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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-10-17, Collections de BAnQ.

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[" LE BLUES ACOUSTIQUE À SON MEILLEUR Kelly Joe Phelps première partie : Ray Bonneville DIMANCHE 17 OCTOBRE, 20h - SPECTRUM DE MONTRÉAL - 22,50 $ présente le en collaboration avec Renseignements : (514) 871-1881 ou 1 888 515-0515 www.montrealjazzfest.com Billets en vente sur www.ticketpro.ca ou au (514) 908-9090 solo MICHELINE LANCTÔT UNE VIE FAÇONNÉE PAR LES LIVRES PAGE 7 any Turcotte ne fait rien à la légère.Pour cette rencontre, il avait tout prévu.D'abord le lieu : un salon de thé zen, silencieux et allergique aux cellulaires qui aurait fait le bonheur de Dany Verveine, le personnage fétiche qu'il traîne dans ses valises depuis ses débuts sur scène avec le Groupe Sanguin.Puis pour éviter d'être pris de court par le petit questionnaire culturel qui conclut chaque rencontre, il avait préparé ses réponses à l'avance.On est à son affaire ou on ne l'est pas.Dany Turcotte, lui, l'est toujours.À un point tel qu'il y a deux semaines, un imprévu a failli lui faire faire une crise cardiaque.Turcotte prenait un verre davec des amis lorsque son cellulaire a sonné.Dominique Lévesque, son compagnon de scène, voulait savoir pourquoi Dany n'était pas en route pour Gatineau où leur spectacle (Sous observation) débutait dans moins de trois heures.Son coeur n'a fait qu'un bond tandis qu'une chape de culpabilité aussi pesante que du plomb s'abattait sur lui.Oublier un spectacle n'est pas inscrit dans l'ADN de Dany Turcotte.Comment pouvaitil avoir commis une telle étourderie?Par mesure de prudence, Turcotte a quand même appelé le bureau de production à Montréal.Verdict?Dominique Lévesque était dans les patates et en route pour un show qui aurait lieu seulement le lendemain.Turcotte a immédiatement essayé de prévenir son partenaire.Manque de chance, ce dernier n'avait pas de cellulaire et s'est donc tapé deux allers-retours Montréal-Gatineau en deux jours.Dany Turcotte raconte l'incident en riant affectueusement de ce grand ami qui vit en haut de chez lui avec sa petite famille et à qui il parle tous les jours que le bon Dieu amène, depuis plus de 20 ans.L'émission Tout le monde en parle n'y a rien changé.Au lendemain de chaque diffusion, Lévesque appelle Turcotte pour lui faire ses commentaires.Pourtant, cette émission marque un tournant dans leur collaboration.D'abord il s'agit pour Turcotte du premier contrat télévisuel de toute sa carrière, exception faite de ses participations ponctuelles à Piment fort.Il s'agit aussi de la première fois qu'il se retrouve sous les projecteurs sans son grand ami, qui fut aussi son prof de théâtre à Jonquière.«Mais il ny'a rien là, soutient Turcotte.Avec Dominique, on a voulu se séparer autant de fois que le Québec du Canada.Sauf que dans notre cas, le référendum est moins long.Même si, en 20 ans de carrière, Dany Turcotte a donné 2000 spectacles devant un total de plus d'un million de spectateurs, on a l'impression qu'on vient tout juste de découvrir cet humoriste singulier, géniteur du célèbre Dany Verveine.La raison ?Tout le monde en parle, une émission qui rejoint près de deux millions de Québécois le dimanche soir à Radio-Canada et qui est train de bouleverser la vie de ce fou du roi plutôt discret.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © DANY LAFERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE est presque impossible de faire entrer Paris dans un livre.Il fut une époque où les peintres faisaient leur pèlerinage en Italie, tandis que les jeunes écrivains venaient s'installer, un moment, à Paris, pensant naïvement que de respirer le même air que Sartre ou Camus (à chaque génération ses monstres sacrés) leur donnerait du talent.Certains poussèrent le fétichisme jusqu'à aller traîner leurs guêtres dans les cafés que ces derniers fréquentèrent.Et de jeunes femmes voulurent essayer la banquette où se tenait Simone de Beauvoir, durant la guerre, pour écrire sa volumineuse correspondance (soit dit en passant : ses romans me laissent froid, alors que son Journal m'enthousiasme).Dernièrementà Trinidad, j'ai entendu Derek Walcott railler ces écrivains caribéens installés là-bas depuis des décennies et qui finissaient toujours par commettre un bouquin qui débutait ainsi : «C'était dans la chaleur du mois d'août, à Paris.» Dans son amusant Journal Paris- Berlin (éditions Christian Bourgois, 1968 ; je préfère de loin la partie sur Berlin), Gombrowicz raconte son étrange face-à-face avec la ville mythique.Sa stratégie était de faire semblant de n'être pas impressionné par Paris.On le voit se promener dans les rues en tirant sur tout ce qui bouge : Sartre, la foule, les cafés, les intellectuels, les monuments historiques (sa visite au Louvre est un classique).En définitive, l'irascible Gombrowicz ne cherchait qu'à impressionner Paris.Le seul qui ait écrit sur Paris avec un certain succès, c'est Hemingway, avec cette magnifique lamentation qu'est Paris est une fête.Ce petit bouquin qui chante Paris pleure en fait un amour perdu (une énorme bêtise de la part d'un Hemingway étourdi), celui de sa première femme.Au fond, ce livre est une tricherie car il s'agit plutôt d'une fêlure que d'une fête (un thème fitzgéraldien traité par Hemingway).C'est qu'Hemingway pleure non seulement cette femme qu'il a aimée, mais aussi l'époque exaltante de ses débuts, quand il n'était qu'un jeune tigre affamé flânant dans le Paris nocturne de l'après-guerre, et non cevieuxmatou dégriffé qu'il est devenu plus tard à Key West.Walcott à Paris Derek Walcott (né à Sainte-Lucie en 1930) ne cache pas sa colère ces jours-cià Paris.Paris le boudemalgré son prix Nobel.C'est qu'il reste très peu traduit en français alors qued'autres, quiontbeaucoupmoins de talent, le sont abondamment.Ce qu'il n'a pas compris, c'est que le talent seul ne suffit pas pour conquérir Paris.Il est à Paris en ce moment, et tout le monde se plaint de son humeur fâcheuse.Il a, paraîtil, regardé de haut les plus importants éditeurs de la ville.Pourtant, Paris n'a plus les moyens de refuser un Nobel.C'était qui, le dernier prix Nobel français?Un Chinois vivant à Paris.Des instantanés de Paris > Voir TURCOTTE en 2 > Voir LAFERRIÈRE en 2 NATHALIE PETROWSKI C' RENCONTRE CHRONIQUE DANY LAFERRIÈRE ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Aux côtés de l'animateur Guy A.Lepage, dans Tout le monde en parle, Dany Turcotte joue le fou du roi.Dans ses interventions, l'humoriste cherche à se montrer juste assez mordant mais pas trop.L'observateur inoffensif TURCOTTE suite de la page 1 « Avant même qu'il soit question de Tout le monde en parle, on avait décidé de prendre un break d'un an vu qu'on commençait tous les deux à être atteints du cancer de la valise.Il nous reste encore une quinzaine de shows à faire jusqu'au 1er novembre et après ça, on va laisser les choses aller pour un temps.» Pour la petite histoire, c'est Dany Turcotte lui-même qui a pris l'initiative d'appeler les producteurs de Tout le monde en parle et leur a proposé d'être le Laurent Baffie québécois.« Ça tombait bien, ajoute-t-il, j'étais déjà sur leur liste.J'aimais bien l'émission française (de Thierry Ardisson) même si je ne l'avais jamais regardée au complet et je me disais que je ferais un bon complément à Guy A.Lepage en étant juste assez mordant mais pas trop.Je savais aussi que la télé pour un humoriste, c'est une lame à deux tranchants.Ça peut propulser ta carrière comme la ruiner, mais comme j'avais confiance en Guy.» Trop de cotes d'écoute Ce que Turcotte aimait surtout du rôle de fou du roi, qu'il qualifie d'observateur inoffensif, c'est qu'il lui permettait d'être à la télé sans porter tout le poids d'une émission sur ses épaules.C'est précisément pour ces mêmes raisons qu'il a refusé d'animer le gala des Gémeaux cette année.« Moi, je suis plutôt du genre low profile.Je n'ai pas de grande ambition.Je n'ai pas besoin d'être au centre à tout prix ni d'avoir mon nom en lettres dorées sur la marquise.Être le second violon de Guy me convient parfaitement.Et contrairement à d'autres, je ne veux pas sa job.» Celui qui prévoit tout, tout le temps n'avait pourtant pas prévu une chose: le succès retentissant d'une émission qui, dès son décollage, rejoindrait autant de Québécois, ferait couler autant d'encre et soulèverait autant la polémique.« Des fois, je trouve qu'on fait trop de cotes d'écoute.En ratissant aussi large, c'est impossible de faire l'unanimité et de plaire à tout le monde.Fatalement, il y a du monde qui ne nous aime pas et ça me dérange.Moi, la controverse, j'ai jamais connu ça.Pendant l'affaire Raël, j'avais l'impression d'être dans une guerre Canadien-Nordiques.Les lignes ouvertes à la radio, les titres dans les journaux.c'est pas reposant.» Curieux aveu de la part d'un type qui monte pourtant sur scène une centaine de fois par année et qui doit affronter un public différent chaque soir.« Monter sur scène, pour moi, c'est comme rentrer dans mes pantoufles.Je connais le show par coeur.Tout est prévu et planifié.Bonjour, bonsoir et c'est fini.Là, c'est une tout autre façon de travailler.Avant l'enregistrement de Tout le monde en parle, qui dure en général cinq heures, Turcotte prépare seul dans son coin trois gags par invité.Des fois, il arrive à les placer à point nommé, comme lorsqu'il a lancé à Normand Brathwaite : « Avec ce que Réno te paie, tu fais monter le coût de la rénovation au Québec.» Dans le cas de Michèle Richard, il devait l'accueillir en lui lançant : « Je vous serrerais bien la main mais je peux pas, j'ai une gastro.» Michèle Richard ne lui a pas laissé le temps de prendre les devants.Voyant que, d'entrée de jeu, elle se lançait elle-même dans le vif du sujet, il a laissé tomber.Contrairement à Guy.A.Lepage, aucune recherchiste ne travaille pour Turcotte.Il ne peut compter que sur ses propres réflexes.Pendant l'enregistrement, une caméra est braquée en permanence sur lui comme sur l'animateur et sur chacun des invités.Cette abondance de caméras, conçue d'abord pour le montage, permet de saisir les meilleures réactions des invités et les meilleures répliques du fou du roi.« Mais ça ne me rend pas la tâche plus facile, admet-il.Le plus dur, c'est d'intervenir au bon moment et de placer le bon gag au bon endroit.C'est une des raisons pour lesquelles je sors du studio complètement vidé.Trop d'écoute attentive, de tension, de stress, à deviner le moment exact où tu dois y aller.C'est très fatigant.» Marginal du showbiz montréalais Turcotte ne parle pas à Guy A.Lepage avant l'enregistrement, ne participe pas au montage et va rarement prendre un verre avec l'équipe et les invités après.« Je suis un couche-tôt, plaide celui qui aura 40 ans en mars.J'ai besoin de mes huit heures de sommeil et puis, je suis un peu un marginal du showbiz montréalais.Je vis à Montréal, mais Montréal ne me fait pas vivre.Lévesque et Turcotte est d'abord un phénomène de région.Dans certains coins, notre public en est à la troisième génération.On a fait le tour de la terre en kilométrage.On a même vu pousser les arbres.Mais on n'a jamais été hot à Montréal.On n'a jamais été la saveur du mois.Et pour être franc, j'aime mieux ça de même.» Turcotte concède toutefois que depuis le début de Tout le monde en parle, il a la nette impression que les gens qui viennent le voir en spectacle rient plus fort.Comme si cette notoriété soudaine le rendait plus drôle.Il ne s'en plaint pas.Il constate.Certains soirs, lorsqu'il revient d'un spectacle à Sherbrooke ou à Trois-Rivières, il se souvient de la vieille Duster dorée 1972 qui prenait l'eau et dans laquelle il s'entassait avec ses camarades du Groupe Sanguin.Il se souvient aussi de l'été 1985, quand la troupe est descendue expressément de la Côte- Nord avec l'espoir fou de réussir son audition à Juste pour rire.Et de leur déception lorsque Gilbert Rozon a refusé leur numéro et les a renvoyés faire leurs classes chez eux au Lac-Saint-Jean.La Duster a rendu l'âme cet été-là, emportant avec elle les illusions de Dany Turcotte et de ses amis.Pendant longtemps, Turcotte en a voulu amèrement à Gilbert Rozon.Il lui a finalement pardonné cette année.Dans son esprit, il s'agissait de tourner la page et de fermer le dossier de son ressentiment.Mais en fin de compte, ce pardon était peut-être le prélude à la meilleure revanche de toutes : celle du fou du roi.COURRIEL Pour joindre Nathalie Petrowski: nathalie.petrowski@lapresse.ca « Moi, la controverse, j'ai jamais connu ça.Pendant l'affaire Raël, j'avais l'impression d'être dans une guerre Canadien-Nordiques.» LAFERRIÈRE suite de la page 1 Walcott vient de publier d'un coup deux livres aux éditions Du Rocher, dans la collection Anatolia: Café Martinique, un recueil de chroniques sur la question identitaire, et Le Chien de Tiepolo, un long poème en forme d'hommage à la fabuleuse trajectoire et aux angoisses sans fin du peintre Camille Pissarro, né en 1830 à Saint-Thomas, justement un siècle avant la naissance de Walcott.