, 12 et 13 ans.L'étude menée par le professeur Stephan K.Weiland de l'Université d'Ulm, en Allemagne, conclut que pour chaque augmentation du taux d'humidité de 10% dans les villes européennes, les cas d'asthme augmentent de 3 %.Par ailleurs les villes où ce taux descend sous la barre des 50% pendant au moins un mois par an ont de plus faibles incidences d'asthme que les autres.Les résultats ont été publiés dans l'édition de juillet de Occupational and Environmental Medicine.D'après Scientific American Banque de sperme pour tigres Le Zoo de Londres lance un appel aux tigres de Sibérie et de Sumatra, de même qu'au léopard Amur en captivité pour contribuer à.une banque de sperme.Il s'agit d'une première dans le monde animal.Un technicien est prêt à recueillir les dons partout en Europe.Quoique « peu de gens aimeraient faire ce travail », a commenté une porte-parole, l'initiative est nécessaire afin de suppléer au programme d'accouplement de ces animaux qui donnent de faibles résultats.À l'état sauvage, on estime le nombre de ces animaux à 400, 500 et 30 respectivement.Le braconnage et la disparition de leur habitat naturel sont les principales causes de leur péril.D'après Reuters et Science JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Question : que feriez-vous avec 50 milliards de dollars pour sauver la planète Réponse : combattre le sida, contrôler la malaria, résoudre la faim dans le monde.Quant aux changements climatiques, c'est moins pressant et peu payant.Tel est le résultat du Consensus de Copenhague, une rencontre d'économistes prestigieux tenue fin mai sous les auspices de l'Environmental Assessment Institute (EAI) que dirige Bjorn Lomborg, le plus sceptique des environnementalistes.Que penser de ces conclusions ?« On en rirait si on ne parlait pas d'un sujet aussi sérieux, lance Steven Guilbeault, de Greenpeace.L'ONU dit que les changements climatiques, c'est le plus grand problème auquel l'humanité fait face.Le Pentagone a dit que c'était une menace plus grave que le terrorisme.Et là, M.Lomborg essaie de nous dire que ces gens se trompent, que les 122 pays qui ont signé le protocole de Kyoto se trompent et que lui, un illuminé et quelques autres, ont raison.» Kenneth Green, responsable des questions environnementales à l'Institut Fraser, accueille pour sa part les résultats favorablement.Lutter contre les changements climatiques est un investissement douteux.«Si vous allez voir votre courtier et qu'il vous propose pour vos 10 000 $ d'investir dans ce qui a le moins bon rendement, vous allez changer de courtier.C'est la même chose avec Kyoto.« Voulons-nous sauver des gens qui se meurent de la malaria, du sida et de malnutrition ou voulons-nous investir dans quelque chose qui donnera \u2014 peutêtre \u2014 des bénéfices dans 100 ans ?» Lomborg s'est défendu d'avoir minimisé le phénomène des changements climatiques.Mais à l'aune du meilleur retour sur l'investissement, le protocole de Kyoto et deux autres solutions sont loin d'être des priorités.Débat controversé Pendant cinq jours, huit économistes de renom, dont trois prix Nobel, payés 30 000$ chacun, ont débattu des problèmes planétaires.Leurs analyses coûts-bénéfices ont établi une liste des priorités.Les thèmes abordés ont été choisis parmi les principales problématiques reconnues par l'ONU.D'autres experts, mandatés par l'EAI, ont constitué un dossier de base pour les conférenciers.En fait, le Consensus de Copenhague montre les divergences entre les perspectives économiques classiques et celles, chères aux verts, fondées sur l'interdépendance.« Le projet du Consensus montre que, lorsqu'on place les choses dans leur contexte, les préocc u p a t i o ns re l a t i v es a u changement climatique pâlissent en comparaison des préoccupations globales », commente via Internet Jonathan H.Adler, du Property and Environment Research Center (PERC), un organisme américain qui aborde sous l'angle des lois du marché les questions d'environnement.Consulté de la même façon, Stephen H.Schneider, de l'Université Stanford n'est pas de cet avis.Cette sommité en matière de climat et de politique (il participe au groupe d'experts de l'ONU sur le climat \u2014 GIEC) trouve l'approche réductrice.