La presse, 2 octobre 2004, C. Arts et Spectacles
[" 3259028A EMBELLIR MONTRÉAL PRÉSENTEZUNPROJET QUI CONTRIBUERAIT DE FAÇON MARQUANTE ET INÉDITE À LAQUALITÉ DE VIEÀMONTRÉAL.EXIGENCES Description du projet en moins de 300 mots accompagnée d'un support visuel (facultatif pour le volet «citoyen») Date limite pour la réception des projets : 9 octobre 2004 TOUS LES DÉTAILS: CYBERPRESSE.CA/EMBELLIR Les meilleures idées des volets «citoyen» et «professionnel» seront publiées dans La Presse et sur cyberpresse.ca La presse musicale britannique n'a pas la réputation d'y aller avec le dos de la cuiller quand elle vante les mérites d'un nouveau venu.Il se passe rarement une semaine sans qu'un hebdo comme le New Musical Express ne fasse l'éloge d'un groupe sur le point de conquérir le monde, voire de changer à jamais l'histoire du rock.Franz Ferdinand a goûté cette médecine.L'hiver dernier, le NME a présenté le quatuor de Glasgow en claironnant : «Ce groupe va changer votre vie.» Et pour une fois, lemagazine anglais n'avait peut-être pas tort d'exagérer.Franz Ferdinand figure véritablement parmi les découvertes les plus excitantes de l'année.Son rock mise sur des guitares tendues, une voix nerveuse, une rythmique dansante et une basse particulièrement jouissive.Oubliez toutes les étiquettes qu'on tente de leur accoler depuis des mois.La seule chose qui compte, c'est que le rock stylisé des Écossais possède ce petit coup de hanche qui donne le goût de sauter sur le plancher de danse.Côté biographique, rien de particulier à signaler sauf unmini drame: Alex Kapranos (chant et guitare) et Nicholas Mc Carthy (guitare) seraient devenus amis en se disputant pour une bouteille de vodka.Recruté à la faveur de cette cuite (et parce qu'il a affirmé savoir jouer de la guitare, alors qu'il jouait du piano et de la batterie), Mc Carthy s'est joint au trio déjà formé par Kapranos, Paul Thomson (batterie) et Bob Hardy (basse).Franz Ferdinand n'a pas choisi son nom à la légère.L'assassinat de l'archiduc austro-hongrois François Ferdinand à Sarajevo en 1914 a précipité le monde dans la Première Guerre mondiale.L'idée de faire référence à un moment charnière de l'histoire plaisait aux musiciens.Elle donne aussi un aperçu de la dévorante ambition des jeunes hommes de Glasgow.Ces gars-là n'ont jamais eu envie de faire de la musique pour se fondre dans la masse, pour être des musiciens parmi tant d'autres.Bob Hardy (oui, oui, le Bob de la chanson Auf Achse) croit d'ailleurs que quiconque s'adonne à un travail créatif doit faire preuve d'ambition.Du même souffle, il reconnaît que personne ne se faisait d'illusions au sein de son groupe.«On ne s'attendait pas au genre de succès qu'on obtient en ce moment, personne ne peut prévoir ce genre de choses, dit-il.Dire qu'on s'y attendait serait très arrogant.On voulait faire un disque, on pensait qu'on allait en vendre 500 exemplaires à force de jouer dans toutes sortes d'endroits.» ALEXANDRE VIGNEAULT POP BRIAN WILSON RÉVEILLE SES FANTÔMES PAGE 3 VOTE FOR CHANGE 37 CONCERTS ROCK POUR 8 MILLIONS DE VOTES PAGE 2 BRUCE SPRINGSTEEN L'ampleur du buzz entourant Franz Ferdinand le place facilement en tête des groupes les plus hypés de l'année.La rumeur plus que favorable venue d'Angleterre s'est propagée à une vitesse folle provoquant une enflure médiatique pas piquée des vers.Après une visite assez confidentielle l'hiver dernier, la nouvelle coqueluche de la planète pop se produit de nouveau à Montréal, ce soir au Métropolis, dans le cadre du festival Pop Montréal.> Voir FRANZ FERDINAND en 6 Le rock stylisé de Franz Ferdinand, la révélation pop de 2004, possède ce petit coup de hanche qui donne le goût de sauter sur la piste de danse.PHOTO FOURNIE PAR SONY ARTS ET SPECTACLES LA TOURNÉE VOTE FOR CHANGE 37 concerts rock pour huit millions de votes Le 2 novembre, environ huit millions d'électeurs américains pourront voter pour la première fois de leur vie.C'est à ces jeunes que s'adresse Vote for Change, une tournée de 37 concerts ouvertement pro-Kerry, tenus dans neuf États indécis.Mettant en vedette Bruce Springsteen, John Mellencamp, R.E.M., James Taylor, Pearl Jam, Ben Harper, les Dixie Chicks et plusieurs autres, la tournée a débuté hier soir et culminera à Washington le 11 octobre.La force de frappe du rock démocrate réussira-t-elle à freiner l'ouragan Bush et à mobiliser la jeunesse comme en 1970?Cela reste à voir.NATHALIE PETROWSKI Une mesure d'urgence, voilà comment Bruce Springsteen qualifie la tournée Vote for Change.Une mesure d'urgence qui n'a qu'un seul but : sortir Bush de la Maison- Blanche pour y faire entrer John Kerry.Pendant 25 ans, le Boss s'est tenu loin de tout esprit partisan, préférant laisser ses chansons sur l'Amérique profonde parler à sa place.Les politiciens avaient beau multiplier les appels de phares, le Boss les évitait.Publiquement du moins.En août dernier, son relationniste a démenti une rumeur voulant que Springsteen se produise en concert à New York en même temps que la convention républicaine.« Bruce Springsteen ne participera à aucun concert associé aux conventions démocrate ou républicaine », annonçait laconiquement le communiqué.Depuis, le vent a tourné.Aujourd'hui, Springsteen estime qu'il y a péril en la demeure.C'est pourquoi il a dit oui à l'invitation de Move On, l'instigateur de la tournée Vote for Change, un organisme de mobilisation politique qui a pignon sur Internet et qui n'est pas lié, officiellement du moins, au Parti démocrate.« Sortir de ma réserve n'est pas une chose que j'ai faite à la légère, surtout que j'ai mis 25 ans à me bâtir une crédibilité et une indépendance d'esprit.Mais, des fois, on n'a pas le choix.Il faut agir », déclarait Springsteen cette semaine au USA Today.Bruce Springsteen n'est pas le seul rockeur américain à vouloir dégommer George Bush.Dans le dernier numéro du Rolling Stone, chacun des musiciens de la tournée Vote for Change y va de sa dénonciation.« Moi, ce qui me rend malade, affirme Natalie Maines des Dixie Chicks, c'est que la campagne électorale de Bush est fondée sur le 11 septembre comme si la journée lui appartenait.Mais s'il nous a entraînés dans la guerre en Irak, ce n'était pas pour le 11 septembre.C'était par vendetta personnelle et pour les intérêts pétroliers de sa bande de vieux schnocks.» John Mellencamp soupçonne Bush de vouloir ramener la conscription et refuse de lui en donner la chance.« Si Bush est réélu, mes trois enfants vont devoir s'enrôler.Les vôtres aussi », prévient-il.Tom Delonge de blink-182, compare Bush à un vieux croulant, obtus et déconnecté.« Heureusement, parmi les musiciens, personne ne l'appuie, sauf Ted Nugent, le type qui se balade en sous-vêtements », ironise-t-il.Quant à Eddie Vedder de Pearl Jam, il a voté pour Ralph Nader en 2000, mais il votera cette fois pour Kerry.«La crise est telle aujourd'hui que tous ceux qui ont voté pour Nader devraient le supplier à genoux de se retirer de la course.» L'allégeance.au rock Aucun doute, donc, pour les vedettes du rock américain.Bush doit partir.Aucune gêne non plus à s'associer à une action partisane.On est rock ou on ne l'est pas.Mais les jeunes les écouteront-ils ?Iront-ils s'enregistrer pour être en mesure de voter ?Et, si oui, voteront-ils pour Kerry ?C'est la question que Donald Cuccioletta, professeur en histoire politique à la State University de Plattsburgh, dans l'État de New York, a posée à ses étudiants mardi matin.« Cinquante pour cent d'entre eux ont levé la main pour dire qu'ils s'étaient enregistrés, raconte-t-il.Les autres 50% ne savaient pas, ne voulaient pas ou avaient d'autres choses à faire.Pour moi, ça doit le même rapport un peu partout dans les campus américains.» Donald Cuccioletta a entendu parler de la tournée Vote for Change comme tout le monde.Mais contrairement à Springsteen et à ses amis, il ne croit pas qu'elle fera de nouveaux convertis.La raison?John Kerry.« Si Howard Dean était le candidat contre Bush, ça marcherait.C'est lui, après tout, qui a réveillé politiquement les jeunes Américains.Ils l'auraient suivi n'importe où.Mais Kerry ne les touche pas.Ils ne sentent aucune énergie dans ses discours.Les enjeux, en fin de compte, sont plus culturels que politiques.Et le drame, c'est qu'au plan culturel, les républicains ont gagné la guerre.Leurs alliés sont partout dans les médias.Ce sont eux qui mènent le bal en ce moment.» Tom Moon, critique musical du Philadelphia Inquirer, ne voulait pour rien au monde rater le coup d'envoi à la tournée que Springsteen, John Fogerty et R.E.M.ont donné hier soir à Philadelphie dans un aréna pouvant contenir 20 000 personnes.Mais il n'était pas dupe.« Je crois que la vaste majorité des gens dans la salle n'y seront pas par conviction politique ni pour Kerry, mais pour le plaisir de voir un bon show dont les billets coûtent la moitié du prix habituel.Et puis, il ne faut pas oublier qu'une partie de l'auditoire de Springsteen n'est pas d'allégeance démocrate.Je doute qu'il les convertisse en un soir », a-t-il affirmé deux jours avant le concert.Prêcher les convertis, contrarier les non-convertis, insulter les partisans de Bush : autant de pièges dont les musiciens de Vote for Change étaient pleinement conscients avant de partir sur la route.Dans l'entrevue qu'il a accordée au Rolling Stone, Springsteen n'en faisait aucun secret.« J'ignore si quelqu'un va se précipiter au pied de la scène en criant : Je suis sauvé, je change de camp ! Je sais seulement qu'en tant qu'artiste et citoyen, je prends part à un mouvement qui veut revenir à un idéalisme profondément américain.Peut-être qu'un groupe relativement restreint de mon auditoire m'en voudra.Peut-être que certains seront fâchés.On verra.» Colère versus conviction La colère d'une foule qui ne partage pas les mêmes opinions que l'artiste sur scène, Linda Ronstadt et les Dixie Chicks la connaissent.La première pour avoir été littéralement éjectée d'une salle de concert à Las Vegas après avoir dédié la chanson Desperado au cinéaste Michael Moore pour tout le bien qu'il fait à ce pays.Des huées se sont immédiatement élevées au sein du public.Certains des 5000 spectateurs ont quitté la salle ; d'autres ont déchiré les affiches de la chanteuse à l'entrée.Finalement, la direction a escorté Linda Ronstadt hors de scène en l'invitant à ne plus jamais y remettre les pieds.Quant aux Dixie Chicks, au début de la guerre en Irak, elles ont eu le malheur de déclarer qu'elles avaient honte d'être du même État que George Bush, déclenchant une tempête médiatique et plusieurs autodafés de leurs CD.D'ailleurs lorsque la mère d'Emily Robison, une des Dixie Chicks, a su que sa fille était de la tournée Vote for Change, elle l'a immédiatement appelée : « Es-tu bien certaine que t'as envie de t'aliéner la moitié de ton public ?» lui a-t-elle demandé.Réponse : « Je vais de l'avant et aller de l'avant, maman, c'est ne pas céder à l'intimidation.» Ce soir, les Dixie Chicks chantent à Cleveland, en Ohio, avec James Taylor, Springsteen, R.E.M.et compagnie.Un gros concert dans une ville qui fut le théâtre de violentes émeutes en 1968 quand la jeunesse américaine formait un bloc compact, agité et puissant, capable de déplacer et des montagnes et d'arrêter des guerres.La situation est-elle comparable ?«Certains le voudraient, répond Donald Cuccioletta, mais ça n'a rien à voir.La guerre du Vietnam durait depuis des années, il y avait les Black Panthers, le mouvement des civil rights, des villes comme Newark et Detroit brûlaient.Ça explosait de partout.Les jeunes agissaient en prenant la rue.Aujourd'hui, leur action se résume à signer une pétition sur le Net.» Années 70 ou pas, des milliers d'Américains, jeunes et moins jeunes, ont déjà leurs billets pour les concerts de Vote for Change.Ne reste plus qu'à les convertir.PHOTO DANNY CLINCH, AP Bruce Springsteen et les musiciens de la tournée Vote for Change feront-ils plus que de prêcher les convertis ?« Sortir de ma réserve n'est pas une chose que j'ai faite à la légère, a dit récemment Bruce Springsteen.Mais, des fois, on n'a pas le choix.Il faut agir.» Politique et musique aux États-Unis: cinq symboles Woody Guthrie Chroniqueur des combats du peuple et père de la chanson engagée (protest song), Woody Guthrie a chanté à l'occasion d'innombrables grèves et manifestations.Membre du Parti communiste à la fin des années 30, il joue sur une guitare où il est écrit : « Cette machine tue les fascistes ».Dans les chansons de Woody Guthrie, « il y a la volonté des gens de résister et de combattre l'oppression », a écrit le romancier John Steinbeck.Bob Dylan Héritier de Woody Guthrie, à qui il rendait visite à l'hôpital, Bob Dylan est devenu, à son corps défendant, le porte-parole d'une génération entière.Blowin' in the Wind a été l'hymne de toute une génération marquée par l'opposition à la guerre du Vietnam et les révoltes étudiantes.Jimi Hendrix Woodstock, été 1969.Jimi Hendrix joue une version déchirée de The Star Spangled Banner (l'hymne national américain) allant jusqu'à triturer sa guitare électrique pour imiter le bruit d'une rafale de mitraillette et le sifflement des bombes.Un puissant symbole de la grogne contre le conflit au Vietnam.Dead Kennedys Épine dorsale et porte-voix de Dead Kennedys, le chanteur et militant Jello Biafra a tout fait : se présenter à la mairie de San Francisco, pesté contre la religion et dénoncé les travers l'Amérique de Reagan.Champion de la provocation, il a eu beaucoup de démêlés avec la police.Pendant ce temps, les stars donnaient dans l'engagement social en participant aux événements collectifs comme Live Aid ou We Are the World.Rage Against the Machine Bush père a lui aussi été une cible pour les artistes engagés.Rage Against the Machine, fondé au lendemain de la première guerre du Golfe, combine plusieurs styles contestataires (punk, métal, rap), cite Che Guevara, Malcolm X et Martin Luther King, critique son pays dans l'espoir de transformer la machine.L'un des groupes américains les plus férocement politisés.Al exandre Vigneaul t Pearl Jam/Death Cab For Cutie > DATES : du 1er oct.au 11 oct.2004 ÉTATS : Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Missouri, Caroline du Nord, Floride, Washington DC Bruce Springsteen and the EStreet Band avec, comme artistes invités : John Fogerty, R.E.M., Bright Eyes > DATES : du 1er oct.au 11 oct.2004 ÉTATS : Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Minnesota, Floride, Washington DC Dave Matthews Band/ Ben Harper andthe Innocent Criminals / Jurassic5/My Morning Jacket > DATES : du 1er oct.au 11 oct.2004 ÉTATS : Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Wisconsin, Iowa, Floride, Washington DC Dixie Chicks / James Taylor > DATES : du 1er oct.au 11 oct.2004 ÉTATS : Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Iowa, Missouri, Floride.Washington DC Jackson Browne / Bonnie Raitt / Keb'Mo > Du 27 sept.au 11 octobre 2004 ÉTATS : Washington, Arizona, Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Missouri, Iowa, Floride, Washington DC John Mellencamp/Kenny «Babyface» Edmonds > DATES : du 1er oct.au 11 oct.2004 ÉTATS : Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Wisconsin, Floride, Washington DC LA TOURNÉE VOTE FOR CHANGE ARTS ET SPECTACLES PHOTO KEVORK DJANSEZIAN, AP Brian Wilson répète la chanson Heroes and Villains, tirée du mouvement Americana de l'album Smile 2004, dans une salle d'enregistrement de Burbank, en Californie.SMILE 2004 Brian Wilson réveille ses fantômes Après le triomphe critique de l'album Pet Sounds, paru en 1966, le leader des Beach Boys s'était attaqué à ce qui devait être son chef-d'oeuvre : Smile, un albumconcept qui aurait pu révolutionner le cours de la pop, à l'instar du Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles.Àla place, ce projet avorté a provoqué sa longue dégringolade narcotique et psychologique dont il lèche encore les plaies à 62 ans.Àl'occasion de la parution inespérée de cette oeuvre enfin achevée, Brian Wilson nous a accordé une rare entrevue.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Fou ou génie ?Les deux à la fois ?L'histoire de Brian Wilson est ponctuée d'interrogations et pourtant son oeuvre est limpide, extrêmement raffinée, celle d'un homme au sommet de son art au milieu des années 60.Il y a 37 ans, aux prises avec l'incompréhension des autres membres des Beach Boys et de son label, Capitol, Brian Wilson abandonnait son ambitieux projet Smile.Les raisons de son forfait sont en réalité plus complexes, mais l'explication officielle est devenue celle-ci : « Je croyais que cette musique était trop avant-gardiste pour le public, dit-il d'une voix étonnamment assurée.Les gens n'étaient pas prêts à entendre une musique composée et assemblée à partir de sections comme l'était conçue celle de Smile.Aujourd'hui, je crois que le public est prêt à l'apprécier et, surtout, à recevoir beaucoup de bonheur de cette musique.Les quelques chansons de Smile égrenées sur les albums subséquents des Beach Boys enrageaient les fans, qui ne prenaient alors qu'une minuscule mesure de la grandeur soupçonnée de cette oeuvre.Abondamment piratée, l'élusive version de Smile est devenue un album-culte, le plus célèbre album pop.jamais paru.La version 2004, entièrement réenregistrée et on ne peut plus fidèle aux bandes originales, soulève un peu le voile de mystère couvrant ce projet.Et replonge Wilson dans un passé qu'il a tout fait pour oublier.Est-il plus difficile aujourd'hui de faire face aux questions des journalistes sur le mythe de ce disque que de retourner en studio pour le compléter ?