« Son nom de Pissarro se cache dans celui de Paris Et, brindilles sur la Seine frissonnante, ce son : Camille.» La figure du poète hante aussi le poème.Et c'est bien sûr Walcott.Ces deux Antillais ont pris des chemins différents pour partir à la conquête du monde.Pissarro est allé à Paris, et Walcott, à New York.Et les deux hommes semblent obsédés par l'enfance et les ravages du colonialisme.Mais Walcott est à Paris en ce moment, et il refuse de comprendre qu'il lui faut tout recommencer : faire la cour à ces roitelets arrogants (éditeurs importants, critiques puissants et libraires incontournables) qui peuplent le milieu du livre de n'importe quelle grande ville occidentale.Il n'a plus l'âge, ni le goût pour ces jeux.Alors la rumeur joue en sa défaveur.La mort de Derrida Je suis assis à la terrasse du Café de la Paix, près de la place Saint- Sulpice.Un joli soleil perce sous les nuages.Après avoir commandé mon thé, je suis allé acheter des journaux dans ce petit kiosque installé sur le trottoir, à une dizaine de mètres de là.Le Monde annonce la mort de Derrida.Dix pages sur lui.C'est le philosophe français le plus lu et le plus traduit (plus d'une quarantaine de pays) dans le monde.On en parle à côté de moi.Je ne vois pas dans quel autre pays la mort d'un philosophe aurait pu provoquer un tel émoi et de pareils débats.Le Figaro en profite pour lancer un dernier cocorico en titrant : « Jacques Derrida, l'homme qui a fait aimer la philosophie aux Américains ».Si le New York Times avait osé écrire quelque chose d'équivalent, l'arrogance des Américains aurait fait dès le lendemain la une de tous les journaux français, comme le moindre commentaire d'un quelconque homme public français sur le Québec est toujours analysé abondamment dans la presse montréalaise.New York est à Paris ce que Paris est à Montréal.C'est nous en définitive qui donnons à l'autre ce pouvoir qu'il exerce sur nous.Derrida a l'air renfrogné sur les photos.Distant et sérieux (le tragique de l'existence, je suppose).On rappelle çà et là un Derrida séducteur.Une photo le montre en pantalon serré, chemise de soie aux manches bouffantes, et regard d'aigle prêt à fondre sur sa proie.Le Figaro, goguenard, en profite pour rigoler : « Le beau ténébreux était devenu un séducteur aux cheveux blancs qui ne refusait pas d'exercer son charme dans la relation pédagogique ».En termes clairs, Derrida profitait de son prestige pour se faire de jeunes étudiantes.En quoi cela me concerne-t-il?J'aime les chroniques juteuses à propos des gens sérieux.Elisabeth Roudinesco (historienne, psychanaliste et historienne de Freud et de Lacan) rappelle son côté iconoclaste, cette manière qu'il avait de vouloir « déconstruire » constamment les systèmes, en citant l'un de ses mantras personnels: « Le meilleur moyen d'être fidèle c'est d'être infidèle ».Cela ne s'appliquait pas, pour lui, uniquement en philosophie.Une volée de jeunes filles Dans le métro, le matin.Une affiche amusante sur les murs : « Que feriez-vous à la place de Dieu ?» Dernièrement, Josée Blanchette me propose au téléphone 25 millions de dollars.Elle voulait que je le dépense là tout de suite.Qu'est-ce que tu comptes faire avec cet argent ?insistait-elle.Ce qu'elle me proposait, en fait, ce n'était pas de l'argent, mais plutôt un problème moral.Je suppose qu'il faudra en distribuer une grande partie aux oeuvres de charité si on ne désire pas être mal vu.Alors si j'étais à la place de Dieu ?Je ferais une sieste éternelle.Et qu'on ne me réveille sous aucun prétexte.C'est peut-être cela qu'il est en train de faire.Sourd même aux bruits des canons (de nos jours on peut tuer sans faire de bruit).Et à la douleur des enfants.Je ne vais pas renouveler l'imprécation de Dostoïevski, mais j'y pense.Debout à côté de moi (à 16 ans, on ne s'assoit pas), deux adolescentes parisiennes.Quelle vivacité ! Quelle chaleur dans l'expression ! Elles causent de mathématiques, de philosophie et de garçons.Me voilà fasciné, ému, ébloui.Dans cette tranche d'âge-là, la France n'a peur de personne.Dans une joute intellectuelle internationale, les adolescents français l'emportent haut la main.C'est après que cela se gâte, à cause du fossé qui existe entre l'esprit et la matière, entre la philosophie et la vie.Duhamel traduit cela mieux que moi : « En France, dit-il, on mûrit très vite de l'intellect, mais très tard du caractère ».Mais pourquoi?À cause de l'extrême prédominance de l'esprit dans ce pays.L'étude des formes et des idées peut facilement occuper, ici, toute une vie.Il y a aussi ce cloisonnement étanche entre les classes sociales.Les ouvriers restent entre eux.Les intellectuels font de même, et cela même si, à chaque génération, un certain groupe d'intellectuels organisent des excursions dans les usines avant de publier de solides études sur la question.La classe politique s'émeut, mais les choses restent telles quelles.En ce moment, ces deux jeunes filles semblent heureuses, et elles me paraissent aussi très équilibrées.La philosophie, les maths, mais aussi les garçons.Artaud, vite Je suis en retard.Comme tout le monde est toujours en retard, cela donne un certain rythme à cette ville.Les parisiens ne sont pas impolis, ils sont pressés.Ils s'excusent rapidement.J'aime ça.Je vois la tête d'Artaud en couverture du dernier Magazine Littéraire.Une tête qu'on n'oublie pas une fois vue.Je ne savais pas qu'il était mort si jeune, le 4 mars 1948, à 52 ans.Après avoir brûlé complètement la machine.Dans son cas, il faudrait multiplier au moins par trois.Le voilà mort à 156 ans.Cela me semble plus proche de la réalité.Je fais remarquer au marchand de journaux qu'Artaud a un regard de « sonnette bloquée ».Il rit à s'en tenir les côtes.Il y a, dans ce numéro, une interview de Derrida sur Artaud.L'opinion d'un mort encore chaud sur un vieux mort.Il parle d'Artaud, de lui-même, et de leur commune incapacité de se frayer un chemin dans l'écriture (le mot « chemin » ne peut être synonyme d'ambition dans le cas d'Artaud, je ne sais pas pour Derrida).Derrida : « Pourquoi cette identification de jeunesse à Artaud ?J'ai commencé dans mon adolescence (elle a duré longtemps, jusqu'à 32 ans.), à vouloir passionnément écrire, sans écrire, avec ce sentiment de vide : je sais qu'il faut que j'écrive, que je veux écrire, que j'ai à écrire, mais au fond je n'ai rien à dire qui ne commence à ressembler à quelque chose qui a déjà été dit.» Cela fait toujours du bien de savoir qu'un autre a ressenti la même chose que nous.RECTIFICATIF La semaine dernière, j'ai confondu les Dumas (grand-père, père et fils).Des lecteurs me l'ont rappelé avec tact.Comment se retrouver avec trois Alexandre Dumas (Alexandre de la Pailleterie, dit Alexandre Dumas ; Alexandre Dumas père (1802-1870) ; A l e x a n d re D umas f i l s (1824-1895) \u2014un général et deux écrivains).L'auteur des Trois Mousquetaires est bien le fils de la Négresse et du général.COURRIEL Pour joindre Dany Laferrière: dany.laferriere@lapresse.ca Des instantanés de Paris New York est à Paris ce que Paris est à Montréal.C'est nous en définitive qui donnons à l'autre ce pouvoir qu'il exerce sur nous.DERNIER FILM Elles étaient cinq, film québécois de Ghyslaine Côté.DERNIER DISQUE Le CD éponyme de Pierre Lapointe et Rendez-vous, de Jane Birkin.DERNIER LIVRE Les Piliers de la terre, un roman historique de Ken Follett.Éditions Stock.DERNIER SPECTACLE Ariane Moffatt il y a six mois.OEUVRE CHOC Nous étions guerriers, film néozélandais de 1994 sur la survie des aborigènes.ARTISTE INSPIRANT Serge Gainsbourg.Pour sa rébellion, son irrévérence arrangée et parce qu'il passe l'épreuve du temps.S'IL ÉTAIT UNE VILLE Je serais un village.Sainte-Moniquede- Honfleur au Lac-Saint-Jean.S'IL ÉTAIT UN PERSONNAGE DE FICTION Rantanplan, le chien de Lucky Luke, parce qu'il est épicurien, paresseux, souvent couché, observateur et inoffensif. ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA Regards d'enfants JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Il y a des ados qui jouent du Marivaux et des fillettes qui vivent entre la balançoire et la corde à danser.Il y en a d'autres qui passent leur temps à déminer leur village.La jeunesse n'est pas la même pour tous.Plusieurs productions du Festival du nouveau cinéma se rejoignent sur un point, celui de l'enfance qui, dans son innocence et à la découverte du monde, rend la réalité moins cruelle.Innocence de Lucile Hadzihalilovic, Demi-Tarif d'Isild Le Besco, L'Esquive d'Abdellatif Kechiche et Les Tortues volent aussi de Bahman Ghobadi (répertorié dans la programmation du festival sous Turtles Can Fly) ont cette particularité de reposer exclusivement sur un groupe d'enfants.Acteurs à leurs premières apparitions à l'écran, ils ont 15, 12, 10, 7 ans et même moins si on inclut le petit aveugle des Tortues.Dans Demi-Tarif, la jeune réalisatrice de 21 ans, connue davantage pour ses propres rôles (Sade, Roberto Succo) réussit même un tour de force en excluant presque totalement les acteurs adultes.À peine une ou deux scènes, où un prof, un vendeur apparaissent.Abandonnés on ne sait trop pourquoi par leur mère, un frère et deux soeurs d'âge scolaire essaient de se débrouiller comme ils peuvent, voyant même un jeu dans cette liberté imposée, celui de défier le monde adulte.Qualifié en France du nouveau 400 coups par le réputé documentariste Chris Marker, le film étonne par son scénario quasi improvisé, son rythme essoufflant (la caméra bouge constamment) et ses images embrouillées, pleines de poésie.Lucile Hadzihalilovic dirige aussi presque uniquement des enfants, que des filles, et beaucoup.Innocence se passe dans une sorte de pensionnat, presque onirique tellement les jeunes vedettes sont laissées à elle-mêmes.Le groupe d'Abdellatif Kechiche ne vit pas, lui, reclus dans un monde sans aînés, mais dans une cité en banlieue de Paris.La trame tourne autour d'une pièce de Marivaux (Le Jeu de l'amour et du hasard) qu'une troupe d'une école secondaire monte.Ce deuxième film de l'auteur de La Faute à Voltaire repose sur une subtile mise en abyme, les apprentis acteurs vivant dans leur quotidien ce que Marivaux soutenait.Et avec les caprices, les incertitudes sentimentales et le plein de bavardage de ces jeunes, c'est à du marivaudage en verlan auquel on a droit.Malgré l'apparence ludique et saine de ces histoires, ces trois films européens ne tentent pas moins d'évoquer un certain malaise des sociétés occidentales.Du côté de l'Iranien Ghobadi, la situation de crise est au premier plan.À l'orée de la conquête américaine de Bagdad, un village kurde irakien essaie de se reconstruire, entre les carcasses de chars d'assaut et un champ de mines abandonnées.C'est là qu'une pléiade d'orphelins a son terrain de jeu.Mené par un leader plutôt charismatique que tout le monde appelle Satellite, le groupe gagne son pain quotidien à déminer le territoire.Une mine, surtout américaine, se vend très bien sur le marché noir.Sans complaisance, mais avec humour et joie, le cinéaste rend ici hommage aux enfants de la guerre, les victimes les plus innocentes.Tout a l'air si irréel et pourtant.PHOTO GRACIEUSETÉ FESTIVAL DUNOUVEAU CINÉMA Le petit aveugle dans Les tortues volent aussi.LA PRESSE A VU Le Goût des jeunes filles FFF Tès différent de ton de Comment conquérir l'Amérique en une nuit, le film que Dany Laferrière a réalisé lui-même, Le goût des jeunes filles, adaptation cinématographique du roman de Laferrière que vient de porter à l'écran John L'Écuyer, emprunte une approche beaucoup plus dramatique, nécessaire pour évoquer le contexte douloureux qui a marqué l'actualité politique et sociale d'Haïti au début des années 70.De fait, cette approche cristallise d'autant mieux l'éveil à la sensualité du jeune protagoniste, d'une part, mais aussi sa vocation future d'écrivain, d'autre part.Avec beaucoup de sensibilité, L'Écuyer parvient en effet, grâce à de très beaux traits de mise en scène, à saisir ces instants où le destin d'un individu bascule.Dans ce cas-ci, il s'agit de celui de Fanfan, un garçon de 15 ans, surprotégé par sa mère, qui, en s'acoquinant avec Gégé, un petit délinquant, sera témoin d'événements qui le marqueront.Par l'entremise d'une belle voisine chez qui Fanfan trouve refuge, c'est aussi l'univers de l'art et de la beauté qui est exprimé ici, comme un pied de nez à la pauvreté ambiante et à la peur collective infligée par un régime dictatorial implacable.Marc-André Lussier L'Esquive FFF 1/2 Marivaux dans la Cité?Pourquoi pas.Surtout si l'ensemble est raconté de façon aussi séduisante que dans L'Esquive, le surprenant film d'Abdellatif Kechiche (La Faute à Voltaire).Le cinéaste propose en effet ici un vibrant portrait de l'adolescence à travers le parcours de « Primo », un jeune de 15 ans qui vit seul avec sa mère dans une H.L.M.de la banlieue parisienne.Quand ce jeune homme peu bavard veut déclarer sa flamme à une copine de cours sans trop savoir comment s'y prendre, ce dernier utilise un subterfuge pour atteindre le coeur de celle qui, à la faveur d'une fête de fin d'année, s'apprête justement à monter sur scène pour jouer dans Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaux.En se glissant dans la peau d'Arlequin, le jeune homme peut ainsi laisser Marivaux dire ce que lui-même n'ose avouer à la jeune actrice.La langue de la banlieue sera peut-être un peu difficile à saisir pour quiconque a l'oreille moins bien exercée, mais le charme poétique de ce film attachant opère de toute façon.Marc-André Lussier Or (Mon Trésor) FFF 1/2 Or, c'est une brillante et combative jeune femme de 18 ans, légèrement nymphomane et convaincue d'améliorer son sort.L'exemple de sa mère prostituée pèse pourtant lourd.Ancré à Tel-Aviv, construit habilement (le drame s'installe progressivement), ce premier film d'une dénommée Keren Yedaya a obtenu la Caméra d'or au dernier festival de Cannes.Troublant.Dimanche, 12 h 30 et 21 h 20, mardi, 13 h.Jérôme Delgado «UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE.» Audrey Bernard, RADIOSCOPE «LEFILM LEPLUSSURPRENANTDEPUIS\u2018LESIXIÈMESENS'.» Bill Bregoli, WESTWOOD ONE version française de THE FORGOTTEN G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! VERSION FRANÇAISE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO CINÉMA GALAXY VICTORIAVILLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 GVISA GÉNÉRAL «HILARANT!» «DE VRAIS RIRES!» «AMUSANT!» JANE HORWITZ, CLAUDIA PUIG, MICK LASALLE, QUEEN LATIFAH JIMMY FALLON «VERSION FRANÇAISE» 3264657A « DEUX FOIS BRAVO! » EBERT & ROEPER « LLLEEE FFFIIILLLMM NNooo11 À À VVOOIIIRR CCEEETTT AAUUTTTOOMMNNEEE!!! » ((VVEERRSSIIOONNAANNGGLLAAIISSEE)) « ESCOUADE AMÉRICAINE : POLICE DU MONDE », VERSION FRANÇAISE DE « TEAM AMERICA: WORLD POLICE », À L'AFFICHE LE VENDREDI 22 OCTOBRE PROCHAIN DANS LES CINÉMAS.VIOLENCE, LANGAGE VULGAIRE CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14\" MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18\" GROUPE MATHERS MD ST.EUSTACHE\" CARNAVALCHATEAUGUAY MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 \" CINEPLEX ODEON MD CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON\" FAMOUS PLAYERS FAMOUSPLAYERS8POINTE CLAIRE \" FAMOUS PLAYERS COLISÉEKIRKLAND \" FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT\" VERSION ORIGINALE ANGLAISE À l'affiche! THX ANS+ PRÉSENTÉ EN SON CINÉ-ENTREPRISE CARNAVALCHATEAUGUAY TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE GALERIES ST.HYACINTHE ST.HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14 ANGRIGNON LES CINÉMAS GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO TERREBONNE 14 STE.THERESE 8 GROUPE MATHERS MEGA-PLEXMDGUZZO ST.EUSTACHE MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL FAMOUS PLAYERS PARISIEN MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL CINEPLEX ODEON CAVENDISH AMC THEATRES FORUM VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! 