« Lomborg a obtenu ce qu'il cherchait : un consensus bidon, selon lequel le climat n'est pas un gros problème en invitant ceux qui sous-estiment l'équité et l'importance de la nature, des économistes néoclassiques.« C'est un problème mal posé et une manière simpliste de le faire.Aucun gouvernement n'agirait de la sorte », reprend Steven Guilbeault.Les changements climatiques sont en train de rattraper ce qu'on juge plus sérieux.« Ils vont aggraver la situation de problèmes comme la malaria ou la malnutrition.» À Bonn, dans un débat l'opposant à Bjorn Lomborg la semaine dernière, Klaus Toepfer, secrétaire du Programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP), a rappelé combien la situation avait empiré depuis 100 ans : « Je vois tous les jours les conséquences désastreuses du changement climatique.» Pourquoi ne pas s'y attaquer ?Cela réduirait les effets qu'on lui associe.« Le problème est que les choses qui font du tort aux gens, comme l'ozone, le smog ou les pluies acides, peuvent être résolues plus directement », dit Kenneth Green.Le protocole de Kyoto, c'est pour lui changer d'auto parce qu'on a une crevaison.C'est coûteux et trop escompter de bénéfices secondaires.Renvoyant aux travaux du GIEC, le professeur Schneider n'est pas d'accord.« La question est de trouver des solutions aux dangers des changements climatiques qui vont aider à résoudre d'autres problèmes de développement.« Nous n'avons pas encore vu le jour où il faudra payer pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre », note Steven Guilbeault.Ce faisant, on lutte à la fois contre la pollution et contre le réchauffement global.« Et pendant ce temps, on peut s'occuper de santé et de malnutrition.» Il cite le cas de British Petroleum, qui a réduit ainsi de 10 % sa facture d'électricité et qui économise 680 millions $USou encore celui d'Interface, une compagnie canadienne, dont le programme d'efficacité énergétique a permis des économies de 180 millions.À prendre au sérieux ?Au Danemark, le Consensus a fait grand bruit.Le premier ministre danois appuyait le projet, à l'instar du journal britannique The Economist et de fondations danoises importantes.Toutefois, l'automne dernier, cinq des sept membres du conseil d'administration de l'EAI démissionnaient, trois d'entre eux protestant ouvertement contre le projet.Nombreux sont ceux qui y voient un battage médiatique pour assurer à Lomborg et ses amis de la visibilité.Bjorn Lomborg est un personnage controversé.Il se dit un ancien militant de Greenpeace (ce dont doute Steven Guilbeault) revenu de ses illusions vertes.Il a publié en 1998 L'écologiste sceptique qui critique la « litanie environnementaliste », lui opposant que les choses vont mieux en réalité.« Il se présente comme un scientifique impartial fondant ses conclusions sur des bases solides.Mais ces bases sont rejetées par la plupart de ceux qui s'y connaissent dans le domaine », rappelait au New York Times début juin Christian Ege, président du Ecological Council danois.Aussi, rappelle Steven Guilbeault, il ne faut pas trop accorder d'importance au Consensus de Copenhague, car le problème des changements climatiques fait aujourd'hui largement.consensus.PHOTO THORKILD AMDI, AGENCE FRANCE-PRESSE Au Consensus de Copenhague, Bjorn Lomborg (à droite), un environnementaliste sceptique, et d'autres panélistes, essentiellement des économistes, en sont arrivés à la conclusion que l'application du Protocole de Kyoto est loin d'être une priorité et n'est pas.payante.