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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-07-21, Collections de BAnQ.

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[" GOLF TODD HAMILTON : UN CHAMPION SANS ÉCLAT SPORTS PAGE 9 JUSTE POUR RIRE J'AI UN BEAU CHÂTEAU PAGE 1 L'OUEST EN FORCE «Dès sa formation, ce cabinet est déterminé à agir vite, à fournir une administration inspirée et fiable, et à faire avancer les dossiers qui comptent le plus pour les Canadiens.» \u2014Paul Martin LE NOUVEAU CABINET MARTIN Le Québec hérite cependant deministères importants, dont les Affaires étrangères, le Patrimoine et l'Environnement MICHEL LEPIRE Montréal mercredi 21 juillet 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Notre drapeau porté par un «séparatiste».120e année no 267 64 pages 5 cahiers Dégagement, Max.28 Min.21 Nicolas préfère en rire SIMON DROUIN Nicolas Gill rigolait lorsque nous l'avons joint en Belgique, hier après-midi.De toute évidence, le judoka montréalais n'est pas ébranlé par le brouhaha entourant la manchette du Toronto Sun, qui se scandalisait hier de la nomination d'un Québécois « séparatiste » pour porter le drapeau canadien à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'Athènes, le 13 août.« C'est un symbole athlétique, pas un symbole politique », a réagi Gill, un brin surpris de l'impact de la chronique rédigée par Steve Simmons, qui critique la décision du Comité olympique canadien de remettre le drapeau à un « séparatiste » avoué.Le quotidien torontois a placardé sa une d'un titre fracassant : « Notre porte-drapeau a voté pour la séparation du Québec ».« Évidemment, il y a beaucoup de politique dans le sport à l'interne, mais entre athlètes, c'est vraiment le côté sportif que tout le monde retient, a poursuivi le judoka.Qu'on affirme que je ne méritais pas cet honneur, que d'autres athlètes le méritaient, j'aurais été mal placé pour dire l'inverse.Il y avait énormément de bons candidats.Mais qu'on présente ça sous cet angle-là, c'est un peu poche.» Le chroniqueur du Sun rappelle que, dans une entrevue publiée en 1995 dans le quotidien, Gill reconnaissait avoir voté en faveur de la souveraineté au dernier référendum.>Voir NICOLAS en A8 PHOTO JIM YOUNG, REUTERS Le député de Saint-Laurent\u2014Cartierville, Stéphane Dion, effectue un retour au cabinet en héritant du ministère de l'Environnement.Il reçoit les félicitations du premier ministre Paul Martin, qui l'avait écarté de son premier Conseil des ministres, à la fin de l'an dernier.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les provinces de l'Ouest auront le plein contrôle des cordons de la bourse du gouvernement fédéral dans le cabinet mis sur pied hier par le premier ministre Paul Martin.Pour la première fois en une décennie, le fédéral n'accorde aucun ministère à caractère économique d'importance à un député du Québec, où le Parti libéral a perdu 16 sièges aux dernières élections.Trois semaines après avoir été élu à la tête d'un gouvernement minoritaire, M.Martin a cru bon d'avoir recours à l'expérience des Ralph Goodale et Anne Mc Lellan et au sang neuf des Ken Dryden et Ujjal Dosanjh en formant son cabinet, qui sera vraisemblablement en poste jusqu'aux prochaines élections, peut-être dans 18 à 24 mois.En assemblant les pièces de ce casse-tête, Paul Martin a congédié deux ministres influents, soit Denis Coderre, qui était président du Conseil privé, et David Anderson, à l'Environnement.>Voir CABINET en A6 Pour la première fois en une décennie, aucun Québécois ne détient de portefeuille économique d'importance Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Denis Coderre peut désormais aller dans tous les chalets qu'il veut.L'ombre pesante des frustrés Météo Dégagement en avant-midi, maximum 28, minimum 21, plus de détails en page SPORTS 16 SOMMAIRE Astrologie du jour LP AFFAIRES 9 Bandes dessinées LP AFFAIRES 14 Bridge LP AFFAIRES 11 Carrières LP AFFAIRES 4 Décès LP AFFAIRES 12, 13 Feuilleton LP AFFAIRES 14 Forum A 15 Horaire télévision ACTUEL 6 Loteries A 6 Lucky Luke JUSTE POUR RIRE 7 Mots croisés LP AFFAIRES 14 et SPORTS 12 Mot mystère LP AFFAIRES 14 Observateur LP AFFAIRES 8 Petites annonces LP AFFAIRES 8 et LP AFFAIRES 2 VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Au cours des longues semaines qui ont précédé la formation du nouveau Conseil des ministres de Paul Martin, plusieurs de ses conseillers parlaient de la mise sur pied d'un «cabinet de guerre» pour préparer la prochaine campagne électorale.En analysant la liste des exclus et des frustrés de ce jeu de chaises musicales, s'il y a une guerre, elle risque plutôt de se déclarer au sein de son caucus.C'est bien connu, tous les députés, sauf quelques sympathiques idéalistes, rêvent de devenir ministre un jour.Il suffit d'entendre les bitcheries entre députés dans les conversations privées pour comprendre que l'immense majorité d'entre eux pensent qu'ils sont supérieurs à leur voisin de pupitre aux Communes.Sachant cela, il est impossible pour un premier ministre de faire plaisir à tout le monde à l'occasion d'un remaniement.Il est toutefois possible \u2014 et certainement souhaitable pour le chef d'un gouvernement minoritaire \u2014 de limiter le nombre de frustrés.Malgré un effort plus que louable de la part de Paul Martin (ce n'est pas pour rien qu'il lui a fallu plus de trois semaines pour former son cabinet) pour atteindre un équilibre entre les vétérans et les recrues, entre les hommes et les femmes et entre les régions, il laisse derrière beaucoup de députés amers.Et l'état du Parti libéral au sortir de ces pénibles élections n'est pas un gage de réconciliation, loin s'en faut.Au premier rang des back benchers frustrés : Denis Coderre, évidemment.>Voir FRUSTRÉS en A7 3244275A LIZA FRULLA FAIT DU CRTC UNE PRIORITÉ PAGE A5 LE NOUVEAU CABINET MARTIN Ottawa prépare l'affrontement, selon le PQ MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le nouveau Conseil des ministres du gouvernement Martin, et surtout le retour de Stéphane Dion au cabinet, laissent présager une nouvelle ère de confrontation avec le Québec, estime le Parti québécois.« Le gouvernement fédéral se donne les moyens de mettre en oeuvre une politique où il va y avoir, de toute évidence, un affrontement Ottawa- Québec », a dit le porte-parole de l'opposition péquiste en matière d'affaires intergouvernementales, Daniel Turp, lors d'une interview accordée hier à la Presse Canadienne.Selon lui, Ottawa a clairement exprimé sa volonté d'intervenir encore davantage dans les champs de compétence du Québec, comme l'illustre la création des ministères d'État aux Infrastructure et Collectivités, à la Famille et Aidants naturels, et au Travail et Logement.Même chose dans le domaine de la santé, où les intentions interventionnistes du gouvernement Martin sont on ne peut plus claires, a-t-il ajouté.« Ni Couillard, (Philippe Couillard, ministre de la Santé), ni Pelletier (Benoît Pelletier, ministre des Affaires intergouvernementales), ni le premier ministre Jean Charest ne pourront accepter ça », a observé le député.Aussi, la représentation québécoise au sein du nouveau cabinet fédéral n'annonce aucune volonté de changement, déplore-t-il.« Il n'y a pas de nouveaux visages, à moins de considérer Jean Lapierre comme un nouveau venu, a-t-il commenté.Tous ces gens nient l'existence du déséquilibre fiscal.» À cela s'ajoute le retour de Stéphane Dion à la table du Conseil des ministres.Une nomination qui n'augure rien qui vaille, a poursuivi M.Turp.Il ne faut surtout pas penser que M.Dion se contentera de ses seules responsabilités de ministre de l'Environnement, croit en outre le porte-parole péquiste.Selon lui, M.Dion voudra sans aucun doute, en coulisse, tirer les ficelles des Affaires intergouvernementales canadiennes, au détriment de la ministre en titre, Lucienne Robillard.