3264542A TRAME SONORE AVEC LA MUSIQUE DE: Christina Aguilera, Mary J.Blige, D12, Missy Elliott, Jo Jo, Ludacris, Ziggy Marley, Sean Paul, Will Smith, Justin Timberlake Unee nouvveellllee ééccollee monttrree sseess deenttss version française de Shark Tale GENE SHALIT «APRÈS LES DEUX PREMIÈRES MINUTES DU FILM, J'ÉTAIS ACCROCHÉ!» JEFFREY LYONS «UN OCÉAN DE PLAISIRS; INGÉNIEUX ET DIVERTISSANT EN GRAND.TOUTE LA FAMILLE \u2018ACCROCHERA' AU CHARME FOU DE CE FILM!» DÉSOLÉ, LAISSEZ-PASSER REFUSÉS AUSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE / SON DIGITAL CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉMA MAGOG MAGOG / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / LAURENTIEN GRENVILLE / VERSION FRANÇAISE Encore le film no 1 sur terre.et dans la mer 3264629A 3265008A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES L'épouvante de Rebecca Actrice et mannequin, Rebecca Romijn- Stamos a été très remarquée dans Mystique et X-Men.Elle a par ailleurs figuré dans Rollerball, Simone, Femme fatale et tenu son propre rôle dans Austin Powers 2.On la retrouve maintenant dans Godsend, avec Robert De Niro.Elle a fait le point sur sa carrière avec le magazine L'Écran fantastique.QQuel est l'aspect qui vous impressionne le plus dans les films d'épouvante ?RLe concept.Le film qui m'a le plus terrifiée de ce point de vue est L'Homme qui voulait savoir.On imagine ce que c'est que de se faire enterrer vivante.Aussi L'Échelle de Jacob est très effrayant ; il comporte des images franchement perturbantes.QQuel est votre sentiment sur le clonage ?RJe ne pense pas que ce procédé soit une bonne idée.Mais au cours du tournage de Godsend, nous avons rencontré un médecin oeuvrant sur le clonage d'organes, et je trouve cela formidable en matière de santé publique.Mais tant de facteurs interviennent, Dolly la brebis, par exemple, n'a survécu qu'un tiers de la durée de vie de son original, comme si ce clone en était une version simplifiée.La méthode ne semble pas encore très fiable et cela m'effraye un peu.QAvec Monster, Charlize Theron a dû développer un projet personnel pour faire valoir ses aptitudes de comédienne ; qu'en pensez-vous ?RJe crois que la beauté n'est pas un atout suffisant pour devenir une grande actrice.Il y a de nombreuses femmes magnifiques.Il me paraît donc utile d'éliminer parfois ce facteur esthétique afin que les gens découvrent réellement votre talent, car ils vont rarement au-delà de l'apparence.Je trouve que Charlize Theron est un parfait exemple à cet égard.C'est une femme superbe, mais surtout très talentueuse, comme le sont Nicole Kidman et Halle Berry.Rebecca Romijn-Stamos Pleins feux sur la bataille d'Angleterre Tom Cruise travaille avec le réalisateur Michael Mann à un projet de film sur la bataille d'Angleterre.Les premières prises ne devraient pas avoir lieu avant 2006, le temps pour Tom Cruise de tourner La Guerre des mondes de Steven Spielberg et d'enchaîner avec la mise en chantier de Mission : impossible 3 l'été prochain.La bataille aérienne contre l'Angleterre reste un moment fort de la Deuxième Guerre mondiale.Le 30 juillet 1940, Hitler et Hermann Goering, qui dirige la Luftwaffe, engagent l'aviation de combat allemande dans une tentative d'invasion de l'Angleterre.Mais les Britanniques, encouragés par leur Premier ministre Winston Churchill, font preuve d'une résistance héroïque lors des bombardements allemands qui feront au total 50 000 morts chez les civils.Hitler capitula devant l'invincibilité anglaise, et le 14 février 1942, Churchill prit sa revanche en décidant de bombarder à son tour les villes allemandes.Kidman-Attal Yvan Attal a rejoint le tournage de The Interpreter, un thriller politique, signé par Sydney Pollack.Il y incarne un reporter-photographe, ami de l'héroïne, qu'il va aider dans sa tâche ; celle-ci, campée par Nicole Kidman, est une interprète en poste aux Nations unies, qui surprend une conversation sur le futur assassinat d'un leader africain.Réalisant qu'elle est aussi devenue une cible, elle tente de démanteler le complot.Mais ni ses proches, ni l'agent du FBI chargé de l'enquête \u2014 joué par Sean Penn \u2014 ne la prennent au sérieux.Sortie prévue pour le printemps prochain.La bande à Bonnot.Gilles Paquet-Brenner prépare son troisième long métrage, La bande à Bonnot.Ces aventures d'un groupuscule d'anarchistes, au début des années 1910, qui finirent tragiquement, a déjà fait l'objet d'une transposition sur grand écran, en 1968.Jacques Brel, Bruno Cremer et Annie Girardot en étaient alors les têtes d'affiche.E X P R E S S Kevin Costner et Meg Ryan seront pour la première fois réunis au cinéma dans The Tortilla Curtain, tiré d'un roman de T.C.Boyle; c'est la deuxième adaptation d'une oeuvre de l'écrivain après Aux bons soins du Dr Kellogg en 1995.Il s'agit de l'histoire d'un homme qui renverse accidentellement un immigré en situation irrégulière ; un événement qui bouleversera la vie des deux hommes et celles de leurs femmes.L'actrice espagnole Victoria Abril se lance dans la chanson ; elle sortira un disque de bossanova pour Noël.Fini Marie-Madeleine (La Passion du hrist), Monica Bellucci s'exerce maintenant aux levers de jambes ; dans The Ice Harvest, c'est en tenancière de club de striptease qu'elle sera au coeur des manigances de John Cusack et Billy Bob Thornton.Tom Cruise Sources : Variety, Movieline, Première TQc CANAUX 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Soyons bêtes! Il va y avoir du sport! SLOGANS (3) de Gjergi Xhuvani Wonderfalls Sortez vos baguettes! LES MATINS INFIDÈLES (4) avec Denis Bouchard À la di Stasio 3260418A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 14H RDI ÉMISSION SPÉCIALE Messe de consécration célébrée par le cardinal Turcotte pour le 100e anniversaire de l'Oratoire Saint-Joseph.19H K CINÉMA: LE PATRIOTE En 1776, un ex-soldat qui a connu les horreurs de la guerre refuse de se mêler du conflit entre les indépendantistes et les Anglais.jusqu'à ce que sa famille soit menacée.Pour Mel Gibson et les paysages à couper le souffle.19H CD DOCU-D Tout sur les gadgets les plus fous créés dans les films hollywoodiens.19H r DEMANDES SPÉCIALES Invités: Lynda Lemay, Don Juan, Les Respectables et Marie-Mai.19H30 a ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Gérard D.s'insurge contre les «mongols à cartables» qui achètent des montagnes de billets de loterie dans les dépanneurs.Au Coin des petits: Jeff Filion.20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Guy A.Lepage reçoit Jeannie Hilton, Roy Dupuis, Alexandre Despatie, France Castel, Maxim Martin, Béatrice Dalle et Heidi Hollinger.21H EV TOP DES STARS Dali Sanschagrin fait une folle virée de fast food avec Marc Labrèche! 21H b PERFECT STRANGERS Une petite comédie romantique avec Rob Lowe et Anna Friel.21H r LA VIE RURALE TVA annonce «de la téléréalité à son meilleur».Àvous de juger.Avec Anne-Marie Losique et Jacynthe.Le Téléjournal Découverte / Les Chevaux de Sheila Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Roy Dupuis, France Castel, Maxim Martin, Jeannie Hilton Le Téléjournal Pleins Feux / Ouvrez l'oeil TROP BELLE POUR TOI (3) Le TVA 18 heures L'École des fans / B.Desjardins Demandes spéciales / Lynda Lemay Pour le meilleur et pour le pire NOTRE HISTOIRE (5) avec Bruce Willis, Michelle Pfeiffer Soyons bêtes! Wonderfalls LES MATINS INFIDÈLES (4) avec Denis Bouchard, Jean Beaudry Il va y avoir du sport! / Paul Arcand SLOGANS (3) avec Artur Gorishti, Luiza Xhuvani Festival d'humour de Québec - Le Grand Rire Bleue LE PATRIOTE (4) avec Mel Gibson, Heath Ledger L'ARME FATALE 2 (4) avec Mel Gibson, Danny Glover News Assignment Desperate Housewives Cold Case Law& Order: Criminal Intent The Sopranos CTV News (23:13) News (23:43) News PRINCESS OF THIEVES (5) (17:00) Marketplace Venture The Greatest Canadian Sunday Night Mary Walsh Reflections World News .Athlete Home Videos Extreme Makeover Desperate Housewives Boston Legal Will & Grace NFL Football (16:00) 60 Minutes Cold Case PERFECT STRANGERS avec Rob Lowe, Anna Friel News .Raymond News NBC News Dateline NBC American Dreams Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan .Machine Outdoor.Vital Signs Last of.Naturescene Nature / Hippo Beach Masterpiece Theatre / The Lost Prince (1/2) THE THREE MUSKETEERS (4) BBC News Wall Street Classic Gospel BBC News .Lens Find & Design Airline UK Dog the.NAVY SEALS (5) avec Charlie Sheen, Michael Biehn Growing.CSI:Miami Relais gourmands Fous de la rue Ces enfants d'ailleurs L'Actor Studio / P.Brosnan Thema / Cinéma Fantastique 1 LA COMPAGNIE DES LOUPS (3) avec Sarah Patterson, Neil Jordan The Definitive Elvis Arts&Minds Shaping Art Eleven Years of Colours CAST AWAY (3) avec Tom Hanks, Helen Hunt Québec en humour Docu-d / Supergadgets d'Hollywood Sans détour Xtrémistes Erreurs de génie Dixième.Lachimie.com Le Monde.UQAR Bilan.Centre.de l'automobile Entre l'arbre et l'école .la croissance d'une PME Frontiers of Construction Daily Planet Discovery Presents / Gangster Chronicles Myth Busters Daily Planet Vins du monde / Vénétie Asslama La Route.la France .le spa Top des stars Gilles Proulx Pilot Guides Les Routes oubliées Disney (18:06) Mentors (18:33) Radio Free.(19:25) Are you Afraid of the Dark (20:16) ARTHUR (4) avec Dudley Moore, John Gielgud 8 HEADS IN A DUFFEL BAG (6) (22:37) Baseball (si nécessaire) (16:00) Fox Sports Baseball / Séries de championnat:Yankees - Red Sox OU Cardinals - Astros Charmed Global News .Sunday Bob & Margaret Simpsons Arrested.Malcolm.That '70s Show Crossing Jordan .Sunday Sports Trouvailles et Trésors Destins / Hull Des histoires d'alcool L'Or (2/6) PREMIÈRE VICTOIRE (4) avec John Wayne, Patricia Neal Lost Inventions Antiques Roadshow Kings and Queens THE CLIENT (4) avec Brad Renfro, Susan Sarandon Manhunt Style Star Fashion File Surviving in the Wild Birth Stories Adoption.Little Miracles Sexy Girl Skin Deep Med.Surgeons M.Richard L'amour à.Nostalgia / Patricia Kaas Musicographie / Cher Cher - Le Concert d'adieu /Week-end de Star Top5M+.Top5M+.Babu à bord Groulx luxe Pimp mon char Viva la Bam Les pourris.Filles! Les Jeunes.Le Mike.Pimp mon char Noir de monde American Dreams Extreme Makeover .arménien Acasa Boston Legal Teleritmo BBC News Inside Media the fifth estate Nature of Things CBC News: Sunday Night The Passionate Eye Sunday / The World According to Bush .oratoire Le Téléjournal Le Journal La Part.Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point 5 sur 5 Le Journal La Part.Baseball (si nécessaire) (16:00) Sports 30 Baseball / Séries de championnat:Yankees - Red Sox OU Cardinals - Astros Sports 30 Golf PGA Les Soeurs Mc Leod Saint-Tropez sous le soleil Brigade spéciale L'Oeil du crime Miss Match Les Experts Prime Suspect NORTH OF SIXTY DREAM STORM avec Tina Keeper, Tracy Cook Trailer Park Boys .(22:01) Mind of the Married Man (22:42) .(23:18) Ghost.Steve Smith Smallville Star Trek: Enterprise SUPERMAN (4) avec Christopher Reeve, Gene Hackman Baseball (si nécessaire) (16:00) Sportsnetnews Baseball / Séries de championnat:Yankees - Red Sox OU Cardinal - Astros Sportsnetnews Au bout.Presserebelle Panorama Africa Trek Civilisations RAZZIA SUR LA CHNOUF (4) avec Jean Gabin, Lino Ventura Duos: sessions jazz Diana.(17:00) Trading Spaces: Family David Blaine - Street Magic Mummy Detective Mysteries of Noah's Flood Trading Spaces: Family CFL Football (16:00) Sportscentre NFL Primetime NFL Football / Vikings - Saints Sportscentre Laboratoire .le meilleur Zeroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Passepart Journal FR2 Vivement dimanche / Bertrand Delanoë Écrans.Culture et Dépendance / .nostalgique de la France Le Journal Kiosque It's a Living Reach for.Vox Out there MRS.PARKER AND THE VICIOUS CIRCLE (4) avec Jennifer Jason Leigh The Viewfrom Here (22:05) .(23:05) .(23:35) Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.en toute confidence Une chance qu'on s'aime! Le sexe dans tous ses ébats Révélation Planifiez.Lé Zarts Parole et Vie Ma maison À l'heure de Montréal City Life Gilmore Girls Smallville Charmed Edgemont Radio Free.Drake & Josh 15/Love What I Like Girlz TV Gilmore Girls 15/Love Radio Active Fries with that Ready or not Monstres mécaniques Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Futur extrême La Patente E.Sexe Tru Calling La Vie rurale Le TVA réseau L'Éternel et le.(21:33) Jack & Bobby CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Élektra Le bonheur, c'est une tragédie ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Des rais de lumière baignent un palais de pierre.Des choreutes surgissent des murs, du sol.Elles sont cinq et pourraient être 20.Elles annoncent l'arrivée d'Électre, qui « pleure son père si fort que tous les murs résonnent ».Elle n'est pas loin, la fille d'Agamemnon \u2014trucidé par la reine, son épouse et l'amant de celle-ci.Tapie dans l'ombre, « haineuse comme un chat sauvage ».Une masse de terre séchée.C'est bien elle, même redessinée il y a 100 ans par l'auteur viennois Hugo von Hofmannstahl, à partir du texte de Sophocle.Il se serait parallèlement inspiré des études de Freud sur l'hystérie.Possible.Anecdotique.Comme si Électre pouvait s'en ressentir ! Électre, c'est Suzanne Clément.Depuis La Sirène et le Harpon, où, déjà, elle avait traversé le temps, son jeu s'est creusé comme une ride.De sa voix cassée, de ses cris, jaillit une douleur épurée, dense, sans compromissions.Panthère séquestrée, elle tire sur ses chaînes à la vue de sa mère, Clytemnestre, toujours vivante.Clytemnestre, c'est Isabelle Miquelon.En proie, depuis son crime, à l'épouvante et à des rêves funestes, la reine promène de son pas bancal une royauté détraquée, scande son désespoir d'un ton marmoréen.Un colosse dont l'argile s'effrite.Entre la mère et la fille, un face-à-face implacable ; entre les deux comédiennes, un moment de grâce.On ne pouvait rêver plus belle célébration (au sens de messe) que cette pièce pour les 20 ans du Théâtre de l'Opsis.Elle reflète la démarche de cette compagnie dans ses moments les plus achevés.Dans des conditions optimales, l'approfondissement du travail \u2014 que permettent les « cycles » \u2014 mène à la cohérence qui fait les spectacles marquants.