« Oh, ce n'est pas difficile du tout de parler aux journalistes ! répond sans hésiter Brian Wilson.Cependant, c'était très difficile de retourner en studio pour travailler sur Smile parce que ça ramenait de très mauvais souvenirs.Toute cette drogue que je prenais à l'époque \u2014LSD, marijuana, amphétamines.» Car il n'est pas simple d'être Brian Wilson, légende du rock ravagée par la drogue qui a passé deux années couché dans son lit au début des années 70 avant d'accepter de consulter des psychiatres.Wilson consulte toujours mais, plus que jamais, la musique est pour lui un salut plutôt qu'un boulet.Il se réjouit d'ailleurs de l'accueil réservé à Smile par les médias et le public : « L'album sortait aujourd'hui en Angleterre.Et tu sais quoi ?En une journée, il s'est écoulé à 40 000 exemplaires ! » dit-il avec une exaltation certaine dans la voix.Le salut par la scène Après sa tournée Pet Sounds d'il y a deux ans, la suite logique devait être une tournée Smile, entamée à Londres en février dernier.Son retour a un arrière-goût d'ironie, sachant que le musicien fuyait jadis la scène.« Mais ce n'est pas vraiment la tournée Pet Sounds qui m'a incité à revenir sur Smile, dit-il.Ce sont ma femme et mon imprésario.Il y a huit mois, ils m'ont assuré qu'ils croyaient que le public était finalement prêt pour Smile.Ensuite, Darian (Sahanaja, chef de son orchestre, « secrétaire musical » et « smileophile » fini) et moi-même avons réécouté la trentaine de segments pour ensuite les assembler.» « C'est ce qui a été le plus difficile, ajoute-t-il, a été de s'assurer que tous ces segments soient assemblés de la bonne façon pour que le tout coule gracieusement.» Car Wilson, grand admirateur de Phil Spector, était un perfectionniste du studio.Il concevait Smile comme une symphonie, avec des thèmes récurrents qui, une fois assemblés, donnent du corps et du sens à l'ensemble.Un puzzle élaboré à l'époque avec l'aide des meilleurs musiciens de studio de la côte Ouest \u2014 les membres des Beach Boys ne jouent d'aucun instrument, ni sur Pet Sounds, ni sur Smile ! Wilson et son secrétaire musical ont dû assembler ce casse-tête, avec le concours du parolier Van Dyke Parks, librettiste original de l'opérette Smile.« L'esprit de la belle musique de Gershwin a été ma plus grande inspiration lorsque j'ai commencé à travailler sur Smile, admet Wilson.Il habitait Berlin mais parlait avec éloquence des États-Unis.» Mystères Ainsi, la plus grande surprise qui attendait les fans de Smile est la division de l'album en trois segments \u2014 nommons-les Americana, Childhood et The Elemental Suite1\u2014 plutôt que deux.« Van Dyke Parks et moi avons créé ce troisième mouvement (Childhood) qui n'était pas prévu à l'époque.» Pour la section Americana, Wilson rappelle que « Van Dyke Parks et moi cherchions à recréer l'atmosphère de l'early et mid-America \u2014 ou ce à quoi la musique et l'imaginaire de cette époque aux États- Unis pouvaient ressembler.» La section comprend notamment Heroes & Villains, un conte de Far West qui se déroule dans un saloon.Quant à la section « élémentale », elle comporte quatre pièces maîtresses se rapportant aux éléments (eau, terre, feu, air), et son enregistrement original, en 1966, a donné naissance à plusieurs légendes.Prenez la chanson se rapportant au feu, Mrs.O'Leary's Cow (du nom de la vache responsable du grand incendie de Chicago de 1871).Le soir de l'enregistrement de la chanson en 1966, un important incendie s'est déclaré à Los Angeles.Brian Wilson, halluciné, associa le drame à sa musique.« Pour te dire toute la vérité, je suis toujours un peu craintif de jouer cette chanson, bredouille-til.Elle m'effraie, elle était effrayante à refaire en studio, et je suis effrayé tous les soirs que nous l'interprétons sur scène.C'est un feeling étrange.» Heureux en amour.Étiez-vous aussi exigeant en studio au printemps dernier que vous l'étiez lors des séances initiales en 1966 ?Amusé, il répond : « Non ! J'étais deux fois plus exigeant en studio, deux fois plus intéressé, deux fois plus investi dans la réussite de ce projet.Nous voulions tous que cela devienne le meilleur album que j'aie jamais réalisé.» « Les vieilles bandes étaient bonnes, poursuit-il, mais jamais aussi bonnes que ce que nous pouvions faire, mon nouveau groupe et moi.Quand j'ai rencontré mes musiciens, nous avons répété tous les jours durant trois semaines pour essayer d'atteindre la perfection, en s'assurant que tous les fans apprécient le résultat.Ils sont de bien meilleurs musiciens que l'étaient les Beach Boys ! » Meilleurs que l'étaient les musiciens de studio que vous embauchiez dans les années 60 ?« Ah oui, absolument ! » Une dernière question, Monsieur Wilson : êtes-vous aujourd'hui un homme heureux ?« Oui, je suis un homme heureux, répond-il.J'ai beaucoup de responsabilités, je dois donner de nombreux concerts et m'assurer que je joue bien chaque soir.Et je suis heureux parce que j'ai une femme fantastique et deux enfants.Oups ! Je veux dire : trois enfants! Oui, parce que nous avons adopté un petit bébé, un petit gars de huit mois, son nom est Dylan.» La version 2004 de Smile reste on ne peut plus fidèle à l'original.\u2014 L'équipe des Arts + Spectacles .HÉROS ET ZÉRO > LE HÉROS: LUCK MERVIL Il y a la compassion et il y a l'action.On peut dire que Luck Mervil ne manque pas d'initiative.Pour venir en aide aux Haïtiens touchés par la tempête Jeanne, il sort un simple, Ti Peyi A, dont tous les profits seront versés au Centre canadien d'étude et de développement international (CECI) età Médecins du monde.Il propose le 26 octobre un spectacle-bénéfice au Spectrumdont les profits seront donnés aux mêmes organismes.Il donnera un spectacle gratuit à Port-au-Prince en novembre.Il est là-bas avec Claude Charron pour les nouvelles à TVA, il est de toutes les tribunes, il n'arrête pas.> LE ZÉRO: LES GÉMEAUX C'est pourtant moins angoissant que le bourbier haïtien, mais il semble bien que personne, dans la colonie artistique, n'a envie d'animer le Gala des Gémeaux, lieu de chicanes internes et de critiques à l'externe.Radio-Canada est donc obligée de se rabattre sur la formule de l'an dernier, où il n'y avait pas de maître de cérémonie, mais un tas de présentateurs différents.Normand Brathwaite, pourquoi nous as-tu abandonnés?ENTRACTE SÉPARÉES À LANAISSANCE Un lecteur très attentif de cette rubrique nous a offert sa suggestion avec un grand fou rire, que nous avons accueillie en nous donnant de grandes claques sur les cuisses.Mettre côte à côte Phil Spector et Daniel Lemire, fallait y penser.Le premier est un célèbre producteur américain accusé de meurtre; l'autre est le père de Ronnie, lequel ne peut être accusé que d'avoir abusé de substances douteuses.(Le pot d'aujourd'hui rend «dément», La Presse vous l'a dit en une la semaine passée.) Mais avouez que tous les deux ont l'air de bad trips sur pattes.Et on n'a pas besoin de drogue pour se faire du fun.Une rubrique qui souhaite une petite démone à Julie Phil Spector Daniel Lemire ILS, ELLES ONT DIT.TOUS DES ÉCOEURANTS ! Démolir des légendes, est-ce un nouveau sport national en France ou alors les grandes stars ont-elles toutes des déviances?On dirait bien que les enfants des vedettes ont tous un pavé à lancer à leurs parents jamais parfaits.Dernière en lice: Catherine Allégret, fille de Simone Signoret et belle-fille d'Yves Montand, qui raconte dans le livre Un monde à l'envers que Montand l'a agressée «au moins une fois» quand elle était petite (ça s'est passé dans le bain) et comment il a entretenu avec elle une relation «plus qu'équivoque» pendant des années.Mais elle se défend bien d'avoir été sa maîtresse.On attend le prochain livre qui dira tout sur quelqu'un d'autre.François Avard Stéphan Bureau Catherine Allégret et Yves Montand.Luck Mervil «Je suis pour la rectitude politique.Si on commence à battre des gourous dans tous les talk-shows, après ça, brasser de la marde avec Les Bougon, t'as l'air ordinaire.» \u2014FRANÇOIS AVARD, auteur des Bougon, à propos de l'incident Chapleau-Raël «Je suis le plus jeune has been de la télévision québécoise.» \u2014STÉPHAN BUREAU à Indicatif présent «Tout ça a tourné au cauchemar.» \u2014BOB DYLAN, qui avoue avoir frôlé la dépression à cause de sa célébrité.«Je peux être cute des fois.J'ai le droit d'être cute.» \u2014GUY A.LEPAGE à Michèle Richard, qui le trouvait plutôt gentil dimanche.PHOTO AFP PHOTO LA PRESSE PHOTO LA PRESSE PHOTOAP PHOTOLA PRESSE PHOTO LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE Les couples finiront-ils par se marier.ou par s'assassiner?LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Les gens heureux n'ont pas d'histoire, et zéro histoire donne de la télévision bien ennuyeuse.La première heure de la nouvelle série de téléréalité Pour le meilleur et pour le pire, qui commence demain à 19h à TVA, vous donnera envie de zapper ailleurs.Les serments d'amour pour toujours de cinq couples, la demande en mariage le genou au plancher, voilà qui ne retient guère l'attention.Mais la deuxième heure, qui correspond à l'entrée en ondes à Radio- Canada de Tout le monde en parle est pas mal plus intéressante.Elle nous sert une chipie qui engueule copieusement son futur mari.Les couples ont été déposés sur la Côte d'Azur et doivent faire un rallye automobile sans carte routière dans les belles petites routes longeant les précipices.Un des couples est persuadé qu'Eze est en Italie et est étonné d'y voir des gens qui parlent français.Mais la meilleure performance est celle de Julie et Martin.Meilleure pour les téléspectateurs, mais je me demande comment ce couple va se sentir en retrouvant ses parents et amis la semaine prochaine.Car Julie ne cesse d'engueuler Martin qui conduit, selon elle, comme du poisson pourri.Pire encore.« Tu conduis comme une fille ! » lui lance-t-elle.Voilà le genre de réflexion qu'on n'entend plus en public, où la rectitude politique empêche l'expression de telles « vérités ».Comme une fille: le summum de l'insulte.Et ça ne fait que commencer.Julie remettra ça en criant à Martin de « bouger son câlice de cul », ajoutant qu'il doit « fermer sa gueule et l'écouter ».Les couples ont accepté de se faire filmer lors des épreuves.Comme il s'agit d'une émission familiale, la maison de production Zone 3 leur épargne les caméras dans la chambre à coucher et autres lieux intimes.On se demandera comment Martin s'est retenu pour ne pas lancer Julie en bas de la voiture.Le pauvre homme a admis au souper que sa journée lui avait donné un gros point entre les omoplates.Nous sommes dans une téléréalité inventée chez nous.L'idée est de tester la solidité des couples en période de stress.Le grand prix : 100 000 $ et un mariage civil télévisé le 28 novembre.Zone 3 a tellement confiance dans son concept qu'elle le mettra en vente au prochain MIPCOM à Cannes.Je suis curieuse de voir si cette nouvelle téléréalité aura autant de succès qu'Occupation double, un autre concept bien de chez nous.Dans Occupation double, on tente de former des couples.Dans Pour le meilleur et pour le pire, on se demande si les couples déjà formés finiront par se marier.ou s'assassiner.Un mot de consolation de Michel Bissonnette, un des patrons de Zone 3 : chaque semaine, les téléspectateurs vont changer de coup de coeur.Ce qui signifie que cette chipie de Julie risque de nous conquérir au cours des prochaines semaines.Mais on n'ira pas faire de tour d'auto avec elle.Ça fait sortir son plus mauvais côté.Tu conduis comme une fille !, lancé par une fille.Ça se peut-tu ! Adrien Gagnon aux Bougon La semaine dernière, Les Bougon payaient la traite à la naturopathie et à la glucosamine Frédéric Bougon.On a bien ri.Et on savait que des avocats avaient scruté le texte à la loupe.Mercredi, les 1 588 000 téléspectateurs qui regardaient le générique des Bougon ont sursauté quand Adrien Gagnon, le vrai, s'est pointé avec sa glucosamine dans une publicité de 15 secondes.Moi, j'ai tout de suite pensé qu'Adrien Gagnon avait le sens de l'humour.Puis, je me suis demandé si le service commercial de Radio- Canada lui avait donné un escompte pour cette publicité si bien placée avant le punch final des Bougon.Histoire de se faire pardonner les joyeuses vilenies proférées par l'émission de la semaine précédente sur la glucosamine.Pas facile d'avoir une réponse claire de Radio-Canada hier.Finalement, une représentante du service commercial de la SRC m'a dit que Adrien Gagnon était un client important.Oui, mais est-ce qu'il n'annonce pas surtout dans des chaînes spécialisées et moins coûteuses comme RDI ?La représentante était d'accord, et a ajouté que les produits de M.Gagnon sont aussi annoncés en dehors du prime time à la chaîne principale de Radio-Canada.Mais une publicité dans une émission aussi regardée que Les Bougon doit coûter beaucoup d'argent « Oui, a répondu la représentante, mais, comme Adrien Gagnon est un gros client, on peut faire des arrangements.M.Gagnon n'a pas rappelé La Presse jeudi.Son adjointe a dit au téléphone qu'il avait beaucoup d'humour.Maman Last Call fait un petit ! Après avoir attendu des années pour voir arriver l'adaptation de son roman Maman Last Call au cinéma, voilà que ma collègue Nathalie Petrowski verra une bouture de son histoire devenir un téléfilm qui sera diffusé à Super Écran en juillet 2005.Miss Météo a pour héroïne un des personnages secondaires de Maman Last Call, une femme qui a peur de la quarantaine et ne veut pas être seule.Elle est interprétée par Anne- Marie Cadieux.Miss Météo sera le premier téléfilm en français produit par Super Écran.Budget : 1,5 million.Pas de financement de Téléfilm Canada.L'oeuvre sera doublée en anglais pour diffusion à l'équivalement anglais The Movie Network.Éventuellement, on verra la version originale à Séries +.COURRIEL Pour joindre Louise Cousineau louise.cousineau@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR TVA Julie et Martin : heureux ensemble.sauf en voiture.Nelligan Avec Daniel Lavoie, Dominique Côté, Kathleen Fortin, Pierre Flynn, Richard Séguin, Sylvie Tremblay et Daniel Bélanger Drame musical Livret de Michel Tremblay et musique d'André Gagnon présente présente les Week-ends Pop de l'OSM en collaboration avec 18 et 19 février Également dans cette série : Les 25 ans de Starmania les 19 et 20 novembre Robert Charlebois et l'OSM les 15 et 16 avril 514.842.9951 osm.ca Billets en vente! 3260521A Une aventure pour toute la famille \" COMPÉTITIONS \" JOUTES À St-Adolphe d'Howard \" TOURNOI MÉDIÉVAL CHÂTEAU MÉDIÉVAL 5 e SAISON NOUVEAU SPECTACLE LA REVANCHE 2ET9 OCTOBRE SPECTACLE INTÉRIEUR UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DU GROS MÉCANO TEXTE DE MARIE-JOSÉE BASTIEN MISE EN SCÈNE DE FRÉDÉRIC DUBOIS PRÉSENTÉ PAR LA MAISON THÉÂTRE 245, rue Ontario Est, Montréal Métro Berri-UQAM www.maisontheatre.qc.ca DU 29 SEPTEMBRE AU 10 OCTOBRE 2004 BILLETS EN VENTE (514) 288-7211 POSTE 1 ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 La librairie ÂGE MINIMUM 8 à 12 3238886A ARTS ET SPECTACLES JORANE Des mots et du.rock! ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Jorane a participé à plusieurs festivals canadiens de musique folk au cours de sa jeune carrière.Dans ce genre d'événement, il n'est pas rare que trois ou quatre artistes qui ne se connaissent peu ou pas doivent partager la scène.S'inspirant de ces mélanges improvisés, la pétulante violoncelliste avait invité trois amies musiciennes à célébrer avec elle la sortie de The You and the Now \u2014son « album international », comme disent les communiqués de presse.Sa soirée de filles, tenue jeudi à La Tulipe, n'avait rien de très jet set.Elle n'a pas invité des stars, mais des auteures et compositrices aux univers différents et personnels.Ginette, d'abord, recrue de La Tribu qui donne dans la chanson naïve, un peu à gauche de Lynda Lemay.Lily Frost, grande fille de la Colombie-Britannique, mi-crooneuse mi-geisha, qui fait couler sa voix vaporeuse sur une guitare rêveuse, et Simon Wilcox, avec qui Jorane a écrit plusieurs des textes de son dernier disque.Ouvert et attentif, le public a réservé un accueil très chaleureux aux trois musiciennes invitées.Jorane a débuté en douceur avec Cucaracha, discrètement accompagnée par l'accordéon de Ginette, qui a ensuite enchaîné avec l'une de ses compositions.Jorane et Simon Wilcox se sont payé un intense duo et toutes les filles ont chantonné le refrain de À bientôt avec Ginette avant de conclure avec une chanson de Lisa Germano.Sympathique et réussi.Jorane est ensuite revenue sur scène pour son concert à elle.Sa version très rock de Évapore, en ouverture, a donné le ton à sa prestation.Chaque fois qu'on la voit sur scène, on a le sentiment qu'elle a encore gagné en assurance et en prestance.Elle a le geste ample, vif, stylisé et sa fougue ne cesse d'impressionner.Simon Wilcox a déjà dit de Jorane qu'elle était du calibre de Björk.En un sens, c'est vrai.La violoncelliste de Québec a su créer un style unique en son genre et à le développer de manière très intéressante.En entrevue la semaine dernière, Jorane disait avoir ajouté des mots à ses chansons parce qu'elle avait envie d'être plus claire, pas parce qu'elle avait peur de tourner en rond avec sa langue inventée.N'empêche, en se frottant avec autant de créativité à la forme chansonnière, la musicienne évite un piège dans lequel elle semblait sur le point de tomber : l'ésotérisme.Jorane mène déjà une carrière internationale, mais après ce qu'on a entendu jeudi soir, on a le sentiment de n'avoir encore rien vu.