« C'est le ministre fantôme des Affaires intergouvernementales, a-t-il dit.On peut s'inquiéter du pouvoir de Mme Robillard quand Dion est là, et que Paul Martin le ramène autour de la table.» En vacances, le ministre québécois des Affaires intergouvernementales s'est contenté de diffuser un communiqué de presse hier, indiquant « avoir pris acte » de la nominations des nouveaux ministres à Ottawa.« Notre gouvernement voit dans l'assermentation du nouveau cabinet fédéral l'occasion de concrétiser la nouvelle ère de relations intergouvernementales tant attendue au Canada », souligne le ministre dans son communiqué.M.Pelletier rappelle aussi que le déséquilibre fiscal et toutes la question du financement de la santé constituent « de sérieuses problématiques auxquelles il faut répondre impérativement ».De son côté, l'Action démocratique du Québec a dit souhaiter que le nouveau cabinet Martin ne s'inscrive pas sous le signe de la continuité, « ce que les Québécois ont rejeté le 28 juin dernier ».Le nouveau Conseil des ministres En baisse Les exclus STÉPHANE DION Ministre de l'Environnement À49 ans, Stéphane Dion est de retour au cabinet en tant que ministre de l'Environnement.Écarté du Conseil des ministres en 2003, le député de Saint-Laurent Cartierville est plus que jamais déterminé à faire sa marque au sein de son nouveau ministère où il sera confronté à plusieurs défis.Il devra entre autres rallier les provinces afin de mettre en oeuvre le protocole de Kyoto.De plus, avec l'arrivée de Jean Lapierre au sein du cabinet, l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales devra mettre de l'eau dans son vin afin d'éviter les confrontations avec son collègue qui a une vision fort différente de l'unité canadienne.Il a été élu pour la première fois en 1996 et a occupé les postes de président du Conseil privé ainsi que celui de ministre des Affaires intergouvernementales.M.Dion a également été un acteur important dans les événements qui ont mené à l'adoption de la Loi sur la clarté.NATHAËLLE MORISSETTE JEAN LAPIERRE Ministre des Transports PAUL MARTIN Premier ministre M.AILEEN CARROLL Ministre de la Coopération internationale IRWIN COTLER Ministre de la Justice et procureur général du Canada JUDY SGRO Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration RUBEN JOHN EFFORD Ministre des Ressources naturelles LIZA FRULLA Ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable de la Condition féminine GIUSEPPE VOLPE Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences JOSEPH FRANK FONTANA Ministre du Travail et du Logement DAVID EMERSON Ministre de l'Industrie RAYMOND SHAN Ministre d'État (Multiculturalisme) JOHN McCALLUM Ministre du Revenu national JOSEPH McGUIRE Ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique JOSEPH ROBERT COMUZZI Ministre d'État (Initiative fédérale du développement économique dans le nord de l'Ontario) MAURIL BÉLANGER Leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes, ministre responsable des langues officielles, ministre responsable de la réforme démocratique et ministre associé de la Défense nationale CAROLYN BENNETT Ministre d'État (Santé publique) JACQUES SAADA Ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et ministre responsable de la francophonie JOHN FERGUSON GODFREY Ministre d'État (Infrastructure et Collectivités) TONY IANNO Ministre d'État (Familles et Aidants naturels) RALPH E.GOODALE Ministre des Finances JACOB AUSTIN Leader du gouvernement au Sénat ANNE McLELLAN Vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile LUCIENNE ROBILLARD Présidente du Conseil privé de la reine pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales ANDY SCOTT Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et de Indiens non inscrits JAMES SCOTT PETERSON Ministre du Commerce international ANDREW MITCHELL Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire WILLIAM GRAHAM Ministre de la Défense nationale ALBINA GUARNIERI Ministre des Anciens Combattants REGINALD B.ALCOCK Président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Commission canadienne du blé GEOFF REGAN Ministre des Pêches et des Océans TONY VALERI Leader du gouvernement à la Chambre des communes DENIS CODERRE Président du Conseil privé depuis décembre et ministre depuis 1999, il est écarté du cabinet DAVID ANDERSON Ministre de l'Environnement depuis 1999, il est aussi écarté du cabinet STEPHEN OWEN Ministre des Travaux publics depuis décembre, il a été rétrogradé au poste de ministre responsable de la Diversification de l'économie de l'Ouest CLAUDETTE BRADSHAW Ministre du Travail depuis 1998, elle devient ministre d'État (Développement des ressources humaines) Après 25 ans d'absence, Jean Lapierre est de retour à la Chambre des communes en tant queministre des Transports.Élu pour la première fois en 1979, sous la bannière libérale, M.Lapierre a déjà occupé les postes de secrétaire parlementaire et de ministre d'État à la Jeunesse, à la Santé et au Sport amateur.Il a ensuite claqué la porte du parti en 1990 pour participer à la fondation du Bloc québécois.Puis, il a quitté la vie politique pour entreprendre une carrière d'animateur à la radio et à la télé.Pendant toute la durée de son mandat, l'homme de 48 ans risque d'avoir du pain sur la planche.L'achèvement de l'autoroute 30 fera entre autres partie de ses défis.Il devra également tenter d'établir de bons rapports avec plusieurs de ses collègues ontariens, qui continuent de se méfier de son passé souverainiste.NATHAËLLE MORISSETTE Àla suite de l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire le 28 juin dernier, Paul Martin a présenté hier son deuxième Conseil des ministres en tant que 21e premier ministre du pays.Député de la circonscription de La Salle-Émard depuis 1988, il a fait partie des candidats en lice lors de la course à la direction du Parti libéral du Canada en 1990.Lorsque le PLC de Jean Chrétien a pris le pouvoir en 1993, il a été nommé ministre des Finances, poste qu'il a occupé jusqu'en juin 2002.Paul Martin est diplômé de l'école de droit de l'Université de Toronto.Il a auparavant mené une brillante carrière dans le milieu de la finance ; il a travaillé chez Power Corporation et a été président de la Canada Steamship Lines.SCOTT BRISON Ministre des Travaux publics Ayant rejoint les libéraux de Paul Martin en décembre dernier seulement après avoir fait un pied de nez au Parti conservateur, Scott Brison hérite du ministère des Travaux publics, l'un des plus difficiles à gérer dans la foulée du scandale des commandites.Âgé de 37 ans seulement, M.Brison devient le premier député ouvertement homosexuel à faire son entrée au cabinet.Versé dans le domaine des Finances, il était vu comme une étoile montante au sein des conservateurs avant de se joindre au Parti libéral.Son accession rapide au cabinet risque de faire des jaloux chez des libéraux qui attendent impatiemment leur limousine.Le premier défi du nouveau ministre sera de refaire l'image d'intégrité du gouvernement au moment même où la commission d'enquête du juge John Gomery entreprend ses travaux en septembre.Il devra aussi mener à bien l'achat de nouveaux hélicoptères pour remplacer les vétustes Sea King.JOËL-DENIS BELLAVANCE PIERRE PETTIGREW Ministre des Affaires étrangères Pierre Pettigrew rêve d'être ministre des Affaires étrangères depuis qu'il a fait le saut en politique fédérale en 1996.