Élektra est le fruit d'une rencontre entre des forces jaillies de terre et des interprètes assez intrépides pour y faire face : poignante Chrysothémis (Agathe Lanctôt), soeur d'Électre, qui veut « laver (son corps) à toutes les fontaines » pour se purifier, fragile Oreste (Olivier Morin), qui n'apparaît que brièvement, entre une metteure en scène qui a l'oreille absolue de la tragédie et des mots de démesure, de pureté, et de violence, dont Hugo von Hofmannstahl a capté la réverbération ; entre des concepteurs \u2014 musiciens, scénographe, magiciens de la lumière et du costume, chorégraphe\u2014 soutenus par le même souffle.Dans une danse diabolique, sur un rythme syncopé et envoûtant, entourée des choreutes et de sa soeur, Électre, croyant revenir à la vie, se soumet à son immuable destin.Moi, c'est pour des moments comme ceux-là que j'aime le théâtre.ÉLEKTRA, de Hugo von Hofmannsthal.Mise en scène: Luce Pelletier.Interprétation: Suzanne Clément, Isabelle Miquelon, Agathe Lanctôt, Olivier Morin, Mireille Brullemans, Catherine Dajczman, Valérie Dumas, Caroline Lavigne et Catherine Renaud.Éclairages: Jocelyn Proulx.Décor: Olivier Landreville.Chorégraphies: Sylvain Émard.Costumes: Mérédith Caron.Musique originale: Larsen Lupin.Àl'affiche d'Espace Go jusqu'au 6 novembre.PHOTO FOURNIE PAR L'ESPACE GO Électre, c'est Suzanne Clément.De sa voix cassée, de ses cris, jaillit une douleur épurée, dense, sans compromissions.Cesoir Télé-Qué bec ça change de la télé 19 h Wonderfalls Jaye reçoit l'ordre de détruire Gretchen.17 h À la di Stasio Le riz sous toutes ses saveurs avec le chef Philippe de Vienne.22 h Débats : la souveraineté et la météo.Il va y avoir du sport! Animation : Marie-France Bazzo Invité : Paul Arcand Avec Caroline Dhavernas 4e de 13 3260630A DANSE Àl'ombre des abricotiers STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Annonçant sa toute dernière création, Apricot Trees Exist, le chorégraphe Roger Sinha signalait un changement de cap, une révolution par rapport à tout ce qu'il avait créé auparavant.C'est en partie le cas.Sinha offre ici son oeuvre la plus dense, la plus intense et certainement la plus complexe.Et puis, il y a cette scénographie à saveur nouvelle, nette, graphique et épurée.Cela dit, Sinha ne s'est en aucun cas départi, grand bien lui fasse, du magnifique vocabulaire qu'il s'est ingénié à tisser depuis des années, fusion suave de danse contemporaine, d'arts martiaux et de Bharata Natyam.C'est en effet avec un plaisir toujours renouvelé que l'on admire ce travail tout en finesse de la tête, des bras et des doigts, ces pieds qui martèlent tout à coup le sol comme pour mieux affirmer, l'espace d'un instant, la densité des corps, et ces sinuosités amples et profondes du torse et des hanches.Portée par le rythme quasi mathématique et obsédant du magnifique poème Alphabet, de l'écrivaine danoise Inger Christensen, Apricot Trees Exist est mouvante à souhait.Les six interprètes, Sophie Lavigne, Julie Marcil, Magdalena Nowecka, David Flewelling, Benoît Leduc et George Stamos, se meuvent de façon lente, posée et précise.Les corps et les esprits sont présents dans l'instant, les énergies sont concentrées.Ainsi, la danse obsédante s'harmonise parfaitement avec le texte de Christensen, qui, par le biais d'une énumération en apparence simpliste (des extraits sont lus à voix haute), nous rend infiniment conscients, l'espace d'une heure, de chaque parcelle de l'univers, de tout ce qui existe en dedans de nous, en dehors de nous et en dépit de nous.Cela dit, Apricot Trees Exist pêche par excès de longueur.Force est de constater qu'à environ mi-parcours, la pièce perd de ce momentum si crucial et s'étiole.Si bien que, lorsque Sinha change tout à coup de registre, optant pour une danse plus agressive et nerveuse, voire même arrogante, on a du mal à raccrocher.La gestuelle en soi n'en demeure pas moins toujours intéressante et le graphisme, fait de mots qui viennent tout à coup envahir l'écran en fond de scène, est certes séduisant, mais toute cette soudaine agitation de choc sonne faux, déconnecté du début de l'oeuvre.Cela dit, même si la nouvelle piste de réflexion et de recherche de Sinha n'est pas encore au point, Apricot Trees Exist vaut tout à fait le déplacement, pour la beauté de sa gestuelle si particulière et pour le surprenant poème de Inger Christensen.APRICOT TREES EXIST, de Roger Sinha.À l'Agora de la danse, jusqu'au 23 octobre, 20 h.Info : 514 525-1500.SPECTACLES 26 au 28 octobre : 20 h 29 octobre : 13 h et 20 h 30 octobre : 15 h et 20 h 31 octobre : 15 h PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL BILLETS : (514) 376-TOHU 1 888 376-TOHU TARIFS RÉGULIERS : 19 $ / 21 $ / 25 $ TAXES INCLUSES, FRAIS DE SERVICE EN SUS Du 26 au 31 octobre 2004 UNE IDÉE ORIGINALE DE MARIE-CLAUDE BOUILLON MISE EN SCÈNE DE JEAN-PHILIPPE JOUBERT PHOTOS : ALEX LEGAULT; TOHU, LA CITÉ DES ARTS DU CIRQUE ©_ CONCEPTION GRAPHIQUE : STÉPHANE PARENT 2345, rue Jarry est (angle d'Iberville) Montréal www.tohu.ca présente avec la collaboration de 3264973A CINÉMAS INDÉPENDANTS AIMANTS (LES) Cinéma Beaubien: 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien: 14h15, 18h.CHORISTES (LES) Cinéma Beaubien: 12h30, 14h30, 16h30, 18h30, 20h30.FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA Infos: (514) 847-1242 ou www.nouveaucinema.ca.FESTIVAL IBÉROAMÉRICAIN DU FILMÀ MONTRÉAL.Cinéma ONF.Infos: (514) 961-0013.LE VENT NOUS EMPORTERA Cinémathèque québécoise: 18h30.VÉNUS ET FLEUR Cinéma Beaubien: 12h15, 16h, 19h30, 21h15.DANSE TANGENTE (840, Cherrier) ME and US, de S.Kleinplatz et Andrew Tay: 16h.MUSIQUE SALLE WILFRIDPELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jean- Claude Casadesus.Yossif Ivanov, violoniste.Concerto pour violon no 1 (Chostakovitch), Symphonie no 6 (Pastorale) (Beethoven.Dimanches en musique: 14h30.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble instrumental.Prokofiev, Brahms, Sarasate: 15h30.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Les Voix Baroques.Scarlatti: 15h.GRAND SÉMINAIRE Jacques Boucher, organiste.Bovet, Lebègue, Bédard: 15h.POLLACK HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Concours de concerto de Mc Gill.Finale: 19h.VARIÉTÉS THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, Saint-Denis) Cabaret, comédie musicale.Livret de Joe Masteroff.Mise en scène de Denise Filiatrault.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.CABARET DU CASINO Édith Butler.Du mar.au ven., dimanche: 13h30.SPECTRUM (318, Sainte-Catherine O.) Kelly Joe Phelps et Jordan Officer: 20h.MÉTROPOLIS (59, Sainte-Catherine E.) Ministry: 19h30.THÉÂTRE DU VIEUXTERREBONNE Gilles Vigneault: 20h.THÉÂTRE LIONELGROULX Josée Boudreault: 20h. ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS EN BREF JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Ce n'est pas la première fois, et sûrement pas la dernière, que le Musée d'art contemporain nous fait le coup de jumeler deux artistes dans ses salles temporaires.Et la question du pourquoi surgit encore, surtout, en fait, quand le collage tient mal.C'est le cas cet automne avec les expos faisant se voisiner les imposantes installations vidéo du Britannique Isaac Julien et les impressionnantes vues de l'Ontarien Edward Burtynsky.Si les deux corpus ont quelque chose en commun, c'est bien la façon dont les oeuvres occupent l'espace.Peut-être aussi pourrait-on voir un rapprochement théorique, les deux artistes traitant en quelque sorte de l'histoire de l'humanité : Julien parle de la diaspora noire, Burtynsky de l'exploitation des richesses naturelles.Les comparaisons s'arrêtent là.Et si les travaux sont exemplaires dans leur qualité esthétique, leur présentation est inégale.Avant de découvrir l'art du vidéaste londonien, une des perles du monde de l'art, aujourd'hui exposé en solo pour la première fois au Canada, les visiteurs ont droit aux Paysages manufacturés du photographe canadien.En gros, ça se résume à ça : trop de Burtynsky, pas assez de Julien.Trois installations, plus une bande vidéo présentée à part, en préambule à l'expo Isaac Julien, c'est peu.D'autant plus que ces trois gros morceaux, réalisés depuis 2002, relèvent du même ordre : les images sont décortiquées sur un seul mur formé par trois écrans géants, les Noirs y sont présentés comme les grands exclus des sociétés occidentales.Auparavant, paraît-il, Julien abordait aussi l'homosexualité et le dispositif différait davantage.Qu'importe, Baltimore est fort pertinente, l'oeuvre évoquant le mépris de l'art et du cinéma, s'inscrivant dans la lignée du blaxploitation, ces films qui dénonçaient la pauvreté des personnages noirs.Il faut souligner que l'expo, unique au MAC, est l'oeuvre de la conservatrice en chef Paulette Gagnon.Elle découle de la contribution du musée dans la production de True North, plus récente installation de Julien et première d'une trilogie sur les grandes expéditions.Narratif et onirique, mêlant scènes fictives et traitement documentaire, l'oeuvre se base sur le sort de Matthew Henson, un Noir, membre de la première expédition dans l'Arctique canadien.Même si l'histoire n'a retenu que le nom de Robert Peary, qui dirigeait le voyage, Julien ne cherche pas pour autant à dénoncer quoi que ce soit, bien que peuples autochtones et diaspora noire y soient rapprochés.Paysages sublimes et récit haletant, True North demeure une oeuvre forte.Le travail de Julien, très cinématographique (le son et la musique, amplifiés, y contribuent largement), n'est pas sans rappeler les vidéos de Shirin Neshat, qui, elle, avait eu droit aux salles du MAC en 2001.Les deux traitent des notions d'identité, Isaac Julien mettant davantage l'accent sur la solitude de ses personnages que sur une communauté.Les photos d'Edward Burtynsky ne sont pas inintéressantes.Loin de là.Magnifiques vues en plongée ou de front, elles montrent les effets dévastateurs de l'industrialisation sur la nature.On passe de tranchées ferroviaires à des ruisseaux de résidus de nickel, de carrières de granit abandonnées à des montagnes de pneus ou de ferraille.Contrairement à l'autre expo, celle-ci est un ensemble tout fait que le MAC a emprunté du Musée des beaux-arts du Canada.Peutêtre qu'il ne pouvait en être autrement : il fallait présenter la chose dans son intégralité.Ont même été ajoutées trois photos d'un barrage en Chine, barrage qui nuit cette fois à un complexe d'habitations.Reste que la soixantaine d'oeuvres finissent par assommer, à force de se ressembler.Le message passe, pas besoin d'en exposer autant.ISAAC JULIEN, et PAYSAGES MANUFACTURÉS d'Edward Burtynsky, Musée d'art contemporain de Montréal, jusqu'au 9 janvier.Ouvert du mardi au dimanche.Info: 514 847-6226.Trop de l'un, pas assez de l'autre Le prix Sobey à Jean-Pierre Gauthier En lice pour la deuxième fois pour l'obtention du prestigieux Sobey Art Award (50 000 $), Jean-Pierre Gauthier, auteur de fascinantes installations sonores, a finalement été l'heureux élu.Accordé pour la deuxième fois seulement, ce prix pancanadien est une des plus grosses bourses attribuées au pays à un artiste, à un jeune en plus (les moins de 40 ans).Gauthier, un des cinq finalistes (un par région), représentait donc le Québec pour la deuxième fois.En 2002, Brian Jungen, de la Colombie- Britannique, a mérité les honneurs.D'autres prix C'est la saison des prix.Le jour même où l'on récompensait Jean-Pierre Gauthier à Halifax, un second Québécois, en l'occurrence Maurice Savoie, recevait, à Gatineau cette fois, le 28e le Prix Saidye Bronfman (25 000 $), reconnaissant le travail d'un Canadien oeuvrant dans les métiers d'art.Établi à Longueuil, Savoie est l'un des céramistes les plus réputés du Canada.Il fait carrière ici et à l'étranger depuis plus de 50 ans.D'autres prix sont également à venir.D'abord l'attendu prix Ozias-Leduc (25 000$ aussi), accordé tous les ans par la Fondation Émile-Nelligan.Puis les autres annuels: le François-Houdé (métiers d'art au Québec), le Paul-Émile-Borduas, un des nombreux Prix du Québec, et les Pierre-Ayot et Louis-Comtois, de la Ville de Montréal.Jérôme Delgado, collaboration spéciale GÉNI E S EN HERBE #1115 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca C- MARITIME 1 Quels sont les équivalents français respectifs de starboard et portside?2 Comment appelle-t-on ces caisses de dimensions normalisées (20, 40 ou 45 pieds) servant au transport de marchandises par voies ferroviaire, routière et maritime?3 Ce plus grand port canadien reçoit majoritairement les marchandises importées d'Asie.4 Dans le port de Montréal, que sont Cast, Racine et Termont?5 Quel type d'ouvrage est aménagé entre deux plans d'eau de niveau différent pour permettre aux embarcations de passer de l'un à l'autre; comme à Saint- Lambert par exemple?D- ASSOCIATIONS Associez l'unité à ce qu'elle mesure.1 Sievert 2 Hertz 3 Kelvin 4 m/s2 5 Ohm a) Résistance électrique b) Température c) Fréquence d) Rayonnement ionisant e) Accélération E-IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Je suis un territoire d'outre- mer du Royaume-Uni situé à l'ouest de l'Afrique et comprenant deux archipels: Tristan da Cunha et l'île de l'Ascension.2 Napoléon Bonaparte y fut déporté en 1815 dans la ferme de Longwood, où il mourut en 1821.3 Au Québec, je suis une île située au sud de Montréal.On y retrouve un restaurant nommé en l'honneur de la femme de Samuel de Champlain.4 On retrouve sur l'île québécoise le musée du Fort Stewart, ainsi que le parc d'attractions de La Ronde.F- PIEDS 1 Comment nomme-t-on le spécialiste du pied et de ses maladies?2 Quelle infection contagieuse des pieds, due à un champignon appelé tinea, se caractérise par des démangeaisons, une peau blanchâtre et des rougeurs entre les orteils?3 Au dixième près, combien y a-t-il de pieds dans un mètre?4 Quelle expression contenant le mot pied signifie forcer quelqu'un à prendre parti ou à répondre?5 Quel terme désigne l'ensemble des cinq os situés entre la partie postérieure du pied (cheville) et les orteils?G-ANAGRAMMES Termes musicaux.1 S D C R C O A 2 G P R E A E 3 M N H R O I A E 4 D C O A 5 T C R C N O E O H-PÂTES ITALIENNES Identifiez la pâte à sa description.1 Petites boules rondes faites de farine et/ou de pommes de terre.On y ajoute parfois du fromage.2 Larges tubes cylindriques farcis au fromage ou à la viande.3 Signifiant papillons en italien, ces pâtes imitent la forme de noeuds papillons.Elles peuvent ou non contenir des oeufs.4 Larges tubes cylindriques farcis au fromage ou à la viande, ils se différencient des cannellonis par leur plus grande taille.5 Plus minces que des spaghettis, ces pâtes sont aussi populaires en Asie du Sud-Est où elles sont faites de riz.Guy A.Lepage A- ACTUALITÉ 1 À quelle date le transfert de souveraineté entre la Coalition et le Conseil de gouvernement irakien a-t-il eu lieu, selon les dispositions de la résolution 1546 du Conseil de Sécurité?2 Quel ancien président américain est décédé le 5 juin 2004, à l'âge de 93 ans.3 Quelle présidente philippine a été réélue pour un nouveau mandat, selon l'annonce de la commission chargée du comptage des voix, quelques six mois après les élections?4 Quel nouveau talk-show animé par Guy A.Lepage est la version québécoise d'une émission française diffusée sur France 2 et animée par Thierry Ardisson?5 Quel pilote de Formule 1 a remporté le Grand Prix de Montréal en 2004?B- CHARADE 1 Mon premier est une manière typiquement québécoise de désigner une automobile.2 Mon second est un article défini pluriel.3 Mon troisième est le prénom du réalisateur de Camping sauvage.4 Mon quatrième est la boisson la plus consommée au monde, qui peut se boire chaude ou glacée.5 Mon tout est le nom du fonctionnaire fédéral, ancien responsable du programme des commandites, et mis en accusation le 11 mai 2004 pour fraudes et complot dans ce scandale.GEN17OE Pilote de Formule 1 SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES PHOTO FOURNIE PAR LEMAC Dans la série Carrières et marbrières, voici l'une des vues impressionnantes proposées par l'Ontarien Edward Burtynsky. 