« Voulons-nous sauver des gens qui meurent de la malaria, du sida et de malnutrition ou voulons-nous investir dans quelque chose qui donnera \u2014 peutêtre \u2014 des bénéfices dans 100 ans ?» TERRE À TERRE Le hamburger, une boîte de Pandore pour l'environnement JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Roi des tables à pique-nique, le hamburger n'a rien de belliqueux.Erreur, dit Brian Halweil, spécialiste en alimentation à l'Institut Worldwatch : « C'est un des meilleurs exemples de l'impact que nous avons sur l'environnement.» Et parmi les pires, aussi.L'Institut publie ces joursci le cycle de vie du bon vieux burger, de la vache au barbecue.« Il faut réaliser que la croissance de la population de bestiaux est un plus gros problème que celle des humains.En 40 ans, ils sont passés de sept à 21 milliards », dit-il.Pendant ce temps, la population humaine a doublé.« Ils ont besoin d'espace, de nourriture, d'eau.» Produire du steak haché a un impact sur la planète.« C'est de l'herbe et du grain pour nourrir le troupeau.de l'eau pour le grain.et le pétrole nécessaire aux produits chimiques agricoles.et celui pour faire fonctionner les équipements », lit-on dans le document de l'Institut Worldwatch.Selon la provenance, un quart de livre (113 g) fait disparaître 5 mètres carrés de forêt amazonienne ou 4 kg de terre arable aux États-Unis.Une vache ?550 kg.Arroser le champ, abreuver le bétail, nettoyer l'étable ou l'abattoir pompe 227 litres d'eau par croquette, l'équivalent d'au moins 10 douches.Une portion de 400 calories requiert 1 litre d'essence.Car il faut des tracteurs sur la ferme, des camions pour transporter les bêtes jusqu'au frigo.Une boulette engouffre 20 fois l'énergie que sa digestion procure.« Si on incluait tous ces coûts, le Big Mac index (un indice de The Economist qui compare le prix du célèbre plat dans le monde) monterait en flèche, commente Brian Halweil.Cet indice, aussi fantaisiste soit-il, montre une chose dangereuse : notre appétit pour la viande a été exporté partout, comme l'agriculture industrielle.Alors, on se met au tofu ?« Vous n'avez pas à couper la viande, mais à choisir celle qui a été produite d'une manière plus soutenable.» Il pense à l'agriculture traditionnelle ou au bio, moins dommageables que les méthodes industrielles.C'est aussi un choix pour la santé.« La chose la plus épeurante, c'est le potentiel de l'agriculture industrielle de générer de nouvelles maladies, comme la vache folle, en plus d'augmenter notre résistance aux antibiotiques parce que les animaux que nous mangeons en sont bourrés.« Les gens commencent à réaliser de plus en plus que la nourriture, c'est le choix le plus important qu'ils font pour l'environnement tous les jours », conclut-il avec espoir.Questions ?Commentaires ?Écrivez-nous : actuel@lapresse.ca . BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC28JNM - 67 - - La compagnie est la réussite de sa vie.Il en rêvait depuis l'âge de vingt ans.Je serais très étonné qu'il accepte votre proposition.- Je comprends.Eh bien, nous traverserons ce pont quand nous y serons rendus.En raccompagnant Hope à la porte, Brochet lui rappela la discrétion absolue qui devait entourer leur rencontre.- Je vous demande de ne révéler aux autres actionnaires de votre compagnie que ce qui est indispensable pour vos discussions.- Je leur ferai part de la proposition sans mentionner votre nom ni l'endroit où je vous ai rencontré.- Excellent! Pour être franc avec vous, j'ai hâte que cette affaire soit conclue.Je sens que nous allons former une équipe irrésistible.- Je ne vous ai rien promis.- Je fais confiance à votre sens des affaires.Allez, profitez de votre séjour! Et bonne chance avec votre vice-président! - Nous nous revoyons ce soir à la réception?- Ce sera pour une autre fois.Je prends l'avion dans quelques heures pour les États-Unis.CKAC, 10 H 01 .QUE LA VICTIME AVAIT DES LIENS AVEC LE MILIEU DES MOTARDS ET QU'IL POURRAIT S'AGIR DE REPRÉSAILLES.DANS LES MILIEUX LIÉS À LA PROSTITUTION ET AUX SALONS DE MASSAGE, DES CHÂTIMENTS SPECTACULAIRES DE CE TYPE SERAIENT FRÉQUEMMENT INFLIGÉS À TITRE D'EXEMPLES AUX JEUNES FEMMES QUI VEULENT QUITTER LEUR TRAVAIL.C'EST CE QUE NOUS A DÉCLARÉ HIER, SOUS LE COUVERT DE L'ANONYMAT, et moi qui sommes au courant des détails.Et je peux te dire que ce n'est pas du tout la piste qu'on suit.