Âgé de 53 ans, M.Pettigrew a d'ailleurs été conseiller en politique étrangère auprès de Pierre Trudeau de 1981 à 1984 et a même été directeur de la Commission politique de l'Assemblée de l'OTAN à Bruxelles de 1976 à 1978.Le nouveau chef de la diplomatie canadienne a d'ailleurs une maîtrise en relations internationales de l'Université d'Oxford, en Angleterre.Dans l'immédiat, son principal défi sera de convaincre les Québécois et les Canadiens d'appuyer la participation du Canada au bouclier antimissile proposé par les États-Unis.Il doit aussi revoir de fond en comble toute la politique étrangère du pays dans un contexte de lutte contre le terrorisme et résister à la pression américaine pour harmoniser les politiques en matière d'immigration.JOËL-DENIS BELLAVANCE KEN DRYDEN Ministre du Développement social Fraîchement débarqué en politique, cette recrue du Parti libéral est principalement reconnue pour sa brillante carrière de gardien de but.Avec le Canadien de Montréal, de 1971 à 1979, il a aidé son équipe à remporter six coupes Stanley.Considéré comme l'un des meilleurs gardiens de buts de l'histoire, il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey avant d'entreprendre une seconde carrière en droit.Président des Maple Leafs de Toronto depuis 1997, le nouveau ministre, qui aura 58 ans dans quelques jours, a démissionné pour se lancer en politique.Il devra maintenant être vite sur ses patins pour assimiler les règles de l'arène fédérale, lui qui s'est vu confier le mandat de mettre sur pied un programme national de garderies calqué sur celui du Québec.PASCALE BRETON UJJAL DOSANJH Ministre de la Santé Novice en politique fédérale, Ujjal Dosanjh se retrouve aujourd'hui à la tête de l'un des plus importants ministères du gouvernement Martin qui a fait de la santé sa priorité.Cet ancien néo-démocrate de 57 ans a été procureur général de la Colombie-Britannique de 1995 à 2000, avant de devenir premier ministre de la province jusqu'en mai 2001.Originaire de l'Inde, le diplômé en droit est arrivé au pays en 1968 et s'est principalement fait connaître dans le domaine des droits de la personne.Confronté à plusieurs défis, M.Dosanjh devra notamment préparer le terrain en vue de la conférence sur la santé qui réunira les premiers ministres des provinces à la mi-septembre.Malgré ses antécédents néo-démocrates, il devra aussi résister à la tentation de tout centraliser à Ottawa.PASCALE BRETON PHOTO LA PRESSE© PHOTO AP PHOTO CP PHOTO PC PHOTO PC PHOTO PC PHOTO REUTERS PHOTO PC PHOTO PC PHOTO LA PRESSE© Paul Martin a nommé 28 secrétaires parlementaires, dont trois au Québec et cinq des provinces maritimes.Le député de Beauce, Claude Drouin, devient secrétaire parlementaire du premier ministre chargé des collectivités rurales.Eleni Bakopanos, députée d'Ahuntsic, obtient le poste de secrétaire parlementaire du ministre du Développement social chargée de l'économie sociale.De son coté, la représentante de Notre-Dame-de-Grâce\u2014Lachine, Marlene Jennings, sera secrétaire parlementaire du premier ministre chargée des relations Canada\u2014États-Unis. LE NOUVEAU CABINET MARTIN PHOTO JIM YOUNG, REUTERS © Jean Lapierre, nouveau ministre des Transports : « On a eu une campagne électorale extrêmement difficile.On a un défi, c'est de reconquérir la confiance des Québécois.Je pense que notre équipe sera en mesure de le faire, mais on a beaucoup de travail devant nous.» Jean Lapierre compte resserrer les liens au sein du PLC NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 De retour sur la scène politique après plusieurs années d'absence, Jean Lapierre fait face à des défis de taille.En plus de se retrouver à la tête du ministère des Transports, le lieutenant de Paul Martin au Québec n'entend rien ménager pour tenter de resserrer les liens au sein des troupes libérales.« L'unité du parti, c'est une condition essentielle en politique, surtout si on veut avoir une unité d'action, a-t-il déclaré, peu de temps après l'annonce de la composition du nouveau cabinet.Dans ce senslà, je vais faire le plus d'efforts possibles.Je rencontre d'ailleurs cette semaine les collègues du caucus et on veut s'assurer que l'unité du parti est refaite.» Le député d'Outremont a bien l'intention de jouer un rôle-clé pour que cette tentative de rapprochement porte fruit.« Je vais proposer quelques exercices à mes collègues au parti.Je voudrais qu'on fasse des rencontres un peu partout dans la province pour s'assurer que les libéraux se sentent bien entre eux et qu'on puisse préparer la nouvelle saison tous ensemble.» Il devra lui-même mettre en pratique ce qu'il prêche afin d'améliorer ses rapports avec son collègue Stéphane Dion.En effet, les deux hommes sont loin de partager la même vision du Canada.« Je pense que M.Dion et moi, on va travailler comme des collègues et j'ai eu l'occasion de le connaître plus pendant la campagne électorale et c'est un homme extrêmement travaillant.Je suis convaincu qu'on va finir par s'entendre.» En ce qui concerne ses collègues de l'Ontario, M.Lapierre devra également mettre de l'eau dans son vin s'il veut gagner leur confiance.Certains se méfient encore de lui en raison de son implication passée au sein du Bloc québécois.Conquérir le Québec Jean Lapierre souhaite également que son parti, qui a perdu 16 sièges dans la Belle Province lors des dernières élections, regagne le coeur des Québécois.« On a eu une campagne électorale extrêmement difficile.On a un défi, c'est de reconquérir la confiance des Québécois.Je pense que notre équipe sera en mesure de le faire, mais on a beaucoup de travail devant nous.» En ce qui concerne son ministère, M.Lapierre estime que son rôle va bien au-delà des éternelles promesses de construction de routes.Le secteur ferroviaire et la sécurité dans les transports font partie des ses priorités.Il semble d'ailleurs très heureux que le premier ministre lui ait confié les rênes de ce ministère.« Je suis très heureux d'être de retour ici 20 ans plus tard.En 1984, j'avais été assermenté ministre d'État à la Jeunesse et ministre d'État au Sport amateur, ça s'est avéré une job d'été.Cette fois-ci, je suis convaincu que ça va être plus long et avec un mandat très intéressant.» L'heure de la réconciliation a sonné NOUVEAU LEADER DU GOUVERNEMENT AUX COMMUNES JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Paul Martin a confié à un allié de la première heure, Tony Valeri, les fonctions importantes de leader du gouvernement à la Chambre des communes pour s'assurer que son gouvernement désormais minoritaire ne soit pas défait à la première occasion par les partis de l'opposition et puisse survivre au moins 18 mois.M.Valeri, qui était aux commandes du ministère des Transports depuis décembre, devra user de toute la diplomatie possible pour obtenir la collaboration du Parti conservateur, du Bloc québécois et du NPD à la reprise des travaux parlementaires, le 4 octobre.M.Valeri, qui a permis à Paul Martin de se débarrasser de Sheila Copps, l'ancienne ministre du Patrimoine, en remportant l'assemblée d'investiture libérale dans la circonscription de Hamilton Stoney- Creek, ne maîtrise toutefois pas le français et sera donc épaulé dans ses fonctions par Mauril Bélanger, le député d'Ottawa-Vanier, qui est leader adjoint du gouvernement aux Communes depuis sept mois.Hier, M.Valeri s'est dit « flatté » de voir que le premier ministre lui confie un poste aussi important au moment où tous les partis tentent de composer avec l'élection d'un gouvernement minoritaire, le premier depuis 1979.« C'est un boulot formidable.Je suis flatté que le premier ministre m'ait demandé de faire ce travail, qui va exiger la collaboration de tout le monde à la Chambre des communes », a déclaré le ministre.Il a dit avoir déjà travaillé de près avec les autres partis dans le passé lorsqu'il était secrétaire parlementaire du ministre des Finances et s'est dit convaincu que les électeurs canadiens ne toléreront guère quelque manoeuvre que ce soit qui pourrait précipiter le pays dans une autre campagne électorale.« Nous avons un gouvernement minoritaire et je vais m'assurer qu'il fonctionne dans l'intérêt des Canadiens.