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Aplomb, intensité et style : Jorane a donné un concert particulièrement rock, jeudi à La Tulipe, pour souligner la parution de son premier albumde chansons en anglais, The You and the Now.LOUIS-JOSÉ HOUDE www.louisjosehoude.com BILLETTERIE 514 286-7884 TICKETPRO 514 908-9090 1-866-908-9090 TICKETPRO.CA www.phaneuf.ca SUPPLÉMENTAIRES DU 6AU9OCTOBRE Mise en scène : Joseph Saint-Gelais 3258169A mise en scène de Daniel Roussel traduction de Benoit Girard Violette Chauveau Benoit Girard Andrée Lachapelle Béatrice Picard François Tassé Louise Turcot concepteurs Louise Campeau François Barbeau Claude Accolas Christian Thomas Normand Blais www.duceppe.com JUSQU'AU 16 OCTOBRE 2004 - 2005 Abonnez-vous ( 5 1 4 ) 8 4 2 - 8 1 9 4 « C'est féroce, cinglant, absurde et parfois très drôle.» - Journal de Montréal « \u2026 Daniel Roussel \u2026 fait une très grande place à ses interprètes\u2026 Andrée Lachapelle et Béatrice Picard nous livrent une très très grande performance.Du grand théâtre, une grande parole.» - C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « Béatrice Picard pétille d'intelligence et de malice\u2026 Ironique, mélancolique, accablée, révoltée, tendre, Andrée Lachapelle en dévoile toutes les strates avec élégance, force et précision\u2026 Albee\u2026 son théâtre est à la fois accessible et extrêmement intelligent.» - La Presse « Une mouture accomplie, signée Daniel Roussel.\u2026 la traduction et les comédiens servent magnifiquement le texte.On pourrait difficilement trouver meilleure distribution.» - Voir « \u2026 une réalisation quasiment impeccable.» - Le Devoir « \u2026 une pièce féroce à l'humour totalement ravageur\u2026 qui tient énormément par la magie du jeu des comédiens.Ils sont tous bons, ils sont tous à leur place, comme les cinq doigts de la main\u2026» - Désautels, Première Chaîne 3250413A s a i s o n 2 0 0 4 - 2 0 0 5 ébec Minist 2_4_7_9_13 OCTOBRE 2004 À 20 h MATINÉE LE 16 OCTOBRE 2004 À 14 h FRANCES GINZER TURANDOT § RENZO ZULIAN CALAF § MARIE-JOSÉE LORD LIÙ § DENIS SEDOV TIMUR § L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE YANNICK NÉZET-SÉGUIN § MISE EN SCÈNE DE RENAUD DOUCET § BILLETS À PARTIR DE 42 $ § ABONNEMENTS À 3, 4, 5 OPÉRAS DISPONIBLES § PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS ! § ODM 514 985 2258 § PDA 514 842 2112 § EXTRAITS 514 282 OPERA § 3250381A ARTS ET SPECTACLES Pop art FRANZ FERDINAND suite de la page 1 Après avoir écumé les festivals européens et effectué trois ou quatre visites en Amérique du Nord depuis février, l'album éponyme du groupe s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires.Certaines sources parlent déjà de deux millions de disques vendus.Franz Ferdinand a aussi été élu meilleur disque de 2004 à la remise des prix Mercury, équivalent britannique de nos Félix.Grosse année, pas de doute.Un peu hâtivement rangé dans le même bateau que tous ces groupes qui remâchent des sonorités des années 1980 (Interpol, The Rapture, etc.), Franz Ferdinand ne cesse de se distancier de ce courant, si c'en est vraiment un.« On n'a jamais pensé à la musique en termes de genres, signale Bob Hardy.Ensemble, on possède des milliers de disques, de Simon & Garfunkel aux Buzzcocks en passant par Joy Division.La musique des années 1980 ne représente qu'une petite partie de tout ça.On n'a pas basé notre carrière là-dessus.La seule étiquette que le groupe consent à se faire accoler est « pop ».Dans le sens le plus noble du terme, bien entendu.Franz Ferdinand ramène une certaine idée de l'art pop \u2014dans le même sens que art-rock.Ce qui ne veut pas dire que ces musiciens aiment se compliquer la tâche.« Je crois que tout art valable, qu'il s'agisse de musique, de peinture, d'écriture ou même de publicité devrait exprimer quelque chose de complexe dans la forme la plus simple possible », juge d'ailleurs Bob Hardy, ex-étudiant aux beaux-arts.L'essence de la pop, selon lui, c'est d'ailleurs une chanson « sans fissure et sans superflu », une chanson « très directe qui donne envie de bouger ».Son collègue Alex Kapranos a exprimé la même idée en affirmant qu'il voulait faire de la musique sur laquelle les filles pourraient danser.Sa formule est pratiquement devenue le slogan publicitaire du groupe.Franz Ferdinand fera-t-il danser le Métropolis, ce soir?On n'en doute pas une seconde.Chacune des 11 chansons de son premier disque est une petite bombe.La rumeur en provenance d'Europe (encore elle !) est positive.Combien de temps durera l'aventure des Franz ?Qui sait ?Des tonnes de groupes se sont écrasés après un premier disque brillant.Mais le NME (encore lui !) prévoit que leur prochain disque sera très différent.Dan «The Automator» Nakamura, embauché pour réaliser l'album en question, a confié à NME.com que les maquettes des nouvelles chansons témoignent d'une plus grande diversité d'influences au plan musical.« Ça sonne comme du Franz Ferdinand, précise-t-il, mais je crois qu'ils peuvent s'adapter tout en conservant leur son.» Le prochain album du groupe pourrait être terminé d'ici Noël.Franz Ferdinand et sa compagnie de disques ne le laisseront probablement pas traîner sur une tablette bien longtemps.Il faut bien profiter du momentum.FRANZ FERDINAND, en spectacle ce soir, 19 h 30, au Métropolis.Artistes invités : Delays et Evaporators Pop Montréal, pas à pas PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ben non, il ne reste plus de billets pour Franz Ferdinand.Cependant, la soirée est loin d'être perdue: POP Montréal propose pas moins de 22 événements différents! Itinéraire d'un mélomane gâté.Début de soirée Votre meilleur plan de la soirée : la Country Nite, sur une scène érigée à l'angle des rues Mont-Royal et Berri (métro Mont-Royal).Du country gratis ! À compter de 19 h, Li'l Andy, Karavan Kaya et St-Sipoplette, formation constituée du clan Ouellette \u2014 Sunny, Dom et Chantal.Hmmm.21 h Direction le Korova (3908, boulevard Saint-Laurent), où vous chercherez à comprendre que sont les Russian Futurists.Ne vous laissez pas berner, c'est bien l'affaire d'un seul homme, Matthew Hart, bricoleur d'une pop électronique que l'on dit aussi goûteuse qu'humoristique.Les noms Flaming Lips et Leonard Cohen apparaissent même dans sa bio ! Si le coeur vous dit de coller au Korova, The Cansecos et Animal Monster occupent le reste de la soirée.22 h C'est le début d'un combat à finir au Club Soda (1225, boulevard Saint-Laurent) entre DJ Vadim et Kool Keith.Du premier, les fans de Ninja Tune apprécient la largeur de son spectre musical, hip hop bien sûr, éclaté, soyeux, atypique, imaginatif.Il fera apparemment la paire avec celui qu'on surnomme le Black Elvis, « le schizophrène du rap », la légende de l'underground Kool Keith qui, depuis 20 ans, ne cesse d'aligner les concepts les plus étranges de la planète hip hop.Alléchante soirée.23 h Voilà une véritable excentricité logée à l'enseigne du Petit Campus (57, rue Prince Arthur Est) : Matisyahu, la « superstar du reggae hassidique ».Ça existe, du reggae hassidique ?Ouaip, et devant vos yeux incrédules.Vingt-cinq ans au compteur, un premier album qui, disons, étonne, par sa combinaison des influences des musiciens Bob Marley et Shlomo Carlebach.Minuit Rock au El Salon (4388 boulevard Saint-Laurent) avec Tricky Woo.À votre arrivée, Maplewood et Bad Wizard auront bien fait de réchauffer la place.Ne manquait plus que vous pour cette célébration du bon vieux rock n' roll \u2014 mais ne collez pas trop longtemps, la soirée n'est pas terminée.1 h Alors que les bars et les salles de la ville résonnent toujours sous le poids des décibels, direction le Medley où une torride soirée reggae attire fans et curieux.Jah Cutta a fait son manège, vous arrivez au moment où les fameux Mighty Diamonds terminent leur set.Et Sugar Minott, légende du dance hall, chanteur hyper-productif (hmm.80 albums, et on compte encore !) à la voix attachante et à la présence électrisante.Ne vous en faites pas si son concert ne commence pas tout à fait à l'heure, c'est l'habitude des artistes reggae.Et de toute façon, la soirée ne fait que commencer, n'est-ce pas ?PHOTO POP MONTRÉAL Matisyahu Victimes de la mode ALEXANDRE VIGNEAULT Une rumeur favorable gonflée par les médias aide bien des groupes à débuter leur carrière sur les chapeaux de roues.Même si le hype est un phénomène planétaire, la presse musicale britannique joue le jeu à fond la caisse \u2014 quitte à lyncher son nouveau chouchou dès qu'il devient véritablement populaire.Tous les groupes propulsés grâce au hype ne s'écrasent pas après un album, mais ce qui monte vite redescend parfois aussi rapidement.Ouvrez le tiroir de la mémoire.The Stone Roses Déclarés nouveaux Beatles au tournant des années 90, The Stones Roses a créé une commotion avec son album éponyme lancé en 1989.Après bien toutes sortes de guerres intestines et légales, le quatuor a réussi à faire sortir un autre disque, Second Coming, en 1994.Trop tard.Bran Van 3000 Le tourbillon musical de Glee (1997) a donné lieu à une véritable tornade médiatique.Recruté par une multinationale américaine, Capitol, BV3 a lancé son deuxième album sur Grand Royal, le défunt label des Beastie Boys.La balloune s'est dégonflée et on attend toujours la suite.Finlay Quaye Gros buzz, en 1997, autour de Maverick A Strike, premier disque du jeune « oncle de Tricky », comme on se plaisait à le désigner.Deux albums ont suivi depuis.En avezvous entendu parler ?Alicia Keys Songs in A Minor (2001) a propulsé la jeune Alicia Keys au sommet de la pop américaine.Sacrée reine des Grammys en 2002, elle a déjà vendu suffisamment de disques pour prendre sa retraite même si elle n'a pas 25 ans.Son deuxième disque est passé dans le beurre.Futures victimes de la mode ?The Strokes, The Hives, The Vines, The Stills, The Thrills, Sam Roberts, Hawksley Workman, India.Arie, Jet, The Killers, Yeah Yeah Yeahs, The Libertines, Interpol, Franz Ferdinand.3260855A TOURNÉE 2004-2005 2 OCTOBRE Montréal 16 OCTOBRE Châteauguay 22 OCTOBRE Sherbrooke 23 OCTOBRE Ste-Julie 28 OCTOBRE Québec 30 OCTOBRE Drummondville 7 NOVEMBRE St-Irénée 19 NOVEMBRE Gatineau 24 NOVEMBRE St-Hyacinthe 22 JANVIER St-Bruno 4 FÉVRIER Ste-Thérèse 5 FÉVRIER Joliette 12 FÉVRIER Montmagny 3 MARS Amos 4 MARS Rouyn 5 MARS Val d'Or 6 MARS Lebel-sur-Quévillion 12 MARS L'Assomption 18 MARS Terrebonne 25 MARS Montréal 22 AVRIL St-Jérôme 23 AVRIL Lachine 30 AVRIL St-Georges monumentnational 1182 boul.St-Laurent, Mtl Métro St-Laurent ou Place d'Armes Billetterie : (514) 871-2224 Sans frais : 1-866-844-2172 Admission : (514) 790-1245 www.admission.com EN NOMINATION POUR 2 FÉLIX À L'ADISQ INTERPRÈTE FÉMININE DE L'ANNÉE CHANSON DE L'ANNÉE Luce Dufault 2 octobre NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE 25 mars2005 CE SOIR! 3260638A 3256940A JOHANNES BRAHMS : OUVERTURE TRAGIQUE ANTON WEBERN : CINQ PIÈCES POUR ORCHESTRE ALBAN BERG : SEPT LIEDER DE JEUNESSE JOHANNES BRAHMS /ARNOLD SHOENBERG: QUATUOR AVEC PIANO OP.25, VERSION ORCHESTRALE DE SHOENBERG, «5e SYMPHONIE» YANNICK NÉZET-SÉGUIN, CHEF KARINA GAUVIN, SOPRANO PRÉSENTÉ PAR LE LUNDI 18 OCTOBRE À 19 H 30 CONFÉRENCE PRÉ-CONCERT GRATUITE À 18 H 30 3260098A «\u2026 un objet théâtral fort réussi.» Voir «Une langue admirable\u2026 Une joyeuse comédie noire\u2026» Désautels, Première Chaîne, Radio-Canada UNE PRÉSENTATION RÉSERVEZ VOS SOIRÉES DE THÉÂTRE POUR L'ANNÉE.ABONNEZ-VOUS ! 866.8668 3254800A 3260292A 6 et 8 octobre, 20 h James Conlon, grand spécialiste du répertoire choral, dirige le choeur et les musiciens de l'OSM dans Rachmaninov, Chostakovitch et Moussorgski 19 et 20 octobre, 20 h Le spectaculaire Vadim Repin et le Concerto pour violon de Tchaïkovski présente Festival de musique russe Réservez dès maintenant ! 514.842.9951 osm.ca 3260525A ARTS ET SPECTACLES MIKE WARD L'haïssable s'est assagi ISABELLE MASSÉ Difficile de choquer et de troubler le grand public en 2004, selon Mike Ward.On aurait déjà tout vu et tout entendu sur scène.Avis aux oreilles chastes.mais quelles oreilles chastes ?« La popularité grandissante des Denis Drolet a prouvé que les humoristes marginaux peuvent aussi vendre des billets, croit l'humoriste \u2014plus langue sale qu'absurde, remarquez.Il y a 10 ans, pour vendre des billets, il fallait absolument faire de l'humour à la Mario Jean.» Les temps ont changé.Qui l'eût cru ?Le plus rebelle des humoristes québécois propose, cet automne, un premier one-man show.Grand public à part ça ! Mike Ward, qui a longtemps vogué en zone interdite, se définit encore comme un gars haïssable (titre de son spectacle), mais qui ne tient plus à provoquer à tout prix.« Je préfère maintenant agacer les gens.Je suis un bon gars et je ne veux pas qu'on me déteste.Avec les années, la grossièreté, chez Mike Ward, a laissé sa place au raffinement.Son vocabulaire s'est aussi enrichi.À preuve, ce numéro bien écrit et bien joué sur une fille qui l'a quitté pour un ami, baptisé Elle va revenir, présenté à Juste pour rire, il y a deux ans, et qui lui a valu d'être sacré Révélation du festival.Le fait de ne plus travailler dans les bars, là où la vulgarité est de mise pour attirer l'attention, a aussi peut-être contribué à la rédemption professionnelle de l'humoriste.À compter du 5 octobre, c'est dans la charmante salle du Gesù qu'il nous lancera des blagues.Soit 11 ans après ses débuts au Comedy Works.« Je n'ai jamais eu besoin de faire un oneman show à tout prix.J'ai toujours joué beaucoup dans les bars et lors de congrès (et à la télé également \u2014 Testostérone).Je gagne bien ma vie depuis plusieurs années.Ça n'a jamais été important pour moi d'être super connu.» N'empêche, plusieurs auraient abandonné en cours de route.Car Mike Ward a longtemps vécu sans savoir ce qui l'attendait d'un mois à l'autre.« Au début, j'étais le gars à tout faire.Je ne me démarquais dans rien.» Ajoutez à cela qu'il défendait un type d'humour à faire sursauter les tympans et pas grand public pour deux sous, il y a quelques années.« On m'a souvent dit : tu es drôle, mais ton humour ne marchera jamais ici.Tu devrais aller aux États-Unis.Tu serais millionnaire.Ç'aurait dû me décourager.Pas question pourtant, pour cet humoriste né de père anglophone et de mère francophone, de pratiquer l'humour dans la langue d'Eddie Murphy, l'univers anglomontréalais de l'humour ne convenant pas du tout à sa personnalité.« Je n'aime pas les stand-up anglo-montréalais.Comme les plus talentueux partent à New York, à Los Angeles ou à Toronto, ceux qui restent sont amers et frustrés.Passer du temps dans les coulisses des salles où je me produisais en anglais, à mes débuts, m'épuisait.» D'où son inscription à l'École nationale de l'humour, en 1994.Les Martin Matte et Laurent Paquin, compagnons de classe, ont mis moins de temps à se faire connaître des Québécois, mais Mike Ward n'a jamais montré de signe d'impatience.Avoir attendu l'âge de 31 ans pour lancer un premier one-man show lui permettra de montrer une autre facette de son talent.Comme ce numéro qu'il qualifie de touchant sur sa mère décédée d'un cancer en 1998.« Si ce n'était du numéro Elle va revenir, je n'aurais pu écrire celui sur ma mère, raconte Mike Ward.Avec Elle va revenir, je me suis rendu compte que je pouvais raconter quelque chose de moins drôle et être tout aussi intéressant.Quelque chose qui me ressemble plus.C'est plaisant d'avoir le sentiment que le public en connaît plus sur moi à la fin d'un spectacle.» Il fallait autrefois traîner des bouchons à une prestation de Mike Ward.Les mouchoirs seraient maintenant de mise.Cela dit, l'humoriste soutient que le titre Haïssable convient tout à fait à son one-man show.Ne serait-ce qu'à cause de ce numéro où il fait des coups de téléphone à des gens choisis par des spectateurs.« Les gens rient à fond au début du numéro, puis finissent par regretter d'avoir livré le numéro de téléphone d'un ami ou d'un parent.» La première ébauche de Haïssable comportait un numéro dans lequel Mike Ward voyageait dans le temps pour aller tuer Hitler et embrasser Marilyn Monroe.Un numéro plus théâtral.Le public n'aurait pas embarqué lors des représentations-rodage, cet été.« Les gens veulent croire ce que je raconte.Dire que je tue Hitler ou Bush en stand-up, ça marche, mais pas quand je montre que je le fais.Je suis déçu que ça n'ait pas fonctionné.C'était visuellement très beau.Mais je ne tiens pas à faire quelque chose de différent juste pour être différent.» Le stand-up a donc rapidement repris le dessus.Mike Ward mise aujourd'hui tout sur le contenu.À la machine à voyager dans le temps, il a préféré un numéro politique.De quoi surprendre quand même son public et celui qui, jusqu'à présent, n'a jamais osé l'écouter.Désormais doux et politique, Mike Ward ?« Le public a plus changé que moi en 11 ans.Je ne me suis pas assagi, mais j'ai élargi mes horizons.» .MIKE WARD, au Gesù, du 5 au 16 octobre.