- Où est-ce que les journalistes ont pu prendre ça?- Il suffit qu'il y en ait un qui ait eu l'idée.En moins de deux heures, la rumeur a le temps de faire le tour les médias.- Est-ce qu'il y a quelque chose qu'on peut faire?- Peut-être.Laisse-moi faire quelques appels et je te reviens.BERNE, 18 H 57 Darius Petreanu leva les yeux du recueil de poésie japonaise, le déposa sur la petite table, à côté de son fauteuil, et appuya sur le bouton «PAUSE» de la télécommande.La voix de la soprano s'interrompit en plein milieu d'une phrase de la cantate.Il activa ensuite le bouton «MAINS LIBRES» du téléphone.- Oui?demanda-t-il sur un ton agacé.Il ne prisait pas particulièrement cette interruption.Falsche Welt, dir trau ich nicht était une de ses cantates préférées.- Je viens de rencontrer le gestionnaire de Montréal, fit la voix de Brochet.- Et alors?UNE REPRÉSENTANTE D'UN GROUPE D'AIDE AUX TRAVAILLEUSES DU SEXE.MONTRÉAL, 11H52 - Combien de journalistes?demanda Théberge.- Trois, répondit Dominique Weber.Un hier soir au bar et deux ce matin, chez moi.- Ils ont tous les trois parlé d'Yvan?- Oui.- Et du fait qu'il a rencontré Mylène au bar?- Oui.Les trois.- Est-ce qu'Yvan la connaissait?- Il l'a peut-être aperçue une fois ou deux.Rien de plus.Pourquoi?- Je me demandais si ça pouvait venir d'une autre fille.- Ça m'étonnerait.La fuite vient peut-être de chez vous.- Au poste, il n'y a que Crépeau À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN28JN ACTUEL TECHNO Internet: moins de musique piratée NICOLAS RITOUX COLLABORATION SPÉCIALE La quantité de musique piratée disponible sur Internet a baissé de 27% par rapport à l'an dernier, selon un rapport de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI).Selon l'organisme basé à Londres, on peut aujourd'hui se procurer 800 millions de titres piratés sur les réseaux de partage de fichiers musicaux, contre 1,1 milliard il y a un an.Et cette chute serait due au succès des sites de téléchargement de musique légaux et payants, tels que le nouveau Napster ou le service i Tunes d'Apple.L'IFPI croit aussi que ses efforts pour sensibiliser le public au respect du droit d'auteur commencent à porter leurs fruits.Cela inclut le recours à des stratégies d'intimidation.À l'image de sa cousine, la RIAA (l'Association américaine du disque), l'IFPI a mené campagne sur le front juridique durant toute l'année, en poursuivant 200 internautes qui partageaient illégalement de la musique depuis le Danemark, l'Allemagne et l'Italie.L'industrie du disque aurait aussi envoyé 23 millions de messages d'avertissement à des internautes cette année.Toujours selon l'IFPI, sept Européens sur 10 seraient maintenant conscients qu'il est illégal de télécharger gratuitement de la musique protégée par le droit d'auteur.Un sondage effectué séparément en France indique que cette prise de conscience est passée de 59%à 73% de la population entre janvier et mai 2004.« Nos actions judiciaires, combinées à la qualité des nouveaux services légaux de téléchargements de musique, commencent à avoir un réel impact sur l'attitude des gens envers les téléchargements illégaux, a déclaré Jay Berman, porte-parole de l'IFPI.Nous ne pouvons pas encore crier victoire, mais nous sommes encouragés par la façon dont le marché évolue, et les changements d'attitude du public.» Un bémol Cela dit, il faut beaucoup de CD vierges pour entreposer 800 millions de chansons, et dans les faits, il est encore possible de trouver illégalement sur Internet des oeuvres d'artistes parmi les plus obscurs.De plus, on ne sait pas si l'IFPI a uniquement étudié le cas des réseaux de piratage les plus populaires, comme Kazaa ou Fast Track, qui ont perdu des utilisateurs dans les derniers mois.Selon la firme canadienne Digital Intelligence Centre, les nouveaux services légaux de téléchargements, qui demandent aux