(.) J'ai encore des choses à apprendre en matière de procédure, mais on ne peut pas être député à la Chambre des communes sans avoir une certaine connaissance du fonctionnement du Parlement », a-t-il dit.Cela dit, il a indiqué avoir la ferme intention de travailler à mettre en oeuvre le programme électoral des libéraux et vouloir négocier l'appui des autres partis dossier par dossier.Tony Valeri hérite d'un rôle-clé «Denis Coderre a un avenir prometteur» \u2014Paul Martin au sujet du ministre déchu NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Bien qu'il l'ait évincé du cabinet, le premier ministre Paul Martin ne tarit pas d'éloges envers Denis Coderre et estime qu'il est voué à un avenir prometteur.Confronté à des « choix déchirants », M.Martin n'a pas fait de place à l'ancien président du Conseil privé au sein de son nouveau cabinet.« Lorsqu'on fait un cabinet, il y a des choix qui sont très difficiles et j'ai été obligé de faire ces choix très difficiles, a-til souligné.Denis Coderre, selon moi, a une carrière très importante devant lui.Il va avoir l'occasion, la possibilité de faire une contribution très marquante pour son pays.» À la suite de cette annonce, le député de Bourassa a refusé d'accorder des entrevues, mais il a toutefois réagi par écrit.« Faire partie du cabinet, c'est un privilège et c'est au premier ministre seul de décider ceux qui en font partie ou non.Quant à moi, je suis évidemment déçu aujourd'hui de ne plus en faire partie.Je respecte cependant la décision du premier ministre.» Cette décision a en malgré tout surpris plusieurs.Sous le couvert de l'anonymat, un libéral influent a même affirmé que Denis Coderre était le mieux placé pour rebâtir le parti au Québec, en raison de ses racines profondes au sein du PLC.Toutefois, plusieurs ministres libéraux du Québec ne croient pas que l'éviction de Denis Coderre engendrera des guerres intestines à l'intérieur même du parti.« On sait qu'un cabinet, ce n'est pas un droit, c'est un privilège, affirme l e nouveau minis t re des Transports, Jean Lapierre.J'espère qu'il mettra son énergie au profit du parti qu'il sert si bien depuis tant d'années.J'espère qu'il sera très actif.J'ai eu des conversations avec Denis très régulièrement et j'ai l'intention de lui parler cet après-midi (hier).» Pierre Pettigrew, maintenant à la barre du ministère des Affaires étrangères, parle également de M.Coderre en des termes très élogieux.« C'est un homme intelligent qui a énormément d'énergie et manifestement, je pense que Denis est un individu qui a un très bel avenir devant lui, a-t-il mentionné.Il va certainement continuer d'être utile dans l'organisation du parti et de contribuer à notre équipe.» LE NOUVEAU CABINET MARTIN Des choix «rassurants» Le milieu québécois des affaires trouve « rassurante » la stratégie de Paul Martin qui a décidé de confier les portefeuilles économiques à des gens dont l'expérience politique ou économique n'est plus à démontrer.« Ce nouveau cabinet constitue un atout supplémentaire pour mieux positionner l'économie canadienne sur l'échiquier international », a estimé le président du Conseil du patronat du Québec, Gilles Taillon, qui espère voir la « collaboration » entre les gouvernements plutôt que la confrontation triompher à Ottawa.Le CPQ a néanmoins mis les libéraux en garde contre la tentation de dépenser plus pour assurer la stabilité de leur gouvernement minoritaire.Pour sa part, le Conseil canadien des chefs d'entreprise, qui regroupe les dirigeants de quelque 150 des plus grandes compagnies actives au pays, s'est réjoui de voir « certains nouveaux talents d'exception » côtoyer au cabinet les « solides ministres d'expérience ».Ces enjeux préoccupent aussi les Manufacturiers exportateurs du Québec (MEQ) qui saluent les choix du premier ministre.Rien de bon pour la CSN La CSN ne voit vraiment pas ce qu'il y a de bon à attendre du nouveau cabinet Martin au regard du déséquilibre fiscal, de la santé et de la question québécoise.Au point où la CSN se demande si le premier ministre n'a pas formé un cabinet préélectoral visant à gagner la faveur des Canadiens de l'Ouest et des Maritimes au détriment de ceux de l'Ontario et en oubliant les préoccupations du Québec, a commenté hier le premier vice-président de la CSN, Louis Roy.« Mme (Lucienne) Robillard continue à parler de société distincte au lieu de reconnaître que le Québec constitue une nation au sein de la confédération », a fait valoir le porte-parole de la CSN, par voie de communiqué.Pour ce qui est du déséquilibre fiscal entre Ottawa et le Québec, « aucun des ministres actuels n'a admis l'existence de ce fait reconnu partout au Canada.Le ministre des Finances, Ralph Goodale, a toujours nié cette situation inéquitable », fait-il remarquer.En santé, la vision centralisatrice du ministre Dosanjh et son comportement dans les négociations entre le fédéral et les provinces sur le financement de la santé et des services sociaux ne sont pas de bon augure, évalue la CSN.Pour sa part, le Congrès du travail du Canada, par la voix de son président Ken Georgetti, a profité de l'occasion pour formuler ses attentes au nouveau cabinet, plutôt que d'en évaluer la composition.PHOTOCHRISWATTIE, REUTERS © Le ministre canadien du Développement social, Ken Dryden (à gauche), en discussion avec le nouveau ministre de l'Industrie, David Emerson.DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL Dryden entend jouer en équipe PASCALE BRETON OTTAWA\u2014La nouvelle recrue des libéraux, Ken Dryden, devra rapidement faire ses classes en implantant un programme national de garderies, l'un des plus importants engagements électoraux pris par le premier ministre Paul Martin.Longtemps habitué à stopper les rondelles devant le filet, le nouveau ministre du Développement social se retrouve maintenant au centre de la patinoire.Il entend cependant jouer en équipe, comme il l'a répété à plusieurs reprises hier.« Sur la question des services de garde, nous avons à travailler en étroite collaboration avec les provinces, c'est très clair », a affirmé M.Dryden après sa prestation de serment.Un système est toujours plus fort si chacun y met du sien, croit-il.Les libéraux ont promis de mettre sur pied un programme pancanadien de services de garde qui serait calqué sur l'exemple du Québec.En 1997, le gouvernement québécois a implanté un réseau des centres de la petite enfance offrant un programme éducatif pour les enfants et des places à 5 $ par jour, aujourd'hui à 7 $.« Dans le programme de notre parti, c'est un engagement très clair que le gouvernement libéral a pris », a rappelé M.Dryden en soulignant que le fédéral allait injecter l'argent nécessaire.« Les soins aux enfants et les services de garde sont des sujets qui touchent la population », a ajouté le député-ministre de York-Centre, en Ontario, en précisant qu'il s'agit là d'une belle opportunité de développer un véritable réseau à la grandeur du pays.Le nouveau venu n'a encore aucune expérience sur la scène politique, mais il a fait ses classes dans le domaine social depuis plusieurs années.Gardien de but du Canadien de Montréal de 1971 à 1979, M.Dryden a aidé son équipe à gagner six coupes Stanley avant d'entreprendre une seconde carrière en droit.C'est au cours de toutes ces années qu'il a tissé des liens dans le domaine social en oeuvrant auprès de plusieurs organismes communautaires et groupes de jeunes.Il a notamment été commissaire à la jeunesse de l'Ontario de 1984 à 1986, en plus d'avoir créé une bourse d'études permettant aux élèves qui vivent en famille d'accueil d'accéder aux études supérieures.Cette implication sera bénéfique pour faire face aux nouveaux défis qui l'attendent en politique.