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Mike Ward, qui a longtemps vogué en zone interdite, se définit encore comme un gars haïssable (titre de son spectacle), mais qui ne tient plus à provoquer à tout prix.3258712A pprréésseennttee llaa nnoouuvveellllee ccrrééaattiioonn dduu Écrit et mis en scène par DANIELE FINZI PASCA SUPPLÉMENTAIRES 20-21-22-23 OCTOBRE RENSEIGNEMENTS / BILLETS : TÉLÉPHONE : (514) 908-9090 INTERNET : WWW.TICKETPRO.CA TARIF RÉDUIT POUR ENFANTS ! Photo : Solomon Krueger / Graphisme : Éric Beauséjour UNE PLUIE D'ÉLOGES « Voyage au pays de l'imaginaire et du plaisir.» Sylvain Prevate, Journal de Montréal « Grâce, invention et beauté.[\u2026] cette pluie ensoleillée réjouira et touchera adultes et enfants.» Solange Lévesque, Le Devoir « [\u2026] parmi les incontournables.[\u2026] celui-ci restera inoubliable.» Caroline St-Pierre, Journal Métro « Une pluie qui inonde le coeur de bonheur ! » Claude Deschênes, Radio-Canada « On est séduit complètement [\u2026] Un hymne à la vie, un véritable appel au bonheur ! » Pascale Wilhelmy, TVA « Comment résister au Cirque Éloize?Encore une fois, c'est le charme, la douceur, la nostalgie qui l'emportent [\u2026].» Jean Beaunoyer, La Presse POUR CHAQUE BILLET VENDU LORS DES REPRÉSENTATIONSÀ MONTRÉAL, 1 $ SERA VERSÉ À LA FONDATION LE PHARE, ENFANTS ET FAMILLES.DERNIÈRE CHANCE À MONTRÉAL ! COMPLET 3260189A Comme une odeur de muscles.28 SEPT.au 7 OCT.- France (Limoges) 10 OCT.- Trois-Pistoles 6 NOV.- Amos 12 NOV.- Trois-Rivières 13 NOV.- Waterloo 20 NOV.- Dolbeau 4 DÉC.- Cowansville 8 au12 DÉC.- France (Tarbes) 16 DÉC.- Terrebonne 19 DÉC.- Ste-Thérèse 5 au 7 JANV.- France (Pralognan) 22 JANV.- Granby 24 au 29 JANV.- Suisse 4 FÉV.- Chicoutimi 12 FÉV.- Lasalle 15 au 27 FÉV.- Belgique 3 MARS - L'Assomption 4 MARS - Drummondville 9 MARS - Sherbrooke 11 MARS - Joliette 12 MARS - St-Jérôme 18 MARS - Longueuil 19 MARS - Longueuil 23 MARS - Québec 24 MARS - Québec 2 AVRIL - St-Jean-sur-Richelieu 15 AVRIL - Cap-de-la-Madeleine 16 AVRIL - St-Élie-de-Caxton LION D'OR - 1676, rue Ontario est 19, 22, 23, 27, 29 et 30 octobre à 20 h Billetterie Articulée (514) 844-2172 Réseau Admission (514) 790-1245 www.admission.com www.michelinesarrazin.com NOUVEAU SPECTACLE( La tournée 2004-2005 DÉJÀ EN SUPPLÉMENTAIRES! 3254850A avec Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier une comédie de Claude Meunier Jean-Pierre Plante Francine Ruel Louis Saia Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier à l'Olympia 1004, rue Sainte-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Achats téléphoniques TICKETPRO (514) 908-9090 Extérieur1 866 908-9090 ou www.ticketpro.ca Groupes (514) 527-3644 - 99 - 1 03 - COMPLET - COMPLET - COMPLET - 1 23 - 119 - COMPLET - COMPLET - COMPLET - 775 - 7 91 - 7 4 0 - 5 02 - 187 19 o c t .20 o c t .2 1oc t .22 o c t .23 o c t .26 o c t .27 o c t .2 8oc t .2 9oc t .30 o c t .30 nov .1 e r déc .2 déc .3 déc .4dé c .TICKETPRO (514) 9 0 8-90 9 0 BILLETS DISPONIBLES 3260127A SPECTACLES Le Festival de poésie de Trois- Rivières a 20 ans JOCELYNE LEPAGE Le Festival international de poésie, qui a commencé hier et se poursuit jusqu'au 10 octobre, est devenu, en 20 ans, une véritable et vénérable institution de Trois-Rivières à laquelle les Trifluviens participent vraiment.C'est ce qui ravit le plus son organisateur en chef et éditeur, Gaston Bellemare, depuis peu président de L'Union nationale des éditeurs de livres du Québec.Pour ses 20 ans, le Festival propose près de 400 événements auxquels 107 poètes du Québec et de l'étranger participent.Mais pas seulement des poètes, des comédiens aussi, comme Albert Millaire, qui lira Émile Nelligan, ou un scientifique comme Hubert Reeves qui s'intéresse aux liens entre la science et la poésie.On pense aussi à ces poèmes suspendus à des cordes à linge qui transforment le paysage ou à ces écrivains qui, comme Christian Mistral, ont écrit des poèmes en prison.Le lieu choisi pour Poètes en prison est la vieille prison de Trois-Rivières qui a d'ailleurs conservé les graffitis de ses anciens pensionnaires.Cette année, le Grand Prix du Festival est donné à Claude Beausoleil, poète et personnage qui anime avec sa passion la scène poétique de Montréal depuis de nombreuses années.Pour plus de renseignements, on consulte le site Internet : www.ecritsdesforges.com/fiptr/menu.html FLASH THÉÂTRE Amour impossible Avant de réaliser les films Toto le héros et Le Huitième Jour, Jaco Van Dormael a porté le nez rouge.À la demande de Sandrine Hooge, Serge Bodart et Eric de Staercke, du Théâtre Loyal du Trac, le metteur en scène belge est retourné à ses premières amours : le jeu clownesque.Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?, spectacle créé à Bruxelles en 2001, fait une tournée d'un mois et demi au Québec, en Ontario et au Nouveau- Brunswick, parrainée par le Théâtre du Bic.À travers les clowneries des comédiens, sur fond d'histoires d'amour impossible, c'est l'inévitable solitude humaine qui est dépeinte.À Montréal, la pièce est présentée au Théâtre Outremont les 4 et 12 octobre.Ce mois-ci, elle est également de passage à Sainte-Thérèse le 3, à Longueuil le 6, à Sainte-Geneviève le 8.En novembre, elle fait escale à Valleyfield le 7 et à Saint- Jean-sur-Richelieu le 13.(Pour connaître toutes les dates de tournée : 819 820-0236.) Ève Dumas PRÉSENTE 2 65 SPECTACLES Sur certaines dates seulement.Taxes et frais de services en sus 89 SPECTACLES 115 SPECTACLES GARY KURTZ DU 3 AU 6 NOVEMBRE CLAUDINE MERCIER DU 10 AU 13 NOVEMBRE MARTIN PETIT DU 12 AU 16 OCTOBRE MARIO JEAN DU 5 AU 9 OCTOBRE THÉÂTRE ST-DENIS 790.1111 TEL-SPEC.COM VENEZ VOIR DES EXTRAITS DE SPECTACLES SUR RIEZENCORE.COM 3259425A . ARTS ET SPECTACLES Turandot, pour les 25 ans de l'Opéra de Montréal CLAUDE GINGRAS L'Opéra de Montréal ouvre sa 25e saison \u2014sa saison-anniversaire \u2014 avec Turandot, l'ultime ouvrage de Puccini, son plus moderne aussi.Première ce soir, 20 h, salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, suivie de cinq représentations jusqu'au samedi 16 octobre.Pour la première fois de son histoire, l'OdM fera une matinée : la dernière représentation, le 16 octobre, sera donnée à 14 h ; toutes les autres auront lieu à l'heure habituelle, 20 h.Autre innovation : les conférences pré-spectacle de Pierre Vachon précéderont désormais chacune des représentations, au grand foyer (le Piano Nobile) de la salle.Turandot n'est plus tout à fait une nouveauté chez nous.L'OdM le présenta deux fois, en 1984 et en 1997, dans des scénographies différentes.Une production étrangère, au Stade olympique en mai 1996, avec plus de 500 participants, se solda par un échec financier qui eut à la fois de bons et de mauvais effets sur la production annoncée à l'OdM pour l'année suivante.Il faut aussi mentionner une production à l'Opéra de Québec la saison dernière et, signe que Turandot n'est plus une rareté, un projet qui, bien que resté sans lendemain, allait emmener au Centre Molson en septembre 2002 une troupe identifiée comme étant l'Opéra National de Chine, pays où se déroule l'action.Le spectacle qui débute ce soir à l'OdM reprend les décors et costumes vus en 1984, importés de Floride et signés Allen Charles Klein, mais rafraîchis, assure-t-on.Le metteur en scène est nouveau : Renaud Doucet.Travaillant habituellement avec le décorateur André Barbe, M.Doucet devra s'en tenir à un traitement traditionnel puisqu'il part d'un concept scénique qui n'est pas de lui.Même si Turandot est devenu un sujet assez familier, quelques rappels du scénario s'imposent encore.L'action nous transporte dans une Chine légendaire.Pour venger une ancêtre violée et tuée par un conquérant, la princesse Turandot n'épousera qu'un homme de sang royal capable de résoudre trois énigmes ; tout candidat ayant échoué sera décapité.Et tous échouent, justement, car les énigmes sont indéchiffrables.Transfiguré par la présence de Turandot, le prince Calaf résout les trois énigmes et Turandot, terrifiée, implore son père, l'empereur de Chine, de la libérer de son engagement, mais en vain.Magnanime, Calaf lui propose la solution suivante : qu'elle découvre son nom avant l'aube et il acceptera de mourir.Car personne ne sait le nom de Calaf.On l'appelle simplement le Prince inconnu.L'ordre est donc donné par Turandot : personne ne doit dormir cette nuit-là à Pékin, tous doivent chercher le nom.C'est là que se situe l'air fameux « Nessun dorma ! » (« Que personne ne dorme ! »).L'esclave Liù, amoureuse du prince et seule à connaître son nom, se suicide afin de lui sauver la vie.Émue par ce sacrifice, Turandot tombe dans les bras du prince en annonçant : « Il suo nome.è Amor ! » (« Son nom.est Amour ! »).Puccini, comme on le sait, mourut avant d'avoir pu terminer son opéra.Les quelque 20 dernières minutes de la partition (c'est-à-dire tout ce qui suit la mort de Liù) sont restées à l'état d'esquisses.Arturo Toscanini, appelé à diriger la création, à La Scala en 1926, chargea un disciple de Puccini, le compositeur Franco Alfano, de compléter le travail.C'est dotée de cette conclusion, légèrement abrégée cependant, que l'oeuvre est jouée de nos jours.Distribution Dans la production qui débute ce soir à l'OdM, on entendra, à la place de Frances Ginzer d'abord annoncée, la soprano canadienne d'origine ukrainienne Anna Shafajinskaia, révélée dans le grand air de Turandot au Gala de l'OdM en 2002.Le ténor italien Renzo Zulian sera Calaf, la Montréalaise Marie- Josée Lord sera Liù, et Yannick Nézet- Séguin dirigera le Choeur de l'Od Met l'Orchestre Métropolitain.Discographie Quiconque est à la recherche du meilleur enregistrement de Turandot ne se trompera pas en choisissant l'une des nombreuses versions (studio et live) de Birgit Nilsson, qui faisait retentir exactement la grande voix wagnérienne de la glaciale princesse chinoise.Un choix en particulier : la version RCA de 1959, avec Jussi Björling et l'orchestre très coloré de Leinsdorf.On y ajoutera trois documents historiques : la toute première version, de 1938, avec Gina Cigna, rééditée par Naxos ; le disque EMI d'extraits enregistrés sur scène à Covent Garden avec Eva Turner, l'une des grandes interprètes de la période pré-Nilsson; le coffret Standing Room Only contenant, en plus d'un opéra d'Alfano, Risurrezione, sa réalisation complète (et non abrégée) des dernières pages de Turandot.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Anna Shafajinskaia dans le rôle-titre de Turandot dès ce soir à l'Opéra de Montréal.AU THÉÂTRE ST-DENIS DU 4 AU 7 NOVEMBRE SUPPLÉMENTAIRES DU 9 AU 13 NOVEMBRE COMPLET MISE EN SCÈNE ET DIRECTION ARTISTIQUE : René Simard DIRECTRICE DE PRODUCTION ET ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE : Marie-Claude Boilard CONCEPTION : Josée Fortier et René Simard IDÉE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE : Joël H.Ferron TEXTES : Josée Fortier CHORÉGRAPHIES : Geneviève Dorion-Coupal COSTUMES : Mireille Vachon DÉCORS : Pierre Labonté ÉCLAIRAGES : Nicolas Labbé PRODUCTRICE DÉLÉGUÉE : Shantal Bourdelais PRODUCTEUR : Jean Pilote ACHATS TÉLÉPHONIQUES : (514) 790-1111 1 800 848-1594 ACHATS EN LIGNE : WWW.TEL-SPEC.COM Ils arrivent bientôt ! AU THÉÂTRE DU CASINO, LAC-LEAMY (GATINEAU) DU 25 NOVEMBRE AU 31 DÉCEMBRE Réseau Admission : 1 800 361-4595 www.admission.com L E S P L U S GRANDS S U C C È S D E : MARVINGAYE STEVIEWONDER LIONEL RICHIE DIANA ROSS & THE SUPREMES THE FOUR TOPS THE TEMPTATIONS ET PLUSIEURS AUTRES Génération 3258133A Tunisie présenté par Réservezvos sièges : 514 521-1002 1 800 558-1002 MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 2, 3 et 15 octobre LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 4 au 10 octobre ST-JÉRÔME Polyvalente 20 octobre LAVAL Salle André-Mathieu 2 au 11 novembre L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 15 novembre MONTRÉAL-NORD Cégep Marie-Victorin 16 au 18 novembre LASALLE Salle Jean-Grimaldi 29 et 30 novembre PIERREFONDS Polyvalente 1er décembre ST-HYACINTHE Collège St-Maurice 3 décembre ST-JEAN Auditoriumdu Fort St-Jean 4 décembre LA PRAIRIE École de la Magdeleine 6 et 7 décembre 3252261A 3260689A AU THÉÂTRE ST-DENIS DU 2 AU 6 FÉVRIER 2005 (514) 790-1111 \" 1 800 848-1594 \" WWW.TEL-SPEC.COM Conception artistique Mouffe Assistante à lamise en scène Marie-Claude Boilard Direction musicale Jimmy Tanaka Chorégraphies Geneviève Dorion-Coupal Maquillage et coiffure Jean Bégin Costumes Jean Blanchette Décors Pierre Labonté Éclairages Bruno Rafie D a l i d a LES DROITS POUR L'UTILISATION DU NOM ET DE L'IMAGE DE DALIDA DANS CE SPECTACLE SONT SOUS LICENCE DE ORLANDO PRODUCTIONS.EN VENTE LUNDI À MIDI 3260641A . ARTS ET SPECTACLES DISQUES La vie en noir Avec le recul, il faut bien l'avouer : on a peut-etre juge Interpol un peu vite.Turn On The Bright Lights, son premier, venait a peine de se presenter dans les bacs que deja le verdict tombait.Coupable, Interpol.Coupable de piller l'oeuvre complete de Joy Division.Coupable de repiquer les memes riffs, les memes ambiances, les memes sons.Pire, il y avait ce chanteur, un certain Paul Banks, qui s'amusait a singer le regrette Ian Curtis.Un seul album, et ca nous paraissait assez clair : Interpol allait finir par croupir dans le cagibi des babioles du revival alterno.C'etait trop evident.Deux ans plus tard, Interpol est encore la.Turn On The Bright Lights s'est depuis ecoule a pres d'un million d'exemplaires dans le monde, et quelques peres fondateurs influents, comme Bowie et Robert Smith, ont maintes fois vante les qualites du quatuor de New York.Des qualites bien en evidence sur Antics, suite logique au brillant Turn On The Bright Lights.On pourrait sauter aux conclusions et affirmer, en vitesse, qu'Interpol n'a pas trop change avec Antics.Qu'Interpol n'a pas evolue.C'est le piege de la premiere ecoute.Une premiere ecoute qui evoque la meme recette, les memes reflexes, et le portrait poussiereux de quatre membres qui ne cherchent pas a aller plus loin.Mais lorsqu'on s'attarde un peu, c'est autre chose.Au fil des ecoutes, le son Interpol nous apparait plus riche, infiniment plus nuance.Les exces d'echo qui enveloppaient la voix de Banks ont disparu.Les mouvements previsibles des guitares ont ete mis de cote.Cette fois, c'est la force des arrangements qui prend tout le plancher.C'est une note de clavier qui surprend au detour, c'est une basse qui rayonne en retrait, c'est la puissance tranquille des percussions qui flottent en filigrane.C'est vrai, le fantome de Joy Division rode toujours.On n'en sort pas.Cet amour invetere pour la noirceur sous toutes ses formes n'a pas completement disparu.C'est sans doute normal ; apres tout, on ne change pas de peau si facilement.Mais on sent que, pas a pas, le groupe fabrique sa propre identite.Antics est exactement le deuxieme album qu'Interpol devait offrir.Pas assez different pour confondre les fans, mais juste assez pour temoigner d'une certaine ouverture sur le monde.Bowie et Smith avaient vu juste.Les arrangements Pochette trop sobre Richard Labbe Rock Interpol Antics FFFF Matador / Select Rock Balthazar Mi Volki FFF1.2 La Tribu Balthazar a suivi son etoile Sa voix de lendemain de brosse, grave, indolente et non moins seduisante, est revelatrice d'un vecu certain.Balthazar Boudreau, garcon visiblement peu presse par l'existence (son premier disque remonte a 1997), a suivi son etoile, bourlingue de par le monde pour finalement accoucher de Mi Volki (qui signifie en russe nous sommes des loups, concept rebelle d'inspiration tchetchene) avec sa bande .Manon Chaput, basse et voix, Jean Gravel, batterie, Alexis Cochard, guitares, Charles Imbeau, trompette, Hakim Hammadouche, mando-luth, machines de JF Lemieux et Cyril Leclerc.J'aime l'indolence apparente de ce disque montrealais, j'aime cette attitude rock.J'aime surtout l'effort fourni sous ces dehors jem'en- foutistes.Car il y a du travail dans ces 15 titres.Il y a des voyages, des langues convenablement maitrisees (francais, anglais, russe), des styles federes dans un concept plutot rock .reggae, folk, laid back rock, pop francaise, chanson slave, elements technoides, psychedelisme, etc.Il y a surtout un Balthazar fin pret a recolter beaucoup plus qu'un succes d'estime.La culture musicale La poesie a parfaire Alai n Brunet Rock The Used In Love And Death FFF Reprise / Warner Des punks de l'Utah ?Oui, les gars de The Used viennent de ce petit Etat soporifique, mieux connu pour ses histoires de mariage un peu folles, pour son equipe de basket qui ne gagne jamais et pour sa biere pas buvable.Mais bon, nous n'allons certes pas juger ces jeunes hommes parce qu'ils viennent d'un bled.A bien y penser, justement, c'est peut-etre pour cette raison qu'ils sont si dechaines.In Love And Death est leur deuxieme, et deja, on s'apercoit que tous ces spectacles donnes dans tous les festivals du monde (dont l'incontournable Warped Tour) leur ont permis d'obtenir l'experience necessaire a la conquete de l'univers punk.Voici un CD qui cogne, cela ne fait aucun doute.Un CD lourd, agressif, qui contient son lot de gros mots, mais aussi son lot de pieces plus calmes, comme quoi nos quatre mecs savent allier energie et sensibilite.C'est sans compter la tres solide realisation de John Feldmann, qui nous donne l'impression d'avoir une petite bombe entre les deux oreilles.Un peu anonyme, peut-etre, mais, dans le genre, c'est tres bien fait.Quelle realisation ! Rien de neuf sous le soleil Richard Labbe Rock Jonas Jonas FFF DKDD Un rock bien mis Ca faisait un moment qu'on avait entendu autant de soul jaillir de la bouche d'un artiste quebecois.Pas surprenant, le Montrealais Jonas Tomalty, 25 ans, connait le tabac : il a passe la moitie de sa vie a frequenter les bars blues et rock du pays.Son album parfume de vapeurs de whisky et de fumee en temoigne.L'eponyme sonne bien et le gars a les cordes vocales pour tenir la route.Mais l'ensemble demeure un peu trop gentil et leche pour nous faire croire totalement a un rock sale.Ca debute en lion, mais ca n'arrive pas toujours a garder la cadence.Et ce, meme si les guitares de son ami Corey Diabo ont du mordant quand on les laisse rugir, et que des portions d'orgues nous sont servies ici et la pour ajouter un peu de complexite.Reste que la musclee Daddy se demarque facilement avec son assaut imparable.On apprecie aussi les choeurs feminins sur Coming Back Again.Et le sulfureux roadhouse blues de Burn The House Down pique la curiosite.Mais on repassera pour les ballades, y compris celle signee Aerosmith, qui manquent de vigueur.Des tripes a revendre Quelques moments mous Chri s t ian Cote co l laborat ion speciale Rock Les Georges Leningrad Sur la trace de Black Eskimo FFFF Alien8 Recordings C'est supa dupa ! Deux ans apres Deux Hots-dogs moutarde chou, les Georges Leningrad (maintenant un trio) approfondissent, si on peut dire, leur mixture instable de rock et d'electro.En clair, dans cette histoire abracadabrante, on cherche la trace de ce Black Eskimo a travers les meandres lyriques et les interventions etranges.c'est un membre de The Locust qu'on entend delirer au debut, et ce sont des Temoins de Jehovah qu'on attrape en train de redefinir l'existence humaine a la fin du disque.Musicalement, les Georges destabilisent toujours autant, mais mieux cette fois : la realisation s'avere beaucoup plus convaincante que sur le premier disque, plus appliquee, et ce desir de boucher les fissures se ressent aussi dans la composition musicale, plus musclee, spontanee, ravageuse, peutetre meme plus dansable.Mais tout cela n'a pas tellement d'importance, car, sur disque comme sur scene, les Georges nous forcent plutot a revoir notre rapport a la musique pop : est-elle aussi alienante que Bobo, Mingo et Poney voudraient nous le laisser croire, meme par inadvertance ?Meilleure finition Faut avoir l'esprit ouvert.Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Rock Death From Above 1979 You'reAWoman, I'mAMachine FFFF Last Gang Records Rock sale sans guitare Ca commence avec une pochette qui frappe.Une pochette choc, d'un rose eclatant, que l'on remarque a des metres et des metres.Ensuite, il y a ce petit dessin : les deux membres du groupe presentes en noir et blanc, avec des trompes d'elephant plantees en plein visage.Etrange?Un peu, oui.Et une fois le CD dans le lecteur, c'est encore mieux.A peine quelques minutes d'ecoute et l'on s'apercoit que Death From Above 1979 n'a pas rate son coup avec You're A Woman, I'm A Machine, veritable explosion de rock furieux qui se digere facilement en 35 minutes.Dans le monde du rock, les duos, c'est dans l'air du temps.Des duos, il y en a partout.Et celui-ci, directement de Toronto, n'a certes rien a envier aux autres.Au menu ?De bonnes tranches de rock bien grasses.C'est bruyant, c'est sauvage, c'est sale, c'est un peu tout croche, mais c'est aussi fort reussi.Et tout ca, mesdames et messieurs, sans l'ombre d'une seule guitare ! Vous admettrez qu'il fallait le faire.Quelle energie ! Realisation un peu moyenne Richard Labbe Pop Marie-Mai Inoxydable FF1.2 Musicor / Prod J / Select Airs de jeunesse Apres Wilfred, Marie-Elaine, Maritza, Frank, Dave et Stef, voici que Marie-Mai, elle aussi issue de la premiere saison de Star Academie, lance son album.Et c'est pas fini, comme disait la chanson, les jumelles Villeneuve travaillent elles aussi a leurs galettes.Difficile de ne pas avoir un prejuge favorable envers Marie-Mai : elle a tourne le dos a une collaboration avec Luc Plamondon et elle ne fait pas jeune matante.Concocte en etroite collaboration avec Fred St-Gelais (realisateur du disque d'Andree Watters), Inoxydable est vif et eparpille.Marie- Mai y passe de la pop a haute teneur en guitares (Il faut que tu t'en ailles, Tu t'en fous), a des ballades convenues (En hiver, Seule a Montreal) et des experimentations urbaines .Inoxydable n'est pas un disque antirouille (il risque de mal traverser l'epreuve du temps) et n'est pas a la hauteur du premier disque d'Andree Watters (car trop eparpille).Mais il plaira sans doute aux fillettes de 12 ans.La jeunesse affichee Trop eparpille Al exandre Vigneaul t Pop Maritza Comment j'feel FF Sphere / Select Trop tendre, Maritza Maritza a-t-elle une dent contre Star Academie ?Comment j'feel, son premier disque, debute avec une chanson qui sonne comme un reglement de comptes.Elle parle d'un chateau fabrique , elle dit qu'elle est au-dela de ces apparences , qu'elle a retrouve la verite , sa vie et sa difference .Elle a change de cap, en effet.Apres s'etre fait apprecier en reprenant beaucoup de chansons soul ou R&B, elle a opte pour une pop convenue, basee sur la guitare acoustique.A l'exact oppose de Marie-Mai, qui veut nous en mettre plein la vue, Maritza veut prendre l'auditeur par les sentiments en usant d'une voix douce et retenue.La premiere moitie de son album, plutot banale, n'impressionne guere.Mais l'interprete se revele touchante sur Tant d'espoir (chanson signee Sylvie Paquette) et J'ai menti (ecrite par Amelie Veille et Mario Campanozzi).Martiza est une bonne eleve, mais elle demeure une bonne coche en dessous de Melanie Renaud, desormais liee a la meme compagnie de disques.La chanson Tant d'espoir Realisation ordinaire Al exandre Vigneaul t Musiques du monde Emeline Michel Rasin Kreyol FFF1.2 Time Square / Fusion III Emeline rime avec racines C'etait il y a une quinzaine d'annees, je m'etais vraiment excite.Le label parisien Cobalt avait lance Flanm, un des grands disques haitiens qu'il m'ait ete donne d'entendre.Inutile d'ajouter que la superbe Emeline Michel s'y annoncait comme LA diva creole de notre epoque.Cela ne s'est pas produit.Disques moins substantiels par la suite, spectacles mal foutus, eparpillement dans les choix artistiques.Je l'avais donc oubliee jusqu'a la sortie discrete de Cordes et ame au tournant du millenaire.Peu consomme au-dela des reseaux confidentiels, ce disque marquait un retour aux sources pour Emeline.Puis la revoila avec un disque de meme mouture, un concept de son cru.Vaste spectre rythmique, arrangements bien ficeles, maturite de l'interpretation, personnel chevronne, bel equilibre entre passe et present.Liberee de ses ambitions de pop star, la chanteuse semble donc avoir trouve son centre.Y infusent ses racines, son experience de vie, sa voix soul, les styles qui l'ont marquee et qu'elle transcende.Emeline Michel est de retour ; cette fois pourrait etre la bonne.La maturite d'Emeline Les reformes tenues Alai n Brunet Musiques du monde / Electro A Gotan Project DJ Set Inspiracion- Espiracion FFF1.2 XL Recordings Gotan en formule DJ Philippe Cohen Solal, a qui l'on doit le tres prise Gotan Project, fameux melange de tango et de club culture, suggere cette fois un DJ set en nous proposant ses meilleurs choix.Les mixes s'appuient non seulement sur ses compositions originales, mais encore des repiquages du bandoneoniste Cerioti (qui interprete La Cumparsita, une incontournable), d'Astor Piazzolla (Cite Tango), d'Anibal Troilo (Tres Y Dos).Le lien tango est donc assure, enrichi egalement par de judicieuses surimpressions : fragments de lectures publiques, d'emissions radiophoniques ou de conversations enregistrees sur le terrain.Qui plus est, Cohen Solal a mis a contribution Antipop Consortium, Peter Kruder et le groupe Calexico, il a meme remixe une version bien sentie de Round About Midnight (Monk), gracieusete de feu Chet Baker.Voyez l'eclectisme ! Ce n'est pas une garantie de succes, on en convient.Mais dans le cas qui nous occupe, cette production se tient du debut a la fin, l'equilibre des genres et le raffinement des remixages s'y avere exemplaire.Les choix du DJ Les cliches tangueros Alai n Brunet Hip hop DJ Blast Blas-t-pheme FFF1.2 Militant Musik / Fusion III Top niveau Membre des Architekts, turntablist emerite, DJ Blast echappe une galette qui souffle dans le cou de tous les autres producteurs en ville.Disons-le franchement, DJ Blast eleve la proverbiale barre du rap made in Montreal.Ses instrumentaux sont impeccablement frais et groovy, sans s'emmurer dans un style trop serieux ni suivre trop docilement les productions clinquantes des Americains.Aux commandes de cet album bilingue, le producteur invite les membres de sa tribu elargie: Cyrano, Complot, Ray Ray, Franchi Blanco (qui met la main a une des meilleures chansons de l'album, Les Rues de Montreal), OL1KU, Vai, les gars du Miccalaureat, Stratege et Cobna, partenaires de l'aventure Architekts.Divertissante, pleine d'humour, la realisation de Blas-tpheme ne laisse rien au hasard.C'est a croire que le rap quebecois est en bien meilleure sante que celui de nos cousins francais.On ne s'en lasse vraiment pas Chansons inegales Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale presente le en collaboration avec Renseignements : (514) 871-1881 ou 1 888 515-0515 www.montrealjazzfest.com Billets en vente sur www.ticketpro.ca ou au (514) 908-9090 APRES SON INOUBLIABLE PASSAGE, IL NOUS REVIENT EN FORCE ! Dave Holland Quintet avec Robin Eubanks, Chris Potter, Steve Nelson et Nate Smith premiere partie : Steve Amirault Duo avec Andre Lachance SAMEDI, 2 OCTOBRE, 20 h THEATRE OUTREMONT - 29,50 $ / 36,50 $ ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Balthazar Boudreau, Manon Chaput et Jean Gravel (croqués ici avec leur nouveau guitariste, François Laliberté, à droite) ont fait la bohème pendant 18 mois en Europe.Il en ont rapporté assez de « tounes » pour remplir trois albums bien tassés.BALTHAZAR Des chansons dans le baluchon CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Ils sont un peu fous, les Balthazar, et ils sont les premiers à l'admettre.Partir comme ils l'ont fait pour vivre la bohème en Europe pendant plus de 18 mois avec, dans leur baluchon, quelques instruments de musique et leurs brosses à dents, ça prend une certaine dose d'excentricité.Aujourd'hui, ils récoltent les fruits de leur joli délire en faisant paraître un premier album en presque sept ans.On a déjà fait état de leurs voyages initiatiques, il y a quelques années, en Espagne, en Belgique, en France ou en Allemagne.Oui, ils y ont écumé les festivals et les petites salles, et ils en ont rencontré des gens, nouant des amitiés qui durent encore.Mais ils ont aussi enregistré, énormément même, grâce à leur petit huit pistes et un enregistreur numérique.Et ils sont revenus avec les valises débordant de nouvelles pièces.Les plus travaillées, 15 en fait, figurent sur Mi Volki.Le reste dort dans les coffres : on n'a donc pas fini d'entendre parler de Balthazar.Le nouveau disque a beau être encore tout chaud, on pense déjà aux deux lasers qui pourraient le talonner.« On aurait voulu en sortir un album tout juste après le premier, souligne le batteur Jean Gravel, mais, au lieu de se précipiter, on a choisi d'attendre.Et je crois que cette décision nous a vraiment rendu service.» En effet, l'attente en valait vraiment la peine.Mi Volki (qui signifie : nous sommes des loups) est sans contredit un disque d'abondance, touffu et complexe comme la personnalité du groupe qui compte maintenant un nouveau guitariste, François Laliberté.Pour l'enrobage final de la plaquette, un joli renfort a été obtenu de la part de JF Lemieux (ex- Basta) et Alexis Cochard qui a déjà oeuvré aux côtés de Jean Leloup.Le valeureux collaborateur de Rachid Taha, Hakim Hammadouche et son mando-luth, a aussi contribué à créer cet environnement sonore unique.Un album où Balthazar passe sans sourciller d'un dub bien gras à un blues-rock halluciné.En fait, l'opus du quatuor ne trace pas qu'une seule route pour se rendre jusqu'à nous.Ce sont des dizaines de petits sentiers qui s'entrecroisent à travers leur forêt de pop intelligente.Et chose certaine, les Balthazar ont choisi de bien brouiller les pistes.Par exemple, le rock plus roots, à saveur sudiste d'Amérique a été enregistré à Marseille, les reggae et dub sont originaires de Montréal.« On a eu beaucoup d'inspiration à notre retour à Montréal, insiste Balthazar Boudreau, chanteur et guitariste.Les voyages peuvent parfois être intérieurs.C'est pas juste un carnet de voyages, cet album- là, il y a aussi des textes fictifs, des patchworks d'idées.» Je suis le peuple Ça fait bien un an qu'on se doutait du retour de Balthazar.La preuve irréfutable, on l'a eue sur l'album Re-Dub Chroniques, paru en 2003, sur lequel le concepteur Borza Ghomeshi s'amusait à plonger des artistes pop québécois dans les eaux troubles du dub.La chanson qu'ils avaient proposée se retrouve d'ailleurs sur Mi Volki coréalisé par Ghomeshi.Le texte d'I Am The People a été pondu par un certain Farley Charles Matchett, un homme parmi tant d'autres qui croupit dans le couloir de la mort d'une prison texane après avoir subi un procès truffé d'anomalies.« Cet homme attend la mort en prison.Il aurait besoin de 100 000 $ pour avoir droit à un nouveau procès.La première fois, son avocat dormait dans la salle.» relate Balthazar.« Malgré tout, on sent qu'il garde l'espoir, c'est pas une lamentation cette chanson-là, quand tu lis le texte, c'est superbe, fait remarquer Jean Gravel.Si j'étais à sa place, je ne sais pas si je pourrais m'exprimer de la sorte, j'aurais peut-être pas mal de haine en moi.» Contrairement peut-être à leur ami Matchett, les trois gars du groupe (ne manquait que la bassiste Manon Chaput lors de l'entrevue) avouent tenir leur futur bien en main.Et ils ont de quoi jubiler.Avec la sortie de l'album, ils célèbrent leur passage dans le giron de l'étiquette de La Tribu.« On est vraiment fiers de cet album- là, admet Jean Gravel ; moi, je me suis mis à pleurer quand j'ai pris le disque pour la première fois dans mes mains, c'est très émouvant.» Cela étant dit, les gars remercient la providence qui a fait que tout arrive à point dans leur aventure musicale.« Tu sais, avec le peu d'aide financière qu'on avait, on a toujours réussi à faire avancer notre truc, souligne Jean Gravel.Bien sûr, on a bénéficié de l'aide de beaucoup de gens, on a vécu avec des pinottes, mais on s'est jamais découragé.» L'album lancé, Balthazar n'a pas l'intention de s'asseoir et attendre que les choses se brassent d'elles-mêmes.On met maintenant toute l'énergie à faire des concerts.De petites vacances après ça peut-être ?« Nous autres, les vacances, on ne connaît pas ça, avance Balthazar Boudreau en riant.Les gens pensent que parce qu'on fait de la musique, on est tout le temps en vacances.De toute façon, donnezmoi trois semaines à la plage, pis je me flingue.» « Les voyages peuvent parfois être intérieurs.C'est pas juste un carnet de voyages, cet album-là.» TOUT LE MONDE EN PARLE AVEC GUY A.LEPAGE ET DANY TURCOTTE VOUS ALLEZ VOIR.DIMANCHE 20H GUY A.REÇOIT NORMAND BRATHWAITE, CHANTAL PETITCLERC, LOUIS MORISSETTE, UNE ACTRICE DE PORN STAR ACADEMY, LE DERNIER CONDAMNÉ À MORT EN FRANCE.WWW.RADIO-CANADA.CA/TOUTLEMONDE 3253580A .COLONNE DE SONS ALEXANDRE VIGNEAULT Une rubrique sans doute lue par quelques universitaires.RUFUSÀ L'OPÉRA Un peu plus d'un an après le premier volet du diptyque Want, Rufus Wainwright présentera Want Two le 16 novembre.L'an dernier, il avait déjà précisé que ce nouveau disque serait moins optimiste que le précédent, qu'il peindrait davantage le monde dans lequel on vit que son monde intérieur.«Les sujets abordés sont plus épineux, a-t-il aussi précisé.Il y a des chansons de 10 minutes et l'esthétique est plus opératique.» Want Two sera accompagné de la version DVD d'un concert donné à San Francisco où le chanteur a intégralement présenté son diptyque.COSTELLO, LE PIRATAGE ET LES AUTRES Les artistes et les petits labels sont de plus en plus nombreux à composer des mises en garde personnalisées destinées à leurs fans.Sur La Cigale des grands jours de Thomas Fersen, Tôt ou Tard précise que le disque n'est muni d'aucun système anti-copie.«Le copier pour d'autres sera fatal à la création et au développement d'artistes », est-il précisé.Richard Desjardins se fait plus cinglant sur Kanasuta : «Vous pourrez copier ce disque quand je pourrai cloner ma bière.» Elvis Costello, a pris le contre-pied de tout ça sur The Delivery Man.L'avertissement habituel flanqué du logo du FBI est désamorcé: «Cet artiste n'appuie pas l'avertissement ci-dessous.Le FBI n'a pas son numéro de téléphone à la maison et il espère qu'il n'a pas le vôtre non plus.» Et si le respect du droit d'auteur passait par la responsabilisation du fan?JACKOÀ L'UNIVERSITÉ L'attrait exercé par Michael Jackson dépasse largement le domaine de la musique.Un colloque tenu à Yale, organisé par le département des études afro-américaines et un centre d'études sur les gais et les lesbiennes, a donné lieu a des conférences aux titres évocateurs: White Ambition, American Whacko, ou I Want to Be a Boy.Suggestion pour un colloque de droit: Cirque judiciaire, le cas du roi déchu de pop.LU «J'ai attendu dehors, j'étais le premier à arriver.J'étais un peu nerveux, mais pas trop.On s'était parlé au téléphone, bien sûr, alors je présume que c'est ce qui a brisé la glace.On s'est tous donné l'accolade et on s'est embrassés, on a jeté nos cafés, on a branché nos guitares et c'est tout.