internautes de payer pour chaque titre, ne peuvent pas être tenus responsables de ce progrès car ils ne constituent que 0,1% des téléchargements de musique sur Internet \u2014ils n'ont pas pu absorber les 27%dont parle l'IFPI.D'autres explications pourraient encore être avancées.Par exemple, il est de plus en plus difficile pour les internautes de trouver un logiciel de partage musical.Les associations du disque ont réussi à tuer le logiciel Napster et plusieurs de ses successeurs.Les logiciels restés disponibles, comme Kazaa, se sont beaucoup détériorés par eux-mêmes.Pour rentabiliser leurs contenus gratuits, ils adoptent alors des pratiques frauduleuses, telles que l'installation de logiciels- espions, et autres bricolages dans le dos des internautes.Enfin, la « pollution» des réseaux de partage de musique par les fichiers corrompus a fait grandement baisser la qualité des recherches qu'on y effectue (les associations du disque ne sont pas étrangères à cette pollution).LA CRITIQUE VIDÉOLUDIQUE LES MARDI 29 ET MERCREDI 30 JUIN 50 % de rabais bijoux Charter Collection®en or à 14 ct 30 % de rabais pantoufles et sandales De notre rayon des collants et chaussettes.chaussures Rockport pour elle Choix de 5 modèles.Ord.100 $ à 120 $.Solde 69,99 $ à 83,99 $.collants fins et chaussettes Mantlesmc 25 % de rabais bijoux en jade de C.-B.et sertis de pierres semi-précieuses et montres choisies chaussures de 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Les monstres qui peuplent The Suffering ont été créés par les studios Sam Winston, qui ont développé les aliens et predators des films du même nom.Plutôt que de rencontrer une trentaine d'ennemis différents comme c'est habituellement le cas dans les shooters, on n'en croisera qu'un petit nombre, mais ce sont des créatures très habilement conçues.Réincarnations d'anciens prisonniers exécutés, elles prennent des formes en rapport avec le type d'exécution qu'elles ont subie.Ainsi, le fusillé devient un monstre aux yeux bandés, à la peau criblée de balles, qui porte une série de mitraillettes sur le dos.La réalisation n'est pas étrangère à la brutalité du parcours.Le son joue un grand rôle dans l'appréhension du danger imminent, et les graphismes nous laissent dans des ténèbres angoissants, souvent éclairés d'une simple lampe de poche.Mais la réalisation est aussi le point faible du jeu.À l'heure où les shooters pour PC sont de plus en plus détaillés, The Suffering a un peu trop hérité des gros traits de sa version pour console.À travers les bagarres, on dénouera progressivement l'énigme de Torque, en suivant plusieurs pistes amenées par des flashs-back ou par la voix de différents méchants, dont le bien nommé Dr Killjoy qui n'apparaît que sous la forme d'une projection vidéo.La force du scénario réside surtout dans l'interactivité entre le personnage et son environnement.En effet, le joueur qui réussit à terminer The Suffering (ce qui prend une douzaine d'heures) pourra rejouer une partie à zéro en vivant une histoire différente, selon les choix qu'il fera dans son parcours.Même le début sera différent lors de la seconde partie.À la fin, trois dénouements seront possibles.En plus des choix de parcours, les éléments qui influencent le dénouement du scénario sont surtout des choix moraux : il s'agit de tuer ou non des gardiens de prison ou des innocents blessés.Cela donne un certain sens à la violence, ce qui manque trop souvent dans les jeux.Mais le lien entre la morale des personnages et le destin qui les attend ne sera pas aussi évident qu'on le pense.Développeur : Surreal Éditeur: Midway Genre : horreur - action, 1ère ou 3ème personne Plateformes : PC(39,99 $), PS2, Xbox (69,99 $) Notre note : 4 sur 5.LES PETITES ANNONCES pour s e ulement 26,00 $ pour 5 lignes 2,60 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus 2jours cons é cuti fs VENTE DE GARAGE Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) "]
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