« J'ai travaillé avec des groupes de bénévoles, de familles et d'enfants.C'est un domaine dans lequel j'aime travailler, c'est un bagage qui pourra me servir », a souligné M.Dryden avec enthousiasme.Des frictions à prévoir dans la santé PASCALE BRETON OTTAWA \u2014 La nomination du nouveau ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, laisse entrevoir d'importantes frictions avec certaines provinces, notamment l'Alberta, au sujet de la prestation des services de santé.Quelques minutes après avoir prêté serment hier, celui qui détient maintenant l'un des plus importants portefeuilles du cabinet Martin a déclaré qu'il comptait endiguer le développement du secteur privé au Canada en matière de soins de santé.Il veut plutôt travailler à renforcer le système public.« Ce que nous avons à faire est de contenir la privatisation des soins de santé au Canada et plutôt étendre la délivrance des services de santé publics.Nous avons un système de soins de santé qui est paralysé actuellement », a indiqué M.Dosanjh.Il a toutefois refusé de préciser s'il comptait pénaliser financièrement les provinces qui seraient tentées de s'aventurer davantage dans la voie du privé.La question des soins de santé a suscité un vif débat au cours de la récente campagne électorale.À quelques reprises, le premier ministre Paul Martin a même comparé le chef conservateur, Stephen Harper, au premier ministre albertain, Ralph Klein, qui préparait alors une réforme majeure du régime de soins de santé de sa province qui allait à l'encontre de la Loi canadienne sur la santé.En dévoilant sa nouvelle politique le 30 juin, deux jours après le scrutin, M.Klein a notamment annoncé l'imposition de tickets modérateurs ainsi qu'une surtaxe pour les soins de santé et davantage de privatisation.Une consultation publique est prévue à l'automne, mais déjà plusieurs voix s'élèvent pour critiquer cette violation de la loi canadienne.Hier, le nouveau ministre de la Santé a dit vouloir attendre de rencontrer son équipe et de prendre connaissance des dossiers avant de se prononcer sur la question.Le député-ministre de Vancouver- Sud a passablement de pain sur la planche, lui qui doit préparer l'importante conférence sur la santé qui réunira les premiers ministres des provinces et le fédéral à la mi-septembre.Cette rencontre, un engagement électoral de Paul Martin, doit permettre aux premiers ministres de discuter d'une solution durable aux problèmes récurrents qui minent le système de santé public au Canada et de convenir d'un échéancier.D'ici là, M.Dosanjh promet de discuter personnellement avec chacun des ministres de la Santé des provinces, comme l'a d'ailleurs fait lui-même Paul Martin avec ses homologues provinciaux, afin de préparer le terrain.« Ce qui est important, c'est que tout le monde travaille à améliorer le système de santé public au Canada.(.) Je veux qu'on travaille ensemble pour s'assurer que nous aurons le meilleur système de santé », a affirmé le ministre hier.À ce sujet, il se dit d'ailleurs persuadé que son expérience à titre de premier ministre (néo-démocrate) de la Colombie-Britannique, de février 2000 à mai 2001, lui sera utile.Tremblay fier de la représentation de Montréal Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a tenu à souligner hier l'importance des élus de la grande région de Montréal et des villes canadiennes dans le nouveau cabinet Martin.Il a dit en outre s'attendre à ce que le titulaire du nouveau ministère d'État Infrastructure et Collectivités (John Godfrey) exerce ses fonctions dans le respect des compétences du gouvernement du Québec en matière d'affaires municipales.BILLETS À PARTIR DE 10 $ Réservez vos places DÈS MAINTENANT! 31 juillet au 8 août 2004 STADE UNIPRIX MONTRÉAL couperogers.com (514) 790-1245 1-800-361-4595 3236947A LE NOUVEAU CABINET MARTIN Stéphane Dion rentre en force NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Après avoir payé cher le prix de sa fidélité envers Jean Chrétien, Stéphane Dion est revenu dans les bonnes grâces de Paul Martin, qui l'a réintégré au sein du cabinet en tant que ministre de l'Environnement.Écarté du Conseil des ministres en décembre 2003, après la nomination du nouveau chef libéral, M.Dion effectue maintenant un retour en force.Le premier ministre semble donc avoir cédé aux pressions de plusieurs députés libéraux de l'Ontario qui souhaitaient ardemment que Stéphane Dion se retrouve à nouveau au sein du Conseil des ministres.En effet, ceuxci lui vouent une grande admiration en raison de son rôle-clé dans l'adoption du projet de loi sur la clarté référendaire.Ainsi, l'heure de la réconciliation a sonné entre Stéphane Dion et Paul Martin, qui semblent tous les deux déterminés à enterrer la hache de guerre.Lors de sa déclaration suivant l'annonce de la composition du Conseil des ministres, le député de Saint-Laurent\u2014 Cartierville a lancé un message clair à tous les libéraux du pays.« Vous aurez toujours une raison de vouloir diviser le parti, mais vous avez des milliers de raisons de vouloir le garder fort et uni.» Joueur d'équipe Bien qu'il ait été un fidèle partisan de Jean Chrétien, il semble plus que jamais déterminé à travailler de concert avec Paul Martin.« Pendant huit ans comme ministre, j'ai servi tous les Canadiens avec conviction et détermination sous le leadership du premier ministre Jean Chrétien.Je suis fier et honoré d'avoir l'occasion de faire la même chose sous le leadership du premier ministre Paul Martin.Je me flatte de croire qu'il a vu en moi les compétences requises pour être ministre de l'Environnement du Canada.» « Je crois que Stéphane a certainement des connaissances très profondes et on va les utiliser », a pour sa part mentionné le premier ministre.Vers Kyoto Visiblement heureux de se retrouver à la tête de ce ministère, Stéphane Dion a bien l'intention de tenter de rallier les provinces afin de mettre en oeuvre le protocole de Kyoto.C'est par ses politiques environnementales que M.Dion souhaite rebâtir les ponts avec les Québécois qui n'ont fait élire que 21 députés libéraux lors des dernières élections.«Les Québécois veulent une politique environnementale très poussée », affirme-t-il.Pierre Pettigrew abonde dans le sens de son collègue.Il estime que l'environnement se situe au coeur des préoccupations des Québécois.« On sort d'une campagne électorale où j'ai remarqué qu'un très grand nombre de jeunes Québécois sont très intéressés par le dossier de l'environnement, mentionne le nouveau ministre des Affaires étrangères.J'ai souvent dit que le thème des passions politiques était moins important auprès de la jeunesse, notamment au Québec.Je pense que le dossier de l'environnement est vraiment au coeur de ce renouvellement de la pensée chez les jeunes.» PHOTO PRESSE CANADIENNE © Liza Frulla a prêté serment, hier, à Rideau Hall, sous le regard de la gouverneure générale Adrienne Clarkson et du premier ministre Paul Martin.Liza Frulla a le CRTC dans le collimateur La nouvelle ministre du Patrimoine examinera le dossier de la station CHOI-FM PASCALE BRETON et RAPHAËLLE DEROME OTTAWA \u2014 La ministre du Patrimoine, Liza Frulla, promet de s'attaquer rapidement à un dossier important de son nouveau portefeuille : la révision du fonctionnement du CRTC dans la foulée des récentes décisions concernant CHOI-FM et la télévision publique italienne RAI.La nécessité de revoir le rôle de l'organisme figure parmi les priorités auxquelles elle compte consacrer ses énergies dès les prochaines semaines.Mme Frulla souhaite également obtenir un avis légal par rapport à la récente décision de l'organisme de retirer sa licence à la station radiophonique de Québec, CHOI-FM.Au même moment, le propriétaire de la station, Patrice Demers, écrivait à Mme Frulla pour demander formellement au cabinet fédéral d'annuler la décision de l'organisme réglementaire, ou à tout le moins de la faire réviser.