3264539A Exceptionnel / Très bon FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter JANETTE BERTRAND REVIENT DE LOIN PAGE 9 \u203a Voir LANCTÔT en page 8 Visions volées Rachel Leclerc / Roman / Page 9 FFFF Le Vol du corbeau Ann-Marie Mac Donald / Roman / Page 8 FFFF L'Étrange destin d'Alfred Bessette dit frère André Françoise Deroy-Pineau / Biographie / Page 11 FFF PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Une vie façonnée par les livres MICHELINE LANCTÔT Dans un coin isolé de Frelighsburg, une maison généreusement ouverte sur les rougeoiements de l'automne, partagée avec une petite ménagerie et un compagnon de vie.Pas question d'en dire davantage.La porte-parole de la Semaine des bibliothèques publiques tient à ce que sa vie reste privée.Micheline Lanctôt est plus qu'une lectrice.Il faudrait inventer un mot moins cliché que «passionnée», moins psycho que «livromane», pour dire ce rapport inconditionnel qu'elle a avec la lecture, cette avidité.«J'ai presque tout appris dans les livres, dit-elle.Ils ne m'ont jamais déçue.Après 57 ans de vie.» Père lecteur, mère lectrice, livres en grand nombre à la maison, un terrain plus que propice.C'est à partir des livres qu'elle est devenue ce qu'elle est.«Mes plus beaux souvenirs d'enfance, ce sont des plaisirs de lecture.Je me rappelle cela comme un grand, grand bonheur.Je lisais tout, n'importe quoi, du moment qu'il y avait quelque chose d'écrit.J'ai grandi avec les revues Spirou et Tintin.Je dois une partie de ma culture aux Belles histoires de l'oncle Paul, une rubrique du journal Tintin.Comme une encyclopédie illustrée et racontée : Mermoz, les Templiers, Charles Foucauld, Saint-Exupéry.Encore aujourd'hui quand on me parle de quelque chose, je suis au courant parce que je l'ai lu chez l'oncle Paul!» Peu de livres de filles, on s'en doutait.«J'ai eu une période Sylvie, mais ça n'a pas duré longtemps car j'aimais mieux les Bob Morane.Je m'identifiais plus aux héros d'aventures qu'aux hôtesses de l'air! Et j'ai préféré les romans de la comtesse de Ségur où il y a un héros masculin.» Une grande timide On ne le croirait pas tellement elle semble sûre d'elle en public, mais Micheline Lanctôt est une grande timide.«J'étais timide, je le suis restée.Je ne suis pas liante, je ne vais pas facilement aux gens, je suis trop gênée.Adolescente, parce que j'étais socialement nulle, je retenais des bouts de dialogue, je trouvais que c'était une bonne façon de parler à quelqu'un.Des bouts de Flaubert, par exemple.Les livres m'ont énormément aidée à vivre.Jusqu'à l'âge de 16-17 ans, je vivais par procuration, je n'étais pas du tout dans le monde réel.Les livres m'apportaient le contact avec le monde dont j'avais désespérément besoin, sans les souffrances qui vont avec, quand on est gêné.Très tôt j'ai été attirée par les voyages, par le monde, par les gens qui n'étaient pas de mon milieu, par les Noirs, par tout ce qui était exotique.» Disséminées à travers la maison, cinq bibliothèques, bien classées, par ordre alphabétique.Curiosité : un rayon très chargé à la lettre «K» où on trouve beaucoup de ses auteurs favoris : Kipling, Kafka, Kadaré, Yachar Kemal, Kundera et le philosophe Arthur Koestler.Dans la bibliothèque de son bureau, quatre photos non pas de cinéastes ou d'acteurs mais d'écrivains : Proust, Kafka, Colette et Kundera.«Autant de plongées dans l'univers intérieur, dans la psyché, dans le détail du monde, dit-elle.Ce que je cherche dans les livres, c'est un sens.Pour moi, la littérature est porteuse de sens.Tous les grands auteurs pour moi font oeuvre de sens.Il y a des passages chez Proust ou Kundera qui sont près de la philosophie.Àpartir d'aujourd'hui jusqu' au 24 octobre se déroule la sixième Semaine des bibliothèques publiques.La porte-parole ?La comédienne, scénariste, musicienne, réalisatrice, productrice, traductrice (de Douglas Glover entre autres): Micheline Lanctôt.Une culture à elle seule.Jean Fugère l'a rencontrée chez elle, dans les Cantons-de-l'Est.Elle est notre lectrice du mois.JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE LECTURES LA LETTRE DU MOIS Une vie façonnée par les livres Autoportrait d'une libraire pas comme les autres LANCTÔT suite de la page 7 « C'est une réflexion sur le monde, poursuit Micheline Lanctôt.Maintenant, ça peut prendre des formes très variées : les auteurs américains T.C.Boyle ou John Irving le font à travers une oeuvre qui est délirante d'imagination, qui reproduit en quelque sorte la vie dans ce qu'elle a de plus débridé.Quelle différence à ses yeux entre ses quatre auteurs européens fétiches et la littérature américaine, qui occupe une bonne part de sa bibliothèque « Je dirais que la littérature américaine, ou plus précisément étatsunienne\u2014 si tant est qu'on peut dire cela de cette littérature infiniment multiple\u2014 est une littérature de l'aventure, de la découverte, du foisonnement, de la conquête.Alors que la littérature européenne \u2014si tant est, là encore, qu'il y a une littérature dite européenne \u2014est plus une littérature de profondeur, intérieure, de plongée.Les deux sont complémentaires pour moi, je suis une Nord-Américaine de culture européenne.Parmi les auteurs qui l'ont le plus nourrie sur l'Amérique, il y a Paul Théroux, T.C.Boyle, John Irving, on l'a dit, et Gabriel Garcia Marquez.Puis, surtout, les écrivains du sud des États-Unis.Entre autres un écrivain aujourd'hui décédé que plus personne ne connaît, qui n'a presque rien écrit, un poète, James Dickey, l'auteur de Delivrance.Delivrance, dit-elle, qui est un aussi grand livre que le film est un piètre film quand tu as lu le livre ! Delivrance et Far up North sont des expériences qui changent la vie.Il y a aussi Flannery O'Connor, Tennessee Williams ou Walker Percy, l'auteur de The Moviegoer, un écrivain louisianais, inconnu là encore, que j'aimerais beaucoup traduire.Ou bien John Grisham, issu du Sud profond.J'adore ses livres, c'est une littérature populaire ancrée dans son passé de poor-white-trash.On sous-estime l'influence francophone sur les écrivains du sud des États-Unis, la culture sudiste est une culture créole, catholique, francophone, noire, c'est le contraire de l'Amérique.Quoi qu'en disent les unionistes, le Sud est toujours resté à part dans le paysage culturel des États-Unis.\u2014Et Philip Roth là-dedans ?\u2014Magistral ! Philip Roth, c'est « New-York-Jewish ».J'ai de la difficulté à dire de Roth que c'est un écrivain américain parce qu'il est tellement New-York- Jewish.Autrement dit, c'est l'intelligentsia, c'est le pouvoir de la classe dominante.Roth me fascine parce qu'à travers un narcissisme énorme, il arrive à nous faire comprendre l'Amérique d'une façon assez saisissante.C'est un narcissisme sain.Je n'arrive jamais à comprendre comment ça se fait qu'on part dans ses histoires de cul et qu'on finit avec une radioscopie de l'Amérique qui est incroyablement perçante.Je ne le vois pas venir.Il a quelque chose qui me mystifie, c'est un illusionniste.Dans La Bête qui meurt, il part d'une histoire de cul avec une Cubaine et, tout à coup, on est rendu dans des considérations sur le puritanisme par rapport à la culture libertaire et aux mouvements anarchistes.C'est magistral.Plus réussi encore que chez Updike.Évidemment, j'ai un problème avec l'Amérique.J'y ai vécu six ans.C'est un pays que j'adore haïr et qui me fascine néanmoins.J'ai un parti pris aveugle contre l'establishment républicain.Quand les gens accusent Michael Moore de supercherie ou d'exagération, moi, je trouve qu'il n'en fait pas assez ! Il est encore en-deçà de ce que j'ai vu aux États-Unis, de la folie qu'il y a dans ce pays-là.L'effronterie incroyable de Michael Moore est une réponse à la mesure de l'effronterie incroyable américaine.Les Américains méritent cette effronterie ! » La voix vient de hausser de trois tons, la timidité est allée se cacher.Cette franchise tout d'une pièce, si typique de la manière de Micheline Lanctôt, vient de prendre toute la place.Le capital de sympathie étonnant dont jouit Micheline Lanctôt tient notamment à cela.Étonnant, parce qu'elle n'a pas le profil typique des adulées.Créatrice, femme de tête, d'émotions, elle ne doit sa popularité ni au glamour, ni à un côté copine-àqui- l'on confie-tout, ni à une vie privée tumultueuse, encore moins à quelque image maternelle.Micheline Lanctôt n'appartient à rien ni à personne.Elle incarne une certaine liberté d'être, comme la Bernadette de Gilles Carle.C'est une femme debout.Avec cette dose de cran dans les mots et dans le regard qui semble sous-tendre ses rôles comme sa vie.À la conférence de presse de la sixième Semaine des bibliothèques publiques, on entendait le public s'exclamer avec un mélange de respect et d'admiration : « Je l'aime, elle ! » Recherche : Mar i e St e r l i n KATHLYN WIND Responsable de labibliothèque Père-Ambroise Attachez votre tuque avec de la broche parce qu'une conteuse, ça écrit aussi vite que ça parle ! C'est moi, la bibliothécaire de ma bibliothèque ! Une bibliothèque pas comme les autres.Quand j'avais 18 ans et que j'étais employée comme commis à la Bibliothèque municipale de Valleyfield, on m'a dit que je ne serais pas capable de faire ce métier-là.Mais, moi, je rêvais de travailler dans une bibliothèque et d'être artiste enmême temps.Un matin, à 28 ans, j'ai réalisé que j'avais accompli mes rêves.À 30 ans, je me retrouve technicienne, mais en poste de bibliothécaire, de la plus belle bibliothèque du monde dans le quartier Centre-Sud.Il y a trois ans, j'ai été appelée par le président du CA de l'association communautaire pour laquelle je travaille présentement.Il voulait que je me présente en entrevue parce qu'il cherchait quelqu'un pour élaguer, étiqueter, cataloguer, indexer tous les livres reçus.Il fallait faire une programmation, aller chercher la clientèle du quartier, commander le matériel.Il y avait pas mal de travail ! Jamais rebutée par un défi, je suis arrivée en me disant que ça ne serait que pour trois mois puisque je recommencerais au Collège Lasalle en septembre, à meilleur salaire.Je suis arrivée en plein camp de jour face à 200 enfants, 10 000 livres, un nouveau local, un quartier et des problématiques que je ne connaissais pas.Je ne suis jamais repartie.Depuis, la collection s'agrandit grâce à des dons que je vais chercher chez des particuliers et des critiques littéraires.J'ai également donné le goût de lire aux enfants du quartier et j'ai développé un projet sur l'homosexualité dans la littérature de jeunesse.J'ai établi un code de vie pour les jeunes qui a pour base le respect et qui sert dans tout le centre communautaire.Je suis membre du CA de Communication-Jeunesse, de IBBY Canada, de la table d'un projet d'éveil à la lecture et à l'écriture de l'arrondissement Ville-Marie.Je fais des heures du conte plusieurs fois par semaine, de l'accompagnement aux devoirs tous les soirs, j'ai un club de lecture, « Croqueurs de mots », un club de dessin et un club de bricolage, « Mains libres ».Pour les adultes, nous avons les Cafématins où ils peuvent boire leur café en lisant La Presse, le samedi.Je conseille des livres à lire, j'écris des critiques que j'affiche, je mets mes nouveautés dans des valises, je fais des expositions, je photocopie des articles pour mes clients, je donne des fiches pédagogiques aux enseignants, je donne mes catalogues d'éditeurs, je recommande des sites Internet, je distribue divers journeaux et diverses publications d'intérêt littéraire et d'intérêt public, je vends mes exemplaires en double à bas prix (0,25 $) pour financer la bibliothèque.Pour certains, nous sommes la bibliothèque « pas comme les autres » avec nos éclats de rire, notre musique, nos plantes, nos fauteuils et notre vue incroyable sur le parc en bas et les toits du quartier.Pour d'autres, nous sommes la bibliothèque «en bas de la côte ».Les personnes âgées nous préfèrent à la Centrale qui se trouve en haut de la côte ! Et c'est vrai que nous sommes à deux pas de la Centrale, deux coins de rue, en bas de la côte.Ces « certains », ce sont nos 268 usagers dont 85% sont des jeunes âgés de 6 à 12 ans.J'adore mon travail.Les jours ne sont jamais pareils.Je ne sais jamais d'une année à l'autre si je vais avoir des livres neufs à présenter à mes clients, si je vais avoir des sous pour payer le journal, pour acheter des livres d'exercices, mais, j'adore être dans le communautaire.J'aime ne pas être