Ça n'avait rien d'un événement.» \u2014Frank Black, à propos de la première répétition des Pixies ressuscités.PHOTO AP PHOTO GETTY IMAGES Elvis Costello Rufus Wainwright ARTS ET SPECTACLES MA POCHETTE PRÉFÉRÉE C'est par centaines que vous avez répondu à notre invitation de samedi dernier en participant au concours La Presse-Musi- Max.Chaque participant devait nous soumettre ses cinq pochettes préférées parmi les 35 disques québécois proposés sur cyberpresse.ca.Le grand gagnant ?Ta-dam ! Pigeon d'argile de Kevin Parent (124 votes) qui a devancé de justesse Rêver mieux de Daniel Bélanger (122).Suivent dans l'ordre : le premier album de Beau Dommage (116), L'Amour est sans pitié de Jean Leloup (113) et, ex aequo, Break syndical des Cowboys fringants et le premier album du groupe Harmonium (108).Lorraine Bureau, dont le nom a été tiré au hasard parmi tous les participants, gagne un chèque-cadeau de 500 $ chez HMV.AU PROGRAMME: LES 3PLU SRÉCENTES OEUVRES DE PETRONIO, FIGURE MARQUANTE DE L'AVA NT-GARDENEW-YORKAISE, AU XQ UELLES ONTCOL LABORÉ LAURIE ANDERSON , LOUREED ET CINDYSHERMAN.20 04.2005 SAISON Stephen Petronio Company .Sinha Danse .Ultima Vez Cloud Gate Dance Theatre .Compagnie Marie Chouinard Sarah Chase Dance Stories .Emio Greco |PC www.dansedanse.net Abonnez-vous ! Jusqu'à de réduction 30 % 30 SEPT., 1&2OCT.-20h Théâtre Maisonneuve Stephen Pe tronio Company États-Unis (514) 842-2112 ADMISSION (514) 790-1245 Dernière ce soir 3248123A PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Luce Dufault a offert jeudi soir le meilleur spectacle qu'on pouvait espérer d'elle.LUCE DUFAULT Un plateau d'émotions vives CHRISTIAN CÔTÉ CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Belle idée que d'égrener les dernières heures de septembre en compagnie de Luce Dufault.Des heures qu'on espérait sublimes sachant que le vital Bleu, son meilleur album en carrière, serait mis à contribution.Disons-le d'emblée, Luce Dufault nous a offert jeudi soir le meilleur spectacle qu'on pouvait espérer obtenir d'elle.Bien franchement, on ne savait pas à quoi s'attendre de ce concert.On avait eu vent que Luce Dufault avait promené un spectacle en formule intime cet été avec Jean Garneau et Jean-Sébastien Fournier.Allait-on nous servir ce «trip à trois » comme plat de résistance automnal ?Dès les premières secondes du spectacle, nos doutes se sont dissipés pour ne plus jamais réapparaître.Afin de bien rendre la douce complexité de Bleu, il fallait mettre toute la gomme sur scène.Et c'est ce qui a été fait.Si bien qu'après ces deux heures de plaisirs sonores, on en voulait encore.Davantage que les 22 chansons offertes sur un plateau d'émotions vives par une femme de talent entourée de musiciens tout aussi doués.Les éclairages impressionnants, le son d'une chaleur et d'une vivacité irréprochables n'ont fait que magnifier une matière musicale bien arrangée.En ouvrant sur Je voudrais, tirée de Bleu comme sept autres morceaux, Luce Dufault s'est élancée sur le terrain des espoirs qu'on fonde en l'amour.Puis, Dan Bigras est venu faire son tour grâce à Quand on s'en va pour s'oublier.Ça annonçait déjà une soirée réussie.Belle Ancolie, tirée de l'album Luce Dufault paru en 1996, mais aussi l'émouvante Murmure et Serment, ainsi que l'essentielle La Merveille de vivre un peu plus tard, portaient toutes le sceau de Richard Séguin.De quoi vous amadouer le tympan enmoins de deux.Puis, il y a eu les covers de luxe.De Both Sides Now (Joni Mitchell), At Last (célébrée par Etta James, entre autres) et Sky Blue de Peter Gabriel, c'est sans contredit la dernière pièce qui est venue nous souffler.Luce Dufault y a fait montre de son art de l'interprétation en livrant une version presque jouissive.On restera aussi émus par le souvenir de Quelque chose de grand de Nelson Minville, rendue avec une profondeur émotive révélatrice de la finesse des musiciens présents (le duo Garneau- Fournier, le guitariste Jason Lang, le bassiste Al Baculis et le batteur Alain Bergé).Ce sont eux, ce soir-là, avec leur sensibilité à fleur de peau, qui ont donné à Luce Dufault les vaisseaux sonores des grandes occasions qui la porteraient aux nues.LUCE DUFAULT, en spectacle ce soir, 20 h, au Monument-National.3254695A 3259804A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES DANSE AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) La Pornographie des âmes, de Dave St-Pierre : 20h.TANGENTE (840, Cherrier) Un 2 sur le dos, de Marie-Pascale Bélanger, et Teardrop Terror, de Chris Yon : 20h30.THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS La Stephen Petronio Company : 20h.MUSIQUE FESTIVAL ORGUE ET COULEURS ÉGLISE SAINT-NOM-DE-JÉSUS Fanfare Pourpour et Duo Impromptu : 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Turandot (Puccini).Opéra de Montréal.Anna Shafajinskaia, soprano, Renzo Zulian, ténor, Marie-Josée Lord, soprano.Mise en scène : Renaud Doucet.Dir.musicale : Yannick Nézet-Séguin : 20h.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Orchestre symphonique et Choeur de l'Université Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Symphonie no 2 (Résurrection) (Mahler) : 21h30.REDPATH HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Musica Camerata Montréal.Quintette op.81 (Dvorak), Sextuor op.18 (Brahms) : 20h.VARIÉTÉS THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, Saint-Denis) Cabaret, comédie musicale.Livret de Joe Masteroff.Mise en scène de Denise Filiatrault : 16h et 20h30.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Le Dave Holland Quintet : 20h.THÉÂTRE DU GESÙ (1200, Bleury) Serge Lama : 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Don Juan, de Félix Gray.Mise en scène de Gilles Maheu : 20h.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Gilles Vigneault : 20h.MÉTROPOLIS (59, Sainte- Catherine E.) Franz Ferdinand, Delays et Evaporators : 19h30.SPECTRUM (318, Sainte-Catherine O.) Flogging Molly, Street Dogs et The Briggs : 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Claude Dubois : 20h.THÉÂTRE DU VIEUXTERREBONNE (866, Saint-Pierre, Terrebonne) Alain Caron : 20h.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, Saint-Charles-Borromée Sud, Joliette) Wilfred Le Bouthillier : 20h.SALLE GERMAINE-GUÈVREMONT (455, Fournier, Saint-Jérôme) Andrée Watters : 20h.METRO JEAN-DRAPEAU Horaire : Jusqu'au 11 octobre : tous les jours, de 10 h à 18 h Stationnement à rabais (P7) pour les visiteurs du Musée Renseignements: (514) 861-6701 \u2014 www.stewart-museum.org Prolongée jusqu'au 4 octobre 2004, visitez l'exposition La splendeur de la porcelaine importée de la Chine par La Compagnie des Indes aux 17e et 18e siècles 3248088A 3260221A TOUTE UNE VIE DE RÉALISATIONS EXCEPTIONNELLES DANS LE DOMAINE DES ARTS DE LA SCÈNE LES PRIXDUGOUVERNEURGÉNÉRALPOURLESARTSDELASCÈNE À travers l'oeuvre de toute une vie, ces artistes exceptionnels ont su exprimer l'âme collective du Canada.Le pays entier s'unit pour féliciter ces lauréats et lauréates qui seront honorés de la plus haute distinction artistique du pays.Son Excellence la très honorable Adrienne Clarkson, Gouverneure générale du Canada, remettra les prix lors d'une cérémonie qui se déroulera à Rideau Hall le vendredi 5 novembre.Le gala hommage, organisé en l'honneur des récipiendaires, aura lieu le samedi 6 novembre au Centre national des Arts à Ottawa.GALA ET SPECTACLE HOMMAGE AU CENTRE NATIONAL DES ARTS Le samedi 6 novembre 2004 Billets : 175 $, 98,50 $, 79,50 $ En vente à la Billetterie du CNA ou par l'entremise de Ticketmaster, 613.755.1111 ou www.ticketmaster.ca DATE D'ÉCHÉANCE POUR LES MISES EN CANDIDATURE POUR LES PRIX DE 2005 : 15 JANVIER 2005 Pour obtenir de plus amples renseignements ou des formulaires de mise en candidature, prière de communiquer avec la Fondation des Prix en composant le 613.241.5297 ou de visiter le site Internet des Prix au www.bell.ca/prixgg.ADRIENNE CLARKSON Gouverneure générale du Canada KATE&ANNAMcGARRIGLE Auteures/compositeures/interprètes GORDONPINSENT Comédien/auteur JOSEPH ROULEAU Chanteur d'opéra JEAN-LOUIS ROUX Comédien VERONICA TENNANT Danseuse/productrice, cinéma et télévision ERIC TILL Réalisateur, cinéma et télévision CONSTANCE PATHY Prix Ramon John Hnatyshyn pour le bénévolat dans les arts de la scène RICK MERCER Prix du Centre national des Arts PRÉSENTÉS PAR EN COLLABORATION AVEC AVEC LE SOUTIEN DE 3261015A . ARTS ET SPECTACLES DAVE HOLLAND À L'OUTREMONT De l'inédit ALAIN BRUNET Au cours de l'été de 1997, le contrebassiste anglais Dave Holland reformait son quintette américain.Il y avait lieu de se réjouir : au cours de la décennie précédente, cet ensemble aventureux nous avait fait notamment connaître le saxophoniste Steve Coleman et le batteur Marvin « Smitty » Smith.Cette nouvelle vie à cinq allait réunir le saxophoniste Steve Wilson, le tromboniste Robin Eubanks, le vibraphoniste Steve Nelson et le batteur Billy Kilson.Tous excellents et inspirés, prêts à construire un pont entre jazz contemporain et tradition.Un premier disque, Points of Views, fut lancé sur ECM en 1998.S'ensuivirent Prime Directive et Not for Nothin', des disques acclamés comme le premier.Dès le deuxième album de ce cycle, Steve Wilson fut remplacé par Chris Potter, LA sensation du saxophone au tournant de l'an 2000.Ce changement dans le personnel coïncidait avec la sélection de Dave Holland dans la prestigieuse série Invitation du Festival de jazz de Montréal, certes l'un des plus grands crus depuis la création de cette série en 1989.Nous avions d'ailleurs assisté à la naissance du big band, applaudi sur la planète jazz depuis lors.Ce soir au Théâtre Outremont, le plus célèbre contrebassiste que le Royaume-Uni ait engendré est de retour avec son excellent quintette, un des plus respectés sur cette terre.L'ensemble, cependant, ne compte plus sur Billy Kilson, certes un des batteurs les plus doués de la nouvelle génération de jazzmen internationaux.Lourde perte ?Au bout du fil, Dave Holland infirme, flegmatique.« Nous avons vécu une expérience merveilleuse pendant plus de sept années.Tout s'est très bien passé entre nous, mais puisque toute bonne chose a une fin.il était temps de changer.Nate Smith, un jeune musicien de 28 ans, a remplacé Billy au cours des trois dernières années, il est maintenant à temps plein au sein du quintette.Il est un batteur magnifique : énergie, créativité, talent.Nous sommes très heureux de l'avoir au sein de la formation.» Quelques centaines de festivaliers montréalais, soit dit en passant, ont pu voir Nate Smith dans le groupe de Chris Potter lors de son concert livré en juillet au Gesù.Ce soir, bonne nouvelle : le quintette de Dave Holland ne réchauffe pas la sauce, nous aurons surtout droit à de l'inédit, sauf peut être quelques rappels des sept dernières années.« Tous les disques que je fais sont préparés ainsi, explique Dave Holland.Nous explorons la musique sur scène avant de passer en studio, un disque en sortira dans un an environ.D'ailleurs, le prochain disque à être mis en vente sera celui du big band ; la sortie est prévue pour janvier.Le prochain disque du big band mettra en lumière la Monterey Suite commandée en 2001 par le festival de Monterey.Le reste de ce CD comprendra des pièces de Robin Eubanks et deux des miennes.Nous avons eu beaucoup de chance avec le grand orchestre, plusieurs excellents musiciens se sont montrés intéressés au projet.Nous avons travaillé cette année, et d'autres tournées sont prévues pour le printemps et l'été prochains.Le quintette n'en demeure pas moins le vaisseau amiral de la flotte.« Les deux ensembles sont très importants, mais tout part du quintette, corrobore Dave Holland.C'est le noyau du big band.Au sein du quintette, tout le monde compose, tout le monde contribue autant que possible.La personnalité de chacun y est pour beaucoup dans la facture d'ensemble, tant au plan de la composition que de l'improvisation.Je cherche à réunir de fortes personnalités qui peuvent travailler ensemble.Vous savez, il arrive que les personnalités soient singulières, mais ne travaillent pas très bien en équipe.\u2014 Vous n'êtes pas en train de parler du saxophoniste Steve Coleman \u2014 Non.Au sein de mon groupe, Steve fut un joueur très intéressant et plus souple que vous ne semblez le suggérer.En fait, je cherche toujours des joueurs qui travaillent bien en collectif, qui savent converser.Il leur faut aussi être enthousiastes à l'endroit de ce projet.Chris Potter, par exemple, mène une carrière solo importante, mais conserve un contact fort avec le quintette.Je suis heureux qu'il aime encore jouer dans ce groupe, mais viendra peut-être le temps de nouveaux changements.C'est la vie.Je préfère néanmoins maintenir une relation à long terme avec les musiciens parce que c'est la continuité dans le temps qui rend la musique plus personnelle.Personnellement, je m'estime choyé d'avoir pu conserver longtemps le même groupe.» Est-il besoin d'ajouter qu'un tel monument de la contrebasse peut compter sur un personnel stable, contrairement à la majorité absolue des leaders d'ensembles de jazz.Dave Holland en convient : « Au cours des dernières années, avec la reconnaissance et les Grammys, les choses sont devenues plus faciles.Il y a 10 ans, vous savez, ç'aurait été impossible pour moi de tourner avec le big band.Or, maintenant, ça l'est, et cela donne de l'espoir à mes collègues.Si tu persévères et tu t'impliques, les choses peuvent parfois changer et s'améliorer.Bien sûr, cela prend une force intérieure pour maintenir le cap dans les temps difficiles.Ce n'est d'ailleurs pas la bonne solution pour n'importe quel musicien.» Pour Dave Holland comme pour nous, en tout cas, cette solution est la bonne.DAVE HOLLAND QUINTET, en concert ce soir, 20 h, au Théâtre Outremont ; en première partie : le pianiste Steve Amirault en duo avec le bassiste André Lachance.COURRIEL Pour joindre Alain Brunet alain.brunet@lapresse.ca « Nous explorons la musique sur scène avant de passer en studio, un disque en sortira dans un an environ.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le contrebassiste le plus célèbre du Royaume-Uni, Dave Holland, est de retour avec son excellent quintette ce soir au Théâtre Outremont.3259171A ARTS ET SPECTACLES Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est 514 872 1400 Programmation complète : www.ville.montreal.qc.ca/jardin L'Automne au Jardin tous les jours de 9 h à 21 h La Femme céleste Animation théâtrale et musicale Jardin des Premières-Nations 7 au 31 octobre Le Grand Bal des citrouilles 7 au 31 octobre La Magie des lanternes 10 septembre au 31 octobre Partenaire officiel 3246297A LES DUPLICATAS Un duo d'imitateurs étonnant JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Il était temps de réunir sur scène un couple d'imitateurs.C'est la maison de production Octant qui a pensé à faire cela avec Michaël Rancourt et Claire Bienvenue dans Les Duplicatas.Et le résultat est étonnants.Un spectacle varié qui aborde tous les sujets et toutes les époques.De Cléopâtre à Garou en passant par Fernand Gignac, Tina Turner, Ginette Reno et une centaine d'autres voix.Rancourt, qui est dans ce métier depuis une quinzaine d'années, se retrouve avec une complice qui n'a que trois ans d'expérience de la scène, mais qui peut rivaliser avec lui dans tous les numéros.Claire Bienvenue a un baccalauréat en chant de l'Université de Montréal, mais elle est aussi une bête de scène, une comédienne et une excellente imitatrice.Le couple est également bien servi par la première mise en scène de la comédienne Édith Cochrane, des textes bien structurés et une ligne directrice forte.On a imaginé deux androïdes qui retournent sur leur planète après avoir visité la terre et qui racontent ce qu'ils ont vu en humour et en chansons.Un montage visuel illustre leur cheminement.Les avantages de présenter des numéros en couple sont évidents.Surtout lorsque le duo parodie la chanson Question de feeling interprétée par Fabienne Thibeault et Richard Cocciante.On les voit dans l'ascenseur atteindre un orgasme assez spécial en 10 secondes.Un orgasme musical, s'entend.Et puis, mon numéro préféré : la poupée Fanfreluche qui lit un conte, version érotique, de Pinocchio avec son long nez.Un deuxième conte suivra, racontant la vie amoureuse de Céline et René.Tordant.Les androïdes voyagent aussi dans le temps et racontent ce qu'était Jeunesse d'Aujourd'hui avec des imitations des Petula Clark, des Classels, de Jenny Rock, de Johnny Farago, de Ginette Reno et de Joël Denis.Celle de Petula Clark était presque parfaite.Celle de Farago, délirante.Un excellent numéro, également, sur le Far West, avec des imitations de Willie Lamothe, de Kenny Rodgers, de Dolly Parton et un duel de.yodle.En deuxième partie, un numéro plus faible qui nous plonge dans le faux décor d'un feu de camp.Mais, encore là, Claire Bienvenue nous sert une édifiante imitation de Janis Joplin en chantant Me and Bobby Mc Gee.On mélange ensuite l'Égypte et Star Académie et le druide qui tente de trouver la potion magique pour fabriquer des stars.Imitations de Lara Fabian, de Dan Bigras, de Mario Pelchat.Plus tard, le personnage de Michèle