« Il ne fait aucun doute que le CRTC outrepasse largement son mandat en portant un jugement sur le contenu verbal diffusé à CHOIFM, a déclaré M.Demers, président de la firme Genex, dans un communiqué.Ce précédent interpelle directement le gouvernement canadien, car il met en cause les principes de la liberté d'expression et de la liberté de presse.CHOI-FM est écouté par plus de 380 500 auditeurs chaque semaine ; le gouvernement se doit d'entendre leur appel.» En vertu du décret du CRTC, CHOI devra fermer ses portes le 31 août.Sans répondre directement à la demande d'appel de Genex, la ministre Frulla a affirmé, dès sa sortie de la cérémonie de prestation de serment à Rideau Hall, qu'elle examinerait le dossier avec ses hauts fonctionnaires.« Le premier ministre m'a demandé de lui fournir le plus rapidement possible des recommandations (.).Il y a une ouverture de la part du CRTC, qui veut revoir l'ensemble de sa politique, surtout au plan des télévisions et des télévisions dites en langue étrangère », a indiqué Mme Frulla en rappelant par la même occasion ses origines italiennes.Le CRTC a refusé l'entrée au Canada jeudi dernier de la chaîne italienne RAI International.La députée de Jeanne-Le Ber, qui a effectué un retour en politique en 2002 lors d'une élection complémentaire, a d'abord été nommée ministre du Développement social en décembre, dans le premier cabinet Martin.Hier, elle semblait visiblement ravie de sa nouvelle nomination.« Le Patrimoine, ce n'est pas qu'une position, qu'un ministère pour moi.C'est une passion et le rêve d'une vie », a affirmé Mme Frulla d'entrée de jeu.Après avoir prêté serment hier à titre de ministre du Patrimoine, un titre qu'elle convoitait depuis longtemps, Mme Frulla s'est également engagée à promouvoir la culture québécoise et canadienne.« Pour moi, (la culture) est un outil de souveraineté et d'indépendance par rapport aux autres pays, notamment aux États-Unis.Il s'agit maintenant de faire en sorte que la culture devienne LA priorité du gouvernement.Pour moi, ce sera la plus importante », a-t-elle déclaré.La nomination de la nouvelle ministre du Patrimoine a par ailleurs été bien accueillie hier dans le milieu culturel.Celle qui a travaillé de longues années dans le milieu des communications et qui a été députée une dizaine d'années, de 1989 à 1998, à l'Assemblée nationale du Québec, chapeautant notamment le ministère de la Culture et des Communications, est appréciée pour sa bonne connaissance des enjeux culturels.« Mme Frulla a laissé un excellent souvenir de son passage au ministère de la Culture du Québec, en particulier dans le domaine de l'édition, puisqu'elle avait réussi à faire éliminer la TVQ sur les achats de livres », se rappelle Denis Vaugeois, président de l'Association nationale des éditeurs de livres.Selon Marc Blondeau, président de l'Association québécoise des éditeurs de magazines, la ministre «a toujours défendu ses dossiers avec passion, compétence et finesse.» Cette nomination est aussi applaudie à Radio-Canada.Selon Jason Mc Donald, porte-parole de la société d'État, « Mme Frulla a une bonne compréhension du rôle d'un diffuseur public.» Guy Fournier, qui préside l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, se réjouit également.« Il m'apparaissait important que le ministre du Patrimoine soit quelqu'un du Québec parce qu'au pays, la culture francophone est toujours un peu plus fragile.» Le président de la Société des musées québécois, Carl Johnson, craint toutefois que Mme Frulla ait peu de marge de manoeuvre.« Il reste à voir comment elle pourra manoeuvrer au sein du cabinet et d'un gouvernement minoritaire.» Avec la Presse Canadienne Courez la chance de gagner 1 des 3 voyages dans la ville olympique de votre choix: Barcelone, Nagano ou Sydney.Pour participer, encouragez nos athlètes à Athènes sur bell.ca/athlete En route pour une ville olympique! Aucun achat requis.53 prix à gagner d'une valeur allant de 1100$ à 9 880$ chacun.Chaque voyage est pour 2 personnes.La date de clôture est le 29 août 2004.Un prix secondaire sera tiré quotidiennement pendant 50 jours.Le concours est ouvert aux résidents canadiens qui ont atteint l'âge de la majorité dans leur lieu de résidence.Règlement du concours sur www.bell.ca/athlete.M Marque officielle du Comité olympique canadien.3239101A LE NOUVEAU CABINET MARTIN L'Ouest en force CABINET suite de la page 1 « Le nouveau cabinet assermenté mettra à profit l'expérience des ministres déjà en place et le talent de nouveaux ministres qui viennent de partout au Canada.Il est clair, d'après les élections, que les Canadiens s'attendent à ce que notre gouvernement fasse mieux.Nous avons bien entendu ce message et nous le garderons à l'esprit », a déclaré Paul Martin à l'issue de la cérémonie de prestation de serment.En tout, le nouveau cabinet comptera 38 ministres en plus du premier ministre, soit le même nombre qu'avant.Le Québec aura sept ministres à la table du cabinet, l'Ontario 16, et les provinces de l'Ouest huit, dont cinq provenant de la Colombie- Britannique.Mais pour la première fois depuis que les libéraux sont au pouvoir, ce sont les élus des provinces de l'Ouest qui détiendront tous les ministères à caractère économique.Ainsi, Ralph Goodale, de la Saskatchewan, conserve les Finances, Reg Alcock, du Manitoba, demeure président du Conseil du Trésor, et David Emerson, l'ancien dirigeant de la compagnie forestière Canfor, de la Colombie-Britannique, hérite du ministère de l'Industrie de Lucienne Robillard, qui passe aux Affaires intergouvernementales.En outre, le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, vient de la Colombie- Britannique, tandis que la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Anne Mc Lellan, représente l'Alberta.L'Ontario obtient en tout trois ministères à vocation économique.Jim Peterson conserve le Commerce international, Joe Volpe demeure ministre du Développement des ressources humaines tandis que John Mc Callum reprend du galon en héritant du ministère du Revenu après un purgatoire de sept mois au ministère des Anciens Combattants, désormais entre les mains d'Albina Guarnieri.De plus, M.Mc Callum présidera le puissant comité du cabinet chargé de revoir les dépenses de programme du gouvernement.Le Québec qui, à une époque, a déjà eu à la table du cabinet un ministre des Finances (Paul Martin), une présidente du Conseil du Trésor (Lucienne Robillard) et un ministre du Revenu (Martin Cauchon), doit maintenant se contenter du ministère des Transports, qui revient au lieutenant politique de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre, et de l'Agence de développement économique pour les régions du Québec, poste qui a été confié à Jacques Saada.Les autres ministres du Québec sont Pierre Pettigrew, qui passe de la Santé aux Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui effectue un retour au cabinet en obtenant l'Environnement, Irwin Cotler, qui reste à la Justice, et Liza Frulla, qui obtient le Patrimoine après avoir passé sept mois à la tête du nouveau ministère du Développement social.Denis Paradis, qui était ministre d'État aux Institutions financières, est évincé du cabinet.Résultat : il n'y a aucun ministre québécois venant de l'extérieur de la région de Montréal.Hier, Paul Martin s'est défendu d'avoir favorisé une région du pays au détriment d'une autre en formant son cabinet.« Toutes les régions sont bien représentées.