subventionnée, être libre, avoir une bibliothèque différente.J'aime être à la fois technicienne, bibliothécaire, référence, conseillère pédagogique, enseignante, infirmière, éducatrice, illustratrice, conteuse.J'aime être sollicitée pour des projets provinciaux, municipaux, nationaux, internationaux et me rendre compte que ma passion pour la littérature de jeunesse dépasse le quartier, la ville et la province.J'aime les enfants avec qui et pour qui je travaille, les voir évoluer, me rendre compte qu'aucun n'est pareil, qu'il n'y a aucun caprice de leur part, qu'il n'y a pas d'enfantroi.J'aime abattre les préjugés contre le Centre-Sud, contre mon centre, contre les enfants qui ne lisent pas, contre les techniciennes qui devraient seulement faire des jobs techniques, contre mon bureau à la Columbo dans une bibliothèque proprette.Soupir.Je n'ai jamais été aussi passionnée.Que pensez-vous de Philip Roth?Et vous, que pensez-vous de Philip Roth, de son oeuvre en général et de La Bête qui meurt en particulier, notre Livre du mois ?Croyez-vous, comme le romancier, que les puritains ont gagné la partie contre les libertaires aux États-Unis?Avez-vous peur des puritains et des intégristes religieux en général ?Faites-nous part de vos réflexions d'ici le 3 novembre en vous adressant à clubdelecture@lapresse.ca.La meilleure lettre vaudra à son auteur un bon d'achat de 200 $ en livres dans les librairies Renaud-Bray.LITTÉRATURE DU VOISIN L'oiseau qui a vu un meurtre DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE La vie sur une base militaire canadienne, la guerre froide et la menace de la bombe nucléaire, un survivant de l'Holocauste qui rencontre son bourreau dans un paysage tranquille au Canada, un instituteur pervers, une bande d'enfants cruels \u2014 les éléments du plus récent roman d'Ann-Marie Mac Donald sont si nombreux et si touffus qu'on ne sait pas par où commencer.Il y a un meurtre aussi : la petite Claire Mc Carroll sera humiliée avant d'être tuée dans un champ de maïs.Un oiseau a tout vu, mais il ne sait pas parler, pas d'une façon compréhensible pour les humains.Mais Ann-Marie Mac Donald a su écouter la voix de l'oiseau noir.Mac Donald est un écrivain patient, et elle fera patienter ses lecteurs jusqu'à la fin du livre avant de révéler l'identité de l'assassin.Comme elle est méticuleuse, elle évoque à merveille la vie sur la base militaire de Centralia, en Ontario, non loin de la ville de London.La romancière est bien placée pour le faire.Jeune, elle a vécu sur une base militaire puisque son père était dans les Forces armées.C'est un excellent décor.Une sorte de huis clos, où les uns observent les autres, où la mission de tous \u2014 l'utilisation de la violence \u2014 finira inévitablement par déteindre sur les occupants.L'action du Vol du corbeau se déroule à un moment critique : la guerre froide, la paranoïa des gouvernements, la peur de la menace rouge.Les États-Unis et le Canada pardonnaient aux ex-scientifiques nazis leurs péchés, pourvu qu'ils puissent aider l'Occident dans sa bataille contre l'Union soviétique.Si peu de choses ont changé depuis.D'où la présence de Wernher von Braun dans ce livre.Von Braun, l'Allemand qui était prêt à travailler pour n'importe qui et voyait de la poésie dans ses engins de destruction.Deux autres scientifiques hantent les pages de ce livre, deux personnages fictifs qui auraient pu être vrais.M.Froelich, survivant des camps de concentration, et Oskar Fried, son ancien bourreau dans un camp de travail forcé (le tristement célèbre camp Dora).Ce dernier a été capturé par les Soviétiques, et il a travaillé pour eux avant de passer à l'Ouest.Les scientifiques, tout comme la science, n'ont pas de moralité.Froelich, c'est le père adoptif de Ricky, qui sera accusé du meurtre de la petite Claire Mc Carroll.Et il sera déclaré coupable.L'auteure s'est inspirée d'un fait divers réel, celui de Stephen Truscott, qui date de cette époque, vers 1959.Truscott était un jeune homme chez qui la police a vu un « parfait coupable » pour le meurtre d'une jeune fille, et les bons citoyens de son village n'étaient que trop prêts à partager cette opinion.Milgaard, Morin, Truscott, tant de faux coupables qui ont payé cher le prix de la justice canadienne, et qui ont été pardonnés par la suite.Selon Ann-Marie Mac Donald, qui se fait la critique sociale de notre système, la famille Froelich a attiré l'attention de la police de Centralia parce qu'elle était différente.M.Froelich est juif, sa femme canadienne est une hippie avant la lettre, ensemble ils ont bâti une famille d'enfants adoptés, d'origines diverses (Ricky est Métis et parle le michif, un patois qui mélange le cri et le français).En plus, comble de malheur, leur maison n'est jamais très propre.Ricky, l'éternelle victime, payera le prix de ses origines.Le Vol du corbeau, tout comme son prédécesseur, Un parfum de cèdre, est un livre sur l'abus.L'énigme, c'est de trouver le véritable « abuseur ».J'ai cru que le méchant M.March, qui fait faire des « exercices» aux fillettes de sa classe pour pouvoir entrevoir leurs dessous, était l'assassin de la petite Claire.Mais ç'aurait été trop évident.Pendant plusieurs chapitres, l'auteure semble montrer du doigt Jack Mc Carthy, le père de Madeleine, l'héroïne du livre.On l'a aperçu dans le coin où on a trouvé la dépouille de Claire.Mais il ne faisait que passer par là, car il avait une course à faire pour ses patrons de Centralia.Il y a tellement d'abus (ça va de M.March jusqu'aux souffrances de Froelich pendant la Deuxième Guerre mondiale) dans Le Vol du corbeau que j'ai commencé à chercher du répit.Je l'ai trouvé \u2014 momentanément\u2014 dans le portrait de la famille de Madeleine Mc Carthy.Ses parents semblent s'aimer et semblent l'aimer, elle aussi.Mais lorsque la petite Claire disparaît, et lorsque Jack devra obéir à des ordres injustes de ses patrons militaires, la pression monte, et des faiblesses apparaîtront.Le bonheur est un oiseau de bref passage chez Mac Donald.Son premier roman, Un parfum de cèdre, a connu un vif succès, ici et ailleurs.Le Vol du corbeau est un livre plus grave, moins mélodramatique, dont les échos historiques m'ont touché, malgré des problèmes de rythme dus aux longueurs, lorsque l'auteure passe de l'action à l'introspection.À vous de trancher.Vous aurez l'occasion d'en discuter avec l'auteure, puisque Ann-Marie Mac Donald sera au Salon du livre de Montréal, qui se tiendra du 18 au 22 novembre à la Place Bonaventure.FFFF LE VOL DU CORBEAU Ann-Marie Mac Donald Traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné Flammarion, 836 pages PHOTO PC Ann-Marie Mac Donald a su écouter la voix de l'oiseau noir. Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Àéviter LECTURES Janette Bertrand, une femme qui vient de loin Une histoire dans l'Histoire des femmes MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Elle a grandi auprès d'un père qu'elle adorait, d'une mère qui ne l'aimait pas, et de trois frères aînés qui ne s'occupaient guère d'elle.Son père, un optimiste incurable à qui elle doit la capacité de toujours voir le bon côté des choses, était propriétaire de la mercerie pour hommes J.A.Bertrand (« plus tard, il a fait ajouter « Et fils ») à l'étage de laquelle la petite famille habitait.« Le magasin est le royaume des hommes, écrit Janette Bertrand dans Ma vie en trois actes, mon père en est le roi, mes frères, les princes.Je ne m'y sens pas la bienvenue.Une chance, il me reste ma galerie où je peux m'adonner à mon jeu favori : regarder passer le monde, observer les gens et leur inventer des histoires.» Ainsi débute le récit de Janette Bertrand, l'histoire de sa vie, de la motivation qui l'a menée à vouloir « prouver à tous, et à mon père surtout, qu'une fille v a u t u n garçon.» Ainsi commence le récit d'une femme qui sera témoin de la débâcle de l'Église, de la fin de la Grande Noirceur, de l'avènement de « la » pilule.Alors que les parents n'ont d'autres vues pour leur fille que de lui trouver un bon mari, elle réussit à les convaincre de la laisser aller à l'Université de Montréal, où elle suit des cours de littérature et d'histoire, et où elle fait la rencontre du comédien Jean Lajeunesse, qui sera son mari pendant 35 ans (« Je suis tombée amoureuse comme on fait une crise d'épilepsie »).Pour lui, elle veut être belle, intelligente, travaillante, mère et épouse irréprochable, jamais fatiguée, toujours pleine d'énergie.Pour l'aider à faire vivre la famille, elle écrit des articles en surveillant les enfants qui se baignent au lac, elle mijote des concepts d'émissions en préparant les repas, coanime aux côtés de son mari le premier quiz télévisé de l'histoire de Télé- Métropole, Adam ou Ève, enregistre même un disque vinyle d'exercices, pour reprendre sa taille après la naissance de son troisième enfant.Lui corrige ses textes et négocie les contrats.Elle lui donne tous ses chèques de paye.L'histoire de Janette Bertrand est celle d'une époque où les femmes se faisaient avoir « sans même s'en rendre compte », passant de ménagères à femmes au foyer, à reines du foyer, puis à fées du logis, dans une « course à la perfection » absolument éreintante.Un asservissement qui durera jusqu'au fameux rapport Parent, en 1964, qui leur reconnaîtra le droit à l'éducation.Si l'on peut rechigner par ci, par là, à la lecture de Ma vie en trois actes, regretter les redites, les images parfois boiteuses (« et la chicane tombe comme plume au vent »), l'instabilité du niveau de langage, Ma vie en trois actes reste une lecture absolument passionnante.Un livre d'histoires et d'Histoire que toutes les femmes, jeunes ou moins jeunes, apprécieront, et que bien des hommes gagneraient à lire.MA VIE EN TROIS ACTES Janette Bertrand Libre Expression, 2004, 412pages MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Pour les plus jeunes d'entre nous, elle est l'auteure d'Avec un grand A, l'animatrice de Parler pour parler, la prof d'écriture dramatique à l'Institut national de l'image et du son (INIS).Pour les aînés, c'est une pionnière des médias écrits et électroniques.Journaliste, comédienne, animatrice, auteure, conceptrice, directrice d'acteurs, elle a été témoin des premiers jours de la radio, des premiers balbutiements de la télévision au Québec.Précurseur de toutes les super women, dépendante affective avant la lettre, résiliente avant même que le concept n'existe, courriériste du coeur et féministe, à 79 ans, « Madame Bertrand », comme le chantait Charlebois, a derrière elle une cinquantaine d'années de travail acharné, une vie, dans une époque au cours de laquelle le Québec s'est radicalement transformé, sortant pour toujours de la Grande Noirceur, devenant l'un des pays où les femmes sont le plus autonomes, libérées, instruites.Avouez qu'il y avait de quoi écrire un livre.Or Janette Bertrand n'allait pas écrire une simple autobiographie, peu s'en faut.Ici comme dans tout ce qu'elle a entrepris, elle a voulu innover, bousculer les conventions, apporter sa touche personnelle.« Je ne voulais pas écrire que sur ma vie, raconte-t-elle, ou sur l'histoire de la télévision ou sur les émissions que j'avais faites.Je n'aurais pas travaillé quotidiennement pendant un an et demi juste pour ça.Ce qui m'intéressait, c'était de parler de mon parcours en suivant celui de l'histoire des femmes.Aux jeunes de 20, 30 ans qui croient que tout est acquis et qu'on n'a plus besoin d'être féministes, aujourd'hui, je voulais montrer d'où l'on vient, et où on en était il n'y a pas si longtemps.Pour moi, ça, c'était très important.» Une femme disciplinée Pendant un an et demi, celle qui a révolutionné le petit monde de la télé avec des émissions comme Toi et Moi ou Quelle famille, qu'elle cosignait avec son premier mari, Jean Lajeunesse, s'est assise à sa table de travail, respectant un horaire rigoureux.« Je suis terriblement disciplinée, confie-t-elle.Si je me dis « demain, j'écris de 9 h à midi puis de 13 h30 à 16 h », c'est ce que je fais.J'arrête à 16 h pile, dans le milieu d'une phrase ! » Pour mener à bien son récit, l'auteure de S.O.S.J'écoute et de Grandpapa s'est servie des méthodes qu'elle enseigne à l'INIS depuis sept ans.« J'ai suivi mon propre cours d'écriture dramatique ! Règle numéro un : pour écrire, il faut avoir un but.Il faut avoir quelque chose à dire, une idée maîtresse.La mienne, c'était ça, montrer d'où l'on vient.» Et elle vient de loin, cette femme née à Montréal le 25 mars 1925, qui a fait ses premières armes au Petit Journal en signant une chronique (« Opinions de femme »), puis un courrier du coeur qu'elle a tenu pendant 16 ans.Son enfance passée dans l'ombre d'une mère qui ne l'aimait pas lui a laissé le sentiment d'une profonde injustice.« Pour avoir fait ce que j'ai fait, raconte-telle, il faut une profonde motivation.Et ma motivation, c'était de prouver à mon père ce que m'a mère n'a pas réussi à me prouver : qu'une fille, ça valait aussi quelque chose.» Avant de se lancer dans l'écriture de Ma vie en trois actes, Janette Bertrand a attendu le bon moment.« Quand j'ai eu 75 ans, on m'a approchée pour que j'écrive mon autobiographie, et j'ai refusé.J'étais trop jeune ! J'ai attendu d'être arrivée à un moment de ma vie où j'aurais un regard serein sur le passé, sur l'enfance.Et puis je voulais aussi parler de la vieillesse.Vieillir me fait peur, bien sûr.Les maisons de retraite, la maladie, l'éventualité d'être dépendante des autres, c'est effrayant comme ça me fait peur.Or personne ne parle de la vieillesse en disant les vraies affaires.Je suis vieille.Qu'est-ce que ça donne?Qu'est-ce que ça me fait ?Quels sont les peurs, les chocs que l'on reçoit quotidiennement?Je voulais aussi partager ça.» Dur, dur le petit écran Ces dernières années, après avoir vu quelques-uns de ses projets refusés, après avoir réalisé qu'on ne l'appelait plus, Janette Bertrand s'est tenue à l'écart du monde de la télévision.« C'est un milieu très dur, admet-elle.Du sexisme, on est passé à l'âgisme.Comment expliquer qu'un gars comme Derome soit encore à la télévision, alors qu'on demande aux filles d'être jeunes et belles?Il y a encore \u2014 heureusement ! \u2014 des choses comme ça qui me choquent.Mais je ne suis pas amère, pas du tout.Je suis bien, en ce moment.» À cette femme qui a été activement liée à l'évolution du petit écran, on ne peut s'empêcher de demander ce qu'elle pense de l'état de la télévision actuelle.