Richard, imitée par Claire Bienvenue, dira à un homme de la salle qu'il est bien timide, mais ce n'est pas grave, « parce que j'aime bien les hommes renfermés ».Une imitation de Whitney Houston en fin de spectacle et la chanson I Will Always Love You et Rancourt qui imite le son du saxophone pour l'accompagner.En somme, un spectacle divertissant, qui ne traîne jamais en longueur et qui devrait rouler longtemps partout dans la province.L'un des meilleurs que j'ai vus dans le genre.LES DUPLICATAS, avec Michaël Rancourt et Claire Bienvenue, ce soir au Théâtre Saint-Denis.Albert avant de devenir EINSTEIN 3257805A Pour participer, vous devez déposer votre coupon à l'une des rôtisseries St-Hubert participantes, réseau officiel de vote.Interprète FÉMININE Interprète MASCULIN Dimanche 31 octobre à la Télévision de Radio-Canada 19h30 Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce bulletin de participation à la salle àmanger d'une des rôtisseries St-Hubert participantes avant 22 heures le 13 octobre 2004.Les règlements du concours y sont aussi disponibles.La valeur totale des prix est de 5 875 $.Nom Adresse Ville Province Code postal Téléphone Âge Rôtisserie participante __ Interprète FÉMININE Interprète MASCULIN Céline Dion Luce Dufault Jorane Ariane Moffatt Marie Élaine Thibert Marie-Chantal Toupin Andrée Watters Daniel Boucher Nicola Ciccone Corneille Richard Desjardins Dumas Yann Perreau Stefie Shock DDaanniieell BBoouucchheerr CCéélliinnee Diioonn Nicola Ciccone RRiicchhaarrdd DDeessjjaarrddiinnss Dumass Yaann PPeerrrreeaau LLuccee Duffaaulltt JJorrane Arriiaannee Mooffffaatttt Marie Élaine Thibert Maarriiee-CChhaannttaallTToouuppiinn Annddrrééee Waatttteerrss Vivez une soirée inoubliable au Gala de l'ADISQ! Votez pour les interprètes de l'année et courez la chance de gagner un des 25 prix comprenant : .2 billets pour assister au Gala de l'ADISQ .1 souper pour 2 personnes dans une rôtisserie St-Hubert .1 nuit d'hébergement pour 2 personnes à l'Hôtel Gouverneur Place Dupuis Montréal L'ADISQ remercie ses partenaires pour leur participation à la promotion du vote populaire.Seuls les coupons originaux seront acceptés.CCoorrnneeiillllee Stteeffiiee SShocckk 3254402A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL ORGUE ET COULEURS Olivier Fortin, l'homme derrière Masques GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Volubile trentenaire au look juvénile, Olivier Fortin manie sa carrière comme le clavecin, avec beaucoup de doigté.On peut l'entendre deux fois en concert ce week-end.Le parcours d'Olivier Fortin peut ressembler à celui de plusieurs musiciens.Né à Québec, il étudie le clavecin dès l'âge tendre de 7 ans parce que son père a monté lui-même un clavecin commandé « en kit », et que le fragile instrument trône au salon.Mais voilà qu'à 12 ans, il entre au Conservatoire de musique de Québec, travaille avec Anatole Gagnon, où il passe 10 ans à se faire les doigts et l'oreille à la musique ancienne sur instruments d'époque, un goût déjà plus atypique pour cet âge.Musicien doué et perfectionniste, il étudie ensuite auprès de Dom Laberge \u2014 « une rencontre déterminante », précise-t-il \u2014puis il s'envole à Paris travailler le clavecin pendant deux ans en privé avec Pierre Hantaï, puis à Amsterdam avec Bob van Asperen.Disons qu'il y a pire.Olivier Fortin fait partie des quelques élus parmi les nombreux appelés.Il aime et veut jouer, et multiplie les occasions de le faire, ici et à l'étranger.Tellement qu'en 1998, Olivier fonde l'ensemble Masques, un ensemble à géométrie variable, avec le désir d'explorer le riche répertoire du XVIIe siècle anglais qu'il affectionne particulièrement, en se tenant loin des grands traités musicologiques « parce que la musique n'est pas une pièce de musée ».Outre Olivier, Masques est formé de Elin Söderström, et Mélisande Corriveau, gambistes, et Chloé Meyers, violoniste.Notez que le mot « masque » fait référence à ces divertissements dans les cours anglaises qui mêlent poésie, musique et décors sur des sujets souvent mythologiques, très en vogue en Angleterre à l'époque.Solo ou continuo ?Pourquoi choisir le continuo au sein d'un ensemble alors qu'on lui reconnaît l'étoffe du soliste ?« Il n'y a pas un claveciniste à Montréal qui réussit à ne vivre que de sa carrière en solo.Mais j'adore la musique de chambre et, en musique ancienne, il faut savoir que le clavecin, c'est l'âme de l'orchestre ; la responsabilité est grande.François Couperin disait qu'on ne reconnaît pas souvent le travail du continuiste, effacé derrière les solistes.Souvent, c'est le continuiste qui fait toute la différence.Et ça peut mener à la direction d'orchestre, ce qui m'intéresse aussi.» Olivier Fortin et ses collègues sont assez représentatifs de la génération montante de musiciens d'ici qui se taillent peu à peu une place au sein du paysage de la musique ancienne déjà riche chez nous, et qui pullule encore plus à l'étranger.Et si les succès de Masques commencent à se faire remarquer, Olivier Fortin, lui, cumule déjà à sa feuille de route de quoi pavoiser, ce qu'il ne fait pas.Il trime dur, travaille à l'excès, ne lâche pas la bride dans une attitude qui récolte, au bout du compte, plus de tapes dans le dos que d'argent sonnant.« On n'est pas les seuls, mais les subventions aux artistes ont tellement été coupées qu'on n'ose pas annoncer nos concerts à l'avance de peur qu'on ne puisse pas les présenter.Année faste Mais le vent tourne en leur faveur.Car l'année 2004 aura été faste pour Masques en général, et pour Olivier Fortin en particulier.Il multiplie les collaborations au Canada avec le Tafelmusik de Toronto et les Voix Humaines, parmi d'autres, et en Europe avec de grands musiciens, récoltant à juste titre des éloges d'un public qui n'a pas la réputation d'être facile.Il poursuit ses concerts en duo avec Skip Sempé au sein du Capriccio Stravagante, et les deux se produisent à trois clavecins avec Pierre Hantaï dans des prestations en Europe qui relèvent du feu d'artifice musical ! Depuis septembre dernier, Olivier a décroché un poste de professeur de clavecin au Conservatoire de musique de Québec, cette même institution qui l'a formé.Un juste retour d'ascenseur.Pour sa part, Masques a fait ses débuts à New York et fut récemment reçu à la prestigieuse Frick Collection, en plus d'avoir été choisi pour représenter le Québec à Dieppe en août dernier pour les célébrations marquant le 60e anniversaire du débarquement de Normandie.Fidèle à leur créneau, leur premier disque, Music on the Thames River avec la soprano Shannon Mercer, vient tout juste de paraître sur étiquette Analekta, bénéficiant d'un réseau de distribution fort étendu, aux États-Unis et en Europe, et qui arrive comme une manne pour le jeune ensemble.Pour l'heure, c'est évidemment à l'aune de la musique anglaise qu'ils présentent deux concerts, aujourd'hui et demain, dans le cadre du Festival Orgue et couleurs.À l'issue du concert de demain, on servira le thé à l'anglaise.L'ensemble Masques et la soprano Shannon Mercer sont en concert aujourd'hui, 20 h à la chapelle Notre-Damede- Bon-Secours.Pierre Hantaï se joindra à Skip Sempé et Olivier Fortin dans un concert à trois clavecins, demain à 15 h, au Château Dufresne.Notez que Pierre Hantaï donne une classe de maître à la maison des Jeunesses musicales du Canada aujourd'hui de 14 h à 17 h.L'entrée est libre.Infos : 514 872-7727.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © L'ensemble Masques lors du lancement de son premier disque chez Analekta (en haut, de gauche à droite) : Elin Söderström et Mélisande Corriveau, gambistes, et Cristina Zaccharias, violoniste (remplaçant Chloé Meyers pour l'occasion) ; (en bas) la soprano Shannon Mercer et le claveciniste Olivier Fortin.3249499A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES K-MARO Le meilleur des deux mondes PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Riez tant que vous voudrez, mais le p'tit gars de LMDS est en train de se vautrer dans le succès.Femme Like U, premier single du nouvel album de K-Maro intitulé La Good Life, s'est écoulé à 750 000 exemplaires en France depuis le début de l'été.Porté par une rythmique house molasse qui collait à la température estivale, le rappeur aux velléités de crooner urbain susurre une rengaine pop qui marche à fond et fait résonner le tiroir- caisse.K-Maro, le P.Diddy québécois ?Riez, messieurs dames, riez.Y'a rien de trop beau pour les pop stars.C'est au cinquième étage du Ritz que nous conviait Warner, la multinationale qui a mis la main sur la distribution de l'album de K-Maro (de son vrai nom Cyril Kamar), en France comme ici.Affalé sur le sofa de sa suite, K-Maro a reçu les journalistes avec sa dégaine cool et ses idées claires.Comme dans le cas de Céline Dion, on peut reprocher un tas de trucs à cet album de K-Maro (notamment : c'est une grosse soupe commerciale), mais personne ne pourra dire que ce n'est pas bien fait.Alors là, rien à dire.Impeccable.La grande classe.Il y a investi ses propres sous, en plus.« Ce disque, c'était du tout ou rien », dira-t-il.Il a investi dans la pochette \u2014« les meilleurs photographes de Toronto ! » insiste le rappeur- chanteur\u2014 comme dans le studio, le Cyberlogie de Montréal, embauchant des techniciens américains « pour être sûr que ma voix sorte comme il le faut, avec le bon compresseur », explique-t-il.Sonny Black, Louis Côté, Divin et lui-même sont aux commandes, et c'est loin d'être quétaine.Sa voix possède un grain irrésistible aux oreilles des jeunes Françaises, un suave râle dont on se demande encore si c'est du chant ou non.« Les gens des majors craignaient, dit KMaro.J'ai pris une base hip hop sur laquelle je chante \u2014ou je chantonne, plutôt\u2014mais avec un débit qui reste hip hop.Au début, on m'a dit : Faut pas que t'aies le cul entre deux chaises ! Même si j'ai le cul entre cinq chaises, qu'est-ce que ça change ?Y'a pas un journaliste qui a su qualifier ma musique.C'est de la pop.C'est tout simple, et bien fait dans le genre.« J'en avais marre du hip hop.J'avais envie de me lancer des défis musicaux différents.Là, je suis en plein délire et je m'amuse autant que lorsque je faisais du hip hop.Pour moi, c'est un peu le meilleur des deux mondes, cet album- là.Et je crois que c'est ce qui a fait son succès en Europe.» Mais on s'emballe un peu dans le cours de cette histoire dont voici l'autre versant.Les premières bandes ont été présentées aux majors françaises l'hiver dernier.C'est Warner qui a offert « le plus de liberté possible » au rappeur, qui s'était constitué sa propre structure, K-Pone Inc., pour offrir en licence l'album.Plusieurs vols en direction de Paris plus tard, le contrat est signé, le single est lancé.« Il s'est mis à tourner pas mal en région, ce qui nous a pressés à terminer au plus vite l'album», qui était déjà bien entamé, quand même.Seulement pas tout à fait fignolé.ce qui fut fait juste à temps, presque au moment où Femme Like U a finalement détrôné cette monstruosité sonore du groupe OZone du palmarès français des ventes de singles.Cette histoire met un détail en évidence: K-Maro est un homme d'affaires, au moins autant qu'un chanteur pop.D'ailleurs, produire un tel album à ses frais, embaucher les meilleurs photographes, se payer des voyages d'affaires pour négocier avec les majors, ça prend du fric, non ?Ce n'est sûrement pas en vendant des exemplaires d'I Am à l'ancienne, son album précédent paru ici sur Kilo Records, qu'il a pu te payer ça ! « Je suis quelqu'un qui, à 16 ans, a commencé à placer de l'argent, explique le musicien d'origine libanaise.Je possède un restaurant à Miami (le Panther, dont l'enseigne pend sur Ocean Drive, rien de moins !) qui roule très bien.Je lance aussi une ligne de vêtements ; on a des précommandes dans des boutiques de 14 pays différents.J'ai toujours eu le souci d'avoir un chiffre d'affaires indépendant de la musique.Ça m'a permis d'assurer le fonctionnement de mon label, sur lequel je travaillais déjà à l'époque de I Amà l'ancienne, et de faire en sorte qu'il ne vive pas des subventions comme celles de Musicaction, tu sais comment ça marche.Finalement, ce success story, c'est la victoire du musicien ou du businessman ?« Je crois que, pour une fois, ç'a été la victoire du businessman, répond K-Maro sans hésiter.Parce que je n'ai jamais douté que je pouvais faire de chansons qui pourraient plaire.Ça fait des années que je travaille ; du côté artistique, j'ai toujours été confiant.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © K-Maro : un businessman averti qui a maintenant son histoire à succès musicale.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21h 00 21h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Cultivé et Malcolm bien élevé Bande magnétique Les francs-tireurs La Loi et l'ordure Les artisans du rebut global Belle et Bum L'EMPLOI DU TEMPS (3) de Laurent Cantet 3252533A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 12H30 K LES BOLÉS Un nouveau quiz branché pour les ados animé par Carole Saint-Denis.12H30 RDI 30 MILLIONS D'AMIS Les histoires d'un âne miniature élevé comme un chien de maison, d'un chat siamois de 34 ans et d'un cheval sauvé des eaux.17H30 a JUSTICE Une femme a abattu son mari pendant qu'il dormait.Elle plaide la légitime défense et.est acquittée ! Exemple d'une défense rarement invoquée.19H30 a LES GRANDS FILMS : LES AUTRES Après avoir embauché de nouveaux domestiques, une femme qui vit seule dans un manoir avec ses deux enfants atteints de photosensibilisation est témoin de phénomènes étranges.Un excellent film, angoissant et tout en atmosphère.Avec Nicole Kidman.20H45 K CINÉMA : L'EMPREINTE DES CORBEAUX Un ex-avocat publie, sous son nom, un manuscrit qui lui a été remis par un vieil homme.Un détective découvre que les crimes évoqués dans le livre ont tous eu lieu.Avec Cuba Gooding Jr.et Tom Berenger.21H00 r CINÉMAX : LE VOL Des cambrioleurs mettent au point un vol audacieux de lingots d'or dans un aéroport.Un bon suspense avec Gene Hackman et Danny De Vito.23H30 g SATURDAY NIGHT LIVE Ben Affleck ouvre la saison de SNL.Le Téléjournal La Fureur / Dany Bédar, Annie Major-Matte LES AUTRES (3) avec Nicole Kidman, Fionnula Flanagan Le Téléjournal FESTIVAL BOND.JAMES BOND - OPÉRATION TONNERRE (4) avec Sean Connery Le TVA 18 heures RETOUR VERS LE FUTUR III (4) avec Michael J.Fox, Christopher Lloyd LE VOL (4) avec Gene Hackman, Danny De Vito LETTRES D'UN.(23:43) Cultivé et bien élevé Malcolm Les Francs-tireurs / Luck Mervil Libres courts Les Artisans du rebut global Belle et Bum/ Luc De Larochellière, Florent Vollant, Dumas, Yves Pelletier, Isabelle Blais, Carl Bastien L'EMPLOI DU TEMPS (3) avec Aurélien Recoing, Karin Viard Faut le voir pour le croire AUX AGUETS (6) avec Tom Berenger, Rachel Hayward L'EMPREINTE DES CORBEAUX (6) avec Cuba Gooding Jr.(20:45) LES YEUX DU DÉSIR 1 (7) avec Missy (23:15) News Travel, Travel Sue Thomas F.B.Eye Lost / Début Law& Order: SVU CTV News News Reg.Contact Sat.Report CFL Football / Alouettes - Roughriders CFL Football / Blue Bombers - Lions College Football (15:30) The Insider Ebert &.Lost / Début Wife Swap Raceline Pub SEC College Football (15:30) News King of.Survivor:Vanuatu CSI:Miami 48 Hours Mystery News Entertainment.News NBC News Stargate SG-1 Life's Funniest Moments The Apprentice Law& Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.The Piglet.Keeping up .Served?Ballykissangel Austin City Limits THE OX-BOW INCIDENT (3) BBC News Journal.Back.Floor Mc Laughlin Monarch of the Glen Executive.Yes, Minister Two Thousand Acres of Sky BBC News BEVERLY.American Justice City Confidential Cold Case Files City Confidential The First 48 Silence, on court! Moi & l'autre .country Viens voir les comédiens 1984 (3) avec John Hurt, Richard Burton Thema.(22:50) Arts&Minds StarTV Circus School Antonin.Opus d'amour Sammy Davis jr.Andrea Bocelli.Sex & the City / .(23:45) Samedi de rire encore plus Québec en humour La Cour à Jean-Marc Célèbres et.Coupables?Stars sur le vif Sexstar Physiologie et Vieillissement C'est mathématique Jeux de vie L'Émerveillement Galerie d'art Maternelle Contes.Initiation à l'astronomie Howit's Made The Ultimate Ten Monster Garage / Hot Dog Car Biker Build-off American Chopper / Firebike 1 American Hotrod Documentaires européens Maeva .à Québec Repères .Voyageur Itinéraires de rêve Pilot Guides Airport Gris Kim (17:39) Mentors (18:33) Radio Free.(19:25) Are you Afraid of the Dark (20:16) LEGENDS OF THE FALL (5) avec Brad Pitt, Aidan Quinn DROP DEAD FRED (5) (23:11) Time Life That '70s Friends Seinfeld Cops America's most Wanted The Ultimate Poker Challenge Mad TV Global.Inside Ent.Andromeda Survivor:Vanuatu The Apprentice Blue Murder JR Digs Sat.Night Tournants de l'Histoire Avions / Plus loin, plus vite.Focus / Jean-Paul II JAG BUGSY, LE GANGSTER SANS SCRUPULE (4) avec Warren Beatty Masterminds Disaster of.The Sea Hunters A Treasure Ship's Tragedy WHO'LL STOP THE RAIN?(4) avec Nick Nolte, Michael Moriarty Disaster of.Extra $100 Taxi.Wheels .Homes .Weddings Exchanging Vows Bruce and me Sexual Secrets Benezra d.La Vie rurale La Route.Musicographie / Sting FOOTLOOSE (4) avec Kevin Bacon, Lori Singer Musicographie Box Office Pimp mon char Exposé / Stefie Shock .Filles! Les Jeunes.Les pourris.Le Mike.Artiste du mois: Stefie Shock La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Indo.Parsvision Polonia Ya Sou! Russki Chas Mad TV BBC News Fashion File Life and Times Witness Sat.Report Mansbridge Rough Cuts /Wild Horses.Witness La Semaine verte Le Journal La Facture Enjeux / Un homme parmi.Téléjournal Zone libre Histoires.Le Journal .artistes .