(.) Nous avons une équipe au Québec qui est très forte et qui va continuer de jouer un rôle-clé au sein du gouvernement national.Il faut dire aussi que le premier ministre vient du Québec », a-til déclaré.Durant la dernière campagne électorale, toutefois, M.Martin a déclaré à plus d'une reprise vouloir contrer le sentiment d'aliénation dans les provinces de l'Ouest où les libéraux ne comptent que 14 des 92 sièges.Il a même soutenu qu'il considérera comme un échec son règne comme premier ministre s'il ne réussit pas à faire en sorte qu'Ottawa réponde davantage aux aspirations de ces provinces.Au sujet du congédiement de Denis Coderre, le premier ministre s'est contenté de dire que l'ex-président du Conseil privé a toujours une brillante carrière en politique malgré tout.En privé, toutefois, les proches collaborateurs du premier ministre estiment que le gouvernement libéral aurait pu souffrir de la présence de M.Coderre au cabinet, compte tenu que la commission d'enquête du juge John Gomery entreprendra ses travaux sur le scandale des commandites en septembre et que M.Coderre a entretenu des liens étroits avec certains présidents d'agences de publicité éclaboussées par ce scandale.« Lorsqu'on fait un cabinet, il y a des choix qui sont très difficiles.J'ai été obligé de faire ces choix très difficiles.Mais je dois vous dire que Denis Coderre, selon moi, a une carrière très importante devant lui.Il va avoir l'opportunité de faire une contribution très marquante pour son pays », a soutenuM.Martin.De son côté, Jean Lapierre a indiqué qu'il souhaite que Denis Coderre, qui a sillonné le Québec durant la dernière campagne pour donner un coup de main aux candidats libéraux en difficulté, mette ses talents d'organisateur à contribution pour rebâtir le Parti libéral dans la province.M.Lapierre compte s'entretenir à ce sujet avec l'ex-ministre au cours des prochaines heures.Parmi les autres changements importants annoncés hier, Bill Graham, responsable de la diplomatie canadienne depuis deux ans et demi, obtient le ministère de la Défense ; Andy Scott est promu aux Affaires indiennes d'Andy Mitchell, qui passe à l'Agriculture ; Tony Valeri se voit confier le poste névralgique de leader du gouvernement à la Chambre des communes ; Ken Dryden, l'ancien gardien étoile du Canadien de Montréal, accède au cabinet en devenant ministre du Développement social ; l'Ontarien Joe Fontana fait son entrée au cabinet comme ministre du Travail, tout comme Scott Brison, l'ancien député conservateur de la Nouvelle- Écosse, qui devient ministre des Travaux publics.Les Geoff Regan (Pêches), Judy Sgro (Immigration), John Efford (Ressources naturelles), et Joe Mc Guire (Agence de promotion économique du Canada atlantique) conservent leurs fonctions.M.Martin a aussi nommé hier 28 secrétaires parlementaires, dont trois du Québec.Le cabinet se réunira pour la première fois ce matin.« Ce cabinet est déterminé à agir vite, à fournir une administration inspirée et fiable, et à faire avancer les dossiers qui comptent le plus pour les Canadiens » a déclaré Paul Martin.>3;3 Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Deuxième essai apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE En accédant au poste prestigieux de ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew réalise un vieux rêve.Mais son départ des portefeuilles clés de la Santé et des Affaires intergouvernementales signifie-t-il la mort de l'autre rêve qu'il caressait lors de son entrée en politique fédérale il y a huit ans, celui de changer la culture d'affrontement entre Ottawa et les provinces, en particulier le Québec ?C'est l'inquiétude principale que suscite le remaniement ministériel annoncé hier par le premier ministre Paul Martin.La conclusion d'une entente fédérale- provinciale sur la santé sera le grand test du gouvernement de M.Martin.Au cours de son bref mandat à la Santé, Pierre Pettigrew avait mis de l'avant une approche à la fois ambitieuse sur le plan national et respectueuse des préoccupations des provinces.Mais M.Pettigrew a fait face à beaucoup de résistance dans le gouvernement, jusqu'au sein du bureau du premier ministre.C'est Ujjal Dosanjh qui hérite aujourd'hui du ministère de la Santé.M.Dosanjh a été brièvement premier ministre de la Colombie-Britannique, mais cela ne garantit pas qu'il soit vacciné contre la tentation centralisatrice.Dorénavant responsable des Affaires intergouvernementales, Lucienne Robillard devra freiner les réflexes tentaculaires de la machine fédérale.On sait que Mme Robillard partage l'approche de M.Pettigrew ; aura-t-elle suffisamment de poids au cabinet ?Elle pourra compter sur l'appui de Jean Lapierre, qui semble devoir jouer un rôle très important au cabinet.Mais là encore, il faudra voir de quelle influence réelle jouira M.Lapierre, étant donné la grogne qu'a apparemment suscité son retour au Parti libéral.En définitive, c'est le premier ministre qui devra trancher.Désormais, M.Martin ne pourra plus ménager la chèvre le chou, promettre tout à l'Est et son contraire à l'Ouest.M.Martin et ses ministres québécois devront consacrer beaucoup d'énergie au renouvellement de l'approche des libéraux fédéraux à l'endroit du Québec.Il s'agit d'un dossier délicat, qui exigera à la fois ouverture, audace et doigté.Pour le reste, le cabinet présenté hier par le premier ministre nous paraît assez solide.La confirmation du pragmatique Ralph Goodale aux Finances est un gage d'une prudence fiscale qui reste essentielle.La nomination de Stéphane Dion à l'Environnement est également une excellente nouvelle: M.Dion mettra au service de ce dossier une rigueur qu'on ne peut lui contester.Pierre Pettigrew fera certainement un excellent ministre des Affaires étrangères.Le duo qu'il formera avec Bill Graham (Défense) pourrait redonner à la politique extérieure du Canada l'originalité et la crédibilité qui l'a caractérisée à l'époque de Lester Pearson, et plus récemment à celle de Lloyd Axworthy.Les recrues Ken Dryden, David Emerson et Scott Brison apportent tous trois au cabinet une bonne dose de sang neuf et de talent.La grande préoccupation du nouveau cabinet sera évidemment de mettre en place des conditions favorables à un nouveau scrutin qui accorderait la majorité des sièges au Parti libéral.Les attentes des Canadiens nous semblent assez claires.Ils veulent que Paul Martin gouverne le Canada comme il a toujours promis de le faire : fixer des objectifs ambitieux et clairs ; obtenir l'adhésion des partenaires du gouvernement, en particulier des provinces ; atteindre ces objectifs.Pendant ses premiers mois à la tête du gouvernement, M.Martin a beaucoup déçu sur ces trois plans.Le premier ministre et son nouveau cabinet bénéficient maintenant d'une deuxième chance.S'ils la gaspillent, il est peu probable que les électeurs le leur pardonneront.La grandepréoccupation dunouveaucabinet sera évidemment de mettreen placedes conditions favorablesàunnouveau scrutin.serge.chapleau@lapresse.ca EN REPRISE LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Un nouveau départ Au bout du compte c'est ce gouvernement minoritaire, choisi démocratiquement, que tous les citoyens du pays vont un certain temps observer.J'écoutais sur les ondes de Radio-Canada quelques citoyens intolérants rejeter les choix de Paul Martin pour former son cabinet.Sans nuances chez eux tout ou presque était à rejeter sans examen.Pourquoi le fait d'être souverainiste empêche-t-il les nuances et l'observation du travail de ces nouveaux ministres dont plusieurs méritent leur chance et dont on ne peut nier à l'avance le désir sincère de bien servir les citoyens ?