« Il y a des choses extraordinaires, des talents comme ceux du metteur en scène Louis Choquette (Deux frères, Temps dur, etc., qui a fait à ses côtés ses premières réalisations dramatiques), ou de Frédéric Ouellet (l'auteur de Grande Ourse, qu'elle a découvert à l'INIS).Mais il y a des choses.c'est de pire en pire, les cotes d'écoute, soupire-t-elle.Je ne sais pas si tu sais comment ça marche à la télévision, mais les commanditaires, ce sont eux qui décident.» La téléréalité ?« C'est dommage pour les auteurs, mais je pense que ça n'est qu'une mode.» Les Bougon ?« Fais-moi pas parler de ça, s'il te plaît.En fait, je crois que je n'ai pas encore pris assez de recul sur ce milieu-là pour porter un jugement, avance-t-elle prudemment.Ce que je trouve le pire, c'est quand on copie les émissions américaines ou françaises.On a assez de créateurs ici pour concevoir nos propres émissions.Et personnellement, j'aurais préféré que Guy A.Lepage crée son propre concept plutôt que d'acheter celui de Tout le monde en parle.Qu'il le fasse selon son idée à lui.» Aujourd'hui, avec le travail d'écrivain, Janette Bertrand découvre le bonheur d'être seul maître à bord.« Et je trouve ça extraordinaire, s'emballe-t-elle.Je travaille avec une éditrice, pas 40 intervenants.J'adore écrire de la fiction, créer des personnages, c'est la liberté complète ! Et puis je me rends compte que pour écrire un roman, la vieillesse est peut-être un atout.Plus on est vieux, plus on a accumulé d'outils, d'images, de personnages.En ce qui me concerne, les idées fusent.» Et qu'on se le dise, elle n'a pas écrit son dernier mot.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © « Quand j'ai eu 75 ans, on m'a approchée pour que j'écrive mon autobiographie, et j'ai refusé.J'étais trop jeune ! » LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE RÉGINALD MARTEL Franck lit les pensées des autres, il connaît leur passé et même leur avenir.Il a un don, comme ceux que des fées accordent à des êtres exceptionnels, pour des raisons obscures et peut-être inquiétantes.En est-il délesté (pour un crime inconscient et donc involontaire ?), sa vie bascule.Il est contraint d'entrer en lui-même, sans les recours commodes d'un milieu et d'un climat apprivoisés.Bien sûr, on pense au Joseph K.du Procès de Kafka, engagé dans un labyrinthe dont l'issue semble improbable, et aussi à l'arpenteur K.du Château, privé lui aussi de repères et fasciné par ledit château, où se trament de sombres menaces.L'état de transition dans lequel se trouve Franck n'est pas étranger non plus à celui du Grégoire Samsa de La Mémorphose, car il doit apprendre à devenir autre.Si on ajoute à cela que l'action du roman de Rachel Leclerc a lieu en bonne partie à Prague, on ne peut s'empêcher de noter la volonté de l'écrivain québécois de situer son oeuvre dans le prolongement d'une autre.On aurait tout faux si on pensait que Visions volées est un remake synthétique de l'oeuvre de Kafka.Pour construire ses romans, Mme Leclerc n'a besoin de personne.Elle sait seulement, comme elle le fait dire à un de ses personnages, « que chaque roman, chaque poème a son jumeau mort-né et qu'il faut accepter de l'offrir en sacrifice.Mais, pour en avoir déjà éprouvé le sentiment, le poète sait par-dessus tout qu'écrire un livre, c'est construire sa demeure.» Le jumeau mort-né peut très bien être le roman d'un autre, figé à jamais dans sa forme achevée et n'attendant pour renaître que la visite d'un artiste qui reprendra tout à zéro.Sans insister lourdement sur les astuces ou les mystères de l'art littéraire, la romancière n'hésite pas à partager les réflexions que lui inspire son travail d'écriture.Elles constituent une dimension importante de ce roman, un vrai roman qui raconte une histoire, mais qui est aussi un essai, parce qu'il donne à penser la vie dans un monde qui se délite.Autant la construction romanesque est complexe, autant le scénario général est simple.Dans la maison de chambres qu'il habite à Montréal, Franck fait la rencontre d'Erika, venue à la recherche de son frère disparu.Leur liaison est brève, la jeune femme retourne à Prague sans laisser à son amant le moindre au-revoir, la moindre promesse.Frank est dévasté, il va à Prague dans l'espoir de la retrouver.Là-bas, sans trop qu'il sache pourquoi, il est attiré, non : fasciné plutôt, par une pauvresse qui vit dans la rue avec un petit bohémien.À bout de ressources, car il a perdu argent et passeport, il s'inscrit peu à peu dans le quotidien de la pauvresse et de l'enfant, partageant le peu de nourriture qu'il vole aux étals.Même s'il n'est pas l'amant de la vagabonde, il oublie peu à peu Erika, comme il oublie que le don de clairvoyance l'a quitté, probablement parce que sa mémoire était trop encombrée ?Que cherche Frank dans les rues de Prague et pourquoi l'accès au mythique château qui a inspiré Kafka est-il si difficile ?Allez savoir.C'est en effet dans un secret bien clos que se compose l'essentiel du lent itinéraire de Frank vers le dénuement et la déréliction, à travers le temps qui file sans escales d'espérance.Et pourtant, les passages éclatants sont multiples, qui naissent de l'acharnement à dire ce qui ne l'a pas été encore ou, plus modestement, à l'exprimer autrement.« Chaque chose écrite a sa forme, il suffit de la trouver, et alors la phrase s'allume, se dépasse ellemême, dépasse celui qui l'a imaginée, a raison de lui en quelque sorte.» Rachel Leclerc se livre tout entière à cette démarche d'effacement du créateur, sachant infléchir la phrase de façon qu'elle épouse et épuise l'observation la plus fine, l'audace la plus imprévisible.Dans un monde noir où l'absurde n'a d'égal que la cruauté froide, où l'Histoire est un espace réservé à quelques-uns, la romancière s'acharne à dire «l'histoire sans fin des êtres de passage ».Elle y réussit magnifiquement.Visions volées n'est pas un roman facile, c'est un grand roman.FFFF VISIONS VOLÉES Rachel Leclerc Boréal, 288 pages Un grand roman 188 . LECTURES Passer avec avoir ou être?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS Quel auxiliaire faut-il employer avec le verbe passer : avoir ou être ?Lorsque le verbe est transitif, avoir s'impose.> Il a passé ses vacances en Italie.Mais quand passer est employé intransitivement, c'est l'auxiliaire être qui aujourd'hui l'emporte, avoir étant considéré comme vieilli.>Le courant est passé.> Mais où donc était-elle passée ?Urgence ou urgences ?QJe remarque aux bulletins d'information qu'en France on écrit URGENCES devant les hôpitaux tandis qu'au Québec, on met le mot URGENCE au singulier.Pourquoi cette différence ?Jeffrey George RBonne observation.En France, on emploie urgences au pluriel pour désigner les « cas médicaux urgents ».> Le service des urgences d'un hôpital.> Un patient traité aux urgences.Chez nous, on emploie le singulier.Mais c'est une erreur, car ce québécisme cache un anglicisme, les anglophones employant le mot emergency au singulier dans ce contexte.> An emergency service.Dépendamment QJe vous écris pour vous faire remarquer combien de gens utilisent le mot dépendamment alors que celui-ci n'existe même pas.Le mot indépendamment a sa place au dictionnaire ainsi que dépendant, mais nulle part je n'y ai vu l'adverbe dépendamment.Qu'en pensezvous Robert Lesage RL'adverbe dépendamment est vieilli dans le reste de la francophonie.C'est pourquoi on ne le trouve plus dans le Petit Robert et le Petit Larousse.Il est toutefois resté vivant au Québec, mais son emploi est jugé familier.En français soutenu, il convient d'employer indépendamment.Faire une différence QQuelle serait la meilleure façon de rendre en français le calque faire une différence ?Suzanne Lanthier- Nadeau RIl y a plusieurs façons de remplacer le calque faire une différence.Voici quelques traductions trouvées dans le Robert & Collins.Au lieu de dire, par exemple, ça fait une différence pour moi, on peut dire, c'est important pour moi, ça compte pour moi, ça ne m'est pas égal.On peut remplacer ça fait toute la différence par voilà qui change tout.La tournure cela ne fait pas de différence sera remplacée avantageusement par ça m'est égal, cela ne fait rien, pour ce que cela change.Dr Untel ou le Dr Untel ?QFaut-il écrire Dr Untel ou le Dr Untel ?Solange Moyal RL'article n'est pas nécessaire si vous vous adressez directement à la personne.Sinon, il faut employer l'article.> Docteur, je veux savoir la vérité.> Le docteur est passé me voir.The making-of QJe vous écris à propos de l'expression anglaise the making-of.Je sais qu'il existe un équivalent français, mais je n'arrive pas à le trouver.Alain Gauthier, Montréal RLe Grand Dictionnaire terminologique donne comme traduction revue de tournage, le Termium, documentaire sur le tournage de., Le Robert & Collins parle d'un livre (mais il peut s'agir aussi d'une émission de télé, d'un documentaire, etc.) sur la genèse de.À vous de choisir.Quelqu'un ou quelqu'une ?QJ'ai une amie qui dit, par exemple : J'ai rencontré quelqu'une en voyage, en parlant d'une femme.Doit-on dire quelqu'un ou quelqu'une ?Jeannine Lamarche RPour ma part, je ne pousserais pas la féminisation à ce point.Mais l'emploi que fait votre amie n'est pas fautif.En revanche, si votre amie disait : Cette femme, c'est quelqu'une, elle ferait une faute, car c'est le masculin qu'il faut employer dans ce contexte.On parle de.QDepuis plusieurs mois, une expression prend de plus en plus de place dans les bulletins d'information à la radio et à la télévision.Il s'agit de l'expression : ON PARLE DE.On l'emploie à toutes les sauces, aussi bien pour annoncer la météo (On parle de 5 à 10 mm de pluie.) que pour rapporter l'actualité (On parle de deux morts et de trois blessés.).Au fait, qui parle de.?Manquet- on de vocabulaire ou tout simplement suit-on une mode passagère qui m'agace royalement ?Pourquoi ne pas dire, par exemple : On doit s'attendre à 10 mm de pluie ou L'accident aurait fait deux morts et trois blessés.Qu'en pensezvous Michelle Déry, Princeville RC'est un tic de langage que je n'avais pas remarqué.Mais vous avez tout à fait raison.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière 1.De bonnes gens fortunées.2.De joyeuses jeunes gens.3.Échaudées par les hausses d'impôts, les bonnes gens sont méfiants.4.Certaines gens d'affaires.\u2014 Le mot gens est masculin.L'adjectif qui le suit doit donc être accordé au masculin (exemple no 1), mais l'adjectif qui le précède est au féminin.Il existe toutefois des exceptions.Si gens est précédé de plus d'un adjectif et que celui qui le précède immédiatement a une forme unique pour les deux genres, ces adjectifs restent au masculin (exemple no 2).Les adjectifs et prénoms qui ne précèdent gens que par inversion demeurent au masculin (exemple no 3).Enfin, lorsque gens est suivi d'un nom introduit par de, l'adjectif qui le précède reste masculin (exemple no 4).Il aurait donc fallu écrire : 1.De bonnes gens fortunés.2.De joyeux jeunes gens.3.Échaudés par les hausses d'impôts, les bonnes gens sont méfiants.4.Certains gens d'affaires.Voici les pièges de cette semaine.Les phrases suivantes comprennent chacune une faute.Quelles sont-elles ?1.Grâce à lui, le voyage a été épouvantable.2.L'intermission a duré 15 minutes.Les réponses la semaine prochaine.L'auteur se remet lentement du décalage horaire.Vous pouvez recommencer à lui faire parvenir vos questions, vos suggestions ou vos commentaires par courriel à paul.roux@lapresse.ca ou par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC), H2Y1K9.FLASH LIVRE Trop de produits pour nos capacités Nous sommes dans une salle de réunion d'un grand quotidien où sont rassemblés les journalistes qui s'occupent des livres.Ils doivent décider de quels livres le journal parlera au cours des prochaines semaines.Pendant que se déroule la réunion, un messager dépose devant la porte du local les dernières nouveautés envoyées par les éditeurs.Les piles ne cessent de s'accumuler et finissent par dépasser la hauteur de la porte.Les journalistes sont coincés, ils ne peuvent plus sortir.L'action pourrait se passer à La Presse, mais cette anecdote est racontée par les deux auteurs d'un rapport sur la couverture des arts et de la littérature dans les médias, rapport intitulé Reporting the Arts II - que vous pourrez lire sur le site www.najp.org.L'étude a été faite pour le National Arts Journalism Programde l'Université Columbia.