(16:00) Sports 30 Football / Alouettes - Roughriders Sports 30 Football universitaire / Bishop's - Montreal Coeurs rebelles Doc La Loi et l'Ordre Miss Match En quête de preuve Témoins silencieux Footballers Wives NEWBLOOD (5) avec Nick Moran, John Hurt Paradise Falls Rescue me (22:01) ROUNDERS (5) (23:01) Sea Quest DSV The Dead Zone Century City THE FIFTH ELEMENT (4) avec Bruce Willis / VIRUS (5) avec Jamie Lee Curtis (23:45) Sportsnetnews Soccer / Barclays Premiership WWE Afterburn Sportsnetnews WWE.Au bout.Presse.Panorama Les Gens.La Femme du président DILEMMA avec Eva Scheurer, Sarah Buhlmann 13 journées.Pablo Picasso While you were out What not to Wear Trading Spaces In a Fix Trading Spaces Baseball (16:00) Sportscentre .Boxing Boxing / Laila Ali - Gwendolyn O'Neil Sportscentre AMEX.SCOOBY DOO.(17:00) Zeroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Jeunes Reporters Journal FR2 Portrait Le Mayen 1903 Trafic.musique / Spécial Montreux 2004 Ombre.Le Journal Françoise Sagan .(23:45) Into the Wild Great Parks National Geographic 9/30/55 (4) avec Richard Thomas, Deborah Benson GIANT (3) avec Elizabeth Taylor, Rock Hudson (22:05) Diagnostic: inconnu Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Pour un flirt à Las Vegas! MEURTRES SUR RÉPONDEUR (5) avec Staci Keanan, Cheryl Ladd 100% écolo Ma première Musique urbaine.City Life Top plus Doc.Musique urbaine.Boxe Rock Le Temple de la renommée (17:00) Touche pas à mes filles! Degrassi.Spy.Timeblazers .Hunters Dark Oracle RUDY (5) avec Sean Astin, Ned Beatty YTV's Hit List Dark Oracle Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist Le TVA / Loteries (23:15) Le Grand Journal (22:45) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Télé-Québec ça change de la télé 19h Les francstireurs Luck Mervil discute d'Haïti et de la souveraineté.Les gangs de rue à Montréal.Cesoir 21h Belle et Bum Avec Luc De Larochellière, Florent Vollant, Yves P.Pelletier, Isabelle Blais.3252534A PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Le premier disque d'humour des Justiciers masqués comprend une trentaine de sketches.et six de leurs célèbres coups de téléphone.LES JUSTICIERS MASQUÉS ET LES GRANDES GUEULES L'appel du CD ISABELLE MASSÉ C'est devenu une habitude : chaque fois que les Justiciers masqués pincent au téléphone une personnalité du milieu de la chanson, du cinéma ou du sport, la nouvelle fait le tour de l'Amérique du Nord et la capsule est diffusée sur les ondes de centaines de stations de radio.Normal quand on se paie la tête de Britney Spears, de Janet Jackson, de Paul Mc Cartney ou de Steven Spielberg.Si bien qu'aux yeux de plusieurs personnes, Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel ne sont que des insolents du téléphone.Pourtant, pour chaque coup planifié pendant des semaines, le duo compose chaque jour plusieurs sketches pour la radio.Depuis un an, à CKOI-FM.« On veut d'abord être considérés comme des humoristes, explique Sébastien Trudel.Les coups de téléphone ne représentent qu'un mince pourcentage de notre travail.« On trouverait plate de ne faire que ça, poursuit Marc-Antoine Audette.On commencerait à chercher des numéros de téléphone à 8 h.On serait des secrétaires.De toute façon, on s'est fait démasquer par certains bureaux de relations publiques américains.On a dû arrêter d'en faire pendant un certain temps.» La preuve que le duo a beaucoup d'imagination ?Ce premier CD, baptisé simplement Les Justiciers masqués, qui regroupe parodies, sketches et autres farces et attrapes diffusés à la radio au cours des cinq dernières années.« On a écouté tout le matériel cet été, dit Marc- Antoine Audette.On a tout gardé depuis nos débuts à CISM (la radio de l'Université de Montréal).» Une trentaine de sketches ont fait leur chemin jusqu'à l'intérieur du CD.où l'on trouve néanmoins six coups de téléphone.« Les plus marquants, qui ont une histoire ou qui étaient collés sur l'actualité, comme celui de Janet Jackson (après qu'elle eut montré son sein au Super Bowl), explique Marc-Antoine Audette.Le coup avec Britney Spears est celui qui a été le plus diffusé : 243 stations dans le monde.» Le CD des Justiciers masqués compte également des chansons, dont une qui écorche les gens qui ont des rêves de vedette (Je veux être une star).« Des milliers de personnes se sont présentées aux auditions d'Occupation double et d'Aurore l'enfant martyre, dit Sébastien Trudel.Des gens comme des médecins, qui pratiquent un métier essentiel, veulent avoir leur minute de gloire.Et combien de parents souhaitent que leurs enfants soient connus ?» Les Grandes Gueules devant public Contrairement aux Justiciers masqués, les Grandes Gueules proposent, avec Live (troisième album en carrière lancé ce lundi), des sketches inédits enregistrés devant public.Un bel exercice pour le duo qui ne prévoit pas remonter sur scène avant l'automne 2006.«La scène nous manque, avoue José Gaudet.Nous n'avons pas donné de spectacles depuis deux ans.C'était donc une belle façon de renouer avec le public.Live comprend 14 sketches mettant en vedette les voix de René Angélil, d'Enrické, de Claire Voyante, de Théodore, de Nowhere Frosty et autres personnages qui font la joie des auditeurs d'Énergie 94,3 depuis 11 ans.« On voulait proposer un produit unique, dit José Gaudet.Les 14 sketches de l'album n'ont jamais été et ne seront jamais diffusés à la radio.» Neuf coups de téléphone de l'impertinent Ti-Rouge, déjà entendus en ondes, parsèment néanmoins l'album.« Parce que Ti- Rouge est extrêmement populaire depuis l'an dernier », explique Mario Tessier.Pour offrir un album de 75 minutes, les Grandes Gueules en ont proposé le double aux spectateurs.Ils ont présenté les sketches deux soirs, chaque fois devant une centaine de personnes.Il leur a fallu un mois pour les écrire.« Immortaliser des sketches déjà diffusés à la radio est apprécié des auditeurs et coûte moins cher en production, constate José Gaudet.Mais on voulait tripper.Et on a déjà un job qui nous permet de se payer une maison, une voiture et des couches ! » Deux duos radiophoniques qui sévissent l'un à CKOI, l'autre à Énergie 94,3 lancent des albums d'humour.L'ENVERS DU DÉCOR Une rubrique où on ne fera presque rien sur Michèle Richard ALEKSI K.LEPAGE, COLLABORATION SPÉCIALE Joaquin Phoenix PHOTO AP Michèle Richard PHOTO GETTY IMAGES Jessica Simpson PHOTO AP Ben Stiller PRESQUE RIEN Les grosses pointures, les Britney Spears, les soeurs Olsen, les Jennifer Lopez et autres Paris Hilton peuvent toutes aller se rhabiller (bien que ce serait dommage), car la reine du potin bien juteux vient de chez nous et s'appelle Michèle Richard.Cette femme, généreuse de sa personne et de son corps, n'hésite pas à aller jusqu'au bout pour attirer l'attention.Àtitre d'exemple de potin américain parfaitement fade et inintéressant en comparaison, voici cette nouvelle de dernière heure : lors de fêtes bien arrosées, votre Jennifer n'a pas hésité une seconde à se jeter toute habillée (oui, TOUTE habillée !) dans la piscine pour sauver de la noyade le petit chiot de ses hôtes.On ne parle même pas de Jennifer Lopez, mais de Jennifer Garner, vedette de l'émission Alias.Zut ! («J.Lo dans l'eau», ç'aurait fait un titre un peu plus rigolo.) Sachez cependant que la rumeur circule encore, un peu partout comme toujours, à propos d'une liaison entre Ben Affleck, l'ex de Lopez, et Jennifer Garner.Mais comme usine à potins fumants, personne ne vaut la Richard.CELUI QUI LE DIT.Ben Stiller peut parfois être un vrai trou de cul.Pardonnez cet écart de langage, mais c'est Stiller luimême qui l'affirme.Profitons-en !À38 ans, le Zoolander, rendu riche et célèbre, n'a plus crainte de faire ses aveux à propos du dur métier de superstar hollywoodienne: «Dans la vie de tous les jours, dit-il, la plupart des gens taisent leurs ambitions, laissent tomber la compétition.Mais dans le monde du show-business, il faut toujours se prouver.Alors, je peux parfois agir en vrai trou de cul sur les plateaux de tournage.» Celui qui le dit.LA CANTATRICE CHAUDE Ici, à L'Envers du décor, on ne connaît pas grand-chose à l'épilation.Pour tout dire, on se tient même généralement assez loin du Gillette.Et Mennen est un compositeur de musique contemporaine.Aussi, on ne saurait trop partager les épouvantables tortures que doit subir régulièrement la pulpeuse Jessica Simpson lors de ses séances d'épilation du «bikini».Il paraît que ça pince et que ça chauffe, le «bikini» étant cette région hypersensible si particulière aux femmes.Sensible, d'autant plus que la vedette de Newlyweds aime son «bikini » trimé «à la brésilienne » (c'est quoi ?Décidément, il faudra qu'on prenne des leçons).Jessica a trouvé un truc pour étouffer, ou plutôt camoufler, ses gémissements et ses cris sous la douleur : Elle chante ! Pas toujours juste, mais elle chante.On aurait immédiatement envie d'écrire ici : «Qui ne voudrait pas la faire chanter ?», mais on est tellement correct.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © UN PEU DE SÉRIEUX Terminons cette épluchette de commérages sur un ton triste et affligé, juste pour changer, comme l'a fait Yves Pelletier à Tout le monde en parle.Fondons en larmes, et soyons sincère, car l'affaire n'invite pas à la rigolade, honnêtement.Joaquin Phoenix aurait pété les plombs lors du tournage d'une scène difficile pour le prochain Walk the Line, une bio filmée de Johnny Cash, scène où il est question de la mort du jeune frère de la légende country.Or, on sait que le propre frère de Joaquin, River, est allé rejoindre le bon Dieu ou le diable, à 23 ans, après une surdose suicidaire.Joaquin n'aurait pas encore vécu son deuil : sur les plateaux de Walk the Line, se rappelant douloureusement le décès prématuré de son frère, il se serait jeté tête première sur les murs avant d'être traîné par les ambulanciers.On cherche une farce plate en épilogue, on ne trouve presque rien. ARTS ET SPECTACLES DUMAS ET CARL BASTIEN Bonnes vibrations ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE Qu'est-ce qu'une bonne musique de film ?Doit-elle être entièrement et exclusivement au service de l'image, c'est-à-dire en quelque sorte utilitaire ?Doit-elle pouvoir se suffire à elle-même, comme musique, même éloignée de son support visuel ?Dumas et son comparse Carl Bastien ont réussi, avec la bande originale des Aimants, à faire d'une pierre deux coups : leur musique va comme un gant (de soie) à la comédie romantique de Yves Pelletier, et, mise toute ensemble, fait un excellent disque, une expérience indépendante du long métrage auquel elle rend d'immenses services.Le chanteur Dumas (Steve pour les intimes), 25 ans, et Carl Bastien (leader des Stone County Players), 10 ans moins jeune, se sont rencontrés et mutuellement appréciés en 2001, au moment où Dumas lançait son premier CD.S'ils ont chacun leurs projets personnels, ils aiment bosser ensemble.Bastien s'est occupé de la réalisation du dernier album de son ami et collègue, Le Cours des jours.Mais cessons de les flatter dans le sens du poil et prêtons la parole aux jeunes créateurs de Les Aimants, la musique.La création et l'enregistrement de cette bande sonore ne se sont pas faites en un jour, mais en trois ou quatre mois, ce qui n'est vraiment pas si long quand on considère qu'un chanteur prend généralement deux ou trois ans avant de lancer un nouvel album: « La musique de film, explique Bastien, c'était nouveau pour nous deux.Au milieu du projet, ça devenait un peu plus toffe.Je me disais que j'aurais dû m'y prendre d'avance pour certaines choses.Je ne suis pas habitué à tout planifier.Quand je suis en studio, je n'aimerais pas ça dire au monde quoi faire.Je suis content de savoir que Yves (Pelletier) est comme ça aussi.Il laisse ses comédiens aller, mais il sait où il s'en va.» Au sein de ce duo de musiciens, Dumas serait l'inspirateur, celui à qui viennent les mélodies, et Bastien l'organisateur, le « gars de studio », enfin le maître d'oeuvre : « Au départ, dit Dumas, j'ai écrit des thèmes, Carl est parti avec ça, il a arrangé tout ça en fonction du film.Je faisais la toune chez nous, avec une guitare et un petit clavier.Quand j'ai entendu la première fois la version arrangée par Carl, avec les cordes, j'ai eu un buzz.Ç'a été un vrai beau moment.Comme la première fois où j'ai vu le film avec la musique sur grand écran.Quand on a commencé à faire la musique, on ne savait pas qu'il allait y avoir un disque, ce n'était pas prévu au départ.On a pris huit jours pour réenregistrer les trucs, faire des pièces pour que l'album se tienne, pour que ça fasse un tout.C'était important que le disque ait une unité.» Si Pelletier a eu recours aux services de ces deux-là plutôt qu'à ceux d'un compositeur professionnel et attitré, c'est qu'il aimait déjà ce qu'ils font : « C'est venu pas mal de lui, l'idée de faire un disque, fait savoir Dumas.Nous, on était fan de lui \u2014RBO a défini notre humour, en bonne partie \u2014 et lui était fan de nous.Yves accordait beaucoup d'importance à la musique de son film au départ.Ce n'était pas l'approche on va habiller le film, il fallait qu'on y apporte de nouvelles émotions.Yves est très franc.Son passé à RBO l'a sûrement habitué à travailler en équipe, à faire des brainstormings.Il savait assez bien ce qu'il voulait.Il était avec nous dans le studio, assis dans le divan.» « C'est un gars qui écoute beaucoup de musique, ajoute Bastien, il a beaucoup d'oreille et il chante très bien.Il nous amenait de la musique.Il nous lâchait lousse, mais il était là.Il ne se mettait pas au-dessus de nous, il passait nous voir une heure ou deux et on discutait.On n'est pas habitués à travailler sur commande, mais c'était une commande le fun.Notre musique n'appuyait pas nécessairement les images, mais les états d'âme, et je pense que c'est ce qu'il cherchait.» Les Aimants porte bien son titre, puisqu'il y est question d'amoureux qui communiquent l'essentiel par des messages laissés sur le frigo.Dumas et Bastien ont voulu souligner cet aspect magnétique par l'utilisation d'instruments électriques et électroniques : « C'est sûr, c'est des machines, observe Bastien.Mais on est là pour les travailler.Quand les machines prennent le dessus, tout devient pareil.On a utilisé des vieux claviers, rien n'est préprogrammé, c'est tout analogue.Tu fais tes sons toi-même.Et puis, on avait ce petit ensemble, genre baroque, trois violons, deux flûtes, un clavecin, etc., qui donne le ton romantique.» Une expérience enrichissante, donc, que cette première trame sonore, expérience qu'ils espèrent tous deux renouveler bientôt : « J'ai aimé ça, recevoir un scénario pour faire la musique, dit Dumas, ça t'oblige à aller dans l'univers de quelqu'un d'autre.Au niveau de la création, c'est vraiment intéressant ; en tout cas, moi, ça m'a fait tripper.Ça mène ta créativité ailleurs.La prochaine fois, si ça se présente, ça va être d'autre chose.Ce que voulait Yves, c'était très spécifique.» Bastien avoue qu'il serait comblé de bonheur si on lui proposait un film d'horreur : « Ce serait mon rêve.Ça m'allumerait vraiment.Un film d'horreur avec des vieux synthétiseurs ! » Pour finir, livrons au peuple ce petit secret : Pelletier, qui a écrit avec Dumas les paroles de la chanson d'ouverture Doux Désir, participe également à l'interprétation musicale.Sur une pièce, il tape des mains.Vous reconnaîtrez son style si vous être excessivement attentifs : c'est lui qui, à un moment, dérape légèrement du beat.Mais qu'il ne fonde pas en larmes pour si peu.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Dumas et Carl Bastien en étaient tous deux à leur première expérience de composition musicale pour un film.q u a nd a u c u ne pisten' e st tro uvée d a n s les p r emièr e s 48 heure s .L e s p r e uve s peuvent en dir elong q u a nd lesvi c t imesse s onttu e s .Photo : Photonica ©2004 AETN.aetv.com Cold Case Files, jeudi 20 h The First 48, jeudi 22 h Grand débrouillage Regardez A&E Network Du 1er au 31 octobre à la position 66 de la grille numérique 3253010A À l'occasion de la parution de la biographie de Claude Léveillée ART GLOBAL et vous offrent la chance de gagner Les Inséparables, une reproduction d'art en couleurs, publiée en 1982 à 220 exemplaires et signée Félix Leclerc, Claude Léveillée, Gilles Vigneault et le peintre Claude Le Sauteur, ainsi que 25 exemplaires de l'ouvrage accompagné de l'album double Mes Immortelles de Claude Léveillée.Pour participer, veuillez remplir le coupon ci-contre et le faire parvenir à : Concours Claude Léveillée Art Global, 384, avenue Laurier Ouest, Montréal (Québec), H2V 2K7.Seuls les coupons reçus par la poste sont acceptés.Les fac-similés sont refusés.Valeur totale des prix : 1850 $.Les règlements du concours sont disponibles chez Art Global.Le tirage aura lieu le mercredi 27octobre 2004 à midi dans les locaux d'Art Global.Prévoir un délai de deux semaines pour la réception des prix.Écrirelis ib lement en lettre s mou lées N om : Pr énom : Adr esse : V ille : C ode postal : Téléphone : C ourriel : 3254510A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.