À trop vouloir la confrontation, on risque parfois de perdre toute crédibilité.Jacques Léger Morin-Heights .Rien d'impressionnant Que dire, sinon qu'il n'y a rien qui impressionne ! Pierre Pettigrewpourra beaucoup voyager et sans doute aller plus souvent à Paris.Stéphane Dion ne sera plus vu comme monsieur anti-Québec et n'aura plus à discourir de fédéralisme à hue et à dia.Liza Frulla pourra toujours beaucoup parler et réfléchir à l'occasion.L'inénarrable Jean Lapierre devra apprendre à devenir humble et à se taire.Lucienne Robillard aura à articuler un début de pensée constitutionnelle.Denis Coderre méditera sur sa vocation de boucémissaire.Denis Paradis sera définitivement oubliée et, finalement, Paul Martin apprendra peut-être à devenir premier ministre.Quant aux ministres anglophones, je ne doute pas qu'ils soient aussi bons que les ministres francophones.Michel Lebel Entrelacs .Beaucoup de travail Le retour de Pettigrewet Dion ne va certainement pas augmenter la popularité des libéraux au Québec, le départ de Denis Coderre était à prévoir, donc pas de surprise de ce côté.Le scandale des commandites est encore frais à la mémoire des Québécois et ce n'est certainement pas la nomination de Pettigrewet Dion qui va le faire oublier, le problème des libéraux va être de faire toute la lumière sur le scandale des commandites et de reconquérir la crédibilité qu'ils ont perdue au Québec, sinon aux prochaines élections ils vont subir une défaite plus cuisante que celle du 28 juin dernier.Les stratèges libéraux et les faiseurs d'image ont beaucoup de travail pour reconquérir les Québécois.Bernard Lavallée .Quelle Liza Frulla ?Il y a une dizaine d'années, Liza Frulla était notre ministre de la Culture à Québec.Elle réclamait alors, on s'en souvient, les pleins pouvoirs pour le Québec en matière de culture.Elle y mettait toute la force de conviction dont elle est capable.Mme Frulla vient d'être nommée ministre du Patrimoine à Ottawa, c'est-à-dire, en clair, ministre de la Culture.Que nous montrera-t-elle maintenant ?Sa position québécoise maintenue ou sa veste retournée ?Guy Bouthillier Montréal, arr.Outremont L'incident PHOTO CHRIS WATTIE, REUTER© Paul Martin mroy@lapresse.ca MARIO ROY Qu'il parle ou qu'il agisse, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, possède à fond l'art de déclencher la pagaille.Son appel aux juifs français, qu'il voit victimes d'un « antisémitisme déchaîné », à partir en masse vers Israël a encore refroidi les relations entre la France et l'État hébreu, déjà glaciales.N'estce pas Charles de Gaulle qui, en 1967, parlait des juifs comme étant « un peuple d'élite, sûr de lui et dominateur » ?Et un vice-ministre israélien des Affaires étrangères qui, en 2002, décrivait la France comme « le pire pays occidental » pour ce qui est de l'agitation antisémite Hier, des deux côtés, on tentait \u2014 avec assez peu de succès \u2014 de minimiser l'incident.Or, des deux côtés aussi et nonobstant l'imbuvable personnalité de Sharon, il existe de bonnes et de mauvaises raisons expliquant la méfiance mutuelle.Des raisons ancrées dans l'Histoire et dans la politique.D'abord, en matière d'antisémitisme, la France a un lourd passé à traîner.De sorte que le moindre incident à connotation anti-juive ressuscite de lugubres images.Comme un fait exprès, ce type d'incident est réellement en hausse.Au cours des six premiers mois de 2004, on a recensé 135 actes de cette nature, davantage que pour toute l'année précédente.Depuis quatre ans, entre 60 et 80% des crimes racistes sont perpétrés contre des juifs.Or, ils ne sont que 600 000 en France, contre plus ou moins 5 millions de musulmans.Bien entendu, les Israéliens sont prompts à relier la nature de la politique étrangère de la France à la présence sur son territoire d'une forte population musulmane, qu'il s'agit de ne pas bousculer.Dans quelle mesure est-ce exact ?Difficile à dire.Mais on serait plutôt tenté d'expliquer par des motifs historiques, par une forme de conservatisme typiquement français, ainsi que par.l'intérêt pur et simple, les positions traditionnellement pro-arabes \u2014 c'est-à-dire en faveur des pouvoirs arabes \u2014 de la France.Sa persistance, par exemple, à appuyer Yasser Arafat alors que les Palestiniens eux-mêmes le prennent de plus en plus en grippe.Tout comme François Mitterrand n'était pas certain de se réjouir de la chute du Mur, celui de Berlin, il y a 25 ans.Il reste que, en face, Ariel Sharon a son agenda, lui aussi.Le retour des juifs de la diaspora en terre biblique y figure en bonne place, pour des motifs de nature démographique évidents.D'où l'appel à l'« Aliya » lancé aux juifs français.Ceux-ci constituent la deuxième plus grande source potentielle d'immigration, après les juifs américains.Mais ils ne succombent pas en masse à l'attrait de l'État hébreu : autour de 2500 départs par année depuis 2001.Les juifs français sont d'abord français, ont-ils eux-mêmes rappelé depuis trois jours.Ce qui peut être ardu à comprendre pour un homme comme Sharon, emprisonné comme il l'est dans un cercle vicieux de l'Histoire.Àpropos de Julie BRIGITTE BRUNEAU L'auteure est psychoéducatrice àla Maison des jeunes de L'Assomption.Une adolescente qui quitte tous les jours son milieu familial pour pouvoir se détacher des parents et devenir ce qu'elle est appelée à devenir, c'est dans l'ordre des choses.Le contraire serait alarmant.Et si ce milieu familial a joué dans les premières années de l'enfant son rôle de port d'attache, l'adolescent y revient aussi tous les jours (ou presque) ne serait- ce que pour y retrouver un havre de repos, sa chambre et sa famille, qui lui permettra de faire la synthèse des expériences vécues.Lorsque ce havre fait défaut à la maison, plusieurs adolescents se mettent à la recherche d'un lieu d'appartenance et de figures adultes significatives qui rendront le « grandir » possible.Ce qui devrait nous questionner toutefois dans l'histoire de Julie, c'est ce manque de lien avec sa famille, ses amis(es) et sa communauté malgré ce qu'eux en pensaient, manque d'attache qui lui a permis de tout laisser et de partir.Ce manque de lien avec l'autre a trouvé écho il me semble dans la souffrance de la jeune fille qui aurait transité par un réseau qui flirtait avec drogue et prostitution à Montréal, qui aurait pensé au suicide et qui aurait senti sa vie menacée.Une adolescente ne passe pas par ces expériences et ces états si elle identifie une porte de sortie, une terre d'accueil et ce peu importe ce qu'en dise les proches.Heureusement, une volonté de s'en sortir et une bonne intuition ont permis à Julie qu'elle s'éloigne du danger et qu'elle rencontre un Samaritain qui a joué la carte de la protection.Les défis ne manqueront pas dans les prochains mois pour la jeune femme : personnellement, je lui souhaite de retourner en Beauce si les liens qu'elle a créés là-bas sont de réelles attaches.Elle devra toutefois tenir bon pour maintenir ces liens car tous et toutes n'auront pas la même opinion de l'histoire et les regards posés sur elle seront différents.Elle devra aussi penser à ce qu'elle veut faire de sa vie.Le réel défi de sa vie va commencer avec des regards qui la questionneront davantage et des comptes rendus à faire.En ce qui concerne une rencontre avec sa famille d'origine, je doute fort que ça revienne « comme avant» puisque le «avant» était très menaçant pour Julie.Mais il pourrait y avoir un début de lien avec les parents et la fratrie qui ne la connaissent pas vraiment.Les adolescents sont des mutants.Ils sont porteurs d'expériences et de solutions qui nous déroutent parfois.En tant que membres de la communauté élargie qu'est le Québec, pourrions-nous les accompagner et s'assurer qu'ils ne soient pas seuls dans leur odyssée ?Les juifs français sont d'abord français, disentils.Cequi peut être arduà saisir pour Ariel Sharon. vroum-vroum CONÇUES POUR MORDRE LA ROUTE.ET TRANSPORTER TOUT CE QUE VOUS VOULEZ.CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE : Moteur 4 cyl.de 2,3 L à DACT et 16 soupapes ou moteur V6 de 3,0 L à DACT et 24 soupapes Freins à disque assistés aux 4 roues Freins antiblocage Système antipatinage Climatiseur Glaces, verrouillage des portes 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