« Partout aux États-Unis, écrivent Andras Szanto et Daniel S.Levy dans le Los Angeles Times (3-10-04), les journaux se débattent pour essayer de se tenir à jour, inondés qu'ils sont par une avalanche de produits sortis des maisons d'édition, des maisons de production de films et de disques, sans oublier la myriade de galeries d'art, de musées, de théatres, de compagnies de danse.qui se multiplient sans cesse.» Les produits se multiplient, mais l'espace qui leur alloué dans les journaux est le même ou a été réduit le plus souvent, ont constaté les anaystes après avoir comparé les données recueillies dans 10 journaux en juin 2003 à celles qui avaient été colligées cinq ans auparavant.Plus l'espace rétrécit, plus la critique, au sens où on l'entendait il n'y a pas si longtemps, s'éclipse au profit de courts reportages sur des vedettes et de petites recensions ou comptes rendus.Mais il n'y pas que les arts qui ont perdu de l'espace, admettent les auteurs, sauf que les conséquences pour les arts sont différentes.Dans les années 70 et 80, on a consolidé les institutions culturelles, on a rénové ou construit des musées, des salles de concert, des théâtres parce qu'on avait compris qu'une ville à haute teneur culturelle est attirante.Mais on parle de moins en moins de ce qui s'y présente.Le problème n'est donc pas québécois, comme certains le croient ici.Il est américain.Il est aussi européen.Jocelyne lepage \" (514) 844-2587 le samedi 23 octobre de 14 h à 15 h 30 Venez rencontrer « Le nouveau roman de Nelly Arcan tire son pouvoir d'une facture allégée, maîtrisée, soignée à l'extrême.Folle est un édifice aquilin qui nargue et déstabilise.» Sandrine Mariette, ELLE (France) Succursale Champigny 4380, rue St-Denis Nelly Arcan 3264840A 3262024A Les mardis de Béatrice de Francine Tougas EN VENTE PARTOUT Tous les mardis, Béatrice va chez son psy.Tous les mardis, elle en ressort en se disant que c'est la dernière fois.Pourtant tous les mardis suivants, elle y retourne.Irrésistiblement.Inmanquablement.Les mardis de Béatrice : un voyage romanesque inédit, entre l'humour, l'introspection et l'émotion.Un roman thérapeutique.22,95 $ 3264984A LECTURES BIOGRAPHIE FLASHES LIVRES Mysterieux frere Andre A fleur de peau Gloria, 15 ans, jeune punk de province, fume, sniffe et avale tout ce qui est susceptible de la maintenir dans un etat (tres) second.Et elle fait des coleres terribles.A l'hopital psychiatrique ou ses parents, depasses, finissent par l'envoyer, elle fait la connaissance d'Eric.Ils tombent amoureux l'un de l'autre, s'enfuient galerer a Paris et, rattrapes par la police, rentrent dare-dare, elle dans son Nancy natal, lui dans une maison de redressement ou il disparait sans plus jamais lui donner de nouvelles.Gros chagrin pour Gloria.De petits boulots en periodes de chomage, de cuites magistrales en relations catastrophiques, elle survit comme elle peut jusqu'au jour ou, 20 ans plus tard, elle tombe par hasard sur Eric, devenu grande star de tele.Ils renouent, et c'est reparti pour un tour : bonjour l'autodestruction.Ils fument, ils sniffent, ils baisent, elle se demande ce qu'il lui trouve, et nous aussi : on est partage entre la pitie et l'exasperation devant cette fille qui fait tout pour que sa vie aille de travers et qui s'en etonne ensuite.Le propos est parfois simpliste a hurler (les bons marginaux contre les mechants bourgeois), mais c'est ecrit dru, un peu a la Djian des debuts, avec quelques beaux flashes et des moments d'une grande sensibilite.Allergiques au verlan et a l'argot s'abstenir.Fabienne Coutur i er FF1.2 BYE BYE BLONDIE Virginie Despentes Gallimard, 342pages Destin, quand tu nous tiens Quel joli roman que celui-la ! A travers l'histoire de Nazreen, jeune Bangladaise exilee a Londres pour cause de mariage arrange, Monica Ali nous plonge avec grand art dans un monde grouillant de personnages bien types : Chanu, le mari de Nazreen, grassouillet et sentencieux, qui n'aura jamais les moyens de ses ambitions ; ses filles, Shahana et Bibi, qu'elle tente de proteger contre le traditionalisme de leur pere ; son amie Razia, aussi bangladaise mais bien determinee a vivre comme une vraie Anglaise .Sur fond d'islamisme montant, Nazreen, qui a appris en naissant que l'on n'echappe pas a son destin, pose sur ce monde en folie un regard plein de resignation.Mais on la verra s'affranchir peu a peu, faire des choix difficiles et finalement se battre pour inflechir ce fameux karma.Certaines scenes ou Chanu se rend particulierement ridicule sont d'une cruelle drolerie ; d'autres sont d'une infinie tristesse.Dans tous les cas, Monica Ali comble ses lecteurs d'une ecriture admirable, fine, ciselee, de surcroit admirablement traduite.Fabienne Coutur i er FFFF SEPT MERS ET TREIZE RIVIERES Monica Ali Belfond, 463 pages SOPHIE BROUILLET COLLABORATION SPECIALE Rassembler l'essentiel des nombreuses biographies du frere Andre en moins de 200 pages et en faire une nouvelle a teneur plus spirituelle : tel est le mandat que les editions Fides ont confie a Francoise Deroy-Pineau a l'approche du centenaire de l'oratoire Saint-Joseph, qui est d'ailleurs celebre aujourd'hui.Le recit ne de ce projet brosse un portrait nouveau du religieux : a la fois epure, factuel et eclaire par la foi, il restitue le mystere du personnage historique presque devenu legende.Les Montrealais familiers de l'immense Oratoire, et habitues a y associer nonchalamment le frere Andre, auront un choc : on peut difficilement imaginer une plus grande distance entre ce petit homme plein de miseres et le lieu de culte monumental qu'il a fonde.A 18 ans, raconte Francoise Deroy-Pineau, Alfred Bessette fait pitie , avec sa croissance bloquee a cinq pieds trois pouces, son allure malingre et une maladie d'estomac indefinissable qui le fait vomir tous les jours.Il passe durant quelques annees de petit boulot en petit boulot jusqu'aux Etats-Unis, sensible a tous les vents, ne se permettant pas d'oser penser qu'il pourrait devenir religieux malgre une grande piete.D'ailleurs, il aurait probablement ete refuse par la communaute de Sainte- Croix sans la recommandation peremptoire du cure qui l'a aide a decouvrir sa vocation.Je vous adresse un saint , ecrit ce dernier a la congregation.Apres y avoir ete admis, le jeune homme devenu le frere Andre passe pres d'en etre expulse, car plusieurs croient qu'il sera un poids.Il se retrouve en religion comme dans la societe, completement au bas de l'echelle .On l'affecte au poste de portier.Et meme lorsque debutent les innombrables guerisons miraculeuses faites en frottant les malades avec de l'huile de saint Joseph, elles lui attirent de l'hostilite dans le milieu religieux, ou on craint de le voir transformer le catholicisme en religion de frottage .Ce sont des laics de plus en plus nombreux qui porteront et financeront son projet de chapelle sur la montagne, auquel sa communaute et l'archeveque Bruchesi refusent longtemps de collaborer.Tout ce que nous contemplons ici a ete paye par le peuple jusqu'au dernier sou , precise Mgr Bruchesi lors de la benediction du lieu de culte devenu un premier oratoire, en 1917.Le frere Andre ne verra jamais le batiment actuel, termine apres sa mort, en 1937.A travers toutes les epreuves, montre l'auteure, l'homme garde une confiance d'acier et vit dans le domaine de l'impalpable, de l'impossible a dire, de l'ineffable .A cote de biographies plus anciennes a la clarte toute pieuse et pedagogique, du recit romance de Micheline Lachance et du livre plus journalistique de Jean-Guy Dubuc, l'histoire racontee par Francoise Deroy- Pineau a des accents de mystere.Quoique tres facile a lire, ce n'est pas la plus amicale pour la sensibilite moderne peu habituee au mysticisme.On y voit tres bien le pauvre et le saint, mais on y perd parfois l'etre humain dont les defauts sont evoques en vitesse : d'autres ouvrages ont davantage montre le cote colerique du frere Andre et son agressivite envers certaines femmes a la tenue legere.Socio-historienne et croyante, Mme Deroy-Pineau a voulu mettre en relief l'etrange aventure spirituelle du petit frere qui a marque le Quebec.De ce choix resulte un livre deroutant, mais substantiel.FFF L'ETRANGE DESTIN D'ALFRED BESSETTE, DIT FRERE ANDRE Francoise Deroy-Pineau Editions Fides, 153pages 3223280A PHOTOTHEQUE LA PRESSE Le frere Andre, mort en 1937, n'a jamais vu l'oratoire Saint-Joseph actuel.FLASH LIVRE Marc Fisher auteur de Mort subite Nelly Arcan auteure de Folle ECRIRE un atelier intensif de Marc Fisher avec la participation speciale de Nelly Arcan et Michel Brule, editeur .structurez e2cacement votre histoire .creez un suspense irresistible .15moyens pour ameliorer vos dialogues .les 20 types d'intrigues .les techniques utilisees dans le best-seller Da Vinci Code Invitee speciale, Nelly Arcan parlera de sa methode d'ecriture De plus, Michel Brule, editeur des Intouchables, vous expliquera ce que recherchent les editeurs DATE: Le 31 octobre, de 9 h a 17 h LIEU: Hotel Holiday Inn, 420 Sherbrooke, ouest COUT: Tarif regulier: 115$ (taxes incluses) TARIF ETUDIANT: 95$ (taxes incluses) INFORMATIONSETINSCRIPTION: telephone (514) 326-8485 courriel : \"sher_globe@hotmail.com 3260635A 3264163 Jack Kerouac, mythe mite Oubliez l'image que vous avez de Jack Kerouac : il n'etait pas cet ecrivain primaire toujours stoned, plus interesse par ce qu'il ressentait qu'a trouver un sens a ce qu'il faisait.Cette vision s'ecroule a la lecture de son journal intime, ecrit Walter Krin dans le Book Review du New York Times (10 octobre).Pour chaque description de nuit torride avec sa cohorte d'amis poetes insomniaques, de philosophes sous opium et d'ex-prisonniers autodidactes, il y a une meditation sur Mark Twain ou une liste des grands poetes de la Renaissance.Malgre ses allures de boheme, Kerouac etait un ecrivain consciencieux qui voulait fouiller la terre noire americaine comme Twain et Whitman, ses heros, pour y trouver sa propre pellete de verites.Il ne faut pas oublier que Kerouac detestait toute orthodoxie, y compris celle des bohemes.Il est toujours difficile de faire la distinction entre Jack Kerouac l'ecrivain, et la marque de commerce Jack Kerouac.Windblown World .The Journals of Jack Kerouac .1947-1954, presente par Douglas Brinkkley chez Viking, retablit les faits.M.Krin est sorti converti de cette lecture.Jocelyne Lepage w w w .v a r i a .c o m Vol chez Philippeaux etautres friponneries Nouvelles historiques Inspire des archives judiciaires de Montreal, ce recueil de nouvelles propose treize recits historiques presentant autant de crimes et de mefaits reellement survenus en Nouvelle-France a la fin du regime francais.212 pages 19,95 $ 3261192A 3244848A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN À26 ans, Christian Girard est un scout, un grand frère, un humaniste et un rêveur.L'organisation Forces Avenir vient de lui décerner le titre de Personnalité par excellence 2004.La Presse ajoute sa voix en le nommant Personnalité de la semaine.Christian Girard «J'adore la vie elle-même.La sentir, palpitante, comme ces deux petitsmoineaux que j'observais récemment s'ébrouer dans la boue.Le ciel, le soleil, la lune.Un kid qui me sourit et me prend dans ses bras.» ANNERICHER on premier héros est le Petit Prince de Saint-Exupéry.Mais il y a aussi son père, samère, sasoeur et tous les enfants du monde.«Une âme saine dans uncorps sain» est une expression qui convient parfaitement à Christian Girard, qui, à première vue, est l'incarnation même de l'équilibre.Après un baccalauréat en administration des affaires à l'École des hautes études commerciales de Montréal, il s'est inscrit à la maîtrise en études internationales à l'Université de Montréal.Il a fondé, il y a quatre ans, un groupe de scouts âgés de 18 à 21 ans, le Carrefour Notre-Damede- Grâce.En collaboration avec l'Asociacion Gabriela Mistral de Lima, il a mis sur pied un projet de coopération internationale venant en aide aux enfants de Huascar, au Pérou.Il accomplit beaucoup de choses: des études, du sport, de l'animation, des rêves éveillés.Il parle d'abondance, sur un ton qui cherche à convaincre, de tous les sujets qui le passionnent, sans doute parce qu'il y a encore beaucoup à faire en ce monde.En l'écoutant, on ne peut s'empêcher de penser que, s'il y en avait des dizaines, des centaines d'autres comme lui, le monde serait assurément meilleur.Des rôlesàjouer Lemouvement scout lui a ouvert les ailes.Le sens des responsabilités, ladébrouillardise, le sensdupartage ont fait jaillir un leadership sans doute naturel, et son intelligence sensible a fait le reste.«Chez les scouts, je suis comme un grand frère.Au Pérou, parfois, je me sens comme un père.» Il a pensé adopter un enfant, ouvrir une maison de jeunes, prendre sous son aile protectrice un orphelinat.Cette empathie naturelle pour les enfants lui vient sans doute de sa propre enfance, qu'il souhaiterait à chaque enfant du monde.«Mes parents ne m'ont jamais poussé, jamais ils ne m'ont imposé quoi que ce soit, mais ils m'ont sans arrêt appuyé, encouragé.» Ouvert, primesautier, ilestpourvud'uneénergie particulièrequi lui vient de ses parents, reconnaîtil.Une énergie débordanteprésenteaux premières heures de sa vie \u2014 il ose à peine avouer une petiteenfancehyperactiveoùchacundesmembres de sa famille goûtait à sa médecine.«Heureusement, ma soeur aînée a toujours excusé mes excentricités et mes folies.Mais ma mère n'aime pas que je parle de tout cela», dit-il en riant.Il s'est racheté à6 ans et est devenu sage en commençant à lire.À9 ans, il dévorait Edgar Allan Poe, qui ne lui a pas fait peur.Il a d'ailleurs démontré qu'il savait très bien différencier la fiction de la réalité: il a obtenu jusqu'ici les meilleures notes scolaires à tous les niveaux.Du talent, certes, de la mémoire aussi, et une grande capacité de concentration.«Je trouve cela intéressant, l'école.J'ai toujours aimé apprendre.» Il a fréquenté de bonnes écoles, rencontré de bons maîtres.L'instruction est le premier outil à acquérir, selon lui, et il est découragé de voir tant de jeunes d'ici décrocher.«Surtout de constater que notre société en est rendue là.Les jeunes sont curieux, ils ont de l'imagination.Il suffit d'aller les chercher.J'aimoi aussi dormi dans certains cours aucégep.Il y a beaucoup de travail à faire, et on est tous partenaires en éducation, on a tous un rôle à jouer.Je reconnais qu'au milieu d'un bidonville au Pérou et même ici, les enfants ne bénéficient pas tous des mêmes techniques d'apprentissage.Ne pourrait-on pas dire à l'enfant tout ce qu'il y a de bon en lui, au lieu de nous attarder sur la plus petite bêtise?» Un enfant est le début du rêve, le rêve en soi et l'avenir.Le commencement est dans la responsabilité parentale: «Un vrai enfant est celui que tu as choisi d'avoir.Que tu as choisi d'aimer et d'éduquer.» La vie d'abord Le Petit Prince est pour lui une sorte de Nouveau Testament, qu'il relit sans cesse.La religion qu'il pratique n'a pas de nom, pas d'institutions, pas de diktats, à l'exception de l'amour.Et Jésus est son ami, ce Jésus présent chez les scouts, car sa vie quotidienne est unmodèle.Que faire pour rendre le monde meilleur?C'est lapréoccupation absoluedece jeunehomme résolument moderne.«Intolérance, gaspillage, pollution, violence.Ce ne sont pas des solutions de changements.L'éducation, oui.Mais aussi êtreun Terrien, uncitoyenetunbonconsommateur, conscient, responsable et conséquent.» Il est rocker, ne se prive pas du jazz de la nuit, porte des bracelets d'amitié, manque de patience.Son meilleur ami est chanteur d'opéra, mais touteslesautresmusiquesl'enchantent, notamment la salsa, que lui enseigne sa petite amie.Énergie positive.Optimisme indéfectible en dépit de certaines choses intolérables dans le monde.«Mais si tout le monde le veut, on peut faire ensemble quelque chose de grand.» Dans une vie si bien remplie se dégage une constante: «J'adore la vie elle-même.La sentir, palpitante, comme ces deux petits moineaux que j'observais récemment s'ébrouer dans la boue.Le ciel, le soleil, la lune.Un kid qui me sourit et me prend dans ses bras.» PHOTOS PIERRE McCANN, LA PRESSE © "]
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